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jeudi, 09 décembre 2010

LE VETO RUSSE REVELE L'AMPLEUR DE LA CONSPIRATION CONTRE LA COTE D'IVOIRE


ONU. CONSEIL DE SECURITE.jpg

1- La CEDEAO, l'AFP et la Presse Française préparent l'opinion à l'embrasement de la Côte d' Ivoire.


LUNDI 6 - MARDI 7 DECEMBRE 2010 :

1)      En moins de 48h, l'AFP produit 5 dépêches autour d'un seul et même évènement. La CEDEAO, instrumentalisée par la France de Nicolas Sarkozy à travers le Sénégal, le Burkina et le Nigeria, remet en cause les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel en faveur de Laurent Gbagbo et accentue la pression pour qu'il quitte le pouvoir.

2)      Les dépêches de l'AFP servent de support au lynchage médiatique orchestré dans la quasi-totalité de la presse française.


Dernières dépêches


- Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 8/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382599.html

-La CEDEAO au chevet d'une Côte d'Ivoire en pleine crise politique - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382580.html

-Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 7/12/201

http://news.abidjan.net/h/382565.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « rendre le pouvoir sans délai » - AFP - 7/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382564.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « céder le pouvoir » - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382561.html


2- L'Amérique de BARAK OBAMA entre en scène au Conseil de Sécurité de l'ONU et se heurte à la fermeté de la Russie.


1)       Se basant sur le communiqué de la CEDEAO, le gouvernement OBAMA, à travers son Ambassadeur Suzan Rice met la pression sur le Conseil de Sécurité de l'ONU pour produire une résolution contre Laurent Gbagbo. La Russie bloque le projet et est accusée par Suzan Rice de « pinailler ».

2)      Côte d'Ivoire: Pas de déclaration du Conseil de Sécurité, la Russie bloque le projet.

http://news.abidjan.net/h/382600.html

3)      A Abidjan, la presse locale Pro et Anti-Gbagbo annonce la guerre planifiée par la France, cachée sous le manteau de l'ONU. Toute la journée de ce mardi 7, malgré la suspension de ses fréquences, la Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire va s'arranger pour diffuser en boucle un appel d'Alassane Dramane Ouattara, invitant ses militants à se tenir prêts à occuper les rues jusqu'au départ de Laurent Gbagbo. La Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire a également utilisé les fréquences d'AL BAYAN pour diffuser son message. La date de ce mercredi 8 décembre 2010 a même été avancée.

4)      A Abidjan les barbouzes infiltrés, les colonnes dormantes de la rébellion pré-positionnées attendent juste le signal pour attaquer.

5)      A Korhogo, Bouaké et dans l'Ouest montagneux, les hordes de mercenaires venues de l'étranger et tapies au sein des forces onusiennes attendent le signal pour passer à l'offensive. Mais le « Go ! » attendu du Conseil de Sécurité ne viendra pas. A cause de la Russie qui pinaille. « Je ne sais pas pourquoi la Russie pinaille », Suzan Rice, Ambassadeur US à l'ONU.

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NICOLAS SARKOZY, FRANC-MAÇON ET ILLUMINATI, EST CELUI QUI ATTAQUE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE


http://www.google.ci/images?q=sarkozy+illuminati&biw=...

Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, appartient à l'ordre satanique des Illuminatis.

http://www.dailymotion.com/video/x3zhjf_sarkozy-bourre-au...

Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, sous un autre jour.

NICOLAS SARKOZY ILLUMINATI.jpg

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, « les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours ».

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, c'est le Conseil Constitutionnel qui proclame les résultats définitifs des élections.

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, le président du Conseil Constitutionnel est nommé par le Président de la république, qui en général ne choisit ni un ennemi ni un adversaire politique.

Question : pourquoi cet homme veut-il mettre le feu à notre pays ?

BILLET 1 DOLLAR.jpg

BARAK OBAMA QUI LE SOUTIENT EST AUSSI UN ILLUMINATI


http://www.google.ci/images?hl=fr&biw=1048&bih=61...=

BARAK OBAMA ILLUMINATI.jpg

Le signe distinctif des Illuminatis (observer la position des doigts) est le signe de la Chouette Noire. Un emblème de Lucifer et du Nouvel Ordre des Siècles (Novos Ordo Seclorum; voir inscription sur la pyramide). C'est ce nouvel ordre qui contrôle les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, une bonne partie des pays occidentaux, ainsi que les Nations Unies, et qui attaque la Côte d'Ivoire à travers Alassane Dramane Ouattara, un des leurs, qu'ils parrainent. Ce qui explique le soutien massif, aveugle et incompréhensible qu'ils lui apportent envers et contre toute légalité.

http://www.senclip.net/video/Illuminati-New-world-Order



Une correspondance particulière


NB : Le complot contre la Côte d'Ivoire est donc une conspiration de la Franc-maçonnerie et de l'Ordre des Illuminatis. Pourquoi ? C'est un mystère complet. Même si nous en devinons quelques explications d'ordre spirituel et économique. Cette guerre qui va être menée à la Côte d'Ivoire dans un proche avenir par la France et l'ONUCI a une dimension spirituelle insoupçonnée. Ivoiriennes et Ivoiriens, la seule véritable façon de les vaincre (et nous les vaincrons !), c'est la repentance sincère, le jeûne et la prière.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !

mardi, 07 décembre 2010

UN EXPERT INDEPENDANT DEVOILE UNE FRAUDE ELECTORALE MASSIVE EN COTE D'IVOIRE ET UN HOLD-UP FLAGRANT

 

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Avant tout propos, prière bien vouloir retenir, chers lecteurs, que ce message est destiné à être divulgué à très grande échelle et par tous les moyens. Son contenu, suffisamment démonstratif, dévoile le satanisme politique en œuvre en Côte d'Ivoire et la justice divine qui rétablit la vérité. Bonne lecture !


FRAUDE ELECTORALE ET HOLD-UP FLAGRANT AVEC L'APPUI DE CERTAINS MEDIAS ETRANGERS A LA SOLDE DE OUATTARA


Sans le savoir, Youssouf  BAKAYOKO, Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), dévoile une fraude de 500.000 votants fictifs dans les zones CNO.
Après la vague d'indignations qu'a suscité la proclamation inélégante et hors-délai faite par Youssouf  BAKAYOKO, sur les médias étrangers, de ce qu'il appelle « résultats de l'élection présidentielle 2010 », il convient de garder la tête froide et de mener une analyse objective de son contenu. La démonstration ci-dessous relève que les chiffres communiqués par Youssouf BAKAYOKO sur France 24 contiennent plus de 500.000 voix fictives pour Alassane OUATTARA.

Démonstration

Voici en substance ce qu'il a dit :
GBAGBO Laurent : 2.107.055 voix, soit 45,90% des suffrages exprimés.
OUATTARA Alassane : 2.483.164 voix, soit 54,10% des suffrages exprimés.

Un simple calcul arithmétique permet d'avoir comme total des suffrages exprimés 4.590.219 (retenez bien ce total). C'est-à-dire le nombre de votants, GBAGBO Laurent + OUATTARA Alassane.
Maintenant suivez bien le reste de l'analyse : Souvenons-nous que la CEI avait communiqué le nombre total des inscrits à cette élection qui s'élève à 5.776.784 de personnes (Source : Sagem Sécurité). Contre toute attente, ce nombre est passé à 5.784.490 personnes à la proclamation des résultats au premier tour (Source : http://www.facebook.com/l/0fa4cvW-FnQHBsuB1z-KvvWJbFw;Abi...). L'écart de 7.706 voix n'est pas énorme et ne change pas vraiment grand-chose, Mais n'enlève rien à l'appréciation et à la mise en évidence d'une fraude électorale en zone CNO. L'intérêt est que si cet écart a été admis par tous au premier tour donc, par jurisprudence, il n'est pas sensé varier entre deux tours de la même élection, or c'est ce qui a été constaté.

Récapitulatif :

Total Inscrits : 5.784.490
GBAGBO Laurent : 2.107.055, soit 45,90%
OUATTARA Alassane : 2.483.164, soit 54,10%


Total des voix 4.590.219, soit 100%
Taux de participation : 79,35% presque 80%.

Toujours par calcul, il ressort des chiffres communiqués par Youssouf  BAKAYOKO sur France 24 que ce second tour a connu un taux de participation de 79,35% (4.590.219/5.784.490). On retient aussi qu'il n'a pas été communiqué le nombre de bulletins nuls.
Pourtant nous savons tous qu'il n'y a pas eu la même affluence dans les urnes au second tour qu'au premier. Tous les experts à la suite de ceux de la CEI ont estimés ce taux de participation (suffrages exprimés) à 70%. Il y a donc un problème !!! C'est une incohérence grave que je fais remarquer-là : un grand écart entre les 70% et les 79,35 % donnés par Youssouf  BAKAYOKO, quand il est allé sous la pression de Monsieur SORO Guillaume donner de faux résultats, non seulement sur une chaîne étrangère mais surtout au QG même du candidat Alassane OUATTARA ; ce qui traduit de façon flagrante un complot prémédité pour opérer un hold-up électoral !

Vous allez comprendre pourquoi.

Voyons la différence entre les taux de participation : 79,35% - 70% = 9,35% (ce chiffre parait petit, n'est-ce pas ?).
Voyons combien de personnes représentent ces 9,35%. Donc, on multiplie le nombre d'inscrits par cet écart, et on obtient 540.850 personnes (retenez-le quelque part).

Je vous présente les statistiques du premier tour dans les zones CNO, Hors Régions de la Vallée du Bandama et des Montagnes :

Votants 1er tour

Savane : 318.187
Denguélé : 66.110
Worodougou : 91.993
Bafing : 38.766
Total : 515.056

Au total, se sont 515.056 personnes dans les zones CNO, Hors Région de la Vallée du Bandama et des Montagnes. Lorsqu'on rapproche ce chiffre à celui relatif à l'écart observé entre les taux de participation 540.850, on observe que les deux chiffres sont presque identiques ; à 25.000 personnes près.



Conclusion 1 :

Puisque plusieurs preuves d'irrégularités, exactions et tricheries témoignent d'un vote non démocratique dans les zones CNO, nous sommes en droit de penser qu'il y a eu une fraude massive de plus de 500 000 voix, ce qui pourrait donner l'interprétation selon laquelle les zones CNO Hors Région de la Vallée du Bandama et des Montagnes ont voté deux fois le même jour, dans les mêmes urnes !!!!

Catastrophe démocratique !

A qui profite cette fraude à grande échelle ?
La réponse à cette question est immédiate : Alassane OUATTARA, si l'on se réfère au déroulement des événements, ces derniers jours.

Quel serait donc le vrai score d'Alassane OUATTARA sur la même base des données de Youssouf  BAKAYOKO ?
Il nous suffit pour cela de retirer les 9,35% de votants sur les voix d'Alassane OUATTARA.
On obtient le tableau ci-après :

Total Inscrits : 5.784.490
Laurent GBAGBO : 2.107.055, soit 52,04%
Alassane OUATTARA : 1.942.088, soit 47,96%

Total : 4.049.143, soit 100%
Taux de participation : 70%.
Ecart de voix dû au bourrage des urnes en zone CNO : 541.076

Conclusion 2 :

Laurent GBAGBO est le réel vainqueur de ces élections, sur la base des données communiquées par Youssouf  BAKAYOKO, Président de la CEI, lui-même.




Georges Gino
Expert Indépendant

lundi, 06 décembre 2010

TRICHEZ DOUCEMENT : ÇA NE RENTRE MEME PAS DANS L'ORDINATEUR!


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Dans la matrice de calcul il y a des CONSTANTES, c'est-à-dire des données qui ne changent pas ou ne peuvent pas changer.

Si vous touchez à une de ces données, l'ordinateur ne sait plus calculer (on peut y pousser des racines, rien à faire!).

Le nombre d'inscrits est une de ces CONSTANTES. Il est en figé depuis le premier tour et sert de point de départ à tous les calculs. Y compris à ceux du second tour. Cf matrices CEI sur Abidjan.net.

Comme le montre le petit tableau joint, en fichier EXCEL, ils ont réussi la prouesse d'augmenter les inscrits au second tour à Bouaké, Korhogo, Ferké ainsi que dans le Denguélé.

Un ancien disait en voyant ces choses renversantes : «  Eux aussi ! Ils n'ont qu'à tricher doucement ? ça ne rentre même pas dans l'ordinateur ...! »

Comment on peut faire pour proclamer la victoire d'Ado qui dépasse 100 %  dans ces zones ?


Une contribution particulière de l'ami Assamoi. Assez drôle!

 

Fichier EXCEL à télécharger pour un tout petit exemple extrêmement révélateur (cliquer sur): ANOMALIES

 

DECLARATION DU MLAN SUITE AU COMPORTEMENT IMPERIALISTE DE LA FRANCE

 

YAO PRAO 2.JPG

Depuis le décès de Félix Houphouët Boigny, la Côte d'Ivoire est engluée dans une crise sans fin. L'égoïsme et les ambitions démesurées des hommes politiques ivoiriens sont passés par là. En effet, depuis 2002, une sale guerre a entraîné la Côte d'Ivoire dans une pauvreté indescriptible. Après plusieurs accords de paix, l'Accord Politique de Ouagadougou (APO) a fini par conduire le pays à des élections présidentielles.

Après un premier tour qualifié de démocratique, le second tour a été émaillé de troubles et de comportements anti-démocratiques. Malheureusement la commission électorale indépendante (CEI) n'est pas arrivée à départager les deux candidats en lice : le candidat Laurent Gbagbo et son frère Alassane Dramane Ouattara. Alors que le Conseil Constitutionnel s'apprêtait à prendre le relais pour vider le contentieux, la Chaîne française France 24, a annoncé sans aucune base juridique, la victoire du candidat Alassane Dramane Ouattara.

Le Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN), porte-parole de la nouvelle jeunesse africaine, condamne cette attitude raciste et néocoloniale de la France.

Le MLAN rappelle à la France que la Côte d'Ivoire est indépendance depuis 1960 et qu'elle a, grâce à Dieu, des institutions à même de proclamer dans la paix, les résultats des élections présidentielles de 2010.

Face à ce combat d'arrière-garde que la France mène contre la Côte d'Ivoire depuis 2002, le MLAN entend  rester impavide et digne.

Le MLAN voudrait renvoyer la France à méditer les leçons de l'Histoire : aucune puissance n'a pu arrêter la volonté populaire lorsque le peuple a décidé de prendre sa liberté.  La France impérialiste semble ignorer le vent de la liberté qui souffle tel un ouragan sur le sous-continent noir. Si tel est le cas, qu'elle sache que les africains ont décidé souverainement d'écrire  eux-mêmes les pages de l'Afrique Nouvelle.

En dépit de cette balourdise française, la Côte d'Ivoire indépendante est en marche et rien ne peut faire obstacle à sa marche victorieuse et glorieuse.

Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!

 

Fait à Abidjan le 3 Décembre 2010
Pour le MLAN
Le Président

Dr Séraphin PRAO

mardi, 23 novembre 2010

A PROPOS DE « DEUXIEME EPITRE A LAURENT GBAGBO » DE TIBURCE KOFFI : CONTRADICTIONS ET DERIVES



LEANDRE SAHIRI.jpg

« Deuxième épitre à Laurent Gbagbo ». Tel est le titre du « courrier offert à la curiosité du public », du moins de la lettre ouverte publiée par M. Tiburce Koffi dans le Nouveau réveil du samedi 30 octobre dernier, notamment à la veille de l'élection présidentielle. Cette lettre ouverte, je l'ai fait suivre à d'autres compatriotes et amis. Je l'ai lue avec un intérêt certain et avec une juste et bienveillante attention. Et, comme à mon habitude, je vais ici saisir l'occasion pour l'analyser, du moins pour dire ce que j'en pense. J'ai pu recevoir cette lettre ouverte grâce à la bienveillance d'un ami résidant en Côte d'Ivoire, que je remercie, et dont je voudrais, d'abord et avant tout, vous faire partager le point de vue.

Des propos à la limite de l'injure

« Je voudrais faire une petite remarque et cela n'engage que moi... Les mots utilisés par Tiburce Koffi sont à la limite de l'injure proférée à l'égard de M. Laurent Gbagbo. Or, il se trouve que, jusqu'à ce jour, celui-ci est encore le président de la république, grâce au bon vouloir des Ivoiriens qui l'ont élu en octobre 2000. A ce titre, nous lui devons un minimum de respect pour la fonction qu'il occupe, même si nous sommes déçus de l'homme ou même si nous ne l'aimons pas. De la même manière que nous devrons du respect au prochain président... Mais, Tiburce Koffi, c'est aussi ça. Et, c'est pour ça que, soit nous l'aimons, soit nous ne l'aimons pas. C'est un jusqu'au-boutiste qui parle avec son cœur et qui met au grand jour ses émotions. Mais, ce n'est pas parce que M. Laurent Gbagbo se vautre dans la fange que nous devons faire pareil. Nous devons nous montrer plus éduqués que M. Laurent Gbagbo et plus respectueux que lui de sa propre fonction. Si un président ne connaît pas sa place, nous devons le lui faire savoir, tout en pesant nos mots... ».

Ainsi donc, M. Tiburce Koffi « parle avec son cœur et met au grand jour ses émotions », comme le dit si bien notre ami. C'est de ce point de vue que cette lettre ouverte qui est, selon Tiburce Koffi lui-même, un « appel, tyrannique, lancinant et tragique comme l'étreinte dernière que se donnent ceux qui partent pour ne plus se revoir ni plus revenir » nous intéresse. Je veux dire que je vais en parler du point de vue psychocritique ou psychanalytique, laissant place aux autres d'user des autres méthodes, notamment stylistique, thématique, linguistique, ethnosociologique..., pour éclairer les autres points, comme l'a fait, à juste titre et à bon escient, cet ami.

Pourquoi la psychocritique ?

La psychocritique est la méthode d'analyse inspirée par la psychanalyse et illustrée par Charles Mauron, à partir des thèses de Roger Fry. C'est une méthode d'analyse qui consiste à étudier une œuvre ou un texte pour relever des faits et des relations issus de la personnalité inconsciente de l'écrivain ou du personnage. En d'autres termes, la psychocritique a pour but de découvrir les motivations psychologiques inconscientes d'un individu, à travers ses écrits ou ses propos.

La psychocritique se veut une critique littéraire, scientifique, partielle, non réductrice. Littéraire, car ses recherches sont fondées essentiellement sur les textes ; scientifique, de par son point de départ (les théories de Freud et de ses disciples) et de par sa méthode empirique (Mauron se réclame de la méthode expérimentale de Claude Bernard) ; partielle, puisqu'elle se limite à chercher la structure du phantasme inconscient ; non-réductrice, car Mauron attribue au mythe personnel une valeur architecturale, il le compare à une crypte cachée sous une église romane. Mauron a, par ailleurs, esquissé une théorie sur la liberté créatrice de l'homme et la valeur de l'art... D'où, l'intérêt, pour moi, de recourir à cette méthode qui permet d'aller au-delà des autres méthodes traditionnelles d'analyse et d'en révéler plus, tant sur le texte que sur l'auteur, puisque c'est, bien entendu, le rôle du critique que d'en savoir davantage et d'en dire plus. Sur ce point, toute la nouvelle critique s'accorde.

De ce fait, la méthode psychanalytique ou la psychocritique nous fera comprendre la personnalité inconsciente de M. Tiburce Koffi et les fondements, ou les mobiles de l'obsession de certains thèmes et concepts récurrents, à savoir : le scandale, la provocation, à la limite de l'offense ou de l'insulte, la révolte, la rupture... Pourquoi procède-t-il ainsi ? Que recherche-t-il ?... La psychocritique nous fournira également les clefs pour expliquer pourquoi il est attiré et séduit par M. Houphouët Boigny, et pourquoi M. Henri Konan Bédié ne saurait l'intégrer dans son cercle politique. La psychocritique nous révélera également le fondement des « relations pleines de sous-entendus, de malentendus, de non attendus et d'énigmes » entre  Tiburce Koffi  et Laurent Gbagbo. La psychocritique nous dira aussi pourquoi Tiburce Koffi ne ménage pas Laurent Gbagbo, alors que tout le monde sait qu'il a énormément bénéficié des largesses de celui-ci qu'il traite, à tort ou à raison, de sanguinaire devant répondre de « ses 10 années de règne anarchique et criminel devant le TPI (Tribunal Pénal International) ou la potence de l'Histoire »...

En tout cas, il semble évident que c'est par l'explication psychanalytique que l'on peut comprendre les contradictions, du moins l'attitude « dialectique » de Tiburce Koffi vis-à-vis de MM. Henri Konan Bédié,  Houphouët Boigny et Laurent Gbagbo.  Cette attitude « dialectique » est, d'ailleurs, identique et constante face à tous ses choix et toutes les « fatalités » dont il cherche à s'évader et pour lesquelles il éprouve ces sentiments tout à fait confus et contradictoires ou opposés.

Des sentiments contradictoires

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vendredi, 12 novembre 2010

RHDP: INVESTITURE D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA. LA PHOTO D'HOUPHOUET SE DECROCHE. POURQUOI ?

 


PHOTO HOUPHOUET DECROCHEE.jpg

Je vous propose cet article fort intéressant de Claudus sur le pourquoi du décrochage du portrait d'Houphouët-Boigny intervenu au moment de la cérémonie d'investiture du candidat du RHDP, Alassane Dramane Ouattara, au siège du PDCI-RDA. Colère outre-tombe?


« Juste avant le début de la cérémonie, le portrait du Président Félix Houphouët-Boigny s'est décroché du mur. Un technicien appelé à la rescousse l'a rapidement remis en place. On pouvait entendre chuchoter dans les sièges "Le vieux est fâché !!! " "Le vieux est fâché" !! » Nous rapporte la Presse Ivoirienne. MAIS POURQUOI ?

L'Afrique a ses mystères, l'Afrique a ses réalités. Comme le dit Birago Diop :

«Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l'Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l'Eau qui coule,
Ils sont dans l'Eau qui dort,
Ils sont dans la 'CASE', ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts. »
Ce signe est révélateur... et j'en suis quelque part très heureux au vue de cette grosse mascarade qu'est ce « RHDP  Sacrilège» qui n'a de mérite que de porter le discrédit et jeter l'opprobre sur la mémoire de l'un des plus grands chefs d'état que l'Afrique ait connu.

Le portrait du père fondateur de la Côte d'Ivoire notre pays a tangué sous l'effet du vent de l'imposture et de la fourberie. Cela entrevoit clairement l'entame du chant de cygne de l'opposition-pacotille de Côte d'Ivoire.
Aujourd'hui tout le monde et même les plus sceptiques connaissent le sens de la lutte de cette opposition là.
Loin d'être une lutte basée sur une idéologie politique visant une Côte d' Ivoire unie et meilleure, c'est juste un combat pour des intérêts égocentriques. Comme le dit Pierre Joxe: "En politique il faut avoir de l'éthique. Sinon on est juste cynique ou opportuniste"

Où est l'éthique politique de Dramane Ouattara le nouveau leader des «opposés » (pas des opposants) Ivoirien au sein du RHDP ?

En 1999, c'est le même ALASSANE OUATTARA qui menaçait: «Ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, et il est tombé ; effectivement Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.

Aujourd'hui le même Bédié et le même Dramane se sont réunis au sein du RHDP pour terminer l'œuvre de celui qui, en renversant l'autre, a phagocyté le parti qu'il a eu en héritage à la mort de Boigny.

Et la nouvelle cible PDCI-RDRebelles c'est le président Gbagbo qui depuis 8 ans, subit l'acte 2 du plan de Dramane Ouattara qui a finalement attaqué la Côte d'Ivoire dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, semant la désolation dans notre pays et rendant le pays ingouvernable selon ses propres mots.

"Votre combat était indispensable". Parole du sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables de la rébellion armée à Bouaké, où il était en tournée.

Oui le combat de la rébellion armée qui a:

- endeuiller des milliers de familles,

- spolier d'honnêtes gens de leurs biens, leurs souvenirs et leur avenir,

- fait des milliers de déplacés,

- massacrés des gendarmes et autres forces de l'ordre désarmés,

- mis toute la Côte d'Ivoire à genoux...

oui ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara d'être un candidat EXCEPTIONNEL à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.

Vive la méchanceté, vive l'oubli, vive la schizophrénie de certains Ivoiriens, vive la mauvaise foi pour que survive une nation défigurée.

Mais si je suis convaincu d'une chose, c'est la maturité tous azimuts de la Côte d'Ivoire d'aujourd'hui. Le peuple Ivoirien ne se laissera pas abuser par les ambitions mesquines de quelques aventuriers politiques à la recherche de sensation forte ou de terres fertiles.

Je suis heureux que de l'au-delà Nanan Houphouët fasse ce magistral doigt d'honneur au RHDP, cette grosse tâche sur son nom.

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Le PDCI-RDA devrait très vite se reprendre en main et pensez a enfin honorer Houphouët car après avoir abandonné et humilié son épouse Thérèse , l'investiture de Dramane Ouattara au nom de HOUPHOUET et dans la maison de cet homme épris de paix, est une insulte de trop au vue de ce que cet homme fait subir à la Côte d'Ivoire.


Source: Le Blog de Claudus

lundi, 25 octobre 2010

COTE D'IVOIRE : L'ORIGINE DE LA DETTE EXTERIEURE



MONNAIE.jpg

Aujourd'hui, tous les experts s'accordent sur le fait  que l'endettement des pays africains constitue pour eux un goulot d'étranglement sur le chemin du développement. Les tentatives de juguler cette bulle de la dette n'ont pas fait défaut pour autant, le sujet n'est pas encore épuisé.  En trente ans, les pays africains ont vu 400 milliards de dollars quitter le continent, alors que la dette globale de l'Afrique est de 215 milliards de dollars. Plus de 13 milliards de dollars par an ont fui, soit "un pourcentage vertigineux" de 7,6 % du produit intérieur brut (PIB) annuel, entre 1991 et 2004, ce qui fait de l'Afrique "un créancier net vis-à-vis du reste du monde", précise Janvier Nkurunziza, économiste à la Cnuced. Depuis vingt-cinq ans, la dette et l'ajustement structurel fracassent l'Afrique et la vie de la plupart des quelque 850 millions d'Africains. La dette provoque donc une véritable hémorragie de capitaux pour les pays les plus pauvres, les privant de ressources nécessaires à la satisfaction des besoins humains fondamentaux.

Pour prendre toute la mesure de la question de l'endettement des pays africains, il faut bien la replacer dans son contexte historique. C'est pourquoi notre présent article se propose de revenir sur l'origine de la dette extérieure en général et sur celle de la Côte d'Ivoire en particulier.

AUX ORIGINES DE LA DETTE

Il n'est sans doute pas de manière plus adéquate de parler d'origine de la dette que la définir au préalable.

La dette extérieure regroupe l'ensemble des emprunts des agents économiques d'un pays (Etat, mais aussi les entreprises) vis-à-vis de prêteurs étrangers. Le plus souvent la dette extérieure est une composante de la dette publique, à côte de la dette intérieure.  L'histoire nous renseigne que dans  le passé, les pays qui ne parvenaient pas à générer une épargne intérieure suffisante pour financer leur essor économique ont recherché des fonds auprès d'autres pays. Les Etats-Unis ont fait appel à l'épargne étrangère, en particulier pendant la période antérieure à la guerre de sécession, de 1835 à 1860. De la même manière, la Russie a eu besoin de fonds extérieurs pour assurer son développement dans les trois décennies qui ont précédé la première guerre mondiale et la révolution communiste. L'aide étrangère, telle qu'on la conçoit aujourd'hui, est l'émanation de la phase qui a suivi la seconde guerre mondiale. Son origine remonte au plan Marshall, dont l'application a amené les Etats-Unis à transférer 17 milliards de dollars en quatre ans à l'Europe, soit l'équivalent d'environ 1,5% du PNB américain, pour la reconstruction de l'Europe. La fin des années 60 a vu se développer une surabondance de dollars dans les circuits financiers occidentaux.
Après la guerre, la reconstruction des économies européennes étant terminée, des quantités massives de dollars  se voyaient inutilisées. Dès lors, il se créait  un marché des eurodollars, qui a pris du volume avec l'arrivé des « pétrodollars » issus des chocs pétroliers de 1973 et de 1979.

Par ailleurs, la concurrence inter-impérialiste acharnée, à la recherche de nouveaux marchés afin de débrider des économies menacées d'engorgement ne manque pas validité.  Les américains vont multiplier les prêts pour  « contenir le communisme » autour du périmètre du bloc soviétique, tout en essayant d'assurer l'accès des Etats-Unis aux matières premières dont leur industrie avait besoin. On estimait en outre que le développement favoriserait à la fois la sécurité et les intérêts économiques, en réduisant l'instabilité et en associant les nouvelles nations à l'ordre du monde capitaliste. C'est à la suite des américains que les pays européens et en particulier la France et le Royaume-Uni apportent leur appui à leurs anciennes colonies.

 

LES CAUSES DE L'ENDETTEMENT EN CÔTE D'IVOIRE

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19:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Monde, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : afrique, côte d'ivoire, yao prao séraphin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 19 octobre 2010

DES PISTES POUR COMBATTRE LA CYBERCRIMINALITE EN COTE D'IVOIRE

 

JEUNE BROUTEUR IVOIRIEN.jpg

Chers tous, la cybercriminalité en Côte d'Ivoire est une préoccupation majeure. J'en ai fait un sujet de recherche et d'étude sociologique dans le cadre de ma formation de Conseiller d'Education Permanente. Je vous livre, ici, le résumé de mes investigations. Plus bas, en WORD, le contenu de mon mémoire.

 

Dans le cadre de notre mémoire de fin de formation, nous avons choisi de travailler sur le thème « Contribution à la lutte contre la cybercriminalité des jeunes et celle les visant, dans les communes de Marcory et de Treichville, le cas des quartiers Anoumabo Sans-fil et Remblai, Arras et Belleville ». La préoccupation majeure étant de répondre à la question de recherche suivante : «Comment lutter plus efficacement contre la cybercriminalité des jeunes et celle les visant, en Côte d'Ivoire ?».

Pour se faire, les objectifs opérationnels suivants ont été assignés à la présente étude : décrire les rapports des jeunes avec la navigation sur Internet et la cybercriminalité ; identifier les facteurs psychosociaux qui les amènent à établir, maintenir ou entretenir ces rapports et ceux qui les disposent potentiellement à être des victimes de la cybercriminalité ; identifier les actions pouvant permettre aux pouvoirs publics ivoiriens de faire baisser le niveau de la cybercriminalité des jeunes et de celle les visant ; proposer des solutions et un plan d'action pour une lutte efficace contre la cybercriminalité, en Côte d'Ivoire.

Dans une première étape, nous avons fait l'état de la question et effectué une revue de littérature en rapport avec le thème et la question de recherche. Ensuite, les informations recensées nous ont permis de bâtir nos instruments d'investigation.

Le questionnaire nous a permis de recueillir les données auprès d'un échantillon de 231 enquêtés, composé de 209 jeunes internautes, 20 gérants de cyberespaces des communes de Marcory et de Treichville et de 2 autorités administratives concernées par la question cybercriminelle. Leur analyse révèle que 53,59% des répondants ont Internet pour loisir préféré et 68,90%, s'y connectent tous les jours. A 53%, ils ont pour sites de prédilection les sites de recherche et les sites de rencontres. 45,58% des répondants font des rencontres amoureuses sur Internet et à 42,70% d'entre eux, ces rencontres rapportent de l'argent. 31,58% pratiquent le « broutage », le « formate » ou les deux à la fois ; pour 44,98% des répondants, c'est l'attrait du gain facile qui est la raison principale des pratiques délictueuses des jeunes sur Internet. 50,72% des répondants, ne voient aucune valorisation des jeunes en rapport avec la pratique du « broutage » ou du « formate » et pour 52,15% des enquêtés, ces pratiques constituent une mauvaise action. Néanmoins, 51,20% pensent que ces pratiques rendent les jeunes utiles à leurs familles et à la société et pour 59,81%, elles sont une chance de devenir financièrement indépendants. 82,78% des internautes enquêtés sont pour l'abandon par les jeunes de ces pratiques illicites et 76,08%, prêts à s'engager dans une action de lutte contre la cybercriminalité. 80,86% des répondants sont favorables à l'introduction de l'éducation à la navigation dans les programmes scolaires et 73,21%, à l'interdiction et la répression des pratiques cybercriminelles par l'Etat de Côte d'Ivoire.

Aussi, pour nous inscrire dans cet élan, nous avons suggéré des actions principalement fondées sur la sensibilisation - par l'information, l'éducation et la communication - et la répression. L'Etat devra mettre en place un cadre législatif et réglementaire approprié, créer une police spéciale des cyberespaces et de la cybercriminalité, mettre sur pied une plate-forme multisectorielle et interministérielle de veille, de concertation et de collaboration et introduire l'éducation à la navigation à l'école, dès le cycle primaire, dans l'enseignement général, technique et professionnel. Relativement au fonctionnement des cybers, il devra prendre des textes engageant la responsabilité pénale des propriétaires et des gérants de cyberespaces laxistes et leur imposer la tenue rigoureuse d'un registre de fréquentation. Le ministère des NTIC devra instaurer dans les cybers un cahier de charges à observer strictement et mieux équiper et structurer le CICERT. Le Ministère chargé de la jeunesse devra créer une direction technique opérationnelle chargée de la question de la cybercriminalité des jeunes et de celle les visant et mener des actions de sensibilisation de grande envergure dans les communes, en collaboration avec les unions, organisations et associations de jeunesse. Le Ministère de l'Education Nationale rendra effective l'éducation à la navigation à l'école et interpellera les parents des élèves cybercriminels. Les parents, eux, devront surveiller et suivre la vie d'internautes de leurs enfants, et les jeunes, s'investir dans la sensibilisation de leurs amis et la création d'associations de lutte.

 

DINDE Fernand AGBO

 

Mon mémoire:

Pour l'obtenir en intégralité, bien vouloir m'écrire à cette adresse: dindefernand2@yahoo.fr

Ou l'acheter directement en ligne: ICI

MA PREMIERE IMPRESSION A MI-PARCOURS DE LA CAMPAGNE ELECTORALE PRESIDENTIELLE

 

PDCI_logo.PNG

 

Depuis bientôt une semaine, la Côte d'Ivoire vit au rythme de la campagne électorale présidentielle. A travers des projets de société et des programmes de gouvernement aussi novateurs et audacieux les uns que les autres, les candidats au scrutin du 31 octobre 2010 rivalisent d'ardeur, d'idées et d'arguments pour rafler le plus de suffrage des ivoiriens.

A l'analyse et au regard des premières sorties de tous les postulants au fauteuil présidentiel ivoirien, nous nous sommes sentis fier de notre peuple. Tant les idées sont pertinentes et les solutions proposées remarquables. A un premier niveau d'appréciation, nous pensons que tous les candidats semblent bien savoir ce qu'ils veulent pour leur pays et nous nous en félicitons, après avoir écouté dame Lohouès Oble, Félix Akoto Yao, Gnamien Konan, Pascal Tagoua, Tohou Henri, Dolo Adama, Francis Wodié, Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo et j'en passe. Ils ont été tout simplement brillants et donnent quelquefois envie de changer de candidat... Bref !

La seule fausse note à ce niveau est l'entrée on ne peut plus maladroite du PDCI-RDA, à travers l'adresse de son candidat, le Président Aimé Henri Konan BEDIE qui, le samedi 16 octobre sur les antennes de la RTI, plutôt que de s'atteler à dérouler son programme de gouvernement et son projet de société comme les autres, s'est englué dans l'entreprise stérile de s'attaquer à la Refondation et à faire un appel à témoignages aux ivoiriens pour recueillir des faits et récits dévoilant ou soulignant la précarité de leur vie, depuis l'arrivée des Refondateurs ( ?).

Que la Refondation soit condamnable pour ses manquements, tous les ivoiriens le savent déjà ; mais si nous voulons être justes et équitables dans notre jugement, il nous faut lui accorder au moins le bénéfice de l'indulgence (ce qui est d'ailleurs déjà fait), en raison de la guerre qui lui a été injustement faite. Jusqu'à preuve du contraire, aucun leader politique ivoirien, en dehors du Président GBAGBO, n'a eu à gérer la Côte d'Ivoire en état de guerre. En d'autres temps et dans d'autres circonstances (notamment avant la campagne électorale), une telle initiative aurait été compréhensible. Mais le faire maintenant, en pleine campagne présidentielle, c'est desservir gravement le PDCI-RDA. Puisque donnant la preuve qu'Henri Konan BEDIE est un leader à la rancune tenace, incapable d'élévation, et qu'il faudrait craindre comme la peste qu'une fois élu président, le « châtieur » s'engage dans une périlleuse chasse aux sorcières qui replonge la Côte d'Ivoire dans la violence. Soit dit en passant, ce n'est pas Laurent GBAGBO qui l'a éjecté du pouvoir en 1999. Cela, il ne doit pas au moins l'oublier et éviter de faire des amalgames.

Henri Konan BEDIE aurait pu valablement soigner son image en exposant magistralement son projet de société pour la Côte d'Ivoire, qui du reste, n'est pas le moins brillant des projets de société actuellement en promotion, loin s'en faut. Mais que nenni ! Il a fallu qu'il s'affiche sur ce tableau dégradant. Dommage pour le seul mentor capable d'égaler le candidat Laurent GBAGBO ! On ne peut obliger personne à être grand. Etre grand est un état d'esprit, une nature. Ainsi est faite la vie !

Nonobstant la qualité des programmes de gouvernement et des projets de société de nos candidats à l'élection présidentielle, il y a une cause qui transcende toutes les autres : la libération et l'affranchissement politique, économique et monétaire de la Côte d'Ivoire du joug impérialiste de la France. Sans ce préalable, tout développement et toute émergence véritables de notre pays, ainsi que toute lutte efficace contre la pauvreté, seraient une vue de l'esprit, un leurre. Et jusqu'à preuve du contraire, le seul leader politique ivoirien qui a déjà prouvé qu'il peut être le fer de lance de cette lutte, c'est le candidat GBAGBO. Et il a payé cash cette outrecuidance. Il ne faut pas se contenter de gérer les effets (ce que se propose de faire tous les autres candidats), il faut attaquer les causes, les racines profondes, historiques et subliminales.

La Côte d'Ivoire doit, une fois pour toutes, se donner les moyens de sortir du sous-développement. Comme la Corée du Sud, comme l'Inde, comme le Brésil, comme la Chine. Il faut une haute vision pour son peuple pour s'assigner un tel objectif. Seuls les grands hommes, les visionnaires, sont capables d'en avoir. Et Laurent GBAGBO en est un. A bon entendeur... Salut, la compagnie !


DINDE Fernand AGBO

LES DONNEURS DE LEÇON A L'EPREUVE DE LA REALITE ET DE LA VERITE

 

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Il y a de cela quelques années, la Côte d'Ivoire en pleine guerre était traitée de « xénophobe » et de « fasciste » parce qu'en démêlées avec les étrangers vivant sur son sol, dont certains ont été des acteurs de première ligne de la crise ivoirienne. Et ceux qui tenaient de tels propos contre notre pays, ce sont les ténors de l'exécutif français d'alors, parrainés par un déprimant Jacques CHIRAC. Appuyés en cela par des chefs d'états africains aux conceptions panafricanistes qui laissent à désirer.

Parmi ceux-ci, il faut citer le Président sénégalais, Abdoulaye WADE qui en son temps avait dit à peu près ceci : « A l'heure où je vous parle, des étrangers sont traités en Côte d'Ivoire comme dans aucun pays au monde ». Tout naturellement, sans tenir aucun compte du contexte et des circonstances particulières qui accablaient notre pays.

Comme DIEU sait bien faire les choses, voici aujourd'hui la France au pied du mur, avec la honteuse affaire de l'expulsion des Roms, citoyens itinérants roumains, vivant dans des camps précaires en Hexagone, vidés comme des malpropres. Une affaire qui lui a valu d'avoir échappé, aujourd'hui, à une procédure d'infraction contre les lois européennes en la matière.

Pour bien faire, l'Allemagne, à travers la Chancelière Angela MERKEL, se mêle à la danse et intime l'ordre à ses émigrés d'intégrer le modèle allemand ou « de débarrasser le plancher ». Voici l'Europe en train de reconsidérer ses premières convictions vis-à-vis des étrangers, droit qu'elle nous avait royalement dénié pendant la crise de 2002, nous qui comptons plus de 26% d'étrangers sur notre sol. Cas unique au monde.

Mieux, on n'entend curieusement plus le Président Abdoulaye WADE, qui aurait dû casser la baraque (tant il y a matière) et qui, du reste, se livre à des dérives népotistes sans nom dans son pays, œuvrant d'une façon scandaleuse à imposer son fils comme son successeur à la tête de l'état sénégalais. Vous l'avez devinez, on se croirait dans une monarchie.

Voici donc que les donneurs de leçons ne font guère mieux, à l'épreuve de la réalité et de la vérité ! Comme dit l'adage : « C'est au pied du mur qu'on voit le vrai maçon ». Et les donneurs de leçons ont échoué. Lamentablement. Nous osons espérer que prochainement, ils ne s'aviseront plus de ruer dans les brancards et s'empresser de charger la Côte d'Ivoire, et souhaitons qu'ils « tourneront sept fois la langue dans la bouche » avant de clouer quiconque au pilori. Au demeurant, nous sommes en pleine campagne électorale présidentielle. Nous les prions de se tenir bien à l'écart de notre chemin et de nous laisser assumer nos responsabilités face à l'histoire et face à la destinée de notre nation.

En attendant la proclamation des résultats du scrutin du 31 octobre en Côte d'Ivoire, nous souhaitons aux donneurs de leçons de sortir intacts de l'écheveau de la fronde sociale française contre la loi de retraite à 62 ans, qui paralyse en ce moment leur pays.

Que chacun s'occupe de ses oignons et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes !

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 06 octobre 2010

POUR UNE APPROCHE INTELLECTUELLE DES SORTIES DE MAMADOU KOULIBALY

MAMADOU KOULIBALY.jpg

Bien qu'étant l'un des dirigeants les plus charismatiques du FPI, il n'en est pas un membre fondateur ; il a rejoint le bateau socialiste de Laurent Gbagbo sur le tard. Mais, sans se ménager, avec un engagement sans calcul, il s'est jeté dans le combat pour l'avènement d'une nouvelle Côte d'Ivoire. Partisan de la réflexion et de la production intellectuelle, il a offert à son parti sa vision du développement, ses connaissances en matières économiques, ses idées de la politique. Au début de la guerre ivoirienne, Koulibaly a été le premier à prophétiser sur la durée de la crise et à présenter la France comme l'hydre contre lequel nous nous battons, préparant ainsi les esprits à la résistance et à l'endurance. Lors des accords de Marcoussis, face à la sorcellerie du coq gaulois incarnée par le juge Mazeaud, il a superbement claqué la porte pour marquer son désaccord avec le néo-colonisateur. En novembre 2004, lorsque les sbires de la France Chiraquienne, ont décidé d'assommer l'ordre constitutionnel, il a, sous l'emprise d'une inspiration céleste, courageusement réuni Mathias Doué, Cema de l'armée ivoirienne  et le General Poncet, Cema de la licorne et leur a fait déclarer sur les antennes nationales qu'ils n'étaient pas dans une logique de coup d'état. Cette rencontre épique a participé à décrisper l'atmosphère d'affrontement sanglant qui planait sur le pays. Parallèlement, l'intellectuel qu'il est a produit des ouvrages pour proposer ses réflexions sur la crise en vue d'éclairer la masse. Ces repères précités visent simplement à montrer la sincérité et le degré d'engagement du professeur Mamadou Koulibaly en faveur de son pays.

Toutefois l'imminent économiste est plus qu'un David armé d'une fronde destinée à abattre l'ennemi. Mamadou Koulibaly mène de surcroit un combat introverti, interne, le plus difficile, le plus embarrassant. C'est le guetteur, le veilleur qui flétrit les dérives internes au parti, qui débusque les pratiques honteuses des camarades, qui dénonce les filouteries des abonnés aux indélicatesses, heurtant les susceptibilités, bousculant les intouchables. Dans une contribution étincelante publiée par Fraternité-matin « les blues de la république », il avait, dans une logique d'autocritique, stigmatisé les déviations de la ligne socialiste auxquelles s'adonnent certains barons de son parti. Il avait par le biais du néologisme «la « rebfondation », dénoncé l'état hybride dans lequel se trouvait le pays, cause de tous les maux. Prenant souvent à contrepied la ligne officielle du parti, Koulibaly  a été vu ou même présenté comme un agent double, un rebelle infiltré dans la refondation ou du moins un militant indiscipliné. Lors de la crise dénommée « l'affaire Tagro » dont il a été l'instigateur, incompris, il a subi le courroux de ses camarades et même de ses admirateurs. Des articles ont même été pondus pour le salir et le tuer politiquement. Malgré cette contre-offensive, le professeur est resté égal à lui-même : simple, honnête, véridique. De nombreux ivoiriens le présentent comme « un vrai socialiste ».

La question que nous nous posons est la suivante : Mamadou Koulibaly est-il véritablement compris ? A l'instar de « l'albatros » de Baudelaire, ne parait-il pas « veule et maladroit » dans l'arène politique à cause justement de « ses ailes de géant » ? Au lieu de tancer « l'enfant terrible d'Azaguié » n'est-il pas légitime de réfléchir sereinement sur ses intentions et ses motivations ?

Dans les œuvres dramatiques anciennes européennes inspirées des intrigues des cours royales, il y a un personnage appelé « Le Fou » dont le rôle est de dénoncer en toute impunité (parce qu'il est considéré comme un malade mental) les dérives de la cour. Si le professeur jouit de toutes ses facultés mentales et intellectuelles, son rôle n'est pas loin de celui de ce personnage de théâtre. Mamadou Koulibaly n'est pas un naïf : il sait où il va ; il sait ce qu'il recherche. Homme politique de conviction, il est attaché à des valeurs et à des principes. N'écrit-il pas dans son livre Les Servitudes du Pacte Colonial que nous avons plus besoin « des hommes de conviction que des hommes d'ambition » si nous voulons sortir notre pays de la gadoue de l'indignité ? Pour lui, il faut  que la politique reste saine et surtout que les animateurs ou militants de son parti restent attachés aux idéaux fondateurs du parti auxquels ils se sont nourris et promis de mettre en œuvre. La soif de Koulibaly c'est la justice, c'est la transparence, c'est la rigueur, bref c'est la bonne gouvernance. Avec la crise, nous avons assisté à un pourrissement du socle moral de la république. Conjugué avec la pression de la France carnassière, des refondateurs « bon teint » ont cru à un moment donné, surtout à partir de novembre 2004, que Laurent Gbagbo allait tomber. Conséquence inéluctable : la majorité s'est mise à se mettre plein la poche dans l'intention d'assurer leurs arrières au cas où le pire se produisait.

Devant ces dérives fallait-il se taire au nom de la discipline du parti ? Le président de la république, occupé à chercher des voies heureuses de sortie de crise, le bateau était exposé à toutes les gourmandises. Dans ces conditions, seule une voix charismatique, intrépide pouvait sauver le bateau. Le silence, l'abdication ou le suivisme, à ce moment-là, auraient pu nous conduire inéluctablement dans un mur. Il suffisait que tous les militants décident de faire comme tout le monde pour que notre pays suive le chemin irréversible de la décrépitude. Mamadou Koulibaly a joué le rôle qui urgeait tout au long de la crise. Un rôle ingrat, harassant qui pouvait aboutir à la marginalisation, au rejet, au mépris, mais ce rôle, il fallait que quelqu'un le joue. Mamadou Koulibaly a « porté la cognée dans ce bois mort, allumé l'incendie dans la brousse stérile » ( in Ethiopiques, Chaka, L. Sédar Senghor, éditions Point). Afin que tous ne succombent pas à toutes les tentations qu'offre la guerre, afin que les valeurs socialistes soient préservées. Nous avons besoin que le cocorico qui nous réveille vienne de notre basse-cour. Nous avons besoin qu'un des nôtres fasse retentir la trompette, frappe sur la table pour que nous nous n'endormions pas. Pour nous rappeler nos idéaux et ce que nous avons promis pour la CI. Le parti de Laurent Gbagbo étant un front, tous les militants ne peuvent pas avoir la même vision de la politique. La pensée unique et l'unanimisme sont aux antipodes des valeurs sacrées du FPI.

Si Mamadou Koulibaly a subi de nombreuses attaques, c'est parce que sous les tropiques, on pense que la politique est un terrain où doivent régner comme des règles célestes la langue de bois, le double langage, l'hypocrisie, la mauvaise foi etc. Quand la politique devient le lieu de la confrontation des idées et des mots, de la transparence et de la liberté d'opinion, elle devient intéressante et favorise l'élévation à tous les niveaux. Il faut que nous acceptions le débat interne car il permet de surmonter les contradictions et d'avancer. Lorsqu'un militant met en cause la gestion d'un autre militant, son intention n'est point de le salir ou de fragiliser le parti. Bien au contraire, le parti gagne en vitalité. En outre, l'autocritique désarme l'adversaire car elle lui enlève tous les points sur lesquels il avait préparé ses attaques.

Mamadou Koulibaly est le rayon de soleil qui nous permet de voir nos salissures ; c'est l'œil tapis dans l'ombre qui nous regarde et nous rappelle que malgré la pénombre, ce que nous faisons sera révélé au grand jour. Le professeur est le genre de militant dont a besoin un parti qui veut grandir. Après le choc, les sauts d'humeur et les crises d'émotion, nous devons maintenant nous interroger si notre parti n'avait pas besoin de ce traitement de choc pour sa propre survie. Au moment où les clameurs se sont tues, nous proposons une approche intellectuelle et sympathique des sorties de Mamadou Koulibaly. Ses méthodes ne plaisent pas et ne peuvent pas plaire à tous, mais elles ont l'avantage de réveiller toutes les valeurs nobles auxquelles nous nous sommes nourris. Son intention n'est pas différente de celle du Roi Christophe quand il s'écrie : « J'ai voulu leur donner la faim de faire et le besoin d'une perfection » (in La Tragédie du Roi Christophe, A. Césaire, Présence Africaine, P. 138). Peut-on reprocher au prophète Nathan d'avoir joué son rôle auprès du roi David ? Après avoir médité cette question, mettons nous ensemble, surmontons les susceptibilités pour la victoire de Laurent Gbagbo au nom de la Côte d'Ivoire.


Source : Le Blog d'Etty Macaire

00:56 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : côte d'ivoire, mamadou koulibaly, fpi, refondation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 27 septembre 2010

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN: 31 OCTOBRE 2010, C'EST DECIDE EN FIN DE COMPTE!

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN.JPG

Le jeudi 05 août 2010,  j'étais en plein boulot dans mon bureau, lorsque mon téléphone retentît. Il était autour de 13 heures. Au bout du fil, un frère et ami qui me soutient et me suit bien par rapport aux révélations que j'ai reçues de Dieu sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement.

La nouvelle était bonne. Il pensait que je la connaissais. Mais non ! Plongé dans mes dossiers, je ne suivais pas les informations. Il fût alors le premier à m'annoncer la bonne nouvelle : la date de la présidentielle que je n'avais cessée d'annoncer pour le dimanche 31 octobre 2010 est désormais officielle. Le Conseil des Ministres Extraordinaire tenu ce jour-là à YAMOUSSOUKRO, la capitale Politique,  venait de la confirmer.

Mon émotion monta alors d'un cran. Je ne pouvais plus continuer d'échanger avec mon interlocuteur. Après des trémolos dans la voix, elle cessa de se faire entendre et je fondis en larmes. Je raccrochai immédiatement et me jetai comme dans les bras de notre  Seigneur Jésus-Christ, pour pleurer de joie et à chaudes larmes. Sans me faire entendre, je louai le Seigneur de tout mon cœur, de toute ma force et de toute ma pensée.

En pensant à tout ce que j'avais vécu, en bien et en mal, depuis que je parle de la révélation divine reçue, mes larmes se mirent à couler. Au même moment, je continuai de me réjouir dans le Seigneur, en le louant davantage et en lui présentant des actions de grâces.

Lorsque je cessai de pleurer, je me mis à lancer quelques coups de fil pour vérifier l'information. Elle était vraie : le Conseil des Ministres avait effectivement fixé la présidentielle au dimanche 31 octobre 2010. Je poussai un cri de joie : « Youpiiiii ! »

Dès cet instant, mon téléphone ne cessa plus de crépiter. Les coups de fil me parvenaient de partout : d'Abidjan, de toute la Côte d'Ivoire, d'Afrique et du monde entier. Tantôt pour me féliciter. Tantôt pour se joindre à moi afin de rendre gloire à Dieu, l'auteur de la révélation. Tantôt pour m'encourager à doubler d'efforts dans la prière afin que le Seigneur achève ce qu'il a commencé, en accomplissant toute sa Parole. D'autres interlocuteurs me prodiguèrent de bons conseils pour me permettre de rester humble et d'avoir le triomphe modeste.

Il en fut ainsi trois jours durant, du 05 au 07 août 2010 inclus. Heureusement pour moi, j'étais hors d'Abidjan et dans une ville où j'étais peu connu. J'évitai ainsi ceux qui voulurent me rendre visite pour échanger sur ce qui semblait être un exploit, mais que je ressentais comme une grande consolation de la part de notre Seigneur Jésus-Christ.

Passé le temps de l'émotion, place à la réflexion ! Je me mis donc à réfléchir en me confiant au Seigneur et en m'appuyant sur lui. Je privilégie cette attitude car une bonne réflexion conduit toujours à de très bonnes actions. Mieux, la Bible déclare que « celui qui réfléchit sur les choses trouve le bonheur et celui qui se confie en l'Eternel est heureux » (cf. Proverbes 16 :20).

Pour trouver le bonheur et être plus heureux, il m'a plu de me confier au Seigneur et de réfléchir sur la décision fixant la présidentielle au 31/10/2010, décision prise le 05/08/20101, à deux jours du 07/08/2010, date marquant le cinquantenaire de l'indépendance politique de la Côte d'Ivoire. Le bonheur et la joie n'ayant de sens que lorsqu'ils sont partagés, je voudrais, ici, partager le fruit de mes réflexions. Autant il  me procure bonheur et joie, autant il est susceptible d'en procurer à quiconque le savoure et s'en délecte.

Il convient de signaler que je m'efforce de mêler harmonieusement  révélations divines et réflexions personnelles, car autant je me confie en Dieu pour recevoir de lui des révélations, autant je réfléchis sur ces choses pour m'assurer qu'elles viennent de Dieu. C'est ce que nous recommande la Parole de Dieu lorsqu'elle déclare : « Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi... la science » (cf. 2Pierre 1 :5).

En rapport avec les révélations divines, le fruit de mes réflexions consisteront  en des observations faites :

  • Sur la décision prise, de façon générale (1).
  • Sur la date fixée en tant que telle (2).
  • Sur la période actuelle et les enjeux des futures élections en Côte d'Ivoire (3).

C'est ce fruit que je voudrais soumettre à votre appréciation, à votre dégustation avant que vous ne passiez à sa consommation.

1. SUR LA DECISION PRISE DE FAÇON GENERALE

Mes premières observations porteront sur la décision prise d'organiser le premier tour de l'élection présidentielle le dimanche 31 octobre 2010. Il s'agira d'observations d'ordre général. Je relèverai d'abord que cette décision est l'accomplissement de la révélation reçue (1.1) et elle constitue une belle occasion pour glorifier Dieu, l'auteur de cette révélation (1.2).

1.1. Accomplissement de la révélation divine

C'est le 16 avril 2008 que le Seigneur m'a clairement révélé, pour la première fois, qu'il a fixé l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire au dernier dimanche du mois d'octobre 2010, ce qui correspond au 31 octobre 2010. Cette révélation m'a été faite à la suite du Décret du 14 avril 2008 fixant la date du premier tour de la présidentielle au dimanche 30 novembre 2008.

Bien avant que Dieu me fasse cette précision, il m'a d'abord révélé, le 19 septembre 2002, qu'il allait faire échec à la rébellion en maintenant le Président Laurent GBAGBO à la tête de notre pays pendant quinze ans. Par la suite, en février 2005, il m'a révélé qu'il ne permettra pas d'élections en Côte d'Ivoire avant l'an 2010.

Pour servir de témoignage, j'ai pris le risque d'en parler publiquement et de le mentionner dans mes deux ouvrages sur la crise ivoirienne2. Depuis lors, Dieu n'a cessé de confirmer cette révélation au fur et à mesure que nous avancions dans le processus de sortie de crise et au fil des nombreux reports de la date des élections.

Il en a été ainsi jusqu'au 16 novembre 2009. A cette date, il était manifeste que la présidentielle ne pouvait plus se tenir le 29 novembre 2009, contrairement à ce qui avait été décidé. Ce jour-là, le Seigneur m'a clairement dit qu'il ne permettra plus que les hommes fixent une date autre que le 31 octobre 2010. Je croyais entendre ma propre voix. Mais j'ai eu la paix du cœur mêlée à une grande joie. Cela m'a rassuré que c'est Dieu qui m'a parlé. Dès lors, je me suis mis à en parler autour de moi et au cours de conférences publiques comme dans les interviews accordées aux organes de presse.

Cette nouvelle révélation a subi un premier test à l'occasion de la réunion des membres du C.P.C. (Cadre Permanent de Concertation) qui s'est tenue au Burkina Faso le 03 décembre 2009. La date du 29 novembre 2009 ayant échoué, on s'attendait à ce qu'une nouvelle date soit fixée à cette rencontre. Les pressions internes et externes sur les participants n'ont pas manqué. Dieu observait de près car sa décision était déjà prise et annoncée : « si les hommes refusent de fixer la date du 31 octobre 2010, il ne leur permettra plus de fixer une date quelconque. »

Qu'allait-il donc se passer ? La révélation allait-elle être confirmée ou infirmée ? J'étais comme un élève ou étudiant qui attendait le résultat de son examen de fin d'année. Tantôt confiant, tantôt anxieux. Cependant, lorsque le résultat est tombé à travers le communiqué final du C.P.C., j'ai découvert avec joie que le test a marché. Dieu n'a pas permis qu'ils fixent une date parce qu'ils ne voulaient pas du 31 octobre 2010.

Passé ce premier test, il eût d'autres tests qui s'avérèrent concluants. Les acteurs humains du processus optèrent pour des périodes et non pour des dates, jusqu'au jeudi 05 août 2010. A cette date, ils finirent par accepter  et entériner la date du 31/10/2010 déjà fixée par le Seigneur. C'est ainsi que s'accomplit la Parole que Dieu m'avait dite sur la date de la présidentielle dans notre pays.

Avec l'accomplissement de la révélation reçue, s'accomplit aussi la Parole de Dieu consignée dans la Bible, notamment celle selon laquelle : « Le cœur du roi est un courant d'eau dans la main de l'Eternel ; il l'incline partout où il veut » (cf. Proverbes 21 :1). Le Seigneur ayant incliné le cœur des décideurs sur la date qu'il avait fixée depuis longtemps, ceux-ci ne pouvaient que s'exécuter, sans s'y opposer indéfiniment (cf. Job 23 :13 et 42 :2) : 31 octobre 2010, c'est donc décidé, en fin de compte !

Il n'y a pas meilleure preuve que c'est Dieu qui m'a parlé (cf. Deutéronome 18 :21-22). Je ne pouvais qu'en être satisfait, très satisfait. Que le nom du Seigneur soit glorifié ! L'occasion est belle pour en être ainsi.

1.2. Belle occasion pour glorifier Dieu

Glorifier Dieu, c'est proclamer ses mérites, le louer et le magnifier pour ses hauts bienfaits. Dieu est loué lorsqu'on met en exergue son implication dans la décision prise de fixer la présidentielle au dimanche 31 octobre 2010, comme il l'avait d'avance annoncée.

Sans entrer dans les coulisses de cette décision, je peux dire avec assurance qu'elle a été l'œuvre de Dieu. En effet, comme dit précédemment, Dieu m'a fait annoncer cette décision longtemps d'avance (cf. Esaïe 46 :10). Après l'échec du 29/11/2009, Dieu a empêché que l'on fixe une date autre que celle du 31 octobre 2010. Les hommes ont essayé, à plusieurs reprises, en annonçant des périodes limites. Mais ils n'ont pas pu parvenir à fixer une date autre que le 31/10/2010. La preuve est ainsi faite que la décision du 05/08/2010 est l'œuvre de Dieu. Il faut donc le reconnaître et le dire afin que Dieu en soit glorifié.

Certes lorsqu'il me l'avait fait annoncer publiquement, rares étaient les personnes qui y croyaient et l'acceptaient. Mais peu avant qu'elle ne soit officiellement prise, c'est à peine si la plus part de ceux qui la réprouvaient ne  la réclamaient pas de tous leurs vœux. La preuve, dès qu'elle a été prise, elle a été acceptée unanimement. Personne ne l'a rejetée. Tout le monde en a été satisfait.

Même si on peut craindre que cette date ne soit pas tenue, à l'instar des précédentes, il faut d'abord rendre grâces à Dieu pour cette décision qu'il a fait prendre. Ce sera la preuve que nous y voyons sa main. Au regard de cette reconnaissance, Dieu  dissipera toute inquiétude en nous, pour nous remplir de joie. Nos cœurs déborderont de louanges. Et, puisque Dieu siège dans les louanges de ses enfants (cf. Psaume 22 :4), il agira et achèvera ce qu'il a commencé, pour nous conduire effectivement aux urnes le dimanche 31 octobre 2010.

Par ailleurs, la décision est  intervenue à un moment très stratégique et opportun : à la veille du message à la nation du Président de la République, à l'occasion de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de notre pays. La crise armée n'ayant pas encore définitivement pris fin 3, le Président de la République a renoncé à organiser ce cinquantenaire avec faste. Il fallait donc un grand sujet de joie et d'espérance, de peur que tout soit morose. C'est ce que la décision portant fixation de la date de l'élection présidentielle nous apporte : un sujet de joie et d'espérance, de la part du Seigneur.

Effectivement, par la grâce de Dieu, la fixation de la date de l'élection présidentielle apporte une lueur d'espoir au processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire. Elle nous donne de voir le bout du tunnel, même si nous n'y sommes pas encore. Dans ces conditions, nous pouvions célébrer et nous avons pu célébrer le cinquantenaire de notre indépendance politique dans la joie, indépendamment de la sobriété de cette célébration. La sobriété fait partie des vertus cardinales à cultiver dans la vie. La Bible la recommande vivement, dans notre combat permanent contre notre adversaire, le diable (cf. 1Pierre 5 :8).

Cela constitue une autre raison de glorifier Dieu. Il démontre qu'il ne nous a pas abandonnés dans le combat pour la libération de notre pays. Il nous a mis dans les conditions d'être sobres tout en étant heureux. Or la sobriété est une stratégie divine dans la  résistance contre les manœuvres du diable. Le Seigneur l'a recommandée à ses disciples en leur disant d'être simples comme des colombes, pour résister aux loups ravisseurs parmi lesquels ils sont comme des brebis (cf. Matthieu 10 :16).

Pour la libération de notre pays attaqué à l'arme lourde, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, le Seigneur a révélé dès le départ que la seule stratégie qu'il nous recommande, c'est la résistance, jusqu'à ce qu'il nous accorde la victoire finale (cf. Jérémie 1 :18-19). Nous constatons qu'à ce jour, il continue d'agir dans cette perspective. Nous pouvons donc le louer pour sa fidélité au profit de notre pays.

Telles sont mes observations d'ordre général sur la décision prise, en Conseil des Ministres, le jeudi 05 août 2010. Elles n'épuisent cependant pas celles que je voudrais faire sur la date du 31 octobre prise en tant que telle.

2. SUR LA DATE FIXEE EN TANT QUE TELLE

Si l'on se réjouit de la fixation de la date du 31 octobre 2010 tant attendue, on ne s'interroge pas moins sur sa faisabilité. On reconnaît certes qu'elle est tenable, mais on se demande si elle sera tenue ou pas. La question n'est pas sans intérêt eu égard aux expériences passées et aux soubresauts récurrents dont on ne maîtrise pas toujours l'ampleur.

Même en tenant compte de la révélation divine mise en rapport avec l'étape actuelle du processus de sortie de crise, on peut se poser des questions. Une telle démarche, loin de remettre en cause la révélation reçue, est l'expression de la curiosité intellectuelle qui n'est pas contraire à la foi. Elle pousse à la réflexion et à la connaissance, comme Dieu nous le recommande pour consolider notre foi (cf. Proverbes 16 :20, Osée 4 :6 et 2Pierre 1 :5) 4.

C'est dans cette perspective que j'essaie de répondre à la question de savoir si la date fixée l'a été à titre indicatif (2.1) ou à titre définitif ?  (2.2)

2.1. Une date fixée à titre indicatif ?

A l'occasion de la fixation des dates précédentes (30/11/2008 et 29/11/2009), le Seigneur m'avait révélé que c'était à titre indicatif, la vraie date étant, selon lui, le 31/10/2010. Sur cette base, on ne pouvait plus penser que la dernière date pût être indicative.

Mais, il se trouve qu'en me révélant cette date, le Seigneur m'a aussi révélé qu'il allait procéder à de grands bouleversements devant mettre à plat le processus de sortie de crise. Ces bouleversements devraient en outre consacrer l'échec de la rébellion armée, pour y mettre fin définitivement.

Le Seigneur ne m'a pas révélé le temps de ces bouleversements mais leur teneur et leur ampleur :

-  Changements institutionnels au niveau du Gouvernement et de la CEI.

-  Etablissement d'une nouvelle liste électorale par l'INS.

-  Organisation des élections sur la seule base de la Constitution ivoirienne et en dehors des accords inter Ivoiriens et des résolutions onusiennes, lesquels auront cessé d'être en vigueur.

Eu égard à leur ampleur, j'ai pensé que ces bouleversements allaient se produire plusieurs mois avant le 31/10/2010. Nous en avons eu quelques signes avec la dissolution du Gouvernement et de la CEI en février dernier. Mais ce n'était qu'une fausse alerte, car Dieu avait clairement révélé que les choses ne se passeraient pas ainsi : les bouleversements annoncés ne seront pas le fait du Président de la République mais de Dieu lui-même.

Depuis la fausse alerte, il ne s'est rien passé. Les bouleversements annoncés ne se sont pas encore produits. Or selon la Bible, Dieu peut changer les temps ou dates fixées et les circonstances ou évènements annoncés (cf. Daniel 2 :21). Pour ce qui est de la date fixée le 05/08/2010, Dieu peut décider de la changer dans deux cas de figures :

-  Soit il permet que les bouleversements annoncés se produisent et nous contraignent d'aller  au-delà du 31/10/2010 ;

-  Soit, sans que les bouleversements surviennent, il décide en toute souveraineté de changer cette date.

Dans le premier cas, nous sommes dans la révélation reçue, puisque les bouleversements se seront produits.  Leur survenance est un fait justificatif du changement de date. On peut donc en être heureux. Il en a été ainsi pour la durée de l'esclavage du peuple de Dieu en Egypte. Annoncé pour quatre cents ans, il a duré quatre cent trente ans. La raison était que Moïse, le libérateur préparé par Dieu, était en exil forcé au pays  de Madian. Il y a passé quarante ans avant de revenir en Egypte pour libérer le peuple de Dieu du joug esclavagiste de Pharaon (cf. Exode 2, 3, 4 et 12 :40-41).

Dans le second cas, il y a changement du temps fixé et changement des circonstances annoncées. L'on aurait raison de conclure que la révélation ne s'est pas accomplie et que Dieu ne m'a pas parlé. Or, sur plusieurs points de la révélation, Dieu n'a cessé de démontrer que c'est bien lui qui m'a parlé. Jusqu'à ce jour, il a accompli plus des trois quarts de ce qu'il m'a révélé. Il a donc commencé ! Et, nous savons que lorsqu'il commence une œuvre, il l'achève toujours merveilleusement, afin de se reposer et de recevoir la louange et l'adoration de ses créatures (cf. Genèse 2 :1-2 ; Philippiens 1 :6).

Il apparaît dans ces conditions que la seconde hypothèse ne prospérera point. Seule la première demeure possible. La date du 31/10/2010 ne sera indicative que si Dieu décide de procéder aux bouleversements annoncés, avec une ampleur telle qu'elle puisse changer. A défaut, il faut s'attendre à ce que cette date soit définitive.

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mercredi, 22 septembre 2010

L'INDEPENDANCE POLITIQUE, ECONOMIQUE ET MONETAIRE DE LA COTE D'IVOIRE : LE SEUL VERITABLE MESSAGE FEDERATEUR DU CANDIDAT GBAGBO



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Enfin, l'élection présidentielle tant attendue depuis 2005 et reportée pas moins de 6 fois, en Côte d'Ivoire, est en passe de devenir réalité. Proposée par la Commission Electorale Indépendance (CEI) et fixée par décret par le Président de la République, la date du dimanche 31 octobre 2010 sera, sauf surprise ou cataclysme, celle du scrutin présidentiel.

Quoiqu'annoncé par de nombreux sondages comme le potentiel vainqueur du premier tour de cette élection, le Président Laurent Gbagbo a raison de déclarer qu'aucune élection n'est gagnée d'avance et qu'il faut resserrer les rangs, ne pas se tromper de combat et se battre jusqu'à la proclamation des résultats, évitant ainsi avec sagesse et intelligence politique de tomber dans le triomphalisme et l'auto-encensement.

Le combat, en effet, est loin d'être gagné. Le FPI, son parti, n'ayant rien prouvé pendant ces dix dernières années. L'administration est noyautée par des nominations fantaisistes sur la base de concours truqués, notamment à l'ENA, par le copinage et l'admission d'agents qui ont délié bourse pour occuper leurs fonctions actuelles (quelle morale et quelle éthique peuvent-ils donc avoir?) et qui font ce qu'ils veulent ; l'école est à la dérive, la jeunesse aux abois, plongée dans la déprime de lendemains incertains ; l'adéquation formation-emploi est à son point le plus bas, le quotidien des ivoiriens s'est gravement dégradé ouvrant le champ libre au désespoir, à la précarité, à la corruption, à la prostitution, aux vices et à toutes les perversions.

Pire, le FPI nous est même apparu sous des jours absolument fantasmagoriques, s'illustrant dans des registres déprimants du genre pillage de fonds publics, enrichissement illicite, rapide, excessif et injustifié, étalage et gaspillage ostentatoire de richesses mal acquises, corruption, racket, népotisme, clientélisme et dépravation morale.

Il n'a, en outre, rien prouvé du point de vue de la morale et de l'éthique. Le laisser-aller, le laisser-faire, l'absence de contrôle et l'impunité sont au firmament de leur printemps sous son régime (même s'il partage cette responsabilité avec tous les partis présents dans le gouvernement). Bref, le tableau n'est pas reluisant. Quand on n'est pas soi-même un modèle, on ne peut clouer les autres au pilori. Partant de là, La Majorité Présidentielle (LMP) n'a pas intérêt à aller en campagne avec de prétendus acquis du FPI (même s'il en a quelques rares).

Le seul véritable message qui peut donc fédérer et qui fédère, d'ailleurs, déjà les Ivoiriens autour du Président Gbagbo, c'est l'espérance de l'accession de la Côte d'Ivoire à une véritable indépendance politique, économique et monétaire (Franc CFA). Si La Majorité Présidentielle dévoie ce message, elle perdra les élections.

Nous, Ivoiriens patriotes silencieux et majoritaires, sommes, ce faisant, prêts à signer un chèque en blanc au candidat Gbagbo pour lui permettre de remporter, haut-les-mains, cette élection. Pas parce qu'il a eu un mandat positif, loin s'en faut, mais parce qu'il est le seul candidat capable de mener le combat qui est le nôtre, actuellement, celui de sortir la Côte d'Ivoire du joug néo-colonialiste de la France à travers son projet impérialiste d'imposer à notre pays des dirigeants aux ordres de l'Elysée et à travers le nazisme économique et monétaire sous lequel elle nous fait croupir depuis de très longues décennies, par l'entremise du Franc CFA.

Mais, que le candidat Gbagbo se le tienne pour dit : ce chèque en blanc n'est pas gratuit. Nous attendons de lui qu'après son élection (pour laquelle nous nous mobiliserons), il :

-         remette véritablement les Ivoiriens au travail (trop de nonchalance, de laxisme, de gestion approximative et d'absentéisme) ; aucun pays ne s'est développé sans le travail ;

-         remette la discipline, l'ordre et le respect de la Loi et de la Réglementation au goût du jour ; aucun pays ne se développe sans le Droit ;

-         créé des emplois pour les jeunes ;

-         fasse disparaître l'impunité ;

-         ne soit plus complaisant avec ses amis, compagnons et collaborateurs qui s'enrichissent illicitement et sur le dos de l'Etat ;

-         demande des comptes et contrôle tous ceux qui gèrent des biens publics ou  qui ont occupé des postes de directions dans les services de l'Etat, tous les élus dans les collectivités territoriales de la Côte d'Ivoire qui ont administré nos populations pendant ces dix dernières années ;

-         instaure le contrôle, le mérite et l'excellence à tous les niveaux ;

-         restaure l'école ivoirienne et ses infrastructures ;

-         sévisse contre la déliquescence des mœurs (super-maquis et autres night-clubs bruyants, couverture d'une dépravation sexuelle et morale sans nom) ;

-         engage véritablement la Côte d'Ivoire sur le chemin de l'affranchissement de l'impérialisme français en reconsidérant les termes de la coopération ivoiro-française, pour un partenariat gagnant-gagnant s'inscrivant dans la durée et devant servir au bonheur des deux peuples.

C'est à ce prix-là que nous lui donnerons quitus à la fin de son deuxième mandat, faute de quoi le FPI sera à jamais disqualifié pour critiquer qui que ce soit dans ce pays. Notre sanction sera sans appel et le FPI ne reviendra pas de si tôt au pouvoir. Par la grâce de DIEU. Que ceux qui ont des oreilles entendent !


DINDE Fernand AGBO

mardi, 21 septembre 2010

CRISE IVOIRIENNE DU 19 SEPTEMBRE 2002: UNE GUERRE SANS PERE

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Il y a 8 ans, le 19 septembre 2002: la guerre que personne ne voulait assumer

In le Nouveau courrier N°082 du 18 Septembre 2010 par Sylvie Kouamé

La crise ivoirienne qui a débuté depuis septembre 2002 a livré beaucoup de secrets. Mais beaucoup de zones d'ombres subsistent encore, huit ans après.


Qui a organisé ? Huit ans après le 19 septembre 2002, on en sait finalement très peu de détails sur la nature de l'organisation qui a pris l'initiative de porter le feu à Abidjan par une nuit indécise. Et pour cause : à la différence des attentats du 11 septembre 2001 - auxquels certains Ivoiriens comparent leur «grand choc» à eux -, le coup d'Etat avorté qui a accouché de la rébellion n'a pas été revendiqué d'emblée. Marionnettistes peu téméraires, ses initiateurs se sont réfugiés au départ derrière le paravent d'une «mutinerie» avant de laisser apparaître un visage, le seul qui assumera l'insurrection - sans doute aussi parce qu'il a toujours été évident pour tous qu'il ne pouvait être qu'un «porte-parole». Celui de Guillaume Soro. L'Histoire retiendra en tout cas que Soro a été le seul à avoir le cran de revendiquer - et de justifier - le choix des armes. Aujourd'hui, il en tire les dividendes, à l'opposé de Ibrahim Coulibaly dit «IB», cheville ouvrière qui s'est marginalisée par son silence et ses dénégations.

Depuis le 19 septembre 2002, une certaine omerta continue de régner sur «la vraie histoire» du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), qui s'est transformé, sous l'impulsion de Soro, en Forces nouvelles (FN). Qui a fait quoi exactement et à quel moment ? Motus.

Blaise Compaoré : du parrainage à la facilitation

Seule la crise homérique entre Soro et IB, permettra d'avoir des témoignages - et surtout des photos - qui fourniront la preuve absolue de ce dont tout le monde se doutait : la rébellion s'est préparée pendant de longs mois à Ouaga, sous la protection de Blaise Compaoré, dont Guillaume Soro assume aujourd'hui le parrainage avec panache. «C'est mon mentor, je n'ai pas honte de le dire. Il m'inspire, il m'a énormément donné, il est à mes côtés. Sans lui, je ne serais pas ce que je suis», disait-il ainsi fin 2008 (Frat- Mat du 1er octobre 2008).

Blaise Compaoré lui-même s'est gardé d'endosser de quelque manière que ce soit la crise ivoirienne. Il s'est imposé comme facilitateur et pacificateur, et peut savourer le plaisir ambivalent de régler une crise - qu'il a contribué à créer - tout en continuant à l'alimenter à travers la poursuite des livraisons d'armes aux Forces nouvelles (selon des rapports de l'ONU) et la contrebande du cacao des zones Centre Nord Ouest (CNO). Sous le regard complaisant - ou impuissant - de son homologue ivoirien Laurent Gbagbo qui, lors d'une interview diffusée par RFI et France 24 le 30 mai dernier, tenait ces propos surprenants : «Il y a certaines personnes qui me disent souvent : «Vous savez, tel pays exporte maintenant du cacao». Je réponds : «qu'est-ce que ça fait ?» Le jour où la guerre sera finie, où la crise sera finie, où nous aurons placé des douaniers, ce sera fini cette situation.»

Le cas Ouattara

Et Alassane Ouattara dans tout ça ? S'il n'a plus honte de glorifier en public «le combat» des Forces nouvelles, il campe toujours sur une ligne de défense claire : il n'a rien à avoir avec la naissance de la rébellion. «Je n'ai aucune responsabilité dans la crise. J'ai été accusé de beaucoup de choses. Ce sont des allégations, sinon sept ans après, on aurait eu des preuves. Mais jusque-là, aucune preuve. Je condamne la rébellion, les coups d'Etat, la violence. Et j'ai été le premier à le faire, dès les premiers jours du coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002. Je pense que quitter une institution aussi prestigieuse comme le FMI, ayant été Gouverneur de la Banque Centrale de l'Afrique de l'Ouest, on ne peut pas être instigateur de coup d'Etat. Ma vision de la politique, c'est de faire de l'alternance dans les urnes. La violence ne résout jamais les problèmes de manière définitive », a-t-il ainsi martelé lors d'une récente interview sur Africa 24. Contredisant encore et toujours la fameuse confidence de Koné Zakaria, prononcée lors d'un meeting filmé à Séguéla.

Selon Zakaria, le petit groupe d'hommes qui préparait la rébellion depuis le Burkina Faso était financé par Alassane Ouattara à hauteur de 25 millions de FCFA par mois. Il est en tout cas évident que la question de la participation d'ADO à la guerre sera une des questions-clés de la prochaine campagne en vue du scrutin présidentiel du 31 octobre 2010.

La France officielle plaide non coupable

Egalement accusée d'avoir trempé dans la rébellion, la France officielle a toujours vivement démenti. Et les accusations voilées de Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, affirmant que Villepin avait essayé, quand il était à l'Hôtel Matignon, de renverser deux chefs d'Etat africains - dont Laurent Gbagbo - ne sont intervenues qu'après le départ du pouvoir de Jacques Chirac. Un Jacques Chirac qui est aujourd'hui devant les tribunaux de son pays pour une affaire de malversations à la mairie de Paris. Quand son ministre des Affaires étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, au contrôle des opérations françaises en Côte d'Ivoire est également face aux juges pour son rôle présumé dans la falsification de fausses preuves de forfaiture contre Nicolas Sarkozy. Ministre de la Défense au moment des faits, Michèle Alliot-Marie quant à elle a été entendue par le Tribunal aux armées comme témoin dans le cadre des enquêtes sur les événements de novembre 2004... et leurs zones d'ombres. Curieuses coïncidences!


Source: LE NOUVEAU COURRIER IVOIRE-BLOG.COM

vendredi, 17 septembre 2010

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN, CONSEILLER SPECIAL DU PRESIDENT: NI PROPHETE, NI VOYANT, NI DEVIN

 

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Chers amis, je soumets aujourd'hui à votre lecture l'interview que le Conseiller Spécial du Président de la République chargé des religions, des traditions et de l'identification a accordée, récemment au quotidien NORD-SUD. Pour mémoire, Monsieur Zahiri Ziki Sébastien est l'homme qui a maintenu envers et contre tout et tous, en plein processus de sortie de crise et pendant des années, que l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire ne pourrait se tenir avant le 31 octobre 2010. Il s'était alors attiré les foudres de son supérieur, le Ministre Désiré Tagro. Il se prononce à nouveau ici, à quelques semaines de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sur cette révélation qui lui avait valu des remarques à rebrousse-poils et un limogeage en bonne et due forme. Bonne lecture!


Un conseiller spécial du Président de la République qui fait des révélations divines, n'est-ce pas curieux ?

Non, ce n'est pas curieux. En fait, je suis conseiller spécial du Président de la République chargé des religions, des traditions et de l'identification depuis, seulement, le mois de juin. Mais avant, j'ai reçu des révélations divines sur la crise ivoirienne dont je parle depuis le 19 septembre 2002.

Vous ne devriez pas vous inspirer plus des données techniques et réelles?

Je suis en train de dire que je parlais de ces choses avant d'être Conseiller Spécial du Président de la République. La question est de savoir si je peux continuer d'en parler, dans mes nouvelles fonctions ? Je pourrais y répondre par une autre question : pourquoi pas ? Je me rappelle que j'en ai parlé quand j'exerçais encore comme Juge au Tribunal et quand j'étais Directeur de l'Etat Civil et de l'Identification à l'Office National d'Identification (ONI). Je suis encouragé dans mon initiative par la place de choix accordée à la religion dans notre pays. En effet, quoique la Côte d'Ivoire soit un Etat laïc, ses habitants, à tous les niveaux de la hiérarchie, ont la liberté d'afficher ou d'affirmer leur appartenance religieuse. La liberté religieuse fait d'ailleurs partie des droits inaliénables de tout citoyen de ce pays. Ils sont reconnus comme tels par la Constitution, notre loi suprême ou fondamentale. Mieux, l'Etat de Côte d'Ivoire aide ses citoyens dans leurs activités religieuses : subventions pour les pèlerinages, contributions à la construction de lieux de cultes... En outre, ses dirigeants invitent de temps en temps les religieux à prier pour qu'il y règne la paix. Or, quand nous prions Dieu nous lui parlons. Et, à son tour, il nous parle. Lorsque ce qu'il nous dit est d'intérêt public, nous avons le devoir de le porter sur la place publique. C'est ce que je fais de certaines révélations que j'ai reçues de Dieu.

Prophète, voyant, devin...quelle est l'appellation qui vous convient le mieux ?

Je suis Magistrat, Conseiller Spécial du Président de la République. Dans la profession de Magistrat, l'appellation dépend de la fonction qu'on exerce : Monsieur le Juge, Monsieur le Procureur, Monsieur le Président. Ayant exercé toutes ces fonctions dans ma carrière de Magistrat, on m'appelle souvent par l'un de ces titres et je l'accepte. A l'Eglise, j'exerce comme Ancien, un auxiliaire ou assistant du Pasteur. On m'appelle aussi par ce titre. C'est tout. Pas plus.

Vous vous désignez pourtant comme Dispensateur de mystères ou Lumière du monde, selon vos écrits.

Ce ne sont pas des titres d'appellation en tant que tels.  La Bible dit que tout chrétien est chargé de dispenser ou de partager les révélations qu'il reçoit de Dieu. C'est le sens du terme « dispensateur » que j'utilise souvent, mais pas comme titre d'appellation. Il en va de même du terme « lumière du monde ». Notre Seigneur Jésus-Christ dit que nous sommes « la lumière du monde » pour l'éclairer par notre vie exemplaire et par sa Parole qui est en nous. Ce sont en quelque sorte des attributs qui sont liés à notre qualité de chrétien. Je ne suis ni Prophète, ni Pasteur attitré, mais un collaborateur de Pasteur en tant qu'Ancien.

Vous êtes donc un collaborateur de Pasteur qui prophétise ?

Cette grâce est accordée par Dieu, à tout chrétien, même sans être collaborateur de Pasteur. Elle ne fait pas de moi un prophète attitré, même si on peut dire que je prophétise. Je ne revendique donc pas le titre de Prophète, encore moins celui de Voyant ou de Devin.

Il semble que les déclarations que vous avez faites lorsque vous étiez Directeur de l'Etat Civil vous auraient coûté ce poste, parce qu'elles dérangeraient le pouvoir en place ; est-ce exact ?

Je ne le pense pas. Ce que je dis est plutôt favorable au pouvoir en place. J'annonce la révélation divine selon laquelle la rébellion et ses commanditaires ou alliés vont échouer contre le Président Laurent GBAGBO, lequel va rester au pouvoir pendant quinze ans, jusqu'en 2015. Dieu m'a également révélé la date exacte de l'élection présidentielle fixée au 31 octobre 2010. Je l'ai annoncée longtemps d'avance et elle vient d'être entérinée. Il est évident qu'au moment où je l'annonçais, depuis 2002, cela pouvait être gênant pour tout le monde et pas pour le pouvoir seulement. Le message du Christ que nous propageons est certes comme un feu dévorant qui peut gêner ou déranger. Mais, lorsqu'il dérange, il le fait positivement ou favorablement. C'est pourquoi le chrétien n'a pas peur de ramer à contre courant, lorsqu'il est en accord avec Dieu.

N'est-ce pas perturber les Ivoiriens que de leur dire que l'élection qu'ils attendent depuis cinq ans ne se tiendra pas à la date fixée par qui de droit ?

Absolument ! Mais je les dérange positivement, dans le bon sens. Je leur dit : ne vous fatiguez pas, ne perdez pas votre argent. Dieu a fixé les élections au 31 octobre 2010. Si en 2005 Dieu a dit que c'est le 31 octobre 2010 qu'il y aura des élections et que vous n'êtes pas d'accord, vous allez gaspiller votre argent. En leur disant de ne pas gaspiller leur argent de campagne électorale, avant le bon moment, je leur fait du bien et non du mal.

Parlant du jour du scrutin présidentiel dans l'un de vos ouvrages, vous avez utilisé l'expression « la vraie date ». N'est-ce pas prétentieux de votre part  de dire que vous détenez la vraie date de l'élection présidentielle ?

Non, ce n'est pas prétentieux. Je tiens l'information de Dieu l'Omniscient, qui sait tout. Le dire de la part de Dieu n'est pas non plus prétentieux, mais normal ou naturel. Ayant parlé à Dieu en priant, n'est-ce pas normal qu'à son tour il me parle ? S'il a des oreilles pour entendre ma prière, il a aussi une bouche pour parler. La Bible dit qu'il nous a créés à son image. Au cours de cet entretien, autant je vous parle, autant vous pouvez me parler et autant vous me parlez. Est-ce que c'est prétentieux de parler à Dieu ? Si oui, on ne devrait plus prier Dieu car, prier Dieu c'est lui parler. Or, nombreux sont ceux qui prient Dieu, quelque soit l'âge ou l'état de santé.  Ce n'est pas non plus prétentieux de transmettre à ses semblables ce qu'on croit avoir reçu de Dieu. A eux de juger ou d'apprécier.

Pourquoi dites-vous que le 31 octobre est ''la vraie date'' du scrutin présidentiel ?

Il y a un cheminement à retenir. Le 19 septembre 2002, Dieu m'a dit que la rébellion allait échouer. Pour que l'échec soit manifeste, il a décidé de maintenir le Président Laurent Gbagbo à la tête du pays pendant quinze ans. Or,  l'attaque du 19 septembre 2002 visait à écourter son mandat. Ensuite, en février 2005, Dieu me révèle qu'il ne permettra pas qu'il y ait des élections avant 2010. Dieu est libre de révéler tout en même temps ou de le faire de façon progressive. Le 16 avril 2008, il précise que la présidentielle aura lieu le 31 octobre 2010, deux jours après la fixation de la date du 30 novembre 2008.  C'est à cette occasion qu'il m'a dit que le 31 octobre 2010 était la vraie date, par rapport à celle du 30 novembre 2008. Celle-ci était placée sous le signe du diable qui est 666. Dans le symbolisme des chiffres, la bible parle du nombre 666 comme étant celui de la bête qui est Satan ou le diable. Par contre, s'agissant du 31 octobre 2010, Dieu a révélé qu'elle est placée sous un bon signe qui est le chiffre 8. Il symbolise le renouveau,  la nouvelle naissance. Il en résulte que l'élection présidentielle consacrera le nouveau départ de la Côte d'Ivoire, une Côte d'Ivoire nouvelle et refondée.  C'est pourquoi ce scrutin aura lieu, après que l'échec de la rébellion aura été manifeste, selon la révélation divine.

Que répondez-vous à ceux qui disent qu'en annonçant le 31 octobre 2010 vous ne faites que lire la constitution, qui prévoit l'élection présidentielle à cette date-là ?

Non. Je ne fais pas que lire la Constitution. Je révèle la volonté de Dieu de redonner à la Constitution ivoirienne toute sa vigueur. Après l'avoir fait plier comme le roseau, Dieu va la redresser pour qu'elle se tienne splendidement comme l'iroko de nos forêts. C'est pourquoi Dieu m'a révélé que la présidentielle et les élections subséquentes seront organisées conformément à notre Constitution, le 31 octobre 2010.

Il y a une semaine, vous disiez que les Ivoiriens iront aux élections avec une liste autre que celle de la CEI. Est-ce que vous maintenez votre déclaration ?

C'est une révélation que Dieu m'a faite en novembre 2008, j'étais encore à l'ONI. J'étais allé en mission pour sensibiliser les populations sur la liste électorale afin qu'elles aillent se faire enrôler. Et Dieu m'a dit : « est-ce que tu sais que ce n'est pas avec cette liste que vous irez aux élections ?»

Comment vous l'a-t-il dit ?

Comme il me parle souvent, du fond de mon cœur. Quand il me l'a révélé, je me suis dis, mais comment est-ce possible, alors que l'Etat a dépensé beaucoup d'argent pour confectionner cette liste électorale.  Après y avoir réfléchi, j'y ai cru. Et, pour démontrer que j'y crois, j'ai décidé de ne pas me faire enrôler. Mais par sagesse, je n'en ai pas parlé ouvertement encore moins publiquement. J'ai laissé le processus se dérouler normalement. Jusqu'à ce jour (mercredi 08 septembre dernier, ndlr), Dieu ne m'a pas encore dit qu'il en sera autrement que ce qu'il m'a révélé. Je continue donc d'y croire, malgré ce que nous voyons.

Qu'elle  sera  la particularité de cette nouvelle liste, si on peut l'appeler ainsi?

On peut l'appeler ainsi puisqu'il y aura eu une première liste qui sera devenue ancienne. Elle sera établie comme on établit habituellement les listes électorales en Côte d'Ivoire, à partir de celle de 2000, qu'il suffira d'actualiser. C'est le procédé que le Président de la République avait proposé. Il est simple et moins coûteux en temps et en argent. L'INS en a la capacité, une expertise qui, semble-t-il a servi en dehors de la Côte d'Ivoire.

Des changements pointent à l'horizon, pourrait-on éviter un énième report de l'élection ?

J'ai réfléchi à cela après la fixation en Conseil des Ministres de la date du 31 octobre 2010. Mais avant de vous parler du fruit de mes réflexions, je voudrais indiquer qu'au moment où je recevais cette révélation en 2008,  j'ai pensé que la confection de cette nouvelle liste allait se faire beaucoup plutôt, dans le premier semestre de l'année en cours. Or, il se trouve qu'il n'en a pas été ainsi, à moins de trois mois de la date du 31 octobre 2010. Est-ce qu'en moins de trois mois on peut faire une nouvelle liste devant nous permettre d'aller au vote le 31 octobre 2010 ? Humainement parlant, la réponse est négative. Mais tout croyant sait qu'à Dieu rien n'est impossible. Alors, les regards tournés vers Dieu, j'attends de voir ce qu'il fera en définitive.

Le dernier Cadre Permanent de Concertation (CPC) a validé, lundi, la liste électorale définitive...

Je suis amusé et heureux. Je ne me sens pas encore contrarié par rapport à la révélation reçue. Lors de la conférence que j'ai animée devant les communicateurs citoyens bénévoles pour le plébiscite du Président Laurent GBAGBO, j'ai dit que quand la date du 31 octobre 2010 a été fixée  j'ai échangé avec le Seigneur. Il m'avait révélé des bouleversements qui devraient survenir avant cette date. Ceux-ci tardant à se produire à mes yeux, j'ai réfléchi à la situation en me confiant au Seigneur. A l'issue de nos échanges, j'ai retenu trois cas de figures possibles : Soit les bouleversements révélés se réalisent et leur ampleur nous conduit au-delà du 31 octobre 2010. C'est le premier cas de figure possible. Dans ce cas, les bouleversements justifieront le changement de date. Ils constitueront ce que nous appelons en droit, les faits justificatifs.  La bible en donne des exemples dont le meilleur est celui dans lequel Dieu, lui-même, a dit à Abraham que son peuple allait faire quatre cents ans de captivité à l'étranger. Mais, son peuple a finalement fait quatre cent trente ans. Pourquoi cela alors que Dieu avait annoncé quatre cents ans ? C'est parce que Moïse, le libérateur choisi par Dieu, était en exil forcé. Par ailleurs, la Bible nous apprend que Dieu étant souverain, il peut changer les temps et les circonstances, lesquels avaient déjà été fixés ou annoncés.  Dans cette première hypothèse, on assistera au changement du temps ou de la date, mais au maintien des circonstances ou des bouleversements.

Qu'en est-il des autres hypothèses?

La deuxième hypothèse, consiste en ce que les bouleversements annoncés ne se réalisent pas et la date du 31 octobre 2010 est maintenue. C'est dans cette hypothèse que se trouve le processus de sortie de crise en ce moment. Comme dans la précédente, on assistera à un accomplissement partiel de la prophétie ; ce qui n'est pas bibliquement anormal. Dans le  troisième cas de figure, nous allons assister à un accomplissement total de la révélation divine avec la survenance des bouleversements annoncés et le maintien de la date du 31 octobre 2010. Cette hypothèse semble humainement  irréalisable, même si l'on peut convenir qu'elle n'est pas tout à fait irréaliste. Dieu étant omnipotent et capable de tout, je continue de croire à sa réalisation. Elle a l'avantage d'établir la justice de Dieu. La Bible dit qu'il ne laisse pas impuni le coupable, surtout lorsque ce dernier refuse de se repentir et continue de s'endurcir, même en usant de manœuvres pour séduire et divertir les gens.

De quel ordre seront ces bouleversements ?

Ils seront d'ordre institutionnel et vont porter sur le processus de sortie de crise en cours. Dieu seul sera à leur base pour faire sa volonté, dans l'intérêt de la Côte d'Ivoire et de ses habitants. Ils donneront lieu à de grandes manifestations de joie dans tout le pays et nous conduiront paisiblement et normalement aux urnes, le dimanche 31 octobre 2010. C'est à cette occasion qu'une nouvelle liste électorale va être élaborée par l'INS.

Comment avez vous réagi quand la date du 31 octobre a été fixée ?

J'étais dans mon bureau quand un ami m'a appelé pour m'informer. J'ai été tellement ému que j'ai pleuré de joie. J'ai même raccroché le téléphone, sans lui dire au revoir. Puis, j'ai béni le Seigneur. Je lui ai rendu gloire et honneur en disant : « Gloire à Toi ! Tu ne m'as pas honni. Tu as relevé ma face ! ». Vous savez en tant que Magistrat, je tiens à ma dignité et à mon honorabilité, sauf si Dieu lui-même en décide autrement, en guise d'humilité. J'aurais été beaucoup peiné d'être taxé de faux Magistrat ou de faux Prophète, même si je ne revendique pas le titre de Prophète. Cette peine ou cette honte pourrait rejaillir sur les membres mes familles professionnelle, biologique et religieuse.

A vous entendre, un désaveu divin vous ferait énormément de tort.

Pas tout à fait, car ce serait justice puisque j'aurais agi contre la volonté de Dieu. Mais avec toutes les précautions que j'ai prises pour m'assurer que j'ai parlé de la part de Dieu, j'aurais été peiné de constater qu'il en a été totalement autrement que ce que j'ai publié. Quoiqu'il en soit, au regard du bon état de mes relations avec Dieu, j'aurais fini par voir cela non pas comme un désaveu, mais comme une épreuve de ma foi en lui car, je sais qu'il ne peut pas me faire du mal, il ne peut pas me honnir. Il ne peut que me faire du bien. C'est un principe absolu, puisqu'il m'aime et je l'aime. Je verrais donc une telle épreuve comme un défi de ma foi en Dieu. Un défi que je ne manquerais pas de relever en me confiant davantage au Seigneur.

On peut le dire, pour finir, vos révélations vous ont valu une nomination comme conseiller du président de la République.

Ce n'est pas à exclure. Mais ce n'est pas le plus important. Ce qui me semble important, c'est que le Président de la République qui croit en Dieu comme moi, a vu que je pouvais lui être utile dans la mission que Dieu et le peuple de Côte d'Ivoire lui ont confiée pour le bien-être des habitants de ce pays. Je me sens donc doublement honoré par Dieu et par son serviteur, le Président Laurent GBAGBO. Je rends grâces à Dieu et je continue de remercier le Président de la République pour cette marque de confiance.


Interview réalisée par BIDI Ignace

Et publiée le lundi 13 septembre 2010 dans le quotidien NORD-SUD.

 

Sébastien ZAHIRI ZIKI

07 567 961 zahiriziki@yahoo.fr

TOUT L'INVERSE!

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Cette Une du quotidien Le Patriote N° 3273 de ce vendredi 17 septembre 2010 m'a vraiment fait sourire! Sans commentaires!

 

jeudi, 09 septembre 2010

CAMPAGNE IVOIRIENNE DE SENSIBILISATION A LA VACCINATION CONTRE LA GRIPPE A H1N1 : BETISE, IGNORANCE COUPABLE OU COMPLICITE ?




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Depuis quelques temps, la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne) nous passe un spot publicitaire commandité par le Ministère de la Santé Publique pour promouvoir une campagne gratuite de vaccination contre la grippe A H1N1. Nous sommes resté interdit, interloqué, abasourdi devant l'énormité et le surréalisme de l'opération et de son message.

Face à la gravité du délit que représente cette campagne, nous nous sommes posé la question de savoir si la Côte d'Ivoire était le seul pays à ne pas connaître le scandale planétaire relatif à cette vaste conspiration contre l'humanité. Loin de nous l'idée de verser dans le sensationnel ! La documentation sur cette arnaque mondiale est abondante et suffisamment renseigné voire scientifiquement attestée. Attestée par des sommités internationales en virologie qu'on a sciemment muselées sur les grands médias mondiaux et dont on évite même d'évoquer les noms sur les plateaux de télé et de radio européens ou américains. Parmi les personnes les plus actives sur le dossier, on peut citer une journaliste scientifique autrichienne : Jane Burgermeister. Elle prévient justement le monde entier que le plus grand crime de l'histoire de l'humanité est en marche.

Fort heureusement pour nous tous, il existe Internet. La conspiration a été ainsi éventée et éventrée. Résultat, la campagne anti-grippe A H1N1 a été stoppée partout dans le monde, en se prévalant néanmoins d'arguments totalement fallacieux. A défaut, les populations l'on proprement boudée, là où elle a été quand même menée. Nous avons le cas de la France où le gouvernement Sarkozy a été clairement désavoué et la commande double de TANIFLU (prétendu vaccin contre la grippe A H1N1), annulée.

Nous vous livrons ici, le résumé d'un article de Barbara Minton sur cette conspiration éventée par la journaliste autrichienne, Jane Burgermeister et titré « Grippe porcine : une journaliste autrichienne accuse l'ONU et des responsables politiques de préparer un génocide planétaire ». Barbara Minton est enseignante en psychologie et auteur de plusieurs livres sur les finances personnelles. Elle s'est soignée d'un cancer du sein en ayant recours aux médecines alternatives.

Résumé de son article : « Jane Burgermeister a récemment déposé une plainte contre l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l'ONU, Barack Obama (Président des Etat-Unis), David de Rothschild (banquier), David Rockefeller (banquier), George Soros (banquier), Werner Faymann (Chancelier d'Autriche), entre autres, les accusant de vouloir commettre un génocide de masse.

Cette plainte fait suite à une autre procédure judiciaire que la journaliste avait intentée en avril 2009 contre les sociétés pharmaceutiques Baxter et Avir Green Hills Technology, qu'elle juge responsable d'avoir produit un vaccin contre la grippe aviaire, pour délibérément provoquer une pandémie et s'enrichir par la même occasion.

Jane Burgermeister présente les preuves d'actes de bioterrorisme dans lesquels ces personnes et organismes précités sont impliqués. Elle les accuse de faire partie d'un syndicat international d'entreprises criminelles qui a mis au point, fabriqué, stocké et utilisé des armes biologiques en vue d'éliminer la population des États-Unis et celle d'autres pays, à des fins de gains politiques et financiers.

Utilisant la «grippe porcine» comme prétexte, elle les accuse d'avoir planifié le meurtre de masse de la population américaine par le biais de la vaccination forcée.

Elle a les preuves que ces vaccins seront volontairement contaminés pour provoquer à dessein des maladies mortelles.

Ces exactions s'inscrivent en violation directe de la Loi antiterroriste concernant l'emploi d'armes biotechnologiques. Elles constituent des actes de terrorisme et de haute trahison ».

Comment donc savoir ces choses et mener tout de même une campagne anti-grippe A H1N1, en Côte d'Ivoire ? De deux choses l'une : soit nos autorités gouvernementales font preuve d'une inculture Internet notoire et d'une bêtise scientifique à fendre l'âme, soit elles sont complices de cette conspiration mondiale pilotée par l'OMS et une oligarchie ténébreuse Illuminati. Auquel cas, nous sommes en droit de nous poser la question suivante : Combien le Ministère de la Santé ou l'Etat ivoirien a reçu comme argent pour apporter son adhésion et son appui à une opération destinée à exposer la vie des Ivoiriens et à dépeupler, à terme, la Côte d'Ivoire ? Pourquoi ce que les Français dans leur majorité et d'autres citoyens du monde ont refusé devrait être offert aux Ivoiriens ?

L'Assemblée Nationale doit se saisir de cette affaire et nous faire la lumière sur un dossier que nous considérons, personnellement, comme un acte de haute trahison contre le peuple de Côte d'Ivoire. Comme un autre PROBO KOALA. A bon entendeur... !


DINDE Fernand AGBO


NB : Pour lire l'intégralité de cet article capital « Une journaliste scientifique autrichienne prévient le monde entier que le plus grand crime de l'histoire de l'humanité est en marche », cliquer ICI.

mardi, 31 août 2010

REALITE DU FRANC CFA : LE NAZISME MONETAIRE FRANÇAIS EN AFRIQUE

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Vidéo : Histoire du Franc CFA interview de Nicolas AGBOHOU

http://www.youtube.com/watch?v=myqXvbrSelo

http://www.youtube.com/watch?v=vB9GQWKGdXk

http://www.youtube.com/watch?v=9pnMyNbMm40


Le professeur Nicolas AGBOHOU a donné à son livre un titre qui résume la réalité qu'il décrit et annonce le combat qu'il mène : "Le Franc CFA et l'Euro Contre l'Afrique"

Quelle est cette réalité ? C'est d'abord la servitude de quinze pays africains à la monnaie française. Un système de parité fixe, sans équivalent dans l'histoire monétaire, ligote la monnaie de ces pays, à la monnaie française, hier le franc français, aujourd'hui l'euro. La singularité de ce système, c'est l'arsenal légal et statutaire qui régit le fonctionnement de la zone franc. Le lecteur est vivement invité à lire avec attention l'analyse que fait Nicolas AGBOHOU de cet arsenal.

A ce jour et à notre connaissance, seuls deux auteurs ont consacré leur ouvrage à cette analyse : feu le professeur Joseph TCHUNDJANG POUÉMI, dans un livre paru au début des années 1980, "Monnaie, servitude et liberté - La répression monétaire de l'Afrique" (tiré à un nombre restreint d'exemplaires, épuisé aussitôt après sa publication, ce livre est resté longtemps introuvable. Il a été récemment réédité par les éditions Menaibuc) et Nicolas AGBOHOU, dans le livre "Le Franc CFA et l'Euro Contre l'Afrique". C'est dire l'importance de ce livre et l'exceptionnelle valeur du travail qu'a accompli Nicolas AGBOHOU.

La réalité du franc CFA et de la zone franc, c'est aussi et peut-être surtout, le nazisme monétaire. Mettre en lumière cette autre réalité est l'un des intérêts majeurs de la présente et nouvelle édition du livre de Nicolas AGBOHOU.

Le franc CFA, ou franc des Colonies Françaises d'Afrique, est créé le 25 décembre 1945 par un décret signé par trois Français (Charles De GAULLE, président du gouvernement provisoire ; René PLEVEN, ministre des finances ; Jacques SOUSTELLE, ministre des colonies) qui ont en commun un double caractère : ils sont imbus de la suprématie blanche ; ils sont de fervents acteurs de l'agression coloniale contre l'Afrique. Surtout, leur pays, la France, vaincue et conquise par l'Allemagne hitlérienne en mai 1940 vient de subir cinq années d'occupation nazie. Or cette occupation n'avait pas que le caractère spectaculairement bestial des hordes de soldats allemands soumettant les Français, pillant et versant le sang. L'occupation allemande de la France fut aussi un formidable champ d'exécution du nazisme monétaire externe.

Conçu par Herman GOERING, ministre de l'économie de Hitler, et appliqué aux territoires conquis par les troupes allemandes, le nazisme monétaire externe allemand n'avait que deux objectifs : soumettre et piller. Parce qu'elle était, et de loin, le plus gros des territoires conquis par l'Allemagne, la France a subi le nazisme monétaire allemand avec beaucoup plus de rigueur que les autres territoires eux aussi conquis par l'Allemagne, par exemple la Belgique et la Pologne.

Curieusement, alors qu'il existe des tonnes de livres, de mémoires, de thèses de doctorats et d'articles sur l'occupation nazie de la France, et que chaque année apporte de nouvelles publications sur le sujet, il n'existe quasiment rien sur le nazisme monétaire infligé par les Allemands aux Français. Pourquoi ?

La grande surprise ici, c'est le silence des Français, de leurs historiens et de leurs universitaires, d'habitude si diserts, sur ce qui est sans doute l'épisode le plus saignant de l'histoire contemporaine de leur pays.

Il faut remonter soixante-trois ans plus tôt, pour trouver un Français écrivant sérieusement sur ce sujet : René SÉDILLOT, qui publie en 1945, son livre intitulé Le Franc enchaîné - Histoire de la monnaie française pendant la guerre et l'occupation. SÉDILLOT constate : "Avec les siècles, les formes de pillage sont devenues plus savantes. Les anciens Germains dévastaient en toute simplicité les pays qu'ils avaient conquis. Leurs descendants, en 1940, ont recouru à une méthode de rapine plus subtile et plus fructueuse : ils ont mis le mark à 20 francs".

Cette manipulation du taux de change, à l'avantage exclusif du conquérant est l'une des caractéristiques du nazisme monétaire appliqué à la France, nazisme monétaire que celle-ci, une fois libérée du joug hitlérien, appliquera aussi, intégralement et même en l'accentuant à l'Afrique. Ce n'est pas une surprise, les Français créent le CFA en 1945, après l'occupation nazie, la même année où René SÉDILLOT publie son livre.

Pour cette création, ils ont au préalable récupéré l'arsenal statutaire du nazisme monétaire que leur a infligé l'Allemagne et qui fut entre autres inclus dans la convention d'armistice signée le 22 juin 1940 entre la France conquise et l'Allemagne conquérante. Les Français ont alors fait du copier-coller : à leur tour, ils ont retourné l'arsenal nazi contre les Africains, de sorte que le franc CFA et la zone franc, c'est du nazisme monétaire.

Parmi les nombreux mérites de la présente édition de "Le Franc CFA et l'Euro Contre l'Afrique", l'un des plus instructifs est donc que Nicolas AGBOHOU, ici, est l'un des premiers auteurs à jeter la lumière sur le caractère foncièrement nazi de la zone franc. Du coup, il montre aussi la transmutation par laquelle, la France, d'opprimée et exploitée par l'Allemagne hitlérienne, est devenue oppresseur et exploiteuse de l'Afrique, en usant du nazisme monétaire. Nicolas AGBOHOU ouvre ainsi un vaste domaine de recherches que devront explorer historiens, économistes et divers chercheurs.

Nicolas AGBOHOU n'est pas qu'un chercheur. Il est aussi un combattant pour la justice. Son livre est un outil de ce combat. Combat contre le double caractère malsain des pères fondateurs du franc CFA : suprématie blanche, agression coloniale de l'Afrique. Double caractère qui est hélas une immuable constante de la zone franc et qui permet à l'Etat français de réussir l'exploit de maintenir intact son système de domination monétaire des pays CFA, malgré les "indépendances" qu'elle leur a accordées dans les années 1960.

Rien n'a changé, pas même le sigle : on a gardé CFA, qui signifie désormais quelque chose comme Communauté Financière d'Afrique.

Combat contre l'infantilisation dans laquelle la zone franc maintient l'Afrique, infantilisation qui relève du syndrome "Ne-le-faîtes-pas-vous-même, nous-nous-en-chargeons-pour-vous".

Au lieu de gérer eux-mêmes leurs réserves, les États CFA les confient au Trésor français.


-        Au lieu de fixer eux-mêmes leurs objectifs de taux d'inflation, ils se contentent de singer ceux de la France et aujourd'hui de l'eurogroupe.

-        Au lieu de favoriser et intensifier les échanges entre eux, les États CFA miment les "critères de convergence" définis par la France et l'eurogroupe.

-        Au lieu de se doter des moyens techniques pour fabriquer eux-mêmes leur monnaie, ils se contentent de tout sous-traiter aux imprimeries de la Banque de France, qui facturent au prix fort.

-        Au lieu d'encourager l'émergence d'une élite africaine d'économistes et financiers compétents et indépendants, capables de défendre les intérêts africains, de promouvoir le point de vue africain et de le faire entendre dans le monde, les Etats CFA, s'en remettent aux "experts" de la Banque de France et du Trésor français ou à ceux des institutions multilatérales comme le FMI ou la Banque Mondiale.


Toute politique sans contradicteurs est corrompue. C'est précisément le cas de la zone franc et du franc CFA en Afrique. Dans cette zone, les questions monétaires sont un sujet tabou, la répression sévère, parfois meurtrière, comme ce fut probablement le cas concernant le décès, certains disent l'assassinat de TCHUNDJANG POUÉMI.

Les premiers responsables de cette situation sont les dirigeants africains. Au lendemain des "indépendances", ils ont embarqué leurs populations dans l'impasse du franc CFA, lequel n'est rien d'autre que la prolongation de l'agression coloniale et raciale contre l'Afrique.

Cette monnaie a admirablement servi le but pour lequel il fut créé : être l'instrument de "l'appauvrissement automatique de l'Afrique et de l'enrichissement automatique de la France", pour paraphraser René SEDILLOT. Il y avait d'autres voies. Par exemple celle choisie par les pays du Maghreb, dès qu'ils se sont libérés du joug colonial français. Ces pays se portent aujourd'hui infiniment mieux que les pays CFA. Toutes les études le montrent, la décision de quitter la zone franc est pour beaucoup dans la meilleure santé économique de ces pays maghrébins.

Le travail de Nicolas AGBOHOU peut donc être considéré comme une œuvre salutaire contre la corruption en Afrique. En déchirant le voile du tabou, en mettant le débat sur la place publique, en présentant aussi objectivement que possible tous les termes du débat, il rend un grand service à l'Afrique entière. S'il vise les décideurs qui, par leurs fonctions dans l'appareil d'État, sont capables de prendre les mesures nécessaires à la libération monétaire de l'Afrique, Nicolas AGBOHOU s'adresse d'abord au plus commun des citoyens africains : bien informés, ceux-ci seront mieux armés pour obliger leurs dirigeants à prendre les meilleures décisions.

Ici encore, il faut rendre hommage à Nicolas AGBOHOU : il a abandonné le jargon des hommes de sa profession, les économistes, pour utiliser une langue simple, que peut comprendre tout Africain qui accepte de faire le moindre effort personnel.

Au livre de TCHUNDJANG POUÉMI publié voici bientôt trente ans, les adeptes du statu quo néocolonial et les bénéficiaires du nazisme monétaire français ont répondu par un silence. Total black- out. Ils ont refusé le débat. Il n'y a pas eu débat. Ils ont été imités par leurs relais dans les cercles influents, en l'occurrence le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, qui ont la mainmise sur les questions économiques ou stratégiques concernant l'Afrique. Les banques centrales des pays CFA ont réagi exactement comme ces adeptes et ces bénéficiaires.

A la première édition de Le Franc CFA et l'Euro contre l'Afrique, publiée en 1999, l'année de l'introduction de l'euro, on a observé encore la même réaction de ces adeptes, de ces bénéficiaires et de ces banques centrales.

Jusqu'ici, cette réaction, ainsi que la répression et l'intimidation contre la pensée libre en Afrique ont bloqué tout débat sur ce qui est sans doute le plus grand scandale monétaire de toute l'histoire et aussi la principale cause de l'appauvrissement de centaines de millions d'Africains.

Les choses pourraient être différentes avec la présente édition. Deux éléments nouveaux poussent à le croire. D'abord, l'euro n'a apporté aux Africains aucun des nombreux bienfaits qu'on leur avait promis lors de l'introduction de cette monnaie et de l'arrimage du franc CFA à elle. Au contraire, les populations africaines souffrent aujourd'hui plus que jamais de l'asservissement du franc CFA à l'euro : l'appréciation considérable de l'euro par rapport au dollar a pour conséquence l'appréciation automatique du franc CFA et donc aussi une dévastatrice perte de compétitivité des pays CFA.

Second élément, le plus important, la guerre en Côte d'Ivoire. La guerre que les bénéficiaires du nazisme monétaire français ont provoquée en Côte d'Ivoire ces cinq dernières années, a permis à grand nombre d'Africains, en premier lieu les Ivoiriens, d'identifier clairement les ennemis de l'Afrique.

Des millions d'Africains sont descendus dans la rue pour affronter les chars ennemis et protéger les responsables Ivoiriens décidés à défendre l'intérêt Africain et à mettre fin au néocolonialisme dont le franc CFA n'est qu'un aspect. Un nombre considérable d'Africains, souvent des jeunes, sont morts dans ce combat pour la libération de la Côte d'Ivoire et celle de l'Afrique.

Une responsabilité particulière est donc placée sur les épaules des dirigeants actuels et futurs de la Côte d'Ivoire. Toutes ces victimes, tous ces jeunes, sont-ils morts pour rien ? Le débat pour la libération définitive de l'Afrique ne peut plus être interdit. Or cette libération passe, à notre avis, par un rejet du franc CFA. Il ne peut donc plus y avoir tabou, et aujourd'hui, l'on ne peut plus répondre à Nicolas AGBOHOU par le black-out.

Mieux, les dirigeants de Côte d'Ivoire, ont pour ainsi dire l'obligation d'aller de l'avant sur le chemin de la libération. Or il se trouve que, malgré la guerre qui a considérablement affaibli ce pays, économiquement, politiquement et administrativement, le divisant en deux territoires antagonistes, l'un aux mains des rebelles et de leurs commanditaires étrangers, la Côte d'Ivoire demeure et de loin, la plus importante économie de l'UEMOA, représentant à elle seule près de 40% du PIB de cette union. La sortie de la Côte d'Ivoire de l'UEMOA sonnerait le glas de la zone franc.

Tout ceci souligne l'importance exceptionnelle aujourd'hui de la Côte d'Ivoire pour le progrès en Afrique. L'année 2010, est annoncée comme aussi l'année des élections en Côte d'Ivoire. Les Ivoiriens, quel que soit leur niveau de responsabilité, doivent bien saisir la portée des choix qu'ils auront à effectuer lors de ces élections. Tout mouvement vers la libération étant pour l'instant invisible dans la zone CEMAC soumise à des autocrates s'éternisant au pouvoir, totalisant près de deux siècles d'exercice continu de dictature, c'est à l'UEMOA que revient la tâche de lancer la marche vers l'émancipation de l'Afrique. Et à l'intérieur de l'UEMOA, c'est au leader de cette union, la Côte d'Ivoire, de donner le cap.

Il se trouve que Nicolas AGBOHOU, patriote panafricain convaincu, est aussi Ivoirien. Il se trouve aussi que c'est en Côte d'Ivoire que TCHUNDJANG POUÉMI a élaboré sa théorie et rassemblé les éléments qui lui ont permis d'écrire son livre.

Nicolas AGBOHOU, en digne successeur de TCHUNDJANG POUÉMI, est un Ivoirien conscient des responsabilités qui incombent à son pays dans le combat sans merci contre le nazisme monétaire français en Afrique. Les dirigeants ivoiriens pourraient-il l'écouter ? Les dirigeants Africains pourraient-ils lui prêter l'oreille ?


http://mampouya.over-blog.com/

REPRESSION DES CYBERCRIMINELS: LE SYNDICAT DES CYBERCAFES DE COTE D'IVOIRE S'ORGANISE

 

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Samedi 28 août 2010. 16h30. Koumassi Remblais. EPP BAD.

C'était une rencontre qui vue de loin aurait pu paraître assez banale avec une vingtaine de personnes. Mais malgré la modestie du lieu de ce ''meeting'', il était primordiale pour moi d'y participer car il revêt un caractère presque Historique. C'était la réunion extraordinaire du Syndicat National des Exploitants de Cybercafés de Côte d'Ivoire (SYNECCI). Session auquel j'ai pris part avec M. Frédéric Tapé, également membre et administrateur de l'Organisation Akendewa. En effet, Akendewa faisait parti des invités spéciaux au cours de cette rencontre. Des décisions importantes concernant le développement de l'Internet en Côte d'Ivoire et les directives territoriales pour la lutte contre la cybercriminalité y ont été annoncées.

Pour rappel, le SYNECCI existe depuis juillet 2009 avec 750 cybercafés affiliés. En Côte d'Ivoire, c'est en général à partir des cybercafés qu'on s'initie à l'Internet et c'est aussi grâce à ces ''access point'' que s'effectue la plupart des actes de cyberescroquerie.

Les points adoptés furent les suivants:

1. Le SYNECCI en sa réunion extraordinaire du 04 juin 2010 a adopté dans le cadre de l'assainissement des mœurs au sein des cybercafés, un code de bonne conduite pour le client de cybercafé et un code de déontologie de l'exploitant de cybercafé. Par exemple, il est mentionné à l'Article 5 que le client ne devra entreprendre aucun acte d'arnaque de tout genre, de contrefaçon, de pédophilie et de pornographie dans le cybercafé. En ce qui concerne, les exploitants de cybercafés, ils s'engagent à n'autoriser aucune pratique violant la loi de Côte d'Ivoire en matière de NTIC (piraterie, arnaque, contrefaçon, espionnage, etc...). C'est en substance quelques extraits des différents articles des codes de déontologie. Chers clients et clientes de cybercafés, attendez vous donc à voir les présentes déclarations être affichées de manière visible dans tous la plupart des cybercafés, avec l'appui de l'ATCI. La police scientifique prendra part également au déploiement et au respect de ces codes.

2. Adoption de l'utilisation de Cybercafé pro 5 comme logiciel d'exploitation dans les cybercafés en raison de la possibilité d'identification et de la traçabilité des activités des clients. Chaque client aura donc un compte individuel ouvert, dans chaque cybercafé qu'il fréquentera. (et personnellement, j'applaudis cette mesure que je trouve excellente!!)

3. La police scientifique de Côte d'Ivoire et le CI-CERT (Côte d'Ivoire Computer Emergency Response Team ), cellule technique de lutte contre la cybercriminalité sont les partenaires stratégiques du SYNECCI.

4. M.Camara Laciné, représentant de l'ATCI à cette rencontre, a présenté le CI-CERT, plateforme de lutte contre la cybercriminalité composée d'experts en sécurité informatique. C'est une Équipe de réponses aux urgences informatiques. Le siège de ce détachement de l'ATCI se trouve au plateau,, immeuble postel 2001, Abidjan. Le CI-CERT a déjà eu à contribuer à des arrestations. Il a aussi rendu son rapport annuel d'activités, disponible sur son site web: www.cicert.ci.

5- Le CI-CERT a pour objectif principal de sécuriser le cyber-espace national. Par ailleurs, M. Laciné, nous a fait savoir, que le CI-CERT, après avoir effectué un audit de plusieurs sites web ivoiriens, a constaté que la majeure partie était très vulnérable. On compte d'ailleurs les sites web de certaines banques, celui de la présidence de Côte d'Ivoire et des opérateurs de téléphonie mobile.Le CI-CERT a libéré un programme informatique qui se propage, dans le cyber-espace ivoirien, ce qui lui permet, entre autres,  d'identifier à distance tous les cybercafés, disséminés sur le territoire ivoirien. Grâce à cela, les experts de cette cellule ont découvert des cybercafés ''fantômes'' où on leur a tout simplement interdit l'accès lorsqu'ils s'y sont rendus.

6- Le CI-CERT se bat au quotidien, pour enrayer définitivement les actes de cybercriminalités sur le territoire national. Malheureusement, ils sont confrontés au quotidien à la réalité du système, c'est-à-dire le manque de volonté politique et même la passivité de certaines hautes autorités qui protègent certains cyberescrocs. Dernier exemple en date: l'affaire ''Kourouma''. Ce cybercriminel a escroqué plus de 740 millions à un homme d'origine française. Aujourd'hui, ce cyberescroc porte le pseudonyme de ''Momo de Paris'' et est devenu un Opérateur économique ivoirien car il circule en toute liberté, vu qu'il a été relaxé avec l'appui de certaines autorités, juste après été arrêté par la police scientifique. C'est pour dire.....!!!

7- Sachez également que le CI-CERT fait parti des projets de l'IGICI (Initiatives pour la Gouvernance de l'Internet en Côte d'Ivoire). l'IGICI a réalisé le forum sur la Gouvernance de l'Internet,qui s'est tenu en Côte d'Ivoire du 07 au 09 Juillet 2010 à l'espace CRRAE - UMOA en présence de plus de 500 participants et de plusieurs experts . L'IGICI a également en projet, la création d'une monnaie électronique en Côte d'Ivoire. Le CI-CERT qui est parrainé par la Malaysie, devrait bientôt être membre de l'OIC-CERT, la représentation de tous les CERT à l'échelle mondiale. Définition d'un CERT via ce lien.

8- Une campagne Grand Public de lutte contre la cybercriminalité  sera initiée dans les jours à venir sur tout le territoire national (affichage, radio, TV, Site Internet)

9- Un atelier de formation et de mise à niveau des gérants de cybercafés sera supervisé par Aviso, un des fournisseurs d'accès Internet.

10- La police scientifique sera donc l'unité de répression des cybercriminels dans les cybercafés.

Gare à vous donc, les escrocs digitaux!! La lutte a déjà commencé et le ''rouleau compresseur'' va continuer son chemin avec tous les acteurs de l'informatique et du web de Côte d'Ivoire.

Les mots de la fin furent prononcés par la direction du SYNECCI, le chargé de communication, M. Frédéric Lela, le Secrétaire Général et le Secrétaire Général Adjoint, M. Bamba Inza. Ils ont tenu à remercier les représentants de l'organisation Akendewa pour leur participation à cette réunion extraordinaire. Selon eux, c'est grâce à cette organisation web que le Syndicat des Cybercafés (SYNECCI) a pu enfin sortir de l'ombre et mieux se faire connaître des populations. Akendewa, par la voix de ses représentants que nous étions s'est donc engagée à soutenir toutes les actions de lutte contre la cybercriminalité qui seront incessamment initiées par le SYNECCI, le CI-CERT et l'ATCI.

Internautes de Côte d'Ivoire et de la diaspora, lecteurs et lectrices du blog ''l'Actu Web d'Edith'', restez donc à l'écoute pour suivre dans les jours à venir, le déploiement de toutes ces actions.

 

Source: L'ACTU WEB D'EDITH

vendredi, 20 août 2010

50 ANS APRES L'INDEPENDANCE, LA COTE D'IVOIRE MALADE DE SES INTELLECTUELS

 

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Dans les sociétés primitives, l'intellectuel était le prêtre, le gardien de la tribu. Son savoir était spirituel et matériel. Il savait interpréter les rythmes lunaires pour que les bonnes périodes de semence et de récolte soient respectées. Il connaissait les propriétés des plantes qui guérissent. Sa connaissance de l'homme dans toute sa dimension faisait aussi de lui un psychologue, et parfois même un psychiatre... Dans ces sociétés-là, c'est à l'intellectuel qu'était confiée, de diverses manières, la responsabilité de toute la communauté. L'image de celle-ci, était à sa charge. Il devait la préserver et signaler quand cette image commençait à s'effondrer du fait des comportements de certains membres de ladite communauté.

La fonction de l'intellectuel n'est donc pas récente. Aujourd'hui encore, ce vocable désigne toute personne qui s'engage publiquement pour défendre des valeurs. Comme on le voit, l'intellectuel n'est pas nécessairement un universitaire. Il n'a pas forcément de lien avec le niveau scolaire. C'est une personne qui dispose d'une forme d'autorité qu'il met à profit pour persuader, proposer, débattre, permettre à l'esprit critique de s'émanciper des représentations sociales. Par exemple, clarifier les enjeux majeurs de son temps et définir les principales menaces pour la paix, le développement, la justice sociale, la vraie indépendance nationale, ainsi qu'identifier et soutenir les principaux défenseurs de ces principes. Par le seul fait de son intégrité et de son héroïsme à se porter en exemple, il convainc par son autorité morale. Par ses seules idées et analyses, il apporte éclairage dans tous les secteurs de la société, afin que les décisions soient prises en toute connaissance de cause.

Que sont devenus nos intellectuels ?

Notre pays commémore aujourd'hui 50 ans d'indépendance... dit-on. Et à ce stade, il convient de s'interroger rigoureusement sur le rôle de nos intellectuels dans la marche de notre Nation. L'heure est venue de nous questionner sur leur rapport à la société ivoirienne. Quelle a été leur responsabilité dans la situation actuelle de notre pays ? Où sont-ils ? Que font-ils aujourd'hui ? La réponse, c'est Paul Nizan qui la donne dans « Les Chiens de garde » : « Ils gardent leur silence. Ils n'avertissent pas. Ils ne dénoncent pas... L'écart entre leur pensée et l'univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque jour, et ils ne sont pas alertés. Et ils n'alertent pas. L'écart entre leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu'il ne fut jamais. Et ils ne bougent point... » Le constat est triste et amer. Qu'après 50 ans, nos intellectuels en soient encore à faire le sempiternel procès de la traite négrière, de la colonisation, de la néo-colonisation, de la mévente des matières premières ou de leur pillage. C'est vrai qu'on ne doit pas faire comme si l'esclavage et ses ravages n'ont jamais eu lieu. Mais on ne doit pas non plus rester figé à l'émotion de cette parenthèse horrible de notre histoire. Et être frappé de paralysie intellectuelle. Parce qu'il est clair que le bilan politique de notre pays est honteux. Mais celui des intellectuels est des plus catastrophiques. Car, force est de le reconnaitre, leurs actions ont été plus dangereuses et plus dévastatrices. Puisque plus insidieuses et plus vicieuses, parce qu'agissant directement sur la conscience des populations.

Depuis l'indépendance, nos intellectuels se partagent quasiment seuls l'espace politique. Et exercent des fonctions de pouvoir... Ils ont choisi de défendre égoïstement leur chapelle et d'ainsi sacrifier l'intérêt général au profit du leur. Certains ont même développé la mauvaise foi et la malhonnêteté intellectuelle, prémices de la dépravation des mœurs à laquelle nous assistons impuissants. D'autres se sont perdus dans un nombrilisme suicidaire. Hélas ! Et pourtant, on attendait d'eux qu'ils endossent la tâche exaltante de modeler la société et de se poser en vecteurs des valeurs positives. Au contraire, ils ont préféré inoculer à la population le virus des inconduites nocives à la société. Ils ont inscrit ces comportements de déstabilisation sociale dans notre culture, poussant la population à haïr et à dédaigner la vérité, l'honnêteté, la responsabilité, le civisme, etc. Des attitudes qui ont inondé la Côte d'Ivoire de fausses idéologies et ruiné la population toute entière. En définitive, ils ont bradé tout ce qu'ils avaient de crédibilité. Dans un tel environnement, la population miséreuse à outrance a perdu tous ses repères, ses modèles et même sa foi en la vie. Ainsi les Ivoiriens en sont-ils venus ainsi à développer des réflexes de survie caractérisés par la corruption, le je-m'en-foutisme, le pillage des biens publics, la prostitution, etc. Et il s'en trouve qui déplorent leur indolence devant la faillite de leur propre réalité, mais oublient de rappeler de quelles fables ils ont été bercées 50 ans durant...

Finalement, nos intellectuels se sont tus. Et le bruit de leur silence cinquantenaire est devenu bien plus qu'assourdissant et révoltant. Surtout, en cette période de crise aiguë d'où nous avons du mal à sortir. En réalité, c'est la Vérité qu'ils ont tue pour promouvoir des fausses valeurs sur lesquelles a été bâtie une fausse réalité sociale et politique. Ceux qui étaient sensés être nos lumières nous ont donc plongés dans les ténèbres. Pendant 50 ans, nos intellectuels n'ont pas su améliorer notre perception de nos handicaps majeurs. Pis, ils n'ont même pas été capables de nous offrir une grille de lecture simple et efficace qui rende intelligibles les raisons de nos faiblesses et de nos défaites historiques. Pour éviter ces responsabilités historiques, et sociales, ils ont installé des comportements de nature à faire prospérer le désespoir, la fatalité et l'absence de toute éthique.

N'est-ce pas eux les fameux idéologues des régimes qui ont bloqué toute idée d'ouverture et de modernisation de notre pays ? 50 ans durant, ils ont soutenu l'injuste système des équilibres régionaux au détriment de la compétence, y compris dans les examens et concours. Si des idées comme « la terre appartient à celui qui la met en valeur » ou « on ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille des arachides », « l'école télévisuelle », « le complot du chat noir », « la rébellion armée du 19 septembre 2002 », etc. ont prospéré et détruit notre pays, c'est bien grâce à la caution de ces intellectuels ou supposés tels. Ils ont soutenu à cors et à cris qu'on pouvait tripatouiller la Constitution, comme un simple règlement intérieur d'association de quartier. Ce sont les mêmes qui ont dit que le parti unique était une chance pour notre pays et le multipartisme, une vue de l'esprit. Ils ont été les fervents défenseurs des programmes d'ajustement structurel. Ce sont eux encore qui, aujourd'hui, dénoncent doctement et avec véhémence les ravages causés par ces PAS. Comment des gens qui sont supposés mieux connaître les réalités de notre pays, ont-ils pu se faire dicter des mesures économiques par des jeunes cadres sans expérience du FMI et de la Banque mondiale ? Quant à leur conviction politique, inutile d'en parler. Car pour parvenir au sommet de l'échelle sociale, ils ont trempé dans toutes les combines politiques et intellectuelles. Dans tous les compromis et toutes les compromissions. Ils ont participé à toutes les rapines économiques. Ils ont expérimenté toutes les idéologies et tous les régimes : ils étaient houphouétistes, ils sont devenus bédiéistes, puis guéistes, ils sont aujourd'hui gbagboéistes. Pendant 50 ans, ils se sont reniés et ont ruiné le crédit de leur corporation en trahissant leur vocation à la Sagesse. Finalement, leur rapport à la population fait penser à cette parabole : « le ventre de ma mère peut être fermé, du moment que j'en suis sorti ! »

En clair, c'est de morale qu'il faut parler aujourd'hui aux intellectuels ivoiriens. S'il est une valeur qu'ils ont oubliée, c'est bien celle-là. Non pas pour l'asséner à leurs compatriotes. Mais pour l'appliquer à eux-mêmes. Car, s'ils sont aujourd'hui complètement inaudibles, c'est qu'eux-mêmes n'entendent pas ce qu'ils doivent entendre : la parole des autres, la parole du peuple. Et s'ils n'entendent pas, c'est qu'ils n'écoutent pas. Or, être intellectuel c'est non seulement parler, mais, par sa parole, écouter, et aller chercher la vérité là où elle se trouve, c'est-à-dire dans la parole des autres.

Fort heureusement, il existe encore chez nous des intellectuels, dans le sens noble du terme, des femmes et des hommes probes qui résistent et qui refusent de tremper dans les combines et combinaisons sordides. Et en ces heures difficiles, il faut le dire, le Pr Mamadou Koulibaly fait partie de ces rares spécimens, malheureusement en voie de disparition, qui sauvent l'honneur de la classe intellectuelle ivoirienne et portent cette charge écrasante avec foi et conviction.

Qu'attendons-nous de nos intellectuels ?

Que peuvent donner les intellectuels ivoiriens ? Que doivent-ils refuser ? C'est vrai qu'en tant qu'êtres sociaux, ils ont des appartenances. Mais dans quelle mesure sont-ils au service de la Nation ? Parce qu'il est vrai que dans toutes les sociétés, ce sont les hommes qui, engagés fermement, font l'histoire à travers leurs actions pour orienter le destin de leur Nation. C'est pourquoi, les intellectuels doivent s'impliquer et être attentifs aux réalités de leur pays. En un mot, être les témoins de leur temps. Des témoins qui vont témoigner, au nom de la Vérité. Et suivre résolument la voie de leur conscience quel qu'en soit le prix à payer.

C'est ce niveau de perfection réflexive et discursive que lui envient tous ceux qui reconnaissent son savoir. Il participe ainsi à la reproduction d'une valeur sociale. Cependant, comme l'écrit Antonio Gramsci dans ses Cahiers de prison, « on peut dire que les hommes sont des intellectuels, mais que tous les hommes n'ont pas dans la société la fonction d'intellectuel. » Alors, combien sont-ils dans notre pays à exercer réellement cette fonction d'intellectuel ?

Pareils aux philosophes du siècle des Lumières en Europe, il faut aux intellectuels ivoiriens absolument être les éclaireurs du progrès, de la modernisation et de la vraie indépendance. Cette période de crise est justement l'occasion pour les intellectuels ivoiriens de se manifester, se distinguer, sortir du lot du commun des mortels, et s'obliger à produire des idées de génie afin qu'un terme soit mis aux souffrances des populations.

Car rien ne défigure plus l'image des intellectuels que le louvoiement, le silence prudent, le vacarme patriotique et le reniement théâtral. L'adhésion des intellectuels ne doit pas être synonyme d'allégeance servile. L'affiliation politique, l'appartenance régionale et ses fidélités ne doivent à aucun moment prendre le pas sur les critères de Vérité. Son rôle n'est pas de produire des louanges pour le pouvoir lui-même en contrepartie d'une rente, mais d'émettre des idées constructives, selon sa propre vision du monde, par un discours de vérité pour faire avancer la société grâce à un débat contradictoire utile, son refus du silence face à l'inacceptable, son autorité morale, sa capacité à proposer des solutions... et son intransigeance dans ses idées. Ne pas le faire, c'est démissionner.

Nul n'a donc besoin d'être un économiste ou politologue sorti de Harvard pour comprendre que « l'indépendance et le développement » dans un système de dépendance politique, économique et culturel n'est rien d'autre qu'un leurre, une grosse farce dont le seul et unique objectif est d'occulter les vrais problèmes pour justement éviter de les poser... Si nous sommes encore en proie à ces désordres qui bloquent notre vraie indépendance et handicapent notre développement, c'est bien parce qu'il y a des choix contestables qui ont été faits en amont et qui sont, hélas, encore entretenus.

Nos éminences grises ont passé 50 ans à juste inventorier les facteurs qui seraient caractéristiques de notre sous-développement, sous-entendant qu'il suffirait de surmonter les problèmes de la démocratie, de la pauvreté, etc. pour que les portes de la liberté et du développement s'ouvrent à nous. Un pays peut être aussi riche que possible, mais si son élite est irresponsable et corrompue, abandonnant sa structure économique et politique asservie à un système dont elle-même ne contrôle pas les données, ce pays ne sera jamais indépendant, encore moins développé. Il faut vraiment faire preuve d'une mauvaise foi déconcertante ou souffrir d'une grave myopie intellectuelle pour ne pas le reconnaître.

Nous croyons qu'une autre Côte d'Ivoire est possible et même nécessaire pour les 50 prochaines années ! Et c'est maintenant qu'il faut la construire. Mais par pitié, que nos élites ne commettent plus l'erreur de le faire avec des comportements et attitudes que nous ne voulons plus, et qui de toute façon ne sont pas viables. Un tel édifice ne peut que s'écrouler avant même son achèvement, entraînant un nouveau naufrage cinquantenaire, un second drame, une autre tragédie.


Serge Grah

Source: Le Blog de Serge Grah