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jeudi, 12 mai 2011

UN SITE PRO-OUATTARA: «QUE VA FAIRE ALASSANE OUATTARA AU SENEGAL EN PLEIN DEUIL NATIONAL?»



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Par Connectionivoirienne.net | La Rédaction


« Sur invitation du Président de la République du Sénégal, Son Excellence Maitre Abdoulaye WADE, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA effectuera une visite d'amitié et de travail à Dakar, du jeudi 12 au vendredi 13 mai 2011. Fait à Abidjan, le 11 mai 2011". Voici le communiqué officiel sur ce voyage, reçu hier de la présidence ivoirienne.

« Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d'Ivoire, invite les ivoiriens et les populations vivant en Côte d'Ivoire, à observer un deuil national de trois (03) jours, en hommage à tous les morts de la crise post électorale, les 12, 13 et 14 mai 2011, sur toute l'étendue du territoire, avec mise en berne du drapeau national » lit-on ce jeudi 12 mai dans un autre communiqué de la Présidence de la République.

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumise au desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de près d'un million d'habitants déplacés ou refugiés, suite à la grave crise armée née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2ème République de Côte-d'Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c'est de la comédie et de la foutaise! », nous confiait un collègue ce matin, depuis Londres. « Il n'y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles ».

Après avoir chassé Gbagbo, le mauvais perdant, en grande partie grâce aux bombardements des forces françaises et onusiennes, Alassane Ouattara pour sa véritable première sortie des salons très feutrés d'Abidjan, « profite » du deuil national pour se rendre au Sénégal, officiellement sur invitation du président sénégalais, Abdoulaye Wade. Quel sens peut donner le citoyen lambda à ce voyage qui coïncide avec un deuil national ? Mépris pour son propre peuple ? Manque de compassion ? Le chef de l'État ivoirien Ouattara ne pouvait-il pas se rendre à Dakar après la période de deuil national que lui-même vient de décréter ? La sagesse n'aurait-elle pas voulu que ce soit le président Wade qui se rende en Côte-d'Ivoire en soutien à ce pays frère meurtri ? Pourquoi s'absenter du territoire national pendant que la Nation entière rend hommage à ses fils et filles de tous bords politiques, à jamais disparus ? Ce voyage, selon plusieurs observateurs et simples citoyens, n'est aucunement opportun vu son timing mais aussi vu les urgences auxquelles les populations ivoiriennes sont actuellement confrontées.

Petites questions avant de terminer. Combien de milliards coûtera la fastueuse investiture (Ndlr, après avoir déjà prêté serment) prévue pour le 21 mai prochain, à Yamoussoukro ? Les Ivoiriennes et Ivoiriens auront-ils un droit de regard sur la note finale que « leur » petit millier d'invités (VIP) leur coûtera ?



Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

ALAIN TOUSSAINT, CONSEILLER DE GBAGBO, A BAN KI MOON

 

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« Vous portez l'entière responsabilité des massacres et crimes économiques commis par les bandes armées de M. Ouattara, la Licorne et l'ONUCI, deux forces d'occupation ! ».


Monsieur le Secrétaire Général,


Il y a un mois, les forces spéciales françaises enlevaient, avec la complicité des soldats de l'Opération des

Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), le Président de la République, Monsieur Laurent Gbagbo, pour le livrer aux forces rebelles de Monsieur Alassane Ouattara. Depuis le 11 avril 2011, le Président Gbagbo est l'otage de M. Ouattara au terme d'un putsch militaro-électoral orchestré par la France, les États-Unis et l'ONU.

Le 13 avril 2011, vos Casques bleus ont déporté le Chef de l'État à Korhogo (au Nord), où il a été remis au chef de guerre Fofié Kouakou, pourtant sous sanctions de l'ONU depuis 2006 pour de graves atteintes aux droits humains. Par la force des armes et la volonté franco-américaine, M. Alassane Ouattara contrôle désormais mon pays. Rien ne peut justifier le maintien illégal en "résidence surveillée" du Président Gbagbo, de son épouse, de son fils et d'environ deux cents (200) personnalités civiles et militaires. Je demande votre intervention auprès des autorités de fait pour la libération immédiate de tous ces prisonniers politiques. Je vous informe que pour échapper à une épuration de type politique, ethnique et religieux opérée par le régime tyrannique de M. Ouattara, plusieurs dizaines de milliers de mes compatriotes vivent actuellement en exil dans les pays voisins.

Des centaines de milliers d'autres sont contraints à la clandestinité. Munis du "mandat de l'ONU", les combattants de M. Ouattara tuent, pillent, volent et violent en toute impunité. Je condamne la lâcheté de l'ONUCI, en particuliers Division des droits de l'Homme, et son "deux poids deux mesures". D'un côté, elle dénonce les exactions imputées à des présumées forces pro-Gbagbo, de l'autre, elle tait celles commises par les troupes rebelles, la Licorne et l'ONUCI.

A Duékoué, plus d'un millier de civils ont été massacrés fin mars 2011 par les milices de M. Ouattara. Exécutions extrajudiciaires, enlèvements, tortures et disparitions sont aussi le lot quotidien des populations d'Abidjan, Daloa, Gagnoa, Soubré, San Pedro, Sassandra, Divo, Lakota, Tiassalé, etc. Pis, il n'y a aucun début d'investigation pour rechercher et punir les auteurs de ces crimes barbares. Les droits fondamentaux de dizaines de milliers de citoyens sont violés. Des familles entières ont été délestées de leurs biens mobiliers et immobiliers sans que cela émeuve les bien-pensants. A Yopougon, suite à votre "ordre de détruire les armes lourdes", d'autres ont vu leurs maisons entièrement ou partiellement détruites par les bombardements des hélicoptères de combat de l'ONUCI et Licorne.

Les maisons de milliers de compatriotes ont été pillées et saccagées par les forces de M. Ouattara. Et, à l'intérieur du pays, des dizaines de villages, dont celui du célèbre footballeur Didier Drogba, incendiés, rayés de la carte ; les villageois ont trouvé refuge dans la forêt. La raison : leur appartenance politique ou ethnique. Des dizaines d'exploitations agricoles ont été pillées puis occupées par les forces de M. Ouattara, le bétail décimé ou emporté, les récoltes brûlées ou vendues. Je plaide en faveur d'une indemnisation des victimes et/ou parents de victimes de votre étrange croisade pour la "démocratie" doublée d'une guerre de peuplement.

Je vous accuse d'avoir dévoyé la mission de l'ONU en faisant prévaloir un droit d'ingérence à géométrie variable. Vous portez l'entière responsabilité des massacres et crimes économiques commis par les bandes armées de M. Ouattara, la Licorne et l'ONUCI, deux forces d'occupation. Ces dernières affirmant agir sous le couvert de la résolution n°1975 du Conseil de sécurité. En sacrifiant sa Charte de l'ONU sur l'autel des intérêts géostratégiques franco-américains, vous avez gravement nui aux Nations unies dont les principes fondateurs prônent un règlement pacifique des conflits. Vous avez préféré le pétrole, le cacao et les immenses richesses du sous-sol de mon pays à la "protection" de ses 22 millions d'habitants. Vous êtes définitivement le déshonneur des Nations Unies. Je vous accuse d'avoir pris le parti de M. Alassane Ouattara, le père d'une rébellion sanguinaire depuis septembre 2002, contre le Président Laurent Gbagbo, le père de notre jeune démocratie, outrancièrement diabolisé par une communication infâme consécutive aux rapports tronqués de vos représentants successifs en Côte d'Ivoire. L'ONU s'est muée en agent de déstabilisation. Dans mon pays, vous avez ôté à la paix sa valeur suprême en banalisant le recours à la guerre. A cause de votre duplicité et votre soumission aveugle aux grandes puissances - France, États-Unis - et à la ligue anti-Gbagbo (médias et lobbyistes), la Côte d'Ivoire traverse de nouvelles perturbations.

Pour espérer panser durablement les blessures et réparer les torts faits à mes compatriotes et à mon pays, vous devez exiger de M. Alassane Ouattara qu'il rétablisse, sans délai, l'État de droit et les libertés avant de s'aventurer dans un quelconque processus de "réconciliation nationale".

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l'expression de mes salutations les meilleures.



Monsieur Toussaint Alain,

Conseiller du Président Laurent Gbagbo

Paris (France)

E-mail : fnsp.abidjan@gmail.com


Monsieur Ban Ki-moon

Secrétaire Général de l'Organisation des Nations unies (ONU)

New York, NY (USA)


Paris, le 11 mai 2011


 

Source: RESISTANCE CI-ISRAEL

COTE D'IVOIRE: CRIMES D'ETAT, TERREUR TOTALE ET SILENCE COMPLICE DES MEDIAS FRANÇAIS

 

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Un article de David Gakunzi


Il sera dit un jour que l'obscur Ouattara fut un homme qui a versé beaucoup de sang ivoirien. Il sera dit un jour que cet homme était en contrat, en alliance, et ce, depuis ses débuts, avec les pires ennemis de l'Afrique, les mitrailleurs et les renifleurs aux griffes de feu, les fauves renifleurs et avaleurs d'or et de diamant, de cuivre et d'uranium, de cacao et de café, de coton et de pétrole... Il sera dit un jour qu'il y avait dans ce Ouattara-là une résonnance de ces hommes qui se battent non pas pour le triomphe d'un quelconque héroïque et majestueux principe, mais pour autre chose ; tout à fait autre chose.


Ouattara. L'homme n'a manifestement ni vision ni charisme, ni épaisseur ; pis, lorsqu'il parle des Ivoiriens, on ne sent, dans sa voix monocorde de bureaucrate de la bourse mondiale, nulle présence de celui qui veut unir le passé, le présent et l'avenir. Impossible unité, impossible liaison donc de cet homme avec cette terre, avec ce peuple de Côte d'Ivoire. On ne l'imagine pas sur le trône ; et pourtant le voilà Président. Mais comment donc ? A coup de bombes larguées par la France sur Abidjan. Paris débarque, brûle Abidjan, se saisit de Gbagbo et de la fumée des buchers, Ouattara s'élève Président. Ere nouvelle : droit de la force et terreur totale sur la Côte d'Ivoire.

Assassinats, enlèvements, viols, pillages. Simone Gbagbo trainée dans la poussière, martyrisée dans sa féminité ; cruauté innommable : la différence qui sépare l'homme de la bête tout simplement franchie. La mère de Laurent Gbagbo, Mamie Koudou Gbagbo, âgée de 90 ans, arrêtée ; elle aussi ! Arrêtée, séquestrée et malmenée. Désiré Tagro, ancien ministre, assassiné : l'homme négocie la fin des hostilités avec les troupes françaises et se présente un tissu blanc à la main ; à quoi aura-t-il droit ? A une balle plantée dans la bouche. Et Duékoué. Les habitants de Duékoué, génocidés : les hommes, tous les hommes, y compris des gamins de deux ans, alignés massacrés à coup de fusils et de machettes. Et Yopougon, Yop l'insoumise, bombardée, saccagée, pillée, déshabillée, violée, massacrée. Perquisitions cour après cour, parents mis à genou devant leurs enfants ; exécutions sommaires sur indication, chasse aux Guérés et Bétés. Combien de morts ? Combien de corps ramassés par la Croix-rouge ? Combien de corps ? Et le village de Sassandra brulé ; et les villages de Abedem et de Drago rayés de la carte.

Meurtres collectifs, meurtres sélectifs, meurtres génocidaires, épuration ethnique ; rafles et torture instituées en règle de gouvernance. Henri Dacoury Tabley, l'ancien gouverneur de la BCEA0, arrêté, tabassé, torturé ; son corps exposé nu, nié dans son humanité, l'enfer total, enfer filmé ; Affi N'guessan, secrétaire général du FPI et tous ceux qui refusent la soumission, kidnappés, séquestrés, embastillés, frappés, torturés, bestialisés ; les militants de l'opposition traqués, traqués listes à la main, traqués jour et nuit, battues organisées, les militants de l'opposition traqués et assassinés tous les jours ; comme si on voulait rendre impossible tout avenir à l'opposition politique. Echos mussoliniens : « L'opposition n'est pas nécessaire au fonctionnement d'un système politique sain. L'opposition est stupide et superflue dans un régime totalitaire comme le régime fasciste ».

Eliminés donc d'abord les proches de Gbagbo ; éliminés ensuite ses sympathisants ; éliminés encore ceux qui pourraient éventuellement devenir ses sympathisants, tous ceux-là qui ne sont pas en allégeance, qui ont eu l'impudence de ne pas accourir pour embrasser comme il se doit, c'est-à-dire avec fougue et flamme soudaine, le nouveau pouvoir. Eliminés tous ces autres-là qui ne sont ni de l'ethnie ni du parti des vainqueurs. Eliminés pour un oui ou pour un non. Eliminés même les alliés d'hier. Ibrahim Coulibaly, dit IB, abattu. L'homme de tous les mauvais coups depuis plus de dix, le compagnon d'hier, celui qui a ouvert les portes d'Abidjan à Ouattara avec ses commandos invisibles, IB encerclé, sommé de se rendre, torturé puis abattu comme un chien. Dynamique fasciste.

C'est qu'il s'agit de semer la terreur ; c'est qu'il s'agit non seulement de châtier, de faire gémir les ivoiriens d'avoir voulu l'émancipation, mais aussi de faire perdre conscience à la société ivoirienne, de la briser, de la modeler dans la terreur ; c'est qu'il s'agit de ramener les Ivoiriens à la case départ, la case esclave avec des méthodes dignes de la gestapo ; c'est qu'il s'agit de faire comprendre à tous les Africains que la liberté est cause de malheur, de grand malheur et que seule la servitude, que seul l'esclavage est porteur d'avenir !
Ouattara plante donc son trône dans le sang. Un trône mugissant et prompt au sacrifice humain. Les Ivoiriens sont désormais, de nouveau, bons à dévorer. A dévorer avec leur pétrole, avec leur cacao, avec leur café. Alors à Paris, on se tait. Jour après jour, on tue à Abidjan et Paris se tait ; et lorsque la terreur s'incruste jusque dans les corps violés de Yopougon, l'un de ces illustres quotidiens de la place parisienne, toute honte bue, parle de « traitement de Yopougon ». C'est écrit : rayer des humains, c'est les « traiter ». Summum d'inhumanité, insensibilité absolue face aux supplices infligés aux Ivoiriens ; silences.

Silence dans la quasi-totalité de la presse de France. Meurtres collectifs, assassinats politiques et emprisonnements enfermés dans le non advenu, embastillés dans le silence. Ce qui est advenu, ce qui est en train d'advenir n'est pas advenu ! Silence sur ces familles condamnées à errer dans les forets, sans nourritures, pour fuir l'anéantissement, pour fuir les tueurs de Ouattara ; silence sur Bloléquin, ville autrefois habitée par 30 000 personnes, aujourd'hui cité fantôme aux rues désertes ; silence sur ces journalistes et avocats poursuivis, pourchassés comme du gibier à abattre ; silences sur ces cabinets d'avocats brulés ; silence sur ces journalistes et musiciens arrêtés, torturés ; silence sur ces jeunes poursuivis car coupables d'être « nés du mauvais côté », l'Ouest du pays... La Côte d'Ivoire de Ouattara exhale, empeste, pue la mort, les corps sont enfouis dans des conteneurs car les morgues sont débordées, mais ... silence dans la presse de l'autoproclamée patrie des Droits de l'Homme. Douleur sans fond des Ivoiriens niée, douleur redoublée par ce déni, ce refus de reconnaissance, cette expulsion dans le non existant, dans le hors langage, dans le « n'ayant pas lieu ».

Mais qu'est donc devenue la presse de France ? A quoi sert cette presse qui n'est plus affirmation de la liberté de tous les hommes et qui n'ose plus nommer par son nom, la terreur concrète contre l'homme, contre les hommes ? Pourquoi ce renoncement ? Pourquoi ? Cette presse-là sait pourtant ; elle sait, elle est bien informée, elle est au courant de la terreur qui règne à Abidjan, elle sait qu'on étouffe à Abidjan, que l'air est devenu tout simplement irrespirable et que fait-elle ? On attend qu'elle s'insurge, qu'elle dénonce au nom de la défense des droits de l'homme mais elle fait l'inverse, le contraire : elle se tait. Elle sait que la Côte d'Ivoire vit sous la terreur mais elle ne parle pas. Pourquoi ? Pour quelles raisons ? Parce que tout simplement lever le voile sur la nature et la barbarie du pouvoir installé à Abidjan, serait nommer les responsabilités de la France et révéler, du coup, au monde et au citoyen lambda, ce que Paris, ce que Sarkozy a fait de la Côte d'Ivoire : une terre brutalisée, torturée, massacrée. Crime d'Etat postcolonial.

Or pourquoi nommer ce crime ? Que vaut le destin, la vie des Ivoiriens face aux intérêts suprêmes de la France ? Pas grand-chose. Mépris cynique et vicieux de la vie humaine. Latitude totale donnée ainsi au pouvoir de Ouattara de torturer et de tuer ! Impunité assurée d'avance pour les tueurs et les tortionnaires de l'homme installé à Abidjan. Et où, oui, où le refus inconditionnel et universel de l'assassinat politique, de l'arbitraire, de la torture, de la dictature, de la férocité de la dictature ? Où ? « L'école française d'Alger » est de retour sur le continent africain ; elle fait des ravages au bord de la lagune Ebrié ; on le sait, et pourtant, silences ; on fait bloc dans le silence autour de l'homme de la France à Abidjan. Rien vu ; rien entendu.

Mais qu'importe. Qu'importe le jour, le mois ou l'année : Ouattara, l'homme de Paris à Abidjan, partira un jour. Il partira. Le temps de Ouattara finira. Il n'y a pas d'avenir dans l'histoire de l'Afrique pour ce nom-là, Alassane Ouattara ; il n'y a d'autre avenir pour ce nom-là que celui d'un Mobutu et d'un Bokassa, eux-aussi tueurs de leurs propres peuples et morts abandonnés de tous. Ouattara partira un jour, et il sera dit ce jour-là, que cet homme faible qui n'avait de force que venue de Paris ; il sera dit que cet homme de la démesure dans la cruauté, aura planté et porté la violence à son paroxysme au cœur de la société ivoirienne. Il sera dit qu'en un seul mois de règne, il aura arrêté et exécuté plus de monde que durant les quarante ans de règne d'Houphouët-Boigny et de Gbagbo réunis ! Il sera dit et rappelé que s'il a pu ainsi sévir impunément, ce fut en parti, grâce, au silence de ceux qui, à Paris, devaient parler et qui ont refusé d'élever la voix. Il sera rappelé que non, ceux-là ne dormaient pas, qu'ils savaient et que leur silence, chacun de leur silence, fut coupable. Martin Niemöller : « Car il est des silences coupables, plus assassins qu'aucune parole, qu'aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d'alibi aux crimes contre l'humanité. »


 

David Gakunzi est l'auteur de Côte d'Ivoire : le crime parfait


Source: MICHEL COLLON.INFO

mercredi, 11 mai 2011

DROGBA A RFI, APRES QUE LES « FRCI » DE OUATTARA AIENT BRULE SON VILLAGE


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Interview du Capitaine des Éléphants de Côte d'Ivoire, Didier Drogba, sur RFI, qui lui demande ce qu'il penserait d'un spot publicitaire pour la Paix en Côte d'Ivoire avec Yaya Touré de Manchester City.

La réponse de Didier fut brève et simple :


"Je ne le ferai que lorsque les rebelles auront reconstruit mon village qu'ils ont brûlé."

 

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Source: LE NOUVEL OBSERVATEUR

DEBUT DE PANIQUE A L'ELYSEE - SARKOZY EXIGE QUE OUATTARA NOMME UN PREMIER MINISTRE LMP PRO-GBAGBO EN LIEU ET PLACE DE GUILLAUME SORO




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Plus d'un mois après avoir été porté par la France à la tête de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara peine véritablement à décoller. L'hebdomadaire français « Le nouvel observateur » dans sa parution du 04 mai lève un coin de voile sur la panique qui commence à s'emparer de l'Elysée où on commence à devenir nerveux devant les contre-performances du Gouverneur Ouattara.


"Le nouvel observateur" fait en effet un clin d'œil à la grosse impasse politique ivoirienne actuelle, et confirme la thèse selon laquelle les arrestations arbitraires et les assassinats continuent toujours en Côte d'Ivoire malgré le fait que le Président "Gbagbo" et son épouse soient en résidence surveillée respectivement à Korhogo et à Odienné dans le nord du pays.

De sources concordantes, deux militaires des forces de défense et de sécurité (Fds) venus faire allégeance à "Ouattara" au Golf hôtel, y auraient été exécutés sans autre forme de procès. Mais, "Alassane Ouattara" a d'autres problèmes à gérer. Entre autres dossiers brûlants, le Premier ministre "Guillaume Soro" dont le remplacement exigé par la France pourrait créer des problèmes au Président "Ouattara"...

"Alassane Ouattara" a peut-être commis l'erreur de promettre la primature à tour de bras. Alors que le Pdci-Rda "d'Henri Konan Bédié" attendait tout sagement ce qui lui revient au terme de la campagne présidentielle,"M. Ouattara" a maintenu "Soro" qui ne serait plus prêt à perdre son poste de Premier ministre. De sources diplomatiques, la France ferait une impressionnante pression suivie de menaces à peine voilées sur "Alassane Ouattara" afin que celui-ci nomme un cadre de la majorité présidentielle(Lmp) " proche du Président "Gbagbo» au poste de Premier ministre.

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Il est difficile à "Alassane Ouattara" de faire partir "Guillaume Soro" contre son gré du poste de Premier ministre. Ce dernier a fait irruption en politique avec des hommes chargés de fusils d'assaut, lui-même arborant un ensemble vert treillis et chaussé en brodequins. Le premier de ses atouts reste et demeure son armée. Les forces nouvelles toujours prêtes à lui obéir à l'image des "Issiaka Ouattara" alias "Watao", "Touré Hervé" alias "Vétcho", "Morou Ouattara", "Fofié Kouakou" et bien d'autres chefs de guerre qui ont jusqu'ici constitué l'épine dorsale des stratégies de pression de "Guillaume Soro" dans toutes les négociations et accords politiques."Guillaume Soro" se serait retranché avec son cabinet politique à "Bouaké", son fief du nord où il peaufine sa stratégie, laissant en base arrière à Abidjan quelques fidèles en arme dont "Wattao", sous chef d'état major des "Fafn". C'est un signal fort que le secrétaire général des forces nouvelles entend ainsi envoyer à quiconque voudrait le priver de son butin de guerre. En attendant que le couple "Sarkozy-Ouattara" trouve la solution à l'énigme "Soro", des nouvelles boites de pandores se sont ouvertes béantes les unes après les autres. Parmi elles, l'insécurité ambiante dans le district "d'Abidjan" et toutes les villes de Côte d'Ivoire.

Tout le monde s'en inquiète même les guerriers venus du nord. Bien que "Laurent Gbagbo" ne soit plus à la tête de l'Etat ivoirien tel que l'a voulu la communauté internationale pilotée par "Nicolas Sarlozy", "Barack Obama","Ban Kimoon", "YJ Choi", l'Union africaine, la Cedeao et les militants du "RHDP", l'ombre de "Laurent Gbagbo" continue de planer sur la Côte d'Ivoire. Un coup d'Etat ne semble pas suffire pour effacer "Laurent Gbagbo" de l'esprit des ivoiriens... "Ainsi la France politique sarkoziste semble être rattrapée par le piège de ses contradictions idéologiques néocoloniales. Plus que jamais sa volonté manifeste de planifier une Côte d'Ivoire sans "Gbagbo" semble malheureusement voler en éclats... wait and see!!! (Attendons pour voir, disent les anglo-saxons)!


Yves T. Bouazo


Source: IVOIREBUSINESS.NET

PLUSIEURS ORGANISATIONS INTERNATIONALES LEVENT LA VOIX CONTRE LA BOUCHERIE DES HOMMES DE OUATTARA



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Côte d'Ivoire: Plusieurs organisations internationales lèvent la voix contre ce que l'on appelle la boucherie à la sauvagière.


Les organisations de défense des droits de l'Homme en Côte d'Ivoire qui ne veulent pas se faire complice de ce qui se passe à Abidjan ces temps-ci ont crié leur indignation suite aux découvertes successives de plusieurs cadavres enfouis dans des fosses communes à Yopougon (quartier pro-Gbagbo d'Abidjan).

Le président de l'une de ces organisation qui n'est autre que le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), Drissa Traoré, dit que son organisation est non seulement "indignée" mais aussi "dégoûtée" par de nombreux corps ensevelis sommairement.

Il va plus loin pour déclarer ceci : "nous sommes offusqués par toutes ces découvertes macabres et nous demandons que la lumière soit faite".

Il se dit inquiet de nombreux cas de disparition de personnes au cours de la crise post-électorale, alors que l'on parle de réconciliation.

Il a évoqué qu'il y a eu beaucoup de personnes disparues à Yopougon, à Abobo (quartier pro-Ouattara d'Abidjan) et à Duékoué (ouest, 500 kms d'Abidjan). Aucun d'eux n'a encore été retrouvé et il craint qu'ils aient été tués, sans dire par qui.

Pour Drissa Traoré, la réconciliation prônée par le gouvernement Ouattara ne doit pas se faire sans justice.

Il estime que ce sont des actes graves qui nécessite une enquête sérieuse pour les coupable soit punis, tout en indiquant que cette enquête ne doit pas regarder dans une seule direction.

La ligue ivoirienne des droits de l'Homme (LIDHO) a également dénoncé les actes de "barbarie" perpétrés sur des citoyens et a fait état de la nécessité d'une enquête pour situer les responsabilités et sanctionner les coupables.

Selon des sources bien introduite, L'ONU, suite à la découverte de 68 corps dans un charnier à Yopougon, veut imputer ces tueries et autres massacres à ceux qu'ils appellent milices et au camp du Président Gbagbo pour couvrir les actes que commettent chaque jours les bandits armés de Ouattara.

La source indique aussi que leur enquêteurs biaisent en ce moment les interrogations des témoins et ils procèdent au trie des témoins pour ne pas jeter du discrédit sur leur rapport final.

Il faut noter aussi que d'autres charniers avaient été au préalable découverts à Abobo, quartier pro-Ouattara où la première bataille d'Abidjan a débuté, et à Duékoué, dans l'ouest du pays lors de la prise des lieux par les rebelles pro-Ouattara.


In Wikilibre


Source : INFO D'ABIDJAN

COTE D'IVOIRE: INVESTITURE D'ALASSANE OUATTARA – LE 21 MAI MENACE


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Le 11 mai 2011, par Le Temps


La date du 21 mai 2011, prévue pour l'investiture du Président de la communauté internationale en Côte d'Ivoire, le Dr Alassane Ouattara, est sous le coup d'une menace. En effet, selon des informations en provenance de l'intérieur du pays, des attaques sont annoncées dans les jours à venir, hypothéquant ainsi la grande messe voulue par le camp Ouattara à Yamoussoukro. Déjà des sources bien introduites annoncent la crainte de certains invités de marque à y effectuer le déplacement, vu l'atmosphère devenue de plus en plus sensible.

Des localités comme Sassandra, Gueyo et notamment Soubré, seraient occupées par les Libériens. Ces derniers qui avaient observé un repli stratégique il y a une semaine, ont décidé selon ces mêmes sources, de revenir à la charge. Ainsi, ils se seraient déjà emparé des principales villes côtières et du Sud Ouest du pays, en attendant l'ouverture d'autres fronts. Une information qui jette un froid dans le camp Ouattara s'apprêtant à célébrer sa frauduleuse victoire à la présidentielle. Ainsi, même protégés par l'armée française, Ouattara et ses hommes n'ont pas encore la maîtrise de la situation en dépit de ce qui se raconte.


Odette Latté


Source: IVOIREBUSINESS.NET

 

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ABSENCE D'HENRI KONAN BEDIE A LA PRESTATION DE SERMENT D'ADO: VOICI LES VRAIES RAISONS


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Le 11 mai 2011, par Le Temps


Le président du Pdci et ancien chef de l'Etat de Côte d'Ivoire Henri Konan Bédié, a brillé par son absence à la cérémonie officielle de prestation de serment du nouveau Président de la République Alassane Ouattara, le 6 mai 2011. Pour la presse pro-Ouattara, il s'agit d'un contretemps, puisque Henri Konan Bédié célébrait ce jour-là ses 77 ans. En réalité, cette sortie de la presse pro Ouattara n'est qu'un prétexte pour cacher la vérité aux Ivoiriens. Car en réalité, depuis la disparition d'Ib, le torchon brûle entre Henri Konan Bédié et Ado. Le premier reprochant au second sa propension à vite ôter la vie à des personnalités, et le second acceptant difficilement ces reproches, les qualifiant d'ailleurs de défiance à son autorité. Aussi, depuis lors, rien ne va-t-il plus entre les deux grandes têtes de pont du Rhdp.

Conséquence : Henri Konan Bédié s'est retiré dans sa ville natale, Daoukro. C'est de là-bas que N'Zuéba aurait décidé de boycotter la cérémonie de prestation de serment d'Ado. Vu cette absence très remarquée et critiquée au sein du Rhdp, Ouattara a commis un groupe d'émissaires auprès de N'Zuéba pour lui demander d'être présent le 21 mai prochain à Yamoussoukro, quitte à laver le linge sale en famille plus tard. Toutefois, il convient de noter que l'exécution d'Ib a ouvert des plaies au sein du Rhdp qui ne se cicatriseront pas de sitôt malgré la réconciliation nationale annoncée à grande pompe. De plus en plus, l'on évoque le problème du Cema des forces armées de la rébellion, Soumaïla Bakayoko. Ce dernier serait lui aussi en froid avec ses amis d'hier. Des sources l'annoncent même en résidence surveillée. Une thèse beaucoup plus plausible sur son absence aussi à la prestation de serment du 6 mai dernier. Soumaïla Bakayoko est effacé des décisions militaires depuis l'offensive de la rébellion qui a emporté le régime de Laurent Gbagbo.


Odette Latté


Source : IVORIAN.NET


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SENEGAL: ALASSANE OUATTARA, PRESIDENT DE COTE D'IVOIRE RESIDANT A DAKAR, EN VISITE OFFICIELLE A SON LIEU DE RESIDENCE

 

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En effet il faut le savoir, Alassane Ouattara, Président de Côte d'Ivoire qu'il est, ne résiderait pas à Abidjan pour des raisons de sécurité car il ne fait confiance à personne.

Ni à son armée les FRCI, ni aux FDS du général Philippe Mangou. De source proche de l'hôtel du Golf, il dormirait tous les soirs à Dakar. C'est de là que tous les matins, il prendrait un vol spécial pour venir présider la Côte d'Ivoire, à l'hôtel du Golf et maintenant au palais présidentiel, depuis son investiture par Paul Yao N'dré.

Quand la présidence sénégalaise dans un communiqué lu à l'antenne de la télévision publique RTS, annonce que "Le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire, Son Excellence le président Alassane Dramane Ouattara, effectuera une visite d'amitié au Sénégal le jeudi 12 mai 2011 à partir de 16H00 (heures locale et GMT)", c'est dans l'ordre des choses.

Alassane Ouattara effectuera donc jeudi une "visite d'amitié" à Dakar, son premier voyage à l'étranger depuis sa prestation de serment le 6 mai, a annoncé mardi soir la
présidence sénégalaise, le qualifiant d'"ami" du pays.

Ce n'est pas un hasard, comme on le voit, si Alassane Ouattara a tenu à réserver sa première sortie après sa prestation de serment au Sénégal. En plus de la couchette et des raisons officielles « des relations traditionnelles qui ont toujours existé entre le peuple ivoirien et le peuple sénégalais", Ouattara doit beaucoup à Wade qui a été l'un des bras séculiers de la France dans son putsch sanglant contre le Président Gbagbo.
On se souvient qu'entre les deux tours de la présidentielle, Ouattara avait effectué une visite éclair à Dakar pour prendre les conseils de Wade et quelques milliards de Fcfa.
Cela avait crée un incident diplomatique entre Dakar et Abidjan, Gbagbo n'hésitant pas à rappeler son ambassadeur à Dakar pour consultation.

La chute de Laurent Gbagbo "est une très bonne chose", avait réagi le président Wade dans un entretien avec le journal français Le Figaro publié le 13 avril.

"A l'avenir, aucun chef d'Etat africain ne pourra plus s'aviser de refuser le verdict des urnes. Si l'on avait accepté le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir, ce n'était plus la peine d'organiser des élections en Afrique", avait-il dit.

Nul doute que les deux hommes auront énormément de choses à se dire, s'ils ne se le disent déjà, car Alassane Ouattara, Président de Côte d'Ivoire qu'il est, travaille le jour à Abidjan mais passe toutes ses nuits à Dakar.


Nous y reviendrons.



Christian Vabé


Source : IVOIREBUSINESS.NET

GENOCIDE EN COTE D'IVOIRE: COMME AU RWANDA, ALLAH KOUAKOU ORGANISE LA GUERRE CIVILE



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Le 11 mai 2011, par Le Temps

 

Apparemment, la réconciliation n'est pas pour demain en Côte d'Ivoire. Lorsque vous prenez le risque de regarder Tci, la télévision de la haine, vous êtes frappé par une chose : les germes de la division et même de la guerre civile qu'on continue de servir aux populations. Le capitaine Allah Kouakou Léon, ancien sous-préfet militaire de Zouan-Hounien, porte-parole du Premier ministre de Ouattara, ministre de la Défense, on peut le dire, est un génie de la division, de la guerre civile et du génocide. Et ses rendez-vous, pour des communiqués de son ministère, sont une tribune incendiaire où il dresse les ethnies, les communautés les unes contre les autres. Et là, il va vous ressasser jusqu'à votre agonie, des mots comme « les miliciens à la solde de Gbagbo » ; « des mercenaires libériens à la solde de Gbagbo » ; « sur leur chemin, ils ont tué tel nombre de personnes dont un Baoulé... ce dernier a été tué à cause de son ethnie... » ; « dans telle ville, sur indication de X d'ethnie Bété ou de l'Ouest, ils ont assassiné tel nombre d'allogènes Baoulé et Sénoufo, et de Burkinabé » ; « dans telle localité, des mercenaires pro-Gbagbo... » ; « les caciques du régime Gbagbo... » ; « la page Gbagbo est définitivement tournée... » ; etc. Et la litanie continue, sur une télévision supposée avoir une vocation de réconcilier les Ivoiriens. Chose que, selon les responsables du Rhdp, la Rti n'aurait pas faite et à cause de quoi ils lui avaient reproché d'avoir aggravé la fracture sociale.

Le porte-parole de Soro est en train de ruiner l'espoir d'une réconciliation prochaine en Côte d'Ivoire, alors même que le Président Alassane Ouattara venait de créer la Commission Vérité et Réconciliation. La méthode du capitaine Allah Kouakou est bien dangereuse. En disant que telle personne, ressortissante de tel groupe ethnique, a assassiné ou a joué les indicateurs pour l'assassinat de telle personne ou groupe de personnes membres de telle autre ethnie, il exhorte vivement l'ethnie qu'il déclare attaquée à se venger contre l'ethnie qui aurait agressé ou au compte de laquelle l'on aurait tué. Et le cycle de la violence et des vengeances repart de plus belle. Et les dégâts de cette haine distillée tous les jours sur cette télévision, Tci, sont énormes. Plus de mille morts à Duékoué, la seule journée du 29 mars 2011, au début de l'offensive d'Alassane Ouattara contre le régime Gbagbo. Tueries aveugles que les Ong ont mises au compte des hommes de l'actuel chef de l'Etat ivoirien.

A Yopougon, c'est un autre massacre d'innocentes populations qu'il y a eu avec les rebelles du même Ouattara. Les ressortissants de l'Ouest, jugés proches de Gbagbo, sont triés et exécutés par les forces républicaines. Mais le capitaine Allah Kouakou, se garde d'en parler. Au contraire, pour chercher à innocenter les rebelles de Ouattara, à partir de la base navale à Yopougon, il a récemment appelé les organisations onusiennes à enquêter sur des exactions et autres charniers dans cette commune. Or, l'on sait que lorsque des rapports accablants commencent à peser sur Alassane, l'Onu qui a placé ce dernier au pouvoir par un coup d'Etat, vole à son secours par une enquête bidon visant à équilibrer les sources des massacres. Ce pour dire clairement que ce sont pas que les actes des pro Ouattara, mais également des pro-Gbagbo. Et comme c'est Gbagbo qui est actuellement devant la justice et non Ouattara, cela aiderait à l'enfoncer. Conscient que les Ivoiriens n'ont pas une autre télévision pour équilibrer l'information, donner un démenti ou présenter au monde les massacres de ses hommes, le capitaine Allah Kouakou ment, fait de la manipulation pendant que des familles entières sont massacrées, des ethnies détruites. Se croyant invincible parce que Ouattara a, pour l'instant, le soutien de la France qui a fait pour lui le coup d'Etat du 11 avril 2011, Allah Kouakou pousse les Ivoiriens à s'entretuer.

Ce travail de formation de génocide et d'incitation à la guerre civile qu'il a commencé avec les Kobenan Kouassi Adjoumani, Anne Ouloto, Kakou Guikahué et autres, il l'amplifie malgré les tueries obtenues et la gravité de la fracture sociale. Si des personnalités comme le Président Laurent Gbagbo et ses collaborateurs, qui pour la paix, n'avaient jamais inquiété Alassane Ouattara, le putschiste et père de la rébellion sanglante de 2002 et ses hommes, sont devant la justice, qu'en sera-t-il pour le capitaine Allah Kouakou, responsable de tant de morts ? Les responsables du génocide rwandais continuent d'être jugés, malgré le temps écoulé. Le capitaine Allah Kouakou doit savoir que le jugement dernier se fait ici sur terre, avant d'être entériné au Ciel.



Fousseni Koné

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

lundi, 09 mai 2011

QUAND L'UNIVERSITE DEVIENT UNE CIBLE MILITAIRE POUR LE TRIO LICORNE-ONUCI-FRCI D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA

 


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Résidence universitaire bombardée et pillée, à Abidjan.

 

Dans sa mission occulte d'installation d'un Gouverneur de Province à la tête de la Côte d'Ivoire, le trio Licorne-Onuci-Rebelles d'Alassane Dramane Ouattara, commandité depuis Paris par Sarkozy, n'a pas épargné les structures universitaires et les étudiants ivoiriens.
La stratégie du trio Licorne-Onuci-Rebelles d'Alassane Dramane Ouattara est méthodiquement réglée et coordonnée : d'abord, la Licorne et l'ONUCI bombardent les sites avec leurs MI-24 et PUMA ; ensuite ils transportent et déversent les rebelles sur lesdits sites ; enfin, les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara entrent en scène pour piller, saccager, violer, torturer, tuer...

 

Les deux universités publiques, que sont l'Université d'Abidjan-Cocody et l'Université d'Abobo-Adjamé, sont hors d'état de fonctionnement. La première a été pillée et saccagée et la seconde, pillée et en partie détruite. Les seize résidences universitaires du District d'Abidjan ont été toutes littéralement pillées et mises à sac. Un certain nombre de chambres de ces cités sont occupées par les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara.

Pour apporter des précisions, l'on peut citer quelques exemples:

- l'université d'Abobo-Adjamé a été en partie détruite en même temps que l'Hôpital Militaire d'Abidjan (HMA), située non loin de celle-ci, suite aux premiers bombardements des hélicoptères de combat de la Licorne et de l'Onuci ;

- les Résidences universitaires d'Abobo (I et II), de Williamsville et des 220 logements ont été violemment attaquées par les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara, sous le regard bienveillant de la Licorne et de l'ONUCI, qui les encadraient par le survol de leurs hélicoptères : armés de gourdins, de machettes et de kalachnikovs, ils ont sauvagement pris à partie les étudiants desdites cités ;

- l'université d'Abidjan-Cocody a été le théâtre de violents affrontements : du lundi 4 avril au lundi 11 avril 2011, elle a servi de base arrière aux bombardements de la Résidence du Président de la République. Les rebelles, transportés sur place ont ensuite pillé et saccagé la Présidence de l'Université, la Scolarité, la Comptabilité de même que certaines facultés, dont celles des Sciences Juridiques et des Sciences Economiques et de Gestion: ordinateurs et coffres-forts emportés, livres et divers autres documents administratifs et financiers éparpillés et irrécupérables ;

- le Centre Régional des Œuvres Universitaires d'Abidjan (CROU-A) et l'Ecole Normale Supérieure (ENS), tous deux situés au sein de l'Université d'Abidjan-Cocody, n'ont pas échappé à la furie des rebelles pilleurs. Ils y ont respectivement emporté l'argent des bourses des étudiants et le matériel informatique ;

- les Résidences universitaires du Campus de Cocody et de la Riviéra II ont été attaquées à l'arme lourde, obligeant les étudiants à se réfugier au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Cocody et dans les églises et écoles environnantes (notamment la Paroisse Saint Albert Le Grand, la Maison des Etudiants protestant (MAPE) et le Cours Supérieur Protestant de Cocody (CSP). Tout un pallier d'un bâtiment de la Cité de la Riviéra II a été calciné par les tirs de missiles d'un hélicoptère de combat de la Licorne ;

- les résidences universitaires de Port-Bouët (I, II et III) ont été, dans les mêmes conditions que précédemment, décoiffées puis incendiées par la main criminelle des rebelles d'Alassane Dramane Ouattara avec la complicité de la Licorne et de l'ONUCI ;

- l'ensemble des résidences universitaires a été prise d'assaut par les rebelles pilleurs, à peine entamé l'ultimatum de 72 heures donné aux étudiants pour libérer les cités.

Le Gouverneur Alassane Dramane Ouattara annonçait, le mardi 19 avril 2011, sur TCI, sa chaîne gracieusement offerte par l'Ambassadeur de France, que les étudiants avaient 72 heures à partir du mercredi 20 avril pour quitter les résidences universitaires. Cependant, dès le jeudi 21 avril à 15 heures, alors même que le délai n'était pas expiré, les rebelles se livrèrent à leur sale besogne, le pillage des chambres des étudiants : télévisions, frigos, ordinateurs, matelas, bouteilles de gaz, ustensiles de cuisines et même les vêtements ont constitué leur butin de guerre.

Il n'est pas inutile de relever que dès le lundi 18 avril 2011, les rebelles, munis de bulldozers, avaient entamé la destruction de tous les magasins et petits commerces des étudiants situés au sein des cités, voire des commerces de particuliers voisins aux cités universitaires, sans leur avoir permis d'en récupérer le contenu ;

- Les résidences universitaires, pour celles qui ont subi le moins de dégâts, notamment celles du campus de Cocody, hébergent désormais les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara, tout particulièrement ses dozos.

Les étudiants ivoiriens payent un lourd tribut et sont constamment en proie à la folie meurtrière des rebelles d'Alassane Dramane Ouattara :

- de nombreux étudiants ont été tués lors des bombardements de la résidence du Président de la République par la Licorne et l'ONUCI;

- les étudiantes et étudiants présents sur les cités au débarquement des rebelles ont été, pour les premières, violées et pour les seconds, molestés et tués de sang froid, sous prétexte de leur appartenance à la FESCI;

- des milliers d'étudiants rejoignent leurs parents en zone rurale, suite à la fermeture des universités et des résidences universitaires. L'on assiste à un exode massif de la population estudiantine vers les villages ;

- beaucoup d'autres sont condamnés à errer dans les rues d'Abidjan, car n'ayant aucune famille ou ami susceptible de les accueillir. Ils ne peuvent non plus rejoindre leurs parents, faute de moyens ou parce que ces derniers ont eux aussi fui leurs villes et villages pour des destinations inconnues. Et, là encore, ils s'exposent à tout moment au danger d'être appréhendé ;

- tous, les jeunes hommes en particulier, sont pourchassés : les rebelles assiègent les domiciles à la recherche d'étudiants qu'ils considèrent de fait comme des miliciens du Président Gbagbo; ces derniers sont arrêtés à des barrages, dans les rues, exécutés sur place ou conduits à des destinations inconnues ;

- des milliers d'étudiants sont contraints à l'exil pour d'une part préserver leur vie et d'autre part poursuivre leurs études. Mais, hélas, pour la plupart, ils ne pourront s'inscrire dans aucune université, car leurs diplômes et autres documents ont été détruits.

L'université ivoirienne est en danger si ce n'est déjà le chaos. Une réouverture imminente des universités publiques est sinon une utopie à tout le moins une œuvre difficilement réalisable. Les administrations sont en ruine, tous les fichiers et bases de données étant détruits.
Il s'ensuit qu'il est désormais impossible de vérifier la qualité encore moins le niveau d'études de toute personne qui prétendrait être étudiant.

Tout semble avoir été savamment orchestré pour l'épuration de la race estudiantine.
Au moins, avons-nous le » privilège » de connaître le titre de la nouvelle matière qui sera introduite dans les facultés des universités africaines aux prochaines rentrées académiques: « Le Droit de la Force » !!!


Le Patriote Ivoirien


Source: ABIDJAN 360

DANGER A L'HORIZON: UN MALINKE PREVIENT SES FRERES DU NORD!


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Paroles fortes d'un Dioula à ses frères Dioula :


" Je parle à partir de faits vérifiables et non dans le vide pour accabler mes parents Dioula. Arrêtons de nous mentir dans ce pays, chers parents Dioula.

Actuellement, les autres Ivoiriens font de la grande hypocrisie vis-à-vis de nous. Les autres Ivoiriens, nos frères, nous attendent au tournant. Tout le monde voit et tout le monde sait ce qui se passe. Mais pour le moment, comme les armes sont encore là, tout le monde se tait pour sauver sa peau. Les rebelles sont dans tout le pays, et nous savons bien en quel patois ou dialecte ils s'expriment : Moré et Dioula.

Nous savons bien quels sont leur patronymes, nous savons sur quel critère ethnique ils se basent pour faire les tueries.

Je crains pour mes parents Dioula, nous qui sommes le seul peuple à être présent nombreux dans les régions des autres, sans que eux ne soient aussi présents chez nous. Je crains donc que les autres groupes ethniques de ce pays ne fassent pas le distinguo quand cette comédie de Ouattara le mossi va finir.

Nos frères, les autres Ivoiriens sont meurtris. Ils souffrent de notre silence. Ils souffrent de nos oublis. Ils souffrent de nos complicités avérées ou passives. Le moment venu, je serai très étonné que les gens aient cette lucidité pour faire le tri entre le Dioula pro-rebelle et le Dioula qui est resté neutre ou anti-rebelle.

Malheureusement, c'est bien dans ce sens que nous allons à toute vitesse. J'entends de plus en plus dans les discussions avec certaines personnes ces deux phrases qui traduisent le sentiment de déception de pas mal de nos frères Ivoiriens que nous avons trahis par notre complicité avec l'étranger : ''On ne peut pas attacher bagages avec Dioula !'' ou bien ''Dioula, c'est Dioula, mon frère !''.

Frères Dioula, nous sommes d'abord Ivoiriens avant d'être Dioula car nous avons une nation commune avec les autres. Il est encore temps de nous ressaisir et parler à nos cœurs pour que cesse cette mascarade.

Tous, Dioula, sages, imams, chefs de familles, chefs de communautés, intellectuels, vieux, jeunes, étudiants, élèves, femmes etc, nous devons nous lever pour remplir notre devoir vis-à-vis de notre pays et de nos autres concitoyens. Nous devons tout faire pour arrêter de cautionner et participer au faux, à l'injuste, au mauvais.

Nous sommes pour la plus part Croyants, alors craignons la colère de Dieu plus que la colère de ceux qui nous poussent dans le mensonge. Amine! ".


Un Dioula qui ne veut plus avoir honte d'être Dioula.

 

Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LA DERNIERE REVELATION DE KONE MALACHIE SUR LA SORTIE DE CRISE IVOIRIENNE

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Un message du Pasteur Koné Malachie que je ne partage pas forcément mais que je voudrais partager avec vous, mes lecteurs, surtout avec ceux d'entre vous, nombreux, qui m'avez écrit ou sollicité pour l'avoir. Que chacun s'en fasse sa propre opinion. Bonne lecture et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


Envoyé le 2 Mai 2011 par le Pasteur Malachie Koné à l'un de ses fidèles


Ma tantie, si tu le peux, corrige et balance ce message sur le Net et offre-le à autant de personnes que possible, car le mal ne triomphera pas.


Chers frères et sœurs ivoiriens,

Dieu fasse que vous soyez consolés de toutes les peines et de tous les préjudices que votre foi ait pu subir en ces temps difficiles, de  l'histoire de notre nation.

-)  Comme vous, moi aussi j'ai pu constater que la fin, de la 5ème étape de la prophétie, a été complètement chamboulée.

-) Comme vous, moi aussi, j'ai pu voir mon président être saisi contre toute attente et même malmené par  des bourreaux.

-)  Comme vous, moi aussi, j'ai eu le cœur très meurtri  devant ces images insoutenables de la capture du couple présidentiel.

-) Comme vous, moi aussi j'ai pu constater, que le grand conseil, dit on, des églises évangéliques, ait pu arriver à excommunier  le couple  présidentiel du grand mouvement évangélique dans le monde, au moment même, ou ce couple présidentiel a le plus besoin de leurs prières et des intercessions de personnes, qui pourtant défilaient à longueur de journée, dans les locaux du palais présidentiel, pour soi disant, être venus  prier pour l'homme et la femme que Dieu avait choisis.

-) Comme vous, je suis aussi très profondément touché, par cette attitude irresponsable de ces dirigeants d'églises, qui confirme d'ailleurs une partie de la prophétie. Car, souvenez vous, que nous avons dit dans notre prophétie que :

« Certains chefs religieux, très politiquement partisans et très hypocritement patriotes, feront des déclarations anti-Gbagbo, et que cela pourrait provoquer la réaction d'autres congrégations spirituelles et que la guerre, prendrait une sorte de coloration religieuse. »

Comment comprendre, que l'église qui est sensée être une institution de compassion divine, puisse être la première organisation à produire une déclaration pareille, au moment même, où toute la Cote d'Ivoire pleure son président, et demeure dans la supplication céleste pour la délivrance de ce merveilleux couple présidentiel.

La bible déclare qu'un homme a quand même droit à la compassion, même s'il abandonnait la foi.

Comme vous donc frères, j'ai pu encore constater, que cette même organisation dite chrétienne évangélique, ait mit sous sanction disciplinaire, les plus éminents hommes de Dieu, de toute l'histoire de notre nation, et ce, pour le simple fait, que ces hommes de Dieu-là, aient accepté d'obéir contre vents et marrés, à la voix de Dieu, qui désire effectivement,  que l'église se range du coté de la justice constitutionnelle, c'est à dire, respecter les lois et les autorités légales qui les incarnent.

C'est donc, pour avoir fait cela et pour avoir manifesté dans la droiture légale, leur refus de continuer d'accepter le régime dictatorial de la colonisation française, sur un pays de droit, que ces courageux hommes de Dieu, ont été sanctionnés par d'autres individus, se réclamant plus de Dieu, que les autres.

Mais que ces hommes-là sachent, que j'ai moi aussi exposé très personnellement cette situation au Seigneur, qui m'a confirmé avoir pris acte de cette décision, et qui s'apprêterait à demander des comptes à cette organisation, sur cette façon de faire, qui n'honore pas du tout son grand NOM.

Que donc, tous les éminents hommes de Dieu, qui subissent en ce moment précis, tous les préjudices de cette décision endiablée, ne se fassent point vengeance. Mais qu'ils demeurent dans la prière et laissent agir en son temps, la colère de Dieu, qui déterminera réellement,  ceux qui le servent vraiment dans ce  pays.

-) Comme vous encore, je constate aussi, que de plus en plus, tout espoir semble perdu pour la cause de la justice et que tout semble céder la place à un régime de force, où les plus forts écrasent les plus faibles.

Mais écoutez  maintenant, la parole du Seigneur:

'' Moi l'Eternel, je veille sur ma parole pour l'accomplir, comme l'amandier qui veille sur le temps, pour prévenir le printemps. Je ne suis point un homme pour mentir, ni un fils d'homme pour me repentir. Tout ce que ma bouche déclare, j'ai le pouvoir de le réaliser.

Hommes de peu de foi, je vous ai pourtant donné des signes dans le ciel et des signes sur la terre. L'arc-en-ciel autour du soleil symbolisait ma nouvelle alliance avec vous, peuple de Cote d'Ivoire, et le nuage que je fis descendre du ciel sur une franche de votre armée, était le symbole de mon soutien à cette armée, quand elle serait totalement en défaillance et entièrement réduite.

La croix que je fis voir  dans le ciel à plusieurs d'entre vous, au milieu de la carte de votre pays, était le message, que moi l'Eternel, je restaurerai votre nation par ma puissance et  vos institutions, seront respectées par mon pouvoir.

Les deux pluies torrentielles, suivies de grondement de tonnerre sur toute l'étendue de votre territoire, était le langage de ma colère, contre tous vos ennemis et le symbole de la purification de votre nation, de toutes les souillures commises avant, pendant et après la guerre.

Hommes de peu de foi, vous montrerai-je toutes ces choses en vain et tous ces signes inutilement?

Maintenant, écoutez-moi, hommes de peu de foi. Je ferai flamboyer une épée de feu dans le ciel, et sur toute l'étendue de votre territoire, je ferrai  jaillir des grêles de feu de ma sainte colère, contre tous ceux qui vous oppriment aujourd'hui, et qui disent sans cesse, où est leur Dieu?

Je frapperai très durement tous les mauvais grains humains dans cette nation, y compris tous ceux qui m'abandonnent aujourd'hui, pour une raison ou pour une autre. Je ferai qu'ils ne voient point ma gloire s'ils persistent à me haïr.

Je suis Dieu et il n'y en a point d'autre. Avant moi, il n'y avait point de Dieu et il n'y en aura pas après moi. Je suis  Dieu d'éternité en éternité.

Tout ce que  je vous ai dit depuis longtemps par la voix de mes serviteurs, au sujet de la délivrance de votre nation, sera accompli  proprement, sans rien négliger, et ce, au détriment de tous vos adversaires  et au profit de la gloire de ce que je suis.

Hommes de peu de foi, sachez que celui qu'on appelle Dieu, accomplit toujours ses promesses en son temps et sans aucune contrainte. Dans quelques jours seulement, je délivrerai cette nation et je restaurerai mon serviteur Laurent Gbagbo, qui réapparaîtra dans la gloire, à la tête de cette nation. Car celui que l'Eternel n'a point élu, ne dirigera jamais la nation que Dieu a choisie.

Et tout ce que mon serviteur vous a rapporté au sujet des 7 décrets célestes, est une pure révélation de ma part, et dans un court instant, j'accomplirai toutes ces choses sur toutes les personnes concernées, et vous saurez que je suis l'Eternel, le Seul Eternel et qu'il n'y en a point d'autre.

Je frapperai très durement et sans aucune compassion, tous les éléments pourris de cette nation.

Je mettrai en fuite, tous les adversaires les plus coriaces de ce pays et je détruirai totalement et sans aucune forme de  pitié, tous les édifices religieux, dans lesquels, je ne me reconnais pas.

J'exterminerai entièrement,  tous les ennemis les plus enragés  contre ce territoire,  et J'anéantirai les haut lieux, de divination et de prostitution dans ce pays, que j'ai choisi pour faire éclater ma gloire, et résider mon NOM, en  ces temps de la fin.

Ce sera ainsi, afin que tous les grands dirigeants de ce monde sachent, que la terre, a un vrai propriétaire, et  que ce propriétaire-là,  contrôle entièrement, tous les évènements sur la planète et tous les autres mouvements autour du globe.

Vous me verrez  à l'œuvre, moi, celui que le monde entier appelle DIEU et vous saurez, que je suis le PLUS-PUISSANT des siècles. J'agis toujours en conformité de ma volonté et personne ne peut s'opposer à mes actions.

J'ai décidé donc de choisir la Côte d'ivoire pour glorifier mon NOM et pour manifester ma PUISSANCE, et personne ne pourra s'y opposer, ni dans le temps, ni dans l'espace.

Cette nation sera une très grande nation et ce pays, un très beau pays, avec les serviteurs politiques et religieux que moi même l'Eternel je me suis choisis.

Et toi, fils de l'homme, serviteur fidèle de ma maison, va, va et crie cela aux oreilles de ton peuple, que le Dieu de la Côte d'Ivoire agira, mais en son temps. Et reviens à moi pour te consacrer à défendre continuellement le dossier de ta nation en ma présence.'' Fin de citation.

Chers frères et sœurs en Christ et chers parents ivoiriens, voici telles que rapportées les paroles du Seigneur pour la Côte d'ivoire. Je voudrais donc, que plus personne ne se soucie au sujet de la Côte d'Ivoire, ni du président Laurent Gbagbo. Sa délivrance n'est qu'une affaire de temps dans le calendrier de Dieu.

Une  chose est sûre, le Seigneur m'a déjà montré très clairement qu'il va délivrer la Côte d'Ivoire par une pluie de feu. Il m'avait montré qu'il aurait deux pluies du genre torrentiel et qu'après cela ce serait l'étape de feu, raison pour laquelle je vous avais demandé de regarder le ciel le Samedi 23 Avril et de m'informer de ce que vous verrez.

Effectivement, sur toute l'étendue du territoire il y a eu des pluies torrentielles et des tonnerres divers. J'ai donc aussi compris, que l'étape du feu était réservée à une autre période.

Je suis présentement en train de « baratiner » le Seigneur pour qu'il me révèle de façon précise, une date définitive pour la fin de la crise.

Soutenez moi donc en prière, car je vais entrer à nouveau  en présence du Seigneur, avec le dossier le plus important de notre histoire. La libération de notre pays des mains de ces personnes aux pensées pourries et aux regards empoisonnés et aussi la restauration entière de notre Président, du Président, de tous les vrais ivoiriens. Je sais et je demeure convaincu, que cela ne saurait plus tarder.

Le Seigneur m'a même montre que le président  Gbagbo deviendra momentanément  irrécupérable par rapport à la santé, mais que cela viendrait de lui même le Seigneur, afin de se glorifier aux yeux du monde.

En effet, à un temps fixe par sa propre autorité et par la puissance de son Esprit, lui même le Seigneur, ramènera instantanément le président Gbagbo à une guérison de fer et à une santé d'airain. Dieu m'a dit qu'il ferra subir tout cela au président Gbagbo, afin que lorsqu'il le ramènera au pouvoir, que tout homme sache, que c'est lui Dieu, lui et rien que lui seul, qui a rétabli de force,  son serviteur et non des élections ni une liesse populaire.

C'est donc, lorsque le Seigneur lui même aura jugé bon, que le président Gbagbo ait suffisamment compris cette leçon, qu'il mettra donc fin à l'étape 5 de notre crise.

Il serait donc inutile de se lamenter ou de maudire  notre foi chrétienne, car Dieu n'est pas le genre d'autorité qu'on peut forcer  à agir pour signer un décret, ni le type de personnalité qui aime devancer son programme d'activité. Tant que son heure n'a pas encore sonné, il ne ferra rien pour nous ni pour le pays. N'a t-il pas dit lui même, qu'il y avait un temps pour chaque chose?

Que donc, tous les ivoiriens patientent et demeurent dans la prière, en tout cas,  pour ceux qui espèrent encore dans le secours de l'Eternel. Que les chrétiens qui ne tardent pas à perdre la foi et à ajouter à cela des comportements non inspirés du ciel, s'en abstiennent maintenant et qu'ils sachent que Dieu n'a de compte à rendre à personne, en ce qui concerne sa manière d'agir.

Et de surcroît, que tout homme, quelque soit son grade ou sa personnalité dans la société, sache que Dieu n'est pas vraiment serré de lui, mais plutôt lui, qui est serré  de Dieu. C'est nous qui avons besoin d'aller au ciel. C'est nous qui avons besoin d'une protection divine et c'est encore nous, qui avons besoin de  bénédictions célestes. Lui, il est déjà le Dieu TOUT SUFFISANT et rien qu'à ce titre, il n'a vraiment besoin de personne.

D'ailleurs, voici ce qu'il m'a personnellement dit au sujet des chrétiens qui murmurent et qui perdent si facilement  la foi.

« J'entends des personnes murmurer à longueur de journée, soi disant qu'ils m'abandonneraient si je n'agissais pas promptement. Dis leur que moi l'Eternel,  je suis Dieu et non homme. Je n'agirai jamais sous contrainte. D'ailleurs, si moi l'Eternel, je ne délivre pas votre président et votre nation, que pourraient-ils faire eux, à l'heure actuelle? Arrêtez donc et sachez que je suis Dieu, dit le Seigneur. »

Mes bien-aimés frères, je ne vous enverrai plus de messages et je ne répondrai plus à un seul mail, jusqu'à ce que je sois quitte de la présence de Dieu, avec une réponse concrète, au sujet de la fin de cette étape 5.



Soyez donc bénis!


Prophète Koné Mamadou Malachie, l'Esclave de Jésus et le Défenseur des droits de Dieu.

SOYEZ DISCRETS !!!

UN PRO-OUATTARA SUR SON BLOG: «SI C'EST ÇA L'ERE OUATTARA, LES CHOSES COMMENCENT MAL!»



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Son entourage pose déjà problème, au-delà de celui de sa propre personne!

 

Je n'ai jamais été autant étonné de voir la Présidence Ivoirienne ! Pas étonné de voir le monde qui s'y trouvait à la prestation de serment du Président Alassane Ouattara mais étonné de la manière dont cette institution est malmenée aujourd'hui. Je dis bien malmenée ! Le symbole du pouvoir d'Etat Ivoirien s'est transformé le temps d'une cérémonie en village où la langue officielle est passée du français au dioula ! Le nom inscrit sur la carte d'identité était un sésame et deux mots bambaras bien placés valaient mieux qu'une accréditation en règle. Les copinages de partis politiques et de familles alliées par ici pendant que les invités poireautent au portail devant des nouveaux protocoles galvaudés d'un zèle hors norme. « Voici les nouveaux hommes forts du pays, impolitesse va les tuer » lance discrètement une femme exacerbée par le comportement quasi injurieux d'un excité d'à peine quarante ans face à des symboles de la monarchie coutumière de notre pays. Même les religieux n'ont pas eu droit à un traitement de faveur, eux dont l'accoutrement était un laissez-passer !

Je n'en veux pas à ces nouveaux arrivés, leur vrai problème c'est leur niveau intellectuel ! A les entendre parler français et ''pondre'' un vocabulaire à vous donner des céphalées, on comprend bien pourquoi ils ne parlent que leur patois même devant des diplomates. Et dans ce tohu-bohu quand les hommes en arme s'en mêlent c'est le comble ! Les pistoleros du frère Soro font parler plus aisément leurs armes que leurs méninges : j'en ai croisé certains qui savent à peine lire les inscriptions sur une carte de presse ! Quand ils ne jouent pas au muet, ils vous disent « allez voir le chef » et le chef vous dira aussi « allez voir le chef ». Si sur cette ligne vous ne croisez pas un Policier ou un Gendarme (eux lettrés et bien formés) qui a repris le service vous allez certainement cogner le prochain mur ! Imaginez-vous si la Présidence offre un spectacle aussi triste, à quoi ressemblent aujourd'hui nos rues, nos quartiers et notre administration. Si c'est ça l'ère Ouattara, les choses commencent mal et un nettoyage s'impose. Il y a tellement de personnes valables et instruites dans ce pays qu'il faut bien à l'avenir éviter de présenter une telle image de notre belle Côte d'Ivoire. Le pays à perdu beaucoup dans cette crise mais pas tous ces cerveaux ! Le clanisme, le tribalisme, le favoritisme ethnique sont des épines déjà visibles du mandat d'Alassane Ouattara. S'il veut que le peuple de Côte d'Ivoire lui fasse confiance, il va falloir très vite changer de méthode. C'est bien ces plaies qui ont occasionnées la chute des régimes qui l'ont précédé qu'il ne l'oublie pas.


Suy Kahofi


Source : EBURNIE TODAY

dimanche, 08 mai 2011

COTE D'IVOIRE: SIMPLICE KOUADIO AUDITIONNE LE PRESIDENT GBAGBO SANS SES AVOCATS


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Simplice Kouadio Koffi, procureur nommé par Ouattara a dit avoir entendu samedi pour la première fois, dans le cadre d'une enquête préliminaire, le président ivoirien Laurent Gbagbo, à Korhogo, dans le Nord de la Côte d'Ivoire, où il est détenu sans chefs d'accusations, a-t-on appris d'une source proche du dossier.

« Laurent Gbagbo a été auditionné en présence de son médecin personnel », a affirmé Simplice Kouadio Koffi, en sortant de la villa où M. Gbagbo est gardé en résidence surveillée.

Un entretien qui a duré environ une heure, a constaté des journalistes de DirectScoop.

« Je me rendrai dimanche à Odienné (nord-ouest) pour l'audition de Simone Gbagbo », a précisé le procureur Simplice Kouadio.

Prévu pour se tenir vendredi, c'est finalement samedi que Simplice Kouadio a tenu à auditionner le président ivoirien Laurent Gbagbo. Ses avocats ayant été refoulés à leur arrivée vendredi matin à l'aéroport d'Abidjan par le ministre de l'intérieur d'Alassane Ouattara.

Les avocats du Président Gbagbo, Jacques Vergès et Marcel Ceccaldi, ont dénoncé un « piège » et une « violation des droits de la défense » à leur retour à Paris vendredi soir, demandant un report de l'audition jusqu'à leur arrivée. Tous deux se trouvaient encore en France samedi.

« Si Laurent Gbagbo ne veut pas être entendu hors de la présence de ses avocats, il ne peut pas y avoir d'audition, selon la loi ivoirienne », avait déclaré dans la matinée à DirectScoop Marcel Ceccaldi, précisant qu'il allait se rendre lundi à l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris pour demander un visa.

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Capturé le 11 avril après une nuit de bombardements intenses par les forces françaises, à la résidence présidentielle de Côte d'Ivoire, le Président Laurent Gbagbo a été déporté dans le nord du pays. Détenus sans aucun chef d'accusation, il fait, aux dires des nouvelles autorités, l'objet d' «enquêtes préliminaires ».


 

Source : DIRECTSCOOP.NET

CRISE IVOIRIENNE: LA CPI, UN COUTEAU A DOUBLE TRANCHANT


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La Cour pénale internationale (Cpi) veut ouvrir une enquête sur les crimes commis tout au long de la crise post-électorale. Le Procureur Luis Moreno-Ocampo a annoncé mardi 3 mai dernier, que ses services entendaient adresser une demande à la Chambre préliminaire en vue de l'autoriser à ouvrir une enquête sur des « massacres commis de façon systématique et généralisée ». Les crimes et autres violations graves des droits de l'homme perpétrés suite au contentieux électoral pourraient donc faire l'objet d'une procédure judiciaire à l'échelle internationale. La saisine de la Cpi répond au vœu des nouvelles autorités ivoiriennes de faire la lumière sur tous les crimes et violations des droits de l'homme commis depuis l'éclatement de la crise post-électorale.

Le nouveau chef de l'Etat, Alassane Ouattara, s'était en effet engagé à porter tous les massacres, notamment ceux perpétrés à Duékoué, devant la Cpi. Le mercredi 13 avril, il avait déclaré au cours d'une conférence de presse : « Ces massacres sont inadmissibles, indignes (...) Je suis révolté (...) Je ferai tout pour que ces condamnations soient un exemple, non seulement pour les Ivoiriens, mais aussi pour l'Afrique et le monde entier ».

Avant lui, le Conseil de sécurité de l'Onu invitait pratiquement la Cpi à se pencher sur les crimes commis en Côte d'Ivoire. Dans la résolution 1975 adoptée le 30 mars, le Conseil a en effet estimé que « la Cour pénale internationale peut, en se fondant sur le paragraphe 3 de l'article 12 du Statut de Rome, décider de sa compétence concernant la situation en Côte d'Ivoire », vu que « les attaques qui se perpètrent actuellement en Côte d'Ivoire contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l'humanité et que leurs auteurs doivent être tenus pour responsables au regard du droit international... ». Et cela, eu égard au fait que la crise en Côte d'Ivoire est traitée sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies parce que, selon l'Onu, la situation dans le pays menace la paix et la sécurité internationales. Bien que la Côte d'Ivoire n'ait pas ratifié le Traité de Rome, le Conseil de sécurité semble donc avoir décidé de mettre en mouvement la Cpi pour connaître des allégations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui y auraient été commis.


Le retour du bâton


Recourir à la Cpi dans le cas de la Côte d'Ivoire, n'est-ce pas ouvrir la boîte de Pandore ? La solution Cpi apparaît en effet comme un couteau à double tranchant. A l'évidence, en appelant de tous leurs vœux le recours à ce tribunal international, les nouvelles autorités ivoiriennes et même l'Onu y voient une chicotte pour fouetter Laurent Gbagbo et tous ces affidés accusés d'avoir fait perpétrer des crimes durant toute la crise post-électorale.

Dans le camp Ouattara, on nourrit l'intention de poursuivre devant cette juridiction internationale, l'ancien chef de l'Etat, certains de ses farouches partisans voire des officiers de l'armée, dont la responsabilité aura été établie dans les tueries et violations graves des droits de l'homme commises durant la crise post-électorale. A l'hôtel du Golf, on ne cache pas la volonté de faire payer aux responsables et bras séculiers de l'ancien régime les crimes qu'ils sont censés avoir commis. Des responsables militaires aux jeunes patriotes en passant par les pontes de l'ex-parti au pouvoir voire des journalistes accusés d'avoir préparé les esprits à commettre des exactions, tous sont dans le viseur des nouvelles autorités. « En tout état de cause, le gouvernement tient à rassurer, une fois de plus, les populations que la justice poursuivra son cours et qu'aucun crime ne restera impuni. », a prévenu le gouvernement au sortir d'un conseil le mardi 3 mai dernier.

Mais le camp Ouattara pourrait bien, lui aussi, subir l'effet boomerang du recours à la Cpi. Tous ceux qui rêvent d'une justice sélective pourraient bien être déçus par le procureur Moreno-Ocampo. A moins d'avoir reçu pour instruction de ne s'intéresser qu'aux crimes et forfaits perpétrés par le camp des vaincus, le juge argentin serait amené à plancher sur tous les crimes, d'où qu'ils viennent. Au plus fort de la crise post-électorale, le procureur de la Cpi avait du reste mis en garde toutes parties impliquées dans les affrontements post-électoraux, qu'il frappera sans discrimination. « S'ils commencent à tuer des gens, alors c'est un crime et nous engagerons des poursuites contre eux (...) Nous n'avons choisi aucun camp dans cette affaire. Quiconque se rend coupable de cela, quel que soit son bord, sera poursuivi », avait-il prévenu en décembre 2010 dans une interview sur France 24.

Quand les massacres de Duékoué ont été portés à la connaissance de l'opinion internationale, le même Moreno-Ocampo a de nouveau donné de la voix. Son bureau, avait-il soutenu, était « extrêmement préoccupé par la détérioration de la situation en Côte d'Ivoire et notamment par les meurtres qui auraient été perpétrés dans l'ouest du pays (allusion aux massacres de Duékoué, ndlr) d'après les renseignements qui lui ont été récemment communiqués ». Or, des organisations internationales des droits de l'homme avaient accusé les forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), combattant pour le compte du président Alassane Ouattara, d'être en partie responsables de ces tueries. C'est dire que l'épée de la Cpi peut planer également sur la tête de certaines têtes fortes du camp Ouattara. Le procureur Moreno-Ocampo pourrait en effet être tenté de fouiller dans les placards pour en ressortir les cadavres que des partisans de Ouattara y auraient cachés. Il pourrait notamment faire la lumière sur les massacres de Duékoué, la mort de Désiré Tagro et du sergent-chef IB.



Assane NIADA

 

Source: Quotidien ivoirien L'INTER

samedi, 07 mai 2011

REVENIR A LA RAISON

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Nous ne partageons pas cet avis, qui nous ramène 50 ans en arrière dans la lutte pour la libération de notre pays du joug colonial français. On y récrimine presque contre l'Accord Politique de Ouagadougou négocié pour donner un peu de paix aux Ivoiriens en ignorant les circonstances et les blocages inextricables qui l'ont précédé. Aurait-on préféré en lieu et place une guerre totale qui aurait défiguré la Côte d'Ivoire? Le président Gbagbo ne trouvait pas cela judicieux, et il avait raison.

Ces paroles seraient vraies et donneraient de l'espérance si on avait en face des démocrates et des personnes soucieuses des libertés, des quidams qui ne soient pas parrainés par la plus génocidaire et la plus colonialiste des puissances modernes - en l'occurence la France -, des individus aux paroles de qui ont pouvait se fier, et si concomittament, parlant de pardon et de réconciliation, les nouveaux locataires du palais présidentiel ne continuaient pas à tuer, à piller et à faire la chasse à l'homme. Ces faits, nous les vivons chaque jour. On ne peut nous assurer qu'en faisant profil bas, le contraire se produirait! Comme par enchantement. Faisons gaffe à la séduction, à la méprise et à la crédulité! Il fallait au moins les laisser assumer leur coup d'Etat jusqu'au bout, sans les y aider!

Mais pour donner une chance à la diversité de vues et d'opinions, je vous donne l'occasion, chers lecteurs, d'entendre un autre son de cloche. Au nom de la Côte d'Ivoire.

 

«Libérez Gbagbo !», «On veut Gbagbo!», «Pas de négociations sans Gbagbo!», «C'est Gbagbo le président !», «Yao N'Dré est un traitre !».

Que d'injonctions péremptoires et d'accusations virulentes sont entendues et lues ci et là depuis la capture de Laurent Gbagbo par l'armée française, sa remise aux troupes de Ouattara et sa séquestration illégale à Korhogo. Et l'arrêt rendu hier par le Conseil constitutionnel, qui proclame Alassane Dramane Ouattara président de la république de Côte d'Ivoire, n'est pas venu calmer l'intense vague de révolte qui anime les partisans de Laurent Gbagbo, qu'ils soient Ivoiriens ou pas, loin de là !


Mais si l'émotion suscitée par les événements auxquels la Côte d'Ivoire est confrontée depuis plusieurs mois est compréhensible, il faut cependant savoir, à un moment donné, raison garder.


Ceux qui s'époumonent en récriminations et incantations, niant une situation certes douloureuse, mais bel et bien réelle, servent-ils vraiment la cause qu'ils défendent ? Laurent Gbagbo n'a plus l'effectivité du pouvoir en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011. Il ne reviendra pas au pouvoir, ni dans les jours, ni dans les semaines, ni dans les mois à venir. Refuser d'accepter cette réalité n'est pas faire preuve de loyauté envers le prisonnier de Korhogo, mais contribue plutôt à compliquer ses conditions de détention et ses perspectives de libération.


Une stratégie ne peut être viable et avoir du succès que si elle prend en compte sans concession tous les paramètres contextuels : les forces, les faiblesses, les opportunités et les dangers. Il est donc vital que les partisans d'une Côte d'Ivoire digne et debout reformatent au plus vite leur logiciel de fonctionnement en tenant compte de quelques réalités, dont notamment celle-ci : Laurent Gbagbo, bien que vainqueur du scrutin de novembre 2010, n'est plus le président de la Côte d'Ivoire. Pour arriver à ce résultat, la France, aidée par la quasi totalité de la communauté internationale, a fait la guerre à la Côte d'Ivoire. La bataille militaire a été perdue par l'Etat ivoirien. Des défaites ont aussi été enregistrées sur le plan médiatique, diplomatique, stratégique, politique.


L'arrêt rendu par le Conseil constitutionnel hier, comme la déclaration du FPI signée par son vice-président Mamadou Koulibaly ou l'appel à déposer les armes lancé par Eugene Djué aux résistants pro Gbagbo sont très loin d'être des preuves de traîtrise. Par ailleurs, c'est n'est pas la première fois que deux individus prêtent serment pour l'exercice de la magistrature suprême devant une cour constitutionnelle en l'espace d'un court laps de temps. Un précédent existe tout près, en Côte d'Ivoire même : en 2000, le général Guéi, proclamé vainqueur, a prêté serment devant la chambre constitutionnelle de la Cour suprême, présidée par Tia Koné. Quelques heures plus tard, c'est devant la même institution et le même Tia Koné que Laurent Gbagbo prêtait lui aussi serment, après que sa victoire dans les urnes lui ait été rendue par la rue.


A candidature exceptionnelle, présidence exceptionnelle


En quoi la proclamation et la reconnaissance de la présidence factuelle de Ouattara sont-elles donc soudain si méprisables ? Est-ce pire que d'avoir signé  les accords de Kleber/Marcoussis qui ont fait entrer les rebelles au gouvernement ? Est-ce plus grave que d'avoir accepté la candidature exceptionnelle de Ouattara, alors que l'inéligibilité de ce dernier avait été constatée et motivée par un arrêt légendaire de la Cour suprême en 2000 et que les décisions de la Cour suprême sont réputées irrévocables ? Est-ce plus inacceptable que de n'avoir pas exigé le départ de l'armée française et ni poursuivi l'Etat français devant les juridictions internationales suite aux événements sanglants de novembre 2004, dans un contexte favorable comme jamais, où l'Hexagone avait perdu les batailles diplomatique et médiatique ? Est-ce plus répulsif que d'avoir imposé un assassin comme Guillaume Soro comme Premier ministre, lui donnant non seulement un pouvoir auquel lui-même n'aspirait plus depuis la mise en déroute de ses troupes par l'opération Dignité conduite, faut-il le rappeler, par le Général Philippe Mangou, aujourd'hui soupçonné des pires turpitudes par certains pro Gbagbo, mais le présentant en plus comme le «meilleur premier ministre » que la Côte d'Ivoire ait eu depuis l'accession de Gbagbo au pouvoir ? Est-ce plus odieux que d'avoir accepté d'aller aux élections sans désarmement préalable des rebelles, en violation flagrante des dispositions de l'Accord politique de Ouagadougou, pourtant déjà difficile à accepter en l'état, ce qui a permis aux rebelles de se rendre coupables de toutes les exactions possibles et imaginables afin d'aboutir aux fraudes massives enregistrées dans les zones sous leur contrôle lors du scrutin présidentiel de novembre 2010 ? Et pourtant, qui peut nier les idéaux nationalistes à la base du combat de Laurent Gbagbo lorsqu'il se lança en politique il y a maintenant 40 ans ?

Au regard de ce qui précède, la proclamation d'hier ou la prestation de serment de ce jour ne relèvent pas plus d'Ubu que l'ensemble de la situation dans laquelle la Côte d'Ivoire est maintenue depuis 9 ans. Les actes récemment posés par les personnalités au patriotisme au-dessus de tout soupçon que sont, entre autres, les membres et le président du Conseil constitutionnel, le président de l'Assemblée nationale, le secrétaire général du Front populaire ivoirien sont donc loin d'être constitutifs de trahison ou d'allégeance. Ils procèdent d'une analyse pragmatique de la situation, de la nécessité d'accepter de payer le prix des erreurs colossales et des choix désastreux faits ces dernières années, de l'obligation de se réorganiser autrement et de la volonté d'apaisement nécessaire à la réinstauration d'un Etat de Droit pour faire place au chaos, à la barbarie et à la terreur qui sont devenus le quotidien des Ivoiriens depuis le putsch militaire franco-onusien qui a imposé au forceps Ouattara à la tête de l'Etat.


Les représentants du FPI à l'étranger qui ne représentent qu'eux-mêmes tant qu'ils font fi de la discipline du parti ou les conseillers autoproclamés ou non de l'ex-président de la république seraient donc bien inspirés de se taire ou d'avoir des prises de paroles plus utiles. Ce n'est pas ceux qui crient le plus fort qui en font le plus pour la libération de Laurent Gbagbo et de toutes les personnes détenues de façon illégale et dans des conditions souvent inhumaines à travers le pays. Que dire du commandant de la garde républicaine, de l'aide de camp du président, de ses gardes du corps qui sont entassés à 23 dans une cellule de 9 mètres carrés sans fenêtre et sans toilettes au camp militaire de Korhogo, par des températures suffocantes ? Sont-ils seulement encore en vie ou ont-ils déjà succombé au cholera ou à la typhoïde, compte tenu de leurs conditions de détention ? Ne méritent-ils pas eux aussi d'être au centre de l'attention de ceux qui se démènent pour le retour de la sécurité et de la normalité dans la vie des Ivoiriens ou ce privilège est-il uniquement dévolu à Gbagbo?


Continuer la lutte sous une autre forme


Laurent Gbagbo n'est plus le président en exercice des Ivoiriens. Cependant, malgré le fait qu'il ne soit plus au pouvoir, il n'en demeure pas moins un des personnages clé de l'avenir de la Côte d'Ivoire. Le processus de réconciliation ne saurait aboutir sans son rétablissement rapide dans les droits et prérogatives les plus élémentaires qui lui sont dévolus. Ouattara et toutes les parties prenantes à la crise ivoirienne en sont naturellement bien conscients. En tant qu'ancien président, Gbagbo a le droit de vivre paisiblement et en toute sécurité en Côte d'Ivoire et de jouir de tous les avantages liés à son statut, toutes choses dont ses bourreaux d'aujourd'hui (Ouattara et Bédié) ont par ailleurs largement bénéficiés grâce au grand sens démocratique pratiqué par l'homme de Mama lorsqu'il était aux commandes du pays.

Il sera intéressant de voir si les «vaincus du 11 avril» sauront surmonter leurs incompréhensions, désabusement, tentations de positionnement personnel et inutiles guerres de leadership, et faire preuve de suffisamment de maturité pour se rassembler en rangs serrés derrière ceux qui ont eu le courage de prendre des décisions parfois difficiles et impopulaires pour mieux préserver l'intérêt général de tous les Ivoiriens et les quelques acquis d'un long et fastidieux combat d'émancipation. De la rapidité avec laquelle ils intégreront cela, ainsi que de leur capacité à focaliser leur passion sur leur seul et vrai adversaire : la France et son pion local Alassane Dramane Ouattara, dépend l'avenir de la lutte nationaliste de libération et la mise en échec de la recolonisation de l'Afrique entreprise avec violence par l'Occident.

 

 

Elias Koré, le 6 mai 2011


Source : SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

 

ENIGME: QUE FAISAIT MAMADOU KOULIBALY A LA PRESTATION DE SERMENT D'ALASSANE OUATTARA?



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Ainsi va le monde. Au gré des opportunités et des convictions revisitées!


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

MARIE-ANTOINETTE SINGLETON: «LA FRANCE A FAIT LA GUERRE A LA COTE D'IVOIRE»

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Interview de Marie-Antoinette Singleton, fille de Laurent et Simone Gbagbo, installée aux Etats-Unis.


L'une des cinq filles de Laurent et Simone Gbagbo, Marie-Antoinette Singleton, installée depuis douze ans aux Etats-Unis, a écrit le 6 avril une lettre au président Nicolas Sarkozy, restée sans réponse. Elle s'y élevait contre les mauvais traitements infligés à ses parents lors de leur arrestation, le 11 avril, et contre leurs conditions actuelles de détention. Pour SlateAfrique, Marie-Antoinette Singleton, belle-fille de Laurent Gbagbo, née avec sa sœur jumelle Marthe et sa sœur aînée Patricia d'un premier mariage de Simone Ehivet, réagit à l'investiture, le 5 mai, du président Alassane Ouattara par le Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire -ce même Conseil constitutionnel qui avait investi son père, Laurent Gbagbo, après le second tour de la présidentielle du 28 novembre. Elle a été assistée, dans cette interview, par l'avocat camerounais Michel Noulowe, membre du collectif constitué pour la défense de Laurent Gbagbo, aux côtés de Roland Dumas, Jacques Vergès, Gilbert Collard, Marcel Ceccaldi et Habiba Touré.


SlateAfrique - Quelles sont les conditions de détention de vos parents aujourd'hui?

Marie-Antoinette Singleton - Le Président se trouve en ce moment à Korogho et la Première dame à Odienné. Mon frère Michel est à Bouna [communes du Nord de la Côte d'Ivoire, ndlr]. A ce jour, je n'ai pas pu leur parler. Les informations qui me parviennent sont celles de la presse. Sur une photo prise lors de la visite rendue au Président par Desmond Tutu et Kofi Annan, j'ai vu qu'il portait les même vêtements, une chemise bleue et un pantalon noir, deux semaines après son transfert à Korogho. Je me demande d'où viennent ces vêtements. La tenue de ma mère a été déchirée à l'hôtel du Golf, et on lui a prêté un boubou [vêtement typique du Nord de la Côte d'Ivoire, ndlr] d'après ce que j'ai pu voir sur les photos. La famille n'a pas été contactée, nous n'avons pas pu donner de vêtement ni même de dessous. D'autre part, mes parents suivent un régime alimentaire particulier à cause de l'âge... Mon frère, lui, porte des loupes et je l'ai vu sur des photos sans ses lunettes. Sans elles, il est pratiquement aveugle. Comment est-il traité? Voilà deux jours que j'appelle au Golf pour parler à Jeannot Ahoussou [le ministre de la Justice du gouvernement d'Alassane Ouattara, ndlr], mais je n'ai pas réussi à le joindre. Je vais continuer. Je ne dis pas qu'il m'évite, peut-être était-il occupé. Je continue d'essayer.

Michel Noulowe - Le Président et toutes les autres personnes arrêtées sont soumis à un régime d'isolement. Ils ne reçoivent pas de visites, n'ont de contact avec personne, ni les proches, ni les avocats. C'est contraire à toutes les règles élémentaires et à la Charte des Nations unies sur les droits de l'homme.

SlateAfrique - Que demandez-vous pour vos parents?

M.-A. Singleton - Que les règles élementaires soient respectées. Nous ne demandons pas un traitement de faveur particulier. C'est difficilement concevable que des personnes puissent être arrêtées sans qu'elles en sachent les raisons. Une situation qui se passe au XXIe siècle et sous la supervision des Nations unies en Côte d'Ivoire.

SlateAfrique - Le médecin personnel de votre père est-il toujours à ses côtés?

M.-A. Singleton - Oui, il est toujours là, d'après ce que nous avons pu voir sur les photos. J'espère qu'on ne lui a pas refusé ses médicaments.

SlateAfrique - Pourquoi vos parents ont-ils été séparés?

M.-A. Singleton - Je n'en sais rien. Je suppose qu'ils essaient de les briser.

SlateAfrique - Avez-vous le droit de voyager et, si oui, souhaitez-vous vous rendre en Côte d'Ivoire?

M.-A. Singleton - J'ai le droit de voyager, mais j'aimerais pouvoir avoir un interlocuteur en Côte d'Ivoire. Il n'y a pas de police, les rebelles font la loi dans les rues. Ce serait utile que j'y aille, si les conditions de sécurité sont réunies.

SlateAfrique - Où se trouvent vos sœurs en ce moment?

M.-A. Singleton - Je préfère ne pas donner de détails. Elles ont été arrêtées avec mes parents, puis relâchées, de même que leurs enfants. J'aimerais dire au passage que les filles ont été tabassées pendant l'arrestation. Ils n'ont pas touché aux enfants.

SlateAfrique - Comment avez-vous réagi en voyant les photos de vos parents arrêtés dans l'hebdomadaire Paris-Match?

M.-A. Singleton - Cela m'a fait mal pour la Côte d'Ivoire, qu'on subisse un sort tellement injuste et que le monde ne soit pas offusqué. Ces choses ne seraient pas tolérées ailleurs. Pour les journalistes qui couvrent les évènements, c'est un autre dossier, sans plus. Mes parents ont traversé beaucoup de choses, ma mère a été tabassée quand Ouattara a fait arrêter mes parents en 1992. Ce n'est pas nouveau! Eux-mêmes étaient préparés psychologiquement pour ce combat qui n'est pas terminé. Nous avons été tellement traumatisés enfants que je ne suis pas émue. J'adhère à 100% au combat de mes parents et je suis prête à le continuer, pour la libération de la Côte d'Ivoire.

SlateAfrique - Votre père est accusé par Choi Young-jin, le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire, d'avoir laissé faire les violences politiques après les élections. Le bilan des exactions s'élève à plus de 1.000 morts. Que répondez-vous à ces accusations?

M.-A. Singleton - Un Président a le devoir de défendre son peuple, les institutions, la République. L'armée a fait son travail. Qu'on me dise ce qu'on reproche à mes parents! L'armée a défendu le pays car il était attaqué. A Abobo [quartier d'Abidjan, ndlr], le commandant IB a déclaré que c'était lui qui était derrière le commando invisible, alors qu'on a accusé l'armée de tuer les gens dans ce quartier. Je suis désolée, mais l'armée avait un devoir, et elle l'a fait.

SlateAfrique - On reproche aussi à votre père d'avoir laissé faire des milices à sa solde, les Jeunes patriotes et la Fédération des étudiants et scolaires de Côte d'Ivoire (Fesci)?

M.-A. Singleton - C'est facile de dire ce genre de choses. Choi peut raconter ce qu'il veut, encore faut-il qu'il le prouve. Les enfants de la Côte d'Ivoire se sont levés depuis 2000 pour défendre leur pays. On a vu des révolutions en Europe et aux Etats-Unis. Pourquoi ces combats seraient-ils nobles, et pas le nôtre? Que M. Choi vienne prouver que Laurent Gbagbo est un adepte de la violence! On a vu qui a produit la violence en Côte d'Ivoire... C'est Ouattara! Ils parlent de charniers, d'escadrons de la mort, ils créent ce genre de termes parce que ce sont leurs pratiques! Il y a des enlèvements à Abidjan aujourd'hui, des actes qui se passent en toute violation du mandat de l'ONU. Choi n'est pas impartial, il a un parti-pris. L'ONU a transporté des rebelles pour les amener dans les quartiers. Qu'il réponde à cela d'abord!

SlateAfrique - Pendant la crise post-électorale, avez-vous conseillé à vos parents d'adopter une stratégie différente?

M.-A. Singleton - Je porte le combat entièrement. Je suis d'accord avec ce qu'ils font. Il y a eu des élections. La Commission électorale indépendante (CEI) n'a pas été capable de donner les résultats provisoires. C'est une aberration de voir la seule voix du président de la CEI porter, alors qu'elle est constituée de 31 membres. Le délai de proclamation des résultats a été dépassé. C'est scandaleux! Les résultats ont été proclamés au QG de l'un des candidats, l'hôtel du Golf, ce même hôtel où les rebelles ont logé pendant des années aux frais de l'Etat. C'est ridicule! Le président de la CEI y a été amené par des diplomates étrangers, ce qui relève d'une ingérence dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire... Quand le Conseil constitutionnel déclare le président Gbagbo vainqueur, on le refuse. Moi, je respecte les institutions de mon pays. Je l'aurais fait même s'il ne s'agissait pas de mes parents. Si les Ivoiriens ne respectent pas leurs institutions, qui va le faire? Ici aux Etats-Unis, qui a empêché George Bush d'être Président en exercice, alors que sa victoire était contestée face à Al Gore? Qui l'a contestée, alors qu'une partie du peuple s'estimait spoliée de la victoire de Gore?

SlateAfrique - A vos yeux, Alassane Ouattara représente-t-il l'illégalité?

M.-A. Singleton - A supposer qu'il soit prouvé qu'il est le vainqueur, il y a un processus à suivre, à respecter... Il faut avoir été investi. Comment tolérer que ce Monsieur puisse agir comme Président? Le monde veut nous enseigner la démocratie, mais le monde ne peut pas en appliquer les règles en Afrique... C'est scandaleux! Chaque jour, on piétine la Constitution en Côte d'Ivoire. On va de violation en violation. On nous dit que le Conseil constitutionnel applique une décision contraignante de l'Union africaine (UA), pour laquelle il doit se dédire, cinq mois plus tard, en investissant quelqu'un d'autre...

Me M. Noulowe - Le Conseil constitutionnel a pris une décision pour proclamer la victoire d'Alassane Ouattara. C'est une démarche singulière, dans la mesure où c'est un conflit armé qui a abouti à cette décision. C'est le même Conseil constitutionnel, présenté comme un groupe d'affidés de Laurent Gbagbo, le même Conseil constitutionnel qui était vilipendé ces derniers mois qui est porté aux nues aujourd'hui. Le fait que le Conseil constitutionnel n'ait pas été dissous et qu'il se soit contredit lui-même, à quelques mois d'intervalle, pose un certain nombre de questions qui restent sans réponses. C'est également un aveu: en tout état de cause, c'est bien le Conseil consitutionnel qui était seul habilité à proclamer le résultat des élections. Tantôt la CEI, tantôt le représentant des Nations unies pouvaient s'arroger cette prérogative. On revient à la case départ, au terme de cinq mois de conflit. Quel besoin Alassane Ouattara a-t-il du Conseil consitutionnel? On est allé plus vite que la musique. On a mis la charrue avant les bœufs. Et comme on dit chez vous, la réalité dépasse la fiction.

SlateAfrique - Que pensez-vous du rôle de la France dans la situation actuelle en Côte d'Ivoire?

M.-A. Singleton - La France a montré aux yeux du monde qu'elle a toujours été l'instigatrice des crises que nous avons traversées depuis 2002. Elle a d'abord été active, non pas dans les combats mais en apportant des équipements et un soutien logistique aux rebelles. Maintenant, les choses se passent à l'échelon international, tout simplement. On a vu l'ONU et la France transporter les rebelles et même combattre sur le terrain. La France est l'instigatrice de ces coups. Elle a fait la guerre à la Côte d'Ivoire sans qu'on lui ait déclaré la guerre, et sans déclarer la guerre elle-même.

SlateAfrique - Etes-vous déçue par la position des Etats-Unis?

M.-A. Singleton - C'est cette année que j'ai vu les Etats-Unis prendre parti. Je ne sais pas encore quelles sont les motivations des Etats-Unis, une nation censée représenter les valeurs de justice, de démocratie et de droit. Ils auraient pu regarder les choses d'un point de vue légal. On ne peut pas soutenir les efforts de rebelles... En Libye, c'est le même schéma. Désormais, tout se passe comme si on pouvait apporter des armes à des rebelles.

SlateAfrique - Etes-vous soutenue par votre communauté aux Etats-Unis?

M.-A. Singleton - Absolument! Des Ivoiriens, des Africains et des Américains n'arrêtent pas de nous appeler et demandent à contribuer au combat. Nous coordonnons les efforts, nous reçevons des emails, des coups de fil. Tout le monde estime qu'il ne s'agit plus de la Côte d'Ivoire mais d'un antécédent majeur pour l'Afrique.

SlateAfrique - Redoutez-vous une procédure contre vos parents devant la Cour pénale internationale (CPI)?

M.-A. Singleton - Non, je ne la redoute pas. Je ne sais pas ce que la CPI pourrait leur reprocher. J'attends de voir. Je ne suis pas inquiète.

SlateAfrique - Croyez-vous à la politique de réconciliation annoncée par Alassane Ouattara?

M.-A. Singleton - Leurs paroles sont contradictoires. Ils parlent de réconciliation alors qu'on se bat encore à Yopougon! Les gens ne sont pas libres de se déplacer, les rebelles occupent les maisons, les gens ont tout perdu. Il ne s'agit pas de mon opinion, mais des faits.

Slate Afrique - Etes-vous en contact avec Charles Blé Goudé?

M.-A. Singleton - Non, je ne cherche pas à rentrer en contact avec ces personnes, elles ont des raisons évidentes de se cacher pour protéger leur vie et ne pas jouer les martyrs. Je les félicite pour le travail qu'ils ont fait. Il faut continuer là où nous sommes. Je m'organise depuis les Etats-Unis. On n'a pas besoin de Blé Goudé, il en a fait suffisamment, mais s'il revient, gloire à Dieu.

SlateAfrique - Est-il vrai que nombre de fidèles de vos parents se trouvent au Ghana, où ils s'organiseraient pour poursuivre leur combat?

M.-A. Singleton - Je l'ai entendu dire mais je n'ai pas de contacts particuliers avec eux.

SlateAfrique - Quelle est votre situation personnelle en ce moment? Travaillez-vous?

M.-A. Singleton - J'ai étudié l'administration publique aux Etats-Unis, je suis mariée à un Américain et mère de quatre enfants. Jusqu'en février, je travaillais comme conseiller à l'ambassade de Côte d'Ivoire. J'ai cessé d'y aller, physiquement, pour protester contre le traitement subi par l'ancien ambassadeur [Charles Yao Koffi, nommé par Laurent Gbagbo, a été de facto remplacé par Daouda Diabaté, nommé par Alassane Ouattara et reconnu par Washington le 11 février, ndlr]. C'est une forfaiture que je ne partage pas. Mais je me considère toujours comme employée de l'ambassade.



Recueilli par Sabine Cessou


Source: SLATE AFRIQUE

vendredi, 06 mai 2011

COTE D'IVOIRE: LES AVOCATS DE GBAGBO REFOULES, PRESTATION DE SERMENT POUR OUATTARA


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Les deux défenseurs français du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo ont été refoulés vendredi avant son premier interrogatoire, alors que son successeur Alassane Ouattara doit prêter serment.


Les deux avocats, Me Jacques Vergès et Me Marcel Ceccaldi, ont été interdits d'entrée à l'aéroport d'Abdijan faute de visas en règle et ont été placés dans un avion pour Paris.

Cet incident est intervenu alors que M. Gbagbo, 65 ans, devait être entendu par le Procureur de la République à Korhogo (nord), où il se trouve en résidence surveillée depuis son arrestation il y a près d'un mois à Abidjan.

Il devait être interrogé dans le cadre d'une enquête préliminaire portant sur la crise née de la contestation du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, au cours de laquelle 3.000 personnes ont trouvé la mort, selon les autorités.

Des accusations d'exactions, de concussion et d'appels à la haine pèsent notamment contre M. Gbagbo, qui avait refusé de reconnaître la victoire de M. Ouattara.

M. Outarra doit finalement prêter serment vendredi devant le Conseil constitutionnel.

"Manifestement, on ne veut pas que le président Gbagbo soit défendu. Je suis très pessimiste sur l'avenir d'un régime qui traite les avocats de cette manière", a commenté Me Vergès.

Le célèbre avocat est arrivé à Abdijan muni d'un visa délivré par le consulat ivoirien de Nancy (est de la France), mais les autorités ivoiriennes ont soutenu que le document n'avait pas été validé par l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris.

"Les autorités se livrent à une palinodie de justice", a dénoncé Me Ceccaldi, qui ne disposait pas de visa mais avait écrit au Procureur pour lui demander de "favoriser" son entrée dans le pays.

La troisième membre de l'équipe assurant la défense de M. Gbagbo, l'avocate franco-camerounaise Lucie Bourthoumieux, détentrice d'une carte de résident, a pu passer les contrôles mais a décidé de repartir avec ses collégues vers Paris.

Les trois avocats devaient également assister samedi l'épouse du président déchu, Simone Gbagbo, assignée à résidence depuis le 22 avril à Odienné (nord-ouest).

Ils devaient aussi être présents lors des auditions d'autres membres de l'ancien régime, dont le chef du parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, à Katiola (nord).

"Près de 200 personnalités de l'ancien régime sont concernées par ces auditions", avait indiqué le ministère de la Justice, précisant que le procureur d'Abidjan devrait les entendre "d'ici le mois de juin".

Selon le ministère, ces personnalités "figurent pour la plupart sur la liste des personnes sanctionnées par l'Union européenne".

L'audition de M. Gbagbo intervient après l'arrivée mercredi en Côte d'Ivoire de trois experts internationaux indépendants chargés par l'ONU d'enquêter sur les violations graves des droits de l'Homme commises depuis la présidentielle.

"Nous avons exclu (de l'acte d'accusation ivoirien, ndlr) ce qui relève de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI), comme les crimes contre l'humanité", avait souligné le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Kouadio Ahoussou.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a indiqué mardi que ses services préparaient une demande au tribunal pour ouvrir une enquête concernant des massacres commis en Côte d'Ivoire.


AFP

Source: 20MINUTES.FR

THEOPHILE KOUAMOUO: POURQUOI IL NE FAUT PAS BRULER PAUL YAO N'DRE

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Ce jeudi 5 mai 2011, le président du Conseil constitutionnel ivoirien, Paul Yao N'Dré, a déclaré officiellement Alassane Ouattara président de la République de Côte d'Ivoire. Cinq mois après avoir investi son rival Laurent Gbagbo. A peine l'information annoncée, le célèbre professeur de droit public fait l'objet d'un certain nombre de commentaires. Quasiment tous désobligeants. Les pro-Ouattara considèrent que Yao N'Dré a enfin accepté d'entériner "la vérité des urnes" après des milliers de morts, tandis que les pro-Gbagbo tancent un "Judas", qui s'est dédit.

Mon analyse est que Paul Yao N'Dré ne s'est pas dédit, qu'il a produit un arrêt "politique" (comme cela arrive souvent aux juridictions suprêmes quand la réalité offre des situations institutionnelles inédites), et qu'il a tenté d'opérer une remise en selle de son institution.

Yao N'Dré n'a pas remis en cause son arbitrage du 3 décembre dernier, qui donnait Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle après prise en compte de ses réclamations, concernant des irrégularités observées dans le nord contrôlée par la rébellion  pro-Ouattara. Yao N'Dré ne dit pas que Ouattara a gagné, mais qu'il doit être investi au nom de ce qu'il faut bien appeler un diktat international. L'Histoire le retiendra. Extraits d'une dépêche de l'AFP.

"Le Conseil constitutionnel a proclamé M. Ouattara président après avoir "fait siennes" les décisions "contraignantes" prises par l'Union africaine (UA) qui avait reconnu M. Ouattara comme nouveau président et pressait M. Gbagbo de partir, a déclaré M. Yao N'Dré, en lisant la décision du Conseil.

Dans sa décision, le Conseil précise également que la Côte d'Ivoire étant membre de l'UA, "les normes et dispositions internationales acceptées par les organes nationaux compétents ont une autorité supérieure à celles des lois et décisions juridictionnelles internes".

Yao N'Dré produit un arrêt politique, donc. Si l'on regarde la Constitution de près, cet arrêt devrait être validé par l'Assemblée nationale, qui doit le transformer en loi. Extraits de la Constitution ivoirienne.

Article 85

Les Traités de paix, les Traités ou Accords relatifs à l'organisation internationale, ceux qui modifient les lois internes de l'État ne peuvent être ratifiés qu'à la suite d'une loi.


Article 86

Si le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, ou par le Président de l'Assemblée nationale ou par un quart au moins des députés, a déclaré qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de le ratifier ne peut intervenir qu'après la révision de la Constitution


Article 87

Les Traités ou Accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque Traité ou Accord, de son application par l'autre partie."

A priori, si le Conseil constitutionnel va jusqu'au bout de sa logique, l'Assemblée nationale devrait endosser ce "traité international". Ce qui permettra de la remettre en selle, elle aussi. Et surtout d'empêcher la mise en place d'une transition, d'un Etat d'exception permettant à Ouattara de poser les bases d'un Etat RDR, d'un simili parti unique comme ceux que l'on retrouve dans tous les pays phares de ce que l'on appelle, aujourd'hui encore, la Françafrique. Ce projet contre-révolutionnaire est partagé à la fois par Ouattara et par la France officielle, qui n'a pas chassé le nationalisme ivoirien par la porte (l'éviction brutale de Gbagbo) pour qu'il revienne par la fenêtre (les futures élections législatives, par exemple). Cette stratégie sera-t-elle efficace ? Possible, mais il est permis d'en douter ; tant la force brute des milices de Soro et le soutien inconditionnel de "la communauté internationale" donnent libre cours à "la volonté de puissance" de Ouattara.

La décision du Conseil constitutionnel appelle quelques questions. Si Ouattara devient officiellement président maintenant, que valent les décisions et actions qu'il a prises jusque là ? Et surtout, qui était président jusque là ? La réponse à cette question est forcément "Laurent Gbagbo", ce qui implique que les procédures judiciaires qui le touchent en ce moment sont nulles. Extraits de la Constitution, qui indiquent également que les ministres du gouvernement Gbagbo ne sauraient être poursuivis par des juridictions ordinaires.

Article 108

La Haute Cour de Justice est composée de députés que l'Assemblée nationale élit en son sein, dès la première session de la législature. Elle est présidée par le Président de la Cour de Cassation.

Une loi organique détermine le nombre de ses membres, ses attributions et les règles de son fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant elle.


Article 109

Le Président de la République n'est responsable des actes accomplis dans l'exercice de ses fonctions et traduit devant la Haute Cour de Justice qu'en cas de haute trahison.


Article 110

La Haute Cour de Justice est compétente pour juger les membres du Gouvernement à raison des faits qualifiés crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions.


Article 111

La mise en accusation du Président de la République et des membres du Gouvernement est votée au scrutin secret, par l'Assemblée nationale à la majorité des 2/3 pour le Président de la République, et à la majorité absolue pour les membres du Gouvernement.


Article 112

La Haute Cour de Justice est liée par la définition des crimes et délits et par la détermination peines résultant des lois pénales en vigueur à l'époque des faits compris dans les poursuites.

Si l'on reste dans un cadre constitutionnel, Simone Gbagbo ne devrait pas non plus être mise aux arrêts, en raison de son immunité parlementaire. Extraits de la Constitution.

Article 67

Aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou des votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions.


Article 68

Aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation de l'Assemblée nationale, sauf le cas de flagrant délit.

Aucun député ne peut, hors session, être arrêté qu'avec l'autorisation du Bureau de l'Assemblée nationale, sauf les cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnations définitives."

Au-delà de toutes ces considérations immédiates, l'arrêt de Yao N'Dré se pliant à une décision de l'Union africaine, après une défaite militaire de l'Etat de Côte d'Ivoire face à la France et à l'ONU, doit nous pousser à nous interroger sur la valeur de l'indépendance de ce pays, cinquante ans après les indépendances. Car il est évident que l'Union européenne ne peut imposer, ou aider à imposer, un président à un de ses Etats membres. Comment, à cause de qui, en raison de quelles faiblesses structurelles, la Côte d'Ivoire a-t-elle été progressivement dépouillée de tout ce qui faisait sa souveraineté ? Et comment peut-elle la retrouver ? Le débat est ouvert.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

ALAIN TOUSSAINT, CONSEILLER DU PRESIDENT GBAGBO: «LA DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL N'A AUCUNE BASE LEGALE»



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Il n'existe aucune base légale sérieuse à la décision du Conseil constitutionnel qui vient de proclamer Monsieur Alassane Ouattara "président de la République de Côte d'Ivoire" en faisant siennes les décisions contraignantes prises par l'Union africaine (UA). Cette proclamation est une vraie aberration juridique, politique et historique.

Certes, les décisions du panel étaient contraignantes pour les parties, en particulier La Majorité Présidentielle (LMP) et le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), mais certainement pas pour l'Etat ivoirien et/ou ses institutions.

Chacun sait qu'il y a une hiérarchie des normes au sein de l'UA comme dans toutes les organisations communautaires. Pour que la décision de l'UA puisse s'imposer dans l'ordre interne ivoirien, il aurait fallu que ce soit un règlement. Or, en l'occurrence, la décision de l'UA n'est ni un règlement ni une directive.

Selon l'article 98 de la Constitution ivoirienne, les décisions du Conseil constitutionnel sont insusceptibles de recours. Pis, le Conseil constitutionnel ne peut pas s'auto-saisir en annulant la décision prise en décembre 2011.

La Côte d'Ivoire se retrouve désormais avec deux "présidents de la République" proclamés par la juridiction supreme en l'espace de cinq mois. L'un, Monsieur Laurent Gbagbo, vainqueur de l'élection présidentielle de novembre 2010. L'autre, Monsieur Alassane Ouattara, vainqueur de la campagne militaire post-électorale, porté au pouvoir par la force des armes.

Monsieur Laurent Gbagbo demeure le président légitime et légal de notre pays.

Cette situation est un précédent fâcheux. Elle crée de facto une jurisprudence Ouattara, lourde de consequences pour l'avenir de la démocratie et des processus électoraux en Côte d'Ivoire et en Afrique.


Fait à Paris, le 06 mai 2011


Toussaint ALAIN

Conseiller du Président Laurent GBAGBO

 

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IVOIREGAZETTE.COM - Alain Toussaint, le Conseiller du président Laurent Gbagbo, a émis un communiqué de presse ce samedi (30 avril 2011), dans lequel il dénonce la détention « arbitraire » du président déchu et des ses collaborateurs et les diverses violations des droits de l'homme perpétrées par les soldats des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), fidèles à Alassane Ouattara.


Le Communiqué

M. Alassane Ouattara a annoncé l'arrivée à Abidjan, les 1er et 2 mai 2011, d'une délégation composée de l'ancien Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, l'Archevêque sud-africain Desmond Tutu et de l'ex-Présidente d'Irlande Mary Robinson.

Cette mission n'est ni plus ni moins qu'une opération de communication politique et d'image orchestrée par M. Ouattara. L'on ne peut raisonnablement envisager un processus de réconciliation sérieux, crédible et sincère tant que le Président Laurent Gbagbo restera arbitrairement détenu.

En outre, la Première Dame Simone Gbagbo, député à l'Assemblée Nationale, l'ancien Premier ministre Pascal Affi N'guessan, Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), ainsi que plusieurs dirigeants de La Majorité Présidentielle (LMP) sont assignés à résidence voire contraints à la clandestinité ou l'exil.

Depuis le lundi 11 avril 2011, date du renversement du Président Gbagbo par l'armée française, les forces de M. Ouattara font régner la terreur partout dans le pays : épuration ethnique, exécutions extrajudiciaires, villages incendiés et leurs populations réfugiées en brousse, enlèvements, viols, pillages, vols, etc. Ces crimes barbares sont commis malgré la présence des soldats de l'Onuci et Licorne, censés assurer la sécurité des populations civiles.

MM. Annan, Tutu et Mme Robinson pourraient contribuer à jeter les premiers jalons du dialogue politique et de la cohésion nationale en Côte d'Ivoire en facilitant la libération immédiate du Président Laurent Gbagbo et de toutes les personnalités - politiques, militaires ou civiles - illégalement emprisonnées par M. Ouattara, qui doit décréter l'arrêt des exactions et tueries perpétrées contre les partisans de LMP.

 

Fait à Paris, le 30 avril 2011


M. Toussaint ALAIN

Conseiller du Président GBAGBO