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mercredi, 23 décembre 2009

DE L’ENGAGEMENT PATRIOTIQUE A LA CROISADE SOCIALE : TOUS MES ARTICLES PUBLIES DANS LA PRESSE IVOIRIENNE (Mis à jour)

DINDE FERNAND.jpg
NB: Vous pouvez cliquer sur le titre en gras de chaque article pour le lire.
Chers bien-aimés frères et sœurs, chers lecteurs,


La crise ivoirienne qui s’est enclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, a révélé en moi un talent caché de chroniqueur amateur qui, pendant quatre bonnes années (2006 – 2010), a croqué l’actualité socio-politique ivoirienne, à pleines dents.

Mon engagement pour l’Etat, la République, la Nation et le Peuple ivoiriens n’a souffert d’aucune équivoque, depuis les premières heures de la crise jusqu’à ce jour.
Mais cet engagement très fort, qui a quelquefois fait craindre à des amis pour mon intégrité physique, a pris des postures différentes, en fonction de l’heure et des enjeux.
C’est ainsi que plus d’un ont pu voir Dindé Fernand, le patriote indéracinable (sans jamais cesser de l’être), muer en défenseur indécrottable des causes sociales ivoiriennes et des valeurs éthiques et morales, au risque d’apparaître comme un opposant politique.

A travers les 21 différentes parutions de 15 (sur plus d’une centaine) de mes articles dans la presse ivoirienne (dans 7 quotidiens et magazines, en tout), allant de la presse « bleue » (Camp présidentiel) à la presse « verte » (Opposition), que je vous énumère ici (et qui sont tous postés sur mon blog, à l’exception d’un seul), découvrez le cheminement singulier de mon engagement pour mon pays et pour mon peuple, celui d’un patriote viscéralement convaincu mais tout à la fois lucide et critique contre son propre camp (si on peut le dire ainsi), qui se refuse à la langue de bois, au laxisme intellectuel et moral et au fatalisme (cliquer sur le titre de l'article pour le lire):


1- La résolution 1721, un texte franchement décousu

Notre Voie, N° 2529 des Samedi 4 et Dimanche 5 Novembre 2006, p.10, rubrique Contribution.

2- Ecriture et Engagement

(Publié sous le titre : Vents de recolonisation, écriture de combat).
Afrique Matin, N° 103 du Mardi 27 Mars 2007, p.2, rubrique Opinion.

3- Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ?
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République.


Le Nouveau Réveil, N° 1712 du Mardi 4 Septembre 2007, p.6 et 7, rubrique Politique.
Le Courrier d’Abidjan, N° 1103 du Mercredi 5 Septembre 2007, p.9 et 10, rubrique Votre Courrier.

4- Droit de réponse à Théophile Kouamouo
(Rédacteur en Chef du quotidien Le Courrier d’Abidjan)


Le Courrier d’Abidjan, N° 1111 du Vendredi 14 Septembre 2007, p.8, rubrique Votre Courrier.

5- Sortir de la logique de la récompense (les Patriotes)

Le Courrier d’Abidjan, N° 1138 du Jeudi 18 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

6- Un discours rassurant (Gbagbo), mais un gros point d’ombre : la corruption

Le Courrier d’Abidjan, N° 1141 du Lundi 22 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

7- L’illogisme suspect de l’ONU

Le Courrier d’Abidjan, N° 1149 des Mercredi 31 Octobre et Jeudi 1er Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

8- La France paiera un jour pour tous ses crimes

Le Courrier d’Abidjan, N° 1161 du Vendredi 16 Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

9- Mes propositions pour la Côte d’Ivoire (1)
     Mes propositions pour la Côte d'Ivoire (2)

(Publiés à la Une, sous le titre : Diagnostic du mal ivoirien. 16 mesures à Gbagbo pour redresser la Côte d’Ivoire)
Le Temps, N° 1508 du Mercredi 7 Mai 2008, p.1, 6 et 7, rubrique Temps Fort.
QUOTIDIEN LE TEMPS. 7 MAI 2008.jpg


(Publié sous le titre : Crise sociale, décrépitude morale…Diagnostic et solution au mal ivoirien)
Le Matin d’Abidjan, N° 750, 751 et 752 des Mercredi 7 (p.9), Jeudi 8 et Vendredi 9 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

10- Les choses bougent enfin dans ce pays. Nous n’en demandons pas mieux

(Publié sous le titre : Racket, dérives éthiques et morales, corruption…Quand les choses bougent enfin)
Le Matin d’Abidjan, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

11- Lutte contre le racket en Côte d’Ivoire : Aller plus loin

Notre Voie, N° 3022 du Mardi 1er Juillet 2008, p.7, rubrique Contribution.

Notre Voie, N° 3033 du Lundi 14 Juillet 2008, p.11, rubrique Contribution (C'est ce dernier numéro qui sert d'illustration photo à cet article, en chapeau de texte).

12- Article paru, en 2007, sous un pseudonyme. Très caustique. Contre un
citoyen ivoirien affreusement corrompu.


Non disponible sur mon blog. Je ne peux vous en donner le titre, ni la dénomination du quotidien qui l’a publié, pour des raisons évidentes, mais je peux vous assurer que cela a fait mouche !
LES ARTICLES PUBLIES CETTE ANNEE 2009
13- Du nouveau dans l'affaire Vidéo Bassesse!
(Publié sous le titre : Un proche de la victime témoigne. En fait, dans mon article, c'est plutôt une proche de la victime que je connais qui témoigne car, moi, je n'en suis pas un).
Magazine Vedette, N° 006 du Mardi 07 au Lundi 13 Juillet 2009, p.7, rubrique Société.
14- Affaire Kieffer: Et revoici le chiffon rouge de la France!
(Publié en première page sous le titre : Affaire Kieffer / Un intellectuel (quelle estime pour ma modeste personne !) interpelle Sarkozy : "Un peuple digne ne se laisse pas plier comme une feuille").
Le Temps N° 1874 du Samedi 24 au Dimanche 26 Juillet 2009, p.6, rubique Temps Fort.
15-Faire gaffe à la crise guinéenne

Le Temps N° 1974 du Jeudi 22 Octobre 2009, p.10, rubrique Temps des Idées.

L’esprit en alerte, je me tiens quotidiennement à la brèche et en éveil, au nom de l’amour immense qui m’étreint pour mon pays, la Côte d’Ivoire et pour ma terre génitrice, l’Afrique.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu m’accompagner, depuis le départ, qui continuent jusqu'à ce jour, à m'accompagner dans cette belle aventure et à partager ma passion pour mon peuple !


Que DIEU vous bénisse tous, richement, et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire mienne !


DINDE Fernand AGBO

mardi, 01 décembre 2009

LE MLAN DEMANDE AUX 400 SOLDATS DESERTEURS DE RENONCER AU RAPPEL DE LEURS SOLDES

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Baltasar Gracian Y Morales, dans L’homme de cour, disait que « Le silence est le sanctuaire de la prudence ». Ceci est juste et vrai. Cependant, il existe des sujets sur lesquels, rester silencieux vous rend coupable.

Il nous faut donc dire quelques mots sur la réintégration des ex-combattants des FAFN dans la nouvelle armée ivoirienne, puisque cela semble utile pour le retour à la paix.

 

Après avoir copieusement refusé, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, s’est résolu à signer  le 16 novembre dernier, 7 décrets pour régler les problèmes des hommes en armes. Il a également dit que « la guerre était finie ».  pour reprendre en cœur son «  lead vocal », le ministre Michel Amani N’Guessan, s’adressant ainsi à tous les hauts gradés de l’armée, de la police et de la gendarmerie, réunis au grand complet à l’état-major des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) affirmait ceci :  Je suis venu vous demander d’accepter, sans préalable, leur réintégration.  Selon le ministre, cette réintégration concerne  400 soldats de l’armée régulière qui ont rallié la cause de la rébellion. A la faveur de la signature de l’accord politique de Ouagadougou, notamment l’accord complémentaire IX, les deux parties ont convenu que ‘’ les officiers, sous-officiers et militaires du rang ayant appartenu aux Forces de Défense (FDS) encore en activité, bénéficieront de la reconstitution de leur carrière sur la base du principe d’harmonisation des grades avec leurs promotionnaires des FDS, du paiement du rappel de leurs soldes et réintégrés dans la Nouvelle Armée Nationale pour compter de la date d’adoption de la loi d’amnistie du 12 avril 2007.

 

Notre pays, la Côte d’Ivoire a traversé les moments les plus sombres de son histoire en se vautrant dans une guerre sordide et appauvrissante. Il y a eu de nombreux accords et chaque accord avait son lot de sacrifice à faire pour sortir le pays de cette impasse. A titre d’exemple, il a fallu accepter le secrétaire général des Forces Nouvelles comme premier ministre de la Côte d’Ivoire en dépit des exigences de ce poste.

 

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Aujourd’hui le dernier sacrifice sans doute le plus dur à consentir, c’est d’accepter les ex-combattants des FAFN, qui étaient anciennement issus des FANCI, au sein de l’armée régulière reformée.

Et c’est ce que le Chef de l’Etat demande aux ivoiriens. A notre sens, le peuple ivoirien n’a pas le choix, lui qui a trop souffert de cette crise. Alors que les ivoiriens s’interroge sur la date exacte des élections présidentielles, voici qu’on remet à nouveau le couvert. Les ivoiriens, victimes de cette sale guerre, deviennent des bourreaux puisqu’ils doivent dédommager les soldats déserteurs.

Le lecteur aura compris, ce qui nous irrite, c’est le paiement du rappel de leurs soldes pendant le temps de leur désertion de l’armée ivoirienne. Nos compatriotes ont assez payé et leur demander de remplir les poches des bourreaux d’hier fait un peu désordre dans la république. Cela attise notre colère, qui est semblable à celle d’une ourse à qui on a enlevé les petits.

 

Parmi les conséquences de cette crise, les autorités n’ont pas manqué de signaler l’évasion fiscale liée à la non perception des taxes et impôts dans les zones occupées. Ce sont donc ces ex-combattants qui bénéficiaient des retombées économiques dans les zones occupées. D’ailleurs ces militaires sont devenus très riches au point d’avoir dans tous les pays frontaliers de notre pays, de luxuriantes résidences.

 

Il serait juste pour les 400 bénéficiaires « des 7 décrets du 16 novembre », de renoncer au rappel de leurs soldes puisqu’ils ont profité de la collecte des taxes et impôts dans les zones occupées. Ce serait méprisant pour le peuple ivoirien, pour le contribuable ivoirien donc, de payer encore son bourreau d’hier. On dit souvent que le mépris est la forme la plus subtile de la vengeance. Et le peuple ivoirien pourrait ainsi l’interpréter.

 

A l’endroit des 400 soldats déserteurs, n’oubliez pas  que votre cohabitation avec vos frères d’armes et la population dépendra de votre attitude face à cette épineuse question de réintégration. Le marquage référentiel de cette sortie de crise doit être l’humilité, la sagesse et le respect.

 

Méditez donc sur cette citation d’Emile Michel Cioran : « l'on ne ressent jamais plus douloureusement l'irréversibilité du temps que dans le remords. L'irréparable n'est que l'interprétation morale de cette irréversibilité ».

 

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En renonçant à cette manne financière, elle pourrait être utilisée par les associations qui s’occupent des familles et orphelins de cette guerre. Ces enfants et femmes, qui, ont perdu, pour les uns leurs pères, et pour les autres, leurs maris, méritent une attention particulière. C’est pourquoi, le renoncement de cette manne financière, permettra de créer des structures pour s’occuper de ceux qui devraient normalement être les pupilles de la nation. Les autorités ivoiriennes et les ex-belligérants doivent s’accorder pour mettre fin à la souffrance de nos compatriotes. Si le peuple ivoirien a divorcé d’avec la honte, ne le mariez pas avec l’humiliation. 

 

Dieu libère notre beau pays.

 

Séraphin PRAO

Docteur en économie monétaire

Spécialiste des pays africains de la zone franc

Président du MLAN

www.mlan.fr

 

15:34 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mlan, 400 soldats déserteurs, yao prao séraphin, fanci, fds, fafn | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 17 novembre 2009

AFFAIRE KONE DOSSONGUI: "LES PETITS DIOULAS DE GBAGBO" REPONDENT AU QUOTIDIEN "LE PATRIOTE"

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Un certain article du quotidien « PATRIOTE » s’est égosillé, la semaine dernière, à démontrer le caractère « ingrat » (sic !) et opportuniste, sans preuve et sans raison, du sieur KONE DOSSONGUI, dont, apparemment,  le seul crime fut d’apporter son soutien au candidat LAURENT GBAGBO pour les élections présidentielles futures.

Déception, indignation et même regret, tels sont les sentiments qui nous ont animés lorsque nous lûmes cet article à fort relent injurieux que la prétendue présentation sui generis du mise en cause.

Il va sans dire que M.KONE DOSSONGUI n’allait pas perdre son temps à répondre à de telles ignominies. Trop préoccupé à conduire ses himalayennes affaires que de répondre à un quidam dont la syntaxe est aussi vacillante que l’idée est fixe.

Nous nous en chargeons donc !!!

LA FAUTE DE KONE DOSSONGUI : SOUTENIR GBAGBO.

Doit-on rappeler aux messieurs du « PATRIOTE » que la démocratie est une discipline dans lequel la liberté d’opinion ou d’appartenance à une opinion est le maitre-mot. L’article 7 des déclarations des Droits de l’Homme de 1789 en est la base institutionnelle et insubmersible.

Partant, doit-on s’atteler à convaincre son auditoire et lui susciter  cette tendance au changement de comportement que de patauger dans du déjà-entendu et du déjà-vu dont la seule conséquence est de créer une certaine monotonie suffocante et harassante pour les condisciples qu’on veut sinon conquérir, à tout le moins garder. Petite leçon de communication ou de marketing politique certes ! Mais leçon quand même. Que nos chers journalistes devraient rappeler à leurs différents mentors.

Lorsqu’on jette un regard, même rapide et sans analyses componentielles,  on comprend vite que le sieur GBAGBO LAURENT a parfaitement compris cette leçon depuis l’opposition jusqu’à son tout dernier voyage dans le Worodougou ce matin.

On n’a pas besoin d’avoir un PHD en Marketing politique pour comprendre que toute la stratégie politique du Président GBAGBO est fondamentalement basée sur la conquête du NORD et de ses fils émérites. Y a qu’à épeler le nom de son Directeur de Campagne, qu’à se souvenir de sa « 2ème femme », qu’à compter le nombre de ses visites d’Etat effectuées dans le Nord….Nord d’ailleurs qui lui a toujours été hostile depuis Houphouët jusqu’à SORO en passant par l’Inusable ADO.

Que cet acharnement stratégique porte ses fruits aujourd’hui, tout le salut doit être au sieur GBAGBO. D’autres devraient, à la limite faire du Benchmarking. Il aurait donc été démocratiquement loyal que les adversaires de GBAGBO fissent pareil en débauchant des hauts dignitaires des régions qui leur sont hostiles plutôt que de se lancer dans la petite délation, palliatif momentané de leur incompétence professionnelle. La politique est un métier, pour rappel !

Chers Messieurs, on vous savait naïfs. On ne pensait pas que vous fussiez autant inconséquents !!!

ET LES AUTRES DIOULAS QUI SOUTIENNENT GBAGBO ???

Dans votre logique, on s’attend à une ribambelle d’écrits biographiquement satiriques sur les INZA DIABY, TRAORE DOHIA MAMADOU et autres  COULIBALY DOULAYE qui, comme KONE DOSSONGUI ont rallié le camp présidentiel…Simple logique à l’opposé du contraire. Tant qu’à être limité, il faut l’être jusqu’au bout.

Alors, comme ça, ETRE DIOULA ET SUPPORTER GBAGBO serait un crime de lèse-majesté ??? Au point de s’encaper les lazzis et les hallalis des confrères autant médusés que médisants ???

COLLIN POWELL, farouche Républicain au point d’être le Secrétaire d’Etat américain n’a-t-il pas, à la fin, soutenu le très historique BARAK OBAMA ? Fut-il tué par les Républicains ? Eric Besson, le cerveau des programmes de SEGOLENE ROYAL a, au final, rallié SARKOZY aux élections présidentielles françaises, est-il mort ? Je ne vais pas inventorier tous les leaders d’opinions qui ont tourné casaque dans l’histoire de la politique.

Alors, nos chers amis Dioulas n’ont pas réinventé la roue politique. Ils ne font que conforter le célèbre postulat de…… (Bon ! malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à trouver qui l’a dit)…donc le célèbre postulat selon lequel «SEUL  LE TRAVAIL PAIE ».

A ces hommes d’affaires et intellectuels émérites, GBAGBO offre une certaine garantie et sécurité qu’ils ne trouvent pas ailleurs. Que ce soit pour leurs affaires ou pour leur carrière, peu doit chaloir les raisons profondes. Toujours est-il que ce ne sont pas des cancres à la solde du premier démagogue venu.

Bon, écoutez, nous soutenons GBAGBO piannnnnn ! Et chaque fois que l’un quelconque de ces honorables personnalités DIOULAS sera attaqué par une quelconque presse, nous répliquerons. C’est aussi cela la DEMOCRATIE : les débats d’idées.

 

« Nata ko tè ; nafa ko lo »

 

MOUSSA TRAORE.

Président du Mouvement  « LES PETITS DIOULAS DE GBAGBO »

09 00 06 06 / 600 71 603

moussatraore@yahoo.fr

mardi, 03 novembre 2009

LEANDRE SAHIRI: MA LETTRE OUVERTE AU CANDIDAT GBAGBO

 LAURENT GBAGBO.jpg

 

 

Monsieur le Président et cher frère,

 

Je viens de lire dans le journal malien « Le Républicain » du 28/10/2009 (via Abidjan.net), le compte-rendu de la rencontre que vous avez eue avec les cadres du FPI, le mercredi 21 Octobre 2009, lors du séminaire organisé dans votre village natal, dans le but de réfléchir sur la stratégie à adopter pour réussir votre campagne électorale et pour vous faire réélire sans conteste.

 

Je voudrais, en tant qu’intellectuel et citoyen ivoirien, réagir par rapport aux propos que vous avez tenus à cette occasion et, faire part, à quelques jours du scrutin du 29 novembre prochain, de ma position en ce qui concerne votre candidature.

 

Je vais, Monsieur le Président, en m’adressant à vous, dans cette lettre, laisser parler mon cœur, certes. Mais, je pense pouvoir dire la vérité. Car, la vérité est une chose tellement précieuse qu'on doit la partager. Et puis, lorsque la vérité triomphe, ici ou ailleurs, c’est toujours, comme dit Philippe Alexandre, la dignité de l’homme qui gagne. Mais si, d’aventure, en voulant dire la vérité, mes propos gênent ou blessent quelques personnes ou vous-même, je m’en excuse par avance, car tel n’est pas mon intention.

 

A propos de votre Directeur et

de votre équipe de campagne

 

Tout d’abord, un mot sur le choix de votre directeur de campagne et la composition de votre équipe de campagne.

 

Pour diriger votre campagne, vous avez, au détriment des dignitaires de votre parti, le FPI, coopté M. Issa Malick Coulibaly, quoiqu’il soit un nouveau venu dans votre entourage. De même, pour la composition de votre équipe de campagne, vous avez, aux « barons » du FPI, préféré des personnalités d’autres partis, regroupées sous le label « La Majorité Présidentielle » (LMP). Ce faisant, Monsieur le Président, vous avez, au-delà de la volonté affichée d’ouvrir votre champ d’action vers d’autres horizons, enfin pris vos responsabilités vis-à-vis des « barons » du FPI qui ont vidé de leur contenu les actions et les principes de justice sociale que, en arrivant au pouvoir en 2000, vous avez promis instaurer sous l’égide de la « refondation » et à travers le slogan « gouverner autrement ».

 

Ces « barons », se prétendant « protégés », intouchables, nous ont assez exaspérés par leurs exactions, leurs détournements et leurs arrogances, que vous avez, Monsieur le Président, stigmatisés en ces termes : «Vous êtes tous devenus riches, arrogants, je ne vous reconnais plus… Si j’envoie des gens comme vous devant les populations, c’est que je ne veux pas me faire réélire». Cinglant désaveu, certes, de ces « anciens pauvres d’hier » devenus subitement de « nouveaux riches », en abusant de notre confiance, et en profitant de nos sacrifices pour, contre toute attente et à nos dépens, reproduire, en pire, les erreurs d’hier que, dans nos tribunes et dans nos forums, nous pourfendions de toutes nos énergies.

 

Ils se sont bâti, ces « anciens pauvres d’hier », des fortunes et des châteaux sur le socle des misères et des souffrances des populations. Et ça, nul ne l’ignore, Monsieur le Président.

 

Ils ont, ces « anciens pauvres d’hier », érigé une haute muraille autour de vous, Monsieur le Président, pour nous empêcher de vous approcher, de vous apporter certaines informations, d’échanger avec vous comme par le passé, et qui pis est, pour nous faire passer pour des brebis galeuses, bien souvent sur la base d’allégations mensongères et d’amalgames abjects.

 

Et, croyez-moi, Monsieur le Président, nous désespérions... Nous désespérions de la deuxième république. Nous désespérions même de vous, quand, fort heureusement et à bon escient, vous avez réagi. Pour bien faire, il n’est jamais trop tard.

 

Même si ce n’est pas trop tôt, même si la sanction prise n’est pas appropriée, ni à la mesure des délits et méfaits, du moins à mon avis, le mérite vous revient, quand même, Monsieur le Président, d’avoir enfin réagi. Sans doute, pour sonner le glas de cette époque.

 

Le mérite vous revient également, Monsieur le Président, d’avoir dit haut et fort que, par leurs comportements, les dignitaires du FPI nous ont trahis. Ce sont des traîtres : « Quand on créait le FPI on était 5, Adou Assoa, assis ici en était un. Nous n’avions pas pour objectif ce que vous faites... Ne pensez pas que c’est à moi que vous faites du mal. C’est bien à vous-mêmes que vous le faites, parce que c’est vous qui allez perdre vos postes». Nul mieux que vous, Monsieur le Président, ne pouvait assener ces vérités.

 

Vos propos rappellent la teneur de mon poème intitulé « Nguur », (mot Ouolof, du Sénégal, qui signifie : la jouissance du pouvoir). Ce poème, publié pour la première fois en 2000, comme d’ailleurs ma lettre ouverte à vous du10 août 2004, m’avait attiré les foudres de nombre de cadres et autres dignitaires du parti. Et pourtant, il suffisait de l’entendre autrement, ce poème, et on aurait peut-être pu nous épargner quelques uns de ces scandales en cascade que nous déplorons tous aujourd’hui.

 

Les élections doivent avoir

effectivement

lieu le 29 novembre 2009

 

Sachez, Monsieur le Président, que, comme M. Mamadou Koulibaly, le président de notre Assemblée Nationale, nous sommes des millions et des millions d’Ivoiriens à être fatigués. Fatigués de cette crise. Fatigués de cette situation de ni guerre ni paix. Je dirais même que nous sommes épuisés. Nous n’en pouvons plus.

 

Et,  comme vous savez, Monsieur le Président, quand on en peut plus, on prend la décision qui s’impose ; on choisit la solution qui arrange. Dans le cas d’espèce, optez, Monsieur le Président pour la solution qui assurera la paix dans notre pays, celle qui garantira à nous-mêmes et au monde entier que nous sommes a jamais, résolus, déterminés à enterrer la hache de guerre, à reprendre le travail de construction et de reconstruction de notre pays, plutôt que de continuer à survivre, à rester là avec des hôpitaux-mouroirs, des écoles pourries et désolées, etc.

 

Faites diligence, Monsieur le Président, pour que les élections aient effectivement lieu le 29 novembre 2009. Elevons-nous au-dessus des petitesses et des considérations viles. Ne restons pas cloués au sol, coincés avec la peur au ventre. Peur des candidats. Peur des listes électorales. Peur des choix des électeurs. Peur des fraudes... Surmontons la peur. Car, quiconque ne surmonte pas la peur ne sait pas vivre ; il ou elle en vient même à craindre les choses dont on peut recevoir du secours

 

Monsieur le Président, réfléchissons à notre situation actuelle, à l’avenir de notre pays. Si on veut que le la Côte d’Ivoire avance, de grâce, que ces élections aient effectivement lieu le 29 novembre 2009. Que le président soit élu et légitimé par la voie des urnes et qu’il puisse travailler dans la paix et dans le respect de tous. Que nous puissions vivre, dans notre pays, sans violences inutiles et insensées.

 

Monsieur le Président, faites-nous la promesse de gagner ce pari, pour nous faire retrouver la joie et la fierté de vivre dans notre pays et pour nous faire envisager l’avenir avec optimisme et bon espoir. Vous, et vous seul, êtes à même de relever ce défi, du moins de mon point de vue, sachant ce que valent et représentent vos concurrents ou adversaires, face auxquels, le 29 novembre prochain, vous réussirez, j’en suis convaincu, à vous faire élire sans ambages.

 

Persuadé que, vous êtes le candidat qui, milite le mieux pour le sursaut national et les idéaux de progrès pour notre pays en particulier, et pour l'Afrique en général, et au total, pour la dignité de l'homme face aux néo esclavagistes, je soutiens sans faille votre candidature, Monsieur le Président.

 

Par la même occasion, j’en appelle à tous ceux et à toutes celles de mes connaissances et de mes relations, y compris mes amis, mes parents proches et lointains, mes anciens camarades des Syndicats des enseignants du Secondaire et du Supérieur (SYNARES, SYNESCI) et du Mouvement Ivoirien Pour le Droits Démocratiques (MIDD), mes anciens élèves, étudiants et collègues…, à vous donner, Monsieur le Président, leur voix pour une éclatante « victoire, par la voie des urnes».

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

 

 

Léandre Sahiri. Professeur de Littérature. Critique littéraire. Ecrivain Docteur ès Lettres de l’Université de la Sorbonne, Paris. Auteur de : La victoire par la voie des urnes, essai ; Contes d’actualité, contes ; Les obsèques de Bahi Oromé, théâtre ; Le Code noir de Louis XIV, théâtre ; Jonathan Livingston le goéland, roman traduit de l’anglais ; Monica ou De l’injustice de la justice, roman ; Accusations, poèmes.

MAMADOU KOULIBALY: LE CRI DU COEUR D'UN IVOIRIEN QUI EN A MARRE

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Le président Mamadou Koulibaly en a ras-le-bol. La crise ivoirienne n'a que trop duré. Il propose des voies de sortie pour aller vite aux élections, seule barrière sur le chemin des ivoiriens dont le pays est, à bien des égards, absolument méconnaissable. Une sortie insolite qui a laissé les thuriféraires de la Galaxie Patriotique pantois. Une sortie qui n'est pourtant pas dénuée de tout sens, loin s'en faut! Quand on veut la paix, on en paye le prix. Mais tous les prix sont-ils payables? S'interrogent bien de patriotes. Le président Mamadou Koulibaly a tenu un discours totalement inhabituel, pour ceux qui connaisse l'homme. Mettant à mal le camp présidentiel tout entier. Faut-il le brûler au feu? Faut-il suivre la voie qu'il recommande sans avoir l'air de se renier et d'avoir renié toute la lutte? Je retiens toutefois que ce laïus est le cri désespéré d'un ivoirien épuisé et qui veut voir son pays avancer et s'occuper des seuls dossiers qui en vaillent vraiment la peine: ceux du développement et du bonheur social des ivoiriens!

Je vous propose, ci-dessous, l'intégralité du discours de Koumassi du président Mamadou Koulibaly, invité de l'Association EBOYEKOUN de Béoumi, un discours qui laisse à réfléchir!

 

Cette cérémonie d’aujourd’hui permet au grand public de Béoumi résidant à Abidjan de constater qu’une présidente est partie et une autre arrive. L’association Eboyekoun vit. Nous allons investir la nouvelle présidente afin qu’elle puisse travailler dans l’intérêt de l’ensemble des membres. Que Béoumi et toute la Côte d’Ivoire puissent bénéficier de ce travail. Aujourd’hui on est avec la présidente koffi Adjoua et ses sœurs. Merci de l’occasion que vous nous donnez pour célébrer l’union, la fraternité et le travail. Merci au gouverneur Amondji d’être venu. (…) s’il y a le reste des aides qu’il apporte aux communes, il ne faut pas qu’il oublie Agboville et Azaguié. (…) merci au commissaire divisionnaire Goly, merci aux députés qui sont venus, je n’oublie pas le conseiller économique et social Diabaté Bê. Merci à tous. Ces femmes essaient chacune à sa façon de faire ce qu’elle peut pour le développement de leur région, il faut les encourager. Le fait qu’elles s’entendent déjà est un pas positif. Les hommes d’Abidjan doivent aussi faire comme ces femmes. Entre les populations, les palabres doivent finir. Les méchancetés et les guerres doivent finir. Les chefs qui sont là doivent donner les conseils qu’il faut pour cela. Merci à tous.

Le ministre Amani N’Guessan dit qu’il y a beaucoup de problèmes à Béoumi. Pour les résoudre, il faut que ce qu’on gagne à Abidjan soit beaucoup. Or les temps sont durs à cause des palabres. Cela fait huit ans que ça dure. Nous sommes tous pressés que ça finisse et qu’on commence à faire la paix. Ce qui nous barre la route qui mène à la paix, ce sont les élections. Avant ces élections, il y a la liste électorale. Si on finit avec cette liste, nous irons au vote et celui qui gagne va travailler pour le pays. 5 ans après, si celui-ci travaille bien, on va encore voter pour lui. S’il ne travaille pas bien, on va voter contre lui. On nous a dit que la liste provisoire est préparée. Mais, ce n’est encore affiché. Or, il faut le faire pour que chacun aille voir si son nom y est inscrit. Mais, on a un gros problème là-bas. Quand on a établi la liste, on a trouvé qu’il y a 2, 752.000 personnes dont les noms ne se retrouvent sur aucun ancien fichier de la Côte d’Ivoire. Le président a demandé qu’on aille fouiller encore. Ils sont allés trier et ils pu repêcher 900.000 personnes. Il y a des fautes de frappe sur les noms et sur les dates de naissance. Si je dis que je m’appelle Kouamé Kouakou et je dis que mon père est né en 1918 alors qu’il est né en 1919, si on cherche Kouamé Kouakou avec un père qui est né en 1918, on ne le retrouve pas. On a corrigé cela. Maintenant, il reste 1.900.000 personnes. On ne sait pas comment on va les traiter. Certains disent que ce sont des fraudeurs et des étrangers. On ne sait pas. A trois millions, on a fouillé et on a pu trouver des Ivoiriens dedans. Si on fouille bien, on va encore trouver des Ivoiriens. Si on ouvre les plaintes, Adjoua va dire que tel n’est pas ivoirien, lui , il prétendra le contraire. Le monsieur ira chercher des papiers pour venir se justifier. Cela peut déboucher sur des palabres entre Adjoua et la personne qu’elle accuse. Ce genre de palabres, on se connait, divise, et c’est ce qui a divisé la Côte d’Ivoire.

Les rebelles disent qu’ils ont pris les fusils à cause de papiers. Or jusqu’à aujourd’hui, les rebelles n’ont pas déposé les armes. Va-t-on continuer avec ces problèmes de papiers sans les résoudre ? Si on va aux élections dans ces conditions, est-ce qu’on aura la paix après ? Si on déclare que Mamadou est sur la liste et qu’Amenan dit que Mamadou n’est pas ivoirien et qu’on doit l’enlever du listing, c’est sûr que Mamadou ira chercher ou fabriquer des papiers pour se défendre. Si on dit que ses papiers ne sont pas bons et que Mamadou est écarté, il ira s’asseoir à la maison mais il ne sera pas content. Alassane Ouattara lui seul, il n’était pas content et cela nous envoyés la guerre de 2002 à maintenant 2009. Si aujourd’hui, on dit que 1.900.000 personnes sont pas ivoiriennes, vous voyez ce que ça peut donner. Pour un seul cas, on est là depuis 2009, imaginez-vous le temps qu’on mettra pour tout ce monde. Comment allons-nous sortir de ce problème ? A l’indépendance, Houphouët a identifié le problème. Il a proposé la double nationalité. Les députés d’ici ont refusé et Houphouët n’a rien dit. Il a laissé la situation comme cela. Ce problème nous a rattrapés aujourd’hui. Va-t-on laisser cette situation perdurer et le léguer à nos enfants ? Et dans 10 ans, ils vont continuer les palabres. Est-ce que pour construire ce pays, il n’est pas bon qu’on s’asseye qu’on se dise que si Mamadou est à Béoumi, sa maison, sa femme et ses enfants sont à Béoumi ; peut-être même qu’il a épousé une femme de là-bas, on ne peut pas le chasser, on ne peut pas le tuer, est-ce que ce n’est pas mieux qu’on dise que comme son nom est sur la liste et qu’il veut voter, il n’a qu’à prendre. Et nous, on continue tranquillement notre histoire. Ça va être très dur à accepter pour certaines personnes. Mais à dire vrai, s’il est ivoirien cela nous enlève quoi ? Cela ne nous enlève rien. Si on demande à chacun d’aller chercher ses papiers on ne finira pas. ? Comment allons-nous procéder puisqu’il n’y a pas la gendarmerie, la police et les tribunaux sur l’ensemble du pays actuellement. Dans ce débat, celui là est ivoirien et l’autre ne l’est pas, on ne s’en sortira pas. Même ici à Koumassi, moi-même j’ai eu des problèmes lors de l’enrôlement. Imaginez-vous à Tengrela, Bouna, Korhogo où il n’y a ni police ni gendarme ni militaire. Qui va protéger qui ? Si vous dites que tel n’est pas ivoirien, il prendra sa machette et vous sortirez la vôtre. On apprendra qu’il y a eu 25 morts à Tengrela. C’est 25 vies de perdues. Est-ce qu’il n’est pas temps de réfléchir. On les prend tous, on organise les élections et continue de construire notre pays avec les écoles, les routes, les hôpitaux…

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vendredi, 16 octobre 2009

FAIRE GAFFE A LA CRISE GUINEENNE

 

 

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Avant-hier et hier, jeudi 15 octobre 2009, une sortie quelque peu cavalière du Commissaire européen pour le développement et l’aide humanitaire, le belge Karel De Gucht, relayée dans la presse internationale, nous a laissé pantois : L’Europe agite le chiffon rouge de la Cour Pénale Internationale (CPI) contre le président guinéen, le Capitaine Moussa  Dadis Camara, pour sa responsabilité dans les évènements du 28 septembre 2009, au stade de Conakry, ayant fait 56 morts selon les autorités guinéennes et plus de 157 morts selon la presse française, citant comme source d’énigmatiques ONG en activité en Guinée, sans jamais décliner leur dénomination. Ce que - au demeurant - nous trouvons suspect.

Nous sommes tous d’accord que les faits qui se sont produits à la manifestation de protestation de l’opposition, à Conakry, constituent une bavure inacceptable et qu’il serait souhaitable, voire qu’il est impérieux, qu’une commission d’enquête indépendante soit mise sur pied pour faire la lumière sur ce drame, situer les responsabilités et sanctionner les auteurs de ce crime sidérant. Mais on ne peut désigner des coupables avant d’avoir reconstitué et établi les faits. Ceci est valable en Occident et tout aussi valable en Afrique.

Il est donc normal que les tueries de Conakry soient condamnées, sans faiblesse, parce que totalement inacceptables. Mais de là à menacer ce Chef d’Etat africain - même arrivé par un coup d’Etat, en décembre 2008 - de comparution devant la Cour Pénale Internationale, pour crime de guerre, est tout aussi et simplement inacceptable. De quel droit l’Europe se permet-elle de parler ainsi d’une autorité africaine quand elle est restée muette devant les plus de 80 morts causés avec une sauvagerie absolue par la Force Licorne française, en Côte d’Ivoire, en Novembre 2004 ? De quel droit un simple ministre des Affaires Etrangères, fut-il le français Bernard Kouchner, peut-il se croire obligé de parler d’un dirigeant africain comme de son petit copain de quartier, quand son pays a fait deux fois pire en Côte d’Ivoire, et de clamer sur toutes les antennes françaises et aux moindres occasions que « la France ne veut plus travailler avec cet homme », que « lui, ne laisserait pas faire, cette fois-ci » et qu’il faudrait « y envoyer une force d’interposition » ? Pour qui se prend t-il et où se croit-il ? Nous ne sommes pas leurs « sous-hommes » et nous exigeons un peu de respect !

Les morts de Guinée suscitent-ils autant d’émotion, en Occident, parce qu’ils sont simplement des êtres humains ou sont-ils dignes d’intérêt seulement parce qu’ils ont été (prétendument) refroidis par un Chef d’Etat africain et pas par l’armée française, qui a toujours fait l’omerta sur ses odieux et abominables crimes, en Afrique, y compris sa participation active au génocide rwandais ?

Ces morts-là ne sont-ils dignes d’attention que parce qu’ils peuvent servir aux Occidentaux (qui ne sont pas les meilleurs exemples en matière de respect de la vie humaine et de Droits de l’Homme, contrairement à ce qu’ils peuvent faire croire) à demander la tête d’un putschiste indésirable, vu comme un frein à l’assouvissement de l’appétit gargantuesque des pays puissants qui convoitent les richesses minières et minérales de ce pays pauvre ouest-africain, considéré comme un scandale géologique ?

La France a commis des atrocités sans nom en Côte d’Ivoire et on n’a entendu personne. Alors, que ces autorités occidentales arrêtent de s’ériger tout le temps en « donneuses » de leçon ! Elles sont loin d’être, elles-mêmes, des modèles. Nous avons encore sous nos yeux l’actualité brûlante rapportant le népotisme éhonté de « l’hyper-président », Nicolas Sarkozy, qui veut pistonner son « écolier » de fils à la tête d’une superstructure comme l’EPAD, en France.

En tout cas, le voisin, la Côte d’Ivoire, a intérêt à se tenir tranquille et à ne dormir que d’un œil. Et pour cause : Le Secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, a demandé, ce matin même (vendredi 16 octobre 2009), aux 2500 ressortissants français de quitter la Guinée et, pour ceux qui ont le projet d’y aller, de ne pas s’y rendre. Arguant qu’il ne s’agit que d’une simple mesure de prévention et non d’une « évacuation généralisée », devant ce qu’il considère comme une « détérioration de la situation sécuritaire », en Guinée. Et d’autres pays européens pourraient emboîter le pas à la France. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’effet d’annonce est bien passé.

Au cas où cette détérioration s’accélèrerait, Alain Joyandet envisage même, en des termes à peine voilés, l’envoi par la France d’une force d’intervention. Il ne reste plus qu’à provoquer cette « accélération », à laisser l’engrenage s’emballer de la façon la plus naturelle du monde et le tour est joué. Aussi simple que « bonjour » ! Les guinéens et les Ivoiriens sont avertis, s’ils savent lire entre les lignes. En ces matières, la France est experte. Et en Côte d’Ivoire, nous en savons quelque chose.

Si par un affreux malheur, une force d’interposition ou d’intervention (dont la France s’arrangera – comme toujours – pour avoir l’initiative) était envoyée en Guinée, sous la couverture d’une prétendue « détérioration de la situation sécuritaire », l’on peut être sûr qu’un autre coup d’état se produira et que la Guinée basculera bien vite dans une spirale de la violence qui fera flamber la sous-région.

Nous redoutons d’autant plus ce scénario que nous connaissons la période critique d’élection présidentielle dans laquelle est en train d’entrer la Côte d’Ivoire et pour laquelle la France échafaude des plans aussi machiavéliques les uns que les autres, pour imposer son poulain issu du RHDP, à notre pays. Dans un schéma chaotique guinéen, il sera plus aisé d’installer un candidat non élu et un gouvernement fantoche à la tête de la Côte d’Ivoire, par la Force Licorne, avec l’appui d’un détachement des Opérations Spéciales françaises, qui sera justement basé en Guinée, pour les besoins de la cause.

A l’analyse, ce scénario est tout à fait vraisemblable et les Ivoiriens gagneraient à prier ardemment pour la paix en Guinée. De cette paix dépendra leur propre paix. Le temps nous est compté. Peuples d’Eburnie, vous avez été avertis !

 

Que DIEU protège et bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 26 août 2009

EN ATTENDANT GODOT

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Lu sur ABIDJAN TRIBUNE. Par Serge GRAH.

L'élection présidentielle va avoir lieu le 29 novembre prochain. C'est ce qui est dit. Et à entendre et à voir le roulement des tambours médiatiques des différents états-majors politiques, on peut croire que ce qui est dit va être dit. Finalement. On assiste donc à une campagne de séduction. Pendant ce temps, le peuple, lui, gémit de son trop-plein de misère. Il ne sait plus à quel saint se vouer. Mais, comme on lui demande d'attendre et de patienter, alors il attend. Qui ? Quoi ? La fin de sa souffrance ? La mort ou un Dieu dont il espère le salut ? En tout cas, il attend certainement qu'un démiurge pense vraiment à lui et veuille bien le sortir de cette ornière. Enfin. En attendant, le système s'écroule sous son regard indifférent et lui laisse toutes ses nuisances.

Cette attente absurde du peuple me fait penser à celle de Vladimir et d'Estragon, les deux clochards de Samuel Beckett, qui attendaient Godot. De même, le peuple attend. Non pas le jour où il sera enfin libre, le jour où il pourra enfin manger à sa faim, se soigner, se loger convenablement, mais la venue d'un Messie. Pendant ce temps, les hommes politiques, eux, s'agitent et courent dans tous les sens. Offrant un spectacle ennuyeux et vide, mais qui fait quand même passer le temps. Jour après jour. Année après année.


On en arrive alors à se demander ce que représente réellement une élection pour le peuple. Qu'est-ce qu'il y gagne concrètement ? En effet, c'est quoi une élection quand le peuple voit mourir au quotidien tous ses espoirs ? C'est quoi une élection, en définitive, quand les jeunes, désespérés, se laissent conduire à la mort ? Dans une telle angoisse, l'éducation, la nourriture, le travail, la santé, le social, la sécurité… deviennent pour le peuple des priorités d'un ordre bien plus prioritaire qu'une élection. Parce qu'une fois le scrutin passé, tous ces courtisans vont s'en retourner à leurs occupations. Renvoyant aux calendes grecques toutes leurs promesses. Les licenciements vont se poursuivre. Les prix sur les marchés vont continuer de flamber… Et, ils vont commencer à préparer les échéances électorales à venir en expliquant que le peuple est souverain. Et que c'est ça la démocratie. Le pouvoir est au peuple. Que ce qui importe, surtout, c'est d'attendre. Alors, le peuple attend en se donnant l'impression d'exister. En s'exténuant pour gagner sa croûte. Parce que, de toute façon, qu'est-ce qu'il y a à espérer… avec ou sans Godot ?


Les prétendants au trône suprême y vont donc de leurs plus beaux discours et de leurs promesses électoralistes : transformer notre vie en Paradis, le temps d'une campagne électorale. Tout le monde se fait donc poli, docile et candide. Mêmes les loups, pour la circonstance, se couvrent de la peau de l'agneau. Si l'habit ne fait pas le moine, il permet quand même d'entrer dans le monastère. L'enjeu du jeu en vaut vraiment la chandelle. Permettre à la petite bourgeoisie artificielle de continuer de manger. Et partout, on mange. On mange même plus que de raison. On mange indécemment. Du coup, on a dû mal à parler. On ne peut pas manger et parler en même temps. C'est vrai. Seulement, il y a quelques esprits chagrins qui s'efforcent à regarder dans la bouche de ceux qu'on n’entend plus parler, parce qu’occupés à manger. « On ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille des arachides », avait prévenu le sage. Sagement d'ailleurs.


Mais en attendant… Quelle vie ! Une vie rythmée par le spectacle piteux d'un pays qui vogue à-vau-l'eau. Et un peuple en proie aux affres de toutes sortes. Un peuple livré à l'effronterie des blakoros. Le décor est mortifiant et effrayant. Hallucinant et révoltant. La vie a été tout simplement abandonnée au « tout marchand du tout profit » porteur de mort et de désolation. Finalement, à l'analyse, cette crise n'a été que la conséquence d'une commutation des valeurs, au fil d'une déliquescence incontrôlée de l'éthique. Parce que dans notre pays, le vice a fini par se suppléer à la vertu, dans une indifférence totale et dans la plus nauséeuse des désinvoltures.


Ainsi la principale préoccupation de nos chers — comprenez coûteux — hommes politiques est-elle d'un autre ordre. Garder le pouvoir pour ceux qui le détiennent… Et pour les autres, être les prochains locateurs du Palais. C'est devenu classique tout ça. C'est si beau de se partager un pays entre petits copains : « Un coup c'est toi, un coup c'est moi. Mais de toute façon, c'est nous ! » Ils se battent, en fait, pour le beurre, l'argent du beurre et, très certainement, pour les fesses de la crémière. Et le peuple dans tout ça ? Eh bien, il doit patienter. Continuer d'attendre. Il n'a rien à faire d'autre qu'attendre.

Ah, ce peuple ! Au lieu de rester là à attendre, il pourrait quand même relever un peu la tête et se tenir debout… Car comme le dit si bien Étienne de La Béotie dans Discours de la servitude volontaire ou Contr'un, « Si ils sont grands, c'est que nous sommes à genoux ! ».


Le peuple doit, cependant, se méfier aussi de ses propres idéologies. Trop souvent défaitistes, victimaires et suicidaires. Sinon comment peut-il briser cette exténuante attente s'il continue, par exemple, d'être profondément engagé dans la lutte contre ses meilleurs ? Dès que vous essayez de briller, vous avez toutes sortes d'ennuis et d'ennemis. Même dans les milieux dits d'intellectuels, c'est une insulte que de faire honneur à quelqu'un qui a mieux réfléchi. Dans nos villages, les sorciers ne tuent jamais les cancres. Leurs victimes sont toujours les meilleurs éléments. Or, ce sont ceux-là, propulseurs de progrès, qui peuvent mettre un terme à cette vaine attente... Créateurs, à vos plumes et pinceaux ! Délégitimez le pouvoir de l'argent et de l'apparence factice. Donnez force aux valeurs et levez l'autocensure. Débarrassez-nous du modèle destructeur de l'argent facile et rapide. Pour revenir à celui du travail créateur, de la saine compétition, du civisme, de la morale, etc., qui est le seul sur lequel le peuple peut se construire et se bâtir un meilleur avenir.

Il y a au sein de ce peuple éburnéen des hommes de probité capables de susciter de grandes vocations. Sortir des chemins balisés : « Mange, danse, vibre et… tais-toi ! » Une fatalité à laquelle, dit-on, le peuple ne peut se soustraire ! Il est condamné à survivre.


En attendant Godot, il faut que le peuple s'arrache les paupières, pareil à Zakwato, pour rester éveillé. Pour voir, ne serait-ce qu'arriver Godot.. Et surtout, garder à l'esprit que ces idéologies publicitaires dont on l’abreuve n'ont pour seul objet que de l'inciter à vivre sans réfléchir. Le noyer dans une profusion de divertissements insipides et stupides, de vibrations hystériques. Le tout, pour qu’il ne se satisfasse que des appétits de ses instincts et de ses besoins artificiellement créés. Le peuple ainsi paralysé a fini par perdre tout sens du jugement et du discernement. Toute capacité à la critique qui, seule, peut susciter des changements porteurs de progrès.


Toute l'absurdité de notre vie est là. Ne riez pas devant cette condition du peuple : rêver l'espoir… Il faut bien qu'il l'attende, ce Godot. Sait-on jamais, le miracle pourrait-il se produire après ce fameux 29 novembre. Afin que Godot arrive effectivement et que quelque chose se passe enfin dans la vie de ce brave peuple… Mais En attendant Godot, il vaut mieux renoncer au bonheur pour vivre heureux.

Serge Grah

Source: ABIDJAN TRIBUNE

dimanche, 23 août 2009

ELECTION PRESIDENTIELLE DU 29 NOVEMBRE: DES SIGNES INQUIETANTS!

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Lu sur ABIDJAN TRIBUNE: L'Assemblée Nationale a commandité une mission dont le rapport décrit avec une rigueur scientifique la situation sociale en zones Forces nouvelles. A quelques mois de l'élection présidentielle. Un document qui donne des raisons de douter de la restauration de l'autorité de l'Etat, en zones CNO, et d'être inquiet pour le bon déroulement de ce scrutin, capital pour l'avenir de la Côte d'Ivoire. Le rapport:

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vendredi, 14 août 2009

CHUTE DE JESSE JACKSON EN CI: INESQUIVABLE RESPONSABILITE, IMPOSSIBLE DEDOUANEMENT!

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Un fait totalement malheureux, qui aurait pu être plus dramatique, s'est produit, hier au Complexe Sportif de Yopougon, lors du meeting du 4ème Congrès du COJEP. Au-delà du coup de maître réussi par Charles Blé Goudé, les Jeunes et les Patriotes en faisant venir, en Côte d'Ivoire, le Révérend Jesse Jackson, c'est un véritable camouflet fait à la Côte d'Ivoire entière par une organisation approximative. Ne serait-ce que du point de vue de la qualité du matériau utilisé pour la confection du podium de ce grand rassemblement qui devait laisser les souvenirs les plus positifs dans la mémoire des ivoiriens et qui a été entaché par l'incident de la chûte de l'hôte de marque et de son épouse. Pour nous, la responsabilité des organisateurs est inesquivable et leur dédouanement impossible!

 

 

Les faits, relatés par le quotidien Notre Voie:

 

'' Un malheureux incident survenu, hier, au stade municipal de Yopougon a failli gravement entacher la fête de la jeunesse africaine. En effet, alors qu’il avait fini de faire son adresse à la jeunesse, le révérend-pasteur Jesse Jackson s’apprêtait à descendre du podium quand les artistes-chanteurs Yodé et Siro l’ont invité à danser avec eux. Dans la folle ambiance, de nombreux jeunes sont montés sur le podium pour communier avec le célèbre combattant de la liberté. Et patatras, le podium cède sous le poids du public.
L’épouse de Jesse Jackson qui était sur le podium avec son mari et d’autres personnes s’écroule. Elle est blessée à la jambe et sera d’urgence conduite à la Polyclinique Sainte-Marie (PISAM) pour recevoir des soins. Mme Jesse Jackson y sera maintenue quelque temps pour observation. Avant d’être libérée dans la soirée. Selon le communiqué radiotélévisé de la police nationale, l’effondrement du podium est dû au manque de solidité du matériel utilisé. Jesse Jackson, son épouse et leur délégation devraient regagner les Etats-Unis aujourd’hui. Le révérend Jesse Jackson a indiqué que l’incident survenu à la dernière minute ne devrait pas être exagéré. Mieux, a-t-il indiqué son épouse et lui ainsi que la délégation qui l’accompagne sont en sécurité et se portent bien. B.S.''

 

Notre commentaire:

 

L'incident survenu, à Yopougon, au meeting devant clôturer le 4ème Congrès du COJEP est, à mon avis, totalement inacceptable, même si à la conférence de presse qu'il a donnée, dans les locaux de Fraternité matin, hier soir, Jesse Jackson en a clarifié les circonstances, en ces termes: « Un tout petit problème a émaillé la fin de notre célébration. Le podium s'est écroulé alors que nous étions en train de danser. Ce n'est pas la faute à nos hôtes, car le podium n'était pas fait pour recevoir beaucoup de personnes à la fois. Nous avons tous laissé éclater notre joie et l'incident s'est produit. C'était traumatique mais pas sévère. Il se peut que ma femme ait eu une petite fracture ».

 

On comprend, aisément que le Révérend Jesse Jackson veuille excuser et dédouaner les organisateurs de ce meeting, en particulier, et ceux du 4ème Congrès des Jeunes et des Patriotes, en général. Mais pour nous autres amoureux et adeptes de l'honneur et de la dignité, il est absolument hors de question de les en dédouaner ou de leur permettre d'esquiver leur responsabilité dans la chûte de l'hôte de marque et de son épouse, du reste, blessée.

 

Comment comprendre qu'on puisse installer une personnalité comme Jesse Jackson - qu'on a annoncé à grand renfort de publicité et pour l'arrivée de qui l'Etat ivoirien a effectué des dépenses faramineuses pour avoir son honneur sauf - sur un podium en bois et, qui plus est, en contre-plaqué (nous l'avons tous vu)! Ce n'est pas pardonnable! Pourquoi faut-il que les ivoiriens s'illustrent toujours de la mauvaise façon? Est-ce par insuffisance de ressources ou de moyens que le COJEP a choisi cette option du matériau de bois, là où on pouvait aisément trouver et utiliser un podium métallique?  Ou est-ce par négligence, ou plus grave, par inconscience? Ou pire, par la mauvaise appréciation de la trempe de l'invité?

 

Si on estime - dans mon entendement - qu'on n'a pas les moyens de se louer un podium métallique pour recevoir un tel homme, à un meeting d'une telle envergure où on pouvait facilement prévoir des débordements comme la montée en masse des jeunes euphoriques sur l'estrade, alors on n'organise pas un meeting ou du moins, on ne fait pas monter un podium. Ou même plus, on ne fait pas venir Jesse Jackson en Côte d'Ivoire! Il faut respecter les ivoiriens, diantre!

 

Là où je trouve encore plus inexcusable le Comité d'Organisation du COJEP, c'est le fait - même s'ils estimaient ne pas avoir eu assez de ressources - de ne pas avoir plutôt eu recours à des chevrons (qu'à des contre-plaqués) pour concevoir le plancher du podium, à défaut de métal. La structure de l'estrade aurait été plus stable et plus robuste. La Présidence de la République dont la responsabilité n'est pas moins engagée - elle qui a mobilisé fonds et énergies pour recevoir le distingué invité - aurait dû, elle aussi, veiller et s'assurer de la qualité du matériau utilisé. Que nenni! Parce qu'en Côte d'Ivoire - je le dis tout net - on ne prend jamais rien au sérieux. Nous aurions pu, pour une fois, faire une exeption. Que non! Je ne serais pas du tout étonné que les membres de l'organisation chargés de la confection du podium ait gardé, par devers eux, une partie du budget à eux alloué pour effectuer la tâche. En bons ivoiriens. Histoire de tirer profit de l'évènement et pouvoir pour ainsi dire, après la manifestation, aller ''chauffer'' dans les ''nights'' de Yop, à la rue Princesse. Misère de misère!

 

DINDE Fernand AGBO

 

23:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : jesse jackson, chûte au meeting de yopougon, cojep, blé goudé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 12 août 2009

JESSE JACKSON VIENT "BEATIFIER" BLE GOUDE


obama-jackson533.jpgLu sur le blog de Richman Mvouama. Assez intéressant!

C’est un très grand coup que vient de réussir celui que les jeunes patriotes appellent Général Blé Goudé. Lui que l’ONU traite comme un ennemi de la paix, obtient, à une de ses manifestations, la présence d’un afro-américain de renom, un des soutiens du président Obama des USA. Les USA sont, cependant, 1er contributeur de l’ONU. Même s’il prétend n’avoir aucun parti pris en Cote d’Ivoire, il est au moins sûr que sa présence va béatifier Blé Goudé et remettre en question certains jugements sur sa personne.

Stratégiquement, on devrait élever au maximum le potentiel de Jesse Jackson et en faire un lien avec le président Gbagbo, pour alimenter le mythe. Qui est fou ! En tout cas, on a beau le critiquer, mais dans cette affaire, je tire mon chapeau à Blé Goudé!

17:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Monde, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jesse jackson, blé goudé, cojep, onu, usa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 31 juillet 2009

DE QUOI JE ME MELE?

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Photo: SEM Jean-Marc SIMON, Ambassadeur de la République de France en Côte d'Ivoire. Par Prisca, Abidjan.net.

L'attitude provocatrice de la France, ces derniers jours, vis-à-vis de la Côte d'Ivoire est suspecte: Elle n'en finit pas de se cristalliser sur le report des élections du 29 novembre 2009. Pour l'heure, il n'en est absolument pas question, en Côte d'Ivoire. Aurait-elle le projet d'occasionner un report pour demander, ensuite, la tête des acteurs politiques ivoiriens et singulièrement, celle du Président GBAGBO? L'avenir proche nous le dira. Au demeurant, il n'appartient pas à la France, fût-elle la puissance colonisatrice de décider à la place des ivoiriens, ce qu'ils veulent pour leur pays. S'ils veulent un report, ils le décideront eux-mêmes et s'ils n'en veulent pas, c'est à eux seuls d'en juger. De quoi donc je me mêle?

 

Le Conseil de sécurité a prorogé hier, jusqu`au 31 janvier 2010 le mandat de l`Opération des Nations Unies en Côte d`Ivoire. La France en a profité pour mettre en garde contre tout report des élections.


La France a encore brandi le bâton face aux risques de report de l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire. Cette fois, c`est la tribune du Conseil de sécurité, réuni hier, sur la situation ivoirienne que l`ancienne puissance coloniale a choisie pour exprimer son peu de confiance en la volonté des dirigeants ivoiriens de tenir effectivement les joutes présidentielles au 29 novembre. Intervenant après l`adoption de la résolution du Conseil portant prolongation du mandat de la mission onusienne à Abidjan, le représentant permanent de la France, M. Jean Maurice Ripert, a prévenu que toute tentative de reporter les élections sera inacceptable. Selon lui, le Conseil de sécurité ne se laissera pas abuser «par des faux-semblants techniques». «Si les élections du 29 novembre devaient être reportées, les responsabilités des uns et des autres seraient clairement établies et le Conseil de sécurité en tirerait les conséquences», a-t-il chargé. «Qu`ils sachent, a-t-il ajouté en parlant des acteurs politiques ivoiriens, qu`ils sont pris au mot par le Conseil de sécurité et qu`ils seront jugés sur leurs actes et que c`est dans cet esprit que le Conseil suivra de près dans les semaines à venir, notamment la publication de la liste électorale provisoire, puis de la liste électorale définitive, avec l`appui de la facilitation et du représentant du secrétaire général». Quant au Conseil de sécurité il affirme pour sa part que tout report de l`élection présidentielle serait incompatible avec «un processus crédible» et avec l`Accord politique de Ouagadougou. Les 15 membres du Conseil ont exigé certains résultats précis à court terme. «Il (Ndlr : le Conseil) rappelle que la publication de la liste électorale est une étape cruciale du processus électoral, attend avec intérêt la publication de la liste électorale provisoire d`ici la fin du mois d`août 2009 et demande instamment aux acteurs politiques ivoiriens de tenir leurs engagements pleinement et sans délai», indique le communiqué qui a sanctionné la réunion. L`organe principal de l`ONU a encouragé le facilitateur (le président Blaise Compaoré) et le représentant spécial du secrétaire général (M. Choi) «à l`informer sans délai de toute difficulté qui pourrait mettre en péril le calendrier électoral». Il a également «réaffirmé son plein appui à (M. Choi) dans son rôle de certification. Il souligne qu`il fondera son évaluation du processus électoral sur la certification qui sera préparée par (lui)».

Djama Stanislas (Quotidien Nord-Sud)

Source: Abidjan.net

14:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans France, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : onu, france, report élections ivoiriennes, alcide djédjé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 23 juillet 2009

AFFAIRE KIEFFER : ET REVOICI LE CHIFFON ROUGE DE LA FRANCE!


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Hier, mercredi 22 juillet 2009, à 18h GMT, la chaîne française France 24 a relayé un reportage de France 3 dans lequel un prétendu nouveau témoin dans l’affaire Guy-André KIEFFER, du nom d’Alain GOSSE, fait des révélations sur la mort du susnommé : Selon celui qui se fait appeler Major Alain GOSSE, Guy-André KIEFFER aurait subi un interrogatoire à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, au Plateau, dans une petite salle au sous-sol qui se présenterait comme une sorte de cellule de garde à vue.

Il y aurait été interrogé alors par le Commandant Séka Séka, aide de camp de Mme Simone GBAGBO, le Capitaine Tony Oulaï (aujourd’hui incarcéré en France, dans le cadre de cette même affaire) et Monsieur Baï, garde de corps du Président Laurent GBAGBO, sur son intérêt pour le cacao ivoirien et ses investigations relatives aux armes de guerre achetées par l’Etat de Côte d’Ivoire. Après cet interrogatoire, il aurait été emmené dans un lieu inconnu où une bavure aurait causé sa mort par balle.


La journaliste Vanessa Burggraf qui présentait cette édition du journal interroge, par la suite, Maître Rodrigue Dadjé, Avocat de Mme Simone GBAGBO, en direct, pour qu’il se prononce sur l’élément de la chaîne France 3. Il est très clair : Ce monsieur qui se fait passer pour un soldat de l’armée ivoirienne n’en est, en fait, pas un. Mieux, c’est un burkinabé. Il rejette entièrement le témoignage du prétendu gendarme ivoirien et relève les contradictions voire les incongruités entre les thèses de Tony Oulaï et du nouveau témoin. Il souligne le fait que les enquêtes actuelles sur ce dossier sont en bonne voie et qu’il déplore que chaque fois que l’on approche de l’éclatement de la vérité, il faille que de nouveaux témoins soient exhibés pour déjeter l’opinion publique sur des questions moins importantes, avant d’indiquer la totale sérénité de Mme Simone GBAGBO relativement à ce nouvel élément dans l’enquête (qui n’en est pas, en fait, un) et de passer, de façon tout à fait inopinée, la parole au Commandant Séka Séka, en direct, prenant ainsi de cours l’animatrice de l’édition du journal de 18h.


Le Commandant Séka Séka, invité inattendu (et peut-être indésirable), souligne d’entrée de jeu qu’il ne devait, en principe, pas intervenir en direct sur ce dossier mais s’y astreint pour avoir été nommément cité dans le reportage de France 3. Il met tout de suite en pièce le témoignage fallacieux du vrai faux témoin en déclinant entièrement sa véritable identité : Zinsonni Nobila Paul. Un burkinabé, né au Burkina Faso, dans une ville burkinabé, de père et de mère burkinabé, avec un patronyme parfaitement burkinabé. Le faux témoin est démasqué et ce d’autant plus que tout soldat ivoirien qu’il dit être, il rabat son béret militaire sur la droite alors qu’en Côte d’Ivoire, le béret se rabat sur la gauche. Cela est totalement inconcevable pour une personne qui se réclame de l’armée ivoirienne. Un tel individu ne peut donc aucunement être exhibé comme un militaire ivoirien travaillant à la Présidence de la République, témoin des circonstances de la mort du journaliste-homme d’affaires français Guy-André KIEFFER.


Cette intrusion ébranle un tantinet la journaliste Vanessa Burggraf et peut-être même toute la rédaction du journal de France 24. Pour preuve, à 18 heures 30, l’intervention caustique du Commandant Séka Séka est retirée de la nouvelle édition du journal et à 19h GMT, un certain Joseph TUAL, invité de cette autre édition, fait un raccourci incroyable en affirmant que ce nouveau témoignage jettera certainement le discrédit sur le régime GBAGBO. Très révélateur !

Etait-ce la vérité que recherchait France 24 en relayant cet élément de France 3 et en invitant un commentateur si peu sérieux ou le marquage des esprits par un nouveau témoignage discréditant l’entourage de Mme GBAGBO et donc Mme GBAGBO elle-même, et par ricochet, son époux le Président GBAGBO ? Sûrement pas !

Par cette manœuvre inconsidérée derrière laquelle se trouvent incontestablement les autorités françaises, il s’agit une fois de plus de jeter l’anathème sur le régime ivoirien et de présenter indirectement le candidat GBAGBO, à l’approche des élections présidentielles de novembre 2009 pour lesquelles tous les sondages le donnent gagnant (même ceux commandités par ces adversaires), comme un personnage infréquentable et peu recommandable, de sorte à justifier devant l’opinion internationale tous les coups bas en préparation par la France contre la Côte d’Ivoire.


Décidément, Nicolas SARKOZY ne fait plus de scrupules pour positionner voire imposer son poulain Alassane Ouattara, en Côte d’Ivoire, après avoir diabolisé et quasiment présenté comme un vil personnage le Président GBAGBO, aux obsèques d’Omar BONGO, et récemment Henri Konan BEDIE. Si cela ne s’appelle pas ’’choisir son candidat’’, je donne ma langue au chat !


La presse nous a rapporté, antérieurement, que selon l’épouse ghanéenne de KIEFFER, trois jours après la disparition et, certainement, la mort de son conjoint, deux individus de race blanche ont débarqué à leur domicile et ont mis la maison sens dessus dessous, à la recherche d’un mystérieux document. Surpris de la trouver à son domicile, ils lui ont intimé l’ordre de rentrer chez elle, au Ghana, si elle tenait à sa vie.


D’où vient-il donc que l’Elysée s’escrime à imputer la disparition de cet homme d’affaires-journaliste français qui a mal goupillé son ’’business’’ au régime ivoirien ?

De deux choses l’une : Soit KIEFFER est vraiment mort et certainement pas entre les mains du régime ivoirien (c’est une absolue certitude), soit il se la coule douce sur une île paradisiaque, aux frais de l’Elysée, de sorte que sa prétendue mort serve de chiffon rouge contre le régime GBAGBO (si on peut encore appeler ’’régime’’ ce panier à crabes qu’est le gouvernement ivoirien).

Au moins une chose est sûre : Ces turpitudes de la France contre la Côte d’Ivoire, y compris la dernière bavure de SARKOZY depuis le consulat de France à New York (sans les Casques Bleus, j’aurais fait le nettoyage en Côte d’Ivoire), nous indiquent, on ne peut plus clairement, qu’on veut la peau de GBAGBO et que les mois à venir ne seront pas de tout repos pour nous, peuple ivoirien. Mais un peuple digne ne se laisse pas plier comme une feuille de papier. Nous reprochons mille et une choses à GBAGBO, certes, mais il est le seul qui ne vendra pas l’âme de la Côte d’Ivoire à la France. Il représente, pour nous, le moindre mal et s’il doit être évincé du pouvoir, qu’il le soit par les urnes et pas autrement ! Que ceux qui manoeuvrent en eaux troubles se le tiennent pour dit ! Salut !



DINDE Fernand AGBO

jeudi, 09 juillet 2009

UNE PHRASE QUI EN DIT PLUS QUE LONG!

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Chers lecteurs, je vous prie de m'en excuser mais je ne sais pas si c'est moi qui lis mal ou si le Nouveau Réveil, l'organe le plus proche du PDCI, a vraiment sous-titré ce que j'ai lu: SARKOZY NE COURONNERA PAS UN MEDIOCRE! (voir sous-titre en rouge, sous la Une du jour).

''Or donc'' nous attendons SARKOZY, et donc la FRANCE, pour couronner notre futur Président, celui que nous allons élire, au soir du 29 Novembre 2009??!!! Voici comment de petites phrases éventrent les projets les mieux dissimulés et la planification des périls les plus sombres!

Qui me parlait de la mort de la Françafrique! Ivoiriens, vous ne direz pas que vous n'avez pas été prévenus! A bon entendeur, salut!

DINDE Fernand AGBO

19:47 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nouveau réveil, pdci-rda, françafrique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 29 juin 2009

ALASSANE OUATTARA: DES PROPOS INCONSEQUENTS QUI FACHENT

 
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L’intégralité de la réaction de la Coordination des femmes patriotes

 Samedi 27 juin 2009 - Par Notre Voie

    

Les déclarations faites par Alassane Ouattara en tournée au Centre fâchent les femmes patriotes. Hier, face à la presse, à leur siège aux Deux-Plateaux, leur présidente, Geneviève Bro Grébé, s’est élevée contre l’attitude du président du RDR. Nous vous proposons l’intégralité de sa réaction.

Mesdames et Messieurs les Représentants des organes de presse, Mesdames les membres de la Coordination des Femmes Patriotes, Mesdames et Messieurs,

Nous venons en ce jour, faire une déclaration relative aux propos tenus par l'un des candidats déclarés à l'élection présidentielle, en l'occurrence, Monsieur Alassane Dramane Ouattara, Président du RDR.
Le Mardi 23 juin 2009, une phrase terrible barrait la “une” du quotidien Fraternité Matin ; à savoir : “Votre combat était indispensable”. C'était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.
Après lecture de l'article, nous avons pris soin de vérifier auprès de son auteur, pour savoir s’il a bien entendu cette phrase de la bouche d'Alassane Ouattara ; ce qu’il nous a confirmé, avant que nous ne découvrions cette même phrase dans plusieurs organes de presse. C'est donc vrai que ce monsieur a osé prononcer cette phrase en pleine période de réconciliation nationale.
Nous avons alors cherché la signification de l'adjectif indispensable dans le dictionnaire de la langue française ; indispensable signifie: «ce dont on ne peut se passer». Les synonymes d'indispensable sont : essentiel, inévitable, nécessaire, obligatoire, primordial, principal, vital.


Alors, questions : Quel était le combat ? Et en quoi était-il indispensable ?
Le combat pour que Alassane Dramane Ouattara devienne candidat à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire ?
Quelle injure au peuple souverain de Côte d'Ivoire ! Quand on sait que ce combat a semé tristesse et désolation. Plusieurs milliers d'Ivoiriens et d'Ivoiriennes ont perdu la vie. Des centaines de femmes et d'enfants ont été violés et ont contracté le virus du SIDA. Des centaines de personnes sont handicapées à vie ; de nombreux déplacés de guerre ont été spoliés de tous leurs biens et ont perdu toute dignité humaine. Les veuves et orphelins de guerre ne se comptent plus ; les zones CNO sont dans un état lamentable ; toutes les infrastructures étant dégradées. L'indice de pauvreté au sein des populations en général a augmenté.


Au vu des conséquences de ce combat, peut-on vraiment dire qu'il était indispensable ? Et pourtant, il prétend vouloir faire campagne sans heurter ses adversaires !
Pendant combien de temps, chers Ivoiriens, chères Ivoiriennes, allons-nous laisser le loisir à Alassane Dramane Ouattara de perturber notre sommeil et la quiétude de notre beau pays? Ce monsieur n'est pas à sa première déclaration gravissime.
Nous voulons nous souvenir qu'en 1995, c'est le même qui a déclaré sur TV 5 : «on ne veut pas de ma candidature parce que je suis musulman et du Nord». Nous savons l'effet que cette instrumentalisation de la région et de la religion à des fins politiques a fait.


Nous voulons nous souvenir qu'en 1999, c'est le même qui a dit : «ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.
Nous voulons nous souvenir qu'en 2000, après l'élection du président Gbagbo Laurent, c'est le même qui a appelé ses militants à descendre dans la rue pour ramasser le pouvoir qui y était. Cela s'est soldé par de nombreuses pertes en vies humaines et plusieurs blessés.

 
En dehors de ces déclarations, nous voulons nous souvenir que depuis l'irruption d'Alassane Dramane Ouattara dans la vie politique Ivoirienne, la Côte d'Ivoire est troublée. En effet, c'est lui qui a refusé de respecter l'Article 11 de la Constitution ivoirienne à l'issue du décès du président Houphouet-Boigny. C'est lui qui a eu la «brillante» idée de la carte de séjour qui nous a fait tant de mal ; et c'est encore lui qui a «raccroché» les enseignants.
Jusqu'où ira-t-il ? Si tant de morts ne l'émeuvent guère?


Au moment où la Côte d'Ivoire panse ses plaies, où les filles et fils de ce pays essaient de se trouver pour reconstruire leur pays paralysé pendant sept longues années, Alassane Dramane Ouattara demeure dans une logique de belligérance et de violence en invitant les Forces Nouvelles à mettre fin aux arrangements politiques.
C'est pourquoi, les femmes patriotes de Côte d'Ivoire :


1) font une mise en garde au sieur Alassane Dramane Ouattara afin qu'il se ressaisisse et mette définitivement fin à ses activités déstabilisatrices de leur pays ;
2) interpellent la Communauté Nationale et Internationale sur la nécessité de rappeler le sieur Alassane Dramane Ouattara à l'ordre ;
3) interpellent M. Choï, Représentant du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, pour le respect du code de bonne conduite, signée sous son égide ;
4) demandent au Facilitateur, Son Excellence, le président Blaise Compaoré de mettre tout en œuvre pour freiner les ardeurs du sieur Alassane Dramane Ouattara ;
5) appellent les Ivoiriennes et les Ivoiriens à la vigilance afin de barrer le chemin à toute tentative de déstabilisation de la Côte d'Ivoire.

16:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : ado, alassane dramane ouattara, rdr, pré-campagne, geneviève bro-grébé, femmes patriotes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 22 juin 2009

RELATIONS FRANCE-COTE D'IVOIRE: LA VRAIE RAISON DES DERAPAGES DE SARKOZY

Nicolas Sarkozy lors de son discours devant le Congrès réuni à Versailles le 22 juin 2009.

Coup de sang de sarkozy ! Pourtant, l'homme avait réussi jusque-là, à rompre avec l'émotivité propre à son prédécesseur de l'Elysée, dans son appréciation des événements politiques en Côte d'Ivoire. Qu'est-ce qui a donc pu pousser Sarkozy à brouiller sa propre image au Gabon ? Au point de ruiner le peu de crédit que les ivoiriens accordaient jusque-là aux propos des dirigeants français fortement soupçonnés en Eburnie d'être derrière la crise de septembre 2002 ? Décryptage d'un dérapage langagier.


La France et la Communauté internationale ont salué en Côte d'Ivoire, les avancées du processus électoral avec en prime, l'annonce de la date du premier tour de l'élection présidentielle. Des ministres et autres émissaires français et onusiens de passage en Côte d'Ivoire se sont publiquement réjouis de l'application de l'Accord de Ouaga. Qu'est-ce qui explique alors les dérapages de Sarkozy au Gabon ? Pourquoi, au moment où l'air du moment est au recueillement avec la disparition du président Omar Bongo (pendant les cérémonies funéraires), le président français s'est cru obligé de douter des déclarations (longtemps connues) des autorités ivoiriennes (Le président de la Cei, le Président de la République, le Premier ministre, les leaders des partis de l'opposition ivoirienne) relativement à l'organisation de l'élection présidentielle fin novembre 2009 ? Les psychologues sont bien placés pour expliquer le comportement de Sarkozy. Qui se comporte comme un quidam pris en flagrant délit de magouille. Deux attitudes s'observent généralement chez lui. Soit, la tête baissée, le profil bas, il se fait tout petit, rase les murs et tente de vite se faire oublier ou pardonner. Soit par orgueil, il trouve partout des boucs émissaires en se projetant comme victime. Et, cherche à noyer le poisson dès qu'on lui pose (indirectement) une question de fond. C'est la seconde voie que l'Elysée vient d'emprunter lors des obsèques du président gabonais, Omar Bongo. Tout dans l'attitude du successeur de Chirac à la tête de l'Etat français ressemble fort bien au syndrome de persécution. Un délire de persécution consécutif certainement à la déclaration du Président ivoirien, Laurent Gbagbo, qui dans son message de compassion au peuple gabonais, invitait au respect de la légalité, de la Constitution et du bon sens au moment où s'amorce une transition politique : "La Côte d'Ivoire, c'est une question de succession mal réglée ;je souhaite que le Gabon ne rentre pas dans la même situation". Il semble que le message du chef de l'Etat ivoirien a énervé des politiciens occidentaux. On était loin de se douter que cette réaction du président de la République de Côte d'Ivoire qui ne s'adressait pas forcément à l'Elysée mais s'inscrivait dans le flot de compassion adressée par les dirigeants du monde au peuple gabonais, irriterait Sarkozy. Au point de le voir piétiner les convenances diplomatiques, en ruant dans les brancards pour s'inviter (maladroitement) dans le processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire. A la vérité, les autorités françaises ont l'impression que le chef de l'Etat ivoirien a révélé la vraie nature de leur régime. Elles reprochent (sous cape) à la Côte d'Ivoire, d'avoir démasqué les plans établis. Selon des observateurs avertis, l'avertissement du Président ivoirien au peuple frère du Gabon, ne pouvait que heurter violemment la conscience des gardiens du temple de la Françafrique dont la stratégie (qui se mettait en place) vise essentiellement à la "monarchisation" du pouvoir au Gabon. Pour prémunir ce pays des démons de la déchirure sociale, l'opposition gabonaise prévient : "Il n'est pas question de " tradition africaine". Ceux qui en parlent sont même loin de connaître les traditions gabonaises. Nous passerons par les urnes, et gare à quiconque voudra forcer sa place à la tête de l'Etat. Quant à Ali Bongo (Fils aîné du défunt président et actuel ministre de la défense), qu'il se mette en garde. Les urnes sont faites pour tout le monde. L'utilisation de la force de sa part ne générera que du tort au pays, pareil s'il tentait une fraude électorale (Rfi du 10.06.09). Ali Bongo serait-il pré positionné pour succéder à son père à la tête de l'Etat ? Secret d'alcôve ! Même si l'homme évite en public d'évoquer la succession du "vieux" : "Il est trop tôt, c'est indécent. Ce qui nous préoccupe, c'est le recueillement". N'empêche que c'est bien lui qui, à la télévision, a appelé les gabonais au calme peu après que la nouvelle du décès a été finalement officialisée. Lui qui, dans la foulée, a décrété la fermeture des frontières. Lui le patron de l'armée dont quelques véhicules blindés patrouillent en ville. Lui dont la probable candidature à la prochaine élection présidentielle agite le pays. Lui enfin que la France cajole discrètement au nom de la stabilité. Au risque de favoriser une succession héréditaire, déjà vue au Togo ou au Congo-Kinshasa, qui révulse nombre de Gabonais. En tout cas, selon la rumeur gabonaise, Ali Ben Bongo serait dans un deal avec la France. Son rendez-vous avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en décembre 2008, a été perçu comme un adoubement (In Le Monde du 18.06.09). Ce que confirme l'opposition gabonaise après le décès de Bongo père : "Ali Bongo a finalement été accepté par l'ensemble de la classe politique gabonaise (majorité présidentielle) comme successeur désigné de son père (Omar Bongo Ondimba), à l'issue d'un conseil des ministres qui s'est tenu au Palais de la présidence". Ali Bongo et Pascaline Mferry Bongo (sa demi-sœur), qui se disputaient la succession, étaient finalement parvenus à un "accord" de partage de pouvoir et ce, grâce à l'entremise de Fidèle Andjoua, le frère aîné du président - leur oncle, qui avait tenu, selon les dernières volontés de son frère, à ce que les querelles des deux enfants ne viennent entacher le déroulement des obsèques nationales et le recueillement des gabonais. Ali Bongo, qui menaçait de plus en plus fort de faire entrer des mercenaires au pays au cas où la succession ne s'appliquait pas aussitôt, avait fini par accepter [temporairement] le scénario de la proclamation du vide constitutionnel et de la transition démocratique que lui suggérait notamment la France. Rose Rogombé sera donc reconnue présidente par intérim durant les 45 jours prévus par la constitution gabonaise. L’élection présidentielle aura lieu quant à elle un mois après la période des obsèques nationales, qui elles prendront fin le 22 juin prochain (Source : Gabon+) Voici donc la Grande France, nue. Confuse. Embarrassée. Quand l'opinion publique française s'en mêle et rend de plus en plus compte que l'Afrique est en train de faire son deuil de la Françafrique : "Houphouët, Eyadéma, et maintenant Bongo sont morts. Côté Français, Foccart n'est plus, Pasqua est aux fraises, Chirac à la retraite. Les "tontons flingueurs" sentent le sapin; les chinois s'accaparent marchés et matières premières, Dubaï chipe un à un les grands ports à Bolloré, qui sont autant de portes d'entrée du continent noir… "Sarkozy, hué dit-on par les Gabonais, lors des obsèques de Omar Bongo, est comme pris au piège par sa promesse de rupture franche et des relations fondées sur les seules intérêts mutuels. Le journal français, Libération, estime que les bonnes résolutions du candidat Sarkozy ont vite cédé le pas au poids des habitudes et à la vanité des jeux de pouvoirs Elyséens… Le vertige de la tentation de reniement de soi est si fort chez certaines autorités françaises, qu'elles se sentent mal, très mal même, que ce soit un leader d'un pays, ex-colonie de la France, qui rappelle aux Gabonais et à la communauté internationale, comment échapper au syndrome ivoirien (la guerre des héritiers après la mort d'Houphouët) etc. On comprend la réaction de la France officielle, de ce nu-propriétaire (du Gabon). Si Sarkozy n'a pu s'empêcher de piquer sa crise d'urticaire en invoquant la situation de sortie de crise en Côte d'Ivoire en un lieu non indiqué et à un moment non propice, c'est bien parce que le roi est désormais nu. Pour les Gabonais et avec eux, les tenants de l'Afrique digne, seule l'application de la constitution du Gabon, pourrait sauver ce pays. N'en déplaise aux comploteurs, négriers de tous les temps, pris la main dans le sac.


Douh-L.Patrice
pdouh@yahoo.fr

Le Journal de Connection Ivoirienne
Date: 22 Juin 2009
Titre: Relations France-Cote d'Ivoire - La vraie raison des dérapages de Sarkozy

vendredi, 15 mai 2009

ET VOICI PLANTE LE DECOR DE LA FIN

           

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Ce jeudi 14 mai 2009, au journal de 20 Heures sur RTI, La Première, il nous a été donné de suivre la déclaration du Premier Ministre SORO Kigbafori Guillaume, à l'issue du Conseil des Ministres qui s'est tenu à la même date, sous la présidence de son SEM Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d'Ivoire, relative à la date de la prochaine élection présidentielle ivoirienne.

 

            En effet, sur proposition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le Président Laurent GBAGBO a signé un décret convoquant le collège électoral ivoirien pour le dimanche 29 novembre 2009, une date beaucoup plus raisonnable que les deux précédentes qui ont été de vrais coups d’épée dans l’eau, mettant ainsi fin au suspense et à la polémique dans lesquels macérait le pays, depuis de long mois, et qui constituait pour certains partis ivoiriens un véritable fonds de commerce politique.

 

            Le débat sur la question étant clos, reste maintenant à tous les prétendants au fauteuil présidentiel à faire valoir leurs talents d’hommes politiques, d’harangueurs de foule, sur la base de projets de société et de programmes de gouvernement pertinents, réalistes et pragmatiques, en s’éloignant des chemins trop faciles de la délation et de la violence, chers à quelques acteurs de l’arène politique ivoirienne.

 

            Mais, en ce qui me concerne, j’avoue être de ceux qui pensent que cette élection ne pourrait pas se tenir ou si elle se tenait par extraordinaire, finirait dans un gigantesque bain de sang. Pas par pessimisme mais par une froide analyse. Pour quelques raisons que je voudrais, ici, évoquer :

 

1-     Je trouve que l’opération d’enrôlement a laissé sur le carreau trop d’électeurs potentiels (seulement 77% d’ivoiriens enrôlés alors qu’on aurait pu se donner le temps de les prendre tous en compte, plutôt que d’opter pour la précipitation qui ne nous sert pas, sauf peut-être les politiciens) et pourrait, en cas de défaite, pousser certains candidats à contester les résultats, sous le prétexte que de nombreux électeurs de leur bord n’ont pu se faire enrôler, compte tenue des difficultés de reconstitution de certains documents administratifs entrant dans la liste des pièces à fournir pour l’opération. L’argument semble facile mais en politique (ivoirienne), tous les coups sont permis, et nous sommes bien placés, ici, en Côte d’Ivoire pour le savoir.

 

2-     Les meetings de pré-campagne des partis politiques ne sont pas du tout sereins. La violence verbale est régulièrement et constamment au menu, avec une logique du « Tout Sauf Gbagbo » qui donne des raisons objectives d’inquiétude. Les adversaires du Président GBAGBO n’envisagent pas de défaite dans cette prochaine joute électorale, eux qui digèrent mal, mais alors, très mal de lui avoir déroulé, à leur corps défendant, le tapis rouge durant bientôt deux mandats, en l’attaquant et en jetant le pays dans une crise armée.

 

3-     Les Forces Nouvelles ne jouent pas toutes, franc jeu. Jusque-là, nous sommes encore à attendre l’unicité des caisses entre le Sud et le Nord du pays, annoncée avec tambour et trompette et jamais vraiment réalisée, et qui pourtant doit faire de la Côte d’Ivoire un vrai Etat, sorti de l’informel et du ridicule.

 

4-     Le désarmement des ex-rebelles, clé de voûte du processus de sortie de crise et de la réconciliation nationale, n’est toujours pas fait. La passation des charges des Com-Zones  aux Préfets de l’Etat de Côte d’Ivoire tarde à devenir réalité et devra même bientôt se faire au forceps. Avec le risque que cela comporte que les vrais bailleurs de fonds de la guerre en Côte d’Ivoire ne tentent un baroud d’honneur, un dernier et sanglant passage en force pour accomplir, en une seule fois, ce qu’ils ont mis 7 années à poursuivre.

Objectivement, nos appréhensions ne pourront être levées que si ce désarmement devient entièrement et totalement effectif. En dehors de cet acquis, il serait illusoire et même naïf de penser, un seul instant, que nous puissions tenir des élections apaisées dans ce pays où les blessures de la guerre sont encore vivaces.

 

            Voici donc planté le décor de la fin : Fin définitive de la crise ivoirienne ou fin durable de la paix sociale dont nous avions commencé à goûter les fruits, par l’effort soutenu du gouvernement ivoirien et, surtout, des signataires de l’Accord Politique de Ouagadougou, le Président Laurent GBAGBO et le Premier Ministre SORO Guillaume.

 

            Que DIEU garde la Côte d’Ivoire !

 

 

DINDE Fernand AGBO

 

samedi, 25 avril 2009

SONS DISCORDANTS DANS LA GALAXIE PATRIOTIQUE

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Germain Séhoué (Pdt de la CJR-CI ) : “L’ONU veut-elle positionner Blé Goudé pour l'après Gbagbo ?” (version actualisée)

Des experts des Nations Unies (ONU), viennent d'avoir la pensée analytique ivoirienne. Et comment ?


1- Les faits

Le 5 mars 2009, un groupe d'experts onusien sur la Côte d'Ivoire, dirigé par Lipika M. Roy Chouhury, a adressé un courrier au DG de Fraternité Matin : "Blé Goudé doit être astreint, dans le cadre des sanctions, à des revenus de subsistance. Il lui est interdit d'avoir d'autres revenus y compris des droits d'auteur. Frat-Mat est en infraction. Il vous faut écrire au Conseil de sécurité pour avoir des informations complémentaires". Ce courrier a provoqué et continue de le faire, l'émoi collectif des Ivoiriens, en faveur du leader de la jeunesse patriotique ivoirienne. Pour certains, l'acte de l'Onu vise Laurent Gbagbo. Pour d'autres, l'Organisation de Ban-Ki Moon veut saboter le processus de paix. Mais selon Hamadoun Touré, le porte-parole de l'Opération des Nations Unies en Côte d' Ivoire (ONUCI), "Je ne pense pas que cela menace le processus de paix parce que le comité a rencontré les personnes sous sanction et leur a expliqué ce qu'il fallait faire pour la levée de ces sanctions." Pour ma part, c'est là où se trouve la clé de voûte de cette énigme. Et une preuve n’est pas que matérielle. Elle procède également d’un raisonnement logique. Raisonnement qui a donc pour vocation de faire jaillir la lumière. Raisonnons !

2- La réalité qui perturbe la démarche intellectuelle

Pourquoi attaquer aujourd'hui Charles Blé Goudé, alors qu'il constitue, qu'on le veuille ou non, un symbole dans les efforts pour le retour à la paix ? Tôt, il a parlé avec les rebelles, fait de Wattao, un ami et multiplié des actions pour la paix avec la rébellion, au point même où il s'est attiré des inimitiés parmi les radicaux, au sein de la galaxie patriotique. En plus, son livre édité par Frat-Mat, n'est pas une exhortation à la haine, mais présente une vision de la reconstruction de la paix. Pourquoi donc l'ONU peut-elle l'attaquer en ce moment précis ?

L'ONU sait que la production littéraire n'est pas la source de financement des activités de Blé Goudé. Que valent, aujourd'hui, ses droits d’auteur, dans le pouvoir financier du président du Cojep ? Rien. En demandant aux Ivoiriens de sortir dans la rue, la nuit du 6 novembre 2004, pour défendre la République contre l'occupation française, il n'a pas eu recours à des droits d'auteur ou au support d'un livre. Ils sont sortis pourtant. Il a commencé à financer les projets de jeunes (Sentinelles du COJEP de Marcory…), bien avant l'édition de son livre et la création de la structure de Communication, Leader's Team, dont il est le patron. Les moyens mis en œuvre pour ses gigantesques tournées en faveur de la paix et pour Laurent Gbagbo, ne peuvent sortir des revenus sur un livre. L'Onu sait donc que Charles Blé Goudé a de puissantes sources de financement, des robinets bien juteux, en dehors des gains de sa plume, qu'elle n'a pas la possibilité de fermer. Elle est consciente que sa provocation à l'égard de Blé Goudé, viserait Laurent Gbagbo, si et seulement si, elle pouvait induire, à travers la réaction de l'intéressé, le délitement de l'Etat. Chose que l'Onu même sait improbable, persuadée qu'il est des inconditionnels de l'actuel Président de la République. De même, pour la défense de ses droits d'auteur, le leader de l'Alliance de la jeunesse patriotique, ne devrait se permettre (même pour le plaisir personnel de se sentir soutenu), de perturber la sortie crise, en appelant ou laissant descendre à la rue, ses partisans, sachant que toute manifestation du genre, en ce moment si sensible, peut être infiltrée et récupérée par les bras séculiers des abonnées aux coups d’Etat.
Si donc, elle est convaincue que son attaque contre Blé Goudé ne gênerait pas Gbagbo, que d'ailleurs son nouveau Secrétaire Général Ban Ki-Moon et son représentant à Abidjan, Y.J. Choi, comprennent bien, si elle apprécie les efforts de paix du jeune leader, pourquoi alors, cette attitude de l'Onu contre Blé ?

3- L'agacement au CNRD

En 2008, on a constaté que la galaxie patriotique est traversée par des courants contradictoires. Au sein des jeunesses, l'unanimité n'est pas observée. Il y a beaucoup des guerres de positionnement et on ne parvient pas à parler d'une seule voix, comme une entité. Le CNRD, soucieux de l'union des forces dans la mouvance présidentielle, a mis en place une commission dirigée par l'honorable Ben Soumahoro, pour entendre les différents responsables des mouvements de jeunes. Tous ont parlé et exprimé leurs griefs, à l'exception de Charles Blé Goudé, qui ne s'est pas montré disponible. Dès lors, " des doyens " du CNRD, qui avaient de l'estime pour lui, ont pris un coup de froid et commencé à réviser leur regard vis-à-vis de lui. Ils ont pris conscience que le président du COJEP se sent déjà dans la peau d'un futur chef d'Etat. Même des gens avec lesquels Blé avait des meilleurs contacts, ont cessé de l'appeler. Ils estiment que c'en était trop et que Blé les a ridiculisés, eux, ses aînés. Bien d'observateurs ont remarqué que, généralement, Blé Goudé ne se rend pas à une cérémonie où il n'est pas la vedette. Ce coup à la commission d'arbitrage de Ben Soumahoro et l'adversité au sein même de la galaxie patriotique, avaient sensiblement grignoté sa popularité. Et il avait l'impression de vivre sur la vitesse acquise. En plus de ses tournées et autres actions médiatisées, il avait besoin d'être à la Une des journaux et davantage dans l'estime de l'opinion.

4- L'admiration de l'ONU pour Blé Goudé

Or, depuis longtemps, un groupe de lobby onusien est tombé sous le charme du leader de la jeunesse patriotique de Côte d'Ivoire et a décidé de le positionner pour l'après Gbagbo. Blé Goudé a toujours clamé qu'il n'est pas militant du Front populaire ivoirien (FPI), mais partisan de Gbagbo. Il a sa structure para-politique, Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP). Une structure qu'il ne cesse d'équiper et d'implanter à travers le pays. Qui, certainement comme le RPP de Laurent Dona Fologo, prendra son envol, le moment venu. Laurent Gbagbo ne sera pas éternellement le Président de la Côte d'Ivoire. Et la guerre de l'après Gbagbo que se livrent furtivement Affi N'Guessan (président du Fpi) et Mamadou Koulibaly (président de l'Assemblée Nationale et 3e vice-président du parti), donc tous du FPI, n'intéresse pas ces experts de l'Onu. On se souvient que pendant les manifestations violentes des Jeunes Patriotes contre la décision du GTI (Groupe de Travail International), relative à la dissolution de l'Assemblée Nationale, début janvier 2006, Charles Blé Goudé n'était pas sur le terrain de la violence. Couché devant l'ambassade de France, il observait une grève de la faim. Mais l'ONU avait tout fait pour le repêcher, et le mettre sur la liste des sanctionnés, c'est-à-dire des gens qui ont été violents : il était devenu, dès lors, un martyr.

L'Onu a tiré leçon de sa fronde contre Gbagbo : Si des attaques de front lancées contre Laurent Gbagbo l'ont rendu plus fort, des attaques de front lancées aujourd'hui, contre Blé Goudé le rendront plus fort pour l'après Gbagbo. C'est une façon de l'aider à faire ses armes, vu ses qualités (tribun, non-violent, mobilisateur et perfectible) démontrées pendant la crise. Charles Blé Goudé a avoué au cours de l’émission télévisée diffusée sur la 1è Chaîne de RTI, le 15 avril 2009, que les sanctions onusiennes ne lui « disent rien ». En d’autre termes, elles n’ont aucun effet négatif sur sa vie, son action et le processus de paix, puisque lui-même se bat pour ce processus. Dès lors, si l’ONU (dont les experts ne sont pas naïfs) continue malgré cette réalité, de multiplier les sanctions contre lui, c’est que ces sanctions ne sont pas des sanctions dans le sens de châtiment ou de punition, comme l’entendent les Ivoiriens. Elles ont quand même des effets, mais des effets positifs ; ce qui fait d’elles plutôt des outils d’endurance et de développement de sa personnalité et des arguments de sa promotion. C’est-à-dire des armes dont a nécessairement besoin une personne à qui l’on réserve une mission des plus importantes.

Habituellement, lorsqu’un prisonnier estime être injustement incarcéré, il accepte d’abord son élargissement, même sans que, forcément, son geôlier ne lui ait dit les motifs de son arrestation. C’est ensuite, une fois en liberté, qu’il se constitue partie civile contre celui ou ceux qui l’ont jeté en prison, pour dossier vide : il demande réparation. Ou alors pendant qu’il y est, son avocat, dépose une plainte, comme l’a fait Me Narcisse Aka, le 15 janvier 2009, contre l`Etat ivoirien auprès de la Cour de justice de la CEDEAO à Abuja, pour "violation du principe de la présomption d`innocence", "violation des règles de la détention préventive" et "atteinte au droit à un procès équitable" pour ses 4 clients, responsables de la filière cacao, dont Henri Amouzou, président du Fonds de développement pour les producteurs du café-cacao (FDPCC), et Angeline Kili, présidente du Conseil d'Administration du Fonds de Régulation du Cacao (FRC).

Blé Goudé, son COJEP et l’Alliance des Jeunes Patriotes pouvaient saisir la Cour Pénale Internationale, compétente en la matière, Cour qui « peut être saisie soit par le conseil de sécurité, soit par un Etat partie, soit par le Procureur ex-officio, agissant sur la base de renseignements reçus notamment des victimes, d’organisations non gouvernementales ou d’autres sources qu’il juge appropriées.» Il ne fait rien de tout cela. Mais face à la Nation, le 15 avril 2009, Blé Goudé a clamé qu’il ne veut pas recouvrer sa liberté tant que l’Onu ne lui a pas expliqué les causes de ses sanctions et ne promet pas non plus de porter plainte contre cette Organisation. Il se contente de dénoncer son action.

Dès lors, il n’est pas risqué de penser que Blé Goudé se plaît dans sa « prison » et y trouve son compte, en harmonie avec son geôlier. Parce que cette parodie de sanctions lui sert de fonds de commerce politique et sociologique, au détriment de nos nerfs partisans.

La création de scandales artificiels est une vieille méthode utilisée par certains hommes publics pour faire remonter leur cote de popularité en berne. Et là, je crains fort qu'il n'y ait un deal entre le groupe d'experts de l'ONU, auteur du courrier envoyé à Frat-Mat, et notre compatriote Charles Blé Goudé. Les experts de l’ONU ne peuvent ignorer que lorsqu’une censure frappe un livre, cela décuple la curiosité, donc permet un succès fou de cet ouvrage. Onu n’ayant aucun moyen de coercition pour amener Frat-Mat à respecter son mot d’ordre, cet éditeur peut alors, non seulement publier son courrier administratif, mais également éditer crânement ledit ouvrage. Si nonobstant tout cela, l’Onu, pour rien, censure ce livre et adresse un courrier à Frat-Mat, l’éditeur, c’est-à-dire qui a intérêt à ce que le livre se vende comme des petits pains, cela voudrait dire que l’ONU veut aider Blé Goudé à vendre mieux son prochain ouvrage. Et ce courrier publié, sans commentaire, a déjà atteint son objectif : l'émoi général. Voyez la levée de boucliers depuis la révélation de ce courrier. Les éditoriaux élogieux sont relancés pour la " victime " de l'ONU ; les articles au vitriol, rappelant les hauts faits de Blé, sont écrits contre les Nations unies ; les Sms de soutien distribués ; les parlements et agoras sont en ébullition ; des plateaux télé offerts à Blé pour amplifier l’affaire et vendre « à guichets fermés » le livre à paraître. L'ONU a donc ouvert une fausse polémique, rien que pour se jouer de nos intelligences et faire la promotion d'un des nôtres. Et nos analyses de semi intellectuels se sont littéralement fourvoyées face à une parodie de sanctions.

Blé Goudé a le droit d'être ambitieux. C'est humain. Restant sur son signal d'indépendant, après l'élection ou non de Gbagbo, il va engager dans des batailles départementales, ses forces qu'il est en train d'accumuler. Et là, il peut jeter des jeunes dans les compétitions, même contre le camp présidentiel. Mais que les hommes de Blé Goudé prennent des sièges au parlement, parmi les conseils généraux et les maires, ne nuirait pas à la politique de Gbagbo, dont il reste un proche. Mais si l'ONU ne reproche rien à Blé Goudé (c’est le cas) et veut même le positionner pour l'après Gbagbo, qu'elle le fasse honnêtement, sans nous tourner en bourrique, et vriller nos nerfs. Son aveu ferait partie de la réconciliation générale.

Germain Séhoué

Président de la Coalition des Journalistes Résistants de Côte d'Ivoire (CJR-CI)
gs05895444@yahoo.fr

22:31 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : blé goudé, cjr-ci, germain séhoué, onu, cnrd, rpp, cojep, l'après gbagbo, frat-mat, onuci | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 16 janvier 2009

SINGULARITES IVOIRIENNES

Dans cette semaine, en accordant un peu d’attention à l’actualité ivoirienne (plutôt morose, en ce moment), deux faits ont retenu mon attention, que je voudrais partager avec vous : L’invitation ou non de la Côte d’Ivoire à la cérémonie d’investiture de Barack Obama et le coût des prestations de la société de droit français SAGEM dans le processus électoral, en Côte d’Ivoire.

L’invitation à l’investiture du nouveau Président élu américain Barack Obama

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En début de semaine, nos hommes de presse se sont livrés à une querelle de chiffonniers, par journaux interposés, sur la question de l’invitation ou non du Président GBAGBO à l’investiture du nouveau Président élu américain, Barack OBAMA, le mardi 20 Janvier 2009, aux Etats-Unis d’Amérique.
Tout est parti de la presse patriotique ou « presse bleue » qui affichait, en début de semaine (Mardi 13 janvier 2009), des titres du genre : « Investiture de Barack OBAMA, le FPI invité », dans le quotidien Notre Voie, et « La Côte d’Ivoire, parmi les cinq pays africains invités », dans le quotidien Le Temps.
Réponse du berger à la bergère, le lendemain, la presse de l’opposition ou « presse verte » titre : « Obama n’a pas invité Gbagbo », dans Le Nouveau Réveil.

Franchement, cette palabre de chiffonniers n’honore pas notre pays et me fait honte. Diantre, qu’avons-nous à nous disputer pour une question d’invitation ou non de la Côte d’Ivoire par Barack OBAMA à son investiture ? Nous sommes un pays libre, indépendant et souverain ou non ? Barack OBAMA a beau être un symbole immense pour notre époque, cela ne nous autorise pas à patauger dans la vase et la fange et à nous empoigner comme des charbonniers. Nous sommes, certes pauvres, mais nous pouvons au moins faire l’effort de garder un peu de dignité ! Tout de même ! Comment voulons-nous, dans de telles conditions, inspirer le respect ?

Finalement, l’ambassadrice des USA en Côte d’Ivoire a tranché en martelant que cela relève de la seule compétence de la Maison Blanche. On attend donc de voir.

Que nous soyons invités ou pas, ce n’est pas cela le plus important. Ce qui prime sur tout, c’est l’urgence pour nous de remettre notre pays au travail. Car comme je le dis depuis assez longtemps, la Côte d’Ivoire ne travaille plus. Elle mime le travail mais elle ne travaille plus, véritablement. On s’efforce tout juste de maintenir l’appareil économique pour ne pas tomber en cessation de paiement mais le pays est en arrêt :
Il n’y a plus de développement en tant que processus global de transformation (positive) de la société ivoirienne : La morale a foutu le camp dans ce pays, l’éthique est devenue une valeur totalement approximative, l’éducation nationale ressemble plus à un leurre qu’à une réalité. On se contente tout juste de se donner bonne conscience et de sauver les apparences. Sans plus. Il n’y a, en fait, plus d’éducation.
La jeunesse ivoirienne est sinistrée, dans tous les sens du terme : Absence d’éducation, instruction approximative, chômage, vices, valeurs sociales en déperdition totale.

Le désordre en tout genre est devenu la caractéristique principale de notre pays. Il fait presque honte de se proclamer ivoirien.
L’absentéisme prononcé dans les services publics, livrés à eux-mêmes, sans contrôle ni inspection, nous nous en accommodons fort bien. Chacun y fait ce qu’il peut ou veut, depuis les chefs jusqu’aux subalternes.
Les ordures et les odeurs nauséabondes sont présentes dans la plupart de nos rues ; on urine, crache et jette des détritus et emballages de tout genre (papier, sachet), partout et n’importe comment.
L’indiscipline inexplicable et la conduite dangereuse des automobilistes qui ne respectent rien, pas même les règles élémentaires du code de la route, qui roulent sans papier, dans des tas de ferrailles appelés voitures, qui sont en réalité des tombeaux roulants, au-delà de la grave pollution que nous causent les fumées abondantes de leurs échappements.

Le racket signe son retour en force, sous les formes les plus diverses, le cadre de vie, l’habitat et l’urbanisation sont sinistrés, l’achat des diplômes et de l’admission aux concours de la Fonction Publique continuent leur bonhomme de chemin malgré une légère baisse, les difficultés d’accès à l’eau potable de nombreux quartiers, même parmi les plus chics, les coupures intempestives d’électricité malgré le fait que nous soyons un pays exportateur en la matière, la cherté de la vie, la misère et la paupérisation sont le lot quotidien de nos populations.

Les grèves intempestives repartent de plus bel (en début de semaine prochaine, les enseignants du secondaire entrent dans un arrêt de travail prolongé, pour non paiement d’arriérés de primes de correction), l’enrichissement illicite et scandaleux de quelques-uns au détriment du plus grand nombre (élus et administrateurs puisent abondamment dans les deniers publics, sans être le moins du monde inquiétés) se poursuit, allègrement, sous le regard complice de tous les chefs de l’administration et de la justice ivoiriennes.

Notre pays a arrêté de travailler. Plutôt que de nous livrer une querelle de bas niveau comme celle à laquelle nous assistons, en ce moment, sur une affaire d’invitation à la cérémonie d’investiture du président d’un pays étranger qui ne nous aimera pas pour nos beaux yeux, remettons notre pays au travail. C’est ce qui nous fera respecter et fera peut-être courir, un jour, vers nous les Etats-Unis d’Amérique.
Arriver à payer les salaires et à honorer le service de la dette extérieure n’est pas le développement. Il est tout juste question, ici, de sauver les meubles. Rien de plus.
Il nous faut donc aller aux élections, au plus tôt, pour espérer sortir notre pays de ce bourbier. Mais tous les acteurs ou partenaires de ce processus sont-ils sincères ? Cela nous amène à aborder notre deuxième point.

Le coût des prestations de la société Sagem dans le processus électoral
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Toujours en début de semaine, un reportage de la chaîne nationale de télévision, La Première, nous a permis d’écouter Monsieur KABRAN Appia, Conseiller Spécial du Président de la République, sur la question du coût que l’entreprise de droit français SAGEM nous a facturé, pour ses prestations dans le processus électoral ivoirien.

Ce coût (cramponnez-vous, pour ceux qui ne le savent pas encore), s’élève à la faramineuse somme de 100 milliards de francs CFA. Une aberration totale et absolue, pour la tâche à accomplir : L’identification des populations ivoiriennes.
Pour mieux vous permettre d’apprécier l’arnaque, sachez que l’INS (Institut National de la Statistique) aurait valablement (et certainement mieux) rempli cette mission pour seulement 7 milliards de francs CFA.
Comment comprendre un illogisme aussi criant, quand on recherche des fonds à travers le monde, pour financer les élections ivoiriennes ? Le bon sens ne commandait-il pas simplement d’opter pour le soumissionnaire le moins disant et d’utiliser la différence gagnée pour le financement d’autres aspects du processus électoral, sans qu’il soit besoin de courir le monde ? Y a-t-il de la logique en politique ?
Un processus où le bon sens est exclu a-t-il des chances d’aboutir ? Question objective et pertinente.

Monsieur KABRAN Appia est allé jusqu’à affirmer que toutes les élections des dernières échéances ivoiriennes (présidentielles, législatives, générales et municipales) n’ont coûté à l’Etat de Côte d’Ivoire que 13 milliards de francs CFA. D’où vient-il que les acteurs politiques ivoiriens (notamment ceux de l’opposition et les Forces Nouvelles) et les partenaires extérieurs du processus électoral ivoirien (notamment la France, à travers SAGEM) ont pu accepter une telle incongruité et une aberration aussi révoltante, si ce n’est qu’ils se sont tous inscris dans une logique de dépeçage de la Côte d’Ivoire et de partage éhonté des dépouilles de notre pays ? On imagine, très aisément, que le butin a été partagé entre ces différents acteurs.

Pour SAGEM encore, cela peut se comprendre, puisqu’avec l’appui des pouvoirs publics français, son but inavoué est d’engourdir le processus en nous fixant des coûts plus que surévalués, dépassant même la métaphysique, pour avoir plus tard, quand nous serons en cessation de paiement, l’occasion de nous accuser de mauvaise volonté et traiter ainsi le Président GBAGBO d’obstacle au processus électoral et d’ennemi de la paix, en Côte d’Ivoire, afin de pousser ses opposants à réclamer sa tête.

Mais ce qui est incompréhensible pour moi et qui m’amène à douter de la volonté réelle des Forces Nouvelles de conduire, aux côtés du Président GBAGBO, la Côte d’Ivoire aux élections, c’est leur acceptation de cet état de fait. Leurs tares congénitales en tant que Rébellion y sont-elles pour quelque chose ou ont-elles, comme le Président GBAGBO, cédé à la pression de la France et des « opposants » ivoiriens ? Je suis très intéressé de le savoir !

Comment peut-on voir les acteurs du processus électoral ivoirien s’inscrire dans une telle logique de dépeçage et de profit personnel et espérer qu’ils soient de bonne foi pour aller aux élections ? Difficile pour moi de le concevoir ! Ce n’est tout simplement pas possible.
Des individus qui disent être pressés d’aller aux élections et qui le crient sur tous les toits ne peuvent pas, objectivement, coopter une entreprise incompétente et qui nous facture la peau du dos (elle est incapable de faire un simple rapport rationnel des coûts, elle n’a pas pu déployer son matériel dans les délais, puisqu’il lui a fallu le coup de pouce des avions de l’ONUCI : Vraisemblablement, tout le monde mange dans l’affaire ! En plus de cela, la formation des opérateurs de terrain a été mal conçue, mal planifiée, mal organisée, voire approximative. Tous les affreux balbutiements du début des opérations en découlent, de source. Les délais ont été mal évalués, mettant tout le monde, et notamment le pays, en retard. Quels sont donc ces amateurs qui nous coûtent 100 milliards de francs, Seigneur Dieu, quand nous avons mieux et plus expérimentés, en Côte d’Ivoire ! L’INS ne fait-il pas école dans toute l’Afrique. Avions-nous, techniquement, vraiment besoin de SAGEM ? Non, trois fois non !).

Quand on a pu accepter cela, au nom de l’amour qu’on porte à son pays et au nom de la paix, on ne peut, raisonnablement, pas être accusé de ne pas vouloir aller à la paix ou aux élections.
Les opposants du Président GBAGBO (s’ils peuvent encore être considérés comme tels) ne sont plus fondés à le dire. Si le processus n’aboutit pas, ils devront s’en prendre à eux-mêmes pour leur choix mal éclairé ou intentionnel et à l’incompétence de leur dauphine d’entreprise française.
De toute évidence et de toutes les façons, ils devront assumer tous les échecs de ce processus puisque même la CEI (Commission Electorale Indépendante) est présidée par une personnalité de leur bord : Monsieur Robert Beugré MAMBE.

Pour en revenir aux Forces Nouvelles, leur bonne foi est, une fois de plus, en cause quand elles sont encore incapables de désarmer, à quelques mois des élections, et que nous semblons nous acheminer allègrement vers des échéances électorales « armées ». Rien de bon ne peut, objectivement, en sortir pour notre pays. Rien ! Notre besoin actuel de paix nous autorise t-il à accepter cette grave compromission ? Au cas échéant, il faudra s’apprêter à en assumer les conséquences.
Quand s’ajoute à cela les résistances qu’elles font (les Forces Nouvelles), en ce moment, au projet d’unification des caisses de l’Etat, qui devrait à brève échéance nous permettre de souffler économiquement et financièrement, nous sommes en droit de commencer à nous interroger sur leurs dispositions réelles.

Le parcours effectué avec elles, à ce jour, est déjà grandement appréciable, nous le leur concédons. Mais à quoi cela aura servi si on ne peut achever de façon civilisée, tout le processus ? Dans une épreuve de course, l’athlète est-il récompensé pour avoir participé à la course ou pour avoir franchi la ligne d’arrivée ? C’est à ce niveau que le peuple digne de Côte d’Ivoire attend les Forces Nouvelles.

Finalement, que de singularités dans ce pays ! Que DIEU nous garde et nous délivre de nous-mêmes d’abord (cupides et immoraux que nous sommes), et ensuite de tous nos ennemis, intérieurs et extérieurs.
Que l’année 2009 voit se lever sur la Côte d’Ivoire le soleil de la restauration et de la prospérité, ainsi qu’une nouvelle génération de femmes et d’hommes politiques, pétris de vertus et craignant DIEU, pour diriger la Côte d’Ivoire ! La génération actuelle est absolument et totalement disqualifiée ! Et cela arrivera, croyez moi, plus vite que nous ne pouvons l’imaginer. Ce n’est qu’une question de jours ou de mois. GOD WILL MAKE IT, à défaut de dire YES, WE CAN!


DINDE Fernand AGBO

11:33 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : investiture barack obama, sagem | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 19 décembre 2008

LETTRE OUVERTE DES JOURNALISTES RESISTANTS AU PRESIDENT BLAISE COMPAORE

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Les Journalistes résistants au Facilitateur Blaise Compaoré :

« Monsieur le Président, achevez votre œuvre de sortie crise en Côte d’Ivoire »
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Monsieur le Président, Facilitateur dans le Dialogue direct interivoirien,
Nous avons l’honneur de venir par la présente, attirer votre attention sur les faits qui risquent d’acculer à l’échec, l’Accord politique de Ouagadougou (APO), dont vous êtes le Parrain.

Lorsque vous vous êtes engagé à la tâche, en tant que Président en exercice de la CEDEAO, la Coalition des Journalistes résistants de Côte d’Ivoire (CJR-CI) a espéré vous voir, pour l’APO, comme la fusée gyrostabilisée, conçue en 1847 par le Britannique William Hale, fusée destinée à éliminer le poids mort du long stabilisateur arrière des fusées de Congreve, utilisées par le navire britannique Erebus. Vous êtes donc, non seulement le Facilitateur pour l’APO, mais surtout son stabilisateur, son système « antitorpille ». Ni la CEDEAO, ni l’APO ne vous autorisent à utiliser votre territoire, le pays frère, Burkina Faso, comme base arrière à des bandes rebelles, pour déstabiliser la Côte d’Ivoire.
Nous avons mis un trait sur les événements d’avant l’APO, où la rébellion dirigée par Soro Kigbafori Guillaume, s’était entraînée et équipée dans votre pays, avant de lancer l’assaut contre la Côte d’Ivoire. Mais, nous constatons avec consternation, que Koné Zakaria, chef de guerre de la zone 5 (Vavoua et Séguela), limogé le 16 mai 2008 pour indiscipline et réfugié au Burkina Faso, se livre à des déclarations anti-APO et parvient même à faire mutiner les éléments qui lui sont encore fidèles (attaque sanglante à Séguéla le 24 novembre 2008). Dans une interview donnée à Le Latéral info (Bamako) et reprise par Abidjan.net, Koné Zakaria a déclaré : « J'ai toujours marqué mon désaccord depuis que cette lutte a pris de nouvelles orientations, surtout après la signature des accords de Ouagadougou. »

Le devoir de solidarité sous régionale

La Coalition des Journalistes résistants de Côte d’Ivoire, est étonnée de savoir que Koné Zakaria, l’ennemi de votre « bébé », en résidence surveillée chez vous au Burkina, a la latitude de déstabiliser cet Accord qui redore votre blason en Côte d’Ivoire et dans l’opinion internationale. Parce que nous attendons du Président de la CEDEAO, le renforcement de l’unité et de la solidarité des Etats de la sous-région ; la coordination et l'intensification de la coopération en faveur du développement de la défense de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats membres. Et nous n’avons pas envie de désespérer.

Mais le champ gravitationnel dont souffre l’APO, s’étend au-delà des actions subversives de Koné Zakaria. L’attraction gravitationnelle est également exercée par les Forces Nouvelles (FN) et la position équivoque de la Facilitation. En effet, la question du désarmement des ex-combattants des FN, prévu au plus tard le 30 décembre 2007 par l’Art. 3 du 3e accord complémentaire à l’APO, est devenu un sujet tabou. Comme si l’hypocrisie outrancière, le reniement et la remise en cause de la parole donnée, n’avaient pas suffisamment montré aux acteurs politiques et militaires de cette crise, leur capacité de nuisance pour nos populations.

SIDIKI Konaté, la bouche incendiaire

Le 29 novembre 2008, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, ayant constaté le retard et même la relégation du dossier du désarmement, a interpellé le Premier ministre Soro Guillaume, en disant que « les élections sans désarmement signifieront l'échec de l'Accord politique de Ouagadougou» et que cela était inacceptable. Mais plutôt que de rassurer cette importante partie de l’Accord de Ouaga que représente Affi, le porte-parole des Forces Nouvelles, Konaté Sidiki, déclare le mercredi 3 décembre 2008, que « nous ne sommes pas demandeurs de la paix » et que «certains individus comme M. Affi N’guessan ont fait le choix de perpétuer la guerre en Côte d’Ivoire.» Et comment un partenaire de paix peut-il tenir les propos suivants à son co-équipier et attendre de lui, un baiser d’amour ? «Dans sa cynique volonté de se positionner dans son parti où il n’a aucun poids, Affi N’Guessan, en grand irresponsable, veut engager le destin de la Côte d’Ivoire avec son propre destin en déclin.» En quoi faisant ? En rappelant que le désarmement doit avoir lieu avant les élections ?

Mais juste après sa torpille, Konaté s’est envolé pour la Mecque, afin d’accomplir le 5e pilier de l’Islam. Mais à l’instar du personnage Raskolnikov, ancien étudiant contestataire et idéaliste, rêvant de devenir un être exceptionnel, auteur d’un double meurtre, « au nom de l’humanité » (Crime et Châtiment, roman de l’écrivain russe Fedor Dostoïevski, 1866), il ne devrait recevoir le « pardon de Dieu que s’il consent à se dénoncer » et que la Kaaba obtient l’aveu de sa culpabilité et le persuade de ce pardon d’Allah. Parce que selon le mutazilisme (première école théologique islamique importante, VIIIe et IXe siècles), « la question de l’importance des bonnes œuvres demeure et les mutazilites soutiennent qu’un individu qui a commis de graves péchés sans s’en repentir n’est ni un musulman ni un infidèle, mais se situe entre les deux. »

La position équivoque de la Facilitation

Et pendant que le tollé provoqué par cette sortie malheureuse agite l’opinion, votre Représentant spécial, Bouréima Badini, déclare ceci, le jeudi 11 décembre 2008, sur la radio ONUCI-FM : « L’essentiel, c’est que les gens ne portent pas les armes pendant l’élection ». Mais comment M. Badini peut-il garantir cela en cas de mauvaise humeur des ex-rebelles, qui ne cessent de nous montrer leur promptitude à recourir aux armes, dans leurs zones, comme dans les multiples tentatives de prise d’Abidjan ? Votre Représentant doit se rappeler qu’en 1991, en Angola, un premier accord de paix avait été signé entre le MPLA et l’UNITA. Qui a permis en septembre 1992, l’organisation d’élections pluralistes, législatives et présidentielle, dans les conditions indiquées à demi-mot par M. Badini. Mais le dirigeant de l’UNITA, Jonas Savimbi, a refusé la victoire de José Eduardo Dos Santos, son rival, à la tête de l’État depuis 1979. Et l’UNITA ne s’est pas embarrassée à reprendre les combats. L’exemple même, plus présent, de la République démocratique du Congo (RDC), où la rébellion du Gal Laurent Nkunda crée une situation humanitaire catastrophique, doit nous interpeller. Nous sommes persuadés que ni vous-même, le Facilitateur, ni M. Bouréima Badini, votre Représentant ne souhaitez cela à la Côte d’Ivoire.

Signalons également que le Centre de Commandement intégré (CCI), laboratoire de la nouvelle armée ivoirienne, excelle dans l’art de l’indiscipline et du désordre (mutinerie à Bangolo et N’Gatadolikro). Il est plus inquiétant que notre armée nationale, qualifiée autrefois d’armée d’opérette.

L’autre pesanteur qui menace l’APO, c’est Alassane Dramane Ouattara, président du Rassemblement des Républicains (RDR), ancien Premier ministre. Il vient de promettre à ses militants, qu’il sera au Palais présidentiel le 1er janvier 2009, sans leur indiquer comment il entend y parvenir, alors que la présidentielle n’est pas programmée fin décembre 2008. Pourtant, le 22 octobre 2008, lors de sa rencontre avec les populations de Tabou, le Président Laurent Gbagbo a indiqué ceci : « Chacun a le droit d’avoir des ambitions. Mais, en politique, c’est le peuple qui décide. Et l’autre pilier de la démocratie, ce n’est pas seulement de se faire élire, mais que les autres respectent ton élection. » Nous espérons que le Cadre permanent de Concertation (CPC) dont il est membre, lui demandera comment il entend procéder pour être au pouvoir, sans être choisi par les Ivoiriens.

Le désarmement, un leurre ?

Ajoutons à cela, le fait qu’il nous parvient de plus en plus, que Paris veut redevenir le point de ralliement des ennemis de la Côte d’Ivoire. Paris et ses acolytes ne doivent pas pousser les Ivoiriens, au sentiment anti-français, comme le pape Jean XXII a excommunié, en 1324, Louis IV de Bavière (Roi des Romains (1314-1346) et empereur, pour son ingérence dans les affaires italiennes (Italie du Nord).

Monsieur le Facilitateur de notre Dialogue, la Coalition des Journalistes résistants de Côte d’Ivoire vous prie de faire en sorte que l’APO, notre espoir, ne ressemble pas au poisson du paléontologue américain, Stephen Jay Gould (1941-2002), auteur « d’une contribution novatrice aux théories de l’évolution et vulgarisateur talentueux des sciences de la vie ». Stephen Jay Gould expliquait lui-même ainsi, dans les pages d’Encarta 2006, une de ses œuvres : « Dans un chapitre de mon premier livre, Darwin et les grandes énigmes de la vie, j’ai raconté l’histoire de la Lampsilis, une palourde d’eau douce dont la partie postérieure s’orne d’un « poisson » en trompe-l’œil. Ce leurre remarquable est doté d’un « corps » fuselé, d’extensions latérales simulant les nageoires et la queue et, pour parfaire l’effet général, d’une tache représentant l’œil… »

Espérons que l’APO n’est pas un leurre, en ce qui concerne son volet désarmement, nous vous prions, Excellence Monsieur le Facilitateur, de bien vouloir achever votre œuvre de sortie crise en Côte d’Ivoire.

Abidjan, le mercredi 17 Décembre 2008.

Pour le Bureau de CJR-CI

Le Président

Germain Séhoué
gs05895444@yahoo.fr


12:32 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : facilitateur, blaise compaoré, accord de ouaga, journalistes résistants | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 31 octobre 2008

COTE D'IVOIRE: SORTIE DE CRISE APOCALYPTIQUE

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Le Pasteur DALI Claude revient à la charge. Ce jeudi 30 Octobre 2008, sur Fréquence 2, à l'émission Mythes et Mystères de Juliette ANZIAN, de 22 heures 15 minutes à 23 heures, il est revenu, pour la troisième fois (quelle insistance!), sur les terribles révélations qu'il a faites à la Côte d'Ivoire, il y a 2 à 3 années de cela. Cette phrase foudroyante m'est restée, à jamais, gravée dans la mémoire: " Il n'y aura pas guerre plus meurtrière que celle qui arrive sur la Côte d'Ivoire! "

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Pour l'homme de DIEU (que je connais, du reste, très personnellement pour être quelqu'un d'extrêmement sérieux et consacré à DIEU) la sortie de crise ivoirienne sera apocalyptique mais le relèvement de la Côte d'Ivoire sera tout aussi glorieux. Tellement si glorieux que la Côte d'Ivoire deviendra un pays fameux et renommé dans le monde pour sa prospérité de légende, sa vocation missionnaire mondiale et pour la droiture de ses fils!

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Vous pouvez lire les articles suivants, publiés sur mon blog en 2006, dans la catégorie Révélations sur la Côte d'Ivoire, relatifs aux détails de cette révélation (Cliquer sur le titre de votre choix):

1- Alerte aux intercesseurs!

2- La solution à la crise ivoirienne

3- La repentance comme unique solution

4- L'Abidjannaise: Explication prophétique

5- Appel à la repentance

Je ne recommande pas aux âmes trop sensibles de lire ces révélations.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

19:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pasteur dali claude, juliette anzian, mythes et mystères, fréquence 2, apocalypse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |