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jeudi, 24 janvier 2013

NAHIBLY ECRIT A NOUVEAU A Mr KONAN BANNY, PRESIDENT DE LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION (CDVR)

 

 

CHARLES KONAN BANNY.jpg


Monsieur le président,


En ce jour du 21 Janvier 2013, nous, collectif des victimes de guerre de DUEKOUE (CARREFOUR et NAHIBLY), nous nous empressons de vous écrire ceci :

-1° : 29 Mars 2011 et 20 Juillet 2012, cela fait respectivement vingt deux mois (2 années presque) et six mois que les massacres en vies humaines par les troupes de la C.E.D.E.A.O. , de l’O.N.U., des F.R.C.I. et des DOZO  ont eu lieu au quartier CARREFOUR et au camp NAHIBLY des réfugiés autochtones de DUEKOUE. A ce jour, suite à des enquêtes fantaisistes pour ne pas dire légères, aucun criminel n’a été arrêté pour être présenté à la justice nationale ou internationale quand, toujours à DUEKOUE, les exactions, les meurtres crapuleux continuent d’être la marque du savoir-faire ( ?) des forces dites républicaines, venues « sauver » ce pays nôtre en Avril 2011. Rappelons qu’il n’y a pas longtemps, en Octobre dernier, c’est encore à DUEKOUE qu’un gendarme a fait arrêter un chasseur traditionnel dit dozo, d’origine guinéenne, qui se rendait à un rendez-vous rituel de sa confrérie avec dans ses bagages de la chair et des ossements humains, fumés ou rôtis.

-2° : le 1er Janvier 2013 (il n’y a pas encore un mois), un drame a fait plusieurs dizaines de morts au quartier Plateau d’ABIDJAN. En moins d’une semaine, les enquêtes relatives à ce drame ont été bouclées et des sanctions diverses prises à l’encontre de certains responsables. Nous notons qu’à la différence de ce qui s’est passé et continue de se passer à DUEKOUE et dans le grand ouest ivoirien, le grand malheur survenu au Plateau d’ABIDJAN est un accident involontaire et non prémédité, contrairement aux crimes de masses et génocides que nous, populations Wê, nous subissons à grande échelle en ce pays depuis dix ans au moins. Sans désespérer de ce que la vérité sur notre tragédie collective soit un jour crachée à la face du monde par la commission que vous présidez, nous nous étonnons – tout en vous le notifiant, monsieur le président de la C.D.V.R.- du comportement judiciaire d’un régime dit démocratique que la communauté internationale nous a imposé à coups de bombes. Un régime qui catégorise ou hiérarchise la mort et la douleur des victimes, selon leur ethnie ou leur région.

-3° : récemment, monsieur le président de la C.D.V.R., vous avez  procédé à l’installation des commissions régionales de l’institution que vous présidez, ce qui est une très bonne chose. Seulement, voyez- vous, président, le passage en revue des personnes-ressources que vous avez nommées, s’agissant de notre région, nous choque et nous oblige à vous interpeller. En effet, des deux généraux que vous avez nommés en plus du doyen OULAÏ Tiabas, si nous n’avons rien à reprocher au Général DEON, par contre nous en avons gros sur le cœur quand contre toute attente, vous choisissez le Général DOUE, notre parent à nous. Ce choix, honorable président de la C.D.V.R., a fait dire au plus jeune du collectif que nous formons, tout sauf votre respect, que « le président BANNY, à mon avis, nous confond avec des billets de banque qu’on peut manipuler à souhait, vu qu’il est banquier de formation. Or, c’est bien parce que nous ne sommes pas manipulables et refusons de l’être que l’impérialisme prédateur nous fait massacrer par nos propres frères dont DOUE Mathias. Si le président BANNY ne sait pas  que DOUE Mathias est aussi à la base de nos malheurs depuis Septembre 2002, alors il est tout excusé ». En clair, monsieur le président de la C.D.V.R., le général DOUE Mathias, au-delà même du groupe ethnique Wê, est aussi comptable, en sa qualité de chef d’Etat major des armées de 2000 à 2004, de tout ce qui est arrivé comme malheur au digne peuple de Côte d’Ivoire, par exemple la fusillade des barbouzes français contre les jeunes patriotes ivoiriens aux mains nues, en Novembre 2004 devant l’Hôtel IVOIRE à ABIDJAN-COCODY et les bombardements des hélicoptères du général français PONCET contre des enfants de ce pays, en pleine nuit, sur le pont HOUPHOUET-BOIGNY , toujours en Novembre 2004. Tous ces rappels, honorable président, pour vous dire qu’il y a problème quant à la nomination du général DOUE Mathias par vous. Ce général, dont le village paternel avait disparu de la cartographie du fait de la rébellion sauvage du M.P.C.I., du M.J.P. et du M.P.I.G.O.(cf. 2ème fichier ci-joint) en 2002, alors qu’il était encore chef d’Etat major, n’avait en son temps rien trouvé de mieux que d’accuser de tous les péchés celui-là même qui l’avait fait roi, un peu à la manière traîtresse du « petit gros » qui lui, ne dort plus que d’un œil, dans la mesure où tôt ou tard, la justice des hommes ou de DIEU s’abattra sur lui. En un mot comme en cent, nous récusons, monsieur le président de la C.D.V.R., la nomination par vous du général DOUE. En tant que sachant relativement aux événements survenus dans notre pays ces vingt dernières années, le général DOUE doit dire à la justice (pourquoi pas internationale, puisque c’est la nouvelle tendance pour les « démocrates » des temps nouveaux) sa part de vérité, par respect pour l’opinion et pour l’humanité.   Rappelez-vous, monsieur le président de la C.D.V.R., du degré d’indignation avec lequel nous avions éconduit ce général des sites de réfugiés que nous étions, en Août 2011, à la Mission Catholique de DUEKOUE ainsi qu’à NAHIBLY dont le simple accès lui avait été refusé par ses propres parents, sous les regards gênés des soldats marocains de l’O.N.U.C.I.. Chez nous, l’honneur et la dignité ne se monnaient pas : nous vous aurons averti donc, du fond de notre cœur.

-4° : madame TOURE Flanizara, ci-devant député de DUEKOUE , celle-là qui s’est rendue coupable de crimes contre l’humanité en Janvier 2011 en invitant des nordistes et la rébellion à exterminer les Wê et à brûler leurs domiciles (cf. 3ème fichier ci-joint, intitulé « passage du cyclone flanizara ») , continue, en toute impunité, de proférer des propos incendiaires et railleurs à l’endroit de ses victimes, libre qu’elle est pour l’instant de ses mouvements de pyromane et de génocidaire attitrée. Pour rappel, GUITROZON, PETIT DUEKOUE en 2005, DUEKOUE et CARREFOUR en Janvier et Mars 2011, NAHIBLY en Juillet 2011 présentent des similitudes dans le mode de cruauté et de boucherie humaine.  Un proverbe de chez nous dit : « on ne crache pas dans la soupe dont on se nourrit ». Malheureusement, c’est le contraire qu’est en train de faire cette dame, experte dans l’injure et dans la violence gratuites à l’endroit des victimes que nous sommes. Par anticipation, nous vous en informons, monsieur le président de la C.D.V.R., pour qu’au moment des grands déballages sous votre autorité, cette dame puisse nous montrer de quel village exactement du nord de notre si beau pays elle est la native. En attendant, contre elle et tous les criminels de son acabit qui rôdent par ici à DUEKOUE, dans nos villages et dans nos forêts, nous gardons notre calme, avant le jour du grand jugement, nous disant que nul ici-bas n’est immortel. Informez-vous sur les dérives et les dérapages de cette sulfureuse dame qui a déjà fait en Janvier 2011 des dizaines de morts  à DUEKOUE, s’il vous plaît, monsieur le président de la C.D.V.R., pour vous convaincre du degré de l’instinct bestiaire de citoyens criminels qui abondent encore et encore dans le quotidien des ivoiriens.

-5° : il nous revient depuis un certain temps, monsieur le président de la C.D.V.R., que des individus étrangers puissamment armés (des militaires ?) parcourent nos forêts ici à l’ouest et recensent leurs compatriotes installés par la force, par la rébellion ou par tout autre moyen. Le but d’une telle opération, selon ceux d’entre eux qui ont décidé de faire preuve de gratitude et de reconnaissance envers leurs tuteurs Wê, c’est de rendre tous ces étrangers entrés frauduleusement dans ce pays à la faveur de la rébellion et sa sale guerre, des propriétaires terriens. Là-dessus, nous vous interpellons aussi, honorable président de la C.D.V.R. : sous nos yeux à tous, les ingrédients de conflits à venir sont en train de prospérer, avec la complicité de la communauté internationale qui veut toujours plus de cacao, plus de pétrole et toujours plus d’uranium quand bien sûr, beaucoup de sang innocent a coulé. De grâce, il nous faut comprendre ici et maintenant que la démographie de notre pays, à la faveur de cette longue guerre de dix ans contre notre pays, été fortement changée et nous les Wê, sauf erreur, sommes partis pour être un jour des apatrides, version « kurdes ivoiriens », vu que déjà, chez nous-mêmes, nous vivons en réfugiés et privés de justice. Pour l’instant, nous prions et gardons foi en ce que lors des travaux de votre commission, le monde entier fera avec nous tous, la (re)lecture des fameux accords dits de Marcoussis de Janvier 2003, cet affreux cocktail de reniement de soi que messieurs CHIRAC,  DE VILLEPIN et  MAZEAUD  ont voulu imposer au peuple de COTE D’IVOIRE en le taxant (ô forfaiture, quand tu nous tiens !) de xénophobe, malgré ses plus de trente pour cent (30%) d’étrangers en ce temps-là déjà. Oui, monsieur le président de la C.D.V.R., dans ce pays nôtre, qui est qui, qui a droit de porter des armes ou non, qui a droit de résidence, qui a droit de voix au chapitre et qui n’y a pas droit ? A combien s’élève désormais le nombre des habitants de notre pays dont l’émergence serait  pour 2020 au plus tard ? A combien se chiffre, par ces temps d’invasion sauvage et d’expropriation foncière et immobilière par la force des armes, le rapport ivoiriens/étrangers et hors-la-loi puissamment armés? Le disant, nous pensons surtout à l’O.N.U.C.I. dont la radio fait beaucoup de bruit en parlant de paix mais dont les troupes armées s’enfuient ou restent inactives quand on nous massacre et que la justice reste aveugle et muette : GUITROZON et PETIT-DUEKOUE en 2005, DUEKOUE en Janvier 2011, DUEKOUE-CARREFOUR en Mars 2011 et NAHIBLY en Juillet 2012 sont donc autant d’exemples qui démontrent le mensonge et la cruauté de ceux qui prétendent vouloir nous donner des leçons à travers leurs médias et autres institutions internationales formatés pour la déstabilisation des pays à piller !

-6° : malgré les affres de la guerre que nous continuons de subir et malgré le passage du cyclone « flanizara » début Janvier 2011 sur la quasi-totalité des maisons des autochtones Wê que nous sommes, à nous qui n’avons plus d’abri ou de demeure parce que victimes de la cruauté de ceux que nous avons accueilli à bras ouverts, c’est à nous que les services du cadastre et des impôts de DUEKOUE ont l’indécence d’adresser des courriers pour un soi-disant paiement des frais d’impôt foncier. Une autre preuve que malgré ce qui s’est passé en ce pays, aucun effort ou aucune mesure n’a été prise pour faire le point ou l’inventaire approximatif (à défaut d’être exact) des dégâts et des pertes en vies humaines et en biens divers. Tant pis pour les pertes et pour les morts, semble nous dire la république par cet acte de tentative de recouvrement des impôts. La république elle-même serait-elle sans cœur tant le sang de ses filles et de ses fils a été versé pour en être là, c’est-à-dire à se préoccuper de prébendes qu’elle compte recueillir vaille que vaille sur ou dans des habitats et autres domiciles fantômes désormais broussailleux parce qu’il y a longtemps que ces habitations ont été incendiées, détruites et parfois rasées par la seule volonté du « cyclone flanizara » de Janvier 2011 ? Au risque de nous répéter, un bref aperçu du second fichier « flanizara » peut situer les sceptiques ou les incrédules de bonne ou de mauvaise foi (car il en existe même un peu trop) de se faire une idée proche de la réalité. Monsieur le président de la C.D.V.R. ,veuillez bien, nous vous en prions, faire un clin d’œil au service de la Direction Générale des Impôts (D.G.I.) en faveur des victimes sinistrées de guerre que nous sommes : il serait insensé, voire inhumain que nous payions la moindre des finances pour juste des décombres amassés sur un terrain nu ou broussailleux, témoignant de ce que la violence humaine(les preuves des désastres et des tueries en notre possession sont innombrables) poussée par une haine aveugle a décimé des vies humaines et détruit (le plus souvent par incendie) des habitations à partir d’un (dé)raisonnement purement rebelle, c’est-à-dire sans base fiable parce que tout simplement ethno-religieux mais alors et surtout ingrat : il faut être nécessairement fou au préalable pour se jeter à bras (et pensée) raccourcis sur son hôte et bienfaiteur d’hier pour lui ôter la vie et brûler tout ce qui lui appartient.

-7° : pour donner une forme et une assise à leur rébellion en 2002, ceux qui ont agressé la COTE d’IVOIRE ont parlé d’exclusion, de xénophobie et d’injustice quand dans le même temps, ils étaient confortablement installés dans des « …bougou », des « …dougou » et des « …kro » bien loin de leur zone d’origine, partout ailleurs (chez les taxés de xénophobes). Sachez, monsieur le président de la C.D.V.R., qu’au moment où nous vous écrivons, la prolifération par la force des armes des «…dougou » et des « …kro » continue et piétinant nos coutumes et nos traditions, les tenants de tels agissements ne sont plus loin de nous imposer leur chefferie, leurs us et coutumes mais alors avec quel degré de mépris ! D’ici la tenue effective des travaux de la commission que vous présidez, vous recevrez, monsieur le président de la C.D.V.R., la proportion ou le nombre exact des bourgs et villages qui auront pu être créés (puisqu’il n’en existe pas encore à ce jour) par d’autres ethnies dans le centre et dans le nord de la CÖTE d’IVOIRE ! Par ailleurs, quand bien même les élections municipales et régionales ont été reportées sine die, une brève consultation des listes de candidats nous donne un aperçu de la  culture « démocratiquement » ethno-religieuse de tous ceux qui n’acceptant jamais la candidature d’un ivoirien allochtone chez eux, sont prompts et sans gêne aucune à être candidats par la force des machettes, des kalachnikovs et des roquettes ailleurs. Pire, par les temps de « libéralisme » qui prévalent en ce pays, ils sont de plus en plus nombreux (depuis plus de dix ans) à s’immiscer dans le débat sociopolitique ivoirien, au point de vouloir nous donner des leçons sur les comportements (grosse injure) que nous, ivoiriens qui les avons reçus chez nous, devrions avoir. Le débat sur la réconciliation quand il aura lieu ne saurait occulter ces différents aspects qui dénotent d’une grande décadence morale et civique chez bien de nos frères, méchants ou aveuglément cruels avec leurs frères africains mais dociles et serviables comme des bêtes domestiques face aux injonctions même malséantes du maître blanc (« oui missié, si wou plaît missié,…).  

Par amour pour notre prochain et pour notre cher et si beau pays, la COTE D’IVOIRE , nous, victimes de CARREFOUR, de NAHIBLY et de tout DUEKOUE, nous avons pardonné, tout pardonné, monsieur le président mais alors grande sera notre désaffection si la Vérité sans être dite au grand jour, lors de la tenue des travaux de votre commission, venait à être bafouée, à travers des paroles malhonnêtes (qui n’engageront que leurs auteurs) et des médias (français surtout) qui visiblement affichent leur tendance impérialiste qui piétine toute morale humaine. Tant pis pour les vampires des temps nouveaux qui font fi du bon sens et ne savent vivre que de l’effusion de notre sang. C’est leur problème s’ils n’ont pas en eux la crainte de DIEU, Celui à qui tout reste possible quand l’humain, charnel et vaniteux, a fini d’afficher ses limites de pauvre mortel.                          

A vous, honorable président de la C.D.V.R., nous l’avons dit et le répétons sans menace aucune : la nomination par vous du général DOUE, nous vous le disons tout net, fera échouer lamentablement tous vos efforts pour une réconciliation sincère dans notre région. Pour la simple raison que la désapprobation du peuple est aussi la désapprobation de DIEU : en tant qu’acteur de tout ce que ce pays a vécu ces quinze ou vingt dernières années, le général DOUE n’est pas la personne indiquée qu’il faut pour nous réconcilier à DUEKOUE et à l’ouest de la COTE D’IVOIRE. Non, nous ne voulons pas de cet homme et de sa sagesse pour tout ce que tout bon patriote ivoirien sait de ce curieux général et chef d’Etat major des armées dont les intrigues reviennent en ce moment à la surface de notre mémoire de victimes meurtries et oubliées par la justice, qu’elle soit nationale ou internationale. Nous vous prions, honorable président, de lui épargner d’autres humiliations que la foule ou la population (en fait ses propres parents) de chez nous pourraient lui infliger, par colère ou par indignation parce qu’à notre avis, ce qu’il a subi à la Mission Catholique de DUEKOUE et à NAHIBLY en Août 2011 est bien trop fort à supporter pour une conscience humaine qui ne s’ignore pas.    

En attendant que justice soit rendue pour nos milliers de morts,  que nous ayons à nouveau un domicile d’habitation digne de ce nom et que nos terres, celles que nos pères nous ont laissées en héritage, nous reviennent de plein droit, veuillez agréer, honorable président de la C.D.V.R., l’expression de nos déférentes salutations.

 

Duékoué, le 21 Janvier 2013.

Pour le Collectif des victimes, Emmanuel CALEB.


DOCUMENTS ANNEXES (zip)

mardi, 01 janvier 2013

LES VŒUX DU NOUVEL AN 2013 DE MADAME ET MONSIEUR DINDE: BONNE ET HEUREUSE ANNEE!


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A l'occasion de la célébration de l'avènement de la nouvelle année de grâce 2013, nous prions que DIEU, notre Seigneur et notre Créateur, vous accorde, à vous personnellement, à votre maison, à votre famille et à tous ceux qui vous sont chers, une PLEINE MESURE de Sa grâce dans tous les domaines et dimensions de votre vie.


Qu'Il vous donne une SANTE particulièrement robuste, une PAIX inaltérable, le SALUT de vos âmes et le SUCCES dans toutes vos entreprises de vie!

 

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Que selon Son amour intarissable, Il accorde à la Côte d'Ivoire et à l'Afrique la libération du joug de l'asservissement colonial, de la mesquinerie et de la malveillance internationales, de l'oppression des cercles et nébuleuses occultes ultralibérales.


Qu'Il nous délivre de la perfidie démoniaque des riches et des puissants qui détruisent ce monde, qu'Il brise leur pouvoir et anéantisse leur emprise sur nos vies et les destinées de nos nations déchirées par les guerres, les coups d'Etat, la maladie et la pauvreté, qu'Il nous fasse échapper au filet de l'oiseleur et au rets assassin des dominateurs sadiques.

 


Bonne et Heureuse Année 2013!

 

Madame et Monsieur DINDE Fernand AGBO

mardi, 25 décembre 2012

LE QUOTIDIEN D'ABIDJAN: «DIEU SE REVELE A UN VIEUX MUSULMAN AU NORD»

 

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Bamba lancina, un vieillard de 85 ans, a fait des révélations sur la situation ivoirienne, la semaine dernière avant de rendre l’âme. Le vieux musulman du village de Gbêlo dans la sous-préfecture de Ouaninou, a confié à son entourage que Dieu va frapper dans les milieux religieux et politique. L’un de ses fils a joint la rédaction pour livrer la quintessence de ce message prophétique.


«Je suis…, fils de Bamba Lancina. Mon père qui avait reçu la révélation concernant l’arrestation de Laurent Gbagbo en son temps n’a pas voulu trop ébruiter ce message. Lui-même nous a demandé de publier cette dernière révélation. Il y a quelques jours qu’il nous a confié que Dieu est revenu encore lui parler de la situation de la Côte d’Ivoire. Le vieux a été inhumé, le samedi 1er Septembre, à Gbêlo. Avant de mourir, il nous a dit qu’il y aura beaucoup de morts parmi les serviteurs de Dieu. De nombreux prêtres, des imams, et des pasteurs des églises évangéliques qui ne font pas la volonté de Dieu. Dieu délivrera la Côte d’Ivoire par une grande colère contre le diable et ses suppôts.

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Abordant le phénomène de la statue de la vierge Marie, Dieu lui a dit que c’est l’incarnation de l’esprit démoniaque et d’idolâtrie, et l’esprit de mort. Voyant la colère de Dieu contre les prêtres, cette idole a manifesté leur humiliation à travers ses pleurs. Dieu a décidé d’établir deux grands serviteurs de Dieu qui ont sa sainte crainte à la tête de la nation. Il s’agit d’un prophète et d’une prophétesse. Ce prophète fera comme Moïse l’a fait avec le peuple d’Israël. Le christianisme va gagner toute la Côte d’Ivoire.

Mais les fausses églises seront fermées. L’un des prophètes viendra d’Israël. La constitution sera modifiée. Enfin, Dieu a dit que la seule condition pour que Gbagbo sorte de la prison est une repentance sincère. Il veut l’utiliser mais avant, celui-ci doit confesser ses transgressions et péchés. Sinon, aucun être humain ne pourra rien faire pour lui».

 

Source: Le quotidien ivoirien "Le Quotidien d'Abidjan" N° 703 du Mardi 04 Septembre 2012.

mercredi, 12 décembre 2012

RECONCILIATION NATIONALE: LE «OUATTARISME» ENTRE DESILLUSION ET REALISME

 

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Pour une paix viable en Côte d’Ivoire

 

Gbagbo, c’est fini ; Gbagbo c’est du passé ! Non ceux qui sont dans la logique de cultiver de l’ostracisme à l’endroit de Laurent Gbagbo ont tort. Il faut regarder les faits et les réalités en face. Ceux qui continuent de cultiver la haine à l’endroit de tous les soutiens de Laurent Gbagbo, doivent bien se frotter les yeux pour voir et comprendre que ce qu’ils veulent imposer en Côte d’Ivoire ne peut pas y prendre corps. Simplement en regardant la Constitution, on voit qu’« aucun Ivoirien ne doit être contraint à l’exil ».

Après qu’une partie des Ivoiriens a été assassinée ; pendant que les soutiens réels ou supposés de Laurent Gbagbo continuent d’être martyrisés et pourchassés ; alors que des Ivoiriens sont torturés ; pendant que des fosses communes sont découvertes et qu’aucune enquête fiable n’est ouverte. Alors que Laurent Gbagbo est à La Haye, ses camarades et ses proches dans des goulags de la Côte d’Ivoire quand ils ne sont pas simplement contraints à l’exil … Peut-on parler de réconciliation nationale ? Qui veut-on réconcilier avec qui alors que les concernés sont enfermés ? Monsieur Ouattara le « démocrate de la Communauté internationale », il nous semble que vous devez mettre fin à l’ignominie constante que vos pratiques produisent à l’endroit de vos parrains. Regardez la vérité en face et souvenez-vous ! Avant le forum de réconciliation nationale d’octobre à décembre 2001, Laurent Gbagbo avait organisé votre retour en Côte d’Ivoire. Vous aviez quitté auparavant la Côte d’Ivoire suite à un mandat d’arrêt que Konan Bédié avait lancé à votre encontre. Konan Bédié lui-même s’était exilé après le coup d’Etat de décembre 1999. Vous avez voulu faire oublier Laurent Gbagbo par la peur induite par la brutalité de vos pratiques, en complicité avec vos parrains. Vous devez comprendre que des pratiques du passé ne peuvent plus faire bonne recette au 21è siècle.

La vérité vous reviendra toujours à la figure tant que vous ne ferez pas dos à cette ingratitude innommable qui est malheureusement un socle dans vos approches dans la gouvernance. La haine, la vengeance et l’autoritarisme ne peuvent pas prospérer dans notre pays. Nous n’accepteront pas que des Ivoiriens soient chassés de leur pays. Ce n’est pas simplement une volonté ; c’est parce qu’il ne peut en être autrement. Nous n’avons pas d’autres choix que de vivre en paix chez nous. Non Laurent Gbagbo, ce n’est pas du passé ; non Laurent Gbagbo, ce n’est pas fini. Oui Laurent Gbagbo, c’est aujourd’hui ! Oui Laurent Gbagbo, c’est l’actualité. Vous avez louvoyé pendant des années croyant que la violence et la peur qu’elle induit, ferait reculer les Ivoiriens. Il faut oublier cette posture parce qu’elle n’est pas compatible avec les réalités socio-politiques ivoiriennes. Le niveau de conscience que les Ivoiriens ont acquis les amène à distinguer la vérité de l’ivraie. Vous devez faire avec cette réalité incontournable si vous pensez vraiment être le chef de l’Etat des Ivoiriens.

Libérez Laurent Gbagbo ! D’abord pour des raisons politiques mais également pour des considérations d’ordre juridique. En effet, les faits que vous incriminez ne peuvent voir les suspects être jugés pour une partie en Côte d’Ivoire et pour l’autre partie à La Haye. Vous êtes en totale contradiction avec le statut de Rome. On ne peut pas étouffer les vœux des Ivoiriens ; on ne peut pas museler les Partis d’opposition. Vous dites « Démocratie et Droits de l’Homme ». Alors, jouons le jeu démocratique en évitant l’arbitraire.

Libérez Laurent Gbagbo et tous ses camarades et mettons-nous franchement, sans ruse ni évitement à la table des négociations. Nous devons retenir qu’il est plus que temps que les extrémistes des différents bords se rendent compte que le peuple veut la paix pour le développement du pays. Il nous semble que vous poursuivez ces mêmes objectifs.


Dr Claude Koudou

Ecrivain - Analyste politique

lundi, 26 novembre 2012

LAURENT GBAGBO, DEMOCRATE AVANT FILLON ET COPE

 

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"Je les regarde seulement! C'est DIEU qui fait mon palabre"


Souvenons-nous: il y a deux ans, la demande de Laurent Gbagbo de recompter les voix des élections ivoiriennes avait été considérée par la France, l'O.N.U et "l'opinion publique internationale" comme un crime contre la démocratie. Le palais présidentiel ivoirien fut alors bombardé par l'armée française avec la bénédiction de l'O.N.U. Laurent Gbagbo en fut délogé et livré à l'armée de son adversaire qui l'a aussitôt remis à la Cour Pénale Internationale (C.P.I) à La Haye.

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Aujourd'hui, l'U.M.P. de Sarkozy et les nombreux journalistes qui nous faisaient croire que l'ancien président ivoirien se cramponnait à son siège découvrent qu'il n'y a aucune honte à recompter les bulletins d'un scrutin serré et contesté. Lors de cette première élection interne à l'U.M.P., 30% des votes étaient frauduleux (25% de fautes mineures et 5% de fautes graves). A vous d'imaginer l'ampleur des fraudes lors des élections présidentielles. Heureusement, jusqu'à présent l'écart entre l'élu et le perdant a été suffisamment large pour nous épargner le spectacle proposé par l'U.M.P.


Rendons donc justice à Laurent Gbagbo en demandant sa libération. Ne laissons pas condamner un homme qui a eu tort d'avoir eu raison avant les autres.


Source: Les pages politiques de Raphaël (Adjobi)

vendredi, 23 novembre 2012

BIENS-MEUBLES

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Notre problème est organiquement un mensonge à nous mêmes. Nous nous disons Ivoiriens. J'ai cherché. Et j'ai trouvé que c'était une création territoriale récente. Une création politique sur mesure. Une création coloniale. Donc nous nous mentons à nous-mêmes quand nous nous disons Ivoiriens. Nous avons un mal de chien à nous l'avouer! Nous sommes donc incapables de nous dire que nous nous mentons. De nous dire surtout que la Côte d'Ivoire est un territoire colonial français. De nous dire que nous sommes une création de la France. De nous dire que nous existons, en tant que Ivoiriens, par la volonté de l'Etat français. Notre nationalité est une tromperie! Nous avons été trompés. Et nos devanciers ont encensé le crime de génocide. Nos langues biffées. Nos États biffés! Nos royaumes biffés. Et nos élites dirigeantes assassinées, massacrées et ou déportées. En lieu et place de notre histoire la vraie on nous sert le colonialisme génocidaire. Voyez! Nous palabrons sur des thématiques subtilement imposées à notre conscience collective, à nos individualités conscientes. Déresponsabilisés, nous sommes devenus des marionnettes!!!!

Nous sommes donc "biens-meubles" ou pour faire plus simple et plus clair, nous sommes des esclaves. C'est ça la vérité crue! Elle est même cruelle!!!! Sans la France, il n'y a pas de territoire ivoirien, il n'y a pas d'Ivoiriens. 

C'est de ce mensonge qu'il nous faut sortir. Et comme nous ne savons pas comment en sortir du fait de notre faiblesse intellectuelle, nous nous mentons. Et nos élites, toutes nos élites ou "commis coloniaux" font dans le déni d'identité. Elles n'ont pas le courage de dénoncer cette situation perturbée et perturbante. Tantôt, on est fier d'être esclave français. Tantôt, on en a une aversion morbide!!! Nos élites intellectuelles encensent toujours les négriers!!! Elles revendiquent leurs institutions politiques. Elles nient les nôtres! La modernité c'est Victor Hugo. La barbarie sauvage c'est Behanzin!!! Elles se plaignent parfois pour avoir quelques commodités matérielles. Snobisme!!!! Mais jamais, elles n'ont posé la vraie question de notre identité. Peuples libres? Peuples esclaves? 

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C'est ça la racine de notre malheur actuel. Nous sommes incapables de nous interroger sur nous-mêmes, de nous donner les moyens pour nous défaire de cette "saloperie coloniale", une sangsue qui nous colle à la peau. 

Nous nions notre identité naturelle. Nous revendiquons, confusément, une identité - distordue - de "bien meuble".

C'est ça qu'il faut changer. Remettre chaque élément de notre personnalité sociale et culturelle à sa vraie place, nous réapproprier notre identité naturelle. Nous devons faire cesser le crime. Nous devons cesser d'être des biens-meubles. 

Le jour se lève toujours.


Lettê naa Lettê

mercredi, 31 octobre 2012

LIBERTE PROVISOIRE DE GBAGBO: REPORT DU DELIBERE DU HUIS CLOS DE LA CPI A UNE DATE ULTERIEURE

 

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"Le délibéré du huis clos (de l'audience relative au réexamen de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo) est reporté à une date ultérieure par la CPI. On peut dire que la libération du président Laurent Gbagbo devient une réalité. Thanks et que le Seigneur nous garde pour la suite du combat qui devient de plus en plus intéressant en Côte d'Ivoire."

Dr Sylla Mamadou, ph.D


Source: La page Facebook de Sylla Mamadou

AUDIENCE PUBLIQUE A LA HAYE POUR LA MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DE LAURENT GBAGBO: LE BRILLANT PLAIDOYER DE MAITRE ALTIT

 

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"Bravo à Maître Emmanuel Altit, l'avocat principal du président Laurent Gbagbo, pour cette brillante prestation. Encore une fois, le monde entier a pu découvrir en direct que ouattara et ses parrains ont la facilité d'accusation mais l’incapacité d'apporter un début de preuves à toutes leurs accusations. Nous savons la CPI politique et elle ne dira sans doute pas le droit, aujourd'hui. Mais au moins, les écailles vont tomber des yeux de ceux qui refusaient de voir la vérité."

 
Sur la page Facebook de La Majorité Présidentielle

 

 

Argument de l'accusation pour demander le refus de la mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo:

"Monsieur Gbagbo a beaucoup de supporters... Ils vont l'installer au pouvoir". Que croyiez-vous donc? N'aviez-vous pas dit qu'il était un dictateur sanguinaire? Or donc aujourd'hui, le dictateur sanguinaire est tellement aimé par son peuple, qu'il risque d'être réinstallé au pouvoir? Donc conclusion? Conclusion: C'est lui, le vrai vainqueur de la présidentielle de 2010!!! Elle est vraiment intéressante, cette affaire de Gbagbo à la CPI!

Mieux, l'accusation ne fait que des allégations et ne produit aucune preuve. Comme au Ghana dans l'affaire Koné Katinan (c'est finalement une habitude et un état d'esprit, chez le régime Ouattara et ses officines). Sur la question, Me Altit a été doctoral: Pour les hommes de droit qu'ils sont tous à l'audience, les allégations et autres hypothèses ne sont pas valables. Ils le savent bien. Voilà qui est très clair!

Nous attendons maintenant la conclusion du huis clos qui s'éternise depuis lundi, 16 heures GMT.


A bientôt et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 30 octobre 2012

LA PRESIDENTE DE LA COMMISSION DE L'UA, MME DLAMINI ZUMA DEMANDE LA LIBERATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

 

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Trois mois après son accession à la Présidence de l'Union Africaine, Mme Dlamini Zuma par cette initiative, réoriente complètement la vision de l'organisation dont elle a pris les commandes en juillet dernier. La requête adressée auprès des juges de la CPI, demandant la libération de Laurent

 Gbagbo est une affirmation de la volonté qu'elle n'a jamais cachée, que les résolutions des problèmes africains doivent revenir aux africains. Cette démarche renvoie nécessairement à la résolution de la crise malgache et préfigure la mise en application des décisions prises par les chefs d'état membres de la Sadc au mois d'août dernier à Maputo.

La diplomatie pragmatique et préventive, telle que prônée par la toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, est en train de prendre corps et passe à la vitesse supérieure. Les grands dossiers, tels que la crise malienne, la crise en Rdc, la crise au Soudan, et naturellement, celui du célèbre prisonnier de la Haye, Laurent Gbagbo, sont dans la besace de Dlamini Zuma.

Qui donne des signaux forts, et non des moindres, depuis son investiture officielle le lundi 15 octobre 2012, à la tête de l’Union. Et en termes d’actions tangibles, Outre le mini sommet qu’elle a convoqué sur la crise malienne, qui a lieu en terre malienne, vendredi 19 octobre 2012, la première personnalité de l’Ua va plus loin.

Le règlement de la crise ivoirienne, notamment le contour de l’incarcération de Laurent Gbagbo et les relents politiques liés à cet état de fait, dans la stabilité et le retour de la paix, sont, tout autre dossier brûlant dont elle s’est saisie avec diligence. Une prérogative que s’est octroyée Mme Zuma, sur laquelle revient François Soudan, éditorialiste à Jeune Afrique, sur les ondes de Rfi.

Selon le confrère, en faisant sienne la crise ivoirienne, la présidente s’est attachée les services de plusieurs chefs d’Etats africains, y compris ceux qui seraient encore réticents, pour constituer un groupe de pression qui va peser de tout son poids, en faveur de la libération de Laurent Gbagbo.

Toujours selon l’éditorialiste, la matriarche africaine s’est attelée en amont, à envoyer un courrier aux juges de la Cpi. Pour leur décliner sa vision de la crise, assortie de propositions, dont ils doivent tenir compte, dans le rendu du verdict du 30 octobre prochain. A en croire François Soudan, qui prétend ne pas être imprégné du contenu total de la missive, mais qui assure avoir eu une idée de la partie liminaire dudit courrier, Dlamini Zuma s’est voulue très formelle dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire.

Et, écrit-elle en substance : «Sans m’ériger en Avocate défenseur de M. Laurent Gbagbo, encore moins m’immiscer dans les affaires judicaires qui ne sont pas de mon ressort, en tant que première responsable de l’Institution africaine, je prie le collège des juges de s’approprier mes propositions. Etant attendu que la réconciliation en Côte d’Ivoire est étroitement liée à la libération du chef de l’ex-régime». Pour lui, le fait que Dlamini associe à son projet, plusieurs chefs d’Etat, n’est ni moins ni plus une volonté avérée de la Sud-africaine, d’éteindre tous les brasiers qui consument l’Afrique et freinent son développement.

Et dans le répertoire, figurent les plus influents. Qui ne sont autres que Jacob Zuma, Goodluck Jonathan, le Ghanéen John Dramani, le Béninois Yayi Boni, pour ne citer que ceux-là. Et le moins qu’on puisse dire, la nouvelle dirigeante ouvre une nouvelle ère diplomatique, dans le mode de gestion concrète des crises qui minent l’Afrique. Elle qui ne cesse de clamer, haut et fort, et avec fermeté, citant Patrice Lumumba, que l’Afrique n’est «ni française ni russe ni portugaise ni américaine», mais bien africaine.

Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma, a largué cette mise en garde : «Nos décisions ne seront facteurs de changement que si elles sont appliquées. Il faut des solutions africaines aux problèmes africains».

De célèbres phrases prononcées au cours de la cérémonie d’investiture, qui magnifient celle dont la débauche d’énergie en faveur de Laurent Gbagbo, est une réalité, et qui ne ménage aucun effort pour faire appliquer sa vision. Un pari qu’elle est en phase de gagner.Une belle leçon à inculquer aux avatars de l’affranchissement de l’Afrique, adeptes de l’afro pessimisme, qui militent en faveur de l’asservissement de tout un continent.


Source: La page Facebook de André Tameghe

L'ARTISTE IVOIRIEN BILLY BILLY: «LES POPULATIONS DEMANDENT LA LIBERATION DES PRO-GBAGBO POUR UNE VRAIE RECONCILIATION»

 

 

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L'icône africaine, Laurent Gbagbo


 

Une caravane de la réconciliation, organisée par le pouvoir Ouattara, qui se fait avec en marge toute une frange de la société ivoirienne. Mieux, ici et là des mécontentements dans ladite caravane, des clash retentissants entre les artistes pour des questions d'argent et de leadership (notament entre Alpha Blondy et Tiken Jah). Comme le dit Ken Adamo: "C'est honteux pour ces artistes". Tant et si bien que le jeune rasta Fadal Dey n'a pu s'empêcher d'exploser dans la presse: "La caravane est nulle!". Et pour cause: les stades sont désespérément vides, là où l'un de ces artistes à lui tout seul prestait à guichets fermés des jours à l'avance. Comme on peut le constater, cette caravane, prétendument de la réconciliation, qui coûte des centaines de millions de francs au contribuable ivoirien, est un parfait fiasco! D'où l'appel de Billy Billy.

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Pour notre part, les choses sont très claires: Que Ouattara gouverne tranquillement et qu'il arrête de parler de réconciliation nationale. Sans Gbagbo, c'est tout simplement impossible. Pas besoin d'être un partisan pour le comprendre. C'est juste une question de bon sens! 


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

lundi, 29 octobre 2012

MME DLAMINI ZUMA FAIT DE LA LIBERATION DE GBAGBO UNE CONDITION NON NEGOCIABLE DE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE


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Madame Zuma, Présidente de la commission de l'Union Africaine, fait de la libération de Laurent Gbagbo une condition non négociable pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire! Vive les femmes Africaines!


Selon des informations toujours à vérifier, Madame ZUMA, Président de la commission de l'UA, fait de la libération de Laurent Gbagbo, une priorité absolue. Elle aurait écrit à la CPI formulant cette demande, arguant que c'est une condition essentielle à l'instauration de la paix en Côte d'Ivoire, que cette libération est primordiale à toute réconciliation nationale.

Il fallait une femme, une femme de poigne pour enfin exprimer ce que l'ensemble des panafricains pense, à savoir, les affaires des Africains doivent être réglées par les Africains eux-mêmes. Courage à Madame Zuma qui partage nos points de vue et dont nous partageons les points de vue sur la gestion du continent. Et si elle ne sert pas d'exemple à ceux qui veulent présider à la destinée des Nations africaines, alors, il n'y aura plus rien à faire.
 
Bravo, Madame!

 
Calixthe Beyala,

Ecrivaine franco-camerounaise

dimanche, 28 octobre 2012

CPI: POURQUOI GBAGBO DOIT ETRE LIBERE

 

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La date du 24 octobre 2012 restera certainement gravée dans les annales du système judiciaire ghanéen et ivoirien. Après plusieurs reports, le juge Ali baba a décidé de libérer Koné Katinan, après une première décision de liberté provisoire prononcée par un autre juge, Aboagye TANDOH, en dépit de toutes les procédures dilatoires mise en œuvre par le camp Ouattara pour retarder cette issue.

Certes, les deux magistrats ont mis en avant les droits de la personne humaine qu’ils ont aussi pour mission de protéger. Mais au-delà, c’est leur détermination à refuser de cautionner le faux qu’il faudra en définitive retenir. En effet, comment ne pas être ému par la sincérité du juge ghanéen Ali baba devant l’évidence des faits: «On ne peut pas accuser quelqu'un de meurtre et puis mettre autant de temps et de difficultés à apporter les preuves (…) à partir du moment où vous accusez, les preuves devraient  être disponibles», avait-il reproché au procureur.

Depuis la première arrestation de Koné Katinan pour crimes économiques, jusqu’à la seconde pour meurtres, la stratégie du camp Ouattara par le biais du parquet ghanéen aura été assez singulière, défiant les règles d’une bonne administration de la justice. Ce fut d’abord le recours abusif aux manœuvres dilatoires. A chaque audience, de manière invariable, le procureur a sollicité et obtenu le report de l’audience pour rechercher (ou compléter ou encore traduire) les preuves. En définitive, les magistrats ghanéens ont été exaspérés par cette démarche suspecte qui visait plutôt à priver un honnête citoyen de sa liberté.

Ensuite ce fut le refus de la jonction de deux procédures par le parquet après l’avoir acceptée d’abord. Et pourtant, parce qu’elles concernaient les mêmes parties (Etat de Côte d’Ivoire et Koné Katinan), portaient sur le même objet (une demande d’extradition), et avaient été introduites devant deux juridictions de même degré, il y avait un intérêt évident à ce que, dans ces deux procédures,  le second juge se dessaisisse au profit du premier pour une bonne administration de la justice.

Au bout de ce challenge, la justice ghanéenne en sort grandie, pour trois raisons:

- Le juge ghanéen refuse de cautionner le faux en récusant le régime Ouattara qui n’hésite pas à inventer des crimes dans le seul but de faire arrêter ou extrader d’honnêtes citoyens;

- Le juge ghanéen a du respect pour les droits de l’homme au contraire du régime Ouattara qui n’hésite pas à faire incarcérer des citoyens innocents sous des motifs fallacieux;

- Parce que sa décision est motivée par l’application stricte des règles de droit, l’autorité de la chose jugée a du sens pour le juge ghanéen dont la compétence ne peut être prise en défaut par la multiplication des procédures, notamment celle portant sur un crime de sang que le régime Ouattara n’hésite pas à inventer juste pour annuler les effets d’une liberté sous caution décidée précédemment.

Ces belles leçons servies par une juridiction africaine peuvent-elles faire des émules à la Cour Pénale Internationale (CPI), portée sur les fonts baptismaux comme une juridiction «indépendante» supposée agir «dans l’intérêt des générations présentes et futures» ?

Refuser de cautionner la répression judiciaire

En effet, c’est le même désordre judiciaire qu’il a tenté d’introduire au Ghana que le régime Ouattara entretient à la CPI. S’étant précipité pour porter les crimes commis en Côte d’Ivoire devant la CPI parce que le système judiciaire ivoirien ne serait pas outillé pour en connaître, Ouattara a fait transférer le Président Gbagbo de manière cavalière à la Haye. Mais par la suite, sollicité par la CPI pour accueillir d’autres pensionnaires à Scheveningen, Ouattara se rétracte subitement. L’argument qu’il n’avance pas, mais qui fonde son refus, est que ses partisans dont «son bon petit gros» Soro Guillaume, font partie du contingent de suspects.

Or, Ouattara a suffisamment montré à travers la justice des vainqueurs qu’il a instaurée en Côte d’Ivoire que pour lui, «la lutte contre l’impunité» rime avec la répression judiciaire de ses opposants les plus résolus. Il ne peut donc supporter qu’une justice équitable réclame ses partisans qui se sont donnés tant de mal pour qu’il accède au pouvoir à l’issue d’une guerre commencée en septembre 2002. Habitué au saut de clôture au moindre coup de pétard allumé par ses soins, il sait ce que pourrait lui coûter sa caution à un transfert de ses rebelles à la CPI. Soro et ses hommes à la Haye, la complicité de Ouattara dans cette crise pourrait évidemment être dévoilée. Et ce ne sont pas de vaines supputations  depuis qu’il ne dispose plus du parapluie de son ami Nicolas Sarkozy, déboulonné par les électeurs français. Ce sont ces peurs légitimes et la conception répressive de la justice de Ouattara qui l’ont conduit à clamer que, désormais, son appareil judiciaire avait retrouvé son allant pour juger les graves crises de la période postélectorale.

Une compétence complémentaire de la CPI compromise

Mais cela suffit-il pour plomber les procédures de la CPI ? A qui peut-on faire croire que le Président Laurent Gbagbo est le seul «responsable de haut rang» que la CPI pourrait suspecter des «crimes les plus graves» dont elle est compétente, quand les rapports de toutes les organisations des droits de l’homme, y compris les plus complaisantes à l’égard du camp Ouattara affirment le contraire ?

En tout état de cause, l’attitude des hommes forts de Côte d’Ivoire, a l’avantage de poser la question de l’opportunité de la compétence complémentaire de la CPI (article 1 du Statut de Rome), laquelle ne s’exerce que si les juridictions pénales nationales ne sont pas actionnées. Peut-elle toujours être mise œuvre pour la Côte d’Ivoire quand, pour la même affaire, les autorités ivoiriennes ont montré leur «volonté» et leur «capacité» à conduire des enquêtes et à exercer des poursuites ? L’article 17 du Statut de Rome ne doit-elle pas être invoquée pour déclarer irrecevable «une affaire … jugée par la Cour (mais qui) fait l'objet d'une enquête ou de poursuites de la part d'un État ayant compétence en l'espèce»?

Manifestement, dans ces différents cas de figure, la crédibilité et la légitimité de la CPI sont en jeu. Sauf à afficher une détermination à persister dans l’erreur, elle ne peut que relâcher le Président Gbagbo. Toute autre décision accréditerait l’idée selon laquelle, la CPI, «reliée au système des Nations Unies» n’est que dans un jeu de rôle dans cette crise ivoirienne à l’occasion de laquelle l’ONU a affiché un parti pris flagrant pour le camp Ouattara. A commencer par Ban Ki-Moon, son Secrétaire général pour qui la proposition de recomptage des voix du Président Laurent Gbagbo, pour résoudre le conflit électoral, aurait été «une grave injustice» - oui, vous avez bien lu. Or, toute prolongation de la détention du Président Laurent Gbagbo à la Haye est porteuse des plus grands périls pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, le célèbre prisonnier de Scheveningen étant la pièce maîtresse de la réconciliation nationale. Pour ceux qui pouvaient encore en douter Mme Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine a pris ses responsabilités pour le signifier à la CPI.


Dr Kouakou Edmond

Juriste consultant

LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MADAME LA PRESIDENTE DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

 

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L’Afrique n’a rien à faire dans une ONU qui méprise ses Etats!

 

Ayant salué du fond du cœur, avec de nombreux autres Africains, votre avènement à la tête de la commission de l’Union Africaine, cette institution qui regroupe tous les Etats d’Afrique, je me permets de vous écrire ces mots qui sont d’une importance vitale pour moi. Je dois avouer que je ne croyais plus en cette Union Africaine, jusqu’à votre élection. Je ne vous connais pas, mais je connais votre pays, et je sais qu’il y a une très grande différence d’approche des questions internationales entre les (ex)colonisés de la France en Afrique, nous les francophones, et les autres que vous êtes. Et le fait pour moi, Ivoirien, que vous veniez du Pays de Thabo Mbeki est une raison d’espérer, en tout cas, jusqu’à ce que le temps et les évènements me donnent tort. 


Je vous écris à propos de l’Organisation des Nations Unies (ONU), cette institution créée en 1945, au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale. L’ONU, depuis sa création, n’a cessé de se comporter comme le bras séculier de l’impérialisme. Aujourd’hui, les intentions de ceux qui ont créé cette organisation sont apparues clairement à tout le monde: leur jeu consiste à se donner les moyens d’exploiter et de dominer tous les autres, à travers des artifices de toutes sortes. On a fini par comprendre que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), l’UNESCO et autres, sont des pièges dans lesquels les créateurs de l’ONU entraînent les autres pour mieux les exploiter, en vue de renforcer leur domination. Ils ont créé en plus de nombreuses superstructures, «les Organisations Mondiales» de ceci et de cela, qui leur servent de cheval de Troie dans les Etats. Il y aurait beaucoup à dire sur cette institution que le général de Gaulle, cet homme d’Etat français, a très tôt eu raison d’appeler «machin», c'est-à-dire une chose à utilité variable, selon les intérêts et intentions de celui qui la tient. Mais j’ai conscience de l’immensité de votre tâche, ce qui rend précieux votre temps, et je me limiterai à l’essentiel. 

La nuisance de l’ONU sur l’Afrique et les Africains a atteint aujourd’hui des proportions inacceptables. C’est une chose que l’ONU veuille se mettre au service des nations de sa création! Mais c’est une autre chose que les Africains se laissent malmener par cette institution, sans réagir! Je rappelle que votre élection à la tête de l’Union Africaine a suscité beaucoup d’espoir, et c’est au nom de cet espoir que je vous adresse cette lettre. 

L’ONU, une institution dans laquelle les Etats africains sont sous tutelle coloniale! 

En 1945, au moment où se créait l’Organisation des Nations Unies, les Etas Africains, dans leur réalité actuelle, n’existaient pas. On pouvait à peine parler du Libéria et de l’Ethiopie. Tous, nous étions des citoyens(!) de seconde zone des Etats colonisateurs, sur des territoires qui leur appartenaient et où ils disposaient des terres (sol et sous-sol), mais également de la vie des êtres sur ces terres. En 1960, lorsque furent proclamées les indépendances arrangées, à l’ONU rien ne changea: l’Afrique a continué d’être la chose des colonialistes. Plus d’un demi-siècle après, ce sont toujours les nations colonisatrices qui décident du sort des Etats africains dans cette institution. C’est ainsi que la France, dans sa guerre colonialiste contre la Côte d’Ivoire, a fait et continue de faire voter des résolutions qu’elle rédige, contre les Ivoiriens. Pendant plus de dix ans d’agression du pays, face à la résistance farouche du peuple de Côte d’Ivoire, les dirigeants français ont utilisé l’ONU à toutes les besognes, allant jusqu’aux massacres d’innocents aux mains nues. De ces massacres, on retiendra que les points culminants furent ceux de novembre 2004, avec les tueries racistes des ponts et de l’Hôtel Ivoire à Abidjan, les massacres de Duékoué en 2010, perpétrés par les miliciens de l’imposteur que la France et les USA ont imposé aux Ivoiriens, avec la participation avérée de l’ONUCI, l’armée de l’ONU dans le pays, puis les bombardements qui ont fait plusieurs milliers de morts (plus que les 3.000 annoncés) et détruit le palais présidentiel, en mars-avril 2011. Et ce Coréen, représentant de l’ONU qui, adossé aux armes du «machin» et de la France, s’arrogea le pouvoir de décider du gagnant des élections à la place du peuple ivoirien! Tous ces crimes sont accompagnés par les rapports fantaisistes des agents de cette ONU aux ordres. En définitive, Cette institution est l’arme fatale du néocolonialisme! Elle est l’outil de la manipulation avilissante que l’occident exerce sur l’Afrique!

Comme pour ce «machin», l’Afrique en tant qu’ensemble d’Etats souverains n’existe pas, comment l’ONU peut-elle poser un acte qui empêche la France de faire ce qu’elle veut en Côte d’Ivoire? Il y a certes la faiblesse des dirigeants africains, qui s’aplatissent devant les dirigeants français! Mais la vérité, c’est que, toujours dans la logique de la négations d’entités étatiques en Afrique, ce sont les dirigeants français qui ont placés ceux qui ont la charge des Etats en Afrique francophone; alors attendre des chefs d’Etats de la CEDEAO qu’ils disent autre chose que ce que veut la France, dans un problème en Afrique de l’ouest, est tout simplement un leurre. Et ce n’est pas la crise malienne, qui a tout l’air d’un complot français pour la partition du pays, parce qu’on aurait découvert des richesses dans le nord, qui donnerait l’occasion de prouver le contraire! Le complot ayant, vraisemblablement, échappé à ses auteurs, les pantins africains n’ont qu’à amplifier la voix de leurs maîtres à l’ONU, et la suite se verra… Le scénario semble le même, quand on pense au Soudan et à la Somalie, pour les Etats ex-colonies anglaises, portugaises ou espagnoles… 

A présent, le temps est venu pour que prenne fin ce mépris indicible que subit l’Afrique. Il faut que cesse le paternalisme infantilisant, mais surtout assassin que l’occident exerce sur l’Afrique! 

Être reconnu en tant qu’ensemble d’Etats souverains ou se retirer de l’ONU!

En écoutant, à la dernière Assemblée Générale de l’ONU, Monsieur Macky Sall, le nouveau président du Sénégal, on est comme soulagé de ce que quelque chose de pertinent soit dit: le chef d’Etat sénégalais a expliqué qu’il fallait, pour une juste appréciation des choses, qu’à l’ONU, l’Afrique qui est le continent le plus grand et le plus représenté, en terme de nombre d’Etats, soit présente au nombre des Etats membres permanents du Conseil de Sécurité. Cela est ce qu’il y a plus logique! Car, il n’est plus admissible que l’Asie soit représentée, même si c’est par la seule Chine, que l’Amérique soit représentée par les USA et l’Europe par la France, l’Angleterre et la Russie, et que l’Afrique soit snobée, avec tous les viols sur tous les plans. Si vraiment l’Afrique vaut pour rien dans la marche du monde, qu’on laisse les Africains s’organiser et gérer leur existence comme ils l’entendent et on verra. Ou alors s’accrocherait-on à ces idées reçues, d’un atavisme délirant, qui voudrait que les Africains soient de grands enfants qu’il faudrait toujours tenir par la main. Il y a en Afrique, comme partout ailleurs, des incapables qui ont besoin de tuteurs pour exister; mais il ya également, comme partout, des personnes de valeur, qui feraient avancer l’humanité, si les Etats colonialistes d’Europe n’imposaient pas aux Africains des médiocres, juste pour se faire servir et nuire à l’Afrique. Le fait est que cela retarde l’Afrique mais également et l’humanité toute entière! Car le continent le plus riche de la terre est ainsi entravé dans ses possibilités de faire avancer l’humanité, et c’est seulement quelques Etats tricheurs qui se servent avec la complicité de médiocres à leur service, qui empêchent le véritable rendement, sous l’œil complice de l’ONU.

Madame la présidente, engagez une bataille capitale: celle de faire entrer trois Etats africains, en tant que membres permanents, au Conseil de Sécurité de l’ONU, avec droit de veto ! Je dis trois en l’état actuel des choses, si aucun autre Etat n’est ajouté. Mais s’il doit être question d’une véritable réforme, tous les Etats étant égaux à l’ONU, que le nombre d’Etats membres permanents avec droit de veto, par continent, soit proportionnel au nombre d’Etats membres de l’ONU, par continent. Et en attendant que cela soit obtenu, que plus jamais aucun Etat tiers ne produise de résolutions dirigées contre un Etat africain, ainsi que le font la France, l’Angleterre et certainement d’autres Etats occidentaux, depuis que l’ONU existe ! Dans le même temps, mettez en marche une procédure de retrait de l’Afrique de ce «machin», si rien n’est fait, et faites de l’Union Africaine une véritable organisation de fédération des forces de notre continent. 

Que Dieu vous assiste! 

Veuillez agréer, Madame la présidente, l’assurance de ma très respectueuse considération.

 
 
BEDI HOLY 

Professeur d’Ens. Sec., Ecrivain 
Ancien Directeur national de l’Alphabétisation en Côte d’Ivoire

samedi, 27 octobre 2012

QUI VEUT LA PEAU DU PROFESSEUR MAMADOU KOULIBALY?


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Le dimanche 21 octobre 2012, en début de soirée, à Cocody Ambassades, le Professeur Mamadou Koulibaly, Président de LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), en compagnie de sa Conseillère exécutive, Nathalie Yamb, a été victime d'un grave accident de la circulation qui a vu son véhicule 4X4 littéralement réduit en épave, comme l'atteste ces images et ce témoignage de Nathalie Yamb sur sa page Facebook:

"Après une sortie de route à Cocody Ambassades, la voiture a heurté un poteau électrique, fait des tonneaux, glissé sur 29 mètres avant d’arrêter sa course couchée sur le côté gauche en heurtant un deuxième poteau électrique. La roue avant droite, le cardan, la crémaillère, le moyeu du véhicule ont été nettement sectionnés et complètement arrachés, les deux poteaux électriques totalement déracinés et le véhicule est une épave. Nous avions mis nos ceintures de sécurité, ce qui a été d’autant plus salvateur que les airbags ne sont pas sortis. Dieu est grand".

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L'épave de la 4X4 du Professeur Mamadou Koulibaly

Cause de l'accident: les premières informations sur le Net parlaient de l'explosion du pneu avant droit du bolide. Mais les précisions de la Conseillère exécutive nous situent plus exactement sur les raisons de cette sortie de route qui a failli leur coûter la vie:

"Ce n'est pas la roue qui a éclaté, c'est tout le dispositif qui a été "nettement sectionné" pour reprendre la formulation des agents de police qui ont procédé au constat. Le cardan, la crémaillère, le moyeu, tout a été arraché".

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Le dispositif sectionné de la roue: une véritable chirurgie du sabotage

Qui a donc "sectionné" le dispositif de la roue avant droite de la 4X4 du Professeur Mamadou Koulibaly? Qui veut, par cet acte évident de sabotage criminel, avoir la peau de l'ancien Président de l'Assemblée Nationale de la République de Côte d'Ivoire sous l'ère Gbagbo, actuellement Président de LIDER, parti qu’il a créé après avoir rompu avec le FPI de Laurent Gbagbo?

Après un bref séjour à la PISAM (Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie) de Cocody, où il a été opéré du bras gauche, le Professeur Mamadou Koulibaly s'en tire à plutôt bon compte avec sa Conseillère exécutive, grâce à DIEU.

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Indéracinables.

Si l'intention était de le neutraliser pour de bon ou d'intimider ce franc-parleur, éminence grise en économie internationalement reconnue, l'effet escompté a été un flop, comme en témoigne, ici, Nathalie Yamb: "Indéracinables. Deux jours après l'accident de voiture dont ils ont été victimes, le Pr. Mamadou Koulibaly et la Conseillère exécutive Nathalie Yamb se remettent au travail et assistent à une réunion des partis de l'opposition membres du Cadre Permanent de Dialogue à l'hôtel Belle Côte. Ils étaient accompagnés de Messieurs Lancina Karamoko et Stéphane Vangah, membres du Bureau du Président de LIDER".

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Quand on a souvenance des sorties caustiques de l'homme politique contre le régime actuel (la dernière en date, dans l'article "Mamadou Koulibaly déshabille Ouattara: le régime Ouattara dans toute sa laideur", à lire, ICI), on ne peut manquer de lorgner du côté du pouvoir que les diatribes de l'universitaire dérangent au plus au haut point et au plus haut niveau.

MK reste un grand-frère dans la lutte politique, quoi qu'on dise. Il est une valeur sûre de notre pays. Malgré tout.

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Toutes nos compassions au Professeur Mamadou Koulibaly et à Nathalie Yamb. YAKO!!!

 

DINDE Fernand AGBO

vendredi, 26 octobre 2012

MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DE LAURENT GBAGBO: LA CPI A PARLE ET A FAIT SON DENI DU DROIT

 

côte d'ivoire,la cpi a parlé et a fait son déni du droit

Me Emmanuel Altit, avocat du Président Gbagbo, à La Haye


La Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté la demande de mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo. Il fallait s'y attendre. Cette institution ne dit pas le Droit mais fait de la politique. Morceau choisi: "Si nous accordons à Monsieur Gbagbo ne serait-ce qu'une liberté provisoire, il retourne au pouvoir. Un témoin l'a même confirmé (lequel, entre nous soit dit?). Il a de nombreux sympathisants". Arguments aussi légers qu'ahurissants. N'est-ce pas là une lumière crue jetée sur la victoire du Président Gbagbo à l'élection présidentielle de 2010?

Le message est désormais clair pour les Ivoiriens: C'est la politique qui a emmené Laurent Gbagbo à La Haye, c'est la politique qui l'en ramènera. On se comprend. 


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

côte d'ivoire,la cpi a parlé et a fait son déni du droit

 

Quelques réactions sur Facebook, après la décision de la Chambre d'appel de la Cour pénale internationale:


Théophile Kouamouo:

"Une Cour pénale où les victimes ne peuvent pas venir porter plainte n'est pas une Cour pénale. Dans n'importe quel pays du monde, si on tue votre frère, vous déposez une plainte devant un tribunal. Mais la CPI, elle, "se saisit" de ce qui l'intéresse et ne se saisit pas de ce qui la gêne, notamment au regard des rapports de force internationaux et des desiderata des Etats qui la financent (une poignée d'Etats). Si la France arrête de financer la CPI, la CPI meurt. Elle ne jugera jamais un homme que la France soutient. Point final."

Grégory Protche:

"La décision, prévue et convenue, de la CPI n'a aucune importance.
Les conditions politiques doivent continuer d'évoluer (ne négligeons pas la nouvelle UA, qui réintègre le Mali au nez et à la barbe de la Gaule).
Ce sont elles qui ont amené Gbagbo là où il est.
Pas le droit.
Ce sont des décisions politiques extérieures qui ont mis Gbagbo devant la CPI.
Ce seront des décisions politiques extérieures qui l'en sortiront.
Pas le droit.
Pas celui-là.
Pas celui de la CPI.
Il ne saurait y avoir de défaite lorsqu'il n'y a pas match.
Le seul terrain de "jeu" de La Haye n'est pas juridique, il est politique, c'est celui sur lequel les Ivoiriens manifestent."

Maïga Awa Esther:

"Tu es triste pourquoi???
Tu vas faire quoi avec "liberté provisoire"?
Moi, mon Dieu ne délivre pas provisoirement, mais Il délivre totalement et pour toujours et Il dit: Ces égyptiens que tu vois-là, tu ne les reverras plus jamais!!! QUE YESHOUA SOIT LOUE."

Saint-Claver Oula:

"Bon, la CPI conclu que Gbagbo à de nombreux sympathisants, qu'il est populaire... Du coup la CPI soulève la question du verdict des urnes. N'est-ce pas celui qui a le plus fort taux de militants, de sympathisants, donc qui est populaire pour ne pas dire préféré par le plus grand nombre qui est à la tête d'une association, d'un parti politique, d'un pays? Pourquoi aller à une assemblée générale élective, à une élection présidentielle si l'on doit négliger la popularité, la préférence du plus grand nombre? Merci à la CPI qui vient de révéler qu'il demeure encore un flou sur les résultats du 2ème tour des élections présidentielles en Côte d'Ivoire."

côte d'ivoire,la cpi a parlé et a fait son déni du droit

Steve Beko:

"C'est un changement de réalité sur le terrain à Abidjan qui va entrainer la libération du Président Gbagbo. Tout le reste n'est que pure distraction.
Comment certains ont pu imaginer que ces gens vont se dédire, libérant quelqu'un contre qui ils ont eux-mêmes monté toutes les allégations mensongères possibles?"

Gbagbo Kafissa

"Laurent Gbagbo a été offert à la CPI par les impérialistes. Ce sont ces mêmes impérialistes qui financent la CPI. Donc nous ne devons pas croire que la libération de Gbagbo se fera aussi facilement qu'on se rend à un bal populaire. Retenons qu'il s'agit d'un procès politique et que seul un changement des rapports de force politiques pourra inverser la donne. Aucun des arguments des juges ne repose sur le Droit. Tout a une coloration politique. Alors, ne lâchons rien. Envahissons les réseaux, communiquons, que chacun joue son rôle et vous verrez si le soleil se lève toujours à l'Est."

Fier Ivoirien

"Puisqu'il n'y a pas de justice pour les faibles de ce monde, nos regards sont donc à présent tournés vers les DEBOULONNEURS. Où que vous soyez, qui que vous soyez, sachez que les prières de tout un peuple vous accompagnent. On veut en finir! C'est à vous de jouer!"

François Bérenger

"La Libération de Laurent GBAGBO se joue à Abidjan pas à La Haye."

Serges Kassy

A tous les frères et soeurs de lutte, ce message que je vous envoie est très important. Ce procès d'appel ne nous intéressait pas du tout. Au moment où nous nous concentrions pour la libération totale, on nous annonce le procès d'appel, alors retenez ceci: Qu'elle soit acceptée ou refusée, cette liberté provisoire ne nous intéresse pas. C'est le procès du 30 (octobre 2012), notre objectif. Tous donc à La Haye et personne, je dis bien personne, ne doit se décourager pour une liberté provisoire car c'est la liberté totale et définitive que Gbagbo attend et que Dieu a programmé. Tous donc à La Haye pour montrer au monde entier que nous sommes venus chercher notre président et que jamais nous n'accepterons qu'il reste dans cette prison où il n'a pas sa place. VENONS DEMONTRER NOTRE MOBILISATION COMME NOUS SAVONS LE FAIRE: A 100.000, 200.000, 300.000 ET PLUS. Je compte sur vous, Gbagbo compte sur vous. TOUS A LA HAYE POUR LA LIBERATION DEFINITIVE DE NOTRE PRESIDENT. Haut-les-coeurs!!!

Théophile Kouamouo:

"Gbagbo reste en détention. Dans ce contexte, rien à attendre du 30 (octobre 2012), à mon avis."


Bien à tous!


DINDE Fernand AGBO

PROCES DE GBAGBO - FADI EL-ABDALLAH, PORTE-PAROLE DE LA CPI: «LE 26 PEUT ANNULER LE 30»

 

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L’annonce pour ce vendredi 26 octobre 2012 de la décision du jugement en appel, concernant la mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo (rejetée le 13 juillet) n’a pas attendu pour alimenter à nouveau les commentaires après l’euphorie provoquée par l’autre annonce du maintien en détention ou non de l’ancien président ivoirien prévue pour le 30 octobre prochain.

Et si ce deuxième communiqué de la CPI s’est voulu claire : « Veuillez noter que cette audience est distincte de l’audience prévue pour le 30 octobre 2012 par la Chambre préliminaire I de la CPI dans cette même affaire » ; Il n’en demeure pas moins qu’elle revêt d’une importance capitale et devrait être prise au sérieux bien plus que l’audience du 30 qui reste du ressort de la « routine ».

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Joint au téléphone ce matin, Fadi El-Abdallah, porte parole de la cour pénale internationale (CPI) s’est voulu très sincère:

« Effectivement l’audience du 26 qui est tenue par la chambre d’appel, donc une autre chambre différente de celle qui a rejeté la demande de mise en liberté, pourrait tout changer. Si le juge de la chambre d’appel casse la décision de la chambre préliminaire, alors l’audience du 30 octobre n’aura plus lieu, car c’est bien chaque 120 jours que les juges de la chambre préliminaire examinent le maintien en détention ou la liberté provisoire du détenu. Ce qui signifie que, soit Gbagbo est libéré le 26 ou bien il faudra compter à partir du 26, encore 120 jours pour réexaminer le dossier ».

Voilà qui est précis. Trêve donc aux jubilations et place aux prières pour les pro-Gbagbo afin que la décision du 26 octobre soit en leur faveur. Le contraire signifierait le maintien et la prolongation de la détention du prisonnier le plus célèbre de Scheveningen.

 
Philippe Kouhon


Source: La page Facebook de Rocky Côte d'Ivoire

mardi, 23 octobre 2012

QUAND CELUI QUI EST AU POUVOIR EST UN GRAND HOMME, ON ARRIVE A VOIR CES SYMBOLES FORTS

 

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Côte à côte, de gauche à droite, Mme Dominique Ouattara, Mme Thérèse Houphouët-Boigny, Mme Henriette Bédié et Mme Simone Ehivet Gbagbo. 

Cette belle et historique prise de vue a été réalisée du temps de la gouvernance Gbagbo. Un tel miracle peut-il se produire dans la "Nouvelle Côte d'Ivoire indéboulonnable"? Je vous laisse apprécier!

Juste pour nous donner une idée du côté où se trouve la grandeur, le sens de l'humanité, l'amour, le pardon et la vraie réconciliation, en terre d'Eburnie. La réthorique et les mots sonnent creux, les images et les faits parlent.

Pour l'Histoire!

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

lundi, 22 octobre 2012

LE DISCOURS CENSURE DES CADRES WE A OUATTARA

 

côte d'ivoire,rencontre du peuple wè avec alassane ouattara,le discours censuré des cadres wè à ouattara

 

Voici le texte que les cadres et élus Wê pro-Gbagbo avaient préparé pour lecture au Palais présidentiel au nom du peuple Wê, lors du RDV de ce lundi 22 octobre. Mais les cadres et "députés par défaut RHDP" des nouvelles régions du Guémon et du Cavally, craignant peut-être de mettre leur mentor en difficulté, s'y sont opposés jusqu'au bout.

Conséquence:

Les élus et cadres Wê pro-Gbagbo ont décidé de ne pas prendre part à la mascarade du lundi 22 octobre devant Ouattara. Ils ont animé une conférence de presse pour le dire ce dimanche 21 octobre, avant que la rencontre n'ait lieu.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

 

Nous avons l’honneur de prendre la parole au nom du peuple Wê des régions du Cavally et du Guémon pour vous résumer nos préoccupations.

Monsieur le Président,

Au mois d’avril dernier, vous avez visité l’Ouest de notre pays dont les deux régions du Cavally et du Guémon. Vous avez posé quelques actes dans le sens de la restauration de cette région meurtrie par plus de dix années de souffrance. Cinq mois seulement après, vous nous appelez, nous peuple Wê, pour vous enquérir de l’impact de votre visite. C’est la preuve que vous souhaitez vivement la paix dans cette région et naturellement, la paix, dans tout notre pays. Nous ressentons ce geste, vous vous en doutez, comme celui d’un père qui appelle un de ses fils pleurant, pour l’écouter, afin de traiter la cause des pleurs, pour la tranquillité, et de l’enfant, et de toute la famille.

Mille fois merci, Monsieur le Président.

Notre constat de la situation des deux régions.

Monsieur le Président,

Le peuple Wê du Cavally et du Guémon a le sentiment qu’il fait l’objet d’un programme génocidaire et d’extermination systématique. Le peuple Wê a la conviction que ce programme vise son extinction, en termes d’êtres humains et en termes d’entités sociologiques et culturelles de notre pays. Ce programme vise sa disparition du grand groupe Krou, c’est-à-dire, de la liste de la soixantaine d’ethnies qui compose notre population nationale. Et pour cause, Monsieur le Président, depuis le 19 septembre 2002, les deux régions du Cavally et du Guémon enregistrent plus de 30.000 Wê ciblés et tués, par les forces en croisade contre l’ancien régime. Tout le monde se rappelle les 1308 personnes massacrées à Duékoué-Carrefour le 29 mars 2011; tout le monde se rappelle les 230 tués le 20 juillet 2012, lors du saccage et de l’incendie du camp de déplacés de Nahibly; tout le monde se rappelle les massacres de Petit-Duékoué et de Djitrozon qui ont fait 141 morts.

Tous ces chiffres relèvent des sommations faites par le Comité de sauvegarde du patrimoine foncier Wê à partir du comptage et du dénombrement des populations elles-mêmes, famille après famille, village après village, quartier après quartier.

Les deux régions enregistrent 15 villages complètement détruits dans le département de Toulepleu, 3 dans le département de Bloléquin, 2 dans la Sous-préfecture de Taï, le quartier Guéré et le quartier Toguéi dans la ville de Duékoué et 8 villages dans le département de Duékoué; dans les pays voisins, notamment au Libéria, les deux régions enregistrent plus de 200.000 réfugiés sur une population totale de 750.000 âmes, soit environ 27%, ceci au pic de la crise postélectorale, c’est-à-dire de mars à juin 2011; ces populations ont fui les massacres des forces à l’assaut de l’ancien régime; les deux régions enregistrent des biens en quantité incommensurable détruits ou pillés, des plantations détruites ou occupées par des hommes en armes; des valeurs culturelles, dont les mythiques « gla » (appelé communément masques) et « koui » et autres symboles profanés, des familles dispersées au vent, des milliers de handicapés à vie; les deux régions enregistrent de nombreux chefs de villages et de quartiers, de nombreux élus locaux, dont le Maire de Bloléquin, destitués arbitrairement et remplacés manu militari par des non élus.

Monsieur le Président de la République,

Les régions du Cavally et du Guémon sont devenues une charogne à la merci de toutes les populations de la sous-région, notamment des populations burkinabés. Amadé Ouérémi et ses centaines d’hommes armés, dans le parc national du Mont Péko, Issiaka Tiendrébéogo dans la région de Taï, Ouédraogo Jean Pierre entre les Sous-préfectures de Diboké et Tinhou, le « Rougeot » dans la forêt classée de Goin Débé, Sana Salifou dans la forêt classée de Scio, Issa Ouédraogo entre les départements de Bloléquin et de Toulepleu, Kouanda Lassane dans la zone de Zagné; tous ces seigneurs de guerre, par des dizaines et des dizaines de véhicules et de cars venant du Burkina Faso, organisent le repeuplement des régions du Cavally et du Guémon, abandonnées par les populations autochtones fuyant les exactions et les tueries, et cela, avec la complicité et la protection des Frci et des Dozos. Amadé Ouérémi et ses lieutenants ont dit en août 2011, à un journaliste de Fraternité Matin qui a séjourné à l’Ouest dans le cadre d’un reportage sur les massacres de populations civiles à Duékoué et je cite: « Nous avons combattu aux côtés des forces nouvelles. En récompense, on nous demande de travailler dans les forêts classées jusqu’à ce que le gouvernement nous récompense » (Cf. Le Nouveau Courrier No 458 du lundi 05 mars 2012).

Le recensement de 1998, Monsieur le Président, avait estimé les populations étrangères à environ à 37% dans les deux régions du Cavally et du Guémon contre 26% pour la moyenne nationale. Les exactions quasi quotidiennes des groupes armés entretiennent une atmosphère de terreur qui dissuade les populations autochtones déplacées et réfugiées de retourner dans leurs localités, leurs campements et leurs plantations.

Aujourd’hui, les observateurs du mouvement de repeuplement des deux régions estiment la population étrangère à près de 75%. Le village de Zilébli dans le département de Bloléquin, où il ne reste que 5 rescapés Wê pour 300 nouveaux habitants burkinabé, est symptomatique.

Monsieur le Président,

Le peuple Wê des régions du Cavally et du Guémon, ne comprend pas que son Etat, dont le premier rôle régalien est la sécurisation de ses populations, laisse des populations étrangères d’une barbarie aussi inqualifiable envahir et occuper tranquillement, une partie de ses régions.

Nos propositions

Monsieur le Président de la République,

Pour la paix, dans le cadre d’une zone qui pourrait être déclarée « zone sinistrée », gérée par une Autorité ou un Commissariat, le peuple Wê souhaite:

Dans le domaine de la sécurité

• la sécurisation totale des régions du Cavally et du Guémon en désarmant toutes les personnes qui ne sont pas en droit de porter les armes, en ramenant les Dozos dans leurs sphères géographiques et culturelles, en ramenant les Frci dans les casernes militaires;

• le respect rigoureux des droits humains;

• la création des Brigades de gendarmerie dans tous les chefs-lieux de Sous-préfectures, des pelotons et Compagnies dans les chefs-lieux de Département et d’Escadrons dans les chefs-lieux de régions;

• la création de Commissariats de police dans les chefs-lieux de Départements, de préfectures de police et de Compagnies républicaines de sécurité dans les chefs-lieux de région.

Dans le domaine du foncier

• l’application effective à tous de la loi sur le foncier rural, du code forestier, et de la loi sur les parcs et réserves;

• l’expulsion des occupants illicites de toutes les aires protégées, notamment les forêts classées, les parcs et réserves nationaux;

• la restitution des terres villageoises illégalement occupées aux vrais propriétaires;

• le désarmement de tous ceux qui, sans qualité ni autorisation, détiennent des armes à feu dans les forêts appartenant à l’Etat ou aux communautés villageoises.

Dans le domaine de la justice

• la création d’une commission d’enquête pour les évènements de 2002 à ce jour;

• l’indemnisation des parents des personnes ayant subi des dommages corporels;

• la prise en charge psychologique des populations traumatisées.

Dans le domaine de la reconstruction

• un plan d’urgence de reconstruction des infrastructures (réseaux d’électricité et d’eau, routes, ponts), des villages, des campements et des quartiers détruits;

• la réhabilitation et reconstruction des habitations détruites.

Dans le domaine de la réconciliation

• la remise en place des chefs de villages et structures villageoises destitués et rétablir leur autorité;

• la libération de tous les détenus et l’arrêt des arrestations intempestives et des exactions à la suite de dénonciations calomnieuses dans les campements, villages et quartiers;

• le retour de tous les déplacés et de tous les exilés;

• le retour des cadres exilés et régulariser leur situation administrative et financière;

• ne pas assimiler systématiquement les jeunes Wê à des miliciens;

• régulariser la situation administrative et financière des travailleurs injustement licenciés, des élus, notamment des Députés de la troisième législature, des cadres militaires, des fonctionnaires et agents de l’Etat;

• prévoir au niveau des deux régions des structures de réinsertion et des emplois et des activités génératrices de revenus aussi bien pour les jeunes que pour les femmes;

• élargir les prisonniers Wê dont la détention est liée aux évènements de la crise postélectorale.

Monsieur le Président de la République,

Le peuple Wê, comme tous les peuples de notre nation, souhaite être protégé par l’Etat dont vous êtes le chef suprême. Aucun peuple de notre nation ne veut disparaitre du fichier des soixante ethnies de notre pays. Le peuple Wê ne veut pas voir ses régions sacrifiées aux intérêts de groupes barbares et de mercenaires venus de l’étranger, encore moins aux intérêts des multinationales.

Le peuple Wê ne veut pas non plus de disparition par dilution dans ses propres régions dans une mer de populations importées d’ailleurs.

Monsieur le Président, la structure à créer, approfondira et coordonnera toutes les actions de restauration et de développement de nos régions fortement sinistrées.

Pour conclure, Monsieur le Président de la République,

C’est vous qui êtes désormais le Président de la République. C’est vous seul qui devez conduire les réparations et la reconstruction de toutes les infrastructures, mais aussi et surtout de la superstructure de notre pays. Le ressort de la synthèse culturelle est cassé, Monsieur le Président. Tant qu’une partie de notre société est brimée par une autre; tant qu’un Agni ou un Dida ou un Lobi occupera, par la force d’une kalachnikov, le domicile, le campement, la plantation d’un Koyaka ou d’un Ebrié, nous ne retrouverons jamais la paix.

Monsieur le Président de la République,

La pollinisation croisée et le télescopage des ethnies pour reprendre les termes d’Aimée Césaire, nous voulons dire le brassage de nos soixante ethnies, de leurs cultures, de leurs philosophies, de leurs croyances, qui constituent le métabolisme de maturation de notre nation, initiées par le père fondateur, le président Félix Houphouët-Boigny et encouragées par tous vos prédécesseurs, doivent reprendre leur dynamique. Nous devons reprendre, impérativement, sous votre impulsion, notre route vers la synthèse culturelle, le modus vivendi qui fondait la paix, la cohésion sociale et le bon vivre dans notre pays.

Monsieur le Président de la République, nous vous remercions.

 

Source: La page Facebook de Steve Beko

jeudi, 11 octobre 2012

AICHA KONE: «CELA ME DESOLE QU'ON ME DEMANDE D'ALLER FAIRE ALLEGEANCE A OUATTARA»


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En Guinée depuis plus d’une année, la Mama Africa Aïcha Koné poursuit aisément une longue et riche carrière débutée il y a 35 ans. Dans cette interview, elle donne sans faux-fuyants ni langue de bois les raisons de son départ de la Côte d’Ivoire, son regard sur la réconciliation nationale, etc. C’est avec une Aïcha Koné loin du politiquement correct qu’il nous a été donné d’échanger. "Il y a une chose qui me désole tout de même. On me demande d’aller faire allégeance à Alassane Ouattara. Pourquoi ferais-je ça? En tant que citoyenne ivoirienne, je dois pouvoir rentrer dans mon pays tranquillement sans avoir à faire du tapage autour de mon retour au pays", explique-t-elle. Entretien-vérité. 


Comment va  la diva Aïcha Koné ?

Ça va, on ne se plaint pas. Comme tu as eu à le constater depuis que tu es là, on bouge comme on peut.
 
Depuis quand as-tu quitté la Côte d’Ivoire ?
 
Je suis arrivée à Conakry le 1er mai 2011.
 
Pourquoi avoir choisi la Guinée ?
 
Pour la simple raison que mon neveu l’a voulu. Et puis, il fallait que je change d’air. Je t’avoue que c’était assez difficile à supporter. L’environnement pour moi n’était plus propice. C’est vrai que je n’étais pas directement menacée mais je n’étais pas non plus tranquille. La manière dont Gbagbo est parti… (Elle marque une pause). C’était assez difficile à supporter tout ça.
 
Comment avez-vous vécu la guerre ?
 
Je revenais d’une tournée au Cameroun et deux jours après mon retour au pays, tout s’est véritablement enchainé. Comme pour tous les Ivoiriens, ça a été quelque chose de douloureux. Encore une fois, je n’ai pas été personnellement menacée. Il y a même un FRCI qui m’a gentiment rappelé que chaque fois que j’allais dans mon village, je m’arrêtais à leur poste pour leur passer le bonjour. Mais j’ai tout de même décidé de quitter le pays car j’avais commencé à déprimer après l’arrestation de Gbagbo. C’était assez difficile.   
 
On a entendu le ministre de la culture Maurice Bandaman dire lors d’une rencontre avec la presse dire qu’il était en contact avec certains artistes en exil dont vous. A sa demande de rentrer au pays, que lui répondez-vous ?
 
Je lui réponds simplement qu’on ne m’a pas chassée. Je rentrerai quand je l’aurai décidé. Il y a une chose qui me désole tout de même. On me demande d’aller faire allégeance à Alassane Ouattara. Pourquoi ferais-je ça ? En tant que citoyenne ivoirienne, je dois pouvoir rentrer dans mon pays tranquillement sans avoir à faire du tapage autour de mon retour au pays. Et puis, d’ici nous avons les échos du quotidien difficile de ceux qui sont rentrés au pays. J’ai peur d’aller me retrouver dans les mêmes conditions qu’eux. Vous le savez mieux que moi, en Côte d’Ivoire mes vidéos ne passent pas à la RTI. C’est formel, cela m’a été confirmé. Avant de me demander de rentrer, que fait mon ministre pour ça ? Je ne suis pas en exil. Chez nous on dit : «On ne demande pas  à quelqu’un de laisser le feu» car il jettera la braise si elle le brûle ou il la conservera s’il la trouve agréable. On me demande de rentrer, et on me demande d’aller faire allégeance, de demander pardon. J’ai offensé qui ? Je n’ai jamais caché mon soutien à Gbagbo, ça tout le monde le sait. Je suis une citoyenne, j’ai le droit de voter qui je veux et c’est ce que j’ai fait. Je n’ai aucun regret. Ils veulent qu’on rentre, mais ils ne disent rien lorsque nous sommes censurés. Je ne veux pas me retrouver dans une situation pareille à celle d’Adama Dahico. Que veulent-ils ? Nous tuer ? Dites au ministre Maurice Bandama que j’entends ce qu’il dit. Mais on a censuré nos œuvres, que fait-il ? Arrêtons de faire semblant. Et on parle de réconciliation ; personne n’est dupe.   
 
La réconciliation, parlons-en justement…

J’ai un doute sur cette réconciliation. A aucun moment, je n’ai senti le pardon. Moi je vois plutôt la vengeance. Vous savez, moi, je n’ai pas voté Gbagbo en 2000. J’ai même fait campagne pour Robert Guéï. Mais j’ai été touchée lorsqu’étant à Paris, j’ai appris que le Président Gbagbo allait décorer un certain nombre d’artistes dont je faisais partie parce qu’il estimait qu’ils honoraient la Côte d’Ivoire. Ce geste m’a marqué. Il n’a pas dit : «Celle là, je ne veux pas la décorer parce qu’elle soutenait mon adversaire». Il n’a pas eu cette attitude. Il n’a pas eu l’esprit revanchard. Il a plutôt été rassembleur. Il a agi en Chef de l’Etat, en Président de tous les Ivoiriens.
 
Quand on connait l’amour que vous portez à Myriam Makeba, on ne peut s’empêcher de faire ce parallèle.  Au plus fort de l’apartheid, elle s’était exilée ici en Guinée pour crier au monde la souffrance de son peuple. Au moment où la Côte d’Ivoire est dans la tourmente, vous vous retrouvez également dans ce même pays. Coïncidence de l’Histoire ou volonté réelle de marcher dans ses pas ? 
 
On dira que c’est une coïncidence de l’Histoire. Dans le temps, le Président Sékou Touré avait demandé à Myriam Makeba de me chapeauter. Et quand elle venue en Côte d’Ivoire, Ben Soumahoro, Directeur de la RTI à cette époque,  nous a encore rapprochées. J’ai beaucoup appris d’elle. C’est la raison pour laquelle lors de mes 35 ans de carrière le 31 mars dernier, j’ai été fière que la Guinée l’honore en remettant sa décoration à sa petite fille Myriam Zinzi. La Guinée entière est sortie célébrer cet événement. Le Président Alpha Condé dans son discours disait : «Myriam Makeba appartient à toute l’Afrique». C’est une vérité. Ce fut donc une immense fierté pour moi d’avoir reçu depuis ce 31 mars le nom de "Mama Africa". J’ai été émue au plus haut point. Pour revenir à la situation dans notre pays, je voulais juste ajouter que je ne crois pas que j’aurais pu organiser une pareille fête si j’étais en Côte d’Ivoire. Je ne vois pas qui m’aurait aidé à organiser cela. Il y a trop de rancœurs.  Je suis vraiment convaincue que je n’aurais pas pu faire ça au pays.
 
On a vu depuis Abidjan sur des chaines étrangères la chanson Bahia que vous avez réalisée avec Takana Zion et Sekouba Kandia. De quoi parle cette chanson ?
 
C’est une chanson brésilienne que les esclaves chantaient lorsqu’ils se retrouvaient. Nous avons essayé de l’adapter à la sauce africaine et ça été un succès. Les Brésiliens ont été d’abord intrigués puis ont beaucoup aimé. La chanson fait également écho au jumelage des villes de Boké en Guinée (comptoir d’où partaient les esclaves pour le Brésil) et Bahia au Brésil. 
 
Quels sont vos projets, vos perspectives ?
 
La sortie de mon album chez BMG à Paris avant la fin de l’année. Et là je me prépare pour l’Angola, le Sénégal, la Gambie. 
 
Un mot pour les Ivoiriens à qui vous manquez certainement !
 
J’embrasse tous ceux qui pensent à moi. Je les aime et je leur dis : «A un de ces jours».
 
 
 
Réalisée à Conakry (Guinée) par Guy-Constant Neza.



vendredi, 05 octobre 2012

CAS DE MICHEL GBAGBO: MELENCHON DEMANDE «SOLENNELLEMENT DES EXPLICATIONS» A FRANÇOIS HOLLANDE

 

JEAN-LUC MELENCHON 2.jpg


On ne peut pas dire qu’il n’est pas constant dans ses convictions. Soutien résolu de Michel Gbagbo, prisonnier d’opinion en Côte d’Ivoire, victime de son patronyme, Jean-Luc Mélenchon vient de publier un communiqué sans fioritures, alors que Ouattara est en France pour une énième visite.

Le titre du communiqué? «Emprisonnement de Michel Gbagbo: la France doit défendre tous ses citoyens.»

«Michel Gbagbo, citoyen français, est emprisonné depuis 18 mois en Côte d’Ivoire. Son seul crime: porter le nom de l’ancien président, Laurent Gbagbo, dont il est le fils. A ce jour, et malgré de nombreuses demandes de la mère de Michel Gbagbo, les autorités françaises sont restées muettes: aucune visite consulaire, aucune interpellation officielle. Alors que la France reçoit Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, à l’occasion du 40ème anniversaire des accords de coopération monétaire de la zone Franc, je demande solennellement à François Hollande d’exiger des explications sur cet emprisonnement. La France se doit, en toute priorité, quelles que soient les circonstances, de défendre tous ses citoyens emprisonnés à l’étranger, sans aucune discrimination. Il est temps d’en finir avec une inertie qu’aucun intérêt particulier ne saurait justifier.»


Source: LE NOUVEAU COURRIER


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Le Parti de Gauche


Emprisonnement de Michel Gbagbo: la France doit défendre tous ses citoyens

 

Michel Gbagbo, citoyen français, est emprisonné depuis 18 mois en Côte d’Ivoire.

Son seul crime: porter le nom de l’ancien président, Laurent Gbagbo, dont il est le fils.

A ce jour, et malgré de nombreuses demandes de la mère de Michel Gbagbo, les autorités françaises sont restées muettes: aucune visite consulaire, aucune interpellation officielle.

Alors que la France reçoit Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, à l’occasion du 40ème anniversaire des accords de coopération monétaire de la zone Franc, je demande solennellement à François Hollande d’exiger des explications sur cet emprisonnement. La France se doit, en toute priorité, quelles que soient les circonstances, de défendre tous ses citoyens emprisonnés à l’étranger, sans aucune discrimination.Il est temps d’en finir avec une inertie qu’aucun intérêt particulier ne saurait justifier.


Source: LE PARTI DE GAUCHE