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mercredi, 10 septembre 2014

COTE D’IVOIRE: EMERGENCE ILLUSOIRE OU EMERGENCE D’UNE PAUVRETE CROISSANTE?

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Emergence 2020, excellence pour l’émergence de la Côte d’Ivoire, émergence par-ci émergence par-là, on n’entend que cela de la part des autorités ivoiriennes. Et pour s’en convaincre on brandit les taux de croissance  flatteurs de ces 3 dernières années, 8% en moyenne, et on monte en épingle quelques travaux en trompe l’œil en cours ou projetés à Abidjan et l’achèvement de chantiers emblématiques (le prolongement de l’autoroute du nord, les travaux urbains d’Abidjan et le pont de Jacqueville) entamés sous l’administration Gbagbo.

Mais, aujourd’hui, 3 ans et demi après l’arrivée au pouvoir par la force de Ouattara on est en droit de se demander si la Côte d’Ivoire marche vraiment vers l’émergence. Ce pays peut-il devenir émergent en moins de 10 ans comme le promet le pouvoir ivoirien ? La situation actuelle et son évolution projetée se font-elles dans l’intérêt des ivoiriens et des populations vivant en Côte d’Ivoire ? Garantissent-elles un recul de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations ? A qui profite le crime du nouveau cycle d’endettement et « d’aides » générés par la croissance actuelle ?

Sans refuser l’émergence, ces questions méritent d’être examinées sérieusement. C’est ce que tente de faire ce papier.

La Côte d’Ivoire enregistre une croissance forte depuis 2012, estimée à 9.8 % en 2012, 8.7 % en 2013 et prévue entre 8 et 9% en 2014. La croissance économique de la Côte d’Ivoire depuis 2012 s’explique par 3 phénomènes :

1) le rattrapage économique, consistant à remettre le compteur de la croissance à 0% dans un pays qui avait une croissance économique de 2.4% en 2010 et qui a chuté à -4.7% en 2011. Pour se faire il fallait réaliser au moins 7.1% de croissance, presque mécanique dès que les activités ont repris. Tout se passe comme si pendant un mois l’on bloque votre salaire qu’on vous reverse les mois suivants sur votre salaire, vous aurai l’impression d’avoir un salaire plus élevé mais en réalité il n’en est rien. Le taux de croissance de 9.8% de 2012 permet tout juste de constater une croissance réelle supplémentaire de seulement 2.7% par rapport à 2010, et ceci malgré toutes les ressources injectées dans l’économie (qui était littéralement sous perfusion) et le soutien inconditionnel de la communauté internationale ;

2) l’impact du PPTE, notamment son volet d’annulation effective (une partie des annulations ayant été déjà consumée par l’effort d’apurement des arriérés supporté par la Banque Mondiale et la BAD et d’autres opérations antérieures, telles que les travaux urbains d’Abidjan (PUIUR) de la Banque Mondiale, pour un total de 1.5 milliards dollars US sur les 5 milliards d’allègement total attendus, dont plus de 60% dans le cadre du programme très contraignant de C2D) et la reprise des investissements directs étrangers (IDE). Le gouvernement en a profité pour se lancer dans un ré-endettement accéléré tout azimut, l’achèvement des chantiers lancés à Abidjan avec le concours de la Banque Mondiale depuis 2008, le prolongement de l’autoroute du nord, le pont de Jacqueville et un vaste programme de dépenses présidentielles non maîtrisées. C’est ce qui explique que le bond le plus important des investissements depuis 2012 est observé au niveau des investissements publics;

3) la surconsommation des élites et des ex-rebelles pilleurs, consommant leur butin de guerre tandis que la majorité de la population tire le diable par la queue, s’accompagnant d’un accroissement des importations. Les importations qui se montaient à 3062.3 milliards en 2011 passent à 4740.2 milliards en 2012 (+54.8%), et à 5013 milliards en 2013 (+5.75%). Elles sont prévues à 5434.7 milliards en 2014 (+8.4%) et à 5887.7 milliards en 2015 (+8.3%), pratiquement au même rythme que la croissance réelle projetée. Les exportations quant à elles stagnent sur la période. Les exportations qui se montaient à 5806.9 milliards en 2011 passent à 6006 milliards en 2012 (+3.9%), et à 6084 milliards en 2013 (+1.3%). Elles sont prévues à 6599.3 milliards en 2014 (+8.5%) et à 6986.9 milliards en 2015 (+5.9%).

On comprend la forte dégradation du compte courant de la balance des paiements. Le solde courant en pourcentage du PIB se monte à 12.9% en 2011, -1.9% en 2012 et -4.2%. Il est prévu à -4.1% en 2014 et -4.9% en 2015. Une telle dégradation rapide et durable des comptes courants extérieurs traduit la perte de compétitivité de l’économie.

Ces tendances de la croissance de l’économie ivoirienne ne peuvent être soutenables que si elles s’accompagnent d’un endettement extérieur continu. Or la bulle de l’endettement est en train de se dégonfler, personne ne veut voir la Côte d’Ivoire redevenir surendettée. Même le succès relatif de l’émission récente d’eurobonds (avec un taux d’intérêt de 5.65%, qui est presque le double des taux LIBOR plus 2 à 3%, soit 2.5 à 3.5%, offerts par les marchés au moment de l’opération) n’est que l’hirondelle qui est loin d’annoncer un nouveau printemps du surendettement irresponsable des années Bédié. D’ailleurs, le fait que l’Etat n’est retenu dans cette opération que 750 millions de dollars US sur un carnet d’offre de 4550 millions de dollars US, soit seulement 15.75%, et l’échec du dernier emprunt obligataire sur le marché de l’UEMOA sont des signes des limites imposées à un ré-endettement trop rapide du pays.  

Par ailleurs, la nature profonde de cette croissance explique sa fragilité et son faible impact positif sur la vie des populations.

Tout d’abord les ressorts de la croissance sont temporaires (le rattrapage économique mécanique et les effets de la réduction du stock de la dette extérieur) agissent comme un choc mou favorable. Le rattrapage économique s’est accompagné d’une explosion de l’inflation (jusqu’à 14% de taux d’inflation, près de 5 fois la norme communautaire). Si le pays était bien organisé en cette année l’évolution aurait entraîné un accroissement des recettes publiques. Mais, les pillages et la désorganisation des régies financières n’ont pu permettre de capter ces recettes. L’Etat, qui était porté à bout de bras par la communauté internationale, s’est au contraire lancé dans une course effrénée au ré-endettement. Une partie de ces fonds a alimenté la croissance des investissements publics (doublement entre 2011 et 2012), exécutés essentiellement par les firmes étrangères, notamment françaises. Le pillage des domiciles et des entreprises ont permis aux ex-rebelles de constituer une sorte d’accumulation primitive qui servira, à côté de tous les trafics et les détournements de fonds constatés dans presque tous les secteurs, à alimenter la consommation de biens importés par une petite frange de la population au détriment du plus grand nombre, maintenu dans la misère. Tout se passe comme si le pays a vécu au cours de ces 3 dernières années sur les importations de biens d’équipements et mobiliers pour les grands travaux et les biens de consommation financées par l’endettement public et les fruits des rapines.

Comme indiqué ci-dessus ces éléments ne peuvent être durables. La capacité de ré-endettement de l’Etat à une limite, apparemment déjà atteinte et on ne peut piller indéfiniment des biens et patrimoines (publics et privés) qui ont été constitués pendant des décennies, qui ne peuvent se renouveler du jour au lendemain. C’est le propre des systèmes qui repose sur la prédation et qui dépérissent à l’épuisement des ressources pillées.

La stratégie de relance adoptée par le pouvoir, tirée essentiellement par la demande publique aurait du être relayée  par une simulation des ressorts d’une croissance tirée par l’offre avec un appareil de production revigoré. Ce n’est pas le cas, il n’y a donc pas de création significative de richesses pouvant permettre de faire face à un endettement continu. Le règne de l’insécurité provoqué par des désœuvrés en arme faisant office de force de sécurité, ne milite pas en faveur d’investissements durables et créateurs de richesses. On constate l’absence d’une politique de stimulation de l’offre et de la compétitivité (forte hausse des importations et stagnation des exportations).

Ensuite, la croissance de ces dernières années en Côte d’Ivoire n’est pas inclusive, elle est même exclusive. La majorité des ivoiriens ne voient pas les taux de croissance extrêmement élevés impacter positivement leurs conditions de vie. Les emplois sont toujours aussi rares malgré le « vuvuzela » du gouvernement sur la création d’emplois, la vie est toujours aussi chère, les services publics délabrés (peu de nouvelles écoles primaires, de nouveaux lycées, et ceux existant sont peu entretenus, pas de nouveaux hôpitaux et centres de santé, ceux existant sont à l’abandon, dépourvus de médicaments, même les CHU ne sont pas mieux lotis, on parle de plan d’urgence de remise en état des services des urgences, tandis qu’on est obligé de fermer certains CHU). Toutes les routes nationales et départementales sont délabrées, de nombreuses voies secondaires et pistes rurales sont presque fermées, envahies par la broussaille. La voirie urbaine dans les principales villes est moins bien tenue que pendant les 10 ans de guerre imposés à l’administration Gbagbo.

En fait, la croissance économique qu’on observe en Côte d’Ivoire depuis 2012 traduit le retour à une économie totalement extravertie, désarticulée, et qui ne profite point au plus grand nombre d’ivoiriens. Les ivoiriens assistent, impuissants, à la gloutonnerie des pillards et leurs alliés abusivement baptisée croissance économique. En effet, avec une production agricole stagnante, l’extraction pétrolière en baisse et une industrie manufacturière en berne, la croissance ivoirienne actuelle est tirée par quelques grands travaux financés sur emprunt public et exécutés par des entreprises étrangères, notamment françaises, accompagnées par leurs auxiliaires que constituent les capitalistes arriérés complices de la rébellion en provenance des pays de la sous-région (surtout du Burkina Faso) sur le modèle de richissimes analphabètes comme les Kagnassi et Kanazoé. Ceux-là ne peuvent concurrencer les grands groupes français et se contentent toujours des domaines cédés en sous-traitance que ces derniers n’affectionnent pas sur les projets qu’ils gèrent (construction de barrages hydro-électriques, BTP, construction et immobilier, secteur minier, etc.). La croissance est également tirée par la surconsommation des produits importés de l’élite actuelle et des chefs rebelles, également analphabètes pour la plupart, ayant mis sous coupe réglée tous le pays. Tout ce beau monde est abonné à un retour déconcertant au mimétisme des années 1970 et 1980, jusque dans les habitudes vestimentaires (on abandonne les chemises et les tenues locales) et au recours à des produits artistiques importés (abandon des artistes locaux), mettant à mal la balance des paiements et la parité du F.cfa.

Dans le même temps le pouvoir s’emploie à étouffer les petits commerces, les services de proximité (le transport informel, les cabines téléphoniques, les petits mécaniciens et réparateurs divers, etc.) au prétexte d’une politique d’assainissement des grandes villes, notamment d’Abidjan. Cette tendance à étouffer le secteur privé local se retrouve dans le refus d’apurer les arriérés intérieurs et même de continuer à les accumuler.

Ainsi les arriérés sur la dette fournisseurs se sont accrus de 95.4 milliards en 2012 après une réduction de 25 milliards en 2011 et au lieu d’une réduction de 25 milliards prévue comme en 2011 (soit un gap de 120.4 milliards par rapport au programme). La programmation de la réduction de la dette fournisseur était de 50 milliards en 2013 et 2014 et de 40 milliards en 2015. Mais la programmation n’a pas été respectée en 2013 et rien ne nous dit que ce sera le cas en 2014 et 2015. La dette intérieure s’est transformée en un feu d’où viennent s’immoler les « desesperados » du régime qui s’attendaient à une pluie de milliards qui inonderait tous les foyers. Effectivement la pluie est tombée d’une manière jamais observée en  Côte d’Ivoire m’est c’était pour noyer les ivoiriens.   Il faut ajouter à ces arriérés sur la dette fournisseurs les arriérés sur le service de la dette intérieure : 348.9 milliards en décembre 2012, 327 milliards en décembre  2013 et 307.4 milliards dès mars 2014. Ainsi pour la seule année 2012 pour laquelle nous disposons de toutes les données les arriérés intérieurs (dette fournisseurs et service de la dette intérieure) se seraient monté à 444.3 milliards, pas loin d’1 milliard de dollars US (906 millions exactement). Ainsi, le pays se ré-endette rapidement tout en accumulant les arriérés intérieurs. Quel pays dont l’économie à la dimension  de la Côte d’Ivoire peut « immoler » son secteur privé domestique à ce point et espérer voir une relance de l’offre domestique. Il est totalement illusoire de croire que l’investissement privé peut décoller dans ces conditions. A ce rythme, la solution Mandiara Ouattara risque d’être la solution de l’émergence.

L’autre boulet de l’évolution économique actuelle de la Côte d’Ivoire c’est la cherté de la vie, qui mesure en fait le degré d’appauvrissement des populations. Le gouvernement dit que le taux d’inflation est faible depuis 2012 (autour de 2% l’an). Mais, paradoxalement les populations continuent de vivre les affres de la vie chère. La réalité réside dans l’explosion des prix de 2011 (plus de 14% d’inflation en une seule année, soit un taux d’inflation de près de 5 fois la norme communautaire et du taux d’inflation habituelle autour de 3%). On a expliqué que cette explosion était due à la guerre et à la crise post-électorale, ayant perturbé temporairement l’offre (notamment le dérèglement des travaux champêtres et une montée en flèche du racket) et occasionné un gonflement anormal des marges des distributeurs et des commerçants.

Il faut ajouter aux facteurs à l’origine de la cherté de la vie les impacts de certaines mesures prises par le gouvernement lui-même : augmentation à répétition des prix de l’électricité, augmentation des prix du carburant, une conséquence du rétablissement sans gardes de fou du mécanisme de fixation automatique des prix des produits pétroliers, le harcèlement des petits métiers et commerce de proximité qui proposent grâce à la divisibilité des ventes des packages quantité-prix de certains produits essentiels supportables par les plus démunis, la récente fixation du péage sur l’autoroute du nord à un niveau exorbitant, etc.. Toutes ces mesures ont contribué à maintenir le niveau des prix très haut.

Une fois le niveau des prix atteint cette crête, la seule façon de ramener les prix à des niveaux supportables c’est une baisse en niveau des prix grâce à une normalisation progressive de l’offre et à un retour à des marges de distribution raisonnables. Le fait d’avoir des taux d’inflation plus faible sur des prix qui ont déjà atteint le plafond ne résout donc pas le problème de la cherté de la vie. Le pouvoir ivoirien est incapable de résoudre ce problème ; ou bien il ne le comprend pas, ou bien il n’ose pas s’attaquer aux vrais causes du phénomène puis qu’elles impliquent ses soutiens (les distributeurs et commerçants et les forces de « l’ordre », notamment les FRCI). Et c’est la population qui paie cette incurie des gouvernants.

On pourrait multiplier les domaines dans lesquelles l’évolution récente ne rapproche pas la Côte d’Ivoire d’une quelconque émergence mais au contraire la précipite dans le gouffre des incertitudes économiques et de l’appauvrissement accéléré des populations.

Méfions-nous des taux de croissance flatteurs de la Côte d’Ivoire depuis 2012. Ils ne doivent pas nous faire perdre de vue la fragilité des sources de la croissance, son caractère exclusif et la pauvreté croissante qu’elle engendre. Ceci ne doit pas occulter le ré-endettement irresponsable et l’accumulation des arriérés intérieurs. Ceci ne doit pas occulter l’affaissement de la compétitivité du pays avec un déficit de la balance des paiements courants qui explose littéralement.

 

Par Jean Charles TIEMELE, Expert Economiste Financier.

jeudi, 12 juin 2014

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO!

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Depuis son élection en 2000, le président Laurent Gbagbo a été la victime d’attaques répétées - médiatiques, politiques, puis militaires -, qui ont culminé après sa réélection confirmée par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, avec son arrestation le 11 avril 2011 par les forces spéciales françaises aidées par leurs supplétifs africains.

Après 10 jours de bombardements de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, et particulièrement de la résidence présidentielle, suivis d'une répression impitoyable par les forces coalisées, provoquant des milliers de victimes parmi les partisans civils du président Gbagbo, ce dernier a été incarcéré hors de toute légalité dans le Nord du pays, dans des conditions de détention scandaleuses, ainsi que sa famille et l’ensemble de son gouvernement.

La justice des vainqueurs a ensuite organisé, en complicité avec le procureur de la Cour pénale internationale, les puissances néocoloniales et le nouveau régime qui leur est inféodé, son transfèrement à la Haye dans des conditions juridiquement plus que contestables.

Pour que la force des armes ne devienne pas un droit, nous, responsables politiques et intellectuels d’Afrique et du monde :

- Exigeons lalibération immédiate du président Laurent Gbagbo ;

- Demandons sa réhabilitation judiciaire pleine et entière.

Seules cette libération et cette réhabilitation créeront les conditions du rétablissement d'une confiance mutuelle entre les populations de Côte d'Ivoire et d'une véritable réconciliation nationale.

 

SIGNATAIRES

 

Association des Amis de Laurent GBAGBO

Albert BOURGI / Robert CHARVIN / Bernard Binlin DADIE / Amath DANSOKHO

Mireille FANON MENDES FRANCE / Patrice FINEL / Michel GALY

Joseph Kokou KOFFIGOH / Guy LABERTIT / Malick NDIAYE

Jean-François PROBST / Denis PRYEN / Paul Bert RAHASIMANANA / Aminata TRAORE

Jean ZIEGLER / Kofi YAMGNANE / Boubacar Boris DIOP

Massa KONE (militant pour la défense des droits des démunis au Mali)

Félix TANO (ancien membre du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire)

Les anciens Ministres de Côte d'Ivoire Adou ASSOA, Ahoua DON MELLO, Bertin KADET,

Lazare KOFFI KOFFI, Douayoua LIA BI, Clotilde OHOUOCHI, Hubert OULAYE /

Bernard HOUDIN / Hanny TCHELLEY / Calixthe BEYALA / Jean-Paul VANHOOVE

Alain CAPPEAU / René EMEH ELONG (U. P. C. en France – Cameroun)

Jean Paul TCHAKOTE (S. D. F. en France - Cameroun) / Djamal BENMERAD (Belgique)

Gadji CELI (Président en exil de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire, et du Bureau ivoirien du Droit d'auteur)

Didier ORSOT (Londres) / Prince SERRY dit JAH PRINCE

 

Contact Presse :

Raphaël DAGBO, président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

Tél : 06 15 52 35 06

E-Mail : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com

mardi, 10 juin 2014

LES VICTIMES DE DUEKOUE ECRIVENT AU PRESIDENT GBAGBO, PILIER INCONTOURNABLE DU PARDON ET DE LA VRAIE RECONCILIATION EN COTE D’IVOIRE

 

 

GBAGBO, OUATTARA ET BEDIE.jpg

Bien cher Président,

Ce sont déjà trois longues années qui sont passées depuis ce triste et honteux 11 Avril 2011, quand les forces de l’impérialisme et du mal, prises dans un flagrant délit de crimes de masses au sein et tout autour de votre résidence, ont décidé, à défaut de vous assassiner, de vous embastiller, loin de votre peuple. Malheureusement pour nos bourreaux et nos tortionnaires, "l’esprit GBAGBO", a été et reste, plus que jamais omniprésent dans notre quotidien à tous, victimes et bourreaux confondus !

Dans leur méchante volonté de vous jeter dans les souterrains de l’oubli, ils ont ainsi ameuté le monde entier à s’intéresser de plus près à vous, à notre sort d’Ivoiriens pris en otage dans notre propre pays mais surtout à faire l’inventaire encore inachevé de leurs crimes en association avec les bandes de rebelles qu’ils ont formés au Burkina Faso pour attaquer la Côte d’Ivoire en Septembre 2002.

A la veille de l’audience du 13 Juin 2014 à La Haye et à l’aube de ce "jour nouveau" qui, nous le croyons, s’est déjà levé sur la Côte d’Ivoire, à vous, notre bien-aimé Président, nous, victimes des crimes les plus odieux et encore impunis car minimisés par vos geôliers de la C.P.I., nous voulons, du fond du cœur, vous dire merci. Oui, Président GBAGBO, merci ! C’est vrai, tous ceux des nôtres qui sont morts par leurs bombes ne reviendront plus à la vie. Mais que se serait-il donc passé, à ce jour, si vous en qui nous avons eu confiance et qui incarne l’espoir de notre peuple, vous aviez fui dès que votre résidence a été attaquée ? En toute sincérité, très cher Président, votre courage, votre détermination et votre foi  ont sauvé la mise à tous les patriotes restés en vie et au pays même. Et voici qu’après de longues et interminables nuits de mensonge, la vérité vient, de façon irrésistible, grâce à votre ténacité à La Haye, éclairer notre "terre d’Espérance", l’Afrique et le monde de la lumière d’un jour nouveau, (en souvenir d’une vos paroles fortes de la campagne présidentielle en 2010). Nos adversaires auront-ils l’audace ou le courage de vouloir aller avec nous, comme nous le souhaitons, jusqu‘au bout de cette affaire ?

Seulement, chose curieuse ou bizarre, Président GBAGBO, où sont-ils tous passés, tous ceux-là qui vous ont empêché, dès votre élection en 2000, de réaliser le programme pour lequel nous vous avions élu ? Où sont-ils, tous vos détracteurs tels CHIRAC, DE VILLEPIN, Michèle ALLIOT-MARIE, SARKOZY et KOUCHNER, par exemple, pour ne citer qu’eux ? Nous les savons vivants mais pourquoi se tiennent-ils en retrait, loin de La Haye, au lieu de s’y rendre pour confirmer tout simplement les charges retenues contre vous ? Pourquoi se sont-ils emmurés désormais, dans un silence des plus bruyants car trop suspect, tant ils ont vociféré ici contre un président légalement élu en Côte d’Ivoire, fait la part belle à des rebelles  qui ont éventré des femmes enceintes ou décapité des bébés ? Où sont-ils, pour enfin en finir avec  vous, l’innocente victime de leur méchanceté qui a fait assassiner sans suite aucune même certains de leurs propres compatriotes tels Philippe REMOND, LAMBELIN et autres, parce que ces derniers avaient pris fait et cause pour le peuple de Côte d’Ivoire? Quel complexe ou handicap majeur les tient aussi loin de La Haye, surtout qu’en 2004, ces dirigeants français vous ont accusé, Président GBAGBO, d’avoir fait tuer neuf de leurs soldats, quand notre armée nationale chassait les rebelles de Bouaké ? Des soldats français dont les parents n’ont pas pu voir ou fait autopsier les corps car précipitamment enterrés aux Invalides à Paris.             

Président GBAGBO, ils ont longtemps menti au monde pour nous assujettir. Ils ont rugi contre vous et ils ont fini par rougir devant votre refus de vous soumettre à leurs ordres iniques. Ils ont donc tremblé de tout leur corps et tel Lucius –le diablotin-, ils ont porté le fer et le feu contre vous et votre peuple. En vous emprisonnant après avoir massacré votre peuple dont le seul crime est sa dignité non négociable, ils avaient cru leur tour bien joué. Malheureusement pour nos bourreaux, depuis le 11 Avril 2011, le devoir d’humanité, de par le monde entier, par souci de vérité et de justice, a pris son envol, s’est amplifié chaque jour, contrairement au temps qui semblait s’être arrêté ce jour-là. Qui, bien sensé, peut aujourd’hui nier la victoire du sens de devoir d’humanité conduit par des millions de démocrates aux quatre coins du monde, sur la perfidie rétrograde d’impérialistes et leurs obligés aux abois ?

Président GBAGBO, en raison des quelques propos qui précèdent mais aussi de nombreux autres faits à notre avantage à tous, nous,  victimes de Duékoué, nous vous disons tout simplement merci !!! Merci de n’avoir pas enjambé le mur de la clôture de votre résidence pour abandonner votre peuple aux mains de génocidaires désormais pris au piège du flagrant délit, de la confusion et d’une grande amertume. Merci pour ce courage, pour cette détermination, cette foi  et cette sérénité qui nous ont donné des raisons sérieuses d’espérer quand, en réfugiés sur nos propres terres,  nous vivions entassés tels des  objets, à la Mission Catholique de Duékoué, ce jour noir du 11 Avril 2011 !

Dans quelques jours, Président GBAGBO, nous serons le 13 Juin 2014. Pour nous, victimes de Duékoué, ce jour est déjà passé ! Une façon pour nous de dire que la Cour Pénale Internationale sait très bien depuis toujours que vous avez tort, vous et tous nos compatriotes dans les prisons françaises en Côte d’Ivoire, vous avez tort simplement parce que vous avez toujours eu raison depuis le début de cette scabreuse affaire montée par la France du gain cupide et assassin. Grand bien lui fasse, à cette France, de comprendre que seule votre libération libèrera le chemin obstrué de sa tranquillité, tellement cette France s’est fourvoyée  en bombardant lâchement notre peuple, après des siècles de pillage de nos ressources. Or, ce n’est point parce que la C.P.I. se refuse d’analyser ou d’enquêter sur une gratitude aussi basse de la part de la France que nous, victimes de tous ces dérapages néocolonialistes, nous allons abandonner notre Président, le Timonier de la renaissance africaine aux mains de geôliers aux ordres des forces impérialistes.

La C.P.I. qui joue son propre destin dans ce procès contre vous, Président GBAGBO, saura trouver les mots justes pour masquer le cuisant échec et la honte de ceux qui, comme des pirates, se sont crus pendant longtemps les maîtres de nos vies. Président GBAGBO, votre peuple vous attend, sans colère et sans haine, pour aider à effacer la grande honte subie par tous ceux qui vous ont lâchement attaqué et vilipendé mais qui peinent aujourd’hui à nous réconcilier,  à votre insu. C’est dans le calme et la sérénité que nous vous attendons Président GBAGBO, votre fils BLE Goudé Charles aussi, surtout qu’il n’y a vraiment rien en face, du Quai D’Orsay à La Haye via l’Elysée, si ce n’est du maïs !

Notre honneur et notre dignité n’étant pas négociables, nous vous disons : "à bientôt Président !!!" et paix sur nos - plus que trois mille - morts.

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel Caleb, le 6 Juin 2014.

TENTATIVE DE BÂILLONNEMENT DE LA PRESSE PANAFRICAINE, RSF INTERPELLE AFFOUSSY BAMBA

 

 

Reporters sans frontières

 


LETTRE OUVERTE DE RSF À LA MINISTRE DE LA COMMUNICATION DE COTE D’IVOIRE


PUBLIÉ LE MARDI 3 JUIN 2014.



Madame Affoussiata Bamba Lamine, Ministre de la Communication de la République de Côte d’Ivoire, BP. V 138 ABIDJAN 01 CÔTE D’IVOIRE

Objet : Atteinte au pluralisme des médias

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Madame la Ministre de la Communication,

 

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de l’information, souhaite vous faire part de son étonnement à la lecture de votre lettre adressée à votre homologue béninois en date du 14 mai 2014 dans laquelle vous lui demandez de « mettre un terme » aux émissions « Devoir de vérité » et « Devoir de vérité Actu ».

Les émissions ont par la suite été suspendues en date du 30 mai 2014 sur décision de la Haute Autorité de la communication béninoise.

Nous avons pleinement conscience du caractère partisan et de la présentation partiale des faits par ces deux émissions, néanmoins cela ne nous semble pas justifier une telle ingérence dans l’audiovisuel privé d’un pays voisin.

Le 12 mai 2014, lors de notre rencontre à Abidjan, le président Alassane Ouattara avait certes estimé que le climat politique n’était pas encore « propice » à la libéralisation des médias audiovisuels, mais s’était néanmoins déclaré en faveur de l’esprit d’une telle évolution. Comment justifier alors cette plainte qui va clairement à l’encontre du pluralisme et de l’ouverture voulus par le président ?

Quand l’audiovisuel ivoirien sera libéralisé, après les élections de 2015, engagement du président Ouattara, le gouvernement ivoirien aura sûrement à faire face à des opinions très critiques. La solution du ministère de la Communication sera-t-elle alors de faire taire ces voix dissidentes, hors de tout recours légal ?

Nous vous demandons de réaffirmer au plus vite votre attachement au pluralisme des médias audiovisuels et de mettre un terme à ces mesures interventionnistes.

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous porterez à notre demande et vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Christophe Deloire
Secrétaire général de Reporters sans frontières

 

CC/
Monsieur Komi Koutché, Ministre de la Communication de la République du Bénin

Monsieur Amadou Coulibaly, Conseiller en communication pour l’audiovisuel et les TIC, Présidence de la République de Côte d’Ivoire

Monsieur Charles Providence Gomis, Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en France

Monsieur Théophile Nata, Président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication de la République du Bénin

vendredi, 30 mai 2014

LE REGIME IVOIRIEN MENACE LA CHAINE INTERNATIONALE DE TELEVISION BASEE AU BENIN

 

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Alassane Dramane Ouattara a peur de la vérité sur la Côte d’Ivoire

 

Emission "Devoir de Vérité" sur Canal3 Monde: Le régime ivoirien menace la chaine Internationale de Télévision basée au Bénin.

 

Le régime d’Alassane Ouattara est décidément allergique à la diversité d’opinion. Après avoir échoué à corrompre la chaîne satellitaire camerounaise, Afrique média, c’est désormais la chaîne béninoise Canal 3 monde qui est dans son viseur. En cause, la diffusion sur cette chaîne de deux programmes dénommés : «Devoir de vérité et Devoir de Vérité Actu » depuis le 23 février dernier. Des émissions qui visent à restituer la vérité sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire durant la gouvernance du président Laurent Gbagbo y compris pendant la crise post-électorale. et le gouvernement ivoirien n’y va pas de main morte pour obtenir gain de cause.

Pressions politiques, diplomatiques, menaces de procès etc. tout y passe. Selon des informations de sources crédibles, le régime Ouattara a envoyé dans ce mois de mai, deux missions en vue d’obtenir la suppression desdites émissions. La première, du 12 au 14 mai, conduite par un membre du ministère de la communication a tenté en vain d’obtenir du gouvernement béninois, la suppression de ces programmes au motif qu’il s’agit d’une « manœuvre de déstabilisation du régime Ouattara ». Les autorités béninoises qui l’ont reçu lui ont plutôt indiqué la voie du droit de réponse. En réalité, les autorités béninoises ne voient pas vraiment en quoi, une émission qui privilégie les faits, rien que les faits, pourrait déstabiliser un Etat. En plus, l’envoyé du régime Ouattara n’a apporté aucun argument solide au soutien de sa demande. Une autre mission a suivi. Elle était conduite par un conseiller technique au ministère ivoirien de la communication. D’origine béninoise, il paraissait plus apte à réussir. même démarche, même réponse: niet. Alors, l’envoyé du régime ivoirien a cherché à savoir qui est derrière cette production. Comme si la signature du la chaîne Canal 3 monde ne suffisait pas.Mais le régime ouattara ne veut pas rester sur ces échecs. il veut obtenir gain de cause, coûte que coûte.

Le dernier émissaire a pris contact avec un avocat béninois en vue d’intenter un procès diffamation contre la chaîne Canal 3 monde. Mais en attendant, c’est maintenant le ministre des Affaires Etrangères de la Côte d’ivoire qui se rend au bénin avec pour motif officiel la signature d’accords de coopération avec le Bénin.

Mais les observateurs voient derrière ce déplacement une astuce pour mettre davantage de pression sur les autorités béninoises afin qu’elles ordonnent l’arrêt de la diffusion des programmes visés. Parallèlement, le gouvernement ivoirien invite le patron de la chaîne en Côte d’ivoire. Alors qu’il y a peu, un haut responsable ivoirien du monde des médias avait refusé de recevoir cet homme qui voulait lui présenter les ambitions de sa chaîne. Est-il subitement devenu fréquentable ? Apparemment les émissions «Devoir de Vérité et Devoir de Vérité Actu» ont opéré un grand miracle. il n’est cependant pas certain que les responsables de la chaîne Canal 3 monde cèdent au chant de sirènes. Puisque, de bonnes sources, les programmes qui sont dans le viseur de régime ivoirien ont réussi, en quelques semaines, à augmenter de façon significative l’audience de la chaine.

 

Augustin Kuyo

In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 30 Mai 2014, page 4.

AFFAIRE MADIARA OUATTARA: SA LETTRE DE DETRESSE A JEANNE PEUHMOND

 

JEANNE PEUHMOND.jpg

 

Tout commence le 1er Juin 2011. Après la prestation de serment et l'investiture du Président de la République, la Direction des affaires administratives et financières, dirigée par Téné B. Ouattara écrit à Oxy Location, comme à d'autres fournisseurs et opérateurs économiques ayant adressé des factures à la présidence de la République. Portant en objet, une demande de confirmation de solde, le courrier indique ceci:" Dans le cadre des travaux de mise à jour de nos fichiers-fournisseurs, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir le grand livre détaillé de notre compte dans vos livres, faisant apparaître le solde à la date du 31 Mars 2011(y compris les traites non échues que nous avons acceptées). Nous vous prions de bien vouloir adresser ce grand livre aux adresses et numéros suivants. Compte tenu de nos contraintes de calendrier, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir faire diligence”. Dans le compte des opérations de la présidence tiré à la date du 7 Octobre 2010 avant même le 1er tour de la présidentielle, il ressort que sur une créance totale de 52 millions 360 mille FCFA, un montant sur lequel 26 millions 560 mille FCFA ont été payés. A la date du 1er Juin 2011, il était donc demandé à Dame Madiara de faire le point des états de ses créances pour que le paiement du solde de 25 millions 800 FCFA soit réglé. Un an et demi plus tard, ce solde n'était toujours pas réglé. C'est alors que Ouattara Madiara prend sur elle d'écrire à Mme Jeanne Peuhmond le 26 Décembre 2012. « Mme le conseiller spécial, écrit-t-elle, j'ai des impayés à la présidence de la République de Côte d'Ivoire qui se chiffrent (sic) à 25 millions de FCFA. Aussi depuis Mars 2012, j'ai perdu mon emploi, j'ai des problèmes avec les impôts. Mes activités ne marchent plus; ne pouvant plus faire face à mes charges, je me suis vue congédiée de mon domicile depuis le 15 Décembre 2012. J'ai donc passé la Noël dans la rue. Je n'ai plus aucune source de revenu, je ne suis pas mariée, je n'ai aucun soutien, je suis seule face à tous ça. Je suis au bout du rouleau. Dernièrement, ne sachant plus à quel saint me vouer, j'ai voulu mettre fin à mes jours », écrira-t-elle. Près de dix-sept (17) mois plus tard, sans avoir obtenu gain de cause, et alors que sa situation s'aggravait d’avantage ainsi que celle de sa mère, Ouattara Madiara est passée à l'acte.

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Madjara Ouattara

Elle a choisi de s'immoler, de s'offrir en sacrifice. Elle a préféré la mort à la souffrance sans fin, à l'humiliation. Croyante et musulmane, elle savait bien que se donner la mort n'est pas conseillé en Islam! Mais c'était plus fort qu'elle! Elle a même posé ce geste en invoquant encore Allah, le glorieux le Miséricordieux. Selon les premières informations sur ces obsèques, la levée de corps aura lieu demain jeudi 29 mai 2014 à 14 h à Ivosep, suivi de l’enterrement le vendredi 20 mai à Ouangolo après la prière de 13 h du vendredi. Qu'Allah ait pitié de son âme!

OUATTARA MANDJARA. LETTRE DE DEMANDE D'AIDE A JEANNE PEUHMOND.jpg

Lettre de demande d'aide adressée à Mme Jeanne Peuhmond

OUATTARA MANDJARA. LETTRE DE DEMANDE DE CONFIRMATION DE SOLDE.jpg

Lettre de demande de confirmation de solde adressée à Madjara Ouattara par le Secrétariat général de la Présidence

 

Olivier Guédé

 

Source: L'INTELLIGENT D'ABIDJAN

INDIGNONS-NOUS CAR ILS SAVENT CE QU’ILS FONT!

 

HOLLANDE ET OUATTARA A L'ELYSEE.jpg

 

Les chiens de garde de la démocrature françafricaine n’ont pas fini de faire parler d’eux. Alors que les électorats français et européens n’arrêtent pas de s’enfoncer dans les dérives fascistes, que les déçus de Ouattara s’immolent par le feu et que les militants de la souveraineté africaine intensifient leurs actions notamment à travers la campagne BrinBackOurGbagbo, les préposés à la chasse françafricaine sont à l’œuvre. Après le financement par l’Union Européenne de pseudo-« forums de la gouvernance identitaire » à la solde de la réélection de OUATTARA derrière lesquels se cache le propagandiste révisionniste Benoît SCHEUER (CONTREPOIDS : Benoît Scheuer le propagandiste de Ouattara est toujours à l'oeuvre), le détachement de Patrick RAMAEL par le Ministère de la Justice française à la Présidence ivoirienne affecté à la réforme de la justice en tant que conseiller du valet local OUATTARA (GRI GRI INTERNATIONAL : Ramaël a trouvé l'assassin de Guy André Kieffer)  - vaste entreprise pour enterrer tous les dossiers Noirs de la Francivoire- nous apprenons que Jean-Pierre MIGNARD lance un « appel à une République nouvelle » via Médiapart (MEDIAPART : Jean-Pierre Mignard appelle à une république nouvelle). Rappelons que Jean-Pierre MIGNARD n’est autres que l’avocat de François HOLLANDE, de OUATTARA et même de MEDIAPART… Ceci expliquant peut-être cela et notamment qu’Edwy PLENEL, Bruno GACCIO, Pierre LARROUTUROU autoproclamés contrepouvoirs démocratiques défenseurs des libertés républicainesn’aient pas répondu à nos sollicitations militantes et ne relaient jamais nos appels à la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Leur indignation est décidément à géométrie variable.

Stéphane HESSEL a bien fait de mourir avant de voir à quelles sauces indignes ses « amis » associent aujourd’hui son nom maintenant qu’il n’est plus là pour approuver ou non leurs actions prétendues citoyennes à l’aune de son illustre et méritée réputation de « Juste ». Au « Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » très démobilisateur et qui remet le combat pour la vérité entre les mains d’une justice immanente différée et/ou incertaine, préférons un «Indignons-nous car ils savent pertinemment ce qu’ils font » plus adapté à l’idée que chacun est aussi acteur de sa vie et coauteur de son avenir.

Christine COLIN-TIBALA

 

Vous pouvez retrouvez cette contribution sur le lien suivant : CONTREPOIDS : Indignons-nous car ils savent ce qu'ils font !

 

Quelques liens pour poursuivre la réflexion sur ce thème  :

CONTREPOIDS : Charles Blé Goudé devant la CPI

BLOG DE CHRISTINE TIBALA SUR MEDIAPART : Les chiens de garde de la Francivoire

LE JOURNAL DE L'AFRIQUE AVEC INVESTIG'ACTION : Mali, Centrafrique… Comprendre les guerres de recolonisation de l’Afrique par la France de Hollande

CAFE UMOJA : Réoccupation militaire totale de l'Afrique ce samedi 31 mai 2014

BLOG DE CHRISTINE TIBALA SUR MEDIAPART : Non à ces médailles qui déshonorent la France

CONTREPOIDS : 19 septembre 2002-19 septembre 2013 : Les larmes de la Francivoire

CONTREPOIDS : Charles Blé Goudé devant la CPI

Quelques liens vers des sites/Blog qui donnent une véritable information alternative sur l’ordre inégalitaire international, plus particulièrement sur les guerres économiques déguisées en guerres humanitaires de la France ainsi que sur le combat des peuples du sud pour que l’on respecte leur droit à disposer d’eux-mêmes :

Abidjandirect

Abidjanpasnet

Afrohistorama

Cameroonvoice

Civox

Côte d'Ivoire La Vraie

Eventnewstv

Fraternafrique

Gbagbo.ci

Indignez-vous haut et fort

IREA-institut

Ivoirebusiness

Ivoire-politique

Kamayiti

La dépêche d'Abidjan

La Juda

La Voie de l'Afrique

La Voix du Peuple

La VRA (Voix de la Résistance Africaine)

L'Afrique Puissance Mondiale 2050

Le Blog de Christine TIBALA

Le Blog de Claudus

Le Blog de René Kimbassa

Le Blog de Sam La Touch

Le Blog de Shlomit Abel

Le Blog de Théophile Kouamouo

Le Blog de Fernand Dindé

Le Gri Gri International

Le Nouveau Courrier

Michel COLLON et son nouveau Journal de l'Afrique

Ligue Panafricaine UMOJA

Lynxtogo

Mondialisation

Notre Afrique

Notre Voie 

Panafricain

Soutien et Liberté

Steve Beko

Survie

Compte tenu de la marge d'avance des médiamenteurs de tous poils, j'en profite pour rappeler deux actions importantes visant à rétablir la vérité historique sur la crise ivoirienne :

  •     D'abord le LANCEMENT OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE LAURENT GBAGBO

"Paris, le 21 mai 2014

Le samedi 31 mai nous avons le plaisir de vous convier au lancement officiel de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO. Cette association a pour but de regrouper tous ceux qui veulent agir en faveur de la libération et de la réhabilitation de Laurent Gbagbo.

Date : Samedi 31 mai 2014, de 14h à 18h

Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11ème

A cette occasion, la parole sera donnée à des personnalités qui connaissent depuis longtemps Laurent Gbagbo et qui feront partager leur vision personnelle de l’homme, l’intellectuel, le dirigeant politique, le panafricaniste.

Raphaël DAGBO, Président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO
Contact : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com"

Plus d'infos sur : CONTREPOIDS : lancement public à Paris de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo ce samedi 31 mai

 

  • Ensuite la campagne #BringbackourGbagbo à laquelle s’associe pleinement l’Association des Amis de Laurent Gbagbo en ces termes :

« Chers amis,

La campagne «Bring back our Gbagbo », initiée par plusieurs cyberactivistes et responsables de mouvements animés par la volonté d'obtenir maintenant la libération de Laurent Gbagbo prend de l'ampleur, et nous en sommes heureux. Le mot d'ordre est simple et s'adresse à tous : afficher ces mêmes mots, « Bring back our Gbagbo », parfois avec quelques variantes, sur des panneaux que l'on fera circuler sur Internet ou que l'on brandira haut lors des rassemblements.

L'Association des Amis de Laurent Gbagbo se reconnaît pleinement dans cette initiative et invite ses adhérents et sympathisants à la soutenir et à s'en faire l'écho.

Bring back our Gbagbo !

Pour le Bureau de l'Association,

Raphaël Dagbo »

 

Plus d'infos sur

CONTREPOIDS : Campagne Bring back our Gbagbo

mercredi, 28 mai 2014

DU PAYS EMERGENT AU PAYS IMMOLANT - APOLLOS DAN THE

 

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Une citoyenne s'immole au feu au pas du bureau du chef de l'état.
Un gouvernement qui dit respecter le choix de l'immolée, c'est à dire son choix de mourir et donc qui dit ne rien avoir à dire ni aux parents ni au peuple tout entier, pourtant traumatisé par cet acte jamais vu dans ce pays. Effrayant!

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Ce communiqué est hallucinant, inqualifiable!

Un gouvernement si impopulaire qu'il n'arrive pas a faire un recensement. En lieu et place de l'orgueil gouvernemental des débuts, place maintenant à la réalité, sans la levée du mot d'ordre de l'opposition, le recensement est un échec total.
 
Un gouvernement qui fait du banditisme en lieu et place de la politique. Prendre ses opposants en otage et les marchander pour faire le passage en force de projets impopulaires, piètre stratégie digne de la mafia.

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La dernière nouvelle c'est que tous les permis de conduire seront invalidés bientôt, il va falloir en faire de nouveaux avec une société à qui le marché a été octroyé de gré à gré.
 
Voilà où nous en sommes, trois ans après l'irruption au pouvoir des usurpateurs.
 
À défaut de l'émergence promise, le pays est immolant. A chacun son bidon d'essence et sa boîte d'allumettes....

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Apollos Dan Thé

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21 mai 2014, pendant que Ouattara et son gouvernement sabrent le champagne en conseil des ministres pour célébrer l'an trois de son investiture, une jeune dame, militante zélée de son parti tente de s'immoler par le feu devant le palais présidentiel à Abidjan-Plateau. Beaucoup de contre-vérités depuis lors ont été distillés mais la vérité remonte depuis a la surface créant un grand malaise au sein des partisans du Rassemblement des républicains.

Contrairement à ce qui a été dit jusqu'à présent, Mandjara Ouattra alias Oxy Chocolat De Oxana sur les réseaux sociaux ne faisait pas de la location de voiture, mais de la sous-location. C'est à dire qu'elle louait en son nom des voitures à des sociétés avant de les remettre en location et se faire une petite marge bénéficiaire. De 2007 à 2010, pistonné par des proches de Soro Guillaume alors premier ministre suite aux accords de Ouaga, elle réussit à obtenir quelques marchés à la présidence de la République. Militante convaincue de la cause de Ouattara, elle mettra aussi des véhicules à sa disposition lors de la campagne présidentielle de 2010. Bis repetita pendant l'investiture de Ouattara à Yamoussoukro où elle est une fois de plus sollicitée aussi bien pour la mobilisation des militants que pour des véhicules. La dernière facture de ses créances à la présidence remonte à mars 2012.
 
Les spéculations sont allées bon train sur le montant exact dû à la jeune dame. Toutes nos sources sont formelles, ce n'est ni 5 milliards comme annoncé par un pseudo journaliste tribal du PDCI et encore moins 50 millions mais bel et bien la somme de 25 millions de nos francs. C'est dans ce montant qu'elle devait reverser 17 millions à ses créanciers qui menacent depuis de la poursuivre en justice pour obtenir leur argent. Acculée par ceux-ci, elle leur reverse chaque mois la totalité de son salaire de sorte à être réduite à la mendicité pour survivre. Elle est vidée de son appartement à Cocody et se retrouve chez sa tante à Yopougon.
 
QUAND LES CONSEILLERS DE OUATTARA ABUSENT DE MANDJARA
 
La jeune dame à ses entrées au sein du pouvoir, plus du côté des partisans de Soro que de Hamed Bakayoko car c'est un secret de polichinelle aujourd'hui que la guerre des clans bat son plein dans le régime d'un Ouattara très malade.
 
Elle approche Petit Amadou Coulibaly, Conseiller en communication de la présidence afin que celui-ci pèse de tout son poids pour l'aider. Ce dernier est présent sur Facebook et se cache sur le pseudonyme de Soro Jean dont le lien est le suivant: https://www.facebook.com/soro.jean?fref=ts. Ce dernier, sous prétexte d'aider la jeune dame abuse sexuellement d'elle avant de ne plus la prendre au téléphone quand il a assouvit tous ses fantasmes libidinaux. 
 
Soro Jean ne la prenant plus au téléphone Mandjara Ouattara se rabat sur Mamadou Touré, Conseiller chargé de la jeunesse de Ouattara. Ce dernier a-t-il aussi entretenu des relations sexuelles avec elle? Je ne saurai le confirmer mais toujours est-il qu'elle lui met à disposition et gracieusement plusieurs véhicules pour l'organisation des assises de la jeunesse ivoirienne qui se sont tenues du 28 au 31 Octobre 2013 au palais de la culture de Treichville. Après les assises, ce dernier lui aussi l'envoie balader.
 
ET ELLE DECIDE DE S'IMMOLER PAR LE FEU...
 
Quand le 21 mai, Mandjara Ouattara décide de s'immoler par le feu devant le palais présidentiel, elle se rend à l'intérieur ou elle dépose un courrier à l'endroit de Ouattara Dramane qui est réceptionné par Touré Masséré, nièce de ce dernier, sa conseillère en communication et accessoirement amante de Bruno Koné, porte-parole du gouvernement à qui elle vient de faire un bébé.
 
L'AFFAIRE MANDJARA DIVISE...
 
L'affaire Mandjara divise le RDR et accroit la guerre des clans qui battait déjà son plein. Les premières personnes à voler à son secours sont des proches de Soro Guillaume notamment son conseiller Touré Moussa afin de rétablir la vérité sur l'histoire de la jeune dame et la restituer dans son honorabilité. Au delà des répercussions politique cette sordide histoire vient résume la déception qui consume tous les ivoiriens qui voient chaque jour le mythe battit autour de Ouattara et sa réputation de grand économiste et gestionnaire rigoureux, capable de résoudre tous les problèmes de notre nation s'écrouler.
 
Source: Steve Beko  

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Contenu de la lettre de Mandjara
 
Selon une de nos sources, voici le courrier de Nandjara Ouattara, la femme qui a tenté de mettre fin à ses jours par immolation devant le palais présidentiel ! (Finalement décédée, le mardi 27 mai 2014, Ndlr).
 
"Mon président, après tout le combat que nous avons mené pour vous installer, vous ne nous payez que par le mépris. Comme si votre accession à ce poste n'était que le fruit d'un simple hasard.
 
Mon président, vous avez décidé de me tuer par la faim en refusant de payer ma dette. Je ne vous donnerai pas ce privilège car, au moment où vous lirez ces lignes, je ne serai plus de ce monde.
 
Je vous devance dans l'au-delà tout en espérant que ma mort vous soulagera ou peut-être vous poussera à régler le problème de nombreuses personnes qui se trouvent dans ma situation.
 
Mon président, Je vous devance en vous demandant de méditer sur ces mots du Coran na lilah Wahina ilé rajihoun".
 
Source: imatin.net

vendredi, 23 mai 2014

AFFAIRE OUATTARA MANDJARA: LE TEMOIGNAGE DE MOUSSA TOURE (CONSEILLER DE GUILLAUME SORO)

 

OUATTARA MANDJARA. ASSISE.jpg



J'ai entendu et lu beaucoup de mensonge et découvert avec beaucoup de dégoût une vaste entreprise de diabolisation de Ouattara Madjara alias Oxy Chocolat D'Oxana, la jeune femme qui a tenté de s'immoler devant le Palais de la Présidence, au Plateau. Mon amertume tient au fait que les injures les plus graves sont venues de son propre camp, notre propre camp.

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Je connais Madjara, une femme forte, courageuse, battante, engagée pour la cause d'Alassane Ouattara et du RDR. Elle s'est battue corps et âme pour que notre régime soit au pouvoir aujourd'hui. Je fais partie de ceux qui lui ont conseillé d'aller en exil au Burkina Faso, parce que son nom revenait dans tous les forums LMP parmi ceux des gens à abattre. Son domicile avait même été indiqué sur Facebook.

De Ouaga, elle est allé en France où elle a mené une guérilla médiatique contre le régime de Gbagbo. Les dettes que Madjara détenaient sur l'Etat de Côte d'Ivoire n'ont jamais été honorées, alors qu'elle est de notre camp, qu'elle connaît personnellement tous les actuels dirigeants, a leurs numéros de téléphone direct, fréquente leurs bureaux...

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Personne n'a levé le petit doigt pour aider cette jeune dame, une militante convaincue, jusqu'a ce qu'elle s'enfonce dans la misère, une misère noire. Vidée de son appartement de la Riviera Palmeraie, elle a erré de proche en proche, ses affaires dispersées dans tout Abidjan. Pourtant elle avait des dizaines et des dizaines de millions en créances. Elle ne mangeait pas à sa faim. Et ce qui l'a assassiné, c'est la maladie de sa mère. Victime d'un AVC, Madjara s'est rendue à son chevet à Korhogo, mais vu la gravité de son état, la pauvre dame a été évacuée sur l'Institut de Cardiologie d'Abidjan où elle a été admise aux soins intensifs.

Madjara a frappé à toutes les portes pour avoir un peu d'argent sur ses créances pour soigner sa mère. Rien. Par désespoir, elle a décidé de se suicider. Si nous ne l'avons pas aidé, respectons au moins sa douleur. Ceci n'arrive pas qu'aux autres. Personne ne sait ce que le Destin lui réserve.

 

Source: FACEBOOK

ESCROQUEE PAR LE REGIME, UNE GRANDE MILITANTE DU RDR S'IMMOLE DEVANT LA PRESIDENCE

 

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Selon les informations émanant de parents et de proches de Mandjara Ouattara, cette militante convaincue du RDR a tenté de s'immoler hier par le feu, car le régime Ouattara lui doit plusieurs millions de FCFA dus à la location au RDR d'une dizaine de voitures lui appartenant, en 2010 pour la campagne présidentielle du leader du RDR.

Ces véhicules de type 4x4, une quinzaine au total, étaient loués au RDR à 80.000 FCFA par jour. Des factures selon des proches de l'édile l'attestent. Promesse lui a été formellement faite qu'une fois son mentor Alassane Ouattara au pouvoir, elle serait intégralement payée. Ce qu'elle accepta en tant que militante convaincue du RDR.

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Malheureusement pour elle, au moment d'exiger ses centaines de millions de Fcfa, elle se heurte à un mûr d'ingratitude. Depuis plus de 3 ans que son mentor Alassane Ouattara est au pouvoir, elle n'est toujours pas payée. Chose qu'elle a du mal à comprendre, elle qui a tout donné à ce parti.

C'est donc une femme désespérée, qui a perdu son emploi, et qui se retrouve à la rue sans ressources, alors que le RDR est au pouvoir, qui a tenté de mettre fin à ses jours, car toutes ses tentatives pour se faire payer sont restées vaines.

La porte de Ouattara et de ses ministres lui sont à ce jour fermées, elle qui avait accès de jour comme de NUIT à eux durant la campagne, et même à l'hôtel du Golf.

Chers journaliste de ‪#‎RFI‬ et militants de ‪#‎RDR‬, monsieur Gbagbo et son gouvernement ne doivent pas un rond à cette militante du RDR.

 

Source: Facebook Gagame-game Gbohatapêh.

OUATTARA MANDJARA. VOITURE ET CULOTTE JEAN.jpg

 

Escroquée par Ouattara, une grande militante du parti de Ouattara s'immole devant la présidence #AFP @observateurs #Ci225



De mémoire d'ivoiriens, jamais l'on avait assisté à pareille horreur en Côte d'Ivoire. Certes les ivoiriens avaient vu des centaines d'ivoiriens se faire brûler par les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro, mais une femme qui s'immole par le feu, jamais en 15 années de crise militaro-politique, l'on en était arrivé à autant. Qu'est ce qui a donc bien pu pousser dame OUATTARA Mandjara à tenter de s'immoler par le feu devant la présidence ivoirienne?

Il faut dire que dame OUATTARA Mandjara est une grande militante du RDR le parti d'Alassane Dramane Ouattara. concessionnaire de véhicules d'occasion, pendant la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 elle mettra à la disposition des rebelles ivoiriens des dizaines de ses véhicules, avec la promesse qu'une fois Alassane Dramane Ouattara installé au pouvoir grâce à la France et à l'ONUCI, elle aurait été remboursée avec les intérêts.

L'on comprend donc l'enthousiasme de celle qui était connue à travers les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Oxy Chocolat D'Oxana lorsque le 11 avril 2011 Alassane Dramane Ouattara prend le pouvoir par les armes. On la voit partout sur des photos en compagnie d'Issiaka Ouattara dit Wattao l'un des responsables de la garde prétorienne d'Alassane Dramane Ouattara. C'est que OUATTARA Mandjara après la victoire militaire de son homonyme se rapproche de ceux qui hier étaient venus chercher ses véhicules, afin que ces derniers lui remettent ce qui lui est dû.

Allant de déceptions en déceptions Oxy Chocolat D'Oxana commencera à exprimer son désarroi sur son profil facebook dès août 2011. Les appels à ses ex-amis qui commencent à se faire rares et l'interdiction de s'exprimer publiquement sur cette affaire scabreuse pousseront finalement Oxy Chocolat D'Oxana au geste extrême de ce matin devant la présidence ivoirienne.

Au moment où cette fervente militante d'Alassane Dramane Ouattara lutte contre la mort, ses camarades de parti ont décidé de l'abandonner complétement en lui collant l'étiquette de pro-Gbagbo. Une leçon pour tous ceux qui n'ont pas encore compris qui est Alassane Dramane Ouattara.

ACC- Côte d'Ivoire

vendredi, 16 mai 2014

PEAGE: DE QUI SE MOQUENT PATRICK ACHI ET LE GOUVERNEMENT?

 

côte d'ivoire,Autoroute du nord, LIDER, Péage

 

Le gouvernement ivoirien, toujours adepte des effets d’annonce, n’hésite pas à justifier les tarifs de péage élevés chargés aux utilisateurs (2.500 fcfa pour les véhicules de particuliers, 5.000 fcfa pour les véhicules de transport en commun de moins de 32 places, 7.500 fcfa pour les cars de plus de 32 places et les camions, et 10.000 fcfa pour les poids lourds) par des comparatifs grandiloquents. A l’en croire, la qualité de l’autoroute du nord est du même standing que les autoroutes de France, du Maroc ou de l’Afrique du Sud et l’axe Abidjan – Yamoussoukro a le même statut que les autoroutes ailleurs dans le monde.

Comparaison n’est pas raison. Il faut comparer ce qui est comparable. Le coût global de l’autoroute du nord a été de 211 milliards de francs cfa, dont 35 milliards fcfa pour la rénovation des 140 premiers kilomètres, achevés en 1982 sous Houphouët-Boigny, et 176 milliards cfa pour la construction des 87 derniers kilomètres, ce qui nous donne un coût au kilomètre de 2.023.000.000 fcfa (deux milliards vingt trois millions) pour son prolongement. En Europe, le coût moyen de la construction d’un kilomètre d’autoroute est de 4 milliards de fcfa, avec une qualité et une épaisseur d’asphalte nettement supérieures à celles utilisées ici et une main d’œuvre beaucoup plus onéreuse que la nôtre. Les routes en Europe,  sont inclinées à 2,5% pour que l’eau de pluie, qui endommage le bitume bien plus que le passage des voitures, s’écoule vers un réseau de canalisation qui aboutit à des réservoirs artificiels. Par ailleurs, les autoroutes avec lesquelles le ministre Achi s’est laissé aller à comparer l’axe Abidjan – Yamoussoukro sont entièrement clôturées, disposent d’un marquage au sol clair et de panneaux de signalisation fréquents ainsi que d’une propreté irréprochable de la chaussée et des bas-côtés. Elles offrent systématiquement des services connexes comme des bornes d’appel d’urgence tous les 2 kilomètres, des services de dépannages et d’information sur la fluidité du trafic, des stations-services, des parkings sécurisés, des aires de repos et de restauration en grand nombre avec connexion wifi, des toilettes et même des douches… Est-ce que la moitié de ces prestations, caractéristiques et qualités sont disponibles sur l’autoroute du nord ?

Outre le fait que des gros nids de poule, illustrés en son temps par l’Eléphant déchainé, sont apparus avant même la livraison officielle du nouveau tronçon et ont dû être colmatés en urgence, il faut noter qu’ailleurs, il est laissé aux usagers le choix entre une route nationale publique et gratuite et l’autoroute payante à péage pour la même destination. Quels choix de routes secondaires l’Etat nous laisse-t-il pour aller à Toumodi ou Yamoussoukro? Patrick Achi peut-il dire à ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas payer le péage comment ils doivent faire pour aller à Gourominankro ? Celui qui sort de l’autoroute à Sikensi, Divo, Tiassalé payera-t-il le même prix que celui qui s’en va à Toumodi, Katiola, Daloa, Odienné, Ouagadougou ou Niamey?

D’autres questions se posent aux usagers, qui sont encore une fois appelés à la caisse par le gouvernement : Comment l’autoroute a-t-elle été financée? Sur fonds propres de l’Etat de Côte d’Ivoire? Sur dette étrangère? À quelles conditions? Quel type de concession existe entre l’Etat et la société d’exploitation du péage? A quoi serviront les fonds collectés au péage? Un peu comme l’on a des jets d’eau et des distributeurs automatiques de billets à l’entrée des universités, mais pas de bibliothèques ni de laboratoires, le premier ministre, pour justifier le prix élevé du péage, nous annonce la commande d’un «hélicoptère à infrarouge pour évacuer les blessés et des médecins en service 24 heures sur 24 avec des ambulances». A l’entendre, les accidentés de l’autoroute du nord seront très certainement mieux et plus promptement traités que les malades des centres de santé urbains et ruraux de Côte d’Ivoire. On n’arrête pas le progrès. Mais pourquoi donc taxer les usagers pour des services qui ne sont pas encore opérationnels et demeurent, à l’heure actuelle, de l’ordre du virtuel ?

Pauvres Ivoiriens ! L’Etat s’endette pour des travaux avec des surcoûts douteux, une qualité en permanence mise en cause et le contribuable doit payer toujours plus, non seulement pour rembourser la dette, mais en plus pour supporter un péage de 5, 10 , 15 et 20 dollars, alors que plus de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Et puis quoi encore, monsieur le ministre?

Avec la naissance du péage autoroutier et au vu des nombreuses questions qui se posent,  LIDER souligne la nécessité d’une loi d’orientation des transports intérieurs qui définira le schéma directeur routier national et d’une autre loi portant statut des autoroutes de Côte d’Ivoire.

 

Source: LIDER-CI.ORG

19:58 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, autoroute du nord, lider, péage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 13 mai 2014

SITUATION SOCIOPOLITIQUE: LA FRANCE SE PREPARE AU PIRE!

 

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Des signes existent qui ne trompent pas: l’armée française se prépare à faire face à des situations de violence en Côte d’Ivoire. En dépit des assurances publiques du ministre français de la Défense, Jean Le Drian qui a déclaré samedi à Abidjan, à l’issue d’une séance de travail avec son homologue ivoirien, que «la sécurisation du pays a été atteinte.»

Mais plutôt que d’alléger son dispositif en Côte d’Ivoire, Paris décide de renforcer les effectifs de la force Licorne qui devraient passer 450 hommes à 800. Pis, la force Licorne sera transformée en une base militaire opérationnelle avancée dès janvier 2015. «Nous avons décidé de transformer la présence à Abidjan de l’opération Licorne en une base opérationnelle avancée qui prendra effet à partir du 1er janvier prochain. (…) Nous avons décidé de réorganiser notre dispositif militaire sur l’ensemble de la région avec pour objectif principal de permettre à ce que la lutte contre le terrorisme puisse se déployer», a en effet confié Le Drian, qui sortait d’une audience avec le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

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A l’analyse, la volonté de la France maintenir en Côte d’Ivoire une base militaire contraste avec les déclarations tendant à faire croire que le pays est sortie définitivement de l’ornière, avec aux commandes un régime liberticide qui maintient toujours en prison près d’un millier de prisonniers politiques.

Et qui affiche un mépris souverain vis-à-vis de l’opposition traquée à longueur de journée, les avoirs des leaders notamment du FPI de Laurent Gbagbo gelés et les rassemblements réprimés dans le sang par les FRCI, la police, la gendarmerie ou des milices pro-Ouattara. La contradiction est encore plus flagrante quand on réalise que l’armée française, qui accompagnerait la réforme de l’armée ivoirienne, aux côtés de l’ONUCI, révise ces derniers temps ses connaissances en matière de maintien de l’ordre. Une information publiée le mercredi 7 mai dernier par afriquinfos, qui cite le ministère français de la Défense, fait état en effet de ce que la force Licorne réalise depuis quelque temps au sein de Port-Bouet, ex-43ème Bima qui l’abrite, des exercices de contrôle de foule. Ce fut le cas le 1er mai dernier où «durant toute la matinée, les 120 militaires de la compagnie du 2e régiment d’infanterie de Marine (2e Rima), appartenant à la force Licorne, se sont entraînés à mettre en oeuvre les différentes techniques de contrôle de foule, afin d’entretenir leur capacité dans ce domaine.»

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«L’exercice, réaliste par les situations et les moyens mis en oeuvre, a permis aux marsouins de s’entraîner à réagir face à une foule hostile, sous différentes configurations. Cette capacité inclut la réaction et la manoeuvre en vue de canaliser ou de disperser des individus agissant en groupe. Les militaires de la compagnie du 2e Rima avaient suivi l’instruction «capacité contrôle de foule» (CCF), dans le cadre de leur mise en condition avant projection en Côte d’Ivoire. Cette formation leur a permis d’acquérir les réflexes permettant d’évoluer à proximité d’une foule et éventuellement de s’en protéger», écrit afriquinfos.

Alors, si tant est que la paix est définitivement de retour en Côte d’Ivoire, comme le laisse croire Le Drian qui ferme manifestement les yeux sur les dérives totalitaires du régime Ouattara, pourquoi donc renforcer ainsi les effectifs et s’adonner à tels exercices ? A l’évidence, les renseignements français ont détecté des signes d’un embrasement du front social et l’impopularité du régime Ouattara. Par ailleurs, il est évident que la Côte d’Ivoire – qui aurait le même niveau de sécurité que Genève, selon le ministre Hamed Bakayoko -, s’est placée entièrement sous la tutelle de la France, y compris pour les opérations de maintien de l’ordre.

Emmanuel Akani, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".

 

Source: IVOIREBUSINESS

mardi, 06 mai 2014

11 LINGOTS D’OR ET 1 MILLIARD DE FCFA DISPARAISSENT AU MINISTERE IVOIRIEN DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 

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Comme c’est étrange ! Ce pays se transforme en un Etat mafieux ? Le 26 septembre 2013, des agents de la police économique et financière, sur dénonciation, ont arrêté à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, un jeune Libanais âgé de seulement 17 ans et qui tentait de sortir du pays avec 11 lingots d’or d’un poids total de 31 kg et une somme de 194 mille euros en coupure de 500. Bravo messieurs ! Sauf que les fruits de cette opération, transmis à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, précisément à la sous-direction des finances extérieures (Finex), n’ont dormi que pendant 24 heures dans un coffre fort. Avant de prendre, comme « L’Eléphant » vient de le découvrir, une destination inconnue. Petit retour sur une affaire qui devrait inquiéter notre président…

Une grande médiatisation puis, silence radio !

Le 26 septembre 2013, c’est la grande Rti 1 qui a ébruité l’affaire dans son édition de 20 heures. Pour ceux qui ont pris le malin plaisir de ne plus regarder cette télévision publique depuis des années sans savoir ce qu’ils ratent chaque jour, voilà ce qu’elle a dit. Allez, la présentatrice : « Un réseau de trafic de métaux précieux et de devises étrangères vient d’être démantelé par la Police économique. Au centre de l’affaire, un jeune Libanais. Les lingots saisis et les devises étrangères sont estimés à plus d’un milliard de Fcfa. » Par la suite, dans les images qui ont suivi cette information, l’on a vu le directeur général de la police économique, le commissaire Timité, en compagnie du journaliste de la Rti, auteur du reportage sur l’affaire. Ecoutons le commissaire expliquer les circonstances de la saisie : « Nous avons eu l’information de ce qu’un jeune homme s’adonnerait à un trafic de pièces détachées entre le Liban et la Côte d’Ivoire. Mais curieusement, c’est des pièces détachées d’occasion qu’il prend en Côte d’Ivoire pour aller au Liban. Ça nous a intrigués et nous l’avons suivi et aujourd’hui, il y a ce qu’il avait déjà embarqué sur l’avion, nous avons demandé qu’il soit débarqué pour que l’effet de surprise soit totalement préservé. En fouillant donc les cartons qu’il transportait, on a vu effectivement qu’il y avait dans les cavités des pièces dé- tachées, un certain nombre de métaux dont nous n’avions pas encore la qualité. Et après vérification au niveau de la Sodemi, nous pouvons affirmer à 100% que c’est de l’or. » Et le journaliste auteur de l’interview de préciser à la fin de son reportage : « Le commissaire Timité précise que le commerce de l’or et le transfert de devises ne constituent pas une infraction en Côte d’Ivoire, mais ils exigent toutefois qu’il soit pratiqué en toute légalité… »

Des vacances mouvementées

L’or et l’argent, en réalité, n’appartenaient pas au jeune homme de 17 ans qui rentrait au Liban, après un séjour de quelques semaines passé à Abidjan, auprès de sa maman, véritable propriétaire du colis. Cette dernière possèderait un agrément qui l’autorise, en association avec un Ivoirien, à acheter officiellement de l’or en Côte d’Ivoire, pour le compte de mandants vivant au Liban. De 2011 à 2013, elle a acheté de l’or pour plus de 2 milliards Fcfa, fait normalement les déclarations, avant de l’expédier au Liban. Sauf que courant deuxième moitié de 2013, bien qu’ayant toujours un agré- ment, la Libanaise va avoir quelques difficultés à faire signer ses autorisations d’exportation d’or auprès de la Sodemi (société pour le développe- ment minier de la Côte d’Ivoire). Pendant 3 mois, elle va donc rester à son domicile avec 11 lingots d’or déjà achetés et 194 mille euros en- voyés par ses mandants pour d’autres achats. Dans la première semaine de septembre 2013, elle est victime de deux tentatives de braquage à son domicile. Devant cette situation et sur conseil d’un compatriote, elle décide, en attendant que la Sodemi lui signe enfin ses autorisations d’exportation, de se débarrasser de l’or et des devises étrangères en sa possession. Ça tombe bien ! Venu passer ses vacances en Côte d’Ivoire, son fils, K. Ali, âgé de 17 ans, doit justement repartir au Liban, le 26 septembre 2013. Elle décide donc, après en avoir avisé au préalable ses mandants, de remettre les 11 lingots d’or et les 194 mille euros (environ 128 millions Fcfa), à son fils. Mais comment sortir 11 lingots d’or du pays en passant par l’aéroport d’Abidjan, sans une autorisation de la Sodemi ? Pour contourner l’obstacle, aidée d’un compatriote, elle cache l’or et les 194 mille euros dans des pièces détachées de véhicules, avant de les fourrer dans un carton. Le 26 septembre, le carton arrive à l’aéroport et passe tous les contrôles (douaniers) et autres, avant de se retrouver dans la soute de l’avion. Ouf! Sauf qu’au moment où elle se croit tirée d’affaire, des agents de la police économique débarquent et font descendre le colis et le jeune homme, avant d’embarquer ce dernier, direction, le siège de cette unité, au Plateau. Beau boulot messieurs ! A la police économique, des négociations sont engagées pour obtenir et la libération du jeune homme, et la restitution de l’or et des devises, moyennant paiement d’une amende. Mais les policiers refusent et conseil- lent à la maman de s’adresser au ministère de l’Economie, seul habilité à autoriser une transaction dans ce genre d’affaire. Sur ces faits, les policiers transmettent les 11 lingots d’or et les 194 mille euros à la Direction générale du trésor, Direction du Finex. 24 heures plus tard, le jeune Libanais est remis en liberté sans aucune restriction. Dans les heures qui suivent cette libération, le jeune, libre de ses mouvements, saute dans un avion et quitte la Côte d’Ivoire.

« une histoire de fou »

Les 11 lingots d’or d’une valeur de près de 900 millions Fcfa et les 194 mille euros ont été remis, par la po- lice, dans l’après midi du jeudi 26 septembre 2013, à la sous-direction du Finex. Le sous-directeur de ce service, Savané Mori, après avoir compté l’argent et évalué l’or, par mesure de précaution, a, selon les informations de « L’Eléphant », déposé le colis dans le coffre fort de l’une des directions dites départementales du trésor public à Abidjan. Histoire d’informer le lendemain, son supérieur hiérarchique sur la suite à donner à cette affaire. Mais le vendredi 27 septembre, alors que le sous-directeur rend compte à son supérieur hiérarchique, il reçoit un coup de fil du directeur Trésorier départemental, responsable du coffre fort dans lequel l’or et l’argent avaient été déposés. Lequel l’informe que des hommes armés, prétendant avoir été envoyés par la présidence de la République, précisément, le Conseil national de la sécurité, réclamaient l’or et l’argent. Ne pouvant rien contre un ordre censé venir de la Présidence de la République, sur instruction de son supérieur hiérarchique, le sous-directeur donne son accord pour que l’argent et l’or soient remis aux « envoyés » de la présidence de la République. Ce qui sera fait. Et selon les sources de « L’Eléphant », ses hommes armés, sur exigence du directeur départemental, ont signé une décharge avant d’emporter le précieux colis.

Où sont passés L’or et L’argent ?

Ne voyant rien venir pendant quelques semaines, ni convocation de la police ni convocation de la Direction générale du Trésor comme prescrit par la loi, la Libanaise se rend à la police économique, début octobre 2013, pour s’enquérir du sort de l’or et de l’argent. Là, elle apprend que l’or et l’argent ont été transférés depuis le 26 septembre à la direction du « Finex ». Elle réclame alors la preuve du transfert, c’est-à-dire le procès-verbal de saisie, comme le stipule l’article 6 de la loi N°97-397 du 11 juillet 1997 portant contentieux des infractions au contrôle des changes. Mais il ne lui sera remis aucune copie du procès- verbal. Vite, en compagnie d’un conseil, elle se rend dans les locaux de la Direction du Trésor et s’informe auprès du responsable qui, selon la police, aurait reçu l’or et l’argent le 26 septembre, c’est- à-dire Savané Mori. Mais ce dernier, bien que reconnaissant avoir reçu l’or et l’argent, déclarera qu’il ne l’avait plus, parce que des individus armés ayant déclaré agir pour le compte de la Présidence de la République, avaient emporté tout après avoir signé une décharge. Une copie du procès-verbal de police transmis avec l’or et l’argent ? Indisponible, répondra le sous-directeur. Les individus armés auraient tout emporté. Une copie de la décharge qu’ils ont signée ? Indisponible également. Un document officiel pour permettre à la bonne dame de prouver à ses mandants que l’or et l’argent se trouvent entre les mains de l’Etat de Côte d’Ivoire via la direction du Trésor ? Rien du tout. Toutes les démarches menées les jours suivant cette rencontre particulièrement instructive, se solderont par un échec général : rien, aucune information sur la destination finale de l’or et de l’argent. Aucune copie du procès verbal-verbal établi à l’attention de la Ministère déléguée à l’Eco- nomie et des finances, principale destinataire, ne lui sera remise comme le stipule la loi.

Plainte ou transaction?

Devant cette situation, le Conseil adresse un courrier, au nom de sa cliente, à la ministre déléguée auprès du Premier Ministre chargée de l’Economie et des finances, le 14 octobre 2013. Objet ? « Requête aux fins de transaction ». Dans ce courrier que « L’Eléphant » a pu consulter, l’avocat écrit entre autres choses : « (…) par la suite, la po- lice a saisi et mis ladite somme et les lingots susdits à la disposition de la Direction générale du Trésor du Mi- nistère de l’Economie et des Finances précisément, de la Direction du Finex, au motif qu’il aurait com- mis une infraction à la réglementa- tion des changes. Non seulement, en violation des dispositions de l’article 6 de la loi N°97-397 du 11 juillet 1997 portant contentieux des infra- ctions au contrôle des changes, aucun procès-verbal portant consta- tation des faits qui lui sont reprochés, encore moins relativement à la saisie de ses biens n’a été dressé à son at- tention conformément aux lois et rè- glements douaniers. Mais plus grave encore, nonobstant toutes sortes de démarches, aucune information crédible ne lui a été four- nie quant au sort de ses biens. En tout état de cause, il souhaite ren- trer le plus rapidement possible en possession de ses biens. A cet effet et le cas échéant, il est disposé à recher- cher et trouver avec vous, les condi- tions et modalités d’une Transaction conformément aux dispositions de l’article 14 de la loi N°97-397 du 11 juillet 1997 susmentionnée qui dis- pose que : « Le Ministre des Finances ou son représentant habilité à cet effet est au- torisé à transiger avec les auteurs ou complices d’une infraction au contrôle des changes, ainsi que sur les actions prévues à l’article 13, dans les conditions de l’article 16. La transaction régulièrement conclue et entièrement exécutée éteint toute action fondée sur les mêmes faits ». C’est pour quoi, écrit toujours le conseil, au regard de tout ce qui précède (…) sollicite, par le présent courrier, qu’il vous plaise, Madame la Ministre Déléguée, de bien vouloir: -faire injonction aux agents du Minis- tère des Finances en charge de la présente affaire de dresser et remettre, conformément à la loi, le ou les procès-verbaux auquel il a légitimement droit en l’espèce ; -agréer et donner la suite appropriée à sa proposition de transaction sus- mentionnée… » deux mois de réfLexion Du 14 octobre au 2 décembre 2013, Kaba Nialé gardera un silence émergent vis-à-vis du courrier de l’avocat. Puis, le 3 décembre, sous la plume de son directeur de cabinet adjoint, viré courant janvier 2014, Kaba Nialé répond : « Par courrier en date du 14 octobre 2013, vous sollicitiez du Ministère auprès du Premier Ministre chargé de l’Economie et des Finances une transaction de la saisie de la somme de 194000 euros et 11 lingots d’or pratiquée à l’encontre de votre client, le 26 septembre 2013 à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny. En retour, après enquête administrative initiée par nos services, je suis au regret de vous informer qu’il ne peut être donné de suite favorable à votre demande. » Traduction : Kaba Nialé refuse de transiger, donc de faire payer une amende à la propriétaire de l’or et de l’argent afin que cette dernière puisse disposer de ses biens. Mais la réponse de la ministre a deux significations. D’abord par son refus de transiger, elle reconnaît que l’or et l’argent sont entre les mains de ses services. Alors que la direction du Finex chargée de ce genre de contentieux dit que tout a été emporté par des hommes armés… les hommes armés auraient ramené tout ? Ensuite, son refus de transiger, selon la loi plus haut citée, entraîne obligatoirement une plainte de sa part, via l’Agent Judiciaire du Trésor, auprès du Procureur de la République avec remise de l’or et de l’argent comme pièces à convictions. Lesquelles pièces doivent être placées sous mains de la justice jusqu’à la fin de la procédure. Or, huit mois plus tard, aucune procédure judiciaire n’a été officiellement engagée contre la Libanaise et son fils. Rien n’a été signifié ni à elle ni à son avocat. Et, elle ne sait pas où se trouvent l’argent et l’or. En violation continue de la loi, les services du ministère délégué à l’Economie ne lui ont remis aucune copie du procès- verbal qui atteste que ses avoirs sont entre leurs mains. Et, chose plus étrange, plus personne à la Direction du Trésor ne donne aucune information ni à elle ni à son conseil. C’est le silence total. Interrogé par « L’Eléphant » sur cette inquiétante affaire, le directeur de la Communication et des relations publiques de la Direction Générale du Trésor a répondu (à raison?) ne pas être informé de quoi que ce soit. Avant de conseiller à « L’Eléphant » d’adresser un courrier à ses supérieurs hiérarchiques. Mais comme Kaba Nialé dit que l’or et l’argent sont entre les mains de ses services, « L’Eléphant » peut bien attendre l’ouverture du procès pour vérifier cela… Si d’ici là, des hommes armés n’ont pas tenté de mettre des balles en or dans la peau de la propriétaire…pour la faire taire ! C’est pour quand l’ouverture du procès, madame la ministre ? Et entre- temps, où se trouvent l’argent et l’or qui n’appartiennent pas à l’Etat de Côte d’Ivoire ?

 

DANIEL SOVY, pour le compte de l’Eléphant Déchaîné.

 

Source: LE CRI PANAFRICAIN

mardi, 22 avril 2014

TENTATIVE DE CONFIRMATION DE CHARGES CONTRE GBAGBO: LE REGIME JETTE EN PRISON UN TEMOIN-CLE, FATOU BENSOUDA LE COUVRE

 

 

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C’est une histoire dont le récit nous est offert par les observations de Maître Emmanuel Altit, avocat principal du président Gbagbo, qui a transmis ses observations à la Cour pénale internationale (CPI) suite à la remise, par la procureure Fatou Bensouda, de son document contenant les charges (DCC) amendé, censé combler les lacunes du DCC initial, qui avait été purement et simplement rejeté par les juges pour « preuves insuffisantes ».

C’est l’histoire de « P 44″, un des témoins-clés de Fatou Bensouda, censé accréditer la thèse selon laquelle Gbagbo est coupable de graves crimes contre l’humanité. Si l’on suit la trame de son témoignage, « P 44″ doit être un ancien membre de la « galaxie patriotique » retourné pour les besoins de la cause. Seulement, voilà ! Son témoignage est « insuffisant ». Il n’accuse pas assez Gbagbo, au point que Bensouda, dans sa synthèse, lui fait dire ce qu’il n’a pas dit en espérant que les juges, débordés par des milliers de pages de textes ardus, n’y verront que du feu. Mais Emmanuel Altit, avocat principal de Gbagbo, veille. « Comme la défense le relevait lors de l’audience de confirmation des charges, plus précisément les 22, 25, 26 et 27 février 2013, le Procureur a mésinterprété nombre de déclarations de P-44. Surtout, il a trahi le sens de ce que lui disait P-44 (…) précisant que le Président Gbagbo n’était pour rien dans la crise », indique-t-il dans ses dernières observations. Les observateurs les plus attentifs se souviennent des propos paradoxaux de P-44, drôle d’accusateur, disant que « l’entourage de Gbagbo était composé de gens du Nord » (ce qui affaiblit la thèse du « plan commun » éradicateur), que Gbagbo était rassembleur, qu’il n’a procédé à aucune discrimination, ni avant ni après les élections.

Sont-ce ces propos qui ont irrité le pouvoir Ouattara ? Une chose est sûre : P-44 a été arrêté, dans l’indifférence totale du bureau du procureur auprès de la CPI. En effet, il avait commencé par tirer la sonnette d’alarme, faisant état « de menaces pesant sur lui émanant des nouvelles Autorités ivoiriennes ».

Cyniquement, l’Accusation avait répondu que ces allégations étaient « infondées » et devaient être « rejetées ». Tout en prenant bien soin de ne pas mentionner ce problème devant la Chambre, parce qu’il fragilisait son argumentaire juridique, qui reposait en grande partie sur les propos, certes librement interprétés, de P-44. « Le Procureur a laissé emprisonner son témoin sans réagir. (…) Ce faisant, le Procureur semble avoir «couvert» une opération d’intimidation et de sanction contre un témoin qui n’avait pas obéi aux ordres des nouvelles Autorités (…). Il convient que le Procureur s’explique sur cette question très importante », affirme Maître Altit. Qui s’indigne des méthodes à travers lesquelles le bureau du procureur exerce des pressions inacceptables sur les témoins.
 
« Probablement conscient de la faiblesse de sa preuve et de son incapacité à trouver de nouveaux témoins utiles, le procureur tente de faire pression sur ses témoins », indique Altit. Quand un témoin ne dit pas ce qu’il veut qu’il dise, le procureur « perd patience ». Il pose à plusieurs reprises et de diverses manières les mêmes questions, tente de « souffler » des dates auxquelles certains événements sont censés s’être noués.
 
 
Philippe Brou
 

jeudi, 17 avril 2014

RATTRAPE PAR SES MENSONGES, LE GOUVERNEMENT CONTRAINT DE FERMER LES URGENCES DU CHU DE COCODY

 

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Alors que le chef de l’Etat quitte à nouveau Abidjan pour aller poursuivre sa convalescence en France dans le cadre d’un séjour pudiquement qualifié de privé, le conseil des ministres tenu mercredi 16 avril 2014 annonce la fermeture des urgences du Chu de Cocody pour 3 mois, à partir du 1er mai, pour la réhabilitation des locaux. Cette décision salutaire mais trop tardive ne saurait faire oublier les interrogations de LIDER, auxquelles le gouvernement a jusqu’ici soigneusement évité de répondre, et ne manque pas d’en susciter de nouvelles.

1)    Visiblement, la réhabilitation des structures sanitaires n’a pas été réalisée en 2013, comme cela est pourtant mentionné dans le communiqué final du séminaire du gouvernement présidé par M. Ouattara le 31 mars 2014.  Où est donc passé l’argent débloqué en 2013 au titre de la réalisation desdits travaux de réhabilitation ? Une enquête a-t-elle été diligentée à cet effet ? Il s’agit de l’argent du contribuable ivoirien et le gouvernement, ainsi que le président de la République, qui a affirmé que «même les aveugles voient le travail effectué» doivent rendre compte aux populations de l’usage ou du détournement qui a été fait de ces sommes.

2)    Concernant maintenant le chantier de réhabilitation annoncé à partir du mois de mai 2014, pour 3 mois, au Chu de Cocody, qui réalisera les travaux ? Dans quelles conditions seront attribués les marchés relatifs à cette rénovation : le gouvernement respectera-t-il enfin les procédures de transparence requises dans le cadre d’une bonne gouvernance ou aura-t-il, comme il en a pris l’habitude, une nouvelle fois recours au gré à gré pour octroyer ces marchés à ses amis ?

3)    Après le tollé suscité par le décès d’Awa Fadiga dans l’opinion, dont LIDER s’est fait le porte-voix, la ministre de la Santé a, dans une communication officielle, exonéré les personnels du Chu de toute responsabilité dans ce drame, affirmant que des premiers soins en bonne et due forme avaient été administrés à la patiente. Or, nous constatons que le gouvernement a depuis lors suspendu de leurs fonctions des personnels du Chu de Cocody, ainsi que décidé hier de la fermeture prochaine du service des urgences du même établissement. Pourquoi des gens qui ont, d’après la ministre, fait correctement leur travail, sont-ils sanctionnés ? Et si l’on procède à la sanction des personnels dirigeants du Chu et à la fermeture des infrastructures concernées, signe que les graves défaillances notoirement connues de tous ont enfin été reconnues par le gouvernement, pourquoi la ministre de tutelle n’a-t-elle pas été limogée?

4)    Enfin, le procureur de la République avait annoncé une enquête de 72 heures le 27 mars 2014. Aujourd’hui, 3 semaines après l’échéance prévue, quels sont les résultats de cette investigation ? Iront-ils rejoindre les résultats des enquêtes du drame du Plateau, des tueries de Nahibly, des marchés surfacturés de la réhabilitation des universités au fond des tiroirs du président de la République, ou alors seront-ils communiqués à l’opinion publique et suivis d’effet, comme cela n’a jamais été le cas avec les innombrables scandales qui émaillent la gouvernance Ouattara depuis son accession à la magistrature suprême il y a 3 ans ?

Ce n’est pas parce que l’Assemblée nationale, dont le rôle normal serait de contrôler l’Exécutif, s’est elle–même dépouillée de ses prérogatives pour laisser M. Ouattara gérer le pays dans l’arbitraire et l’opacité que les populations doivent abandonner l’espoir de voir clair dans ce qui s’apparente de plus en plus comme le scandale de trop.

LIDER et l’opinion publique apprécieraient des réponses rapides et précises du gouvernement à toutes ces interrogations et ne se satisferont ni d’opérations de communication ni d’échappatoires mensongères.

A cet effet, LIDER annonce d’ores et déjà avoir adressé ce jour un courrier à l’attention du gouvernement pour lui signifier son souhait de voir ces questions inscrites à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Cadre permanent de dialogue (Cpd), qui devrait être convoquée rapidement vu l’importance des dossiers à discuter.

 

Nathalie Yamb
Conseillère exécutive du Président de LIDER

 

Source: LIDER-CI.ORG

mercredi, 16 avril 2014

THEOPHILE KOUAMOUO: «JACQUES CHIRAC A TUE LES 9 SOLDATS FRANÇAIS»

 

AFRIQUE,côte d'ivoire,france,THéOPHILE KOUAMOUO,«JACQUES CHIRAC A TUé LES 9 SOLDATS FRANçAIS»,commémoration du 11 avril 2011

 

Dans leurs discours très émouvants de commémoration du 11 avril 2011, Théophile Kouamouo fondateur du journal "Le Nouveau Courrier" et Grégory Protche du « Gri-Gri International » évoquent non seulement la responsabilité de Jacques CHIRAC dans l'assassinat des 9 soldats français en novembre 2004, mais rappellent que des actes génocidaires ont été commis en CÔTE D'IVOIRE dans l'indifférence totale des "bienpensants" occidentaux, les mêmes qui dénoncent aujourd'hui la complicité voire plus de la FRANCE dans le génocide rwandais (alors qu'aucun responsable civil ou militaire français n'a pour l'instant été condamné dans ce génocide dont nous venons de commémorer le vingtième anniversaire).

Théophile et Grégory évoquent encore le tragique assassinat du Ministre Désiré TAGRO que les médias ont tenté dans un premier temps de déguiser en suicide. Ils poursuivent avec leur vécu personnel du 11 avril 2011 en le reliant à ce que le peuple ivoirien et ses plus hautes institutions ont subi, quand la FRANCE a porté un coup d'arrêt à l'Etat de droit ivoirien.

Ils passent en revue les principaux massacres et martyrs de la lutte pour la dignité et la souveraineté du peuple ivoirien (DUEKOUE, Hôtel Ivoire, Désiré TAGRO, Mahan GAHE, Laurent et Simone GBAGBO, Blé GOUDE,…) en n’oubliant pas de rappeler toutes les affaires que l’ont cherche à étouffer : Guy André KIEFFER, Philippe REMOND, Stéphane DI RIPPEL, Yves LAMBLIN,…) pour couvrir les mensonges de l’Etat français et de ses zélés serviteurs (CHIRAC, SARKOZY, Michèle ALLIOT MARIE, Jean-Marc SIMON…) que l’on entrevoit clairement derrières les vassaux locaux que l’on impose à l’Afrique (OUATTARA, COMPAORE, …).

Merci à Théophile KOUAMOUO et Grégory PROTCHE qui ont mis et continuent de mettre leur plume au service du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et qui paient d’ailleurs un lourd tribut pour leur refus de se soumettre à l'ordre néocolonial en place, y compris et surtout au sein des médias dont ils sont parmi les rares à sauver l’honneur. La vérité historique comme celle des médias ne saurait être durablement contrefaite. « Quand ça va pourrir, ça va sentir !» 

Merci également aux organisateurs de cette commémoration du 11 avril 2011 place de la Bastille ainsi qu'à Kamayiti Kamafrique de couvrir inlassablement nos marches et manifestations.

 

Christine TIBALA

mardi, 15 avril 2014

PRORUSSIA.TV: QUE FAIT LAURENT GBAGBO A LA CPI? RENDEZ SON PRESIDENT A LA COTE D'IVOIRE

 

OBAMA ET SARKOZY.jpg

 

Prorussia.TV assomme Ouattara, ses rebelles, la France de Chirac à Sarkozy puis dresse le bilan des 3 ans de Ouattara après le coup d’État International contre Laurent Gbagbo.

 

 
 
Côte d'Ivoire : Après trois ans d'usurpation du pouvoir, le pays attend le retour de son président légitime et enverrait bien Ouattara devant le TPI…

Cette semaine, la communauté ivoirienne commémore à son tour, un tragique anniversaire. Celui du 11 avril 2011, qui vit la violation de sa souveraineté par la France, l’achèvement d’un long processus de coup d’Etat international, l’arrestation et la déportation du Président Laurent Gbagbo. Cela va donc faire trois ans qu'à l’issue d'un coup de force, organisé et encadré par la France de Nicolas Sarkozy, le Président Laurent Gbagbo aura été arrêté, puis détenu dans des conditions d’humiliation et de mauvais traitements pendant plusieurs mois, avant d’être déporté à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Petit rappel historique : élu au premier tour des élections présidentielles en 2000, le Président Laurent Gbagbo a dû faire face, deux ans à peine, après sa prise de fonction, à une tentative de coup d’Etat qui s’est muée en une rébellion armée, coupant le pays en deux parties.
 
Sur le point d'être défaits, ces rebelles vont être alors protégés par Paris qui organisera leur montée en puissance, en les équipant et en ayant recours à des mercenaires africains et européens, comme le révèle un document wikileaks, disponible sur le net.
 
Il est vrai que le gouvernement de Laurent Gbagbo souhaitait libérer l’économie ivoirienne de la domination française et ouvrir certains marchés à d'autres partenaires, notamment celui du cacao qui demeure la principale culture d’exportation du pays. La France de Jacques Chirac a perçu ce signal d’ouverture comme une menace pour ses intérêts. La même méthode, pour les mêmes raisons, s'appliquera d'ailleurs, avec le même succès, en République Centre Africaine.

Afin d’éviter la scission du pays, le président Gbagbo accepte de former en 2003, un gouvernement de réconciliation nationale, avec les forces rebelles et les partis politiques qui les soutiennent. Il négocie et obtient en juillet 2007, un accord politique avec la rébellion qu’il associe pleinement à la gestion du pouvoir d’Etat en nommant son chef, Guillaume Soro, Premier Ministre. Cela, dans l’optique d’aboutir à des élections transparentes, gage d’une sortie démocratique de la crise. Mais le candidat Laurent Gbagbo, est de nouveau élu Président de la République, avec 51,45% des voix.
 
Alors, contre toute attente, Nicolas Sarkozy, Président de la République française, et accessoirement ami intime d’Alassane Dramane Ouattara, conteste la décision du Conseil constitutionnel.
 
En violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et après avoir arraché un mandat de l'ONU, comme en Libye, il soutient le coup d’Etat sanglant contre le pouvoir légal et légitime du Président Laurent Gbagbo, en imposant son ami Alassane Ouattara.
 
Trois ans après, le régime de Ouattara affiche son incapacité à réconcilier les Ivoiriens. Au contraire, depuis ce 11 avril 2011 et jusqu’à ce jour, des proches, des sympathisants du Président Laurent GBAGBO, des militants du Front Populaire Ivoirien en particulier et des Ivoiriens en général, sont dépossédés de leurs biens, pourchassés, pillés, persécutés, arrêtés, détenus sans jugement, torturés, violés, tués ou contraints à l’exil. Voici trois ans que des milliers d’ivoiriens ont perdu arbitrairement leur emploi, par la mise en œuvre de la politique dite de « rattrapage ethnique ». Trois ans que des maisons et des sites privés sont occupés illégalement, par des rebelles. Trois ans que l'économie ivoirienne ne subsiste que grâce aux fonds du FMI.
 
Voici trois ans que le Président Laurent Gbagbo, auteur du célèbre slogan « Asseyons nous et Discutons » et qui est à l'origine du multipartisme en Côte d’Ivoire, a été renversé et déporté le 29 novembre 2011 à la CPI, où il est arbitrairement détenu et où vient de le rejoindre Charles Blé Goudé, accusé tout comme lui, des mêmes crimes contre l'humanité, viols, persécutions et autres actes inhumains.
 
Tribun hors pair, Blé Goudé, n'a jamais tenu une arme, mais il a toujours su mobiliser et galvaniser la résistance face aux attaques des rebelles nordistes et à l'intervention militaire française. Il a été également un acteur central du processus de paix, initié par le président Gbagbo, en direction des forces rebelles, malgré leurs crimes, en prônant la réconciliation nationale dans l’ensemble de la Côte d’Ivoire. Jusqu'à présent, ni les juges ivoiriens, ni les juges du TPI, ne parviennent visiblement à confirmer les charges. A tel point, que le président Gbagbo pourrait très prochainement profiter d'une liberté conditionnelle et résider en Belgique, le temps de son procès.

Pendant cette période de troubles postélectorale, des pro-Ouattara se sont également rendus coupables d'exactions. Et là, les témoignages, les preuves et les cadavres ne manquent pas. Formant un véritable pouvoir politico-mafieux, des chefs de guerre, aujourd'hui aux plus hauts postes des forces de sécurité, ou ayant pris le pouvoir des principaux secteurs économiques et politiques, seraient visés par la CPI. Etrangement, aucune enquête n'a encore été diligentée contre ceux qui continuent leur entreprise de pillage systématique de la Côte d'Ivoire. Entre l’emprisonnement continuel des partisans de Laurent Gbagbo, l’insécurité permanente, le gangstérisme au sommet de l’Etat, la préférence étrangère et la paupérisation des couches sociales, Ouattara démontre bien, qu'il fait parti de cette maffia mondiale, cette même oligarchie qui entend dominer les peuples et s'accaparer les richesses.
 
Laurent Gbagbo libre, l'ancien cadre du FMI Ouattara sait d'avance que le jugement des urnes se retournera contre lui, car il n'a aucun lien fusionnel avec le peuple ivoirien. Un proverbe ivoirien dit que: « ce qui se dit sur le cadavre du lion ne peut être dit devant lui vivant ». Alassane Ouattara a cru pouvoir porter la peau du lion Gbagbo, avant de l'avoir tué. Mais c’est au peuple ivoirien de décider dorénavant de son avenir, s’il le peut encore.
 
 
Source: PRORUSSIA TV

vendredi, 04 avril 2014

«N’EN FAITES PAS UNE AFFAIRE POLITIQUE»: DE L’INDIGNATION SELECTIVE A LA TRISTE «DIOULATISATION» DE L’AFFAIRE AWA FADIGA

 

AFFAIRE AWA FADIGA.jpg



Le 25 mai 2010 je publiais sur mon Blog le billet intitulé 'Mon Hôpital Public se meurt. Que faut-il faire ? [ http://bit.ly/OfEdCn ].

Cet article m'a été inspiré par une scène insoutenable à laquelle je venais d’assister impuissant à l’hôpital de la ville de Grand Bassam ; une femme enceinte malade et en cours de traitement obligée de retirer elle-même sa perfusion et fuir l’hôpital parce ce qu’elle n’avait plus de quoi payer les médicaments et autres analyses. C’était juste un être humain, une femme. Rien de plus pour moi qui a aucun moment n’ai cherché à savoir s’il elle était ivoirienne, de quelle ethnie ou partie politique. Pour moi c’était juste révoltant, inacceptable. J’ai fini cet article par cette question qui était de savoir ce 'que fait le ministère de la santé pour rappeler au corps médical son rôle premier ? Qu’est ce qui ne va pas au cœur du système médical ivoirien ? '. Les responsables du 'pouvoir de Laurent Gbagbo' avec qui j’ai évoqué ce sujet jetaient la pierre à Allah Kouadio Remi et au PDCI-RDA qui depuis la signature des accords de paix de Linas Marcoussis en 2003 dirigeaient ce ministère qui leur servait plutôt de caisse noir sans vraiment aider à mettre en œuvre les reformes proposées par le Président Gbagbo concernant par exemple l’AMU (Assurance Maladie Universelle). L’opposition ne s’indignait jamais de l’état et du fonctionnement de nos hôpitaux publics. Pourquoi ? Ne me posez pas la question. « Ils n'allaient pas retourner leur propre couteau contre eux-mêmes » pour paraphraser le Féfal.

Avec l’avènement de Alassane Dramane Ouattara à la tête de notre pays, son allié du PDCI se voit déposséder la conduite de ce ministère. Depuis juin 2011, de Thérèse Aya N'Dri-Yoman au début jusqu'à Raymonde Goudou Coffie aujourd’hui, le pouvoir en place « chante » la gratuité des soins. Mais la réalité est tout autre et les hôpitaux publics ne disposent pas du minimum qui pourrait permettre des soins de premières nécessités vu le manque de médicament dû généralement aux factures impayés du ministère dans les comptes de la pharmacie de santé publique. Ce fait n’est qu’un infime morceau de la partie émergente de cet iceberg de désolation.

L’AFFAIRE AWA FADIGA

Cette affaire qui a fait le tour des médias mondiaux en partant des réseaux sociaux ivoiriens est symptomatique de la triste réalité quotidienne dans notre pays depuis la prise de pouvoir par le « clan » Ouattara : une défaillance tous azimuts et des crimes à la pelle qui malheureusement étaient relégués dans la banalité des colonnes « faits divers » ou « nécrologie » lorsqu’on daignait en parler. Une insécurité quasi-totale dans un pays où l’on trouve plus facilement une Kalachnikov qu’un morceau de pain rassis.

L’infortunée Awa Fadiga emprunte un taxi dans la nuit du 23 au 24 mars 2014. Elle se fait agresser dans des conditions encore troubles avant de se retrouver projetée sur la voie publique alors que le véhicule roule à tombeau ouvert. Un bon samaritain qui assiste à la scène arrive à trouver de l’aide pour que Awa soit transportée dans un hôpital. Inconsciente, elle se retrouve dans un piteux état au CHU (Centre Hospitalier Urbain) de la commune de Cocody à Abidjan. Là, il va se jouer cette « scène de mort » qui donne froid dans le dos rien qu’a y penser. Alors que son état exige une admission aux urgences et des soins dans l’immédiat, la jeune fille est déposée dans une sorte de « couloir de la mort » en attendant que soit payée sa première facture qui s’élève à 12.000 F CFA (Un peu moins de 20 Euros). Sans quoi, Awa Fadiga n’aura pas droit aux élémentaires soins de premières nécessités. Sons agonie va durer plus de 15 heures de temps avant que sa famille ne retrouve sa trace le lendemain. Une fois l’argent disponible, la prise en charge commence. Vu son état en ce moment-là comateux, le corps médical propose un scanner pour mieux être situé vu qu’elle souffre d’un traumatisme crânien (fracture de la base du crâne). Pas de scanner disponible au CHU alors les parents doivent payer pour qu’elle soit transportée dans une ambulance du SAMU pour être soumise au scanner dans un autre centre de santé privé et bien évidemment à un coût non négligeable. En réalité il était bien trop tard car sa longue agonie avait visiblement déjà eu raison d’elle. Ce sombre tableau sera clôturé par des troubles respiratoires avant que Awa Fadiga ne rende l’âme dans la matinée de 25 Mars 2014.

LE WEB EST EN ÉMOI
 
Marietou Coulibaly une jeune Mannequin Ivoirienne (comme Awa Fadiga) relais cette affaire via facebook. Son émotion communicative entraine plus d’un à son chevet pour comprendre les circonstances de la mort de celle qui est comme sa sœur. Rapidement et à l’unisson le Web ivoirien est en émoi face à cette nième « bavure ». Ensuite vient la colère. Premier accusé car dernier en contact avec Awa encore vivante : le corps médical qui est matraqué, vilipendé et cloué au pilori. L’affaire prend une dimension internationale en l’espace de quelques heures a un point tel que pendant que la toile crie haro sur les hôpitaux publics, des médecins interviennent pour donner des explications non pas pour se disculper mais pour nous instruire sur les contours non visibles de ce drame. L’un d’eux retiendra particulièrement mon attention. Il s’agit du pseudonyme Kruz Castillo qui dira:

«Chers amis, je vais probablement m'attirer vos foudres. Mais je souhaite être clair et franc sur cette question. Il faut éviter de faire un amalgame dangereux sur l'accusation de "non assistance à personne en danger " faite au corps médical. Dans le contexte d'émergence fallacieuse, le corps médical souffre également le martyr comme tous les Ivoiriens. Et le dos des médecins est tellement large qu'ils sont la cible d'accusations non acceptables. Je ne nie pas que comme dans tous les corps de métier, il y a des brebis galeuses. Mais la vérité c'est que les médecins sont juste l'interface entre le malade et le système gouvernemental. Donc le politique peut faire ses déclarations publiques sans même disposer de matériel à l'hôpital. La réalité, c'est le citoyen lamda qui vient en consultation, qui la découvre. Mais il restera sceptique car le politique s'est montré très persuasif et rassurant dans son discours la veille sur la disponibilité dudit matériel. Quand dans un Etat on déclare péremptoirement la gratuité des soins et qu'on ne mette pas à disposition de l'hôpital les médicaments, que voulez-vous que le personnel soignant fasse?? Qu'il paye pour le malade ? SI oui, pour combien de malades paiera-t-il avec son maigre salaire ? La vérité des hôpitaux est que le corps médical souffre de la non disponibilité de matériel (parfois même le plus élémentaire). L'autre vérité dont on ne parle jamais, c'est que entre nous professionnels de la santé, on fait toujours mains et pieds soit en recueillant une petite quête, soit en fournissant un petit matériel personnel pour intervenir pour tel ou tel patient en terme de premiers soins en espérant que la famille réagisse à temps. C'est souvent dans cette attente que le drame arrive. Et ces cas sont légions malheureusement. Mais l'opinion ne rapporte jamais ces situations où les équipes médicales se saignent pour secourir X ou Y en raison de la défaillance de l’État. Chirurgien de formation et exerçant depuis plus de 10 ans, je sais que nous avons assisté et opéré par nos propres moyens des centaines de malades. Cela se fait dans tous les hôpitaux de Cote d'Ivoire. Mais on ne fait pas de déclarations là-dessus. Il y a en principe dans les hôpitaux des services sociaux pour régler les situations similaires à celles décrites ici. Mais ces services sociaux sont eux-mêmes des cas sociaux sérieux. C'est dommage. Mais on est tous emmerdé par cette émergence, disons cette « emmerdence », ennuyeuse et illusoire. Ceci dit, je ne nie pas l'existence de brebis galeuses dans notre milieu; vous ne me croirez pas si je vous dis en interne qu'elles vivent un calvaire parce que marginalisées très souvent!»

En un mot, son point de vue traduit la tendance de l’argument général du corps médical qui partage la responsabilité de ce drame avec le pouvoir lorsqu’il ne l’accuse pas directement.

L’INTERVENTION MENSONGÈRE DE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Dans la foulée et certainement avec l’idée de calmer les esprits qui s’échauffaient, le Ministère de la santé fait publier un communiqué sur sa page Facebook avec comme intitulé : « DÉCÈS DE MLLE AWA FADIGA: VOICI LA VÉRITÉ ». Comme quoi, la famille, les amis de Awa et l’opinion générale seraient en train de mentir sur les faits et leur chronologie. Pour démentir l’accusation qui est le fait d’avoir privé Awa des soins de premières nécessités, le Ministère dit : « Elle a reçu les premiers soins médicaux que nécessitait son état, par voie veineuse, y compris un nettoyage et des soins corporels par les filles de salle, avec eau savonneuse et antiseptique. Ceci pour lui rendre sa dignité. » Les enquêtes auprès des médecins, de la fille de salle présente cette nuit et surtout le témoignage des autres parents de malade contredisent ces propos qui se révèlent être un tissu de mensonges. Pire, le Ministre Goudou organise une conférence de presse pour confirmer la « foutaise » contenue dans le communiqué. Alors reprennent de plus belle les tirs en direction du corps médical qui est de nouveau accusé de faux témoignage. Mais le corps médical semble lui aussi se désolidariser de son Ministère de tutelle. «Lorsque nous guérissons un malade, ce sont des miracles que nous faisons tous les jours», déclare le Dr Ernest Atté Boka Secrétaire Général du Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d'Ivoire qui en a profité pour lancer un appel en direction de l'Etat qui selon lui devrait investir davantage dans la modernisation de son système de santé. Il ira même jusqu’à imputer cette faute aux «conditions de travail difficiles» et à «la vétusté du matériel» en demandant de ne pas jeter l'anathème sur les médecins Ivoiriens. Finalement celui qui a menti dans cette affaire n’est la famille de Awa Fadiga, ni le corps médical mais la ministre Raymonde Goudou Koffi. Pourquoi? Simplement pour couvrir les mensonges éhontés qu’elle transporte depuis bien longtemps dans les médias quant à la gratuité des soins dans nos hôpitaux. Dans un état normal, le moindre mal aurait été la démission de Goudou, mais c’est sans compter sur le gouvernement Ivoirien qui vient de confirmer les propos de celle-ci dans le dernier Communiqué du Conseil des ministres. Et chose extraordinaire, la « foule de crieurs » prend acte, ne dit plus rien sinon accuse tout mais jamais les personnes au plus haut niveau en charge de la sécurité et de la santé des Ivoiriens. Pourquoi ? Aussi « bête » que cela peut paraitre, l’argument est bien choisi : « N’en faites pas une affaire politique. ». On pourrait de prime abord penser à du suivisme d’hypocrite ou même à de la pure lâcheté - mais non. Cette grave affaire dont le dénouement aurait pu aboutir sur une solution modèle « Alerte AMBER » aux USA pour que plus jamais cela ne se reproduise, a été réduite à des considérations tribales. Ce fait réducteur est en train d’installer une sorte d’omerta, un silence partisan.

LA TRISTE «DIOULATISATION» DE L’AFFAIRE AWA FADIGA

Lors d’un rassemblement de la famille et des amis de Awa Fadiga dans l’enceinte du CHU de Cocody pour crier leur ras le bol, sous le double choc de la mort de sa nièce mais surtout face au communiqué mensonger du ministère de la santé, la tante de la défunte donne des explications à chaud face camera.

Entre larmes et cris, elle dit : "Le Professeur a dit qu’ils n’ont pas de premiers soins. Il l’a dit clairement. L’émergence 2020, c'est zéro ! C’est zéro ! C’est zéro ! Il n'y aura pas d’Émergence 2020", en faisant allusion à l'émergence économique et sociale que Ouattara prétend viser pour la Côte d'Ivoire à l’horizon 2020. Cette vidéo fait le tour du web encore une fois et très rapidement un grand nombre de défenseurs de la cause Awa Fadiga change son fusil d'épaule. Pour eux, elle va trop loin en égratignant ainsi Alassane Dramane Ouattara.

La réalité sociopolitique de la Côte d’Ivoire souffre d’un fort relent tribaliste. De son incursion dans la vie politique Ivoirienne jusqu’à ce jour, Alassane Dramane Ouattara n’aura eu d’autres arguments politique que la fragile fibre tribale et religieuse : les populations du Nord du pays et la religion musulmane. Il aura ainsi réussi à littéralement abrutir une grande partie des ressortissants du Nord du pays qui lui vouent un véritable culte de la personnalité. Alors, même au prix de leurs vies, certains se borneront à faire don de leurs droits élémentaires si cela peut gêner Ouattara. C’est le triste spectacle auquel nous assistons, en ce moment.

On peut accuser le chauffeur de taxi qui est l’auteur de l’agression mais il ne faut jamais mettre en cause le Ministre de la Sécurité Hamed Bakayoko – le faire, c’est faire de la politique : entendez par là, dire toute la vérité et mettre le pouvoir Ouattara face à ses responsabilités. On doit accuser les médecins mais pas Raymonde Goudou Coffie la Ministre de Ouattara qui a menti avant, pendant et après cette histoire - le faire, c’est faire de la politique : entendez par là, dire toute la vérité et dénoncer l’incompétence du pouvoir. Alors pour ce problème d’envergure nationale, une solution parcellaire est trouvée dans le cadre familiale et « coutumier » loin de toutes les juridictions et sans sanction aucune. Ce faisant, sans forcément s’en rendre compte, les Fadiga viennent d’accepter d’avoir menti devant toute la nation car acceptant de fait la version du pouvoir. Une compromission qui salit la mémoire de Awa Fadiga mais que sa famille assume, au nom de la norme du militantisme Dioula pour le RDR (Rassemblement Des Républicains) le parti politique de Ouattara. Pire, aucune solution viable ne sera proposée par le gouvernement vu que finalement selon les Fadiga, tout a été fait dans les normes.

Quel gâchis. Cela est simplement honteux !
Repose en Paix Awa Fadiga.

Claudus Kouadio II

samedi, 29 mars 2014

UN POEME POUR NOTRE REFLEXION: LA BULLE DE SAVON

 
 

BULLE DE SAVON.jpg

 
Vous savez
Une bulle de savon
C’est lisse
C’est rond
Avec sa jolie forme
De ballon.
 
Vous savez
Une bulle de savon
C’est beau
C’est coloré
Comme l’arc-en-ciel.
 
Vous savez
Une bulle de savon
C'est léger
Ça vole
Ça flotte
Et puis
On peut jouer avec
On peut l’étirer
On peut la faire avancer et reculer
On peut la faire monter et descendre
On peut la faire remonter et redescendre.
Un plaisir simple
Un plaisir facile à satisfaire.
 
Mais
Une bulle de savon
Tôt ou tantôt
Elle finit toujours par faire plouf !
Pour éclater
Pour s'écraser
En un fragment de seconde
Avec plus ou moins de bruit
Avec plus ou moins de violence
Avec plus ou moins de finesse
Avec plus ou moins de grâce
Avec plus ou moins de beauté.
 
Alors
Elle disparaît
La bulle de savon
À tout jamais
Sans rien laisser
Sinon
Une tâche grasse  
Plus ou moins petite
Sur le sol ou dans l’air.
 
Eh oui !
La nature
Elle nous offre
Tant et tant de choses
Comme les bulles de savon
Simples et formidables
Avec autant de variétés
Que de grains de sable.
 
Et
Ces choses-là
Nous en disposons
A tous instants
Selon nos grés
Selon nos appétits
Selon nos plaisirs.
 
Mais
De ces choses-là
Comme des bulles de savon
Bien souvent
Nous en oublions
Hélas !
Le revers.
 
 
Léandre Sahiri
 
Ecrivain et Docteur ès Lettres

vendredi, 28 mars 2014

INTERVENTION DE CHARLES BLE GOUDE A LA CPI: EXTRAITS

 

CHARLES BLE GOUDE 4. CPI.jpg

 
Quelques extraits du discours de Charles Blé GOUDE lors de sa première comparution devant la CPI du 27/04/2014

 
« Pour le respect que j’ai pour les victimes, toutes les victimes de la crise qui a secoué mon pays, je suis content d’être là dans l’affaire qui m’oppose au procureur pour que la vérité soit sue afin que cessent les murmures. Madame la Juge, je ne veux pas être libre de mes mouvements physiques tandis que ma conscience innocente accusée à tort d’être la base de tous les torts est au-dedans de moi. Madame la Juge, à une certaine opinion qui estime à tort ou à raison que le voyage à la CPI est un voyage de non retour, je pense qu’un citoyen qui est suspecté par la CPI peut venir ici, faire l’objet d’un procès et s’il est innocent peut repartir chez lui. Et je sais que je repartirai chez moi. »

CHARLES BLE GOUDE 5. LE COMBAT AUX MAINS NUES.jpg

"Si je suis reconnu coupable, que la loi s’applique à moi dans toute sa rigueur, mais si je suis jugé pour ce que j’ai fait et non pour ce que je suis, que je sois reconnu innocent et que je rentre chez moi; et je sais que je vais retourner chez moi. Quand dans mon pays, on me traque, on traque ma famille, on fait un chantage à ma famille biologique et politique, mon médecin est en prison, tous mes collaborateurs emprisonnés pas pour ce que j’ai fait mais pour ce que je suis. Parce que si on devait me poursuivre en Côte d’Ivoire pour ce que j’ai fait, il y a beaucoup de personnalités pro-Ouattara qui ne pourraient même pas me regarder en face."
 
« Je suis venu ici et je me considère en mission pour la manifestation de la vérité. Je suis pro-Gbagbo et je suis fier de l’être. Je l’étais hier, je le suis encore aujourd’hui. Madame, j’ai appris avec Gbagbo le dialogue, j’ai appris avec Gbagbo la réconciliation, j’ai appris avec Gbagbo qu’il faut convaincre l’adversaire et non le vaincre et pour cela, je suis pour la manifestation de la vérité. "

« Je suis venu à la Haye, c’est ici que j’ai appris qu’un individu peut avoir des droits qui lui sont reconnus et je voudrais vous remercier pour ça d’ailleurs. Je suis bien traité ici et je suis animé d’un double sentiment parce que quand on m’emmenait à La Haye ici, beaucoup ont pleuré et pourtant en Côte d’Ivoire, je vivais le calvaire. Chaque jour, je vivais dans l’angoisse, chaque minute était un combat. J’étais comme un objet dont on disposait quand on voulait et comme on voulait…J’ai été logé, je ne peux pas demander qu’on me loge dans un hôtel à quatre étoiles. Un prisonnier est un prisonnier dans tous les cas et je suis préparé à cela, je suis prêt. »


Lien vers la vidéo:

https://www.youtube.com/watch?v=DySaH0Bcuuc#t=53

 

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