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samedi, 23 avril 2011

UNE PAQUES POUR L'AFRIQUE, UNE PAQUES POUR LA COTE D'IVOIRE!

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 Et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des anciens, un agneau qui se tenait là, comme immolé, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu, envoyés sur toute la terre. Et il vint et prit le livre de la main droite de celui qui était assis* sur le trône. Et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens tombèrent sur leurs faces devant l'Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantent un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Apo 5/8 à 10.


Jésus-Christ s'est offert volontairement à Dieu, Il a mis sa vie sur l'autel, il a donné sa vie pour la nation mais aussi pour réunir  en un seul corps les brebis dispersées. Jean11/5. Il s'est donné entièrement ...Sa Voix aujourd'hui, nous appelle, je dirai même nous supplie, de nous donner entièrement à Lui en retour comme il s'est donné lui-même entièrement à nous. Car Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. 1 Jean 2/6.
Ils se sont d'abord donnés au Seigneur et ensuite par la volonté de Dieu, également à nous.( au corps)
2 Cor 8/5.
Mais c'est ici votre heure et la puissance des ténèbres
(Luc 22/53.) Comme Jésus l'a crié sur la croix:" Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ", la Côte d'Ivoire a pu se sentir abandonnée, mais rappelons-nous que la mort précède toujours la résurrection. Par Déborah.


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UNE PÂQUES POUR LA CÔTE D'IVOIRE


Par  Israël. Faites disparaître le vieux levain
, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 1 Cor 5:7 
Selon le calendrier biblique révélé à Moïse, la période de Pâques s'étale sur 8 jours à savoir du 14 au 21 du premier mois (Nissan). Pour cette année, cela correspond à la période du Lundi 18 au lundi 25 avril 11

Voici les fêtes de l'Éternel, les convocations saintes que vous publierez en leur saison. Au premier mois, le quatorzième du mois, dans la soirée, c'est la Pâques de l'Éternel ; et le quinzième jour du mois, c'est la fête des pains sans levain en l'honneur de l'Éternel ; pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain. Le premier jour vous aurez une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre servile. Vous offrirez à l'Éternel pendant sept jours des sacrifices faits par le feu. Au septième jour il y aura une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre servile. Lév 23:4- 15


Voici en résumé le calendrier de la période de Pâques pour cette année:

14 Nissan - Lundi 18 avril - Début de la Pâque dès la soirée - Mort de Jésus

15 Nissan- Mardi 19 avril - Pleine lune - Pâques - Jour férié
21 Nissan - Lundi 25 avril -
Dernier jour de la fête des pains sans levain - Jour férié

(Note : La fête des pains sans levain commence le 19 Avril et finit le 25 avril)

La veillée pour la pleine lune qui aura lieu dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 avril est la veillée de pâques. C'est pendant cette nuit, qu'il y a environ 3500 ans, l'Éternel combattit les dieux égyptiens et qu'Israël sorti miraculeusement d'Égypte avec d'immenses trésors.


Il y a environ 2000 ans, pendant cette même époque, c'est à dire, dans la soirée du 14 au 15 Nissan, Jésus s'est écrié sur la croix :'' Tout est accompli'' Trois jours plus tard, Jésus triompha sur la mort par la résurrection.


Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire, et l'Afrique toute entière ont besoin d'une Pâques plus que de toute autre chose. Alors, en cette veillée de Pâques, prions  que Dieu accorde une Pâques à la Côte d'Ivoire et à l'Afrique. Qu'Il fasse disparaître la vielle Afrique, la vielle Côte d'Ivoire, au profit d'un nouveau continent et d'un nouveau pays. Qu'au nom du Christ, notre Pâques, qui a été immolé, le vieux levain disparaisse au profit d'une nouvelle pâte !  Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé


Longtemps, j'ai cru que les africains pouvaient agir en toute responsabilité surtout lorsqu'on est âgé de 50 ans et qu'on célèbre à grande pompe son ''jubilé''. Mais aujourd'hui   je n'y crois plus d'un iota car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt, que nous évoluons d'irresponsabilité en irresponsabilité même parfois au mépris des valeurs de solidarité et de respect de la vie humaine qui jadis constituèrent le socle de notre société. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. Cette Pâques de l'Éternel va transformer le vieux levain de l'irresponsabilité, source de corruption, de népotisme, en nouvelle pâte de responsabilité, d'équité et de justice. En cette période de Pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui œuvrent à l'irresponsabilité sur l'Afrique et sur la Côte d'Ivoire. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâque, le vieux levain de l'injustice disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de la justice.


Longtemps, j'ai cru que la démocratie ''sauverait'' l'Afrique, mais aujourd'hui je n'y crois plus d'un iota. Car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt que les partis politiques africains endossés aux ethnies, ont divisé encore plus l'Afrique au lieu de l'unir. Les élections démocratiques censées faire avancer les pays africains, les ont fait reculer car elles se terminent toujours par des centaines voir des milliers de morts comme c'est le cas en Côte d'Ivoire en ce moment. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. Cette Pâques de l'Éternel va transformer le vieux levain ethnique source de division, de guerre en nouvelle pâte d'unité et de richesse culturelle. Comme lors de la sortie d'Égypte, et de la mort de Jésus sur la croix, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés, les puissances des ténèbres qui soufflent négativement sur les braises ethniques pour dresser les africains les uns contre les autres. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain ethnique diviseur et guerrier disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de l'unité de la paix et de la diversité culturelle.


Longtemps, j'ai cru que comme l'Afrique ne pouvait pas s'en sortir seule, la communauté internationale, l'ONU...pouvaient l'aider. Mais aujourd'hui, je n'y crois plus d'un iota car, qu'est ce que je vois ? J'observe plutôt que presque partout en Afrique où passent la communauté internationale et l'ONU, le désordre, les tuerie, les charniers les suivent. Les cas du Rwanda, du Congo et de la Côte d'Ivoire en sont les preuves. Le ''nouvel ordre mondial'' n'arrive pas à imposer l'ordre. Elle crée plutôt désordre sur son passage. Je ne crois plus au salut de l'Afrique et de la Côte d'Ivoire qui viendrait des dieux de la communauté internationale. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. En cette période de pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui, via les institutions internationales, maintiennent l'Afrique en captivité. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain de la domination des puissants sur l'Afrique disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte du Jubilé de ce continent.


Longtemps, j'ai cru que comme l'Afrique et la Côte d'Ivoire disposaient d'immenses richesses humaines et souterraines, le développement était assuré. Mais aujourd'hui je n'y crois plus d'un iota car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt que chaque fois qu'on découvre une richesse (or, diamant, pétrole...) en Afrique, cela devient immédiatement source de guerre meurtrière comme au Liberia, au Congo.... et en ce moment en Cote d'Ivoire.  Chaque découverte de richesse provoque misère et désolation. L'Afrique est très très très riche, mais les africains sont très très pauvres. Aujourd'hui, tous les pays africains font mains et pieds pour être classés ''Pays Pauvre Très Endetté (PPTE)'' par la Banque mondiale et le FMI. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. En cette période de Pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui animent tous ceux qui pillent les richesses de l'Afrique.


Comme pour les enfants d'Israël, en cette période de Pâques, que l'Afrique sorte en ce moment de la servitude avec d'Immense trésor. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain de la malédiction qui agit sur l'Afrique disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de la bénédiction.


Je ne crois pas à un plan Marshall pour l'Afrique comme certains le demandent depuis plusieurs années. En effet, tous les plans concoctés pour sauver l'Afrique par les experts locaux et internationaux ont tous échoués dans leur ensemble. Par contre, Oh Dieu ! Nous croyons en ta droite puissante. Nous croyons en ta droite que tu as étendue pour faire sortir Israël d'Égypte. C'est pourquoi Oh Père, en cette période de Pâques, avec mes frères et sœurs, nous crions à toi pour t'implorer et te supplier. Tourne ta face vers l'Afrique, et accorde à ce continent ta Pâques, Ta Délivrance, Ton Salut. Tu es notre seule et unique espérance !


Or depuis la sixième heure il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. Et environ la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte, disant : Eli, Eli, lamma sabachthani ? C'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Et quelques-uns de ceux qui étaient présents, l'ayant entendu, disaient : Il appelle Elie, celui-ci ! Et aussitôt l'un d'entre eux courut et prit une éponge, et l'ayant remplie de vinaigre et mise au bout d'un roseau, il lui donna à boire. Et les autres disaient : Laisse ; voyons si Elie vient le délivrer. Et Jésus ayant de nouveau poussé un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas ; et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.. Matt 27/45 - 51.


Il est mort pour rassembler en un seul corps (une seule nation) les brebis dispersés.Or,il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n'était pas pour la nation seulement; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. Jean 11/5


C'est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, ( Nord et sud) avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près; Eph 2/13 - 17.



En cette période de PÂQUES, de VICTOIRE et de DELIVRANCE



Jérusalem, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Église, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Côte d'Ivoire, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Afrique, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 1 Cor 5/7


Bonne fête de Pâques  et  de délivrance!


Source: DEBORAH 33

COTE D'IVOIRE: LA FRANÇAFRIQUE EST RESSUSCITEE A ABIDJAN

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La main sur le cœur, le candidat Nicolas Sarkozy promettait à Cotonou au Bénin la fin du mythe qui prête à la France « la faculté de redresser les situations, de rechercher ses intérêts économiques... et d'être capable d'assurer la stabilité ou de créer l'instabilité dans un pays ». Promis, c'en était fini de la françafrique. Juré, c'était la fin du rôle de gendarme de l'Afrique. Le pied au plancher, le président Sarkozy s'est éloigné à une vitesse supersonique de cette profession de foi.

Le discours de Dakar, la révocation de Jean-Marie Bockel - qui voulait signer l'acte de décès de la Françafrique, l'influence de Robert Bourgi, figure de la Françafrique, qui conseille l'Elysée sur les questions africaines... Ce sont autant de signes qui montrent que, rattrapé par la realpolitik, Nicolas Sarkozy a tourné le dos à ses promesses électorales.

Il faut questionner les conditions d'une telle « libération »

A Abidjan, réfugiés derrière le paravent onusien, les soldats français ont participé à l'arrestation du président ivoirien. Il n'y a plus de contentieux électoral en Côte d'Ivoire. L'arrestation du président Laurent Gbagbo est, nous dit-on, « un signal fort aux dictateurs » de la région. Ils ne « devraient plus mépriser » la voix de leurs peuples qui réclament des élections libres et justes.

Quelques mois plutôt, au Gabon, une inversion pure et simple du résultat présidentiel a été encouragée au profit du fils Bongo. La vox populi gabonaise était certainement inaudible. A Ouagadougou, où le Président n'est pas loin de subir le même sort que Ben Ali et Hosni Moubarak, les forces spéciales françaises s'activent déjà sur le terrain. Il faut sauver le soldat Compaoré. Et inciter les Burkinabés à supporter le Président qu'ils ont « plébiscité » lors du dernier scrutin présidentiel.

La françafrique est ressuscitée. Dans la capitale économique ivoirienne, elle occupe l'aéroport international de Port-Bouët - nom de l'ancien commandant français, chargé de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. A Treichville - qui tient son nom de Treich-Laplène, premier administrateur colonial de la Côte d'Ivoire -, la Françafrique, sans attendre que les victimes soient enterrées, exploite et exporte déjà le cacao ivoirien vers l'Union européenne.

Sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle, elle effectue, dans un pays indépendant depuis cinquante ans, des patrouilles pour assurer la sécurité des populations. Et s'il existe des millions d'Ivoiriens pour penser que « la Côte d'Ivoire est enfin libérée », il y a des millions d'autres pour dénoncer les conditions d'une telle « libération ».

Les victimes ivoiriennes sont oubliées

Aussi loin qu'on puisse remonter dans le temps, il n'existe aucune trace d'une seule démocratie installée ou soutenue par la Françafrique. Le temps est désormais compté en Côte d'Ivoire. Oubliées déjà ces milliers de victimes civiles. Certaines, des centaines, sont tombées sous les bombardements de la communauté internationale. Sacrifiées sur la base d'une résolution censée pourtant les protéger.

Le regard est détourné. Et des milliers de partisans de Laurent Gbagbo sont traqués de Duékoué à Abidjan.
Bouchées sont les oreilles pour ne pas entendre le bruit des exécutions sommaires.

Fermés sont les yeux pour ne pas voir les traitements dégradants et humiliants infligés aux patriotes ivoiriens.
Et la mémoire, définitivement effacée pour oublier ces dizaines de milliers de morts depuis 2002. Il n'y a plus personne pour épiloguer sur le sort des Ivoiriens.

La Françafrique se tourne maintenant vers la Libye

Le western abidjanais est enfin terminé. Mission accomplie pour les bérets verts français. Les journalistes peuvent désarmer leur plume. Ils peuvent ranger leurs caméras pour d'autres théâtres d'opérations. Les Ivoiriens ne les regretteront pas.

L'actualité est brûlante ailleurs. Kadhafi utiliserait des armes lourdes contre ses populations. Il ne faut plus attendre. Vite, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Trois ans après lui avoir déroulé le tapis rouge et proposé la vente de rafales, Nicolas Sarkozy veut enfin désarmer le tyran libyen. Vaut mieux tard que jamais.

En Côte d'Ivoire, en ce triste printemps africain, la Françafrique a revêtu ses plus beaux oripeaux. Laurent Gbagbo a eu l'imprudence de vouloir enterrer la bête sans l'avoir tuée. Le rideau d'un réveil du continent noir est tombé à Abidjan.


 

Par Anicet Djéhoury, Essayiste ivoirien.


Source: RUE89

vendredi, 22 avril 2011

MAMADOU KOULIBALY APRES SA RENCONTRE AVEC OUATTARA

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"Après avoir réfléchi, être passé d'un extrême à l'autre dans mon analyse de la situation, je pense qu'il ne faut pas jeter la pierre à Mamadou Koulibaly. Il a, peut-être, dans sa tête une stratégie de ré-établissement de contre-pouvoirs. Il veut contraindre ADO à retourner à une démocratie constitutionnelle. Pour mieux le combattre politiquement. Les Ivoiriens, à mon avis, doivent lui donner une chance...", dixit Théophile Kouamouo.

Mais en ce qui nous concerne, les propos du président de l'Assemblée Nationale (même s'il faut reconnaître qu'il a asséné quelques bonnes vérités qui ont ramené les épurateurs et les putschistes dans leurs petites chaussures) auraient pu revêtir plus d'audace et d'exigence, eut égard à l'estime que lui accorde le nouvel homme fort d'Abidjan et compte tenu de l'extrême gravité des évènements que vit la Côte d'Ivoire. Nous sommes notamment outré du fait qu'il n'ait pas évoqué un certain nombre de choses capitales: Pas un traitre mot de ce speech sur mon président qui a été kidnappé par l'armée française, battu et illégalement privé de liberté avec son épouse, la Première Dame de Côte d'Ivoire! Sont-ils encore vivants et bien traités? Silence radio! Or une simple évocation dans ce sens aurait eu le mérite de rasséréner les Ivoiriens. Pas un mot non plus sur la violente guerre de la France contre mon pays et sur les patriotes et les civiles qui continuent de se faire massacrer par la force Licorne, l'ONUCI et les forces pro-Ouattara, à Yopougon, et qui quittent massivement la commune! N'aurait-il pas fallu qu'il se proposât d'effectuer une médiation auprès de ces jeunes qu'ils ont contribué à armer mentalement pour la résistance, en vue de les convaincre de déposer les armes et de s'inscrire dans la dynamique de la "réconciliation", si dynamique il existe vraiment? Car ils ont promis ne pas déposer les armes tant qu'ils n'auraient pas vu le Président Gbagbo. Car, qu'on se le tienne pour dit: il ne peut y avoir de réconciliation sans Gbagbo. Et que dire de l'investiture que s'apprêterait à faire Paul Yao-Ndré? Vais-je enfin me réveiller de mon cauchemar? Pardonnez mon intransigeance... Vivent le pardon et la "paix" (sur des nappes de sang et dans l'insécurité totale) en Côte d'Ivoire!

 

«J'étais à Accra, j'ai reçu un appel du président Ouattara qui souhaitait s'entretenir avec moi. J'avais moi aussi un certain nombre de choses à discuter avec lui.Je suis arrivé hier [mardi, ndlr] et ce matin je sors d'une audience avec lui. Nous avons parlé de plusieurs sujets. En particulier, je lui ai fait part des préoccupations des députés qui aimeraient bien qu'en tout début de mandat, nous puissions nous inscrire dans la légalité constitutionnelle. Donc que les ordonnances qui ont été prises puissent faire l'objet d'une autorisation de l'Assemblée nationale, d'une régularisation. Le président a donné son accord.

Les députés ont suggéré aussi que l'on puisse entrer dans l'application de la Constitution, le respect de l'Etat de droit, le respect des libertés individuelles. Le président de la République m'a dit qu'il était conscient de la question et qu'il prenait toutes les dispositions pour qu'il en soit ainsi.

Au nom des députés, je lui ai signalé des problèmes de sécurité, l'assemblée nationale ayant été pillée, mon domicile à Abidjan et à Azaguié, ma famille menacée et pillée. C'est aussi vrai pour l'ensemble des députés. Nous avons trouvé à l'Assemblée nationale un cadavre en putréfaction, tous les bureaux cassés et pillés. Les députés se sont demandé dans quelle mesure ils pouvaient avoir la sécurité, puisqu'ils se sont déjà inquiétés de la situation auprès des ministres concernés mais que rien n'avait encore été fait. Le président a donc donné des instructions pour qu'assez rapidement l'Assemblée nationale soit sécurisée. Parce qu'il y a des pillages chaque jour. Il y a des gens qui passent pour ramasser ce qui est resté.

Nous avons parlé de l'Etat de droit pour expliquer qu'en début de mandat, conformément au vœu de l'Union africaine, le président de la République puisse avoir une prestation de serment régulière. Il a donné son accord et je crois savoir, si je ne trahis de secret, que le président du Conseil constitutionnel, Yao N'dré, est en route pour Abidjan, où il arrive probablement demain. Et très rapidement, le président m'a dit qu'une cérémonie serait organisée pour rester conforme au vœu de l'Union africaine.

Je lui ai dit par ailleurs, toujours concernant la sécurité, que de nombreux militants du Fpi et de Lmp, ceux qu'on appelle pro-Gbagbo, étaient très inquiets pour leur sécurité dans les quartiers. Qu'ils étaient dénoncés, indexés, comme si être militant de ce parti ou de ce mouvement était une tare. Ils se cachent, ils se sentent brimés. Nombreux sont également ceux qui ont fui et qui se sont réfugiés au Ghana, au Togo ou au Bénin. Il serait bien d'aller vers une détente pour que ces militants se sentent bien sécurisés. Et de surcroit, je lui ai signalé plusieurs appels reçus d'amis et de proches de populations bété qui me disent, «Nous sommes poursuivis, tués dans des quartiers simplement parce que nous sommes Bété.» Et l'ethnie ne peut pas être un défaut. Et si l'on peut reprocher des choses au Fpi, ce n'est pas aux Bété qu'il faut le faire payer. Si l'on peut reprocher des choses à Gbagbo Laurent, ce n'est pas aux Bété qu'il faut le faire payer. Si nous rentrons dans ce jeu, jamais nous n'aurons de réconciliation et nous n'aurons de paix. Le président de la République a pris le téléphone, il a appelé les ministres concernés. Il a demandé que des enquêtes soient faites rapidement afin que cette situation s'estompe. Parce qu'il n'a pas envie de gouverner au nom d'une ethnie.

J'en ai profité aussi pour lui dire que l'Assemblée nationale faisait sa séance solennelle d'ouverture le mercredi 27 avril 2011, la première session ordinaire pour l'année 2011.

J'en ai profité pour lui dire la méfiance, la tension, l'absence d'Etat pour le moment, les fonctionnaires qui ne vont pas au travail, les policiers, les gendarmes apeurés, les militaires effrayés... Je lui ai dit que ce serait peut-être bien qu'il parle aux Ivoiriens encore une fois, mais pas dans le cadre d'une interview classique comme nous l'avons déjà vu. Mais qu'il saisisse la tribune de l'Assemblée nationale pour dire aux Ivoiriens où il va, comment il veut y aller, avec qui, dans quelles conditions de sécurité, de réconciliation, de détente. Et qu'à ce propos, les députés m'avaient demandé de lui adresser une invitation pour le 27 pour qu'il vienne s'adresser aux Ivoiriens. Le président m'a dit qu'il donnait son accord et qu'il se préparerait pour le mercredi 27 pour s'adresser aux Ivoiriens.

Je pense qu'en allant dans ce sens, et si les uns et les autres acceptaient d'arrêter de se bagarrer, si ceux qui ont des armes arrêtaient de menacer ceux qui n'en ont pas, si ceux qui sont Rhdp arrêtaient de faire peur à ceux qui ne sont pas Rhdp, si les représentants locaux du Pdci ou du Rdr arrêtaient de faire peur aux représentants locaux du Fpi, peut-être que nous aurions une chance extraordinaire de reconstruire ce pays après ce chaos. Mais, si jamais certains pensent que l'arrivée de Ouattara au pouvoir, c'est le pouvoir aux Dioula ou aux Nordistes alors, ils peuvent faire ce qu'ils veulent, alors c'est le chaos promis. Jamais il n'y aura de réconciliation, jamais il n'y aura de paix, jamais il n'y aura d'Etat, jamais il n'y aura de nation. Et là où nous sommes, nous sommes encore loin du fond du puits. C'est vrai que les temps sont durs, les Ivoiriens pensent que nous sommes tombés, que c'est grave. Mais il y a pire que la situation dans laquelle nous sommes. Il faut regarder ce qui est arrivé à Haïti, il faut regarder ce qui est arrivé en Somalie. On n'a pas encore vu le pire, faisons donc tout pour l'éviter.»

Le 20 avril 2011

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

 

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Mamadou Koulibaly: le sens d'un retour

 

"Je partage avec vous cette analyse du journaliste ivoirien Simplice Allard, relative au retour dans l'arène de Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale et numéro deux de l'Etat ivoirien. Une analyse que j'ai aimé lire..." Théophile Kouamouo.

 

Le Pr Koulibaly Mamadou est de retour, mardi 19 avril 2011, de son abri ghanéen. Information capitale, le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire met fin à son exil en rentrant dans son pays, deux semaines après le coup d'Etat qui a enlevé le Président Laurent Gbagbo et déchu le régime Fpi, cerise sur le gâteau : par un avion spécial affrété par le tombeur, Alassane Dramane Ouattara. Que penser d'un tel acte de la part du président de l'Assemblée nationale, par ailleurs vice-président du Front populaire ivoirien (Fpi) ? Pour ma part, il s'agit d'une démarche très sage et d'une très grande lucidité politique, j'allais dire, une saine appréciation de la réalité du terrain comme le recommandent les stratèges politiques. Au demeurant, le retour de ''Koul'' par un avion spécialement affrété par Ouattara prouve que le président par coup d'Etat, reconnu par la communauté internationale, est coincé et qu'aucune autre issue institutionnelle et légale ne s'offre à lui. Le fait que M. Ouattara n'a pas prêté serment devant le Conseil constitutionnel est, en effet, un gros handicap politique, un boulet qu'il traine au pied dont il est véritablement conscient. D'où la négociation, car c'en est bien une, entre le Fpi représenté (officiellement ou officieusement peu importe) par le Pr Koulibaly et le camp Ouattara qui a besoin de se faire entourer des compagnons - dont l'autre Professeur Paul Yao N'Dré président du Conseil constitutionnel -, de Laurent Gbagbo pour se faire une couverture légaliste.

On ne sort pas d'une guerre comme on sortirait d'un dîner gala, disait Laurent Gbagbo. Ouattara sait combien de plumes il a perdues dans son ambition présidentielle : les entreprises privées comme publiques sont pillées systématiquement ou rançonnées comme c'est le cas à San Pedro où les soldats pro-Ouattara exigent la somme de huit millions (8.000.000 Fcfa) à chaque société industrielle ; des crimes sont perpétrés par les mêmes soldats à sa solde, il y a destructions de biens publics et privés, pillages de domiciles privés partout dans le pays, les Forces républicaines de Côte d'Ivoire pro-Ouattara sèment mort et désolation dans presque tous les foyers ivoiriens. La ville de Duékoué à l'ouest de la Côte d'Ivoire, avec plus de huit cent (800) morts en trois jours, en est le symbole le plus illustratif. C'est un Alassane D. Ouattara qui convoite le pouvoir ivoirien depuis des lustres et qui y est presque, mais dont l'ambition pourrait être contrariée par ses actes qui ne sont pas dignes de l'image d'aristocrate doublé de grand banquier reconnu comme tel dans la haute finance internationale qu'il donne de lui-même.

Il faut savoir qu'une République, pour son fonctionnement dans la stabilité doit être à l'image d'un carré. Dont les différents pieds institutionnels sont: la présidence de la République, l'Assemblée nationale, la défense et les médias d'Etat. Or, c'est de notoriété publique, pour le moment et deux semaines après le coup d'Etat militaire qui a enlevé Laurent Gbagbo, il n'y a toujours pas de présidence. Tout le monde le sait, Ouattara n'a pas encore prêté serment. Pour la défense, inutile de dire qu'il n'y a non plus pas d'armée nationale en tant qu'institution. Chaque parcelle du pays est « sécurisée » par une floraison de milices armées, les combattants de l'armée nationale : les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (Fds-Ci) se sont évanouies dans la nature sans prêter une oreille attentive à l'appel de la hiérarchie qu'ils soupçonnent d'être soucieuse de son avenir et de sa sécurité. La situation n'est pas non plus reluisante pour les médias, deux semaines après le coup d'Etat de Ouattara, l'Etat de Côte d'Ivoire ne dispose pas d'institutions médiatiques officielles pour porter sa parole. La Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (Rti) et Fraternité Matin ont cessé toute activité. Il reste l'Assemblée nationale, l'autre socle du carré d'as institutionnel. Et c'est une des principales raisons de la « magnanimité » d'Alassane Dramane Ouattara qui a mis à la disposition du président de l'Assemblée nationale un avion spécial qui l'a ramené du Ghana avec toutes les garanties sécuritaires que cela suppose.

Je dirais que le retour du Pr Koulibaly ouvre de nouvelles perspectives et donne un semblant de vie à la Côte d'Ivoire. Car, à sa sortie d'audience, mercredi 20 avril 2011, avec Ouattara, Koulibaly annonce la réouverture des travaux avec une prise de contact avec les députés responsables des groupes parlementaires le même jour, et éventuellement une adresse les jours prochains devant ceux-ci d'Alassane Ouattara. Sans oublier l'autre pan, celui de la garantie sécuritaire des députés, obtenue par le président Koulibaly de la part de l'homme fort du moment, Ouattara, et qui permet à la Côte d'Ivoire de revivre. L'acte du président Koulibaly Mamadou est très important en ce sens qu'il permet une détente dans le marigot politique ivoirien. Détente profitable à tous sans oublier au Fpi son parti politique qui pourra se donner des coudées franches et sortir de l'étreinte des Forces républicaines, l'armée de Ouattara, qui s'illustrent avec leur lot de pillages et d'exécutions physiques à relents d'épuration ethnique dont les Bété, ethnie du Président Gbagbo, sont les principales cibles. On pourrait espérer que ces tueries cesseront comme le promet Ouattara.

Koulibaly Mamadou desserre également l'étau et permet à son parti le Front populaire ivoirien (Fpi) de sortir la tête de l'eau, d'affiner et de dégager une stratégie pour reconquérir le pouvoir d'Etat perdu, non pas par élection mais par la force des armes. Le Fpi en a les ressources humaines et les instruments. C'est donc un geste que les cadres du Fpi doivent applaudir des deux mains, celui posé par le président de l'Assemblée nationale que le hasard a voulu du même bord politique que le président Laurent Gbagbo. Je puis dire que le Pr Koulibaly sauve des meubles, à commencer par ceux de la République dont il pourrait - en toute éventualité - en assumer l'intérim, et partant, ceux de sa famille politique.

Simplice ALLARD

al08062317@yahoo.fr

Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

jeudi, 21 avril 2011

LES FORCES LOYALES A ALASSANE OUATTARA ECHOUENT A YOPOUGON

FRCI.jpg

Les combattants fidèles à Alassane Ouattara, ont échoué une nouvelle fois, mercredi, dans la bataille pour le contrôle de Yopougon, la plus grande commune du district d'Abidjan.

 

« Ils ont été repoussés jusqu'à la sortie, n'eût été l'interposition de l'ONUCI sur l'autoroute, ils (les résistants ) seraient entrés à Adjamé », rapporte notre source. Les hommes de Ouattara, à l'aide d'armes lourdes, s'étaient lancés dans la nuit du mardi à l'assaut de la commune pour une nouvelle « opération de ratissage ». Après un bombardement intensif, les forces loyales à Ouattara, seront contraintes au repli par les résistants (ex-FDS restés loyales au Président Laurent Gbagbo), non sans avoir enregistré des pertes.

Des détonations à l'arme lourde avaient été entendues toute la nuit du mardi au mercredi. Ces tirs, selon plusieurs habitants, n'étaient pas ciblés, et les obus semblaient être lancés « à l'aveuglette ». Les populations traumatisées ont commencé au petit matin du mercredi à migrer vers les zones jugées plus calmes.
Cette « opération de ratissage » lancée aux lendemains de la capture par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI du Président Laurent Gbagbo semble s'éterniser pour les abidjanais qui espéraient un retour rapide au calme.

Le contentieux électoral né du scrutin du 28 novembre s'est transformé en un conflit armé suite à l'intervention armée de la France et de l'ONU (Organisation des Nations Unies) aux côtés de la rébellion soutenant Alassane Ouattara.

Le Conseil Constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des présidentielles, avait constaté la victoire du Président Gbagbo. Young Jin Choi, représentant de l'ONU avait lui proclamé Ouattara vainqueur, justifiant l'enlèvement du Président légitime par la coalition armée pro-Ouattara.

 

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Côte d'Ivoire: Combat entre les forces pro-Ouattara et le « commando invisible » de IB

 

Des échanges de tirs ont été entendus mercredi en fin de journée à Abobo dans le quartier (nord), où sont présents les éléments de IB ex-membre des FANCI qui revendique la paternité de la rébellion avec Soro Guillaume.

Dans le secteur baptisé « PK-18 » on a entendu des échanges de tirs, de kalachnikov et de mitrailleuses, après 18h00 (heure locale et GMT), ça a duré entre 15 et 30 minutes « , a déclaré un habitant.

« Dans la rue il n'y a personne, les habitants sont rentrés chez eux », a-t-il ajouté.
Le quartier d'Abobo avait été à partir de janvier le théâtre  d'affrontements entre les rebelles d'Alassane Ouattara, Chef de l'Etat installé par la communauté internationale,  et les forces de défense et de sécurité loyale au Président ivoirien Laurent Gbagbo, enlevé le 11 avril.

Ibrahim Coulibaly, dit  » IB « , qui avait échoué à renverser le Président Laurent Gbagbo en 2002, se dit le chef des éléments, baptisés « commando invisible »,  tient toujours de nombreux barrages dans le nord d'Abobo.

Depuis le renversement du Président Laurent Gbagbo par la France et l'ONUCI, les combattants d'Alassane Ouattara ont progressivement pris le contrôle du reste de la ville avec l'aide la la force Licorne et l'ONUCI, à l'exception de certains secteurs, en particulier le quartier de Yopougon (ouest).

 

Source: DIRECTSCOOP.NET

 

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 Déclaration n°005 du 20/04/2011- PPM/CSCI/EM/FDSI-CI relative à l'attaque des positions du Commando invisible à Abobo par le Commandant Morou Ouattara

 

Ce mercredi 20 avril 2011, à 17h20 mn des individus armés se sont dirigés vers Abobo avocatier et PK18 et ont ouvert le feu sans sommation sur tout ce qui bougeait. Nos services de renseignements avaient déja eu vent d'une éventuelle attaque de nos positions. Cette attaque d'éléments des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire de l'équipe du Commandant Ouattara Mourou était dirigée exceptionnellement par le colonel Ouattara Karim sur instruction de Guillaume Soro pour en découdre avec le Commando invisible et éliminer son Commandant en Chef , le Général de division Ibrahima Coulibaly. Nos troupes ne sont pas restées silencieuses face à ces attaques dirigées non seulement contre la population mais aussi contre nos positions. Le Colonel Baeur a pris ses responsabilités pour repousser ces malfrats et assassins de tout acabit. Les combats ont pris fin à 19h40; les troupes dirigées par Ouattara Karim ont été repoussées.

Face à cette attaque à un moment où le Général Ibrahima Coulibaly prône la paix, la réconciliation et l'unité nationale, les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire prennent à témoin l'opinion nationale et internationale de ces actes graves comprommettant sérieusement la mission du Président de la République de Côte d'Ivoire, M.Alassane Ouattara.

Abobo n'est pas Yopougon où les miliciens règnent en maîtres absolus défiant toute une armée. Les populations d'Abobo vivent dans la paix et la quiétude contrairement aux autres quartiers sous le contrôle des FRCI où le pillage, les vols, les viols et les assassinats sommaires sont le quotidien des populations. A défaut d'être reconnaissant à l'endroit du Commando invisible, il faut éviter à la Côte d'Ivoire davantage de pertes en vies humaines. Guillaume Soro et ses chefs de guerre veulent-ils compter les morts? Ou peut-être qu'ils ont besoin de sang humain pour adorer leurs fétiches. En tout état de cause, les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire mettent en garde ces individus qui rament à contre courant de la réconciliation nationale dont le plus grand intérêt est de voir le pays sombrer et prospérer dans la violence et la guerre pour continuer d'occuper la primature qui revient de plein droit au PDCI selon les accords passés entre ce parti et le RDR.

Nous comprenons par ailleurs que le discours de paix et de pardon prôné par le Général IB à sa récente conférence dérange Guillaume Soro qui se complaît dans une éternelle béligérance pour éloigner du père tous ses enfants et espérer être le seul bénéficiaire de l'héritage. Mais diantre! Quelle malédiction?

Tout compte fait, les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire réaffirment hic et nun qu'il n'y a pas de problème entre le Président Alassane Ouattara et le Général Ibrahima Coulibaly. Cela semble faire mal mais c'est cela la réalité.

Le Général Ibrahima Coulibaly invite ses frères d'armes à la retenue tout en les exhortant à beaucoup plus de responsabilité. C'est la Côte d'Ivoire qui y gagne.

Nous interpellons le colonel Ouattara Karim afin que cesse ce genre d'agissements qui ne sont que l'oeuvre de personnes en manque de publicité.

Enfin, nous mettons en garde tous ceux qui voudraient nous attaquer et les assurons de ce que la riposte sera à la hauteur de l'attaque.

Vive le Président OUATTARA!

Pour que vive la Côte d'Ivoire unie et fraternelle!



Fait à Abidjan, le 20 / 04/ 2011

Les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire
Le Porte Parole


Capitaine Aka Meyo

E-mail: info@fdsi-ci.org / contact@fdsi-ci.org
Tél: (00225) 67 36 34 10
(00225) 60 59 61 06

 

Source: ABIDJAN.NET

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DINDE Fernand AGBO

mercredi, 20 avril 2011

QUAND LA NOTION DE POPULATION CIVILE «CHANGE» SELON LE BON VOULOIR DE LA FRANCE ET DE LA COMMUNAUTE DITE INTERNATIONALE

 

 

Un char français de l'opération Licorne à Abidjan en Côte d'ivoire.

 

En Côte d'Ivoire comme en Libye, la France a justifié son intervention en disant vouloir protéger la population civile. Pour cela elle a usé de son réseau d'influence à l'« ONU » pour que cette organisation ponde des résolutions lui permettant d'attaquer ces pays. Cette raison tient-elle ou que se passe-t-il réellement sur le terrain ?


En Côte d'Ivoire, le président Gbagbo a fait face à une guérilla urbaine dans la commune d'Abobo qui se faisait appeler «Commando invisible». Ces rebelles d'un autre temps, venus du nord, attaquaient les « FDS » qu'ils égorgeaient et tuaient. Quand l'armée a commencé à se défendre, les chaines françaises, outils de propagande de la « françafrique » et de la « communauté dite internationale », ont crié sur tous les toits que le président Gbagbo s'attaquait aux « populations civiles ». Cela a suffi pour que le Secrétaire général de l'« ONU » ordonne de bombarder toutes les poudrières de notre armée afin d'éviter l'utilisation d'armes lourdes contre les civils.

En Libye, Kadhafi faisait aussi face à une rébellion lourdement armée et montée de toute pièce par les occidentaux utilisant des armes lourdes et des avions de chasse. Lorsqu'il a décidé de se défendre, il a été aussi accusé d'utiliser des armes lourdes contre les civils. Par le même schéma, une « résolution onusienne » a autorisé la France et les pays de l'« OTAN » à s'attaquer à ce pays souverain.

Aujourd'hui (mercredi 20 avril 2011 et même depuis hier mardi, ndlr), à Yopougon, pour déloger les « patriotes armés » qui refusent de se soumettre au pouvoir Ouattara, la « Licorne » et l'« ONUCI » bombardent la commune et les résidences à l'aide d'armes lourdes et d'hélicoptères (Nouveau Quartier, Toits-Rouges, Millionnaire, Selmer, Wassakara, Mossikro, Bel-air, pilonnés sans discernement, ndlr). Plusieurs maisons ont été détruites, des morts et des blessés sont signalés. Toute cette boucherie orchestrée par la France n'émeut personne. De même en Libye, les bombes de l'« OTAN » font plus de victimes parmi les populations civiles que parmi les forces de Kadhafi.

Quand Gbagbo utilisait les « FDS » pour mettre de l'ordre à Abidjan, cela voulait dire selon la « communauté dite internationale », qu'il s'en prenait aux « populations civiles », mais lorsque les « FRCI », l'« ONUCI » et la « Licorne » mettent de l'ordre à Yopougon avec des armes lourdes, cela veut dire, de la même « communauté dite internationale », qu'ils ne s'en prennent pas aux « populations civiles » (mais aux "miliciens de Gbagbo", ndlr). C'est à croire que la notion de « population civile » change selon le bon vouloir de la France car en Côte d'Ivoire comme en Libye, les bombardements de la France ont fait plus de victimes civiles que militaires.

 

Source: NERRATI.NET

L'HIVER COLONIAL

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Après une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l'État français a capturé Laurent Gbagbo. L'objectif est immuable : contrôler ce pays pétrolier par l'imposition d'une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l'Occident. Se cachant derrière des Nations-Unies à la solde des USA, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain : la démocratie s'impose de l'extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri ! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s'accroche «à son rang», en écrasant dans le sang toute velléité d'indépendance...



Il y a presque un an, la Belgique et la France commémoraient le cinquantenaire des «indépendances» africaines. Le géant Congo-Kinshasa était officiellement à la fête chez les Belges ; 17 pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest, chez les Français. En ce triste jubilé, l'omission politique des-vérités-qui-dérangent étaient bien sur de rigueur. Suivie des habituels mensonges servis au dessert : «Il y a en Afrique toutes les formes de gouvernement. La France n'a pas pour vocation de s'ingérer dans les affaires locales ; elle travaille avec les gouvernements reconnus (...) La relation entre la France et l'Afrique ne serait jamais banale, mais elle est en train de devenir normale»... Tenus en février dernier par l'ex-ministre UMP Jacques Toubon, ces propos confirment l'ampleur de la déconnexion du personnel politique françafricain. Des mots ubuesques émis tandis que la crise électorale ivoirienne battait son plein, que l'État français - lourdement impliqué dans la partition de ce pays d'Afrique de l'Ouest depuis 2002 - réaffirmait son soutien à Alassane Ouattara et que Sarkozy jouait, sur la scène européenne, le barde des sanctions économiques contre Laurent Gbagbo. En termes de «vocation à ne pas s'ingérer», on allait voir pire et beaucoup plus sanglant.

Cadrage médiatique mensonger

Après trois mois d'intox et d'omissions diverses martelées par les médias-aux-ordres, l'ennemi des espoirs démocratiques africains lançait ouvertement son pays dans une guerre contre la Côte d'Ivoire. Finies les ruses, manœuvres et cachotteries de couloirs : l'agent franco-américain Ouattara risquait de perdre la partie. Comme tous ses prédécesseurs dès qu'il s'agit d'Afrique, Sarkozy s'est également assis sur les prérogatives de son gouvernement et celles des députés de l'Assemblée Nationale.

Premier acte : réarmer et conseiller la rébellion du nord pro-Ouattara afin qu'elle attaque la capitale économique Abidjan. Objectif : renverser par les armes Laurent Gbagbo, président reconnu par le Conseil constitutionnel. La plus haute juridiction ivoirienne inlassablement dépeinte comme un «collectif sous influence» par quelques puissances «démocratiques» d'Occident, autoproclamées «Communauté internationale». Contrastant avec les médias menteurs payés pour minimiser ou absoudre le rôle colonial de la France, l'indépendant Canard enchaîné lâchait le 6 avril : «Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au «Canard», la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Élysée, se félicite de 'notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan'. Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : 'On a fourni des conseils tactiques aux FRCI', mais aussi 'des munitions et des Famas' (fusils d'assaut)».

Deuxième acte : les forces française Licorne - dont l'une des spécialités est de tirer sur des civils désarmés - enchaînait avec le bombardement continu de sites stratégiques d'Abidjan dont la résidence présidentielle. A proximité de laquelle s'était rassemble un millier de civils. Bilan provisoire : plus de 2500 morts (civils et militaires) dans la seule nuit du 4 au 5 avril. Un chiffre qui n'est toujours pas mentionné, repris ou contesté par les médias français. Si «les combats font rage», il semble «surhumain» d'établir une estimation du nombre de victimes dues aux bombardements français... A cette nouvelle boucherie made in France s'ajoute celle de Duékoué, commise par la rébellion pro-Ouattara (réarmée par la France). Près d'un millier de victimes abattues ou découpées à la machette. Sans compter le nombre indéterminé de cadavres dans les zones occupées par les rebelles et la force Licorne ; le pillage des banques et du cacao ivoiriens par la force Licorne, etc.

Troisième acte : l'arrestation de Laurent et Simone Gbagbo. Les bombardements préalables ont permis de perforer le bunker présidentiel. Une trentaine de chars encerclent ensuite la résidence présidentielle pendant que trois hélicoptères assurent la couverture aérienne de l'opération. La garde présidentielle décide de se rendre. Les forces spéciales de Sarkozy défoncent le portail de la résidence, arrêtent Gbagbo et le livrent aux rebelles pro-Ouattara. Histoire de tenter d'accréditer une énième mascarade de «non-ingérence française»...

En s'éloignant des charlatans de «l'intervention humanitaire» et autres «protecteurs des populations civiles», une double question s'impose. Pourquoi cette agression coloniale et pour défendre quels intérêts ? Cette interrogation cruciale bénéficiera-t-elle enfin d'une saine confrontation d'arguments dans les médias occidentaux ?

Les démocrates à temps partiel

Suite à la proclamation des résultats électoraux définitifs par le Conseil constitutionnel ivoirien, le récit médiatique européen de la crise africaine a soulevé une débauche de «complexité». «Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale» est empêché d'exercer ses fonctions par le «président sortant Laurent Gbagbo qui s'accroche au pouvoir». Le «bon» démocrate du FMI contre le «mauvais» tyran d'Abidjan. Cette habituelle diabolisation justifiant l'impérialisme guerrier contredit le discours selon lequel la Côte d'Ivoire demeure un pays souverain et ses Institutions, légitimes. Tout le problème est là. Ajouté au péché originel de toutes les parties d'avoir entériné un processus électoral bancal sans désarmement préalable de la rébellion nordiste. Pour autant, même dans ces funestes conditions, les deux candidats à la présidence ivoirienne ne se sont pas soumis au suffrage d'une pseudo-communauté internationale, mais bien à celui des Ivoiriens et de leur Institutions...

Lorsque le Conseil constitutionnel n'a pas reconnu Alassane Ouattara comme président, en démocrate cohérent, le candidat malheureux devait se retirer. Son parrain Sarkozy, qui avait lui-même souligné le rôle décisif du Conseil constitutionnel, aurait du, en démocrate cohérent, reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo. Enfin, l'ONUCI ne pouvait faillir à son devoir d'impartialité au bénéfice d'Alassane Ouattarra. Mais dès qu'il s'agit de contrôler les richesses de la Côte d'Ivoire, tout ce «beau monde» n'est plus démocrate et retrouve ses pulsions coloniales. Donnant libre cours aux coups tordus, à la propagande et à l'agression militaire d'un pays membre des Nations-Unies. Peu importe qu'en 2000, aux États-Unis, une crise électorale quasiment similaire a conduit la Cour suprême américaine à trancher en faveur de Georges W. Bush. Le candidat malheureux, Al Gore, comme le reste de la planète, se sont incliné. Par souci démocratique pour le premier et parce qu'aucun pays - encore moins l'ONU ! - n'envisagerait de s'ingérer dans les affaires intérieures de la première puissance militaire mondiale.

La crise ivoirienne et l'historique résistance de Laurent Gbagbo ont rendu limpide la détermination criminelle de ce colonialisme prédateur occidental en Afrique. Au-delà des discours et des fêtes hypocrites aux pseudo-indépendances, chacun a pu constater que les règles de souveraineté démocratique sont réservées aux seuls pays occidentaux, riches et surarmés. Et les USA d'Obama veillent au statut quo ! Avec le développement des bases militaires de l'Africom, tandis que les armées françaises se chargeront de bombarder les chefs d'États africains aux velléités d'indépendance.

Des évidences à ce point omniprésentes sur le net que deux médias traditionnels français, LCI et BFM, ont fini par interroger certains analystes et politiques contredisant l'étouffante propagande. Tel l'africaniste Michel Galy qui déclare sur LCI : «Alassane Ouattara est lié depuis 2002 à cette rébellion qui a pris les deux tiers pays et qui instaure un système de racket, de violences continues. Oui, il s'agit d'un régime de la terreur qui prouve, à mon sens, que les élections n'y sont pas valables». En soulignant l'incontestable fraude électorale massive commise au nord, Galy torpille la propagande médiatique décrivant un président injustement floué d'une «victoire démocratique» par un «dictateur qui s'accroche au pouvoir».

L'émancipation ou l'asservissement

Sur le «rôle ambigu de la France» dans l'arrestation de Laurent Gbagbo, l'ex-délégué à l'Afrique du PS, Guy Labertit tord aussi le cou aux complaisances journalistiques : «Il n'y a hélas aucune ambiguïté : ce sont les rafales des hélicoptères Licorne qui ont mis à mal le portail de la résidence et ce sont des chars français qui sont entrés dans la Résidence. Le général qui a remis son arme, en signe de réédition, l'a remis à un Français de la force Licorne. Donc, il n'y a aucune ambiguïté : ce sont bien les éléments de la Force Licorne qui sont allés chercher M. Gbagbo pour le remettre aux force de M. Ouattara».

Et le socialiste français d'offrir une lecture chronologique longtemps absente d'antenne concernant le «tyran» Gbagbo : «Depuis que M. Gbagbo a été élu en 2000, il n'a cessé d'être déstabilisé. Il faut savoir que ceux qui l'emportent aujourd'hui sont ceux qui ont organisé le coup d'État en 2002 et je crois que ceux qui ont pris les armes sont ceux qui ont eu besoin de la France pour aller chercher M. Gbagbo. J'ajoute que si Laurent Gbagbo n'a pas bougé depuis le mois de décembre, c'est parce que ces élections ont été truquées au nord (du pays) et il a raison de dire qu'il n'a pas perdu ces élections. Mais ça, c'est l'Histoire qui le montrera».

Hormis un éternel catalogue d'injonctions pénalisantes ou des bombes sur la gueule en cas d'opposition, que peut encore attendre l'Afrique des puissances occidentales (France, UE, USA et ONU) ? Après le hold-up électoral ivoirien; après ces milliers de civils bombardés et ces nettoyages ethniques encouragés; après l'humiliante arrestation des époux Gbagbo faisant le tour du monde. Images qui - pour tout africain indépendamment de ses convictions - présente d'horribles similitudes avec celles de l'arrestation de Patrice Lumumba au Congo, il y a un demi-siècle... Héritière peu repentante de la Traite négrière, actrice d'un interminable colonialisme, assumé ou masqué, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Et poursuit avec morgue ses mystifications et ses massacres rentables afin de conserver la rente de pillage de son «pré carré».

Le retour «décomplexé» de l'impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d'Afrique face à un devoir de lucidité. Avec pour horizon, une seule alternative au regard de siècles d'Histoire. L'émancipation par tous les moyens nécessaires ou la perpétuation d'un asservissement modernisé ? Pour celles et ceux qui aspirent à l'accession d'une indépendance démocratique, garante d'un développement et d'une prospérité économiques, il n'y a plus 36 échappatoires ! Mais un seul chemin. Sur lequel se scande un mot d'ordre révolutionnaire forgé par le peuple tunisien : «Sarkozy, Obama, Ouattara, dégagez d'Afrique !».

 

Olivier Mukuna in michelcollon.info, le 12 avril 2011

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

mardi, 19 avril 2011

LAURENT GBAGBO KIDNAPPE PAR L'ARMEE FRANÇAISE ET LIVRE AUX FRCI, LE POUVOIR EST-IL DANS LA RUE?



IB S'AUTOPROCLAME.jpg

Selon le site Ivorian.net, "IB réclame aujourd'hui le fauteuil présidentiel au même titre que Ouattara. Soro et ses com-zones sont en embuscade, ils pensent que leur heure est arrivée après avoir joué les seconds rôles et surtout après avoir accepté la partenité de la rébellion.

Plusieurs milliers de jeunes gens formés au combat des armes sont retranchés à Yopougon, la plus grande commune du pays. L'armée de Ouattara n'arrive pas à les désarmer. IB les courtise, sans oublier les FANCI (encore retissants à l'appel de Soro) en vue d'une alliance pour faire tomber Ouattarra et ses alliés.

Le pouvoir semble être dans la rue, Ouattara n'arrive pas encore à occuper le terrain et communique très peu. La situation est un peu compliquée car on ne sent pas son autorité sur le terrain".

Les communes d'Abobo et d'Anyama sont toujours sous contrôle des forces pro-IB. Les FRCI n'osent même pas s'y aventurer.
La commune de Yopougon reste jusqu'à ce jour un bastion imprenable, même si les forces pro-Ouattara ont fait quelques percées dans certains quartiers.
La plupart des casernes militaires d'Abidjan sont aux mains des FDS qui pour le moment refusent de se déployer sur le terrain et de collaborer avec les FRCI du camp Ouattara.

Les com-zones de Soro Guillaume n'obéissent à personne. Ils ont partagé Abidjan en plusieurs zones où chacun règne en maître avec ses troupes.
Les commissariats sont toujours vides, sinon occupés par les rebelles de Ouattara qui, pour la plupart, ne savent ni lire ni écrire.
Dans ces conditions on se demande bien qui gouverne.
Qui de Ouattarra, de Soro et de IB aura le dessus?
Attendons donc les jours à venir pour une meilleure lecture de la situation.



Source: RETOUR AUX VALEURS SOURCES (Facebook)



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Dernières nouvelles d'Abidjan : Le rebelle ouattariste Ibrahim Koulibaly dit IB s'auto-proclame Président de la Côte d'Ivoire !



Selon nos informations Ouattara serait sur le point de nommer un "Premier Ministre" d'origine sénégalaise.
Outré, Soro qui n'est ni à la Primature ni à la défense se serait retiré à Bouaké avec ses rebelles. IB et Shérif Ousmane jouent leurs cartes pour le contrôle du pouvoir. Les jeunes loups ouattaristes n'en ont pas fini avec leurs œuvres !

Guillaume Soro serait rentré à Bouaké avec ses rebelles. IB et Sherif Ousmane se disputent le pouvoir. Le sieur IB, un des chefs rebelles se serait auto-proclamé Président de la République de Côte d'Ivoire voici quelques heures ! Il aurait aussitôt été encerclé par des éléments de l'opération Licorne.

La Côte d'Ivoire n'est malheureusement pas tirée d'affaire.

A notre humble avis, toute l'Afrique francophone est en train de rentrer en zone rouge !




Bruno Ben MOUBAMBA


source: LE POST.FR

 

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PILLAGES A ABIDJAN.JPG

Pillages de magasins, d'entreprises et de domiciles - Où va la Côte d'Ivoire ?


Les derniers événements survenus en Côte d'Ivoire et notamment à Abidjan, la capitale économique, n'auront pas été sans conséquences pour les opérateurs économiques et certaines personnalités du pays.

En effet, de nombreux commerces et autres grands magasins ont été pillés durant plusieurs jours par des vandales et par des éléments des FRCI (Forces Républicaines de Côte d'Ivoire, pro-Ouattara).

Profitant du cafouillage créé par cette situation de panique générale avec les affrontements entre les forces Pro-Ouattara et les soldats de l'armée nationale, ces personnes sans foi ni loi s'en sont pris aux commerces et magasins.

Certains détenus libérés de la MACA (maison d'arrêt d'Abidjan) par les forces pro-Ouattara, les éléments de la FRCI, des jeunes, vieux, femmes et mêmes enfants, personne n'a voulu laisser passer cette occasion de se constituer un butin ou stock de nourriture, surtout que les marchés étaient également paralysés par cette crise.

Plusieurs chaînes de télévisions étrangères ont même diffusé les images de ces pillages qui donnent une autre image de la Côte d'Ivoire. Des scènes de pillages insupportables qui choquent la morale et le bon sens. On y voit des pillards heureux de faire main basse sur les biens d'autrui et de les brandir fièrement devant des caméras. Les auteurs de ces pillages ont-ils seulement conscience de la méchanceté de leurs actes?

Assurément non! Bien au contraire. Au nombre de ces voleurs d'une autre époque, des individus armés à bord de véhicules arrachés à leurs propriétaires. Ces derniers, pour se frayer un chemin parmi leurs ''collègues'' pillards et accéder aux différents magasins, n'hésitent pas à libérer des rafales.

Ainsi, de Yopougon à Port-Bouët en passant par Marcory, Koumassi...ces derniers s'en sont donné à coeur joie. Ils ont opéré une véritable razzia dans les magasins pris pour cibles. Le magasin de stockage de Sucrivoire en zone 3, le siège de Orange-Côte d'Ivoire, le magasin Orca Tendance, le bâtiment Amobla, le magasin Sicomex, sur le boulevard VGE, plusieurs commerces à Marcory et Koumassi, le magasin du PAM (Programme alimentaire mondial) contenant des denrées alimentaires (riz, huile, farine, sucre, sel) et des produits de première nécessité ont été totalement vidés de leurs contenus.

Les résidences de certaines personnalités du pays et le siège du Fpi ont également subi la furia des pilleurs. Même les maquis et restaurants n'ont pas été épargnés. Les actes de pillage ont duré plusieurs jours notamment à Koumassi et Marcory. Au regard de tous ces actes, l'on est en droit de se demander où va la Côte d'Ivoire.



In le quotidien ivoirien L'INTER


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 17 avril 2011

INCROYABLES REVELATIONS DE LA PROPHETESSE FRANÇAISE NAOMIE SUR LA COTE D'IVOIRE

 

Samedi 27 Octobre 2006


Je vous affirme qu'en recevant cette vision, les larmes étaient abondantes, tant je pouvais voir dans une dimension, ce que les hommes ne voyaient pas.
C'est ainsi que le Saint Esprit de Dieu m'a montré comment ce président était perçu par le plus grand nombre.
Il vous appartient de vous faire votre opinion, toujours à la lumière sainte de notre Seigneur. Amen!

VISION

" Je vois un homme avec le nez rouge « une petite balle rouge ». Il est triste, c'est l'Auguste, le clown triste.

Cet homme comprend ce qui lui arrive, mais il veut encore faire bonne figure, paraître !

Il est la risée de tous, et tous ris de lui !

Sous son maquillage, il pleure mais personne ne le voit !
Il y a un très beau parquet en bois ciré qui s'effondre sous ses pieds, et pour ne pas tomber, il lui faut faire un grand bond en avant, pour passer au-dessus de ce plancher qui continue à s'effondrer. Il faut que ses pieds retombent sur le dur et prendre appuie sur ce parquet devant lui !
Une porte de côté droit, au fond d'une grande pièce s'ouvre violemment avec fracas, et les soldats entrent, mais PERSONNE ne touche à cet homme. Les soldats sont surpris de ce qu'ils voient et ne bougent pas. Ils constatent que le « clown » se débarrasse de son masque et ils voient l'homme tel qu'il est en réalité.
L'homme pleure : sur lui, sur sa vie, sur tout ce qu'il voit autour de lui. Il expose sa souffrance et il comprend son erreur.

Il va connaître sa déchéance devant « ceux qui ont gagné » - alors du fond de « l'abîme » dans lequel il se trouve, il va lever les yeux au ciel et il va invoquer, reconnaître le Seigneur Yeshua.

C'est après une période de rejet, dont je ne connais pas le temps réel, qu'il y aura un retournement de situation et il sera « redemandé »  je le vois accoudé à un balcon, une foule devant lui qui l'acclame ».

Parole du Seigneur : « Je veux faire cesser tous les conflits et donner le salut à ce peuple »  - Je vais faire taire les tambours pour que ma musique couvre et surplombe ce pays. Celui que je te montre actuellement, avec ce titre de « docteur » sera mis en relation avec le président parce qu'il va avoir besoin d'aide et de support, d'appui spirituel. »

Alors que je demande au Seigneur si tout cela est bien de Lui je reçois en réponse : Ne t'ai-Je pas dis : si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? Alors écris !

« Je vais faire cesser le négoce qui appauvrit le pays et Je donnerai à faire un négoce équitable pour tous ! Je vais mettre en place un « conseil spirituel » qui sera une aide pour ce pays (je le voyais caché, en retrait).

Je vais chasser les faux prophètes et les faux docteurs parce qu'ils mènent ce pays à sa ruine et parce qu'ils sont de mauvais conseil ! »

C'est ce que Je veux que tu dises au Président Gbagbo. Je te le dis, parle ! Qu'il écoute ou qu'il n'écoute pas, parle !
Après ce sera Mon affaire dit le Seigneur !

Je demande une confirmation au Seigneur - Il me donne : « Je ferais reverdir le Saron et Je couvrirais le pays d'eau afin que son désert reverdisse !

Je t'ai montré l'état de ce pays : poussiéreux, séché, désertique et pauvre !
Ce que Je t'ai fait voir au travers du pétrole qui jaillit  que telle était Ma volonté de faire du bien à ce pays, en lui donnant Ma bienveillance et Ma détermination de lui faire du bien dans tous les domaines.
Je te l'ai fais voir parce que ce pays te fera participer à ses richesses pour Mon œuvre et pour Ma gloire !

Il y aura un changement radical dans ce pays « si le président enfin, Me reconnaît dans ses voies » ! "

Je n'ai rien ajouté, ni rien retranché, j'ai simplement dit ce que le Saint Esprit veut faire savoir à la Côte d'Ivoire, et par extension, à l'Afrique « noire ».


Shalom !

Naomie

 

Source : Le site web du Ministère de Naomie

 

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Révélation d'un chrétien anonyme sur Facebook

" Voici ce que nous annonce un frère en CHRIST ", nous rapportait Michel Mika sur Facebook, le 12 avril 2011 :

« Je ne suis pas ivoirien, je n'ai jamais mis les pieds en Côte d'Ivoire, je suis juste un chrétien qui transmet un message à tous les chrétiens qui prient pour la Côte d'Ivoire.

Le Seigneur dit que ce n'est pas terminé, il dit qu'il va relever la Côte d'ivoire et que Gbagbo sera restauré de façon spectaculaire pour que l'on sache qu'il est DIEU. Il demande à tous les chrétiens de jeûner 3 jours, du 13 au 15 avril (2011).

Il demande de transmettre à l'ancien ministre des finances de Gbagbo, le chiffre « 21 ».

Chers frères, je sais que beaucoup ne me croiront pas, j'ignore qui est l'ancien ministre des finances de Gbagbo, ni même qui est Gbagbo mais je ne peux pas bloquer le plan de DIEU en ne transmettant pas ce message.

DIEU a dit qu'il va restaurer Gbagbo et relever la Côte d'Ivoire aux yeux du monde entier. Aujourd'hui les cameras du monde entier le montrent humilié et emprisonné; cette humiliation fait partie d'un processus personnel entre DIEU et Gbagbo....

Vous pensez que DIEU est sourd à toutes ces prières à lui adressées en faveur de ce pays depuis des années ?

DIEU ne partage jamais sa gloire et ne la partagera jamais avec personne.

Ce pays appartient à DIEU et à lui seul, c'est pourquoi le diable cherche par tous les moyens à y semer le chaos...

DIEU nous demande une dernière chose : "Jeûnez et priez, du 13 au 15 avril (2011) pour Gbagbo et pour la Côte d'Ivoire et vous verrez ce qui va se passer..."

On reconnait un vrai prophète à l'accomplissement de ses prophéties...

Si Malachie Koné vous avait raconté cet épisode que nous vivons, beaucoup auraient cherché à lui faire du mal, mais le Seigneur ne lui a pas permis de raconter la prise de Gbagbo, pour sa propre sécurité et afin que la gloire revienne à son nom seul...

Personne n'est obligé de me croire mais je ne fais que mon devoir de chrétien en transmettant ce message.

 

Que DIEU vous bénisse ! ».

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LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL IVOIRIEN A CONSTATE «LA VACANCE DU POUVOIR» - MONSIEUR OUATTARA NE PEUT PAS LEGALEMENT DIRIGER LA RCI

 

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L'information est passée sous silence mais elle est pourtant de taille. Le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire a constaté la vacance du pouvoir il y a quelques jours à Abidjan. Logiquement, c'est donc comme le veut la Constitution Ivoirienne, le Président de l'Assemblée Nationale qui doit assurer une nouvelle transition politique devant aboutir sur de nouvelles élections. Alassane Ouattara et ses soutiens internationaux le savent c'est pourquoi ils ont exigé dès lundi 11 avril 2011 du Président légal de la RCI, M. Laurent Gbagbo, la signature d'un acte de démission, autant dire, d'une capitulation. L'Histoire reconnaîtra la grandeur de cet homme qui, assiégé par des tanks français et des rebelles sans foi ni loi, bombardé par des missiles onusiens, disons-le sans détour, de « l'opération Licorne », a fait fi de sa vie en refusant d'apposer sa signature au bas d'un document inique. Certaines indiscrétions font même état de sommes, en millions d'euros, qui ont été proposées à Laurent Gbagbo, à vie, s'il démissionnait. On croit rêver.

La loi de la jungle, c'est-à-dire celle du plus fort, veut s'appliquer dans toute sa rigueur aux Ivoiriens. Nous leur disons aujourd'hui, faites appel à votre loi fondamentale, montrons leur qu'au XXIe siècle, les africains sont conscients désormais d'être devenus, au bout de cinq siècles d'exploitation, la civilisation qui connaît «la plus longue servitude de tous les temps ».

 

Source : MOUBAMBA.COM

 

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Un coup d'état international des fascistes libéraux


Un monstre, le libéral-fascisme, menace l'Afrique en général et l'Afrique francophone plus que jamais. Son objectif est de faire payer sa crise financière internationale à ceux qui ont été considérés depuis toujours comme des esclaves. Cet « Homme Africain qui n'est pas assez entré dans l'Histoire » comme le disait le Président Nicolas Sarkozy dans son fameux discours de Dakar en 2007. Il est urgent pour les Ivoiriens qu'ils utilisent les armes du droit et de la raison face au déploiement de la force brutale.

Comment Alassane Ouattara peut-il  être Président de la Côte d'Ivoire alors même qu'il n'a pas prêté serment devant le Conseil Constitutionnel et que cette même institution ne l'a pas reconnu comme Président de la République ? C'était pourtant l'exigence minimale de l'Union Africaine. Le silence de la plupart des Chefs d'Etat du continent africain, qui n'ont pas noyé M. Ouattara sous les félicitations est éloquent. Certes quelques uns (le Président de la Guinée Equatoriale par exemple) auraient félicité M. Ouattara mais il est clair que le fait que ce dernier s'avise à marcher sur les institutions d'un pays qu'il est supposé diriger n'est pas rassurant.

A vrai dire, le Président de la Communauté internationale, l'ami du Président français, n'a pas d'autre solution s'il veut favoriser des institutions fortes selon le discours du Président Obama à Accra, que d'assumer son coup d'Etat international devant le monde, mais les coups d'Etat sont mal vus par l'Union Africaine, ou alors de retourner aux urnes. Il a prêté serment par écrit dit-il, mais nous lui répondons que le Conseil Constitutionnel ne l'a pas déclaré Chef de l'Etat.

 

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Un imbroglio politico-militaro-juridique


La puissance ne suffit pas si elle ne se greffe pas sur le droit et avant tout sur celui des Etats. Si le « coup d'Etat international » de M. Ouattara est accepté alors n'importe qui pourra se déclarer Président de la République n'importe où à l'avenir. Si l'option armée est privilégiée sur la légalité alors tous les peuples africains doivent savoir qu'ils sont perdus pour plus d'un siècle sans doute.

Les élections dans nos pays ne seront toujours qu'une plaisanterie. La rapacité des ultra-libéraux qui tiennent les médias et les pouvoirs politiques occidentaux risquent de nous entraîner dans un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom. Voilà pourquoi toute l'Afrique doit protester derrière les Ivoiriens.

Aucun africain digne de ce nom ne peut accepter  ce que M. Ouattara a fait à la Côte d'Ivoire : financer un premier coup d'Etat contre M. Konan Bédié fin 1999 ; sponsoriser une rébellion armée en 2002, oublier qu'il doit son retour dans le jeu politique ivoirien à M. Gbagbo ; privilégier la brutalité en marchant sur des milliers de cadavres pour réaliser son rêve de Chef d'Etat ; cacher au monde entier le fait qu'il ne peut pas prêter serment par écrit et se considérer comme Chef d'Etat. Où a-t-on vu cela ? Le Conseil Constitutionnel Ivoirien ne peut pas se dédire. Ou alors, il faut que le Parlement dissolve le Conseil Constitutionnel. D'autres veulent nous réduire au rang de « primates à peine évolués » et M. Ouattara est en train de leur donner des arguments en écrasant sous un tapis de bombes le droit de son pays. Des dictateurs comme Omar Bongo faisaient au moins semblant de respecter la Constitution du Gabon ! Pourquoi pensez-vous que le clan Bongo bichonne autant la Cour Constitutionnelle de la République Gabonaise ? Mais c'est bien parce qu'il sait qu'une fois les recours des autres candidats aux présidentielles déposés, et après que la Cour Constitutionnelle ait validé une élection contestable, le tricheur qui prête serment devant la Cour et les institutions du pays devient légalement le Président.

Que devons nous faire ? La guerre ? Il faut croire que les acteurs politiques gabonais soient plus légalistes qu'Alassane Ouattara, c'est pourtant sur la décision de la Cour Constitutionnelle Gabonaise, malgré les preuves de la tricherie, que le Président Nicolas Sarkozy a été le premier à féliciter Ali Bongo Ondimba en 2009.  Les ultra-libéraux qui en veulent coûte que coûte aux richesses du Golfe de Guinée ne parviennent même plus à cacher leurs mensonges.

Si Laurent Gbagbo, le Président légal de la Côte d'Ivoire, doit partir, alors pourquoi Ali Bongo reste-t-il au pouvoir ? Pourquoi André Mba Obame, officieusement vainqueur du scrutin présidentiel de 2009, n'est-il  pas installé sur le fauteuil présidentiel au Gabon ?

Alors, cher Peuple Ivoirien, courage. Battez-vous au nom de la loi car Monsieur Ouattara et ses soutiens internationaux ont déjà perdu la bataille du droit.


 

Bruno BEN MOUBAMBA

www.moubamba.com / bruno@moubamba.com

samedi, 16 avril 2011

TOUTES LES LARMES DE MON CORPS POUR MA COTE D'IVOIRE (2)

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Par quel exploit parle-t-on de pardon et de réconciliation et continue-t-on à commettre ces actes-là dans mon pays: assassinats, chasse à l'homme et exécutions sommaires? Où est le droit à la différence d'ethnie et de parti, où est la liberté d'opinion? De quelle réconciliation s'agit-il? On ne se réconcilie qu'avec son adversaire ou sa partie adverse. Comment s'y prend-on alors quand cette partie adverse est totalement anéantie comme cela est en train de se produire en Côte d'Ivoire, dans une folie meurtrière incontrôlable, dans le silence le plus absolu, les connivences les plus incompréhensibles et la célébration coupable de ceux qui, hier encore, se faisaient les champions de la démocratie, des droits humains, de la liberté d'expression et du droit à la différence, en Côte d'Ivoire et dans le monde - sur leurs chaines mondiales et dans leur presse - devenus aujourd'hui subitement aveugles, sourds et aphones? Vous avez dit dénonciations à double vitesse et humanité à géométrie variable?

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Abidjan - Militaire ivoirien désarmé, prêt à être égorgé selon la pratique de mise chez les FRCI, pro-Ouattara
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FRCI trônant fièrement dans le salon présidentiel à la Résidence de Cocody-Ambassades, où les forces spéciales françaises leur ont livré le président, sa famille et tous ses collaborateurs
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Presque tous les militaires présents à la résidence de SEM. Laurent Gbagbo ont été abattus de sang-froid par les rebelles. Pourtant, tous avaient retiré les munitions de leurs armes et les ont remises aux soldats français de la Licorne venus capturer le Président de la République.
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Tous les parents, collaborateurs et amis du couple présidentiel ont été faits prisonniers et sérieusement bastonnés par les FRCI
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Kuyo Téa Narcisse, en sous-vêtement, est le chef de cabinet du Président de la République. Il a été sérieusement bastonné, de même que le commissaire Monnet de la garde rapprochée du Président Laurent Gbagbo, ensanglanté sur la photo. A côté de lui, à sa gauche en pantalon noir, le ministre de la justice Yanon Yapo. En dehors d'un coup d'Etat, peut-on ainsi traiter les cadres et autorités d'une République?
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Le général Dogbo Blé, commandant de la Garde Républicaine, trahi et livré aux FRCI par les forces françaises
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Voici le tunnel par lequel les marsouins et légionnaires français sont passés pour avoir accès au domicile du président ivoirien. Ce tunnel a été construit par Félix Houphouët-Boigny et relie la Résidence présidentielle ivoirienne à l'ambassade de France. Il avait été fermé par SEM. Laurent Gbagbo mais a été dynamité par les artificiers français, le 11 avril 2011. Les forces spéciales françaises ont pu ainsi aisément entrer dans la Résidence présidentielle et capturer le chef de l'Etat ivoirien qu'ils ont ensuite livré aux forces pro-Ouattara.
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L'ex-ministre d'Houphouët-Boigny, ex-ambassadeur de la Côte d'Ivoire à l'ONU, transfuge du RDR et président de parti politique proche de Gbagbo, Jean-Jacques Béchio, lynché à l'Hotel du Golf
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Dans le hall de l'Hôtel du Golf, les soldats pro-Ouattara se défoulent sur les prisonniers, comme ils l'ont fait, au même endroit, sur Monsieur Jean-Jacques Béchio
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Le monsieur en sang est le commissaire Monnet. C'est le neveu du ministre Léon Emmanuel Monnet. Il faisait partie de la garde rapprochée du président Laurent Gbagbo et on est sans nouvelle de lui depuis.
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Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur de Gbagbo et Secrétaire Général de la Présidence, défiguré par un tir à bout portant d'un soldat pro-Ouattara qui lui a visé la bouche. Il décèdera des suites de ses blessures
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Des civils sans défense tués de sang-froid, malgré la reddition de la maisonnée
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Camps de concentration des forces pro-Ouattara, des mouroirs en plein coeur d'Abidjan: Des hommes sont détenus dans des stations d'essence depuis bientôt 10 jours. Parmi eux de nombreux adolescents.
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Les pro-Gbagbo persécutés jusqu'à leur domicile. Vive la réconciliation!
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Exécution de civils à Abidjan par les FRCI, les forces pro-Ouattara. Comment va-t-on à la réconciliation avec ça! On dit une chose devant les caméras et on fait tout autre chose dans les rues de nos villes. Vive la pensée unique et vive la Côte d'Ivoire nouvelle, recolonisée et asservie!
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Avant de clore mon propos, je ne peux manquer de poser cette question qui me taraude l'esprit depuis quelques jours: Où est donc le Président Henri Konan Bédié? Pourquoi la presse française ne lui a-t-elle pas encore tendu le moindre micro (puisqu'il s'était retiré en France), lui sous la coupe de qui Alassane Ouattara a promis gouverner. En tant que deuxième personnage du régime ADO (si ce n'est le premier!), son silence et son absence sont plus que troublants! Est-il encore vivant? L'avenir nous le dira. En attendant, le PDCI-RDA gagnerait à demander sérieusement de ses nouvelles. A bon entendeur,... salut!
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Que DIEU aie pitié de la Côte d'Ivoire et la bénisse!
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Source photos: FACEBOOK

vendredi, 15 avril 2011

TOUTES LES LARMES DE MON CORPS POUR MA COTE D'IVOIRE (1)

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Par quel exploit parle-t-on de pardon et de réconciliation et continue-t-on à commettre ces actes-là dans mon pays: assassinats, chasse à l'homme et exécutions sommaires? Où est le droit à la différence d'ethnie et de parti, où est la liberté d'opinion? De quelle réconciliation s'agit-il? On ne se réconcilie qu'avec son adversaire ou sa partie adverse. Comment s'y prend-on alors quand cette partie adverse est totalement anéantie comme cela est en train de se produire en Côte d'Ivoire, dans une folie meurtrière incontrôlable, dans le silence le plus absolu, les connivences les plus incompréhensibles et la célébration coupable de ceux qui, hier encore, se faisaient les champions de la démocratie, des droits humains, de la liberté d'expression et du droit à la différence, en Côte d'Ivoire et dans le monde - sur leurs chaines mondiales et dans leur presse - devenus aujourd'hui subitement aveugles, sourds et aphones? Vous avez dit dénonciations à double vitesse et humanité à géométrie variable?

Gbagbo s'est-il ainsi comporté envers ses adversaires politiques quand ils lui avaient mis un coup d'Etat manqué et une rébellion sur le dos? Ne les avait-il pas plutôt fait revenir d'exil? Ne leur avait-il pas reconnu un statut d'ancien président et d'ancien premier ministre avec salaire présidentiel, voiture de fonction, escorte de sécurité, gardes de corps (au choix des bénéficiaires), résidence de fonction? N'avait-il pas amnistié tous leurs crimes et nommés leurs hommes de mains dans son gouvernement? N'avait-il pas mis à la tête de ce gouvernement Monsieur Soro Guillaume, chef officiel de la rébellion et ne l'avait-il pas honoré selon son rang? N'avait-il pas promu aux grades militaires supérieurs et payé le rappel de 5 années de salaire à tous les membres de la rébellion en rupture de ban dans l'armée régulière ivoirienne?

Leurs journaux n'avaient-ils pas le droit de dire toutes les insanités imaginables sur le Président Gbagbo? Un seul de leurs journalistes a-t-il été incarcéré pour tous les brulots qu'ils nous produisaient à longueur de journée? Un quidam parmi eux a-t-il été empêché de circuler librement ou de dire ce qu'il voulait? Non, et trois fois non! Pourquoi donc oblige-t-on les partisans et proches de Gbagbo à se terrer, aujourd'hui, et à quitter le pays?

On peut donc accuser Gbagbo de tout, sauf d'avoir été un dictateur comme veulent nous le laisser croire les tenants du nouveau pouvoir (pas les nouveaux tenants du pouvoir) et leurs parrains français. Cette injustice-là prospèrera-t-elle? L'Histoire nous le dira.

Pour notre part, nous faisons dès aujourd'hui le deuil de la démocratie, de la liberté d'opinion et du pluralisme politique, en Côte d'Ivoire. Plutôt que de nous ressasser à longueur de journée qu'on est venu restaurer la démocratie pendant qu'on s'adonne à une chasse à l'homme implacable appuyée de viols, d'assassinats et de pillages de biens publics et privés, autant nous dire en toute honnêteté qu'on instaure désormais la dictature en Côte d'Ivoire.

Je pleure le retour dans mon pays de la pensée unique et de l'intolérance politique la plus primaire. Je pleure les morts de mon peuple, tous les Ivoiriens de tous les bords politiques, de toutes les régions et religions, de toutes les obédiences et de toutes les ethnies que l'ambition politique aveugle a précipités dans le séjour des morts. Je pleure ma Côte d'Ivoire déchirée, détruite, méconnaissable que je n'aurais jamais vue sous ce jour, même dans mes pires cauchemars! A-t-on besoin de tout détruire pour changer de régime? Doit-on tout brûler parce qu'on veut le pouvoir? Etait-il nécessaire de détruire le fruit de plusieurs années de dur labeur consenties par mes concitoyens pour se constituer un patrimoine personnel ou familial, ou pour monter une entreprise? Aujourd'hui, des milliers d'Ivoiriens ont ainsi tout perdu. Jusqu'au sous-vêtement.

Sur quoi voudrait-on par la suite règner? Sur un tas d'ossements et une terre brulée, un pays en ruine? La question reste posée. Mais je ne saurais clore mon propos sans déclamer cette vérité biblique: Toute iniquité a une rétribution devant DIEU et toute rétribution a un temps marqué et arrêté par devers DIEU. Pour le temps qu'il nous est donné de vivre ou de règner, faisons gaffe à nos actes, car qui règne par l'épée périra par l'épée, disent les Saintes Ecritures.

En attendant que triomphe la justice transcendantale du Créateur, immuable et équitable, je pleure les larmes de mon corps, je pleure les morts de mon peuple, je pleure les morts de Duékoué, je pleure les morts d'Abidjan, je pleure les morts de ma Côte d'Ivoire défigurée, violée, dénaturée par la folie humaine.

Nous avions voulu ceci:

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Au lieu de quoi, nous avons eu droit à cela:

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Le président Laurent Gbagbo et la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo, bastonnés et humiliés

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Mme Simone Gbagbo assise à même le sol, exhibée comme un trophée de guerre par les soldats pro-Ouattara. Inacceptable!

Des centaines de patriotes ont été victimes des bombardements onusiens et de la force française Licorne à la Résidence présidentielle de Cocody-Ambassades. Les photos suivantes sont de Duékoué.
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Un enfant victime des forces pro-Ouattara à Duékoué
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Un innocent enfant tué d'un coup de machette sur le sommet de la tête à Duékoué
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Le cocotier de la cour de l'Eglise UESSO de Duékoué qui a servi à l'exécution des pro-Gbagbo
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La maternité de l'Eglise UESSO de Duékoué mitraillée et vidée de son monde. Ici, l'une des chambres.
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Des rescapés de l'épuration ethnique des forces pro-Ouattara à Duékoué pris en charge par Médecins Sans Frontières
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Une femme ayant succombé aux blessures par balles à elle infligées à Duékoué par les forces pro-Ouattara
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Un homme, victime des forces pro-Ouattara à Duékoué, gémissant de douleur sur sa couche, près de sa femme décédée
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Le genou d'une femme ouvert à la kalachnikov, à Duékoué. Son seul crime: soupçonnée d'être pro-Gbagbo parce que d'ethnie Wê
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Brûlé vif pour son obédience politique (LMP), à Duékoué
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Passés au bûcher parce que pro-Gbagbo, à Duékoué
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Le paysage souillé par les cadavres des victimes de la chasse à l'homme perpétrée par les forces pro-Ouattara, à Duékoué
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Une famille Wê anéantie par les rebelles. Bilan final de l'opération anti-Gbagbo à Duékoué, selon le CICR: 1.237 morts. Mais ce ne sont pas les bons morts, ceux pour qui on ameute le monde entier, la terre entière. Ils sont invisibles pour les médias français, peu dignes d'intérêt pour la presse européenne et américaine. Ce ne sont pas des êtres humains, du moment où ils sont des partisans de Gbagbo. On peut les ignorer. Mais il y a une Justice pour tous les hommes et elle triomphera! Un jour.
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Que DIEU sauve et bénisse la Côte d'Ivoire!
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Source photos: FACEBOOK

jeudi, 14 avril 2011

COMMENT LA FRANCE ET OUATTARA VEULENT DEPORTER GBAGBO A KORHOGO

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L'information provient d'une source interne à l'ONUCI. Hier, le 12 avril 2011, la coalition franco-ouattariste a pris l'initiative de déporter le président Laurent Gbagbo à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire tenu par la rébellion des Forces nouvelles, en plein territoire hostile et à plus de 600 kilomètres d'Abidjan. Face au refus net de l'intéressé, et sans doute à des pressions diplomatiques discrètes, le projet a été suspendu in extremis, ce qui ne signifie pas - loin de là - qu'il a été abandonné.

Pourquoi déporter Gbagbo à Korhogo ? Premièrement, parce qu'Alassane Ouattara et ses alliés internationaux redoutent plus que jamais la normalisation politique à Abidjan et le retour de la sécurité, qui entraîneraient fatalement des manifestations de soutien massives qui feraient désordre. Ils ont peur d'un retournement de situation, parce qu'ils sont conscients qu'ils ne contrôlent rien, et que le crédit du pouvoir de fait actuel n'a fait que diminuer dans la capitale économique, avec les pillages systématiques dont se rendent coupables ses nervis armés.

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Deuxièmement, parce qu'ils ont bien l'intention de "lumumbiser" Laurent Gbagbo. Le parallèle est en tout cas frappant. Après une bataille de plusieurs mois sur fond de dyarchie au sein de l'Etat, les Occidentaux et leurs alliés locaux en République démocratique du Congo ont réussi à arrêter Patrice Lumumba, qu'ils ont déporté dans le lointain Katanga sécessionniste, dans le fief de son adversaire (et marionnette occidentale) Moïse Tschombé. C'est là-bas qu'il a finalement été tué dans la savane, alors qu'il était censé jouir de la protection des Casques bleus de l'ONU, qui n'ont jamais eu de compte à rendre à personne, puisque sa mort était planifiée par les Etats-Unis, la France et la Belgique.

 

Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

mercredi, 13 avril 2011

APRES LA CAPTURE DE GBAGBO, C'EST LE CHAOS TOTAL A ABIDJAN

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Laurent GBAGBO Président élu et reconnu par la Côte d'Ivoire et ses institutions légales a été capturé, lundi, par les forces françaises et remis aux rebelles d'Alassane OUATTARA. En attendant notre compte rendu complet, le monde entier doit retenir que la capitale économique de Côte d'ivoire vit un chaos total auquel, bien entendu la France prend une part active.

Nous reviendrons en détail sur les grossiers mensonges divulgués ici et là par les medias français qui tentent de ne pas rendre la France responsable de la capture de Laurent GBAGBO et de toute la pagaille que vit la Côte d'ivoire, en ce moment.

Nos correspondants ont pu voir les forces de l'Armée française, occuper les ports de San-Pedro et, surtout, d'Abidjan où elles ont cassé tous les entrepôts et voler tout le cacao qui s'y trouvait. Les pillages qui se déroulent en ce moment à Abidjan sont le fait des rebelles et des soldats français. Toutes les maisons des cadres du pays, toutes les stations d'essence, tous les magasins d'Abidjan sont vidés en ce moment. Et il faut le retenir: La population apeurée et terrée chez elle n'a rien à avoir avec tous ces actes. L'épuration ethnique a bel et bien commencé en Côte d'Ivoire.

Désiré TAGRO (ex-ministre de l'Intérieur et Secrétaire général du gouvernement) a été froidement abattu par les hommes de OUATTARA. Le ministre Alcide DJEDJE (Affaires étrangères) a dû être exfiltré grâce à ses connaissances à l'ONUCI. Sa maison pillée. Une véritable chasse aux patriotes et à tous ceux qui ont soutenu GBAGBO a cours en ce moment. Un charnier d'un groupe de patriotes de plus 300 corps a été découvert par les services de la gendarmerie nationale tandis que les rebelles sur ordre (dit-on) de SARKOZY et de OUATTARA ont commencé à jeter dans la lagune et à incinérer d'autres corps pour brouiller les pistes des enquêteurs de l'ONU.

La grande joie que la France espérait après la capture de GBAGBO ne sera jamais exprimée par les Ivoiriens auxquels SARKOZY vient d'imposer un gouverneur. Personne dans les rues d'Abidjan. Oui, l'expression de la vérité des urnes est implacable, ici : «Personne n'a élu OUATTARA comme Président de ce pays, personne donc ne peut exprimer sa joie après la capture de GBAGBO. Les medias français le constatent mais ne peuvent le dire. Les jours à venir seront des plus catastrophiques», confie KOUAME Stéphane à TWN. En attendant, une autre faction de la rébellion, celle d'IB est entrée dans la danse; elle ne semble pas reconnaitre ADO comme....Président. Comme on dit à Abidjan, la capture de GBAGBO est le début du commencement.

 

Issouf OUATTARA

Source: IVORIAN.NET

 

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Côte d'Ivoire: Les pro-Ouattara doivent « cesser toutes représailles »

 

Les partisans du président ivoirien Alassane Ouattara "doivent cesser toutes représailles et violences" à l'encontre de ceux du sortant Laurent Gbagbo, a déclaré mardi Amnesty International, rapportant des témoignages d'habitants terrorisés et de meurtres dans le pays.

"Les graves violations des droits de l'Homme perpétrées par Laurent Gbagbo et ses partisans, ainsi que par ceux d'Alassane Ouattara, doivent être recensées et leurs auteurs conduits devant la justice", a déclaré Véronique Aubert, directrice adjointe du Programme Afrique d'Amnesty International, dans un communiqué.

"Les Ivoiriens perçus comme étant des partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo courent le risque de violentes représailles, en dépit de la déclaration du président Ouattara qui a appelé lundi à s'abstenir de toute formes de représailles ou de violence", selon le texte.

"Alassane Ouattara doit rétablir la loi et l'ordre en donnant des instructions strictes à toutes ses forces afin qu'elles respectent les droits humains et protègent quiconque contre ces exactions ", a dit Véronique Aubert.

Amnesty rapporte des témoignages à Abidjan et dans l'ouest du pays, faisant état d'attaques de civils considérés comme des partisans de Gbagbo par des hommes armés décrits comme des pro-Ouattara.

"Aujourd'hui (mardi), à Abidjan, des hommes armés, dont certains portaient des uniformes, ont fait des descentes des quartiers habités par des partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo, notamment à Yopougon et à Koumassi", rapporte l'ONG.

Un témoin a raconté à Amnesty International "comment un policier, appartenant à la même ethnie que Laurent Gbagbo, avait été appréhendé ce matin (...) à son domicile et abattu à bout portant sous ses yeux".

"Des dizaines de jeunes gens se cachent actuellement à Abidjan par crainte d'être tués. Dans l'ouest du pays, des personnes soupçonnées d'être des partisans de Gbagbo sont également terrifiées. Beaucoup se trouvent toujours en brousse après que leurs villages aient été brûlés et ces populations doivent être protégées", a dit Véronique Aubert.

Amnesty International affirme également que le village de Zikisso, à 300 Km à l'ouest d'Abidjan, a été "attaqué à plusieurs reprises et notamment dimanche dernier par des forces armées qui soutiendraient le président Alassane Ouattara" et qui "ont enlevé" le chef de ce village.

L'ONG déplore la détérioration des conditions humanitaires dans la mission catholique de Duékoué (ouest) "où 27.500 personnes ont trouvé refuge après que des centaines de personnes ont été tuées en raison de leur appartenance ethnique ou de leurs convictions politiques présumées" ces dernières semaines.

"Ces personnes ont besoin d'un abri adéquat et de protection de la part de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci)", a affirmé Mme Aubert.

Amnesty International demande également "à ce que Laurent Gbagbo, sa famille et ses partisans qui sont détenus à Abidjan, soient traités conformément aux procédures prévues par la loi".

 

AFP

Source : ROMANDIE.COM

mardi, 12 avril 2011

ADO S'INSTALLE AU POUVOIR DANS UN SILENCE DE CIMETIERE

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Alassane Dramane Ouattara, leader du RHDP, « s'installe au pouvoir » dans un silence de cimetière, au sens propre comme au figuré - là où on attendait une liesse populaire dans tout Abidjan - et ce, grâce à un coup de pouce inestimable des forces spéciales françaises, qui ont défoncé à coups de chars, le portail de la résidence présidentielle et saisi le Chef de l'Etat qu'ils ont livré aux FRCI, les forces pro-Ouattara.

Mais contre toute attente, la France n'est pas fière de sa « victoire » contre Laurent Gbagbo (car c'est de cela qu'il s'agit, en réalité) et va jusqu'à démentir de façon totalement éhontée, son implication dans le coup d'Etat qui vient de renverser le Président Laurent Gbagbo, par la voix du Porte-parole des armées françaises, devant tout le gota français. Peut-on manquer d'honneur de façon plus criante ?

La France a beau mentir, les faits sont là, têtus, et même confirmés hier sur les antennes de iTélé, aux environs de 20 heures 35 GMT, par Monsieur Guy Labertit, un ami du président ivoirien qui était en contact téléphonique avec la Résidence jusqu'à l'instant de sa capture par la force Licorne. Ayant suivi les faits en direct, il est à même d'apporter un démenti cinglant à cette désinformation grotesque parrainée par le gouvernement français. Cette France-là fait honte au monde et à l'humanité toute entière.

Quel mandat ou résolution l'autorisait-elle à pilonner à l'arme lourde, à coups de bombes, d'obus et de roquettes, avec 6 hélicoptères de combat et une trentaine de chars, un Président de la République - fût-il africain - et toute sa famille, tranquillement retranchés chez eux ? Assurément, Nicolas Sarkozy nous aura montré toute sa capacité de nuisance et toute la morgue qui l'habitait contre le peuple ivoirien. Mais pour nous Ivoiriens et Africains patriotes, Celui Qui Transcende Toutes Choses nous rendra justice. Immanquablement.

Quant à Alassane Dramane Ouattara, nous avons des raisons de croire qu'il n'a pas la capacité de réconcilier le peuple ivoirien. En effet, il nous donne un signal très fort et sans équivoque qu'il ne pourra pas se surpasser pour unir, à nouveau, les Ivoiriens et devenir ainsi un grand président. Si DIEU le veut. Sa première adresse à la nation après la capture de son adversaire par les forces françaises - que nous attendions comme un message pour consoler les Ivoiriens de leurs grandes souffrances de ces derniers jours et les rassurer quant à la quiétude des prochaines semaines et surtout pour nous marquer son souci de ne faire aucune chasse à l'homme - ne lui aura finalement servi qu'à plastronner en vainqueur et à annoncer des poursuites judiciaires contre Laurent Gbagbo, son épouse et tous ses proches. Peut-on être plus maladroit ?

Aucune réconciliation ne se fait dans la vendetta. Sous aucun ciel. A la limite, il ne sert plus à rien de proclamer des journées « Vérité et Réconciliation » si les coupables sont déjà tout trouvés et bientôt mis aux arrêts ! Voici donc un « mandat » qui commence sous de bien sombres auspices : assassinats, exécutions sommaires, pillages généralisés par des individus armés de machettes et d'armes à feu (même de la résidence présidentielle de la République de Côte d'Ivoire qu'il va bientôt occuper. Incroyable !), terreur à l'état brute, absence de liesse populaire, silence de cimetière, maltraitance contre les proches de Gbagbo et même lynchage, humiliation de la première dame et du président élu.

En ne célébrant pas cette « victoire » noyée dans le sang, les Ivoiriens prennent-ils ainsi la juste mesure du malheur qui vient de s'abattre sur eux à travers cette prise de pouvoir ? C'est à ADO de nous en démontrer et attester le contraire. Nous lui lançons le défi de nous prouver, sans anicroche ni ambigüité, qu'il peut être, malgré tout, un grand président pour TOUS les Ivoiriens. Si toutefois le Ciel le permet.

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

 

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Silence à Abidjan après la capture du président ivoirien par les forces françaises

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Un calme précaire régnait lundi dans la capitale ivoirienne après la capture par les forces françaises du président de la république de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo et sa remise aux mains de la rébellion.  Les scènes de pillages qui s'étaient raréfiées ces derniers jours  se sont multipliées  durant la journée dans plusieurs quartiers, notamment à la riviera et aux 2-plateaux,  a constaté Directscoop.

« Le Président Gbagbo et son épouse ont été arrêtés et remis aux forces d'Alassane Ouattara », avait affirmé lundi après-midi l'ex-ambassadeur de France en Côte d'Ivoire, Jean-Marc Simon. Les forces françaises avaient bombardé toute la nuit la résidence du Président ivoirien Laurent Gbagbo, avant de mener une attaque au sol contre l'armée ivoirienne. En début d'après midi, les forces spéciales françaises, ont pénétré dans la résidence pour se saisir du président ivoirien et le remettre à la rébellion armée d'Alassane Ouattara.

«C'est une impasse politique», explique une ministre ivoirienne avant de préciser que « désormais le dialogue semble plus que jamais incontournable ». «Tous les militaires ivoiriens reconnaissent Laurent Gbagbo comme leur seul président. Ces militaires tiennent encore les camps à Abidjan », analyse la ministre  en soulignant qu'au sein de la population les soutiens du Chef de l'Etat ivoirien sont très nombreux.

Un autre proche du président ivoirien joint par téléphone et qui a souhaité garder l'anonymat, disant craindre pour sa vie,  s'est dit « surpris de voir que la France règle un contentieux électoral par des bombardements ». « Elle (la France) parle de réconciliation. C'est la réconciliation entre la France et les Ivoiriens qu'il faudra  rechercher » a-t-il indiqué en rappelant «que les forces françaises ont occupé l'aéroport et le port, elles ont bombardé des symboles de l'Etat et ont tenté d'assassiner le président en exercice Laurent Gbagbo. C'est un coup d'Etat en bonne et due forme » a martelé ce proche du président ivoirien.

«La France a pu désarmer en une semaine une armée régulière mais elle a été incapable de désarmer en 8 ans une rébellion » s'est offusqué un membre du cabinet du Chef de l'Etat. «Nous les mettons en garde quant à la vie du président. Les français seront tenus pour responsables de tout ce qui adviendrait au Président et à ses proches. Ils n'ont aucun mandat pour agir ainsi ». a-t-il dénoncé.

Un différend post-électoral oppose le Président Laurent Gbagbo, déclaré élu par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d'Ivoire, à l'opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux à cette même élection et proche de Nicolas Sarkozy. La dernière résolution (1975) de l'ONU sur la Côte d'Ivoire, votée le 30 mars à l'initiative de la France et du Nigeria, avait notamment invité au règlement du différend électoral par la voie pacifique sous l'égide d'un haut représentant désigné par l'Union Africaine.

Laurent Gbagbo avait pour sa part accepté ce  haut représentant déjà désigné ; mais Alassane Ouattara l'avait récusé, encouragé en cela par la France. Ouattara tentait depuis,  avec l'appui des militaires  français, de renverser par la force Laurent Gbagbo.

 

Source : DIRECTSCOOP.NET

lundi, 11 avril 2011

COTE D'IVOIRE: LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO A ETE KIDNAPPE A SA RESIDENCE DE COCODY PAR LA FORCE FRANÇAISE LICORNE

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De source proche du palais et des forces spéciales loyalistes, qui ont opposé une résistance héroïque aux forces spéciales françaises, le Président Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à sa Résidence de Cocody-les-Ambassades, par les forces spéciales françaises Licorne.

Une trentaine de chars français lourdement armés, appuyés depuis 24 heures par au moins 6 hélicoptères français PUMA, ont participé à son arrestation. C'est un miracle qu'il soit encore vivant, car l'objectif visé était son assassinat.

La rébellion n'a à aucun moment participé à l'arrestation du Président Gbagbo, qui a été la seule affaire des forces françaises Licorne.

Du matériel spécial, spécialement convoyé de France ce week-end, aurait perforé son bunker.
Pour éviter un bain de sang, le Président Gbagbo a préféré se rendre à la force Licorne.

L'histoire retiendra qu'il se sera battu seul, aux yeux de tous, sans que personne ne lève le petit doigt, contre le monde entier notamment la France, l'UE, les USA, l'UA, l'ONU.
La rébellion des Forces nouvelles d'Alassane Ouattara n'a été en réalité que l'arbre qui voulait cacher la forêt.

 

Christian Vabé

Source : IVOIREBUSINESS.NET

LA LICORNE LARGUE LES CADAVRES DE LEGIONNAIRES ET REBELLES EN HAUTE MER

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Une catastrophe écologico-environnementale est en cours sur le littoral abidjanais. Plusieurs corps en décomposition dûment reconnus comme étant ceux de soldats Licorne ou rebelles sont rejetés par la mer. Pareil scénario est observé sur les bretelles lagunaires divisant le district d'Abidjan. Quelle en est l'origine ?

De sources proches de l'ONU, la future remplaçante de M. Young Jin Choi en Côte d'Ivoire aurait, au sortir d'un entretien avec M. Ban Ki-Moon et ce, en prélude à sa prise de fonction en Côte d'Ivoire prévue le lundi 11 avril prochain, exigé que des consignes soient données à Licorne et à l'ONUCI, afin de débarrasser Abidjan de toutes les saletés et autres cadavres en putréfaction avancée qui en jonchent les artères.

Depuis avant-hier, cette information, par circulaire interposée, à été donnée aux forces impartiales. Licorne, surtout, en a saisi l'opportunité pour nettoyer ses placards. Ce n'est un secret pour personne en Côte d'Ivoire, depuis le déclenchement des combats qui émaillent cette crise postélectorale, Licorne et l'ONUCI qui s'y sont invités ont perdu beaucoup d'éléments. Côté Licorne, on parle d'au moins de 100 soldats de race blanche sans compter plusieurs dizaines de légionnaires tués comme des mouches sur les théâtres d'opération (Bataille d'Abobo, Guiglo, Daloa puis enfin Abidjan).

Une crise très vite étouffée avait opposée, il y a quelques semaines, l'ONUCI à Licorne au sujet de 37 corps sans vie de soldats Licorne qui avaient combattu aux côtés des troupes de l'organisation onusienne. Incapable de justifier à Paris la mort de ses soldats, Licorne avait plaidé pour leur conservation à la morgue du siège de l'ONUCI à l'ex-Hôtel Sébroko, en attendant des jours bien meilleurs. C'est désormais chose faite. Avec cette décision, Licorne trouve-là l'occasion de régler en partie son problème. Depuis avant-hier nuit, jusque toute la mi-journée ce samedi 9 avril 2011, les ballets d'hélicoptères sur le front maritime ont été des plus incessants.

On ne sait trop pour quelle raison, mais ces aéronefs ont passé tout le temps a largué en très haute mer des objets supposés être des corps humains que des témoins, y compris les pêcheurs traditionnels des villages maritimes ainsi qu'un reporter de Rue225.com ou ael225.net, ont pu constater. Tous étaient en droit de croire que ces actions étaient de banales opérations de nettoyage de ces aéronefs.

Seulement, plusieurs corps humains (de race blanche ou métis avec des tatouages, et d'autres bardés d'amulettes) en putréfaction pour les uns et repoussés par la mer ont échoué sur les différentes berges. Berges du périmètre portuaires, plages du tronçon Abidjan-Bassam, abords de l'île Boulay, tout y passe. Une catastrophe écologico-environnementale guette Abidjan, qui ne s'est pas encore débarrassée en intérieur de la multitude de cadavres encore dans les rues que les populations enjambent chaque jour.

 

Source : Rue225.com

 

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L'opinion française commence à se poser des questions sur Ouattara et ses manoeuvres meurtrières

 

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Depuis quelques jours des voix discordantes se font entendre dans les médias français. Elles sont surtout de plus en plus nombreuses. Hier matin, c'est le conseiller spécial de Jean-Louis Borloo, Dominique Paillé, qui s'est clairement posé la question de la pertinence du soutien français à Ouattara. Touché personnellement par les forfaitures des rebelles de Ouattara, il s'est insurgé contre la violence inouïe de leurs actes.

Le 4 avril, c'était l'avocat Me Ceccaldi qui décortiquait le rapport qu'avait rendu le 20 mai 2010 Monsieur Choi à l'Onu. On y lit ainsi qu'il reconnaît que les forces rebelles n'étaient pas désarmées au moment des élections, qu'elles détenaient les administrations, et contrôlaient les postes frontières, entre autres... On comprend aisément que des élections ne pouvaient pas se passer normalement dans un tel contexte.

Il y a quelques jours, on vous annonçait 1.237 morts à Duékoué. Les organisations humanitaires viennent de reconnaître l'exactitude de ce chiffre. Cet épisode de la guerre en Côte d'ivoire a bouleversé l'opinion publique, et les voix se font plus fortes pour demander plus d'impartialité dans le traitement de l'information, et plus d'esprit critique quand il s'agit de parler de Ouattara. Le soutien inconditionnel que montre la France à cet homme se fissure sérieusement... Et les médias hésitent beaucoup moins avant d'écorner l'image de saint que les dirigeants français veulent donner Ouattara. Comment va-t-il se sortir de cette situation intenable ?

Les exactions inadmissibles dont se rendent responsables ses hommes en armes l'isolent des Ivoiriens qui en sont victimes, et l'isolent également de son soutien le plus précieux, la France. Celle-ci est obligée de se mettre en retrait pour ne pas être discréditée aux yeux du monde devant autant d'injustice flagrante. Ouattara est de plus en plus isolé, et la France de plus en plus gênée devant cette vérité qui petit-à-petit se fait jour... Comment Ouattara pourra-t-il gouverner avec un passif si lourd ? Pourra-t-il même gouverner un jour ? La grandeur d'un homme se mesure aussi quelquefois à sa capacité à reconnaître ses torts et refuser d'aller dans le mur.

 

Source : Ivoire Politique

 

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Selon Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement:

«L'attaque de la résidence du Président Gbagbo dimanche soir par Licorne est une tentative d'assassinat!»

 

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La résidence et le palais présidentiels ont été bombardés dimanche soir par au moins cinq hélicoptères français de la force Licorne, a constaté un journaliste d'IvoireBusiness.

La base navale de Locodjro a aussi reçu des tirs de missiles des hélicoptères français.
Plusieurs morts sont à déplorer même si aucun bilan n'est pour l'heure disponible.
De source confidentielle, la vie du Président Gbagbo n'est absolument pas en danger.
L'acteur et comédien Sidjiri Bakaba, directeur du palais de la culture aurait été blessé dans les bombardements, alors qu'il filmait l'attaque.

La résidence du Président Laurent Gbagbo a été partiellement détruite par ces tirs de missiles. Un pan entier de la résidence se serait effondré.

Mais le bunker de la résidence n'a pas été perforé par les tirs de missiles, selon des sources.
Le porte-parole du gouvernement a déclaré sur la chaîne française BFM TV qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat du Président Gbagbo, dénoncée par lui depuis longtemps, mais toujours maquillée par des prétextes différents.

Les forces loyalistes sont en état d'alerte maximale et sont prêtes à défendre la vie du Président Gbagbo et la République de Côte d'Ivoire au péril de leurs vies.


Patrice Lecomte

Source: LVDPG

vendredi, 08 avril 2011

LA FRANCE PAIERA UN JOUR POUR TOUS SES CRIMES (2ème Réédition)

 

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 Ce texte que j'avais écrit le 15 février 2007, à quelques mois de la fin du mandat de Jacques Chirac, et posté pour la toute première fois, après mise à jour, sur mon blog, le 24 mars 2008 au début du mandat de Nicolas Sarkozy, se révèle encore d'une criante actualité. Il me plaît, ce faisant, chers internautes, de vous le (re)proposer. Bonne lecture !


La France est une singularité, une bien grande curiosité, dans ce monde actuel de globalisation et de mondialisation. Et c'est avec beaucoup d'étonnement et d'interrogation que j'observe ce pays, adoubée à tort ou à raison, Pays des Droits de l'Homme, et dans le plus grand silence de son intelligentsia, faire la pluie et le beau temps, en Afrique, au vu et au su de l'ONU et des nations dites puissantes ou civilisées (qui auraient donc dû réagir au nom de la civilisation), sans personne pour l'interpeller, sans personne pour nous venir en aide, et sans que personne ne s'en émeuve, outre mesure. C'est une affaire de gros intérêts stratégiques et de pré-carré.

Quand il arrive, au forceps, que quelqu'un parmi ces grands et ces civilisés le fasse, c'est tout juste pour se donner bonne conscience.
J'en veux pour preuve le génocide rwandais : Des preuves de l'implication de la France et de sa participation active (qui ont servi de toile de fond à la rupture des relations entre les deux pays, par le Président KAGAME) existent à profusion, à propos de ce dossier, mais le monde entier reste sourd et aphone devant la quête de justice du peuple rwandais, qui se bat seul, et du peuple africain, meurtri dans sa dignité.
Les enquêtes sur les crimes perpétrés par la France, les 06, 07, 08, et 09 Novembre 2004, en Côte d'Ivoire, ne sont pas logées à meilleure enseigne.
Autrement dit, il n'y a pas de justice pour les faibles.
Dans le cas rwandais, on n'a eu droit qu'à quelques excuses de Kofi ANNAN, alors Secrétaire Général de l'ONU, des Américains et des Belges. Sans plus.

C'est vrai que « DIEU sauvera la Côte d'Ivoire » (et je le crois très personnellement), comme l'a écrit Bernard B. DADIE, celui que l'on considère comme l'un des pères de la Littérature Négro-africaine.

En attendant que DIEU nous sauve, les morts de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique crient justice. Dans un désert généralisé des cœurs. Au milieu de républiquettes sous perfusion française, prenant leurs ordres à Paris.
Et nous qui sommes encore en vie, voudrions rappeler aux décideurs de ce monde, comme le disait un patriote ivoirien, que « nous sommes aussi l'Humanité ! Nous aussi, nous avons droit à la paix, à la justice et à la joie de vivre ».

Chers frères ivoiriens, la France, en octroyant, dans les années 60, « l'indépendance » aux nouvelles Républiques africaines, a donné le change au monde entier.
En réalité, aucun de ces nouveaux Etats n'est sorti ou n'a été autorisé à sortir du giron maternel gaulois. Et pire, aucun de ces Etats n'a pu accéder à un niveau de développement acceptable.
La plupart des pays francophones, en dehors de la France et du Canada, et particulièrement ceux d'Afrique, connaissent (fatalement) des crises à répétition, sur le plan politique et militaire, avec des conséquences économiques fâcheuses, faisant d'eux des pays toujours à la traîne, obligés de demander l'aumône aux institutions financières internationales, où leurs pairs du Commonwealth sont devenus des Dragons d'Asie, de par leur dynamique de croissance et leur essor économique.

Depuis la guerre d'Algérie, débutée en 1954, en passant par l'atroce guerre de libération avortée du Cameroun, en 1962, réprimée dans un fleuve de sang par la France , et ensuite par le régime qu'elle y a soutenu, jusqu'à nos jours, la politique africaine de la France n'a pas changé d'un iota : Elle est demeurée génocidaire et colonialiste.
J'irais même plus loin : Apparemment, la France n'a pas bougé du 18ème siècle, avec sa féodalité, ses courtisans (les Chefs d'Etats africains), ses guerres coloniales (Côte d'Ivoire) et son aristocratie régnante (12 familles fortunées, ultralibérales, régentent la presse, l'affichage et les médias audiovisuels, en France, tenant en captivité la liberté d'expression et dérobant aux yeux et à la connaissance des Français, la réalité de la politique africaine de la France ).

Celle qui a été hissée au rang des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale par les bons soins des Alliés s'est durablement installée dans une anachronique et rétrograde politique de néocolonialisme primaire, faisant et défaisant les régimes en Afrique, sous les regards complices de la « Communauté Internationale », écrasant, au besoin, les résistants et les opposants, concoctant des résolutions farfelues contre ceux qui refusent son diktat et associant son armée officielle à la pègre la plus funeste et la plus sordide d'Afrique, pour parvenir à ses fins. En tuant, en volant et en pillant. Impunément. Là où en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, on passe des soldats en Cour martiale pour avoir simplement tourné en dérision des combattants ennemis désarmés.
Dans ce genre de séries noires, la France est unique au monde !
Comme le disait un analyste politique ivoirien, « la France tire l'Humanité vers le bas ! Elle est la honte de l'Humanité ! ». Et j'adhère, sans réserve aucune, à cette assertion.

Merci, malgré tout, à la France et à son désormais ex-Président, Jacques CHIRAC, « l'Africain » qui ont - comme l'a dit avec beaucoup d'à propos, le Professeur GNAOULE OUPOH de l'Université de Cocody - donné, sans le vouloir, un violent coup d'accélérateur au mûrissement et à la cristallisation d'une conscience nationale et patriotique, en Côte d'Ivoire, qui fait école en Afrique, et singulièrement, au sein de la jeunesse. Une véritable bombe à retardement.
Merci encore à la France dont la politique approximative, hasardeuse et rétrograde libèrera l'Afrique de ses chaînes coloniales.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire, et lui fasse justice pour le sang innocent de ses fils répandu sur sa terre hospitalière !



DINDE Fernand AGBO

DELUGE DE FEU ET DE MENSONGE DE LA FRANCE ET DE L'ONUCI CONTRE LA COTE D'IVOIRE

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Côte d'Ivoire: Enfin, des négociations politiques ?

 

48 heures que la RTI (télévision d'Etat ivoirien) est aphone. L'armée Française (Licorne) coalisée avec les casques bleus de l'Onuci, a décidé de faire taire à jamais la seule voix publique, officielle de la Côte d'Ivoire et de l'Etat. Par des bombardements intenses (obus) sur le siège à Cocody, de la Radio Télévision Ivoirienne. Dès lors, s'est mise en branle, la machine de désinformation et d'intoxication de média Français : France 24, Rfi, Tv5, etc. On a parlé de l'exil du ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, à l'ambassade de France en Côte d'Ivoire. On a parlé de la présence d'Alcide Djédjé à l'ambassade de France pour négocier l'exil du Président Gbagbo en Mauritanie. On a aussi annoncé de Gbagbo, qu'il serait en train de négocier son exil futur en Italie, on parle de sa reddition...

A la vérité, rien de tout cela. Le chef de l'Etat Ivoirien est bel et bien en place. En sa résidence de Cocody qu'un certain Aly Coulibaly, pro Ouattara, soit disant ambassadeur de Côte d'Ivoire en France, déclarait sous occupation des rebelles de Ouattara. Lesquels rebelles seraient repartis de la Résidence parce que Gbagbo n'y serait pas. Gros quand même à avaler ! Mais cela donne un aperçu de la guerre de communication côté alliés de Alassane Ouattara. A Côté de ses rumeurs, des faits: L'armée Française Licorne, ouvrant et couvrant l'avancée des mercenaires de Ouattara qui sur le théâtre des opérations militaires, s'en prennent sans sourciller aux civils dans les communes ou quartier du district d'Abidjan (poche de résistance patriotique) où ces terroristes sont déversés après avoir été transportés par les hélicoptères Français et de l'Onuci. Bilan, de nombreux civils tués. Des corps ça et là de mercenaires transportés le plus souvent dans des espaces géographique et sociologique qu'ils ne maîtrisent pas, ne connaissent pas. Destruction des poudrières d'Akouédo, d'Agban, de la Marine, de la garde présidentielle, etc. Par des Obus et autres tirs de mortiers de l'armée Française sur toutes les bases militaires des forces de Défense et de Sécurité à Abidjan et sur les sites stratégiques dont la résidence du chef de l'Etat à Cocody, le Palais présidentiel au Plateau. Des morts et des blessés graves parmi les civils. Face à cette escalade, le Président Laurent Gbagbo dont l'armée vient d'obtenir de l'Onuci un cessez-le feu , ne demande qu'une chose : le dialogue. Il a depuis longtemps accepté et reconnu le haut représentant de l'Union Africaine, le cap verdien chargé d'engager les négociations entre les deux candidats à la présidentielle de novembre. Alors que Ouattara et ses chiens de guerre ont toujours dit non, au médiateur de l'UA. Estimant que seule la guerre pourra chasser Gbagbo du pouvoir. Mais jusque-là, on en est loin.

Pour le chef de l'Etat, il a joint hier au téléphone le président Obian N'guema de la Guinée équatoriale, ci devant, président de l'UA. Son entourage est formel : Il est hors de question qu'il démissionne. Hors de question qu'il reconnaisse comme le lui demande Paris, de reconnaître Ouattara comme Président e la République. De toute façon, il n'appartient pas au Président Gbagbo de reconnaître son adversaire comme vainqueur de la présidentielle de novembre dernier alors que le Conseil Constitutionnel Ivoirien a déjà installé le vainqueur dans le fauteuil présidentiel (palais du plateau). La nuit du mardi au mercredi a été plus calme que d'habitude. Les tirs à l'arme lourde se sont fait peu entendre. En dehors de quelques rafales dans la commune de Yopougon par exemple, protégée par les populations organisées en comités d'auto défense. Va-t-on finalement vers des négociations entre belligérants après l'accalmie suite au cessez-le-feu ? Le camp Ouattara qui n'a pas la capacité militaire de remporter la guerre face aux Fds, diminués par les attaques de l'armée française(Licorne) acceptera-t-elle le cessez-le-feu qui au juste apparaît pour lui comme une bouffée d'oxygène, vu que l'assaut final qu'il a lancé, n'a pas ébranlé les troupes fidèles au chef de l'Etat Laurent Gbagbo ?

La Russie, la chine et le Vatican, continuent d'appeler la France et son armée, d'entrer en caserne et d'arrêter toute agression. Cette France qui vient de perdre au moins deux de ses hélicoptères depuis son entrée en guerre en Côte d'ivoire, sera-t-elle gagner par la sagesse ? Sarkozy et son ministre Juppé mettront-ils fin à la politique de la canonnière que leur reproche quelques médias français ?Afin de se retirer du bourbier ivoirien et permettre aux seuls protagonistes ivoiriens de résoudre le contentieux post électoral par des voies pacifiques ? L'Onuci est aussi invitée à ne plus être le cheval de Troie des forces rebelles pros Ouattara, mais de jouer le rôle qui est le sien, sur papier : La protection des populations en Côte d'Ivoire (populations civiles, militaires, politique, etc). Ce qu'elle semble avoir acceptée, par la voix de Hamadoum Touré (Onuci). La France du belliqueux président Nicolas Sarkozy, arrêtera-t-il son entêtement à faire souffrir le peuple ivoirien déjà sous embargo de médicaments et sous embargo financier ?Le fauteuil présidentiel ivoirien dans lequel la France tient à installer forcément son candidat Ouattara, à la présidentielle Ivoirienne, justifie-t-il tant de morts et de souffrance ? Qui pourra arrêter Sarkozy dans sa folie meurtrière en Côte d'Ivoire ? Même l'Assemblée Nationale Française qui adopte la posture de l'Autruche, n'y parvient pas. Alors ?!

 

Source: GBAGBO.CI

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Côte d'Ivoire: L'Angola considère Gbagbo comme «Président élu»

 

L'Angola considère toujours Laurent Gbagbo comme le "président élu" de Côte d'Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat malheureux au second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère angolais des Affaires étrangères.

"(...) Nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement", a déclaré José-Maria Fernandes à la presse.

Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également critiqué les bombardements aériens des forces françaises et onusiennes. "L'Angola souhaite une sortie pacifique de cette crise sur la base du dialogue. L'Angola ne va pas entrer en Côte d'Ivoire comme l'ont fait les Français", a-t-il dit.

"Nous pensons que se sont les Ivoiriens eux-mêmes qui doivent trouver une solution et les Français doivent cesser de se mettre entre les deux" camps, a-t-il ajouté.

Les réactions dans le monde se multiplient contre les bombardements aériens des forces françaises en Côte d'Ivoire. La Russie a exigé l'évaluation de la légitimité des bombardements effectués par les forces françaises et onusiennes en Côte d'Ivoire.

Le président de l'Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, a dénoncé mardi le recours à la force par l'Onu et la France. La ministre sud africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU,  avait déclaré le même jour lors d'un point de presse à Pretoria, l'opposition de son pays aux bombardements aériens des forces françaises et onusiennes sur la Côte d'Ivoire.

A Paris, le Parti Communiste, le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué ont mardi exigé le retrait   « immédiat » de  Côte d'Ivoire des  troupes françaises.

La veille, le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a indiqué que l'opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d'Ivoire », estimant que   « les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » constituent des « preuves supplémentaires » qui doivent emmener  les États-Unis à « changer leur position » dans la crise ivoirienne .

 

Source: DIRECTSCOOP.NET

jeudi, 07 avril 2011

SIDIKI BAKABA: «SI LES IVOIRIENS NE VOULAIENT PAS DE GBAGBO, IL S'EN IRAIT»

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Acteur et réalisateur proche de Laurent Gbagbo, Sidiki Bakaba est resté dans la résidence présidentielle à Abidjan. Pour SlateAfrique, il raconte son engagement et l'ambiance sur place.

 

Acteur et réalisateur ivoirien proche de Laurent Gbagbo, Sidiki Bakaba se trouve à ses côtés dans la résidence de Cocody. Acteur dans de nombreuses pièces de théâtre et au cinéma dans le très beau Visages de femmes (Désiré Ecaré, 1972), Bako, l'autre rive (Jacques Champreux, 1977) et Camp de Thiaroye (Ousmane Sembene, 1987), il est auteur de plusieurs documentaires et fictions. Il a récemment tourné Cinq siècles de solitude, la victoire aux mains nues, sur les événements politiques qui ont secoué la Côte d'Ivoire entre 2002 et 2004. Il est occupé à filmer les combats des derniers jours, et nous l'avons eu au téléphone ce mercredi 6 avril, sur fond de tirs assourdissants, pendant l'assaut lancé au matin par les forces pro-Ouattara contre Laurent Gbagbo. Sidiki Bakaba, 62 ans, un Ivoirien «nordiste» issu du grand groupe mandingue, explique à SlateAfrique les raisons pour lesquelles il reste loyal, jusqu'au bout, à son ami Laurent Gbagbo. Ce dernier l'avait nommé directeur du Palais de la culture dès son accession à la présidence en 2000.

SlateAfrique - Pourquoi êtes-vous toujours à la résidence aux côtés de Laurent Gbagbo?

Sidiki Bakaba - Un proverbe indien disait à l'époque de Gandhi que le paysan laboure en temps de paix, mais laisse la houe en temps de guerre pour aller défendre son pays. J'ai fait un film sur les événements de 2002-2004 qui s'appelle La victoire aux mains nues, et qui raconte le massacre qui s'est produit devant l'hôtel Ivoire. Je continue de filmer aujourd'hui, j'étais tout à l'heure sur un véhicule RPG et j'ai dû sauter pour me protéger. Je défends mon pays.

SlateAfrique - Vous défendez votre pays ou votre ami Laurent Gbagbo?

S.B. - Mon pays! Je reste aux côtés de Laurent Gbagbo. C'est un grand frère, c'est aussi la réalité. Mais je vois des gamins de 22 ans qui ont la rage au cœur, qui veulent l'indépendance réelle et totale. Nous, à notre adolescence, nous avons connu l'indépendance, qui a été un échec lamentable et du bluff, avec des rapports de conseils des ministres qui étaient d'abord visés à Paris. La plupart des jeunes d'aujourd'hui en Côte d'Ivoire n'ont pas eu la chance de faire des études comme nous, mais ils savent ce que c'est que la défense de la souveraineté. En Tunisie, il n'a pas fallu une semaine pour faire tomber le président Ben Ali. On ne se pose pas la question de savoir pourquoi les Ivoiriens, à l'inverse, sont là pour défendre leur Président. Il y a ici des gens extraordinaires qui sont écœurés par le mensonge dont on leur rebat les oreilles. Chaque fois que je filme un de ces jeunes en gros plan, ils disent: «Je veux la vraie indépendance Papa, pas ce que vous avez vécu.» Il faut libérer ce pays et les autres pays. J'ai toujours été un homme de spectacle et voilà que, depuis quelques jours, je suis un militaire.

SlateAfrique - Comment est l'ambiance à la résidence de Cocody?

S.B. - Très familiale, tranquille. Les gens chantent et prient. Tout va bien. Laurent est souriant pour ceux qui ont la chance de le voir. Il n'y a aucune panique.

SlateAfrique - Ne pensez-vous pas que la Radiotélévision ivoirienne (RTI) a déversé de la propagande incitant à la haine ces derniers mois?

S.B. - Elle a diffusé des films qui ont été faits par les Français eux-mêmes, comme ce documentaire sur la Françafrique qui a galvanisé les gens. Quand on parle de propagande, croyez-vous que c'est seulement la télévision française qui dit la vérité? Tout est faux! Hier encore, le soir du 5 avril, on en riait ici: on annonçait que Laurent avait signé un papier pour sa reddition! Ce matin, on a commencé à nous canarder. Les dépêches disent que ce n'est pas la France qui est derrière, que ce sont les combattants pro-Ouattara qui donnent l'assaut, qu'ils ont déjà d'ailleurs mis le pied dans notre cour. Je peux vous dire que tout est faux, puisque j'y suis: nous avons en face de nous l'armée française, le Bima, ou alors ce sont des Ivoiriens aux visages pâles et aux yeux bleus. Ils attendent le soir pour que les hélicoptères viennent nous canarder. Je ne sais pas quelle est leur stratégie, mais c'est de la lâcheté. Mais dans toutes les guerres, c'est pareil. La guerre ne se fait pas seulement avec des armes, mais aussi avec des images. J'ai filmé les corps des jeunes qui tombent du côté de l'armée pro-Alassane, j'ai tout filmé: les liasses d'argent qu'ils ont dans les poches, ce sont des faux, comme on fait au cinéma. Le premier billet de la liasse est vrai, et à l'intérieur, il n'y a que du papier. Si on est réduit à payer des mercenaires avec du papier...

SlateAfrique - Pourquoi vous engagez-vous de la sorte au risque de votre vie?

S.B. - Je n'ai plus l'âge de ces gamins que je filme. Nous, les Soninkés, nous avons un âge auquel nous n'avons pas le droit de parler. Or, à mon âge, parler est un devoir. Des deux côtés, il y a de l'exagération. Quand j'entends sur la RTI que celui qui est en face est un étranger, alors là je dis non! C'est un candidat à la présidentielle. Si on va sur ce terrain, alors moi aussi je suis visé.

SlateAfrique - Vous reproche-t-on le fait que soyez du Nord dans l'entourage de Gbagbo?

S.B. - Le premier qui me dit que je suis un étranger, je lui donne un coup de pied! Je suis né Français en 1949. L'indépendance m'a trouvé ici. J'ai une patrie, la Côte d'Ivoire. Je ne vais pas faire comme d'autres artistes et aller me planquer à Paris! Je dois être là où ça se passe. Tout est faux! Tout à l'heure, je repartirai filmer sur le front! Si le Burkina avait été agressé comme l'est la Côte d'Ivoire, si la France avait été agressée comme l'est la Côte d'Ivoire, j'aurais aussi filmé!

SlateAfrique - Le poison de l'ivoirité n'a-t-il pas détruit la Côte d'Ivoire?

S.B. - Je suis le premier à le dire! Quand la hyène veut manger son petit, elle l'accuse de sentir la chèvre. Ce n'est pas Gbagbo qui a amené l'ivoirité. Laurent Gbagbo, un Bété, a écrit en 1971 un texte intitulé Soundjata, lion du Manding. Son héros, c'est le premier empereur de l'Afrique de l'Ouest. Et dans cette pièce, il écrit souvent: «Plutôt la mort que la honte.» L'ivoirité, j'en ai moi-même été victime en 1992 quand on m'a considéré comme un pestiféré dans mon pays, parce que j'étais l'ami d'un opposant à Houphouët-Boigny, ce même Gbagbo qui a fait mettre toutes mes affaires dans un conteneur pour que je reparte en France. Il y a eu dans les journaux des pages d'insultes à mon égard, sous le seul prétexte que je ne serais pas Ivoirien, mais Mandingue, Malinké, Soninké. Ils n'avaient pas d'autres arguments. C'est de l'incompétence, de la jalousie, de la faiblesse que de dire celui-là n'est pas Ivoirien. Laurent m'a dit de ne pas répondre et je suis reparti en France.

A table, un jour, quelqu'un m'a posé la question de mes «horizons». Laurent s'est fâché, il a été blessé à ma place, et a répondu: «Vous ne savez pas qu'il vient d'Abengourou?» Je suis né dans cette ville, chez les Agnis, en pays akan. Je considère cela comme une richesse. Tenez, il y a un jeune écrivain ivoirien, Koffi Kwahulé, qui écrit pour la Comédie française. Il est Baoulé de père et de mère et il est né à Abengourou comme moi. Et voilà que les écrivains ivoiriens se réunissent pour dire qu'il est Ghanéen! Pourquoi? Aucun d'eux n'arrive à sa cheville! Je peux vous dire que tout ce qui a été dit contre Ouattara, toutes ces années de rejet, c'est terrible. Je me bats, je suis au feu, je prends des risques... Vous savez, on dit chez nous: «Donne tout à l'étranger.»

Il y aurait une psychanalyse à faire, une histoire à raconter. Quand les Akans sont venus du Ghana en suivant la reine Pokou, le peuple Baoulé est né [Baoulé signifie l'enfant est mort, ndlr]. La reine Pokou a sacrifié son enfant pour passer en Côte d'Ivoire. Comment peut-on traiter les Akans d'étrangers? Il faut que nous nous asseyons dans ce pays pour résoudre le problème de l'ivoirité. Le jour où les petits Ivoiriens auront appris à l'école à quel point ils sont riches de leurs origines, nous aurons une nation. Pour l'instant nous n'avons pas de nation, mais un peuple dont on ne s'est pas occupé sérieusement pendant cinquante ans.

SlateAfrique - Que reprochez-vous à Alassane Ouattara?

S.B. - Je ne lui reproche rien, à lui. C'est mon frère aussi. Le problème politique qui est posé, avec les élections, je le regarde simplement, je l'observe. Je ne dis rien. Tout cela ne mérite pas qu'on s'arme pour venir bousiller tout le monde. Mais les gamins sont obligés de se battre: on a en face de nous des blancs! On a fait un monstre de Laurent Gbagbo. On peut tout lui reprocher, sauf l'ivoirité. Je souhaite qu'ils s'apaisent tous les deux. Il faut que nous, les plus de 50 ans, cessions d'être égoïstes et pensions aux enfants, les jeunes qui font 70% de notre population et qui se battent et tombent aujourd'hui.

SlateAfrique - Laurent Gbagbo est-il décidé à partir ou à mourir? Y a-t-il des discussions dans son entourage sur la stratégie à avoir, ou pour lui dire qu'il aurait du partir plus tôt?

S.B. - Je ne pense pas qu'il partira. Cela fait quatre mois qu'on est là. Si les Ivoiriens ne voulaient pas de Laurent Gbagbo, ils l'auraient déjà fait partir.

SlateAfrique - Une manifestation contre la RTI menée par les partisans de Ouattara n'a-t-elle pas été réprimée dans le sang, le 16 décembre?

S.B. - Il arrive que dans les manifestations, quand des tirs interviennent, il y ait une riposte. Voilà dix ans que nous sommes dans le sang. Nous avons un Président qui est l'un des plus démocrates du continent. Il a une démocratie qui est en avance. Il y a la liberté d'expression ici. Les discussions ici dans son entourage portent plutôt sur le fait qu'il ne sévit pas assez. Il n'est pas assez dur. Avec le pouvoir, il faut être beaucoup plus dur. Il y a eu des exactions de tous les côtés, on a découvert un charnier énorme à Duékoué. On ne va pas dire que Gbagbo est allé encore faire un charnier là-bas! Si les Ivoiriens ne voulaient pas de Gbagbo, ils se lèveraient, et il s'en irait. Si ce sont d'autres gens qui dictent son départ, il ne partira pas. A sa place, je ne bougerais pas. Quand on n'est pas d'accord, on doit être capable de dire non. J'ai des échos de l'Occident: je peux vous dire qu'il n'est pas question d'exil. Personne n'a fui, tout le monde est ici. Quelquefois, des tirs tombent dans la cour, mais ça ne fait peur à personne. Laurent Gbagbo dérange, comme Sékou Touré, comme Sankara, comme Lumumba, parce qu'il tient le langage de la souveraineté.

SlateAfrique - A-t-il peur de poursuites devant la Cour pénale internationale?

S.B. - On peut lui attribuer tout ce qu'il n'a pas fait! On a vu ce qui s'est passé avec Saddam! Les armes de destruction massives en Irak, on ne les a jamais vues... L'Occident n'arrête pas de se contredire. Aujourd'hui, on conteste ce qui s'est passé au Vietnam, en Irak. Ici, Obama avait été fêté comme un dieu, et certains ont tatoué son nom sur leurs bras. Mais Obama est un Président de l'Amérique de droite, point barre. Comme Kofi Annan, qui n'a fait que combattre l'Afrique, ils sont aux ordres et n'ont pas de pensée africaine.

 

Propos recueillis par téléphone par Anne Khady Sé.

 

Source: SLATEAFRIQUE