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samedi, 12 mars 2011

QUELLE POSTURE LE CHRETIEN DOIT-IL ADOPTER EN PERIODE DE CRISE ?


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Une magnifique étude de l'Ancien Patrice N'GOUMISSA sur l'attitude de mise pour le chrétien né de nouveau, en temps de crise. Cette excellente exhortation biblique est, à mon avis, capitale pour tous ceux qui invoquent le nom de JESUS-CHRIST et qui sont pris dans la spirale d'une crise militaro-socio-politique ivoirienne dans laquelle ils se sentent quelque peu perdus, si ce n'est complexés ou gênés par les positions prises, et bien souvent à la recherche des postures à prendre ou à ne pas prendre, sous l'éclairage des Ecritures. Certains ont fait des options claires et tranchées pour un camp ou l'autre, quand bon nombre d'autres, pour échapper à la complexité et à la dangerosité de la situation, évoquent la neutralité. Au final, quelle posture adopter? Que recommande la Parole de DIEU dans ces cas de figure? Eclairage.

 

Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui dans la quasi-totalité de nos nations il y a des crises ; crises politiques, religieuses, sociales, pour ne citer que celles là. Face à ces multiples crises, Partout dans le monde, les avis sont partagés selon qu'on est d'un camp ou de l'autre et aussi en fonction des pays et des intérêts qui sont en jeu. Au milieu de ces prises de position souvent incroyables, quelle doit être la position du chrétien ? Car de la position du chrétien, dépend la sortie de crise s'il est vrai que le chrétien est le sel de la terre et la lumière du monde. Dans le livre du prophète Ézéchiel en son chapitre 22.30, l'éternel par la bouche de son messager a affirmé : Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas ; mais je n'en trouve point. C'est dire que Dieu cherche des personnes sur qui s'appuyer pour épargner nos nations, et ces personnes, ce sont les chrétiens. Le chrétien pour ce faire doit pouvoir jouer pleinement son rôle. Mais pour y parvenir, il doit adopter une certaine posture dont nous allons étudier quelques caractéristiques.


I- Une posture de sainteté (irréprochable)

Le chrétien, avant de se prononcer ou de prendre position, Doit lui-même être dans la vérité et paraître juste devant le seigneur. La Bible ne nous recommande t-elle- pas d'ôter la poutre de nos yeux avant d'ôter la paille dans l'œil de l'autre Matthieu7.3. Il faut avoir le courage de le dire ; l'église aujourd'hui n'est pas exempte de reproche. L'église qui est le sel de la terre et la lumière du monde à perdu de sa saveur et de son éclat de sorte que la vie n'a plus de valeur et nos nations sont envahies par les ténèbres.

1-L'éthique chrétienne a foutu le camp

L'église n'est plus cette église irréprochable que voudrait le seigneur. Le chrétien n'est plus le modèle que l'on doit copier mais apparait comme un concurrent sérieux du païen dans la course au péché. Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui, l'on trouve chez le chrétien ce qu'on ne trouve pas toujours chez les païens (l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, les divorces, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table Galates 5.19-21). Le chrétien s'est tellement corrompu que ce sont ses propres intérêts qui sont au centre des désirs et non l'intérêt de Dieu qui est désormais relégué au second plan.

2-Le service de Dieu abandonné au profit des marchandages spirituels

Comme Judas l'Iscariote, plusieurs bergers sont devenus amis de l'argent. Ils sont dans le ministère non pour paître le troupeau du seigneur, mais pour dépouiller les chrétiens et les rendre encore plus misérables. Ils n'ont pour seul objectif que de s'enrichir, avoir de grosses voitures, de grandes maisons extravagamment meublées, des costumes et accessoires de luxes qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Leurs familles vivent comme les riches des temps modernes, les enfants fréquentent les meilleurs établissements de la place ou à l'étranger, dans des établissements de renom. Pendant ce temps, les orphelins, les veuves, les jeunes diplômés ou sans emploi, les femmes et les démunis sont laissés pour compte. Les églises sont remplies d'indigents et aucune politique sociale n'est mise sur pied pour aider cette catégorie de personne. Pendant que le troupeau se meurt de fin, les bergers s'engraissent. Pour parvenir à leur fin, diverses méthodes sont mises sur pied ; offrandes à répétition avec pour but de soutenir l'œuvre du seigneur. Il est sommé aux fidèles dans certaines églises de ne mettre que des billets de banque et des chèques dans les corbeilles, les pièces de monnaie sont interdites. Dans certaines assemblées, il est demandé aux fidèles de payer de l'argent avant de rendre témoignage des bienfaits du seigneur, ou de déposer de grosses sommes avant que le berger ne prie pour eux. J'ai reçu le témoignage de cette communauté où le berger a demandé aux fidèles d'emprunter de l'argent pour payer la dîme car Dieu leur réservait de grandes bénédictions. Pour avoir la main mise sur les finances de l'église, certains bergers n'hésitent pas à confier la caisse à un parent ou à leur épouse. Les pasteurs secondaires et appelés n'existent que de nom ; ils vivent dans la misère faute d'un véritable soutien. Car les petits dieux ce sont taillés la part du lion. Le choix des responsables et les visites sont opérés sur la base du statut social. Sont nommés et visités, seulement les brebis grâces, celles qui ont un compte bancaire bien garni. Désormais, les campagnes d'évangélisation et autres programmes d'édification ne sont plus au centre de la vision, ces choses deviennent secondaires faisant place aux besoins et charges élevés du pasteur qui est toujours entre deux avions ou dans des boites de nuit. Les églises sont implantées dans les centres urbains où l'on a la possibilité de trouver des fonctionnaires ou autres grands cadres susceptibles d'apporter des grosses dîmes et offrandes. Les églises poussent comme des champignons dans les grands centres urbains tandis que certaines régions de nos pays ne sont pas touchées par la bonne nouvelle ; et généralement, c'est de ces régions que naissent les rébellions et les crises comme c'est le cas en Côte d'Ivoire où la rébellion est venue du nord, région non atteinte de manière véritable par l'évangile. Cette manière d'agir est déplorable et scandaleuse. Et pourtant les saintes écritures sont très claires sur les caractéristiques et devoirs du berger et même de la mission de l'église. L'église a failli et elle est autant responsable que les hommes politiques de ce qui arrive à nos nations. De ce fait, elle ne peut jouer pleinement son rôle de réconciliation, de paix et de justice. D'où une prise de conscience conduisant à une repentance vraie et une vision saine de l'œuvre du seigneur.

II-Une posture d'arbitre

Si les politiques, les nations ou les organisations internationales adoptent des postures selon leurs intérêts, le chrétien lui doit opter pour la vérité et la justice. Cela suppose une bonne maitrise du contexte.

1-La maîtrise du contexte

Comme la formation biblique nous l'enseigne, on ne peut interpréter un passage biblique et en tirer un enseignement objectif s'il n'est pris dans son contexte. Dans 1Timothée 5.23 Paul recommande à Timothée de boire un peu de vin. Pris hors de son contexte, ce verset a servi de prétexte pour bon nombre de chrétiens pour s'enivrer de vin. Seulement dans son contexte, Paul conseilla le vin à Timothée à cause de son estomac et des nombreuses indispositions que cela causait. La maîtrise du contexte est un élément important voire indispensable dans l'analyse et l'appréciation d'une situation ou d'un fait. Toute crise nait dans un contexte social, politique, religieux bien défini. Et c'est ce contexte qui permet de cerner la vérité et la justesse des évènements. Or aujourd'hui, le constat qui est fait aussi bien dans le milieu chrétien comme dans le monde entier en ce qui concerne la position des uns et des autres dans le règlement des crises, c'est que ceux qui prétendent détenir la vérité et propagent des mensonges partout ignorent les faits qui ont trait à ces crises mais pire, ils ne savent rien du contexte dans lequel sont nées ces crise et le contexte dans lequel perdurent ces crises. Ils ne savent rien et sont ignorants de tous et pourtant ils veulent jouer les arbitres. La maîtrise du contexte implique de la part du chrétien comme de tout homme la connaissance des origines et des acteurs de la crise. Aussi il importe que celui qui tient le rôle d'arbitre soit à l'écoute des différentes parties pour juger de la véracité des dires et des faits. Une bonne maîtrise du contexte déterminera une bonne prise de position et une intervention plus objective et crédible.

2-La prise de position

En tant qu'arbitre, le chrétien qui a de part sa maitrise du contexte une bonne lisibilité de la situation se doit de prendre position. On entend partout dans le milieu chrétien les propos du genre « le chrétien est neutre ». Cela voudrait dire qu'il n'a pas de camp et donc ne dira pas noir lorsque c'est noir et blanc lorsque c'est blanc. Cela n'est pas vrai. Le chrétien n'est pas neutre, il a un camp, celui de Dieu qui est la vérité, la justice et la légalité. Le chrétien doit condamner le péché sous toutes ses formes. En tant qu'arbitre, ne doit-il pas brandir le carton lorsque dans nos nations les autorités vivent dans la corruption, la débauche, l'immoralité et la cruauté tandis que le peuple souffre ? Les prophètes au temps des royaumes d'Israël et Judas se sont ils tus quand les rois conduisaient le peuple à l'idolâtrie et au péché ? Elie s'est il tu face au péché d'Achab et de sa femme Jézabel ? Jean Baptiste est il rester indifférent devant le péché d'Hérode ? Non ! Toutes ces personnes ont choisi le camp de la justice et de la vérité même au prix de leur vie. Le chrétien ne doit pas avoir peur au point de faire des calculs politiciens. Il s'agit ici de dénoncer et non de prendre des armes pour faire des coups d'état encore moins de créer des rebellions. Le chrétien doit avoir le courage de dire que Dieu n'a jamais cautionné et ne cautionnera jamais une rébellion quelle qu'en soit les motifs. Dieu n'est pas dans le camp de ceux qui tuent, qui violent, qui pillent et causent du tort aux populations. Dieu laisse souvent les rébellions agir comme agents de persécution pour ramener ses enfants qui vivent dans le péché. Mais quand il a fini, il juge ces rébellions. Le roi David ayant été oint pour succéder au roi Saül disqualifié, n'à jamais levé le petit doit sur lui bien qu'il en avait eu l'occasion et le droit, qualifiant Saül d'oint de Dieu. C'est Dieu qui fait et défait les autorités.

Cependant, le Chrétien ne doit pas confondre ne pas être neutre et manquer de sagesse dans sa prise de position. S'il est vrai que le chrétien ne doit pas être neutre, il est important de noter qu'il doit user de sagesse dans sa prise de position. Il ne s'agit pas de sagesse selon le monde ou sagesse diabolique, il s'agit ici de la sagesse qui vient de Dieu. La sagesse se révèle par l'action. Si quelqu'un prétend être intelligent, qu'il le montre par une conduite inspirée d'un esprit de douceur. Celui qui est animé d'un zèle amer ne saurait se glorifier sans mentir à la vérité. Sa sagesse n'est pas du ciel ; elle procède du monde, du cœur naturel, du démon ; elle produit des désordres et toute espèce de mauvaises actions. C'est le cas de toutes ces personnes et organisations dans le monde comme dans la sous région qui apportent plus de problèmes que de solutions.

Les caractères de la sagesse d'en haut par contre sont la pureté, l'esprit pacifique, la modération, la douceur ; elle est miséricordieuse, féconde en bons fruits, exempte de duplicité et d'hypocrisie. Elle sème dans la paix le fruit de la justice, qui profitera à ceux qui procurent la paix. Jacques 3.13-18 C'est dire que le croyant animé de sagesse devient un instrument de paix, de réconciliation et de reconstruction.

III-Une posture de bâtisseur

Le chrétien animé de sagesse devient un bâtisseur de sa nation en crise, un bâtisseur de la paix, de la réconciliation et de la prospérité. Mais le chrétien doit comprendre que le combat qu'il mène n'est pas physique mais spirituel. Pour ce faire, ses actions doivent être guidées par des valeurs chrétiennes et spirituelles dont l'amour.

1-L'amour

Le chrétien doit manifester de l'amour pour son prochain en tout temps et bien plus en période de crise. On ne peut rien bâtir de durable sur cette terre sans amour. C'est pourquoi, quelque soit l'adversité à laquelle nous pouvons être confronté, nous devons agir avec amour. Le chrétien ne doit ni être animé de haine, ni de jalousie encore moins de vengeance. Il est vrai qu'il y a des situations qui peuvent susciter la haine ou la rancœur comme la perte d'un parent ou d'un ami tué, mais il est important de pardonner et de laisser Dieu agir car c'est à lui la vengeance et la rétribution. Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui des hommes puissent vouloir attenter à la vie d'autrui ; pire des hommes qui prétendent être remplis d'amour pour leur concitoyen à qui ils veulent apporter bonheur et prospérité, appellent à l'affrontement et à la guerre. On ne peut pas pour le pouvoir, ôter la vie à son semblable. Voici ce que nous enseigne la Bible au sujet de l'amour : « 1Je peux parler les langues des hommes et les langues des anges. Mais si je n'aime pas les autres, je suis seulement une cloche qui sonne, une cymbale bruyante. 2 Je peux avoir le don de parler au nom de Dieu, je peux comprendre tous les mystères et posséder toute la connaissance. Je peux avoir une foi assez grande pour déplacer les montagnes. Mais si je n'aime pas les autres, je ne suis rien ! 3 Je peux distribuer toutes mes richesses à ceux qui ont faim, je peux livrer mon corps au feu. Mais si je n'aime pas les autres, je n'y gagne rien ! 4 L'amour est patient, l'amour rend service. Il n'est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d'orgueil. 5 L'amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. 6 Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. 7 L'amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout ». 1 Corinthiens 13.1-8. Ce passage nous révèle clairement que l'amour selon Dieu n'est pas cet amour intéressé et tinté d'hypocrisie que pratique le monde. L'amour est le fondement de toute vie. Là où il n'y a pas d'amour, il n'y a pas de vie. C'est parce que Dieu nous a aimés qu'il nous a donnés la vie éternelle en son fils Jésus. L'amour est source de vie, de paix, de joie de stabilité et de Bénédiction. Si nous voulons des nations fortes, unies et prospères, il nous faut l'amour, l'amour de nos nations, l'amour de nos concitoyens et de tous ceux qui vivent avec nous quelque soit leur appartenance politique, religieuse ou ethnique. L'amour dans le cœur poussera alors le chrétien à poser des actes en faveur de son pays pour son bien être et l'épanouissement de ses concitoyens. Et cela passe par la prière, Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. Ephésiens 6.12

2-La prière

Comme il est mentionné plus haut, le chrétien doit savoir que son combat est plus spirituel que physique car de plus en plus nos nations sont la cible des puissances des ténèbres qui sont déchainées et manipulent les hommes pour semer la ruine et la désolation ; et la meilleure manière pour lui de combattre, c'est est de s'engager dans la prière. La Bible nous recommande de prier sans cesse. Cependant, les prières doivent se faire selon les principes bibliques. La Bible nous enseigne dans ceci dans Esaie 59.1-2 : La main du SEIGNEUR n'est pas trop faible pour vous sauver, c'est sûr. Il n'est pas trop sourd pour vous entendre. 2 Mais ce sont vos fautes qui mettent une barrière entre vous et votre Dieu. S'il s'est détourné de vous pour ne plus vous voir ni vous entendre, c'est à cause de vos péchés. On ne peut pas implorer le secours de Dieu et s'attendre à lui si on vit dans le péché. Il est donc important avant d'adresser une quelconque demande à Dieu de se repentir de tous ses péchés. La première étape dans le processus de prière est la repentance.

-La repentance

La repentance, c'est le fait de reconnaître sa faute, la regretter, la confesser et s'en détourner. Alors comment cela doit se faire de manière pratique ? Néhémie nous en donne un modèle. Touché dans son fort intérieur par l'état de ruine et de désolation dans lequel se trouvait Jérusalem et son temple dans la période du retour de l'exil des juifs, Néhémie va adresser une prière à Dieu en ces termes : O Eternel, Dieu des cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements ! 6 Que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts : écoute la prière que ton serviteur t'adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d'Israël, en confessant les péchés des enfants d'Israël, nos péchés contre toi ; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. 7 Nous t'avons offensé, et nous n'avons point observé les commandements, les lois et les ordonnances que tu prescrivis à Moïse, ton serviteur. 8 Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples ; 9 mais si vous revenez à moi, et si vous observez mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l'extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai et je vous ramènerai dans le lieu que j'ai choisi pour y faire résider mon nom. Néhémie 1.5-9

Nous remarquons dans ces versets quelque chose de particulier dans la prière adressée par Néhémie, il s'identifie à tout le peuple et adresse une prière au nom de ce peuple. Nous savons que Néhémie au milieu de ses contemporains était un homme juste. Mais il n'a pas tenu compte de cela, il a plutôt demandé pardon à Dieu pour tout le peuple juif y compris sa personne pour toutes les offenses faites à Dieu. C'est dire qu'à l'image de cet homme, chaque croyant devant la crise que vit son pays devrait prier pour le pardon de ses péchés et celui de tout le peuple. Il faut donc éviter de croire que ce sont seulement les autres qui sont responsables. Nous sommes tous responsables, chrétiens comme non chrétiens. Il est donc impérieux que chacun s'y mette. La plus grande bénédiction, c'est d'être en communion avec Dieu. Le plus grand moyen pour demeurer dans le repos, la paix et la présence (communion) de Dieu c'est la prière et de manière particulière c'est l'intercession.

-L'intercession

Intercéder, c'est user de son autorité pour défendre quelqu'un ou plaider en sa faveur. L'intercesseur est un avocat, un défenseur, il joue le rôle de paraclet Romains8.26. Sa prière est d'une grande efficacité, plus puissante que les armes atomiques :

-Elle traverse les âges, le passé le présent et le futur Josué 6.26 ; 1 Rois 16.24

-Elle traverse les espaces géographies Jean 4.46-53

-Elle change les temps, les circonstances et agit sur les éléments de la nature Josué 10.12-14 ; Esther 4 et 5 ; Luc 11.14

-Elle change les vies Luc 4.1-2

-Elle arrache les âmes des ténèbres et les amène à la lumière 2 Corinthiens 4.3-4 ; 2 Corinthiens 10.4-6

-Elle obéit à la loi de la progression géométrique. Plus on est nombreux, plus on devient puissant individuellement et collectivement Lévitique 26.8

La prière d'intercession permet aux chrétiens de remporter de grandes victoires. La bible nous montre dans l'histoire suivante un modèle de combat spirituel qui a conduit à une victoire éclatante.

Exode 17.8-13 Amalek vint combattre Israël à Rephidim.9 Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main.10 Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.11 Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu'il baissait sa main, Amalek était le plus fort.12 Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu'ils placèrent sous lui, et il s'assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil.13 Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l'épée.

Si dans ce texte, Moïse Aaron et Hur représente les intercesseurs dont le rôle est capital, il n'en est pas moins de celui de Josué et des hommes qui représentent les ouvriers sur le terrain ; c'est-à-dire les missionnaires.

3-La mission intérieure

Les chrétiens ne doivent pas rester au stade de la prière. Ils doivent propager la bonne nouvelle autour d'eux mais bien plus dans les régions non atteintes comme la partie nord de la Côte d'Ivoire. Nous devons être des témoins d'abord dans notre Jérusalem, dans notre Judée, dans notre Samarie, avant d'aller aux extrémités de la terre. Aujourd'hui beaucoup de leaders préfèrent aller aux extrémités de la terre alors que leur Jérusalem demeure encore inconverti. Nous devons répondre à l'ordre divin « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. Matthieu 28.19-20 ». Car c'est de Jésus que nos nations ont besoins. C'est lui la véritable source de paix, de prospérité et de la véritable liberté. Les organisations internationales comme régionales, les grandes puissances et autres ne sont que des sources de discorde et de désolation, guidées par les intérêts et très souvent sous l'influence des esprits méchants. Nos nations ont plus que jamais besoins de Jésus car là où l'Évangile est implanté, le mal et les ténèbres prennent du recul. Les églises ont démissionné, il est impérieux de se remettre rapidement au travail pour faire sortir nos nations des ténèbres et de l'esclavage.

Pour conclure, nous voulons simplement rappeler ce verset : 2 Chroniques 7.14 13 Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple ;

14 si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.


Ancien Patrice N'GOUMISSA


 

Source : NOUVELLE ALLIANCE

GUERRE TOUS AZIMUTS CONTRE GBAGBO: REVELATIONS SUR LES TECHNIQUES DE DIABOLISATION DU CAMP ADO


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In Le Nouveau Courrier N°224 du 10 Mars 2011 Gilles Naismon


C'est une personnalité de l'Afrique centrale, approchée par des lieutenants du numéro un du Rdr, qui lève le lièvre sur les méthodes obscures du camp Ouattara pour nuire au régime du chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo.


Nous préférons taire pour le moment son identité, mais c'est une personnalité bien connue dans l'establishment politico-médiatique dans l'Hexagone. Ce ressortissant de l'Afrique centrale a été approché par l'ex-ministre des Infrastructures économique, Patrick Achi, et un certain John Kwabena pour aider leur camp (Alassane Ouattara en tête) à échafauder des plans obscurs pour éclabousser le régime du président Laurent Gbagbo. Il s'agit pour cette personnalité approchée (voir fac-similé) de donner un coup de main au camp Ouattara, qui en a besoin, afin de venir à bout politiquement et diplomatiquement du président Laurent Gbagbo. Elle est particulièrement sollicitée dans une opération dénommée «Opération Banion» qui consiste à tendre un traquenard aux Forces loyales aux Institutions de la République.

«La nouvelle stratégie qu'ils ont baptisée «Opération Banion» consiste à «payer des femmes, des gamins d'Abobo, Adjamé, Yopougon, Koumassi, des quartiers pauvres d'Abidjan pour provoquer les Forces de l'ordre et les pousser à la bavure», révèle cette personnalité, qui précise qu'en réalité, c'est de la chair à canon au service de leur cause. «Ils continuent à me décrire leur stratégie et je suis atterré par leur machiavélisme et leur mépris de la vie humaine, de leur propre peuple.

Patrick Achi va même plus loin et avoue : «On ne gagne pas sans casser des œufs. Avec nos relais amis au sein de la communauté internationale, on sortira Gbagbo comme un criminel et l'Onuci sera bien obligée d'intervenir (...) On montera un dossier contre lui à la Cour pénale internationale et il deviendra l'ennemi public numéro un de l'Occident», poursuit l'interlocuteur de l'ex-ministre Patrick Achi et John Kwabena. Mais il ne s'arrêtera pas à la simple dénonciation des proches de Ouattara. Il indique qu'il a «rompu tout contact avec ces individus après cette rencontre». Il va plus loin en décidant, si besoin est, de «témoigner devant toute juridiction nationale ou internationale, toute commission d'enquête internationale spécialement constituée à cet effet.»

Ce témoignage, dont l'Union africaine a reçu copie à la veille de la rencontre des deux camps (celui du président Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara), vient démontrer une réelle volonté de l'opposition armée de poser des actes qui vont au-delà de l'entendement humain. Dans le seul objectif d'accéder au pouvoir d'Etat.

 

Source : LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 10 mars 2011

ADDIS-ABEBA: LA QUESTION DE PRINCIPE D'AFFI N'GUESSAN QUI COULE LE PANEL


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Il est 14 heures à Addis-Abeba lorsque le panel des 5 Chefs d'Etats reçoit le candidat perdant aux élections en Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara (ADO).
Après une heure d'échanges à huis clos, ADO sort et laisse la place à la délégation du Chef de l'Etat réélu, Laurent Gbagbo, conduite par l'ex-premier Ministre Pascal AFFI N'Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien.

Pendant une heure 15 minutes, la délégation de la majorité présidentielle va discuter avec les Chefs d'Etats sur la décision finale qu'ils ont cru bon de leur communiquer. Pêle-mêle, le panel suggère que c'est ADO qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire et qu'il doit prêter serment devant le Conseil Constitutionnel ivoirien présidé par Paul Yao N'DRE. Ensuite, le panel et le Président Ouattara nommeront un Premier Ministre de consensus à la tête du gouvernement ivoirien. Des séries d'amnisties seront prises pour les forces de défense et de sécurité et les membres du gouvernement. En retour, l'UA et la Communauté Internationale accompagneront la Côte d'Ivoire dans le processus de reconstruction.

Face à ces inepties débitées avec gêne par le panel, le Chef de la délégation du Président Laurent Gbagbo a fait part sur un ton ferme et en des mots très durs, de l'irresponsabilité et le manque de courage du panel et, juger que les experts de l'Union Africaine n'ont pas fait leur travail lors de leur mission en Côte d'Ivoire puisqu'ils ont refusé de voir les résultats des élections : « Choï a induit en erreur le monde entier et vous en êtes tous conscients. Il n'y a pas de honte à reconnaître cette erreur et à délivrer le peuple ivoirien ».

Après avoir exprimé le risque que prend le panel en suggérant une victoire hypothétique d'ADO, le Chef de la délégation du Président élu, AFFI a posé une question de principe qui a dérouté les membres du panel : « Sur quelles bases et quelles sont les motivations qui, selon vous, justifieraient la victoire d'Alassane Dramane Ouattara? ».

Silence de mort autour de la table. C'est alors que Jacob Zuma, Président d'Afrique du Sud prend la parole pour enfoncer le clou en trouvant que la question du Président AFFI N'Guessan mérite une réponse du panel.

Après plusieurs hésitations, le Président Mauritanien et Président du panel, dit en balbutiant qu'ils ne donneront les motivations de la victoire d'ADO que devant le Conseil de paix et de Sécurité qui devrait normalement se réunir dans les heures qui suivent.
La délégation du Président Laurent Gbagbo a donc quitté la salle, dans l'attente de la réunion du CPS à laquelle elle a d'ailleurs été conviée.

Au micro de l'AFP, AFFI a fait cette déclaration qui traduit l'ambiance lourde de la rencontre avec le panel : « Nous avons estimé que cette proposition du panel est inacceptable. Malheureusement, nous avons constaté que le panel de haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision. Ils continuent la fuite en avant. Tout le monde s'appuie sur l'annonce du haut-représentant de l'ONU (en Côte d'Ivoire, Young-Jin Choï). Si cette initiative ne débouche pas sur des propositions pertinentes et irréfutables, suffisamment convaincantes, nous craignons que l'UA contribue en quelque sorte à parachever le coup d'Etat entamé en 2002, et qui s'est mué en tentative de coup d'Etat électoral à travers les dernières élections présidentielles ».

En fait de résolution de la crise ivoirienne par l'UA, c'est à une copie conforme de l'accord de Linas-Marcoussis que l'UA veut s'adonner.


Source: Coordination des Communicateurs Bénévoles

CRISE IVOIRIENNE: GBAGBO MET SUR PIED UN SYSTEME BANCAIRE MAIS PARIS TENTE DE TROUVER UNE PARADE



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Agence de la « Société Générale » de Cocody Les Deux-Plateaux, à Abidjan.


La filiale de « BNP Paribas » a de nouveau été ouverte mercredi 02 mars 2011, mais contre l'avis de la banque. Elle a été nationalisée par Laurent Gbabgbo et la « Société Générale » s'apprête à subir le même sort. Les explications de Caroline Morisseau, le 3 mars 2011 sur « BFM Business ».

 

La « Société Générale » et « BNP Paribas » ont totalement perdu la main. D'une certaine manière, ce ne sont même plus leurs banques : les deux établissements ont tout simplement été réquisitionnés.

Les transactions se font manuellement : « BNP Paribas » se refuse à tout commentaire, mais une source proche du dossier précise que les salariés ont été convoqués, un administrateur par intérim a été désigné. Les guichets de « BNP Paribas » sont donc à nouveau ouverts et distribuent de l'argent. Simplement, les transactions se font manuellement dans la mesure où les systèmes informatiques de la banque sont pilotés depuis l'étranger.

Gbagbo met sur pied son propre système bancaire : La « Société Générale », qui compte une soixantaine d'agences dans le pays, s'apprête à subir le même sort. Laurent Gbagbo avait déjà réussi à contourner la « Banque centrale d'Afrique de l'Ouest » en créant sa propre « chambre de compensation », il est donc en train de mettre sur pied son propre système bancaire.


LA FRANCE VEUT DEMONETISER LE FRANC CFA DE COTE D'IVOIRE COUTE QUE COUTE

La France est en train d'actionner pour faire démonétiser le « FCFA » de Côte d'Ivoire. L'information n'est de toute façon pas officielle, mais elle se murmure dans les milieux de ceux qui veulent totalement anéantir le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Ainsi, on pourrait dire que comme la France constate que Laurent Gbagbo est en train de réussir à sauter le verrou de la fermeture des banques, elle se prépare avec ses sbires à dresser une autre difficulté au régime ivoirien.

Il s'agit d'une opération qui va consister à ôter au « FCFA » de Côte d'Ivoire, sa valeur. De sorte que cet argent ne puisse plus être utilisé. En effet, les billets de banque émis pour le compte de la Côte d'Ivoire, sont frappés de la lettre A. Ainsi, chaque pays de l'« UEMOA » a sur son billet de banque une lettre propre au pays. Pour autant, il est admis que quand vous quittez la Côte d'Ivoire pour n'importe lequel des pays de l'« UEMOA », vous pouvez dépenser les billets de Côte d'Ivoire sans faire de change.

Ce qui va se passer si la France arrive à faire admettre son idée, c'est que tous les billets de banque frappés de la lettre A ne seront plus acceptés dans les autres pays de l'union. Ainsi, les entreprises, les banques, les commerçants... ne pourront plus faire des opérations avec les autres pays de l'« UEMOA » mais aussi avec tous les autres pays du monde. Car, le « CFA » de Côte d'Ivoire ne pourra plus être échangé en euro ou en cedi, en naira... Le but de cette manœuvre est de dresser la population contre le président Gbagbo afin qu'une révolte populaire l'emporte au profit de Alassane Ouattara. La prémisse de cette opération d'asphyxie financière de la Côte d' Ivoire est apparue depuis jeudi. La « Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) » a appelé dans un communiqué repris par l'AFP, les établissements de crédit (les banques...) ayant suspendu leurs activités en Côte d'Ivoire à se rapprocher de son siège à Dakar, pour s'enquérir des conditions de poursuite de leurs opérations avec l'institution monétaire. Les établissements de crédit, poursuit le communiqué, peuvent demander « les conditions de poursuite de leurs opérations » si elles souhaitent « assurer la continuité de leurs opérations à partir d'un site distant et/ ou par l'intermédiaire d'une banque établie dans un Etat membre de l'Uemoa ».

D'ailleurs, la « Bceao » convie les dirigeants de ces banques concernés à une réunion, à son siège à Dakar, aujourd'hui à 10 heures, « en vue d'échanger sur cette situation ». En clair, la « Bceao » demande aux banques que sont la « SGBCI », la « BICICI », la « City Bank », la « Standard chartered Bank » à délocaliser dans un autre pays membre de l'« Uemoa ». C'est dire que si l'Etat de Côte d'Ivoire n'avait pas pris la décision de nationaliser notamment les filiales des banques françaises (« SGBCI » et la « BICICI »), le personnel ivoirien de ces banques allait rester dans un chômage de longue durée.

Mais, en outre, cette attitude de la « Bceao » montre bien qu'elle est dans une logique d'assèchement financier de la Côte d'Ivoire.


Source : NERRATI.NET


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Réaction de l'ivoirien Fernand KOBLAN à l'article ci-dessus :


Belle analyse ! Il faut cependant retenir que l'action du Président Laurent Gbagbo démontre que la Côte d'Ivoire ne doit pas subir le diktat des pays membres de l'UEMOA et par ricochet de la BCEAO Dakar. A la lecture de l'article, l'on se rend compte que les actuels dirigeants de la BCEAO à Dakar et de l'UEMOA ignorent (ou feignent d'ignorer, ndlr) que les banques qui s'installent sur un territoire répondent des lois dudit territoire. LA SGBCI ou la BICICI, bien que filiales des banques françaises, sont régies par les lois ivoiriennes en matière bancaire et non celles de la France ou du Sénégal, quand bien même la BCEAO y a son siège.

Secundo, l'autorisation d'exercer est délivrée par le pays hôte. En plus, c'est l'agence nationale de la BCEAO qui ouvre les comptes de ces banques dans ses livres avant de tenir informer le siège.

Les banques installées sur le territoire ivoirien, à ma connaissance, paient leurs impôts à l'Etat de Côte d'Ivoire et non à L'UEMOA. C'est seulement parce que les Africains sont stupides qu'ils continuent de croire que tout ce qui est dicté depuis les pays occidentaux, ils doivent l'exécuter sans prendre la peine d'y réfléchir. Lorsque les Anglais ont voulu faire chanter les Egyptiens au sujet du canal de Suez alors qu'il était en territoire Egyptien, le Président Nasser a simplement nationalisé le canal sans que le ciel ne tombe sur l'Egypte. Aujourd'hui, le canal est la propriété de l'Egypte. Cuba a nationalisé les entreprises américaines, tout comme le Venezuela, sous Hugo Chavez, et aujourd'hui ces entreprises sont propriétés cubaine et vénézuélienne.

Un grand homme politique se mesure par sa capacité à prendre des décisions idoines pour son pays et son peuple.
Les réactions actuelles des dirigeants de la BCEAO sont le signe d'une faillite imminente de cette institution sous régionale sans le plus gros pourvoyeur de fonds qu'est la Côte d'Ivoire.

Tertio, la France compte démonétiser le FCFA ivoirien. C'est un pas qu'elle ne peut pas franchir parce que le faire signifierait l'écroulement du prestige français en Afrique et dans le monde. En réalité, le FCFA n'est pas une monnaie. On n'a pas besoin d'être spécialiste de la monnaie pour le comprendre. Quelle est cette monnaie qui ne peut être convertible dans aucune banque en dehors de la zone CFA (Afrique centrale et occidentale francophones)?
Quand ils vous arrivent le bonheur de sortir du pays pour vous rendre en Europe, vous êtes tenus de faire les changes depuis votre pays avant d'embarquer.
Alors que les chinois, américains, ghanéens, guinéens et mauritaniens peuvent voyager partout dans le monde avec la monnaie de leur pays respectif, sans être contraints de faire le change depuis leur pays.

Les ivoiriens sont aujourd'hui conscients de la justesse du combat de l'indépendance de leur pays. Ils sont disposés à rapatrier leurs avoirs détenus dans les comptes en Suisse pour relancer l'économie de leur pays. C'est faux de dire qu'ils n'y croient pas. Ils sont combien les proches de Gbagbo qui ont des comptes à l'étranger, contrairement à Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et compagnie !

Le Président Laurent Gbagbo est lui-même détenteur d'un compte domicilié à la SGBCI et c'est dans cette banque que tout son argent est gardé. Il n'est pas détenteur d'un compte privé en dehors du pays ni d'un bien immobilier en Europe ou en Amérique. Si  vous voyez qu'il est serein dans la prise des décisions, c'est justement pour cela.

Depuis que la BCEAO (agence nationale) Abidjan est isolée du siège de Dakar, c'est le siège qui est traversé par de sérieux problèmes. Il va bientôt nationaliser la BIAO et la SIB, ainsi le système va reprendre.

Quant aux autres banques, l'Etat va engager des actions en justice pour dédommager les épargnants et récupérer ses divers impôts. Je pense qu'une fois cette action achevée, ils réfléchiront par deux fois avant de s'immiscer dans la politique d'un pays. Quant à la BCEAO, elle vient de signer son arrêt de mort avec la Côte d'Ivoire. Dans un bref délai, des actions seront entreprises pour la récupération des fonds de la Côte d'Ivoire au siège.
Comment des pays qui ne pèsent ensemble que 60% des actions de la banque peuvent imposer leur diktat à celui qui pèse tout seul 40% des actions ? (Allez-y savoir !).


Source : africdossier@googlegroups.com

mercredi, 09 mars 2011

Me HERMANN YAMEOGO (OPPOSANT BURKINABE) AU PANEL: «LA RESOLUTION DE LA CRISE IVOIRIENNE NE PEUT SE FAIRE EN DEHORS DE LA REHABILITATION DU DROIT»

 


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Le chef de l'opposition Burkinabé, Hermann Yaméogo (leader de l'UNDD), fait une nouvelle sortie sur l'actualité ivoirienne après un séjour récent à Abidjan. Interview.


1) Monsieur le président, vous avez estimé devoir restituer votre dernier séjour en Côte d'Ivoire. Dites-nous auprès de qui vous l'avez fait et si vous en avez été satisfait.

Une fois de retour, j'en ai donné la primeur au Mogho Naaba, aux confessions religieuses, aux relais susceptibles d'en tenir informé par le menu, le chef de l'Etat et bien évidemment, au BEN du parti.

Auprès de tous ceux qui nous ont reçus, nous avons bénéficié d'une bonne écoute, repartant avec le sentiment d'avoir bien fait de leur porter la substance de nos observations.

2) Croyez-vous en la capacité du Panel des 5 chefs d'Etat de l'Union africaine de sortir la Côte d'Ivoire de l'impasse ?

Tout est une question de volonté, d'indépendance par rapport au diktat de la communauté internationale emmenée par la France et les USA. C'est en définitive une question de courage et de capacité à défendre plus qu'autre chose, l'honneur de l'Afrique. Sinon, la solution, la seule durable, la seule qui vaille, ne peut se trouver en dehors de la réhabilitation du Droit tel qu'il est fondé par les institutions et les lois de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire.

Chaque membre du panel joue ici sa réputation personnelle et celle du continent devant l'Histoire car il ne faut pas s'y tromper, tôt ou tard, celle-ci demandera des comptes aux acteurs de ce drame sans précédent qui se joue en Eburnie.

3) Ne pensez-vous pas que cette marche des femmes RDR réprimée qui a fait, dit-on, 6 morts, va compliquer la tâche du panel des chefs d'Etat de l'Union africaine ?

Je ne le crois pas. La ficelle est trop grosse. Ce n'est pas le régime de Laurent Gbagbo qui fera cette erreur monumentale. Il a tant fait des pieds et des mains pour éviter les exactions à l'encontre des étrangers afin de ne pas tomber dans le piège d'une guerre sous régionale, si bien évité l'affrontement avec la Licorne et l'ONUCI pour ne pas donner raison à la communauté internationale d'entrer en guerre, et enfin si bien évité la guerre civile, qu'on le voit mal commettant un acte terroriste aussi gratuit et inintelligent. Je crois seulement que nous sommes arrivés à un point si désespéré dans la confrontation que de tels horribles stratagèmes sont utilisés pour confondre « l'ennemi ». Mais nous ne sommes plus en 2002. L'endormissement de l'opinion par les forces diplomatiques, médiatiques, n'a plus autant d'emprise sur les esprits. Ce qui fait que ces procédés, des plus monstrueux, ont du mal à être mis à la charge du pouvoir de Gbagbo auquel le crime ne pourrait au demeurant profiter.  Ma seule crainte, au train où vont les choses, c'est qu'on ne se retrouve demain avec une hécatombe portant sur 50 ou 100 Burkinabé, histoire de mettre encore plus dans l'embarras le régime Gbagbo.

4) Que pensez-vous de l'invitation faite aux deux protagonistes de la crise, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara de se rendre jeudi à Addis-Abeba ?

Je me perds en conjectures sur le pourquoi de cette idée. Après tant de traquenards déjoués et connaissant combien on le cherche (et que surtout cette « communauté internationale » n'hésiterait devant rien pour l'éliminer), ce serait risqué de se prêter à cette invitation incongrue dont les conséquences pourraient être gravissimes en cas de piège. Nous sommes  en face d'une proposition et comme toute proposition, elle peut bien souffrir d'autres contre-propositions surtout qu'il est précisé dans la lettre de mission du panel que pour contraignantes que soient ses décisions, elles ne peuvent agir que sur la base d'un consensus entre les parties. ADO adoubé par la « communauté internationale » ayant moins à craindre dans un tel déplacement que Laurent Gbagbo, je ne voterai pas les yeux fermés pour cette délocalisation temporaire, même à Addis-Abeba pour les besoins d'un tête-à-tête. Mais si à Dieu ne plaise, cela devait finalement se réaliser, évidemment des précautions extrêmes ne seraient pas de trop !

5) En attendant, l'embargo semble jouer à plein contre le régime Gbagbo...

Il frappe surtout sans discrimination tous les Ivoiriens, qu'ils soient politiquement engagés ou non, qu'ils soient des nourrissons, des adultes ou des personnes âgées, et c'est tout à fait atterrant.

Depuis quelques années, il s'est développé, au travers des institutions spécialisées des Nations Unies, des ONG, des Etats...l'idée que la politique d'embargo était injuste en cela que dans sa finalité, elle frappait beaucoup plus les populations civiles innocentes que les dirigeants. On ne compte pas le nombre de critiques et de violateurs des embargos décidés contre l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, la Libye, l'Irak, la Palestine... C'est pourquoi est née la pratique des sanctions ciblées, personnalisées, pour épargner les populations.

Avec la Côte d'Ivoire, on n'a pas fait que tout mélanger, on est revenu à l'embargo avec cette différence qu'il est ici mis en œuvre de façon globale et totalement inhumaine pour forcer un peuple à se révolter contre le leader dans lequel il se reconnaît. Quand je vois les conséquences qui en découlent avec l'empêchement d'exporter le café-cacao qui fait vivre 10 millions d'Ivoiriens, avec cette fermeture des succursales des banques étrangères sans préavis et l'interdiction de fournir la Côte d'Ivoire en médicaments, avec comble de cruauté, l'assèchement de l'aide destinée aux malades atteints du VIH/Sida, je me dis qu'il y a en œuvre contre le peuple de Côte d'Ivoire des crimes de masse qui mériteraient bien qu'on active des procédures devant des juridictions pénales internationales contre tous les pays, toutes les organisations et leurs dirigeants qui ont mis en œuvre ces embargos.

6) La télévision burkinabé a offert une prestation remarquée au premier Ministre d'Alassane Ouattara, leader des Forces Nouvelles. Qu'en pensez-vous ?

Je ne l'ai pas suivie mais je suis au nombre des Burkinabé qui regrettent que l'on cherche à faire endosser à l'opinion, des préférences qui ne sont pas unanimement partagées.



In San Finna (Burkina Faso)


Source : LA VOICI, La Voix de la Côte d'Ivoire

ATTAQUES PAR LES REBELLES PRO-OUATTARA, LES MAURITANIENS QUITTENT EN MASSE LA COTE D'IVOIRE



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Plusieurs centaines de mauritaniens, attendant d'être évacués, étaient massés mardi devant leur ambassade à Abidjan, dans le quartier des Deux-Plateaux, a constaté un journaliste de Directscoop.

La veille, ils avaient manifesté leur mécontentement face au « mauvais traitement » dont ils estimaient être l'objet de la part de leur représentation en tentant de séquestrer leur diplomate. C'est grâce à une intervention des riverains aidés par quelques agents de police que le diplomate mauritanien sera extirpé des locaux vers 19 heures 30, après près de 6 heures passées enfermées dans son bureau.

Ces Mauritaniens proviennent des quartiers (Abobo, Koumassi et Treichville) qui font l'objet d'attaques terroristes de la part des rebelles pro-Ouattara. « Beaucoup de nos boutiques ont été attaquées et volées. Vu la situation nous avons décidé de fermer et de rentrer en Mauritanie. Pour le moment nous faisons partir les femmes et les enfants», confie l'un d'eux.

Un premier groupe d'une centaine de personnes avait quitté Abidjan pour Yamoussoukro, d'où ils devraient se rendre à Nouakchott, sous escorte des forces de défense et de sécurité (FDS).

La rébellion pro-Ouattara a occasionné entre 2002 et 2007, plus de 1 million 700 mille déplacés selon les chiffres officiels du gouvernement et des agences du système des Nations Unies.

Ce chiffre pourrait être revu à la hausse, estiment des spécialistes, en raison des violences enregistrées ces derniers mois à Duékoué, Bangolo, Lakota, Divo et Vavoua mais surtout, à cause de la reprise de la guerre sur les fronts ouest (Zouan-Hounien, Bin-Houyé, Toulepleu), Centre (Tiébissou, Yamoussoukro) et Sud (Abidjan).

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.


Source: DIRECT SCOOP

LES SYMPATHISANTS DE OUATTARA S'EN PRENNENT A LA COMMUNAUTE LIBANAISE

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Suite à une marche des femmes du RHDP, des violences ont été signalées cet après-midi (mardi 08 mars 2011) dans la commune de Treichville où quatre personnes auraient été tuées selon la radio française RFI, proche du camp Ouattara.

Selon cette même radio " Les raisons de cette flambée de violence ne sont pas encore clairement établies mais d'après plusieurs sources la situation a dégénéré après qu'un Libanais ait tiré sur un manifestant. Dans la foulée, des jeunes de Treichville ont attaqué des magasins appartenant à des membres de la communauté libanaise.

Des barricades ont été érigées, des pneus ont été brûlés, un car de la police aurait été incendié et les forces de défense et de sécurité sont intervenues sans ménagement. En fin d'après-midi, de source médicale, le bilan de cette journée de violence à Treichville était de 4 personnes tuées par balle, 3 hommes et une jeune femme, et d'une vingtaine de blessés".

Nos sources confirment effectivement qu'un Libanais aurait tiré sur un manifestant, qui sous le prétexte de la marche organisée par les sympathisants de Ouattara a tenté de piller son magasin.

Si ce acte peut être condamnable, il faut reconnaître tout de même, que les magasins des libanais sont constamment pillés chaque fois que les marches pro-Ouattara sont organisées. Surtout dans les communes d'Abobo et de Treichville. Il suffit de faire un tour dans la zone de Samaké à Abobo pour se rend compte des pillages perpétrés par les manifestants pro-Ouattara.

Actuellement dans la commune de Treichville, la communauté libanaise est sous la menace d'une répression sanglante. Plusieurs de leurs magasins ont été pillés. Surtout qu'on sait de quoi ces manifestants sont capables, il faut que nos autorités prennent vite des dispositions pour protéger cette communauté étrangère et leurs biens.


Par Thruthway

 

Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

COMMERCIALISATION DU CAFE CACAO: GBAGBO REND LA MONNAIE DE SA PIECE A L'UNION EUROPEENNE



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In Le Nouveau Courrier N°223 du 09 Mars 2011 par Joseph TITI, une correspondance particulière


Le président de la République a pris lundi dernier un décret qui fait de l'Etat l'acheteur et le vendeur exclusif du café et du cacao ivoiriens. Désormais, c'est l'Union européenne qui a du souci à se faire.


En boxe, on appelle cela un jab, c'est-à-dire le coup que même les boxeurs expérimentés ne voient pas toujours venir. Lundi dernier, le président ivoirien a pris un décret qui fait de l'achat du café et du cacao sur toute l'étendue du territoire national un monopole de l'Etat. L'Etat devient aussi exportateur principal desdits produits, même si le décret ouvre la possibilité à des délégations.

Après la nationalisation de la Bicici et de la Sgbci, Laurent Gbagbo démontre que les sanctions de l'Union européenne ne l'impressionnent guère, encore moins l'embargo sur le café et le cacao dont les effets avaient commencé à saper le moral des planteurs ivoiriens. Les dernières décisions du président ouvrent même une période d'incertitude pour les chocolatiers européens dont la matière première risque d'être transférée chez l'ogre chinois ou russe, alliés politiques de Laurent Gbagbo dans la guerre ouverte que lui livrent les occidentaux.

Mais cette mesure vise avant tout à rassurer les planteurs ivoiriens. L'impossibilité pour les exportateurs nationaux d'écouler leurs produits vers les marchés européens contraignaient les paysans à ne plus vendre ou, dans le meilleur des cas, à brader leurs productions. Désormais, l'Etat va payer au prix garanti, ce qui mettra les planteurs à l'abri des acheteurs véreux qui pullulent sur le marché national et dont une short list avait été dressée par les responsables de la filière café cacao et appuyée par une campagne publicitaire sans précédent.

Alors que les sanctions de l'Union européenne étaient taillées pour synchroniser une révolte populaire contre Gbagbo, la réforme donne finalement le coup de grâce à la stratégie européenne. L'Etat passe même à la vitesse supérieure en redevenant le principal acteur de la commercialisation du café et du cacao, privilège dont il avait été délesté par la privatisation de la Caistab, devenue pour diverses raisons une structure à faire disparaître. Et même s'il ne peut totalement fermer les circuits de vol qui passent par les pays frontaliers pour disparaître dans les moulinettes européennes, l'Etat peut désormais agir directement sur les marchés internationaux en spéculant.

Le gouvernement ne cache d'ailleurs pas son intention d'en découdre avec ses ex partenaires européens. Le ministre de l'Agriculture, Issa Malick Coulibaly, a affirmé lundi, lors d'un conseil de son cabinet élargi aux structures sous tutelle, que la recherche de nouveaux marchés est une priorité de l'Etat qui a envoyé plusieurs missions de prospection dans les pays hors de l'Union européenne. « Ces missions sont de retour avec de bonnes nouvelles », s'est réjoui le ministre sans plus de précision, mais on peut rapprocher ses déclarations avec l'ordonnance du président qui fixe les objectifs de l'Etat en matière de commercialisation du café et du cacao.

En tout cas, la guerre du café-cacao est lancée. Les multinationales qui avaient espéré mettre la pression sur le gouvernement pour le faire capituler sont désormais au pied du mur. Dans une situation comparable à celle des banques dont le chantage s'est transformé en un désespérant fiasco politico-économique.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

SILENCE, ON TUE ET ON EGORGE A ABOBO!

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Violences dans la commune d'Abobo : Alassane Ouattara fait égorger des Ivoiriens dans l'indifférence et dans l'impunité. Les mercenaires de la Cedeao venus principalement du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal mais aussi de la Guinée, aidés dans leur sale besogne par les mercenaires d'Alassane Ouattara et les militants du Rhdp, sévissent gravement à Abobo et environs.


Les nouvelles qui nous parviennent de la commune d'Anyama et plus précisément celle d'Abobo, peuplée d'environ 1,900 million d'âmes, ne sont pas rassurantes. Ces communes peuplées en majorité des ressortissants de la sous-région ouest-africaine, s'apprêtent à opérer la tragédie humaine jamais réalisée dans l'histoire de la Côte d'Ivoire et qui pourrait, si rien n'est fait, envoisiner la tragédie rwandaise, sans extrapolation.

On sait depuis deux semaines que plusieurs milliers de populations ont fui les tueries perpétrées par «le commando invisible» composé de mercenaires convoyés par centaines par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Connaissant la forte densité de cette commune, on en déduit aisément que, les déplacés représentent un nombre infime de l'ensemble des populations.
Par conséquent, ceux qui - les plus nombreux-, n'ont pas eu cette chance de fuir les massacres qui s'y perpètrent de jour comme de nuit deviennent des proies faciles. En attendant que le nombre exact soit livré par les organismes étatiques et connu par le grand public, tirer dès maintenant la sonnette d'alarme n'est pas illusoire.

Plusieurs faits en notre possession montrent que des domiciles sont pillés, incendiés et leurs habitants éliminés sans autre forme de procès. Beaucoup d'Ivoiriens sont restés coincés et ne peuvent plus sortir de cette commune de peur d'être identifiés et livrés à la vindicte des tueurs.
Certains encore se barricadent entre quatre murs, parce que refusant de «céder» les habitations qu'ils ont bâties depuis des années au prix de mille efforts, sont à la merci des mercenaires et autres populations de la Cedeao hostiles et ayant pris faits et causes pour Alassane Dramane Ouattara.
D'autres parmi lesquels on dénombre de nombreux vieillards et surtout des malades, se sont tout simplement résignés et attendent leurs bourreaux pour les achever. Dans le village d'Anokoua Kouté, plus d'une dizaine de jeunes ont été égorgés dans la nuit de dimanche 6 à lundi 7 mars, dont une femme qui se prénomme Lucie brûlée vive.

Notre informateur coincé dans le village et qui cherche désespérément à fuir, évoque de nombreux cadavres qui jonchent les ruelles du village d'Anonkoua Kouté. A des barrages de fortunes que ces mercenaires et ressortissants de la Cedeao érigent dans les ruelles des sous quartiers, tout Ivoirien qui vient à passer là est automatiquement identifié et tué à coups de machette.
De nombreuses scènes affligeantes se sont déroulées, le week-end écoulé, dans divers sous quartiers allant de Clouétcha, Kennedy, en passant par Samaké, Agbékoua, Akéikoa, Derrière-Rail etc. Des Ivoiriens dans leur propre pays sont repérés, stigmatisés, arrêtés et sauvagement égorgés sous les cris de joie des ressortissants de la Cedeao. Ces derniers estiment avoir trouvé l'occasion unique de faire fortune.

Mais surtout de « se venger de ces prétentieux Ivoiriens qui pensent que la Côte d'Ivoire leur appartient à eux-seuls». Sont-ce là quelques quolibets entendus par des partisans d'Alassane Dramane Ouattara qui s'en donnent à cœur joie aux tueries des Ivoiriens dont les noms ne sont pas à consonance nordique.

Et quand bien même que des Ivoiriens de souches porteurs des noms du Nord sont arrêtés à des barrages érigés dans ces sous quartiers, ce n'est pas toujours évident qu'ils aient la vie sauve.
Ces derniers devant s'exercer à échanger avec les tenants desdits barrages en langue Malinké ou Dioula tout en déclinant le nom de leur village ou région de naissance, pour espérer s'extirper d'Abobo. Nous sommes en plein dans le délit de faciès et il ne fait pas bon de se sentir Ivoirien sur sa propre terre.

Les mercenaires de la Cedeao venus principalement du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal mais aussi de la Guinée aidés dans leurs basses besognes par les mercenaires d'Alassane Dramane Ouattara, sévissent dans cette commune située en plein cœur d'Abidjan. Combien sont-ils ces Ivoiriens qui ont été égorgés ? Personne n'en a le nombre avec exactitude.
Toujours est-il que le massacre continuait jusqu'à hier (lundi 7 mars 2011) et ce, depuis un mois que les terroristes y sévissent de jour comme de nuit. A cette allure, nous allons tout droit vers une épuration ethnique, et le mot n'est pas fort quand on sait la méthode utilisée et la haine qu'ont ces mercenaires de la Cedeao des Ivoiriens. Il faut secourir les Ivoiriens d'Abobo et sauver ce qui peut l'être. A tous les prix !


Source: FACEBOOK

CRISE EN COTE D'IVOIRE: LES REBELLES OCCUPENT ILLEGALEMENT DES HABITATIONS D'ABOBO

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Des maisons abandonnées à Abobo sont occupées de façon illégale par des rebelles. Plusieurs familles seraient déjà victimes de ces pratiques.



Les rebelles d'Alassane Ouattara ont infiltré la commune d'Abobo où ils règneraient en maître absolus dans certains quartiers. Ils semblent cependant confrontés à un problème de logements. C'est la raison pour laquelle, ces derniers ont décidé de faire payer aux populations qui ont fui certains quartiers lors des combats entre Forces de défense et de sécurité (Fds) et commando invisible en occupant de façon illégale les maisons abandonnées.

Les victimes des agissements de ces rebelles sont nombreuses. C'est d'ailleurs le cas de Jean qui aurait perdu sa maison à Pk18. «Les rebelles occupent en ce moment notre maison, explique -t-il. Nous sommes obligés de squatter le salon de l'un de nos voisins » Christian vit une situation similaire à Avocatier. « J'ai fui le quartier suite aux combats. Il se trouve qu'aujourd'hui ma maison et celles de mes voisins sont occupées par des inconnus. Il a fallu que je m'y rende pour vivre la réalité sur le terrain. J'ai été obligé de rejoindre à nouveau mon lieu de refuge à Angré, faute de dortoirs » a déclaré à koaci.com ce jeune d'environ 30 ans qui exerce le métier de menuiserie dans la commune de Cocody.

A N'Dotré, Madeleine est aussi victime des pratiques des rebelles. Elle soutient avoir perdu sa maison au profit de l'un des leurs qui aurait logé à son tour sa petite camarade. « Je suis revenue chez moi le dimanche. J'étais surprise de voir que ma maison était occupée par une jeune fille qui m'a à son tour signifié qu'elle était désormais la nouvelle locatrice. J'ai passé la nuit chez une amie, en attendant que je trouve un nouveau point de chute, » a déploré Madeleine, qui regrette par ailleurs que cette situation lui arrive en ces temps de vache maigre. A en entendre les uns et les autres, Abidjan risque de connaître le syndrome d'occupation illégale des maisons par les rebelles. Alors qu'une fois dans ces maisons ils refusent de les céder à leurs véritables propriétaires.


Par Wassimagnon


Source: KOACI.COM

mardi, 08 mars 2011

L'HISTOIRE DE LA PRESENCE ECONOMIQUE FORTE D'ISRAEL EN COTE D'IVOIRE

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Histoire de Famille. « C'est Laurent Gbagbo qui a ouvert grandement les portes de l'économie ivoirienne aux intérêts israélien », lance un patron d'Abidjan. Si les premiers pas des relations diplomatiques et économiques entre les deux pays remontent au temps de Félix Houphouët-Boigny, c'est bien sous l'impulsion de l'actuel chef de l'Etat que le phénomène a pris une tout autre dimension. C'est au cours de la crise politico-militaire en 2002 que Laurent Gbagbo s'est rapproché des milieux d'affaires israéliens, qui lui ont délivré des conseils en matière de renseignement et fourni de l'armement. Signe de ces relations très tissées par temps de crise. Le président imposera aux forces de police ivoirienne, dès son arrivée au pouvoir, de s'équiper d'armes automatiques Uzzi. Et lorsqu'il endosse les habits de chef de l'Etat, Laurent Gbagbo fait appel à des lobbyistes juifs liés aux Evangélistes sionistes de Côte d'Ivoire pour restaurer l'image du pays sur la scène internationale, mais surtout « vendre » et crédibiliser la personnalité de l'hôte du palais présidentiel auprès de ses partenaires internationaux, plus que méfiants à son égard à cette époque. Le pasteur attitré du président, Moïse Koré, est ainsi très lié aux intérêts d'affaires israéliens et joue les go-between (entremetteurs).

Aujourd'hui, toutes les entreprises israéliennes qui posent un pied en Côte d'Ivoire sont chaperonnées par le président de la république lui-même ou par ses proches au sein du Fpi, la partie présidentielle. Très pieuse, comme son mari, et étroitement liée aux églises évangélistes du pays, Simone Gbagbo est sans doute l'une des personnalités les plus actives pour servir de tête de pont aux intérêts des entreprises de l'Etat hébreu. « Simone Gbagbo connait toutes les rues de Tel-Aviv et de Jérusalem comme sa poche », plaisante un habitué du palais d'Israël, sa culture et son business. Toutefois, quelques nuages assombrissent actuellement les relations entre les deux pays. Le gouvernement Netanyahou s'agace du renforcement des relations entre la Côte d'Ivoire et l'Iran, ainsi, que le silence de Laurent Gbagbo face aux déclarations haineuses du président Mahmoud Ahmadinejad à l'encontre de l'Etat hébreu. Fin de la lune de miel.

Offensive économique sur le continent

Au cours de sa tournée africaine, démarrée début septembre, et qui a mené pendant près d'une semaine le vice-premier ministre et ministre israélien des affaires étrangères en Ethiopie, au Kenya, au Ghana, au Nigéria et en Ouganda, Avigdor Lieberman a fait une importante escale à Abuja, au Nigéria. Lors de cette étape, il s'est entretenu avec Mohammed Ibn Chambas, le président de la commission de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), et les deux hommes ont signé un protocole d'accord. « Il doit contribuer à mettre en place un cadre de coopération et une plate-forme pour le dialogue entre la Cedeao et Israël ainsi que pour promouvoir l'assistance économique et technique entre les deux parties », a précisé, à la suite de la rencontre, un communiqué de la Cedeao. De son côté, Avigdor Lieberman, à la tête d'une vingtaine de chefs d'entreprises, a indiqué que cette tournée entrait dans le cadre de son projet « de tracer une nouvelle voie » pour la diplomatie israélienne. Il est loin le temps où, dans les années 1960, la coopération entre Israël et l'Afrique se résumait à la mise à disposition par l'Etat hébreu d'ingénieur agronomes et hydrauliques. De 430 millions de dollars en 1990, les échanges commerciaux entre le continent et Israël ont dépassé les 2 milliards de dollars en 2008. Télécommunications, Internet, industrie, agriculture, métaux précieux et, bien entendu, sécurité et dispositifs de sécurité et de surveillance, sont les domaines de prédilection des entreprises de l'Etat hébreu sur le sol africain, de la RD Congo (Dan Gertler Investment, BSGR...) au Nigéria, en passant par la Côte d'Ivoire ou le Burkina, un pays où Alvarion, le leader mondial de la technologie Internet sans fil wimax, installe depuis cet été un réseau Internet haut débit. Mais c'est en Afrique du Sud que la présence israélienne est aujourd'hui encore la plus forte avec environ 800 entreprises installées (sécurité, énergie, matière précieuses, hydraulique, télécoms...) et des échanges qui ont explosé de 500% depuis la fin de l'apartheid. Mais au rythme de l'offensive économique israélienne dans l'ouest et dans le centre du continent, l'implantation des entreprises de l'Etat hébreu est en passe de se rééquilibrer.



In Jeune Afrique
N°2549 du 15 au 21Novembre 2008

 

Source: JSS NEWS

LA VERITE ET L'IMPARTIALITE COMMENCENT A EMERGER ENFIN DANS LA PRESSE FRANÇAISE SUR LES ELECTIONS IVOIRIENNES

 

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En témoigne cet article de Pauline Tissot, publié le 04 mars 2011 dans le journal français L'EXPRESS : « Côte d'Ivoire: ce que les deux camps affirment ».


Les arguments du camp Gbagbo

La première des revendications du camp Gbagbo est l'irrégularité dans la conduite de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. D'après plusieurs observateurs, dont Laurent Gbagbo lui-même, dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits. De plus, dans près de 500 bureaux, situés dans les régions Nord, Centre, et Ouest, [contrôlées par l'ex-rébellion fidèle à Alassane Ouattara, et encore non désarmée, malgré les accords de Ouagadougou de 2007], Laurent Gbagbo n'aurait récolté aucune voix. Un résultat curieux, alors que selon l'article 35 du code électoral ivoirien, "chaque bureau de vote comprend un président, deux représentants de chaque candidat." De plus, ces régions, d'après Amnesty International, ne seraient dotées d'aucun système judiciaire.

Dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits

Ces faits évoqués par les fidèles de Gbagbo ont quand même conduit la Coordination des experts électoraux, l'OSCADA, la COMISCA, et la CSCI, organisations qui affirment être accréditées par les Nations Unies ou la Commission électorale, à faire état dans leurs rapports de bourrages et de transports d'urnes irréguliers, ainsi que de manœuvres pour empêcher des électeurs de voter dans les régions du Nord. Ces éléments confirmeraient ainsi selon le camp Gbagbo les différences de taux de participation entre les deux tours de l'élection: près de 70% au premier, selon des témoignages, environ 80% au second.

Par ailleurs, les défenseurs de Laurent Gbagbo contestent la constitutionnalité du processus électoral. Selon l'article 94 de la Constitution ivoirienne, c'est "le Conseil constitutionnel [qui] proclame les résultats définitifs des élections présidentielle." Les résultats "provisoires" de la Commission électorale n'ont donc aucune valeur pour le camp Gbagbo. D'autant que le camp Gbagbo se base sur une lettre datant du 27 novembre 2010, et largement publiée par le camp Gbagbo, dans laquelle le candidat Ouattara aurait déclaré se soumettre au verdict de la Commission et du Conseil Constitutionnel, annoncé quelques jours plus tard.

De plus, le camp Gbagbo, accusé d'exactions envers les fidèles de Ouattara, ne s'estime pas le seul coupable du nombre grandissant de morts en Côte d'Ivoire - 1000 morts d'après un ministre du gouvernement Ouattara. Selon un rapport de l'ONG Amnesty International, les Forces Nouvelles fidèles à Alassane Ouattara, entre autres, se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés", de "détention arbitraires", de "mauvais traitements", et de "viols".

Les FN d'Alassane Ouattara se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés"

Aujourd'hui, la cible du camp Gbagbo est devenue le "commando invisible", que le quotidien Ivoire-Presse suppose être dirigé par Ibrahim Coulibaly, un ancien rebelle du Nord. Ce commando serait bien implanté dans les quartiers d'Abobo, commune pro-Ouattra, et d'Anyama, où la morgue, selon plusieurs témoins qui souhaitent garder l'anonymat, regorgerait de cadavres supposés fidèles à Alassane Ouattara. Une épidémie de choléra serait aussi apparue dans ce district d'Abidjan.

Depuis quelques jours, ce commando invisible est accusé d'avoir ochestré le samedi 26 février un raid contre la RTI, la télévision officielle pro-Gbagbo, qui a été contrainte d'arrêter d'émettre temporairement. Bilan selon la RTI: trois morts calcinés retrouvés sur les lieux. Désormais, ce commando est affilié selon Soir Info aux forces d'Ecomog, organisation liée à la Cédéao, qui a reconnu Ouattara président de la Côte d'Ivoire. D'après le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, ces forces seraient au nombre de 300 à 500 militaires "camouflés en civils" et dotés "d'armes lourdes, de lance-roquettes et de kalachnikov". Des habitants de la commune d'Anyama, interrogés par la chaîne Djibitv.com, témoignent d'ailleurs, sous couvert d'anonymat, de violences commises par les forces pro-Ouattara. Des informations bien sûr à prendre avec précaution.

 

Source: LE POST

TERRIFIANT: LES TOUTES DERNIERES REVELATIONS DU PASTEUR KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE



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Pour votre rappel, j'avais prophétisé un certain nombre de choses concernant la fin de la crise en Côte d'Ivoire. J'avais parlé de sept (7) étapes précises dont deux sont en voie de finition. J'avais dit depuis 2005 à Bassam et réitéré en 2009 à la Radio Fraternité Divo :

ETAPE 1

Le temps viendrait où nous trouverons de part nous-mêmes, nos propres voies de sortie de crise après plusieurs compromis. Et cela s'est parfaitement réalisé avec les Accords Politiques de Ouagadougou (APO).

ETAPE 2 : LE COMPLOT INTERNATIONAL

a) Vous voyez de vous-même, la parfaite réalisation de ce complot international contre notre pays.
b) La très grande insécurité à laquelle j'avais allusion, se signalerait par diverses sortes d'attaques, notamment depuis le deuxième tour des élections.
c) La France a effectivement appelé ses ressortissants à rentrer et que cela a créé une énorme psychose (sentiment d'insécurité dans le cœur de ivoiriens).
d) Des pays de l'UE (Portugal, RFA, Suisse...) ont ensuite emboîté le pas à la France en demandant à leurs ressortissants de rentrer ou de rester vigilants.
e) J'avais prophétisé que plusieurs français refuseraient de partir pour diverses raisons (1 500 départ sur 15 000 français résidant en Côte d'Ivoire)
f) La France va demander à l'ONU de lui confier la sécurisation de ses ressortissants étrangers, reste la dernière phase de l'étape 2 à accomplir. Ce prétexte servirait plutôt à armer toute la rébellion entière en vue d'une frappe militaire très stratégique. voici donc, les deux premières étapes qui sont en phase exécutoire dans cette crise qui n'a que trop duré.
g) Les autres étapes qui s'avèrent encore plus difficiles pour notre pays et dont j'avais aussi parlé dans mes révélations sont les suivantes.

ETAPE 3

a) J'avais dis que lorsque la France se rendrait compte qu'elle avait mis tous ses ressortissants à l'abri, alors ayant armé la rébellion, elle donnerait le feu vert à la rébellion et aux ennemis de la Côte d'Ivoire de frapper très fort et tous les fronts du pays à la fois et que cela envahirait inévitablement notre jeune armée qui ne saurait que faire.
b) Pour secourir l'armée et pour protéger leurs localités, des jeunes gens à l'esprit patriotique formeront des boucliers humains et la guerre civile s'en suivra.

ETAPE 4

a) J'avais révélé cette étape 4, qu'il aurait un semblant de victoire sur toutes nos forces de résistances réunies.
b) J'avais dit que les rebelles, aidées par la France et par des ennemis de la Côte d'Ivoire, prendraient beaucoup de villes et réussiraient à occuper les postes stratégiques d'Abidjan.
c) J'ai même dit que nous perdrons tout espoir en un avenir meilleur et que les Radios et les journaux télévisés des pays voisins montreront le chaos de la Côte d'Ivoire.
d) J'ai aussi dit qu'en ce moment précis les rebelles feront beaucoup de déclarations sur les chaînes étrangères pour dire à la communauté internationale que dans peu de temps, se serait fini du gouvernement Gbagbo.
e) Frères, j'ai vraiment mal de confirmer que toutes ces choses s'accompliront inévitablement et que personne n'y pourra rien ; pas même le plus grand Rabin de tout Israël. J'ai vraiment très mal...

ETAPE 5

a) Ce sera la délivrance de la Côte d'Ivoire de par la main de Dieu, et d'une façon tellement spectaculaire qu'aucun mortel ne pourrait l'imaginer.
b) La France perdrait la Côte d'Ivoire, et petit à petit, plusieurs autres pays africains, y compris sa très grande influence à l'échelle mondiale.

ETAPE 6 : LE CHOIX DU PRESIDENT GBAGBO

Cette étape sera l'une des plus merveilleuses histoires de tous les temps. Je le répète, je persiste et je signe, le Président GBAGBO est l'objet du choix de Dieu pour une Côte d'Ivoire Nouvelle. Je ne ferais pas assez de commentaire sur ce point, car tout œil le verra et toute langue le confessera, qu'il est bel et bien le Président de la Côte d'Ivoire toute entière, pour le bonheur des Ivoiriens et pour la Gloire de Jésus-Christ, le Seigneur.
Frère, je crois qu'il doit bien exister une raison divine pour laquelle l'Eternel Dieu que nous prions sans relâche et depuis toujours, permet toutes ces choses. Attendons de voir.

ETAPE 7 : L'ATTAQUE DE DEUX AUTRES PAYS AFRICAINS

Il n'est pas bon que tu ignores ces deux pays-là et ainsi que les décrets divins relatifs au traitement des ennemis de la Côte d'Ivoire, pendant et après la guerre. Voici les décrets, tels que signés et arrêtés depuis le Ciel :

a) Décret 1 : Jugement des rebelles et des autres forces ennemies

Mort imminente et immédiate des soldats de la rébellion sans aucune exception ;

Dieu ordonnera la mort immédiate et sans aucune exception, de tous les éléments de la rébellion armée ou désarmée, des plus petits aux plus grands et des plus grands aux plus influents. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul. Ils seront tous tués, puis ensuite jugés et condamnés par le Tribunal de Dieu, pour avoir porté atteinte et de façon impitoyable, à la sérénité d'un peuple élu de Dieu. Ils payeront un très lourd tribut, pour chaque main coupée à une victime et pour chaque atrocité causée à un innocent.
Ils regretteront pour toujours et à jamais, le jour qui les a induits en erreur. Car ils seront complètement oubliés des cœurs, comme des vases brisés et de tous leurs descendants, ainsi que la totalité de leurs biens mal acquis, resteront pour tous les humains, comme un objet d'horreur.

Mort immédiate des 2/3 des soldats français présents sur le sol ivoirien lors de la guerre ;

Mort immédiate de 1/3 des soldats de l'ONUCI présents en Côte d'Ivoire ;

Destruction immédiate de tous les armements utilisés contre la Côte d'Ivoire, par les 3 forces militaires confondues (ONUCI, Licornes et Rébellion).

b) Décret 2 : Jugement des partis politiques alliés

Dieu prononcera au cours de cette guerre, un jugement très radical et très sévère, contre tous les premiers responsables de partis politiques, ayant soutenu la France aux côtés de la rébellion, pour faire souffrir inutilement les Ivoiriens.
Ce jugement divin, ira de la dépression mentale pour les uns, à une mort très cauchemardesque pour d'autres, passant par la paralysie à vie, jusqu'à une extrême pauvreté pour certains autres.

c) Décret 3 : Jugement divin contre deux principaux Chefs d'Etat Africains

Dieu prononcera un grand jugement contre les Présidents de Républiques voisines ayant contribué à installer la chienlit en Côte d'Ivoire et accepté de contribuer à faire perdurer les souffrances des Ivoiriens.

Ce jugement divin se signalera par la formation de plusieurs groupes de rébellions armées contre tous ces pays et à l'extérieur. De sorte qu'ils seront contraints à un exil forcé ou à une mort certaine, brutale et très affreuse. Dieu, le Juste Juge leur fera connaître le poids de la douleur que peut ressentir un Président en exercice, confronté à des rebelles armés, sans cause et sans raison valables et aidés à la tâche, par la même fameuse communauté internationale. Dieu fera que ces Présidents-là, ne réapparaissent plus jamais sur la scène politique de leur pays, jusqu'à la fin des temps. Ils seront tentés même de faire appel à la Côte d'Ivoire pour leur porter secours et assistance mais Dieu lui-même fera que leur appel ne porte aucun écho favorable dans le cœur des Ivoiriens, jusqu'à ce qu'ils aient d'abord, suffisamment sucé le venin de la colère du Seigneur, contre tous leurs agissements mesquins dans les affaires de souveraineté personnelle d'un Etat proche et historiquement ami à eux. Ces deux pays là, frères, sont le Burkina-Faso en premier et le Sénégal ensuite.

d) Décret 4 : Jugement de trois leaders de presse

Dieu ordonnera la mort par un suicide volontaire, de trois leaders de presse en Côte d'Ivoire, pour avoir négativement participé de façon médiatique, à déstabiliser le pouvoir en place et mépriser ainsi les institutions de notre pays. Un de ces leaders de presse se suicidera par pendaison, le deuxième par noyade et le troisième par une forme très bizarre de suicide volontaire. L'une de ces trois personnes manifestera pourtant la volonté de demander sincèrement pardon aux Ivoiriens, mais entre le doute et l'action, il devra choisir, car sa survie en dépendra.

e) Décret 5 : Sanction céleste contre le Président Français

Colère des Français contre lui et incitation des collectivités sociales et syndicales à réclamer sa démission et sans délai ;
Coma profond de sept (7) jours. Je ne suis malheureusement pas, autorisé à vous relater la suite de sa vie, du retour de ce coma profond ;
Des pays africains échapperont au contrôle de la France. Ce sera le temps de l'Afrique et la fin de la françafrique (esclavagisme colonial).
La France perdra son contrôle sur plusieurs pays africains et elle perdra aussi son monopole de cinquième puissance mondiale. Elle ne sera plus jamais rien.

f) Décret 6 : Rapatriement du restant des soldats ennemis

Dieu ordonnera le rapatriement immédiat, obligatoire et brutal, de tous les soldats de l'ONUCI et de tous les militaires de la Licorne, ayant échappé à la guerre, grâce à une faveur faite à eux par le Ciel. Tous ces soldats et tous les autres membres de leur famille quitteront pour toujours la Côte d'Ivoire avec pour seul souvenir, que vraiment rien ne peut contre la volonté de Dieu.

g) Décret 7 : Reconstruction entière de la Côte d'Ivoire

L'Eternel ordonnera à plusieurs bailleurs de fonds et à bon nombres de personnalités financières, de rebâtir entièrement la Côte d'Ivoire, dans un très bref délai. La Côte d'Ivoire sera alors, un peuple de Gloire et un pays de lumière, pour toujours et à jamais. En ce moment-là un Français qui entrera en Côte d'Ivoire n'y viendra plus dans la pensée d'aider les Ivoiriens à sortir d'une certaine misère, mais il y viendra plutôt pour qu'un jeune Ivoirien puisse financièrement l'aider à s'en sortir et cela sera ainsi pour toujours et à jamais.

Ainsi frères, voici comment s'achèvera la triste histoire d'une salle guerre, livrée à la Côte d'Ivoire qui désire pourtant Monsieur GBAGBO comme son président.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE !!!



Pasteur KONE MAMADOU MALACHIE
Esclave de Jésus et défenseur des droits divins.

Cell. (225) 06 25 27 96.

OUATTARA ET CHOÏ FONT DE L'EPURATION ETHNIQUE

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Avec la complicité de l'Onu, les rebelles de Ouattara procèdent à une véritable épuration ethnique dans la commune d'Abobo.

«Nous sommes tombés à un barrage tenu par des rebelles vers N'Dotré. Visiblement, ceux qui le tenaient n'étaient pas des Ivoiriens. Ils n'avaient pas un accent ivoirien. Ils nous ont tous réunis. Mais après, ils ont mis les Ivoiriens d'un côté, et les étrangers d'un autre côté. A la fin, les étrangers ont été libérés. Parmi nous les Ivoiriens, ceux qui ont les noms à consonance Malinké ont été libérés. On nous a demandé de partir. Ceux qui sont restés, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. J'avais un ami parmi eux. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Puisque je n'ai pas de ses nouvelles ». Un témoignage qui donne froid dans le dos. Et pourtant, c'est la réalité du drame que vivent les populations qui n'applaudissent pas Ouattara à Abobo. Depuis, le jeune Z.T., serrurier dans la commune d'Adjamé, vit un traumatisme profond. Parce qu'il a vu des gens assassinés dans cette cité, au vu et au su des forces onusiennes. « Je les ai vus arriver une nuit avec leurs chars. Ils déchargeaient des hommes aux allures très bizarres. On était là. Mais on ne pouvait rien dire. J'ai même un ami très proche des dirigeants du Rdr qui m'a dit qu'ils sont venus faire le travail du Brave-tchè. Ce jour-là, j'ai compris ce qui se passait». Ajoute encore Z.T., aujourd'hui, déplacé à Yopougon où il mène difficilement sa vie. Après avoir tout perdu. Jusque-là, il continue de maudire les commanditaires de cette guerre. Et Z.T. n'est pas le seul à avoir vécu ce drame.

Dans les quartiers malfamés d'Abobo où les hommes de Ouattrara sèment la terreur avec la complicité de l'Onu, il n'est plus bon d'être un Ivoirien et ne pas soutenir le président du Rdr. On passe vite de vie à trépas à cause de la folie meurtrière des bandes armées que Choï y a déversées pour tuer. Des secteurs entiers d'Abobo, loin des regards des Fds, sont aux mains des mercenaires lourdement armés. On les trouve le plus vers Abobo derrière rail, et du côté de N'Dotré, des quartiers difficilement accessibles d'ailleurs. Sur place, des jeunes qui se réclament de Ouattara ont été mêlés à la salle besogne. Ceux qui n'ont pas eu la chance de se voir doter d'une kalach, ont été approvisionnés en machettes. Bien sûr, pour faire le sale boulot, à la gloire de Ouattara, Choï et Sarkozy.

En plein cœur d'Abobo, des Ivoiriens subissent une véritable boucherie humaine. Leur seul tort, c'est de ne pas épouser les idées absolument sanguinaires de Ouattara. Et jusque-là, toutes les prétendues organisations de défense de Droit de l'Homme, qui vivent des crises africaines, ferment les yeux sur cette tragédie qui se passe sous leurs yeux. C'est comme si les Human Rights Watch ou Amnesty international... n'avaient plus de représentants en Côte d'Ivoire. Ou alors ils veulent voir les crimes là où ils veulent. C'est-à-dire dans l'entourage du président Gbagbo. Pourtant à Abobo, ce sont plusieurs dizaines d'Ivoiriens qui sont pris et massacrés pour leurs opinions. Les témoignages des rescapés en disent long sur ce crime contre l'humanité qui se passe sous nos yeux et juste à côté de nous.

« Ce qui se passe à Abobo dépasse l'entendement. Cachée, j'ai vu des gens en rang qu'on emmenait je ne sais où. Ils étaient conduits par une bande de rebelles lourdement armés. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. La scène s'est passée vers le dépôt Sotra d'Abobo». Confirme, en larmes, une institutrice qui a fui la commune. Elle a été obligée de retourner à Cocody chez son oncle chez qui elle vivait avant de se prendre une maison à Abobo. Et ce qui s'est passé dans la nuit du dimanche à lundi dans le village Anonkoa Kouté est un exemple patent. Les rebelles déposés par un hélicoptère de l'Onuci ont tué comme ils le voulaient. Le ministère de l'Intérieur a fait l'état des morts. Mais le bilan est lourd. Puisque selon des témoins, le village a été violement attaqué à l'arme lourde. Des maisons ont été brulées. Une vieille dame a même été brûlée vive. Des jeunes ont été égorgés. Nous sommes sortis du village dans la débandade. Pour le moment, je ne peux pas vous donner un chiffre exact. » Explique, un rescapé qui se retrouve aujourd'hui, à Adjamé. En tout cas, à Abobo, le ver est dans le fruit. Ouattara et Choï y ont installé une chienlit meurtrière. L'Etat a toutes les raisons de réagir très rapidement car l'Onuci continue de déverser des rebelles dans les autres communes d'Abidjan. Les Ivoiriens ne sauraient être massacrés dans leur propre pays. C'est une question de vie ou de mort.



K. Sonia

Source: LE TEMPS du 08 mars 2011

lundi, 07 mars 2011

BON A SAVOIR - CRISE EN COTE D'IVOIRE: UN AGENT SECRET FRANÇAIS PARLE

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Alassane Ouattara est le malheur des ivoiriens

Bon nombre d'Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s'interroger sur l'intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d'Amérique de s'associer à la France pour accomplir le coup d'Etat en Côte d'Ivoire. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L'homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d'Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage.

«Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s'emparer de la Côte d'Ivoire à partir d'un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C'est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire fait partie de ce plan tout comme l'installation d'un burkinabé, en la personne d'Alassane Ouattara, à la tête du pays. L'objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d'Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C'est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L'ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d'Ivoire et pour d'autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c'est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d'ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n'est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l'écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d'Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l'assassinat de Jean Hélène, l'enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l'empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA ; la CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d'Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l'information avec son sous-agent, l'Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc.

Toutes ces actions qui font partie d'un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l'élection d'Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c'est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu'elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire "domestiquer".

Nicolas Sarkozy, un président manipulé

Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l'ont fait président de la France. Souvenez-vous de l'affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l'OTAN. Pour la Côte d'Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l'hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l'histoire et ses faits.

Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d'Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu'il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l'ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc.

En 1989, la CIA organise l'asphyxie de la Côte d'Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l'accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d'Houphouët. Ce poste n'avait jamais existé en Côte d'Ivoire. La présidence n'est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d'Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l'appui des Français, grâce à l'article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s'agite pour rien. Il n'aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d'Houphouët, M. Gbagbo déclare qu'il n'aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu'il est légaliste et opte pour l'installation de Bédié au pouvoir.

Bédié vaincu, place à l'opération «Tout sauf Gbagbo»

Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d'organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l'Ivoirité. Parce qu'il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d'œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d'ivoirité, c'est empêcher cette main-d'œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d'Ivoire. L'occasion était bonne pour faire un coup d'état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n'ont jamais envisagé un coup d'Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d'Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d'installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C'est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d'Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l'année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d'autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d'Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l'envoi des Casques bleus de l'ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo...

Gbagbo comme Houphouët en 1993 !

La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d'organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s'est leurré. Au contraire, c'est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s'est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s'entendre dire qu'il refuse d'organiser des élections parce qu'il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l'impression qu'il s'est laissé piéger !

Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n'était pas fini. Il a même quelque chose d'Houphouët-Boigny qu'il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l'a fait avec l'arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressort et sans appel par l'institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n'avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu'ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO.

Ce que je souhaite que le peuple ivoirien retienne est simple : c'est une unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d'Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d'Ivoire.

L'achat d'une usine aux Etats Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao.

Entre autre scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s'apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l'a fait disparaître.

Pour des raisons diverses, certains hommes d'affaire français et des agents de la DGDE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d'Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n'est qu'un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.


Source: BLOGUEURS UNIS

LA GARANTIE MONETAIRE DU FRANC CFA, UN VRAI FAUX PROBLEME

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« La monnaie de compte est le concept premier de toute théorie monétaire »

Keynes (1930)

 

La monnaie est la notion la plus délicate de la pensée économique. C'est pour n'avoir pas bien compris ce qu'elle était ou ce qu'elle est, que le monde périt et sombre dans des crises financières. C'est aussi faute de l'avoir négligé que des pays encore en retard au niveau du développement, ne décollent pas. Au nombre de ces pays se trouvent les pays africains de la zone franc (PAZF). Ces derniers ont abandonné leur souveraineté monétaire à l'ancienne puissance colonisatrice.

Mais depuis des années, une fronde intellectuelle s'est formée pour revendiquer sans délai l'amélioration des conditions de vie des populations africaines. Un radiodiagnostic a été fait. Très vite, il est apparu avec une unanimité écrasante que la dimension monétaire a été négligée dans le processus de développement en Afrique. Au sein des PAZF, le débat sur le franc CFA mobilise autant le public que les « sachants » en la matière. Comme dans une posture d'attraction-répulsion, une certaine hésitation structurante règle le comportement des populations. Il revient par exemple sans cesse, comme question, « qui garantira notre nouvelle monnaie si nous sortons de la zone franc ? ».  Question idiote pour les initiés des questions monétaires mais bonne question pour le citoyen lambda.

Si pour les sachants, cette question trouve une explication, elle doit être connue des « autres » : tel est donc le but de notre présente réflexion.
Il s'agit de débattre tout au long de ces lignes, de la question de la garantie monétaire si tant est qu'elle demeure une question.

Le présent article ambitionne de dissiper une bonne fois pour toute, le doute qui habite les populations des PAZF, au sujet de l'abandon du franc CFA.

Dans un souci de clarté, nous adoptons une démarche en trois temps. Dans un premier temps, nous présenterons les diverses conceptions monétaires : la vision métalliste et la vision nominaliste.

Dans un deuxième temps, nous montrerons que dans les économies modernes, la conception métalliste est en déclin au profit de la vision nominaliste.

Dans un troisième temps,  il nous sera aisé d'indiquer que la garantie d'une monnaie ne dépend nullement d'une marchandise quelconque ni d'une réserve, encore moins d'un pays  lointain.

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  1. La vision métalliste et nominaliste de la monnaie

La monnaie est une créance à vue des agents économiques sur le système bancaire et une dette de celui-ci. Mais ce n'est pas tout : la monnaie a une dimension politique, sociale, elle est une institution.  La définition de la monnaie a largement  été présentée dans divers articles antérieurs. Elle ne fera pas ici l'objet d'un développement.

L'importance historique du débat monétaire et son regain d'actualité proviennent de désaccords profonds entre les économistes à l'égard de ce problème aussi ancien qu'important : la valeur de la monnaie.

Si la monnaie est une marchandise comme une autre, sa valeur dépend de sa quantité. Elle varie de manière inversement proportionnelle à cette quantité. L'ancienne tradition métalliste faisait ainsi dépendre la valeur de la monnaie directement de la quantité. Si, au contraire, la monnaie n'a de valeur que dans la mesure où elle est acceptée sans restriction dans les paiements, l'accent est placé sur son pouvoir libératoire ; la valeur de la monnaie se mesure au pouvoir d'achat en marchandises qu'elle représente.

Ainsi, la conception nominaliste de la monnaie s'est-elle longtemps opposée à la conception métalliste. Dans un cas, la valeur de la monnaie était exprimée en termes de pouvoir d'achat, et dans l'autre, d'après sa teneur en métal précieux.

Dans l'histoire monétaire, on a constaté qu'un bien pouvait être utilisé comme monnaie. On parle de monnaie-marchandise.  On a pu constater que  le bien le plus répandu est devenu l'unité monétaire : ce fut le cas en Europe avec la « tête de bétail ». Le bétail ou « pécus » nous a laissé « le pécuniaire » et la tête ou « caput » nous a laissé le capital, comme « rupia » aux Indes a donné la Roupie. Comme instrument d'échange on a essayé les pointes de flèches ou les haches taillées en silex, le sel autour du Sahara (mais il se mouille), des coquillages (les cauris) en Afrique, etc.

La "marchandise" est ici un bien économique dont la valeur ne provient pas de la promesse d'un agent économique. Un commerçant était payé avec une pièce d'or. Il la pesait avec un trébuchet. Et il la faisait "sonner" à son oreille pour en vérifier l'alliage d'or. Il l'acceptait si la pièce était "sonnante et trébuchante". Ce temps passé de vérification accroissait le coût de la transaction. La pertinence d'une telle conception instrumentale de la monnaie repose entièrement sur l'hypothèse de valeur, c'est-à-dire sur l'idée que la commensurabilité des biens trouve sa pleine intelligibilité hors de la monnaie, dans l'existence d'un principe objectif indépendant des conventions monétaires, nommé « valeur ». L'exemple le plus caractéristique d'une telle approche se trouve chez Marx qui définit la valeur d'une marchandise comme la quantité de travail socialement nécessaire à sa production. Il est alors possible, à partir d'une explicitation des conditions objectives de la production, de déterminer la valeur intrinsèque de tous les biens et, ce faisant, leur rapport d'échange.  La valeur intrinsèque reposant sur le coût de production évalué comme représentant le contenu réel des facteurs originels qui entrent dans une unité de produit. C'est ce que Marshal appelle « le coût réel ».  La valeur d'une monnaie-marchandise existe sans aucune  promesse de son émetteur. Par exemple, une pièce d'or est une monnaie-marchandise. Elle a de la valeur par elle-même. La création d'une monnaie-marchandise se fait que par la production matérielle de la marchandise. La création d'une monnaie-marchandise provient de la production de la marchandise elle-même et elle provient de la transformation de la marchandise d'un usage non monétaire à un usage monétaire.

La valeur de cette pièce d'or dépend de la valeur de l'or, dépend du cours de l'or sur les marchés. L'émetteur de la pièce d'or ne peut en modifier la valeur. La quantité de monnaie-marchandise ainsi créée ne modifie pas la valeur de l'or. La masse monétaire ainsi produite ne modifie pas la demande, ne modifie pas les prix, n'induit pas d'inflation des prix.

Pour les métallistes, la monnaie est avant tout une marchandise comme les autres. Le choix fait par les agents de l'utiliser en tant qu'un instrument d'échange tient à ses qualités marchandes et sa facilité d'écoulement qui lui permettent de minimiser mieux que les autres actifs, les coûts de transaction. Pendant longtemps, la thèse métalliste a basé la valeur de la monnaie-marchandise sur la valeur du métal contenue dans la pièce de monnaie ou représentée par le papier-monnaie. Mais compte tenu des falsifications possibles, il faut un monnayeur, souvent une autorité politique, qui appose des signes sur les faces et sur la tranche de la pièce d'or. Ainsi le poids et la qualité du métal sont vérifiés par une autorité fiable au moment de la frappe de la pièce. La valeur de la monnaie-marchandise dépend principalement du métal utilisé. Par exemple, lors de l'invasion de la France par les nazis, les allemands ont instauré le Service du Travail Obligatoire, épuisant ainsi les ressources économiques du Pays. L'or a été pillé. Le taux de conversion à 20 francs  pour 1 Reichsmark, arbitrairement imposé, favorise d'ailleurs grandement la monnaie allemande, dévalorisant ainsi le franc. Les monnaies de l'Etat Français sont clairement identifiables par leurs légendes et seront principalement frappées en aluminium et en zinc (la France étant ruinée par les Allemands). Les réserves de nickel seront essentiellement utilisées par les nazis pour l'armement. La dévaluation du franc sera importante et il perdra la moitié de son pouvoir d'achat en 4 ans.

L'étalon-or est un régime monétaire dans lequel la monnaie interne est convertible en or à un prix fixe. Si l'Angleterre est pleinement en régime d'étalon-or dès 1821, ce n'est qu'au tournant des années 1870 que la plupart des grands pays passent du bimétallisme, qui établit la conversion des monnaies en or et en argent, au monométallisme, qui limite l'étalon monétaire à l'or. L'or, dans le gold standard, est la clé de l'équilibre extérieur des différentes nations.  Quand l'une d'entre elles enregistre un déficit de sa balance des paiements, ce déficit est réglé avec une partie du stock d'or de la banque centrale. La perte de cette encaisse impose une déflation dans le pays concerné, une baisse des prix, une meilleure compétitivité, la hausse des exportations, le retour à l'équilibre.  Mais le désordre monétaire entre deux-guerres aboutit à l'adoption du  plan White.  L'idée est qu'on devait créer un fonds de stabilisation de l'échange alimenté par les dépôts des états membres, qui interviendrait pour maintenir la stabilité des monnaies.

L'idée était aussi de créer une monnaie internationale, avec une définition stricte et immuable par rapport à l'or.

Chaque monnaie nationale devait elle-même avoir une parité fixe par rapport à cette monnaie internationale, donc par rapport à l'or.

Tout le système est en parité fixe : la monnaie centrale par rapport à l'or, et les autres monnaies par rapport à la monnaie centrale. Dans ce système de parités fixes, chaque pays établit une parité fixe par rapport à l'or.

Soit directement, soit par l'intermédiaire d'une autre monnaie (c'est à dire le dollar), sur la base de 35$ pour une once d'or.

Les parités fixes signifient qu'il y a convertibilité or du dollar. Le déficit américain dès 1971 et la nécessité pour les USA de supprimer la convertibilité or du dollar (le 15 août 1971), remettent en cause le système de Bretton Woods (Gold Exchange Standard).

Le « nominalisme », pour sa part, triomphe à partir des années trente. Selon ses moutures, il conduit simplement à considérer la monnaie comme consubstantielle au fonctionnement de l'économie, ou à la penser aussi comme une institution dont l'origine est l'État.  C'est la datation que donne Jérôme Blanc (2000)[1]. L'auteur cite  Knapp (1905), pour qui, l'État est l'origine, le créateur, l'ordonnateur suprême du phénomène monétaire et rien ne doit l'en empêcher car c'est dans la nature de la monnaie d'être la créature de l'État. Deux types d'interprétation sont proposés pour en rendre compte. Il s'agit d'abord de la thèse chartaliste inaugurée par Knapp (1905) selon laquelle « la monnaie est une création de la loi ». À ses yeux, l'État peut imposer n'importe quelle monnaie simplement en déclarant qu'elle sera admise aux caisses des percepteurs en paiement de l'impôt. En effet, s'il en est ainsi, chaque acteur économique acceptera cette monnaie dans l'échange puisqu'il sait pouvoir à son tour l'utiliser pour régler ses obligations fiscales. La seconde thèse met l'accent sur le rôle de la confiance. On la trouve chez Simmel qui parle de « foi socio-psychologique apparentée à la foi religieuse » ou chez Simiand qui soutient que « toute monnaie est fiduciaire » en ce qu'elle est le produit d'une « croyance et d'une foi sociale ». Dans les deux cas, c'est la nature holiste de la monnaie qui est reconnue, à savoir la monnaie en tant qu'expression de la totalité sociale et de sa hiérarchie de valeurs (Aglietta et Orléan, 1998)[2].

Ainsi quand Franck Hahn cherche à cerner les conditions d'une théorie monétaire véritable, sa première phrase est-elle : « Ce qui m'intéresse est une économie où la monnaie n'a pas de valeur intrinsèque et est universellement acceptée dans les échanges[3] ». De ce point de vue, la référence à l'or est désormais appréhendée comme un obstacle à une compréhension véritable du fait monétaire.

Paul A. Samuelson n'hésite pas à écrire dans son célébrissime manuel : « L'étudiant contemporain ne devrait pas être trompé, comme le furent les générations antérieures, par la croyance mystique selon laquelle la garantie-or est ce qui donne à la monnaie sa valeur. Assurément, l'or, en tant que tel, compte pour peu de chose dans ce problème[4] ».

Selon cette vision nominaliste de la monnaie, cette dernière se caractérise par la confiance qu'ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de sa capacité à servir de moyen d'échange.

La thèse nominaliste : la monnaie est un signe, qui remplit ses fonctions sur
la base de la confiance que lui accordent les agents économiques, c'est dans cette situation que l'Etat joue un rôle déterminant puisque c'est lui qui
confère un instrument quelconque sa qualité de monnaie. La monnaie c'est aussi une création de la LOI. Le fait que se développent des
formes dématérialisées de la monnaie, c'est la preuve de la confiance des agents dans l'unité monétaire.


  1. L'apostasie de la vision métalliste et la prédominance de la vision nominaliste de la monnaie dans les économies modernes

La période actuelle  est très éloignée des débats anciens sur la valeur de la monnaie. Les métaux précieux ne constituent plus une référence pour constituer la valeur de celle-ci en comparaison avec les autres marchandises. La monnaie devient un signe et un symbole dépourvu de toute valeur propre, mais dans lequel nous avons confiance, car il représente un pouvoir d'achat sur toute chose.

Le déclin de la vision métalliste de la monnaie est dû à l'histoire et aux exigences pratiques du développement.

Dans le contexte de la guerre du Vietnam et de la conquête spatiale, la planche à billet tournant à plein régime, les détenteurs de dollars souhaitent, comme la France de Charles De Gaulle (1965), convertir leur papier en or. Dès lors, les Etats-Unis ne voulant pas se « vider » de leur or, le 15 Août 1971, Richard Nixon met fin à la convertibilité du dollar en or. C'est le début de la fin des accords de Bretton Woods qui aboutit au régime de changes flottants : les valeurs des monnaies sont fixées par les forces du marché. Il n'y a plus de standard international pour la monnaie (accords de la Jamaïque 1976).

Dans les économies modernes, la monnaie est dématérialisée. La dématérialisation est un changement d'intermédiaire : un agent emprunte le bien intermédiaire, et sa reconnaissance de dette circule à la place du bien emprunté. L'originalité de ce changement, par rapport à ceux qui eurent lieu lors de la phase du "processus cumulatif" (sorte de "tâtonnement" à la recherche du bon intermédiaire) réside dans l'apparition du crédit : le prêteur fait, par définition, crédit à l'emprunteur (le compte du prêteur est créditeur chez l'emprunteur et le compte de l'emprunteur est débiteur chez le prêteur). Aujourd'hui, les dettes bancaires immatérielles sont émises "ex nihilo", et leur pouvoir d'achat reste fondé sur la confiance qui découle de leur acceptation conventionnelle. On peut dater l'apparition du billet moderne à 1656, lorsque le Suédois Palmstruck décide [...] au lieu de remettre des espèces métalliques aux détenteurs de [...] certificats de dépôts, propose des billets portant engagement d'un remboursement en monnaie métallique. Ces billets présentent de nombreux avantages pour les particuliers. Anonymes, directement transmissibles, ils sont remboursables immédiatement en monnaie métallique. C'est ainsi qu'ils se mettent à circuler directement, sans se transformer en monnaie métallique.

Constatant que ces billets n'étaient jamais tous en même temps transformés en monnaie métallique, les banquiers prennent l'habitude d'en émettre plus que ce que leur stock de métal ne leur permet. On est donc en présence d'une véritable monnaie fiduciaire, reposant entièrement sur la confiance, sur la crédibilité de la banque qui émet les billets. Pour éviter une trop forte création de billets et rassurer les porteurs, l'Etat va confier, au milieu du XIXe siècle, le monopole de l'émission à une Banque centrale. A partir de 1914, le billet devient inconvertible en or pour les agents non financiers. Le billet a cours forcé, c'est à dire que sa valeur doit être acceptée comme telle et a cours légal, c'est à dire que nul ne peut le refuser. La monnaie devient fiduciaire. Cette dissociation entre la valeur intrinsèque des pièces et des billets et leur valeur faciale correspond à la première étape de la dématérialisation de la monnaie.

La monnaie scripturale correspond simplement à un jeu d'écriture dans les livres de compte des banques. On peut, grâce à elle, effectuer les règlements des opérations entre les agents sans utiliser des pièces ou des billets et donc la considérer comme un simple moyen de mise en circulation d'une monnaie métallique ou fiduciaire. Mais elle permet également d'accorder des crédits, par simple écriture d'une créance et d'une dette dans les comptes de la banque. La monnaie scripturale peut alors prendre son autonomie par rapport aux autres formes de monnaie et elle devient un élément essentiel de la création monétaire. Cette monnaie va remplacer peu à peu les pièces et les billets à partir de la seconde guerre mondiale (2ème étape de la dématérialisation). Il ne faut pas confondre la monnaie scripturale (les dépôts à vue) avec les instruments qui permettent sa circulation (le chèque, le virement, le titre interbancaire de paiement, la carte bancaire). En économie, une monnaie fiduciaire  est une monnaie (ou plus généralement un instrument financier) dont la valeur repose sur la confiance du public en sa valeur, alors même que la matière qui est le support de cette monnaie (billet de banque, monnaie électronique etc.) a une valeur (en tant que matière) connue comme nettement plus faible que la valeur nominale (faciale) qui lui est attribuée. C'est-à-dire la croyance qu'un billet de 10.000 FCFA10 vaut bien 10.000 FCFA  est le constat qu'à tout moment il permet bien d'acquérir un bien dont le prix a été fixé à 10.000FCFA, alors même que le prix du papier et de l'encre du billet, et la valeur d'usage du billet en lui-même sont très loin de ce montant. La monnaie scripturale a la particularité unique de pouvoir être créée "ex nihilo". Sa création ne coûte rien, si ce n'est un simple jeu d'écritures. Depuis plus de 20 ans la monnaie n'est plus du tout garantie par de l'or en réserve. On dit que l'argent s'est dématérialisé.

La création monétaire est faite en très grande majorité (85% en moyenne en France) sous forme d'écritures dans les livres des banques commerciales. Ces banques sont dites de second rang pour les distinguer de la Banque Centrale. Donc ces banques créent les comptes à vue, la Banque Centrale imprime et émet les billets de banque et le Trésor émet les pièces de monnaie.


  1. La garantie monétaire en question

Précisons sans tarder que ce n'est pas une quantité d'or qui garantit la valeur de la monnaie. Supposons un seul instant que la création monétaire exige une contrepartie en termes de réserves (une devise) comme dans une caisse d'émission.  Malgré la différenciation des cadres d'instauration et la diversité des approches analytiques, l'objectif reste le même : mettre sur pied une monnaie stable et convertible à travers l'adoption d'une parité fixe et d'une couverture intégrale de la base monétaire par des réserves en devises. Que la couverture s'applique uniquement à la marge ou à l'ensemble du bilan de l'autorité monétaire, l'émission (destruction) de monnaie centrale ne peut être réalisée qu'en contrepartie d'une augmentation (diminution) de la monnaie de réserve. Une recherche de crédibilité axée sur l'accumulation des réserves et conditionnant toute création monétaire, est de nature à contraindre le système bancaire.

En premier lieu, le système bancaire devient vulnérable. La contrainte de couverture à 100 % s'applique uniquement à la monnaie émise par le Board, et non à la monnaie créée par les banques. Le système bancaire n'est donc pas contraint par le principe de réserves à 100 % tel que l'a décrit M. Rothbard (1962)[5], ou dans un cadre théorique différent, M. Allais (1999)[6].

Les banques commerciales préservent donc leur « pouvoir de création monétaire ex nihilo ». Cependant, celui-ci reste plus limité que dans un système à réserves fractionnaires traditionnel régi par une Banque centrale. En effet, le respect de la règle d'émission de monnaie de base signifie l'impossibilité pour la caisse d'agir activement sur la liquidité du système financier. Sa stricte application exacerbe la contrainte de liquidité associée à la pratique bancaire. La dynamique du crédit s'en trouve alors modifiée car les banques sont incitées à adopter une attitude plus restrictive dans l'octroi de crédit ; d'autant qu'elles doivent prendre en compte le niveau généralement élevé du seuil de réserves obligatoires.

L'abandon des prérogatives liées à la fonction de prêteur en dernier ressort soumet les banques à rude épreuve en cas de tensions sur la liquidité du système financier.

En deuxième lieu, l'extension du crédit est contrainte puisqu'elle est liée  étroitement à l'obtention des devises.  Cela n'est pas profitable au développement, les pays devant dégager dans la durée un excédent structurel de leurs balances de base. Pour illustration, le mécanisme de transmission de la dynamique de la balance des paiements à la dynamique du financement par le crédit intérieur peut être représenté par la séquence suivante : l'excédent de la balance des paiements engendre des réserves de change et actionne la base monétaire qui permet l'octroi de crédit.

Un tel mécanisme limite sérieusement le refinancement national sans imposer des conditions difficiles à remplir. Les banques commerciales espèrent détenir la monnaie externe, à la suite des recettes d'exportation perçues par leurs clients, pour améliorer leurs positions de liquidité.

Si la conversion en monnaie centrale auprès de la caisse d'émission est réalisée, alors la banque commerciale peut mobiliser ses réserves excédentaires pour accorder des crédits en monnaie locale.

En troisième lieu, la garantie d'une monnaie basée sur l'accumulation des réserves, limite l'utilisation du levier budgétaire. Les modalités de l'offre de monnaie centrale suspendent toute possibilité de financement monétaire du déficit budgétaire. L'éventualité d'un effet d'éviction sur le secteur privé est parfois avancée pour décourager l'endettement public auprès du système bancaire. Au-delà de cet argument, il paraît nécessaire de maintenir une stricte discipline budgétaire car tout endettement prolongé de l'Etat pourrait remettre en cause la capacité de l'Etat à assurer le service de sa dette de manière non-inflationniste, ce qui porterait atteinte à la crédibilité de l'arrangement monétaire.

La garantie d'une monnaie ne dépend pas des tonnes de réserves dans les caisses de la banque centrale. Ce n'est donc pas le cacao ivoirien qui garantira une éventuelle monnaie ivoirienne. Simplement, les richesses d'un pays, surtout les matières premières permettent d'engranger des devises qui aident en cas d'attaque spéculative, sinon les réserves de change ne constituent aucunement un préalable à la création d'une monnaie nationale encore moins la création monétaire.

Il est possible d'énumérer au moins trois piliers qui garantissent une monnaie : la loi, la confiance des agents économiques dans la monnaie et le dynamisme de l'économie.

La théorie institutionnaliste suppose que la garantie est accordée par la loi. La monnaie tire sa validité de sa légitimation par le pouvoir politique. La valeur de la monnaie provient de son pouvoir d'acheter des marchandises. L'État fait en sorte que la monnaie émise donne à l'utilisateur un certain pouvoir d'achat. L'État donne à la monnaie un pouvoir d'achat  grâce au monopole monétaire. Le cours forcé contraint tout agent économique du pays à accepter cette monnaie. La valeur de chaque billet de banque, et de chaque support matériel ou informatique de cette monnaie étatique, résulte uniquement d'une pseudo-obligation de l'État.

Les pouvoirs publics sont seuls capables de donner un pouvoir libératoire à une monnaie, c'est-à-dire une capacité d'éteindre toute dette y compris les dettes fiscales et les dettes pénales ou civiles, en tout lieu et à tout moment dans la zone où un moyen de paiement a cours légal. Toutes les formes monétaires n'ont pas nécessairement cours légal. Généralement n'en sont dotés que seuls les billets émis par une Banque Centrale et les pièces de monnaie. Le chèque n'a généralement pas cours légal. Il peut être refusé par les commerçants.

Il est remarquable de noter qu'en raison de l'importance de la monnaie, les Etats ont très tôt cherché  à s'assurer le maximum de pouvoir monétaire, en définissant une devise officielle et en faisant de cette devise l'un de leurs symboles et une marque de leur puissance. Ils se sont arrogés progressivement un peu partout le monopole de l'émission des billets et des pièces. Ils exercent un contrôle sur la création monétaire des banques via la législation et la politique monétaire des banques centrales.

Une fois que l'Etat, par la loi, donne corps à la création monétaire, il revient aux agents économiques de garantir la monnaie par leur travail et la confiance en elle.

Assurément, la vision holiste des relations sociales peut prétendre fournir une image satisfaisante du phénomène monétaire, image selon laquelle, dans la monnaie, se manifeste une réalité d'essence collective, l'adhésion unanime des sociétaires, qui, au travers des croyances qu'elle impose à la conscience des agents, modifie leurs comportements et, ce faisant, garantit sa reproduction.

La confiance en la valeur de la monnaie fiduciaire peut-être soutenue notamment par :

  • la décision de l'État (ou, plus généralement, d'un acteur économique majeur) d'accepter la monnaie pour lui payer ce qu'on lui doit ;
  • l'établissement d'un cours légal : tous les agents économiques sont obligés d'accepter la monnaie à la valeur faciale[7], il n'y a donc pas de risque à l'accepter en paiement d'un bien puisqu'on pourra l'utiliser soi-même pour en acheter un autre.

En revanche, la valeur de la monnaie fiduciaire n'est pas nécessairement garantie par une convertibilité en une autre monnaie ou une matière (comme l'or notamment).

La garantie d'une monnaie est finalement une affaire des agents économiques.  La garantie d'une monnaie est donc endogène aux pays. Elle ne peut faire l'objet d'une greffe quelconque comme les « apprentis sorciers » de l'économie ont bien voulu nous faire croire.  Une éventuelle monnaie ivoirienne sera garantie par le dynamisme de l'économie ivoirienne.

Jean BODIN écrivait qu'« Il n'y a ni richesse ni force que d'hommes », pour dire que ce sont les Hommes qui créent la richesse et donc, font la force d'une économie. Or si la monnaie est un indicateur de dimensionnement de l'économie, il en résulte que ce sont les Hommes qui par leur travail, garantiront la valeur de la monnaie nationale.


CONCLUSION

Notre ambition dans ce papier a été de démontrer que les africains n'ont aucune raison de subordonner leur souveraineté monétaire à un faux problème de garantie monétaire.

Dans cette contribution donc, nous avons essayé de réfuter la très minoritaire thèse selon laquelle, ce sont les réserves de change qui garantissent la valeur d'une monnaie. Faisant suite à cette thèse, une autre a encore été distillée dans l'esprit des populations africaines que les africains ne pouvaient pas avoir une « bonne monnaie » sans le soutien des anciennes puissances colonisatrices.

Mais lorsqu'on aborde la monnaie dans sa totalité, en tout cas, avec une analyse rigoureuse et lucide, il apparaît que la monnaie est pour l'économie, ce que le sang est pour le corps humain.

Il est clair que ce n'est pas une économie étrangère qui garantie la monnaie nationale d'un autre pays. C'est l'Etat et les agents économiques qui garantissent la monnaie nationale.



Dr Prao Yao Séraphin

Economiste, Enseignant-Chercheur à l'Université de Bouaké

Président du MLAN

Vice-président de la Cellule de Veille et d'Eveil (CVE) de la Côte d'Ivoire



[1] Jérôme Blanc, Centre Auguste et Léon Walras Texte pour l'ouvrage collectif P. Dockès, L. Frobert, G. Klotz, J.-P. Potier, A. Tiran (éds), Les traditions économiques françaises 1848-1939, Paris : Éditions du CNRS, 2000.

QUESTIONS SUR LA NATURE DE LA MONNAIE : CHARLES RIST ET BERTRAND NOGARO, 1904-1951.

[2] AGLIETTA M. & ORLEAN A. (éds.), La monnaie souveraine, Paris, Odile Jacob, 1998 - AGLIETTA

[3] F. HAHN, Equilibriun and Macroeconomics, Basil Blackwell, Londres, 1984, p. 158

[4] P.A. SAMUELSON, Economics, McGraw-Hill, New York, 10ème éd., 1976, p. 278-279.

[5] ROTHBARD, M. (1962), Man, Economy and State, Nash Publishing, Los Angeles.

[6] Fisher et Allais adhèrent tous deux à la théorie du 100 % monnaie selon laquelle la monnaie bancaire doit être couverte par de la monnaie de base, afin d'assurer à l'autorité monétaire un contrôle total de l'offre de monnaie.. FISHER, I. (1935), 100 % Money, Adelphi, New York. ; ALLAIS, M. (1999), La crise mondiale aujourd'hui, Clément Juglar, Paris.

[7] En France, « Le prix coûtant d'une pièce de 1 ou 2 centimes est de 3 centimes. L'État débourse donc pour ces pièces un prix plus élevé que leur valeur faciale. » Cependant, l'État compense ce coût négatif sur les grosses coupures : le prix coûtant d'une pièce d'un euro est environ 15 centimes. Dans ce cas, l'État achète les pièces à un prix largement inférieur à leur valeur faciale. Le coût unitaire de fabrication se situe aux environs de 25 centimes d'euro, et la durée de vie va de 1 à 2 ans pour un billet de 5 euros jusqu'à 7 à 9 ans pour un billet de 500 euros.

GRAVES MENACES SUR LA CI: 3 HELICOPTERES MI-24 DE L'ONUCI EN VOL DE RECONNAISSANCE AU-DESSUS DE YAMOUSSOUKRO

 

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Trois hélicoptères MI-24 de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) ont effectué, hier samedi (05 mars 2011), des vols de reconnaissance sur la ville de Yamoussoukro et ses environs, a constaté l'AIP.


« Les trois appareils aux couleurs de l'ONU, partis probablement de Bouaké, ont survolé les corridors de la ville, le camp de la Garde républicaine (GR) et le palais présidentiel avant de regagner leur base.

Ces survols de la capitale administrative et politique ont provoqué la peur et la psychose au sein de la population qui croyait à une attaque aérienne, après des tentatives terrestres depuis Tiébissou.

« Pourquoi au moment où le panel va arriver pour donner les conclusions de ses travaux, l'Onuci peut-elle mener des vols de reconnaissance et de provocation qui non seulement apeurent les gens, mais les irritent ? », se sont interrogés certains habitants, à la vue des mastodontes militaires de l'air qui se sont éloignés par la suite pour regagner leur base, après des heures de survol de la cité des Lacs et ses périphéries ».

Ne s'agit-il pas d'une reconnaissance de terrain en vue d'une éventuelle attaque pour la prise de cette ville tant convoitée par le camp Ouattara ?

Des interrogations qui se justifient d'autant plus que l'UA, contre toute attente, invite le Président de la République Laurent Gbagbo à sortir du pays pour se rendre à Addis-Abeba en vue de connaître la position du panel. Qu'est-ce que cache une telle démarche ?

Les manœuvres militaires de l'Onuci, actuellement, demandent d'être vigilants.


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 06 mars 2011

LAURENT GBAGBO A ADDIS-ABEBA: LE PIEGE

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Le panel des cinq chefs d'Etat mandatés par l'Union Africaine pour évaluer la situation de crise postélectorale en Côte d'Ivoire vient d'inviter le Président Laurent Gbagbo, le Président du RDR Alassane Dramane Ouattara et le Président du Conseil Constitutionnel Paul Yao-Ndré,  à se rendre à Addis-Abeba, pour leur faire connaître ses propositions.
Rappelons que ce panel doit faire aux parties antagonistes des propositions contraignantes, ce qui veut donc dire qu'aucune partie ne peut les décliner.

Cette invitation (à aller) si loin de la Côte d'Ivoire suscite des interrogations au sein du camp présidentiel, et beaucoup se demandent, en effet, si elle ne constitue pas en réalité, une manœuvre pour éloigner le Président Gbagbo de sa base afin de mieux le contraindre à accepter les propositions du panel, ou tout simplement pour l'écarter du pouvoir, là où les intimidations, les sanctions et autres menaces n'ont pas réussi à lui faire lâcher prise.

Et ils n'ont pas forcément tort car cela ressemble beaucoup à la tactique qui avait été utilisée pour renverser Ange-Félix Patassé, alors Président de la République Centrafricaine. Le Général Bozizé qui n'avait eu que 02% à l'élection présidentielle remportée par Patassé avait tenté un coup d'état contre ce dernier, alors qu'il se trouvait en exil à Paris.


Ce coup d'état qu'il avait même revendiqué avait lamentablement échoué et la France lui avait reproché d'avoir parlé trop vite, déclarant comme pour rassurer Patassé qu'elle ne permettra pas la déstabilisation d'un pays ami depuis le sol français. Mais ce n'était que partie remise puisque quelques temps après, Bongo Ondimba, Grand Maître de la Françafrique, organisa un sommet de chefs d'Etat et invita Patassé qui, sans prendre garde, s'y rendit. Il fut alors renversé pendant qu'il y était et on entendit le Gabon, le Congo et la France dire qu'ils ne reconnaissaient pas les gouvernements, mais les Etats. Et Patassé fut contraint à l'exil, au Togo.

Gbagbo qui est historien et contemporain de Patassé sait tout cela et donc forcément, sait aussi à quoi s'en tenir. Il partira à Addis-Abeba s'il veut, mais c'est Alassane Ouattara qui reviendra seul. On retardera volontairement le décollage de son avion pour que ce dernier s'installe d'abord au palais présidentiel, dans le sang s'il le faut. Et il sera contraint à l'exil. C'en sera alors fini de nos espoirs de démocratie pendant encore cinquante bonnes années. A bon entendeur..., SALUT !



Alexis Gnagno

Source: Facebook Alexis Gnagno

CONCLAVE D'ADDIS-ABEBA: «GBAGBO PAS BOUGER!»

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Les dernières nouvelles de la crise ivoirienne font état d'un certain conclave qui devrait se tenir à Addis-Abeba, dans les tous prochains jours (10 mars, plus exactement) entre le Président Laurent GBAGBO, le Premier Ministre Alassane Dramane OUATTARA et le Président du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, Monsieur Paul YAO-NDRE, dans le cadre d'une réunion des Chefs d'Etats du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union Africaine, pour soit dit dénouer la crise ivoirienne. C'est un piège insidieux tendu au Président de la République.

En effet, le parent RHDP d'un ami, membre de l'équipe de campagne du RHDP, le lui avait dit (cet ami joue le jeu depuis les élections, de sorte que ce parent le prend pour un militant du RHDP, ce qu'il n'a jamais été): « Le terminus de GBAGBO est arrivé. On va bientôt l'avoir. Nous sommes en train de convaincre ZUMA de le lâcher (France). On va le faire inviter en dehors de la Côte d'Ivoire et de là-bas, il sera mis aux arrêts pour le TPI. GBAGBO est fini! ».

Il a donné l'information bien avant l'arrivée de l'émissaire de l'UA, hier, samedi 05 mars 2011, à Abidjan, Monsieur Jean PING, Président de la Commission de l'Union Africaine, porteur d'une invitation adressée à chacune des 3 personnalités citées plus haut. Là où on attendait le panel annoncé des 5 chefs d'Etats africains. Plus que curieux et suspect. Et voici que tout se confirme, aujourd'hui. On comprend mieux le montage de la mort des 7 femmes d'Abobo suivi de la dernière sortie de la presse française (France 24 et iTélé), ainsi que l'enquête demandée à ce propos par le procureur de la Cour Pénale Internationale. « GBAGBO pas bouger ! », les Ivoiriens veillent au grain. Ils ne peuvent accepter que la victime soit traquée sans répit et que ses bourreaux (ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire, une nuit de septembre 2002), se voient dérouler le tapis rouge et ne soient jamais inquiétés.

Une autre alerte fait état du projet d'abattre l'avion présidentiel à son retour d'Addis-Abeba, à partir du camp militaire français du 43ème BIMA, situé à quelques encablures de l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, si la première option n'aboutissait pas. En clair, un remake du tristement célèbre scénario rwandais.

Si le panel s'estime incapable de proposer des solutions intelligentes et intelligibles, qu'il se déclare incompétent et que nous avisions.

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


 

DINDE Fernand AGBO

samedi, 05 mars 2011

REVELATIONS SUR L'ELECTION EN COTE D'IVOIRE - DOMINIQUE FRANÇOIS UGEUX: «CE QUE J'AI ENTENDU A MON HOTEL»

 

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Dominique François Ugeux, ancien député belge


Dominique François Ugeux, diplômé en sciences politique et diplomatique, président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, ex-député au parlement belge, en visite de travail en Côte d'Ivoire, jette un regard critique sur la crise que traverse la Côte d'Ivoire depuis dix ans.



QUESTION
: Vous êtes pratiquement un Africain, pour avoir passé toute votre vie au Congo. Vous êtes certainement très préoccupé par la situation sociopolitique qui prévaut en ce moment en Côte d'Ivoire. Quel regard jetez-vous sur ce qui se passe dans ce pays?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J'ai vécu le coup d'Etat de 1999. J'ai très mal vécu ce coup d'Etat. J'étais à l'« Hôtel du Golf » et j'entendais les tirs comme si c'était dans ma chambre qu'on tirait. Fologo était juste au-dessus de la suite que je louais, et les militaires sont venus le chercher avec une brutalité incroyable pour le conduire au camp. J'ai appelé mon gouvernement et de négociation en négociation, il a été libéré 10 jours après. J'ai vécu avec cette tension pendant 15 jours.


QUESTION : N'est-ce pas la même crise qui fait encore parler d'elle aujourd'hui ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Oui c'est vrai, mais si on veut parler de l'origine de la crise, on passerait toute la nuit ici. Aujourd'hui, ce qui est primordiale est de sortir de cette crise. Le hasard veut que je sois là chaque fois que le pays souffre. Je suis là purement dans le cadre du travail, mais comme j'ai une âme de politique et de journaliste, j'ai décidé de rester pour voir un peu l'évolution des choses. C'est vrai que je connais personnellement le président Laurent Gbagbo, avec qui j'ai eu plusieurs entretiens. J'ai vécu le premier et le deuxième tour de l'élection présidentielle. Le premier tour a été admirable, mais le second m'a véritablement interpellé.


QUESTION : Qu'est-ce qui n'a pas marché pour qu'on en arrive à une telle crise après l'élection présidentielle ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : En tant que président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, j'étais ici sur la terrasse de l'hôtel Pullman pendant la proclamation des résultats. Vous devez savoir qu'ici, il y avait des journalistes correspondants de chaines que je ne vais pas citer. Ils venaient s'asseoir sur la terrasse pour discuter et surtout pour capter leur satellite pour le journal en duplex. A cet endroit, j'ai assisté à une scène des plus révoltantes au monde. Ce que je vais vous dire, résume beaucoup de choses sur la crise en Côte d'Ivoire, et n'appellera pas d'autres commentaires. Il était 17 heures 15 mn, le lundi 6 décembre 2010, ici à la terrasse de l'« hôtel Pullman ». J'échangeais avec un journaliste avec lequel j'avais lié connaissance au premier tour et qui était là pour le second tour de l'élection présidentielle. On discutait de la déontologie et de la liberté de la presse. A 18 heures, 19 heures pour Paris, avec son portable et l'amplificateur, il appelle Paris à un mètre de moi. Il a dit « allo ! Paris, je fais la manchette sur Abidjan ». « Il y a des embouteillages, tout est normal, il fait calme, Abidjan bouge, le peuple est heureux, Laurent Gbagbo est élu ». Alors on entend Paris dire: « tu ne peux pas dire ça. Tu dois dire qu'il y a une tension vive à Abidjan que les Ivoiriens ont peur, les rues sont désertes, les Ivoiriens contestent la victoire de Gbagbo ». Voilà ce dont j'ai été témoin. En temps que président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, je dis que c'est indigne d'un pays comme la France. L'objectivité n'existe pas mais l'honnêteté intellectuelle existe.


QUESTION : En clair, pour vous, c'est la France qui fait la guerre à la Côte d'Ivoire pour installer le candidat de son choix, et qu'en réalité il n'existe pas de crise post électorale ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je suis en train de vous dire que j'ai été témoin d'une scène. Je vous demande d'en déduire vous-même pour voir toutes les manipulations de la France dans la crise actuelle en Côte d'Ivoire.


QUESTION : 50 ans après, peut-on dire que l'Afrique est indépendante ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je le dis net : l'Afrique n'est pas du tout indépendante. En temps que politologue, je suis passionné des droits constitutionnels. La crise que vivent les pays d'Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Egypte, Lybie) est la crise que vous avez vécue il y a 20 ans. C'est-à-dire vous êtes allés d'un système dictatorial au multipartisme, tout le monde se félicite de cela. S'agissant des colonies françaises, 15 pays ex-français de colonies d'Afrique noire ont hérité de la Constitution de la 5e république. On vous oblige à organiser des élections et on vous impose des présidents. En Côte d'Ivoire, on a poussé le président Laurent Gbagbo à organiser l'élection présidentielle alors que l'« Onu » n'a pas pacifié le Nord occupé par les rebelles. A partir du moment où on demande à des Etats souverains de se soumettre à la Constitution et que la Constitution est dotée d'un pouvoir exécutif, judiciaire, législatif et une liberté de presse, le 4e pouvoir qui est total en Côte d'Ivoire, ce qui n'est jamais vu dans le monde. Je ne vois pas pourquoi on peut contester une élection présidentielle. A partir du moment où un Etat souverain via l'institution suprême de la République proclame de façon officielle un résultat, c'est la République qui a parlé à travers cette Institution.

Alors, qu'on ne vienne surtout pas me dire que le président du « Conseil constitutionnel » est un ami de Gbagbo Laurent. Puis-je rappeler que Sarkozy, le donneur de leçon a comme président du « Conseil constitutionnel » Jean Louis Debré, le fils du père. Alors pas de leçon à donner à l'Afrique s'il vous plaît.


QUESTION : Pourquoi le président du « Conseil constitutionnel » français a une légitimité incontestée et qu'en Côte d'Ivoire on met en cause la légitimité du président du « Conseil constitutionnel »?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : C'est tout simplement parce que le président Laurent Gbagbo ne fait pas l'affaire de l'« Elysée » que la France refuse de lui reconnaître sa victoire en accusant le « Conseil constitutionnel » de Côte d'Ivoire de proche de Gbagbo. Ni la France, ni les Etats Unis n'ont de leçons à donner à la Côte d'Ivoire quand on a vu le ridicule du recomptage des voix en Floride qui a donné BushAlbert Arnold Gore dit Al Gore qui a remporté l'élection présidentielle. C'est la « Cour suprême » majoritairement pro Bush qui a donné le résultat final. Est-ce que l'« Onu » est allée mettre de l'ordre aux Etats Unis ? A-t-on envoyé l'« Ecomog » aux Usa ? A-t-on fermé les banques aux Usa ? vainqueur alors que tout le monde sait que c'est


QUESTION : Pensez-vous qu'il y a une perspective adéquate de sortie de crise sans que la Côte d'Ivoire ne s'embrase ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je vais vous dire très sincèrement, je prie Dieu nuit et jour pour que l'on arrête l'effusion de sang en Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire est un paradis et je ne veux pas qu'on la métamorphose en enfer.

Le peuple ivoirien a payé un lourd tribut depuis prêt de 10 ans. Il a assez souffert, il a assez pleuré et cela doit s'arrêter. Je conjure aux deux hommes de se parler. Il y a un qui est ouvert, l'autre fermé. La seule solution de sortie de crise est un dialogue franc entre les deux protagonistes. Un qui fut premier ministre, brillant économiste, Alassane Ouattara et l'autre, grand politicien, profondément cultivé, miroir du peuple ivoirien et d'Afrique. Même ses adversaires sont obligés de reconnaître le grand politicien qu'il est, un homme courageux au grand cœur. Pendant 10 ans, il a composé avec d'autres partis pour la paix dans son pays. Laurent Gbagbo est grand dans l'âme et dans le cœur. Il saura trouver une issue pacifique à la crise qui secoue son pays. Il faut à tout prix éviter une guerre civile. Ce sera la fin de l'Afrique de l'Ouest, et de la « Cedeao ». Je voudrais que M. Ouattara ait une connaissance intellectuelle de reconnaître qu'il y a une Constitution et des Institutions qui régissent la Côte d'Ivoire. Un coup de force vers le Golf est envisageable mais ne résoudra rien, le Nord étant occupé, il y aurait forcément des morts. Si c'est dans l'autre sens, ce sera à la limite pire. Je recommande le dialogue et condamne l'attitude de Nicolas Sarkozy qui de façon scandaleuse a sommé le président de la République de quitter le pouvoir, ce qui est une ingérence invraisemblable et c'est inacceptable. Quand bien même on ne soit pas avec le président Laurent Gbagbo, il y a un minimum de respect qu'on lui doit en tant que chef d'Etat, légitimé ou pas par Paris, c'est le président de la république de Côte d'Ivoire.


QUESTION : Que pensez-vous du panel des chefs d'Etat africains ? Croyez-vous qu'ils auront assez de courage pour faire triompher la vérité et légitimer les Institutions de la République de Côte d'Ivoire ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Par rapport au tout début, il y a un gros effort qui a été consenti. Avant c'était l'Europe et les Usa qui dictaient leur loi. Le fait de remonter vers l'Afrique est un grand pas. Je préfère 30 à 40 allers-retours pour des négociations, à la recherche d'une paix vraie plutôt que d'utiliser des armes pour détruire ce beau pays, qui a tous les atouts. Ce beau pays qui est un don de Dieu, le seul patrimoine que les Ivoiriens ont en commun. Ne tombez pas dans le piège de vos ennemis qui ne désirent que voir le pays s'embraser pour piller son sous-sol. Il faut que le panel tienne compte des lois du pays. Les Africains ayant la vertu de l'arbre à palabre et du dialogue, je sais et j'espère que le panel va apporter la paix tant attendue par les Ivoiriens.


QUESTION : L'« Onu » a pris position dans la crise ivoirienne. Des preuves accablent l'armée onusienne qui de façon délibérée a tiré sur les partisans de Laurent Gbagbo, faisant de nombreux morts et des blessés qui ont déposé une plainte contre cette force. En tant qu'expert de l'« Onu », quel est votre commentaire sur ce fait?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Si vraiment l'Onu se prête à ce type de comportement, non seulement c'est blâmable et c'est condamnable. C'est une violation totale de la charte de l'« Onu ». Si l'« Onu » a tiré sur des personnes aux mains nues, je ne suis pas du tout fier que mon pays fasse partie de cette Institution.


QUESTION : Le Congo est votre pays, puisque vous y avez passé pratiquement toute votre vie. Quel lien établissez-vous entre Patrice Lumumba et le président Laurent Gbagbo ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J'ai eu la chance de vivre l'indépendance du Congo. Gbagbo présente les caractéristiques d'un homme qui pense d'abord à son peuple avant tout autre considération. Lumumba était ainsi, c'était un homme qui n'avait rien à foutre de l'argent. Il était profondément nationaliste. Toutes ses revendications étaient sociales et propres aux besoins du peuple. On l'a taxé de communiste et à force de le taxer de communiste, il n'a pas eu d'autres choix que de se tourner vers Moscou. Si on avait compris que c'était un communiste et que c'était un homme avec lequel il fallait composer, on ne l'aurait pas assassiné. Gbagbo comme Lumumba incarne le nationalisme au sens noble du thème. Je souhaite qu'on le laisse en paix, qu'on lui foute la paix et qu'il a 5 ans pour mettre à exécution son programme de gouvernement pour le bonheur de son peuple. Après, on ne le vote plus si on veut, mais il faut le laisser travailler. A la limite, il est frustré de ne pas pouvoir faire ce qu'il aime le plus au monde, se mettre au service de son peuple. Travailler pour son peuple, rien que ça, Gbagbo ne demande rien que ça.


QUESTION : Votre mot de fin...

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Ce que je vais dire est banal mais ça vient du cœur. Je voudrais dire au peuple ivoirien que je fréquente depuis longtemps que quelle que soit leur tendance politique, ethnique et religieuse de se pardonner les uns les autres, de prier Dieu tous les jours pour que vienne la paix. Je porte un amour sincère et total, sans calcul au peuple ivoirien. Faites la part des choses, ne sombrez pas dans l'extrémisme et ne devenez pas les otages des manipulateurs. Je dis aux Ivoiriens de se serrer les coudes car le bout du tunnel n'est pas loin. Il y a une lueur d'espoir qu'il faut savoir saisir. Je souhaite que le panel trouve une solution acceptable pour tous. Si les deux hommes ensemble acceptent de diriger la Côte d'Ivoire dans la sincérité, ils casseraient la baraque. Un grand homme politique et l'autre économiste hors pair. S'ils arrivent à le faire, ils donneraient l'exemple d'être d'une très grande maturité et ils donneraient une gifle à la France.


Source: NERRATI.NET