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vendredi, 07 mai 2010

Dr SERAPHIN YAO PRAO: MA REPONSE AU MINISTRE DOSSO MOUSSA

 

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Dans sa parution du 5 Mai 2010, le journal « L'expression » a publié une interview du ministre  Dosso Moussa. Jusque là, rien d'inquiétant car ce quotidien, comme son nom l'indique, autorise la libre expression.

Par contre, ce qui est troublant, c'est la déclaration du ministre concernant l'encasernement des soldats FN et l'unicité des caisses de l'Etat. Sans gène, le ministre affirme gratuitement que « l'Etat a failli à ses engagements ».

Face à une telle déclaration, nous nous devons de réagir, pour au moins deux raisons.

Premièrement, nous sommes leader d'opinion, président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN), porte-parole du peuple.

Deuxièmement, en ma qualité d'économiste, une rectification mérite d'être faite sur ce que je considère comme une semi- réflexion.

En effet, depuis le début de la crise ivoirienne, les nombreux accords avant celui de Ouagadougou, n'ont pas certes été nuls mais il est possible de dire sans se tromper que l'accord politique de Ouagadougou (APO) a donné de l'espoir aux ivoiriens. Il avait le mérite d'être conçu par les ivoiriens eux-mêmes, ce qui n'est pas sans conséquence sur le financement du processus. La communauté internationale pouvait venir en aide aux ivoiriens mais l'essentiel devait être fait par les ivoiriens. C'est donc pour résoudre ce problème de financement que dans le quatrième accord complémentaire à l'accord politique de Ouagadougou, on peut noter en son article 10 « Conscientes que le financement du processus de sortie de crise est de la responsabilité principale des Ivoiriens eux-mêmes, les deux parties ont décidé de la mise en œuvre immédiate du redéploiement de l'administration fiscale et douanière dans la zone Cno sur la base de l'unicité des caisses, afin de permettre à l'Etat de disposer de recettes fiscales actuellement perdues et dont le recouvrement pourrait permettre le financement de certaines opérations du processus de paix. L'unicité des caisses devra être effective au plus tard le 15 janvier 2009 ».

L'article 10 est très clair : il faut unir les caisses de l'Etat afin de pouvoir financer le processus électoral. Autrement dit, les chefs rebelles devaient arrêter de percevoir les impôts dans les zones CNO, au profit de l'Etat central. Ce qui n'est pas effectif aujourd'hui.

Si les choses se passaient correctement, alors l'article 11 devrait s'appliquer car « : Le Gouvernement mettra à disposition les ressources financières nécessaires à la réalisation des opérations prévues par le troisième accord complémentaire ».

Le ministre DOSSO reconnait qu'à Bouaké, un protocole d'accord a été signé entre les collectivités locales et le général Bakayoko, lequel protocole stipule que 30% des recettes collectées par la mairie doivent être reversées au commandant de zone pour l'entretien de ses troupes en attendant que le gouvernement le relaie.

Ici encore, les FN ne respecte pas l'article 10 et 11 car il revient, une fois les caisses unies, à l'Etat de s'occuper du financement du processus et donc de l'entretien de tous ceux qui rentrent dans le cadre du Programme National de Désarmement, de Démobilisation et de Réinsertion.

Aujourd'hui les chefs rebelles tirent de juteux bénéfices de l'exploitation et du trafic des ressources naturelles (cacao, coton, bois, noix de cajou, or et diamants), et perçoivent des taxes sur le trafic routier et sur les services publics comme l'électricité. Selon le ministère de l'Économie et des Finances, ce business pourrait leur rapporter quelque 60 milliards de F CFA par an (environ 90 millions d'euros).

Les rebelles font affaire avec de nombreux opportunistes. Les Libanais exploitent illégalement le bois et le diamant, et font du petit commerce, les Indiens exportent l'anacarde et collectent la ferraille, les Chinois ont installé des pharmacies et des officines médicales. Le tableau ci-dessous indique bien l'affairisme des chefs rebelles.

Cette économie de guerre qui fonctionne sur le mode de prédation, se caractérise par le pillage, la création de nouvelles filières contrebandières et de marchés illicites. Et c'est d'ailleurs l'économie de guerre qui permet d'établir le lien étroit entre la dépendance aux ressources naturelles et le haut risque de conflit dans un pays.  Les facteurs économiques, à eux seuls, n'expliquent pas l'émergence des conflits, puisqu'il faut prendre en compte la dimension sociale, mais ils influencent ses caractéristiques et sa durée. Notre ministre DOSSO gagnerait à convaincre les chefs de guerre, d'accepter l'unicité des caisses de l'Etat, afin de nous permettre de mener le combat le plus gratifiant, celui de travailler à l'amélioration des conditions de vie de nos populations et le développement de notre pays.

Monsieur le ministre a peut-être des connaissances en finance mais sur son affirmation selon laquelle « l'Etat a failli à ses engagements », il nous semble qu'il aurait occulté la cause de cette prétendue défaillance de l'Etat, qui selon nous, est due, à l'économie de guerre en zone CNO.

Dieu aide mon pays et mon Afrique à vivre en paix.



Dr Séraphin PRAO

Economiste, spécialiste de la zone franc

Président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN)

Président de l'Association des Théoriciens Africains de la Monnaie (ATAM)

www.mlan.fr

Tel : (225) 01 11 87 60

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vendredi, 30 avril 2010

PAUVRE DE MA COTE D'IVOIRE!

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Ils sont attendus pour le désarmement, pour la réunification de mon pays meurtri et pillé, pour des élections sécurisées, pour la renaissance de la terre mienne; que nenni! Ils prennent le temps de se canarder et de s’étriper, ces rebelles ! Nous, on n'a qu'à attendre qu'ils soient contents.

Incroyable que cette Côte d’Ivoire !

jeudi, 22 avril 2010

WADE AU SECOURS DU PROCESSUS DE PAIX IVOIRIEN

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Le processus de paix ivoirien est en panne. Et pas la moindre des pannes: le contentieux lié à la liste électorale, la matière première même de toute élection, est totalement paralysé. Les animosités relatives à cette question sont assez profondes pour qu'on y passe encore du temps. Sans parler du désarmement et de la réunification de la Côte d'Ivoire, renvoyés aux calendes grecques, c'est le lieu de le dire. Le président Gbagbo appelle à son secours, aujourd'hui, celui dont les sorties, il n'y a pas encore si longtemps, mettaient en éruption (pour coller à l'actualité européenne) toute la galaxie patriotique. Haute voltige diplomatique et politique du Chef d'Etat ivoirien. Compaoré a t-il échoué? Combien de temps durera officieusement la médiation du président Wade? Sortirons-nous un jour de cette crise? L'Accord Politique de Ouagadougou peut-il encore honnêtement fonder nos espoirs? Des questions qui nous taraudent, sérieusement, l'esprit.

Frat.Mat - 22 avril 2010

 

Processus de paix: Wade à Abidjan.

J’ai invité le Président Wade à venir à Abidjan parce que dans la sous-région, nous nous parlons tous. Je lui ai donc demandé de parler aux uns et aux autres, à moi-même bien sûr mais aussi aux autres pour que la Côte d’Ivoire sorte de la situation de crise où elle se trouve. Nous avons fait 80% du chemin, il nous reste 20%. Mais vous savez, quand on est à la fin, c’est toujours plus difficile, mais il nous faut appuyer sur l’accélérateur pour relancer la machine». C’est en réponse à cette invitation à lui lancée le dimanche 4 avril 2010, à Dakar, en marge de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal par son homologue ivoirien que Me Abdoulaye Wade arrive aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Et ce, pour une «visite d’amitié et de travail» de 48 heures. Et comme le précise le communiqué de la Direction du protocole d’Etat, le Président sénégalais aura des entretiens avec tous les acteurs politiques ivoiriens en vue de décanter la situation socio-politique nationale qui est dans l’impasse depuis janvier à la suite de la crise de la Commission électorale indépendante (Cei). Ainsi, il aura un tête-à-tête avec le Président Gbagbo au Palais de la Présidence, peu après son arrivée à 11h, avec le Premier ministre Guillaume Soro, les leaders de certains partis politiques Fpi, Pdci, Rdr.

Mais aussi avec la Cei, avant le dîner gala à la résidence du Chef de l’Etat. Les audiences se poursuivront demain avec le chef de la mission de l’Onuci, le représentant spécial du Facilitateur. La visite sera sanctionnée par un communiqué final à 14 h avant que Me Wade ne prenne son avion pour Dakar. Au regard de son agenda et de sollicitation du Président Gbagbo, il n’y a pas de doute qu’il s’agit bel et bien d’une médiation comme l’ont toujours fait les médiateurs et le facilitateur de la crise ivoirienne, Blaise Compaoré.

Faut-il y voir la fin de la mission de Blaise Compaoré ? Bien sûr que non, si l’on en croit la déclaration du Président ivoirien. «Nous avons un facilitateur qui fait bien son travail mais chez nous, un adage dit que si vous avez de la viande dans une sauce, et que vous y ajoutez du poisson et des crabes, elle ne se gâte pas ; au contraire, son goût s’améliore. Donc, je souhaite que notre sortie de crise soit une affaire de toute l’Uemoa, de toute l’Afrique de l’Ouest pour qu’on en finisse avec cette palabre, cette plaie, cette balafre qui nous empêche d’évoluer ensemble». En somme, il ne s’agit que d’appuyer la facilitation de son homologue du Burkina Faso, qui est certainement informé de la démarche pour prévenir toute crise diplomatique.

Comme Blaise Compaoré, Me Abdoulaye Wade est un ami de tous les acteurs politiques ivoiriens qu’il connaît en raison des rapports qui existent entre les deux pays mais aussi pour l’implication des autorités sénégalaises dans la résolution de la crise ivoirienne depuis son déclenchement le 19 septembre 2002. Il faut rappeler que c’est lorsque Me Wade était président en exercice de la Cedeao que son ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a obtenu la signature d’un cessez-le-feu entre le gouvernement et la rébellion ivoirienne le 17 octobre 2002 soit presque un mois après le début de hostilités.

Il ne s’est pas arrêté-là. Le président sénégalais était également aux côtés de la Côte d’Ivoire lors des sommets d’Accra au Ghana sur la crise ivoirienne et de l’Union africaine. Cependant, entre les autorités ivoiriennes et sénégalaises, ce ne fut pas toujours la lune de miel au regard des divergences de vues notamment lors des négociations de Lomé en 2002 et après la signature de l’Accord de Marcoussis et le sommet des Chefs d’Etat de Kléber en France en janvier 2003. En effet, certaines déclarations du Président sénégalais avaient été mal perçues par Abidjan, et à défaut de créer des incidents diplomatiques, avaient suscité de vives protestations des populations et installé un froid entre les deux dirigeants.

Conséquence, toutes les sollicitations entreprises par le Président Wade pour que son homologue effectue une visite officielle au Sénégal étaient restées lettres mortes. En outre, les conflits de leadership que se livraient certains dirigeants de la Cedeao et du monde pour s’approprier la paternité de la gestion de la crise ivoirienne, en avaient rajouté au scepticisme de Laurent Gbagbo. En le remettant donc en selle, c’est la preuve que la réconciliation est scellée. Ce qui est attendu du Président sénégalais, c’est de trouver le consensus politique entre les partis et forces politiques pour la reprise à la fois du contentieux administratif et judiciaire et la réunification du pays. Réunification au triple plan du redéploiement de l’administration, de l’unicité des caisses de l’Etat et de l’encasernement des ex-combattants et la démobilisation des groupes d’auto-défense.

Paulin N. Zobo

19:22 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, abdoulaye wade, apo, processus de paix ivoirien | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 12 avril 2010

AFFI NGUESSAN MET SORO GUILLAUME EN DEMEURE DE DESARMER LES FN

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Une crise majeure couve malgré les apparences. Après la rencontre "idyllique" du Président Laurent Gbagbo et de son Premier Ministre Soro Kigbafory Guillaume, dimanche à Abidjan, qui laissait présager un nouveau contrat de confiance entre les deux hommes pour la sortie de crise ivoirienne, le Président du FPI, monsieur Pascal Affi Nguessan a fait, ce lundi, une sortie pour le moins curieuse dans laquelle il met en demeure le secrétaire général des Forces Nouvelles de désarmer ses troupes et réunifier le pays avant les élections, faute de quoi il devra déposer le tablier (ou y être contraint). Ces propos en disent long sur les tractations en cours, en ce moment, dans le pays. Que nous cache t-on? Car Affi Nguessan a clamé, sans sourciller devant la presse française, être en parfaite harmonie avec le président Gbagbo. Une telle sortie ne peut donc pas ne pas refléter la position actuelle du président de la République. Le site ivoirien ACCESS AFRICA.NET fait un bref commentaire de la conférence de presse parisienne du président du FPI.

Au cours d’une conférence de presse, ce lundi (12 avril 2010) au CAPE à Paris, Pascal Affi N’guessan a dit : "Nous sommes dans la période de l’après Soro". Selon lui, le Premier Ministre n’a rien dit de concret sur le désarmement et l’audit de la liste électorale. Hier, à l’issue de la rencontre entre le chef de l’Etat et le Premier Ministre, Laurent Gbagbo a gardé le silence tandis qu’avant une promenade dans une vedette de la marine ivoirienne, Guillaume Soro a dit entre autres que le président et lui s’étaient engagés à appeler leurs partisans au calme. La sortie du président du FPI, ce lundi à Paris, indique que le message n’est pas passé.

23:01 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, affi nguessan, soro guillaume | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 24 mars 2010

FN-CAMP PRESIDENTIEL: BIENTOT LE CLASH?

 

LAURENT GBAGBO ET SORO GUILLAUME.jpg

 

 

"Pas d'élections sans le désarmement et la réunification du pays!", clame le Camp présidentiel, sur la base de l'Accord Politique de Ouagadougou. "Les deux forces ex-belligérantes co-existent jusqu’à la fin du processus. Les Com’zones n’iront nulle part!", répliquent les Forces Nouvelles. Sur la base de l'Accord Politique de Ouagadougou, également. Les deux postures sont-elles conciliables? A quoi jouent les protagonistes de la crise ivoirienne? A mettre nos nerfs à fleur de peau? En tout cas, pour nous, la réponse à ces questions  angoissantes pour les Ivoiriens épris de paix et fatigués de la crise déterminera l'avenir de la Côte d'Ivoire. A ne surtout pas prendre à la légère! Il y a péril en la demeure! Lisez-moi ce point-presse des FN (article ci-dessous). Au-delà de la réthorique et des circonlocutions politiques apesantes que nous servent les signataires de l'APO, les mots, ici, sont sans équivoque. Tout comme le sont, d'ailleurs, ceux des Patriotes. Qui cèdera, au nom de la Côte d'Ivoire? Quelqu'un même cèdera-t-il? Quelle autre montée d'adrénaline nous réserve-t-on? L'avenir nous le dira.


 

Le Patriote - 23/3/2010

 

 

Lundi 22 mars 2010. Abidjan, Cocody, Hôtel du Golf. La porte-parole des Forces nouvelles, Me Affoussy Bamba, entourée de ses principaux collaborateurs, Sékongo Félicien et le commissaire Ouattara Seydou (photo), a levé toute équivoque sur la volonté des ex-rebelles à conduire à bon port les accords politiques de Ouagadougou.

Le jeu des questions-réponses a permis à Me Affoussy Bamba (photo), Ouattara Seydou et Sékongo Félicien de cracher leurs vérités sur des questions qui fâchent.

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Selon vous qui est responsable de l’évolution tendancieuse du processus de sortie de crise que vous venez de dénoncer ?

Concernant l’évolution tendancieuse de la situation, comme moi, vous avez remarqué les propos périlleux et les sorties contre productives du camp présidentiel. Nous avons tu le nom de ces personnes parce que ce n’est pas important de les citer. Dans tous les cas, ces propos ne sont pas rassurants dans la situation actuelle. Nous sommes à quelques échéances de l’organisation de l’élection présidentielle. N’eût été la dissolution du gouvernement, je pense qu’on aurait avancé d’un bon pas. Aujourd’hui, il faut savoir que nous avons un cadre d’échanges dans le cadre de l’Accord de Ouagadougou. Lorsqu’il y a des questions à discuter, il y a le Cadre permanent de concertation qui regroupe les plus responsables ainsi que le Secrétaire général des Forces Nouvelles. Nous avons également le Cadre d’évaluation et d’accompagnement dont je suis membre. Ce sont des cadres de concertation au sein desquels on peut aborder des sujets qui peuvent fâcher plutôt que d’aller se répandre dans la presse pour exposer la position qu’on souhaite par rapport aux questions abordées. Aujourd’hui ces questions sont abordées d’une façon telle qu’elles sont sujettes à interprétation. Alors que l’Accord de Ouagadougou est très clair sur ces questions.

Quelle est la date qui vous sied par rapport aux élections générales ?

J’aimerais dire que nous les Forces Nouvelles, aimerions aller aux élections dans un délai raisonnable. Nous avons signé cet accord parce que nous estimons que dans la perspective d’une sortie heureuse de sortie de crise dans laquelle la Côte d’Ivoire se trouve, nous voulons œuvrer pour la paix, la confiance et la sérénité entre les Ivoiriens. Au départ, l’Accord avait été signé pour dix mois, aujourd’hui, nous sommes à trente six mois. Les Forces Nouvelles ne peuvent pas s’en réjouir. Tous, nous constatons les difficultés techniques qui ont fait que nous en sommes là. Nous ne voulons pas que des difficultés prennent le pas sur la volonté politique. Notre position, c’est que nous avons signé un accord, nous sommes engagés à le respecter. Nous demandons à l’autre partie aussi de respecter son engagement.

Est-ce que vous vous sentez dans le viseur du camp présidentiel ?

Est-ce que nous sommes dans le viseur du camp présidentiel ? Pour l’instant nous avons constaté des propos débordants du camp présidentiel, des propos qui ne sont pas faits pour rassurer. Nous voulons attirer l’attention de l’opinion internationale. Nous estimons que, puisque la guerre est finie, on ne doit pas nous ramener en arrière. Dans l’affaire des 429.000, on nous a indiqué que si on établissait la CEI et le Gouvernement, on irait directement à l’établissement de la liste électorale définitive, alors qu’on y aille. Nous constatons qu’il y a des propos qui sont tenus, il faut que ces propos s’arrêtent. Parce que ces propos ne sont pas faits pour amener la paix et la sérénité qui doivent habiter chacun de nous pour aller aux élections générales.

Les Com’Zones doivent-ils partir ou rester en place ?

Ouattara Seydou (Commissaire divisionnaire) : Nous sommes en harmonie avec nos frères d’armes du Sud. Nous avons fait une déclaration conjointe de fin de guerre. Aujourd’hui, nous sommes dans un accord de partenariat appelé Accord de Ouagadougou. Les questions militaires sont traitées de concert. Nous sommes d’accord sur le désarmement parce que nous avons signé le plan conjoint des opérations à Yamoussoukro, le 9 juillet 2005. C’est donc clair, les déclarations des politiques ne nous troublent pas. Nous savons quelles sont les tâches que nous avons à accomplir. Il n’ y a pas de désaccord entre les deux forces ex-belligérantes. Je ne sais pas pourquoi le thème Com’zones gêne tant. Les Com’zones sont des chefs qui dirigent les unités militaires. Aujourd’hui dans l’Accord de Ouagadougou, il est question d’aller au regroupement des ex-combattants. Pour les FN, les sites sont déterminés. Ce sont Korhogo, Man, Séguéla et Bouaké. Ce sont des chefs qui vont être redéployés. Il appartient aux chefs des Forces armées des Forces nouvelles de faire des nominations. Vous vous interrogez s’ils doivent partir. Partir où ?
Les deux forces ex-belligérantes co-existent jusqu’à la fin du processus. Les Com’zones n’iront nulle part.

Blé Goudé estime que vous êtes tout sauf l’arbitre du processus électoral.


Sekongo Félicien (Porte parole) : Nous considérons que ces personnes qui tiennent ces discours le font en fonction de leur désir et leur approche des choses qui sont d’ailleurs erronées. Il ne faut pas prêter attention à ces élucubrations. Pour nous, il s’agit d’aller aux élections dans la paix et de voir l’intérêt supérieur de la nation ivoirienne. Le secrétaire général des Forces nouvelles a toujours invité les Forces nouvelles à œuvrer dans ce sens. Ce qui importe c’est le bien-être des Ivoiriens. (…) J’inviterais Charles Blé Goudé à faire sa mue et devenir quelqu’un de responsable en qui la jeunesse pourrait se reconnaître. Il est donc bon que toutes les personnes à quelque niveau où elles se situent se départissent des positions qui sont liées à leurs désirs et à leurs desideratas.

Propos recueillis par IBK

vendredi, 19 mars 2010

DESARMEMENT ET REUNIFICATION DU PAYS AVANT LES ELECTIONS

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Un conseil de sécurité sur la situation en Côte d’Ivoire s’est tenu ce mercredi 17 Mars 2010 au siège de l’organisation mondiale à New York de 10h à 11h. Dirigé par le diplomate Gabonais S.E.M. Emanuel NGONDET dont le pays en assure la présidence tournante ce mois de Mars, ce conseil a entendu deux exposés importants :

D’abord celui du représentant du secrétaire général en Côte D’ivoire puis celui de S.E.M Alcide DJEDJE le représentant ivoirien auprès de l’illustre institution.

Dans sa déclaration, Mr CHOI JIN que le conseil avait chargé de lui faire un point de l’évolution du processus électoral après sa dernière réunion de Janvier 2010, a exprimé devant ses paires sa déception et ses regrets quant à l’impasse politique qu’a connue le pays ces derniers jours du fait de la fraude dont s’est rendue coupable l’ex Président de la commission électorale Indépendante alors que tout semblait sur une bonne voie.

Lorsque le Représentant ivoirien lui, prend la parole, c’est pour d’abord présenter la situation qui a occasionné la double dissolution du gouvernement et de la CEI avant d’insister sur le fait que, « le temps est venu de désarmer et de réunifier la Côte d’Ivoire ». Pour ce faire, S.E.M Alcide Djédjé plaidera pour que l’ONU apporte un appui au facilitateur M. Blaise COMPAORE afin de lever ces derniers obstacles, ce qui qui contribuera fortement à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, une étape incontournable dans l’organisation des élections libres et transparentes.

Aussi le diplomate a-t-il rappelé à ses collègues que, « l’ONU qui consacre dans sa charte le concept de la souveraineté, ne peut pas faire la promotion d’une souveraineté morcelée au gré de tel ou tel intérêt » car, a-t-il insisté, « les Nations Unies ne peuvent pas valider un scrutin dit national sur un territoire coupé en deux avec interdiction d’accès aux partisans d’un des candidats sur une partie du même territoire et avec une télévision privée qui fait la propagande d’un des 14 candidats déclarés ».


Aussitôt cette réunion terminée que les 15 membres permanents se sont retrouvés en consultations à huit clos ; une rencontre d’où sortira un communiqué lu à la Presse et dans lequel « Les membres du Conseil ont exprimé leur profonde préoccupation devant l’absence de progrès du processus électoral depuis janvier 2010. Ils ont appelé instamment les parties prenantes ivoiriennes à relancer ce processus sans délai et à rester dans le cadre de l’accord politique de Ouagadougou et des accords de paix antérieurs que le Conseil de sécurité a approuvés. Ils ont salué et soutenu le rôle joué par le Facilitateur, le Président Blaise COMPAORE du Burkina Faso, et l’ont encouragé à poursuivre ses efforts pour soutenir le processus de paix en Côte d’Ivoire.

Les membres du Conseil ont en particulier appelé instamment les parties prenantes ivoiriennes à apporter leur plein soutien à la commission électorale indépendante afin d’aboutir à la liste électorale définitive dans les prochaines semaines. Ils ont souligné que la liste électorale provisoire de 5.3 millions d’électeurs a été approuvée par les membres du Cadre permanent de concertation, certifiée par le Représentant spécial du Secrétaire général et saluée par le Conseil de sécurité. Ils ont aussi souligné que toute tentative destinée à remettre en cause les acquis du processus électoral ou à ajouter des conditions préalables pour retarder la finalisation de la liste électorale définitive serait incompatible avec les engagements pris par les parties.

Les membres du Conseil ont appelé tous les Ivoiriens à ne pas recourir à la violence et à respecter pleinement les droits de leurs compatriotes, y compris durant le processus électoral. Les membres suivront de près la situation, y compris les conditions de sécurité sur le terrain et les progrès du processus électoral »

Mathieu BOUABRE
Service de communication
Mission CI/ONU

Source: ABIDJAN.NET

 

20:04 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onu, conseil de sécurité, alcide djédjé, choi jin, mathieu bouabré, mission ci-onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 04 mars 2010

GOUVERNEMENT SORO II: PANIER A CRABES BIS!

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Tout est bien qui finit... mitigé! Le panier à crabes 2..., pardon!, le nouveau gouvernement Soro 2, vient d'être officiellement présenté à la Côte d'Ivoire, aux environs de 13 heures GMT. En ce jour (malgré tout) mémorable du 04 Mars 2010, date anniversaire de l'Accord Politique de Ouaga. Bon augure? Nous l'espérons bien. Toujours est-il que le Président Gbagbo aura mis 3 semaines pour voir constituer le gouvernement qu'il a chargé le Premier Ministre Soro Guillaume de lui proposer, le vendredi 12 février 2010, dans un délai de 3 jours.

Les nombreuses tergiversations du RHDP nous auront valu ce délai très élastique; je croyais les avoir entendu dire, dans la précipitation (quelle incurie politique!) qu'ils ne reconnaissaient plus Laurent Gbagbo comme Président de la République de Côte d'Ivoire! Mais on s'est vite ravisé du côté de nos apprentis insurrectionnistes, qui ont fait tuer des Ivoiriens (pendant qu'ils étaient bien calés dans les sofas douillets de leurs salons climatisés) pour en arriver, finalement, à marchander ferme pour des postes ministériels. Ainsi va la Côte d'Ivoire!

Si, au final, tout ce bric-à-brac "mangécrate" peut servir à nous ramener la quiétude (pour un temps seulement, ça c'est sûr), c'est tant mieux pour nous tous. Mais peut-on espérer grand'chose d'un nouveau gouvernement de partis politiques, là où une équipe de sortie de crise restreinte constituée de technocrates était attendue? Pas si sûr! Nous allons bien vite renouer avec les bravades, impertinences, activisme politique et autres pillages de caisses de la première écurie. Pourquoi a t-on risqué alors d'envoyer mon pays aux enfers, finalement? Question. Seule consolation dans cette scabreuse et attristante affaire: Des têtes peu avenantes qu'on ne verra plus. Avec bonheur. Aussi bien du côté présidentiel que de celui du RHDP.

Salut, la compagnie! Et que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire mienne!

DINDE Fernand AGBO

 

Consulter la liste complète des membres du nouveau gouvernement (Soro 2), ICI.

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mardi, 02 mars 2010

SERGE GRAH: LE RHDP, TOUTE HONTE BUE...

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Du remarquable blogueur, Serge Grah. Pour comprendre la vacuité d'un attelage disparate (le RHDP), qui tire la Côte d'Ivoire vers le bas!

 

 

 

 

« Les grands esprits ont toujours rencontré

une opposition farouche des esprits médiocres » (Albert Einstein)

 

C’est fini « l’affaire Mambé ». Bien terminée. Comme elle est venue. L’important pour l’heure étant de comptabiliser ses gains. En portefeuilles ministériels. En sièges à la nouvelle Commission Electorale Indépendant. Et pourtant, que n’a-t-on pas entendu lors de cette triste affaire qui a donné lieu, pendant plusieurs semaines, au déchaînement des leaders de l’opposition réunis au sein du RHDP ? Des leaders politiques qui ont recherchés désespérément à vendre au monde entier la « démission » du Président Gbagbo. Avec une agressivité sans égal et dans une prose endiablée, une logorrhée infernale, un cynisme vénéneux dont ils ont seuls le secret, ces messiers tentent de se déculpabiliser dans le répugnant scandale des 429 000 pétitionnaires. Comment ne pas donc sourire, avec un brin de pitié, lorsqu’on se rappelle les propos puérils de Djédjé Mady et de ses mandants : « Le RHDP ne reconnait plus Monsieur Gbagbo comme Chef de l’Etat… Le RHDP exige la démission de Gbagbo… Le RHDP ne participera pas au nouveau gouvernement si Mambé n’est pas rétablit dans sa fonction… » Et patati et patata ! C'est devenu un rituel… Dès que le RHDP se retrouve face à son incompétence et à sa volonté de rester scotché à son butin de guerre, son directoire se livre à cette phraséologie nauséabonde…

 

Ça peut, peut-être, marcher avec certains. Mais jamais avec Laurent Gbagbo ! Woody ne s’est donc pas laissé conter. Au final, Mambé a été bel et bien viré, au grand soulagement des Ivoiriens. Et la terre a continué de tourner sur elle-même, comme d’habitude. Mieux, Laurent Gbagbo est toujours Président de la République de Côte d’Ivoire. Et le RHDP, toute honte bue, siège dans la nouvelle CEI et négocie, à l’abri des regards de ses militants, son entrée dans le nouveau gouvernement… Le ridicule ne tue pas. Et parfois, c’est bien dommage.

 

C’est donc peu que de le dire. Le RHDP est au bout du rouleau ténébreux de ses brouillards paranoïaques. Pour toute personne bien assise sur des convictions intellectuelles et morales les plus communément admises, peu d’hommes sont aussi piteux que les leaders du RHDP. C’est vraiment triste que l’éthique politique dans notre pays prenne cette allure effrayante d’une catastrophe humanitaire. Avec eux, la misère morale ne fait plus scandale. Parce que ce n’est pas possible que la reconquête du pouvoir puisse pousser à de telles hérésies.

 

De l’affaire Mambé…

Ainsi, contrairement à ce qu’aurait pu croire l’opinion publique internationale, l’affaire Mambé n’a pas divisé les Ivoiriens. Loin s’en faut. Et ce malgré toutes ces scènes regrettables de banditisme et de vandalisme qui ont eut lieu. Il y a des Ivoiriens, la majorité, qui,  disposant de tout leur équilibre mental et de leur sens du discernement, sont consternés devant ce spectacle lamentable que leur infligent Bédié et consorts. Et puis, il y en a quelques autres. Désabusés par le renvoie de Mambé, ils en sont arrivés à se torturer et à incendier leurs propres maisons. C’est grâce à cette seconde catégorie d’Ivoiriens que Djédjé Mady peut se surprendre à crier à tue-tête à la démission de Laurent Gbagbo. C’est aussi à cause d’eux, en passant, que la démocratie en Côte d’Ivoire n’a pas encore triomphé des pourris, des fraudeurs impénitents et de tous ces jouisseurs de guerre. Car c’est bien à cause d’eux que le processus de sortie de crise traîne et prolonge les souffrances des populations, au nombre desquels on retrouve ces mêmes  Ivoiriens. Ce sont des gens qui ont tué en eux tout esprit critique et sont maintenus dans cet état par l’inconscience, l’inculture et le fanatisme. Ce qui traduit leurs comportements suicidaires de ces derniers jours. Et pourtant, c’est très facile de comprendre cette affaire Mambé… où la CEI devait être utilisée pour un compte personnel et pour les intérêts électoraux du RHDP, aveuglé par sa haine viscérale pour Gbagbo.

 

Ce qui a écœuré et choqué au plus haut point dans cette affaire pitoyable, c’est l’attitude de Mambé lui-même… Pour tester la lucidité du jugement qu’il porte sur lui-même, il suffit de chercher quelle définition ce héros ( ?) de notre histoire moderne donne à « dysfonctionnement ». Au bout du compte, on a découvert un homme lige complètement dysfonctionné, accroché à une prébende, incapable de se rendre compte de l’énormité de sa situation, dédaigneux et hautain, méprisant la vérité qui pourtant s’imposait à lui. Le reconnaître n’est pas un parjure. Mambé s’est vraiment contrefoutu des Ivoiriens. C’est ce qui explique pourquoi il se débattait, tel un diable dans un bénitier, pour continuer imperturbablement, à infliger ses manigances au peuple de Côte d’Ivoire. Au mépris des intérêts les plus essentiels, ceux de la Cote d’Ivoire qu’il prétendait servir, ce « militant » aura bien réussi à inspirer un dégout absolu et à faire le vide autour de lui. Oui, en effet, c’est bien pire que d’être humilié par soi-même.

 

Peur des élections et conspiration opportuniste à l’extrême

Les leaders du RHDP eux-mêmes, par leur soutien à Mambé, apparaissent ainsi, au grand jour, tels qu’ils l’ont toujours été : des comploteurs, intriguant à l’extrême, des manipulateurs… des couards. Des démons dont le seul projet politique est de faire tuer de pauvres Ivoiriens. Ils doivent bien se retourner dans leurs tombes, ces morts du RHDP. Comprenant, trop tard, qu’aucune sueur ne mérite d’être versée pour Bédié et consorts. A plus forte raison, une vie précieuse.

 

Et s’il demeurait encore quelques doutes dans l’esprit de certains de nos concitoyens sur le sens à donner à leur vote à la prochaine présidentielle ; et s’il est vrai aussi qu’il existait quelques minces chances que ces concitoyens envisageaient d'évaluer lors de l’élection présidentielle à l’endroit de Bédié et consorts, l’affaire Mambé, leur aura permis de faire une saine évaluation. Aujourd'hui, le RHDP vient de perdre le peu de crédit que ces Ivoiriens auraient pu lui accorder. Ses leaders vivent ainsi leurs derniers moments. Leur manque de lucidité les a ensevelis sous les décombres de leur sinueuse carrière politique. Ils sont morts. Spirituellement et physiquement.

 

Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder de très près ceux qui font la une des « canards boiteux » ces derniers temps et qui dénigrent la Côte d’Ivoire et les institutions qui l’incarnent dans les couloirs boueux des médias occidentaux : Des excités, des anarchistes, des politiciens déchus. Toute chose qui laisse transparaître tout le sens qu’ils donnent à la démocratie. Parce que, pour des gens qui réclament, à cors et à cris, une élection « juste et transparente », on s’étonne de ne pas les voir militer pour que les membres de la CEI ne soient plus inféodés aux partis politiques, mais plutôt dirigée par des personnes qui bénéficient d’un minimum de présomption de neutralité et d’impartialité. Que non ! Pour le RHDP, c’est très transparent d’être arbitre et, en même temps, joueur.

 

Au demeurant, le RHDP surestime, bien à tort, son poids politique dans le pays… Ses leaders, pour ne pas avouer leur inaptitude à faire mieux que Gbagbo, préfèrent jouer le temps et les effets de manche pour donner le change, et faire porter le chapeau des blocages récurrents observés ça et là dans la conduite du processus de sortie de crise au seul Laurent Gbagbo. C’est pourquoi, derrière leur attitude irrévérencieuse, il faut voir une vérité que cache leur hétérogénéité : la peur des élections… qui mettra fin à tout leur petit boucan. Au lieu de réclamer tout et rien et n’importe quoi, pourquoi ne disent-ils pas aux Ivoiriens ce qu’ils proposent concrètement pour permettre à notre pays de sortir de la crise.

 

Mais on s’en rendra bien vite compte. Les leaders du RHDP sont pauvres. Intellectuellement. Moralement. Politiquement. Si bien qu’il est légitime de s'interroger si cette opposition peut faire autre chose que se donner au quotidien tristement en spectacle. N’est-ce pas, finalement, sa nature que de s’opposer systématiquement et de prendre les Ivoiriens en otage ? Quelle est l’utilité de Bédié et consorts dans notre jeune démocratie ?

 

De l’utilité du RHDP

Parce que c’est connu. Une opposition doit constituer un contre-pouvoir. Elle doit représenter aussi la possibilité d’une alternance politique : participer à l’existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie. Enfin, une opposition crédible doit travailler au renouvellement du personnel politique. Comme on le voit, le rôle d’une opposition est essentiel en démocratie. Une opposition forte, imaginative, constructive est un gage de dynamisme et de développement dans un pays. Parce que faire de la politique, vouloir gouverner, ce n’est pas seulement s’admirer parler dans les médias étrangers. C’est d’abord avoir un projet de société à proposer au peuple. C’est la seule adhésion du peuple à ce projet qui conduit au pouvoir.

 

Malheureusement, pendant près de 40 ans de règne sans partage, cette classe politique rouillée, construite sur la couardise, la haine, le clientélisme et la compromission, a été  frappée par une inimagination sans pareille. Mis à part la même rancœur à l'encontre de Laurent Gbagbo et de ceux qui défendent des idées novatrices de la démocratie et du partage équitable de la prospérité nationale. Et c'est bien pour cela que le mépris des Ivoiriens à l’égard de ces individus fait place à de la pitié, car ces individus apparaissent avant tout comme pathétiques. Parce qu'ils sont emblématiques d'un travers de plus en plus répandus dans notre pays, alliant la mauvaise foi à une nostalgie béate d’un pouvoir perdu. Ce sont ces gens-là qui créent aujourd’hui une croisade insurrectionnelle anti-constitution. Des gens qui tiennent toute leur carrière politique de situations d’exception et au respect scrupuleux que les Ivoiriens vouent à leur Constitution…

 

Aujourd’hui, c'est la faute à Gbagbo, aux refondateurs. Bref, « au régime illégitime du FPI », selon la terminologie houphouétiste bon marché en Côte d’Ivoire. Comment comprendre ces bons messieurs du RHDP qui veulent brûler le pays juste pour demeurer ministre et pour contrôler la CEI et, qui, en toute irresponsabilité ne veulent point être comptables de la gestion du pouvoir d’Etat dans lequel ils ont les deux mains plongées.  Ah qu’il a raison Anaky – même s’il l’a dit sans vraiment y croire – quand il dit que : « C’est parce que l’opposition est au gouvernement que les choses n’avancent pas. C’est cette compromission qui bloque les élections et qui va encore retarder le processus électoral… Ceux qui sont au pouvoir gouvernent et ceux qui sont dans l’opposition s’opposent. » Cette incongruité que dénonce Anaky résume à elle seule, toute l’incohérence et l’inconséquence des leaders du RHDP. Qui veulent  le beurre, l’argent du beurre, mais aussi, et peut-être surtout, les fesses de la crémière. Et c’est le témoignage à la fois d'une inculture politique en vogue chez nous et d'un amalgame préoccupant.

 

Le RHDP et l’héritage d’Houphouët-Boigny

 

On remarquera que cet attelage de prétendus houphouétistes, ne savent pas grand chose du Président Houphouët-Boigny… Houphouët était avant tout un esprit pragmatique. Cohérent et honnête. Toute chose qui lui aurait permis, bien au contraire, d’apprécier sainement la réalité politique de notre pays. Si Houphouët voyait aujourd'hui la Côte d’Ivoire déchirée par les turpitudes de ses soi-disant  « héritiers », il pourrait en surprendre plus d'un en se déclarant un fervent pro-Gbagbo, c’est-à-dire, capable de se sacrifier, de s’humilier pour la Côte d’Ivoire.

 

Le mal de la Côte d’Ivoire ce n’est donc pas Gbagbo. Il est surtout une grande partie de la solution. Sans lui notre pays en pâtirait, et les difficultés quotidiennes seraient infernales. Le mal de la Côte d’Ivoire c’est bien cette nouvelle classe d’opposants. Qui au mépris des principes démocratiques ont voulu écourter le mandat du Président Gbagbo. Résultat, ils l’ont rallongé eux-mêmes de 10 ans. Non sans avoir installé le pays dans le chaos. C’est donc être amnésique, myope, sourd ou simplement d’une mauvaise foi révoltante que de dire que c’est Gbagbo qui refuse d’aller aux élections. Car il leur suffisait seulement de respecter le plus élémentaire des principes démocratiques : le choix du peuple. Combien faudra-t-il de morts dans notre pays pour que le RHDP le comprenne et cesse de « rendre ce pays ingouvernable » ?... Que Bédié et consorts prennent, enfin, conscience qu’aucun coup de force ne placera personne à la tête de la Côte d’Ivoire. A bon entendeur…

 

Serge Grah

Journaliste,

Ambassadeur Universel pour la Paix

serge_grah@yahoo.fr

 

mardi, 23 février 2010

AFFAIRE BEUGRE MAMBE ET SUITE: UNE EXCELLENTE ANALYSE DE GUY LABERTIT

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Lu sur le blog de Théophile Kouamouo:

 

Alors que l’élection présidentielle était programmée pour le mois de mars 2010, la liste électorale définitive devant être publiée en janvier, la Côte d’Ivoire a connu une nouvelle et grave crise politique qu’elle est en passe de surmonter. Cette crise est née de la mise à jour de manipulations frauduleuses des listes électorales à l’initiative de Robert Mambé Beugré, président de la Commission électorale indépendante contrôlée en Côte d’Ivoire, par l’opposition, en application des accords de Marcoussis et de Pretoria. A cet égard, les fréquentes dérives des commissions électorales mettent en cause leur crédibilité dans nombre de pays du continent africain.

L’annonce, dans son adresse à la Nation du vendredi 12 février, de la dissolution du Gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, qui s’est appuyé sur l’article 48 de la Constitution, a suscité nombre de commentaires sur les conséquences de ces mesures. Assez curieusement, la raison même de cette décision n’a pas vraiment été explicitée par la plupart des observateurs et analystes de la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.

Alors que l’élection présidentielle était attendue pour le mois de mars 2010, le fonctionnement de la CEI était bloqué depuis le mois de janvier. Son président, Robert Mambé Beugré, membre du PDCI (opposition), avec l’accord du vice président Jean-Baptiste Gomis, membre du RDR (opposition), avait conçu avec la complicité de collaborateurs et du comité d’experts (informaticiens), un système de fraude politique avérée, éventé par un communiqué du porte-parole de la Présidence de la République en date du 9 janvier.

Rappel des faits avant l’ouverture de la période de contentieux

Au terme des opérations d’identification et d’enrôlement engagées le 15 septembre 2008 et achevées le 30 juin 2009, après croisement avec nombre de fichiers administratifs exitants, effectué avec l’accord de toutes les parties par l’opérateur extérieur SAGEM et l’Institut national de la statistique (INS), deux listes de noms accompagnés de photos, soumises à une forme de croisement populaire, ont fini d’être affichées dans tous les centres de vote du pays le 23 novembre. L’une comptait un peu plus de 5 300 000 noms figurant sur la liste électorale de 2000, ou ayant été croisés dans les fichiers retenus de façon consensuelle, l’autre recensait 1 033 000 noms de personnes qui devaient se présenter au contentieux administratif et, si nécessaire, judiciaire.

Il faut préciser que les premiers croisements en direct et par ascendance, achevés le 30 septembre 2009, avaient laissé 2 752 181 dossiers en contentieux, que deux extensions sur le croisement par ascendance, respectivement achevées le 14 octobre et le 3 novembre, avaient ramené à 1 991 230 le nombre de dossiers en contentieux. Le 1 er novembre, avait été décidées trois extensions complémentaires qui ont permis d’aboutir à ce nombre de 1 033 000 dossiers soumis à un contentieux administratif et éventuellement judiciaire. Conformément à la loi, c’est la SAGEM, en collaboration avec l ’INS, et non la CEI qui n’en avait pas le droit, qui procédaient à ces croisements

C’est sur cette base qu’a été ouverte, le 24 novembre, la période de contentieux administratif auprès des commissions électorales locales, initialement fixée à un mois, au terme de laquelle les tribunaux avaient huit jours pour statuer sur les cas non réglés au niveau de ces commissions.

L’organisation de la manipulation informatique

La période du contentieux à peine ouverte, le président de la CEI, Robert Mambé Beugré, après avoir sollicité en vain l’autorisation du Bureau de cette structure, a fait procéder par les informaticiens de la CEI à un croisement interne à la liste des 1 033 000 pétitionnaires en contentieux. Les résultats de ce croisement, auquel n’avaient pas été associés l’INS et la SAGEM, ce qui était parfaitement contraire au mode opératoire légal, ont été présentés le 14 décembre à la Commission centrale de la CEI, selon le rappel des faits du communiqué officiel de la CEI du 20 janvier dernier. Le chef de l’Etat, à qui s’était adressé, le 25 décembre, le président de la CEI, lui a signifié qu’un tel croisement ne ressortait pas du mode opératoire consensuel défini par l’ensemble des parties ivoiriennes.

Pourtant, le 28 décembre, le directeur de cabinet de Robert Mambé Beugré, Antoine Adou, a réuni le comité des experts de la CEI, à savoir les 70 informaticiens, et leur a fait part de la volonté du président de la CEI de mettre à la disposition des commissions électorales locales, également contrôlées par l’opposition, la liste des 429 030 pétitionnaires issus du croisement interne effectué sur la liste des 1 033 000 qui devaient se présenter au contentieux. Cette transmission a été faite par les informaticiens qui ont traité avec les seuls présidents des commissions électorales indépendantes départementales.

Cette liste était intitulée « liste des pétitionnaires retrouvés par la CEI sur le résiduel de la SAGEM ». La manœuvre devait permettre de reverser les 429 030 pétitionnaires recensés dans la liste définitive par simple manipulation informatique sans que les pétitionnaires aient à se présenter devant les commissions locales départementales pour régler le contentieux administratif.

C’est au cours de la réunion du 7 janvier, à la Primature, en présence des représentants du secrétaire général des Nations Unies, Young Jin Choi, et du facilitateur, Boureima Badini, que le Premier ministre Guillaume Soro a fait état des faits relatifs à ce croisement interne dont les résultats ont été transmis aux commissions électorales locales. Ces faits ont alors été reconnus par le président de la CEI, ce qui explique la publication, le 9 janvier, du communiqué du porte-parole de la Présidence de la République à propos des manipulations frauduleuses des listes électorales par la CEI. Le représentant des Nations Unies, Young Jin Choi, qui doit certifier la liste électorale définitive, a implicitement reconnu que ces faits étaient établis et ne pouvaient ressortir d’une commission internationale d’enquête.

Du 5 au 14 janvier, les 70 informaticiens, munis des 70 CD, ont eu pour mission, dont les ordres étaient signés par le secrétaire général de la CEI, Monsieur Yapi Jacques, de transmettre aux commissions électorales locales les fichiers comportant les 429 030 pétitionnaires, en marge de leur mission officielle de formation des commissaires départementaux. La commission centrale de la CEI avait autorisé ces missions lors de sa réunion du 31décembre.

Alors que la période de contentieux administratif initiée le 24 novembre pour un mois avait été prolongée jusqu’au 9 janvier, malgré les fortes réticences du président de la CEI, le Premier ministre Guillaume Soro a présidé, le 12 janvier, une réunion demandant le retrait du fichier des 429 030 pétitionnaires établi par la CEI. Il a fixé, en accord avec l’ensemble des partenaires et des structures techniques, un nouveau mode opératoire avec l’installation de 70 comités de suivi dans les centres de coordination. Ces comités de suivi devaient être les seuls habilités à transmettre à la SAGEM et à l’INS la liste des pétitionnaires devant être intégrés à la liste définitive.

La mise à jour de ce fichier irrecevable pour établir la liste définitive a précipité des commentaires particulièrement éloquents de la part des dirigeants de l’opposition : « le RHDP félicite le président Robert Mambé Beugré, président de la CEI, pour l’excellent travail abattu et apporte son soutien total à l’ensemble de l’institution qu’il dirige » (11 janvier) ; « une accusation sans preuve » selon Alassane Dramane Ouattara (11 janvier).

Face à la presse, le 15 janvier, le président de la CEI a fourni des explications confuses reconnaissant toutefois que « par inadvertance » une partie des données avait été transmise aux commissions électorales locales.

Pourtant la Commission centrale de la CEI a ainsi conclu son communiqué officiel du 20 janvier : « Tirant les conséquences de ce dysfonctionnement, la Commission centrale de la CEI présente tous ses regrets pour les désagréments causés à la Nation ; s’engage à prendre, dans les meilleurs délais, toutes les mesures correctives conséquentes ; appelle la population au calme et à la sérénité ».

Dans le cadre de l’enquête diligentée par le Parquet d’Abidjan à la demande, le 15 janvier, du ministre de l’Intérieur, il a été avéré que les fichiers intitulés « liste des pétitionnaires retrouvés par la CEI sur le résiduel de la SAGEM » avaient été installés dans les ordinateurs des commissions départementales. Lors de la réunion du 12 janvier présidée par Guillaume Soro, onze superviseurs de commissions départementales avaient reconnu ces faits. Ils ont effectivement été constatés par les deux équipes d’enquêteurs envoyées, du 30 janvier au 2 février, à Abengourou, Dimbokro, Duékoué et Toulepleu,.

Les résultats de cette enquête judiciaire ont été rendus publics le vendredi 5 février par le porte-parole du Procureur de la République Mamadou Diakité. Ils confirment la volonté de procéder à des manipulations frauduleuses sur la liste électorale et mettent directement en cause le président de la CEI, Robert Mambé Beugré, et un de ses vice-présidents, Jean-Baptiste Gomis.

Une manipulation de nature politique.

La volonté d’intégrer 429 030 pétitionnaires dans la liste électorale définitive sans qu’ils passent par le contentieux administratif est une manipulation d’ampleur puisque ce fichier représente environ 8 % de l’électorat total.

Dans la composition de ce fichier, on peut relever que dans les régio,ns plutôt favorables à la majorité présidentielle, plus de 250 000 devaient être automatiquement intégrés, soit un pourcentage de 43 % des pétitionnaires en contentieux. Dans les régions difficiles pour la majorité présidentielle, les pétitionnaires concernés sont environ 175 000 (régions moins peuplées du pays),.le pourcentage moyen de réintégrés atteignant 54 %, avec 51 % à Bouaké (capitale de la rébellion), 57 % à Korogho, 60 % à Daoukro (fief de Henri Konan Bédié). 68 % à Dimbokro, 73 % à Didiévi. Les plus forts pourcentages (plus de 60 %) se retrouvent dans les régions du Nord-Est (le Bafing avec Touba, le Worodougou avec Séguéla, le Denguélé avec Odienné) et du Centre (région des Lacs avec Yamoussoukro).

Il est troublant de constater que 90 % des patronymes de pétitionnaires à réintégrer à Soubré, par exemple, ne sont pas bétés alors que l’on se trouve au cœur du pays bété. Par contre, dans les régions du Nord et du Centre du pays, les patronymes des pétitionnaires sélectionnés par le croisement interne reflètent les régions d’origine.

Au vue de ces données, la nature politique de la manipulation apparaît clairement. Les deux responsables de la CEI mis en cause, le président Mambé Beugré et le vice-président Jean-Baptiste Gomis, ont eu le souci de recenser pour les repêcher automatiquement, sans passer par le contentieux, l’électorat de leur parti respectif, le PDCI et le RDR, La manipulation portant sur 8 % de l’électorat total aurait mis en difficulté le candidat Laurent Gbagbo, Président sortant, qu’une vague de sondages (de mai à octobre 2009) de l’institut TNS Sofres plaçait largement en tête.

Malgré l’évidence des faits, le président Mambé Beugré, invité à démissionner, s’est accroché à son poste, soutenu par une opposition majoritaire au sein de la CEI. Comme il avait été élu président par ses pairs de la Commission et que sa crédibilité était, pour le moins, mise en cause, la seule façon de l’écarter était de dissoudre la CEI.

C’est ce que le chef de l’Etat a décidé de faire, le 12 février, après que le facilitateur, le président burkinabé Blaise Compaoré, a reçu les parties ivoiriennes, RHDP et majorité présidentielle, à Ouagadougou, le 11 février, sans parvenir à faire bouger les lignes.

La stratégie de la tension de l’opposition

Le croisement populaire, engagé après la publication des deux listes à la fin du mois de novembre, concernait tant la liste des 1 033 000 pétitionnaires, objet des manipulations informatiques décrites, que la liste des 5 300 000 dont certains éléments pouvaient être radiés si des fraudes à l’état-civil étaient avérées. Les tribunaux devaient se prononcer sur la base de réclamations dûment enregistrées par les commissions électorales locales.

C’est dans le cadre de cette dernière opération que des controverses se sont multipliées sur le terrain et ont abouti à des affrontements politiques parfois violents. D’une part, les commissions électorales locales, contrôlées par l’opposition, ont souvent refusé d’enregistrer les réclamations ; d’autre part, certains magistrats ont déclaré recevables des demandes de radiation qui n’avaient pas été enregistrées par les commissions électorales.

C’est ainsi que des Palais de justice où des magistrats devaient statuer sur quelques centaines de cas de radiation ont été attaqués et partiellement détruits par des militants d’opposition, notamment à Divo dans le Sud-Ouest, le 3 février, à Man dans l’Ouest, le 5 février, ou à Katiola au Nord La sous-préfecture de Vavoua a été incendiée. le 9 février.

Après la décision du Président de dissoudre la CEI et de demander au Premier ministre Guillaume Soro, signataire de l’Accord de Ouagadougou, de former un nouveau gouvernement, l’opposition, regroupée au sein du RHDP, par la voix du président de son directoire Alphonse Djédjé Mady, a déclaré ne plus reconnaître le chef de l’Etat, la nouvelle CEI, ni le nouveau gouvernement en formation. Dans sa déclaration officielle du 13 février, le RHDP demandait à ses militants et à ses sympathisants de se conformer à ces décisions.

Suite à cette déclaration, les manifestations non encadrés, suscitées par le RHDP, se sont multipliées à l’intérieur du pays, visant les biens publics, les symboles de l’Etat, commissariats, sous-préfectures et préfectures, les sièges locaux du Front populaire ivoirien (FPI), les domiciles respectifs de Issa Malick Coulibaly, du directeur de campagne de Laurent Gbagbo, et de Gervais Coulibaly, porte-parole du chef de l’Etat, étant incendiés à Korogho et Katiola dans le Nord du pays. Ces manifestations, bien contenues à Abidjan, ont connu des fins tragiques à Gagnoa (5 morts, le 19 février) et Daloa (2 morts, le 22 février).

C’est dans ce contexte de forte tension que le facilitateur, Blaise Compaoré, s’est rendu à Abidjan, le 22 février, après avoir reçu, la veille, à Ouagadougou, les deux principaux dirigeants de l’opposition, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Une journée d’audiences, avec les principaux acteurs de la scène politique ivoirienne, a permis de dégager un premier consensus sur la recomposition de la CEI dont le Président Mambé Beugré et les quatre vice-présidents ont été écartés, la formation d’un nouveau gouvernement étant annoncée pour le 23 février.

Paris, 23 février 2010

Guy LABERTIT

Conseiller Afrique du Président de la Fondation Jean-Jaurès

 

Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

lundi, 22 février 2010

COTE D'IVOIRE: LA DIFFUSION DE FRANCE 24 SUSPENDUE

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AFP-Lundi 22 février 2010

ABIDJAN - La diffusion de la chaîne de télévision France 24 a été "suspendue" lundi, en Côte d'Ivoire, pour "traitement non professionnel de l'information" concernant "l'actualité politique" récente dans le pays, a annoncé l'organe ivoirien de régulation des médias.

Le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) a pris "une mesure conservatoire" visant la diffusion de la chaîne, "en attendant la délibération du Conseil", a déclaré à l'AFP son président Franck Anderson Kouassi.

"La décision prise vendredi est entrée en vigueur ce lundi", a-t-il ajouté, expliquant cette mesure par le traitement par France 24 de "l'actualité politique" récente, sans plus de précision.

A Paris, la direction de France 24 a dit regretter "la décision des autorités ivoiriennes" et "espère que le CNCA qui se réunit mercredi reviendra sur cette décision qui lui paraît injustifiée".

La situation politique ivoirienne connaît un fort regain de tension depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février, après plus d`un mois de crise à la CEI, accusée de "fraude" sur la liste des votants.

Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer "par tout moyen" le pouvoir en place, des opposants ont organisé à travers le pays des manifestations, parfois émaillées de violences.

Cinq personnes sont mortes vendredi, à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief de M. Gbagbo, à la suite de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.

Source: ABIDJAN.NET

samedi, 20 février 2010

DERNIERS DEVELOPPEMENTS POLITIQUES EN CI: L'APPEL DU MLAN

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Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi 12 Février, au soir, à la télévision nationale, la dissolution du gouvernement et de la commission électorale chargée d'organiser le scrutin présidentiel à la suite d'un différend sur l'enregistrement des électeurs. Il a également annoncé la reconduction du chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, et l'a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement.  

Dans son discours, le président a invoqué l`article 48 de la constitution, pour prendre une telle décision. L`opposition a condamné cette décision et menacé de se retirer du prochain gouvernement. En effet, le RHDP, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, qui regroupe les quatre principaux partis d’opposition a déclaré ne plus reconnaitre  M. Laurent Gbagbo comme chef d'Etat de la Côte d'Ivoire.

Voici en quelques mots, la situation que connait notre pays, la Côte d’Ivoire alors que le monde entier espérait voir les ivoiriens libre des démons de la guerre.

Rappelons que la présidentielle, maintes fois reportées depuis 2005, devait avoir lieu à la fin du mois ou début mars 2010. Un  scrutin est nécessaire pour mettre fin à plusieurs années d`instabilité et à l`impasse politique qui prévaut depuis la guerre de 2002-2003 qui a coupé en deux le pays,  laissant le Nord aux mains des rebelles.

Face à cette situation délicate et sensible que traverse la Côte d’Ivoire, le MLAN, le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire, que j’ai l’insigne honneur de diriger, ne peut rester indifférent à la souffrance des ivoiriens.

La Côte d’Ivoire est un pays de paix, elle était même sous Houphouët Boigny, exportatrice de cette denrée rare qu’est la paix.

D’ailleurs, Je ne doute pas de la joie que vous ressentez aujourd'hui en lisant cette déclaration, de savoir que le serment  prêté  ne doit jamais être trahi par son peuple.

Bien-aimés frères et sœurs de la Côte d’Ivoire, nous avons fait un choix, celui de servir notre patrie avec dévouement et loyauté. Nous ne devons jamais nous détourner de cette noble voie. La liberté est l'idéal pour lequel, de tous temps et à travers les siècles, les hommes ont su lutter et mourir. N’oublions pas notre histoire glorieuse et historique. Souvenons-nous qu’en 1949, pour libérer les combattants de la lutte anticoloniale, militants du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) après avoir été jugés et condamnés, des femmes ont marché sur Grand-Bassam. Elles furent accueillies par les canons à eau de l’administration coloniale sur le pont situé sur la lagune Ouladine reliant le quartier France à la zone continentale. La libération des  militants emprisonnés le 1er janvier 1950, à l’issue de cette manifestation, reste un signal fort de notre peuple face à l’adversité.

C’est grâce à notre volonté d’être libre et unie que nos devanciers ont mené la lutte héroïque et sublime qui nous conduit vers  notre indépendance véritable.

 

Nous sommes nés pour vivre libres et non pour vivre de la servitude comme nous l'avons été lorsque le maître nous dictait le nombre de fouets souhaitables et la vie qui nous convenait.

 

Oh, peuple de Côte d’Ivoire, notre  volonté, celle de tous les hommes et de toutes les femmes de ce pays est de faire régner l'ordre et la paix dont chacun de nous a besoin pour vivre heureux et profiter réellement du fruit de l'indépendance.

C'est pourquoi, je vous adresse, chers compatriotes, un appel fraternel pour que cessent les querelles inutiles, sauvages, les rivalités entre frères, qui retardent le développement de notre pays.

 

Tel est le message d'un homme qui souffre de voir son peuple déchiré, et qui souhaite que son pays aille   toujours de l'avant et qu'il joue effectivement son rôle de locomotive dans la sous région ouest-africaine. 

Que chaque leader politique puise en lui les dernières ressources pour considérer que l’intérêt général, celui de notre pays, et non les calculs politiciens.

Nous appelons toutes les forces vives à travailler ensemble car rien ne peut être fait dans la solitude. Notre digne frère Mandela nous répète qu’ « aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès ».

La Côte d’Ivoire d’en bas, c’est-à-dire, des pauvres, par ma voix vous demande de considérer la pauvreté dans laquelle elle vit. Face à la souffrance de son peuple, aucun sacrifice n’est de trop, c’est pourquoi, nous appelons avec empressement, le président Gbagbo, son premier ministre et les partis d’opposition à mettre en place sans délai la nouvelle commission électorale indépendante qui, en se basant sur les acquis, fixera la date du premier tour des élections présidentielles. Il est techniquement possible que cette date soit fixée fin Avril-début Mai 2010.

 

En avant, citoyens et citoyennes, pour la construction d'une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même, unie, prospère et débarrassée de ses démons.

 

Dieu nous donne sa sagesse.

 

YAO PRAO SERAPHIN.JPG

 

Fait à Paris, le 16 Février 2010

Dr Séraphin PRAO

Président du MLAN

www.mlan.fr

DES MORTS A GAGNOA: QUEL GACHIS!

PHILIPPE MANGOU.jpg

C'est avec une grande consternation que j'ai appris, dans la soirée d'hier, l'issue tragique des manifestations de Gagnoa, suscitées par le RHDP, qui met une fois de plus de l'eau au moulin de ceux qui reprochent à ses dirigeants de se repaîtrent du sang des ivoiriens. Etaient-ils nécessaires d'envoyer des jeunes gens se faire ainsi inutilement abattre, en affrontant les forces de l'ordre et en les attaquant ouvertement?

C'est dommage qu'on en soit encore arrivé, dans ce pays, à faire couler le sang des innocents tandis que les coupables se la coulent douce dans des salons feutrés, envoyant les "enfants des autres" se faire tuer. Et comme toujours, le drame arrive à propos pour leur servir de fonds de commerce: Pas plus tard que ce matin, Alassane Ouattara demandait, sur RFI, que le Conseil de Sécurité de l'ONU accepte de ne plus reconnaître Laurent Gbagbo comme le Président de la République de Côte d'Ivoire. Et nous y voilà! C'est trop facile! Même si je n'ai pas trouvé opportune la dissolution de la CEI.

C'est plutôt lui-même, ADO, qu'on ne devrait plus reconnaître comme citoyen de ce pays pour y avoir envoyé la guerre, financé la rébellion et causé la mort de milliers d'innocents, plongeant le pays, depuis 8 ans, dans un véritable coma social et politique. Le RHDP assume l'entière responsabilité de ce qui est arrivé à Gagnoa et doit en tirer les conséquences, à moins d'avoir des orgasmes en voyant couler le sang des Ivoiriens.

Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

DINDE Fernand AGBO

 

Article lu sur le site LE BIEN PUBLIC:

Au moins trois personnes sont mortes, hier, à Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d'Ivoire, au cours d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants opposés au président Laurent Gbagbo. Selon des sources hospitalières, des manifestants ont déposé dans la matinée trois corps au centre hospitalier de la ville. Une source hospitalière a fait état plus tard de « six morts » et de plusieurs blessés. Les victimes ont succombé à des blessures par balles, a affirmé l'une de ces sources.

Selon le bilan des autorités préfectorales, il y a eu « entre trois et cinq morts », a déclaré Gervais Coulibaly, porte-parole du chef de l'Etat, affirmant ne pas pouvoir dire à quel camp appartenaient les victimes. Il a dénoncé « une manifestation sauvage ».

« La police et la gendarmerie ont chargé les manifestants en tirant à balles réelles », a déclaré Gildas Konan, coordinateur local du mouvement de jeunesse du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, l'un des principaux partis d'opposition.

La marche avait démarré tôt hier matin pour réclamer le « rétablissement » de la Commission électorale indépendante dissoute le 12 février en même temps que le gouvernement par le chef de l'Etat, a indiqué le responsable PDCI.

Depuis le début de la semaine, des manifestations d'opposition, parfois émaillées de violences mais jusque-là sans mort, se sont tenues à travers le pays contre la double dissolution. Le Premier ministre reconduit, le chef des FN Guillaume Soro, a jusqu'à aujourd'hui pour former un nouveau gouvernement. Hier soir, l'opposition ivoirienne a demandé la démission du président Gbagbo.

Publié le 20 février 2010 sur BIENPUBLIC.COM

samedi, 13 février 2010

PAS D'ELECTION EN COTE D'IVOIRE AVANT LE 31 OCTOBRE 2010!

ARMOIRIES COTE D'IVOIRE.png

 

Le magistrat Zahiri Ziki Sébastien, qui affirme l'avoir reçu de DIEU, l'avait dit, avec beaucoup d'assurance, il y a deux années de cela. Plus d'un ne lui avaient accordé aucun crédit, ni même un regard. Est-il en passe, aujourd'hui, au regard des derniers développements de l'actualité politique ivoirienne, de confondre tous les thuriféraires et tous les Cassandres de l'Accord Politique de Ouagadougou (APO) et de la sortie de crise, qui le jetèrent aux orties et le vouèrent aux gémonies, à commencer par le Ministre Désiré Tagro, son ex-patron, qui l'avait limogé à ce motif? La suite des évènements nous le dira! En attendant, relisons-le.

 

 

C’est le 16 avril  2008 que Dieu m’a révélé, de façon précise, la date de la présidentielle, point de départ des élections générales en Côte d’Ivoire. Deux jours plutôt, le 14 avril 2008, la date du 30 novembre 2008 venait d’être fixée par Décret pris en Conseil des Ministres. Au cours des échanges que j’ai eus avec lui, le Seigneur m’a d’abord indiqué que la date fixée n’était pas bonne. Elle était placée sous un mauvais signe, le nombre de la bête appelée aussi le diable ou Satan : 666 (cf. Apocalypse 12 :9 et 13 :18) ***. Par la suite, il m’a révélé la date à laquelle il va permettre que la présidentielle soit organisée : dimanche 31 octobre 2010.

 

Il a présenté cette date comme la meilleure, non seulement parce qu’elle est conforme à sa volonté (cf. Romains 12 :2), mais aussi parce qu’elle interviendra après qu’on aura définitivement fini avec la crise armée et pour marquer la renaissance  de la Côte d’Ivoire ou un nouveau départ pour notre pays. C’est le sens du chiffre symbolique sous lequel cette date est placée : le chiffre 8, somme des chiffres composant cette date du  31/10/2010 (3+1+1+2+1= 8).

 

Le symbolisme de ce chiffre se vérifie encore par le fait que non seulement le chiffre huit vient après le chiffre sept,  mais aussi la date du 31 octobre 2010 intervient après sept ans de crise armée (8ème année, si la crise devrait se poursuivre) et après sept dates annoncées et non respectées (8ème date). Or dans le symbolisme biblique, le chiffre sept est aussi celui de l’achèvement (Genèse 2 :2-3), après lequel on assiste à un nouveau commencement ou renouveau.

 

A ce symbolisme, on peut ajouter que le 31/10/2010 intervient dans l’année du jubilé de l’indépendance de la Côte d’Ivoire (50 ans) laquelle, au sens biblique, est une année de liberté et de libération économique (Lévitique 25). Or nous l’avons dit, l’enjeu de la crise ivoirienne, c’est l’indépendance économique de notre pays, la libération du joug néocolonialiste de la France.

 

Je peux donc dire qu’avec l’an 2010, nous entrons dans le temps de Dieu, pour le début des élections générales en Côte d’Ivoire, tel qu’il l’a voulu (cf. Ecclésiaste 3 :11 et 8 :5). C’est pourquoi, selon une révélation que Dieu m’a faite le 16 novembre 2009, il ne permettra plus qu’une date autre que le dimanche 31 octobre 2010 soit fixée, pour la présidentielle dans notre pays (cf.  Daniel 2 :21-23 et Habacuc 2 :1-3).

 

 La question se pose dès lors de savoir comment nous allons y arriver effectivement ?

 

Lire toute la révélation

mercredi, 10 février 2010

BOB TRAORE: COTE D'IVOIRE... J'AI PEUR!

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Un post de l'ami Bob Traoré de Djess qui traduit toutes les craintes actuelles du peuple ivoirien. Nos hommes politiques mesurent-ils à sa juste valeur l'immensité du péril qu'ils font peser sur notre pays, en ce moment? Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

Ils voient rien, ces ivoiriens ! Et pourtant, l'horizon est sombre. Très sombre. En tout cas, les signes du temps ne m'annoncent pas une simple pluie. Mais plutôt une tornade. Mon pays, une fois de plus, m'inquiète. Ne voit-on pas ce qui ce passe ? Ce qui se profile ? Ce qui risque d'arriver ? Ce qui arrivera, certainement ? Moi je vois et je ne puis me taire face à un tel danger aussi visible que la statue de la liberté, mais que tout le mon feint de ne pas voir. Je ne veux alarmer personne, car vos larmes, ce n'est pas ce qui m'intéresse. Encore moins créer une polémique inutile. Tout le monde sait, tout le monde se tait. Mais moi je le dis, ce qui se passe au pays est grave. Nous allons encore, inexorablement vers un autre cycle de violences, où, malheureusement, les pauvres vont encore compter leurs morts, tandis que les vrais commanditaires, éternels privilégiés devant l'histoire, se mettront à l'abri, pour mieux profiter des retombées de notre sang versé.

Le sentiment qui jalonne mon cœur est n'est que crainte de demain. A Divo, Katiola, Man, des troubles ont déjà été signalés la semaine dernière. Cette semaine encore, ont va vers d'autres affrontements avec la bénédiction des bien aimés commanditaires. Le doute continu de planer sur nos têtes et le danger est imminent. On joue avec le feu en Côte d'Ivoire.

D'un coté on dit : "Personne n'acceptera d'aller aux urnes avec des étrangers à ses cotés". En face, on rétorque :"Personne n'acceptera d'être exclu, spolié de sa nationalité"... Les positions sont tranchées, radicalement opposées, et ça a déjà commencé. Nous sommes au bord de l'affrontement en Côte d'Ivoire. L'accord politique de Ouagadougou est mort ! Il reste à l'enterrer, sur l'autel, bien entendu, du sacrifice humain.

Mon but n'est pas d'accuser des politiques, mais d'attirer l'attention de tous sur la situation qui prévaut actuellement en Côte d'Ivoire. Par amour pour ma patrie, j'appelle le monde au secours de mon pays. Tout le monde sait que les jours à venir seront meurtriers si rien n'est fait, mais tout le monde se tait comme un cimetière. Moi je refuse de me taire. Pour ne pas qu'on m'accuse de m'être tu quand il aurait fallu parler. Puisque je sais qu'on dira encore que j'ai parlé mais sans insister, alors, j'insiste. Ils diront, malgré tout, j'en suis sûr, que j'ai insisté sans persister, alors je persiste. Quoi ? J'ai persisté sans réitérer mes craintes ? Bon, je réitère mes craintes d'un demain orageux pour la Côte d'Ivoire. Tout est fait pour nous préparer à ça. Tout peut conduire à la catastrophe : Des radiations abusives (peut-être de bonne foi) d'ivoiriens de la liste électorale pour en faire des apatrides, le non respect du calendrier électoral fixant la tenue du premier tour de l'élection présidentielle à fin février-début mars, la mauvaise gestion de l'affaire Beugré Mambé par tous les camps en présence, bref, la moindre étincelle suffit, aujourd'hui, pour mettre le pays à feu et à sang.

Autant que tous, j'aime ma patrie. Mais dois-je pour autant rester muet quand notre métropole, devenue nécropole depuis cette dernière décennie, doit encore prêter son dos comme champs de bataille fratricide ? Ils voient rien ces ivoiriens...et j'ai peur !

"Il y a un mystère naturel qui souffle dans l'air

Si tu écoutes prudemment tu entends l'alerte

C'est le premier avertissement                                              

Mais sûrement le dernier

Beaucoup d'hommes vont souffrir

Beaucoup d'autres vont mourir

Ne me demande pas pourquoi... (1)

A la prochaine !

Bob Traoré De Djess

1) Paroles extraites du titre "Mystère Naturel" de l'album Grand Bassam Zion Rock d'Alpha Blondy, une interprétation de "Natural mystic" de Bob Marley.

dimanche, 07 février 2010

EST-IL OPPORTUN DE METTRE MAMBE AUX ARRETS?

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Fin de l'enquête sur l'affaire des 429.000 pétitionnaires: La justice aux trousses de Mambé

Les résultats de l’enquête diligentée par le Procureur de la République, Tchimou Raymond, viennent d’être rendus publics. C’est son substitut, Diakité Mamadou qui a lu le rapport de l’enquête, selon lequel, «Mambé est coupable d’avoir fait inscrire ou tenté de faire inscrire des pétitionnaires qui n’y avaient pas droit, sur la liste électorale ». Par ailleurs, dans le rapport, il est reproché au président de la CEI d’«avoir fait du faux et en avoir usé ».

Ainsi donc, Mambé qui continue de se consoler avec le soutien moqueur du RHDP est passible de poursuites judiciaires. Comme le stipule ledit rapport. « Ces faits sont prévus et punis par les articles 41 de l’ordonnance n° 2008-133 du 14 avril 2008, portant ajustement au code électoral, pour les élections de sortie de crise. L’article 21 du décret n°2008-134 du 14 avril 2008, fixant les modalités d’établissement de la nouvelle liste électorale. Les articles 282, 283 et 284 du code pénal ».

Et avec lui, son vice-président Gomis Jean-Baptiste, qui a pris une part active dans la décision de réaliser le croisement interne de la CEI. Ce dernier est le maître d’oeuvre du funeste et diabolique plan d’infection de la liste électorale par Robert Beugré. Il est donc au même titre que son « parrain », le président de la CEI, passible de poursuites judiciaires, au regard du code pénal. Et avec eux, Adou Antoine, Directeur de cabinet de Mambé, Yapi Jacques, SG de la CEI et Kouakou Julien, responsable du service informatique de la CEI, seront également poursuivis. Chaque individu cité plus haut a joué un rôle précis et déterminé dans cette affaire. Et est donc passible de poursuites judiciaires. Les jours à venir sont donc comptés pour Mambé et sa clique.

Frank Toti

Source: ABIDJAN TRIBUNE

Mon commentaire: Est-il vraiment nécessaire de mettre Robert Beugré Mambé aux arrêts comme le présagent les jours à venir, si tant est qu'on peut le faire? Ne faudrait-il pas, au nom de la même paix qui l'a fait nommer, contre toute logique et toute légitimité, Président de la Commission Electorale Indépendante (alors qu'il est militant d'un parti politique), mettre la sourdine à cette affaire, à partir du moment où des dispositions ont été déjà prises par le Premier Ministre Guillaume Soro pour le suivi rigoureux et quotidien de tous les ajouts qui doivent s'effectuer sur la liste électorale? Faut-il risquer de compromettre une paix fragile et chèrement acquise après moult pirouettes, compromis et compromissions?

Ce sont juste des questions. Mes questions. Au nom de ma Côte d'Ivoire!

23:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, affaire beugré mambé, cei, 429000 pétitionnaires | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 02 février 2010

CRISE IVOIRIENNE: PLUS LOIN DANS LA REVELATION DIVINE (2)

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN.JPG

Un homme - le seul à avoir proclamé que l'élection présidentielle ivoirienne se tiendrait en 2010 et pas avant, malgré toutes les déclarations officielles de sortie de crise - chrétien évangélique (comme nous), magistrat ayant occupé de hautes fonctions en Côte d'Ivoire, nous a étonné par la précision et la justesse des révélations qu'il a faites sur la crise ivoirienne et surtout, la sortie de crise ivoirienne. Cet homme, Zahiri Ziki Sébastien, il faut l'écouter ou le lire. Absolument! Je vous en donne, aujourd'hui, l'occasion après avoir maintes fois insisté auprès de lui pour publier ces révélations reçues, selon ses dires, de DIEU, pour la Côte d'Ivoire! A découvrir à travers ces 4 articles (documents) publiés, en 2 posts, sur REGARDS CROISES, dont voici le deuxième et dernier. A chacun de s'en faire un avis. Bonne lecture!

  

 

 

DOCUMENT N° 2

 

 

LUMIERE SUR L’AN 2010,

TOP DEPART DES ELECTIONS POST CRISE EN COTE D’IVOIRE

(Conférence publique prononcée le 09 décembre 2009 à l’Hôtel du District d’Abidjan)

  

 

 

INTRODUCTION

 

 

Ça y est ! Avant l’an 2010, nous n’irons pas aux urnes pour le début des élections générales en Côte d’Ivoire. Alors que ces élections dont la présidentielle en particulier, sont présentées comme devant nous conduire définitivement à la fin de la crise armée, nous devons encore attendre l’an 2010, pour y aller. En sera-t-il de la fin de la crise armée, laquelle est synonyme de fin de la souffrance des populations, victimes de cette crise sans précédent dans notre pays ? Attendra-t-on 2010, pour savourer les délices de la paix définitive ?

La crise armée en Côte d’Ivoire ayant été justifiée, entre autres raisons,  par « un problème d’élection »*, la logique voudrait qu’elle prenne définitivement fin par les élections. C’est pourquoi tout ce qui a été fait, décidé et convenu dans le cadre du processus de sortie de crise, ne visait qu’un seul objectif : l’organisation, le plus tôt possible, « d’élections libres, ouvertes, transparentes et démocratiques. » On devrait donc attendre 2010, avant d’en finir définitivement avec la crise armée.

Toutefois, s’il en est ainsi de la vision des hommes, celle de Dieu, maître des temps et des circonstances, est toute autre. Selon Dieu, en effet, il a permis cette crise, d’abord pour éprouver les Ivoiriens qui, à juste titre, proclament sans cesse que la Côte d’Ivoire est un pays béni de Dieu. Dieu voulait ensuite réaliser l’aspiration légitime du Peuple ivoirien d’en finir définitivement avec le joug monopolisant de l’ex-puissance coloniale, à travers la refondation de la Côte d’Ivoire. C’est la libération ou l’indépendance économique qu’a annoncée, comme par prophétie, le premier Président ivoirien, F. HOUPHOUËT-BOIGNY.

Cette vision divine que j’ai reçue par révélation, dès le déclenchement de la crise armée, situe les élections après la cessation définitive de cette crise, par la capitulation forcée ou volontaire de ceux qui ont porté le glaive à la mère patrie et de leurs commanditaires ou alliés. Elle explique les différentes vicissitudes qui ont émaillé le processus de sortie de crise, lesquelles nous ont conduits de blocage en blocage, avant de nous projeter ou propulser en 2010. Selon le Seigneur, cette date marquera le point de départ des élections générales en Côte d’Ivoire, en commençant par la présidentielle.

J’en parle abondamment dans mes conférences publiques et mes publications médiatiques et livresques, notamment l’ouvrage de deux tomes intitulé « Regards sur la crise ivoirienne à la lumière de la Parole de Dieu »**. La répétition étant pédagogique, je voudrais revenir sur la révélation divine, avec un éclairage particulier sur l’an 2010. Il s’agira de relever que si cette date était inattendue par les acteurs humains du processus de sortie de crise(1), elle n’avait pas été  moins annoncée d’avance, par mes soins, de la part de l’acteur divin de ce processus(2). Je m’interrogerai en outre sur les voies pour arriver effectivement à cette date (3), avant d’indiquer les moyens pour y aller dans la joie (4).

 

 

1.    2010, UNE DATE INATTENDUE

 

Que l’an 2010 soit l’année devant marquer le début des élections post-crise en Côte d’Ivoire, personne n’aurait pu y penser, encore moins oser le dire. Elle était donc inattendue. N’a-t-on pas entrepris la tentative de coup d’Etat et monté la rébellion armée, pour écourter le mandat présidentiel en cours d’exécution ? Et pourtant, nous y sommes, sans qu’on puisse encore nous dire à quelle date exacte de l’an 2010 ! Nous y sommes, malgré les dates initialement annoncées (1.1), malgré les énormes efforts entrepris (1.2).

 

1.1.            Les dates initiales

 

Tout est parti de l’Accord de Linas-Marcoussis. Certes il n’y a pas été clairement dit que les élections devraient avoir lieu avant la fin du mandat présidentiel en cours. Mais c’était tout comme, car pour les concepteurs de cet accord signé aux forceps le 24 janvier 2003, ce mandat n’existait plus. Les pouvoirs du Président de la République devraient désormais être exercés par son nouveau Premier Ministre « inamovible ». On n’a pas eu tort de parler de coup d’Etat, heureusement sur papier seulement !

Ce coup d’Etat ayant échoué et le Premier Ministre n’ayant pas pu accomplir sa mission, on a pensé pouvoir organiser les élections à la date constitutionnelle, en octobre 2005, grâce aux Accords de Pretoria. Mais rien n’y fit ! Il en a été ainsi pour octobre 2006 et 2007 envisagés respectivement par les Résolutions 1633(2005) et 1721(2006) du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Sous l’empire de l’APO (Accord Politique de Ouagadougou) conclu le 04 mars 2007, on a d’abord envisagé le premier puis le troisième trimestre 2008, avant qu’un Décret pris en Conseil des Ministres ne fixe officiellement la date du 30 novembre 2008. Celle-ci n’ayant pas pu être respectée, comme les précédentes, un nouveau Décret a été pris le 14 mai 2009, pour fixer la présidentielle au dimanche 29 novembre 2009. C’est l’échec de cette date, constaté avant terme par les populations, qu’a annoncé ou entériné, toujours avant terme, le Président de la C.E.I. (Commission Electorale Indépendante). C’était à l’occasion de la remise de la liste électorale provisoire, sur support papier, par les deux opérateurs techniques que sont l’I.N.S. (Institut National de la Statistique) et Sagem Sécurité.

En comptant bien, on note sept dates envisagées ou prévues mais non tenues, quoique chacune d’elle ait été considérée comme la dernière ou non négociable, et surtout,  malgré les énormes efforts entrepris.

 

1.2.            Les efforts entrepris

 

Depuis l’Accord de Linas-Marcoussis, jusqu’au constat de l’impossibilité d’organiser les élections en Côte d’Ivoire avant l’an 2010, les acteurs humains du processus de sortie de crise n’ont ni chômé ni croisé les bras. Ils ont déployés de gros efforts, étant à la tâche jour et nuit, entre plusieurs capitales ou grandes villes de ce monde. Des sommets et conclaves ont eu lieu ici et ailleurs. Il en est résulté de nombreuses résolutions et accords. Les Résolutions onusiennes sur la crise ivoirienne ne se comptent plus.

Les efforts n’ont exclu aucun domaine : administratif, financier, militaire, diplomatique, juridique, logistique, technique, médiatique… On y a même ajouté quelques ingrédients de pression et de chantage d’ordre  national comme international. Rien n’y fit ! Malgré quelques avancées notables ayant fait croire que tout pouvait se régler avant 2010, les blocages se sont multipliés et les efforts se sont avérés vains. On peut certainement faire des  reproches aux protagonistes du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, nul n’étant parfait. Mais on ne saurait leur reprocher de n’avoir pas fait les efforts qu’ils pouvaient, pour nous en sortir  comme ils l’avaient souhaité : le plus tôt possible.

Dans le préambule de l’APO, ses signataires ont exprimé «leur volonté de mettre en commun leurs efforts et leurs énergies en vue d’un fonctionnement normal des institutions de la Côte d’Ivoire et d’un retour à la normalité politique, administrative et militaire en Côte d’Ivoire. » Ils ont effectivement mis en œuvre cette volonté, mais par la force de la volonté du Dieu Tout-Puissant, leurs efforts et énergies n’ont pas abouti aux résultats escomptés.

Après donc les échecs des dates fixées par les hommes et des efforts déployés par eux, nous devrions maintenant nous attendre à ce qu’il soit fait selon la volonté  de Dieu, telle qu’elle a été d’avance annoncée.

 

2.      2010,  COMME ANNONCE D’AVANCE

 

Si les hommes n’ont pas prévu l’an 2010 comme l’année devant marquer le début des élections post-crise en Côte d’Ivoire, Dieu l’a prévu et annoncé d’avance, ainsi qu’il le déclare par la bouche du Prophète ESAÏE : « J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli » (cf. Es. 46 :10). Nous sommes donc en plein accomplissement des desseins du Seigneur annoncés d’avance ! (cf. Es. 25 : 1 in fine)

A travers les différentes révélations, Dieu m’a d’abord fait voir la date des élections  de façon vague. Par la suite, il me l’a fait voir de façon précise. Cette progression rappelle l’histoire de la guérison d’un aveugle  à Bethsaïda, par notre Seigneur Jésus-Christ : au départ, il voyait les hommes comme des arbres qui marchaient, et à la fin, il voyait tout distinctement (cf. Marc 8 :22-25). C’est suivant cette progression que j’ai annoncée la date devant marquer le début des élections post-crise : de façon vague d’abord (2.1), de façon précise ensuite (2.2).

 

2.1.            De façon vague d’abord

 

Lorsqu’au début de la crise armée Dieu m’a révélé qu’il allait faire échec à la rébellion et maintenir le Président Laurent GBAGBO au pouvoir pendant quinze ans, j’ignorais comment cela se ferait, puisque la Constitution prévoyait au maximum dix ans. Dieu a attendu le mois de février 2005 pour indiquer qu’il n’y aura pas d’élections avant l’an 2010 et que le Président sortant allait remporter la présidentielle de cette année là.

Je n’avais toujours pas de précision sur la date divinement arrêtée. Cela ne m’a pas empêché de faire comme l’aveugle de Bethsaïda dont j’ai parlé plus haut. Aussi vague que cela puisse paraître, j’ai annoncé autour de moi qu’il n’y aura pas d’élections en Côte d’Ivoire avant l’an 2010, parce que Dieu en a décidé ainsi. Il était difficile d’y croire. Mais Dieu m’a permis d’y croire, après m’avoir rassuré que c’est lui qui m’a parlé.

J’en ai même fait mention dans mon premier livre, mais vaguement et timidement. Je mesurais le risque d’une annonce qui s’avérerait fausse par la suite.  Pas parce que Dieu aurait menti, mais parce que je me serais trompé et j’aurais trompé mes semblables. Cependant, Dieu qui est le véritable auteur de mon ouvrage, a continué  à dissiper mes craintes et hésitations, au cours des conférences de dédicace que j’ai eues à prononcer à Abidjan et à l’intérieur du pays, de même qu’au cours des entretiens que j’ai eus à accorder en privé comme en public, par presse interposée.

Pus tard, Dieu a fini par me donner des précisions sur cette date électorale. A mon tour, je me suis mis à l’annoncer de façon précise.

 

2.2.            De façon précise ensuite

 

C’est le 16 avril  2008 que Dieu m’a révélé, de façon précise, la date de la présidentielle, point de départ des élections générales en Côte d’Ivoire. Deux jours plutôt, le 14 avril 2008, la date du 30 novembre 2008 venait d’être fixée par Décret pris en Conseil des Ministres. Au cours des échanges que j’ai eus avec lui, le Seigneur m’a d’abord indiqué que la date fixée n’était pas bonne. Elle était placée sous un mauvais signe, le nombre de la bête appelée aussi le diable ou Satan : 666 (cf. Apocalypse 12 :9 et 13 :18) ***. Par la suite, il m’a révélé la date à laquelle il va permettre que la présidentielle soit organisée : dimanche 31 octobre 2010.

Il a présenté cette date comme la meilleure, non seulement parce qu’elle est conforme à sa volonté (cf. Romains 12 :2), mais aussi parce qu’elle interviendra après qu’on aura définitivement fini avec la crise armée et pour marquer la renaissance  de la Côte d’Ivoire ou un nouveau départ pour notre pays. C’est le sens du chiffre symbolique sous lequel cette date est placée : le chiffre 8, somme des chiffres composant cette date du  31/10/2010 (3+1+1+2+1= 8).

Le symbolisme de ce chiffre se vérifie encore par le fait que non seulement le chiffre huit vient après le chiffre sept,  mais aussi la date du 31 octobre 2010 intervient après sept ans de crise armée (8ème année, si la crise devrait se poursuivre) et après sept dates annoncées et non respectées (8ème date). Or dans le symbolisme biblique, le chiffre sept est aussi celui de l’achèvement (Genèse 2 :2-3), après lequel on assiste à un nouveau commencement ou renouveau.

A ce symbolisme, on peut ajouter que le 31/10/2010 intervient dans l’année du jubilé de l’indépendance de la Côte d’Ivoire (50 ans) laquelle, au sens biblique, est une année de liberté et de libération économique (Lévitique 25). Or nous l’avons dit, l’enjeu de la crise ivoirienne, c’est l’indépendance économique de notre pays, la libération du joug néocolonialiste de la France.

Je peux donc dire qu’avec l’an 2010, nous entrons dans le temps de Dieu, pour le début des élections générales en Côte d’Ivoire, tel qu’il l’a voulu (cf. Ecclésiaste 3 :11 et 8 :5). C’est pourquoi, selon une révélation que Dieu m’a faite le 16 novembre 2009, il ne permettra plus qu’une date autre que le dimanche 31 octobre 2010 soit fixée, pour la présidentielle dans notre pays (cf.  Daniel 2 :21-23 et Habacuc 2 :1-3).

 La question se pose dès lors de savoir comment nous allons y arriver effectivement ?

 

3.      COMMENT Y ARRIVER EFFECTIVEMENT ?

 

La date du dimanche 31 octobre 2010 ayant été clairement et définitivement fixée par le Seigneur, comment allons-nous y arriver effectivement ?  Comme les hommes le veulent ou comme Dieu le veut ? En désaccord avec Dieu ou en accord avec lui ? Par la guerre ou par la paix ? On peut multiplier, à l’infini, les questions. Le mieux c’est d’y répondre. Je voudrais le faire en m’intéressant aux deux dernières, même si les premières ne seront pas véritablement exclues.

En effet, Dieu  a certes décidé de nous conduire aux élections à partir du dimanche 31 octobre 2010. Mais, il a aussi décidé que nous y arrivions, soit par la guerre (3.1), soit par la paix (3.2),  selon le choix qu’en feront librement, les auteurs et les commanditaires de la crise armée en cours (cf. Jérémie 18 :7-8).

 

3.1.            Par la guerre ?

 

Parlant des deux voies alternatives de sortie de crise, conformément à la  révélation divine, j’ai indiqué la voie de l’endurcissement suicidaire et la voie de la repentance salutaire, la seconde étant préférable à la première. Il n’y en a pas d’autre, ni même une médiane. Aller au 31/10/2010 par la guerre suppose que les auteurs et commanditaires de la crise armée demeurent sur la voie de l’endurcissement suicidaire qui les a conduits à déclencher cette crise.

 Ils y demeureront aussi longtemps qu’ils continueront de justifier la crise armée, de s’accrocher à leurs exigences et de préférer une voie médiane à la voie de la repentance salutaire. Même si leurs victimes s’accordent avec eux, comme l’exigent d’ailleurs les Saintes Ecritures (cf. Matthieu 5 :25 et 39-41), il n’en demeure pas moins qu’en agissant comme dit, ils démontrent qu’ils sont toujours sur la voie de l’endurcissement suicidaire, laquelle constitue une voie guerrière.

 

C’est la voie guerrière qu’a empruntée le Prince Absalom lors de sa rébellion contre son père, le Roi David (2Samuel 13 à 19). Le Pharaon  d’Egypte en a fait autant, pour s’opposer au projet de Dieu de libérer son peuple de l’esclavage (cf. Exode 5 à 15). Nous connaissons les conséquences qui en ont résulté pour Absalom,  Pharaon et leurs armées. Ils ont subi une défaite mortelle, à la dimension de leur endurcissement.

Dans l’expérience ivoirienne, nous constatons que ceux qui ont porté le glaive à la mère patrie et leurs commanditaires, continuent de justifier cette entreprise et de formuler des exigences. Certes nous faisons bien de nous accorder avec eux, autant que faire se peut. Mais cela ne les expose pas moins à l’issue d’une telle voie, selon la révélation divine : s’entretuer dans le cadre d’une guerre interne, sous l’effet de la confusion  que Dieu va semer en leur sein.

C’est de cette guerre qu’il s’agit. Une guerre qui peut encore être évitée, s’ils prennent la voie de la repentance salutaire, véritable chemin de la paix et seule alternative à la voie de l’endurcissement suicidaire.

 

3.2.            Par la paix ?

 

La seconde voie que le Seigneur ouvre aux auteurs et commanditaires de la crise ivoirienne, pour nous accompagner à l’an 2010 et plus précisément au dimanche 31 octobre 2010, est la voie de la paix. Je l’appelle encore la voie de la repentance salutaire. Comme son nom l’indique, cette  voie suppose que les auteurs et commanditaires de cette crise se repentent. C’est-à-dire, il faut qu’ils reconnaissent clairement avoir eu tort de prendre les armes contre la Côte d’Ivoire, qu’ils regrettent sincèrement d’avoir agi ainsi et qu’ils déposent effectivement les armes sans la moindre condition.

Il s’agit d’une exigence divine. Elle demeure en vigueur malgré le pardon des victimes qui ont fait des concessions, pour parvenir à des accords sincères avec les auteurs de la crise armée. Les accords ne remettent donc pas en cause cette exigence de repentance, même si celle-ci n’est pas une priorité ou une préoccupation pour les victimes. Par principe, je soutiens ces accords et les concessions qui y sont faites les victimes (cf. Matthieu 5 :25). Ils sont de nature à mettre en confiance les fautifs et de les disposer ou de les pousser à la repentance.

La voie de la repentance est salutaire parce qu’en la prenant, on apaise la colère de Dieu et on lui permet de nous faire grâce en nous épargnant du châtiment. La repentance  du fautif a le grand avantage de susciter la repentance de Dieu lui-même qui s’engage à renoncer au mal projeté contre le fautif (cf. Jérémie 18 : 7-8).

De nombreux personnages bibliques ont emprunté cette voie et ont été sauvés ou épargnés. Je citerai les exemples du Roi Achab (1Rois 21 :27-29) et du Fils prodigue (cf. Luc 15 :11-24). Le premier a laissé son épouse faire tuer le propriétaire d’un champ, afin de s’en emparer. Après s’être repenti de son crime, il a été épargné, du mal que Dieu  avait projeté de lui faire. Le second s’étant repenti de sa rébellion contre son père, celui-ci a organisé une fête en son honneur.

La repentance du fautif, associée au pardon de la victime, est un moyen efficace de réconciliation vraie et de paix durable. Dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, les victimes ont clairement et sincèrement accordé leur pardon aux fautifs. Il revient maintenant à ces derniers de faire le bon pas de la repentance salutaire, dans les conditions ci-dessus spécifiées.

C’est la voix de la paix à privilégier puisque dans tous les cas, on finira toujours par la paix. En effet, selon les Saintes Ecritures, s’il y a un temps pour faire la guerre, il y a aussi un temps pour faire la paix (cf. Ecclésiaste 3 :8) et Dieu qui a pour les hommes des projets de paix (cf. Jérémie 29 :11), fait cesser les combats à cet effet (Psaumes 46 :10). Toutefois, la voie de la vraie paix n’est pas toujours aisée à prendre. Mais les moyens existent pour y parvenir.

 

4.      LES MOYENS POUR Y ALLER DANS LA JOIE

 

Aller aux élections générales, par la présidentielle du 31 octobre 2010, c’est possible puisque Dieu en a décidé ainsi. Nous allons y arriver, une fois la paix rétablie, conformément au plan du Seigneur, par la cessation définitive de la rébellion, dans cette septième année de son déclenchement. Sous peu ! (cf. Habacuc 2 :3).

Au regard de ce qui est dit à la section précédente, cela peut se passer dans le deuil et la désolation, si ceux qui nous font la guerre n’optent pas pour la voie de la repentance salutaire. C’est ainsi que la rébellion du Prince Absalom a pris fin (cf. 2Samuel 18 : 32-33 et 19 :1-4). La Bible précise que « la victoire, ce jour-là, fut changée en deuil pour tout le peuple ». Le peuple fut dans l’affliction et la confusion.

Afin qu’il n’en soit pas ainsi pour la fin de la rébellion ivoirienne et pour le peuple ivoirien, il faut recourir à la Parole de Dieu (4.1) et à la prière (4.2).

 

4.1.            L’obéissance à la Parole de Dieu

 

Depuis le déclenchement de la crise armée, Dieu n’a cessé de parler pour indiquer la voie d’une sortie de crise heureuse pour tous et pour chacun. Autant les hommes ne cessent de crier à Dieu pour implorer sa grâce et son secours, autant Dieu ne cesse de leur parler pour leur faire connaître ses desseins et leur indiquer le chemin à suivre.

Certes, l’ennemi a utilisé des faussaires ou falsificateurs de la Parole de Dieu qui ont prétendu parler de la part de Dieu alors qu’il n’en était rien. Ils ont parlé pour leur propre ventre et pour leur gloire personnelle, en disant des choses que le Seigneur ne leur avait pas dites. Cela a suffit pour discréditer les vrais oracles du Seigneur. Les gens sont même devenus sceptiques à toute révélation, laquelle subit le rejet sans discernement et sans ménagement, contrairement à ce que recommande l’Ecriture sainte (cf. 1Thessaloniciens 5 :19-22).

Cette situation déplorable ne devrait pas altérer l’ardeur des dépositaires de vrais oracles du Seigneur. Ceux-ci devraient continuer à faire connaître les pensées du Seigneur sur le processus de sortie de crise en cours dans notre pays. Ils devraient en outre exhorter et aider leurs semblables à observer la Parole du Seigneur.

Tel est le sens de l’ordre suprême que le Seigneur a donné à ses disciples, chargés de contribuer à l’avancement du Royaume des cieux, en ces termes : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (cf. Matthieu 28 :19-20).

Selon cet ordre du Maître de l’univers, l’obéissance à la Parole de Dieu concerne chaque être humain, personne n’en est dispensé. C’est dans ce registre que je m’inscris,  en partageant la Parole de Dieu à mes interlocuteurs, sans discrimination, à travers mes différentes productions sur le règlement de la crise ivoirienne. Je leur donne ainsi l’occasion de connaître les desseins de Dieu sur cette crise et d’y adhérer, de même que l’occasion de connaître sa Parole, afin d’y obéir.

Ce bon rapport avec la Parole de Dieu produira en chacune et en chacun une grande joie, pour supporter les vicissitudes et autres incertitudes qui jalonnent le processus de sortie de crise en cours et qui sont sources de beaucoup d’angoisses. Il en sera ainsi parce que la Parole de Dieu est une source intarissable de joie, elle est délicieuse et douce plus que le miel (cf. Psaumes 119 : 14, 16, 24, 103), elle est aussi appelée « l’évangile de paix » (cf. Ephésiens 6 : 15).

En écoutant la Parole de Dieu et en y obéissant, nous apprendrons davantage à prier avec persévérance.

 

 

4.2.            La prière persévérante

 

La prière, en général, est un moment de communion avec Dieu, au cours duquel nous lui parlons.  Au sens strict qui nous intéresse ici, c’est l’action de présenter à Dieu des requêtes ou demandes précises. A travers ces requêtes, nous exprimons nos préoccupations à Dieu et nous lui demandons ce que nous voulons.

Il est recommandé de prier selon la volonté de Dieu, c’est-à-dire de lui demander ce qu’il veut (cf. 1Jean 5 :14-15). C’est pourquoi il est primordial de connaître la volonté de Dieu, à travers sa Parole qui peut être la révélation générale consignée dans la Sainte Bible (logos) ou une révélation spécifique qui ne contredit pas la première (rhéma). En priant selon la Parole de Dieu, on est sûr d’être exaucé et on en sera très heureux (cf. Jean 15 :7 et 11).

L’exaucement peut être précédé d’un temps d’épreuve plus ou moins long, de même que de luttes rudes et sans merci. C’est pourquoi il faut prier avec persévérance, jusqu’à être exaucé. Les Saintes Ecritures donnent plusieurs enseignements et illustrations de cette persévérance dans la prière (cf. Mat. 7 :7-8 ; Marc 7 :24-30 et 10 :46-52 ; Luc 11 :5-10). Je retiendrai la parabole du juge inique et de la veuve persévérante. Celle-ci, à force de persévérance, a fini par faire « craquer » ce juge qui ne craint ni Dieu, ni les hommes. Après avoir longtemps joué au dur, le juge inique a cédé et a fait droit à la veuve persévérante, à la grande joie de celle-ci (cf. Luc 18 : 1-8). 

Au regard de la révélation divine des deux voies alternatives pour arriver au dimanche 31 octobre 2010, la prière persévérante demeure le seul moyen pour dissiper nos craintes et angoisses. Grâce à elle, les choses peuvent aller dans le bon sens, si Dieu le veut, et on en sera très heureux. Même s’il en était autrement, on n’en sera pas moins heureux, puisque Dieu l’aura voulu ainsi, et on aura suffisamment prié pour accepter ou supporter la volonté de Dieu telle qu’elle aura été.

C’est pourquoi le Christ nous a enseigné de prier en disant : « Notre Père qui es aux cieux…que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (cf. Mat. 6 : 9-10). Dans ces conditions, on sera toujours heureux, après avoir prié avec persévérance, car lorsqu’on prie selon la volonté de Dieu, on est toujours exaucé. La réalité de cette vérité a poussé notre Seigneur Jésus-Christ à s’écrier : « Père, je savais que tu m’exauces toujours » (cf. Jean 11 :41 :42).

Depuis que j’observe le processus de règlement de la crise ivoirienne, à la lumière de la Parole de Dieu, je demeure heureux malgré tout, car je sais que Dieu est au contrôle et il m’exauce toujours. Je ne suis ni fatigué de prier, ni en proie aux murmures et angoisses de toute sorte.

 

 

 

CONCLUSION

 

 

Tel est l’éclairage que Dieu m’a fait la grâce d’apporter sur l’année 2010 qui est aujourd’hui reconnue comme l’année des élections en Côte d’Ivoire. Même si des personnes peuvent être sceptiques, pour diverses raisons objectives ou subjectives, cet éclairage a l’avantage de rassurer mes lecteurs que Dieu  soutient la perspective qui s’ouvre. Or, lorsque Dieu ouvre, personne ne peut fermer (cf. Apocalypse 3 :7).

Mais, mieux qu’un soutient, j’ai relevé que Dieu est l’auteur de cette perspective, et qu’il œuvrera à son accomplissement total. Il le dit lui-même par la bouche du Prophète Esaïe : « Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté » (cf. Esaïe 46 :10). A cela, le psalmiste renchérit : « Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut » (cf. Psaumes 115 :3).

L’an 2010 annoncée comme devant marquer le début des élections générales en Côte d’Ivoire, avec en prime la présidentielle divinement fixée au dimanche 31 octobre, sera l’année de l’accomplissement définitif du plan de Dieu pour notre pays. C’est alors que le jubilé de l’indépendance politique ouvrira de nouvelles perspectives pour l’indépendance économique de notre pays. Ce pays sera désormais libéré du joug monopolisant et pesant du néocolonialisme de « l’ex-puissance coloniale. »

Le peuple ivoirien pourra proclamer à l’endroit de la Côte d’Ivoire, comme le peuple israélien : « Finie ta servitude…car la gloire de Dieu s’est révélée sur toi » (cf. Esaïe 40 : 1-5). Tel me semble être le sens prophétique du thème des quarante jours de prière pour la Nation ivoirienne qu’organise le Haut Conseil Protestant et Evangélique, à l’initiative du couple présidentiel, du 08 novembre au 20 décembre 2009. Un thème qui cadre avec la révélation divine.

 

« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent

Les paroles de la prophétie,

Et qui gardent les choses qui y sont écrites !

Car le temps est proche. »

Apocalypse 1 :3

 

 

 

NOTE :

 

 

* Dans une interview accordée au mensuel  panafricain  Afrique Magasine, le Premier Ministre a réaffirmé qu’il a monté le mouvement de la rébellion parce qu’il y avait dans notre pays un problème d’identité, de démocratie et d’élection (cf. Le Patriote N°3021 du 10 novembre 2009). C’est une thèse qu’il a suffisamment développée dans son ouvrage-interview intitulé  « Pourquoi je suis devenu rebelle. » Il a été publié aux éditions Hachette Littératures en Juin 2005.

 

** Ces deux tomes ont été publiés aux éditions OMCI (Œuvres et Missions Chrétiennes Internationales) en 2006 et 2008.

 

*** On obtient le nombre 666 en prenant en compte le chiffre 6 qu’on retrouve :

·         dans la somme des chiffres composant la date du 30/11/2008 : 3+1+1+2+8= 15=1+5 = 6

·         dans le nombre de fois que des dates ont été fixées à la date du 31/11/2008 inclus : 6 (2005, 2006, 2007, trois fois en 2008).

·       dans la durée de la crise à  la date du 30/11/2008 : 6 ans.

Ø  Soit : 666.

 

       On retrouve ce même nombre 666 avec la date du 29/11/2009, de la façon suivante :

·       dans la somme des chiffres composant cette date : 2+9+1+1+2+9=24=2+4 =  6.

·       dans le moment de la fixation de cette date : six (6) mois avant.

·       dans le nombre de personnes enrôlées au moment de la fixation de cette date : environ

     6 000 000 de personnes.

Ø  Soit : 666.

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CRISE IVOIRIENNE: PLUS LOIN DANS LA REVELATION DIVINE (1)

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN.JPG

Un homme - le seul à avoir proclamé que l'élection présidentielle ivoirienne se tiendrait en 2010 et pas avant, malgré toutes les déclarations officielles de sortie de crise - chrétien évangélique (comme nous), magistrat ayant occupé de hautes fonctions en Côte d'Ivoire, nous a étonné par la précision et la justesse des révélations qu'il a faites sur la crise ivoirienne et surtout, la sortie de crise ivoirienne. Cet homme, Zahiri Ziki Sébastien, il faut l'écouter ou le lire. Absolument! Je vous en donne, aujourd'hui, l'occasion après avoir maintes fois insisté auprès de lui pour publier ces révélations reçues, selon ses dires, de DIEU, pour la Côte d'Ivoire! A découvrir à travers ces 4 articles (documents) publiés, en 2 posts, sur REGARDS CROISES, dont voici le premier. A chacun de s'en faire un avis. Bonne lecture!

 

 

 

DOCUMENT N° 1

 

 

UNE REVELATION DIVINE POUR UN AUTRE REGARD

SUR LA CRISE IVOIRIENNE ET LE PROCESSUS DE SON REGLEMENT

 

 

INTRODUCTION

 

 

Par la voix du jeune ELIHOU, les Saintes Ecritures nous apprennent que :

« Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre…

Afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil,

Afin de garantir son âme de la fosse et sa vie des coups du glaive. »

(cf. Job 33 :14-18).

 

Lorsque Dieu parle ainsi, il fait souvent des révélations, pour nous annoncer de grandes choses, des choses cachées que nous ne connaissons pas. N’est-il pas écrit que « les choses cachées sont à l’Eternel, notre Dieu, et les choses révélées à nous et à nos enfants, à perpétuité ? » (cf. Deutéronome 29 :29 ; lire aussi Jérémie 33 :3 et Daniel 2 :22).

C’est fort de ses enseignements bibliques que je privilégie l’écoute de la Parole de Dieu, dans mes moments de prière. Je ne peux donc pas passer du temps à prier sans écouter Dieu d’une manière ou d’une autre, notamment à travers la lecture de notre boussole en la matière, la Sainte Bible. Cela me permet d’être orienté par Dieu, afin de prier selon sa volonté. J’ai ainsi l’assurance d’être exaucé (cf. 1Jean 5 :14-15).

En me parlant, Dieu me fait souvent la grâce de me révéler de grandes choses sur les sujets pour lesquels je prie. Suivant la portée de la révélation (glorifier son nom et contribuer à l’avancement de son œuvre), Dieu m’autorise à la partager autour de moi, à des degrés divers.

Il en est ainsi des révélations divines que j’ai reçues sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement, depuis le déclenchement de cette crise, jusqu’à ce jour. Je voudrais vous partager ces révélations, afin de vous permettre de porter un autre regard sur ladite crise et le processus de son règlement. Toutefois, étant donné que les révélations reçues après la révélation initiale ont été faites pour étayer ou pour préciser celle-ci, j’emploierai le singulier en lieu et place du pluriel.

Tel est le sens du thème de cet exposé intitulé : « Une révélation divine, pour un autre regard sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement. » J’articulerai mon intervention autour de trois centres d’intérêts. Je vais d’abord faire connaître le contenu de la révélation divine (1). Je parlerai ensuite des démarches que j’ai entreprises pour vérifier l’authenticité de cette révélation (2). Je terminerai par indiquer l’intérêt de sa publication à travers les différents livres que j’ai écrits ou que je continue d’écrire (3).

 

1.    LE CONTENU DE LA REVELATION

Lorsque la crise armée a éclaté dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, j’étais à Abengourou où je venais d’être affecté en qualité de Président du Tribunal de Première Instance. Dès que j’ai appris les nouvelles de la tentative de coup d’Etat en provenance d’Abidjan, je me suis demandé : qui nous fait la guerre, pourquoi cette guerre et comment nous allons nous en sortir ? Je me suis posé ces questions sans penser que Dieu les avait entendues et qu’il  se disposait à y répondre.

Il y a effectivement répondu avec précisions, en me révélant les tenants et les aboutissants de cette crise, les personnes physiques ou morales impliquées, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. J’étais comme quelqu’un qui fait un rêve. Pourtant, je ne dormais pas, j’étais lucide en écoutant la voix de Dieu, du fond de mon cœur. Ce n’était pas une voix audible de l’extérieur mais de l’intérieur. C’est d’ailleurs de cette façon que Dieu m’a fait la plus part des  révélations que j’ai eues à publier.

 

 

Dieu m’a fait savoir que la tentative de coup d’Etat qui s’est transformée en rébellion armée, cachait en fait une guerre d’occupation (colonisation ou néocolonialisme). Cette guerre constituait, pour ses instigateurs, une riposte à ce qui semblait être une guerre de libération que leur livrait le régime en place, à travers la politique de la refondation. Il s’agissait donc, à travers la rébellion soutenue par des puissances étatiques et économiques, de freiner notre libération économique du monopole de l’ex-puissance coloniale, la France.

Pourtant, cette libération allait dans la droite ligne de la vision du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, feu le Président HOUPHOUËT-BOIGNY. Celui-ci avait dit en substance que s’il a obtenu l’indépendance politique, ses successeurs allaient parachever son œuvre, en arrachant au colon l’indépendance économique, la vraie indépendance.

Le Seigneur m’a fait comprendre que nos frères qui ont pris les armes n’étaient que des marionnettes. Ceux qui tiraient les ficelles leur ont fait croire que la guerre d’occupation entreprise allait leur profiter. L’appât étant très alléchant, ils ont mordu à l’hameçon.

J’ai reçu du Seigneur que le temps de la libération économique de notre pays étant arrivé, il va faire échec à toutes les manœuvres de l’occupant. D’une part, il va maintenir le Président Laurent GBAGBO au pouvoir pendant quinze ans (2000-2015. Et, d’autre part, il va permettre que les forces d’occupation se fassent la guerre, au point de  s’entretuer, jusqu’à la libération du pays. Ce qui sera pour elles de même que pour leurs commanditaires et alliés, une grande défaite. Le processus de sortie de crise nous a offert de grands signes de cette déchirure meurtrière interne à la rébellion, notamment avec le conflit entre les pro-Soro et les pro-Ib.

Bien entendu, cette guerre interne à la rébellion peut être évitée, si les rebelles se repentent tous. C’est-à-dire, s’ils reconnaissent clairement avoir mal fait en prenant les armes contre la Côte d’Ivoire, s’ils regrettent sincèrement d’avoir agi ainsi et s’ils déposent effectivement ces armes, sans la moindre condition (cf. Jérémie 18 :7-8).

 Au cours d’autres échanges que j’ai eus avec Dieu, il m’a révélé qu’il n’y aura pas d’élections avant  2010, car ce n’est pas par les élections qu’il va mettre fin à cette crise, mais par la cessation de la rébellion qui passera par la capitulation des rebelles. Ils capituleront au cours de la septième année de la crise qui part du 19 septembre 2002 au 18 septembre 2010. Cette année sera marquée, non pas par le début des élections, mais par le retour de la paix dans notre pays.

Le Seigneur a indiqué que la présidentielle qui va se tenir en 2010 sera remportée par le Président Laurent GBAGBO. C’est ainsi qu’il restera à la tête du pays pendant quinze ans, c’est-à-dire jusqu’en 2015.

Le 16 avril 2008, après la fixation de la date du premier tour de la présidentielle au 30 novembre 2008, le Seigneur a précisé que ce sera plutôt le dimanche 31 octobre 2010. En 2009, lorsque la date de la présidentielle a été fixée pour le 29 novembre 2009, le Seigneur a confirmé ce qu’il m’avait dit en 2008 : La présidentielle aura bel et bien lieu  le dimanche 31 octobre 2010.  Le Seigneur m’a fait comprendre cette confirmation en me montrant les grandes similitudes entre ces deux dates, notamment les circonstances de leur fixation (pressions nationale et internationale) et le nombre symbolique dont elles sont marquées comme signe (666). Le 16 novembre dernier, le Seigneur a précisé qu’il ne permettra plus qu’une date soit fixée pour la présidentielle, en dehors du 31 octobre 2010 (cf. Document N°2).

Par ailleurs, au cours de mes échanges avec lui, le Seigneur m’a clairement dit que la Côte d’Ivoire sortira grande et forte de cette crise, au point d’être plus prospère qu’auparavant (cf. Ezéchiel 36 :1-15). Sur ce point également, le Président HOUPHOUËT-BOIGNY ne disait pas autre chose, lorsqu’il racontait que s’il a développé et modernisé notre pays avec les produits du sol, ses successeurs allaient faire mieux, grâce aux produits du sous-sol qui surabondent.

C’est à ces occasions que le Seigneur a précisé que cette crise n’est pas arrivée pour sanctionner notre pays qui aurait fauté à travers ses dirigeants ou ses habitants. Mais elle constitue une épreuve que nous surmonterons par sa grâce, en sortant vainqueurs de nos agresseurs.

Tel est l’essentiel de la révélation que j’ai reçue de notre Dieu, depuis le déclenchement de la crise armée, jusqu’à ce jour. Vous conviendrez avec moi qu’une telle révélation ne peut pas être considérée d’emblée, comme venant du Seigneur, surtout lorsqu’elle a été faite non pas à un Pasteur ou un Prophète attitré, mais à un Magistrat, même croyant.

C’est pourquoi, je l’ai éprouvée à travers certaines démarches, conformément aux Saintes Ecritures (cf. 1Jean 4 :1). Je voudrais ainsi vérifier qu’elle vient vraiment de Dieu.

 

2.         LES DEMARCHES ENTREPRISES POUR LA VERIFIER

Pour m’assurer que la révélation reçue n’est pas le fruit de mon imagination, quelque fertile soit-elle, mais que c’est Dieu qui m’a  effectivement parlé, j’ai principalement entrepris trois démarches :

La première démarche a consisté à consulter les Saintes Ecritures, la Bible, à l’exemple des Juifs de Béré qui « examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (cf. Actes 17 :11). C’était aux premières heures du christianisme naissant.

En consultant la Bible, le Seigneur m’a confirmé le message reçu à travers plusieurs illustrations, notamment l’histoire :

·                    De la libération du peuple de Dieu de l’esclavage pharaonique sous la direction de Moïse (cf. Exode 1 à 14).

·                    De la défaite des Madianites devant le peuple de Dieu conduit par le Juge Gédéon (Juges 6 à 7).

·                    De la guerre du Roi Sanscherib d’Assyrie contre le Roi Ezéchias de Juda (cf. 2Rois 18 à 20, 2Chroniques 32 et Esaïe 36 à 38).

·                    Du Prince Absalom qui a péri avec ses troupes rebelles, à cause de son endurcissement à renverser le Roi David, son Père (cf. 2Samuel 15 à 18).

·                    Du Fils Prodigue qui a été rétabli après s’être repenti  de son offense contre  son Père (cf. Luc 15).

La deuxième démarche a consisté à consulter les hommes de Dieu. En effet, quoique ma lecture de la Bible m’ait conforté dans ce que j’ai reçu de Dieu, je me suis inspiré de l’exemple du jeune Samuel (qui fut Juge, Administrateur et Prophète en Israël), pour me  tourner vers les hommes de Dieu, experts dans l’interprétation des Ecritures saintes.

La réaction de ceux-ci a été à l’image de celle du Prêtre Eli, tuteur et formateur du jeune Samuel (cf. 1Samuel 3 :1-9). « C’est Dieu qui vous a parlé », m’ont-ils dit.  J’ai ainsi bénéficié du soutien et des conseils d’éminents serviteurs de Dieu de notre communauté, comme d’autres communautés chrétiennes. Au nombre de ceux-ci, il y a le cas particulier du Pasteur Kakou Gabriel, Principal de l’Assemblée de Dieu de Yopougon / Andokoi. Il m’a apporté un grand soutien, en me racontant qu’au début de la crise, Dieu a révélé à son épouse que le Président GBAGBO allait faire quinze ans au pouvoir !

La troisième démarche a consisté à confronter la révélation reçue avec la réalité du terrain. En effet, étant moi-même victime de l’esprit cartésien qui n’épargne personne, en ce troisième millénaire, je me suis mis à l’écoute du processus de sortie de crise tel qu’il est mené par les hommes.

Je me suis inspiré de l’exemple du Juge Gédéon, utilisé par  Dieu pour délivrer son peuple de la colonisation des Madianites. Selon la Bible, pour s’assurer que Dieu allait lui donner la victoire sur cette puissante armée, Gédéon s’est rendu nuitamment dans le camp des Madianites, sur instructions de Dieu. Il y a entendu ses ennemis se raconter  un songe annonçant sa victoire sur eux. En s’appuyant sur l’interprétation du songe par un Madianite,  Gédéon s’est engagé dans la bataille contre eux et Dieu lui a donné la victoire d’avance annoncée (cf. Juges 6 à 8).

Pour ma part, j’ai confronté la révélation reçue aux actes  posés et aux paroles dites par les acteurs du processus de paix en cours. Le Seigneur m’a même fait la grâce de servir pendant près de douze mois (avril 2008 à février 2009) en qualité de Chef de Département à l’ONI, une structure impliquée dans ce processus. Cela m’a permis d’échanger avec les acteurs de ce processus à tous les niveaux. Ainsi, à l’instar de Gédéon, j’ai été rassuré quant à l’authenticité de la révélation divine.

 

 

Toutes ces démarches ayant été très concluantes, j’ai été convaincu que c’est Dieu qui m’a parlé. Pour l’histoire et pour la postérité, j’ai mis par écrit la Parole reçue, à travers un ouvrage en deux tomes intitulé : « Regards sur la crise ivoirienne à la lumière de la Parole de Dieu. » La méthode adoptée a consisté à expliquer les grandes phases de la crise et du processus de son  règlement, à la lumière de la révélation divine.

Avec le Tome 1, j’ai parlé essentiellement du contexte historique de cette crise, de ses vraies causes, de ses manifestations et des deux voies alternatives pour nous en sortir : la voie de l’endurcissement suicidaire ou  la voie de la repentance salutaire. J’y ai inséré douze poèmes prophétiques, comme un bouquet de fleurs à mes compatriotes en pleurs.

Avec le Tome 2, je me suis intéressé aux Résolutions 1633(2005) et 1721(2006) du Conseil de Sécurité de l’ONU. A travers elles, je relève que l’organisation mondiale  a commis une faute mortelle qui les a rendues inefficaces. J’ai aussi parlé du Dialogue Direct en cours pour aider mes lecteurs à le comprendre, à la lumière du Dialogue Direct entre Moïse et Pharaon. J’ai en outre fait un clin d’œil sur l’APO (Accord Politique de Ouagadougou), pour en dégager les mérites et les limites. Le tout précédé d’un enseignement sur le rôle du chrétien dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, à l’exemple de celui que je joue.

Depuis févier 2009, j’ai bouclé un troisième livre sur la crise ivoirienne. Je l’ai intitulé : « Humeurs et lueurs de fin de crise en Côte d’Ivoire. » Il apporte d’autres précisions sur la révélation initiale, notamment sur ce qui va se passer avant l’élection présidentielle du dimanche 31 octobre 2010, dans notre pays.

La publication d’une telle révélation a un grand intérêt que je ne saurais occulter, ainsi qu’il convient de l’examiner, ici et maintenant.

 

3.        L’INTERET DE SA PUBLICATION

La révélation divine ainsi présentée, permet sans nul doute d’avoir un autre regard sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement. Mais au-delà de cet intérêt majeur, sa publication vise principalement trois objectifs.

Le premier objectif, c’est d’aider à comprendre la crise ivoirienne, et à connaître jusqu’où nous conduira le processus de son règlement. Cela permettra de la  supporter dans sa durée et dans son ampleur. Mes ouvrages constituent donc des manuels sur cette crise, là où certains lecteurs ont parlé de « bréviaire » (voir l’éditorial du Courrier d’Abidjan paru le samedi 14 avril 2007).

Certes ne connaissant qu’en partie, j’ai parlé en partie, comme disent les Saintes Ecritures (cf. 1Corinthiens 13 :9). Cependant, je crois que le peu que j’ai écrit sera utile à beaucoup de choses, dans la gestion de cette crise, sur tous les plans, notamment sur le plan spirituel.

Le deuxième objectif de la publication de la révélation, c’est de faire connaître la volonté de Dieu, acteur principal du processus de règlement de cette crise, maître des temps et des circonstances (cf. Daniel 2 :21). Ainsi, en connaissant la volonté de Dieu sur cette crise, on peut prier dans le sens de cette volonté et être sûr d’être exaucé, comme la Bible le déclare : « Nous avons auprès de lui cette assurance que, si nous prions selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée » (cf. 1Jean 5 :14-15).

Dans ces conditions, nous n’aurons plus à nous plaindre de quoi que ce soit, au point de dire : « Nous sommes fatigués de prier ! » Mon expérience personnelle  ne connaît pas une telle expression éminemment négative. Je sais chaque jour ce que Dieu veut que je lui demande, relativement à cette crise. Et je suis heureux de constater qu’il m’exauce toujours, comme disait notre Seigneur Jésus-Christ, devant le corps sans vie de son ami Lazare (cf. Jean 11 :39-43).

Le troisième objectif visé, c’est de glorifier l’auteur de la révélation, l’Eternel des Armées, le Dieu de Paix. Il révèle ce qui est profond et caché, parce qu’il  connaît ce qui est dans les ténèbres et la lumière demeure en lui (cf. Daniel 2 :22).

Je veux glorifier Dieu, en démontrant qu’il n’a pas abandonné la Côte d’Ivoire, dans cette crise sans précédent. Il y est avec nous et il la vit avec nous. De même qu’il a vu la crise venir et l’a laissée se poursuivre, il y mettra fin, suivant le plan qu’il a pris soin de révéler à certaines personnes et à moi (cf. Psaumes 46 :10 ; Amos 3 :6-8). 

C’est à juste titre que nous disons : « La Côte d’Ivoire est un pays béni de Dieu ! »  Une proclamation qui vaut son pesant d’or, en ce qu’elle constitue à la fois une action de grâces et une louange à l’Eternel, le Roi de Gloire.

 

CONCLUSION

 

Ce qui précède constitue ma contribution au processus de règlement de la crise ivoirienne. Un processus dans lequel Dieu m’a engagé dès le premier jour du déclenchement de cette crise, le jeudi 19 septembre 2002. Il m’y maintient, en me parlant davantage et en confirmant chaque jour sa Parole. Cela me rassure et fortifie ma foi.

 Toutefois, même si je m’y suis engagé par la foi, je fais chaque jour tous les efforts nécessaires pour joindre à cette foi la force de caractère, afin d’avoir le courage de parler de la révélation divine. A cette force de caractère, je joins la science ou la connaissance, afin de mieux partager cette révélation en bon et fidèle dispensateur des diverses grâces de Dieu. C’est ce que recommande sa Parole, la Sainte BIBLE (cf. 2Pierre 1 :5-6 ; 1Corinthiens 4 :2 et 1Pierre 4 :10).

S’agissant justement de la connaissance, mon engagement s’appuie sur un trépied de connaissances : mes connaissances bibliques, juridiques et  politiques. Je tiens ces connaissances de ma triple qualité de chrétien, de juriste et de citoyen ivoirien.

Avec la qualité de chrétien, c’est l’homme de Dieu qui a reçu de celui-ci une parole, qui la partage à ses semblables.

Avec la qualité de juriste, c’est l’homme de Droit qui apprécie les résolutions et accords de règlement de la crise ivoirienne, à la lumière de l’ordonnancement juridique en vigueur en Côte d’Ivoire, notamment la Constitution.

Avec la qualité de citoyen ivoirien, c’est le patriote qui aspire au retour de la paix dans notre pays, laquelle paix est préalable à tout développement.

Les trois branches de ce trépied sont à l’image des trois branches de l’étoile. Elles scintillent, comme pour se relayer, afin de consolider le message transmis dans les esprits qu’il éclaire.

Ainsi, lorsque mes connaissances bibliques montrent leurs limites en me présentant comme un illuminé écervelé, mes connaissances juridiques viennent rassurer mes lecteurs qu’il y a de la logique dans ce que je dis, car c’est le juriste, homme de science et de raison, qui parle.

Lorsque mes connaissances juridiques viennent à montrer leurs limites à travers la rigueur excessive qui ouvre la voie au légalisme, pour condamner sans cesse la rébellion, mes connaissances politiques viennent les relayer, afin de  les assouplir et de démontrer que je demeure un homme d’ouverture, capable de prendre de la hauteur, vis-à-vis de nos frères.

Lorsqu’enfin mes connaissances politiques s’essoufflent et tendent à me présenter comme un partisan qui prêche pour une chapelle politique, mes connaissances bibliques viennent à leur rescousse pour démontrer que c’est bien le Seigneur, qui m’a parlé. N’est-il pas écrit qu’il est à la fois « Roi, Législateur et Juge » ? (cf. Esaïe 33 :22). C’est-à-dire qu’il cumule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ! Il peut donc dire ou faire dire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut et par qui il veut.

C’est cette la révélation divine que j’ai eue l’honneur et le bonheur de partager, pour donner un autre regard sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement.

 

 

UN POEME D’ESPOIR POUR RASSURER :

 

 

COTE D’IVOIRE, TU VAS REBONDIR

Après les échecs des solutions imposées de l’extérieur,

Pour le retour de  la paix dont tu as été privée sans  cause,

Tes enfants se sont levés comme un seul homme,

Afin de reprendre ton destin en main !

Un sursaut national !

Un sursaut patriotique !

Parce que tu vas rebondir, demain.

Le précieux fruit de ce sursaut

Qui a été baptisé APO,

Nous a mis un baume au cœur,

Et nous a procuré de la bonne humeur, 

Parce que tu vas rebondir, pour notre bonheur !

Cependant, nous sommes contraints, pour l’heure,

En proie à la mauvaise humeur,

A dire : Hélas !

 Mille fois : Hélas !

Parce que les dix mois n’ont pas suffi

A faire abandonner,

La voie de l’endurcissement suicidaire,

Au profit de la voie de la repentance salutaire,

A nos frères qui ont pris les armes contre toi.

Et pourtant, tu vas rebondir !

Même si nous devons encore compter,

Au rythme de nos cœurs angoissés :

OUAGA I ou OUAGA II !

OUAGA II ou OUAGA III !

OUAGA III ou OUAGA IV !

OUAGA IV ou OUAGA V !

Car, compter des accords

Est préférable

Au décompte des désaccords

 Qui font craindre le crépitement des armes à feu,

Pour nous rendre plus malheureux !

Tu vas donc rebondir !

Parce que malgré la mauvaise humeur

Qui dissipe notre bonne humeur,

Je vois des lueurs d’espoir :

La vérité est sortie de sa captivité,

Quand au grand jour elle a éclaté 

Pour faire dire et écrire :

Le pays est encore divisé

En plusieurs zones

Qui sont occupées

Par des com.-zones !

Avec cette précision de taille :

Le temps du désarmement précédera

Celui du passage aux urnes, pour le grand choix !

C’est alors que tu vas rebondir

Dans tes parures nommées :

Nouveauté, Liberté, Dignité, 

Pour prendre ton envol, comme Pégase,

Le cheval ailé de l’antiquité.

Grâce aux efforts de tes enfants

Soutenus par le Dieu Tout-Puissant,

Pour transformer ces lueurs d’espoir,

En brillantes étoiles illuminant

Le processus provisoire,

Jusqu’au jour de ton jour,

 Jusqu’au jour de notre jour !

 

Grand-Bassam le 14 février 2009.

 

Sébastien ZAHIRI ZIKI

(07 56 79 61/ zahiriziki@yahoo.fr)

 

 

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jeudi, 28 janvier 2010

GARDER UN OEIL OUVERT SUR LE BENIN

 

LE GENERAL PHILIPPE MANGOU.jpg

Menaces sur le processus de paix en Côte d’Ivoire


Notre Voie - 28/1/2010

Depuis le Bénin, IB et Doza préparent des activités subversives Dans une interview qu’il a accordée, le samedi 23 janvier 2010, au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique”, l’ex-journaliste et écrivain controversé de la défunte radio parisienne “Tropiques FM” Bernard Doza a proféré des menaces contre le processus de paix en Côte d’Ivoire, l’accord politique de Ouagadougou et le Président ivoirien, Laurent Gbagbo. “J’ai 1500 hommes à Abidjan. Dans les trois mois qui suivent, vous entendrez les premiers coups de feu à Abidjan. Le gouvernement Gbagbo est un gouvernement criminel contre les intérêts du peuple ivoirien”, soutient-il.

D’origine ivoirienne et installé en France depuis 1977, Bernard Doza s’est affiché dès le début des années 80 comme un militant socialiste et anti-néocolonialiste. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il a fait la connaissance de l’opposant Laurent Gbagbo, en exil en France. Les chemins des deux hommes se sont séparés à la fin des années 80 avec le retour d’exil de Laurent Gbagbo en 1988. Ces chemins séparés sont devenus totalement antinomiques : Gbagbo a poursuivi son idéal politique et son combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire avec pour point de mire l’avènement du multipartisme dont il fut le principal artisan.

Quant à Doza, il a emprunté des chemins sinueux qui l’on conduit vers les services de renseignements français dont il fut, soutiennent des sources crédibles, un des agents avant d’être frappé d’ostracisme par ces mêmes services pour des raisons non encore élucidées. Ami de putschistes et de rebelles sur le continent africain, Bernard Doza apparaît bien plus, aujourd’hui, comme un barbouze qu’un intellectuel dont les idées pourraient ouvrir des débats constructifs pour l’Afrique.

Séjournant actuellement au Bénin où il avait déjà passé, en juillet 2009, un bref séjour, Bernard Doza est en contact permanent, a-t-on appris de sources concordantes, avec l’ex-sergent chef Ibrahim Coulibaly dit IB, putschiste ivoirien. Les deux individus travailleraient depuis le Bénin à la préparation d’activités subversives ayant pour cible le processus de paix en Côte d’Ivoire. Sans doute sûr de ce fait, Bernard Doza a dévoilé dans l’entretien au magazine en ligne “Couleurs d’Afrique” un pan des préparatifs de la chienlit que sa bande et lui veulent instaurer en Côte d’Ivoire. “Depuis le 2 juillet 2009, de Paris, je suis allé au Sénégal pour rencontrer des opérateurs économiques africains. Ensuite, j’ai continué au Bénin. Du Bénin, je suis allé brièvement en Centrafrique voir d’autres personnes ressources qui m’ont fait appel.

L’objectif de ce périple, qui a duré 6 mois, était de récolter des fonds pour notre organisation, le Comité d’Action pour la Liberté (CAPL), car la situation empire en Côte d’Ivoire (…) Des discussions sont en cours avec le chef rebelle Laurent N’Kunda. On n’a pas encore trouvé une solution à mon problème. Mais entre autres, j’ai discuté avec beaucoup de chefs de guerre qui n’ont pas fait l’école française de l’armée. Ce sont des soldats africains qui sont d’accord pour qu’aujourd’hui, la libération du continent commence par la Côte d’Ivoire…”.

Ces propos de Doza doivent être pris au sérieux, même si l’homme n’a jamais rien incarné. Son rapprochement avec IB (que l’on disait réfugié politique au Ghana) et d’autres chefs de guerre du continent devrait interpeller la CEDEAO et l’UA au sujet du processus de paix en Côte d’Ivoire qui n’a pas besoin d’être perturbé. En sa qualité de pays membre de la CEDEAO et de l’Union africaine, le Bénin devra veiller à ce que son sol ne serve pas de base arrière à une rébellion armée ou à des activités subversives contre un autre pays membre de la CEDEAO ou de l’UA. Les principes de la CEDEAO et de l’UA l’édictent clairement. Et les rapports fraternels entre la Côte d’Ivoire et le Bénin le recommandent.

Didier Dépry

didierdepri@yahoo.fr

Source : ABIDJAN.NET

18:36 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, bénin, menaces sur le processus de paix, bernard doza, ib, capl, laurent kunda, cedeao | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 23 janvier 2010

NE SOYONS PAS PLUS ROYALISTES QUE LE ROI!

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Ah, la fameuse affaire des 429.000 pétitionnaires "frauduleusement" introduits dans la liste électorale! Après lecture attentive et observation, on peut dire qu'il y a eu une sérieuse entorse aux procédures et un inquiétant dysfonctionnement des services de la CEI. Mais la faute et l'erreur étant humaines, Monsieur Robert Beugré Mambé, Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) et la Commission Centrale de la CEI ont pondu deux déclarations pour faire amende honorable et présenter à la Nation tout entière leurs excuses.

D'où vient-il alors que le RHDP s'agite et gesticule plus que de raison? La faute étant reconnue, ils ne leur appartient plus de ruer dans les brancards. Si c'était le camp présidentiel qui s'était rendu coupable d'une telle forfaiture, ces mêmes houphouétistes auraient ameuté la terre entière pour demander la tête de Gbagbo. Comme l'a dit Monsieur Paul Yao N'dré, le tout nouveau président du Conseil Constitutionnel, nous devons "éviter de faire l'apologie des valeurs médiocres". Alors, du calme! On en prend note et on met des garde-fous, comme l'a fait le Premier Ministre Soro Guillaume pour que cela ne se répète plus, on joue les policiers les uns et des autres et on avance.

Balle à terre donc pour tout le monde, camp présidentiel y compris. Nous ne pouvons plus nous offrir le luxe d'une nouvelle crise. Le pays souffre, on doit avancer! Je vous propose, ci-dessous, les deux déclations de la CEI. DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

Déclaration de la Commission Centrale de la CEI:

Des rumeurs ont fait état de fraude à  partir d'un fichier de 429 000 pétitionnaires qui auraient été  introduits dans la liste électorale.
En vue de rechercher la vérité sur cette affaire, plusieurs réunions se sont tenues à la CEI. 
Au cours de ses séances de travail, la Commission Centrale a procédé à plusieurs auditions.

I - LES FAITS

Après le dernier croisement complémentaire réalisé par les opérateurs techniques que sont l'INS et la SAGEM avec l'accord des acteurs politiques et qui a donné une liste litigieuse comportant 1 033 000 pétitionnaires,  les  informaticiens de la CEI ont fait une projection interne sur cette liste pour explorer la possibilité d'y trouver encore des ivoiriens à récupérer.

A la réunion de la Commission Centrale du 14 Décembre 2009, les techniciens ont présenté aux Commissaires Centraux,  les résultats de ce travail interne.

La Commission Centrale, après avoir débattu de la question, a estimé  que le contentieux étant déjà engagé après l'affichage de la liste électorale provisoire, les résultats de ces recherches internes ne pouvaient être pris en compte qu'à deux conditions à savoir :
-     Que les acteurs politiques donnent leur accord pour leur prise en compte ;
-     Que les opérateurs techniques INS et SAGEM  ainsi que l'ONI et la CNSI y soient associés.

La Commission Centrale a autorisé le 31 Décembre 2009, l'envoi en mission des informaticiens  pour la formation des commissaires locaux à l'utilisation d'un logiciel de SAGEM-SECURITE, pour la prise en compte des pétitionnaires dont les réclamations ont été préalablement validées par la CEI.
Au cours de cette mission, les informaticiens étaient porteurs d'un CD comportant, en plus de l'applicatif de SAGEM-SECURITE, un fichier de 429 000 pétitionnaires issus du croisement effectué par le service informatique de la CEI.

Ce dernier fichier a été installé sur les ordinateurs de nombreuses commissions locales à l'insu des commissaires superviseurs de la CEI.

Interrogé par la Commission Centrale, le groupe des experts de la cellule informatique a indiqué avoir effectivement confectionné et mis le fichier des ''429 000  pétitionnaires '', à la disposition des informaticiens, en vue de son usage dans les commissions locales comme outil d'aide à la décision. 
La Commission Electorale Indépendante  constate, sur ce point, un dysfonctionnement manifeste de certains de ses services.

II.  LES CONCLUSIONS

Si les faits établissent l'existence du fichier des ''429 000 pétitionnaires'' et des CD élaborés dans les services techniques de la CEI, la Commission Centrale rassure les ivoiriens :
-    que les CD incriminés n'ont pas été utilisés et ont été retirés ;
-    qu'aucune inscription supplémentaire, sur la liste électorale, n'a été faite à ce jour;
-    que des comités de suivi ont été mis en place pour valider les décisions des commissions locales.   

Néanmoins, tirant les conséquences de ce dysfonctionnement,     
La Commission Centrale de la Commission Electorale Indépendante,

1)     Présente  tous ses regrets  pour les désagréments causés à la Nation ; 

2)     S'engage  à prendre, dans les meilleurs délais, toutes les mesures correctives conséquentes ; 

3)     Appelle la population au calme et à la sérénité.



Fait à  ABIDJAN, le 20 Janvier 2010

La Commission Centrale

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mercredi, 13 janvier 2010

LIVRE-NOUVELLE PARUTION: "AGIR POUR LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO"

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Auteurs : Léandre Sahiri, Sylvain de Bogou et Serge Grah

Editions Kasimex

Couverture : Quadri Recto / Verso, pelliculé. Format  A5, 56 pages.

 

Léandre Sahiri : C’est avec un grand et réel plaisir que je vous annonce la sortie de mon nouveau livre intitulé : « Agir pour la victoire de Laurent Gbagbo », écrit en collaboration avec Sylvain de Bogou, journaliste et écrivain à Londres et Serge Grah, journaliste et chargé d’édition, Chroniqueur littéraire, à Abidjan. Ce livre est paru aux Editions Kasimex, en France, et imprimé pour les besoins de la cause en Côte d’Ivoire. Il est disponible en librairie depuis le 08 janvier 2010.

Pourquoi ce livre ?

Nous publions ce livre, à l'approche de l'élection présidentielle, en vue de mieux faire connaître le candidat Laurent Gbagbo, ses actions, ses idées, sa vision de la Côte d'Ivoire, de l'Afrique et du monde. Et ce, à travers sa biographie, ses interviews, ses discours, ainsi que des témoignages et des prises de position de personnalités diverses. Parce que nous estimons que, de tous les candidats, M. Laurent Gbagbo est, inexorablement, en dépit des errements et des imperfections de son régime, le Président idéal pour diriger notre pays, dans l'état actuel où il se trouve.

En effet, faisant fi des sirènes de milliards qu’on nous promet, nous avons choisi de publier ce livre pour convier nos compatriotes à soutenir M. Laurent Gbagbo, à agir, à participer activement à sa campagne électorale, et, par-dessus tout, à lui accorder leurs voix pour sa victoire, notre victoire. Car, un autre choix nous défavoriserait.

Mais, au fait, qu’entendons-nous par : « agir » ? Pourquoi agir pour la victoire de Laurent Gbagbo? Comment agir pour gagner ? Faut-il désespérer de la « refondation » ? Pourquoi un choix autre que Laurent Gbagbo nous défavoriserait-il ?...

Vous aurez toutes les réponses à ces questions, en lisant « Agir pour la victoire de Laurent Gbagbo ».

Par la même occasion, nous vous annonçons que la présentation officielle du livre et des séances de Dédicace sont prévues. Nous vous en tiendrons informé(es).

Avec mes compliments.

Léandre Sahiri

 

Les auteurs :

 

Léandre Sahiri. Docteur ès lettres de l'Université de la Sorbonne, Paris. Professeur de Littérature. Critique littéraire... Il a enseigné dans plusieurs établissements et institutions en France, en Côte d'Ivoire et au Canada. Il est l’auteur de : La victoire par la voie des urnes, essai ; Contes d'actualité, contes ; Les obsèques de Bahi Oromé, théâtre ; Le Code noir de Louis XIV, théâtre ; Jonathan Livingston le goéland, roman traduit de l'anglais ; Monica ou De l'injustice de la justice, roman ; Accusations, poèmes, etc.

 

Sylvain de Bogou est journaliste (radio et presse écrite) et consultant, parlant couramment et sans distinction l'anglais et le français. Il est titulaire d'un Master en Droit des Relations Internationales. Il prépare une carrière d'enseignant-chercheur. Il est l'auteur de plusieurs articles de presse et d'un recueil de poèmes Unfinished Symphony qui vient de paraître aux Editions AuthorHouse, en Angleterre.

 

Serge Grah est journaliste et chargé d’édition dans une maison d’édition en Côte d’Ivoire. Chroniqueur dans le magazine littéraire ivoirien Point de Lecture. Ambassadeur Universel de la Paix. Il est l'auteur, de Kolou le chasseur (Littérature enfantine) et Une saison au purgatoire (poèmes).

 

Distribution / Diffusion :

Librairie Carrefour Siloe (Cocody Saint-Jean)

22 Boulevard de France – 08 BP 326 ABIDJAN 08 (Côte d’Ivoire)

Tél. 00 225 22 44 23 70 / 00 225 22 44 81 71

Fax : 00 225 22 44 54 96

 

Contact :

Pour plus d’informations et pour commander ce livre, contacter : Mlle Honorine Koudou 

Par Tél. : 00 225 07 21 57 70 / 00 225 01 17 38 55