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jeudi, 04 août 2011

OUATTARA A PERDU L'ELECTION PRESIDENTIELLE: LES ARGUMENTS-CHOCS

 

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Dans un texte précis et méticuleux, Ahoua Don Mello, ex-patron du Bureau national d'études techniques pour le développement (BNETD), impliqué dans le processus électoral à travers sa filiale SILS-Technology, démontre scientifiquement qu'Alassane Ouattara a perdu les élections en Côte d'Ivoire. Et mis en place une fraude gigantesque à travers la Commission électorale indépendante (CEI), qu'il contrôlait. A lire et à faire lire. Même quand les enjeux d'actualité sont passés, l'Histoire reste toujours à écrire.

 

La vérité des urnes

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a été vécue de manière très douloureuse par les Ivoiriens, chacun selon ses raisons. C’est pour cela que je tiens publiquement à exprimer toute ma compassion à tous ceux qui en ont souffert et qui souffrent encore. Notre compassion serait vaine si ces souffrances devaient se répéter un jour, car nous ne sommes pas à notre dernière élection ni à notre dernière crise électorale. Alors pour inhiber toutes les formes de ressentiment, seuls la découverte de la vérité des urnes du 28 novembre, l’examen des problèmes qui se sont posés et les dispositions à prendre pour éviter les crises, ou si elles surviennent, les dispositions à prendre pour les résoudre pacifiquement, peuvent nous permettre de soigner nos douleurs et construire notre nation en faillite. S’attaquer aux effets en ignorant la cause de la crise serait une erreur de méthode, car cela ne nous met pas à l’abri d’une autre crise, les mêmes causes produisant les mêmes effets.

La grande bataille que nous devons livrer pour asseoir durablement la démocratie est la bataille contre la fraude électorale qui s’est révélée endémique dans les conditions des élections de 2010. C’est dans ce seul but que, prenant acte de la faillite de la commission  Electorale Indépendante (CEI) à proclamer les résultats des élections dans les délais prescrits par le code électoral et l’imposture de son président Monsieur Youssouf BAKAYOKO, à proclamer hors délai les résultats du 2ème tour d'une élection présidentielle au quartier général de campagne d'un des candidats sans procès verbal signé de tous les membres de la commission centrale. Prenant aussi acte de l’attitude incongrue du conseil constitutionnel à proclamer deux présidents pour une seule élection, pendant deux mois, à raison de 15 heures par jour, je me suis évertué à passer en revue les 19 041 procès verbaux (PV) issus des élections du 28 novembre 2010 pour asseoir mon intime conviction sur les élections de 2010. Les résultats que je vais livrer sont édifiants. Mais le travail étant fait par le militant du Front Populaire Ivoirien que je suis, toute suspicion serait certainement légitime. C'est pour cela, mon souhait le plus cher serait que chaque personne physique ou morale (ONG, Association, etc.) à la quête de la vérité des urnes du 28 novembre puisse refaire le même exercice. Cela suppose que l’ONUCI accepte de mettre à la disposition du public l’ensemble des procès verbaux qu'elle détient et que la SAGEM ou la CEI puisse mettre à disposition le répertoire des bureaux de vote. Pour ma part je suis prêt à le faire. Mais la crédibilité des PV et du répertoire sera d’autant plus grande que si la source est onusienne bien que dans ce conflit son impartialité soit douteuse.

Les procès verbaux qui m'ont servi de base de travail sont ceux remis au représentant du facilitateur et à l’ONUCI.

Les procès verbaux examinés par l’ONUCI sont de trois sources :

- PV originaux remis par la CEI au représentant spécial du facilitateur dans les sacs scellés (18433 PV exploitables) ;

- PV numérisés et transmis par SILS non compris parmi les 18 433 exploitables ci-dessus (548 PV supplémentaires) ;

- PV annoncés publiquement par la CEI pour l’étranger (60 PV supplémentaires).

Cela fait au total 19 041 procès verbaux (PV) sur 20 073 bureaux de vote (BV) soit 1032 PV manquants non transmis à la CEI centrale par les commissaires électoraux Car chaque bureau de vote doit remettre obligatoirement un PV.

Les 19 041 PV correspondent à 5 418 833 inscrits sur un total de 5 725 722 électeurs. Il serait important, dans le cadre de la recherche de la vérité sur les élections de 2010 que l’on étudie le sort des 1032 PV manquants et l’on situe les responsabilités car il s’agit du droit de vote de 306 889 électeurs pouvant induire une erreur de 7 points sur le résultat de chaque candidat.

Les 19 041 PV, au cours de l’exercice que j’ai effectué, ont été classés en deux catégories. Les PV frauduleux et les PV d’apparence non frauduleux.

J’ai classé dans la catégorie des PV frauduleux ceux présentant les caractéristiques suivantes et donc ne satisfaisant pas les critères définis par la CEI :

- Les PV sans sticker car la commission électorale indépendante a remis à chaque bureau de vote un sticker pour authentifier le procès verbal. L’absence du sticker invalide le procès verbal selon les règles de la CEI ;

- Les PV fictifs car ayant un lieu de vote non renseigné ou le lieu de vote renseigné sur le PV ne correspond à aucun lieu figurant sur le répertoire des lieux et bureau de vote ;

- Les PV dont le nombre de voix par candidat n’a pas été renseigné ou illisibles ;

- Les PV dont le nombre de suffrages exprimés additionné au nombre de bulletins nuls est supérieur au nombre de votants. J’ai éliminé ces PV car tout se passe comme si les bulletins de vote se sont multipliés dans l’urne ;

- Les PV dont le nombre de votants est supérieur au nombre d’inscrits de plus 18, car la règle établie par la CEI ne tolère pour chaque bureau de vote qu'un maximum de 18 votants supplémentaires au nombre d'inscrits. Cela pour permettre à ceux qui sont en mission et autres déplacés de pouvoir voter ;

- Les PV dont la somme du nombre de voix pour les deux candidats diffère du nombre total de suffrages exprimés ;

- Les PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas.

Les cas de fraude les plus significatives sont repartis comme suit :

- Nombre de PV fictifs : 2 090

- Nombre de PV sans sticker : 1 320

- Nombre de PV avec un nombre de votants non inscrits supérieur à 18 : 97

- Nombre de PV dont le nombre de suffrage exprimé est supérieur au nombre de votants : 66

- PV dont la somme des suffrages exprimés par les deux candidats est supérieur au suffrage exprimé : 31

Soit au total 3 604 PV hormis les fraudes mineures. Les 3 604 PV représentent 1 069 285 voix.

J’ai considéré comme valides les PV dont l'un des candidats n’a pas de représentants, même si cela s’est abondamment produit dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la zone sous contrôle de la rébellion où le candidat Laurent GBAGBO n’avait aucun représentant. De nombreux soupçons de fraudes existent sur plusieurs PV. Seule une commission qui pousserait plus loin l’analyse en ayant à disposition les listes d’émargement et le contenu des urnes peut découvrir les PV frauduleux issus de la catégorie des PV dont les noms et signatures des trois membres du bureau de vote n’y figurent pas. L’absence du représentant d’un candidat n’est pas une situation de fraude en l’état actuel des règles de la CEI.

Le résultat obtenu en ne retenant que les procès verbaux valides au stade actuel des moyens d’investigation (absence de liste d’émargement, d’urnes contenant les bulletins de votes) est le suivant :

- Nombre de suffrages exprimés : 4 065 262 soit un taux de participation de 71% correspond à peu près au chiffre annoncé par la CEI à la fermeture des bureaux de vote ; chiffres basés sur les listes d’émargement qui sont loin des 81% obtenus sur la base des PV.

- GBAGBO Laurent…………..……2 132 229       soit 52,45%

- OUATTARA Alassane…………..1 933 033       soit 47,55%

Au vu des documents, la principale source de fraude provient des commissaires de la CEI responsables des zones sous contrôle de la rébellion et des présidents des commissions locales qui ont pu faire disparaître 1032 procès verbaux sans aucune explication officielle. Lorsqu’on se rend compte que la quasi-totalité de ces commissaires et des présidents des commissions locales sont des militants RHDP donc pro-Ouattara et qu’ils avaient les résultats du premier tour, rien ne les empêchait de créer des situations qui invalident des PV favorables au candidat adverse (Cas de Paris). En plus, étant chargé de la gestion des PV et du matériel électoral, rien ne les empêchait de substituer aux vrais PV des faux PV ou des PV sans sticker. Au vu du nombre élevé de PV sans sticker et de PV fictifs tout laisse à croire que c’est ce qui s’est passé.

Enfin les scores soviétiques dans la zone sous contrôle des rebelles avec l’absence des représentants du candidat GBAGBO pourchassés par ces rebelles, constituent la seconde source de fraudes. Une commission électorale équilibrée et une sécurité non partisane, constituent les conditions d’élection avec un minimum de fraude.

En effet, des élections crédibles ne peuvent être organisées en Côte d'Ivoire que si la nation est une et entière. Quelques soient les arguments avancés par la communauté internationale sur la faisabilité d'organisation des élections, il faudra d'abord et avant tout unifier le pays, le pacifier.

La possibilité d’une résolution pacifique de la crise

En cas de crise, une commission de recomptage est la voie la moins coûteuse. Seul, j’ai mis deux mois ; cela veut dire qu’une commission mettra moins de deux mois pour régler la crise. Il faut donc sécuriser tous les documents électoraux depuis les urnes, en passant par les listes d’émargements jusqu’au PV. La présence des représentants des candidats doit être une obligation afin d’éviter des PV fantaisistes et les bourrages d’urnes.

L’exemple d’HAÏTI est instructif. Au premier tour des élections présidentielles tenues le 28 novembre 2011 correspondant à la date du deuxième tour en cote d’ivoire,  le Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien a proclamé des résultats, validés par le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, qui éliminaient le chanteur Michel MARTELY au premier tour et plaçaient le candidat du pouvoir Jude Célestin en tête. La protestation de ces résultats a entraîné une médiation internationale. Une mission d’enquête de l’Organisation des États américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et a procédé à un recomptage des voix qui a exclu Monsieur Jude Célestin du deuxième tour. Le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU s'en est excusé auprès du peuple haïtien.  Monsieur Michel MARTELY est, aujourd'hui, le Président de la république de Haïti.

Pourtant, au même moment, la protestation des résultats et la demande de recomptage des voix en Côte d’Ivoire sont balayés d'un revers de main par le secrétaire général de l'ONU et son représentant spécial considérant comme une injustice le recomptage des voix. Malgré l'insistance du Président  Laurent GBAGBO auprès de l'Union Africaine et du reste de la communauté internationale.

De même que la république d’HAÏTI a pu éviter une guerre en empruntant la voie du recomptage imposé par la communauté internationale (France, USA, ONU) lors du premier tour des élections, de même la Côte d’Ivoire pouvait faire l’économie d’une guerre en utilisant la même solution pour des crises identiques. Belle leçon de gestion de la crise électorale par les mêmes acteurs de la communauté internationale.

Qui avait donc intérêt à faire une guerre en Côte d’Ivoire ? Ceux qui, de toute évidence connaissaient la vérité des urnes telle que je viens de les exposer. Pour ceux là, la voix du recomptage était sans issue, seule la guerre pouvait donner la réponse souhaitée, donc procéder, vaille que vaille, à un coup d'état.

Les ponts d'une réconciliation durable

Commencée en 2002 avec un seul visage, cette guerre s’est terminée en 2011 avec tous les visages dont celui de la France en première ligne avec des bombes larguées sur nos têtes pour nous « protéger ». Au-delà de la résolution 1975 de l’ONU, en violation flagrante de l’accord de cessez le feu conclu en 2003 et qui a justifié l’envoi des forces onusiennes pour faire respecter cet accord, en violation de l’embargo sur les armes et en violation de l’accord de fin de guerre conclu en 2005 à Pretoria, la Côte d’Ivoire a vécu une page sombre de son histoire sous l’instigation de la France qui a réussi à diviser pour mieux régner en jouant au pyromane et au pompier et en se jouant de l’Union Africaine mise hors jeu en dernière minute.

Il est temps que nous Ivoiriens, nous Africains comprenions définitivement que notre salut ne viendra pas de l’extérieur et que ce ne sont pas les primes de guerre que les différents bailleurs de fonds vont annoncer les uns à la suite des autres qui développeront nos pays et ce continent. Si certains y croient encore c’est leur droit mais cela ne doit pas être l’occasion d’écraser ceux qui croient l’inverse.

Le faux prétexte qui consiste à dire que la guerre a été déclenchée par le refus du Président GBAGBO de quitter le pouvoir après avoir perdu les élections doit aussi être abandonné car aucune déclaration de GBAGBO ne peut être brandie pour prouver de telles affirmations ayant fait du silence sa méthode de gestion de cette crise. GBAGBO a souhaité un recomptage des voix comme en Haïti au lieu de la guerre, mieux, l’institution compétente pour faire d’un candidat le vainqueur des élections présidentielles n’est pas GBAGBO mais bien le conseil constitutionnel qui l’a proclamé vainqueur du 2ème tour des élections comme cela s’est passé au 1er tour. Après la décision de l’Union africaine, malgré le non recomptage des voix, il a pris acte des propositions faite par cette dernière à travers un communiqué du gouvernement et a donné son accord pour la désignation d’un haut représentant pour entamer les négociations qui devaient démarrer le 5 avril. Une adresse à la nation plusieurs fois reportée devait être faite après la désignation du haut représentant pour préciser les conditions de mise en œuvre des propositions de l’Union africaine en accord avec plusieurs de ses pairs africains auprès de qui il a dépêché des délégations après le sommet de l’Union africaine

C’est dans cette attente de la désignation et de l’arrivée du haut représentant de l’union africaine, que le Président Français Monsieur Nicolas SARKOZY, en violation du cessez le feu et de l’accord de fin guerre, a déclenché la guerre avec l’appui de l’ONUCI et des rebelles lourdement armés en violation de l’embargo sur les armes.

En effet certains opérateurs économiques de l’Union européenne avaient décidé de passer outre l’embargo à partir du 30 mars si aucune solution n’est trouvée à la crise. Ces opérateurs pouvaient ne pas respecter leur engagement surtout la livraison de matières premières convoitées par d’autres opérateurs économiques hors zone Union européenne. Les négociations de l’Union africaine qui devaient commencer le 5 avril étaient donc inacceptables pour Mr SARKOZY, c’est ainsi que les besoins en matières premières ont primé sur la méthode de règlement pacifique de l’union africaine et l’ordre de violation du cessez le feu a été donné le 28 mars.

N’en déplaise à ceux qui n’ont pas encore compris que les états n’ont que des intérêts et pas d’amis et qui ont la naïveté de croire encore que l’armée française est intervenue pour les sauver. Le gouvernement a appelé au respect du cessez le feu en décidant d’un cessez le feu unilatéral pour ne point se rendre complice d’une guerre inutile de la France contre la Côte d’Ivoire.

Face à l’impossibilité des rebelles de prendre les institutions de la république malgré l’appui aérien français et onusien, dans la nuit du 2 au 3 avril, 17 avions cargo de l’armée française ont débarqué un régiment de bérets verts de la Légion étrangère  et du matériel de guerre après avoir braqué  l’aéroport. On connaît la suite. En violation flagrante de la résolution 1975, 50 bombardements sur la résidence du chef de l’état et une colonne de 30 chars de l’armée française ont eu raison du Président GBAGBO le 11 avril 2011. Après ce coup d’état inédit, l’heure est venue de faire la paix. Toute paix après une guerre commence par un accord de paix. Ce que le Président GBAGBO a appelé, la partie civile de la crise ou ce que AFFI N'GUESSAN a appelé la solution politique de la crise.

Vouloir passer outre ce traité et agir en éternel « vainqueur » en traquant à tous les coins du pays les « vaincus » serait une erreur car la nation ivoirienne ne pourra que s’effriter davantage et en plus les éléments constitutifs d’un état disparaissent par des pillages. Nous avons des généraux sans armées, des ministres sans ministères, des juges sans tribunaux, des députés sans assemblée. L’heure est au chantage et au pillage par une armée de rebelles et de prisonniers en armes se considérant « vainqueurs » de l’armée régulière et abandonnée sans solde par les recruteurs.

Aujourd'hui, tous les sachants du FPI et du gouvernement sont soit en prison, soit en exil donc n’ont pas le droit à la parole, ni au dialogue, ni à l’expression de leur part de vérité.

Aujourd’hui près de 2 millions d’électeurs presque tous du LMP sont des exilés internes ou externes sur une population électorale qui ne compte que 5 700 000 électeurs. Si on ajoute à ces 2 millions ceux qui ne sont pas exilés mais persécutés chaque jour dans leur existence pour être des proches de GBAGBO,  l’on se rend bien compte que ce n’est pas la majorité qui a voté Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et qu’il sera difficile de gouverner contre cette majorité.

Il faut donc créer les conditions de leur libération et de leur retour pour que toutes les vérités soit dites, que tous les victimes et responsables de crimes soient identifiés avant que la justice ne prenne le relais. Vouloir faire autrement, c’est vouloir cacher un pan important de la vérité sur la crise ivoirienne.

Le gouvernement illégal et illégitime de rebelles formé à Bouaké de 2002 à 2010  n’a pas plus de légitimité que le gouvernement de l’honorable professeur AKE NGBO formé selon les lois et règlements de son pays ; les 10 000 morts de cette rébellion pendant cette période de 2002 à 2010 et le génocide Gueré en 2011 par le fait des rebelles doivent être soumises de la même justice que les victimes alléguées au camp Gbagbo.

Selon la commission spéciale mise en place par l’ONU sur les trafics en zone rebelle, plus de 250 milliards de FCFA de ressources par an soit plus de 2000 milliards en 8 ans (diamant, cacao, bois, coton, anacarde, vente illégale de carburant, moto, vélo, pagne, sucre, lait, huile, casses d’agences BCEAO, etc.) ont été détournés par les rebelles sans qu’aucun compte n’ait été fait à l’état. Les auteurs de tous ces crimes ne peuvent pas être en liberté tandis que ceux qui ont permis à l’état d’exister malgré ces manques à gagner sont en prison ou poursuivis. Selon Africa Mining Intelligence n°251 du 01/07/2011, l’exploitation frauduleuse par les rebelles du diamant continue jusqu’aujourd’hui exploitant plus de 300 000 carats chaque année générant plus de 12 milliards l’an.

Si le souci du nouveau pouvoir est véritablement de bâtir un état de droit, alors il est important que la loi  ne soit pas à double vitesse et qu’elle soit la même pour tous au risque de faire de la justice un instrument d’injustice qui entraverait pour longtemps la paix et l’unité nationale.

Reconstruire l’état, l’état de droit, la nation et la démocratie reste donc une œuvre immense qui doit commencer par la liberté d’aller et venir et la liberté d’expression en toute sécurité, en libérant Laurent GBAGBO et tous les prisonniers politiques et en créant les conditions de sécurité nécessaires pour le retour des exilés. Tels sont les préalables à toute réconciliation sincère et durable qui n’hypothèque pas l’avenir.

 

Ahoua DON MELLO

Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées, Ex-Directeur Général du BNETD,

Ministre de l’Equipement et de l'Assainissement, Porte-parole du Gouvernement AKE NGBO

 

Source: Le blog de Théophile Kouamouo

mercredi, 03 août 2011

QUAND UN OBAMA FAUCHE REÇOIT UN OUATTARA SANS LE SOU!


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Ouattara, Yayi, Issouffou et Condé aux USA: Obama n'y était pas.


Obama avait l'air ailleurs, pressé, pas concentré et peu attentif, ça sentait le tout préparé. Voilà ce qui ressort des impressions de deux sources présidentielles, l'une béninoise et l'autre nigérienne qui se sont confiées brièvement à KOACI à leur retour de leurs missions aux états unis dans le cadre de la rencontre des quatre présidents africains francophones par Barack Obama.

Selon nos sources, l'accueil à la maison blanche aurait été, au-delà d'un strict protocole, un peu froid et des tensions entre chefs d'Etat ce vendredi lors de la rencontre avec Obama étaient, à les en croire, perceptibles malgré les sourires de façade. Chacun des quatre souhaitant attirer l'attention d'un président américain à l'actualité paralysante vis à vis de sa décontraction d'alors.

En effet, l'Amérique et son président stationnent dans une actualité politique et sociale turbulente. La dette américaine, la fronde républicaine et la chute dans les sondages de Barack Obama ont sans nul doute influencé l'ambiance de la visite d'Alassane Ouattara, d'Alpha Condé, de Yayi Boni et de Mahamadou Issoufou qui aurait pu néanmoins apparaître comme un rayon de soleil politique même si cette venue a peu passionnée la presse américaine. Au constat, peu d'écho de cette dernière et une couverture absente.

Pour l'heure, aucun retour à notre niveau des délégations ivoirienne et guinéenne. Tout indique selon nos informations que des communiqués bilan nous parviendront ces prochains jours.

L'essentiel symbolique a cependant été respecté, Barack Obama a reçu les quatre chef d'Etat et chacun d'entre eux est reparti dans son pays avec la poignée de main en tête et une photo en compagnie du président américain qui inondera sans nul doute ces prochains jours les médias et autres presses locales tel un trophée.

Reste désormais de connaître les engagements concrets, au-delà du discours général lié aux valeurs démocratiques et autre bonne gouvernance annoncées, ce vendredi lors du discours du président américain, des Etats-Unis vis à vis de la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Niger et le Bénin.


Amy, in KOACI ABIDJAN avec nos confères du Washington Post à New York et nos bureaux au Niger et au Bénin.


Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

DES NOMS NORDISTES A LA UNE DES NOMINATIONS EN COTE D'IVOIRE


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J'ignorais qu'on pouvait faire une si pitoyable poésie, avec des strophes si rimées, à partir de nominations politiques dans une république digne de ce nom. J'ignorais que Ouattara est un si pitoyable poète ! Nous sommes en pleine dissolution de la République par celui qui se dit président du « Rassemblement des républicains (RDR) » ! Nous comprenons désormais ce que le mot « république » désigne pour lui; il ne s'agit de rien d'autre que de la « république du nord ». Mais qu'il ne trompe pas les ivoiriens en omettant intentionnellement la localisation de cette république. Par Zeka Togui.


Pure coïncidence ou quoi ? A vous de juger, lisez la suite pour comprendre et jugez de vous-mêmes les nominations suivantes :


LES NOMS OUATTARA

Président de la république : Alassane Dramane OUATTARA
DAF de la présidence : Ibrahim OUATTARA
Ambassadeur au Mali : Samuel OUATTARA

DG Microsoft Afrique de l'ouest et centrale : Simon OUATTARA
Adjoint au commissaire du gouvernement : Steven OUATTARA
PNRRC Coordinateur du Programme national de réinsertion et de réhabilitation : Daniel OUATTARA.


LES NOMS CISSÉ

DG « Anader » : Sidiki CISSÉ
Payeur général du Trésor : Abdoulkader CISSÉ
Ambassadeur en Iran : Abdoulaye CISSÉ
Directeur des programmes « TV/1ère Chaine » : Mohamed Lamine CISSÉ
Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Ibrahima CISSÉ


LES NOMS COULIBALY

Ambassadeur a Paris : Ally COULIBALY
DG des Douanes : colonel-major Issa COULIBALY
PCA AERIA - Général d'aviation Abdoulaye COULIBALY
Ministre de l'Agriculture : Mamadou Sangafowa COULIBALY
DG « Agence de gestion foncière (AGEF) » : Lamine COULIBALY
Secrétaire général de la présidence : Amadou Gon COULIBALY
DG de la « Banque pour le Financement de l'Agriculture (BFA) » : Lacina COULIBALY
ACCT (Agent comptable central du Trésor public de Côte d'Ivoire) : Kader COULIBALY
Ministre chargé des Droits de l'Homme et des Libertés publiques : Gnenema COULIBALY


LES NOMS KONÉ

DG du Trésor : Adama KONÉ
Directeur de la poste : Mamadou KONÉ
DG du palais de la culture : Dodo KONÉ
Directeur des parcs et jardins : Moyabi KONÉ
Président de la Cour suprême : Mamadou KONÉ
Directeur de l'information « TV/1ère Chaine » : Lanciné KONÉ
Vice-consul de Côte d'Ivoire à Washington DC : Amy KONÉ
DGA du Quotidien pro-gouvernemental « Fraternité Matin » : Moussa KONÉ
Chef de service national des cantines scolaires : Karidia SOUKOULE KONÉ
Ministre d'Etat, de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité : Gilbert Kafana KONÉ
Ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication. : Nabagné B. KONÉ
Gouverneur de la « Banque Centrale des Etats de l'Afrique (BCEAO) » : Meyliet Tiémoko KONÉ


LES NOMS TOURÉ

Ministre des Transports : Gaoussou TOURÉ
Conseiller spécial du président : Moctar TOURÉ
DG de « CGFCC (Filière Café-Cacao) »: Massandjé TOURÉ épouse Litse
Commandant des Forces terrestres : le général de brigade Sékou TOURÉ
Ambassadeur du Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou : Abdou TOURÉ
Directeur des programmes et de la production « TV/1ère Chaine » : Sanga TOURÉ
Directeur communication porte parole du ministre intérieur : Nina Bintou TOURÉ


LES NOMS BAMBA

DG de « VITIB » : Kaladji BAMBA
Maire intérimaire de Gagnoa : Medji BAMBA
Ambassadeur a l'« ONU » avec résidence à New York : Youssouffou BAMBA
Commandant en second de la Gendarmerie nationale : Le colonel Vako BAMBA
DG de la « société de gestion du patrimoine immobilier de l'Etat (SOGEPIE) » : Issiaka BAMBA
Conseiller technique chargé de la communication ministère de la salubrité : Assoumana BAMBA


LES NOMS SORO

Premier Ministre, Ministre de la Défense : Kigbafori Guillaume SORO
Ambassadeur du Libéria, avec résidence à Monrovia : Kapiletchi SORO
Conseiller au « Conseil Constitutionnel » : Hyacinthe Cabogo SARASSORO


LES NOMS KONATÉ

DG de la Poste de Côte d'Ivoire : Mamadou KONATÉ
Ministre de l'Artisanat et de la Promotion des « PME » : Sidiki KONATÉ
Capitaine de vaisseau major : Le capitaine de vaisseau Djakaridja KONATÉ
Directeur de l'information radio Côte d'Ivoire : Salimata SILUÉ épouse KONATÉ
DG de l'« ANAC » à l'aéroport d'Abidjan : SILUÉ KONATÉ


LES NOMS DIABAGATÉ ET DIABATÉ

Nouveau maire de Marcory : Lamine DIABAGATÉ
Directeur technique de la « Radio/Fréquence 2 » : Dala DIABAGATÉ
DG « CNCE (Caisse Nationale des Caisses d'Epargne) : Mamah DIABAGATÉ
Ambassadeur des États-Unis d'Amérique : Daouda DIABATÉ
Grande Chancelière de l'Ordre national : Henriette Dagri épouse DIABATÉ


LES NOMS CAMARA

Ministre de l'Education Nationale : Kandia Kamissoko CAMARA
Directeur des programmes et de la production / « Radio Fréquence 2 » : Morané CAMARA
DG « Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (SICOGI) » : Loukiman CAMARA


LES NOMS BAKAYOKO ET BAYO

DG « OIC » : Abdul Dramane BAKAYOKO
Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur : Hamed BAKAYOKO
CEMA, Général de division de l'armée de terre : Le général de brigade Soumaïla BAKAYOKO
Ambassadeur de la Tunisie avec résidence à Tunis : Idrissa BAYO


LES NOMS DEMBELE

Directeur de cabinet ministère de la culture : Alsseny DEMBELE
Directrice des reportages institutionnels « RTI/1ère chaine » : Habiba DEMBELE


LES NOMS DOSSO

Ministre de l'Industrie : Moussa DOSSO
Ambassadeur du Cameroun avec résidence à Douala : Adama DOSSO


LES NOMS DIOMANDE

Responsable du service passeport : Inza DIOMANDE
GSPR
(Groupement de la sécurité présidentielle) : Lieutenant-colonel Vagondo DIOMANDE


LES NOMS FOFANA

DG de la « Lonaci » : Issiaka FOFANA
Directrice commerciale et marketing « TV2 » : Damayé Mariama FOFANA Epouse Da Chagas


LES NOMS MEITE

DG de la « SOTRA (Société des transports abidjanais) » : Bouaké MEITE
Secrétariat national à la bonne gouvernance et au renforcement des capacités : Sindou MEITE


AUTRES NOMS NORDISTES

Inspecteur Général des Finances : Lassana SYLLA
Directeur cabinet ministère de la jeunesse : Moumouni SYLLA
HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle) : Ibrahim SY SAVANE

Ministre de la Promotion du Logement : Nialé KABA
Charge de la reconstruction : Mamadou KEBE
Ministre de la Communication : Souleymane Coty DIAKITE

PCA Compagnie ivoirienne d'électricité : Ousmane DIARRA
Ambassadeur de la Guinée / Guinée Bissau, avec résidence à Conakry : Youssouf DIARRASSOUBA

DG du Port d'Abidjan : Sié HIEN
DG adjoint chargé des infrastructures techniques « TV2 » : Adama B. YEO
Directeur « TV Bouaké » : Abou TRAORE
Ministre chargé de l'Intégration africaine : Adama BICTOGO
Chef cabinet ministère de la construction : Brahima DOUMBIA
Ministre des Mines, du Pétrole et de l'Energie : Adama TOUNKARA
Ambassadeur de la Libye, avec résidence à Tripoli : Bocoum THIAM
DG Population et renforcement capacité : Ibrahim LOKPO
DG « Agence Ivoirienne de Presse (AIP) » : Oumou Sana BARRY
DG du Port de San Pedro : Hilaire Marcel LAMIZANA
Secrétaire général du gouvernement : Sansan KAMBIRE
Directeur général adjoint / « Radio Côte d'Ivoire » : Jean-Claude Bettié BAYALA
Ministre de la Construction, de l'Assainissement et de l'Urbanisme : Mamadou SANOGO.
Etc ...


Source: NERRATI.NET

COTE D'IVOIRE, L'EPREUVE DU FEU

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Par Alain Nono

Alain Nono est pasteur au Cameroun, directeur de la Radio "Vie Nouvelle".


« La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle. C'est de l'Eternel que cela est venu: C'est un prodige à nos yeux. » (Psaume 118 : 22 - 23).

Jésus-Christ de Nazareth est vivant ! Il est la pierre angulaire de l'Eglise et rien ne peut se faire en dehors de sa volonté. Je voudrais m'adresser à tous les chrétiens du monde qui ont suivi la crise ivoirienne avec beaucoup d'attention. Ils ont vécu « l'humiliation » de l'Eglise qui s'est officiellement engagée dans un combat politique. Ceci est assez nouveau dans le monde car les responsables religieux jusqu'alors n'avaient jamais voulu s'impliquer dans le cercle des enjeux politiques qui pourtant président à la destinée des nations.

Aujourd'hui beaucoup de leaders religieux regrettent cet engagement et prônent la neutralité de l'Eglise dans les affaires des nations. Cet argument est discutable, vu comment certains pays notamment ont des régimes typiquement religieux. À titre d'exemple, pourquoi certains régimes officiellement islamiques seraient acceptés dans le concert des nations et pas certains pays officiellement chrétiens? La Laïcité est-elle un concept intimement lié à la démocratie ou les deux peuvent être entièrement dissociés ? Si le choix du peuple est d'avoir un régime religieux (islamique ou chrétien), il nous semble obéir aux fondamentaux de la notion de démocratie. À moins que ce terme « laïcité » ne soit qu'un écran de fumée pour permettre à des forces spirituelles occultes d'imposer leurs valeurs morales dégradantes et puissances mystiques derrière le paravent de la laïcité. Il faut d'ailleurs noter que dans les pays à régime islamique par exemple, on peut noter une échelle des valeurs morales et sociales beaucoup plus élevée que dans les pays dits laïques.

Je voudrais, ici, apporter tout mon soutien et encouragement à ceux qui ont persévéré dans la foi au-delà de la terrible épopée ivoirienne, et leur rappeler quelques principes divins :

  • Dieu n'est jamais en contradiction avec sa parole. Ce qu'Il permet ou ce qu'Il projette est toujours en parfaite cohérence avec la Bible.
  • Le jugement de Dieu sur les nations commence d'abord par sa propre maison, c'est-à-dire l'Eglise.
  • Les principes et lois bibliques transcendent le temps et les générations et restent toujours vrais quels que soient le temps et les circonstances. Imparfaites dans l'ancien testament, elles trouvent la plénitude de leur accomplissement dans le nouveau testament, car Jésus-Christ est venu accomplir la loi (Matthieu 5:17).
  • Tandis que les hommes sont entraînés en permanence par la ligne du temps, le Dieu éternel et tout-puissant est hors du temps. Sa vision des événements est instantanée et intemporelle tandis que celle des hommes est limitée par le mouvement continu du temps et est embrumée par le nuage des circonstances. Ainsi devant Dieu, un jour est comme mille ans. Il est maître du temps et des circonstances. Je voudrais ainsi sur base de ces quatre principes encourager tous les chrétiens de Côte d'Ivoire et du monde sur ce qu'ils ont connu ces 8 derniers mois avec la crise post électorale ivoirienne en proposant des tentatives de réponses à quelques questions que chacun doit se poser.

Le pouvoir du président Gbagbo venait-il réellement de Dieu?

La Bible nous enseigne que toute autorité établie vient de Dieu ; c'est pourquoi nous devons être soumis aux autorités. Ce pouvoir du président Gbagbo venait certainement de Dieu, car cela est conforme à la parole de Dieu. Il n'a pas été porté au pouvoir en opposition aux lois et règlements du pays.

Pourquoi le pouvoir du président Gbagbo est tombé en Côte d'Ivoire s'il venait de Dieu?

Rappelons que la Bible peut nous servir de référence pour analyser la révélation reçue sur les événements de Côte d'Ivoire. Les principes Bibliques ont toujours été les mêmes pour la plupart des grands leaders :

  • Formation au désert
  • Echec
  • Repentance
  • Restauration

Moïse est un cas d'école spirituelle. Après avoir connu la gloire des palais de Pharaon, il a préféré l'exil et la formation pendant 40 ans dans le désert avant d'être rétabli comme chef du peuple Hébreu en terre égyptienne et lors de l'exode. Un parcours similaire peut être constaté avec des leaders bibliques comme Joseph et David ayant exercé des fonctions d'autorité élevée (respectivement premier ministre et Roi). Rappelons que Joseph est un type intéressant de Jésus-Christ qui est lui-même passé par le même processus (jeûne de 40 jours dans le désert avant d'être revêtu de la puissance de l'Esprit et commencer son ministère).

Le même schéma a été vu avec des autorités païennes comme Nebucadnetsar roi de Babylone, que Dieu appelle « son serviteur » car Il utilise qui il veut (Jérémie 27 :6). Un exemple récent est celui du président béninois Matthieu Kérékou qui, après avoir été déchu du pouvoir présidentiel alors qu'il exercait l'occultisme, a connu le désert et est redevenu président comme enfant de Dieu.

Dans le cas du président Gbagbo, il y a fort à parier que Dieu a décidé de le faire passer par ce désert pour des raisons qui lui sont propres.

Mais face aux différentes révélations prophétiques sur la Côte d'Ivoire, l'espérance forte de son retour au pouvoir ou de celui d'un enfant de Dieu n'est certainement pas exclue, si Dieu a décidé de glorifier son nom de cette façon.

« Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.» (Ephésiens 6, 12).

Une chose est certaine : à la vue de la façon dont l'Eglise a mené le combat spirituel, la victoire sur les forces françaises n'aurait pas forcément glorifié le nom du Seigneur.

L'Eglise a-t-elle retenu le passage ci-dessus ? Beaucoup d'émotions, de colère charnelle, de vengeance et d'amertume ont habité le cœur des chrétiens pendant les bombardements français. D'un autre côté, l'évangile de prospérité et du pouvoir est un cancer spirituel que le Seigneur a certainement décidé de nettoyer dans son Eglise de Côte d'ivoire qu'il a choisi pour piloter le réveil mondial en ces temps de la fin. Cela devrait passer par la repentance qui est facilitée par l'épreuve.

C'est peut-être ce caractère charnel de l'Eglise ivoirienne qui a amené beaucoup de « chrétiens » ivoiriens à brûler leurs bibles ou renier le nom du Seigneur après la défaite, ou encore considérer que les prophètes ont eu tort d'annoncer des choses préjudiciables à l'Eglise.

Rappelons qu'un véritable prophète parle de la part de Dieu et non selon sa propre volonté. Et dans ce cas, il ne peut faire autrement que d'annoncer que ce que Dieu lui aura dit d'annoncer, peu importe si cela plaît aux hommes ou pas.

L'Eglise de Côte d'ivoire devait être purifiée par l'épreuve du feu au vu de la mission qui lui est confiée.

« Vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps! C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1 : 5-7).

Le président Gbagbo ou son régime pourrait-il revenir au pouvoir dans un avenir proche ?

Une amorce de réponse à cette question a été faite ci-dessus. Toutefois, l'exemple ci-dessus de Nebucadnetsar montre que Dieu peut donner l'autorité sur son peuple à un païen pour des raisons qui lui sont propres, entre autres la purification par le feu de son peuple. « Maintenant je livre tous ces pays entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, mon serviteur; je lui donne aussi les animaux des champs, pour qu'ils lui soient assujettis (...) J'ai dit entièrement les mêmes choses à Sédécias, roi de Juda: Pliez votre cou sous le joug du roi de Babylone, soumettez-vous à lui et à son peuple, et vous vivrez. Pourquoi mourriez-vous, toi et ton peuple, par l'épée, par la famine et par la peste, comme l'Eternel l'a prononcé sur la nation qui ne se soumettra pas au roi de Babylone?» (Jérémie 25 : 6, 12-13).

Suite aux différentes révélations prophétiques reçues des serviteurs de Dieu, il apparaît que cette épreuve du feu n'est pas encore terminée en Côte d'ivoire et le plus dur est peut-être devant nous. Toutefois, rappelons que l'enlèvement de l'Eglise est imminent ; nous pensons que le réveil mondial précédant cet enlèvement pourrait bien partir de Côte d'ivoire, embraser l'Afrique et le reste du monde pour que le Seigneur dans son amour infini, puisse enlever un maximum de chrétiens rassemblés dans une « Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Ephésiens 5, 27).

Et n'oublions pas que dans l'histoire biblique, tout comme dans l'histoire romaine sous Néron, l'Eglise n'a jamais été aussi puissante que lorsqu'elle est persécutée. Car à ce moment, ce n'est plus la chair et le sang qui combattent, mais le Seigneur Jésus-Christ lui-même.

Quelques exemples bibliques :

  • Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres (...) Mais un ange du Seigneur, ayant ouvert pendant la nuit les portes de la prison, les fit sortir (...) Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. (Actes 5: 12,41).
  • Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit (...) dit: Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. (Actes 5: 55-58).

Si l'Eglise laisse Jésus-Christ défendre ses intérêts au lieu de lutter dans la chair, elle opère alors à une autre dimension où Jésus-Christ lui-même peut se lever de son trône céleste pour intercéder. Les ennemis de l'Eglise courent alors le risque de combattre Dieu lui-même. L'Eglise, elle, peut se concentrer à annoncer la parole de Dieu, s'édifier dans la sanctification et prier pour ses ennemis quelles que soient les oppositions.

Nous prions que la refondation de la Côte d'Ivoire, initiée par le régime du président Gbagbo, puisse se redéfinir uniquement et entièrement sur la personne et les enseignements de Jésus-Christ.

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume,  l'œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun. » (1 Corinthiens 3 : 11 - 13).

Si cette refondation est maintenant basée uniquement sur la parole de Dieu ci-dessus, elle passera certainement avec gloire l'Epreuve du feu. Et ceux qui soutiennent cette refondation verront alors le jugement de Dieu qui, après être passé par l'Eglise, s'abattra inéluctablement sur le monde à l'instar de l'ange de la mort en Egypte qui épargna les maisons des Hébreux dont les linteaux étaient marqués par le sang de l'agneau. Ce sang symbolise pour les chrétiens et pour les Ivoiriens le sang de Jésus qui apporte la sanctification, la protection dans le mauvais jour et provoque en même temps la compassion dans les cœurs régénérés pour les âmes perdues.

Quels enseignements tirer de l'histoire ivoirienne ?

Bien que l'histoire ne soit pas encore terminée, nous pouvons déjà retenir ceci :

La plupart des prophéties sont dites avec une part d'influence humaine qui est la notion du temps. Dieu ne dit-il pas dans sa parole :

« Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; Si elle tarde, attends-la, Car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement. » (Habacuc 2 :3).

Les serviteurs de Dieu ont parfois tendance à fixer une limite du temps à la parole révélée de Dieu (à moins que celle-ci ne soit explicite comme par exemple l'annonce de l'Ange Gabriel à Marie ou de l'Ange du Seigneur à Sarah sur le jour ou la période de l'intervention divine).

Dieu étant le maître du temps et des circonstances, il peut modifier dans sa prescience le temps et la forme de l'accomplissement prophétique en fonction de la réaction des hommes et en particulier de son Eglise.

Ceci est le cas, par exemple, quand une prophétie de jugement provoque la repentance dans le cœur des concernés (ex : Prophétie de Jonas au peuple de Ninive).

Dans le cas de la Côte d'Ivoire, il nous semble qu'à moins d'une repentance spirituelle profonde du nouveau régime ivoirien, la parole d'Habacuc citée ci-dessus fera foi. L'Eglise est-elle prête pour le temps de son accomplissement ?


 

Correspondance : Alain NONO


Source : Le blog de l'Evangéliste Michelle d'Astier de la Vigerie.

lundi, 01 août 2011

KONAN, ZOHIN, OULAÏ ET SAMA: L’HISTOIRE SECRETE D’UN RETOUR AU PAYS



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Quatre officiers des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire devenues entre temps Forces républicaines (sic !) de Côte d'Ivoire ont regagné Abidjan vendredi après-midi par vol spécial affrété par le gouvernement après un peu plus de mois d'exil au Ghana. Voici leur histoire.


Le capitaine de vaisseau-major de la marine nationale (colonel-major), Boniface Konan, ci-devant commandant du théâtre des opérations basé à Yamoussoukro sous le régime du président Laurent Gbagbo est rentré d'exil vendredi dernier. Le soldat reconnu pour être un vrai professionnel, un technicien de la guerre et qui a dit à ses troupes, à l'état-major au mois de mars dernier qu'ils avaient gagné la guerre contre l'ennemi est rentré avec trois autres officiers. Ce sont l'Enseigne de Vaisseau Honoré Zohin, le lieutenant Delafosse Oulaï et le lieutenant Sama Emmanuel, le frère cadet de l'ancien ministre de Robert Guéi. Selon une source généralement bien informée,ils ont pris le risque de rentrer au pays pour servir en quelque sorte de cobaye à tous les autres qui les ont envoyés en mission de reconnaissance. Cela, après de longues discussions informelles puis formelles entre eux et avec les nouvelles autorités ivoiriennes.

Tout a commencé en fait, raconte une source diplomatique, lorsque, en application des dispositions pertinentes du code de procédure militaire, les soldats en exil au Ghana, professionnels jusqu'au bout des ongles, ont décidé de se présenter à l'attaché de défense de la Côte d'Ivoire au Ghana, comme le leur demande ce code.

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Ce dernier, selon des sources concordantes, cherche à savoir auprès de ses frères d'arme, ce qu'il leur faut pour qu'ils retournent au pays. C'est le début d'un processus de dialogue qui va connaitre un premier aboutissement avec la déclaration faite, au nom de ses camarades, la semaine dernière, par le colonel-major Konan. L'ancien com-théâtre et sa délégation, après réflexion, ont décidé de saisir la main tendue par l'attaché de défense. C'est ainsi qu'ils ont posé leurs conditions pour un retour sans difficultés en Côte d'Ivoire, leur pays. Ils ont demandé entre autres, que leur sécurité soit assurée, que les nouvelles autorités ne les roulent pas dans la farine comme elles le font depuis à l'image d'un super boulanger. Que, surtout, leurs camarades qui sont restés au pays et qui ont été arrêtés, torturés et maintenus en détention dans des lieux inconnus soient libérés, que le procureur militaire Ange Bernard Kessy arrête de les intimider ou de leur faire peur par des menaces qui changent selon qu'il fait jour ou nuit.

Les soldats réfugiés au Ghana, en vrais professionnels connaissant leur rôle constitutionnel, ont tenu à dire d'abord à l'attaché de défense puis aux envoyés du gouvernement (les ministres Paul Koffi Koffi, Adama Bictogo, le général Michel Gueu, le général Nicolas Kouakou et le soldat Issiaka Wattara dit Wattao) qu'ils n'ont rien à se reprocher. Ils ont choisi le métier de soldat qui est reconnu par la Constitution de leur pays. Laquelle Constitution leur fait obligation de défendre par tous moyens conventionnels, le pays lorsqu'il est attaqué. Ce qu'ils ont fait depuis 2002 lorsque certains de leurs frères d'arme, aidés de quelques mercenaires, se sont attaqués à la mère-patrie. Ils ne pouvaient pas rester les bras croisés pendant que la rébellion née de cette attaque sévissait partout et exterminait les populations.

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S'ils reconnaissent aujourd'hui avoir perdu la bataille, ils restent cependant très lucides pour reconnaitre aussi immédiatement que c'est l'armée française, en collusion avec les forces onusiennes présentes sur le territoire ivoirien, qui les a vaincus. Sur le chemin de lucidité débordante, ils ont mis sur la table, le cas d'un de leurs patrons détenus abusivement dans des conditions difficiles à cerner. Il s'agit du général de brigade Bruno Dogbo Blé, commandant de la garde républicaine du temps du président Laurent Gbagbo. Pour eux, il est inacceptable que ce général soit en prison puisqu'en tant que chef de cette unité dont le rôle est de défendre les institutions de la République dont le chef de l'Etat, il s'est donné corps et âme pour préserver l'intégrité et l'inviolabilité de cette institution. C'est exactement ce que font aujourd'hui ceux qui lui ont succédé. Ils ont dit ne pas comprendre donc que quelqu'un qui a fait proprement et fidèlement son travail soit persécuté de la sorte pendant que ceux qui ont violé les principes élémentaires de la vie en société sont en liberté. «Oui, vous avez gagné mais ce n'est pas une raison pour que vous nous traitiez de la sorte», ont-ils fait remarquer aux envoyés du gouvernement.

Mais ce n'est pas tout. Les militaires ivoiriens réfugiés au Ghana ont tenu à dire très clairement à leurs vis-à-vis qu'ils sont loyaux et républicains dans l'âme : «Nous ne sommes pas des faiseurs de coup d'Etat encore moins des faiseurs de rébellions. Si vous voulez donc que nous rentrions au pays, soyez clairs avec nous. Il ne faudrait pas qu'une fois au pays, on nous colle des procès pour tentative de coup d'Etat ou préparation de rébellion». Selon une source qui a participé aux discussions, promesse a été faite que rien de tout cela ne leur arrivera. Toutefois, les envoyés du gouvernement ont demandé et obtenu de leurs interlocuteurs, un délai d'un mois pour peaufiner tout afin que les relations qu'ils viennent d'établir avec les réfugiés baignent dans l'huile (pourvu qu'elle ne soit pas de l'huile chaude).

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Le souci des uns et des autres à travers l'accord qui a été passé, est qu'il n'y ait plus de guerre dans ce pays, que plus personne ne prenne les armes pour tirer sur d'innocents Ivoiriens sous le fallacieux prétexte qu'il a été frustré. Même si le soubassement de cet accord paraîtra, à première vue, difficile à accepter pour nombre d'Ivoiriens revanchards vu les frustrations, viols, vols, humiliations, tortures et autres exactions qu'ils ne font que subir depuis la fin des hostilités, cette démarche est à saluer. Elle montre combien les Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (Fanci) sont d'une solide formation, respectueuses des lois et de l'éthique mais surtout combien elles sont capables de hauteur d'esprit et de sublimation. Les autres devraient aller à leur école.

Samedi soir, selon une source proche de la primature, les quatre officiers étaient attendus chez le général Michel Gueu pour un dîner suivi d'échanges. Plusieurs points devraient être abordés dont «le traitement négatif» réservé à leur arrivée par une partie de la presse proche du pouvoir. Les échanges devraient tourner essentiellement autour des conditions pratiques de sécurité de tous ceux qui sont en dehors du pays et qui doivent rentrer. Un retour conditionné par le rapport que feront à leurs camarades, ces quatre officiers venus tâter le terrain. Après le général Gueu, il devrait y avoir une autre rencontre avec le ministre de la Défense «pour aller plus loin», précise la même source. Elle devrait avoir lieu au plus tard mercredi.

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Un spécialiste qui a analysé ce retour au pays natal de Boniface Konan et trois autres officiers estime que les militaires exilés ont pris une décision très sage et stratégique. D'abord parce que, en signant officiellement et publiquement avec les nouvelles autorités, ils obligent celles-ci à respecter la parole donnée, à ne plus louvoyer et peut-être aussi à ne plus sortir, le moment venu, un vilain plan B. Ensuite ils règlent par la même occasion, leur problème de survie en tant que réfugié. Quelle que soit la beauté de l'endroit où l'on se trouve en exil, on a toujours soif de retrouver les siens. En plus, quand la question des moyens économiques vient s'ajouter à ça, les choses se compliquent davantage. Enfin, ce que ces exilés ont réussi à éteindre, c'est le feu que le nouvel homme fort du pays s'apprêtait à mettre à leur carrière. C'est que, selon la loi militaire, un soldat en rupture de ban qui fait 60 jours sans se faire voir par sa hiérarchie peut être radié de l'armée. C'est cette décision qui était sur le point d'être prise dès aujourd'hui, 1er août. Maintenant que les négociations sont engagées formellement avec le pouvoir, celui-ci est dans l'obligation d'attendre leur fin avant de frapper ceux qui refuseraient de revenir dans l'enfer que leur réservaient les soldats de ce nouveau pouvoir.

En définitive, dans cette affaire, chacune des deux parties gagne. Si tout se termine comme prévu, le gouvernement n'aura plus les yeux tournés continuellement vers ce pays voisin qui a accepté d'accueillir des milliers d'Ivoiriens dont des soldats qui fuyaient les atrocités commises sur eux par des hommes en arme venus du nord et aidés par la force Licorne et les militaires de l'ONUCI. Ces soldats, dont un millier de capitaines et de commandants, troublaient le sommeil du nouvel homme fort du pays qui, même s'il menaçait de les radier, n'y croyait pas vraiment. Car quel pays peut prétendre avoir la paix (même quand on est sûr que la France et l'ONU protègent mer, terre et air) avec autant de guerriers à sa frontière ? Les militaires exilés en sont bien conscients. C'est la raison pour laquelle ils n'ont pas hésité à entrer de plein-pied dans les négociations pour dire ce qu'ils avaient à dire et dénoncer ce qu'ils avaient à dénoncer. Si tout va comme sur des chapeaux de roue, ils auront réussi à faire revenir tout le monde dans la maison familiale et à apaiser le climat socio-politique, par la libération de tous les prisonniers politiques et la reprise de toutes les activités. Les politiques y compris.



Abdoulaye Villard Sanogo


Source : NOTRE VOIE

COTE D'IVOIRE-USA: LE SENATEUR INHOFE DENONCE LA PRESENCE DE OUATTARA A LA MAISON BLANCHE



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Le sénateur américain James Inhofe dit Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a dénoncé vendredi, dans une déclaration filmée, l’audience accordée par le Président Obama à Ouattara.

Documents photographiques à l’appui pour illustrer ses propos, le Sénateur de l’Oklahoma s’est insurgé : « Et maintenant, au moment même où nous parlons, le Président Obama accorde une audience au chef rebelle et potentiel criminel de guerre, Alassane Ouattara (…) un homme responsable de la mort d’au moins 3.000 personnes. »

Décrivant les circonstances de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, le Sénateur américain a rappelé que « l’année dernière Ouattara a gagné frauduleusement les élections présidentielles en Côte d’Ivoire ; et, lorsque le Président Gbagbo a révélé les fraudes, l’armée rebelle a écarté son gouvernement par la violence avec le soutien des militaires français ».

Le Sénateur Inhofe a, par la suite, cité le dernier rapport d’Amnesty international sur la Côte d’Ivoire qui fait état d’un demi million d’ivoiriens déplacés par les violences post-électorales mais également privés de retourner chez eux en raison d’un climat de peur qui continue de régner sur le pays. « Le rapport d’Amnesty international signale de manière spécifique, poursuit le sénateur, que les milices de Ouattara composées de militaires et de Dozos continuent de prendre pour cibles les groupes ethniques jugés pro-Gbagbo ».

Le Sénateur Inhofe a enfin rappelé les massacres perpétrés à Duékoué (Ouest) par les hommes de Ouattara et qui ont été dénoncés tant par l’Onu, la Croix Rouge que par une frange importante de la société civile internationale.

Ces violences et abus incluent, selon les rapports cités par le Sénateur américain, des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des tortures, des détentions arbitraires ainsi que diverses violations des lois internationales et des droit humains.

Parlant de Ouattara, le Sénateur Jim Inhofe a conclu en assenant : « Il ne méritait pas une invitation à notre Maison-Blanche ou une audience avec notre Président dans le Bureau Ovale ».


Source: DIRECTSCOOP.NET

vendredi, 29 juillet 2011

COTE D'IVOIRE, LA RECONCILIATION TRAQUENARD


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Hermann Aboa a-t-il eu raison de croire Alassane Dramane Ouattara appelant les Ivoiriens en exil à rentrer dans leur pays et à ne s'inquiéter de rien ? Sûrement pas ! Hermann Aboa, c'est la dernière victime en date de la réconciliation à l'ivoirienne. Une réconciliation atypique où, comme dans la fable du « Petit Chaperon Rouge », on travaille souterrainement à mettre le grappin sur des opposants, des proches et collaborateurs de l'ancien régime, réels ou supposés, en tenant des discours mielleux et faussement conciliateurs.

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Ainsi, le jeudi 21 juillet 2011, ce jeune journaliste ivoirien, chic, toujours bien mis et passionné de son métier, sera mis aux arrêts, après avoir été auditionné, inculpé et placé sous mandat de dépôt. Cinq chefs d'accusation seraient retenus contre lui : atteinte à la défense nationale (Articles 145, 151, 154, 155 du Code pénal ivoirien), attentat, complot et autres infractions contre l'autorité de l'Etat et l'intégrité du territoire national (Art. 158), organisation de bandes armées (Art. 164. Hallucinant!), participation à un mouvement insurrectionnel (Art. 166 et 168) et atteinte à l'ordre public (Art. 169, 174 et 175).

Toutes choses en rapport avec ses prestations en tant qu'agent de la RTI pendant la crise postélectorale. Prestations, somme toute, d'un bon journaliste qui ne faisait que le travail pour lequel il émargeait au budget de l'Etat ivoirien. Ce sont ainsi, au total, onze articles du Code pénal ivoirien, qui ont permis de qualifier les charges retenues contre le journaliste co-présentateur de l'émission « Raison d'Etat » de la RTI, selon le Comité Ivoirien pour la Protection des Journalistes (CIPJ). Inutile d'ajouter que tout ceci est totalement surréaliste!

« Raison d'Etat », en guise de rappel, c'était cette émission patriotique mise sur pied par la direction de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne, au plus fort de la crise postélectorale, pour apporter des éclairages sur le complot international ourdi contre la Côte d'Ivoire et Laurent Gbagbo et pour contrebalancer toutes les attaques injustifiées ou tendancieuses contre le régime ivoirien d'alors.

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Hermann Aboa était fraîchement revenu d'exil, suite à toute la campagne médiatique mise en branle par le pouvoir en place pour convaincre les Ivoiriens partis se mettre à l'abri des exactions des FRCI sous d'autres cieux, et notamment dans la sous-région ouest-africaine, de revenir sur leur terre natale et de reprendre toutes leurs activités, dans la plus grande quiétude. Au nom de l'unité nationale.

Et pourtant, l'actuel chef de l'Etat avait clamé, doctoral, au cours d'un meeting politique : « La loi ivoirienne n'autorise pas d'emprisonner les journalistes, depuis 2004. Quand on vote des lois, il faut les appliquer. Nous demandons donc la libération des journalistes emprisonnés ! ». Cette injonction au pouvoir Gbagbo était relative à la détention à la MACA (Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan) de trois journalistes du Nouveau Courrier, Saint Claver Oula, rédacteur en chef, Stéphane Guédé, directeur de publication et Théophile Kouamouo, directeur de rédaction, interpellés par la police criminelle suite à la publication d'un article d'investigation journalistique, relatif à l'enquête sur les détournements de la filière Café-Cacao, ayant éventé des informations du réquisitoire du Parquet (relevant des rapports entre le Juge d'instruction et le Procureur de la république). La démarche - le plaidoyer, dirions-nous plus exactement - avait alors paru tellement noble, devant les méthodes expéditives du Procureur de la république Tchimou Féhou Raymond, engagé dans une citation forcenée en vol de documents administratifs contre nos trois hommes de presse, citation qui ne tenait pas du tout la route, au regard du principe de la protection des sources qui est un principe fondamental de la pratique du journalisme.

Mais aujourd'hui, face à la réalité du pouvoir, nous assistons à tout autre chose, à une métamorphose (loin de celles qu'on peut souhaiter), de la part du « justicier » d'il y a près d'une année. Au-delà de la dichotomie absolue que révèle l'analyse objective des propos tenus dans l'opposition et les actes de gouvernement du nouvel homme fort d'Abidjan, c'est la foi même en la réconciliation nationale ivoirienne qui est en cause.

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En effet, avec l'acte intriguant qui vient d'être posé par le parquet du Tribunal de première instance d'Abidjan Plateau (répondant du pouvoir), à travers sa « Cellule spéciale d'enquêtes » sise à Angré 7ème tranche, dans la commune de Cocody, c'est toute la bonne foi voire le sens même de la campagne de réconciliation nationale, ainsi que la sincérité de la volonté de nos gouvernants actuels de ressouder le tissu social ivoirien mis en compote par la crise postélectorale, qui vont à vau l'eau.

Nous comprenons avec plus d'acuité pourquoi il y a tant de réticence de la part des nos ex-FDS, et des collaborateurs et proches de Laurent Gbagbo en exil, à rentrer au pays, à revenir en terre ivoirienne. Il est désormais clair pour tous (et surtout pour ceux qui en doutaient encore) qu'ils ne pouvaient se fier à la parole du pouvoir en place. Ils ont subodoré le traquenard qui leur était tendu et n'y ont guère mordu.

L'on a encore en mémoire la démarche entreprise au Ghana auprès du Com-théâtre de Laurent Gbagbo, le Colonel-major Konan Boniface, par les émissaires du nouveau locataire du palais présidentiel ivoirien en vue de le rassurer sur sa volonté de le voir revenir en Côte d'Ivoire et participer à son projet de bâtir une nouvelle armée républicaine, en s'appuyant sur de jeunes et valeureux officiers comme lui. Il a même, à l'adresse de tous les ex-FDS en exil, le jeudi 21 juillet 2011, réaffirmé ce désir, à sa récente rencontre avec les chefs de l'Armée, de la Gendarmerie et de la Police, cérémonie au cours de laquelle il a martelé ses vérités aux forces armées nationales. Ses émissaires avaient alors essuyé un refus courtois du marine's ivoirien dont la réponse a été sans équivoque : « Il n'y a aucune urgence pour moi. Je rentrerai au moment opportun ».

Au demeurant, les FRCI n'ont pas encore obtempéré aux ordres de leur chef suprême à cette cérémonie du Palais présidentiel du Plateau. Il avait été on ne peut plus clair : « J'invite les Chefs des commandements de toutes les armes, la Police, la Douane, et les Eaux et forêts à assainir leurs rangs en mettant sans délai un terme aux perquisitions arbitraires, pillages, barrages non autorisés, circulation sur la voie publique en armes sans ordre de mission, rackets, violations et occupations illégales de domiciles, règlements de litiges fonciers, de voisinage et autres exactions de toutes natures contre les populations, les agents du service public, notamment le personnel de santé, les enseignants, contre les opérateurs économiques, les diplomates, les touristes, etc ». Ces dérives se poursuivent bel et bien. Les cas de la guerre inter-FRCI d'Agboville, le samedi 23 juillet, et les bastonnades, pillages et blessures graves survenus dans le village de Nakiahio, dans la Sous-préfecture de Nahio, Département de Saïoua, le dimanche 24 juillet 2011, nous en donnent la preuve irréfutable ! Alassane Ouattara maîtrise-t-il ses hommes ? La question reste posée.

Nous devons également relever les quatre délégations du pouvoir qui ont parcouru la sous-région pour convaincre nos compatriotes en exil de regagner leur pays, sans craindre pour leur vie ou pour leur intégrité physique et morale. C'est en réponse à ces missions assidues de bons offices que le journaliste Hermann Aboa est revenu sur la terre de ses ancêtres. Mal lui en prit ! Nous savons désormais ce que ces démarches « fraternelles » nous ont enfanté de repoussant et de nauséeux.

Or, il nous faut absolument aller à la réconciliation. L'urgence de la reconstruction du pays et du bien-être du peuple éburnéen nous l'impose. Nous ne pouvons nous payer le luxe d'attendre davantage. Jusques à quand Alassane Ouattara jouera-t-il encore « au chat et à la souris » avec son peuple et retardera-t-il le rapprochement et la concorde entre les Ivoiriens, si ce n'est un secret projet de les renvoyer aux calendes grecques ? Nous en sommes encore à nous interroger. Et surtout à nous demander quel est finalement le rôle et le sens de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, si l'exécutif peut ainsi mettre à plat sa meilleure matière première : la sérénité et la confiance de tous les Ivoiriens, quel que soit leur bord politique, leur emploi, leur religion, leur région d'origine et leur ethnie ?

En attendant, les exilés ivoiriens ont, aujourd'hui plus que jamais, de réels motifs de n'accorder aucun crédit aux propos conciliateurs de leur chef d'Etat et de vraies raisons de ne pas revenir sur la terre de leurs pères. Il en faudra désormais bien plus pour les rassurer et les résoudre à s'y aventurer. Pour réconcilier, il faut plus que des discours. Les croisades justicières, nous ne le dirons jamais assez, sont incompatibles avec la noblesse d'une mission de réconciliation. Alassane Ouattara devra donc choisir : soit une réconciliation vraie qui ressoudera les Ivoiriens et les conduira ensemble à la prospérité, soit une réconciliation traquenard qui les divisera davantage et assombrira irrémédiablement l'avenir de la Côte d'Ivoire. L'Histoire le regarde et le jugera.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 279 du jeudi 28 juillet 2011.

COTE D’IVOIRE: LE REGIME OUATTARA VIENT DE FERMER L’EMPT DE BINGERVILLE. LE DANGER SEMBLE SE PRECISER



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Selon nos sources proches du pouvoir, Alassane Ouattara aurait échappé à un attentat à l’Hotel Président de la capitale ivoirienne. Suite à cet incident l’un des gardes du corp a été tué.


Depuis plusieurs jours, le régime de Alassane Ouattara est en alerte maximale. Les responsables tant politiques que réligieux ne cessent de faire des déclarations contradictoires à travers les journaux qui leur sont proches. Nous avons cherché à savoir davantage sur ce qui se passe. Nous sommes, au moment où nous mettons sous presse, à même de vous dire que la panique du camp Ouattara est fondée.

En effet, les choses ont commencé le mecredi 20 Juillet 2011 lors de la tenue du conseil des ministres à Yamoussoukro. Selon nos sources proches du pouvoir, Alassane Ouattara aurait échappé à un attentat à a l’Hotel le Président de la capitale ivoirienne. Suite à cet incident l’un des gardes du corp a été tué.

Depuis, la fébrilité a gagné tout le régime de Ouattara. Ainsi, quoiqu’il fait croire qu’il « dort bien », Alassane Ouattara et son régime dorment comme des crocodiles, c’est dire avec un oeil ouvert au point qu’ils viennent aujoud’hui même jeudi 28 juillet 2011 de fermer l’EMPT de Bingerville. Car il vient de se produire quelque chose d’étonnant dans cet établissement militaire pour une période indéterminée. En effet, un élève militaire serait rentré en transe. Au cours de sa transe, l’infortuné aurait prédit que des jours sombres attendaient les ivoiriens parce que la guerre va reprendre, cette fois plus meurtrière que jamais.

Est-ce pour juguler cette crise à venir après tant d’humiliation qu’ils ont fait subir tant aux proches de Gbagbo qu’aux élements des ex-fds que Wattao a été envoyé en mission au Ghana? Rien est moins sûr. Une chose est certaine, Wattao tenterait, selon nos sources au Ghana, de prendre contact avec des éléments importants des ex-fds dans la capitale ghanéenne.



Claude Touré


Source: AFRICAN LIBERTY

mardi, 26 juillet 2011

CONSEIL CONSTITUTIONNEL: OUATTARA DEBARQUE YAO N’DRE ET INSTALLE WODIE


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Le Conseil constitutionnel change de tête. Depuis hier, le nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, a pris un décret pour débarquer le professeur Paul Yao N’Dré, président de cette institution depuis 2009. Il l’a remplacé par un autre professeur de Droit, en la personne de Romain Francis Wodié, par ailleurs, président démissionnaire du parti ivoirien des travailleurs (Pit) et allié du Rhdp. Aussi Ouattara a-t-il nommé pour 3 ans, le professeur Boniface Ouraga Obou et Mme Suzanne Joseph Tohé épouse Ebah comme conseiller.

Quand au professeur Hyacinthe Sarassoro Kabogo, de son statut de conseiller de 3 ans, il passe à 6 ans. Avec lui, il y a Guéi François et Emmanuel Kouadio Tanoh qui deviennent des conseillers pour une durée de 6 ans. Sur ces nominations, la loi impose que le président de l’Assemblée nationale désigne un conseiller sur les 3 trois conseillers qui ont une durée de 6 ans et un autre conseiller sur les 3 pour ceux doivent faire 3 ans. Est-ce que Alassane Dramane Ouattara a tenu compte de cette disposition de la loi ? Sûrement non, étant donné qu’il nie l’existence même l’Assemblée nationale.

Un autre décret change également la tête de la Médiature de la République. Ouattara a remercié le doyen Mathieu Ekra, compagnon d’Houphouët-Boigny, pour asseoir N’Golo Fatogoma Coulibaly, fils de M’Bengué, militant du Rdr et président du Conseil général de Korhogo.

Comme à la présidence de la Cour suprême, en plus de Koné Mamadou, militant du Rdr et de l’ex- rébellion armée, qui a remplacé récemment Tia Koné, le chef de l’Etat ivoirien a désigné les présidents des chambres. Il s’agit de Chantal Nanaba Camara, présidente de la Chambre judiciaire, Pierre Claver Kobo à la tête de la Chambre administrative, et la Chambre des comptes sera désormais présidée par Moussa Koné.

Au regard de ces changements opérés en désordre dont le limogeage de Paul Yao N’Dré qui n’est pas allé à terme des 6 années édictées par la loi, à la tête du Conseil constitutionnel, on comprend aisément qu’après avoir juré de respecter la Constitution ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara s’est résolument engagé dans une violation de la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire. Le faisant, Ouattara se comporte exactement comme un dirigeant parvenu au pouvoir suite à un coup d’Etat.

Tout se précise chaque jour même si les Ivoiriens le savent depuis longtemps.

Benjamin Koré

 

Source: NOTRE VOIE

dimanche, 24 juillet 2011

LA COTE D’IVOIRE VA-T-ELLE S’EMBRASER A NOUVEAU: UN EX-FDS LIVRE SES CONFIDENCES


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Soldats du Bataillon Blindé d'Agban

 

A entendre le récit qui nous a était fait des confidences d’un ex-FDS en colère, la question mérite d’être posée.


C’est hier que nous ont été rapportées les confidences d’un ex-FDS encore en service à Abidjan dont les initiales sont D.R.A. Selon ce dernier, la Côte d’ivoire devrait connaître des jours sombres car la menace qui plane sur elle est grande et annonce un embrasement jamais vu, qui conduira à sa libération totale.

C’est un soldat très en colère qui a déclaré que l’humiliation faite au président Gbagbo sera lavée, et cela ne fait aucun doute pour lui, et de renchérir pour dire qu’Alassane Ouattara sait très bien qu’aucun président au monde ne cherche à avoir l’armée à dos.

Mais lui a décidé de nous humilier, il nous doit deux mois de solde et nous nargue en allant acheter un avion plutôt que de nous donner ce qu’il nous doit. Nous sommes des vaillants soldats qui ont combattus pour le président Gbagbo jusqu’à ce qu’il nous demande de nous retirer, n’eut été cela, avant de le prendre à sa résidence nous aurions fait vivre un calvaire aux Français.

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Eléments du 1er Bataillon de Commando Parachutistes d'Akouédo

Nous n’avons pas affaire aux FRCI parce que d’eux à nous ils savent qu’il n’y a pas match comme on dit en Côte d’ivoire. Mais nous avons affaire à ces envahisseurs qui sont venus enlever notre président, le déshabiller et le présenter ainsi à la face du monde.

Je voudrais dire à nouveau que cette humiliation sera lavée et les ingrédients pour y arriver sont déjà en place. Je ne voudrais pas entrer dans les détails, mais que les Ivoiriens sachent que leur libération est pour bientôt, et que leurs vaillants FDS sont prêts pour ce combat de libération.

Après la sortie du prophète Malachie qui annonce la libération de la Côte d’ivoire pour la première semaine du mois d’Août, ces révélations viennent certainement jeter l’émoi au sein des Ivoiriens qui pour la plupart ne voulaient plus revivre ces moments difficiles qu’on a connu, mais comme disent la plupart d’entre eux, si c’est le prix à payer pour retrouver la paix et l’unité, alors que la volonté de Dieu soit faite.


Regis Kouamé


SourceINFO D'ABIDJAN.NET

vendredi, 22 juillet 2011

LE CYNISME DES IVOIRIENS

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J'ai fait un tour au Plateau, le principal quartier des affaires de Côte d'Ivoire pour voir où nous en étions trois mois après le Kidnapping du Président Laurent Gbagbo. Il était 11 heures du matin et j'avais le sentiment de circuler dans une maison hanté. Les rares ivoiriens que je rencontre dans la rue ont le regard généralement perdu et la circulation si dense à pareille heure était réduite à 50 %. Je refuse de penser qu'on a cessé de travailler en Côte d'Ivoire.

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Alors je m'engouffre dans le bureau d'un ami de longue date au ministère de la fonction publique. Je le trouve grelottant et rangeant ses affaires pour rentrer. « Si tu étais venu 5 minutes plus tard, tu ne m'aurais pas trouvé. » Mais, cher ami il est à peine 11h et demi ! « Ah ! J'ai trop duré, il n'y a personne ici, nous sommes même en train de préparer une grève. » Pourquoi !? « On nous doit deux primes. On s'apprêtait à nous verser la première fin mars dernier, quand le régime précédant a été chassé. Ça fait encore trois mois que nous attendons les primes de mars. Nous allons donc bientôt arrêter de travailler. »

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Mais, avec tout ce qui s'est passé, tu ne penses pas qu'il faille laisser un peu de répit au nouveau chef de l'Etat ? « Quel répit ? Tu sais mon frère, ce n'est pas la première fois qu'on assiste à un changement de régime. Je ne me souviens pas que Bédié ait interrompu de verser les primes des fonctionnaires au lendemain de sa prise de pouvoir. Robert Guéi qui a dit avoir trouvé les caisses vides ne s'est même pas donné un délai de carence. Quant au fils de pauvre, Laurent Gbagbo qui a tout le temps traîné la casserole de l'élection calamiteuse, il n'a jamais prétexté les contrecoups de la rébellion pour interrompre les primes, au contraire, il les a même revalorisées partout.

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Alors pourquoi veux-tu que ce soit l'homme des pluies de milliards qui nous impose un tel traitement ? » Je l'ai fermée. J'ai rarement perçu autant de cynisme dans l'attitude des fonctionnaires ivoiriens. Est-ce la rançon de l'arrogance et de la démagogie ? Je m'interroge.

Joseph Marat


Source : Le blog de Joseph Marat

LA FRANCE ET OUATTARA PREPARENT UNE GRANDE FRAUDE ELECTORALE A TRAVERS UNE OPERATION BAPTISEE «CODE D’HONNEUR»


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Lentement mais sûrement avec le soutien de la France, Ouattara est entrain d’asseoir sa dictature. Des manœuvres très obscures sont en cours dans ce sens à la CEI. Les nouvelles qui nous viennent de la « case » électorale si chère à Youssouf Bakayoko, sentent le soufre.


En effet, des commissaires centraux proches du RHDP ayant requis l’anonymat, nous ont approché pour nous faire des révélations de taille. Selon leurs dires, une opération d’envergure baptisée «  Code d’Honneur » pour la partie française ou NLC « Noyer Le Cafri » pour le RDR est en ce moment même en préparation pour être exécutée lors des différents scrutins électoraux à venir ; à savoir les législatives, les municipales et les départementales. Pour ces derniers, la visite du premier français François Fillon était d’une importance capitale pour cette opération.

Ils se disent choqués par ce qui se profile à l’horizon à savoir le retour au parti unique. Pour eux, bien qu’ils soient opposés au président Laurent Gbagbo, au moins sous lui, la démocratie avait tout son sens. Aucun parti politique n’avait le monopole des sièges toutes élections confondues. Mais avec l’opération en cours, le RHDP fera une razzia des sièges de tous les scrutins. De quoi s’agit-il ? Ces commissaires centraux nous ont révélés que Paris veut se « blanchir » de son coup d’Etat sur le président Laurent Gbagbo. Pour ce faire, il faut inévitablement que le parti de son poulain fasse un « tsunami » des sièges aux différents scrutins électoraux futurs. Cela lui permettra (la France) de justifier son coup d’Etat aux yeux du monde comme quoi Alassane Dramane Ouattara est le « vrai candidat du peuple » puisque sa coalition vient de rafler tous les sièges. Ce qui prouvera que le président Laurent Gbagbo lui avait volé sa victoire.

Ordre a été donné à Youssouf Bakayoko et à Y. Choï de tout mettre pour que cette exigence de Paris soit une réalité. Il a été promis à Youssouf Bakayoko, un poste de président à la tête d’une institution en création par Alassane Ouattara.

Quand à Amadou Soumahoro numéro deux de la CEI et récemment nommé secrétaire général intérimaire du RDR par Alassane Dramane Ouattara et Bamba Yacouba, ils seront nommés sauf changement de dernière heure, ambassadeurs ainsi que d’autres commissaires du RHDP au sein de ladite institution. Fillon avait dans sa délégation, le patron d’une entreprise spécialisée dans le traitement informatique de données biométriques. Elle travaillera avec la CEI, l’I NS et la SAGEM. Mais, elle aura une mission spéciale, celle d’insérer frauduleusement les 429.030 personnes que Beugré Mambé avait voulu insérer et qui lui avait coûté son poste ainsi que les 1.033.000 inscrits de la liste litigieuse dite « liste grise ». Il est reproché à la SAGEM d’avoir échoué dans cette initiative.

La composition de la CEI dans sa forme actuelle qui pose problème car coloriée à 96% en « orange » couleur du RHDP, a été soumise au premier français. Selon nos interlocuteurs, cette question a été balayée du revers de la main par François Fillon parce qu’il estime que la composition de la CEI résulte des accords de Marcoussis, et que ces dits accords ne seront caducs qu’après l’organisation de toutes les élections sous Alassane Dramane Ouattara. Voilà pourquoi, le président de la CEI procède depuis un certain temps au remplacement des commissaires de l’opposition par des commissaires RHDP sans être inquiété, pour lui ces derniers sont démissionnaires car ne répondant plus aux convocations de réunion. Pourtant nul n’ignore que ces commissaires de l’opposition sont soit à l’extérieur pour certains soit vivent terrés pour d’autres pour échapper à la furia des sanguinaires comme Morou Ouattara, Sheriff Ousmane, Ousmane Coulibaly et autres.

Nos hôtes du jour se disent tristes de voir le FPI se détourner de ce qui devait être son combat pour des querelles inutiles.

Les nombreux voyages de leur mentor dans la sous-région répondent à un seul souci ; les modalités du convoyage de certains nationaux de ces pays en Côte d’Ivoire en vue de participer aux différents scrutins électoraux. Ces derniers n’auront aucun mal à voter puisque leur carte nationale d’identité et leur carte d’électeur seront déjà confectionnées à partir de la « liste grise » et des 429.030 personnes frauduleuses. Leur seul effort sera de fournir leur photo d’identité.

L’ONUCI, en ce qui la concerne toujours selon nos interlocuteurs, est chargée de l’identification de tous ces étrangers (Noms & prénoms – Pays d’origine – Date d’arrivée -  lieu de déportation en C.I – etc.) et de leur répartition sur le territoire national. Une fois, le vote achevé, elle est chargée de leur retirer leur carte d’identité et d’électeur et ils seront transportés soit dans leur pays d’origine soit ils pourront rester mais avec leur carte d’identité d’origine. L’ONUCI sera épaulée dans sa tâche par certaines organisations humanitaires. Ce bétail électoral servira aussi longtemps que possible. Ce qui signifie un retour direct au parti sans passer par la case de départ.

Nous leur avons fait savoir que c’est cette méthode qui avait prévalu aux élections présidentielles passées. Nos commissaires nous répondu qu’elle ne sait pas passer comme cela se devait ce qui explique toutes ces irrégularités que les observateurs internationaux ont décrié. Pour eux, à ces deux tours des élections, il y a eu vote multiple par manque de votants physiquement présents. Puisqu’à cause de la crise, la population des zones CNO (Centre Nord Ouest) ayant considérablement diminué, il fallait des votants or les électeurs étrangers n’ont pas répondu massivement. C’est ce qui explique ces scores soviétiques dus aux votes multiples puisque ces illettrés de rebelles ne sachant pas faire la différence entre nombre d’inscrits et suffrages exprimés.

Mais, cette fois étant donné que le monde entier aura les yeux rivés sur ces élections pour savoir qui de Laurent Gbagbo et de Alassane Dramane Ouattara a la majorité, alors il faudra éviter les erreurs du passé. D’où la nécessité de la présence de ces étrangers le jour J dans les bureaux de vote. Toujours selon leurs explications, en marge du sommet de Malabo (Sommet de l’UA du 30 juin au 1er juillet en Guinée Equatoriale), des émissaires des présidents de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali, du Togo, du Bénin du Sénégal, du Libéria et même du Gabon se sont rencontrés pour peaufiner la stratégie. Chaque pays devra fournir en ce qui le concerne un nombre exact de ces nationaux ayant le profil requis (ne pas être trop marqué des traits sociologiques de son pays) pour l’opération. Le ministre ivoirien de l’Intégration Africaine Adama Bictogo et son homologue burkinabé des Affaires Etrangères Djibril Bassolé٭ sont les chevilles ouvrières de cette opération.

Le ministre burkinabé aura une visite de travail d’ici peu dans la capitale ivoirienne où il s’entretiendra avec nos autorités, l’ONUCI, et certaines organisations coptées pour ce plan funeste et macabre.

A la question de savoir, quelle était la source de leur motivation en dénonçant ce plan aujourd’hui, nos chargés des élections, nous ont dit être pris de remords. Alors, ils fallaient qu’ils libèrent leur conscience de ce fardeau. Et, comme eux, il y en a plusieurs au sein de leur institution et au sein de leur parti.

Avant de nous laisser, nos amis d’un jour, nous ont laissé entendre que le chef de l’Etat n’a pas l’intention de désarmer « ses guerriers mystiques » de sitôt. Il compte faire régner l’ordre par la terreur au fin d’empêcher les militants de l’opposition d’exercer librement leur devoir civique et aussi tuer toutes velléités de soulèvement populaire. Ses ministres et collègues dans la loge, Soro Guillaume et Hamed Bakayoko sont entrain de tailler notre armée sur mesure avec leurs frères du Nord et des mercenaires. Ils procèdent en ce moment même à la répartition dans tous les grands commandements de l’armée et de la police, des soldats burkinabés dit radiés mais qui en fait ne le sont pas. Ils sont dans notre armée et payés par l’Etat ivoirien. Ils disent qu’ils se sentiront soulagés lorsque leur révélation paraîtra dans les journaux pour être sus des ivoiriens et du monde entier.



Charles Tiekpo

tiekpocharles@yahoo.fr


٭ Initiateur de Soro Guilaume, Adama Bictogo, Sidiki Konaté, Hamed Bakayoko, Ahoussi Jeannot, Patrick Achi, Alain Lobognon, Anne Ouloto etc. et tous les chefs de guerre à la franc-maçonnerie.


Source: KOACI.COM

mercredi, 20 juillet 2011

3 MOIS APRES LE RENVERSEMENT DE GBAGBO: CHERIF, WATTAO, ZAKARIA, FOFIE INTERDITS CHEZ OUATTARA


3 mois après le renversement de Gbagbo: Chérif, Wattao, Zakaria, Fofié… interdits chez Ouattara

 

Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l'ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s'agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l'absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd'hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara.

Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l'ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d'une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l'éloignement » des chefs de guerre de l'ex-rébellion d'Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude». Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l'homme qui ont émaillé la crise post-électorale.

De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d'ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l'Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l'écart Chérif, Wattao et les autres.

Didier Depry in Notre Voie


Source : LA DEPECHE D'ABIDJAN

lundi, 18 juillet 2011

LE TOUT DERNIER KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE


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Je n'y mets personnellement pas le coeur mais pour satisfaire la curiosité et le besoin d'information de mes milliers de lecteurs, je poste ici "le dernier Malachie Koné" pour permettre à chacun d'apprécier et d'en juger. Bien à tous! Fernand Dindé.


Nouvelle lettre ouverte du Pasteur Koné Malachie aux Ivoiriens.

Nous avons reçu à notre rédaction une nouvelle prophétie du sieur Koné Malachie que nous avons décidé de partager avec vous. Veuillez noter que Cameroonvoice ne partage pas forcément les éléments de la réflexion ci-dessous mais accepte par choix éditorial de les mettre à votre disposition afin que chacun puisse y apporter son jugement. Maintenant, lisez cette prophétie et jugez-en par vous-mêmes.... Bonne lecture. Sévérin Toche.


La date précise de la guerre des 6 jours et de celle de l'intervention divine spectaculaire, mettant ainsi fin totalement à notre crise. Que toutes les bonnes volontés usent de leurs relations ou de leur influence, pour que ce message passe dans tous les journaux de la place.

Très chers frères et sœurs, ivoiriens et ivoiriennes

Fasse Dieu, Celui que je sers de tout mon cœur, que vous soyez soutenus dans toutes ces épreuves difficiles, auxquelles nous sommes tous confrontés, depuis un certain temps.

Je vous avais promis que j'entrerais en présence du Seigneur, pour en ressortir très certainement avec des nouvelles fraîches du Ciel, concernant la fin exacte de cette crise, qui n'aura que trop duré. Eh bien, gloire soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur, qui m'a fait la pure grâce de pénétrer dans "le secret des dieux." Ecoutez donc à présent, les paroles du Seigneur :

"Moi le Seigneur, J'éprouverai très durement cette nation, et de fond en comble, j'y remuerai tous les hommes en treillis, sens dessus-dessous. Je ferai passer sur ce pays, un grand vent de destruction et j'y anéantirai tous ses exterminateurs. Moi l'Eternel, j'ai fait passer en revue mon armée qui doit combattre et qui est déjà positionnée sur le terrain; elle sera d'un œil sans pitié."

J'entendis alors une autre voix, comme du milieu de la forêt, et qui disait : "Cachez ici, tous les vrais serviteurs de l'Eternel et tous ses enfants qui se reconnaissent vraiment de lui, jusqu'à ce que la colère divine soit totalement épuisée sur ces fils de la rébellion". Puis j'entendis encore une autre voix, mais cette fois, comme du milieu d'un océan, et qui proclamait une sorte de verdict individuel.

A monsieur Alassane Dramane Ouattara

"Je mettrai ma boucle à ta mâchoire et mon mors sur ton canal buccal. Je t'entraînerai sur des chemins inconnus et je te ferai passer à l'oubliette, jusqu'à ce que tu disparaisses dans le mystère."

A monsieur Abdoulaye Wade

"Je te conduirai sur des voies ridicules et je te livrerai à un sarcasme public. Je t'abandonnerai sur un espace plein de ténèbres, où tu ne pourras plus jamais distinguer ta droite de ta gauche."

A monsieur Blaise Compaoré

"Je te ferai connaitre une autre dimension de désert, et j'enfouirai ton nez dans du sable mouvant. Je te précipiterai dans un lieu secret, et là, je te soumettrai à une corvée, tellement rude, que tu ne pourras même plus faire la différence entre la nuit et le jour."

A monsieur Sarkozy

"Toi, j'effacerai ton nom de dessous les cieux et je te transformerai en un souvenir très amer, pour chaque citoyen de ta nation. Je déverserai sur toi une odeur de pourriture et je te rendrai semblable au néant, dès maintenant et à jamais."

A tous les rebelles convertis en FRCI

"J'avais dit qu'avec un peu de patience, le rebelle abandonnerait peut-être sa mauvaise vie et se convertirait à moi de tout son cœur. Je pardonnerais alors ses péchés et je ne me souviendrais plus jamais de l'ensemble de ses iniquités. Mais le rebelle n'est point revenu à moi et l'homme d'iniquité n'a point abandonné ses mauvaises habitudes. Il n'a point recherché mes faveurs et ne s'est même pas soucié de se réconcilier avec son Créateur. Maintenant, j'en appellerai à toute ma fureur, et je ferai allusion à toute ma sainte colère. J'épuiserai sur ces méchants, toute l'ardeur de ma vengeance et toute l'énergie de mon courroux. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul."

A la Côte d'Ivoire toute entière

"Ton bonheur est près de naître, mais il te faudra encore assez de force pour l'accouchement. Tu seras encore éprouvée comme par les douleurs de l'enfantement, mais après ces choses, je te glorifierai pour toujours et à jamais."

A monsieur "point, point, point"

Une voix crie dans le désert: "Le temps de ta servitude est fini et la période de ta corvée, totalement achevée. Maintenant, lève les yeux autour et regarde, comment je traiterai rudement tous tes adversaires."

Très chers frères et sœurs, ivoiriens et ivoiriennes,

Je vous donne à présent, la période précise des 6 jours de guerre et la date exacte de l'intervention divine spectaculaire, depuis longtemps annoncée. Sachez donc, que tout cela débutera pendant les vacances, dans la première semaine du mois d'Août, entre le premier jour et le deuxième (Lundi 1er ou Mardi 2), et s'achèvera à la fin de la même semaine (Samedi 6 ou Dimanche 7).

Que donc tous ceux qui adorent le Seul Vrai Dieu se mettent maintenant en prière pour une protection spéciale et divine, car la catastrophe sera rude, difficile et très pénible pendant les six jours, pour tous ceux qui ne sont pas en Christ Jésus.

Comme je l'avais d'ailleurs déjà annoncé dans une lettre précédente, adressée à monsieur Sarkozy le président français, nous vivrons 6 jours de véritable enfer, mais le 7ème jour à minuit, l'Eternel Dieu inversera la tendance, sans l'effort d'aucune main humaine. Et puisque tous ces ennemis de la Côte d'Ivoire tiennent tant à savoir réellement qui est vraiment cet Eternel des armées, et de quoi peut-il être réellement capable, alors, ils le verront. Ils le verront:

  • LUI, le RESSUSCITÉ GLORIEUX aux siècles des siècles,
  • LUI, L'INCONTESTABLE JÉSUS depuis l'aube des temps,
  • LUI, le DIEU DES CHRÉTIENS de génération en génération.

OUI, ils le verront, ils le verront dans toute sa réalité, et ils ne se remettront plus jamais de la frayeur que leur causera la personne du PLUS PUISSANT DES SIÈCLES.

Informez les différents responsables des communes d'Abobo, de Yopougon, de Koumassi, et surtout de celle du Plateau, de beaucoup prier, afin que quelque chose au moins reste de leurs communes respectives, après ces différents mouvements.

Que les habitants de Daloa, de Gagnoa, de Lakota, de Divo, de Tiassalé, de Dabou et ceux de Bassam, implorent l'Eternel pour sa grâce et pour ses compassions envers eux.


Nota bene

J'ai appris à Grand-Lahou par mes voisins, alors que je revenais de San-Pedro, d'une mission classée top-secret, qu'un journal de la place, aurait titré à sa Une, une soi-disant repentance de ma part, avec des paroles de regrets, attribuées à ma personne.

Frères, ne vous laissez pas berner. Personne n'est jamais venu me voir à Grand-Lahou, encore moins, jusqu'au lieu où je me trouve. Et sachez-le très bien, je ne me repentirai jamais de la vérité. Même s'il faille que je périsse pour la cause du Seigneur, alors, je périrai.

Votre jeune frère, le Pasteur Malachie, l'esclave de Jésus et le défenseur des droits divins.


Source: CAMEROON VOICE

COTE D'IVOIRE: QUAND MONTENT DE LA TERRE DES BRUITS QUI EMPECHENT LA PAROLE DE DIEU D’ETRE ENTENDUE

 

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Par Naomie le 13 Juillet 2011.

 

Esaie 50/4 et 5 – Le Seigneur m'a donné une langue exercée pour que je sache soutenir par la parole celui (celle) qui est abattu (e); Il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.

 

Depuis quelques jours, il m'arrive des messages dans ma boite e-mails qui me font comprendre ce qui est en train de se passer; la voix assourdissante qui monte de la terre et qui voudrait faire taire la voix prophétique vraie. Ce qui est « inquiétant » en cela, c'est que chacun y va de sa parole, de son message, de sa vérité, et tous de dire : j'ai eu un songe, une révélation, une prophétie, et tous ces songes, ces révélations, ces prophéties se contredisent les uns les autres et égarent le peuple de Dieu qui ne sait plus très bien ou donner de la tête, perdu dans le dédale mensonger qui n'est qu'agitateur et qui « promène » ainsi ceux et celles qui lisent, entendent, écoutent ces « demies vérités ou ces pleins mensonges ».  Ce matin, alors que je venais de répondre et de redresser le message « tordu » qui m'était adressé, alors que ma pensée devant cette pagaille avait du mal à contenir sa colère, je lus ce texte qu'écrivait D.Wilkerson en Mai 1931. Ceci fut un rafraîchissement pour mon âme qui commençait à « chauffer rouge » devant ce flot déferlant comme autant de lapins blancs du chapeau d'un illusionniste. Ce Dimanche 9 Juillet au matin, ce sont ces deux mots que l'Esprit saint m'a confié : incohérence et incontinence. C'est bien là tout ce qui est balancé à la vue de tous, de façon incohérente (dispersion des messages qui rendent la pensée de Dieu incohérente (si cela est de Dieu) et de façon incontinente (comme du sable qui coule entre les doigts et que l'on ne peut pas retenir) Satan sait que le peuple de Dieu est comme au désert, qu'il réclame l'eau du rocher afin de s'abreuver, et la manne afin de se restaurer; mais on ne lui donne que de l'alimentation sous cellophane, insipide et desséchée, semblable à celle qui se trouve sur les étalages des grandes surfaces et pour laquelle la datte de péremption est dépassée, laissant  l'aliment non seulement rancie, mais dangereuse, parce que les bactéries se développent dedans.  Que nous dit ce message? Je vous le laisse ci-dessous, puis ensuite, je transmettrais ce que le Saint Esprit m'a « laissé » afin de le donner et par la lumière de l'Esprit saint, vous serez à même de faire la différence entre la nourriture fade qui provient de l'homme, et l'eau vivifiante qui vient de Dieu; même si au premier abord, cette eau peut avoir un goût étrange, celui de la vérité.  En effet, dans notre société, nous avons pour habitude de consommer des produits industriels, et nous perdons le goût vrai de la nourriture vraie, des aliments sortant tout droit du potager divin; nous avons des difficultés à reconnaître le « bio » de l'industriel, et notre goût est édulcoré, tout comme ce que nous prenons pour repas. Il est temps de revenir à la source, et de nous alimenter là ou ne règne que « l'artisanal » divin qui, au désert, pu nourrir un peuple entier avec « la manne » inconnue de tous.


Shalom à vous tous! Naomie.

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vendredi, 15 juillet 2011

MOSAIQUE DE VISIONS ET DE SONGES INQUIETANTS SUR LA COTE D’IVOIRE (2)


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Avant toutes choses, j’aimerais faire une recommandation capitale à tous mes lecteurs et particulièrement à tous les amis, Ivoiriens ou non, qui accordent le plus grand intérêt à notre "mosaïque" : Je souhaiterais que nous ne nous lancions pas, après la lecture de ces visions et songes, dans un fétichisme des dates et des personnes (notamment en ce qui concerne le Président Gbagbo) qui pourrait nous conduire à des déconvenues pires que celles connues avec les révélations du Prophète Koné Mamadou Malachie. N’en faisons pas notre livre de chevet ! Il est important d’avoir toujours présent à l’esprit que ces révélations ont été reçues par des personnes humaines, faibles et faillibles, qui peuvent se tromper de toute bonne foi ou avoir été influencées de quelque façon que ce soit par leurs émotions ou la pression de leurs activités (comme nous l’enseigne la Bible). Cette mosaïque ne peut donc, en aucun cas et de ce point de vue, tenir lieu d’Evangile. Ces personnes peuvent aussi avoir reçu ces révélations de DIEU, auquel cas elles s’accompliront inexorablement (du moins uniquement pour celles qu’il a inspirées).

A l’opposé, il serait tout aussi périlleux d’afficher un mépris suffisant, de balayer du revers de la main ces révélations et de se retrouver, un matin, nez à nez avec des situations totalement inédites, imprévues et auxquelles nous ne nous serions pas spirituellement, moralement et mentalement préparés. La déconvenue pourrait alors être bien pire !

La posture la plus souhaitable pour tous, serait donc une disposition permanente à la repentance personnelle et à la prière d’intercession, pour que DIEU tourne vers lui le cœur de chaque ivoirien et abrège ces jours, si tant est que nous devons les traverser. Cette deuxième publication sera la dernière de la série. Pour tous nouveaux ajouts donc, le faire en commentaire sur ce post. Merci. Que DIEU vous bénisse ! Bonne lecture.

 

Kouamé (Côte d’Ivoire)

« 1- Le 13 avril 2011, le Seigneur me fait voir en songe un déluge. L’eau a la hauteur d'un poteau électrique ! Plusieurs personnes à l'intérieur de cette eau déchaînée, emportées. Dès le lendemain, je rencontre un ami de mon petit-beau (petit frère à mon épouse) et cet ami de nous relater ce que sa femme venait de faire comme songe. Je n'avais pas encore relaté ce que j'avais vu la veille. Il nous explique que dans le songe de sa femme, il avait plu pendant plusieurs jours sur la Côte d’Ivoire et l'eau avait totalement couvert le pays. C'est alors que je leur explique le mien. Il va y avoir un nettoyage dans le pays et nous devons rester fermement dans la prière.

2- Le 27 avril 2011, le Seigneur me fait revoir le songe du déluge, mais c'était terrible, l'eau avait tout dévasté sur son passage. Et à la fin du songe, je vois le Président Laurent Gbagbo sur une haute estrade en train de faire un discours. Ainsi prend fin ce songe ».

Maureen (Côte d’Ivoire)

« Mon amie Nina m'a recommandé ce blog. Je souhaite vous faire part aussi d'un songe que j'ai eu, un mois avant l'arrestation du Président Laurent Gbagbo : « J'ai vu le Président Gbagbo assis dans un fauteuil, tout seul, il portait une chemise en pagne de couleur dominante bleue. Il était dans une semi obscurité. Il était tout seul, personne à ses côtés, pas même son épouse. Soudain, je vis entrer une personne d'un âge respectable qui s'est approché de lui et lui parlait à l'oreille. J’ai pu entendre ce qu'il lui disait: « Repens-toi, repens-toi sincèrement et tu verras la gloire de Dieu ». Le Président Gbagbo avait les yeux fermés et hochait la tête. Cela a duré un moment. Puis le Président a obéi au vieillard et a fait une repentance sincère.
Après s'être repenti à genoux, il s'est levé et s'est approché d'un balcon. Dehors, il y avait une foule immense habillée en T-shirt blanc, dans la liesse, qui l'ovationnait ».

Mélanie (Côte d’Ivoire)

« Dans les jours qui ont suivi le renversement du Président Gbagbo, j’ai fait une série de songes terrifiants sur la Côte d’Ivoire dont j’ose à peine parler, tant ils m’inspirent de la frayeur. J’ai demandé à DIEU d’éloigner ces choses de moi, mais elles s’imposaient constamment à mon esprit, chaque fois que j’entrais en prière. C’est au point où j’avais commencé à redouter mes propres moments d’intimité avec le SEIGNEUR, craignant de recevoir de DIEU l’ordre d’aller avertir les Ivoiriens ou de recevoir un message à aller leur porter. Pour ce qui concerne ce que j’ai reçu, j’ai vu de façon récurrente (sur plusieurs jours) une violente guerre qui a éclaté en Côte d’Ivoire. Dans la vision, c’était l’affolement général. Les gens couraient dans tous les sens et ça tirait de partout. Il y avait de terribles bombardements aériens. On ne savait où se mettre. Les populations cherchaient à sortir des villes, au péril de leur vie, pour aller se réfugier dans les villages car les combats faisaient rage. Mais peine perdue. Au bout d’un moment dont je ne peux évaluer la durée, les tirs et les clameurs ont fait place à une accalmie. Les Ivoiriens ont commencé, enfin, à sortir de leurs maisons, après la grande angoisse. Dehors, c’était le chaos mais avec le soulagement et la joie d’être enfin libres. Puis, j’ai vu un avion qui ramenait chez elles les troupes étrangères en Côte d’Ivoire. Leur nombre ne dépassait pas 50 soldats ! J’en étais totalement ahurie. Tous leurs armements avaient été détruits. C’était effroyable ! ».

Mlle Kouadio (Côte d’Ivoire)

« En songe, j’étais dans un maquis (restaurant-bar) où j’ai vu un homme s’exclamer : « Vraiment ce monsieur-là, c’est un dur ! Il est revenu au pouvoir encore !? ». Il parlait du Président Laurent Gbagbo. C’était un militant d’un parti adverse. Je lui ai demandé, après que son information eut suscité le plus grand étonnement chez moi : « Mais si Gbagbo est revenu, où sont les autres alors ? ». Il m’a répondu : « Ils sont dans la nature ». C’est ainsi que je suis revenue à moi ».

Betty (Côte d’Ivoire)

« Joël 2 :28 : Version Louis Segond (1910) : « Après cela, je répandrai de mon esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions ».
La parole de Dieu est-elle en train de s’accomplir en Côte d’Ivoire ? Tout porte à le croire.

Dans un village de Bingerville, ma grande tante, doyenne d'âge, a fait un songe tellement effrayant qu'elle s'est empressée de le partager avec nous: Elle a vu le Chef de l’Etat actuel (ADO) pénétrer sa cour et venir vers elle avec un bébé fraîchement né, couvert de son sang, qui pleurait fort. Elle était surprise de le voir dans sa cour. Il était seul et tenait l'enfant péniblement. Il était à la fois fatigué et soucieux. Il s'est approché d'elle et lui a dit ceci: « Tiens cet enfant, il me brûle les mains, je ne peux le garder. Je ne sais quoi en faire, prends-le, je t'en supplie, allaite-le ».

Mais la doyenne d'âge a refusé et a dit: « Sors de ma cour, je ne veux pas de ce bébé, toi même occupes t'en, moi je n'en ai pas la force, je suis vieille et je ne peux plus allaiter. Sors, vas t'en! Comment as-tu pu avoir ce bébé ?
», lui a-t-elle demandé. « Sors de ma cour, je ne veux pas et ne peux pas m'en occuper... ».
Effrayée par ce rêve étrange, elle l'a raconté à une réunion de famille ».

Grashoumy (Diaspora)

« Bonjour, Monsieur Dindé ! Je viens de parcourir votre blog que j'ai connu par l'intermédiaire de mon oncle. Je souhaite, moi aussi, intervenir dans votre rubrique « Songes et Visions » sur la situation du pays.

Actuellement, je suis une déplacée de cette guerre, et donc, je suis à l'étranger.

Ce que je vais vous expliquer s'est passé à Abidjan avant l'enlèvement du Président Laurent Gbagbo.

Une nuit, en songe, j'ai vu qu'il y avait beaucoup de mouvements dans le pays et des hommes en armes qui murmuraient des choses que je ne distinguais pas, mais qui déjà, dans mon songe, m'effrayaient vraiment. J’ai vu qu'il y aurait des combats FDS contre rebelles sur le Boulevard des Martyrs, juste après le commissariat d'Angré. Après cela, j'ai vu des hommes armés qui venaient d'Abobo et qui, armes en main, entraient dans les maisons et volaient tout. J'ai vu certains guidés par des jeunes du quartier, avec qui on était tous les jours, et qui indiquaient notre maison. Et ces gens armés voulaient entrer chez nous, mais je me suis réveillée. Effrayée, dès mon réveil, j'en ai parlé à la maisonnée mais je pense qu’ils ne m’ont pas prise au sérieux.

Quelques jours après celui-ci, vu que j'avais décidé de prier, j'ai fait un autre songe, dans lequel cette fois-ci, je voyais plein de corps joncher les routes et des tirs qui continuaient à retentir. Ma famille et moi étions cachés et on priait du mieux qu'on pouvait. Tout d’un coup, il n’y avait plus de bruits, et on a entendu une voix qui criait dehors : « Sortez, sortez ! Le pays est libéré ! Sortez, sortez ! » Et après cela, on entendait des bruits de pick-up (véhicules 4x4) qui passaient sur la grande route, à vive allure. C’est-à-dire sur le Boulevard des Martyrs à Angré. On a fini par sortir de notre cachette et on a allumé la télé : c’était la RTI. Et j’ai vu le Président Laurent Gbagbo, faible et avec un pansement à l'épaule, qui disait : « Frères et sœurs, c’est fini, le pays est libéré, je suis vivant ». Notre joie était immense. On est tous sortis parce qu'on entendait aussi des cris et de la clameur dehors. On a alors vu des mamans vêtus de pagne, et souvent torses nus, qui marchaient en grand nombre ; elles disaient qu'elles allaient au Palais présidentiel voir le président. Vraiment, c'était la joie, une joie vraiment immense !

Je peux vous dire, aujourd'hui, que ce que j'ai vu s'est vraiment produit! Les hommes armés (les rebelles) sont venus par Abobo et ont vraiment pillé mon quartier, y compris notre maison. Les combats aussi ont bel et bien eu lieu sur le Boulevard des Martyrs, entre les rebelles et les FDS, pendant quelques jours, et dans toute la zone aussi! DIEU merci, dans notre quartier, il n'y a pas eu de morts lors des vols commis.

Mais, ce qui m'interpelle le plus, c'est que voilà maintenant presque 10 jours, je fais de nouveaux songes sur la « guerre » en Côte d'Ivoire. J'entends de vrais bruits de bottes, et ici où je suis, j'en ai parlé afin qu'on puisse vraiment prier pour notre pays.

Mille merci, parce que lire d'autres songes m'a permis de savoir que je ne suis pas la seule à voir plein de choses. Restons donc unis dans la prière. DIEU est puissant ! ».

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 14 juillet 2011

FRANÇOIS FILLON A ABIDJAN AUJOURD’HUI: LA FRANCE VIENT VISITER SA «SOUS-PREFECTURE»


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Trois mois après avoir renversé le Président Laurent Gbagbo par les armes, la France s’engage visiblement dans une sorte de « visite de popote » auprès d’Alassane Dramane Ouattara, nouveau chef d’Etat ivoirien qu’elle a adoubé mais qui peine à faire face à une crise multidimensionnelle qui sévit en Cote d’Ivoire depuis le 11 avril dernier. Une crise sans précédent à la fois politique, économique, sociale et religieuse. La France visite dès aujourd’hui, 14 juillet, à travers son Premier ministre, François Fillon, sa « sous-préfecture », la Côte d’Ivoire.

M. Fillon ne vient pas seul. Il est accompagné d’une vingtaine de chefs d’entreprise français qui viennent reprendre pied dans le pays. Comme pour dire clairement que les velléités d’indépendance économique et de diversification des partenaires engagées sous la présidence Laurent Gbagbo ne sont qu’un « mauvais souvenir » pour la France et son option économique dans son « pré-carré » bâtie autour du monopole.

Triomphaliste, la France reprend sa « sous-préfecture » et réactive ses pratiques Françafricaines. A preuve, François Fillon annoncera, a-t-on appris, lors de sa visite à Abidjan, un crédit de la France à la Côte d’Ivoire d’une valeur globale de 20 millions d’euros (soit environ 13 milliards de fcfa). Ce crédit sera déboursé par l’agence française de développement (Afd). Sur ces 20 millions d’euros, 10 millions d’euros reviendront aux entreprises françaises ayant connu des sinistres en Côte d’Ivoire lors des événements douloureux de novembre 2004. Les 10 autres millions d’euros seront affectés, soutient une source proche du dossier, aux entreprises ivoiriennes et étrangères notamment libanaises également sinistrées. Evidemment, les 20 millions d’euros constituent une dette que la Côte d’Ivoire devra rembourser.

Si les entreprises françaises ont été dédommagées, les victimes ivoiriennes (morts et blessés) des barbaries de la force française Licorne en 2004 ont été ignorées. Par Sarkozy, Fillon et Ouattara.


D.D

Source: NOTRE VOIE

mercredi, 13 juillet 2011

ALASSANE OUATTARA A-T-IL DES CONSEILLERS ?

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Depuis 3 mois qu’il gouverne la Côte d’Ivoire, le nouveau chef d’Etat ivoirien a multiplié erreurs, mesures impopulaires et décisions inappropriées. Au point où l’on se trouve totalement fondé à se convaincre que soit le nouveau locataire du Palais présidentiel est mal entouré, soit il ne l’est pas du tout.

S’il ne l’est pas du tout, il y a deux cas (pour parler comme l’humoriste ivoirien) : soit ses conseillers l’ont fui parce qu’ils n’écoute personne, soit il n’en veut pas, ce qui serait fort dommageable pour la Côte d’Ivoire.

S’il est mal entouré, là aussi, il y a deux cas : soit ceux qui l’entourent sont vraiment de piètres conseillers, mais de toute bonne foi, soit ils lui donnent sciemment de mauvais conseils pour le conduire inéluctablement à sa perte, auquel cas il faudrait sauver le soldat Alassane Ouattara.

Les Saintes Ecritures, dans le livre de la sagesse, en Proverbes 11 : 14, nous instruisent divinement sur la façon la plus sûre de gouverner un peuple et d’en asseoir l’unité : « Le salut est dans le grand nombre des conseillers ». Oui, avoir des conseillers, de bons conseillers, en nombre suffisant, et leur prêter une oreille attentive, est une source de salut aussi bien pour le peuple que pour son chef. Mais à l’opposé, dans la première partie du texte référencé, le Créateur, celui qui donne et qui retire à qui il veut l’autorité dont il est seul l’émanation, nous fait dire par la voix de Salomon, le roi le plus sage de l’histoire des hommes : « Quand la prudence fait défaut, le peuple tombe » ! Oui, sans circonspection, sans écoute attentive et patiente, le peuple est voué à la ruine, et son chef avec.

Ainsi, les conseillers du Chef de l’Etat devraient pouvoir lui dire que :

1- Quand on a désespérément besoin de ressources, on n’offre pas gracieusement l’électricité nationale à des pays amis, on ne laisse pas les recettes douanières entre les mains de Com-zones (qui n’ont honnêtement plus de raison d’être) et d’une régie parallèle au Nord ;

2- Quand on veut réconcilier les Ivoiriens, on ne retient pas captif, en résidence surveillée, sans aucun décret de notification et d’assignation, un homme politique de la trempe de Laurent Gbagbo, leader de la moitié au moins des Ivoiriens ;

3- Quand on veut consolider la paix et la quiétude sociale, on n’entretient pas la grogne parmi les militaires, gendarmes et policiers en leur coupant des accessoires de salaires devenus des acquis sociaux, en projetant revoir à la baisse leurs baux à loyer et en les payant main à main et au-delà du 10 du mois, au gré de recettes improbables, eux qui ont été habitués depuis toujours à percevoir leurs émoluments dès le 22 du mois (bien avant tous). Il faudrait constamment avoir à l’esprit qu’ils ont des familles à nourrir, des factures à régler (notamment CIE et SODECI, curieusement de plus en plus élevées) et les créances de leurs banques à honorer, qui ne peuvent attendre (on avait justement reproché au Président Gbagbo de leur avoir fait accuser des retards significatifs ; on ne peut donc s’y mettre soi-même) ;

4- Quand on veut convaincre de rentrer chez eux les exilés ivoiriens qui ont fui la Côte d’Ivoire par dizaines de milliers pour se mettre à l’abri des exactions des FRCI, et qui continuent de sortir du pays par centaines, selon le HCR (chaque jour, pas moins de 250 nouveaux arrivants sont enregistrés au camp de transit des réfugiés d’Elubo, au Ghana), on ne les contraint pas par la même occasion à l’exil par une chasse à l’homme continuelle des pro-Gbagbo. En effet, les partisans et proches de Monsieur Laurent Gbagbo continuent d’être mis aux arrêts et conduits dans les prisons du Nord. Ce week-end du 9 au 10 juillet 2011, le Premier ministre Aké N’Gbo et 13 autres personnalités du précédent régime ont ainsi été transférés de l’Hôtel La Pergola à la prison de Boundiali, où ils sont incarcérés avec deux grands malades, sans véritable assistance médiale, dans des conditions à la limite du tolérable. Notre constitution est on ne peut plus explicite sur la question : « Aucun ivoirien ne peut être contraint à l’exil ». Vous y dérogez, Monsieur le Chef de l’Etat, par vos actions ;

5- Quand on veut se réconcilier avec ses adversaires politiques, au nom de la paix et pour détendre le climat sociologique ivoirien tendu, on ne les envoie pas tous en prison, avec en prime des sévices corporels et des actes d’humiliation comme ceux qu’il nous a été donné de découvrir avec consternation sur des vidéos qui ont littéralement envahi Internet. Avec qui donc projetez-vous de vous réconcilier, Monsieur le Chef de l’Etat ? ;

6- Quand on veut éteindre durablement des velléités d’embrasement militaire (qui enflent chaque jour de l’autre côté des frontières), on ne règle pas des comptes en lançant à tout-va des mandats d’arrêt internationaux contre des leaders de la partie adverse en exil. Surtout quand il a, lui-même, été victime de cette mesure et qu’on sait dans quel désordre elle a conduit la Côte d’Ivoire, dans la suite du temps ;

7- On ne gouverne durablement qu’avec la sagesse, la bonté, la magnanimité et la justice (équité et égalité), pas avec le sentiment et le désir de vengeance qui demeurent de bien mauvais conseillers et au-dessus desquels il devrait pouvoir s’élever.

Nous osons espérer que le Chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, qui a envers le peuple ivoirien un devoir de cohésion, d’unité et de réconciliation, ne fera pas table rase de ces quelques observations lucides que l’amour immodéré d’un Ivoirien pour son pays l’autorise à lui faire.

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In Le Nouveau Courrier N° 266 du mercredi 13 juillet 2011

FPI: LE REFUS DE L’OPPOSITION

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Un autre son de cloche pour équilibrer le débat houleux, né de la décision du président Mamadou Koulibaly de démissionner du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de créer son propre parti, Liberté et Démocratie pour la République (LIDER).


Une contribution de Fabien D’Almeida

Le sociologue Alfred Sauvy écrivait en 1978 dans La tragédie du pouvoir que « la démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser ».

Ce principe démocratique explique le nécessaire antagonisme entre pouvoir et opposition politique; il attribue à l’opposition une place bien distincte de celle tellement méprisée sous nos tropiques, qu’elle est devenue le souffre-douleur de ceux qui tiennent, le temps d’un quinquennat, les rennes du pouvoir.

En Côte d’Ivoire, le paysage politique redessiné depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo a plongé le Front Populaire Ivoirien (FPI) dans une posture d’opposant qu’il n’avait pas envisagé et qu’il refuse toujours d’accepter. La manifestation de ce désenchantement est visible à travers la recherche effrénée d’un “coupable”, d’une personne à qui l’on pourrait attribuer, en dehors du couple Ouattara-Sarkozy, la responsabilité des déboires actuels du régime déchu.

Et puisqu’il s’offre en pâture, l’énigmatique Mamadou Koulibaly fera l’affaire! Le Président de l’Assemblée Nationale, depuis qu’il a affiché ses positions pour le moins controversées sur les raisons de la chute du régime Gbagbo, ne voit passé un seul jour sans qu’il ait droit à cette hystérie passionnelle de nombre de sympathisants “éclairés” du FPI, qui se lancent dans les supputations fébriles et ethnicistes d’un militantisme de tranchée dont l’efficacité reste d’ailleurs à démontrer.

Pendant ce temps, les vrais enjeux demeurent: quelle opposition au Rassemblement des Houphouétistes (RHDP) le FPI compte-t-il mettre en place? Quelles réflexions critiques les sympathisants du FPI se proposent-ils de mener, afin de finalement entamer leur rôle d’opposants dans la nouvelle arène politique nationale? Ces questions ne trouvent aucune réponse au temps T. En lieu et place, on s’abreuve d’accusations, de condamnations et de rumeurs, dont la plus récente annonce, et ce, pour la énième fois depuis 2007, le départ de Mamadou Koulibaly du FPI.

Et alors? Si Mamadou Koulibaly s’en va, et alors? Si même Mamadou Koulibaly est passé, en un temps record, du stade de faucon du FPI, adulé pour sa droiture et son courage, à celui de pauvre traître vomis par la base, et alors? Où va le FPI avec cette chasse interne aux sorcières qui s’excuse d’autocritique et de questionnement sur le présent et le futur du parti, en l’absence physique de Laurent Gbagbo?

Nulle part. D’ailleurs, le cafouillage actuel au sein du FPI n’est pas sans rappeler, ironiquement, celui d’un autre mouvement de gauche, le Parti Socialiste (PS) français. Depuis sa défaite à la présidentielle de 2007, le PS s’est embourbé dans une débâcle d’envergure nationale, animée de guéguerres personnelles et de trahisons idéologiques, que même l’élection de Martine Aubry en 2008 n’aura pas totalement réussi à éteindre et que l’affaire Strauss-Kahn est venue ranimer.

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Et pourtant, en démocratie, l’opposition est censée émettre des critiques constructives, exposer les limites de l’action gouvernementale et proposer des solutions concrètes déclinées en un projet de société viable. Etant donné qu’elle aspire au pouvoir, sa vocation première est d’élaborer et de diffuser des propositions dans chacun des domaines de la vie nationale, dans lesquelles le citoyen lambda peut se retrouver.

Jouer ce rôle serait-ce donc trop demander à ceux qui, il y a à peine trois mois de cela, n’envisageaient même pas la possibilité pourtant réelle de perdre le pouvoir? Apparemment si: voir les sympathisants du FPI se contredire dans des desideratas malsains et s’engager dans des courses-poursuites contre les “traîtres”, est un spectacle des plus tristes et un aveu silencieux d’immaturité politique.

Ainsi, ne sachant plus comment survivre dans l’opposition, le FPI choisi de vivre d’opposition. Comment? En privilégiant la dénonciation des abus du camp Ouattara au lieu de l’élaboration d’une nouvelle stratégie de conquête du pouvoir. En s’opposant à tout et à rien, aux hommes, aux idées, aux projets, sans offrir une once intelligible de solutions concertées. En risquant, ce faisant, de saper les fondamentaux les plus crédibles de sa mission socialiste.

Et pourtant l’opposition, comme la nuit, offre l’occasion du regroupement et de la réflexion. Loin de la gestion des affaires, l’opposition est le moment opportun de l’autocritique réfléchie qui permet à un mouvement de se ressourcer, de se réhabiliter, voire de se modifier, afin de préparer le lendemain politique avec sérénité.

Ce n’est pas Laurent Gbagbo qui dirait le contraire, lui qui à l’époque où la presse du parti unique le qualifiait d’”éternel opposant”, adoptait une attitude bien moins puérile que le pleurnichement à outrance de ses actuels sympathisants. Non. Laurent Gbagbo s’activait, travaillait, parcourait la Côte d’Ivoire, officiellement ou clandestinement, se créant une base solide, village après village, commune après commune, sur laquelle il savait pouvoir compter au bon moment.

Cette base, aujourd’hui aux devant de la scène militante, saura-t-elle se modeler sur le maître et s’ériger en un contre-pouvoir crédible? Pour l’heure, les premiers signes sont peu flatteurs. Attendons maintenant de voir si les larmes s’épanchent et si les règlements de compte se meurent.

 

Source : PENSEES NOIRES

DEMISSION DE MAMADOU KOULIBALY DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN: UN ACTE QUI NE L’HONORE PAS

 

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Mamadou Koulibaly vient de démissionner du Front populaire ivoirien, sous prétexte que sa vision politique n’est plus en adéquation avec celle du parti. Mais cet acte qui ressemble bien à une trahison au moment où le Fpi traverse la tempête est-il vraiment une surprise ?

 

Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale et président par intérim du Cnrd a décidé d’abandonner le navire du Front populaire ivoirien, en pleine zone de turbulence. L’homme a choisi, le 11 juillet dernier, de faire route à part en créant son propre parti, Liberté et démocratie pour la république (Lider). Les militants du Fpi, qui ne s’attendaient pas à ce que le seul cadre du Fip resté en liberté jusqu’à sa démission, sont sous le choc. Car celui-ci quitte le parti créé en 1982 dans la clandestinité (officiellement en 1988) par Laurent Gbagbo et ses camarades de lutte au mauvais moment. Et ils ont raison d’être déçus par ce brusque écart. Le président Laurent Gbagbo, renversé par un coup d’Etat organisé par la France le 11 avril 2011 pour installer Alassane Ouattrara, est détenu en prison à Korhogo. Sa famille, ses proches et ses collaborateurs, notamment les ministres et les hauts cadres qui ont servi sous lui, croupissent aussi dans les geôles du pouvoir Ouattara, au Nord du pays. Au nombre desquels, Affi N’Guessan, président du Fpi. Tandis que de nombreux autres sont en exil.

Le faux bond

Leur martyr intervient dans un contexte de dictature où leurs biens ont été détruits ou pillés. Leurs avoirs en banque sont gelés. Le patrimoine mobilier et immobilier du parti est entre les mains du pouvoir. Des accusations, des inculpations et des mandats d’arrêt sont agités, chaque jour contre eux par le régime Ouattara dont le vœu est de les maintenir en prison, à vie. Mais ce sont ces moments difficiles que choisi Mamadou Koulibaly pour leur fausser compagnie. D’autant plus que celui-ci, en l’absence de la direction du parti en prison et au regard de sa qualité de deuxième personnalité politique du pays que lui confère son statut de président de l’Assemblée nationale, était de fait le président par intérim du Fpi et portait tous les espoirs de la reprise de la lutte politique pour les défis de l’heure. Et que, du reste, il venait fraîchement d’être désigné président par intérim du Cnrd. Mais les militants du parti se trompaient sur les véritables intentions et le projet secret de l’homme. Koulibaly leur réservait un bien vilain tour, au plus mauvais moment. Pour des les raisons déjà connues qui apparaissent, au vu de son acte de trahison, comme des prétextes pour justifier sa défection. Mamadou Koulibaly dit ne plus pouvoir tolérer des faits qui, pourtant, appartiennent au passé aujourd’hui. Il ne supporte plus l’idée que le Fpi ait accepté de signer des accords pour aller à la paix. Il est toujours hanté par le fait que le président Laurent Gbagbo soit allé aux élections, alors que les rebelles n’avaient toujours pas désarmé dans le nord et les zones Cno. Il estime que ‘’le Fpi refuse d’assumer les conséquences des élections’’. Il va même jusqu’a dire que le parti ‘’se vautre dans des rancœurs, des jalousies et des conflits permanents’’. Et juge soudain inacceptable que le Fpi n’ait pas tenu de congrès depuis juillet 2001. Ayant ainsi justifié le lâchage de ses camarades de lutte au moment où ils ont le plus besoin de lui, Koulibaly les quitte pour créer son propre parti. Mais le départ de cet homme qui s’est très souvent illustré aussi bien par une instabilité qui inquiétait quant à ses prises de position parfois fracassantes et sensationnelles que par son indiscipline qui a souvent mis le président Laurent Gbagbo et la direction du Fpi mal à l’aise sur des sujets sensibles est-il vraiment une surprise ? Depuis son retour d’exil pour le moins inattendu, n’a-t-il pas multiplié les actes et les sorties qui allaient à l’encontre des intérêts du parti ?

« On le voyait venir »

Sans doute faut-il remonter aux circonstances de son retour d’exil et aux évènements qui s’en ont suivi pour comprendre «qu’on le voyait venir», comme l’ont dit des militants, qui depuis cet instant, ont trouvé des raisons de douter de sa sincérité envers le Fpi. En effet, Koulibaly revient d’exil alors qu’on ne l’attendait pas. Mieux, il n’est pas seul. Curieusement, Paul Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel, accompagne le président de l’Assemblée nationale, dauphin constitutionnel du président de la République. Le premier aurait convaincu le second de «retourner au pays pour se mettre à la disposition des nouvelles autorités», avons-nous appris. Au moment où Ouattara cherche à se faire investir avec les attributs de la République qu’il a auparavant bafoués en piétinant les décisions de ce même Conseil Constitutionnel. Que venaient chercher à Abidjan, dans les moments de braise, ces deux hommes qui étaient allés se mettre à l’abri. Deux hommes qui étaient indispensables à Ouattara pour donner un cachet de légitimité à un pouvoir issu d’un putsch ? On ne tarde pas à le savoir. Les jours qui suivent leur retour sur les bords de la lagune Ebrié, Mamadou Koulibaly, en sa qualité du président du parlement ivoirien, et Paul Yao N’dré, en tant que président du Conseil constitutionnel, sont convoqués par le président installé à l’hôtel du Golf. A la stupéfaction générale, ils répondent à la convocation et se rendent au Qg du candidat Ouattara.

Koulibaly « envoie » Affi en prison et « légitime » Ouattara…

Une attitude que le président du Fpi, Affi N’Guessan, dénonce aussitôt. En effet, au cours d’une conférence de presse qui ne lui sera du reste jamais pardonné par Ouattara, le président Affi explique que ces deux personnalités qui incarnent à un haut niveau la République et ses lois en péril à la suite du coup d’Etat qui a permis à la France d’installer Ouattara n’avaient pas à répondre à la convocation d’un pouvoir illégal. Affi prévient les deux hommes du piège qui leur est tendu par le pouvoir. Il n’en fallait pas plus pour mettre le mentor du Rdr hors de lui. Le président du Front populaire ivoirien, à la suite de cette déclaration en bonne et due forme face à presse, est bâillonné et jeté en prison à Bouna pour être humilié et torturé avec les autres. Le chemin est désormais libre pour la prestation de serment et l’investiture de Ouattara, alors totalement privée de légitimité. Paul Yao N’dré, abjure la décision du Conseil constitutionnel, se dédit et reconnait «la victoire de Ouattara» au second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. La Côte d’Ivoire entière est sidérée. Les militants Lmp et le Fpi sont ulcérés. Mais Mamadou Koulibaly semble être à son aise dans cette situation. Car cela ne n’empêche pas d’être à la cérémonie de prestation de serment de Ouattara. Les militants et les cadres du pari en exil sont choqués. Mais Affi et les autres ayant rejoint Laurent Gbagbo en prison, Koulibaly reste, en dépit de tous, l’un des plus importants cadres du parti encore en liberté. Les militants, habitués à ses frasques, espèrent qu’il va se ressaisir pour reprendre le combat. On pense qu’il va s’employer à remobiliser les troupes de Fpi pour faire front, face à la dictature du nouveau régime. Mais, au grand désarroi des militants du parti, Koulibaly ne s’assagit pas. Au contraire, il s’illustre par des déclarations dans les médias à travers lesquelles il écorche Laurent Gbagbo et ses camarades du parti.

… Et crée son parti

Pis, il va jusqu’à proposer la dissolution du parti. Il faut, dit-il changer la dénomination et l’idéologie du parti. C’est-à-dire faire disparaître le Fpi pour créer un autre parti. Mais personne ne le suit. Il est plutôt désavoué clairement par ses camarades de lutte qui ne se reconnaissent plus en ces actes et qui ne le reconnaissent plus. Malgré tout, dans les derniers moments de sa présence au Fpi, on veut bien lui donner une autre chance de jouer un rôle important dans l’histoire du Fpi, en ces moments difficiles. On lui confie les destinées du Cnrd. Koulibaly fait mine d’accepter de continuer le combat. Car le lendemain, il se braque et quitte le navire. Il finira par avouer enfin : ‘’Mon engagement au sein du Front populaire ivoirien est allé jusqu’à l’épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions’’, dit-il. Mais on soupçonne que Koulibaly avait son idée derrière la tête. C`est-à-dire créer son propre parti pour y entraîner les autres. En abandonnant Laurent Gbagbo, Affi et les autres à leur sort. Une attitude qui soulève des questions. Pourquoi est-ce maintenant que Koulibaly décide de démissionner du Fpi, pour des raisons au sujet desquelles il a été mis en minorité de façon démocratique au sein du parti ? Etait-il depuis son retour d’exil en mission pour le nouveau pouvoir qui l’aurait chargé de fragiliser le parti à l’approche des élections législatives ? Ceux qui doutaient de l’homme répondent par l’affirmative. Ils ne sont pas surpris. Koulibaly a-t-il trahi le Fpi pour des intérêts égoïstes ? Sa démission n’a certainement pas encore livré ses vrais secrets. Mais une chose est de déplorer, mais le désormais président du Lider abandonne, de façon peu scrupuleuse, ses camarades de lutte dans les pires moments. Et cela n’est rien d’autre que de la trahison. A moins que l’on ne trouve un autre mot pour qualifier son acte.



K. Kouassi Maurice


Source : LE TEMPS