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lundi, 16 décembre 2013

LES FRANCS-MAÇONS DEBARQUENT A ABIDJAN - POURQUOI ET QUE VIENNENT-ILS Y FAIRE?


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Abidjan sera la capitale des francs-maçons à partir de février 2014. Toute la galaxie maçonnique s’y donne, en effet, rendez-vous les 7 et 8 février pour les 22èmes rencontres humanistes et fraternelles africaines, malgaches, belges et françaises. De quoi épouvanter ceux qui leur attribuent toutes sortes de malfaisances.


Abidjan sera aux couleurs de la franc-maçonnerie mondiale dès le début du mois de février. Africains, Malgaches, Caribéens, Belges, Français y ont rendez-vous à l’occasion des 22èmes rencontres humanistes et fraternelles d’Abidjan. Ce qui devrait à priori doper l’enthousiasme des loges locales. Depuis quelque temps, la capitale ivoirienne est en effet devenue la plaque tournante de la franc-maçonnerie sous-régionale, voire africaine. Six grandes loges s’y disputent le terrain sans rien changer au dépaysement des ivoiriens sur le sujet. Car pour le commun des mortels ivoiriens, les francs-maçons font avant tout penser aux « compagnons de Baal » des télé-films américains, dont les rituels ressemblent aux usages sacrificiels des sorciers locaux. Leur culture du secret fait d’eux la preuve concrète que le pouvoir se prend à partir de rituels très mystérieux.

Au demeurant, la présence de dirigeants africains dans les rangs des maçons contribue nécessairement à alimenter les peurs qui surgissent dès que des phénomènes non maîtrisés arrivent. En Afrique centrale, les présidents gabonais et congolais sont à la fois maçon, grand maître et président de la République. Or, les conditions dans lesquelles ces derniers prennent le pouvoir, généralement dans le sang, achèvent de convaincre sur la nocivité du clan des maçons.

Mais l’un des responsables du Prince Hall balaie toutes ces accusations. Pour lui, la franc-maçonnerie est une association normale de personnes faisant la promotion d’un certain nombre de valeurs. Même s’ils ont été blâmés par l’église cléricale qui en a, par le passé, ex-communié ses membres parce qu’ils refusaient de confesser certains secrets, celle-ci est revenue à de meilleurs sentiments depuis. Ce qui fait qu’un franc-maçon peut aussi être un homme de Dieu.

Bref, ces maçons vont se réunir à Abidjan, selon La Lettre du Continent, pour des rencontres humanistes et fraternelles. Pour le reste, très peu d’informations filtrent sur l’événement qui n’intervient cependant au plus tôt que début février prochain. Cela dit, on peut quand même s’interroger sur le contenu d’une telle rencontre et pourquoi on la qualifie d’humaniste et de fraternelle. Selon le dirigeant de la loge Prince Hall, les francs-maçons sont un courant philosophique dont le but est de faire du bien. L’appellation franc-maçon ayant été tirée du nom attribué aux bâtisseurs de maison. C’étaient donc des bâtisseurs de maison et de nombreux édifices auraient été construits par eux tout au long de l’histoire humaine. Cependant aujourd’hui, les actions des maçons se concentrent essentiellement sur les projets sociaux.

Bref, selon lui, les maçons ne sont pas diaboliques comme le pensent la plupart des Ivoiriens. Cela dit, il va être difficile de convaincre ceux qui en sont convaincus. Le contexte de la tenue de cette rencontre en début d’année leur fournit d’ailleurs des ingrédients de suspicion légitime. En effet, les fins d’année se terminant généralement dans le sang pour nombre de nos concitoyens, beaucoup y voient le surgissement rituel de créatures maléfiques. Les francs-maçons feraient partie de ces créatures-là. La loge Prince Hall balaie aussi la polémique sur les batailles de loges. Il y a quelques mois, en 2012 en particulier, Jeune Afrique publiait une enquête sur la guerre des francs-maçons en Côte d’Ivoire et l’agacement des loges affiliées françaises qui désespéraient des loges apparentées aux américains. Ce document montre clairement que la conquête du pouvoir est au cœur des préoccupations des élites franc-maçonnes. Le pouvoir allant généralement avec le sang, il n’est pas facile de dresser un portrait aussi clean que celui que la loge Prince Hall brosse.

Sévérine Blé, in le quotidien ivoirien "Aujourd’hui" N° 527 du vendredi 13 décembre 2013.


Source: CIVOX.NET

UNE TELEVISION RUSSE DEMONTE L'OPERATION FRANÇAISE EN CENTRAFRIQUE

 

CENTRAFRIQUE. HOLLANDE ET SOLDAT FRANÇAIS.jpg

 
 
Vidéo exclusive. Une télévision russe démonte l'opération française en Centrafrique. La chaîne de télévision Russe, proRussia TV nous apporte un éclairage alternatif sur l'intervention française en Centrafrique. L'intégralité de leur analyse:
 
 
Le trouble jeu de la France en Centre-Afrique: n'est-elle plus qu'une simple compagnie de CRS de l'Oncle Sam?
 
Comme nous le craignions dans nos précédentes éditions, le scénario à l’ivoirienne semble dramatiquement se répéter en République Centrafricaine. Une fois de plus la France intervient militairement avec le blanc-seing de l’ONU, pour officiellement mettre fin à des massacres de civils et « sauver des vies humaines », selon son super-président François Hollande et le Ministre des Affaires Étrangères, le philanthrope Laurent Fabius.
 
Charitables déclarations et louables intentions  qui masquent difficilement la responsabilité et surtout l’implication de Paris, dans la déstabilisation de ce pays, majoritairement chrétien, livré à une rébellion musulmane venue du Nord. Pourquoi en effet avoir tant tardé pour intervenir, alors que la France maintient sur place une force militaire et ne peut ignorer les affrontements meurtriers opposant depuis de nombreux mois des groupes d’autodéfense de villageois, surnommés « anti-balaka » (ou anti-machettes) à l’ex-rébellion Séléka. Une alliance de groupes hétéroclites arrivée justement au pouvoir en chassant l’ancien président Bozizé en mars 2012… avec la bénédiction tacite de Paris ! Alors volonté politique ou impuissance diplomatique ?
 
Les enjeux de cette nouvelle opération militaire française, baptisée Sangaris, semblent multiples. Bien que classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, en raison de son instabilité, la Centre-Afrique dispose de riches ressources en bois, or, diamants et uranium. Les nouvelles forces armées centrafricaines qui ne sont en réalité qu’un ramassis de milices incontrôlées n’obéissant qu’à des seigneurs de la guerre locaux, mettent le pays sous leur coupe réglée. Sous couvert d’intervention humanitaire et de sécurisation d‘une région, que la France a pourtant sacrément contribué à perturber depuis 2011, notamment en Libye et en Côte-d’Ivoire, Paris cherche surtout à s’assurer du contrôle des ressources. Quitte pour cela à conforter un pouvoir minoritaire et illégitime, en désarmant des milices chrétiennes qui chercheraient à se venger sur des populations musulmanes, notamment d’origine Peules, des multiples exactions, violences et pillages à répétition dont elles sont victimes. Rien de mieux en tout cas pour attiser un conflit ethnico-confessionnel que de croire qu’un gouvernement d’obédience musulmane puisse diriger un pays comportant 80 % de chrétiens. À ce stade, ce n’est plus de l’incompétence mais une réelle politique de tension permanente et les masques tombent enfin, malgré les grandes déclarations de principe prononcées lors du sommet sur la sécurité et la coopération qui se tient actuellement.
 
Paris semble avoir lâché l’Afrique. Ou en tout cas s’être mis en retrait au profit du bloc atlantiste, États-Unis en tête, qui entendent diriger les opérations et superviser progressivement l’ancien pré-carré français. La Françafrique semble avoir cédé le pas à l’Américafrique comme le déclare Patrick Mbemko, auteur de plusieurs ouvrages de géopolitique.
 
Le projet est dorénavant connu : remodeler le monde en fonction de la nouvelle guerre économique mondiale qui a débuté, et dont l’Afrique sera l’un des champs de bataille, au propre comme au figuré. Aucun pays ne pourra rester neutre et les chefs d’état africains n’ont guère le choix. Soit ils alignent leurs pays sur les visées atlantistes et ils se maintiennent au pouvoir. Soit ils passent outre et ils se retrouvent dans le camp des parias, mis à l’index des nations « éclairées » et s’exposant à des rébellions qui trouveront toujours, miraculeusement, les fonds nécessaires pour armer et entretenir une troupe de plusieurs milliers d’hommes, capables de mettre en échec les armées nationales.
 
Le but est clair : verrouiller au plus vite le continent africain face à l’avancée commerciale des pays émergents comme la Chine, la Russie ou le Brésil. Pour cela il faut s’approprier rapidement les terres agricoles, les ressources énergétiques ou l’exploitation des richesses minérales. Mais il faut aussi contrôler les corridors d’évacuation comme la « route transversale » qui traverse l’Afrique D’est en Ouest, de l’Océan indien au Pacifique et passe… par la république centrafricaine. Étrangement aucun expert médiatique français n’aborde ces questions. On se contente seulement d’appuyer la version officielle d’une urgence humanitaire. Certains allant même jusqu’à dénier toute légitimité à la moindre réserve ou critique prononcée. Le syndrome rwandais oblige, la culpabilisation artificielle de la France joue parfaitement son rôle de censure psychologique et politique.
 
Toutes ces guerres humanitaires dissimulent en réalité des opérations néocoloniales qui n’en portent pas le nom. « L’intervention française sera rapide, elle n’a pas vocation à durer et je suis sûr de son succès », c’est la dernière déclaration d’Hollande-le-va-t-en guerre. Souhaitons-le en tout cas. Car comme personne ne semble se bousculer pour financer cette opération, ni l’ONU, ni l’Union Européenne, ni les sociétés privées qui pourtant tirent d’énormes bénéfices de leur situation sur place, il faut souhaiter effectivement que cette probable victoire tactique, ne se transforme en une défaite stratégique, faute de financements. À moins que comme, certains le supputent, Paris ne consente à supporter toute la charge financière.
 
La Hollandie en est réduite à rendre de martiaux services en échange d’une partie de sa dette, de son déficit ou de délais supplémentaires à titre de remerciements dans le cadre des relations économiques et politiques avec l'Afrique, espérant ainsi redorer l’image ternie de M. Bricolage.Les militaires français coûtent moins cher que les intérêts de la dette. On comprendrait dès lors plus aisément le retournement stratégique français général et son alignement sur des intérêts contraires aux siens. Comme l’écrivait François de La Rochefoucauld : « Quand on croit servir les autres, on ne fait que se servir à travers eux ». fin de citation. Tout homme a son prix et il est indéniable en tout cas, que même en temps de crise financière, l’argent demeurera toujours le nerf de la guerre.
 
 
Lundi 9 décembre 2013

INTERVENTIONS FRANÇAISES EN AFRIQUE: DES QUESTIONS A FRANÇOIS HOLLANDE

 

HOLLANDE EN CENTRAFRIQUE.jpg

 

Merci pour votre intervention en Centrafrique pour désarmer des individus armés qui massacrent des civils. En moins d’une semaine 400 civils ont été tués par des groupes armés de l’ex rébellion dans une guerre que vous avez qualifié de religieuse. L’envoyé de « Dieu » que vous allez installer au pouvoir à l’issue des « élections » vous le rendra au centuple.


QUESTION N°1

Des groupes armés que votre prédécesseur Sarkozy a armés en Libye, massacrent des civils depuis 2 (deux) ans. L’on dénombre aujourd’hui des milliers de morts.

Pourquoi vous n’aviez pas commencé par la Libye ? Les Libyens morts sont-ils des hommes de seconde zone?

QUESTION N°2

Des groupes armés que vos prédécesseurs (CHIRAC, SARKOZY) ont armé en Côte d’Ivoire, massacrent des civils depuis 10 (dix ans), des milliers et des milliers de civils ont perdu la vie et continuent de perdre la vie, le dernier rapport de l’ONU fait état de 223 morts récemment sans oublier les 800 morts à Duékoué à l’ouest de la Côte d’Ivoire en une seule journée en 2011 et les massacres dans le camp des réfugiés de Nahibly encore dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

Pour votre gouverne, le coup d’Etat manqué de 2002, soit deux ans après l’élection démocratique de Laurent GBAGBO, a été l’œuvre d’une bande armée par vos prédécesseurs. Après l’échec du coup d’Etat, vos prédécesseurs les ont aidé à occuper la moitié nord du pays et ont organisé une rencontre en France qui a abouti aux accords de Linas-Marcoussis. Dans cet accord qui a fait l’objet d’une résolution de l’ONU et l’envoi des forces françaises licorne en Côte d’Ivoire pour sa mise en œuvre, une seule chose était exigée aux rebelles contre une vingtaine à Laurent GBAGBO : le désarmement. Pendant 8 ans l’armée française n’a procédé à aucun désarmement. Au contraire elle a surarmée la rébellion et pris les commandes d’un second coup d’Etat réussi le 11 Avril 2011 et cette bande armée composée de chasseurs traditionnels  appelés DOZOS et autres mercenaires ont envahi la Cote d’Ivoire semant terreur, massacres et exil.

Pourquoi vous n’aviez pas commencé le désarmement par la Côte d’Ivoire? Oui  ces rebelles rebaptisés FRCI sont toujours armés et ce sont les forces régulières de défense et de sécurité police et gendarmerie, marins qui sont aujourd’hui dépossédés de leurs armes . Les ivoiriens massacrés sont-ils des hommes de seconde zone?

QUESTION N°3

Dites-nous la vérité pourquoi, les civils qui sont morts et qui continuent de mourir en Libye et en Côte d’Ivoire ne suscitent en vous aucune émotion et ceux de Centrafrique suscitent en vous une si forte émotion ?

REPONSE

Monsieur HOLLANDE permettez-moi de vous aider dans votre réponse pour vous éviter de vous perdre dans la rhétorique des droits de l’homme et autres engagements humanitaires qui ne pourront convaincre que vous-même.

En Libye comme en Côte d’Ivoire, les intérêts des prédateurs de pétrole, de cacao, de marchés publics de travaux, sont assurés par les groupes armés qui massacrent les civils et les présidents installés gèrent le pays pour le compte de ces prédateurs. La loi de l’omerta entre prédateurs et leurs États vous obligent à fermer les yeux sur le drame des Libyens et des Ivoiriens qui meurent chaque jour. Leurs cris vous dérangent, leurs cadavres rependent des odeurs insupportables, leur souffrance dans des camps de réfugiés inondés de serpents vous importent peu, leur condition dans  les prisons insalubres et les camps de torture abominables vous préoccupent moins. Par conséquent, vous préférez ne pas entendre cela sur France 24, TV5, ou RFI, loi de l’omerta oblige.

Un conseil : au lieu d’envoyer des Français à la recherche d’emploi se faire tuer pour des prédateurs qui ont leur coffre-fort non en France mais dans les paradis fiscaux, en espérant réduire le chômage par l’élimination des chômeurs, je vous suggère de rétrocéder les bases militaires françaises en Afrique, les moyens matériels et financiers aux forces africaines d'intervention rapide, elles feront le travail. Elles l’ont déjà fait pour la France pendant la première et la deuxième guerre mondiale, elles seront capables de le faire pour leur propre continent. Il suffit simplement que vous leur remettiez les moyens que les prédateurs de vos pays ont pillés. Oui, stoppez s'il vous plaît les prédateurs et rétrocédez la richesse pillée à son vrai propriétaire : l’Afrique à travers son organisation communautaire l’Union Africaine.

Gageons que votre intervention humanitaire en Centrafrique ne se transforme en permis de d'exploitation d'uranium et de diamant.

 

Dr Cheick DIABATE

Enseignant Chercheur, Université du Collorado

(USA)

dimanche, 15 décembre 2013

NATHALIE YAMB: LA JUSTICE N’EST PAS LA UNIQUEMENT POUR REGLER LES PROBLEMES POLITIQUES


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Nathalie Yamb, Conseillère exécutive du Président de LIDER, a été interrogée par le quotidien Nord-Sud sur la capacité de la justice ivoirienne à juger les pro-Gbagbo.

 

Nathalie Yamb : Ce qui nous préoccupe à LIDER, ce n’est pas forcément la capacité de la justice ivoirienne à juger les pro ceci ou les pro cela. Ce qui nous préoccupe profondément, c’est sa capacité à dire le Droit et non à être un instrument de vengeance à la solde des pouvoirs qui se succèdent au Palais du Plateau. Les trois partis politiques traditionnels ivoiriens, une fois installés dans le fauteuil présidentiel, ont montré, au fil des années, le même désintérêt profond pour une justice transparente et indépendante. Ils ont ainsi contribué à l’instauration de l’impunité et des vagues d’arrestations et de libérations farfelues, dont Ouattara fait un usage outrancier depuis son accession au pouvoir. Ce qui se passe aujourd’hui n’est que la continuation d’un processus entamé il y a belle lurette et toléré par tous. Il faut une réforme profonde de la justice ivoirienne, et nous l’avons proposée à LIDER, car, dans une démocratie qui fonctionne, le pouvoir judiciaire dispose d’une indépendance absolue par rapport à l’exécutif et au législatif, qui est nécessaire à son bon fonctionnement. La justice n’est pas là uniquement pour régler les problèmes politiques. Elle sert aussi à régler les contentieux civils, économiques ou sociaux. Sa prise en otage par les personnels politiques la discrédite totalement aux yeux des familles, des milieux d’affaires et de la société civile, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Source: LIDER-CI.ORG

AFFAIRE «OUATTARA DIT QU'IL A CONSTRUIT LA BASILIQUE AVEC HOUPHOUËT-BOIGNY»

 

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J'ai essayé de me renseigner, et ce que j'ai trouvé ne plaide pas en faveur de Ouattara qui dit à qui veut l'entendre qu'il a construit avec Houphouët-Boigny la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro. Lisez donc avec moi ce qui suit.

La basilique a été réalisée par 24 entreprises nationales et internationales entre 1986 et 1989. C'est la société Eiffel Constructions métalliques qui a réalisé le plus grand dôme jamais construit. Le pape Jean-Paul II a consacré la basilique le 10 septembre 1990. Source Wikipédia.

A propos de Ouattara. Le 18 avril 1990, il est appelé pour résoudre la crise financière provoquée par la chute des cours des matières premières et par le poids de la dette extérieure, en tant que président du Comité interministériel de la coordination du programme de stabilisation et de relance économique. Il est ensuite nommé Premier ministre, fonction créée à la suite d'une modification de la Constitution, le 7 novembre 1990. Toujours Source Wikipédia.

Vous avez vu vous-mêmes que quand Ouattara a été nommé , la Basilique était déjà construite. C'est ce qui est écrit. On n'attendait plus que son inauguration qui est intervenue seulement cinq mois après sa nomination comme président du Comité interministériel, et deux mois avant sa nomination comme premier ministre.

A quel moment donc a-t-il pu construire la Basilique avec Houphouët-Boigny?

Si tu es arrivé en 1990, comment fais-tu pour être de ceux qui ont construit une Basilique dont la construction est terminée en 1989.

D'ailleurs, Houphouët-Boigny lui-même ne disait-il pas qu'il a construit cette Basilique sur sa cassette personnelle?


Alexis Gnagno

samedi, 14 décembre 2013

DROITS DE L’HOMME EN COTE D’IVOIRE: FAMINE DANS LES ZONES CNO, 3 ANS APRES L’ACCESSION DE OUATTARA AU POUVOIR


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Après le passage d’Alassane Dramane Ouattara à Man, Korhogo et Bouaké pour saupoudrer les populations de donations diverses et faire sa campagne électorale au frais de l’Etat, la réalité nous rattrape. Les zones CNO, suite aux pillages qui y ont été perpétrés de 2003 à 2013, sont dans une grave situation de vulnérabilité alimentaire. Pendant 10 ans de privations pour ces régions, qui perdurent jusqu’à ce jour, les réserves des paysans ont été pillées par les Fafn, devenues Frci et vendues pour constituer le trésor de guerre des dirigeants des troupes qui occupaient ces zones. Les populations ont été harcelées et pressurées au point que celles qui ne se sont pas exilées dans le reste du pays ou à l’étranger ont été incapables d’entretenir convenablement des plantations ou d’en faire de nouvelles. Les moyens de productions agricoles et industrielles formelles des zones Cno ont été détruits autant que les systèmes sanitaire et éducatif, et remplacés par les trafics en tous genres : cacao, diamant, or, anacarde, forêts, coton, hommes, femmes, enfants et… armes. Aucune de ces activités n’a vraiment cessé depuis l’accession de Ouattara au pouvoir. Le résultat de ces années d’occupation est là: deux habitants sur dix sont en insécurité alimentaire dans le Nord et l’Ouest de la Côte d’Ivoire, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu à Abidjan.

« Un peu plus d’un demi-million de personnes vivent en insécurité alimentaire dans les régions Ouest et Nord de la Côte d’Ivoire », révèle le Bureau onusien qui cite un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le Programme alimentaire mondial (Pam). Selon les données récoltées en octobre, la zone la plus affectée est celle de l’ouest du pays avec « plus de 387.000 personnes vivant en insécurité alimentaire » et le nord en compte « 193.000 personnes ». Plus de 220.000 personnes, dont 123.000 dans les « zones à risque » de Toulepleu, Bloléquin et Taï (ouest) et 99.000 autour de Korhogo (nord) ont « un besoin immédiat d’assistance », précise le rapport. « Les causes de l’insécurité alimentaire dans ces zones relèvent de problèmes structurels mais aussi de circonstances« , explique le document qui cite, entre autres, « le rapatriement et/ou le retour tardifs des ménages agricoles qui étaient en exil, l’insécurité et le mouvement des populations, le retard et/ou l’arrêt précoce des pluies et la perte de récoltes due à l’inondation« .

L’étude recommande au gouvernement ivoirien et à ses partenaires de poursuivre l’assistance alimentaire, à travers la distribution des kits agricoles, notamment des semences, du petit matériel de travail et des engrais, la réhabilitation des cantines scolaires sans oublier la distribution de vivres et d’argent aux ménages pour améliorer leur accès à la nourriture.

Les famines ne sont jamais exclusivement des calamités naturelles mais sont surtout les conséquences de mauvaises politiques économiques et sociales. Dans le nord et dans l’ouest de notre pays, des milliers de nos compatriotes sont au bord de la famine, pendant que le gouvernent, lui, nous affiche un taux de croissance à deux chiffres et que le président fait son 91ème voyage à l’étranger aux frais de ces mêmes personnes qui n’ont rien à manger.

LIDER s’interroge sur la moralité des politiques menées en Côte d’Ivoire. Imposer la famine à des populations peut-il ou non être considéré comme un crime contre l’humanité? Est-ce d’ailleurs criminel de le faire dans notre pays sous le régime Ouattara?

Aujourd’hui, à l’observation du personnel politique ivoirien, on se demande pourquoi les gens font la politique. La politique, dans son principe, sert à combiner de manière optimale des ressources humaines et matérielles d’un pays pour rendre les populations capables d’améliorer elles-mêmes leurs conditions de vie individuellement et collectivement. Selon ce principe, des moyens sont mis à la disposition de la politique par les populations du pays. Il en est ainsi du budget, de la monnaie, l’armée ou les forces militaires, de même que la justice et autres attributs de l’Etat comme la police, l’administration du territoire et l’Etat lui-même avec toutes ces institutions. Ces moyens servent une seule fin, qui est l’atteinte du bonheur, de la liberté, de la prospérité et du progrès social des populations, individuellement et collectivement. Les moyens ne sont là que pour cette finalité.

Or que constatons nous ici ? Que les politiciens ivoiriens font passer les moyens avant les fins. Par quelle logique ou bien au nom de quelle morale procède-t-on ainsi ? Pourquoi, dans notre pays, ceux qui font la politique se donnent la liberté de nuire aux populations en vue de sauver les moyens au sein de la machine de l’Etat? Au nom de quoi tiennent-ils ce droit d’écraser les bénéficiaires de leurs politiques? Comment peut-on protéger les moyens que sont l’armée, le budget ou la monnaie pour violer les fins que sont le bonheur des populations, leur prospérité, leur tranquillité, leurs libertés et leurs propriétés ? Comment admettre cette inversion de la logique des choses en politique? Au lieu d’avoir «la fin qui justifie les moyens», nous avons opté pour l’inverse, les moyens qui justifient la fin. Ce que la politique désigne comme moyen est considéré par les personnels politiques ivoiriens comme leurs objectifs de pouvoir et de puissance et les populations ne sont rien d’autre que leurs moyens à eux. A LIDER, nous travaillons à l’inversion des non valeurs actuelles. Pour nous, la politique se fait pour les hommes d’abord, et ceux-ci ne sont pas là pour subir les caprices et autres fantasmes inavouables de politiciens sans scrupules.

Alors que sera célébrée le 10 décembre la journée internationale des droits de l’Homme, il est important de souligner que seuls les mendiants attendent leur bonheur de la bienfaisance d’autrui. Pour nous à LIDER, les peuples ne doivent pas être des mendiants de droits auprès du gouvernement ou de l’Etat. Et nous nous appliquons à informer et à éduquer les populations sur la connaissance de leurs droits, pour qu’ils puissent les exercer.

Ensemble nous réussirons.


Source: LIDER-CI.ORG

00:21 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, droits de l'homme, famine, lider | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

COMMUNIQUE DE LIDER SUR L'ENDETTEMENT DE LA COTE D'IVOIRE


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Face aux critiques de l’opinion sur la reprise du surendettement de l’Etat de Côte d’Ivoire par le président Ouattara, un récent conseil des ministres, par la voix de son porte-parole, a répondu à ses détracteurs. Trois éléments ont été donnés par le gouvernement pour montrer la bonne santé financière de l’Etat et de son endettement :

1) Le ratio de la dette sur le  produit intérieur brut (pib) est bon. De 73% avant le point d’achèvement de l’initiative pour aider les pays pauvres très endettés (ppte), nous sommes tombés à 35% en 2012, pour remonter aujourd’hui à 49%.

2) Notre endettement est de qualité, puisque nous avons mis en place un comité qui veille à ce que notre dette soit une dette «utile».

3) Nous avons bien maintenu un ratio du crédit sur le produit intérieur brut à 19,5%, en dessous de la moyenne de l’Uemoa qui est de 20%, et nous sommes meilleurs en la matière que le Maroc qui est à 67%, l’Afrique du Sud qui est à 145% et même que la France qui est à 108%.

Sauf à vouloir être ironique, cette réponse du gouvernement démontre exactement le contraire de ce que conseil des ministres voulait dire et prouver. Regardons pourquoi.

Dans une publication parue il y a une semaine, intitulée «Ouattara n’a pas de solutions pour l’économie ivoirienne», le Dr. Prao Yao Séraphin, Délégué national LIDER au Système monétaire et financier, a mis en lumière quelques éléments de la politique économique du régime Ouattara en se basant sur des données publiquement connues. De fait, le Dr Prao et le gouvernement travaillent, à quelques différences négligeables près, sur les mêmes chiffres, mais ils n’en font pas les mêmes interprétations. Pendant que le Dr Prao raisonne sur le stock de dettes, le gouvernement lui, parle du ratio de la dette sur produit intérieur brut.

En analysant les chiffres communiqués par le gouvernement, on se rend compte qu’en trois ans, Alassane Dramane Ouattara aura quasiment retrouvé le stock ancien de la dette avant le ppte. Regardons ensemble.

Si avant le ppte, la dette représentait 70% du pib et que le pib nominal donné par le gouvernement était estimé en 2011 à 11.360 milliards de fcfa, alors la dette serait de 7.952 milliards de fcfa environ. Après le ppte, le ratio en 2012 est tombé, selon le gouvernement,  à 35%, comme effet automatique du ppte donc sans effort de sa part. Ainsi pour un pib estimé à 12.600 milliards de fcfa, cela donne un montant de dette de 4.410 milliards de fcfa. Puis en 2013, le ratio repart à 49%, pour un pib estimé à 14.126 milliards de fcfa, toujours selon le gouvernement. Ce qui donne un stock de dette de 6.921 milliards de fcfa environ.

Si l’on considère que leurs chiffres sont crédibles et que leurs estimations et projections le sont aussi, alors en 2014, le pib sera de 15.760 milliards de fcfa avec 49% de dettes, soit 7.722 milliards de francs cfa. En 2015, le pib sera de 17.330 milliards de fcfa avec un ratio constant de 49%, soit un stock de dette qui se chiffrerait à 8.491 milliards de francs cfa. On aura donc dépassé, sous le mandat de Ouattara, le niveau de stock de la dette avant ppte. Le ppte aura donc servi à quoi  pour Ouattara, sinon à surendetter de nouveau son pays?

Par ailleurs, si l’on se réfère aux données présentées en conseil des ministres relatives à la programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2014-2016, en 2016 le produit intérieur brut projeté est de 19.104 milliards de fcfa. En faisant l’hypothèse héroïque que le ratio dette sur produit intérieur brut restera constant à 49%, alors le stock de dette sera de 9.360 milliards de fcfa.

Le gouvernement pouvait sûrement être plus précis quand il s’agit de nous dire comment le comité mis en place va travailler de sorte que la qualité de la dette soit « utile » et comment il fera pour que, année après années l’encours de la dette publique totale sur le pib nominal soit de 34% en 2012, pour descendre progressivement à 31%, puis à 26%, puis à 23% pour arriver à 16% en 2016, ce qui donnerait cette année-là, pour le pib projeté, une dette totale de 3.056 milliards environ. Là où le bât blesse sérieusement dans leur programmation pluriannuelle, c’est que d’après leurs propres chiffres et communiqués, ils sont, en 2013, à 49% au lieu des 31% projetés. Ils nous disent qu’ils sont capables de maitriser l’endettement et font des dépassements dès le départ.

Le gouvernement, dans la seconde partie de son communiqué, fait l’amalgame avec le crédit octroyé par le système bancaire à l’économie, qui est structurellement faible en zone Uemoa et qui mériterait au contraire d’être élevé comme au Maroc ou en France. Un crédit élevé est le signe que les banques font confiance et financent l’investissement et l’économie. Or la faiblesse de nos taux comparés à ceux du Maroc, de l’Afrique du Sud et de la France prouve que le gouvernement profite de la liquidité des banques pour se financer, mais que les banques ne prennent pas le risque de financer l’économie. Tous les rapports de la Bceao déplorent cette faiblesse, qui est tout sauf le signe d’une bonne santé économique. Pour ceux que la thématique intéresserait, nous recommandons la lecture de la page 54 du rapport 2012 en annexe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les 19,5 % prouvent, contrairement à ce que le gouvernement voulait faire croire, que les milieux d’affaires n’investissent pas encore. Le crédit à l’économie est différent de la dette publique. C’est une incompétence notoire ou de la malhonnêteté que de vouloir faire l’amalgame des deux.

L’exercice de communication du gouvernement au sujet de l’endettement ressemble donc à un véritable stratagème tendant à tromper une opinion publique qu’il considère comme peu avertie et donne l’impression que les tenants du régime Ouattara ne savent pas quoi dire aux populations après un conseil des ministres.


LIDER - Liberté et Démocratie pour la République

Pour lire le rapport de la Bceao:

http://www.bceao.int/IMG/pdf/pers._econ._2012_intranet_pdf.pdf

 

Source: LIDER-CI.ORG

vendredi, 13 décembre 2013

L'ARCHEVEQUE MARCELLIN KOUADIO ASSOMME LES PSEUDOS HOUPHOUETISTES BEDIE ET OUTTARA


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Venus en fanfare à la célébration du 20ème anniversaire de la mort d'Houphouët le 07 décembre dernier à Yamoussoukro, ils sont retournés tristes après un bon moment cloués à leurs sièges à la suite d'une homélie désarçonnante. Voici pour vous l'intégralité de cette homélie, il y avait de quoi l'être vraiment! (source ACC-CI).


Excellence Monsieur Alassane Ouattara président de la république de Côte d'Ivoire,
 
Monsieur le Président Henri Konan BEDIE,
 
Excellence Mgr Paul Siméon Ahouanan, archevêque métropolitain de Bouaké,
 
Mesdames et messieurs les autorités en vos titres, qualités et grades,
 
Veuve maman Thérèse Houphouët-Boigny,
 
Révérends pères, révérendes soeurs, Chers fidèles laïcs,
 
Aujourd'hui, l'église universelle fait mémoire de Saint Ambroise, un homme au parcours exceptionnel. Romain d’origine, alors qu’il était préfet de police à Milan (Italie), il fut désigné par l'enthousiasme populaire évêque de la même ville. Ambroise n'avait pourtant pas encore reçu le baptême.
 
Baptisé, ordonné prêtre et sacré évêque en 374, il défendit les droits de l'église contre les ingérences du pouvoir impérial. Comme laïc, Ambroise a servi son pays avec dévouement et comme clerc, il a aimé et servi l’église avec fidélité. Et dans sa double relation au monde et à l’église, Ambroise apparaît comme un citoyen exemplaire et un chrétien modèle. L’humanité, de tout temps, et de tous pays, a besoin de guides éclairés. Saint Ambroise est donc pour nous une référence; dans l'évangile, Jésus, en voyant les foules, en eut pitié, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Par analogie, notre mère Afrique ne serait elle pas comparable à ces foules désenchantées, harassées qui n'ont pas de vrais guides, de bons bergers, pour conduire aux bons pâturages? J'en veux pour preuves les situations de misère dont nombre de pays d'Afrique sont le théâtre et qui ont pour nom:

- Souffrances provoquées et entretenues

- Guerres et rébellions planifiées

- Instabilité politique chronique

- Démocratie armée

- Famine et maladies chroniques

- Pillage systématique des ressources naturelles -Mondialisation au profit des seuls pays nantis

- Corruption généralisée et injustices

- Fuite des cerveaux

- Situation d'endettement chronique

- Violation massive des droits de l'homme.

Dans cette vallée de larmes, quelle est la situation de notre mère patrie, la Côte d'Ivoire? Malheureusement, notre pays ne connaît pas un sort autre que celui des autres pays africains, au moins depuis la disparition du Père-fondateur de notre nation.

Oui, depuis la mort du Président Houphouët-Boigny, la côte d'Ivoire a du mal à se retrouver. Nous sommes rassemblés pour commémorer le 20ème anniversaire du décès du Père-fondateur de la Côte d'Ivoire moderne. C'est le lieu pour moi et ce, au nom de l'église, famille de Dieu, qui est à Yamoussoukro, d'exprimer ma proximité aux membres de la grande famille BOIGNY et d'une façon singulière à la veuve Maman Thérèse Houphouët-Boigny.

Merci pour cette messe que vous offrez au Seigneur afin qu'il repose en paix, nonobstant les problèmes que connaît le pays qu'il nous a laissé en héritage. Saint Ambroise que nous célébrons aujourd'hui a aimé son pays et servi l'église; Feu le Président Houphouët a, lui aussi, aimé son pays et servi l'église. Il a cultivé la paix, l'entente et l'amour; il a bâti plusieurs édifices religieux à la gloire de Dieu. Le sacrifice de la messe, pour nous chrétiens, remplace tous les autres sacrifices de la RTA. Alors, en ce jour où nous rappelons la mémoire de Feu le Président Félix Houphouët-Boigny, permettez qu'à partir d'une méditation inculturée, je m'adresse à lui au nom des sans voix. Car en Afrique, les morts ne sont pas morts.

En outre, les familles de la terre communiquent avec celles de l'au-delà, d'où la vénération des ancêtres. Et cette foi des Africains ne contredit pas la foi chrétienne qui intègre la communion des saints, la résurrection de la chair et la vie éternelle. Oui, depuis quelques années, ils sont nombreux ceux et celles qui regrettent Houphouët. Oui, Nanan, tu nous l'avais dit et je cite: «Le vrai bonheur, on ne l'apprécie que lorsqu'on l'a perdu».

Oui, depuis le 07 décembre 1993, jour où tu nous a quittés, ton peuple a perdu le vrai bonheur. Et depuis lors, la Côte d'Ivoire, notre mère patrie, s'est asservie aux mensonges, à la violence et aux crimes. La belle Côte d'Ivoire jadis enviée parce que prospère, est aujourd'hui défigurée et meurtrie par multiples crises militaro-politiques dont les raisons profondes restent encore à élucider. La dernière en date a fait officiellement, semble-t-il, 3.000 morts. La rébellion de 2002 a fait une foule innombrable de victimes.

Curieusement, Nanan, ceux qui mentent et tuent croient servir ainsi la Côte d'Ivoire. Les innocents dont les droits sont bafoués sont déclarés coupables d'où le nouveau concept de la culpabilité collective doublé de la culture de l'impunité où les médiocres sont célébrés, certains de nos jeunes revendiquent fièrement le statut d'ex-combattants afin d'être récompensés. Et dans cette situation trouble, les ressources de notre pays sont livrées en pâture aux prédateurs. Notre mère-patrie, humiliée et meurtrie, est traitée comme une fille de joie oui, la Côte d'Ivoire est traitée, contre sa volonté, comme une péripatéticienne. Le temps, pour ainsi dire, vient de te donner raison: «La paix, ce n'est pas un vain mot mais un comportement».

Malheureusement bon nombre de tes enfants qui prennent ton nom mais n’ont pas ton esprit préfèrent la guerre à la paix, la vie, le mensonge à la vérité, l'aumône au travail, etc. Nanan, aujourd'hui, jouissant de ta double nationalité de citoyen du monde d'ici bas et de l'au-delà, aide nous à renouer avec la paix. De là où tu es, prie pour nous. Quant à vous, chers frères et soeurs, hommes et femmes de bonne volonté, demandons au Seigneur Jésus, le Roi des rois, d'accorder à notre pays la grâce de la paix par la réconciliation vraie; qu'il touche le coeur des bourreaux et prennent en pitié les victimes de ces multiples crises. Les Ivoiriens parlent de paix et de réconciliation. Mais combien sont-ils qui désirent vraiment la paix ? Jésus dit: «Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu» (Matthieu 5: 9).

Pour que la Côte d’Ivoire renoue avec la paix, je verrais humblement, pour ma part, les Présidents OUATTARA et GBAGBO pour faire la paix au sommet ; et une fois réconciliés qu'ils demandent pardon à leurs militants et aux Ivoiriens qui, à leur tour, feront la paix. En Dieu, cela est encore possible pour le bonheur de tous. Puisse Jésus, le Prince de la Paix, par l'intercession de Notre dame de la Paix, les aider et nous aider à faire la paix maintenant et pour toujours. Amen!
 

Mgr Marcellin KOUADIO
 
Evêque de Yamoussoukro

samedi, 30 novembre 2013

COTE D'IVOIRE «OPACITE»: LA BM ET LE FMI VEULENT LA FIN DU PPU, PROGRAMME PRESIDENTIEL D'URGENCE

 

OUATTARA TENE BIRAHIMA.jpg

Ouattara Téné Birahima



Dans son essence, le Programme présidentiel d’urgence (PPU) est une belle opportunité offerte aux populations pour bénéficier d’investissements rapides dans cinq secteurs considérés comme prioritaires. A savoir, l’eau potable, la santé, l’éducation, l’électricité et la salubrité urbaine. Tiré du Fonds présidentiel spécial d’un montant initial de 45 milliards FCFA, il a permis de réaliser quelques investissements ciblés. Là s’arrête son « bon côté ».

Le revers de la médaille est que la gestion du PPU est décriée depuis sa mise en place parce que enveloppée d’une opacité insupportable. Il y a d’une part, une gestion des fonds centralisée à travers le Fonds spécial présidentiel dont le frère cadet du chef de l’Etat, Birahima Téné Ouattara, est le seul gestionnaire. C’est lui qui détient la bourse et qui décide de l’affectation des fonds. Il ne rend compte qu’au chef de l’Etat seul. Des sources soutiennent qu’il ne produit pas de justificatifs aux dépenses effectuées. D’autre part, en raison du caractère urgent des interventions, la majorité des marchés, s’il y en a, sont passés en gré à gré. Dans le contexte des collectivités décentralisées, ce sont les pots de vin qui déterminent les choix. De 45 milliards FCFA à plus de 200 milliards FCFA, le budget du PPU a connu un bond formidable. Géré de la mauvaise manière. Trop c’est trop, semblent dire le Fmi et la Banque mondiale, pourtant soutiens principaux de Ouattara. Ces deux institutions estiment que la barre du tolérable a été franchie. Selon la dernière édition de La Lettre du Continent, elles «exercent d’amicales pressions auprès d’Alassane Ouattara pour obtenir la dissolution du Programme présidentiel d’urgence » pour «gestion jugée trop opaque». Que va faire Alassane Ouattara ?

In le quotidien ivoirien "Notre Voie" et "La Lettre du Continent".

jeudi, 28 novembre 2013

COMMENT DEVENIR IVOIRIEN EN SOIXANTE HEURES!

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"Le tout nouveau ministre délégué au Budget d'Alassane Dictateur Ouattara, est Sénégalais!" Cette nouvelle a fait le tour de la Côte d'Ivoire et de toute la diaspora. En 1990 déjà, Sydia Touré, un Guinéen pur jus, avait officié plus de trois ans comme Directeur de Cabinet d'un certain Alassane Dramane Ouattara, Premier Ministre burkinabé d'un président ivoirien Félix Houphouet Boigny, en Côte d'Ivoire ! Aujourd'hui, Sydia Touré est rentré dans sa Guinée natale, il a pris goût à la politique, et se trouve dans l'opposition.

Rebelote ce jour : ce n'est pas un jeune Ivoirien de 32 ans que Ouattara a nommé « porte drapeau de l'excellence ivoirienne et ambassadeur de la jeunesse Ivoirienne »! Ayant fait ses armes chez Goldman Sachs, une banque qui a causé la ruine de beaucoup d'entreprises et qui est à l'origine de la spéculation boursière sur les denrées alimentaires, spéculation ayant provoqué des famines à grande échelle, on peut se poser des questions sur le dévouement corps et âme de ce jeune loup de la finance, qui a quitté un emploi en or pour se précipiter à l'appel du génie en économie, le Dr Ouattara afin de sauver la Côte d'Ivoire ruinée par l'incurie d'une économie sécurisée d'un Bohoun Bouabré et dix ans de gestion calamiteuse d'un président Gbagbo contraint à la cohabitation avec des serpents et des scorpions. Comment un Sénégalais, ministre du Budget ivoirien, venant d'une institution bancaire internationale qui a semé plus de larmes que de rires, viendra-t-il en aide à Alassane Dictateur Ouattara, si ce n'est en aggravant encore davantage la situation, enfonçant notre pays dans la dette, en prétendant le contraire!

côte d'ivoire,comment devenir ivoirien en soixante heures!,"le tout nouveau ministre délégué au budget,d'alassane dictateur ouattara,est sénégalais!"

Mais revenons aux origines du conflit sur la nationalité du nouveau ministre, le jeune et fringant A.Cissé, 32 ans. L’Annuaire de recherche de l’Ecole Polytechnique de Paris vient de modifier sur son site internet la nationalité de son ancien élève étranger, Abdourahmane Cissé. Le 19 novembre 2013, à côté de son nom figurait encore le drapeau sénégalais et l’année de sa promotion :2001. Mais comme par magie, alors que sur les réseaux sociaux on apprenait la supercherie, le 22 novembre 2013, le drapeau a été modifié pour faire apparaître... celui de la Côte d’Ivoire. Nous attendons que cette prestigieuse école française qui forme les élites, nous explique comment en quelques soixante heures, la nationalité du polytechnicien concerné a pu être modifiée, sans que le quidam se soit déplacé en France, au siège de l'Ecole, avec ses nouveaux papiers d'identité afin de rectifier une hypothétique erreur du service informatique.

côte d'ivoire,comment devenir ivoirien en soixante heures!,"le tout nouveau ministre délégué au budget,d'alassane dictateur ouattara,est sénégalais!"

PHOTO 1: CAPTURE D'ÉCRAN DU SITE DE POLYTECHNIQUE PRISE HIER (21 NOVEMBRE 2013). CISSE ABDOURAHMANE: SENEGAL

 

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PHOTO 2: ABDOURAHMANE CISSE DEVIENT IVOIRIEN DEPUIS CE MATIN (22 NOVEMBRE 2013)


côte d'ivoire,comment devenir ivoirien en soixante heures!,"le tout nouveau ministre délégué au budget,d'alassane dictateur ouattara,est sénégalais!"

PHOTO 3: DANS L'ANNUAIRE DES ANCIENS ÉTUDIANTS, NOTRE CHER ABDOURAHMANE CISSÉ EST SÉNÉGALAIS. LE WEBMASTER DE POLYTECHNIQUE AYANT OUBLIÉ DE FAIRE DES CORRECTIONS SUR TOUT LE SITE. UN CRIME N'EST JAMAIS PARFAIT.


Pourquoi maquiller en catimini ces données, simplement parce que des internautes sur la toile ont découvert le pot aux roses, en pianotant sur le site de l'école ? Comment, devant la menace, oh combien risible de quelques « cyber-activistes excités », une institution aussi prestigieuse a-t-elle pu sans autre forme de procès, et sans consultation de son Conseil d'administration, se permettre de falsifier les données de son propre fichier ? N'est-ce pas là, la preuve que cette nomination n'est pas fortuite, qu'il faut cacher à tout prix que cet homme n'est pas Ivoirien. S'il s'était simplement agit de rajouter qu'entre temps ce Mr Cissé avait fait des démarches, au bout desquelles, vivant en Côte d'Ivoire, il aurait obtenu sa naturalisation, il pourrait arborer maintenant deux nationalités : sénégalaise et ivoirienne. Mais là visiblement on veut dissimuler la nomination frauduleuse d'un non Ivoirien. Si cette correction à distance, plus proche d'une fraude que d'un rectificatif, est avérée dans le dossier de son ancien élève originaire du Sénégal, alors l'affaire est grave : Parce que cette intervention à distance n'est pas celle d'un marabout sénégalais, ni même celle du bras long de Ouattara pour sauver son régime à l'agonie, ni celle de ses amis Campaoré ou Wade appelés à la rescousse, mais plutôt celle d'un coup de fil donné depuis le Quai d'Orsay ou encore de l'Elysée à l'Ecole Polytechnique, afin de modifier rapidement le profil d'un ancien élève.

Une fois encore la France vole au secours du vieux tocard burkinabé et de son jeune Poulain sénégalais, pour masquer les agissements d'un gouvernement putschiste en mal de crédibilité, et étouffer le coup d'état de trop perpétré en Côte d'Ivoire en avril 2011. Si vraiment il y avait besoin d'épauler la gestion calamiteuse de la Côte d'Ivoire aux arrêts, en nommant ce polytechnicien, il faut comprendre qu'il n'y avait plus beaucoup de choix dans le catalogue des rattrapés. Aucun candidat ivoirien rattrapé ou en rattrapage qui aurait pu faire l'affaire, aucun économiste de Lider ou proche de l'ex majorité présidentielle qui ait accepté de se salir, de se suicider politiquement en se mettant au service du despote économiste pseud'éclairé . Ce Golden Boy sénégalais que l'on nous impose depuis la France, vient probablement encore pour accélérer la liquidation de notre économie, mais il sortira des explications plus alambiquées que celles du Père Dramane de Kong parlant aux frères Cissé « l'argent travaille sans circuler », ou celles de dame Dominique initiant les femmes du Nord au micro crédit à 12 pour cent l'an. Ca c'est du basique, de l'économie pour les nuls. Lui, le Polytechnicien nous expliquera en termes savants que l'accent mis sur les importations presque exclusives, en Côte d'Ivoire, au prix fort, au détriment des exportations presque gratuites des matières premières, et de la dégradation de la filière café-cacao dont les prix chutent de plus en plus, c'est la nouvelle économie « gagnant-gagnant », le tout avec des schémas en trois dimensions et des statistiques qui nous laisserons rêveurs : bientôt l'économie ivoirienne volera au secours de la Chine ! Alors qu'en vérité, le seul oxygène qui se respirera encore en Côte d'Ivoire, ce sera celui de l'endettement, sous le masque de la survie promise à ce pays phare, la Dramanie. Le mensonge n'existera plus, il sera dorénavant intégré au code génétique de cette nouvelle race d'onagres, champions à tout faire au service de leur éleveur français.

 

Shlomit Abel, 24 novembre 2013.

EN TOURNEE DANS LES REGIONS DE BOUAKE ET YAMOUSSOUKRO: OUATTARA, OU SONT LES MILLIARDS PROMIS?


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Au moment où Alassane Ouattara entame une tournée dans les régions de Bouaké et de Yamoussoukro, il est bon de se souvenir de la pluie de milliards qu’il avait annoncée pour ces régions.

Une propagande qui n’a rien à envier aux régimes les plus autocratiques. Depuis quelques semaines, tous les médias à la solde du régime sont mis à contribution pour préparer les esprits. Certains n’ont pas craint de blasphémer en annonçant l’arrivée du « messie » à Bouaké et à Yamoussoukro. Les préfets et sous-préfets, les maires, les présidents de conseils régionaux, les cadres…c’est à qui aura tenu les propos les plus élogieux. On rebat les oreilles des populations avec des travaux de renforcement de l’électrification, de bitumage et tutti quanti. Ainsi, selon les propagandistes du pouvoir, Ouattara aurait réalisé en un mois, à Tiébissou, Bouaké, Béoumi, Sakassou, Yamoussoukro et autres, ce que ni Houphouët n’a pas pu faire en 33 ans de règne. Quelle injure à la mémoire collective !

Et tous les superlatifs tentent malheureusement de camoufler les promesses mirobolantes faites par Alassane Dramane Ouattara durant sa campagne pour la présidentielle. En effet, en parcourant la Côte d’Ivoire dans le cadre de la campagne présidentielle de 2010, Ouattara avait été extrêmement généreux. Il avait annoncé des pluies de milliards pour chaque localité ivoirienne. Les régions où il séjourne depuis hier n’avaient pas été oubliées. C’est au minimum 1518 milliards qu’il avait promis d’investir dans ces deux régions.

Selon Le Patriote, organe du Rdr, Alassane Ouattara a promis la bagatelle somme de 310 milliards de francs à Bouaké au cours de sa tournée du 4 au 7 juin 2009.

Somme à consacrer à l’agriculture, l’eau, l’éducation, l’électrification, la santé et aux infrastructures routières.

Les autres départements de la région ont eu leur part de promesses. Il s’agit des départements de Béoumi et Sakassou. Pour Béoumi, Ouattara a annoncé 77 milliards et un pont qui doit relier Kounahiri à Béoumi. Le coût de ce pont est estimé à 4 milliards francs. Quant au département de Sakassou, c’est la somme de 37 milliards qui a été promise.

A Yamoussoukro où il avait promis de s’installer dès sa prise du pouvoir, Ouattara avait annoncé1000 milliards de francs.

Trois ans après son avènement au pouvoir, les populations attendent encore et toujours la concrétisation de ces promesses. Il est clair qu’elles ne pourront pas se satisfaire de quelques couches de peinture et de bitume réalisées à la va-vite et qui ne brilleront que le temps de la visite du Prince. Comme d’ailleurs les couches de bitume posées comme des sparadraps sur certaines voies à Abidjan en 2011 et 2012 et qui n’ont nullement résisté à la première pluie. La commune de Yopougon étant la parfaite illustration de ce qu’on peut appeler le «blaguer tuer».

 

Benjamin Koré, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: IVOIREBUSINESS.NET

lundi, 25 novembre 2013

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR: LES ETUDIANTS LANCENT UN ULTIMATUM AU GOUVERNEMENT


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Le ministre Cissé Bacongo de l'enseignement supérieur


« Nous demandons au gouvernement de tout faire d’ici un mois pour régler définitivement tous les problèmes auxquels sont confrontés les élèves et les étudiants des universités publiques. Nous lui demandons de créer les conditions pour qu’ils travaillent dans un environnement propice aux études. Nous n’avons pas de priorités. Toutes nos revendications sont prioritaires. Si le gouvernement refuse de nous écouter, les étudiants et les élèves de Côte d’Ivoire prendront leurs responsabilités. Nous avons les hommes pour mener la grève. Notre combat est celui de tous les élèves et étudiants sans exclusive. Nous avons des alliés pour mener ce combat ».

Ces propos qui annoncent « un tsunami » dans les universités publiques et écoles de Côte d’Ivoire sont d’Etienne Assa, le secrétaire général de la Ligue ivoirienne des groupements estudiantins (Liges) qui a animé samedi dernier une conférence de presse à l’université de Cocody. Etienne Assa a expliqué à la presse pourquoi les étudiants et élèves de Côte d’Ivoire doivent aller à la grève si au plus tard dans un mois, le gouvernement continue de mentir aux étudiants et élèves. Il a évoqué plusieurs motifs de mécontentement qui pourraient sonner la révolte estudiantine et scolaire. Le bâillonnement de la liberté syndicale dans les lycées et collèges. Dans les universités publiques, il cite l’échec du système Lmd, la fermeture des cités universitaires, les frais d’inscription exorbitants imposés aux futurs étudiants de Master 2 après un test de sélection, le non-respect de la rentrée unique dans les universités publiques… 

« En janvier 2014, nous irons récupérer nos cités universitaires au Crou-A. Le restaurant de l’université de Cocody offre seulement 2000 plats pour 64000 étudiants. Alors que le régime construit parallèlement à ça, des restaurants privés pour des plats à 1000 Fcfa au lieu d’accroitre la capacité d’accueil du restaurant du Crou-A et offrir plus de plats à 200 Fcfa. Les moyens d’accompagnement du système Lmd font cruellement défaut. Les frais d’inscription dans les lycées et collèges, c’est une véritable escroquerie. Le manque d’infrastructure est criant dans les universités. Notamment à l’université de Korhogo où il n’y a que deux amphithéâtres pour 8 départements. Deux bus de 22 places pour plus de 60.000 étudiants, est-ce normal ! C’est de la foutaise ! », fait remarquer le secrétaire général de la Liges.

Présent à cette conférence de presse, Samba David, le président de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire, venu soutenir le combat des étudiants et des élèves de Côte d’Ivoire.


Charles Bédé


Source: Le quotidien ivoirien "Notre Voie" du lundi 25 novembre 2013.

mardi, 19 novembre 2013

OPERATION «UNE FERME AVICOLE POUR AWA EHOURA»: FAISONS PARLER NOS COEURS!

 

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Chers soeurs, frères et amis,

 

Voici bientôt deux années que nous apportons notre secours à notre soeur et amie AWA EHOURA, à travers l'opération de secours que nous avons initiée en début d'année 2012 et dont la deuxième année tire à sa fin.

Nous avons ensemble vécu cette belle aventure d'amour, avec des fortunes diverses. Nous avons connu des moments d'abondantes collectes et d'autres de moins bonnes. Toujours est-il que nous avons toujours assuré à notre bien-aimée soeur le minimum vital pour ses soins et ses besoins domestiques.

Le moment est venu où nous devons, comme promis, aider AWA à subvenir elle-même à ses besoins, en l'installant dans une activité génératrice de revenus de son choix.

Après plusieurs mois d'échange avec nous et de réflexion, AWA a définitivement retenu le projet de la création d'une ferme avicole (élevage de poulets). Cette activité lui permettra de s'occuper un tant soit peu (ce qui fera beaucoup de bien à son organisme) et de se prendre elle-même en charge. Un généreux donateur met à notre disposition un terrain en périphérie d'ABIDJAN pour accueillir le projet. Il ne nous reste plus qu'à mobiliser les fonds nécessaires à la mise en route du projet.

La possibilité d'une ferme clé en main, en partenariat avec une entreprise avicole et d'alimentation de volaille de Côte d'Ivoire, existe mais elle nous coûterait une dizaine de millions de francs pour sa réalisation. AWA dit ne pas pouvoir se résoudre à demander autant d'argent aux braves donateurs que vous êtes, à moins qu'une grâce spéciale venant de la part de DIEU lui soit faite.

Elle souhaiterait donc commencer modestement son activité avec un budget de 3 à 5 millions de Francs CFA (4.600 à 7.600 EURO).

Dans tous les cas, elle fera avec ce qu'elle aura. Mais notre prière instante est qu'un grand nombre de donateurs répondent à son appel et qu'ils laissent vraiment parler leur coeur avec une grande générosité.

Nous lançons donc, ce jour, un vibrant appel aux dons à toute personne susceptible de nous aider à apporter cette ultime aide à AWA EHOURA. Nous prions, en outre, toute personne qui lira ce texte de bien vouloir le relayer autant que possible à d'autres personnes, amis et connaissances, sur Facebook, Twitter, par mailing lists et par d'autres moyens de son choix (presse écrite, blogs, sites internet, autres réseaux sociaux). Aidez-nous à faire circuler autant que possible cet appel à l'aide!

Les dons peuvent être déposés directement à AWA EHOURA, main à main ou par transfert sur son numéro ORANGE MONEY, après l'avoir jointe, (225) 57 81 82 81 ou aux coordonnateurs de l'opération, Messieurs:

 

- DINDE Fernand, dindefernand2@yahoo.fr, Cellulaire ORANGE MONEY (225) 07 04 71 11.

- AHOGNY Raphaël, (225) 07 97 28 11 et (225) 05 46 02 84, Riviera 3 Cap Nord.

- KONAN Isidore, (225) 08 08 01 11, Plateau.


Les dons seront recueillis jusqu'en fin d'année 2013 et un point régulier sera fait aux donateurs par toutes les voies habituelles (mails privés, SMS, appels). Pour se faire, bien vouloir décliner vos noms, contacts et adresses électroniques pour tout don à effectuer.

 

Que DIEU vous bénisse richement!

 

DINDE Fernand AGBO

INCAPABLE DE PROUVER SES ACCUSATIONS CONTRE GBAGBO, BENSOUDA «PLEURNICHE» AUPRES DU POUVOIR FRANÇAIS

 

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En dépit de plus de trois ans d’enquête et d’accusations péremptoires, l’Accusation n’a rien trouvé contre le président Laurent Gbagbo. En désespoir de cause, elle se tourne vers l’Etat qui a, sous un précédent exécutif, tout fait pour tuer Gbagbo, sinon physiquement, du moins politiquement : la France. C’est en tout cas ce que révèle La Lettre du Continent. « Priée, en juin, de revoir sa copie à la demande des juges de la Cour pénale internationale (CPI) à l’issue de la première audience de confirmation des charges pesant sur Laurent Gbagbo, la procureure Fatou Bensouda aurait – entre autres – approché le ministère français de la défense pour muscler son dossier. L’ex-ministre originaire de Gambie souhaite notamment entrer en possession de la liste établie par la force française Licorne détaillant par le menu l’arsenal d’armes lourdes qui aurait été découvert dans les sous-sols de la présidence ivoirienne au lendemain de la crise postélectorale de 2011 », écrit le périodique édité à Paris.

La démarche est curieuse. En effet, des informations de première main nous permettent d’affirmer que les services de l’Etat à leur plus haut niveau, sous Nicolas Sarkozy, ont activement participé à l’opération « ferrer Gbagbo ». Si Sarkozy et la force Licorne n’ont pas apporté des informations décisives sur une éventuelle implication du chef de l’Etat ivoirien en exercice d’alors dans la commission de crimes contre l’humanité alors que « le fer était chaud », que peut bien faire Hollande aujourd’hui, avec autant de… retard ? De plus, si des armes lourdes ont été découvertes dans le sous-sol de la présidence ivoirienne, c’est bien parce qu’elles n’ont pas été utilisées pour commettre des crimes. Et posséder des armes dans un contexte de guerre civile et de guerre sournoise menée par des pays tiers, ne signifie pas qu’on a l’intention de commettre des crimes contre l’humanité ! Cette logique conduirait à traduire devant la justice internationale à peu près tous les chefs d’Etat du monde ! Il est tout de même important de noter, audelà de l’anecdote, qu’il était a priori facile de « coincer » Gbagbo, si les crimes qu’on lui attribue sans pouvoir les prouver avaient vraiment été planifiés par lui.

En effet, la guerre postélectorale ivoirienne était une guerre « avec observateurs ». L’armée française était là, et avait les moyens humains, logistiques et scientifiques de recueillir un nombre important de preuves – surtout que le pouvoir politique de l’époque avait déjà clairement exprimé son intention de conduire Gbagbo à La Haye ; celui de Chirac aussi, et ce depuis 2003. Les capacités françaises en matière d’espionnage et d’écoutes téléphoniques sont grandes, surtout dans son pré carré, littéralement quadrillé par les câbles de fibre optique d’Alcatel Lucent – dont une ministre française a révélé récemment qu’elle était une entreprise stratégique pour des raisons relevant du renseignement – et par les installations des filiales de France Télécom, société d’Etat. L’ONUCI était là, et avait elle aussi à sa disposition des experts aux compétences avérées. Les organisations de défense des droits de l’Homme étaient présentes. Pourtant, aucune étude balistique sérieuse, aucune autopsie, aucun témoignage de première main étayé par des données matérielles, n’ont pu être fournies jusqu’à présent par le bureau du procureur auprès de la CPI. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre !


Philippe Brou, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

lundi, 18 novembre 2013

APRES AVOIR REUSSI SA MISSION DE DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE, ANTHONY WARD SE DEBARRASSE D'ARMAJARO

 

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Anthony Ward le co-fondateur du fonds spéculatif (hedge fund) britannique Armajaro a cédé ses activités de trading de cacao, café et sucre au négociant helvétique, Ecom Agroindustrial. L’histoire d’Armajaro est strictement liée à la tragédie que connait la Côte d’Ivoire depuis 1999. Le groupe Armajaro nait en effet en mai 1998, en décembre de l’année suivante, plus précisément le 24/12/1999,   la Côte d’Ivoire connait le  premier coup d’État de son histoire. Le général Robert Guei renverse Henri Konan Bédié. Les événements futurs nous apprendront que le général Guei avait en réalité  exécuté le coup d’État pour le compte d’Alassane Dramane Ouattara. Ce même Alassane Dramane Ouattara dont le beau fils LOIC FOLLOROUX, fils de son épouse Dominique Folloroux Ouattara est le directeur  Afrique… d’Armajaro.

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Loïc Folloroux, fils de Mme Ouattara et directeur Afrique d’Armajaro

Quoiqu’il en soit, les choses n’iront pas exactement comme Anthony Ward et ses partenaires en affaires les Ouattara avaient prevu. En effet, le général Guei qui ne devait servir que de passerelle refuse d’abandonner le pouvoir au profit d’Alassane Dramane Ouattara le cerveau du coup d’État. Pire encore, il exclue des élections présidentielles d’octobre 2000 celui là même qui lui avait offert sur un plat d’argent le pouvoir. Les Ouattara et leurs sponsors se souviendront de cet affront lorsque le moment de régler les comptes arrivera. Robert Guei sera assassiné dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002.

Avant cela, en Octobre 2000, Laurent Gbagbo est élu président  de la république et décide de favoriser les producteurs locaux de cacao, au détriment des multinationales étrangères qui auraient voulu prendre le contrôle de toute la filière. C’en est trop pour Anthony Ward et Armajaro qui décident de relancer leur joker Ouattara en l’installant par les armes au pouvoir. Mais cette fois ci, Armajaro et Anthony Ward décident d’être prudents.   Le pied de nez du général Robert Guei en 2000 leur a servi de leçon.  Tout en préparant minutieusement la déstabilisation de la Côte d’ivoire, Anthony Ward et ses complices décident d’ouvrir un front financier en se lançant dans la spéculation boursière. Cette nouvelle activité leur permettra en cas d’échec du coup de force qu’ils préparent, de récupérer au moins les énormes sommes d’argent investies dans la déstabilisation du pays de Laurent Gbagbo.  Entre fin 2001 et Aout 2002, Ward spécule sur le cacao achetant jusqu’à 203.000 tonnes de fèves. La rébellion commence un mois après.  Le 19 septembre 2002 , la Côte d’ivoire qui représente 40% du marché mondial de Cacao se retrouve coupée en deux, rendant difficile l’acheminement du Cacao vers l’étranger. Le prix de la tonne de cacao augmente de 60% et Anthony Ward et ses partenaires malgré l’échec temporaire de la rébellion ivoirienne empochent €62 millions de bénéfices. Pas mal pour un échec.

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Alassane Dramane Ouattara et madame

Le 25 novembre 2002, dans un long article écrit sous un nom d’emprunt, le journaliste franco-canadien Guy André kiffer dénoncera le rôle joué par Anthony Ward, plusieurs multinationales et des personnalités soit ivoiriennes qu’étrangères dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire. Cet article lui coutera cher. Le 16 avril 2004, Guy André Kiffer disparait. Jusqu’à ce jour, il n’a plus jamais été retrouvé. Le crime de Guy André Kiffer avait sans doute été de dénoncer trop tôt un procédé qu’Anthony Ward et ses complices avaient l’intention de renouveler.

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Le journaliste franco-canadien Guy André Kiffer

En juillet 2010 en effet, en prévision de la reprise de la guerre en Côte d’Ivoire, Armajaro récidive en achetant 240.100 tonnes de fèves, Soit 7% de la production mondiale de cacao, ou 15% des stocks mondiaux et 25% des stocks européens estimés. Quelques mois plus tard en décembre 2010, éclate la crise post-électorale en Côte d’ivoire. Alassane Ouattara le candidat d’Armajaro et de la France demande de faire pression sur le président élu Laurent Gbagbo en imposant un embargo à la Côte d’Ivoire. La requête qui est appuyée aux nations unies par la France est acceptée et c’est ainsi que   40% de la production mondiale de Cacao se retrouve sous embargo, Armajaro peut donc  vendre à prix d’or ses stocks, pendant que la France et les nations-unies appuyées par les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara  renversent le 11 avril 2011, après d’intenses combats contre l’armée régulière ivoirienne, le président élu Laurent Gbagbo. Pour l’opération d’achat de fèves de juillet 2010, Armajaro bénéficia de l’apport financier de la banque française BNP Paribas qui l’aidera à acheter 102.450 tonnes de cacao. L’on comprend mieux pourquoi cette même banque à travers sa filiale ivoirienne la BICICI fut  la première banque à fermer ses guichets à partir de février 2011,  dans le but d’affaiblir financièrement le régime du président Gbagbo et précipiter ainsi son départ.

Au moment où il cède ses activités à Ecom Agroindustrial Anthony Ward alias «Chocolate Finger» est considéré le plus célèbre spéculateur dans le secteur du cacao. Cette célébrité dérive essentiellement des opérations réalisées en 2002 et en 2010, mais comme nous l’avons constaté plus haut, Anthony Ward n’est qu’un criminel à col blanc. Les délits commis par Anthony Ward, son groupe Armajaro et tous ses complices en 2002 et en 2010 sont connus dans le monde boursier sous le nom de délit d’initié. Ce qu’Anthony Ward et ses complices firent, fut simplement de financer une rébellion dans un pays qui représente 40% du marché mondial de cacao, programmer les attaques de cette rébellion, et par conséquent des périodes durant lesquelles le cacao ivoirien aurait fait défaut sur le marché mondial. Ensuite,  en fonction de ces dates, acheter de façon anticipée de grandes quantités de cacao et attendre.  Des spéculations  cyniques et criminelles  faites au prix de milliers de vies innocentes.

La prise du pouvoir par les armes par Alassane Dramane Ouattara le 11 avril 2011 eut comme conséquence directe de mettre la Côte d’Ivoire à l’abri des complots ourdis par Armajaro. Ce nouveau statut  comporta pour Anthony Ward et son entreprise une baisse des profits. La Côte d’Ivoire ne devant plus être déstabilisée,  plus de spéculation possible. Fallait donc se débarrasser de ce colis encombrant qu’était devenu Armajaro, d’où sa cession au groupe suisse Ecom Agroindustrial.

 

ACC- Côte d’Ivoire

dimanche, 17 novembre 2013

PRET DE SASSOU A OUATTARA, COLERE AU CONGO-BRAZZAVILLE: «SASSOU S'AMUSE A L'ECONOMIE D'ENDETTEMENT»

 

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"Au Congo-Brazzaville, il y a un profond malaise recouvert d’un immense embarras. Des révélations par le FMI d’un crédit du Congo-Brazzaville à la Côte d’Ivoire, il en ressort une angoissante impression d’indignation doublée d’incompréhension. Le manque de sens des priorités de l’administration Sassou est sidérant. Le Congo-Brazzaville a prêté 100 milliards de FCFA (environ 152 millions d'euros) à la Côte d'Ivoire. 

L'accord négocié secrètement à Oyo lors de la visite officielle du président ivoirien Alassane Ouattara en juillet 2013 a reçu le feu vert du FMI.

Complice

Le blanc-seing et le manque de réserves du FMI, le gendarme financier international sont troublants. L’institution financière internationale qui a élu le Congo-Brazzaville au statut de pays pauvre très endetté (PPTE) a donné son quitus à l’opération financière. Une opération financière qui s’apparente au fait du prince. Début octobre 2013, Michel Lazare, le chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) et son collègue Louis Dicks-Mireaux, spécialiste de la dette, ont accepté que l'État congolais débourse le financement de 100 milliards de F CFA (152 millions d'euros) accordé à la Côte d'Ivoire. Le président Alassane Ouattara avait obtenu ce prêt durant sa visite officielle à Brazzaville, en juin 2013. Il doit servir à soulager les finances publiques et à rembourser les arriérés de paiement liés à la dette intérieure. Mais l'opération minutieusement suivie depuis Brazzaville par Gilbert Ondongo, le ministre de l'Économie du Congo-Brazzaville, et son homologue ivoirienne Kaba Nialé restait suspendue à l'accord du FMI, qui surveille la stratégie de réendettement d'Abidjan comme le lait sur le feu. Cet accord semble avoir été accordé durant la visite d'une mission du FMI, conduite par Michel Lazare, à Abidjan du 17 septembre au 1er octobre 2013 (Jeune Afrique, 6 Novembre 2013). Le Congo-Brazzaville, pays pauvre très endetté (PPTE), est-il devenu le créancier de pays africains en quête de cash ? Les marchés financiers vont-ils être le cœur du métier du Congo-Brazzaville ?

Economie d’endettement

L'économie d'endettement est un système financier où prédomine la finance indirecte, sous la forme d'un financement par le crédit. 

Celui-ci suppose l'intervention d'un processus d'intermédiation financière et l'établissement de relations bilatérales individualisées entre les banques et leurs clients. Les banques prennent un risque de crédit après l'avoir évalué et financent les opérations dont elles anticipent favorablement le résultat. Le crédit constitue ainsi le principal mode de financement de l'activité productive. Même lorsque les entreprises ont par leur dimension un accès au marché des valeurs mobilières, la faiblesse du taux d'autofinancement implique le recours complémentaire au crédit.

L'économie d'endettement ne doit pas être confondue avec l'économie endettée. Il n'est pas incompatible qu'une économie de marchés financiers réalise son équilibre par l'endettement extérieur. La différence majeure entre une économie d'endettement et une économie de marché financier est que, dans la première, la Banque Centrale est un prêteur en dernier ressort contraint d'assurer le bouclage du financement de l'économie alors que, dans la seconde, l'intervention du prêteur en dernier ressort reste discrétionnaire.

En régime de finance directe, les offreurs et les demandeurs de fonds prêtables se rencontrent sur les marchés. Les banques interviennent en vendant et en achetant des titres sans assumer le risque lié aux crédits accordés à des clients identifiés. En revanche, elles assument le risque d’effondrement des marchés, ce qui les oblige à détenir de grandes quantités de titres "sûrs" (valeurs du Trésor). Ce système s’accompagne d’un fort taux d’autofinancement des entreprises. Le taux d’intérêt arbitre entre l’offre et la demande.

Expérimentations hasardeuses

Même si le crédit de Sassou Nguesso à Alassane Ouattara a reçu l’aval du FMI, il n’obéit néanmoins à aucune loi. Les crédits distribués par le Congo-Brazzaville, au bon vouloir de Sassou Nguesso, n’intègrent ni les règles, les techniques et les mécanismes de l’économie d’endettement ni ceux des marchés financiers. Le montage et le bouclage de ces opérations financières échappent aux directeurs de la Banque centrale, du Trésor public et aux commissions des finances du parlement. Ce sont des opérations financières non identifiées (ofni). Et, pourtant, curieusement, ces opérations financières non identifiées (ofni) décrétées au gré des humeurs de Sassou Nguesso reçoivent le feu vert du FMI. Si, le réendettement de la Côte d’Ivoire est assorti de conditionnalités, en revanche, la stratégie de crédit tous azimuts du Congo-Brazzaville ne bénéficie d’aucun encadrement de la part des institutions financières internationales censées le contrôler, le conseiller et l’orienter.

Le Congo-Brazzaville n’est pas, avec la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, à sa première expérience en matière d’octroi de crédits. Il a déjà prêté 50 milliards de francs CFA à la BDEAC, 50 milliards de francs CFA au Niger, 50 milliards de francs CFA à la Guinée et plus récemment 25 milliards de francs CFA à la République centrafricaine. Dans toutes les chancelleries africaines le sujet est au centre des conversations et tout le monde se met à rêver d’obtenir un prêt de la République de Sassou Nguesso. « Qui cherche des milliards, se rend à Oyo ». C’est la blague du moment dans les capitales africaines. Le Congo-Brazzaville a-t-il tellement de liquidités qu’il ne sait quoi en faire ? Remarquons que ce petit pays pétrolier qui dispose de plus de 3000 milliards de réserves à la BEAC compte parmi les moins lotis en infrastructures routières, universitaires, hospitalières, scolaires, hydroélectrique, portuaires, hydrauliques, aéroportuaires…

Un étudiant, Norbert Mboungou, a perdu une main pour avoir revendiqué le paiement de la bourse. Pendant que Sassou Nguesso joue à « la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf», les enseignants attendent la modification de la valeur indiciaire, les ménages l’augmentation du pouvoir d’achat et les populations du Congo-Brazzaville le financement des programmes sociaux.

Les populations du Congo-Brazzaville ont le droit d’être traitées pour ce qu’elles sont : des adultes moins ignorants de la complexité des mécanismes et des rouages monétaires et financiers que ne semblent trop souvent le croire Sassou Nguesso, Gilbert Ondongo, Isidore Mvouba, Rigobert Maboundou, le PCT et les épigones du « chemin d’avenir ». 

Depuis 1997, les populations du Congo-Brazzaville attendent de Sassou Nguesso un discours de vérité et une vision d’avenir. Evidemment, bien sûr, l’un et l’autre font cruellement défaut à Sassou Nguesso, au PCT et aux épigones du « chemin d’avenir » animés par la kleptomanie, le clientélisme, la corruption et l’enrichissement personnel."


Benjamin BILOMBOT BITADYS

Article publié le 10 novembre 2013 au Congo-Brazzaville.

samedi, 16 novembre 2013

LES CIRCONSTANCES DE L’ASSASSINAT DU JOURNALISTE DESIRE OUE CONNUES


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Désiré Oué, journaliste, animateur des parlements et agoras abattu à son domicile: Le Rdr tente de faire passer le journaliste assassiné pour un milicien.


Contrairement à ce que rapporte la presse RDR, le rédacteur en chef du magazine Tomorrow n’a pas ouvert le feu sur des FRCI venus l’arrêter à son domicile. Selon des membres de sa famille que nous avons pu contacter c’est le jeudi 14 novembre 2013 aux environs de 19h que des individus armés ont fait irruption à son domicile. Ils ont réussi à y entrer en maîtrisant sa fille qui était allé vider les poubelles. En l’absence du journaliste originaire de l’ouest du pays, plus précisément de Bangolo, toute la maisonnée a été maîtrisée en l’attendant.

C’est peu avant 20h que celui-ci, comme à son habitude rentre à son domicile. Comme convenu avec son épouse depuis la fin de la crise postélectorale et l’insécurité qu’elle a entraîné, il frappe à la fenêtre en lieu et place de la porte d’entrée. La fenêtre en vitre permet en effet à la personne à l’intérieur de voir celui qui se trouve à l’extérieur. Dès que les quidams du régime Ouattara l’aperçoivent, ils ouvrent automatiquement le feu, l’atteignant grièvement et s’en allant de la maison le laissant baignant dans son sang et sans rien emporter.
 
Les voisins alertés par les coups de feu, vont essayer de le sauver en l’envoyant d’urgence à la polyclinique des Deux Plateaux ou il a rendu l’âme vers 21h.

C’est donc totalement faux de faire passer ce jeune patriote ivoirien pour un milicien qui aurait opposé une résistance lors de son arrestation, se servant d’une arme à feu. C’est aussi faux de prétendre qu’il a tiré sur les FRCI commis à son arrestation. Sinon pourquoi abandonner le corps une personne encore en vie alors que l’on est venu la mettre aux arrêts ? C’est encore plus grave de prétendre que Désiré Oué vivait caché, fuyant les forces de l’ordre car ce journaliste est connu dans le milieu de la presse à Abidjan. Il couvre même régulièrement les activités gouvernementales. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il était présent aux assises de la jeunesse ivoirienne organisées par Touré Mamadou, Conseiller de Dramane Ouattara. Nous sommes simplement en face d’un crime crapuleux qui rentre dans le cadre de l’exécution sommaire des jeunes ayant soutenus le président Gbagbo.


Source: Facebook Steve Beko

Dernière heure: un journaliste pro-Gbagbo assassiné à son domicile!


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Rédacteur en chef du journal chrétien « Tomorrow », qui connait une grande audience dans le milieu chrétien, Désiré Woué, jeune Wê originaire du département de Bangolo vient d’être abattu, selon les témoignages de ses voisins de quartier à Cocody-Angré, par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), l’armée de Ouattara.

Le crime de lèse-majesté du jeune journaliste ivoirien, c’est d’être proche des idéaux du président Laurent Gbagbo chassé du pouvoir à la suite d’un affrontement militaire post-électoral. Il a en outre participé à sa campagne électorale en 2010. A cet effet, Désiré Woué, ne cessait, en plus de sa fonction de journaliste, de s’investir dans d’autres tribunes de sensibilisation des populations en faveur de la cause du président Laurent Gbagbo déporté à La Haye.

Il s’est donc prêté volontairement à l’animation des tribunes de « Parlements et Agoras » de Côte d’Ivoire. A Angré où il habite, il en est d’ailleurs le secrétaire général de la section. Dans leur investigation en vue de le dénicher, des éléments en treillis, armés de kalachnikovs, ont réussi à identifier son lieu d’habitation où ils ont fait irruption. Dans les minutes qui ont suivi, les voisins disent avoir entendu des coups de rafales, et quelques temps après un pick-up quitter les lieux en trombe avec à son bord des éléments Frci. Sur le lieu du crime, aucun effet personnel de la victime n’a été emporté. Son portefeuille et son téléphone portable, selon les témoins, sont restés auprès de son corps dégoulinant de sang.

Tôdégnon


Source: ABIDJAN TV.INFO

mercredi, 13 novembre 2013

OUATTARA, LA FIN D'UN MYTHE CONSTRUIT SUR DU MENSONGE

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Prendre les rênes du pays n’est pas chose difficile, mais c’est gérer le pouvoir qui est chose difficile. Ouattara, depuis toujours, depuis son apparition sur la scène politique ivoirienne, n’a pas caché son intention de gouverner la Côte d’Ivoire en dépit des injonctions de feu Houphouët-Boigny. Et cela, peu importe la manière d’arriver au pouvoir.


Aidé par la France impérialiste et par les Etats-Unis, les gendarmes du monde, Ouattara accède au pouvoir par la manière la plus fracassante. Il enjambe 3000 corps et s’installe dans le fauteuil présidentiel après avoir chassé Laurent Gbagbo démocratiquement élu.

L’on croyait que le mythique économiste, celui dont le métier est de chercher l’argent, allait opérer le miracle tant attendu. D’abord, résoudre le problème de la France confrontée à la crise financière mondiale en lui apportant suffisamment d’argent et ensuite le problème des ivoiriens qui voyait en ce président atypique l’homme qui allait les sauver du naufrage. Mais que non ! Chaque partie n’a que les yeux pour pleurer. C’est la désillusion totale. La situation est plus catastrophique qu’avant. On serait même tenté de dire comme l’autre : ‘’ le vrai bonheur on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu’’. La France de Nicolas Sarkozy a fait plus de tort que de bien en propulsant son poulain Ouattara au pouvoir. Depuis son arrivée aux affaires, rien ne bouge concrètement. Les problèmes des ivoiriens ne font qu’accroître. Il n’y a que ceux qui ne respirent et ne mangent que par lui qui sont heureux. Sinon toute autre élégance n’est que du bluff.

N’importe qui à la place de Ouattara aurait fait mieux que lui. Avoir l’entièreté du territoire et avoir le soutien de la communauté internationale pour donner ce résultat médiocre, c’est faire preuve d’incompétence notoire. Laurent Gbagbo, n’étant pas sous-préfet de qui que ce soit aurait fait mieux. C’est pour l’empêcher de travailler qu’on lui a flanqué une rébellion depuis 2002. Comment peut- on frapper un enfant et l’empêcher de pleurer en même temps. C’est ce que Ouattara et ses soutiens internationaux ont fait à Laurent Gbagbo. A l’instar d’un prophète venu accomplir une mission, Laurent Gbagbo porte fièrement sa croix. Le temps, l’ennemi de l’homme est en train de faire ses effets. Il n’y a que les aveugles et des gens de mauvaise foi comme Tirburce  Koffi qui peuvent comparer l’incomparable en disant qu’en deux ans Ouattara a fait mieux que Gbagbo en dix ans.  C’est mesquin et insidieux de sa part. J’invite donc Tirburce Koffi qui dit avoir un esprit dynamique à être objectif dans ses analyses. Il rendrait service à son nouveau mentor même s’il est en quête de poste juteux. Bref, c’était une parenthèse.

La réalité est têtue mais c’est la réalité. Tout le monde s’accorde y compris les différentes chancelleries en Côte-d’Ivoire à dire que rien ne va dans le pays. La réconciliation est au point mort, l’insécurité est grandissante. Mais Ouattara refuse de voir les choses de cette façon. Il va d’opération de charme en opération de charme pour tenter de redorer son image plus que jamais ternie. L’homme fort d’Abidjan manipule les chiffres pour dire que la Côte-d’Ivoire connaît une croissance économique. En réalité, ce sont des chiffres virtuels pour séduire les personnes qui se laissent facilement manipuler. La Côte-d’Ivoire en chantier n’est qu’un slogan. Le pays travaille pour vous n’est que de la tautologie pour se faire accepter par un peule qui vous renie. Tout cela est du bluff. Les Ivoiriens dans leur ensemble ne sont pas naïfs.

A la vérité, le quotidien des ivoiriens n’a pas changé d’un iota. Le chômage est galopant, le pouvoir d’achat s’est réduit considérablement comme une peau de chagrin, le rattrapage ethnique et l’impunité du côté du pouvoir sont érigés en programme de gouvernement. Monsieur Ouattara est un dictateur hors du commun. La peur du jeu démocratique le hante au point où il continue de traquer ses opposants pour les jeter en prison. Tous ceux qui peuvent critiquer sa gestion scandaleuse sont contraints en exil.

Malgré cette dictature rampante, le pouvoir ethnocentriste D’Abidjan est incapable de transformer la Côte-d’Ivoire en un eldorado. Les FRCI, version Ouattara, font la loi partout. Certains se sont érigés en coupeur de route pendant que d’autres pillent les richesses du pays au vu et au su de tous.

La Côte-d’Ivoire allait tout droit dans le mur. Aucun investisseur sérieux n’était prêt à venir jeter son argent dans un pays sans tête ni queue. Fort heureusement, certains pays amis, soucieux et au fait des vraies réalités, ont crié leur holà en faisant des rapports objectifs, en dénonçant la dictature de Ouattara qui poussait ce pays dans un gouffre. Aujourd’hui sa supercherie est découverte. Ces soutiens extérieurs sont fatigués de le soutenir et de toujours faire du faux au détriment des ivoiriens.

La preuve, leur pression a eu raison de lui. Les responsables politiques du FPI ont été libérés. Le dialogue pouvoir-FPI qui était une vue de l’esprit est aujourd’hui une réalité. Sentant le danger venir, chacun des hommes forts du régime Ouattara  cherche une porte de sortie. C’est ainsi que Ouattara multiplie ses voyages à l’extérieur du pays à la recherche d’un hypothétique soutien. Quant à Soro Guillaume, l’homme qui a entraîné la chienlit dans ce pays, il joue maintenant au bon samaritain en se rendant à Gagnoa, le fief de Laurent Gbagbo. Le tout  puissant ministre de l’intérieur, Ahmed Bakayoko semble sonner ces derniers temps. Ces discours de mépris et de condescendance ont pris du plomb dans l’aile. En un mot, ce pouvoir installé par la violence est en disgrâce.

A dire vrai, il fallait que Ouattara gouvernât un peu pour que tout le monde se rendît compte qui il est en réalité afin que le pays connaisse la paix une bonne fois pour toute. Avec cette gestion négative du pouvoir, personne n’est prêt à sacrifier sa vie pour lui. Les ivoiriens y compris ses propres sympathisants et la communauté internationale sont rassasiés de cette gestion scandaleuse. Voici le chercheur d’argent  qui est dans les cordes, en train de négocier encore pour qu’on efface des dettes après avoir obtenu le PPTE.

La vérité finit toujours par triompher du mensonge. Ouattara ne peut plus  cacher le soleil avec sa main. A l’épreuve de la gestion du pouvoir, il a étalé ses carences et montrer ses limites. Oui, c’est la fin de celui qui se ventait d’être le meilleur président, qui se prenait pour un dinosaure incontournable de la vie politique ivoirienne. Ouattara, comme un château de carte est en train de s’écrouler. C’est la fin d’un mythe construit sur du mensonge. Ces apparitions aux côtés de François Hollande, lors des jeux de la francophonie n’est que le signe d’une personne qui se noie et qui s’accroche à une bouée de sauvetage. C’est la fin d’un cycle. Démocrates de tout bord, le moment est venu de faire tomber le grand Timonier, le grand dictateur de tous les temps. La liberté est à nos portes.

G. OURA Kouakou

ourandrin@yahoo.fr


Source: CAMEROONVOICE

mardi, 12 novembre 2013

MAINTIEN EN DETENTION DE LAURENT GBAGBO - Me NORBERT TRICAUD (AVOCAT A LA CPI): «C’EST UNE DECISION POUR PREPARER SA LIBERATION»


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Contrairement aux apparences, les conclusions de la Chambre Préliminaire I de la CPI ce 11 novembre 2013 dans l’affaire Gbagbo, ouvrent une vraie brèche à la prochaine libération de Laurent Gbagbo. Joint au téléphone juste à l’énoncé de la décision, c’est ce qu’explique Maître Norbert Tricaud, spécialiste des arcanes de la CPI et membre de la défense du sénateur Congolais Jean Pierre Bemba… LA LIBÉRATION SE POINTE A l’HORIZON!


Selon l’avocat Français, la libération provisoire de Laurent Gbagbo serait presqu’acquise. Tout n’est plus qu’une question de forme. Etant entendu que sur le fond, Fatou Bensouda a échoué à produire des preuves supplémentaires contre Gbagbo. « Cette décision est une préparation psychologique pour aller à la libération de Laurent Gbagbo. La chambre laisse du temps au bureau du procureur pour mener des négociations afin de trouver un pays signataire du Statut de Rome afin que Laurent Gbagbo y soit transféré. Il faut donc comprendre que l’arrêté de la CPI de ce jour est une décision intermédiaire pour préparer la libération de Gbagbo…», fera savoir Norbert Tricaud, l’avocat international.

Pour le défenseur du congolais Jean Pierre Bemba, la vraie question qui se pose aujourd’hui est de trouver un pays signataire du statut de Rome pour y transférer Laurent Gbagbo étant entendu que la CPI ne voit plus d’un bon œil les pays Africains qui se sont manifestés pour accueillir l’ex-président Ivoirien. Pour le bureau du procureur, ces nations seraient sous influence de la récente grogne de l’union Africaine contre les pratiques de la CPI, mais surtout presque « contaminés » par la décision du Kenya de se retirer du Statut de Rome. En clair, la CPI a peur de perdre son colis Laurent Gbagbo en cour de route. D’ici au 02 décembre donc, ça va négocier fort et serré c’est sans doute pourquoi les juges de la CPI veulent reculés pour mieux sauter.


Augustin Djédjé

Envoyé spécial d’EventNewsTv à la Haye.

lundi, 11 novembre 2013

WATTAO, UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE

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Le 6 novembre dernier, sur France Culture, le journaliste Emmanuel Leclère a dressé un portrait surréaliste d’Issiaka Ouattara, dit « Wattao », l’un des personnages centraux de la crise ivoirienne depuis la rébellion issue du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire.

Quand j’ai écouté la première fois ce billet « culturel » ( ?!), j’ai d’abord fait le rapprochement avec le récent reportage de Christophe Hondelatte où ce même Wattao joue la « vedette américaine » en exposant sans vergogne sa « belle gueule » et son « bling-bling » comme le répète Emmanuel Leclère.

Puis je me suis posé la question : pourquoi une telle médiatisation d’un personnage falot qui ne doit sa « réussite » qu’à ses rapines de soudard éclaboussé du sang de ses compatriotes ?

En effet Wattao n’est ni un « ancien chef de guerre », ni un « ex-chef rebelle efficace », ni un « bon commerçant dioula » (pour les connaisseurs, c’est un pléonasme)….Non Wattao est un prédateur nourri de mutineries, de désertions et de rébellions, bras armé des vrais profiteurs de la longue agonie de la démocratie en Côte d’Ivoire, qui n’aurait jamais atteint le sommet du Pouvoir sans l’intervention militaire française en 2011, comme le reconnaît benoîtement Monsieur Leclère.

Wattao est au niveau des autres chiens de guerre qui ont sévit et continuent de sévir un peu partout en Afrique, le plus souvent « commandités » par des mains « obscures » mais expertes à manipuler des pauvres bougres vite enivrés par un pouvoir « inespéré » et qui finit, toujours, par les dévorer.

J’ai connu Wattao petit kakaba du Coup d’Etat contre Bédié en 1999. Il errait dans les couloirs de la Primature (où le Général Guei avait pris ses quartiers au début de la Transition). Il réapparait au cours du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, après avoir fui au Burkina à la suite de l’échec d’une mutinerie anti-Guei en 2000. Il fait rapidement partie des Commandants de Zones (les « Com’Zones ») mis en place par la rébellion qui s’installe dans le Nord du pays après l’échec du Coup lui-même. Il dirige la « compagnie »Anaconda (sans doute dénommée ainsi d’après son surnom personnel : Saha Bélé Bélé-le gros serpent en dioula).Maître de la zone de Seguela, il organise tous les trafics possibles (or, diamant, braquages des agences de la BCEAO…) et n’hésite pas à étendre son territoire en « annexant »  la zone de son complice et néanmoins adversaire « en affaires », Koné Zacharia, lors de la disgrâce de celui-ci prononcée par Guillaume Soro, après une énième exaction mal venue dans le contexte du rapprochement « tactique » entamée par le leader des rebelles qui, on le sait aujourd’hui, n’était que le début de la machination qui devait conduire au renversement du président Gbagbo par tous les moyens.

Ainsi, lors de la cérémonie pour la Fête Nationale le 7 aout 2007, le « Commandant » Wattao exhibe son bel uniforme d’officier et s’affiche, dans le sillage du président Gbagbo, entre le Général Mangou, Chef d’Etat Major des Armées et le Général Clément-Bollée, patron de la Force Licorne (celui-là même que Ouattara vient d’appeler pour « tenter » de recréer une armée nationale digne de ce nom…).

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Wattao et ses coreligionnaires sont de retour dans la République. Mais, dès le début de la crise postélectorale, lui et les autres retournent à leur destin : mercenaires sans foi ni loi, à la tête d’une horde hétéroclite chargée de prendre Abidjan après avoir semé terreur et désolation dans tout le pays. Malgré l’apport logistique et l’ordonnancement tactique mis au point par les « donneurs d’ordre » occidentaux, ils seront mis en déroute les 31 mars et 1er avril 2011, contraints de se retirer de la majeure partie de la ville. Et si la Force Licorne n’avait pas, comme le dit Emmanuel Leclère, « fait le ménage », Wattao ne serait jamais arrivé à la Résidence le 11 avril (où, d’ailleurs, ni lui, ni personne, n’a « passé » les menottes au président Gbagbo).

Il fallait rappeler tout cela pour faire comprendre la réalité de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Plus de 30 mois se sont écoulés depuis que François Fillon, Premier Ministre à l’époque, a déclaré devant l’Assemblée Nationale française qu’il « était fier que l’armée française ait participé au rétablissement de la démocratie en Côte d’Ivoire ». Quelle démocratie ? Celle qui érige en maitres du jeu des chefs de bandes qui n’obéissent qu’à leurs propres lois, celle qui piétine les libertés fondamentales au gré de ses humeurs, celle qui laisse mourir en prison les uns et contraint à l’exil les autres, celle qui pille l’économie nationale et étale insolemment le fruit de ses méfaits face à une population exsangue et meurtrie ?

Pour quelques observateurs des médias internationaux, des « sujets » comme Wattao sont, peut-être, une « source d’inspiration » pour des reportages « chocs », mais pour l’immense majorité des ivoiriennes et des ivoiriens, ainsi que pour tous ceux qui sont attachés au respect du Droit et des Libertés, où qu’ils soient, c’est une forme d’ « insulte à l’intelligence ».

En effet, alors que le Procureur à la Cour Pénale Internationale (CPI) n’en finit plus d’essayer de se justifier dans sa tentative désespérée de trouver des charges contre le président Gbagbo, la Côte d’Ivoire s’enfonce, jour après jour, dans une spirale infernale. Aujourd’hui le pays du président Houphouët, père du « miracle ivoirien », le pays du président Gbagbo, qui avait réussi à atteindre, dans un climat de guerre larvée et de partition du pays, le Point de Décision de l’initiative PPTE (que Ouattara s’est « adjugé », comme beaucoup d’autres réalisations entamées sous le président Gbagbo), ce pays-phare de l’Afrique, vient tendre piteusement la main, ici et là, pour faire « ses fins de mois »…. !

Il est temps que la « communauté internationale », ou du moins ceux qui s’en prévalent, comprennent enfin qu’une Nation ne peut pas être l’otage de « héros » de mauvais films confortés par la lâcheté d’une petite partie de la classe politique prête à toutes les compromissions pour assouvir une soif effrénée d’argent et de pouvoir. La Côte d’Ivoire est une grande nation qui ne se reconnaît pas dans des quelconques Wattao et qui aspire à se développer dans l’harmonie et la concorde, dans le respect des convictions des uns et des autres, dans le cadre d’un débat démocratique libre et pacifique. L’immense espoir qui commence à naître, dans le sillage des actions menées à travers le pays par les dirigeants du FPI, dans l’attente de l’élargissement, indispensable désormais du président Gbagbo, préfigure cette Côte d’Ivoire de demain où personne, quelques que soient ses choix politiques ou religieux, ne sera exclu de la communauté nationale.

Non Wattao n’est pas le « Sheriff » d’Abidjan mais, plutôt, son Dalton.


Le 11 novembre 2013,

Bernard Houdin

Conseiller Spécial du président Laurent Gbagbo