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lundi, 13 octobre 2008

PROPOSITION DE REPORT DES ELECTIONS PAR LES FN: LE COUP DE GUEULE DU MLAN

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Exaspéré par la dernière proposition de report des élections présidentielles par les Forces Nouvelles dans laquelle il voit, à tort ou à raison, le refus des mis en cause de désarmer, le MLAN, le Mouvement pour la Libération de l'Afrique Noire, crie à la forfaiture. L'intégralité du coup de gueule.

L'ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN), qui contrôle toujours la moitié nord de la Côte d'Ivoire, a "recommandé" samedi 11 octobre 2008, le report de l'élection présidentielle, dont le premier tour était prévu le 30 novembre. Cette déclaration n’est pas étonnante au regard des avancées engrangées depuis l’accord de Ouagadougou.
Cet accord signé le 4 mars 2007 par le président ivoirien Laurent Gbagbo, le chef des Forces nouvelles Guillaume Soro et le président burkinabè Blaise Compaoré visait à ramener la paix en Côte d'Ivoire et à réunifier le pays.

Les ivoiriens ont cru tenir le bon bout et le retour à la paix très proche. Mais voilà qu’alors que les gros bonnets de la rébellion se la coulent douce à Abidjan au sein du gouvernement, les fantassins restés au Nord du pays irritent le nerf de la paix et narguent plus d’uns.

Le MLAN-CI rappelle que depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, le pays n’a jamais eu de ministres d’un niveau aussi bas. Inspirée par l’acte héroïque de la Reine ABLA POKOU, qui sacrifia en offrande son unique fils pour sauver son peuple, les autorités ivoiriennes ont accepté au sein d’un gouvernement des « gens » qui n’ont pas achevé leur scolarité.
En dépit des souffrances et la déchirure que cette sale guerre imposée à notre pays a engendré, les ivoiriens ont pardonné.
C’est pourquoi, le MLAN-CI ne comprend pas le refus des Forces Nouvelles de déposer les armes.
Nous rappelions il y a déjà quelques mois, la maigre moisson du premier ministre SORO puisqu’il n’arrive pas à désarmer les soldats qu’il a formé lui-même.

Aujourd’hui les obstacles à la tenue d’élection ouverte et transparente sont nombreux. Citons entres autres, les difficultés de décaissement des contributions annoncées; les lenteurs dans l'aménagement des sites de collecte des données du recensement; les problèmes d'acheminement à Abidjan du matériel de Sagem, l'opérateur français désigné pour procéder à l'identification de la population et à l'enrôlement sur les listes électorales; les désaccords sur le recensement des Ivoiriens, la confection des pièces d'identité et l'établissement des listes électorales etc.

Nous rappelons au président de la république de tirer toutes les conséquences de la volonté des Forces Nouvelles de faire perdurer la crise par leur refus de désarmer.

Pour notre organisation, il n’est pas question d’aller aux élections sans désarmement au regard des risques encourus. A rebours du premier ministre, il ne peut en aucun cas y avoir de concomitance entre désarmement et élections. Une telle proposition n’est en réalité qu’un aveu d’impuissance dans le dossier de désarmement. Monsieur SORO ne doit pas perdre de vue qu’il a été nommé pour faciliter le désarmement de ses hommes et organiser les élections. Qu’il range dans ses fantasmes l’idée d’une élection sans désarmement car notre mouvement appellera à la désobéissance civile si cette œuvre machiavélique arrivait à maturité.

Pour nous, les élections libres sont un maillon du processus de paix et par conséquent, il importe de respecter scrupuleusement l’antériorité des événements. Les élections d’accord mais désarmement d’abord : telle est notre position.

Si toutes ces conditions sont réunies, c’est-à-dire, désarmement et élections, un Forum Social Républicain devra être organisé pour dissiper les malentendus qui subsistent au sein de notre société, en sommes, ce qui a mécontenté une partie de nos frères au point de se résoudre à prendre les armes.

Le MLAN-CI en appelle à la sagesse de l’Union Africaine afin qu’elle prenne ses responsabilités face à l’insubordination des Forces Novelles, car la Côte d’Ivoire ne peut plus demeurer avec deux armées sur son territoire.

Les ivoiriens finiront par perdre patience et l’inévitable arrivera, c’est pourquoi, le MLAN-CI exhorte l’Afrique toute entière à aider la Côte d’Ivoire à racheter le temps pendant qu’il est temps.


Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 12 octobre 2008

Le délégué MLAN-CI
Konan Yao Alexis

1er vice-délégué
Koffi Jean Martial

2e vice-délégué
Loukou Kouamé Theodore

Le secrétaire général du MLAN-CI
Obou Serge Eric

www.mlan.fr
contact@mlan.fr
mlan5@yahoo.fr

15:23 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : report des élections, mlan, forces nouvelles, accord de ouaga, désarmement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 01 août 2008

QUE JAMAIS NE S’ETEIGNE CETTE FLAMME !

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Chers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


Le mercredi 30 juillet 2008, la Côte d’Ivoire a célébré le premier anniversaire de la Flamme de la Paix, dans la liesse populaire (même si elle n’était pas aussi délirante qu’à la première édition) et dans la ferveur religieuse (même si je ne suis pas partisan des prières œcuméniques, parce que le plus souvent empruntées et plus démonstratives, protocolaires, cérémonielles que véritablement spirituelles et efficaces).
Toutes choses qui apportent un baume au cœur du peuple qui ne demande qu’à vivre en paix, à défaut de pouvoir manger à sa faim (cherté de la vie), et à tourner, définitivement, l’une des pages les plus douloureuses et les plus cauchemardesques de la jeune histoire de la Côte d’Ivoire.

Vivement, que jamais ne s’éteigne cette flamme de la paix !

Les présences remarquées du Président Henri Konan BEDIE et du Premier Ministre Alassane Dramane OUATTARA, finissent de convaincre les Ivoiriens (mais pas les plus sceptiques) du retour de la paix, dans notre pays.

En arrivant à cette cérémonie en compagnie du Président Facilitateur dans la crise ivoirienne, Blaise COMPAORE du Burkina Faso, au pays duquel il a fait une visite officielle historique de trois jours, de mémoire d’ivoiriens (du dimanche 27 au mercredi 30 juillet 2008), et avec qui il a signé un traité d’amitié et de paix, réchauffant plus que jamais les relations entre les deux peuples, le Président Laurent GBAGBO aura TOUT donné, pour la paix dans son pays.
A ce stade du processus de réconciliation nationale, il appartient, désormais, aux adversaires du Chef de l’Etat de montrer, jusqu’au bout, leur bonne foi et leur amour pour la Côte d’Ivoire.
C’est sur ce terrain que nous les attendons. Et nous, peuple de Côte d’Ivoire, ne serons pas tendres avec eux, en cas de forfaiture.

L’indispensable remaniement ministériel qui doit remettre la Côte d’Ivoire au travail et nous conduire, sereinement, aux élections présidentielles, est attendu dans les jours prochains et devrait être considéré par le Président GBAGBO et le Premier Ministre SORO Kigbafori Guillaume, comme la nouvelle priorité absolue de la vie socio-politique ivoirienne.
Oui, il le faut, car la Côte d’Ivoire a cessé de travailler. Le laxisme en tout genre, le désordre et le pillage des ressources du pays sont en train de faire, au finish, plus de mal à notre pays que la guerre n’en a fait.

La Côte d’Ivoire ne doit d’être debout qu’à la grâce de DIEU. Parce que sa bonne santé économique apparente ne peut s’expliquer par les seules raisons objectives qui nous sont données par les techniciens argentiers de notre pays.

Si nous voulons être conséquents envers nous-mêmes, Ivoiriens, après avoir mis l’An 1 de la célébration de la Flamme de la Paix sous la coupe de DIEU, nous devons nous départir définitivement du mensonge politique érigé en stratégie politique et en programme de gouvernement, de l’instrumentalisation de la religion et du régionalisme exacerbé comme instruments de conquête et d’identité politique, du vol du denier public élevé au rang de moyen régulier d’enrichissement dans notre pays, de la corruption qui gangrène la Côte d’Ivoire et de l’impunité qui avait bien faillie devenir une institution nationale ivoirienne.
A défaut de cela, gardons-nous d’invoquer le nom de DIEU, de peur d’attirer sur notre pays son courroux le plus ardent et de mettre gravement en péril, notre pays (qui n’en a pas besoin), à l’approche des élections présidentielles !

Le signe le plus franc, pour nous, de l’adhésion de tous au processus de paix, de l’acceptation par tous de la main tendue du Président GBAGBO, du désarmement effectif des coeurs et du retour véritable de la paix (du moins dans l’attente de la période électorale qui pourrait être électrique), ce sera la participation du Président Konan BEDIE et du Premier Ministre Alassane OUATTARA aux festivités de la célébration du 48ème anniversaire de l’Indépendance de notre pays, le Jeudi 7 Août 2008, aux côtés du Président Laurent GBAGBO et du Premier Ministre SORO Guillaume. Ce que nous n’avons pas encore vu, depuis le début de cette crise et que nous attendons, impatiemment, de voir !


Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire et que jamais, jamais ne s’éteigne cette flamme d’espoir et de vie !



DINDE Fernand AGBO

19:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 19 juillet 2008

DE L’ENGAGEMENT PATRIOTIQUE A LA CROISADE SOCIALE : TOUS MES ARTICLES PUBLIES DANS LA PRESSE IVOIRIENNE

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Chers bien-aimés frères et sœurs,


La crise ivoirienne qui s’est enclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, a révélé en moi un talent caché de chroniqueur amateur qui, pendant trois bonnes années (2006 – 2008), a croqué l’actualité socio-politique ivoirienne, à pleines dents.

Mon engagement pour l’Etat, la République, la Nation et le Peuple ivoiriens n’a souffert d’aucune équivoque, depuis les premières heures de la crise jusqu’à ce jour.
Mais cet engagement très fort, qui a quelquefois fait craindre à des amis pour mon intégrité physique, a pris des postures différentes, en fonction de l’heure et des enjeux.
C’est ainsi que plus d’un ont pu voir Dindé Fernand, le patriote indéracinable (sans jamais cesser de l’être), muer en défenseur indécrottable des causes sociales ivoiriennes et des valeurs éthiques et morales, au risque d’apparaître comme un opposant politique.

A travers les 18 différentes parutions de 12 (sur plus d’une centaine) de mes articles dans la presse ivoirienne (dans 6 quotidiens, en tout), allant de la presse « bleue » (Camp présidentiel) à la presse « verte » (Opposition), que je vous énumère ici (et qui sont tous postés sur mon blog, à l’exception d’un seul), découvrez le cheminement singulier de mon engagement pour mon pays et pour mon peuple, celui d’un patriote viscéralement convaincu mais tout à la fois lucide et critique contre son propre camp (si on peut le dire ainsi), qui se refuse à la langue de bois, au laxisme intellectuel et moral et au fatalisme :


1- La résolution 1721, un texte franchement décousu

Notre Voie, N° 2529 des Samedi 4 et Dimanche 5 Novembre 2006, p.10, rubrique Contribution.

2- Ecriture et Engagement

(Publié sous le titre : Vents de recolonisation, écriture de combat).
Afrique Matin, N° 103 du Mardi 27 Mars 2007, p.2, rubrique Opinion.

3- Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ?
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République.


Le Nouveau Réveil, N° 1712 du Mardi 4 Septembre 2007, p.6 et 7, rubrique Politique.
Le Courrier d’Abidjan, N° 1103 du Mercredi 5 Septembre 2007, p.9 et 10, rubrique Votre Courrier.

4- Droit de réponse à Théophile Kouamouo
(Rédacteur en Chef du quotidien Le Courrier d’Abidjan)


Le Courrier d’Abidjan, N° 1111 du Vendredi 14 Septembre 2007, p.8, rubrique Votre Courrier.

5- Sortir de la logique de la récompense (les Patriotes)

Le Courrier d’Abidjan, N° 1138 du Jeudi 18 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

6- Un discours rassurant (Gbagbo), mais un gros point d’ombre : la corruption

Le Courrier d’Abidjan, N° 1141 du Lundi 22 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

7- L’illogisme suspect de l’ONU

Le Courrier d’Abidjan, N° 1149 des Mercredi 31 Octobre et Jeudi 1er Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

8- La France paiera un jour pour tous ses crimes

Le Courrier d’Abidjan, N° 1161 du Vendredi 16 Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

9- Mes propositions pour la Côte d’Ivoire

(Publié à la Une, sous le titre : Diagnostic du mal ivoirien. 16 mesures à Gbagbo pour redresser la Côte d’Ivoire)
Le Temps, N° 1508 du Mercredi 7 Mai 2008, p.1, 6 et 7, rubrique Temps Fort.
QUOTIDIEN LE TEMPS. 7 MAI 2008.jpg


(Publié sous le titre : Crise sociale, décrépitude morale…Diagnostic et solution au mal ivoirien)
Le Matin d’Abidjan, N° 750, 751 et 752 des Mercredi 7 (p.9), Jeudi 8 et Vendredi 9 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

10- Les choses bougent enfin dans ce pays. Nous n’en demandons pas mieux

(Publié sous le titre : Racket, dérives éthiques et morales, corruption…Quand les choses bougent enfin)
Le Matin d’Abidjan, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

11- Lutte contre le racket en Côte d’Ivoire : Aller plus loin

Notre Voie, N° 3022 du Mardi 1er Juillet 2008, p.7, rubrique Contribution.

Notre Voie, N° 3033 du Lundi 14 Juillet 2008, p.11, rubrique Contribution (C'est ce dernier numéro qui sert d'illustration photo à cet article, en chapeau de texte).

12- Article paru, en 2007, sous un pseudonyme. Très caustique. Contre un
citoyen ivoirien affreusement corrompu.


Non disponible sur mon blog. Je ne peux vous en donner le titre, ni la dénomination du quotidien qui l’a publié, pour des raisons évidentes, mais je peux vous assurer que cela a fait mouche !


L’esprit en alerte, je me tiens quotidiennement à la brèche et en éveil, au nom de l’amour immense qui m’étreint pour mon pays, la Côte d’Ivoire et pour ma terre génitrice, l’Afrique.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu m’accompagner dans cette belle aventure et partager ma passion pour mon peuple !


Que DIEU vous bénisse tous, richement !


DINDE Fernand AGBO

13:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 25 juin 2008

Pr SERY BAILLY: L'ELECTION DU 30 NOVEMBRE 2008 EST PERILLEUSE

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Dans une interview que le Professeur SERY BAILLY a accordée à notre frère et ami Serge GRAH, il donne, sans détours, son opinion sur sa vision de l'élection présidentielle du 30 Novembre 2008, en Côte d'Ivoire. Une opinion poignante mais d'une analyse élevée et d'un réalisme déconcertant! Lu pour vous sur le blog de Serge GRAH: http://sergegrah.centerblog.net. Extrait.

Professeur, c’est dans exactement 5 mois qu’aura lieu l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Comment la voyez-vous ?

Cette prochaine élection présidentielle est très importante. Car elle va mettre fin à des mythes. Parce que cette élection va permettre à chacun des hommes politiques Ivoiriens de savoir ce qu’il pèse véritablement. Mais c’est une élection qui sera difficile. A l’image de tout accouchement, la femme est entre la vie et la mort. Cependant, il faut faire en sorte que l’accouchement se passe bien… Cette élection est donc périlleuse parce que la Côte d’Ivoire arrive en bout de chute. Certains hommes politiques vont prendre leur retraite, et en effet, ils voudraient y aller dans certaines conditions. Ils vont donc jouer leur va-tout. Gbagbo également qui a résisté durant toute la crise, voudra enfin pouvoir mettre son programme en œuvre. De mon point de vue, le pouvoir qui sortira de cette élection sera légitimé. Mais ça ne veut pas dire que la crise sera résolue pour autant. Parce que cette crise n’est pas seulement une affaire politique. Il y a aussi sa dimension sociale. Il faut qu’au sortir de cette élection, il y ait un pouvoir crédible qui relance la Côte d’Ivoire. La relancer autant dans la reconstruction physique que humaine.

Mais très peu d’Ivoiriens parient pourtant sur la tenue de ce scrutin, en tous cas à la date indiquée…

C’est pourquoi j’utilise l’image de l’accouchement. Vous connaissez une femme qui va accoucher et qui n’est pas inquiète qui n’a pas peur ? C’est d’abord douloureux, ensuite il y a le risque qu’elle subisse une césarienne, qu’elle décède même. Il est donc normal que nous soyons tous angoissés. Mais un homme politique, un intellectuel ne doit pas se limiter à l’angoisse. Il doit comprendre l’angoisse et chercher les moyens de la contourner… Cette élection ne sera pas facile. Il y aura des grincements de dents, peut-être des affrontements. Mais les Ivoiriens doivent y croire, car elle est très importante pour notre histoire. Parce qu’à partir de cette souffrance, nous déboucherons sur une nouvelle Côte d’Ivoire. Et quel que soit le résultat de ce scrutin, le président Gbagbo sera déjà rentré dans l’histoire, par sa résistance et par sa générosité. Et les autres qui ont compris qu’il faut mettre fin à la rébellion, seront eux aussi rentrés dans l’histoire.


Source: http://sergegrah.centerblog.net

16:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 19 juin 2008

GUY-PATRICK GOMEZ: QUELQUES PISTES DE REFLEXION POUR LUTTER CONTRE LA CORRUPTION, EN COTE D'IVOIRE

ba57973c7981547984f385b0ac5a6819.jpgA la faveur de nos échanges pour rechercher des solutions à la corruption et au racket dans notre pays, le frère et ami Guy-Patrick GOMEZ, a proposé sur mon post "Lutte contre la corruption en Côte d'Ivoire: Le MLAN propose", cette remarquable contribution qui mérite d'être partagée avec vous, en première page, sur ce blog. Bonne lecture!

Le petit Robert, définit la corruption comme le moyen que l’on emploie pour faire agir quelqu’un contre son devoir, sa conscience, le fait de se laisser corrompre.
Cette définition met en jeu, le corrupteur et le corrompu, la subornation et l’achat de conscience.
Nous avons tenté, à notre humble niveau, de comprendre comment naît la corruption, et comment nous pourrions la juguler. Il ne s’agit pas d’une étude ou d’une démarche scientifique, c’est plutôt un condensé de réflexions et de pistes que nous aimerions explorer et faire partager.
La corruption gangrène toute la Côte d’Ivoire, elle embaume l’air que nous respirons, elle retarde notre développement, elle est à l’origine de notre immobilisme et de notre laxisme, elle tue l’État de droit, chaque jour elle nous enfonce un peu plus dans l’abîme du sous-développement que nous vivons comme une fatalité, parce que les bras nous en tombent, nous sommes blasés, et en même temps ‘‘heureux de descendre dans les chemins bourbeux’’ de la facilité, de l’argent facile, du ‘‘m’as-tu vu’’.

Nous avons constaté que la corruption se forme toutes les fois que la demande est exagérément plus élevée que l’offre de bien ou de service (public ou même privé...) et que la fourniture de cette offre résulte du parcours du combattant, de la lourde bureaucratie.
La corruption naît également toutes les fois que l’on est pris à défaut devant le respect des lois, et qu’on ne veut pas en subir la rigueur. Le racket découle de la corruption, c’est une extorsion de fonds très souvent sans contrepartie.

Cela peut paraître théorique, mais nous pensons que combattre la corruption exige des reformes administratives, mais également des reformes de notre appareil judiciaire.

Pour ce qui est des reformes administratives

Les processus d’obtention ou de délivrance de documents ou services doivent être simplifiés au maximum, démocratisés (vulgarisés) et accessibles. L’automatisation des tâches, par l’utilisation de systèmes d’information et de NTIC appropriés, devrait en faciliter l’accès.
Plus concrètement, si l’intervention humaine nécessaire pour l’obtention d’un passeport est réduite au strict minimum et rendue impersonnelle par l’usage de l’Internet (E-Gouvernance…) la corruption en serait d’autant plus réduite.
Plutôt que de créer des sites web pour la Présidence ou la Primature, nous devons investir dans un système d’information (informatisation de l’administration ivoirienne) en réseau pratique fiable, sécurisé , rapide et accessible à tous les administrés, y compris dans nos sous-préfectures et nos hameaux.
Les gains économiques sont énormes. Cela est à notre portée, des structures existent déjà pour réfléchir à l’informatisation de notre administration.

Ces solutions ont toutes pour objectifs de réduire le déséquilibre entre l’offre et la demande, à l’origine de la corruption.
Par ailleurs, nos administrations manquent de moyens de contrôle; cela aussi conduit au laxisme et à la corruption. Comme pour les stratégies d’entreprises, le contrôle est un outil indispensable de rétroaction, d’actions correctrices et de mesure de performance. Un accent et des ressources doivent y être mis.
Le champ des reformes administratives est vaste, nous laissons aux spécialistes le soin d’enrichir le débat.

Abordons maintenant celui des reformes de notre appareil judiciaires


La lutte contre la corruption passe par de vigoureuses reformes dans notre appareil judiciaire.
Sans être juriste, nous avons constaté que là où la justice est libre, crédible, rapide et juste, les hommes réfléchissent par deux fois avant de s’adonner à la corruption. La corruption résulte très souvent d’un arbitrage personnel entre coûts (ou risques encourus) et bénéfices (gains). Si le corrupteur s’aperçoit que les risques encourus sont facilement gérables, la corruption s’impose comme le meilleur choix pour lui.
C’est à ce niveau que la justice, combinée au contrôle et à la transparence, prend toute sa valeur. C’est elle qui va dissuader les malfrats en puissance. C’est elle qui va punir les coupables, quelles que puissent être leurs catégories socioprofessionnelles.
Les objectifs à assigner aux reformes de la justices sont :
- Transparence,
- Célérité,
- Autonomie,
- Crédibilité
- Accessibilité
- Utilisation de la technologie et du système d’information (NTIC) appropriés.

Nous laissons le soin aux hommes de droit de définir les conditions pour que ces objectifs soient atteints.
Mais nous demeurons convaincus que si notre justice joue pleinement son rôle, les ivoiriens pourront l’utiliser comme arme pour toutes les déviances observées, quelles que soient leurs origines.
Les américains, en situation de conflit, aiment souvent rappeler qu’ils connaissent leurs droits, car ils savent qu’ils peuvent faire confiance en leur justice toutes les fois que leurs droits sont bafoués. Et nul n’est au-dessus de la loi, dans ce pays ; qui ne se souvient du Watergate, de l’Irangate ou plus récemment de l’affaire Monika Levinsky, aux Etats-Unis.

C’est de la justice que viendra la solution à la lutte contre la corruption. Elle doit être combinée aux reformes administratives.
Telles sont mes quelques pistes de réflexion.

23 octobre 2007 15:48 Pu

http://agentdechangement.blogspot.com/2007/10/quelles-contribition-pour-lutter-contre.html

Guy-Patrick GOMEZ

21:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 11 juin 2008

SUR LES CAUSES PROFONDES DES CONFLITS ETHNIQUES POST-ELECTORAUX EN AFRIQUE

0253c3ce5b640b797926a892d108ec52.jpgLA MÈCHE DE L’« ÉTINCELLE ETHNIQUE »

L’éditorial du vendredi 4 janvier 2007 de M. Ferro M. Bally, Rédacteur en chef central du quotidien ivoirien « Fraternité Matin », qui aborde sous le titre « L’ étincelle ethnique », l’épineuse question des méfaits du tribalisme en Afrique, a eu pour effet de nous amener à formaliser, pour les partager avec d’autres, quelques réflexions que nous avons menées depuis longtemps déjà, mais que nous avions jusque-là gardées pour nous-même.
M. Ferro M. Bally fait un diagnostic d’une rare justesse de ce fléau, qui ravage le continent africain davantage que tout autre, avec pour conséquences désastreuses le grand retard accusé par nos peuples par rapport aux autres.
Un des constats édifiants de l‘analyse de l’éditorialiste consiste dans ces propos : « Les contestations des résultats et les émeutes qui s’ensuivent, sont à l’origine d’atroces scènes de violences, d’actes de vandalisme et de pillages qui provoquent l’exode de milliers de personnes au pays de Jomo Kenyatta. » (Fraternité-Matin du vendredi 4-1-2007, p. 5, 1ère col.)
« La soif du pouvoir ne suffit pas à expliquer les violences aveugles qui émaillent généralement les élections en Afrique. Parce qu’il y a un paramètre incontournable : l’étincelle ethnique. La démocratie est d’abord et avant tout à base… ethnique. Ce qui se passe actuellement au Kenya où les Kikuyu (ethnie du Président Mwai Kibaki) et les Luo (ethnie de l’opposant Raila Odinga) ont déterré la hache de guerre pour se livrer une lutte sans merci, le prouve. » (Ibid., 3ème col.)

LA METAPHORE DE L’ETINCELLE

Ce qui, dans le texte de M. Ferro M. Bally, nous a tout particulièrement interpellé, c’est la métaphore de « l’étincelle ethnique. »
Par ailleurs, l’auteur nous semble particulièrement fondé à dire que « La soif du pouvoir » ne saurait suffire à expliquer les violences aveugles constatées suites aux élections en Afrique.
De fait, ces violences semblent se greffer sur d’autres supports, jusqu’ici négligés, mais dont le rôle est déterminant dans la maturation des instincts à l’origine des violences en question.
Pour nous en rendre compte, il n’y a pas meilleur exercice à notre sens que d’exploiter la métaphore de « l’étincelle ethnique » forgée par l’éditorialiste de « Fraternité-Matin. »
Le premier constat d’évidence à faire, c’est qu’une étincelle n‘apparaît jamais au hasard. Elle est avant tout le produit du frottement ou de l‘entrée en collision de deux objets durs, soit de nature métallique, soit de la nature de roches comme le silex ou la latérite.
Mais l’étincelle peut aussi être provoquée par un court-circuit ou un impact laissé par la foudre.
Après la production d’un tel phénomène, un élément intermédiaire, une mèche, de la paille ou quelque substance hautement inflammable, est nécessaire pour relayer l’étincelle qui en résulte ; c’est alors seulement que celle-ci se transforme en une flamme incandescente à même d’embraser tout le paysage à l’entour, ou qu’elle occasionne des catastrophes naturelles gigantesques comme il arrive souvent d’en constater dans des pays tempérés comme les USA.

DU GRAND ROLE DE " LA MECHE DE RELAIS" ETHNIQUE

Notre préoccupation dans cet article, c’est de mettre en lumière, les éléments qui jouent, en Côte d'Ivoire, et plus généralement en Afrique, le rôle de « mèches » ou de « conducteurs » susceptibles d’occasionner la lente maturation qui aboutit à des catastrophes sociopolitiques irréparables.
D’aucuns n’hésitent pas à imputer ces dérives aux intellectuels africains, les accusant de n’avoir pas su éduquer leurs peuples respectifs aux normes admises sous d’autres cieux. Ceux-là, pensons-nous cependant, commettent une grande méprise, surtout si l’on prend en compte le peu de cas que l’on a toujours fait du discours de l‘intellectuel sous nos cieux.
Ceux qui ont voix au chapitre, c’est plutôt une autre catégorie de producteurs d’idées ou d’idéologies très efficaces et aux effets quelquefois dévastateurs.
En Côte d'Ivoire, qui ne se souvient de ces paroles tirées du titre « Guerre civile » de l’album Yitzhak Rabin d’Alpha Blondy ? Portées par une mélodie savoureuse, ces paroles opèrent sur le mode d’un véritable dogme :

« Dans un pays avec plusieurs ethnies,
Quand une ethnie monopolise le pouvoir
Pendant plusieurs décennies
Et impose sa suprématie
Tôt ou tard ce sera la guerre civile (…) »


Les textes d’un autre grand reggae man ivoirien, Tiken Jah Fakoly, sont, à certains égards, encore plus tranchants.
Tiken Jah Fakoly, qui n’hésite du reste pas à proclamer qu’il est un « leader d’opinion », dans certains textes de ses chansons, se fait le porte-voix d’un groupe ethnique dont il crie la frustration, dans un langage propre à exacerber les tensions entre différentes communautés, plutôt que d’intervenir dans le sens d’un idéal intégrationniste.
Ces « leaders d’opinion », qui ont toujours voix au chapitre, ont de tout temps bénéficié de la préférence de certains hommes de médias, qui relaient et amplifient leurs textes et propos, de sorte qu’ils apparaissent comme de véritables prophètes des temps modernes, régnant aussi bien sur les ondes, les petits écrans que dans la presse écrite, où ils distillent leurs messages au cours de nombreuses interviewes qu’ils accordent, là où les intellectuels sont ignorés.

L’ABSENCE DE DEBATS INTELLECTUELS

En ce qui concerne la Côte d'Ivoire, jamais à notre connaissance, un plateau n’a réuni des intellectuels pour analyser l’impact ou simplement la pertinence des discours de ces néo « leaders d’opinion », souvent portés à semer la désunion.
Pourtant nous pensons qu’il n’est pas insensé de voir dans certains de ces textes, des sources de cette situation de tensions constantes au sein des communautés ethniques africaines.
Si donc, à notre sens, c’est à juste raison que M. Ferro M. Bally décrie ces situations de troubles, son point de vue nous paraît cependant discutable dès lors qu’il les impute uniquement aux hommes politiques.
Dans sa dénonciation des « campagnes venimeuses et des propos aux relents tribalistes tenus par nombre de leaders politiques pour exercer la pression et exacerber les passions.. », il en vient à établir en effet que « Le RDR a scientifiquement instrumentalisé les frustrations en se servant du charnier de Yopougon et des tracasseries policières pour dresser les populations du nord en général contre le FPI. La mayonnaise a pris à tel point que la quasi totalité des contingents de l’ex-rébellion se recrute dans la partie septentrionale de la Côte d'Ivoire. A l’ouest, l’assassinat du général Guéï est devenu un fonds de commerce politique pour l’UDPCI. Le centre-ouest se bunkérise pour accorder son suffrage à Laurent Gbagbo. Au centre, le PDCI-RDA s’active à boucler et aseptiser sa zone. Il anime des meetings dits de « rectification » pour « désintoxiquer la population » ; et certains de ses responsables ne craignent pas de jeter de l’huile sur le feu. Parce que comme le déclarait publiquement un certain Kouamé Lambert, conseiller de l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, à Yamoussoukro, « Le fauteuil d’Houphouët est un trône en or qui revient aux Baoulé. »

DE LA NECESSITE D’UNE BONNE POLITIQUE DE FORMATION DES MASSES

A la vérité, ces situations sont favorisées par le fait que les débats d’idées, véritables écoles d’éveil des consciences des masses populaires, sont quasiment bannis au profit de joutes politiques qui, dans les médias, ne font qu’exacerber les passions.
De plus, il faut noter le manque d’enthousiasme de nombreux vrais intellectuels dans l’animation des quelques rares débats consacrés à des questions autres que strictement politiciennes. Il n’est pas rare en effet d’entendre certains animateurs fustiger, sur les médias d’Etat, l’attitude adoptée par certains invités, qui déclinent systématiquement ces invitations.
Ces intellectuels ont cependant de bonnes raisons de refuser de prendre part à ces débats. De fait, le plus souvent, leurs prestations qui nécessitent de longs investissements en temps de travail, sont comptées pour rien et ne font l’objet d’aucune rémunération.
Même les frais de déplacements d’un invité à un tel débat ne font l’objet d’aucun remboursement. C’est ce qui sans doute a fait dire un jour au président Gbagbo que « La pensée n’est pas considérée chez nous. » (Cf. quotidien ivoirien « Soir Info » du 7-9-2001, p. 9.)
Nous aurions tellement aimé qu’à la suite d’une telle déclaration publique, ses conseillers techniques en matière d’Affaires culturelles prissent la résolution d’organiser un atelier au terme duquel des propositions pour remédier à cette situation seraient faites, à l’instar de l’atelier tenu immédiatement après sa proposition de créer un Service civique national. Hélas !
Si, comme le souligne avec justesse M. Ferro M. Bally, « La démocratie est d’abord et avant tout à base … ethnique (comme le prouve) ce qui se passe actuellement au Kenya où les Kikuyu (ethnie du Président Mwai Kibaki) et les Luo (ethnie de l’opposant Raila Odinga) ont déterré la hache de guerre pour se livrer une lutte sans merci », c’est en grande partie, pensons-nous, à cause de l’obscurantisme qui a prévalu, là où les peuples ont été sevrés de la sève vivifiante d’une bonne éducation des masses, auxquelles elles avaient cependant droit, et qui constitue la raison d’être des départements ministériels chargés précisément de ces questions.

ALTERNANCE POLITIQUE OU ALTERNANCE ETHNIQUE ?

L’interrogation que l’on peut formuler légitimement est de savoir si les populations qui constituent nos Etats anciennement colonisés, sont instruites sur la raison d’être élémentaire d’une communauté étatique, ses buts, sa vocation, etc.
Si une connaissance minimale en ces domaines était acquise à nos différents peuples, on n’aurait pas entendu, au plus fort de la crise post-électorale survenue au Kenya, des réactions comme celle rapportée par une Chaîne de radio internationale, où des citoyens kényans de l’ethnie Luo se plaignaient de ce que, depuis l’indépendance de leur pays, celui-ci n’ait connu que des chefs d’Etat issus de l’ethnie Kikuyu, ce qui n’est pas sans nous rappeler le texte d’Alpha Blondy :

« Quand une ethnie monopolise le pouvoir
Pendant plusieurs décennies
Et impose sa suprématie
Tôt ou tard ce sera la guerre civile. »


C’est le lieu de s’étonner d’une telle réaction et de pointer clairement à la face de tous ceux qui pensent de la sorte, l’erreur grossière qu’ils commettent, ce faisant. C’est, en effet, commettre une grossière erreur que d’aller à un vote, avec le souci de voir s’instaurer une alternance ethnique, en perdant de vue les performances des tenants du pouvoir du moment.
De fait, à ce que rapporte la presse internationale, le bilan dont le régime du président sortant Mwai Kibaki est crédité n’étant pas du tout négatif, avec un taux de croissance de 6 % au moins, que pouvait-on lui reprocher si fondamentalement pour qu’on le rejette au nom de son appartenance ethnique ?

LE CRIME DE LA TRICHERIE

Certes, il est criminel pour un pouvoir en place de ne pas vouloir céder la place quand il a été battu, car l’opposition ne doit pas se voir privée de son droit et de sa prétention à mieux faire que le régime sortant. Mais condamner un régime du simple fait que son détenteur relève d’un groupe ethnique qui le "monopoliserait" depuis une quarantaine d’années, c’est faire preuve de la plus grande cécité intellectuelle et politique.
Qui nous dit en effet que la venue au pouvoir d’un chef d’Etat issu de l’ethnie Luo entraînerait, ipso facto, un taux de croissance plus élevé, des conditions de vie meilleures, que sous celui de Mwai Kibaki etc. ? Est-il établi qu’il y a une gouvernance typiquement luo dont l’application serait absolument et infailliblement salutaire pour le peuple kényan ?
Tous ces questionnements que nous formulons à propos du cas kényan, on pourrait les adresser aux membres de n’importe quel groupe ethnique de n’importe quel pays africain.

« JOUISSANCE PAR PROCURATION »

Que représente quarante ans dans la vie d’une nation ?
Et si, de l’indépendance à ce jour, le Kenya n’a connu que le règne de dirigeants issus de l’ethnie Kikuyu, les membres de l’ethnie Luo d’aujourd’hui peuvent-ils présager de ce qu’il en sera dans cent ans, dans mille ans, quand peut-être des chefs d’Etat Luo présideront aux destinées de leur pays pendant une période plus longue ?
Il semblerait que l’on puisse imputer les dérives de ce genre, qui affectent les populations de nombreux Etats africains, à leur brutale immersion dans les nouveaux schémas de gestion des affaires politiques, fort éloignés de leurs propres modèles traditionnels, qui entraînaient des conflits d’un autre type.
Il semblerait ainsi que les Africains, comme le constat en a été également fait dans le domaine religieux, vivent sous l’empire d’un syncrétisme politico idéologique dont le résultat passager  il est du moins à l’espérer  est cette sorte de « tératologie psychologique » ou cet état de « monstruosité sociologique » qui risque bien de donner raison à un certain Bernard Debré, lequel, le 31 mai 2003, énonçait sur les ondes de RFI que « L’Afrique est au bord de l’apocalypse, ce sont les faits qui le démontrent. » (A propos de La mauvaise conscience en général et de l’Afrique en particulier, J. Vergès-J. Claude Lattès.)
La menace de l’Apocalypse planera en effet sur nos têtes, tant que nous ne nous rangerons pas à des opinions pleines de bon sens, telles que celle émise par l’homme de lettres ivoirien Bédi Holly, qui énonçait, le 20 juillet 2001, en page 7 du numéro 946 du quotidien « Notre Voie » :

« La Côte d'Ivoire, nous ne l’inscrivons pas dans un temps. Mais nous l’inscrivons dans une éternité. C’est peut-être prétentieux, mais ça, c’est notre façon de voir. De telle sorte que, quand nous commençons quelque chose pour la Côte d'Ivoire, le temps pour nous n’est pas important. »

En percevant les choses sous cet angle, on peut en effet se poser la question de savoir ce qui peut être à l’origine de ce mal qui affecte la plupart des Africains actuels et qui les amène à ne se concevoir de destin que sur le terrain de la politique, ou, à défaut, que chacun d’eux veuille voir, de son vivant, c’est-à-dire en l’espace d’une génération, un chef d’Etat issu de chacune des multiples communautés ethniques de leurs différents pays, comme s’ils avaient quelque prémonition d’une disparition imminente de notre Terre !
Et même si tel était le cas, de quel secours leur serait la vie sous le règne d’un « hiérarque » issu de leur groupe ethnique ?
Au cours d’un récent colloque tenu à l'Institut Goethe d'Abidjan, portant témoignage d’un phénomène curieux qu’il a qualifié de « jouissance par procuration », un participant nous rapportait qu’une interlocutrice lui avait dit un jour : « Je ne suis rien, certes, mais mon groupe ethnique a donné un président au pays. »

UNE NOTE D’ESPOIR

L’éditorialiste de « Fraternité-Matin » note : « La Côte d'Ivoire n’est pas sortie de l’auberge. Après cinq ans de crise armée, le pays n’a pas toujours tiré les leçons de la grave fracture politico-sociale. Le renouvellement tant attendu, de la pensée ne s’est pas effectué. Et les vieux démons de la division ont de beaux jours devant eux. Alors on continue, comme par le passé de jouer avec le feu… » (Ibid. 3ème col.)
Il est heureux qu’à côté des mauvais exemples constitués par la Côte d'Ivoire et le Kenya, l‘Afrique offre tout de même quelques cas positifs de pays ayant accompli des bonds en avant si considérables sur le terrain politique, que le spectre de la dérive ethnique semble s’en être définitivement éloigné.
C’est le lieu de se féliciter de l’atmosphère qui a prévalu lors des joutes électorales, dans des pays comme le Bénin, le Mali, le Niger et, malgré les soubresauts qui y ont été constatés lors des dernières joutes électorales… le Sénégal.
En effet, même si l’éclat autrefois particulièrement scintillant de la démocratie, dans un pays comme le Sénégal, s’est passablement terni par une couche de galène ou de vert-de-gris qui s’y est déposée, on peut néanmoins se féliciter de ce qu’à aucun moment, que ce soit au Niger, au Mali ou au Sénégal, la tension observée n’ait eu lieu sur fond de conflit ethnique.
Cette observation est encore plus remarquable quand on se souvient de l’épique lutte pour le pouvoir entre les ex-candidats Soglo et Kérékou, au Bénin.
Au vu de ces exemples, on peut dire qu’avec un engagement à fond dans la formation des masses, avec l’appui des intellectuels, le champ libre n’étant plus laissé aux « leaders » d’une certaine opinion, qui exacerbent les passions plutôt que de jeter les bases de nations unies et fortes en Afrique, ce continent devrait pouvoir éviter les tensions post-électorales aux conséquences désastreuses.
A ces conditions, l’Afrique s’en sortira plus tôt qu’on ne le croit.
Il est bon par ailleurs de souligner, à l’attention de ceux qui partageraient le point de vue d’Alpha Blondy selon lequel « Elu une fois, élu deux fois, élu trois fois, élu quatre fois, ça devient la dictature… », que les USA, à un moment donné de leur l’histoire, ont pu porter quatre fois F. D. Roosevelt à la présidence, sans dérive dictatoriale. Le tout est, semble-t-il, dans la sincérité des élections, avec un peuple non manipulé.
Avec des masses populaires bien averties, parce que bien formées, les constitutions, même si elles ne portent pas, comme c’est encore le cas pour un pays comme la France , une clause limitative des mandats à la présidence, il serait difficile à une personne de "monopoliser" le pouvoir à sa guise.



ADOU KOFFI, professeur de philosophie
Essayiste, Auteur, Ecrivain
BP 46 Cidex 2 Abidjan 08
E-mail : dagekof@yahoo.fr / Blog : http//dagekofadou.over-blog.fr

ADOU KOFFI, professeur de philosophie

16:15 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 20 mai 2008

LES CHOSES COMMENCENT A BOUGER DANS CE PAYS. NOUS N’EN DEMANDONS PAS MIEUX !

a46effb51fdc3e419f6ada342b7601d6.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

C’est de façon récurrente, persistante, têtue, que nous avons décrié les dérives éthiques et morales, la corruption aggravée et le racket quasi institutionnel dans notre pays, la Côte d’Ivoire, ainsi que l’immobilisme déconcertant de nos gouvernants, là où le minimum pouvait être assuré.
Nos dénonciations, jérémiades, gémissements et soupirs semblent, enfin, avoir été entendus. Le sommet de l’Etat sort de sa torpeur et les militaires passent aux actes. Témoignage.


I – LE COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 15 MAI 2008.

Le Conseil des Ministres qui s’est tenu le Jeudi 15 Mai 2008, de 12 heures 15 minutes à 13 heures 50 minutes, au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, son Excellence M. Laurent GBAGBO a été, pour tous les Ivoiriens amoureux de leur pays, porteur d’une grande espérance et le sujet d’une grande joie et d’une grande satisfaction, relativement à la question de la lutte contre le racket et la corruption, dans notre pays. Et pour cause. C’est la première fois, à notre connaissance, que ce sujet fait formellement l’objet d’une intervention, en Conseil des Ministres, du Chef de l’Etat, consignée dans le communiqué officiel et est appelé à constituer l’ordre du jour central d’un Conseil des Ministres extraordinaire. Extraits :

« Avant d’aborder l’ordre du jour du Conseil, le Chef de l’Etat a fait un tour d’horizon de l’actualité sociopolitique nationale.
Il a ainsi abordé successivement la dernière réunion du CPC, la gestion de la crise relative à la cherté de la vie et le racket ainsi que la corruption (…)
Le racket et la corruption qui alimentent les débats dans l’opinion publique ont (…) constitué les préoccupations du Chef de l’Etat.
Pour apporter des réponses à ces préoccupations qu’il a lui-même relevées lorsqu’il était encore dans l’opposition politique, le Président de la République a décidé de la tenue d’un Conseil des Ministres consacré à ces questions pour y trouver des solutions. A cet effet, le Premier Ministre et les Ministres concernés prépareront dans un bref délai, une communication ».

Merveilleux ! Si, toutefois, cela peut se traduire en actes concrets et fermes, à brève échéance ! C’est tout ce que nous avons toujours demandé. Tous le savent, nous n’avons raté aucune occasion de critiquer le Président de la République, quand nous avons estimé que malgré tous ses efforts remarquables pour sortir le pays de la crise, il ne faisait pas assez dans certains domaines, et DIEU seul sait si nous avons été caustique, le cas échéant, tout patriote que nous sommes.
Aujourd’hui, nous estimons qu’il a pris une initiative hautement louable et républicaine. Il ne faut pas faire la fine bouche et le lui reconnaître simplement, en toute honnêteté. Monsieur le Président, félicitations et courage ! Que DIEU vous fortifie et vous bénisse dans cette nouvelle option !

II – LE DISCOURS DU PREMIER MINISTRE DANS LA REGION DE SEGUELA

A la faveur de son déplacement dans la région de Séguéla, dans le cadre du regroupement des éléments des Forces Nouvelles de la zone 5, le Premier Ministre SORO KIGBAFORI Guillaume a solennellement réaffirmé cette option nouvelle, qui s’inscrit désormais dans une ligne politique gouvernementale. Extrait :

« Le Secrétaire Général des FN a rappelé à ses chefs de guerre que le processus de DDR dans lequel ils se sont librement engagés en signant l’Accord de Ouaga, c’est pour le bien-être de la population qui a trop souffert des affres de ces longues années de crise. Il les a donc enjoints de mettre fin au racket et à toutes les autres exactions contre les populations. Une interpellation fortement applaudie par la population qui s’est massivement déplacée pour écouter le Premier Ministre.
‘‘Les populations ont eu à souffrir de certaines actions. Je pense qu’il est temps que nous nous améliorions sur le terrain. La question du racket, je vais de plus en plus en parler. Parce que ce n’est pas normal que sur les barrages on continue de prendre de l’argent à des populations qui ont été appauvries par cette situation de guerre. Nous sommes là pour aider les populations et non pour les faire souffrir. Et désormais, je serai ferme’’, a averti Soro.
Le Premier Ministre a aussi annoncé que dans les tout prochains jours, le gouvernement va prendre des mesures MUSCLEES (dixit le Primus) pour s’attaquer de façon frontale à la corruption vertigineuse qui gangrène l’Administration ivoirienne parce que ‘‘ce n’est pas normal qu’on paye pour avoir un concours ou un examen.’’
in Le Matin d’Abidjan, No 759 du Lundi 19 Mai 2008.

En attendant de prendre l’entière mesure de la bonne foi et de la capacité réelle de nos gouvernants - à travers leurs différentes déclarations - à vider ce vieux contentieux social, nous ne pouvons que nous féliciter de cette option nouvelle qu’ils ont prise et que nous considérons, pour notre part, comme une avancée significative dans la recherche des voies de sortie de cette véritable gangrène nationale.

III – LA NOUVELLE POSTURE DE L’ETAT-MAJOR DES ARMEES FACE AU FLEAU DU RACKET

L’une des choses qui nous procurent une joie immense, en ce moment, et qui nous redonnent espoir en la Côte d’Ivoire, c’est la décision prise par l’Etat-major des Armées, avec à sa tête le Général Philippe MANGOU, de passer à la répression ferme contre le racket, après la phase de sensibilisation (que nous avons trouvée longue et déprimante), considérée désormais comme achevée.
Enfin, une volonté clairement affichée (avec des dispositions formelles et objectives) de lutter contre le racket.
Les pièces administratives désormais exigibles aux passagers et aux conducteurs sont on ne peut plus clairement définies, des contacts des commandements centraux de la Gendarmerie et de la Police sont même donnés pour leur saisine par toute personne victime de tracasseries routières ou de racket, obligation est faite aux Forces de l’Ordre de porter dorénavant leurs badges et matricules afin d’être formellement identifiables et des contrôles inopinés par des patrouilles mixtes (autorités civiles et militaires), instaurés. Une toile qui ne manquera pas de se refermer sur les agents laxistes et véreux qui ne manquent pas, en Côte d’Ivoire. Bon vent à vous, Général Philippe MANGOU !

IV - RACKETS ET BAVURES POLICIERES: LE COMBAT HAUTEMENT LOUABLE DE ANGE KESSY

Notre joie a été encore plus grande quand nous avons lu, dans le quotidien Le Temps du lundi 28 Avril 2008, la communication du Commissaire du Gouvernement Ange KESSY, qui dénote une volonté farouche d’extraire l’ivraie de cette noble institution qu’est l’Armée ivoirienne :

« Comme la grande muette, tout ce qui touche à l`armée est toujours resté discret, ce qui a bien évidemment laissé l`impression d`une forêt sacrée impénétrable, infranchissable mais malheureusement où l`on pense que tous les coups sont permis. Or, c`est justement l`institution où par excellence, tous les coups ne sont pas admis. C`est pourquoi, il convient qu`au moment où l`on parle de plus en plus de réforme de l`armée, où l`objectif de l`autorité militaire est de rapprocher le peuple de son armée (Armée - Nation) de montrer à ce peuple, ce qu`on reproche à ses soldats et surtout comment la justice traite ces reproches qu`on leur fait pour qu`il n`ait pas l`impression d`une impunité, car un peuple ne soutient son armée que lorsqu`elle est propre, lorsqu`elle est sans reproche mais surtout lorsque ce peuple sait qu`il n` y a pas d`impunité. C`est pourquoi, nous comprenons les ivoiriens quand ils réclament que les brebis galeuses soient punies dans l`armée et c`est cela tout le fondement de la politique criminelle militaire(….).

(…)La politique criminelle militaire en Côte d`Ivoire lutte inlassablement contre l`impunité. Au départ, en effet, les sanctions des infractions militaires avaient pour but de rappeler à l`ordre et ramener la nécessaire discipline. Maintenant avec le développement et l`allure que prend la nouvelle forme de délinquance, il y a lieu d`administrer de véritables corrections à nos hommes qui ternissent l`image de l`Armée et contribuent à la détérioration, dans leurs actes, des rapports entre le peuple et ses Forces de Défense et de Sécurité. Des coups et blessures à l’escroquerie, tout y passe : de nouvelles formes de délits ont émergé dans certains corps : il s` agit par exemple, de l` escroquerie au visa : mesdames et messieurs faites beaucoup attention à ces corps habillés qui vous promettent des visas, ce sont des escrocs. Nos grands bandits habillés en treillis sont tous transférés à la MACA pour y purger les peines dans les mêmes conditions que les plus dangereuses crapules. Quand on examine le tableau de l`évolution de la délinquance, on se rend compte, bien vite que deux fléaux ont considérablement augmenté. Ils ont si dangereusement crû qu`ils ont dépassé le cadre du simple délit pour se hisser au rang de véritable problème de société.

Les bavures et les rackets

Les bavures

Les bavures sont des actes ou faits commis généralement par les forces de l`ordre, volontaires ou involontaires et qui ont gravement troublé l`ordre public. Ces cinq dernières années, nous avons enregistré 11 bavures policières dont sept déjà jugés ; le reste devant les cabinets des juges d`instruction ; l` année 2008 doit être la plus riche en bavures puisque dans le seul mois de mars - avril 2008, nous avons compté 5 bavures, soit en moyenne une bavure toutes les semaines.

Le racket

Appelé extorsion de fonds, il est établi quand, par des menaces ou autres intimidations actives ou passives, l`agent contraint un individu automobiliste en général, à lui remettre de l` argent ou tout autre bien. Au niveau des poursuites, c`est-à-dire: constater, réunir les indices, rechercher les auteurs, nous allons changer de stratégie pour adopter une thérapie de choc. Désormais, toute personne victime- ou témoin d`un délit de racket peut filmer ou photographier l`agent à l`aide de son portable et envoyer les films par e-mail à l`adresse :
tribunalmilitaireci@yahoo.fr. Je souhaite que les journalistes portent cette adresse dans leurs journaux tous les jours jusqu`à ce que la population ait une parfaite connaissance de cette adresse qui doit constituer un réflexe simple chez toute personne victime de tracasserie, brimade ou racket. Pas besoin de donner son nom ou de demander le nom de l`agent incriminé. L`heure, la date et le lieu précis suffisent. Ce n`est pas tout : une patrouille anti-racket sillonnera les rues et les quartiers d` Abidjan mais également à l`intérieur du pays
Le Parquet militaire se chargera des auteurs et les mettra à la disposition du Tribunal. Nous demandons donc la collaboration de tous car la lutte contre le racket est une affaire de tous, le parquet ne pourra pas être présent sur tous les lieux de commission du délit. Bavure et racket "étant intimement liées, l`un se perpétrant très souvent à cause de l`autre, ils sont considérés comme préoccupation première de la politique criminelle militaire à compter de maintenant. Comme un mal qui refuse de guérir, faisant rechuter le patient à chaque fois qu`on le soigne, le médecin administrant une thérapie de choc en associant plusieurs médicaments, nous allons passer à une étape supérieure de la lutte. Désormais, ce ne sont pas les “petits” seulement que nous allons poursuivre. “Allez sur le terrain, encadrez mieux vos hommes” disait le général de brigade commandant le CeCOS. Dans un dossier de racket ou de bavure, le responsable, ainsi que la chaîne de toute la hiérarchie devra répondre devant le Tribunal militaire. Il expliquera par exemple pourquoi, en tant que chef, il ne se transporte jamais à un barrage ne serait-ce que pour voir comment les hommes qu`il place aux barrages travaillent, réaliser si les critiques et reproches sont fondés ou pas. Oui, il faut que les chefs répondent des actes de leurs éléments même si la responsabilité pénale est individuelle ; tout chef dont l`élément est poursuivi pour racket ou bavure sera appelé devant le Tribunal miliaire en qualité de témoin, s`expliquer sur les agissements de ses éléments. Citons par exemple ce cas, le plus récent : l`affaire Pokou Laurent tabassé à Marcory au même moment où une dame au Plateau subissait les violences physiques de deux autres policiers. Qu’en est-il de ceux qu`on ne voit pas, qu` on n`entend pas, parce qu`ils ont eu peur de les dénoncer ; le racket est devenu, mesdames et messieurs, un problème social en Côte d`Ivoire auquel il faut impérativement et maintenant trouver solution. Le Président de la République l`a dénoncé lui qui connaît tous les problèmes des ivoiriens, il s`est élevé contre le racket de nos forces sur les barrages et contre nos propres frères et sœurs. Le premier ministre n`exprimait pas moins son ras-le-bol, lui qui déclarait à propos du racket : “souvent, j`ai honte !” Il est d`autant plus préoccupant qu`il devient un problème politique car il est souvent cité comme un facteur favorisant la hausse des prix. Le Président Fologo l`a dénoncé, lui qui appelait à trouver un remède au racket. Les voyageurs, transporteurs, commerçants, étudiants, journalistes, bouchers, commerçants de vivriers, tous sans exception dénoncent le racket. Si les ivoiriens ne le supportent plus, c`est parce qu`il a atteint des proportions qui ont dépassé le seuil du tolérable : ils ne se cachent même plus, maintenant ils font la monnaie, quelle honte, quel choc de la conscience ou bien ils sont nés avant la honte, quand même si vous n`avez pas honte, ayez pitié, ayez peur de Dieu ! Des comportements exaspérants qui poussent à bout de patience des chefs, des vrais chefs.
Ainsi, l`un des plus brillants de nos généraux, le Général de Brigade Guiai Bi ne s`exclamait-il pas après la bavure de Yopougon : “Il n`est écrit nulle part que le contrôle systématique des véhicules de transport en commun et des particuliers fait partie des tâches, au CeCOS. Les contrôles de véhicules ne s`effectuent que lorsque les indices ou des renseignements reçus font soupçonner qu`ils transportaient des produits délictueux tels la drogue, la fausse monnaie, de l`argent ou des objets volés ; l`acharnement qu`exerce certains éléments du CeCOS à l`encontre des chauffeurs de gbaka ne se justifie donc pas, surtout que depuis trois ans, aucun document n`indique qu`on a fait telle ou telle saisie de drogue, des personnes recherchées dans un camion ou dans un gbaka. Alors, le général de s`interroger : Que cherchez-vous dans les gbaka si ce n`est de l`argent ? Et le général qui continue d`éclairer, qu`excédés par le racket systématique, certains ne voient même plus l`importance de se mettre en règle. Certains chauffeurs répliquent par l`indiscipline née de leur ras-le bol, les agents se sentent humiliés et l`irréparable survient”. Merci mon général, mille fois merci de penser et de dire ce que les ivoiriens pensent. Au cours d`un contrôle, j`ai demandé à un élément de la BAE ce qu`il faisait à côté d`un taxi, ‘‘De quelle unité êtes-vous ? Lui ai-je demandé : BAE, répond-il : ça veut dire quoi BAE ? Brigade anti-émeute ; fier qu`il est de le préciser. Bien. Alors, dites-moi, il y a quelle émeute dans ce taxi que vous contrôlez…. ?’’ Ce sont autant d`anecdotes que nous rencontrons tous les jours malheureusement avec des gens qui ne savent même pas pourquoi ils sont là, pourquoi ils portent le prestigieux uniforme des Forces de Défense et de Sécurité, un uniforme cocufié tous les jours par des inconscients plus avides d`argent que de l`honneur et la dignité de leur corporation. Que doit-on attendre d`individus pareils ? La prison et la radiation, rien d`autre. Oh, je sais combien de personnes s`apprêtent à me répondre : le racket n`est pas le seul fait des Forces de Défense et de Sécurité. Oui mais n`oubliez pas deux choses:

1 - D`abord, ils sont sur la route, visibles, en contact direct et tout ce qu`ils font est observé par tous. Dans un car, à bord d`un taxi ou d`un véhicule personnel tout le monde les regarde. Ils sont exposés à la vue de tous.

2- Ensuite, nous reconnaissons que la corruption, le racket, la violence sont des poisons qui minent notre société ; ce n`est pas discutable et ils sont à tous les niveaux condamnables.

Ensuite les Forces de défense et de sécurité doivent les premiers montrer l`exemple et être irréprochables. Si nous voulons lutter contre la corruption et le racket dans notre pays, il urge que nous commencions par ceux qui minent nos Forces de Défense car c`est à eux qu`appartient la charge de combattre par la recherche, des auteurs de la corruption et autre, et les déférer devant les tribunaux, c`est par eux que doit commencer la remise en cause, le nettoyage. Allons au Ghana, ce pays qui était connu il y a 20 ans pour l`une des polices les plus ripoux est aujourd’hui, cité en exemple et de bel exemple. Nous avons pris leur place il y a 20 ans, c’est-à-dire au moment où les autres changent et avancent, c`est là que nous reculons à pas de géants. C`est inacceptable. Je me suis rendu en Namibie, même décor : jamais vu la couleur de la tenue d`un policier : une Police discrète, dans un pays pourtant réputé à cause de son voisinage avec l`Afrique du Sud, être un foyer criminogène intense. C`est ici qu`on voit les policiers partout dans toutes les rues en train de traîner de vieux pneus qui ne contribuent qu`à enlaidir les routes. La lutte contre le racket doit être un combat national et doit être à compter de maintenant, considéré comme l`ennemi n°1 du peuple ivoirien. Sa lutte doit s`étendre à tous les niveaux : éducation familiale, formation de base, formation permanente, la répression doit être vraiment au stade de la thérapie de choc, constater, arrêter, poursuivre, juger et condamner pour extirper de nos rangs, cette race de nos forces dont les agissements délictueux de plus en plus fréquents provoquent une dangereuse et regrettable dégradation des nécessaires rapports entre la population et ses Forces de Défense et de Sécurité. La lutte contre le racket est l`affaire de tous. Si vous ne vous reprochez rien, si vous êtes en règle vis-à-vis des règlements, refusez de donner de l`argent, prenez au besoin des photos sur les tentatives d`intimidation des agents, laissez au besoin votre véhicule et rendez-vous au parquet, il y aura toujours un magistrat disponible pour vous écouter et aller voir ce qui se passe. Madame, vous qui m`avez un jour dans le journal Le Patriote, interpellé en ces termes : Nous vous voyons toujours sur le terrain mais nous ne sentons pas le résultat, nous ne voyons pas les procès. Les procès, nous les débutons aujourd’hui et se poursuivront tous les jours pendant toute l`année pour juger tous ceux qui ternissent l`image de l`armée par leur comportement qui attentent aux libertés individuelles violant gravement les droits humains. Prenez patience, nous ne finissons pas avec eux le même jour mais nous y croyons. J’ai fait un rêve

Nous n`avons pas la prétention d`y parvenir seulement demain ou après demain mais un jour, nous y arriverons, car comme Martin Luther King, I’ve a dream ;
Oui, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, j`ai fait un rêve : celui d`une Côte d`Ivoire débarrassée du racket, de la corruption.

J`ai fait le rêve d`une Côte d`Ivoire, qui sera un jour, l`exemple d`une moralisation irréprochable de son armée et de ses Forces de l`ordre. Comme le Ghana, cité plus haut, la France, les Etats-Unis, l`Australie, j`ai rêvé d`une Côte d`Ivoire avec sa police, sa Gendarmerie qui feront mieux que ces pays, aimés de l`extérieur, adulée et applaudie de son peuple, à commencer par ceux qui sont le premier contact avec l`étranger c’est à dire, aux frontières terrestres, à l`aéroport, au Port, puis sur les routes, ensuite dans nos quartiers. J`ai fait le rêve d`une côte d`Ivoire où l` orphelin ou celui qui n’a personne derrière lui, est traité et considéré de la même façon aux barrages, dans les bureaux, partout sans être racketté. J`ai fait un rêve, celui d`une Côte d`Ivoire où le racket n`existe plus ou presque, ou la population est conseillée et orientée au lieu d`être violentée, battue, brimée et humiliée, où nos frères sont disponibles et courtois au lieu d`être sur les nerfs, ou nos Forces ouvrent leurs bras pour accueillir le civil en détresse au lieu d`être celui qu`on fuit ou contre qui on porte plainte.

J`ai fait un rêve, j`ai fait un rêve ».
in Le Temps du Lundi 28 Avril 2008.

Chères autorités ivoiriennes, au-delà de la joie que suscitent chez nous ces nouvelles dispositions, nous aimerions être rassurés que ces mesures ne dureront pas le temps d’un feu de paille et que vous ne ferez preuve d’aucune faiblesse quand sera venu le moment de sévir réellement, et surtout de sévir contre vos proches.
Nous voulons voir assainie la Côte d’Ivoire, à commencer par vos entourages et les trois milieux les plus corrompus du pays, par ordre de…désolation (selon une étude du CIRES) : 1- La Justice, 2- Les Forces de l’Ordre (corps habillés) et 3- Les Hôpitaux.

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

17:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 25 avril 2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D'IVOIRE (2)

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II- Quelques pistes de solutions

Devant une peinture presqu’apocalyptique et aussi peu enviable de la situation, on se sent quelque peu défaillir face à l’immensité de la tâche de restauration.
Mais il ne faut pas en rester là. Que proposons-nous comme pistes de solutions à explorer à nos gouvernants, pour aider à notre façon, la Côte d’Ivoire, notre pays - si profondément chéri mais aussi si malheureusement meurtri - à sortir de l’ornière ?

Sans prétention aucune, je voudrais soumettre à ceux qui ont la lourde responsabilité de conduire la Côte d’Ivoire vers des rivages plus paisibles, ces quelques propositions (en vrac) pour l’examen desquelles ils voudront bien distraire un peu de leur temps.

1- Tout d’abord, que le Président de la République ne donne pas le sentiment au peuple qu’il est déconnecté de ses réalités (corruption, achat de diplômes, achat de l’admission aux concours de la Fonction Publique, de la Police, de la Gendarmerie et de la Douane), en tenant des discours aussi impopulaires qu’inopportuns du genre « la corruption a toujours existé, en Côte d’Ivoire » ou « les Ivoiriens exagèrent tout ». Il est à mille lieux d’imaginer à quel point ce type de propos le dessert !
Il est peut-être encore un peu populaire mais le regard du peuple sur lui a changé et son audience baisse de jour en jour, à cause de sa gestion maladroite de ce type de dossier. J’espère qu’on le lui dit et j’espère aussi que lui-même s’en rend un peu compte.

2- Il serait souhaitable que le Président de la République reconnaisse ouvertement et formellement l’état de déliquescence morale et spirituelle de la nation et la corruption généralisée dans le pays (ce ne serait pas pour lui de la faiblesse ou un aveu d’impuissance, nous en sommes tous comptables). Ensuite, il pourrait demander aux Ivoiriens, à travers un forum ou individuellement, de faire des propositions pour en sortir, qui seront analysées et prises en compte, autant qu’elles seront pertinentes, réalistes et réalisables.

3- J’exhorte, personnellement, le Chef de l’Etat à ne pas être si sentimentaliste et à sévir dès maintenant, de peur que si les élections tardent à venir (rien ne nous dit, en effet, que ses adversaires politiques et ses ennemis d’ici et d’ailleurs lui permettront de les faire tenir dans les échéances désormais si clairement déterminées), les Ivoiriens ne soient définitivement déformés.
Aujourd’hui, la recherche du gain et la corruption sont les premiers réflexes des Ivoiriens. Cela est devenu leur seconde nature. Attendre après la crise pour essayer de les redresser pourrait s’avérer tard ou herculéen comme tâche.
Ce serait comme tenter de redresser un arbre adulte déformé depuis sa jeunesse. Les racines seraient déjà trop profondes et les structures du bois trop fortifiées pour qu’une telle entreprise ait des chances de réussite.
Si le Président ne commence pas à sévir maintenant, à la fin de la crise (déjà incertaine, malgré les dates arrêtées et les professions officielles de bonnes intentions), il lui faudra, à lui ou à son successeur, devenir un dictateur pour y parvenir.

4- Et il doit commencer par ses proches. Etre réticent ou hésitant à sévir contre ses proches (qui ne sont les moins coupables, loin s’en faut), le rend totalement impuissant à demander des comptes à qui que ce soit.
Il doit être plus exigeant envers les siens qu’envers les autres parce qu’il a une image à défendre qu’il ne doit pas les laisser corrompre impunément sous le prétexte qu’il leur est redevable. En ce moment-là seulement il sera à l’aise pour exiger des autres de la droiture, de l’équité et de l’intégrité, en ce moment-là seulement il sera à l’aise pour sévir contre tous.
Autrement, cette bataille, il l’a déjà perdue. Même après la crise, il en sera encore à chercher ses marques et à se demander comment s’y prendre.
Il devrait changer de logique. Je suppose qu’il doit se dire, certainement, qu’il ne peut pas sévir contre les siens quand ses adversaires sont intouchables à cause des accords qui lui lient les mains.
Il devrait plutôt raisonner de cette façon : « Je dois châtier les miens pour pouvoir sévir librement et durement contre mes adversaires ».

5- Nous ne devons pas continuer de nous sentir bien dans cet Etat informel qu’est devenu la Côte d’Ivoire et de nous y accommoder.
L’heure est venue de mettre la Loi au-dessus de tous. Il nous faut faire de l’observation absolue de la règle de droit le véritable fondement de notre nation. Cela doit être palpable, senti et vu par tous, sans aucune concession ni favoritisme.
Le Chef de l’Etat doit véritablement mettre la Loi au-dessus de tous ! Ne serait-ce que sur le plan administratif. Cela aura l’effet de soulager grandement le peuple et de lui attirer son adhésion.
Le fait d’avoir accordé un blanc-seing à la rébellion au nom de la paix, ne doit pas nous autoriser à élever l’impunité au rang d’institution nationale. La rébellion est un fait à considérer comme une exception qui est survenue dans notre pays. Elle doit justement confirmer la règle du droit. Ce n’est pas parce qu’au nom de la paix, nous avons tendue la main et pardonné à la Rébellion que le reste des Ivoiriens doit se croire tout permis et qu’on en arrive à déglinguer notre pays. Ce n’est pas acceptable.
La crise passera, un jour. La Rébellion avec. Que deviendra alors, après, notre nation, quand la morale, l’éthique et les valeurs auront « totalement foutu le camp », par notre laxisme, notre sentimentalisme, notre attentisme et notre trop grande tolérance ?

6- Il nous faut rendre à nouveau l’Etat fort, en le restaurant dans ses missions régaliennes et sa raison d’être, c’est-à-dire la protection et la satisfaction des besoins des populations, en restaurant la justice sociale et en restaurant le Droit, envers et contre tout. Sans calcul politique, le Président dut-il y laisser ses amitiés. Qu’à cela ne tienne, le peuple qui l’a élu lui apportera son appui, et le SEIGNEUR ETERNEL qui l’a hissé sur le piédestal où il est, sa caution. C’est cela l’essentiel, c’est cela le plus important !

7- Reformer la Justice ivoirienne. Elle a été déclarée le milieu le plus corrompu de Côte d’Ivoire par une étude du CIRES.
Vouloir restaurer le Droit sans reformer la Justice est une entreprise vouée à l’échec !

8- Promouvoir, en tout temps et contre vents et marées, en temps favorable ou non, l’éthique et les valeurs. C’est ce qui va donner des fondements solides à notre nation. Car la Côte d’Ivoire est très corrompue : En matière de bonne gouvernance et parlant de pays les moins corrompus, elle est classée 151ème sur 163 (selon Transparency International) et 164ème sur 177 (selon le Rapport annuel 2006 du PNUD sur le Développement Humain).

9- Exiger et promouvoir le mérite et la compétence à tous les niveaux, en tout et partout, sans faiblesse.

10- Infiltrer les réseaux de corruption (vente de diplômes, concours de la Fonction Publique, Trésor Public, Contrôle Financier, etc.), remonter les filières et sévir de façon implacable et sans miséricorde. Quand même se mettrait en mouvement l’armada des interventionnistes et autres médiateurs villageois, ethniques, régionalistes et claniques, qui ne manqueront pas de se mettre en branle, dans cette Afrique quelquefois solidaire dans le mal.

11- Les grèves intempestives trouvent souvent leur fondement dans l’enrichissement illicite qui a cours, aujourd’hui, dans le pays, de sorte que les moindres revendications servent de prétexte à la radicalisation.
Ce n’est pas tant le fait que ceux qui s’enrichissent illicitement dans ce pays soient riches ou prospères qui gêne, mais l’ostentation et l’étalage impudent qu’ils en font. Et ensuite l’égoïsme et la méchanceté dont ils font preuve.
Offusqués, les moins nantis se disent que s’il y a tant d’argent dans le pays, alors ils réclament ici et maintenant leur part. D’où la radicalisation des grèves et des luttes syndicales, en Côte d’Ivoire. Quoi de plus normal ?
La solution - plus que de vouloir à tout prix faire comprendre à l’honnête citoyen que le pays est en crise et a, de ce fait, d’énormes difficultés financières qui ne lui permettent pas de donner une suite favorable et immédiate à leurs revendications légitimes - est de ne laisser aucune malversation impunie et de montrer sa détermination au peuple, qui pourra alors accepter de consentir tous les sacrifices et se faire le chantre de la bonne gouvernance et de la droiture, partout et en tout.

12- Les fondements de la Fonction Publique et de la nation elle-même sont en train d’être gravement sapés parce qu’en Côte d’Ivoire, on recrute au rabais : Les nouveaux fonctionnaires sont d’un niveau, aujourd’hui, totalement déconcertant, lamentable.
Tout juste un exemple parmi mille : Des professeurs de lettres recrutés au niveau de la Licence (diplôme bien souvent acheté) et envoyés sur le terrain, sans être passés par l’ENS, qui n’ont aucune connaissance académique (impensable pour des licenciés !), et à plus forte raison pédagogique.
L’effet induit, c’est que ceux qui travaillent dur et se cultivent pour donner des cours consistants à leurs élèves, se découragent dans le travail (qui finalement repose sur eux) et finissent par se démobiliser.
L’Etat ne peut pas laisser un département aussi capital que l’éducation aller à vau-l’eau ! Nous ne devrions pas, au nom de l’urgence de recruter du personnel éducatif, accepter que des enseignants du Secondaire contournent l’ENS.
Le Chef de l’Etat doit faire corriger cette bévue. Les résultats et les conséquences sont totalement désastreux pour le pays. Il n’y a qu’à voir le niveau désespérant de nos élèves, aujourd’hui.

13- L’embauche au privé n’existe presque plus. La quasi-totalité des Ivoiriens qui, aujourd’hui, cherchent ou aspirent à trouver du travail, se tournent donc vers la Fonction Publique. Mais là, les nouveaux critères souterrains et obscurantistes en vigueur ferment la porte aux plus démunis et, bien souvent, aux plus méritants.
De sorte que si vous voulez être et rester honnêtes dans ce pays et ne compter que sur vos efforts et votre mérite, vous risquez de ne jamais avoir de travail dans le public.
Résultat : Même les plus intègres et les plus justes s’acoquinent avec la fraude. Pour les plus inflexibles, c’est quelquefois l’impossibilité assurée de travailler et le désespoir.
Effet induit : Le désamour pour le pays et pour le sommet de l’Etat.
La piste de solution que je propose, c’est comme je l’ai dit plus haut, d’infiltrer et de détruire ces réseaux, pour donner la même chance à tous et redonner espoir aux Ivoiriens (notamment les jeunes) et sauver, ainsi, la Fonction Publique ivoirienne.

14- Le Président de la République doit savoir que c’est l’ETERNEL, son DIEU, qui l’a investi sur ce pays et qu’au-delà des reformes politiques et économiques qu’il devait amener en Côte d’Ivoire pour son éveil, sa libération du joug colonial et sa prospérité, c’est un sacerdoce que DIEU lui a donné.
Or la corruption effroyable de notre nation lui donne une polarisation spirituelle totalement négative. Aller aux élections dans ce contexte est une grande bombe spirituelle qui risque de brûler et de détruire le pays par la guerre civile, qui pourrait être (devant la démission des hommes) un moyen divin de nettoyage spirituel.
Il devrait donc, au plus tôt, travailler à l’enrayer ou, au pire des cas, à la minimiser.

15- Certains compagnons du Président n’ont aucun sens des valeurs ; ils n’en ont tout simplement pas. De sorte qu’ils arrivent à commettre les actes odieux que nous condamnons tous, avec la plus grande désinvolture.
En fait, c’est de la méchanceté. Ils n’aiment pas le Président GBAGBO. Seul compte pour eux leurs intérêts, leur profit et leur prestige. Durent-ils en jouir sur les décombres de la Côte d’Ivoire !
Le Président devrait se débarrasser d’eux et les remplacer par des hommes compétents, intègres, craignant DIEU (si possible) ou qui ont une moralité à toute épreuve. Sans attendre la fin de la crise. Si la Refondation doit se faire avec les hommes que nous voyons actuellement, elle a déjà échoué et je peux dire que le Président est en train de conduire le pays dans l’impasse.

16- Nous devons tous travailler à réarmer mentalement, spirituellement et moralement l’Ivoirien :
Mentalement : L’Etat doit lui réapprendre à reprendre espoir en son pays et à l’aimer (en lui donnant une chance égale avec les autres ivoiriens, en instaurant une véritable justice sociale).
Spirituellement : Nos Autorités doivent solliciter et amener les hommes de DIEU de toutes les confessions, à intensifier leurs enseignements sur la sainteté, la crainte de DIEU et l’amour de l’homme, le prochain, en promouvant une véritable solidarité (les plus forts et les plus riches doivent aider les plus faibles et les plus pauvres). Valable également pour le sommet de l’Etat, qui doit réduire son train de vie au profit du peuple.
Moralement : Nous devons tous dénoncer les dérives morales et les condamner publiquement (particulièrement au sein des cultes), promouvoir le civisme et l’éthique (rôle de l’Etat et de la Société Civile) et donner aux Ivoiriens une nouvelle échelle des valeurs, fondée non plus sur l’argent et la jouissance impie mais la droiture, l’honnêteté, les bonnes mœurs dont nos médias publics doivent se faire l’écho, plutôt que de nous abrutir de danses et de musiques crétines et de films qui célèbrent les embrassements érotiques, la nudité et le sexe.
Pour cela, le Président doit s’entourer d’hommes qui, en plus de leurs compétences, craignent DIEU ou sont d’une excellente moralité.


Telles sont (en vrac) mes propositions pour la Côte d’Ivoire. Fasse DIEU qu’elles soient lues et amplifiées par ceux qui aiment ce pays !

Que DIEU bénisse la terre d’Eburnie !


DINDE Fernand AGBO

11:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (8) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 23 avril 2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D’IVOIRE (1)

7f271e4940244b739b86cd55cb421a1b.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

Notre pays connaît depuis quelques années une décrépitude morale, éthique et institutionnelle grave due à la guerre qui s’est abattue sur lui dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002 et qui s’est commuée en une crise sociale des plus affligeantes, qui le rend méconnaissable, à plus d’un point de vue.

Les origines les plus récentes de cette crise ivoirienne sont à rechercher dans le contexte général de mutation socio-politique qui s’opère, en Côte d’ Ivoire, depuis le début des années 1990 et qui a atteint, aujourd’hui, sa forme la plus aiguë.

Le mal est véritablement profond et des indices de toutes sortes nous donnent presqu’à désespérer de cette belle nation en gestation, malheureusement en pleine décadence et qui, visiblement, semble bien mal partie, au point que son redressement nécessitera une thérapie de choc pour le prochain Président de la Côte d’Ivoire, qui sera élu, au soir du Dimanche 30 Novembre 2008 (si une autre crise plus grave ne vient pas la renvoyer aux calendes grecques).

Le diagnostic, quoiqu’éloquent, est à mettre en grande partie au compte de cette guerre absurde qui a été faite à notre pays par des hommes politiques aux ambitions démesurées et irréalistes, sous-tendues ou en accointance avec des intérêts politico-mafieux étrangers et qui a entraîné, par ricochet, l’affaiblissement profond de l’Etat de Côte d’Ivoire.

I- Le diagnostic du mal ivoirien

Les maux à relever sont une multitude et ont nom (je ne suis pas exhaustif):

· L’école démunie et abandonnée, caractérisée dans son quotidien par la violence poussée jusqu’au crime, les effectifs pléthoriques (jusqu’à 100 élèves dans une classe de Terminale), la faiblesse ou la démission de l’encadrement administratif, la formation au rabais faite par des enseignants démotivés par des contingences sociales non satisfaites par l’Etat ou handicapés par des lacunes académiques lamentables liées au mode de recrutement obscur désormais en vigueur dans une Fonction Publique ivoirienne en totale déliquescence ;
· La pauvreté lancinante et la cherté de la vie, liée à la flambée des prix des produits de grande consommation, échappant quasi totalement à l’Etat, par son propre fait;
· L’admission aux examens et concours « achetée » (c’est le lieu de le dire), du fait des critères obscurs de recrutement et de cooptation qui prospèrent à la Police, à la Gendarmerie, au Ministère de la Santé (INFAS), aux Impôts, à la Douane, au Trésor, au Ministère de l’Education Nationale (BEPC, BAC, CAFOP, ENS) et dans l’Enseignement Supérieur (BTS et autres diplômes universitaires) ;
· L’incivisme généralisée ;
· Les concours de l’ENA et de la Fonction Publique, objets de trafics de toutes sortes, et source du désespoir le plus profond pour les jeunes et leurs parents aux revenus faibles car basés sur l’argent, le pouvoir d’achat et les relations (clientélisme et népotisme) et non sur le mérite ;
· Les malversations et les surfacturations dans les Services Publics dont les budgets sont au service du prestige social exclusif du chef, qui s’offre un rythme et un niveau de vie que ne peut lui assurer son seul salaire, et cela au vu et au su de l’Etat, qui ne lève pas le petit doigt (au nom de quelle logique ?) ;
· La corruption dans toutes les Administrations et Sociétés d’Etat, avec les complicités tacites ou explicites des Directeurs des Affaires Administratives et Financières (DAAF), eux-mêmes adonnés au gain facile ;
· Le laxisme et la moralité douteuse des Contrôleurs Financiers (tous grades confondus), qui exigent des dessous de table ou des pourcentages avant le visa des factures à payer aux entrepreneurs et aux opérateurs économiques à qui l’Etat doit de l’argent ;
· Le trafic d’influence, le clientélisme et le népotisme comme nouvelles valeurs sociales ivoiriennes ;
· La célébration de l’incompétence et des faux symboles, au cœur de laquelle prospèrent et s’enrichissent impunément les corrompus, au grand dam des hommes intègres, des justes et des pauvres, laissés pour compte et ainsi incités à se corrompre à leur tour ;
· Le manque de contrôle et de mesures coercitives exemplaires, disciplinaires, correctionnelles, dans les Ministères et les Collectivités Territoriales, où des sommes énormes sont détournées au détriment des populations ;
· La politisation des embauches, plutôt anormalement sélectives, ethnocentristes, tribales, claniques et régionalistes ;
· L’impunité criante, institutionnalisée, qui nous laisse voir un Etat en totale démission, même là où le minimum peut être assuré, nous offrant le spectacle désolant de « l’Etat informel », comme disait l’autre ;
· Le manque d’une véritable solidarité nationale entre les Ivoiriens au sein desquels quelques-uns deviennent amoralement riches, du jour au lendemain, tandis que le reste du peuple gît dans une misère noire, donnant à constater que le pays souffre d’une mauvaise gestion et d’une mauvaise répartition des ressources nationales, le sommet de l’Etat menant grand train de vie, au détriment des populations laborieuses ;
· Le racket des Forces de l’Ordre, toléré par toute la hiérarchie militaire et qui prend, aujourd’hui, des allures systématiques et totalement désinvoltes ;
· L’enrichissement illicite par le pillage du denier public ;
· Le déclin du mérite et de la compétence, véritable danger pour l’avenir et le prestige (si elle en a encore) de la nation, qui perd ses repères et ses points d’encrage ;
· L’adjudication des marchés publics soumise au paiement systématique de pots-de-vin par les soumissionnaires, sous peine de forclusion ;
· Les paiements de factures dans les services du Trésor (notamment après l’exécution des marchés), soumis au règlement ou à l’acquittement d’un certain pourcentage du montant à percevoir, sous peine de ne jamais accéder à son dû ;
· Les transactions financières dans les prises de décisions de justice, faites au mépris de l’application de la Loi (Ex : Des prévenus qui payent pour être jugés, sous peine de moisir, ad vitam aeternam, dans les tréfonds des geôles ivoiriennes) ;
· Les malades démunis abandonnés à leur sort dans les hôpitaux, faute d’argent, sans tenir aucun compte de l’urgence d’instaurer dans le pays, aujourd’hui plus que jamais, une vraie solidarité nationale ;
· Le désespoir total des jeunes face à l’embauche ou à l’emploi où des modes de recrutement d’un autre âge sont en vigueur (droits de cuissage, dessous de table, etc.);
· Le terrible danger que représente la normalisation ou la normalité de la corruption dans la société ivoirienne pour l’avenir de notre pays ;
· La tricherie planifiée et organisée aux examens nationaux ;
· Le rançonnement des élèves aux épreuves orales du BAC et du BEPC ( 1000 F à 4000 F, selon la note voulue);
· La banalisation du sexe, affiché sur la place publique, en couverture de journaux, de films et de CD en vente dans nos rues, au vu et à la portée des enfants;
· L’immoralité sexuelle, l’excentrisme et le libertinage vestimentaire, l’impudicité et la crétinisation de la musique et des danses ivoiriennes ;
· La métamorphose des ivoiriens en fêtards forcenés, en quête perpétuelle d’exutoire, du fait du stress de la crise ;
· La nationalisation de la « Rue Princesse », haut-lieu de la dépravation morale, désormais présente dans toutes les villes du pays et sanctifiée par le Président GBAGBO himself, la prolifération des lieux de plaisirs mondains et des sanctuaires du sexe facile (Bar-dancings, night-clubs, super-maquis) et leurs corollaires que sont la prostitution, l’ivrognerie, le proxénétisme, les relations sexuelles contre-nature telles la pédérastie, le lesbianisme et la pédophilie. En un mot, la légèreté des mœurs et la déliquescence morale que je considère, personnellement, comme un des effets induits du délitement de l’Etat, sous-tendue par une démission nationale collective qui a conduit le pays à la déperdition totale de ses repères moraux et sociaux ;
· L’injustice sociale (pas forcément institutionnalisée) dont sont victimes les couches sociales les plus faibles et qui a fini par les pousser à abandonner leurs repères moraux pour faire face à des contingences immédiates toujours plus pressantes et plus oppressantes, réalisme vital oblige ;
· La survalorisation de l’argent au détriment de l’éthique, de la morale et des valeurs du travail, de l’effort, du mérite, de la droiture, de l’honnêteté, de l’équité et du civisme qui ne nourrissent plus ni ne payent, dans une Côte d’Ivoire naufragée.


II- Quelques pistes de solutions

A suivre!

22:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 09 avril 2008

COTE D’IVOIRE, PIETE DE FAÇADE

Chers Bien-aimés Frères et Sœurs Ivoiriens,

Voici six ans que notre beau pays la Côte d’Ivoire est entré dans un cercle de violence d’un niveau jamais égalé dans notre jeune histoire. La mère-patrie a été poignardée dans son sein, le territoire national balafré par une ligne virtuelle qui a consacré la partition du pays en deux Côte d’Ivoire : Celle du Sud, républicaine et celle du Nord, rebelle, assiégée, martyrisée, pillée, prise en otage, déstructurée, déglinguée (au nom de je ne sais quelle quête de justice), échappant à tout contrôle.

Comme il fallait s’y attendre en pareil cas de figure, ces six années de déplanification institutionnelle et structurelle orchestrée, qui ont vu la Côte d’Ivoire traînée de ville en ville, de pays en pays et d’accords en accords, aussi boiteux et illogiques les uns que les autres, heurtant au besoin le simple bon-sens, avant que n’advienne celui de Ouaga, le seul qui mérite que s’y attarde notre intelligence, ces six années, disais-je, ont eu pour conséquence l’affaiblissement profond de l’Etat de Côte d’Ivoire, avec pour corollaire le désordre en tout genre qui prospère dans le pays.

A la faveur de cette crise majeure, par réflexe de préservation ou par instinct de survie, une piété et une ferveur religieuses jamais connues ou observées, en Côte d’Ivoire, ont vu le jour, au milieu de nos concitoyens.
Des millions d’Ivoiriens, au comble du désastre et en désespoir de cause, ont trouvé refuge en la foi, et plus spécifiquement dans les églises et les mosquées.
Nous étions donc en droit de nous attendre, malgré la déstructuration partielle de notre pays et le relâchement moral inhérent à tout état de guerre, à un réveil spirituel authentique et à un redressement des mœurs, des valeurs et de l’éthique.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’est tout l’inverse qui s’est produit :
Les hommes de DIEU ou ceux qui se targuent de l’être sont devenus eux-mêmes avec leurs fidèles, la véritable plaie de cette nation. Impudiques et arnaqueurs à souhait pour bon nombre d’entre eux, ils n’ont de valeurs, désormais, que l’argent et la jouissance matérielle.
Ils ont été les tout premiers à promouvoir les maisons de placement d’argent (que nous avons été aussi parmi les tout premiers à condamner, en tant qu’évangéliques), se servant de la chaire sacrée de DIEU, au sein de temples et d’églises, comme plate-forme commerciale et marketing de leurs nouveaux produits.
Comment des hommes de DIEU ont pu tomber aussi bas pour en arriver à se muer, in fine, en prédicateurs de l’argent facile…et à grande vitesse, acquis sans travail, sans effort et parfois sans honnêteté, sans moral, spoliant des milliers de souscripteurs devenus encore plus pauvres que ne les avait déjà rendus la guerre, dans notre pays.

Quelles valeurs véhicule une telle pratique et quelles leçons pouvons-nous en tirer pour nos enfants à qui nous autres nous évertuons encore - dans le milieu chrétien - à faire comprendre que le bonheur et la réussite sociale ne se trouvent qu’au bout de l’effort et du travail honnête ?

Que ce soient des hommes de DIEU, en particulier, et des hommes et des femmes faisant profession de connaître DIEU, en général, qui s’en rendent coupables, c’est une situation totalement surréaliste !
C’est dans cette logique que s’inscrit l’Evangile de la prospérité qui a beaucoup de prophètes, qui fait beaucoup d’émules, dans notre pays, et qui est, malheureusement, prêché dans nombre de nos jeunes églises (notamment), où l’honnête citoyen endoctriné et mystifié est plumé comme un faisan.
Qu’advient-il du message de la sainteté, de la sanctification, de la droiture, de la justice et de l’équité ?

Parlant toujours de ceux qui font profession de connaître DIEU, nous avons assisté dans ce pays, à l’instrumentalisation de la religion, notamment musulmane, et à l’érection du mensonge politique comme moyens de conquête du pouvoir, avec le soutien actif d’imams parmi les plus réputés et nous savons dans quelle impasse de telles dérives ont conduit la Côte d’Ivoire.

Les églises et les lieux de culte fleurissent de partout sans aucune discipline, sans aucun respect pour le prochain qui a besoin de quiétude et de repos, et voire même sans moral : On pactise avec le diable pour avoir des pouvoirs de subjugation sur le peuple, on ferme une église tout juste parce qu’elle n’est pas rentable et on en ouvre une autre sous une autre dénomination, sans oublier de relever le fait que nous sommes aujourd’hui au cœur même de la mégalomanie chrétienne triomphante la plus délirante, avec des titres pastoraux du genre « Bishop, Archi-Bishop, Big Prophet, Apôtre International, Grand Prophète Faiseurs de Miracles, Prophète des Nations, etc », qui sont bien souvent le fait de tonneaux sans contenu.

Les lieux de cultes sont devenus de véritables foires à la fornication où on voit, sans émotion, des femmes et des jeunes filles dénudées ou arborant des pantalons plaqués, dans des tissus ultra-fins, des pantalons Jeans à la taille basse qui laissent entrevoir le sous-vêtement ou le tatouage, pour peu qu’on s’asseye.
Les maquis et les night-clubs ne sont plus l’apanage ou la chasse gardée des personnes qu’on taxe d’être des païens.
Ils sont désormais allègrement fréquentés par des individus qui sont sensés être, dans l’imagerie populaire, des saints ou tout simplement des croyants ou des personnes religieuses.
C’est ainsi qu’on ne s’étonne plus de voir de soi-disant pasteurs et des artistes sensés être des chantres de l’Eternel, en boîte de nuit, sous le prétexte, pour certains, d’y servir DIEU (lequel ?).

Pour aborder un autre aspect du mal, tous les Ivoiriens sont unanimes sur le fait que la corruption gangrène, affreusement, la Côte d’Ivoire. Si gravement que l’admission à la quasi-totalité des concours de la Fonction Publique est payante.
Pire encore le sont les concours de la Police, de la Gendarmerie, de la Douane, de l’ENA et ceux d’entrée dans les CAFOP et l’ENS.
Plutôt que de demeurer une poche de moralité à toute épreuve qui puisse servir d’exemple et de modèle, en supportant stoïquement l’injustice des modes de recrutement et de cooptation obscurs, en vigueur dans la Fonction Publique ivoirienne, dans l’attente de la manifestation de la gloire et de la justice de DIEU, le milieu religieux en général et le milieu chrétien en particulier, se sont acoquinés avec le mal, avec des hommes de DIEU recommandant désormais, sans sourciller, que le choix n’étant plus laissé au juste, il devrait s’arranger à ne pas être laissé pour compte. Préconisant les raccourcis comme moyen d’aider DIEU à accomplir sa volonté et à nous ouvrir les portes de l’emploi, dans une Côte d’Ivoire en totale déliquescence, en totale putrescence.
C’est ainsi que toute la nation en est arrivée à patauger dans la vase.

Esaïe 29 : 13 s’applique à merveille à nous, Ivoiriens, fanfarons, orgueilleux et creux, sans consistance, sans épaisseur, sans valeur, sans moral, sans éthique, faisant profession de connaître DIEU et reniant ce qui en fait la force :

« Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine ».

COTE D’IVOIRE, prends garde à toi, la verge et le glaive de l’ETERNEL ne sont pas loin de toi. Si tu t’étais déclarée athée, ta faute aurait semblée moindre. Mais tu t’es proclamée « La deuxième patrie du CHRIST », « Nation bénie de DIEU », c’est pourquoi ton péché ne te sera pas ôté.
Médite attentivement le passage biblique de Jérémie 18 : 7-10 :

« 7 Soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, D’arracher, d’abattre et de détruire; 8 Mais si cette nation, sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, Je me repens du mal que j’avais pensé lui faire. 9 Et soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, De bâtir et de planter; 10 Mais si cette nation fait ce qui est mal à mes yeux, Et n’écoute pas ma voix, Je me repens du bien que j’avais eu l’intention de lui faire ».


COTE D’IVOIRE, ton péché te rattrapera, très bientôt. Plus tôt que tu ne peux l’imaginer ! Mais il y a encore un espoir de salut avant la déflagration générale qui arrive sur toi, à grands pas ! Cet espoir, c’est encore la Parole de DIEU : 2 Chroniques 7 : 14 :

« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ».


Le SEIGNEUR ETERNEL est on ne peut plus clair dans sa Parole : Si MON PEUPLE…S’HUMILIE…JE GUERIRAI son pays !DIEU n’attend qu’une chose : Que son peuple s’humilie ! Il ne dépend donc que du peuple de DIEU, de ceux qui invoquent son nom, que la Côte d’Ivoire retrouve la paix et la stabilité.
La crise ivoirienne qui n’est en fait que la face visible d’une profonde réalité spirituelle ne trouvera de solution véritable que si le peuple de DIEU se repent de son péché, de ses mauvaises voies et s’en détourne, résolument !
La faute nous incombe de nous être mis sous sa houlette et de nous être si affreusement dépravés ! C’est une malédiction de se réclamer de DIEU et de fouler sa Parole au pied.
Comment au milieu d’une aussi grande ferveur religieuse, en Côte d’Ivoire, a pu naître une déliquescence morale aussi profonde ?, s’interrogeait avec une lucidité extrême un haut cadre de ce pays.

Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, des hommes et des femmes légalement mariés, faisant profession de connaître DIEU, divorcent allègrement. Aucunement inquiétés de devenir des parjures, dans la mesure où des ministres de cultes s’y adonnent eux-mêmes, dans la plus totale insouciance.
Le pourcentage de ces divorces est si effarant, si élevé qu’il vole la vedette à celui des « païens » et qu’on en vient à se demander si la foi n’a pas, depuis belle lurette, fui nos lieux de culte. Comment est-ce possible ?

Les adultères sont devenus monnaie courante dans des milieux sensés être religieux et pieux, avec en prime des scandales sexuels quelquefois retentissants. La mondanité et la fornication de la jeunesse croyante prend des proportions jamais égalées.
La cupidité a pris le pas sur le sacerdoce, au milieu d’hommes de DIEU plus préoccupés, aujourd’hui, à avoir des entrées à la Présidence de la République ou dans les milieux huppés d’Abidjan et à piller les caisses de leurs assemblées qu’à prêcher la droiture et la sainteté.

Le ministère pastoral et le sacerdoce (qui relèvent du sacré) sont devenus du business. Les préoccupations désormais de plus en plus en vigueur dans le milieu : Rouler carrosse, faire bombance, être à la page du snobisme, s’acheter des voitures de grosses cylindrées, s’offrir les téléphones portables de dernier cri, se payer les vêtements et les bijoux les plus luxueux et se faire un carnet d’adresses au sommet de l’Etat.
Même la musique est atteinte par la putrescence ambiante : Les chants ne servent plus à adorer DIEU mais à faire de la musique d’ambiance et du business. Les roulades de postérieurs fournis, en pantalons plaqués et moulants, sont en bonne place dans des clips sensés louer DIEU. Quel délire ! Quel naufrage !

Pas donc étonnant que nos assemblées et lieux de cultes, en Côte d’Ivoire, se soient transformés en anti-symboles de la foi et de la droiture, des endroits où la fornication bat son plein, où l’argent et le rang social (plutôt que la valeur intrinsèque des individus ou leur piété) sont les baromètres de la considération à laquelle vous pouvez avoir droit.
Et il est juste de relever que la plupart de ces dérives sont le fait de sectes pernicieuses mais aussi, malheureusement, d’églises traditionnelles bien connues, en pleine décadence spirituelle.
Amos 4 : 11- 13 :

« 11 JE VOUS AI BOULEVERSES (NDR : Par une rébellion), Comme Sodome et Gomorrhe, que Dieu détruisit; Et vous avez été comme un tison arraché de l’incendie (sauvés par grâce). MALGRE CELA, VOUS N’ETES PAS REVENUS A MOI, dit l’Eternel… 12 C’est pourquoi je te traiterai de la même manière, Israël (Côte d’Ivoire); ET PUISQUE JE TE TRAITERAI DE LA MEME MANIERE, PREPARE-TOI A LA RENCONTRE DE TON DIEU, O Israël! (O Côte d’Ivoire !) 13 Car voici celui qui a formé les montagnes et créé le vent, Et qui fait connaître à l’homme ses pensées, Celui qui change l’aurore en ténèbres, Et qui marche sur les hauteurs de la terre: Son nom est l’Eternel, le Dieu des armées ».

A bon attendeur…salut ! Que DIEU ait pitié de la Côte d’Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

11:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 24 mars 2008

FAUT-IL CROIRE EN NICOLAS SARKOZY ?

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Chers frères et sœurs Ivoiriens et Africains,


Depuis quelques semaines et particulièrement après le tristement célèbre discours de l’Université CHEIKH ANTA DIOP, du 27 Juillet 2007, au Sénégal, on a le net sentiment que le Président Français Nicolas SARKOZY s’attelle à améliorer son image gravement écornée par le très impopulaire laïus de Dakar et à se donner la réputation du Chef d’Etat français qui aura commencé le démantèlement de la Françafrique.

Quelques faits pourraient, justement, le laisser penser :

Premièrement : Le lundi 03 Mars 2008, un reportage de France 2 dévoile l’immense patrimoine immobilier de plusieurs présidents africains en France, avec comme tête file, le Gabonais Omar Bongo. Trente-trois appartements ou maisons en tout, dont un hôtel particulier de 18 millions d'euros (près de 12 milliards de francs CFA) à Paris, le tout pour la faramineuse somme de 150 millions d'euros (près de 100 milliards de francs CFA), voitures de luxe, etc.
La famille d'Omar Bongo Odimba (officiellement payé à 15.000 euros, soit environs 10 millions de francs CFA) semble être dans le collimateur de l'équipe de télévision de France 2. Tout comme elle l’a été ces derniers mois d'une enquête de police, à la suite d’une plainte déposée, en juin 2007, par trois associations françaises pour «recel de détournement d'argent public».

Le fait qu’une information d’une telle gravité ait pu même être traitée par une télévision française très proche du pouvoir français et qu’elle ait pu écorcher aussi sérieusement un « ami de quarante ans » de l’oligarchie ultra-libérale française et de Monsieur SARKOZY, parait quelque peu surréaliste.
D’autant que le très officiel Ministère gabonais des Affaires Etrangères a «exprimé son étonnement sur la diffusion par l'audiovisuel d'Etat d'un dossier qui a fait l'objet d'un NON-LIEU de la justice française». Diffusion qui s'est faite «au mépris» des «intérêts mutuels, de l'excellence des relations qui lient» la France et le Gabon, alors que «le Gabon est toujours demeuré un allié sûr pour la France».
Et le Ministère gabonais de l’Intérieur de passer à la charge (Cette «affaire» survient alors que le Gabon avait déjà averti la France sur un autre dossier sensible: L'immigration) : «Il y a beaucoup de Français en situation irrégulière au Gabon. Ils pourront être reconduits à la frontière si, au cours d'un contrôle de police, ils ne justifient pas de carte de séjour», a affirmé, le mercredi 05 Mars 2008, le ministre de l'Intérieur André MBA OBAME. Selon lui, «5 à 10%» des quelques 10.000 Français installés au Gabon ne seraient pas en règle et pourraient donc être expulsés. Un Français venant travailler dans le secteur pétrolier a d'ailleurs été refoulé, le mardi 04 Mars 2008 au soir, à son arrivée à l'aéroport de Libreville.

On le voit bien, cet épisode a fait quelque peu monter l’adrénaline entre les deux pays, faisant penser que Nicolas SARKOZY pourrait tenir une promesse électorale chère aux Africains : Reconsidérer les relations France-Afrique, dans le sens de l’intérêt et du respect mutuels.

Mais relevons qu’en novembre 2007, l'affaire de « recel de détournement d’argent public », qui avait fait l’objet de la plainte évoquée plus haut, était classée sans suite pour «INFRACTION INSUFFISAMMENT CARACTERISEE». Extraordinaire !
Les observateurs avertis y avaient, à juste titre, perçu une intervention des autorités françaises, soucieuses de ne pas égratigner un «ami de quarante ans». Malgré les discours de Nicolas Sarkozy, la Françafrique semble encore avoir de beaux jours devant elle, reconnaît un canard français.

Deuxième fait : Récemment, devant les députés Sud-africains, au Cap, Monsieur Nicolas SARKOZY, dans un exercice tout à fait aux antipodes de son discours de Dakar, a fait connaître son projet de renégocier tous les accords de défense de la France en Afrique pour, dit-il, "refonder la politique française sur le continent".
Un discours jugé positif et afro-optimiste, dans lequel l’Afrique est considérée comme un partenaire à traiter d’égal à égal ! Nous ne sommes pas loin du surréalisme.
Et en choisissant de tenir un tel discours, précisément, en Afrique du Sud, « symbole de la renaissance africaine, image d’une Afrique moderne qui compte et qui s’inscrit au cœur de la Mondialisation », comme le relève la presse ivoirienne, contrairement à ce qu’il a semblé dire, à l’UCAD de Dakar, il y a huit mois de cela, c’est un signal fort que le Président français renvoie à toute l’Afrique et à son intelligentsia qui avaient tiré sur lui à boulets rouges, au lendemain de son laïus et l’avaient pratiquement lynché, à travers blogs et articles de journaux, sur tout le continent et dans le monde entier.
C’était au point où des intellectuels africains de la diaspora avaient co-produit un ouvrage-réplique cinglant à ce discours dans lequel le Président français parlait de notre Afrique comme d’un continent "qui n’est pas entré dans la Mondialisation".

Fait encore plus surréaliste, le Président français envoie une copie de la partie de son discours relative à la renégociation des accords de défense, à trois chefs d’Etat africains, dont le Président Laurent GBAGBO.
Ce geste est tout de suite vu comme un acte d’humilité et de considération du Chef de l’Etat français pour le Chef de l’Etat ivoirien, rompant ainsi avec la guéguerre permanente, voire l’animosité, qui régnait cordialement entre les pouvoirs français et ivoirien, du temps de CHIRAC. Cette « évolution » pourrait même faire jubiler certains ivoiriens, caciques de la galaxie patriotique !

Est-ce le signe réel du début d’une véritable réorientation de la politique africaine  de la France? On pourrait, effectivement, être tenté de le croire, mais personnellement, je n’en suis pas si sûr ! Je refuse donc d’y mordre. N’allons pas trop vite en besogne.
Dans ma perception des choses, « l’hyper président », SARKOZY, est en campagne de séduction, en Afrique, et on ne peut pas se fier vraiment à ses dires. Trop de choses prouvent encore qu’il fait partie intégrante du mal françafricain et qu’il adhère, totalement et sans équivoque, à ses pratiques néocoloniales :

D’abord, ses manières cavalières, méprisantes et suffisantes dans le dossier des enfants tchadiens enlevés par l’ONG « L’Arche de Zoé » (dans lequel il a notamment dit, parlant des six français arrêtés, au Tchad : J’irai les chercher, quoi qu’ils aient fait !).
Ensuite, la caution qu’il apporte à l’économie de prédation de la France, qui continue à spolier l’Afrique et, notamment à travers son entreprise AREVA, de piller l’uranium du Niger, qui ne reçoit que la portion congrue d’un véritable accord de dupe, paraphé depuis plus de quarante ans !
Puis, son interventionnisme de mauvais aloi dans la crise tchadienne où il souffle le chaud et le froid, pour faire marcher et plier le régime DEBY, par le moyen du chantage, un chantage honteux, qui a eu pour dividende la promesse à l’arraché du Président tchadien - heureux rescapé d’une attaque rebelle où la France tirait les ficelles et détenait toutes les cartes - de gracier les six français arrêtés, qu’il a bien pris le soin de mettre d’abord à l’abri, en France. Pour lui, des nègres ne sont pas habilités ni même dignes, de juger, de condamner et d’incarcérer des blancs. Voici ma lecture de ce mépris authentiquement gaulois.
Enfin, le non-lieu qui a frappé l’affaire « Recel de détournement d’argent public », ouverte sur la plainte de plusieurs associations qui ont pris fait et cause pour le peuple gabonais, affreusement volé par le régime BONGO, là où la France entière croule sous le poids des preuves !

Alors, dites-moi en quoi SARKOZY est-il différent de CHIRAC, le néocolon ou même de MITTERAND, le génocidaire ?

Chers ivoiriens, cette campagne de séduction de SARKOZY, en direction de l’Afrique et, singulièrement, de la Côte d’Ivoire, ne doit pas nous distraire, tant que nous ne serons pas sortis de cette crise. Croyez-moi, nous devons les suivre de très près, sa clique et lui. Il nous faut les avoir à l'oeil et ne pas risquer de nous laisser endormir par leurs belles paroles. Car le vrai pouvoir qui dirige la France est souterrain, occulte, maçonnique, illuminati et ultra-libéral. Il existe depuis des siècles et installe ses pontes au pouvoir, en ayant sur eux une lourde main.
La politique de ce pouvoir reste invariable : Colonialiste. Avec un système économique tout aussi invariable : L’économie de prédation.
SARKOZY peut-il se singulariser et travailler au détriment de « la France de l’ombre », cette oligarchie occulte qui dirige la France et dont les intérêts, en Afrique, sont immenses, notamment les quelques dizaines de familles ultra-libérales qui tiennent son économie ? Attendons de voir!

SARKOZY veut plaire ? Soit. Gardons, néanmoins, un œil ouvert et la garde plus que jamais haute. La France n’a jamais abandonné son intention et son projet d’installer un de ses sbires et sous-préfets locaux au pouvoir, en Côte d’Ivoire.
La seule présence de la Force LICORNE en est la preuve ! La Force LICORNE, même en effectif réduit ou très réduit, reste une menace pour notre pays et pour sa stabilité. Elle garde un potentiel létal démesuré malgré toutes les campagnes de bons offices, les charmes diplomatiques et les sourires hypocrites.

Mais face à cette menace, où en sont nos idéaux (si nous sommes d’accord que c’est l’idéal qui est le moteur de l’action) ? Avons-nous encore vraiment des ressources et du répondant pour la lutte ? L’enjeu est-il encore clair dans nos esprits embués par le profit, le gain facile, l’enrichissement rapide et la jouissance impie ? Est-il encore net dans nos cœurs devant notre effroyable corruption, devant l’absence de rectitude et de valeurs qui nous caractérise désormais, devant le pillage en règle du denier public dans notre pays, avec en tête de file le camp présidentiel, et la politique du ventre (désormais de rigueur dans la galaxie), qui a dilué la noblesse de notre belle lutte de libération dans des querelles mercantiles et des revendications alimentaires ?

Les élections ivoiriennes approchent. Tous me donneront peut-être bientôt raison. Mais je prie DIEU pour avoir tort, à plates coutures !


Que DIEU garde et bénisse la Côte d’Ivoire !





 

22:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

INCIDENCE IVOIRIENNE D'UNE PALABRE GABONAISE. OUVRIR L'OEIL.

Vendredi 07 Mars 2008


3A TELESUD : BENQUET, KABORE, LOUEMBE, Pascaline BONGO devant des juges français !


Fin février. Libreville bruisse d'un feu allumé par un procureur pompier qui se veut pyromane. Son crime avoir chargé à l'aveuglette sur un homme d'affaires, Felix BONGO, pour une étrange histoire de Fourgons blindés vendus au trésor Public Gabonais. Nul délit à l'horizon. A l'horizon, aucun acte judiciaire ne peut justifier que l'on mette à sac les maisons des membres de la famille BONGO. Luttes de clans. Il ne fait de doute que dans la famille la grande famille BONGO et ses multiples ramifications, intrigues, détestation, affairisme et prise en otage du million de Gabonais on a déterré la hache de guerre. Comme si le patriarche impuissant, dévoré par la santé de sa femme en convalescence au Maroc, était déjà enterré. On doit se partager le trône ou ce qu'il en reste. Toutefois cette affaire aura le chic d'éclairer les gabonais qui croulent sous la pauvreté de l'utilisation des ressources financières de leur pays, sans aucun véritable contrôle.

Acteur majeur de ce jeu de caisses, Blaise LOUEMBE KOUYA, l'homme de Koulamoutou, gardien du temple, pour ne pas dire du Trésor Public Gabonais. Véritable cauchemar des institutions de Bretton Woods. Modèle de gaspillage des fonds publics, l'affaire dite des fourgons va révéler que le TPG agit à sa guise et celle de ses commanditaires. En toute impunité. On jongle avec des milliards. Sans aucun contrôle ni le respect de la moindre procédure du code des marchés public, pourtant exhibé sur un site internet du Ministère des finances de la dite République du Gabon. Blaise LOUEMBE KOUYA, surnommé par ses laudateurs « Ya Blaise », travaillant sous les ordres de pascaline Bongo Ondimba, la protection de son collègue du trésor, jeff Bongo fils adoptif du Président et du ministre des finances, Paul Toungui, Mari de Pascaline n'oublie pas au passage de se préserver pour les temps durs futurs. Dans le registre des propriétés en France on peut découvrir ses luxueuses possesions française. Comme tout Gabonais qui se respecte. Une maison luxueuse à Levallois, banlieue chic de la région Parisienne, demeure sur la Côte d'Azur du côté de Nice. Pourquoi va-t-il s'en priver. Il a de qui tenir.

Un récent article du Journal français le Monde, sur les fortunes diverses des chefs d'Etat africains en France mettait en valeur le patrimoine de Omar Bongo Ondimba. Un modèle du genre. Appuyé par un documentaire de France 2, début mars en plein journal de 13H, ce déballage finira par convaincre tout le monde de la mise en place de la « Rupture » chère à Nicolas Sarkozy. Le Gabon, le Gabon des « rapetout » n'est plus en terrain conquit en France. Pour s'en convaincre, il suffira de lire l'épais rapport (900 pages) de police au terme de 18 mois d'enquête qui finira par démonter toute la mécanique de fluidité des liquides quittant la Trésorerie du Gabon, pour s'éparpiller au coin des plus exotiques destinations mondiales.

« Pascaline BONGO et son clan de nouveau devant la justice Française »

Si couvert par une immunité certaines, certains des acteurs de ce vaste flux vertigineux n'ont rien à craindre, il existe certaines maladresses qui peuvent mal se terminer. Et le cas le plus significatif est la chaîne de télévision 3A TELESUD. Au travers d'un jeu de noms, d'articles révélant la crise – AFRIK.COM, le GRIGRI, Jeune Afrique, les Africains de France, maillon médias du réseau le plus visible des pourfendeurs de la Françafrique, on découvre avec délectation que c'est un clan qui va bientôt se retrouver devant les fourches de la justice française. A nouveau.

Si en janvier, Pascaline BONGO ONDIMBA, Directrice de cabinet de son éternel père a versé de chaudes larmes sur le bitume parisien, suite à la comparution et la condamnation d'un de ses fils ( dont le père est Jean Ping actuel président de l'Union Africaine), cette fois ci elle va devoir usé de toute sa puissante influence pour se sortir des griffes judiciaires dans lequel semble l'envoyer à son insu un de ses porteurs : en l'occurrence ERIC AMAR BENQUET.

Tout commence en novembre 2006. 3A TELESUD, tant bien que mal a fini par résister à la fureur du vent qui veut qu'aucun projet de chaîne de télévision panafricaine ne puisse survivre. Drivé par trois jeunes africains talentueux, mais démuni de soutien financier, la chaîne de télévision est devenu sous leur direction en moins d'une décennie une référence du monde Afro. Une véritable fierté. Visible sur quatre continents, si à l'antenne son manque de moyens est visible, il est évident que la détermination et le professionnalisme de l'équipe fait des merveilles. Toutefois il faut des moyens. Encore plus. Surtout qu'en interne des financiers, anciens soutiens des fondateurs, sentant la mayonnaise prendre ont décidé de glaner immédiatement leur retour sur investissement. Zizanie,méli mélo, opportunités. Si le cher Omar BONGO ONDIMBA, jamais revenu de l'échec de téléafrica, chaîne qui devait être la vitrine de l'Afrique mais a fini par couler au gré des nominations des membres de la famille et des dépenses les plus folles (plus de 40 millions de dollars en une décennie), a toujours souhaité apporter son écot à ce succès africain, certains flairent la faille. Et vont la jouer fine.

On trouve un porteur de parts. La société est en France. Ca tombe bien, il vit au Gabon et est de nationalité Française. ERIC AMAR BENQUET, puisqu'il s'agit de lui. En une décennie au Gabon, l'ancien délinquant, colleur d'affiche sans avenir chez JC DECAUX en France est monté en grade. Il est devenu l'homme à tout faire de Blaise LOUEMBE. Sa société KORUM SERVICE, dont la surface à Libreville ne dépasse point les 150m² est devenu la plate forme d'impression favorite du TPG. Toutes les campagnes électorales depuis 2004 au Gabon se font dans ce réseau. Le colleur est un blanchisseur à l'international. C'est lui qui se présente à 3A TELESUD comme un homme d'affaires, riche et prospère. Il veut investir. Banco. Novembre 2006, le voici porteur des 51% des parts de la société, mais ce que les fondateurs qui ignorent avoir fait rentrer un loup dans la bergerie ignorent, il n'est point là pour travailler avec eux, mais les éjecter afin de récupérer la totalité de la société au profit de ses commanditaires.


ALABA FALL, le procureur du Gabon va-t-il interroger Eric Amar BENQUET ? On en doute !

Si Eric Benquet, s'asseoit sur les multiples accords de rétrocession des parts qu'ils signent avec les fondateurs, il ne va par contre pas lésiner sur les moyens pour mettre progressivement au gré de différents actes ses partenaires dits historiques. Trahison, coups bas, fausses promesses. L'enjeu de la chaîne, de son existence st secondaire. Se doute t-il que ce conflit ira aussi loin ? Pas sur. Il porte l'assurance de la protection de ses commanditaires, dont il ne se prive de chanter les louanges au gré de ses sorties parisiennes. C'est ce bavardage monstre qui mettra les oreilles indiscrètes des renseignements généraux, les fameux RG sur sa piste. Il est épié, surveillé, décortiqué à son insu. A cet effet dans le rapport de police sur les supposés transit de fonds du Trésor Public gabonais, il dispose d'un chapitre bien fourni.

Qu'y découvre t-on ? En deux ans plus de 2,5 milliards de Francs du Trésor Public Gabonais ont transité sur le compte personnel de ERIC AMAR BENQUET, sis à la BGFI à Libreville. Un compte personnel qui n'a d'autres rentrées que les ressources du Trésor Public. Des exemples :
En date du 27 octobre 2006, le trésor public vire sur le compte N° 00012841401-45, appartenant à Eric Amar BENQUET, la somme de 327 978 500 (CFA), le 31 octobre 2006, Monsieur Benquet vire la somme de 327 978 500 FCA (Virt Etranger 04100- ref : TRF 000 525) Transfert dans le compte de Wiam 3A TELESUD. Une simple conversion démontre que le montant en millions de francs CFA équivaut à exactement 500.000 euros. Soit le montant injecté ce jour pour une prise de participation majoritaire de 51% de 3A TELESUD. Suivont d'autres virement du trésor public sur le compte de M. BENQUET et le même manège de transfert à Paris : 21 novembre 2006 : 144.310.549 FCA ; 16. mai 2007, 65 595 500. Un compte qui a chaque virement du Trésor Public, destine les fonds en un transfert vers la France, sur le compte de WIAM. Destination les comptes de la société WIAM ouvert auprès d'une banque obscure, la CBIP, filiale de la sénégalaise CBAO. BENQUET en profitant dans ce flux pour soutirer quelques millions de francs CFA et régler des factures personnelles. Un spécialiste du droit admet « Benquet ne justifie d'aucunes immuntés, il est sous le coup de plusieurs articles de la loi. Si le procureur de la République du gabon se permet de l'écouter , il fonce tout droit en prison. A moins de produire de faux documents ». Seul hic, le conflit avec les fondateurs historiques de la chaîne va dégénérer.

En voulant prendre le contrôle de la chaîne par tous les moyens, le Franco-Gabonais va multiplier les maladresses. Après s'être nommé gérant début 2007, il démissionne quelques mois plus tard pour faire appel à Jean Philippe KABORE. Fils de la Numéro 2 du RDR, Henriette Diabaté, de père Burkinabé, impliqué dans une tentative de putsch contre Laurent Gbagbo, au chômage depuis des années, il cherche à rebondir. Après des séjours infructueux à Libreville et une vague poste de consultants dans une société, il est à l'ombre. Mais dispose d'un atout dans sa manche. Sa femme LINDA, est une amie d'enfance de Pascaline BONGO ONDIMBA. Vas-y pour le poste de gérant.

Sa mission : dézinguer tous les fondateurs. En trois mois ce sera chose faite, mais à quels prix. 3A TELESUD est en perdition éditoriale totale. De plus en 2008, la chaîne va devoir affronter une série de procès qui ne vont pas arranger les choses. Deux sociétés réclament avec certitude plus de 600.000 euros à 3A TELESUD. Les deux fondateurs anciens cadres salariés, Pierre Bedou et Sylvie Deboisfleury, licenciés sans le moindre respect de la procédure du code de travail ont engagé une procédure devant les tribunaux. Aux Etats-Unis, il se murmure que lassé des plaintes des téléspectateurs sur la la dégradation subite des programmes de la chaîne et sa qualité éditoriale, le bouquet Dish Network a choisi de retirer prochainement l'offre de son bouquet. Et par ailleurs le partenaire américain, va remettre la licence de diffusion en jeu tandis que l'un des fondateurs résidant aux Etats-Unis a décidé d'attaquer la chaîne devant les tribunaux pour des motifs fondés.

Mais le plus dangereux est à venir. Lors de la dernière assemblée générale de la société le 30 novembre 2007, ERIC BENQUET avec la complicité des gérants de la structure avait trouvé un moyen pour se débarrasser des 24% des actions dont disposaient encore les fondateurs de la société. Un passage en force qui a mal viré. Car en montant une opération coup d'accordéon en se persuadant que les fondateurs historiques n'avaient pas les moyens de souscrire, c'est un scénario cauchemardesque qui a fait surface. Non seulement les historiques ont posé une rondelette somme en cash sur la table, mais pire, l'investisseur Gabonais n'a jamais pu souscrire car ne disposant pas de cash.

Faux en écriture, usage de faux, tout est bon pour éliminer les fondateurs historiques !

Pour ne pas se retrouver éjecter de la société, ERIC AMAR BANQUET, n'a eu d'autres choix que de réaliser des actes en marge de la loi. Bilan tout ce beau monde se retrouve devant la justice française suite à une plainte très argumentée déposée par Mme Deboisfleury. ERIC AMAR BENQUET est incapable de justifier la provenance des ses fonds ou le ce qui le lie au Trésor Public. Ce qui fait dire à un spécialiste « M. BENQUET est français, complice de détournements de fonds publics, de recels, de blanchiments, il met tout son circuit en danger. Et quand les juges français vont le cuisiner il n'aura d'autres choix que de balancer les commanditaires ». Blaise LOUEMBE et Pascaline BONGO ONDIMBA sont dans le viseur, car il semble exister des documents écrits et des enregistrements sonores assez compromettants qui témoignent de leur rôle dans cette affaire. LOUEMBE et PASCALINE BONGO ONDIMBA, dont le Mari Paul TOUNGUI est le ministre des finances du Gabon, affirmant ainsi que Eric Benquet n'est que leur porteur de parts et qu'ils sont les réels actionnaires de la chaîne de télévision. Et pour financer cette acquisition ils n'ont rien trouvé de plus judicieux que de puiser directement dans les caisses du Trésor Public Gabonais. Seul hic : WIAM-3A TELESUD est une société de droit français. Par les temps actuels, les juges français sont très chatouilleux.

La justice française ne va pas épargner les Gabonais !

Pire, lors de la dernière assemblée du 22 février, sur la base des documents que nous avons pu consulter, ERIC AMAR BENQUET avec l'assentiment des gérants s'est attribué des parts d'un autre actionnaire, sans respecter la notion de droit préférentiel de souscription. Un spécialiste de droit que nous avons consulté avec les documents est formel « le premier juge français qui tombe sur cette affaire, va faire annuler la procédure de l'augmentation de capital immédiatement. C'est du jamais vu. Et au vu des documents que je vois cette société est en manque de cash. Ils ont procédé ainsi pour utiliser les fonds que les fondateurs ont placé dans le cadre de l'augmentation de Capital. Les gérants de cette société sont exposés dangereusement à des poursuites judiciaires ».D'autant que l'un deux, Jean Luc Beis, dans une déclaration d'origine des fonds de son actionnaire auprès de la banque CBIP début 2007 avait déclaré « Je ne connais pas l'origine des fonds de M. BENQUET. Il semble être le paravent de certains hommes politiques du GABON. Je ne pense pas que ses ressources et la nature de son activité lui permette de disposer de plus des 2 millions d'euros qu'il a injecté dans la société ». Eloquent. La banque avait envisagé un moment la fermeture du compte de cette société à Paris avant de se raviser. Plus dix poursuites judiciaires fondés, des risques d'un déballage nauséabond. « La justice française est lente à se mettre en route. Mais avec la plainte des fondateurs, je doute fort de l'avenir des Gabonais dans cette société » prédit notre spécialiste. La seule réussite audiovisuelle panafricaine de ses dix dernières années, ne méritait pas une telle fin !

Jean Philippe KABORE à Abidjan pour sauver sa tête !

Il arrive. En ce mois de Mars Abidjan est sa seule planche de salut. Il y arrive pour sauver sa tête une nouvelle fois après y avoir défrayé la chronique par le passé. Précédé par les caméras de Cissé Himaj, Le gérant de la chaîne de télévision 3A TELESUD, Jean Philippe Kaboré n'a d'autres choix que de ramener des contrats publicitaires pour sauver sa tête au sein de l'entreprise. Alors les publi-reportages sur la Côte d'Ivoire sur TeleBongo International, nouveau surnom de 3A TELESUD. Devant les portes closes de La présidence, malgré son bal de séduction, Kaboré approche de la présidentielle oblige a ravivé le réseau RDR. Les ministres, et amis PDG proche de la mouvance vont apporter leur contribution à cette campagne masquée qui ne dit pas son nom. Présidentielle à l'horizon, on cajole les médias. Mais avec Kaboré, on ne vante pas les mérites de la côte d'Ivoire plurielle, mais bien d'un clan qui a son idée en tête et se trouve en position de force dans un média panafricain de référence.





Kaboré doit son poste à sa femme LINDA amie d'enfance de Pascaline BONGO !


Début Mars. Dans une rue de Montreuil en région Parisienne, de jeunes voleurs attaquent une belle voiture portant une plaque diplomatique issue du parc automobile de l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Paris. Des semaines qu'ils ont sans doute repérés cette voiture qui se gare toujours dans cet environ….A des milliers de kilomètres de l'ambassade ivoirienne avec à son bord un chauffeur bien connu : Jean Philippe Kaboré, fils de henriette Diabaté, Gérant (directeur général de la chaîne de télévision, 3A TELESUD), dont le siège est à Montreuil.

Novembre 2007, l'homme qui est depuis des mois au chômage trouve un poste de prédilection. Gérant de la société 3A TELESUD. En clair une sorte de Directeur Général. Ca fait des années qu'il rêve de ce poste. D'être réhabilité à la lumière d'un travail après des galères diverses. Jean Philippe Kaboré, est le fils d'Henriette Diabaté, la numéro 2 du RDR. Dans les sombres années de braises de la Côte d'Ivoire il a joué aux apprentis sorciers en plongeant dans les affres de la violence physique. Emprisonnée, il vivra sa libération en exil. D'abord du côté de Libreville, base arrière de son parrain Alassane Ouatarra. Sous la protection de BONGO, l'homme s'occupera d'abord du site internet du président avant de partir, fort de nombreuses inimitiés. Il bourlinguera du côté du BURKINA, avant de se retrouver par la grâce de Omar BONGO Ondimba en France qui lui obtiendra une carte de résident et sans doute la nationalité française.

Depuis KABORE végète. ET voilà que LINDA sa femme, amie d'enfance de Pascaline Bongo Ondimba, lui parle de cette télévision que sa copine vient d'acquérir via un porteur de part, Eric Amar Benquet. Banco. Les deuxc hommes vont faire route commune. Kabore a une mission, il doit liquider des fondateurs historiques devenus frondeurs. Il promet monts et merveilles. Un carnet d'adresse fournie. Une réconciliation haute en couleurs avec Laurent Gbagbo. De sa nomination à la tête de 3A TELESUD, avec un salaire de plus de 6000 euros mensuels, il fait de la signature d'un méga contrat de publireportage avec la côte d'Ivoire un acquis. Mais rien ne vient à l'horizon. Il sera plus heureux dans sa seconde mission avec toute la brutalité qui sied a son parcours : liquider les fondateurs de la chaîne. Exit Mme Deboisfleury, et Pierre Bedou. Son staff pour diriger une chaîne panafricaine : des Européens et des arabes.

KABORE, panique à bord. Ce contrat ou c'est la fin !

Sa mission : prendre le contrôle de l'antenne de 3A TELESUD, trop favorable selon lui et plusieurs de ses soutiens à la Présidence actuelle Ivoirienne. Exit Joel ETTIEN, dont les émissions sont rangées aux rayons souvenirs et disparaissent de la grille sans que l'animateur-producteur n'ai eu la courtoisie d'être prévenu. En guise d'explications à des interlocuteurs qui s'en étonnent, Jean Philippe Kabore à une parade « Joel Ettien est en vacances » Drôles de vacances prolongées depuis des mois qui interdisent même toute rediffusion.

Plongé dans une crise passée avec Joel Ettien, ayant eu pour conséquence la fin de leur collaboration sur l'émission Label Ivoire, Cisse Himaj revient en grâce, via KABORE. Lassé de se heurter au camp présidentiel qui maîtrise ses accointances avec Ouattara et se méfie de ce lui que certains qualifient de bonimenteur patenté, Kaboré et Cissé vont se tourner vers la primature. Objectif : convaincre certains dirigeants de financer sous le couvert certaines activités et certaines personnes dans le but de l'aider à sauver sa tête à 3A TELESUD. Le Port Autonome d'Abidjan est sollicité. GOSSIO a t-il donné son accord ? Des ministres RDR vont apporter les contributions de leurs ministères et la primature sa modeste contribution. Kaboré doit désormais faire le grand écart. Valoriser le RDR (dont il est membre) et son protecteur Alassane Ouatarra dont le financier reste éternellement Omar BONGO Ondimba), amadouer Laurent Gbagbo afin de lui faire baisser sa garde suspicieuse et trouver des moyens pour faire vivre 3A TELESUD, dont les multiples procédures judiciaires entre les fondateurs spoliées et le partenaire gabonais ont rendu trop visibles les sources de financement de cette chaîne par le biais des caisses du trésor public gabonais. Gageure.


Par l'association AFRICAINS DE FRANCE.

22:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Gabon, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

SAVOIR LIRE LES SIGNES DES TEMPS

Lundi 18 Février 2008


Chers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


La belle chanson dénonciatrice, « Le peuple te regarde », des artistes YODE et SIRO, censurée par la RTI depuis la sortie de leur album intitulé SIGNE ZODIAQUE, il y a quelques mois, pour délit d’interpellation directe du Chef de l’Etat, me donne l’occasion de m’adresser à nouveau à vous.
Dans cette chanson, YODE et SIRO - qui se sont distingués comme des résistants, derrière le Président GBAGBO, qui ont toujours chanté pour la défense de la République et qu’on peut considérer, à juste titre aujourd’hui, comme des artistes ivoiriens membres de la galaxie patriotique - disent au Président de la République, en toute connaissance de cause : « Nous t’avons élu. Prends garde à qui tu nommes. Si tu nommes un voleur, nous on va t’appeler voleur ».
Une telle chanson, de la part de deux patriotes convaincus, donne à s’interroger car franchement inattendue, au regard de l’omerta qui est de rigueur sur la question dans le cercle du pouvoir et dans tous les mouvements satellites.
Tellement inattendue que la RTI (qui a bien saisi le message et compris ce que ce signal a de – très honnêtement – troublant et fort pour nous tous) n’a rien trouvé d’autre et de mieux à faire que de la censurer. Une chanson pourtant si horriblement vraie, attestant de l’extrême réalité de la gangrène de la corruption et du pillage en règle du denier public dans notre pays, une chanson que le peuple s’est totalement appropriée, et qui fait écumer bars et maquis, à Abidjan et à l’intérieur du pays ! Preuve que les populations voudraient que le Chef de l’Etat sache que c’est exactement ce qu’elles pensent, en ce moment.

Le Président GBAGBO devrait pouvoir décrypter les signaux que lui envoie ainsi son peuple et apprendre à décoder les signes des temps : C'est-à-dire les faits qui n’ETAIENT PAS et qui SONT, aujourd’hui, ou qui deviennent RECURRENTS. Et qui montrent que des choses sont en train de changer, de muer. Sournoisement. Insidieusement. Prenant souvent l’allure curieuse de revirement à cent quatre vingt degrés et de ruptures aussi brutales qu’inattendues. Qui donnent sincèrement à réfléchir.
La Bible dit dans le livre de JOB, au chapitre 33 et au verset 14 (pardonnez-moi d’être très porté sur les Ecritures):

«  DIEU parle cependant, tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend pas garde ».

Et les signes, Il en donne (en tout cas, ce n’est pas ce qui manque. Du moins, pour ceux qui veulent bien les voir). Et ce ne sont pas de bons signes :

1-Des partisans fondamentalistes convaincus qui ont mué, au fil de la lutte, en critiques acerbes, pas par opposition politique mais par désenchantement idéologique ;
2-Les rivalités, la zizanie, les oppositions larvées, la colère, la grogne et les attaques rangées des mécontents dans la galaxie patriotique ;
3-La mise au jour et la dénonciation de la corruption, du pillage et des malversations de proches et d’hommes de mains du Président (filière Café-Cacao, appareil judiciaire, « haut les cœurs » des policiers et soldats en base arrière, pour ne citer que ceux-là). Pour l’obliger à sortir enfin de sa réserve, à sanctionner, à démettre. Ce à quoi il ne s’empresse pas encore ;
4-L’interpellation directe du Président par des artistes (Billy Billy, Yodé et Siro), et notamment patriotes (ce qui était impensable encore récemment) sur la corruption à grande échelle, l’enrichissement ultra-rapide de quelques-uns au détriment des populations qui souffrent atrocement et sur la misère du peuple ;
5-La récurrence et la permanence des tentatives de coup d’Etat couplées avec l’incertitude du désarmement et, partant, de l’organisation des élections en Côte d’Ivoire ;
6-La naissance de nouveaux courants au sein du FPI, le parti au pouvoir, pour recentrer la lutte et les idéaux socialistes abandonnés par des Refondateurs mutants…qui ont mués en Mangeurs forcenés, parti au sein duquel figurent encore, fort heureusement (par ordre de mérite et d’engagement), quelques rares idéologues et idéalistes convaincus : Le Pr. Mamadou KOULIBALY, la Première Dame Simone Ehivet GBAGBO, le Président Laurent GBAGBO ( ?) et, dans une certaine mesure, le Ministre d’Etat Bohoun BOUABRE. Pour le reste, à part quelques cas ultimes et minimes, c’est la désespérance à l’état pur. L’argument de ne pas être au pouvoir parce que le partageant avec tous les autres partis politiques ne pouvant pas justifier toutes les dérives et toutes les choses incompréhensibles dont se rend coupable la Refondation.
7-Les voix multiples (de tout bord, de toute nature, de toute tendance, de tout rang et de toute obédience : la société civile, la conférence épiscopale, les cultes, les syndicats de travailleurs, des patriotes, de simples ivoiriens usant de leur liberté et de leur droit de parole, abstraction faite des hommes politiques) qui se sont élevées de toute la Côte d’Ivoire pour dénoncer la corruption généralisée dans le pays, la course à l’enrichissement immoral, le laisser-aller et le laisser-faire complaisants et injustifiés, et cerise sur le gâteau, l’emprisonnement des dénonciateurs (cas du jeune ASSALE Tiémoko Antoine). Mais rien n’y fait.
8-Par dépit et en désespoir de cause, les dénonciateurs internes et externes, partisans et opposants, qui commencent à se murer dans le silence. Pas que le mal soit en voie de disparition, aussi étrange que cela puisse paraître (bien au contraire, il empire plus que jamais), mais parce que le destinataire de leurs récriminations reste de marbre et tient des discours qui les plongent, chaque jour un peu plus, dans le désespoir.

Et si, en fait, le Président GBAGBO (qui ne peut seul avoir raison contre tous) mettait la charrue avant les bœufs et se fourvoyait ?
Et s’il devait obligatoirement moraliser la vie publique (chose à laquelle il rechigne actuellement, dans l’attente qu’il est des élections) avant que son mandant (DIEU) ne lui accorde la sortie de crise ?
Peut-il imaginer, un instant, que sa priorité ne puisse pas être celle de DIEU, et que ce faisant, le Maître des temps et des circonstances, son Maître, puisse lui résister dans ses voies et par tous les moyens?
Ne serait-il pas alors ainsi en train de mettre en danger toute la Côte d’Ivoire, étant entendu que  le péché du roi est le péché du peuple , comme l’enseignent les Ecritures ? S’il rechigne à faire ce qu’il devrait, le peuple dans son ensemble ne risque t-il pas de payer l’ardoise de ses réticences ?
L’état de grâce (même s’il fonctionne toujours) peut-il encore durer ?
Le Président peut-il voir se dissiper le charme que produisaient sa personne et la seule évocation de son nom, et s’estomper sous lui, le doux nuage de l’enchantement, de la déification et de l’idolâtrie des premières heures et années de la crise sur lequel le peuple l’a hissé ?
Peut-il comprendre ces signes et entendre la voix de DIEU, avant qu’il ne soit tard et que le désamour et le désenchantement généralisés ne prennent le pas sur tout le reste, même parmi les partisans ?

Avec un tableau aussi peu reluisant dans le pays (du point de vue moral, éthique et spirituel), j’ai bien peur que la veille patriotique ne soit en déperdition et que la résistance ne soit devenue un concept pieux. Je redoute, tout autant, que la prochaine attaque majeure contre la Côte d’Ivoire ne fasse véritablement mouche !
Mais tout cela est indissociable de notre état spirituel, comme je l’ai toujours soutenu : Côte d’Ivoire, tu as été éprouvée par le feu, tout comme l’or, et plutôt que de devenir pure, tu t’es horriblement corrompue. Prends garde à toi ! TU AS ETE PESEE ET TROUVEE LEGERE (Conférer Daniel 5 : 4 à 6 et 21 à 31):

« Ils burent du vin, et ils louèrent les dieux d’or, d’argent, d’airain, de fer, de bois et de pierre. 5 En ce moment, apparurent les doigts d’une main d’homme, et ils écrivirent, en face du chandelier, sur la chaux de la muraille du palais royal. Le roi vit cette extrémité de main qui écrivait. 6 Alors le roi changea de couleur, et ses pensées le troublèrent; les jointures de ses reins se relâchèrent, et ses genoux se heurtèrent l’un contre l’autre. »
« … LE DIEU SUPREME DOMINE SUR LE REGNE DES HOMMES ET (…) IL LE DONNE A QUI IL LUI PLAIT. 22 Et toi, Belschatsar, (…) tu n’as pas humilié ton coeur, quoique tu susses toutes ces choses. 23 Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d’argent, d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre (les idoles), qui ne voient point, qui n’entendent point, et qui ne savent rien, et TU N’AS PAS GLORIFIE (par ta vie) LE DIEU QUI A DANS SA MAIN TON SOUFFLE ET TOUTES TES VOIES. 24 C’est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture. 25 Voici l’écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé. 26 Et voici l’explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. 27 Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. 28 Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses. 29 Aussitôt Belschatsar donna des ordres, et l’on revêtit Daniel de pourpre, on lui mit au cou un collier d’or, et on publia qu’il aurait la troisième place dans le gouvernement du royaume.
30 Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. 31 Et Darius, le Mède, s’empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans ».


Fasse DIEU que cela n’arrive pas à la Côte d’Ivoire ! D’ici là, je m’interroge, je m’interroge. Encore et encore. Je demande à comprendre. Avec insistance mais sans méchanceté. Par amour pour mon pays et pour un homme en qui j’ai fondé et continue à fonder, malgré tout, beaucoup d’espoir, un homme qui accomplit des choses à la fois difficiles et remarquables (il faut le lui reconnaître), dans des conditions et dans un contexte socio-politique absolument exécrables, intenables, faisant abstraction de son amour propre, au nom de son peuple mais qui doit, malheureusement, faire encore plus. Et cela n’est pas au-dessus de ses forces.
Monsieur le Président, comme dit l’artiste, le peuple vous regarde !


Que DIEU garde l’Eburnie, terre nôtre, terre d’espérance et d’hospitalité !

22:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'ILLOGISME SUSPECT DE L'ONU

Mardi 30 Octobre 2007


Chers Bien-aimés frères et sœurs Ivoiriens,


Voici 5 ans que la Côte d’Ivoire est en crise. Une foule de résolutions onusiennes prises à cette occasion vient attester de l’importance qu’accorde la Communauté Internationale au retour de la paix dans notre pays.
Du moins, c’est ce que cela laissait penser. Mais à l’analyse des faits, on a vite fait de déchanter.

Des Premiers Ministres Seydou Elimane DIARRA (nommé par les Accords de Lina Marcoussis) et Charles Konan BANNY (issu de la Résolution 1633 du 21 Octobre 2005, découlant de Prétoria 2) jusqu’au Premier Ministre Guillaume Kigbafori SORO (choisi et nommé par le Président Laurent GBAGBO), jamais l’on n’a assisté à des avancées plus significatives que celles enregistrées depuis le paraphe de l’accord de Ouagadougou, le 04 Mars 2007, sous les auspices du facilitateur, le Président Blaise COMPAORE. On peut en juger, en toute objectivité :

- D’abord la décrispation générale observée dans la vie socio-politique ivoirienne, tellement si salutaire pour les populations – qui retrouvent le goût de la vie après avoir connu le fond du désastre – et pour la reprise économique ;
- La formation d’un gouvernement de transition consensuel, dans un esprit dépourvu de toute rivalité ;
- La mise en place du Centre de Commandement Intégré (CCI), embryon de la nouvelle armée réunifiée et refondée de Côte d’Ivoire ;
- La suppression et le démantèlement de la zone de confiance qui consacrait la partition de la Côte d’Ivoire ;
- L’ordonnance du Président de la République portant amnistie des infractions et faits ayant porté atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale ;
- La cérémonie de la Flamme de la paix, le 30 Juillet 2007, à Bouaké, marquant la fin de la guerre et célébrant la réunification du territoire ivoirien, balafré par une ligne virtuelle, en 2003 ;
- Le redéploiement du Corps préfectoral dans toute la Côte d’Ivoire ;
- Le démarrage des audiences foraines et, en règle générale, la mise en œuvre et la conduite de l’ensemble des opérations devant conduire à la tenue des élections générales.

Devant de telles avancées, le Président de la République était fondé à demander, à la 62ème Assemblée Générale des Nations Unies :

- La levée de l’embargo sur l’achat des armes qui frappe notre pays, afin de lui permettre de se réapprovisionner en armements légers, pour assurer convenablement la sécurité des Ivoiriens et lutter contre la criminalité dont l’aggravation a été favorisée par la guerre et la circulation anarchique des armes légères, qui en a découlé ;
- La levée des sanctions qui frappent nos concitoyens, Charles Blé GOUDE, Eugène DJUE, et Fofié KOUAKOU, qui sont, aujourd’hui, de véritables acteurs du retour de la paix ;
- La baisse de l’indice de sécurité, vu que la Côte d’Ivoire connaît, aujourd’hui, une véritable accalmie sur tous les fronts, et a amorcé, avec vigueur, la pacification de l’ensemble de son territoire, par un retour à la vie sociale normale et par la réinstallation de l’Administration dans les zones CNO (Centre-Nord-Ouest) ;
- Et enfin, l’appui de la Communauté Internationale au processus de paix, notamment sur le plan financier, pour nous permettre, comme l’a dit le Président GBAGBO, « de financer les actions liées directement au règlement de la crise : le service civique, les audiences foraines, les élections générales, le retour des déplacées de guerre et, de façon générale, la consolidation de la paix ».

Mais que ne fut notre ahurissement d’entendre le Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur BAN KI-MOON, n’en faire aucun cas dans son dernier rapport, qui était au centre de la réunion du Conseil de Sécurité du Lundi 22 Octobre 2007, à l’ONU, mais d’exprimer, en revanche, ses inquiétudes face à ce qu’il considère comme des retards constatés dans l’application de l’Accord de Ouaga, en des termes qui ont sonné comme un procès à la Côte d’Ivoire.
Ce qui a fait dire à l’Ambassadeur de la Paix, Alpha BLONDY, s’adressant à l’ONU : « Ne tirez pas sur l’ambulance ! » Image saisissante.

Oui, l’ONU est illogique. Et cet illogisme de l’ONU est suspect.
N’est-ce pas que voici des Ivoiriens qui s’échinent, depuis de longs mois, à ramener la paix dans leur pays, au prix de mille écartèlements ?
Mais en retour, à quoi ont-ils droit ? A une incroyable et inexplicable posture rigide de l’Organisation Mondiale, la plus à même de booster tant d’efforts politiques et financiers et tant de sacrifices consentis pour mettre fin à la crise. Celle-là même qui aurait dû les encourager, dans cet élan. Ce monde est-il sérieux ?
Quelle autre preuve devons-nous donner de notre bonne foi et de notre bonne volonté ? Où sont les centaines de milliards promis à la Côte d’Ivoire par la Communauté Internationale depuis Marcoussis, pour appuyer le processus de paix ? Comment accélère t-on le désarmement, le démantèlement des milices, l’identification, le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays, l’actualisation du registre des électeurs, l’unification des deux armées et le retour des déplacés de guerre, SANS ARGENT ? Comment y arrive t-on ? Honnêtement.
Comme s’interrogeait avec beaucoup d’à propos et de courage notre représentant permanent à l’ONU, l’Ambassadeur Alcide DJEDJE : « Existe-t-il un autre objectif que veut atteindre l’ONU… ? ». Ou veut-on faire payer au Président Laurent GBAGBO l’outrecuidance (?) qu’il a eue de demander que soit dorénavant privilégiées « les solutions de terrain dans les règlements des conflits », le cas ivoirien faisant désormais école ?

Résultat objectif de tout cet illogisme, le Conseil de Sécurité de l’ONU vient de nous pondre la Résolution 1782, totalement irrationnelle, et relevant, à la limite, des pires élucubrations métaphysiques.
A part les deux brèches relevées, au journal télévisé de 20 heures, du Lundi 29 Octobre 2007, par S.E.M Alcide DJEDJE, Ambassadeur de la Côte d’Ivoire à l’ONU, touchant à la possibilité pour le Gouvernement ivoirien de faire une demande expresse de dérogation à l’embargo sur les armes (dont je doute de l’aboutissement), selon la procédure visée aux articles 8, 10 et 12 de la Résolution 1572 (2004), et celle du re-examen, dans 6 mois, de la levée des sanctions contre nos compatriotes (parade et esquive intelligentes pour les faire perdurer indéfiniment par successives reconductions), tout se passe comme si l’ONU craignait de voir finir la crise ivoirienne et de laisser ainsi aboutir l’Accord de Ouagadougou, fruit du Dialogue direct ivoiro-ivoirien.
La « solution de terrain » serait-elle une hantise pour la Maison de verre (vous avez dit transparence ?) ?

Et que dire du fait que l’initiative de cette résolution ait été laissée à la France et qu’elle ait gardé le ton et les récriminations des résolutions de l’après Novembre 2004, sans tenir aucun compte de toutes les avancées et de tous les signaux forts renvoyés au monde, par les ex-protagonistes et belligérants ? De la pure injustice et, à la limite, de la provocation. Une provocation gratuite.

L’ONU ne peut continuer de traiter la Côte d’Ivoire comme une colonie de la France et de s’approprier ses animosités contre notre pays. C’est inacceptable, mille fois inacceptable, 62 ans après la Deuxième Guerre Mondiale. La Côte d’Ivoire mérite plus de considération que cela. D’autant plus encore qu’elle donne tous les signes de sa ferme volonté d’en finir avec une crise qui n’a que trop duré.

Vivement que l’ONU ne s’érige pas en rabat-joie et ne s’inscrive pas à contre-courant de la paix, en Eburnie.
Le peuple ivoirien attend, dans les prochains mois, sa profession de bonne foi, à travers des résolutions plus responsables et plus rationnelles.

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire, une, indivisible et hospitalière !

19:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UN DISCOURS RASSURANT, MAIS UN GROS POINT D’OMBRE : LA CORRUPTION

Vendredi 19 Octobre 2007


Ma réaction après l’adresse du Président :

UN DISCOURS RASSURANT, MAIS UN GROS POINT D’OMBRE : LA CORRUPTION.



Chers Bien-aimés frères et sœurs Ivoiriens,


Le Mercredi 17 Octobre 2007, le Président de la République a délivré à la Nation ivoirienne son message tant annoncé et si fortement attendu par les Ivoiriens, à travers un entretien-interview marathon, de 21 heures 20 à 23 heures, soient plus de deux heures et demi d’horloge.

Divers sujets ont été abordés parmi lesquels la sortie de crise, la conduite de l’exécution de l’accord de Ouaga, les audiences foraines, le redéploiement de l’Administration, les élections, la reprise économique, la reforme de l’IGR, les affaires Kieffer, Déchets toxiques, 100 milliards détournés dans la filière Café-Cacao et Fabrication de faux billets de dollars, la corruption en Côte d’Ivoire, la fronde sociale (les grèves), le poids économique actuel de la Côte d’Ivoire dans la sous-région ouest-africaine, les Etats-Unis d’Afrique, les relations ivoiro-françaises, son discours à la 62ème Assemblée Générale de l’ONU, les grands chantiers de Yamoussoukro, etc.
Autant de sujets qu’il a abordés, sans langue de bois, comme à son habitude. Avec une grande sérénité, qui rassure sur l’avenir du pays.

Mais la où je suis resté, franchement, sur ma faim, c’est sur la question de la corruption, en Côte d’Ivoire. Le Président m’a laissé le net sentiment d’être la seule personne, dans ce pays, à ne pas être au courant, ou à ne pas savoir que ce fléau GANGRENE la Nation entière.

J’ai entendu des justificatifs : «Ce n’est pas aujourd’hui que cela a commencé. Beaucoup de ces maux existaient bien avant la guerre », « avec la crise, tout a été bousculé : la politique, l’économie, la moralité, les mentalités, la psychologie », « je ne peux pas livrer d’honnêtes citoyens à la vindicte populaire, sans preuves, sans un ou deux éléments pour me servir d’encrage », « avec la crise, beaucoup de choses se sont déglinguées », « les Ivoiriens exagèrent un peu tout ».

Mais, à moins de ne pas y avoir prêté attention, je n’ai pas entendu de proposition véritable de solutions à ce fléau, si mollement réconnu. Même s’il a indiqué que « à chaque difficulté, il faudra proposer un remède », qu’il « ne prend aucune décision qui peut nuire, sans conviction personnelle » et qu’avec la paix, il a ses «solutions pour les corrections nécessaires à faire ».
La phrase que moi, j’ai reçu comme un coup de boutoir, c’est celle-ci : « Si tout le monde en parle, c’est qu’il doit y avoir du vrai », parlant de la corruption.
Franchement renversant ! Le Président de la République , himself, n’aurait pas d’opinion propre sur la question, une opinion forgée et fondée sur une enquête des Renseignements Généraux ou des Services de Renseignements de la Présidence ?
Je n’ose pas y croire. Je m’y refuse.

Peut-on ignorer ce qui se passe en Côte d’Ivoire ? Ou est-ce une mauvaise blague de Monsieur le Président ?

Je suis désormais fondé à penser que ce n’est pas demain, la veille, que cette plaie sociale béante trouvera solution. Nous pouvons continuer de souffrir de la corruption. Le Président a d’autres priorités : Sortir le pays de la crise par les élections. Pour le reste, on verra après. Cet aspect précis des choses ne retient pas, pour l’instant, son attention. Le pays peut donc pourrir moralement sur pied, ça peut attendre.
Et qui nous dit que les élections arriveront de si tôt ? Et entre temps, que devient le pays ?
A moins que ce soit, simplement, un discours politique qu’il a destiné à donner le change, pour ne pas se livrer en pâture à la presse de l’Opposition et à ses adversaires politiques, tout conscient qu’il est de la profondeur du mal. Dans ce cas seulement, je peux le comprendre. Sinon, franchement… !

Pourtant, il le dit si bien lui-même : « C’est dans les temps de crise qu’il faut bâtir, qu’il faut lever les grands chantiers ». Selon la théorie de Khaine.
Pour moi, bâtir, ce n’est pas seulement poser des piliers de béton armé ou précontraint, à Yamoussoukro, ou monter des murs. Bâtir en temps de crise ne doit pas concerner que les chantiers de travaux publics ou de génie civil.
Bâtir en temps de crise, bâtir une Nation, doit être aussi et surtout l’assainissement des mœurs publiques, la moralisation de la vie publique.
Et cela est d’autant plus urgent en temps de crise que c’est précisément dans ces temps-là que le délabrement moral est le plus accentué.
Quoi donc de plus logique, objectif et normal que de commencer, vigoureusement, en ce moment-là ?
La corruption bat vraiment son plein dans le pays. Et c’est un truisme de le dire. Cela relève, proprement, du secret de Polichinelle. Il faut vivre à l’extérieur de la Côte d’Ivoire (et donc ne rien en savoir) ou ne pas en subir, actuellement, les affres, en tant que résident, pour ne pas comprendre ce que je dis et pour préconiser la sortie de crise comme préalable à sa résolution véritable.

Pour les pauvres et les économiquement faibles qui en subissent, quotidiennement, les contrecoups, ce n’est pas acceptable d’en parler en ces termes, et de quasiment banaliser l’ampleur du mal.
Le travail et l’effort dont parle le Président sont inopérants, actuellement, en Côte d’Ivoire. Le mérite occupe une très faible place (un pourcentage quasi nul) dans les concours de la Fonction Publique et surtout à l’ENA. Il ne faut pas en parler aussi légèrement. Au risque d’ulcérer des cœurs, dans ce pays.
Des Ivoiriens qui ont payé des millions de francs pour entrer à l’ENA existent. Ils le font TOUS, d’ailleurs, en ce moment. Et ce n’est pas une vue de l’esprit.
D’autres ont payé deux, voire trois millions de francs, sans être admis et sans être remboursés.
Par quelle incroyable magie arrivons-nous à accepter et à tolérer une telle horreur, dans notre pays ? Est-ce moi qui suis trop idéaliste ou est-ce la Côte d’Ivoire qui marche sur la tête ? Je m’interroge.

Pour clore le tout, le Président de la République affirme avoir interrogé le Ministre Hubert OULAYE de la Fonction Publique sur les pratiques peu recommandables qui ont cours dans son département, notamment l’achat de l’admission aux concours qui y sont organisés.
En substance, il ne lui aurait rien dit de grave.
En toute honnêteté et lucidité, que pouvait-il lui dire ? Que ça va plus que mal dans un ministère qui s’apparente, aujourd’hui, à une foire ? Sûrement pas !

Il faut mettre sur pied une équipe d’enquêteurs pour prendre les coupables, la main dans le sac, remonter la filière et démanteler le ou les réseaux existants. Voici comment on pourra, « non pas jeter d’honnêtes citoyens à la vindicte populaire », mais démasquer et mettre aux arrêts des individus immoraux et sans scrupules. Et la mise en œuvre de ce dont je parle est d’une facilité déconcertante. Si on en a, simplement, la volonté. C’est la seule solution raisonnable. Le reste, c’est de la politique.

Certes, le Président est attentif à la question, il observe, il prend des notes, il est patient comme un « moteur diesel », mais il faut qu’il prenne des initiatives, qu’il commandite des enquêtes, qu’il aille au devant de l’information plutôt que l’inverse. Parce que le mal est très profond. Je n’exagère absolument rien.
Voit-il le désespoir dans les familles, le désespoir des diplômés et des gens honnêtes et droits ?
Est-ce possible ou même supportable de vivre sans espoir ?
Je crois que ces interrogations devraient l’interpeller.
Quand de nouveaux riches roulent sur l’or, on ne demande pas au peuple d’être patient et de serrer la ceinture. On ne le dira jamais assez !

Le Président de la République (c’est une supplique pathétique) ne devrait pas pousser les malheureux à la révolte. La crise ivoirienne n’était pas assez grave pour faire écrouler l’Etat. Il l’a déjà dit, lui-même : C’est une petite crise amplifiée et internationalisée, à dessein, par ceux qui avaient intérêt qu’elle s’internationalisent.
Pourquoi donc met-on tant de temps, si l’Etat ne s’est pas écroulé, à aborder, ouvertement et une bonne fois pour toutes, la question de la moralisation de la vie publique.
Ce problème rend encore plus intenables et insupportables les conditions d’une vie sociale ivoirienne délabrée par la crise et aggravée par la cherté de la vie.
La corruption, ceux qui n’en souffrent pas en parlent peu ou pas du tout et ceux qui en souffrent craignent d’en parler. Ils ne sont rien dans ce pays, qu’auraient-ils à dire ?
Moi, j’ai simplement décidé d’être une sorte de porte-voix pour eux, parce que partageant leur condition. Comprenez donc ma lutte. Elle est inoffensive, apolitique et sans méchanceté.

Pour clore mon propos, je retiens que le Président de la République a tenu un discours rassurant qui nous réconforte quant à l’avenir du pays, à la sortie de crise et sur d’autres points, mais inquiète, sérieusement, sur sa perception réelle du niveau de corruption, en Côte d’Ivoire.
Pourra t-il, ce faisant, la juguler convenablement ou la ramener à des proportions supportables, si on s’en tient au fait que de vraies remèdes ne peuvent découler que de bons diagnostics et de vrais diagnostics ?
Attendons de voir. D’ici là, à la foire comme à la foire !

Pardonnez ma fougue et mes insistances. C’est parce que j’ai horriblement mal pour mon pays.



Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

19:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

SORTIR DE LA LOGIQUE DE LA RECOMPENSE

Mercredi 17 Octobre 2007


Chers Bien-aimés frères et sœurs,



La crise ivoirienne a suscité, depuis le lendemain de l’attaque du 19 Septembre 2002, un extraordinaire sursaut national et un magnifique élan patriotique dont l’envergure a fait échec aux cabales les plus démoniaques et aux pires campagnes de diabolisation jamais orchestrées contre la Côte d’Ivoire, par une nébuleuse aux tentacules multiples, aux visages des plus divers et aux ramifications les plus inattendues.

Grâce à la providence du SEIGNEUR ETERNEL, la Côte d’Ivoire réunifiée est en passe de juguler sa crise, grâce au dialogue et au pardon mutuel, et de gagner un pari qui fait désormais école : Celui de régler sa crise par elle-même.

Du milieu des braises des heures chaudes de la Résistance sont nés des regroupements et associations de toutes sortes : Mouvements patriotiques des jeunes et des femmes, Organisations de défense de la République , Agoras et parlements, Mouvements de soutien, etc, sans compter le peuple entier qui a dû, quelquefois, faire une véritable démonstration de force pour annihiler toutes les velléités de renversement du pouvoir et de déplanification de l’Etat.

Aujourd’hui où le pays tout entier savoure une accalmie générale qui permet au pays de reprendre espoir et de travailler à la reprise économique, on assiste, ici et là, à des manifestations de reconnaissance, destinées à témoigner aux nominés la gratitude de la République , pour les efforts consentis pour ramener la paix en Côte d’Ivoire.
C’est dans ce cadre-là que s’est inscrite la dernière cérémonie organisée (le Mercredi 10 Octobre 2007), au Palais des congrès de l’Hôtel Ivoire, par le Ministère de la Réconciliation Nationale et des Relations avec les Institutions de la République , baptisée LA NUIT DE LA RECONCILIATION ET DE LA PAIX.
Une manifestation qu’on aurait pu considérer comme bien venue si, au finish (parce que mal goupillée et maladroitement sélective), elle n’avait fait de si nombreux frustrés - et non des moindres - oubliés par les organisateurs. Conséquence : La belle manif a laissé un arrière goût amer à plus d’un et fait couver, en ce moment, une véritable grogne dans la galaxie patriotique.

C’est l’occasion pour moi de relever ce que je qualifierais de maladresses des gouvernants et, plus spécifiquement, du cercle du pouvoir : Cette propension morbide à vouloir récompenser tout le monde pour la loyauté, l’engagement patriotique ou l’effort de paix.
Et comme il est, visiblement et objectivement, impossible de récompenser tout le monde (pendant que des faveurs et des largesse princières sont accordées à quelques-uns, qui roulent carrosse), le cercle des oubliés mécontents s’élargit à grande vitesse, et fait peser de graves menaces sur la mobilisation et la veille patriotique populaire.

Cette manière de faire risque de nous perdre et va nous confronter à de graves autres problèmes qu’il ne nous sera pas aisé de résoudre, si nous ne redressons pas la barre à temps.
Oui, ou on récompense tout le monde, ou on ne récompense personne. Voici ce qui est sage et préférable. Et juste. Il faut éviter d’instaurer deux poids et deux mesures.
Relativement à cette question de reconnaissance, la grogne couve, le malaise devient de plus en plus perceptible, la rumeur enfle. Il faut en tenir compte avant l’irréparable, c'est-à-dire les défections en masse.
Mais, en fait, tout cela découle d’une manière biaisée de voir la vie.

En effet, dans mon entendement, dans ma perception des choses, le patriotisme et l’effort de paix, étant des élans d’envergure nationale et ayant fait l’objet de l’engagement de tous, ne devraient pas être monnayables.
On ne doit pas se dire patriote ou messager de paix et en attendre une reconnaissance sociale, la gratitude de l’Etat ou quelques retombées.
Si cela arrive, tant mieux, si ça n’arrive pas, tant pis. Mais il faut absolument sortir de cette logique de récompense, aussi bien au niveau du peuple que des gouvernants. C’est un piège redoutable à court, moyen et long terme. Surtout à cause des opportunistes de tout poil et de tout acabit, en mal de gain et de profit, qui expose la Nation à de nouveaux périls. Parce qu’après, il faut gérer leurs humeurs et leurs menaces.
On est patriote ou pacifiste parce qu’on aime son pays. Un point, c’est tout. Point de salaire à en recevoir ou à donner. C’est cela le vrai patriotisme. C’est cela le vrai pacifisme.

Mais à l’allure où nous sommes déjà partis, il faudra décorer et récompenser toute la Côte d’Ivoire, sous peine d’être blâmé par le peuple et au risque de faire une grave injustice et de blesser moralement tous les Ivoiriens et les familles qui ont payé, dans leur chair et dans leur âme, leur amour pour la Côte d’Ivoire.
C’est dans le piège de cette logique que nous sommes, aujourd’hui, tombés quand des listes viennent des cercles du pouvoir pour récompenser, dans les emplois de la Fonction Publique , des patriotes qui ont défendu la République.
Résultat : Toutes sortes de réseaux occultes se sont créés autour de cette œuvre charitable et de souveraineté qu’on peut, dans une certaine mesure, comprendre (même si ce n’est pas forcément acceptable), et font entrer dans la Fonction Publique ivoirienne, à prix d’or et dans la complaisance la plus totale et la plus révoltante, amis, copains, copines, amantes, parents du village et tous les quidams qui ont un peu d’argent, dans ce pays.
Les listes parallèles aux concours de l’ENA (qui est, aujourd’hui, une véritable honte nationale) découlent de cette façon de procéder.

Quel que soit le combat et l’engagement des uns et des autres, il faut mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, en tout, pour éviter toute injustice : C'est-à-dire, le travail et le mérite, rien que le travail et le mérite.
Car nous avons tous combattu pour ce pays. D’une manière où d’une autre. Et ce n’est pas parce que nous ne nous sommes pas affichés sur la place publique que notre combat a été le moins déterminant. Loin s’en faut !

Vivement que nous sortions de la logique de la récompense (sélective). Maintenant. Pour ne pas faire plus d’injustice qu’il n’y en a déjà.



Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

19:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

FIER D'ETRE IVOIRIEN

Vendredi 28 Septembre 2007


Chers Bien-aimés frères et soeurs,


C'est avec une grande fierté que j'ai écouté, le Mercredi 26 Septembre 2007,à l'occasion de la 62 ème Assemblée Générale des Nations Unies, le Président GBAGBO faire la leçon à l'ONU, en demandant que soit désormais privilégiés "les solutions de terrains dans les règlements des conflits", le cas ivoirien faisant désormais école.
Il fallait que quelqu'un le dise un jour, et c'est la Côte d'Ivoire qui l'a dit. C'est ce que retiendra l'histoire. Et c'est ce que je retiens.

Le tout a été appuyé par quatre requêtes fort à propos, dont les formulations diplomatiques n'enlèvent rien à la fermeté:

- Levée de l'embargo. Qui est une insulte faite à la Côte d'Ivoire.
- Levée des sanctions qui frappent nos compatriotes. Pour réparer une autre injustice faite à la Côte d'Ivoire, quand on connaît l'engagement personnel de Blé Goudé, Eugène Djué et Fofié Kouakou, dans le processus de paix actuel.
- Baisse de l'indice de sécurité. L'ONU est-elle frappée de cécité? On n'avait pas besoin de le lui demander formellement, ça!
- Appui au processus de paix. Au demeurant, nous refusons tout interventionnisme français dans la suite de notre processus et, comme l'a courageusement dit le Président de la Commission de l'Union Africaine, en marge de ladite AG, Monsieur Alpha Omar KONARE (même s'il y a longtemps que nous avons attendu que quelqu'un, à ce niveau, le dise), nous exigeons le démentèlement de toutes les bases militaires françaises, en Afrique.

Mais à côté de tout cela (ombre sur ma joie), l'on remarque la résurgence des propos ultra-guerriers d'ADO, depuis hier. Juste un extrait: "Tous ceux qui ont été victimes de la barbarie du régime FPI, l'ont été en raison de leur origine et de leur nom à consonnance nordique". "Je serai Président! Rien, rien ne m'arrêtera!". Mauvais présage! Les lendemains de ce pays ne s'annoncent pas chantants.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

18:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


LAURENT GBAGBO 19.jpg

Jeudi 30 Août 2007



JUSQU’A QUAND SEREZ-VOUS EN ETAT DE GRACE, MONSIEUR LE PRESIDENT?


Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo.



Excellence Monsieur le Président,


Depuis la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, une grave crise socio-politique s’est abattue sur notre – jadis – paisible pays, la Côte d’Ivoire, faisant des milliers de morts, connus et inconnus, célèbres et anonymes, mettant à mal la cohésion sociale et la croissance économique de notre chère patrie, et plongeant les Ivoiriens dans la désolation et l’angoisse des lendemains sans cesse incertains, qui ont, je le parie, fait autant (sinon plus) de morts que les affrontements armés.

Aujourd’hui, pointe à l’horizon une lueur d’espoir, grâce au Dialogue direct que vous avez eu l’idée lumineuse d’initier avec vos frères insurgés, dont l’un des résultats et des symboles les plus forts et les plus parlants est la cérémonie de la Flamme de la paix, qui s’est déroulée le Lundi 30 Juillet 2007, à Bouaké, au plus grand bonheur des Ivoiriens, qui ont célébré la réunification du pays et la fraternité retrouvée.
A ce stade de mon propos, j’aimerais vous dire un grand Merci et Félicitation, à vous-même et au Premier Ministre SORO Guillaume, pour votre bravoure et votre détermination à sortir le pays de l’ornière.

Votre priorité actuelle est de conduire la Côte d’Ivoire à des élections justes, transparentes et ouvertes qui vont finir de nous ramener à la normalité et nous permettre de reconstruire le pays, méconnaissable en tout point de vue (un plaidoyer spécial pour l’Ouest de la Côte d’Ivoire).

Mais avant que nous ne jetions l’ancre dans la normalité du statu quo ante, il importe, Monsieur le Président, que vous acceptiez de vous prêter, de vous livrer je dirais, à un exercice difficile, je l’avoue, dans la mesure où il pourrait constituer pour vous, à n’en point douter, un véritable péril politique : Celui de moraliser le peuple ivoirien ou, à tout le moins, la Refondation.

J’aimerais avant tout développement vous indiquer que je suis un chrétien évangélique comme vous, ivoirien, marié, la trentaine bien révolue, en service dans l’Administration ivoirienne depuis une douzaine d’années, aimant jusqu’au délire ce beau pays et ce peuple merveilleux qui sont les nôtres, et connaissant votre attachement à DIEU et à Sa Parole, en tant qu’enfant de DIEU (au sens strictement évangélique du terme). Raison pour laquelle j’ai choisi de vous parler à ce titre. En toute honnêteté et franchise.

Je vous prie, en outre, de bien vouloir m’excuser d’avoir choisi ce canal-ci (la lettre ouverte) pour m’adresser à vous.
J’en viens maintenant à l’objet de ma missive et au fond de ma pensée :

Monsieur le Président, le pays va à vau-l’eau. Et je ne suis pas même sûr d’avoir ainsi pu exprimer toute l’intensité de ma pensée.
Vous voudriez bien m’excuser pour l’usage presqu’abusif des superlatifs qui ne trouve d’égal que ma désolation. Mais, Monsieur le Président, une très grande et terrible corruption - la plus grave de la jeune histoire de la Côte d’Ivoire - mine votre pays. Tout comme l’incroyable et inexplicable impunité dont jouissent ceux qui s’en rendent coupables. Quoi qu’on en dise.

Oui, Monsieur le Président, nous avons dévalé les marches de l’éthique, nous avons totalement dégringolé de l’échelle des valeurs (morales). Et nous ne pouvons pas et ne devons pas continuer, indéfiniment, à tout mettre au compte de la crise socio-politique qui, finalement, a le dos très large. Il faut agir, pendant qu’il est encore temps. Il faut agir, sans retard.
Le silence ne relève pas toujours de la sagesse, Monsieur le Président. Et dans votre cas, actuellement, j’ai bien peur que ce soit un péché (Veuillez bien me pardonner ce qui pourrait sembler être une impertinence, mais je suis obligé de vous dire la vérité). Vos conseillers spirituels doivent pouvoir vous le dire. Vous ne pouvez continuer de vous taire.

Monsieur le Président, vous ne pouvez ignorer que de nombreux ivoiriens, autorités, simples citoyens et journalistes, ont abondamment écrit et débattu sur l’état de déliquescence morale avancée dans lequel est, en ce moment, plongé le pays, alimentant les échanges les plus houleux sur Internet, dans la Presse et au sein des populations. Des Ivoiriens (des plus virulents aux plus conciliants) ainsi que des amis de la Côte d’Ivoire qui n’ont de cesse de vous interpeller. Ouvertement ou tacitement. Au rang desquels je pourrais citer Tiburce KOFFI (Professeur de Lettres, Ecrivain), Venance KONAN (Journaliste, Ecrivain), Mamadou KOULIBALY (Président de l’Assemblée Nationale), ASSALE Tiémoko Antoine (Jeune diplômé ivoirien, au chômage), Mahalia NTEBY (Journaliste), Ferro BALLY (Journaliste), Théophile KOUAMOUO (Journaliste), ASSI Assépo Hyacinthe (Ingénieur en Thermodynamique) et Sylvestre KONIN (Journaliste), que j’ai tous lus avec une attention particulièrement soutenue.
S’ils n’étaient de tous les bords et de toutes les conditions, l’on aurait pu penser à une campagne savamment orchestrée contre le FPI, l’on aurait pu les taxer de vous faire un procès politique et de verser dans une invective manichéenne qui érige la diabolisation hémiplégique du régime de la Refondation en ligne de pensée.

Monsieur le Président de la République, ces hommes et femme, et bien d’autres encore, ont largement dépeint notre société actuelle. Sans complaisance. Chacun selon sa sensibilité. Au vitriol même, pour certains. Mais ils n’en aiment pas moins la Côte d’Ivoire. Et vous devriez prêter une oreille attentive à leurs récriminations.

Monsieur le Président (je n’ai pas la prétention de vous instruire d’une thèse nouvelle), une grande nation ne peut se bâtir sans éthique.
Et la nôtre n’en a plus, ou du moins pourrait bientôt ne plus en avoir, tant l’argent et la jouissance impie ont pris le pas sur la morale et le civisme.
Quelles valeurs alors allons-nous léguer aux plus jeunes générations ? Quelle nation sommes-nous donc ainsi en train de bâtir ?
La corruption de cette nation est effroyable. Jugez-en par vous-même (et là, j’enfonce une porte déjà largement ouverte) :

Plus aucun concours dans ce pays (direct ou professionnel), ne se passe sans le déboursement de plusieurs centaines de milliers, voire de plusieurs millions de francs, si l’on espère l’admission. Cela est de notoriété publique. Laissant ainsi pour compte le pauvre et le Juste. Le premier, parce qu’il n’a aucun moyen de faire comme les autres et le second, parce que ses principes spirituels et sa crainte de DIEU ne l’y autorisent pas.

Au titre des départements totalement sinistrés en la matière, c’est à la fois avec beaucoup d’aise et de contrition que je m’en vais vous citer la Police, l’Administration (ENA), l’Enseignement (Primaire, Secondaire et Technique), la Gendarmerie, la Justice, la Santé, les Services des Impôts, la Douane et etc, etc. La liste est bien longue.
Accéder à ces services est un investissement juteux qu’on entend amplement amortir sur le terrain. Sans aucune vergogne.

Le racket (fait des policiers et des gendarmes) sur nos routes et particulièrement sur l’Autoroute du Nord, contrit le cœur à un point tel qu’on pourrait en faire un infarctus, tant la pratique est systématique et désinvolte.

Les ressources publiques sont pillées à la lumière du jour. Sans le moindre scrupule. Dans les Ministères et dans les Collectivités Territoriales. Et pourtant, il existe une Inspection d’Etat dans ce pays. Mais jamais de contrôle, ni a priori ni a posteriori des investissements, encore moins d’audit.
C’est, partout, la recherche effrénée du gain et du profit et une course folle à l’enrichissement illicite.
Le clientélisme et le népotisme fleurissent à souhait et ont encore de beaux jours devant eux. Tout comme prospèrent le moindre effort, la médiocrité et le trafic d’influence.
Les nouveaux riches, quant à eux, font un étalage totalement impudent de leur nouvelle richesse, au grand dam des populations paupérisées par une guerre absurde, qui hantent nos villes de leurs silhouettes de crève-la-faim.

En outre, il pousse dans ce pays, plus de lieux de plaisirs mondains qu’autre chose, et votre jeunesse s’en repaît abondamment : Maquis, Bar-dancing, Night-club, etc, avec leurs lots de tapages nocturnes et diurnes infernaux, de séances de strip-tease (ce ne sont plus des clubs fermés) les après-midi, à ciel ouvert, dans des quartiers d’habitation, au vu et au su des enfants, et le sexe débridé, à tous les tarifs, à partir de 50 F CFA !
Quel désordre, Monsieur le Président ! La société ivoirienne n’a plus de repères. Ceux qui devraient les incarner ont tous démissionné : Les Gouvernants (pour l’Etat), les Maîtres (pour l’Ecole), les Parents (pour la Famille) et les Conducteurs (pour la Religion).

Monsieur le Président, je vous parle en tant que chrétien, en tant que votre frère en CHRIST et l’un de ceux qui ont porté jusqu’au sacrifice, ce pays, dans la prière pendant toute la durée de ses 5 années de crise.

Monsieur le Président, Cher enfant de DIEU (au sens évangélique du terme), dans votre pays le pauvre et le Juste sont malheureux. Ils soupirent et gémissent. A cause de la grande corruption qui met l’argent au centre de tout et du grand désordre moral.

En arrivant au pouvoir, vous avez semblé mener bataille pour la cause du pauvre. Mais je suis désolé et franchement navré de vous apprendre qu’être pauvre en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, est une véritable fatalité, une malédiction. Vous ne pouvez accéder à rien et vous ne pouvez rien obtenir. A moins d’être proche du Pouvoir, d’avoir des entrées à la Présidence, de connaître quelqu’un de haut placé dans ce pays, ou d’avoir de l’argent . Ou d’être très doué. Même là encore…Bref !
Savez-vous qu’ainsi des milliers d’enfants de pauvres se voient nier tout droit à l’admission aux concours de la Fonction Publique ?

Vous avez voulu donner la même chance à tous les enfants de la Côte d’Ivoire. De façon égale. Il n’en est rien, à ce jour. Aujourd’hui, c’est l’argent qui est la norme, la règle. Vous en avez ou vous n’en avez pas. Il n’y a pas de miséricorde ni de compassion.
Et en la matière, les Refondateurs sont indétrônables, tant ils s’illustrent par leur avidité (sans que ce soit un dédouanement pour le reste des Ivoiriens, loin s’en faut).
Je fais deux lectures de leur comportement, où l’emporte amplement la frénésie :

Dans la première, ils se disent : « Le Président GBAGBO ne pourra pas sortir indemne, vivant, de cette crise, mangeons vite pour nous (pour parler comme les Ivoiriens) ».

Dans la deuxième, leur attitude peut se résumer par cette phrase : « Si la normalité revient, l’ordre et le contrôle vont s’installer et on ne pourra plus bouffer ; tandis qu’il est encore temps et qu’on peut encore devenir riche, prenons pour nous ; après tout, c’est nous qui sommes au Pouvoir, on ne risque rien ».

Vous vous attendiez à eux, vous comptiez sur eux pour donner le meilleur exemple, ils se sont comportés envers vous et la Côte d’Ivoire comme un roseau cassé qu’on prend pour appui. Tout comme le disent les Ecritures :

« Tous les habitants de l’Egypte reconnaîtront que je suis l’Eternel, parce qu’ils ont été comme l’appui d’un roseau pour la maison d’Israël (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR). Lorsqu’ils t’ont pris dans la main, tu t’es rompu et tu leur as déchiré toute l’épaule ; lorsqu’ils se sont appuyés sur toi, tu t’es brisé et tu leur as paralysé les reins.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici, je fais venir contre toi l’épée… » (Ezéchiel 29 : 6 - 8).

Monsieur le Président (là je parle à l’homme spirituel), un grave jugement de DIEU menace la Côte d’Ivoire, à cause du péché de la corruption et du désordre en tout genre qui prospère dans le pays.
Vous me trouverez illogique de parler de jugement divin pour un peuple qui souffre déjà assez, mais les lois spirituelles sont ce qu’elles sont. DIEU ne met AUCUN de nos péchés sur le compte de la guerre. Nous en sommes absolument responsables et nous devons en répondre. Et nous en répondrons. Immanquablement.

Monsieur le Président de la République, vous êtes un homme en perpétuel état de grâce. Vous jouissez du sursis permanent de DIEU, parce qu’il vous a choisi et qu’il vous aime. Il a été votre plus grand allié contre vos ennemis dans cette guerre et leurs échecs répétés en sont la preuve la plus criante. C’est cette même grâce, la vôtre, qui sert également de parapluie au Premier Ministre SORO Guillaume, qui a récemment échappé à un attentat meurtrier.
Le fait que vous soyiez encore en vie, vous-même, et que vous soyiez encore au pouvoir, relève du miracle.
DIEU seul sait ce qui a été déjà projeté et ce qui se projette encore, quotidiennement, contre vous. Vous ne devez votre vie qu’à Sa bonté infinie.
Un illustre officier français n’a-t-il pas dit : « Si vous n’avez pas encore vu DIEU, allez en Côte d’Ivoire » ?

Mais jusqu’à quand jouiriez-vous du sursis de DIEU, Monsieur le Président, et seriez-vous en état de grâce ?
Allez-vous continuer de vous mettre à dos votre meilleur allié, en couvrant continuellement des coupables et en leur assurant l’impunité ?
DIEU vous a choisi et de ce fait, il ne passera pas sur vos fautes.
J’en veux pour preuve la Parole de DIEU, qui est immuable :

« Je vous ai choisis, vous seuls parmi toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je vous châtierai pour TOUTES vos iniquités » (Amos 3 : 2).

L’élection de DIEU nous confère un grand pouvoir mais nous donne aussi de lourdes responsabilités auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. D’aucune façon.
En outre, celui qui ne sait pas que c’est DIEU qui décide de toutes choses dans cette crise, n’a rien compris à la crise ivoirienne.

Monsieur le Président, les Chefs que vous nous avez donnés dans ce pays se repaissent eux-mêmes plutôt que de servir le peuple pour lequel vous les avez nommés.

« Comme une cage est remplie d’oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c’est ainsi qu’ils deviennent puissants et riches. Ils sont devenus gras, resplendissants, ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas DROIT AUX PAUVRES. N’interviendrai-je pas contre ces choses-là, - Oracle de l’Eternel -, ne me vengerai-je pas d’une telle nation ? » (Jérémie 5 : 27 - 29).

Monsieur le Président, c’est avec beaucoup d’angoisse que j’appréhende la période des élections, en Côte d’Ivoire. J’ai bien peur que si vous ne tardiez à prendre des décisions, le pays brûle une fois pour de bon, à cette occasion ou bien avant. Par décret divin. Déjà, les rumeurs d’une nouvelle rébellion ne parcourent-elles pas le pays ?
Car, comme le dit la Bible :

« La justice élève une nation mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14 : 34).

Avant que le péché de cette nation ne lui tombe dessus comme une affreuse ignominie, parlez, intervenez, agissez, il en est encore temps. Vous n’êtes pas qu’un homme politique. Vous êtes aussi un enfant de DIEU. Evitez de ne faire que de la politique. La Côte d’Ivoire pourrait le payer très chèrement.

Si vous ne pouvez ou ne voulez pas sanctionner les Ivoiriens qui ont commis ou commettent tous les crimes que j’ai relevés dans mes griefs et qui ne sont pas de votre parti, pour ne pas vous faire accuser de mener une chasse aux sorcières à vos opposants (parce qu’en réalité ce sont tous les Ivoiriens qui se rendent coupables de ces pratiques), sacrifiez (et le terme n’est pas trop fort) ou sanctionnez pour commencer, ceux de la Refondation, pour les mettre au pas, pour donner l’exemple et montrer votre bonne foi.
Et aussi pour vous libérer, car en vérité, ils vous ont fait prisonnier. Vous êtes leur otage politique.

Sur cette question, ne faites aucun calcul politicien, Monsieur le Président. Sanctionnez, sans état d’âme. Car il est préférable d’être agréé de DIEU que de plaire aux hommes. Sévissez !
La crise s’est prolongée, au-delà du raisonnable, vous ne pouvez plus et ne devez plus vous accommoder de cette situation d’iniquité. Le DIEU qui vous a installé là où vous êtes, combattra lui-même pour vous dans cette croisade et vous accordera la caution et l’approbation du peuple. Mais à condition que vous soyiez résolu, que vous réagissiez et que vous agissiez.
Faute de quoi, j’ai bien peur que la Refondation ne passe au creuset du jugement divin !

« Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR), et en sécurité sur la montagne de Samarie, à ces grands de la première des nations, auprès desquels va la maison d’Israël !...Ils reposent sur des lits d’ivoire, ils sont mollement étendus sur leurs couches (Insouciance totale, NDR) ; ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais. Ils extravaguent au son du luth, ils se croient habiles comme David sur les instruments de musique. Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s’oignent avec la meilleure huile, et ils ne s’attristent pas sur la ruine de Joseph (le peuple ivoirien, NDR) !
C’est pourquoi ils seront emmenés A LA TETE DES CAPTIFS ; et les cris de ces voluptueux cesseront…Car voici, l’Eternel ordonne : Il fera tomber en ruines la grande maison, et en débris la petite maison. Est-ce que les chevaux courent sur un rocher, est-ce qu’on y laboure avec des bœufs, pour que vous ayez changé LA DROITURE EN POISON, et le fruit de LA JUSTICE EN ABSINTHE ? (Amos 6 : 1, 4 – 7, 11 et 12).

« Car ainsi parle l’Eternel aux hommes de Juda et à Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les chardons. Soyez circoncis pour l’Eternel (convertissez-vous, NDR), circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem (Ivoiriens, NDR), de peur que ma fureur n’éclate comme un feu et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos agissements…En ce jour-là, - Oracle de l’Eternel -, le roi et les ministres perdront courage, les sacrificateurs seront désolés, et les prophètes stupéfaits. Je dis : Ah ! Seigneur Eternel ! Tu as donc abusé ce peuple et Jérusalem, en disant : Vous aurez la paix ! Et cependant l’épée atteint jusqu’au fond de l’âme » (Jérémie 4 : 3, 4, 9 et 10).

« Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu » (Esaïe 57 : 21).

Monsieur le Président, l’heure est plus que grave ! Sauvez la Côte d’Ivoire ! C’est mon cri du cœur à votre adresse.
Pour l’immense estime que j’ai pour votre personne et pour le respect que m’inspire votre combat pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique, j’aimerais clore mon propos en vous recommandant à la grâce toute-suffisante du Seigneur Eternel, et que le DIEU en qui vous avez si opportunément mis votre foi vous éclaire, à cette heure de grave décision, et vous soutienne puissamment, par Sa droite triomphante.
Car Monsieur le Président, contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de croire, le pire n’est peut-être pas encore derrière nous.

Que DIEU vous bénisse, richement, vous et votre maison, et que DIEU bénisse, richement, la Côte d’Ivoire, une et indivisible !



DINDE Fernand AGBO

Enseignant d’Education Permanente
dindefernand2@yahoo.fr
Cell. (225) 07 04 71 11.

UNE BELLE ET GRANDE FETE, AVEC DES INVITES ILLUSTRES ET D'ILLUSTRES ABSENTS !

Mercredi 1er Août 2007


Chers bien-aimés frères et soeurs,


C'est avec un bonheur réel (mais aussi avec un peu de crispation et un brin d'angoisse dus à la psychose de l'attentat, je l'avoue) que j'ai suivi la cérémonie de LA FLAMME DE LA PAIX, en direct de la Télévision ivoirienne, hier, Lundi 30 Juillet 2007, date désormais mémorable à inscrire dans les annales de la République.

Oui, je puis le dire, la Côte d'Ivoire s'achemine allègrement vers la paix, après 5 annés d'intrigues politiciennes, d'illogisme international et d'incurie politique de l'opposition civile ivoirienne.
Ceux qui doutaient encore de la bonne foi et de la sincérité du Premier Ministre Guillaume SORO dans son repentir et dans sa détermination à aller à la paix ont été servis: Un si jeune âge mais quel discours! Au point qu'il a largement volé la vedette au Président GBAGBO, rendu presqu'hystérique et sans mot par le bonheur et l'émotion.

Ce jeune homme n'est certainement pas un saint mais il a de la suite et de la logique dans les idées. C'est une personne à encourager.

Pour ma part, la plus grande preuve de sa sincérité, c'est l'absence, pour ne pas dire la désertion d'ADO et de BEDIE à cette cérémonie de la paix. Il n'y a pas preuve plus éloquente.
Ils n'ont même pas fait un peu semblant, ni même essayé de faire mentir ceux qui donnent leurs mains à couper qu'ils sont contre la paix, qu'ils ont financé la guerre en Côte d'Ivoire et qu'ils préparent encore un coup sanglant contre la République. L'avenir nous éclairera mais pour l'heure le sérieux et la concentration à bloc doivent rapidement prendre la place de l'euphorie de Bouaké. Car la guerre est, certes, finie mais la crise se poursuit! Et elle pourrait nous réserver bien des surprises!

Au-delà du symbole fort qu'a représenté pour nous le bûcher, c'est véritablement et dans les faits, à la réunification de la Côte d'Ivoire que nous avons assisté, par l'arrivée du Président GBAGBO, à Bouaké. C'est un déferlement humain qui s'est abattu sur le Chef-lieu de la Région de la Vallée du Bandama. Incroyable!
La joie et le soulagement étaient véritablement au rendez-vous, durant au moins 3 jours, à Bouaké.
Des invités illlustres ont réhaussé de leurs présences cette cérémonie: 6 Chefs d'Etat, pour dire à la face du monde que l'Afrique est capable de résoudre ses propres contradictions. En tout cas, quand elle le veut et quand elle accepte de s'affranchir de la main pesante de la France.

Et que dire de la présence de celle que j'appelle la première des Houphouétistes, Madame Thérèse HOUPHOUET-BOIGNY: Une prime à la paix et à la vraie fraternité, celle qui sait taire toutes les querelles, mettre le bémol à tout orgueil pour se retrouver autour de l'essentiel: La Côte d'Ivoire.
En cela, les autres prétendus "Houphouétistes" que sont ADO, BEDIE et BANNY n'ont absolument aucune excuse, mais alors aucune, de ne s'être pas rendus à Bouaké, eux qui ne résident qu'à quelques misérables centaines de kilomètres de l'ex-capitale de la Rébellion, là où des Chefs d'Etat et de Délégation ont parcouru des milliers de kilomètres pour venir honorer leur pays, les honorer, eux. Quelle cécité politique! Quel amateurisme, quelle incurie! Si ce n'est pas cela signer sa mort politique, prêtez-moi donc l'expression appropriée.
D'où tiennent-ils donc leur filiation à "l'Apôtre de la paix" que fut HOUPHOUET, diantre!

Les Ivoiriens en guerre ayant décidé d'aller à la paix, si une autre crise devait éclater, alors, elle ne serait pas ivoirienne!
On garde un oeil ouvert!

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

18:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ENFIN, UNE RESOLUTION QUI RESPECTE LA COTE D'IVOIRE !

Jeudi 19 Juillet 2007


Chers bien-aimés frères et soeurs,


C'est avec une grande joie que j'ai appris, le Lundi 16 Juillet 2007, le vote par le Conseil de Sécurité de l'ONU, de la Résolution 1765.
Voici, ENFIN, sur 24 Résolutions sur la crise ivoirienne, la toute première qui respecte vraiment la Côte d'Ivoire et qui prend des décisions responsables dont l'esprit aurait, depuis belle lurette, dû être instauré dans le débat ivoirien.
Enfin, le désidératat des ivoiriens est pris en compte, comme nous l'avons toujours souhaité, par l'endossement de l'Accord de Ouagadougou, signé le 04 Mars 2007.

Je suis d'autant plus heureux que le poste (Haut Représentant des Nations Unies pour les Elections) de Monsieur STOUDMAN, cet homme qui se donnait des airs de vice-président de Côte d'Ivoire et de personnage inamovible, dans ce pays, a été tout bonnement supprimé, au grand dam du RHDP, qui n'hésitait pas à demander, chaque fois que de besoin, que soit mise à mal la souveraineté de notre pays.

Secundo, la France n'a plus l'exclusivité des résolutions sur la Côte d'Ivoire. Cette tâche est laissée désormais à l'Afrique du Sud (un partenaire de taille pour notre pays), le Ghana et...la France (encore et toujours. Mais ça va finir un jour. C'est déjà un très bon début!).

Tertio, le GTI ne viendra plus s'exhiber, en Côte d'Ivoire, avec la désolante Brigitte GIRARDIN. Il n'existe plus. Les signataires de Ouaga ont les mains libres pour suivre, en toute responsabilité et liberté, l'exécution de leur accord, avec un tout petit rôle consultatif et d'observation à l'ONU, par le biais de l'ONUCI.

Cela fait beaucoup de revers pour la France, après la signature de l'accord de Ouaga, la suppression de la zone de confiance, le démentèlement des bunkers et autres postes de sécurité tenus, jusqu'à l'attentat manqué contre le Premier Ministre SORO Guillaume, par la Force LICORNE et L'ONUCI dans nos aéroports et le prochain bûcher de Bouaké, qui va, définitivement sceller la paix entre les Ivoiriens et la réunification du pays.

Cela en fait trop pour la France et me fonde à dire qu'une violente et sanglante attaque n'est pas loin de s'abattre sur la Côte d'Ivoire, si nous ne veillons pas, aussi bien dans la prière que militairement. Les jours qui approchent ne seront pas de tout repos et il faut que les Ivoiriens soient plus vigilants que jamais.
Le voyage prochain du Président GBAGBO en France n'y changera absolument rien. SARKOZY est gouverné par des intérêts ultralibéraux et franc-maçons. Il n'y pourra rien. C'est une mission pour lui. La France obscure et obscurantiste a toujours pris le pas, en Afrique, sur la France officielle. Les choses sont ainsi.
Aux Ivoiriens d'arracher, définitivement, leur indépendance. Mais avis à tous: Le prix à payer sera très élevé! A bon attendeur...Salut!

Dindé Fernand.

17:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |