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lundi, 24 mars 2008

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


LAURENT GBAGBO 19.jpg

Jeudi 30 Août 2007



JUSQU’A QUAND SEREZ-VOUS EN ETAT DE GRACE, MONSIEUR LE PRESIDENT?


Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo.



Excellence Monsieur le Président,


Depuis la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, une grave crise socio-politique s’est abattue sur notre – jadis – paisible pays, la Côte d’Ivoire, faisant des milliers de morts, connus et inconnus, célèbres et anonymes, mettant à mal la cohésion sociale et la croissance économique de notre chère patrie, et plongeant les Ivoiriens dans la désolation et l’angoisse des lendemains sans cesse incertains, qui ont, je le parie, fait autant (sinon plus) de morts que les affrontements armés.

Aujourd’hui, pointe à l’horizon une lueur d’espoir, grâce au Dialogue direct que vous avez eu l’idée lumineuse d’initier avec vos frères insurgés, dont l’un des résultats et des symboles les plus forts et les plus parlants est la cérémonie de la Flamme de la paix, qui s’est déroulée le Lundi 30 Juillet 2007, à Bouaké, au plus grand bonheur des Ivoiriens, qui ont célébré la réunification du pays et la fraternité retrouvée.
A ce stade de mon propos, j’aimerais vous dire un grand Merci et Félicitation, à vous-même et au Premier Ministre SORO Guillaume, pour votre bravoure et votre détermination à sortir le pays de l’ornière.

Votre priorité actuelle est de conduire la Côte d’Ivoire à des élections justes, transparentes et ouvertes qui vont finir de nous ramener à la normalité et nous permettre de reconstruire le pays, méconnaissable en tout point de vue (un plaidoyer spécial pour l’Ouest de la Côte d’Ivoire).

Mais avant que nous ne jetions l’ancre dans la normalité du statu quo ante, il importe, Monsieur le Président, que vous acceptiez de vous prêter, de vous livrer je dirais, à un exercice difficile, je l’avoue, dans la mesure où il pourrait constituer pour vous, à n’en point douter, un véritable péril politique : Celui de moraliser le peuple ivoirien ou, à tout le moins, la Refondation.

J’aimerais avant tout développement vous indiquer que je suis un chrétien évangélique comme vous, ivoirien, marié, la trentaine bien révolue, en service dans l’Administration ivoirienne depuis une douzaine d’années, aimant jusqu’au délire ce beau pays et ce peuple merveilleux qui sont les nôtres, et connaissant votre attachement à DIEU et à Sa Parole, en tant qu’enfant de DIEU (au sens strictement évangélique du terme). Raison pour laquelle j’ai choisi de vous parler à ce titre. En toute honnêteté et franchise.

Je vous prie, en outre, de bien vouloir m’excuser d’avoir choisi ce canal-ci (la lettre ouverte) pour m’adresser à vous.
J’en viens maintenant à l’objet de ma missive et au fond de ma pensée :

Monsieur le Président, le pays va à vau-l’eau. Et je ne suis pas même sûr d’avoir ainsi pu exprimer toute l’intensité de ma pensée.
Vous voudriez bien m’excuser pour l’usage presqu’abusif des superlatifs qui ne trouve d’égal que ma désolation. Mais, Monsieur le Président, une très grande et terrible corruption - la plus grave de la jeune histoire de la Côte d’Ivoire - mine votre pays. Tout comme l’incroyable et inexplicable impunité dont jouissent ceux qui s’en rendent coupables. Quoi qu’on en dise.

Oui, Monsieur le Président, nous avons dévalé les marches de l’éthique, nous avons totalement dégringolé de l’échelle des valeurs (morales). Et nous ne pouvons pas et ne devons pas continuer, indéfiniment, à tout mettre au compte de la crise socio-politique qui, finalement, a le dos très large. Il faut agir, pendant qu’il est encore temps. Il faut agir, sans retard.
Le silence ne relève pas toujours de la sagesse, Monsieur le Président. Et dans votre cas, actuellement, j’ai bien peur que ce soit un péché (Veuillez bien me pardonner ce qui pourrait sembler être une impertinence, mais je suis obligé de vous dire la vérité). Vos conseillers spirituels doivent pouvoir vous le dire. Vous ne pouvez continuer de vous taire.

Monsieur le Président, vous ne pouvez ignorer que de nombreux ivoiriens, autorités, simples citoyens et journalistes, ont abondamment écrit et débattu sur l’état de déliquescence morale avancée dans lequel est, en ce moment, plongé le pays, alimentant les échanges les plus houleux sur Internet, dans la Presse et au sein des populations. Des Ivoiriens (des plus virulents aux plus conciliants) ainsi que des amis de la Côte d’Ivoire qui n’ont de cesse de vous interpeller. Ouvertement ou tacitement. Au rang desquels je pourrais citer Tiburce KOFFI (Professeur de Lettres, Ecrivain), Venance KONAN (Journaliste, Ecrivain), Mamadou KOULIBALY (Président de l’Assemblée Nationale), ASSALE Tiémoko Antoine (Jeune diplômé ivoirien, au chômage), Mahalia NTEBY (Journaliste), Ferro BALLY (Journaliste), Théophile KOUAMOUO (Journaliste), ASSI Assépo Hyacinthe (Ingénieur en Thermodynamique) et Sylvestre KONIN (Journaliste), que j’ai tous lus avec une attention particulièrement soutenue.
S’ils n’étaient de tous les bords et de toutes les conditions, l’on aurait pu penser à une campagne savamment orchestrée contre le FPI, l’on aurait pu les taxer de vous faire un procès politique et de verser dans une invective manichéenne qui érige la diabolisation hémiplégique du régime de la Refondation en ligne de pensée.

Monsieur le Président de la République, ces hommes et femme, et bien d’autres encore, ont largement dépeint notre société actuelle. Sans complaisance. Chacun selon sa sensibilité. Au vitriol même, pour certains. Mais ils n’en aiment pas moins la Côte d’Ivoire. Et vous devriez prêter une oreille attentive à leurs récriminations.

Monsieur le Président (je n’ai pas la prétention de vous instruire d’une thèse nouvelle), une grande nation ne peut se bâtir sans éthique.
Et la nôtre n’en a plus, ou du moins pourrait bientôt ne plus en avoir, tant l’argent et la jouissance impie ont pris le pas sur la morale et le civisme.
Quelles valeurs alors allons-nous léguer aux plus jeunes générations ? Quelle nation sommes-nous donc ainsi en train de bâtir ?
La corruption de cette nation est effroyable. Jugez-en par vous-même (et là, j’enfonce une porte déjà largement ouverte) :

Plus aucun concours dans ce pays (direct ou professionnel), ne se passe sans le déboursement de plusieurs centaines de milliers, voire de plusieurs millions de francs, si l’on espère l’admission. Cela est de notoriété publique. Laissant ainsi pour compte le pauvre et le Juste. Le premier, parce qu’il n’a aucun moyen de faire comme les autres et le second, parce que ses principes spirituels et sa crainte de DIEU ne l’y autorisent pas.

Au titre des départements totalement sinistrés en la matière, c’est à la fois avec beaucoup d’aise et de contrition que je m’en vais vous citer la Police, l’Administration (ENA), l’Enseignement (Primaire, Secondaire et Technique), la Gendarmerie, la Justice, la Santé, les Services des Impôts, la Douane et etc, etc. La liste est bien longue.
Accéder à ces services est un investissement juteux qu’on entend amplement amortir sur le terrain. Sans aucune vergogne.

Le racket (fait des policiers et des gendarmes) sur nos routes et particulièrement sur l’Autoroute du Nord, contrit le cœur à un point tel qu’on pourrait en faire un infarctus, tant la pratique est systématique et désinvolte.

Les ressources publiques sont pillées à la lumière du jour. Sans le moindre scrupule. Dans les Ministères et dans les Collectivités Territoriales. Et pourtant, il existe une Inspection d’Etat dans ce pays. Mais jamais de contrôle, ni a priori ni a posteriori des investissements, encore moins d’audit.
C’est, partout, la recherche effrénée du gain et du profit et une course folle à l’enrichissement illicite.
Le clientélisme et le népotisme fleurissent à souhait et ont encore de beaux jours devant eux. Tout comme prospèrent le moindre effort, la médiocrité et le trafic d’influence.
Les nouveaux riches, quant à eux, font un étalage totalement impudent de leur nouvelle richesse, au grand dam des populations paupérisées par une guerre absurde, qui hantent nos villes de leurs silhouettes de crève-la-faim.

En outre, il pousse dans ce pays, plus de lieux de plaisirs mondains qu’autre chose, et votre jeunesse s’en repaît abondamment : Maquis, Bar-dancing, Night-club, etc, avec leurs lots de tapages nocturnes et diurnes infernaux, de séances de strip-tease (ce ne sont plus des clubs fermés) les après-midi, à ciel ouvert, dans des quartiers d’habitation, au vu et au su des enfants, et le sexe débridé, à tous les tarifs, à partir de 50 F CFA !
Quel désordre, Monsieur le Président ! La société ivoirienne n’a plus de repères. Ceux qui devraient les incarner ont tous démissionné : Les Gouvernants (pour l’Etat), les Maîtres (pour l’Ecole), les Parents (pour la Famille) et les Conducteurs (pour la Religion).

Monsieur le Président, je vous parle en tant que chrétien, en tant que votre frère en CHRIST et l’un de ceux qui ont porté jusqu’au sacrifice, ce pays, dans la prière pendant toute la durée de ses 5 années de crise.

Monsieur le Président, Cher enfant de DIEU (au sens évangélique du terme), dans votre pays le pauvre et le Juste sont malheureux. Ils soupirent et gémissent. A cause de la grande corruption qui met l’argent au centre de tout et du grand désordre moral.

En arrivant au pouvoir, vous avez semblé mener bataille pour la cause du pauvre. Mais je suis désolé et franchement navré de vous apprendre qu’être pauvre en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, est une véritable fatalité, une malédiction. Vous ne pouvez accéder à rien et vous ne pouvez rien obtenir. A moins d’être proche du Pouvoir, d’avoir des entrées à la Présidence, de connaître quelqu’un de haut placé dans ce pays, ou d’avoir de l’argent . Ou d’être très doué. Même là encore…Bref !
Savez-vous qu’ainsi des milliers d’enfants de pauvres se voient nier tout droit à l’admission aux concours de la Fonction Publique ?

Vous avez voulu donner la même chance à tous les enfants de la Côte d’Ivoire. De façon égale. Il n’en est rien, à ce jour. Aujourd’hui, c’est l’argent qui est la norme, la règle. Vous en avez ou vous n’en avez pas. Il n’y a pas de miséricorde ni de compassion.
Et en la matière, les Refondateurs sont indétrônables, tant ils s’illustrent par leur avidité (sans que ce soit un dédouanement pour le reste des Ivoiriens, loin s’en faut).
Je fais deux lectures de leur comportement, où l’emporte amplement la frénésie :

Dans la première, ils se disent : « Le Président GBAGBO ne pourra pas sortir indemne, vivant, de cette crise, mangeons vite pour nous (pour parler comme les Ivoiriens) ».

Dans la deuxième, leur attitude peut se résumer par cette phrase : « Si la normalité revient, l’ordre et le contrôle vont s’installer et on ne pourra plus bouffer ; tandis qu’il est encore temps et qu’on peut encore devenir riche, prenons pour nous ; après tout, c’est nous qui sommes au Pouvoir, on ne risque rien ».

Vous vous attendiez à eux, vous comptiez sur eux pour donner le meilleur exemple, ils se sont comportés envers vous et la Côte d’Ivoire comme un roseau cassé qu’on prend pour appui. Tout comme le disent les Ecritures :

« Tous les habitants de l’Egypte reconnaîtront que je suis l’Eternel, parce qu’ils ont été comme l’appui d’un roseau pour la maison d’Israël (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR). Lorsqu’ils t’ont pris dans la main, tu t’es rompu et tu leur as déchiré toute l’épaule ; lorsqu’ils se sont appuyés sur toi, tu t’es brisé et tu leur as paralysé les reins.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici, je fais venir contre toi l’épée… » (Ezéchiel 29 : 6 - 8).

Monsieur le Président (là je parle à l’homme spirituel), un grave jugement de DIEU menace la Côte d’Ivoire, à cause du péché de la corruption et du désordre en tout genre qui prospère dans le pays.
Vous me trouverez illogique de parler de jugement divin pour un peuple qui souffre déjà assez, mais les lois spirituelles sont ce qu’elles sont. DIEU ne met AUCUN de nos péchés sur le compte de la guerre. Nous en sommes absolument responsables et nous devons en répondre. Et nous en répondrons. Immanquablement.

Monsieur le Président de la République, vous êtes un homme en perpétuel état de grâce. Vous jouissez du sursis permanent de DIEU, parce qu’il vous a choisi et qu’il vous aime. Il a été votre plus grand allié contre vos ennemis dans cette guerre et leurs échecs répétés en sont la preuve la plus criante. C’est cette même grâce, la vôtre, qui sert également de parapluie au Premier Ministre SORO Guillaume, qui a récemment échappé à un attentat meurtrier.
Le fait que vous soyiez encore en vie, vous-même, et que vous soyiez encore au pouvoir, relève du miracle.
DIEU seul sait ce qui a été déjà projeté et ce qui se projette encore, quotidiennement, contre vous. Vous ne devez votre vie qu’à Sa bonté infinie.
Un illustre officier français n’a-t-il pas dit : « Si vous n’avez pas encore vu DIEU, allez en Côte d’Ivoire » ?

Mais jusqu’à quand jouiriez-vous du sursis de DIEU, Monsieur le Président, et seriez-vous en état de grâce ?
Allez-vous continuer de vous mettre à dos votre meilleur allié, en couvrant continuellement des coupables et en leur assurant l’impunité ?
DIEU vous a choisi et de ce fait, il ne passera pas sur vos fautes.
J’en veux pour preuve la Parole de DIEU, qui est immuable :

« Je vous ai choisis, vous seuls parmi toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je vous châtierai pour TOUTES vos iniquités » (Amos 3 : 2).

L’élection de DIEU nous confère un grand pouvoir mais nous donne aussi de lourdes responsabilités auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. D’aucune façon.
En outre, celui qui ne sait pas que c’est DIEU qui décide de toutes choses dans cette crise, n’a rien compris à la crise ivoirienne.

Monsieur le Président, les Chefs que vous nous avez donnés dans ce pays se repaissent eux-mêmes plutôt que de servir le peuple pour lequel vous les avez nommés.

« Comme une cage est remplie d’oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c’est ainsi qu’ils deviennent puissants et riches. Ils sont devenus gras, resplendissants, ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas DROIT AUX PAUVRES. N’interviendrai-je pas contre ces choses-là, - Oracle de l’Eternel -, ne me vengerai-je pas d’une telle nation ? » (Jérémie 5 : 27 - 29).

Monsieur le Président, c’est avec beaucoup d’angoisse que j’appréhende la période des élections, en Côte d’Ivoire. J’ai bien peur que si vous ne tardiez à prendre des décisions, le pays brûle une fois pour de bon, à cette occasion ou bien avant. Par décret divin. Déjà, les rumeurs d’une nouvelle rébellion ne parcourent-elles pas le pays ?
Car, comme le dit la Bible :

« La justice élève une nation mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14 : 34).

Avant que le péché de cette nation ne lui tombe dessus comme une affreuse ignominie, parlez, intervenez, agissez, il en est encore temps. Vous n’êtes pas qu’un homme politique. Vous êtes aussi un enfant de DIEU. Evitez de ne faire que de la politique. La Côte d’Ivoire pourrait le payer très chèrement.

Si vous ne pouvez ou ne voulez pas sanctionner les Ivoiriens qui ont commis ou commettent tous les crimes que j’ai relevés dans mes griefs et qui ne sont pas de votre parti, pour ne pas vous faire accuser de mener une chasse aux sorcières à vos opposants (parce qu’en réalité ce sont tous les Ivoiriens qui se rendent coupables de ces pratiques), sacrifiez (et le terme n’est pas trop fort) ou sanctionnez pour commencer, ceux de la Refondation, pour les mettre au pas, pour donner l’exemple et montrer votre bonne foi.
Et aussi pour vous libérer, car en vérité, ils vous ont fait prisonnier. Vous êtes leur otage politique.

Sur cette question, ne faites aucun calcul politicien, Monsieur le Président. Sanctionnez, sans état d’âme. Car il est préférable d’être agréé de DIEU que de plaire aux hommes. Sévissez !
La crise s’est prolongée, au-delà du raisonnable, vous ne pouvez plus et ne devez plus vous accommoder de cette situation d’iniquité. Le DIEU qui vous a installé là où vous êtes, combattra lui-même pour vous dans cette croisade et vous accordera la caution et l’approbation du peuple. Mais à condition que vous soyiez résolu, que vous réagissiez et que vous agissiez.
Faute de quoi, j’ai bien peur que la Refondation ne passe au creuset du jugement divin !

« Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR), et en sécurité sur la montagne de Samarie, à ces grands de la première des nations, auprès desquels va la maison d’Israël !...Ils reposent sur des lits d’ivoire, ils sont mollement étendus sur leurs couches (Insouciance totale, NDR) ; ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais. Ils extravaguent au son du luth, ils se croient habiles comme David sur les instruments de musique. Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s’oignent avec la meilleure huile, et ils ne s’attristent pas sur la ruine de Joseph (le peuple ivoirien, NDR) !
C’est pourquoi ils seront emmenés A LA TETE DES CAPTIFS ; et les cris de ces voluptueux cesseront…Car voici, l’Eternel ordonne : Il fera tomber en ruines la grande maison, et en débris la petite maison. Est-ce que les chevaux courent sur un rocher, est-ce qu’on y laboure avec des bœufs, pour que vous ayez changé LA DROITURE EN POISON, et le fruit de LA JUSTICE EN ABSINTHE ? (Amos 6 : 1, 4 – 7, 11 et 12).

« Car ainsi parle l’Eternel aux hommes de Juda et à Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les chardons. Soyez circoncis pour l’Eternel (convertissez-vous, NDR), circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem (Ivoiriens, NDR), de peur que ma fureur n’éclate comme un feu et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos agissements…En ce jour-là, - Oracle de l’Eternel -, le roi et les ministres perdront courage, les sacrificateurs seront désolés, et les prophètes stupéfaits. Je dis : Ah ! Seigneur Eternel ! Tu as donc abusé ce peuple et Jérusalem, en disant : Vous aurez la paix ! Et cependant l’épée atteint jusqu’au fond de l’âme » (Jérémie 4 : 3, 4, 9 et 10).

« Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu » (Esaïe 57 : 21).

Monsieur le Président, l’heure est plus que grave ! Sauvez la Côte d’Ivoire ! C’est mon cri du cœur à votre adresse.
Pour l’immense estime que j’ai pour votre personne et pour le respect que m’inspire votre combat pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique, j’aimerais clore mon propos en vous recommandant à la grâce toute-suffisante du Seigneur Eternel, et que le DIEU en qui vous avez si opportunément mis votre foi vous éclaire, à cette heure de grave décision, et vous soutienne puissamment, par Sa droite triomphante.
Car Monsieur le Président, contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de croire, le pire n’est peut-être pas encore derrière nous.

Que DIEU vous bénisse, richement, vous et votre maison, et que DIEU bénisse, richement, la Côte d’Ivoire, une et indivisible !



DINDE Fernand AGBO

Enseignant d’Education Permanente
dindefernand2@yahoo.fr
Cell. (225) 07 04 71 11.

UNE ANALYSE TRES PERTINENTE A LIRE, ABSOLUMENT! SUR LE NAUFRAGE MORAL DE LA COTE D'IVOIRE

Samedi 28 Juillet 2007


Sur http://saoti.over-blog.com

Dimanche 22 Juillet 2007

Refondation morale


C’est un drame sans fin pour les victimes des déchets toxiques et du navire grec Probo Koala. Les manifestations publiques, auxquelles elles tentent de se livrer pour se faire entendre, se déroulent dans l’indifférence générale. Certaines d’entre elles - et elles sont nombreuses - ont été omises. Pour diverses raisons. Et, du coup, elles ne sont pas concernées par l’opération d’indemnisation qui est en cours. Elles se sont mobilisées pour crier leur colère et obtenir réparation. Aussi, font-elles le pied de grue devant les points focaux de réclamation, espérant gagner la bataille contre l’habituelle lourdeur administrative ivoirienne. Sans grand espoir. D’autres, et elles sont aussi en grand nombre, ont eu la chance d’avoir été identifiées. Mais la plupart subissent le supplice de Tantale. Pour elles, c’est, en effet, la croix et la bannière pour se faire payer. Des noms et/ou des prénoms de victimes sont mal orthographiés ou incomplets. Il leur faut alors affronter les lourdes procédures administratives et les réticences toujours déprimantes pour être rétablies dans leur droit. Aussi, se dressent-elles pour espérer venir à bout de la gangrène de la corruption qui continue de ronger notre administration. Sans grand espoir d’être entendues.

Dans ce pays, où la course au gain facile est le sport le plus pratiqué et où l’occasion fait toujours le larron, les vraies victimes et les fausses victimes s’évertuent chacune à tirer un meilleur profit de l’opération d’indemnisation en cours. Opération qui commence à prendre l’allure d’une traite. Avec des scènes honteuses qui décrédibilisent notre pays. Des agents du Trésor public sont accusés, menace de fourniture de preuves à l’appui, de procéder à des extorsions de fonds pour dédommager ceux dont les noms sont incomplets. Des truands, en relation avec des complicités plutôt bien placées, se démènent comme de beaux diables pour figurer sur les listes. Certaines vraies victimes, pressées de toucher leur dû, n’hésitent pas, du reste, à faire du faux et usage de faux. Cas de la Malienne Diallo Djéliba, victime ambulatoire, qui a été déférée ce mardi à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). En lieu et place de sa carte consulaire périmée, elle a présenté une fausse pièce d’identité ivoirienne (Cf. Fraternité Matin n°12.808 du 18 juillet 2007).

Comme on peut le constater, la Côte d’Ivoire est restée égale à elle-même. Même dans cette douloureuse épreuve. Et continue d’apparaître dans toute sa nudité et sa laideur: un pays miné, jusqu’à la moelle, par le racket tous azimuts et la falsification sans retenue de documents administratifs et autres. Notre pays est descendu tellement bas dans l’échelle des valeurs morales et des vertus que nul, désormais, ne peut échapper à ces associations de malfaiteurs qui, par le chantage et l’intimidation, font la pluie et le beau temps. Où et quand ils le décident. Dépouiller les ayants droit à des prestations? C’est le cadet de leurs soucis!

Il n’existe plus aucun service dans notre pays où ne règne l’implacable loi des passe-droits. A la Justice, dans les centres de santé, dans les centres d’examen, à la Fonction publique – là, c’est le bouquet! -, à la… morgue, au commissariat de police… Partout, en somme. Parce que partout, le “fais-nous fais” a la peau dure. Dure. Dure. Dure. Partout, il faut mouiller la barbe. Partout, il faut graisser la patte. Partout, il faut soudoyer des gens. Partout, il faut des dessous de table. Pour être servi. Cette terrible réalité - qui doit être combattue avec la (vraie) dernière énergie - ne fait, hélas!, partie ni des priorités de l’Etat, démissionnaire, ni des préoccupations des citoyens, eux-mêmes qui se considèrent comme des “cabris morts”. Tout le monde, visiblement, a jeté l’éponge. Tout le monde s’est passé le mot pour observer la position du singe de la gravure: ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. C’est l’eldorado pour tous les voyous, ripoux et autres agents véreux. Tels ces douaniers qui n’ont pas hésité à organiser, ce mardi, une sorte d’auto-braquage pour emporter 139 millions de nos francs destinés au paiement de primes dites TS. Des policiers et des gendarmes peuvent donc continuer, allègrement, au cours de leurs trop nombreux contrôles routiers, à soutirer des fonds aux chauffeurs de taxis communaux et de véhicules de transports en commun. N’est-ce pas… normal, après tout? Des magistrats et des juges peuvent, eux aussi, et allègrement, continuer de s’en mettre plein les poches en confortant des dénis de justice par des verdicts fantaisistes. N’est-ce pas… normal, après tout? Des médecins peuvent continuer, allègrement, de déserter les hôpitaux au profit des cliniques privées, etc. Au vu et au su de tout le monde. Sans crainte de sanctions. Parce qu’après tout, il n’y a là rien que de très… normal.

Car, toute décence bue, la Côte d’Ivoire semble avoir choisi de s’installer dans l’impunité. La crise socio-politique actuelle a le dos large. Tout le monde s’en prévaut pour masquer son impuissance et l’incurie de notre administration. Cependant, si les voyants sont aujourd’hui au rouge, ils n’étaient déjà pas au vert – et même pas à l’orange - sous les régimes précédents. Qui ont posé les jalons de la déchéance morale dans laquelle nous nous vautrons aujourd’hui. Depuis la belle époque du “miracle ivoirien”, nombre de membres des gouvernements successifs et de responsables d’administration, prenant à la lettre la métaphore arachidière du Président Félix Houphouet-Boigny (“On ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille les arachides”, disait-il), se sont mis à détourner des deniers publics, en se rendant coupables de prévarications. Jamais inquiétés, ils ont ouvert la boîte de Pandore de la course effrénée à l’enrichissement illicite qui fait rage aujourd’hui.

La dégradation avancée des mœurs recommande des mesures urgentes et draconiennes. Illico presto! Elle nécessite que les autorités prennent (enfin!) le taureau par les cornes. Hic et nunc! Pour la refondation morale de la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il est sans doute un peu tard. Mais, demain, il sera vraiment trop tard. Car, les Ivoiriens semblent avoir perdu tout repère. Sans boussole et sans référence, ils se laissent maintenant guider par leurs instincts bestiaux, rivalisant avec les animaux. Domestiques. Et même sauvages. C’est pourquoi ils font… pipi partout. Sans aucun complexe. C’est pourquoi, jetant leurs ordures ménagères partout, ils détériorent leur propre environnement. Sans aucun souci. “Ça ne tue pas Africain!”, se justifient-ils. Sans aucune honte. C’est pourquoi le sexe n’est plus du tout un tabou sous nos cieux. Et que des individus se permettent de… copuler maintenant dans des lieux publics. Et presque en public. Sans aucune gêne. Hier, Frantz Fanon fustigeait la colonisation française qui avait fait des Noirs des “peaux noires et (des) masques blancs”. A raison. Les Ivoiriens en sont la parfaite illustration. En plus d’avoir renié et leur culture et leur personnalité; en plus d’avoir lamentablement échoué à vouloir singer le Blanc, ne se retrouvent-ils pas aujourd’hui à un carrefour dangereux? Il leur appartient de bien négocier le virage. Parce qu’aucune sortie de route ne peut plus être admise. Mais encore faudrait-il que l’Etat sorte de sa torpeur et remette tout le monde au travail. Dans… l’ordre. Et dans la… discipline.

Ferro M. Bally, in Fraternité Matin, 20 juillet 2007
publié par Mahalia Nteby dans: Côte d'Ivoire

18:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

AFFAIRE BEHANZIN: PROCES OU ARRANGEMENT POLITIQUE ?

Lundi 23 Juillet 2007


Ecrit, le Mardi 10 Juillet 2007.
Chers Bien-aimés frères et sœurs,


Je vous avais dit dans mon mail « COTE D’IVOIRE, LE NAUFRAGE CONTINUE ! », du Lundi 11 Juin 2007, que pour ma part, j’accordais du crédit aux révélations de Béhanzin, JUSQU'A LA PREUVE DU CONTRAIRE, et j’en avais donné les raisons, au nombre de trois.
L’opportunité de cette PREUVE DU CONTRAIRE s’était offerte à nous à travers la récente saisine de la Justice.
Mais, malheureusement, le procès (dont le verdict est tombé, hier, Lundi 09 Juillet 2007 : 5 ans de prison ferme pour BEHANZIN et 4 ans pour SOUMAH YADY) qui devait nous conduire sur le chemin de la vérité, pour ne pas dire à la vérité, tout court, m’a laissé pantois, déçu et franchement intrigué. Pour les raisons qui suivent :

1) BEHANZIN a confessé des meurtres, des enlèvements et des assassinats. Une telle affaire devait donc, selon les spécialistes du Droit, être jugée en CRIMINELLE pour que des fouilles minutieuses, des perquisitions officielles et des enquêtes sérieuses soient menées sur les lieux des faits et sur les personnes incriminées, et que tout le monde soit entendu et confronté, de sorte à dégager le VRAI du FAUX.
Une telle démarche, du reste scientifique, rigoureuse et objective, aurait donné un bon éclairage de l’affaire et partant, conduit à un bon verdict.
Que nenni ! L’autorité judiciaire fait juger l’affaire en FLAGRANT
DELIT. Du coup, tous les mis en cause échappent à tout interrogatoire et
confrontation, et mieux, au lieu d’être des coupables présumés, ils
deviennent tranquillement des victimes à blanchir (à tout prix).


2) L’affaire BEHANZIN devait être jugée le Mercredi 04 Juillet 2007, à 13 heures. Le tribunal fait unilatéralement avancer le procès au Lundi 02 Juillet 2007, à l’insu de tous.
Ce qui a fait titrer le quotidien L’INTER du Mardi 03 Juillet 2007,sa
Une : « On a voulu juger BEHANZIN en cachette, hier ».
Il a fallu toute la vigilance, la hargne et la pugnacité des avocats de la défense pour esquiver le coup. Des avocats et des magistrats, toujours
selon le même journal, ont aussi ouvertement exigé une enquête rogatoire pour les indispensables besoins d’instruction du Dossier BEHANZIN.
Rien n’y fit.
Finalement, le procès fut maintenu au 04 Juillet. Mais, au lieu de 13
heures, comme prévu, la Presse nous rapporte encore que le procès avait déjà commencé à 10 heures.
Que cache donc ce goût marqué pour l’esquive ? Que voulait-on soustraire à la vu ou au su de la population et du public ?


3) Le procès était un procès public mais à regarder de près le dispositif de
sécurité, on ne dirait pas qu’on attendait du public.
Déjà à 1 Km du Tribunal, vous êtes bouclé. Difficile de sortir de
l’embouteillage monstre ainsi provoqué et de franchir le cordon de
sécurité de la Police Nationale. Peut-être était-ce parce que la salle
d’audience était déjà pleine et qu’une foule nombreuse, passée entre les mailles du dispositif, attendait déjà dehors sous la pluie battante qui lessivait Abidjan ? Soit.
Mais, il a fallu seulement qu’un quidam dise dans la salle « Micro,
micro ! » parce qu’on entendait difficilement les magistrats au fond, pour que la Présidente de l’audience fasse vider, séance tenante, le prétoire par les Forces de l’ordre. Et manu militari. Y compris la presse.
Résultat, le lendemain, tous les journaux faisaient un compte-rendu
disparate et contradictoire de l’audience, comme s’ils n’y avaient pas été. Les uns disaient une chose et les autres, tout l’opposé. C’était à s’en rompre les méninges. Qui disait vrai, qui disait faux ? Y répondre relevait véritablement de la science ésotérique.
Franchement, la Côte d’Ivoire vaut bien mieux que cela. Un peu de respect pour la presse.


4) La plus grande énormité de ce procès que j’ai du mal à avaler, c’est qu’un grand garçon comme BEHANZIN, âgé de plus de 40 ans, qui n’est donc pas un gamin, dit que c’est SOUMAH YADY qui a entièrement écrit ce qu’il devait dire, ainsi que les noms de ceux qu’il devait accuser, et que lui n’a fait que le lire devant la caméra, pour les besoins de l’enregistrement, après que SOUMAH YADY l’ai harcelé. Vous ne trouvez pas cela un peu gros ?
De qui se moque t-on, dans ce pays, honnêtement ?
Et comme par enchantement, il n’y a plus ni meurtres, ni enlèvements, ni assassinats, ni sang humain sinon celui d’avortons (dixit BEHANZIN. Un avorton a t-il du sang ? Quel sang ? Pour quelle pratique de vaudou ?).
Pour moi, il est clair que cet homme a succombé aux pressions physiques et psychologiques intenables que lui ont fait subir les parties prenantes et les parties en cause dans ce dossier.
Du coup, tout le monde est blanchi dans cette affaire : Brebis et boucs, colombes et vautours, y compris, au passage, les crabes, les serpents et les scorpions (Mais en fait de blanchiment, il n’en est rien. Le verdict prononcé signifie seulement que les accusés n’ont pas donné (pas voulu ?) les preuves de leurs affirmations et non pas que les mis en cause sont innocents. Le procès ne dit pas plus que cela. Mes doutes demeurent donc en l’état).
Ironies des ironies, pas même un coupable ou un complice du camp opposé, de la partie adverse, à se mettre sous la dent ! Y compris parmi les plus notoirement suspectés dans l’imagerie populaire.
Quelle est donc cette manière de rendre justice qui, finalement, ne résout rien, sacrifie deux hommes (BEHANZIN et SOUMAH YADY) pour les besoins de l’ordre public et de la quiétude de la cité (Polis : Politique), et fait subsister, malgré tout, la suspicion légitime dans nos esprits de profanes que cette affaire est manipulée ?



Je suis un chrétien évangélique, et je suis viscéralement attaché à la vérité et à l’équité. La procédure suivant laquelle ce dossier a été conduit ne me semble ni satisfaisante, ni convaincante.
Même si BEHANZIN, SOUMAH YADY et les autres sont coupables et doivent en répondre, il faut que cela se fasse selon les règles de l’art.
Pas de façon expéditive, comme il nous a été donné de le constater.
N’importe qui, qui se sent en danger de mort avec sa famille est prêt à se dédire pour sauver sa propre vie et celle des siens. C’est un truisme ! Cela pourrait bien être le cas de BEHANZIN.
N’avait-il pas été déjà enlevé par six hommes, à son domicile (avant son arrestation officielle), qui l’avaient malmené et lui avaient intimé l’ordre de faire un autre CD pour démentir tous ses dires ? Des innocents n’auraient jamais fait pareille chose. Il est donc clair que des coupables ont échappé à la justice des hommes.

Il a manqué, au demeurant, de la sérénité dans cette affaire. Aussi bien au niveau des mis en cause, de la Justice que de BEHANZIN lui-même. Qu’aurions-nous pu, honnêtement, espérer de bon d’une telle ambiance ? Rien du tout !

Vous avez dit Sérénité ? Le Dimanche 1er Juillet 2007, à 17 heures, la Télévision Ivoirienne a initié un plateau. Pour favoriser un débat contradictoire ou pour blanchir avant terme les hommes de DIEU cités dans l’affaire BEHANZIN ? Je ne sais.
Toujours est-il que j’ai rarement assisté à une émission aussi décevante que celle-là. Aussi bien en ce qui concerne les règles de la dialectique que pour l’éthique chrétienne que, me semble t-il, elle était sensée défendre.
Etaient invités : Le Pasteur Nicolas Joël ALLOU, le Pasteur KASSY d’AZITO, l’Evangéliste KOUAMENAN Marcel et l’Apôtre PARRY Nelson.
Quand des hommes de DIEU peuvent se comporter à l’antenne comme des individus vulgaires, que voulez-vous qu’on espère d’une telle Eglise de JESUS-CHRIST ? De la sainteté, de la vérité, de la franchise, de l’honnêteté ? Certainement pas.
Des hommes de DIEU qui interdisent à un autre homme de DIEU (l’Apôtre PARRY) de parler, qui lui arrachent la parole sans ménagement, qui lui refuse ouvertement et avec de l’hostilité, le droit à la parole, avec la complicité d’un modérateur (mon frère en Christ, SOUM SAINT FELIX) totalement à côté de son sujet et de son rôle. Cette mascarade était tout sauf un débat.
Comment vouloir changer la face du monde et être soi-même aussi peu enclin, aussi peu favorable, à la critique et à la pratique de droits aussi élémentaires ?
Que cache, en réalité, autant de fébrilité ? Notre innocence ne devait-elle pas nous garder sereins, à l’image du CHRIST accusé, à tort ?
D’où vient-il donc que nous allions nous répandre sur la place publique comme des goujats de la pire généalogie ?

Que voulait dire, en fait, l’Apôtre PARRY Nelson? Tout simplement que des faits similaires à ceux révélés par BEHANZIN ont eu cours au Nigéria et ont été tout à fait avérés, au cœur même du milieu ecclésiastique.
Pour dire succinctement que ces graves révélations sont tout à fait possibles et probables, et qu’il faudrait tirer l’affaire au clair pour savoir de quel côté se situe la vérité, et ne pas clamer, tout de go, que c’est impossible, en Côte d’Ivoire, comme le faisaient certains sur le plateau de l’émission.

Il n’en fallait pas plus pour que les invités du jour, plus précisément le Pasteur KASSY d’AZITO et l’Evangéliste KOUAMENAN Marcel lui tirent dessus, à boulets rouges, et le traite d’étranger.
Quelle intolérance de la part d’hommes qui se veulent de DIEU, quelle fébrilité ?
Ils l’ont ainsi obligé à faire quelque chose qui met DIEU en mouvement et dont ils doivent se méfier : L’Apôtre PARRY a recommandé son sort à l’ETERNEL et a remis cette affaire entre les mains de DIEU.
Voici ce à quoi on arrive quand on n’est pas serein.
Seul le Pasteur Nicolas Joël ALLOU, des Assemblées de DIEU, a pu tirer son épingle du jeu et se comporter comme un homme mûr et responsable devant des dérives aussi intolérables.


Pour ma part, j’aimerais conclure que même si BEHANZIN et SOUMAH YADY sont écroués pour des années en prison, cette affaire n’a pas encore livré ses secrets et que la suite de la chronique relève maintenant du spirituel. Les hommes ont échoué à faire briller la lumière de la vérité, alors DIEU s’en charge désormais. L’Eternel part en croisade. Gare aux ronces et aux épines qu’il rencontrera sur son chemin !

Que la grâce de DIEU soit avec vous tous.



DINDE Fernand AGBO



PS. Post Scriptum (Ce jour, Lundi 23 Juillet 2007):

J’avais écrit ce texte avant le débat d’hier, Dimanche 22 Juillet 2007, qui avait pour thème L’EGLISE CHRETIENNE FACE A L’AFFAIRE BEHANZIN, où le frère journaliste SOUM SAINT FELIX a pu, enfin, se racheter en donnant la parole à l’Apôtre PARRY Nelson et en parvenant, quelque peu, à équilibrer le débat, même s’il a eu beaucoup de mal et de peine à gérer la passion que déchaîne cette malheureuse affaire.
Tous ont pu se rendre compte que dans la société civile et même dans l’Eglise, il n’y avait d’unanimité ni sur la rigueur de la procédure judiciaire, ni sur le verdict du procès, ni sur l’innocence des mis en cause, bien au contraire. Ce d’autant plus que les Pasteurs incriminés qui ont été les invités de SOUM SAINT FELIX à ce débat télévisé, ont été, franchement, décevants. Ils se sont très mal défendus et ont manqué, à certains moments, de sang-froid et de sérénité. Toute chose qui en ont rajouté aux incertitudes et doutes qui agitent les esprits des Ivoiriens.
Ceux qui jubilent à propos de cette issue judiciaire peuvent donc se raviser. Cette affaire, en réalité, ne fait que commencer ! Et DIEU seul sait que des têtes vont tomber dans ce pays. Et pas forcément par voie judiciaire.

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

Dindé Fernand.

18:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

COTE D'IVOIRE, LE NAUFRAGE CONTINUE !

Lundi 11 Juin 2007


Chers Bien-aimés Frères et Sœurs,

Je le disais, il y a quelques semaines, à travers mon mail « S.O.S, COTE D’IVOIRE, MORALE EN DELIQUESCENCE », que notre pays était devenu un pays corrompu et décadent.
Je ne croyais pas si bien dire. Car depuis le début du mois de Juin, et même bien avant, la chronique de la cité barre à sa Une ce qu’on pourrait appeler l’affaire « BEHANZIN », du nom de l’ex-prêtre vaudou converti à la foi évangélique et qui a dénoncé une liste franchement impressionnante d’hommes et de femmes publics, ainsi que d’hommes de DIEU. La presse écrite en fait, en ce moment ses choux gras.
J’ai personnellement visionné le CD en question (qui s’arrache, soit dit en passant, comme de petits pains, à Abidjan) et son contenu concorde avec les éléments de l’appel à la repentance que je vous avais lancé, l’année dernière, sur le forum des Anciens de l’INSET-YAKRO.

Cette affaire défraie d’autant plus la chronique que des pasteurs et des prêtres connus et célèbres dans ce pays (qui sont sensés être saints et intègres) sont nommément cités dans des sacrifices humains, et leur pacte avec le vaudou décrit avec force détails.

Après l’immense surprise suscitée par ces révélations et l’audace de leur publication, certains de nos concitoyens se sont tout bonnement retranchés dans le scepticisme, l’incrédulité et la négation pure et simple des faits, à commencer par les personnes incriminées, elles-mêmes.

Pour ma part, j’accorde du crédit à ces révélations, jusqu’à la preuve du contraire. Pour trois raisons :

1) D’abord, les personnes citées sont très nombreuses et diverses, avec des détails très précis et très personnels, voire intimes, pour chacune d’elles, qui n’auraient pas pu être inventées.

2) L’audace même d’une telle publication. Même si le frère SOUMAH Yady, converti à Christ après vingt-huit ans de ROSE-CROIX, commanditaire du document vidéo, avoue avoir été victime d’une fuite, alors qu’il préparait sur le dossier un film plus élaboré et mieux monté. BEHANZIN Armand ignore t-il que les personnes nommément indexées ont le droit et le pouvoir de le faire écrouer pour diffamation, s’il n’a pas les preuves de ce qu’il avance ? Quel intérêt y a-t-il pour lui à se faire mettre en prison d’une façon aussi irréfléchie et, à la limite, idiote ?

3) L’extrême gravité des faits à eux reprochés, notamment les assassinats, les enlèvements et les sacrifices de nouveaux-nés dont le sang frais et les organes servent aux rituels vaudou devant permettre d’accéder à la célébrité, au pouvoir et à la richesse. Quel est cet homme qui est suffisamment déséquilibré, fou, pour s’embarquer dans une aventure aussi périlleuse, aussi bien pour lui que pour sa famille (et dans quel but ?), si son affaire n’est pas vraiment extrêmement bien ficelée ?

Alors, de deux choses l’une : Soit nous admettons tous, et unanimement, que BEHANZIN Armand est un décérébré, un détraqué mental, un fou dangereux, soit qu’il dit tout simplement la vérité. L’extrémité de ses affirmations ne nous laisse guère d’autres possibilités.

Pour moi, le soupçon n’est pas seulement possible comme le dit Théophile KOUAMOUO dans son brillant article (L’AFFAIRE BEHANZIN OU « LE COTE OBSCUR DE LA FORCE », paru dans le quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN, N° 1034 de ce Lundi 11 Juin 2007 et sur son blog), il est un fait avéré que nous devons avoir le courage de reconnaître et engager des actions vigoureuses pour amener ses égarés à la repentance ou extirper de nos rangs ces hommes de DIEU véreux, ces brebis galeuses (au sens propre comme au figuré), ces pasteurs qui n’ont de chrétien que la dénomination de leur église.
Il y a longtemps (depuis l’année dernière) que cette affaire circulait à Abidjan. Elle éclate maintenant au grand jour. Il faut boire la coupe, aussi amère soit-elle, et prendre nos responsabilités.

Il ne s’agit pas de s’asseoir dans son salon climatisé et crier à la calomnie gratuite. Il faut réhabiliter nos églises en faisant des déclarations publiques pour apporter le démenti officiel et porter plainte en diffamation, afin que la vérité éclate, si tant est que les personnes citées s’estiment victime d’une cabale savamment orchestrée.
Tout le reste n’est que fuite en avant et pure gesticulation. L’ETERNEL est vivant, la vérité triomphera !

Pour en venir, maintenant, à l’aspect culturel de l’affaire, souligné par Théophile KOUAMOUO, nous devons, à mon avis, extirper de nos cultures et traditions africaines ce goût prononcé pour le sang et les sacrifices. Qu’est-ce que toutes ces élucubrations ont apporté à l’Afrique, si ce n’est que misère et mort.
Pourquoi nous y accrochons-nous avec autant de hargne et que de brillants intellectuels, au nom de la culture, en font l’identité de l’âme africaine ?
Si c’est cela la culture et les racines africaines, je préfère autant être un déraciné. Parce que je ne me reconnais guère dans ses pratiques sauvages et antédiluviennes.
Pourquoi ne valorisons-nous pas ce qu’il y a de plus constructif et de plus représentatif dans la culture africaine, pour abandonner et combattre avec la dernière énergie, des pratiques aussi rétrogrades que le vaudou ?
Si le vaudou était un facteur de développement, le Bénin serait le pays le plus développé d’Afrique. Malheureusement, il traîne la réputation peu enviable de pays parmi les pays les plus pauvres de la terre et croupi dans les profondeurs du classement des nations à la main tendue du globe.
Vivement que les Africains réfléchissent, mûrement, à la question. C’est capital pour nous tous.

Que DIEU garde et bénisse l’Afrique, mon peuple et que DIEU ait compassion de la Côte d’Ivoire, ma patrie !

16:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

VENANCE KONAN SE TROMPE LOURDEMENT SUR SON PAYS ET SUR L'ECOLE IVOIRIENNE. FAITS ET PREUVES

Lundi 21 Mai 2007


Deux excellents articles pour votre gouverne, Chers Bien-aimés frères et soeurs!

Dindé Fernand.




Qui a tué l’école ivoirienne, réponse à Venance Konan


Dans un article publié dans le « Nouveau Réveil » du samedi 12 mai 2007, Venance Konan a dressé des tableaux très sombres de l’école et de la jeunesse ivoiriennes et a trouvé les coupables de la déliquescence intellectuelle dans notre pays, les refondateurs, qu’il accuse d’avoir perpétré « un assassinat en règle de l`école et de l`intelligence ».

Selon Venance Konan, la floraison de maquis partout à Abidjan, et particulièrement aux abords des cités universitaires est le fait des refondateurs. Les églises qui poussent partout, et en lesquelles bon nombre de nos compatriotes placent leurs espoirs, cela est également un plan des refondateurs marxistes dans l’âme, qui savent que la religion étant l’opium du peuple, injectent au peuple des doses corsées de cet opium pour mieux l’halluciner.

J’étais encore étudiant à la cité Mermoz quand les premiers restaurants-maquis ont commencé à s’installer aux alentours des cités, dans les années 1993-1994 ; les refondateurs étaient très loin du pouvoir. La Rue Princesse qui a initié le système de méga-maquis a commencé à acquérir sa popularité en 1994-1995 ; les refondateurs étaient toujours à mille lieux du pouvoir. Le phénomène des églises est en nette progression non pas seulement en Cote d’Ivoire, mais partout en Afrique (nos églises ne sont rien à coté de celles du Nigeria) et même dans la diaspora africaine en Europe et en Amérique, très loin des refondateurs.

Mr Venance interprète des phénomènes sociaux et économiques importants avec tant de légèreté, c’est lamentable.
Des restaurants-maquis ouvrent aux abords des cités universitaires où il n’existe pas de restaurants universitaires c’est tout à fait logique, c’est la loi économique de l’offre et de la demande. Des populations, en paupérisation depuis 1990 se tournent de plus en plus vers l’alcool pour certains, et vers les églises pour d’autres, c’est également logique ; les sciences sociales ont démontré la forte corrélation entre alcoolisme et pauvreté et entre pauvreté et religion.
Là où je voudrais vraiment démasquer l’imposture de Venance Konan, c’est quand il soutient que l’école ivoirienne a été assassinée par les refondateurs. Quand je lis ce genre de contrevérités, je ne peux pas ne pas réagir. Nous sommes des acteurs et témoins de l’histoire récente de notre pays. C’est un devoir pour nous de veiller à ce que cette histoire ne soit pas tronquée.

Les coups de poignard qui ont tué l’école ivoirienne ont été portés en 1990 par le Premier Ministre PDCI d’alors, Mr Allasane Dramane Ouattara. Sur instruction du FMI et de la Banque Mondiale qui ont exigés, dans le cadre des Programme d’Ajustement Structurels (PAS), que l’état ivoirien réduise ses dépenses publiques, Mr Ouattara a entrepris des coupes budgétaires dans l’éducation nationale et dans l’enseignement supérieur qui l’ont emmené à :
Annuler les subventions de l’état au transport des élèves et étudiants
Annuler les subventions de l’état à la restauration universitaire
Annuler les subventions de l’état au logement universitaire
Geler le budget de la bourse des élèves et étudiants
Geler la construction de nouvelles universités et de nouveaux amphithéâtres dans les universités existantes
Geler les budgets de maintenance des écoles, collèges, lycées et universités
Diminuer de moitié le salaire des enseignants
Annuler les primes et avantages spéciaux du statut d’enseignant
Mr Ouattara a également procédé à des licenciements en masse des travailleurs (parents d’élèves) et fait basculer une bonne partie de la population ivoirienne dans l’extrême pauvreté.
C’est ce cocktail qui a tué l’école ivoirienne.
Quand les étudiants de la FESCI prenaient la rue pour dénoncer le génocide intellectuel qui avait commencé, Mr Venance Konan défendait les décisions de son parti (le PDCI) et était le spécialiste-maison de l’écriture anti-FESCI à Frat Mat (cela n’a pas changé). En ce moment-là, seul importait pour lui, la défense, encre et plume, du pouvoir PDCI.
Aujourd’hui, voilà Monsieur Konan qui réalise que l’école ivoirienne est morte, mais encore, il feint de ne pas savoir l’assassin. Monsieur Konan, l’assassin de l’école ivoirienne est bel et bien Monsieur Allassane Dramane Ouattara, Premier Ministre PDCI et vous êtes co-auteur de cet assassinat.

En deux ans de pouvoir effectif, les refondateurs ont remis les pendules à l’heure au niveau du salaire des enseignants. Ils ont rendu l’école obligatoire, et surtout, gratuite. Ils distribuent des livres et manuels aux écoliers de Cote d’ivoire (nationaux et étrangers compris). Ils ont allégé les charges des familles pauvres en n’exigeant plus l’uniforme scolaire. Beaucoup reste à faire, mais l’honnêteté recommande, sans coloration politique, que l’on apprécie à sa juste valeur ce qui a été fait en deux petites années pour redonner un semblant de souffle à notre école.
Mr Konan, personne n’attend de vous des solutions car vous n’en avez pas. Laissez ceux qui en ont faire le travail.


Apollos Dan Thé
Ivoirien résident à Zurich
apollosdan@yahoo.co.uk






Renouveler la pensée


Il peut arriver quelque chose d’assez fou à un intellectuel : croyant s’opposer à des adversaires idéologiques, il finit par se battre contre son époque. C’est à ce moment précis qu’il devient ce qu’on appelle un «réac». Nourrissant la nostalgie d’une période qui ne reviendra pas, il s’avère, au final, inutile à son camp, à son pays, et à l’intelligence collective. Ses opinions ne sont plus que les marmonnements dérisoires d’un «has been».
Ce danger nous guette tous, si nous succombons à une facilité : celle qui consiste à refuser de porter un regard acéré et «culturel» sur notre société quand elle change et à refuser, dans la même veine, de renouveler notre pensée.
Venance Konan, journaliste et écrivain, que l’on peut considérer comme un idéologue du RHDP tout en lui reconnaissant la singularité de sa prise de parole, semble atteint de ce mal qui transforme un accoucheur d’idées en simple radoteur.
Je m’explique. Samedi, j’achète Le Nouveau Réveil essentiellement pour lire un article de mon ancien collègue de Fraternité Matin. La Une du journal nous assure que Venance Konan «explose». Feu d’artifice ou volcan ?
L’auteur aborde, dans son article qui participe d’un «débat républicain», une question qui me tient à cœur : notre rapport au savoir et à l’apprentissage, à l’ascèse et à la médiocrité. Il formule une interrogation essentielle, légitime, à laquelle les intelligences ivoiriennes, surtout dans la sphère politique, doivent répondre de la manière la plus détaillée : «Quelle Côte d’Ivoire croyons-nous être en train de bâtir lorsque les jeunes ne vont plus à l’école, lorsque l’université est prise en otage par la FESCI , lorsque les diplômes et entrées dans les grandes écoles sont vendus aux plus offrants, lorsque les jeunes n’ont pas d’autres échappatoires que l’alcool et les sectes ? Quels cadres aurons-nous demain ? Quelle administration, quelle police, quelle gendarmerie, quelle douane, quel service des impôts, de la santé, quelle justice, quels enseignants nous attendons-nous à avoir ?». Les inquiétudes de Venance Konan sont justifiées. Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte que la transition globale qui agite la Côte d’Ivoire depuis plus de quinze ans a brouillé les repères, «mélangé» les valeurs, contrarié l’innovation et l’intelligence. Visiblement, la guerre – forme finale de cette crise de transition – est finie. Et nous sommes là, groggy, regardant un paysage après la bataille assez décourageant. Que faire désormais ? Comment rebondir ? Telles sont les questions d’aujourd’hui.
Persister dans l’invective manichéenne est monstrueusement anachronique. La guerre, grande lessiveuse, a défloré toutes les virginités. La diabolisation, arme favorite de tous les bords politiques et moteur des antagonismes, n’est plus crédible. Près de cinq ans de guerre ont révélé nos laideurs individuelles et collectives, après avoir râpé la poudre de nos grandeurs de façade. Il n’est plus temps d’accuser les autres en faisant feu de tout bois. Il est temps, pour tout le monde – y compris pour un camp patriotique qui doit se renouveler, et non se livrer à de vaines surenchères dans un «extrémisme» de positionnement, d’accoucher d’une pensée de deuxième génération.
Dans son article de samedi, Venance Konan persiste dans la névrose des «prisonniers de la haine» que nous sommes tous au fond – seul le désir de se soigner nous distingue. Il dilue sa saine interrogation sur le système éducatif ivoirien malade pour tomber dans le pamphlet caricatural, donc insignifiant, contre «les refondateurs [qui] ont assassiné l’intelligence».
Dans le monde selon Venance Konan, les «refondateurs» sont responsables de la prolifération des maquis, du développement des églises évangéliques, de l’expansionnisme chinois et j’en passe.
C’est une vision du monde qui ne peut pas supporter de prendre l’avion. Si le lecteur de Venance Konan est ouvert sur l’Afrique et le monde, il se rend compte que les églises évangéliques se développent partout, comme elles se développent dans la bienheureuse Corée du Sud, dans le malheureux Nigeria, dans le Brésil émergent, dans la prospère Amérique, au Bénin, au Togo, etc. Le fait que Gbagbo et son épouse sont pentecôtistes prouve juste qu’ils sont fils de leur époque… Quant aux Chinois, leur ruée sur l’Afrique est globale : Soudan, Gabon, Cameroun, Liberia, Afrique du Sud, Angola… Ils sont partout, au nom de réalités géopolitiques qui dépassent la petite Côte d’Ivoire. Il ne suffit pas d’inverser la logique supposée du patriote de base pour faire avancer le débat…
Dans le monde selon Venance Konan, il y a eu, dans l’Histoire de la Côte d’Ivoire, un «ordre juste» que des gauchistes maudits ont détruit et qu’il est question de réinstaller. S’il élargissait son spectre, il verrait bien que les problèmes qui ont secoué la Côte d’Ivoire (crise de la nationalité et de l’état-civil, explosion démographique et chômage de masse, successions au sommet problématiques et violentes, subversion des institutions) ont également secoué, secouent ou secoueront d’autres pays africains. Et si notre continent souffrait de sa difficulté sinon à anticiper, du moins à reconnaître des donnes nouvelles et à s’y adapter ?
Si la ligue politique à laquelle adhère Venance Konan a perdu le pouvoir sans coup férir et peine à séduire aujourd’hui, c’est parce qu’elle pense qu’utiliser à fond le filon de la nostalgie et de la diabolisation suffit.
Certains «jeunes fous» de gauche en sont déjà à penser à «refonder la refondation». Pendant ce temps, Venance Konan et ses amis critiquent, tancent, diabolisent de manière hémiplégique… et ne proposent rien ! Comment guérir cette Université si malade ? Que pensent-ils de la zone franche des nouvelles technologies de Grand-Bassam, du service civique ? Comment vaincre cette phénoménale crise de l’emploi qui est à l’origine de bien des problèmes ?
Il serait sage de détruire ensemble les vieux clivages pour penser plus sereinement à l’avenir.

Lire l'article de Venance Konan :
http://news.abidjan.net/h/249287.html

16:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

S.O.S, COTE D'IVOIRE, MORALE EN DELIQUESCENCE !

Lundi 28 Mai 2007


Chers Bien-aimés Frères et Sœurs,


Il y a deux semaines de cela, un débat s'était ouvert sur le Net, précisément sur Le Blog de Théophile KOUAMOUO, http://kouamouo.afrikblog.com ,pour analyser et débattre d'une sortie des plus singulières du journaliste écrivain Venance KONAN, que Monsieur KOUAMOUO a qualifié, à juste titre, "d'invective manichéenne" et de "diabolisation hémiplégique" du régime de la Refondation.

Apportant ma contribution au débat, j'ai envoyé à ce blog et à vous aussi, un mail titré "VENANCE KONAN SE TROMPE LOURDEMENT SUR SON PAYS ET SUR L'ECOLE IVOIRIENNE. FAITS ET PREUVES", dans lequel je vous faisais connaître l'article de journal d'Apollos DAN THE, un Ivoirien résidant à Zurich, en Suisse, intitulé "Qui a tué l'école ivoirienne? Réponse à Venance KONAN", paru dans le journal LE MATIN D'ABIDJAN, N° 463, du Vendredi 18 Mai 2007, sous le titre "L'école ivoirienne à l'agonie, Pourquoi le diagnostic de Venance KONAN est faux".

Tout ceci pour dire que quand Venance KONAN, indépendamment des conclusions hâtives, subjectives et partisanes qu'il a tirées de son diagnostic, s'interroge sur la société ivoirienne en ces termes: "Quelle administration, quelle police, quelle gendarmerie, quelle douane, quels services des impôts, de la santé, quelle justice, quels enseignants nous attendons-nous à avoir?", face à la grande et grave corruption qui mine le pays, il pose véritablement un regard acéré et pertinent et fait un constat exact sur la dérive morale que connaît, en ce moment, la Côte d'Ivoire.

Et le plus malheureux dans cette affaire, c'est bien moi, qui m'afflige quotidiennement de ce qu'est en train de devenir la Côte d'Ivoire, ma patrie, mon pays:
La place de l'argent dans notre société, aujourd'hui, m'alarme. Oui, la survalorisation de l'argent tue la société ivoirienne. Par ricochet, des valeurs comme le mérite, le travail, la droiture, l'équité, l'intégrité sont devenues "vieux jeu" et font figure de parents pauvres dans un microcosme ivoirien où la vertu morale, la rectitude et l'ascèse sont en nette déperdition et cèdent, de plus en plus, la place au racket systématique, au pillage des ressources publiques (pour peu qu'on occupe un poste de responsabilité dans ce pays), à la recherche effrénée du gain et du profit et à une course folle à l'enrichissement (illicite).
Je suis peut-être un peu dur, mais la réalité est là, béante comme une plaie, affreuse: Les emplois à la Fonction Publique s'arrachent à coup de millions, ainsi que les diplômes dans nos écoles. C'est en tout point de vue et dans tous les domaines (même religieux) la promotion de la médiocrité, la célébration du printemps du trafic d'influence et autre clientélisme, népotisme et despotisme de bureau ou d'administration.

La gestion du bien public, une véritable paire de manche où le portefeuille personnel se confond avec la comptabilité de l'entreprise ou du service communautaire, dans la plus grande impunité (La Côte d'Ivoire doit être gouvernée! Vivement qu'arrivent les élections, pour l'avènement d'un régime fort et homogène, qui puisse redresser le pays!).
En matière de gestion du bien public, le racket, les pots-de-vin et la surfacturation sont les réflexes les plus naturels des Ivoiriens (toutes tendances et obédiences politiques confondues. Voyez comment ils ont géré, dans l'omerta la plus totale, les subventions de l'Etat aux partis politiques) et, d'ailleurs, les mieux partagés.
Au point où un ami de la ville où je réside, disquaire de son état, qui en a vu des vertes et des pas mûres sur cette question précise, m'a lâché, un de ces quatre matins, à la face, qu'il est convaincu que plus de 60% du budget de l'Etat de Côte d'Ivoire sont engloutis dans la surfacturation. Les Ivoiriens en ont fait une culture nationale.

Où va, à cette vitesse, la Côte d'Ivoire! Arrêtons-la avant qu'elle ne s'engouffre (par le bras de l'ÉTERNEL, Censeur des Nations, revêtu du manteau de justice) dans un puits sans fond.

Quand j'en arrive, enfin, à évoquer la banalisation et la dépravation du sexe et la prolifération des lieux de plaisirs mondains, je m'en affale presque.
Yopougon, en la matière, fait figure de précurseur et de leader: Yopougon est devenu un maquis-night club géant, à ciel ouvert.
Alors même que nous subissons de plein fouet la crise du logement en Abidjan, des appartements sont "retapés" et des maquis-bars climatisés en fleurissent, de partout. A tous les carrefours et dans toutes les rues, au mépris des règles minimales de bonne cohabitation et d'intelligence sociale.
Le stress de la guerre a-t-il transformé les Ivoiriens en fêtards forcenés et en noceurs irréductibles? Je m'interroge, je m'interroge...

Parlant des danses, il faut reconnaître qu'elles se résument aux mimes des ébats sexuels; quant aux concepts musicaux, il est trivial de dire qu'ils font l'apologie et le culte du bas de la ceinture (Wollosso-Azougbaguéhi, Pilé-Pilé, Sexymoulance, Fesse-tiboulance, Chokanawa, Gouanoudance et j'en passe).
Le succès est assuré à celui qui accède au bas du cordeau avec le plus de tact et de finesse. Misère morale!

Qu'en est-il des tenues vestimentaires? Féminines, notamment. Elles n'ont jamais été aussi excentriques et aussi voyantes!

Et que dire d'un concept aussi délirant que le "Travaillement" (qui consiste à déverser des billets de banques sur un danseur, un artiste en prestation qu'on apprécie, sur une foule ou le public d'un spectacle, pour faire étalage de sa puissance financière et s'arroger l'épithète "Très, Très Fort")? Une banalisation totalement et proprement scandaleuse de l'argent dont les voies d'acquisition sont tout aussi banalisées et licencieuses. Où est la considération due à ce symbole fort qu'est l'argent et le culte de l'effort que nous devons inculquer à nos enfants et aux plus jeunes générations.

Le diagnostic est sans appel. Mais l'honnêteté intellectuelle ne nous autorise pas à rendre les Refondateurs (à toutes fins utiles, je n’en suis pas un) responsables de toute la misère morale de la Côte d'Ivoire et nous interdit de pousser l'imposture jusqu'à les accuser de notre propre petitesse, de nos propres tares, contradictions et incohérences. C'est un débat de la plus haute importance et il est franchement démoniaque de les en tenir pour seuls et uniques comptables.

Devant une déliquescence aussi affligeante, je voudrais vous faire un aveu. Surtout aux Chrétiens. Qui peuvent avoir une idée plus précise et nette de ce que je vais dire: Je n'éprouve aucune paix ni aucune joie de l'ESPRIT devant les magnifiques et louables avancées du Dialogue direct, à part une petite satisfaction psychique et morale. En tout cas, c’est pas la joie délirante !
Je suis constamment dans la hantise et dans l'angoisse de celui qui pressent l'imminence d'un grand jugement. Je me convainc, chaque jour davantage, que la crise ivoirienne ne finira pas de la meilleure façon qui soit, et que la Belle, Prospère et Glorieuse Côte d'Ivoire annoncée par de nombreux hommes de DIEU d'Afrique et du monde, ne viendra pas sur des soubassements aussi délabrés et piteux.
Le spirituel est, au demeurant, indissociable d'avec le physique. Car c’est le spirituel qui induit le physique. Nécessairement. Ce sont les deux faces d'une seule et même réalité. Cette crise a son origine et sa dimension spirituelles et ne peut pas être, définitivement et durablement, résolue sans leur prise en compte effective. La Côte d’Ivoire est, à mon avis, victime de son trop-plein spirituel.

Simple opinion personnelle!

Que DIEU prenne pitié de notre pays! Repentance et Contrition pour la Côte d'Ivoire!

16:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

JAMAIS PLUS CELA EN COTE D'IVOIRE ! ! !

Vendredi 04 Avril 2007


PROPOS INCROYABLES ET DANGEREUX, A EVITER DANS UNE COTE D’IVOIRE QUI ASPIRE A LA PAIX ! ! !


Les propos tenus par Kouamé Lambert, ancien Chef de Cabinet de l’ex-Ministre Résident, Jean Konan Banny, et aujourd’hui ex-Conseiller de l’ex-Premier Ministre Banny, sont simplement dangereux pour l’unité nationale et attentatoires à la démocratie.

«Le fauteuil d’Houphouët est un trône en or qui revient aux Baoulé. Malheureusement, ce trône en or est souillé. Cet or est au cou du porc. Il est en train de le traîner dans la boue. Levons-nous et allons-y le lui arracher pour le sécuriser et l’entretenir ».

Est-il normal que M. Kouamé Lambert lance de telles énormités visant à prétendre qu’il existe un peuple élu, digne d’être au pouvoir, et d’autres juste bons pour être gouvernés?
Ces dérapages sont offensants et choquants. Ils discréditent la cause que l’on veut défendre car les Banny, qui sont des familles ouvertes et très métissées, ne sauraient cautionner ces graves dérives tribales.



Extrait de l’éditorial de Monsieur Jean-Baptiste AKROU, dans le quotidien Frat-Mat, édition du Vendredi 30 Mars 2007.

15:15 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 20 mars 2008

ATTENTION, IVOIRIENS! DIEU PARLE PAR DES SIGNES!

Vendredi 26 Janvier 2007


Chers Bien-Aimés frères et soeurs en Christ,
Chers Bien-Aimés frères et soeurs Ivoiriens,


Il y a de cela quelques temps, j'attirais votre attention sur l'incroyable quantité d'ordures qu'il y avait à Abidjan,à travers mon mail "MON DIEU! QUE D'ORDURES A ABIDJAN!" , en établissant une possible relation et une probable causalité entre notre état spirituel dépravé et corrompu devant DIEU et cette invasion d'ordures.

J'en faisais juste des supputations mais aujourd'hui, je suis de plus en plus en train de m'en convaincre.Abidjan est aussi puante,dégoûtante et dégueulasse que nous le sommes,nous-mêmes,en tant que peuple et nation devant DIEU.

Que n'a t-on pas fait,en effet,pour régler cette question avec les villageois d'Akouédo,dont le village abrite la décharge?Mais rien n'y fait.Et quand même quelque chose est fait,le mal revient immédiatement après,comme une hydre.
Ne dit-on pas:Chassez le naturel et il revient au galop?

Ivoiriens,cela est un signe! Voyez comme le pays est dépravé et corrompu! Les emplois de la Fonction Publique et l'admission aux concours de l'Etat s'obtiennent à coup de millions,au détriment du juste et du pauvre,qui ne peuvent s'y prêter.Gare à la vengeance de DIEU!

Doublé de cela,le libertinage sexuel sans précédent qui a envahi le pays.L'ivoirien a atteint un niveau sous-régional de dépravation sexuelle qui m'angoisse en tant qu'intercesseur.Et le mal s'est étendu jusqu'au coeur même des églises de DIEU.
Les ivoiriennes ne s'habillent plus,elles sont déshabillées.La musique ivoirienne est aujourd'hui inécoutable et ses clips irregardables,tant ils sont obscènes.
Je ne parle même pas des autres graves péchés de ce pays.Gare à la colère de DIEU!

L'Eternel nous donne un deuxième signe.Celui qui m'a amené à vous écrire,aujourd'hui.
Avez-vous remarqué qu'actuellement,à Abidjan,le feu est mis aux ordures,ce qui ne se faisait pas auparavant, jusqu'à faire l'objet d'un communiqué officiel du Ministère de la Santé?
DIEU nous avertit que bientôt le feu sera mis à nos souillures et à nos ordures spirituelles.Que celui ou celle qui a des oreilles pour entendre,entende ce que l'Esprit dit.
A bon attendeur...Salut!

Que DIEU vous bénisse,tous,richement! Dindé.

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PLACEMENT D'ARGENT: DES GENS VONT RENDRE COMPTE A DIEU !

Lundi 29 Janvier 2007


Chers frères et soeurs bien-aimés,


Je suis vraiment malade en vous envoyant ce post. Vous pourrez,à la lecture de l'article de journal que j'y ai joint, extrait du quotidien LE COURRIER D'ABIDJAN,N° 921 du Mercredi 24 Janvier 2007,voir tout le mal que cette diabolique propension à courir à l'enrichissement a fait à la réputation de l'Eglise de DIEU,qui n'était déjà pas reluisante.

Voilà où nous en sommes arrivés avec cette sordide histoire de PLACEMENT D'ARGENT,dont les agences de promotion et les cellules marketing étaient installées au sein même de nos communautés,avec la complicité de certains de nos responsables,gagnés par l'amour de l'argent facile,eux qui étaient sensés apprendre aux enfants de DIEU à gagner,honnêtement,leur vie! Quelle honte! Quelle ignominie!

Assurément,des gens vont rendre compte à DIEU !

Que DIEU vous bénisse,richement! Dindé Fernand.




Placement d’argent : la grosse arnaque dans les églises

L’église, a priori lieu de confiance et de sécurité, est en train de perdre de sa valeur du fait des maisons de placement dirigées par des pasteurs d’un genre particulier. Pour la plupart issus des églises évangéliques, ils ont décidé de s’enrichir en transformant la maison de Dieu en caverne de trafiquants.
«J’ai été approché par une amie, fidèle des Assemblées de Dieu du Plateau-Dokui qui m’a laissée entendre qu’une ONG dirigée par un pasteur de leur communauté aidait les pauvres à s’en sortir. Mais finalement, j’ai été grugée», explique Josiane Haoussou, victime de ces hommes de Dieu véreux.
Le schéma de ces promoteurs des maisons de placement est tout simple. Un individu qui investit une certaine somme, au bout de 2 à 4 mois, se retrouve avec des intérêts de l’ordre de 100% à 200% de la somme investie voire plus. «Moi, j’ai donné 26.500 FCFA et au bout de 4 mois, c'est-à-dire le 10 Août, je devais recevoir 196.000 FCFA au centre évangélique et social CEVE-Jardin d’Eden. Ce jour là, je me suis levé à 4h30 pour me rendre au Plateau-Dokui afin de percevoir mon dû. Sur les lieux, aux environs de 6 heures, il n’y avait pas assez de monde. Et sur les tableaux d’affichage, se trouvaient des listes qui indiquaient les noms des personnes qui devaient recevoir leur argent depuis le 2 avril…Quelques heures plus tard, l’endroit en question était envahi par des milliers de souscripteurs venus percevoir leur gain. Jusqu’à midi, il n’y avait personne pour nous payer. D’appels en appels et de plaintes en plaintes, on nous fait savoir que le promoteur principal, le pasteur Augustin Goulé Bahi des Assemblées de Dieu a fui avec notre argent. On découvre alors que nous avons été victimes d’une grosse arnaque. Mais c’était trop tard», poursuit un peu désabusé Josiane Haoussou. Comme cette jeune dame, la trentaine révolue et sans emploi, beaucoup de personnes ont fait les frais de ces «pseudo pasteurs». Ces «faux prophètes» ont, à tout point de vue, joué sur la foi des fidèles qui nourrissaient le désir de sortir de la misère.
«Dans certaines églises, des pasteurs étaient même les parrains des ‘‘brebis’’ (appellation donnée aux fidèles chrétiens) puisque le système de parrainage donnait droit à un gain supplémentaire à celui qui faisait venir un adhérant à la chaîne des souscripteurs. On nous laissait entendre que l’or et l’argent appartenaient à Dieu et que les placements d’argent étaient une manne venue du ciel pour soulager les enfants de Dieu visités par la pauvreté», explique Joseph Kouassi, économiste et chargé de cours à l’INPHB de Yamoussoukro.
La supercherie est donc toute trouvée : le placement d’argent est «une bénédiction de Dieu». Des foules se sont donc mobilisées dans des églises. Et, conduites par bon nombre de pasteurs, de vastes campagnes d’escroquerie vont être menées aux dépens des pauvres chrétiens. Tel est le cas des cabinets de placement comme JESA (Jésus Sauve), dont le promoteur Tudzi Ati Kodjo de nationalité togolaise est en fuite au Ghana avec plus de 6 milliards de gains des souscripteurs, chrétiens pour la plupart.
Aujourd’hui, du fait de ce problème, beaucoup de fidèles chrétiens ont déserté leurs églises parce que n’ayant plus confiance en leurs guides spirituels. «Ce sont les ennemis de la créativité. C’est de l’usure. Un homme de Dieu n’est pas un businessman ; il ne faut pas confondre la parole de Dieu et les affaires. Ce sont des cas d’abus de confiance et ces hommes doivent se repentir s’ils veulent éviter la colère de Dieu», s’insurge le pasteur Joachim Légré de l’Eglise Baptiste. Du côté des Assemblées de Dieu – où des fidèles se disent déçus de l’attitude de certains de leurs responsables – nombreux sont ceux qui menacent de quitter la communauté. Cependant, un communiqué diffusé par ladite église dans le courant du dernier trimestre de 2006, révèle que cette communauté n’est pas impliquée dans les agissements du pasteur Augustin Goulé Bahi et bien d’autres hommes de Dieu. Le feu couve toujours. Qu’adviendra-t-il aujourd’hui de ces personnes trahies ?

Roger Kassé


in le quotidien LE COURRIER D'ABIDJAN

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MON DIEU, QUE D'ORDURES A ABIDJAN !

Mardi 26 Septembre 2006


Chers frères Bien-Aimés dans le Seigneur,

C'est incroyable la quantité d'ordures qu'il peut y avoir à Abidjan,en ce moment! Pauvres abidjanais! Des montagnes d'ordures! Favorisées en cela par le scandale des déchets toxiques(qui a vu la fermeture de la décharge d'Akouédo),une autre affaire,en plus de celle des pots-de-vin aux concours de la police qui est en cours d'enquête,à l'heure actuelle,une autre affaire,disais-je,qui prouve,s'il en était encore besoin,la corruption de haut vol de notre pays.
Il y a longtemps que je le disais.Pour ceux qui étaient encore sceptiques,ils ont là l'une des preuves irréfutables de pourquoi DIEU en a après notre pays.C'est ce que sont,malheureusement,devenus les Ivoiriens!

Tant et tant d'ordures à Abidjan! N'est-ce pas à l'image de notre état spirituel? Je me posais juste la question.


Salut à vous! Dindé.

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PROLIFERATION DES SOCIETES DE PLACEMENT D'ARGENT

Vendredi 02 Juin 2006


Chers Frères et Soeurs,

C'est un véritable malaise qui m'amène à vous écrire le mot de ce jour.Depuis quelques mois, je dirais même plutôt depuis de longs mois,l'église du SEIGNEUR,avec à sa tête nos Pasteurs,se fourvoie sur un chemin inquiétant:Le placement d'argent.
Ils se sont transformés en véritables démarcheurs commerciaux de l'activité et c'est sur la Chaire du SEIGNEUR qu'on en fait la promotion et la propagande,avec les justificatifs les plus incroyables!Je suis horrifié.

Malgré les communiqués du Gouvernement déclarant illégale cette activité,dans sa forme actuelle,rien n'y fait.Les chétiens s'y attachent,désespérément,comme à une bouée de salut.
Qu'arrive t-il donc à l'église de Côte d'Ivoire?

Je vous envoie,ici,la brillante contribution au débat du frère Ezéchiel NDABIAN,Economiste et Enfant de DIEU,dans un journal de la place.
Bonne lecture à tous et que le SEIGNEUR vous bénisse!

Dindé Fernand.


PROLIFERATION DES SOCIETES DE PLACEMENT

HALTE AU BLANCHIMENT D’ARGENT ! HALTE A L’ESCROQUERIE !



Les trafiquants ont trouvé un créneau pour polir leur image.


Il revient qu’une dizaine de sociétés de “ placement ” a pris le cœur des Ivoiriens, notamment celui de Pasteurs qui ne cessent d’en vanter les mérites au point d’encourager leurs fidèles à y adhérer. Certains sont allés jusqu’à placer les fonds de l’église dans ce type d’activités.
Qu’est ce qui fait tant courir des pasteurs et hommes d’églises, si ce n’est la recherche de gains trop tôt gagnés à travers des procédés illicites bien que d’apparence légale. Avec ce phénomène qui tend à prendre de l’ampleur, il faut que les Ivoiriens, ou du moins les chrétiens, soient éclairés sur ces activités qui sont loin d’être nouvelles pour des personnes rompues aux affaires d’argent. Pour rappel, la Bible déclare que dans les derniers temps, la puissance du diable opèrera des signes et des prodiges  au point de séduire même les élus.
(Marc 13/22)

1.L’argent sans frontières et les nouvelles mafias
L’argent qui circule dans le monde ne connaît pas de frontières et s’est étendu sur toute la planète. A partir des places financières de Londres, New York et Genève et leurs ramifications dans les îles Caraïbes, aux Bermudes, etc., d’immenses fortunes circulent, véhiculées par des “ sociétés ” établies sous les bannières les plus diverses, pour masquer l’identité de leurs propriétaires. C’est ce qu’on appelle des sociétés écrans.
A l’échelle mondiale, d’immenses réseaux s’organisent et ont des connections avec la mafia et le terrorisme, si ceux-ci ne les contrôlent. En effet, la structuration de ce que l’on appelle la société monde est celle de réseaux multiples qui peuvent être d’informations, bancaires, industriels, ou d’organisations citoyennes pacifiques mais aussi criminelles. L’économie transnationale, tout en étant délocalisée, est dépersonnalisée, sans visage et se trouve partout. Les organisations criminelles ont connu une évolution depuis les années vingt. De nos jours, les nouvelles mafias ont mis en place des filières qui leur permettent d’écouler les richesses accumulées de façon illégale, dans des activités légales. Elles ont la capacité et l’intelligence de transformer le produit qu’elles détiennent en produit désiré. Les chefs mafiosi se considèrent comme des hommes d’affaires, des monteurs de “ coups ” et interviennent dans des activités aussi bien illicites (drogues, voitures volées, armes, etc.) que légales ou détournées (bois précieux, hydrocarbures, produits agricoles, pierres précieuses, etc).Ils utilisent des circuits brouillés qui concernent, la plupart du temps, des produits légaux, voyageant avec des documents en règle, et des transferts informels, à l’intérieur desquels on glisse, de temps en temps, produits et fonds illicites. L’action informelle ou illégale est occultée, par des axes de commerce Sud-Sud ou Sud-marchés informels.

2.Le secteur informel et la constitution de véritables empires financiers
La crise que traverse la Côte d’Ivoire et le communautarisme laissent croire que ce pays est le terreau d’activités des puissances occultes d’argent. L’économie informelle, celle qui fonctionne en marge des règles du système institutionnel, représente un espace de prédilection car il s’agit de millions de personnes qui ont des activités économiques non identifiées par les circuits officiels. Dans cette économie informelle, existe néanmoins des transferts d’argent qui sont aussi informels avec particulièrement les transactions entre populations originaires et les diasporas à l’étranger, New York, Londres, Paris, Beyrouth, Damas etc. Des structures familiales, claniques ou communautaires, contrôlent ses activités de transfert d’argent et sont considérés comme des offshores du pauvre.Le mécanisme au départ était simple : on dépose de l’argent dans un endroit et on le récupère dans un autre, le propriétaire du capital place cet argent auprès d’un utilisateur qui paie une commission en contrepartie variant de 5 à 10 voir 20%. De nos jours, les transferts ont changé de nature et l’argent est placé là où les affaires le nécessitent et sur un seul coup de fil, des sommes importantes sont envoyées en contournant le système bancaire. A Londres, les mosquées sont le lieu privilégié de ce type de transfert. A cet effet, il faut souligner que les communautés libanaise, sénégalaise, mauritanienne, nigériane etc., qui pratiquent ces activités depuis de nombreuses années, constituent de véritables empires financiers et investissent dans les secteurs de la banque, de l’immobilier, du transport (surtout de luxe), de l’importation de marchandises diverses etc.
Leur présence dans des activités nécessitant de la liquidité, il devient difficile de contrôler les dépôts qu’effectuent ces sociétés offshore dans le système bancaire officiel. C’est autour de ces réseaux mafieux que se greffent toutes les structures de placement que nous rencontrons. Ils évoluent comme des passeurs qui alimentent discrètement certains comptes.

3.Scénarii ivoiriens
Il faut relever que les barrières ne sont pas imperméables entre d’un côté, le système bancaire classique, des joailleries, des notaires, des avocats, des compagnies de transport et de l’autre, des mafieux, des seigneurs de la guerre, etc… Il existe entre eux un éternel va et vient qui favorise l’intégration de l’argent sale dans l’économie formelle. On arrive à un stade où l’économie légale et l’économie criminelle sont indissolublement liées, chacune ayant en quelque sorte besoin de l’autre pour continuer à se développer. Lorsque les mafias injectent de l’argent sale dans des circuits officiels, on parle de blanchiment d’argent tandis que quand les terroristes (AL QAIDA) ou les rebelles ont de l’argent propre qu’ils essaient d’introduire dans l’économie souterraine ou informelle, il s’agit de noircissement d’argent. A cet effet, plusieurs types de montage sont possibles :
a-L’un d’entre eux consisterait à injecter, à travers des sociétés de placement, des fonds dans le secteur informel dont une partie des intérêts serait reversée aux souscripteurs alléchés par les gains à court terme. Dans ce cas de figure, le secteur criminel consent à perdre une partie de son argent, en général cela n’excède par le tiers, pourvu qu’il puisse, en contrepartie et tout en contrôlant des secteurs d’activités, justifier les revenus engrangés. C’est ainsi qu’il pourra soit investir dans des organismes prêteurs ou dans des secteurs énumérés plus haut, qui demandent énormément de cash.
b-Transporter de l’argent liquide dans des valises est très risqué car en plus des explications à donner, cela ne met pas à l’abri de poursuites. En revanche, c’est par le système du troc ou l’échange de marchandises que procèdent dorénavant les puissances occultes et les trafiquants pour satisfaire de façon ponctuelle la demande du marché. C’est par exemple, des voitures de luxe volées contre l’héroïne, des armes contre du matériel informatique, des pierres précieuses contre des produits high-tech. Il est important de souligner que traditionnellement, il existe des connexions entre les groupes rebelles et la contrebande d’armes, le trafic de drogues et le commerce des pierres précieuses …
C’est ainsi qu’actuellement, le Nord de la Côte d’Ivoire est devenu la plaque tournante de tous les trafics, allant de la vente des pierres précieuses à la commercialisation des produits agricoles et forestiers en passant par la drogue et les armes etc., tandis que le Sud et les pays limitrophes servent à blanchir cet argent sale, par des activités et des sociétés fictives.
c-Considérant le ralentissement de l’activité économique, la capacité de l’épargne du secteur informel malgré la précarité de la condition des ivoiriens, considérant la forte demande dans certains secteurs et le besoin en liquidité dans d’autres aussi bien dans le pays qu’à l’étranger, étant entendu que dorénavant, l’argent ne connaît pas de frontières, les hommes d’affaires mafiosi proposent des produits attractifs dont les bénéfices vont alimenter ses offshores et reconstituer le cycle du processus, parce que les circuits ont toujours besoin d’argent frais, du cash, pour répondre à la demande du marché, ici ou ailleurs. Les sociétés de placement proposent donc des revenus avec des rémunérations plutôt intéressantes, avoisinant les 33% en 120 jours. Ces sociétés, une fois en possession de ces sommes, investissent dans des secteurs hautement rentables à très court terme que sont la drogue, l’importation de produits informatiques, de cellulaires, d’armes, etc ; les intermédiaires ou les compensateurs prenant au passage leur pourcentage.
Les rendements exceptionnels que ces sociétés proposent ne sont rien par rapport à la plus value qu’elles réalisent. Au bout d’un moment, elles disparaîtront dans la nature avec l’argent des “ épargnants ”. L’essentiel dans ce genre de pratiques consiste à contourner la légalité, enrichir des intermédiaires et financer d’une manière ou d’une autre non seulement le grand capital, mais l’entreprise du crime, le terrorisme et la rébellion, sous quelque habillage que ce soit. Les hommes de Dieu et les chrétiens appelés à être la lumière du monde, doivent-ils se compromettre avec un tel système. Si ce n’est la cupidité et le fait qu’ils soient attirés par leur propre convoitise comme le dit la Bible, nous ne comprenons pas un tel engouement pour ce type de placement. La prolifération de sociétés en Côte d’Ivoire ayant des sièges sociaux aux Bermudes ou dans d’autres paradis fiscaux, le retour en force de certaines banques, dont une en particulier est en connexion étroite avec la rébellion, le dynamisme de certaines communautés, malgré le ralentissement de l’activité économique, devraient interpeller le chrétien et les pasteurs à plus de discernement et de sagesse dans la pratique du monde des affaires et de la finance. Que Dieu nous garde, qu’il délivre ses enfants et ce pays de tous ces maux. N’oublions pas que le jugement de Dieu commence par sa maison et que chacun d’entre nous sera comptable de ses actes. Mais, le monde n’est-il pas entré dans l’église ?
Ezéchiel A. NDABIAN
Economiste
Un fidèle chrétien

Extrait du Journal LE MATIN D’ABIDJAN, No 159 du Jeudi 11 Mai 2006.

14:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ALERTE AUX INTERCESSEURS !

Vendredi 17 Mars 2006


Très Chers Frères et Sœurs,

Le Jeudi 09 Mars 2006, il nous a été donné d’entendre sur la chaîne nationale Fréquence 2 (Radio), à l’émission Mythes et Mystères de Juliette ANZIAN, entre 22 h et Minuit, un pasteur du nom de DALI Claude (Cell. 225-05-63-87-92) qui a fait pour la deuxième fois, les révélations suivantes qu’il dit avoir reçues du Seigneur, et que je vous livre, ici, en vrac :

La crise s’achèvera par une guerre violente et sanglante lancée par la France contre la Côte d’Ivoire.
Bilan : 5 millions de morts au moins. Plus que le Rwanda.

Le Seigneur s’en servira pour épurer et sanctifier la Côte d’Ivoire, le pays qu’il s’est choisi en cette fin des temps comme son peuple pour porter sa parole aux Nations avec une puissance jamais égalée, avec des signes et des prodiges.

Après cette guerre, la Côte d’Ivoire entrera dans le cercle très fermé des Nations les plus prospères de la terre (Or, Diamant et Pétrole en quantité outrageuse).

Le quartier Plateau sera rasé par les bombardements français. Il recommande que ceux qui ont des appareils photo et des caméras immortalisent l’image du Plateau car ils ne le verront plus tel qu’il se présente aujourd’hui.

Tous ceux qui se sont enrichis illicitement ou qui ont détourné des fonds seront retranchés ainsi que ceux qui ne craignent point Dieu et qui méprisent son nom.

La guerre n’épargnera aucune ville, aucun village et aucun campement.

Des milliers de campements seront rasés et beaucoup de villes de Côte d’Ivoire seront à reconstruire entièrement.

Seuls échapperont à Sa colère ceux qui trouveront refuge en son Nom et qui se convertiront en se détournant de leurs mauvaises voies et en recevant Jésus-Christ comme leur Seigneur et leur Sauveur personnel, quelque soit leur religion.

Cette guerre est inévitable et incontournable. Elle surviendra obligatoirement selon le plan de Dieu pour la libération de ce pays.

Toutes les Nations qui ont contribué à la crise en Côte d’Ivoire et qui l’ont entretenue et financée seront déstabilisées par de grandes crises, des catastrophes et des guerres.

La Côte d’Ivoire a une destinée prophétique qui s’inscrit dans la fin des temps, pour le salut des Nations. Cette destinée est d’être le modèle de Dieu pour les peuples de la terre, comme l’indique notre hymne national, qui est une prophétie inspirée de Dieu, qu’il a expliquée phrase par phrase.

Intercesseurs, cela fait la troisième fois que cette révélation est donnée à la Côte d’Ivoire,  par trois hommes de Dieu différents : 1 avant la crise et 2 pendant la crise.

“Dieu parle, cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde ”Job 33 : 14.

Prions pour que la Côte d’Ivoire tourne son cœur vers Dieu, en vérité, et que les Ivoiriens changent de vie.
Révélation à prendre avec le plus grand sérieux. A ne point mépriser.

A bon entendeur… Salut !

 

DINDE Fernand AGBO

PS : Les différentes révélations du Pasteur DALI Claude sont, d’après lui-même, consignées dans Quatre (04) fascicules mis à la disposition des Ivoiriens.