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mardi, 25 octobre 2011

KADHAFI MORT, PLACE AU CHAOS, A LA VENGEANCE ET A LA RESISTANCE!


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On résiste à une injustice, à une offense, à une agression. Cela est valable pour un individu ou pour un peuple. Kadhafi incarnait la résistance d'un peuple. Sa mort, son martyr était attendu. « La victoire ou la mort » disait Omar El Mokhtar » ; slogan repris à répétition par les résistants. « Ils disent que j'ai fui...moi je meurs ici l'arme  à la main » ne cessait de lancer Kadhafi.

C'est parce qu'il devient le symbole de la résistance que les « choses » sérieuses vont commencer. Le peuple libyen va s'apercevoir de la grande différence, de la valeur de son guide, des enjeux qui se font sur son dos et à son détriment. Ajouter que la population qui a souffert des bombardements, avec ses  dizaines de milliers de morts, il ne reste aux libyens que la vengeance enfouie encore dans l'esprit propres à la culture bédouine. L'Otan et le CNT n'espéreront jamais son ralliement car, ils leur ont apporté la mort. Bien au contraire, la haine et la vengeance vont décupler. Ils ne les laisseront jamais tranquille durant tout le restant de leur vie.

Selon nos informations, les 'brigades pour la vengeance' constituées il y a quelques mois - dont nous avions fait états sur ce blog et avions dit que leur mission était d'éliminer tous ceux (y compris leur famille) qui sont à l'origine des tueries et du chaos en Libye - sont activées pour exécuter leur mission en Libye et en Europe. Ils ne se qualifient pas de « Kamikazes » mais de « moudjahidines » au sens religieux qui impose de se défendre par tous les moyens contre un ennemi, fut-il son coreligionnaire, qui viol son pays, sa maison, tue son peuple, vol ses biens. Pour l'Islam c'est un martyr, un acte digne de haute valeur.

Les agresseurs de la coalition doivent savoir qu'ils ont ouvert en Libye la « boite à Pandore » de la vengeance que ne peuvent arrêter que les 'Grand Sages' religieux reconnus de Libye et ce,  sur concertation entre eux d'une part  et entre-eux et les familles des victimes d'autres part en plus des excuses et dommages solennels des  offenseurs sinon seul Dieu peut arrêter ce processus ! Les membres du CNT et leurs « rats » libyens connaissent parfaitement ce principe de vengeance, qu'ils portent aussi, puisque la majorité d'entre-eux se sont engagés dans cette « révolution  du 18 février»- en exhibant le drapeau de la royauté - par vengeance, 42 ans plus tard, contre Kadhafi qui avait aboli le système sur lequel profitaient leurs parents. Ces « rats » sont leurs enfants et leurs petits-enfants. La grande différence c'est que dans la révolution de 1969 il n'y a pas eu ce sang d'un peuple versé avec la complicité active de leurs propres citoyens. Le peuple libyen, le CNT et leurs familles, les agresseurs extérieurs et leurs familles, sont dans une situation d'une extrême gravité, dans un engrenage infernal. Beaucoup seront traqués toute leur vie.

Lorsque la propagande dit, par soulagement hypocrite, que la Libye « entre dans une ère nouvelle », il s'agit en fait d'une ère de grande instabilité, de terreur qui touchera toute la méditerranée voire plus !  Le CNT ne pourra jamais former un gouvernement au vu de ce qui se passe et de la configuration de la société libyenne. « Rien ne sera comme avant en Libye, il n'y a que les naïfs qui osent encore croire un retour en arrière, le vert a cédé la place au rouge sang. Les Libyens vivront dans le cauchemar pendant longtemps » dit un commentateur sur un blog. Ce sera une guerre sans merci. L'Otan ne tiendra pas longtemps. Ce temps qui joue contre elle à cause de la crise (donc finances) et les élections. Ce temps d'en finir avec Kadhafi est arrivé ! Et Alors ? Nous verrons bien ! Et bien bien !

Va-t-elle laisser ce CNT se « débrouiller » ? Impossible car les choses se retourneront très vite d'autant que ce « nouveau pouvoir » non élu, n'a ni institutions, ni lois, ni armée. Les divergences de ses membres sont telles qu'ils vont s'entretuer. La mort de Kadhafi va accentuer leurs divergences, leur cupidité et précipiter leur disparition. Ils le savent.  Leurs « insurgés » ne font pas partie d'une armée régulière et donc non stable voire volatile; ce sont soit des volontaires soit des gens forcés qui n'ont, de plus, aucune expérience. L'écrasante majorité s'est engagée, par vengeance, par opportunisme, par cupidité ou par abrutissement; ce qui ne dure pas. Par contre, ceux qui soutiennent le pouvoir légal,  ne font que se défendre ; c'est la guerre qui est venue vers eux. Ils ont donc toute la légitimité (morale et religieuse) de combattre dans l'honneur et la dignité. Ou bien va- t-elle continuer à bombarder jusqu'à tout détruire et tuer jusqu'au génocide d'un peuple comme elle vient de le commettre sur Syrte. Nous verrons bien ! Et bien bien !

Kadhafi et certains de ses fils sont partis, « rappelés à Dieu » comme disent les musulmans. Il les a engagé dans ce combat avec honnêteté jusqu'au martyr contrairement aux renégats du CNT qui ont mis les leurs à l'abri, en Europe, pendant qu'ils se servent des enfants des autres, comme chair à canon, pour confisquer le pouvoir. Cette différence est non seulement très significative mais décisive dans le choix d'un camp.

Réitérons ce que nous avons lancé dans notre dernier article intitulé «L'impossible victoire des gueux du CNT » :

« Nos amis et frères Libyens doivent savoir que la lutte sera âpre, douloureuse, destructrice  mais l'issue est certaine car, leur sacrifice vient d'un combat juste pour l'honneur et la dignité contre des forces du mal sans principes et sans vertu. La disparition d'un dirigeant même charismatique n'a jamais mis un terme à la volonté de libérer son pays de l'oppression ou d'une colonisation. »


Djerrad Amar

lundi, 24 octobre 2011

MASSACRER LES AFRICAINS AU NOM DE LA DEMOCRATIE: LA FIN QUI JUSTIFIE LES MOYENS



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Mouammar Kadhafi, celui que l'on a appelé ''le guide libyen'' est mort, assassiné. Les images de sa dépouille malmenée, foulée aux pieds et exhibée comme celle d'un vulgaire bandit, resteront longtemps gravées dans notre mémoire collective. Des images dégradantes, déshonorantes, voire déshumanisantes d'africains, on en a vu ces dernières années. Certaines personnes, nullement choquées, en ont même applaudis ! De l'image de Laurent Gbagbo kidnappé, sa famille et ses collaborateurs faits prisonniers, en passant par celle des populations somaliennes fuyant la guerre, en proie à la pire des famines, jusqu'à celle de Kadhafi aujourd'hui, c'est à croire que les africains se complaisent dans le déshonneur.

La mort de Kadhafi est l'aboutissement d'une guerre injustifiée, menée de main de maître par l'organisation du traité de l'atlantique nord (OTAN), avec dans son sillage, les insurgés du CNT (conseil national de transition), qui n'étaient en fait là que pour du vent. Des libyens massacrant d'autres libyens. C'est à ce schéma que les puissances occidentales ont bien voulu nous habituer. Certains libyens ont été entraînés, armés par l'OTAN, dans le but de tuer d'autres libyens.

Kadhafi est mort. Ceux qui l'ont tué s'en félicitent et se congratulent. De même, ceux qui l'ont naguère fréquenté et qui ont bénéficié de ses largesses, toute honte bue, saluent aussi sa mort. Kadhafi a été assassiné. C'est un crime, un crime signé OTAN. Kadhafi est mort, c'est l'avènement d'une Libye nouvelle, celle qui sera à tout jamais redevable aux occidentaux de la coalition de l'OTAN. Dans les bureaux feutrés de l'Elysée, en passant par ceux de Washington, le champagne coulera à flot, tout comme coulera à flot le pétrole libyen, de l'Afrique vers l'occident, ne laissant au peuple libyen que l'illusion d'avoir acquis la liberté, passant sous silence le chaos et l'appauvrissement dans lesquels sera plongé ce pays pour les années à venir.

Hier la Côte d'Ivoire, aujourd'hui, la Libye. Des milliers d'africains sont massacrés et avec l'appui des occidentaux, au nom de la démocratie. Alors nous nous interrogeons: Si la démocratie qui est le pouvoir du peuple - tel que définit par ces occidentaux - préconise de massacrer ce peuple, pour s'imposer, alors il y a des raisons de s'inquiéter sur ce genre de démocratie, que ces mêmes occidentaux tentent insidieusement d'exporter en l'Afrique.

Dans cet exercice de réflexion, nous tenterons d'apporter quelques éclaircis à cette nébuleuse doctrine dont les moyens (guerres, tueries, massacres) justifient la fin (démocratie).

Ces 60 dernières années, l'Afrique est devenue un vaste champ de batailles. Disséminés un peu partout sur le continent, des foyers de conflits sont suscités, attisés et entretenus par les impérialistes occidentaux dont la devise est: « diviser pour mieux régner ». L'Afrique est devenue pour ces prédateurs un vaste laboratoire d'expérimentations, où ils viennent vendre et expérimenter leurs armes, donner de l'exercice à leurs soldats et assouvir leurs plus noirs envies. Pendant que le reste du monde s'emploi à rechercher des voies de développement plus accrues, l'Afrique est en proie à des querelles intestines à n'en point finir. Conséquences : des africains perdent chaque jour la vie, par centaines de milliers, voire par millions. Les chiffres officiels parlent d'eux-mêmes: RDC (4 millions de morts), Somalie (300 000 morts), Rwanda (800 000 morts), Côte d'Ivoire (3000 morts) ; Libye (60 000 morts), etc.

Résultat: au plan social et économique, les conséquences sont dramatiques. Le continent est en retard sur les autres malgré ses énormes potentialités. ''La main habile'' africaine préfère s'expatrier et rester en occident. La situation est alarmante et l'Afrique ne semble pas avoir plus avancé qu'à l'époque de la traite négrière. En effet, un parallèle avec cette époque permet de constater que les conséquences de la traite et celles des guerres actuelles sont les mêmes pour le continent. Selon les historiens, la traite négrière: « c'est entre 20 et 100 millions d'hommes et de femmes, de surcroît jeunes et donc en âge de procréer, qui furent perdus pour le continent africain ». Puis ils ajoutent : « Cette déportation fut à l'origine d'un bouleversement majeur des structures politiques et économiques de l'Afrique ». Dès lors, l'Afrique ne pouvait pas résister à la conquête coloniale du XIXe siècle.

C'est en ce 21ème siècle, sous nos yeux, avec la bénédiction de certains africains, que l'histoire se répète. Les occidentaux sont en passe de rééditer la traite négrière, ou la colonisation, peu importe le nom donné. Cette fois, la funeste machination revêt un caractère plus subtil, plus vicieux, mais les conséquences sont les mêmes: retard de l'Afrique, appauvrissement du continent, pertes en vies humaines incalculables, bouleversement majeur des structures politiques et économiques de l'Afrique.

Alors, question : qui meurt ? Ou Qui tue t-on ? Les occidentaux enlèvent à l'Afrique ce qu'elle a de plus cher : ses fils et ses filles. Car ils le savent bien : « il n'y a de richesse que d'hommes ». Des africains tuent d'autres africains avec la complicité des occidentaux qui n'hésitent pas, eux-mêmes, à participer au massacre quand cela leur chante. A ce jour, la Côte d'Ivoire continue de pleurer ses enfants, sortis mains nues pour défendre leur patrie et massacrés par l'armée française. Des milliers d'africains meurent chaque jour comme des mouches, du fait des conflits, orchestrés par les occidentaux.

A cette allure, c'est croire que la vie d'un africain n'a aucun prix, aucune valeur ! Or la déclaration universelle des doits de l'homme en son article premier stipule: « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Mais en Afrique le caractère humain de l'homme et sa dignité semblent être niés. Les occidentaux quant à eux, n'hésitent pas à brandir, le cliché de l'africain sauvage et prompt à la vengeance bestiale. Comment présentent-ils l'Afrique à leurs concitoyens ? Un continent certes riche, mais peuplé d'imbéciles barbares, prêts à s'entre-tuer pour un oui ou pour un non. Les occidentaux sont venus avec leurs chars, leurs fusils, leurs hélicoptères, leurs avions de chasse, leurs missiles sophistiqués..., ils ont massacré des africains, armé certains africains pour que ceux-ci, en retour, tuent leurs frères, sans en éprouver le moindre remords.

Alors nous insistons: que vaut la vie d'un africain ? Mais surtout que vaut la vie d'un africain face à celle d'un occidental ? Pendant la guerre née la crise électorale en Côte d'Ivoire, l'armée française et les rebelles qu'elle a armé ont massacré des milliers ivoiriens. Mais Sarkozy, le président français, lors de sa visite en Côte d'Ivoire, n'en a eu cure. Il s'est plutôt préoccupé de deux ressortissants français, dit-on, enlevés. Les paroles qu'il a prononcé à cette occasion, doivent interpeller tous les africains: « On ne peut pas toucher à des citoyens français en toute impunité. Ca ne serait pas juste, ça ne serait pas conforme à l'idée que je me fais de la morale ».

Lorsque des africains sont massacrés, cela est perçu comme allant dans le sens normal des choses. Par contre, dès qu'il y a des risques d'embrasement d'une situation dans un tierce pays africain, à quoi assistons-nous ? A l'évacuation immédiate des ressortissants occidentaux. Même les animaux de compagnie tels que les chiens et les chats font partie de cette opération d'évacuation ! Au Rwanda, nous avons pu le voir, peu avant le déclenchement du génocide: les images de ressortissants occidentaux systématiquement évacués, laissant les rwandais à leur malheureux sort. De même, lorsqu'un ressortissant occidental, ne serait-ce qu'un seul, est porté disparu ou kidnappé, c'est le branle-bas. Les média occidentaux, la diplomatie, les politiques, l'armée..., bref, tous les services, sont mis à contribution. Ciel et terre seront remués pour les retrouver. Alors, nous reposons la question : que vaut la vie d'un africain face à celle d'un occidental ?

Tant qu'il s'agit d'imposer la démocratie dans nos Etats jugés, selon ces mêmes occidentaux, pas assez démocratiques, tous les moyens sont bons. La démocratie commande t-elle de tuer pour s'imposer ? Joseph Marat, journaliste ivoirien, s'interroge à son tour: « (...) Qui peut mesurer la dose de bon sens dans l'idée qu'il faut faire la guerre, susciter et soutenir des rébellions pour imposer la démocratie ? Tuer le peuple pour qu'advienne le pouvoir du peuple ou le pouvoir du peuple par les armes, cela n'a pas de sens ».

Certes, la démocratie est une forme d'organisation sociale, mise en place par l'homme. D'une part, comme toute œuvre humaine, elle ne peut se targuer d'être parfaite, car la perfection, reconnaissons-le, n'est pas de ce monde. D'autre part, le fait qu'elle est présentée aujourd'hui comme le meilleur des systèmes parmi tant d'autres, fait qu'elle n'est pas à l'abri des démons occidentaux qui n'hésitent pas à en dévoyer le but et s'en servir comme prétexte pour assouvir leurs intérêts personnels. Lorsqu'il s'agit de l'Afrique et des africains, plus aucune loi, plus aucune règle, plus aucun bon sens n'existent. Pour leur survie et leur hégémonie, les occidentaux appliquent une bonne vieille loi, celle de la jungle où : « les plus forts mangent les plus faibles », sans le moindre remords.

Africains, africaines, sachez-le: pour ce siècle présent à venir, l'Afrique est le continent de l'avenir. Ces occidentaux, mieux certains africains ont comprit cela. Sinon comment expliquer leur acharnement sur le continent ? Quand ils se font passer pour les ''sauveurs de l'humanité'' ? La traite négrière, l'esclavage, la colonisation ont été des signaux d'alarmes pour les africains. Mais ces derniers ne semblent pas y avoir prêté attention. Parler aujourd'hui de dignité, de liberté et de souveraineté de l'Afrique, paraît aux yeux de certains comme un conte de fées. Le plus triste, c'est que ces derniers croient dur comme fer, lorsque les occidentaux, la main sur le cœur, parlent de démocratie et des droits de l'homme. En ce 21ème siècle pensez-vous que les occidentaux sont devenus meilleurs ? Ils ont certes tiré les leçons du passé. Et ce qu'ils ont retenu, c'es qu'il faille utiliser désormais des méthodes moins brutales, moins barbares, mais plus subtiles, pour continuer à exploiter l'Afrique et les africains. Pour ce faire, mettre en avant la démocratie, et les droits de l'homme, est devenu leur leitmotiv.

Les aides, supposées être apportées par les puissances occidentales, ont-elles aidé l'Afrique ? L'Inde, la Chine, le Brésil et certains pays asiatiques, naguères au même niveau de développement économique que la plupart des pays africains, rivalisent aujourd'hui avec les puissances occidentales, pendant que l'Afrique reste derrière, en bon dernier, trainant sa misère et son lot quotidien de morts. En ce 21ème siècle, sous nos yeux, l'histoire semble se répéter : Après l'esclavage, la traite négrière, la colonisation..., le Néocolonialisme bat son plein et les africains perdent leur temps et leur énergie, dans des querelles intestines, s'enfonçant d'avantage dans le sous-développement et la pauvreté. Le temps qu'ils se réveillent, il sera peut-être, déjà trop tard.

Alors comme le dit si bien Malick Seck Noel : « Ils pourront désormais regarder leurs enfants et en toute confiance, leur promettre un avenir pire que le leur, car eux n'ont été que les larbins de la France, leurs enfants en seront les esclaves... ».

Il appartient donc aux africains de prendre leur destinée en main. Personne d'autre, mieux qu'eux-mêmes, ne viendra leur rendre leur dignité. C'est aujourd'hui et maintenant que la lutte, sans merci, doit s'engager. Elle ne doit s'arrêter que lorsque la victoire sera totale, car ceci est une lutte d'usure. Qu'ils, se le tiennent donc pour dit : « Seuls leur détermination, leur conviction, leur courage et leur foi auront raison des ennemis de l'Afrique ».

Avec Mouammar Kadhafi, nous avions en commun ces ennemis de l'Afrique. Alors disons à notre ami Kadhafi, combattant pour l'Afrique, paix à ton âme et que la terre te soit légère !


Marc Micael

 

Source : COTE D'IVOIRE LA LUTTE CONTINUE

dimanche, 23 octobre 2011

CALIXTHE BEYALA APRES LA MORT DE KADHAFI: «L'AFRIQUE PLEURE, SARKOZY RIT»

 

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Kadhafi est mort ? Peut-être. L'Afrique est morte ? La Grande Afrique, une et indivisible ? Sûrement ! Elle s'en est allée en ce triste jour du 21 octobre 2011, avec le seul qui la portait sur son coeur, dans ses tripes ! Elle s'en est allée avec celui-là, digne fils de son peuple qui suppliait les chefs d'Etats larbins de construire une grande armée africaine, une grande industrie africaine, de s'unir pour être plus forts devant les autres grands groupes du monde. Et je pense que jamais, la tristesse ne m'avait autant habitée.

Pour moi qui l'ai connu, qui l'ai soutenu dans différents sommets où il essayait de raisonner ses pairs sur la nécessité de bâtir cette Afrique pour le bienfait des générations futures. Je me souviens des sourires hypocrites et goguenards de ces lâches, ces contremaîtres qui se disent Présidents tournant en rond, renvoyant en permanence à demain, l'urgence... Parce que leurs Maîtres leur avaient demandé de ne pas accepter l'idée cette Afrique unie et lumineuse, riche et fière, cette Afrique tout en rêve splendide kadhafiste.

"Kadhafi est mort, assassiné par Sarkozy-BHL et leur coalition de fascistes ! Oui, il est parti... L'Afrique est orpheline. L'Afrique a perdu son père. Et l'Afrique pleure cette mère Libye. Et l'Afrique pleure... Et ses tonnes de larmes déversées formeront peut-être une rivière qui reviendra peut-être reverdir les tombes, les tombes encore, des milliers de morts, des martyrs, ceux-là qui pensaient qu'il valait mieux mourir que vivre assujetti !

L'Afrique pleure ; Sarkozy lui a ôté l'essence de sa vie ! L'Afrique pleure les meurtres perpétrés par Sarkozy ; Sarkozy dorlote la nouvelle-née de sa femme Carlita... Sarkozy rit et se réjouit de la mort de l'Afrique... Sarkozy rit et se réjouit de la naissance de sa fille...

Tandis que les larmes salées de l'Afrique tournoient autour des joues des femmes africaines devenues folles de douleur ; et ce chagrin coincé entre les pupilles des hommes honteux de n'avoir pas su protéger leurs terres, de n'avoir pas su se battre pour leurs familles, apeurés sans doute que Sarkozy-BHL se fâchent et distribuent d'autres bombes toutes aussi meurtrières...

Apeurés pour rien, pour tout, ignorant qu'il conviendrait de ne pas avoir peur de mourir car un homme indigne n'en est plus un, car un homme castré n'en est plus un, car vaut mourir que de vivre dans l'indignité !

Et Kadhafi l'avait compris... Et Kadhafi l'avait senti, sans doute choisi par les Dieux, cet homme exceptionnel, savait qu'il valait mieux vivre auprès des Dieux dans la dignité que cette insupportable honte qui submerge l'Afrique incapable...

Et Kadhafi l'avait compris, lui si fier qu'il nous couvrait de ce trop-plein de fierté. Qu'allons donc devenir, sans sa subtilité politique, sans cette vision grandiose qui s'en allait au-delà de lui ?

L'Afrique est morte avec Kadhafi ? Peut-être pas... Peut-être prendre un thé et penser à quelque chose de beau, penser et se dire que tout n'est pas fini, que peut-être demain en s e réveillant, le monde aurait changé parce que l'homme africain aura changé...

Penser au beau à venir même s'il ne s'agit que d'un rêve... penser que réunir la diaspora Africain-française est déjà beaucoup, que cette petite touche pourrait être un peu d'espoir dans ce monde où l'homme africain n'est pas, où la femme noire n'est pas, où le racisme géopolitique sarkozyste décide que finalement la vie d'un Africain ne compte pas. Ou si peu. Qu'il peut décider de qui doit vivre. Ou mourir."


Calixthe Beyala


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

22:21 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : monde, afrique, libye, mort de mouammar kadhafi, l'afrique pleure sarkozy rit, calixthe beyala | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

CRIME DE GUERRE ET ASSASSINAT POLITIQUE CONTRE LE GUIDE LIBYEN MOUAMMAR KADHAFI


KADHAFI MORT.jpg

Les libyens invités, par les « rebelles islamistes de Misrata », à défiler pour regarder le cadavre de Mouammar Kadhafi, posé sur un matelas sale en guise d'humiliation, le 21 octobre 2011 à Misrata.


Les nouvelles autorités libyennes ont annoncé hier qu'aucune autopsie ne serait pratiquée sur le cadavre de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, toujours exposé dans une chambre froide à Misrata, à la veille de la proclamation officielle de la libération du pays. « Il n'y aura pas d'autopsie aujourd'hui ».


À Misrata, hommes, femmes et enfants ont fait la queue pour le deuxième jour consécutif pour s'assurer de la mort de Mouammar Kadhafi et voir son cadavre, déposé avec celui de son fils Mouatassim sur des matelas très sales, le corps recouvert d'une couverture colorée qui cache d'éventuelles mutilations.

« Il n'y aura pas d'autopsie aujourd'hui ni un autre jour. Personne n'ouvrira le corps de Kadhafi », a déclaré le porte-parole du « conseil militaire de Misrata », Fathi Bachagha, alors que des informations faisaient état d'une autopsie dans la journée. Cette déclaration a été confirmée par deux autres membres du « conseil militaire de Misrata ». Mouammar Kadhafi, 69 ans, en fuite depuis la chute le 23 août 2011 de son « QG » à Tripoli, a été capturé vivant jeudi 20 octobre 2011 à Syrte, sa région d'origine, et tué par balles peu après. Il n'est toujours pas clair s'il a été exécuté ou s'il a péri dans des échanges de tirs. Les images et vidéos prises au moment de son arrestation à Syrte (360 km à l'est de Tripoli) laissent d'ailleurs entrevoir différentes hypothèses sur les causes de la mort du « Guide ». Vendredi 21 octobre 2011, le n°2 du « Conseil national de transition (CNT) », le nouveau pouvoir en Libye, Mahmoud Jibril, a assuré qu'il avait succombé à des blessures par balles après des feux croisés pendant son arrestation.

1) DOUBLE EXECUTION SOMMAIRE

Selon les nouvelles autorités libyennes, le colonel Kadhafi a été tué, jeudi 20 octobre 2011, dans la région de Syrte. Les circonstances de sa mort ne sont pas encore totalement claires : Le convoi « de plusieurs dizaines de véhicules » dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi a été bombardé par les forces de l'« OTAN » non loin de Syrte. Le ministre de la défense français, Gérard Longuet, a indiqué « que l'aviation française avait identifié et stoppé la colonne dans laquelle se trouvait Kadhafi, mais précise que les tirs ne l'ont pas détruite ». Les tirs français auraient divisé la colonne, et une fraction des véhicules aurait ensuite affronté des hommes du « CNT ». Les Etats-Unis ont assuré qu'un drone avait également participé à l'opération.

Malgré la violence des images diffusées, des responsables du « CNT » assurent qu'aucun ordre de tuer Kadhafi n'a été donné et qu'il a péri dans une fusillade.

Mais cette version n'a pas convaincu l'« ONU » et « Amnesty International » qui ont demandé une enquête pour déterminer s'il avait été exécuté sommairement. Sur le terrain, quand on aborde le sujet controversé avec les combattants qui exhibent fièrement leurs prises (pistolet plaqué or, foulard beige du dictateur, etc), le ton change et l'ambiance se raidit. « Il était salement amoché quand on l'a vu. On savait qu'il allait mourir », lance l'un d'eux, Ibrahim Al-Marjoub. Derrière eux, l'un des chefs vient de glisser une consigne en arabe.

«Tout le monde dit : Personne ici n'a tué Kadhafi ». Depuis Benghazi, M. Abdeljalil a confirmé qu'une enquête était en cours sur les circonstances de la mort de l'ex-dictateur, sans évoquer une « autopsie ».

Le corps de Mouammar Kadhafi faisait l'objet de discussion pour qu'il soit jetté dans la mer Comme celui de Ben Laden, cependant une autre option est retenue : le cadavre de Mouammar Kadhafi sera enterré dans un lieu secret pour éviter tout pèlerinage sur sa tombe, avaient déclaré vendredi 21 octobre 2011 des membres du « conseil militaire de Misrata ».

Dans un communiqué diffusé par la chaîne « Arraï », la veuve de l'ex-dirigeant a appelé, « au nom de la famille du combattant martyr Mouammar Kadhafi, l'ONU à contraindre le CNT à remettre les dépouilles des martyrs à leurs tribus pour les enterrer selon les rites islamiques ».


VIDEO EXCLUSIVE: LES DERNIERES IMAGES DU GUIDE «DE L'ARRESTATION A SA MORT»




Kadhafi avait été arrêté vivant et ne présentait aucun danger, les images vidéos postées par les « rebelles islamistes » de Misrata montre comment les « rebelles » s'acharnait sur le guide tombé au sol et encore vivant. Ils l'ont lynché jusqu'à sa mort par une brigade de la « tribu » de Misrata. Les dernières images sur le guide de la révolution libyenne, montre, des traces de mutilations sur son corps, et sans aucun doute, il a bien été battu et assassiné.

La mort du guide libyen arrange plusieurs personnes, à commencer par le « CNT/OTAN », car Kadhafi, vivant ou emprisonné, reste un danger capable de reprendre le pouvoir. Tuer Kadhafi, c'est un geste désespéré du « CNT/OTAN » pour espérer voir ses partisans baisser les bras et déposer les armes.

VIDEO EXCLUSIVE: L'ARRESTATION DE MOATASSIM KADHAFI


 

Mouatassim a lui aussi été tué le même jeudi 20 octobre 2011, à Syrte, après avoir été capturé vivant dans sa chambre par une brigade de la « tribu » de Misrata. Il n'était pas armé et ne présentait aucun signe de danger contre les rebelles, et pourtant, il n'a pas été fait prisonnier de guerre, il a été bel et bien assassiné.

Les « rebelles » de Misrata ne sont pas à leurs premiers assassinats politiques, ils ont tué à Bani Wallid, le Chef tribal « Warfla ». Selon « Elbadil », le mercredi matin, 19 octobre 2011, cette personne de 3ème age, faible et non armée, les « rebelles » de Misrata lui ont vidé un chargeur de 12 balles dans la poitrine. Lire ICI.

Les «
rebelles » de Misrata ont massacré des noirs-libyens (la «tribu de Tawargha») et les ont enterrés dans les fosses communes, mais la « CPI » ne demande pas d'enquête, après ce génocide. Lire ICI.

2) ACTION INTERNATIONALE POUR LA JUSTICE ET LA PAIX LANCE UNE PETITION POUR RETIRER LE PRIX NOBEL A OBAMA :

Une «pétition» est lancée pour demander au «Comité Nobel» de retirer le «Prix Nobel de la paix» attribué à Barack Hussein Obama. La «pétition» se tient sur tout le mois de Novembre 2011 et un grand «rassemblement» est prévu au siège de l'«Organisation Nobel», fin ou début du mois de Décembre 2011.


Signer la pétition à cette adresse :


http://www.lecnpi.org/action-justice-et-paix/


Source: NERRATI.NET

samedi, 22 octobre 2011

MENSONGES ET MANIPULATIONS AUTOUR DE LA MORT DE KADHAFI


MOUAMMAR KADHAFI 14.jpg

Dans quelles conditions Muammar Kadhafi est-il décédé ? A peine la véracité de l'information sur sa mort a-t-elle été confirmée par les grandes puissances occidentales membres de la coalition de l'OTAN qui dirige les rebelles du CNT sur le terrain, que cette question se fait jour. En effet, on a eu droit à une sorte de scénario de l'annonce de l'ex Guide libyen qui, rétrospectivement, semble avoir été minutieusement pensé pour brouiller les pistes.

Tout a commencé par l'annonce, par le CNT, de la capture, puis de la capture et de la mort, suite à ses blessures, de Kadhafi. La France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, nations à la tête de la coalition occidentale ayant juré la perte du natif de Syrte, ont d'abord feint de ne rien en savoir. Le CNT ayant habitué l'opinion mondiale à des annonces plus fantaisistes les unes que les autres, l'heure devait donc être à la circonspection. Mais les médias occidentaux, sans doute briefés par les «services» de leurs pays, ont très vite pris cette dernière annonce au sérieux. Pendant que leurs gouvernements gardaient le silence.

Comme à Abidjan avec Gbagbo, Paris a livré Kadhafi à ses ennemis

Pourquoi ? Dans le storytelling rédigé à l'avance pour raconter la mort de Kadhafi, il fallait absolument pouvoir dire que son trépas est uniquement lié à la violence vengeresse, sauvage mais compréhensible après tout, de ses propres compatriotes. Visiblement, cette stratégie du récit n'a pas résisté à la rivalité des alliés occidentaux, chacun étant désireux de montrer à quel point sa participation à l'œuvre commune a été déterminante, dans la mesure où l'investissement guerrier de départ devra être rémunéré à la mesure du risque par les nouveaux maîtres du pays. Gérard Longuet, ministre français de la Défense, est donc sorti du bois. Il a avoué que c'est l'aviation française qui a stoppé le convoi dans lequel se trouvait Kadhafi. Un convoi d'environ 80 véhicules. «Ils ont été stoppés dans leur progression mais non détruits par l'intervention de l'aviation française, en l'occurrence des Mirage, et ce sont des combattants au sol de Misrata qui ont intercepté une partie du convoi (...) Parmi les voitures détruites, ils ont sorti le colonel Kadhafi dont on pensait qu'il était blessé mais il était en fait mort», a-t-il ajouté. Il s'agit donc d'une opération conjointe dirigée par l'armée française. Comme le 11 avril 2011 à Abidjan avec Gbagbo, l'armada hexagonale a fait le gros du boulot et livré Kadhafi à ses ennemis pour qu'ils se salissent les mains pour le grand profit de tous. Les mythes de l'Occidental humaniste et de l'Arabe (ou de l'Africain) sauvage et prompt à la vengeance bestiale ont été préservés. Comme Samuel Doe au Liberia, dont le martyre a été filmé et diffusé, confirmant les préjugés sur la férocité nègre, Kadhafi a été déchiqueté sur la place publique. Mais qui peut sérieusement croire que la France,  qui avait localisé Kadhafi - sinon, pourquoi pilonnait-elle la colonne où il se trouvait - ne savait pas très clairement quand, où et comment il a été tué ? Mensonges, manipulations !

Pourquoi il fallait tuer Kadhafi

Les Occidentaux et le CNT ont donc eu la peau de Muammar Kadhafi, et les bien-pensants semblent regretter le fait qu'il ne puisse désormais pas être jugé. Mais, comme Saddam Hussein, il fallait que Kadhafi meure. Déjà pour ne pas incarner, dans les fers, la nostalgie d'une Libye souveraine et prospère, qui se développera forcément bientôt, vu que le chaos et l'appauvrissement de ce pays sont déjà programmés. Il fallait aussi que Kadhafi meure pour que l'on n'en parle plus, et pour éviter un procès au cours duquel il aurait été difficile d'éluder ses relations financières troubles avec un certain nombre de réseaux occidentaux - on pense forcément à Nicolas Sarkozy et à l'affaire Ziad Takkiédine, qui passe par Tripoli, ainsi qu'aux propos de Seif El-Islam Kadhafi affirmant que son père a financé la dernière campagne présidentielle du président français. Un procès de Kadhafi aurait également exposé certains «néo-démocrates» du CNT, qui ont à leur passif les pires dérives du régime Kadhafi, et dont la seule qualité est d'avoir habilement retourné leur veste quand le vent a tourné.

Jusqu'à quand la Libye sera-t-elle militairement occupée ?

Maintenant que Kadhafi, contre qui il fallait «protéger les civils» de Benghazi n'est plus, l'OTAN va-t-elle quitter la Libye ? Très improbable. Pourquoi abandonner la présence militaire directe, seul gage que les intérêts des Occidentaux seront préservés dans le cadre du « nouvel ordre politique » libyen ? Il est plus que probable que, désormais, les vrais problèmes du CNT soient publiquement débattus dans le « monde libre » ? Ses divisions profondes, la présence préoccupante d'islamistes dans ses rangs, la grande insécurité que la stratégie guerrière a créée à Tripoli, les violations des droits de l'Homme... Désormais, il sera question, dans la stratégie du récit occidentale, de protéger les Libyens non de Kadhafi, mais de certains de leurs nouveaux dirigeants. La présence de l'OTAN se justifiera également par un souci de «sécurité globale» et de lutte contre le terrorisme. Après avoir installé le chaos en Libye, la coalition occidentale va expliquer au monde entier qu'elle y reste pour combattre le chaos. Mais les Libyens, dont le pays a été dévasté, paieront très cher le prix de leur amère «liberté».


Source : NOUVEAU COURRIER.INFO

CE QUE LA LIBYE AVAIT ACCOMPLI, CE QUI A ETE DETRUIT


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« Il n'y a pas de lendemain » dans le cadre d'une rébellion d'Al-Qaïda financée par l'OTAN. Alors qu'un gouvernement rebelle "pro-démocratique" a été établi, le pays a été détruit. Avec la propagande de guerre en toile de fond, les réussites économiques et sociales de la Libye des trente dernières années ont été brutalement ruinées: « La Jamahiriya arabe libyenne a un niveau de vie élevé et un solide apport calorique quotidien de 3144 par habitant. Le pays a fait des progrès sur le plan de la santé publique et depuis 1980, le taux de mortalité infantile a chuté de 70 à 19 sur mille naissances vivantes. L'espérance de vie est passée de 61 à 74 ans durant la même période. (cf. FAO, Rome, Profil de la Libye) ».

Selon des secteurs de la "gauche progressiste" ayant endossé le mandat de la responsabilité de protéger de l'OTAN« l'ambiance en Libye, particulièrement à Tripoli, est celui d'un sentiment d'euphorie, partout. Les gens sont incroyablement excités à l'idée de repartir à zéro. Il y a vraiment une sensation de renaissance, une impression que leurs vie recommencent ». (cf. DemocracyNow.org du 14 septembre 2011). On présente simplement les rebelles comme des « libérateurs ». Le rôle principal des terroristes affiliés à Al-Qaïda dans les rangs des rebelles n'est pas mentionné.

"Recommencer à zéro" dans la foulée de la destruction? La peur et le désespoir social, les innombrables décès et les atrocités sont amplement documentés dans les médias indépendants. Il n'y a pas d'euphorie. Il s'est produit un renversement historique dans le développement économique et social du pays. Les réalisations ont été effacées. L'invasion et l'occupation de l'OTAN signalent la "renaissance" désastreuse du niveau de vie libyen. Voici la vérité interdite et inexprimée: un pays entier a été déstabilisé et détruit, son peuple a été mené à une extrême pauvreté.

Dès le départ, le but des bombardements de l'OTAN consistait à anéantir le niveau de vie, les infrastructures sanitaires, les écoles, les hôpitaux et le réseau de distribution d'eau du pays, pour ensuite "reconstruire" avec l'aide des donateurs et créanciers gouvernés par le FMI et la Banque mondiale. Les diktats du "marché libre" sont une condition préalable à l'instauration d'une "dictature démocratique" à l'occidentale. Il y a eu environ 9 mille sorties de frappe, des dizaines de milliers de frappes sur des cibles civiles, incluant des zones résidentielles, des édifices gouvernementaux, des installations électrogènes et d'approvisionnement d'eau. (cf. communiqué de l'OTAN, 5 septembre 2011 parlant de 8140 sortes de frappe du 31 mars au 5 septembre 2011). Un pays en entier a été bombardé avec l'artillerie la plus sophistiquée qui soit, y compris des munitions à revêtement d'uranium. Déjà en août, l'UNICEF annonçait que le bombardement intensif des infrastructures hydrauliques libyennes par l'OTAN « pourrait se transformer en une crise sanitaire sans précédent » (dixit Christian Balslev-Olesen du bureau de l'UNICEF en Libye, août 2011).

Entre-temps, les investisseurs et donateurs se sont positionnés. « La guerre, c'est bon pour les affaires ». L'OTAN, le Pentagone et les institutions financières internationales (IFI) établies à Washington collaborent étroitement. Ce qui a été détruit par l'OTAN sera reconstruit et financé par les créanciers externes de la Libye, chapeautés par le "Consensus de Washington":

« On a spécifiquement demandé à la Banque Mondiale d'examiner les besoins de réparation et de restauration des services dans les secteurs de l'eau, de l'énergie et du transport [bombardés par l'OTAN] et, en coopération avec le Fonds monétaire international, d'appuyer la préparation du budget [mesures d'austérité] et d'aider à remettre le secteur bancaire sur pied [la banque centrale libyenne a été l'un des premiers édifices gouvernementaux à être bombardés]. La création d'emplois pour les jeunes Libyens a été ajoutée aux besoins urgents auxquels le pays est confronté » (cf. Aide de la Banque mondiale à la Libye en vue de sa reconstruction et de la fourniture de services essentiels à ses citoyens).

LES REUSSITES DE LA LIBYE SUR LE PLAN DU DEVELOPPEMENT

Peu importe l'opinion que l'on peut avoir de Mouammar Kadhafi, le gouvernement libyen postcolonial a joué un rôle clé dans l'élimination de la pauvreté et le développement des infrastructures sanitaires et d'enseignement. Selon la journaliste italienne Yvonne de Vito: « Contrairement aux autres pays ayant connu une révolution, la Libye est considérée comme la Suisse du continent africain. Elle est très riche et l'éducation est gratuite, les soins de santé sont gratuits et les conditions pour les femmes sont bien meilleures que dans d'autres pays arabes » (cf. Russia Today, 25 août 2011). Ces développements contrastent drastiquement avec ce que la plupart des pays du tiers-monde ont été en mesure d'"accomplir" dans le cadre d'une "démocratie" et d'une "gouvernance" à l'occidentale, et le contexte d'un traditionnel programme d'ajustement culturel (PAS) du FMI et de la Banque mondiale.

SYSTEME DE SANTE PUBLIC

Avant l'"intervention humanitaire" de l'OTAN, le système de santé public en Libye était le meilleur d'Afrique« Tous les citoyens ont [avaient] accès gratuitement aux soins de santé publics. En Afrique du nord, le pays affiche les plus hauts taux d'alphabétisation et d'inscriptions aux collèges et universités. Le gouvernement augmente [augmentait] substantiellement le budget du développement pour les services de santé » (cf. WHO Libya Country Brief).

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a confirmé que la dénutrition était en-deçà de 5 % avec un apport calorique quotidien de 3144 (les données de la FAO relatives à l'apport calorique indiquent la disponibilité plutôt que la consommation). La Jamahiriya arabe libyenne fournissait à ses citoyens ce qui est refusé à bien des Américains: des services de santé gratuits et une éducation gratuite, comme le confirment les données de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l'UNESCO. Selon l'OMS, l'espérance de vie à la naissance était de 72,3 ans (2009), l'une des plus élevées des pays en développement. [Pendant ce temps], le taux de mortalité infantile des moins de 5 ans pour 1000 naissances vivantes a chuté, passant de 71 en 1991 à 14 en 2009 (cf. WHO Libya Country Brief).

Informations générales sur la Jamahiriya Arabe Libyenne (2009)

* Population totale - 6 420 000
* Taux annuel moyen de croissance - 2,0%
* Population 0-14 ans - 28%
* Population rurale - 22%
* Indice synthétique de fécondité (naissances par femme) - 2,6
* Taux de mortalité infantile - 17%
* Espérance de vie à la naissance - 75 années
* PIB par habitant (PPP) - 16502 US$
* Taux annuel moyen de croissance du PIB - 2,1%
* Enfants d'âge scolaire du primaire qui ne sont pas scolarisés - 2,0%
* Espérance de vie générale à la naissance - 72.3 années
* Espérance de vie à la naissance chez les hommes - 70.2 années
* Espérance de vie à la naissance chez les femmes - 74.9 années
* Nouveaux nés ayant un faible poids à la naissance - 4.0%
* Enfants d'un poids insuffisant - 4.8%
* Taux de mortalité périnatale - 19 pour mille
* Taux de mortalité néonatale - 11 pour mille
* Taux de mortalité infantile - 14 pour mille
* Mortalité infantile chez les moins de 5 ans - 20,1 pour mille
* Ratio de mortalité maternelle (naissances vivantes) - 23 pour mille

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EDUCATION

Le taux d'alphabétisme était de 89 % en 2009 (94 % chez les hommes et 83 % chez les femmes) et 99,9 % des jeunes sont alphabètes. Le ratio brut d'effectifs scolarisés au primaire était de 97 % pour les garçons et les filles. Le ratio de professeurs stagiaires dans les écoles primaires libyennes était de 17 et 74 % des enfants graduant de l'école primaire étaient inscrits à l'école secondaire. Selon des données plus récentes, lesquelles confirment une nette augmentation des effectifs scolarisés, le taux brut de scolarisation (TBS) dans les écoles secondaires était de l'ordre de 108 % en 2002. « Pour un niveau d'éducation donné, le TBS représente le nombre d'enfants scolarisés, quel que soit leur âge, exprimé en pourcentage du groupe d'âge pour ce niveau » (Ibid). En ce qui a trait aux effectifs scolarisés au niveau supérieur (postsecondaire, collège et université), le TBS était de 54 % en 2002 (52 chez les hommes et 57 chez les femmes).

DROITS DES FEMMES

Relativement aux droits des femmes, la Banque Mondiale cite des performances significatives: « Au cours d'une période relativement courte, la Libye a réussi à offrir un accès universel à l'éducation primaire avec 98 % d'effectifs scolarisés au secondaire et 46 % au niveau supérieur. Dans la dernière décennie, les effectifs féminins ont augmenté de 12 % à tous les niveaux d'éducation. Aux niveaux primaire et secondaire, les filles ont dépassé les garçons de 10% » (cf. World Bank Libya Country Brief).

CONTROLE DES PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES DE PREMIERE NECESSITE

Dans la plupart des pays en développement les prix des denrées alimentaires essentielles ont monté en flèche en raison de la déréglementation des marchés, la levée du contrôle des prix et l'élimination des subventions, suivant les conseils de la Banque mondiale et du FMI favorisant le "marché libre". Ces dernières années, les prix du carburant et des denrées alimentaires essentielles ont augmenté drastiquement à la suite de transactions spéculatives sur les grandes bourses de marchandises. La Libye a été l'un des rares pays en développement à maintenir un système de contrôle des prix sur les denrées alimentaires de première nécessité. Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a reconnu dans une déclaration d'avril 2011 que le prix des denrées alimentaires essentielles avait grimpé de 36 % au cours de la dernière année (cf. Robert Zoellick, World Bank). La Jamahiriya arabe libyenne avait instauré un système de contrôle de prix sur ces denrées, lequel était toujours en vigueur au début de la guerre menée par l'OTAN. Alors que l'augmentation des prix des aliments dans les pays voisins comme la Tunisie et l'Égypte ont déclenché des troubles sociaux et une dissidence politique, le système de subventions alimentaires en Libye a été maintenu. Ces faits sont confirmés par plusieurs agences spécialisées de l'ONU.

"LA DIPLOMATIE DES MISSILES" ET LE "MARCHE LIBRE"

La guerre et la mondialisation sont intrinsèquement liées. Le FMI et l'OTAN travaillent en tandem, en lien avec les cercles de réflexion de Washington. Les pays peu disposés à accepter les remèdes enrobés de sucre de la "médecine économique" du FMI feront tôt ou tard l'objet d'une opération humanitaire de l'OTAN en vertu de sa responsabilité de protéger. Déjà vu?

Sous le règne de l'Empire britannique, "la diplomatie canonnière" était une façon d'imposer le "libre-échange". Le 5 octobre 1850, l'envoyé britannique au Siam, Sir James Brooke, avait recommandé au gouvernement de Sa Majesté que: « Si ces exigences équitables [d'imposer le libre-échange] étaient refusées, la présence d'une force serait immédiatement requise pour les faire respecter par la destruction rapide des défenses du fleuve [Chao Praya] [...] Le Siam devrait avoir la leçon qu'il mérite depuis longtemps: son gouvernement devrait être remodelé, un roi plus favorable mis sur le trône et une influence devrait être acquise dans le pays, le rendant ainsi important pour l'Angleterre sur le plan commercial » (cf. The Mission of Sir James Brooke, cité dans M.L. Manich Jumsai, King Mongkut et Sir John Bowring, Chalermit, Bangkok, 1970, p. 23).

Aujourd'hui nous appelons cette tactique "changement de régime" et "diplomatie de missile", laquelle prend invariablement la forme d'une "zone d'exclusion aérienne" sous l'égide de l'ONU. Son but est d'imposer la "médecine économique"  fatale du FMI, faite de mesures d'austérité et de privatisation. Les programmes de "reconstruction" des pays déchirés par la guerre et financés par la Banque Mondiale sont en coordination avec la planification militaire des États-Unis et de l'OTAN. Ils sont toujours formulés avant l'offensive militaire.

LA CONFISCATION DES AVOIRS FINANCIERS LIBYENS

Les avoirs financiers étrangers bloqués de la Libye sont estimés à 150 milliards de dollars, les pays de l'OTAN en détenant plus 100 milliards. Avant la guerre, la Libye n'avait pas de dettes. Au contraire. C'était un pays créancier investissant dans les pays africains voisins. L'intervention militaire en vertu de la « responsabilité de protéger » vise à pousser la Jamahiriya arabe libyenne dans le carcan d'un pays en développement endetté, sous la supervision des institutions de Bretton Woods établies à Washington. Ironie amère du sort, après avoir volé la richesse pétrolière libyenne et confisqué ses avoirs financiers à l'étranger, la « communauté de donateurs » s'est engagée à prêter cet argent (volé) pour financer la « reconstruction » d'après-guerre en Libye. La Libye doit joindre les rangs des pays africains endettés que le FMI et la Banque Mondiale ont menés à la pauvreté depuis l'offensive de la crise de la dette au début des années 1980.

Le FMI a promis 35 milliards de dollars de financement [prêts] supplémentaire aux pays affectés par les soulèvements du printemps arabe et a reconnu formellement le conseil intérimaire libyen comme autorité légitime, ouvrant ainsi l'accès à une myriade de prêteurs internationaux alors que le pays envisage de se reconstruire après une guerre de six mois. [...] La reconnaissance du FMI est significative pour les dirigeants intérimaires de la Libye puisque cela signifie que les banques internationales de développement et les donateurs tels que la Banque mondiale peuvent maintenant offrir du financement.

Les pourparlers de Marseille ont eu lieu quelques jours après que les dirigeants mondiaux se furent entendus pour dégeler des milliards de dollars d'avoirs [d'argent volé] pour aider [par des prêts] les dirigeants intérimaires libyens à restaurer des services fondamentaux et à reconstruire après un conflit ayant mis fin à 42 ans de dictature. L'accord de financement par les grandes puissances économiques du Groupe des 7 et de la Russie vise à appuyer les efforts de réforme [ajustement structurel sous l'égide du FMI] dans la foulée des révoltes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le financement vient principalement sous forme de prêts plutôt que de subventions. La moitié provient du G8 et des pays arabes, et le reste de divers prêteurs ainsi que de banques de développement (cf. Financial Post, 10 septembre 2011).

Estimation des fonds libyens investis à l'étranger par l'Autorité Libyenne d'Investissements; 150 milliards répartis comme suit:


* États-Unis: 34 milliards
* Grande-Bretagne: 19,2 milliards
* France: 10,56 milliards
* Belgique: 19 milliards
* Italie: 9,73 milliards
* Pays-Bas: 4,17 milliards
* Canada: 2,4 milliards

La totalité des fonds détenus par l'alliance envahisseuse de l'OTAN est de 99,9 milliards de dollars. Il se trouve que près des 2/3 des investissements libyens à l'étranger sont détenus dans des pays constituant les forces envahisseuses de l'OTAN. L'Allemagne possède 9,73 milliards de plus!


Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de "Guerre et mondialisation, la vérité derrière le 11 septembre" et de la "Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial" (best-seller international publié en plus de 20 langues).

Version originale en anglais disponible ici: "Destroying a Country's Standard of Living: What Libya Had Achieved, What has been Destroyed", publié le 23 septembre 2011.

Traduction pour Mondialisation.ca par Julie Lévesque

Source des chiffres, sauf où indiqué: UNESCO, Profil de la Libye et OMS


Une contribution de Michel Chossudovsky, in PENSEES NOIRES.

 

Source : LA COTE D'IVOIRE DEBOUT

vendredi, 21 octobre 2011

VOICI LA JUGE QUI DIT NON AU COMPLOT DE LA CPI


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Une habile campagne médiatique tend à faire croire que la Cour pénale internationale (CPI), unie comme un seul homme, est prête à fondre sur le président Gbagbo et ses proches, au nom d'une «justice des vainqueurs» absolument en phase avec celle que pratique le régime d'Abidjan.

S'il est vrai qu'un puissant lobby international mené par le gouvernement français est pressé d'envoyer Gbagbo à La Haye pour empêcher toute réversibilité de la situation politique en Côte d'Ivoire, les choses ne sont pas aussi aisées que les médias voudraient le faire croire. En interne, les juges de la Cour pénale internationale sont divisés sur le dossier ivoirien.

Ce qui témoigne de ce malaise, c'est un document produit par la juge Silvia Fernandez de Gurmendi, Argentine comme le très controversé procureur Louis Moreno-Ocampo.

Un document qui s'assume comme une «opinion individuelle et partiellement dissidente», et qui est diffusé sur le site internet de la Cour.

Que conteste la juge Fernandez de Gurmendi ? Elle est, premièrement, en désaccord «avec l'approche globale de la majorité quant au rôle de la Chambre [préliminaire, ndlr]». Une Chambre préliminaire à qui l'on doit l'autorisation d'enquêter donnée au procureur Ocampo.

Selon la juge Fernandez, l'approche qui a mené à cette autorisation «n'a aucun fondement dans le cadre juridique de la Cour». Si on en croit cette juge, la Chambre préliminaire est allée au-delà de son rôle de supervision et a empiété sur la nécessaire enquête préparatoire des services du Procureur qui aurait dû précéder l'autorisation d'enquêter. Tout cela a l'air bien complexe, mais il transparaît clairement que la Cour est allée vite en besogne.

L'on est en droit de penser que certains lobbies sont trop pressés parce qu'ils se soumettent à l'agenda d'Alassane Ouattara dont la priorité des priorités est de neutraliser à jamais Laurent Gbagbo.

Restreindre la capacité d'enquête du procureur

La juge Fernandez de Gurmendi est, plus profondément, en désaccord avec le choix de la Cour sur «la portée temporelle de l'enquête autorisée». Elle écrit : «Je regrette que la majorité a décidé de restreindre l'autorisation à des crimes commis depuis le 28 Novembre 2010. Je crois que la majorité aurait pu faire reculer la date de départ pour englober, comme suggéré par le procureur, les crimes présumés commis depuis 2002, au lieu de lui ordonner de revenir avec des informations supplémentaires sur ces crimes».

Elle regrette également la limitation de la compétence de la Cour pour poursuivre les
crimes à venir, qui «peut restreindre indûment la capacité du Procureur de mener des enquêtes sur les crimes futurs découlant de la même situation de crise continue en Côte d'Ivoire». Une limitation qui, à l'en croire, n'a aucun fondement légal. On sort du texte-vérité
de la juge Fernandez de Gurmendi avec une certitude. Certains réseaux puissants veulent instrumentaliser la Cour pénale internationale pour «en finir» avec leur ennemi ivoirien - Laurent Gbagbo - tout en la bridant et en l'orientant assez pour qu'elle ne finisse pas par s'en prendre à un allié dont les troupes ont et pourraient avoir à l'avenir - vu leurs pratiques récurrentes de «gouvernance par la violence», pour reprendre l'expression du chercheur Michel Galy - beaucoup de sang ivoirien sur les mains.


Benjamin Silué


Source : NOUVEAU COURRIER.INFO

LA COALITION OTAN/CNT/ONU ASSASSINE LE GUIDE LIBYEN MOUAMMAR KADHAFI



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Il aura résisté jusqu'au bout! Le lion est tombé, hier, jeudi 20 octobre 2011, à Syrte sa ville natale, lâchement assassiné par les "spin doctors" du Nouvel Ordre Mondial en coalition internationale, avec l'aval - comme toujours - de l'ONU, devant une Afrique déconfite, désunie et pitoyable.


Salut, guerrier de la liberté, salut, résistant!


Que DIEU aie pitié de notre monde!

 

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Syrte en ruine, après les croisées "démocratiques et humanitaires" des apôtres du Nouvel Ordre Mondial, Sarkozy, Obama et Cameron.

Quiconque a cautionné ce crime effroyable en paiera le prix!

 

Mes condoléances les plus attristées au digne peuple libyen!

mercredi, 19 octobre 2011

LIBYE - L'IMPOSSIBLE VICTOIRE DES GUEUX DU CNT


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Ratée pour l'Otan et surtout pour Sarkozy, qui a mis la France du général de Gaulle dans une situation désastreuse. Celle qui ne sera pas prête de se ressaisir avant plusieurs années, quel que soit le parti au pouvoir. Ratée parce qu'il croyait sans doute avoir trouvé l'argument de s'en tirer à bon compte, par une sortie honorable de ce guêpier, lorsque le CNT adoubé par l'occident annoncerait, même mensongèrement, « la libération de Syrte » - considérée ville symbole qui confirmerait la déchéance de Kadhafi est donc signifierait la fin d'un pouvoir. La seule issue, qu'il cherche mordicus, qui doit lui permettre d'annoncer la « fin de mission » par la victoire d'une « libération du dernier fief de Kadhafi » pour s'en sortir, semble lui échapper et s'éloigner avec les coups de boutoirs d'une résistance organisée et disciplinée qui maîtrise le terrain et fortement motivée au regard de ses actes de bravoure et des pertes énormes qu'elle inflige aux renégats, cette chair à canon libyenne bon marché, aux mercenaires engagés et surtout des terrains repris aux usurpateurs.

Il est malheureusement soutenu par presque toute la classe politique française; peut-être aveuglément par incrédulité ou par tactique, mais le résultat est le même quand il s'agit d'une guerre injuste contre un pays en paix qui n'a absolument rien fait de condamnable qui permet de justifier une telle agression et destruction. Quand on observe l'activisme de ce myrmidon dans cette aventure dans laquelle il s'est volontairement mis, en entraînant l'Europe, et les manipulations de ce sinistre entremetteur chargé de faire  sous-traiter par la France cette « opération Libye », ce « philosophe » du mal,  on comprend dès lors que des maîtres autrement plus rusés ont  à dessein choisi cette France historique et des valeurs pour bien distraire et abuser le monde afin de servir leurs intérêts. En conséquence, le voilà qui se retrouve, dans un cul de sac, embourbé dans la gadoue sans autres possibilités que l'enlisement face à une farouche résistance ou le retrait sans gloire et dans le déshonneur !

Parions que si ce CNT déclare, demain, que la Libye est  « entièrement sous contrôle » cet énergumène saisira  au vol cette occasion, pour se retirer au plus vite pour déclarer à son tour au monde que  «  notre mission est terminée » quitte à imputer - s'il y a retournement de situation, ce qui est certain - la faute à ses marionnettes du CNT en leur faisant assumer toutes les conséquences. L'argument qu'il souhaitait part en fumée car, l'injustice se paie toujours et le mal n'a jamais été une vertu. La situation actuelle en Libye confine à l'anarchie, entre les ambitions de tribus rivales, un Conseil de transition abandonné et sans pouvoir, un gouvernement fantôme, des groupes d'insurgés sans but ni conviction voire sans réel chef... C'est donc bien le chaos que l'Otan a instauré dans un pays considéré, il y a seulement 8 mois, comme  le plus équilibré socialement et économiquement!

Le CNT a dû comprendre sa position de faiblesse et ce jeu malsain, c'est sûrement la raison pour laquelle il tergiverse en mettant l'Otan, en permanence, dans l'attente et l'espoir tout en réclamant encore plus de moyens et plus de frappes pour éviter la résignation en ces moments d'incertitudes et de grands doutes. Mais ce  jeu de « je te tiens, tu me tiens...» - qui  a ses limites que sont le temps, l'argent et l'opinion - cache en fait une déroute  que l'on essaye de dissimuler par la propagande subversive tout azimut, le mensonge, la tromperie et surtout le verrouillage sans précédent des médias pour cacher la vérité. Cette vérité qui est la falsification, l'escroquerie, le génocide de Syrte en particulier où une population est pilonnée jour et nuit dans une ville en ruines, le vol, la rapine et les viols, mais aussi l'importance de leurs morts.

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Comme l'humanité ne peut évoluer que sur le bien, le monde sait maintenant qu'il a affaire, en ce qui concerne la Libye, à des rebelles non authentiques, une racaille d'abrutis que dirigent un ramassis hétéroclite d'ex-ministres congédiés pour corruption par Kadhafi, d'islamistes d'Al-Qaïda, de prisonniers relâchés et de voyous qu'encadrent des commandos et des ''conseillers'' de l'« intelligence service » américains, anglais et français soutenus financièrement et matériellement par le Qatar et les Émirats arabes, deux États feudataires au service de l'Empire. Le monde sait aussi que l'Otan tue intentionnellement les populations civiles, sans distinction, par vengeance pour leur soutien au Guide ; que le temps a bien montré que les « énormes pertes civiles infligées par l'impitoyable Kadhafi à son peuple » n'était que tromperie, pour justifier une agression afin d'installer un pouvoir-lige comme du temps du roi Senoussi, concoctée dans les 'labos' américains, londoniens et parisiens en collaboration avec des traîtres libyens. Il est clair aussi que les « révoltes » surtout de Libye, de Syrie et d'autres non réussies ou en préparation  ne sont et ne seront que des complots des forces occidentales que dominent les USA, l'Angleterre et la France, derrière les révolutions de «couleur», sous l'égide de la NED/CIA, le MI6 et le Mossad dans le but de créer le chaos selon le modèle irakien suivant les doctrines israélo-étasuniennes sur l'art d'instaurer le «chaos constructif».

Dans cet océan de menteries, de duperies et de subversion se détache, par surprise, de façon solennelle, une « fausse note » - qui dame le pion à la doxa ambiante et dominante - celle de Le Pen que l'on nous a fait croire sulfureux, des  décennies durant, et comme l'homme par qui passent tous les malheurs. Le voilà saluant les « combattants de Syrte qui résistent contre le monde entier », en Libye. « Je tire mon chapeau, je le dis carrément, aux combattants de Syrte qui donnent un exemple de courage et de détermination », lance-t-il avant de juger également que le gouvernement syrien était « légitimé dans sa lutte contre les bandes armées ». Qui l'eut cru ? Le Pen devient, en effet, comme le juge notre ami 'Kataliseur' « le dernier gramme d'honneur de la France sauvée, in extremis, dans sa chute dans les abîmes, par celui que nous attendions le moins ! ».

Conseillons que chaque Libyen se doit, par devoir, de participer à la lutte pour sauver son pays de la prédation et lui rendre sa liberté car, la victoire est la sienne. Son sacrifice est un acte suprême et sa mort, selon l'Islam, un grand honneur. Le Guide en est un parfait exemple de l'honnêteté et de l'honneur. Il a bien engagé ses propres enfants dans le combat contrairement aux renégats du CNT qui ont mis les leurs à l'abri, en Europe, pendant qu'ils se servent des enfants des autres, comme chair à canon, pour confisquer le pouvoir. En somme « prête-moi ton fils pour mourir à la place du mien » aiment répondre narquoisement les  Algériens à ceux qui les incitent à se révolter contre l'ordre établi.

Nos amis et frères Libyens doivent savoir que la lutte sera âpre, douloureuse, destructrice  mais l'issue est certaine car, leur sacrifice vient d'un combat juste pour l'honneur et la dignité contre des forces du mal sans principes et sans vertu. La disparition d'un dirigeant même charismatique n'a jamais mis un terme à la volonté de libérer son pays de l'oppression ou d'une colonisation.

A une question d' « Atlantico » sur la nécessité de diriger « d'une main de fer » les pays fondés sur un amas de peuplades ou sur des bases tribales souvent hostiles les unes aux autres, Gérard de Villiers qui a visité la Libye répond « Mais bien sûr, il n'y a pas d'autre moyen. Sinon, regardez l'exemple de la Yougoslavie... Son unité ne tenait qu'à la force et la personnalité de Tito. En Libye, ils n'ont personne actuellement pour fédérer et contrôler les groupes. Ils n'ont pas un de Gaulle, tel que la France l'a eu en 1945... Kadhafi agrégeait des groupes qui ne se sont jamais supportés. »

 

DJERRAD Amar.

lundi, 17 octobre 2011

CHAQUE GUERRE EST PRECEDEE D'UN GRAND MEDIA-MENSONGE


MICHEL COLLON - MEDIAMENSONGE.jpg

Une réthorique qui rappelle étrangement une certaine crise ivoirienne débutée en 2002 et qui a connu son apogée en Avril 2011, avec un Alassane Ouattara porté à bout de bras par une prétendue "communauté internationale" menée par la France de Sarkozy et les Etats-Unis de Barack Obama (toujours les mêmes). Médiamensonge pour dégommer un patriote africain et un démocrate ivoirien qui dérange: Laurent Gbagbo. Le cas libyen est plus qu'édifiant, de ce point de vue, et nous renseigne amplement sur ce qui s'est REELLEMENT passé en Côte d'Ivoire. N'est-ce pas que le temps est l'autre nom de DIEU?

 

Voici une liste non exhaustive de quelques pays qui ont subi des médiamensonges permettant de créer des guerres :

Vietnam (1964-1975)
Grenade (1983)
Panama (1989)
Irak (1991)
Somalie (1993)
Bosnie (1992 - 1995)
Yougoslavie (1999)
Afghanistan (2001)
Irak (2003)

La suite ?

Libye (en cours)
Algérie ? Somalie ? Iran ? Syrie ? Liban ?

Merci à Al-Jazeera et merci à toutes les chaînes qataries. Vos mensonges sont d'une très grande efficacité. On sait que vous êtes suspendus par les couilles au système financier américain et que vous ne souhaitez pas voir votre compte gelé par refus d'obéir aux oligarques sataniques...Vous devez en avoir une belle conscience.

Quel est le rôle de l'OTAN ?

L'OTAN est un acteur de premier plan sur la scène internationale et contribue activement à la paix et à la sécurité. Dans le cadre de ses opérations de gestion des crises, l'Alliance démontre à la fois sa volonté d'agir comme une force positive de changement et sa capacité de répondre aux défis de sécurité du XXIe siècle.

Ça me lasse d'entendre toujours la même excuse : Sauver des civils. Bien évidemment, ils ont trop d'argent à dépenser pour protéger des étrangers, trop de bombes en stock. Pour eux, paix et sécurité, ça signifie tuer 50 000 civils par guerre. Ils n'ont même pas honte de balancer cela sur leur site officiel, et tout le monde n'y voit que du feu. Si on prend la définition telle qu'elle est écrite, on s'aperçoit que l'intervention en Libye est justifiée par un manque de paix et de sécurité interne au pays. Or, les immigrés en Libye nous disent qu'ils sont heureux de vivre dans ce pays car ils peuvent y trouver du travail facilement, ils peuvent y acheter une maison et une voiture rapidement. Bref, on est dans le mensonge total. Je vous laisse avec la vidéo de Michel Collon ci-dessous. À bientôt.




Source : Le blog de Jonathan Dienst

 

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LES MEDIA-MENSONGES DE LA GUERRE DE LIBYE


Parmi d'autres, citons les points suivants :

1- Kadhafi bombarde son peuple

Malgré les moyens techniques époustouflants dont nous disposons, aucune télévision ne nous a montré d'images de bombardements.

2- Une révolte populaire

Alors que les manifestants Tunisiens et Égyptiens n'étaient pas armés, il n'aura échappé à personne que ce n'était pas le cas en Libye. Depuis quand des citoyens révoltés ont ils des armes lourdes ?

Rappelons aussi que la Libye est un Etat dont les populations sont structurées en "tribus", il s'agirait donc, à priori, plus d'une guerre civile que d'une "révolution".

3- Un nombre de morts extrêmement important

Les décès annoncés par la presse sont très variables : selon l'heure, 6000 ou 200.

Ce qui montre une fois de plus que le rôle joué par nos médias n'est pas celui de l'information juste et vérifiée.

4- Une action de la "Communauté Internationale"

La seule instance qui pourrait revendiquer le titre de "Communauté Internationale" est l'Assemblée Générale des Nations Unies. Dans le cas présent un petit groupe de pays seulement a voté pour la résolution 1973 du Conseil de Sécurité. Notons l'abstention de certains de nos partenaires les plus proches (Allemagne) et de grandes nations telles la Chine, l'Inde, la Russie....

Possibilités

Faut il laisser les situations s'envenimer ? Ou déclarer la guerre ?

Ni l'un ni l'autre, les choix ne sont que rarement binaires. D'autres voies existaient et nous ne rappellerons que l'offre du président Vénézuelien Hugo Chavez qui se proposait d'organiser une médiation entre les parties sous la direction de l'ancien président US Carter. Cette possibilité, acceptée par Kadhafi et soutenue par l'Union africaine, l'ALBA et la Ligue arabe, a été refusée par la partie adverse. N'aurait-on pas pu obliger les acteurs à "se mettre à table" ?

Respect de la résolution

1- Cessez-le-feu

Lors du vote de la résolution, Kadhafi a annoncé un cessez-le-feu. N'aurait il pas été pertinent de vérifier sur place la réalité de son propos avant de le bombarder ?

2- Embargo sur les armes

Il est établi que ce que nous nommons les "révolutionnaires" ont reçu des armes après le vote de la résolution. Approvisionnement qui ne peut se faire sans accord de nos forces (OTAN).

3- "No fly zone"

Les premiers actes de guerre, avant le vote au parlement belge, furent des tirs de missiles à partir de bâtiments des flottes des pays coalisés. Cela répond-il aux prescriptions de l'ONU ?

Déclarations de nos décideurs

Les déclarations affirmant que le but de l'opération est le départ de Kadhafi sont proprement scandaleuses. Cela est en effet totalement illégal en regard du droit international et ne rentre évidemment pas dans le cadre de la résolution 1973 qui a pour but de "protéger la population".

Autres réflexions

Une guerre "propre" ou même une guerre "juste" n'existe pas. Pour citer Saint Exupéry : "La guerre n'est pas une aventure, c'est une maladie, comme le typhus."

On voit mal comment le lancement de missiles et de bombes pourrait "protéger la population" comme nous y invite la résolution du Conseil de sécurité.

Y a-t-il une personne censée qui affirmerait que la "démocratie" peut être imposée par les bombes ? Ne faudrait il pas plutôt croire que nous allons amener le chaos et la désolation, comme nous l'avons fait au Kosovo, en Afghanistan, en Irak ?

Quelqu'un sait-il qui est ce que les médias appellent "l'opposition" ? Nous savons qu'elle comprend un ancien ministre de la Justice ayant fraîchement démissionné, quelques ambassadeurs de Kadhafi ayant eux aussi fraîchement démissionné, des supporters du roi Idriss, des islamistes.... Mais qui en fait réellement partie ? Quelles sont les revendications de ce groupe hétéroclite ?

Précision

Population libyenne sous le seuil de pauvreté : 7,4 %, à comparer avec la France qui était à 6,2 % en 2004, et les USA qui sont à 12,5 % en 2008.


Beez, Libreinfo, 24 mars 2011


Source : LIBRE INFO.ORG

dimanche, 16 octobre 2011

JEAN-MARIE LE PEN SALUE LE «COURAGE» DES COMBATTANTS KADHAFISTES DE SYRTE

 

JEAN-MARIE LE PEN.jpg

Interrogé sur un déplacement du secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Pierre Lellouche, en Libye pour promouvoir les entreprises françaises, le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a tiré son "chapeau" lors de son blog vidéo hebdomadaire, vendredi 14 octobre, « aux combattants de Syrte qui résistent contre le monde entier, et qui donnent un exemple de courage et de détermination, un peu comme à Camerone ou à Bazeilles ».

« On n'a pas encore fini de la détruire [la Libye] que déjà les vautours sont arrivés pour essayer de faire des affaires, mais des affaires avec notre argent bien sûr, puisqu'ayant démoli la Libye, on va tout naturellement nous inviter à la reconstruire, mais bien sûr avec notre argent, pas avec le leur », a continué Jean-Marie Le Pen.

« PROPAGANDE DES MEDIAS FRANÇAIS »

Interrogé sur la Syrie, il a dénoncé "la technique mensongère de la propagande des médias français" à propos de la manifestation en soutien au régime de Bachar Al-Assad, qui a eu lieu mercredi à Damas.

« Les Syriens déclarent qu'il y a eu un million de manifestants, et on voit en effet une masse immense, et ça se traduit dans les médias français par quelques dizaines de milliers de manifestants", a dit Jean-Marie Le Pen, dénonçant ceux "qui veulent de toute évidence le renversement de Bachar Al-Assad et la subversion de la Syrie ».

« Je pense que le gouvernement syrien était légitimé dans sa lutte contre les bandes armées qui voulaient s'emparer du pouvoir (...) et je sais que c'est lui qui est le protecteur des chrétiens de toute cette région », a poursuivi M. Le Pen.

« Si la Syrie tombait et si le dictateur, on veut bien le dire, qui a d'ailleurs fait toute une série de réformes qu'on lui demandait, était renversé, et bien à la suite de Ben Ali, à la suite de Moubarak, de Kadhafi et de Saddam Hussein, tous ces leaders arabes qui étaient anti-islamistes, qui protégeaient les chrétiens, ont été renversés avec l'aide de l'Occident. Mais il est vrai qu'il n'est pas très chrétien », a-t-il conclu.


Source : LE MONDE.FR

mercredi, 12 octobre 2011

LIBYE - LES DERNIERES NOUVELLES DU FRONT (11 OCTOBRE 2011)

 

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La leçon d'Afghanistan n'a, me semble-t-il, pas été retenue. De nombreux Anglais sont entrés en résistance en demandant aux autorités de leur pays de retirer ses troupes de là-bas. En France, il faut sortir les citoyens du formol. La leçon d'Irak, elle aussi, n'a pas été retenue. Comme le disait Robert Mugabé le président zimbabwéen: « L'Otan était une organisation terroriste. Il y a des fous en Europe. Des fous qui refusent et rejettent la vérité, des fous qui défient le droit international ». Il a bien raison.

L'invasion libyenne de l'OTAN déclinée en révolution et sa cohorte de morts ne semble pas finalement servir de leçon aux prédateurs qui mettent le feu un peu partout dans le monde uniquement pour leur confort à eux. Que vaut un Africain à leurs yeux ? Rien, visiblement. L'OTAN, plombée par des pertes abyssales, compte essayer de survivre grâce à la terreur mais, face à un peuple fier, les bombes, les chars et les missiles ne représentent rien. Après près de 62 000 morts selon les estimations actuelles, il faut encore tuer 50 000 Libyens, pour que les sous-fifres et renégats de Benghazi mettent en joue la Libye. Vaste programme s'il en est.

Après avoir réussi leur implantation internationale, le plus dur est de pacifier la Libye. Après 7 mois de « révolution », la configuration tant rêvée, est en train d'échapper aux terroristes-mercenaires du CNT/OTAN.

Bani Walid: Les terroristes du CNT sont furieux. L'OTAN aussi. Une discorde entre les deux. Les premiers accusent les seconds de ne pas les couvrir. En effet, surpris à l'aéroport alors qu'ils fêtaient sa prise en s'attaquant aux...portraits de Mouammar Kadhafi, ils ont été cueilli à froid. Dans leur fuite, ils ont tout abandonné sur place...

MOUAMMAR KADHAFI 3.jpg

Tripoli: 200 à 300 islamistes ont tenté de faire un coup d'Etat en s'en prenant à une mosquée. Faux, ce sont des loyalistes et patriotes qui sont entrés en action pour marquer de leur présence, la lutte, au cœur de la Tripolitaine et menée par des hommes de Khamis Kadhafi. Alors que le CNT veut s'empresser de déclarer la Libye libérée selon les canons de leur propagande, ces évènements de Tripoli montrent bien qu'il ne maîtrise rien sur le terrain. Des tirs nourris sont entendus sur place, tandis que l'insécurité est quasi permanente. Un nouveau dépôt d'armes a été détruit. Dit en passant, les renégats ont tout volé au musée de Tripoli. Des Libyens, eux ?

Syrte: Alors que Al Jazeera préparait une mise en scène de la prise de la ville, la résistance l'en a empêché. Contrairement aux chiffres, il y a sur le tapis, plus de 200 renégats tués, et plus de 300 blessés graves. Ainsi, alors que la Croix rouge évacuait les 100 derniers patients restant dans l'hôpital Ibn Sina de Syrte, les mercenaires du CNT ont embarqué de force les infirmières philippines qui se terraient au sous-sol de l'hôpital pour aller soigner leurs blessés dans un hôpital de campagne, à l'entrée ouest de la ville. Les combats se poursuivent et, le fameux assaut final ressemble à une peau de chagrin, malgré les bombardements meurtriers de l'OTAN qui se poursuivent, même dans des mosquées. Plus de 70 civils ont été ainsi assassinés...

Ben Jawad: La petite ville de 10 000 habitants qui fait aussi partie du district de Syrte a été nettoyée des renégats. 60 auraient été tués et 30 mis aux arrêts. Les autres, en fuite, se dirigent actuellement vers Misrata.

La Libye ne sera pas facilement prise et, la lutte ne fait que commencer !


Source: Le blog d'Allain Jules

dimanche, 09 octobre 2011

LIBYE - LA CONTRE-ATTAQUE DE MAITRE MARCEL CECCALDI

 

MARCEL CECCALDI.jpg

Dans un courrier adressé ce jour à Interpol, Me Marcel Ceccaldi, le virevoltant avocat de l'Etat libyen dénonce fermement la trituration du droit international par les voltiges mensongères et mortifères qui cadrent honteusement avec l'agression dont sont victimes la Grande Jamahiriya arabe libyenne et le clan Kadhafi. Ce dernier est par ailleurs accusé de crimes virtuels, donc improuvables. Or, une certaine presse en fait les choux gras en violation permanente de la déontologie journalistique qui sied avec le métier... Allain Jules.

INTERPOL

Monsieur Ronald K. NOBLE

Secrétaire Général

200, quai Charles de Gaulles

69006 LYON

Par DHL


Affaire : Fiche rouge Assadi GADDAFI

 

Monsieur le Secrétaire Général,

En ma qualité d'avocat de la Jamahiriya arabe libyenne, j'entends répliquer, d'une part, à la publication de la fiche rouge délivrée par votre organisation à l'encontre de Monsieur Assadi GADDAFI, d'autre part, aux propos que vous avez cru devoir tenir publiquement à cette occasion.

Ces postures sont en effet la preuve que la justice internationale, dont Interpol est l'un des instruments, est menacée dans son existence même dès lors qu'elle est devenue un enjeu de conquête politique.

Un de vos éminents compatriotes a écrit que le droit ne doit pas être jugé par sa substance mais par ses éléments de procédure (1).

Au cas présent qu'avez-vous fait et dit.

A la demande des « autorités libyennes » (sic) votre organisme a publié une fiche rouge concernant Assadi GADDAFI pour, je cite, « détournement présumé de biens par la force et l'intimidation par les armes à l'époque où celui-ci dirigeait la Fédération libyenne de football ».

(1) Tom R.Tyler. Why people obey the law

De votre côté, vous avez affirmé que « cette notice rouge démontre avec force la détermination des nouvelles autorités libyennes à collaborer avec la communauté internationale ».

Au sortir d'un tel lyrisme, il est assez naturel de souffler un instant pour philosopher.

Par quel cheminement en est-on venu jusque là ?

Par quelles manipulations savantes votre organisation et ces « nouvelles autorités libyennes », si diverses dans leurs objectifs et leur philosophie, se sont-elles rencontrées et fédérées pour mettre la justice internationale en perdition ?

Selon la Bible, « si l'aveugle conduit un aveugle ils tomberont dans un puit » et « on ne saurait tirer un aveugle de ses ténèbres » nous dit le Coran.

Si la sagesse des textes sacrés est une piste de réflexion à ne pas négliger, elle peut néanmoins s'avérer insuffisante contre l'arbitraire.

En l'espèce de quoi s'agit-il ?

En premier lieu, ces « nouvelles autorités », auxquelles vous vous référez avec emphase, ne disposent pas et loin s'en faut, d'un pouvoir effectif sur l'ensemble du territoire libyen.

En effet, un Etat tirant de son titre deux sortes de pouvoirs, correspondant à la double nature de son territoire - à la fois chose qui est à lui et étendue où il est chez lui - ce simple fait démontre que ces « nouvelles autorités » sont une réalité abstraite.

Sur le terrain la poursuite des opérations militaires de l'OTAN en apporte la preuve.

Dans un communiqué en date du 4 Octobre 2011 l'Organisation de l'Atlantique Nord a reconnu que « la violence des combats » la contraignait à poursuivre « sa mission » (sic !).

Deux séries de considérations seront formulées.

Première série de considérations : l'OTAN fait la guerre en Libye, une guerre qui ne dit pas son nom.

Derrière le musellement de l'information par l'état-major des forces de la coalition se cache la démission des médias occidentaux qui ont pris la décision  de ne pas rendre compte de la réalité du conflit. De simples témoins d'un conflit, les médias sont passés au statut d'acteurs à part entière en imposant à l'opinion publique une grille de lecture des événements construite à partir des méthodes bien connues de censure et de désinformation.

Deuxième série de considérations : dans son communiqué du 4 Octobre 2011, l'OTAN reconnaît explicitement que la résolution 1973 a été détournée de ses buts.

Conséquence directe de cet aveu : la charte des Nations Unies a  été violée.

En second lieu, un Etat est un système normatif dans lequel les règles édictées ne sont pas appliquées de manière aléatoire et leur violation est sanctionnée dans des formes juridiquement déterminées.

A partir de quoi, il devient relativement simple de traduire les normes primaires d'un Etat de droit : tout acte juridique doit être produit en vertu d'une habilitation précise et contrôlé par une instance juridictionnelle.

Or, vous ne pouvez contester le fait qu'aujourd'hui la Libye est un territoire sans gouvernement ni institutions, soumis à la tutelle de bandes armées dont certaines se réclament de l'islamisme le plus radical.

Demain, votre soutien plein et entier au « CNT » ira-t-il jusqu'à mettre vos « ressources et services mondiaux » à sa disposition en vue « de mettre en commun tous les renseignements utiles » afin que, dans l'avenir, des libyens soient arrêtés et livrés pour répondre d'accusations lancées en vertu de la Charia ?

En réalité, votre posture et celle de votre organisme ont pour seul but de donner une légitimité à des « autorités » qui en sont dépourvues.

Le choix en faveur de la publication d'une fiche rouge concernant Assadi GADDAFI rapproché de vos déclarations permet de cerner un dessein d'ensemble délibérément politique : affirmer l'existence d'une réalité illusoire en espérant ainsi contribuer à la rendre effective.

L'utilisation de contre-vérités comme moyens au service d'une politique est de la propagande ; c'est cette technique qui est utilisée en Libye à grande échelle pour cacher et travestir les faits et induire en erreur l'opinion publique internationale.

Les mots ne peuvent étouffer la vérité : en Libye, quotidiennement, des gens sont exécutés, arrêtés, détenus arbitrairement, torturés, maltraités, spoliés et vous ne pouvez l'ignorer.

A Syrte le journal LE MONDE du 6 octobre relate qu'« un déluge de feu a été déclenché sur la cité encerclée ».

Dans le même quotidien en date du 4 octobre Hichem KHADHRAOUI, représentant du comité international de la Croix Rouge affirme que « les blessés et les malades ne pouvaient pas rejoindre l'hôpital à cause des combats et des bombardements de l'OTAN ».

Aujourd'hui en Libye, l'OTAN bombarde et tue des populations civiles.

Cette stratégie de la terreur est planifiée. Son but, comme hier à GUERNICA, DRESDE, HIROSHIMA et NAGASAKI est de briser un peuple.

Ce massacre est passé sous silence : pas d'images, pas d'informations, cette tragédie se déroule à huis-clos.

L'OTAN tue en Libye sans que cela soit visible.

Les faits sont têtus.

Je vous joins une photo parue dans le journal LE MONDE du Samedi 1er Octobre 2011 qui vous permettra d'apprécier, j'en suis sûr, les pratiques de ceux que le Président de la République française a appelé ses « amis du CNT ».

A ce stade, une interrogation surgit : de telles pratiques sont-elles en usage dans votre organisation ou s'inspirent-elles de l'exemple de GUANTANAMO et ABOU GHRAIB où vos compatriotes font preuve d'un certain savoir faire ?

Aujourd'hui, si vous arrêtez à la demande « des nouvelles autorités » un ressortissant libyen à qui le remettrez-vous ? A Abdelhakim BELHADJ « gouverneur militaire » autoproclamé de Tripoli ou pris en sa qualité d'Emir du groupe islamiste combattant libyen ?

Il est vrai  que vous pourriez lui reconnaître également,  celle d'ancien combattant en Afghanistan ou d'ancien détenu de la CIA.

Toutefois, si vous aviez quelque scrupule à collaborer avec un tel personnage, ce que les familles des GI's tombés en Afghanistan apprécieraient, il vous resterait à choisir entre les bandes en provenance du Djebel Nefoussa, les berbères de Zouara, les barbus de Misrata ou les groupes de Zwitan qui, selon le journal LIBERATION du 3 Octobre 2011, se sont partagés Tripoli et «  le soir venu, font crisser les pneus de leurs bagnoles en défouraillant à qui mieux mieux », en paradant « dans des pick up surmontés de mitrailleuses », avant de rejoindre les uns « le complexe touristique dans lequel...les chambres sont climatisées, les meubles de terrasse italiens avec marbre et jacuzzi », les autres « la villa de Jauzou, à la sortie Ouest de la ville, où sont livrés à domicile des plats et boissons ».

L'on est en droit de s'interroger, d'autre part, sur les raisons de la passivité, pour ne pas dire plus, de votre Organisation concernant la disparition de plusieurs milliers de missiles - du scud au milan - dont, selon FRANCE SOIR du 5 Octobre - « un nombre indéterminé se balade désormais dans la nature libyenne ».

Dans le même article, il est écrit que « fort d'un explosif de qualité, de détonateurs performants et maîtrisant la chaîne pyrotechnique une organisation comme Aqmi pourrait d'ici peu être en mesure de mener des attentats - en Libye puis à l'étranger - à une échelle qu'elle n'avait jamais pu atteindre jusqu'alors ».

Ces renseignements sont en votre possession.

Sur ce point, l'inertie, et je pèse mes mots, de votre Organisation présente un risque majeur pour la sécurité de notre continent.

Selon Anders Fogh RASMUSSEN, secrétaire général de l'OTAN, le contrôle des stocks d'armes « relève des nouvelles autorités libyennes ».

Vœu pieux, relève fort justement le signataire de l'article paru dans FRANCE SOIR.

Que ferez-vous, et que fera l'OTAN, s'il s'avère que ces « nouvelles autorités » sont incapables - ce qui est le cas - d'exercer le contrôle de ces stocks, voire même si, bien au contraire, elles les remettent ou les vendent à des bandes terroristes et à des organisations criminelles ?

En pratique, on aboutit à une situation paradoxale.

La politique de vos mandants a pour effet direct de mettre en péril la paix et la sécurité internationales.

En reprenant cette politique pour le compte de votre organisation, vous êtes inéluctablement amené à collaborer, ce que vous avez commencé à faire, avec ceux qui offrent ou cèdent des armes aux organisations criminelles que vous avez pour mission de traquer !

Voilà donc où nous en sommes.

Ces faits relèvent de la seule observation de la réalité mais ils sont cependant des faits d'une nature particulière, car il s'agit « de faits juridiques », c'est-à-dire de faits à la réalisation desquels le droit attache des conséquences déterminées.

Au cas présent, il est de l'ordre de l'évidence que la situation acquise en Libye par la force armée des Etats de la coalition a été suivie de la violence de groupes hétéroclites, incontrôlés et incontrôlables, dont la population de Tripoli a demandé, vainement, le départ le 2 octobre dernier.

C'est pourquoi, je crois devoir vous rappeler que la reconnaissance d'un Etat ou d'un régime, est subordonné en droit international au respect de l'Etat de droit, de la démocratie et des droits de l'homme ce qui consiste  concrètement à interdire la coopération avec les tenants d'un régime dont la légitimité résulte de la seule force des armes.

Je vous rappelle également que cette opinio juris repose sur le caractère éminent conféré à la Déclaration  Universelle des droits de l'homme auquel se réfère expressément l'article 2 du statut d'Interpol.

Cette référence met en exergue le rôle que jouent les notions d'« Etat de droit », de « principe de légalité » et de « prééminence du droit » dans l'ordre international public.

Selon le dictionnaire de droit international public, l'Etat de droit est un « Etat dont l'organisation interne est régie par le droit et la justice » et comme le laisse entendre l'expression - généralement traduite par Rechs staat en allemand, rule of law en anglais, Estado de derecho en espagnol - il comprend deux dimensions, le droit d'une part, la justice, d'autre part.

Dans l'arrêt Golder (2), la Cour Européenne des droits de l'homme a développé une jurisprudence autours des notions d'Etat de droit et de prééminence du droit qui constitue l'ossature et le point central de la défense des droits fondamentaux protégés par la Déclaration Universelle des droits de l'homme et qui se décline maintenant dans tous les domaines.

Il en est ainsi du cadre institutionnel de l'organisation de l'Etat et plus particulièrement du rôle joué par le pouvoir judiciaire dont le contrôle du pouvoir exécutif est une nécessité  au nom de la prééminence du droit.

(2) Golder C. Royaume Uni, arrêt du 21 février 1975, série A n°18.

De manière générale, les droits garantis de la personne humaine doivent être protégés contre l'arbitraire de la puissance publique.

Comme la Cour l'a rappelé dans son arrêt Maestri du 17 Février 2004 : « pour répondre à ces exigences, le droit interne doit offrir une certaine protection contre des atteintes arbitraires de la puissance publique aux droits garantis lorsqu'il s'agit de questions touchant aux droits fondamentaux, la loi irait à l'encontre de la prééminence du droit, l'un des principes fondamentaux d'une société démocratique consacrés par la Convention, si le pouvoir d'appréciation accordé à l'exécutif ne connaissait pas de limites ».

En effet, construire un Etat de droit exige des caractéristiques formelles, liées au principe de hiérarchie normative et de respect de la légalité, ainsi que les qualités substantielles, que sont l'impartialité et l'indépendance du pouvoir judiciaire qui en découlent.

L'Etat de droit va donc de pair avec deux principes essentiels : celui de séparation des pouvoirs et celui de légalité.

A défaut, le cumul des pouvoirs dans les mêmes mains constitue la définition de la tyrannie.

Savez-vous en quelles mains la Libye est-elle tombée ?

Vous êtes-vous interrogé sur l'étonnante convergence de l'argent qatari et de la mobilisation des islamistes ?

La compétition entre « brigades chacune soutenue financièrement par des forces politiques rivales » (3) serait-elle le paradigme de l'Etat de droit ?

En vertu de votre statut, des buts de votre organisation, mais également et surtout en raison du « fondement inébranlable de la vérité » sur lequel Descartes faisait reposer la science et la conscience de l'homme, vous aviez l'impérative obligation de dire aux représentants des factions qui vous ont demandé de publier des ordres d'arrestation que l'exigence de l'Etat de droit vous interdisait de déférer à leur réquisition.

Vous aviez le devoir d'affirmer que les faits, objet de ces réquisitions, n'avaient pas été dûment constatés par une procédure interne impartiale et objective.

Vous n'en avez rien fait.

(3) Journal Le Monde du 6 octobre 2011 (consultez le document PDF)

S'engager sans discernement dans la voie de la soumission du droit à la politique, accepter sans réserve la tutelle de positionnement diplomatique de circonstance, expose la liberté - il n'y a pas de liberté dans un monde d'insécurité - à un nouveau péril : l'arbitraire.

Dans l'Etat de droit, pierre angulaire des démocraties libérales, il ne doit exister aucune autorité qui ne trouve au dessus d'elle, pour prévenir son éventuel arbitraire, un corps de règles de droit qu'elle doit respecter.

L'objet de cette lettre est donc de prendre date.

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l'expression de mes distingués sentiments.


Marcel CECCALDI

 

Source: Le blog d'Allain Jules

samedi, 08 octobre 2011

EXTRADITION DES CADRES LMP: LE REFUS POLI D'ATTA MILLS A OUATTARA


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A l'occasion de sa visite hier à son homologue ghanéen, John Evans Atta Mills, une préoccupation majeure taraudait l'esprit de Ouattara, à savoir obtenir l'extradition des cadres Lmp dans le viseur de la «justice des vainqueurs».

Matraquage médiatique pour une visite dans l'enjeu principal était, cela saute désormais aux yeux, forcer la main au gouvernement ghanéen pour obtenir un éventuel rapatriement des personnalités proches du président Gbagbo contre qui la «justice des vainqueurs» a lancé des mandats d'arrêts internationaux. Lors de son tête-à-tête avec le président Ghanéen, John Evans Atta Mills, l'actuel maître de la Côte d'Ivoire lui a demandé de donner suite aux mandats d'arrêt émis contre plusieurs personnalités de l'ancien régime exilés au Ghana, selon le communiqué conjoint qui a sanctionné son bref séjour en terre ghanéenne.

«Le président Ouattara a demandé au Ghana d'envisager la mise en oeuvre du mandat (prévoyant) le gel des comptes et l'application des mandats d'arrêt émis contre des personnes présumées coupables d'actes criminels commis durant la crise », lit-on dans le communiqué.

En réponse au chef de l'Etat ivoirien qui a effectué une visite pour cette requête, dans un langage diplomatique, le Ghana a «accepté d'étudier» ladite requête. Tout simplement pour traduire un refus poli des autorités ghanéennes adressé à l'endroit du pouvoir ivoirien. Le Ghana qui maitrise mieux le dossier ivoirien ne pense pas jouer les pièces maitresse pour l'instauration d'une justice sous-régionale des vainqueurs.

Au-delà de l'hospitalité généreuse du peuple ghanéen, il est à souligner que la constitution ghanéenne interdit l'extradition de réfugiés politiques quelles que soient les motivations. Alors, l'on est fort surpris que le chef de l'Etat, une fois de retour à Abidjan, annonce à la face de la Nation que le Ghana a accepté d'exécuter sa demande de rapatriement des personnalités poursuivies. Quelques cadres Lmp exilés au Ghana ont été fort surpris des propos tenus par Alassane Ouattara de retour à Abidjan. «Nous sommes fort étonnés.

Puisqu'il n'en nullement été question d'une réponse favorable d'Accra à la requête de M. Ouattara», a déclaré un cadre Lmp exilé au Ghana.


Gérard Koné, in « Le Nouveau Courrier » N° 336 du vendredi 7 octobre 2011.


Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

vendredi, 07 octobre 2011

LIBYE - DERNIERES NOUVELLES DU FRONT (06 OCTOBRE 2011)



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Mouammar Kadhafi et le peuple libyen ne sont « coupables » que parce que la Libye est stratégiquement bien située géographiquement et riche naturellement. C'est ce qui fait les appétits de certains pays de l'Occident! La plupart des Libyens commencent à le comprendre. Les Touaregs attaquent donc. C'est une information qui est complètement passée inaperçue et dont le média russe Cas de Staline (http://stalin-ist.livejournal.com) en fait l'écho. Heureusement que ce sont les posteurs - merci à Soraya - qui ont été très vigilants sur ce coup-là. Les Touaregs, ces guerriers du désert, invisibles en ce lieu insondable, qui ont fait allégeance au pouvoir légitime libyen de Mouammar kadhafi, sont entrés de plain-pied en guerre.

L'entrée en guerre des Touaregs et des tribus algériennes

De violents combats étaient signalés, hier, à Ghadamès, l'un de leurs fiefs Touaregs que l'OTAN a évité de bombarder, de peur que les choses ne s'enveniment sur les zones frontalières avec l'Algérie ou la Tunisie. Hélas, les renégats de Benghazi ont sonné le tocsin. Mal leur en a pris et la défaite est colossale. leur « modus operandi » fait de ruse et de barbarie n'a pas marché cette fois-ci. Fonctionnant avec des groupes de 20 à 30 personnes, ils ont mis en déroute les terroristes du CNT/OTAN.

Alors que les villes de Ghadamès, Tiji, Badr, Al Harush, Al Kufrah, Tobrouk, Albayda, Derna, Al Marrl, Al Biar, Al Brega, Ras Lanuf, Syrte, Beni Walit, regroupant la plupart des puits de pétrole libyens sont aux mains des loyalistes, on comprend enfin pourquoi le black-out des médias occidentaux devient de plus en plus effectif.

Les Touaregs ont infligé de lourdes pertes aux mercenaires du CNT/OTAN avec brio. La déroute a causé la mort de plusieurs dizaines de renégats sans compter des pertes matérielles conséquentes.

Tripoli: de violents combats entre renégats et loyalistes ont eu lieu à Tripoli. Le chef militaire de Tripoli, l'islamiste Beladj aurait fui la ville après avoir menacé certains membres du CNT dont il refuse de prendre les ordres.

Des Tribus algériennes ont conclu un pacte avec des chefs tribaux libyens dans une déclaration intitulée « La Guerre pour la Libération de l'Afrique du Nord » dans un silence médiatique de l'Occident. C'est la naissance du Front nord africaine contre l'OTAN.

Derna est complètement libérée depuis ce matin. Il n'y a plus un seul renégat dans la ville. Ils ont subi de très lourdes pertes en hommes et en matériel.

Al-Baida: des violents combats se poursuivent actuellement dans la ville avec près de 50% de la cité reprise par les autorités légitimes de la Libye.

Benghazi: il n'y a plus que le centre ville qui reste entre les mains des renégats. De nombreux civils refusent désormais de suivre les recommandations du CNT et hissent le drapeau vert.

Enlisés, les terroristes du CNT/OTAN ne pouvant communiquer sur leurs défaites face aux loyalistes, viennent d'annoncer la découverte de deux charniers. C'est eux qui le disent :

Quelque 200 corps ont été découverts dans le premier charnier, situé à Gargarech, sur la côte à environ 7 km du centre de Tripoli, et 700 autres dans une seconde fosse commune à Birasta Milad, une région agricole à 10 km du centre-ville.

On se souvient du charnier d'Abou Salim à Tripoli. Ces gens ne savent plus quoi inventer...

 

Source : Le blog d'Allain Jules

LA CPI, UNE COUR D'INJUSTICE INTERNATIONALE


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Elaborée après les massacres de la seconde guerre mondiale, l'idée d'une justice internationale a pris forme en 1998 avec l'adoption du statut de Rome qui crée la Cour Pénale Internationale (CPI). Treize ans après, l'esprit du statut de Rome a fait long feu. Certains pays (Chine, Israël, Inde ...) n'ont pas signé le statut. D'autres (USA, Russie ...) l'ont fait mais refusent tout processus de ratification.

La France qui a signé et ratifié le statut de Rome, s'est longtemps singularisée en se soustrayant à la compétence de la Cour pour l'une des catégories de crimes qui sont de son ressort: les crimes de guerre. Mettant ainsi à l'abri de toute poursuite internationale, les crimes de guerre commis par des soldats français en territoire étranger. La loi d'adaptation d'août 2010 n'a pas fait taire toutes les critiques.

La volonté des grandes puissances de mettre leurs ressortissants au-delà des lois internationales a pour principal effet de faire de la CPI, un tribunal pour juger et condamner uniquement les crimes des autres.

A ce jour, la Cour a ouvert une procédure d'enquête dans 7 cas. Tous en Afrique (Ouganda, République Démocratique du Congo, Centrafrique, Darfour, Kenya, Libye et Côte d'Ivoire). Depuis sa création, la CPI n'est rien d'autre qu'une Cour Pénale Africaine. La colère du président de la commission de l'Union Africaine, Jean Ping contestant « l'africanisation des poursuites de la Cour » est donc légitime. Les victimes des crimes contre l'humanité en Irak (plus de 650 000 morts), des crimes de guerre en Tchétchénie (160 000 morts), en Afghanistan et à Gaza etc. méritent mieux que le silence coupable qui leur est destiné.

Il ne s'agit ni d'encourager l'impunité en Afrique, ni de contester la compétence de la CPI sur le continent noir. Il est simplement question de dénoncer une justice instrumentalisée et à double vitesse. De contester une justice de dominants pour les puissants. Et d'appeler de tous nos vœux, une justice internationale enfin égale pour tous.

L'indépendance et l'impartialité sont pourtant deux principes fondamentaux du système judiciaire international. La CPI, dans ses règles de fonctionnement est censée être indépendante du pouvoir politique.

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Dans les faits, en Libye notamment, le Conseil de Sécurité a, dans la résolution 1970 du 26 février 2011, saisi le procureur de la CPI de la situation qui régnait en Libye depuis le 15 février 2011. Peu importe que la Libye n'ait pas signé le statut de Rome (l'affaire étant transmise ad hoc par le Conseil de Sécurité, point besoin donc de ratification du statut). Peu importe que 3 des 5 membres permanents ne reconnaissent, pas pour leurs ressortissants, la compétence de la Cour qu'ils souhaitent voir appliquer à d'autres.

Le 3 mars 2011, 5 jours à peine après la saisine de la Cour par le Conseil de Sécurité, le procureur décide quasi-simultanément de l'ouverture d'une enquête sur la situation en Libye. Sait-il que le déferrement par le Conseil de Sécurité d'une situation ne déclenche pas systématiquement une enquête de la CPI? Sait-il aussi que les textes du statut de Rome donnent au procureur le pouvoir et le temps d'apprécier par le biais d'un examen approfondi des données préliminaires, s'il existe un motif raisonnable de procéder à une enquête?

Le cas ivoirien est lui aussi édifiant. La guerre y a fait une dizaine de milliers de morts depuis 2002, et une rébellion partie du Burkina Faso voisin. Mais il faut attendre 2011, et l'intervention militaire de la France aux côtés d'un des belligérants pour voir le procureur s'auto-saisir (deuxième cas d'auto-saisine du procureur après le Kenya); en ouvrant une enquête visant quasi-exclusivement l'autre partie. Peu importe aussi que la Côte d'Ivoire qui a signé le statut de Rome ne l'ait pas ratifié.

En Côte d'Ivoire, la CPI veut enquêter uniquement sur les crimes commis après le 28 novembre 2010. Est-ce une manière habile d'exclure de la compétence de la Cour, les crimes de guerre commis par des soldats d'une puissance étrangère faisant, en novembre 2004, près d'une centaine de victimes civiles et plus d'un millier de blessés? A quelles victimes ivoiriennes, le procureur peut-il expliquer qu'elles n'obtiendront pas réparation du préjudice subi, pour la simple raison que l'obus qui les a blessées a été tiré par un assassin se trouvant du bon côté de l'histoire? A quelles familles, Mr Moreno-Ocampo pourra-t-il expliquer que justice ne sera pas rendue aux leurs, parce que la balle qui les a tués a été tirée avant le 28 novembre 2010? Le rôle de la justice est de dire le droit, pas de régler des comptes ou de faire de la politique.

Est-ce la raison pour laquelle les Etats-Unis souhaitent voir leurs ressortissants au-dessus des textes internationaux? Faut-il dès lors comprendre les réticences de certains Etats vis-à-vis de cette Cour ? Soucieuse de sa souveraineté, la Russie refuse toute ratification du statut de Rome. Inquiète du rôle politique que peut jouer le procureur, la Chine ne veut toujours pas signer le statut.

Le principe de subsidiarité permet pourtant aux Etats de conserver, à titre principal, la responsabilité de poursuivre et juger les crimes les plus graves. La CPI n'étant compétente qu'en cas de défaillance ou de mauvaise volonté des Etats.

Il n'y a donc qu'en Afrique qu'on peut voir un État organiser artificiellement sa propre défaillance (en limitant sa compétence aux seuls crimes économiques); et appeler de vive voix l'intervention de la CPI. Il n'y a qu'en Côte d'Ivoire qu'on peut apercevoir un ministre des Droits de l'Homme faire le tour des capitales occidentales, pour livrer un de ses compatriotes à la vindicte d'une grande injustice internationale.

 

Anicet Djéhoury, Essayiste.

 

Source: PENSEES NOIRES

jeudi, 06 octobre 2011

LA RASQUE (BOURBIER) FRANÇAISE EN LIBYE

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COMPENDIUM DE L'IMPERIALISME FRANÇAIS

Le petit Napoléon, un temps l'étoile montante du Directoire, dérangeait bien des troublions avides de mettre la main sur le pouvoir afin de s'assurer le partage des prébendes et des « royautés », des cachets et des loyautés parmi leur clan bourgeois - aristocratique (Eh oui ! Ils n'avaient pas tous été guillotinés contrairement à ce qu'on vous laisse penser). Le dit Napoléon fut donc invité à manifester son talent et sa cupidité « libératrice » contre les mamelouks (un peuple bâtard et inhumain, pensait le Directoire) implantés en Égypte, une pomme de discorde entre les deux puissances colonisatrices (France et Britannique).

Bien peu d'historiens français décrivent l'équipée carnassière napoléonienne pour ce qu'elle fut - un massacre colonialiste contre un peuple autochtone afin de distraire  un concurrent encombrant. L'historiographie française a toujours le talent de présenter les dictateurs étrangers comme des tyrans et les siens comme des libérateurs ou des pacificateurs.

Et ils récidivent les nationalistes chauvins, apologistes de la grandeur de l'empire français. Dernièrement, un tout petit Napoléon des balcons (Neuilly-sur-Seine) - pâle imitation du grand massacreur des peuples du XIXe siècle - ils font avec ce qu'ils ont sous la main les malandrins - a cru bon de lancer une opération aéroportée contre le peuple d'à -côté (les libyens, à côté des mamelouks, aujourd'hui devenus égyptiens).

Le petit Blingbling belliqueux affréta donc son porte avions et astiqua ses canons pour porter l'agression jusqu'aux portes d'Al Khoums, histoire de massacrer un peu de ces Arabes récalcitrants qui se soulèvent spontanément depuis quelque temps. Une petite guerre de rapine vite faite ne pouvait pas faire de mal à la glorieuse marine, à l'armée et à l'aviation françaises désoeuvrées depuis la fin de l'échauffourée contre la Côte d'Ivoire enfin « pacifiée » à la canonnière blindée...façon XXIe siècle, c'est-à-dire avec tout plein de verbiages « humanitaires »... mais dites donc, où est passé Kouchner, l'autre compère ? L'armée impériale française avait une autre occasion d'étaler son armement et de démontrer ses talents. Que de ventes juteuses pour les ci-devant!

Et pensez donc, le petit aspirant « Führer » ne pouvait mieux choisir son terrain d'agresseur. Son ami et concurrent Berlusconi, de fort mauvaise posture, en mode majeur dans le lit de quelques mineures, n'était pas en position de répliquer à la capture de sa chasse gardée. Berlusconi fut pris le pantalon raccourci tout comme son ami Kadhafi.

Mais voilà que le Gengis Khan de notre temps avait mal jaugé son adversaire qui s'avéra infiniment plus pervers que ses congénères. Ben Ali avait fui précipitamment, (avec la caisse) et on avait fait passer ce déplacement pour une conquête « révolutionnaire ». Moubarak s'était fait tirer l'oreille (les sommes à piller étant plus consistantes) mais l'armé locale était venue à bout de ses réticences à force d'allonger les prébendes et suite à quelques soulèvements populaires - contrôlés - qui laissaient présager le pire. Pour le Ramadan anticipé le Rais avait pris sa retraite dans sa datcha de Charm el Cheikh. Depuis, le terminal de Rafah est toujours fermé et l'armée égyptienne sanguinaire s'active à massacrer les vrais révoltés de la place Tahrir ainsi que les gazaouïs dans leurs tranchés (loin des caméras de l'étranger).

Mais voilà que le Guide de la Jamahiriya n'acceptait pas qu'on le liquidât et s'accrochait à son émirat qui pourtant ne lui avait été concédé qu'a condition de loyauté. Vous avez parfois de ces affidés qui s'attachent aux privautés attachées à leur principauté.

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Pourtant, l'armée et les services secrets français s'étaient dépensés sans compter. Soulèvement « populaire spontané » des « révoltés » de Benghazi bien formés, bien armés (comme vous savez, vous tenez tous quelques canons anti-blindés sur votre propriété, on ne sait jamais qui vous aurez à bombarder), mercenaires affrétés tout frais héliportés du côté des puits de Benghazi. Le moment était approprié, le drapeau de la royauté stipendié fut hissé ; allons peloton de la libération au secours de notre roitelet obsolète. Pourtant, rien n'y faisait, les renforts recrutés parmi les insurgés d'Afghanistan, d'Irak, du Qatar et du Soudan ne parvenaient  nullement à « libérer » la contrée en faveur de ce roi abhorré.

L'AGRESSION DE L'OTAN

C'est le moment que choisit le « grand conquérant » pour réclamer secours à son ami et concurrent qu'il avait jusqu'à présent négligé de manière éhontée. Ce qui n'était d'abord que guerre de conquête pour le repartage d'une néo-colonie entre rivale de second lit devint pomme de discorde entre grands comparses de l'OTAN - appelée à la rescousse pour trancher le différend et renverser le « tyran » - pas celui de Paris, celui de Tripoli - puis, mettre au pouvoir un sous fifre plus accommodant. La guerre ne fut pas aisée et de fait elle n'est toujours pas terminée.

Pourtant, le petit mécréant et son acolyte Cameron sont venus, ils ont vu mais ils n'ont pas encore vaincu et mal leur en prend car maintenant ils ont un véritable soulèvement paysan entre les dents et personnellement je parie que ces deux là se ridiculiseront tout autant qu'un insignifiant qui, du haut d'un porte-avion désarmé, avait annoncé, il y a dix ans passés, la fin des combats en Afghanistan...ils n'en finissent plus de tomber les soldats de l'amirauté depuis « la fin » des atrocités commandées...par le Pentagone.

LE NEO-COLONIALISME FRANÇAIS

L'impérialisme français a dirigé les activités d'agression en terre libyenne. Et même si l'OTAN - l'organisation de collusion des assoiffés de profits, de ressources naturelles et de marchés - est intervenue pour sauver la mise, il demeure que la classe capitaliste monopoliste française assume la première responsabilité dans cette rasque* et ces massacres de civils libyens et c'est elle, cette classe parasitaire française, qui se présente la première à la curée pour le partage du butin spolié (1).

Il n'est nullement question ici de disculper l'impérialisme étatsunien, leur maître à penser moderne et ancien, mais on ne doit pas dissimuler la responsabilité de sa propre bourgeoisie impérialiste nationale derrière de pseudo analyses complaisantes et compatissantes. Les puissances impérialistes collaborent et s'affrontent pour défendre les intérêts de leur propre clan national. L'impérialisme français est sanguinaire (Indochine, Algérie, Afrique noire) et il doit être renversé comme celui du lilliputien canadien, de la perfide Albion et de la sanguinaire Washington.  Allons, enfants de la Patrie, votre heure de gloire est arrivée et votre pire ennemi est à vos côtés.

Mes ennemis je les connais bien - mes « amis » je n'en sais rien - camarades, préservez-moi des miens.

 

* Rasque = bourbier

(1)  L'impérialisme canadien, sous Harper, a aussi participé à l'agression et est imputable pour ce crime de guerre contre le peuple libyen.


Salutations cordiales.

Robert Bibeau, le 5 octobre 2011.

 

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

robertbibeau@hotmail.com


Source : CENT PAPIERS.COM

lundi, 03 octobre 2011

LIBYE: LES VERITES VOIENT LE JOUR

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L'Alliance atlantique peut-elle plus, veut-elle plus en Libye ? Le fait est qu'elle se trouve dans une sale situation, parce que les initiateurs du bourbier actuel avaient des informations particulièrement optimistes, quand la réalité se trouvait dans l'anticolonialisme exacerbé du peuple libyen, dans ses capacités de résistance et dans son entêtement à ne jamais se soumettre, quel que soit le prix à payer. Les bombardements criminels et leur lot de victimes ont achevé de le convaincre qu'il doit se battre jusqu'au bout. Il ne reste plus aux agresseurs et à leurs supplétifs qu'à se gargariser d'une «victoire» que personne ne voit sur le terrain et à la fabriquer, coûte que coûte, en crédibilité, à une presse mondialisée et fédérée dans l'ignominie du mensonge.

Mais, inévitablement, le système médiatique commence à s'épuiser devant les faits. Il ne peut plus continuer indéfiniment à annoncer presque quotidiennement la prise de Béni Walid et, depuis quelques jours, il ne peut plus cacher pourquoi l'OTAN continue de bombarder et pourquoi le «nouveau pouvoir» ne trouve à s'installer nulle part. Les canaux alternatifs ont fini par gagner en audience et à attirer ceux, en masse, qui ont fini par être écœurés par les ridicules contorsions d'une presse qui n'arrive même plus à trouver les ressorts qu'il lui faut pour se renouveler. La faute est parfois imputée à l'inconséquence de l'OTAN/CNT, pour se dédouaner, ce qui arrive assez tard pour faire oublier des mois de mépris de téléspectateurs, d'auditeurs ou de lecteurs trompés. Sur des sites sourcilleux vis-à-vis de l'authenticité des informations postées, une leçon aux monopolisateurs de la démocratie, on peut accéder à une actualité qui ne met pas en scène les seuls «révolutionnaires» et qui n'est pas fabriquée par les centres de propagande.

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On peut apprendre qu'il n'y a pas de «victoire» mais un massacre continu que la «communauté internationale» ignore. On peut apprendre que les ONG humanitaires refusent ou sont interdites de porter secours aux habitants de Syrte qui paient le prix de défendre leur dignité et qui manquent cruellement de médicaments. On peut apprendre que le «nouveau pouvoir» ne contrôle pas grand-chose dans le pays et qu'à l'inverse, sans les bombes des avions occidentaux, il ne tiendrait pas une journée. On peut apprendre que des quartiers de Benghazi et de Tobrouk sont insurgés et que Tripoli vit un face à face où ce sont les résistants qui ont l'initiative avec le soutien de la population, dont les manifestations anti-OTAN sont sauvagement réprimées. On peut apprendre, surtout, malgré les prévisions de l'OPEP et de la presse spécialisée que la production de pétrole est loin de faire l'objet de la moindre prévision, puisque tout bonnement Brega et Ras Lanouf sont sous contrôle de la résistance libyenne et que Zaouiah connaît des assauts incessants.

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Ceci n'est qu'une partie de la liste des vérités qui ont fini par gagner une opinion qui grossit à vue d'œil. A leur lumière on pourra comprendre pourquoi le «nouveau pouvoir» reproche à l'OTAN de «ne pas faire assez» et pourquoi le colonel Roland Lavoie, porte-parole de l'opération «protecteur unifié» lui répond que «l'Otan n'a pas pour objectif d'apporter un soutien aux forces du CNT au sol». Dans la foulée, bientôt, il faudra bien que soit mise sur la table cette escroquerie criminelle de «protection des civils».


Par Ahmed Halfaoui


Source : LES DEBATS.COM

samedi, 01 octobre 2011

LIBYE - NOUVELLES DU FRONT (29 SEPTEMBRE 2011): DEFAITE REBELLE

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Caramba !

Il y a six jours, dans un article que nous avions intitulé «l'OTAN n'y croit plus, le CNT aussi», le 23 septembre dernier, c'était le constat d'un blues général dans le camp de ceux qui attaquent la Libye. Signe de Dieu ? Amateurisme de l'OTAN ? Toujours est-il que, les nouvelles du front sont désastreuses. Sur tous les fronts pratiquement, malgré la propagande. Ils avaient annoncé la chute imminente de Syrte et de Bani Walid. Échec et Mat !

Bani Walid : La journée a été surtout désastreuse sur le front de Bani Walid. En effet, le chef des opérations terrestres, Dan Salehim, a été tué et son corps n'a pu être amené par ses troupes mises en déroute. Eh oui, ainsi meurt un « rat » comme le dirait le leader libyen, Mouammar Kadhafi. Le gros des troupes a pris la poudre d'escampette, pris les jambes à son cou. Finalement, les bombardements de l'OTAN ne sont pas décisifs et du coup, les soldats de l'apocalypse demandent à leurs laquais du CNT de soudoyer les chefs tribaux et les habitants des villes, avec des espèces sonnantes et trébuchantes. 

Ah, encore une histoire d'argent ! On comprend pourquoi le CNT veut que s'accélère le vol des fonds libyens mis de côté par Kadhafi pour le bien des générations futures de son peuple. Ne dit-on pas souvent que bien mal acquis ne profite pas ? 

Syrte : ils disaient que le port de Syrte était sous leur contrôle. Il suffit de voir comment est construit le lieu de naissance de Mouammar Kadhafi. Débarquer par voie d'eau ne veut pas dire qu'on maîtrise le port où on accoste. Après de violents bombardements, par des pilotes de l'OTAN dont certains ne veulent plus bombarder les sites civils -vrai scoop-, les renégats sont entrés dans le port, avec à leur tête le commandant Mohamed Nabouss, croyant que tout leur était donné sur un plateau d'argent avant que la riposte se fasse. Nabouss a été tué. Seule issue de secours qui s'est avérée tragique: la mer. Au lieu de lâcher, avant de plonger à la mer, leurs Kalachnikov, leurs bottes de fortune, aussi,  sans oublier leurs gilets pare balles, ils ont plongé, se sont noyés ou se sont suicidés. Impossible de nager avec autant de kilos, non ? Un festin pour les poissons.

Quant à ceux qui sont entrés dans la ville, ils ont été reçus par un comité d'accueil digne, puisqu'ils étaient à pied, sûrs de leur fait. Leurs chefs accusent l'OTAN de ne pas en faire assez, et veulent l'intensification des bombardements... Étonnant pour les libérateurs autoproclamés qui devaient plutôt être accueillis à bras ouvert si leur révolution par procuration était populaire. Considérant donc qu'ils étaient à pied, ils n'ont pu s'échapper. Une vraie galère, un vrai piège à rats. Allah leur a gardé semble-t-il, à chacun, cent vierges, là-haut. 

Sabha : les médias « meanstream » avaient annoncé urbi et orbi que ce fief pro-Kadhafi avait été pris par les rebelles or, la vérité c'est que les populations avaient fui la ville pour se mettre à l'abri. Résultat des courses: les renégats ont pillé la ville. Tout dans la ville, jusqu'aux hôpitaux. Mais, hier, une mauvaise surprise les attendait. Revenus dans le secteur de la ville qu'ils pillent, le pire leur est arrivé. En sortant de la cité avec le fruit de leur rapine transporté dans 15 pick-up, ils ont rencontré sur leur chemin, des...Touaregs. Ils ont tous été éliminés. 

Ça devient de plus en plus dure cette histoire, non ? Vous avez dit révolution ? Ils ont cru qu'il s'agissait d'un jeu vidéo. C'est à mourir de rire !

Contre-attaque : rassurez-vous, les forces loyalistes ne font pas que se défendre. Elles attaquent désormais. C'est ainsi que, dans le sud libyen, les forces Libyennes ont contre-attaqué et mis en déroute les forces de l'OTAN/CNT, tuant au passage, plus de 50 personnes. Une triste journée pour les prédateurs. Nous l'avions annoncé, hier, ils nous ont ri au nez. C'est le retour pétaradant de Mouammar Kadhafi !

 

Source : Le blog d'Allain Jules

  

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LES NOUVELLES DU FRONT EN LIBYE : LES SURPRISES PROMISES PAR KADHAFI SE MULTIPLIENT

 

Les quartiers de Benghazi sont sous contrôle des milices qui soutiennent Mouammar Al-Kadhafi. Plusieurs régions voisines de Benghazi ont brandi des drapeaux verts. Deux villes, Tobrouk ainsi qu'une autre ont également développé des drapeaux verts. Ras Lanuf et Brega sont sous contrôle des volontaires. Par Hassan Alliby pour « stcom.net ».


Ben-Jawad est actuellement occupée par les « rebelles ». Les habitants de Ben-Jawad se sont depuis longtemps déplacé à Syrte ou une atmosphère tendue demeure. Au cours des deux derniers jours, les « rebelles » ont subit des défaites majeures. Trois commandants «rebelles » ont été tués et plus de 2.000 « mercenaires » blessées. Certaines équipes sont retournées à Misrata, ou la situation qui s'y développe  pour les « insurgés » est également critique.

A Syrte les « forces » du « CNT » se regroupent faiblement. Malgré cela, avec le soutien des « forces aériennes » de l'« OTAN », les «rebelles » ont regroupés dans l'Est toute leurs « forces » et ont réussi à prendre quelques districts à l'ouest de Syrte. Mais la « guérilla verte » garde l'avantage. Une forte explosion à eut lieu dans un hôtel lors d'une réunion entre les dirigeants des représentants des rebelles et les français et les britanniques. Selon un bilan provisoire, environ 90 personnes ont été tuées. Cette attaque réalisée par les « milices » de la résistance a contraint les « rebelles » à prendre la fuite.  À l'heure actuelle, des combats se déroulent à la périphérie de Syrte. Les rebelles sont constamment attaqués, mais les défenseurs ont mené une foudroyante contre-attaque et repoussé les « rebelles », les forçant à se retirer. Le  problème majeur pour la ville est les bombardements des avions de l'« OTAN » qui, selon certaines sources, « utilise du phosphore blanc contre les habitants de la ville ». Les bombes de l'« OTAN » sont larguées sans arrêt depuis 48 heures, mais un tapis de bombes ne peut pars briser la résistance. En attendant, les défenseurs de Syrte ont réussi aujourd'hui à abattre un hélicoptère des « forces » de l'« OTAN».

LA SITUATION A TRIPOLI EST A L'AVANTAGE DE LA RESISTANCE

En ce moment même, la périphérie de Tripoli est entre les mains des milices et de l'armée. Le matin du 29 Septembre 2011 tous les postes «rebelles » à Tripoli ont été attaqués par l'« armée libyenne ». Un certain nombre de lieux ont été reconquis. En particulier, le siège de la « CIA» et de l'« OTAN » ou des documents ont été saisit.  Un message très intéressant vient de nous parvenir selon lequel de nombreuses zones de la ville ont soulevé les « drapeaux verts ». Nous entendons des explosions, notamment dans le quartier de Bab al-Azizia. Le port de la ville a été attaqué, poussant les « rebelles » à quitter certaines zones du port. Il a également été signalé la capture de mercenaires de « Grande Bretagne, de la France et du Qatar à Tripoli ».

A BANI WALID LA SITUATION S'EST SOUDAINEMENT RETOURNEE

Après que la résistance ait tué le commandant des « rebelles » à Beni Walid, les « rebelles », épuisés et démoralisés, ont fuit la ville. Mouammar Kadhafi avait déclaré l'autre jour que les « rebelles » doivent s'attendre à une grosse surprise. Et ces derniers jours sont riches en surprises [*].

Voir, ci-dessous,  la vidéo Frappe chirurgicale du Sniper de Syrte qui d'un obus a mis hors d'état de nuire Noureddine El Gene, le commandant des « rebelles » de Misrata :


VIDEO:  LIBYE : FRAPPE CHIRURGICALE A SYRTE TUANT NOUREDDINE EL GENE, LE COMMANDANT DES REBELLES DE MISRATA.

 

Source: NERRATI.NET

jeudi, 29 septembre 2011

LIBYE: LE RETOUR PETARADANT DE KADHAFI - GADDAFI IS BACK!



MOUAMMAR KADHAFI 8.jpg

Nous pouvons, sans le moindre risque, d'ores et déjà vous annoncer que les jours de l'OTAN/CNT déchanteront d'ici la semaine prochaine et que le vrai leader de la Jamahiriya arabe libyenne et socialiste sera de retour. Et fortement. Tremblez bande de tueurs d'enfants ! Ah, au lieu de mettre sur pied un vrai gouvernement, l'illégitime CNT s'est engagé dans une partie de poker menteur insipide où, il a simplement donné des postes ministériels par ville. Une sorte de planification hypocrite alors que le « rebelle » choisi de Brega ou de Misrata ne représente que lui-même et non la population de sa zone tribale ou de sa région. Ce Gouvernement fantoche est donc refusé par les chefs de tribus, sans que les médias « meanstream » n'en parlent. Mais, il y a pire.

Ces médias auraient aimé dire urbi et orbi que le leader panafricaniste libyen a été pendu haut et court, qu'il a été arrêté ou même tué. Hélas, tous ces rêves en couleur sont renvoyés aux calendes grecques parce que l'insaisissable guide bénéficie de la protection de vaillants guerriers Touaregs irrépérables dans le désert arrivés par milliers sur le sol libyen (12 000 membres) et que des millions de Libyens lui apportent soutien et aide journalière face à la sempiternelle et immémorielle barbarie de l'Occident via l'OTAN contre l'Afrique.

Pour atteindre le guide libyen, faudrait tuer des dizaines de milliers de Libyens. C'est vrai que les monstres génocidaires de l'OTAN ne reculent devant rien et argueront comme depuis le début, alors qu'ils bombardent les populations civiles, que, « c'est pour la protection des civils »...mon oeil. Des opérations d'envergure et inarrêtables auront lieu bientôt, à Tripoli voire Benghazi. Soyez en sûr. Peu à peu, le Libyen sort de sa torpeur et se réhabilite. Le danger viendra d'un enfant, d'un vieux, d'une femme. Quoi de plus légitime quand la souveraineté de son pays est menacée ? Quand on veut vous réduire en esclavage ?

Ce qui est réel aujourd'hui, malgré le black-out total sur ces évènements, sachez que Brega, Zawiyah  ou encore Ras Lanouf, ne sont plus aux mains du CNT. A Zliten, les renégats sont entrain d'être mis en déroute. La non-information, pour ne pas décourager les « troupes », et surtout pour ne pas montrer que l'intervention de la coalition armée la plus « puissante » au monde est mise en échec par un petit peuple, mais vaillant. Il ne faut pas en parler, donc. La haute technologie, la puissance de feu et la propagande mortifère ne peuvent venir à bout d'un peuple fier.

Ne vous méprenez pas, la prise supposée de Tripoli n'est en rien la fin de quoi que ce soit. Le génocide organisé, enfin, contre les villes de Syrte ou de Bani Walid parce qu'elles sont proches de Mouammar Kadhafi par affinités ethnico-tribales ne changera rien à la situation. Le CNT qui ne peut gagner la guerre face aux loyalistes ne peut imposer une quelconque autorité sur les Libyens. Leur seul salut c'est l'implantation ad vitam aeternam des soldats de l'apocalypse de l'OTAN en Libye. Après le vrai-faux charnier d'Abou Salim que nous dénoncions, nous sommes heureux de savoir que les médias « meanstream » reconnaissent enfin leur faute. Certains sont allés jusqu'à dire que c'était l'oeuvre d'Hannibal Kadhafi.

 

Source : Le blog d'Allain Jules