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jeudi, 24 mars 2011

REVELATIONS DE L'APOTRE BOLLY GUY-ROGER ET DU GROUPE DE PRIERE «BUISSON ARDENT» SUR LA COTE D'IVOIRE

 

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A la faveur de la crise ivoirienne, de nombreuses révélations spirituelles ont été reçues par des hommes de DIEU et des groupes de prière, parmi lesquelles les célèbres prophéties du Pasteur Koné Mamadou Malachie et ces trois éloquentes révélations que je vous propose ce jour, chers lecteurs, de découvrir : deux de l'Apôtre Bolly Guy-Roger et une du Groupe d'intercession « Buisson Ardent ». La Bible ne dit-elle pas que « DIEU parle cependant, tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, et l'on ni prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil... Alors il leur donne des avertissements et met le sceau à ses instructions »  Job 33: 14-16? Bonne lecture ! Que DIEU bénisse et délivre la Côte d'Ivoire !


Apôtre Bolly Guy-Roger, Fondateur de l'église El Shaddaï de Yopougon, Terminus 47.

Cel : 02 76 00 59


Songe 1 : Les insurgés

Date : Nuit du 18 au 19 septembre 2002


Je me trouvais dans les rues d'un village. Le chef de ce village était assis sur un trône élevé. Soudain apparurent des individus agités qui suscitèrent une bruyante émeute. Ils voulaient destituer le chef. Je me disais : « Mais qu'est-ce que ce roi a fait pour mériter que ceux-ci lui en veuillent tant ? ». Alors quelqu'un me parla. C'était un prophète d'une église, que je connaissais bien. Il était debout auprès de moi et me dit ceci : « Regarde bien ces insurgés. Tu verras ce qui leur arrivera ». Aussitôt, un vent violent survint de l'extrémité du village, le traversa avec fracas et emporta tous les agitateurs. Puis le village retrouva un calme des plus profonds.

A mon réveil, au milieu de la nuit, mon téléphone sonna. Une de mes filles, pleine d'alarme, m'appela pour me dire ceci : « Papa, tout va bien chez toi ? Chez nous ici, ça tire des coups de feu sans arrêt ». C'est ainsi que je fus mis au courant de la tentative de coup d'état qui se mua en rébellion armée.

 

Songe 2 : Retour à l'envoyeur

Date : 2004 (le jour précis ne m'a pas été indiqué par l'Homme de DIEU)


Je me trouvais à la plage. Pendant que je contemplais le paysage, je me retrouvai nez à nez avec un missile échoué sur la plage, l'extrémité ayant piquée sur le sable. Je m'écriai : « Mais c'est un missile ! ». Ce missile avait été lancé sur le pays mais n'avait pas explosé. Pendant que j'avais les yeux fixés sur ce spectacle, le missile s'éleva de terre, et s'en retourna en direction de la mer d'où il était venu. Je pris une fois encore la parole pour crier : « Le missile retourne à l'endroit d'où il est venu ! ».

Aussitôt après, je vis la carte de la Côte d'Ivoire et celle de l'Afrique du Sud se rapprocher pour ne former qu'un seul pays. La Côte d'Ivoire prit un élan de développement sans précédent : on y voyait le métro, le tramway, et d'autres grandes infrastructures fleurirent partout dans le pays.


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Groupe d'intercession « Buisson Ardent » :

 

« Paroles du Seigneur reçues le 22 novembre 2002, pendant la semaine de jeûne que nous avions décrétée pour la Côte d'Ivoire après l'attaque des rebelles » :


La révélation fut reçue par le frère KOUAKOU L. (aujourd'hui en DEA à l'Université de Cocody), pendant que nous élevions à DIEU des prières pour la Côte d'Ivoire et qu'il priait pour la délivrance des assaillants (on ne les appelait pas encore rebelles ou FAFN) de l'esprit de destruction qui les possédait :

Il vit dans une vision claire une main énorme dans laquelle se trouvait une très grande, une immense épée, une épée comme il n'en avait jamais imaginé. Alors, il se prosterna pour demander l'interprétation de cette vision forte au SEIGNEUR.

L'Esprit de DIEU lui dit alors : « La condamnation de ceux pour qui tu pries a été scellée depuis leur création. Ne prie donc plus pour eux. L'heure est arrivée pour moi de me lever pour les détruire avec ce glaive que tu vois. Je les exterminerai tous de cette nation ; personne ne pourra résister, aucun esprit ne pourra tenir devant ce glaive. Ils périront tous car mon glaive ne reviendra pas à moi sans avoir accompli mon œuvre. De cette nation, je détruirai tout ce qui n'est pas à ma gloire, je repousserai tout ceux et tout ce qui la crible ».

Puis le SEIGNEUR nous donna cette référence des Ecritures pour appuyer son décret : Esaïe 28 : 21 et 22 : « Car l'Eternel se lèvera comme à la montage de Peratsim, il s'irritera comme dans la vallée de Gabaon pour faire son œuvre, son œuvre étrange, pour exécuter son travail, son travail inouï. Maintenant, ne vous livrez point à la moquerie (assaillants) de peur que vos liens ne soient resserrés : Car la destruction (...) est résolue, je l'ai appris du Seigneur, de l'Eternel des Armées ».


Le Groupe d'Intercession « Buisson Ardent »

Novembre 2002


APPENDICE

Au cours des six années d'intercession ardente qui ont suivi, le SEIGNEUR a sans cesse confirmé ce décret dans notre groupe de prière (14 frères et sœurs, 8 années de chaîne ininterrompue de jeûne et de prière pour la Côte d'Ivoire après le coup d'Etat de Décembre 1999 [deux intercesseurs de permanence dans le jeûne par jour (24h bouclées), sept jours sur sept], avec 3 jours de jeûne ininterrompu, uniquement à eau, toutes les fins de mois, pendant lesquelles nous convoquions un rassemblement de prière (4 à 6h d'intercession par rassemblement), samedi et dimanche, après les cultes, pour porter le pays devant le Trône de DIEU. Et cela, de 2000 à 2008). Cette mobilisation exceptionnelle était notre réponse à cet appel direct que nous avait adressé le SEIGNEUR : « L'heure du combat est arrivé. Que les intercesseurs ne baissent pas les bras, qu'ils continuent de prier et qu'ils redoublent d'effort dans la prière ».

Pour nous donc, au sein de ce groupe de prière, il n'y a pas de crise postélectorale. Il n'y a qu'une crise ivoirienne en pleine continuité. C'est le combat de 2002 qui se poursuit, jusqu'à la victoire annoncée par le SEIGNEUR ETERNEL !!!

Heureux quiconque ne sera pas trouvé sur le chemin de ce glaive!


Le Responsable du groupe.

Encore et toujours sur la brèche pour la Côte d'Ivoire

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

samedi, 19 mars 2011

HUIT ANS D'INGERENCE NEOCOLONIALE FRANÇAISE...ET DE RESISTANCE HEROÏQUE DU PEUPLE IVOIRIEN


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Par Luis Basurto (*), le 12 mars 2011

La crise en Côte d'Ivoire n'est pas née en décembre 2010, le 2 de ce mois, jour de l'annonce solitaire, surprenante et hors délai des résultats électoraux provisoires du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 faite par le président de la Commission électoral ivoirienne flanqué des ambassadeurs de la France et des USA dans le quartier général électoral du candidat Alassane Dramane Ouattara, l'orthodoxe économiste du FMI. La crise ivoirienne n'est pas née seulement du refus arrogant de la France, ayant obtenu le soutien des USA et de l'Onu, de reconnaître les résultats électoraux définitifs proclamés par le Conseil Constitutionnel ivoirien, l'instance suprême, la seule, qui avait le pouvoir légal de le faire.   La crise ivoirienne est née le 18 septembre 2002 au soir. La tentative de putsch, ratée, de ce jour là contre Laurent Gbagbo fut repêchée rapidement par un plan B de la France avec l'intervention efficace de l'armée française, le 43ème Bima, basée à Abidjan. Jacques Chirac ordonna rapidement la partition du pays sécurisant les rebelles dans le nord du pays en essayant parallèlement de déposséder Gbagbo de tous ses pouvoirs réels, ses pouvoirs constitutionnels, par les "accords" dits de Kléber, à Paris : il choisit  et désigna depuis janvier 2003 presque directement deux premiers ministres ivoiriens, Seydou Diarra en 2003 et Charles Konan Banny en 2005, qui bien entendu obéissaient aux instructions et aux injonctions de Paris. L'ingérence française, militaire, diplomatique et politique, fut constante depuis septembre 2002, elle vient donc de loin. La crise ivoirienne est un état quasi permanent depuis plus de huit ans du à cette ingérence permanente et intense.

La victoire de la force contre l'état de droit c'est justement ce qui s'est passé depuis 2002. Les putschistes pro-Ouattara furent requalifiés 'forces nouvelles » par l'interventionnisme chiraquien, par l'ingérence grossière. Laurent Gbagbo, historien, enseignant universitaire, social-démocrate modéré -fondateur du Front Populaire Ivoirien-FPI affilié à l'Internationale socialiste- fut élu le 22 octobre 2000 ayant long temps lutté pour les libertés politiques et contre le régime autocratique de Félix Houphouët-Boigny, l'allié inconditionnel de la France néocolonialiste. Mais, depuis le jour même de son investiture ses rivaux de l'ex parti unique houphouëtiste, le PDCI -Parti Démocratique de Côte d'Ivoire- l'ancien président Henry  Konan Bédié et l'ancien premier ministre d'Houphouët, A.D.Ouattara,  firent tout pour tenter de le déstabiliser et de l'éjecter de la présidence. Les putschistes du 18 septembre 2002 n'étaient pas à leur première tentative. Et la rébellion soutenue par J. Chirac commit dès le premier jour des crimes inavouables, des exactions les plus extrêmes, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Leurs responsables n'ont jamais été ni jugés ni condamnés. L'impunité -ainsi que la déloyauté et le cynisme- est ainsi devenue la règle dans la vie politique ivoirienne depuis septembre 2002.

La guerre civile, ouverte ou larvée, en Côte d'Ivoire est un état quasi permanent depuis septembre 2002. Et le coup d'Etat permanent, contre les institutions ivoiriennes et les élus, s'est érigé en système pérenne. En novembre 2004 les soldats français commirent contre des civils ivoiriens désarmés des tueries jamais poursuivies ni punies. Le 9 novembre 2004 face à l'hôtel Ivoire à Abidjan 57 civils ivoiriens furent sauvagement tués par l'armée française. Un reportage diffusé plus tard par Canal Plus en France montra les images horrifiantes, insupportables, de ce massacre. On l'a oublié ? Fin 2005 la France et son faux-nez onusien, l'Onuci, essayèrent de dissoudre rien de moins que l'Assemblée nationale ivoirienne, c'est ainsi que le 15 janvier 2006 le GTI, « groupe de travail international », annonça par communiqué banal qu'il « prenait acte » de la fin du mandat des députés ivoiriens. Cette ingérence inadmissible  provoqua le refus ferme des civils ivoiriens qui défilèrent par milliers ; les manifestations de colère patriotique furent stigmatisées par la France et diabolisées par ses médias français et ceux de la « communauté internationale ». Mais l'immixtion, l'ingérence grossière, ne put passer.

Chirac introduit l'ONU dans son dispositif géopolitique pour masquer le rôle néocolonial central de la France et « légitimer » l'ingérence ouverte en se drapant des « décisions » onusiennes. C'est ainsi que fut créée l'Onuci, la « mission de l'ONU pour la Côte d'Ivoire », avec un corps expéditionnaire de soldats, policiers et fonctionnaires civils chargés officiellement de s'interposer entre belligérants et de protéger la population civil mais dans les faits ayant plutôt couvert, consolidé, le pouvoir de la rébellion « nordiste » pro-Ouattara et ouvertement essayé d'éroder la souveraineté de l'Etat ivoirien. A l'ONU, touts les textes émanant du Conseil de sécurité furent, et le sont toujours, rédigés rien de moins que par les seuls diplomates français qui se livraient ensuite à un intense travail de lobbying pour les faire entériner par les membres permanents et non-permanents de cette instance.

A présent Nicolas Sarkozy ne fait rien d'autre que continuer cette aventure chiraquienne et il le fait avec beaucoup de conviction car A.D.Ouattara est son ami personnel. Ils partagent l'amitié avec certains potentats français comme Martin Bouygues et ce fut l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président qui  officia son mariage avec Dominique Folloroux, une femme d'affaires française liée aux milieux oligarchiques français. L'agitation, l'activisme et les gesticulations théâtrales sont la marque personnelle de Sarkozy, comportements pas moins hasardeux et dangereux pour autant, alors qu'il est dans la stricte continuité de Chirac et d'autres de Gaulle essayant à tout prix de sauvegarder le pré carré néocolonial français en Afrique.

En 2004, Jacques Chirac et Georges W. Bush commirent en Haïti un coup d'Etat « en douce » contre Jean Bertrand  Aristide, embarqué par la force dans un avion et envoyé à l'exil forcé en Afrique. Oublié tout cela ? Ils utilisèrent le même schéma qu'en Côte d'Ivoire, à quelques détails près, à savoir d'abord un coup d'Etat contre le président Aristide « justifié »  par une rébellion soutenue en sous main dès l'extérieur par les USA et le prétexte « d'éviter aux haïtiens une guerre civile », ensuite arriva le piétinement des institutions haïtiennes et finalement la totale mise sous tutelle du pays sous la bannière de l'ONU, la Minustah -Mission des Nations Unies pour la stabilisation d'Haïti- pilotée et contrôlée par le couple USA-France. Le bilan de cette ingérence et de l'écrasement de la souveraineté haïtienne est là, un bilan pitoyable, un bilan honteux. Les exactions des soldats onusiens en Haïti restent impunies. L'échec de l'interventionnisme de l'Onu, de sa Minustah, qui est celui du couple néocolonial USA-France est aisément démontrable par le bilan à tirer de six ans d'ingérence : embourbés dans les affrontements sociaux et politiques, ils -les USA, la France et l'ONU- ont été incapables même d'organiser et de garantir des élections crédibles, sans trop s'attarder sur l'incompétence manifeste, tragique pour les haïtiens, à faire face à l'urgence humanitaire créée par le séisme terriblement meurtrier de janvier 2010.

La crise ivoirienne n'est pas qu'une simple crise postélectorale comme nous essayons de le démontrer en rappelant les faits. Elle débuta le soir du 18 septembre 2002, donc à présent plus de huit ans se sont écoulés. L'état de guerre civile ne date pas non plus des élections du 28 novembre 2010 mais de l'institutionnalisation des putschistes pro-Ouattara du 18 septembre 2002 et de la banalisation de leurs méthodes antidémocratiques et sanguinaires : la longue et tenace tentative de prise du pouvoir directe d'A.D.Ouattara commença plus huit ans en arrière avec l'acte « fondateur » d'un putsch manqué. Ce putschistes furent promus, par l'ingérence militaire et politique française, et l'agitation médiatique -la propagande- qui l'accompagnait, par une ingérence néocoloniale, en acteurs politiques « crédibles » alors qu'ayant commis des crimes de guerre et crimes contre l'humanité et occupant en toute illégalité la moitié nord du pays, devenue zone de non-droit où toutes les exactions et trafics ont été et sont toujours possibles. La primauté de la force sur le droit c'est justement ce que les putschistes ratés pro-Ouattara, repêchés et requalifiés par J.Chirac, ont démontré et ouvertement revendiqué depuis 2002. L'impunité est érigée en système de par les exactions scandaleuses, non poursuivies et sanctionnées devant aucune juridiction ivoirienne ou internationale, des rebelles pro-Ouattara, mais aussi de l'armée française - le 43ème Bima puis la « Force Licorne » - et de son supplétif onusien, l'Onuci.

La résistance des civils ivoiriens et de l'Etat de Côte d'Ivoire est légitime et légale. La résistance contre l'ingérence néocoloniale française est un droit imprescriptible mais aussi  le devoir patriotique des ivoiriens. La défense ferme de la souveraineté et de l'intégrité de l'Etat et du territoire ivoiriens contre l'ingérence grossière et les desseins néocoloniaux de la France, épaulée à présent ouvertement par les USA -par l'axe impérialiste USA-Union Européenne qui fait tomber ses masques- est la seule conduite possible des ivoiriens s'ils veulent sauvegarder leur liberté, leur indépendance et leur dignité, celles du peuple ivoirien et celles de leur pays, pilier de l'ouest africain. L'avenir de l'Afrique et de l'ensemble des pays et des peuples du monde voulant préserver leur indépendance nationale et leur liberté passe par le combat héroïque et la victoire souhaitable des patriotes ivoiriens.


(*) Luis Basurto : Enseignant, syndicaliste.


Source : MONDIALISATION.CA

lundi, 14 mars 2011

LES RAISONS DE L'ECHEC DU PANEL DE L'UNION AFRICAINE: L'EMOTION L'A EMPORTE SUR LE FOND DU DOSSIER


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Rencontre de l'«Union africaine» sur la crise ivoirienne. L'on y attendait le dénouement du poker menteur ivoirien. Mais l'on en est plutôt sorti stoïque. Le consensus n'ayant pu être trouvé pour sortir définitivement la Côte d'Ivoire de l'ornière électorale, où elle s'est empêtrée depuis le 28 novembre 2010.


Mais à bien y voir de près le problème ivoirien remonte à bien longtemps, depuis que le socialiste Laurent Gbagbo a accédé en octobre 2000, à la Magistrature suprême. Le chef d'Etat ivoirien prône un rééquilibrage de la répartition des immenses richesses de son pays. L'appétit de la France insatisfaite se voit alors douché face à un Gbagbo « récalcitrant incommode et réfractaire » à la bonne boulimie hexagonale. On a battu en brèche les suggestions du plus pondéré du Groupe de Haut niveau des chefs d'Etat de l'« Union africaine », en l'occurrence le Mauritanien Ould Abdel Aziz. On a refusé de prêter une oreille attentive à la démarche constitutionnelle et donc légaliste du Sud-Africain Jacob Zuma. Que restait-il d'autre à part le Malawi dont la dette se voit « effacée » par la France corruptrice ? A quoi pouvait-on s'attendre du Burkinabé Blaise Compaoré fier de son statut de président à vie assuré par la France ? Le Tchadien Idriss Déby Itno qui doit une fière chandelle à la France qui lui a flanqué une rébellion de « surveillance », préfère ne pas prendre de risque. Le groupe de Haut niveau mis sur pied par le Conseil de paix et de sécurité de l'« Union africaine » souffre de trois péchés congénitaux.

Premièrement il est pris à son propre piège quand il dit que la solution doit être trouvée par « consensus » et ce n'est qu'à cette seule et unique condition qu'elle deviendra « contraignante à toutes les parties ivoiriennes ». Ce qui voudra dire que, tant qu'une des deux parties conteste la décision, il faudra attendre la saint glinglin. « Nous avons estimé que c'est une proposition inacceptable... Malheureusement, nous avons constaté que le panel de Haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision (le choix d'Alassane Dramane Ouattara comme président élu de Côte d'Ivoire, ndlr) ». S'est braqué l'ancien Premier ministre ivoirien Pascal Affi N'Guessan qui représentait le président Gbagbo à ces rencontres. Le porte-parole du candidat Gbagbo à la dernière élection a donné le ton.

Deuxièmement, la couardise de certains de ses membres face au chantage de la France.

Dès le départ, le panel a été noyauté par la France consciente de la faiblesse de la majorité de sa composante. Là où l'idéal voudrait en vue de s'assurer une majorité soviétique, qu'elle s'aliène l'Afrique du Sud de Jacob Zuma, la Mauritanie d'Ould Abdel Aziz et narguer le continent noir. La France pourra se contenter d'une majorité relative constituée du Burkina Faso, du Tchad et du Malawi. Mais ce n'est qu'un round de joué. Il faudra attendre. Car, la « contrainte » passe forcément par le « consensus » qu'il faudra nécessairement trouver entre le candidat de « La majorité présidentielle (Lmp) » et celui du « Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) ».

Troisième couac et c'est là où la tâche devient âpre. L'« Union africaine » a fermé les yeux sur les résultats de ses propres missions en Côte d'Ivoire. Ni le chef de délégation de la mission d'observation du second tour de l'élection présidentielle l'ancien premier ministre Joseph Koku Koffigo, ni l'émissaire de l'« Union africaine » l'ancien président sud africain Thabo Mbeki, ni le Groupe des experts, encore moins le Groupe de grands niveau constitué de chefs d'Etat ; tout ce bataclan financé à grands frais pour des missions onéreuses en Côte d'Ivoire n'a été pris en compte, à entendre Affi N'Guessan. On a carrément botté en touche les considérations légalistes pour des considérations d'ordre émotionnel. Vous voulez une issue heureuse à la crise ivoirienne ? Veuillez passez demain !



Lire, ci-dessous, le « communiqué du Conseil de paix et de sécurité » de l'« Union africaine » sur la résolution de la crise ivoirienne postélectorale du 28 décembre 2010 :

>> COMMUNIQUÉ DE LA 265ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ DE L'UNION AFRICAINE DU 10 MARS 2011.

 


Source : NERRATI.NET

dimanche, 13 mars 2011

L'UNION AFRICAINE OFFRE UN CADEAU EMPOISONNE A ALASSANE DRAMANE OUATTARA


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L'Union Africaine, à travers son Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), a reconduit, simplement reconduit jeudi 10 mars, à Addis-Abeba, la « clameur internationale » selon laquelle le candidat Alassane Dramane OUATTARA est le président élu reconnu par la communauté internationale. Là où on attendait une décision circonstanciée fondée sur les observations et conclusions du comité des experts du panel des Chefs d'Etat africains, qui ont été édifiés sur les fraudes massives et les violences perpétrées par le RHDP dans les zones Centre Nord et Ouest de la Côte d'Ivoire pendant le scrutin présidentiel de novembre 2010.

Après avoir appris cette nouvelle, qui à première vue est défavorable à la Côte d'Ivoire républicaine, nous nous sommes sentis fortement raffermi dans notre sérénité.

En effet, sans peut-être le savoir ou s'en rendre compte, l'Union Africaine, venait ainsi de remettre au centre des débats le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, présidé par l'éminent Professeur de Droit Paul YAO-N'DRE, celui qu'on a traité de tous les noms d'oiseaux : homme de droit mal inspiré, juriste lige, ami de GBAGBO vendu à de mesquins intérêts despotes voire partisan du népotisme. Pourquoi ? Pour avoir dit le droit, dans toute sa rigueur, dans toute sa pureté et dans toute sa splendeur.

Or donc nul ne peut être président en Côte d'Ivoire sans avoir été antérieurement déclaré comme tel par le Conseil Constitutionnel ? Ceux qui ont proclamé ADO président étalent ainsi leur irrépressible mauvaise foi sinon leur incurie. Tout bien considéré, une façon bien discrète d'avouer que tout le tintamarre mondial orchestré par les médias internationaux, sous l'instigation malveillante de Nicolas SARKOZY et Barack OBAMA, pour faire d'Alassane Dramane OUATTARA le président de la Côte d'Ivoire n'est que vacuité, un véritable coup d'épée dans l'eau, une annonce pieuse qui n'engage pas le peuple ivoirien et ses institutions républicaines. L'acte étant dépourvu de toute légalité, en plus de n'être revêtu d'aucune légitimité. Retour donc à la case départ. Chez les ivoiriens, la quiétude est désormais de mise : en effet, rien, absolument rien ne se ferait en dehors de la constitutionnalité. Et le monde peut y compter avec le digne fils de Côte d'Ivoire, le Professeur Paul YAO-N'DRE.

En faisant donc cette sortie on ne peut plus couarde et honteuse qui a jeté l'opprobre sur le peuple africain tout entier, les Chefs d'Etats de l'Union Africaine, qui ont peut-être cru rendre service à Alassane Dramane OUATTARA, viennent inconsciemment de lui offrir un cadeau empoisonné au cyanure, un piège mortel dont il ne pourrait sortir indemne. Parce que les arrêts du Conseil Constitutionnel sont « insusceptibles de recours », nous dit la Constitution. Pour leur faire plaisir, l'institution suprême ivoirienne en matière électorale pourrait officiellement leur répondre en réitérant sa décision initiale et clore ainsi, définitivement, le débat.

Pour la suite des évènements, les Ivoiriens n'ont plus qu'à s'en remettre à DIEU et à faire bloc pour le respect de leur Constitution, autour du président qu'ils ont élu, le Président Laurent GBAGBO. La Constitution, rien que la Constitution ! Car en fait de négociations et de recherche de voies de sortie pacifique de la crise ivoirienne, de manière générale, et de la crise postélectorale, singulièrement, la « communauté internationale », pilotée par des cercles maçonniques et illuminati, mus par des intérêts mystico-politico-mafieux, cherche à imposer à la Côte d'Ivoire un homme lige pour servir sa cause et lui assurer des prébendes définitives sur les richesses de son sous-sol. Le peuple digne de Côte d'Ivoire y oppose et y opposera toujours une fin de non recevoir.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

samedi, 12 mars 2011

QUELLE POSTURE LE CHRETIEN DOIT-IL ADOPTER EN PERIODE DE CRISE ?


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Une magnifique étude de l'Ancien Patrice N'GOUMISSA sur l'attitude de mise pour le chrétien né de nouveau, en temps de crise. Cette excellente exhortation biblique est, à mon avis, capitale pour tous ceux qui invoquent le nom de JESUS-CHRIST et qui sont pris dans la spirale d'une crise militaro-socio-politique ivoirienne dans laquelle ils se sentent quelque peu perdus, si ce n'est complexés ou gênés par les positions prises, et bien souvent à la recherche des postures à prendre ou à ne pas prendre, sous l'éclairage des Ecritures. Certains ont fait des options claires et tranchées pour un camp ou l'autre, quand bon nombre d'autres, pour échapper à la complexité et à la dangerosité de la situation, évoquent la neutralité. Au final, quelle posture adopter? Que recommande la Parole de DIEU dans ces cas de figure? Eclairage.

 

Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui dans la quasi-totalité de nos nations il y a des crises ; crises politiques, religieuses, sociales, pour ne citer que celles là. Face à ces multiples crises, Partout dans le monde, les avis sont partagés selon qu'on est d'un camp ou de l'autre et aussi en fonction des pays et des intérêts qui sont en jeu. Au milieu de ces prises de position souvent incroyables, quelle doit être la position du chrétien ? Car de la position du chrétien, dépend la sortie de crise s'il est vrai que le chrétien est le sel de la terre et la lumière du monde. Dans le livre du prophète Ézéchiel en son chapitre 22.30, l'éternel par la bouche de son messager a affirmé : Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas ; mais je n'en trouve point. C'est dire que Dieu cherche des personnes sur qui s'appuyer pour épargner nos nations, et ces personnes, ce sont les chrétiens. Le chrétien pour ce faire doit pouvoir jouer pleinement son rôle. Mais pour y parvenir, il doit adopter une certaine posture dont nous allons étudier quelques caractéristiques.


I- Une posture de sainteté (irréprochable)

Le chrétien, avant de se prononcer ou de prendre position, Doit lui-même être dans la vérité et paraître juste devant le seigneur. La Bible ne nous recommande t-elle- pas d'ôter la poutre de nos yeux avant d'ôter la paille dans l'œil de l'autre Matthieu7.3. Il faut avoir le courage de le dire ; l'église aujourd'hui n'est pas exempte de reproche. L'église qui est le sel de la terre et la lumière du monde à perdu de sa saveur et de son éclat de sorte que la vie n'a plus de valeur et nos nations sont envahies par les ténèbres.

1-L'éthique chrétienne a foutu le camp

L'église n'est plus cette église irréprochable que voudrait le seigneur. Le chrétien n'est plus le modèle que l'on doit copier mais apparait comme un concurrent sérieux du païen dans la course au péché. Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui, l'on trouve chez le chrétien ce qu'on ne trouve pas toujours chez les païens (l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, les divorces, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table Galates 5.19-21). Le chrétien s'est tellement corrompu que ce sont ses propres intérêts qui sont au centre des désirs et non l'intérêt de Dieu qui est désormais relégué au second plan.

2-Le service de Dieu abandonné au profit des marchandages spirituels

Comme Judas l'Iscariote, plusieurs bergers sont devenus amis de l'argent. Ils sont dans le ministère non pour paître le troupeau du seigneur, mais pour dépouiller les chrétiens et les rendre encore plus misérables. Ils n'ont pour seul objectif que de s'enrichir, avoir de grosses voitures, de grandes maisons extravagamment meublées, des costumes et accessoires de luxes qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Leurs familles vivent comme les riches des temps modernes, les enfants fréquentent les meilleurs établissements de la place ou à l'étranger, dans des établissements de renom. Pendant ce temps, les orphelins, les veuves, les jeunes diplômés ou sans emploi, les femmes et les démunis sont laissés pour compte. Les églises sont remplies d'indigents et aucune politique sociale n'est mise sur pied pour aider cette catégorie de personne. Pendant que le troupeau se meurt de fin, les bergers s'engraissent. Pour parvenir à leur fin, diverses méthodes sont mises sur pied ; offrandes à répétition avec pour but de soutenir l'œuvre du seigneur. Il est sommé aux fidèles dans certaines églises de ne mettre que des billets de banque et des chèques dans les corbeilles, les pièces de monnaie sont interdites. Dans certaines assemblées, il est demandé aux fidèles de payer de l'argent avant de rendre témoignage des bienfaits du seigneur, ou de déposer de grosses sommes avant que le berger ne prie pour eux. J'ai reçu le témoignage de cette communauté où le berger a demandé aux fidèles d'emprunter de l'argent pour payer la dîme car Dieu leur réservait de grandes bénédictions. Pour avoir la main mise sur les finances de l'église, certains bergers n'hésitent pas à confier la caisse à un parent ou à leur épouse. Les pasteurs secondaires et appelés n'existent que de nom ; ils vivent dans la misère faute d'un véritable soutien. Car les petits dieux ce sont taillés la part du lion. Le choix des responsables et les visites sont opérés sur la base du statut social. Sont nommés et visités, seulement les brebis grâces, celles qui ont un compte bancaire bien garni. Désormais, les campagnes d'évangélisation et autres programmes d'édification ne sont plus au centre de la vision, ces choses deviennent secondaires faisant place aux besoins et charges élevés du pasteur qui est toujours entre deux avions ou dans des boites de nuit. Les églises sont implantées dans les centres urbains où l'on a la possibilité de trouver des fonctionnaires ou autres grands cadres susceptibles d'apporter des grosses dîmes et offrandes. Les églises poussent comme des champignons dans les grands centres urbains tandis que certaines régions de nos pays ne sont pas touchées par la bonne nouvelle ; et généralement, c'est de ces régions que naissent les rébellions et les crises comme c'est le cas en Côte d'Ivoire où la rébellion est venue du nord, région non atteinte de manière véritable par l'évangile. Cette manière d'agir est déplorable et scandaleuse. Et pourtant les saintes écritures sont très claires sur les caractéristiques et devoirs du berger et même de la mission de l'église. L'église a failli et elle est autant responsable que les hommes politiques de ce qui arrive à nos nations. De ce fait, elle ne peut jouer pleinement son rôle de réconciliation, de paix et de justice. D'où une prise de conscience conduisant à une repentance vraie et une vision saine de l'œuvre du seigneur.

II-Une posture d'arbitre

Si les politiques, les nations ou les organisations internationales adoptent des postures selon leurs intérêts, le chrétien lui doit opter pour la vérité et la justice. Cela suppose une bonne maitrise du contexte.

1-La maîtrise du contexte

Comme la formation biblique nous l'enseigne, on ne peut interpréter un passage biblique et en tirer un enseignement objectif s'il n'est pris dans son contexte. Dans 1Timothée 5.23 Paul recommande à Timothée de boire un peu de vin. Pris hors de son contexte, ce verset a servi de prétexte pour bon nombre de chrétiens pour s'enivrer de vin. Seulement dans son contexte, Paul conseilla le vin à Timothée à cause de son estomac et des nombreuses indispositions que cela causait. La maîtrise du contexte est un élément important voire indispensable dans l'analyse et l'appréciation d'une situation ou d'un fait. Toute crise nait dans un contexte social, politique, religieux bien défini. Et c'est ce contexte qui permet de cerner la vérité et la justesse des évènements. Or aujourd'hui, le constat qui est fait aussi bien dans le milieu chrétien comme dans le monde entier en ce qui concerne la position des uns et des autres dans le règlement des crises, c'est que ceux qui prétendent détenir la vérité et propagent des mensonges partout ignorent les faits qui ont trait à ces crises mais pire, ils ne savent rien du contexte dans lequel sont nées ces crise et le contexte dans lequel perdurent ces crises. Ils ne savent rien et sont ignorants de tous et pourtant ils veulent jouer les arbitres. La maîtrise du contexte implique de la part du chrétien comme de tout homme la connaissance des origines et des acteurs de la crise. Aussi il importe que celui qui tient le rôle d'arbitre soit à l'écoute des différentes parties pour juger de la véracité des dires et des faits. Une bonne maîtrise du contexte déterminera une bonne prise de position et une intervention plus objective et crédible.

2-La prise de position

En tant qu'arbitre, le chrétien qui a de part sa maitrise du contexte une bonne lisibilité de la situation se doit de prendre position. On entend partout dans le milieu chrétien les propos du genre « le chrétien est neutre ». Cela voudrait dire qu'il n'a pas de camp et donc ne dira pas noir lorsque c'est noir et blanc lorsque c'est blanc. Cela n'est pas vrai. Le chrétien n'est pas neutre, il a un camp, celui de Dieu qui est la vérité, la justice et la légalité. Le chrétien doit condamner le péché sous toutes ses formes. En tant qu'arbitre, ne doit-il pas brandir le carton lorsque dans nos nations les autorités vivent dans la corruption, la débauche, l'immoralité et la cruauté tandis que le peuple souffre ? Les prophètes au temps des royaumes d'Israël et Judas se sont ils tus quand les rois conduisaient le peuple à l'idolâtrie et au péché ? Elie s'est il tu face au péché d'Achab et de sa femme Jézabel ? Jean Baptiste est il rester indifférent devant le péché d'Hérode ? Non ! Toutes ces personnes ont choisi le camp de la justice et de la vérité même au prix de leur vie. Le chrétien ne doit pas avoir peur au point de faire des calculs politiciens. Il s'agit ici de dénoncer et non de prendre des armes pour faire des coups d'état encore moins de créer des rebellions. Le chrétien doit avoir le courage de dire que Dieu n'a jamais cautionné et ne cautionnera jamais une rébellion quelle qu'en soit les motifs. Dieu n'est pas dans le camp de ceux qui tuent, qui violent, qui pillent et causent du tort aux populations. Dieu laisse souvent les rébellions agir comme agents de persécution pour ramener ses enfants qui vivent dans le péché. Mais quand il a fini, il juge ces rébellions. Le roi David ayant été oint pour succéder au roi Saül disqualifié, n'à jamais levé le petit doit sur lui bien qu'il en avait eu l'occasion et le droit, qualifiant Saül d'oint de Dieu. C'est Dieu qui fait et défait les autorités.

Cependant, le Chrétien ne doit pas confondre ne pas être neutre et manquer de sagesse dans sa prise de position. S'il est vrai que le chrétien ne doit pas être neutre, il est important de noter qu'il doit user de sagesse dans sa prise de position. Il ne s'agit pas de sagesse selon le monde ou sagesse diabolique, il s'agit ici de la sagesse qui vient de Dieu. La sagesse se révèle par l'action. Si quelqu'un prétend être intelligent, qu'il le montre par une conduite inspirée d'un esprit de douceur. Celui qui est animé d'un zèle amer ne saurait se glorifier sans mentir à la vérité. Sa sagesse n'est pas du ciel ; elle procède du monde, du cœur naturel, du démon ; elle produit des désordres et toute espèce de mauvaises actions. C'est le cas de toutes ces personnes et organisations dans le monde comme dans la sous région qui apportent plus de problèmes que de solutions.

Les caractères de la sagesse d'en haut par contre sont la pureté, l'esprit pacifique, la modération, la douceur ; elle est miséricordieuse, féconde en bons fruits, exempte de duplicité et d'hypocrisie. Elle sème dans la paix le fruit de la justice, qui profitera à ceux qui procurent la paix. Jacques 3.13-18 C'est dire que le croyant animé de sagesse devient un instrument de paix, de réconciliation et de reconstruction.

III-Une posture de bâtisseur

Le chrétien animé de sagesse devient un bâtisseur de sa nation en crise, un bâtisseur de la paix, de la réconciliation et de la prospérité. Mais le chrétien doit comprendre que le combat qu'il mène n'est pas physique mais spirituel. Pour ce faire, ses actions doivent être guidées par des valeurs chrétiennes et spirituelles dont l'amour.

1-L'amour

Le chrétien doit manifester de l'amour pour son prochain en tout temps et bien plus en période de crise. On ne peut rien bâtir de durable sur cette terre sans amour. C'est pourquoi, quelque soit l'adversité à laquelle nous pouvons être confronté, nous devons agir avec amour. Le chrétien ne doit ni être animé de haine, ni de jalousie encore moins de vengeance. Il est vrai qu'il y a des situations qui peuvent susciter la haine ou la rancœur comme la perte d'un parent ou d'un ami tué, mais il est important de pardonner et de laisser Dieu agir car c'est à lui la vengeance et la rétribution. Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui des hommes puissent vouloir attenter à la vie d'autrui ; pire des hommes qui prétendent être remplis d'amour pour leur concitoyen à qui ils veulent apporter bonheur et prospérité, appellent à l'affrontement et à la guerre. On ne peut pas pour le pouvoir, ôter la vie à son semblable. Voici ce que nous enseigne la Bible au sujet de l'amour : « 1Je peux parler les langues des hommes et les langues des anges. Mais si je n'aime pas les autres, je suis seulement une cloche qui sonne, une cymbale bruyante. 2 Je peux avoir le don de parler au nom de Dieu, je peux comprendre tous les mystères et posséder toute la connaissance. Je peux avoir une foi assez grande pour déplacer les montagnes. Mais si je n'aime pas les autres, je ne suis rien ! 3 Je peux distribuer toutes mes richesses à ceux qui ont faim, je peux livrer mon corps au feu. Mais si je n'aime pas les autres, je n'y gagne rien ! 4 L'amour est patient, l'amour rend service. Il n'est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d'orgueil. 5 L'amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. 6 Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. 7 L'amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout ». 1 Corinthiens 13.1-8. Ce passage nous révèle clairement que l'amour selon Dieu n'est pas cet amour intéressé et tinté d'hypocrisie que pratique le monde. L'amour est le fondement de toute vie. Là où il n'y a pas d'amour, il n'y a pas de vie. C'est parce que Dieu nous a aimés qu'il nous a donnés la vie éternelle en son fils Jésus. L'amour est source de vie, de paix, de joie de stabilité et de Bénédiction. Si nous voulons des nations fortes, unies et prospères, il nous faut l'amour, l'amour de nos nations, l'amour de nos concitoyens et de tous ceux qui vivent avec nous quelque soit leur appartenance politique, religieuse ou ethnique. L'amour dans le cœur poussera alors le chrétien à poser des actes en faveur de son pays pour son bien être et l'épanouissement de ses concitoyens. Et cela passe par la prière, Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. Ephésiens 6.12

2-La prière

Comme il est mentionné plus haut, le chrétien doit savoir que son combat est plus spirituel que physique car de plus en plus nos nations sont la cible des puissances des ténèbres qui sont déchainées et manipulent les hommes pour semer la ruine et la désolation ; et la meilleure manière pour lui de combattre, c'est est de s'engager dans la prière. La Bible nous recommande de prier sans cesse. Cependant, les prières doivent se faire selon les principes bibliques. La Bible nous enseigne dans ceci dans Esaie 59.1-2 : La main du SEIGNEUR n'est pas trop faible pour vous sauver, c'est sûr. Il n'est pas trop sourd pour vous entendre. 2 Mais ce sont vos fautes qui mettent une barrière entre vous et votre Dieu. S'il s'est détourné de vous pour ne plus vous voir ni vous entendre, c'est à cause de vos péchés. On ne peut pas implorer le secours de Dieu et s'attendre à lui si on vit dans le péché. Il est donc important avant d'adresser une quelconque demande à Dieu de se repentir de tous ses péchés. La première étape dans le processus de prière est la repentance.

-La repentance

La repentance, c'est le fait de reconnaître sa faute, la regretter, la confesser et s'en détourner. Alors comment cela doit se faire de manière pratique ? Néhémie nous en donne un modèle. Touché dans son fort intérieur par l'état de ruine et de désolation dans lequel se trouvait Jérusalem et son temple dans la période du retour de l'exil des juifs, Néhémie va adresser une prière à Dieu en ces termes : O Eternel, Dieu des cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements ! 6 Que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts : écoute la prière que ton serviteur t'adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d'Israël, en confessant les péchés des enfants d'Israël, nos péchés contre toi ; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. 7 Nous t'avons offensé, et nous n'avons point observé les commandements, les lois et les ordonnances que tu prescrivis à Moïse, ton serviteur. 8 Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples ; 9 mais si vous revenez à moi, et si vous observez mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l'extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai et je vous ramènerai dans le lieu que j'ai choisi pour y faire résider mon nom. Néhémie 1.5-9

Nous remarquons dans ces versets quelque chose de particulier dans la prière adressée par Néhémie, il s'identifie à tout le peuple et adresse une prière au nom de ce peuple. Nous savons que Néhémie au milieu de ses contemporains était un homme juste. Mais il n'a pas tenu compte de cela, il a plutôt demandé pardon à Dieu pour tout le peuple juif y compris sa personne pour toutes les offenses faites à Dieu. C'est dire qu'à l'image de cet homme, chaque croyant devant la crise que vit son pays devrait prier pour le pardon de ses péchés et celui de tout le peuple. Il faut donc éviter de croire que ce sont seulement les autres qui sont responsables. Nous sommes tous responsables, chrétiens comme non chrétiens. Il est donc impérieux que chacun s'y mette. La plus grande bénédiction, c'est d'être en communion avec Dieu. Le plus grand moyen pour demeurer dans le repos, la paix et la présence (communion) de Dieu c'est la prière et de manière particulière c'est l'intercession.

-L'intercession

Intercéder, c'est user de son autorité pour défendre quelqu'un ou plaider en sa faveur. L'intercesseur est un avocat, un défenseur, il joue le rôle de paraclet Romains8.26. Sa prière est d'une grande efficacité, plus puissante que les armes atomiques :

-Elle traverse les âges, le passé le présent et le futur Josué 6.26 ; 1 Rois 16.24

-Elle traverse les espaces géographies Jean 4.46-53

-Elle change les temps, les circonstances et agit sur les éléments de la nature Josué 10.12-14 ; Esther 4 et 5 ; Luc 11.14

-Elle change les vies Luc 4.1-2

-Elle arrache les âmes des ténèbres et les amène à la lumière 2 Corinthiens 4.3-4 ; 2 Corinthiens 10.4-6

-Elle obéit à la loi de la progression géométrique. Plus on est nombreux, plus on devient puissant individuellement et collectivement Lévitique 26.8

La prière d'intercession permet aux chrétiens de remporter de grandes victoires. La bible nous montre dans l'histoire suivante un modèle de combat spirituel qui a conduit à une victoire éclatante.

Exode 17.8-13 Amalek vint combattre Israël à Rephidim.9 Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main.10 Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.11 Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu'il baissait sa main, Amalek était le plus fort.12 Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu'ils placèrent sous lui, et il s'assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil.13 Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l'épée.

Si dans ce texte, Moïse Aaron et Hur représente les intercesseurs dont le rôle est capital, il n'en est pas moins de celui de Josué et des hommes qui représentent les ouvriers sur le terrain ; c'est-à-dire les missionnaires.

3-La mission intérieure

Les chrétiens ne doivent pas rester au stade de la prière. Ils doivent propager la bonne nouvelle autour d'eux mais bien plus dans les régions non atteintes comme la partie nord de la Côte d'Ivoire. Nous devons être des témoins d'abord dans notre Jérusalem, dans notre Judée, dans notre Samarie, avant d'aller aux extrémités de la terre. Aujourd'hui beaucoup de leaders préfèrent aller aux extrémités de la terre alors que leur Jérusalem demeure encore inconverti. Nous devons répondre à l'ordre divin « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. Matthieu 28.19-20 ». Car c'est de Jésus que nos nations ont besoins. C'est lui la véritable source de paix, de prospérité et de la véritable liberté. Les organisations internationales comme régionales, les grandes puissances et autres ne sont que des sources de discorde et de désolation, guidées par les intérêts et très souvent sous l'influence des esprits méchants. Nos nations ont plus que jamais besoins de Jésus car là où l'Évangile est implanté, le mal et les ténèbres prennent du recul. Les églises ont démissionné, il est impérieux de se remettre rapidement au travail pour faire sortir nos nations des ténèbres et de l'esclavage.

Pour conclure, nous voulons simplement rappeler ce verset : 2 Chroniques 7.14 13 Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple ;

14 si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.


Ancien Patrice N'GOUMISSA


 

Source : NOUVELLE ALLIANCE

mardi, 08 mars 2011

TERRIFIANT: LES TOUTES DERNIERES REVELATIONS DU PASTEUR KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE



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Pour votre rappel, j'avais prophétisé un certain nombre de choses concernant la fin de la crise en Côte d'Ivoire. J'avais parlé de sept (7) étapes précises dont deux sont en voie de finition. J'avais dit depuis 2005 à Bassam et réitéré en 2009 à la Radio Fraternité Divo :

ETAPE 1

Le temps viendrait où nous trouverons de part nous-mêmes, nos propres voies de sortie de crise après plusieurs compromis. Et cela s'est parfaitement réalisé avec les Accords Politiques de Ouagadougou (APO).

ETAPE 2 : LE COMPLOT INTERNATIONAL

a) Vous voyez de vous-même, la parfaite réalisation de ce complot international contre notre pays.
b) La très grande insécurité à laquelle j'avais allusion, se signalerait par diverses sortes d'attaques, notamment depuis le deuxième tour des élections.
c) La France a effectivement appelé ses ressortissants à rentrer et que cela a créé une énorme psychose (sentiment d'insécurité dans le cœur de ivoiriens).
d) Des pays de l'UE (Portugal, RFA, Suisse...) ont ensuite emboîté le pas à la France en demandant à leurs ressortissants de rentrer ou de rester vigilants.
e) J'avais prophétisé que plusieurs français refuseraient de partir pour diverses raisons (1 500 départ sur 15 000 français résidant en Côte d'Ivoire)
f) La France va demander à l'ONU de lui confier la sécurisation de ses ressortissants étrangers, reste la dernière phase de l'étape 2 à accomplir. Ce prétexte servirait plutôt à armer toute la rébellion entière en vue d'une frappe militaire très stratégique. voici donc, les deux premières étapes qui sont en phase exécutoire dans cette crise qui n'a que trop duré.
g) Les autres étapes qui s'avèrent encore plus difficiles pour notre pays et dont j'avais aussi parlé dans mes révélations sont les suivantes.

ETAPE 3

a) J'avais dis que lorsque la France se rendrait compte qu'elle avait mis tous ses ressortissants à l'abri, alors ayant armé la rébellion, elle donnerait le feu vert à la rébellion et aux ennemis de la Côte d'Ivoire de frapper très fort et tous les fronts du pays à la fois et que cela envahirait inévitablement notre jeune armée qui ne saurait que faire.
b) Pour secourir l'armée et pour protéger leurs localités, des jeunes gens à l'esprit patriotique formeront des boucliers humains et la guerre civile s'en suivra.

ETAPE 4

a) J'avais révélé cette étape 4, qu'il aurait un semblant de victoire sur toutes nos forces de résistances réunies.
b) J'avais dit que les rebelles, aidées par la France et par des ennemis de la Côte d'Ivoire, prendraient beaucoup de villes et réussiraient à occuper les postes stratégiques d'Abidjan.
c) J'ai même dit que nous perdrons tout espoir en un avenir meilleur et que les Radios et les journaux télévisés des pays voisins montreront le chaos de la Côte d'Ivoire.
d) J'ai aussi dit qu'en ce moment précis les rebelles feront beaucoup de déclarations sur les chaînes étrangères pour dire à la communauté internationale que dans peu de temps, se serait fini du gouvernement Gbagbo.
e) Frères, j'ai vraiment mal de confirmer que toutes ces choses s'accompliront inévitablement et que personne n'y pourra rien ; pas même le plus grand Rabin de tout Israël. J'ai vraiment très mal...

ETAPE 5

a) Ce sera la délivrance de la Côte d'Ivoire de par la main de Dieu, et d'une façon tellement spectaculaire qu'aucun mortel ne pourrait l'imaginer.
b) La France perdrait la Côte d'Ivoire, et petit à petit, plusieurs autres pays africains, y compris sa très grande influence à l'échelle mondiale.

ETAPE 6 : LE CHOIX DU PRESIDENT GBAGBO

Cette étape sera l'une des plus merveilleuses histoires de tous les temps. Je le répète, je persiste et je signe, le Président GBAGBO est l'objet du choix de Dieu pour une Côte d'Ivoire Nouvelle. Je ne ferais pas assez de commentaire sur ce point, car tout œil le verra et toute langue le confessera, qu'il est bel et bien le Président de la Côte d'Ivoire toute entière, pour le bonheur des Ivoiriens et pour la Gloire de Jésus-Christ, le Seigneur.
Frère, je crois qu'il doit bien exister une raison divine pour laquelle l'Eternel Dieu que nous prions sans relâche et depuis toujours, permet toutes ces choses. Attendons de voir.

ETAPE 7 : L'ATTAQUE DE DEUX AUTRES PAYS AFRICAINS

Il n'est pas bon que tu ignores ces deux pays-là et ainsi que les décrets divins relatifs au traitement des ennemis de la Côte d'Ivoire, pendant et après la guerre. Voici les décrets, tels que signés et arrêtés depuis le Ciel :

a) Décret 1 : Jugement des rebelles et des autres forces ennemies

Mort imminente et immédiate des soldats de la rébellion sans aucune exception ;

Dieu ordonnera la mort immédiate et sans aucune exception, de tous les éléments de la rébellion armée ou désarmée, des plus petits aux plus grands et des plus grands aux plus influents. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul. Ils seront tous tués, puis ensuite jugés et condamnés par le Tribunal de Dieu, pour avoir porté atteinte et de façon impitoyable, à la sérénité d'un peuple élu de Dieu. Ils payeront un très lourd tribut, pour chaque main coupée à une victime et pour chaque atrocité causée à un innocent.
Ils regretteront pour toujours et à jamais, le jour qui les a induits en erreur. Car ils seront complètement oubliés des cœurs, comme des vases brisés et de tous leurs descendants, ainsi que la totalité de leurs biens mal acquis, resteront pour tous les humains, comme un objet d'horreur.

Mort immédiate des 2/3 des soldats français présents sur le sol ivoirien lors de la guerre ;

Mort immédiate de 1/3 des soldats de l'ONUCI présents en Côte d'Ivoire ;

Destruction immédiate de tous les armements utilisés contre la Côte d'Ivoire, par les 3 forces militaires confondues (ONUCI, Licornes et Rébellion).

b) Décret 2 : Jugement des partis politiques alliés

Dieu prononcera au cours de cette guerre, un jugement très radical et très sévère, contre tous les premiers responsables de partis politiques, ayant soutenu la France aux côtés de la rébellion, pour faire souffrir inutilement les Ivoiriens.
Ce jugement divin, ira de la dépression mentale pour les uns, à une mort très cauchemardesque pour d'autres, passant par la paralysie à vie, jusqu'à une extrême pauvreté pour certains autres.

c) Décret 3 : Jugement divin contre deux principaux Chefs d'Etat Africains

Dieu prononcera un grand jugement contre les Présidents de Républiques voisines ayant contribué à installer la chienlit en Côte d'Ivoire et accepté de contribuer à faire perdurer les souffrances des Ivoiriens.

Ce jugement divin se signalera par la formation de plusieurs groupes de rébellions armées contre tous ces pays et à l'extérieur. De sorte qu'ils seront contraints à un exil forcé ou à une mort certaine, brutale et très affreuse. Dieu, le Juste Juge leur fera connaître le poids de la douleur que peut ressentir un Président en exercice, confronté à des rebelles armés, sans cause et sans raison valables et aidés à la tâche, par la même fameuse communauté internationale. Dieu fera que ces Présidents-là, ne réapparaissent plus jamais sur la scène politique de leur pays, jusqu'à la fin des temps. Ils seront tentés même de faire appel à la Côte d'Ivoire pour leur porter secours et assistance mais Dieu lui-même fera que leur appel ne porte aucun écho favorable dans le cœur des Ivoiriens, jusqu'à ce qu'ils aient d'abord, suffisamment sucé le venin de la colère du Seigneur, contre tous leurs agissements mesquins dans les affaires de souveraineté personnelle d'un Etat proche et historiquement ami à eux. Ces deux pays là, frères, sont le Burkina-Faso en premier et le Sénégal ensuite.

d) Décret 4 : Jugement de trois leaders de presse

Dieu ordonnera la mort par un suicide volontaire, de trois leaders de presse en Côte d'Ivoire, pour avoir négativement participé de façon médiatique, à déstabiliser le pouvoir en place et mépriser ainsi les institutions de notre pays. Un de ces leaders de presse se suicidera par pendaison, le deuxième par noyade et le troisième par une forme très bizarre de suicide volontaire. L'une de ces trois personnes manifestera pourtant la volonté de demander sincèrement pardon aux Ivoiriens, mais entre le doute et l'action, il devra choisir, car sa survie en dépendra.

e) Décret 5 : Sanction céleste contre le Président Français

Colère des Français contre lui et incitation des collectivités sociales et syndicales à réclamer sa démission et sans délai ;
Coma profond de sept (7) jours. Je ne suis malheureusement pas, autorisé à vous relater la suite de sa vie, du retour de ce coma profond ;
Des pays africains échapperont au contrôle de la France. Ce sera le temps de l'Afrique et la fin de la françafrique (esclavagisme colonial).
La France perdra son contrôle sur plusieurs pays africains et elle perdra aussi son monopole de cinquième puissance mondiale. Elle ne sera plus jamais rien.

f) Décret 6 : Rapatriement du restant des soldats ennemis

Dieu ordonnera le rapatriement immédiat, obligatoire et brutal, de tous les soldats de l'ONUCI et de tous les militaires de la Licorne, ayant échappé à la guerre, grâce à une faveur faite à eux par le Ciel. Tous ces soldats et tous les autres membres de leur famille quitteront pour toujours la Côte d'Ivoire avec pour seul souvenir, que vraiment rien ne peut contre la volonté de Dieu.

g) Décret 7 : Reconstruction entière de la Côte d'Ivoire

L'Eternel ordonnera à plusieurs bailleurs de fonds et à bon nombres de personnalités financières, de rebâtir entièrement la Côte d'Ivoire, dans un très bref délai. La Côte d'Ivoire sera alors, un peuple de Gloire et un pays de lumière, pour toujours et à jamais. En ce moment-là un Français qui entrera en Côte d'Ivoire n'y viendra plus dans la pensée d'aider les Ivoiriens à sortir d'une certaine misère, mais il y viendra plutôt pour qu'un jeune Ivoirien puisse financièrement l'aider à s'en sortir et cela sera ainsi pour toujours et à jamais.

Ainsi frères, voici comment s'achèvera la triste histoire d'une salle guerre, livrée à la Côte d'Ivoire qui désire pourtant Monsieur GBAGBO comme son président.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE !!!



Pasteur KONE MAMADOU MALACHIE
Esclave de Jésus et défenseur des droits divins.

Cell. (225) 06 25 27 96.

jeudi, 23 décembre 2010

LAURENT GBAGBO : UN DISCOURS DE PAIX MAIS AUSSI DE NON COMPROMISSION

DISCOURS A LA NATION GBAGBO.jpg

Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire.


Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.

J'ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d'Ivoire.
Je remercie les Ivoiriens de m'avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l'article 39 de la Constitution, j'ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 4 décembre 2010.
Le lundi 6 décembre, j'ai nommé un premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s'est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s'est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés. L'Etat fonctionne. L'économie est en route.

Durant tout ce processus, je m'en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des Institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux Institutions de la République.
Les troubles que l'on observe aujourd'hui, en Côte d'Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du Rhdp le 16 décembre 2010, ceux qui, à l'intérieur comme à l'extérieur, ont décidé d'agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l'expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu'ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les Institutions qu'il s'est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L'article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission électorale indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats».

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même, a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux».

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, à l'Hôtel du Golf, Quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l'élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c'est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d'Ivoire. Cela n'est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité, c'est qu'à la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, la Cei n'a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d'une Institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée.

La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu'il a fait.

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d'Ivoire. Les deux Institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n'ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l'article 2 du code électoral, les missions de la Cei sont d'assurer notamment :
La garantie sur toute l'étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote;

Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages;

La collecte des Procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l'exception de l'élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire.


L'élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J'ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd'hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d'Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd: Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l'ordre, tués par balles.

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d'honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l'incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l'illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l'exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d'un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d'une guerre en Côte d'Ivoire qui peut s'étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d'évaluation sur la crise post- électorale en Côte d'ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l'Union Africaine, et comprenant des représentants de la Cedeao, de l'Uemoa, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l'Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d'analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l'hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d'en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J'appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s'est faite par la voie diplomatique. C'est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L'Onuci et les Forces françaises partiront de Côte d'Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd'hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l'opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J'ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!
Que Dieu bénisse les Ivoiriens !
Que Dieu bénisse l'Afrique !

Je vous remercie.

 

Abidjan, le mardi 21 décembre 2010.

jeudi, 16 décembre 2010

ET SI LE REGIME PARLEMENTAIRE ETAIT LA SOLUTION ?

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Par Mamadou KOULIBALY

Alors que la Côte d'Ivoire se retrouve dans une situation inédite avec deux présidents de la république, au-delà de l'analyse à court terme des fléaux du combat de titans qui l'attend, on ne peut qu'orienter la réflexion sur les voies qui permettraient la limitation du pouvoir absolu qui grise les dirigeants au point de leur faire oublier qu'ils ne sont que les serviteurs de leurs populations.

Mamadou KOULIBALY, Président d'Audace Institut Afrique a toujours été un fervent défenseur du régime parlementaire en Afrique. Voici un extrait de l'une de ses conférences prononcée lors du cinquantième anniversaire de l'Ordre des Avocats de Côte d'Ivoire à Yamoussoukro, le 24 juin 2009.

Son analyse est tout à fait d'actualité. On comprend pleinement que les théories ne se limitent pas au cercle restreint des intellectuels mais qu'elles ont des débouchés pratiques dans la vie d'un pays.

Le régime parlementaire, découvert par les anglais il y a plus de trois siècles, s'est plus facilement exporté et a eu plus de succès dans les pays pauvres et en développement institutionnel. C'est le modèle de gouvernement de Westminster découvert en Grande Bretagne qui a remarquablement passé l'épreuve du temps et des latitudes.

Les pays, à populations hétérogènes, pauvres, sortant de la colonisation, éloignés de la culture occidentale et sous tensions politiques, ont eu très souvent à adopter ce modèle pour assurer une relative stabilité et un progrès effectif. Cela a été le cas de l'Inde depuis 1947 et du Japon depuis 1945.

Ce modèle est clair, simple et il établit une entente totale entre le gouvernement et la majorité parlementaire. Le pouvoir d'Etat est simplement exercé par le leader ou le dirigeant du parti qui dégage la majorité au parlement. Tant que la politique menée par le gouvernement est conforme au programme sur lequel la majorité a été élue, tout se passe bien. Le Président, ou le Premier Ministre, selon l'appellation qu'on lui donne, est d'abord lui-même un élu et la plupart des membres du gouvernement sont, eux aussi, des députés.

A titre d'illustration regardons les expériences d'Haïti et de la Jamaïque. Dans le premier pays, à l'indépendance, l'on a fait le choix de régimes présidentiels puis il s'en est suivi une succession de coups d'Etat et de dictatures pour laisser aujourd'hui une situation d'incertitude avec des Institutions fragiles. Le modèle a tourné à l'illusion.
A côté, la Jamaïque a adopté un régime parlementaire sur le modèle de Westminster et depuis, la démocratie fonctionne sans heurts, les partis transcendent les clivages sociaux ainsi que l'alternance au pouvoir. Les tensions ethniques et les difficultés économiques sont mieux amorties et canalisées.

Toutefois, le seul choix du régime ne suffit pas pour définir le cadre du jeu des partis politiques. Un complément absolument déterminant est le mode de scrutin qui peut soit dénaturer le régime parlementaire, soit faire évoluer le régime présidentiel. Le mode de scrutin devrait être le scrutin majoritaire à un tour pour permettre à une majorité d'avoir le pouvoir de décision. Les consensus politiques ont largement montré leurs limites sur le continent. La mission de l'opposition étant dans le contrepoids et non dans la décision [...]

En Afrique, on doit se méfier des régimes qui veulent un pouvoir exécutif fort avec un suffrage universel direct. Le régime parlementaire combiné avec le scrutin majoritaire à un tour, est plus efficace et moins dangereux pour la démocratie et l'Etat de droit.

Il est du devoir des élites africaines de se donner de bonnes institutions constitutionnelles. Les politiciens doivent être conscients de leur responsabilité. La nature du pouvoir est plus importante que la personne qui l'exerce.

En Afrique, la classe politique devrait prendre conscience du fait que l'opposition fondamentale ne demeure pas dans la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire mais entre gouvernement à pouvoir limité et gouvernement à pouvoir absolu. Comme le dit le professeur Jean-Philippe FELDMAN, avocat à la Cour de Paris, "lorsque le pouvoir est absolu, le gouvernement est oppressif ; lorsque le pouvoir est limité le gouvernement est libéral".

Quand on sait que tout pouvoir absolu corrompt, il y a lieu de s'en méfier pour ne pas hypothéquer l'avenir des générations futures. Le fait de se voir confier un mandat public ou la gestion d'une administration d'Etat n'autorise pas à violer les droits et les libertés des citoyens. En tant que serviteurs, les dirigeants doivent au contraire les protéger.

HAYEK résume cette philosophie en des termes on ne peut plus clairs "le problème essentiel n'est pas de savoir qui gouverne, mais ce que le gouvernement a le droit de faire".

L'analyse des différents modèles constitutionnels montre que cette conception parlementaire est la plus adaptée à la voie de progrès souhaitée pour l'Afrique. Le modèle de Westminster reste le modèle de référence. Plus les régimes s'en rapprochent, mieux la démocratie et l'état de droit fonctionnent. Plus ils s'en éloignent, plus la démocratie fonctionne mal.

 

http://mampouya.over-blog.com/

L'UNION DES POPULATIONS DU KAMERUN PREND POSITION SUR LA SITUATION EN COTE D'IVOIRE

 

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APRES L'ELECTION PRESIDENTIELLE DU 28 NOVEMBRE 2010

Où en est la situation en Côte d'Ivoire ?

Déclaration et Appel  du Bureau du Comité Directeur de l'UPC

Après un premier tour le 31 Octobre 2010, le second tour du scrutin pour élire le Président de la République de Côte d'Ivoire a eu lieu le 28 Novembre2010. Les deux candidats à ce second tour étaient :

- d'une part Laurent GBAGBO, combattant de très longue date pour la démocratie et la justice sociale, président sortant élu en 2000 pour cinq ans, mais qu'une tentative de coup d'état perpétrée le 19 septembre 2002, foireuse mais non entièrement défaite, a empêché de diriger le pays dans la paix, et de mettre en application le programme que lui-même,  son parti le Front Populaire Ivoirien (FPI) et leurs alliés, avaient présenté au Peuple Ivoirien et qui avait valu à M. Gbagbo d'obtenir la confiance et les suffrages populaires.

- d'autre part Alassane Dramane OUATTARA, ancien Directeur (Afrique) du Fonds Monétaire International (FMI) à Washington dans les années 1980, et ancien Premier Ministre de M. Félix Houphouët-Boigny. Monsieur A. D. Ouattara était Directeur (Afrique) du FMI lorsque, dans la décennie 1980 notamment, cet organisme imposait à tous les pays africains dont le Kamerun, sans regrets ni remords, mais avec une arrogance cynique, les fameux « Plans d'Ajustement Structurel (PAS) » qui valurent au FMI le surnom mérité de « Fonds de Misère Instantanée » attribué par un économiste de talent.

La Marche vers l'élection présidentielle et les résultats

Qu'on soit ou non partisan de Laurent Gbagbo et son parti le FPI, qu'on les déteste ou qu'on les aime, on ne peut nier que la voie vers cette élection présidentielle n'a été ouverte que par des démarches qui, empreintes de patriotisme et de lucidité politique, ont conduit à l'Accord dit de Ouagadougou. Un tel accord était inimaginable en septembre 2002, au lendemain du Coup d'état foireux quoique non entièrement défait ; il était encore inimaginable quelques mois plus tard, lors du traquenard en forêt de Marcoussis, cyniquement monté par les néocolonialistes connus en Afrique et au-delà.

Or donc, les démarches qui ont rendu possible l'Accord de Ouagadougou furent un exemple extraordinaire de courage et de lucidité politiques et, en même temps, de patriotisme de la part de Laurent Gbagbo et ses amis et alliés, qui acceptèrent de former un gouvernement avec ceux là même qui avaient pris les armes contre eux. L'Accord de Ouagadougou a été scrupuleusement respecté et appliqué par Laurent Gbagbo et ses amis. Alors que, dans le même temps, les auteurs de la tentative de coup d'état foireuse quoique non entièrement défaite, ont, avec leurs sponsors, refusé jusqu'à ce jour, le désarmement prévu par l'Accord ! Pourtant, malgré ce fait fondamental, qu'aucun chef d'état au monde n'a jamais accepté depuis la nuit des temps, Laurent Gbagbo et ses amis ont accepté que l'élection présidentielle ait quand même lieu, en comptant sans doute sur la maturité et la lucidité du Peuple et un minimum de bonne foi de leurs compatriotes auteurs de la tentative de putsch .

Le 3 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire, organisme qui, selon la Constitution ivoirienne, est juge d'un éventuel contentieux électoral, et a seul le pouvoir de proclamer en dernier ressort les résultats définitifs de l'élection du Président du pays, a déclaré Laurent GBAGBO élu, après examen de requêtes introduites au lendemain du scrutin et des résultats provisoires rendus publics par la Commission Electorale Indépendante (CEI). Signalons que la CEI,  à la suite de ses résultats provisoires, avait déclaré Mr OUATTARA élu.

Le spectre  des groupes qui réagissent depuis le 3 Décembre 2010

A la suite de ces résultats officiels et définitifs légalement proclamés par le Conseil Constitutionnel, l'opinion africaine et mondiale a assisté et assiste à de nombreuses réactions. En dehors de la Côte d'Ivoire, s'est mise en mouvement pour soutenir A. D.Ouattara, une faune bigarrée où se côtoient tout à la fois, une Union Africaine (UA) pourtant incapable depuis 10 ans, d'appliquer les dispositions de sa propre Charte (article 14 et autres) sur les coups d'état ; une Organisation des Nations Unies (ONU) qui, depuis 50 ans, ne souffle jamais un mot devant les centaines d'élections grossièrement truquées que de nombreux, trop nombreux dictateurs à travers l'Afrique et aussi en Asie, organisent à répétition ; une Union Européenne (UE) en majorité négrière et hypocrite mais toujours prompte à donner des leçons de morale, de droits de l'homme et de démocratie et patati et patata ; sans oublier un gouvernement américain irrésistiblement attiré par les perspectives pétrolières ouvertes par les récentes découvertes d'hydrocarbures en Côte d'Ivoire et au Ghana voisin.

Ce que tout ce monde veut, en dehors de l'UA, c'est imposer à la tête de la Côte d'Ivoire un Président et un gouvernement de béni oui oui qui, comme dans de nombreux pays africains, vont continuer à permettre l'exploitation séculaire des grandes richesses du pays, le blocage du développement des grandes potentialités qu'il recèle, et le maintien du Peuple et notamment la vaillante jeunesse ivoirienne dans la misère et la pauvreté. Pour sa part, ce que l'UA veut, c'est que les Peuples Africains et en particulier la jeunesse de tout le Continent, oublient que l'Union Africaine est de plus en plus empêtrée dans la voie de l'impotence qui fut celle de la soi-disant Organisation de l'Unité Africaine (OUA) de 1963 à son autodissolution, il y a bientôt 10 ans.

A propos de l'ONU, c'est un  devoir patriotique et panafricain le plus strict pour l'UPC, d'informer la jeunesse de tout le Continent, en rappelant à l'opinion africaine que :

1°) C'est cette même ONU qui se fit complice des néocolonialistes français en mars 1959 en refusant  la proposition raisonnable de l'UPC et des autres patriotes kamerunais, d'organiser AVANT la proclamation de l'indépendance, des élections générales sous la supervision de l'ONU puisque le Kamerun était un pays sous tutelle de l'organisation internationale ! Les néocolonialistes français ne voulaient pas de ces élections puisqu'ils savaient que l'UPC aurait alors balayé leurs protégés. L'ONU suivit la position des néocolonialistes, ce qui accoucha du monstre politique que le Kamerun vit depuis 50 ans.

2°) C'est cette même ONU qui approuva de fait, en 1960-61, l'accord secret anglo-français de partage des zones d'influence dans  le Kamerun dit anglais et sabota ainsi la réunification de notre pays qui était un des points clés du programme nationaliste, ce qui se traduisit par le rattachement du « Northern Kamerun » au Nigéria à l'issue d'un scandaleux plébiscite où des dizaines de milliers de citoyens nigérians votèrent sans évidemment en avoir la qualité ni le droit. Tout ceci sans que l'ONU dise un seul mot de désapprobation.

3°) C'est cette même ONU qui, appelée au Congo en juillet 1960 par le gouvernement légitime et légal de Patrice Eméry LUMUMBA pour l'aider à mâter la rébellion katangaise, se fit plutôt le complice cynique de la neutralisation infâme de Lumumba, suivie de l'assassinat crapuleux de ce dernier et de ses compagnons Okito et Mpolo par le groupe de Mobutu, Tschombe, Munongo, Nendaka et d'autres. Dans ces actes odieux, l'ONU était évidemment de connivence avec toutes les grandes puissances occidentales qui crient depuis le 3 Décembre 2010 contre Laurent Gbagbo et ses amis en Côte d'Ivoire. Et il faut dire clairement que si M. Ban Kin Moon, Secrétaire Général actuel de cette ONU, persiste dans la voie qu'il semble avoir décidé de suivre depuis quelques jours pour plaire aux ennemis de l'Afrique une fois encore coalisés, il ne sera pas facile pour lui d'échapper à la même fin que son prédécesseur Dag Hammarskjoeld en 1960, au Congo. Car il doit savoir qu'en Afrique, chez les Bantu, « les vivants et les morts nous observent et nous jugent » (Félix Roland Moumié).

La signification profonde de toutes ces prises de position sur la situation en Côte d'Ivoire, c'est la volonté farouche, jamais démentie depuis au moins 6 siècles, de poursuivre la domination de notre Continent, l'exploitation des peuples africains, l'écrasement de notre jeunesse dans la misère et la pauvreté tout en persistant dans des discours hypocrites sur « la lutte contre la pauvreté » avec la complicité de l'UA et des dictateurs qui pullulent en son sein.

Quelle position pour les patriotes militants africains ?

Face à la situation actuelle en Côte d'Ivoire, devant les forces puissantes et farouchement déterminées à écarter du pouvoir les patriotes et toutes les forces dévouées au pays et à toute l'Afrique puis à les écraser ensuite, l'heure n'est plus aux attitudes à la Ponce Pilate, à la recherche des « nombreuses erreurs de Gbagbo et ses amis » (qu'elles soient réelles ou purement imaginaires) ; l'heure n'est pas aux attitudes de spectateurs se contentant de « compter les coups provenant de chaque camp ».

Car ne nous y trompons pas : ce qui se joue depuis 10 ans en Côte d'Ivoire et plus encore aujourd'hui, c'est l'avenir de tous nos pays, et de tout le Continent. Comme au Congo en 1960, comme au Kamerun en 1958-61, ce qui se joue, c'est la question de savoir si  oui ou non, des patriotes dans un pays africain, peuvent prendre le pouvoir et engager ce pays dans la voie de la vraie libération, de la démocratie réelle, du progrès et de la justice sociale véritable et effective, la voie de la satisfaction progressive des aspirations du peuple de ce pays et de tous les peuples africains.

Au nom des upécistes, et convaincu d'exprimer le sentiment de l'ensemble des patriotes conscients de notre pays, le Bureau du Comité Directeur de l'UPC lance un

Appel Solennel à tous les militants progressistes, à tous ceux qui, en Afrique,  se reconnaissent dans les idéaux du  Panafricanisme Révolutionnaire, dans l'héritage historique toujours actuel légué par la multitude des grands héros africains du 20ème siècle : Osagyefo Kwame Nkrumah, Ruben Um Nyobe, Didan Kimathy, Barthélémy Boganda, Ouezzin Coulibaly, Patrice Lumumba, Félix Roland Moumié, Ernest Ouandié, Amilcar Cabral, Eduardo Mondlane, Samora Machel, Hoji ia Henda, Agostinho Neto, Oliver Tambo, Chris Hani, Cheick Anta Diop, Mongo Beti, etc,etc.

L'UPC les adjure de prendre rapidement et clairement position sur la situation en Côte d'Ivoire, en soutenant Laurent Gbagbo et ses amis et camarades, le candidat de La Majorité Présidentielle sortante ayant été légalement proclamé élu par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire.

Depuis le Kamerun, l'UPC appelle spécialement toute la jeunesse à travers tout le Continent, et lui demande d'apporter son soutien multiforme, ferme et fraternel, à la vaillante jeunesse ivoirienne qui a déjà payé très cher son engagement patriotique depuis 8 ans, pour que triomphent les idéaux panafricains d'indépendance et de souveraineté nationale, de démocratie et de justice sociale. En 2011, des élections sont aussi attendues au Kamerun, en République Centrafricaine et ailleurs sur le continent. Les donneurs de leçons hypocrites de la soi-disant « Communauté Internationale » autoproclamée vont approuver avec cynisme et hypocrisie tous les tripatouillages déjà entamés auxquels vont se livrer les dictateurs corrompus accrochés parfois depuis plus de 30 ans au pouvoir. Ils enverront des « observateurs impartiaux et neutres, objectifs », qui s'enfermeront dans des hôtels de luxe de Douala, Yaoundé ou ailleurs, puis ils publieront des rapports selon lesquels « certes quelques irrégularités ont été enregistrées ; mais celles-ci sont restées limitées et mineures, et ne furent pas de nature à influencer sérieusement les résultats du scrutin ». Puis la tragi-comédie reprendra pour 5 ans, 7 ans, 10 ans. L'UA se taira, comme d'habitude.

Aujourd'hui, malgré des difficultés et face à une situation très difficile pour le camp des patriotes véritables en Côte d'Ivoire, les choses ne sont pas confuses du tout. La situation est suffisamment claire pour que chaque Africain puisse se décider et prendre position.

C'est le camp de Laurent Gbagbo et ses amis et leurs alliés, qui incarne des perspectives de marche en avant du Peuple Africain de Côte d'Ivoire et notamment de sa jeunesse ; des perspectives de démocratisation continue du pays, pour laquelle le FPI et ses dirigeants ont vaillamment lutté et subi la répression pendant 30 ans. C'est le camp de Laurent Gbagbo qui représente en Côte d'Ivoire le potentiel le plus solide pour une politique de progrès et de justice sociale. C'est ce camp qui est le camp du vrai passé de lutte et de liberté de l'Afrique, d'un présent de dignité, et d'un futur de souveraineté véritable de nos peuples et de notre continent : c'est le camp de l'honneur de l'Afrique.

Nous appelons la vaillante et intrépide jeunesse de tout le Continent, les femmes et les hommes de tous les médias d'Afrique, tous les Peuples Africains, à soutenir par tous les moyens à la disposition de chacun, le camp de Laurent Gbagbo et ses amis. Car c'est le camp de l'Afrique éternelle.

DOUALA, le 5 Décembre 2010 

 

Pour le Bureau du Comité Directeur de l'UPC  

MASSONGO Barnabé Melvin, Président de la Xe Session       

MANG Louis Marie, Secrétaire de la Xe Session      

Docteur Samuel MACK-KIT, Président de l'UPC      

Professeur MOUKOKO PRISO, Secrétaire Général     

TCHUANYO Martin, Vice Président        

EKOTO EFA Christine, Secrétaire Nationale aux Relations Panafricaines et Internationales

BP 2860 Douala-Cameroun, Tel : 33 43 87 53, Fax : 33 42 86 29, Cell : 9973 03 84, E-mail :  upcbcd@yahoo.fr    

Site web: http//www.upc-kamrun.com  http//www.upc-cameroon.com    

mercredi, 15 décembre 2010

ALCIDE DJEDJE: LES DESSOUS D'UNE MANIPULATION MEDIATIQUE MONDIALE

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C'est le premier entretien que vient d'accorder Son Excellence Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères de la République de Côte d'Ivoire, à un média français après les récentes élections présidentielles en Côte d'Ivoire. Il dénonce l'ingérence des Nations Unies, pilotées par la France et les Etats-Unis, dans la gestion d'un Etat souverain. Cet entretien exclusif a été diffusé lundi 13 décembre sur la radio Kernews. Nous en publions ci-dessous le texte avec quelques modifications liées à la retranscription d'un entretien oral en langage écrit. Compte tenu du caractère sensible de cette affaire, nous insistons sur le fait que seul l'enregistrement sonore reflète précisément les propos et le ton de Son Excellence Alcide Djédjé. Ce diplomate de formation qui a fait ses études en France, à Sciences Po, a notamment été représentant permanent de la Cote d'Ivoire à l'ONU. Homme de confiance du président Laurent Gbagbo, il a été nommé ministre des Affaires étrangères.


Télécharger l'interview en format audio Mp3:

http://dl.free.fr/mnn64cQxA

 

Kernews : Que se passe-t-il en Côte d'Ivoire ? Pourquoi pensez-vous que Paris et Washington ont pris parti à ce point sur cette question de politique intérieure ivoirienne ? Pour vous, est-ce une ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain ?

Alcide Djédjé : Oui, il s'agit d'une ingérence grave dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire de la part de la France et des États-Unis. Cette ingérence s'est faite d'abord au Conseil de sécurité à New York, puisque le représentant des services extérieurs des Nations Unies a reçu des fortes pressions pour que le président de la Commission électorale indépendante, qui normalement siège de façon collégiale et par consensus, soit amené dans les locaux de l'ONUCI à Abidjan pour proclamer les résultats. Monsieur Choi a refusé et il m'a appelé à cet effet. C'est ainsi que le président de la Commission électorale indépendante, Monsieur Youssouf Bakayoko, a été amené à l'Hôtel du Golf, le QG de campagne de Monsieur Ouattara, devant la presse étrangère, dont France 24, pour proclamer de faux résultats. Au vu de ces résultats, on constate que le taux de participation passe de 70% à 81% : nous avons donc constaté que plus de 630 000 voix on été rajouté après la fermeture des bureaux de vote. Voilà ce qui se passe en Côte d'Ivoire et cela a été fait par la France et les États-Unis... L'ambassadeur de France et l'ambassadeur des États-Unis en Côte d'Ivoire sont très actifs et, la veille, le président Sarkozy avait envoyé un courrier au président de la Commission électorale indépendante pour lui demander de proclamer les résultats sur le champ. J'étais moi-même en face de militaires Français qui, à 22h40 le soir, tentaient de remettre le courrier au président de la Commission électorale indépendante. Cela nous a été signalé par les militaires ivoiriens. Je me suis rendu sur les lieux moi-même et j'ai appelé l'ambassadeur de France qui a demandé aux militaires de retourner au camp Licorne, ils semblaient très embarrassés. Ce sont ces instructions du président Sarkozy qui ont été exécutées le lendemain. Ensuite, le président Sarkozy, et aujourd'hui le président Wade, ont appelé le président Jonathan Goodluck pour orienter la décision de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). Plus grave encore, l'ambassadeur américain à Abidjan, que j'ai reçu en mon bureau, connaissait la veille la position que l'Union africaine allait prendre. Donc, il s'agit non seulement d'une ingérence dans les affaires intérieures, mais d'une manipulation des institutions telles que la CEDEAO et l'Union Africaine pour que Alassane Ouattara soit déclaré président. Malheureusement pour eux, Monsieur Ouattara n'a aucune prise sur la réalité du terrain ici en Côte d'Ivoire. Donc, nous avons formé notre gouvernement parce que le président Gbagbo a été élu président de la République comme suite aux réclamations faites et aux décisions du Conseil Constitutionnel qui l'a proclamé vainqueur. Voilà comment les choses se présentent aujourd'hui à Abidjan.

Excellence, vous nous avez rappelé cet état de fait : c'est-à-dire cette différence de voix, l'écart entre la participation et le nombre de voix proclamé au moment de l'élection, avec près de 630 000 bulletins de vote en plus. En France, on disait ironiquement il y a quelques décennies, à l'époque où il y avait des bourrages d'urnes dans certaines banlieues, que l'on faisait voter les morts... Nous n'en sommes pas très loin, finalement...

Oui, bien sûr, on voit bien que tout a été orchestré parce qu'ils voulaient absolument qu'il y ait cette proclamation illégale, hors délai, de la Commission électorale indépendante. Pendant que les trente autres membres de la Commission centrale attendaient au siège de la CEI, Monsieur Bakayoko a été kidnappé par l'ambassadeur de France et des États-Unis, encadré par des gendarmes des Forces nouvelles et l'ONU, pour aller proclamer des résultats et, plus grave, au QG de campagne de l'un des candidats. Ceci, sur une télévision française... Je ne comprends pas cet empressement et nous voyons aujourd'hui que c'était vraiment grossier. Cela apparaît comme quelque chose de surréaliste et une ingérence trop grossière, trop flagrante... J'ai dit à l'ambassadeur des États-Unis qu'il n'était pas subtil dans sa manière de faire. On peut avoir des préférences, mais il faut agir de façon subtile et responsable. On ne peut pas montrer de cette façon, faire comprendre que nos institutions sont inutiles, cinquante ans après notre indépendance, montrer que le Conseil Constitutionnel est inutile. Pourtant, toutes nos institutions sont calquées sur des institutions similaires en France et aux États-Unis. La validation par la Cour suprême des États-Unis de la première élection du président Bush participe à cette réalité. Personne d'autre, aucun autre Etat, n'a contesté la validation par la Cour suprême des États-Unis de l'élection de Monsieur Bush. En France, il y a eu des invalidations qui concernent Madame Ségolène Royal, je n'ai pas d'éléments précis là-dessus, mais le Conseil Constitutionnel joue ce rôle en France. Pourquoi, en Côte d'Ivoire, ce serait un représentant du secrétaire général des Nations Unies qui jouerait ce rôle ? Simplement, on pense qu'il faut toujours flouer notre souveraineté, on pense qu'il faut toujours nous écraser et cela, nous ne pouvons pas l'accepter. Nous avons formé notre gouvernement. Peut-être que l'on viendra nous écraser, nous chasser tous de Côte d'Ivoire, faire de la purification, pour qu'il y ait une Côte d'Ivoire conforme à la façon de penser de Monsieur Sarkozy et des autorités américaines. Nous restons sur notre position, nous sommes dans le droit, et nous ne pouvons pas accepter qu'un pays souverain membre des Nations Unies soit traité de la sorte par un fonctionnaire des États-Unis sur injonction de deux capitales, Paris et Washington.


Les médias occidentaux nous expliquent qu'il y a une pression de la communauté internationale contre Laurent Gbagbo et son équipe. Que signifie la communauté internationale ? On a vu que la Russie a une position légèrement divergente, que la Chine ne partage pas cette position, ainsi que beaucoup d'autres pays. Cela signifie-t-il qu'il y aurait une communauté internationale médiatique, celle qui donne le la dans les médias internationaux, celle qui forge l'opinion publique mondiale et que seule cette communauté internationale médiatique compterait ?


Vous avez raison. Dans cette affaire, la Russie a pris position très clairement. D'abord, il n'y a pas eu à New York de déclaration présidentielle, comme le souhaitait Susan Rice qui préside en ce moment le Conseil de sécurité pour les États-Unis. Il y a eu un communiqué de presse, qui n'a pas la même valeur... Et même le contenu de ce communiqué de presse a été discuté pendant plusieurs jours, ce qui est très rare, pour que finalement, suite à la manipulation qui a été faite par le président français à la réunion de la CEDEAO, la Russie, par principe, tout en n'étant pas d'accord sur le fond et en maintenant sa position sur la souveraineté de la Côte d'Ivoire - en disant que ce n'était pas le mandat des Nations Unies de scinder des comptes et de proclamer des résultats dans une élection présidentielle dans un Etat souverain - la Russie a laissé publier ce communiqué. Nous avons rencontré le représentant russe après et cela ne veut pas dire qu'elle était d'accord sur le fond. La Chine, également, a eu une attitude très claire. Le gouvernement chinois a fait un communiqué pour dire qu'il fallait laisser prévaloir le droit, respecter les institutions et aller au dialogue politique. C'est la teneur du communiqué de la Chine. Vous avez raison de dire que la Chine, la Russie, et même l'Afrique du Sud, car il y a une position qui n'était pas similaire à celle de la CEDEAO, ni à celle de l'Union Africaine... et également l'Angola, la Libye et la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) sont très clairs là-dessus. Simplement, ce qui fait la différence, comme vous le dites, c'est le battage médiatique : c'est-à-dire, par médias interposés, faire croire que le président Gbagbo est isolé. Le « coup » a été fait, mais ils ne sont pas allés jusqu'au bout parce qu'ils s'attendaient à ce qu'à la proclamation des résultats provisoires, de façon illégale et rocambolesque, sur le terrain, la population sorte, dise que Laurent Gbagbo a perdu et demande son départ. Tout est resté calme parce que le président de la République a la Côte d'Ivoire pour lui et la Côte d'Ivoire avec lui. Il a l'armée, il a la police, il a la gendarmerie et la population de Côte d'Ivoire. C'est la réalité du terrain. Malgré les médias, il n'est pas facile de prendre un pays, sinon par la force. Tout ce qui leur reste à faire, c'est venir envahir la Côte d'Ivoire et installer Ouattara. Même après l'avoir fait, ils ne seront même pas sûrs que Monsieur Ouattara puisse gouverner. Donc, vous avez raison d'affirmer qu'il y a une espèce de campagne médiatique très forte orchestrée par deux capitales principalement, Paris et Washington, certains autres faisant du suivisme opportuniste.

Vous avez évoqué certains Etats, j'ajoute que le nonce apostolique a rencontré le président Gbagbo en l'appelant ainsi : cela signifie-t-il que le Vatican reconnaisse aussi le président Gbagbo ?


Oui. Bien qu'il n'ait pas encore fait de déclaration, le Vatican est très réservé sur ce qui se passe. Il y a des pays qui sont réservés et qui jouent leur rôle habituel de neutralité, tels que la Suisse. Ce que je veux vous dire - faites la différence entre le président Gbagbo et les puissances qui veulent imposer Monsieur Ouattara - c'est que nous voulons construire la paix en Côte d'Ivoire et eux veulent imposer quelqu'un au pouvoir en vue d'en profiter, étant donné qu'ils font partie de certains réseaux, des réseaux d'intérêts. Ils veulent intervenir dans les affaires de la Côte d'Ivoire, ils veulent mettre sous tutelle la Côte d'Ivoire pour pouvoir mieux saisir et exploiter nos richesses. C'est la différence entre eux et nous. Pour eux, peu importe le nombre de morts qui pourraient sortir d'un conflit tel qu'ils l'attisent actuellement. Ils sont devenus des déstabilisateurs et ils ne sont plus des faiseurs de paix. Ils utilisent les Nations Unies pour déstabiliser la Côte d'Ivoire. Ce qui se passe est très grave. Les Nations Unies sont en train de déstabiliser un pays alors que le rôle des Nations Unies, sa charte, c'est d'être un faiseur de paix. C'est très, très grave.

Cela pose le problème de la gouvernance mondiale. Voilà des pays membres permanents du Conseil de sécurité à qui incombe une très lourde responsabilité pour ramener la paix dans le monde et, au contraire, ces pays utilisent les Nations Unies à leur profit pour des raisons d'intérêts. Peu importe pour eux ce qui peut se passer après. On voit bien que l'on nous a forcés à aller à des élections sans désarmement du Nord ! Pouvez-vous imaginer que l'on puisse organiser des élections dans une partie de la Côte d'Ivoire avec des rebelles armes au poing ? C'est ce qui s'est passé. En mars dernier, dans mon discours aux Nations Unies, j'étais ambassadeur à New York, moi-même et Monsieur Choi à l'époque avions demandé qu'il y ait réunification avant les élections. La France et les États-Unis nous ont dit non et nous ont demandé d'aller aux élections dans ces conditions. Je leur ai dit que pour eux les élections constituaient un dogme, alors que nous recherchons la paix et non pas des élections pour des élections. Aujourd'hui, nous avons le résultat : il y a eu élection et le pays est bloqué. C'est un échec pour la France et les États-Unis. Et la France et les États-Unis sont responsables de la situation actuelle en Côte d'Ivoire et du blocage actuel en Côte d'Ivoire. Ils n'ont pas la capacité de gérer correctement le monde. Il y a un problème de gouvernance qui se pose pour les puissances membres du Conseil de sécurité, notamment la France et les États-Unis, et qui entraîne des parties du monde dans l'impasse actuellement. Il est bien beau de parler de bonne gouvernance, mais la gouvernance mondiale est ingérable aujourd'hui. La France n'a pas de politique africaine actuellement. Elle procède par petits coups comme en Côte d'Ivoire, en utilisant certains réseaux, c'est bien dommage.

Deux réflexions s'imposent de la conversation que nous venons d'avoir. D'abord, on a tenté d'organiser des élections dans un Etat souverain, alors qu'une partie du territoire de cet État souverain était encore contrôlée par des milices armées...

Oui.

Deuxième point, celui de la gouvernance mondiale, ce qui m'amène à une question plus personnelle : ce problème avait été soulevé au moment de la guerre en Irak, or finalement rien n'a été fait depuis sept ans...


Vous avez raison, rien n'a été fait depuis sept ans. Cela coïncide même avec le début de la crise ivoirienne qui a commencé en 2002. Vous vous souviendrez qu'au départ, les Nations Unies étaient chargées de régler le problème en Côte d'Ivoire et, au lieu de chercher à ramener la paix en Côte d'Ivoire, la France, après l'accord de Marcoussis, a fait endosser cet accord de Marcoussis par les Nations Unies et a toujours tenté de faire partir le président Gbagbo, au lieu de régler le problème de la paix et de la réconciliation en Côte d'Ivoire. Après, nous avons eu la signature de l'accord de Ouagadougou (APO). Nous avions espéré avoir, avec cette prise en main par les ivoiriens eux-mêmes et avec l'aide du président Compaoré, des élections après la réunification. C'est ce qui était prévu dans l'accord politique de Ouagadougou : les élections devaient avoir lieu deux mois après le désarmement et la réunification. Mais les Nations Unies, par l'intermédiaire de la France et des États-Unis, ont fait des pressions en disant que le président Gbagbo ne veut pas aller aux élections et qu'il est possible de faire les élections maintenant, etc... Comme à New York, c'est la France qui a l'initiative du projet de résolution sur la Côte d'Ivoire. Bien que récusés par le président Gbagbo, ils ont continué et imposé que les élections aient lieu même avant le désarmement au nord et avant la réunification. Voilà, en manipulant les Nations Unies, la CEDAO et l'Union africaine ont abouti à un échec total sur le cas de la Côte d'Ivoire et cela pose le problème de la gouvernance mondiale. Il n'y a pas d'objectif, il n'y a pas d'idéal de paix, mais il n'y a que les réseaux d'intérêts qui comptent et cela aboutit à ce que l'on voit aujourd'hui en Côte d'Ivoire, c'est-à-dire un pays bloqué par la faute des États-Unis et de la France. Ils méprisent les institutions dont la Côte d'Ivoire s'est dotée et qu'elle a calquées sur des institutions similaires en France et aux États-Unis, et qui ont déjà statué dans des cas précis, comme l'élection de Monsieur Bush face à Monsieur Al Gore, pour laquelle personne n'a rien eu à redire dans le monde puisqu'il s'agissait d'une question de souveraineté. Mais lorsqu'il s'agit de la Côte d'Ivoire, puisque c'est un petit pays, peut-être pensent-ils que le président Gbagbo n'est pas de leur réseau ? Peut-être pensent-ils qu'il faut le faire partir et bafouer d'une façon grossière les grands principes qui régissent le monde, c'est-à-dire la souveraineté des Etats et les grands principes qui disent que les peuples doivent disposer d'eux-mêmes ? Il est complètement scandaleux que le président Sarkozy, les ambassadeurs de France et des États-Unis, interviennent d'une façon aussi peu subtile, aussi peu fine, dans les institutions d'un pays souverain. À l'heure où je vous parle, l'ambassadeur des États-Unis cherche directement à rencontrer le directeur général de la télévision (RTI) et d'autres directeurs généraux. Il ne passe plus par les canaux traditionnels diplomatiques, c'est-à-dire les ministres concernés ou le ministre des Affaires étrangères. Il agit comme sur un territoire qui n'a pas de maître et nous sommes en pleine recolonisation, cinquante ans après l'indépendance.

Dans un territoire qui a un maître, en d'autres temps, on appellerait cela un acte de guerre...


Oui, c'est un acte de guerre. Étant donné que nous n'avons pas d'outrage, il y a certaines choses qui sont tolérées... pour l'instant.

Pour avoir des clefs de compréhension sur ce qui pourrait, peut-être, se passer dans quelques jours : on lit sur Internet certains messages expliquant que vos opposants pourraient envoyer des bataillons d'enfants au premier rang avec, derrière, les forces rebelles armées, pour éventuellement créer la pagaille dans Abidjan et forcer l'armée à réagir devant les caméras de télévision pour montrer à l'opinion publique mondiale que l'armée du président Gbagbo s'attaque à des enfants... Que pensez-vous de cela ?

Nous sommes sur le terrain, je ne crois pas qu'ils puissent en arriver là. S'ils en arrivaient là, vous êtes là pour juger, cette affaire fait déjà le tour du monde. Vouloir mettre les enfants en tête pour ensuite accuser l'armée ivoirienne, qu'ils en prennent la responsabilité. De notre côté, nous ferons tout pour qu'ils n'en arrivent pas là. Ce ne sont pas des méthodes classiques de lutte pour le pouvoir.

Enfin, Paul Collier, professeur à l'université d'Oxford, souligne que l'Occident estime que son modèle de démocratie peut être dupliqué dans d'autres territoires qui n'ont pas toujours la même culture ou la même problématique de population. Or, il considère que l'on continue de se tromper. Cette crise ne révèle-t-elle pas ce problème ?

Oui, on aurait même pu l'accepter et nous l'acceptons en tant que tel. Mais quand on fonctionne au gré de ses intérêts, on bafoue ce modèle occidental. L'exemple de la Côte d'Ivoire est clair et net. Il y a des institutions, la Commission électorale siège de façon collégiale et par consensus, mais ceux qui prônent le modèle démocratique se mettent hors la loi quand le fonctionnement des institutions ne les arrange plus. Ils emmènent le président de la Commission électorale indépendante dans le QG de campagne d'un des candidats. C'est incroyable ! C'est la première fois au monde que cela arrive ! Ensuite, on conteste l'arbitrage du Conseil Constitutionnel, alors que dans leur propre démocratie c'est ce qui s'est fait. Même en acceptant leur modèle, ils agissent au gré de leurs intérêts. Finalement, ils n'ont pas d'idéal et de modèle. L'opinion publique est très forte dans leur pays et ils sont donc obligés de respecter le modèle démocratique dans leur pays. Mais dans les pays les plus faibles, je crois que leur modèle est finalement la dictature. C'est pourquoi je pose le problème de la gouvernance mondiale qui est complètement à la dérive aujourd'hui, par la faute des États-Unis et de la France, dans le cas de la Côte d'Ivoire.



Propos recueillis par Yannick Urrien.

 

Source: KERNEWS.FR

VOUS AVEZ DIT: "ACQUIS A SA CAUSE"?


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La communication de Ouattara et de ses soutiens est axée sur un pivot unique : décrédibiliser le conseil constitutionnel, ce qui justifierait que Choi et l'ONU et à leur suite la communauté internationale s'accrochent aux résultats "proclamés" par Bakayoko au nom de la CEI.

Ce pivot est exprimé dans leur discours et dans celui des agences de presse par cette phrase «  Gbagbo a été déclaré vainqueur par un conseil constitutionnel acquis à sa cause » dont les trois derniers mots sont systématiquement repris dans toutes les dépêches de l'AFP.

Je crois urgent de revoir notre propre communication, qui est un peu désordonnée et va dans tous les sens pour la recentrer sur quatre axes :

un premier axe, simple et fort : Ouattara a été proclamé vainqueur par un Bakayoko partisan, tout comme l'ensemble de la CEI, presque exclusivement composée de membres du RHDP allié de la rébellion et soutenant Ouattara :

Dans le présidium de la CEI, le président Bakayoko et trois autres vice-présidents sont du RHDP et de la rébellion, soutiens de Ouattara ; 1 seul vice-président est de LMP;

Dans la commission centrale de la CEI, le RHDP et les mouvements rebelles soutenant Ouattara détiennent plus des ¾ des sièges

Toutes les 19 CEI régionales sont détenues par le RHDP et la rébellion soutenant Ouattara;

380 des 415 CEI locales sont détenues par le RHDP et la rébellion soutenant Ouattara

Deuxième axe de communication simple : la proclamation de résultats par Bakayoko est un non-évènement juridique car nulle dans la forme et le fond :

La CEI n'ayant pu proclamer de résultat dans le délai impératif de 3 jours, était forclose et dessaisie d'office au profit du conseil constitutionnel lorsque Bakayoko s'est exprimé ;

Bakayoko n'étant pas, in personae, une institution, en l'occurrence la CEI, il n'a pu dès lors se prononcer qu'à titre personnel et sous sa seule responsabilité, les propos tenus n'émanant ni n'engageant la CEI.

Seuls des résultats provisoires, donnés par le président de la CEI agissant en cette capacité et dans les délais (3jrs) et formes imposées par la loi auraient été susceptibles d'engager la CEI, savoir :

o Au siège de l'institution : en l'espèce, le fait pour le président de la CEI de s'exprimer solitairement au siège même du RHDP est gravissime et révélateur d'une collusion manifeste rendue évidente par l'appartenance du candidat ADO et de Bakayoko au même RHDP ; ce fait n'est rien d'autre qu'une action solitaire et personnelle ;

o Entouré des vice-présidents, des commissaires centraux et des représentants des candidats, lesquels étaient absents

Les « résultats » donnés par Bakayoko sont des résultats personnels, n'engageant pas la CEI, car non validés selon le mode opératoire adopté ; il faut donc conclure que la CEI n'a jamais donné de résultats provisoires.

Troisièmement : les résultats de la CEI, même lorsqu'ils sont légalement proclamés, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, ne sont que des résultats PROVISOIRES par nature donc INACHEVES et comme tels, ils sont dépourvus de toute valeur légale :

La CEI, qui est un simple organe administratif, ne proclame que des résultats retraçant une compilation des votes, lesquels sont par nature provisoires puisque soumis au contrôle a posteriori aussi bien des candidats que du Conseil constitutionnel. En effet, dès la clôture du scrutin s'ouvre automatiquement et nécessairement la période du contentieux électoral qui est du ressort exclusif du conseil constitutionnel, laquelle période ne s'achève que par  la publication des résultats définitifs dans la forme d'une décision juridictionnelle ayant force de chose jugée irrévocable. Cette période du contentieux électoral comporte deux délais impératifs sanctionnés par la forclusion :

Le premier, s'ouvrant à la clôture du scrutin, est de 3 jours et doit permettre aux candidats de déposer leurs éventuels recours auprès du conseil constitutionnel : c'est d'ailleurs pour cela que la CEI doit impérativement avoir achevé la publication de ses résultats dans le même délai, faute de quoi elle mettrait les candidats dans l'impossibilité d'exercer leurs recours à temps ;

Le deuxième, d'une durée de 7 jours, court à compter de l'expiration du premier délai et est celui dans lequel  le Conseil constitutionnel automatiquement saisi, doit remplir sa mission juridictionnelle de contrôle du processus électoral; d'office ou sur plainte de candidats malheureux, il peut prendre toute décision pouvant affecter les résultats provisoires proclamés par la CEI, y compris leur annulation totale ou partielle ;

Enfin, la position actuelle adoptée par l'ONU est une grave atteinte à la souveraineté nationale de la Côte d'Ivoire et à la charte des nations unies, car:

Portant atteinte au processus électoral en « certifiant » une élection inachevée, au stade des résultats provisoires, alors que le processus électoral commence par l'établissement des listes électorales et s'achève par la proclamation définitive des résultats par le conseil constitutionnel ;

Portant atteinte à la constitution ivoirienne en prétendant ignorer la proclamation définitive de résultats de l'élection présidentielle par la plus haute juridiction de cet Etat souverain ;

Portant atteinte à la déclaration du conseil de sécurité qui, à la suite de la proclamation (illégale et hors délai) des résultats provisoires par M. Bakayoko, avait expressément appelé les candidats à porter leurs éventuelles réclamations devant le conseil constitutionnel selon les voies légales auxquelles ils se sont engagés à recourir ;

Constituant un grave précédent juridique, une jurisprudence qui, si elle était maintenue, pourrait désormais être imposée à tout Etat membre et à tout gouvernement de par le monde !

N'oublions pas : on a tous un Ouattara chez soi! A bon entendeur..., salut !

 

Source: PIAN! IVOIRE-BLOG.COM

LA COTE D’IVOIRE ET LE DROIT : UNE QUESTION DE JURISPRUDENCE


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La crise politique ivoirienne a une portée internationale. Derrière l'apparent imbroglio ivoiro-ivoirien qui ne concernerait en rien les pays occidentaux, se profile l'ingérence internationale - que ce soit celle de la Françafrique ou de la CIA - sous le masque démocratique de l'ONU. En dehors de la Côte d'Ivoire, seules la Russie et quelques associations Africaines perçoivent la portée universelle des décisions de l'ONU et réagissent en conséquence, car c'est la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes qui est en jeu.

Malheureusement, l'exotisme supposé des acteurs africains ne permet pas toujours aux citoyens  Français de se projeter dans le monde politique Africain, comme c'est le cas dans la situation politique ivoirienne actuelle. Pour les y aider, voici un scenario de politique fiction plausible pour 2011~2012 en France :

  1. La crise financière grecque, portugaise et irlandaise s'étend à l'Espagne .
  2. L'Allemagne refuse d'hypothéquer davantage son équilibre budgétaire et sort de l'Euro avec l'Autriche et les Pays-Bas pour fonder "L'Euro - Mark".
  3. Après l'Italie, l'Espagne et les autres pays d'Europe du sud, la France voit sa notation dégradée et devient à son tour la proie des fonds spéculatifs . L'Euro-Franc tombe sous la parité avec le dollar et l'inflation explose.
  4. L'augmentation des taux d'intérêts en Europe du sud contraint la France à accepter un prêt du FMI , à condition de baisser le SMIC et les salaires des fonctionnaires.
  5. Appauvrie, la France est au bord de l'insurrection populaire au moment des élections présidentielles de 2012. Le nouveau clivage n'est plus droite/gauche mais souverainistes/unionistes.
  6. Les résultats du premier tour sont: Sarkozy: 20%, Dupont-Aignan: 19%, Le Pen: 17%, Strauss-Kahn: 16%, Mélanchon: 13%, Eva-Joly: 8%, Bayrou: 4%
  7. Strauss-Kahn demande aux militants PS de voter Sarkozy pour former un gouvernement d'union nationale afin de sauver ce qui reste de l'Europe. La plupart des sympathisants de gauche s'abstiennent.
  8. Au soir du second tour, l'institut de sondage SOFRES donne ses estimations et annonce Sarkozy largement vainqueur avec 54% des voix. L'ONU reconnaît aussitôt ces résultats temporaires et la communauté internationale s'en félicite.
  9. Dupont-Aignan fait appel. Lors du décompte effectif des bulletins de vote, il apparaît que Dupont-Aignan a gagné avec 51% des voix. Ces résultats sont reconnus par le conseil constitutionnel Français.
  10. Selon l'ONU et la presse internationale, Sarkozy est le vainqueur "légitime" des élections et non pas "Dupont-Aignan proclamé par le conseil constitutionnel acquis à sa cause souverainiste".
  11. Le cas de la Côte d'Ivoire en 2010 fait jurisprudence: L'ONU est désormais habilitée à invalider les choix d'un conseil constitutionnel considéré comme douteux. L'ONU est de facto la plus haute autorité juridique mondiale.
  12. Conformément aux recommandations de l'ONU, l'état d'urgence est décrété en France, le conseil constitutionnel est dissout, et Dupont-Aignan est emprisonné pour atteinte à la sûreté de l'état. Tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes.


A la lumière de cette histoire, les Français épris de liberté comprendront mieux les points suivants :

  1. Ouattara a été proclamé vainqueur par Mr Bakayoko, président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) presque exclusivement composée de membres du RHDP allié de la rébellion et soutenant Ouattara.
  2. La proclamation des résultats par Bakayoko est un non-évènement juridique car nulle dans la forme et le fond: Hors délais ; au Golf Hôtel d'Abidjan Riviera, QG du RHDP de Ouattara ; sans les représentants du LMP de Gbagbo.
  3. Les résultats de la CEI, même s'ils avaient été proclamés conformément à la procédure, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, n'auraient été que des résultats provisoires par nature, donc inachevés, et comme tels, dépourvus de toute valeur légale.
  4. Seul le conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire est habilité à proclamer les résultats de l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire.
  5. La position actuelle adoptée par l'ONU est une grave atteinte à la souveraineté nationale de la Côte d'Ivoire et à la charte des nations unies.


Pour plus de détails, concernant ces 5 points, lire cet article .
En matière de violation de la souveraineté des états, le cas de la Côte d'Ivoire fera jurisprudence.


Mε-Ka-Hun Yapi


Source: LIVE JOURNAL

mardi, 14 décembre 2010

L'ONU A MIS ENTRE LES MAINS DE LAURENT GBAGBO L'ARME FATALE


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Aux lendemains de l'attaque de la Côte d'Ivoire par une bande armée, blanchie et nourrie par Alassane OUATTARA (dixit Koné Zacharia) qui s'est commuée en une rébellion qui a fait kyste à Bouaké et consacrée la partition de notre pays, l'ONU avait pris une résolution on ne peut plus claire : la 1633 (2005). Ordonnant le désarmement immédiat de la rébellion et la dissolution des milices d'autodéfense. L'ONUCI qui avait entre temps été envoyée en mission sur le territoire ivoirien s'était vu imputer cet impératif. S'en est-elle acquitté ? Aucunement ! Bien au contraire, elle a fourni, en association avec la force française Licorne, appui logistique, technique et militaire à ceux qui ont défiguré la Côte d'Ivoire et les a encouragés à ne jamais désarmer. Du moins pas avant l'élection présidentielle. Histoire de contraindre Laurent GBAGBO à quitter le pouvoir. Le coup était bien ficelé.

Comme il fallait s'y attendre, nous sommes allés au premier tour de cette élection, le 31 octobre 2010, sans que les rebelles n'aient désarmé. Constitutionnellement, l'incongruité est de taille. Parce que notre loi fondamentale l'interdisait. Le garant de cette constitution, le président Laurent GBAGBO, pouvait-il s'en plaindre à ce moment-là ? Certainement pas. La « communauté internationale » et l'ONU, ces associations virtuelles et factices de quelques états hégémoniques lui seraient tombées dessus à bras raccourcis. On nous a donc servi un semblant d'encasernement qui a très vite montré ses limites : au premier tour du scrutin présidentiel, les armes et les milices d'ADO sont massivement sorties « battre campagne » pour le « brave tchè » : intimidation, bourrage d'urnes, consignes de vote dans les mosquées. Nous avons tous porté des œillères et avalé la pilule sans broncher. Y compris le Conseil Constitutionnel. Qui a validé les résultats sans état d'âme. A ce stade des engagements, il n'y avait pas de véritable enjeu. Le candidat GBAGBO a donc fait le mort.

Mais au deuxième tour, l'électorat étant devenu dangereusement bipolaire, aux premiers maux relevés vont s'ajouter des sévices corporels de la part des rebelles en campagne, des séquestrations, des transports d'urnes par les troupes en rupture de banc, l'exclusion des représentants LMP des bureaux de votes, des empêchements de votes, des menaces par les armes, des destructions de biens privés et, pour mettre le comble à l'inacceptable, des meurtres. La majoration des voix vont même se faire de façon absolument inconsidérée et totalement surréaliste dans le Nord.

Comme il fallait s'y attendre, le RHDP, se prévalant de cette fraude massive, réclame une victoire sans bavure et son candidat, s'affranchissant de tous ses engagements d'avant second tour, se déclare vainqueur du scrutin, avant même l'annonce sous contrainte des résultats par le Président de la CEI, Youssouf BAKAYOKO (est-il encore vivant ?), à l'Hôtel du Golf, lui donnant 54,1% des voix contre 45,9% pour le candidat GBAGBO qui continue à faire le mort. Pendant qu'ils s'agitaient ainsi inconsidérément avec l'aide de la France, s'exhibant et ergotant sur les chaînes étrangères, Laurent GBAGBO se donnait les moyens de se bâtir un dossier en béton à déposer au Conseil Constitutionnel, qui entre alors en scène, après la forclusion de la CEI qui n'a pu donner les résultats provisoires dans le délai impératif de 3 jours qui lui est opposé par notre constitution. La décision est sans appel : le scrutin est annulé dans au moins 5 départements du Nord pour irrégularités graves. Les faits étant fondés et constitués, les résultats définitifs sont ainsi validés par le Conseil Constitutionnel : Laurent GBAGBO 51,45% et Alassane OUATTARA 48,55%, sonnant le glas de toutes les prétentions des mauvais démocrates ivoiriens et jetant en émoi une certaine « communauté internationale », prise à contre-pied, qui rue dans les brancards, condamnant à tout-va et s'échinant à imposer par voie de médias étrangers son poulain. Erreur de stratégie. Mal leur en prendra. Car c'est en Côte d'Ivoire que ça se passe et nulle part ailleurs. Force à la légalité et la légitimité. Ici, cela passe forcément par la constitution et donc par le Conseil Constitutionnel.

Que croyaient donc la France et sa « communauté internationale » ? Qu'on allait imposer au Président GBAGBO une élection dans des conditions et circonstances anticonstitutionnelles et en tirer profit sous son nez sans qu'il puisse réagir ? C'était vraiment une méprise grave et même de l'arrogance. C'était mal connaître le fin politicien qu'il est. Laurent GBAGBO avait entre ses mains une arme fatale : la force de la Loi. Bien callé dans son canapé, il les attendait de pied ferme, serein, guettant l'heure fixée pour leur asséner le coup imparable. Et c'est l'ONU qui lui a mis cette redoutable arme entre les mains en l'obligeant à aller aux élections sans contraindre l'ONUCI à désarmer les rebelles comme le lui assignait son ordre de mission et sa feuille de route, et avec un pays coupé en deux.

Quelle est donc notre analyse ? Laurent GBAGBO était convaincu que les rebelles, n'étant pas désarmés et régnant dans le Nord en seigneurs de guerre, n'allaient pas pouvoir résister à la tentation, à l'envie et au plaisir irrépressibles de « battre campagne » pour ADO dans leur zone et de se livrer à des actes répréhensibles, compromettants. Encouragés en cela par leurs parrains, et notamment par la France, qui les y incitait en promettant de faire le ménage après le forfait et de faire passer la pilule, en s'appuyant sur des mains obscures (CEI) et des médias aux ordres (France 24 et autres RFI). En réalité, ces rebelles et leur mentor Alassane OUATTARA se sont arcboutés sur des bras cassés. Car leurs parrains ont compté sans le peuple digne de Côte d'Ivoire, sans sa détermination à faire respecter sa constitution et ses institutions et sans l'intelligence politique de Laurent GBAGBO dont ils ne peuvent se prévaloir d'en posséder la moitié. Le candidat LMP leur a administré un cours magistral de stratégie politique. Il lui a simplement fallu attendre que ces conspirateurs se prennent à leur propre trappe et le tour était joué. SARKOZY en fait en ce moment une véritable crise de nerfs. En visite en Inde, il n'arrête pas de discourir sur la Côte d'Ivoire, oubliant l'objet même de sa virée officielle. Il a beau débarquer des armes à Bouaké et courir le monde pour nous diaboliser, le peuple digne de Côte d'Ivoire n'est pas disposé à lui donner l'occasion de donner suite à ses rêves impérialistes.

Merci à l'ONU de nous avoir aidé avec autant de délicatesse à éjecter celui qui voulait gouverner les Ivoiriens par le moyen d'une fraude éhontée.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

VERITE SUR LE POUVOIR DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL FRANÇAIS EN MATIERE D'ELECTION PRESIDENTIELLE

 

NICOLAS SARKOZY.jpg

Aucune différence avec celui du Conseil Constitutionnel ivoirien : pour le comprendre, lire absolument les deux déclarations ci-jointes, relatives au premier et au second tour de l'élection présidentielle de 2007, en France.


En vertu de l'article 58 de la Constitution : Le Conseil constitutionnel veille à la régularité de l'élection du Président de la République. Il examine les réclamations et proclame les résultats du scrutin. De plus, en application de la loi n° 62-1292 du 6 nov. 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel, le Conseil constitutionnel est amené à se prononcer dans les cas suivants :

  • déclaration d'empêchement et de vacance;
  • établissement des listes de candidats (premier et deuxième tours);
  • contentieux de la contestation de ces listes;
  • contentieux relatif aux opérations électorales du premier et du second tour;
  • déclaration des résultats du premier tour;
  • proclamation des résultats du scrutin;
  • contrôle du financement des opérations électorales.


Ainsi, le Conseil Constitutionnel français est le seul juge de l'élection présidentielle, de l'élection des députés et des sénateurs, et du référendum. Il statue sur les réclamations et peut, dans ce cas, décider de l'annulation des votes dans un Bureau de vote ou dans toute une ville, avant la proclamation des résultats définitifs du scrutin. Nous vous proposons ci-après, à titre d'exemples, les deux déclarations édifiantes du Conseil constitutionnel français, relatives au premier et au second tour de l'élection présidentielle de 2007, dont Monsieur Nicolas Sarkozy est sorti vainqueur.


Déclaration du 25 avril 2007 relative aux résultats du premier tour de scrutin

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu les articles 6, 7 et 58 de la Constitution ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 modifiée relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel ;
Vu la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 modifiée relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l'élection du Président de la République ;
Vu le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 modifié portant application de la loi du 6 novembre 1962 susvisée ;
Vu le décret n° 2005-1613 du 22 décembre 2005 modifié portant application de la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 susvisée ;
Vu le décret n° 2007-227 du 21 février 2007 portant convocation des électeurs pour l'élection du Président de la République ;
Vu le code électoral en ses dispositions rendues applicables par les textes susvisés ;
Vu les procès-verbaux établis par les commissions de recensement, ainsi que les procès-verbaux des opérations de vote portant mention des réclamations présentées par des électeurs et les pièces jointes, pour l'ensemble des départements, la Polynésie française, les îles Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu les résultats consignés dans le procès-verbal établi par la commission électorale instituée par l'article 7 de la loi du 31 janvier 1976 susvisée ainsi que les réclamations présentées par des électeurs et mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote ;
Vu les réclamations qui ont été adressées au Conseil constitutionnel ;
Vu les rapports des délégués du Conseil constitutionnel ;
Les rapporteurs ayant été entendus ;

Après avoir rejeté comme irrecevables les réclamations parvenues directement au Conseil constitutionnel en méconnaissance du premier alinéa de l'article 30 du décret du 8 mars 2001 susvisé ;
Après avoir statué sur les réclamations mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote, opéré diverses rectifications d'erreurs matérielles, procédé aux redressements qu'il a jugé nécessaires et aux annulations énoncées ci-après ;


- SUR LES OPÉRATIONS ÉLECTORALES :


1. Considérant que, dans les trois communes de Besneville, Catteville et Le Valdécie (Manche), ne comptant chacune qu'un bureau de vote, et dans lesquelles 402, 79 et 87 suffrages ont été respectivement exprimés, aucun isoloir n'a été mis à la disposition des électeurs, en violation de l'article L. 62 du code électoral ; que, dès lors, il y a lieu d'annuler les résultats constatés dans ces trois bureaux ;


2. Considérant que, dans les bureaux n° 1 et 2 de la commune de La Chapelle-Saint-Laurent (Deux-Sèvres), dans lesquels 666 et 573 suffrages ont été respectivement exprimés, les bulletins de vote au nom de l'un des candidats n'ont été mis à la disposition des électeurs que tardivement ; que cette absence prolongée ayant porté atteinte à la libre expression du suffrage, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages émis dans ces bureaux ;


3. Considérant que, dans l'unique bureau de vote de la commune de Montrond (Jura), dans lequel 294 suffrages ont été exprimés, le procès-verbal des opérations de vote n'était pas tenu à la disposition des électeurs et des autres personnes mentionnées à l'article R. 52 du code électoral, afin qu'ils puissent, le cas échéant, y porter leurs observations ou réclamations ; que cette irrégularité s'étant poursuivie en dépit des observations faites par le délégué du Conseil constitutionnel, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages émis dans ce bureau ;


4. Considérant que, dans l'unique bureau de vote de la commune de Vassy (Calvados), où 1 117 suffrages ont été exprimés, les électeurs étaient invités à signer la liste d'émargement avant d'avoir déposé leur bulletin dans l'urne, en méconnaissance des dispositions du dernier alinéa de l'article L. 62-1 du code électoral ; que cette irrégularité s'est poursuivie en dépit des observations faites par le délégué du Conseil constitutionnel, auxquelles le maire a refusé de donner suite ; que, dans ces conditions, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages émis dans le bureau de vote considéré ;


5. Considérant que la commission de recensement du département de la Charente a, pour certains bureaux, retranché du résultat du candidat arrivé en tête dans chacun de ces bureaux les suffrages qu'elle a considérés comme irrégulièrement exprimés, mais qui ne pouvaient être attribués à un candidat déterminé ; que cette opération n'entrait pas dans les attributions de la commission définies au premier alinéa de l'article 28 du décret du 8 mars 2001 ; qu'en raison de la faiblesse des discordances relevées et en l'absence de fraude, il convient de s'en tenir au nombre de suffrages effectivement émis dans ces bureaux ; que, par suite, il y a lieu de rectifier les résultats issus des travaux de la commission et de majorer de cinq le nombre de suffrages exprimés pour Mme Royal et de un le nombre de suffrages exprimés pour M. Sarkozy ;


6. Considérant que, pour les bureaux de vote où le nombre des émargements était inférieur au nombre de bulletins et enveloppes trouvés dans l'urne, la commission de recensement du département de la Haute-Marne a retranché du nombre de suffrages obtenus par le candidat arrivé en tête au niveau national, un nombre de voix égal à la différence constatée ; que cette opération, qui excédait les compétences de ladite commission, a eu pour conséquence d'annuler quinze suffrages ; qu'en raison de la faiblesse des discordances relevées et en l'absence de fraude, il y a lieu de rectifier les résultats issus des travaux de la commission et de majorer de quinze tant le nombre de suffrages exprimés en faveur de M. Sarkozy que le nombre total de suffrages exprimés ;


7. Considérant que, dans le 7ème bureau de la commune d'Oyonnax, dans lequel 1 371 suffrages ont été exprimés, la commission départementale de recensement a relevé des discordances importantes et inexpliquées entre les chiffres inscrits dans les procès-verbaux retraçant les résultats et ceux figurant dans les feuilles de dépouillement ; que le Conseil constitutionnel n'étant pas en mesure d'exercer son contrôle sur la régularité des votes, il y a lieu d'annuler l'ensemble des suffrages exprimés dans le bureau susmentionné ;


- SUR L'ENSEMBLE DES RÉSULTATS DU SCRUTIN :


8. Considérant qu'aucun candidat n'a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour de scrutin,

Déclare :


Article premier. - Les résultats du scrutin pour l'élection du Président de la République, auquel il a été procédé les 21 et 22 avril 2007, sont les suivants :
Électeurs inscrits : 44 472 834
Votants : 37 254 242
Suffrages exprimés : 36 719 396
Majorité absolue : 18 359 699


Ont obtenu :


Monsieur Olivier BESANCENOT : 1 498 581
Madame Marie-George BUFFET : 707 268
Monsieur Gérard SCHIVARDI : 123 540
Monsieur François BAYROU : 6 820 119
Monsieur José BOVÉ : 483 008
Madame Dominique VOYNET : 576 666
Monsieur Philippe de VILLIERS : 818 407
Madame Ségolène ROYAL : 9 500 112
Monsieur Frédéric NIHOUS : 420 645
Monsieur Jean-Marie LE PEN : 3 834 530
Madame Arlette LAGUILLER : 487 857
Monsieur Nicolas SARKOZY : 11 448 663


Article 2.- La proclamation des résultats de l'ensemble de l'élection interviendra dans les conditions prévues au décret du 8 mars 2001 susvisé.


Article 3.- La présente déclaration sera publiée sans délai au Journal officiel de la République française.


Délibéré par le Conseil constitutionnel dans ses séances des 23, 24 et 25 avril 2007 où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

Journal officiel du 26 avril 2007, p. 7433 (@ 1)
Recueil, p. 116


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Décision du 10 mai 2007 portant proclamation des résultats de l'élection du Président de la République

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu les articles 6, 7 et 58 de la Constitution ;
Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
Vu l'article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 modifiée relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel ;
Vu la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 modifiée relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l'élection du Président de la République ;
Vu le décret n° 2001-213 du 8 mars 2001 modifié portant application de la loi du 6 novembre 1962 susvisée ;
Vu le décret n° 2005-1613 du 22 décembre 2005 modifié portant application de la loi organique du 31 janvier 1976 susvisée ;
Vu le décret n° 2007-227 du 21 février 2007 portant convocation des électeurs pour l'élection du Président de la République ;
Vu le code électoral en ses dispositions rendues applicables par les textes susvisés ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel du 8 mai 2002 proclamant M. Jacques CHIRAC Président de la République à compter du 17 mai 2002 à 0 heure ;
Vu la déclaration du Conseil constitutionnel du 25 avril 2007 faisant connaître les résultats du premier tour de scrutin de l'élection du Président de la République ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel du 26 avril 2007 arrêtant la liste des candidats habilités à se présenter au second tour de l'élection du Président de la République ;
Vu les procès-verbaux établis par les commissions de recensement, ainsi que les procès-verbaux des opérations de vote portant mention des réclamations présentées par des électeurs et les pièces jointes, pour l'ensemble des départements, la Polynésie française, les îles Wallis et Futuna, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon ;
Vu les résultats consignés dans le procès-verbal établi par la commission électorale instituée par l'article 7 de la loi du 31 janvier 1976 susvisée ainsi que les réclamations présentées par des électeurs et mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote ;
Vu les réclamations qui ont été adressées au Conseil constitutionnel ;
Vu les rapports des délégués du Conseil constitutionnel ;
Les rapporteurs ayant été entendus ;

Après avoir rejeté comme irrecevables les réclamations parvenues directement au Conseil constitutionnel en méconnaissance du premier alinéa de l'article 30 du décret du 8 mars 2001 susvisé ;
Après avoir statué sur les réclamations mentionnées dans les procès-verbaux des opérations de vote, opéré diverses rectifications d'erreurs matérielles, procédé aux redressements qu'il a jugé nécessaires et aux annulations énoncées ci-après ;


- SUR LES OPÉRATIONS ÉLECTORALES :


1. Considérant que, dans le bureau de vote n° 1 de la commune de Sainte-Rose (La Réunion), dans lequel 674 suffrages ont été exprimés, la présentation d'un titre d'identité n'a pas été exigée des électeurs comme le prescrit l'article R. 60 du code électoral dans les communes de plus de 5 000 habitants ; que cette irrégularité s'est poursuivie en dépit des observations faites par le magistrat délégué du Conseil constitutionnel ; que cette méconnaissance délibérée et persistante de dispositions destinées à assurer la régularité et la sincérité du scrutin doit entraîner l'annulation de l'ensemble des suffrages émis dans ce bureau ;


2. Considérant que, dans le bureau de vote n° 2 de la commune de Poum (Nouvelle-Calédonie), dans lequel 152 suffrages ont été exprimés, la plupart des électeurs n'ont pas signé la liste d'émargement comme le prescrit l'article L. 62-1 du code électoral ; que ce manquement rend impossible le contrôle de la régularité et de la sincérité du scrutin dans ce bureau ; qu'il y a donc lieu d'annuler l'ensemble des suffrages qui y ont été émis ;


- SUR L'ENSEMBLE DES RÉSULTATS DU SCRUTIN :


3. Considérant que les résultats du second tour pour l'élection du Président de la République, auquel il a été procédé les 5 et 6 mai 2007, sont les suivants :


Électeurs inscrits : 44 472 733
Votants : 37 342 004
Suffrages exprimés : 35 773 578
Majorité absolue : 17 886 790
Ont obtenu :
M. Nicolas SARKOZY : 18 983 138
Mme Ségolène ROYAL : 16 790 440


Qu'ainsi, M. Nicolas SARKOZY a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés requise pour être proclamé élu ;
En conséquence,

Proclame :

M. Nicolas SARKOZY Président de la République française à compter de la cessation des fonctions de M. Jacques CHIRAC, laquelle, en vertu de l'article 6 de la Constitution, aura lieu, au plus tard, le 16 mai 2007 à 24 heures.

Les résultats de l'élection et la déclaration de la situation patrimoniale de M. Nicolas SARKOZY seront publiés au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans ses séances des 7, 8, 9 et 10 mai 2007 où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

Journal officiel du 11 mai 2007, p. 8452 (@ 1)
Recueil, p. 134



Alors, Monsieur le Président Nicolas SARKOZY, cher donneur de leçons universel, veuillez bien nous coller la paix et nous donner un peu de répit ! Votre Conseil Constitutionnel n'est ni supérieur, ni plus légal ni plus légitime que le nôtre. Respectez la Côte d'Ivoire comme nous avons toujours respecté la France. Fernand Dindé.

PRISE DE POSITION AU SUJET DE LA SITUATION POST-ELECTORALE EN REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

 

Daniel NKOUTA

Président Départemental de CONVERGENCE CITOYENNE SANGU au Kouilou

Chargé de la Commission juridique

Au lendemain de la grossière bourde de Monsieur Youssouf BAKAYOKO, Président de la Commission Electorale Indépendante de Côte d'Ivoire, qui témoigne du complot avéré des puissances occidentales contre la souveraineté de l'Etat ivoirien et la dignité de l'Afrique noire tout entière, accompagnée d'un tintamarre orchestré par la meute des médias au service du capitalisme monopoleur moribond pour donner à penser que Monsieur Laurent GBAGBO isolé est condamné par ce qui est souvent appelé par euphémisme : LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, Nicolas Paul Stéphane SARKÖZY de NAGY-BOCSA,  Président français ou ce qui en tient lieu, fils d'un immigré hongrois, nagybócsai Sárközy Pál a, dans une déclaration  d'une évidente immaturité juridique et diplomatique rédhibitoire, annoncé sans sourciller que «la Commission électorale indépendante s'était acquittée avec rigueur de sa mission, et que Monsieur Alassane Dramane OUATTARA était le Président élu ».

Si la schizophrénie  de Monsieur CHOI Young-Jin, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire constitue un acte grave, si le délire de Monsieur Dominique Gaston André STRAUSS-KAHN, Président du Fonds Monétaire International (FMI), fils de Gilbert Strauss-Kahn[], et de Jacqueline Fellus[], journaliste d'origine russe et tunisienne[][], issu d'une famille juive qui s'installe au Maroc en 1955, empêtré dans le scandale des affaires judiciaires liées à l'affaire de la Générale des Eaux, affaire de la MNEF, affaire de la cassette Méryaffaire Elf entre 1993 et 1995, si le propos de Monsieur Abdou DIOUF, Secrétaire Général de la Francophonie et cornemuseur patenté du néocolonialisme est simplement ridicule ; nous comprenons sans peiner à l'ouvrage, que la déclaration du Président français pour infamante qu'elle soit à l'intelligence normale, répond au désir de sanctionner Laurent GBAGBO coupable du délit d'insoumission à la discipline de l'Obédience françafrique, succursale de la secte des Illuminatis, pourvoyeurs des malheurs dans le Tiers-monde. Il faut tout de même s'interroger comment un Avocat, donc un spécialiste des normes juridiques qui fondent la civilisation de son propre pays, normes que le même pays a tenté de nous imposer des siècles durant par le fait colonial, comment donc  a-t-il pu simplement, par antipathie pour un homme qui a refusé l'humiliation d'envoyer son Armée défiler à Paris, se rabaisser au point de fermer les yeux sur la réalité des faits ? et

En effet, sans verser dans le débat politique stérile qui nous paraît hors de propos en l'espèce, il nous suffit de nous arrêter à la simple lecture des textes qui régissent l'organisation des élections en République de Côte d'Ivoire car, c'est d'un débat exclusivement juridique dont il est question désormais.

I - DE L'ACCORD DE OUAGADOUGOU

On peut lire dans le texte dudit accord ce qui suit :

« En raison de la responsabilité particulière qu'elles ont dans la conduite du processus de sortie de crise, les deux Parties au conflit armé en Côte d'Ivoire ont reconnu l'impérieuse nécessité de se mettre ensemble pour consolider la paix, promouvoir une véritable réconciliation nationale et parvenir à une normalisation politique et institutionnelle, à travers un dialogue permanent et une confiance mutuelle.

Après avoir identifié les problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des Accords de Linas-Marcoussis, d'Accra et de Pretoria, ainsi que des Résolutions de l'ONU sur la Côte d'Ivoire, les Parties, en vue d'arrêter des décisions, ont réaffirmé :

- leur attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire ;

- leur attachement à la Constitution ;

- leur attachement aux Accords de Linas-Marcoussis, d'Accra et de Pretoria ;

- leur attachement à toutes les Résolutions des Nations Unies sur la Côte d'Ivoire, en particulier aux Résolutions 1633 (2005) et 1721 (2006) du Conseil de Sécurité de l'ONU ;

- leur volonté de créer les conditions d'élections libres, ouvertes, transparentes et démocratiques ;

- leur volonté de mettre en commun leurs efforts et leurs énergies en vue d'un fonctionnement normal des Institutions de la Côte d'Ivoire et d'un retour à la normalité politique, administrative et militaire en Côte d'Ivoire ».

Ici déjà, Monsieur CHOI Young-Jin, Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire est interpellé pour nous dire si l'Organisation dont il est le représentant, a effectivement veillé à ce que la volonté de créer les conditions d'élections libres, ouvertes, transparentes et démocratiques  a été réalisée.

II - DES ATTRIBUTIONS ET FONCTIONNEMENT DE LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE

Aux termes de l'article 2 (nouveau) de la loi n°2004-642 du 14 décembre modifiant la loi n°2001-634 du 9 octobre 2001 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante (CEI), nous lisons dans les attributions que la CEI est chargée de la proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l'exception de l'élection présidentielle et du référendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

C'est le lieu de s'interroger sur la raison qui a poussé Monsieur Nicolas SARKOZY, Monsieur CHOI Young-Jin, Monsieur Abdou DIOUF et Monsieur Dominique STRAUSS-KHAN de se contenter des résultats simplement provisoires non encore validés par les institutions compétentes, pour proclamer Monsieur Alassane Dramane OUATTARA vainqueur du scrutin, sans soulever le fait que la proclamation des fameux résultats provisoires l'a été dans les conditions en marge de la loi.

Quand bien même ils eussent été proclamés dans le délai, dans le lieu approprié et en présence des membres prévus par la loi, ces résultats demeurent provisoires, tel est le principe. Cela ne convient certainement pas à la fameuse Communauté Internationale, mais c'est la loi : dura lex sed lex !

III - DU CODE ELECTORAL

« Le résultat définitif de l'élection du président de la République est proclamé, après examen des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d'urgence ».

« Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ».

Tel est le prescrit des dispositions conjuguées des articles 63 et 64 de la loi portant Code électoral de la Côte d'Ivoire. En l'espèce, les irrégularités constatées par le Conseil constitutionnel au vu des rapports qui lui ont été transmis corroborées par les enquêtes diligentées à cet effet, pour graves qu'elles ont été, ne sont pas de nature à entacher la sincérité du scrutin sur toute l'étendue du territoire national, mais seulement dans certaines circonscriptions. C'est ce qui explique la décision souveraine du Conseil constitutionnel de prononcer l'annulation du scrutin dans ces circonscriptions.

IV - DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Enfin, aux termes de l'article 15 second alinéa de la loi organique du 16 mars 2001 déterminant l'organisation et le fonctionnement du Conseil constitutionnel : les décisions rendues par le Conseil constitutionnel sont insusceptibles de recours et s'imposent erga omnes, en tout cas aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives, juridictionnelles, militaires et à toute personne physique ou morale.

Voilà l'ensemble du Droit positif en matière électorale en République de Côte d'Ivoire. Les occidentaux ont beau considérer que l'Afrique est une jungle, société anhistorique qui n'a pu produire que son fétichisme. Ici, nous avons l'avantage de brandir les règles de Droit que nous a léguées le colonialisme.

Il faut déplorer qu'au moment où l'Afrique célèbre un demi-siècle de ce qui a été présenté comme son accession à la souveraineté internationale, contrairement aux Etats anglophones, le poids de la France coloniale continue de marquer sur tous les plans, la totalité de ce qui furent les territoires français,  du tracé des frontières et des principales voies de communication aux relations économiques, politiques et culturelles. Ce n'est certainement pas, en tout cas, faire de la domination française coloniale et néocoloniale un bouc émissaire tout trouvé pour expliquer l'ensemble des difficultés que traverse aujourd'hui le continent africain, la France porte toute la responsabilité de la situation actuelle de nos pays, elle est la seule et l'unique cause de nos malheurs.

L'histoire nous rappelle, que depuis la Traite négrière, des comptoirs commerciaux sont installés des côtes du Sénégal au Golfe de Guinée et offrent des bénéfices substantiels aux Etats négriers dont la France. A la fin du XIXe siècle, la colonisation devient alors le moyen pour le capitalisme occidental, dans un cadre de concurrence acharnée entre puissances impérialistes, de s'assurer la maîtrise de nouveaux marchés.

De la conquête à la décolonisation, l'histoire de l'Afrique subsaharienne est celle du pillage des ressources locales, du massacre et de l'exploitation des hommes et des femmes indigènes et de la mise sous tutelle culturelle de ceux ci, au profit d'une partie puissante du capitalisme français, anglais, portugais, espagnol et dans une moindre mesure, le capitalisme italien et germanique. Les méfaits de la colonisation écrivent l'un des chapitres les plus criminels du livre noir de l'humanité.

L'Afrique sert de réservoir de produits agricoles et de matières premières et de déversoir pour les produits manufacturés métropolitains. Le niveau de vie de la population locale stagne ou régresse au cours de cette période. Par ailleurs, les colonies ne fournissent pas seulement des produits agricoles, mais aussi de la «chair à canon», des hommes envoyés en première ligne des guerres menées par la France, pour l'intérêt exclusif de la Métropole.

Au nom d'une prétendue supériorité de civilisation, le racisme utilisé comme mode de gouvernement menace de détruire l'héritage culturel local. La colonisation française en Afrique a donc été bien loin d'une «mission civilisatrice», et les Africains cherchent toujours le côté positif du colonialisme proclamé par Monsieur Nicolas SARKOZY. Nous disons que le colonialisme aura été du terrorisme ni plus ni moins, exercé curieusement, par ceux qui aujourd'hui se gendarment contre l'Islamisme.

En privant les pays colonisés de leurs capitaux et de leurs ressources, en empêchant le développement de l'industrie, le colonialisme français a renforcé la pauvreté de ces pays. En favorisant certaines ethnies, voire en créant les clivages ethniques, elle a posé les germes des guerres ethniques présentées aujourd'hui comme une fatalité africaine. Il paraît donc parfaitement injuste, parce que totalement insensé pour la France néocoloniale singulièrement de s'indigner contre l'action vengeresse de AQMI ici et là.

Point n'est donc besoin d'être intelligent, ou diplômé de sciences-po, pour constater l'accablante incohérence qui se dégage entre l'affirmation des principes républicains fondateurs de la France « Liberté, Égalité, Fraternité » et la pratique autoritaire de la colonisation, notamment par l'intermédiaire du Code de l'Indigénat et du travail forcé. La colonisation en Afrique a bâti des Etats dont les frontières tracées au pantographe des intérêts exclusifs coloniaux, qui n'ont tenu aucun compte des réalités ethniques en présence, séparant certaines ethnies entre plusieurs Etats, ou rassemblant au contraire des ethnies rivales dans le même Etat. Les historiens et sociologues estiment ainsi, que la France a, à dessein, formé des Etats ingouvernables sur le long terme.


Il faut aussi, à juste titre, accuser la France d'avoir implanté sur les territoires africains certains de ses travers : des structures administratives lourdes, la pompe pouvoir, le goût du débat théorique au détriment de l'efficacité économique, etc. La France coloniale a exporté du continent noir, les nombreuses ressources que sont le personnel, les minerais, hydrocarbures, le bois, nécessaires au développement de l'économie Française, ainsi qu'une influence politique qui aujourd'hui encore favorise l'exploitation des ressources par les entreprises françaises : exploitation de l'uranium au Niger par AREVA, du bois, du pétrole et du gaz Algérien, congolais et gabonais par Total.

Le père de Monsieur GISCARD D'ESTAING, envoyé en tournée officielle en Afrique, dressa un bilan sévère du caractère archaïque et primaire de l'exploitation coloniale française en ces lieux.

« Nous pourrions, estimait-il, ne pas nous borner à piller, à nous reposer sur nos rentes, mais au contraire en tirer davantage de profits en développant un peu plus les forces productives. Il faudrait pour cela que l'Etat finance les travaux coûteux indispensables, qu'il assure la prise en charge des infrastructures nécessaires, afin que les capitalistes privés jugent (rentable) d'y investir ».

Lorsque Charles DE GAULLE, au début de 1944, fit à Brazzaville son fameux discours qui allait plus tard permettre à ses panégyristes de le présenter comme un génial décolonisateur, il n'était pourtant nullement question de décoloniser, bien au contraire. L'occasion n'était d'ailleurs qu'une réunion de Gouverneurs coloniaux et de hauts fonctionnaires, où il posa, en principe préalable.

V - LE MYTHE DE LA FRANCE BERCEAU

DES DROITS DE L'HOMME

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lundi, 13 décembre 2010

DES AVIONS FRANÇAIS ET BURKINABES A BOUAKE DANS LA NUIT DU VENDREDI 10 DECEMBRE



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Après avoir été dérouté plusieurs fois dans leur tentative de déverser des armes et munitions à Abidjan, la France s'est rabattue finalement sur Bouaké. Dans la nuit d'hier (vendredi 10 décembre) par le biais de gros avions porteurs, soutenus par d'autres avions en provenance du Burkina-Faso, les soldats Français ont débarqué du matériel de guerre et d'importants lots de munitions à Bouaké (ville aux mains des rebelles ivoiriens depuis 2002). Pour manœuvrer à souhait et à l'insu de tout regard, les soldats français ont du couper l'électricité durant toute la nuit nous dit notre source. Ce repli sur Bouaké signifie que la vigilance des FANCI (Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire) dans la zone sous contrôle gouvernementale est parfaite. Mieux, elle montre la détermination de l'armée ivoirienne à en découdre avec cette France qui veut absolument faire de la Côte d'Ivoire un 'deuxième Rwanda'.


Sources : Le Soleil et IVOIRE DIGNITE

 

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Côte d'Ivoire: « Si la bataille doit avoir lieu, qu'elle fasse rage! »

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«L'Hôtel du Golf est maintenant devenu un refuge de bandits. Et je crois qu'à la longue, il faut que nous nous préparions à libérer ce lieu de façon brutale.»  Ces paroles claires et fermes, qui ont tout d'une promesse, ont été prononcées par le Général Dogbo Blé Brunot, Commandant de la Garde Républicaine de Côte d'Ivoire et par ailleurs Commandant du Palais présidentiel, lors d'une rencontre avec ses hommes vendredi 10 décembre 2010. A trop vouloir imposer un président illégitime et illégal en la personne d'Alassane Dramane Ouattara, la coalition françafricaine autour de Nicolas Sarkozy ne réussit qu'à radicaliser les positions de l'armée et du peuple ivoirien. Extraits.


[...] «Depuis la proclamation des résultats de l'élection présidentielle, l'une des Institutions, en l'occurrence le Conseil constitutionnel, est attaquée. On dit souvent que les militaires ne doivent pas s'ingérer dans les débats politiques. Mais quand la Nation est attaquée, quand le pays est attaqué par des étrangers, par des gens venus d'ailleurs, tout militaire doit s'engager. Et plus particulièrement les militaires de la Garde républicaine, c'est-à-dire les gardiens de la République, doivent être encore plus engagés. [...]

Je suis venu ce matin pour vous dire qu'il semblerait qu'il y a des gens qui rodent autour des camps, pour recruter des militaires pour les faire basculer dans la « République du Golf », cette république diabolique qui s'est formée sous nos yeux.

Ordre vous est donné ce matin de mettre hors d'état de nuire par tous les moyens celui qui viendrait ici vous contacter. Et gare à celui qui va se rendre complice de ce genre d'individus. Je vous le répète, je vous donne l'ordre de mettre hors d'état de nuire par tous les moyens conventionnels ou non tout individu qui roderait autour de ce camp, pour vous contacter.

En remettant en cause la décision du Conseil constitutionnel, les pays étrangers et Choi démontrent là un mépris à l'égard de la souveraineté de notre Etat. Comme si la Côte d'Ivoire n'avait pas d'enfants. Ils oublient qu'il y a des enfants de la Côte d'Ivoire qui sont là. En Côte d'Ivoire, il y a le peuple et l'armée ivoirienne qui sont là. Je leur dit du haut de cette tribune que la Garde républicaine n'acceptera jamais et se battra de toutes ses forces avec tous ses moyens contre l'application d'une décision autre que celle du Conseil constitutionnel. Ils trouveront sur leur chemin des garçons, des militaires décidés à défendre la souveraineté de leur pays.

[...] Actuellement, ils sont dans un état d'inconscience totale qui leur permet de rêver. On ne peut pas accepter qu'un pays soit piétiné, que les Institutions d'un pays soient piétinées. La Côte d'Ivoire est la terre de nos pères, de nos ancêtres et ce n'est pas la terre des parents de Choi, ni de présidents des pays membres de la Cedeao. C'est à nous de défendre la terre de nos pères. Et personne d'autre ne le fera à notre place.

Ne vous laissez pas intimider ni impressionner par qui que ce soit, par une communauté dite internationale qui n'est qu'un ramassis de comploteurs qui veulent s'accaparer de la Côte d'Ivoire et de ses biens. En tant que dignes fils de ce pays, vous ne devrez pas accepter cela. C'est pourquoi je vous invite au rassemblement, à la mobilisation pour faire barrage à ces imposteurs et qu'ils trouvent sur leur chemin des enfants de la Côte d'Ivoire prêts à défendre leur pays.

[...] Que tous ceux qui sont en train de faire ce complot contre la Côte d'Ivoire, en passant par Hôtel Sebroko (siège de l'Onuci), Hôtel du Golf, Abuja et l'Onu sachent que nous les attendons. Qu'ils se rendent compte qu'ils ne rendent même pas service à ceux qu'ils veulent mettre au pouvoir de force, au mépris des lois de notre pays. Si la bataille doit avoir lieu, il faut qu'elle fasse rage ! Et il faut que vous vous montriez à la hauteur de cet ultime combat de libération. Nous attendons les comploteurs au coin de la rue. Nous les attendons sur le terrain.

[...] L'Hôtel du Golf est maintenant devenu un refuge de bandits. Et je crois qu'à la longue, il faut que nous nous préparions à libérer ce lieu de façon brutale. Parce que c'est un peu trop facile. Il faut qu'on leur montre le contraire.

Officiers, sous-officiers, militaires de rang de la Garde républicaine, cette réunion d'aujourd'hui n'est pas une réunion comme on en a l'habitude, mais c'est un message que je voulais porter à votre connaissance. Face à la situation de mépris révoltante à laquelle nous faisons face, je vous demande de vous conditionner pour le combat ultime de la Côte d'Ivoire.»



Général Dogbo, Commandant de la Garde républicaine de Côte d'Ivoire, le 10 décembre 2010.


Source : SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

ALI BONGO ONDIMBA - HAMED BAKAYOKO : LES LIAISONS MAÇONNIQUES


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In Le Nouveau Courrier N°153 du 13 Décembre 2010 par Benjamin Silué

Les Ivoiriens, qui ne sont plus à une surprise près, ont tout de même un peu tiqué lorsqu'ils ont constaté qu'Ali Bongo Ondimba a embouché la trompette de l'adophilie internationale, et donné - lui aussi ! - des leçons de démocratie au président Laurent Gbagbo, en l'appelant à remettre le pouvoir au président de la République du Golf Hôtel. Le fils de son père aurait dû en effet faire profil bas pour ne pas rappeler au monde entier les conditions dans lesquelles il est devenu président. Un scrutin à un tour, écrasé par des fraudes électorales sans nom, à la suite duquel son salut est miraculeusement provenu de scores soviétiques dans son fief du Nord, dont la densité démographique a été gonflée par les stratèges de la technologie électorale à l'africaine.

Cet indice renseigne sur sa parenté idéologique avec Alassane Ouattara, par ailleurs ami de son défunt père Omar, avec qui il partageait secrets financiers, penchants françafricains... et passions coupables. Mais, les captures d'écran que nous montrons plus haut sur cette page montrent que des accointances occultes existent également entre le RDR et l'héritier de la «monarchie» gabonaise. La vidéo de l'intronisation d'Ali Bongo comme Grand Maître de la Grande Loge du Gabon a fait le buzz sur Internet il y a quelques semaines. Mais combien de personnes savent que lors de cette cérémonie bien particulière, la Côte d'Ivoire maçonnique avait un ambassadeur, en la personne d'Hamed Bakayoko, le «fils» d'ADO ? Quand on sait que, selon L'Express, Alassane Ouattara est lui aussi un «frère de lumière», et qu'Ali Bongo a juré solennellement, à l'occasion de la cérémonie où était présent Hamed Bakayoko, devant «le Grand Architecte de l'Univers», de faire tout ce qui est en son pouvoir «pour servir les intérêts de la franc-maçonnerie régulière», on se dit qu'un certain nombre d'alliances politiques et diplomatiques se nouent dans ce type de cercles ésotériques.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

Voir la cérémonie d'investiture d'Ali Bongo comme Grand Maître de la Grande Loge du Gabon (Cliquer): ICI

samedi, 11 décembre 2010

HEBDOMADAIRE SAN FINNA DU BURKINA FASO: DOSSIER SPECIAL SUR LA COTE D'IVOIRE


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Un regard objectif venant du "pays des hommes intègres" sur la crise ivoirienne et notamment sur le déroulement du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, il fallait l'espérer, dans la grisaille du lynchage médiatique et diplomatique orchestré par la France contre notre pays pour imposer son poulain, envers et contre toute légalité et légitimité. Ce regard honnête et franc est arrivé. Limpide. Pour le triomphe de la vérité. N'en déplaise aux sourds et aveugles volontaires. Bonne lecture!

 

I- LE FIL DES EVENEMENTS


Le second tour de l'élection présidentielle, précédé par des violences multiples ayant fait plusieurs morts et de nombreux blessés, s'est tenu dans une atmosphère à coupeau au couteau, le dimanche 28 novembre 2010. Les résultats étaient attendus pour la soirée du dimanche, vu qu'il n'y avait plus que deux candidats en lice : Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Mais le suspense va durer trois jours. La raison est que les deux camps ne tombaient pas d'accord sur les chiffres et il y avait des problèmes procéduriers que la CEI se devait de résoudre étant donné que dans ses attributions, il était bien précisé qu'elle devait veiller à ce que le scrutin soit transparent, juste, crédible. D'ailleurs, le camp de Laurent Gbagbo avait déposé ses recours au Conseil constitutionnel annonçant un hold-up électoral au vu des exactions multiples, des empêchements de voter, des bourrages d'urnes, particulièrement dans la partie ouest et nord du pays.

Le lundi soir, Bamba Yacouba, membre du RDR, porte-parole de la CEI, va sur le plateau de la télévision pour proclamer les résultats de la diaspora, non encore consolidés et validés. Irritation pour ne pas dire plus du camp du FPI.

Les choses traînent, les tensions sont extrêmes et on demande aux journalistes de quitter la CEI. Les divergences se font plus que jamais jour. Tout le mardi, on espère mais il n'y a rien jusqu'à ce qu'on annonce pour le lendemain des résultats à 11 h. Mais en ce début de soirée du mardi, le même Yacouba Bamba tente de proclamer des résultats. Des membres du  FPI lui disent de ne pas le faire, les choses n'étant pas terminées mais il persiste, ce qui explique qu'il en soit physiquement empêché. Attitude dénoncée par  Mr Pascal Affi N'Guessan, président du FPI, qui dira qu'il «ne peut pas user ou abuser de son rôle de porte-parole pour invalider les résultats de Paris et outrepasser le protocole interne à l'institution ».

Le lendemain, toute la journée passe et il n'y a rien. Le soir, à 23 h, Youssouf Bakayoko se rend à la télévision ivoirienne pour dire qu'il faut que les Ivoiriens comprennent que tout n'est pas fini, qu'il faudra encore du temps. Il lui est signifié qu'à minuit pourtant,  le délai est de rigueur. Il répond : « Il n'est pas encore minuit ». Minuit passe, la matinée du jeudi passe, et toujours rien.

A 15 h 03, le Président du Conseil constitutionnel passe sur la Radio télévision ivoirienne pour dire qu'il a dessaisi la CEI qui est forclose puisque n'ayant pu délivrer les chiffres.  Il annonce qu'il prend tout le dossier en main et que, sous peu, les résultats définitifs tomberont.

C'est alors qu'à 15 h 30, deux chaînes de télévision française, France 24 en particulier, annonce que Youssouf Bakayoko a déclaré en catastrophe, la victoire d'Alassane Ouattara, dans un Hôtel.

Le soir, le président du Conseil constitutionnel, Mr Yao Paul N'Dré, repasse à la télévision pour dire que ces résultats sont nuls et non avenus, que les seuls résultats seront ceux qu'il diffusera à la RTI.

Le vendredi après-midi, le même Mr N'Dré annonce la victoire de Laurent Gbagbo qui a obtenu gain de cause au niveau de certaines de ses réclamations qui ont vu des bureaux annulés dans le nord et l'ouest notamment. Ce n'était pas une première : bien de pays l'ont fait. Ainsi, le Bénin a pu annuler plus d'un tiers des bureaux de vote à une élection présidentielle sans qu'on y ait trouvé à redire dans le monde au sujet de la monumentalité du fait.

A la suite de cette proclamation légale, les opposants et leurs amis, notamment de l'extérieur, se sont manifestés pour affirmer que jamais ils ne reconnaîtraient Mr Gbagbo. Mr Young Jin Choi, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d'Ivoire, prend fait et cause pour la proclamation non reconnue par les autorités ivoiriennes, soit celle de Mr Bakayoko, semble-t-il,  toujours enfermé à l'Hôtel, sans qu'on ne sache pourquoi. La Police ivoirienne lance un avis de recherche. Sait-on jamais ! La France, les USA, les médias opposés à Laurent Gbagbo s'activent pour dénigrer la déclaration définitive et sans appel du juge suprême. Tout le monde est appelé à la rescousse : l'Union africaine, la CEDEAO...On tente  un coup à l'ONU : faire accepter Mr Ouattara comme président de la Côte d'Ivoire mais au Conseil de Sécurité, la Russie notamment s'y refuse.

Et le samedi, c'est, croit-on,  l'épilogue : à 14 h, Mr Laurent Gbagbo prête serment devant le Conseil constitutionnel à 13 heures devant des représentants d'organisations internationales, de Chancelleries, devant tous les généraux de l'Armée ivoirienne (venus, il faut le souligner, la veille le féliciter au palais) devant une foule de supporters très heureux. La boucle est-elle bouclée ? Que nenni ! Mr Alassane Ouattara, de son côté, prête serment par courrier envoyé au président du Conseil constitutionnel. Une prestation surréaliste à inscrire dans le Guiness des exploits, avec cette candide explication : «Les circonstances exceptionnelles que vit la Côte d'Ivoire en ce moment ne me permettent pas de prêter serment en personne devant le Conseil constitutionnel». (in Le Figaro du 05 12 2010). Il nomme Guillaume Soro, premier ministre, après que ce dernier ait déposé sa démission entre ses mains.

Face à ce grand « souk », on apprend que Thabo M'beki a été dépêché par l'Union africaine pour tenter de trouver une issue au nouveau problème posé à la Côte d'Ivoire.

C'est un cirque abracadabrantesque qui continue après l'adoubement de la rébellion ivoirienne par la communauté internationale au lendemain du 19 septembre 2002. Mais c'est bien connu, depuis longtemps, la raison du plus fort est souvent la meilleure !



II- PROCLAMATION DES RESULTATS PAR LA CEI NULLE DANS LA FORME ET DANS LE FOND


I
l n'est pas besoin d'être docteur en Droit pour reconnaître que la proclamation des résultats par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Mr Youssouf Bakayoko, est nulle et de nul effet.

En premier lieu, on voit que dans la forme, il y a quelque chose de choquant. En règle générale, les organes et institutions de ce genre prennent leurs décisions dans leurs sièges. Dans le cas de la CEI, c'est dans un hôtel où se trouvaient les responsables de l'Opposition (dont le candidat Alassane Ouattara) que le président de l'institution a procédé à sa proclamation. Même la journaliste de France 24, Tatiana Mossot, sur place à Abidjan, n'a pas manqué de relever l'incongruité de la prestation. Et c'est tout seul, escorté par deux militaires, sans être entouré de tout son staff qu'il a livré à la dérobée quelques résultats avant de conclure rapidement qu'Alassane Ouattara est vainqueur.

Toujours dans la forme, les Ivoiriens et autres Africains auront remarqué avec un sentiment d'humiliation que c'est devant des chaînes de télévision françaises que la déclaration a été lue par Mr Bakayoko, comme si la légitimation du pouvoir en Côte d'Ivoire était le fait de l'étranger et notamment de l'Hexagone.

Dans le fond, il suffit de relever la forclusion de la CEI puisque le mercredi 1er décembre à minuit, elle devait avoir impérativement proclamé les résultats provisoires, ce qu'elle ne fit pas. Sa parole n'avait donc plus d'effet, et lorsque le Conseil constitutionnel s'est saisi du dossier, la CEI était par le fait disqualifiée pour prononcer les résultats. Ca, ce sont des principes qui valent un peu partout et qui fondent le droit. Or, on veut faire avaler des choses contraires à la loi en décidant contre les lois de la République ivoirienne, contre la constitution ivoirienne, que c'est la CEI qui a raison à la place du Conseil constitutionnel.

Pourquoi ce qu'on ne pourra jamais accepter aux USA, en France, en Allemagne..., on veut l'imposer en Afrique ?



III- CONSEILS CONSTITUTIONNELS AFRICAINS : QUI PEUT FAIRE LA LEÇON A QUI ?


D
epuis que le Conseil constitutionnel ivoirien, évoquant le dossier des élections face à la forclusion de la CEI à trancher dans les délais, on en entend des vertes et des pas mûres sur cette institution.

Aux yeux d'un Antoine Glaser (Patron de « La Lettre du Continent ») ou d'un Jean-Baptiste Placca (Chroniqueur à RFI), le Conseil constitutionnel ivoirien ne serait composé que d'un ramassis de complices de Laurent Gbagbo. Ce point de vue, relayé dans bien de médias, est partagé jusqu'aux plus hautes sphères par nombre de puissances étrangères. On se repaît de cette « anomalie », faisant grâce de cette autre bien réelle qui nous offre une CEI dans laquelle, le déséquilibre joue de façon injurieuse en faveur de l'opposition ivoirienne. Mais soit !

Cependant, si l'on doit mener le débat sur la crédibilité des Conseils constitutionnels ou autres institutions du genre en Afrique, qu'on le fasse clairement, sur la base  d'un débat objectif. On verra alors que le Conseil constitutionnel ivoirien, s'il est « critiquable » est loin de faire plus mauvaise figure que bien d'institutions du même type, ici et là, sur le continent.

Il suffit pour cela de se souvenir de ces exemples centrafricain, tchadien, togolais..., pour se rendre compte que là-bas, dans des conditions carrément injurieuses pour le Droit, ils ont tranché en faveur des autorités en place. Même dans la patrie des droits de l'homme, le Conseil  Constitutionnel, à ce qu'on sache, est composée de gens nommés par le Chef de l'Etat et les présidents des chambres parlementaires. Le fait que le président puisse y envoyer des personnalités qui ne sont pas notoirement inscrits à l'UMP ne change pas au fait que c'est lui qui les nomme.

Il n'est pas insignifiant de rafraîchir ici les mémoires en rappelant le front que Jacques Chirac a eu de s'aménager des immunités perpétuelles  via cette même cour.

Chez nous,  même soumission de l'organe suprême, même modus operandi pour en tirer le meilleur profit. Les candidats malheureux à la dernière présidentielle ont obtenu un jugement faisant droit à leurs dénonciations portant sur les cartes d'électeurs illégales mais cela n'a pas empêché le Conseil constitutionnel de rejeter leur demande d'invalidation du scrutin. Tradition oblige puisque le même Conseil constitutionnel, sur d'autres sujets de droit capitaux, n'a pas hésité à rendre des décisions qui resteront dans l'histoire de notre justice, comme des hérésies juridiques fondamentales. Où a-t-on vu que cela ait le moins du monde ému les bien pensants de la communauté internationale ?

Alors, arrêtons ces débats sélectifs, discriminatoires au cours desquels, sur des bases subjectives, on délivre des satisfécits aux uns et des blâmes aux autres.


IV. OBSERVATEURS INTERNATIONAUX ET OBSERVATEURS AFRICAINS : LES PIRES NE SONT PAS FORCEMENT CEUX QU'ON CROIT !

Bien qu'ils essaiment les pays africains en période électorale comme des sautereaux en hivernage malgré les critiques croissantes dont ils font l'objet, les observateurs internationaux sont toujours là. Ils gagnent même en puissance puisque finalement, leur jugement participe de plus en plus grandement à la validation des processus électoraux en Afrique. Le fait devient de plus en plus irritant lorsque l'on voit des appréciations sentencieuses se faire en faveur d'un scrutin pendant que les faits démontrent à l'excès, son caractère injuste, non transparent, anti-démocratique. Tout aussi énervant et insultant pour les Africains, est cette façon de donner un label au constat des observateurs internationaux quand ceux africains sont cantonnés dans le bas de gamme. On vient d'en voir une illustration éloquente en Côte d'Ivoire.

Dans ce pays, les observateurs africains, qui étaient déployés sur l'ensemble du territoire, ont relevé dans le nord et l'ouest du pays, des faits de violences, de fraudes, d'empêchement de voter, de bourrages d'urnes, de vols d'urnes, portant atteinte lourde à la sincérité de la votation et en ont conséquemment préconisé l'invalidation. Mal leur en a prit. On a estimé, au niveau des observateurs internationaux, que tout cela n'était qu'affabulations venant de personnes à la crédibilité douteuse pour avoir surgi du néant.

Ce point de vue déconsidérant pour les Africains, relayé notamment par le Représentant spécial des Nations Unies Mr Choi et le journaliste  Jean-Baptiste Placca (qui pourtant, si on ne s'abuse, se plaisait à critiquer le travail des observateurs internationaux venus comme en villégiature en Afrique en contrepartie de certification de scrutins cabalistiques), doit inviter les démocrates africains à le dénoncer comme étant une survivance de pratiques coloniales et néocoloniales qu'un certain Albert Memmi a décrit comme un processus de néantisation du colonisé.

Les observateurs internationaux sont d'autant moins fondés à se targuer d'une supériorité dans l'observation des élections qu'ils ne peuvent pas mieux connaître l'Afrique que les Africains et qu'en nombre insuffisant pour couvrir l'entièreté d'un territoire national, leur jugement est forcément exposé à l'arbitraire. Ce n'est pas pour rien que dans l'opinion commune, on considère que ces partisans du tourisme électoral ne valent pas chipette.

Tant qu'à juger l'efficience de l'observation sur la loyauté des scrutins électoraux en Afrique, qu'on le fasse sur des bases crédibles, sans volonté de privilégier les uns au détriment des autres parce qu'on sert des intérêts inavouables.



V. DE LA CREDIBILITE DU VOTE EN ZONE REBELLE


Extraits d'un point de vue de Mr Eric Kahé, président de l'Alliance ivoirienne pour la République et la Démocratie (Aird). A méditer !

« Les scores régionaux (nous disons bien régionaux et non dans quelques bureaux de vote) obtenus par le candidat du Rdr dans ces régions atteignent un pic de 93.42% avec une moyenne de 85%, ce que ne réalise aucun autre candidat nulle part ailleurs.

Ces scores rappellent ainsi l'ancienne époque soviétique ou celle des partis uniques africains ou des républiques bananières. Le candidat Alassane Ouattara ne gagne donc que dans les zones contrôlées et administrées par des commandants de zone (Com'zones).

Non seulement elles sont dirigées par l'ex (?) rébellion qui n'a ni désarmé, ni concédé aux Préfets la moindre autorité, mais ces zones ont la particularité d'être alimentées en informations par des radios pirates aux ordres du Rdr et qui assurent à son mentor une propagande exclusive depuis plus de 8 ans.

Malgré les accords de Ouagadougou qui prévoient la cessation de leurs activités au profit de la radio et de la télévision nationales, la situation n'a guère évolué. Il apparaît donc évident une grave atteinte au droit à l'information au profit de la propagande et cela pose la cruciale question de l'équité et de l'équilibre. Sans compter les conditions dans lesquelles a été réalisé l'enrôlement en zones dites Cno.

Les Forces Nouvelles (Fn) n'ayant pas désarmé, les populations n'ont-elles pas voté avec la peur de représailles pour le village qui ne voterait pas majoritairement l'allié de l'ex-rébellion ? Peut-on parler, dans ces conditions, de sincérité du scrutin ?

Les résultats du nord en faveur du candidat Ouattara sont choquants pour la démocratie et l'unité nationale, et ils rappellent ces films Western dans lesquels le brave fermier est obligé de vendre 'légalement' ses terres pour ne pas avoir à subir les représailles du chef bandit si ce n'est du chef-rebelle. On comprend maintenant pourquoi l'on tenait tant à des élections sans désarmement ».



VI. SUS A L'INSTRUMENTALISATION DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE !

On a coutume d'imputer la crédibilité relative de la Cour pénale internationale (CPI) au fait que nombre d'Etats au premier rang desquels les USA, la Chine, n'ont pas signé le Traité constitutif et que certains autres comme la France l'ont ratifié en prenant soin de s'aménager quelques réserves. Ca, c'est vrai. On ne peut pas construire un ordre public international avec une justice pénale fonctionnant à deux vitesses exemptant certains de ses sanctions et s'abattant sur d'autres à bras raccourcis. Soit tous les Etats du monde sont justiciables au même titre, soit il n'y a pas de justice pénale internationale !

Mais la bataille de la justice est un long combat qui a pris des siècles pour s'imposer dans le cadre des Etats de droit. On peut s'estimer déjà heureux par conséquent qu'un Tribunal pénal international (TPI) ait été mis en place, à la suite du Traité de Rome et attendre qu'il fasse son œuvre à force de persuasion et d'efficacité dans l'administration de la justice.

Cependant, il y a un autre fait qui contribue encore plus grandement à rogner la crédibilité du TPI : c'est sa récupération comme instrument de domination par des Etats, par des puissances parfois même non signataires du Traité pour faire plier les Etats, les contraindre au respect d'un certain ordre mondial. C'est précisément le cas pour la Côte d'Ivoire.

On agite ainsi l'épouvantail du TPI comme on l'a fait hier en Guinée Conakry pour contraindre les autorités ivoiriennes à sortir du lit de la légalité républicaine.

Ces menaces sont ici d'autant plus exaspérantes que nombre de ces puissances qui les agitent se gardent bien de le faire s'agissant d'Etats comme la Birmanie -qui pourtant le mérite-, et qu'ils ont eux-mêmes les mains tâchées du  sang d'innocentes victimes africaines et qu'ils sont de ce fait, disqualifiés à parler de comparution d'autorités ivoiriennes à la barre de la Haye !



Dossier spécial du journal San Finna (Burkina Faso) du 06 au 12 décembre 2010

A DEFAUT DE POUVOIR IMPOSER OUATTARA AUX IVOIRIENS, L'ELYSEE PREPARE UN GENOCIDE EN COTE D'IVOIRE


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Les manœuvres se multiplient en France pour arracher la victoire électorale à Laurent Gbagbo. A défaut de réussir le scénario mis en marche, depuis la fin du scrutin du 2nd tour, pour évincer l'actuel chef de l'Etat ivoirien, l'Elysée envisagerait de plus en plus l'attentat à l'intégrité physique du président ivoirien. Une perspective qui n'enchante pas certains agents secrets français. Qui ont décidé de ne pas se rendre complices du complot.


Dans quelques jours, peut-être dans quelques heures, des mercenaires mandatés par l'Elysée, dont nous taisons la nationalité pour l'instant, vont débarquer à Abidjan. Ils ont officiellement reçu pour mission de venir «sécuriser» les locaux de l'ambassade d'un pays européen voisin de la France. Les agents de cette ambassade de pays simplement voisin de celui de Nicolas Sarkozy sont pompeusement supposés menacés à cause de la tension post électorale en Côte d'Ivoire. Et, pour y remédier, les agents très spéciaux chargés de la sécuriser sont annoncés. Mais, fait curieux, le communiqué produit à cet effet et repris par des médias de la place ne mentionne pas le matériel d'espionnage de pointe dont ces agents de sécurité sont dotés pour venir dans notre pays. En vérité, ces «sécurocrates», déclarés spécialistes en protection d'ambassade, seraient en mission pour le compte d'une cellule de crise installée à l'Elysée (palais présidentiel parisien). C'est cette cellule qui, sur les ordres du président français, Nicolas sarkozy, gèrerait, désormais, «le dossier ivoirien». Cette cellule, selon nos informations, avaient court-circuité tous les services secrets français, notamment la DGSE, pour convaincre le président Sarkozy de ce que sa «stratégie» pour chasser Gbagbo du pouvoir allait parfaitement fonctionner.

A présent, face au bourbier que cette «stratégie» de tripatouillage de l'élection présidentielle ivoirienne a créé dans notre processus, une option plus surréaliste vient d'être envisagée. Il s'agit d'attenter à la vie du président Gbagbo. Ce scénario à gros risques prévoit qu'en cas de difficulté pour accomplir la mission, les mercenaires pourraient envisager de «recruter» le (s) assassin (s) au sein du «cercle présidentiel». D'énormes sommes d'argent pourraient alors circuler pour espérer convaincre des agents de la sécurité présidentielle. Le hic, c'est que, déjà, avant même que nos mercenaires ne quittent l'Europe, de solides amitiés dans les services secrets français, opposées à l'opération, ont pris sur elles d'alerter, encore une fois, les autorités d'Abidjan. Pour elles, il ne fait l'objet d'aucun doute. «Si par extraordinaire, quelque chose était tenté contre le président Gbagbo, comme ce fut le cas avec Juvénal Habyarimana en 1994, la Côte d'Ivoire connaîtra une situation pire que le génocide rwandais, et la France doit en être tenue pour responsable», prévoient les amitiés ivoiriennes au sein des Longues Oreilles en France. Celles-ci ont donc informé, à leur tour, les agents ivoiriens chargés de la sécurité des institutions de la Côte d'Ivoire.

L'Afrique, rien qu'une juxtaposition de tribus


M. Benjamin Mathieu Tagbo, Ben Tagbo pour ses intimes, politologue, avait regagné la Côte d'Ivoire, son pays, une semaine avant le 2nd tour de l'élection présidentielle. Ancien sous-officier de la police nationale, promotion 83-85, cet ivoirien vit depuis des années en France où il s'est établi avec sa famille. «Mais la situation est si grave, les informations si préoccupantes que j'ai décidé de mettre ma famille en sécurité et de rentrer chez moi en Côte d'Ivoire», nous avait-il confié avant le second tour de la présidentielle. Selon cet ancien policier qui se réjouit d'avoir tissé de solides relations au sein de la police et des services de renseignements en France, le nouveau complot politique en phase d'exécution a été minutieusement préparé dans l'ancienne métropole pour «offrir» le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Républicains (RDR). Selon Ben Tagbo, «c'est à la DGSE, service secret et d'espionnage français, que les manœuvres ont commencé. Certaines cellules au sein de la DGSE ont réussi à convaincre Sarkozy qu'on pouvait facilement écarter Laurent Gbagbo du pouvoir. Et ce sont mes amis à la DGSE qui ont eu l'amabilité de m'en parler».


Pendant près de deux heures Ben Tagbo s'était vidé comme d'une charge dont il ne pouvait plus supporter tout seul le poids. De quoi s'agit-il ?
En France, la classe des agents racistes qui pullulent dans les services de renseignements et d'espionnage continue de considérer les anciennes colonies françaises d'Afrique comme étant des tribus sauvages peuplées d'individus incapables de raisonner. De ce fait, les présidents de ces pays d'Afrique doivent toujours être choisis par métropole. Pour le malheur de la Côte d'Ivoire, cette insulte est partagée par une minorité d'hommes d'affaires français installés chez nous, mais influents à l'Elysée. avec leurs racistes lunettes, la lecture des résultats du premier tour des élections ivoiriennes a été la suivante : Avec 25% et 32% des voix, les tribus d'Henri Konan Bédié et d'Alassane Ouattara font à elles seules 60% des électeurs en Côte d'Ivoire. De façon moutonnière, pensaient ces agents des services secrets français, la tribu d'Henri Konan Bédié - remarquez qu'ils ne parlent pas d'électeurs - ne devait que se déverser derrière Ouattara, puisque le président du PDCI-RDA, battu au premier tour, avait appelé à voter pour le président du RDR. Cependant, à écouter Ben Tagbo, la théorie n'arrivait pas à rassurer ses concepteurs. Ces prévisionnistes de la DGSE avaient du mal à se convaincre que les Ivoiriens soient aussi bornés qu'ils l'entendent. Mais ils subissaient la pression des hommes d'affaires français qui ne rêveraient que d'un président ivoirien «docile». Pour ces affairistes, Laurent Gbagbo prône «l'ouverture du marché ivoirien, la coopération dans la dignité et le respect de chaque peuple», et cela est dangereux. D'où leur implacable volonté qui aurait fini par pousser la cellule DGSE en question à convaincre les plus hautes autorités françaises que l'on peut «organiser la défaite de Laurent Gbagbo».

Les Patriotes ivoiriens, l'obstacle majeur


Dans leurs prévisions, nous avait prévenu Ben Tagbo, «dès le soir du 2nd tour, une fois les résultats proclamés sur les ondes des radios et télés françaises, les militants du RHDP devaient descendre dans la rue pour orchestrer des troubles graves dans le pays». Et à Ben Tagbo de continuer : «Dans ce cafouillage, les militaires français pré-positionnés à Dakar et à Libreville allaient se déployer en Côte d'Ivoire avec pour mission d'assassiner le président ivoirien, Laurent Gbagbo». Pour quel objectif ? «Installer Alassane Ouattara au pouvoir», avait coupé Ben Tagbo. Qui a ajouté que, pour les tenants de cette thèse à la DGSE, «le second tour de l'élection présidentielle ivoirienne était déjà bouclé avant d'avoir commencé ; Alassane Ouattara devait être déjà nommé président de la Côte d'Ivoire depuis la Franc».


Ce scénario était beau, mais, en France, il donnait la chair de poule à bon nombre d'agents lucides de la DGSE. Ces derniers n'avaient pas oublié l'échec de la barbarie de la France chiraquienne en novembre 2004. Selon Tagbo, en France, beaucoup de stratèges en opération kamikaze en Afrique se souviennent que, les 4, 5 et 6 novembre de cette année-là, la tentative «d'enlever» Laurent Gbagbo du pouvoir a débouché sur des tueries «inutiles et idiotes» de jeunes Ivoiriens par l'armée française (65 morts à l'Hôtel Ivoire). Jacques Chirac avait échoué en Côte d'Ivoire, alors que les interventions françaises du même type avaient été couronnées de succès en Haïti (contre Jean Bertrand Aristide) ou en Centrafrique (contre Ange Félix Patassé). «Rien, au moment de la conception du plan, ne permettait de dire que Sarkozy était informé de cette manœuvre. Mais apparemment, le président français a fini par céder». Et, depuis, selon les informations communiquées aux autorités ivoiriennes, la gestion de ce dossier a été simplement transférée à une cellule d'extrémistes installée à l'Elysée, au détriment de la DGSE.


De toute évidence, à l'Elysée, l'on est persuadé que le «Plan A», truquer les élections pour chasser Gbagbo, a échoué. A présent, c'est un «Plan B» qui est envisagé avec, au bout, l'assassinat du président ivoirien. Fini donc les déclarations de M. Claude Guéant, Secrétaire général de l'Elysée, bras droit de Sarkozy, qui, le dimanche 3 octobre 2010, après un séjour de 48h en Côte d'Ivoire, déclarait, avant de reprendre l'avion, la main sur le cœur : «La France n'a pas de candidat en Côte d'Ivoire». Parole en l'air !


César Etou


Source: CAMEROUNLINK.NET

LES INTERETS ECONOMIQUES FRANÇAIS MENACES EN COTE D'IVOIRE : LES EXPLICATIONS DE PHILIPPE EVANNO



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Les médias français ne disent pas toute la vérité sur la situation en Côte d'Ivoire.

Plusieurs pays, comme la Russie, le Brésil, la Chine ou le Mexique soutiennent Laurent Gbagbo, alors que les Etats-Unis ou la France demandent son départ. A Abidjan, le président sortant n'a pas l'intention de céder sa place. Or, ce sont les intérêts économiques français, dont ceux du groupe Bolloré en première ligne, qui sont menacés. Philippe Evanno est chercheur à la Sorbonne, directeur de l'Institut de Prospective Africaine et il connait parfaitement l'Afrique. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu'au décès de ce dernier. Il était l'invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10.

(Durée: 29 minutes). Pour écouter l'entretien avec Philippe Evanno, cliquez sur le bouton lecture, sur le site dont le lien vous est donné en fin d'article.

D'abord, Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l'ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis». En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain. Aujourd'hui, c'est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. La divulgation des notes diplomatiques américaines par Wikileaks et leur analyse permettent de démontrer que les Américains étaient très heureux de l'effacement français, puisque cela leur laisse le champ libre sur la totalité du continent». Selon Philippe Evanno, «le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c'est sur cette présidentielle que l'on joue l'annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». Alors, pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il adopté la position américaine ? Réponse de l'expert : «Je crois que c'est tout simplement la sienne. Nous avons, pour la première fois sous la Vème République, un président de la République qui est totalement acquis aux objectifs américains et cela revient à faire de la France un pays supplétif des États-Unis, notamment en Afrique. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir des accords avec les Américains : c'était le cas à l'époque du général De Gaulle lorsqu'il y a eu un accord de partage de responsabilités, la France étant chargée de la lutte contre le bloc soviétique dans ses anciennes colonies. Cela a très bien fonctionné pendant plusieurs dizaines d'années, jusqu'à la chute du mur de Berlin. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation totalement différente. Nous sommes dans la situation où, après la chute du mur de Berlin, on a cru qu'il n'y avait qu'une seule grande puissance. Or, depuis la dernière réunion du G20 en Corée du Sud, on se rend compte que l'on assiste à l'émergence d'une deuxième superpuissance et à une nouvelle forme de confrontation où la Chine et ses alliés, notamment la Russie, ce qui est aussi une nouveauté, cherchent à prendre pied sur le continent africain».

La responsabilité de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.

Pour Philippe Evanno, «cette crise ivoirienne est directement liée à l'incapacité de Jacques Chirac à comprendre l'Afrique et à réagir correctement sur les dossiers africains. N'oublions pas que le coup d'Etat de décembre 1999 pouvait être enrayé en appliquant simplement les accords de défense avec la Côte d'Ivoire. Il suffisait de faire sortir une patrouille du 43e BIMA, basé à Port-Bouët. Les mutins, qui étaient des braves garçons dont les soldes n'avaient pas été payées et qui étaient manipulés pour faire tomber Bédié, seraient tout simplement rentrés dans leur caserne». Or, explique Philippe Evanno, «Jacques Chirac n'a pas eu le courage d'appliquer les accords de défense et cette seule absence de décision a détruit la totalité de la présence française en Afrique. À partir de cet instant, tous les chefs d'état africains disposant d'accords de défense avec la France ont su que la parole de la France ne valait plus rien». Après le coup d'état de 1999, les autorités françaises, avec Alassane Ouattara, ont organisé le partage du pays en deux : «C'est Dominique de Villepin qui est à l'origine de cette partition. En pleine paix, on a coupé un pays en deux pour des intérêts assez difficiles à expliquer. On a imposé à la Côte d'Ivoire une succession d'accords internationaux qui ont cherché à limiter sa souveraineté, notamment une commission électorale dite indépendante, qui est constituée quasi exclusivement d'opposants au pouvoir en place». Alors, Laurent Gbagbo est-il fondé à contester le résultat de cette élection présidentielle ? Philippe Evanno rappelle qu'au second tour, «Laurent Gbagbo n'avait que deux représentants sur une douzaine de commissaires centraux ! Cette commission avait trois jours pour rendre sa décision. La commission électorale s'est retrouvée dans l'incapacité de proclamer les résultats et la Constitution ivoirienne prévoyait qu'à ce moment-là, le rôle de proclamer les résultats revenait au Conseil constitutionnel. Il y a donc eu l'organisation d'une conférence de presse à l'Hôtel du Golf, le siège de campagne d'Alassane Ouattara, avec l'ex-président de la commission électorale, pour annoncer des résultats non certifiés et qui ont été évidemment inversés par le Conseil constitutionnel». Ainsi, «cette commission indépendante ne l'était pas réellement, puisque composée essentiellement d'adversaires à Laurent Gbagbo. Mais cela ne veut pas dire que cette commission n'ait pas fait un très gros travail. L'ONU a été incapable de respecter ses engagements et d'assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L'élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao. Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l'ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l'élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif». Dans ce contexte, il faut bien comprendre, souligne Philippe Evanno, que l'on a organisé des élections «dans un pays dont une partie du territoire était aux mains de milices armées».

 

Source: KERNEWS 91.5 FM pour écouter l'entretien de 29 minutes de Philippe Evanno.