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lundi, 24 mars 2008

IL FAUT TENIR, ENVERS ET CONTRE TOUT !

Samedi 30 Juin 2007


Chers Bien-aimés Frères et Soeurs,


Hier, Vendredi 29 Juin 2007, aux environs de 10h30, le Premier-Ministre SORO Guillaume a échappé à un attentat, initialement prévu contre lui pour s'exécuter, à Abidjan, avec le Président GBAGBO dans le collimateur, ainsi que les Chefs des FDS, Philippe MANGO, KASSARATE et GUIAI BI POIN, le 28 Juin, mais mis heureusement à mal par la visite officielle du Frère Guide de la Révolution Lybienne, Mouammar KADHAFI.

18 Afgans, 13 Albanais et 25 Syriens auraient été mis à la tâche, pour réaliser l'assassinat du Premier Ministre et mettre le pays, à nouveau, à feu, et donner ainsi un coup d'arrêt brutal au processus de paix ou mettre à plat l'Accord de Ouagadougou.

De sources crédibles, les tirs de roquettes qui ont canardé l'avion du Primus seraient partis, à l'aéroport de Bouaké, des positions de la Force LICORNE.
Vraisemblablement, la Côte d'Ivoire attend une autre hécatombe de la France pour régler, comme qui dirait, le noeud gordien LICORNE!

J'ai déjà averti que les manoeuvres de cette force, dans la Région de la Marahoué, étaient suspectes.Il faut ouvrir l'oeil! La crise n'est pas finie! Nous pourrions basculer dans bien pire, si le Président continue de refuser de sévir contre cette force et contre la France, qui sont, à nouveau, citées dans ce complot par les "Grandes Oreilles" ivoiriennes, ainsi que leurs sbires locaux de l'opposition! Encore et toujours les mêmes!

Visiblement, SARKOZY, comme nous l'avons prédit, s'inscrit dans la même logique et dans la même politique que CHIRAC, celles du TOUT SAUF GBAGBO.
Le projet du Guide lybien d'unifier l'Afrique et le retour, à pas significatifs, de la paix, en Côte d'Ivoire, qui vont tout faire perdre à la France, laissent présager des jours à venir très agités pour la Côte d'Ivoire! Ivoiriens, la lutte pour notre indépendance se poursuit!

Malgré toutes ces gesticulations d'agonisant dont font preuve les ennemis de la paix, j'encourage le Président GBAGBO à se rendre à Bouaké, le 5 Juillet 2007! C'est ce projet de réunification officielle et de paix pour la Côte d'Ivoire qui donne de l'insomnie aux ex-parrains de Guillaume SORO. Il faut tenir! Tenir envers et contre tout!

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire! Salut!

Dindé Fernand.

17:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'AFRIQUE VEUT S'UNIR: FAUT-IL S'EN REJOUIR OU EN PLEURER?

Jeudi 28 Juin 2007


Chers bien-aimés frères et soeurs,


Hier, Mercredi 27 Juin 2007 (ma date anniversaire), nous avons assisté, avec émerveillement, à l'arrivée en Côte d'Ivoire du "Frère Guide de la Révolution Lybienne", Mouammar KADHAFI, dans un étalage très ostentatoire de prestige, de richesse et de pouvoir.

La raison officieuse ou officielle, harmoniser ses points de vue avec le Président GBAGBO sur la question de la création des Etats-Unis d'Afrique, ou plus précisément, de la formation du Gouvernement Fédéral Africain, dont les débats s'ouvriront, très prochainement, au Ghana.

C'est avec plaisir, que je l'ai écouté inviter les Africains à l'unité et dénoncer le complot ourdi par les pays occidentaux impérialistes contre l'Afrique et, singulièrement, contre la Côte d'Ivoire, afin de mieux exploiter leurs grandes richesses naturelles, par l'entremise d'insurections, de guerres et de rébellions.

Dans cette logique, KADHAFI s'attaque à un os dur. Les pays occidentaux néocolonialistes le regarderont-ils faire, sans rien dire ou faire, au risque de tout perdre en Afrique?
Ce qui est désormais sûr, c'est que la Côte d'Ivoire, a en sa personne, un allié de taille. En tout cas, quelqu'un qui a du répondant contre les ennemis d'en face.

Mais, j'ai des inquiétudes qui demeurent, d'où que je les retourne:
Les pays africains sont-ils, eux-mêmes, prêts à s'affranchir du joug colonialiste? En auront-ils la force ou même le courage?
Des républiquettes sous perfusion prendront-elles la liberté, la décision audacieuse, de remettre en cause les intérêts multi-centenaires de pays foncièrement parasites comme la France?
Il aurait peut-être fallu acquérir, au préalable, son indépendance politique et économique!
Des états et des pouvoirs qui dépendent encore, essentiellement, de l'occident pour leur survie peuvent-ils si aisément s'affranchir?

Sans être pessimiste, je crains que ce projet africain remis au goût du jour n'entraine une flambée de violences, de coups de force et de guerres, en Afrique, pour ramener les Africains à la réalité de leur sujétion et de leur dépendance vis-à-vis des puissants de ce monde, à moins que l'Afrique ne fasse bloc contre l'adversaire.
Mais l'histoire récente de la Côte d'Ivoire nous a prouvé que nous pouvons, légitimement, en douter. Douter de cette capacité des Africains à se mobiliser contre l'imposture et à faire UN.

L'Afrique veut s'unir. Faut-il s'en réjouir ou en pleurer?
Le projet en lui-même est louable mais quand, en tant que fervent adepte du conspirationnisme, je sais qu'il s'inscrit dans un projet plus global de réunir le monde dans de grands ensembles pour mieux le régenter et l'offrir à la domination antichrist et au contrôle totale 666, je n'en suis pas très heureux, je l'avoue.

Je me trompe peut-être. Quel est votre avis sur la question, chers bien-aimés frères et soeurs?

Que DIEU vous bénisse, richement!

17:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

VENANCE KONAN SE TROMPE LOURDEMENT SUR SON PAYS ET SUR L'ECOLE IVOIRIENNE. FAITS ET PREUVES

Lundi 21 Mai 2007


Deux excellents articles pour votre gouverne, Chers Bien-aimés frères et soeurs!

Dindé Fernand.




Qui a tué l’école ivoirienne, réponse à Venance Konan


Dans un article publié dans le « Nouveau Réveil » du samedi 12 mai 2007, Venance Konan a dressé des tableaux très sombres de l’école et de la jeunesse ivoiriennes et a trouvé les coupables de la déliquescence intellectuelle dans notre pays, les refondateurs, qu’il accuse d’avoir perpétré « un assassinat en règle de l`école et de l`intelligence ».

Selon Venance Konan, la floraison de maquis partout à Abidjan, et particulièrement aux abords des cités universitaires est le fait des refondateurs. Les églises qui poussent partout, et en lesquelles bon nombre de nos compatriotes placent leurs espoirs, cela est également un plan des refondateurs marxistes dans l’âme, qui savent que la religion étant l’opium du peuple, injectent au peuple des doses corsées de cet opium pour mieux l’halluciner.

J’étais encore étudiant à la cité Mermoz quand les premiers restaurants-maquis ont commencé à s’installer aux alentours des cités, dans les années 1993-1994 ; les refondateurs étaient très loin du pouvoir. La Rue Princesse qui a initié le système de méga-maquis a commencé à acquérir sa popularité en 1994-1995 ; les refondateurs étaient toujours à mille lieux du pouvoir. Le phénomène des églises est en nette progression non pas seulement en Cote d’Ivoire, mais partout en Afrique (nos églises ne sont rien à coté de celles du Nigeria) et même dans la diaspora africaine en Europe et en Amérique, très loin des refondateurs.

Mr Venance interprète des phénomènes sociaux et économiques importants avec tant de légèreté, c’est lamentable.
Des restaurants-maquis ouvrent aux abords des cités universitaires où il n’existe pas de restaurants universitaires c’est tout à fait logique, c’est la loi économique de l’offre et de la demande. Des populations, en paupérisation depuis 1990 se tournent de plus en plus vers l’alcool pour certains, et vers les églises pour d’autres, c’est également logique ; les sciences sociales ont démontré la forte corrélation entre alcoolisme et pauvreté et entre pauvreté et religion.
Là où je voudrais vraiment démasquer l’imposture de Venance Konan, c’est quand il soutient que l’école ivoirienne a été assassinée par les refondateurs. Quand je lis ce genre de contrevérités, je ne peux pas ne pas réagir. Nous sommes des acteurs et témoins de l’histoire récente de notre pays. C’est un devoir pour nous de veiller à ce que cette histoire ne soit pas tronquée.

Les coups de poignard qui ont tué l’école ivoirienne ont été portés en 1990 par le Premier Ministre PDCI d’alors, Mr Allasane Dramane Ouattara. Sur instruction du FMI et de la Banque Mondiale qui ont exigés, dans le cadre des Programme d’Ajustement Structurels (PAS), que l’état ivoirien réduise ses dépenses publiques, Mr Ouattara a entrepris des coupes budgétaires dans l’éducation nationale et dans l’enseignement supérieur qui l’ont emmené à :
Annuler les subventions de l’état au transport des élèves et étudiants
Annuler les subventions de l’état à la restauration universitaire
Annuler les subventions de l’état au logement universitaire
Geler le budget de la bourse des élèves et étudiants
Geler la construction de nouvelles universités et de nouveaux amphithéâtres dans les universités existantes
Geler les budgets de maintenance des écoles, collèges, lycées et universités
Diminuer de moitié le salaire des enseignants
Annuler les primes et avantages spéciaux du statut d’enseignant
Mr Ouattara a également procédé à des licenciements en masse des travailleurs (parents d’élèves) et fait basculer une bonne partie de la population ivoirienne dans l’extrême pauvreté.
C’est ce cocktail qui a tué l’école ivoirienne.
Quand les étudiants de la FESCI prenaient la rue pour dénoncer le génocide intellectuel qui avait commencé, Mr Venance Konan défendait les décisions de son parti (le PDCI) et était le spécialiste-maison de l’écriture anti-FESCI à Frat Mat (cela n’a pas changé). En ce moment-là, seul importait pour lui, la défense, encre et plume, du pouvoir PDCI.
Aujourd’hui, voilà Monsieur Konan qui réalise que l’école ivoirienne est morte, mais encore, il feint de ne pas savoir l’assassin. Monsieur Konan, l’assassin de l’école ivoirienne est bel et bien Monsieur Allassane Dramane Ouattara, Premier Ministre PDCI et vous êtes co-auteur de cet assassinat.

En deux ans de pouvoir effectif, les refondateurs ont remis les pendules à l’heure au niveau du salaire des enseignants. Ils ont rendu l’école obligatoire, et surtout, gratuite. Ils distribuent des livres et manuels aux écoliers de Cote d’ivoire (nationaux et étrangers compris). Ils ont allégé les charges des familles pauvres en n’exigeant plus l’uniforme scolaire. Beaucoup reste à faire, mais l’honnêteté recommande, sans coloration politique, que l’on apprécie à sa juste valeur ce qui a été fait en deux petites années pour redonner un semblant de souffle à notre école.
Mr Konan, personne n’attend de vous des solutions car vous n’en avez pas. Laissez ceux qui en ont faire le travail.


Apollos Dan Thé
Ivoirien résident à Zurich
apollosdan@yahoo.co.uk






Renouveler la pensée


Il peut arriver quelque chose d’assez fou à un intellectuel : croyant s’opposer à des adversaires idéologiques, il finit par se battre contre son époque. C’est à ce moment précis qu’il devient ce qu’on appelle un «réac». Nourrissant la nostalgie d’une période qui ne reviendra pas, il s’avère, au final, inutile à son camp, à son pays, et à l’intelligence collective. Ses opinions ne sont plus que les marmonnements dérisoires d’un «has been».
Ce danger nous guette tous, si nous succombons à une facilité : celle qui consiste à refuser de porter un regard acéré et «culturel» sur notre société quand elle change et à refuser, dans la même veine, de renouveler notre pensée.
Venance Konan, journaliste et écrivain, que l’on peut considérer comme un idéologue du RHDP tout en lui reconnaissant la singularité de sa prise de parole, semble atteint de ce mal qui transforme un accoucheur d’idées en simple radoteur.
Je m’explique. Samedi, j’achète Le Nouveau Réveil essentiellement pour lire un article de mon ancien collègue de Fraternité Matin. La Une du journal nous assure que Venance Konan «explose». Feu d’artifice ou volcan ?
L’auteur aborde, dans son article qui participe d’un «débat républicain», une question qui me tient à cœur : notre rapport au savoir et à l’apprentissage, à l’ascèse et à la médiocrité. Il formule une interrogation essentielle, légitime, à laquelle les intelligences ivoiriennes, surtout dans la sphère politique, doivent répondre de la manière la plus détaillée : «Quelle Côte d’Ivoire croyons-nous être en train de bâtir lorsque les jeunes ne vont plus à l’école, lorsque l’université est prise en otage par la FESCI , lorsque les diplômes et entrées dans les grandes écoles sont vendus aux plus offrants, lorsque les jeunes n’ont pas d’autres échappatoires que l’alcool et les sectes ? Quels cadres aurons-nous demain ? Quelle administration, quelle police, quelle gendarmerie, quelle douane, quel service des impôts, de la santé, quelle justice, quels enseignants nous attendons-nous à avoir ?». Les inquiétudes de Venance Konan sont justifiées. Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte que la transition globale qui agite la Côte d’Ivoire depuis plus de quinze ans a brouillé les repères, «mélangé» les valeurs, contrarié l’innovation et l’intelligence. Visiblement, la guerre – forme finale de cette crise de transition – est finie. Et nous sommes là, groggy, regardant un paysage après la bataille assez décourageant. Que faire désormais ? Comment rebondir ? Telles sont les questions d’aujourd’hui.
Persister dans l’invective manichéenne est monstrueusement anachronique. La guerre, grande lessiveuse, a défloré toutes les virginités. La diabolisation, arme favorite de tous les bords politiques et moteur des antagonismes, n’est plus crédible. Près de cinq ans de guerre ont révélé nos laideurs individuelles et collectives, après avoir râpé la poudre de nos grandeurs de façade. Il n’est plus temps d’accuser les autres en faisant feu de tout bois. Il est temps, pour tout le monde – y compris pour un camp patriotique qui doit se renouveler, et non se livrer à de vaines surenchères dans un «extrémisme» de positionnement, d’accoucher d’une pensée de deuxième génération.
Dans son article de samedi, Venance Konan persiste dans la névrose des «prisonniers de la haine» que nous sommes tous au fond – seul le désir de se soigner nous distingue. Il dilue sa saine interrogation sur le système éducatif ivoirien malade pour tomber dans le pamphlet caricatural, donc insignifiant, contre «les refondateurs [qui] ont assassiné l’intelligence».
Dans le monde selon Venance Konan, les «refondateurs» sont responsables de la prolifération des maquis, du développement des églises évangéliques, de l’expansionnisme chinois et j’en passe.
C’est une vision du monde qui ne peut pas supporter de prendre l’avion. Si le lecteur de Venance Konan est ouvert sur l’Afrique et le monde, il se rend compte que les églises évangéliques se développent partout, comme elles se développent dans la bienheureuse Corée du Sud, dans le malheureux Nigeria, dans le Brésil émergent, dans la prospère Amérique, au Bénin, au Togo, etc. Le fait que Gbagbo et son épouse sont pentecôtistes prouve juste qu’ils sont fils de leur époque… Quant aux Chinois, leur ruée sur l’Afrique est globale : Soudan, Gabon, Cameroun, Liberia, Afrique du Sud, Angola… Ils sont partout, au nom de réalités géopolitiques qui dépassent la petite Côte d’Ivoire. Il ne suffit pas d’inverser la logique supposée du patriote de base pour faire avancer le débat…
Dans le monde selon Venance Konan, il y a eu, dans l’Histoire de la Côte d’Ivoire, un «ordre juste» que des gauchistes maudits ont détruit et qu’il est question de réinstaller. S’il élargissait son spectre, il verrait bien que les problèmes qui ont secoué la Côte d’Ivoire (crise de la nationalité et de l’état-civil, explosion démographique et chômage de masse, successions au sommet problématiques et violentes, subversion des institutions) ont également secoué, secouent ou secoueront d’autres pays africains. Et si notre continent souffrait de sa difficulté sinon à anticiper, du moins à reconnaître des donnes nouvelles et à s’y adapter ?
Si la ligue politique à laquelle adhère Venance Konan a perdu le pouvoir sans coup férir et peine à séduire aujourd’hui, c’est parce qu’elle pense qu’utiliser à fond le filon de la nostalgie et de la diabolisation suffit.
Certains «jeunes fous» de gauche en sont déjà à penser à «refonder la refondation». Pendant ce temps, Venance Konan et ses amis critiquent, tancent, diabolisent de manière hémiplégique… et ne proposent rien ! Comment guérir cette Université si malade ? Que pensent-ils de la zone franche des nouvelles technologies de Grand-Bassam, du service civique ? Comment vaincre cette phénoménale crise de l’emploi qui est à l’origine de bien des problèmes ?
Il serait sage de détruire ensemble les vieux clivages pour penser plus sereinement à l’avenir.

Lire l'article de Venance Konan :
http://news.abidjan.net/h/249287.html

16:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

QUELLE PREUVE SORO DOIT-IL ENCORE DONNER DE SA SINCERITE ?

Jeudi 10 Mai 2007


Chers Bien-aimés Frères et Sœurs Ivoiriens,


Mes mails « UN DISCOURS DE GRANDEUR, D’HUMILITE ET DE RAISON », parlant de l’adresse du Premier Ministre SORO Guillaume à la Nation , le Vendredi 13 Avril 2007, et « POURQUOI IL FAUT ACCEPTER LE PARDON DE SORO SANS RESERVE » ont suscité des débats, et des débats quelquefois houleux, sur nos différents forums (Anciens de l’INSET-YAKRO (forum élargi), Le Blog de Théophile Kouamouo, Saoti, dans une moindre mesure) et m’ont valu des apostrophes, des remarques à rebrousse-poil et des critiques acerbes, parce que dans mon entendement, il fallait s’inscrire dans la nouvelle dynamique de paix, sans calcul et sans reticence, en faisant confiance au Premier Ministre SORO et au Président GBAGBO, en donnant une chance à la restauration de la fraternité entre les Ivoiriens, et partant, à la paix en Côte d’Ivoire.

Mais au finish, à moins d’assister à la plus grande escroquerie morale et à la pire arnaque politique de cette fin de demi-siècle d’indépendance de la Côte d’Ivoire, les faits sont en train de me donner raison sur l’impérieuse nécessité d’accepter le pardon de SORO et de ne pas attendre une quelconque autre forme de « réparation » avant d’aller à la paix, étant convaincu que les choses se mettraient en place, d’elles-mêmes, sur la base de la confiance (réciproque) retrouvée.

Que faut-il d’autre pour nous convaincre de la sincérité du repentir de SORO, de sa volonté d’aller à la paix, de sa détermination à rendre irréversible le processus, de sa sincérité tout court ?

Le Lundi 07 Mai 2007, au Palais Présidentiel, à Abidjan, à la faveur des retrouvailles entre militaires, ennemis d’hier (FDS et FN), coup de maître réussi par le Président GBAGBO dans sa volonté de les rencontrer tous ensemble, nous avons entendu des choses fort édifiantes.
En l’occurrence, le Premier Ministre SORO Guillaume a carrément crevé l’écran : « Nous qui avons, a-t-il dit (avec son cœur, sans prendre aucun papier), géré cette situation intenable, difficile (de guerre), nous ne sommes plus prêts à mettre nos militaires face à face pour qu’ils s’entre-tuent ! » (Tonnerre d’applaudissements des ex-belligérants et combattants, visiblement satisfaits et en totale osmose avec le Primus).

Et le Premier Ministre de continuer : « Toute balle qui sort d’un pistolet tiré, c’est plus de veuves, plus de veufs, plus de mutilés et plus d’orphelins. Nous allons faire la paix pour ce pays. Je suis là pour dire notre engagement et notre détermination à faire la paix jusqu’au bout et nous n’allons pas reculer. Je voudrais inviter les hommes politiques, dont certains n’ont jamais entendu le bruit d’un pistolet et qui croient que la guerre est quelque chose de facile, s’est-il offusqué, à s’inscrire dans la logique de la paix parce qu’il n’y a plus d’autres solutions ».

Il n’écarte pas même pour lui l’éventualité d’y perdre la vie : « La construction de la paix est une chose difficile. Dans la recherche de cette paix, on peut prendre des coups, subir des contrecoups. On peut même mourir. »
Il a donc une entière conscience des périls auxquels il s’expose, personnellement, de la part de ses ex-parrains et de tous ceux qui tirent profit de la guerre, de tous ceux qui refusent la paix en Côte d’Ivoire (et qui demandent déjà à SARKOZY de reprendre en main le dossier ivoirien. SARKOZY gagnerait plutôt à réfléchir mûrement et sereinement sur le sens profond de ces nouvelles émeutes de banlieues qui éclatent tout juste après son élection : Plus d’un millier de véhicules incendiés, des centaines d’arrestations. Son mandat n’a même pas encore commencé ; ça promet!).
« Et cela, on ne le fait pas pour de l’argent », assène t-il à ses détracteurs qui, pris à contre-pied par la décrispation générale observée dans le pays à la faveur du Dialogue direct, subodorent un « deal » entre le Président GBAGBO et lui (et crient à la traîtrise), avant de couper court : « Si c’est cela le prix à payer pour la paix, j’accepte ces attaques ».
Et c’est presqu’avec délectation qu’il leur porte le coup de grâce, en clamant, inflexible : « Nous sommes déterminés à mener cette nouvelle guerre, la guerre de la paix ! ».

Oui, je crois que SORO Guillaume est sincère et constant dans sa volonté d’offrir la paix à son pays. Plutôt que de le canarder de toutes parts (même s’il le mérite amplement et infiniment), intercédons (prions) pour lui et pour le Président GBAGBO pour que ce dialogue qu’ils ont initié ne connaisse pas d’échec. Le cas échéant, ce sera la catastrophe. Une catastrophe épouvantable !

A Tunis, lors de sa mission au siège provisoirement délocalisé de la BAD (une autre authentique histoire de fous), en fin de semaine passée (le Vendredi 04 Mai 2007), il a fait une autre sortie remarquable en indiquant que « le problème n’est pas d’avoir fait la guerre. De grands pays ont fait la guerre et sont parvenus, malgré tout, à se développer. La question est de savoir quelles leçons on a tirées de la guerre ? ». « Pour ma part, je réaffirme ma volonté et ma détermination à ramener la paix dans mon pays », a-t-il dit, en substance.

Quand, à côté de cela, le Président de la République lui laisse (pour la deuxième fois consécutive) la présidence du Conseil des Ministres, à son absence (fait unique sous la Refondation ), et qu’on enregistre la présence massive des FN, à Abidjan, à la Présidence , transportés depuis Bouaké par un aéronef mis à leur disposition par le Président GBAGBO et à Abidjan dans des engins FDS, escortés par les FDS sans dispositions particulières, et que ces FN sont mêlés à leurs frères d’armes FDS, au Palais, sans aucun protocole,
Si ce n’est pas le chemin de la paix que nous avons emprunté, alors je me demande bien ce que c’est.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d’Ivoire !

15:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UN DOC INTERESSANT SUR LE PARDON. SOURCE: TOP CHRETIEN

Vendredi 04 Mai 2007



Le choix de pardonner


Par Sylvie Corman | 25 Avril 2007 | Thème : Pardonner |


Chère amie,


Lors d’un rassemblement chrétien féminin, j’ai rencontré une femme très sympa qui ne cessait de plaisanter et faire rire les autres (je l’appellerai Célia). Nous étions réparties en petits groupes pour partager sur le thème du pardon et elle se trouvait près de moi.

Plusieurs dames ont exprimé leur vécu sur le pardon, puis lors d’un grand silence, j’ai demandé à Célia : « et toi, où en es tu ? ». Après un grand soupir, Célia a parlé, lentement… Elle évoqua l’horreur de son enfance brisée, abusée sexuellement pendant des années, et violentée physiquement jusqu’au jour où elle s’est enfuie de l’endroit où elle habitait.
Avec beaucoup de pudeur, elle a expliqué sa haine et sa souffrance, aggravées par le fait que son bourreau maintenant décédé, ne pourrait jamais se repentir, et qu’aucune réparation n’était possible. Elle se sentait incapable de lui pardonner.

Doucement, je lui ai expliqué : « ce que tu as vécu est ignoble, et ta souffrance et ton ressentiment sont légitimes. Mais le fait de ne pas vouloir pardonner t’enferme dans une prison de douleurs et de cauchemars. Humainement, tu n’es certe pas capable de franchir le pas, mais à partir du moment où tu décideras de pardonner, le Seigneur t’aidera à le faire et te bénira dans ce choix. Tu seras alors, la première bénéficiaire de ce pardon».


Célia compris qu’elle devait faire le deuil « des réparations ». L’important était d’être libérée de ce passé qui hantait ses pensées et son corps, provoquant des douleurs physiques devenues chroniques. Je lui ai proposé de prier quand elle serait prête, ce qu’on fit avec d’autres dames quelques heures plus tard. Ce fut un moment difficile, où dans une souffrance indescriptible Célia exprima sa honte et sa culpabilité, sa douleur de victime, pendant que nous prions notre Seigneur de la prendre dans ses bras d’amour…

Puis la délivrance est venue et elle a pu dire : « oui je veux lui pardonner ». Dans un cri de détresse, elle a supplié le Seigneur de mettre le pardon dans son cœur pour être définitivement débarrassée du poids du passé. Nous avons prié longtemps…

Le lendemain matin, Célia avait un visage nouveau. Elle témoigna à la réunion suivante du soulagement ressenti dans son cœur parce qu’elle avait fait le choix, la veille au soir, de pardonner et demandé à Dieu de l’aider à le faire.
« Car de même que Christ vous a pardonné, pardonnez vous aussi. » Colossiens 3-13.

15:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

NON, LA RESISTANCE IVOIRIENNE N'EST PAS MORTE !

Lundi 30 Avril 2007


Chère Mahalia NTEBY,
Cher Sylvestre KONIN,

J'ai pris le temps de lire attentivement vos articles VIVE LA PAIX et RESISTANCE ET VALEURS, sur http://saoti.over-blog.com. J'ai reconnu en vous de remarquables, voire farouches, redoutables patriotes et résistants; de dignes fils de l'Afrique. Je n'ai rien contre vos positions, auxquelles j'adhère entièrement et que je considère comme le son de cor ou l'éclat de trompette qui retentit pour nous garder toujours éveillés dans la lutte que nous menons, en quête d'une véritable indépendance pour l'Afrique. Mais je voudrais relever quelques points et vous faire, très fraternellement, quelques remarques, après la lecture que j'ai faite de vos papiers.

D'entrée de jeu, j'aimerais souligner le fait que faire la paix avec SORO et ses compagnons, ce n'est pas cela qui est le problème. Ne nous focalisons pas tant que ça sur eux. Des SORO, la France peut en susciter autant qu'elle voudra, après Kigbafori, tant qu'il y aura des égarés et des naufragés de la vie, en quête de pouvoir, de gloire, ou de pitance. Ce ne sont que de pauvres faire-valoir, de serviles paravents et de dociles marionnettes. Des ennemis par procuration à qui la France a soutraité sa guerre néocoloniale.

Le problème, c'est donc la France. La France et sa nébuleuse françafricaine, la France et sa mafia maçonnique. Alors, SORO n'étant qu'un pion sur l'échiquier, faire la paix avec lui ne peut équivaloir à liquider ou brader la lutte. Non, la résistance ivoirienne n'est pas morte, bien au contraire. Qu'auriez-vous imaginé comme scénario de sortie ou de fin de crise? Faire du jusqu'au-boutisme, exacerber la belligérance, à outrance, jusqu'à brûler le pays et aggraver dans des proportions infinies les souffrances déjà intenables du peuple ivoirien parce qu'on veut la peau du dos de CHIRAC ou de la France? Je ne trouve pas cela nécessaire.

Objectivement, nous étions en position de faiblesse devant la France. Comme dit un ami, "la politique n'est pas de l'idéalisme, c'est la saine appréciation de la réalité". Figurez-vous que la France compte 17 hélicoptères de combat et d'assaut, en Côte d'Ivoire, avec un nombre incalculable (c'est une façon de parler) de chars amphibies et des chars Leclerc (le fleuron de la cavalerie française) et elle avait, par sa Force Licorne, occupé le pays en le coupant en deux par le centre. Engager une confrontation de face sans précautions, avec elle, nous aurait été fatal! Mais, aujourd'hui, avec le Dialogue direct, la France est hors jeu diplomatiquement, politiquement et, dans une certaine mesure, militairement. Mais elle conserve intact un potentiel opérationnel létale démesuré et la totalité de sa capacité de nuisance.

Il faut être un homme politique de la trempe du Président GBAGBO pour manœuvrer comme il le fait, en ce moment! C'est lui seul qui a devant lui l'entièreté des cartes de cette crise. Nous, nous n'en percevons qu'une extrémité. Laissons donc faire, pour l'heure. Mon intime conviction est que le sacrifice de nos vies est inévitable pour la fin définitive (Sic! Indispensable pléonasme) de la crise ivoirienne, avec le monstre qui nous arrive à l'Elysée (suivez mon regard). Je pense que neutraliser les ennemis intérieurs et en faire des alliés (contre l'imposteur, nécessairement) est une bien meilleure solution. Si cette option, du reste pacifique, échoue, l'alternative militaire s'imposera immanquablement à nous, car nous n'allons pas docilement nous laisser recoloniser pour avoir la paix! Alors, ne déclamez pas trop vite l'oraison funèbre de la Résistance ivoirienne ainsi que de nos espoirs fous en une Afrique libre, et n'en posez pas trop précipitamment la pierre tombale.

("CI-GISENT nos illusions, nos espoirs perdus, notre ingénuité et notre enthousiasme, sacrifiés sur l’autel d’une paix et d’une liberté de surface. Pas de place pour nos états d’âmes dans une arène politique d’où la rigueur et la rectitude morale sont aussi absentes que la noblesse des idéaux", dixit Mahalia NTEBY).

(« Finalement, vive Sarko, pour que RENAISSE la Résistance ivoirienne et africaine, la vraie ! »,
dixit Sylvestre KONIN)


Le Président GBAGBO a entamé cette lutte au moment où il n'y avait pas de "garçon" en Côte d'Ivoire pour l'engager, depuis HOUPHOUET, et sans prendre l'avis de personne. Ce n'est pas maintenant qu'il va se renier. Des options tactiques ne doivent pas être assimilées à de la capitulation. Je ne crois pas un instant qu'il soit homme à abandonner et à se laisser tondre. C'est un manœuvrier rompu à la tâche. L'épouse d'un autre ami a dit un jour, pour rire, que nous ne devons pas oublier que son entraîneur, son coach, était HOUPHOUET, et qu'il l'a surpassé par son génie politique.
Ce serait une insulte de faire croire qu'il peut confondre le fait de rétablir la fraternité entre des Ivoiriens épuisés par des tensions fratricides, au comble du malheur et du désastre dans les campagnes et dans les villes et la lutte pour l'indépendance économique et politique de la Côte d'Ivoire. Faire des concessions, au nom de la paix, n'est pas faire l'apologie de la rébellion, du crime et de l'impunité. Il y a un temps pour toutes choses, disent les Ecritures.

Oui, je suis d'accord avec vous, les Ivoiriens ont perdu des repères importants dans cette crise, notamment des valeurs comme le travail, le mérite, l'intégrité, le civisme, etc. Le pays est affreusement balafré par la corruption, la survalorisation de l'argent, le gain facile, la dépravation sexuelle et, en règle générale, par la décadence morale. D'une certaine façon, cela est à inscrire au registre des effets collatéraux de la guerre, même s'il est clair que nous ne pouvons nous en dédouaner, pour autant.
Que faire? Sévir, au risque de provoquer une autre crise, cette fois endogène et franchement inutile, qui risque de prendre contre nous l’allure d’une véritable lame de fond? C'est une chose inopportune. Avançons avec prudence et faisons chaque chose en son temps. Toute précipitation pourrait se regretter, amèrement. Mon intime sentiment est que la guerre n'est pas finie et que c'est même maintenant qu'elle va commencer. Alors, il est important d'avoir une bonne et nette lisibilité intérieure pour mieux affronter l'extérieur dont nous allons bientôt avoir des nouvelles, en la personne de SARKOZY. Inévitablement! (Lire mon mail LA FRANCE S'APPRETE A NOUS SERVIR PIRE QUE CHIRAC).

Je vous adresse donc tous mes encouragements et mes vives félicitations pour le travail remarquable que vous abattez par vos écrits et vos œuvres, en décryptant pour nous l'actualité et les intrigues politiciennes qui ont cours dans le monde, en Afrique et en Côte d'Ivoire, sur la crise ivoirienne qui dure depuis bientôt 5 ans, et en aiguisant, par cela même notre sens patriotique et notre engagement pour l'indépendance de notre continent. Vous êtes pour nous des modèles et des leaders d'opinion. ALORS, NE PERDEZ PAS COURAGE ! TENEZ BON, NOUS VAINCRONS ! Que DIEU vous bénisse, richement et qu'il garde et protège la Côte d'Ivoire!

DINDE Fernand AGBO





Lundi 23 Avril 2007

Vive la paix!


«Dans un temps d'ignorance, on n'a aucun doute, même lorsqu'on fait les plus grands maux ; dans un temps de lumière, on tremble encore lorsqu'on fait les plus grands biens. On sent les abus anciens, on en voit la correction ; mais on voit encore les abus de la correction même.» (Montesquieu)

Samedi, j’ai serré la main de Sidiki Konaté. Ministre de l’artisanat et du tourisme du gouvernement Soro de son état. Ancien étudiant jamais diplômé et surtout, rebelle. Un homme qui, avec ses complices assaillants, a plongé la Côte d’Ivoire dans la désolation et le malheur. C’était à l’occasion du grand rassemblement organisé par Charles Blé Goudé pour clore la caravane de la paix qu’il a entamée à la suite des meetings pour la paix lancés par le président de l’Assemblée Nationale Mamadou Koulibaly. Point d’orgue d’une semaine aux scènes surréalistes qui vient de s’achever.

Une délégation du MEDEF (patronat français) a été reçue par le Chef de l’Etat ivoirien, qui a réitéré son engagement à faire reconstruire, aux frais du contribuable ivoirien, les écoles françaises saccagées consécutivement à l’assaut meurtrier lancé contre les populations abidjanaises par la junte militaire française en novembre 2004, qui coûta la vie à 64 citoyens ivoiriens aux mains nues, descendus dans la rue pour faire barrage aux chars français qui assiégeaient la résidence de Laurent Gbagbo. Air Ivoire, dont l’un des actionnaires est – évidemment – Air France, ouvre une desserte sur Bordeaux, alors qu’aucun vol direct n’assure la liaison entre Abidjan et Lagos, les deux principales métropoles de la zone ouest africaine. Laurent Gbagbo déclare ne pas souhaiter le départ des troupes françaises, celles-là mêmes qui ont détruit tout l’arsenal militaire aérien de l’armée ivoirienne en novembre 2004. Mamadou Koulibaly, unanimement décrit comme «l’idéologue du régime et véritable pourfendeur de la rébellion» par les médias occidentaux, s’offre un cadeau spécial pour ses cinquante ans en recevant chez lui le porte-parole des rebelles Sidiki Konaté. Dans le fief des patriotes à Yopougon, Simone Gbagbo danse avec le même Sidiki Konaté, sous l’œil rieur et bienveillant d’un Charles Blé Goudé toujours plus omnipotent.

Comment en est-on arrivé là ? Les dieux seraient-ils vraiment tombés sur la tête ? Tant de larmes, de sang, de sueur pour ça ? L’excuse du choix de la loyauté contre celui de la compétence, qui pouvait encore justifier des méthodes approximatives de gouvernance il y a cinq ans, au déclenchement de la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire, est à ce jour difficilement acceptable. L’exercice du pouvoir en Eburnie repose aujourd’hui entre les mains de jeunes gens comme Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Sidiki Konaté, qui ont pour dénominateur commun de n'avoir pas réussi leurs études mais d’être à la tête de groupuscules prêts à tout pour conserver ce pouvoir auquel ils n’auraient jamais rêvé accéder sans un très opportun accident de l’Histoire d’une part, et d’autre part, celles d’hommes politiques affairistes, qui bien que disposant souvent de curriculums académiques, impressionnent plus par leur capacité à s’enrichir personnellement malgré une crise politico militaire qui a plongé le peuple ivoirien dans un abîme de pauvreté inimaginable, que par leur capacité à déployer des schémas de développement et d’émancipation durables pour les populations qu’ils ont charge de diriger.

Peut-on, au nom de la paix, rationaliser l’injustifiable, après avoir institutionnaliser roublardise et opportunisme en mode de gestion ? Peut-on gouverner sans valeurs, sans projets ? Qu’est-il advenu du programme qui a porté le Front Populaire Ivoirien au pouvoir ? Il y a sept ans de cela, un homme admiré, porté par son peuple, prenait les rênes du pouvoir en Côte d’Ivoire, mettant en fuite un général putschiste. Laurent Gbagbo, qui a lui-même souffert moult privations et humiliations sous Houphouët-Boigny, avait alors des projets très précis : assurance maladie universelle, école gratuite, liberté de presse et d’expression, sortie du système françafricain, fin des chasses gardées avec l’ouverture du marché ivoirien au mieux disant.

En clamant à l’envi leur victoire et la fin de la guerre sans avoir réussi à extirper leur pays des griffes de l’oppresseur français, Laurent Gbagbo et ceux de ses proches qui se prêtent un peu trop volontiers à la comédie du «tout le monde est beau, tout le monde est gentil» se placent eux-mêmes dans une position inconfortable. Le polaroïd de la Côte d’Ivoire en 2007 est en effet aussi révélateur que peu flatteur: corruption à tous les niveaux de l’administration, militaires et policiers extorqueurs et braqueurs, délestages électriques, routes impraticables, système éducatif et de santé en déliquescence, grandes villes croulant sous les ordures, népotisme, déversement de déchets toxiques à Abidjan, grogne sociale grandissante, taux de mortalité en hausse, culte de la criminalité, fuite des capitaux.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, comme le disait Candide. Retour à la case départ. Ci-gisent nos illusions, nos espoirs perdus, notre ingénuité et notre enthousiasme, sacrifiés sur l’autel d’une paix et d’une liberté de surface. Pas de place pour nos états d’âmes dans une arène politique d’où la rigueur et la rectitude morale sont aussi absentes que la noblesse des idéaux. Bien inspiré celui qui suit les conseils de Jean-Paul Sartre de «ne pas trop réfléchir sur la valeur de l’Histoire. On court le risque de s’en dégoûter».

Mahalia Nteby (mahalia.nteby@yahoo.fr)




Jeudi 26 Avril 2007

Résistance et valeurs


Ces temps-ci, nous avons assisté, médusés, à certains évènements médiatiquement qualifiés d’historiques. Dans une sorte de fracture intellectuelle sans précédent, les politiques et les médias (le «haut» de la société) ont exulté, quand le peuple, lui, est resté perplexe ! C’est que la petite chute de notre mur de Berlin à nous (le barrage de Djébonoua) n’a pas été suivi de ferveur populaire ! On est loin, très loin, du déferlement de joie et de coups de klaxons qui avait fait suite à l’annonce de la libération de Bouaké en 2003 ! Ou de l’hystérie collective qui s’était emparée de nous à l’annonce de la première qualification (indiscutablement historique) de la Côte d’Ivoire pour la coupe du monde de football ! C’est que le peuple sait faire la différence entre les joies qui lui viennent des tripes, et les incantations de leaders qui croient nous posséder au point d’être maîtres de nos émotions. Il sait faire la différence entre un bon kédjénou de poisson bien frais pêché dans nos eaux douces d’avant leur pollution aux déchets toxiques, et les couleuvres et autres anacondas qu’on lui demande d’avaler pour avoir la paix ! Nous aurions continué à nous taire si les partisans de l’illusionnisme et de la mystification n’avaient pas été trop zélés ces derniers jours, «obligeant» de vraies icônes de la Résistance ivoirienne à s’afficher en public avec des non-valeurs ! Au vu de ce spectacle surréaliste, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser quelques questions. Pour quelles valeurs nous sommes-nous battus et qui ont justifié que certains d’entre nous laissent leurs vies dans ce combat ? Si ce n’est pas si grave qu’un Sidiki Konaté, qui a le sang de nos camarades sur les mains, devienne ministre, sans qualité (son dernier poste avant de s’enrôler dans la rébellion était «Pousseur de chariots à l’aéroport de Francfort») ; si ce n’est pas si grave que Soro Guillaume, l’ennemi d’hier, étudiant presque sans diplôme et sans expérience professionnelle, qui a revendiqué l’organisation de nos souffrances et les tueries de nos camarades vienne tranquillement souiller notre administration en en devenant le patron, pourquoi devrions-nous être offusqués qu’un Bédié revienne au pouvoir, avec l’aide (même sanglante) de la France ? Pourquoi devrions-nous être offusqués qu’un Ouattara vienne au pouvoir, avec l’aide (même sanglante) de la France ? Une fois qu’on aura fait tomber une à une les valeurs qui nous permettent de distinguer ce qui nous horrifie de ce qui nous fait exulter, où devrions-nous nous arrêter ? Si les morts nous regardent, que pensent nos camarades qui ont donné leurs vies (ce qu’ils avaient de plus cher) pour une certaine idée de la Côte d’Ivoire ? Sont-ils satisfaits de nos petits arrangements et autres danses indécentes avec leurs bourreaux d’hier ? Pourquoi sommes-nous si prompts à confondre réconciliation, récompense et réjouissance ? Nous sommes un certain nombre à penser que si nous étions morts pour ça, ça aurait été pour rien. Si ce n’est que pour ça, chacun d’entre nous a le devoir historique et moral de retenir ses enfants, ses parents et autres amis à la maison la prochaine fois que les amis d’aujourd’hui auront quelques ennuis entre eux, au risque de les voir mourir pour rien.

Au moment même où nous piétinons nos symboles et nos valeurs en rêvant d’une paix illusoire, une partie de notre destin se joue ailleurs. Le second tour de la présidentielle française opposera, dans un peu moins de deux semaines, Ségolène Royale à Nicolas Sarkozy, avec un avantage sérieux pour le second. Du coup, notre course contre la montre vers la paix, au cours de laquelle nous avons en autres accepté de tout payer sans broncher à notre principal agresseur (réhabilitation des écoles françaises, dédommagement des entreprises françaises et des citoyens français pour les pertes subies en novembre 2004), commence à nous apparaître dans toute sa laideur, encore une fois comme un sacrifice coûteux et inutile.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

En novembre dernier, après un peu plus de quatre années de résistance et de sacrifices, il nous semblait possible de porter le coup fatal à la France après son honteux et spectaculaire échec à l’ONU. Alors que notre ennemi historique traversait une période de doute sans précédent, et qu’il était malmené par ailleurs («smatché» par le Rwanda de Paul Kagame par une historique rupture de relations diplomatiques), nous avons choisi, contre toute attente et contre l’avis du peuple consulté, d’offrir une porte de sortie honorable à tous nos ennemis d’hier, pour ne pas avoir à mener la bataille de Kirina. A Blaise Compaoré, le rôle d’apôtre de la paix ; aux Soro et autres Sidiki Konaté, des rôles de Premier ministre et ministres ; à la France, dédommagement, silence, renouvellement de contrats. Au peuple, on a demandé de considérer cela comme le dernier sacrifice pour la paix. Est-ce vraiment le dernier ? Les derniers sacrifices, on en a vu beaucoup dans cette crise. Et malheureusement, il est possible que celui-ci, qui pue jusque dans nos cerveaux, ait de très fortes chances de connaître le même sort que les précédents. Pourquoi ? A cause de la nature du grand mensonge stratégique qui l’a entouré de part et d’autre. Côté rebelle, Chirac étant partant, il y avait un risque qu’arrive au pouvoir quelqu’un qui ne veuille plus continuer l’aventure de déstabilisation avec le même niveau d’engagement. Il fallait donc saisir la perche tendue par le «grand méchant diable» d’hier, et jouer la comédie à fond (avec zèle), pour pouvoir la transformer en réalité plus vraie que vraie si les évènements de Paris étaient défavorables. Bien entendu, au cas où ces évènements seraient favorables, il serait toujours possible de se réveiller comme un agent dormant (double) et de provoquer une rupture sur un quelconque sujet, qui deviendrait subitement sensible. Côté Résistance, les calculs sont moins précis : on fait toutes les concessions possibles pour faire avancer le «processus de paix», avant l’arrivée du successeur du grand organisateur du chaos ; celui qui arrive sera nécessairement moins belliqueux, et on pourra continuer la série des sacrifices pour consolider le «processus» et arriver définitivement à la «paix».

Sauf que voilà : après le premier tour des élections présidentielles, celui qui arrive en tête avec une avance confortable est un certain Sarkozy, qui est le témoin de mariage de notre Ouattara «national» et qui vient de déclarer, à propos du Président Gbagbo, qu’il ne parle qu’à des chefs d’Etat élus et non à des gens qui veulent se maintenir sans cesse au pouvoir sans élections. «On s’en fiche, on a vu pire que ça», me direz-vous ? Oui, sauf que si Sarkozy passe, c’est plus que certain qu’il réveillera l’agent double dormant qui nous sert en ce moment de Premier ministre, et que dès lors, nous devrons nous battre pour de bon, pour notre paix. Entre temps, nous aurons piétiné nos valeurs et nos symboles, dansé avec les assassins de nos camarades, bu et rigolé avec toute cette racaille pour rien ! Après cela, combien de patriotes résistants seront encore prêts à donner leurs vies pour ce combat ?

Malgré cela, et peut-être même pour cela, nous autres, disons : «Vive Sarko !». Comme ça, soit nous périssons tous pour rejoindre nos camarades et égaler leurs sacrifices, soit nous nous levons tous dans un dernier et improbable sursaut pour vaincre l’ennemi et rendre les sacrifices de nos camarades utiles. Finalement, ce Sarkozy, que d’aucuns présentent comme un individu dangereux pour nous si nous voulons briser le pacte colonial, est notre véritable allié. Son avènement nous sortira de la mauvaise comédie que nous nous jouons ici à nous-mêmes. Si les hypocrites de socialistes passent, jamais on n’aura l’opportunité de sortir de cette Françafrique. On continuera à nous bercer et à se bercer d’illusions, à nous endormir et à s’endormir. Avec Sarkozy, c’est le réveil assuré pour nous tous (de gré ou de force), pour affronter, une bonne fois pour toutes, notre contradiction principale (la France), pendant que celle-ci sera à coup sûr en train de s’étouffer dans ses propres contradictions internes, avec un fou à sa tête.

Finalement, vive Sarko, pour que renaisse la Résistance ivoirienne et africaine, la vraie !

Sylvestre Konin

15:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UN DISCOURS DE GRANDEUR,D'HUMILITE ET DE RAISON

Dimanche 15 Avril 2007


Chers Bien-aimés Frères et Sœurs Ivoiriens,

Ce Vendredi 13 Avril 2007 au soir, pendant un peu plus d'une vingtaine de minutes, nous avons écouté, à la fois émus, heureux, admiratifs et fiers de la Côte d'Ivoire, le discours programme du Premier Ministre Guillaume SORO qui, il faut l'avouer, avec le Président GBAGBO, nous mène à un tel rythme vers la paix (annoncée et signée par eux à Ouagadougou, le 04 Mars 2007 dernier), qu'ils nous en donnent le tournis, tant les signaux que les deux ex-protagonistes nous envoient sont forts et parlants:
- Nomination du chef de la Rébellion à la Primature ,
- Formation d'un gouvernement de transition consensuel, dans un esprit dépourvu de toute rivalité (le contraire n'aurait pas permis au Président GBAGBO d'obtenir plus de 70% - ou à peu de choses près - des ministères de souveraineté),
- Mise en place du Centre de Commandement Intégré (CCI) par les FDS et les FN,
- Suppression de la Zone de confiance,
- Ordonnance du Président de la République portant amnistie des infractions et faits ayant porté atteinte à la sûreté de l'Etat et à la défense nationale, pour mettre en confiance nos frères qui ont pris les armes,
- Et aujourd'hui, le discours plein de maturité, d'humilité et de responsabilité du Premier Ministre Guillaume SORO.

Toutes choses qui nous ont tous quelque peu pris à contre-pied, y compris la Communauté Internationale , tout simplement mise à la touche.

Ce discours est un discours de grandeur. Qui grandit et réhabilite son auteur dans le cœur de tous les Ivoiriens. Un discours qui m'a personnellement ému (pour ce brillant jeune homme, mon frère ivoirien, que des mains obscures ont failli perdre) quand il a demandé pardon aux Ivoiriens. Pour tous, et au nom de tous.
Je lui souhaite un bon retour dans la République. "Akwaba, Bienvenue, Monsieur le Premier Ministre! Heureux de vous voir de retour. Nous vous attendions."
Les Ivoiriens ont une propension légendaire et quasi congénitale au pardon, à la fraternité et à la magnanimité. Ils ne se feront pas davantage prier pour pardonner.
Personnellement, j'éprouve beaucoup de compassion pour le Premier Ministre Guillaume SORO, depuis son adresse à la nation.
Il vient, par ce repentir, de tirer son épingle du jeu. Je prie vraiment que DIEU l'aide dans la mise en œuvre des différents chantiers qu'il a annoncés dans son discours programme, dont notamment: L'identification, la réunification du pays par l'intégration des deux armées ex-belligérantes et les élections. Des élections justes, transparentes et ouvertes à tous, comme il l'a dit, lui-même. Nous devons, désormais, ne laisser aucune tierce personne rompre la cohésion et le dialogue, restaurés, entre nous Ivoiriens.

"La paix ne peut se réaliser contre un camp, fut-il jugé minoritaire", "La raison nous commande la paix", "Sortons des logiques d'affrontement", "Nous nous sommes mesurés, injuriés, battus, tués sans résultat. Changeons de cap!", "Notre amour commun de la patrie nous a permis de nous retrouver. Nous voici à présent tous réunis autour de la mère patrie. Entourons-la de nos soins jaloux". Telles sont les paroles fortes que je retiens de ce brillant speech, qui redonne espoir à tout un pays, à toute la Côte d'Ivoire.

Le fait même que le Premier Ministre Guillaume SORO, dans l'exercice de sa nouvelle fonction, réside désormais à Abidjan, est à lui tout seul, la preuve qu'un pas important vient d'être franchi, que le pays est réunifié, qu'il n'y a plus de Rébellion et que les Ivoiriens ont gagné, ensemble et par eux-mêmes, la paix. Reste maintenant à l'entretenir et à la barricader de notre amour et de notre confiance réciproques, contre tous les oiseaux de mauvaise augure de tout poil et de tout acabit, qui ne manquent malheureusement pas, en ces temps qui courent.

La tendance actuelle qui est à l'espoir nous autorise à rêver. Alors, poussons le rêve plus loin. Rêvons que tous les protagonistes de la crise ivoirienne (officiels et officieux) s'inscrivent honnêtement dans cette dynamique nouvelle de paix qu'un seul mois de concertation franche et de dialogue ivoiro-ivoirien a réussi à enclencher, là où 4 années d'illogisme et de tergiversations internationales nous ont fait tourner en rond et en bourrique.

Gageons que la paix est vraiment revenue, sinon à portée de main, entre les Ivoiriens, qui doivent désormais s'appliquer à repositionner leur pays, par le travail et le Droit, dans le concert des nations.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

15:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

POURQUOI IL FAUT ACCEPTER LE PARDON DE SORO SANS RESERVE

Vendredi 18 Avril 2007


Chers Bien-aimés Frères et Sœurs,


La joie que nous avons tous éprouvée pour la Côte d’Ivoire, après le discours du Premier Ministre Guillaume SORO que j’ai qualifié de discours de grandeur, d’humilité et de raison, a paru être, à certains Ivoiriens et analystes politiques, de la béatitude et de l'euphorie.

Comprenant entièrement leurs réserves et, peut-être, ceux de quelques-uns d’entre vous, j’aimerais relever le fait que ce qui s’est passé le Vendredi 13 Avril 2007, au soir, vaut mieux que rien du tout.

En effet, SORO Guillaume, en tant que Premier Ministre de la Côte d’Ivoire, a demandé pardon aux Ivoiriens. A tous, et au nom de tous. Il ne faut pas faire la fine bouche ! C’est déjà ça de gagné ! Au-delà de la forme et de la formule utilisée.
Qui pouvait présager, à l’heure qu’il est, une quelconque embellie dans le processus de recherche de la paix pour notre pays ?

SORO, il ne faut pas l’oublier, a été Secrétaire Général de la FESCI et a été nourri au lait du socialisme, voire même du communisme. C’était un lutteur des classes et du bas peuple. Et aussi (ce n’est pas la moindre des surprises) un chrétien évangélique, membre de l’Eglise des Assemblées de DIEU de Cocody-Sainte Marie, avant de renier sa foi.

Si, visité par une opportune lucidité et par quelque remord pour avoir servi l’oppresseur plutôt que les opprimés qu’il croyait, peut-être de bonne foi, défendre et que, gagné par une profonde lassitude (il est après tout jeune et un être humain), il effectue un revirement tout compte fait périlleux qu’il n’était pas obligé d’entreprendre, et décide de revisiter ses premières amours idéologiques et spirituelles (je l’espère), faut-il nous en offusquer ? Non !
Les Ivoiriens veulent vraiment la paix. Les larmes de joie du Président GBAGBO et des ex-rebelles (Conférer le quotidien LE TEMPS, Edition du 17 Avril 2007), hier, au démantèlement des Check points de Tiébissou consacrant la réunification de la Côte d’Ivoire et la joie délirante, carnavalesque, des populations accourues, en sont la preuve.

Quelqu’un qui se repent ne mérite t-il pas d’être accueilli avec amour, à l’image du Fils prodigue dans les Evangiles, et encouragé, au-delà de toutes nos convictions et de toutes nos rigidités politiques ? N’avons-nous pas fait pire à DIEU et ne sommes-nous pas, malgré tout, pardonnés ?
Faisons confiance au Premier Ministre Guillaume SORO, sur la base de sa propre parole, jusqu’à ce qu’il nous prouve que nous avons eu tort d’espérer en lui.
Mais ne vouons pas à la gadoue cette aubaine, cette chance inouïe que nous avons, aujourd’hui, de retrouver une Côte d’Ivoire réunifiée et réconciliée, en faisant de la fixation de mauvais aloi.
En cinq ans, personne avant lui n’a suscité une telle espérance chez les Ivoiriens, du côté des adversaires de la République. Alors , faisons à notre tour preuve de grandeur et de foi. Mais pas de naïveté. Car il est clair que la véritable ennemie de la Côte d’Ivoire, identifiée et connue de tous, n’a pas encore revu ses desseins à la baisse, malgré les apparences. Qui sont immanquablement trompeuses. Se faisant, nous l’attendons de pied ferme.
Pour l’heure, faisons et savourons la paix entre Ivoiriens.

SORO Guillaume a-t-il raison de demander pardon aux Ivoiriens en tant que Premier Ministre et non en tant que Chef de la Rébellion ? Je dis, oui.
En tant que Premier Ministre, il représente l’Etat de Côte d’Ivoire et tous les Ivoiriens, à la fois. Son pardon et donc multidirectionnel et non exclusif.

Le contraire, en revanche, aurait désigné un seul camp comme coupable et aurait, au demeurant, causé de nouvelles frustrations sources de nouvelles rigidités. D’où la formule très diplomatique utilisée. Qu’à cela ne tienne. Nous l’excusons (cette formule), au nom de la paix.
SORO et ses compagnons sont allés très loin dans la crise. Ils le savent. Il ne pouvait pas les brader trop facilement (comprenons-le), en son seul nom.

J’étais l’un des partisans les plus tranché de la deuxième option, vous le savez bien, mais le pardon selon DIEU et selon l’amour (qui lui-même excuse tout et supporte tout, 1 Corinthiens 13 : 7) est réciproque.
L’amour est l’instrument suprême de désarmement. C’est par l’amour (Jean 3 : 16) que DIEU nous a conquis, nous qui étions, autrefois, étrangers à sa vie et en inimitié contre lui.
Si, comme certains pécheurs se sont montrés indignes de l’amour de DIEU, SORO Guillaume se montrait indigne de notre amour, alors nous aviserons.
Pour l’heure, donnons une chance à la paix, donnons notre amour. Cela n’est pas se renier, loin s’en faut.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d’Ivoire !

15:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

SI SORO A VRAIMENT CHOISI LA PAIX

Vendredi 13 Avril 2007


Chers Bien-aimés Frères et Sœurs Ivoiriens,


Les indices de la concrétisation de l’Accord de paix de Ouagadougou, signé le 04 Mars 2007, au Burkina Faso, sous les auspices du Président Blaise COMPAORE , et les signes favorables au retour de la paix en Côte d’Ivoire, se multiplient chaque jour sous nos regards médusés et toujours un peu sceptiques :

- Nomination de SORO Guillaume à la Primature,
- Formation sans heurts du Gouvernement de Transition (avec 80% des ministères de souveraineté au Président GBAGBO ; vraiment magique !) consacrant la mise en touche de l’emprise de Bédié et d’Ado sur le processus de sortie de crise et sur leurs ministres, qui répondent désormais des deux seuls protagonistes officiels de la crise ivoirienne,
- Mise sur pied du Centre de Commandement Intégré (CCI) par les FDS et les FN,
- Négociation pudique de l’ONU auprès du Président GBAGBO pour se trouver un nouveau rôle dans la nouvelle configuration du processus de sortie de crise (le monde tourne à l’envers, les temps ont vraiment changé),
- Prononciation officielle de l’oraison funèbre de la Zone de confiance (véritable mouroir dont l’existence amorale rebute totalement le bon sens humain et la raison mais entretenue, malgré tout, par une France dont le rapport à l’humanité reste, très sérieusement, à reconsidérer),
- Préparatifs de la visite du Président GBAGBO dans les zones anciennement assiégées, confiés au Premier Ministre Guillaume SORO, lui-même,
- Ordonnance du Président de la République portant amnistie des infractions et faits ayant porté atteinte à la sûreté de l’Etat et à la défense nationale.

Même pour des sceptiques comme nous autres qui sommes encore habités par un brin d’incrédulité, ces indices qu’on peut considérer comme des avancées significatives, sont très parlants et ne manquent pas de nous surprendre, tant la célérité de l’exécution du nouveau pacte de paix est étourdissante.
Au point de susciter chez nous des inquiétudes et des interrogations.

Première inquiétude : SORO a-t-il vraiment l’adhésion de toute la Rébellion pour entreprendre ce revirement au pas de course ?
Peut-il, honnêtement, avec autant d’assurance (lui qui n’est pas le véritable patron de la Rébellion) et autant de facilité, et à une telle vitesse, liquider tous les intérêts, profits et avantages indûment engrangés par les Seigneurs de guerre du MPCI, dans leurs micro- royaumes du Nord, du Centre et de l’Ouest ?

Deuxième inquiétude : Si oui, un tel unanimisme peut-il ne rien cacher ? Ou est-ce, simplement, le signe et l’expression de l’essoufflement total d’une Rébellion abusée qui se cherche une porte de sortie honorable ?
Si, en revanche, la réponse est non, alors nous pouvons affirmer sans prendre de gants que SORO Guillaume est en rupture de ban avec ses parrains et qu’il leur impose une paix dont il ne veulent pas, d’autant plus qu’elle consacre, par avance, leur pire ennemi GBAGBO comme le futur vainqueur des prochaines élections présidentielles, puisqu’il sera de notoriété pour les populations qu’il est l’homme par qui la paix est venue.
Se faisant, sa jeune vie risque d’être emportée par un aveugle et violent complot de palais à la congolaise, qui aura aussi le Président GBAGBO pour cible (principale), comme nous le relèvent, de plus en plus, « les grandes oreilles » de la République, qui ont intercepté, récemment, une conversation téléphonique sécrète entre les instigateurs de la crise ivoirienne, dont l’objet était l’organisation d’une nouvelle rébellion, hautement plus sanglante, devant emporter les deux hommes (Conférer le N° 434, Edition du 12 Avril 2007, du quotidien LE MATIN D’ABIDJAN).

Les jours et mois à venir nous en diront davantage.

Pour l’heure, prions que la sincérité soit la chose la mieux partagée à la tête de l’Etat et souhaitons que SORO Guillaume veuille vraiment tourner cette page noire de sa vie qu’a été la Rébellion, sans calcul ni arrière pensée, en retournant (irréversiblement) dans la République qui reste et demeure de loin sa meilleure protection et sa meilleure garantie de sécurité.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d’Ivoire !

15:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE MOMENT QU'IL FAUT LE PLUS REDOUTER

Mardi 06 Mars 2007


Chers Bien-Aimés frères et soeurs,


Le Dimanche 04 Mars 2007 est un jour à marquer en
lettre d'or dans les annales de la Côte d'Ivoire,et
pour cause.C'est ce jour-là qu'a été paraphé le
document qu'il est convenu d'appeler l'ACCORD DE PAIX
entre les deux belligérants de la crise ivoirienne,le
Président Laurent GBAGBO et le Chef de la
Rébellion,Guillaume SORO,qui scellent ainsi la paix
des braves.

Cet accord de paix (au-délà du fond qui en temps
ordinaires aurait soulevé le front du refus) dans la
forme,est une grande victoire pour toute l'Afrique et
singulièrement pour les Ivoiriens,qui font preuve de
responsabilité et,fait rarissime,sont en passe de
rendre,pour une fois,inutile la Communauté
Internationale dans le règlement d'une crise
majeure.Même si nous attendons la validation de ce
document par l'ONU,dans les tout prochains jours.L'ONU
qui n'a d'ailleurs pas d'autres choix que de nous
accompagner,à moins de s'inscrire à contre-courant de
la paix et de s'ériger en rabat-joie.

Mais là où je ne suis pas euphorique,c'est le fait que
cette paix se fasse sans la France et que,se
faisant,elle risque de faire long feu (c'est-à-dire
d'échouer).
Les Ivoiriens ont montré à la France de CHIRAC qu'ils
peuvent se passer d'elle et ont gravement
entaillé,écorché,entamé la réputation internationale
de la France pour ce qui est de son ascendance sur ses
anciennes colonies mais surtout sa capacité réelle à
résoudre une crise,en Afrique.
C'est cela qui est le plus à craindre et qui fait,pour
ma part,que ces instants de bonheur que partagent tous
les Ivoiriens,constituent le moment qu'il faut le plus
redouter.

En conséquence de ce qui précède,deux appréhensions
objectives sont à relever:

1-Il faut désormais craindre pour la vie de SORO
Guillaume,l'envoyé qui s'est fait roi,au détriment de
tous ses parrains;

2-Nous n'avons jamais été aussi près d'une attaque
ouverte de la France de CHIRAC et d'une guerre totale
(convoyage massif d'armes lourdes) de
l'ex-colonisateur,qui perd ses dernières illusions en
Côte d'Ivoire,avec cet accord de paix,cette paix des
braves entre les fils de Côte d'Ivoire.

L'accord de paix a été donc paraphé.En attendant
d'entrer dans les turbulences des incertitudes de son
application effective qui sera une autre paire de
manche,savourons (avec parcimonie et réserve) notre
joie de nous retrouver,enfin,entre Ivoiriens!

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

Dindé Fernand.

14:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 20 mars 2008

LE DIALOGUE DIRECT : PLUS UNE ARME QU'UN MEDICAMENT

Lundi 05 Février 2007


Chers Bien-Aimés frères et soeurs,


Le 19 Décembre 2006,dans une adresse qui dévoilait ses propositions de sortie de crise,le Président GBAGBO a convié la Rébellion ivoirienne à un dialogue direct.
Depuis ce moment,et particulièrement ces derniers jours écoulés,un intense ballet diplomatique,mené par les protagonistes et les hommes politiques ivoiriens,a relié les capitales africaines,qui pour rechercher des appuis,qui pour mettre la pression au camp adverse,qui pour se faire prendre en compte dans les échanges annoncés.Même si on jure par tous les dieux n'avoir jamais eu de commerce avec la Rébellion,allant jusqu'à en faire un complexe décrié par le désormais véritable leader de l'opposition.

Chers frères,on peut tout dire de SORO Guillaume,mais lui a,au moins,eu le courage d'assumer sa Rébellion.

Alors,d'où vient-il que,sentant venir un probable partage de gateaux,nos hommes politiques s'agitent?
Quand dans un village,il n'y a pas de vieillards sages et qu'un enfant prend la parole,c'est à lui qu'on donne les honneurs réservés aux chefs.Alors,politiciens ivoiriens,soulager nous de votre désolante vue.

Le Président GBAGBO,en parlant de dialogue direct,savait exactement de quoi il parlait.On aurait pu se demander:Pourquoi parle t-il de dialogue direct avec la Rébellion après avoir établi le constat formel de l'échec de la Communauté Internationale et court-il,aussitôt après,à l'extérieur,chercher des appuis et mener des discussions?

En vérité,le dialogue ne pouvait pas être autrement plus direct:Le Président GBAGBO est allé au coeur du problème.Il dialogue,en fait,avec Compaoré,le plus proche et plus significatif commanditaire local (il y en a,bien-sûr,plusieurs),à défaut de discuter directement avec CHIRAC,le véritable parrain du cartel.SORO Guillaume et le rebelles ne servant que de paravent et de couverture.
Le Président GBAGBO se sert du dialogue direct comme une arme pour neutraliser définitivement Compaoré,avec en boucle,une pression de son guide spirituel,Mohammar KADHAFI,travaillé au corps par le Président et une menace claire de le faire traduire devant les Tribunaux Internationaux pour trafic illégal de matières premières minières et agricloes ivoiriennes en temps de guerre,à la fin de la crise,laquelle fin de crise pourrait coïncider avec la fin du mandat de Jacques CHIRAC,dont le prochain départ sonne le glas de sa couverture internationale,en tant que Chef de la base arrière septentrionale des rebelles.

Le message a été suffisamment claire pour que Compaoré et son homme occulte(Maître franc-maçon)Djibril Bassolé,se mettent en branle et à contribution pour donner une issue positive au dialogue direct ivoirien et à la crise militaro-politique,en Eburnie.
Sinon,pourquoi croyez-vous que ces deux hommes,récemment ennemis indécrotables du Président GBAGBO,montreraient-ils soudainement autant de bonnes intentions et de bonnes dispositions?Anguille-sous-roche!

Mais pour ma part, je ne me fais aucune illusion sur l'issue de ce dialogue direct.Il aboutira à pas grand-chose,pour ne pas dire à rien.Car Compaoré,et partant SORO Guillaume et le rebelles,ne pourront céder que ce que la France cèdera.Est-elle prête à céder quoi que ce soit? Rien n'est moins sûr.A moins de s'en servir pour faire diversion,avant de porter le coup de grâce.Car CHIRAC est adepte d'un scénario apocalyptique.

Ivoiriens,si vous baissez la garde et tombez dans l'euphorie du dialogue direct,vous êtes des morts en sursis,à défaut de pouvoir dire que vous êtes déjà morts!
La seule chose à faire actuellement,c'est préparer l'après échec du dialogue direct.Le Président GBAGBO,lui-même n'en espère pas grand-chose.C'est juste un mirador d'observation pour lui.

Je ne suis pas pessimiste.Je fais simplement une observation froide de l'environnement politique visible et sous-jacent de la crise ivoirienne.Oui,c'est tout simple à comprendre:Il y a longtemps que les Chefs d'Etat français ont cessé d'être des hommes,des êtres humains(s'ils l'ont un jour été)quand il est question de l'Afrique.
La seule option, je le redis avec insistance,c'est l'offensive tous azimuts et le démantèlement systématique de tous les instruments de domination et d'asservissement français sur la Côte d'Ivoire(43ème BIMA,Licorne,Contrats léonins,Diplômatie paternaliste,Initiative des résolutions onusiennes sur la Côte d'Ivoire,Franc CFA,Compte des opérations,etc).

C'est le moment de bouger,Ivoiriens! Il faut que les choses bougent! J'espère que c'est le cas dans les coulisses.Le contraire me désolerait.Nous ne pouvons rêver période plus propice.
L'Elysée est une bête sans état d'âme.Il faut la traîter comme telle.Sans état d'âme.Elle salue et soutient le dialogue direct le jour,et le maudit la nuit,pour l'avoir mise sous l'éteignoir.

Elle tient à jouer sa dernière carte.Celle qu'elle rêve,depuis le début,d'abattre:Une opération commando suicide(diplomatiquement et militairement)de la Force Licorne.Et elle la jouera!Ce n'est qu'une question d'observation et de temps(même s'il ne peut pas être plus défavorable qu'en ce moment).

Que DIEU garde la Côte d'Ivoire et qu'il vous bénisse tous,richement! Dindé Fernand.

19:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |