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mardi, 01 septembre 2009

ENCORE UN SCANDALE SEXUEL EN COTE D'IVOIRE!


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Lu sur cogito.ivoire-blog.com: Des profs pornographes sévissent: SOS pour l'école ivoirienne en péril!


J'ai moi-même acheté et lu le numéro 3389 d'hier, lundi 31 août 2009, du quotidien L'INTER, revenant sur le scandale de Fresco dont il avait barré sa Une, le samedi 29 août 2009. L'édition du lundi révèle même la nouvelle trouvaille que le pervers Djibril Razak, 35 ans, professeur d'EPS, ivoirien d'origine nigériane, vient d'ajouter à son arc: Défoncer sexuellement les femmes mariées tombées sous ses charmes et les filmer! Quel drame! Dans quel monde sommes nous! Que nos autorités prennent leur responsabilité en radiant de la Fonction Publique et en mettant aux arrêts ce genre d'énergumènes qui volent l'innocence et la virginité de nos jeunes élèves! Mais pour l'heure, lisons Bob Traoré de Djess. Que DIEU garde nos enfants! Fernand Dindé.

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Croyez-moi une fois de plus, chers lecteurs ! Incroyable, mais vrai ! A peine sommes nous sortis de la rocambolesque affaire de porno dans un bureau au plateau″, qu'un autre scandale sexuel, cette fois encore plus horrible, défraie la chronique en éburnie. Des professeurs pornographes sévissent en Côte d'Ivoire. Ils abusent de leurs élèves, nos enfants, nos filles, mineurs, profitent de leur naïveté et de leur vulnérabilité pour avoir des rapports intimes avec elles. Mais bien pire encore, ils vont même jusqu'à filmer ces ébats sexuels sans le moindre scrupule. En tout cas, l'un d'entre eux vient d'être démasqué dans la petite ville côtière de Fresco, située sur le littoral sud-ouest de la Côte d' Ivoire, dans la région du Bas-Sassandra.

L'information vient d'être révélée par le quotidien l'Inter dans sa livraison du week-end dernier (samedi 29 août 2009), sous le titre : « Un autre scandale sexuel dans la cité », à la stupéfaction générale. Selon le récit de ce journal, le prof en question enseigne l'EPS, Education Pornographique et Sexuelle (pardon, lire plutôt Education Physique et Sportive).

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Pendant ses cours, cet homme en profitait pour admirer les attributs féminins de ses adolescentes apprenantes en tenue sportive : T-shirt, short, cyclistes, collants, etc, afin d'armer ses délictueux et indécents appétits sexuels. Et une fois la proie repérée qu'il met en marche sa stratégie de pression MST, Moyenne Sexuellement Transmissible. En fin tacticien et manipulateur, le prof d'EPS arrive à convaincre ses partenaires victimes sexuelles, dont l'age varie entre 13 et 18 ans, d'accepter d'être filmé en plein ébats, à l'aide de son téléphone portable. Et ça, il l'a fait à maintes reprises et avec plusieurs élèves. Ne me demandez pas comment ces pitoyables vidéos ont pu se retrouver sur la place publique. Parce que je n'en sais pas plus que vous, à moins qu'on ne s'en tienne pas à la version du quotidien L'Inter.

Mais une chose est sûre, j'ai pu voir cette vidéo de la honte dans le portable d'un ami. Croyez moi, c'est horrible ! Insupportable ! Permettez que je vous épargne les détails de ces ébats jalonnés d'une rare violence, de terribles scènes sado-maso à couper tout appétit.

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Comment des éducateurs, sensés s'occuper de la saine instruction de nos enfants, peuvent-ils se comporter ainsi, comme de véritables fauves déguisés en anges gardiens. Le prof impliqué dans cette affaire n'est pas le seul de sa corporation à agir de la sorte. Certains enseignants, pseudo producteurs-réalisateurs, ont même commencé à détruire leurs hideuses œuvres vidéo, à en croire certaines indiscrétions. Voici que le péril moral guette l'école ivoirienne, avec la porno scolaire. Et ce qui continue de m'étonner c'est quand la « Bouche B » des autorités de tutelles, des parents d'élèves, de la société civile et des organisations corporatistes de l'Education Nationale persiste à s'illustrer éloquemment devant cette grossièreté sans précédent.


A La prochaine!


BOB TRAORE DE DJESS

vendredi, 28 août 2009

LE BROUTAGE, UN VERITABLE CANCER ECONOMIQUE

Lu sur ABIDJAN TRIBUNE.

Le « Broutage » ou « Brou » est une expression de rue qui désigne l’arnaque via Internet. Selon les témoignages recueillis, ce mot est né du proverbe vulgaire « le mouton broute là où on l’attache ».

L’idée répandue est qu’originellement le « brouteur » comme le mouton obtient sa pitance sans déployer d’énormes efforts.

Ce phénomène qui a débuté dans les pays anglophones, s’est rapidement répandu en Afrique francophone en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Selon les organisateurs de la conférence régionale africaine sur la cyber sécurité du 20 Novembre 2008 tenue à Yamoussoukro, la majorité des courriers électroniques indésirables (spams) proviendrait de la Côte d’Ivoire.


Au dire des gérants de cyber espace, les pratiquants du « brou » sont de plus en plus jeunes dans notre pays.

L’ATCI, Agence de Télécommunications de Côte d’Ivoire, qui est l’autorité de régulation du secteur, a par la voix de son Directeur Général vivement décrié cette pratique au cours de la conférence régionale africaine sur la cyber sécurité du 20 Novembre 2008 à Yamoussoukro. « La Côte d’Ivoire est devenue la plaque tournante de l’escroquerie sur Internet » avait t-il déploré.
Cette situation qui provoque des effets néfastes au niveau économique et social, menace les bases du système éducatif ivoirien. Ces « fossoyeurs de l’Economie nationale », trop préoccupés par la recherche du gain facile, ignorent pour la plupart les effets de leurs pratiques.

Le présent article est une incursion dans l’univers des brouteurs, une analyse des effets de leurs pratiques et une recherche de solutions applicables par le système éducatif, les autorités publiques et les entreprises du secteur.

De l’arnaque pur et dur

Les Brouteurs utilisent généralement quatre types d’arnaques :

• L’achat de marchandises en lignes par cartes de crédit ;
• La compagnie de sécurité ou d’hypothèque de biens ;
• Les transferts bancaires ;
• La vente de billets d’avion.


La plupart de ces arnaques se font à partir de cartes de crédits qu’on appelle dans le jargon « bonbons » ou « une deux ». Ces cartes ou du moins leurs références sont vendues depuis l’Europe ou même sur place. Le principe est tout simple : Lorsque le client d’un magasin ou d’un grand hôtel de la place réalise une transaction par une carte de crédit à partir d’un terminal, certains agents véreux de ces structures recueillent toutes les références desdites cartes et les revendent aux « brouteurs ».


L’achat de marchandises en lignes par cartes de crédit


Cette arnaque consiste à faire parvenir par mail, à un magasin qui vend en ligne, une commande. Une fois que le « brouteur » reçoit la cotation (sorte de facture pro forma). Il demande le mode de prélèvement en espérant que l’Entreprise exige un prélèvement bancaire. Il utilise alors « les bonbons » qu’il a acheté pour valider le paiement. Le tour est joué lorsqu’il réceptionne la marchandise par transfert.


La compagnie de sécurité ou d’hypothèque de biens


Cette arnaque débute généralement par un mail dans le genre : « Je me nomme Singulu Mobutu, neveu du défunt président, mon oncle m’a légué une bagatelle de 5 millions de dollars US bloqués à la banque X…………, si vous m’aidez à les obtenir, vous toucherai 5% du montant global ». Ce mail est appelé dans le jargon « le format », c’est une sorte d’appât émis vers des milliers d’adresses électroniques chaque jour. Pour ce faire, mail extractor est utilisé pour collecter les adresses et un logiciel est monté à l’effet d’émettre l’appât. Lorsque le poisson mord à l’hameçon, le « brouteur » lui demande certains documents (photocopie du passeport, certificat de dépôt). L’internaute naïf, en répondant, déclenche toute l’opération. Il se voit alors soutirer un premier montant pour un «changement de titre de propriété » puis un autre pour des «frais de dépôt».


Les transferts bancaires

Similaire à l’arnaque de la compagnie de sécurité, ce stratagème exige plus de garanties. Pour ce faire, des experts locaux en falsifications de titres administratifs et des développeurs de sites sont mis à contribution. La procédure consiste pour le « brouteur » à expliquer « aux poissons » dans un mail que son compte est bloqué et qu’il lui faut une aide financière remboursable avec intérêt pour rentrer en possession de ses fonds. Les transferts concernent également des jeux de loterie. L’issue de ce type d’arnaque repose sur la capacité du « brouteur » à fournir une panoplie de documents parfaitement falsifiés et difficilement contestables.

La vente de billets d’avion

Les agences de voyage utilisent de plus en plus les billets électroniques. A partir des « bonbons », les « brouteurs » obtiennent des billets d’avion qu’ils revendent à d’éventuels voyageurs à des prix attractifs.

Ces méthodes sont un aperçu des arnaques que des milliers de jeunes gens pour la plupart pratiquent dans nos cités. Ils écument les cyber espaces à Marcory, Yopougon, Cocody, Abobo etc. Ils espèrent ainsi se faire de l’argent et s’émanciper financièrement. Selon les témoignages recueillis, plusieurs « brouteurs » ont connu un succès et roule sur l’or aujourd’hui. « Un d’entre eux qui a extorqué des centaines de millions, a construit des villas et acquis une agence de transfert d’argent » témoigne un jeune internaute. « L’absence de règles juridiques claires en Côte d’Ivoire pour pénaliser ou réprimer ce type de délits est une sorte de caution à ces personnes » rétorque un gérant de cyber café pour expliquer la montée du phénomène. Pour se donner bonne conscience, « les brouteurs » évoquent le chômage généralisé comme principale motivation de leurs agissements. « Nous ne braquons pas, ne tuons pas et nos victimes sont des personnes vachement riches qui ont elles-mêmes constitué frauduleusement leur fortune » s’écrie R.L. un jeune brouteur rencontré dans un cybercafé à Koumassi.

Un déshonneur pour le pays

Les effets néfastes du « Broutage » qui sont d’ordre macroéconomique sont essentiellement:

•La perte de confiance que les investisseurs ressentent pour notre pays.
En effet, la cartographie de la criminalité électronique fait de notre pays un des plus touché. Les potentiels investisseurs qui se hasardent à se lier avec de prétendus « partenaires ivoiriens » sont souvent grugés. Le chômage généralisé évoqué maladroitement par les « brouteurs » pour justifier leurs impairs risque d’être durablement maintenu par la peur de la destination Côte d’Ivoire.

•Le retard électronique que risque d’accuser notre pays.

Alors qu’on parle de plus en plus d’innovation dans les domaines de l’Economie (Inter bancarisation), des échanges d’information via Internet (Enseignement par visio conférence), l’insécurité électronique risque de compromettre ces beaux projets dans notre pays. La toile mondiale (Internet), formidable moyen d’échange, de rapprochement et de réalisation de l’idéal de globalisation n’a même pas encore été exploitée par les ivoiriens, a des fins utiles, que notre pays est mis au banc des accusés. Cette situation, si elle débouche sur des sanctions, risque d’isoler la Côte d’Ivoire.

•Une grave menace pour tout le système éducatif

Le constat est amer: le « broutage » recrute de plus en plus dans les rangs des adolescents. « Un enfant de 16 ans s’est octroyé un véhicule en broutant ici à Koumassi » révèle R.L.

La société ivoirienne, en perte de vitesse, est marquée ces derniers temps par l’enrichissement rapide et nébuleux de certains individus. L’exaltation de la richesse matérielle, l’absence d’exemplarité, le culte de la médiocrité ont fait le lit des brouteurs qui sont vénérés, chantés dans nos rues. Les adolescents de lycées et collèges recevant de mauvais signaux, ne voient plus désormais l’école que comme une antichambre de chômeurs, une armée de futurs «sous couverts». Ils s’adonnent très tôt au « broutage », qui leur ouvre les bras, pour disent-ils s’en sortir et sauver leurs parents de la misère. Les parents eux même par manque d’encadrement familial sont souvent abasourdis et désarmés lorsqu’ils apprennent que leurs enfants s’adonnent à ces pratiques. L’Education qui est avant tout une transmission de valeurs voit ainsi ces bases gravement menacées en Côte d’ Ivoire.

Le développement durable de notre pays est menacé socialement (les dirigeants de demain ne croient plus au système qui les forme aujourd’hui, le chômage et la pauvreté s’accroissent par le fait du broutage) et économiquement (les investissements sont menacés).

Des solutions

L’Etat devra prendre le taureau par les cornes en:

• Complétant et appliquant la législation existante en la matière;
• Sensibilisant la jeunesse sur les dangers de la pratique du « broutage » ;
• Assurant une meilleure sécurité électronique par une amélioration de ses
équipements et la création d’une autorité de certification comme souhaitée par la conférence africaine sur la cybercriminalité. Cette autorité veillera à l’application d’une cryptographie à clés publiques entre les états ce qui aux dires de Monsieur Kla Sylvanus permettra d’assurer l’authenticité, l’intégrité, la non répudiation et la confidentialité des messages Internet ;
• A un niveau régional, comme prévu par la conférence, il faudra harmoniser les politiques communes de lutte et mettre à niveau les services de surveillance et de coercition (police, douane etc.)

Les entreprises du secteur (Cyber café et fournisseur d’accès Internet) devront rechercher des moyens pour garantir un meilleur contrôle de l’usage de leurs services. Les banques et autres établissements devront pour endiguer le phénomène, garantir une meilleure sécurité à leur clientèle. Enfin le système éducatif (Ecole et famille) devra veiller à préserver certaines valeurs et faire cesser l’exaltation de la richesse matérielle au prix de la malhonnêteté. Enfin, les parents à ce niveau sont invités à une vigilance plus accrue en s’assurant que leurs enfants fréquentent bien les cyberespace à des fins ludiques et didactiques.

Daniel BEKE

Source: Parence

20:22 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : le broutage, cancer économique, arnaque sur internet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

AINSI VA LA DESTINEE DES HOMMES!

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Une photo inédite: Le Premier Ministre Soro Guillaume (à droite) et le Président du Congrès des Jeunes et des Patriotes (COJEP), Charles Blé Goudé (à gauche), au bon vieux temps, à la Cité Universitaire de Yop. Qui l'aurait cru? Ainsi vont la vie et la destinée des hommes! Sans commentaire.

03:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : soro guillaume, charles blé goudé, cité de yop, au bon vieux temps, la destinée des hommes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 14 août 2009

CHUTE DE JESSE JACKSON EN CI: INESQUIVABLE RESPONSABILITE, IMPOSSIBLE DEDOUANEMENT!

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Un fait totalement malheureux, qui aurait pu être plus dramatique, s'est produit, hier au Complexe Sportif de Yopougon, lors du meeting du 4ème Congrès du COJEP. Au-delà du coup de maître réussi par Charles Blé Goudé, les Jeunes et les Patriotes en faisant venir, en Côte d'Ivoire, le Révérend Jesse Jackson, c'est un véritable camouflet fait à la Côte d'Ivoire entière par une organisation approximative. Ne serait-ce que du point de vue de la qualité du matériau utilisé pour la confection du podium de ce grand rassemblement qui devait laisser les souvenirs les plus positifs dans la mémoire des ivoiriens et qui a été entaché par l'incident de la chûte de l'hôte de marque et de son épouse. Pour nous, la responsabilité des organisateurs est inesquivable et leur dédouanement impossible!

 

 

Les faits, relatés par le quotidien Notre Voie:

 

'' Un malheureux incident survenu, hier, au stade municipal de Yopougon a failli gravement entacher la fête de la jeunesse africaine. En effet, alors qu’il avait fini de faire son adresse à la jeunesse, le révérend-pasteur Jesse Jackson s’apprêtait à descendre du podium quand les artistes-chanteurs Yodé et Siro l’ont invité à danser avec eux. Dans la folle ambiance, de nombreux jeunes sont montés sur le podium pour communier avec le célèbre combattant de la liberté. Et patatras, le podium cède sous le poids du public.
L’épouse de Jesse Jackson qui était sur le podium avec son mari et d’autres personnes s’écroule. Elle est blessée à la jambe et sera d’urgence conduite à la Polyclinique Sainte-Marie (PISAM) pour recevoir des soins. Mme Jesse Jackson y sera maintenue quelque temps pour observation. Avant d’être libérée dans la soirée. Selon le communiqué radiotélévisé de la police nationale, l’effondrement du podium est dû au manque de solidité du matériel utilisé. Jesse Jackson, son épouse et leur délégation devraient regagner les Etats-Unis aujourd’hui. Le révérend Jesse Jackson a indiqué que l’incident survenu à la dernière minute ne devrait pas être exagéré. Mieux, a-t-il indiqué son épouse et lui ainsi que la délégation qui l’accompagne sont en sécurité et se portent bien. B.S.''

 

Notre commentaire:

 

L'incident survenu, à Yopougon, au meeting devant clôturer le 4ème Congrès du COJEP est, à mon avis, totalement inacceptable, même si à la conférence de presse qu'il a donnée, dans les locaux de Fraternité matin, hier soir, Jesse Jackson en a clarifié les circonstances, en ces termes: « Un tout petit problème a émaillé la fin de notre célébration. Le podium s'est écroulé alors que nous étions en train de danser. Ce n'est pas la faute à nos hôtes, car le podium n'était pas fait pour recevoir beaucoup de personnes à la fois. Nous avons tous laissé éclater notre joie et l'incident s'est produit. C'était traumatique mais pas sévère. Il se peut que ma femme ait eu une petite fracture ».

 

On comprend, aisément que le Révérend Jesse Jackson veuille excuser et dédouaner les organisateurs de ce meeting, en particulier, et ceux du 4ème Congrès des Jeunes et des Patriotes, en général. Mais pour nous autres amoureux et adeptes de l'honneur et de la dignité, il est absolument hors de question de les en dédouaner ou de leur permettre d'esquiver leur responsabilité dans la chûte de l'hôte de marque et de son épouse, du reste, blessée.

 

Comment comprendre qu'on puisse installer une personnalité comme Jesse Jackson - qu'on a annoncé à grand renfort de publicité et pour l'arrivée de qui l'Etat ivoirien a effectué des dépenses faramineuses pour avoir son honneur sauf - sur un podium en bois et, qui plus est, en contre-plaqué (nous l'avons tous vu)! Ce n'est pas pardonnable! Pourquoi faut-il que les ivoiriens s'illustrent toujours de la mauvaise façon? Est-ce par insuffisance de ressources ou de moyens que le COJEP a choisi cette option du matériau de bois, là où on pouvait aisément trouver et utiliser un podium métallique?  Ou est-ce par négligence, ou plus grave, par inconscience? Ou pire, par la mauvaise appréciation de la trempe de l'invité?

 

Si on estime - dans mon entendement - qu'on n'a pas les moyens de se louer un podium métallique pour recevoir un tel homme, à un meeting d'une telle envergure où on pouvait facilement prévoir des débordements comme la montée en masse des jeunes euphoriques sur l'estrade, alors on n'organise pas un meeting ou du moins, on ne fait pas monter un podium. Ou même plus, on ne fait pas venir Jesse Jackson en Côte d'Ivoire! Il faut respecter les ivoiriens, diantre!

 

Là où je trouve encore plus inexcusable le Comité d'Organisation du COJEP, c'est le fait - même s'ils estimaient ne pas avoir eu assez de ressources - de ne pas avoir plutôt eu recours à des chevrons (qu'à des contre-plaqués) pour concevoir le plancher du podium, à défaut de métal. La structure de l'estrade aurait été plus stable et plus robuste. La Présidence de la République dont la responsabilité n'est pas moins engagée - elle qui a mobilisé fonds et énergies pour recevoir le distingué invité - aurait dû, elle aussi, veiller et s'assurer de la qualité du matériau utilisé. Que nenni! Parce qu'en Côte d'Ivoire - je le dis tout net - on ne prend jamais rien au sérieux. Nous aurions pu, pour une fois, faire une exeption. Que non! Je ne serais pas du tout étonné que les membres de l'organisation chargés de la confection du podium ait gardé, par devers eux, une partie du budget à eux alloué pour effectuer la tâche. En bons ivoiriens. Histoire de tirer profit de l'évènement et pouvoir pour ainsi dire, après la manifestation, aller ''chauffer'' dans les ''nights'' de Yop, à la rue Princesse. Misère de misère!

 

DINDE Fernand AGBO

 

23:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : jesse jackson, chûte au meeting de yopougon, cojep, blé goudé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE RAPPORT DE L'IVOIRIEN AU TEMPS

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Chers lecteurs, j'ai désiré soumettre à votre lecture ce magnifique document écrit par la COMMISSION VI du MIDI, le Mouvement Ivoirien pour la Défense des Institutions ivoiriennes sur LA GESTION DU TEMPS par les ivoiriens. Eloquent de réalité et pragmatique en solutions et stratégies d'action. A lire, absolument!

Photo: Geneviève BRO GREBE, Présidente du Mouvement Ivoirien pour la Défense des Institutions ivoiriennes.



DOCUMENT D’ORIENTATION

FACILITATEURS : Geneviève BRO GREBE
Gérard Tagro LEKADOU

AUTRES MEMBRES : Véronique THIAM- Laetitia BROU- Jean GREHO

INTRODUCTION

Notion « de temps » :

 

« Le temps » doit être perçu comme une denrée précieuse, une ressource, un moyen d’’action, de production, de réalisation, au même titre que l’homme (la force physique, les aptitudes intellectuelles, mentales, morales), au même titre que l’argent et d’autres moyens matériels et immatériels.
D’où les questions :
- Comment l’Ivoirien conçoit-il, comprend –il, apprécie- t-il le temps ?
- Comment l’Ivoirien utilise le temps, cette denrée quotidienne, précieuse, naturelle ?
- Quel est le rapport de l’Ivoirien avec le temps ?
En effet les réponses à ces (3) trois questions fondamentales restent plutôt négatives pour l’Ivoirien. Il a une « mauvaise appréciation et une mauvaise utilisation du temps », ce qui abouti naturellement à des « mauvais rapports» avec le temps.
Là est toute la Problématique avec toutes les conséquences, tous les effets induits.


I- LA PROBLEMATIQUE/LES CONSTATS/L’ETAT DES LIEUX


I-1 LE RESPECT DU TEMPS


- Aller en retard à son travail, à des séances de travail, à des réunions, à des cours, à des cérémonies officielles, à des rendez-vous, à des séminaires, à des conférences, être en retard aux repas, au lieux de prières, etc., ne semblent plus gêner personne.
-Sous d’autres cieux, il est dit que « la ponctualité est la politesse des rois ».ici ce sont autorités et personnalités qui se font attendre pendant plusieurs heures au delà de l’horaire convenu. Peut-être s’adaptent-elles à l’environnement ambiant? Une cérémonie prévue à 08h30 peut tranquillement commencer à 10h30- 11h, et se terminer tout aussi tranquillement à 14H30- 15h, au lieu de 12h30, par exemple…
Les autorités, personnalités et dirigeants ne donnent pas souvent l’exemple de la bonne perception et de la bonne utilisation du temps comme ressource. Il s’en déduit un corollaire d’irresponsabilité, de non respect, de non considération, et surtout d’un mauvais encadrement, d’un mauvais management…
-Il est universellement dit « time is monney », c'est-à-dire « le temps c’est de l’argent ». Il faut donc savoir le capitaliser et le gérer, ce temps. Or ici, nous prenons « tout notre temps », « nous donnons le temps au temps », dans tout et partout…
-Etc.


I-2 UTILISATION DU TEMPS


-Chez les Africains au sud du Sahara, le temps semble illimité. Les populations vaquent « tranquillement » à leurs occupations en prenant« tout leur temps », dans ce monde compétitif et concurrentiel, évoluant à la vitesse « grand V » !
-« Normalisation et acceptation » des retards dans tout et pour tout
-Temps souvent utilisé « à ne rien faire »
-Beaucoup de futilités et d’accessoires au lieu de l’essentiel avec le temps
-Le « plus clair » de notre temps est consacré à des activités non productives et non reposantes ;
-Elargissement « normalisé »du temps de pause au travail
-Plusieurs « amalgames » quand à la perception et l’usage de la ressource temps
-L’Ivoirien consacre pratiquement tous les week-ends, du vendredi au dimanche, à de grandes cérémonies funéraires ou festives. Evidemment ceci ne laisse le moindre temps pour des loisirs, pour la culture, pour la réflexion, pour la « conception -production », pour la décompression, pour le repos d’une semaine de boulot harassant, pour la famille, etc.
-Même pendant son propre travail et les activités « dites productives », le temps est « gaspillé » et n’est pas perçu et géré comme ressource : « faire peu en beaucoup de temps », est le constat général.
-La paresse, l’indolence, le manque de célérité, de réactivité et de dynamisme, sont des caractéristiques comportementales « dopant » la productivité, la production de biens et de services, la notion de plus-value ou de valeurs ajoutées, galvaudant aussi la notion de « travail fait et bien fait »…
-Etc.


II- LES CAUSES-POURQUOI ?


-L’éducation
-D’ordre culturel-Mauvaise intégration dans « le choc des cultures » liée à la globalisation, à la mondialisation
-Perte de « repères »-Pas d’objectifs clairs-Pas de « vision-projection »
-L’irresponsabilité, l’insouciance, l’inconscience généralisée, le manque de conscience professionnelle
-Pas de « bons modèles », pas de « bons exemples »
-La faiblesse morale et mentale
-L’égoïsme, les intérêts personnels, partisans et mesquins
-Etc.


III-LES CONSEQUENCES


Elles sont partout, multiples et diverses. Elles sont « à la chaîne, en cascade ».
-Le non respect du temps a un impact négatif sur le développement général
du Pays
-Le non respect du temps, la mauvaise perception du temps est une des sources premières de non-productivité, de contre-performance
-le non respect du temps ne peut que nous pénaliser, nous retardant plus encore dans un contexte de mondialisation où productivité et compétitivité sont de rigueur
-Le non respect du temps donne une image négative du pays et rend difficile les rapports avec les peuples des autres continents (Américains, Asiatiques, Européens)
-La mauvaise perception et utilisation du temps entraine de grave pressions et répercussions sur la vie des individus : inculture, pauvreté, maladie, destruction de la cellule familiale, échecs scolaires, enfants abandonnés dans la rue, irresponsabilité, échecs professionnels, retraite désastreuse par manque de planification
-Etc.


IV-SOLUTIONS


« Time is monney », « le temps c’est de l’argent », à bien comprendre et à bien appliquer..
-Bonne perception et bonne appréciation du temps, comme ressource capitale, naturelle, incontournable, par les Ivoiriens.
Le temps est un bien précieux mais pas illimité. Il doit être perçu et exploité comme une ressource, comme l’argent, comme l’homme, et comme tout autre moyen matériel et immatériel.
- Les autorités, les personnalités, les dirigeants doivent être les premiers à donner l’exemple de la ponctualité, de l’assiduité. Il y va d’une responsabilité manifeste, du respect et de la considération pour autrui.
Il y va aussi d’une bonne gestion, d’un management total et global, parlant d’une entreprise « qui intègre le temps comme ressource première, parmi les paramètres de direction ».
- Intégrer définitivement la notion de temps :
- Dans notre quotidien
- Dans notre travail dans l’entreprise (élément d’appréciation, de qualité, de certification ISO)
- Au niveau personnel, individuel (Santé, sports, décompression, réflexion, création-production, etc.)
- Au niveau de la cellule familiale (Activités diverses avec toute la famille)
- Dans les rapports, les activités communautaires familiales, régionales (fêtes, funérailles, diverses autres manifestations)
- Dans les rapports et les activités avec les autres peuples non africains en général (Américains, Asiatiques, Européens)-Faire preuve de politesse, de courtoisie, de savoir-vivre, de responsabilité, de sérieux- Faire preuve « d’opportunisme gagnant-gagnant ».
- Etc.


V-STRATEGIES D’ACTIONS


- Appeler la volonté politique avant tout, quand à l’appréciation et à l’intérêt premier « du temps comme ressource »
- Sensibiliser, conscientiser les autorités, les personnalités, les dirigeants à être les premiers modèles ou exemples « vis-à-vis du temps », une ressource
- Concevoir, vulgariser et faire appliquer « un code général de bonne conduite » lié à la bonne perception et au bon usage du temps. Y inclure des mesures impératives de motivation et d’évaluation quand à l’exploitation du temps
- Enseigner « le concept du temps » comme matière scolaire à tous les niveaux.
- Utiliser les Médias, la Presse en général comme moyens et supports pour la formation, la sensibilisation, la vulgarisation sur « le concept du temps »
- Création « d’un observatoire du temps », avec des moyens conséquents et des actions concrètes, vulgarisées, publiées.
-Etc.


VI-CONCLUSION


« Prendre son temps », « donner le temps au temps » en ce monde globalisé, de compétitivité, ne peut être qu’anachronique, irresponsable et suicidaire, dans les pays comme les nôtres qui ont déjà des retards à tous chapitres du développement, du bien-être, du bien-vivre, du bonheur….
« Vivre ou périr », nous n’avons pas le choix.
Nous devons donc ici et maintenant, à l’orée de ce 21ème siècle, « rompre les amarres » et nous adapter résolument « à l’ère du temps ».
Ceci ne ferait que nous ramener à l’ordre « normal et contemporain »des choses, nous mettant « en harmonie et en phase »avec le reste du Monde, gagnant ainsi en responsabilité, respect, en sérieux, en dignité, en productivité, en développement.
Nous pourrons alors parler de qualité, de certification ISO, de développement global et durable, « le facteur temps » étant alors naturellement présent, pris en compte et mis en exergue partout.

NOUS VOUS REMERCIONS

Fait à Abidjan, le Vendredi 13 JUIN 2008.

Le Rapporteur de la Commission : Gérard Tagro LEKADOU

mercredi, 12 août 2009

MEA CULPA: ITINERAIRE D'UN JOURNALISTE CORROMPU

                                    

Lu sur Le Blog de Serge Grah. Honnête. Tout simplement. Je vous le propose. Bonne lecture!
Ça n'a pas été facile pour moi de l'avouer et de l'exposer sous l'Art à palabres. Moi, journaliste, censeur devant l'Eternel… Vous savez, quand vous n'avez pas de réelles responsabilités, vous croyez avoir toutes les réponses à tous les problèmes. Vous croyez détenir toutes les vérités. En tout cas, moi, je suis journaliste, citoyen exceptionnel. C'est moi qui distribue les bons et les mauvais points. Ma voix retentit en écho au quotidien et fait trembler les lois qui nous gouvernent. Je suis un pouvoir: le quatrième en son genre. Mais, comme dit le proverbe : Quand on veut grimper aux arbres, il vaut mieux avoir son cul propre. Sous mes airs de probe, je cache une âme souillée… Je suis corrompu ; oui, perverti jusqu'à la moelle. Vous l'avez bien compris. Et je suis peut-être le pire de tous ; parce que les effets de ma corruption sont plus dangereux, plus dévastateurs. Car ma corruption est plus insidieuse et plus vicieuse, puisqu'elle agit directement sur la conscience. Et pour faire diversion, ma plume a vite fait d'épuiser le débat. Point final. Les corrompus sont tout trouvés : les autres, notamment les corps à billets. Les pauvres poulets ! Il faut toujours qu'on les sacrifie, à la moindre occasion. Non, mais ça suffit ! Aujourd'hui, le miroir me renvoie ma propre image. Mon Dieu, quelle hideur !

Maintenant, il me faut le dire, tout net. Sans fioritures : MEA CULPA ! Ma gorge aux relents fétides a pendant longtemps empuanti ma plume et la société tout entière. Coincé entre des pressions complexes et subtiles, face auxquelles je n'étais pas suffisamment armé pour résister. Comment alors revendiquer une indépendance ? Comment rester objectif et impartial, quand ces pressions me poussent chaque jour à de graves manquements. Je vivais désormais accroché à des tiers, extorquant çà et là le prix de mon silence ou de mes éloges.

Pourtant, quand je commençais ma jeune carrière, il y a à peu près une décennie, j'étais tout plein d'ambitions, plein de rêves, avec des modèles de haut vol. Ceux-là, oui, c'étaient de vrais journalistes. Ils ont imposé respect, par l'immensité de leur culture… Je faisais donc mes armes dans un magazine dit culturel. Abusivement et pompeusement. J'étais entouré d'anciens gratte-papiers qui n'hésitaient pas à exhiber fièrement leur butin du printemps de la presse. Et c'est comme ça que je fus dérouté. Jugez-en vous-mêmes. A la demande de mon chef, j'ai rédigé une série d'articles sur une exposition d'œuvres d'art. L'expo se tenait au siège d'une grande banque de la place. A la fin, mon chef, manifestement satisfait, me fit cadeau d'un petit billet. Grand geste de gentillesse. N'allez pas croire autre chose. Incapable de rendre la sonorité des œuvres exposées, je me suis évertué à pondre de grossiers publi-reportages. J'appris, bien après, que notre Red'chef était en train de négocier un gros emprunt auprès de ladite banque, ce qui expliquait cela. Pauvre de moi !

Initié à la pratique, j'en fis ma principale activité, un petit commerce honteux mais juteux : articles alimentaires, règlements de comptes, flagorneries, chantages, etc. En bon élève, j'essayai de reproduire le schéma. Mon énergie éthique est littéralement tombée. Devenu vulnérable aux espèces sonnantes, mon potentiel critique s'est effondré. En effet, pour neutraliser un journaliste, la corruption est plus efficace que la censure. Là où la menace stimule le courage, la corruption anéantie toutes les forces. Elle paralyse l'esprit. Mais en fait, quelqu'un lancerait-il le premier la première pierre ? On entend même dire que si l'on poursuivait les gens pour corruption, pas un seul Ivoirien ne serait en liberté.

Inexorablement, j'ai ainsi conduit mon esprit vers une mort certaine : une neogonie, comme dirait l'autre. Sur des sujets d'intérêt national, et pour des raisons inavouées, je fournissais des témoignages partiels et partiaux. Si l'on soumettait au verdict de l'équité toutes les campagnes de presse auxquelles j'ai participé, bon nombre seraient injustifiées, tant elles imprégnaient les informations d'un parti pris flagrant ; l'intérêt du public au nom duquel on menait ces campagnes se confondant généralement avec de gros intérêts.

Naturellement, dans une société où l'immoral a pris la place de la morale, où l'anormal s'est substitué au normal, il est facile de ne pas être un héros. Surtout que, moi, j'avais une bonne excuse. Mes conditions déplorables de travail. Et pire, j'étais payé au lance-pierre. Qu'y a-t-il de plus dégradant ? A partir de là, j'étais devenu un journaliste gombo. Je choisissais les reportages non pas à la pertinence du sujet mais au poids de l'enveloppe. Le fameux perdiem, codifié, inscrit dans les mœurs et dans les registres. Pas de perdiems, pas de papiers. Et bien souvent, j'empochais le diem et je n'écrivais pas l'article. Oh, mais ce n'est pas trop grave ; ce n'était pas ça l'essentiel. A la Tour bleue, le schéma est presque identique. Avec un argumentaire des plus ahurissants : On doit gagner plus parce que nous on a le son et l'image en même temps. S'ils sont d'humeur professionnelle ce jour, ils arriveront en milieu de cérémonie et, avec un peu de chance, une caméra en main. Et le chauffeur a fini, lui aussi (qui est fou ?), par exiger sa part de diem. N'est-ce pas qu'ils forment une équipe… de reportage ?

Une anecdote pour terminer, une histoire presque vraie qui a achevé de me convaincre sur l'une des plaies dont souffre notre presse, une histoire dont les conséquences auraient pu être dramatiques… pour la population. Une amie à moi, consommatrice invétérée de friandises, découvre un cafard (un vrai) dans un sachet de jus de fuit industriel vendu à la sauvette dans Abidjan. Le fabriquant est une grande entreprise sise à Yopougon. L'émotion et la colère passées, mon amie juge nécessaire de prévenir la presse qui - sait-on jamais - estimera utile d'avertir ses lecteurs-consommateurs. Elle porte donc les faits à son ami journaliste que je suis. Pour une fois, je tenais un bon sujet. J'en informe mon chef chargé des faits divers. Il considère l'affaire d'importance. Il est lui-même consommateur, et sa famille aussi. Mon chef, à son tour, informe un chef au-dessus de lui. Comprenez ! Les rédactions sont très hiérarchisées. Cet un peu-plus-que-chef trouve le sujet intéressant. Il pense déjà au gros titre à la Une : Un cafard dans un… Il jubile : Demain, on va vendre, mon petit.

Vient le moment rituel de la journée où tous les sous-chefs de quelque chose (Vous ne le savez peut-être pas, mais les rédactions sont aussi de véritables armées mexicaines) viennent défendre ce qu'ils ont sous la dent et où un chef, un peu plus-chef-que-les-autres, décide de ce qui est d'importance et de ce qui ne l'est pas pour le journal du lendemain. Le sous-chef chargé des faits divers est content. Il est sûr d'avoir le meilleur papier du jour, un papier qui vaut dix fois la Une. Mais le plus-chef-que-les-autres n'est pas de cet avis. A la surprise générale. Il estime même qu'il ne faut rien publier sur le sujet. Rien du tout. Ni à la Une ni ailleurs. Nada ! Ce n'est pas notre rôle de créer la panique, s'était-il justifié. Un sous-chef courageux et, quand même, ambitieux, choqué par une telle décision, va cafter l'affaire au sur-chef-au-dessus du plus-chef-que-les-autres. L'ambitieux sous-chef revient avec une mine de deuil. Il n'y aura pas une seule ligne sur ce fait divers. Affaire classée. C'était vraiment à s'étrangler de rage. Mais, c'est cela le côté presqu'invisible de l'iceberg.

La fin de cette triste histoire a montré que notre plus-chef-que-les-autres et son sur-chef étaient, en prime de leur boulot officiel, les rédacteurs attitrés et appointés du bulletin de liaison de la grande entreprise en question. Et grassement payés. N'est-ce pas qu'ils méritaient bien leur salaire ?

Le plus-chef-que-les-autres et son sur-chef sont toujours dans la presse. Ils sont même montés en grade depuis. D'ici, je vois la tête qu'ils vont faire en revisitant ce souvenir… Quant à moi, j'ai fini par quitter le milieu… Avec des regrets, certes. Mais rassurez-vous, je ne me suis jamais porté aussi bien que maintenant.

A très bientôt !

Par Serge Grah
In Point de lecture n° 3 de juillet 2009

12:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : serge grah, méa culpa, journaliste corrompu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 09 août 2009

LE SECRET DES JEUNES RICHES!

brouteur 1.jpgPour devenir riches, ils sacrifient sexe, doigts et corps. En Côte d'Ivoire, et partout en Afrique, il n'est plus rare de voir les cybercafés bondés de monde. Des adolescents, pour la grande majorité, en ont fait leur espace de prédilection. Leur objectif, “tchatcher” sur Internet, afin d'appâter d'éventuels pigeons. Certains dépassent ce stades, sacrifient des parties du corps afin de devenir millionnaire, d'autres trouvent la mort. Un precieux dossier signé Franck Hamilton dans Topvisages.

Le cercle des "brouteurs" fait peur

Le but étant d’escroquer le maximum de personnes (les Blancs surtout), en se faisant passer pour des filles, avec photos fictives à l'appui, via le webcam. Ou en échangeant sur des sites exclusivement réservés aux homosexuels. Cette pratique appelée "Love’’ a pignon sur rue auprès de cette nouvelle race de ‘’broutteurs’’. Pire encore, ils poussent le bouchon très loin en consultant des charlatans et autres marabouts de fortune. Comment procèdent-ils ? Quels sont leurs différents stratagèmes ? Lisez ce dossier qui vous donnera froid dans le dos, tant les recettes utilisées par ces jeunes font peur.

Origines de ce phénomène

Le phénomène du "broutage" a débuté avec la création d'ONG fictives sur Internet par les jeunes Africains vivant en Europe, via ce qu'ils ont appelé le "36-15". L'objectif proclamé de ces organisations non gouvernementales à but non lucratif est de joindre des personnalités européennes nanties, en vue de venir en aide aux personnes en difficultés en afrique. Avec une stratégie bien ficelée, ces jeunes arrivaient à berner les éventuelles personnes qu'ils dépossédaient de fortes sommes d'argent. Ensuite, est arrivé un autre phénomène. Celui des cartes bleues. Encore une fois, avec l'ingéniosité qui leur était propre, ces jeunes africains, pour la grande majorité de connivence avec certains agents travaillant dans des supermarchés, des banques et autres grandes surfaces, où les clients effectuaient le règlement de leurs factures et autres achats par les cartes bancaires, arrivaient à soutirer les numéros des cartes à eux remis, en vue d'un éventuel règlement à la caisse. Ainsi donc, avec la collaboration de certains complices, il leur était facile d'accéder à des comptes bancaires via Internet qu'ils se chargeaient, avec joie, de vider de leur contenu. Une fois le butin amassé, une infime partie était envoyée à ceux qui se trouvent en Afrique et qui ont permis la réussite du plan (envoi de photos et témoignages très souvent) et l'autre partie leur servait à plastronner. En faisant des achats de vêtements et autres accessoires de mode à des coûts exorbitants. En distribuant des billets de banque dans les boîtes de nuits et autres endroits chauds d'Europe. Ainsi donc, il n'était pas rare de voir un jeune vivant à Paris se rendre spécialement pour un show à Londres, aux Etats-Unis, en Italie, etc., juste pour lancer des défis aux autres noceurs qui veulent leur voler la vedette ou qui voudraient se mesurer à eux. De vol en vol, le phénomène du ‘’broutage’’ via Internet était né. En Côte d'Ivoire, il a débuté avec la confection de faux documents administratifs, communément appelés dans le jargon des ‘’brouteurs’’, "formate". Des copies bien reproduites qui portent des logos, des indications précises et des cachets de certains ministères bien ciblés. Cette arnaque bien ficelée faisait l'objet d'une préparation bien minutieuse. Il n'est pas rare de recevoir dans sa boite aux lettres des e-mails faisant cas d'une loterie organisée par la Fondation Bill Gates, du nom du milliardaire. Communément appelé "Fondation Bill Gates Lotery". A travers la création d'une adresse électronique, plusieurs e-mails sont envoyés sur Internet à des correspondants "tamponnés" grâce au "tchat" sur le net. Après quoi, les "brouteurs" envoient des messages de félicitations aux concernés pour leur annoncer qu'ils viennent de remporter un gain à la loterie dite de Bill Gates. Il est aussi expliqué que tous les participants pour la version en ligne ont été choisis aléatoirement à partir des emplacements mondiaux de web par le système d'aspiration d'ordinateurs et d'extraits, à partir de plus de 100.000 syndicats, associations d'ordinateurs et sociétés qui sont énumérées en ligne. Malheureusement, nombreuses sont les personnes qui tombent dans le piège de ces voleurs d'un genre nouveau. Pour ne pas éveiller de soupçon, les arnaqueurs créent un avocat fictif, afin de certifier l'originalité de leur mail. Une fois "l'heureux gagnant" rassuré, ce dernier rentre en contact avec l'avocat pour pouvoir recevoir son argent. Et celui-ci lui expédie un "certificat de reconnaissance de gain" qu'il devra remplir et lui retourner dans un bref délai. "L'avocat fictif" demande alors aux "gagnants" de payer une facture s'élevant parfois à 500.000 fcfa, pour "les formalités administratives au niveau du ministère de l'Economie et des Finances". Cette facture sera réglée et retirée par le canal d'agences de transfert d'argent avec de faux noms. Avec l'aide de complices dans ces agences, les ‘’brouteurs’’ n'ont aucune difficulté à entrer en possession de leur argent, sans les pièces requises. En retour, les agents complices reçoivent des commissions allant de 1 à 5 millions de nos francs, selon le montant encaissé. Bien entendu, l'aboutissement de tout ce stratagème n'est que désillusion pour les soi-disant gagnants et une bonne affaire pour les escrocs. Ces "brouteurs" confient que la grande partie de leur revenu provient des Européens qui tombent très souvent dans le piège. Les Africains, plus réticents, ne sont pas très souvent ciblés par ces arnaqueurs. Pour se défendre, les "brouteurs" osent se justifier en arguant à qui veut l'entendre que "c'est notre manière à nous de récupérer auprès des Blancs ce qu'ils ont pris à nos pays africains. Nous avons été suffisamment exploités et nous n'avons aucun remords en faisant cela. Nous réparons à notre manière cette injustice". Mais ce stratagème a de plus en plus de mal à fonctionner, car certaines personnes plus averties veillent maintenant au grain et font plus attention quant-aux e-mails qu'elles reçoivent. Conséquence, les jeunes ‘’brouteurs’’ ont trouvé une alternative, celle d'user de pratiques fétichistes pour avoir encore plus de gain. Il existe également une autre pratique appelée "love". Elle consiste à "tchatcher" sur des sites réservés aux homosexuels ou tout simplement aux Européens avides de chair fraîche. Le but est de discuter via Internet avec le "mougou", comme ils se plaisent à appeler les Européens. Les "Gaïs", le nom de code des ‘’brouteurs’’, discutent donc avec ces Européens pendant de longues heures, voire des semaines entières. Soit directement avec photos de jeunes filles dont la beauté ne souffre d'aucun commentaire. Ces photos sont prises sur des sites comme : www.models.com, hi5,…. et bien d'autres sites en l'absence de webcam. Dans le cas contraire, ils usent souvent des services de certaines jeunes filles qui se plaisent à jouer au jeu de séduction avec les Européens. Ces dernières, en cas d'appel des "mougous", répondent avec leurs voix langoureuses au téléphone. Chose qui a pour but de rassurer les Européens afin qu'ils envoient assez d'argent pour l'achat de billet d'avion et autres démarches à effectuer pour que la dulcinée les rejoigne en Europe. Malheureusement, ce ne sera que désillusion. Au cas où ce dernier décide de venir lui-même en Afrique pour rencontrer cette dernière, il n'est pas rare que les "Gaïs" présentent de belles jeunes filles fraîches à la recherche de maris Blancs, aux Européens. Très souvent, ces pratiques aboutissent à des mariages mixtes. Chose qui ne déplait pas à certaines familles qui voient en cela une porte vers la fortune.

Douk Saga et sa clique

Au plus fort de la guerre qu'a vécue la Côte d'Ivoire, un jeune nommé Douk Saga, de son véritable nom Stéphane Hamidou Doukouré, né le 23 mai 1974 à Yamoussoukro, va faire parler de lui. Créateur auto proclamé du "décalé coupé", un rythme urbain de la Côte d'Ivoire. Ce jeune s'est fait remarquer en distribuant de l'argent pendant des shows et des prestations scéniques de certains artistes. Lui et ses amis Molare, Boro Sangui, Lino Versace, Chacoulé, Solo Beton et autres faisaient du coup beaucoup de bruit à chacun de leur déplacement. Ils avaient ainsi créé le phénomène du "travaillement" et du "boucan". Ce m'as-tu vu d'un genre nouveau attirera le regard jaloux de certains jeunes qui, très tôt, se mettront, eux-aussi, à vouloir, vaille que vaille, se faire de l'argent facile avec les mêmes procédés utilisés par leurs frères vivant dans l'hexagone. De ce fait, ils effectueront des ventes de terrains fictifs. Le cas aberrant de la vente de la "forêt du Banco". Et ficèleront des testaments avec des sommes mirobolantes à acquérir avec l'aide d'autrui, moyennant une compensation. Des sociétés qui n'existent que dans leur imagination, dans le but d'arnaquer d'honnêtes citoyens. Malheureusement, le précurseur de ce mouvement décédera le 12 octobre 2006 à Ouagadougou, au Burkina Faso dans des conditions mystérieuses. A sa mort, plusieurs hypothèses ont été avancées. Ainsi donc, des maladies comme la pneumonie atypique, le SIDA et autres affections contagieuses ont été cités comme cause de son décès. Tandis que d'autres personnes soutenaient, elles, la thèse du mysticisme. Pour ces personnes, Doukouré ne serait pas mort d'une mort naturelle, car le "boucantier" aurait vendu son âme au diable en pactisant avec un marabout au Bénin. A les croire, Saga serait décédé trois années après avoir réussi son pacte avec un marabout. Sacrifiant ainsi sa vie pour trois années de bonheur. Trois années au cours desquelles il sera envié, choyé et chéri par une armada de fans. Malheureusement, il nous a quitté dans la fleur de l'âge. Cette hypothèse, ne serait pas à négliger. Quand on sait que certains jeunes ivoiriens se sont intéressés de près à la vie outrancière que menait le "boucantier".

Le "broutage" et ses conséquences

brouteur 2.jpgPresident Papys, Maïga Number One, John Compressor, Président Zidane, Loic Le Sultan, Tsunami, Empereur Parfait, Wari Parkeur, Kader Le Riche Albanais, Sidy Le Magnific, Chamberlin d'Actualité, JP Jean Paul Gautier, Papa Gouel, Jean Louis Edoukou, Timité Number One, Senateur Vao, Marshal Shipper, Moussa Le Long, Seydou BCEAO, Ange Versace, Patco Le Milliardaire, Soucousou Trapatoni, IB Cacao, Ismaël Le Refondateur, Momo Cash Money, Coco Le Riche...Tels sont les sobriquets que se donnent les jeunes qui s'adonnent au « broutage ». A travers un classement bien défini, ils se sont attribué des sobriquets aussi flatteurs les uns que les autres. Certains vont jusqu'à faire le « boucan » sur des sites spécialement destinés à ce phénomène. Ces jeunes ont pris l'habitude, comme leur devanciers « brouteur » d'user des mêmes stratagèmes. Hélas, il y a des dérapages. C'est l'amer constat que nous avons fait lorsque nous avons décidé de nous intéresser de plus près à cette pratique qui bat sont plein de nos jours en Côte d' Ivoire. En effet, ces jeunes abandonnent les bancs de l'écoles pour passer la plus part de leur temps dans des cybers café qu'ils ont investis. Certains vont jusqu'à passer des nuits blanches, rien que pour « tchatcher » et appâter d'éventuels naïfs, amateurs de rondeurs féminines africaines et de pratiques immorales. Avec leur style de jeune dandy, toujours bien habillé, coiffé, avec chemise et tee-shirt « très près du corps ». Leur dada, dilapider l'argent. Cet argent acquis de la plus mauvaise manière avec une stratégie d'escroquerie bien huilée. Il n'est donc pas rare de voir des disc-jockeys et même des jeunes filles se rabaisser juste pour jouir des faveurs de cette nouvelle race de « riches ». Mais ces actes ne sont pas sans conséquences. Il ressort que certains d'entres eux dont les affaires ne fleurissent plus depuis un certains temps usent de certaines pratiques peu orthodoxes. Il s'agit des pratiques mystiques.

Le fétichisme et les brouteurs

Rendez-vous à Port-bouët, Abobo, Marcory, Treichville, Vridi, Dabou et autres contrés du pays. Quelle ne serait votre surprise de faire l'amer constat que ces jeunes usent de pratiques fétichistes pour avoir plus de gains. Comment font-ils ? Nous avons fouiné dans leur univers. Selon les témoignages recueillis auprès de certains d'entres eux, il nous est revenu qu'une fois chez le marabout, il leur est soumis différentes conditions à des degrés divers. Ainsi donc, pour ceux qui veulent « un travail mystique bien fait », il leur est remis des mixtures ou des amulettes censées faire prospérer leur affaire. Ces marabouts leur demandent aussi de donner un organe de leur corps qui leur est cher. Ainsi donc, il n'est pas rare que certains « brouteurs » vendent un voir deux doigts, un œil, leur sexe, leurs orteils. Une fois ce don d'organe effectué, le brouteur dans les jours, les semaines et les mois qui suivent, recevrait des sommes très consistantes de la part de son « mougou », parlant des Européens comme ils se plaisent à les appelés. Malheureusement, après quelques mois de jouissance et de joie, pendant lesquels le « boucantier », ce dernier se verra dans l'obligation de retourner chez le marabout, afin de renouveler l'opération. Puisque la « puissance du travail » du charlatan peut diminuer d'intensité. D'autres, plus entreprenants, pousseront le bouchon très loin jusqu'à sectionner un doigt ou un orteil. Parfois ils seront poussés par ces marabouts avoir des relations sexuelles avec des personnes du même sexe qu'eux. Comprenez le nombre grandissant d'homosexuels en Côte d'Ivoire. Pire encore, certains vendent leur âme, dorment dans des cimetières, ou se lavent avec de l'eau extrait de cadavres et recueillie dans des morgues, dans le but de gagner des sommes faramineuses. Cet argent une fois reçu, doit aux dires de certains témoins qui ont, eux-aussi, pratiqué le ''broutage'', avoir une duré illimité. Ces marabouts fixent donc des conditions et des délais selon la somme reçu. Il leur est interdit très souvent, en guise de totem, de donner de l'argent aux membres de leur famille. De se laver avec du savon, au cas où, ils reçoivent des mixtures appropriés. Ils ne doivent pas non plus tendre la main ou répondre à la salutation d'une femme, avant d'aller s'asseoir sur un ordinateur, en cas de rendez-vous pour ''tchatcher'' avec leur Blanc.

Les inconvénients de ces actes

On remarque depuis un certains temps les morts en cascade de jeunes en Côte d'Ivoire. Si ces morts sont pour la plupart du temps mis sur le compte des maladies et autres sorciers du village, ce que l'opinion ignore, c'est que ces différents décès, sont à mettre sur le compte des pratiques mystiques qu'ils effectuent pour les gains de l'argent facile. Ces pratiques ont malheureusement des revers dont ces jeunes ignorants sont loin de se douter. En effet, cette pratique qui consiste à donner une ou plusieurs parties de son corps comme gage pour un travail de maraboutage réussit, fait des dégâts. Pour les brouteurs qui poussent le bouchon très loin jusqu'à vendre leur âme, c'est la mort de façon mystérieuse dans des conditions toujours étranges. Comme ce jeune à Port-Bouët, décédé suite à un violent accident de voiture. Le chauffeur, voulant éviter un carambolage, a préféré percuter ce qu'il a pris pour un chien errant. Sa surprise sera de taille, lorsqu'il mettra pied à terre, puisqu'il ne comprenait pas l'attroupement qui a suivi l'accident. Stupeur, il fera le constat amer de voir un jeune homme, bien habillé portant plusieurs bijoux, à la place du chien percuté. Renseignement pris, ce jeune serait un « brouteur ». Idem pour cet autre jeune, qui serait mort suite à un violent accident de la circulation, pendant qu'il voulait éviter, selon la version officielle, un braquage. Cependant, la thèse selon laquelle ce jeune serait également une victime de cette pratique à la mode a aussi été évoquée. Ces genres d'exemples sont légions dans le cercle infernal du « broutage ». Les voitures et autres biens matériels acquis par ces derniers finissent toujours dans les mains des autres. Ces actes ont des conséquences irréversibles, malheureusement. Si notre jeunesse ne prend pas rapidement conscience, elle se perdra dans ces pratiques qui aboutissent à la folie et très souvent à la mort.

Franck Hamilton


Source: Lu sur IVOIRENEWS.

20:39 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (254) | Tags : les brouteurs, ivoirenews, nouveaux riches, arnaques sur le net | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 21 juillet 2009

MISE EN OEUVRE DU GOUVERNEMENT ELECTRONIQUE EN COTE D'IVOIRE

Abidjan.net > Actualités > CICG Ntic: Des experts réfléchissent à une stratégie de mise en oeuvre du gouvernement électronique (E-Gouvernement) en Côte d`Ivoire

 

Le ministère des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) organise, depuis le lundi 20 juillet, en partenariat avec l’ambassade de Corée à Abidjan et l’appui de l’Agence Nationale de la société de l’Information (NIA), un séminaire sur le Gouvernement électronique (l’e-Gouvernement). Cette rencontre, qui se tient à la Cambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, est organisée autour du thème « Stratégie de mise en oeuvre du e-Gouvernement, le cas de la République de Corée.

La cérémonie d’ouverture de ce séminaire, qui se tient sur deux jours, a eu lieu en présence de M. Hamed Bakayoko, ministre des NTIC, et de SEM. Yoon-June Park, ambassadeur de la République de Corée en Côte d’Ivoire. Dans son discours, M. Hamed Bakayoko a noté l’engagement particulier de l’ambassadeur de Corée à la coopération avec la Côte d’Ivoire, notamment dans le secteur des NTIC. Il a salué cet engagement de la Corée à l’examen des meilleurs pratiques dans le cadre de la mise en place de l’e-Gouvernement en Côte d’Ivoire. Pour le ministre des NTIC, l’expérience de la Corée est un exemple pour les Africains. Il a aussi salué les experts venus de la Corée pour partager leur connaissance dans le domaine des NTIC.

« Aucun pays n’a pu se développer sans la prise en compte des NTIC. Il n’y a pas un modèle de développement en dehors de la prise en compte des NTIC, qui sont un facteur important de développement, un facteur de croissance, de réduction de la pauvreté, de transparence », a déclaré M. Hamed Bakayoko, qui a soutenu que tous les pays ayant réussi ce bond qualitatif grâce à un support comme les NTIC le doivent à deux éléments principaux : la prise de conscience au plus haut niveau de l’Etat, des dirigeants, de la nécessité d’impliquer les NTIC dans leur modèle de développement et l’utilisation par les autorités des NTIC. Il invite donc les autorités à gouverner par les TIC. Il a cité pêle-mêle, les domaines de l’éducation, de la santé, de la sécurité, de l’économie, du commerce.

« L’exigence du Gouvernement de vivre avec et autour des TIC permet de généraliser cette utilisation. C’est pourquoi je suis content qu’aujourd’hui un focus soit mis sur le gouvernement électronique. C’est-à-dire comment gouverner avec les outils des NTIC. Cela a permis de réduire dans tous les pays la capacité de manipulation de l’homme. Donc d’induire la transparence », a encore ajouté le ministre des NTIC. Il a relevé la qualité de service aux populations que peut apporter le gouvernement électronique. « Nos populations n’ont plus confiance en l’administration. Parce qu’écrire à l’administration, c’est perdre son temps. Car on n’a pas de réponse, pas de suite, pas de suivi et personne n’est responsable », a souligné le ministre des NTIC qui a ajouté que le gouvernement électronique permettra de lutter contre ce laxisme.

Pour finir, il a souhaité que les résultats de ces réflexions permettent à la Côte d’Ivoire d’avancer dans sa quête permanente d’un mieux vivre, de la réduction de la pauvreté, du développement.


Source : CICG – www.gouv.ci.

Lu sur http://abidjantribune.com

15:38 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ntic, cicg, e-gouvernement, ambassade de corée à abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 09 juillet 2009

OSONS...OSER!

Carte CI.png

Un petit texte magnifique d'Agnès Kraidy pour tous les Ivoiriens et pour tous ceux qui aiment la Côte d'Ivoire, que je vous ai dégoté, grâce à un aîné bien connu sur la place! Je vous souhaite une bonne lecture. Salut, la compagnie!

 

 

«Messieurs, il faut de l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace, et la France est sauvée». 1792. Le 2 septembre. Danton, à l’Assemblée législative française, lançait cet appel. Nous aussi, portés par l’audace, disons, ici: Mesdames et messieurs, chers Ivoiriens, il faut de l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace, et la Côte d’Ivoire sera sauvée. Il nous faut de l’audace, maintenant, pour (re)bâtir notre nation.

 

Drapeau ivoirien.png

Oui, il en faut de l’audace pour (re)construire un pays. Un pays  qui se veut et se voit grand, se bâtit avec des femmes et des hommes audacieux, des jeunes et des vieux qui osent prendre un pari sur l’avenir, des citoyens intrépides, courageux, effrontés même. Parce qu’il en faut, de l’audace pour oser opérer des choix novateurs, affronter le passé et se projeter dans le futur.

 

Pendant des années,  nous nous sommes contentés de vivre sur des pseudos-acquis. Sans ancrage, ni enracinement. Nous nous sommes complus dans une vie qui ne nous offrait que des perspectives… évidentes. Nos ambitions, confinées dans des visions étriquées, entretenues par une mentalité de fonctionnaire, ne nous ouvraient que des portes formatées par des conventions et des normes sclérosées dans leurs habitudes.

 

L’audace, ce n’est ni de l’arrogance ni de la suffisance; encore moins l’expression d’une insouciance. Audace rime souvent avec insolence, mais jamais avec impolitesse. N’ayons donc pas peur de nous montrer insolents; surtout si nous savons que nous avons des raisons de l’être.

 

L’audace, c’est le courage. Soyons donc des courageux déterminés, lucides et intelligents.

L’audacieux est toujours courageux et résolu. Les mauvais tours de la vie ne le détournent pas de son objectif.

L’audace incite au dépassement de soi, invite à la libération psychologique et inspire une philosophie de décomplexé. Ayons donc de l’audace en tout. Sortons des normes et conventions d’un autre âge. Libérons notre génie créateur. Soyons inventifs. Et osons. Jusqu’à la limite du possible. Parce que c’est nous, et nous seuls qui fixons des frontières à notre audace. Alors, osons. Osons ! Et sans limite aucune.

 

Sénèque a dit : «ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles». Alors osons ! Osons donc ! Et chaque fois qu’il le faudra !

 

 

Option - 18 juin 2009

 

Agnès KRAIDY (Journaliste au quotidien FRAT-MAT)

lundi, 06 juillet 2009

LES IVOIRIENNES SONT NUES HABILLEES. QUEL DRAME!

                                                Mode désabillé 1.jpg Mode désabillé 2.jpg          Et BOB TRAORE, l'Apôtre de la décence, des bonnes moeurs et de la pudeur remet ça avec cet autre article que j'ai bien aimé et dont je fais, une fois de plus, le relai sur mon blog. Merci à toi, cher frère TRAORE de clouer au pilori les travers moraux de notre Côte d'Ivoire. Bonne lecture à tous!

 Ah la mode, quand tu nous tiens ! Je me pose des questions, j’observe, je cogite… et je sais, chers lecteurs, que ce sujet, autant que moi vous préoccupe. Je suis inquiet de l’avenir, quand je vois, ces jeunes filles, dans ces accoutrements aux antipodes de la décence, offrant, dans les rues, au plaisir ou au dégoût des regards, les parties les plus secrètes de leur corps. Elles se promènent presque nues dans nos rues. Et elles disent que c’est la mode. « Chéri regarde mon dos », « Taille basse », « Ventre et dos dehors », « Ras de fesse », « mini jupe fendue », bref, la collection sexy est loin d’être exhaustive. Elles choquent, provoquent, distraient, dérangent, perturbent, bouleversent plus d’un esprit. Leur objectif principal : charmer, séduire, fasciner, attirer, épater, appâter des cœurs affamés. Mais surtout, avec un remarquable sens de la répartie, elles répondent à tous leurs détracteurs : « c’est la mode » ou encore « c’est la tendance ».

Avec ces styles vestimentaires dénudants, aussi extravagants que choquants, il m’arrive souvent de me demander ce que ces jeunes filles, mi-nues mi-couvertes, entendent par le vocable « mode ». Maladroite adaptation de modèles importés ? Mauvaises influences exogènes des télé-novellas latino américaines ? Ou encore, stupide ou naïf snobisme ? Une chose est sûre, nos filles s’habillent mal. Très mal. Alors là, très très mal. Si bien qu’en lançant un regarde lointain sur l’avenir de notre société, je m’inquiète pour la génération future. En effet, ne doit on pas croire qu’il arrivera un jour où le nudisme s’érigera, sous les tropiques, en tendance vestimentaire populaire, puisque nos ravissantes filles nous ramènent aux vêtements cache-sexe de l’époque de la pierre taillée?

J’ai souvent vu dans les rues d’Abidjan, des jeunes filles vêtues dans habits si transparents, qu’il est presque impossible de ne pas voir en filigrane tous leurs dessous (soutien gorge, slip, etc.) aussi poreux que les dessus. A quoi riment donc ces nouvelles modes qui déshabillent tant ? Et pourtant, ce ne sont pas des stylistes modélistes de renom qui manquent à l’Afrique ! Pathé O’, Ciss St Moïse, Angie belle, Miss Zahoui, Giles Touré, Alpha Di, Etc. Ces grandes figures de la haute couture internationale qui ont su avec, ingéniosité et créativité, imposer la mode africaine de nombreux occidentaux et personnes d’autres continents. Aujourd’hui en France, en Amérique, au Japon, en Inde, en Australie, des femmes s’habillent en pagne, en longue jupe maxi, en Bazin, en Kitta. Mais chez nous-mêmes en Afrique, nos sœurs ont préféré la mode de la nudité, du genre sensuo-sexy,  qu’elles ont importé de je ne sais où. Et tout ça se passe sous le regard silencieux de la communauté elle-même, qui les contemple avec une désinvolte indifférence. Hourrah, Vive la dépravation des mœurs!

A la prochaine!

Bob Traoré de Djess sur COGITO.IVOIRE-BLOG.COM

samedi, 04 juillet 2009

HOMMAGE A UN GRAND POLICIER DE LA COTE D'IVOIRE

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Cité Policière de Williamsville (Commune d'Adjamé, Abidjan), années 80, un policier dont le nom est sur toutes les lèvres: BLANCHARD! Ce policier d'une légendaire témérité qui a marqué mon enfance de fils de policier du corps de la CRS et d'écolier, a droit, ce jour, à mon hommage. Cet homme pour qui j'étais d'une totale admiration et qui faisait la fierté de la Police Nationale. Cet homme que nous contemplions littéralement, de retour de ses missions audacieuses et  souvent à la limite du suicide. Cet homme a fait trembler les Jean-Claude Etté, Zerbo, Saïba, Brahima Cafri, Petit Pierre, de non moins grands noms de la pègre la plus redoutée d'Abidjan. Cet homme méritait les plus grands honneurs et la plus grande reconnaissance de ce pays. Mais il va, curieusement, tomber dans l'anonymat le plus complet. Quelle nation que ma Côte d'Ivoire! Quelle Afrique!

Fort heureusement, le quotidien L'INTELLIGENT D'ABIDJAN (qui prouve une fois de plus son intelligence) a décidé, dans sa parution de ce matin, de le faire sortir du silence de sa retraite, par cette remarquable interview dont je fais le relai sur mon blog. Je vous laisse l'apprécier, en espérant que les voix les plus autorisées de cette nation la lisent également et rendent à ce digne fils de la Côte d'Ivoire les honneurs qui ne lui ont jamais été rendus!

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20:51 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : blanchard, koudou vami, police nationale de côte d'ivoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 01 juillet 2009

DES ENFANTS VENDENT LEURS CORPS ET DEVIENNENT PARENTS

 

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ABIDJAN, 26 juin 2009 (IRIN) - Le bébé est mort 12 jours après sa naissance, sur une terrasse délabrée au dessus du marché d’Adjamé à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. La mère, Aminata*, est à peine âgée de 15 ans. Elle ne sait pas qui est le père. Aminata échange ses faveurs contre de l’argent – pour pouvoir manger, dit elle.



Aminata fait partie des nombreuses jeunes filles – dont certaines n’ont que 10 ans, selon une organisation non-gouvernementale (ONG) locale – qui vendent leur corps sur le marché d’Adjamé, localement connu sous le surnom ‘Biêlôgô’; en Dioula, lôgô signifie marché et biê désigne les organes génitaux féminins.

« Parfois, le corps des bébés qui meurent dans ces circonstances finissent dans les poubelles », a dit Irié Bi Tra Clément, fondateur de l’ONG locale Cavoequiva, ce qui signifie « Unissons-nous » en Gouro.

Les membres de Cavoequiva, basée dans le quartier d'Adjamé à Abidjan, ont rencontré et interrogé des centaines d’enfants des rues et de jeunes. M. Irié a raconté à IRIN qu’une fille avait récemment raconté qu’un client l’avait si violemment frappée, quand elle avait refusé une relation sexuelle anale, qu’il lui avait brisé la mâchoire. Le fondateur de l’ONG a souligné que la plupart des filles avaient déclaré devoir donner une partie de leur revenu à des « managers ».

En cette après-midi du 19 juin, la petite fille d’Aminata, âgée de huit jours, tousse, enroulée dans des pagnes posés sur un sol en béton. Près d’elle jouent les jumeaux d’une autre adolescente travailleuse du sexe.

Aminata dit qu’elle et son bébé sont mouillés quand la pluie s’infiltre dans l’échoppe du marché dans laquelle elles dorment. Quand elle en parle, elle commence à pleurer. « Je pleure parce que j’ai ce bébé, elle est malade et je n’ai pas les moyens de l’aider ».

Aminata ne sait plus vraiment depuis quand elle vit du commerce du sexe, mais elle dit qu’au moins quatre jours de l’An sont passés depuis qu’elle a commencé. Elle raconte qu’une femme de son village, dans le nord du pays, est venue voir ses parents et leur a dit qu’elle aiderait Aminata à faire du petit commerce.

« Je suis venue et j’ai commencé à vendre sur le marché, mais la femme pour laquelle je travaillais se plaignait tous les jours parce que je ne faisais pas assez d’argent. Alors j’ai commencé à travailler comme porteur dans le marché. Elle disait toujours que je ne rapportais pas assez d’argent. Elle me maltraitait et ne me payait jamais pour mon travail. C’est pour ça que je suis partie ».

Elle a rejoint d’autres jeunes qui vivaient dans la rue. « J’ai commencé à ‘faire des passes’ parce que je n’avais rien, ni nulle part où aller. Je demandais 500 ou 1 000 francs CFA [un à deux dollars] ».

M. Irié, de Cavoequiva, a souligné que de nombreuses jeunes filles avaient déclaré avoir été violées avant de commencer à échanger des relations sexuelles contre de l’argent.

Ce fut le cas de Djeneba*, qui raconte que la femme pour laquelle elle travaillait lui a demandé à plusieurs reprises de se mettre à vendre son corps.

« Elle m’a dit de le faire ; j’ai refusé », a dit Djeneba à IRIN. « Elle m’a redemandé de le faire ; j’ai refusé. Alors une nuit, cinq jeunes m’ont violée sous la menace d’un couteau ».

Djeneba, dont les yeux marrons sont encadrés par de grands faux cils bleus, a ajouté : « Quand mes blessures ont cicatrisé, j’ai commencé ».

Pourquoi a-t-elle commencé ? « Je n’avais pas d’argent ».

Quand on lui demande si elle veut continuer à faire ce travail, Djeneba laisse échapper un « Nooooon » guttural. « Si j’avais de l’argent, je ne ferais pas ça ».

Djeneba et ses amies ont reconnu qu’elles n’utilisaient qu’occasionnellement des préservatifs. Dans un film réalisé par Cavoequiva, des filles parlent des drogues qu’elles prennent avant de se préparer pour le travail, la nuit.

Après la mort de son bébé, le 23 juin, Aminata – malade depuis l’accouchement - a consulté un médecin grâce à l’aide de Cavoequiva.

M. Irié a expliqué qu’avec ses collègues, il cherchait à faire rentrer Aminata dans sa famille. « Elle a accepté à contrecœur », a-t-il dit. « Au début elle ne voulait pas, disant que son village natal était trop pauvre et qu’elle voulait rester à Abidjan. Mais finalement elle a accepté ».

L’équipe de Cavoequiva accompagnera Aminata dans son village, a-t-il dit.

Source: CRITICAFRIC

22:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : criticafric, irin, ong cavoéquiva, prostitution en côte d'ivoire, proxénétisme à abidjan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 17 juin 2009

SILENCE, ON COMPTE NOS MORTS!

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Que de sinistres dans notre capitale économique, Abidjan, après les premières pluies diluviennes de ce mois de juin, qui en promet bien d'autres! Et chaque année, même scénario, même élan de compassion des autorités, mêmes visites des lieux, mêmes dons de soutien, et toujours même désordre dans l'habitat urbain, même tolérance du ministère de tutelle, même complaisance généralisée, mêmes installations et constructions anarchiques, même immobilisme de l'Etat face à la précarité de l'habitat, à Abidjan et en Côte d'Ivoire (crise oblige? Trop facile!), même résultats logiques, chaque année, et même ballet hypocrite, mêmes actions de sauvetage, mêmes plans de raccomodage!

Pauvre de ma Côte d'Ivoire! A quand une politique véritable de l'habitat et de l'assainissement, dans mon pays, et à quand une véritable action de déguerpissement et de RECASEMENT assisté par la nation toute entière, diligemment piloté par l'Etat? DIEU seul le sait. Pour l'heure, on est dédouané par la polarisation tous azimuts sur la sortie de crise. Pour l'heure, silence, on compte nos morts! Macabre décompte!

 Lu sur Abidjan.net. Un article de Frat-Mat : Inondations et glissements de terrains : L’état déclenche le Plan de Secours • Bilan partiel des drames et catastrophes: 21 morts, 6 disparus, 7 blessés, 48 familles des forces de sécurité et 112 étudiants sans abris.

D’énormes dégâts ont été enregistrés ces derniers temps à Abidjan. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu, hier, à Abobo.

Des immeubles (35 appartements) de la cité policière d’Abobo décoiffés. Ainsi que 13 logements de l’escadron de la gendarmerie d’Abobo. Des maisons inondées. Des familles sans toit. Non loin de là, des étudiants de la cité universitaire également sans abri du fait des pluies diluviennes qui arrosent Abidjan. Tel est le constat qu’a fait le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, hier, sur le terrain, après s’être rendu vendredi dernier sur les sites des éboulements et inondations.

Face à tous ces dégâts énormes enregistrés ces derniers temps à Abidjan, le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, a pris une mesure d’urgence. Hier, au cours de sa visite, il a officiellement ordonné au préfet d’Abidjan et à ceux de l’intérieur du pays d’actionner le plan Organisation de secours (Orsec) qui va leur permettre «en cas de nécessité, de réquisitionner tous les services publics, tous les moyens nécessaires à la remise en ordre des situations, des catastrophes naturelles. De secourir tous ceux qui sont victimes d’éboulement, ceux qui sont menacés par des eaux de pluie». Ce plan permettra, en outre, a-t-il indiqué, de refaire par exemple les toitures décoiffées et d’apporter les appuis à l’Etat et à l’inhumation des personnes décédées.

Pour lui, le temps n’étant plus au constat des sinistres, mais à la réaction. Le ministre de l’Intérieur est aidé dans l’accomplissement de ce plan, outre du préfet, d’une commission nationale comprenant plusieurs ministères. A partir d’aujourd’hui, le préfet d’Abidjan va réquisitionner les moyens qu’il faut pour faire face aux sinistres et secourir les blessés. Cela va participer à combler les attentes des habitants, a souligné le ministre.

Par ailleurs, avec la tornade, une partie de la clôture du lycée moderne d’Abobo s’est effondrée. Malheureusement, le mur s’est affaissé sur des commerçantes, faisant un mort et des blessés. Ces dernières tenaient leur commerce le long du mur.

En tant que tutelle des policiers et ayant aussi la charge des secours d’urgence en temps de paix, le ministre a apporté le soutien du Président de la République et du gouvernement, à toutes les familles sinistrées.

Egalement, le corps d’un enfant emporté par les eaux a été découvert dans un canal non loin de Fraternité Matin.

Les pompiers alertés se sont déportés sur les lieux de la découverte.

Christian Dallet (Frat-Mat du mercredi 17 juin 2009).

mardi, 16 juin 2009

DU NOUVEAU DANS L’AFFAIRE VIDEO BASSESSE!

           

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Une nouvelle version de l’affaire « Vidéo Bassesse » reçue, ce matin même, d’une amie qui connaît personnellement la mise en cause dans le scandale actuel, m’impose l’honnêteté intellectuelle et morale d’apporter quelques rectificatifs aux informations qui courent, en ce moment, sur le Net et dans les journaux, relativement à ce sujet. Sans rien enlever, pour autant, à la gravité de l’affaire.

 

Voici les faits qui m’ont été rapportés par mon amie, informaticienne de formation et fonctionnaire au Trésor Public, qui tenait à me restituer la vérité sur ce scandale moral, au regard des biais qu’elle a constatés dans ma version qui, soit dit en passant, est celle que nous a donnée la presse ivoirienne. Je les rends, bien entendu, avec mes mots :

 

L’affaire remonte à trois mois en arrière, c'est-à-dire au mois de mars 2009. La mise en cause serait, en réalité, une belle jeune dame célibataire, très calme, gentille, discrète et sans histoire, mère de deux enfants et employée de la Caisse Nationale d’Epargne (CNE et ex-CECP), au Plateau. Elle n’est donc pas mariée et, qui plus est, n’aurait jamais tenté de se suicider, même si elle est profondément affectée par cette histoire.

D’où est née sa relation avec l’auteur des photos osées et de la vidéo caustique et comment s’est-elle retrouvée à la CNE et au cœur de ce scandale ?

 

Tout aurait commencé à Yamoussoukro, à l’Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB, ex-INSET). La jeune dame, Mademoiselle Z., n’était alors qu’une étudiante. Un professeur de la prestigieuse école, qui n’est autre que le mis en cause dans le scandale, Monsieur O., tombe sous ses charmes et devient son amoureux ; disons, plus simplement, son copain. L’idylle dure entre les deux tourtereaux, qui gardent d’excellentes relations amoureuses, même après l’INP-HB et jusqu’au jour du scandale.

 

Monsieur O. entre à la CNE et y est nommé Directeur Commercial et Marketing. Usant de son rang et de sa fonction dans l’entreprise, l’homme, qui entre temps s’était marié, trouve du stage à son ex-dulcinée ( ?), en 2006, dans la boîte où il est en fonction, suivie naturellement d’un contrat à durée indéterminée, c'est-à-dire d’une embauche de la jeune dame.

 

Leur idylle de Yamoussoukro ne s’étant jamais vraiment éteinte après le mariage du mis en cause, va reprendre du poil de la bête, sous l’effet de la promiscuité quotidienne. La passion se rallume alors avec une force toute nouvelle. Les ébats amoureux vont donc se multiplier entre les deux amants, aussi bien en dehors de l’entreprise que dans ses bureaux.

La collaboration professionnelle les expose constamment à la tentation. Quand l’envie les domine sur place, l’acte sexuel se déroule dans le bureau de l’amant patron.

C’est ainsi que notre quidam, un tantinet pervers (c’est le mot de mon interlocutrice), prend le plaisir et la liberté de filmer son amante, avec bien sûr son accord.

 

            L’idylle suit son cours normal, jusqu’au jour où monsieur part en mission, en laissant derrière lui son ordinateur personnel de bureau en panne, à faire réparer. L’informaticien de la maison commis à la tâche, y découvre l’impensable (certainement, en déverrouillant les fichiers codés) et le rapporte aux autres patrons de l’entreprise, pour qu’ils voient les pratiques indignes de notre sieur dans leurs bureaux. L’affaire fait grand bruit dans la boîte et ébranle les deux personnes fautives.

Mais, ce n’est que dans ce mois de juin 2009, dans la semaine du lundi 8 au dimanche 14, que le scandale éclate sur la place publique abidjanaise et dans la presse nationale, par la mise en circulation sur Internet des 14 fichiers photos et de la vidéo « Bassesse ».

Par qui et comment ? Le mystère reste entier. Néanmoins, pas pour longtemps. Les enquêtes en cours nous le dirons, mais à priori, on pourrait pointer un doigt accusateur sur l’informaticien qui a travaillé sur l’ordinateur du Directeur Commercial et Marketing.

L’a-t-il fait intentionnellement ? Les fichiers lui ont-ils été volés ? Et publiés, à son insu (nous rappelant une certaine affaire BEHANZIN) ? Etait-il le seul, à la CNE, à être en possession desdits documents ou les avait-il aussi remis aux patrons de la maison ? Partant de là, un désir de nuire ou de régler des comptes personnels, un quelconque sentiment de vengeance, de jalousie ou de pure méchanceté contre notre quidam ne serait-il pas à l’origine de la mise en circulation sur Internet des images à scandale ? Beaucoup de questions restent sans réponses.

 

            Autre fait important à relever : Les images ont été verrouillées par leur auteur pour qu’on ne puisse pas voir la figure de la jeune dame. Des zones blanches cryptées dissimulaient son visage, dans le souci de donner un caractère anonyme aux photos. C’est, du moins, ce que me rapporte mon interlocutrice.

Ce verrou a été levé par l’informaticien. Peut-être à la demande des autres patrons de l’entreprise, déterminés à découvrir, vaille que vaille, l’intruse qui vient s’adonner à ces ébats osés, dans leurs bureaux, avec leur collègue. La stupéfaction a dû être grande de voir apparaître le visage de la collaboratrice.

 

            L’affaire étant sortie du cadre professionnel pour se retrouver sur la place publique, les jeunes du quartier de notre amoureuse, scandalisés, outrés, hors d’eux-mêmes pour ce qu’ils ont vu et entendu, tentent de la lyncher. Dame Z. n’aura le salut que grâce à l’intervention rapide d’une escouade du CECOS, en patrouille dans la zone, qui l’a exfiltrée.

A part ce fait malheureux, abréger ses jours est, pour elle,  hors de propos. Il n’a donc jamais été question pour dame Z. de se suicider.

 

            Quant au sieur O., il a été interpellé par la Police Judiciaire, (certainement, sur plainte des parents de la jeune dame) et mis en garde à vue. Quel est son sort actuel ? Nul ne le sait. Du moins, pour l’instant. Selon la presse, il aurait été mis aux arrêts. Une enquête aurait été ouverte pour apporter un éclairage sur les tenants et les aboutissants de cette scabreuse affaire et situer toutes les responsabilités (sociale, professionnelle et pénale).

 

            Aux dernières nouvelles, notre jeune dame tenterait de quitter la ville d’Abidjan voire la Côte d’Ivoire, pour se faire oublier, se couvrir contre l’opprobre et se mettre à l’abri d’un éventuel acte désespéré.

Je vous devais ces informations, pour que chacun apprécie l’affaire sous ce nouvel éclairage, même si j’estime, personnellement, qu’il n’enlève rien à la gravité du scandale. Je me suis acquitté d’un devoir moral et intellectuel. Soyez bénis !

 

 

Fraternellement !

 

DINDE Fernand AGBO

dimanche, 14 juin 2009

AFFAIRE VIDEO BASSESSE: MON REGARD SUR LE SUJET

 

 

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Chers tous, au début de cette semaine, un scandale moral retentissant qui a eu pour théâtre le siège de la Caisse Nationale d’Epargne (CNE), a fait la Une des journaux et est, en ce moment, au centre des discussions et des controverses les plus passionnées. Le scandale prenant de l’envergure, BOB TRAORE en a fait une analyse qu’il a publiée, le jeudi 11 juin 2009 (voir la date du premier commentaire de l’article), sur son blog http://cogito.ivoire-blog.com, sous le titre « SEXE ET PORNO DANS LES BUREAUX  DU PLATEAU (ABIDJAN) : UN DANGER POUR LA SOCIETE IVOIRIENNE ».

 

Le même jour dans la soirée, je relaie l’article sur mon blog, sous le titre « HONTE A LA COTE D’IVOIRE ! ». Controverse sur le titre, négation des faits, scepticisme, condamnation sans appel des mis en cause, compassion, plaidoyer, injures aussi bien aux deux tourtereaux qu’aux deux éditeurs de l’article, remerciements des uns, désaveu des autres, tout y passe. Aussi bien sur mon blog que celui de BOB TRAORE.

La passion s’empare de tous. Les statistiques des deux blogs explosent littéralement : Des centaines et des centaines de lecteurs (au moins 1200) par jour, plusieurs dizaines d’internautes en ligne toutes les minutes et en permanence le long de la journée, des milliers de pages lues (au moins 3600) par jour. Tous nos compteurs se sont emballés. Cet article a battu tous les records en visiteurs, en visites et en commentaires de la blogosphère IVOIRE-BLOG ! Témoignant de l’intérêt marqué que les ivoiriens portent au sujet et aux réponses qu’ils aimeraient avoir à leurs interrogations pour comprendre l’impensable ou voir les preuves de ce qui est avancé.

 

Mais avant d’aller plus loin dans nos propos, faisons un bref résumé des faits. De quoi s’agit-il ? 

Selon les informations recueillies dans les journaux de la place, une femme mariée, stagiaire (ou secrétaire, selon certains) à la Caisse Nationale d’Epargne (CNE) et son patron, le Directeur Commercial et Marketing de la boîte, ont eu des ébats amoureux très toniques dans le bureau de ce dernier, marié lui aussi.

Apparemment, ils le faisaient assez souvent, au regard des trois différentes tenues revêtues par la dame (camisole en Wax Hollandais, body et tunique) et vu sa grande aise, ses traits détendus, voire même son léger sourire, quand on regarde les 14 photos de ses postures osées et la vidéo de leurs ébats.

 

                L’ordinateur portable du monsieur, dans lequel il avait transféré toutes les images capturées par la caméra de son téléphone cellulaire (pendant leurs ébats sexuels), étant tombé en panne, il va naturellement le faire réparer. Mal lui en prit ! Les dépanneurs ont découvert les fichiers compromettants et les ont balancés sur Internet. Scandale dans le pays ! Conséquence : L’époux de la dame en cause, entré en possession des fichiers, la répudie, sans autre forme de procès.  Effondrée aussi bien par la séparation brutale d’avec son mari que par le retentissement de la diffusion publique de ses ébats adultères, elle tente un suicide qui échoue.

 

                Les parents de la stagiaire, prenant ombrage de l’affaire et des pratiques dégradantes du sieur plus haut désigné sur leur fille, porte plainte contre le patron indélicat, qui se retrouve en prison.

 

                Que penser de cette affaire et même de sa publication ? Et pourquoi je la considère, personnellement, comme une grande honte pour la Côte d’Ivoire toute entière ?

 

                Le fait en lui-même est assez banale : Il s’agit d’ébats amoureux entre deux personnes qui ont eu de l’attirance l’une pour l’autre ou qui ont trouvé des motivations personnelles à leur libre et plein consentement de commerce sexuel. Certains ont avancé sur nos deux blogs (et aussi en dehors) que c’était en vertu du droit de cuissage en vigueur dans nos administrations que la stagiaire a, certainement, dû céder aux assauts répétés de son patron et fini par y prendre plaisir. Pour d’autres, elle l’a fait dans l’espoir d’être embauchée dans l’entreprise, certains disent que c’est une nymphomane, portée sur l’acte sexuel, pour d’autres encore, elle est cupide, inconsciente, de moralité légère, idiote, sans personnalité, insensée, folle même, pour accepter de se faire filmer nue, jusque dans sa plus profonde intimité et, qui plus est, par un homme qui n’est pas son époux (et même là encore, c'est-à-dire si c’était son époux, ce ne serait pas même acceptable).

Pour un certain nombre de nos lecteurs, il n’appartient à personne de la juger, pas plus que pour l’homme, mais à DIEU seul de le faire, en toute souveraineté. En revanche, disent-il, ce dont ils auraient le plus besoin, en ce moment, ce serait de notre compassion et de notre compréhension.

 

                L’homme fautif quand à lui a été traité : De refondateur, de méchant, d’animal, d’imbécile, de cynique. Les uns et les autres ne comprennent pas comment il a pu faire une chose pareille à la femme de son prochain, avilir ainsi une pauvre femme, même si elle est consentante pour un acte sexuel coupable.

 

                Pour une amie qui a bien voulu me faire parvenir son avis sur la question, il est vraiment bête de se laisser photographier ou filmer, nue. Elle estime que ni l’amour ni l’argent ne doivent nous amener à filmer nos ébats sexuels. Les conséquences de telles pratiques sont là, aujourd’hui. A part cela, elle affirme et atteste que tout le monde sait, en Abidjan, que les gens font l’amour dans les bureaux. Une personne sur ce blog a même affirmé que cela se passe entre midi et deux (12h à 14h).

 

Pour l’amie en question, ce n’est pas cela qui est le problème (se refusant à les juger). Mais, c’est le fait de prendre des images qui est dangereux, et en plus, dit-elle, on ne voit que la femme sur les photos et la vidéo et pas l’homme qui est l’initiateur de toute cette tragédie. Elle affirme avec amertume que c'est toujours la femme qui est humiliée. « Pourquoi l’homme ne se laisse jamais filmer ? », se demande t-elle. On pourrait lui répondre : Parce que, justement, c’est lui qui tient la caméra. Et donc qui seul décide de ce qui doit être filmé.

Mais il aurait pu quand même se faire aussi filmer par la femme, par parallélisme de forme. Il ne l’a pas fait et, personnellement, je trouve que cet individu a vraiment des pensées sombres, c’est un vil calculateur, qui refuse de se salir (s’il le considère comme tel) et qui expose les autres à l’ignominie.

 

                Plus grave, selon elle, le fait qu’ils n’ont pas même daigné utiliser un préservatif, par ces temps qui courent où le sida sévit sans merci, c’est totalement écoeurant !

 

                Je partage son avis sur la quasi entièreté des points qu’elle a relevés. Mais, en ce qui me concerne, le fait que les ivoiriens s’adonnent à des ébats sexuels dans les bureaux, que cela devienne une pratique courante et prenne l’ampleur actuelle, est inacceptable. Je considère cela comme une honte nationale, quand on sait déjà que la mondanité débridée (les Rues Princesses, en Côte d’Ivoire), la pédérastie, le lesbianisme et la pédophilie connaissent une ascension aussi fulgurante que déconcertante dans notre pays, en un temps si record, et surtout au sein de la jeunesse.

Des autorités de ce pays, de hauts cadres de cette nation, y ont également plongé, corps et âme. Certains parmi eux n’hésitent pas à uriner, pire, à déféquer sur les filles avec lesquelles ils couchent, souvent en partouse, pour accroître leurs pouvoirs mystiques et leur fortune.

Il va falloir rééduquer les ivoiriens et recentrer les valeurs morales et sociales, chez eux.

 

A ceux qui font ces choses dans les bureaux : Je considère que s’ils veulent « s’envoyer en l’air » comme on dit, rien ne les empêche de se louer une chambre de passe ou d’hôtel pour se livrer tout entier à leurs vices.

Le faire dans les bureaux est un crime et ne doit pas être considéré comme une chose banale. Pour moi, c’est tout le symbole de la déchéance morale et spirituelle de l’ivoirien, qui tend à remplacer la valeur « travail » par le plaisir charnel, sous toutes ses formes.

 

Suivez-moi bien : Nous sommes devenus, nous ivoiriens, fainéants, attachés aux moindres fêtes et célébrations, plus portés sur la jouissance (bien souvent impie) que sur l’effort. Nous nous amenons au bureau à 9h-10h, nous y lisons nos journaux, en faisons bruyamment le commentaire, pour aller ensuite faire nos courses personnelles (aux heures de travail) ; les femmes, elles, s’adonnent allègrement à leurs ragots et autres commérages habituels, papotent à longueur de journée, reçoivent mal les usagers de nos services publics et privés, s’activent plus à séduire qu’à travailler (body, pantalon collant ou moulant, tenues suggestives, maquillage), pour disparaître dans un maquis, un marché ou un restaurant, avant midi.

Entre midi et deux, pause copulation et partouse (je caricature), avec « les femmes des gens » et les « fraîchni ».

A 16h, les bureaux commencent à se vider, le personnel devient introuvable. « Il est difficile d’avoir le bus à 18h et les embouteillages, à cette heure de pointe, sont intenables », disent les Abidjanais. Voici comment nous espérons bâtir un grand pays. Mais une fois partis des bureaux, nous aurions espéré les trouver près de leurs conjointes ou conjoints et de leurs enfants. Que nenni ! Ils atterrissent dans les maquis et autre bars climatisés pour s’abreuver d’alcool.

Cela, c’est le programme de la semaine de quatre jours (les ivoiriens ne travaillent pas vendredi).

 

Vendredi, c’est le jour de la « montée directe au paradis sans mourir ». Les bureaux sont déserts. Au programme, levées de corps, convois sur les villages des défunts. En bonne et joyeuse compagnie : A bord de voitures somptueuses, souvent mal acquises (avec l’argent détourné des services ou le fruit de la corruption éhontée de leurs propriétaires), des « refondatrices » en bonne place, comme on les appelle chez nous. Raison officielle du voyage : On va soutenir un ami, une connaissance ou un proche éploré ; objectif officieux : faire la fête, retrouver les « anciens tisons », les « doubéhi » et que sais-je encore !

Toujours au programme du vendredi : Fêtes traditionnelles ou préparatifs de fêtes traditionnelles, mariages ou courses de mariage, anniversaires ou courses d’anniversaire, fêtes diverses (même pour célébrer des diplômes achetés !). Et bien souvent, avec personne pour remplacer les absents dans leurs tâches.

 

                Voici la Côte d’Ivoire que je décrie et dont j’ai honte ! Et qui, malheureusement, ne s’améliore pas mais, bien au contraire, empire chaque jour davantage ! C’est à ce tableau peu enviable, et à limite chaotique, qu’est venu s’ajouter le scandale des scènes porno de bureaux et qui m’a poussé à publier l’article de BOB TRAORE sur mon blog, dans le seul but d’interpeller ma nation et non d’exposer sur la place publique un quelconque individu pour en tirer je ne sais quelle jouissance ; c’est également ce qui me fait crier : Honte à la Côte d’Ivoire ! Parce qu’elle n’est pas à son premier acte affreux.

On me dira que cela se fait aussi ailleurs, et même pire ! Excusez-moi, mais je préfère me mêler d’abord de ce qui me regarde et de ce que je connais. Il y a également une chose à ne jamais perdre de vue : Chaque nation a sa destinée devant le Créateur. La Côte d’Ivoire ne doit pas manquer la sienne de « Locomotive de prospérité et de vie » pour l’Afrique.

 

                J’ai eu l’insomnie, une grande partie de cette nuit, à cause de ces deux personnes. Surtout parce que j’ai été très malheureux pour cette dame et j’ai dû passer le clair de ma nuit à prier et à intercéder pour elle, pour qu’elle aie encore la force de vivre et n’abrège pas ses jours. Qu’elle se repente et vive ! Que cet homme aussi se repente et vive !

Au-delà de la gravité de son acte et de sa culpabilité avérée, j’ai été étreint d’une grande tristesse et d’une profonde compassion pour cette dame, après avoir vu le cru extrême des photos et de la vidéo que GUICHARD m’a expédiées. Elle a été et s’est (tout à la fois) franchement avilie. Cet homme a accompli une chose effroyable ! On ne rabaisse pas ainsi une femme !

 

Je le demande à tous, comme certains parmi nous l’ont déjà fait : Ne faisons plus circuler ces images. Sauvons ce qui peut encore être sauvé de la dignité de cette femme (en pensant à nos mères, à nos épouses, à nos sœurs et à nos filles), même si elle a été consentante dans l’acte. Rendons à cette femme sa dignité. Détruisons ou cachons ces fichiers ! Je demande à FORTUNE, qui les a mis en ligne, de supprimer ce lien. Sauvons cette soeur ivoirienne!

J’implore son époux de se surpasser et de la reprendre avec lui, pour sauver sa vie. Le remord est déjà immense, chez elle, il n’en faut pas davantage. Elle le lui revaudra toute son existence. « L’amour est patient, l’amour est plein de bonté, il excuse tout, il espère tout, il supporte tout », nous disent les Ecritures Saintes, dans 1 Corinthiens 13. C’est un effort surhumain que je lui demande (et il n’aura rien à se reprocher s’il n’y accorde pas de suite favorable). Mais qu’il le fasse, s’il aime sa femme ou s’il l’a aimée, un jour. Ce sera une leçon pour elle, pour tout le reste de sa vie.

 

Le chrétien que je suis va maintenant parler (je n’en ai plus le choix, à cause de la gravité de ce qui arrive, à grand pas, sur notre peuple) : Il faut que les ivoiriens qui croient encore en DIEU et mettent en pratique Sa Parole se mettent à prier ardemment pour ce pays ! Les révélations qui courent, en ce moment (elles sont très, très récurrentes), sur notre pays sont plus que terribles et disent en substance ceci :

A cause de la perversion de cette nation, de son impiété malgré toute son apparence religieuse et de la corruption en son sein de ceux qui font profession de connaître DIEU, une guerre civile EFFROYABLE va bientôt éclater, en Côte d’Ivoire, pour l’épurer. DIEU, dans toute sa sévérité et tout son amour, a décidé de châtier cette nation. La chose est déjà arrêtée, par décret divin. Nous ne pouvons absolument plus y échapper, parce que nous avons été longtemps avertis et que nous n’avons pas considéré la parole d’interpellation du Divin Maître.

 

Cette dernière crise nous arrivera subitement et sera sans appel. Elle prendra l’allure d’un génocide et les morts se compteront par centaines de milliers. Le pays se videra vers les états voisins. Ceux qui ne se repentiront pas de leurs mauvaises voies (péchés sexuels, corruption, impiété, détournements de fonds, sexualité contre nature, blasphèmes contre DIEU, ivrognerie, mondanité débridée, orgies, sorcellerie, idolâtrie, sciences occultes et ésotériques, piété de façade, etc.) y laisseront, pour le plus grand nombre, leur vie. Que celui qui a des oreilles entende !

Ce que DIEU désire, ce n’est pas la mort du pécheur, mais qu’il se repente et qu’il vive !

 

Ezéchiel 33 : 3 : « Dis-leur : Je suis vivant ! dit le SEIGNEUR, l’ETERNEL, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie ; et pourquoi mourriez-vous… ! »

 

Ezéchiel 33 : 9 : « Mais si tu avertis le méchant pour le détourner de sa voie, et qu’il ne s’en détourne pas, il mourra dans son iniquité, et toi tu sauveras ton âme ».

 

Peuple de Côte d’Ivoire, tu es une fois de plus averti ! DIEU dans son amour infini t’interpelle une ultime fois, avant l’absolue furie de son feu purificateur. A bon entendeur, salut !

  

 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 11 juin 2009

HONTE A LA COTE D'IVOIRE!

Lu sur cogito.ivoire-blog.com et publié sur mon blog pour interpeler tout le peuple ivoirien. Un véritable scandale national! (Excusez-moi pour le cru de la photo). Que DIEU aie pitié de la Côte d'Ivoire et des foyers ivoiriens!

 

 

 

Ebats sexuels et pornograhie dans les bureaux du Plateau (Abidjan): Un danger pour la société ivoirienne.

 

 

CECP masqué.JPGCroyez-moi, cette scène a lieu en plein Plateau, quartier administratif et d'affaires d'Abidjan. Dans un bureau d’un établissement financier de la place. Une stagiaire, qui se fait, à maintes fois, photographier et filmer par son boss au cours d’ébats sexuels bien enlevés avec ce dernier. Jusque là, la plupart des internautes de la capitale économique de Côte d'Ivoire, qui ont reçu ces scandaleuses images, se demandent encore ce qui a bien pu se passer dans la tête de ces deux tourtereaux adultères (tous deux mariés), pour offrir des scènes aussi honteuses au monde entier. En effet, que recherchaient-ils en se comportant ainsi? En tout cas, cette affaire vient mettre à nue ces comportements irresponsables de certains cadres d'administrations (publiques ou privées) en Côte d'Ivoire, qui n'hésitent souvent pas à transformer leur lieu de travail en de véritables chambres de passe, pour s'offrir des moments d'intenses plaisir avec de jeunes demoiselles aux ambitions indécentes. Voici ce que valent nos hauts cadres!


Lorsqu'on les aperçoit dans nos rues, marchant avec fières allures, enviés par plus d’un, arborant leurs costumes cravates haut de gamme, on n’est loin de s’imaginer à quel point ces gens sont capables de pousser le vice jusqu’à un certain degré de bassesse humaine.

Aujourd’hui, ce qui est désormais connu sous l’appellation d’« affaire pornographie à la CNE », a fini par aller au-delà de l’Internet, pour occuper les colonnes des journaux d'Abidjan. Et, ce qui est inquiétant, c'est que les deux acteurs de ce sacndale ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, ce qu’ils ont fait n’est que le reflet d'une habitude, dans les bureaux feutrés de nos administrations, dans la très respectable commune du Plateau. Je me garde également, pour des questions de pudeur, de diffuser sur ce blog ces images de la déchéance humaine, ainsi que le film (vidéo), intitulé « bassesse », montrant une séance d'ébats sexuels entre notre stagiaire et son boss, dans le bureau de celui-ci.

 

Acceptez, chers lecteurs, que je vous épargne les détails sur l’identité des deux tourtereaux (disponible dans la presse d’aujourd’hui), car je pense- c’est mon point de vue- qu'ils ont droit, malgré tout, à une certaine dignité. Nous apprenons même par un canard abidjanais que la jeune dame en question, dûment identifiée par ce journal, a déjà échoué à une tentative de suicide après l’éclatement de ce scandale, qui a amené son époux à se débarrasser d’elle. Ses parents, bouleversés et choqués par ces images et films aussi dégradantes qu’humiliantes, ont saisi le procureur de la république, qui a procédé à l’arrestation du « patron pornographe », apprend-on dans la presse (le Nouveau Réveil du jeudi 11juin 2009)

 

Pour la petite histoire, je rappelle que ces images pornographiques, qui ont été largement diffusées sur le net, sont l’œuvre d’un homme, cadre dans une entreprise bancaire au Plateau, qui non seulement avait, de façon récurrente, des relations sexuelles avec sa stagiaire dans son bureau, mais prenait le malin plaisir de filmer et de photographier leurs ébats à l’aide de son téléphone portable. Malheureusement pour ces deux amoureux adultères (chacun étant marié de son coté), l’ordinateur du boss, dans lequel étaient stockées ces « images de la honte » a pris un coup, et c’est au cours de sa réparation que les techniciens ont découvert le déconcertant album photos, doublé d’une vidéo érotique court métrage, où les deux collaborateurs se défoncent à merveille.

 

A travers ce billet, je veux interpeler toute la société ivoirienne sur ces pratiques aussi ignobles qu’immorales qui ont cours dans les bureaux du Plateau. Ce qui m’amène à me demander où va notre société avec une telle déchéance morale.

 

A la prochaine!

 

 

BOB TRAORE DE DJESS dit COGITO, sur cogito.ivoire-blog.com


 

 

Lire d'autres articles sur le sujet (cliquer sur):


- Du nouveau dans l'affaire Vidéo Bassesse

- Affaire Vidéo Bassesse: mon regard sur le sujet

samedi, 23 mai 2009

DRAME AU FELICIA: ENFIN DES RESPONSABLES! QUE JUSTICE SOIT FAITE!

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Les premiers résultats de l’enquête sur le drame du 29 mars au Stade Houphouet-Boigny, sont connus depuis hier. Albert Anzouan Kacou, le président du comité d’organisation du match Côte d’Ivoire-Malawi et trois membres des Forces de sécurité et de défense (Fds), le chef du district 4 de police, Djokouehi Léon, le commandant du groupe des escadrons, Valentin Gadau Obou et Léopold Magloire Goué, commandant du camp commando d’Abobo ont été inculpés hier, pour homicide et blessures involontaires.
C’est le résultat des deux enquêtes diligentées par le parquet sur injonction du Président de la République à la suite du drame survenu le 29 mars dernier lors de cette rencontre au stade Houphouet-Boigny. M. Anzouan sera traduit devant le tribunal correctionnel en citation directe. Tandis que les agents des Fds mis en cause devront passer par une autre procédure pour être jugés. Selon les conclusions de l’enquête, il y a eu beaucoup de légèreté dans la sécurisation du match.
Avant chaque opposition, le comité d’organisation organise une réunion dite de sécurité avec les responsables Fds commis à la sécurité du match, le responsable sécurité Fifa et un membre de la commission sécurité de la Fif. Cette procédure, selon le rapport lu par le procureur de la République Raymond Tchimou, entouré pour la circonstance de ses substituts, a été respectée pour ce match Côte d’Ivoire-Malawi. «Seulement l’enquête a révélé qu’elle a été quasi informelle en ce sens qu’elle n’a pas été sanctionnée par un procès-verbal qui aurait permis, dans le cas d’espèce, de situer immédiatement après coup, les responsabilités. Cette carence a suscité une polémique quant aux missions effectivement confiées aux différents participants, notamment les fds», révèle-t-il. Plus grave, à cette réunion informelle, l’enquête révèle qu’il n’y avait aucun membre de la commission sécurité de la Fif. Le commandant Goué Léopold représentant la gendarmerie, qui assurait la couverture du match n’y était pas non plus. Selon donc le document distribué par les services du procureur, cette réunion tardive «puisqu’elle a eu lieu seulement la veille du match, s’est tenue avec beaucoup de légèreté, en témoignent l’absence de procès-verbal et les absences des responsables précités». En un mot, le défaut de coordination pour la sécurisation du match a rendu inévitable ce drame.
Au niveau de la billetterie, M. Anzouan a eu tort de confier l’édition des billets à un certain Aka Faustin qui n’est pas imprimeur. Ce dernier aurait sollicité les services de plusieurs imprimeries, ce qui aurait ouvert largement la porte à la possibilité d’émettre des billets parallèles. Pire, les premières déclarations d’Anzouan sur une chaîne de radio internationale se sont révélées fausses. Le patron de l’organisation de la Fif annonçait avoir vendu 31.616 tickets. Alors que son associé Aka Faustin avouait en avoir confectionné plus de 37.000. Plus que la capacité d’accueil du stade Houphouet-Boigny. L’enquête note surtout un comportement suspect de M. Anzouan, qui tentait d’effacer des preuves. Il a demandé avec Koné Ardiouma, le directeur général par intérim de la Fif, à Beugré Ando le comptable de cette instance, d’émettre une facture antidatée de 31.616 tickets.
Les forces de l’ordre, elles, seront jugées pour avoir minimisé les risques de débordement. Venues en nombre insuffisant, elles se sont limitées aux missions contenues dans les courriers qui leur ont été adressés par le comité d’organisation de la Fif. Alors qu’elles ont une mission régalienne de maintien de l’ordre qui les obligeait à prêter main-forte ou même à demander du renfort pour éviter ce genre de drame. Selon le procureur, il n’appartient pas à la Fédération ivoirienne de football (Fif), qui est une structure privée de dicter aux Fds, les dispositions sécuritaires à prendre. Le délit de racket n’a certes pas été prouvé. Cependant, il leur est reproché l’absence de filtrage des spectateurs non munis de tickets au premier poste de contrôle. Ce qui a constitué, selon l’enquête, la faille majeure du dispositif sécuritaire de la Fif. Puisqu’ayant permis un attroupement massif aux abords immédiats du stade. D’autres délits, à savoir faux et usage de faux en écriture privée et de commerce sont attribués à Beugré Andoh (comptable à la Fif), Koné Ardiouma (Dg de la Fif), Yao Séraphin, Camara Shindou, Kouadio Rosine Kouadio et Kouakou Florence. Deux autres personnes, Aka Faustin et Serges Zabalou, sont poursuivis pour faux et usage de faux en complicité avec M. Anzouan. Ils devront tous passer devant le tribunal le 19 juin prochain.

Paul Bagnini

Source: Fratmat

jeudi, 02 avril 2009

UN PRESIDENT QUI FAIT TOTALEMENT CORPS AVEC SON PEUPLE

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La Côte d`Ivoire a rendu hier , à la première journée du deuil national de trois jours décrété par le Président de la République, un hommage bouleversant aux 19 jeunes tombés, dans une bousculade, au Stade Félix Houphouët-Boigny, le dimanche 29 mars 2009, avant le match Côte d'Ivoire - Malawi (5 - 0), comptant pour les éliminatoires combinées CAN - MONDIAL 2010. A cette occasion, le Président Laurent GBAGBO, profondément ému et affligé par cette tragédie, n`a pu réfrener ses larmes. Donnant la preuve de son profond amour pour son peuple.

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"Nous voici réunis pour des circonstances dramatiques. Comme on l’a dit, des jeunes gens sont venus faire la fête, la fête de la jeunesse, la fête du sport. Ils sont venus s’amuser et ils ont rencontré la mort. C’est cela notre problème d’hommes, d’humains. Ces jeunes gens étaient venus parce que depuis longtemps, ils n’ont pas vu leur équipe nationale, leurs vedettes. Ils n’ont pas vu les Kalounho, les Kolo Touré, les Drogba, ils ne les ont pas vus jouer. Donc ils sont venus, ils étaient nombreux et moi-même quand je suis rentré au terrain, j’ai demandé à ceux qui m’accompagnaient si l’entrée avait été gratuite. Or l’entrée n’avait pas été gratuite. Ils avaient payé et ils sont venus. Il y avait tellement de monde ce jour-là au terrain et les gens qui étaient là avaient payé. Voilà, ils ont payé pour rencontrer la mort. Je voudrais ici remercier la Fédération internationale de football (FIFA) qui a décrété une minute de silence sur tous les stades du monde entier où se jouent les compétitions de la coupe du monde aujourd’hui même. Je voudrais qu’on transmette à M Blatter, nos remerciements, parce qu’il nous arrive souvent des malheurs, mais ce n’est pas toujours que les gens sont solidaires avec la Côte d’Ivoire. Il nous arrive souvent des malheurs, mais ce n’est pas toujours que les gens sont solidaires…" S`exprimait le Président Gbagbo, avant de fondre en larmes.

Sans commentaire.

mercredi, 01 avril 2009

YOUPI ! NOUS SOMMES PAUVRES ET TRES ENDETTES !

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Hier, mardi 31 Mars 2009, le Président de la République de Côte d’Ivoire a fait une adresse à la Nation, suite au drame qu’a connu notre pays, le dimanche 29 Mars 2009, au Stade Félix Houphouët-Boigny, avant le match Côte d’Ivoire – Malawi comptant pour les éliminatoires couplées de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2010, drame qui a fait 19 morts et 132 blessés par étouffement et par piétinement. Il a décrété un deuil national, du 1er au 3 avril 2009, pour permettre aux Ivoiriens de se recueillir et d'avoir une pensée pieuse pour leurs disparus.

Il a saisi cette occasion pour annoncer, officiellement, l’élection de la Côte d’Ivoire à l’initiative PPTE (Pays Pauvre Très Endetté), qui permettra, à terme, à notre pays - si nous donnons la preuve de notre capacité de bonne gouvernance - de se voir annuler près de 7000 milliards de francs CFA de dette. Mais cette disposition nous permet, dès à présent, de bénéficier d’une réduction dans le règlement annuel du service de la dette.
Une bouffée d’oxygène qui fait pratiquement sauter au plafond nos autorités gouvernementales, et le paradoxe ne manque pas de nous renvoyer une image tout à la fois cocasse et tout aussi franchement gênante.

Qu’à cela ne tienne, pourvu que cet argent serve à tirer notre pays de la mauvaise passe et de ce surendettement qu’il connaît depuis de longues années et qui a pris son origine, dans les années 1970, avec la gestion du Président Houphouët-Boigny, suivie des années 1990, avec celle du Président Bédié, a dit le Président GBAGBO.

Selon le Président de la République, cet argent servira prioritairement à éponger la dette intérieure, à assurer le versement des subventions des collectivités territoriales (Districts, Conseils Généraux et Mairies) pour donner un coup d’accélérateur au développement local et à oxygéner financièrement nos représentations diplomatiques, au nom de la dignité et de l’honneur de notre pays, qui ne peut se permettre, plus longtemps, de ne pas être solvable, à l’étranger.

Le Président qui se veut regardant sur la gestion de cette bulle d’oxygène, de cette manne, entend garder un oeil sévère sur son utilisation.
Si pour le renflouement des caisses de nos représentations diplomatiques et le règlement de la dette intérieure, je suis plus ou moins sûr que les déperditions seront moindres (quand même j’ai la certitude que les dettes seront réglées des plus offrants, en terme de dessous de table, aux moins offrants, la pratique étant plus qu’habituelle), il ne pourrait en être de même pour les collectivités territoriales.

Dans ces institutions, le réflexe est de s’en mettre plein les poches. Avec la complicité de tout le monde : Gouverneurs de Districts, Présidents de Conseils Généraux, Maires, Fournisseurs (beaucoup de factures sont du faux et des ententes), Entrepreneurs (au centre de bien des arrangements financiers qui remplissent les comptes bancaires des uns et des autres), Directeurs Techniques, Directeurs Financiers, Trésoriers Généraux et Contrôleurs Financiers (qui y trouvent largement leur compte, eux qui touchent des primes faramineuses pour contrecarrer ce genre de dérives mais qui ne font rien dans ce sens). Dans ce « deal », tout le monde mange. Allègrement. Sans que cela n’émeuve personne, le moindre du monde. C’est à cela que nous sommes habitués, dans ce pays extraordinairement désordonné.

Comment le Président GBAGBO compte imposer sa rigueur de gestion dans ce « foutoir », c’est à ce niveau-là que nous les Ivoiriens, nous l’attendons, comme on dit. Et pour cause : L’Inspection Générale d’Etat est inexistante, les services de la décentralisation commis au contrôle et à la préparation de l’approbation des budgets des collectivités territoriales par le Ministre de l’Intérieur, ne sont coercitifs ni à priori ni à posteriori des investissements. Ce qui permet à tout le monde de faire n’importe quoi et n’importe où, dans la plus grande sérénité, avec la bénédiction du Trésor Public. Extraordinaire ! Dans quel pays sommes-nous ?

Le Président GBAGBO (personne ne le lui a demandé) a pris un engagement devant la Nation d’être intraitable sur la question de la gestion de cet argent. S’il y a de la déperdition ou des détournements, il en sera le seul et unique responsable. C’est à lui de nous prouver qu’il est capable de tenir cette parole qu’il a donnée, devant tous, et de ne pas nous offrir l’occasion (que nous n’allons pas rater, soyez-en sûrs) de lui tirer dessus à boulets rouges. A bon attendeur…, salut !


DINDE Fernand AGBO

lundi, 30 mars 2009

QUAND LA BETISE IVOIRIENNE FAIT 19 MORTS

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"Un match où tout le monde était prévenu que c’est à guichets fermés, on ne peut pas comprendre ce qui s’est passé". Ce bout de phrase du Président de la FIF, Monsieur Jacques ANOUMA en dit long sur les intrigues qui ont eu cours et ce qui a bien pu se produire, au Stade Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, hier dimanche 29 Mars 2009, lors du match Côte d'Ivoire - Malawi (5 - 0), qui a causé la mort de 19 personnes et fait 132 blessés.

Comment comprendre, en effet, qu'un stade qui affichait plein avant même le jour du match a pu être le théatre d'un drame aussi épouvantable et aussi inacceptable! Des témoignages récurrents de supporters font état de racket des forces de l'ordre, aux portes du stade qui serait à l'origine de la bousculade et donc de cette catastrophe.
Selon leurs témoignages, les forces de l'ordre commises à la sécurité et à la régulation des entrées faisaient indûment entrer des spectateurs qui n'avaient pu obtenir leurs tickets pour le match et qui tenaient absolument à le voir, pour 1000F ou même 500F, qu'ils empochaient tranquillement. Ce qui a fait manquer les places (déjà payées par ceux qui avaient leurs tickets) réservées aux supporters en règle.

Ainsi des supporters ayant leurs tickets ne pouvaient pas entrer au stade quand certains qui n'en avaient pas entraient allègrement, sous leurs yeux, avec la complicité des agents de la force de l'ordre. C'est devant cette injustice intolérable que des milliers de supporters ont forcé le passage et provoqué, par la spectaculaire poussée dans laquelle plusieurs ont été étouffés, l'effondrement de la grille d'entrée, qui serait tombée sur les spectateurs déjà entrés. Sous la forte pression, des centaines et des centaines de supporters en auraient piétiné des dizaines d'autres (en passant sur la grille tombée sur eux). Le drame étaient inévitable!

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Si ces témoignages sont vrais, alors voici comment la bêtise humaine..., la bêtise ivoirienne!, aurait causé la mort de nos compatriotes, partis dans la joie, supporter les Eléphants de Côte d'Ivoire.

L'enquête diligentée par les autorités policières nous fera la lumière sur cette énième scabreuse affaire ivoirienne. Mais à première vue, la responsabilité de nos forces de l'ordre ne peut pas ne pas être engagée, elles qui étaient commises, justement, à assurer la sécurité de l'évènement et à nous éviter cet affreux malheur! Racket quand tu nous tiens ! ! ! Corruption quand tu nous tiens ! ! !

DINDE Fernand AGBO