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mardi, 20 mai 2008

LES CHOSES COMMENCENT A BOUGER DANS CE PAYS. NOUS N’EN DEMANDONS PAS MIEUX !

a46effb51fdc3e419f6ada342b7601d6.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

C’est de façon récurrente, persistante, têtue, que nous avons décrié les dérives éthiques et morales, la corruption aggravée et le racket quasi institutionnel dans notre pays, la Côte d’Ivoire, ainsi que l’immobilisme déconcertant de nos gouvernants, là où le minimum pouvait être assuré.
Nos dénonciations, jérémiades, gémissements et soupirs semblent, enfin, avoir été entendus. Le sommet de l’Etat sort de sa torpeur et les militaires passent aux actes. Témoignage.


I – LE COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 15 MAI 2008.

Le Conseil des Ministres qui s’est tenu le Jeudi 15 Mai 2008, de 12 heures 15 minutes à 13 heures 50 minutes, au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence M. Laurent GBAGBO a été, pour tous les Ivoiriens amoureux de leur pays, porteur d’une grande espérance et le sujet d’une grande joie et d’une grande satisfaction, relativement à la question de la lutte contre le racket et la corruption, dans notre pays. Et pour cause. C’est la première fois, à notre connaissance, que ce sujet fait formellement l’objet d’une intervention, en Conseil des Ministres, du Chef de l’Etat, consignée dans le communiqué officiel et est appelé à constituer l’ordre du jour central d’un Conseil des Ministres extraordinaire. Extraits :

« Avant d’aborder l’ordre du jour du Conseil, le Chef de l’Etat a fait un tour d’horizon de l’actualité sociopolitique nationale.
Il a ainsi abordé successivement la dernière réunion du CPC, la gestion de la crise relative à la cherté de la vie et le racket ainsi que la corruption (…)
Le racket et la corruption qui alimentent les débats dans l’opinion publique ont (…) constitué les préoccupations du Chef de l’Etat.
Pour apporter des réponses à ces préoccupations qu’il a lui-même relevées lorsqu’il était encore dans l’opposition politique, le Président de la République a décidé de la tenue d’un Conseil des Ministres consacré à ces questions pour y trouver des solutions. A cet effet, le Premier Ministre et les Ministres concernés prépareront dans un bref délai, une communication ».

Merveilleux ! Si, toutefois, cela peut se traduire en actes concrets et fermes, à brève échéance ! C’est tout ce que nous avons toujours demandé. Tous le savent, nous n’avons raté aucune occasion de critiquer le Président de la République, quand nous avons estimé que malgré tous ses efforts remarquables pour sortir le pays de la crise, il ne faisait pas assez dans certains domaines, et DIEU seul sait si nous avons été caustique, le cas échéant, tout patriote que nous sommes.
Aujourd’hui, nous estimons qu’il a pris une initiative hautement louable et républicaine. Il ne faut pas faire la fine bouche et le lui reconnaître simplement, en toute honnêteté. Monsieur le Président, félicitations et courage ! Que DIEU vous fortifie et vous bénisse dans cette nouvelle option !

II – LE DISCOURS DU PREMIER MINISTRE DANS LA REGION DE SEGUELA

A la faveur de son déplacement dans la région de Séguéla, dans le cadre du regroupement des éléments des Forces Nouvelles de la zone 5, le Premier Ministre SORO KIGBAFORI Guillaume a solennellement réaffirmé cette option nouvelle, qui s’inscrit désormais dans une ligne politique gouvernementale. Extrait :

« Le Secrétaire Général des FN a rappelé à ses chefs de guerre que le processus de DDR dans lequel ils se sont librement engagés en signant l’Accord de Ouaga, c’est pour le bien-être de la population qui a trop souffert des affres de ces longues années de crise. Il les a donc enjoints de mettre fin au racket et à toutes les autres exactions contre les populations. Une interpellation fortement applaudie par la population qui s’est massivement déplacée pour écouter le Premier Ministre.
‘‘Les populations ont eu à souffrir de certaines actions. Je pense qu’il est temps que nous nous améliorions sur le terrain. La question du racket, je vais de plus en plus en parler. Parce que ce n’est pas normal que sur les barrages on continue de prendre de l’argent à des populations qui ont été appauvries par cette situation de guerre. Nous sommes là pour aider les populations et non pour les faire souffrir. Et désormais, je serai ferme’’, a averti Soro.
Le Premier Ministre a aussi annoncé que dans les tout prochains jours, le gouvernement va prendre des mesures MUSCLEES (dixit le Primus) pour s’attaquer de façon frontale à la corruption vertigineuse qui gangrène l’Administration ivoirienne parce que ‘‘ce n’est pas normal qu’on paye pour avoir un concours ou un examen.’’
in Le Matin d’Abidjan, No 759 du Lundi 19 Mai 2008.

En attendant de prendre l’entière mesure de la bonne foi et de la capacité réelle de nos gouvernants - à travers leurs différentes déclarations - à vider ce vieux contentieux social, nous ne pouvons que nous féliciter de cette option nouvelle qu’ils ont prise et que nous considérons, pour notre part, comme une avancée significative dans la recherche des voies de sortie de cette véritable gangrène nationale.

III – LA NOUVELLE POSTURE DE L’ETAT-MAJOR DES ARMEES FACE AU FLEAU DU RACKET

L’une des choses qui nous procurent une joie immense, en ce moment, et qui nous redonnent espoir en la Côte d’Ivoire, c’est la décision prise par l’Etat-major des Armées, avec à sa tête le Général Philippe MANGOU, de passer à la répression ferme contre le racket, après la phase de sensibilisation (que nous avons trouvée longue et déprimante), considérée désormais comme achevée.
Enfin, une volonté clairement affichée (avec des dispositions formelles et objectives) de lutter contre le racket.
Les pièces administratives désormais exigibles aux passagers et aux conducteurs sont on ne peut plus clairement définies, des contacts des commandements centraux de la Gendarmerie et de la Police sont même donnés pour leur saisine par toute personne victime de tracasseries routières ou de racket, obligation est faite aux Forces de l’Ordre de porter dorénavant leurs badges et matricules afin d’être formellement identifiables et des contrôles inopinés par des patrouilles mixtes (autorités civiles et militaires), instaurés. Une toile qui ne manquera pas de se refermer sur les agents laxistes et véreux qui ne manquent pas, en Côte d’Ivoire. Bon vent à vous, Général Philippe MANGOU !

IV - RACKETS ET BAVURES POLICIERES: LE COMBAT HAUTEMENT LOUABLE DE ANGE KESSY

Notre joie a été encore plus grande quand nous avons lu, dans le quotidien Le Temps du lundi 28 Avril 2008, la communication du Commissaire du Gouvernement Ange KESSY, qui dénote une volonté farouche d’extraire l’ivraie de cette noble institution qu’est l’Armée ivoirienne :

« Comme la grande muette, tout ce qui touche à l`armée est toujours resté discret, ce qui a bien évidemment laissé l`impression d`une forêt sacrée impénétrable, infranchissable mais malheureusement où l`on pense que tous les coups sont permis. Or, c`est justement l`institution où par excellence, tous les coups ne sont pas admis. C`est pourquoi, il convient qu`au moment où l`on parle de plus en plus de réforme de l`armée, où l`objectif de l`autorité militaire est de rapprocher le peuple de son armée (Armée - Nation) de montrer à ce peuple, ce qu`on reproche à ses soldats et surtout comment la justice traite ces reproches qu`on leur fait pour qu`il n`ait pas l`impression d`une impunité, car un peuple ne soutient son armée que lorsqu`elle est propre, lorsqu`elle est sans reproche mais surtout lorsque ce peuple sait qu`il n` y a pas d`impunité. C`est pourquoi, nous comprenons les ivoiriens quand ils réclament que les brebis galeuses soient punies dans l`armée et c`est cela tout le fondement de la politique criminelle militaire(….).

(…)La politique criminelle militaire en Côte d`Ivoire lutte inlassablement contre l`impunité. Au départ, en effet, les sanctions des infractions militaires avaient pour but de rappeler à l`ordre et ramener la nécessaire discipline. Maintenant avec le développement et l`allure que prend la nouvelle forme de délinquance, il y a lieu d`administrer de véritables corrections à nos hommes qui ternissent l`image de l`Armée et contribuent à la détérioration, dans leurs actes, des rapports entre le peuple et ses Forces de Défense et de Sécurité. Des coups et blessures à l’escroquerie, tout y passe : de nouvelles formes de délits ont émergé dans certains corps : il s` agit par exemple, de l` escroquerie au visa : mesdames et messieurs faites beaucoup attention à ces corps habillés qui vous promettent des visas, ce sont des escrocs. Nos grands bandits habillés en treillis sont tous transférés à la MACA pour y purger les peines dans les mêmes conditions que les plus dangereuses crapules. Quand on examine le tableau de l`évolution de la délinquance, on se rend compte, bien vite que deux fléaux ont considérablement augmenté. Ils ont si dangereusement crû qu`ils ont dépassé le cadre du simple délit pour se hisser au rang de véritable problème de société.

Les bavures et les rackets

Les bavures

Les bavures sont des actes ou faits commis généralement par les forces de l`ordre, volontaires ou involontaires et qui ont gravement troublé l`ordre public. Ces cinq dernières années, nous avons enregistré 11 bavures policières dont sept déjà jugés ; le reste devant les cabinets des juges d`instruction ; l` année 2008 doit être la plus riche en bavures puisque dans le seul mois de mars - avril 2008, nous avons compté 5 bavures, soit en moyenne une bavure toutes les semaines.

Le racket

Appelé extorsion de fonds, il est établi quand, par des menaces ou autres intimidations actives ou passives, l`agent contraint un individu automobiliste en général, à lui remettre de l` argent ou tout autre bien. Au niveau des poursuites, c`est-à-dire: constater, réunir les indices, rechercher les auteurs, nous allons changer de stratégie pour adopter une thérapie de choc. Désormais, toute personne victime- ou témoin d`un délit de racket peut filmer ou photographier l`agent à l`aide de son portable et envoyer les films par e-mail à l`adresse :
tribunalmilitaireci@yahoo.fr. Je souhaite que les journalistes portent cette adresse dans leurs journaux tous les jours jusqu`à ce que la population ait une parfaite connaissance de cette adresse qui doit constituer un réflexe simple chez toute personne victime de tracasserie, brimade ou racket. Pas besoin de donner son nom ou de demander le nom de l`agent incriminé. L`heure, la date et le lieu précis suffisent. Ce n`est pas tout : une patrouille anti-racket sillonnera les rues et les quartiers d` Abidjan mais également à l`intérieur du pays
Le Parquet militaire se chargera des auteurs et les mettra à la disposition du Tribunal. Nous demandons donc la collaboration de tous car la lutte contre le racket est une affaire de tous, le parquet ne pourra pas être présent sur tous les lieux de commission du délit. Bavure et racket "étant intimement liées, l`un se perpétrant très souvent à cause de l`autre, ils sont considérés comme préoccupation première de la politique criminelle militaire à compter de maintenant. Comme un mal qui refuse de guérir, faisant rechuter le patient à chaque fois qu`on le soigne, le médecin administrant une thérapie de choc en associant plusieurs médicaments, nous allons passer à une étape supérieure de la lutte. Désormais, ce ne sont pas les “petits” seulement que nous allons poursuivre. “Allez sur le terrain, encadrez mieux vos hommes” disait le général de brigade commandant le CeCOS. Dans un dossier de racket ou de bavure, le responsable, ainsi que la chaîne de toute la hiérarchie devra répondre devant le Tribunal militaire. Il expliquera par exemple pourquoi, en tant que chef, il ne se transporte jamais à un barrage ne serait-ce que pour voir comment les hommes qu`il place aux barrages travaillent, réaliser si les critiques et reproches sont fondés ou pas. Oui, il faut que les chefs répondent des actes de leurs éléments même si la responsabilité pénale est individuelle ; tout chef dont l`élément est poursuivi pour racket ou bavure sera appelé devant le Tribunal miliaire en qualité de témoin, s`expliquer sur les agissements de ses éléments. Citons par exemple ce cas, le plus récent : l`affaire Pokou Laurent tabassé à Marcory au même moment où une dame au Plateau subissait les violences physiques de deux autres policiers. Qu’en est-il de ceux qu`on ne voit pas, qu` on n`entend pas, parce qu`ils ont eu peur de les dénoncer ; le racket est devenu, mesdames et messieurs, un problème social en Côte d`Ivoire auquel il faut impérativement et maintenant trouver solution. Le Président de la République l`a dénoncé lui qui connaît tous les problèmes des ivoiriens, il s`est élevé contre le racket de nos forces sur les barrages et contre nos propres frères et sœurs. Le premier ministre n`exprimait pas moins son ras-le-bol, lui qui déclarait à propos du racket : “souvent, j`ai honte !” Il est d`autant plus préoccupant qu`il devient un problème politique car il est souvent cité comme un facteur favorisant la hausse des prix. Le Président Fologo l`a dénoncé, lui qui appelait à trouver un remède au racket. Les voyageurs, transporteurs, commerçants, étudiants, journalistes, bouchers, commerçants de vivriers, tous sans exception dénoncent le racket. Si les ivoiriens ne le supportent plus, c`est parce qu`il a atteint des proportions qui ont dépassé le seuil du tolérable : ils ne se cachent même plus, maintenant ils font la monnaie, quelle honte, quel choc de la conscience ou bien ils sont nés avant la honte, quand même si vous n`avez pas honte, ayez pitié, ayez peur de Dieu ! Des comportements exaspérants qui poussent à bout de patience des chefs, des vrais chefs.
Ainsi, l`un des plus brillants de nos généraux, le Général de Brigade Guiai Bi ne s`exclamait-il pas après la bavure de Yopougon : “Il n`est écrit nulle part que le contrôle systématique des véhicules de transport en commun et des particuliers fait partie des tâches, au CeCOS. Les contrôles de véhicules ne s`effectuent que lorsque les indices ou des renseignements reçus font soupçonner qu`ils transportaient des produits délictueux tels la drogue, la fausse monnaie, de l`argent ou des objets volés ; l`acharnement qu`exerce certains éléments du CeCOS à l`encontre des chauffeurs de gbaka ne se justifie donc pas, surtout que depuis trois ans, aucun document n`indique qu`on a fait telle ou telle saisie de drogue, des personnes recherchées dans un camion ou dans un gbaka. Alors, le général de s`interroger : Que cherchez-vous dans les gbaka si ce n`est de l`argent ? Et le général qui continue d`éclairer, qu`excédés par le racket systématique, certains ne voient même plus l`importance de se mettre en règle. Certains chauffeurs répliquent par l`indiscipline née de leur ras-le bol, les agents se sentent humiliés et l`irréparable survient”. Merci mon général, mille fois merci de penser et de dire ce que les ivoiriens pensent. Au cours d`un contrôle, j`ai demandé à un élément de la BAE ce qu`il faisait à côté d`un taxi, ‘‘De quelle unité êtes-vous ? Lui ai-je demandé : BAE, répond-il : ça veut dire quoi BAE ? Brigade anti-émeute ; fier qu`il est de le préciser. Bien. Alors, dites-moi, il y a quelle émeute dans ce taxi que vous contrôlez…. ?’’ Ce sont autant d`anecdotes que nous rencontrons tous les jours malheureusement avec des gens qui ne savent même pas pourquoi ils sont là, pourquoi ils portent le prestigieux uniforme des Forces de Défense et de Sécurité, un uniforme cocufié tous les jours par des inconscients plus avides d`argent que de l`honneur et la dignité de leur corporation. Que doit-on attendre d`individus pareils ? La prison et la radiation, rien d`autre. Oh, je sais combien de personnes s`apprêtent à me répondre : le racket n`est pas le seul fait des Forces de Défense et de Sécurité. Oui mais n`oubliez pas deux choses:

1 - D`abord, ils sont sur la route, visibles, en contact direct et tout ce qu`ils font est observé par tous. Dans un car, à bord d`un taxi ou d`un véhicule personnel tout le monde les regarde. Ils sont exposés à la vue de tous.

2- Ensuite, nous reconnaissons que la corruption, le racket, la violence sont des poisons qui minent notre société ; ce n`est pas discutable et ils sont à tous les niveaux condamnables.

Ensuite les Forces de défense et de sécurité doivent les premiers montrer l`exemple et être irréprochables. Si nous voulons lutter contre la corruption et le racket dans notre pays, il urge que nous commencions par ceux qui minent nos Forces de Défense car c`est à eux qu`appartient la charge de combattre par la recherche, des auteurs de la corruption et autre, et les déférer devant les tribunaux, c`est par eux que doit commencer la remise en cause, le nettoyage. Allons au Ghana, ce pays qui était connu il y a 20 ans pour l`une des polices les plus ripoux est aujourd’hui, cité en exemple et de bel exemple. Nous avons pris leur place il y a 20 ans, c’est-à-dire au moment où les autres changent et avancent, c`est là que nous reculons à pas de géants. C`est inacceptable. Je me suis rendu en Namibie, même décor : jamais vu la couleur de la tenue d`un policier : une Police discrète, dans un pays pourtant réputé à cause de son voisinage avec l`Afrique du Sud, être un foyer criminogène intense. C`est ici qu`on voit les policiers partout dans toutes les rues en train de traîner de vieux pneus qui ne contribuent qu`à enlaidir les routes. La lutte contre le racket doit être un combat national et doit être à compter de maintenant, considéré comme l`ennemi n°1 du peuple ivoirien. Sa lutte doit s`étendre à tous les niveaux : éducation familiale, formation de base, formation permanente, la répression doit être vraiment au stade de la thérapie de choc, constater, arrêter, poursuivre, juger et condamner pour extirper de nos rangs, cette race de nos forces dont les agissements délictueux de plus en plus fréquents provoquent une dangereuse et regrettable dégradation des nécessaires rapports entre la population et ses Forces de Défense et de Sécurité. La lutte contre le racket est l`affaire de tous. Si vous ne vous reprochez rien, si vous êtes en règle vis-à-vis des règlements, refusez de donner de l`argent, prenez au besoin des photos sur les tentatives d`intimidation des agents, laissez au besoin votre véhicule et rendez-vous au parquet, il y aura toujours un magistrat disponible pour vous écouter et aller voir ce qui se passe. Madame, vous qui m`avez un jour dans le journal Le Patriote, interpellé en ces termes : Nous vous voyons toujours sur le terrain mais nous ne sentons pas le résultat, nous ne voyons pas les procès. Les procès, nous les débutons aujourd’hui et se poursuivront tous les jours pendant toute l`année pour juger tous ceux qui ternissent l`image de l`armée par leur comportement qui attentent aux libertés individuelles violant gravement les droits humains. Prenez patience, nous ne finissons pas avec eux le même jour mais nous y croyons. J’ai fait un rêve

Nous n`avons pas la prétention d`y parvenir seulement demain ou après demain mais un jour, nous y arriverons, car comme Martin Luther King, I’ve a dream ;
Oui, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, j`ai fait un rêve : celui d`une Côte d`Ivoire débarrassée du racket, de la corruption.

J`ai fait le rêve d`une Côte d`Ivoire, qui sera un jour, l`exemple d`une moralisation irréprochable de son armée et de ses Forces de l`ordre. Comme le Ghana, cité plus haut, la France, les Etats-Unis, l`Australie, j`ai rêvé d`une Côte d`Ivoire avec sa police, sa Gendarmerie qui feront mieux que ces pays, aimés de l`extérieur, adulée et applaudie de son peuple, à commencer par ceux qui sont le premier contact avec l`étranger c’est à dire, aux frontières terrestres, à l`aéroport, au Port, puis sur les routes, ensuite dans nos quartiers. J`ai fait le rêve d`une côte d`Ivoire où l` orphelin ou celui qui n’a personne derrière lui, est traité et considéré de la même façon aux barrages, dans les bureaux, partout sans être racketté. J`ai fait un rêve, celui d`une Côte d`Ivoire où le racket n`existe plus ou presque, ou la population est conseillée et orientée au lieu d`être violentée, battue, brimée et humiliée, où nos frères sont disponibles et courtois au lieu d`être sur les nerfs, ou nos Forces ouvrent leurs bras pour accueillir le civil en détresse au lieu d`être celui qu`on fuit ou contre qui on porte plainte.

J`ai fait un rêve, j`ai fait un rêve ».
in Le Temps du Lundi 28 Avril 2008.

Chères autorités ivoiriennes, au-delà de la joie que suscitent chez nous ces nouvelles dispositions, nous aimerions être rassurés que ces mesures ne dureront pas le temps d’un feu de paille et que vous ne ferez preuve d’aucune faiblesse quand sera venu le moment de sévir réellement, et surtout de sévir contre vos proches.
Nous voulons voir assainie la Côte d’Ivoire, à commencer par vos entourages et les trois milieux les plus corrompus du pays, par ordre de…désolation (selon une étude du CIRES) : 1- La Justice, 2- Les Forces de l’Ordre (corps habillés) et 3- Les Hôpitaux.

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

17:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 25 avril 2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D'IVOIRE (2)

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II- Quelques pistes de solutions

Devant une peinture presqu’apocalyptique et aussi peu enviable de la situation, on se sent quelque peu défaillir face à l’immensité de la tâche de restauration.
Mais il ne faut pas en rester là. Que proposons-nous comme pistes de solutions à explorer à nos gouvernants, pour aider à notre façon, la Côte d’Ivoire, notre pays - si profondément chéri mais aussi si malheureusement meurtri - à sortir de l’ornière ?

Sans prétention aucune, je voudrais soumettre à ceux qui ont la lourde responsabilité de conduire la Côte d’Ivoire vers des rivages plus paisibles, ces quelques propositions (en vrac) pour l’examen desquelles ils voudront bien distraire un peu de leur temps.

1- Tout d’abord, que le Président de la République ne donne pas le sentiment au peuple qu’il est déconnecté de ses réalités (corruption, achat de diplômes, achat de l’admission aux concours de la Fonction Publique, de la Police, de la Gendarmerie et de la Douane), en tenant des discours aussi impopulaires qu’inopportuns du genre « la corruption a toujours existé, en Côte d’Ivoire » ou « les Ivoiriens exagèrent tout ». Il est à mille lieux d’imaginer à quel point ce type de propos le dessert !
Il est peut-être encore un peu populaire mais le regard du peuple sur lui a changé et son audience baisse de jour en jour, à cause de sa gestion maladroite de ce type de dossier. J’espère qu’on le lui dit et j’espère aussi que lui-même s’en rend un peu compte.

2- Il serait souhaitable que le Président de la République reconnaisse ouvertement et formellement l’état de déliquescence morale et spirituelle de la nation et la corruption généralisée dans le pays (ce ne serait pas pour lui de la faiblesse ou un aveu d’impuissance, nous en sommes tous comptables). Ensuite, il pourrait demander aux Ivoiriens, à travers un forum ou individuellement, de faire des propositions pour en sortir, qui seront analysées et prises en compte, autant qu’elles seront pertinentes, réalistes et réalisables.

3- J’exhorte, personnellement, le Chef de l’Etat à ne pas être si sentimentaliste et à sévir dès maintenant, de peur que si les élections tardent à venir (rien ne nous dit, en effet, que ses adversaires politiques et ses ennemis d’ici et d’ailleurs lui permettront de les faire tenir dans les échéances désormais si clairement déterminées), les Ivoiriens ne soient définitivement déformés.
Aujourd’hui, la recherche du gain et la corruption sont les premiers réflexes des Ivoiriens. Cela est devenu leur seconde nature. Attendre après la crise pour essayer de les redresser pourrait s’avérer tard ou herculéen comme tâche.
Ce serait comme tenter de redresser un arbre adulte déformé depuis sa jeunesse. Les racines seraient déjà trop profondes et les structures du bois trop fortifiées pour qu’une telle entreprise ait des chances de réussite.
Si le Président ne commence pas à sévir maintenant, à la fin de la crise (déjà incertaine, malgré les dates arrêtées et les professions officielles de bonnes intentions), il lui faudra, à lui ou à son successeur, devenir un dictateur pour y parvenir.

4- Et il doit commencer par ses proches. Etre réticent ou hésitant à sévir contre ses proches (qui ne sont les moins coupables, loin s’en faut), le rend totalement impuissant à demander des comptes à qui que ce soit.
Il doit être plus exigeant envers les siens qu’envers les autres parce qu’il a une image à défendre qu’il ne doit pas les laisser corrompre impunément sous le prétexte qu’il leur est redevable. En ce moment-là seulement il sera à l’aise pour exiger des autres de la droiture, de l’équité et de l’intégrité, en ce moment-là seulement il sera à l’aise pour sévir contre tous.
Autrement, cette bataille, il l’a déjà perdue. Même après la crise, il en sera encore à chercher ses marques et à se demander comment s’y prendre.
Il devrait changer de logique. Je suppose qu’il doit se dire, certainement, qu’il ne peut pas sévir contre les siens quand ses adversaires sont intouchables à cause des accords qui lui lient les mains.
Il devrait plutôt raisonner de cette façon : « Je dois châtier les miens pour pouvoir sévir librement et durement contre mes adversaires ».

5- Nous ne devons pas continuer de nous sentir bien dans cet Etat informel qu’est devenu la Côte d’Ivoire et de nous y accommoder.
L’heure est venue de mettre la Loi au-dessus de tous. Il nous faut faire de l’observation absolue de la règle de droit le véritable fondement de notre nation. Cela doit être palpable, senti et vu par tous, sans aucune concession ni favoritisme.
Le Chef de l’Etat doit véritablement mettre la Loi au-dessus de tous ! Ne serait-ce que sur le plan administratif. Cela aura l’effet de soulager grandement le peuple et de lui attirer son adhésion.
Le fait d’avoir accordé un blanc-seing à la rébellion au nom de la paix, ne doit pas nous autoriser à élever l’impunité au rang d’institution nationale. La rébellion est un fait à considérer comme une exception qui est survenue dans notre pays. Elle doit justement confirmer la règle du droit. Ce n’est pas parce qu’au nom de la paix, nous avons tendue la main et pardonné à la Rébellion que le reste des Ivoiriens doit se croire tout permis et qu’on en arrive à déglinguer notre pays. Ce n’est pas acceptable.
La crise passera, un jour. La Rébellion avec. Que deviendra alors, après, notre nation, quand la morale, l’éthique et les valeurs auront « totalement foutu le camp », par notre laxisme, notre sentimentalisme, notre attentisme et notre trop grande tolérance ?

6- Il nous faut rendre à nouveau l’Etat fort, en le restaurant dans ses missions régaliennes et sa raison d’être, c’est-à-dire la protection et la satisfaction des besoins des populations, en restaurant la justice sociale et en restaurant le Droit, envers et contre tout. Sans calcul politique, le Président dut-il y laisser ses amitiés. Qu’à cela ne tienne, le peuple qui l’a élu lui apportera son appui, et le SEIGNEUR ETERNEL qui l’a hissé sur le piédestal où il est, sa caution. C’est cela l’essentiel, c’est cela le plus important !

7- Reformer la Justice ivoirienne. Elle a été déclarée le milieu le plus corrompu de Côte d’Ivoire par une étude du CIRES.
Vouloir restaurer le Droit sans reformer la Justice est une entreprise vouée à l’échec !

8- Promouvoir, en tout temps et contre vents et marées, en temps favorable ou non, l’éthique et les valeurs. C’est ce qui va donner des fondements solides à notre nation. Car la Côte d’Ivoire est très corrompue : En matière de bonne gouvernance et parlant de pays les moins corrompus, elle est classée 151ème sur 163 (selon Transparency International) et 164ème sur 177 (selon le Rapport annuel 2006 du PNUD sur le Développement Humain).

9- Exiger et promouvoir le mérite et la compétence à tous les niveaux, en tout et partout, sans faiblesse.

10- Infiltrer les réseaux de corruption (vente de diplômes, concours de la Fonction Publique, Trésor Public, Contrôle Financier, etc.), remonter les filières et sévir de façon implacable et sans miséricorde. Quand même se mettrait en mouvement l’armada des interventionnistes et autres médiateurs villageois, ethniques, régionalistes et claniques, qui ne manqueront pas de se mettre en branle, dans cette Afrique quelquefois solidaire dans le mal.

11- Les grèves intempestives trouvent souvent leur fondement dans l’enrichissement illicite qui a cours, aujourd’hui, dans le pays, de sorte que les moindres revendications servent de prétexte à la radicalisation.
Ce n’est pas tant le fait que ceux qui s’enrichissent illicitement dans ce pays soient riches ou prospères qui gêne, mais l’ostentation et l’étalage impudent qu’ils en font. Et ensuite l’égoïsme et la méchanceté dont ils font preuve.
Offusqués, les moins nantis se disent que s’il y a tant d’argent dans le pays, alors ils réclament ici et maintenant leur part. D’où la radicalisation des grèves et des luttes syndicales, en Côte d’Ivoire. Quoi de plus normal ?
La solution - plus que de vouloir à tout prix faire comprendre à l’honnête citoyen que le pays est en crise et a, de ce fait, d’énormes difficultés financières qui ne lui permettent pas de donner une suite favorable et immédiate à leurs revendications légitimes - est de ne laisser aucune malversation impunie et de montrer sa détermination au peuple, qui pourra alors accepter de consentir tous les sacrifices et se faire le chantre de la bonne gouvernance et de la droiture, partout et en tout.

12- Les fondements de la Fonction Publique et de la nation elle-même sont en train d’être gravement sapés parce qu’en Côte d’Ivoire, on recrute au rabais : Les nouveaux fonctionnaires sont d’un niveau, aujourd’hui, totalement déconcertant, lamentable.
Tout juste un exemple parmi mille : Des professeurs de lettres recrutés au niveau de la Licence (diplôme bien souvent acheté) et envoyés sur le terrain, sans être passés par l’ENS, qui n’ont aucune connaissance académique (impensable pour des licenciés !), et à plus forte raison pédagogique.
L’effet induit, c’est que ceux qui travaillent dur et se cultivent pour donner des cours consistants à leurs élèves, se découragent dans le travail (qui finalement repose sur eux) et finissent par se démobiliser.
L’Etat ne peut pas laisser un département aussi capital que l’éducation aller à vau-l’eau ! Nous ne devrions pas, au nom de l’urgence de recruter du personnel éducatif, accepter que des enseignants du Secondaire contournent l’ENS.
Le Chef de l’Etat doit faire corriger cette bévue. Les résultats et les conséquences sont totalement désastreux pour le pays. Il n’y a qu’à voir le niveau désespérant de nos élèves, aujourd’hui.

13- L’embauche au privé n’existe presque plus. La quasi-totalité des Ivoiriens qui, aujourd’hui, cherchent ou aspirent à trouver du travail, se tournent donc vers la Fonction Publique. Mais là, les nouveaux critères souterrains et obscurantistes en vigueur ferment la porte aux plus démunis et, bien souvent, aux plus méritants.
De sorte que si vous voulez être et rester honnêtes dans ce pays et ne compter que sur vos efforts et votre mérite, vous risquez de ne jamais avoir de travail dans le public.
Résultat : Même les plus intègres et les plus justes s’acoquinent avec la fraude. Pour les plus inflexibles, c’est quelquefois l’impossibilité assurée de travailler et le désespoir.
Effet induit : Le désamour pour le pays et pour le sommet de l’Etat.
La piste de solution que je propose, c’est comme je l’ai dit plus haut, d’infiltrer et de détruire ces réseaux, pour donner la même chance à tous et redonner espoir aux Ivoiriens (notamment les jeunes) et sauver, ainsi, la Fonction Publique ivoirienne.

14- Le Président de la République doit savoir que c’est l’ETERNEL, son DIEU, qui l’a investi sur ce pays et qu’au-delà des reformes politiques et économiques qu’il devait amener en Côte d’Ivoire pour son éveil, sa libération du joug colonial et sa prospérité, c’est un sacerdoce que DIEU lui a donné.
Or la corruption effroyable de notre nation lui donne une polarisation spirituelle totalement négative. Aller aux élections dans ce contexte est une grande bombe spirituelle qui risque de brûler et de détruire le pays par la guerre civile, qui pourrait être (devant la démission des hommes) un moyen divin de nettoyage spirituel.
Il devrait donc, au plus tôt, travailler à l’enrayer ou, au pire des cas, à la minimiser.

15- Certains compagnons du Président n’ont aucun sens des valeurs ; ils n’en ont tout simplement pas. De sorte qu’ils arrivent à commettre les actes odieux que nous condamnons tous, avec la plus grande désinvolture.
En fait, c’est de la méchanceté. Ils n’aiment pas le Président GBAGBO. Seul compte pour eux leurs intérêts, leur profit et leur prestige. Durent-ils en jouir sur les décombres de la Côte d’Ivoire !
Le Président devrait se débarrasser d’eux et les remplacer par des hommes compétents, intègres, craignant DIEU (si possible) ou qui ont une moralité à toute épreuve. Sans attendre la fin de la crise. Si la Refondation doit se faire avec les hommes que nous voyons actuellement, elle a déjà échoué et je peux dire que le Président est en train de conduire le pays dans l’impasse.

16- Nous devons tous travailler à réarmer mentalement, spirituellement et moralement l’Ivoirien :
Mentalement : L’Etat doit lui réapprendre à reprendre espoir en son pays et à l’aimer (en lui donnant une chance égale avec les autres ivoiriens, en instaurant une véritable justice sociale).
Spirituellement : Nos Autorités doivent solliciter et amener les hommes de DIEU de toutes les confessions, à intensifier leurs enseignements sur la sainteté, la crainte de DIEU et l’amour de l’homme, le prochain, en promouvant une véritable solidarité (les plus forts et les plus riches doivent aider les plus faibles et les plus pauvres). Valable également pour le sommet de l’Etat, qui doit réduire son train de vie au profit du peuple.
Moralement : Nous devons tous dénoncer les dérives morales et les condamner publiquement (particulièrement au sein des cultes), promouvoir le civisme et l’éthique (rôle de l’Etat et de la Société Civile) et donner aux Ivoiriens une nouvelle échelle des valeurs, fondée non plus sur l’argent et la jouissance impie mais la droiture, l’honnêteté, les bonnes mœurs dont nos médias publics doivent se faire l’écho, plutôt que de nous abrutir de danses et de musiques crétines et de films qui célèbrent les embrassements érotiques, la nudité et le sexe.
Pour cela, le Président doit s’entourer d’hommes qui, en plus de leurs compétences, craignent DIEU ou sont d’une excellente moralité.


Telles sont (en vrac) mes propositions pour la Côte d’Ivoire. Fasse DIEU qu’elles soient lues et amplifiées par ceux qui aiment ce pays !

Que DIEU bénisse la terre d’Eburnie !


DINDE Fernand AGBO

11:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (8) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 23 avril 2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D’IVOIRE (1)

7f271e4940244b739b86cd55cb421a1b.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

Notre pays connaît depuis quelques années une décrépitude morale, éthique et institutionnelle grave due à la guerre qui s’est abattue sur lui dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002 et qui s’est commuée en une crise sociale des plus affligeantes, qui le rend méconnaissable, à plus d’un point de vue.

Les origines les plus récentes de cette crise ivoirienne sont à rechercher dans le contexte général de mutation socio-politique qui s’opère, en Côte d’ Ivoire, depuis le début des années 1990 et qui a atteint, aujourd’hui, sa forme la plus aiguë.

Le mal est véritablement profond et des indices de toutes sortes nous donnent presqu’à désespérer de cette belle nation en gestation, malheureusement en pleine décadence et qui, visiblement, semble bien mal partie, au point que son redressement nécessitera une thérapie de choc pour le prochain Président de la Côte d’Ivoire, qui sera élu, au soir du Dimanche 30 Novembre 2008 (si une autre crise plus grave ne vient pas la renvoyer aux calendes grecques).

Le diagnostic, quoiqu’éloquent, est à mettre en grande partie au compte de cette guerre absurde qui a été faite à notre pays par des hommes politiques aux ambitions démesurées et irréalistes, sous-tendues ou en accointance avec des intérêts politico-mafieux étrangers et qui a entraîné, par ricochet, l’affaiblissement profond de l’Etat de Côte d’Ivoire.

I- Le diagnostic du mal ivoirien

Les maux à relever sont une multitude et ont nom (je ne suis pas exhaustif):

· L’école démunie et abandonnée, caractérisée dans son quotidien par la violence poussée jusqu’au crime, les effectifs pléthoriques (jusqu’à 100 élèves dans une classe de Terminale), la faiblesse ou la démission de l’encadrement administratif, la formation au rabais faite par des enseignants démotivés par des contingences sociales non satisfaites par l’Etat ou handicapés par des lacunes académiques lamentables liées au mode de recrutement obscur désormais en vigueur dans une Fonction Publique ivoirienne en totale déliquescence ;
· La pauvreté lancinante et la cherté de la vie, liée à la flambée des prix des produits de grande consommation, échappant quasi totalement à l’Etat, par son propre fait;
· L’admission aux examens et concours « achetée » (c’est le lieu de le dire), du fait des critères obscurs de recrutement et de cooptation qui prospèrent à la Police, à la Gendarmerie, au Ministère de la Santé (INFAS), aux Impôts, à la Douane, au Trésor, au Ministère de l’Education Nationale (BEPC, BAC, CAFOP, ENS) et dans l’Enseignement Supérieur (BTS et autres diplômes universitaires) ;
· L’incivisme généralisée ;
· Les concours de l’ENA et de la Fonction Publique, objets de trafics de toutes sortes, et source du désespoir le plus profond pour les jeunes et leurs parents aux revenus faibles car basés sur l’argent, le pouvoir d’achat et les relations (clientélisme et népotisme) et non sur le mérite ;
· Les malversations et les surfacturations dans les Services Publics dont les budgets sont au service du prestige social exclusif du chef, qui s’offre un rythme et un niveau de vie que ne peut lui assurer son seul salaire, et cela au vu et au su de l’Etat, qui ne lève pas le petit doigt (au nom de quelle logique ?) ;
· La corruption dans toutes les Administrations et Sociétés d’Etat, avec les complicités tacites ou explicites des Directeurs des Affaires Administratives et Financières (DAAF), eux-mêmes adonnés au gain facile ;
· Le laxisme et la moralité douteuse des Contrôleurs Financiers (tous grades confondus), qui exigent des dessous de table ou des pourcentages avant le visa des factures à payer aux entrepreneurs et aux opérateurs économiques à qui l’Etat doit de l’argent ;
· Le trafic d’influence, le clientélisme et le népotisme comme nouvelles valeurs sociales ivoiriennes ;
· La célébration de l’incompétence et des faux symboles, au cœur de laquelle prospèrent et s’enrichissent impunément les corrompus, au grand dam des hommes intègres, des justes et des pauvres, laissés pour compte et ainsi incités à se corrompre à leur tour ;
· Le manque de contrôle et de mesures coercitives exemplaires, disciplinaires, correctionnelles, dans les Ministères et les Collectivités Territoriales, où des sommes énormes sont détournées au détriment des populations ;
· La politisation des embauches, plutôt anormalement sélectives, ethnocentristes, tribales, claniques et régionalistes ;
· L’impunité criante, institutionnalisée, qui nous laisse voir un Etat en totale démission, même là où le minimum peut être assuré, nous offrant le spectacle désolant de « l’Etat informel », comme disait l’autre ;
· Le manque d’une véritable solidarité nationale entre les Ivoiriens au sein desquels quelques-uns deviennent amoralement riches, du jour au lendemain, tandis que le reste du peuple gît dans une misère noire, donnant à constater que le pays souffre d’une mauvaise gestion et d’une mauvaise répartition des ressources nationales, le sommet de l’Etat menant grand train de vie, au détriment des populations laborieuses ;
· Le racket des Forces de l’Ordre, toléré par toute la hiérarchie militaire et qui prend, aujourd’hui, des allures systématiques et totalement désinvoltes ;
· L’enrichissement illicite par le pillage du denier public ;
· Le déclin du mérite et de la compétence, véritable danger pour l’avenir et le prestige (si elle en a encore) de la nation, qui perd ses repères et ses points d’encrage ;
· L’adjudication des marchés publics soumise au paiement systématique de pots-de-vin par les soumissionnaires, sous peine de forclusion ;
· Les paiements de factures dans les services du Trésor (notamment après l’exécution des marchés), soumis au règlement ou à l’acquittement d’un certain pourcentage du montant à percevoir, sous peine de ne jamais accéder à son dû ;
· Les transactions financières dans les prises de décisions de justice, faites au mépris de l’application de la Loi (Ex : Des prévenus qui payent pour être jugés, sous peine de moisir, ad vitam aeternam, dans les tréfonds des geôles ivoiriennes) ;
· Les malades démunis abandonnés à leur sort dans les hôpitaux, faute d’argent, sans tenir aucun compte de l’urgence d’instaurer dans le pays, aujourd’hui plus que jamais, une vraie solidarité nationale ;
· Le désespoir total des jeunes face à l’embauche ou à l’emploi où des modes de recrutement d’un autre âge sont en vigueur (droits de cuissage, dessous de table, etc.);
· Le terrible danger que représente la normalisation ou la normalité de la corruption dans la société ivoirienne pour l’avenir de notre pays ;
· La tricherie planifiée et organisée aux examens nationaux ;
· Le rançonnement des élèves aux épreuves orales du BAC et du BEPC ( 1000 F à 4000 F, selon la note voulue);
· La banalisation du sexe, affiché sur la place publique, en couverture de journaux, de films et de CD en vente dans nos rues, au vu et à la portée des enfants;
· L’immoralité sexuelle, l’excentrisme et le libertinage vestimentaire, l’impudicité et la crétinisation de la musique et des danses ivoiriennes ;
· La métamorphose des ivoiriens en fêtards forcenés, en quête perpétuelle d’exutoire, du fait du stress de la crise ;
· La nationalisation de la « Rue Princesse », haut-lieu de la dépravation morale, désormais présente dans toutes les villes du pays et sanctifiée par le Président GBAGBO himself, la prolifération des lieux de plaisirs mondains et des sanctuaires du sexe facile (Bar-dancings, night-clubs, super-maquis) et leurs corollaires que sont la prostitution, l’ivrognerie, le proxénétisme, les relations sexuelles contre-nature telles la pédérastie, le lesbianisme et la pédophilie. En un mot, la légèreté des mœurs et la déliquescence morale que je considère, personnellement, comme un des effets induits du délitement de l’Etat, sous-tendue par une démission nationale collective qui a conduit le pays à la déperdition totale de ses repères moraux et sociaux ;
· L’injustice sociale (pas forcément institutionnalisée) dont sont victimes les couches sociales les plus faibles et qui a fini par les pousser à abandonner leurs repères moraux pour faire face à des contingences immédiates toujours plus pressantes et plus oppressantes, réalisme vital oblige ;
· La survalorisation de l’argent au détriment de l’éthique, de la morale et des valeurs du travail, de l’effort, du mérite, de la droiture, de l’honnêteté, de l’équité et du civisme qui ne nourrissent plus ni ne payent, dans une Côte d’Ivoire naufragée.


II- Quelques pistes de solutions

A suivre!

22:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 14 avril 2008

DE LA NOUVELLE CULTURE IVOIRIENNE DU POURRISSEMENT ET DE LA RADICALISATION

Chers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


On entend de façon récurrente dans notre pays, aujourd’hui, ce type de rhétorique : « Dans Côte d’Ivoire-là, si tu ne fais pas grève, tu peux rien avoir ! »
C’est notamment avec cette parole qu’un agent de la Commune où je « bosse » m’a accueilli dans le couloir de mon bureau, visiblement heureux et participant au chahut de ce lundi matin (14 Avril 2008), produit par le personnel municipal pour célébrer la victoire qui a, selon eux, sanctionné le début de la grève illimitée qu’ils ont entamée depuis mercredi pour obliger le Ministre Désiré TAGRO de l’Intérieur à les recevoir (ce à quoi il s’était refusé avant les faits, disent-ils) et le Chef de l’Etat à donner suite à leur revendication : Celle de signer le Décret d’application de la Loi portant statut des personnels communaux.
Le Ministre Désiré TAGRO a été contraint de les recevoir à la table de négociation et, de bonne guerre, ils clament leur victoire.

Au-delà de ce fait somme toute banal dans le microcosme et le paysage socio-économique et politique actuel de notre pays (crise oblige !), c’est la nouvelle culture du chaos que se sont découverte les Ivoiriens que je voudrais ici dénoncer, notamment celle que me laisse voir, pétrifié et incrédule, le sommet de l’Etat. Celle d’attendre que les moindres revendications se radicalisent avant d’agir ou de chercher des solutions, s’accommodant très bien de ses nouveaux oripeaux, de ses nouveaux habits de pompiers.

Chers compatriotes, la Côte d’Ivoire est en crise depuis bientôt 6 ans, c’est su de tous. L’Etat a connu une secousse sismique vigoureuse et d’amplitude élevée qui l’a ébranlé sans l’effondrer. Et donc nous savons que l’Etat se porte très mal et n’est plus à même de rassurer totalement les Ivoiriens que nous sommes sur sa (désormais) capacité à prendre en compte leurs attentes, à assurer leur sécurité sociale globale et à satisfaire tous leurs besoins.

L’Etat use alors désormais de subterfuges, de contournement, de diversion, de fuite et de report pour éviter d’affronter de face tous les problèmes sociaux amplifiés par la crise. Résultat :

1-La confiance n’est plus de mise dans la relation entre le citoyen et l’Etat.
2-Toutes les revendications sociales se radicalisent, aidées en cela par le mutisme de l’Etat devant les questions de fond que lui pose le peuple, aidées en cela par l’impunité dont bénéficient tous les quidams qui deviennent illicitement riches, du jour au lendemain, dans ce pays et qui plonge les honnêtes citoyens dans le désespoir le plus total.


Alors que nos Autorités auraient pu amoindrir le mal ou le minimiser carrément en instaurant un minimum de justice sociale, pour redonner espoir au peuple, et en empêchant la radicalisation.
Pourquoi attendent-elles toujours que les choses se radicalisent et virent au chaos, avant de réagir ?

Avant que la crise n’éclate, les personnes les plus avisées et les voix les plus autorisées ont été informées de se qui se tramait dans le pays. Aucune mesure sérieuse n’a été prise. Conséquence : Une guerre absurde nous est tombée dessus.
C’est ce même attentisme qui préside aujourd’hui à toutes nos crises sociales et à toutes les radicalisations auxquelles nous assistons dans ce pays, depuis un certain temps :

La grève illimitée des Enseignants du Supérieur qui nous a fait frôler une année blanche ;
La grève radicale des Médecins et des Personnels médicaux, sans service minimum, qui a fait des dizaines de morts ;
La grève illimitée des Enseignants du Primaire (MIDD) qui a paralysé l’école et conduit à l’emprisonnement de certains instituteurs activistes;
La grève illimitée des Enseignants du Secondaire qui a jeté les enfants à la rue et coûté deux mois de salaire aux grévistes ;
Et plus récemment, les manifestations contre la cherté de la vie qui ont fait deux morts et qui ont été maladroitement et incongrûment censurées par la RTI (une fois de plus).


Or, à ce niveau, on sait que la hausse des prix avait déjà débuté en Mai 2007 (dixit Monsieur Jean-Louis BILLON, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire).
La sonnette d’alarme avait été déjà tirée mais la nouvelle culture du pourrissement de l’Ivoirien aidant, le gouvernement n’a pris aucune disposition préventive ou conservatoire.
Pendant un an donc, les prix sont allés en grimpant jusqu’à passer le seuil du tolérable. Le clash était inévitable. Si on trouve des solutions après la radicalisation, c’est qu’on pouvait en trouver avant. Et pourquoi donc avoir laissé les choses pourrir ?

C’est de même ainsi qu’on reste parfaitement muet sur la question de la corruption dans l’organisation des concours, en Côte d’Ivoire, laquelle corruption a jeté les pauvres et les justes dans le plus total désespoir de trouver, un jour dans ce pays, un emploi dans la Fonction Publique.
Pour l’instant, on laisse pourrir la situation jusqu’à ce qu’il se produise un drame ou que la population, à bout, se soulève et casse tout. Là seulement sa revendication pour l’instauration d’une plus grande équité dans ces concours sera recevable.

Laisser pourrir et ne réagir qu’après coup, voici (désormais) la devise de la Côte d’Ivoire. Quelle est donc cette nouvelle culture ivoirienne ?

Que DIEU ait pitié de la Côte d’Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


Visitez mes blogs:

1- http://dindefernand.over-blog.com
2- http://regardscroises.ivoire-blog.com

Bonne lecture chez vous et que DIEU vous bénisse tous, richement ! Salut !

18:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 09 avril 2008

COTE D’IVOIRE, PIETE DE FAÇADE

Chers Bien-aimés Frères et Sœurs Ivoiriens,

Voici six ans que notre beau pays la Côte d’Ivoire est entré dans un cercle de violence d’un niveau jamais égalé dans notre jeune histoire. La mère-patrie a été poignardée dans son sein, le territoire national balafré par une ligne virtuelle qui a consacré la partition du pays en deux Côte d’Ivoire : Celle du Sud, républicaine et celle du Nord, rebelle, assiégée, martyrisée, pillée, prise en otage, déstructurée, déglinguée (au nom de je ne sais quelle quête de justice), échappant à tout contrôle.

Comme il fallait s’y attendre en pareil cas de figure, ces six années de déplanification institutionnelle et structurelle orchestrée, qui ont vu la Côte d’Ivoire traînée de ville en ville, de pays en pays et d’accords en accords, aussi boiteux et illogiques les uns que les autres, heurtant au besoin le simple bon-sens, avant que n’advienne celui de Ouaga, le seul qui mérite que s’y attarde notre intelligence, ces six années, disais-je, ont eu pour conséquence l’affaiblissement profond de l’Etat de Côte d’Ivoire, avec pour corollaire le désordre en tout genre qui prospère dans le pays.

A la faveur de cette crise majeure, par réflexe de préservation ou par instinct de survie, une piété et une ferveur religieuses jamais connues ou observées, en Côte d’Ivoire, ont vu le jour, au milieu de nos concitoyens.
Des millions d’Ivoiriens, au comble du désastre et en désespoir de cause, ont trouvé refuge en la foi, et plus spécifiquement dans les églises et les mosquées.
Nous étions donc en droit de nous attendre, malgré la déstructuration partielle de notre pays et le relâchement moral inhérent à tout état de guerre, à un réveil spirituel authentique et à un redressement des mœurs, des valeurs et de l’éthique.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’est tout l’inverse qui s’est produit :
Les hommes de DIEU ou ceux qui se targuent de l’être sont devenus eux-mêmes avec leurs fidèles, la véritable plaie de cette nation. Impudiques et arnaqueurs à souhait pour bon nombre d’entre eux, ils n’ont de valeurs, désormais, que l’argent et la jouissance matérielle.
Ils ont été les tout premiers à promouvoir les maisons de placement d’argent (que nous avons été aussi parmi les tout premiers à condamner, en tant qu’évangéliques), se servant de la chaire sacrée de DIEU, au sein de temples et d’églises, comme plate-forme commerciale et marketing de leurs nouveaux produits.
Comment des hommes de DIEU ont pu tomber aussi bas pour en arriver à se muer, in fine, en prédicateurs de l’argent facile…et à grande vitesse, acquis sans travail, sans effort et parfois sans honnêteté, sans moral, spoliant des milliers de souscripteurs devenus encore plus pauvres que ne les avait déjà rendus la guerre, dans notre pays.

Quelles valeurs véhicule une telle pratique et quelles leçons pouvons-nous en tirer pour nos enfants à qui nous autres nous évertuons encore - dans le milieu chrétien - à faire comprendre que le bonheur et la réussite sociale ne se trouvent qu’au bout de l’effort et du travail honnête ?

Que ce soient des hommes de DIEU, en particulier, et des hommes et des femmes faisant profession de connaître DIEU, en général, qui s’en rendent coupables, c’est une situation totalement surréaliste !
C’est dans cette logique que s’inscrit l’Evangile de la prospérité qui a beaucoup de prophètes, qui fait beaucoup d’émules, dans notre pays, et qui est, malheureusement, prêché dans nombre de nos jeunes églises (notamment), où l’honnête citoyen endoctriné et mystifié est plumé comme un faisan.
Qu’advient-il du message de la sainteté, de la sanctification, de la droiture, de la justice et de l’équité ?

Parlant toujours de ceux qui font profession de connaître DIEU, nous avons assisté dans ce pays, à l’instrumentalisation de la religion, notamment musulmane, et à l’érection du mensonge politique comme moyens de conquête du pouvoir, avec le soutien actif d’imams parmi les plus réputés et nous savons dans quelle impasse de telles dérives ont conduit la Côte d’Ivoire.

Les églises et les lieux de culte fleurissent de partout sans aucune discipline, sans aucun respect pour le prochain qui a besoin de quiétude et de repos, et voire même sans moral : On pactise avec le diable pour avoir des pouvoirs de subjugation sur le peuple, on ferme une église tout juste parce qu’elle n’est pas rentable et on en ouvre une autre sous une autre dénomination, sans oublier de relever le fait que nous sommes aujourd’hui au cœur même de la mégalomanie chrétienne triomphante la plus délirante, avec des titres pastoraux du genre « Bishop, Archi-Bishop, Big Prophet, Apôtre International, Grand Prophète Faiseurs de Miracles, Prophète des Nations, etc », qui sont bien souvent le fait de tonneaux sans contenu.

Les lieux de cultes sont devenus de véritables foires à la fornication où on voit, sans émotion, des femmes et des jeunes filles dénudées ou arborant des pantalons plaqués, dans des tissus ultra-fins, des pantalons Jeans à la taille basse qui laissent entrevoir le sous-vêtement ou le tatouage, pour peu qu’on s’asseye.
Les maquis et les night-clubs ne sont plus l’apanage ou la chasse gardée des personnes qu’on taxe d’être des païens.
Ils sont désormais allègrement fréquentés par des individus qui sont sensés être, dans l’imagerie populaire, des saints ou tout simplement des croyants ou des personnes religieuses.
C’est ainsi qu’on ne s’étonne plus de voir de soi-disant pasteurs et des artistes sensés être des chantres de l’Eternel, en boîte de nuit, sous le prétexte, pour certains, d’y servir DIEU (lequel ?).

Pour aborder un autre aspect du mal, tous les Ivoiriens sont unanimes sur le fait que la corruption gangrène, affreusement, la Côte d’Ivoire. Si gravement que l’admission à la quasi-totalité des concours de la Fonction Publique est payante.
Pire encore le sont les concours de la Police, de la Gendarmerie, de la Douane, de l’ENA et ceux d’entrée dans les CAFOP et l’ENS.
Plutôt que de demeurer une poche de moralité à toute épreuve qui puisse servir d’exemple et de modèle, en supportant stoïquement l’injustice des modes de recrutement et de cooptation obscurs, en vigueur dans la Fonction Publique ivoirienne, dans l’attente de la manifestation de la gloire et de la justice de DIEU, le milieu religieux en général et le milieu chrétien en particulier, se sont acoquinés avec le mal, avec des hommes de DIEU recommandant désormais, sans sourciller, que le choix n’étant plus laissé au juste, il devrait s’arranger à ne pas être laissé pour compte. Préconisant les raccourcis comme moyen d’aider DIEU à accomplir sa volonté et à nous ouvrir les portes de l’emploi, dans une Côte d’Ivoire en totale déliquescence, en totale putrescence.
C’est ainsi que toute la nation en est arrivée à patauger dans la vase.

Esaïe 29 : 13 s’applique à merveille à nous, Ivoiriens, fanfarons, orgueilleux et creux, sans consistance, sans épaisseur, sans valeur, sans moral, sans éthique, faisant profession de connaître DIEU et reniant ce qui en fait la force :

« Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine ».

COTE D’IVOIRE, prends garde à toi, la verge et le glaive de l’ETERNEL ne sont pas loin de toi. Si tu t’étais déclarée athée, ta faute aurait semblée moindre. Mais tu t’es proclamée « La deuxième patrie du CHRIST », « Nation bénie de DIEU », c’est pourquoi ton péché ne te sera pas ôté.
Médite attentivement le passage biblique de Jérémie 18 : 7-10 :

« 7 Soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, D’arracher, d’abattre et de détruire; 8 Mais si cette nation, sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, Je me repens du mal que j’avais pensé lui faire. 9 Et soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, De bâtir et de planter; 10 Mais si cette nation fait ce qui est mal à mes yeux, Et n’écoute pas ma voix, Je me repens du bien que j’avais eu l’intention de lui faire ».


COTE D’IVOIRE, ton péché te rattrapera, très bientôt. Plus tôt que tu ne peux l’imaginer ! Mais il y a encore un espoir de salut avant la déflagration générale qui arrive sur toi, à grands pas ! Cet espoir, c’est encore la Parole de DIEU : 2 Chroniques 7 : 14 :

« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ».


Le SEIGNEUR ETERNEL est on ne peut plus clair dans sa Parole : Si MON PEUPLE…S’HUMILIE…JE GUERIRAI son pays !DIEU n’attend qu’une chose : Que son peuple s’humilie ! Il ne dépend donc que du peuple de DIEU, de ceux qui invoquent son nom, que la Côte d’Ivoire retrouve la paix et la stabilité.
La crise ivoirienne qui n’est en fait que la face visible d’une profonde réalité spirituelle ne trouvera de solution véritable que si le peuple de DIEU se repent de son péché, de ses mauvaises voies et s’en détourne, résolument !
La faute nous incombe de nous être mis sous sa houlette et de nous être si affreusement dépravés ! C’est une malédiction de se réclamer de DIEU et de fouler sa Parole au pied.
Comment au milieu d’une aussi grande ferveur religieuse, en Côte d’Ivoire, a pu naître une déliquescence morale aussi profonde ?, s’interrogeait avec une lucidité extrême un haut cadre de ce pays.

Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, des hommes et des femmes légalement mariés, faisant profession de connaître DIEU, divorcent allègrement. Aucunement inquiétés de devenir des parjures, dans la mesure où des ministres de cultes s’y adonnent eux-mêmes, dans la plus totale insouciance.
Le pourcentage de ces divorces est si effarant, si élevé qu’il vole la vedette à celui des « païens » et qu’on en vient à se demander si la foi n’a pas, depuis belle lurette, fui nos lieux de culte. Comment est-ce possible ?

Les adultères sont devenus monnaie courante dans des milieux sensés être religieux et pieux, avec en prime des scandales sexuels quelquefois retentissants. La mondanité et la fornication de la jeunesse croyante prend des proportions jamais égalées.
La cupidité a pris le pas sur le sacerdoce, au milieu d’hommes de DIEU plus préoccupés, aujourd’hui, à avoir des entrées à la Présidence de la République ou dans les milieux huppés d’Abidjan et à piller les caisses de leurs assemblées qu’à prêcher la droiture et la sainteté.

Le ministère pastoral et le sacerdoce (qui relèvent du sacré) sont devenus du business. Les préoccupations désormais de plus en plus en vigueur dans le milieu : Rouler carrosse, faire bombance, être à la page du snobisme, s’acheter des voitures de grosses cylindrées, s’offrir les téléphones portables de dernier cri, se payer les vêtements et les bijoux les plus luxueux et se faire un carnet d’adresses au sommet de l’Etat.
Même la musique est atteinte par la putrescence ambiante : Les chants ne servent plus à adorer DIEU mais à faire de la musique d’ambiance et du business. Les roulades de postérieurs fournis, en pantalons plaqués et moulants, sont en bonne place dans des clips sensés louer DIEU. Quel délire ! Quel naufrage !

Pas donc étonnant que nos assemblées et lieux de cultes, en Côte d’Ivoire, se soient transformés en anti-symboles de la foi et de la droiture, des endroits où la fornication bat son plein, où l’argent et le rang social (plutôt que la valeur intrinsèque des individus ou leur piété) sont les baromètres de la considération à laquelle vous pouvez avoir droit.
Et il est juste de relever que la plupart de ces dérives sont le fait de sectes pernicieuses mais aussi, malheureusement, d’églises traditionnelles bien connues, en pleine décadence spirituelle.
Amos 4 : 11- 13 :

« 11 JE VOUS AI BOULEVERSES (NDR : Par une rébellion), Comme Sodome et Gomorrhe, que Dieu détruisit; Et vous avez été comme un tison arraché de l’incendie (sauvés par grâce). MALGRE CELA, VOUS N’ETES PAS REVENUS A MOI, dit l’Eternel… 12 C’est pourquoi je te traiterai de la même manière, Israël (Côte d’Ivoire); ET PUISQUE JE TE TRAITERAI DE LA MEME MANIERE, PREPARE-TOI A LA RENCONTRE DE TON DIEU, O Israël! (O Côte d’Ivoire !) 13 Car voici celui qui a formé les montagnes et créé le vent, Et qui fait connaître à l’homme ses pensées, Celui qui change l’aurore en ténèbres, Et qui marche sur les hauteurs de la terre: Son nom est l’Eternel, le Dieu des armées ».

A bon attendeur…salut ! Que DIEU ait pitié de la Côte d’Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

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lundi, 24 mars 2008

SAVOIR LIRE LES SIGNES DES TEMPS

Lundi 18 Février 2008


Chers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


La belle chanson dénonciatrice, « Le peuple te regarde », des artistes YODE et SIRO, censurée par la RTI depuis la sortie de leur album intitulé SIGNE ZODIAQUE, il y a quelques mois, pour délit d’interpellation directe du Chef de l’Etat, me donne l’occasion de m’adresser à nouveau à vous.
Dans cette chanson, YODE et SIRO - qui se sont distingués comme des résistants, derrière le Président GBAGBO, qui ont toujours chanté pour la défense de la République et qu’on peut considérer, à juste titre aujourd’hui, comme des artistes ivoiriens membres de la galaxie patriotique - disent au Président de la République, en toute connaissance de cause : « Nous t’avons élu. Prends garde à qui tu nommes. Si tu nommes un voleur, nous on va t’appeler voleur ».
Une telle chanson, de la part de deux patriotes convaincus, donne à s’interroger car franchement inattendue, au regard de l’omerta qui est de rigueur sur la question dans le cercle du pouvoir et dans tous les mouvements satellites.
Tellement inattendue que la RTI (qui a bien saisi le message et compris ce que ce signal a de – très honnêtement – troublant et fort pour nous tous) n’a rien trouvé d’autre et de mieux à faire que de la censurer. Une chanson pourtant si horriblement vraie, attestant de l’extrême réalité de la gangrène de la corruption et du pillage en règle du denier public dans notre pays, une chanson que le peuple s’est totalement appropriée, et qui fait écumer bars et maquis, à Abidjan et à l’intérieur du pays ! Preuve que les populations voudraient que le Chef de l’Etat sache que c’est exactement ce qu’elles pensent, en ce moment.

Le Président GBAGBO devrait pouvoir décrypter les signaux que lui envoie ainsi son peuple et apprendre à décoder les signes des temps : C'est-à-dire les faits qui n’ETAIENT PAS et qui SONT, aujourd’hui, ou qui deviennent RECURRENTS. Et qui montrent que des choses sont en train de changer, de muer. Sournoisement. Insidieusement. Prenant souvent l’allure curieuse de revirement à cent quatre vingt degrés et de ruptures aussi brutales qu’inattendues. Qui donnent sincèrement à réfléchir.
La Bible dit dans le livre de JOB, au chapitre 33 et au verset 14 (pardonnez-moi d’être très porté sur les Ecritures):

«  DIEU parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend pas garde ».

Et les signes, Il en donne (en tout cas, ce n’est pas ce qui manque. Du moins, pour ceux qui veulent bien les voir). Et ce ne sont pas de bons signes :

1-Des partisans fondamentalistes convaincus qui ont mué, au fil de la lutte, en critiques acerbes, pas par opposition politique mais par désenchantement idéologique ;
2-Les rivalités, la zizanie, les oppositions larvées, la colère, la grogne et les attaques rangées des mécontents dans la galaxie patriotique ;
3-La mise au jour et la dénonciation de la corruption, du pillage et des malversations de proches et d’hommes de mains du Président (filière Café-Cacao, appareil judiciaire, « haut les cœurs » des policiers et soldats en base arrière, pour ne citer que ceux-là). Pour l’obliger à sortir enfin de sa réserve, à sanctionner, à démettre. Ce à quoi il ne s’empresse pas encore ;
4-L’interpellation directe du Président par des artistes (Billy Billy, Yodé et Siro), et notamment patriotes (ce qui était impensable encore récemment) sur la corruption à grande échelle, l’enrichissement ultra-rapide de quelques-uns au détriment des populations qui souffrent atrocement et sur la misère du peuple ;
5-La récurrence et la permanence des tentatives de coup d’Etat couplées avec l’incertitude du désarmement et, partant, de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire ;
6-La naissance de nouveaux courants au sein du FPI, le parti au pouvoir, pour recentrer la lutte et les idéaux socialistes abandonnés par des Refondateurs mutants…qui ont mués en Mangeurs forcenés, parti au sein duquel figurent encore, fort heureusement (par ordre de mérite et d’engagement), quelques rares idéologues et idéalistes convaincus : Le Pr. Mamadou KOULIBALY, la Première Dame Simone Ehivet GBAGBO, le Président Laurent GBAGBO ( ?) et, dans une certaine mesure, le Ministre d’Etat Bohoun BOUABRE. Pour le reste, à part quelques cas ultimes et minimes, c’est la désespérance à l’état pur. L’argument de ne pas être au pouvoir parce que le partageant avec tous les autres partis politiques ne pouvant pas justifier toutes les dérives et toutes les choses incompréhensibles dont se rend coupable la Refondation.
7-Les voix multiples (de tout bord, de toute nature, de toute tendance, de tout rang et de toute obédience : la société civile, la conférence épiscopale, les cultes, les syndicats de travailleurs, des patriotes, de simples ivoiriens usant de leur liberté et de leur droit de parole, abstraction faite des hommes politiques) qui se sont élevées de toute la Côte d’Ivoire pour dénoncer la corruption généralisée dans le pays, la course à l’enrichissement immoral, le laisser-aller et le laisser-faire complaisants et injustifiés, et cerise sur le gâteau, l’emprisonnement des dénonciateurs (cas du jeune ASSALE Tiémoko Antoine). Mais rien n’y fait.
8-Par dépit et en désespoir de cause, les dénonciateurs internes et externes, partisans et opposants, qui commencent à se murer dans le silence. Pas que le mal soit en voie de disparition, aussi étrange que cela puisse paraître (bien au contraire, il empire plus que jamais), mais parce que le destinataire de leurs récriminations reste de marbre et tient des discours qui les plongent, chaque jour un peu plus, dans le désespoir.

Et si, en fait, le Président GBAGBO (qui ne peut seul avoir raison contre tous) mettait la charrue avant les bœufs et se fourvoyait ?
Et s’il devait obligatoirement moraliser la vie publique (chose à laquelle il rechigne actuellement, dans l’attente qu’il est des élections) avant que son mandant (DIEU) ne lui accorde la sortie de crise ?
Peut-il imaginer, un instant, que sa priorité ne puisse pas être celle de DIEU, et que ce faisant, le Maître des temps et des circonstances, son Maître, puisse lui résister dans ses voies et par tous les moyens?
Ne serait-il pas alors ainsi en train de mettre en danger toute la Côte d’Ivoire, étant entendu que  le péché du roi est le péché du peuple , comme l’enseignent les Ecritures ? S’il rechigne à faire ce qu’il devrait, le peuple dans son ensemble ne risque t-il pas de payer l’ardoise de ses réticences ?
L’état de grâce (même s’il fonctionne toujours) peut-il encore durer ?
Le Président peut-il voir se dissiper le charme que produisaient sa personne et la seule évocation de son nom, et s’estomper sous lui, le doux nuage de l’enchantement, de la déification et de l’idolâtrie des premières heures et années de la crise sur lequel le peuple l’a hissé ?
Peut-il comprendre ces signes et entendre la voix de DIEU, avant qu’il ne soit tard et que le désamour et le désenchantement généralisés ne prennent le pas sur tout le reste, même parmi les partisans ?

Avec un tableau aussi peu reluisant dans le pays (du point de vue moral, éthique et spirituel), j’ai bien peur que la veille patriotique ne soit en déperdition et que la résistance ne soit devenue un concept pieux. Je redoute, tout autant, que la prochaine attaque majeure contre la Côte d’Ivoire ne fasse véritablement mouche !
Mais tout cela est indissociable de notre état spirituel, comme je l’ai toujours soutenu : Côte d’Ivoire, tu as été éprouvée par le feu, tout comme l’or, et plutôt que de devenir pure, tu t’es horriblement corrompue. Prends garde à toi ! TU AS ETE PESEE ET TROUVEE LEGERE (Conférer Daniel 5 : 4 à 6 et 21 à 31):

« Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d’or, d’argent, d’airain, de fer, de bois et de pierre. 5 En ce moment, apparurent les doigts d’une main d’homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait. 6 Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l’un contre l’autre. »
« … LE DIEU SUPREME DOMINE SUR LE REGNE DES HOMMES ET (…) IL LE DONNE A QUI IL LUI PLAIT. 22 Et toi, Belschatsar, (…) tu n’as pas humilié ton coeur, quoique tu susses toutes ces choses. 23 Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d’argent, d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre (les idoles), qui ne voient point, qui n’entendent point, et qui ne savent rien, et TU N’AS PAS GLORIFIE (par ta vie) LE DIEU QUI A DANS SA MAIN TON SOUFFLE ET TOUTES TES VOIES. 24 C’est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture. 25 Voici l’écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé. 26 Et voici l’explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. 27 Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. 28 Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses. 29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l’on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d’or, et on publia qu’il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.
30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. 31 Et Darius, le Mède, s’empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans ».


Fasse DIEU que cela n’arrive pas à la Côte d’Ivoire ! D’ici là, je m’interroge, je m’interroge. Encore et encore. Je demande à comprendre. Avec insistance mais sans méchanceté. Par amour pour mon pays et pour un homme en qui j’ai fondé et continue à fonder, malgré tout, beaucoup d’espoir, un homme qui accomplit des choses à la fois difficiles et remarquables (il faut le lui reconnaître), dans des conditions et dans un contexte socio-politique absolument exécrables, intenables, faisant abstraction de son amour propre, au nom de son peuple mais qui doit, malheureusement, faire encore plus. Et cela n’est pas au-dessus de ses forces.
Monsieur le Président, comme dit l’artiste, le peuple vous regarde !


Que DIEU garde l’Eburnie, terre nôtre, terre d’espérance et d’hospitalité !

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LE PRESIDENT GBAGBO LE SAIT-IL, OUI OU NON ?

Vendredi 18 Janvier 2008


Chers bien-aimés frères et soeurs ivoiriens,



Voici bientôt 3 mois que des enseignants du Secondaire, des milliers, n'ont pas de salaire, pour raison de grève.
Certes, on peut dire avec l'Ecriture Sainte que "l'ouvrier mérite son salaire", et que par déduction logique, de concert avec le Ministre Gilbert BLEU-LAINE de l'Education Nationale, "on ne perçoit un salaire que lorsqu'on a travaillé".
Oui. Si on veut être strictement légaliste. Mais si on veut rester humain et si on n'a pas renié sa ligne socialiste, on ne laisse pas des familles entières tomber en faillite...sociale! On ne jette pas des milliers d'Ivoiriens, avec leurs enfants et leurs épouses, à la PRECARITE !

La plupart de ces honnêtes citoyens ont, aujourd'hui, des comptes plus qu'au rouge, deux fois débiteurs.
La menace qui pèse donc sur bon nombre d'entre eux, c'est de voir leur salaire de fin Janvier 2008 (si encore cela a pu être payé) être englouti dans ce trou noir. Relevant le nombre de mois sans salaire, en réalité, à 4. Un vrai suicide social, quand on sait que le métier d'enseignants est ingrat!

Actuellement, les "margouillats" (les usuriers) se frottent les mains. Ils font de bonnes affaires. Des familles entières ne se relèveront jamais plus de cette descente aux enfers.
Le Président GBAGBO, d'habitude si prompt à commenter l'actualité, n'en a fait cas à aucun moment, ni au Nord ni dans l'Agnéby, pendant toute la durée de ses visites d'Etat. Indifférence, insensibilité, complicité ?

On demande à des enseignants qui ont eu deux mois de suspension de salaire de rattraper les cours manqués, sans envisager en retour de parler de reversement d'arriérés de salaire (puisque de toutes les façons, ces cours seront rattrapés).
A quelle logique répond une telle incohérence ?

La Côte d'Ivoire va sombrer dans une crise sociale MAJEURE si les enseignants subissent un autre mois sans salaire. Le Ministre BLEU-LAINE n'en a pas conscience. Peut-être. Mais le Président GBAGBO, le sait-il oui ou non ? A t-il même des conseillers ?

Fraternellement,


Dindé.

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BIEN CURIEUSE QUE CETTE COTE D'IVOIRE !

Jeudi 03 Janvier 2008


Chers frères et soeurs ivoiriens,

Elle est bien curieuse notre Côte d'Ivoire bien-aimée. Serait-elle tombée sur la tête? Essayez d'y comprendre quelque chose:

1- Silence radio sur la suite de l'enquête touchant aux milliards disparus de la filière Café-Cacao, pourtant annoncée à grand renfort de presse;

2- Fermeture du seul journal libre et indépendant d'Eburnie, Le Courrier d'Abidjan, par des cabales politiques obscures, sans que cela ne pose le moindre problème à qui que ce soit sur cette terre de liberté, pas même aux défenseurs des Droits de l'Homme et encore moins aux défenseurs des intérêts et de l'éthique de la Presse;

3- Mise aux arrêts du jeune Assalé Tiémoko Antoine pour délit d'opinions relatives à la gangrène de la corruption qui mine la Côte d'Ivoire et, singulièrement, l'appareil judiciaire ivoirien;

4- Passage à tabac du leader patriotique Eugène Djué par la garde même du Président de la République pour qui il a offert sa poitrine dans la Résistance nationale.

Qu'arrive t-il donc à la Côte d'Ivoire!

Fraternellement,


Dindé.

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INCROYABLE MAIS VRAI ! DANS QUEL PAYS SOMMES-NOUS ?

Mardi 04 Décembre 2007


LE FILM COMPLET DU VENDREDI NOIR.


Courrier d’Abidjan – Le feuilleton produit par Stéphane Kipré, ci-devant gendre du président de la République de Côte d’Ivoire, et accessoirement président-fondateur de l’UNG (Union des nouvelles générations), parti politique sorti de la côte du MFA (Mouvement des forces d’avenir) d’Anaky Kobena, se poursuit à Le Courrier d’Abidjan. Après l’expédition du jeudi, vendredi dans la soirée, son homme de main, Allan Aliali, est encore descendu à la rédaction avec des loubards qui ont saccagé les locaux du journal avant d’emporter une partie du matériel de travail. Conséquence, Le Courrier d’Abidjan n’a pu paraître depuis samedi. Voici le film des événements.

Par
Koffi Koffi
koffi2koffi@yahoo.fr


Courrier d’Abidjan, ce vendredi 23 novembre 2007. Il est environ 16 heures 40 minutes. Assis derrière une machine, je m’emploie à mettre la dernière main à l’article sur la dédicace de Tiburce Koffi. Comme à mon habitude, je taquine les amis du journal en travaillant. En ce moment, seules trois filles sont avec moi dans la salle de rédaction : deux commerciales et une journaliste du service sport. Les autres sont dans les autres bureaux. Je suis très concentré sur la chute de mon papier. Des éclats de voix me parviennent depuis le portail. Je n’y prête pas attention ; on est habitué aux chaudes discussions entre journalistes dans les rédactions, et souvent des discussions si passionnées qu’elles prennent des allures de dispute. Soudain, un bruit de porte qui se fracasse domine le chahut. Je jette un coup d’œil derrière moi et lance aux filles, juste pour plaisanter : «J’espère que ce ne sont pas les mêmes gars d’hier qui reviennent, hein!». Le chahut se fait de plus en plus proche. Des pas lourds et appuyés se rapprochent de nous. Marcelle, une des deux commerciales, se lève et tend le cou en direction du couloir qui mène à la salle où nous sommes. Elle crie aussitôt, affolée et hors d’elle : «Ce sont les mêmes gars, Nicole, ils arrivent, fuyons!». Au même moment, un bruit de porte fracassée retentit. C’est comme le signal des coups de pieds de défoncement des portes fermées. Le vacarme s’intensifie. Maintenant, le couloir est envahi: «Evacuez les lieux ! Videz les lieux ! Allez à la maison ! Sortez d’ici. Y a plus de travail ! Allez, sortez d’ici et on ne veut plus vous voir ici. Sortez, videz les lieux et vite !». Je ne peux pas me faire prier; le message s’est fait plus que clair. Mon premier réflexe est de m’assurer que mes portables sont à portée de main. J’y mets aussitôt la main droite et les ramasse. De l’autre main, j’empoigne mon sac et me lève instantanément, jetant un coup d’œil furtif sur l’entrée de la salle. C’est ahurissant, c’est à couper le souffle, c’est tout simplement épouvantable : des masses de chair lourdes comme des buffles bien engraissées avancent à pas de monstre, dans un vacarme de voix et de coups de pieds dans les portes. L’image du premier s’incruste en moi comme celle d’un ange de la mort : chaussé de tennis, il porte une grosse culotte en jean et un haut à la couleur verte dominante. Il a les cheveux nattés et cachés par une casquette à la visière retournée. Il est clair. Il faut deux à trois fois ma masse pour faire ce monstre. Celui qui le suit n’est pas aussi gros, mais sa tête culmine presque au plafond. Le troisième devrait avoir la taille du deuxième mais être un peu plus gros… Le reste ? Je ne me donne plus le temps de voir ; il ne faut pas davantage m’exposer. Devant la mort, l’homme a toujours de l’énergie et des ressources extraordinaires. Je ne saurai jamais comment je me suis retrouvé sur la terrasse arrière de la rédaction, en passant par la porte de derrière empruntée par les trois filles et le correcteur. J’avais fui comme un rat devant le déchaînement d’une horde d’hyènes. Derrière nous, un bruit de vitre volant en éclat. La peur au ventre, nous contournons le bâtiment par la droite pour joindre l’entrée. Je ferme la marche. Mais nous tombons à nez avec la meute. Nous nous figeons, nous croyant pris au piège. L’un des molosses s’acharne à coups de pied sur la porte du bureau de la responsable marketing, lui criant de sortir. Elle lui répond d’une voix fluette certes mais coléreuse de la laisser sortir. Raïssa pleure son sac resté à l’intérieur. Un des déchaînés qui a subitement recouvré ses qualités humaines devant la silhouette frêle de la jeune fille la prend à la taille et l’emmène chercher son sac. Je suis au portail. Dehors, dans la rue qui passe devant les locaux, trois taxis sont stationnés en file. Ce sont eux qui ont convoyé les loubards. Sur la gauche, stationnés dans le garage extérieur des visiteurs, une voiture blanche. Un peu plus loin toujours sur la gauche, deux véhicules impressionnants qui attitrent immédiatement l’attention : une Toyota Cruiser grise de type 4X4, puis juste derrière, une Nissan Navada de couleur noire immatriculée 319 ES 01. Ils sont un peu à l’écart et garés sur le côté gauche, en position départ. Ils donnent l’impression des commanditaires venus s’assurer de visu de l’exécution parfaite de la mission. Certains agents, sortis les premiers, se dirigent hors du périmètre du journal. Un homme fait des va-et-vient entre les locaux et l’extérieur. Il est constamment en communication. C’est assurément lui le chef de l’expédition. Il est clair, porte une chemise à carreaux. J’apprendrai plus tard que c’est lui Aliali Alan. «On n’est pas là pour vous», ne cesse de nous répéter la horde, maintenant que nous sommes dehors, «On n’est pas là pour vous, on n’est pas venu pour vous», continuent-ils. Ils sont maîtres des lieux. La tempête a consommé son souffle et la bête qui l’entraînait s’est calmée. Guezoa, l’un des monteurs, Didier, chauffeur, et moi-même sommes assis sur des briques sous l’acacia de l’autre côté de la rue. La Toyota Cruiser démarre maintenant, suivie de la Navada. Elles sortent du périmètre du journal. Alan traverse la rue et s’approche de nous. J’entends de lui quelque chose qui ressemble à mon nom. Je ne réagis pas parce que je n’ai pas souvenance de le connaître donc ce n’est pas moi qu’il appelle. Un de ses loubards le suit et répète après lui qu’ils ne sont pas là pour nous, que c’est de la foutaise, que c’est un petit problème qu’ils allaient régler et que si on était là pour travailler on pouvait rentrer à la rédaction, mais que si on ne voulait pas travailler, on devait rentrer chez nous. Je n’ai pas envie de répondre à ça. Déjà, le cœur bouillonne devant autant d’animalité. Me remontent les premières heures de la rébellion : on tue, on malmène tout ce qui ne nous ressemble pas et, après, on invite à retourner dans les zones sous notre contrôle. Je pense particulièrement à ce petit rebelle chargé des affaires sociales à Vavoua qui, en 2003, à l’occasion d’un reportage que j’avais fait dans la ville, m’avait demandé de venir travailler au Lycée de la ville. Je lui avais demandé qui serait mon chef en tant que fonctionnaire. Il m’avait répondu que ce serait Koné Zakaria. J’avais souri et lui avais demandé celui qui me paierait. Il m’avait dit l’Etat de Côte d’Ivoire. Je lui ai dit que Zakaria n’avait pas mon niveau et qu’il ne pouvait pas me noter et Soro non plus. Bref, on essaie maintenant de nous amadouer. Mais depuis, notre Directeur de Publication ne sort pas. Tout le personnel est pourtant dehors. Que se passe-t-il ? Les brutes ont dit n’être pas venus pour nous. Mais pour qui sont-ils donc venus ? Je m’inquiète. Que lui ont-ils fait ? J’essaie de le comparer aux loubards. Pas de commune mesure entre le garçon frêle, certes très gueulard, et les mastodontes qui ne feraient de lui que moins d’une bouchée. L’ont-ils séquestré ? Sont-ils en train de le battre, puisque, apparemment, ça devait être pour lui qu’ils sont là ? Je me représente le pire. Comme ils nous encouragent à rentrer, je demande à Guezoa qu’on aille aux nouvelles. Il hésite. Je me lève et fonce ; on meurt une seule fois. Dans la rédaction, l’un d’eux balaie les bris de vitre. La porte du bureau de DP est défoncée. A sa place, personne. Je tend le cou pour voir s’il gît quelque part. Rien. Je m’imagine qu’on l’a peut-être entraîné dans le jardin arrière de la rédaction pour lui infliger une correction méritée. J’entre et appelle une fois. Pas de réponse. Une seconde fois. Il me semble entendre une petite réponse. J’appelle cette fois en précisant que c’est bien moi son «ami» bossoniste. Cette fois, la réponse est claire. Il sort de là où il s’était mis à l’abri. Il est sain et sauf. On échange. Je suis soulagé. La responsable du service commercial et d’autres agents arrivent. Ils lui demandent d’évacuer les lieux pour se mettre à l’abri. Il répond par la négative. «Non, c’est bon. Il n’y a rien. Je préfère rester ici… Non, non, non. Ne vous en faites pas. Vous pouvez aller, moi je reste. J’ai appelé; des gens arrivent». Les autres sortent. Je demande à rester pour lui tenir compagnie. Je vais rester en salle de rédaction. Il me propose plutôt de rester à côté de lui. Je vais mettre mes textes en réseau pour les récupérer et travailler sur sa machine. Environ cinq minutes se sont écoulées. Encore des bruits de course et du chahut. La responsable du service commercial se présente à nouveau: «DP, ils sont là; la police est arrivée». Elle est bientôt suivie d’un agent qui appelle: «Monsieur le Directeur !». Au troisième appel, il est déjà devant le bureau. On est sauvé, on peut sortir. C’est la débandade du côté des assaillants. Un d’eux passe devant nous en courant. Quand nous arrivons dehors, la force publique a maîtrisé deux des plus colosses. Ils sont couchés sous le petit acacia à l’entrée. Un troisième, le clair aux cheveux tressés de tout à l’heure, tarde à se coucher. Mais il est obligé de se rendre à l’évidence de la légitimité de la force publique. Le CeCos a bouclé le périmètre. Assis sur une brique de l’autre côté de la rue, juste à côté de là où nous étions, Allan, le chef de l’expédition, observe comme s’il n’a rien à voir avec ce qui se passe. Il est identifié par DP. La police l’interpelle. Déjà, dans le coffre arrière de sa voiture, il a fait mettre les deux ordinateurs de marque Mac Intosh de la salle technique qui servent au montage du journal. Sur le coffre, se trouve encore posé le scanner. La situation est sous contrôle du CeCos. La force publique a eu raison de la force privée sauvage et brute. Il est un peu plus de 18 heures. La police a embarqué les assaillants. La Nissan noire de tout à l’heure revient sur les lieux, dépasse le théâtre, fait demi tour et se gare pour observer. Je signale à la police que ce véhicule était de l’expédition. Mais il a déjà démarré et s’est éloigné. Le CeCos démarre et va lui faire barrage à un peu plus de deux cents mètres. Escorté, il retourne sur les lieux. On nous confronte. Je confirme sa présence sur les lieux au moment de la mise à sac de la rédaction. Il reconnaît y avoir effectivement été, mais nie y être mêlé. Il dit être Directeur de je ne sais plus quoi à la société de gardiennage 911. Il aurait été contacté par Stéphane Kipré pour faire une «mise en place» à Le Courrier d’Abidjan, mais serait arrivé au moment où la situation n’était pas propice. Donc il attendait pour voir comment cela allait se passer. Une voix se lève pour le contredire. Dans tous les cas, la police ne l’autorise pas à partir. Plus tard, Stéphane Kipré, le nouvel associé du journal dont les éléments sèment la terreur depuis un certain temps est là. Il discute avec un jeune patriote venu aux nouvelles. Il élève la voix : «C’est comme ça qu’on traite mes gars ? On les arrête ? Désormais, moi même je vais m’impliquer dans ce problème. Je vais m’impliquer dedans. Ça ne se passera plus comme ça». Je me demande ce que ça va être quand il va s’y impliquer lui-même. Déjà qu’il n’y est pas, ses hommes nous font voir des vertes et des pas mûres. Qu’en sera-t-il quand Monsieur lui-même descendra dans l’arène ? Une 4X4 grise immatriculée 3690 ESO1 arrive lentement et se gare. Un homme d’une taille pas très impressionnante en descend, l’invective en bouche contre le président Mamadou Koulibaly: «Mais, il se prend pour qui, Mamadou Koulibaly ? Il est Président de l’Assemblée Nationale et puis il a fait quoi ? Ça ne se passera pas comme ça. Tu as des actions dedans, tu es associé. Ça veut dire quoi ?». Plus tard, on m’apprend qu’il serait le Pasteur Guy Vincent Kodja (celui-là même que le prête vaudou du nom de Behanzin a particulièrement indexé dans une vidéo de s’adonner à des pratiques sataniques…) Je n’y comprends rien. Qu’est-ce qu’un pasteur peut bien avoir à faire dans cette histoire, surtout qu’elle ne se passe pas dans son église ? Je n’y crois toujours pas. Au bout d’un instant, Stéphane Kipré jure de faire libérer ses hommes le même soir ou il se donne aussi à la police. Nous sommes en Côte d’Ivoire et d’ailleurs, il appellera le PR. Parole d’homme. «Venez les gars. Allons-y. Ils n’ont pas le matériel. Donc le journal ne paraîtra pas demain. C’est fini, allons-y. Le journal ne paraît pas demain, c’est l’essentiel». Pour cette fois, nous sommes d’accord avec lui : le journal ne paraîtra pas demain, samedi. Sa troupe et lui s’engouffrent dans leurs véhicules et démarrent. Nous restons sur les lieux jusqu’à 20 heures. Nous décidons d’aller voir l’un des nôtres tombé dans les pommes et admis dans une clinique juste à côté. Un des loubards avait frappé sa tête contre la porte. C’est là que nous nous séparons tous autour de 21 heures.

20:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

FAUT-IL DESESPERER DE LA GALAXIE PATRIOTIQUE ?

Mercredi 28 Novembre 2007


Chers Tous,


La crise à "LE COURRIER D'ABIDJAN" me désole terriblement, en tant que patriote.

De quel droit un ivoirien qui dit aimer son pays, fut-il le gendre du Président de la République, peut-il aller, sous des dehors de transactions financières et d'affaires, saborder ainsi un quotidien parmi les plus prestigieux du pays, mettre les salariés à la merci des pires incertitudes sociales, se livrer au pillage du matériel de travail et des biens de la maison, au vu et au su de tous les organes de contrôle et les syndicats et associations de presse, au vu des Forces de l'ordre, formellement interpellées à intervenir?

Dans quel pays sommes-nous? Un pays où appartenir à la famille du Président, même par alliance, peut donner tous les droits? Quel désastre! Où sont passés les défenseurs de la liberté de la presse et du droit à l'information, et même des Droits de l'Homme? Où est la galaxie patriotique?

Critiquer le Président doit-il constituer un arrêt de mort dans un pays qui se dit démocrate et de liberté?
Garder le silence devant de telles dérives ne nous autorise plus à vouer ceux qui ont dirigé la Côte d'Ivoire avant La Refondation aux gémonies. Puisque, visiblement, nous ne faisons pas mieux, et apparemment, ne proposons pas mieux!!!

Je me demande donc en toute objectivité: Faut-il désespérer de la galaxie patriotique? Les esprits vifs sauront y répondre.

Dindé Fernand.

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LES TROIS MILIEUX LES PLUS CORROMPUS DE COTE D'IVOIRE

Vendredi 16 Novembre 2007


Chers Bien-aimés frères et sœurs Ivoiriens,


Une étude-enquête menée conjointement avec le CIRES, par des chercheurs sociologues ivoiriens, il y a quelques temps de cela, révèle que les trois secteurs qui ont les indices de corruption les plus élevés, en Côte d’Ivoire, sont, par ordre d’importance :
La Justice,
Les Forces de l’ordre (corps habillés),
Les Hôpitaux.
Cette étude montre l’extrême gravité du mal dans notre pays. Car comment comprendre que la Justice soit le corps le plus corrompu de Côte d’Ivoire ? C’est tout simplement hallucinant !
L’un des chercheurs, qui est un ami personnel, m’a avoué que son intime conviction est que la lutte contre la corruption, en Côte d’Ivoire, ne peut pas être institutionnelle, dans la mesure où la Justice qui devait être le bras séculier de l’Etat pour combattre la gangrène a la réputation peu enviable d’être, elle-même, la plus corrompue du pays.
Dans de telles conditions, qui peut-on traduire en justice pour corruption ?
Si l’Etat doit mener une lutte sérieuse contre ce mal, il doit d’abord reformer la Justice, y sévir, fermement.
Mais comment y parvenir quand la Magistrature est quasi intouchable, dans notre pays (comme dans toutes les Républiques qui se respectent, d’ailleurs), au nom de la séparation des pouvoirs, qui est une exigence démocratique universelle ? Voici le nœud gordien du débat !
Les plus corrompus de ce pays sont, en général, des intouchables, des haut-placés, comme on dit : Des juges, des ministres, des autorités de la République, des chefs d’administrations, des hommes politiques, qui sont eux-mêmes les protecteurs d’individus véreux et peu recommandables qui entretiennent des réseaux mafieux, au vu et au su de tous.
Je plains vraiment le Président GBAGBO. J’ai bien peur que la tâche de moralisation de la vie publique qui lui incombe, de droit, ne soit au-dessus de ses forces, à l’image de Sisyphe arpentant une pente raide avec un énorme rocher.
La conclusion de l’ami sociologue est que, à l’état actuel des choses, la lutte contre la corruption doit et ne peut se faire qu’au niveau personnel et individuel.
Si nous parvenons à convaincre l’individu de changer de comportement (comme dans le cas du SIDA), alors nous auront résolu le problème de la corruption, en Côte d’Ivoire.
Mais, si le bas peuple peut se laisser émouvoir et convaincre, peut-il, vraisemblablement, en être le cas du premier malade ivoirien, le Temple de Thémis, et de tous les intouchables de ce pays ? That is the question !
Surtout quand les Forces de l’ordre, très proches et étroites collaboratrices de Thémis (devant lesquelles la Justice elle-même se trouve, de fait, impuissante, étant la plus corrompue) sont elles aussi toutes aussi corrompues et adeptes du racket. Sinistre binôme !
Pour ce qui est des hôpitaux, je reste sans voix. Pas étonnant qu’ils aient laissé périr des vies humaines pour de simples palabres syndicales.

Que DIEU ait pitié de la Côte d’Ivoire !

19:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

CORRUPTION EN COTE D'IVOIRE: AU DELA DE L'ASPECT ETHIQUE ET MORAL

Lundi 12 Novembre 2007


Chers Bien-aimés frères et sœurs Ivoiriens,


Dans nos échanges de ces derniers jours, sur le forum, nous avons fait de belles propositions pour essayer d’endiguer le mal grave qu’est, en ce moment, la corruption en Côte d’Ivoire. Notamment, l’éducation de l’ivoirien, la sanction, et l’engagement plus actif d’une société civile mieux organisée.
Mais, il y a un aspect dont nous n’avons pas assez parlé et que j’aimerais souligner, ici.
Il s’agit du visage qu’ont déjà et qu’auront encore l’Administration et la Nation ivoiriennes, dans les années à venir, au regard du mal qui leur est déjà fait, en attendant de parvenir à créer, par l’éducation tous azimuts, l’ivoirien nouveau que nous aurons, peut-être, dans une décennie (au meilleur des cas).
Pour vous donner une idée du danger qui guette notre pays et de la gravité du mal, je vous propose un cas que j’ai, personnellement, vécu :
Il y a deux années de cela, j’ai reçu à encadrer une stagiaire de l’ENA, du cycle moyen, et deux autres années auparavant, une du cycle moyen supérieur, toutes les deux de passage dans mon service, dans le cadre de leur stage pratique.
Leur niveau était franchement bas. Voire lamentable, pour la première, celle du cycle moyen, la plus jeune. Elles ne savaient pas même rédiger une lettre administrative. Des énarques.
Le rapport de stage de la première était illisible, tant son texte était décousu et truffé de fautes de toutes sortes.
J’ai dû me soumettre à une véritable corvée de correction pour rendre son travail un peu présentable.
Au final, toutes ces deux stagiaires ont reçu leurs diplômes et sont, aujourd’hui, dans l’Administration.
La première est en fonction aux Finances, s’est acheté une voiture (en deux ans) et compte, aux dernières nouvelles, se faire nommer Chef de Service Financier, dans une « bonne » Commune ; ça promet pour l’avenir de l’Administration ivoirienne !
Je peux, également, vous citer le cas de ces amis enseignants, professeurs du premier et du second cycle des lycées, affectés, ces dernières années, dans nos villes, qui ne peuvent même pas faire un cours potable de Français ou d’une autre matière, qui sont constamment contestés et contredits par leurs élèves, et qui sont obligés de recourir, sans cesse et toute honte bue, à leurs collègues pour se faire faire des fiches de cours ou des revues de lectures d’ouvrages littéraires, totalement inconnus de leur répertoire personnel.
Et ils sont des milliers comme ça !
Pas étonnant donc, le niveau actuel de nos élèves et étudiants, si tout s’achète, aussi bien pour les maîtres (concours) que pour les apprenants (examens)!
Le mal est déjà fait et il faudra supporter de tels enseignants jusqu’à leur retraite. Quel drame !
Quand on ajoute à cela les effectifs pléthoriques - je dirais plutôt proprement scandaleux - de nos établissements publiques (80 à 110 élèves par classe), du fait du recrutement parallèle sauvage qui y est de mise et qui enrichit les chefs d’établissement, au détriment de l’Etat, on peut dire, sans risque de se tromper que le pays est mal parti. Peut-être pour longtemps. Et je ne vois pas encore venir les solutions.
Le corpus administratif et éducatif est déjà, gravement, infecté. Est-ce encore possible d’y remédier ? Cela se peut.
Pareil pour nos gendarmes, policiers et autres douaniers, qui devraient être des poches de moralité et d’intégrité dans notre pays, mais qui démissionnent totalement de leurs fonctions, en se livrant, sur le terrain, de la façon la plus éhontée, au racket et à la corruption.
Pas vraiment étonnant, là aussi, quand on sait comment ils entrent dans ces corps. Certains ont payé leur BEPC, leur BAC, leur BTS, ou leur Licence, ont payé leur admission au concours d’entrée et ont aussi payé leur poste d’affectation. A coup de centaines de milliers voire de millions de francs. Du joli tout ça !
Aujourd’hui, tous les emplois de la Fonction Publique sont atteints par cette gangrène.
L’ENS qui restait encore l’un des rares bastions imprenables, est tombée dans la cagnotte depuis au moins deux ans.
Plus rien n’échappe, désormais, à cette hydre. On parle même, aujourd’hui, des orientations en Seconde (encore tout récemment intactes) qui se font au choix et à prix d’argent, par le tripatouillage des notes et moyennes d’orientation, dans certains services centraux.
Pareil à l’Université. Même pour le passage dans les niveaux intermédiaires. Et pire, pour les soutenances de thèses.
Où allons-nous avec tout cela ? Quelle administration, quelle police, quelle gendarmerie, quelle douane, quel enseignement et au final, quel type d’ivoiriens, quelle nation, aurons-nous dans quelques années, si tant est que la déviance n’est pas encore totalement consommée et congénitalement incrustée dans nos êtres?
Voici les interrogations qui hantent mes journées et mes nuits et que je tenais à partager avec vous, dans cette sorte de catharsis.

Que DIEU sauve la Côte d’Ivoire !

19:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

PRENONS CE MESSAGE A LA COTE D'IVOIRE TRES AU SERIEUX ! A COPIER ET A FAIRE PARTAGER !

Jeudi 25 Octobre 2007


CABINET CHRETIEN DE RELATION D’AIDE

Structure spécialisée de l’OCE « Les OEuvres de Naomi »
Tél : (225) 21 56 74 09 / 21 26 28 70
Fax : (225) 21 56 74 09 / 21 26 29 20
Mobile : (225) 08 54 42 12 / 06 67 67 11
11 BP 2331 Abidjan 11 - Email : centrenaomi@yahoo.fr
49 & 50, Avenue Marcory - Marcory Résidentiel
Immeuble EL REDA, Rez-de-Chaussée
Site Web : http://www.centrenaomi.ici.st


Bien-aimé(e),

Que la grâce et la paix te soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur
Jésus-Christ !
Je rends grâces à Dieu qui m’a donné d’avoir part à son oeuvre et d’annoncer Sa parole de
vérité.
En effet, depuis 2004, par la grâce qui m’a été faite par le Seigneur, je me suis attaché à
enseigner les enfants de Dieu sur LES GRAVES CONSEQUENCES DE LA
CORRUPTION. Malheureusement, personne n’a prêté attention à ce message du Seigneur
pour adopter l’attitude convenable, afin que Sa justice s’accomplisse.
Aujourd’hui, l’Eternel Dieu s’adresse, certes à toute la Côte d’Ivoire ; mais ce message est
particulièrement pour toi.
Voici Son message : « COTE D’IVOIRE, TU ES UNE GENERATION MECHANTE ET
CORROMPUE. ET TA CORRUPTION EST MONTEE JUSQU’A MOI, L’ETERNEL.
DANS PEU DE TEMPS, TU SERAS BOULEVERSEE, A MOINS QUE TU TE
REPENTES DE TA MECHANCETE ET DE TA CORRUPTION ».
En tant que serviteur de Dieu, j’ai un devoir de vérité vis-à-vis de toi. Je ne mens pas, je dis
la vérité : la chose est arrêtée de la part de Dieu.
En recevant ce message, voilà ce que tu dois faire :

o Premièrement :

DANS LE JEUNE, FAIS LA REPENTANCE DU PECHE DE MECHANCETE ET DE
CORRUPTION ; c’est-à-dire : reconnaître ce péché, demander pardon à Dieu et y
renoncer.
Car, l’Eternel déclare que : « Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom, s’humilie,
prie et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des
cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays » (2 Chroniques 7.14).

o Deuxièmement :

ENVOIE CE MESSAGE A TROIS (3) PERSONNES ; car selon la loi de Moïse, toute
affaire se règle sur la déclaration de deux ou trois témoins (Deutéronome 19.15).

Le Directeur

Prophète Marcel LOUKOU-YAO
Centre NAOMI, le conseil et l’action pour une vie comblée !
Abidjan, le 08 Octobre 2007

19:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Paroles pour la Côte d'Ivoire, Révélations sur la Côte d'Ivoire, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UN DISCOURS RASSURANT, MAIS UN GROS POINT D’OMBRE : LA CORRUPTION

Vendredi 19 Octobre 2007


Ma réaction après l’adresse du Président :

UN DISCOURS RASSURANT, MAIS UN GROS POINT D’OMBRE : LA CORRUPTION.



Chers Bien-aimés frères et sœurs Ivoiriens,


Le Mercredi 17 Octobre 2007, le Président de la République a délivré à la Nation ivoirienne son message tant annoncé et si fortement attendu par les Ivoiriens, à travers un entretien-interview marathon, de 21 heures 20 à 23 heures, soient plus de deux heures et demi d’horloge.

Divers sujets ont été abordés parmi lesquels la sortie de crise, la conduite de l’exécution de l’accord de Ouaga, les audiences foraines, le redéploiement de l’Administration, les élections, la reprise économique, la reforme de l’IGR, les affaires Kieffer, Déchets toxiques, 100 milliards détournés dans la filière Café-Cacao et Fabrication de faux billets de dollars, la corruption en Côte d’Ivoire, la fronde sociale (les grèves), le poids économique actuel de la Côte d’Ivoire dans la sous-région ouest-africaine, les Etats-Unis d’Afrique, les relations ivoiro-françaises, son discours à la 62ème Assemblée Générale de l’ONU, les grands chantiers de Yamoussoukro, etc.
Autant de sujets qu’il a abordés, sans langue de bois, comme à son habitude. Avec une grande sérénité, qui rassure sur l’avenir du pays.

Mais la où je suis resté, franchement, sur ma faim, c’est sur la question de la corruption, en Côte d’Ivoire. Le Président m’a laissé le net sentiment d’être la seule personne, dans ce pays, à ne pas être au courant, ou à ne pas savoir que ce fléau GANGRENE la Nation entière.

J’ai entendu des justificatifs : «Ce n’est pas aujourd’hui que cela a commencé. Beaucoup de ces maux existaient bien avant la guerre », « avec la crise, tout a été bousculé : la politique, l’économie, la moralité, les mentalités, la psychologie », « je ne peux pas livrer d’honnêtes citoyens à la vindicte populaire, sans preuves, sans un ou deux éléments pour me servir d’encrage », « avec la crise, beaucoup de choses se sont déglinguées », « les Ivoiriens exagèrent un peu tout ».

Mais, à moins de ne pas y avoir prêté attention, je n’ai pas entendu de proposition véritable de solutions à ce fléau, si mollement réconnu. Même s’il a indiqué que « à chaque difficulté, il faudra proposer un remède », qu’il « ne prend aucune décision qui peut nuire, sans conviction personnelle » et qu’avec la paix, il a ses «solutions pour les corrections nécessaires à faire ».
La phrase que moi, j’ai reçu comme un coup de boutoir, c’est celle-ci : « Si tout le monde en parle, c’est qu’il doit y avoir du vrai », parlant de la corruption.
Franchement renversant ! Le Président de la République , himself, n’aurait pas d’opinion propre sur la question, une opinion forgée et fondée sur une enquête des Renseignements Généraux ou des Services de Renseignements de la Présidence ?
Je n’ose pas y croire. Je m’y refuse.

Peut-on ignorer ce qui se passe en Côte d’Ivoire ? Ou est-ce une mauvaise blague de Monsieur le Président ?

Je suis désormais fondé à penser que ce n’est pas demain, la veille, que cette plaie sociale béante trouvera solution. Nous pouvons continuer de souffrir de la corruption. Le Président a d’autres priorités : Sortir le pays de la crise par les élections. Pour le reste, on verra après. Cet aspect précis des choses ne retient pas, pour l’instant, son attention. Le pays peut donc pourrir moralement sur pied, ça peut attendre.
Et qui nous dit que les élections arriveront de si tôt ? Et entre temps, que devient le pays ?
A moins que ce soit, simplement, un discours politique qu’il a destiné à donner le change, pour ne pas se livrer en pâture à la presse de l’Opposition et à ses adversaires politiques, tout conscient qu’il est de la profondeur du mal. Dans ce cas seulement, je peux le comprendre. Sinon, franchement… !

Pourtant, il le dit si bien lui-même : « C’est dans les temps de crise qu’il faut bâtir, qu’il faut lever les grands chantiers ». Selon la théorie de Khaine.
Pour moi, bâtir, ce n’est pas seulement poser des piliers de béton armé ou précontraint, à Yamoussoukro, ou monter des murs. Bâtir en temps de crise ne doit pas concerner que les chantiers de travaux publics ou de génie civil.
Bâtir en temps de crise, bâtir une Nation, doit être aussi et surtout l’assainissement des mœurs publiques, la moralisation de la vie publique.
Et cela est d’autant plus urgent en temps de crise que c’est précisément dans ces temps-là que le délabrement moral est le plus accentué.
Quoi donc de plus logique, objectif et normal que de commencer, vigoureusement, en ce moment-là ?
La corruption bat vraiment son plein dans le pays. Et c’est un truisme de le dire. Cela relève, proprement, du secret de Polichinelle. Il faut vivre à l’extérieur de la Côte d’Ivoire (et donc ne rien en savoir) ou ne pas en subir, actuellement, les affres, en tant que résident, pour ne pas comprendre ce que je dis et pour préconiser la sortie de crise comme préalable à sa résolution véritable.

Pour les pauvres et les économiquement faibles qui en subissent, quotidiennement, les contrecoups, ce n’est pas acceptable d’en parler en ces termes, et de quasiment banaliser l’ampleur du mal.
Le travail et l’effort dont parle le Président sont inopérants, actuellement, en Côte d’Ivoire. Le mérite occupe une très faible place (un pourcentage quasi nul) dans les concours de la Fonction Publique et surtout à l’ENA. Il ne faut pas en parler aussi légèrement. Au risque d’ulcérer des cœurs, dans ce pays.
Des Ivoiriens qui ont payé des millions de francs pour entrer à l’ENA existent. Ils le font TOUS, d’ailleurs, en ce moment. Et ce n’est pas une vue de l’esprit.
D’autres ont payé deux, voire trois millions de francs, sans être admis et sans être remboursés.
Par quelle incroyable magie arrivons-nous à accepter et à tolérer une telle horreur, dans notre pays ? Est-ce moi qui suis trop idéaliste ou est-ce la Côte d’Ivoire qui marche sur la tête ? Je m’interroge.

Pour clore le tout, le Président de la République affirme avoir interrogé le Ministre Hubert OULAYE de la Fonction Publique sur les pratiques peu recommandables qui ont cours dans son département, notamment l’achat de l’admission aux concours qui y sont organisés.
En substance, il ne lui aurait rien dit de grave.
En toute honnêteté et lucidité, que pouvait-il lui dire ? Que ça va plus que mal dans un ministère qui s’apparente, aujourd’hui, à une foire ? Sûrement pas !

Il faut mettre sur pied une équipe d’enquêteurs pour prendre les coupables, la main dans le sac, remonter la filière et démanteler le ou les réseaux existants. Voici comment on pourra, « non pas jeter d’honnêtes citoyens à la vindicte populaire », mais démasquer et mettre aux arrêts des individus immoraux et sans scrupules. Et la mise en œuvre de ce dont je parle est d’une facilité déconcertante. Si on en a, simplement, la volonté. C’est la seule solution raisonnable. Le reste, c’est de la politique.

Certes, le Président est attentif à la question, il observe, il prend des notes, il est patient comme un « moteur diesel », mais il faut qu’il prenne des initiatives, qu’il commandite des enquêtes, qu’il aille au devant de l’information plutôt que l’inverse. Parce que le mal est très profond. Je n’exagère absolument rien.
Voit-il le désespoir dans les familles, le désespoir des diplômés et des gens honnêtes et droits ?
Est-ce possible ou même supportable de vivre sans espoir ?
Je crois que ces interrogations devraient l’interpeller.
Quand de nouveaux riches roulent sur l’or, on ne demande pas au peuple d’être patient et de serrer la ceinture. On ne le dira jamais assez !

Le Président de la République (c’est une supplique pathétique) ne devrait pas pousser les malheureux à la révolte. La crise ivoirienne n’était pas assez grave pour faire écrouler l’Etat. Il l’a déjà dit, lui-même : C’est une petite crise amplifiée et internationalisée, à dessein, par ceux qui avaient intérêt qu’elle s’internationalisent.
Pourquoi donc met-on tant de temps, si l’Etat ne s’est pas écroulé, à aborder, ouvertement et une bonne fois pour toutes, la question de la moralisation de la vie publique.
Ce problème rend encore plus intenables et insupportables les conditions d’une vie sociale ivoirienne délabrée par la crise et aggravée par la cherté de la vie.
La corruption, ceux qui n’en souffrent pas en parlent peu ou pas du tout et ceux qui en souffrent craignent d’en parler. Ils ne sont rien dans ce pays, qu’auraient-ils à dire ?
Moi, j’ai simplement décidé d’être une sorte de porte-voix pour eux, parce que partageant leur condition. Comprenez donc ma lutte. Elle est inoffensive, apolitique et sans méchanceté.

Pour clore mon propos, je retiens que le Président de la République a tenu un discours rassurant qui nous réconforte quant à l’avenir du pays, à la sortie de crise et sur d’autres points, mais inquiète, sérieusement, sur sa perception réelle du niveau de corruption, en Côte d’Ivoire.
Pourra t-il, ce faisant, la juguler convenablement ou la ramener à des proportions supportables, si on s’en tient au fait que de vraies remèdes ne peuvent découler que de bons diagnostics et de vrais diagnostics ?
Attendons de voir. D’ici là, à la foire comme à la foire !

Pardonnez ma fougue et mes insistances. C’est parce que j’ai horriblement mal pour mon pays.



Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

19:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

SUR LA FORMULE DU FRONT ET LA RESPONSABILITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Lundi 15 Octobre 2007


Cher Monsieur Eben-Ezer GUEBO DJA,

J’ai été grandement heureux de savoir à travers votre contribution que vous avez « reçu et lu, avec un réel plaisir et beaucoup d’intérêt », le message électronique que je vous ai envoyé, à propos du Front Social contre la Corruption.
C’est avec tout autant de bonheur que je vous en fais cette réponse.

Cher frère, j’ai trouvé d’une extrême pertinence vos analyses et remarques sur les propositions que j’ai soumises à votre avis et à l’avis de tous.

1) D’abord sur la formule du Front, que vous percevez comme « une structure de type fédératif qui nécessite un accord préalable des organisations membres sur une plate-forme minimale ».
Cette vision du Front est une machine lourde, du point de vue fonctionnel, qui pourrait prendre beaucoup trop de moyens et de temps à être mise en place et qui demanderait une grande disponibilité pour en assurer la coordination, moyens et temps dont je ne dispose personnellement pas. A moins que quelqu’un parmi nous se sente l’âme de ce coordonnateur ou de ce meneur.
En tout état de cause donc, je ne retiens pas, personnellement, cette perception du Front. Sans être très érudit en la matière, moi, je conçois ma forme de Front, simplement comme une prise de position engagée (exemple : La dénonciation), une position de lutte, de combat, que dans le cas de figure actuel, je ne voudrais pas forcément institutionnaliser.
En dehors de cet aspect des choses, la formule que vous proposez est, objectivement, la meilleure et la plus rationnelle, même si plus pesante et plus contraignante. Elle exige une démarche scientifique, de la méthode, une adhésion organisée, structurée, avec des objectifs, des stratégies et des outils. Ses effets et ses résultats peuvent être durables. Je serais le plus heureux si quelqu’un parmi nous pouvait s’en faire le porte-flambeau.
Connaissant mes limites en termes de temps et de moyens, je me contenterais, volontiers, d’un site Internet de dénonciation. A moins qu’une grande âme me relaie, en adoptant la formule la plus orthodoxe du Front.
Une autre solution pourrait aussi être de changer l’appellation de notre engagement, de changer de formule.
Le cas échéant, comment pourrait-on l’appeler ?

2) Vous vous interrogez, avec beaucoup d’à propos, si « la source de la grave crise morale que traverse la Côte d’Ivoire et dont la corruption n’est que la face visible, se trouve chez le Chef de l’Etat ou en chacun de nous ? »
« Le Président de la République, vous demandez-vous, porte t-il une plus grande responsabilité que nous parce que Chef de l’Etat ou alors sommes-nous également responsables parce que témoins passifs ou acteurs au quotidien de la corruption ? »
Je réponds, péremptoire, les deux ! Tout à la fois. Oui, le Chef de l’Etat porte la plus grande responsabilité de cette situation. Pas forcément qu’il en soit l’instigateur ou l’acteur. Mais quand on gouverne, on assume. C’est lui le Chef de toutes les Institutions de l’Etat. Il ne peut donc pas se dérober à ses devoirs. Notamment, celui de faire en sorte que l’impunité ne soit pas érigée en modèle de gouvernement et de gestion.
Il est vrai que la paix en Côte d’Ivoire est encore fragile. Mais un minimum peut être fait pour attaquer le mal, histoire d’envoyer des signaux forts et pédagogiques à tous les Ivoiriens, comme a commencé à le faire le Commissaire du Gouvernement, Monsieur Ange KESSI, par l’emprisonnement d’agents de la Force de l’Ordre pris en flagrant délit de racket sur le tronçon Abidjan-Daloa.
Ce n’est pas encore parfait, mais aujourd’hui, voyager sur ce tronçon (ce que je fais, une ou deux fois, tous les mois) est devenu humainement supportable. Ce qui n’était pas le cas avant.
C’est à l’Etat et, notamment, au Président de la République, et à personne d’autre, d’envoyer les premiers signaux forts à la Nation, en se débarrassant de ses collaborateurs indélicats et véreux, à tous les niveaux.
La décrispation politico-sociale généralisée nous le permet, aujourd’hui, sans plus d’excuses ni d’échappatoire.
C’est cela ce que j’appelle le minimum. Ce courage-là, il est obligé de l’avoir, s’il veut espérer refonder moralement la Côte d’Ivoire.
Autre exemple. Tous les résultats des concours de la Fonction Publique sont décriés, avec véhémence quelquefois, à cause du tripatouillage et des listes parallèles (mon épouse, des amis, des frères bien-aimés et moi en sommes victimes, chaque année, depuis au moins 5 ans).
Que gêne t-il, pour mettre fin à toute suspicion (somme toute légitime), de publier les notes et les moyennes des compositions et de permettre aux candidats d’accéder à leurs copies, et au besoin, d’en demander une nouvelle correction, à leur frais?
C’est tout cela la transparence, la justice pour tous et l’équité. Quand on n’a rien à cacher, on évite l’opacité.
Dans ce cas de figure au moins, quand on a échoué, on sait pourquoi on a échoué et on se re-arme moralement et intellectuellement pour l’année suivante, avec beaucoup d’espoir. Mais aujourd’hui, nous sommes dépités et amers. C’est le désespoir total. Rien ne vient nous indiquer que bientôt ces réseaux mafieux vont être démantelés. Absolument rien.
Malgré tout, nous refusons, pour notre DIEU, de payer le moindre centime à qui que ce soit, pour être admis.
Certaines honnêtes gens et des justes ont flanché. En désespoir de cause. Mais ils ont, désormais, la conscience chargée. Si elle est restée intacte, entre temps. Contraindre ainsi le juste à s’acoquiner avec le mal est une chose, franchement, ABOMINABLE !
Toujours dans un souci de transparence, d’équité et de justice dans les concours de la Fonction Publique, on peut aussi constituer 2 ou 3 jurys de notation, indépendants du Ministère, et faire la moyenne de leurs notes, quitte à en faire supporter les frais de mise en place aux candidats. Cela, le Président de la République peut l’exiger d’autorité.
L’effet que cela aura, c’est de remettre le mérite et l’excellence en selle dans nos valeurs et de remettre les Ivoiriens au travail. C’est, également, ce que j’appelle faire le minimum.
A part cela, je suis d’accord avec vous, Cher Monsieur GUEBO DJA, que c’est en nous tous, Ivoiriens, que le mal se trouve. Ce faisant, nous avons besoin d’être rééduqués. Moralement et…spirituellement !
Mais « une bonne et vraie organisation qui traite la question en PROFONDEUR » doit découler d’une initiative de l’Etat, pour avoir un impact fort et durable.
La société civile peut prendre la tête du combat pour éduquer le citoyen, mais quand à faire changer les structures, c’est le devoir régalien de l’Etat, et partant, du Président de la République.
Or, ce que moi je constate, à mon humble niveau, c’est qu’il se fait prisonnier de calculs politiciens. Il redoute, me semble t-il, le lâchage des hommes, ceux de son entourage, dont le poids politique dans les régions dont ils sont originaires, constitue pour lui l’indispensable appui dont il ne peut s’offrir le luxe de se priver, à l’approche des élections. D’où ce silence. Je pense (je ne demande qu’à avoir tort).
Mais que fait-il du lâchage de DIEU et du peuple désenchanté, dépité et désespéré (qui se fait de plus en plus entendre et qui est de plus en plus menaçant, même au sein des Patriotes. Signe des temps), qui est plus terrible et plus dévastateur ?
Cela, c’est peut-être un débat spirituel, qui n’est pas le sujet de notre échange actuel mais il fallait que je le dise.
Une locution latine ne dit-elle pas VOX POPULI, VOX DEI : La voix du peuple est la voix de DIEU ? Tout le peuple gémit, tout le monde se plaint de la corruption, dans ce pays. Le Président de la République entend-il cette voix de DIEU ou non ? Donne t-il un signe de compassion, de prise en main du problème ? Si oui, je ne l’ai pas encore remarqué.
Le travail et le mérite ne sont plus des valeurs, dans notre pays. Ici, c’est le médiocre qui est roi. Je le dis, la mort dans l’âme.
La discussion reste ouverte.
Que DIEU vous bénisse, richement !


DINDE Fernand AGBO




LA CONTRIBUTION DE MONSIEUR GUEBO DJA

Bien cher DINDE,

J’ai reçu et lu avec un réel plaisir et beaucoup d’intérêt le message électronique que tu m’as fait l’amitié et l’honneur de m’envoyer à propos du Front Social Contre la Corruption. Je t’en remercie infiniment.

(...) S’agissant des propositions que tu as présentées, je me permets de faire observer qu’un front est une structure de type fédératif qui nécessite un accord préalable des organisations membres sur une plate-forme minimale. Cette plate-forme peut être relative à la doctrine, aux objectifs, à la stratégie, aux problématiques, aux mesures et aux actions à mener et celle-ci induit généralement un minimum d’organisation.

La question qui se pose donc est de savoir si un site internet de dénonciation de la corruption et des actes d’incivisme peut faire office de front.

A mon avis, le Front s’il est créé, devrait être une organisation de second degré et constituer un cadre institutionnel tandis que le site n’en serait que le moyen opérationnel, c’est-à-dire un mode d’expression des membres de ce Front ; tout comme la pétition ou le cahier de propositions et de recommandations adressées au Chef de l’Etat.

Mais au delà de cette observation de pure forme, se pose une question encore plus profonde, plus fondamentale :

La source de la grave crise morale que traverse la Côte-d’Ivoire et dont la corruption n’est que la face visible, se trouve-t-elle chez le Chef de l’Etat ou en chacun d’entre nous ? Le Président de la République porte-t-il une plus grande responsabilité que nous parce que Chef de l’Etat ou alors sommes-nous également responsables parce que témoins passifs ou acteurs au quotidien de la corruption ?

Dans cette perspective, la démarche telle que tu l’envisages me gêne quelque peu parce qu’elle semble porter un doigt accusateur sur le Président de la République à qui l’on réclamerait de mettre de l’ordre dans une maison que, de manière presque unanime, nous mettons chaque jour sens dessus dessous.

A mon avis, une réaction électronique suivie d’une audience avec le Chef de l’Etat ne suffiront pas à régler la question.

Il faut une vraie organisation qui traite la question en profondeur. Froidement. Méthodiquement. Et dont la cible de base ne serait pas le Chef de l’Etat mais d’abord les citoyens et ensuite les structures.


Eben-Ezer GUEBO DJA
Président de Com’in

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SORTIR DE LA LOGIQUE DE LA RECOMPENSE

Mercredi 17 Octobre 2007


Chers Bien-aimés frères et sœurs,



La crise ivoirienne a suscité, depuis le lendemain de l’attaque du 19 Septembre 2002, un extraordinaire sursaut national et un magnifique élan patriotique dont l’envergure a fait échec aux cabales les plus démoniaques et aux pires campagnes de diabolisation jamais orchestrées contre la Côte d’Ivoire, par une nébuleuse aux tentacules multiples, aux visages des plus divers et aux ramifications les plus inattendues.

Grâce à la providence du SEIGNEUR ETERNEL, la Côte d’Ivoire réunifiée est en passe de juguler sa crise, grâce au dialogue et au pardon mutuel, et de gagner un pari qui fait désormais école : Celui de régler sa crise par elle-même.

Du milieu des braises des heures chaudes de la Résistance sont nés des regroupements et associations de toutes sortes : Mouvements patriotiques des jeunes et des femmes, Organisations de défense de la République , Agoras et parlements, Mouvements de soutien, etc, sans compter le peuple entier qui a dû, quelquefois, faire une véritable démonstration de force pour annihiler toutes les velléités de renversement du pouvoir et de déplanification de l’Etat.

Aujourd’hui où le pays tout entier savoure une accalmie générale qui permet au pays de reprendre espoir et de travailler à la reprise économique, on assiste, ici et là, à des manifestations de reconnaissance, destinées à témoigner aux nominés la gratitude de la République , pour les efforts consentis pour ramener la paix en Côte d’Ivoire.
C’est dans ce cadre-là que s’est inscrite la dernière cérémonie organisée (le Mercredi 10 Octobre 2007), au Palais des congrès de l’Hôtel Ivoire, par le Ministère de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions de la République , baptisée LA NUIT DE LA RECONCILIATION ET DE LA PAIX.
Une manifestation qu’on aurait pu considérer comme bien venue si, au finish (parce que mal goupillée et maladroitement sélective), elle n’avait fait de si nombreux frustrés - et non des moindres - oubliés par les organisateurs. Conséquence : La belle manif a laissé un arrière goût amer à plus d’un et fait couver, en ce moment, une véritable grogne dans la galaxie patriotique.

C’est l’occasion pour moi de relever ce que je qualifierais de maladresses des gouvernants et, plus spécifiquement, du cercle du pouvoir : Cette propension morbide à vouloir récompenser tout le monde pour la loyauté, l’engagement patriotique ou l’effort de paix.
Et comme il est, visiblement et objectivement, impossible de récompenser tout le monde (pendant que des faveurs et des largesse princières sont accordées à quelques-uns, qui roulent carrosse), le cercle des oubliés mécontents s’élargit à grande vitesse, et fait peser de graves menaces sur la mobilisation et la veille patriotique populaire.

Cette manière de faire risque de nous perdre et va nous confronter à de graves autres problèmes qu’il ne nous sera pas aisé de résoudre, si nous ne redressons pas la barre à temps.
Oui, ou on récompense tout le monde, ou on ne récompense personne. Voici ce qui est sage et préférable. Et juste. Il faut éviter d’instaurer deux poids et deux mesures.
Relativement à cette question de reconnaissance, la grogne couve, le malaise devient de plus en plus perceptible, la rumeur enfle. Il faut en tenir compte avant l’irréparable, c'est-à-dire les défections en masse.
Mais, en fait, tout cela découle d’une manière biaisée de voir la vie.

En effet, dans mon entendement, dans ma perception des choses, le patriotisme et l’effort de paix, étant des élans d’envergure nationale et ayant fait l’objet de l’engagement de tous, ne devraient pas être monnayables.
On ne doit pas se dire patriote ou messager de paix et en attendre une reconnaissance sociale, la gratitude de l’Etat ou quelques retombées.
Si cela arrive, tant mieux, si ça n’arrive pas, tant pis. Mais il faut absolument sortir de cette logique de récompense, aussi bien au niveau du peuple que des gouvernants. C’est un piège redoutable à court, moyen et long terme. Surtout à cause des opportunistes de tout poil et de tout acabit, en mal de gain et de profit, qui expose la Nation à de nouveaux périls. Parce qu’après, il faut gérer leurs humeurs et leurs menaces.
On est patriote ou pacifiste parce qu’on aime son pays. Un point, c’est tout. Point de salaire à en recevoir ou à donner. C’est cela le vrai patriotisme. C’est cela le vrai pacifisme.

Mais à l’allure où nous sommes déjà partis, il faudra décorer et récompenser toute la Côte d’Ivoire, sous peine d’être blâmé par le peuple et au risque de faire une grave injustice et de blesser moralement tous les Ivoiriens et les familles qui ont payé, dans leur chair et dans leur âme, leur amour pour la Côte d’Ivoire.
C’est dans le piège de cette logique que nous sommes, aujourd’hui, tombés quand des listes viennent des cercles du pouvoir pour récompenser, dans les emplois de la Fonction Publique , des patriotes qui ont défendu la République.
Résultat : Toutes sortes de réseaux occultes se sont créés autour de cette œuvre charitable et de souveraineté qu’on peut, dans une certaine mesure, comprendre (même si ce n’est pas forcément acceptable), et font entrer dans la Fonction Publique ivoirienne, à prix d’or et dans la complaisance la plus totale et la plus révoltante, amis, copains, copines, amantes, parents du village et tous les quidams qui ont un peu d’argent, dans ce pays.
Les listes parallèles aux concours de l’ENA (qui est, aujourd’hui, une véritable honte nationale) découlent de cette façon de procéder.

Quel que soit le combat et l’engagement des uns et des autres, il faut mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, en tout, pour éviter toute injustice : C'est-à-dire, le travail et le mérite, rien que le travail et le mérite.
Car nous avons tous combattu pour ce pays. D’une manière où d’une autre. Et ce n’est pas parce que nous ne nous sommes pas affichés sur la place publique que notre combat a été le moins déterminant. Loin s’en faut !

Vivement que nous sortions de la logique de la récompense (sélective). Maintenant. Pour ne pas faire plus d’injustice qu’il n’y en a déjà.



Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

19:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

NOUS AVONS VIEILLI: UNE MINE DE SOUVENIRS. VOUS ALLEZ EN SOURIRE!

Mercredi 10 Octobre 2007


NOUS AVONS VIEILLI.


Nous avons vieilli mais on résiste seulement et on feint de l'ignorer!
Si tu crois encore que tu es jeune, ouvre bien les yeux, tu verras.

Beaucoup d'étudiants qui vont rentrer cette année à l'université sont nés en 1984 et même pour d'autres en 1986 ou 1987. Que savent-ils de : " Sweet Mother? , akiéé spécial, adjouaééé adjouééé?, araabadéé? miki-miki, a pi lon wêê hé ba han han ( I fell all rigth de james brown ), etc..

Ils n'ont jamais chanté : "We are the world, we are the children."
Ou " loin du Coeur et loin des yeux, de nos villes de nos banlieues, l’Ethiopie meure peu à peu , peu à peu ..." pour lutter contre la fin en Ethiopie.

Ne savent pas chanter "Brigadier Sabari" ni "bintou wêre-wêrê ni même appris a danser le zouk " souzana ké rété , souzana ke rété ..;" zouk la sé sel médicament nou ni ... " "vénezuélaa ah vénézuéla a ya ya oh yo yo".....

Ces futurs étudiants ont-ils déjà voulu imiter le look de Cyndy Loper ? de Michael Jackson ? de Tracy Chapaman ont-ils déjà eu le béguin pour Shadé Adu?
Ils n'ont pas goûté aux joies des chansons telles que : matcho , ring my bell, le fric c'est chic, dis donc c'est costaud ce machin poilu làà (people don't stop until you enougth, de Michael Jackson ) etc.

N'ont pas dansés n "cassant le robot" ni" smurfer" ni même danser "le one leg" le "castor" "le makossa" "le kwassa kwassa".
N'ont pas vu Yves Zogbo danser sur sa tête.
Ne seront jamais que le milliardaire Alpha Blondy à été rapatrié des U S A après une crise de folie du au PCP (une drogue) et qu'il passait son temps à traîner à adjamé.

Ils ne porteront pas des pantalons "ventilos" des "puntchos" , ne connaitrons jamais john morgan et sa famille..., tantie léo et sa célébre émission "appellez-moi léo".

Ils sont trop jeunes pour savoir que John Yalley (pardon Mayall !) avait un horrible sac à dos et a été lapidé lors du concert de la paix à Bouaké et que Zéré de Papara a dja foule au Félicia !

Ils ne savent rien du One Man Show de Bailly Spinto au Magic Circus ou le Duel Lougah-Bailly à l'Hôtel Ivoire ou par désespoir Bailly Spinto c'est presque déshabillé sur scène que savent - ils du love entre lougah François et tchala mouana?

Ils n'imaginent même pas qu'il y avait un journal qu'on appelait " Ivoire Dimanche " que toutes les filles branchés lisaient "Ok Girls" et que les mecs lisaient "Salut les copains " sans oublier les  fameux "Harlequin" Savent-ils que le groupe kassav est venu plusieurs fois en côte-d'ivoire ? Que LL COOL J y est également venu? que COOL and the GANG ont fait un play back sans son au stade félix houphouet boigny? que Peter Gabriel et Amenesty International on fait un Grand Concert au Félicia?que Michael jackson est venu en CI ?

Parle-leur de Goba Michel, Guédé Akénon, Gaba Placide, Dré Moïse, Adjoukoua Gaston, Miezan pascal, Ben SALAH, Guédé Gba, Monguei GUEI, Abdul Razak, Ernest Ebongué, Ayo Ayo Ayo!!! et du parachutiste qui a terminé son saut dans une tribune du Félicia... des mouvements gymniques devant houphouet boigny Pourtant, Côte d'Ivoire 84, pour toi c'est hier. Ils ne sauront jamais que Monnie bilé, Kanda Bongo Man, Aurlus Mabélé, Pépé Kallé , Emoro , Zaiko Langa Langa et autres Jo Balard ont eu leurs heures de gloire en cote d’ivoire. Pour eux, le Sida existe depuis toujours. Ils ne savent pas que le préservatif s'appelait Capote anglaise en cours d'ECM et qu'on disait ''C'est pas moi qui ai grossi la fille", pour dire qu'on n'est pas l'auteur de la grossesse. que de vilains garçons écrivaient le nom des filles qui les avaient éconduits avec du charbon noir sur les murs suivis de la mention "SAO " et que pour la fille en question c'était pire que la mort ?

Ils n'ont jamais écrit une lettre d'amour avec la phrase -clé du Secrétaire des Amants : "En cette journée hivernale agrémentée par le vol des mouettes au-dessus de la prairie, mon coeur me dicte de te narrer mes sentiments les plus sincères..." ou alors " tu es le sinus de mon coeur et le cosinus de mon amour ". La fille devait répondre : "Je veux accepter ton amitié, mais je vais réfléchir d'abord avant de te donner ta réponse."

Les deux amoureux avant de commencer la relations' échangeait les "principes" sur papier.
(C'était demande d'emploi wah, concours wah ???)

A cette époque une fille bien ne couchait jamais avec un mec le premier soir... (les temps on vraiment changés deh !!) Sous peine d'être traitée de SAO.... Savent-ils qu'un un garçon qui voulait aborder une fille devait toujours passer un courrier qui devait être absolument convoyé par un ami...et que les deux amoureux ne se parlaient que par personne interposées?

Ils n'ont jamais remplis de "cahier de souvenir" ou on colle sa photo,celle de son chéri,de sa " CP" (lire camarade préféré) ,de son acteur ou chanteur préféré des pièces de 05, 25, 50,ou même 100f cfa n'ont jamais parlé de d'eux ,de ceux qu'ils aiment ou pas dans ce genre de cahier ,n'y ont jamais recopiés de chansons françaises de Claude François, Joe Dassin, Dalida ,Michel Sardou, la compagnie créole etc n'ont jamais participes au concours de gâte-gâte, n'ont pas jouer au chrono,à la marelle,au ballon prisonnier,à papa-maman, à l'élastique, à "in pé", n’ont jamais entendu parler de you phaseur, n'ont pas eu la peur des "matasse" ,de john pololo ,des faremois , des mapleissiens, des touracos, etc... Ou de se faire prendre leurs sous devant le magic circus ou à la patinoire de l'hôtel Ivoire. Ne sont jamais allés au séances de cinéma de 14h pour voir les films hindous ou karatés à 100f.

Ils n'ont jamais fait de boom où on doit balayer les restes de macaroni collés dans le salon de l'oncle avant de partir. Ou avant la boum on présente le bureau qui défile dans le salon les bras en l'air avec un sourire des plus niais. Sans oublier le président qui doit faire un discours ces jeunes futurs étudiants ne savent pas que une boum réussie était une boum ou il y avait du ok tip- top , du sirop rouge extrêmement dilué , du riz au gras, du pain, du bon maïs ,des croquettes, une ouverture de bal en bonne et due forme et ..... " Des blues.." qu'on dansait dans le noir avec ceci de particulier que le jeune homme essayait de plaquer sa cavalière contre le mur et que celle-ci faisait tout pour l'en empêcher et surtout se tenait a une distance respectable de lui tout en dansant sinon... tout le quartier le savait juste après demandez leur s'ils ont connus les magasins "batas" "vêteco" "monoprix" Ils ne savent pas ce qu'on appelle 2kPi avant les examens de fin d'année.

Ni Boilo avant les devoirs, n'ont pas connu les citations du "vieux" avant le journal parlé, n'ont pas salué drapeau en criant à tue -tête "vive nanan Houphouët Boigny , vive la côte d'ivoire" !!

Les disquettes 5 pouces 1/4 ils connaissent à peine. Le CD est apparu quand ils avaient à peine un an... ils n'ont jamais eu de 45 tours géant de Ernesto Djédjé, de Aïcha Koné, ou le 33 tours de Michel Polnareff "Je suis un homme, je suis un homme..." (Qui a dit il était femme même ?) "Ou le téléphone pleure " de Claude François, "la maladie d'amour etc....

Beaucoup ignorent comment étaient fichus les anciens téléviseurs blanc-noir de l'enseignement télévisuel. Amy et Copé, Awata le sorcier (dans le beau voyage de Séa), ils n'ont jamais eu peur d'aller en classe de peur d'y retrouver "dame zinimo" ou " mami watta" n'ont pas connu le repos du jeudi pour les éléves, ne connaissent pas L'homme qui valait......, Starsky et Hutch, ...Spectroman...., Maya..., Sandokan,... Amicalement votre, ...Drôles de dames,... goldorak ....Daktari... n'ont pas pleurer pour Candy Candy, hawai five o’ police d'état, Simon templard, super star station, Roger fulgence Kassy et SON Podium....

Beaucoup, même à cet instant où tu lis, se demandent comment on faisait avant sans télécommande.

Si tu es de Koumassi, demande-leur ce qu'il y avait à la place du Lycée Moderne et du complexe sportif.

Si tu es de Marcory, interroge-les sur la raison qui a envoyé Zitani Neil (Génération 86) à la MACA.

Si tu es de Cocody, demande-leur quelle était la spécialité de Shalamar et Alain des ACB (Abidjan City Breakers.)

Si tu es d'adjamé demande leur s'ils connaissent pitchourou et pâcome des ACB ou Cheick le danseur de aicha koné. Ils ne savent même pas que le pain a longtemps côuté 50 F, et le bus 60f.

Demandez leur ce que c'est que le fauteuil blanc, la célèbre émission de Ben Soumahoro.

Ils ne connaissent pas les grandes légendes et les grands événements : Torino le Coupeur de têtes de Daloa, Gbagbo le Révolutionnaire, Bradd Harrus et Blocus, le circus Vika, le défilé de l'indépendance, Bonne Année l'argent...

Est-ce que c'est Adama Champion ou Tchétché le faux ils vont connaître? Et télé pour tous ? Avec : sé sé sé albert bonne arrivé.... Pour eux, Michael Jackson a toujours été blanc.

Dis-toi que ces gens-là vont entrer à l'université cette année... Ce sont eux les jeunes maintenant !!!

Toi, tu es devenu kôrô, Doyen(ne) : c'est ça qui est la vérité ! Voici quelques symptômes de ton
vieillissement :

1. Tu comprends le texte ci-dessus et tu souris en te disant, ça ment pas...

2. Quand tu fais un show jusqu'à 5 heures du matin, le lendemain on dirait on t'a gbassé au village.

3. La petite fille que tu appelais "Maman jolie", aujourd'hui tu la regardes jusqu'ààà, tu comprends pas...

4- A la rentrée, ton coeur bat... Tu trouves un villageois dans ton salon, ton coeur bat...
Même à la fin du mois ton coeur bat des plus belles...

5- Avant là, tu lapidais les policiers au Campus avec Soro Guillaume, aujourd'hui, c'est M. Le Premier Ministre.

6- Tu penses: comment faire pour avoir une maison à moi,

7- Tu es directement impliqué dans les funérailles et mariages, on y attend surtout ta cotisation.

Si tu crois toujours que tu es jeune, continue de faire show... Si tu as compris, envoie ce texte à tes amis qui pensent qu'ils sont encore jeunes.

 

 

AGNIMEL LASME Georges Fidèle

18:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

FRONT SOCIAL CONTRE LA CORRUPTION

Vendredi 28 Septembre 2007


Chers Bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


La publication dans la presse, les 04 et 05 Septembre 2007, de ma Lettre Ouverte au Président de la République a suscité beaucoup de réactions au sein de notre forum de discussion, dans le pays et hors du pays. J’en suis le plus heureux.

Mais faut-il en rester là ? Certains d’entre vous ont répondu que non et ont demandé que nous diversifions nos moyens d’interpellation et nos stratégies, d’autres se sont déjà constitués, je pourrais dire…, en groupe de pression (l’exemple d’African Communauty In Action : COM’IN, de l’ONG Justice Sociale, etc), et d’autres encore voudraient que nous nous constituions en plate-forme de réflexion pour échanger et mûrir nos idées, dans un premier temps. Ensuite, celles-ci devraient, à court ou moyen terme, déboucher sur des actions.

Toutes ces propositions m’ont donné quelques idées sur ce que nous pourrions faire, et que je voudrais vous soumettre :

1) Créer un Front de la Société Civile contre la Corruption et l’Incivisme en Côte d’Ivoire (FRONSCI).
Ce front va consister en la création d’un site Web sur lequel nous allons publier tous les témoignages de corruption, d’atteinte à l’éthique et les actes d’incivisme que nous avons, personnellement, vécus ou qui vont nous parvenir de tiers.
Ce sera un site de dénonciation. Avec preuves à l’appui, au besoin. Il sera apolitique.

2) Faire une pétition nationale contre la corruption, qui va s’appuyer sur un texte que quelqu’un parmi nous écrira (ou sur ma lettre ouverte), et pour lequel nous allons demander l’adhésion de tous les Ivoiriens, par l’apposition de leurs noms, adresses et contacts.
Cette pétition sera électronique. Elle se fera sur Internet.
Objectif : Au moins 10 000 signatures, qui seront déposées sur la table du Président de la République, et pour lesquelles nous allons lui demander une audience.





3) Rédiger un cahier de propositions et de recommandations au Chef de l’Etat, pouvant permettre de juguler la corruption et l’incivisme, en Côte d’Ivoire, de redresser l’éthique et la morale dans la société ivoirienne, d’assainir l’Ecole, et de promouvoir l’équité et la justice sociale, dans le pays.

Ce sont là les trois propositions d’initiatives que j’ai souhaité soumettre à vos avis et approbation.
Etudions, ensemble, la faisabilité de telles activités et si certains d’entre vous ont d’autres idées ou tout simplement des opinions à émettre, je me tiens à votre entière disposition, pour leur diffusion à l’ensemble du forum.




Ensemble, pour une Côte d’Ivoire plus juste et plus belle !

18:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

SUR LA REFORME DE L'IGR. TOUT JUSTE POUR VOTRE GOUVERNE. SANS ARRIERE PENSEE

Vendredi 28 Septembre 2007


Dossier / Après la crise et la flambée générale des prix (Acte I).

Mardi 18 septembre 2007


Il faut bien croire que les travailleurs de Côte d`Ivoire, déjà durement éprouvés par les effets directs ou collatéraux d`une crise politico-militaire qui ne finit pas en dépit de tous les accords signés, des promesses, des serments des belligérants et de toutes les déclarations de bonnes intentions en faveur de la paix ne sont vraiment pas au bout de leur peine. Et pour cause, le chef de l`Etat, pour en rajouter sans doute au coût de la vie de plus en plus décrié ces jours-ci, vient de signer une ordonnance qui accroît très fortement le fardeau fiscal des salariés. C`est la révolution de l`IGR. C`est en parcourant le journal officiel, une édition spéciale datée du jeudi 16 août dernier que nous avons pris connaissance de ces mesures importantes. Mesures prises dans le cadre de l`annexe fiscale 2007 auxquelles le Président de la République a donné force de loi à travers l`ordonnance n°2007-488 du 31 mai 2007 portant budget de l`Etat pour la gestion 2007.


L`annexe fiscale 2007 prévoit deux reformes majeures, la contribution foncière et l`impôt sur le revenu. Cette dernière reforme entraîne des changements très profonds, elle opère une rupture totale avec le passé et pèsera, c`est certain, plus lourd dans la poche du salarié. En effet, sous l`empire de l`ancienne disposition fiscale, le calcul de l`Impôt général sur le revenu (IGR) était d`abord assujettie à des considérations sociales, particulières telles que la situation matrimoniale, le nombre d`enfants, etc. L`idée était qu`il fallait par une politique fiscale intelligente amener les citoyens salariés à adhérer à un mode de vie plus responsable, se marier légalement, avoir des enfants. De sorte que tout salarié marié et père supportait moins le poids de cet impôt que celui qui préférait le célibat sans enfants. La réforme qui vient d`être autorisée par le chef de l`Etat, sans l`avis des représentants du peuple, les députés - puisque l`Assemblée nationale de Côte d`Ivoire n`est ni morte ni vivante depuis oc
tobre 2005 - déroge complètement au principe et à la philosophie fiscale antérieure.


Le régime socialiste de M. Gbagbo ayant décidé de ne plus faire de quartier entre les salariés ne privilégie désormais que le revenu annuel du travailleur. Cela veut dire que vous pouvez épouser 500 femmes, avoir 1000 enfants, l`IGR vous frappera au même titre que le célibataire sans enfants. C`est la première rupture avec l`ancienne loi, une rupture idéologique. Mais c`est la seconde qui va faire remuer les poches des salariés. La bombe fiscale à fragmentation. L`ordonnance date du 31 mai 2007, l`annexe fiscale elle-même est entrée en vigueur depuis le 3 septembre dernier. Mais pour la réforme sur l`IGR et sur la contribution foncière, il a été décidé de reporter leur mise en application au 1er janvier 2008, c`est-à-dire dans quelque trois petits mois. Ce sera notre cadeau de fin d`année que notre Président bien aimé qui nous aime si fort a réservé pour nous en 2008. Mais que dit cette réforme concrètement? C`est l`article 11 en son point 17 qui répond de façon très claire à cette question. Ce texte stipule
que "pour le calcul de l`impôt sur le revenu, les taux applicables au revenu net annuel imposable sont fixés d`une façon progressive, pour chaque tranche de revenu déterminé comme suit".
-Les revenus annuels compris entre 1 million et 2,2 millions de francs sont frappés de l`IGR à hauteur de 2%. Ce qui est raisonnable.


-Mais l`ascenseur fiscal commence à s`affoler à partir de la seconde tranche. En effet, les salariés dont le revenu annuel cumulé se situe entre 2,201 millions et 5,2 millions de francs payeront 22% au titre de l`IGR. Sont visés ici les salariés qui ont plus de 200.000F par mois. Ils cèderont aux impôts un peu plus de 44.000F au titre de l`IGR seulement.
-La 3e tranche, c`est ceux dont le revenu oscille entre 5,201 millions et 9,6 millions de francs, ils payeront 24% pour l`IGR.
-La 8e tranche, ceux qui ont un revenu annuel de 24 millions et plus, c`est-à-dire ceux des salariés du secteur privé comme du secteur public qui touchent mensuellement 2 millions de francs payeront, tenez-vous bien, 36% au titre du seul IGR. C`est-à-dire que chaque mois, les impôts vont leur couper plus du tiers de leur revenu. Par an, l`Etat leur soutirera plus de 8,6 millions sur leurs 24 millions de revenu net. Si ce n`est pas une diminution planifiée et déguisée des salaires, dites-moi ce que c`est. En outre, sous l`empire de l`ancienne loi, l`article 119 prévoyait un abattement forfaitaire de 20% du montant net du revenu imposable sous certaines conditions. La réforme de l`IGR a tout simplement supprimé cette souplesse fiscale. Le point 5 de l`article 11 nous informe que le membre de phrase "déduction faite d`un abattement forfaitaire de 20%" est supprimé. Des réformes manifestement guidées par le seul et unique souci de l`Etat de renflouer ses caisses au moment où le peuple crie famine. En tout état de
cause, la direction générale des impôts a déjà informé par une note de service n°1485 MEF/FGI-DLC/Tm le 30 août 2007 tous ses services de l`entrée en vigueur de l`annexe fiscale 2007 qui contient cette réforme importante de l`IGR. Le compte a rebours a donc véritablement commencé, pour l`explosion de cette bombe à fragmentation fiscale.

Akwaba Saint-Clair

18:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


LAURENT GBAGBO 19.jpg

Jeudi 30 Août 2007



JUSQU’A QUAND SEREZ-VOUS EN ETAT DE GRACE, MONSIEUR LE PRESIDENT?


Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo.



Excellence Monsieur le Président,


Depuis la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, une grave crise socio-politique s’est abattue sur notre – jadis – paisible pays, la Côte d’Ivoire, faisant des milliers de morts, connus et inconnus, célèbres et anonymes, mettant à mal la cohésion sociale et la croissance économique de notre chère patrie, et plongeant les Ivoiriens dans la désolation et l’angoisse des lendemains sans cesse incertains, qui ont, je le parie, fait autant (sinon plus) de morts que les affrontements armés.

Aujourd’hui, pointe à l’horizon une lueur d’espoir, grâce au Dialogue direct que vous avez eu l’idée lumineuse d’initier avec vos frères insurgés, dont l’un des résultats et des symboles les plus forts et les plus parlants est la cérémonie de la Flamme de la paix, qui s’est déroulée le Lundi 30 Juillet 2007, à Bouaké, au plus grand bonheur des Ivoiriens, qui ont célébré la réunification du pays et la fraternité retrouvée.
A ce stade de mon propos, j’aimerais vous dire un grand Merci et Félicitation, à vous-même et au Premier Ministre SORO Guillaume, pour votre bravoure et votre détermination à sortir le pays de l’ornière.

Votre priorité actuelle est de conduire la Côte d’Ivoire à des élections justes, transparentes et ouvertes qui vont finir de nous ramener à la normalité et nous permettre de reconstruire le pays, méconnaissable en tout point de vue (un plaidoyer spécial pour l’Ouest de la Côte d’Ivoire).

Mais avant que nous ne jetions l’ancre dans la normalité du statu quo ante, il importe, Monsieur le Président, que vous acceptiez de vous prêter, de vous livrer je dirais, à un exercice difficile, je l’avoue, dans la mesure où il pourrait constituer pour vous, à n’en point douter, un véritable péril politique : Celui de moraliser le peuple ivoirien ou, à tout le moins, la Refondation.

J’aimerais avant tout développement vous indiquer que je suis un chrétien évangélique comme vous, ivoirien, marié, la trentaine bien révolue, en service dans l’Administration ivoirienne depuis une douzaine d’années, aimant jusqu’au délire ce beau pays et ce peuple merveilleux qui sont les nôtres, et connaissant votre attachement à DIEU et à Sa Parole, en tant qu’enfant de DIEU (au sens strictement évangélique du terme). Raison pour laquelle j’ai choisi de vous parler à ce titre. En toute honnêteté et franchise.

Je vous prie, en outre, de bien vouloir m’excuser d’avoir choisi ce canal-ci (la lettre ouverte) pour m’adresser à vous.
J’en viens maintenant à l’objet de ma missive et au fond de ma pensée :

Monsieur le Président, le pays va à vau-l’eau. Et je ne suis pas même sûr d’avoir ainsi pu exprimer toute l’intensité de ma pensée.
Vous voudriez bien m’excuser pour l’usage presqu’abusif des superlatifs qui ne trouve d’égal que ma désolation. Mais, Monsieur le Président, une très grande et terrible corruption - la plus grave de la jeune histoire de la Côte d’Ivoire - mine votre pays. Tout comme l’incroyable et inexplicable impunité dont jouissent ceux qui s’en rendent coupables. Quoi qu’on en dise.

Oui, Monsieur le Président, nous avons dévalé les marches de l’éthique, nous avons totalement dégringolé de l’échelle des valeurs (morales). Et nous ne pouvons pas et ne devons pas continuer, indéfiniment, à tout mettre au compte de la crise socio-politique qui, finalement, a le dos très large. Il faut agir, pendant qu’il est encore temps. Il faut agir, sans retard.
Le silence ne relève pas toujours de la sagesse, Monsieur le Président. Et dans votre cas, actuellement, j’ai bien peur que ce soit un péché (Veuillez bien me pardonner ce qui pourrait sembler être une impertinence, mais je suis obligé de vous dire la vérité). Vos conseillers spirituels doivent pouvoir vous le dire. Vous ne pouvez continuer de vous taire.

Monsieur le Président, vous ne pouvez ignorer que de nombreux ivoiriens, autorités, simples citoyens et journalistes, ont abondamment écrit et débattu sur l’état de déliquescence morale avancée dans lequel est, en ce moment, plongé le pays, alimentant les échanges les plus houleux sur Internet, dans la Presse et au sein des populations. Des Ivoiriens (des plus virulents aux plus conciliants) ainsi que des amis de la Côte d’Ivoire qui n’ont de cesse de vous interpeller. Ouvertement ou tacitement. Au rang desquels je pourrais citer Tiburce KOFFI (Professeur de Lettres, Ecrivain), Venance KONAN (Journaliste, Ecrivain), Mamadou KOULIBALY (Président de l’Assemblée Nationale), ASSALE Tiémoko Antoine (Jeune diplômé ivoirien, au chômage), Mahalia NTEBY (Journaliste), Ferro BALLY (Journaliste), Théophile KOUAMOUO (Journaliste), ASSI Assépo Hyacinthe (Ingénieur en Thermodynamique) et Sylvestre KONIN (Journaliste), que j’ai tous lus avec une attention particulièrement soutenue.
S’ils n’étaient de tous les bords et de toutes les conditions, l’on aurait pu penser à une campagne savamment orchestrée contre le FPI, l’on aurait pu les taxer de vous faire un procès politique et de verser dans une invective manichéenne qui érige la diabolisation hémiplégique du régime de la Refondation en ligne de pensée.

Monsieur le Président de la République, ces hommes et femme, et bien d’autres encore, ont largement dépeint notre société actuelle. Sans complaisance. Chacun selon sa sensibilité. Au vitriol même, pour certains. Mais ils n’en aiment pas moins la Côte d’Ivoire. Et vous devriez prêter une oreille attentive à leurs récriminations.

Monsieur le Président (je n’ai pas la prétention de vous instruire d’une thèse nouvelle), une grande nation ne peut se bâtir sans éthique.
Et la nôtre n’en a plus, ou du moins pourrait bientôt ne plus en avoir, tant l’argent et la jouissance impie ont pris le pas sur la morale et le civisme.
Quelles valeurs alors allons-nous léguer aux plus jeunes générations ? Quelle nation sommes-nous donc ainsi en train de bâtir ?
La corruption de cette nation est effroyable. Jugez-en par vous-même (et là, j’enfonce une porte déjà largement ouverte) :

Plus aucun concours dans ce pays (direct ou professionnel), ne se passe sans le déboursement de plusieurs centaines de milliers, voire de plusieurs millions de francs, si l’on espère l’admission. Cela est de notoriété publique. Laissant ainsi pour compte le pauvre et le Juste. Le premier, parce qu’il n’a aucun moyen de faire comme les autres et le second, parce que ses principes spirituels et sa crainte de DIEU ne l’y autorisent pas.

Au titre des départements totalement sinistrés en la matière, c’est à la fois avec beaucoup d’aise et de contrition que je m’en vais vous citer la Police, l’Administration (ENA), l’Enseignement (Primaire, Secondaire et Technique), la Gendarmerie, la Justice, la Santé, les Services des Impôts, la Douane et etc, etc. La liste est bien longue.
Accéder à ces services est un investissement juteux qu’on entend amplement amortir sur le terrain. Sans aucune vergogne.

Le racket (fait des policiers et des gendarmes) sur nos routes et particulièrement sur l’Autoroute du Nord, contrit le cœur à un point tel qu’on pourrait en faire un infarctus, tant la pratique est systématique et désinvolte.

Les ressources publiques sont pillées à la lumière du jour. Sans le moindre scrupule. Dans les Ministères et dans les Collectivités Territoriales. Et pourtant, il existe une Inspection d’Etat dans ce pays. Mais jamais de contrôle, ni a priori ni a posteriori des investissements, encore moins d’audit.
C’est, partout, la recherche effrénée du gain et du profit et une course folle à l’enrichissement illicite.
Le clientélisme et le népotisme fleurissent à souhait et ont encore de beaux jours devant eux. Tout comme prospèrent le moindre effort, la médiocrité et le trafic d’influence.
Les nouveaux riches, quant à eux, font un étalage totalement impudent de leur nouvelle richesse, au grand dam des populations paupérisées par une guerre absurde, qui hantent nos villes de leurs silhouettes de crève-la-faim.

En outre, il pousse dans ce pays, plus de lieux de plaisirs mondains qu’autre chose, et votre jeunesse s’en repaît abondamment : Maquis, Bar-dancing, Night-club, etc, avec leurs lots de tapages nocturnes et diurnes infernaux, de séances de strip-tease (ce ne sont plus des clubs fermés) les après-midi, à ciel ouvert, dans des quartiers d’habitation, au vu et au su des enfants, et le sexe débridé, à tous les tarifs, à partir de 50 F CFA !
Quel désordre, Monsieur le Président ! La société ivoirienne n’a plus de repères. Ceux qui devraient les incarner ont tous démissionné : Les Gouvernants (pour l’Etat), les Maîtres (pour l’Ecole), les Parents (pour la Famille) et les Conducteurs (pour la Religion).

Monsieur le Président, je vous parle en tant que chrétien, en tant que votre frère en CHRIST et l’un de ceux qui ont porté jusqu’au sacrifice, ce pays, dans la prière pendant toute la durée de ses 5 années de crise.

Monsieur le Président, Cher enfant de DIEU (au sens évangélique du terme), dans votre pays le pauvre et le Juste sont malheureux. Ils soupirent et gémissent. A cause de la grande corruption qui met l’argent au centre de tout et du grand désordre moral.

En arrivant au pouvoir, vous avez semblé mener bataille pour la cause du pauvre. Mais je suis désolé et franchement navré de vous apprendre qu’être pauvre en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, est une véritable fatalité, une malédiction. Vous ne pouvez accéder à rien et vous ne pouvez rien obtenir. A moins d’être proche du Pouvoir, d’avoir des entrées à la Présidence, de connaître quelqu’un de haut placé dans ce pays, ou d’avoir de l’argent . Ou d’être très doué. Même là encore…Bref !
Savez-vous qu’ainsi des milliers d’enfants de pauvres se voient nier tout droit à l’admission aux concours de la Fonction Publique ?

Vous avez voulu donner la même chance à tous les enfants de la Côte d’Ivoire. De façon égale. Il n’en est rien, à ce jour. Aujourd’hui, c’est l’argent qui est la norme, la règle. Vous en avez ou vous n’en avez pas. Il n’y a pas de miséricorde ni de compassion.
Et en la matière, les Refondateurs sont indétrônables, tant ils s’illustrent par leur avidité (sans que ce soit un dédouanement pour le reste des Ivoiriens, loin s’en faut).
Je fais deux lectures de leur comportement, où l’emporte amplement la frénésie :

Dans la première, ils se disent : « Le Président GBAGBO ne pourra pas sortir indemne, vivant, de cette crise, mangeons vite pour nous (pour parler comme les Ivoiriens) ».

Dans la deuxième, leur attitude peut se résumer par cette phrase : « Si la normalité revient, l’ordre et le contrôle vont s’installer et on ne pourra plus bouffer ; tandis qu’il est encore temps et qu’on peut encore devenir riche, prenons pour nous ; après tout, c’est nous qui sommes au Pouvoir, on ne risque rien ».

Vous vous attendiez à eux, vous comptiez sur eux pour donner le meilleur exemple, ils se sont comportés envers vous et la Côte d’Ivoire comme un roseau cassé qu’on prend pour appui. Tout comme le disent les Ecritures :

« Tous les habitants de l’Egypte reconnaîtront que je suis l’Eternel, parce qu’ils ont été comme l’appui d’un roseau pour la maison d’Israël (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR). Lorsqu’ils t’ont pris dans la main, tu t’es rompu et tu leur as déchiré toute l’épaule ; lorsqu’ils se sont appuyés sur toi, tu t’es brisé et tu leur as paralysé les reins.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici, je fais venir contre toi l’épée… » (Ezéchiel 29 : 6 - 8).

Monsieur le Président (là je parle à l’homme spirituel), un grave jugement de DIEU menace la Côte d’Ivoire, à cause du péché de la corruption et du désordre en tout genre qui prospère dans le pays.
Vous me trouverez illogique de parler de jugement divin pour un peuple qui souffre déjà assez, mais les lois spirituelles sont ce qu’elles sont. DIEU ne met AUCUN de nos péchés sur le compte de la guerre. Nous en sommes absolument responsables et nous devons en répondre. Et nous en répondrons. Immanquablement.

Monsieur le Président de la République, vous êtes un homme en perpétuel état de grâce. Vous jouissez du sursis permanent de DIEU, parce qu’il vous a choisi et qu’il vous aime. Il a été votre plus grand allié contre vos ennemis dans cette guerre et leurs échecs répétés en sont la preuve la plus criante. C’est cette même grâce, la vôtre, qui sert également de parapluie au Premier Ministre SORO Guillaume, qui a récemment échappé à un attentat meurtrier.
Le fait que vous soyiez encore en vie, vous-même, et que vous soyiez encore au pouvoir, relève du miracle.
DIEU seul sait ce qui a été déjà projeté et ce qui se projette encore, quotidiennement, contre vous. Vous ne devez votre vie qu’à Sa bonté infinie.
Un illustre officier français n’a-t-il pas dit : « Si vous n’avez pas encore vu DIEU, allez en Côte d’Ivoire » ?

Mais jusqu’à quand jouiriez-vous du sursis de DIEU, Monsieur le Président, et seriez-vous en état de grâce ?
Allez-vous continuer de vous mettre à dos votre meilleur allié, en couvrant continuellement des coupables et en leur assurant l’impunité ?
DIEU vous a choisi et de ce fait, il ne passera pas sur vos fautes.
J’en veux pour preuve la Parole de DIEU, qui est immuable :

« Je vous ai choisis, vous seuls parmi toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je vous châtierai pour TOUTES vos iniquités » (Amos 3 : 2).

L’élection de DIEU nous confère un grand pouvoir mais nous donne aussi de lourdes responsabilités auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. D’aucune façon.
En outre, celui qui ne sait pas que c’est DIEU qui décide de toutes choses dans cette crise, n’a rien compris à la crise ivoirienne.

Monsieur le Président, les Chefs que vous nous avez donnés dans ce pays se repaissent eux-mêmes plutôt que de servir le peuple pour lequel vous les avez nommés.

« Comme une cage est remplie d’oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c’est ainsi qu’ils deviennent puissants et riches. Ils sont devenus gras, resplendissants, ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas DROIT AUX PAUVRES. N’interviendrai-je pas contre ces choses-là, - Oracle de l’Eternel -, ne me vengerai-je pas d’une telle nation ? » (Jérémie 5 : 27 - 29).

Monsieur le Président, c’est avec beaucoup d’angoisse que j’appréhende la période des élections, en Côte d’Ivoire. J’ai bien peur que si vous ne tardiez à prendre des décisions, le pays brûle une fois pour de bon, à cette occasion ou bien avant. Par décret divin. Déjà, les rumeurs d’une nouvelle rébellion ne parcourent-elles pas le pays ?
Car, comme le dit la Bible :

« La justice élève une nation mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14 : 34).

Avant que le péché de cette nation ne lui tombe dessus comme une affreuse ignominie, parlez, intervenez, agissez, il en est encore temps. Vous n’êtes pas qu’un homme politique. Vous êtes aussi un enfant de DIEU. Evitez de ne faire que de la politique. La Côte d’Ivoire pourrait le payer très chèrement.

Si vous ne pouvez ou ne voulez pas sanctionner les Ivoiriens qui ont commis ou commettent tous les crimes que j’ai relevés dans mes griefs et qui ne sont pas de votre parti, pour ne pas vous faire accuser de mener une chasse aux sorcières à vos opposants (parce qu’en réalité ce sont tous les Ivoiriens qui se rendent coupables de ces pratiques), sacrifiez (et le terme n’est pas trop fort) ou sanctionnez pour commencer, ceux de la Refondation, pour les mettre au pas, pour donner l’exemple et montrer votre bonne foi.
Et aussi pour vous libérer, car en vérité, ils vous ont fait prisonnier. Vous êtes leur otage politique.

Sur cette question, ne faites aucun calcul politicien, Monsieur le Président. Sanctionnez, sans état d’âme. Car il est préférable d’être agréé de DIEU que de plaire aux hommes. Sévissez !
La crise s’est prolongée, au-delà du raisonnable, vous ne pouvez plus et ne devez plus vous accommoder de cette situation d’iniquité. Le DIEU qui vous a installé là où vous êtes, combattra lui-même pour vous dans cette croisade et vous accordera la caution et l’approbation du peuple. Mais à condition que vous soyiez résolu, que vous réagissiez et que vous agissiez.
Faute de quoi, j’ai bien peur que la Refondation ne passe au creuset du jugement divin !

« Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR), et en sécurité sur la montagne de Samarie, à ces grands de la première des nations, auprès desquels va la maison d’Israël !...Ils reposent sur des lits d’ivoire, ils sont mollement étendus sur leurs couches (Insouciance totale, NDR) ; ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais. Ils extravaguent au son du luth, ils se croient habiles comme David sur les instruments de musique. Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s’oignent avec la meilleure huile, et ils ne s’attristent pas sur la ruine de Joseph (le peuple ivoirien, NDR) !
C’est pourquoi ils seront emmenés A LA TETE DES CAPTIFS ; et les cris de ces voluptueux cesseront…Car voici, l’Eternel ordonne : Il fera tomber en ruines la grande maison, et en débris la petite maison. Est-ce que les chevaux courent sur un rocher, est-ce qu’on y laboure avec des bœufs, pour que vous ayez changé LA DROITURE EN POISON, et le fruit de LA JUSTICE EN ABSINTHE ? (Amos 6 : 1, 4 – 7, 11 et 12).

« Car ainsi parle l’Eternel aux hommes de Juda et à Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les chardons. Soyez circoncis pour l’Eternel (convertissez-vous, NDR), circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem (Ivoiriens, NDR), de peur que ma fureur n’éclate comme un feu et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos agissements…En ce jour-là, - Oracle de l’Eternel -, le roi et les ministres perdront courage, les sacrificateurs seront désolés, et les prophètes stupéfaits. Je dis : Ah ! Seigneur Eternel ! Tu as donc abusé ce peuple et Jérusalem, en disant : Vous aurez la paix ! Et cependant l’épée atteint jusqu’au fond de l’âme » (Jérémie 4 : 3, 4, 9 et 10).

« Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu » (Esaïe 57 : 21).

Monsieur le Président, l’heure est plus que grave ! Sauvez la Côte d’Ivoire ! C’est mon cri du cœur à votre adresse.
Pour l’immense estime que j’ai pour votre personne et pour le respect que m’inspire votre combat pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique, j’aimerais clore mon propos en vous recommandant à la grâce toute-suffisante du Seigneur Eternel, et que le DIEU en qui vous avez si opportunément mis votre foi vous éclaire, à cette heure de grave décision, et vous soutienne puissamment, par Sa droite triomphante.
Car Monsieur le Président, contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de croire, le pire n’est peut-être pas encore derrière nous.

Que DIEU vous bénisse, richement, vous et votre maison, et que DIEU bénisse, richement, la Côte d’Ivoire, une et indivisible !



DINDE Fernand AGBO

Enseignant d’Education Permanente
dindefernand2@yahoo.fr
Cell. (225) 07 04 71 11.