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vendredi, 14 janvier 2011

EXASPERES, LES JEUNES DE LA RIVIERA II INCENDIENT UN VEHICULE DE L'ONUCI

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Décidément, les Ivoiriens en ont marre de la présence des forces onusiennes en Côte d'ivoire (ONUCI). Hier, ne pouvant plus accepter les torts causés à l'ivoirien, des jeunes de la Riviera II, Abidjan Cocody, sont rentrés en action en refusant l'accès ou la traversée de leur quartier par l'ONUCI. Aux environs de midi, un véhicule marqué du sceau UN a été pris à partie par des jeunes qui n'ont pas manqué de le mettre à feu au carrefour de la Riviera II. Un autre a pu s'échapper non sans laisser ses vitres cassées. Mais un peu plutôt le matin, un convoi de l'ONUCI, composé de cinq véhicules dont un char, a été bloqué net par des éléments FDS-CI en patrouille au même carrefour. Il ressort des informations recueillies sur place que les policiers FDS-CI ont jugé « léger l'argument avancé par les soldats onusiens selon lequel, ils sont à la recherche d'une station-essence pour s'approvisionner en carburant. Les FDS leur ont intimé l'ordre de faire demi-tour, mais les soldats onusiens ont voulu user de leurs armes. Quand en face d'eux, les policiers ivoiriens ont brandi la menace de répliquer. Le pire a été donc évité de justesse avec le retour à la base des soldats onusiens.

Peu de temps après, les hommes de Choï sont revenus à la charge fortement armés. Comme s'ils voulaient absolument en découdre avec les populations. Mais ils ont trouvé sur place, les mêmes éléments des FDS bien en place. Position qui les a dissuadés et ils ont fait demi tour vers la Riviera III, où se trouve leur base. C'est vraisemblablement cette situation qui a irrité les jeunes de la Riviera II faisant des soldats onusiens des personnes « indésirables » dans leur périmètre. On se rappelle que la force onusienne en Côte d'Ivoire, est depuis le déclenchement de la crise post-électorale, soupçonnée d'être de connivence avec les rebelles. A qui, elle fournit équipements et divers autres matériels militaires pour combattre les FDS-CI et la mère-patrie. « Nous allons empêcher les forces onusiennes de se rendre à l'Hôtel du Golf en passant par notre quartier. Ce sont elles qui alimentent la crise en Côte d'Ivoire », ont fait savoir ces jeunes très remontés contre l'ONUCI qui n'ont pas hésité à incendier un de leurs véhicules.



Toussaint N'Gotta


Source: LE TEMPS

mercredi, 12 janvier 2011

L'ALERTE D'UNE AMIE DE LA COTE D'IVOIRE: GRAVES MENACES SUR ABIDJAN


SOLDATS DE L'ONUCI 3.jpg

Une amie de la Côte d'Ivoire tire la sonnette d'alarme à travers le mail ci-dessous, reçu cette fin d'après-midi même. Points saillants: de graves menaces pèsent sur Abidjan. 1500 rebelles ivoiriens intégrés à l'ONUCI et de nombreux légionnaires du COS (Commandement des Opérations Spéciales françaises) à la peau noire cachés dans notre capitale économique sont prêts à passer à l'action. Vigilance extrême!


Frères et sœurs,

Je viens de recevoir un coup de fil d'un diplomate d'un pays ami. La teneur est la suivante : 1500 rebelles des FN ont intégré les troupes de l'ONUCI. Les Mercenaires du COS [légionnaires] seraient dans la grande agglomération d'Abidjan (Yopougon et Bingerville). Ils seraient constitués en grande majorité de Comoriens, Haïtiens, Martiniquais et Guadeloupéens, bref des mercenaires de peau noire. Il nous conseille une extrême vigilance, la vérification de la population par les voisins (que les populations dénoncent la présence de personnes étrangères), le contrôle des pièces d'identité....
Tout constat d'une augmentation suspecte en achat de vivres devra être rapporté aux autorités civiles et aux responsables militaires.
Merci, frères et sœurs, d'alerter les décideurs !


Dieu bénisse la Côte d'Ivoire !

Dr W. P.

SOLDATS DE L'ONUCI 2.jpg

mardi, 11 janvier 2011

OUATTARA RATTRAPE PAR SON PASSE

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Une belle analyse faite dans le mois de décembre 2010, après le premier tour du scrutin présidentiel ivoirien et avant le second. A revisiter. Bonne lecture !


L'homme providentiel


La recherche des solutions adaptées à la lutte contre la crise économique des années 80, avait poussé le Président Houphouët à prendre des mesures impopulaires, provoquant les réactions des syndicats du pays. Affaibli par une fronde sociale difficile à vaincre, il annonça un nom que les ivoiriens entendaient pour la première fois. Alassane Dramane Ouattara car c'est de lui qu'il s'agit, devait user de ses relations au plus haut niveau de la hiérarchie du FMI, l'institution qui l'employait pour qu'elle vienne à la rescousse de la Côte d'Ivoire. « Il semble qu'il y a un ivoirien au FMI qui peut intervenir en faveur de la Côte d'Ivoire pour qu'elle soit éligible aux programmes promus par cette institution », avait dit le Président Houphouët pour donner de l'espoir aux syndicalistes qui n'y croyaient plus devant la dégradation flagrante et progressive de leurs conditions de vie et de travail. Le chef de l'Etat qui était supposé connaître tous les hauts fonctionnaires internationaux de son pays, ne connaissait pas curieusement le prétendu fils de Kong qui ferait la fierté de la Côte d'Ivoire grâce à ses solides relations dans les hautes sphères des finances internationales. Peu après, il fut nommé président du comité interministériel chargé de travailler à l'éligibilité du pays. Les réformes qui devaient précéder cet exploit avaient livré Ouattara comme un ennemi aux barons du régime qui n'ont jamais supporté la suppression brutale de tous les privilèges dont ils jouissaient. Il semble même qu'il aurait arraché un véhicule de l'Etat à un ancien ministre qui de surcroit était l'un des intimes du Président Houphouët, sur le Pont Général de Gaule. Ouattara aura agi comme un homme qui ne connaît pas la Côte d'Ivoire, car un ivoirien digne de ce nom, connaît les réalités du pays et ne s'amuserait pas à s'attaquer à des personnalités reconnues pour leur capacité de nuisance. Après des réformes salutaires passant quelquefois par des décisions courageuses, il fut nommé premier ministre, le tout premier à occuper cette haute fonction qui venait d'être créée en Côte d'Ivoire. Juste récompense pour les loyaux services rendus à l'Etat.


Le premier ministre


Pendant sa mission à la tête du comité interministériel, Alassane Ouattara avait pu rallier à sa cause certains cadres de l'administration, habitués à la facilité et aux gains faciles. Parmi eux des officiers de l'armée utilisés comme des espions. Quand il s'est agi de former son gouvernement, le premier ministre a consacré son quota à ces derniers. Nommés par copinage et par clientélisme, les ministres d'Ado lui vouaient fidélité et dévouement. En deux ans de pouvoir, celui qui devrait permettre à la Côte d'Ivoire de reprendre sa place dans le concert des nations s'est plutôt rempli les poches en bradant le secteur clé de l'économie nationale à l'Etranger. Les privatisations à outrance dans un cadre juridique opaque et surtout le vol de l'Etat avec la complicité des régies financières à sa solde, l'ont rendu immensément riche, c'était là l'objectif fondamental de l'homme venu de Sindou. Les ivoiriens auront retenu qu'il a commis beaucoup de sacrilèges notamment la profanation des mosquées avec une rare barbarie; l'expédition punitive de la cité universitaire de Yopougon où les hommes de Faizan Bi se sont rendus coupables de viols, de blessures graves et d'autres barbaries au préjudice des étudiants ; la répression sévère et injustifiée de la marche pacifique du 18 février 1992 ; l'aggravation des disparités sociales par le raccrochage d'une catégorie d'enseignants ; et la multiplication des violations graves des droits de l'homme. Pour avoir renfloué les caisses d'Etat à très court terme par les privatisations, pour permettre à la Côte d'Ivoire d'honorer les échéances de remboursement de ses dettes, il a réussi la mission que les institutions de Bretton Woods lui avaient assignée, mais il serait honnête de reconnaître que son bilan à la tête de la primature a été nul. Alassane Ouattara qui devrait être poursuivi pour vol de l'Etat et détournement du denier public n'a nullement été inquiété, car en l'absence du Président Houphouët qui était très malade, il était le détenteur exclusif du pouvoir exécutif. A la mort du père de l'indépendance, c'est encore lui qui avait tenté de s'opposer à l'application de l'article 11 qui ferait de Bédié son successeur constitutionnel. Le complot constitutionnel qui était en préparation a été déjoué de justesse grâce à la loyauté de Laurent Dona Fologo, alors secrétaire général du PDCI-RDA, qui avait refusé de cautionner cette conspiration. Bédié s'est appuyé sur la France pour prendre le pouvoir à la lumière de la constitution. Il aurait pu faire arrêter Ouattara comme il aime à le dire lui-même, car il était informé de ses manœuvres visant à contester la constitution. Triste fin pour un aventurier qui aura appris à ses dépens que la politique ne se nourrit pas d'illusions.


La naissance du RDR

Retourné au FMI, il fut nommé directeur général adjoint de cette institution pour avoir réussi sa mission diabolique en Côte d'Ivoire. Ses suiveurs avaient désormais la lourde tâche de mener la vie dure à Bédié rendu responsable de l'échec de Ouattara qui rêvait de confisquer le pouvoir. Aveuglés par la haine, les nombreux partisans d'ADO dont ses anciens ministres, ne rataient plus l'occasion de saboter les actions du nouveau pouvoir. C'est dans ces circonstances plutôt particulières qu'intervint le tout premier congrès extraordinaire du PDCI-RDA après la mort de Félix Houphouët-Boigny, sous la présidence de Bédié, devenu président en lieu et place de l'illustre disparu. Alors que pour le nouveau régime il s'agissait de faire l'état des lieux, les partisans de Ouattara voulaient plutôt se faire entendre. Ils voulaient créer un courant très hostile à Bédié dans le parti qu'il dirigeait désormais. Muselés tout au long du congrès Djéni Kobina et ses amis n'avaient pas atteint leur but. Humiliés et frustrés, ils exprimèrent leur ras-le-bol à la nouvelle direction du PDCI-RDA qu'ils traitèrent de tous les noms. Dans la confusion la plus totale, ils créèrent le RDR dont l'objectif fondamental était de combattre Bédié par tous les moyens. Dans toutes les actions de ce nouveau parti, la haine et l'aigreur étaient clairement exprimées. Seize ans après sa création, l'on constate que ce parti n'a pas évolué. Non seulement la haine et l'aigreur continuent de dominer toutes ses actions, mais pire il a du mal à abandonner ses repères ethniques et religieux qui le confinent dans le dangereux rôle de promoteur de la violence et de la criminalité en Côte d'Ivoire. Les rares cadres représentatifs qui croyaient en la sincérité des membres fondateurs, ont vite découvert les véritables objectifs d'un petit club de marginaux qui veulent voir la Côte d'Ivoire partir en fumée. Adama Coulibali, Jacqueline Oblé et les autres ont claqué la porte pour sauver leur dignité de plus en plus menacée par les crimes du RDR. Après l'avoir manipulé à distance, Alassane Ouattara rentre en Côte d'Ivoire qu'il considère comme son pays, et prend le contrôle du parti. Il ne fallait pas plus pour provoquer la réaction du régime de Bédié à ce qu'il considère comme une imposture. Traqué dans tous les sens, le président du RDR trouve son salut dans la fuite après le mandat d'arrêt international lancé contre lui. De son exil parisien Ouattara proférait des menaces à Bédié. « Quand je frapperai ce pouvoir moribond, il tombera ». Cette menace que l'on considérait comme une simple plaisanterie fut mise à exécution le 24 décembre 1999, quand Ouattara récupéra une mutinerie d'ailleurs mal organisée pour chasser son ennemi juré du pouvoir.

Le pion de la France


Le Général Guéi qui avait été choisi pour conduire une courte transition militaire avait des impératifs, notamment l'organisation d'une parodie de scrutin pour mettre Ouattara au pouvoir. Le pot-aux-roses fut très vite découvert quand dans la répartition des portefeuilles de son gouvernement, le général-président fit la part belle au RDR. La dénonciation de la partialité flagrante du CNSP (Conseil National de Salut Public) fut la raison principale de la disparition du front républicain. Tapi dans l'ombre, le RDR tenait déjà les rênes du pouvoir, car Guéi n'était qu'un souverain de façade à sa solde, et il ne voulait pas le partager avec son allié d'hier. Le FPI faisait les frais de l'opportunisme tel qu'il existe dans un parti qui ne gère que des aventuriers en mal de publicité. Lentement mais sûrement Laurent Gbagbo parvint à convaincre le CNSP de la nécessité de traiter tous les partis politiques équitablement. La transparence conséquente était devenue un véritable obstacle à la réalisation des manœuvres qui devaient installer Ouattara à la magistrature suprême au mépris de la démocratie. Et comme il fallait s'en douter, tous les vieux démons furent de retour dans le camp du RDR. Convaincu que son avenir se trouvait dans un second coup d'Etat qui conduirait à la chute du Président Guéi devenu gênant car refusant de cautionner l'arbitraire. Son obstination à demeurer dans la violence scella le sort du RDR, car on le sait, il fut en disgrâce jusqu'à la fin de la transition. Inéligible à la lumière du code électoral, Ouattara opta pour ce qu'il appela le boycott citoyen, un mot d'ordre dont il cernait les réels contours. En réalité, le leader du RDR, un couard par excellence redoutait la répression du CNSP vidé de ses proches au cas il tenterait de s'opposer au déroulement du scrutin. Alors qu'on le croyait absent de la scène politique pour de bon, il réapparut après la victoire de Laurent Gbagbo, guidé par l'opportunisme et la volonté d'arracher le pouvoir par l'insurrection.

Le déstabilisateur impénitent


N'ayant pas participé à un scrutin qui était à sa portée, Ouattara voyait dans cette sentence du Général Guéi la complicité de Laurent Gbagbo alors qu'il était loin du centre des décisions. Selon le RDR, ces soupçons justifiaient les mouvements sociaux qui fusaient de tous les horizons du pays pour empêcher le FPI d'asseoir son pouvoir. Les affrontements qui s'en suivaient débouchaient quelquefois sur des pertes en vies humaines. Le RDR aura fait de la violence son cheval de bataille, sa principale stratégie de conquête du pouvoir étant basée sur la violence. Les nombreuses tentatives d'insurrection ayant échoué, Ouattara était dans le collimateur des patriotes. Aussi avait-il décidé de se résoudre à un exil volontaire en France pour sa propre sécurité. On a beau chasser le naturel, mais il revient toujours au galop, profitant de son séjour en France, il renoua avec les menaces proférées cette fois-ci au régime de Gbagbo. Ayant investi dans l'accession à la magistrature suprême par les armes, les dividendes qu'attendait ADO furent très loin de son espérance, car les attaques du 19 septembre 2002 muées en rébellion n'ont pas pu chasser Laurent Gbagbo du pouvoir comme il le souhaitait. C'est vrai qu'il a pu se consoler avec son éligibilité au scrutin présidentiel qui n'était pas du tout évidente à la lumière du code électoral, mais l'objectif principal qui a nécessité ces investissements n'a pas été atteint. Les populations de la moitié Nord du pays, témoins des crimes crapuleux qui ont été commis sous leurs yeux, des biens mobiliers et immobiliers qui ont été détruits par les rebelles, et de nombreux vols qui ont été commis sont situés sur les ambitions réelles de Ouattara, le parrain de la rébellion qui retarde le développement de la Côte d'Ivoire. C'est vrai qu'il n'a pas le courage d'assumer ses propres propos, c'est vrai qu'il a la mémoire courte, mais la mémoire collective des ivoiriens retiendra qu'il a plusieurs fois menacé de rendre ce pays ingouvernable s'il n'obtenait pas son éligibilité qui le faisait courir depuis belle lurette. Les ivoiriens dans leur majorité savent que Ouattara est un vulgaire criminel, et qu'il ne mérite pas de gouverner ce pays. Ils en tiendront compte dans l'isoloir. Il faut donc reconnaître que ses partisans qui jubilent déjà en pensant que le report des voix de Bédié sera une simple formalité, entretiennent encore une fois l'illusion comme à leur habitude, car le verdict des urnes leur sera fatal au second tour du scrutin présidentiel.


Source : GALERIC

REVELATION - UN TEMOIN RACONTE: «MEME S'IL FAUT 100.000 MORTS, NOUS PRENDRONS LE POUVOIR»

 

DOMINIQUE OUATTARA.jpeg

Dominique Ouattara a déclaré : « Même s'il faut 100.000 morts, nous prendrons le pouvoir ! »

 

La scène se passe juste avant la fête nationale du 7 août, dans la luxueuse résidence des Ouattara à Cocody Embassades...


Une française, communicante des époux Ouattara , et présentée comme chargée de la communication du président Camerounais Biya, est là pour prendre le thé avec son amie Dominique. La conversation roule sur les événements des derniers mois, la tension liée à la présence des milices aux noms sinistres (Cosa Nostra, Camorra, Brigades Rouges...) issues des mutins de la FIRPAC. Un membre du comité directeur du RDR est présent et c'est par lui que la teneur de la conversation est connue. Cette personne entend alors avec horreur Dominique Ouattara dire à Patricia Balme, qui s'inquiète de la tension et des risques que cela fait peser sur l'accession d'ADO à la magistrature suprême : « Même s'il faut 100 000 morts, nous prendrons le pouvoir ! ». Et Dominique et son amie de rire, comme s'il s'agissait d'un jeu... Le membre en question du comité directeur du RDR s'est ensuite discrètement mis sur la touche et a rompu tout lien avec le couple infernal. C'est la proximité de l'élection présidentielle et la crainte que ce couple sanguinaire arrive aux affaires qui le pousse aujourd'hui à parler. Le sang des Ivoiriens ne doit pas couler ! ADO doit cesser de torturer la Côte d'Ivoire.


Source : Le Mot d'Humeur de Jean Charles Fadinga

lundi, 03 janvier 2011

NOUVEL AN 2011 - LAURENT GBAGBO: UN DISCOURS DE VERITE ET UN APPEL A LA MOBILISATION AUTOUR DE LA CI



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Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire.


L'année 2010 s'achève ce soir. Je souhaite à notre pays, la Côte d'Ivoire, de passer de bonnes fêtes de fin d'année. Dans la paix. Je souhaite à chacun et à chacune de vous, une très bonne et heureuse année 2011.


Je pense à tous ceux qui sont tombés au cours des événements de ces derniers jours. Les familles de nos Forces de défense et de sécurité, tombées au champ d'honneur. Tous ceux qui ont perdu un être cher dans les violences post-électorales. Les blessés et tous ceux qui ont perdu des biens. Que Dieu donne à chacun le réconfort et le courage d'aller de l'avant.


Pour sa part, l'Etat mettra tout en œuvre pour que les crimes ne restent pas impunis. J'ai décidé de la création d'une commission chargée de faire le bilan des violences post-électorales. Elle établira un rapport aussi détaillé que possible sur les violations des Droits de l'Homme sur l'ensemble du territoire national, avant, pendant et après le scrutin. Cette commission sera composée de femmes et d'hommes de grande compétence et de bonne volonté, Ivoiriens et non Ivoiriens, soucieux avant tout d'établir la vérité des faits.


Nous devons comprendre comment, annoncée comme l'année des élections, l'année de la fin de la crise, 2010 se termine dans la perplexité. Pendant que les Ivoiriens subissent la violence d'une rébellion armée à l'intérieur, ils font l'objet d'une hostilité internationale à l'extérieur, depuis la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010.


Cela est injuste. Nous nous interrogeons sur les raisons de l'attitude de la communauté internationale à notre égard; une attitude que l'on n'a observée nulle part ailleurs auparavant dans une crise politique interne à un Etat. Je rappelle que nous avons voulu cette élection. Sincèrement. Nous l'avons voulue pour nous-mêmes. Pour la paix dans notre pays, par la démocratie. Personne ne nous y a contraints. Malgré la guerre, malgré un contexte économique national fragilisé par l'occupation d'une partie du territoire par la rébellion armée, nous avons consenti tous les sacrifices pour réunir les conditions politiques et financières à l'organisation du scrutin.


Au plan politique, nous avons fait tous les compromis imaginables.
- Pour mettre la rébellion en confiance, nous avons accédé à toutes ses exigences contenues, notamment, dans l'Accord de Marcoussis, signé sous l'égide de la France, en 2003 ;
- Afin d'impliquer toute la classe politique dans le processus de paix, après la signature de l'accord de Pretoria en 2005, j'ai pris la décision, en application de l'article 48 de la Constitution, d'autoriser toutes les candidatures à l'élection présidentielle.
- Face aux difficultés d'application des accords précédents, j'ai initié et placé sous la facilitation du Président Blaise Compaoré, alors président en exercice de la Cedeao, le Dialogue direct inter-ivoirien. Ce dialogue a débouché sur l'Accord politique de Ouagadougou. J'ai appliqué tous les points mis à ma charge dans cet accord :
- Le chef de la rébellion armée a été nommé Premier ministre ;
- Les combattants du mouvement rebelle ont obtenu un statut militaire avec tous les avantages correspondant aux différents grades dans l'armée régulière.


La seule contrepartie attendue de ces mesures était le désarmement de la rébellion. Mais la rébellion n'a pas désarmé. Nous sommes allés aux élections avec des rebelles armés dans les zones Centre, Nord et Ouest du pays.
Au plan financier, l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire restera certainement parmi les plus chères au monde. Il y a eu d'abord les opérations pré-électorales, c'est-à-dire le recensement des populations, l'enrôlement électoral, l'établissement de la liste électorale, la confection des cartes nationales d'identité et des cartes d'électeurs, la sécurisation du processus, l'acquisition du matériel électoral, etc. Il y a eu ensuite les opérations électorales proprement dites, allant du déploiement du personnel électoral, à la sécurisation du scrutin ; de la confection des supports électoraux à la collecte des résultats.


Ces opérations ont duré trois ans; de 2007 à 2010. Elles ont coûté 261 milliards. Sur cette somme, l'Etat de Côte d'Ivoire a payé 242 milliards, soit 93%.
Nous avons consenti ces sacrifices politiques et financiers, pour rester maîtres de notre destin. C'était le prix à payer pour que personne ne nous impose ses choix de l'extérieur.


Nous n'avons pas organisé cette élection pour satisfaire une attente extérieure à la Côte d'Ivoire. Nous avons organisé cette élection pour choisir librement et en toute souveraineté, celui qui va diriger la Côte d'Ivoire pour les cinq prochaines années.
Le 31 octobre et le 28 novembre 2010, les Ivoiriens se sont exprimés par le vote démocratique. Selon la Constitution et la loi électorale, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs de l'élection présidentielle. Les seuls résultats légaux de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire sont ceux que le Conseil constitutionnel a proclamés. Le seul Président de la République de Côte d'Ivoire, est celui que le Conseil constitutionnel a désigné.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire ;


L'élection présidentielle est terminée. Le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats. Sa décision est irrévocable.
J'observe cependant, comme vous, l'attitude de mon adversaire, qui s'est volontairement retranché à l'hôtel du Golf. J'observe, comme vous, l'attitude de l'Organisation des Nations unies (Onu) et de quelques pays puissants du monde. J'observe, comme vous, l'attitude de quelques chefs d'Etat africains proches ou lointains.


Ne nous y trompons pas. Ne nous laissons pas abuser par le prestige des mots. Il s'agit d'une tentative de coup d'Etat menée sous la bannière de la «communauté internationale». Cette action est destinée à installer, par la force s'il le faut, à la tête de ce pays, un homme que les Ivoiriens n'ont pas choisi dans les urnes. Car mon adversaire a été régulièrement battu à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Je refuse la politique de la terre brûlée. Nul n'a le droit d'appeler des armées étrangères à envahir son pays. Notre premier devoir envers la patrie, c'est de la défendre contre les attaques extérieures, et non de la livrer à ceux qui veulent la soumettre. Alors, comme hier en 2002, je suis là où les Ivoiriens m'ont placé par leur vote. Nous n'allons pas céder. Je le répète : Mon adversaire n'a pas gagné. Le décompte des voix le donne perdant. Le Conseil constitutionnel le donne perdant. Quant à la Cei, elle n'a jamais proclamé de résultats. La question aujourd'hui, n'est pas de savoir qui a gagné l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Elle est de savoir ce qui motive l'attitude de mon adversaire et de ses soutiens extérieurs. Tout se passe comme s'ils savent des choses que nous autres Ivoiriens, nous ignorons, concernant le déroulement du scrutin et les procédures de proclamation des résultats. C'est pourquoi je propose un comité d'évaluation destiné à connaître des faits et à établir la vérité sur le déroulement des élections en Côte d'Ivoire. J'ai confiance. La vérité finira par triompher. Nous avons le droit et la vérité avec nous. C'est pourquoi, nous avançons. Passés les premiers moments, marqués par la passion, les esprits se calment. En Afrique comme ailleurs, l'appel au dialogue est entendu. A la suite de la Cedeao qui vient de dépêcher trois chefs d'Etat, l'Union africaine a désigné le Premier ministre Kenyan, pour diriger une mission de suivi de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire.


Ce soir, à la veille du nouvel an, je voudrais à nouveau lancer un appel solennel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l'Hôtel du Golf. Je leur demande de rentrer chez elles.
Le temps de la guerre est passé. C'est maintenant le temps du dialogue. Donnons-nous la main et formons autour de notre chère patrie, la Côte d'Ivoire, une chaîne de solidarité et d'amour. C'est mon vœu le plus cher au seuil de la nouvelle année. Bonne et heureuse année 2011 à tous les Ivoiriens et à toutes les Ivoiriennes !


Que la nouvelle année qui commence soit une année de paix et de prospérité pour chacun et chacune de nous ! Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire !



Laurent Gbagbo


Président de la République de Côte d'Ivoire

mercredi, 29 décembre 2010

POPULARITE D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA EN COTE D'IVOIRE

OPERATION VILLE MORTE A ABIDJAN.jpg

 

A l'attention de la "communauté internationale": Quand le perdant des élections présidentielles du 28 novembre dernier appelle à une grève générale pour le soutenir, tous les Abidjanais sortent pour aller travailler. Côte d'Ivoire: 1 - Ouattara: 0. Une photo vaut mieux que mille mots.


Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

dimanche, 26 décembre 2010

UNE ANNONCE DE L'ONUCI A VOUS COUPER LE SOUFFLE DANS FRAT-MAT DU 27 SEPTEMBRE 2010



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Le complot contre Laurent Gbagbo au profit d'Alassane Dramane Ouattara se précise de jour en jour. En effet, comment croire ou comprendre, depuis septembre de cette année, alors que l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire n'avait pas encore commencé, que l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) faisait un appel d'offre pour des pompes funèbres, dans le quotidien Fraternité Matin, dans sa livraison du 27 septembre 2010. Pourquoi cette anticipation pré-électorale. La preuve ci-dessus a été révélée par Nathalie Yamb. Lisez ce qui suit :


Si l'ONU n'a pas programmé des massacres humains en Côte d'Ivoire au profit d'Alassane Dramane Ouattara, comment cela se fait-il qu'elle s'était mise à rechercher des pompes funèbres, c'est-à-dire des cercueils ? L'ONU serait-elle devenue une entreprise au service du crime et des génocides ?


NOTE:

Au vu des événements actuels, cette annonce prend toute sa signification. Sinon, pourquoi l'ONUCI, « mission de paix » anticipait-elle un besoin de prestation de services mortuaires ? (Pour ses troupes. Elle avait prévu son engagement militaire depuis longtemps. Il est donc clair que l'ONUCI fera la guerre à la Côte d'Ivoire. Par anticipation, elle a confié ses morts à un service de pompes funèbres local. Dommages collatéraux obligent. A bon entendeur..., salut! Fernand Dindé).


Source: NERRATI.NET

vendredi, 24 décembre 2010

PATRICIA KALOU : CETTE FEMME EST UN DANGER POUR NOS ENFANTS

 

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Chers ivoiriens, j'hallucine toujours de voir cette dame sur les antennes de la télévision nationale venir annoncer les programmes du concours CHOCO MISS NOËL dont elle a l'initiative et qu'elle organise chaque année, depuis quelque temps déjà. Avec en sus, des présélections régionales dans presque tout le pays. La finale de l'édition 2010 a eu lieu, récemment. Plus exactement, le jeudi 23 décembre, à la Bourse du Travail, à Treichville. Franchement, je me demande si dans ce pays, on a encore le sens des valeurs morales. Peut-être prenons-nous plaisir à les voir disparaître les unes après les autres! Sinon, comment comprendre qu'on aille dénuder des gamines de 7 à 10 ans sous le prétexte d'une distraction de Noël ? Fût-elle sponsorisée par une grosse entreprise agro-alimentaire de la place. Des bambines à peine sorties du giron maternel qu'on maquille et coiffe comme des dames, qu'on farde et qu'on fait défiler (qu'on exhibe, je dirais plutôt) devant un public constitué d'autant d'adultes que d'enfants, sinon plus, nous trouvons cela totalement inacceptable. Nous refusons que de telles germes soient semés dans le coeur et l'esprit innocents de nos enfants.

Nous savons qu'aujourd'hui nos rues sont arpentées par des individus déjantés de tout poil et notamment de pédophiles. La meilleure des idées n'est donc pas d'apprendre à nos fillettes à faire les coquettes et les coquines, à se déhancher devant des adultes et à se faire une obsession à plaire ou à séduire. Le pire de tout cela, c'est quand le tout est macéré dans un slogan débile et fort mal à propos qu'on déclame sur nos antennes : « Choco Miss Noël, la valeur n'attend pas le nombre des années ». Totalement renversant ! De quelle valeur parle-t-on, honnêtement ? Etre une belle petite fille relève-t-il d'un mérite, d'un exploit, d'un effort quelconque, d'une intelligence particulière ? N'est-ce pas simplement un don du ciel, une grâce de DIEU ? Quelle est donc la valeur que Patricia KALOU veut transmettre à nos enfants ? A cet âge, ces fillettes n'ont-elles pas plus intérêt à apprendre à être sages à la maison, à bien assimiler leur éducation, bien apprendre leurs leçons, bien travailler à l'école et s'adonner à des distractions constructives et instructives que de chercher à être belle ? A leur âge, c'est tout juste ce dont elles ont besoin et de rien d'autre. Quelle est donc cette logique insensée, invraisemblable et abracadabrantesque ? Ce qu'un ami blogueur bien connu de la place ivoirienne a qualifié, à juste titre, de « futilité malsaine ».

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Chaque année, cette dame vient nous assommer avec son initiative grotesque. Nous en avons assez de la voir débiter des mensonges sur nos antennes en trouvant des vertus à son concours déjanté pour ces pauvres petites filles innocentes, poussées et parrainées par des parents et surtout (oh, indécence et absurdité absolues) des mères irresponsables et immatures qui projettent sur leurs progénitures l'image de miss beauté qu'elles auraient peut-être voulu être et qu'elles n'ont jamais été. De notre point de vue, cela est franchement scandaleux. Tout ce qui intéresse Patricia KALOU, c'est se faire de l'argent et trouver un canal pour s'asseoir une notoriété médiatique. Nous refusons qu'elle sacrifie les fillettes de Côte d'Ivoire sur l'autel de ses ambitions personnelles. Il y a déjà assez de choses crétines dans la société ivoirienne (musique DJ, corruption tous azimuts, mode vestimentaire exposant les dessous, dépravation sexuelle, « broutage » des jeunes sur internet, mondanité excessive) pour qu'elle vienne en rajouter. Nous lui enjoignons de respecter au moins le sanctuaire pur et vierge que ne doit pas cesser d'être l'innocence de l'enfance, dans ce monde enténébré, en plein délitement moral.

Déjà que nous avons à nous plaindre de la foule de concours de beauté et d'élégance qui ont envahis nos cités (Miss Côte d'Ivoire, Miss Campus, Miss Toute Catégorie, Miss Intégration Africaine, Miss Abidjan, Miss District et tutti quanti) et qui constitue aujourd'hui un tremplin bien maquillé de prostitution de luxe, nul besoin de nous ouvrir un nouveau champ qui va servir un peu plus à la déliquescence du peu de valeurs morales qui reste encore à la société ivoirienne et servir de pépinière à la prostitution ambiante. La RTI ne devrait pas nous servir de telles émissions comme distraction pour nos filles. Nous sommes extrêmement  jaloux de l'éducation que nous leur donnons et que nous ne pouvons l'autoriser à saper, avec l'aide d'ivoiriennes mal inspirées comme Patricia KALOU.

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Merci de m'avoir lu et que davantage d'Ivoiriens se lèvent pour dire leur désapprobation de ce type d'initiatives qui ne nous honorent pas.


DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

20:09 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : côte d'ivoire, choco miss noël, patricia kalou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE SIGNAL NUMERIQUE DE LA RTI CIBLE DES DESTABILISATEURS DE LA COTE D'IVOIRE ?


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Cela fait deux jours qu'il devient quasi impossible de regarder une émission sur RTI La 1ère et TV2 sans interruption complète pendant des heures ou blocage d'images. De même que sur Radio Côte d'Ivoire et Fréquence 2. Raison : les signaux de nos chaînes nationales sont brouillés ou inexistants. Aussi bien sur le bouquet de Canal + que sur les antennes d'Abobo (Abidjan) et de Lotanzia (Bouaflé) qui desservent le territoire national. Le fait est un peu moins grave à Abidjan. Mais à l'intérieur du pays, c'est la catastrophe. D'où provient ce problème ? Nos gouvernants nous doivent des explications urgentes et claires. Car nul n'ignore les temps que notre pays traverse et qui sont le terreau des pires rumeurs.

Passe encore si ces pannes récurrentes sont uniquement de notre fait. Même si la coïncidence avec l'attaque imminente de la Côte d'Ivoire par les forces étrangères de la Licorne, de l'ONUCI et de la CEDEAO serait franchement troublante. Car après les deux semaines de lynchage médiatique en règle de la Côte d'Ivoire qui ont suivi la proclamation par le Conseil Constitutionnel de la victoire du Président Laurent GBAGBO, nos médias (télé, radio, presse écrite, internet) se sont résolument inscrits dans une contre-offensive fulgurante qui commence à porter ses fruits dans l'opinion internationale, au détriment de l'information à sens unique promue par les chaînes de télé et de radio françaises et américaines au service d'une oligarchie ultralibérale toute-puissante qui tient sous ses ordres notamment l'exécutif français et bien entendu l'exécutif américain.

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Cette forte réactivité des Ivoiriens qui les a poussé à suspendre les chaînes d'informations internationales qui faisaient de la désinformation contre leur pays sur le bouquet de Canal+ et leur détermination à ne pas se laisser tondre sans réplique pourraient surprendre et être cause que des mains obscures s'activent désespérément à brouiller nos ondes et signaux numériques télé et radio. Surtout que nous savons que les patriotes sont en alerte maximale et prêts à descendre par millions dans les rues et artères du pays, à l'appel de la patrie, pour barrer la route aux déstabilisateurs et autres imposteurs. Et la voie par excellence pour cet appel, c'est la télévision et la radio nationales. Nos ennemis en ont bien conscience. Il leur faut peut-être neutraliser ces véritables « armes de pointe » ivoiriennes avant de nous attaquer. N'est-ce pas vraisemblable ? Pour l'instant, ce ne sont que les spéculations de l'ivoirien méfiant et prudent que je suis. Mais il faudra tout de même que quelqu'un d'officiel nous en disent quelque chose.

Une économie forte doit être protégée aussi bien par une armée forte que par des moyens de communication de hautes performances. Pourquoi ne pas installer nos signaux sur des satellites chinois, russes ou sud-africains ou mieux, acheter notre propre satellite (seul ou en association avec d'autres états habités par le même souci)? Aucun sacrifice n'est de trop pour se protéger contre les rapaces de tous bords qui pillulent désormais du côté du Golfe de Guinée, l'Edorado annoncé des vingt prochaines années, comme l'a si bien dit, dans une interview accordée à la chaîne de radio KERNEWS, le mardi 21 décembre 2010, Monsieur Jean-François PROBST, ancien bras droit de Jacques CHIRAC et fin connaisseur de l'Afrique.

Vivement, des explications du tout nouveau Ministre de la Communication, Monsieur OUATTARA Gnonzié, que nous interpelons, ici. Et de toute urgence, car les Ivoiriens s'interrogent et commencent à s'inquiéter.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 23 décembre 2010

LAURENT GBAGBO : UN DISCOURS DE PAIX MAIS AUSSI DE NON COMPROMISSION

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Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire.


Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.

J'ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d'Ivoire.
Je remercie les Ivoiriens de m'avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l'article 39 de la Constitution, j'ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 4 décembre 2010.
Le lundi 6 décembre, j'ai nommé un premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s'est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s'est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés. L'Etat fonctionne. L'économie est en route.

Durant tout ce processus, je m'en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des Institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux Institutions de la République.
Les troubles que l'on observe aujourd'hui, en Côte d'Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du Rhdp le 16 décembre 2010, ceux qui, à l'intérieur comme à l'extérieur, ont décidé d'agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l'expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu'ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les Institutions qu'il s'est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L'article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission électorale indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats».

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même, a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux».

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, à l'Hôtel du Golf, Quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l'élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c'est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d'Ivoire. Cela n'est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité, c'est qu'à la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, la Cei n'a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d'une Institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée.

La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu'il a fait.

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d'Ivoire. Les deux Institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n'ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l'article 2 du code électoral, les missions de la Cei sont d'assurer notamment :
La garantie sur toute l'étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote;

Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages;

La collecte des Procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l'exception de l'élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire.


L'élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J'ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd'hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d'Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd: Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l'ordre, tués par balles.

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d'honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l'incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l'illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l'exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d'un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d'une guerre en Côte d'Ivoire qui peut s'étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d'évaluation sur la crise post- électorale en Côte d'ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l'Union Africaine, et comprenant des représentants de la Cedeao, de l'Uemoa, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l'Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d'analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l'hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d'en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J'appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s'est faite par la voie diplomatique. C'est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L'Onuci et les Forces françaises partiront de Côte d'Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd'hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l'opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J'ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!
Que Dieu bénisse les Ivoiriens !
Que Dieu bénisse l'Afrique !

Je vous remercie.

 

Abidjan, le mardi 21 décembre 2010.

mardi, 21 décembre 2010

CI: COMMENT RESOUDRE LE PROBLEME DE LA NON DECLARATION DES NAISSANCES ?


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Un ami très cher a fait un excellent mémoire sur le thème de la non-déclaration des naissances en Côte d'Ivoire. Une étude expérimentale de grande qualité qui lui a valu les félicitations des spécialistes du domaine et une note très honorable. Veuillez, chers lecteurs, trouver ci-dessous un résumé de sa recherche. Pour plus de précisions, bien vouloir le joindre aux contacts indiqués en fin d'article. Soyez bénis!


Mémoire de Monsieur KAHOU Bi Tokalo, Assistant Social Diplômé d'Etat, en service au Ministère de la Justice, en Côte d'Ivoire

 

Le mémoire que nous mettons à la disposition des étudiants, des chercheurs, des ONGs de défense des doits de l'Enfant et de tous les spécialistes préoccupés par la question de la protection de l'enfance et de l'identification est le fruit du travail de recherche qui a sanctionné nos trois (03) années de formation d'Assistant Social à l'Institut National de Formation Sociale d'Abidjan en Côte d'Ivoire. Il a été brillamment soutenu le 28 juillet 2010.

Il a porté sur un thème novateur, à savoir : « Le rapprochement de l'état civil comme stratégie de lutte contre la non-déclaration des naissances ».

Produit d'un projet d'intervention sociale dont l'exécution aura duré 06 mois, le mémoire comprend 5 grands chapitres :


-          La problématique de l'état civil en lien avec la communication pour le changement durable (CCD), les causes et les conséquences de la non-déclaration des naissances à l'état civil ;

-          La présentation du cadre de l'intervention ;

-          La méthodologie ;

-          La présentation et l'interprétation des résultats obtenus ;

-          L'évaluation générale de l'intervention et le processus du retrait de l'intervenant.


En effet l'enfant qui, dans la Rome antique n'était qu'un « objet de propriété » a acquis le statut de « personne humaine en devenir » grâce au droit international des droits de l'homme qui a émergé au cours du 20ème siècle. Toutefois, il faut noter que de tous les instruments juridiques internationaux ou régionaux créés au lendemain de la 2ème guerre mondiale, c'est la Convention des Nations Unies relative aux Droit de l'Enfant (CDE) adoptée le 20 novembre 1989 qui a conféré à l'enfant son statut de « sujet de droit ».

A partir de ce moment, l'enfant devra bénéficier d'une assistance et d'une protection juridique spéciales dans tous les Etats membres de l'Organisation des Nations Unies (ONU) ayant ratifié ladite convention par la prise en compte de ses dispositions pertinentes spécifiques à l'enfant dans leurs dispositifs constitutionnels et législatifs respectifs.

Cela voudrait dire que ces Etats devront tout mettre en œuvre pour que tous les enfants soient enregistrés sur les registres de l'état civil de leur ressort. C'est tout naturellement que cette question nous renvoie à l'épineuse question de l'identification des populations. En Afrique subsaharienne le taux d'enregistrement à l'état civil ne dépasse pas les 35%. En Cote d'Ivoire, il avoisine les 46%. Dans le village d'Abia-Koumassi où nous avons effectué notre étude, ce taux est de 35%, tandis que la commune de Marcory qui l'abrite, dans le district d'Abidjan, le taux d'enregistrement est de 42%.

Le projet d'intervention sociale que nous avons élaboré avec la population pour corriger cette situation vise à faciliter la déclaration de naissance à la communauté villageoise d'Abia-Koumassi.

Cet objectif général repose sur 4 objectifs opérationnels.

Après identification et analyse des causes et des conséquences de ce faible taux de déclaration des naissances à l'état civil, nous avons mis en place, sous l'autorité de la chefferie traditionnelle (coutumière) et avec l'active participation des populations bénéficiaires, un dispositif de pré-enregistrement des naissances. Il est animé par des jeunes du village, volontaires et bénévoles et supervisé par les autorités judiciaires et administratives qui ont en charge la gestion de l'état civil dans notre pays.

Au terme de l'intervention et à partir d'un questionnaire que nous avons administré à un échantillon de 100 personnes en toutes circonstances, nous avons obtenus les résultats globaux suivants :


* Résultats quantitatifs :

  • Sur la répartition des populations selon les obstacles majeurs identifiés: 95% des populations ne trouvent plus d'obstacles à déclarer leurs enfants (avant l'intervention: 65%).


  • Sur l'évolution des connaissances des textes relatifs à la procédure de déclaration: 85% contre 25% avant l'intervention.


  • Sur la connaissance des conséquences de la non-déclaration:

-          Conséquences sociales : 40% contre 25% avant l'intervention

-          Conséquences économiques : 65% contre 45% avant l'intervention

-          Conséquences juridiques : 15% contre 10% avant l'intervention


* Résultats qualitatifs :

10 naissances déclarées sur 10 naissances survenues pendant la période d'exécution du projet, soit un taux de 100%.

Le droit au nom est un droit inhérent à la vie de tout enfant né vivant et viable.

L'enregistrement de la naissance à la base ferait éviter aux parents les retards dans les déclarations à l'état civil et règlerait les problèmes de jugements supplétifs.

Les comités locaux de pré-enregistrement tiendraient lieu de centres secondaires d'état civil, relais incontournables des centres principaux souvent éloignés des populations rurales ou défavorisées.

En l'absence de politiques d'identification efficaces et au regard du dysfonctionnement de l'état civil dans notre pays, toute chose qui entraîne la production de statistiques démographiques erronées, cette méthode règlerait à long terme les problèmes de nationalité à la source des enfants nés dans les villages au vu et au su des autorités traditionnelles locales.


Enfin, cette méthode se présenterait comme un moyen sûr d'identification des populations dans nos jeunes Etats en quête de développement.

Toutefois, les détails de ces résultats et les indicateurs qui ont permis leur obtention sont contenus dans le corps du mémoire.

Pour y accéder, nous consulter aux adresses suivantes :



E-mails : Kprnombitokalo@yahoo.com

ou kahoubi@hotmail.fr

Tél. : (+225) 05.05.40.64

dimanche, 19 décembre 2010

DECLARATION DE BIENS ET AUDIT : UNE DECISION HAUTEMENT SALUTAIRE DU 1er MINISTRE AKE NGBO



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L'actualité politique en Côte d'Ivoire est tellement grave, brûlante et tendue que nous en oublions de relever que notre gouvernement est au travail et qu'il a pris des décisions qui vont grandement faire avancer notre pays sur le plan de la bonne gouvernance. Nous allons enfin tous voir qui a pillé les caisses de ce pays et j'espère que des décisions de justice en suivront. Vivement, la Haute Cour de Justice en Côte d'Ivoire, Monsieur le Président, et que ces audits soient étendus à toutes les collectivités territoriales décentralisées de ce pays qui sont, dans leur quasi-totalité, un véritable scandale de gestion.

 

Réuni en Conseil de gouvernement, hier - Le gouvernement Aké N'Gbo prend de grandes mesures - « Déclaration de biens de tous les ministres » - « Un audit dans tous les ministères »

Premier Conseil du gouvernement du Pr Aké Gilbert Marie N'Gbo. Le Premier ministre de Laurent Gbagbo et ses ministres se sont retrouvés, au grand complet, hier mardi 14 décembre 2010, à la Primature au Plateau. Pendant trois heures, ils ont échangé à huis-clos. A la fin de la réunion, le chef du gouvernement a fait une adresse à la presse. M. Aké N'Gbo a soutenu que son « gouvernement est au travail ». A preuve, il a annoncé deux grandes mesures qui ont été prises. Un : la déclaration des biens de tous les ministres. Et de deux : l'organisation d'un audit dans tous les ministères. « Nous avons proposé et obtenu que chaque membre du gouvernement fasse la déclaration de ses biens meubles et immeubles, matériels et immatériels pour que le moment venu, chacun puisse se faire une idée très claire de l'évolution de ses biens et en déduire tout ce qui doit être fait », a fait savoir le Pr Aké Gilbert Marie N'Gbo.


« Le deuxième élément important concerne la bonne gouvernance. Il s'agit d'organiser un audit sur l'ensemble des ministères, une sorte d'audit opérationnel qui nous permettra de tirer le meilleur de l'expérience, c'est-à-dire faire attention à ce qui n'a pas bien marché et améliorer ce qui a bien marché », a ajouté le Premier ministre de Laurent Gbagbo. Selon lui, ces mesures sont des promesses que le candidat de La majorité de la présidentielle (Lmp) avait faites pendant la campagne électorale. « Vous savez que monsieur le président de la République, lors de la campagne électorale, a mis un point d'honneur sur la bonne gouvernance. Le gouvernement a saisi cette occasion pour donner, à notre avis, un signal important », a expliqué l'ancien président de l'Université d'Abidjan-Cocody.


SYLLA Arouna

Source : SOIR INFO


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Activités gouvernementales / Bonne gouvernance : Aké N'Gbo Gilbert lance l'audit des ministères


Après sa formation, le gouvernement du Premier ministre Aké N'Gbo a tenu hier, son premier conseil de gouvernement, à la Salle de conférence de la Primature, au Plateau.

Les locaux de la Primature au Plateau, un autre symbole de la République, ont commencé à connaitre les ambiances des jours ordinaires, après la formation du Gouvernement du Premier Aké N'Gbo Gilbert. Qui y tenait hier, son premier Conseil de gouvernement. Déjà, des 11 heures, le parvis de la Primature a commencé à s'animer avec le ballet des grosses cylindrées des membres du gouvernement et des membres de leurs cabinets. Suivra à 11 heures 35 mn, le cortège du Premier ministre, qui est allé s'installer plus d'un quart d'heure à son cabinet avant de venir à pied dans la salle de conférence de la Primature, où l'attendait déjà son équipe au grand complet. Citons entre autres, Dallo Désiré, le ministre de l'Economie et des Finances, le Pr Jacqueline Oble de l'Education nationale, Komoé Augustin des Mines et Energie, Emile Guiriéoulou de l'Intérieur et Alain Dogou de la Défense. Sans oublier Blé Goudé Charles du ministère du Travail et de la Formation professionnelle. Une fois à l'intérieur de la salle de conférence, le Premier ministre et les membres du gouvernement n'en sortiront qu'à 16 heures 50 mn.

Face à la presse, le Pr Aké N'Gbo a livré dans une brève déclaration, l'essentiel du Conseil de gouvernement qui s'inscrit dans la vision du Président Gbagbo qui met un point d'honneur sur la bonne gouvernance. «Je voudrais profiter de l'occasion pour rassurer les Ivoiriens et leur dire que le gouvernement est au travail. Nous avons, au cours de ce conseil, fait le point des différentes activités menées depuis la passation des charges. Le gouvernement a saisi cette occasion pour donner à notre avis, un signal important. C'est ainsi que avons proposé et obtenu que chaque membre du gouvernement fasse la déclaration de ses biens : meubles et immeubles, matériels et immatériels pour que le moment venu, chacun puisse se faire une idée très claire de l'évolution de ses biens et en déduire tout ce qui est et doit être fait».

Poursuivant, le Premier ministre qui est apparu serein et très rassurant a ajouté que concernant également la bonne gouvernance, qu'il s'agit d'organiser un audit sur l'ensemble des ministères. «Il s'agit d'une sorte d'audit opérationnel qui nous permettra de tirer le meilleur profit de l'expérience. C'est-à-dire, faire attention à ce qui n'a pas bien marché et améliorer ce qui a bien marché», a conclu le Chef du Gouvernement. A noter que dans le cadre des activités gouvernementales, que le ministre Charles Blé Goudé échange avec les jeunes ce matin, au Palais de la Culture. Car, selon lui, «ce qui préoccupe aujourd'hui, les Ivoiriens c'est de se mettre au travail pour faire avancer leur pays». Se prononçant sur la marche projetée par le Rhdp, le jeudi prochain, il a répondu à la presse, que ce jour-là sera comme un jour ordinaire, les Ivoiriens ayant décidé de tourner la page. A noter que le ministre Ahoua Don Melo sera à l'Ageroute, ce matin.



Bamba Mafoumgbé

bamaf2000@yahoo.fr


Source : LE TEMPS

vendredi, 17 décembre 2010

LE RHDP ORGANISE UNE MARCHE PACIFIQUE AVEC DES ARMES DE GUERRE

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Des rebelles au service d'Alassane Dramane Ouattara dans la cour de l'Hotel du Golf, en partance pour la RTI. Remarquez qu'ils portent des brassards bleus de soldats de l'ONUCI. Vous avez dit complot ?


Récit déprimant et spectacle désolant que ce qu'il nous a été donné de voir et d'entendre, hier, sur les antennes de la télévision ivoirienne : la marche « pacifique » du RHDP pour installer BROU Aka Pascal à la tête de la RTI s'est soldé par un bilan fort dramatique de 20 morts dont 10 parmi les agresseurs voire assaillants (c'est le lieu de le dire) et 10 parmi les forces de l'ordre. Comment une marche sensée être pacifique ou annoncée pour l'être peut-elle au final faire des morts par balles, tirées avec des armes de guerre, parmi les forces de défense et de sécurité ? C'est le tour de force qu'aura réussi le RHDP qui se prévaut pourtant de la philosophie pacifiste du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY avec qui ils n'ont visiblement aucun lien ! Il ne fallait donc pas être étonné de la réaction vigoureuse (mais malgré tout contenue) de nos agents de l'ordre. Au demeurant, un mort de plus dans ce pays est un mort de trop, quel que soit son camp ou ses opinions.

Malheureusement, la coalition des conspirateurs prévoit une autre marche, ce jour, vendredi 17 décembre 2010 pour, disent-ils, installer dans ses bureaux de nouveau Premier Ministre d'ADO, à la Primature au Plateau, SORO Guillaume, le chef rebelle par procuration qui a enfin remis son pouvoir au véritable patron et parrain de la rébellion en Côte d'Ivoire : Alassane Dramane OUATTARA, qui s'était toujours caché au monde et qui est aujourd'hui clairement découvert. Ce débat est désormais clos, DIEU soit loué ! La « Radio ONUCI FM Mille Collines » du Sébroko Frantel, en pleine intox, pousse l'incongruité jusqu'à remercier les FDS de ne pas être sortis (elles qui circulaient par milliers dans les rues d'Abidjan et de l'intérieur du pays), d'avoir désavoué le pouvoir en place, et se targue de savoir quelle armée est dehors. En effet, ONUCI FM affirme, pince sans rire, doctoralement, que celle qui est dehors est anglophone. En vertu des droits qui nous sont conférés, en notre qualité d'observateur de la vie politique ivoirienne, nous lui décernons le prix Nobel de la désinformation. On ne peut pas faire pire !

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Pour en revenir à cette marche en armes de guerre, voici donc, comment le RHDP nous donne une fois de plus la preuve de sa culture de la violence et du crime. L'ONU, l'ONUCI, l'UE, la France, les Etats-Unis et la CEDEAO sont personnellement responsables de cette vingtaine de décès, eux qui se font les défenseurs des droits de l'homme et qui restent aphones aujourd'hui devant les morts par balle parmi les FDS. Comment se l'expliquent-ils, eux qui ont annoncé à la face du monde la marche « pacifique »  de leurs poulains ? Naturellement, leur presse aux ordres fait la fine bouche sur le drame et se contente d'une condamnation hémiplégique du régime ivoirien, agitant au besoin le chiffon rouge du TPI. Ce monstre en carton, ce tribunal des perdants, ne nous effraie guère dans la mesure où ceux qui doivent le craindre, ne sont pas du côté que l'on croit mais plutôt de celui de ceux qui ne manqueront pas d'y être traduits à la fin de la crise ivoirienne et dont le seul salut se trouve dans la prise du pouvoir, fût-il dans un fleuve de sang. DIEU qui est le juste juge et qui a été le témoin privilégié de toutes les atrocités commises dans notre pays depuis la nuit du 19 septembre 2002 par les filleuls d'ADO, et particulièrement dans les zones CNO, saura trancher avec l'équité qui lui est universellement reconnue et qui est sa nature même.

Pour rappel, il est clair dans l'esprit de tous ceux qui sont encore habités par l'honnêteté que le scrutin présidentiel ivoirien a été marqué, au second tour, par de graves irrégularités qui ont fait invalider les résultats d'au moins cinq départements du Nord, fief d'Alassane OUATTARA, leader du RDR. Une fraude massive y a été dévoilée, y compris par les observateurs internationaux. Pour preuve, sur les 20.078 procès-verbaux d'élection en provenance des bureaux de vote, 2.200 ont été rejetés par les ordinateurs de SILS Technologie, la société partenaire de la CEI pour le traitement des résultats de l'élection présidentielle. Pour la simple et bonne raison que sur ces procès-verbaux, dans une intention manifeste de tricher, les présidents de ces 2.200 bureaux de vote ont enregistré un nombre de voix pour Alassane OUATTARA qui est supérieur au nombre même des inscrits. Ce qui représentait, en définitive, un report inexplicable et inexpliqué de plus de 630.000 voix sur le score du candidat du RDR. Franchement hallucinant ! Cela ne peux être accepté ni aux Etats-Unis ni en France. Car tous les ordinateurs du monde pourvus d'un tableur EXCEL fonctionnent strictement de la même façon. A la limite, c'est une arithmétique si simple et une logique tellement triviale qu'un enfant du primaire ne s'y ferait pas prendre. Et c'est ce résultat honteusement extorqué, bassement volé, qu'ADO veut nous faire avaler, avec l'aide des donneurs de leçons universels, racistes et méprisants que sont les pays occidentaux. Il espère ainsi nous contraindre à accepter l'escroquerie morale selon laquelle il serait le vainqueur du scrutin présidentiel du dimanche 28 novembre 2010 et revendique à cor et à cri le fauteuil occupé par Laurent GBAGBO, le véritable élu du peuple digne de Côte d'Ivoire. Il devrait en avoir honte, lui qui est adoubé républicain et démocrate par une certaine « communauté internationale » en plein délire.

Sur la question, les Saintes Ecritures sont on ne peut plus clair et c'est même une trivialité universelle : « L'athlète n'est pas couronné, s'il n'a pas combattu suivant les règles » 2 Timothée 2 : 5. Simple bon sens. D'où vient-il donc que les Etats-Unis et la France veulent-ils faire de lui roi en Côte d'Ivoire. Cette conspiration ne passera pas. Comme d'ailleurs toutes les autres savamment et constamment orchestrées contre notre pays depuis septembre 2002. Le combat de David (la Côte d'Ivoire) contre Goliath (la coalition Etats-Unis, France, ONU, UE et CEDEAO) a commencé et tous ceux qui on un peu de culture savent comment ce pugilat biblique s'est achevé. Il n'arrivera pas autre chose en Côte d'Ivoire, soyez-en certain !

Terre, terre, tu es prise à témoin !


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO


Dernière heure: Nicolas SARKOZY donne un ultimatum au Président Laurent GBAGBO pour quitter le pouvoir avant la fin de ce week-end du 17 au 19 décembre 2010, selon les médias français. Pour qui se prend-il?

mardi, 14 décembre 2010

L'ONU A MIS ENTRE LES MAINS DE LAURENT GBAGBO L'ARME FATALE


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Aux lendemains de l'attaque de la Côte d'Ivoire par une bande armée, blanchie et nourrie par Alassane OUATTARA (dixit Koné Zacharia) qui s'est commuée en une rébellion qui a fait kyste à Bouaké et consacrée la partition de notre pays, l'ONU avait pris une résolution on ne peut plus claire : la 1633 (2005). Ordonnant le désarmement immédiat de la rébellion et la dissolution des milices d'autodéfense. L'ONUCI qui avait entre temps été envoyée en mission sur le territoire ivoirien s'était vu imputer cet impératif. S'en est-elle acquitté ? Aucunement ! Bien au contraire, elle a fourni, en association avec la force française Licorne, appui logistique, technique et militaire à ceux qui ont défiguré la Côte d'Ivoire et les a encouragés à ne jamais désarmer. Du moins pas avant l'élection présidentielle. Histoire de contraindre Laurent GBAGBO à quitter le pouvoir. Le coup était bien ficelé.

Comme il fallait s'y attendre, nous sommes allés au premier tour de cette élection, le 31 octobre 2010, sans que les rebelles n'aient désarmé. Constitutionnellement, l'incongruité est de taille. Parce que notre loi fondamentale l'interdisait. Le garant de cette constitution, le président Laurent GBAGBO, pouvait-il s'en plaindre à ce moment-là ? Certainement pas. La « communauté internationale » et l'ONU, ces associations virtuelles et factices de quelques états hégémoniques lui seraient tombées dessus à bras raccourcis. On nous a donc servi un semblant d'encasernement qui a très vite montré ses limites : au premier tour du scrutin présidentiel, les armes et les milices d'ADO sont massivement sorties « battre campagne » pour le « brave tchè » : intimidation, bourrage d'urnes, consignes de vote dans les mosquées. Nous avons tous porté des œillères et avalé la pilule sans broncher. Y compris le Conseil Constitutionnel. Qui a validé les résultats sans état d'âme. A ce stade des engagements, il n'y avait pas de véritable enjeu. Le candidat GBAGBO a donc fait le mort.

Mais au deuxième tour, l'électorat étant devenu dangereusement bipolaire, aux premiers maux relevés vont s'ajouter des sévices corporels de la part des rebelles en campagne, des séquestrations, des transports d'urnes par les troupes en rupture de banc, l'exclusion des représentants LMP des bureaux de votes, des empêchements de votes, des menaces par les armes, des destructions de biens privés et, pour mettre le comble à l'inacceptable, des meurtres. La majoration des voix vont même se faire de façon absolument inconsidérée et totalement surréaliste dans le Nord.

Comme il fallait s'y attendre, le RHDP, se prévalant de cette fraude massive, réclame une victoire sans bavure et son candidat, s'affranchissant de tous ses engagements d'avant second tour, se déclare vainqueur du scrutin, avant même l'annonce sous contrainte des résultats par le Président de la CEI, Youssouf BAKAYOKO (est-il encore vivant ?), à l'Hôtel du Golf, lui donnant 54,1% des voix contre 45,9% pour le candidat GBAGBO qui continue à faire le mort. Pendant qu'ils s'agitaient ainsi inconsidérément avec l'aide de la France, s'exhibant et ergotant sur les chaînes étrangères, Laurent GBAGBO se donnait les moyens de se bâtir un dossier en béton à déposer au Conseil Constitutionnel, qui entre alors en scène, après la forclusion de la CEI qui n'a pu donner les résultats provisoires dans le délai impératif de 3 jours qui lui est opposé par notre constitution. La décision est sans appel : le scrutin est annulé dans au moins 5 départements du Nord pour irrégularités graves. Les faits étant fondés et constitués, les résultats définitifs sont ainsi validés par le Conseil Constitutionnel : Laurent GBAGBO 51,45% et Alassane OUATTARA 48,55%, sonnant le glas de toutes les prétentions des mauvais démocrates ivoiriens et jetant en émoi une certaine « communauté internationale », prise à contre-pied, qui rue dans les brancards, condamnant à tout-va et s'échinant à imposer par voie de médias étrangers son poulain. Erreur de stratégie. Mal leur en prendra. Car c'est en Côte d'Ivoire que ça se passe et nulle part ailleurs. Force à la légalité et la légitimité. Ici, cela passe forcément par la constitution et donc par le Conseil Constitutionnel.

Que croyaient donc la France et sa « communauté internationale » ? Qu'on allait imposer au Président GBAGBO une élection dans des conditions et circonstances anticonstitutionnelles et en tirer profit sous son nez sans qu'il puisse réagir ? C'était vraiment une méprise grave et même de l'arrogance. C'était mal connaître le fin politicien qu'il est. Laurent GBAGBO avait entre ses mains une arme fatale : la force de la Loi. Bien callé dans son canapé, il les attendait de pied ferme, serein, guettant l'heure fixée pour leur asséner le coup imparable. Et c'est l'ONU qui lui a mis cette redoutable arme entre les mains en l'obligeant à aller aux élections sans contraindre l'ONUCI à désarmer les rebelles comme le lui assignait son ordre de mission et sa feuille de route, et avec un pays coupé en deux.

Quelle est donc notre analyse ? Laurent GBAGBO était convaincu que les rebelles, n'étant pas désarmés et régnant dans le Nord en seigneurs de guerre, n'allaient pas pouvoir résister à la tentation, à l'envie et au plaisir irrépressibles de « battre campagne » pour ADO dans leur zone et de se livrer à des actes répréhensibles, compromettants. Encouragés en cela par leurs parrains, et notamment par la France, qui les y incitait en promettant de faire le ménage après le forfait et de faire passer la pilule, en s'appuyant sur des mains obscures (CEI) et des médias aux ordres (France 24 et autres RFI). En réalité, ces rebelles et leur mentor Alassane OUATTARA se sont arcboutés sur des bras cassés. Car leurs parrains ont compté sans le peuple digne de Côte d'Ivoire, sans sa détermination à faire respecter sa constitution et ses institutions et sans l'intelligence politique de Laurent GBAGBO dont ils ne peuvent se prévaloir d'en posséder la moitié. Le candidat LMP leur a administré un cours magistral de stratégie politique. Il lui a simplement fallu attendre que ces conspirateurs se prennent à leur propre trappe et le tour était joué. SARKOZY en fait en ce moment une véritable crise de nerfs. En visite en Inde, il n'arrête pas de discourir sur la Côte d'Ivoire, oubliant l'objet même de sa virée officielle. Il a beau débarquer des armes à Bouaké et courir le monde pour nous diaboliser, le peuple digne de Côte d'Ivoire n'est pas disposé à lui donner l'occasion de donner suite à ses rêves impérialistes.

Merci à l'ONU de nous avoir aidé avec autant de délicatesse à éjecter celui qui voulait gouverner les Ivoiriens par le moyen d'une fraude éhontée.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

VERITE SUR LE POUVOIR DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL FRANÇAIS EN MATIERE D'ELECTION PRESIDENTIELLE

 

NICOLAS SARKOZY.jpg

Aucune différence avec celui du Conseil Constitutionnel ivoirien : pour le comprendre, lire absolument les deux déclarations ci-jointes, relatives au premier et au second tour de l'élection présidentielle de 2007, en France.


En vertu de l'article 58 de la Constitution : Le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l'élection du Président de la République. Il examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin. De plus, en application de la loi n° 62-1292 du 6 nov. 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel, le Conseil constitutionnel est amené à se prononcer dans les cas suivants :

  • déclaration d'empêchement et de vacance;
  • établissement des listes de candidats (premier et deuxième tours);
  • contentieux de la contestation de ces listes;
  • contentieux relatif aux opérations électorales du premier et du second tour;
  • déclaration des résultats du premier tour;
  • proclamation des résultats du scrutin;
  • contrôle du financement des opérations électorales.


Ainsi, le Conseil Constitutionnel français est le seul juge de l'élection présidentielle, de l'élection des députés et des sénateurs, et du référendum. Il statue sur les réclamations et peut, dans ce cas, décider de l'annulation des votes dans un Bureau de vote ou dans toute une ville, avant la proclamation des résultats définitifs du scrutin. Nous vous proposons ci-après, à titre d'exemples, les deux déclarations édifiantes du Conseil constitutionnel français, relatives au premier et au second tour de l'élection présidentielle de 2007, dont Monsieur Nicolas Sarkozy est sorti vainqueur.


Déclaration du 25 avril 2007 relative aux résultats du premier tour de scrutin

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu les articles 6, 7 et 58 de la Constitution ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 modifiée relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel ;
Vu la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 modifiée relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l'élection du Président de la République ;
Vu le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 modifié portant application de la loi du 6 novembre 1962 susvisée ;
Vu le décret n° 2005-1613 du 22 décembre 2005 modifié portant application de la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 susvisée ;
Vu le décret n° 2007-227 du 21 février 2007 portant convocation des électeurs pour l'élection du Président de la République ;
Vu le code électoral en ses dispositions rendues applicables par les textes susvisés ;
Vu les procès-verbaux établis par les commissions de recensement, ainsi que les procès-verbaux des opérations de vote portant mention des réclamations présentées par des électeurs et les pièces jointes, pour l'ensemble des départements, la Polynésie française, les îles Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu les résultats consignés dans le procès-verbal établi par la commission électorale instituée par l'article 7 de la loi du 31 janvier 1976 susvisée ainsi que les réclamations présentées par des électeurs et mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote ;
Vu les réclamations qui ont été adressées au Conseil constitutionnel ;
Vu les rapports des délégués du Conseil constitutionnel ;
Les rapporteurs ayant été entendus ;

Après avoir rejeté comme irrecevables les réclamations parvenues directement au Conseil constitutionnel en méconnaissance du premier alinéa de l'article 30 du décret du 8 mars 2001 susvisé ;
Après avoir statué sur les réclamations mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote, opéré diverses rectifications d'erreurs matérielles, procédé aux redressements qu'il a jugé nécessaires et aux annulations énoncées ci-après ;


- SUR LES OPÉRATIONS ÉLECTORALES :


1. Considérant que, dans les trois communes de Besneville, Catteville et Le Valdécie (Manche), ne comptant chacune qu'un bureau de vote, et dans lesquelles 402, 79 et 87 suffrages ont été respectivement exprimés, aucun isoloir n'a été mis à la disposition des électeurs, en violation de l'article L. 62 du code électoral ; que, dès lors, il y a lieu d'annuler les résultats constatés dans ces trois bureaux ;


2. Considérant que, dans les bureaux n° 1 et 2 de la commune de La Chapelle-Saint-Laurent (Deux-Sèvres), dans lesquels 666 et 573 suffrages ont été respectivement exprimés, les bulletins de vote au nom de l'un des candidats n'ont été mis à la disposition des électeurs que tardivement ; que cette absence prolongée ayant porté atteinte à la libre expression du suffrage, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages émis dans ces bureaux ;


3. Considérant que, dans l'unique bureau de vote de la commune de Montrond (Jura), dans lequel 294 suffrages ont été exprimés, le procès-verbal des opérations de vote n'était pas tenu à la disposition des électeurs et des autres personnes mentionnées à l'article R. 52 du code électoral, afin qu'ils puissent, le cas échéant, y porter leurs observations ou réclamations ; que cette irrégularité s'étant poursuivie en dépit des observations faites par le délégué du Conseil constitutionnel, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages émis dans ce bureau ;


4. Considérant que, dans l'unique bureau de vote de la commune de Vassy (Calvados), où 1 117 suffrages ont été exprimés, les électeurs étaient invités à signer la liste d'émargement avant d'avoir déposé leur bulletin dans l'urne, en méconnaissance des dispositions du dernier alinéa de l'article L. 62-1 du code électoral ; que cette irrégularité s'est poursuivie en dépit des observations faites par le délégué du Conseil constitutionnel, auxquelles le maire a refusé de donner suite ; que, dans ces conditions, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages émis dans le bureau de vote considéré ;


5. Considérant que la commission de recensement du département de la Charente a, pour certains bureaux, retranché du résultat du candidat arrivé en tête dans chacun de ces bureaux les suffrages qu'elle a considérés comme irrégulièrement exprimés, mais qui ne pouvaient être attribués à un candidat déterminé ; que cette opération n'entrait pas dans les attributions de la commission définies au premier alinéa de l'article 28 du décret du 8 mars 2001 ; qu'en raison de la faiblesse des discordances relevées et en l'absence de fraude, il convient de s'en tenir au nombre de suffrages effectivement émis dans ces bureaux ; que, par suite, il y a lieu de rectifier les résultats issus des travaux de la commission et de majorer de cinq le nombre de suffrages exprimés pour Mme Royal et de un le nombre de suffrages exprimés pour M. Sarkozy ;


6. Considérant que, pour les bureaux de vote où le nombre des émargements était inférieur au nombre de bulletins et enveloppes trouvés dans l'urne, la commission de recensement du département de la Haute-Marne a retranché du nombre de suffrages obtenus par le candidat arrivé en tête au niveau national, un nombre de voix égal à la différence constatée ; que cette opération, qui excédait les compétences de ladite commission, a eu pour conséquence d'annuler quinze suffrages ; qu'en raison de la faiblesse des discordances relevées et en l'absence de fraude, il y a lieu de rectifier les résultats issus des travaux de la commission et de majorer de quinze tant le nombre de suffrages exprimés en faveur de M. Sarkozy que le nombre total de suffrages exprimés ;


7. Considérant que, dans le 7ème bureau de la commune d'Oyonnax, dans lequel 1 371 suffrages ont été exprimés, la commission départementale de recensement a relevé des discordances importantes et inexpliquées entre les chiffres inscrits dans les procès-verbaux retraçant les résultats et ceux figurant dans les feuilles de dépouillement ; que le Conseil constitutionnel n'étant pas en mesure d'exercer son contrôle sur la régularité des votes, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages exprimés dans le bureau susmentionné ;


- SUR L'ENSEMBLE DES RÉSULTATS DU SCRUTIN :


8. Considérant qu'aucun candidat n'a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour de scrutin,

Déclare :


Article premier. - Les résultats du scrutin pour l'élection du Président de la République, auquel il a été procédé les 21 et 22 avril 2007, sont les suivants :
Électeurs inscrits : 44 472 834
Votants : 37 254 242
Suffrages exprimés : 36 719 396
Majorité absolue : 18 359 699


Ont obtenu :


Monsieur Olivier BESANCENOT : 1 498 581
Madame Marie-George BUFFET : 707 268
Monsieur Gérard SCHIVARDI : 123 540
Monsieur François BAYROU : 6 820 119
Monsieur José BOVÉ : 483 008
Madame Dominique VOYNET : 576 666
Monsieur Philippe de VILLIERS : 818 407
Madame Ségolène ROYAL : 9 500 112
Monsieur Frédéric NIHOUS : 420 645
Monsieur Jean-Marie LE PEN : 3 834 530
Madame Arlette LAGUILLER : 487 857
Monsieur Nicolas SARKOZY : 11 448 663


Article 2.- La proclamation des résultats de l'ensemble de l'élection interviendra dans les conditions prévues au décret du 8 mars 2001 susvisé.


Article 3.- La présente déclaration sera publiée sans délai au Journal officiel de la République française.


Délibéré par le Conseil constitutionnel dans ses séances des 23, 24 et 25 avril 2007 où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

Journal officiel du 26 avril 2007, p. 7433 (@ 1)
Recueil, p. 116


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Décision du 10 mai 2007 portant proclamation des résultats de l'élection du Président de la République

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu les articles 6, 7 et 58 de la Constitution ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 modifiée relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel ;
Vu la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 modifiée relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l'élection du Président de la République ;
Vu le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 modifié portant application de la loi du 6 novembre 1962 susvisée ;
Vu le décret n° 2005-1613 du 22 décembre 2005 modifié portant application de la loi organique du 31 janvier 1976 susvisée ;
Vu le décret n° 2007-227 du 21 février 2007 portant convocation des électeurs pour l'élection du Président de la République ;
Vu le code électoral en ses dispositions rendues applicables par les textes susvisés ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel du 8 mai 2002 proclamant M. Jacques CHIRAC Président de la République à compter du 17 mai 2002 à 0 heure ;
Vu la déclaration du Conseil constitutionnel du 25 avril 2007 faisant connaître les résultats du premier tour de scrutin de l'élection du Président de la République ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel du 26 avril 2007 arrêtant la liste des candidats habilités à se présenter au second tour de l'élection du Président de la République ;
Vu les procès-verbaux établis par les commissions de recensement, ainsi que les procès-verbaux des opérations de vote portant mention des réclamations présentées par des électeurs et les pièces jointes, pour l'ensemble des départements, la Polynésie française, les îles Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu les résultats consignés dans le procès-verbal établi par la commission électorale instituée par l'article 7 de la loi du 31 janvier 1976 susvisée ainsi que les réclamations présentées par des électeurs et mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote ;
Vu les réclamations qui ont été adressées au Conseil constitutionnel ;
Vu les rapports des délégués du Conseil constitutionnel ;
Les rapporteurs ayant été entendus ;

Après avoir rejeté comme irrecevables les réclamations parvenues directement au Conseil constitutionnel en méconnaissance du premier alinéa de l'article 30 du décret du 8 mars 2001 susvisé ;
Après avoir statué sur les réclamations mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote, opéré diverses rectifications d'erreurs matérielles, procédé aux redressements qu'il a jugé nécessaires et aux annulations énoncées ci-après ;


- SUR LES OPÉRATIONS ÉLECTORALES :


1. Considérant que, dans le bureau de vote n° 1 de la commune de Sainte-Rose (La Réunion), dans lequel 674 suffrages ont été exprimés, la présentation d'un titre d'identité n'a pas été exigée des électeurs comme le prescrit l'article R. 60 du code électoral dans les communes de plus de 5 000 habitants ; que cette irrégularité s'est poursuivie en dépit des observations faites par le magistrat délégué du Conseil constitutionnel ; que cette méconnaissance délibérée et persistante de dispositions destinées à assurer la régularité et la sincérité du scrutin doit entraîner l'annulation de l'ensemble des suffrages émis dans ce bureau ;


2. Considérant que, dans le bureau de vote n° 2 de la commune de Poum (Nouvelle-Calédonie), dans lequel 152 suffrages ont été exprimés, la plupart des électeurs n'ont pas signé la liste d'émargement comme le prescrit l'article L. 62-1 du code électoral ; que ce manquement rend impossible le contrôle de la régularité et de la sincérité du scrutin dans ce bureau ; qu'il y a donc lieu d'annuler l'ensemble des suffrages qui y ont été émis ;


- SUR L'ENSEMBLE DES RÉSULTATS DU SCRUTIN :


3. Considérant que les résultats du second tour pour l'élection du Président de la République, auquel il a été procédé les 5 et 6 mai 2007, sont les suivants :


Électeurs inscrits : 44 472 733
Votants : 37 342 004
Suffrages exprimés : 35 773 578
Majorité absolue : 17 886 790
Ont obtenu :
M. Nicolas SARKOZY : 18 983 138
Mme Ségolène ROYAL : 16 790 440


Qu'ainsi, M. Nicolas SARKOZY a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés requise pour être proclamé élu ;
En conséquence,

Proclame :

M. Nicolas SARKOZY Président de la République française à compter de la cessation des fonctions de M. Jacques CHIRAC, laquelle, en vertu de l'article 6 de la Constitution, aura lieu, au plus tard, le 16 mai 2007 à 24 heures.

Les résultats de l'élection et la déclaration de la situation patrimoniale de M. Nicolas SARKOZY seront publiés au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans ses séances des 7, 8, 9 et 10 mai 2007 où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

Journal officiel du 11 mai 2007, p. 8452 (@ 1)
Recueil, p. 134



Alors, Monsieur le Président Nicolas SARKOZY, cher donneur de leçons universel, veuillez bien nous coller la paix et nous donner un peu de répit ! Votre Conseil Constitutionnel n'est ni supérieur, ni plus légal ni plus légitime que le nôtre. Respectez la Côte d'Ivoire comme nous avons toujours respecté la France. Fernand Dindé.

lundi, 13 décembre 2010

ALI BONGO ONDIMBA - HAMED BAKAYOKO : LES LIAISONS MAÇONNIQUES


HAMED BAKAYOKO FRANC-MAçON.jpg

 

In Le Nouveau Courrier N°153 du 13 Décembre 2010 par Benjamin Silué

Les Ivoiriens, qui ne sont plus à une surprise près, ont tout de même un peu tiqué lorsqu'ils ont constaté qu'Ali Bongo Ondimba a embouché la trompette de l'adophilie internationale, et donné - lui aussi ! - des leçons de démocratie au président Laurent Gbagbo, en l'appelant à remettre le pouvoir au président de la République du Golf Hôtel. Le fils de son père aurait dû en effet faire profil bas pour ne pas rappeler au monde entier les conditions dans lesquelles il est devenu président. Un scrutin à un tour, écrasé par des fraudes électorales sans nom, à la suite duquel son salut est miraculeusement provenu de scores soviétiques dans son fief du Nord, dont la densité démographique a été gonflée par les stratèges de la technologie électorale à l'africaine.

Cet indice renseigne sur sa parenté idéologique avec Alassane Ouattara, par ailleurs ami de son défunt père Omar, avec qui il partageait secrets financiers, penchants françafricains... et passions coupables. Mais, les captures d'écran que nous montrons plus haut sur cette page montrent que des accointances occultes existent également entre le RDR et l'héritier de la «monarchie» gabonaise. La vidéo de l'intronisation d'Ali Bongo comme Grand Maître de la Grande Loge du Gabon a fait le buzz sur Internet il y a quelques semaines. Mais combien de personnes savent que lors de cette cérémonie bien particulière, la Côte d'Ivoire maçonnique avait un ambassadeur, en la personne d'Hamed Bakayoko, le «fils» d'ADO ? Quand on sait que, selon L'Express, Alassane Ouattara est lui aussi un «frère de lumière», et qu'Ali Bongo a juré solennellement, à l'occasion de la cérémonie où était présent Hamed Bakayoko, devant «le Grand Architecte de l'Univers», de faire tout ce qui est en son pouvoir «pour servir les intérêts de la franc-maçonnerie régulière», on se dit qu'un certain nombre d'alliances politiques et diplomatiques se nouent dans ce type de cercles ésotériques.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

Voir la cérémonie d'investiture d'Ali Bongo comme Grand Maître de la Grande Loge du Gabon (Cliquer): ICI

samedi, 11 décembre 2010

A DEFAUT DE POUVOIR IMPOSER OUATTARA AUX IVOIRIENS, L'ELYSEE PREPARE UN GENOCIDE EN COTE D'IVOIRE


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Les manœuvres se multiplient en France pour arracher la victoire électorale à Laurent Gbagbo. A défaut de réussir le scénario mis en marche, depuis la fin du scrutin du 2nd tour, pour évincer l'actuel chef de l'Etat ivoirien, l'Elysée envisagerait de plus en plus l'attentat à l'intégrité physique du président ivoirien. Une perspective qui n'enchante pas certains agents secrets français. Qui ont décidé de ne pas se rendre complices du complot.


Dans quelques jours, peut-être dans quelques heures, des mercenaires mandatés par l'Elysée, dont nous taisons la nationalité pour l'instant, vont débarquer à Abidjan. Ils ont officiellement reçu pour mission de venir «sécuriser» les locaux de l'ambassade d'un pays européen voisin de la France. Les agents de cette ambassade de pays simplement voisin de celui de Nicolas Sarkozy sont pompeusement supposés menacés à cause de la tension post électorale en Côte d'Ivoire. Et, pour y remédier, les agents très spéciaux chargés de la sécuriser sont annoncés. Mais, fait curieux, le communiqué produit à cet effet et repris par des médias de la place ne mentionne pas le matériel d'espionnage de pointe dont ces agents de sécurité sont dotés pour venir dans notre pays. En vérité, ces «sécurocrates», déclarés spécialistes en protection d'ambassade, seraient en mission pour le compte d'une cellule de crise installée à l'Elysée (palais présidentiel parisien). C'est cette cellule qui, sur les ordres du président français, Nicolas sarkozy, gèrerait, désormais, «le dossier ivoirien». Cette cellule, selon nos informations, avaient court-circuité tous les services secrets français, notamment la DGSE, pour convaincre le président Sarkozy de ce que sa «stratégie» pour chasser Gbagbo du pouvoir allait parfaitement fonctionner.

A présent, face au bourbier que cette «stratégie» de tripatouillage de l'élection présidentielle ivoirienne a créé dans notre processus, une option plus surréaliste vient d'être envisagée. Il s'agit d'attenter à la vie du président Gbagbo. Ce scénario à gros risques prévoit qu'en cas de difficulté pour accomplir la mission, les mercenaires pourraient envisager de «recruter» le (s) assassin (s) au sein du «cercle présidentiel». D'énormes sommes d'argent pourraient alors circuler pour espérer convaincre des agents de la sécurité présidentielle. Le hic, c'est que, déjà, avant même que nos mercenaires ne quittent l'Europe, de solides amitiés dans les services secrets français, opposées à l'opération, ont pris sur elles d'alerter, encore une fois, les autorités d'Abidjan. Pour elles, il ne fait l'objet d'aucun doute. «Si par extraordinaire, quelque chose était tenté contre le président Gbagbo, comme ce fut le cas avec Juvénal Habyarimana en 1994, la Côte d'Ivoire connaîtra une situation pire que le génocide rwandais, et la France doit en être tenue pour responsable», prévoient les amitiés ivoiriennes au sein des Longues Oreilles en France. Celles-ci ont donc informé, à leur tour, les agents ivoiriens chargés de la sécurité des institutions de la Côte d'Ivoire.

L'Afrique, rien qu'une juxtaposition de tribus


M. Benjamin Mathieu Tagbo, Ben Tagbo pour ses intimes, politologue, avait regagné la Côte d'Ivoire, son pays, une semaine avant le 2nd tour de l'élection présidentielle. Ancien sous-officier de la police nationale, promotion 83-85, cet ivoirien vit depuis des années en France où il s'est établi avec sa famille. «Mais la situation est si grave, les informations si préoccupantes que j'ai décidé de mettre ma famille en sécurité et de rentrer chez moi en Côte d'Ivoire», nous avait-il confié avant le second tour de la présidentielle. Selon cet ancien policier qui se réjouit d'avoir tissé de solides relations au sein de la police et des services de renseignements en France, le nouveau complot politique en phase d'exécution a été minutieusement préparé dans l'ancienne métropole pour «offrir» le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Républicains (RDR). Selon Ben Tagbo, «c'est à la DGSE, service secret et d'espionnage français, que les manœuvres ont commencé. Certaines cellules au sein de la DGSE ont réussi à convaincre Sarkozy qu'on pouvait facilement écarter Laurent Gbagbo du pouvoir. Et ce sont mes amis à la DGSE qui ont eu l'amabilité de m'en parler».


Pendant près de deux heures Ben Tagbo s'était vidé comme d'une charge dont il ne pouvait plus supporter tout seul le poids. De quoi s'agit-il ?
En France, la classe des agents racistes qui pullulent dans les services de renseignements et d'espionnage continue de considérer les anciennes colonies françaises d'Afrique comme étant des tribus sauvages peuplées d'individus incapables de raisonner. De ce fait, les présidents de ces pays d'Afrique doivent toujours être choisis par métropole. Pour le malheur de la Côte d'Ivoire, cette insulte est partagée par une minorité d'hommes d'affaires français installés chez nous, mais influents à l'Elysée. avec leurs racistes lunettes, la lecture des résultats du premier tour des élections ivoiriennes a été la suivante : Avec 25% et 32% des voix, les tribus d'Henri Konan Bédié et d'Alassane Ouattara font à elles seules 60% des électeurs en Côte d'Ivoire. De façon moutonnière, pensaient ces agents des services secrets français, la tribu d'Henri Konan Bédié - remarquez qu'ils ne parlent pas d'électeurs - ne devait que se déverser derrière Ouattara, puisque le président du PDCI-RDA, battu au premier tour, avait appelé à voter pour le président du RDR. Cependant, à écouter Ben Tagbo, la théorie n'arrivait pas à rassurer ses concepteurs. Ces prévisionnistes de la DGSE avaient du mal à se convaincre que les Ivoiriens soient aussi bornés qu'ils l'entendent. Mais ils subissaient la pression des hommes d'affaires français qui ne rêveraient que d'un président ivoirien «docile». Pour ces affairistes, Laurent Gbagbo prône «l'ouverture du marché ivoirien, la coopération dans la dignité et le respect de chaque peuple», et cela est dangereux. D'où leur implacable volonté qui aurait fini par pousser la cellule DGSE en question à convaincre les plus hautes autorités françaises que l'on peut «organiser la défaite de Laurent Gbagbo».

Les Patriotes ivoiriens, l'obstacle majeur


Dans leurs prévisions, nous avait prévenu Ben Tagbo, «dès le soir du 2nd tour, une fois les résultats proclamés sur les ondes des radios et télés françaises, les militants du RHDP devaient descendre dans la rue pour orchestrer des troubles graves dans le pays». Et à Ben Tagbo de continuer : «Dans ce cafouillage, les militaires français pré-positionnés à Dakar et à Libreville allaient se déployer en Côte d'Ivoire avec pour mission d'assassiner le président ivoirien, Laurent Gbagbo». Pour quel objectif ? «Installer Alassane Ouattara au pouvoir», avait coupé Ben Tagbo. Qui a ajouté que, pour les tenants de cette thèse à la DGSE, «le second tour de l'élection présidentielle ivoirienne était déjà bouclé avant d'avoir commencé ; Alassane Ouattara devait être déjà nommé président de la Côte d'Ivoire depuis la Franc».


Ce scénario était beau, mais, en France, il donnait la chair de poule à bon nombre d'agents lucides de la DGSE. Ces derniers n'avaient pas oublié l'échec de la barbarie de la France chiraquienne en novembre 2004. Selon Tagbo, en France, beaucoup de stratèges en opération kamikaze en Afrique se souviennent que, les 4, 5 et 6 novembre de cette année-là, la tentative «d'enlever» Laurent Gbagbo du pouvoir a débouché sur des tueries «inutiles et idiotes» de jeunes Ivoiriens par l'armée française (65 morts à l'Hôtel Ivoire). Jacques Chirac avait échoué en Côte d'Ivoire, alors que les interventions françaises du même type avaient été couronnées de succès en Haïti (contre Jean Bertrand Aristide) ou en Centrafrique (contre Ange Félix Patassé). «Rien, au moment de la conception du plan, ne permettait de dire que Sarkozy était informé de cette manœuvre. Mais apparemment, le président français a fini par céder». Et, depuis, selon les informations communiquées aux autorités ivoiriennes, la gestion de ce dossier a été simplement transférée à une cellule d'extrémistes installée à l'Elysée, au détriment de la DGSE.


De toute évidence, à l'Elysée, l'on est persuadé que le «Plan A», truquer les élections pour chasser Gbagbo, a échoué. A présent, c'est un «Plan B» qui est envisagé avec, au bout, l'assassinat du président ivoirien. Fini donc les déclarations de M. Claude Guéant, Secrétaire général de l'Elysée, bras droit de Sarkozy, qui, le dimanche 3 octobre 2010, après un séjour de 48h en Côte d'Ivoire, déclarait, avant de reprendre l'avion, la main sur le cœur : «La France n'a pas de candidat en Côte d'Ivoire». Parole en l'air !


César Etou


Source: CAMEROUNLINK.NET

LA REPONSE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL A OUATTARA


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Après sa défaite, Alassane Ouattara s'auto-investi et prête serment par courrier qu'il adresse au Conseil Constitutionnel. Oui, la démarche est surprenante. Comment Ouattara, qui avait nié la compétence du Conseil Constitutionnel et rejeté sa décision, peut-il quelques heures seulement après, lui adresser une "lettre de prestation de serment" ?
C'est là toute l'envergure de l'homme.

A lire donc la réponse du Conseil Constitutionnel.

Télécharger la lettre du CC: http://dl.free.fr/hKPiA4v4e

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Télécharger le fichier PDF de la réponse du Conseil Constitutionnel, en cliquant: ICI

 

Source: IVOIRE AUDACE, Le Blog de Mohamed Radwan

vendredi, 10 décembre 2010

WIKILEAKS : LA STRATEGIE ELECTORALE DE GBAGBO SELON WASHINGTON

 

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La note de Wikileaks qui dévoile les préjugés ethniques des diplomates américains à Abidjan, invalidés par la carte électorale ivoirienne. Lol ! Théo.

 

À l'été 2009, l'ambassade des États-Unis à Abidjan livrait sa vision de la stratégie de Laurent Gbagbo pour l'élection présidentielle ivoirienne dans un télégramme publié par WikiLeaks, le 9 novembre. Une analyse qui éclaire la défaite, constatée dans les urnes, du président sortant.

Comment Laurent Gbagbo peut-il espérer remporter la présidentielle ? Cette question, qui hantait le président ivoirien depuis 2005, fait l'objet d'une communication entre l'ambassade des États-Unis à Abidjan et Washington, le 2 juillet 2009.

Dans un télégramme intitulé « Les élections en Côte d'Ivoire : le mythe et la réalité », l'ambassadrice américaine en Côte d'Ivoire d'alors, Wanda Nesbitt, fait le point sur la situation électorale et détaille la stratégie de Laurent Gbagbo pour arriver à ses fins.

Tentative d'alliance avec Ouattara

« Le FPI [Front populaire ivoirien, parti présidentiel, NDLR], arrive invariablement à la troisième place [probablement en terme d'effectifs, NDLR] » et « est toujours associé à un groupe ethnique minoritaire [les bétés] » , assure-t-elle. « Pour gagner une élection présidentielle, le FPI a besoin de s'allier avec l'un des deux plus grands partis » :  le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, d'Henri Konan Bédié) ou le Rassemblement des républicains (RDR, d'Alassane Ouattara).

Problème : ces deux partis sont restés « remarquablement unis » contre Laurent Gbagbo au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, la coalition d'opposition), note-t-elle.

Du coup, selon « des sources fiables» de l'ambassade, Laurent Gbagbo essaie, « au moins depuis 2007 » de passer un accord avec Alassane Ouattara, le président du RDR « mais n'a pas réussi ». Une semaine avant l'envoi du télégramme, la diplomate a reçu une nouvelle confirmation de l'échec de cette tentative d'accord.

Diviser le PDCI

Conséquence : Laurent Gbagbo s'emploie alors à diviser le PDCI. Il aurait aidé à « financer et soutenir l'ancien Premier ministre Charles [Konan] Banny dans sa tentative pour remplacer l'ancien président vieillissant Henri Konan Bédié » à la tête du parti, assure-t-elle.

Nouvel échec pour Laurent Gbagbo ? Pas tout à fait, suggère l'ambassadeur. « Que Banny y parvienne ou non n'est pas important du point de vue du FPI, juge-t-elle, du moment que les luttes internes incitent un certain pourcentage des électeurs du PDCI à aller ailleurs. »

Finalement, le report des voix du PDCI vers Alassane Ouattara au second tour s'est révélé plutôt bon. Assez, en tout cas, pour que celui-ci obtienne la majorité, le 28 novembre dernier, selon les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) certifiés par l'ONU.

D'après le télégramme, un duel entre Gbagbo et Ouattara était envisagé et même souhaité par le camp présidentiel dès l'été 2009, malgré ce que laissaient entendre ses slogans lors du premier tour. « Gbagbo a récemment dit à une bonne source qu'il voulait affronter Alassane Ouattara au second tour [personne n'attend un vainqueur au premier] parce qu'il [Gbagbo] croit que les groupes ethniques qui supportent traditionnellement le PDCI voteront pour le FPI plutôt que pour le leader du RDR qui a des liens avec la rébellion. »

« Être sûr de gagner »

Concernant la date de la présidentielle, alors prévue pour le 29 novembre 2009.

« Les observateurs familiers du dossier ne croient pas que le président Gbagbo (qui se délecte du rôle de Grand Chef) prendra le risque de perdre le prestige et la célébrité » de l'hôte du cinquantenaire de l'indépendance ivoirienne (7 août 2010). Cela reporte donc le scrutin à la deuxième moitié de l'année 2010.

Cependant, « rester au pouvoir sans un nouveau mandat deviendra plus difficile à justifier après 2010 » même si « les bénéfices financiers du statu quo sont bien sûr une considération primordiale, pas seulement pour le FPI mais [aussi] pour des individus comme le Premier ministre Soro »,  juge-t-elle.

Plus largement, croit-elle savoir, « il n'y aura pas d'élection à moins que le président Gbagbo ne soit sûr de gagner - et il n'est pour l'instant pas sûr de son issue ». Ici réside, sans doute, l'une des clés de l'attitude du président sortant depuis la tenue du scrutin.


Source: JEUNE AFRIQUE

jeudi, 09 décembre 2010

CRISE IVOIRIENNE : CE QU'EN DIT LA REVELATION DIVINE


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Devant le lynchage médiatique et diplomatique en règle mené actuellement contre la République de Côte d'Ivoire et son nouveau président élu, Laurent GBAGBO, et les menaces d'un coup de force imminent contre son régime, de nombreuses questions et incertitudes voire des accès d'angoisse pourraient s'emparer des Ivoiriens, soucieux de ne pas voir leurs institutions renversées et leur pays inféodé, vassalisé par la France, avec la complicité de l'ONU, de la CEDEAO et de quelques pays occidentaux. Dans de telles heures, il est important d'avoir un arrimage spirituel dans lequel puiser force, foi et espoir. Tel est le but de ce nouveau post que je propose à tous mes compatriotes ivoiriens car notre pays est, aujourd'hui, à la croisée des chemins.

De l'analyse et du croisement de l'ensemble des révélations divines auxquelles nous avons eu accès depuis au moins une dizaine d'années en tant qu'intercesseur (voir en Nota Bene, le lien pour accéder à l'une des plus importantes de ces révélations, donnée par le Pasteur DALI Claude), des constantes s'imposent, que nous pouvons considérer comme émanant du Véritable, du fait de leur grande récurrence. Ces constantes sont les suivantes :


  • La France finira par tomber complètement le masque et faire une guerre violente à la Côte d'Ivoire (par air, par mer et par terre), sous la couverture de l'ONU. Les Ivoiriens seront abandonnés, vilipendés, condamnés et presque totalement réduits mais relèveront miraculeusement la tête.


  • Les dommages collatéraux seront très dramatiques aussi bien pour les populations en général que pour toutes les troupes étrangères dans notre pays, depuis le Sud du pays jusqu'au Nord. Par le bras de l'ETERNEL, elles vont subir un revers terrifiant qui fera date dans l'histoire.


  • Une main providentielle gardera la Côte d'Ivoire et ses institutions malgré le chaos annoncé (comme en septembre 2002 et en novembre 2004) et fera disparaître à tout jamais cette rébellion que nous voyons, aujourd'hui.


  • Il est impossible d'éviter cette confrontation finale car voulue par DIEU, en cette année du Jubilé (relâche et délivrance après 50 années de joug et de servitude, selon la Bible). La Côte d'Ivoire sera à tout jamais affranchie de l'asservissement de la France, ainsi que de tous les pactes occultes, mystiques et coloniaux dans lesquels elle l'a engagée. Aucune prière ne peut la faire éviter ou annuler. Elle procède de la volonté souveraine du SEIGNEUR ETERNEL. Il a révélé qu'il ferait souffler un très grand vent sur la Côte d'Ivoire: les arbres sans racines tomberont, les branches mortes seront arrachées et les feuilles mortes, emportées. Le jugement commencera par la maison de DIEU (l'Eglise).


  • En ces heures effroyables, il n'y aura de salut que dans le nom de l'ETERNEL. Quiconque invoquera le nom du SEIGNEUR sera sauvé. DIEU exercera à cette occasion de grands jugements contre le péché sous toutes ses formes, en Côte d'Ivoire, à cause de ses projets spirituels pour cette nation, à travers lesquels il bénira l'Afrique entière et le monde. Les Ivoiriens sont ainsi appelés à se tourner vers Lui dans une repentance sincère. Car chaque crime sera puni et chaque impiété, rétribuée.


  • La Côte d'Ivoire tournera définitivement (et c'est pour très prochainement) la page des crises successives, après cette grande confrontation avec la France et les troupes onusiennes stationnés sur le territoire national; elle connaîtra une prospérité fulgurante doublée d'un très grand réveil spirituel, qui vont sidérer le monde. Des millions de citoyens de tous les pays viendront de toute la terre pour voir «la curiosité Côte d'Ivoire».


Si nous nous en tenons à ces révélations reçues par de nombreux hommes de DIEU, par des Ivoiriennes et des Ivoiriens de toutes conditions et même de confessions différentes, le décor qui est en train de se planter, en ce moment, marquera le dénouement et la fin de la crise ivoirienne.

Puissent notre foi et notre espérance, chers compatriotes, demeurer fermes et inébranlables en l'ETERNEL !


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO


 

NB : Pour lire les révélations du Pasteur DALI Claude, cliquer : ICI, ICI, ICI et ICI.

Toutes les révélations sur la Côte d'Ivoire publiées sur ce blog: LISTE, SONGES