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samedi, 14 juillet 2012

GBAGBO TIENT, OUATTARA PROMET EN VAIN


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Entre le régime de la Refondation et celui de la Solution, les populations constatent de plus en plus la nette différence. Alassane Ouattara promet des Solutions là où Laurent Gbagbo a déjà donné des résultats. Analyses chiffres à l’appui.


La dette extérieure de la Côte d’Ivoire était de 6700 milliards en octobre 2000 quand Laurent Gbagbo arrive au pouvoir. Mais l’Etat sous Laurent Gbagbo a fait face à ses engagements internationaux en remboursant 750 milliards par an. Et a permis au pays de remplir toutes les conditions pour aller vers le point d’achèvement Ppte qui va nous soulager de la dette. Hélas depuis le 11 avril 2011, les Ivoiriens ont cessé de rêver. En un peu plus d’un an de présidence sous Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire a renoué avec l’endettement. Et tente de faire croire que l’Atteinte du Ppte est son oeuvre. Un véritable acte d’«usurpation». On l’a vu, Laurent Gbagbo n’est certes, pas un économiste, mais sa gestion de l’Etat demeure de très loin, supérieure à celle de Ouattara et la plus profitable aux collectivités. Avec Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire a marqué des bons points reconnus par les bailleurs de fonds, relativement à la croissance.

Croissance et sources de la croissance

La première mise en œuvre de mesures de stabilisation sous Laurent Gbagbo a eu pour premier résultat une croissance de +0,1% dès 2001, soit un gain réel de croissance de +2,4% en comparaison de la situation de 2000. La dynamique de croissance positive a été maintenue et renforcée de façon constante de 2004 à 2009 après les chutes de 2002 (-1,6%) et 2003 (-1,7%). Ainsi, chaque année le Pib (produit intérieur brut) s’est accru positivement (+1,6% en 2004, +1,8% en 2005, +1,2% en 2006, +1,5% en 2007, +2,3% en 2008, +3,8% en 2009).

Le Pib nominal est passé de 7 630,3 milliards de Fcfa en 2000 à 10 486,5 milliards de francs Cfa en 2008. Il s’est établi à 10 925 milliards de francs Cfa en 2009. Petit bilan, en (seulement) 10 ans de présidence, Laurent Gbagbo a fait électrifier 1035 villages contre 1700 villages en 40 ans du régime houphouëtiste. En atteste l’indice de la production industrielle. En effet, les branches agro-alimentaires et textiles à 105,1 entre 2000 et 2009 vont connaître un essor. En termes de production en général, après avoir connu une stabilisation en 2008 (+0,1%), l’activité industrielle affiche au terme de l’année 2009, une hausse de sa production de 4,8%. Cette évolution provient des performances des branches : extraction de pétrole et mines, +11,4%, industries agro-alimentaires, +17,8% et énergie électrique, eau, +2,1%…

La confiance des bailleurs de fonds en Gbagbo et le boom de la téléphonie mobile

Quant au secteur des télécommunications il connaît une réorganisation avec d’importants investissements de plus de 1006 milliards entre 1998 et 2008. Près de 11 millions d’abonnés en 2008. Les chiffres d’affaire sont en progression, passant de 109 milliards de Fcfa à 681 milliards de Fcfa. Il en va de même du secteur développement de la téléphonie mobile en plein développement. Si la Côte d’Ivoire souffre des caprices de son opposition, à cette époque le Rhdp passé maître de destruction et des casses, elle connaît des moments de joie. Malgré les campagnes de dénigrement à travers le monde, les investisseurs continuent de faire confiance en l’équipe dirigée par le Président Laurent Gbagbo. Ce qui fait que le secteur de la télécommunication connaît d’importantes mutations: Ivoiris devient Orange CI, télécel devient MtN, Koz, Moov, Green se font enregistrer et portent le chiffre des opérateurs de téléphonie cellulaire à cinq (05). Augmentant de façon considérable le nombre d’abonnés. Ces derniers sont près de 4,5 millions d’abonnés pour le sous-secteur de la téléphonie mobile qui a enregistré une croissance de son chiffre d’affaires passant de 258 milliards en 2000 à plus de 680 milliards de Fcfa en 2008. Sans oublier l’augmentation du chiffre d’affaires du marché de la téléphonie fixe qui est passé de 71 milliards de Fcfa en 2000 à 138 milliards en 2008.

Formation et emploi

Malgré la rébellion qui a divisé le pays en deux territoires dont un est privé de ses ressources potentielles, l’État recrute  5.634 professeurs, 21.129 instituteurs, 1.261 éducateurs. L’on note ainsi, un programme recrutement important «Formation et Emploi» qui a permis de recruter de nouveaux agents de l’État : 75000 emplois publics (2000 à 2009) soit plus de la moitié de l’effectif global actuel de la Fonction publique.

C’est également en cette période de crise que les Collectivités territoriales connaissent une amélioration substantielle de leurs financements. Financements qui passent de 30 milliards en 40 ans à 400 milliards en 10 ans (2000-2010). En 2005, Laurent Gbagbo réactive le Fonds de Soutien à l’Emploi par les travaux d’utilité publique à Haute Intensité de Maind’oeuvre (Fse-thimo). Il va également définir et mettre ne oeuvre une Politique d’Aide à l’Emploi avec. Celle-ci consistera à la création de Centres de Gestion Agréés (CGA) et du Fonds National de Solidarité (Fns) pour la Création d’Emplois jeunes, à la mise en place d’une Plate-forme de service (Pfsci) par la synergie des quatre structures agissant dans le domaine de la promotion de l’emploi et de la formation professionnelle en Côte d’Ivoire que sont le Fdfp, l’Agefop, l’Agepe et le Fns. L’objectif visé à court terme à travers le projet pilote est de former et d’insérer sur la période 2005-2007, environ 50 000 jeunes qui, pour la plupart, n’ont jamais eu de contact avec le monde du travail.

Secteur de la Santé

Dans le secteur de la Santé, 398 nouvelles structures de prise en charge et de traitement des malades du Vih ont été ouvertes. Il est bon de savoir qu’il y en avait seulement six (6) avant l’accession au pouvoir de Laurent Gbagbo en 2000. 547 nouveaux centres de dépistage du Vih sont créés. Notons également une réelle efficacité de ce programme de lutte contre le Vih Sida qui se solde par la prise en compte du plus grand nombre de nouveaux cas de malades sous traitement antirétroviraux: 69.511 nouveaux cas sous traitement Arv (antirétroviraux) en 2010, contre seulement à 2500 en 2000. L’acquisition de 168 nouvelles ambulances pour les structures sanitaires, l’amélioration du plateau technique des Chu, par l’acquisition de deux (2) nouveaux scanners, une imagerie par résonnance magnétique et deux (2) nou-velles unités d’hémodialyse.

Jusqu’en 2000, le pays ne comptait que seulement un (1) scanner et une (1) unité d’hémodialyse. Ce regain d’intérêt pour la santé va s’accompagner d’un vaste mouvement de recrutement exceptionnel de 3073 médecins, 2150 infirmiers et 1364 sages-femmes. De toute évidence, il y a une nette amélioration du ratio personnel de santé/population. En effet, de 1 médecin pour 9400 habitants, la Côte d’Ivoire sous Laurent Gbagbo est passée à 1 médecin pour 5695 habitants. Ce ratio approche modestement les normes de l’organisation mondiale de la santé (Oms) qui sont de 1 médecin pour 3000 habitants. Etant donné que l’ancien pourcentage de l’année 2000 qui était d’un (01) infirmier pour 2570 habitants, est passé à infirmier pour 2231 habitants largement en deçà de la norme oms. (1 infirmier pour 2500 nationale. Le personnel de la santé connaît une hausse de son salaire. Cette revalorisation salariale du personnel de santé passe de 30% à 40%. Avec en sus la réhabilitation de 55 structures sanitaires dégradées dans les zones centre, nord et ouest du fait de la rébellion. Il faut tout simplement souhaiter que ce travail entrepris sous Laurent Gbagbo ne soit démoli par la politique de « Rattrapage» imposée par le régime Ouattara. Le pouvoir qui croyait séduire les populations ivoiriennes avec la « gratuité des soins », a vite déchanté.

Le voilà qui revient à ce qui cadre avec ses propres capacités. C’est-à dire la « gratuité sélective ». Mais là encore autant demander à l’eau de remonter la pente, car le pouvoir Ouattara est à la peine pour traduire dans les faits ses propres promesses. Véritable contraste avec Laurent Gbagbo qui promet et qui réalise.

Infrastructures socio-économiques

En effet, sous Gbagbo, du point de vu des infrastructures socio-économiques, il y a le prolongement de l’autoroute du nord jusqu’à Yamoussoukro, la réfection de la route Abidjan-Adzopé, le bitumage de l’axe Odienné-tengrela (zone rebelle), la mise en place de l’Agence de Gestion des Routes (Ageroute) et du Fonds d’Entretien Routier (Fer). Les chantiers des travaux routiers et d’aménagement urbains à travers le Programme d’urgence d’infrastructure urbaine (Puiur) par le Président Laurent Gbagbo en 2008 avec le financement de la banque mondiale. Le tronçon reliant le carrefour du zoo à celui de Samaké à Abobo. L’élargissement de la voie reliant le carrefour de Williamsville à celui du zoo, sur une distance de 2,2 km, le bitumage de la route de 2 km de long, qui part du côté d’André Malraux, la réfection l’échangeur de Gesco-autoroute du Nord-route de Dabou, l’échangeur (nouveau pont piéton) de Bracodi-Williamsville, ajouté à l’aménagement du bassin du Gourou à Adjamé à partir de l’échangeur d’Agban, le nouveau château d’eau du quartier Abbata à Bingerville, le traitement de plusieurs points critiques à Yopougon Niangon et Sideci et à la Riviera.


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Prolongement de l'Autoroute jusqu'à Yamoussoukro 


Et le projet de l’échangeur de la Riviera. Un projet démarré le 25 avril 2009. La construction de ce pont de 120m devant relier la 7e à la 9e tranche reste très attendue. Le résultat de la bonne gouvernance économique appliquée par l’Etat de Côte d’Ivoire sous le président Laurent Gbagbo : La modernisation des infrastructures portuaires et l’extension du Port autonome d’Abidjan (Paa) en font foi. Ceci se passe dans le cadre du projet Grand Abidjan initié par l’ex-chef de l’Etat. La modernisation du Port autonome d’Abidjan (Paa) favorise 6700 entrées et sorties de navires en moyenne entre 2000 et 2009. Ce qui donne une hausse du trafic de 2000 à 2002 avec une croissance de 7,1%. Entre 2008 et 2009, il y a une nouvelle hausse de trafic de 9,1% grâce une politique managériale de la direction de cette structure étatique alors dirigée par Marcel Gossio, avec plus de 20 millions de tonnes de marchandises enregistrées en 2009. Soit une augmentation de 30% par rapport au trafic de l’année 2000.

La réforme du secteur de l’agriculture

La filière Café-cacao dont la Côte d’Ivoire est respectivement 3ème producteur mondial et 1er producteur mondial), expérimente ses réformes sous l’ère Gbagbo. Des nouveaux textes adoptés par le parlement régissent désormais les activités de cette filière. Des textes que le nouveau régime a remis en cause. En effet, le nouveau pouvoir a dissout les anciennes structures pour en créer une nouvelle, le Conseil Café-Cacao qui est une concentration en lieu et place de la décentralisation prônée par le régime des Refondateurs.

Pour revenir aux textes de Laurent Gbagbo, ils sont nécessaires pour accompagner ces réformes qui prennent en leurs comptes la création des structures de gestion. L’Agence de régulation café cacao (Arcc) voit le jour en octobre 2000, elle est suivie par la Bourse du café et du cacao (Bcc) en août 2001, naît ensuite le Fonds de régulation du café cacao (Frc) en 2002. Un mécanisme de gestion de la filière café est installé, par la réduction de la fiscalité et de la parafiscalité. Son but est de soutenir les prix du café qui se trouvaient à des niveaux très bas sur le marché depuis 2001.

Cette réforme va jusqu’à la réduction de la parafiscalité, la création et l’accélération des activités du Cgfcc et du Fimr. Conséquence, la production de cacao monte à 1,3 million de tonnes en 2009. Mais Laurent Gbagbo poursuit ses réformes Il réussit à faire adopter à l’Assemblée nationale des textes nécessaires à l’accompagnement des réformes engagées. Le prix bord champ du cacao est relevé à plus de 1200 Fcfa le kilo en 2009, soit 56% du prix Caf. Grâce à la baisse de la parafiscalité, la production est de 1,321 million tonnes en moyenne par an entre 2000 et 2009. Avec un niveau record de 1,455 million de tonne en 2005.

Alassane Ouattara propose une autre solution : Depuis son avènement à la tête de l’Etat, les producteurs ont perdu le sourire. De 1000 F.cfa prix officiel le kilogramme bord champ est bradé à moins de 600 F.cfa. L’Etat ayant abandonné les paysans à leur sort, les dirigeants fermant les yeux sur les acheteurs véreux. Ce qui était impensable sous Laurent Gbagbo, où l’on a connu une valorisation de la vie quotidienne du planteur. La culture du riz connaît elle aussi une politique de développement. Le gouvernement Gbagbo se fixe l’objectif de parvenir à l’autosuffisance alimentaire en riz. De même que le coton qui enregistre une Régulation de coton et de l’anacarde (Areca) qui est une société d’Etat créée par décret n°2002-449 du 16 septembre 2002 dans le cadre de la mise en place des structures de régulation et de gestion des filières agricoles chargées de prendre le relais de l’Etat, en application de sa politique de désengagement.

Le commerce extérieur et la balance de paiement

Dans la Côte d’Ivoire du régime Gbagbo l’exportation est en forte progression. Le pays a exporté globalement en 2009 pour une valeur de 4 054 milliards de F.cfa contre une valeur de 2 812 milliards de F.cfa en 2000. La progression est de +44,16%. A destination de l’Afrique, on enregistre 3,7 milliards de tonnes de produits en 2009 pour une valeur de 1449 milliards de F.cfa contre 3,69 milliards de tonnes en 2000 pour une valeur de 948 milliards de F.cfa. Soit un accroissement de 52,8%. Le solde commercial est passé de 578,1 milliards en 2000 à 558,5 milliards de F.cfa (Contre 32 milliards de F.cfa en 1993 et 646,4% en 1999). Le solde commercial entre la Côte d’Ivoire et l’Europe est passé de 1.127 milliards de Fcfa en 2008 à 1.465 milliards de F.cfa en 2009, soit une hausse de 30% sur la période.

Au niveau de l’Afrique, le solde commercial est passé de 121 milliards de F.cfa à 511 milliards de F.cfa, soit une progression de 321,4% sur la même période. Avec la contrebande et les trafics en tout genre des nouveaux dirigeants dont des anciens chefs de guerre, à partir des frontières Nord, il n’est pas évident que le pays renoue avec ce glorieux passé récent. Toutes les matières premières de la Côte d’Ivoire connaissent un trafic illicite au nez et à la barbe des nouveaux dirigeants plus occupés à se remplir les poches qu’à favoriser le développement au service des collectivités.

Les grands chantiers du Président Gbagbo à Yamoussoukro

Le transfert de la capitale d’Abidjan à Yamoussoukro coûte au contribuable ivoirien 1500 milliards de F.cfa sur 7 ans. Plusieurs infrastructures voient le jour. A commencer par la construction du palais présidentiel, la construction de l’Hôtel des députés dont le seul financement étranger provient de la Chine. La construction de l’Assemblée nationale, du Bloc administratif (programmée et déjà financée), la réhabilitation des autres édifices construits par Houphouët, et laissés en ruine et en léthargie sous le Président Bédié, la réhabilitation des voiries à Yamoussoukro, le réaménagement du réseau public d’eau, d’assainissement, d’électricité et de téléphone. Le prolongement de l’autoroute du nord (plus de 40 kilomètres ont été déjà réalisés, sur les 87 kilomètres dont la réalisation globale a coûté 90 milliards de F.cfa), la reprise des travaux de bitumage Boundiali-tengrela-frontière du Mali à 100 milliards de F.cfa, la construction du pont de Jacqueville à hauteur de 17 milliards de Fcfa après 40 ans sous les régimes Houphouëtistes d’utilisation de bac pour la traversée des personnes et des biens (Société de Construction du Pont de jacqueville-Socojac), la création de la Sodase (Société pour le Développement de l’Autoroute du Sud Est) pour la construction de l’autoroute de Grand Bassam, la construction du poste à péage d’Attinguié (Autoroute du nord), la construction de 2 postes à péage sur la route d’Adzopé, l’un à Moapé et l’autre au carrefour de tommassé au nord d’Abidjan, l’extension du Port Autonome d’Abidjan jusqu’à l’île Boulay, la construction d’un nouveau terminal à conteneurs à l’île Boulay, la construction du pont Laurent Gbagbo qui devait relier Yopougon-Azito à Vridi dont les travaux ont été interrompus par le nouveau régime, la rénovation de l’hôtel Ivoire, la construction du mémorial Houphouët-Boigny au Plateau, la rénovation et construction de nouveaux locaux à la Rti , la construction de nouveaux amphithéâtres à l’université de Cocody, la construction de l’hôpital d’Angré depuis 2009, la construction de l’hôpital de Gagnoa (inauguré en 2011, toute honte bue, par l’ex-Secrétaire général de l’ex-rébellion des Forces nouvelles Guillaume Soro après l’arrestation du Président Gbagbo), la construction (achevée et inaugurée par le même Soro en 2011) du pont reliant la 7è tranche aux 8è et 9è tranches à Angré, la construction d’un pipeline Abidjan-Bouaké à hauteur de 110 milliards de F.cfa pour le transport du carburant, la reconstruction du dépôt de la Gestoci à Bouaké, la construction d’une deuxième raffinerie (Raffinerie de la Paix ) Petroci en partenariat avec les Groupes américains (Energy-Allied International et Wcw International), la seconde d’une capacité de 60 000 barils / jour, soit 3 000 000 tonnes par an. Cette raffinerie devrait, si le nouveau pouvoir respectait la continuité républicaine, apporter une contribution à la résolution de l’épineux problème de raffinage qui se pose en Afrique Occidentale. Hélas, sous Ouattara, on parle de plus en plus du bradage de la Société ivoirienne de raffinage (Sir). A ne pas oublier la construction programmée par Gbagbo d’une 2è centrale thermique.


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L’Hôtel des Députés, chef d’œuvre architecturale bâti par le Président Laurent Gbagbo

 

La Côte d’Ivoire et la Libye avaient en effet, signé une convention à hauteur de 47,543 milliards. La construction d’une troisième centrale thermique. L’Etat ivoirien a concédé, le 5 août 2010, la construction et l’exploitation pour 24 ans de la troisième centrale thermique du pays à la société Energie électrique ivoirienne (Eei). L’investissement est chiffré à 56,54 milliards de F.cfa (86 millions d’euros) dont 47 milliards apportés par Libyan-African-Investment-Company (Laico), 339 millions mobilisés par EEI et 5 milliards par Ecobank, le chef de file du pool bancaire. Le partenaire technique est le chinois tianjin Machinery Import and Export Corporation. Située à Vridi, l’installation sera dotée de 3 turbines au gaz naturel : 2 de 35 mégawatts et 1 de 34 mégawatts. Avec la construction de cette centrale programmée pour être livrée dans 22 mois (si l’on respecte les engagements de l’Etat relativement à la continuité républicaine) -après celles d’Azito et de Vridi exploitées par le groupe français Bouygues -, la Côte d’Ivoire devrait pouvoir répondre, grâce à Laurent Gbagbo, à ses problèmes énergétiques. Hélas il n’est pas évident que ce projet se réalise avec surtout les interruptions intempestives de la fourniture de l’électricité constatées depuis l’avènement de Ouattara. Etait aussi prévue la relance du projet de barrage hydraulique de Soubré, en vue d’augmenter la production électrique. Comme on le voit Laurent Gbagbo n’est pas homme de parole en l’air. Il est concret. Il ne proclame pas des solutions que les populations attendent sans jamais les voir. Comme ironisent les Ivoiriens depuis le 11 avril 2011, «on connaît les problèmes, on a vu les solutions, il reste maintenant le résultat».


Simplice Allard


Source: EBURNIENEWS

vendredi, 13 juillet 2012

VOICI L'INTEGRALITE DE LA LETTRE DE BLE GOUDE A BANNY (DATEE DU 10 JUILLET)

 

CHARLES BLE GOUDE.png


Monsieur le Président,

Je vous prie de bien vouloir excuser le caractère public et peu protocolaire de ma lettre. Au-delà de la Commission que vous présidez, je souhaite aussi prendre à témoin l'opinion nationale et internationale. C'est pourquoi, j'ai choisi ce canal pour m'adresser à vous. Monsieur le Président, La Côte d'Ivoire croule sous le poids des conséquences de la crise postélectorale. Notre pays continue de chercher les voies et moyens pour réconcilier ses fils et filles, profondément divisés par ce conflit. Dans leur quête de paix, toutes les couches sociales, politiques et apolitiques, ont, à juste titre, salué la mise sur pied de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) sous votre houlette.

Votre mission, aussi difficile soit-elle, consiste, entre autres à rétablir la confiance rompue entre les personnes et groupes de personnes. Elle consiste aussi à veiller à ce qu'il n'y ait pas davantage de frustrés, d'exclus et d'opprimés afin de créer un environnement propice à la réconciliation.

C'est dans cette optique que je vous écris afin d’appeler votre attention sur certains agissements qui, si l'on n'y prend garde, risquent de rendre encore plus complexe votre travail.

Monsieur le Président,

La réconciliation doit se faire sur la base du respect des règles élémentaires de la démocratie et de l'acceptation des uns par les autres, quelles que soient leurs différences idéologiques, ethniques ou religieuses. Ce qui n'est malheureusement pas le cas dans notre pays, au moment où je vous adresse cette correspondance. En effet, la plupart des cadres de l'opposition sont soit en prison, soit en exil, soit sous le coup de mandats d'arrêt. Leurs biens mobiliers et immobiliers (maisons, voitures, exploitations agricoles, etc) sont entre les mains d'individus qui n'en sont pas les propriétaires. Aujourd'hui, pour jouir d'une liberté apparente en Côte d’Ivoire, il faut désormais se taire ou dire du bien du régime actuel.

Ainsi, sur la base de dénonciations calomnieuses et mensongères, nos camarades sont traqués et enlevés, de jour comme de nuit, puis conduits vers des destinations inconnues où ils subissent les pires sévices et autres traitements inhumains. C'est le cas de Youan Bi Agenor, deuxième vice-président du Congrès panafricain des jeunes patriotes (COJEP), kidnappé à Aboisso alors qu'il venait de participer à une cérémonie à laquelle il représentait son supérieur hiérarchique de l'Agence pour la promotion de l'emploi (AGEP). Le camarade Martial Yavo, président par intérim du COJEP, et deux coordinateurs dudit mouvement ont récemment subi le même sort.

Monsieur le Président,

En dépit des graves injustices de toutes natures dont sont chaque jour victimes nos camarades, je n’hésite pas à vous tendre la main afin de jouer ma partition et vous accompagner dans votre difficile mission de réconcilier les Ivoiriens. Je le fais dans l'intérêt supérieur de notre pays, comme je l'ai fait par le passé. Par exemple, en 2006, j’ai facilité la signature d’un accord de cessation de violences entre les jeunes patriotes et la jeunesse du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). En 2007, j’ai parcouru campements, villages et villes du pays afin de convaincre les plus sceptiques de mon propre camp à aller au pardon et à accepter de dialoguer avec nos frères de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles (FN). Malheureusement, en guise de réponse à ma main tendue, le pouvoir vient d'incarcérer arbitrairement mes plus proches collaborateurs, avec des chefs d'accusation à la mode dans notre pays : “atteinte à la sûreté de l'Etat et trouble à l'ordre public”. Dans le même élan, trente-quatre (34) nouveaux mandats d'arrêt viennent encore d'être lancés contre des cadres pro-Gbagbo.

Monsieur le Président,

Est-il besoin de rappeler que la réconciliation doit être facilitée par les actes posés par le pouvoir ? Car le décryptage du tableau analytique des actes posés par le pouvoir en place suscite, à n'en point douter, des interrogations au sein de la population et parmi les observateurs de la vie politique ivoirienne. Le régime veut-il vraiment de la réconciliation ou s'en sert-il comme simple slogan à usage de communication aux fins de polir son image auprès de la communauté internationale ? A y regarder de plus près, nous pouvons, sans risque de nous tromper, conclure que la réconciliation reste un simple slogan pour les dirigeants actuels de notre pays. Ils en parlent sans véritablement la vouloir.

Monsieur le Président,

Même si le pouvoir ne veut pas de la réconciliation – tout porte à le penser -, la Côte d’Ivoire et son peuple, en ont besoin. C'est pourquoi, je saisis une fois encore cette occasion pour vous réitérer que ma main reste toujours tendue pour la réconciliation. Dans notre pays, le triomphalisme ambiant et l'enthousiasme naïf doivent enfin faire place nette à une prise de conscience constructive. L'humilité ne doit pas seulement être réclamée à l'opposition. Elle doit aussi et surtout habiter le pouvoir dont la responsabilité reste grande pour le retour de l'harmonie et la paix en Côte d’Ivoire. Car, lentement mais sûrement, le régime est en train de créer les conditions d'une implosion sociale et politique. Son entêtement à traquer, emprisonner et à vouloir en finir avec tous les pro-Gbagbo en étant les principaux ingrédients.

Monsieur le président,

Je pense, en toute franchise, qu'il est encore temps d'arrêter l'escalade. C'est pourquoi, je vous implore d'interpeller le pouvoir actuel sur sa responsabilité à créer un environnement propice à la réconciliation en cessant les actes d'injustice que j'ai énumérés plus haut.

C'est le lieu d'interpeller également la communauté internationale, les diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, les organisations de défense des droits de l'homme et tous ceux ayant des intérêts dans notre pays afin qu’ils jettent un regard attentif sur la situation actuelle caractérisée par des enlèvements et incarcérations sur fond de règlements de comptes politiques et d'instrumentalisation de la justice.

En ce qui me concerne, je renouvelle mon souhait, ainsi que celui de bien d'autres leaders et responsables politiques, l'intention de vous rencontrer afin que nous parlions en toute responsabilité de notre pays et de son avenir, dans le respect de la dignité et des convictions politiques de chacune et de chacun.

Dans l'espoir que mes propos auront auprès de vous un écho favorable,

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire et son peuple.

 

Monsieur Charles Blé Goudé


Ancien Ministre
Opposant politique en exil forcé


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 11 juillet 2012

INTERVIEW: «LA DEMOCRATIE SE CONSTRUIT AVEC LES IDEES DE L'OPPOSITION ET PAS AVEC LE SANG DES OPPOSANTS»

 

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Alors que Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) s’apprête à fêter sa première année d’existence, nous nous sommes entretenus avec la Conseillère exécutive du président de LIDER, Nathalie Yamb. Elections municipales, statut de l’opposition, critique du gouvernement, bilan du parti, personnalité de Mamadou Koulibaly, un entretien sans tabous et sans langue de bois.


Dans quelques jours, le 14 juillet 2012, LIDER soufflera sa première bougie. Quel bilan tirez-vous ?

Nathalie Yamb : Un mois après la création de LIDER, nous avons procédé au lancement officiel du parti. Au bout de quatre mois, après l’obtention du récépissé du ministère de l’Intérieur, nous avons organisé notre premier congrès, au cours duquel les textes du parti et sa structure ont été adoptés. Nous avons commencé l’installation du parti sur le territoire national. Nous avons participé aux élections législatives en présentant douze candidats dans huit circonscriptions. Certes, nous n’avons eu aucun élu, mais le parti en a profité pour se faire connaître. Nous étions le seul parti qui expliquait aux électeurs que le rôle du député n’est pas de construire des routes et des hôpitaux, mais de contrôler l’activité gouvernementale. Malheureusement, nous n’avons pas été entendus et le résultat est que nous nous retrouvons avec un parlement monocolore qui ne touche à aucune loi alors que le gouvernement prend des ordonnances à tour de bras. Nous avons organisé la critique gouvernementale, dénoncé l’hyper-présidence d’Alassane Ouattara, proposé une réforme constitutionnelle pour passer au régime parlementaire, proposer un statut de l’opposition, proposé un chronogramme de dialogue gouvernement / opposition pour aller à la réconciliation. Nous avons organisé et réussi le bilan de l’an 1 de gouvernance RHDP. Nous avons lancé notre site web, notre page Facebook, notre compte Twitter. Le 14 juillet prochain, le Pr. Koulibaly lancera sa propre page Facebook et ouvrira son propre compte Twitter et d’autres innovations suivront. A ce jour, nous avons plus de 50.000 adhérents, même s’il n’y a qu’environ 2.000 qui paient leurs cotisations. Nous avons participé à différents séminaires ici et à l’étranger. Nous avons présenté le parti à la communauté internationale, avons eu des rencontres fructueuses et intéressantes avec les ambassadeurs d’Allemagne, de Suisse, des Etats-Unis, d’Arabie Saoudite, du Japon, de Belgique, du Burkina Faso, du Nigeria, de Chine, de Russie etc. et nous continuons cette intense activité diplomatique. Nous organisons des formations pour nos militants, car il faut savoir que 60% de nos adhérents n’ont jamais fait de politique et trouvent à LIDER le discours et le cadre idoines pour sortir du carcan triangulaire Bédié – Gbagbo – Ouattara qui ne propose que querelles, haine et tribalisme. Nous avons distribué des milliers de manifestes afin de disséminer nos idées et nos propositions aux populations. Nous avons investi des coordinations à Abidjan et à l’intérieur du pays et travaillons à l’implantation du parti sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora, toute chose nécessaire pour réussir l’alternance en 2015.

Le président de la République vient de saisir le conseil de sécurité de l’ONU afin d’obtenir l’appui de l’ONUCI pour l’organisation des élections municipales avant la fin de l’année 2012. Quel est votre avis là-dessus ?

NY : Il y a deux mois, à Grand-Bassam, nous sommes tombés d’accord avec le gouvernement pour convenir que des questions vitales devaient être réglées en urgence afin de paver la route de la réconciliation et de la paix en Côte d’Ivoire, qui sont les conditions nécessaires à la tenue de consultations électorales sereines, inclusives et crédibles. Il s’agissait entre autres, d’effectuer un recensement de la population, à propos duquel le gouvernement nous a informé qu’il serait terminé avant fin 2012 ; d’actualiser la liste électorale élaborée en 2009 en y incluant les nouveaux majeurs ; de recomposer la CEI, au sein de laquelle siègent encore des forces militaires ;  de réaliser effectivement le désarmement et de sécuriser réellement les biens et les personnes sur l’intégralité du territoire national et de mettre en place le statut de l’opposition. Nous pensons qu’il n’y a aucune urgence à organiser les élections municipales en l’absence d’unenvironnement serein et d’un cadre démocratique réel. S’il est vrai que les scrutins locaux n’ont pas un enjeu aussi vital que les élections nationales, les municipales à venir seront considérées par tous comme le socle d’une élection présidentielle de 2015 apaisée. Nous ne comprenons donc pas la volonté du chef de l’Etat à courir aux élections avant la fin de l’année, sauf à penser qu’il a un agenda caché et table à nouveau sur un boycott des élections de la part de l’opposition pour rafler intégralement la mise lors du scrutin, alors que la coalition gouvernementale assure déjà la gestion de la majorité des municipalités depuis 2001.

On sent une obsession et un besoin de statut de l'opposition et de financement public de la part de LIDER.

NY : Le statut de l’opposition n’est pas agencé uniquement autour du financement des partis. Il est construit autour de l’idée que ceux qui gagnent les élections gouvernent et que ceux qui les perdent ont également un rôle à jouer dans la construction démocratique. L’opposition a des droits et des devoirs qui s’exercent dans un cadre spécifique et suivant des règles bien précises. C’est parce que l’opposition n’a pas de statut clair, cohérent, connu et reconnu que la défaite électorale est souvent vécue comme une disgrâce ultime et que les conflits sanglants et crises meurtrières naissent, durent et perdurent en Afrique noire dite francophone. Sous Ouattara, l’opposition  a disparu du parlement ivoirien, pourtant il ne peut y avoir de démocratie s’il n’y a pas d’opposition. La démocratie se construit avec les idées de l’opposition et pas avec le sang des opposants. L’opposition est interdite d’accès aux média d’Etat. Les opposants sont étouffés financièrement. Les salaires et indemnités des députés de la législature sortante sont toujours retenus illégalement par le président de la République. Leur droit à la retraite, pour laquelle ils ont pourtant cotisé, n’est pas encore reconnu. Les avantages liés au statut d’ancien président d’institution, qui fait l’objet d’une loi, sont refusés au président de LIDER, ancien président de l’Assemblée nationale, alors que d’autres en bénéficient sans problème. Pour jouer pleinement leur rôle, les partis d’opposition ont besoin d’un financement clair, pour lequel ils doivent rendre compte. Nous rappelons que le RDR, bien que non représenté au Parlement de 2001 à 2011, a été financé sur fonds publics. Monsieur Ouattara souhaite sûrement que Mamadou Koulibaly vienne nuitamment lui demander de l’argent, comme le font bien d’autres acteurs politiques. Cela nous a d’ailleurs été fortement suggéré, mais nous disons clairement que cela n’arrivera pas. A LIDER, nous disons qu’il faut cesser de nier le rôle de l’opposition. Nous refusons sa clochardisation et la compréhension opportuniste que le gouvernement en a. Le chef d’Etat préfère de loin avoir quelques opposants comme ministres afin de les avoir à sa merci. Tous ceux qui ne sont pas à sa solde courent le risque d’être présentés comme des putschistes putatifs, agents de l’étranger, déstabilisateurs... A LIDER, nous disons que la Côte d’Ivoire n’est pas un gâteau et que les motivations des hommes et femmes politiques ne doivent pas être comment se partager les richesses entre eux, mais comment mettre en place un cadre de développement qui profitera à toutes les populations.

Pourquoi LIDER prend un savant plaisir à critiquer Ouattara et ses actions, plutôt que de mettre l’accent sur ses propres propositions?

NY: En tant que parti d’opposition, le rôle de LIDER est d’informer les Ivoiriens sur ce que le président Ouattara leur cache ou ne leur dit pas et de proposer un programme d’alternance. Notre programme n’a pas à se superposer au sien. L’alternance implique l’altération de la politique du gouvernement. A chaque fois que nous avons critiqué les «solutions» du gouvernement Ouattara, nous avons énoncé les propositions de LIDER comme le meilleur choix alternatif.

Nous avons critiqué les ordonnances illégales dont il raffole, et nous avons recommandé de prendre le chemin de l’Assemblée nationale. Nous avons critiqué son hyper-présidence qui a fini par plonger dans la tyrannie, et nous avons proposé le régime parlementaire pour limiter les dérives de ce genre à l’avenir. Nous avons dénoncé sa vengeance justicière et avons proposé une justice équitable et un système judiciaire réformé et crédible. Nous avons dénoncé sa gouvernance obscure et avons proposé de passer aux appels d’offre ouverts à tous et transparents. Nous avons dénoncé vivement sa politique de rattrapage ethnique et disons que chez LIDER, nous voulons construire une nation cohérente et prospère. Nous avons fait le bilan de sa première année de gouvernance et avons critiqué sa propension systématique à étouffer les Ivoiriens. En parallèle, nous proposons de libérer les énergies. Nous avons critiqué son fourvoiement dans la gestion de la crise malienne en suggérant dès le départ que l’on puisse considérer comme prioritaire la question de la rébellion Touareg et sa résolution. Nous dénonçons le fait que Ouattara fasse croire aux Ivoiriens que l’obtention du PPTE est la panacée et nous expliquons qu’il va falloir rembourser quand  même, autant sinon plus qu’avant et qu’aucun pays émergent n’est jamais passé par le PPTE. Nous critiquons sa politique de décentralisation et nous suggérons un débat public sur le découpage, ce qu’il s’était engagé à faire mais semble avoir oublié. A propos de son programme du «Vivre ensemble», nous disons que les Ivoiriens vivent déjà ensemble, mais que ce qu’il manque, c’est le savoir-vivre.

Ceci ne nous empêche pas, lorsque le gouvernement fait quelque chose de bien, de le reconnaître. Ainsi, lorsqu’il a invité les partis d’opposition au conclave de Grand-Bassam, nous avons salué son initiative et participé aux travaux, qui ont été francs et productifs. Force est cependant de constater que tout cela n’était pas bien sérieux et que le gouvernement cherchait simplement à obtenir une photo de famille pour faire croire à l’opinion publique ivoirienne et à ses créanciers et donneurs d’ordre internationaux qu’un semblant de cadre démocratique existe en Côte d’Ivoire. Deux mois après Grand-Bassam, alors que le gouvernement s’est inscrit aux abonnés absents et qu’aucune des résolutions convenues à l’unanimité n’a été mise en œuvre, nous pouvons affirmer que le président de la République ne veut pas du dialogue républicain et que la perspective d’une décrispation réelle et d’une réconciliation profonde ne l’arrange pas. Mais ne pensez surtout pas que cela nous fait plaisir. A chaque fois que nous devons tirer ce genre de conclusion ou avons matière à critiquer l’action gouvernementale, cela nous attriste parce que cela signifie que les populations sont encore maintenues en otages dans l’insécurité et la pauvreté qu’elles n’ont que trop endurées.

Certains voient en Mamadou Koulibaly une sorte de Bayrou local, c'est-à-dire, un fort en thème et agitateur d'idées, peu enclin à être plus que le troisième homme...

NY : L’analogie avec Bayrou ne me paraît pas claire, mais je suis toujours étonnée quand l’on met idées et actions en opposition. C’est très dramatique, parce que c’est ainsi qu’on voit des gens qui, dans l’opposition, promettent des actions et des solutions irréfléchies, et qui, une fois arrivés au pouvoir, mélangent tout, tournent en rond, ne savent plus quoi faire et se réfugient dans une communication vide de contenu ou dans la violence et l’intimidation.

Mamadou Koulibaly a l’avantage de brasser des idées, des propositions, mais en même temps, il a été ministre du Budget, ministre de l’Economie et des Finances, président de l’Assemblée nationale de ce pays. Il a, en tant que ministre du gouvernement de transition, dans une situation de crise et de tension de trésorerie, conçu et fait exécuter le budget de l’Etat et réussi à organiser les élections de 2000 sans un centime de financement extérieur. C’est du concret. Il a défendu la souveraineté de la Côte d’Ivoire quand elle était mise en danger à Marcoussis ou par le GTI en 2004. C’est du concret. Certaines personnes s’irritent quelques fois du fait que Mamadou Koulibaly a souvent raison, et que si on l’avait écouté, on n’en serait pas là où nous sommes aujourd’hui. Mais ce n’est pas un sorcier. C’est simplement qu’en prenant le temps de réfléchir à une situation, on en cerne tous les contours et on se prépare en conséquence. Et que si on choisit, en tout connaissance de cause, d’entrer dans un tunnel, alors qu’il y a plein de chemins et d’avenues en plein air qui sont disponibles, alors il ne faut pas s’étonner que la seule voie de sortie, c’est le bout du tunnel, sans possibilité de retour.

A LIDER, nous sommes très à l’aise avec le fait de que le programme, les idées et la vision que nous proposons sont pensés, débattus, planifiés. Nos idées font l’objet d’échanges constants avec la société civile : c’est ainsi qu’on a rencontré les quatre grandes centrales syndicales (Ugtci, Fesaci, Dignité, Humanisme), pour exposer notre stratégie de création d’emplois pour les jeunes et de modernisation du système de retraite en Côte d’Ivoire pour les moins jeunes, et recueillir en retour leurs suggestions et conseils au vu de leur plus grande connaissance du terrain. C’est dans le même esprit que nous avons rencontré les associations de commerçants, grossistes et détaillants pour discuter avec eux de notre stratégie de réduction du coût de la vie et des contraintes qui sont les leurs. La réforme du foncier et la remise de la terre kidnappée par l’Etat aux paysans étant au cœur de notre programme, nous nous sommes rapprochés des acteurs majeurs, comme les géomètres-experts de Côte d’Ivoire, qui, bien qu’ils soient les seuls habilités à délimiter le cadastre, n’ont jamais fait l’objet d’aucune consultation par le gouvernement, qui s’est pourtant réuni à Yamoussoukro en séminaire il y a quelques jours pour ne rien dire. Chez nous, les politiques sont agencées sur des idées opérationnelles capables de résoudre effectivement les problèmes qui accablent les Ivoiriens. La liberté et la démocratie sont des thèmes trop importants pour ne pas faire l’objet de profondes et sérieuses réflexions.

Peut-on envisager un retour de Mamadou Koulibaly au FPI, ou à défaut un rapprochement ? D’aucuns évoquent cette perspective parce qu’ils estiment que le FPI n’a plus de candidat de poids.

NY : Non, un retour de Mamadou Koulibaly au sein de son ancienne formation politique est exclu. Par contre, ceux qui disaient au FPI «après Gbagbo, c’est Mamadou Koulibaly», ceux qui se reconnaissaient dans ses idées, dans son franc-parler, dans sa façon de faire la politique, ceux qui sont prêts à laisser les stratégies divisionnistes et les discours sectaires, vindicatifs et violents derrière eux et qui partagent notre vision pour le progrès social en Côte d’Ivoire, tous ceux-là sont les bienvenus à LIDER.

Qui est Nathalie Yamb? Est-il exact que vous avez tout laissé et abandonné pour suivre Mamadou Koulibaly et ensuite LIDER ?

NY : (Rires). C’est bien la première fois que j’entends cela. Le suivisme n’est pas quelque chose qui me caractérise et ce n’est pas une valeur LIDER. On ne vient pas à LIDER pour suivre Koulibaly, mais parce que l’on partage les mêmes idéaux et le même projet de société et que l’on veut contribuer à sa réussite. Si demain, Koulibaly s’éloigne de notre combat, nous ne le suivrons pas dans ses bifurcations et continuerons tout droit, sans lui. 

 

Interview réalisée par Charles Kouassi pour L’Intelligent d’Abidjan le 10 juillet 2012.

 

Source: LIDER-CI.ORG

mercredi, 09 mai 2012

UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE!

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Et maintenant ? Passée l'illusion lyrique du soir de la victoire, il devient urgent de réévaluer l'impact de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de gauche à Paris sur les relations internationales, particulièrement africaines. Même si l’Afrique, et singulièrement la Cote d'ivoire, n'a pas été citée durant la campagne et durant les débats entre les deux principaux candidats.

Trois écueils me semblent à éviter: celui d'une évaluation de la situation franco-africaine en soi - alors que la politique étrangère est toute d’interdépendance. Celui d'un optimisme excessif - quand l'histoire d'une persistance de la Françafrique à travers les régimes pourrait désespérer les adeptes de l'incantation du changement, maintenant et partout ! Mais aussi celui d'un afropessimisme exagéré, car rien ne sera pire que la présidence précédente, et que de nouveaux acteurs peuvent forcer le destin de l'Afrique.

UNE NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE FRANÇAISE ...

Moins atlantiste, plus progressiste ? Plus européenne, moins africaine ? Plus démocrate, moins françafricaine ? Sans doute, mais encore ?

Un premier constat : celui d'un désengagement progressif, lent et chaotique de l'Afrique - au profit des intérêts européens, d'autant qu'un François Hollande, contrairement à Ségolène Royal n'a pas de passé ni de tropisme africain - non plus que de passif ou de volonté interventionniste, comme son prédécesseur. Et ce désengagement peut être une chance.

En effet, le désengagement en question s'inscrit en principe dans une opposition au courant « néoconservateur » et interventionniste, tant américain que français, qui prétend imposer « la démocratie par les bombes », si ce n'est procéder à des « guerres humanitaires » - en Irak, en Libye, en Côte d'Ivoire, et peut être bientôt en Iran.

Mais que ce soit sur le plan militaire, économique (par exemple la suppression du franc CFA), la diplomatie d'un pays européen se réoriente lentement : le retrait d'Afghanistan, le renouveau d'une relation équilibrée entre Israël et le monde arabe, la redéfinition d'une politique envers les pays du Sud prennent du temps, des années sans doute.

De la retenue, de la neutralité, voire du retrait: voilà ce qu'on peut raisonnablement espérer, sans trop d'illusion, d'un pouvoir socialiste à Paris. Ce que Jospin avait maladroitement baptisé « ni ingérence, ni indifférence », et qui lui avait permis, à la chute de Bédié, de s'opposer à Jacques Chirac – alors que ce dernier aurait voulu - déjà !, faire intervenir pour le pire le 43ème BIMA. Ce qui n'est pas rien. Qui ne voit ce qu'un retrait ou une neutralisation de la Force Licorne permettrait comme évolution à Abidjan ?

... OU UNE FRANÇAFRIQUE REPEINTE EN ROSE ?

Pour autant, l’expérience mitterandienne rappelle, hélas, qu'attendre des socialistes un bouleversement dans les rapports avec l'Afrique participe plus des promesses électorales que des réalités. En 1984, trois ans après la prise de pouvoir de la gauche, l'africaniste Bayard dénonçait « la politique africaine de François Mitterrand » : pour le « noyau dur » francophone africain, les réseaux « à la Foccard » et les liens de sujétion s’étaient maintenus.

Les affaires continuent, certes - et sous Laurent Gbagbo les intérêts des grands groupes français comme Bouygues et Bolloré ont été maintenus, et les structures de dépendance persistent, ou au mieux évoluent lentement. C'est aussi qu'ils sont portés par des hommes : des liaisons sulfureuses existent autour de Hollande;ainsi l'avocat Jean Pierre Mignard et ses fructueux contacts africains ; ou Maître Jean-Paul Benoît, défenseur de Ouattara. La « commission Afrique » du PS est tenue par la droite du Parti, notamment un certain Melonio, employé de son état à l' « Agence française de développement », grande institution progressiste comme on le sait... L'ancien premier ministre Laurent Fabius (ami personnel d'ADO autant que Strauss Kahn) s'il était nommé aux Affaires étrangères terminerait de dresser un tableau très sombre des dérives potentielles des socialistes à venir.

Car nous ne nous y trompons pas : au delà des anecdotes et des individus, c'est une dérive constante, à certains moments de notre histoire, des socialistes les plus droitiers vers le néocolonialisme, voire la répression armée. Le nom de Guy Mollet est attaché à cette politique paradoxale, qui peut tenir un discours progressiste, voire marxisant, et mener une répression féroce comme ce dernier l'a fait en Algérie.

Déjà Laurent Fabius n'a t-il pas fait un voyage exploratoire au Gabon ? Est ce par hasard - et je parle d’expérience, jusqu’à en prendre congé ! - que la « commission Afrique » du PS se refuse à nommer dictature une dictature et à faire une analyse politique des régimes francophones africains ?

DES ALLIANCES TRANSNATIONALES POUR LE CHANGEMENT

Alors, que faire ? Quoi d’autre que de combattre ces forces de l'ombre et de passer des alliances, définition même du politique. Partant des recherches novatrices de Marc Augé, anthropologue des alladian ivoiriens, j'ai proposé une « politologie des mondes contemporains » qui replace les enjeux nationaux ou de relations internationales dans un aller et retour constant entre l'ici et le là bas, entre l'Afrique et l’Europe, la Côte d'Ivoire et la France pour l'exemple.

Oui, il y a des internationalistes et des démocrates français opposés aux réseaux Foccard et à un retour impérial dans la terreur et les massacres, au Sud du Sahara, - comme en avril 2011 à Abidjan, mais aussi dans les 47 interventions armées françaises depuis 1960, sous des prétextes divers et variés !

Non, François Hollande ne sera pas seul à décider : lui aussi, dans la perspective des législatives, doit passer des alliances et prendre des engagements : avec la gauche du PS comme Benoît Hamon. Avec le Front de gauche et Jean-Luc Melenchon, qui ont soutenu la résistance ivoirienne, appelé à la libération des déportés politiques des geôles nordistes et à la dissolution des milices tribales FRCI, condamné l'intervention de la Licorne et de l'ONUCI et l'arrestation par les Forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo.

Et tout cela, après un an, va sortir dans les grands médias français, et devant l'opinion publique africaine : cette vérité politique que l'on nous a trop caché va être révélée - maintenant que les dossiers vont être découverts par le nouveau pouvoir et que l'ancien président ne sera plus là pour travestir les réalités de la guerre franco-ivoirienne.

Quant au pouvoir ivoirien, ce n'est pas par hasard si son éminent représentant nomadise entre hôpital et résidence, entre Mougins et Paris, entre XVIème arrondissement et Élysée. Cette fébrilité n'indique pas seulement une panique certaine devant l’alternance à Paris, ne signifie pas seulement que sa sécurité est plus assurée dans la capitale française que parmi ses compatriotes abidjannais, ni que ses affinités sont plus occidentales qu’africaines.

Car on peut caractériser la relation sarko-outtariste comme un pouvoir hybride, transcontinental, un pouvoir double. Non pas « en double », comme aiment le dire les africains se référant à la sorcellerie (quoique à décrypter les massacres d'avril, on se demande de quel exorcisme relèvent leurs auteurs - faute de justice), mais duel, caractérisé par « l'assimilation réciproque des élites », pour repolitiser une formule politologique à succès.

C'est une des premières choses que la gauche doit faire cesser : un général français à la présidence ivoirienne, un Serey Eiffel grand maître de la coopération, une force Licorne en pleine régression coloniale. Tout cela est aussi dangereux qu'anachronique et devra s’arrêter au plus vite.

Au delà, les démocrates africains et occidentaux demanderont des comptes au pouvoir socialiste pour que soient retirés au plus vite les corps expéditionnaires franco-onusiens, que soient jugés les crimes de guerre de quelque bord ou nationalité qu'en soient leurs auteurs.

Que les élections ne soient plus sous tutelle et la « continuation de la guerre par d'autres moyens » - et que des négociations s'engagent sérieusement avec l'opposition, le retour de Laurent Gbagbo et des formes d'union nationale que les intéressés définiront eux mêmes. Que les fauteurs de guerre, comme l'actuel responsable du Burkina, soient arrêtés dans leur déstabilisation de l'Afrique de l'Ouest - si son propre peuple ne se charge pas de l'alternance à Ouagadougou.

En Mai 1981, nous nous souvenons que François Mitterrand n'avait qu'un mot à dire pour encourager les oppositions démocratiques et que tombent les partis uniques et les dictatures africaines : il ne l'a pas dit, et tout a continué.

En Mai 2012, François Hollande n'a qu'un mot à dire, et il n'est pas sûr qu'il le dise. Et ce n'est pas grave : c'est nous tous qui le dirons, au nom des révolutions africaines encore à venir.

 

Michel Galy

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: Le blog de Delugio

dimanche, 29 avril 2012

DE L’IMPROBABLE RECONCILIATION IVOIRIENNE

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Drôle de réconciliation que celle proposée par Alassane Ouattara aux Ivoiriens ! Une réconciliation faite de superficialité, de parodies et de parades, à l’image de son voyage dans le grand Ouest où aucune amende honorable sincère n’a été faite mais où bien au contraire beaucoup de justificatifs ont été donnés pour s’éterniser dans la posture de l’auto-victimisation permanente. En Côte d’Ivoire, il urge de guérir les cœurs et les esprits. Faute de quoi, de nouveaux troubles sont prévisibles, comme le craint d’ailleurs le général Béréna Gnakoudè, le chef militaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), appréhensions relevées dans ses mots d’adieu à la Côte d’Ivoire, sur Onuci FM. Ouattara offre en lieu et place quelques pauvres infrastructures. Que sert-il de marcher sur du nouveau bitume avec un cœur ulcéré, un esprit en peine et une âme tourmentée ? Si bien qu’à Man et Kouibly, ce sont des malinkés qui ont été coptés porte-paroles des autochtones. Où sont donc passés ces autochtones ? A la vérité, le discours tranche totalement avec les actes. Pour contraindre les réticents à venir accueillir « leur président », des quasi battues ont été organisées par les Dozos dans les campements et villages avec, quelquefois, des chiens de chasse pour les résoudre à en sortir et aller dresser des haies d’honneur à celui qu’ils considèrent encore comme leur bourreau.

Pour la même cause, les marchés ont été fermés, les commerçantes, obligées à aller sur les places de meeting, et les taxis, forcés au stationnement, sous peine de mise en fourrière. On se serait à nouveau cru dans une Côte d’Ivoire à jamais révolue. Celle du temps de la colonisation et des travaux forcés.

Selon des fils de la région, des victimes seraient même encore venues alourdir le déjà-insupportable passif de la crise ivoirienne dans ces contrées montagneuses. Pour la simple et bonne raison qu’au nom de dispositions sécuritaires, le nouveau pouvoir d’Abidjan a organisé une véritable traque contre les Wè, estampillés pro-Gbagbo, à l’approche de la visite d’Alassane Ouattara. La chasse à l’homme a donc repris, à la faveur d’une visite présidentielle (si elle a même cessé, un jour !).

Des populations, tout naturellement terrifiées par un traumatisme récent, et sous la menace, qu’il a été aisé de convaincre d’afficher des sourires de circonstance pour faire plaisir à l’illustre hôte, dussent-elles ravaler leurs amertumes et leurs morgues pour tous les crimes continuellement subis. La paix par la peur, la terreur et le mutisme, qui oblige la victime à se terrer et à faire profil bas, voici le type de paix que Ouattara propose aux Ivoiriens. Est-ce cela la réconciliation tant annoncée et chantée, mais qui jamais ne pointe à l’horizon ? S’il y a encore des personnes honnêtes et lucides autour de Ouattara, qu’elles le lui disent : Nous allons droit dans le mur !

Nous autres, sommes des « renards du Net » et en avons parcouru, des sites, des blogs et des réseaux sociaux ! Où que vous alliez, une chose vous frappe invariablement : les ivoiriens sont profondément opposés et divisés. Et c’est un euphémisme de le dire. Passez sur n’importe quel forum où il est loisible aux Ivoiriens de s’exprimer, vous verrez des positions ivoiriennes inconciliables, tranchées, voire guerrières et franchement macabres. Des forums où fusent des injures et des insanités impossibles à reproduire, tant elles sont d’une vilenie renversante. Impossible d’engager le moindre débat, sereinement. Tout observateur et analyste sérieux se rend tout de suite compte que la fracture ivoirienne est totale, consommée, cristallisée, quasi irréversible.

Cette guerre de tranchées et cette intransigeance jusqu’au-boutiste des positions sont indissociablement liées au manque déprimant de tact des nouveaux gouvernants ivoiriens qui ont opté pour la jubilation indécente et la diabolisation permanente contre Laurent Gbagbo (qui continue de hanter leurs nuits), postures qui n’ont pas faibli en une année de pouvoir. Il n’y a qu’à voir tous les plateaux télé consacrés à la crise ivoirienne sur RTI 1, les discours du Chef de l’Etat et du nouveau président de l’Assemblée nationale. Pas plus que ne s’estompent les mensonges éhontés sur la crise ivoirienne depuis 2002, qui ne voient des victimes que dans un camp, ainsi que sur la crise postélectorale de 2010-2011, et la justice de vainqueurs qui a vu récemment mettre aux arrêts Me Rodrigue Dadjé, avocat de Mme Simone Gbagbo, en pleine préparation de dossier de défense. L’homme de droit est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de trafic d’armes, et subit le chantage d’une certaine autorité ministérielle pour la remise de sommes indues (10 millions de francs CFA) devant conditionner sa libération.

C’est un grand opprobre pour ce qui est censé être la « République de Côte d’Ivoire », si du moins elle est encore pourvue de scrupules. Mais cela, nous semble-t-il, n’émeut personne dans la « nouvelle Côte d’Ivoire ». Bien au contraire ! Tous saluent ou assistent indifférents, passifs – à commencer par la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) –, aux dérives du régime et à l’escalade dans les actes antirépublicains et fossoyeurs de paix. Incarcérer l’avocat de son opposante, en pleine affaire, il faut vraiment le faire ! Ce pouvoir est-il sérieux ? Au reste, quel crédit accorder à une réconciliation qui en une année n’a pas fait le moindre pas significatif en avant. En la matière, la CDVR est une désolation nationale. Toutes choses qui n’ont pas manqué d’arracher à la diva de la musique ivoirienne, Aïcha Koné, en exil en Guinée, cet aveu : « Je ne comprends pas bien cette réconciliation ». Elle n’a pas tort. Nous n’y comprenons pas grand-chose, nous non plus ! Et des millions d’Ivoiriens avec nous. Il y a véritablement matière !

Finalement, il faut se le dire honnêtement et sans ambiguïtés, on ne fera jamais l’économie du recomptage des voix pour solder le contentieux électoral ivoirien et pour le retour d’une paix véritable en Côte d’Ivoire, à moins d’y arriver par des arrangements politiques au plus haut niveau. Encore faut-il que le pouvoir Ouattara ait cette culture et cette élégance. Attendons de voir.

C’est par la sagesse et le tact du souverain, du gouvernant, que les cœurs se désarment et que la paix a lieu. Quand il n’en a pas, il faut en faire le deuil. Continuer de mentir ainsi, comme des arracheurs de dents, et retenir dans les bagnes du Nord ses adversaires politiques comme des trophées de guerre, les persécuter sans relâche et se susciter une autre opposition, sur mesure, sélective, sans consistance véritable, ordonnée par les partenaires financiers et sous leur pression (tout comme le premier voyage présidentiel à l’Ouest pour rassurer les investisseurs et alliés internationaux sur la bonne marche du processus de réconciliation), ne donne absolument aucune chance à la paix en Côte d’Ivoire. Toutes choses qui nous ont inspiré ce titre si peu optimiste. Peut-il en être autrement quand celui qui nous tient lieu, actuellement, d’«héritier du père de la nation» est d’une accablante incapacité à réunir les fils de la Côte d’Ivoire pour faire la paix des braves, englué qu’il est dans les petits calculs de survie et de pérennité au pouvoir, par la mise à mort de la seule opposition significative, le FPI-CNRD, volontairement décapité pour s’incruster.

Ouattara ne peut faire croire au peuple ivoirien qu’il est un homme de paix avec des discours lénifiants et des promesses. Pas plus qu’il ne peut faire croire que la crise ivoirienne a débuté en 2010, qu’il est blanc du pourrissement de l’atmosphère politique, dans notre pays, depuis deux décennies, et doit cesser de s’afficher en permanence comme l’unique victime de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, victime qui, du reste, serait pur du sang des Ivoiriens et qui, aujourd’hui au pouvoir, pardonne à ses bourreaux. La campagne électorale est passée. Il est primordial de mettre un bémol aux promesses, tout comme aux contes de fées, et de passer aux actions. Cela fait plus d’un an que le peuple attend des actes véritables de réconciliation, par l’élargissement des adversaires politiques incarcérés dans ses goulags du Nord et la ré-civilisation de la vie politique ivoirienne qui est devenue un champ de tous les périls pour les opposants.

Y parviendra-t-il ? Nous le lui souhaitons. Car en réalité, à cela, nous, peuple ivoirien, pourrons juger de sa grandeur d’homme d’Etat ou de sa petitesse de calculateur médiocre. L’histoire le regarde et retiendra chacun de ses actes.

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !


In le quotidien ivoirien N° 504 des samedi 28 et dimanche 29 avril 2012.

samedi, 28 avril 2012

PRETENDUS MERCENAIRES ARRETES DANS LA FORET DU BANCO: DES RESCAPES TEMOIGNENT

 

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Le régime Ouattara englué dans une dérive dictatoriale irréversible voit des tentatives de coups d’Etat ou de déstabilisation et des mercenaires partout. Les journaux proches du pouvoir et la Rti version Ouattara ont présenté, dans leurs éditions d’hier, des jeunes gens comme étant des miliciens et des mercenaires en préparation d’un coup d’Etat que les Frci, forces armées pro-Ouattara, auraient arrêtés, jeudi, dans la forêt du banco à Abidjan.

Au nombre de 18, ces hommes étaient, dit-on, en réunion pour déstabiliser le pouvoir en place. Ils sont actuellement détenus au camp commando d’Abobo où les soldats de Ouattara les brandissent comme des trophées de guerre. Ces arrestations ne sont rien d’autres que des actes dictatoriaux qui reposent sur de l’intox. Un rescapé, témoin oculaire de ces enlèvements en cascades, et un des parents de certains des jeunes gens arrêtés se sont rendus hier à notre rédaction pour témoigner afin que l’opinion publique sache la vérité.

« Le jeudi 26 avril vers 13h, je mangeais de l’attièké à la maison à Abobo-Sagbé avec mon neveu Lêgbou Djoni, étudiant à l’Université de Cocody, mais qui ne va plus à l’école du fait de la crise. Tout d’un coup, nous avons entendu des tirs dans le quartier et nous avons donc fui pour rentrer dans la cour. Trois éléments des Frci (Forces pro-ouattara) armés sont alors entrés chez moi. L’un d’eux m’a demandé s’il n’y a pas de garçons dans la maison. Je lui ai répondu que nous, les garçons, sommes au nombre de trois. Mon neveu l’étudiant, un ami baoulé couturier qui s’appelle Gustave et moi. Ils nous ont dit de les suivre pour aller rejoindre un autre groupe d’hommes qu’ils avaient aussi arrêtés.

Quelque temps après, ils m’ont dit de retourner chez moi parce que je suis vieux. C’est comme ça que j’ai été libéré et je ne sais même pas où ils ont emmené mon ami et mon neveu qui vit avec moi depuis trois ans après le décès de son père Lêgbou Zoané», témoigne le doyen Lêgbou D., la soixantaine passée, qui vit depuis cinq ans à Abobo-Sagbé où il exerce la profession de chauffeur. Féhi Jules qui vit également dans le même quartier relate des faits quasi-similaires. « Dans la cour où j’habite, les Frci ont fait irruption et ont pris mon neveu Francis Djè Bi Irié, vigile à Vigassistance et sont partis aussi avec lui pour une destination inconnue», révèle t-il. Selon lui, un autre jeune homme nommé Zê Bi, originaire de Zuénoula, qui venait de prendre sa douche pour se rendre à son lieu de service à Filtisac a été arrêté par les forces armées pro-Ouattara.

Ces deux rescapés de la barbarie du pouvoir Ouattara disent être venus à Notre Voie pour révéler la vérité mais surtout pour protester contre l’arrestation qu’ils jugent arbitraire de leurs enfants qui ne sont pas des mercenaires comme on tente de le faire croire. Comme on peut le constater, les jeunes gens arrêtées n’étaient pas dans la forêt du banco en train de préparer la déstabilisation du pouvoir Ouattara. A Yopougon, 100 personnes sont arrêtés et détenues par les Frci à Yopougon-Nouveau quartier.


Vincent Deh


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

jeudi, 26 avril 2012

OUEST IVOIRIEN: OUATTARA S'EN VA, RIEN NE CHANGE POUR LES POPULATIONS

 

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Alassane Ouattara a achevé, lundi dernier, une visite surmédiatisée qu’il a effectuée dans l’ouest du pays, notamment à Man, Toulepleu, Blolequin, Guiglo, Duékoué et Bangolo. Morceaux choisis par l’actuel numéro un ivoirien : l’éternelle litanie de promesses face à des solutions urgentes. C’est à une course contre la montre, comme s’il se retrouvait en territoire hostile, qu’Alassane Ouattara s’est adonné lors de sa visite éclaire dans les régions des 18 montagnes,  le Guémon et le Moyen-Cavally. En trois jours, il a pu s’imprégner des réalités des populations de Man, Toulepleu, Blolequin, Guiglo, Bangolo et Duékoué. Dans certaines localités, les populations mobilisées par ses proches pour les besoins de la cause n’ont eu droit qu’à moins d’une heure de présence de leur hôte sur leur sol, souvent même dans l’évitement de la tradition locale. 

C’est le cas au stade de Man où, contrairement à Laurent Gbagbo qui avait mâché la noix de cola de ses hôtes après la cérémonie de libation des propriétaires terriens pendant la campagne électorale, Alassane Ouattara s’est dérobé à la tradition. Une pratique courante chez le peuple Dan pour symboliser l’estime qu’il porte à son hôte de marque. Soit. La visite en elle-même était opportune ? En ce sens que dans les régions du Guémon et du Moyen-Cavally notamment, les populations autochtones, propriétaires terriens, dans leur grande majorité, ont déserté les lieux pour se mettre à l’abri des massacres depuis avril 2011. 
 
Il ne s'est pas démarqué de ses incessantes promesses

Leurs biens abandonnés ont été pillés et leurs forêts aujourd’hui aux mains d’allogènes majoritairement burkinabè. L’insécurité est de mise et lorsque certains s’essaient au retour, ils sont taxés de miliciens ou pro-Gbagbo et sont passés à la guillotine. Les Dozos, chasseurs traditionnels originaires du nord de la Côte d’Ivoire et au delà de la frontière ont pris pied dans les régions et s’érigent en justiciers. En s’aventurant dans leurs régions, les populations du Guémon et du Moyen-Cavally s’attendaient à un signal fort de la part d’Alassane Ouattara pour le retour de la normalité. L’actuel numéro un ivoirien était attendu sur le dossier des Dozos qui détiennent illégalement des armes de guerre et se substituent à l’armée régulière dans les villes, villages et campements. Là où l’on s’attendait à un discours de démobilisation de cette confrérie, Ouattara a plutôt préféré leur rendre les honneurs, leur apportant ainsi, de façon sournoise, sa caution à l’exercice de basses manœuvres dans les localités sous leur contrôle.

Alassane Ouattara n’a pas également apporté de solutions urgentes à la question de réhabilitation des résidences détruites des populations à qui il demande de retourner chez elles. Elles sont nombreuses à vivre sous les tentes à Duékoué et en dehors de la Côte d’Ivoire, ruinées par la guerre et ne disposant pas de ressources pour se construire ou réhabiliter leur toit. La question foncière, la plus cruciale, Alassane Ouattara l’a botté en touche et l’a lié à la question de la nationalité. Alassane Ouattara veut-il entériner le peuplement des régions du Moyen-Cavally et du Guémon par la colonie d’allogènes burkinabè qui s’arrogent des parcelles de forêts au mépris de la loi sur le foncier ? Donne-t-il des signaux de naturalisation de la cohorte d’allogènes qui prennent pied à l’ouest et entériner leur installation définitive dans les régions en question ? Il a donné son quitus à la nouvelle assemblée qui nous éclairera davantage. 

Ce qu’il faut retenir de cette visite, c’est qu’Alassane Ouattara ne s’est pas une fois de plus démarqué de ses incessantes promesses depuis la campagne électorale dont les signaux ne sont nullement visibles depuis un an qu’il a accédé brutalement au pouvoir. Ouattara s’en va, rien ne change dans la vie des populations. Celles qui étaient réfugiées dans leur tente de fortune y retournent…
 

Saint-Claver Oula


jeudi, 19 avril 2012

PPTE COTE D’IVOIRE: LE POINT D’ACHEVEMENT ET APRES?

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Bref historique et enjeu du dossier PPTE-Côte d’Ivoire

 

Lancée en 1996, l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) aux yeux des partenaires au développement correspondait exactement aux besoins des pays comme la CI, pour lesquels les rééchelonnements successifs de la dette extérieure depuis le début des années 1980 et les Plans d’ajustement structurels (PAS) qui les accompagnaient n’ont pu régler la crise d’endettement. C’est pourquoi dès 1998 l’éligibilité du pays à ce programme est obtenue. Malheureusement la mauvaise gouvernance du régime Bédié (entre autres l’affaire des 18 Milliards de l’Union Européenne, les immenses dépenses engagées non ordonnancées (Denos), les exportateurs défaillants et des créances compromises ders exportateurs du café/cacao, etc., qui ont conduit à la rupture entre la Côte d’Ivoire et l’ensemble des bailleurs de fonds) et les effets du coup d’Etat de Guéi du 24  Décembre 1999 vont retarder l’atteinte du point de décision. Ce sont les réformes engagées par Laurent Gbagbo dès 2001 qui ont permis de renouer rapidement avec ces derniers de sorte que l’atteinte de ce point de décision serait intervenue fin 2002 au plus tard sans la tentative de coup d’Etat de septembre 2002. Toutefois, la stabilisation de la situation politique, la reprise rapide des réformes et la conclusion d’un nouvel accord avec les bailleurs de fonds à partir de 2007 (à travers un ambitieux programme post-conflit-EPCA1 et 2, l’apurement de tous les arriérés vis-à-vis des créanciers multilatéraux, et l’élaboration d’un DSRP original) ont permis l’atteinte effective du point de décision du PPTE en Mars 2009.

L’atteinte du point d’achèvement du PPTE qui était attendue au plus tard en 2011, a été reportée du fait de la crise postélectorale et de la guerre qui s’en est suivie. Le FMI et la Banque Mondiale envisagent de décider d’accorder le point d’achèvement en juin de cette année. Ce qui serait une très bonne chose. Le gouvernement Ouattara tout en omettant de mentionner les efforts qui ont été fait par l’équipe du Président Gbagbo pour faire progresser ce dossier, jubile sans retenu (Notez par exemple que les réponses aux différentes revendications sont reportées dans 3 mois) en oubliant que l’atteinte du point d’achèvement du PPTE ne signifie pas automatiquement la garantie du bénéfice immédiat des avantages qui lui sont attachés sans efforts. L’objet de cette réflexion est de rappeler les avantages attendus du PPTE et les conditions pour y arriver rapidement et pleinement. 

Les avantages attendus au point d’achèvement du PPTE et les conditions pour en bénéficier

Les avantages attendus au point d’achèvement du PPTE (au titre du PPTE et de l’IADM) sont les suivants: allègement de la dette à travers une baisse du service et une réduction du stock de la dette/ amélioration des ratios de la dette (stock de la dette sur PIB, exportations et revenu ; services de la dette sur exportations et revenu), grâce à l’annulation des intérêts et l’annulation partielle et la restructuration du stock. Amélioration de la solvabilité du pays et possibilités accrues d’accès à de nouveaux emprunts publics. Encouragement aux IDE, accélération des investissements en général et stimulation de la croissance pouvant se traduire par une forte réduction de la pauvreté. Ainsi, l’avantage direct attendu du point d’achèvement du PPTE c’est une accélération de l’allègement de la dette.

Dans le cas de la Côte d’Ivoire l’allègement attendu est de 3 milliards de dollars US au titre du PPTE et de 2 milliards de dollars US au titre de l’IADM. Le total de l’allègement attendu est ainsi de 5 milliards de dollars US, environ  2 500 milliards de F CFA. La Côte d’Ivoire a déjà reçu près de la moitié de son allégement estimé au titre de l’Initiative PPTE à la faveur de rééchelonnements et d’opérations d’apurement des arriérés concessionnels passés, soit 1.5 milliards dollars US, ce qui ramène le gain attendu à seulement 3.5 milliards de dollars US, soit environs 1700 milliards de F.cfa. L’enjeu de ce programme est considérable autant pour la Côte d’Ivoire que pour les bailleurs de fonds (le montant de l’allègement est supérieur à tout ce qui a été payé par le FMI au titre du programme depuis son lancement et représente le 2ème montant le plus élevé après celui de la RDC, 12.3 milliards de dollars US).    

Si l’amélioration des ratios du stock de la dette est immédiate dans tous pays bénéficiaires du PPTE, la baisse du service de la dette extérieur n’est pas évidente. En réalité la baisse du service effectivement payé est très faible car les pays surendettés n’assurent en général que le service de la dette vis-à-vis des créanciers multilatéraux. Or, dès l’atteinte du point de décision c’est l’ensemble du service sur la dette non éligible qui est payé. C’est ainsi que le Mali par exemple devait, selon les estimations du FMI, rembourser 16,1 millions de dollars en 2010 pour 19,7 millions en 2000 et la Tanzanie ne verrait son service de la dette diminuer que de 7% dans le meilleur des cas. En Côte d’Ivoire le service de la dette extérieure augmente en 2012 du fait des paiements croissants aux créanciers bilatéraux et privés (62 milliards des 145.1 milliards d’échéances exigibles, soit 42.7%), qui n’étaient pas servis avant les accords récents sur la dette extérieure. De plus, le pays doit rester à jour de ces paiements sur la durée du programme.

Tous les scénarii esquissés par le FMI dans l’analyse de la soutenabilité de la dette ivoirienne prévoient une hausse des ratios du service de la dette, après la baisse initiale au point d’achèvement, jusqu’en 2017, et une autre hausse à partir 2021 après une brève baisse entre 2017 et 2021. Les obligations qui pèsent sur la dette extérieure conduisent souvent à un alourdissement de la dette intérieure, dont le service s’accroit fortement. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, selon les projections du ministère de l’économie et des finances le service de la dette intérieure, après une baisse significative en 2012 (en passant de 869.8 Mds de F.CFA à 421.7 Mds de F.CFA), reste compris entre 470 et 570 Mds de F.CFA jusqu’en 2016 et ne passe en dessous de 200 Mds de F.CFA qu’en 2017.

Les ressources attendues de l’allègement de la dette ne sont donc pas toutes disponibles immédiatement. L’effet des annulations du stock est immédiat pour tous les créanciers (y compris les créanciers multilatéraux avec l’IADM) à l’exception de la France, qui les intègre dans un programme désendettement/développement (C2D) d’une durée de 15 ans au moins. Celui de l’effacement des intérêts de la dette se fait aux échéances prévues. Ici aussi la France intègre ces éléments dans le C2D. Le mécanisme du C2D est la forme la plus achevée des entraves à l’utilisation des ressources du PPTE. En effet, ici le pays continue d’assurer le service de sa dette, que lui reverse la France sur un compte spécial conformément à une convention qui détermine les conditions d’utilisation des fonds. La lourdeur et les contraintes de ce mécanisme expliquent que de nombreux pays qui ont franchi le point d’achèvement depuis des années peinent à utiliser les ressources du C2D. C’est le cas du Mali, de la Mauritanie, du Cameroun. L'Etat du Cameroun par exemple a régulièrement remboursé puis s'est vu remis (selon le mécanisme du C2d), à échéance, une moyenne de 70 milliards de F.cfa par an. Mais, les tirages sur ces fonds, qui sont logés à la Banque centrale (Beac), sont souvent freinés pour des raisons de procédures. Dans tous les cas les pays bénéficiaires sont tenus de tenir une comptabilité séparée de l’utilisation de ces ressources en vue de garantir qu’elles servent avant tout à la réduction de la pauvreté. 

De fait, pour continuer à bénéficier des ressources PPTE le pays doit poursuivre ses efforts de réformes qui lui ont permis de franchir les différentes étapes du processus. Il doit s’assurer que le cadre macroéconomique est sein (notamment réformes des secteurs clé de l’économie, amélioration de l’environnement des affaires, bonne tenue du commerce extérieur et des comptes extérieurs en vue de bons résultats macroéconomiques), que les performances finances publiques sont bonnes, tout en conduisant une politique de lutte contre la pauvreté et de bonne gouvernance.

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, après le choc de la crise postélectorale, de la guerre et des tâtonnements des premiers gouvernements de Ouattara en 2011, des réformes importantes sont attendues : elles devraient porter entre autres sur la restauration et la consolidation des finances publiques (les régies financières dévastées par les exaction restent peu performantes), réformes du secteur cacao, la libéralisation ou la révision des prix des produits pétroliers et de l’électricité et la réforme du secteur énergie, la réforme du secteur bancaire et financier et la restructuration des banques publiques en vue du financement de l’économie (au lieu de la fuite en avant de la liquidation ou de la privatisation des banques publiques), la réhabilitation et le redéploiement de l’administration, la réhabilitation du secteur privé et la promotion de la compétitivité, etc..

Ces réformes ainsi que la mise en œuvre du DSRP sont indispensables à la Côte d’Ivoire. Comme elles sont inscrites dans les différents programmes signés avec les bailleurs de fonds, elles sont autant de conditionnalités à l’accès aux ressources du PPTE. A ce niveau, malgré la succession des communiqués d’autocélébration du gouvernement, la Côte d’Ivoire n’est pas bien avancée dans ces différents domaines. En particulier, une dégradation du cadre macroéconomique et les contreperformances des finances publiques peuvent éloigner une bonne partie des avantages attendus du PPTE. La Mauritanie, qui a franchi le point d’achèvement du PPTE en 2002, n’avait pas encore bénéficié de l’allègement au titre de l’IADM et de l’intégralité de l’allègement au titre du PPTE en 2007 du fait de la dégradation des résultats macroéconomiques et des finances publiques. Les problèmes de gouvernance qui apparaissent en Côte d’Ivoire (attribution de marchés publics par gré à gré ou des appels d’offre bidons, nominations complaisantes-sur des bases ethniques et partisanes- dans l’administration et les entreprises publiques, justice aux ordres, l’insécurité généralisée, etc.) ne sont pas faits pour faciliter l’accès aux ressources du PPTE.  

 A ces conditionnalités des bailleurs de fonds il convient d’ajouter des conditions internes (économiques et financières, mais aussi institutionnelles, administratives et sociopolitiques). La première condition économique du bénéfice effectif des ressources du PPTE c’est la croissance et les performances des régies financières. Les scénarii du FMI pour la soutenabilité de la dette de la Côte d’Ivoire prévoient un taux de croissance de 8.5% en 2012, de 5.7% en moyenne jusqu’en 2016, et de 5% en moyenne entre 2017-2031. Ils prévoient également des recettes publiques hors dons représentant 20.3% du PIB en 2016 et qui passent 22% en 2031. C’est sur la base des recettes attendues que les dépenses sont projetées à 23.9% du PIB en 2016 et à 25.3% du PIB en 2031. Mais bien plus, les annulations du stock et l’effacement des intérêts se faisant sous la forme de remises de dette, ils ne peuvent être effectifs que si le pays mobilise suffisamment de recettes propres pour les conserver et les utiliser. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, des recettes à plus de 20% du PIB c’est plus de 2000 milliards de F.CFA. L’état actuel des régies financières ne permet pas de garantir une telle performance. Je ne parle même pas des projections de croissance irréalistes qui sous-tendent les prévisions de recettes.  

Relativement à l’utilisation des ressources PPTE, leur suivi suppose l’élaboration et l’exécution de budgets-programme (CDMT) dans les secteurs ciblés pour la lutte contre la pauvreté, à savoir l’éducation, la santé, l’assainissement et l’eau, les infrastructures, l’agriculture, etc.. Les capacités administratives actuelles, suite à la dévastation de l’administration sur l’ensemble du territoire pendant la guerre et les recrutements complaisants, sur fond de Rattrapage ethnique, qui ont désorganisé complètement ce qui restait de notre administration, ne semblent pas être à même de conduire ce processus. Avec l’administration Gbagbo une première esquisse de CDMT avait été élaborée pour les secteurs de l’éducation et de la santé. Aujourd’hui on ne sait pas où on en est avec ce projet, d’autant que les premiers responsables de ces départements inspirent peu confiance. De même un rapport d’étape de l’exécution du DSRP avait été rédigé. Est-ce le ministère du plan tel qu’il est géré aujourd’hui peut-il poursuivre l’exercice? Plus globalement le suivi de l’utilisation des ressources PPTE suppose une production régulière et abondante de données statistiques. La Côte d’Ivoire, qui a du mal à conduire à son terme un projet de restauration des statistiques après la crise, peut-elle produire en quantité et en qualité les données requises pour suivre l’allocation optimale des ressources attendues du PPTE?

Le gouvernement Ouattara devrait plutôt s’employer à répondre à ces préoccupations légitimes au lieu de se complaire dans un triomphalisme béat, oubliant tout le travail à faire pour permettre un accès large et rapide aux ressources PPTE en vue d’en tirer le maximum d’avantages dans l’hypothèse du franchissement du point d’achèvement au deuxième trimestre 2012.

 

Jean Charles TIEMELE

Economiste Financier

samedi, 24 mars 2012

LE Pr BERNARD ZADI ZAOUROU MORT LORS D'UNE DISPUTE AVEC UN ENVOYE DE OUATTARA!


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Nos sources viennent de nous porter l'information. Le Pr. Zadi Zahourou a fait une crise d'AVC au cours d'une dispute avec un envoyé de Ouattara. L'histoire est partie d'une commande d'un scénario de film de sensibilisation sur la réconciliation, adressée au Professeur par un proche de Ouattara dont nous confirmerons le nom sous peu.

Intéressé par l'affaire, le Professeur réunit une équipe de comédiens ivoiriens dont Madame Thérèse T. pour lui apporter un coup de main. Très vite, l'équipe du Professeur boucle le scénario du film de sensibilisation et le Professeur en informe le commanditaire. Une facture pro forma du travail lui est demandée. Il évalue le travail: scénario, plus tournage et diffusion et, produit la facture pro forma du travail.

L'envoyé de Ouattara trouve la facture trop élevée. Le Professeur lui répond que c'est un travail d'Expert et qu'il a un coût. Mais la rencontre entre le Professeur et l'envoyé de Ouattara va tourner mal.

Souffrant d'un mal cardiaque depuis le coup d'Etat de 1999, le Professeur Zadi Zahourou est suivi médicalement et il lui est fait interdiction de se mettre en colère ou de s'exposer à une émotion forte. Ce sont ces recommandations des médecins qui l'ont amené à se retirer de la vie politique.

Mais, nos sources, confirment que l'émissaire de Ouattara va se montrer très désobligeant à l'égard du Professeur qui sous la menace et les propos méchants, va s'écrouler devant son interlocuteur.

Il venait ainsi de faire un accident cardiovasculaire. Conduit d'urgence à la PISAM, il ne se réveillera pas du coma.

Le Professeur laisse une famille inconsolable, menacée de représailles si elle révèle l'information à la Presse. Mais, les murs ont des oreilles et nous avons été contactés ce soir du 22 mars 2012, par une jeune étudiante inconsolable qui refuse de se taire sur ce qu'elle qualifie d'assassinat de son Père spirituel et Professeur à l'Université.

Pour que la Vérité se sache et que Justice soit rendue, nous avons jugé utile d'informer l'opinion internationale et nationale sur les circonstances réelles de la mort du Professeur Zadi Zahourou, cette énième victime d'un régime sans cœur.

Que l'âme du Professeur Zadi repose en paix!


Hassane Magued


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

lundi, 19 mars 2012

LE QUOTIDIEN LE MONDE INCENDIE LE PROCUREUR DE LA CPI: «OCAMPO EST SOUMIS AUX OCCIDENTAUX»

 

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Dans un article au vitriol, la correspondante du quotidien parisien du soir, «déshabille» le magistrat argentin, dénonce sa servilité vis-à-vis des puissances occidentales et dévoile ses méthodes absolument douteuses. Ces critiques sont émises depuis plusieurs mois déjà... par votre quotidien préféré. La charge est violente. Et surprenante de la part du quotidien Le Monde, soutien inconditionnel de la «gouvernance mondiale» et des aventures guerrières occidentales en Côte d'Ivoire, en Libye et en Syrie. Dans son édition datée d'aujourd'hui, Le Monde revient, sous la plume de Stéphane Maupas, sur le premier jugement rendu par la Cour pénale internationale en dix ans d'existence. Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga a en effet été reconnu coupable de «crimes de guerre» avant-hier. Ce jugement sera sans doute le seul rendu par le procureur Louis Moreno-Ocampo, qui plie ses bagages en juin prochain. La question de son bilan et de ses méthodes plus que discutables est donc à l'ordre du jour. Et Le Monde ne passe pas par quatre chemins pour le tacler sévèrement. «Dans ses communiqués, M. Moreno-Ocampo revendique une impartialité qui est démentie par les faits. Poignée de main chaleureuse avec l'Ougandais Yoweri Museveni, admiration déclarée pour le Rwandais Paul Kagamé, dont les pratiques sont pourtant dénoncées par l'ONU et les ONG», écrit Le Monde. Qui aurait également pu noter la rencontre discrète d'Ocampo et de Ouattara à son domicile privé parisien, et la «poignée de main chaleureuse» avec Guillaume Soro, pourtant soupçonné des pires crimes contre l'humanité. A Yoweri Museveni et Paul Kagame, qui ont historiquement prêté leurs pays comme bases arrières aux rébellions congolaises et qui ont été les alliés indispensables des multinationales qui pillent la RDC, Le Monde aurait pu adjoindre Blaise Compaoré, revolver françafricain tendu sur l'Afrique de l'Ouest, complice de Charles Taylor au Liberia, en Sierra Leone et en Côte d'Ivoire mais jamais inquiété, tellement dans le secret des dieux qu'il a pu «prophétiser» dès 2003 sur l'extradition du président Laurent Gbagbo à la CPI. Museveni, Kagame et Compaoré sont les alliés des Occidentaux et des «nouveaux prédateurs» en Afrique et, sous Ocampo, cela vaut impunité.

Le Monde poursuit dans sa lancée. «C'est par le jeu des preuves que la justice internationale peut être manipulée. En enquêtant par des intermédiaires, par procuration, le procureur multiplie les risques. Sa victoire dans l'affaire Lubanga semble être une goutte d'eau dans la lutte contre l'impunité au Congo. En obéissant à la même stratégie au Darfour, en Libye ou en Côte d'Ivoire, M. Moreno-Ocampo reste soumis au bon vouloir des puissances régionales et occidentales», écrit Stéphanie Maupas. En évoquant les «intermédiaires» dont se sert l'actuel procureur, la journaliste du Monde met les pieds dans le plat et permet de comprendre la pertinence de la démarche de l'avocat principal du président Gbagbo à la CPI, Maître Emmanuel Altit, qui entrave la stratégie d'Ocampo, qui veut «expurger» (faire disparaître des dossiers) de manière systématique et sans s'expliquer les noms de ses «victimes» mais également de tous les membres de son bureau, de tous ses enquêteurs et de tous ses traducteurs. Parce que, selon toute évidence, il a travaillé main dans la main avec des officines du RDR, et ne voudrait pas que la Défense enquête sur ses enquêteurs et leur crédibilité. La référence aux «intermédiaires» fait également penser à l'utilisation excessive de Human Rights Watch, ONG financée en grande partie par le milliardaire Georges Soros, qui est réputé avoir financé la campagne d'Alassane Ouattara.

Couper ses accusations de la racine du conflit

La technique d'Ocampo, qui consiste à «séquencer» les crises et les crimes liés à ces crises afin d'accabler les personnes qu'il vise, sans avoir à s'en prendre aux protégés des grandes puissances, est également dénoncée par la correspondante du Monde à La Haye. «Jean-Pierre Bemba, principal opposant au président congolais, Joseph Kabila, est à La Haye depuis novembre 2010. Il est un acteur majeur des guerres de l'est du Congo. Mais pourtant, devant la CPI, il ne répond que des crimes commis en République centrafricaine. Un peu comme si le tribunal pour l'ex-Yougoslavie avait inculpé l'ancien président Slobodan Milosevic pour la seule guerre du Kosovo, faisant l'impasse sur son rôle en Bosnie-Herzégovine. Les accusations du procureur sont circonscrites à quelques faits. Elles ne donnent pas une vision claire des responsabilités dans la guerre féroce que se sont livrés par milices interposées l'Ouganda, le Rwanda et le Congo. Seuls deux autres chefs de milices, Mathieu Ngudjolo et Germain Katanga, sont poursuivis pour crimes contre l'humanité en raison du massacre de 230 personnes à Bogoro, village d'Ituri, le 24 janvier 2003. Une seule journée dans une guerre de dix ans pour laquelle il n'existe pas de bilan précis, mais qui, selon l'ONU et les ONG, a fait plusieurs centaines de milliers de morts. En coupant ses accusations de la racine du conflit, le procureur a posé un acte politique. Ni le pouvoir ougandais ni le régime rwandais ni les responsables de Kinshasa n'ont été inquiétés ; aucun responsable clé n'a été cité, ne serait-ce que comme témoin», écrit-elle. La volonté d'Ocampo de n'enquêter, au départ, que sur la guerre post-électorale ivoirienne ne relève-t-elle pas des mêmes techniques de saucissonnage opportuniste ? Sur le dossier ivoirien, la question de «la racine du conflit» est un tabou réel. Le malaise du bureau d'Ocampo à l'annonce de l'élargissement de l'autorisation d'enquêter sur le dossier ivoirien au début de la rébellion en 2002 est ainsi apparu dans les propos de Pascal Turlan, conseiller français du magistrat argentin. «On va regarder ce qui s'est passé depuis 2002 mais on n'a pas d'obligation d'enquêter sur ces crimes-là, on a maintenant la compétence pour le faire si on le souhaite et si on l'estime pertinent».

«Il voulait conduire une affaire rapide et facile»

Le pli politicien de Luis Moreno-Ocampo, plus soucieux des effets de manche que de la soif de justice des victimes, transparaît également de l'article du quotidien français. Pour gagner du temps, et se donner de la contenance avant son départ, le procureur qui n'avait jusque-là bouclé aucun de ses nombreux dossiers, a envoyé valdinguer toutes les charges relevant des violences sexuelles et des massacres au sujet de l'affaire Lubanga. «Le procureur nous avait demandé d'oublier les massacres, il voulait conduire une affaire rapide et facile», affirmait en 2009 un enquêteur qui avait claqué avec amertume la porte de la Cour», révèle Stéphanie Maupas. Au final, l'article du Monde reprend quasiment tous les griefs que les analystes ivoiriens critiquant la méthode Ocampo ont développés ces derniers mois. Le Nouveau Courrier n'est pas peu fier d'avoir été à la pointe du combat contre les impostures du procureur argentin sur une affaire Gbagbo qu'il laissera comme une patate chaude à son successeur, la Gambienne Fatou Bensouda, qui sera déjà à la barre lors de l'audience de confirmation des charges le 18 juin prochain. Bien entendu, rien ne prouve qu'elle sera plus soucieuse du droit et moins politicienne que son prédécesseur. Comme lui, elle a été, au fond, cooptée par les puissances occidentales qui utilisent tant la CPI comme un jouet que son crédit ne cesse de s'éroder. Dangereusement.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 08 mars 2012

FORMATION D'UN NOUVEAU GOUVERNEMENT: LE FPI N'EST PAS INTERESSE

UNE N° 164 AUJOURD'HUI.jpg

C'est une réponse qui coupe court au débat. Le ministre Michel Amani N'Guessan que nous avons joint hier au téléphone pour avoir des précisions sur la position  du FPI relative à une probable entrée dans le tout prochain gouvernement, s'est dit surpris par cette information.

Qualifiant de manipulation la nouvelle de l'entrée de son parti dans un gouvernement sous le régime de Ouattara. « Non seulement le FPI n'a jamais été contacté pour faire partie d'un quelconque gouvernement, mais il  n'est pas demandeur. D'ailleurs, qui vous dit que notre parti est intéressé par cette histoire de gouvernement ? », s'est-il interrogé avant de relever que le problème du FPI se trouve ailleurs.

Le souci majeur du FPI en ce moment est la condition à laquelle le FPI  affirme lui tenir principalement à cœur est la libération sans condition de Laurent Gbagbo et de tous ceux qui sont actuellement détenus dans les geôles du Nord pour leur accointance avec  Laurent Gbagbo. Pour rappel, le FPI avait  condamné l'attitude du gouvernement qui, malgré la pertinence des questions qu'il avait soulevées lors des premières discussions entre les deux parties, avait refusé d'entendre raison. « Il ne faut pas fuir le dialogue républicain qui, à notre sens, permettra d'examiner entre autres, les difficultés du pays relatives à la sécurité  à la réconciliation dont l'une des conditions reste la libération de Laurent Gbagbo et de tous ses proches illégalement détenus».

Pour Laurent Akoun, la position du FPI n'a pas bougé d'un iota parce que le pouvoir n'a pas apporté un début de solution aux problèmes qu'il avait  posée au Chef de l'Etat. « Nous prendrons part aux activités gouvernementales si les difficultés évoquées à l'intention du pouvoir sont un tant soit peu résolues. Tant que les conditions d'une sécurité auxquelles nous joignons d'ailleurs d'autres conditions indispensables à la reconstruction post-crise, ne sont pas réunies, il n'est pas question de faire légitimer ce régime ». Et Laurent Akoun de conclure que son parti a engagé des négociations avec le pouvoir. « Nous avons engagé des négociations avec le gouvernement et notre décision dépendra de l'issue de ces nouvelles discussions républicaines ».



Simplice Zahui, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 164 du jeudi 8 mars 2012.

lundi, 05 mars 2012

UN DOCUMENT POUR LA CPI: VIOLATIONS MASSIVES DES DROITS DE L’HOMME DANS L’OUEST DE LA COTE D’IVOIRE

 


Fichier:International Criminal Court logo.svg

Dans l'enfer de la rébellion ivoirienne à ses débuts, à l'Ouest de la Côte d'Ivoire, en 2002-2003.


Ayant retrouvé dans mes archives ce document de 2003 qui concerne les violences effectuées par la rébellion ivoirienne de 2002 à 2003 à l'Ouest du pays - et dans le contexte de la récente décision de la CPI qui prendra en compte les évènements depuis 2002, nous avons cru bon de le diffuser, tout en le confiant aux avocats intéressés par ce sujet, évitant au gouvernement en place à Abidjan une longue et fastidieuse recherche dans ses archives...

Toutefois, le gouvernement Ouattara/Soro se fera certainement un devoir de retrouver dans les dites archives (si les FRCI ne les ont pas brûlé lors de la « bataille d'Abidjan !) l'équivalent de ce document pour le Nord de la Côte d'ivoire - à défaut, les récipiendaires de ce type de document : agences des Nations Unies, ONG, Ligues des droits de l'Homme internationales et ivoiriennes peuvent utilement les identifier, les publier, et les confier à la CPI !

Document officiel, et non confidentiel, ce travail effectué par recoupements de récits de déplacés (1,5 millions de personnes ont fui la zone rebelle pour se réfugier en zone gouvernementale - évènement politique majeur sur lequel on reviendra) m'a été confié personnellement par le président Laurent Gbagbo, comme documentation, après une interview à Abidjan.

Il comprend, outre l'introduction publiée ici, plusieurs tomes de témoignages personnels - souvent terribles à lire, et qui démontrent dans des détails monstrueux ce qu'est la gouvernance par la violence que j'ai analysée dans l'article « politologie d'une rébellion (revue « Cultures et conflits, en ligne ici : index2208.html).

Resterait à synthétiser, de 2002 à 2012, les milliers de victimes, en zone Nord et Sud, causées par la rébellion, avant et après le 11 avril 2011. Bien qu'inquantifiables avec précision, à cause notamment de la carence injustifiable des « organisations de droits de l'homme », juges et partie, ces massacres de masse attendent leur recension.

 

Michel Galy, politologue, Paris.

La saisie a été effectuée par
Fatou Mahine, respectant la forme et la pagination du document.

MICHEL GALY 2.jpg

Michel Galy

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Le début du document se présente ainsi (la version WORD complète est télechargeable plus bas). Saper Aude:

 

MINISTERE DELEGUE AUX DROITS DE L'HOMME


CRISE SOCIO-POLITIQUE EN COTE D'IVOIRE

VIOLATIONS MASSIVES DES DROITS DE L'HOMME DANS L'OUEST DE LA COTE D'IVOIRE

 

I - INTRODUCTION

II - SELECTION DE TEMOIGNAGNES

Dans un rapport publié le 12 décembre 2002, au nom du Gouvernement Ivoirien, le Ministre Délégué aux Droits de l'Homme a fait un bilan partiel de la situation des Droits de l'Homme depuis l'agression barbare perpétrée contre la Côte d'Ivoire dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002.

De nombreux témoignages concordants, recueillis auprès de témoins ou rapportés par la presse, ont permis de se rendre compte de plusieurs cas de violations graves des Droits de la Personne Humaine commises par les rebelles du MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire) dans le Nord et le Centre de la Côte d'Ivoire, à savoir :

  • Les violations du droit à la vie (exécutions sommaires de populations civiles et militaires),
  • Les tortures et traitements cruels inhumains et dégradants (viols, tortures et mauvais traitements, administration de substances nuisibles à la santé),
  • Les violations du droit au respect de la vie privée (violation de domiciles),
  • Les violations du droit à la libre circulation,
  • Le travail forcé ou obligatoire (enrôlement forcé de nombreuses personnes dont les mineurs),
  • Les disparitions,
  • Les violations du droit à la non discrimination,
  • Les violations du droit à la sécurité,
  • Les violations du droit à la reconnaissance de la personnalité juridique (destruction de l'Etat civil).

La totalité de l'introduction de cette abjection totale, ici :

 

Pour télécharger le fichier WORD de cette précieuse archive, cliquer sur: UN DOCUMENT POUR LA CPI

 

Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

mardi, 28 février 2012

QUE OUATTARA EVITE UNE GUERRE FRATRICIDE A LA COTE D'IVOIRE


DOSSO CHARLES RODEL.gif

J'ai écouté la peur au ventre tout au long de la crise militaro-politique, une série de prophéties sur la Côte d'Ivoire, ma chère patrie bien aimée. Les unes parlaient d'une guerre à venir dont le bilan serait plus macabre que celui de la deuxième guerre mondiale, d'une guerre généralisée dans toute la Côte d'Ivoire qui ferait entre 5.000.000 et 11.000.000 de morts où les ethnies tireraient le couteau les unes contre les autres.  Certaines ont parlé de semblant de victoire au cours de laquelle les victorieux  damneront   les saints et les personnes paisibles avant que ne survienne un  revirement de situation qui verrait les vaincus relever la tête. D'autres plus explicites, ont déclaré que Gbagbo perdrait le pouvoir face à l'armée Française qui utiliserait tous les moyens militaires afin d'installer la rébellion au pouvoir avant que ne survienne une résurrection inattendue du pouvoir Gbagbo au prix d'une guerre meurtrière du peuple ivoirien contre l'envahisseur et ses alliés.  Ainsi, sur le conflit ivoirien, Dieu fut-il suffisamment bavard avant que ne survienne la chute du Président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011.

Après le 11 avril 2011, ignorant littéralement ces paroles divines, les victorieux ont jubilé et continuent de le faire tandis que les vaincus, humiliés et  en proie à toutes sortes de brimades, cherchent désespérément une main salvatrice pour  les uns, qui dignement, malgré l'animosité du ''nouveau pouvoir'' poursuivent la lutte alors que d'autres ont préféré sauter dans le camp adverse pour préserver leurs acquis ou troquer leur dignité contre des prébendes.

C'est dans cette atmosphère politique nauséabonde que les Hommes de Dieu, les croyants, continuent de fléchir genoux afin que le Dieu sauveur épargne la nation ivoirienne d'une guerre ethnique, fratricide préjudiciable à tous. Ce, en dépits de la parole de Dieu annoncée dans Esaïe 55-11 qui dispose qu'aucune parole ne sort de la bouche de l'Eternel et retourne à lui sans avoir accompli ses effets. Nous, ivoiriens, continuions de garder le secret espoir que la nation soit épargnée d'une autre guerre meurtrière, plus atroce que celles déjà vécues.

Mais, 10 mois après le drame du 11 avril 2011, cet espoir d'une Côte d'Ivoire paisible commence à être étouffé de plus en plus par une peur de revoir la mère patrie s'embraser, de voir le Dieu sauveur, bon, miséricordieux, faire sa volonté telle qu'annoncée  par ses prophètes.   Les faits nous horrifient et la tentative d'en donner les causes ne résout rien. Pis, les esquisses de solutions pour exorciser le mal semblent d'emblée inefficaces. Malheureusement, ceux à qui est destiné l'exploit divin annoncé, courent vers celui-ci dans l'arrogance, en ignorant le divin maître. Plus grave, ils caressent le désir de ruser avec l'être suprême.

En effet, 10 mois après la prise de pouvoir de Monsieur Ouattara par le coup d'Etat de la France contre le Président Laurent Gbagbo, le tableau est sombre. La cohésion sociale même précaire qui avait existé avant la crise post-électorale semble être désormais  très loin de nos rêves. Le corps de Christ est durement éprouvé, l'armée, jadis symbole de l'unité nationale est profondément divisée. La rébellion armée, alliée de la France dans le conflit ivoirien, victorieuse du 11 avril 2011, continue d'humilier les militaires de métier. Ce, avec la bénédiction de Monsieur Ouattara qui fait la promotion tous azimut des caporaux de la rébellion aux grades d'officiers supérieurs pour mettre sous leur commandement leurs supérieurs d'hier.

Aussi, l'armée nationale est-elle devenue hétéroclite avec des pro-Ouattara choyés d'un coté et des militaires républicains humiliés et bafoués de l'autre coté. Comme dans l'administration générale, cette promotion est faite sur une base  essentiellement ethnique.  Pour se justifier, Monsieur Alassane Ouattara ne manque pas de se présenter comme le Président des ivoiriens du nord contre  les ivoiriens des autres régions de la Côte d'Ivoire dont la mission prioritaire est de refaire « les torts » causés aux nordistes par les pouvoirs  précédents. Les conflits récurrents entre les populations et les FRCI (force pro-Ouattara) continuent d'allonger une liste déjà trop longue de personnes innocentes tuées pour ses ambitions. Alors que les FRCI malmènent dans l'impunité totale une frange de la population, les groupes ethniques commencent à se lever les uns contre les autres. C'est dans cette grisaille d'incertitude que les gouvernants nous annoncent des bruits de bottes de milices pro-Gbagbo dans certaines forêts. Pendant ce temps, les exilés dont des milliers de militaires, sous le poids des souffrances ignorées, pour éviter la mort devenue leur partage,  donnent de la voix. Et, peu à peu, la peur d'un lendemain ensanglanter  nous envahit.

Notre soif d'un futur meilleur nous pousse à rechercher les causes de la désagrégation du tissu social qui nous permettront certainement de proposer un remède fiable.

Du malaise de l'armée, aux conflits interethniques ça et là en passant par les affrontements entre les FRCI et les populations, sans oublier le fait que Monsieur  Ouattara revendique être le chef des tribus du nord après avoir endeuillé toute la nation pour en avoir la commande, sans ignorer les excitations militaires contre le pouvoir Ouattara,  une seule raison semble justifier ce chaos : L'INCERTITUDE SUR SON ELECTION.

Hier, alors que le Président Laurent Gbagbo, au nom de la démocratie préconisait un recomptage des voix pour vider le contentieux électoral comme dans les grandes démocraties, Monsieur Ouattara avec l'appui de la France et de sa rébellion armée a préféré faire la guerre pour conquérir le pouvoir. Ainsi, le 11 avril 2011, il a vaincu militairement sans convaincre qu'il a battu Laurent Gbagbo dans les urnes. Il a parachevé ainsi par les armes un processus électoral de sortie d'une crise armée qui devrait asseoir la démocratie là où les armes, ses armes avaient endeuillé de milliers de familles.

Cette guerre a jeté le doute dans tous les esprits quant à la victoire de Monsieur  Ouattara à cette élection. Le transfèrement du Président Gbagbo à LA HAYE n'a rien changé en cela et le doute court toujours. Tous ces bruits semblent chercher la réponse à  une question et une seule : QUI A GAGNE LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE NOVEMBRE 2010 EN COTE D'IVOIRE ? QUI ???

Pour se faire, au nom de la stabilité en Eburnie, il nous parait impérieux qu'une réponse soit donnée à cette question afin de ne pas perpétuer la dictature des armes dans une Côte d'Ivoire  jadis havre de paix. Même la mise en alerte maximale des forces onusiennes, Françaises et leurs supplétifs des FRCI, ne saurait nous empêcher de craindre un embrasement. Car, cette question hante l'esprit de chacun des ivoiriens au point où l'action de  déstabilisation peut venir de partout et de nulle part.

A regarder de près, nous pouvons dire sans risque de nous tromper, que nous tendons allégrement vers l'accomplissement des prophéties.

Malheureusement. Ces paroles divines prononcées sur la Côte d'Ivoire tendraient donc à se réaliser en dépit de nos prières à Dieu. Je veux refuser de croire et de penser qu'il y a encore une possibilité d'exorciser le mal. Une réponse existe à cette question et une seule : Le Recomptage des Voix. Seul le recomptage des voix  peut garantir la paix et la stabilité en Côte d'Ivoire. Sans le recomptage des voix, l'apologie des armes pourrait faire école. Malheureusement !!!

Mais, Monsieur Ouattara qui a refusé le recomptage des voix à l'opposition, peut-il l'accepter maintenant alors qu'il parade ça et là fièrement en tant que ''Président de la Côte d'Ivoire'' ? La parole de Dieu sur la Côte d'Ivoire ayant été dite irrévocable, je ne serai  pas étonné de son refus.

Dans tous les cas, le juste sera justifié. Seulement que chaque pro-Gbagbo sache que c'est l'huile qui se répand sur la tête d'Aaron qui descend sur sa barbe pour ensuite couler sur le bord de ses vêtements. La tête de cette lutte en ce qui les concerne est Laurent Gbagbo.

Nous ne faisons que jouir, autant que nous sommes, à quelque niveau que nous soyons, de l'onction déposée sur sa vie. L'enjeu de la lutte est de réhabiliter la démocratie en Côte d'Ivoire par le rétablissement de la vérité des urnes relativement aux élections de novembre 2010 et non promouvoir de nouvelles valeurs à la place de celui qui a tout donné pour la liberté de l'ivoirien et par extension de l'africain. Dans cette lutte hautement spirituelle, différente d'une lutte politique ordinaire, la ruse n'a point sa place, seule la quête de la vérité et de la justice nous fera triompher. Laurent Gbagbo ne sera jamais un objet de  marketing pour l'ascension sociale et politique d'aucune  personnalité. En tout cas, pas dans cette phase de la lutte. Dieu y veillera car les souffrances que Gbagbo endure, sont à la gloire de l'Eternel et à lui seul.

Frères et sœurs, Dieu s'est disposé à essuyer nos larmes de douleur, de maltraitance. Face à cette coalition d'armées étrangères qui assiègent ton pays depuis des mois, aie l'assurance de la victoire car elle t'est gracieusement offerte par Dieu, le Saint d'Israël. Il t'a éprouvé dans la fournaise de l'adversité mais pour l'amour de son nom qui est invoqué sur toi, il veut agir afin que son nom ne soit point profané  et que sa gloire ne soit point partagée. Soit dans son temps et soit un bon instrument à sa gloire.


QUE DIEU BENISSE CHACUN DE NOUS !


Fait à Abidjan, le 26 février 2012.


LE MINISTRE CHARLES RODEL DOSSO

lundi, 20 février 2012

«QUE LES IVOIRIENS ARRETENT DE SE PLAINDRE SUR LEUR SORT, JE NE LES AI PAS ABANDONNES»


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Cette brève révélation que je vous propose, aujourd'hui, a été reçue par la sœur Grâce. Pour rappel, elle avait reçu une première révélation, en août 2010 avant les élections, annonçant l'arrestation du Président Gbagbo. Elle en avait même prévenu la Présidence de la République. Sur les forums où elle avait porté l'information pendant l'élection présidentielle, elle avait été vilipendée et traitée de tous les noms d'oiseaux. Au final, ce n'est pas elle qui a eu tort. Bien au contraire !

Depuis quelques semaines, elle se signale par une nouvelle révélation qu'elle nous charge de porter à votre connaissance, chers Ivoiriens. En voici le contenu:

«Dans le message qu'il m'a donné en songe, dit-elle, le SEIGNEUR me dit : "Sache que Alassane Ouattara président, ce n'est pas une bénédiction pour lui-même mais plutôt une punition que je lui inflige; ce n'est pas du tout un cadeau". Et je lui ai demandé : "Mais pourquoi?"  Il m'a répondu : "Parce qu'il ne maîtrisera jamais son armée et un chef qui ne maîtrise pas son armée ne peut être un chef. C'est de là que viendra l'accomplissement de sa punition".  Je ne peux pas analyser ces paroles ; d'autres ont ce don mais pas moi. Ensuite, il me dit : "Laurent Gbagbo à La Haye, c'est aussi une punition. Chacun reçoit sa part de châtiment. Diffuse-le et que les ivoiriens arrêtent de se plaindre sur leur sort, je ne les ai pas abandonnés". La voix qui s'est adressée à moi dans le songe a insisté pour que ce soit Fernand Dindé qui publie cette révélation, je ne sais trop pourquoi. Je me suis donc adressé à lui parce que c'est la volonté de DIEU».

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

dimanche, 19 février 2012

KKB: «ADO AURAIT PU SE METTRE AU-DESSUS DU TRIBALISME»


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Le président de la jeunesse du Pdci-RDA, Kouadio Konan Bertin dit KKB a animé, hier jeudi 16 février, une conférence de presse à la maison du Pdci à Cocody. Il s'est prononcé sur l'actualité sociopolitique mais a surtout réagi aux attaques dont il est l'objet au sein de son parti. KKB, pur produit du Pdci et allié du Rdr n'est pas d'accord avec la manière de gérer le pays d'Alassane Ouattara. «Si j'avais la possibilité d'être un conseiller du président ou même la chance de le croiser, je le lui aurais dit. Le mal de la Côte d'Ivoire est profond. Lui qui a vécu aux Etats Unis et qui a même eu la chance d'épouser une Européenne aurait pu se mettre au dessus du tribalisme et sauver la Côte d'Ivoire». Selon KKB, l'heure n'est pas aux règlements de compte comme croit si bien le faire le régime Ouattara qui fait de la traque aux pro-Gbagbo la priorité de son programme de gouvernement. Aux dires du président de la Jpdci, il est nécessaire de faire la réconciliation dans notre pays mais celle-ci impose «des sacrifices de la part du régime en place». Par ailleurs, il estime que pour que cette réconciliation soit effective, un rapprochement entre Ivoiriens du Fpi et ceux du Rhdp s'impose. Auquel cas, cette réconciliation ne sera qu'un leurre.

Après ce constat, il a abordé l'actualité au sein de son parti où il affirme qu'on «veut sa peau» en l'opposant à son leader, le président Henri Konan Bédié. Sur la question, KKB a nommément cité Denis Kah Zion, fondateurs du quotidien «Le Nouveau Réveil» par ailleurs membre du secrétariat du Pdci, de lui en vouloir. «Kah Zion sait dans quel rôle il se trouve en ce moment. Il tente par tous les moyens de m'opposer au président Bédié. Il a fait de nombreuses victimes au sein du parti mais moi je reste sa dernière cible parce qu'il ne parviendra pas à ses fins. Moi, ma chair est amère», a-t-il assené. Puis il poursuit pour crier son indignation car il estime «qu'être propriétaire d'un journal ne signifie pas qu'il faut chercher à mettre les bâtons dans les roues des autres. Je suis victime d'une cabale». C'est un KKB très en colère qui a tenu à rappeler à Denis Kah Zion le combat qu'il a mené, selon lui, pour que son quotidien qui était persona grata dans certaines localités du pays puisse être vendu. «Kah Zion est un grand frère mais je ne sais pas ce qui l'anime. Mais dans cette bataille qu'il a ouverte, chacun de nous va se défendre. Lui est propriétaire d'un journal mais qu'il sache que la Jpdci va se défendre à sa façon avec les armes dont elle dispose. Il n'a d'ailleurs pas intérêt à continuer», a menacé KKB.

Après quoi, il a rappelé qu'il vouait un respect au président Bédié dont le parcours l'a toujours inspiré. Et que par conséquent, il ne serait jamais dans une logique de défiance envers celui pour qui il s'est toujours battu. «Mon combat pour Bédié ne date pas d'aujourd'hui. Depuis 1993 que je suis président de la jeunesse, j'ai toujours soutenu le président Bédié. Je ne suis pas de ceux qui soutiennent Bédié lorsqu'il pose de bons actes. En réclamant un congrès ou encore en demandant de faire le bilan du parti après tous les échecs qu'on a enregistrés après la présidentielle et les législatives, où est la défiance ?» s'est-il interrogé.

Dans la foulée il a annoncé pour le 17 mars prochain la rentrée politique de la Jpdci. A cet événement, KKB a indiqué que ce sera le rendez-vous du débat et que les personnes allergiques au débat en «auront pour leur compte». Ce sera selon KKB le lieu pour faire le bilan de la situation sociopolitique mais aussi des échecs enregistrés par le parti lors des dernières élections.

 

Hermann Djea


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 15 février 2012

COTE D'IVOIRE, TU RESSUSCITERAS!

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Il en sera pour toi comme pour Jonas


Dans la nuit du 6 janvier 2012, le Seigneur me parla pour la Côte d'Ivoire à travers l'histoire prophétique de Jonas (Jonas 2) et de Noé (Genèse 8).

L'Eternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fût dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. De la même manière, L'Eternel a envoyé  un grand poisson pour engloutir la Côte d'Ivoire, et la Côte d'Ivoire sera à l'image de Jonas, dans le ventre du poisson pendant un temps prophétique de trois jours et trois nuits. La Côte d'Ivoire éprouvera ce qu'a éprouvé Jonas quand il a été jeté  dans l'abîme, et sa détresse ressemblera à celle de Jonas.

Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le cœur de la mer, Et les courants d'eau m'ont environné; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi. Je disais: Je suis chassé loin de ton regard! Mais je verrai encore ton saint temple. Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie, L'abîme m'a enveloppé, Les roseaux ont entouré ma tête.  Je suis descendu jusqu'aux racines des montagnes, Les barres de la terre m'enfermaient pour toujours; Mais tu m'as fait remonter vivant de la fosse, Éternel, mon Dieu! Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l'Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu'à toi, Dans ton saint temple. Ceux qui s'attachent à de vaines idoles éloignent d'eux la miséricorde. Pour moi, je t'offrirai des sacrifices avec un cri d'actions de grâces, J'accomplirai les voeux que j'ai faits: Le salut vient de l'Éternel. L'Eternel commanda au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre (Jonas 2).

Les scribes  et les pharisiens lui répondirent, disant : Maître, nous voulons voir un signe de toi. Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Les hommes de Ninive se lèveront au jour du jugement avec cette génération, et la condamneront ; parce qu'ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. Matt. 12/38-40.

Toutes ses vagues passeront sur le pays mais le Seigneur protégera ceux qui lui appartiennent; l'Eternel secouera la Côte d'Ivoire comme Jonas fût secoué dans le ventre du grand poisson. Le salut vient de l'Eternel  mais ceux qui s'attachent à leurs idoles éloigneront d'eux la miséricorde car les idoles ne les sauveront pas. Après ce temps, de la même façon, l'Eternel commandera au poisson, image du  Léviathan, de relâcher pour toujours la Côte d'Ivoire (Esaïe 27/1).

Côte d'Ivoire, il te sera donné le signe de Jonas comme signe de ta libération et de ta résurrection. "Tu remonteras vivante de la fosse"... Comme Le Seigneur a obligé d'une certaine façon Jonas à rentrer dans son plan, il va utiliser ce qui t'arrivera pour te faire rentrer dans ta destinée. Ce temps prophétique de 3 jours que tu vas vivre, ne devra pas être pour toi l'image de la mort mais comme pour Jonas,  ou Jésus-Christ, l'image de la résurrection, dit l'Eternel.

Un encouragement

Et Dieu se souvint de Noé,
et de tous les animaux et de tout le bétail, qui étaient avec lui dans l'arche; et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux baissèrent; Genèse 8/1.  Et Dieu se souvint de Noé... comme s'il l'avait-oublié...?

Depuis que les portes de l'arche s'étaient fermées, l'Eternel n'avait plus parlé à Noé; que devait ressentir celui-ci? Pendant tout le déluge qui s'abattait sur la terre puis plus tard, à la vue de ces eaux à perte de vue, sans preuve de vie pendant de longs mois, il aurait pu se croire abandonné.

Jonas ne voyait rien non plus dans le ventre du poisson (on peut supposer qu'il s'agissait d'un grand requin capable d'avaler un homme), il était  dans les ténèbres. Il ne pouvait ni voir, ni comprendre ce qui se passait à l'extérieur comme à l'intérieur du poisson. Et il s'est souvenu de l'Eternel, seul capable de le sauver. Mais même secoué par l'épreuve, Jonas était d'une certaine façon, aussi à l'abri dans le ventre du poisson et le Seigneur mettra son peuple à l'abri car toutes choses sont sous son contrôle y compris le "poisson".

Invoque moi au jour de la détresse ; je te délivrerai et tu me glorifieras Paumes 50/1.

Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, et il m'a exaucé; du sein du séjour des morts j'ai crié, et tu as entendu ma voix. Jonas 2/1.

Je suis mis au rang de ceux qui descendent dans la fosse, dit le psalmiste,  je suis comme un homme qui n'a plus de force... tes fureurs passent sur moi, tes terreurs me conduisent au silence; elles m'environnent tout le jour comme des eaux. Ps 88.

Paul a bien décrit ces situations qui semblent se prolonger: Nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie et nous regardions comme certain notre arrêt de mort... afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes mais en Dieu qui ressuscite les morts. 2 Corinthiens 1/8 à 10.

Car depuis notre arrivée, notre chair n'eut aucun repos ; nous étions affligés de toute manière: luttes au dehors, craintes au-dedans ... 2 Corinthiens 7/5.

Il y a des moments où nous n'arriverons peut-être plus à espérer, épuisés, convaincus que nous n'avons plus de force, ni celle de vivre, car les faits sont là. Ainsi parlait aussi Sarah en Genèse 18/12-13 : Je suis trop vieille maintenant, aurais je encore des désirs ?

Dieu ne fait pas de reproches et répond simplement à ceux qui ne désirent plus rien, où qui n'ont plus d'espérance: "Y a t-il quelque chose qui soit étonnant de la part de l'Eternel ? Au temps fixé, je reviendrai vers toi...

L'Eternel jugera son peuple ; mais il aura pitié de ses serviteurs en voyant que leur force est épuisée Deutéronome 32/36.

Comme pour Jonas, comme pour Noé, au temps fixé, l'Eternel agira, il se souviendra de la Côte d'Ivoire. A ceux qui sont épuisés, L'Eternel se contente de rappeler sa puissance: Voici, je suis l'Eternel, le Dieu de toute chair. Y-a-t-il rien qui soit étonnant de ma part ? Jérémie 32/27.

A celui qui vaincra (qui persévèrera jusqu'à la fin) et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père Apocalypse 2/26-27.


Deborah


Lire aussi La Côte d'Ivoire est-elle morte?


Source: LE GLAIVE TRANCHANT

dimanche, 12 février 2012

ELEPHANTS, DONNEZ UN PEU DE JOIE A CE PAYS TRISTE DEPUIS LE 11 AVRIL!


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Devant le petit magasin qu'il tient au «black market» d'Adjamé, Moktar n'a pas eu hier, un bout de temps pour lui-même. Toute la journée, il a été assailli par les clients venus se procurer qui, des gadgets aux couleurs nationales qui, la dernière réplique du maillot officiel des Eléphants. En prévision de la demande, le jeune commerçant avait pris soin la veille, de renforcer considérablement son stock. Mais cela n'a pas suffi à satisfaire la clientèle qui en redemandait. A en croire le jeune homme et ses voisins commerçants du coin, la réalisation de ces bonnes affaires dure depuis trois jours aujourd'hui, soit depuis la victoire sur le Mali, le pays d'origine de Moktar. Une bonne conjoncture qui non seulement est venue soigner le moral du commerçant, brisé par le raid de Gervinho, mais qui lui a permis d'équilibrer ses comptes, déficitaires jusque-là, du fait de la morosité économique ambiante. C'est donc tout heureux que depuis jeudi, Moktar a troqué son maillot des Aigles contre la tunique orange des Eléphants dont il se dit désormais le premier supporter.

Et hier, à la mosquée, lors de la grande prière de 13 heures, il a ardemment invoqué Allah le Miséricordieux afin qu'il permette à  Drogba de brandir le trophée au terme des 90 mn car il sait que pareil dénouement lui donnera encore quelques jours de prospérité. Comme Moktar, Yves Messou, assis au comptoir de son maquis, qui passe pour le meilleur espace de la cité verte, à Yopougon, peut se frotter les mains. En cette période de CAN, les recettes sont bonnes avec des pics inespérés à chaque victoire de Copa Barry et les siens. C'est pourquoi, comme le Onze national, lui aussi prépare le grand soir.  Stock de boissons  triplé, nouvelles serveuses aguichantes, capacité d'accueil agrandie, drapeaux tricolores flottants, rien n'a été négligé par le maître des lieux pour demeurer la meilleure offre du quartier.  La plupart des ménages abidjanais sont également dans l'air du temps avec les couleurs orange-blanc-vert accrochés aux fenêtres des maisons comme à la belle époque de la célébration des fêtes nationales de l'indépendance.

Dans les bureaux, presque toutes les conversations tournaient hier autour du match de demain. Les dossiers ? « Ca peut attendre après la finale », a lancé tout sourire, Cédric, cadre des impôts, refermant son bureau  dès 13h et pressé d'aller rejoindre la joyeuse bande de copains qui, dira-t-il, a déjà commencé la mise au vert  autour de ses bouteilles préférées. Partout, dans l'esprit des uns et des autres, c'est la fête avant le show final même si l'on redoute quelque peu, le syndrome ''Orlando pirates'' du nom du cataclysme intervenu le 15 décembre 1995, où le club Sud-Africain, en match retour, est venu battre l'Asec  au stade Félix Houphouët-Boigny (1-0) alors que les Ivoiriens avaient fait le plus dur à Pretoria (2-2). Le revers des champions ivoiriens si prêt du but, avait eu l'effet d'un séisme dans tout le pays.

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D'où la méfiance et la concentration maximale conseillée par le coach François Zahoui à ses garçons qui ne devront jamais penser que c'est déjà dans la poche et que le rendez-vous du dimanche soir n'est que simple formalité. Ce serait une grossière appréciation vu qu'en face, les garçons de Hervé Renard caressent le rêve secret de tomber le grand favori de la compétition, trois jours après s'être offert le Ghana, un autre groupe bien côté à la bourse des valeurs africaines. De sources proches du staff des Eléphants, on indique que les joueurs sont conscients de leur mission et savent que les Ivoiriens attendent avec impatience ce second sacre. Pas seulement pour voir enfin la génération dorée ivoirienne, inscrire en lettres d'or, son nom sur le précieux trophée continental, mais pour s'offrir eux-mêmes quelques jours de bonheur dans ce pays toujours aussi triste qu'au lendemain du 11 avril 2011, le jour où tout a basculé en Côte d'Ivoire.

Oui, quelques jours de félicité pour chasser le spleen d'un peuple pris à la gorge par la cherté de la vie, angoissé par la vague de licenciements qui balaie tous les services, terrorisé par les FRCI et qui attend toujours sans vraiment y croire maintenant, les pluies de milliards annoncés à grand renfort de publicité par les gouvernants actuels. Dix mois que l'attente dure et rien n'indique pour l'heure, que nous sommes au bout du tunnel.

Avec notamment toutes ces nouvelles pas trop rassurantes en provenance du FMI et de la Banque Mondiale. Bien instruit de l'enjeu de cette finale, les principales compagnies de téléphonie mobile qui officient à Abidjan ont décidé d'accompagner les Ivoiriens sur la route du bonheur. Pour cela, elles rivalisent depuis quelques jours d'ardeur pour attirer le maximum de personnes sur les sites spécialement conçus et savamment disséminés aux quatre coins du District d'Abidjan. La place Ficgayo, le complexe Jesse Jackson de Yopougon   et la place Inch Allah de Koumassi  sont pour l'heure, les meilleures adresses en la matière. Du côté du leader du secteur, on annonce pour cette nuit, une veillée d'animation sportive qui va se poursuivre jusqu'à l'heure du match. Du délire en perspective. Eléphants, à vous de jouer !

Barrissez donc !

Géraldine Diomandé, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.


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CE NE SERA PAS LA FIN DE LA CRISE

Il faudra être clair et ne pas s'y tromper, les Eléphants prendront cette coupe et nous leur ferons la fête comme il est recommandé de le faire à tous les vrais héros nationaux. La fête sera  grande parce que depuis 20 ans, nous en bavons et nous ne bouderons pas notre joie parce que nous avons trop souffert de la méchanceté de l'impérialisme qui a fait une OPA sur notre pays. Nous savourerons chaque instant de la victoire des Eléphants comme si nous prenions une revanche sur le sort des opprimés que les mentalités esclavagistes veulent nous imposer.

Comme un seul homme, n'en déplaise aux esprits chagrins, nous nous lèverons pour soutenir les Eléphants et les pousser à la victoire. Mais, à l'adresse de nos dirigeants et de la commission vérité dialogue et réconciliation, il faut clarifier que ce ne sera pas le moment de faire une lecture erronée sur l'état de la société ivoirienne. Il n'est pas interdit à un malade même dans son état de grabataire de savourer quelques instants de bonheur quand ceux-ci se présentent. Un médecin sérieux et compétent ne prendrait pas le sourire de son malade pour la fin du mal. Aussi voudrions-nous prévenir Dramane Ouattara que ce n'est pas pour lui et sa politique de rattrapage, de licenciement, de justice des vainqueurs, de chartes de détournement, de démolisseur,  que les Ivoiriens occuperont les rues le soir du dimanche 12 février. Nous savons qu'il n'a jamais eu droit à une véritable liesse populaire dans ce pays, mais il se trompera lourdement de voir dans la joie des Ivoiriens son retour en grâce dans leurs cœurs.

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Quant à Charles Konan Banny, il sait lui-même qu'à part tourner le couteau dans la plaie par la ténacité de sa rancœur contre Gbagbo, il n'a encore rien fait pour que les Ivoiriens se réconcilient. Nous nous jetterons dans les bras des uns et des autres pour montrer notre disposition à nous retrouver, mais nous ne laisserons aucun politique  tirer à lui la couverture d'un succès dont il n'a aucun mérite.

Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.



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DIDIER DROGBA, DANS LA LIGNEE DES POKOU, MILLA, BELLOUMI...

Dimanche, 12 février 2012, la Côte d'Ivoire joue pour la troisième fois de son histoire, la finale de la Coupe d'Afrique des nations. La deuxième finale de la génération Didier Drogba. Dans cette génération, où les talents se valent, les regards sont tournés vers l'emblématique buteur de l'équipe nationale qui a besoin de rentrer dans l'histoire. En tant que leader de l'actuelle génération, Didier Drogba doit inscrire son nom dans les annales du football africain à l'instar d'un Laurent Pokou qui, en seulement deux compétitions, est devenu une légende  continentale.

Pendant plus de 38 ans, il a détenu le record de meilleur buteur avec 14 buts à son actif. Marquant ainsi la Can de son empreinte. Le nom d'Asmara qu'il porte n'est pas un pseudonyme de luxe. Ce nom qui était celui de la deuxième ville d'Ethiopie, aujourd'hui capitale de l'Erythrée,  a été donné à Laurent Pokou en 1970 par le Président Hailé Sélassié pour saluer ses prouesses face à l'équipe nationale de l'Ethiopie dont « l'Empereur Baoulé », un autre surnom de Laurent Pokou, avait violé la cage plus de 5 fois, arrachant du coup la vedette à l'Egyptien Mohamed  Al-Diba qui totalisait déjà 4 buts en une seule rencontre.

Avec ce  talent  de grand buteur, sa rage de vaincre, Didier Drogba a tous les moyens pour  se hisser au diapason des Pierre Kalala Mukendi, N'dayé Mulamba, Ossei Koffi, Ali Fergani, Moustafa Dalheb, Roger Mila, Djonkep Bonaventure, Ibrahim Youssef et autres Abega Théophile, ces grandes figures dont les noms occupent les premières lignes dans les livres du Football africain. Le buteur de Chelsea a certes  glané des lauriers çà et là en Europe,  avec le titre de Champion d'Angleterre, un trophée de la Coupe d'Angleterre, deux ballons d'Or en Afrique et deux participations à la phase finale de la Coupe du monde où il totalise deux buts.

Un but contre l'Argentine en 2006 et un autre contre le Brésil en 2010.  Le seul africain à avoir violé la cage des Auriverde. Mais cela ne suffit pas pour  ce brillant  palmarès auquel manque la Coupe d'Afrique des Nations. L'Année  2012 est donc celle de l'espoir pour le natif de Niaprahio de brandir ce prestigieux trophée continental.  Cela, en vue de confirmer son  statut de leader  qui lui colle à la peau depuis 2006, date de la première participation de cette génération à un rendez-vous aussi important qui réunit tous les grands noms du football africain.

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Avec ses dix buts en quelques années de présence à la Coupe d'Afrique des nations, Drogba a là une belle occasion d'accroître son capital buts et rabattre définitivement le caquet à tous ses détracteurs en ramenant le trophée sur les bords de la lagune Ebrié. Les sportifs ivoiriens et de toute l'Afrique l'attendent. Si la rencontre Côte d'Ivoire -Zambie polarise tant  l'attention, c'est en partie à cause d'un Didier Drogba qui a su porter l'équipe à bout de bras jusqu'à la finale. L'heure de la vérité n'est plus loin. ''Dahi Zoko'', le guerrier de Niaprahio ne le sait que trop.


Que le spectacle commence !

Nicole Bantchi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.

mercredi, 08 février 2012

PROPHETESSE NAOMIE BETHEL: LETTRE POUR MONSIEUR LAURENT GBAGBO


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Malachie 3/8:  Un homme trompe-t-il Dieu?


Shalom à vous tous qui lirez cette "lettre" que j'adresse à Monsieur Laurent Gbagbo.

Il y a bien des jours, j'ai reçu sur ma boite e-mail une évocation : celle de contacter par écrit "le prisonnier de Dieu" ce que je n'envisageais pas avant cela.

Le temps est passé, puis depuis plus d'une semaine, jour après jour, mes yeux se porte sur cette injonction : écris à L. Gbagbo.

C'est donc ce que je fais aujourd'hui; non pas un courrier de ma volonté, mais un courrier de la volonté divine. Ce courrier est sobre, mais n'est-il pas dit : si tu dis un mot... pas cinquante, pas dix, pas cinq; mais un seul mot et vient la guérison. C'est de cela qu'à besoin cet homme; il n'a pas besoin d'autre chose que de savoir que le Seigneur ne l'a pas oublié, et que ce n'est pas de la part des hommes qu'il est ainsi prisonnier, mais que Dieu a permis cela afin que L.Gbagbo le trouve enfin.

Soyez bénis vous tous, de la bénédiction qui provient du ciel dont la porte s'est ouverte un jour alors qu'à Golgotha des yeux se fermaient et que le salut pouvait être enfin acquis par les hommes de bonne volonté.

Shalom. Naomie.

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En recevant votre adresse, j'étais loin de penser que je serai amenée à vous écrire autrement que par le passé ; vous ayant déjà contacté à maintes reprises et ce dès 2005.


A Cette époque, je vous avais signifié ce qui en serait de votre sort et de celui de la côte d'Ivoire si vous persistiez à ne pas vous soumettre à la loi de Dieu, non pas celle des hommes, alors que vous aviez proclamé être de sa maison.

Avez-vous un seul instant oublié que l'on ne se moque pas du Seigneur Dieu Eternel selon ce qui est écrit ? Galates 6/7 - Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

Chacune des paroles prononcées a trouvé son accomplissement, et aujourd'hui, qu'en est-il ?

La Côte d'Ivoire est en souffrance, nul ne peut dire le contraire, à part les menteurs.
Vous êtes en souffrance, nul ne peut dire le contraire, à part les méchants.

Mais moi je ne cherche pas à vous satisfaire par des paroles mielleuses;  simplement vous rappeler ce qui en a été et ce qui sera.

Dieu, que vous avez méprisé, au risque de subir votre sort présent, est toujours le même Dieu d'amour, et sachez qu'il fait toujours grâce à celui qui crie vers lui.

Ce que je veux vous dire aussi, avec affirmation, c'est qu'un jour devant lui est égal à son temps et que rien ni personne ne saura se mettre au travers de sa seule volonté.

Un jour, vous connaîtrez sa vérité, et vous pourrez dire tout comme Job :
J'avais entendu parler du Seigneur, mais maintenant je le connais personnellement. - Job 42/5.

Je ne veux pas rajouter à votre peine, ce serait inutile et méchant, je veux simplement à ce jour vous dire que notre Seigneur à un plan pour la Côte d'Ivoire, et que celui qui sera présent sur le devant de la scène est l'égal du « Bon Samaritain » biblique qui pris soin de celui qui se mourrait.

Il en sera ainsi pour votre Nation, et aussi pour vous ! Vous sortirez de ce lieu, sur la demande de cette personne qui se recommandera du Seigneur Dieu.

(Attention, ne pas confondre de la magnanimité et de la miséricorde avec la faiblesse; il sera meilleur pour vous un siège à la droite du Seigneur qu'un trône ici-bas).

Jamais je ne vous ai dis autrement que la seule vérité qui sortit du cœur de Dieu, tout comme il en a été de même pour le Chef de la Libye, auquel le Seigneur disait, après sa visite en territoire de France, que s'en était fini de lui ; également comme le Seigneur m'avait montré que l'Afrique se doterai « d'un roi couronné comme empereur » et que cet homme était bien le colonel Kadhafi.

Monsieur, si je vous nomme « président, c'est que vous avez occupé ce poste et qu'en France celui qui a été une fois Président garde son appellation quand bien même il ne l'est plus.

C'est par respect que je vous nomme ainsi, non par déférence ni obséquiosité; je ne me prosterne que devant mon seul Seigneur.

Que ces temps soient pour vous des temps appelés à la réflexion et que votre réflexion vous conduise sur la voie de la sagesse, il n'est jamais trop tard pour revenir d'où l'on a chuté.

J'en ai fais l'expérience pour ma propre vie.

Comme je l'ai souvent fait, je vais vous bénir, par le nom tout puissant qui est au dessus de tous les autres noms, du plus petit au plus grand. Ce nom est Yéshua.

Que le Seigneur déverse sur vous ses fraîches rosées afin que votre âme altérée ne le soit plus et que vous puissiez jouir des jours de votre vie comme un enfant de la maison du Seigneur, comme un de ses rachetés.

Nul ne peut servir deux maîtres à la fois, c'est ce que vous fîtes par le passé, qu'il n'en soit plus ainsi et que la vérité soit votre partage chaque jour.

J'espère que les nouvelles que vous pouvez recevoir de votre famille sont des nouvelles bonnes ; Dieu gardant chacun de ceux que le Père Eternel lui a confié jusqu'à l'accomplissement se toutes ses promesses. 

Luc 19/10 -  Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Jean 17/12 - Lorsque j'étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie.

Jean 18/9 -  Il dit cela, afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite: Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés.

Monsieur, tous nous paraîtrons devant le trône de la grâce, et sachez que ce qui a été sera pesé dans la balance divine. Les œuvres que nous accomplissons seront évaluées, et les mains que nous tendrons seront vides de toutes nos espérances. Vous comme moi !

Seule, la foi que nous aurons manifesté dans le Fils, qu'il faut « embrasser » avant qu'il ne se mette en colère, sera notre passeport pour la vie éternelle, et son rejet notre passeport pour la mort éternelle.

Mais cela vous le savez très bien, c'est en cela que vous avez été trouvé coupable devant le Seigneur, c'est d'avoir su, d'avoir connu les bontés de Dieu à votre égard et de faire comme si cela n'était pas.

1 Corinthiens 4/7 -  Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu?

Apocalypse 3/3 -  Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi.

Monsieur le Président, je pourrais vous dire des paroles humaines, mais en cela je n'aurais pas l'approbation de Yéshua, aussi je veux simplement vous rappeler ce qui en était, ce qui en est, et ce qui sera ; le Seigneur Dieu de dire : JE SUIS CELUI QUI ETAIT QUI EST ET QUI SERA , parce qu'il est écrit ceci : Ecclésiaste 3/15 - Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé.

Je vous dis : shalom !

Que la paix du Très Haut qui surpasse toute chose soit votre partage et que votre vie soit mise en harmonie avec lui et sa parole.

NAOMIE,
Servante du Seigneur, le 2 Février 2012.


Source: Le Site du Ministère de Naomie

vendredi, 03 février 2012

LA GUERRE SORO-OUATTARA FAIT RAGE: LA BATAILLE LICORNE-US FORCES CONTRE FORCES NOUVELLES SE PREPARE

 

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Ce n'est pas fini ! 9 mois après la bataille d'Abidjan, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro Kigbafory, remettent le couteau entre les dents. Ils s'apprêtent à livrer une autre bataille. Certainement la der des ders. Chacun fourbit ses armes. Ouattara a le soutien de Licorne «appuyée» par l'Us Forces, tandis que Soro peut encore compter sur quelques fidèles com-zones.

Ça sent le souffre entre la Présidence et la Primature d'Abidjan, depuis la visite d'Hillary Clinton à Ouattara. L'atmosphère entretenue par la paire au sommet de l'Etat ivoirien traduit bien l'adage qui dit que le poisson pourrit toujours par la tête. Tout le monde savait plus ou moins qu'un jour ou l'autre les deux hommes finiraient par se planter le couteau dans le dos. Parce qu'il ne peut y avoir deux capitaines dans un même bateau. Mais la dernière réaction de la première puissance mondiale change la donne et précipite tout. Les Etats-Unis d'Amérique, secret de Polichinelle, veulent la tête du Secrétaire général et des pontes de la rébellion des Forces nouvelles.

En transit à Abidjan alors qu'elle était plutôt attendue au Ghana et au Libéria, des pays anglophones qui ne comprennent rien aux bizarreries francophones, Mme Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat américain avait fait injonction au président Ouattara de livrer Guillaume Soro à la Cpi. Ce serait à cette condition que le nouveau pouvoir ivoirien pourrait bénéficier des aides américaines.

Soro : les conséquences dramatiques d'une rébellion meurtrière

Préalablement informé par ses services renseignés, Soro n'avait pas jugé utile de pointer à l'aéroport d'Abidjan où se faisait l'accueil de Mme Clinton. Mais qu'à cela ne tienne, les carottes semblent désormais cuites pour l'auteur de «pourquoi je suis devenu rebelle», recueil de récriminations dans lequel Guillaume Soro justifie de façon prémonitoire les crimes dont ses chefs de guerre allaient se rendre coupables sur les populations civiles. L'heure du jugement a-t-elle sonné pour le super Premier ministre ? En tout cas, ce dernier et une bonne partie de ses com-zones pourraient être arrêtés par les forces françaises assistées de l'Us forces et «déférés de force», selon une source militaire, devant la Cour pénale internationale, à la Haye, en Hollande. Si ce n'est que de cela qu'il s'agit, c'est une petite affaire pour les Usa, affirment nos sources diplomatiques, très renseignées. Les choses semblent, malheureusement, se précipiter contre l'ex-leader estudiantin qui a pris le raccourci d'une rébellion meurtrière alors qu'il était attendu sur les bancs d'amphithéâtre pour la fin de ses études universitaires.

France : «On n'engage pas un bras de fer avec son allié traditionnel»

Quelque peu hésitante, la france qui a compris qu'il ne sert à rien d'engager un bras de fer avec son allié traditionnel pour quelqu'un qui de toute façon n'en vaut la peine, a fini par «s'aligner sur la position de Washington».

L'atmosphère était déjà sulfureuse entre le palais d'Abidjan et la Primature d'une part et entre les militants du Rdr pro-Ado et les partisans des Forces nouvelles dont de nombreuses familles ont jeté leurs enfants dans les bras de la rébellion pour «chasser Gbagbo du pouvoir». C'est dans ces conditions de préparation d'avant-guerre que le chef d'Etat ivoirien surfe entre Abidjan et Paris. M. Ouattara avait quitté la capitale française, du 25 au 27 janvier, pour Addis-Abeba, en ethiopie, où se tenait l'Assemblée annuelle de l'Union africaine. Avant d'y retourner, le 30 janvier pour une visite, cette fois-ci, privée.

Alassane Dramane Ouattara qui avait disqualifié la Cpi pour le jugement «des personnes dans ses rangs» qui auraient commis des exactions, est bien obligé, lui aussi de «s'aligner sur la position de Washington», comme son parrain Sarkozy. En avait-il le choix ? Pas vraiment. C'est un chef d'Etat qui agit désormais de «guerre lasse», susurre-t-on dans les chancelleries, à Abidjan. Mais à la guerre comme à la guerre.

Soro fourbit ses armes en toute discrétion

Guillaume Soro dont la tête est mise à prix n'entend pas se laisser conduire à la guillotine de la Cpi , sans jeter ses dernières forces dans la bataille. Pendant que le président Ouattara voltige entre Paris, Addis-Abeba et Abidjan, Soro lui, préfère rester à la maison où il peut sereinement fourbir ses armes. Plusieurs de ses chefs de guerre s'étaient retrouvés en conclave dans un village de Tiébissou, au centre du pays à une cinquantaine de kilomètres de leur fief de Bouaké. Ce conclave de Tiébissou «à l'initiative d'un chef militaire» mais certainement une autre idée «géniale» du Secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro, était l'occasion pour les com-zones «de prendre leurs responsabilités » vis-à-vis du pouvoir politique qui entend les mener au purgatoire.

«Si on veut bien voir, nous avons mené une guerre à crédit. On refuse de nous payer et on nous menace de transfèrement à la Cpi. On ne s'est pas battu pour rien, pour faire plaisir à quelqu'un».

Les fuites de Tiébissou annoncent des jours sombres pour les populations civiles. Guillaume Soro et ses hommes attendent Alassane Dramane Ouattara et les siens de pieds fermes.

Ouattara et Soro : Les forces de chacun

Du côté des forces nouvelles, il y aura non seulement les com-zones mais aussi leurs éléments démobilisés à qui ils pourront faire appel à tout moment moyennant pièces sonnantes et trébuchantes. La fièvre monte.

Depuis dimanche 30 janvier, ce n'est plus la sérénité dans la partie Nord du pays. Un couvre-feu qui ne dit pas son nom y est même perceptible. Il y a une forte concentration de soldats, surtout à Bouaké, fief de la rébellion. La plupart des chefs de guerre font mouvement sur leurs secteurs de commandement respectifs. Néanmoins, les forces de Soro sont très affaiblies.

Soro est amputé de son chef d'Etat-major, Soumaïla Bakayoko, promu Général de Division, chef d'Etat-major des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci, armées unifiées) par Alassane Dramane Ouattara.

Le général Bakayoko joue désormais le son Ouattara dans le tocsin tragique. Soro ne peut plus compter sur Koné Zakaria, lui aussi promu à la tête de la Police militaire par le chef de l'Etat. Les forces nouvelles partent affaiblies car démobilisées.

Ouattata y a semé la zizanie en ne nommant à tour de bras que ceux qui peuvent facilement trahir Soro. La désunion est totale, contrairement au bon vieux temps lorsqu'il s'agissait pour «les frères Dioulas du Nord» de combattre Gbagbo. Alors qu'Alassane Dramane Ouattara qui bénéficiera, certainement, de l'appui de certains chefs de guerre dont il a fait la promotion, peut également compter sur les mercenaires Burkinabès de sa garde rapprochée. Mais le chef d'Etat ivoirien a aussi le soutien des forces françaises pour lesquelles il vient de signer un nouvel accord de défense avec Nicolas Sarkozy. Déjà, alors qu'il séjourne encore en France, 300 légionnaires de l'armée française ont débarqué à Abidjan, ce lundi 31 janvier. Ceux-ci n'ont rien à avoir avec l'effectif de Licorne déjà en place et évalué à 300 autres soldats. Nous en avons eu confirmation par une source française qui nous a joints, hier, au téléphone après avoir lu notre article. Se satisfaisant de la justesse de notre information, la source a félicité la rédaction de votre journal préféré, Le Temps, pour ses investigations poussées. Au cas où ça devient compliqué pour se saisir» de Soro et de ses com-zones, Ouattara peut toujours compter sur le soutien des Américains. Des GI's attendant en base arrière pour «faire le travail».


Simpice Allard, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du 2 février 20121.

al08062317@yahoo.fr


Source: EBURNIENEWS

CLASH SORO-ADO: VOICI LE SCENARIO DE LA CAPTURE DE SORO

 

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Les 300 légionnaires français déjà à Abidjan. La psychose gagne la capitale!


Alors que nous avions annoncé depuis deux jours dans IvoireBusiness, le débarquement imminent de 300 légionnaires à Abidjan, une source très crédible nous informait, hier, que les 300 légionnaires en question étaient déjà sur les bords de la lagune ébrié, depuis le 31 janvier dernier. Information recoupée et confirmée par une seconde source.

Selon un timing savamment orchestré et ayant eu vent que leur projet était su, les légionnaires français ont précipité leur arrivée en Côte d'Ivoire, où ils sont arrivés dans la nuit du 30 au 31 janvier dernier.

Au même moment, à l'autre bout de l'Afrique, Alassane Dramane Ouattara quittait Addis-Abeba pour s'envoler, non pas pour Abidjan, mais pour Paris. Officiellement, pour des soins, officieusement pour être, comme il en a l'habitude, loin du théâtre des opérations. Les légionnaires viennent rejoindre les 300 soldats Licorne déjà sur place.

Les carottes sont-elles en train de cuir à la vitesse grand V pour Soro, l'auteur jadis adulé par les médias français du livre «Pourquoi je suis devenu rebelle», dans lequel il justifiait de façon prémonitoire, les crimes perpetrés par les Forces nouvelles et ses chefs de guerre sur les populations civiles ivoiriennes.

Pas si sûr, mais certains signes ne trompent pas. Un étau irrésistible est en effet en train de se resserrer autour du Premier ministre et de ses Com'zones qui sont en passe d'être capturés par les forces françaises, car c'est de cela qu'il s'agit, et transférés à la CPI.

Tel semble le scénario qui se dessine contre Soro, dont le sort a été scellé lors de la dernière visite d'Hillary Clinton à Abidjan.
Ce dernier averti par ses propres services de renseignements, n'avait pas jugé utile de se rendre à l'aéroport d'Abidjan, accueillir la secrétaire d'Etat américaine, encore moins la recevoir à la Primature.

Une fois au palais présidentiel et après les civilités d'usage, celle-ci assena des paroles crues à Alassane Ouattara, qui bien qu'ayant fait la majeure partie de sa carrière aux Usa, n'a pas encore compris l'attachement des américains à l'expression plurielle des opinions, aux droits de l'homme, et à la liberté de la presse.

Autrement dit, ce n'est pas parce qu'on t'a installé au pouvoir que tu as le droit de faire n'importe quoi.

Exaspérée par les exactions des Frci envers les populations civiles, Clinton, dans un ton très directif demanda à ADO de livrer Soro et certains de ses chefs de guerre à la CPI, car coupables de crimes de sang et de crimes contre l'humanité, selon les rapports de Human rights watch, Amnesty international, et la croix rouge.

Mais Soro qui ne tient pas à se faire capturer comme un pigeon a déjà commencé sa riposte.

L'incendie des locaux de la Primature le 28 janvier dernier n'est en réalité qu'un acte criminel ourdi par les hommes de Soro, pour effacer toute trace de son passage à la Primature. Le but, éviter d'être épinglé un jour pour crimes économiques.

C'est la raison pour laquelle seuls les services économiques rattachés à la Primature sont partis en fumée. Et chose curieuse, Soro n'y a pas mis les pieds pour constater les dégâts.

Deuxième acte de riposte, Soro a quitté sa résidence d'Abidjan pour le Nord. C'est la raison pour laquelle aucun conseil de gouvernement ne s'est tenu à Abidjan depuis deux semaines.

Il serait entre Bouaké, Korhogo et Ferkessédougou. Toutes ces zones centre-nord-ouest (CNO) sont en état d'alerte maximale. On peut y noter une concentration très importante de troupes.

Les hommes de Soro se livreraient en ce moment à des exactions contre les populations burkinabé, coupables à leurs yeux de spolier les richesses de la Côte d'Ivoire et d'avoir pris leurs terres.

Une chasse à l'homme a en ce moment lieu contre les ressortissants du Burkina Faso, qui soutiennent sans faille Alassane Ouattara, par les ressortissants du Nord.

Les villes de Bouaké, Dabakala, Bouna, Ferkessédougou, Korhogo, Odienné, Boundiali sont concernées.

Sur le plan purement militaire, les hommes de Soro ont déjà totalement quadrillé tout le centre-nord-ouest de la Côte d'Ivoire, et attendent de pieds fermes les soldats français de Licorne et les légionnaires. Les forces spéciales américaines, déjà présentes à Abidjan, pourraient les aider à capturer SORO.

Licorne et la Légion disposent d'un appui aérien supérieur aux Frci, qui n'en possèdent pas. Mais au sol, la connaissance du terrain demeure la faiblesse majeure des légionnaires et de Licorne, même s'ils ont reçu un entrainement puissant en terrain étranger et très hostile.

Les hommes de Soro disposent également du soutien de la population dans les zones sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles. Ce qui n'est pas un atout négligeable.

La nation retient son souffle. Nul ne sait comment tout ça finira. Car les populations abidjanaises ont commencé à faire leurs provisions. La psychose s'étant déjà emparée d'elles.

Nous y reviendrons.


Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET