topblog Ivoire blogs

vendredi, 30 août 2013

LONDRES N'INTERVIENDRA PAS EN SYRIE - LE PARLEMENT BRITANNIQUE A VOTE «NON» A UNE INTERVENTION MILITAIRE


DAVID CAMERON.jpg


C'est non pour Londres. La Grande-Bretagne ne participera pas à une éventuelle intervention militaire contre la Syrie après le cinglant revers infligé par les députés britanniques au Premier ministre David Cameron, jeudi 29 août. Par 285 voix contre 272, la Chambre des communes a rejeté le "principe" d'une action armée en Syrie.

"Il est tout à fait clair ce soir (29 août, Ndlr), alors que la Chambre n'a pas adopté cette motion, que le Parlement britannique, reflétant l'opinion du peuple britannique, ne veut pas d'une action militaire britannique: j'ai reçu le message, et le gouvernement agira en conséquence", a aussitôt réagi le Premier ministre britannique.

Son secrétaire à la Défense, Philip Hammond, a confirmé que l'armée britannique ne serait pas engagée dans une éventuelle opération militaire contre le régime de Bachar al Assad.

Washington cherche toujours une "coalition internationale"

A Washington, la Maison blanche a pris note du retrait de son allié britannique en soulignant que Barack Obama prendrait sa décision "au mieux des intérêts des Etats-Unis".

Les Etats-Unis continuent de chercher à constituer une coalition internationale pour agir en Syrie malgré la défection de la Grande-Bretagne, a déclaré vendredi 30 août le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel.

Les perspectives d'une frappe imminente semblent s'être éloignées, au moins jusqu'à samedi 31 août, date à laquelle les experts en armes chimiques de l'Onu quitteront la Syrie après s'être rendus sur les lieux où, selon l'opposition syrienne, les forces de Bachar al-Assad ont gazé des civils dans leur sommeil, le 21 août dernier.

monde,grande bretagne,états-unis,syrie,Londres n’interviendra pas en Syrie, Le Parlement britannique a voté 'non' à une intervention militaire,david cameron

Le président syrien promet de se défendre


Le président syrien est invisible mais selon la télévision nationale syrienne, il est plus déterminé que jamais à lutter contre une intervention étrangère. Bachar Al-Assad aurait ainsi déclaré, samedi dernier, à des hommes politiques yéménites: "Les menaces d'agression directe contre la Syrie ne feront qu'accroître notre attachement aux principes solidement enracinés qui sont les nôtres et à la volonté d'indépendance de notre peuple. La Syrie se défendra en cas d'agression, quelle qu'elle soit".

monde,grande bretagne,états-unis,syrie,Londres n’interviendra pas en Syrie, Le Parlement britannique a voté 'non' à une intervention militaire,david cameron

Déploiement de navires


La Russie va envoyer en Méditerranée orientale un navire anti sous-marins, ainsi qu'un croiseur équipé de missiles, selon l'agence de presse russe Interfax, qui cite des sources militaires russes. Les deux navires quitteront leur port d'attaches dans les jours à venir, car la situation 'nécessite que nous procédions à des ajustements' des forces navales, selon cette source. Le ministère de la Défense n'a fait aucune déclaration officielle à ce sujet.

La marine russe a démenti par la suite que ce déploiement avait un rapport avec la situation en Syrie, et qu'il s'inscrivait dans le cadre d'une rotation prévue de longue date de ses navires en Méditerranée. La marine n'a pas précisé quels types de navires, et combien de bâtiments, étaient en route pour la région.

Les Etats-Unis ont fait savoir ces derniers jours que l'US Navy allait renforcer sa présence en Méditerranée avec un quatrième navire de guerre armé de missiles de croisière. La Grande-Bretagne vient quant à elle de faire savoir qu'elle envoyait à la base britannique d'Akrotiri, à Chypre, six avions intercepteurs Typhoon.

 

Source: MSN NEWS

GUERRE EN SYRIE: ENTRETIEN AVEC AMMAR BAGDASH, SECRETAIRE DU PARTI COMMUNISTE SYRIEN

 

monde,syrie,france,Entretien avec Ammar Bagdash, secrétaire du Parti communiste syrien, Marinella Correggia, Maurizio Musolino, Sergio Cararo,PCF, Alep, Bachar El-Assad, Israël, Syrie


Lors d’une rencontre publique à Rome avec le secrétaire du Parti communiste syrien, Ammar Bagdash et une interview collective pour connaître les causes, le déroulement et les conséquences de la guerre civile en Syrie. Ou autrement dit de la tentative de déstabilisation d’un pays qui ne fait pas partie des plans pour le contrôle impérialiste du Moyen-Orient.

 

Pourquoi cette attaque contre la Syrie?

La Syrie constitue une digue contre l’expansionnisme nord-américain au Moyen-orient, surtout après l’occupation de l’Irak. Mais le véritable protagoniste de ce projet se trouve être en réalité le président israélien Peres, qui poursuit cet objectif depuis les années 1980. Les communistes syriens ont donné un nom à ce projet : la grande Sion. La Syrie a refusé tous les diktats des Etats-unis et d’Israël au Moyen-orient, a soutenu la résistance irakienne, celle libanaise et le droit national du peuple palestinien.

Mais comment est née la révolte, la crise et la guerre civile en Syrie?

Dans l’analyse des communistes syriens, les conditions ont été posées également par les mesures libérales adoptées en 2005. Cette politique a eu trois effets négatifs : une augmentation des inégalités sociales ; l’exclusion sociale de plus en plus diffuse dans les banlieues de Damas ; la dégradation des conditions de vie de la population. Cela a favorisé les forces réactionnaires, comme les Frères musulmans, qui se sont appuyées sur le sous-prolétariat, surtout rural. Quand nous avons dénoncé tout cela jusqu’au Parlement, on nous a accusé d’adopter une posture idéologique et d’être des idiots.

En Syrie, ils veulent refaire ce qui s’est passé en Égypte et en Tunisie. Mais là il s’agissait de deux pays philo-impérialistes. Dans le cas de la Syrie, c’était différent. Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenu. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. Communistes, nous avons réalisé cette équation : les discours et les actes doivent être confrontés aux discours et aux actes. Mais le terrorisme doit être confronté par la souveraineté de la loi, en rétablissant l’ordre.

Ensuite, on est passé à la troisième phase. La véritable révolte armée. Attentats et assassinats ciblés étaient le signal pour commencer l’attaque contre Damas. Puis les attaques se sont concentrées contre Alep, qui par sa position géographique rend plus facile le trafic et le ravitaillement depuis l’étranger. Le gouvernement a réagi en imposant l’hégémonie de la loi. Il convient de dire que l’intervention de l’armée et les bombardements aériens se sont produits dans une zone où l’essentiel des civils avaient déjà fui. A la contre-offensive de l’armée syrienne, les rebelles ont réagi de façon barbare, y compris dans les zones où il n’y avait pas de combattants. Et puis ils ont assiégé Alep.

Pourquoi la Syrie résiste, que cela signifie-t-il?

Ces dix dernières années au Moyen-orient, l’Irak a été occupé, la Libye a dû capituler, la Syrie au contraire non. Par sa plus grande cohésion interne, ses forces armées plus puissantes, des alliances internationales plus solides ou parce qu’il n’y a pas encore eu d’intervention militaire directe des puissances impérialistes ?

En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies. Notre lutte est internationaliste. Un expert russe m’a dit : « Le rôle de la Syrie ressemble à celui de l’Espagne contre le fascisme ».

Quels effets peuvent avoir les événements en Égypte sur la situation actuelle en Syrie?

Il y a un rapport dialectique entre ce qui s’est passé en Égypte et ce qui se passe en Syrie. La base commune, c’est le mécontentement populaire, mais la résistance syrienne a accéléré la chute du régime des Frères musulmans en Égypte et cela aidera beaucoup la Syrie car cela montre que les Frères musulmans ont été rejetés par le peuple.

Dans un entretien récent, la président syrien Assad a affirmé : « En Syrie, nous avons mis en échec l’offensive de l’islamisme politique ». Qu’en pensez-vous?

Nous, communistes syriens, n’utilisons pas la catégorie d’Islam politique. L’Islam connaît une certaine diversité en son sein. Il y a des réactionnaires pro-impérialistes comme les Frères musulmans et des progressistes comme le Hezbollah et même l’Iran. Je ne suis pas un admirateur du modèle iranien mais ce sont nos alliés dans la lutte contre l’impérialisme. Depuis notre V ème Congrès, nous avons jugé l’Iran sur la base de sa position sur l’impérialisme. Notre mot d’ordre est : pour un Front international contre l’impérialisme.

En Italie, une grande partie de la gauche pense que les rebelles combattent un régime fasciste, celui d’Assad. Que pouvez-vous répondre à cette position?

Si nous partons de la définition du fascisme – un mouvement réactionnaire qui use de moyens violents dans les intérêts du capitalisme monopoliste – en Syrie, ce n’est pas le capitalisme monopoliste qui domine. Ce sont plutôt les rebelles qui représentent les intérêts du grand capital. Les révoltes, comme nous l’enseigne l’histoire, ne sont pas toujours des révolutions. Pensons aux Contra au Nicaragua, aux franquistes en Espagne et il y en a d’autres.

Mais l’opposition à Assad est-elle toute réactionnaire ? Ou, comme le démontrent les affrontements internes entre Armée libre syrienne et militants djihadistes, ou ces derniers jours entre kurdes et djihadistes, existent-ils des éléments progressistes avec qui on peut entamer un dialogue?

Parmi les opposants, certains ont passé plusieurs années dans les prisons syriennes et nous avons réclamé et nous sommes battus pour leur libération. Ces opposants à Assad sont toutefois contre toute ingérence, intervention étrangère. Certains vivent à Damas et nous travaillons ensemble pour le dialogue national. Même Haytham Menaa de la Coordination démocratique condamne l’usage de la violence de la part de l’opposition armée ainsi que les ingérences extérieures. D’autres comme Michel Kilo viennent de la gauche, mais ont trahi ces idées mais ils ne peuvent de toute façon pas changer la nature réactionnaire de la rébellion.

Comment expliquez-vous l’intensification des divergences entre Arabie saoudite et Qatar, et qui se répercute également dans les divisions au sein des milices rebelles?

C’est vrai, l’influence et le rôle du Qatar diminuent, ceux de l’Arabie saoudite augmentent. L’affaire des affrontements avec les kurdes, c’est une autre histoire. Il y a eu des affrontements entre kurdes de l’Union démocratique kurde et les militants djihadistes d’Al Nusra, mais il y a eu également des affrontements entre divers groupes kurdes.

Que se passe-t-il pour les Palestiniens qui vivent dans les camps de réfugiés en Syrie?

J’ai rencontre récemment le responsable de l’OLP et il m’a dit : « Si la Syrie tombe, adieu la Palestine ». Le Hamas a agi parfois dans la précipitation, il a fait beaucoup d’erreurs et a causé des problèmes. Nous pouvons dire que l’organisation, qui appartient au monde des Frères musulmans, est revenue à ses origines et elle est désormais sous l’aile du Qatar. Mais c’est dangereux également pour eux. Maintenant, après ce qui s’est passé en Egypte, que se passera-t-il à Gaza ? La majorité des militants qui sont entrés dans les camps de réfugiés palestiniens en Syrie n’étaient pas palestiniens. La majorité des Palestiniens est totalement contre toute ingérence dans les affaires syriennes.

A Yarmouk, 70% des habitants sont syriens car les camps de réfugiés en Syrie ne sont pas des ghettos comme dans les autres pays. Il y a encore des combats à Yarmouk mais la population syrienne est partie. Le Comité exécutif de l’OLP s’est rendu deux fois en Syrie pour poser la question de la protection des camps de réfugiés. Yarmouk a été assiégé par Al Nusra avec l’aide du Hamas qui a cherché à provoquer l’armée, laquelle a reçu l’ordre de ne pas réagir.

On en parle peu, mais quel rôle joue la Jordanie dans la crise et la guerre civile en Syrie?

La monarchie jordanienne a toujours collaboré avec l’impérialisme et il y a une intense activité des Frères musulmans. La Jordanie a accepté la présence de militaires états-uniens sur son territoire et la quatrième attaque contre Damas est partie justement du territoire jordanien.

Et quel jeu joue Israël en Syrie?

Israël soutient les rebelles armés, mais quand ils n’arrivent pas à toucher leurs objectifs, ce sont les avions de combat israéliens qui prennent le relais. Cela s’est passé à Damas mais aussi il y a quelques jours à Latakia.

Comment sortir de la tragédie?

On ne peut réaliser aucun progrès social, ou la démocratie, si on est soumis à des forces extérieures. Le mot d’ordre est de défendre la souveraineté nationale et les conditions de vie de notre peuple. Comme je l’ai déclaré à l’ANSA, le principal moyen de sortir du massacre syrien passe d’abord par un arrêt des aides à l’opposition armée de la part des pays réactionnaires et impérialistes. Une fois que les aides extérieures seront arrêtées, on pourra mettre un terme à toutes les opérations militaires, y compris de la part du gouvernement syrien. Et relancer un processus démocratique avec des élections législatives et des réformes politiques, ce qui n’est évidemment pas possible dans cette phase de la lutte armée. L’avenir politique de la Syrie se décidera par les élections, notamment celles présidentielles de 2014.

 

Source: PCF

PROPAGANDE DE GUERRE POUR LEGITIMER LE CONFLIT SYRIEN

côte d'ivoire,armes chimiques,propagande de guerre,syrie,michel collon


Interviewé par la chaîne Russia Today sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie (et par qui?), Michel Collon expose brièvement les 5 principes de la propagande de guerre, qui permettent à chacun de repérer la désinformation, les intérêts cachés, la diabolisation de l'adversaire et le refus du débat public. Pourquoi, informés par les satellites russes qui montreraient que ce sont les rebelles qui ont employé ces armes, les Etats-Unis, la France et leurs alliés tirent leurs conclusions avant même toute enquête... Michel Collon.

 


 

Source: MICHEL COLLON.INFO

ATTAQUE A L'ARME CHIMIQUE? AYSSAR MIDANI DECRYPTE LA PROPAGANDE

 

monde,syrie,états-unis,attaque à l’arme chimique en syrie?,ayssar midani décrypte la propagande,cercle des volontaires,michelcollon.info,investig'action

Damas, le 27 août. Sous l’œil de Bachar al-Assad, le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem maintient une attitude de fermeté face à la menace d'une intervention internationale. "Nous avons deux options : soit nous rendre, soit nous défendre (...). La seconde alternative est la meilleure : nous nous défendrons." (Youssef Badawi/EPA/MAXPPP)


Depuis les attaques à l’arme chimique du 21 août dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils médiatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le régime syrien.

Si le Président français François Hollande pense que « tout conduit » [1] à croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius n’émet aucun doute quant à l’implication du régime syrien. L’administration Obama a quant à elle déjà déployé en mer Méditerranée ses navires de guerre, armés de missiles « Tomahawk » [2].

Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles [3].

Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le régime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir à la force, sans prendre en compte le véto – presque probable – des russes et des chinois.

Pour plus de détails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du Comité de Coordination pour la Défense de la Syrie, et qui se trouve actuellement à Damas.

 

 


 

Source: INVESTIG'ACTION

jeudi, 29 août 2013

LES PETITS SOLDATS DE LA GUERRE MEDIATIQUE MONTENT AU FRONT SYRIEN

 

SYRIE. CHARS.jpg


Pour justifier par avance les bombardements de Damas, la presse a lancé le pilonnage médiatique. Les rumeurs sur l’utilisation des armes chimiques par le régime syrien sont devenues une vérité révélée.


 
En Grande-Bretagne, la presse britannique somme David Cameron de bien réfléchir avant de jouer au Tony Blair conservateur en fonçant tête baissée sur la Syrie. En Italie, tout le monde prend l’affaire des attaques chimiques avec des pincettes. En Allemagne, la prudence est de mise, au gouvernement comme dans les médias. 
 
Aux Etats-Unis, nonobstant les déclarations d’un Obama que l’on a connu plus inspiré (c’était il y a longtemps, c’est vrai), certains éditorialistes, à l’image de l’opinion américaine, sont très sceptiques sur le soudain virage de la Maison Blanche. D’aucun vont même jusqu’à regretter qu’Obama se soit ligoté les mains en déclarant que l’usage des armes chimiques constituait « une ligne rouge. »  
 
En France, rien de tel. A de très rares exceptions, la presse et les éditocrates se sont rangés derrière la version officielle comme des soldats derrière leur lieutenant. Chacun, à sa manière, reprend un discours répété en boucle. La fameuse « ligne rouge » a été franchie avec l’utilisation d’armes chimiques par Bachar Al-Assad. Il faut donc le « punir » - élément de langage conçu dans les agences de com de la Maison Blanche et repris tel quel par un François Hollande transformé en petit messager.
 
Vous avez aimé les faux charniers de Timisoara (Roumanie) ? Les bébés assassinés dans leurs couveuses du Koweït par Saddam Hussein ? Les massacres arrangés de Racak (Kosovo) ? Les fioles exhibées par Colin Powell à l’ONU comme preuves de l’existence des armes de destruction massive de l’Irak ? Vous adorerez l’utilisation d’armes chimiques. 
 
D’ailleurs, la confirmation de leur usage est imminente. Elle ne viendra pas de Damas où l’ONU a envoyé ses experts, mais de Washington, où la Maison Blanche a les siennes. Enquêter dans les rues de la capitale américaine, c’est quand même plus sûr que dans les quartiers de la capitale syrienne. Colin Powell aurait-il repris du service à l’insu de son plein gré ?  
 
Que la Syrie possède des armes chimiques, nul n’en doute. Qu’elle puisse les utiliser, c’est possible. Bachar Al-Assad est capable de tout, surtout du pire. Son passé comme son présent sont là pour en témoigner. Mais pour l’heure, sur ce sujet explosif – au sens plein du terme –  nul ne sait rien.  
 
Le régime peut avoir utilisé ces armes prohibées par le droit international. Mais une partie des rebelles peut en avoir fait autant. Un dépôt où étaient entreposées ces bombes toxiques peut aussi avoir été touché involontairement. Aucune de ces hypothèses n’est à exclure. Mais aucune preuve formelle n’a pu être apportée. Et, dans tous les cas, l’important est de se demander si une éventuelle intervention étrangère servirait ou non à servir la cause de la paix.    
 
Or, pour les va-t-en guerre du cirque médiatique, la cause est entendue. BHL s’est aussitôt exhibé sur les écrans pour dire tout le bien qu’il pensait d’une opération inspirée de celle qui a permis de tuer Kadhafi mais aussi de livrer la Libye au chaos. Bernard Kouchner a expliqué qu’il aurait fallu lancer l’assaut depuis longtemps.
 
Laurent Joffrin, du Nouvel Obs, ex-soutien enthousiaste de la guerre du Kosovo, a appelé à la mobilisation générale. Il a même expliqué dans un éditorial que « Saddam Hussein mis à part, aucun pays n’a fait l’usage de l’arme chimique au combat depuis près d’un siècle ». On en déduira donc que l’agent orange déversé par les Etats-Unis sur le Vietnam avait vocation à permettre l’embellie printanière de la flore locale, ou que l’aide apportée par la CIA à l’Irak de Saddam Hussein pour gazer les Iraniens lors de la guerre entre les deux pays relevait de l’intoxication au gaz de la désinformation. 
 
Comme l’a écrit Nathalie Nougayrède dans un éditorial du Monde digne de passer à la postérité : « Le crime de trop appelle une riposte ». 
 
Passons sur le « crime de trop », comme si 100.000 morts depuis mars 2011, ce n’était pas assez.  Selon la directrice du Monde, l’emploi d’armes chimiques « ne fait guère de doute ». C’est donc qu’il y a doute. Mais tout le reste du propos consiste à expliquer qu’il n’y en a pas, qu’un « tabou » a été levé, que « le crime chimique d’ampleur change la donne », qu’il s’agit d’un « Srebrenica syrien » (sic), et qu’il faut agir au plus vie puisque de toute façon « le régime syrien s’est employé à détruire, depuis le 21 août, les éléments de preuve ».
 
En quelques lignes, on est passé du doute à la certitude, du conditionnel au présent. En fonction de quoi ? Des seuls éléments fournis par la faction intégriste des « rebelles » syriens contre qui l’Occident a mené la guerre en Afghanistan ou au Mali en expliquant qu’elle représentait le Mal absolu. Et aujourd’hui, par la grâce de Jésus et de Mahomet réunis, ils deviennent soudain fiables, crédibles,  honnêtes ? 
 
Comprenne qui pourra. En vérité, les adeptes de l’intervention humanitaire à géométrie variable sont retombées dans le schéma binaire qu’ils adorent par-dessus tout : les Bons contre les Méchants, le Bien contre le Mal. 
 
Si l’on est contre Bachar Al-Assad (et il n’y a aucune raison d’être pour) il faut soutenir ceux qui le combattent, même s’il y a parmi eux de futurs Bachar Al-Assad en puissance. Toute approche circonstanciée est à bannir. Toute interrogation sur les conséquences d’un engrenage incontrôlable dans la région est hors de saison. Il faut in-ter-ve-nir, comme si la seule forme d’action possible était le bombardement, avec sa cohorte de morts civils.
 
On a pourtant entendu des voix fort diverses mettre en garde contre les dangers de l’intervention, de Jean-Luc Mélenchon au Pape François en passant par François Bayrou, Pierre Lellouche, François Longuet, Pierre Laurent, ou l’évêque catholique d’Alep. Des analystes ont resitué le conflit dans son contexte régional et son héritage historique, rappelant qu’en Syrie, la France et la Grande-Bretagne, les deux anciennes puissances coloniales, pouvaient vite susciter un phénomène de rejet. 
 
Un homme comme Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller de Jimmy Carter, a relevé non sans raison que l’occident mobilisait son armada au moment même où Damas semblait prendre le dessus face à ses adversaires. Enfin, l’opposition laïque à Bachar Al-Assad a rappelé qu’elle s’opposait fermement à toute intervention étrangère. 
 
Dans les médias, ces commentaires et ces réactions ont été balayés comme poussière après l’explosion de la bombe. Ne reste que la voix des adeptes de la guerre rajoutée à la guerre. « Ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude », disait Nietzsche. Certains sont fous de leur certitude.
 
 
Jack Dion
 

Damas, 24 août 2013 - STR/AP/SIPA


Source: MARIANNE.NET

BOMBARDEMENT IMMINENT CONTRE LA SYRIE? POUTINE MENACE D'ATTAQUER L'ARABIE SAOUDITE EN REPRESAILLES

 

POUTINE.jpg

 

Selon le quotidien The European Union Times (édité conjointement aux États-Unis et au Canada), le président russe Vladimir Poutine a distribué Mardi aux forces armées russes un « ordre d’action urgente » autorisant « une frappe militaire de grande envergure contre l’Arabie Saoudite au cas où les menaces occidentales contre la Syrie seront exécutées».

La situation internationale est particulièrement tendue. Les gouvernements américain, français et britannique soufflent le chaud et le froid depuis la soit-disant « attaque chimique du président syrien contre son peuple ». Plusieurs sources (russes, israéliennes, syrienne, américaines) indiquent que les frappes pourraient commencer dès demain jeudi 28 août, à l’aide de missiles Tomahawks. Ces missiles sont de type « sol-sol », c’est-à-dire qu’ils sont conçus pour être tirés du sol (en l’occurrence, depuis des destroyers américains), pour viser une cible également au sol.

En cas d’attaque contre la Syrie, Poutine attaquerait l’Arabie Saoudite. Il faut préciser que, auparavant, l’Arabie Saoudite avait fait une « proposition qu’on ne peut pas refuser » à la Russie : ou bien la Russie lâche Damas, et obtient ainsi des gains et des avantages sur le contrôle du marché pétrolier mondial, ou bien c’est l’Arabie Saoudite qui lâchera ses hordes de terroristes tchétchènes sur les J.O. d’hiver en Russie. L’information peut paraître surprenante, mais elle tout de même révélée par le journal britannique The Telegraph.

CARTE MOYEN-ORIENT.jpg

Carte du proche et moyen-orient

A noter que l’Égypte a annoncé, par le biais du général Abdel-Fattah al-Sissi, qu’aucun bateau de guerre n’aurait le droit de passer par le canal de Suez, pour attaquer la Syrie.

Aujourd’hui, le Conseil de Sécurité de l’ONU examinait une résolution rédigée par la Grande-Bretagne à l’encontre de la Syrie. La Chine et la Russie ont claqué la porte du conseil en cours de session. D’après le règlement de l’ONU, cette absence ne devrait pas empêcher un vote ; pire : la Russie et la Chine ne pourront pas opposer leur véto…

 

Raphaël Berland


Source: CERCLE DES VOLONTAIRES

samedi, 24 août 2013

SYRIE: LE MASSACRE CHIMIQUE D’AL GHOUTA - LA RUSSIE FOURNIT LES PREUVES SATELLITES AUX NATIONS UNIES SUR LES AUTEURS DU MASSACRE

 

 

syrie,le massacre chimique d’al ghouta,la russie fournit les preuves satellites aux nations-unies sur l

La Syrie sous gaz sarin


INHFR - La Russie qui fournit aux Nations Unies les images satellites, irréfutables, des 2 missiles chargés de produits chimiques qui se sont abattus sur Al Ghouta faisant des centaines de morts, dont la plupart des enfants, ont été lancés depuis la région de Douma en Syrie, sous contrôle des rebelles! Information relayée par d’autres médias.

Russie - Le Ministre des Affaires Étrangères Russe : «Nous détenons plus de nouvelles preuves que cet acte criminel était d’une nature provocatrice», a-t-il souligné. "Et en particulier, des rapports ont circulé sur Internet,  que les matériaux de l’incident et l’objet des accusations contre les troupes gouvernementales, avaient été publiés pendant plusieurs heures à l’avance de l’attaque en question . Ainsi, il s’agissait bien d’une action planifiée à l’avance ". Suite de l’article sur RT

Que dit la Presse occidentale ? Blackout totale ! La France, mise en difficulté fait allusion, et pour la première fois depuis le début de cette insurrection, Le Figaro, très connu pour le soutien qu’il apporte à Fabius et aux rebelles, se pose pour la première fois des questions jamais vues auparavant, même si le titre est 100% sioniste, le texte en dit long:

"Quel intérêt aurait eu Bachar el-Assad à lancer une attaque non conventionnelle au moment précis où il venait d’autoriser des inspecteurs de l’ONU ?" – Le Figaro 22/08/2013 CQFD !

Source Journal Al Khabar le martyre de centaines de Syriens, à Al-Ghouta près de Damas, dont la plupart étaient des enfants, a soulevé l’opinion publique mondiale, ce mercredi dernier (21/08/2013), et notamment avec la propagation des images d’enfants et de civils martyrs, qui ont péri dans ce massacre. Les médias de l’opposition Syrienne ont accouru accusant le régime d’avoir commis ce massacre, dans une pression sur le Conseil de sécurité, qui s’est rapidement réuni, avant que la surprise survienne.

syrie,le massacre chimique d’al ghouta,la russie fournit les preuves satellites aux nations-unies sur l

Le Conseil de sécurité réuni vient de rendre son rapport avec la mention «fragile», et la déclaration claire  «Nous voulons découvrir la vérité sur l’accusation du régime syrien qu’il aurait utilisé les armes chimiques sur la campagne de Damas, et nous accueillons la décision de l’Organisation des Nations Unies pour enquêter sur cette affaire", une déclaration qui vient s’ajouter à celle de la délégation Italienne qui rapporte  «la délégation syrienne a présenté une vision qui mérite que l’on s’attarde dessus ! ». Et pour la première fois de son genre,  la déclaration également de la délégation française, connue pourtant pour être la plus radicale et enclin en faveur de l’opposition.

La délégation française avait fournit tout ce qu’elle possédait en informations sur le massacre qui a coûté la vie, selon les dernières statistiques neutres, à environ 800 syriens, dont la plupart étaient des enfants. Mais c’est la première fois que la délégation attribue ces informations à la coalition de l’opposition et à son Président "Awinnen Jarba," dans une tentative française de se soustraire à ces renseignements et d’en porter la responsabilité à " Awinnen Jarba".

A quoi est du ce revirement ?

Une source diplomatique syrienne de haut niveau, a révélé à la Tlévision d’Al Khabar, que la délégation Russe a rendu la version sur les faits qui se sont produits, en fournissant des documents irréfutables, extraits des images satellites qui viennent appuyer de ce fait la version officielle syrienne. Qu’effectivement des militants armés ont bien bien lancé les deux rockettes remplies de produits chimiques, depuis la zone rurale de Douma, toujours sous contrôle des rebelles, ce qui a laissé toute l’assemblée (du Conseil de Sécurité) sans voix et les a obligés à revoir leurs positions.

La source, qui a préféré garder l’anonymat, a déclaré à la Télévision d’AlKhabar, que la version officielle syrienne sur le massacre (présentée au Conseil de Sécurité), a confirmé que les militants ont effectivement tiré deux roquettes chargés de produits chimiques depuis la zone rurale de Damas, encore sous contrôle des Rebelles, et cela en fournissant les images des satellites russes, qui confirment les faits.

Le diplomate a souligné, à cet égard, que la position russe était, ce jour-là, exceptionnellement la seule position la plus radicale de toutes, que se soit celle des pays européens ou des Etats Unis, à exiger de faire procéder à une enquête sur ce massacre. Il a ensuite  expliqué par ces mots que «La position de la Russie est basée sur des images satellites illustrant de manière incontestable que les militants sont effectivement ceux qui ont utilisé le chimique."

Sur la raison pourquoi les militants de l’opposition ont commis ce massacre, la source diplomatique a précisé qu’«une faction des militants, ont tiré ces roquettes pour exploiter la présence de la Commission d’enquête et accroître les documents (en leur faveur), et cela en collaboration avec l’un des pays arabes, mais sans avoir cette fois-ci, préalablement informé les pays occidentaux sur une telle étape à franchir."

La source a également rapporté la précision donnée dans la version de la délégation syrienne, que les États membres n’ont pas demandé les images aux satellites américains, comme à leur habitude dans les cas précédents, se contentant des images russes, qui se sont révélées identiques aux images des Etats Unis, établissant ainsi une preuve définitivement irréfutable" .

Le diplomate a ajouté que ce massacre aura désormais des effets politiques majeures sur la position des pays qui soutiennent l’insurrection, à commencer par la France, qui devra réévaluer sa position, d’autant plus que ce crime a été commis sans que ses renseignements généraux en aient été préalablement informés, ce qui la place aujourd’hui dans une position critique".

Le diplomate a ajouté que la faction armée, des rebelles qui ont lancé ces deux roquettes, est une faction radicale qui œuvre sous les ordres d’un État arabe du Golfe, sans indiquer son nom, sachant que l’Arabie saoudite est le plus grand partisan des militants de l’opposition et des factions militantes en particulier.

Ce massacre a touché plusieurs villages d’Al-Ghouta Est, et a causé, sur estimation des recensement des organismes neutres, le martyre d’environ 800 syriens, dont la plupart des enfants, et plusieurs milliers de blessés.

Source Journal Al Khabar

- voir video de la TV Russe en duplex avec les Etats Unis, sur l’ancienne attaque chimique de khan Al Assal, en bas de page
- Toujours sur l’ancienne attaque chimique à khan Al Assal. Conférence de Presse à New York New-York / Le délégué permanant de la Russie auprès de l’ONU, Vitali Tchourkin, a affirmé que son pays déploie des efforts avec le Conseil de sécurité pour faciliter l’entrée des experts onusiens en Syrie et enquêter sur l’usage par "l’opposition syrienne" des armes chimiques à Khan al-Assel dans la banlieue d’Alep. 11 juillet 2013

INHFR  Un autre mensonge est la publication sur youtube, la veille de l’attaque chimique qui a couté la vie à des centaines d’innocents syriens, d’une video d’un enfant entre la vie et la mort, avec un titre sur le massacre qui allait se produire le lendemain !

La video a été publiée par le site des rebelles, et titrée du massacre de l’attaque chimique sur AL Ghouta le 21/08/2013, le lien video sur Youtube atteste encore de sa publication réelle, en date du 20/08/2013, soit la veille !

Al Ghouta a réellement été attaquée, et des centaines de syriens ont succombé à une mort chimique,

Comment un enfant montré sur cette video peut-il mourir le lendemain ? Et comment les rebelles peuvent-ils savoir la veille qu’une attaque chimique allait se produire le lendemain sur Al Ghouta, pour titrer à l’avance leur video de la date du massacre, c’est à dire du 21/08/2013, alors que Youtube atteste automatiquement de la date réelle de la publication, qui est clairement indiquée au 20/08/2013 ?

La video en question a donc été publiée sur youtube, la veille de ce massacre, elle ne peut pas correspondre à un évènement du lendemain, ce qui indique qu’une ancienne video a été attribuée au massacre du lendemain, dans un loupé de timing entre youtube et le site qui publie cette video  ! Une véritable fabrication de l’information avant qu’elle ne se produise ! C’est la seule explication à ce loupé qui a manifestement échappé à la vigilance du site de l’opposition qui a publié cette video !

Titre de la video : Ghouta Est le 21/08 – Dernier soupir d’un enfant sans que personne puisse le sauver.

syrie,le massacre chimique d’al ghouta,la russie fournit les preuves satellites aux nations-unies sur l

Lien de la Video sur Youtube.

INHFR – L’Islam se désavoue de ces khawaridjes Takfiristes, de leur Takfir, et de la terreur qu’ils sèment sur Terre. Le Prophète nous a prévenu de ce qu’ils allaient commettre en meurtres et en Takfir, et nous a prévenus des procédés qu’ils utilisent en se servant de l’Islam,  selon leurs passions et leurs idéologies pour arriver à leur fin!

Et ce n’est pas la peine de chercher à dire que nous sommes pour la politique d’untel ou d’untel, notre modèle de politique est la khilafa à venir du Mahdi, et non celle des Khawaridjes ni d’aucune politique moderne. Mais il est hors de question que nous restions silencieux face aux massacres des innocents qui paient de leurs vies, pour ces mensonges de Khawaridjes Takfiristes qui n’ont fait que cumuler les preuves des mensonges depuis le début de cette sortie kharidjite. Une cupidité pour le pouvoir, et prêts à  tous les sacrifices pour y arriver, jusqu’à se servir de Fatwas et de mensonges sur le Coran qui n’ont aucune base Coraniques. Le Coran est innocent des Fatwas et des actes barbares des khawaridjes, et nous nous en désavouons totalement ! 

Nous condamnons tous les pays complices de ce complot mondiale à l’encontre de la Syrie, arabes et occidentaux ! L’Union Européenne, aux côtés du gouvernement américain et Israélien, ont tout fait pour légaliser l’envoie des armes à ces rebelles terroristes, qui viennent des quatre coins du globe envahir la Syrie et massacrer son peuple, sunnites, shiaas et chrétiens. Un peuple dont la majorité s’oppose à cette révolution !

Aussi, nous appelons à tous les esprits justes et qui refusent de cautionner le mensonge, ce complot et cet acharnement à l’encontre du peuple syrien, musulmans ou chrétiens ou autres, de dénoncer tous d’une même voix haute, ce complot et ce génocide humain qui a lieu en Syrie en toute impunité, depuis plus de deux ans maintenant !

Nous publions une video d’un laboratoire chimique des djihadistes rebelles de la Syrie, qui ne cache pas avoir recours au chimique, et cela  depuis les débuts de cette sédition, qu’ils ont provoquée en Syrie. Ce recours au chimique montre l’horrible mort que ces victimes syriennes ont du en souffrir avant de mourir, lors de cette attaque chimique sur les populations rurales d’Al Ghouta, en Syrie. Plus d’articles seront joints également.

Laboratoire chimique des Djihadistes Rebelles de Syrie.


Article Les Djihadistes de Syrie arrêtés en Turquie avec 2 kg de gaz sarin.

L’ancienne attaque chimique sur Khan Al Aassal en Syrie déjà reconnue avoir été perpétrée par les rebelles.

Plus d’articles et de publications sur notre page Facebook.

 

Source: IMRAN HOSEIN.FR

vendredi, 23 août 2013

«DU GAZ NATUREL AU GAZ SARIN... LE FOND DU BOURBIER SYRIEN»

 

SYRIE-QATAR.jpg


Exagérons-nous lorsque nous affirmons que le couple gaz-pétrole est bien le sang de notre planète et que les pipelines et autres gazoducs qui en transportent sont les artères de ce globe. Ainsi, Pourrait-on aussi soutenir que nos crises pétrolières ou gazières ne sont autres que des crises cardiaques de notre belle terre bleue! Et qu’une crise cardiaque est bien dangereuse, voire mortelle ! Peut-on affirmer le contraire?

 
Nous sommes donc peut-être en train d’assister les bouches béantes à une sorte de crise cardiaque terrestre qui est en train de se dérouler sous nos yeux impuissants ! Personne n’espère subir les conséquences catastrophiques de cette crise, pourtant des vrais hommes, des enfants, des femmes, des vieux sont en train de payer de leur vrai sang les dommages collatéraux de cette crise. Où ? En Syrie au Machrik[1]mais aussi ailleurs !
 
La crise syrienne est au cœur de la crise de Nabucco[2]

La date de lacement du Nabucco, 2002, suit juste le début de la guerre étasunienne visant l’Afghanistan ! Les dates repoussées successivement[3]de la fin des travaux du Nabucco 2009, 2012 et 2014 suivaient scrupuleusement et respectivement la date des deux guerres israéliennes contre le Liban et Gaza, l’année dite « l’année du printemps arabe » et la résistance inattendue de la Syrie aux objectifs du « printemps arabe ». C'est là que les relations entre Moyen-Orient, Russie et Europe médiane se nouent.

Actuellement la date proposée pour la fin de ses travaux, selon nos références est désormais 2017. Pourquoi les américains ne cessent de repousser la date butoir de la fin de travaux de leur gazoduc, alors que les russes finissent, paisiblement, des projets semblables les uns après les autres ? Pour comprendre ce dilemme, il faudrait pénétrer dans le bourbier syrien avec ses innombrables bifurcations en forme d’usine à gaz !

Commençons d’abord nos efforts, en réfléchissant aux réponses à toutes les questions susceptibles d’être posées par tout être humain occupé par la réalité de la crise syrienne qui se place au carrefour de quatre régions : Moyen-Orient, Russie, Occident avec l'Europe médiane au centre.

- Pourquoi la crise syrienne va en s'aggravant avec croissement des conflits internes et externes ?

- Quelle est la nature et la taille des intérêts qui se croisent dans l'espace syrien ?

- Pourquoi le retournement des positions turques et qatariotes envers la Syrie et pourquoi l’alliance du Doha et d’Ankara contre Damas ?

- Pourquoi l'appui de la Russie à Damas ?

- Pourquoi les réticences allemandes envers la politique des autres puissances de l'OTAN ?

- Et pourquoi le silence des pays d'Europe médiane qui avaient la plupart pris bruyamment part à la guerre visant l'Irak ?

- Quel est le secret du retournement de l'Emir du Qatar sur son père et d'Erdogan sur son maître Necmettin Erbakan ?

- Quel est le secret de la déclaration américaine sur le nouveau Moyen-Orient ?

- Dans quel sens vont se développer les événements en Syrie ?

- Quels sont les indicateurs de l'avenir à la lumière des documents de WikiLeaks ?

- Les fuites de WikiLeaks sont-elles involontaires ou bien programmés ?

- Tous les jours il y a plusieurs « BOUAZIZI » arabes. Pourquoi ce Tarek BOUAZIZI tunisien en particulier ? Quelle est l'histoire secrète du printemps arabe ?

- Les révolutions arabes sont-elles préfabriquées à Washington ?

- Comment a fonctionné le lien entre Otpor serbe, les révolutions colorées dans l'espace eurasiatique et le printemps arabe ?

- Quel est l’objectif du gazoduc syro-iranien à travers l’Irak et vers l’Europe via la Grèce ?

- La Fragmentation de ce qui est divisé est-elle le titre du nouveau Moyen-Orient ?

- L'occupation de l'Irak serait-elle l’ouverture officielle du projet du nouveau Moyen-Orient ?…

Un plan a-t-il été élaboré dans les couloirs du puissant G7 (évidement sous la pression des grandes sociétés financières et énergétiques transcontinentales) en 1992[4] ? Cette rencontre a eu lieu presque en parallèle, histoire de donner l’impression d’une démocratie mondiale, avec le fameux sommet de la terre[5]dit par d’autres sommet des pauvres de l’UNCED, filiale de l’Organisation des Nations Unies, qui s'est tenue à Rio de Janeiro au Brésil et qui a donné naissance au protocole de Kyoto. Ce protocole impose la réduction des émissions de gaz polluants dans l'atmosphère afin de limiter l'aggravation du réchauffement climatique. En soit, c’est louable. Hélas, c’est bien là où germent les grands conflits mondiaux à venir ! L'Union européenne ratifie cet accord en 1994. Ainsi le gaz naturel est devenu la plus importante source d'énergie à la place du pétrole, qui a commencé à décliner d’importance stratégique pour chuter à la deuxième place. Il faut alors beaucoup de gaz à l’Europe, la plus grande consommatrice mondiale du gaz ! Or ce gaz, il est disponible en Iran et en Russie à profusion… Les aléas politiques et diplomatiques vis-à-vis de l’Iran mènent l’Europe directement dans une position inconfortable face au pseudo monopole russe[6] ! Avec le temps l’Europe soufre de l’insécurité quant à l’approvisionnement de ces besoins énergétiques. Ce problème rend indispensable l’intervention des stratèges américains ! Est-ce que Washington permettra l’expansion de l'influence russe en Europe après la dissolution du pacte de Varsovie et la probabilité de la disparition de la raison d'être de l'OTAN ? C’est ce que semblent réclamer certains européens ! Au passage, nous soulevons une contradiction imposante, les USA sont l’un des rares pays à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, alors que des grandes sociétés américaines se frottent les mains pour réaliser le projet de Nabucco et acheminer ainsi le gaz vers l’Europe !

En 1995 un accord au Qatar, a conduit le fils au pouvoir par un coup d'Etat (blanc) contre sonpère. Des accords rapides ont alors permis la démarcation de la frontière avec l'Iran et le début del'extraction de gaz au Qatar pour tenter de couvrir la demande européenne et de réduire l'impactde la dépendance de l'Europe envers le gaz russe. L’impossibilité du transport du gaz du Qatar versl'Europe par gazoduc, a rendu nécessaire de liquéfier le gaz malgré le coût élevé de cette opération. La Syriea refusé le passage d’un tel gazoduc puisque Qatar imposait d’y transporter du gaz israélien[7]. Cette positionstratégique syrienne restera en rigueur tant que le problème palestinien ne sera pas réglé. L'étonnante ironie est que les états voisins: le Bahreïn[8]et le Sultanat d'Oman[9]achètent le gaz enprovenance de pays lointains, alors que le gaz qatariote est tout proche ! En effet, Washington adécidé de privilégier le gaz qatariote pour le marché européen afin de concurrencer le gaz russe. ADoha le dernier mot revient à Washington. Forte de sa super base militaire[10]au nom de coderappelant un doux Disneyland « Camp Snoopy », alors que ses énormes composantes disent lecontraire 1) l'aéroport international de Doha 2) le camp militaire du Saliyah 3) la base aérienne del’Al Udeid et surtout le commandement central américain de la région centrale dit « CENTCOM[11] ».Parallèlement Washington semble dans le passé avoir aidé à enflammer les régions de laTchétchénie et de la Yougoslavie en utilisant des mercenaires arabes et afghans au nom d’un« djihad » incertain !

La société du gaz russe « Gazprom[12] » a été transformée en société d'État par actions (РАО) en 1993, par le chef du gouvernement russe Viktor Tchernomyrdine et son parti, le NDR, où Poutine était un responsable régionale à Saint-Pétersbourg. Quand Poutine a réussi en mars 2000 a maitrisé sans retard, les rênes de la situation en Tchétchénie, Gazprom est devenu rapidement le centre réel de pouvoir en Russie à l’image des compagnies américaines semblables qui régissent les Etats-Unis et qui sont derrière le projet du Nouveau Moyen-Orient. Washington a réalisé l'importance de la répartition géographique du gaz[13]dans la région : le Turkménistan, l'Azerbaïdjan, l'Iran, l'Egypte et les réservoirs de gaz, bien identifiés auparavant par Washington, sur la côte orientale de la méditerranée entre la Syrie et Chypre et surtout sous la Syrie. Ils ont réalisé que le contrôle de ces sources signifie la conservation d’une position monopoliste incontestée et la gestion du monde en fonction de leurs intérêts. Mais il leur faut neutraliser l'impact de l'influence russe, qui contrôle le transit gazier des régions de l'Azerbaïdjan et le Turkménistan. Le moyen pour y parvenir est le contrôle de gaz méditerranéen de manière a assurer l’approvisionnement de gaz à l’Europe. Ainsi la Russie ne sera pas en mesure d'acheter du gaz de l'Asie centrale, pour le vendre à l’Europe. Ces pays d’Asie centrale seront donc forcés à entrer dans l'orbite de la stratégie américaine. Mais l'accès à la commande du gaz à partir de la rive orientale de la Méditerranée doit achever le processus de paix de la région, et pour parvenir à la paix dans la région, selon la légitimité internationale. Est-ce que l’état israélien est prêt à cela ? Ou préfère-t-il un « nouveau Moyen-Orient » plus facilement contrôlable avec des cloisons confessionnelles et de nouveaux états sectaires qui ne disent pas non à Qatar ou plutôt à son maître ? La liquidation de la cause palestinienne pour dissoudre la patrie et la remplacer quelque part dans le royaume de Transjordanie, serait éventuellement un remède dans ce dernier cas ! C’est le chantier du siècle, il y aura énormément de pertes humaines et quelque chose qui ressemble à un printemps arabe !
 
 
Est-ce vraiment nécessaire ? N’y aurait-il pas une solution de rechange ? Avant ce projet du nouveau Moyen-Orient, il y avait un plan plus simple et moins coûteux aux yeux de Washington. C’est le plan qui visait à l'élimination de la résistance au Liban, où elle peut atteindre les réservoirs de gaz sans apporter une solution à la question palestinienne. Cette question est devenue un dilemme et une équation difficile à résoudre pour l'avenir de Washington dans la région. Comment résoudre ce dilemme pour le contrôle de cette région ? Les options sur la table étaient, soit de liquider la cause palestinienne, soit d'éliminer la résistance libanaise, et les deux c’est encore mieux ? C’est alors qu’a commencé la guerre israélienne contre le Liban en 1996 sous le nom inspirateur « les cépages de la colère » pour éliminer le Hezbollah et sa résistance, pour imposer la paix avec le Liban et pour sécuriser l'approvisionnement en gaz. Mais l'échec de l’attaque a conduit à la déclaration de la légalité de la résistance à l'occupant et à forcer Israël pour la première fois de son histoire, de se conformer à l'entente d’Avril. Plus encore en 2000, la libération du sud du Liban a marqué la naksah[14]des deux états, israélien et américain. Dans la même année, M. Poutine est arrivé au pouvoir en Russie, après la démission de Boris Eltsine.

Washington s’est rendu compte que le gaz du Qatar est devenu incapable de rivaliser avec le gaz russe sur le marché européen avec une influence de la Russie de plus en plus grande et une demande européenne croissante, ce qui du coup a mis toute l'Europe médiane, des Balkans à la Pologne sur une position stratégique dans la concurrence Russie/Moyen-Orient. Ceci a été couplé avec une reprise économique qui a permis rapidement à la Russie de récupérer ses positions politiques et stratégiques. Une course contre la montre presse Washington à faire quelque chose ! Soudainement, les citoyens du monde entier assistent impuissants en direct aux écrans de télévision à une attaque-suicide de deux avions contre le « World Trade Center » à New York et à l'effondrement des tours jumelles !!! Washington saute sur l’occasion, et lance presque au lendemain du 11/9 une attaque contre l'Afghanistan puis contre l’Irak pour les occuper ! Pourquoi ? Dire que c’est en réponse au terrorisme, le monde n’a jamais était si unanime sur une question, ce qu’il était sur son refus et son rejet des accusations américaines contre l’Irak, que ce soit à propos de l’implication de l’Irak dans le terrorisme ou son développement d’armes de destruction massives.

Cherchons la cause de ces guerres ailleurs. Est-ce en réponse à la défaite d'Israël au Liban ou à l'arrivée de Poutine au pouvoir, ou à la convergence entre la Chine et la Russie, après des tensions qui ont perduré des décennies durant la guerre froide ? Est-ce aussi parce que les pays de l'Europe médiane qui s'étaient dégagés de l'influence russe n'auraient pas eu tendance à reprendre langue dans ce contexte avec leur ancien protecteur ? Ou alors est-ce en réponse à la chute de certains bastions de son influence en Amérique du Sud ? Il est clair que l'occupation de l'Afghanistan et de l’Irak représente un sommet géostratégique dans l’ensemble des mouvements et des actions américain dans la région, un sommet aux conséquences amères[15]. Bien sûr, parmi les objectifs majeurs de cette action on dénombre : couper des voies de transit existantes ou potentielles en provenance de et vers la Chine (marchandises et produits énergétiques), poursuivre son encerclement, et l’encerclement de la Russie, celui de l’Iran et de la Syrie qui sont les principaux soutiens et fournisseurs des résistances libanaise et palestinienne.

En 2002, Washington, signe un accord avec Recep Tayyip Erdogan et Abdullah Gul, qui se sont retournés contre leur ancien maître Necmettin Erbakan. Les deux fondent « le parti de la Justice et du développement », le nouveau AKP, pour qu’Abdullah Gul devienne le premier Premier ministre issu d’un courant « islamiste » en Turquie avec la bénédiction américaine. Ce n’est qu’une répétition du scénario qatariote de 1996 où un coup d’état blanc sur fond de motivation gazière un fils a remplacé son père. L’étonnante coïncidence est que les deux équipes arrivées au pouvoir en Turquie et au Qatar avec les félicitations américaines se réclament toutes les deux d’un seul courant islamiste dit « les frères musulmans ». Le même que celui du Hamas dans la résistance palestinienne et le même que les futurs meneurs du printemps arabe, du Maroc au Yémen ! Avec l'émergence de l'AKP, Washington a annoncé le projet du gazoduc Nabucco pour acheminer le gaz à partir de la mer caspienne et à travers l’Iran, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie tout en évitant soigneusement la Grèce vers l’Europe en passant par les Balkans plus au nord. La première remarque dévoile l’implication de l’état israélien dans ce projet concerne son nom. Nabucco est le nom d’une œuvre musicale de Verdi racontant, selon sa vision, l'histoire de la déportation à Babylone en Irak, des habitants de Jérusalem par Nabuchodonosor, le roi de Babylone de 605 à 562 av. J.C. ! A peine un an plus tard, les forces américaines ont envahi l'Irak ! Une étude qui dépasse l’analyse des interférences entre la sémantique, le gaz, les coups d’état blanc ou de trahison, la résistance à l’occupation et tous les états du Moyen-Orient y compris la Palestine et Israël, passe certainement à côté de la vérité sans la toucher ! Alors pourquoi Nabucco ? Certes, Washington était incertaine d’accéder au gaz d'Asie centrale. Elle était également dans l'impossibilité de mener une guerre contre l'Iran à la lumière des circonstances internationales actuelles qu’elles soient économiques ou politiques. Mais elle a mal jugé les réactions brutales de Moscou face au lancement du gazoduc Nabucco.

Nous analyserons la réponse russe à Nabucco plus tard. Washington envisageait d'abord d'obtenir du gaz à partir de l'Egypte et de la côte orientale de la Méditerranée. La division et la destruction de la Syrie serait à déclencher par un stratagème à bien Définir ultérieurement, pour obtenir sans effort et sans guerre le gaz iranien. Ainsi Moscou ne pourrait plus acheter du gaz azéri, et donc faire perdre l'influence de la Russie dans la Méditerranée, l'Europe et l'Asie centrale à la fois. Et Washington aurait obtenu le contrôle du monde pour toujours !


Gazoduc Nabucco

Le gazoduc Nabucco apporte le gaz régional en Turquie, pour l’exporter en Europe sans traverser la Grèce. Ce projet, transforme ainsi la Turquie en un pays riche avec les revenus du transit. Nabucco aurait dû atteindre 45 milliards de mètres cubes en vitesse de croisière 50% pour les actionnaires et le reste en location de transite si des clients se présentent ! Soit en tout environ 10% de la consumation européenne actuelle[16]et 37% de la capacité des gazoducs russes « Nord Stream[17] » déjà opérationnel et « South Stream[18] » bientôt opérationnel en 2015. Dès le lancement du Nabucco, Erdogan s'est rendu compte que l'accès au gaz d'Asie centrale est impossible à cause de la Russie. Alors, il a lui-même supervisé la signatureau Caire de l'accord Nabucco[19]. Hosni Moubarak ne s’est pas rendu compte à l'époque qu'il signait le document de son éviction du pouvoir !

L'accord entre Erdogan, Abdullah Gul et les Américains, incluait des droits et des devoirs. Erdogan et Gul devaient former un parti se réclamant d’un courant islamiste pour tenir les rênes du pouvoir de la Turquie laïque. Ils auront le droit au soutien américain et à sa protection, tant que les conditions suivantes sont acceptées :

1) Diviser l'Egypte en trois états, et l'Irak en trois et la Syrie en quatre. Tous mono-confessionnels ou mono-ethniques !

2) Mettre les nouveaux états non-sunnites sous influence israélienne.

3) Aider les Etats-Unis en Afghanistan, en Irak et dans les nouveaux états que Washington envisage de constituer !

4) Permettre aux Etats-Unis de construire un réseau de gazoducs et le mettre sous l’influence de
Washington.

En contre partie, les engagements subséquents seront honorés par Washington :

1) Mettre les nouveaux états sunnites sous influence turque.

2) Transformer la Turquie en un noeud gazier mondial.

3) Ne pas faire passer le gazoduc en Grèce, afin d'assurer l’attachement de l'ensemble de Chypre à la Turquie et son entrée dans l'Union Européenne au détriment de la Grèce.
 

Une variante des désagrégations proposées au Nouveau Moyen-Orient !

C’est vrai. Cet accord secret semble effectivement sortir tout droit d’un chapeau de magicien ! Des références ou des arguments corroborent-t-ils à cette hypothèse ? Sans prétendre connaître toute la vérité, Nous essaierons d’analyser ouvertement et objectivement, tout simplement ! Le projet de Nabucco indique clairement par son tracé la mise hors jeu de la Grèce et de la Serbie. Son nom semble montrer une implication particulière d’Israël. A quel niveau ? La désagrégation du Moyen-Orient en petits états n’est plus du domaine autoptique. L’exemple du Soudan et l’implication forte des Etats-Unis dans sa division suivant une ligne confessionnelle, est plus que parlant ! Les conflits sanguinaires entre Libyens et les risques de séparation sur des bases ethniques, juste après un scénario d’un « printemps arabe » et suite à une intervention américaine, l’est aussi ! Et dans la région ? En Irak, malgré neuf années d’occupation et la chute du gouvernement dirigé par Saddam Hussein, aucune démocratie digne de ce nom, n’a pointé son but de nez ! Alors que Bush fils, n’a pas arrêté de crier sur tous les toits, sa démocratie exemplaire qu’il va installer en Irak et qu’elle se propagera dans la région ? Et là, qui a oublié la notion si chère à Bush fils : Le Nouveau ou Le Grand Moyen-Orient… ? Qu'est-ce exactement ce projet et vise-t-il uniquement cette région ou n'a-t-il pas de liens avec la stratégie émise par Zbigniew Brzezinski dans son ouvrage « Le grand échiquier » qui prévoyait une stratégie visant à émietter le cœur de l'Eurasie et à transformer l'Europe médiane en périphérie et en zone de transit vers ce nouveau Moyen-Orient ?

Le 28 janvier 2004, Bush a présenté au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion à la Maison Blanche les principaux repères du nouveau projet américain « Grand Moyen-Orient ». C’est ainsi que s’est exprimé un journal Turc[20]deux jours après la rencontre en ajoutant « Le projet, selon le président américain, fait de la Turquie sa colonne vertébrale. Washington veut qu'elle joue un rôle essentiel dans ce projet, où elle a à promouvoir son modèle démocratique et sa « modération » religieuse dans la région » ! C’est-à-dire de promouvoir le courant dit « frères musulmans », qui mènent actuellement neuf ans après, ce qu'on appelle le « printemps arabe ». Un printemps finalement rejeté massivement par les populations trompées, puisque ces « frères » ne sont pas aussi modérés que Bush l’a prétendu !

La désagrégation du Moyen-Orient fut aussi mentionnée par Pierre Hillard[21], dans son article, nommé « Le Nouvel ordre mondial à l’assaut de l’Islam », paru le 18 mars 2011. Il dit « Bernard Lewis[22][…] est l’auteur de l’expression « Choc des civilisations » reprise avec succès par Samuel Huntington. Pour lui, il s’agit de balkaniser le monde musulman comme cela s'est auparavant opéré en Yougoslavie et en URSS afin de créer de mini-Etats pétroliers plus faciles à contrôler. Un modèle de restructuration appelé « Americana : Arch Enemies, soit, arc de crise » fut présenté dans la revue « Time[23] » du 15 janvier 1979 ». Et Israël dans tout ça, est-ce qu’il propose une version propre de désintégration du Nouveau Moyen-Orient ? Sans aller fouiller jusqu’au premier congrès sioniste se réunissant à Bâle en Suisse, du 29 au 31 août 1897, on trouve une étude stratégique presque parallèle aux travaux de Bernard Lewis, et qui semble aboutir aux mêmes résultats. Ce document est paru en février 1982 dans la revue Kivunim, publication de la « World Zionist Organization », sous la plume d’Oded Yinon, Intitulé « A strategy for Israel in the Nineteen Eighties[24] », rebaptisé « Clean Break[25] » après le 11/9.

Là il y a beaucoup de coïncidences ? Il n’y a pas de doute que ces plans prévus pour les années 80-90 ont lamentablement échoués. C’est dû essentiellement aux résistances libanaise, palestinienne et irakienne et aux soutiens syrien et iranien, donc à la volonté des peuples du Machrik, à leur attachement à leurs terres et à leurs souverainetés, malgre des pertes énormes. Le camp opposé a également perdu considérablement aux niveaux humain, économique et stratégique !

Le gaz sarin:

Il semble que certains dirigeants occidentaux, encouragés peut-être par les gros portefeuilles de certains émirs, sous la menace imminente de perdre leurs trônes, à l’image du qatariote au 25/06/2013[26], veulent absolument faire tomber le gouvernement syrien pour pouvoir passer ce gaz « naturel », tant attendu ! Même au prix de manipulations douteuses sur la base d’un autre gaz ! Récemment des nouvelles étranges ont circulées, mentionnant la capture en Turquie[27]d’une bande criminelle avec en leur possession 2kg du gaz « sarin », un très dangereux gaz « neurotoxique », puis la capture d’une autre bande qui en fabriquent en Irak[28] ? Or ces mercenaires venant de tout horizon ne sont autres que Jabhat Al Nosra, le fer de lance de l'insurrection en Syrie, et ce gaz « sarin » était destiné à la Syrie !

Alors pourquoi, certains ministres des affaires étrangères persistent, contre courent et particulièrement contre les experts des Nations Unis[29], à accuser le gouvernement syrien à utiliser ce gaz contre son peuple ? Ceci malgré le refus du conseil de sécurité d’assumer sa responsabilité en mandatant selon la requête hâtif d’un état membre (la Syrie), une équipe spécialisée pour enquêter sur l’utilisation de l’opposition syrienne armée d’un gaz neurotoxique à Khan Al-Assal à Alep[30]. Ce refus était déguisé par la volonté de ces mêmes ministres des affaires étrangères à enquêter partout en Syrie ! Nos citoyens ne méritent-ils pas quelques explications !?

Quelles justifications concèdent ces responsables des pays de l’OTAN, face aux facilitations et à la fermeture des yeux aux indénombrables exactions du Jabhat Al Nosra : du gaz sarin, jusqu’à l’exécutions des enfants en passant par le cannibalisme !? Pourquoi fixent-ils le gouvernement syrien qui subi ces exactions avec son peuple ? Pourquoi, trouvent-ils insupportable que l’armée arabe syrienne défend son peuple en défiant et vainquant ces terroristes ? Oui, terroristes selon leur propre classification ! Pourquoi différentient-ils, Jabhat Al Nosra d’autres oppositions armées, alors que les syriens n’affrontent sur le terrain que des bandes de mercenaires extrémistes wahhabites takfiristes, c’est-à-dire Jabhat Al Nosra et ses branches ? La manipulation est plus qu’évidente[31], tandis que les explications ne le sont pas[32] !

Dans la dernière référence, Philip Coyle chercheur principal au Centre de contrôle des armements et de non-prolifération à Washington, s’est moqué de l’accusation de l’usage du régime de Bachar du gaz sarin « sans preuve publique évidente, il est difficile pour les experts d'évaluer la validité des déclarations de l'administration », Il a ajouté « Ce qui est arrivé ne ressemble pas à une série d'attaques au sarin ! »

Conclusions:

Tout ce qui s'y passe semble avoir un lien direct avec l'axe Europe-Eurasie-Asie où se développent des processus qui remettent en cause l'ordre mondial tel qu'il a semblé s'instaurer depuis la chute du bloc soviétique. L’analyse présentée ici est loin d'être terminée. Il faudrait étudier le cas particulier de chaque pays touché par le fléau de « printemps arabe » et ceux y qui sont impliqués que ce soit dans la région ou les superpuissances, en détaillant les aspects sociologique, économique, géographique, politiques, environnemental et technologique, de même que leurs rapports quantitatif et qualitatif avec l’énergie: production, consumation et acheminement… La crise !

Face à cette crise cardiaque terrestre, que faire ? En effet, une crise cardiaque se traite par des spécialistes avec des moyens prouvés scientifiquement et approuvés par des ensembles d’observations et d’expérimentations rigoureuses. Dans notre cas, il faudrait bien explorer toutes les artères principales et secondaires, explorer tous les passages entre les sources et les lieux d’irrigation principaux, identifier les passages devenus impossibles ou défectueux. Quand un passage est impossible, il devrait en proposer des alternatifs, étudier les circonstances d’une bonne implantation d’une nouvelle artère et inspecter les éventuels rejets du greffon. Quand un passage est défectueux, il est nécessaire d’identifier les causes des défauts, de repérer les mécanismes de réparation et d’adaptation aux niveaux sociologiques, environnementaux, politiques, géographiques…

Il est devenu évident que beaucoup des remèdes et indices sous les mains des stratèges américains sont tous simplement stériles. La démonstration découle du blocage, sinon de l’échec, mondial quant au traitement de la crise syrienne, de l’historique crise palestinienne et d'autres crises qui se sont succédées en Eurasie, en Europe médiane et au Moyen-Orient ou alors du retard[33]insurmontable, sinon de l’incapacité[34]des USA à poursuivre la construction du gazoduc Nabucco. Pourquoi ? À notre sens, ceci est dû au fait que les remèdes et les indices considérés actuellement sont borgnes. Ils ne mènent qu’à une simple vue trompeuse venant de d’un seul côté : de l'Ouest. Le temps n’est-il pas venu pour adopter une autre vue partant du milieu, à savoir de l’Europe médiane et orientale, avec deux yeux, l'un à l’occident et l’autre à l’orient ? Autrement, ceux qui se croient les décideurs du sort du monde peuvent toujours préserver le choix des méthodes brutes, en envoyant des flots de soldats armés jusqu’aux dents avec la multiplication des crises économiques[35]intimement associées[36]et qui en découlent !!!


 

Lire la suite

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde arabe, Syrie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, du gaz naturel au gaz sarin, le fond du bourbier syrien, khaled abdelhafiz | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 22 août 2013

«L'OCCIDENT JOUE AVEC LE FEU EN SYRIE»

monde,syrie,égypte,états-Unis, Hezbollah, Israël, Liban, Syrie,

Photo: Veronica Canino

Raimundo Kabchi est avocat et un bon connaisseur des questions internationales. Libanais de par sa naissance, depuis 52 ans sa patrie est le Venezuela, comme il le fait remarquer. Durant de nombreuses années, Kabchi a exercé en tant que conseiller du président Hugo Chavez pour les sujets liés au Proche Orient, ce qui fait de lui une référence pour se renseigner sur cette région du monde qui demeure agitée depuis assez longtemps.


Au cours de cette conversation avec Resumen Latinoamericano, Kabchi met en évidence la complexité des problèmes liés au Proche Orient. Mais il a le mérite d’analyser le monde arabe suivant une approche de gauche et anti-impérialiste, et en même temps d’expliquer ce qui se passe de façon simple et toujours en pointant du doigt le pays qui génère les conflits dans cette partie du monde : les Etats-Unis.

La crise interne qui dure depuis plus de deux ans en Syrie sera l’une des questions principales durant cette interview. Kabchi parlera aussi de la situation au Liban, pays dans lequel il existe un réel danger de contagion du conflit syrien, provoqué notamment par des groupes terroristes financés par Washington et ses alliés afin de renverser le gouvernement du président Bachar Al Assad. L’attitude de l’organisation politico-militaire Hezbollah, la réalité de l’Egypte, et les différences entre la Lybie et la Syrie seront aussi présentes dans ce dialogue éclairant.

 Quelle analyse peut-on faire sur la situation en Syrie, après plus de deux années d’agressions contre ce pays ?

La Syrie est aujourd’hui l’objet d’une conjuration internationale. Premièrement : face aux plans impérial-sionistes et de la droite arabe, la Syrie fait partie d’un système que nous, au Moyen Orient, appelons un système de résistance. C'est-à-dire, elle résiste aux plans impérialistes, sionistes et de la droite arabe dans la région. Comment détruire ce pays pour ensuite s’occuper d’un autre maillon de la chaîne, formée par l’Iran, l’Irak après le départ des américains, le Liban, la Palestine, etc.

Deuxièmement, il y a un objectif constant pour l’Occident au Moyen Orient : l’existence, la sécurité et l’expansion de l’Etat d’Israël. La Syrie, comme l’Iran, s’avère être un obstacle pour atteindre ce but.

Troisièmement, il y a l’exploitation des richesses nationales dans le monde arabe, et la Syrie est également un obstacle sur le chemin. Le pétrole, le gaz, les pétrodollars qui sont recyclés pour les sociétés occidentales, accablées par une crise économique structurelle et internationale. La Syrie représente aussi un chaînon manquant dans la chaîne que les Etats-Unis et l’Otan veulent construire face à la Russie et la Chine. Si l’on jette un coup d’œil à la carte du monde, on trouvera une chaîne de bases militaires qui s’étendent depuis la mer de Barent jusqu’à la Turquie, et ensuite elle atteint le Golfe Persique. Si l’on regarde vers l’Orient, on voit les Philippines, la Corée du Sud, Taïwan, Guam, et même le Japon. L’ensemble de la chaîne se trouve brisée, en quelque sorte, par la Syrie, le Liban, l’Iran et l’Irak. En détruisant la Syrie, on crée pratiquement un système complet de bases militaires autour de la Russie et de la Chine. Ce n’est pas la peine d’expliquer pourquoi les Etats-Unis veulent encercler la Russie et la Chine, des pays considérés émergents dans le monde. Emergents dans un moment où l’impérialisme occidental, néolibéral et capitaliste se trouve en déclin. Ce sont quelques-unes des raisons fondamentales expliquant comment cette Syrie courageuse, avec l’unité de ses dirigeants, de l’armée et du peuple, a réussi à tenir tête à une conjuration internationale de presque trente pays du monde, et à un terrorisme international que l’Occident dit combattre, mais qu’en réalité il encourage, arme, en lui offrant une couverture et une légitimité en Syrie.

Comment peut-on expliquer cette unité du gouvernement, du peuple et de l’armée en Syrie ?

J’accuse l’opposition vénézuélienne d’être toujours prête à extrapoler des circonstances d’autres pays, d’autres situations spécifiques et d’autres réalités, au Venezuela et de les encourager, bien que les conditions ne soient pas les mêmes. C’est l’une des erreurs de l’Occident par rapport à la Syrie. Ils ont pensé que la Syrie et la Libye représentaient la même chose, et que la Russie et la Chine auraient une attitude faible, comme cela fut le cas en Libye. Or, Mouammar Al Kadhafi n’est pas Bachar Al Assad, la Libye n’est pas la Syrie, et la situation internationale de la Syrie est différente aussi. Kadhafi fut la victime de ses propres erreurs, provoquées par ses fils. Les dernières années de sa vie, Kadhafi suivit une orientation politique conduite par ses fils, notamment par Saif Al Islam. Il ouvrit les portes à l’Occident, augmenta ses échanges avec les Etats -Unis de 300 millions de dollars à presque 7 milliards de dollars, il ouvrit ses portes aux pays de l’Otan en Europe. Pas seulement en fournissant du pétrole mais également en offrant de l’argent aux candidats présidentiels et premiers ministres européens, ce que tout le monde sait aujourd’hui.

Si cela ne suffisait pas, le pétrole que Kadhafi avait nationalisé dans les années soixante, fut mis à nouveau à la disposition des grands consortiums internationaux. Il y eut une double rupture en ce qui concerne la réalité dans ce pays. D’abord, il y eut une rupture entre le Kadhafi du vingt-et-unième siècle et celui du vingtième. Ensuite, une rupture par rapport à son parcours politique : le Kadhafi nationaliste, progressiste et rassembleur fit place à un pragmatisme en politique internationale. Et l’impérialisme ne pardonne pas, n’a pas d’amis, l’impérialisme a des vassaux ou des ennemis. Il utilise son vassal comme un objet jetable et il fait tout pour détruire son ennemi. En Syrie, la situation est différente, en raison de sa position historique, par le parcours du parti au gouvernement, du président, de l’armée et du peuple. Vingt-huit mois de résistance à une offensive internationale des pays les plus dangereux - ainsi que des groupes terroristes - que l’histoire et le genre humain aient jamais connus, c’est la meilleure preuve qu’en Syrie il y a quelque chose de différent que l’on ne retrouve pas ailleurs.

Comment expliquer la position des Etats-Unis et de leurs alliés européens face à ce qui se déroule au Moyen Orient ?

Comment comprendre le fait que l’Occident partage quelque chose avec des pays qui n’ont jamais eu de Constitution fixant leurs réalités, qui n’ont pas de partis politiques d’opposition et non plus au gouvernement, n’ont pas de syndicats, où les droits de l’homme ne sont pas respectés ? Ce sont ces pays qui sont les alliés de l’Occident, du même Occident qui dit vouloir apporter la démocratie au Moyen Orient. Comment comprendre cela et comment l’expliquer ?

Parlez-vous des monarchies du Golfe Persique ?

Je parle d’une série de monarchies ou dictatures imposées par les Etats-Unis et l’Otan au Moyen Orient durant les dernières cinquante années. Comment considérer Israël comme un modèle et un exemple de démocratie et de civilisation tandis que c’est un pays complètement agresseur, belliqueux, raciste, exclusiviste et excluant ? Pourtant, le Palestinien qui essaie de retourner dans sa patrie et qui voudrait avoir droit à la même résolution des Nations Unies qui accorda un permis de vivre à Israël, et qui aurait dû être accordé aussi aux Palestiniens, est persécuté, traité en tant que terroriste et assassiné par Israël. Et l’Occident soutient cela.

C’est difficile à admettre, mais ces valeurs et ces principes sont complètement disparus, pas seulement dans les territoires du Moyen Orient, mais aussi dans les médias internationaux. Comment est-il possible que des gouvernements occidentaux, comme celui d’Obama, de Sarkozy à l’époque, de Cameron, de Merkel, puissent dire à un pays que son chef d’Etat, élu par le peuple, est illégitime et qu’il doit partir ?

La Syrie est aujourd’hui l’objet d’une conjuration internationale où l’on fait appel à tout, sauf à la démocratie, aux libertés publiques et aux droits de l’homme, parce que, au cours des derniers vingt-huit mois qui se sont écoulés depuis le début de l’agression à la Syrie, l’on ne trouve pas un pays au Moyen Orient qui ait avancé autant de réformes constitutionnelles, autant de transformations en faveur du respect des droits de l’homme et des libertés publiques, comme le gouvernement syrien. Qui a eu accès à ces informations ? Qui a dit au gouvernement syrien : « C’est bien fait, c’est un geste fort pour une meilleure démocratie », celle qu’ils prétendent apporter ? Personne.

Les combats en Syrie peuvent-ils se déplacer au Liban ?

Depuis les premiers jours de l’agression internationale en Syrie tout le monde a prévenu l’Occident : jouer avec le feu en Syrie pourrait enflammer les pays voisins, surtout la Turquie, qui s’est embourbée dans le terrain marécageux de l’agression contre la Syrie. On nous avait prévenus : ce qu’ils essaient de mettre en place en Syrie, c’est le gouvernement des Frères Musulmans, ces islamistes récalcitrants qui ne connaissent de l’Islam que le nom, pour s’en servir dans leurs tentatives de prendre le pouvoir.

Est-ce le fruit du hasard ? Ceux qui avaient dit que le président Assad allait durer deux ou trois semaines et qu’il partirait, sont partis les premiers ? Comme Madame Clinton ? Ou comme Monsieur Sarkozy, rejeté par le peuple français ? L’Europe et la Turquie, et le problème qui existe dans ce pays, qui menace d’augmenter en proportion, dû à son importance par la proximité des centres de décision européens, peuvent également être atteints par les flammes de la guerre et de la confrontation. L’un des objectifs de la conjuration en Syrie c’est d’affaiblir l’organisation nationaliste de résistance au Liban, le Hezbollah. Une organisation qui ne commit jamais un seul acte terroriste, qui a seulement résisté à un Israël agresseur.

Pourtant, ces grands civilisateurs et démocrates de l’Occident considèrent le Hezbollah comme une organisation terroriste. Quelle est sa faute ? Repousser l’agression israélienne. L’agresseur devient un civilisateur démocrate et l’agressé passe pour le méchant terroriste. Voici le regard de l’Occident sur les peuples du Moyen Orient. La vérité c’est que les gouvernements qu’ils avaient imposés au Moyen Orient, comme en Egypte, sont tombés en moins d’un an. En Libye, il y a une angoisse totale, les pays du Golfe ont leurs propres problèmes, des changements structurels.

Pensez-vous que le Hezbollah aura un rôle décisif pour contenir l’arrivée des terroristes au Liban ?

Les problèmes au Moyen Orient sont très complexes et il faut être très familiarisé avec les sujets. Je suis Libanais chrétien et en même temps je suis du côté du Hezbollah, non pas parce qu’ils l’accusent de terrorisme, mais pour sa lutte de libération au Liban. Après avoir libéré notre territoire, nous les Libanais pouvons continuer à vivre comme nous vivons depuis des milliers d’années.

Mais il y a un danger imminent pour le Liban, venant de ceux qui disent qu’ils veulent l’apaisement et le calme au Moyen Orient. Mon pays d’origine était un exemple de démocratie au Moyen Orient et ils y apportèrent le chaos. Comment est-il possible qu’un terroriste aux Etats Unis soit un terroriste, de même que dans le Sud de la France c’est un terroriste, et au Nord du Mali c’est un terroriste, et qu’il faille le combattre en tant que tel ? Mais, dès que ces terroristes se trouvent au Liban et qu’ils sont en train de menacer, pas le Hezbollah, mais notre pays, la Syrie et d’autres nations…pourquoi les aide-t-on ?

Au nom de quels principes moraux, de quels droits, de quel humanisme les aider ? Alors, l’impérialisme nous traite comme il l’a toujours fait, pas seulement en tant que ses vassaux, mais comme des eunuques intellectuels. Alors, par l’intermédiaire de sa presse et de ses cinquièmes colonnes dans nos sociétés, l’on nous vend le noir et le blanc, ou le blanc et le noir. Au Liban, il y a un danger imminent de la part des terroristes, ces mêmes terroristes qui agissent aujourd’hui en Egypte, en Syrie, en Irak. Ils vont tenter de détruire le Liban, la Turquie, la Jordanie, ou encore beaucoup d’autres pays si l’Occident ne change pas sa stratégie et son agenda au Moyen Orient. Ces terroristes ne travaillent pas seuls. Depuis l’Afghanistan, à l’époque de l’Union soviétique, jusqu’à aujourd’hui, ces terroristes sont protégés, aidés, armés, financés et assistés médiatiquement, avec pour but de massacrer et de faire tomber des gouvernements qui ne sont pas fidèles aux intérêts de l’Occident, que ce soit au Moyen Orient, en Amérique latine, ou dans le monde entier.

Les Etats Unis et leurs alliés ont-ils une notion du danger réel de cette situation ? 

L’Occident, qui est dans l’erreur dans sa politique au Moyen Orient, se rend compte qu’il est en train de jouer avec le feu dans une région qui regorge de pétrole inflammable et du pétrole qui est la garantie pour résoudre les problèmes économiques de l’Occident. Aujourd’hui, plus personne ne parle du départ de Bachar Al Assad, plus personne ne parle d’une victoire de ces terroristes internationaux protégés par l’Occident. Que disent-ils, Obama et Kerry, Cameron et les autres ? Qu’est-ce ce qu’ils demandent à présent pour la Syrie ? Continuer à armer et envoyer de l’aide aux terroristes afin d’obtenir un équilibre sur le terrain, pour que ces représentants du terrorisme international aient une carte afin de peser sur la table de négociations… Revenir à ce qu’a proposé le gouvernement syrien au début du conflit. L’on ne peut faire face au problème syrien avec des armes, de la destruction et du sang. La Syrie doit trouver une solution, d’abord entre les Syriens, et ensuite, à caractère politique et pacifique.

Comment pourrait-on expliquer les facteurs qui interviennent aujourd’hui en Egypte ?

Aujourd’hui en Egypte, on ne retrouve pas ces facteurs. Si l’on veut une analyse sincère, profonde et objective, on doit dire qu’en Egypte il existe deux courants, comme on les retrouve dans n’importe quel pays du Proche Orient. Il existe un courant qui souhaite servir les intérêts de l’Occident, des gens qui sont présentés comme libérateurs et démocrates, ce qui est loin d’être vrai.

Et puis, il y a les forces nationalistes qui prônent la souveraineté, l’indépendance, la liberté, la revendication des richesses nationales au profit du peuple. Combien de fois a-t-on appris que ce gouvernement acquis à l’Occident, celui de Moubarak, qui dura trente années, avait laissé le pays avec plus de 50% de la population en dessous du seuil de la pauvreté ? Qui permit aux Frères Musulmans de prendre le pouvoir ? Cette organisation fut créée en Egypte en 1928. Après quatre-vingt-cinq ans d’une très mauvaise opposition partout dans le monde arabe, ils arrivent au pouvoir. Ce qu’ils avaient réussi à faire échouer durant quatre-vingt-cinq ans d’opposition, ils l’ont mis en place en douze mois : ils ont augmenté la pauvreté, l’analphabétisme, l’économie est tombée, ils se sont occupés d’éliminer l’un des revenus les plus importants de l’Egypte qui est le tourisme…Quand on lit les déclarations de Kerry, on se pose des questions. Kerry a dit que l’armée a dû intervenir afin de redresser la démocratie en Egypte.

Ils auraient pu empêcher leur laquais, Monsieur Morsi, de mettre en œuvre une politique complètement biaisée, avec une Constitution complètement opposée à la sensibilité de l’écrasante majorité des Egyptiens. N’oublions pas que Morsi obtint, lors du premier tour électoral cinq millions et demi de voix, sur un total de cinquante-cinq. Lors du deuxième tour, il obtint onze millions, c'est-à-dire qu’il ne représentait pas la majorité pour faire cette Constitution taillée sur mesure et au service de son parti qui est excluant, à caractère islamique, mais d’un Islam qui n’a rien à voir avec le Coran. C’est un Islam rétrograde qui ne sert qu’aux intérêts politiques d’un secteur de la population.

Kerry et son gouvernement auraient pu empêcher ces manifestations massives qui ont rempli les rues, demander à Monsieur Morsi de mettre en place un gouvernement plus large, car les autres aussi ont des droits, que ce soient les nasséristes, les socialistes, les unionistes, des autres partis. En Egypte,l ? il existe deux façons de voir la politique interne et internationale. Une façon de voir la politique comme une soumission aux intérêts de l’Occident et un autre point de vue, celui de la plupart de la population, qui veut une Egypte souveraine, indépendante, qui puisse mettre au profit ses richesses nationales et surtout, revenir à son rôle historique de leadership au Moyen Orient, et d’équilibre dans une région pleine de contradictions et de conflits locaux.


Leandro ALBANI, Raimundo KABCHI, 19 août 2013.


Traduction: Collectif Investig’Action

In Contrainjerencia


Source: MICHEL COLLON.INFO

mardi, 20 août 2013

LA FRANCE DOIT SE REINVENTER OU PERIR

côte d'ivoire,la france doit se réinventer ou périr,dindé fernand agbo in le quotidien ivoirien "le nouveau courrier,"le nouveau courrier" du lundi 19 août 2013

 

Des voix plus autorisées et des éminences plus techniques pourront certainement traduire en des chiffres et termes plus appropriés ce que nous allons exposer en des mots simples, sans prétention savantes.
 
La France est en récession et ne fait pratiquement plus de croissance, nous apprennent quotidiennement les médias français. Mais en vérité, c’est peu dire. La France connait une grave crise économique et sociale qui menace de l’emporter. Comment un état européen, régnant encore sur un véritable empire colonial resté intact, si on s’en tient aux profits à moindre frais qu’il continue d’en tirer sans discontinuer, peut-il ainsi partir en vrille ? Incompétence, mauvaise gestion, rythme de vie au-dessus des moyens objectifs ?, pourrait-on s’interroger.
 
Pour pallier les effets de la descente aux enfers, une seule et même méthode frappée de péremption, un seul et même moyen séculaire : la prédation, la rapacité et le carnage. Encore et toujours. Contre des nations plus faibles. Comme si le monde n’avait pas évolué depuis un siècle. D’autres peuples sont contraints de faire les frais de la gabegie et du train de vie bourgeois d’une France qui rechigne à réinventer autrement son développement.
 
La question ou le problème de la France, aujourd’hui en pleine dérive sociale, économique et financière, n’est pas de mettre toujours plus de pays ou d’ex-colonies africaines dans sa besace en y menant la guerre, des guerres prétendument « humanitaires », pour les droits de l’homme et la démocratie, ou en fomentant des coups d’Etat contre des nationalistes et des souverainistes africains, ou des chefs d’Etat insoumis à l’exécutif français ou devenus récalcitrants, pour y installer des pantins prêts à brader leur pays et ses ressources à vil prix, sous des dehors d’élections démocratiques encadrées par l’Elysée, comme cela a dernièrement été le cas au Mali. Et comme c’est le cas dans la plupart des pays africains, anciennement (?) colonies françaises : Côte d’Ivoire, Niger, Togo, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Guinée, Gabon, Centrafrique, Congo Brazzaville, Cameroun, Bénin, Sénégal.
 
Le problème de la France, c’est qu’elle fait montre d’une absolue incapacité à se réinventer, prise en otage et dirigée qu’elle est par un groupuscule de francs-maçons complètement sclérosés et une oligarchie occulte qui ne rêve que, non pas de servir les français et de les rendre heureux, mais de mettre la France et l’Europe au service des ambitions nouvel-ordre-mondialistes des américains dont le scandale du programme de méga-surveillance et de contrôle planétaire, PRISM, dévoilé par le jeune informaticien transfuge de la NSA, Edward Snowden, n’est que la pointe de l’iceberg des projets obscurs états-uniens contre l’humanité.
 
Les exécutifs successifs de la France continuent de recourir à des recettes du moyen-âge (guerres de conquête et de reconquête, butins de guerre) pour gouverner un état moderne (dont la gestion nécessite invention, management et travail), en pleine mondialisation, devant une concurrence aussi intelligente que virulente des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Ils n’ont pas de réponses aux problèmes des français, bondissent au plafond pour une croissance (somme toute médiatique) de 0,1% (qui en réalité est de zéro, si ce n’est bien moins) quand tous les indicateurs sociaux et économiques virent au rouge sang, font du surplace et enrobent cette incompétence notoire dans des campagnes médiatiques (guerres « humanitaires et démocratiques ») destinées à polir l’image de chefs d’Etat en réalité franco-dépressifs pratiquants – puisque ne croyant qu’en leurs seules thèses et solutions – et aussi désespérants les uns que les autres. Singulièrement les deux derniers, Nicolas SARKOZY et François HOLLANDE.
 
Français, ces deux pro-américains-là, authentiques fantoches si l’on peut dire, n’ont rien pour vous. Reprenez en main votre destinée aux prochaines élections, ou vous pouvez tirer un trait sur la « grandeur » de la France. Ouvrez enfin les yeux et voyez l’inéluctabilité de votre déclin, de votre déchéance, si une nouvelle « révolution » n’a pas lieu. Une vraie, cette fois. Pas une du genre de celle qui vous a enfermés dans cette prison dorée appelée REPUBLIQUE qui n’est en fait que l’émanation d’un pouvoir occulte qui vous oppresse et qui vous conduit dans le mur, en vous chantant des sérénades. Pays des droits de l’Homme ? C’est à reconsidérer. N’est-ce pas juste une illusion, une entourloupe sémantique ? Quand on a encadré un génocide au Rwanda et quand on a installé et qu’on soutient militairement et diplomatiquement des dictateurs en Afrique qui oppriment et pillent leurs peuples, encore et toujours, quand on sème mort et désolation en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie, sous des prétextes fallacieux et franchement indignes, avec l’appui ou sous les ordres de l’ogre américain, peut-on y prétendre ? Certainement pas, à notre avis.
 
Un de vos illustres chefs l’avait dit : « Les français sont des veaux ! ». Nous laissons la déclinaison de son identité à votre sagacité. C’est malheureusement ainsi qu’ils continuent à vous percevoir, quand ils vous regardent, enfoncés dans vos canapés douillets, à déguster vins et fromages, attachés à un confort factice qui vous sera bientôt ôté avec une France en chute libre morale et économique (nous n’avons pas l’intention de vous être désobligeants mais souhaitons sincèrement fouetter votre orgueil). Rendez-vous enfin compte que vous êtes « la prochaine Grèce » ! Ce n’est pas nous qui le disons, mais le magazine hebdomadaire britannique « The Economist ». Et ce sera bien pire, croyez-nous. Parce qu’on vous ment sur tout – c’est un secret de polichinelle – et vous cache tout. Les chiffres de votre économie et vos déficits – c’est encore ce journal qui le dit – sont trafiqués, pour vous donner le sentiment que votre situation n’est pas aussi désespérée. Elle l’est parfaitement !
 
Sauriez-vous renverser l’implacable tendance ? L’Histoire nous le dira. Pour l’heure, réveillez-vous ! Parce que l’on ne peut comprendre qu’un pays comme l’Allemagne, sorti exsangue de la deuxième guerre mondiale et presqu’entièrement détruit, se relève après seulement un demi siècle pour devenir en une soixantaine d’années, la première puissance européenne, elle qui n’a ni pré-carré, ni chasse-gardée, ni prébende, ni monopole, ni chefs d’autres Etats aux ordres comme les marionnettes africaines aux pieds de l’exécutif franc-maçon français, ni départements et territoires d’Outre-mer. Mais qui a une inventivité et une capacité d’innovation incroyable, une force de travail hallucinante et une rigueur de gestion implacable. Quand on se sait sorti de guerre, c’est une exigence prioritaire. Et le mérite de l’Allemagne est encore plus grand et plus éclatant quand on note qu’elle a d’abord dû rattraper un retard abyssal dû à l’immensité de la désolation d’après-guerre, reconstruire tout ce qui a été détruit, avant de prendre un envol fulgurant.
 
Mais, nous semble-t-il, la France, tout aussi brisée par la guerre, mais adoubée vainqueur avec les alliés, n’en a pas tiré les mêmes leçons. Puisqu’elle s’est contentée de partager avec les libérateurs de l’Europe d’alors le gâteau du monde et de vivre du lait, non pas de son travail et de sa propre sueur, mais de celui des mamelles de ses ex-colonies (?), comme à une source intarissable. La poule aux œufs d’or et la vache à lait ont été et continuent à être pressées à souhait. Jusqu’à l’étouffement.
 
Malheureusement, la France a changé et n’est plus tout à fait la même, sa population s’est considérablement accrue depuis lors, ses besoins aussi dans les mêmes proportions, tout naturellement. Il faut donc plus de richesses, plus de ressources minières et de matières premières bon marché, plus d’argent. Plus de lait et d’or, en somme. La vache à lait et la poule aux œufs d’or durent-elles périr, à force d’exploitation et d’abus. Elle n’en a cure !
 
Il se trouve justement que chaque état, même vassal, a aussi sa prétention à « l’émergence à l’horizon X » (suivez notre regard). Comment donc continuer à les vampiriser et manger leur chair sans mettre à mal leurs économies et leur développement, et sans déstructurer gravement la configuration géopolitique régionale ou sous-régionale, au péril de tous, Africains comme Occidentaux (cas de la Libye et du Mali) ? Pas si sûr que ces nombreux Etats africains acceptent indéfiniment – du moins, leurs peuples – de se laisser tondre ad vitam aeternam et de rester éternellement dans les liens du sous-développement. Ce lait cessera bien de couler un jour, et cette manne, de vous être gracieusement donnée, très chère France. Et peut-être, sera-ce d’une façon absolument brutale.
 
On a trop tiré sur la corde. Elle va bientôt craquer. Malgré cela – c’est-à-dire malgré toutes les richesses volées à nos peuples, nos devises et gains à l’exportation engrangées avec une désinvolture scélérate dans les comptes d’opérations criminels du Trésor français, nos recettes budgétaires transportées chaque semaine (sans laisser de traces comptables) dans des mallettes en Hexagone pour aider au fonctionnement de l’Elysée, pour financer les partis politiques français, pour enrichir plus que de nature leurs responsables (Droite et Gauche, de façon indifférenciée) et se payer au passage des biens mal-acquis – la France continue à sombrer.
 
C’est ce type de relation-là entre la France et l’Afrique, judicieusement baptisé par Houphouët-Boigny, FRANÇAFRIQUE, qui tue l’Afrique… et qui tue la France ! Qui fait qu’elle n’a pas appris à innover économiquement, commercialement et technologiquement, à réétudier son marketing et sa force de vente, à accepter de perdre stratégiquement quelques recettes aujourd’hui pour en gagner davantage demain, à se battre à armes égales avec ses adversaires dans l’impitoyable concurrence commerciale internationale (où elle est gravement défaillante, ayant toujours tout reçu sur un plateau d’or à travers monopoles, prébendes, contrats léonins et prédation, et ayant fini par en être totalement sclérosée).
 
Une ligne d’esprit (au final) qui fait qu’elle est impuissante sinon incapable d’explorer de nouvelles pistes de développement, de se remettre fondamentalement en cause et d’impulser la douloureuse mais combien indispensable refonte de son modèle social et économique, inutilement couteux et désormais inadapté (coût de production élevé et peu concurrentiel, coût de la vie et de l’habitat facticement élevé à cause d’impôts excessifs, démesurés, et aussi à cause de la préservation injuste de privilèges de quelques familles milliardaires – onze ou douze en tout – qui tiennent la quasi-totalité de l’économie française, qui ont toujours plus de profit, qui embauchent peu et qui s’enrichissent outrageusement).
 
La France devra également reconsidérer sa perception actuelle du travail, dans un monde globalisé où la quête de productivité et de rentabilité et la conquête des marchés sont infernales ; un monde globalisé qu’elle appelle curieusement de tous ses vœux, sous l’égide américaine. Cette globalisation qu’elle peine à suivre et qui menace justement de la phagocyter. Et avec elle, une partie de l’Europe.
 
Que fait la France du fruit de tout ce pillage organisé et de cette prédation scandaleuse en Afrique, depuis des décennies, et dans nos pays exsangues, pour être aussi mal en point, aujourd’hui ? L’Allemagne en aurait eu le quart que nous n’osons pas imaginer ce qu’elle serait devenue dans le monde. Voyez ce qu’elle fait avec si peu ! A la vérité, ce n’est pas la raréfaction ni même l’insuffisance (au regard des besoins actuels hexagonaux) de cette manne financière à moindre coût directement déversé dans l’économie française ou les comptes privés français qui est en cause (elle n’a jamais manqué), mais la gestion qui en est faite. « La France n’est grande que montée sur les épaules de l’Afrique », c’est vrai, on le sait tous et on ne le dira jamais assez. Elle ne serait rien du tout sans l’Afrique. C’est à nous que la France doit son prestige. Que ce soit économiquement, militairement ou diplomatiquement (ONU). Même sous ce cliché, elle fait pitié à voir. Parce que malgré tout ce dont elle spolie l’Afrique, elle est quand même dans les cordes du déclin. Qu’en serait-il alors advenu d’elle si elle n’avait pas la mainmise sur les destinées de ces ex-colonies (?). Rien qu’à y penser, on est saisi d’effroi. Tant la médiocrité de la gestion hexagonale sidère.
 
Mais en France, ce sont les mêmes qui s’enrichissent. Et toujours plus. Ce sont eux qui sont, en réalité, montés sur nos épaules et qui sont, à dire vrai, les seuls véritables bénéficiaires de cette manne africaine (marchés gré à gré, pots-de-vin, rétro-commissions, mallettes privées, ventes et trafics d’armes, exploitations pétrolières et minières). Le français moyen n’en voit pas la couleur ni n’en sent l’odeur. Lui qui devrait créer la richesse nationale et l’accroître. Pas étonnant donc qu’il s’appauvrisse toujours davantage. A ce rythme, il n’y a pas grand-chose à espérer de la France, parce que sa chute sera lourde et dévastatrice. C’est juste une question de timing. A moins qu’elle ne se réinvente et ne soit plus gérée comme un petit club d’amis, affairistes insatiables, enfants gâtés et capricieux, bourgeois arrogants et sans âme.
 
 
Que DIEU aie pitié de la France !
 
 
DINDE Fernand AGBO
 
 
In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" du lundi 19 août 2013.

lundi, 12 août 2013

PRISM ET LES VERTUS RETROUVEES DU MACCARTHYSME

SNOWDEN.jpg

 

L’amnésie généralisée et méthodiquement reproduite par les grandes puissances impériales leur permet d’annuler tout passage de témoin d’une génération à une autre, toute accumulation d’expériences des luttes et de leur direction. Une mémoire correctement communiquée et partagée aurait permis aux générations Internet et Twitter de comparer l’extraordinaire campagne de démolition de la République Démocratique Allemande (RDA) à partir des activités de la Stasi. La Stasi, service de renseignements généraux de la RDA, fichait les opposants au gouvernement est-allemand par tous les moyens disponibles à l’époque : mouchards, indics, volontaires de la délation, etc. Rien de plus remarquable que les activités des Renseignements généraux français, par exemple, ou de la Commission des activités antiaméricaines, connue sous le nom de maccarthysme. Tous ces services ou commission utilisaient les mêmes voies et les mêmes méthodes : surveillance, filatures, provocations, exploitations des besoins et des faiblesses des concernés ou de leurs proches, mais exploitaient avant tout, bien sûr, la vocation des mouchards, des militants de « l’ordre » et des délateurs. Le système était mondial et les services de la RDA, de ce point de vue, ne devaient pas réaliser des records. La plus longue expérience des services occidentaux et leur maîtrise des rouages de la vie politique leur permettaient de mieux circonscrire les cibles. Leur maîtrise des médias et de la communication leur permettait de mieux justifier leur fichage des militants par le but vertueux de protection de la société. Avez-vous connu plus vertueux que le maccarthysme ?

Que reprochaient alors, à la Stasi, les médias et les politiciens de la droite et de la social-démocratie ? De ficher les opposants ou les personnes « potentiellement » hostiles ou dangereuses, ce que font tous les services occidentaux au nom de cette supposée vertu qu’ils se prêtent.

L’écrasante majorité des dirigeants occidentaux actuels et l’écrasante majorité des chroniqueurs et responsables des médias vivaient à cette époque. Ils ont participé à la campagne de diabolisation du gouvernement de la RDA via la diabolisation de la Stasi. Ils proclamèrent haut et fort que le fichage menaçait la Liberté, avec un grand « L », et promirent aux Allemands de l’Est l’aventure excitante du Coca Cola et du MacDonald à la place de la monotone politique de plein emploi, du droit au logement, de crèches gratuites, de stades et de piscines gratis et de la Traban si ordinairement prolétaire.

Cette équation de la Liberté antinomique du fichage ne fut pas proposée qu’aux Allemands de l’Est ou aux autres peuples du Camp socialiste. Elle servit aussi - et surtout - à flatter les peuples occidentaux travaillés au corps pour leur faire sentir leur incommensurable privilège de vivre leur « Liberté sans surveillance » comme des ados autorisés à vivre leur première surprise-party et les préparer à leur future vocation du « devoir d’ingérence ». Elle servit aussi à captiver et à gagner à cette Liberté du Macdonald des élites du Tiers-Monde accablées du « complexe du colonisé », haineuses à l’endroit de leurs peuples rebelles aux standards et aux normes de la « civilisation démocratique » et suffisamment enrichies et intégrées au commerce des multinationales pour se porter candidates à la mondialisation américaine.

La plupart des dirigeants actuels du monde occidental vivaient à l’époque et ont pris part à la construction de cette équation, Et en tout cas vous pouvez affirmer sans aucune crainte d’erreur que Hollande et Fabius vivaient et ont salué avec leurs amis « nouveaux philosophes » la mort de la Stasi, du fichage et le règne enfin advenu de la Liberté sans contrôle secret de vos amours, de vos lettres, de vos messages, de vos soucis, de vos médicaments non remboursés, de vos découverts bancaires et surtout de vos protestations politiques.

Il faut rappeler que Hollande et Fabius pour leur vilénie à l’endroit de Moralès, Merkel, pour porter en soi les « stigmates » de la Stasi, mais tous les autres dirigeants européens ne pouvaient condamner le fichage artisanal de la Stasi hier pour soutenir honteusement, en le minimisant et en le banalisant, le fichage industriel de la NSA. Il y a une distance abyssale entre ficher les Allemands de l’Est « potentiellement dangereux » et ficher la planète entière, Hollande et Merkel compris. Il ne s’agit pas de leur donner mauvaise conscience. Ils sont dans la peau des serviteurs des USA, d’Israël et des banques et n’attendent de gratification que de ce côté-là, mais de rappeler aux nouvelles générations l’immensité de la mauvaise foi et de l’aplomb du système de propagande des pouvoirs occidentaux. Traquer Snowden, trouver des vertus au programme Prism, comme ils ont trouvé des vertus aux fiches des Renseignements généraux, prendre en otage un chef d’Etat, voilà leur réalité : le mensonge délibéré et permanent. De la Yougoslavie à la Serbie, de l’Irak à la Libye, de la Côte d’Ivoire au Mali, de la Syrie au Hezbollah.


Mohamed Bouhamidi

Alger, le Jeudi, 25 Juillet 2013
 
 
Source: REPORTERS.DZ

mercredi, 03 juillet 2013

QATAR: LA BANANE, L'EMIR, LES CANCRELATS ET LE BIG BROTHER

côte d'ivoire,la banane l'émir les cancrélats et le big brother,algeriepatriotique.com,mohsen abdelmoumen

L’émir déchu du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani (à gauche) et son fils, le nouvel émir, Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani (à droite).

 

Le changement opéré ces derniers jours au Qatar, et qui s’est déroulé dans la plus pure tradition du théâtre shakespearien, n’est ni une passation paisible du pouvoir ni un renoncement de la part de l’émir.

Ce n’est ni plus ni moins qu’une destitution comme ce fut le cas pour l’émir paternel de celui qui cède sa place aujourd’hui. Au Qatar, le coup d’Etat est congénital. Malgré tout, la lecture que nous offrent certains lobbies de mèche avec cette dynastie de chameliers illettrés voudrait que dans ce micro-Etat, on renonce facilement au pouvoir. «Les hommes doivent souffrir leur départ comme leur venue ici-bas ; le tout est d'être prêt», disait Shakespeare. Est-ce que l’émir déchu Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani était prêt à disparaître de l’échiquier politique ? Que semblent nous dire ceux qui sont derrière le coup d’Etat au palais qatari ? Plusieurs réponses s’offrent à nous. Tout d’abord, le big brother américain semble opter pour l’effacement d’empreintes par rapport à tout ce qui est lié aux conséquences du simulacre de «printemps arabe» qui n’a rien ramené de démocratique.

Bien au contraire, il a enfoncé le monde arabe dans les abîmes des ténèbres des Frères musulmans et des islamistes. Donc, les USA essaieraient de rectifier le tir en direction de leurs partenaires islamistes en procédant au ravalement de la façade qatarie, axe central de la métamorphose des régimes opérée lors des coups d’Etat que je nommerais «populaires» de 2011. Voyant que le conflit s’enlise en Syrie, que l’Egypte s’enfonce dans une crise sans précédent, que des milices se font la guerre et que des attentats ont lieu régulièrement en Libye, que la Tunisie est dans la tourmente avec un régime islamiste qui tarde à organiser des élections équitables et à mettre sur pied une nouvelle constitution, il est clair que les régimes issus du grand complot du «printemps arabe» sont tous en panne.

D’où l’idée d’opérer une transformation, non pas dans les pays précités mais dans la tête qui a produit et financé ce raz-de-marée islamiste. A la manière de Ponce Pilate, les USA se lavent les mains de ce qui se passe dans le monde arabe actuellement, avec les menaces potentielles sur les minorités religieuses, idéologiques, ou tout simplement sur les opposants des régimes fascistes des Frères musulmans, et cherchent à se reconstruire une vertu recourant à la nécessité de sacrifier le veau d’or personnifié par l’émir du Qatar. Bien entendu, la chute de celui-ci n’aurait jamais été possible sans l’apport judicieux d’une peau de banane déposée par sa chère Moza sur le dallage marbré du palais. L’intronisation du fils, portrait craché de son père, et choisi parmi les 24 «pistoleros» susceptibles d’accéder au trône, marque sans aucun doute l’avènement d’un émir du redéploiement sous la botte de sa mère, devenue l’interlocutrice privilégiée des USA et des Occidentaux.

C’est donc la cheikha Moza qui a pris le pouvoir au Qatar. Cela se traduira certainement par un lynchage des alliés du Qatar, et surtout des Frères musulmans qui commencent à agacer sérieusement en pervertissant l’image que les USA leur avait donnée au départ, en créant des tensions supplémentaires entre les puissances mondiales qui se battent actuellement dans leur guerre de procuration en Syrie.

D’ailleurs, la grande lessive a déjà commencé avec la prochaine expulsion du cheikh du dollar Al-Qaradawi qui, d’après les médias qataris, est en passe d’être déchu de sa nationalité, et on se demande où il va bien pouvoir aller prêcher son djihad niqah désormais. Peut-être dans le lit d’hôpital voisin de celui de son acolyte Al-Arifi à Londonistan, en Angleterre ? Quoi qu’il en soit, la dimension surfaite du Qatar a pris une trop grande importance et porté préjudice à l’allié traditionnel des Américains qui est l’Arabie Saoudite, en agaçant plus d’un, au point où il s’est avéré inévitable d’écarter le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères très actif dans le dossier syrien et qui est une véritable boîte noire pour tous les événements qui ont secoué le monde arabe, notamment par les relations directes ou indirectes qu’il entretenait avec différents groupes djihadistes.

La fin des haricots pour l’émir n’est pas seulement un changement conjoncturel mais une réorientation stratégique américaine de la politique qatarie via Moza dans le monde arabe, surtout avec les islamistes, et qui a pris une tournure effective après la défaite des légions de mercenaires financés par le Qatar en Syrie tout en préparant le terrain à Genève II. Ensuite, ce changement de cap traduit une nouvelle politique américaine au Moyen-Orient en prenant en considération les doléances et les velléités des Israéliens et des Saoudiens voyant que le jeu du Qatar ressemble à un coup de poker dont l’issue est trop incertaine. On peut se demander si nous allons bientôt assister à l’effet boule de neige qui va emporter ces régimes islamistes issus de ce qu’on appelle à tort «printemps arabe». Car la véritable Bérézina qui se déroule sous nos yeux à travers la détérioration des Etats qui se sont mis sous la coupe islamiste sur injonction US avec la bénédiction du Qatar et de ses muftis du djihad niqah commence à nous dévoiler l’échec du projet américain pour le monde arabe. La fin de cette parodie sans queue ni tête qu’on a nommée «printemps arabe» a débuté avec la destitution de l’émir du Qatar père qui, d’après nos informations, a même été emprisonné pendant plusieurs jours afin de le persuader de céder le trône.

Peut-on dire comme on l’a supposé dans nos articles précédents que le tournant historique est amorcé aujourd’hui avec le retournement des peuples contre les régimes islamistes, d’où le sacrifice de cet émir du Qatar, tel le mouton de l’Aïd, de la part de l’administration américaine à laquelle il s’était soumis avec dévotion ? Les Américains, tels les «experts Miami», ont nettoyé méticuleusement la scène du crime en relevant de ses fonctions leur larbin et en effaçant toutes les traces qui les lient à ses crimes, tout en donnant un gage aux forces qui lui sont opposées pour pouvoir redémarrer un Genève II sur la base de la disqualification certaine et inéluctable des islamistes, qu’ils soient «soft» ou «hard». C’est l’unique voie pour pouvoir avancer sur des dossiers suspendus comme celui, crucial, de la Syrie. Les dindons de la farce, en fin de compte, n’ont pas été seulement Moubarak, Kadhafi, Salah ou Ben Ali, mais le club a été rejoint par le gros lard du Qatar qui va maintenant apprendre le goût amer de la disgrâce, qui n’a rien à voir avec la banane ou la fraise. «Tous les hommes sont sales d'une manière ou d'une autre. Seulement, il y a ceux qu'un simple verre d'eau suffit à laver et ceux que tous les océans de la terre ne sauraient purifier!»

Après nous avoir assommés avec l’AKP, agneau-khebab-pita, force est de constater que ce parti souffre actuellement d’une indigestion et, avouons-le, ne parvient pas à nous persuader qu’il est un modèle à instiller aux populations «sous-développées et arriérées» que nous sommes. Les peuples, avec ce qui se passe en Turquie et en Egypte, ont-ils enfin compris qu’ils ont été floués en participant bon gré mal gré à de véritables coups d’Etat décidés à Washington par les spins doctors de la Maison Blanche ? La roue de l’Histoire est-elle en train de tourner ? Nous ne sommes qu’au début du décryptage des événements qui se bousculent et s’accélèrent au moment où, en Iran, on a vu une élection se dérouler dans la tranquillité la plus absolue à tel point que l’Occident est gêné de l’évoquer, lui qui nous serine inlassablement que la République islamique iranienne est une menace potentielle. Par contre, il n’est pas question d’évoquer un coup d’Etat ou une destitution de l’émir du Qatar, car il faut absolument nous persuader que cet événement est une alternance démocratique à admirer. Tels sont les paradoxes actuels de la grille de lecture boiteuse proposée par Washington et ses alliés, alors même que les USA sont secoués par un scandale d’espionnage sans précédent dont nos sources nous chuchotent qu’un Obamagate se prépare, enterrant définitivement l’illusion démocratique américaine démasquée par ce jeune analyste de la CIA Edward Snowden qui, après Bradley Maning, nous révèle la vulnérabilité de l’empire américain devenu aujourd’hui la risée du monde alors qu’hier il dictait sa loi.

Les dégâts causés par l’Amérique dans les Etats-nations se sont traduits par le démembrement de ceux-ci et la venue d’une nouvelle formule de gouvernance qui en ont fait des no man’s lands peuplés de milices s’entre-déchirant entre elles, renvoyant le monde arabe à une époque où Lawrence d’Arabie complotait en se baladant à gauche et à droite comme bon lui semblait. Le monde arabe actuel dirigé par des incapables qui se moquent de toute notion d’Etat-nation et ne sont rien d’autre que des sous-traitants de la CIA, tels Morsi et consorts, incapables de gérer leurs propres foyers, nous offre une image pitoyable. L’impérialisme nous démontre qu’il peut dévorer ses valets les plus serviles sans aucun état d’âme lorsqu’il le juge nécessaire. Il n’a ni amis ni alliés dès lors que son seul but vise à s’accaparer les richesses des nations, les vidant de leur substance vitale et les jetant aussitôt après comme des citrons pressés en les vouant aux gémonies.

C’est une leçon pour ceux qui ont un doute sur l’impérialisme occidental en général et américain en particulier qui s’accommoderait s’il le faut avec le diable pour régner, tant que cela peut garantir ses intérêts vitaux. Quant aux crétins qui placent leur foi dans les banquiers et les marchands de canon, colonne vertébrale de l’impérialisme, ils ne récolteront que la semence de la trahison et finiront dans les égouts de l’Histoire comme l’émir du Qatar qui est en train de boire le fiel de la trahison jusqu’à la lie. On ne peut pas construire des Etats par procuration comme on ne peut pas offrir des démocraties en kit, alors que l’on espionne toute la planète. Avant de donner des leçons de démocratie aux autres nations, les Etats occidentaux doivent se démocratiser eux-mêmes avec notamment la levée des procédures d’écoute et le gel du fascisme qui régit leur vie politique et économique, et les exemples quotidiens à travers les médias et la scène politique secouée régulièrement par des scandales aux plus hauts niveaux nous indiquent que la ligne rouge est franchie depuis longtemps.

Sans la construction d’un citoyen occidental informé des véritables enjeux de la société dans laquelle il vit – et je n’en vois pas le premier signe – alors qu’il paie des taxes et des impôts pour larguer des bombes sur des pays qu’il ne connaît pas, nous restons sceptiques quant à même réformer certains pays tant le degré de fascisme a gangrené la sphère de décision politique avec tout ce que cela comporte comme effets secondaires sur la vie sociale, économique et culturelle. Le citoyen occidental, inconscient du danger qu’il court, a délaissé le champ de la lutte, ignorant le fascisme rampant qui se faufile dans la société et les institutions. Quant aux pays du monde arabe qui ont cru bon d’écouter et de suivre les think tanks et ONG qui font du commerce avec des concepts comme la démocratie, les droits de l’Homme, etc., ils sont arrivés à la concrétisation d’un autre type d’échec qui constitue à se livrer aux ténèbres du fascisme islamiste. Le socle de l’Etat-nation dans le monde arabe est à refonder et à retravailler avec des matériaux locaux.

Arrêtons l’importation des idées farfelues qui nous viennent d’ailleurs et qui ne sèment que le chaos. Ceux qui doutent, s’ils en ont le courage, devraient faire un pèlerinage dans la vallée de Sebaha en Libye, ou à Louxor, en Egypte, où le sieur Morsi n’a pas trouvé mieux que de vouloir nommer gouverneur un terroriste qui a assassiné 62 personnes au cours d’un attentat en 1997. Voilà la bonne gouvernance que les Etats-Unis et les Occidentaux nous proposent à travers ces sinistres personnages, dont Morsi restera dans les mémoires comme le plus mauvais des présidents égyptiens. Le sectarisme qui le caractérise ainsi que son compère Erdogan et leur émir bienfaiteur du Qatar ne semble pas se tarir et les dégâts qu’ils occasionnent dans ces pays totalement divisés sur fond de véritable guerre confessionnelle antichiite commencent à s’étendre au Liban, en Egypte, et bien évidemment en Syrie. Est-ce là le projet américain pour le monde arabe issu du discours du Caire de Monsieur Obama ? Est-ce là la vision du Moyen-Orient offrant la paix éternelle à Israël en enfonçant les peuples et les nations arabes dans des guerres interminables ? Nous dirigeons-nous vers le démantèlement définitif de tous les Etats-nations du monde arabe pour satisfaire l’entité sioniste ?

Dans le cauchemar arabe actuel, notre patrie l’Algérie est un havre de paix avec une stabilité quasi totale, même si le Président est malade et absent du territoire national, et cela prouve, comme l’ont dit certains, la solidité des institutions militaires et sécuritaires de notre pays alors que nous faisons face à des actes quotidiens de félonie et de trahison de toutes sortes. Le cas du trublion minable d’Aboud en est un nouvel exemple, lorsqu’il rate une nouvelle fois l’occasion de se taire au moment où l’Algérie souhaite de ses enfants dignes et honorables qu’ils ne versent pas de l’huile sur le feu. Chacun a le devoir d’apporter un soutien au pays dans l’humilité et le respect de notre peuple, de notre nation, de notre histoire et de nos martyrs, au lieu de propager en amont et en aval une maladie chronique telle le mildiou, qui contamine le monde de la presse, le monde politique, et tous les éléments non représentatifs de la nation algérienne. Heureusement que nous avons un peuple très exigeant et mature politiquement car sans cela l’anarchie se répandrait sur le pays. Des forces à l’intérieur comme à l’extérieur ne rêvent que de nous voir plonger dans la fitna. Ces groupes vont de l’OAS aux harkis, en passant par les expatriés qui ont fui le pays pendant la décennie rouge-sang, ceux qui ont vendu leur honneur pour un asile politique, les mafieux corrompus nichés dans les administrations, les cercles sionistes, bref tout un conglomérat antialgérien visqueux avec ses variantes qui n’a jamais accepté l’indépendance de l’Algérie.

Et ce Hicham Aboud sorti par la porte nous revient par la fenêtre avec des propos nauséabonds, vulgaires, qui symbolisent tout ce qui est bas chez l’homme. La question qu’on lui pose : avez-vous vraiment un honneur, vous et vos semblables, les Samraoui, Sifaoui, Souadia, Dhina, Zitout, Abassi, Mezrag, et toute cette clique de parias qui braient continuellement contre l’Algérie ? Ou encore cette plume hargneuse qui trempe dans l’encre amère de la vengeance personnelle pour justifier son existence insignifiante de frustré dépaysé parisien, offrant une aubaine par sa bêtise aux ennemis de l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui. Qu’ils méditent donc cette citation algérienne : «Si vivre se limitait à exister pour soi, qu'aurais-je de plus que les arbres qui se dénudent en hiver et se couvrent au printemps tandis que je fais l'inverse ?» Un autre exemple tout frais de la perfidie nous a été montré par France 2 qui, au cours d’un reportage dans son JT du jeudi 27 juin, prêchait la chose et son contraire.

Cette couverture à la veille de notre fête nationale n’est pas innocente. Un envoyé spécial y dépeignait Alger comme un eldorado réservé aux riches en s’appuyant sur le témoignage d’un ex-comptable devenu milliardaire par la sainte grâce du dieu dollar, qui n’a pas hésité à cracher lui aussi dans la soupe à la télévision française. Le patron de Cevital qui a bénéficié des exonérations d’impôt et de différents privilèges accordés aux entrepreneurs algériens, a déclaré avoir été victime de la mauvaise gouvernance.

Donc, voilà un entrepreneur économique qui se transforme en chef de parti politique. On aurait aimé savoir à quoi se résume la bonne gouvernance chez ces énergumènes qui ont saigné le pays, corrompus jusqu’à la moelle, et qui dénigrent notre pays sur les chaînes françaises. Comment se fait-il que Monsieur Rebrab investisse dans les fenêtres PVC en France alors que c’est l’Algérie qui lui a octroyé des crédits? En nous parlant de la lourdeur de la bureaucratie, lui qui détient tout le port de Béjaïa et qui possède des usines un peu partout, je me demande ce que veut ce monsieur. Désire-t-il engloutir toute l’Algérie? De quelle mauvaise gouvernance parle cet individu, de celle qui a placé un simple comptable à la tête d’une des plus grandes fortunes d’Algérie et du monde ? Nous lui rétorquons par la phrase suivante: «D’où tiens-tu ça ?» («min ayna laka hada») que nous adressons aussi à Djaballah, Mokri, Mezrag, etc. autres adeptes de l’économie de bazar et de l’import-import. A-t-il gagné au loto ou à l’euromillions? Nous demandons des explications, car c’est facile d’aller critiquer à Paris ce que l’on bouffe à Alger.

Comme dit le proverbe arabe, «si tu n’as pas honte, fais ce que tu veux». Ce reportage au JT nous a offert l’occasion d’évoquer son dossier qui sera tôt ou tard mis sur la table, car cet enrichissement subit ne peut que mettre la puce à l’oreille du peuple algérien. Cet individu a beau nous baratiner avec ses histoires d’investissement, personne n’est dupe. S’il veut parler de mauvaise gouvernance, commençons donc par son cas, nous sommes curieux, nous qui avons hérité de la sève de nos ancêtres, d’entendre ses explications. On ne verra jamais aucun investisseur français critiquer son Etat sur les plateaux de télévision des autres pays. Or, manger avec le loup et pleurer avec le berger semble devenir une spécialité algérienne. Qu’avez-vous fait pour l’Algérie, Monsieur Rebrab and co ? Je me rappelle que votre fils, PDG de Hyundai, n’a pas hésité à frapper la présidente d’une section syndicale, dont j’ai eu le plaisir de plaider la cause auprès des plus hautes instances du pays auprès desquelles elle a obtenu gain de cause. Son seul tort était de vous avoir dit non, à vous les nouveaux maîtres de l’Algérie, et d’avoir défendu les travailleurs. Vous, les «begarra», les maîtres de la chakra, êtes la mauvaise graine du pays et devriez être nettoyés comme à la belle époque d’Ali la Pointe. «Si vous tenez le ciel, reposez-vous, même s’il tombe sur nos têtes.» L’Algérie vous a tout donné et vous ne lui rendez que de l’ingratitude.

Comment avons-nous donc pu produire des monstres pareils qui s’acharnent à porter des attaques perfides contre notre pays au moment où celui-ci est menacé de toutes parts par des conspirations multiples ? La presse, quant à elle, après sa naissance précoce lors de l’instauration du multipartisme, est restée figée à un stade embryonnaire régi soit par la calomnie soit par les critiques stériles, voire partisanes, ce qui lui a porté préjudice. Elle n’a jamais su développer sa mission de contrepouvoir en se cantonnant à être la caisse de résonnance et le relais des partis ou des lobbies de l’argent qui l’utilisent pour régler leurs comptes. Sa combattivité d’éthique et de déontologie reste encore à construire. Autre exemple de bassesse crapuleuse : le ministre marocain de l’Intérieur s’est fendu d’une déclaration pour le moins arrogante : «Ouvrez les frontières et nous arrêterons de vous envoyer des tonnes de drogue»!

Ainsi notre voisin de l’Ouest avoue contrôler le trafic de drogue qui inonde notre pays et, pire, se livre à un chantage mesquin envers nous. Bien évidemment, la réponse est claire à ce Maroc qui a toujours été une source de problèmes : pas question d’ouverture des frontières jusqu’à ce que les poules aient des dents ! Des partis politiques marocains se targuent de réclamer une partie de l’Algérie et de ce fait agressent notre souveraineté nationale. Parmi ces partis, celui de Chabat qui, au lieu de réclamer à l’Espagne Ceuta et Melilla, nous fait des fanfaronnades de coq, alors que le pauvre et paisible peuple sahraoui désarmé est opprimé et subit la torture quotidienne, et que plusieurs ONG, y compris celles des maîtres occidentaux du Maroc, produisent des rapports accablants pour dénoncer les dérives du régime marocain. Et ils osent s’attaquer à l’Algérie ? Qu’ils arrêtent leur cirque et donnent du travail et des logements à leur peuple au lieu de jouer avec le feu. Les Marocains ont été les premiers à réclamer la fermeture des frontières quand notre pays était livré à sa tragédie nationale et ils nous ont fermé la porte au nez pendant que des groupes terroristes allaient se reposer chez eux pour ensuite revenir massacrer notre peuple. Le moment est venu pour la nation algérienne et ses dirigeants de démystifier ce langage de bois et du charbon qui consiste à dire que les peuples arabes sont des « peuples frères ».

Non, Messieurs, ce concept est biaisé à partir du moment où la traîtrise et la perfidie pointent leur nez, c’est désormais chacun pour soi. Débrouillez-vous avec votre économie moribonde et fichez-nous la paix.

Il n’est pas encore né, celui qui peut se permettre de faire de la surenchère au sujet de l’Algérie, et certainement pas un pays dont le roi malade se soigne en France dans un lieu tenu secret et qui n’a plus donné signe de vie depuis plus d’un mois, et dont le gouvernement se fissure en attendant de couler comme le Titanic. Notre pays doit se redéployer sur lui-même et travailler avec des nations sérieuses, comme celles du BRIC qui ne produisent pas du vent, contrairement à ces pays arabes qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Le fait d’avoir un passé et une histoire communs ne donne à personne le droit d’exiger l’exclusivité de notre coopération ou de notre affection. Personne n’a le monopole de la fraternité et nous nous porterons mieux en nous construisant nous-mêmes. Nos autorités doivent travailler sur de nouvelles bases avec tous les pays, sur le principe gagnant-gagnant. Si certains demandent l’aumône, nous leur répondons : que Dieu vous aide, «Allah yanoub». L’Algérie, elle, s’est construite par le sacrifice de son peuple et n’a besoin de personne.

La politique algérienne a prouvé sa pertinence et son objectivité notamment dans les dossiers concernant la Syrie ou lors de l’intervention de l’Otan en Libye avec le désastre du «Sahelistan» qui a ramené la déstabilisation de tous les pays africains traversés de part en part par une multitude de groupes terroristes qui, d’après les derniers rapports et expertises de renseignement, constituent un danger imminent partout dans le monde et surtout en Europe. L’arsenal de guerre libyen aux mains des terroristes takfiristes constitue un véritable cauchemar pour tous les services de renseignement du monde confrontés à un problème majeur avec la traçabilité de ces armes libyennes. L’Algérie en optant dès le départ pour la non-intervention en Libye ou en Syrie a fait le bon choix, même si elle a été isolée sur une scène arabe décomposée et moribonde, mais elle a tenu bon et prouvé la justesse de ses choix.

A ceux qui n’arrêtent pas d’attaquer l’Algérie pour ses options stratégiques en politique interne ou extérieure, nous disons que s’ils veulent répandre le chaos libyen ou syrien, qu’ils le fassent chez eux avant de vouloir nous l’imposer. Le peuple algérien n’est pas preneur et refuse d’être le laboratoire d’expérimentation de l’Occident. Nous y avons déjà goûté grâce aux bons soins des puissances mondiales qui ont misé sur la destruction de l’Algérie en y incrustant le corps étranger de la mouvance islamiste avec ses variantes qui changent seulement de vitrine mais dont la matrice est la même, et ils ne peuvent pas nous leurrer car nous les connaissons mieux que quiconque au monde. S’ils veulent diffuser l’islamisme «modéré», formule contestable et contestée distillée lors de ces coups d’Etat populaires surnommés à tort le «printemps» ou «l’hiver» islamistes, qu’ils sachent que le fascisme ne connaît pas les saisons. Lors de la cérémonie de sortie des promotions 2012/2013 à l’Académie militaire interarmes de Cherchell du général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah, transmettant le message du président Bouteflika absent, a appelé à «redoubler d’efforts pour continuer d’assumer les responsabilités nationale et constitutionnelle et de défendre la souveraineté et l’indépendance de l’Algérie en toutes circonstances». «Nous vivons dans un monde marqué par des événements rapides induisant des changements multiples tous caractérisés par les variations et l'instabilité ce qui nous amène, en tant que militaires, à continuer d'assumer nos responsabilités nationales et constitutionnelles et de défendre la souveraineté, l'indépendance et la stabilité de l'Algérie en toutes circonstances.»

La situation, ajoute le chef d'état-major de l'ANP, «implique la poursuite résolue et sans relâche de la lutte contre le terrorisme et le démantèlement de toutes ses ramifications criminelles». «Nul besoin de dire, ici et là, que l'Armée nationale populaire, héritière de l'Armée de libération nationale (ALN), est le pilier, voire le fondement de cette force. Et c'est pour cette raison que le Président a insisté sur la nécessité pour nos forces armées de poursuivre plus que jamais le développement de leurs potentialités afin de se maintenir au niveau de la noble mission qui leur incombe constitutionnellement. Cela pour que notre armée soit à la hauteur des défis majeurs auxquels fait face notre région, notamment les événements peu rassurants au Sahel et qui exigent de nous une vigilance extrême et permanente afin de riposter à leurs impacts, retombées et menaces.» Discours magistral et diagnostic perçant de la part de nos dirigeants civils et militaires qui prouvent une fois de plus que l’ANP restera la forteresse imprenable sur laquelle se briseront tous les rêves de conquête impérialistes.

L’Algérie a montré au monde entier que son destin n’est pas lié à des personnes, même s’il s’agit de son président, mais à des institutions telles que notre armée et nos services de renseignement qui sont là comme des remparts contre les faux prophètes de tous bords qui veulent jouer avec la stabilité du pays. Ils trouveront toujours le peuple algérien uni avec son armée et ses services de renseignement. Les tentatives de déstabilisation et les manœuvres aléatoires de téléguidage des apprentis sorciers qui visent notre pays ont échoué de façon magistrale: notre pays fonctionne, le citoyen vaque à ses occupations, le climat de tension attisé par des agitateurs professionnels suite à la maladie du président s’est évanoui avec le rêve de voir l’Algérie sombrer dans le chaos.

Mais néanmoins, les patriotes, les hommes intègres, les forces vives de notre nation, qui ont toujours existé, doivent s’unir pour contribuer à l’essor de notre patrie, loin des marécages des affaires et du monde de l’argent sale qui a gangrené tout le pays via des pratiques mesquines souvent menées par des politiciens pourris qui ont oublié l’intérêt de la nation. Dans un climat géostratégique périlleux et menaçant, des cadres honnêtes et compétents issus de toutes les institutions sont aujourd’hui appelés à un rendez-vous avec l’Histoire qu’il ne faut pas rater, dans la continuité de la reconstruction de l’Etat-nation. A l’occasion de la fête nationale du 5 juillet, je souhaite à mes compatriotes dignes et fiers de leur patrie, bonheur, prospérité et espoir. Bonne fête à tous.

Tahia Djazaïr ! Gloire à nos valeureux martyrs !

Pour reprendre le dessus, il suffit juste de se faire une raison ! (citation algérienne)

 

Mohsen Abdelmoumen


vendredi, 21 juin 2013

BAHAR KIMYONGUR ARRETE: LA VERITE DERANGE, MILQUET SE VENGE

SYRIE. BAHAR KIMYONGUR.png

Bahar Kimyongür, militant politique belge issu d'une famille originaire de Turquie, auteur de l'article:

Une ministre belge confirme: Al Qaïda est notre allié indirect en syrie

 

On vient d'arrêter (mardi 18 juin 2013, Ndlr) à Madrid notre ami et collègue Bahar Kimyongür, auteur du livre "Syriana" et de nombreux articles démontrant l'hypocrisie des gouvernements européens sur la Syrie. Ces dernières semaines, il s'était activement mobilisé pour aider les parents désemparés de ces jeunes qui partent en Syrie. Il est attendu au débat que nous coorganisons sur ce thème à Bruxelles mardi 25 juin.

 
Bahar est menacé d'extradition vers la très démocratique Turquie. Nous sommes très inquiets et convaincus que le gouvernement belge est complice : Bahar dérange, la vérité dérange.
 
D'ailleurs, la chronologie est très claire :
 
22 mai, communiqué de la ministre de l'Intérieur : "Joëlle Milquet a longuement rencontré ce matin, lors d’un déjeuner, le directeur de l’Organisation du renseignement national turc, Hakan Fidan. Lors de cet échange très constructif, plusieurs modalités de collaboration et d’échanges d’informations dans les différents dossiers évoqués ont été précisées et renforcées, en ce qui concerne notamment la présence de ressortissants belges en Syrie mais aussi le suivi et le contrôle des différents groupements terroristes".
 
28 mai : la Turquie délivre en secret un nouveau mandat d'arrêt international contre Bahar (qui avait été acquitté il y a dix ans par la Justice belge pour ces accusations arbitraires).
 
13 juin : A la RTBF radio, la ministre Milquet soutient le "démocrate" turc Erdogan : "Je pense que les services secrets turcs sont sincères" (sic). (Et aussi ses tortionnaires et ceux qui emprisonnent des journalistes en masse ?) Elle diabolise Bahar comme "soutien d'Assad" alors que celui-ci a, dans son livre, dénoncé ses aspects dictatoriaux.
 
17 juin : Bahar est arrêté par des civils alors qu'il visitait avec son épouse Deniz et ses deux petits enfants la cathédrale de Cordoue (Espagne). En présence de ses enfants pour bien marquer le coup !
 
Ce jeudi 20 juin, il passe devant le juge à Madrid.
 
Nous appelons chacun à dénoncer cette violation du droit d'expression, cette basse vengeance des politiciens qui s'alignent sur les Etats-Unis, Israël et la Turquie !
 
Faites circuler ce message sur le Net, facebook et partout, interpellez vos mandataires politiques et les médias.
 
Demandez des comptes à la ministre Milquet. Elle ne bouge pas pour aider les parents désemparés, mais se rend complice d'Erdogan pour arrêter Bahar :

Cabinet du ministère de l'Intérieur, 2 rue de la Loi, 1000 Bruxelles
Tél : 02 504 85 40 
 

Liberté pour Bahar ! Liberté d'expression contre la guerre !



UNE MINISTRE BELGE CONFIRME: AL QAIDA EST NOTRE ALLIE INDIRECT EN SYRIE


SYRIE ASL.jpg


Des milliers d'Européens se rendent en Syrie pour combattre le gouvernement de Damas et à fortiori le peuple syrien. La ministre belge de l'intérieur Madame Joëlle Milquet s'est engagée à aider les familles des jeunes Belges embrigadés par les recruteurs terroristes. Ce jeudi soir à l'émission « Face à l'info » d'Eddy Caekelberghs, la ministre nous a donnés la confirmation que l'Etat belge a abandonné nos jeunes à leur sort mais qu'il serait ferme à leur égard en cas de retour chez nous. En d'autres termes, nos concitoyens enrôlés dans les bataillons d'Al Qaïda sont utiles et efficaces là où ils se trouvent tant qu'ils servent notre guerre contre la Syrie.

 
Le journaliste Eddy Caekelberghs a invité quatre intervenants pour parler des jeunes Belges partis en Syrie : une maman anonyme dont les deux garçons se trouvent sur le front, le député MR (libéral) Daniel Ducarme, la ministre de l'intérieur Joëlle Milquet et moi-même.
 
Jointe par téléphone, la ministre s'est taillée la part du lion avec une intervention ininterrompue de 12 minutes sur un total de 30 minutes de débat.
 
Pour saboter l'échange d'idées, Mme Milquet a misé sur le procès d'intention, m'envoyant une petite phrase assassine sur mon prétendu soutien au régime d'Assad. 
 
Nous n'épiloguerons non pas sur ce procédé déloyal et mesquin de la ministre mais sur le bilan de son inaction en matière de rapatriement de nos jeunes concitoyens égarés sur le chemin de Damas.

N'allons surtout pas déranger Al Qaïda !

 Dans son intervention radiophonique, Madame Milquet a implicitement reconnu que ses officiers de liaison en poste en Turquie ont brassé du vent. Du vent parce que, d'après elle, pour retrouver les jeunes Belges, l'on ne peut aller au delà de Bab el Hawa, littéralement la Porte du Vent en arabe, le principal poste-frontière turco-syrien situé dans la province du Hatay.
 
Rappelons tout de même que Bab el Hawa est aux mains de Jabhet al Nosra, c'est-à-dire de la section syrienne d'Al Qaïda. Les bataillons terroristes syriens et étrangers les plus cruels y font la pluie et le beau temps. Al Qaïda détient ainsi un point de passage situé en territoire turc, c'est-à-dire dans une zone sous contrôle de l'OTAN et à fortiori des Etats-Unis. Mais on ne peut rien faire, paraît-il. En d'autres termes, Madame la Ministre et ses alliés européens, étasuniens et turcs laissent faire Al Qaïda au nom de la guerre contre la Syrie.
Passons. Passons et citons la ministre :
 
"J'ai été voir longuement le ministre de l'intérieur turc, le chef de la sûreté de l'Etat turc. J'ai vu Monsieur Erdogan. J'ai vu le ministre de la justice. J'ai redonné aussi (au-delà de ce que nos services ont fait) les photos que j'avais eues des mamans et les numéros de téléphone pour qu'ils tentent de les localiser, les différents éléments... Ils étaient apparemment sortis par Bab El Hawa. [Ils] devraient se situer plus ou moins dans le Nord de la Syrie.
Ils (les Turcs Ndr) ont dit et promis qu'ils mettaient tout en œuvre pour pouvoir les localiser s'ils se retrouvaient en Turquie. (...) L'ambassade est au courant. Elle est prête à aller jusqu'à la frontière. (...) les autorités (turques NDR) [peuvent] retrouver un des deux ou les deux (enfants de la maman invitée à l'émission Ndr) s'ils se trouvent sur le sol turc. Mais évidemment, ils ne peuvent pas entrer en Syrie."
 
Evidemment, souligne-t-elle. Bein voyons. Entrer en Syrie ? Quelle idée ! Des criminels venus du monde entier, des violeurs, des coupeurs de route et de gorges, des malfrats à la petite semaine, quelques romantiques révolutionnaires, des aventuriers attirés par l'odeur du sang, des Talibans afghans, daghestanais, yéménites ou bosniaques, des journalistes français, britanniques ou israéliens, des fondations caritatives salafistes, le sénateur US républicain John McCain, des agents arabes de la CIA, du Mossad, les députés koweïtiens Abdel Halim Mourad et Adel al Mawada, le prédicateur génocidaire Adnan Arour et bien d'autres chefs de guerre religieux bref toutes les composantes de la Croisade anti-syrienne passent par la Turquie pour pavaner en Syrie. Mais d'après la ministre Milquet, les autorités turques ne peuvent "évidemment" pas entrer en Syrie. Croit-elle vraiment que nous allons avaler cette fable ?
 
Madame Milquet devrait d'abord nous expliquer ce que faisaient alors les quelques dizaines d'agents turcs capturés par l'armée arabe syrienne à Idlib, Lattaquié, Raqqah et Alep et qui serviront bientôt de monnaie d'échanges lorsque l'Etat turc aura calmé ses ardeurs guerrières contre la Syrie. Ne sait-elle donc pas que tous les chefs rebelles influents du Nord de la Syrie sont des agents turcs en puissance placés sous le commandement et la protection directe de l'armée turque ? Pendant plus d'un an, l'ex-chef de la soi-disant Armée syrienne libre (ASL) Riyad Assaad ne pouvait même pas accorder d'interview à la presse sans l'autorisation préalable du ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu.
 
D'autre part, l'Etat turc sait exactement où se trouvent les 9 otages chiites enlevés à Azaz ainsi que les deux évêques chrétiens Mgr Paul Yazici et Mgr Youhanna Ibrahim. Les familles des victimes passent d'ailleurs par la Turquie pour contacter les ravisseurs. Autrement dit, le trousseau de clés jalousement gardé par Erdogan permettrait la libération de biens des otages en Syrie, y compris nos jeunes embrigadés par les maffias sectaires qui rêvent de convertir la Syrie en un califat wahhabite.
 
Madame la ministre parle à plusieurs reprises de la guerre de Syrie comme s'il s'agissait d'un différend entre Damas et Ankara, comme si notre pays n'avait pas contribué au pourrissement de la situation en Syrie en votant des sanctions économiques, en encourageant la surenchère militaire, en durcissant les pressions sur l'axe de la résistance pro-palestinienne dont la Syrie est le pivot.
 
Quoiqu'en pense Madame la Ministre, l'engagement de nos concitoyens dans cette guerre n'est ni plus ni moins un engagement de la Belgique en tant qu'Etat dans la guerre de Syrie. Et disons-le encore plus franchement : la moindre négligence de la Belgique en la matière est un signe de complicité de nos autorités avec le djihadisme anti-syrien.
 
Madame Milquet découvre que la rupture avec Damas empêche le contact avec nos jeunes
 
Poursuivons le décryptage du discours de Madame la ministre :
 
Le gros problème au niveau de la localisation téléphonique, c'est que pour les localiser, vous devez avoir un lien évidemment avec l'opérateur national qui est évidemment l'opérateur syrien et par rapport à des personnes en lutte avec le régime, il y a un danger et un problème de collaboration. (...)
La Turquie soutient l'opposition et l'armée libre syrienne (ASL) (...) Il y a aussi parfois ce problème de technologie. Moi, j'avais demandé si, à partir de la Belgique, on pouvait localiser via les numéros belges. Mais ce n'était pas possible parce que nous avions besoin du lien avec l'opérateur syrien (...).
 
Madame Milquet sous-entend que si nous avions eu un lien avec l'opérateur téléphonique syrien donc avec les autorités syriennes, nous aurions pu retrouver les enfants belges. Mais qu'attend-elle donc au nom de la sauvegarde de nos enfants et de leurs victimes syriennes pour rétablir la ligne avec Damas ?
 
Madame Milquet poursuit sur un aveu d'impuissance :
 
On est un peu hélas dépendant (notre compétence s'arrêtant à la sortie de la frontière) des services turcs qui pourtant nous ont assurés, et je pense qu'ils sont sincères sur la manière avec laquelle ils ont mis cela dans leurs banques (de données Ndr) et leurs différents signalements lorsqu'ils sont à la frontière (...) Nous n'avons plus d'ambassade en Syrie. (...) Nous avons un gros problème d'accès au territoire (...).
 
Nous nous passerons de tout commentaire sur la candeur de Madame la ministre concernant la sincérité du gouvernement turc à laquelle elle croit, elle aussi, avec sincérité. Notons juste qu'en ce moment même, des centaines de milliers de manifestants turcs doutent de la sincérité d'un régime qui depuis deux semaines, utilise la matraque, les gaz, les balles en plastique, les menaces, la prison et la torture et affiche un mépris total face aux doléances du peuple.
 
Ceci étant, si l'on suit le raisonnement de Madame la ministre, on arrive à la conclusion que la réouverture de notre ambassade en Syrie nous offrirait une opportunité pour retrouver nos enfants. En voilà une excellente idée ! Pourquoi pas si l'on peut sauver la vie de Belges partis en Syrie et celle des Syriens victimes des Belges.
 
La vice-présidente du groupe socialiste européen, Madame Véronique de Keyser a eu le courage de proposer de reparler avec le président syrien après avoir exigé son départ avec acharnement (Le Vif, 19 avril 2013).
 
Aujourd'hui même, une autre voix lucide du paysage médiatique belge, le journaliste Vincent Braun de La Libre a plaidé en faveur d'une résolution pacifique du conflit syrien. La conclusion de son éditorial est sans appel : "Il faut impliquer l'Iran dans la résolution de ce conflit".
 
La sagesse de ces paroles se situe en parfaite opposition avec le radicalisme et l'extrémisme de notre politique étrangère laquelle n'a d'égal que le radicalisme et l'extrémisme des volontaires belges partis en Syrie.
 
"Oui Madame la Ministre, oeuvrons pour la paix et la réconciliation et nos enfants reviendront peut-être sains et saufs" a-t-on envie de lui dire si la fin du conflit syrien eut été sa réelle intention.

Pendant ce temps, la fabrique du terrorisme tourne à plein régime

Au début du mois d'avril 2013, le Centre international pour l'étude de la radicalisation (ICSR) du King's College de Londres annonçait que 140 à 600 jeunes ont été recrutés par des cellules djihadistes actives dans des pays européens comme la France, l'Angleterre, la Belgique, le Danemark ou les Pays-Bas.
 
Trois semaines plus tard, le spécialiste européen de l'antiterrorisme Gilles de Kerchove évoquait la présence de 500 djihadistes européens en Syrie (Martine Gozlan, Marianne, 25 avril 2013).
 
Le 21 mai 2013, Georges Malbrunot, le journaliste du Figaro estimait à 800 le nombre de djihadistes européens actifs en Syrie.
 
Aujourd'hui, d'après de nouveaux éléments d'enquête, les Européens seraient entre 1.500 et 2.000, soit deux à trois fois plus que les estimations publiées il y a trois semaines à peine (Pierre Beyleau, Le Point, 14 juin 2013).
 
Ils sont sans doute bien plus nombreux à partir en Syrie.
 
Vu l'ampleur du phénomène, une question s'impose : N'est-il pas pour le moins suspect que des apprentis sorciers rêvant de commettre à Damas des attentats semblables à ceux de Madrid, Londres ou New York puissent se rendre aussi massivement en Syrie sans être inquiétés dès leur départ ?
 
Imagine-t-on un seul instant ce que feraient les polices européennes si des prédicateurs actifs en Europe mobilisaient des légions musulmanes pour aller égorger les Juifs d'Israël ?
 
Que le Mossad se rassure, la Maison des Saoud et l'émir du Qatar, grands sponsors du djihad en Syrie, ne sont pas prêts de trahir leur alliance avec Tel Aviv.
 
Quant aux terroristes européens, conformément aux directives qui leur parviennent de Riyad ou Doha, ils préfèrent de loin verser le sang de musulmans sunnites, chiites ou alaouites que de s'en prendre à l'Etat hébreux.
 
Mais sait-on jamais, si un jour, Al Qaïda se mettait à acheminer des djihadistes en Israël ce qui, à ce jour, n'est jamais arrivé, il est certains que nos gouvernements neutraliseraient les jeunes volontaires européens avec une violence extrême. Le Mossad userait sans détour de son droit d'ouvrir le feu sur des suspects dans les aéroports occidentaux comme il l'a très souvent fait durant les années 70 et 80.
 
Nous sommes dès lors en droit de nous demander pourquoi l'Occident est si laxiste quand nos jeunes partent en Syrie et si ferme quand ils en reviennent.
 
La décision du bourgmestre d'Anvers Bart de Wever de radier de son registre de population les candidats djihadistes de retour de Syrie illustre bien cette stratégie d'accompagnement passif et de confinement du djihadisme en Syrie.
 
Monsieur De Wever, Madame Milquet et nombre de leurs homologues européens espéraient sans doute que la guerre internationale contre la Syrie par djihadistes interposés allait conduire à l'implosion du pays, gage de réussite de la théorie du chaos constructif permettant de remodeler les nations selon nos intérêts à court terme.
 
Mauvais calcul. Etant donné la connectivité complexe du corps politique et social syrien avec les lignes de fracture qui traversent notre monde multipolaire, toute tentative de déstabilisation de ce pays hautement inflammable ne conduit pas à son implosion mais bien à son explosion.
 
Si Madame Milquet nous avait écoutés dès le début du conflit, nous aurions peut-être pu sauver la vie de nombreux Syriens et de nombreux Belges.
 
Aujourd'hui, elle peut encore se rattraper. Mais pour cela, nous pensons qu'elle doit impérativement se concerter avec ses homologues européens et les convaincre à :
 
- promouvoir un message de paix en Syrie, le dialogue intercommunautaire en Europe et lutter contre la désinformation et la propagande sectaire qui contribuent à la radicalisation de nos jeunes
 
- lever toutes les sanctions européennes qui pèsent contre la Syrie et normaliser nos relations avec le gouvernement de Damas
 
- présenter nos excuses au peuple syrien pour avoir laissé les djihadistes européens contribuer à la destruction de leur pays et pour avoir armé les terroristes actifs en Syrie
 
- contraindre nos agents syriens de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution à saisir la chance offerte par la Russie et le gouvernement syrien de résoudre pacifiquement le conflit.
 
- poursuivre légalement les vétérans belges qui ont commis des crimes de guerre, de génocide ou des crimes contre l'humanité en Syrie et assurer un accompagnement psychologique adapté aux volontaires belges non terroristes,
 
Nous cesserons de penser que Madame Milquet roule pour Al Qaïda le jour où elle militera concrètement pour la paix et contre le terrorisme en Syrie.
 
 

mardi, 18 juin 2013

L'AGONIE DU COMPLOT OCCIDENTAL CONTRE LA SYRIE

COALITION NATIONALE SYRIENNE.jpg

La salle se fait de plus en plus clairsemée à la Coalition nationale syrienne. L’avenir a changé de camp.

 

La victoire enregistrée par l’Armée arabe syrienne dans la région de Qoussair n’est pas une exception mais une tendance générale confirmée. Les gangs terroristes takfiristes s’effondrent en raison du recul du soutien populaire à la rébellion armée. La règle historique indiscutable est que toute force militaire, même s’il s’agit d’une armée puissante, nombreuse et bien équipée, perd ses capacités de résistance si elle ne jouit plus d’un environnement social favorable. Que dire alors de groupes de mercenaires assoiffés de sang, venus de 82 pays différents, qui commettent les pires crimes contre les populations locales. Le dernier en date étant, dimanche, l’exécution d’un enfant de 15 ans devant sa famille pour blasphème (Voir ci-dessous). Plus grave encore, le peuple syrien a découvert que ces groupes sont étroitement liés à Israël. Commentant la situation en Syrie, le chef des services de renseignement allemands, cité par le Der Spiegel [1], a reconnu que l’armée syrienne allait poursuivre son avancée pour reprendre le contrôle de la plupart des régions ces trois prochains mois. Cette évaluation rejoint les informations selon lesquelles le qatari Hamad Ben Jassem a exprimé devant le président Barak Obama ses craintes de voir une victoire de l’État syrien sur les gangs takfiristes que les dirigeants qataris ont créés, formés, entrainés et financés. 

Le grand déséquilibre des rapports de forces en Syrie, en faveur de l’État national, apparait de plus en plus clairement. La popularité croissante du président Bachar al-Assad n’est plus un secret. Même les rapports de l’Otan affirment que près des deux tiers des Syriens soutiennent leur président. Il est évident que ce sondage, commandé par des puissances membres de l’Otan, a été réalisé dans les zones qui échappent au contrôle de l’État. 

Ces réalités résultent de l’attachement d’une majorité de syriens à leur État, à l’indépendance de leur pays et à leur armée. Le fait que le projet hégémonique ait utilisé les groupes takfiris comme principal outil a permis aux Syriens de comprendre très vite la nature du complot occidental qui cible leur patrie, et qui vise à déchirer le tissu national des peuples de la région. Le projet occidental s’est brisé sur un bloc transcommunautaire, qui comprend une bonne majorité de sunnites et de chrétiens orientaux, qui affichent des choix arabes et nationaux. Si ce bloc n’existait, l’État se serait effondré depuis longtemps. 

Les événements en Turquie sont une expression supplémentaire des revers successifs subis par l’alliance anti-syrienne. Ils se reflètent dans l’impuissance et la confusion qui caractérisent l’action des États-Unis. La purge opérée par Barak Obama au sein de son administration en est la preuve : Hillary Clinton, David Petraeus, Robert Ford... autant de figures qui ont disparu de la scène ou sont en voie de disparition. 

Un an après l’accord de Genève, il est clair que les États-Unis et avec eux les monarchies rétrogrades du Golfe et le gouvernement du mirage ottoman, ont épuisé toutes les possibilités pour intensifier leur agression contre la Syrie. Mais en dépit des gigantesques moyens mis en œuvre, cette alliance s’est brisée sur la résistance de l’État national syrien, de son armé et du peuple, sans compter la détermination et la volonté d’acier du président Bachar al-Assad. Les solides alliances régionales et internationales bâties par la Syrie ces dernières décennies ont également constitué un atout majeur qui a renforcé les capacités de résistance de la Syrie.

 

Déclarations et prises de positions


Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie 
« Nous avons fourni notre évaluation concernant la décision adoptée la semaine dernière par les chefs de diplomatie de l’UE de lever l’embargo sur les livraisons d’armes à l’opposition syrienne. Je ne vous cacherai pas que cela nous a déçu. Toute tentative d’influer sur la situation en Syrie par la force, via une ingérence militaire, est vouée à l’échec et ne ferait qu’aggraver la situation, entraînant de lourdes conséquences humanitaires. Nous avons convenu de coordonner nos efforts afin de mieux promouvoir la conférence Genève 2. Nous craignons pour la sécurité de notre délégation des rebelles cannibales qui mangent leurs ennemis. »

Adnane Mansour, ministre libanais des Affaires étrangères 
« Les combattants du Hezbollah ont uniquement défendu leurs frères libanais dans la région de Qoussair. Certaines parties déforment le rôle du Hezbollah et veulent nous faire croire que ce qui se passe en Syrie depuis deux ans est sa faute. Le Hezbollah ne combat pas dans le sud syrien, ni à Daraa, ni à Idleb ou Qamichli. Seulement à Qoussair pour défendre ces Libanais qui ont été agressés par les rebelles et dont certains ont été tués, sans parler de leurs biens détruits. Le Hezbollah ne participera pas aux autres batailles et si nous disons que c’est lui qui mène le combat, c’est très réducteur pour l’armée syrienne qui est l’une des 20 armées les plus puissantes au monde, avec des effectifs de 400 000 hommes et autant de réservistes. »

Ayman al-Zawahiri, chef d’Al-Qaïda 
« Unissez-vous, entendez-vous et engagez-vous à ne pas déposer les armes et à ne pas quitter vos tranchées jusqu’à l’établissement au Levant d’un État islamique qui œuvrera pour le rétablissement du califat. Le jihad au Levant œuvre pour l’établissement d’un califat islamique combattant qui poursuivra les sacrifices jusqu’à ce que la bannière du jihad et de l’islam soit hissée à Jérusalem. »

Naïm Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah 
« On nous dit que le Courant du Futur tente de poser un certain nombre de règles concernant la formation du gouvernement. Ce courant semble toutefois avoir oublié qu’il n’est pas en position de distribuer les rôles ou de déterminer qui doit être au gouvernement et qui ne doit pas y être. »

Nawaf Moussaoui, député du Hezbollah 
« Si les groupes takfiristes remportent la victoire, il ne restera plus de Liban. Le pays sera morcelé, il y aura des massacres, et certaines de ses communautés seront déplacées. Si nous voulons défendre le Liban, nous ne devons pas permettre à ces groupes de prendre le contrôle de la Syrie. C’est la raison pour laquelle nous combattons là-bas, pour défendre l’unité de la Syrie et par le fait même pour défendre l’unité du Liban. La bataille en Syrie n’a rien d’une bataille pour la réforme politique ou pour la mise en place d’une démocratie. C’est bien plus grave que certains l’imaginent. Il s’agit d’une guerre américano-israélienne à laquelle participent des gouvernements européens et des régimes arabes, dans l’objectif de faire chuter l’État en Syrie, soit pour mettre en place un régime à la solde des États-uniens et des Israéliens, soit pour faire régner le chaos. »

Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste 
« Le fait d’enflammer la situation dans la ville de Tripoli ne changera rien à l’équation en Syrie, qui reste compliquée et va en s’aggravant. Si certaines parties politiques libanaises estiment qu’elles peuvent changer quoi que ce soit à la crise syrienne à partir de Tripoli, elles doivent se rendre compte que leur pari n’aboutira pas. À quoi sert de mettre la capitale du Nord à feu et à sang par le biais des règlements de comptes politiques de type sectaire et confessionnel, en exacerbant les instincts, la tension et la discorde. Il est temps que certains responsables à Tripoli ainsi que les autres parties locales et extérieures cessent d’alimenter le conflit par les armes et le financement organisé. »

Jamal al-Jarrah, député du Courant du futur 
« Du fait que le Hezbollah a soutenu le terrorisme et le meurtre et combattu aux côtés du régime syrien, il a perdu sur le plan éthique. Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une guerre régionale. Sa participation aux combats en Syrie constitue un crime contre le Liban et la Syrie. »

Evénements


• Des rebelles islamistes engagés contre le régime du président syrien Bachar el-Assad ont abattu devant sa famille un adolescent de 15 ans qu’ils accusaient de blasphème, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’adolescent vendait du café à Alep (nord) et les islamistes l’ont entendu prononcer une expression qu’ils ont jugée blasphématoire dans une conversation avec un ami. Il a été tué de deux balles, l’une dans la bouche, l’autre dans la nuque, devant ses parents et ses frères et sœurs, a précisé Rami Abdel Rahmane, le chef de l’OSDH, qui s’appuie sur un réseau de militants et de sources médicales. Selon M. Abdel Rahmane, il s’agissait probablement d’un groupe de jihadistes étrangers. « Ils parlaient l’arabe classique, pas le dialecte syrien », a-t-il expliqué à l’AFP.

• « L’instrumentalisation du CDH de l’Onu au profit de l’une des parties en conflit en Syrie, dans ce cas l’opposition radicale, ne contribue guère à la recherche d’une issue à la crise ni à la préparation de la Conférence internationale sur la Syrie », souligne la diplomatie russe, commentant le rapport présenté par la commission indépendante d’enquête sur la situation en Syrie lors de la 23e session du Conseil. Selon le rapport, la responsabilité des violences en Syrie incombe uniquement à Damas. D’autre part, ses auteurs ne qualifient pas d’attentats terroristes les explosions perpétrées dans les villes syriennes par des kamikazes. Les auteurs du document reconnaissent toutefois que les groupes armés d’opposition, où les extrémistes sont de plus en plus nombreux, pratiquent des exécutions extrajudiciaires, des actes de torture et des prises d’otages, utilisent des enfants-soldats et commettent d’autres crimes.

• L’imam de la mosquée al-Qods, dans la ville de Saïda au Liban-Sud, cheikh Maher Hammoud, a été la cible d’une tentative d’assassinat lorsque des inconnus ont ouvert le feu dans sa direction. Cheikh Hammoud, un proche de la Résistance, a déclaré que des assaillants avaient tiré près de 20 balles dans sa direction alors qu’il sortait de sa maison pour aller à la mosquée. « Des sympathisants de l’opposition syrienne ou tout autre parti cherchant à créer la discorde » pourraient être derrière cette tentative d’assassinat, a-t-il dit. Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont pu localiser la voiture utilisée dans l’attaque, un Datsun volée deux heures plus tôt.


SourceVOLTAIRENET.ORG

lundi, 17 juin 2013

VLADIMIR POUTINE COMMENTE LE COMPORTEMENT DE GRANDE PUISSANCE DES USA

VLADIMIR POUTINE.jpg

 

Moscou est prête à améliorer les relations avec l'Occident. Pourtant certaines démarches de Washington, notamment l'adoption de «l'acte Magnitski», sont loin de contribuer à ce processus.


Vladimir Poutine a répondu à la question de savoir si l'état de chose actuel lui rappelle la situation dans l'arène politique de l'époque de la guerre froide. Un certain refroidissement des rapports entre la Russie et les pays occidentaux a commencé à l'époque de l'opération militaire en Irak de 2003, a rappelé le président. Les événements en Libye et dans d'autres régions du globe ont suivi et Moscou ne pouvait pas les négliger, a noté Vladimir Poutine.
 
« J'ai déjà maintes fois exprimé ma position à cet égard. Nous observons le chaos et nous ne croyons pas que la position de nos partenaires est tout à fait correcte. Pourquoi devons-nous soutenir ce que nous trouvons incorrect?
 
Au cours de mon dernier déplacement beaucoup de temps dans les négociations a été consacré aux droits des minorités sexuelles et à d'autres questions du même genre. Eux, ils ont les standards qui sont les leurs. Je me suis exprimé là-bas et je peux répéter ici: si aux Pays-Bas un tribunal autorise l'organisation diffusant la pédophilie, pourquoi devons-nous suivre ces standards? S'ils veulent  procréer aux frais des immigrés, qu'ils le fassent, ce n'est pas notre affaire. Nous avons une société différente, un pays très varié: c'est le Caucase du Nord, l'Extrême-Orient, le Nord, le centre du pays.
 
Et si nous exigions d'intrdoduire nos standards chez eux ? Je trouve qu'il ne faut rien exiger les uns aux autres, témoignons plutôt du respect les uns envers les autres.
 
Nous ne faisons rien pour provoquer une détérioration. Est-ce que c'est nous qui avons adopté la «liste Magnitski»? Personne ne peut dire quelle était la raison d'existence de l'amendement Jackson-Vanik limitant le commerce entre l'Union soviétique et les Etats-Unis suite aux restrictions relatives au départ des Juifs soviétiques. Il a été introduit il y a plusieurs décennies. Maintenant nous sommes à l'époque de l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce et cela avec l'aide des Etats-Unis. Si ces derniers maintenaient l'amendement Jackson-Vanik, ils commenceraient à subir eux-mêmes des pertes de caractère économique après l'adhésion de la Russie à l'OMC. Aussi ont-ils été obligés de l'annuler. C'était un bon prétexte pour oublier tout ce qu'il y a eu lieu à l'époque de la guerre froide et pour aller en avant. Mais non, il leur a fallu introduire un autre acte antirusse: l'acte Magnitski.
 
Selon Poutine, par l'adoption de «l'acte Magnitski» les Etats-Unis ont fait montre de «comportement de grande puissance dans le domaine de politique extérieure». Peut-être la réponse russe à cette loi est déficiente, mais Moscou était obligée de répondre, a souligné le président.
 
En dépit de tels incidents, la Russie et l'Occident doivent chercher les voies de rapprochement, les possibilités de mieux comprendre les uns les autres. Il faut oeuvrer pour améliorer les rapports, a conclu le président.
 
 

ROLAND DUMAS CONFIRME LA PREPARATION DE LA GUERRE DE SYRIE DEPUIS 2010

ROLAND DUMAS.jpg

 
Intervenant dans l’émission « Ça vous regarde » (LCP), l’ancien ministre français des affaires étrangères, Roland Dumas, a indiqué avoir été démarché par les Britanniques en 2010 —c’est-à-dire avant le « printemps arabe »— pour soutenir une guerre contre la Syrie, dans l’intérêt d’Israël.
 
Les révélations de M. Dumas semblent confirmer notre hypothèse que l’attaque de la Syrie était prévue par les clauses secrètes du Traité de Lancaster House du 2 novembre 2010. Ce document, censé organiser la coopération militaire franco-britannique, comportait des clauses secrètes sur l’attaque de la Libye. Or, nous avons toujours souligné que les guerres de Libye et de Syrie avaient été planifiées simultanément.
 

 

DEROUTE DE L'ASL ET D'EL NOSRA A AL QSEIR, CONFUSION DES CONSPIRATEURS EN SYRIE


ASL SYRIE.jpg

  

Il est bon de faire quelques points d’ordre après ce qui s’était déroulé à Al Qseir suite au fiasco des groupes armés chargés, par les occidentalo-arabo-sionistes, de déstabiliser la Syrie.

Des politiciens et stratèges soutiennent, sur ce qui se passe en Syrie, ce genre d’analyse et de raisonnement:


- Que la guerre, par procuration, à la Syrie entrait dans le cadre du projet de domination du Moyen-Orient et des pays arabo-musulmans de l’axe de la résistance à la politique impérialo-sioniste qui consistait à réduire leurs armées pour ensuite recomposer ces États en entités géographiques sans puissance et maniables à merci. Ils semblent parvenir en Irak, en Libye, en Tunisie, en Égypte et au Yémen, mais en revanche, ils paraissent échouer en Syrie considérée nœud gordien difficile à trancher.

- Que l'armée syrienne n'avait aucunement considéré Al Qseir aussi « stratégique » que ne le déclarent les agresseurs de la Syrie. Selon eux, Al Qseir était « stratégique » dans ‘leur’ vision et dans ‘leurs’ plans d’agression, car les conspirateurs avaient misé et concentré leurs efforts sur cette ville pour sa proximité avec Homs, les frontières libanaises et jordaniennes ; conditions géographiques favorables en vue d’envahir Damas. Sa chute a bien changé la nature de l’équation en la rendant complexe pour les agresseurs.

- Que l'armée syrienne était parfaitement informée des plans, objectifs et mouvements de l'ennemi dans Al Qseir et ses environs.

- Qu'il y avait des priorités et que la reprise de cette ville - objet d'observations continues et minutieuses des services de renseignements de l'armée syrienne – exigeait des tactiques, de la patience et de la pertinence pour réussir les objectifs militaires et politiques, fondamentaux.

- Qu’il fallait laisser faire croire à une importante victoire des groupes armés et n’intervenir que lorsque l'environnement politique serait favorable afin de faire admettre une défaite, franche et indiscutable, sur l’ennemi tout en réduisant le moral de ses troupes d’une part, mais aussi de briser les projets des commanditaires en anéantissant leur volonté et leurs atouts de pression politique d’autre part.

- Qu’après cette offensive ‘éclair’ sur les groupes armés engagés dans cette ville, leur défaite était tellement décisive et humiliante que même les Occidentaux impliqués l'ont reconnu telle ; alors qu’au même moment les groupes armés et leurs dirigeants, composés de wahabo-takfiriste tétanisés par la déroute, ne trouvaient plus quoi dire ou faire que de proférer des mensonges et balancer des propos contradictoires; qu’il s’agissait d’une ‘fausse’ reprise, que l'armée n'avait tué que des civils, qu’ils avaient affronté le Hezbollah en lieu et place de l'armée syrienne «défaite» selon eux, qu’ils avaient procédé à un retrait ’tactique’ et ce tout en appelant aux renforts.

- Que si ces groupes combattaient, comme ils l’attestent, le Hezbollah cela voudrait donc dire, conséquemment, qu’une poignée d’éléments du Hezbollah avaient pu défaire tous les groupes armés d’Al Qseir pourtant bien équipés par l’occident. Que leurs ‘maîtres-penseurs’ et commanditaires pourraient alors douter de leurs capacités à conquérir toute la Syrie face à toute l’armée syrienne expérimentée et bien armée qui n’a engagé, à ce stade, qu’une infime partie de ses forces.

- Que la déclaration de Nasrallah sur "l'implication" du Hezbollah était plus une tactique pour accabler et dérouter l’ennemi, car dans leur calcul l'on avait fait l’hypothèse que cette formation ne s'y compromettrait pas.

- Que le Hezbollah n'avait pas donné plus de précisions sur cette la nature de cette « implication » sûrement pour susciter les doutes et distraire d’autant qu’aucune preuve sur l’engagement des éléments du Hezbollah sur le territoire syrien n'avait été, à ce jour, prouvé (les 5 ou 6 personnes présentées aux médias, comme du Hezbollah fait prisonniers, sont des citoyens libanais vivants à Damas, des sunnites, qui avaient été kidnappés quelques jours plus tôt).

- Que l'armée syrienne n'avait aucunement besoin d'une aide, en l’occurrence celle du Hezbollah, et que la seule « aide » était de bloquer la frontière pour empêcher et éventuellement éliminer, toute fuite vers le Liban. Ce qui a été fatal puisque les groupes armés étaient pris en étau sans possibilité de se dégager ou d’être appuyé. Il ne leur restait que la mort ou la reddition. Les centaines d’éléments qui avaient ‘réussi’ à rejoindre quelques villages proches n’étaient, en fait, qu’une tactique de l’armée syrienne ayant pour but de diviser les groupes pour mieux les anéantir avec le moins de résistance et de frais.

- Que tous leurs mensonges et diversions avaient pour but de pousser à une intervention occidentale (surtout israélienne) qui reste hypothétique au vu des conditions de tous les groupes armés et l’emprise des forces syriennes sur le théâtre des combats d’une part, mais également au regard du climat politique qui se dirige, inexorablement, vers un règlement du conflit selon les modalités du camp victorieux qui semble, en plus, disposer de redoutables armes de riposte d’autre part.

- Que toute intervention d’«Israël» ne pourra que mettre dans une drôle de confusion aussi bien les pays gouvernés par des islamistes et l’opposition syrienne de la ‘coalition’ que leurs soutiens occidentaux. En effet, s’ils acclament une offensive Israélienne, ils commettront une grave faute devant l’opinion arabe; s’ils observent le silence, ils seront frappés de suspicion ; s’ils condamnent, ils renieraient leur position, maintes fois rabâchée, contre le «régime» syrien. Un dilemme infernal que les EU, bons tacticiens et calculateurs, n’oserons pas introduire au risque d’embraser la région, voire au-delà et d’anéantir toute marge de manœuvre ou espoir de solution.  La Russie, par la force de la Syrie, son obstination et sa résistance, a réussi à faire changer les règles du jeu de l’adversaire tout en maintenant les siennes intactes.

- Que la révolte qui se déroule actuellement en Turquie n’est que l’expression d’un peuple qui refuse le suivisme et l’alignement de son pays à la politique américano-sioniste à l’endroit d’un peuple voisin auquel il est lié par l’histoire et l’économie. Il aurait été difficile aux Occidentaux de faire ce qu’ils font à la Syrie si Erdogan ne s’était pas lié à leurs projets de domination.

  - Que le projet hégémonique sur les pays entourant la méditerranée, que pilotait la France de Sarkozy dans le cadre de l’UMP avec l’appui des EU, que refusait alors l’Allemagne, est en passe de se transformer – grâce à la résistance farouche de la Syrie à l’agression et l’entrée en lice de la Russie et de l’axe antagoniste à l’occident – en projet d’équilibre stratégique.

- Que le «pragmatisme», cette philosophique américaine, qui n’admet de « vrai » que ce qui fonctionne réellement en s’adaptant à la réalité et en préférant la pratique apparait justement par la réalité et la pratique de son initiateur - dans ses relations, ses attitudes et ses objectifs avec le reste du monde - une doctrine insensée quand elle est expurgée de morale et de principes.

- Que le Capitalisme tel que conçu par l’impérialisme occidental, que dirige la grande industrie de concert avec les cartels financiers, mène droit aux crises économiques mondiales et aux guerres comme issue et corollaire.

À cette étape du conflit, la Syrie se trouve dans une position militaire et politique qui lui est favorable où toute recrudescence des menaces ne lui sera que bénéfique d’autant que le Hezbollah déclare solennellement que toute agression extérieure de la Syrie sera considérée aussi agression du Liban. L’Iran voit que son implication deviendra nécessaire pour des raisons de sécurité nationale. La Russie considère que la déstabilisation de cette partie importante du monde nuirait à ses intérêts suprêmes, mais aussi aux grands équilibres du monde!

Les conséquences prévisibles dans le cas d’un conflit généralisé, à partir de cette région, seraient donc inimaginables si le discernement ne tient pas lieu et place de la cupidité.


Djerrad Amar


Selon une source officielle américaine, Washington aurait demandé aux chefs de l'ASL (Armée syrienne libre) de quitter au plus vite le sol syrien. Game over!

vendredi, 14 juin 2013

USA-RUSSIE: DROGUE, PETROLE ET GUERRE

AFGHANISTAN OPIUM. DIAGRAMME.png


Les USA ont émergé comme la grande puissance mondiale suite à la chute de l’Union soviétique. Imposer leur suprématie sur l'ex-URSS est devenu une de leurs priorités. Coups d'état, pressions, guerres : ils n'ont renoncé à rien pour y parvenir. Lors d'une conférence à Moscou, Peter Dale Scott a analysé cette stratégie de domination et son financement par les drogues et le pétrole. (IGA)

 

J’ai prononcé le discours suivant à une conférence anti-OTAN, qui fut organisée à Moscou l’année dernière. J’étais le seul intervenant états-unien lors de cet événement. On m’y avait convié suite à la parution en russe de mon livre Drugs, Oil, and War – un ouvrage jamais traduit en français, contrairement à La Route vers le nouveau désordre mondial et à mon dernier livre, La Machine de guerre américaine –. [1] En tant qu’ancien diplomate préoccupé par la paix, j’étais heureux d’y participer. En effet, il me semble que le dialogue entre les intellectuels états-uniens et russes soit moins sérieux aujourd’hui qu’il ne l’était au paroxysme de la guerre froide. Pourtant, les dangers d’une guerre impliquant les deux principales puissances nucléaires n’ont visiblement pas disparu.

En réponse au problème des crises interconnectées que sont la production de drogue afghane et le jihadisme salafiste narco-financé, mon discours exhortait les Russes à coopérer dans un cadre multilatéral avec les États-uniens partageant cette volonté —malgré les activités agressives de la CIA, de l’OTAN et du SOCOM (pour US Special Operations Command) en Asie centrale—. Cette position divergeait de celles des autres intervenants.

Depuis cette conférence, j’ai continué de réfléchir en profondeur sur l’état dégradé des relations entre la Russie et les États-Unis, et sur mes espoirs légèrement utopiques de les restaurer. Malgré les différents points de vue des conférenciers, ils avaient tendance à partager une grande inquiétude sur les intentions états-uniennes envers la Russie et les anciens États de l’URSS. Cette anxiété commune se fondait sur ce qu’ils savaient des actions antérieures des États-Unis, et de leurs engagements non tenus. En effet, contrairement à la plupart des citoyens de ce pays, ils étaient bien informés sur ces questions.

L’assurance que l’OTAN ne profiterait pas de la détente pour s’étendre en Europe de l’Est est un important exemple de promesse non tenue. Évidemment, la Pologne et d’autres anciens membres du Pacte de Varsovie sont aujourd’hui intégrés au sein de l’Alliance atlantique, tout comme les anciennes Républiques socialistes soviétiques de la Baltique. Par ailleurs, des propositions visant à faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN sont toujours d’actualité, ce pays étant le véritable cœur de l’ancienne Union soviétique. Ce mouvement d’extension vers l’Est fut accompagné d’activités et d’opérations conjointes alliant les troupes US aux forces armées et sécuritaires de l’Ouzbékistan —dont certaines furent organisées par l’OTAN—. (Ces deux initiatives commencèrent en 1997, sous l’administration Clinton.)

Nous pouvons citer d’autres ruptures d’engagements, comme la conversion non autorisée d’une force des Nations Unies en Afghanistan (approuvée en 2001 par la Russie) en une coalition militaire dirigée par l’OTAN. Deux intervenants critiquèrent la détermination des États-Unis à installer en Europe de l’Est un bouclier antimissile contre l’Iran, refusant les suggestions russes de le déployer en Asie. Selon eux, cette intransigeance constituait « une menace pour la paix mondiale ».

Les conférenciers percevaient ces mesures comme des extensions agressives du mouvement qui, depuis Washington, visait à détruire l’URSS sous Reagan. Certains des orateurs avec qui j’ai pu échanger considéraient que, pendant les deux décennies suivant la Seconde Guerre mondiale, la Russie avait été menacée par des plans opérationnels des États-Unis et de l’OTAN pour une première frappe nucléaire contre l’URSS. Ils auraient pu être exécutés avant que la parité nucléaire ne soit atteinte, mais ils ne furent évidemment jamais mis en œuvre. Malgré tout, mes interlocuteurs étaient persuadés que les faucons ayant voulu ces plans n’avaient jamais abandonné leur désir d’humilier la Russie, et de la réduire au rang de tierce puissance. Je ne peux réfuter cette inquiétude. En effet, mon dernier livre, intitulé La Machine de guerre américaine , décrit également des pressions continuelles visant à établir et à maintenir la suprématie des États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les discours prononcés à cette conférence ne se limitaient en aucun cas à critiquer les politiques menées par les États-Unis et l’Alliance atlantique. En effet, les intervenants s’opposaient avec une certaine amertume au soutien de Vladimir Poutine pour la campagne militaire de l’OTAN en Afghanistan, qu’il avait exprimé le 11 avril 2012. Ils étaient particulièrement révoltés par le fait que Poutine ait approuvé l’installation d’une base de l’Alliance atlantique à Oulianovsk, située à 900 kilomètres à l’est de Moscou. Bien que cette base ait été « vendue » à l’opinion publique russe comme un moyen de faciliter le retrait états-unien d’Afghanistan, l’un des conférenciers nous assura que l’avant-poste d’Oulianovsk était présenté dans les documents de l’OTAN comme une base militaire. Enfin, les intervenants se montraient hostiles aux sanctions onusiennes contre l’Iran, qui étaient inspirées par les États-Unis. Au contraire, ils considéraient ce pays comme un allié naturel contre les tentatives états-uniennes de concrétiser le projet de domination globale de Washington.

Mis à part le discours suivant, je suis resté silencieux durant la majeure partie de cette conférence. Cependant mon esprit, voire ma conscience, sont perturbés lorsque je songe aux récentes révélations sur Donald Rumsfeld et Dick Cheney. En effet, immédiatement après le 11-Septembre, ces derniers ont mis en œuvre un projet visant à faire tomber de nombreux gouvernements amis de la Russie —dont l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Iran—. [2] (Dix ans plus tôt, au Pentagone, le néoconservateur Paul Wolfowitz avait déclaré au général Wesley Clark que les États-Unis disposaient d’une fenêtre d’opportunité pour se débarrasser de ces clients de la Russie, dans la période de restructuration de ce pays suite à l’effondrement de l’URSS. [3]) Ce projet n’a toujours pas été finalisé en Syrie et en Iran.

Ce que nous avons pu observer sous Obama ressemble beaucoup à la mise en œuvre progressive de ce plan. Toutefois, il faut admettre qu’en Libye, et à présent en Syrie, Obama a montré de plus grandes réticences que son prédécesseur à envoyer des soldats sur le terrain. (Il a tout de même été rapporté que, sous sa présidence, un nombre restreint de forces spéciales US ont opéré dans ces deux pays, afin d’attiser la résistance contre Kadhafi puis contre Assad.)

Plus particulièrement, l’absence de réaction des citoyens des États-Unis face au militarisme agressif et hégémoniste de leur pays me préoccupe. Ce bellicisme permanent, que j’appellerais le « dominationisme », est prévu sur le long terme dans les plans du Pentagone et de la CIA. [4] Sans aucun doute, de nombreux États-uniens pourraient penser qu’une Pax Americana globale assurerait une ère de paix, à l’image de la Pax Romana deux millénaires auparavant. Je suis persuadé du contraire. En effet, à l’instar de la Pax Britannica du XIXe siècle, ce dominationisme conduira inévitablement à un conflit majeur, potentiellement à une guerre nucléaire. En vérité, la clé de la Pax Romana résidait dans le fait que Rome, sous le règne d’Hadrien, s’était retirée de la Mésopotamie. De plus, elle avait accepté de strictes limitations de son pouvoir dans les régions sur lesquelles elle exerçait son hégémonie. La Grande-Bretagne fit preuve d’une sagesse comparable, mais trop tard. Jusqu’à présent, les États-Unis ne se sont jamais montrés aussi raisonnables.

Par ailleurs, dans ce pays, très peu de monde semble s’intéresser au projet de domination globale de Washington, du moins depuis l’échec des manifestations de masse visant à empêcher la guerre d’Irak. Nous avons pu constater une abondance d’études critiques sur les raisons de l’engagement militaire des États-Unis au Vietnam, et même sur l’implication états-unienne dans des atrocités telles que le massacre indonésien de 1965. Des auteurs comme Noam Chomsky et William Blum [5] ont analysé les actes criminels des États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale. Cependant, ils ont peu étudié la récente accélération de l’expansionnisme militaire états-unien. Seule une minorité d’auteurs, comme Chalmers Johnson et Andrew Bacevich, ont analysé le renforcement progressif de la Machine de guerre américaine qui domine aujourd’hui les processus politiques des États-Unis.

De plus, il est frappant de constater que le jeune mouvement Occupy se soit si peu exprimé sur les guerres d’agression que mène ce pays. Je doute qu’il ait même dénoncé la militarisation de la surveillance et du maintien de l’ordre, ainsi que les camps de détention. Or, ces mesures sont au cœur du dispositif de répression intérieure qui menace sa propre survie. [6] Je fais ici référence à ce que l’on appelle le programme de « continuité du gouvernement » (COG pour « Continuity of Government »), à travers lequel les planificateurs militaires US ont développé des moyens de neutraliser définitivement tout mouvement antiguerre efficace aux États-Unis. [7]

En tant qu’ancien diplomate canadien, si je devais retourner en Russie, j’en appellerais de nouveau à une collaboration entre les États-Unis et ce pays afin d’affronter les problèmes mondiaux les plus urgents. Notre défi est de dépasser ce compromis rudimentaire qu’est la détente, cette soi-disant « coexistence pacifique » entre les superpuissances. En réalité, cette entente vieille d’un demi-siècle a permis —et même encouragé— les atrocités violentes de dictateurs clients, comme Suharto en Indonésie ou Mahamed Siyaad Barre en Somalie. Il est probable que l’alternative à la détente, qui serait une rupture complète de celle-ci, mène à des confrontations de plus en plus dangereuses en Asie —très certainement en Iran—.

Néanmoins, cette rupture peut-elle être évitée ? Voilà que je me demande si je n’ai pas minimisé l’intransigeance hégémoniste des États-Unis. [8] À Londres, j’ai récemment discuté avec un vieil ami, que j’avais rencontré durant ma carrière diplomatique. Il s’agit d’un diplomate britannique de haut rang, qui est un expert de la Russie. J’espérais qu’il aurait modéré mon évaluation négative des intentions des États-Unis et de l’OTAN contre ce pays. Or, il n’a fait que la renforcer.

Ainsi, j’ai décidé de publier mon discours agrémenté de cette préface, qui est destinée aussi bien aux citoyens US qu’au public international. Je pense qu’aujourd’hui, le plus urgent pour préserver la paix mondiale est de restreindre le mouvement des États-Unis vers l’hégémonie incontestée. Au nom de la coexistence dans un monde pacifié et multilatéral, il faut donc raviver l’interdiction par l’ONU des guerres préemptives et unilatérales.

Dans cet objectif, j’espère que les citoyens des États-Unis se mobiliseront contre le dominationisme de leur pays, et qu’ils en appelleront à une déclaration politique de l’administration ou du Congrès. Cette déclaration :

1) renoncerait explicitement aux appels antérieurs du Pentagone faisant de la « suprématie totale » (« full spectrum dominance ») un objectif militaire central dans la politique étrangère des États-Unis ; [9]

2) rejetterait comme étant inacceptable la pratique des guerres préventives, aujourd’hui profondément enracinée ;

3) renoncerait catégoriquement à tout projet états-unien d’utilisation permanente de bases militaires en Irak, en Afghanistan ou au Kirghizstan ;

4) réengagerait les États-Unis à mener leurs futures opérations militaires en accord avec les procédures établies par la Charte des Nations Unies.

J’encourage mes concitoyens à me rejoindre afin d’exhorter le Congrès à introduire une résolution dans ce but. Initialement, une telle démarche pourrait ne pas aboutir. Cependant, il est possible qu’elle contribue à recentrer le débat politique US vers un sujet qui est selon moi urgent et peu débattu : l’expansionnisme des États-Unis, et la menace contre la paix globale qui en découle aujourd’hui.

monde,états-unis,russie,guerre froise,urss,usa-russie drogue petrole et guerre,peter dale scott,traduction maxime chaix,investig'action

Discours à la conférence d’Invissin sur l’OTAN
(Moscou, 15 mai 2012)

 

Avant tout, je remercie les organisateurs de cette conférence de me permettre de parler du grave problème qu’est le narcotrafic d’Afghanistan. Aujourd’hui, il constitue une menace aussi bien pour la Russie que pour les relations entre ce pays et les États-Unis. Je vais donc discuter de politique profonde selon les perspectives de mon livre Drugs, Oil, and War, mais aussi de mon dernier ouvrage (La Machine de guerre américaine ) et du précédent (La Route vers le nouveau désordre mondial ). Ces livres analysent notamment les facteurs sous-tendant le trafic de drogue international ainsi que les interventions US, deux phénomènes préjudiciables à la fois au peuple russe et au peuple états-unien. Je parlerai également du rôle de l’OTAN dans la facilitation des stratégies visant à établir la suprématie des États-Unis sur le continent asiatique. Mais d’abord, je voudrais analyser le trafic de drogue à l’aune d’un important facteur, qui s’avère déterminant dans mes livres. Il s’agit du rôle du pétrole dans les politiques asiatiques des États-Unis, et également de l’influence d’importantes compagnies pétrolières alignées sur les intérêts de ce pays, dont British Petroleum (BP).

Derrière chaque offensive récente des États-Unis et de l’OTAN, l’industrie pétrolière fut une force profonde déterminante. Pour l’illustrer, songeons simplement aux interventions en Afghanistan (2001), en Irak (2003) et en Libye (2011). [10]

J’ai donc étudié le rôle des compagnies pétrolières et de leurs représentants à Washington —dont les lobbies—, dans chacune des grandes interventions des États-Unis depuis le Vietnam dans les années 1960. [11] Le pouvoir des compagnies pétrolières US nécessiterait quelques explications à un public venant de Russie, où l’État contrôle l’industrie des hydrocarbures. Aux États-Unis, c’est pratiquement l’inverse. En effet, les compagnies pétrolières tendent à dominer aussi bien la politique étrangère de ce pays que le Congrès. [12] Ceci explique pourquoi les présidents successifs, de Kennedy à Obama en passant par Reagan, ont été incapables de limiter les avantages fiscaux des compagnies pétrolières garantis par la « oil depletion allowance » —y compris dans le contexte actuel, où la plupart des États-uniens sombrent dans la pauvreté—. [13]

Les activités US en Asie centrale, dans des zones d’influence traditionnelles de la Russie telles que le Kazakhstan, ont un fondement commun. En effet, depuis une trentaine d’années (voire plus), les compagnies pétrolières et leurs représentants à Washington ont montré un grand intérêt dans le développement, et surtout dans le contrôle des ressources gazières et pétrolières sous-exploitées du bassin Caspien. [14] Dans cet objectif, Washington a développé des politiques ayant eu comme résultat la mise en place de bases avancées au Kirghizstan et, pendant quatre ans, en Ouzbékistan (2001-2005). [15] Le but affiché de ces bases était de soutenir les opérations militaires des États-Unis en Afghanistan. Néanmoins, la présence états-unienne encourage aussi les gouvernements des nations avoisinantes à agir plus indépendamment de la volonté russe. Nous pouvons citer comme exemple le Kazakhstan et le Turkménistan, ces deux pays étant des zones d’investissements gaziers et pétroliers pour les compagnies US.

Washington sert les intérêts des compagnies pétrolières occidentales, pas seulement du fait leur influence corruptrice sur l’administration, mais parce que la survie de l’actuelle pétro-économie US dépend de la domination occidentale du commerce mondial du pétrole. Dans l’un de mes livres, j’analyse cette politique, en expliquant comment elle a contribué aux récentes interventions des États-Unis, mais aussi à l’appauvrissement du Tiers-Monde depuis 1980. En substance, les États-Unis ont géré le quadruplement des prix du pétrole dans les années 1970 en organisant le recyclage des pétrodollars dans l’économie états-unienne, au moyen d’accords secrets avec les Saoudiens. Le premier de ces accords assurait une participation spéciale et continuelle de l’Arabie saoudite dans la santé du dollar US ; le second sécurisait le soutien permanent de ce pays dans la tarification intégrale du pétrole de l’OPEP en dollars. [16] Ces deux accords garantissaient que l’économie des États-Unis ne serait pas affaiblie par les hausses de prix du pétrole de l’OPEP. Le plus lourd fardeau pèserait au contraire sur les économies des pays les moins développés. [17]

Le dollar US, bien qu’étant en cours d’affaiblissement, dépend encore en grande partie de la politique de l’OPEP imposant cette monnaie pour régler le pétrole de cette organisation. Nous pouvons mesurer avec quelle force les États-Unis sont capables d’imposer cette politique en observant le destin des pays ayant décidé de la remettre en cause. « En 2000, Saddam Hussein insista pour que le pétrole irakien soit vendu en euros. Ce fut une manœuvre politique, mais qui augmenta les revenus récents de l’Irak grâce la hausse de la valeur de l’euro par rapport au dollar. » [18] Trois ans plus tard, en mars 2003, les États-Unis envahirent ce pays. Deux mois après, le 22 mai 2003, Bush décréta par un ordre exécutif que les ventes de pétrole irakien devaient s’effectuer de nouveau en dollars, et non en euros. [19]

Selon un article russe, peu avant l’intervention de l’OTAN en Libye début 2011, Mouammar Kadhafi avait manœuvré pour refuser le dollar comme monnaie de règlement du pétrole libyen, à l’instar de Saddam Hussein. [20] En février 2009, l’Iran annonça avoir « complètement cessé de conduire les transactions pétrolières en dollars US. » [21] Les véritables conséquences de cette audacieuse décision iranienne n’ont pas encore été observées. [22]

J’insiste sur le point suivant : chaque intervention récente des États-Unis et de l’OTAN a permis de soutenir la suprématie déclinante des compagnies pétrolières occidentales sur le système pétrolier global, donc celui des pétrodollars. Néanmoins, je pense que les compagnies pétrolières elles-mêmes sont capables d’initier, ou au moins de contribuer à des interventions politiques. Comme je l’ai mentionné dans mon livre Drugs, Oil, and Wars (p.8) :

« De façon récurrente, les compagnies pétrolières US sont accusées de se lancer dans des opérations clandestines, soit directement, soit par le biais d’intermédiaires. En Colombie (comme nous le verrons), une entreprise de sécurité états-unienne travaillant pour Occidental Petroleum participa à une opération militaire de l’armée colombienne, ‘qui tua 18 civils par erreur.’ »

Pour citer un exemple plus proche de la Russie, j’évoquerais une opération clandestine de 1991 en Azerbaïdjan, qui est un exemple classique de politique profonde. Dans ce pays, d’anciens collaborateurs de la CIA, qui étaient employés par une entreprise pétrolière douteuse (MEGA Oil), « se lancèrent dans des entraînements militaires, distribuèrent des ‘sacs remplis d’argent liquide’ à des membres du gouvernement, et mirent en place une compagnie aérienne […] qui permit bientôt à des centaines de mercenaires moudjahidines d’être acheminés dans ce pays depuis l’Afghanistan. » [23] À l’origine ces mercenaires, finalement estimés à environ 2 000, furent employés pour combattre les forces arméniennes soutenues par la Russie dans la région disputée du Haut-Karabagh. Mais ils appuyèrent aussi les combattants islamistes en Tchétchénie et au Daguestan. Ils contribuèrent également à faire de Bakou un point de transbordement de l’héroïne afghane à la fois vers le marché urbain de Russie et vers la mafia tchétchène. [24]

En 1993, ils participèrent au renversement d’Abulfaz Elchibey, le premier président élu de l’Azerbaïdjan, et à son remplacement par Heydar Aliyev. Ce dernier signa ensuite un important contrat pétrolier avec BP, incluant ce qui devint finalement l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan reliant ce pays à la Turquie. Il faut souligner que les origines états-uniennes des agents de MEGA Oil sont indiscutables. En revanche, nous ne savons pas exactement qui a financé cette entreprise. Il aurait pu s’agir des majors pétrolières, la plupart d’entre elles disposant (ou ayant disposé) de leurs propres services clandestins. [25] Certaines entreprises pétrolières importantes, incluant Exxon, Mobil et BP, ont été accusées d’être « derrière le coup d’État » ayant conduit au remplacement d’Elchibey par Aliyev. [26]

De toute évidence, Washington et les majors pétrolières pensent que leur survie dépend du maintien de leur actuelle suprématie sur les marchés pétroliers internationaux. Dans les années 1990, alors que l’on localisait généralement les plus grandes réserves non prouvées d’hydrocarbures dans le bassin Caspien, cette région devint centrale à la fois pour les investissements pétroliers des entreprises US et pour l’expansion sécuritaire des États-Unis. [27]

S’exprimant en tant que secrétaire d’État adjoint, Strobe Talbott, un proche ami de Bill Clinton, tenta de mettre en avant une stratégie raisonnable pour assurer cette expansion. Dans un important discours prononcé le 21 juillet 1997,

« Talbott exposa les quatre aspects d’un [potentiel] soutien des États-Unis pour les pays du Caucase et de l’Asie centrale : 1) la promotion de la démocratie ; 2) la création d’économies de marché ; 3) le parrainage de la paix et de la coopération, au sein et parmi les pays de la région et 4) leur intégration dans la plus vaste communauté internationale. […] Critiquant avec virulence ce qu’il considère être une conception dépassée de la compétition dans le Caucase et en Asie centrale, M. Talbott mit en garde quiconque envisagerait le ‘Grand Jeu’ comme grille de lecture de la région. Au contraire, il proposa une entente dans laquelle chacun sortirait gagnant de la coopération. » [28]

Mais cette approche multilatérale fut immédiatement attaquée par des membres des deux partis. Seulement trois jours plus tard, Heritage Foundation, le cercle de réflexion droitisant du Parti républicain, répondit que « [l]’administration Clinton, désireuse d’apaiser Moscou, rechignait à exploiter l’opportunité stratégique de sécuriser les intérêts des États-Unis dans le Caucase.  » [29] En octobre 1997, cette critique trouva son écho dans Le Grand Échiquier, un important ouvrage écrit par l’ancien conseiller à la Sécurité nationale Zbigniew Brzezinski. Ce dernier est certainement le principal opposant à la Russie au sein du Parti démocrate. Admettant que « la politique étrangère [états-unienne devrait] […] favoriser les liens nécessaires à une vraie coopération mondiale », il défendait toutefois dans son livre la notion de « Grand Jeu  » rejetée par Talbott. Selon Brzezinski, il était impératif d’empêcher « [l]’apparition d’un concurrent en Eurasie, capable de dominer ce continent et de défier [les États-Unis] ». [30]

En arrière-plan de ce débat, la CIA et le Pentagone développaient à travers l’Alliance atlantique une « stratégie de projection » contraire aux propositions de Talbott. En 1997, dans le cadre du programme « Partenariat pour la Paix » de l’OTAN, le Pentagone démarra des exercices militaires avec l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan. Ce programme constituait « l’embryon d’une force militaire dirigée par l’OTAN dans cette région ». [31] Baptisés CENTRAZBAT, ces exercices envisageaient de potentiels déploiements de forces combattantes états-uniennes. Catherine Kelleher, une assistante du secrétaire adjoint à la Défense, cita « la présence d’énormes ressources énergétiques » comme justification de l’engagement militaire des États-Unis dans cette région. [32] L’Ouzbékistan, que Brzezinski distingua pour son importance géopolitique, devint un pivot pour les exercices militaires états-uniens, bien que ce pays ait l’un des pires bilans en matière de respect des droits de l’Homme dans cette région. [33]

De toute évidence, la « révolution des tulipes » de mars 2005 au Kirghizstan constitua une autre étape de la doctrine de projection stratégique du Pentagone et de la CIA. Elle s’est déroulée à une époque où George W. Bush parlait fréquemment de « stratégie de projection de la liberté ». Plus tard, alors qu’il visitait la Géorgie, ce dernier approuva ce changement de régime en le présentant comme un exemple de « démocratie et de liberté en pleine expansion ». [34] (En réalité, il ressemblait plus à un coup d’État sanglant qu’à une « révolution ».) Cependant, le régime de Bakiyev « dirigea le pays comme un syndicat du crime », pour reprendre les termes d’Alexander Cooley, un professeur à l’Université de Columbia. En particulier, de nombreux observateurs accusèrent Bakiyev d’avoir pris le contrôle du trafic de drogue local et de le gérer comme une entreprise familiale. [35]

Dans une certaine mesure, l’administration Obama s’est éloignée de cette rhétorique hégémoniste que le Pentagone appelle la « suprématie totale  » (« full-spectrum dominance »). [36] Toutefois, il n’est pas surprenant de constater que sous sa présidence, les pressions visant à réduire l’influence de la Russie se soient maintenues, comme par exemple en Syrie. En réalité, pendant un demi-siècle, Washington a été divisée en deux camps. D’un côté, une minorité évoluant principalement au Département d’État (comme Strobe Talbott), qui avait envisagé un avenir de coopération avec l’Union soviétique. De l’autre, les faucons hégémonistes, travaillant principalement à la CIA et au Pentagone (comme William Casey, Dick Cheney et Donald Rumsfeld). Ces derniers ont continuellement fait pression pour instaurer aux États-Unis une stratégie unipolaire de domination globale. [37] Dans la poursuite de cet objectif inatteignable, ils n’ont pas hésité à s’allier avec des trafiquants de drogue, notamment en Indochine, en Colombie et à présent en Afghanistan. [38]

Par ailleurs, ces faucons ont massivement employé les stratégies d’éradication narcotique de la DEA (Drug Enforcement Administration). [39] Comme je l’ai écrit dans La Machine de guerre américaine (p.43),

«  Le véritable objectif de la plupart de ces campagnes […] n’a jamais été l’idéal sans espoir de l’éradication de la drogue. Il a plutôt consisté à modifier la répartition du marché, c’est-à-dire à cibler des ennemis spécifiques pour s’assurer que le trafic de drogue reste sous le contrôle des trafiquants alliés à l’appareil de la sécurité d’État en Colombie et/ou à la CIA. » [40]

De manière flagrante, cette tendance s’est vérifiée en Afghanistan, où les États-Unis recrutèrent d’anciens trafiquants de drogue pour qu’ils soutiennent leur invasion de 2001. [41] Plus tard, Washington annonça une stratégie de lutte contre la drogue qui se limitait explicitement à attaquer les trafiquants de drogue qui appuyaient les insurgés. [42]

Ainsi, ceux qui comme moi se préoccupent de la réduction des flux de drogue venant d’Afghanistan se retrouvent face à un dilemme. En effet, pour être efficaces, les stratégies de lutte contre le trafic de drogue international doivent être multilatérales. En Asie centrale, elles nécessiteront une plus grande coopération entre les États-Unis et la Russie. Mais au contraire, les efforts des principales forces pro-US présentes dans cette région —notamment la CIA, l’US Army, l’OTAN et la DEA—, ont été jusqu’à présent concentrés non pas sur la coopération mais sur l’hégémonie états-unienne.

Selon moi, la réponse à ce problème résidera dans l’utilisation conjointe de l’expertise et des ressources des deux pays, dans le cadre d’agences bilatérales ou multilatérales qu’aucune partie ne dominera. Une stratégie anti-drogue réussie devra être pluridimensionnelle, comme la campagne qui a été menée avec succès en Thaïlande. De plus, elle nécessitera probablement que les deux pays envisagent la mise en œuvre de stratégies favorables à la population, ce que ni l’un ni l’autre n’a encore concrétisé. [43]

La Russie et les États-Unis ont beaucoup de caractéristiques communes, et ils partagent de nombreux problèmes. Tous deux sont des super-États, bien que leur prééminence s’affaiblisse face à la Chine émergente. En tant que superpuissances, ces nations cédèrent toutes deux à la tentation de l’aventure afghane, que de nombreux esprits mieux avisés regrettent aujourd’hui. Dans le même temps, ce pays ravagé qu’est devenu l’Afghanistan doit faire face à des problèmes urgents, qui le sont aussi pour ces trois superpuissances. Il s’agit de la menace que constitue la drogue, et du danger correspondant qu’est le terrorisme.

Il est dans l’intérêt du monde entier de voir la Russie et les États-Unis affronter ces périls de façon constructive et désintéressée. Et espérons que chaque progrès dans la réduction de ces menaces communes sera une nouvelle étape dans le difficile processus de renforcement de la paix.

Le siècle dernier fut le théâtre d’une guerre froide entre les États-Unis et la Russie, deux superpuissances qui se sont lourdement armées au nom de la défense de leurs peuples respectifs. L’Union soviétique a perdu, ce qui aboutit à une Pax Americana instable, à l’image de la Pax Britannica du XIXe siècle : un dangereux mélange de globalisation commerciale, d’accroissement des disparités de revenus et de richesses, et d’un militarisme brutalement excessif et expansif. Celui-ci provoque de plus en plus de conflits armés (Somalie, Irak, Yémen, Libye), tout en accentuant la menace d’une possible guerre mondiale (Iran).

Aujourd’hui, afin de préserver leur dangereuse suprématie, les États-Unis sont en train de s’armer contre leur propre population, et plus seulement pour la défendre. [44] Tous les peuples du monde, y compris aux États-Unis, ont comme intérêt l’affaiblissement de cette suprématie en faveur d’un monde plus multipolaire et moins militariste.

Lire la suite

vendredi, 07 juin 2013

LE «WAHABO-TAKFIRISME», LA GRANDE ARNAQUE POUR ABRUTIR ET DOMINER!


WAHABISME.jpg


 
Pour contourner l’Islam qui interdit d’entrer en guerre sainte contre d’autres musulmans ou de tuer sans un motif certifié valable et autorisé, les ‘wahabites’ ont trouvé avec les ‘takfiristes’ l’alliance idéale et le moyen approprié pour combattre tous les pays musulmans qui n’entrent pas dans leur giron.
 
Le « Wahabisme » est une doctrine rigoriste en référence à Ibn Abdelwahab (1703-1792) qui est le fondateur. Elle combat tous les musulmans qui ne s’y soumettent pas en les considérant apostats. Après sa condamnation, il fuit en se fixant à Dariya où il trouve chez les ben Saoud un soutien. Ces derniers trouvent en lui et son idéologie un moyen de combattre les tribus afin de les assujettir à leur pouvoir politique et religieux. Ainsi se forma le Royaume d'Arabie Saoudite avec son système qui perdure jusqu'à nos jours.

Le « Takfirisme » est un mouvement sectaire fondé en 1971 par Moustafa Choukri. Il qualifie de mécréante la société musulmane et d’hérétiques tous les musulmans ne partageant pas leur point de vue. Leur assassinat est de ce fait licite.
 
Il n’est donc pas étonnant que ces deux idéologies similaires, violentes, se rejoignent pour faire union - en cohabitant en bonne intelligence - contre tout État musulman qui n’entre pas dans leur doxa. Les riches familles royales saoudiennes étant wahabites et alliées aux intérêts américains et sionistes, il est logique qu’elles s’accaparent ces mouvements pour en faire un instrument politique et un moyen militaire à leur service.
 
Pour l’Occident - dont les intérêts vitaux se situent principalement chez les arabo-musulmans, surtout pour ce qui est de l’énergie - il ne peut trouver meilleurs alliés, le moins couteux, pour sécuriser ses approvisionnements et maintenir son influence que les Arabes eux-mêmes. D’où leur division et leurs antagonismes qu’ils cachent derrière des organisations et ligues de façade qui se sont avérées des attrape-nigauds, des instruments dévoyant la cause, voire des moyens d’autodestruction.

Le ‘wahabo-takfirisme’ sert les intérêts occidentalo-sionistes. C’est la raison pour laquelle ils le soutiennent, l’encouragent et l’arment. Cette idéologie est un dispositif d’importance dans leur stratégie de domination.
 
Des séries de concepts, de qualificatifs et de termes ont été érigées ‘bons’ à utilisation ou ‘interdits’ d’usage afin de promouvoir ces groupes de tueurs et leurs ‘faits’ de guerre.

C’est ainsi que la majorité des médias occidentaux dits « mainstream » ont été mis au service de cette cause avec pour mission de mentir, berner, tromper, faire diversion, falsifier. Faire tout pour ne pas percevoir la réalité. Ces médias évitent d’utiliser, par exemple, à l’endroit des wahabo-takfiristes, les termes comme « terroristes », « assassins », « islamo-fascistes » ou tout autre qualificatif fort, mais qui étaient d’usage quand il s’agissait de les combattre. Ils font croire, sournoisement, que c’est pour ne pas froisser les musulmans sachant bien que ces derniers en utilisent de plus tranchants à leur égard. Il s’agit bien sûr d’une tromperie, car les décideurs occidentaux veulent cacher une stratégie consistant à instaurer le chaos dans certains États musulmans en manipulant les franges les plus ignorantes et les plus extrémistes par leurs comportements immondes et absurdes avec l’assistance, l’assentiment et la couverture religieuse de certaines monarchies arabes. Ces ‘wahabo-takfiristes’, pour l’écrasante majorité des musulmans, sont non seulement loin des préceptes de la religion islamique, mais encore loin de les représenter.

Ils utilisent, par contre des qualificatifs mesurés tels « opposants », « rebelles » , «dissidents» «groupes armés» ou « révolutionnaires », car ils sont leur création, leur moyen, leur produit, leurs ‘proxys’, leur ‘cheval de Troie’ pour dominer le monde arabo-musulman en utilisant leur religion, leurs cheikhs, leurs enfants, leur argent en maniant leurs frustrations et leurs penchants afin d’instaurer le chaos programmé.

Ces factions armées, pour la plupart affiliés à Al-Qaïda, sont organisés en brigades et groupes portant des noms en référence à l’histoire du monde musulman, surtout du temps du prophète, et ce, pour mieux tromper. Ce sont, en majorité, des mercenaires étrangers, de confession musulmane, dirigés par des cadres, sous contrat, venus en tant que «djihadistes» appuyés par une logistique militaire occidentale. Ces groupes sont armés et entrainés principalement par les États-Unis, la France, Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ils ne deviendront ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire danger, qu’une fois l’objectif atteint quitte, si nécessaire, à les réduire par l’autodestruction - sans les exterminer en vue d’un usage futur - avec les mêmes moyens.  

Beaucoup de médias hostiles à cette politique occidentale décrivent, en revanche, les choses comme elles se présentent en usant de qualificatifs appropriés. L’Iran qui est un pays musulman publie, sans discontinuer, des articles très critiques aussi bien contre la politique impérialo-sioniste de l’Occident que contre les fossoyeurs de l’Islam, fussent-ils musulmans ! C’est le cas aussi de beaucoup de médias Algériens, Syriens, Tunisiens, Égyptiens, Irakiens, Libanais en particulier.

Il s’agit d’une lutte d’intérêts et de pouvoir - où le bien et le mal ainsi que la vérité et le mensonge s’affrontent – sur une échelle mondiale usant et abusant de la morale, de la religion et des lois internationales. Il se trouve qu’un camp a trouvé en la religion musulmane et certains félons musulmans influant, la tactique et le moyen, les moins coûteux, pour atteindre ses objectifs et en sortir vainqueur.
 
L’« islamisme », l’« intégrisme»  le « wahabisme»  le « takfirisme»  le « salafisme»  et autres ne sont que des schismes - d’origine politique, pour le pouvoir et les intérêts - qui n’ont rien à voir avec l’essence de la religion islamique. Chacun de ces « schismes » à son but et ses tactiques. Ils n’existeraient pas s’ils ne sont pas financés par des forces influentes intéressées et riches. Souvent des régimes ploutocratiques et népotiques qui ont trouvé en ces « combattants de Dieu », ‘bon marché’, un moyen de protéger leurs intérêts, de régler des comptes à des États ou certains régimes arabes antagoniques.  Doha (Qatar) est le Quartier général de ces « combattants ». C’est là où se négocie tout avec les commanditaires.

Il n’y a pas dans l’histoire de l’humanité une religion, une philosophie, une morale pour prôner la violence, la cruauté ou la barbarie comme vertus.
 
Le monde connait mieux maintenant ces énergumènes qui ont choisi l’aliénation, pensant faire de bons actes en conformité avec leur foi. Certains pays musulmans les ont combattus et les combattent toujours après les avoir approchés, étudiés, mis à l’épreuve.

Ce sont des sectes - dont l’idéologie est diamétralement opposée à l’Islam – composées de gens ignorants, pour leur majorité, souvent des repris de justice, des paumés, des ratés, endoctrinés et manipulés par des têtes bien pensantes. Ils baignent dans un marécage d’ignorance qui les pousse à des comportements qui sortent du cadre humain. C’est un mélange de haine, de frustration, d’hypocrisie, de méchanceté, de cupidité, de perfidies, d’ignorance qu’ils expriment sous couvert d’une religiosité très mal assimilée. Quelle religion, philosophie, morale dans l’histoire de l’humanité permet, « au nom de Dieu », l’égorgement, la décapitation ou l’éviscération de celui qui ne partage pas vos idées ; rend licite et recommandé « par Dieu », le viol et le vol ; autorise cette folie qu’ils viennent d’inventer, qui est le « Djihad sexuel » où ils demandent aux femmes et aux filles de faire « l’effort » de se ‘‘donner’’ à ceux qu’ils élisent « djihadistes » (combattants pour une cause juste et licite au nom de Dieu). N’est-ce pas de l'aliénation ? À Raqa en Syrie un groupe de salafo -wahabistes ont kidnappé une fille de 5 ans pour faire "chanter" son père. Elle a été violée jusqu’à mort s’en suive. Sur la pancarte laissée, il est marqué «Dieu a voulu qu’elle soit sa martyre en procurant du plaisir à ses moudjahidines».


C’est dit et acté sur les médias des monarques par des Cheikhs de service qui ne cessent de lancer des « fatwas » folles, que la sagesse n’arrivera pas à saisir.
                                                          
Nous avons vu et entendu un pseudo cheikh répondre, à une question, que l’Islam, « autorise si c’est de bonne foi » (c’est vraiment éprouvant de devoir le rapporter) de se faire sodomiser pour faciliter l’introduction des explosifs dans le but d’un attentat-suicide (?!)


Et cette ‘fatwa’ de schizophrène qui recommande, à votre collègue de vous laisser téter son sein « cinq fois » afin « de nouer une relation de sein »! Une récente ‘fatwa’ interdit aux femmes de toucher certains fruits et légumes qui ressemblent au sexe masculin… Que dire de cet « éminent » cheikh qui ‘ordonne’ de tuer tous ceux qui soutiennent le « régime de Bachar », qu’ils soient militaires, civils, intellectuels, hommes, femmes, hommes de religion et que s’il y a erreur, «Dieu reconnaitra les siens». Ce même Karadhaoui vient d’en rajouter, dans son récent sermon du vendredi prononcé Doha, en s’en prenant aux Alaouites, au Hezbollah, à l’Iran et aux Russes ainsi « les alaouites sont plus impies que les chrétiens et les juifs », « le Hezbollah, la Russie et l’Iran sont des ennemis de dieu », « tous les musulmans doivent se diriger vers Al Qseir pour combattre le Hezbollah » (alkhabar press). Ajoutons les inepties de ce Abdelmalek Ramdani, cheikh d’Arabie Saoudite, qui interdit l’émeute et la révolte en déclarant que « tant que le dirigeant de la nation est un musulman, vous devez obéir et écouter et que s’il est non désiré, un musulman peut seulement prier et faire preuve de patience » ; mais elle ne s’applique qu’aux… monarchies. Oublions cet autre « avis » pervers de l’imam marocain Zamzami qui permet la nécrophilie à condition que le cadavre soit celui de l’épouse, mais « quelques heures » seulement après son décès. Il ajoute, après le tollé soulevé, que c’est « en référence au Coran qui dit que le mari et sa femme restent unis. [mais] un homme normalement constitué ne penserait pas à une chose pareille après la mort de sa femme » (lavieeco). À rire ou à pleurer ? Nous pouvons citer des centaines d’exemples aussi démentiels. Que des stupidités et des folies pour endormir et abrutir leurs peuples ! Que des « fatwas » qui n’expriment que des instincts bas, de la frustration, de la revanche, de la cupidité de ceux qui les ont émises ou commandées. Un dernier exemple sur leur façon de voir les choses. S’ils sont en prisons et qu’ils bénéficient d’une « grâce », après plusieurs années passées, ils interpréteront cette « grâce » ou ce « pardon » comme un signe de ‘récompense’ de Dieu pour l’acte qui les a conduits en prison. C’est donc un signal qu’ils sont dans le « vrai » et qu’ils doivent persévérer pour refaire plus et mieux !
                              
Ni l’Arabie saoudite, ni le Qatar ni d’autres ne représentent l’Islam ou les musulmans. Ils sont d’ailleurs considérés, par la majorité des musulmans, comme les fossoyeurs de l’Islam. Les ‘‘spécialistes’’ musulmans du verbiage vaseux, de l’endoctrinement et les manipulateurs occidentaux, qui partagent les mêmes intérêts, savent bien qui viser, à quel moment, par qui, dans quel but et comment!  Ces «Printemps arabes», prêchant la « démocratie », la « liberté » et les « droits de l’homme », qui ne visent que les ‘‘Républiques’’, mais jamais les ‘‘Monarchies’’, ne peuvent-ils pas réveiller toutes ces consciences dupées?

Des monarchies rétrogrades moyenâgeuses n’ayant ni vote, ni parlement, ni lois sociales qui veulent imposer aux républiques ce qu’elles ne peuvent jamais avoir chez elles ? Des monarchies qui veulent instaurer le chaos, puis instaurer le régime adéquat « l’Émirat » ou le « Khalifa », pour ne pas être contaminé par l’esprit « républicain ». Voilà le comble ! Voilà le but. Voilà ce qui arrange la politique impérialo-sioniste qui consiste à affaiblir par le désordre pour mieux dominer ! Ne pas comprendre cela est de l’aliénation, de la déchéance morale.
 
Là où passent les wahabo-takfiristes, ils ne laissent que désolation, mort et destruction contre toutes les confessions et au sein même de leur propre religion.
 
Terminons par cette citation du psychologue David Nazariyan (rapporté par IRIB) « Les terroristes salafistes … utilisent en effet la violence non pas à titre d'une réaction, mais en tant qu'un outil de guerre... ce qui relève de la pathologie. Les psychopathes sont incapables de compatir aux douleurs des autres, incapables de discerner leurs vrais besoins; à leurs yeux la violence est un outil de pouvoir, un outil qui les aide à parvenir à leurs objectifs. Un délinquant réagit à son environnement souvent incompréhensif par un acte violent puisqu'il se sent victime de cet environnement (victime de la pauvreté, de la précarité, de l'injustice sociale...) Mais un psychopathe takfiri opère par la volonté de domination et de puissance, la violence est une arme pour lui ».
 
Quelle science faudra-t-il inventer pour ces symptômes ? La psychiatrie ou la psychanalyse, qu’ils renient, n’a aucun effet sur eux.
 

Djerrad Amar