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vendredi, 27 mai 2011

GBAGBO VU DE L'INTERIEUR DU POUVOIR OUATTARA: «UN REDOUTABLE ADVERSAIRE POLITIQUE, IL EST HUMAIN ET GENEREUX»

 

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COMMENT GBAGBO EST VU DE L'INTERIEUR DU POUVOIR OUATTARA :

Entretien révélateur avec un proche de Ouattara enregistré discrètement par un «agent secret»




Appelez-moi DM, 47 ans, américain d'origine sénégalaise, cadre dans un cabinet américain d'évaluation de risque d'investissement. Je rentre d'une mission en Cote d'Ivoire pour le compte d'un de nos clients. Nous avons eu à faire, mes collègues et moi, en plus d'Abidjan, un fructueux déplacement à Yamoussoukro pour assister à l'investiture de monsieur Ouattara Alassane.


Nous ne pouvions pas manquer, comme certains cabinets concurrents qui avaient aussi leurs hommes en mission, ce grand rendez-vous qui se présentait à nous comme une véritable aubaine pour réactiver nos contactes dans l'entourage des présidents africains, et surtout sonder, dans le cas du nouveau pouvoir ivoirien, ceux que nous appelons dans notre jargon les "back sits", et qui ne sont rien d'autres que les hommes de l'ombre qui aspirent un jour à être en première ligne. Ceux-là sont plus ouverts, francs, un peu bavard pour certains, que les officiels qui, très souvent, nous tiennent un langage diplomatique, lorsqu'ils savent l'objet de notre visite.


C'est dans cette perceptive que je fais la rencontre, parmi tant d'autres, de celui que je nommerais AK, à qui je n'ai pas révélé le but réel de séjour en Cote d'Ivoire, et dont j'ai enregistré la conversation à son insu comme le veut ma profession. Rien de méchant en cela, puisque ce que nous faisons peut être assimilé à de l'espionnage. Nos clients ont besoin de savoir où et avec qui, ils iront faire du business. Passé de gros contrats pétroliers nécessite un minimum de garantie.

Je précise que AK que je voyais pour la troisième fois ne sont pas ses initiales réelles. Je me dois sincèrement de protéger l'identité de cet homme intelligent, sympathique, plein de bon sens, dont on m'a dit après, qu'il a d'énormes chances de rentrer au gouvernement dans les jours à venir. Mon but n'étant pas de l'exposer, j'ai délibérément retiré de notre entretien que je publie en dessous de mon introduction, certains passages qui pourraient amener ses connaissances à l'identifier. A lui-même qui se reconnaitra probablement, je voudrais d'ores et déjà lui présenter mes excuses les plus honnêtes pour l'acte que je pose. Qu'il se rassure, ma nature, mon honneur et mon métier ne me permettront jamais de le porter au grand jour. Seulement voilà, je ne pouvais pas m'empêcher de publier cet aveu fait sur Laurent Gbagbo, cet homme politique que j'admire pour ses idées, son audace et son courage à défier la France qui du reste, pour moi, reste un des maux majeurs pour nous les africains. Ne dit-on pas que le meilleur hommage vient de son adversaire? AK et moi avons eu un long échange "amical". C'est peu à peu, astucieusement, comme le veut ma méthode de travail que je l'ai conduit à un jeu de question-réponse. Voici l'extrait concernant uniquement le président Gbagbo que je souhaite partager avec vous, frères africains, pro et anti Gbagbo. Merci pour vos commentaires qui j'en suis sûr seront diamétralement opposés les uns aux autres. C'est ça aussi la beauté de la démocratie qui ne devrait pas nous amener à nous entre-tuer pour le toubab. Que la paix revienne en Cote d'Ivoire.

Moi : Ouf ! Pourrait-on dire. Après tant d'années de lutte, le président Ouattara y est enfin.


AK : Oui, on pourrait voir les choses comme ça. Sauf que nous y sommes pas encore parfaitement. La tâche n'est pas aisée pour être franc avec vous.


Moi : Non, mais, monsieur...


AK : A...


Moi : Pourquoi? Laurent Gbagbo est en résidence surveillée, le président Ouattara est investi aujourd'hui devant ses pairs africains et Sarkozy...


AK : Oui, ça, c'est le coté cérémonial de la prise du pouvoir. Mais le volet sécuritaire qui est du domaine de l'exercice quotidien du pouvoir, nous le laisse croire. Quand vous avez eu affaire à un adversaire politique chevronné, aussi coriace que Laurent Gbagbo, vous ne racolez pas les morceaux aussi aisément après lui. Son ombre, nous en sommes tous conscients au parti, planera encore sur le mandat du président Ouattara, si Allah nous aide à le conduire à terme. Politique jusqu'au bout des ongles, je crois sincèrement qu'il a préféré cette sortie pour mieux nous discréditer à la face du peuple et des panafricanistes. Nous entendons beaucoup de choses à ce propos. Si son départ avait été autre que celui que nous avons connus, gagner l'estime d'une partie de la population qui répugne le président Ouattara aurait été plus facile par des actes concrets de développement. Mais là, c'est très compliqué pour lui et ses collaborateurs que nous sommes. Il y a une partie de la population qui, quelque soit ce que nous ferrons de bien pour elle, ne nous acceptera jamais. Mais ce n'est pas pour autant que nous baisserons les bras dans la voie de la réconciliation.

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Moi : Ses principaux généraux ont faits allégeance ! Avec un peu de temps, leurs subalternes suivront certainement...

AK : Ça fera bientôt deux mois que nous les attendons ! (rires) Nous avons l'impression d'être dans une situation savamment orchestrée, où on nous donne la tête et on garde le cœur pour soi. Hors vous conviendrez avec moi que sans le coeur, le corps ne fonctionne pas ! Avec Gbagbo tout est possible. (rires) Il est d'une perversité hors paire dans son approche de la chose politique, et personne ne peut limiter son champ d'action dans ce domaine. Ce que nous savons, par contre, tous de lui, c'est qu'il affectionne l'adversité. Cela semble l'exciter. C'est homme extrêmement rusé qui ne vous lâche pas dans un affrontement politique. Vous savez, s'il y a quelque chose que Laurent Gbagbo a parfaitement réussi, c'est son appareil sécuritaire. Cette armée qui a fondu dans la nature est une armée redoutable qui dispose de quatre composantes : les FDS, les milices, la FESCI et les mercenaires, le tout avec encore assez d'armes dissimulées un peu partout sur le territoire que nous cherchons vainement.


Moi : Et pourtant, elle n'est pas parvenue à le maintenir au pouvoir...


AK : C'est là où il y a lieu de s'interroger profondément. Hormis le fait que ce soit à cause de la puissance de feu française, l'on pourrait aussi se demander, comment une armée pour laquelle L'ONUCI et la France ont eues une attention particulière, parce que bien équipée et très bien entraînée (nombreux de ses jeunes officiers font partie des meilleurs de leur promotion), peut-elle décrocher et refuser de rejoindre les nouvelles autorités? On suppose que si elle a décrochée, c'est parce qu'elle ne voulait plus suivre son chef. Mais pourquoi ne veut-elle pas nous rejoindre dans ce cas alors?


Moi : Par peur de représailles peut-être !


AK : Je veux bien croire pour ceux qui étaient à des postes de commandements. Mais qu'avons nous comme moyens pour mener des actions de représailles contres des milliers d'hommes de rang sans attirer les regards de la communauté internationale? Non, la vraie cause doit être ailleurs. Est-ce un piège qu'on nous a tendu? Du genre prenez place et nous nous occuperons de vous après. N'oubliez pas que pendant dix ans, elle n'a pas renversé Gbagbo comme nous l'aurions aimés. Aujourd'hui, c'est à ce niveau que se situe notre plus grosse inquiétude. Comment gouverner avec tous ces milliers de militaires dans la nature? Qu'ils fassent allégeance ou pas, ils resteront, de toute évidence une épée de Damoclès sur nos tète. Si nous leur confions la sécurité du pays, ils pourront nous renverser. Si nous les laissons là où ils sont, ils pourraient mener une attaque depuis leur cachette. Je ne vous le cache pas, notre situation est très inconfortable, au point que beaucoup d'entre nous gardent encore femmes et enfants hors du pays.


Moi : Qu'allez-vous faire maintenant? Le premier ministre qui est aussi celui de la défense s'attèle à cela je suppose?


AK : Qui ça? Le jeune frère Soro? Non..., il a joué sa partition, il est maintenant temps qu'il prenne un bon repos mérité. Il faut que le grand-frère (Ouattara) fasse appelle à quelqu'un de plus étoffé, plus âgé ayant un CV requis pour la fonction. Nous sommes en Afrique et cela est très embarrassant pour beaucoup de se voir appeler tonton en privé et de lui donner du monsieur le premier ministre avec révérence en publique. (rires)


Moi : Ç' a quand même marché avec le président Gbagbo !


AK : C'est la particularité de l'homme Gbagbo ça ! (rires) On croyait lui faire mal en lui demandant de prendre le jeune frère comme PM, il l'a accepté pour plutôt mieux ridiculiser nos amis qui étaient au gouvernement dans l'ordre protocolaire.


Moi : La Licorne et l'ONUCI vous aident à sécurisé le pays, je constate?


AK : Oui, mais cela nous fait passer pour un pouvoir à la solde de l'étranger et ne rassure ni nos compatriotes quant à la fin de la guerre, ni les éventuels investisseurs qui verront en cette présence un signe d'instabilité. Voilà pourquoi certains au parti disent que même chassé du pouvoir, Laurent Gbagbo codirige la Côte d'Ivoire avec nous. (rires)


Moi : Vous qui semblez le connaitre, comment le décrirez-vous?


AK : Vous êtes un Gbagboïste, il me semble ! (rires)


Moi : Non, pas nécessairement... Je suis chez vous, autant me faire une idée autre que celle de la presse !


AK : Nos frères sénégalais sont en général pour le président Ouattara. (rires) Ou bien, c'est parce que vous vivez aux USA, vous? Non...Il est humain, généreux, très généreux, amusant, aimant la femme (rires)..., et un redoutable adversaire politique pour ce qui me revenait très souvent des amis du parti qui ont eus à bien le côtoyer. Pour ma part, j'ai eu à le rencontrer que quatre fois où il nous à bien fait rire avec des histoires drôles qu'il aime conter pour détendre l'atmosphère. Mais quand nous allions le croiser, la consigne était claire : faire attention à ce qu'il propose comme solution. Car, il a un don inouï de piéger ses adversaires politiques qui ont fini par le surnommer le boulanger. (rires) Oui, c'est vrai, avec Gbagbo vous prenez goût à la politique qui devient un jeu de réflexion excitant. Ce serait faux de dire qu'il ne nous passionne pas tous quelque part.


Moi : A vous entendre, c'est vous plutôt le gbagboïste ! (rires) Apercevez-vous la noblesse de son combat dont parlent encore ses partisans?


AK : Noblesse de son combat... Vous savez, il y a ceux qui veulent changer les choses et qui n'y arrivent pas. C'est le cas de Gbagbo. Et il y a ceux qui disent, l'ordre est déjà établi, autant faire avec. Pour le reste, le débat peut être lancé en ayant à cœur la question suivante : avons-nous les moyens nécessaires, en tant qu'africain, d'inverser l'ordre de la domination occidentale? S'il s'en est lui-même remis à l'aide divine, c'est parce qu'il n'avait pas la capacité de l'emporter sur la France.

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Moi : Attendez-là, je croyais qu'il s'agissait d'un duel entre lui et le président Ouattara ! (rires)

AK : (Rires) Je vous sais intelligent pour croire que c'en est la principale raison. Il y a un chanteur reggae de chez nous qui dit "ils ont partagés le monde, rien ne m'étonne...". C'est Tiken Jah.


Moi : Je m'apprêtais à poser une autre question, lorsque je suis interrompu par une tape dans le dos. Qui vois-je en me retournant?

TH, ancien compagnon d'université aux USA. Devenu membre influent du cabinet présidentiel de son pays, il était du voyage avec son président Toute suite, il se lance dans une violente critique, en anglais bien sûr, pour ne pas que les gens nous comprennent, cela, à l'endroit de la France impérialiste qui venait de renverser le président Gbagbo pour installer Ouattara. Je profite pour lui demander: " what about your boss? How he is seeing the all situation?" (et ton patron? Comment voit-il la situation? ). Il me répond qu'il n'a pas cessé de se plaindre tout le temps qu'a duré le vol de ce que ce petit (Sarkozy) les ait presque obligé à venir à Yamoussoukro. Ce dernier aurait ironisé à un de ses homologues africain en lui disant : "ça t'ennuierait pas de le provoquer (Sarkozy) pour qu'il te bombarde et qu'il me mette à ta place? Toi au moins, tu as la forêt que je n'ai pas, moi ! ".

Lorsque TH nous quitte, AK qui comprend l'anglais, j'aurai du m'en douter vu son niveau d'étude, me fait remarquer que si TH était dans l'opposition en train de courir après le pouvoir d'état, il n'aurait pas tenu ses propos presque désobligeants à l'endroit de son patron à lui, le président Ouattara. Quand il me demande de quel pays est-il? Je presse de lui dire gentiment qu'il n'y aura pas d'incident diplomatique par ma faute. Il a fallu aller à la recherche d'autres sujets avant de revenir sur celui qui m'intéressait le plus ce jour-là, c'est à dire le président Gbagbo.

Moi : Allez-vous vraiment l'envoyer devant la CPI?


AK : J'en sais rien. Je ne suis pas en charge du dossier. Mais si tel était le cas, nous aurions empirés une situation déjà chaotique de laquelle nous peinons vraiment à sortir. Et puis dans le fond, sommes-nous, nous-mêmes exempts de tout reproche? Ce que je sais, par contre, c'est que plus il sera entre nos mains, moins il sera probable que nous subissions une attaque armée de ses partisans. Cela nous donne donc le temps d'asseoir notre pouvoir avec l'aide de l'armée française à laquelle le grand-frère (Ouattara) a demandé un plan de restructuration de la notre en incluant des coopérants français dans sa chaîne de commandement comme au temps du président Houphouët. C'est après cela que nous pourrions être sûrs d'être réellement aux commandes. (rires) La politique, c'est aussi l'art de faire diversion. Garder Gbagbo, c'est amener ses partisans à plus réclamer sa libération que contester la légitimité du président Ouattara.


Moi : Entre nous, de vous à moi, la présidentielle, vous l'avez vraiment remportés? Parce que sur le net, j'ai vu des preuves...


AK : (Eclats de rires) Eh bien là, vous vous êtes dévoilés maintenant ! Vous êtes pour Gbagbo. (rires) Vous savez, il y a un proverbe chez nous qui dit, et je cite : quand vous avez faim et qu'on vous donne à manger, vous ne vous demandez pas, si les mains qui ont cuisiné la nourriture étaient sales. Nous avons le pouvoir et nous avons l'intention de l'exercer pleinement. La polémique des élections, c'est du passé. (rires)


Moi : Il va falloir compter avec la résistance dite patriotique de Blé Goudé alors !


AK : Mais elle était là avec ses meetings qui coutaient au contribuable, et puis nous sommes arrivés au pouvoir ! Vous savez, elle était d'ordre pécuniaire. Et comme ils n'ont plus les caisses de l'état et qu'ils vivent dans des conditions déplorables au Ghana, elle s'essoufflera à coup sûr ! Dans peu de temps beaucoup d'entre eux négocieront leur retour pour retrouver le confort de leur palace qui leur manque tant. La seule chose que nous craignons, je vous le répète, ce sont les militaires et non Blé Goudé que d'aucun déclare mort. Lorsque les français nous auront aidés à les mettre sous l'éteignoir, nous roulerons en roue libre. Les partisans de Gbagbo qui, nous le reconnaissons, est un doué de la politique, n'ont pas la persévérance qui est la notre. C'est elle qui nous a amenée à acculer leur champion pendant dix ans. Leur machine est décapitée, ils baisseront les bras tôt ou tard. Vous verrez qu'à votre prochaine visite, ils seront tous rentrés dans les rangs. Ya rien en face, comme ils avaient l'habitude de nous le dire.



Moi : Pourtant, pour ce que j'ai entendu de nombreux pro-Gbagbo, vous ne seriez pas au bout de vos peines, parce qu'ils ne vous lâcheront pas !



AK : Ils peuvent menacer. Quand ils se seront remis de la chute de Gbagbo, cela leur passera. (rires)

 


Source: TELEDIASPORA.NET

jeudi, 26 mai 2011

LE PRESIDENT GBAGBO RENCONTRE POUR LA PREMIERE FOIS SES AVOCATS !

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Cette nouvelle vient personnellement du conseiller spécial du président Gbagbo, M. Toussaint Alain, alors que de folles rumeurs circulent actuellement sur une éventuelle hospitalisation du Président dans un hôpital célèbre à Abidjan, la PISAM.

Cette nouvelle vient aussi d'être confirmée par l'agence Reuters.

Selon cette agence le président ivoirien, son excellence M. Laurent Gbagbo a pu aujourd'hui rencontrer ses avocats à sa résidence surveillée à Korhogo en vue d'une éventuelle audition par le procureur de Ouattara. Il s'agit de deux avocats, Me Habiba Touré et Me Hervé Gouaméné.

Le président Gbagbo est actuellement détenu arbitrairement dans cette ville du nord de la Côte d'ivoire, fief de la rébellion armée de Soro, à la demande de Ouattara qui dit craindre une tentative d'enlèvement.


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

mercredi, 25 mai 2011

UN JOURNALISTE ASSASSINE, UN JOURNAL D'OPPOSITION TRAQUE, LES REGLEMENTS DE COMPTE SE POURSUIVENT EN COTE D'IVOIRE

 

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Reporters sans frontières est choquée d'apprendre l'assassinat de Sylvain Gagnetaud, membre au bureau de l'Organisation des journalistes professionnels de Côte d'Ivoire, rédacteur-adjoint et présentateur d'émissions à la Radio de Yopougon, commune d'Abidjan, théâtre ces derniers mois de violents affrontements entre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) du Président Alassane Ouattara et des miliciens de l'ancien président, Laurent Gbagbo. Sylvain Gagnetaud était connu pour sa proximité avec le Front Populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, manifestée lors de ses activités journalistiques. Selon des sources convergentes, il aurait été arrêté lors d'une opération de ratissage des forces pro-Ouattara dans le quartier de Koweït à Yopougon, aux environs du 8 mai, et exécuté peu après, en compagnie de jeunes suspectés d'être des miliciens. Cette nouvelle accablante est inquiétante pour l'avenir des médias en Côte d'Ivoire, où les journalistes et les médias affiliés à l'opposition sont traqués par les bandes armées. Ce mardi 24 mai, Nina Bolou, directrice de la société éditrice du quotidien d'opposition Le Temps, dont la réouverture est prévue dans les jours qui viennent, a été arrêtée dans les locaux du journal par des hommes armés.

Reporters sans frontières constate avec une grande déception que l'heure semble plus que jamais aux règlements de compte en Côte d'Ivoire, où la situation demeure toujours tendue et délicate pour de nombreux journalistes. La capacité des forces de l'ordre à faire la lumière sur ce crime aura valeur de test pour les autorités nouvellement investies. Reporters sans frontières exhorte la justice ivoirienne à retrouver et à juger les commanditaires de cet assassinat afin de mettre un terme à l'impunité. L'organisation appelle ainsi le gouvernement du président Alassane Ouattara à tenir ses promesses et à créer les conditions d'une presse libre et indépendante.

Après la chute de Laurent Gbagbo, la radio Yopougon avait été attaquée puis incendiée dans la nuit du 13 au 14 avril 2011. Craignant pour ses jours, Sylvain Gagnetaud avait tenté de fuir, à cette date, alors que le quartier de Yopougon était le lieu de violents combats. Les circonstances de son arrestation et de sa mort restent floues. Malgré la nouvelle encourageante du retour en kiosques de la presse d'opposition, et les promesses faites, les journalistes politiquement engagés auprès de Gbagbo lors des violences électorales, sont traqués. Nina Bolou, directrice des ressources de Cyclone, la société éditrice du journal Le Temps, a été arrêtée ce matin par des hommes armés inconnus. Elle s'était rendue dans les locaux du journal afin de dresser l'état des lieux avec un avocat et un huissier, en vue de la réouverture prochaine du quotidien.


Source: REPORTERS SANS FRONTIERES

MAMADOU KOULIBALY: «IL FAUT RENONCER A LA VENGEANCE JUSTICIERE»

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Président par intérim d'un FPI aux abois et président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Mamadou Koulibaly revient, dans un entretien exclusif accordé à RFI, sur cinq mois de crise en Côte d'Ivoire vu de l'intérieur du camp Gbagbo. Présent lors de l'investiture d'Alassane Ouattara, il reconnaît la pleine autorité de ce dernier. Et lui promet un candidat du FPI « à sa taille » dans cinq ans, s'il parvient à reconstituer une opposition républicaine.


Mamadou Koulibaly répond aux questions de Jean-Karim Fall et Christophe Boisbouvier de RFI.


RFI : Pourquoi êtes-vous allé à la cérémonie d'investiture d'Alassane Ouattara samedi dernier ?

Mamadou Koulibaly : Par devoir républicain. La Côte d'Ivoire s'est donnée un président de la République et en tant que président de l'Assemblée nationale, je devais y être.

RFI : Est-ce que ça veut dire que vous, personnellement, reconnaissez Alassane Ouattara comme le président de Côte d'Ivoire ?

M. K. : Oui et ça ne date pas d'aujourd'hui. J'ai déjà signé pour le compte du Front populaire ivoirien une déclaration qui le disait.

RFI : A quel moment avez-vous compris que Laurent Gbagbo avait perdu l'élection ?

M. K. : Après la décision du panel. Le panel ayant conclu que le vainqueur était Ouattara, il fallait que tous les partisans de Gbagbo se rendent compte de l'évidence, que Ouattara était président.

RFI : C'est le sommet du 10 mars à Addis-Abeba. A ce moment-là, vous vous êtes dit, c'est fini ?

M. K. : Je n'ai pas les dates exactes, mais c'est cela.

RFI : Au premier tour, Laurent Gbagbo est arrivé premier avec six points d'avance sur Alassane Ouattara. A ce moment-là, est-ce qu'il pouvait encore gagner ?

M. K. : Oui, il était encore possible de gagner. Si nous avions eu un discours plus rassembleur, si nous ne nous étions pas focalisés sur les discours qui divisent, qui affaiblissent, c'était un moment clé.

RFI : Et le FPI (le Front populaire ivoirien) n'a pas su obtenir le ralliement du PDCI (l'ancien parti unique) de Henri Konan Bédié ?

M. K. : Pas du PDCI, mais de l'électorat du PDCI. Mauvaise stratégie.

RFI : On a souvent dit que Laurent Gbagbo était un boulanger, qu'il roulait ses adversaires dans la farine, mais ne s'est-il pas laissé rouler lui-même dans la farine par Guillaume Soro ?

M. K. : Nous sommes obligés de le constater. Je me suis battu pour que Laurent Gbagbo gagne. Nous avons perdu et on ne va pas pleurer éternellement.

RFI : L'échec du FPI, est-ce que ce n'est pas aussi l'échec d'une expérience socialiste en Afrique de l'Ouest ?

M. K. : Est-ce qu'elle était vraiment socialiste ? Est-ce que nous avons vraiment appliqué notre programme de gouvernement ou est-ce que nous avons fait autre chose ? Je me pose des questions.

RFI : Et est-ce que, au cours de ces dix dernières années, votre parti n'a pas fonctionné en double-commande, c'est-à-dire une direction officielle et disons un cabinet plus secret ?

M. K. : Oui, disons que nous sommes tombés dans le piège des partis qui accèdent au pouvoir et qui se laissent entraîner par l'ivresse du pouvoir. C'est vrai. La personnalité de Laurent Gbagbo était telle que bien qu'ayant cédé le fauteuil de président du FPI à Pascal Affi N'guessan et même s'il ne décidait pas directement des choses, chaque fois que nous avions des décisions importantes à prendre pour le parti, nous lui posions la question d'abord de savoir si cette décision ne gênait pas sa politique générale.

RFI : Le rôle de l'armée française dans la chute de Laurent Gbagbo, ça vous choque ?

M. K. : Non, c'était dans la logique des choses. A partir du moment où nous avions signé l'accord politique de Ouagadougou, il était évident que les choses allaient se terminer de cette façon-là.

RFI : Donc, vous ne dites pas comme certains partisans de Laurent Gbagbo qu'on assiste à une recolonisation de la Côte d'Ivoire ?

M. K. : Non, on assiste à une remise en ordre de la Côte d'Ivoire là où nous, FPI, avons été incapables. On aurait eu notre gouvernement à nous, on aurait peut-être mieux géré la situation, il n'y aurait pas eu de rébellion et on n'en serait pas là aujourd'hui. Mais dans le gouvernement mélangé, on a pensé que tout baignait dans l'huile. Or, l'adversaire nous attendait au tournant. Et on a été victime de notre grande naïveté.

RFI : Le maintien d'une base militaire française à Port-Boué à Abidjan, comme l'a annoncé Nicolas Sarkozy, le président français, et comme l'a confirmé Alassane Ouattara, qu'est-ce que vous en pensez ?

M. K. : De mon point de vu, il n'est pas admissible qu'aujourd'hui encore, les choses se passent entre Paris et Abidjan comme elles se sont passées en 45-46 ou en 1960. L'assistance permanente de la France en matière monétaire, financière, politique, est de nature à infantiliser ces Etats. Mais pour moi, ce n'est qu'une période passagère. Le moment viendra où les mêmes Etats responsables s'assiéront autour d'une table pour renégocier et signer d'autres accords.

RFI : Quelle est la dernière fois où vous avez parlé avec Laurent Gbagbo ?

M. K. : Le lendemain du jour où Pascal Affi N'guessan est rentré d'Addis-Abeba avec les conclusions du panel. Nous nous sommes rencontrés et on a parlé de ces conclusions-là.

RFI : Et là, vous avez peut-être dit à Laurent Gbagbo, « c'est fichu », non ?

M. K. : Il le pensait lui aussi. Et puis, nous nous sommes dits qu'il fallait réfléchir pour savoir quelle attitude adopter. Et depuis, je n'ai plus eu de nouvelles.

RFI : Mais lui avez-vous conseillé, à ce moment-là, de renoncer et de reconnaître la victoire de son adversaire ?

M. K. : Je garde ça pour moi.

RFI : Et depuis, plus aucun contact ?

M. K. : Par la suite, je suis allé à Accra (Ghana) jusqu'au 11 avril.

RFI : Quand vous lui avez dit cela, il n'a pas dû apprécier ?

M. K. : Quand je lui ai dit quoi ? (rires). Quand j'ai eu des démarches auprès des principaux responsables politiques, je me faisais taper dessus de part et d'autre. J'ai préféré m'installer à Accra et attendre la fin pour revenir lorsque l'accalmie serait arrivée ou lorsqu'ils auraient conclu leur jeu.

RFI : Est-ce que vous avez été menacé par les durs du régime de Laurent Gbagbo ?

M. K. : De part et d'autre. Les dieux des deux camps. Ce n'est pas facile de se tenir au milieu avec des tirs croisés de part et d'autre.

RFI : Avez-vous tenté une médiation dans le courant du mois de mars ?

M. K. : Même avant le mois de mars, tout début décembre. Nous n'étions encore qu'à dix ou quinze morts. Justement après l'investiture du président Gbagbo, j'ai suggéré cette idée aux deux camps, comme ça se passe en Afrique en général : lorsqu'il y a une crise post-électorale et que l'on est à cinq cents, six cents morts, on utilise ces morts comme moyen de pression pour rapprocher les camps et aller vers un gouvernement d'union. Des amis à moi ont contacté les cadres autour de Ouattara et Ouattara nous a reçus à l'hôtel du Golf. Nous y sommes allés nuitamment...

RFI : Secrètement ?

M. K. : Secrètement et je lui ai demandé si ce ne serait pas bien que Gbagbo et lui se rencontrent secrètement, se parlent pour éviter à la Côte d'Ivoire le chaos. On était dans un jeu de bras de fer. Personne ne m'a vraiment écouté.

RFI : Que pensez-vous des camarades FPI qui sont exilés aujourd'hui, notamment au Ghana, et qui rêvent de revanche ?

M. K. : J'en ai rencontré très peu qui rêvent de revanche. Je les ai vus arriver presque tous. Nous n'avons pas beaucoup de contacts physiques mais nous nous parlons au téléphone. Tous ne rêvent que d'une chose, revenir rapidement en Côte d'Ivoire. Et ils ont une peur, la peur de se faire arrêter ou de se faire tuer. Ils sont désargentés avec leur famille, des enfants qui ne vont pas à l'école, mais ils n'ont pas l'intention de revanche ou d'un coup d'Etat.

RFI : Avez-vous des nouvelles de Charles Blé Goudé ?

M. K. : Non, aucune nouvelle.

RFI : Demain, si Alassane Ouattara vous demande d'entrer dans un gouvernement d'union nationale. Qu'est-ce que vous répondrez ?

M. K. : Si j'arrive à organiser, avec l'appui du secrétaire général du FPI, une réunion du comité central du FPI et si ce comité central décide que nous devons répondre positivement à l'invitation du président de la République à entrer au gouvernement, j'aviserai. Mais ma propre position, c'est que l'Afrique n'a pas besoin de gouvernement d'union. Et lorsque l'on va aux élections et qu'il y en a un qui gagne, ma philosophie c'est qu'il prenne l'entièreté du pouvoir, qu'il l'assume complètement pendant la durée de son mandat.

RFI : Est-ce que exceptionnellement, vu la crise, la guerre qui s'est produite, il ne faut pas faire un geste de réconciliation et faire entrer dans un gouvernement les principaux partis du pays ?

M. K. : C'est le raisonnement que nous avons tenu en 2000 quand Laurent Gbagbo a gagné les élections. Ca s'est terminé par une guerre. Aujourd'hui, si l'on veut aller à la réconciliation, le gouvernement d'union n'est pas forcément la solution. Il faut déjà renoncer à la vengeance justicière et permettre que l'opposition s'organise et que l'opposition ait le droit d'exister. En étant dans l'opposition, nous pouvons contribuer à la réconciliation.

RFI : Il faut renoncer à la vengeance justicière ? Est-ce que vous voulez dire qu'il faut libérer Laurent Gbagbo ?

M. K. : Je pense qu'on peut lui reprocher tout ce qu'on veut, mais il faut reconnaître qu'il n'est pas le seul à avoir commis toutes les fautes. Je ne dis pas au président de la République Ouattara de ne pas faire la justice, mais je dis qu'un bon geste de réconciliation serait aussi de montrer qu'il est capable de pardonner à Gbagbo et à tous les militants de son parti qui sont en ce moment incarcérés à la Pergola, à Odienné, à Korhogo. Se venger n'est pas forcément bon signe.

RFI : Est-ce que la libération de Laurent Gbagbo et tous vos anciens camarades qui sont en résidence surveillée est votre priorité ?

M. K. : Non, le FPI n'est pas en mesure aujourd'hui de poser des préalables. Ce n'est pas la priorité. Mais si vous ne pouvez pas juger tous les criminels, alors pourquoi ne pas renoncer à cette vengeance et établir un processus qui libérera tout le monde, mais en donnant quand même des leçons à tout le monde. Ou bien vous prenez tout le monde, ou bien vous ne faites rien. Et si vous faites les choses à moitié, ce serait créer des injustices et cela peut être source de nouvelles haines et de nouvelles frustrations qui sont des moteurs très puissants d'instabilité politique, surtout en Afrique.

RFI : Est-ce que vous ne dites pas ça aussi parce qu'actuellement le FPI est décapité et que vous n'êtes peut-être pas en mesure de réunir un comité central parce qu'il y a trop de monde en prison ?

M. K. : Oui, c'est possible. Décapité et surtout apeuré. Les cadres et les militants qui sont à l'étranger ne sont pas chauds pour revenir maintenant, ils ont peur. Ceux qui sont à Abidjan n'osent pas sortir. Et puis, les cadres ne comprennent pas toujours pourquoi certaines personnes sont harcelées et d'autres pas. Quels sont les critères qui permettent d'arrêter un tel plutôt que tel autre. Et lorsque des réunions sont prévues, de très nombreux cadres militants promettent de venir. Mais aux heures de réunion, on ne les voit pas. Ils me disent tous, est-ce que Mamadou, tu nous garantis la sécurité ? Je leur dis que je suis incapable puisque le ministre de l'Intérieur lui-même me dit que pour le moment, il doit avouer qu'il ne maîtrise pas complètement tous ceux qui sont en ville.

RFI : Est-ce que le FPI est mort ou est-ce qu'il pourra revenir au pouvoir un jour ?

M. K. : Le FPI n'est pas mort. Le FPI est très affaibli.

RFI : Vous vous donnez combien de temps dans l'opposition. Cinq ans ? Dix ans ? Peut-être plus ?

M. K. : A court terme, cinq ans. C'est quasiment sûr que les législatives à venir vont être catastrophiques pour nous, mais je pense que dans cinq ans, le président Ouattara trouvera en face de lui un candidat FPI de taille.

RFI : Vous êtes président par intérim. Etes-vous prêt à devenir le président du nouveau FPI ?

M. K. : Le président du FPI est pour le moment incarcéré. Je me bats pour qu'il puisse retrouver la liberté et c'est le congrès qui décidera. Ça ne fait pas partie de mes plans à moyen et long terme pour le moment.

RFI : Si le prochain congrès du FPI vous demande de prendre la présidence du parti, est-ce que vous irez ?

M. K. : Oui, j'irai si le congrès le demande et si je suis candidat, mais ce n'est pas encore dans mes priorités. La priorité, c'est d'abord de reconstituer cette opposition républicaine face à Ouattara. Il n'est pas question que l'on retombe dans un régime de parti unique. Si dans cette dynamique, je réussissais, alors Ouattara pourrait avoir en face de lui une bonne opposition et ce serait ma contribution à la réconciliation. Mais si j'échouais sur ce terrain, que le FPI disparaissait, alors monsieur Ouattara aurait en face des factions dispersées sur l'ensemble du territoire et organisées n'importe comment, qui lui rendraient la vie très difficile. Et cela n'est pas souhaitable.

RFI : Il y a des velléités au sein du RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix) de pérenniser la structure RHDP, donc concrètement que le RDR rejoigne « la maison mère », le PDCI. Est-ce que vous ne craignez pas que votre pays, la Côte d'Ivoire, se retrouve en fait avec un RHDP qui règne en maître ?

M. K. : Le risque existe. On se retrouverait dans les partis uniques et les partis uniques vivent dans la peur permanente d'un coup d'Etat, d'un assassinat, d'une instabilité. Et je ne pense pas qu'ils en aient besoin. Par contre, s'ils arrivent à s'organiser pour reconstituer l'ancienne famille PDCI d'Houphouët et, sans nous embastiller, sans bloquer nos comptes, sans nous tuer, s'ils nous permettraient d'organiser nous aussi le CNRD en face un grand mouvement d'opposition, on irait vers un bipartisme en Côte d'Ivoire. Un grand parti au pouvoir et un grand parti d'opposition. C'est possible, c'est jouable. Et c'est dans ce sens-là que j'aimerais bien, avec quelques amis, le secrétaire général, pouvoir travailler. Créer en face du RHDP, un grand mouvement politique d'opposition.


Source: RFI.FR

mardi, 24 mai 2011

LUMIERE SUR LE DISCOURS DE SARKOZY A LA COMMUNAUTE FRANÇAISE EN COTE D'IVOIRE

 

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Sarkozy est finalement venu en Côte d'Ivoire, à l'occasion de la cérémonie d'investiture d'Alassane, ce 21 mai 2011, à Yamoussoukro. Après l'arrestation du président Laurent Gbagbo par les forces spéciales françaises, il est arrivé pour couronner officiellement son poulain ADO. Comme il l'avait promis, il a rencontré des membres de la communauté des expatriés français vivants en côte d'ivoire. Au cours de cette rencontre, il a livré un discours qui traduit dorénavant, la manière dont il compte mener la politique étrangère de la France en côte d'ivoire.

Nous avons lu ce discours pour vous, afin de mettre en exergue les enjeux de l'implication de la France dans cette crise mais aussi les nombreuses contre vérités qu'il renferme.

Ce discours s'articule tout d'abord autour d'un souci permanent : celui de justifier l'intervention de l'armée française, car hantée et acculée de par les critiques qui fusent de toutes parts et même au sein de la classe politique française.

Il commence son propos par un tour de charme destiné à la communauté française. Cette communauté qui aux heures chaudes de la crise avait refusé de se faire évacuer, car ayant en mémoire les déboires qu'avaient connus ceux qui l'ont été aux cours des évènements de 2004. Il leur exprime les préoccupations, les soucis, les inquiétudes qu'il avait ressentis pour eux pendant la crise dite postélectorale. Et leur affirme que c'est surtout à cause d'eux et de leurs familles que l'armée française est intervenue. On le sait, des expatriés français, il n'en était point question : seuls les intérêts économiques français comptaient. N'est ce pas eux qui chaque année rapatrient des capitaux vers leur pays d'origine, la France ? En effet ses agissements (destruction des aéronefs de l'armée ivoirienne, hélicoptère tirant sur les jeunes patriotes sur le pont De Gaule, tueries des jeunes gens sur l'esplanade de l'hôtel ivoire) avaient mis à mal cette paisible communauté livrée ainsi à la vindicte des ivoiriens. L'on se souvient encore des slogans : '' à chacun son blanc'' d'un côté et de l'autre '' à chacun son nègre''.

Poursuivant, il ne cache pas sa joie d'avoir reconquis l'ex colonie, en utilisant le terme de : '' relations fraternelles''. Quelqu'un disait quelque part : « ...les pays n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts... ». Puis, il n'oublie pas de féliciter son Ambassadeur Jean Marc Simon qui a accompli sa mission commandée. On se rappelle comment ce dernier, aidé par celui des USA avait amené Youssouf Bakayoko président de la CEI à l'hôtel du Golf pour y proclamer les résultats de l'élection de décembre 2010. Notons en passant que ce dernier avait bénéficié depuis lors d'un exil doré en France.

Cette opération de charme va plus loin ; il évoqué la disparition des deux français enlevés et deux autres étrangers et promis de non seulement les retrouver, mais de punir les auteurs de cet enlèvement. Là-dessus, il ignore royalement Philippe Rémond, Français vivant à Yamoussoukro, assassiné selon de nombreux témoignages par les FRCI d'Alassane Ouattara. Il va plus loin en affirmant : « On ne peut pas toucher à des citoyens français en toute impunité», oubliant les nombreux ivoiriens aussi tués en toute impunité. Deux poids, deux mesures donc : la vie du français est plus importante que celle de l'ivoirien.

A maintes reprises il a évoqué la démocratie. Selon ses propos, la France a pour vocation de soutenir la démocratie, donc des régimes démocratiques. Chères frères, cela fait bientôt deux mois qu'Alassane a pris le pouvoir. En Côte d'Ivoire il n'y a pas de démocratie :

- La liberté de réunion est compromise par l'insécurité grandissante

- Les journaux proches de l'opposition ne paraissent plus, ceux qui essaient de contrarier le régime en place sont menacés (exemple du quotidien l'Inter)

- La chasse à l'homme continue : plusieurs de nos ressortissants : plusieurs de nos citoyens sont exilés dans d'autres pays, fuyant les exactions

- Les rackets se sont intensifiés sur nos routes

- Plusieurs personnes politiques et civiles sont maintenues arbitrairement en prison au motif d'appartenir au camp Gbagbo

C'est cela la démocratie que ADO prône et que la France compte soutenir, alors que les médias français restent muets sur tous ces faits évoqués plus haut.

Parlant des élections, il affirme sereinement que le peuple s'est exprimé librement. C'est faire preuve de mauvaise foi : ignorer qu'au nord les rebelles ont intimidés, empêchés, menacés, violés les partisans de la LMP et ont bourrés les urnes, falsifiés les bulletins de vote, etc. Plusieurs observateurs notamment africains ont relevés tous ces manquements graves.

Du mandat de Gbagbo, il le décrit comme ''un décennie de crise et de souffrance''. Les ivoiriens sont encore là, ils ont vécu ces 10 années sous le régime Gbagbo et peuvent témoigner. Pendant 10 ans, des progrès significatifs ont été enregistrés :

- Amélioration des traitements des fonctionnaires

- De nombreux jeunes recrutés dans la fonction publique

- Gratuité de l'école

- Création de centres de soins

- Amélioration des revenus des producteurs agricoles

- Liberté d'expression etc.

Oui, les ivoiriens sont encore là. Tout n'a pas été rose, mais tout n'a pas été négatif non plus.

Puis il va plus loin dans son désir de tronquer l'histoire. En évoquant les présumés tueries des femmes à Abobo et l'utilisation des armes lourdes. A ce niveau, il faut rappeler que plusieurs gendarmes et policiers ont été aussi assassinés par ceux qu'ont a appelés ''les commandos invisibles'', sans compter les déplacements massifs des populations fuyant les combats. Des armes lourdes, il y en avait dans les deux camps. Mais seulement voilà, chose curieuse, l'ONU et la France avaient décidés de ne voir que celles du camp Gbagbo. Comment appeler cela sinon un parti pris pour des forces qui se disaient impartiales.

Dans son discours, il tire des leçons. Intéressons-nous à la deuxième : '' la responsabilité de protéger''. Il affirme : «  la communauté internationale ne peut pas fermer les yeux sur un massacre... » Eh oui, elle ouvre les yeux lorsqu'il s'agit des blancs et des partisans de celui qu'elle supporte, et ferme les yeux sur ceux du Rwanda et plus près de nous ceux de Duékoué. A ce sujet, on peut se référer au rapport du Nouvel Observateur, organe de presse français. Les massacres de milliers de guérés de Duékoué reprochés d'être proche du camp Gbagbo, se sont perpétrés au nez et à la barbe des forces onusiennes qui y étaient stationnées.

3ème leçon, il réaffirme que la France a agit sous le mandat de l'ONU. Encore un stratagème quand on veut assouvir ses basses besognes, on utilise la couverture de l'ONU, comme en Libye. Voilà la nouvelle politique africaine de la France.

Avant de terminer, il évoque une série de mesures sur lesquelles la France compte aider ADO. Des mesures qui touchent des domaines sensibles tels que l'éducation, l'armée, la reconstruction, la réconciliation, etc. Mesures qui ressemblent étrangement dans leur description à des consignes qu'il laisse à son protégé ADO. La France compte aider la Côte d'Ivoire ? Quelqu'un a dit : «  les pays n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts », sinon, au nom de quelle ''amitié'' ou ''fraternité'' la France s'ingèrerait-elle si ouvertement en Côte d'Ivoire ?

Cerise sur le gâteau : l'armée française sera maintenue en Côte d'Ivoire, bien plus, il sera signé entre les deux pays un nouvel accord de défense. Le ministre français à la défense sera dépêché dans les tous prochains jours en Côte d'Ivoire pour finaliser le document, qui dit-il sera rendu publique puisque publié. Rassurez-vous, la France est experte dans ce genre de traité floues et opaques qui n'offrent aucune lisibilité. Rappelez-vous, l'ancien accord de défense signé le 24 avril 1961 sous Houphouët Boigny.

Pour conclure son propos, il nous éclaire sur la morale de cette histoire : « ... la conviction, la détermination, le courage, les principes finissent par toujours triompher ».

Chers ivoiriens, reprenons à notre compte cette morale. A tous les ivoiriens qui aiment leur pays : notre conviction, notre détermination, notre courage, nos principes finiront par triompher de ce pouvoir ouattariste indigne et vendu à la France.

Côte d'Ivoire, la lutte continue...



Source: POUR UNE COTE D'IVOIRE SOUVERAINE

21 MAI : LE LAPSUS REVELATEUR DE DIABATE

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«Monsieur le Préfet» (cliquer pour voir la vidéo) a lâché, avant de se rebiffer, la toute nouvelle Grande Chancelière nommée par Ouattara, lors de son investiture de samedi.

« Ce lapsus serait passé inaperçu n'eût été le contexte politique ivoirien où Ouattara est considéré par une grande partie de la population ivoirienne, et même africaine, comme l'homme de Paris », estime un observateur.

Alassane Ouattara, arrivée au pouvoir grâce à l'action de l'armée française, a exprimé sa reconnaissance à la France, non sans révéler « une vision commune de l'avenir » avec celle-ci.


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UNE «INTRONISATION» A PLUS DE 20 MILLIARDS


Les dépenses liées à l'investiture du chef d'Etat ivoirien, installé par la coalition armée Licorne-Onuci-FRCI, s'élèvent à plus de 20 milliards, rapporte dans son édition de lundi l'Observateur de Palga, journal burkinabé pro-Ouattara.

« Le coût élevé de l'évènement choque plus d'un ivoirien d'autant plus que le contribuable ivoirien sort de près de 10 ans d'une crise qui s'est soldée ces 4 derniers mois par un épuisement des dernières ressources qui pouvaient exister », commente-t-on à Abidjan. Pour certains, « il s'agit de l'intronisation du nouveau Préfet imposé par la France à la Côte d'Ivoire ».

Alassane Ouattara s'est fait investir Président de la République de Côte d'Ivoire samedi 21 mai à Yamoussoukro en présence d'une vingtaine de chefs d'Etat, dont Nicolas Sarkozy, seul représentant l'Occident.

Le Président Laurent Gbagbo, précédemment investi Président à l'issue de sa victoire constatée par le Conseil Constitutionnel aux élections de novembre 2010, est quant à lui détenu illégalement, sans chef d'accusation et sans droit de visite, dans le nord du pays depuis sa capture le 11 avril par la coalition pro-Ouattara.


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BURKINA FASO: MOUVEMENT DE COLERE DES MILITAIRES A OUAGADOUGOU


Les militaires du camp de gendarmerie Paspanga, en colère, ont tiré en l'air lundi aux environs de 20 heures dans la capitale du Burkina Faso, a-t-on appris d'une source militaire.

Des membres de la Garde nationale réclamaient des indemnités au gouvernement. Le centre de Ouagadouou a de nouveau été le théâtre d'un soulèvement militaire.

« Nous revendiquons des indemnités. Ce sont des sous qui sont déjà là, mais qu'on ne nous verse pas. On ne sait pas où ça va », a expliqué un militaire.

Un officier de l'armée a pour sa part affirmé que les militaires réclament des indemnités spécifiques, les mêmes que la Garde présidentielle.

Les mutins ont ensuite mis en place un barrage routier, bloquant avec des autobus les principales artères autour du camp militaire et refoulant les véhicules s'aventurant jusque-là. Le centre-ville s'est rapidement vidé dans la soirée, les passants sont rentrés chez eux en hâte.

Une mutinerie qui intervient alors que lundi matin, des milliers de collégiens et de lycéens ont de nouveau manifesté à Ouagadougou pour demander au gouvernement de satisfaire aux revendications de leurs professeurs en grève, qui exigent le versement d'indemnités.

Le Burkina Faso est en proie depuis le mois de février à une crise sociale généralisée. Amorcée par les élèves et étudiants suite au décès dans des conditions non encore élucidées de l'élève Justin Zongo, elle a fini par gagner toutes les autres couches jusqu'aux militaires de la garde prétorienne.

Cette crise avait conduit fin avril à la nomination d'un nouveau gouvernement dans lequel le porte-feuille revenait au Président Compaoré et dirigé par Luc-Adolphe Tiao en remplacement de Tertius Zongo.

Arrivée au pouvoir suite à un coup d'état sanglant qui emportera le père de la révolution en 1987, Thomas Sankara, Blaise Compaoré s'est fait réélire, dans un contexte électoral controversé, pour la 4ème fois. L'opposition exige son départ.



Source des 3 articles: DIRECTSCOOP.NET

lundi, 23 mai 2011

SARKOZY - L'INTEGRALITE DU DISCOURS DE PORT-BOUET


OUATTARA ET SARKOZY.jpg


A chaud, je partage avec vous l'intégralité du discours que Nicolas Sarkozy a prononcé devant la communauté française réunie sur la base militaire de Port-Bouët. Bien entendu pour qu'on en débatte. Ma première remarque est qu'il est absolument curieux de venir s'expliquer sur des choix diplomatiques et une nouvelle orientation de "politique africaine" devant ce type de public. A priori, ses "explications", Sarkozy les doit soit aux Africains en Afrique, soit aux Français en terre française. Là, la première chose qu'il risque de faire est de créer une sorte de polarisation politique et idéologique sur une communauté qui sera encore plus associée aux errements de la classe politique hexagonale. Alors que les Français sont déjà pris pour cible dans les pays du Sahel en raison des choix de leur gouvernement, une telle mise en scène apparaît comme profondément irresponsable. Le lieu choisi, s'il peut se justifier par des nécessités de sécurité, est également problématique et rappelle l'obsession militariste d'un pays qui lie la perennité sa présence économique en Afrique à ce qu'il faut bien appeller une occupation armée. Pour les questions de fond, le débat est ouvert. Une dernière chose, Sarkozy se préoccupe du sort de Stéphane Frantz di Rippel et Yves Lambelin, deux Français disparus lors de la crise poste électorale - parce qu'ils auraient été enlevés par des forces pro-Gbagbo -, et ignore superbement - comem la presse de son pays - le destin tragique de Philippe Rémond, Français assassiné selon de nombreux témoignages par les FRCI d'Alassane Ouattara. C'est cette logique qui consiste à évoquer des "massacres" en ignorant le plus massif qu'ait jamais connu la Côte d'Ivoire : celui de Duékoué, perpétré par les forces de Ouattara, et qui a fait environ un millier de morts, selon Le Nouvel Observateur.



Mesdames et Messieurs,


Je voudrais d'abord vous demander de bien vouloir excuser notre grand retard qui est dû au fait que nous sommes restés un peu plus longtemps que nous l'avions prévu à Yamoussoukro, compte tenu des impératifs de la cérémonie d'investiture.

Messieurs les Ministres, cher Alain, cher Henri,

Monsieur le Sénateur,

Monsieur l'Ambassadeur,

Madame et Messieurs les Conseillers à l'Assemblée des Français de l'Étranger,

Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes et si vous le permettez mes chers amis,

Je veux d'abord vous dire notre profonde émotion de nous retrouver aujourd'hui en terre ivoirienne, dans ce pays auquel la France est profondément attachée, et dont le destin, au cours des derniers mois, nous a causé tant d'inquiétude.

Notre émotion, mes chers compatriotes, de nous retrouver aujourd'hui à vos côtés, vous dont le sort, tout au long de la crise, n'a cessé d'être au cœur de nos préoccupations. Il n'est pas un moment, je vous l'assure, pendant ces événements, où nous n'avons pas pensé à vous et à vos familles.

A cette émotion se mêle naturellement la joie d'avoir célébré, ce matin, l'investiture du Président Alassane Ouattara. Il s'agit de l'avènement d'une Côte d'Ivoire nouvelle ; une Côte d'Ivoire démocratique, une Côte d'Ivoire en paix ; une Côte d'Ivoire qui retrouve le chemin de la stabilité et de la prospérité et puis surtout une Côte d'Ivoire qui renoue avec la France des relations fraternelles.

Mes chers compatriotes,

Je sais par quelles épreuves vous êtes passés, et si j'ai tenu à vous rencontrer aujourd'hui, c'est d'abord pour vous exprimer, en notre nom à tous et au nom de la nation toute entière, notre sympathie, notre admiration et notre solidarité.

Informé jour après jour des évènements qui se déroulaient ici, nous savons ce que vous avez vécu pendant quatre longs mois : l'inquiétude, l'angoisse, l'angoisse des parents pour la sécurité de leurs enfants ; l'angoisse des chefs d'entreprise, déjà profondément marqués par le traumatisme de 2004 et qui redoutaient de voir le fruit de leur travail à nouveau anéanti ; l'angoisse également quand les pillards frappaient à vos portes, ou quand les combats faisaient rage, parfois tout près de chez vous.

Dans ces circonstances extraordinairement difficiles, vous avez fait preuve d'un grand sang-froid, et d'une confiance inébranlable en l'avenir d'un pays auquel vous êtes profondément attachés. Les Français, tous les Français, par ma voix, vous rendent hommage, et je suis venu vous dire, au nom de chacun d'entre nous, que nous sommes fiers, que nous avons été fiers, de nos compatriotes de Côte d'Ivoire.

Si le pire, lors de cette crise, a pu être évité, nous le devons aussi à votre action, Monsieur l'Ambassadeur, et à celle de vos collaborateurs. Votre calme, votre solidité, le courage et la lucidité dont vous avez fait preuve dans les moments les plus délicats, tout cela n'a échappé à personne. J'ai voulu que vous en soyez récompensé et je veux ici vous dire, une fois de plus, ainsi qu'à tous ceux qui vous ont assisté pendant cette période, mon estime et notre amitié.

Comment enfin, dans ce camp de Port-Bouët, haut lieu de la présence militaire française en Côte d'Ivoire, ne pas saluer le travail admirable effectué, au profit des Ivoiriens et des ressortissants de nombreux pays, par les officiers, sous-officiers et soldats de la Force Licorne tout au long de ces évènements ? Ils ont accompli avec professionnalisme, avec dévouement et avec humanité les missions qui leur étaient confiées. Je veux leur dire qu'ils ont fait honneur à notre armée et je veux leur exprimer, en notre nom à tous, la plus vive reconnaissance de la nation.

Mesdames et Messieurs,

Le pire a été évité, lors de cette crise. Le traumatisme d'une nouvelle évacuation a été évité. L'année scolaire a été perturbée, mais finalement sauvée.

Pour autant, des tragédies individuelles n'ont pas pu être évitées.

Je pense bien entendu à nos compatriotes Stéphane Frantz di Rippel et Yves Lambelin, ainsi qu'aux collaborateurs béninois et malaisien de ce dernier, enlevés le 4 avril et dont nous sommes, toujours depuis lors, absolument sans nouvelles. Que leurs familles, que leurs proches sachent que nous ne les oublions pas. Nous ne ménagerons aucun effort pour les retrouver, je l'espère, je veux y croire, sains et saufs. Nous mettrons également tout en œuvre pour que soient identifiés et punis sévèrement les auteurs de cet enlèvement abject. On ne peut pas toucher à des citoyens français en toute impunité. Ca ne serait pas juste, ça ne serait pas conforme à l'idée que je me fais de la morale. Le Président Ouattara m'a assuré, à cet égard, de son soutien et du plein concours des autorités ivoiriennes.

Je pense également à ceux d'entre vous dont l'outil de travail a subi des dommages graves et dont l'entreprise voit sa survie menacée. C'est un sujet que nous avons évoqué ce matin avec le Président Alassane Ouattara. Il s'y est montré attentif.

Il m'a d'abord promis de se pencher sur le cas des entreprises qui ont subi des dommages lors des manifestations anti-françaises de 2004.

Mais plus largement, nous sommes convenus de travailler à l'adoption rapide de mesures destinées à aider les entreprises à surmonter les conséquences des évènements récents. Dans cet esprit, l'Agence française de développement, en liaison avec les banques locales, soutiendra l'octroi, au cours des deux années à venir, de 100M€ de prêts aux PME, grâce à des crédits bonifiés et des mécanismes de garantie. La partie ivoirienne, pour sa part, étudie un certain nombre de dispositions destinées, à soutenir le secteur privé et à accélérer la relance de l'économie.

C'est un dossier, Monsieur l'Ambassadeur, que je vous demande de suivre personnellement, en liaison avec nos chefs d'entreprise et, naturellement, avec les autorités ivoiriennes. Et comme le Premier ministre François Fillon viendra en Côte d'Ivoire au mois de juillet, j'aimerais que ces dossiers soient réglés ou en voie de l'être pour le mois de juillet, de façon à ce que vous puissiez conclure avec le Premier ministre. Il n'est pas question là non plus de laisser seuls celles et ceux d'entre vous qui ont investi une grande partie de leur vie de travail ici.

Mes chers compatriotes,

L'action de la France, tout au long de la crise ivoirienne, s'est inspirée de principes simples : soutien à la démocratie ; appui aux efforts de la communauté internationale ; respect de nos engagements.

Prévues dès 2007 dans l'Accord Politique de Ouagadougou, les élections se sont longtemps fait attendre. Cinq ans après l'échéance normale, les Ivoiriens ont finalement pu voter le 31 octobre, puis le 28 novembre. Ils se sont déplacés en masse, sous le regard de trois mille observateurs.

Le peuple s'étant exprimé librement en faveur du changement et de la paix, nous avons donc appelé au strict respect de sa volonté.

Mes chers compatriotes,

Je vous demande de comprendre  qu'agir autrement, accepter un véritable hold-up électoral, n'aurait été au final acceptable ni pour les Ivoiriens, ni pour la communauté internationale. C'eût été sacrifier une chance historique de clore une décennie de crise et de souffrances. C'eût été se résigner à l'impuissance, alors que les Nations Unies avaient déployé des moyens considérables. C'eût été, enfin, la certitude d'un recul durable de la démocratie sur le continent africain : pourquoi aller voter si l'élection peut en toute impunité être volée ?

La France n'avait pas de candidat, la France a choisi de soutenir le candidat choisi librement par les Ivoiriens. Très vite, la CEDEAO, l'Union Africaine, et toute la communauté internationale, ont marqué, dans l'unité, leur refus de l'inacceptable.

La seule réponse fut une répression systématique. Chacun se souvient de ces femmes désarmées tombées sous les balles d'une mitrailleuse le 3 mars, ou du massacre sur le marché d'Abobo, provoqué deux semaines plus tard, par des tirs de mortier.

A l'initiative de la France et du Nigéria, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, unanime, a alors autorisé les forces impartiales à détruire les armes lourdes qui menaçaient les populations. La France, avec l'ONU, a pris ses responsabilités. De nombreuses vies - et la démocratie - ont été sauvées.

Je veux le dire avec force pour que chacun le comprenne : la démocratie n'est pas un privilège réservé aux pays occidentaux. C'est une aspiration profonde de chaque peuple, sur tous les continents de la planète. C'est aussi la garantie de la paix et du développement, comme nous le constatons aujourd'hui en Côte d'Ivoire. Voilà la première leçon de cette crise !

Il ne viendrait à l'idée de personne, en Europe ou partout ailleurs en Occident, de transiger sur la démocratie. Il était hors de question de le faire, ici, en Côte d'Ivoire. J'ai été stupéfait, je dois le dire, d'avoir entendu des voix se lever, dans mon propre pays, dans notre pays, pour suggérer entre guillemets un « arrangement » avec un pouvoir devenu illégitime. En matière démocratique, il n'y a pas d'arrangement. Il y a la démocratie ou il y a la dictature. Il y a le respect de l'Etat de droit ou il y a la violence.

Mais il y a une deuxième leçon, qui me paraît tout aussi importante. En Côte d'Ivoire hier comme en Libye aujourd'hui, les Nations Unies ont mis en œuvre un principe qu'elles avaient adopté à l'unanimité en 2005 mais qui n'avait jamais été vraiment appliqué : la responsabilité de protéger. Oui je l'affirme, la communauté internationale ne peut pas fermer les yeux sur un massacre. Dans ces deux crises, l'ivoirienne et la libyenne, face à des dirigeants - j'emploie les mots - qui massacraient leur propre population, la communauté internationale a décidé d'agir avec détermination, et c'est l'honneur de la France d'avoir, avec quelques autres, mené ce juste combat. L'armée française a agi au service de la démocratie. C'est là son honneur.

Troisième enseignement de cette crise -, tout ce que la France a fait, elle l'a accompli en appui aux organisations africaines, et dans le cadre strict de ses engagements vis-à-vis des Nations Unies. La France a eu le souci permanent de l'unité de la communauté internationale Et je veux rendre hommage au ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, pour l'action personnelle qu'il a menée au Haut Conseil de Sécurité, pour garantir cette unité. La France est intervenue en Côte d'Ivoire au nom de principes universels, forte d'un mandat international.

Mes chers compatriotes,

Vous l'avez compris, c'est une nouvelle politique africaine que nous mettons en œuvre. Et même une nouvelle politique étrangère que notre engagement en Côte d'Ivoire a illustrée ces derniers mois.

Mesdames et Messieurs, chers amis,

L'investiture du Président Alassane Ouattara ouvre un nouveau chapitre de l'histoire de la Côte d'Ivoire et des relations franco-ivoiriennes.

Même si c'est aujourd'hui l'espoir qui domine, nous savons que ce pays fait face à d'énormes défis : reconstruction d'une économie exsangue, mise à mal par des années d'inertie et de crise ; défi du rétablissement de l'autorité de l'État, de la reconstruction de forces de sécurité réellement nationales et non pas ethniques; défi de la restauration de l'unité du peuple ivoirien, par des mesures de justice et de réconciliation.

Nous en avons parlé ce matin avec le Président Ouattara, que j'ai trouvé, sur tous ces sujets, lucide et animé d'une détermination sans faille. Je lui ai exprimé la confiance de la France dans sa capacité à relever ces multiples défis. Je l'ai surtout assuré de notre ferme volonté de tout mettre en œuvre pour l'aider et aider la Côte d'Ivoire dans ce moment si crucial de son histoire.

Nous avons déjà mis en place des financements pour permettre à l'État de remettre l'administration en marche et de remplir ses obligations les plus urgentes. Nous serons également à ses côtés pour l'aider à renouer avec l'ensemble des organisations multilatérales.

La France prendra toute sa part de l'effort collectif en faveur de la Côte d'Ivoire. Des moyens importants seront consacrés à la relance de notre coopération bilatérale. Je souhaite qu'une attention particulière soit apportée, dans ce cadre, à des secteurs essentiels comme l'éducation, la formation professionnelle, les infrastructures, secteur sur lequel un travail spécifique du G20 est en cours d'initiative. Alain Juppé et Henri de Raincourt y travaillent déjà.

Pour financer ces secteurs prioritaires, la France mettra en place, conformément à ses engagements internationaux et après l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE par la Côte d'Ivoire, un contrat de désendettement et de développement pour la Côte d'Ivoire. Celui-ci sera d'un montant sans précédent puisqu'il dépassera les 2 milliards d'euros.

Dans le domaine militaire, la France contribuera à la réforme de l'armée ivoirienne. Je vous le dis mes chers compatriotes, nous garderons toujours des forces militaires ici, pour assurer la protection de nos ressortissants, dans ce camp. Mais je veux que les choses soient claires entre nous : l'armée française n'est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit, fut-il un gouvernement ami.

Ce sont les Ivoiriens qui doivent choisir. Ici, nous avons des milliers de nos compatriotes, leur sécurité doit être assurée et donc il y aura des soldats pour cela, français, en accord avec les autorités de la Côte d'Ivoire. Mais l'armée française n'a pas vocation, c'est une nouvelle époque, à soutenir ou à intervenir dans les affaires des Etats africains. Nous sommes intervenus parce que la communauté internationale nous l'a demandé. Je dois vous dire avec honnêteté, que si nous n'avions pas obtenu de mandat de la communauté internationale, nous ne serions pas intervenus comme nous sommes intervenus. Nous serions intervenus sans mandat si vous aviez été vous-mêmes en danger, pour vous évacuer et pour vous protéger. Mais l'action que nous avons menée, c'est une action dans un cadre international.

J'ai demandé donc au Président Ouattara, et le ministre de la Défense viendra dans les semaines qui viennent, qu'un nouvel accord de défense soit conclu entre nos deux pays. Et j'ai indiqué que cet accord de défense sera publié. La France ne veut plus d'accord secret, d'accord caché. La France n'a rien à cacher. Elle est l'amie de la Côte d'Ivoire, ce sont les Ivoiriens et eux seuls qui choisissent leur gouvernement. C'est cela, la politique africaine de la France.

Mes chers compatriotes,

Dans ce nouveau partenariat franco-ivoirien, vous avez naturellement un rôle majeur à jouer.

Vous aimez profondément ce pays dans lequel nombre d'entre vous sont nés, ou ont vécu une grande partie de leur existence. Vous avez contribué à son développement par votre dynamisme et par vos compétences. Vous l'avez vu, ce pays, se déchirer. Vous en avez été meurtris mais, malgré les épreuves, vous êtes restés ici et vous avez maintenu votre confiance dans ce pays. Vous êtes le cœur battant de la relation entre la Côte d'Ivoire et la France.

Vous faites aussi rayonner, dans ce pays, nos savoir-faire, nos valeurs, notre culture. Vous y êtes l'image de la France.

Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire reprend sa marche en avant et compte sur vous pour l'accompagner dans cette nouvelle étape. Le Président Ouattara nous l'a confirmé avec force. Quant à nous et quant à moi, je compte sur vous pour nous aider à établir avec la Côte d'Ivoire la relation renouvelée, sereine, fraternelle, décomplexée - tournons-nous vers l'avenir au lieu de systématiquement évoquer le passé - et équilibrée entre deux grands pays indépendants et maintenant démocratique, que j'appelle de mes vœux.

Croyez bien que ce déplacement, pour nous, c'est un déplacement qui compte. Et pour moi qui aime tant la Côte d'Ivoire, que je ne puisse venir qu'à la 4ème année de mon mandat, ça en dit long sur la situation dans laquelle était tombée la Côte d'Ivoire. Vous, vous le saviez, mais nombre de gens ne le savaient pas ou faisaient semblant de ne pas le savoir.

Mes chers amis, la morale de cette histoire, c'est que la conviction, la détermination, le courage, les principes, finissent toujours par triompher.

Vive la France ! Vive la République et vive la Côte d'Ivoire !


Je vous remercie.



Source: Le blog de Théophile Kouamouo

samedi, 21 mai 2011

INVESTITURE D'ALASSANE OUATTARA: LA GRAND'MESSE DE LA FRANÇAFRIQUE, DE LA FRANC-MAÇONNERIE ET DU NOUVEL ORDRE MONDIAL

 

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Spectacle désolant que celui qu'il nous a été donné de voir, ce jour tristement historique du samedi 21 mai 2011 : les valets africains de la françafrique, de la franc-maçonnerie, du Nouvel Ordre Mondial et du gouvernement fédéral africain (en formation), au grand complet, dans leurs plus beaux apparats du jour, avec à leur tête le Grand prêtre Nicolas Sarkozy, Président de la République française et son âme damnée internationale, Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations Unies, venus célébrer leur victoire sanglante contre la jeune démocratie ivoirienne, contre les velléités d'émancipation et d'indépendance du digne peuple ivoirien et contre la légitime aspiration des peuples africains à choisir par eux-mêmes leurs dirigeants et à décider souverainement de leur destinée.

Ce funeste tableau festif peint de l'encre du sang des Ivoiriens nous a laissé apparaître les silhouettes non moins sinistres de tous les comploteurs africains et internationaux de la crise ivoirienne (sans les grands maîtres Barack Obama et Hillary Clinton) parmi lesquels : les présidents Abdoulaye Wade du Sénégal, Goodluck Jonathan du Nigéria, Blaise Compaoré du Burkina faso, Idriss Deby Itno du Tchad, Alpha Condé de la Guinée (nouvelle recrue), Paul Biya du Cameroun, Mahamadou Issoufou du Niger (nouveau venu sous peu), Ali Bongo du Gabon, Faure Gnassingbé du Togo, Helen Johnson Sirleaf du Libéria, Denis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, le Premier Ministre Raïla Odinga du Kenya, Young Jin Choï de l'ONUCI et Youssouf Bakayoko de la CEI de Côte d'Ivoire.

Les dignes fils de l'Afrique se sont abstenus d'effectuer le voyage de Yamoussoukro. En tout cas, ceux qui ont sondé le secret du complot international contre la Côte d'Ivoire, parmi lesquels les présidents Jacob Zuma d'Afrique du Sud, Edouardo Dos Santos d'Angola, Yahya Jammeh de Gambie et Pedro Pires du Cap Vert.

Le tout, macéré et malaxé dans un reportage en direct de près de 4 heures (du jamais vu, en Afrique) de France 24, un média aux ordres qui n'a de professionnel que le nom, qui nous a servi et ressassé au fil des heures, avec deux consultants acquis à la cause dont le journaliste ivoirien Soro Solo, et une envoyée spéciale - Vanessa Burggraf, toujours au rendez-vous des messes noires contre la Côte d'Ivoire! - tous les mensonges éculés de la crise ivoirienne de 2002, du coup d'état électoral de la France et de la communauté internationale contre le Président Laurent Gbagbo et de la crise post-électorale ivoirienne. Comment le dire autrement quand un journaliste de cette presse de triste renom impute, dans les commentaires de son élément filmé, le rejet de la candidature d'Alassane Ouattara, en 2000, au camp Gbagbo ? Oui, vous avez bien lu ! C'est à y perdre son équilibre mental! Soit dit en passant, Laurent Gbagbo n'était même pas encore au pouvoir. Comment aurait-il donc pu réussir une telle prouesse ! Un tel révisionnisme est tout simplement nauséeux et écoeurant, et dessert grandement ses auteurs, même si - il faut l'avouer - la cause impérialiste l'emporte largement sur l'éthique, la morale et la déontologie, en Occident. iTélé n'a pas manqué à l'appel de la comédie internationale et de la grand'messe françafricaine maçonnique.

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Quant au nouvel investi, Alassane Dramane Ouattara, il a disserté pendant 20 minutes sur la réconciliation - sans jamais prononcer le mot « pardon » à l'adresse des Ivoiriens - et l'avenir de la Côte d'Ivoire retrouvée et rassemblée, à chaque problème de laquelle il aurait une solution, pendant que par sa faute des millions d'Ivoiriens sont au comble du désastre, n'ont pas l'âme à la fête parce qu'ayant tout perdu, pleurent leurs morts par milliers, sont dénoncés et tués à Abidjan et dans d'autres villes du pays, épurés à l'Ouest, s'ils ne sont tout bonnement pillés ou systématiquement rackettés par des rebelles incontrôlés, analphabètes, dépenaillés, déguenillés, aux tenues bigarrées. Des milliers d'autres sont carrément exilés à cause de la chasse implacable à l'homme qu'on orchestre sciemment et savamment et qu'on veut couvrir par des discours et des sourires protocolaires.

Le tout, dans une Côte d'Ivoire dont l'appareil de production est grippée et à genoux par la faute de la rébellion qui a volé, pillé, détruit des entreprises et même déboulonné des machines-outils dans les zones industrielles d'Abidjan, une Côte d'Ivoire où la sécurité est inexistante - le Droit l'étant encore plus -, les libertés une vue de l'esprit, l'administration un rêve ancien (avec des com'zones proprement illétrés qui font autorité devant des préfets, parchemins d'énarques émérites en main), les médias à la pensée unique, la presse pro-Gbagbo muselée et traquée, l'armée un vœu pieux, le pardon et la réconciliation proclamés religieusement sur les antennes mais dans les mots et les comportements relégués aux calendes grecques, la compassion due à ceux qui souffrent le cadet des soucis - la célébration de la victoire tant attendue et souhaitée prenant le pas sur tout le reste -, humanité et solidarité nationale étant désormais inopérantes.

Vive la Côte d'Ivoire françafricaine, maçonnique, dernière ponte du Nouvel Ordre Mondial et vive l'Afrique asservie, bafouée, recolonisée et vassale de l'Occident impérialiste !


Que DIEU délivre et restaure la Côte d'Ivoire! Que DIEU garde et sauve l'Afrique!



DINDE Fernand AGBO

vendredi, 20 mai 2011

REVELATION DEPUIS GOHITAFLA: «LA CRISE IVOIRIENNE FINIRA EN 2011 DANS UN GRAND CHAOS»

 

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Une chrétienne évangélique de Gohitafla, une Sous-Préfecture de la Région de la Marahoué (384 Kms environs d'Abidjan, dans le Centre-Ouest de la Côte d'Ivoire), a rendu témoignage, récemment (Avril 2011), d'une révélation qu'elle a reçue et qui plante le théâtre absolument chaotique de la véritable fin de la crise ivoirienne. Un témoignage à écouter et à faire écouter. Immanquablement!


Ecouter «LA REVELATION DE GOHITAFLA» en cliquant sur:


podcast


Que DIEU bénisse et aie compassion de la Côte d'Ivoire!



DINDE Fernand AGBO

mardi, 17 mai 2011

PARALLELE AFFAIRE DSK-KIDNAPPING DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

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Parallèles, parallèles


Si l'affaire DSK pouvait ouvrir les yeux des français et de l'indigne parti socialiste .... !
Alors que les ivoiriens dénoncent depuis 2002 l'ingérence dont ils sont victimes et qu'ils ont hurlé au complot international lors du kidnapping de Laurent Gbagbo, la presse française les a discrédités à longueur de colonnes.

Cette même presse, curieusement relaie le doute sur l'affaire DSK....

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Curieux comme dans l' « affaire DSK » tout comme dans l'affaire des élections en Côte d'ivoire, un jeune proche de l'UMP a lancé un tweet suspect. (Voir séquence « Aurore Bergé
» dans cette vidéo à la septième minute).

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La France s'indigne des images de l'homme fort du PS menotté.

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Et comme le dit si bien Bruno Ben Moubamba:

http://moubamba.com/choc-des-images-de-gbagbo-a-strauss-k...

« Les images dégradantes du Président ivoirien, le 11 avril 2011 ! Elles n'ont pas choqué la classe politique française et le FMI !


Ça fait mal ? »


Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre mon cher cousin ? Comme c'est bizarre... !


Allez, encore un effort, un peu d'optimisme et les Français vont finir par comprendre ce qui s'est réellement passé en République de Côte d'Ivoire, en leur nom.

Et comme le dit un de mes amis (Fernand Dindé), « Ils finiront bien par comprendre avec l'affaire STRAUSS-KHAN. Ils comprendront que ce sont des intérêts mafieux qui dirigent désormais le monde et non plus les États. Le centre du pouvoir a changé (il s'est déplacé). Nous sommes en plein dans la mise en place du Nouvel Ordre Mondial. SARKOZY nous l'avait promis au lendemain de la crise financière de 2009.

L'angoisse et la stupéfaction parmi les hommes qui ont encore toute leur raison ne fait que commencer! ».

 

Voir la vidéo "Sarkozy veut imposer le Nouvel Ordre Mondial", cliquer:

 

ICI


Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

lundi, 16 mai 2011

MAMADOU KOULIBALY DEVOILE SON AGENDA SECRET

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C'est une interview réalisée par le quotidien "L'inter". Nous la publions telle que nous l'avons reçue. A chacun de juger de la sincérité de celui qui fut un très proche du président Gbagbo.


Les ex-tenants du pouvoir, dans la tourmente après le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir, sont à l'épreuve de l'opposition. Affaire de coup d'Etat LMP, réconciliation nationale, entrée du FPI au gouvernement... Autant d'interrogations auxquelles Mamadou Koulibaly le Président de l'Assemblée nationale a bien voulu répondre. A travers cette interview, le numéro 2 du Fpi crache ses vérités et dit tout.


Monsieur le président, la presse à Abidjan rapporte de façon persistante que des cadres LMP préparent une opération de déstabilisation depuis l'extérieur, qu'en dites-vous ?

Je ne suis pas au courant d'une telle opération de déstabilisation. Les militants et cadres avec qui je suis en contact ont tous conservé un esprit républicain. Cependant, dans tous les camps, il y a aujourd'hui encore des passions qui s'expriment soit par la peur, soit par l'agressivité. Au Front populaire ivoirien, nous sommes prêts à appuyer le nouveau gouvernement dans sa mission de réconciliation, à condition que celui-ci fasse preuve d'une réelle volonté d'apaisement. Il est impératif que le gouvernement garantisse la sécurité des biens et des personnes, de toutes les personnes, quelles que soient leurs origines, ethnies, religions, opinions politiques, ce qui permettrait aux dizaines de milliers d'Ivoiriens qui sont réfugiés dans les pays voisins de retourner en Côte d'Ivoire pour y vivre en paix.

Vous vous êtes inscrit dans une approche de collaboration avec les nouvelles autorités, quel est le degré d'adhésion des cadres à cette option ?

Tous les cadres avec lesquels j'ai eu l'occasion de discuter sont prêts à apporter leur contribution à la reprise économique et au retour à la normalité en Côte d'Ivoire. Le gouvernement doit travailler à créer le climat de sécurité qui permettra à toutes les bonnes volontés de se déployer pour le bien de la Côte d'Ivoire. Les objectifs du gouvernement et ceux du Front populaire ivoirien s'accordent sur ce point, mais pour qu'on y arrive, il faut qu'on laisse le FPI travailler, qu'on permette à ses militants de se réunir et d'apporter leurs pierres à la reconstruction de la Nation.

Pourquoi, en dehors de quelques partisans FPI/LMP d'Europe et sur Internet, aucun cadre connu de votre parti n'a contrarié vos positions ?

Chaque fois qu'on a pu discuter, on est tombé d'accord. Cela ne me surprend pas qu'il y ait encore des incompréhensions ici et là. Cela signifie simplement qu'il y a encore un travail d'explications à effectuer. D'où l'urgence d'un retour rapide à la normalité en Côte d'Ivoire.

Peut-on estimer que vous assurez l'intérim au FPI jusqu'à nouvel ordre ?

Je suis le troisième vice-président du Front populaire ivoirien, donc numéro quatre dans la hiérarchie du parti. Le président Affi Nguessan, le premier vice-président Aboudrahamane Sangaré et la deuxième vice-présidente Simone Gbagbo sont aujourd'hui malheureusement dans l'incapacité d'assumer leurs fonctions. La responsabilité de diriger le parti m'échoit donc momentanément et j'assume ce rôle. J'entends travailler avec le concours des instances du parti, que je souhaite réunir rapidement, dès que le gouvernement nous donnera l'assurance que nous pouvons le faire sans danger.

Pourquoi n'êtes-vous pas encore allé voir Laurent Gbagbo, Simone, Affi Nguessan ? Est-ce vrai que c'est parce qu'ils ont refusé de vous recevoir, pour éviter de cautionner votre démarche et vous légitimer auprès de la base ?

Je ne sais pas ce qui vous permet de dire cela. Vous savez, nos camarades sont aujourd'hui emprisonnés ou en résidence surveillée, sans droit de visite. Certains n'ont même pas encore eu l'occasion de consulter leurs avocats. J'ai néanmoins pu, au sortir de l'audience que m'a accordée le président Ouattara, obtenir son autorisation pour voir certains d'entre eux, notamment Simone Gbagbo, Aboudrahamane Sangaré, Diabaté Béh, Geneviève Bro Grébé, Jean-Jacques Béchio, Dakoury-Tabley, Dedi Adèle, Michel Gbagbo, etc. alors qu'ils étaient encore emprisonnés à l'Hôtel du Golf. Très récemment, à l'issue de la prestation de serment du chef de l'Etat, j'ai obtenu l'autorisation du ministre de l'Intérieur pour rendre visite aux camarades retenus à la Pergola. Nous n'avons pas oublié Laurent Gbagbo. Dès que l'opportunité se présentera, j'irai le voir.

Vos proches et amis disent que vous n'avez pas attendu l'arrivée de Ouattara ou le départ de Laurent Gbagbo pour marquer votre différence, car vous vous comportiez déjà comme un opposant dans le FPI. Si pour eux, le FPI aurait gagné à vous écouter, les autres estiment par contre que ce sont vos critiques qui ont perdu le parti...

Ce ne sont certainement pas mes proches et mes amis qui vous ont dit que je me comportais «comme un opposant dans le FPI». Le Front populaire ivoirien est une instance éminemment démocratique au sein de laquelle la diversité des opinons est perçue comme une richesse. J'ai eu l'occasion d'exprimer mes points de vue sur certains sujets ou problèmes, comme d'autres ont exprimé les leurs. Cela n'a donc pas pu conduire le parti à sa perte, d'autant moins que le FPI est très loin d'être perdu. Il est là, il est vivant, et il entend jouer entièrement son rôle dans la difficile et très sensible période de sortie de guerre et reconstruction de l'unité du pays dans laquelle nous nous trouvons.

Est-il possible de décider d'entrer au gouvernement et de proposer des cadres, sans avoir réuni le secrétariat général du parti ? Une rencontre ne pourrait-elle pas assurer un débat et une plus large adhésion, de sorte à atténuer les critiques des militants du net ?

Vous allez vite en besogne. Aucune discussion en ce sens n'a eu lieu à ce jour, à ma connaissance. Une décision relative à une éventuelle participation du Front populaire ivoirien à un gouvernement d'union ne peut intervenir qu'après consultation des militants, afin d'éviter que des décisions personnelles ne prennent le pas sur la volonté du parti. Si le FPI participait à un tel gouvernement, il devrait assumer ce qui s'y ferait. Il serait donc impératif que nous soyons d'accord sur les missions assignées à ce gouvernement. Je suis un partisan de l'organisation rapide d'un secrétariat général et d'un comité central extraordinaire, dès que les conditions sécuritaires seront réunies.

Si les autorités ne peuvent, même avec le soutien des forces impartiales, garantir la liberté de réunion, comment cela peut-il rassurer les cadres qui seront nommés ?

Cela serait un vrai problème. Le gouvernement doit mettre tout en œuvre pour que les libertés fondamentales, dont celle de réunion, de tous les Ivoiriens, qu'ils soient au gouvernement ou pas, soient respectées, et que la sécurité de tous ceux qui ont des intérêts en Côte d'Ivoire soit assurée.

Certains au RHDP et autour du Président de la République doutent que le FPI, LMP et vous-même jouiez franc-jeu. A la lumière de l'expérience vécue au sein de l'ancien pouvoir, qu'avez-vous à dire pour les rassurer ?

Tout d'abord, je crois que la responsabilité de rassurer les gens incombe en premier lieu au gouvernement ! Aujourd'hui encore, dix jours après la prestation de serment du président Ouattara, des pillages et des exactions continuent sur tout le territoire ivoirien. Les Ivoiriens sont toujours dans la peur. Nombre d'entre eux sont toujours en exil ou vivent terrés dans les forêts. Tout le monde a donc intérêt à jouer franc-jeu, toute autre chose serait problématique. Il faut pouvoir se faire confiance, c'est primordial. C'est le manque de confiance et de dialogue qui nous a menés à la guerre. Si le président Ouattara ne fait pas confiance aux Ivoiriens, il ne pourra pas y avoir de réconciliation.

Quel est votre agenda personnel Monsieur le Président par intérim du FPI ?

Quant à moi personnellement, je crois que mon passé parle pour moi. J'étais dès le départ contre la guerre. On n'aurait jamais dû aller si loin dans l'abominable. Je ne suis pas un va-t-en guerre. Je suis un homme qui se veut de dialogue et de consensus. Dès le début de la crise postélectorale, j'ai répétitivement appelé toutes les parties au dialogue et à la mesure. Je n'ai malheureusement pas été écouté. Cela va peut-être changer.


Charles Kouassi


In le quotidien ivoirien L'INTER

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

samedi, 14 mai 2011

LE GENERAL GUIAI BI POIN ARRETE, LA GENDARMERIE DANS LE VISEUR DU CAMP OUATTARA

 

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Le général de division Georges Guiai Bi Poin a été arrêté hier, vendredi 13 mai, au Golf hôtel à Abidjan et mis sous mandat de dépôt.


L'information, tombée hier après-midi, a été confirmée par le procureur militaire Ange Kessi Kouamé. «Oui, je confirme que le général Guiai BI Poin a été mis aux arrêts ce matin ( hier vendredi) à 8h », a dit le commissaire du gouvernement, joint par téléphone.

Le général Guiai Bi est, rappelons-le, le commandant d'une unité d'élite- le Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos)- créée par le président Laurent Gbagbo, pour combattre le grand banditisme dans le district d'Abidjan. Après le coup d'Etat contre le régime du président Gbagbo, le général Guiai Bi Poin a fait allégeance au pouvoir d'Alassane Ouattara. «Je suis venu apporter le message de réconciliation parce que je crois fermement à la Côte d'Ivoire. C'est un nouveau départ pour tous les Ivoiriens », avait déclaré l'officier supérieur de la gendarmerie, mercredi 13 avril 2011, après avoir été reçu par Guillaume Soro.

C'est donc à la surprise générale que Guiai Bi Poin a été mis aux arrêts. Le commandant du Cecos a été, selon nos informations, convoqué par un message du Commandant supérieur de la Gendarmerie, le général Tiapé Kassaraté Edouard, lui demandant de se présenter au Golf Hôtel pour y être entendu. Le général Guiai Bi a répondu favorablement à cette convocation en se présentant, hier vendredi à 8h, au Golf Hôtel. Il s'était fait accompagner par son avocat, Maître Thomas Moularé. Mais une fois sur les lieux, le commandant du Cecos a dû attendre plusieurs heures sans être auditionné.

C'est finalement à 12H qu'on lui a signifié son arrestation. Outre le général Guiai BI Poin, bien d'autres officiers de la Gendarmerie ont été également convoqués au Golf Hôtel hier pour être auditionnés. Le colonel Obou Gado Valentin (commandant de la première légion mobile), le colonel Aka Baouéli (commandant le Bureau logistique), le commandant Goué Léopold Magloire du Groupement GCS, le chef d'Escadron Jean Noël Abéi( commandant des Blindés), le chef d'Escadron Yapo Seka Anselme, le capitaine Kouakou Kan Roland, le capitaine Adou Sylvain( responsable du Bureau étude école de la gendarmerie) et le MDL-chef Nassé Guédé (chef de service général du groupe d'appui Cecos) ont été, selon notre source, tous convoqués avec le général Guiai BI. Si le commandant du Cecos est allé répondre à sa convocation, ce n'est pas le cas des autres officiers sus-cités, qui n'ont pas bougé de leur camp pour des raisons que nous ignorons.

D'autres généraux sur la liste

Selon une source proche du dossier relatif aux arrestations en cours, ce sont 52 officiers issus des Forces de Défense et de sécurité (FDS) qui seront entendus par le procureur militaire sur ordre explicite de Soro Guillaume qui tient à régler les comptes à tous les généreaux et officiers de commandemant de la gendarmerie qui ont fait mordre la poussière à ses soldats rebelles lors des combats dans le district d' Abidjan.

Le procureur militaire dispose de trente (30) jours à compter du 4 mai 2011- date à laquelle il a été reçu par Soro Guillaume lui-même- pour accomplir la salle besogne. Selon nos informations, les 52 officiers qui doivent être entendus lors des enquêtes sont issus de tous les corps (Gendarmerie, Police, Douanes, Eaux et forêts, Fanci).

Les premières auditions débuteront lundi 16 mai 2011. C'est à cette date que le général Guiai Bi sera entendu sur les faits qui lui sont reprochés. Il pourrait s'expliquer sur les tueries d'Abobo, notamment la marche des femmes du RHDP lors de laquelle des FDS auraient ouvert le feu sur ces dernières, et le bombardement du marché d'Abobo qu'on impute également aux gendarmes.

Dans la cinquantaine d'officiers qui doivent s'expliquer devant le procureur militaire, il y a quatre officiers généraux sur la liste. Deux d'entre eux ont été déjà mis aux arrêts. Il s'agit des généraux Dogbo Blé Brunot (ex-commandant du Palais et de la Garde républicaine) et Guiai Bi Poin, commandant du Cecos. Reste donc deux autres généraux FDS qui seront arrêtés dans les prochains jours. Le général Dogbo Blé, détenu à Korhogo dans le nord du pays, sera entendu, selon notre source, mercredi 18 mai 2011 par le commissaire du gouvernement Ange Kessi Kouamé.


In le quotidien ivoirien L'INTER


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

PAS MEME ENCORE INVESTI, ADO FAIT LE MENAGE - OUATTARA DEMET DES CHEFS D'INSTITUTIONS PROCHES DE GBAGBO

 


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Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a mis fin vendredi aux fonctions des présidents du Conseil économique et social et de la Cour suprême, du Grand chancelier de l'ordre et de deux membres de la Cour constitutionnelle, proches ou soutiens de l'ex-président Laurent Gbagbo.



M. Ouattara a mis fin aux fonctions de Laurent Dona Fologo à la tête du Conseil écononomique et social, le troisième personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire, selon un communiqué de la présidence publié vendredi soir.

En mars, en pleine crise post-électorale née de la présidentielle contestée de novembre 2010, M. Fologo avait notamment déclaré: "On ne négocie pas les résultats d'une élection, il n'y a rien à négocier (...) Quel type de compromis on peut trouver après des élections entre quelqu'un qui été élu (ndlr M. Gbagbo) et l'autre (ndlr M. Ouattara) qui n'a pas été élu?".

Il a été remplacé par Marcel Zadi Kessy, président du Conseil d'administration du groupe Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE)-Société de distribution d'eau de la Côte d'Ivoire (Sodeci).

Le chef de l'Etat a également démis le président de la Cour suprême, Koné Tia, et le Grand chancelier de l'ordre national de la République de Côte d'Ivoire, le général Issouf Koné.

Peu après l'arrestation le 11 avril de Laurent Gbagbo, MM. Tia et Koné avaient fait ensemble allégeance à M. Ouattara. Le premier a été remplacé par le magistrat hors hiérarchie Mamadou Koné, et le second par Henriette Dagri-Diabaté, professeur d'histoire.

Enfin deux membres du Conseil constitutionnel, MM. Jacques André Daligou Monoko et Félix Tano Kouakou, qui figurent sur la liste des proches de Laurent Gbagbo sanctionnés par l'Union européenne, ont aussi été démis de leurs fonctions.

Le président Ouattara, qui a prêté serment le 6 mai et sera investi le 21 mai à Yamoussoukro, a par ailleurs signé l'ordonnance créant la Commission dialogue, vérité et réconciliation, qui sera dirigée par l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny.


Source: AFP

 

NB: Sur Facebook, de:

Théophile Kouamouo

" Au nom de quelle loi Yao N'Dré est-il l'objet d'une procédure judiciaire ? Article 93 de la Constitution: "Aucun membre du Conseil constitutionnel ne peut, pendant la durée de son mandat, être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation du Conseil." On nage en pleine junte là...! "

La chasse aux chefs d'institutions ne fait que commencer. Le Président de l'Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly sera-t-il inquiété, à son tour, vu que Ouattara n'a aucun égard pour les textes de "son pays"? Attendons de voir!

vendredi, 13 mai 2011

HOMMAGE AUX VICTIMES ET MORTS - ALASSANE OUATTARA: «PLUS JAMAIS ÇA DANS NOTRE PAYS», PENDANT QUE LES FRCI CONTINUENT DE TUER ET DE PILLER!




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Il aurait fallu atteindre encore un peu pour décréter 3 jours d'hommage aux victimes de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, car au même moment, de nouvelles victimes sont signalées à l'Ouest notamment à Soubré, Daloa et Gagnoa où les combats entre les FRCI de Ouattara et les FDS restées fidèles au Président Gbagbo battent leur plein.

En plus, un génocide d'une rare violence se prépare à l'Ouest où les FRCI ont sommé les populations de Gagnoa de leurs remettre 10.000 prétendues armes remises par Laurent Gbagbo pour leur défense, sinon, ils raseraient tous les villages de Gagnoa dans les jours à venir.

Cette semaine encore, des massacres de populations civiles ont été signalés à Lakota. La semaine dernière, ce sont les villes de Sassandra, de Grand Lahou et de Fresco qui ont subi la furie des hommes de main de Ouattara. Le chef de la sécurité de Gbagbo, le colonel Brouha Nathanaël y a trouvé la mort dans son village où il s'était réfugié, assassiné par les hommes de Ouattara.

Alors monsieur le Président Ouattara, n'est-ce pas un peu tôt pour célébrer les victimes et morts ivoiriens de la crise postélectorale alors que de nouvelles victimes s'ajoutent tous les jours ?
C'est la que la thèse d'une parodie d'hommage aux victimes prend son sens. Car les victimes, c'est malheureusement encore tous les jours, sous votre autorité.


Serge Touré


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TEXTE INTEGRAL DE LA DECLARATION D'ALASSANE OUATTARA LORS DE LA JOURNEE D'HOMMAGE AUX VICTIMES ET MORTS DE LA CRISE POSTELECTORALE


Monsieur le Premier Ministre, Ministre de la Défense, Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique, Messieurs les Officiers généraux, Officiers supérieurs et Commandants de Groupement tactiques,

Monsieur le Gouverneur du District d'Abidjan, Mesdames et Messieurs les Maires des communes d'Abidjan, Honorables Chefs traditionnels et religieux,

Mesdames et Messieurs les Responsables des organisations et associations de la société civile, Mesdames et Messieurs les Représentants des partis ou groupements politiques, Mesdames et Messieurs les Représentants des familles des martyrs et des victimes de la crise post-électorale, Chers frères, chères sœurs, le vendredi 06 mai 2011, devant la Nation entière, j'ai prêté serment en qualité de Président de la République de Côte d'Ivoire.


Cette cérémonie de prestation de serment qui a mis un terme à la longue crise post-électorale qu'a connue notre pays, a été pour moi un moment d'intense émotion, en raison du souvenir douloureux de ces cinq mois de souffrance pour tous les Ivoiriens et pour toutes les populations vivant dans notre pays.

Cinq longs et interminables mois, émaillés d'innombrables pertes en vies humaines, où tous, sans distinction d'ethnie, de religion, de parti politique ou même de nationalité, avons vécu dans la peur, dans l'angoisse, dans la faim, avec la mort.

Oui, ces cinq derniers mois ont été difficiles pour nous tous : hommes, femmes, enfants. Du nord, du sud, de l'est, de l'ouest, du centre. Militants du PDCI, du RDR, du FPI, de l'UDPCI, des Forces Nouvelles, du MFA, de l'UPCI, du PIT... Chrétiens, musulmans ou d'une autre confession religieuse. Tous, nous avons beaucoup souffert.

Chers frères, chères sœurs,

Nombreux sont hélas nos compatriotes qui n'écriront pas avec nous, les pages de la Cote d'Ivoire Nouvelle que nous avons pourtant appelé de tous nos vœux.

Nous, les rescapés, nous devons nous souvenir de nos martyrs et de toutes les victimes de cette crise. Nous devons nous arrêter pour pleurer avec ces milliers de familles endeuillées et attristées.

Je voudrais, au nom de la Nation, m'incliner devant la mémoire de tous ceux et de toutes celles qui sont tombés depuis le déclenchement de la crise post-électorale.

Je présente mes condoléances les plus attristées à leurs familles. Aux blessés, j'exprime ma profonde compassion et je leur souhaite un prompt rétablissement.

A tous les orphelins, à toutes les veuves et tous les veufs, à tous les parents des victimes, je veux leur dire que la Côte d'Ivoire ne les oubliera jamais.

C'est pourquoi, au nom de la Nation, je décrète un deuil national de trois jours à compter d'aujourd'hui.
Pendant ces trois jours, les drapeaux seront en berne.
Dorénavant, la journée du 12 mai sera instituée " Journée des Martyrs ".

Je donne l'assurance à tous qu'aucun crime ne restera impuni. Une Commission Nationale d'Enquête a déjà été constituée pour poursuivre, juger et punir les auteurs des exactions et des tueries.
La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation qui verra le jour bientôt permettra à toute la Nation de comprendre, de situer les responsabilités et de pouvoir pardonner.

Je prends l'engagement, de tout mettre en œuvre, pour que notre rêve commun d'un pays prospère, uni et réconcilié se réalise.
Pour cela, nous devons engager tous ensemble, les chantiers de la reconstruction de notre pays et bâtir dès à présent la Côte d'Ivoire nouvelle à laquelle nous aspirons tous.

Je souhaite enfin, que ces trois jours de prière et de recueillement, nous permettent de faire notre examen de conscience et d'aboutir à la même conclusion : Plus jamais ça dans notre pays !
Que Dieu protège la Côte d'Ivoire.


 

Alassane Ouattara


Source: IVOIREBUSINESS.NET

jeudi, 12 mai 2011

UN SITE PRO-OUATTARA: «QUE VA FAIRE ALASSANE OUATTARA AU SENEGAL EN PLEIN DEUIL NATIONAL?»



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Par Connectionivoirienne.net | La Rédaction


« Sur invitation du Président de la République du Sénégal, Son Excellence Maitre Abdoulaye WADE, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA effectuera une visite d'amitié et de travail à Dakar, du jeudi 12 au vendredi 13 mai 2011. Fait à Abidjan, le 11 mai 2011". Voici le communiqué officiel sur ce voyage, reçu hier de la présidence ivoirienne.

« Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d'Ivoire, invite les ivoiriens et les populations vivant en Côte d'Ivoire, à observer un deuil national de trois (03) jours, en hommage à tous les morts de la crise post électorale, les 12, 13 et 14 mai 2011, sur toute l'étendue du territoire, avec mise en berne du drapeau national » lit-on ce jeudi 12 mai dans un autre communiqué de la Présidence de la République.

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumise au desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de près d'un million d'habitants déplacés ou refugiés, suite à la grave crise armée née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2ème République de Côte-d'Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c'est de la comédie et de la foutaise! », nous confiait un collègue ce matin, depuis Londres. « Il n'y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles ».

Après avoir chassé Gbagbo, le mauvais perdant, en grande partie grâce aux bombardements des forces françaises et onusiennes, Alassane Ouattara pour sa véritable première sortie des salons très feutrés d'Abidjan, « profite » du deuil national pour se rendre au Sénégal, officiellement sur invitation du président sénégalais, Abdoulaye Wade. Quel sens peut donner le citoyen lambda à ce voyage qui coïncide avec un deuil national ? Mépris pour son propre peuple ? Manque de compassion ? Le chef de l'État ivoirien Ouattara ne pouvait-il pas se rendre à Dakar après la période de deuil national que lui-même vient de décréter ? La sagesse n'aurait-elle pas voulu que ce soit le président Wade qui se rende en Côte-d'Ivoire en soutien à ce pays frère meurtri ? Pourquoi s'absenter du territoire national pendant que la Nation entière rend hommage à ses fils et filles de tous bords politiques, à jamais disparus ? Ce voyage, selon plusieurs observateurs et simples citoyens, n'est aucunement opportun vu son timing mais aussi vu les urgences auxquelles les populations ivoiriennes sont actuellement confrontées.

Petites questions avant de terminer. Combien de milliards coûtera la fastueuse investiture (Ndlr, après avoir déjà prêté serment) prévue pour le 21 mai prochain, à Yamoussoukro ? Les Ivoiriennes et Ivoiriens auront-ils un droit de regard sur la note finale que « leur » petit millier d'invités (VIP) leur coûtera ?



Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

mercredi, 11 mai 2011

YAHYA JAMMEH (PRESIDENT GAMBIEN): « IL FAUT REORGANISER LES ELECTIONS DANS DE BREFS DELAIS POUR EVITER UNE LONGUE GUERRE CIVILE »

 

 

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Le Président Gambien Yahya  Jammeh a préconisé lors de son adresse à la Nation mardi la réorganisation des élections Présidentielles ivoiriennes dans de brefs délais afin d'éviter à la Côte d'Ivoire une guerre civile qui risque de durer, a rapporté un correspondant de DirectScoop.


Le Président Gambien a regreté la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire par la faute, dit-il, des puissances occidentales et de l'ONU.

« La seule solution pour éviter en Côte-d'Ivoire une longue et haletante guerre civile avec toutes les conséquences qui en découlent est de réorganiser des élections présidentielles dans les plus brefs délais. En attendant, un gouvernement intérimaire d'unité nationale devrait être formé sans Alassane Ouattara; comme il a aussi beaucoup à répondre devant la justice. Une chose est très claire aujourd'hui pour tous les Africains - le complot visant à recoloniser l'Afrique est bien réel et nous devons le combattre », a déclaré le Président Gambien.

Yahya  Jammeh a précisé que le Gouvernement de la Gambie ne reconnaîtrait pour aucune raison un président ou un gouvernement en Afrique qui a été imposé par des forces extérieures au continent africain. Nous savons ce que ces gouvernements et ces présidents représentent pour l'Afrique. Ils pillent les ressources africaines pour le compte des forces qui les ont amenés au pouvoir.

« Les Africains ne doivent pas seulement se réveiller, mais ils devraient se tenir prêt pour faire face à la nouvelle tentative de recoloniser l'Afrique par de prétendues élections qui sont organisées dans le seul but de tromper les gens étant donné que le vrai choix du peuple ne sera jamais respecté s'il n'est pas à la faveur des candidats suppôts de l'occident comme cela s'est produit en Côte d' Ivoire et ailleurs en Afrique, a indiqué le Président Gambien.

Le gouvernement  gambien avait  annoncé samedi 16 avril dans un communiqué qu'il ne reconnaissait pas Alassane Ouattara comme Président de la Côte d'Ivoire, malgré la capture par les forces françaises du Président Laurent Gbagbo, lundi 11 avril,  qui le remettront aux forces de son rival.


Source : DIRECTSCOOP.NET

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COTE D'IVOIRE: GBAGBO A ETE RENVERSE PAR LES PUISSANCES OCCIDENTALES DONT L'ONU, ET REMIS A SON ENNEMI JURE POUR ETRE ASSASSINE (LE PRESIDENT GAMBIEN)

 

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Le Président Gambien Y. Jammeh, a dénoncé lors d'un discours lu à la Nation mardi l'implication « grossière » des « puissances occidentales » lors de la capture du président ivoirien Gbagbo par les forces spéciales Française.


Le Président Gambien s'est voulu très clair sur la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire.

« La position du Gouvernement Gambien sur la tragédie ivoirienne est sans équivoque. Les événements en Côte-d'Ivoire nous donnent raison quand nous affirmions préalablement que des occidentaux néo-colonialistes parrainent des agents en Afrique qui ne respectent qu'à leurs propres lois et celles de leurs maîtres occidentaux et prêts à marcher sur des milliers de cadavres pour accéder au pouvoir. C'est ce qui est en train de se passer en Côte-d'Ivoire », a-t-il dénoncé.

Pour Y. Jammeh, ce que vit le Président ivoirien Laurent Gbagbo est une réplique de l'affaire Patrice Lumumba qui, comme un combattant de la liberté et pour la dignité et l'indépendance, non seulement des Congolais mais toute la race noire, a été renversé par les puissances occidentales dont l'ONU, et remis à son ennemi juré pour être assassiné.

« Nous demandons à l'ONU d'assurer la sécurité, la protection et le bien-être du président Laurent Gbagbo, le président de la Côte d'Ivoire constitutionnellement reconnu et qui doit être libéré.

Il ne peut pas être jugé tandis qu'Alassane Ouattara, le Président de la communauté internationale s'en tire sans jugement après avoir massacré des milliers de civils juste pour devenir président », a déclaré le président Gambien avant d'ajouter que le Gouvernement de la Gambie ne reconnaîtrait pour aucune raison un président ou un gouvernement en Afrique qui a été imposé par des forces extérieures au continent africain.

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Source : DIRECTSCOOP.NET

DROGBA A RFI, APRES QUE LES « FRCI » DE OUATTARA AIENT BRULE SON VILLAGE


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Interview du Capitaine des Éléphants de Côte d'Ivoire, Didier Drogba, sur RFI, qui lui demande ce qu'il penserait d'un spot publicitaire pour la Paix en Côte d'Ivoire avec Yaya Touré de Manchester City.

La réponse de Didier fut brève et simple :


"Je ne le ferai que lorsque les rebelles auront reconstruit mon village qu'ils ont brûlé."

 

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Source: LE NOUVEL OBSERVATEUR

DEBUT DE PANIQUE A L'ELYSEE - SARKOZY EXIGE QUE OUATTARA NOMME UN PREMIER MINISTRE LMP PRO-GBAGBO EN LIEU ET PLACE DE GUILLAUME SORO




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Plus d'un mois après avoir été porté par la France à la tête de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara peine véritablement à décoller. L'hebdomadaire français « Le nouvel observateur » dans sa parution du 04 mai lève un coin de voile sur la panique qui commence à s'emparer de l'Elysée où on commence à devenir nerveux devant les contre-performances du Gouverneur Ouattara.


"Le nouvel observateur" fait en effet un clin d'œil à la grosse impasse politique ivoirienne actuelle, et confirme la thèse selon laquelle les arrestations arbitraires et les assassinats continuent toujours en Côte d'Ivoire malgré le fait que le Président "Gbagbo" et son épouse soient en résidence surveillée respectivement à Korhogo et à Odienné dans le nord du pays.

De sources concordantes, deux militaires des forces de défense et de sécurité (Fds) venus faire allégeance à "Ouattara" au Golf hôtel, y auraient été exécutés sans autre forme de procès. Mais, "Alassane Ouattara" a d'autres problèmes à gérer. Entre autres dossiers brûlants, le Premier ministre "Guillaume Soro" dont le remplacement exigé par la France pourrait créer des problèmes au Président "Ouattara"...

"Alassane Ouattara" a peut-être commis l'erreur de promettre la primature à tour de bras. Alors que le Pdci-Rda "d'Henri Konan Bédié" attendait tout sagement ce qui lui revient au terme de la campagne présidentielle,"M. Ouattara" a maintenu "Soro" qui ne serait plus prêt à perdre son poste de Premier ministre. De sources diplomatiques, la France ferait une impressionnante pression suivie de menaces à peine voilées sur "Alassane Ouattara" afin que celui-ci nomme un cadre de la majorité présidentielle(Lmp) " proche du Président "Gbagbo» au poste de Premier ministre.

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Il est difficile à "Alassane Ouattara" de faire partir "Guillaume Soro" contre son gré du poste de Premier ministre. Ce dernier a fait irruption en politique avec des hommes chargés de fusils d'assaut, lui-même arborant un ensemble vert treillis et chaussé en brodequins. Le premier de ses atouts reste et demeure son armée. Les forces nouvelles toujours prêtes à lui obéir à l'image des "Issiaka Ouattara" alias "Watao", "Touré Hervé" alias "Vétcho", "Morou Ouattara", "Fofié Kouakou" et bien d'autres chefs de guerre qui ont jusqu'ici constitué l'épine dorsale des stratégies de pression de "Guillaume Soro" dans toutes les négociations et accords politiques."Guillaume Soro" se serait retranché avec son cabinet politique à "Bouaké", son fief du nord où il peaufine sa stratégie, laissant en base arrière à Abidjan quelques fidèles en arme dont "Wattao", sous chef d'état major des "Fafn". C'est un signal fort que le secrétaire général des forces nouvelles entend ainsi envoyer à quiconque voudrait le priver de son butin de guerre. En attendant que le couple "Sarkozy-Ouattara" trouve la solution à l'énigme "Soro", des nouvelles boites de pandores se sont ouvertes béantes les unes après les autres. Parmi elles, l'insécurité ambiante dans le district "d'Abidjan" et toutes les villes de Côte d'Ivoire.

Tout le monde s'en inquiète même les guerriers venus du nord. Bien que "Laurent Gbagbo" ne soit plus à la tête de l'Etat ivoirien tel que l'a voulu la communauté internationale pilotée par "Nicolas Sarlozy", "Barack Obama","Ban Kimoon", "YJ Choi", l'Union africaine, la Cedeao et les militants du "RHDP", l'ombre de "Laurent Gbagbo" continue de planer sur la Côte d'Ivoire. Un coup d'Etat ne semble pas suffire pour effacer "Laurent Gbagbo" de l'esprit des ivoiriens... "Ainsi la France politique sarkoziste semble être rattrapée par le piège de ses contradictions idéologiques néocoloniales. Plus que jamais sa volonté manifeste de planifier une Côte d'Ivoire sans "Gbagbo" semble malheureusement voler en éclats... wait and see!!! (Attendons pour voir, disent les anglo-saxons)!


Yves T. Bouazo


Source: IVOIREBUSINESS.NET

lundi, 09 mai 2011

IL Y A A BOIRE ET A MANGER DANS LA CRISE IVOIRIENNE: SABINE CESSOU, C'EST UNE AFFAIRE DE SOUS!

 

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L'argent n'a pas d'odeur mais Abidjan sent l'hydrogène


Quelle n'a pas été notre surprise de découvrir hier qu'une interview de Marie Antoinette Singleton, fille de Laurent Gbagbo, et parue dans Slate Afrique, avait été menée... par Sabine Cessou elle même... !!!

Pour reprendre la formule d'un ami « l'argent n'a pas d'odeur mais Abidjan sent l'hydrogène ».

Voilà donc que la collaboratrice de Thomas Hofnung, pilier de la désinformation sur la crise ivoirienne au sein de la presse Rotschild

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et qui nous a habitués à une information partie prenante et donneuse de leçon, du dezingage des intellectuels

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à l'hagiographie du « nouvel  ambassadeur » élégant et parfumé qui a un enfant « avec une bété »

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en passant par la compassion pour le courageux Venance Konan  qui « sait que son téléphone est sur écoute, mais  n'a pas changé de numéro »

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décroche subitement le sien pour joindre un membre éminent du « clan gbagbo ».

Sabine Cessou aurait elle réfléchi à la lecture de son confrère François Leclerc?

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ou encore à l'écoute de jean Ziegler ?

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et opérerait-elle le début d'un mea culpa ?

Rien n'est moins sûr !

Celle qui a écrit, entre autres, cet article:

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et a vanté à longueur de colonnes la « résistance à Abobo » produisait, sans doute un peu obligée au lendemain de la capture du PR ce papier:

côte-divoire-dangereuse-chasse-à-lhomme.html

dans lequel on trouve cette perle:

« Comment faire la différence, aujourd'hui, entre les vrais appels au secours lancés depuis la Côte d'Ivoire, et la propagande assenée pendant des mois par les médias aux ordres de Gbagbo? Le ratissage à grande échelle en cours en Côte d'Ivoire est le corollaire de la chute de Gbagbo: inévitable, mais aussi extrêmement risqué, pour l'avenir politique d'Alassane Ouattara ».

Sacrée Sabine ! Elle peut continuer à parler de propagande alors que toute la presse non ouattariste est interdite, et justifier une épuration arbitraire en s'inquiétant uniquement de ses conséquences politiques tout en courant  juste après derrière le scoop. Quelle santé !

Fort heureusement pour elle, Marie Antoinette Singleton n'a pas été « ratissée » aux Etats-Unis après le kidnapping de son père, ce qui permet à Sabine de mettre un peu de beurre dans les épinards.

Si vous croisez Marie Antoinette, qui force le respect, s'il vous plait, expliquez-lui la ligne de Sabine Cessou sur la crise ivoirienne et indiquez-lui ce blog: on lui donnera avec grand plaisir le nom des rares journalistes français respectables.


Saper Aude

 

Source : INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

LA DERNIERE REVELATION DE KONE MALACHIE SUR LA SORTIE DE CRISE IVOIRIENNE

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Un message du Pasteur Koné Malachie que je ne partage pas forcément mais que je voudrais partager avec vous, mes lecteurs, surtout avec ceux d'entre vous, nombreux, qui m'avez écrit ou sollicité pour l'avoir. Que chacun s'en fasse sa propre opinion. Bonne lecture et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


Envoyé le 2 Mai 2011 par le Pasteur Malachie Koné à l'un de ses fidèles


Ma tantie, si tu le peux, corrige et balance ce message sur le Net et offre-le à autant de personnes que possible, car le mal ne triomphera pas.


Chers frères et sœurs ivoiriens,

Dieu fasse que vous soyez consolés de toutes les peines et de tous les préjudices que votre foi ait pu subir en ces temps difficiles, de  l'histoire de notre nation.

-)  Comme vous, moi aussi j'ai pu constater que la fin, de la 5ème étape de la prophétie, a été complètement chamboulée.

-) Comme vous, moi aussi, j'ai pu voir mon président être saisi contre toute attente et même malmené par  des bourreaux.

-)  Comme vous, moi aussi, j'ai eu le cœur très meurtri  devant ces images insoutenables de la capture du couple présidentiel.

-) Comme vous, moi aussi j'ai pu constater, que le grand conseil, dit on, des églises évangéliques, ait pu arriver à excommunier  le couple  présidentiel du grand mouvement évangélique dans le monde, au moment même, ou ce couple présidentiel a le plus besoin de leurs prières et des intercessions de personnes, qui pourtant défilaient à longueur de journée, dans les locaux du palais présidentiel, pour soi disant, être venus  prier pour l'homme et la femme que Dieu avait choisis.

-) Comme vous, je suis aussi très profondément touché, par cette attitude irresponsable de ces dirigeants d'églises, qui confirme d'ailleurs une partie de la prophétie. Car, souvenez vous, que nous avons dit dans notre prophétie que :

« Certains chefs religieux, très politiquement partisans et très hypocritement patriotes, feront des déclarations anti-Gbagbo, et que cela pourrait provoquer la réaction d'autres congrégations spirituelles et que la guerre, prendrait une sorte de coloration religieuse. »

Comment comprendre, que l'église qui est sensée être une institution de compassion divine, puisse être la première organisation à produire une déclaration pareille, au moment même, où toute la Cote d'Ivoire pleure son président, et demeure dans la supplication céleste pour la délivrance de ce merveilleux couple présidentiel.

La bible déclare qu'un homme a quand même droit à la compassion, même s'il abandonnait la foi.

Comme vous donc frères, j'ai pu encore constater, que cette même organisation dite chrétienne évangélique, ait mit sous sanction disciplinaire, les plus éminents hommes de Dieu, de toute l'histoire de notre nation, et ce, pour le simple fait, que ces hommes de Dieu-là, aient accepté d'obéir contre vents et marrés, à la voix de Dieu, qui désire effectivement,  que l'église se range du coté de la justice constitutionnelle, c'est à dire, respecter les lois et les autorités légales qui les incarnent.

C'est donc, pour avoir fait cela et pour avoir manifesté dans la droiture légale, leur refus de continuer d'accepter le régime dictatorial de la colonisation française, sur un pays de droit, que ces courageux hommes de Dieu, ont été sanctionnés par d'autres individus, se réclamant plus de Dieu, que les autres.

Mais que ces hommes-là sachent, que j'ai moi aussi exposé très personnellement cette situation au Seigneur, qui m'a confirmé avoir pris acte de cette décision, et qui s'apprêterait à demander des comptes à cette organisation, sur cette façon de faire, qui n'honore pas du tout son grand NOM.

Que donc, tous les éminents hommes de Dieu, qui subissent en ce moment précis, tous les préjudices de cette décision endiablée, ne se fassent point vengeance. Mais qu'ils demeurent dans la prière et laissent agir en son temps, la colère de Dieu, qui déterminera réellement,  ceux qui le servent vraiment dans ce  pays.

-) Comme vous encore, je constate aussi, que de plus en plus, tout espoir semble perdu pour la cause de la justice et que tout semble céder la place à un régime de force, où les plus forts écrasent les plus faibles.

Mais écoutez  maintenant, la parole du Seigneur:

'' Moi l'Eternel, je veille sur ma parole pour l'accomplir, comme l'amandier qui veille sur le temps, pour prévenir le printemps. Je ne suis point un homme pour mentir, ni un fils d'homme pour me repentir. Tout ce que ma bouche déclare, j'ai le pouvoir de le réaliser.

Hommes de peu de foi, je vous ai pourtant donné des signes dans le ciel et des signes sur la terre. L'arc-en-ciel autour du soleil symbolisait ma nouvelle alliance avec vous, peuple de Cote d'Ivoire, et le nuage que je fis descendre du ciel sur une franche de votre armée, était le symbole de mon soutien à cette armée, quand elle serait totalement en défaillance et entièrement réduite.

La croix que je fis voir  dans le ciel à plusieurs d'entre vous, au milieu de la carte de votre pays, était le message, que moi l'Eternel, je restaurerai votre nation par ma puissance et  vos institutions, seront respectées par mon pouvoir.

Les deux pluies torrentielles, suivies de grondement de tonnerre sur toute l'étendue de votre territoire, était le langage de ma colère, contre tous vos ennemis et le symbole de la purification de votre nation, de toutes les souillures commises avant, pendant et après la guerre.

Hommes de peu de foi, vous montrerai-je toutes ces choses en vain et tous ces signes inutilement?

Maintenant, écoutez-moi, hommes de peu de foi. Je ferai flamboyer une épée de feu dans le ciel, et sur toute l'étendue de votre territoire, je ferrai  jaillir des grêles de feu de ma sainte colère, contre tous ceux qui vous oppriment aujourd'hui, et qui disent sans cesse, où est leur Dieu?

Je frapperai très durement tous les mauvais grains humains dans cette nation, y compris tous ceux qui m'abandonnent aujourd'hui, pour une raison ou pour une autre. Je ferai qu'ils ne voient point ma gloire s'ils persistent à me haïr.

Je suis Dieu et il n'y en a point d'autre. Avant moi, il n'y avait point de Dieu et il n'y en aura pas après moi. Je suis  Dieu d'éternité en éternité.

Tout ce que  je vous ai dit depuis longtemps par la voix de mes serviteurs, au sujet de la délivrance de votre nation, sera accompli  proprement, sans rien négliger, et ce, au détriment de tous vos adversaires  et au profit de la gloire de ce que je suis.

Hommes de peu de foi, sachez que celui qu'on appelle Dieu, accomplit toujours ses promesses en son temps et sans aucune contrainte. Dans quelques jours seulement, je délivrerai cette nation et je restaurerai mon serviteur Laurent Gbagbo, qui réapparaîtra dans la gloire, à la tête de cette nation. Car celui que l'Eternel n'a point élu, ne dirigera jamais la nation que Dieu a choisie.

Et tout ce que mon serviteur vous a rapporté au sujet des 7 décrets célestes, est une pure révélation de ma part, et dans un court instant, j'accomplirai toutes ces choses sur toutes les personnes concernées, et vous saurez que je suis l'Eternel, le Seul Eternel et qu'il n'y en a point d'autre.

Je frapperai très durement et sans aucune compassion, tous les éléments pourris de cette nation.

Je mettrai en fuite, tous les adversaires les plus coriaces de ce pays et je détruirai totalement et sans aucune forme de  pitié, tous les édifices religieux, dans lesquels, je ne me reconnais pas.

J'exterminerai entièrement,  tous les ennemis les plus enragés  contre ce territoire,  et J'anéantirai les haut lieux, de divination et de prostitution dans ce pays, que j'ai choisi pour faire éclater ma gloire, et résider mon NOM, en  ces temps de la fin.

Ce sera ainsi, afin que tous les grands dirigeants de ce monde sachent, que la terre, a un vrai propriétaire, et  que ce propriétaire-là,  contrôle entièrement, tous les évènements sur la planète et tous les autres mouvements autour du globe.

Vous me verrez  à l'œuvre, moi, celui que le monde entier appelle DIEU et vous saurez, que je suis le PLUS-PUISSANT des siècles. J'agis toujours en conformité de ma volonté et personne ne peut s'opposer à mes actions.

J'ai décidé donc de choisir la Côte d'ivoire pour glorifier mon NOM et pour manifester ma PUISSANCE, et personne ne pourra s'y opposer, ni dans le temps, ni dans l'espace.

Cette nation sera une très grande nation et ce pays, un très beau pays, avec les serviteurs politiques et religieux que moi même l'Eternel je me suis choisis.

Et toi, fils de l'homme, serviteur fidèle de ma maison, va, va et crie cela aux oreilles de ton peuple, que le Dieu de la Côte d'Ivoire agira, mais en son temps. Et reviens à moi pour te consacrer à défendre continuellement le dossier de ta nation en ma présence.'' Fin de citation.

Chers frères et sœurs en Christ et chers parents ivoiriens, voici telles que rapportées les paroles du Seigneur pour la Côte d'ivoire. Je voudrais donc, que plus personne ne se soucie au sujet de la Côte d'Ivoire, ni du président Laurent Gbagbo. Sa délivrance n'est qu'une affaire de temps dans le calendrier de Dieu.

Une  chose est sûre, le Seigneur m'a déjà montré très clairement qu'il va délivrer la Côte d'Ivoire par une pluie de feu. Il m'avait montré qu'il aurait deux pluies du genre torrentiel et qu'après cela ce serait l'étape de feu, raison pour laquelle je vous avais demandé de regarder le ciel le Samedi 23 Avril et de m'informer de ce que vous verrez.

Effectivement, sur toute l'étendue du territoire il y a eu des pluies torrentielles et des tonnerres divers. J'ai donc aussi compris, que l'étape du feu était réservée à une autre période.

Je suis présentement en train de « baratiner » le Seigneur pour qu'il me révèle de façon précise, une date définitive pour la fin de la crise.

Soutenez moi donc en prière, car je vais entrer à nouveau  en présence du Seigneur, avec le dossier le plus important de notre histoire. La libération de notre pays des mains de ces personnes aux pensées pourries et aux regards empoisonnés et aussi la restauration entière de notre Président, du Président, de tous les vrais ivoiriens. Je sais et je demeure convaincu, que cela ne saurait plus tarder.

Le Seigneur m'a même montre que le président  Gbagbo deviendra momentanément  irrécupérable par rapport à la santé, mais que cela viendrait de lui même le Seigneur, afin de se glorifier aux yeux du monde.

En effet, à un temps fixe par sa propre autorité et par la puissance de son Esprit, lui même le Seigneur, ramènera instantanément le président Gbagbo à une guérison de fer et à une santé d'airain. Dieu m'a dit qu'il ferra subir tout cela au président Gbagbo, afin que lorsqu'il le ramènera au pouvoir, que tout homme sache, que c'est lui Dieu, lui et rien que lui seul, qui a rétabli de force,  son serviteur et non des élections ni une liesse populaire.

C'est donc, lorsque le Seigneur lui même aura jugé bon, que le président Gbagbo ait suffisamment compris cette leçon, qu'il mettra donc fin à l'étape 5 de notre crise.

Il serait donc inutile de se lamenter ou de maudire  notre foi chrétienne, car Dieu n'est pas le genre d'autorité qu'on peut forcer  à agir pour signer un décret, ni le type de personnalité qui aime devancer son programme d'activité. Tant que son heure n'a pas encore sonné, il ne ferra rien pour nous ni pour le pays. N'a t-il pas dit lui même, qu'il y avait un temps pour chaque chose?

Que donc, tous les ivoiriens patientent et demeurent dans la prière, en tout cas,  pour ceux qui espèrent encore dans le secours de l'Eternel. Que les chrétiens qui ne tardent pas à perdre la foi et à ajouter à cela des comportements non inspirés du ciel, s'en abstiennent maintenant et qu'ils sachent que Dieu n'a de compte à rendre à personne, en ce qui concerne sa manière d'agir.

Et de surcroît, que tout homme, quelque soit son grade ou sa personnalité dans la société, sache que Dieu n'est pas vraiment serré de lui, mais plutôt lui, qui est serré  de Dieu. C'est nous qui avons besoin d'aller au ciel. C'est nous qui avons besoin d'une protection divine et c'est encore nous, qui avons besoin de  bénédictions célestes. Lui, il est déjà le Dieu TOUT SUFFISANT et rien qu'à ce titre, il n'a vraiment besoin de personne.

D'ailleurs, voici ce qu'il m'a personnellement dit au sujet des chrétiens qui murmurent et qui perdent si facilement  la foi.

« J'entends des personnes murmurer à longueur de journée, soi disant qu'ils m'abandonneraient si je n'agissais pas promptement. Dis leur que moi l'Eternel,  je suis Dieu et non homme. Je n'agirai jamais sous contrainte. D'ailleurs, si moi l'Eternel, je ne délivre pas votre président et votre nation, que pourraient-ils faire eux, à l'heure actuelle? Arrêtez donc et sachez que je suis Dieu, dit le Seigneur. »

Mes bien-aimés frères, je ne vous enverrai plus de messages et je ne répondrai plus à un seul mail, jusqu'à ce que je sois quitte de la présence de Dieu, avec une réponse concrète, au sujet de la fin de cette étape 5.



Soyez donc bénis!


Prophète Koné Mamadou Malachie, l'Esclave de Jésus et le Défenseur des droits de Dieu.

SOYEZ DISCRETS !!!