topblog Ivoire blogs

lundi, 04 novembre 2013

LE VIEUX NEGRE ET LA MEDAILLE

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER.jpg


Ce lundi 4 novembre 2013, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, sera installé ou distingué comme "membre associé de l’Académie des sciences d’Outre-mer". Certes. Mais, pour quelle contribution? Pour quelle recherche ou publication ayant rapport avec les domaines d’activités de cette Académie, activités qui concernent principalement l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie et l’Océanie? Quels sont les critères de choix ou d'éligibilité des membres associés de l’Académie des sciences d’Outre-mer? Dans la bibliothèque que possède l'Académie, combien de livres le président Ouattara a-t-il écrit sur les 70 000 ouvrages qui constituent son importante source de référence relative à la culture des anciennes colonies et territoires d’Outre-mer?...

Etant donné que la devise de cette Académie est « Savoir, Comprendre, Respecter, Aimer », nous sommes des milliers qui voulons savoir, avoir réponses à toutes ces interrogations pour comprendre l'importance de cette cérémonie d’installation, pour apprécier la distinction du président Ouattara à sa juste dimension et pour vivre pleinement cet événement...

Sinon qu'on arrête de nous divertir (au sens pascalien de ce terme: détourner des préoccupations réelles du moment) avec ces genres de cérémonies-bateaux, pour ne pas dire tintamarres, qui n'avancent à rien, et qui n’apportent rien, ni à l'Afrique, ni aux Africains. Du moins, de mon humble avis.


Léandre Sahiri, Ecrivain.

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 2.jpg

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 3.jpg

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 4.jpg

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 5.jpg


Photos de la cérémonie. ABIDJAN.NET

jeudi, 31 octobre 2013

QUELLE HAINE, CONTRE LAURENT GBAGBO!

LAURENT GBAGBO. LUNETTES.jpg


Lu dans Jeune Afrique N° 2755-2756 du 27 Octobre au 9 novembre 2013:

« Au quartier du Plateau, dans les couloirs du palais comme dans les salons des ministères, on redoute une éventuelle libération de celui qui présida aux destinées de la Côte d'Ivoire pendant dix ans, de 2000 à 2010. À ses visiteurs du soir, Alassane Ouattara fait parfois part de son inquiétude, voire de son agacement face à la lenteur de la procédure. La libération de son prédécesseur, il ne veut pas en entendre parler. C’est à quatre de ses fidèles qu’il a d’ailleurs confié le suivi du dossier. Il y a là Amadou Gon Coulibaly, ministre d’État et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques ; Gnénéma Coulibaly, le ministre de la Justice (c’est lui qui, en juillet, a reçu Fatou Bensouda et l’a aidée à collecter de nouvelles preuves à charge), et Hamed Bakayoko, son collègue de l’Intérieur. Ensemble, ils informent régulièrement le chef de l’État et font le lien avec le bureau de la procureure. À Paris, les avocats de l’Etat ivoirien que sont Jean-Paul Bénoît et Jean-Pierre Mignard suivent également le dossier et s’entretiennent régulièrement avec Abidjan sur la stratégie à adopter.

Bakayoko ne croît pas vraiment en la possibilité d’une libération rapide de Gbagbo, et ses services n’ont pas mis en place de dispositif approprié. Toutefois, un système d’alerte existe déjà, qui s’appuie à la fois sur la gendarmerie, la police et l’armée, et qui pourrait être activé très rapidement s’il s’avérait nécessaire de contenir des débordements de joie (à Yopougon par exemple) ou des manifestations de mécontentement à Abobo, Adjamé ou Attécoubé, des quartiers réputés acquis à la cause du Rassemblement des républicains (RDR, au pouvoir) ».

Après avoir lu cet article, venant de Jeune Afrique, soutien inconditionnel du régime ivoirien d’Alassane Ouattara, j’ai eu vraiment froid au dos pour mon pays. Pour son avenir surtout. Dans ce bref extrait, tout y est : la haine, le tribalisme, le clientélisme et un avenir du pays chaque jour compromis.

La haine d’un homme contre  la libération duquel on est prêt à tout. Ici, ce n’est pas la justice qui compte ou le combat contre l’impunité. Ce n’est pas non plus la justice équitable au nom de laquelle, on a envoyé un compatriote devant la justice internationale. Derrière des propos vertueux, on veut abattre un homme. Au seul nom de la HAINE ! Mais pourquoi donc une telle haine ? Le président de tous les Ivoiriens, ne veut pas entendre parler de la libération d’un autre Ivoirien par la justice internationale qui n’a pas de preuves contre lui.

Cette haine inquiète. Elle conduit vers le mur car elle oblige ceux qui en sont remplis à aller encore et toujours plus loin ! Une fois qu’ils seront allés trop loin, ils ne pourront plus reculer et s’accrocheront alors au pouvoir, par tous les moyens, soucieux qu’ils seront alors de ne pas avoir à rendre compte des conséquences de leur haine. Ils vont, s’il le faut, recourir à la modification de la Constitution pour demeurer au pouvoir au-delà des deux mandats et de la limite d’âge !

L’équipe de la gestion de la haine est exclusivement composée de frères ressortissants du Nord ! Encore nous et toujours nous ! Amadou Gon Coulibaly, ministre d’État et secrétaire général de la Présidence ; Mamadou Diané, conseiller spécial chargé des affaires juridiques ; Gnénéma Coulibaly, le ministre de la Justice et Hamed Bakayoko. Pour le « rattrapage » nous sommes en première ligne ! Pour la haine aussi, le tribalisme est omniprésent !

Et pourtant, les ministres Haned Bakoyoko et Amadou Gon Coulibaly ont été des années durant des collaborateurs du président Laurent Gbagbo, gérant des ministères de souveraineté avec des budgets colossaux.


Dr Issiaka Térémaban, militant de base, AIRD.


Source: AIRD

mercredi, 30 octobre 2013

6 GENERAUX FRANÇAIS FONT DE GRAVES REVELATIONS: «ON DEVAIT DEGOMMER GBAGBO POUR METTRE OUATTARA»

 

CAMP FRANçAIS BOMBARDE.jpg


Le bombardement du camp français de Bouaké pendant l'opération ''Dignité'' lancée en novembre 2004 par l'armée ivoirienne contre les positions de la rébellion, n'a pas fini de livrer ses secrets.

 

Neuf (9) ans plus tard, des langues, et non des moindres, se délient et font des révélations sur cet événement qui a durement secoué la vie politique nationale. Il s'agit de six (6) généraux français, dont le général Bentégeat, ancien chef d'état-major de l'armée française, et l'adjoint du général Poncet, patron de la force française Licorne au moment des faits. Ils ont été interrogés du 16 au 22 octobre dernier par la juge d'instruction, Kery en charge de l'affaire.

La magistrate française, qui prévoit d'entendre également l'ex-président Laurent Gbagbo comme témoin dans cette affaire, a eu droit à une série de révélations pendant l'audition des généraux français. Comment et pourquoi les blindés français se sont retrouvés à proximité de la résidence de Laurent Gbagbo ? Pourquoi la base militaire française  de Bouaké a-t-elle été bombardée ? Qui a donné l'ordre ? Des questions qui trouvent leurs réponses dans les révélations faites par ces généraux et à paraître aujourd'hui dans le journal panafricain Jeune Afrique (JA). Levant un coin du voile hier dimanche 27 octobre, sur les antennes de Rfi, François Soudan, le directeur de la Rédaction de JA, souligne  que le général Bentégeat décline toute responsabilité dans les événements de novembre 2004. « Il affirme n'avoir pas participé au conseil restreint (de guerre) à l’Élysée. Normalement, il devait y être ». Pourquoi n'y a t-il pas été associé ? Le mystère demeure. Autre révélation, celle faite par le général Renaud de Malaussène, l'adjoint du général Poncet à la tête de la force Licorne.

Parlant du bombardement du camp français de Bouaké, cet officier général fera savoir, révèle JA, qu'il s'agissait « d'un projet politique qui visait à mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo ». Il  ajoute que « Laurent Gbagbo n'a jamais voulu bombarder le camp de Bouaké, ni tuer un soldat français »,contrairement à ce qui a été dit. « Quelqu'un dans son entourage a pris cette décision sans le lui dire. La mouvance Gbagbo est tombée dans un piège », précise le général Malaussène. Des révélations sur les événements de novembre 2004 qui tendent à disculper l'ancien patron du pouvoir d'Abidjan, Laurent Gbagbo, pourtant accusé d'avoir tué des soldats français. L'on se souvient en effet que le 6 novembre 2004, alors que les bombardiers Sukhoï de l'aviation ivoirienne avaient réussi avec brio des frappes dites « chirurgicales » destinées à détruire les armes de la rébellion, et partaient pour les dernières frappes, une bombe va se retrouver dans le camp militaire français. L'explosion causera la mort de huit soldats français et un civil américain.

En représailles, Paris a ordonné la destruction systématique des aéronefs ivoiriens. L'armée de Côte d'Ivoire est neutralisée, la capitale Abidjan, cœur du pouvoir central, est sous contrôle des soldats français. Une colonne de blindés de la force Licorne se retrouve à quelques pas de la résidence présidentielle à Cocody. On croit alors à la fin du régime de Laurent Gbagbo, quand un bouclier humain, constitué de jeunes patriotes conduits par Charles Blé Goudé, fait barrage à l'expédition française, sauvant ainsi le régime de la Réfondation. On dénombrera plusieurs morts et de nombreux blessés dans cette confrontation entre les jeunes patriotes et l'armée française. Neuf ans après cet épisode douloureux de la crise ivoirienne, la vérité commence à se savoir.

 

H. ZIAO - L'inter


Côte d'Ivoire: Comment l'affaire Gbagbo préoccupe le pouvoir

«Et si Gbagbo était libéré?» C'est le titre d'un article en couverture qui paraît dans Jeune Afrique (Ja) de ce lundi 28 octobre au dimanche 3 novembre 2013.


François Soudan, le Directeur de la Rédaction de l'hebdomadaire panafricain, a donné les grandes lignes de ce « papier » sur les ondes de Radio France international (Rfi), hier dimanche 27 octobre 2013. L'éditorialiste de Ja a indiqué que le dossier Laurent Gbagbo « préoccupe beaucoup » le pouvoir ivoirien. « Ça préoccupe beaucoup, en tout cas, du côté du pouvoir en place. On agite une menace relativement claire qui est de dire que l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d’Ivoire. Elle ne les a pas annulées, que Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques.

Alassane Ouattara a demandé à 4 personnes de suivre le dossier à la loupe. Il y a Amadou Gon Coulibaly, il y a Mamadou Diané. Il y a le ministre de la Justice, Coulibay (Gnénéma) et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko », a informé François Soudan. Pour lui, la libération de l'ex-chef de l'Etat ivoirien est certes une question tabou mais, une question d’actualité. « Question tabou parce que les supporters de Laurent Gbagbo espèrent que finalement, la Cpi désavoue la Procureure Fatou Bensouda, qu’elle trébuche et que les charges soient purement et simplement abandonnées, faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. On n’en est pas, évidemment, encore là. Les juges ont renvoyé Fatou Bensouda à sa copie. On attend que les choses s’éclaircissent », a déclaré le journaliste sur Rfi.

Dans cette même édition de Ja, François Soudan a révélé que Laurent Gbagbo demeure le chef, le patron au Front populaire ivoirien (Fpi), son parti. « C’est toujours lui le patron.  Aucune décision, apparemment, n’est prise sans qu’il n’ait été informé et sans qu’il n'ait donné son accord préalable », a-t-il affirmé.

Quid de la candidature du fondateur du Fpi à la présidentielle de 2015 ? « On ne sait pas très bien », a répondu M. Soudan. « C’est la question effectivement qu’on se pose. Affi N’Guessan que nous avons interrogé, le président du Fpi, dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait bien de poser la question. Mais, on ne le voit pas trop vivant, reclus dans une villa que ce soit en Afrique du Sud, que ce soit dans son village de Mama, s’il rentrait en Côte d’Ivoire. On le voit plutôt peut-être se réinstaller dans le paysage politique », a-t-il précisé.

 

SYLLA Arouna

CPI - Probable sortie de prison: Ce que Ouattara prépare contre Gbagbo

Les personnes en mission pour le chef de l'Etat

C'est demain mardi 29 octobre que l'on devrait être situé sur la libération provisoire ou non de Laurent Gbagbo. Selon un communiqué rendu public par la Cour pénale internationale ( Cpi) en fin de semaine dernière, c'est ce mardi que sera rendu public le verdict arrêté par cette juridiction suite à l'audience du 9 octobre dernier.


Il y a environ trois semaines, la Cpi avait planché sur une éventuelle libération conditionnelle de l'ex-chef de l'Etat et promis de livrer son verdict d'ici au 11 novembre. On attendait donc ce 11 novembre, quand la même Cpi annonce finalement le verdict pour ce mardi. Si l'événement est attendu fiévreusement par les partisans de Gbagbo, sa probable libération ne réjouit pas tout le monde, en particulier le régime Ouattara. C'est du moins ce que révèle Jeune Afrique dans son édition à publier cette semaine.

Au dire du directeur des rédactions de ce magazine, qui était sur les antennes de Rfi hier dimanche, Alassane Ouattara entend contrer le retour éventuel de Gbagbo à Abidjan après sa libération. Le chef de l'Etat, révèle le confrère, mijote un plan B visant à embêter son prédécesseur au cas où celui-ci envisagerait de revenir au bercail.

A cet effet, le régime Ouattara entend relancer les poursuites judiciaires engagées contre Gbagbo et qui avaient été, en quelque sorte, gelées. Ouattara prévoit ainsi de contrecarrer un éventuel retour au pays de l'ancien chef de l'Etat, au cas où celui-ci venait à bénéficier d'une liberté conditionnelle voire d'une relaxe pure et simple. « Ça préoccupe beaucoup le pouvoir en place. On agite une menace relativement claire, qui est de dire que l'intervention de la Cpi n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire, qu'elles ne sont pas annulées et que (donc) Laurent Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques », rapporte le confrère, qui ajoute que pour s'occuper du cas Gbagbo, quatre personnalités du régime ont été mises en mission par Ouattara. Il s'agit du secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, du ministre de la Justice, des Libertés publiques et des Droits de l'homme, Gnénéma Coulibaly, du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko et de Me Mamadou Diané, avocat et conseiller d'Alassane Ouattara, chargé des droits de l'homme et des questions humanitaires. C'est à ces quatre hommes du système Ouattara qu'il a été demandé de préparer la contre-attaque en cas de retour au bercail du détenu de Scheveningen.

Le régime Ouattara a, sans doute, raison de se préoccuper de l'après-libération de Gbagbo, d'autant que celui-ci pourrait ne pas se retirer de la vie politique. A en croire le confrère, rien ne semble avoir été décidé quant à sa participation à la présidentielle de 2015, au cas où il serait remis en liberté. « Affi N'guessan dit ne pas savoir ce qu'il en est et que c'est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait de poser la question », révèle le confrère, qui ne croit guère à une mise à la retraite de l'ancien chef de l'Etat. « S'il peut rentrer en Côte d'Ivoire, on le voit plutôt se réinstaller dans le paysage politique », prédit Jeune Afrique.

 

Assane NIADA - L'inter


Source: I MATIN.NET

mardi, 29 octobre 2013

DE LA DECISION DE LA CPI

LAURENT GBAGBO 2.jpg


Comme on le voit, pour maintenir Laurent Gbagbo en prison a La Haye, la CPI a usé d'une part de "raisonnement par l'absurde" et, d'autre part, elle s'est appuyée sur l'"asymétrie des rapports de force":
 
a) Le principe du "raisonnement par l'absurde" est le suivant : par exemple, pour démontrer qu'une proposition A est vraie, on suppose que la proposition (non A) est vraie − c'est-à-dire que la proposition A est fausse − et on montre alors que cette hypothèse conduit à une contradiction. Ainsi pour démontrer que Gbagbo doit être maintenu en prison, la CPI a mis en avant, le plus absurdement possible, l'argument selon lequel les raisons utilisées jusque-la pour le maintenir en prison restent valables pour le maintenir en prison. 

b) L'"asymétrie des rapports de force" établit que, aujourd’hui, comme hier, comme toujours, la suprématie est une affaire de force, une affaire d’armes. L’asymétrie des rapports de force établit qu’on impose l’arbitraire à quelqu’un, non pas parce que l’on est plus fort que lui, non pas parce que l’on est mieux ou supérieur à lui, mais parce que l’on est armé, mais parce que l’on tient le fusil pointé sur lui, et parfois parce que l’on est sans morale. En règle générale, et selon la thèse de l’asymétrie des rapports de force, celui qui tient le fusil est faible physiquement et en position de parasite, puisqu’il se sert de la force et des ressources d’autrui, mais tant qu’il tient le fusil, il reste le maître (Extrait de "Le code noir de Louis XIV").
 
 
Léandre Sahiri, Ecrivain.

MAUVAISE GOUVERNANCE: OUATTARA CACHE LES CHIFFRES DE LA CORRUPTION


ALASSANE OUATTARA. A LA PRESIDENCE.JPG


Un bilan de la passation des marchés publics a été fait le vendredi 18 octobre en conseil des ministres. Prétextant d’une mission, le porte-parole du gouvernement Koné Bruno s’était alors furtivement éclipsé, laissant le soin à son adjoint d’entretenir les journalistes à l’issue du conseil des ministres. Mais curieusement, Affousiata Bamba-Lamine ne donnera aucun détail sur les marchés publics concédés en termes d’investissements, de gré à gré et d’appels d’offres. La ministre a préféré la fuite en avant plutôt que de livrer des chiffres certainement effrayants.  «J’ai un document, je l’ai sorti en souriant un peu, qui est épais, vous le voyez, qui concerne donc l’exécution de la passation des marchés publics à fin juin 2013. Ce que nous allons faire, je vous promets que toutes les parties qui concernent effectivement les taux d’exécution vous seront remis pour que vous puissiez en faire bon usage. Parce que je pense que le document est effectivement volumineux et si je devais rentrer dans le détail des choses, on ne finira pas aujourd’hui», a-t-elle botté en touche. On n’aura aucun détail sur ce document de 140 pages. Du moins, jusqu’au conseil des ministres suivant prévu le mercredi 23 octobre, avait rassuré la ministre de la Communication.

Cacophonie au gouvernement

Une semaine après, la cacophonie dans la communication gouvernementale l’emportera à nouveau. Koné Bruno ayant repris du service, il soutient n’avoir pas été saisi de cette préoccupation des journalistes. «Vous demandez les chiffres. Si je ne suis pas prévenu, malheureusement, je peux difficilement vous les donner. Je n’avais pas cette information donc je ne suis pas venu avec ce dossier. On me dit que vous pouvez vous adresser éventuellement au service communication de madame la ministre pour avoir ces chiffres là», a-t-il esquivé. Là encore, fuite en avant. Alors qu’il avait promis de nous donner ces informations depuis le 18 octobre dernier, sans jamais le faire, nous avons contacté à nouveau, hier vendredi, un conseiller technique d’Affoussiata Bamba- Lamine. Notre interlocuteur nous a ramené au discours de sa patronne. «Le détail de la situa - tion est consultable auprès du ministre auprès du premier ministre, chargé de l'Economie et des Finances», a-t-il ajouté. Une autre fuite en avant qui finit de convaincre du mystère qui entoure les chiffres de la passation des marchés publics.
 
Que cache-t-on aux Ivoiriens ?

 «Dénoncée par tous les observateurs, de la Banque mondiale à l'Union européenne, l'inflation des marchés octroyés de gré à gré est devenue phénoménale. L'an dernier, ils représentaient 40 % du montant des contrats publics et ont même atteint 60 % au premier trimestre 2013. Dans une économie saine, cela ne dépasse pas 10 % à 15 %, selon un expert du FMI», publiait le 5 août dernier le site inter - net de Jeune Afrique. Ce sont ces chiffres alarmants de l’explosion des marchés gré à gré qui traduisent la mauvaise gouvernance, la corruption, le clientélisme, le favoritisme, le népotisme, les conflits d’intérêts dans la course à l’enrichissement illicite que le régime Ouattara refuse de dévoiler au grand jour.  En tout cas, l’on a des raisons de le penser, au regard des scandales qui ont enseveli la gestion des affaires publiques sous Ouattara. En effet, la charte d’éthique que Ouattara a fait signer à ses ministres le 9 août 2011 n’aura été que de la poudre aux yeux. Alors ministre de la Salubrité urbaine, Anne Ouloto avait confié la gestion des déchets aux sociétés Saterem et Greensol. Alors que cette dernière entreprise appartenant aux «Bictogo» avait seulement été créée en novembre 2011, soit un mois après l’ouverture de l’appel d’offres. La ministre avait été déboutée par l’Autorité nationale de régulation des marchés publics en février 2012. Kandia Camara avait également attribué le marché de l’inscription en ligne des élèves à la société Celpaid, propriété du camarade de parti, le ministre de la construction Sanogo Mamadou. Et ainsi de suite… Vivement donc que ces chiffres soient publiés.


Benjamin Silué, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 913 des samedi 26 et dimanche 27 octobre 2013.

ENQUETE CPI: 86% DES IVOIRIENS FAVORABLES A LA LIBERATION DE GBAGBO

LAURENT GBAGBO.jpg

Enquête d’opinion de la CPI en Côte d’Ivoire: 86% des Ivoiriens favorables à la libération de Gbagbo

 
La Cour pénale internationale (Cpi) prise dans un véritable engrenage dans le dossier ivoirien veut désormais éviter toutes les critiques qui lui sont faites. C’est pourquoi, alors qu’elle s’apprête à rendre sa décision sur la liberté provisoire à accorder ou non au président Laurent Gbagbo, elle vient de dépêcher une équipe d’enquêteurs à Abidjan pour se faire une idée exacte de la situation du pays, et surtout de l’opinion des Ivoiriens sur l’éventualité de la libération du président Laurent Gbagbo. Cette équipe a, de bonnes sources, été épaulée par le bureau local de la Cpi à Abidjan.

Et, selon des sources dignes de foi, les conclusions de l’enquête de la Cpi sont sans appel. Ce sont, en effet, 86% des personnes interrogées qui se sont prononcés en faveur de la libération de l’ancien numéro Un ivoirien. Selon les personnes interviewées, le retour du «Woody» de Mama donnerait un coup d’accélérateur certain au processus de réconciliation, sérieusement grippé par la politique hasardeuse du régime Ouattara.

Les sondés sont d’autant plus convaincus que la libération du plus célèbre prisonnier du monde ne peut que faire du bien à la Côte d’Ivoire, d’autant plus que nombre d’Ivoiriens sont persuadés que le pouvoir en place ne veut pas poursuivre les criminels de son camp.

Selon certains observateurs de la situation ivoirienne, cette enquête et ses résultats sont une preuve supplémentaire que la Cpi est en train de se résoudre à libérer le président Gbagbo. Dans la mesure où les résultats de son propre travail d’investigation sont un cinglant désaveu à la thèse du procureur de la Cpi, Fatou Bensouda, qui a toujours brandi la possibilité d’une déflagration sociale au cas où le président Gbagbo recouvrait la liberté. On sait désormais que tout ceci n’est qu’un mensonge distillé par le régime et ses soutiens pour dissuader les juges de la Cpi qui ont fini par découvrir la supercherie de Ouattara qui veut se servir de la justice internationale pour se débarrasser d’un adversaire politique qu’il redoute au plus haut point.

Tant que Sarkozy était au pouvoir et que la machine à mensonges était alimentée depuis l’Elysée, Ouattara était serein. Mais, depuis la défaite de son mentor, la vérité est en train de prendre le dessus. Et le monde entier se rend désormais compte que le président Gbagbo est victime d’un complot international visant à le renverser au profit d’un chef d’Etat plus malléable.


Guillaume T. Gbato, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".

lundi, 28 octobre 2013

DEMAIN MARDI 29 OCTOBRE, SI LA CPI EST UNE COUR DE JUSTICE, GBAGBO DEVRAIT ETRE DEHORS!


LAURENT GBAGBO. DEBOUT A LA CPI.jpg


Le mardi 29 octobre 2013 à 09h 00 (heure locale de La Haye) et 11h00 GMT (Abidjan, Côte d'Ivoire), l'audience sera publique et retransmise par vidéo en direct sur le site de la CPI.

Normalement, étant donne que les preuves sont insuffisantes pour un procès, la CPI ne peut plus et ne doit plus garder Gbagbo a La Haye et a le choix entre 2, seulement 2 options, à savoir: ou le non-lieu, ou la liberté provisoire. Dans un cas comme dans l'autre, Gbagbo devrait être DEHORS...

Normalement, il n'y a plus de raisons qu'il soit gardé a La Haye. A moins qu'on tienne compte de critères occultes. Et, de ce point de vue, la CPI ne serait plus une cour de justice, mais un instrument aux mains et au service des impérialistes de la communauté internationale utilisant des Africains comme Alassane Ouattara contre les peuples africains.


Léandre Sahiri, Ecrivain.

samedi, 26 octobre 2013

LES VICTIMES DE DUEKOUE SALUENT L’ELECTION DE JEAN ZIEGLER A L’ONU

 

JEAN ZIEGLER.jpeg

 

C’est avec joie que nous avons reçu la nouvelle de l’élection de monsieur Jean ZIEGLER à la présidence du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme à l’O.N.U. Joie ? Une joie contrôlée tout de même, tant nous savons que le chemin qui mène à la vérité et à la vraie justice est long, ardu et même périlleux. Mais au moins pour une fois, il faut qu’on se le dise : comment peut-on rester indifférent à une telle élection, à une élévation à un si haut poste de monsieur Jean ZIEGLER, ce grand défenseur du pauvres, des faibles et du tiers-monde, tout le contraire même des Kofi ANNAN, Jean GUEHENNO et plus récemment Ban Ki MOON, ceux-là qui ont poussé les Ivoiriens dans le ‘’kafka’’ sans foi ni loi  actuel que nous vivons ?

Les victimes de Duékoué voudraient saluer avec respect l’élection de monsieur Jean ZIEGLER à la tête de l’un des plus grands départements de l’O.N.U. Ces victimes espèrent et sont rassurées de ce que les droits de l’homme, ignorés, piétinés ou bafoués pendant plus de dix ans en Côte d’Ivoire par la France et l’O.N.U. même, du fait de maintes résolutions farfelues et méprisantes, ces droits de l’homme, disons-nous, seront respectés sous la houlette de monsieur Jean ZIEGLER.

C’est pourquoi, tout en adressant toutes nos chaleureuses félicitations au grand humaniste qu’est Jean ZIEGLER, nous voudrions lui adresser nos vifs remerciements pour son ouvrage  ‘’LES MAÎTRES DU MONDE ET CEUX QUI LEUR RESISTENT’’, un pamphlet hautement anti-impérialiste, anti-globalisation ou mondialisation sourde et aveugle aux cris des pauvres et des opprimés, paru en 2003, et qui nous a renforcé dans le combat patriotique en Côte d’Ivoire. Un livre de haute portée que nous recommandons, toute modestie gardée, à tous ces esclaves mentaux par qui fleurissent les rébellions ainsi que les océans ou déserts de misère en Afrique. Monsieur Jean ZIEGLER ? N’est-ce pas celui-là même qui a été l’un des premiers à réconforter, à travers les médias, les victimes et réfugiés que nous étions à la mission catholique de Duékoué, en prophétisant déjà en Mai 2011 que GBAGBO retournera au pouvoir, tout en dénonçant vigoureusement le long complot impérialiste, vieux de plus de dix ans, qui venait de s’achever le 11 Avril 2011 contre notre pays ?

Alors, à monsieur Jean ZIEGLER, ce grand intellectuel d’origine suisse qui pour son ouvrage de haute volée (cité ci-dessus) a consulté Aminata TRAORE, Laurent GBAGBO,  Halidou OUEDRAOGO, Hama Arba DIALLO, Hugo CHAVEZ ou tous ces autres démocrates, dignes fils d’Afrique et du tiers-monde, nous disons que nous avons foi qu’il s’attaquera véritablement aux racines de nos maux que sont les rébellions sauvages et génocidaires, les résolutions avilissantes et insensées de l’O.N.U. qui, de plus en plus, comme un dangereux zombie, reste solidaire des défenseurs de l’impérialisme et de l’injustice, se risquant, à son péril, à choyer et à protéger des égorgeurs d’enfants et des éventreurs de femmes enceintes, comme c’est le cas jusqu’ici impuni en Côte d’Ivoire !

Vivement que des missions de vraies enquêtes, sur décision de monsieur Jean ZIEGLER, se succèdent en Côte d’Ivoire, pour découvrir et révéler au monde la vraie ampleur des massacres de ceux qui, en lieu et place d’un recomptage des voix électorales fin 2010, ont choisi la force des fusils, des bombes et se sont empressés sans aucune gêne de ne parler que de trois mille (3 000) morts ! Ce n’est point intimer un ordre à monsieur Jean ZIEGLER que  d’avancer ce qui précède. C’est parce qu’il y a longtemps que nous avons intériorisé ou intégré la sincérité de monsieur Jean ZIEGLER quand il écrit par exemple à la page 19 de son livre précédemment cité : «Je suis l’Autre, l’Autre est moi. Il est le miroir qui permet au Moi de se reconnaître. Sa destruction détruit l’humanité en moi. Sa souffrance, même si je m’en défends, me fait souffrir. Aujourd’hui, la misère des humbles augmente. L’arrogance des puissants devient insupportable». En outre, notre proposition aidera à redorer l’image de la France qui, telle une brute sans pensée véritable, est à la base de tous nos malheurs pour avoir soutenu, pendant plus de dix ans, des rebelles qui décapitaient des bébés dans l’ouest de la Côte d’Ivoire ou éventraient des femmes enceintes pour découvrir le sexe de l’enfant qu’elles portaient !

Les nobles idéaux de monsieur Jean ZIEGLER (cités ci-dessus) étaient aussi ceux du président GBAGBO et de son peuple. Malheureusement pour ces derniers, messieurs SARKOZY et Ban Ki MOON leur ont imposé la mort par le feu des armes et des bombes, la torture jusqu’à ce que mort s’en suive et dans une moindre mesure l’humiliation. On se souviendra toujours de ce qu’a déclaré Ban Ki MOON à Addis-Abeba, en Février ou Mars 2011 : «le recomptage des voix serait une humiliation pour OUATTARA». Et s’étant certainement passé le mot dans l’ombre propre à nos tortionnaires, c’est Kofi ANNAN, prédécesseur de Ban Ki  MOON, ces derniers jours, qui croit donner dans la sagesse en affirmant, lui aussi : «ce serait une honte que les Etats africains se retirent de la Cour Pénale Internationale». C’est bien souvent que dans la grave tragédie des patriotes ivoiriens qui n’a que trop duré, la décadence morale flirte mal, mais alors vraiment mal avec l’ivresse des mots… 

Oui, monsieur Jean ZIEGLER, pour nous qui vous avons compris, nous pouvons compter sur vous afin que, comme vous dites, «nous qui sommes en bas ne soyons plus maintenus en bas» et qu’une vraie justice vienne enfin restaurer les cœurs des victimes que nous sommes en punissant les vrais coupables de notre tragédie, à commencer par le poulain décevant de la communauté internationale mais alors tant vanté à coups de grossiers mensonges et de dénigrements envers le paisible et hospitalier peuple de Côte d’Ivoire. Un poulain dont l’incompétence et les innombrables crimes s’étalent sous les yeux de tous ! Pendant encore combien de temps la morale, la justice et les consciences humaines vont continuer à se renier en donnant, depuis plus de dix ans, dans cet inceste vil et périlleux?

Pour les victimes de Duékoué et les patriotes ivoiriens, l’élection de monsieur Jean ZIEGLER est une porte ouverte à l’espérance sûre et certaine de grandes victoires à venir pour la justice et la démocratie en Afrique et dans le monde, histoire aussi de permettre une sortie honorable à ceux qui ont cru pouvoir nous massacrer ou nous réduire au silence par la peur pour voler notre pays!


Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 14 0ctobre 2013. 

DECLARATION DE L'AIRD DU 20 OCTOBRE 2013 RELATIVE A LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE EN COTE D'IVOIRE

 

ERIC KAHE 7.jpg


La situation sociopolitique en Côte d'Ivoire est marquée, depuis le 11 avril 2011, par des conflits sanglants et meurtriers entre communautés. Dans la plupart de ces conflits, sont mises en cause des milices armées de «chasseurs traditionnels Dozos» qui opèrent, en conquérants, très loin de leur sphère culturelle et géographique. Ces «Dozos» vont jusqu’à s’attaquer aux FRCI qui avaient fait d’eux, pendant la crise postélectorale, leurs supplétifs.

Les violents accrochages enregistrés ces jours, çà et là, peuvent être regardés comme les prémices de la grande déflagration redoutée par une ONG dans son dernier rapport et ce à l’échelle d’une bonne partie du pays si rien n'est urgemment fait. Les tout derniers affrontements sanglants et meurtriers entre autochtones et assaillants allogènes dans les villages de Bohinou (région de Vavoua) et de Gribouo  (région de la Nawa) sont donc à prendre très au sérieux et devraient pousser le gouvernement à l'action vraie et efficiente.

La destruction sauvage du camp de réfugiés de Nahibly après les massacres du quartier «Carrefour» de mars 2011 et les nombreux crimes qui sont restés impunis - l'état ivoirien ne s'occupant plus de la veuve et de l'orphelin - ont convaincu ceux qui portent effrontément des armes en toutes circonstances, qu'ils sont désormais tout puissants. Un conflit villageois ne se règle plus devant le chef du village, mais par les armes d’allogènes ayant bénéficié de la légendaire hospitalité ivoirienne, source de richesse nationale. Et quand, dans de rares cas, le chef de village est saisi de l’affaire, tout avis défavorable aux milices «Dozos» se trouve sanctionné par des représailles violentes, meurtrières, allant jusqu’à l’incendie de villages entiers.

  • L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne que dans un état où le port d’arme est soumis à règlementation et à autorisation, un groupe de personnes puisse, pour de prétendues raisons culturelles complètement sorties de leur contexte et de leurs objectifs, s’en prendre nuitamment et sans discernement, à d’honnêtes et paisibles paysans sans défense, dont des femmes et des enfants.
  • L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne aussi bien du silence révoltant - indigne de ses responsabilités- du pouvoir, que de sa complicité par laquelle en lieu et place du désarmement des miliciens et anciens rebelles, il leur demande de «garder leurs armes à la maison ».  Pour quel usage, s’interroge l’AIRD ?
  • L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne des meurtres à répétition d’innocents citoyens, qui, ajoutés à l’impunité des crimes des seigneurs de guerre donnent de la Côte d'Ivoire une image abjecte et déshonorante pour son peuple.
  • L’AIRD lance un appel solennel aux autorités ivoiriennes, au Gouvernement et au Chef de l’état, afin que soit mis, sans délai, un terme à cette politique de règlement de tout différend dans le sang, politique sans doute encouragée par la reconnaissance officielle du statut de «sauveurs de la République» décerné à ceux qui continuent de poser des actes répréhensibles.
  • Soulignant la pertinence des recommandations de certaines organisations de défense des droits de l’homme, l’AIRD préconise à son tour une action énergique «contre la dépossession des terres suite au conflit postélectoral en Côte d'Ivoire» et rappelle au gouvernement que la bonne cohabitation en Côte d'Ivoire, et particulièrement dans l'ouest, dépendra de la diligence et de la dextérité avec lesquelles le problème de l'occupation des terres sera résolu. L’AIRD réaffirme sa conviction que «Les décisions du gouvernement ivoirien concernant la restitution des terres dans l’ouest du pays contribueront à déterminer si la terre restera une source potentielle de conflit à l’avenir ou deviendra une source de développement local qui apaisera les tensions intercommunautaires. »
  • L’AIRD encourage toutes les composantes nationales à la préservation de l’hospitalité ivoirienne et à sa pérennisation.
  • L’AIRD invite tous ceux qui, par chauvinisme et par esprit de clan qui ne peut servir qu’une oligarchie, seraient tentés de ne pas voir la vérité en face, à se ressaisir, car il est inacceptable de voir s’installer dans la haine et par la force, en parallèle de la république déclarée, un autre pouvoir de fait, de surcroît «ivoirophobe».
  • il y a mieux que la haine : la Nation.


Fait le 20 octobre 2013

Eric KAHE, Président en exil de l’AIRD

jeudi, 24 octobre 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL A LA SUITE DE L’AUDIENCE DE LA CPI DU 9 OCTOBRE 2013

LOGO FPI.png

Vive protestation des exilés contre l’acharnement du procureur de la CPI contre eux

 

Convoquée par la Juge-Présidente Argentine, Silvia De Gurmendi, à l’effet de  relever, si des éléments nouveaux étaient advenus ou non, relativement à la demande de libération provisoire ou conditionnelle du Président Laurent Gbagbo, l’audience de la Chambre Préliminaire 1,  du 9 octobre 2013, a montré une fois de plus la duplicité du Procureur de la CPI.

  • QUE RETENIR DE CETTE AUDIENCE ?

Appelé en effet, à exposer les faits nouveaux autorisant ou s’opposant à la libération provisoire du Président Laurent Gbagbo, maintenu en détention alors qu’il n’avait pu apporter de preuves de sa responsabilité dans les crimes perpétrés pendant la période postélectorale (voir décision, Chambre préliminaire du 3 juin 2013), le Procureur, à court d’arguments, s’est une fois de plus refugié dans les pseudo-arguments constamment répétés depuis le début des sessions relatives à la libération provisoire du prévenu, à savoir :

- La très grande popularité de l’accusé ; 

- L’existence d’un réseau de soutiens puissants, dont des proches vivant au Ghana ou ailleurs, disposant d’importants moyens financiers, décidés à organiser sa fuite pour lui permettre d’échapper au verdict final, ou prêts à s’investir en vue de sa réinstallation au pouvoir par les armes ;

- L’obstruction aux enquêtes par le prévenu une fois libéré.

Pour le Substitut du Procureur, tous ces faits persistent hormis la situation sécuritaire qui, selon lui, se serait améliorée. 

En revanche, selon le Substitut du Procureur, les deux faits nouveaux qui viennent conforter son opposition,  sont d’abord, la découverte de deux comptes bancaires appartenant au prévenu et à son épouse, logés à la Banque pour le Financement de l’Agriculture (BFA). Selon le Procureur, qui date l’ouverture de ces comptes à l’an 2003, alors que la banque a été ouverte en 2004, ceux-ci crédités d’un montant important à cette période, auraient été délestés de cette somme en 2009. Le Procureur révèle qu’il aurait demandé, la fermeture desdits comptes, mais ignore si ceux-ci ont été gelés par le pouvoir d’Abidjan, avec lequel il est pourtant en étroite coopération dans l’affaire Laurent Gbagbo.

S’ajoute ensuite à cette découverte, la présence au Ghana, du gendre de Laurent Gbagbo qui fut l’ancien Directeur de la BFA (Banque pour le Financement de l’Agriculture). Ce qui confirme bien selon le Procureur, l’existence au Ghana d’un puissant réseau financier pro-Gbagbo ayant pour appui la BFA.  Mais l’on peut se demander ce qui pourrait bien fonder les inquiétudes du Procureur, alors même qu’il affirme que ces comptes ont été remis à zéro en 2009 ! En quoi des comptes non approvisionnés, donc vides d’argent comme il le dit, peuvent-ils constituer une source de menace sur la représentation de l’accusé Laurent Gbagbo, pour la suite de la procédure en cours à la CPI ? En quoi, par ailleurs, la présence au Ghana d’un gendre du Président Gbagbo, ce qui contrairement aux dires du Procureur qui vient de l’apprendre n’est pas un fait nouveau mais ancien, est-elle une preuve  d’existence d’un réseau financier, alors même que le Procureur comme à son habitude n’a mené aucune enquête à l’effet de l’établir ?

Cela ne l’empêche pas cependant,  de développer des arguments au professionnalisme douteux. Jugeons-en :

- Si les exilés ont pu survivre (comprendre : ne sont pas morts), malgré la dureté de l’exil et le gel de leurs avoirs,

- Si les exilés ont invité « Miss » Californie à se déplacer au Ghana,

C’est qu’ils ont la capacité financière d’organiser la fuite de Laurent Gbagbo pendant sa liberté provisoire, puisqu’ils ne sont pas morts de faim, et qu’ils peuvent déplacer une célébrité mondiale comme la « Miss » de l’Etat de Californie des Etats-Unis d’Amérique.

  • L’ANALYSE

En guise de réponse aux assertions du Procureur, les exilés exposent ce qui suit :

- Tout d’abord, la prétention selon laquelle, le Président Laurent Gbagbo aurait l’intention de fuir, une fois libéré à titre provisoire, est l’expression du mépris du Procureur Canadien à l’égard d’un Homme d’Etat, qui pour l’instant n’est qu’un prévenu et non un coupable. Il n’est pas à douter que cette attitude  soit l’expression du racisme reproché à la CPI à l’encontre des Dirigeants d’Etats africains, que l’Union Africaine a dénoncé à juste titre, à l’occasion de son 50ème anniversaire à Addis-Abeba. Nous restons  totalement convaincus, que de tels propos ne viendraient jamais à l’esprit du Procureur canadien, s’il s’était agi d’un Dirigeant d’un Etat occidental. Contre ces puissants pays, une prise de position et   a fortiori une poursuite n’est même pas envisageable de la part de la CPI.

- Nous rappelons une fois encore au Procureur qui feint de l’ignorer, que le Président Laurent Gbagbo n’est pas Homme à fuir la justice, fusse-t-elle inique, lui qui n’a pas fuir sa résidence bombardée durant des jours par les armées coalisées franco-onusiennes. D’ailleurs, toute fuite du prévenu serait un aveu de sa culpabilité, alors que pour l’heure, au terme de trois années d’enquête, le Procureur n’est pas parvenu à établir sa responsabilité dans les crimes reprochés.

- Le professionnalisme du Procureur devrait lui imposer d'éviter des assertions sans précision. En effet, le Procureur aurait dû produire des numéros de comptes des exilés, les montants et les mouvements effectués sur ces comptes pour soutenir ses propos et non se contenter de les répéter comme l'aurait exigé un récit dans un journal de faits divers.

- Ensuite, à propos du prochain rapport des experts de l’ONU qu’il a évoqué au cours de l’audience, ce type de rapport de l’ONU semble être devenu pour le Procureur une bible, se substituant à une enquête véritable menée par lui-même.

Sur ce point d’ailleurs, puisque le Procureur avait promis de remettre à la Juge-Présidente une copie de leur prochain rapport, nous pensons utile de rappeler au Procureur, que la Chambre préliminaire 1 lui avait déjà reproché dans l’affaire le Procureur c. Laurent Gbagbo, de se contenter des « ouï-dire » contenus dans des rapports établis par des organisations et des médias sur la base de considérations extra-judiciaires, et que cela ne pouvait être tenu pour des enquêtes menées conformément au Statut de Rome (voir décision d’ajournement du 3 juin 2013).

Au demeurant, ledit rapport, effectivement publié à mi-parcours le 15 octobre 2013, ne dit cette fois-ci, aucun mot des exilés du Ghana, et le Procureur  ne peut y trouver aucun prétexte pour refuser la liberté provisoire au Président Laurent Gbagbo.

- A propos de la survie des exilés qui semble le surprendre, peut-être parce qu’il les souhaitait plutôt morts que vivants, le Procureur démontre là aussi qu’il n’est pas informé de l’existence que mènent ces milliers d’Ivoiriens qui ont fui la mort gratuite et l’arbitraire qui ont cours dans leur pays depuis l’avènement au pouvoir d’Alassane Ouattara, le 11 avril 2011. Le Procureur ignore que de nombreux réfugiés sont morts en exil, des personnalités connues ainsi que des personnes anonymes enregistrées dans les camps des réfugiés ivoiriens du Ghana, du Togo et du Libéria. Le Procureur l’aurait su, s’il avait daigné procéder à une enquête auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) dans les pays d’accueil concernés. Il aurait su que les conditions de vie difficile et le manque de moyens sont la cause principale des décès parmi les réfugiés.

Mais, cependant, que le Procureur sache, que la plupart des réfugiés survivent grâce à la solidarité des familles et des amis pour les uns et pour le plus grand nombre vivant dans les camps, grâce aux subsides (rations alimentaires et médicaments, vêtements) fournis par le HCR, auxquels il faut ajouter les soutiens en nature de quelques généreux donateurs de l’étranger.

- Quant à « Miss » Californie, dont le Procureur a évoqué l’invitation par la Coordination des réfugiés, cette démarche visait à sensibiliser à travers cette célébrité, la société américaine sur le sort des réfugiés ivoiriens dans les différents camps, en vue de susciter en faveur de ces derniers, des dons en matière de soins de santé, de vivres, de vêtements, de prises en charge scolaire.

Cette initiative a été prise parce que, contrairement aux assertions mensongères du Procureur, les cadres exilés, régulièrement sollicités par les réfugiés des camps, n’étaient pas en mesure de les soutenir matériellement et financièrement. Cette opération, à but humanitaire qui se greffait sur une visite effectuée par la « Miss » Californie au Ghana, n’a pu être finalisée faute de moyens financiers pour la faire revenir et ne peut être raisonnablement utilisée comme preuve de la fortune supposée des exilés.

Au reste, est-il vraiment sérieux de soutenir que l’enveloppe nécessaire pour couvrir l’achat d’un billet d’avion et le séjour d’une Miss américaine à Accra est suffisante pour couvrir une opération de déstabilisation d’un Etat  ou encore la fuite d’un Homme d’Etat de la stature du Président Laurent Gbagbo?

Au total, les exilés relèvent une fois encore que le Procureur de la CPI, qui, dans l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo, a délibérément pris le parti des « vainqueurs » ainsi qu’ils l’ont maintes fois démontré et dénoncé. Ils élèvent une vive protestation contre l’acharnement gratuit et infondé de ce dernier contre eux. Ils tiennent à faire les observations suivantes particulièrement à son intention. 

  • LES OBSERVATIONS

Les exilés tiennent à faire observer au Substitut du Procureur ce qui suit:

- Lorsqu’il n’y a pas de preuves contre un accusé, l’honnêteté recommande à l’accusateur de ne pas maintenir celui-ci en détention sous des prétextes fallacieux,  au risque de frapper d’indignité l’institution judiciaire dont il se réclame. Les allégations non fondées contre des proches de Laurent Gbagbo, exilés au Ghana ou ailleurs, en vue de maintenir indûment en détention le Président Laurent Gbagbo, ne sont que des manœuvres qui discréditent encore davantage la CPI dont l’image de parti-pris et d’instrument aux mains des grandes Puissances occidentales est plus que jamais ternie. La décision des juges ghanéens acquittant le porte-parole du Président Gbagbo des accusations de crime et de détournement de sommes d’argent, devraient suffire pour lever toute équivoque en la matière sur l’existence supposée au Ghana, d’extrémistes financièrement puissants.

- La libération provisoire demandée pour le Président Laurent Gbagbo, n’est pas une faveur mais un droit car comme tout prévenu, il bénéficie de la présomption d’innocence, sauf preuve du contraire. 

- Son maintien en détention, ne saurait non plus être justifié par une quelconque menace d’obstruction à la justice, dans la mesure où le Procureur, a eu plus de deux ans pour mener ses enquêtes et qu’au surplus l’enquête complémentaire à mener suite à la décision du 3 juin 2013, devrait être à présent achevée ou largement avancée.

- Enfin, il ne semble pas indiqué pour le Procureur, qui, malgré l’évidence des preuves des crimes graves commis par le camp Ouattara, avant la crise postélectorale et pendant celle-ci, n’a ouvert, à ce jour, aucune procédure contre les auteurs présumés abondamment indexés par les ONG de défense des droits humains, de rejeter du revers de la main les arguments de la défense sur la réconciliation.

  •  L’APPEL

C’est l’occasion, pour la Coordination FPI en exil, de réitérer son appel à la CPI et à la Communauté internationale : Libérez Laurent Gbagbo afin de parvenir à une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire.

 

Fait à Accra  le 22 octobre 2013.

 

Pour la Coordination FPI en exil

Le Porte-Parole/Coordonnateur


Dr. Assoa Adou

mercredi, 23 octobre 2013

PROBABLE LIBERATION PROVISOIRE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO: EBRANLEES, LES OFFICINES DE OUATTARA A LA MANŒUVRE

 

LAURENT GBAGBO A LA CPI.jpg

 

Le Président Laurent Gbagbo injustement détenu sans preuves  à la Haye depuis le 29 Novembre 2011, pourra probablement recouvrer dans quelques jours la liberté conditionnelle dans l’attente de son procès de « confirmation des charges » au cours du premier trimestre de 2014. Le pouvoir Ouattara qu’une telle éventualité n’arrange certainement pas, agite depuis quelques  jours, ses officines  à l’effet de créer un climat délétère fait d’agitation et  d’insécurité  dans le pays en vue de dissuader les juges de la CPI pour la prise d’une telle décision de libération.  

Une première folle rumeur de libération de Laurent Gbagbo a été distillée à travers  toute la Cote d’ivoire provoquant des scènes de joie immense, vite contenue. De nouveau, ce lundi  21 octobre 2013, un Sms non signé a abondamment circulé dans tout le pays et dans le milieu de la diaspora ivoirienne  annonçant la libération de Laurent Gbagbo.  On signale que le magazine panafricain «Jeune Afrique» a été sollicité pour afficher  à sa une  de la semaine prochaine le titre alarmiste suivant : «Laurent Gbagbo sorti de prison… que se passera t- il en Côte d’ivoire». Comme on peut le constater la sérénité a changé de camp.

Les ivoiriens dans une large majorité et les partisans de Laurent Gbagbo en particulier attendent la sortie de Laurent Gbagbo  avec toute la  serenité requise pour booster le processus de réconciliation. Un processus visiblement en panne  dans le pays par une politique immonde de terre brulée pratiquée par le régime Ouattara .En côte d’ivoire, les adeptes de la violence politique sont parfaitement répertoriés plutôt dans le camp Ouattara. Jamais ailleurs.

 

Correspondance particulière d'Anasthasie Ehoulan

mardi, 22 octobre 2013

ENGLOBAL S'ATTAQUE A PICKAS, A AFFI ET AU FPI: LE RECADRAGE DE AHOUPA SESSEGNON

côte d'ivoire,ahoupa sessegnon,zasso patrick dit "en global",englobal s'attaque à pickas à affi et au fpi,afrique du sud

 

Englobal s'attaque à Pickas, à Affi et au FPI, juste comme il l'a fait ce jeudi 25 Novembre 2010, alors en mission pour Ouattara, son mentor. Englobal jeune patriote? Pro-gbagbo? Militant du COJEP? Difficile à dire. Ce qu’il  est plus correcte de dire c'est que Zasso Patrick est un rebelle RDR, reconverti en sympathisant LMP. Une reconversion tellement spectaculaire que la mémoire collective de la Côte d'Ivoire électorale en rit encore.

Tu viens donc d'arriver, monsieur "le leader". Tu ferrais mieux de mettre balle à terre. Observe bien dans ta nouvelle maison et tu verras comment ceux que tu as trouvés sur place se comportent. Cela t'évitera de rester éternellement étranger. Oui, tant que tes faits et gestes seront maladroits, tu seras vu comme un étranger dans ta nouvelle maison.

De quoi parles-tu? De qui parles-tu? Connais-tu le FPI? Connais-tu le Président Affi? Connais-tu Damana Pickas?

Tu répondras certainement par l'affirmative, de bonne foi. Tout simplement parce que tu n'as pas encore réalisé que tu n'es plus RDR. Ou alors, c'est nous qui ne savons ni qui tu es, ni pour qui tu cours.

ZASSO PATRICK DIT EN GLOBAL.jpg

Zasso Patrick dit "En global"

On n'ira pas jusqu'à te reprocher les approches RDR qui te collent encore à la peau et qui ressemblent à s'y méprendre et à juste titre aux envolées du Baoulé de service dans ton "ancien parti". On comprend que tu n'arrives pas à expliquer l'acte historique de Damana Pickas devant tes désormais anciens camarades du RDR que tu rencontres maintenant en Europe.

C'est une lapalissade aussi que de dire ton incapacité à comprendre l'acte posé par le Président Affi Nguessan à Marcousis. On n'oublie pas que le changement s'est fait à 360 degrés et donc ce n'est pas évident que tu te sois tout de suite forgé un mental de lutteur pour supporter l'exil et autres contraintes de la résistance. On a aussi décidé de taire le trou par toi laissé dans les caisses de l'association des réfugiés et exilés pour te laisser apprendre à nous connaitre.

"Englobal", on peut comprendre que tu sois embrouillé et euphorique, mais tu n'es pas obligé de t'offrir en spectacle. Jette un regard sur l'actualité et tu verras que tu es totalement hors-sujet. Le COJEP vient même de féliciter le FPI. Et Doukrou Parfait qui porte la parole du COJEP en exil, est en phase avec son parti sur le terrain. Alors de quoi parles-tu?

Nous sommes dans une lutte sérieuse, dans une révolution où il n'y a pas de place pour les plaisantins. Nous allons volontairement taire tes sorties de route, mais ressaisis-toi. Avant de critiquer le militantisme et le niveau intellectuel de Damana Pickas, il faut te renseigner auprès de ceux qui le connaissent. Regarde autour de toi, tout le monde se demande d'où tu sors. Attention, la porte n'est pas fermée. Balle à terre monsieur "le leader", la route est encore longue, très longue...


OHOUPA SESSEGNON


Membre du Bureau de la Représentation FPI-Afrique du Sud,

Secrétaire chargé des relations avec les autres Partis et avec les autorités Sud-Africaines, Porte-Parole FPI/LMP Afrique du Sud.

Président de la Chambre de Commerce Ivoiro-Sud-africaine.

lundi, 21 octobre 2013

CORRUPTION GENERALISEE: «SOUS OUATTARA, IL N'Y A PLUS DE LIMITES», SELON ASSALE TIEMOKO

 

CORROMPUS DU POUVOIR OUATTARA.jpg

 

Parfois, j’ai envie d’abandonner mon métier de journaliste, métier que j’ai embrassé par accident, après que le régime Gbagbo m’a obligé à renoncer à mon rêve entretenu pendant 22 ans, d’exercer la fonction de magistrat.

Plusieurs fois en bientôt deux ans, j’ai été à deux doigts d’informer mes collaborateurs que j’ai pris la décision de fermer l’entreprise Sneci, éditrice du journal «L’Eléphant Déchaîné», de revendre tous les équipements et utiliser l’argent pour investir dans un projet agricole en vivant pour toujours au village et en paix avec mon esprit.

Mais chaque fois, c’est en pensant à l’avenir de mes deux enfants (2 et cinq ans), à ce qu’ils pourraient penser de moi, à ce qu’on pourrait leur raconter, que j’ai renoncé à ce projet et que j’ai repris du courage.

Parce que, à force de faire le type de journalisme que nous essayons de faire, mes collaborateurs et moi, nous allons tous finir par devenir fous ! De constater que rien n’a changé et que les choses s’empirent.

Bien sûr, les bailleurs de fonds qui ne prospèrent que quand un pays va mal ou sort d’une crise, disent en dépit de tout, que tout va bien. Comme ils l’ont fait avec la Grèce, jusqu’à ce qu’on découvre un matin que ce pays était en faillite et que l’avenir de son peuple ne lui appartenait plus…

J’ai passé trois ans à risquer ma liberté à dénoncer la corruption du régime Gbagbo. Ça m’a conduit en prison pour 12 mois, pour un article de presse. Et l’impossibilité, en raison de mon casier judiciaire ainsi détruit par le régime, de passer le moindre concours administratif en Côte d’Ivoire.

Même quand j’ai créé «L’Eléphant Déchaîné» et que j’ai saisi par écrit le Procureur de la République en octobre 2011 pour l’informer de ma volonté d’être le directeur de publication de ce journal, on m’a répondu qu’en raison de mon casier judiciaire, je ne pouvais exercer cette fonction. J’ai dû trouver quelqu’un d’autre pour occuper ce poste et assumer à ma place, la responsabilité pénale de mes écrits, de même que ceux des autres journalistes de «L’Eléphant Déchaîné». Et tout ça, simplement parce que j’ai dénoncé la corruption qui avait enfoncé ses racines partout dans l’administration publique…

En matière de corruption, je croyais avoir tout entendu sous le régime Gbagbo. Lequel d’ailleurs justifiait cette situation par la rébellion créée par saint Soro Guillaume et ses camarades de feu. Mais là, je dois avouer que sous le régime Ouattara, il n’y a plus de limites. Les gens n’ont peur de rien.

Je ne sais plus le nombre d’opérateurs économiques de nationalité française, libanaise, béninoise, ivoirienne que j’ai rencontrés à leur demande et qui m’ont conté des mésaventures à vous pousser au suicide. J’ai raconté quelques-unes de ces mésaventures dans «L’Eléphant Déchaîné» et ceux qui lisent habituellement ce journal s’en souviennent certainement. Mais les faits racontés dans le journal ne sont que le millième de ce qui nous est dit et sont d’ailleurs profondément dilués afin de ne pas mettre en danger la vie des informateurs, la vie des victimes.

Parce que, non seulement ces opérateurs économiques sont grugés, escroqués, abusés, ruinés par des autorités au-dessus de tout soupçons, mais en plus, pour ne pas perdre le peu de contrat qui leur reste et surtout pour ne pas risquer leur vie (certains ont été menacés de mort ou retrouvés non vivant dans leur piscine ou c’est leur servante ou gardien qu’on a retrouvé flottant dans la piscine), ils préfèrent renoncer à mener le moindre combat, à autoriser que «L’Eléphant Déchaîné» produise un article sur leur dossier en citant les responsables impliqués, en faisant la lumière sur le processus de corruption instauré dans les appels d’offres. Ils veulent juste partager quelques mots avec un journaliste, comme pour le prendre à témoin, tout simplement…

J’ai passé parfois quatre heures au domicile de certains opérateurs économiques, à les écouter. Comme je l’ai fait il y a à peine trois jours avec cette dame qui a investi près 80 millions dans l’achat d’équipements après avoir remporté un appel d’offres et qui finalement, a perdu le marché, attribué d’autorité à un neveu du maître d’ouvrage, lequel venait de créer de toutes pièces une entreprise ayant le même objet que celle de la pauvre dame et qui, comble de la moquerie, n’a fait que copier-coller le devis déposé par la dame auprès du maître d’ouvrage afin que son bon de commande soit signé. Elle a tout perdu. Son argent et le marché. Elle a décidé de s’installer ailleurs.

Et que dire de cet autre opérateur économique, arrivé de France avec dans la valise, un gros projet, qui a acheté à prix d’or un terrain avec un ministère, a versé l’argent au trésor public et qui, au moment de démarrer les travaux de construction de son usine, s’est vu signifier que le terrain fait partie du domaine public et qu’il ne peut y entreprendre quoi que ce soit. «Ok, a dit l’opérateur. Remettez moi mon argent dans ce cas puisque c’est l’Etat lui-même qui m’a vendu le terrain». Depuis près de deux ans, il n’a plus d’interlocuteur et l’argent n’est toujours pas remboursé. Plus de 200 millions de FCFA. Fatigué de se battre contre un système bien huilé et à dépenser le peu qui lui reste dans des démarches interminables et à payer pour obtenir des rendez-vous avec des autorités, l’homme est retourné en France, tenter de convaincre ses associés qu’il ne les a pas roulés dans la farine en inventant une histoire…

Dans tous les secteurs d’activités, la gangrène sévit. Au vu et au su de tous. Il n’y a aucun recours pour les victimes (comme nous l’avons raconté dans «L’Eléphant Déchaîné» sur le cas de Bivac et le scanner au port d’Abidjan). Plus de 10 milliards que l’Etat doit verser en dédommagement à cette entreprise pour rupture abusive de contrat. Depuis, au sommet de l’Etat, on essaie de rattraper la «bêtise», mais aucune sanction pour ceux qui ont arraché le marché obtenu par Bivac après appel d’offres international sous Gbagbo, pour l’attribuer par un gré à gré, à Webb Fontaine, l’entreprise de l’autre…et qui ne sait pas faire le ¼ de ce que faisait Bivac.

Bref, les marchés sont attribués à des bandits à col blanc qui créent des entreprises de toutes pièces, sans respecter aucune procédure, sans aucune expérience ou expertise, y compris dans des domaines aussi sensibles que le domaine médical. Rien, absolument rien ne les arrête.

Même certains Libanais qu’on croyait imbattables dans le domaine de la corruption ont les larmes aux yeux aujourd’hui. J’en ai rencontrés. Certains sont sur le point de mettre la clé sous le paillasson tant la concurrence déloyale qui leur est faite par des anciens chefs de guerre qui importent des marchandises par camions entiers en toute illégalité et sans payer la moindre taxe à l’Etat, est affreuse ! On n’arrête pas l’émergence !

La question qu’on se pose est de savoir comment de telles choses peuvent se produire dans un pays gouverné par Monsieur Alassane Ouattara ? Les opérateurs économiques à qui je dis souvent que le président n’est peut-être pas au courant de toutes ces pratiques répondent que «ce n’est pas possible qu’il ne sache pas ce qui se passe, parce que ce serait plus grave autrement». De plus en plus, je le crois aussi…devant le désert de réactions et de sanctions…


Tiémoko Antoine Assalé est le directeur général et gérant de la Sneci, société éditrice du bi-hebdomadaire ivoirien L’Eléphant déchaîné


Assalé Antoine Tiémoko | Facebook | 19 octobre 2013

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

dimanche, 20 octobre 2013

CPI: DEUX JURISTES HOLLANDAIS PRENNENT POSITION POUR GBAGBO

 

côte d'ivoire,pays-bas,cour pénale internationale,deux juristes hollandais prennent position pour gbagbo,lire leur lettre explosive,alexander knoops,professeur de droit pénal à l’université d’utrecht,aux pays-bas et avocat pratiquant,tom zwart,professeur de droits de l’homme à l’université d’utrecht


«La plupart des tribunaux utilisent une soupape de sécurité pour rester en dehors des affaires politiques qui peuvent nuire à leur légitimité à long terme(…) La CPI devrait se dépasser et utiliser cette soupape de sûreté pour libérer le Président Gbagbo. Cela peut être une dure besogne pour la Cour, mais un sacrifice qui en vaut la peine afin de préserver sa légitimité en tant que Cour de justice en Afrique». C’est la quintessence de la contribution ci-dessous, produite par deux professeurs de droit pénal international de l’université d’Utrecht aux Pays- Bas, et que nous vous invitons vivement à lire.


Les relations entretenues par la Cour Pénale Internationale avec les Etats africains sont tendues. Déjà, l’Union Africaine a appelé ses Etats membres à ne pas coopérer avec la CPI concernant le cas du Président Omar al-Bashir du Soudan. Les dirigeants africains sont en train de défier ouvertement la Cour en accordant l’hospitalité au Président Bashir, en dépit de l’acte d’accusation porté contre lui. En élisant récemment Uhuru Kenyatta comme leur président, les Kenyans se sont ralliés derrière lui en opposition à la Cour. La CPI devrait donc faire attention à sa démarche afin de ne pas perdre sa légitimité en Afrique. Les poursuites engagées contre l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, actuellement en jugement à La Haye et accusé de crimes contre l’humanité, seont le test à cet égard. Lorsque Gbagbo était détenu en Côte d’Ivoire, avant d’être transféré à La Haye, il avait déjà subi de mauvais traitements entre les mains de ses gardes. Une telle violation des droits fondamentaux devrait normalement conduire à la cessation des poursuites judiciaires contre lui ; mais la Cour s’est montrée réticente à suivre cette voie. La Cour a précisé que de telles violations des droits de Gbagbo ne pourraient pas lui être attribuées, puisqu’elle n’était pas responsable de sa détention en Côte d’Ivoire. Cette position est difficile à soutenir, car le procureur à ce stade coopérait déjà avec les autorités ivoiriennes en vue de son transfert à la CPI.

Les mauvais traitements dont Gbagbo a été victime, ont entraîné une détérioration de son état de santé. Selon les experts médicaux engagés par la Cour, Gbagbo souffrant du syndrome de stress post-traumatique, serait inapte à subir son procès. Mais encore une fois, la Cour ne considère pas cela comme une raison valable pour interrompre la procédure. Cela pose la question de savoir pourquoi la Cour est si désireuse d’aller vers un procès, et certains vont sans doute assumer que la politique y joue un rôle important. Cela n’est guère surprenant parce que le président Gbagbo est bien connu pour sa fermeté dans ses relations avec les puissances occidentales, en particulier l’Europe et les Etats-Unis, ce qui l’a crédité d’un grand prestige auprès de ses partisans et des dirigeants de la région. Aujourd’hui, il est face à un tribunal, qui – comme l’expliquait David Hoile, auteur d’un livre sans complaisance sur la CPI - est principalement financé par les pays de l’UE, ces mêmes pays, auxquels il a résisté au cours de son mandat présidentiel. D’où l’impression que l’on est en train de régler des comptes, voire de se débarrasser d’un empêcheur de tourner en rond. Dans tous les cas, il est également fort contestable pour la Cour de s’octroyer la compétence de juger Gbagbo. Elle s’appuie sur une déclaration faite par la Côte d’Ivoire en 2003. À première vue, la déclaration ne couvre que les événements précédant sa soumission et non les actes qui ont eu lieu environ 7 ans après. Deux précautions valant mieux qu’une, le gouvernement actuel de Côte d’Ivoire, dirigé par le Président Alassane Ouattara, a également présenté une déclaration, que la CPI considère comme une garantie de plus que le pays a accepté la compétence de la Cour pour juger ce cas.

En validant cette déclaration, la Cour s’est donnée également l’image qu’elle est un instrument de justice au service du vainqueur, puisque le président Ouattara est le premier bénéficiaire de l’emprisonnement de son adversaire et ancien rival à La Haye. Dans ce cas, la CPI a fait remarquer qu’elle ne permettra pas aux États d’utiliser la Cour de façon opportuniste pour servir leurs objectifs politiques. Mais si l’on la prenait au sérieux, cette position devrait conduire à l’abandon de l’affaire Gbagbo. Soutenant la poli - tique des poursuites judiciaires, – surtout dans les cas initiés par le procureur de la CPI Fatou Bensouda elle-même -, selon le principe d’impartialité, les membres des deux parties à un conflit doivent être poursuivis. C’était le cas du Kenya, dans lequel les membres des deux camps politiques prétendument impliqués dans des violences ethniques devraient passer en jugement. Le principe d’impartialité a été également confirmé dans le cas de la Côte d’Ivoire lorsque le procureur a déclaré que Gbagbo n’était que le premier, et que d’autres suivraient, nonobstant leurs convictions politiques.

Toutefois, à ce jour, aucun mandat d’arrêt n’a été délivré impliquant des membres du camp Ouattara. C’est d’autant plus surprenant, que les preuves contre les associés de Ouattara n’ont cessé de s’accumuler. Des ONG telles que Human Rights Watch ont publié des rapports contenant des éléments de preuve indiquant que le camp Ouattara s’était livré à des infractions graves. Ces preuves, soutenues par des évaluations académiques ainsi qu’un rapport présenté par la Commission gouvernementale ivoirienne sur la violence post-électorale, appelé le rapport Badjo, impliquent des personnes des deux côtés de la fracture politique. Ainsi, par l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de l’épouse de Gbagbo, Simone, tout en laissant l’autre camp indemne, la CPI a rendu un mauvais service à sa légitimité. La Cour a également refusé la demande de mise en liberté provisoire du Président Gbagbo, tout en prenant en compte les objections du Procureur. Fatou Bensouda s’est opposée à la mise en liberté provisoire parce qu’à son avis, Gbagbo continue de revendiquer la présidence et a le désir de reprendre le pouvoir dès sa remise en liberté. Elle a fait valoir, à l’époque, que Gbagbo avait encore des contacts nationaux et internationaux et des liens qu’il pourrait mobiliser dans le but de prendre la fuite. Ces arguments, bien sûr, ne sont pas des arguments légaux mais des considérations politiques.

Comme le montrent ces observations, trop de considérations politiques restent connotées à cette affaire, et s’y frotter serait un défi pour n’importe quel tribunal. Toutefois, elle est particulièrement risquée pour un procureur et une juridiction dont les seules motivations doivent être juridiques, et qui doivent prendre soin de garder les Etats africains à bord. La plupart des tribunaux utilisent une soupape de sécurité pour rester en dehors des affaires politiques qui peuvent nuire à leur légitimité à long terme. Lorsque le cas se présente, le tribunal déclare qu’il est non justiciable, c’est-à-dire, impropre à la résolution judiciaire. Étant donné que « non seulement la justice doit être rendue, elle doit également être vue pour être rendue », la CPI devrait se dépasser et utiliser cette soupape de sûreté pour libérer le Président Gbagbo. Cela peut être une dure besogne pour la Cour, mais un sacrifice qui en vaut la peine afin de préserver sa légitimité en tant que Cour de justice en Afrique. Bien sûr, la CPI ne se sortira pas de l’auberge tout simplement par l’abandon du cas Gbagbo. Afin d’accroître la légitimité de la Cour en Afrique, elle devra redoubler d’efforts pour honorer le sens africain de justice et lui faire la place partout où elle le pourra. Le statut de Rome dont relève la Cour, fournit amplement l’occasion de donner la priorité à des notions de droit pénal africain comme la paix, la réconciliation, la justice réparatrice faisant partie intégrante de la justice, avec en plus le respect pour la culture locale.

Si le Tribunal parvient à montrer qu’il prend ces éléments de la justice africaine au sérieux, sa légitimité augmentera, ainsi que le respect de ses décisions. C’est pourquoi un groupe de professeurs de droit d’Afrique et d’Occident, dirigé par nous- mêmes, est en train d’élaborer un moyen de sortir du bourbier actuel, afin que la Cour pénale internationale accorde plus de respect à la justice africaine et vise à une coopération accrue du côté africain. Un abandon de l’affaire Gbagbo donnerait clairement un élan à cette initiative.


Alexander Knoops, professeur de droit pénal à l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas et avocat pratiquant.

Tom Zwart, professeur de droits de l’homme à l’Université d’Utrecht.

 

Source: Notre Voie N°4545 du mercredi 16 octobre 2013.

samedi, 19 octobre 2013

FRANCK DJENI KOBENAN SANS GANTS AVEC LE RDR: «LE RDR EST DEVENU UN CLUB D'AMIS ET IL A UNE GESTION CLANIQUE ET TRIBAL DU POUVOIR!»



FRANCK DJENY KOBENA.png


En tant que Fils cadet de Djény Kobena, membre fondateur du RDR, quel regard jetez-vous sur le parcours de son parti, 15 ans après sa mort?


Franck Djény: (……..) Le constat est amer, au prisme de la réalité de tout juste un peu plus de 2 ans de gestion du pouvoir d’Etat, ce parti sombre dans l’immobilisme, le clientélisme, le népotisme. Le RDR est devenu un club d’amis, gouverné par la logique des “attalakous” (laudation, ndlr), des parrains, des bons petits, des clans et que sais-je. Bref, une coquille vide à relent tribaliste. Ce parti a atteint son apogée au plan de l’analyse politique et de la réflexion stratégique. Il doit être rénové. Djény Kobena n’a jamais créé le RDR pour faire l’apologie des clans et il doit actuellement se retourner dans sa tombe tant les valeurs qu’il a prônées sont bafouées par la Direction du club des amis du RDR (…..). Paradoxalement, la côte de popularité du RDR qui a porté ADO au pouvoir est au plus bas.

Avez-vous réalisé un sondage pour le savoir?

Franck Djény: Demandez à Amadou Soumahoro de dilligenter un sondage sur l’audience nationale du RDR, il sera surpris. On ne fait plus de politique dans ce club, mais on préfère diriger toutes les énergies sur la guerre des tranchées au PDCI. J’ai assisté confondu dans la foule, à plusieurs meetings de candidats RDR pendant les municipales, où le candidat crie “ADO Puissanci” et des militants, conditionnés à souhait, répondent en coeur “amagny dêh!”

Je ne peux pas assister à la destruction de l’oeuvre de Djény Kobena. Au niveau des structures de jeunesse, c’est la bérézina. Au niveau de la base, c’est bérézina. Au niveau de la Direction, les maîtres mots sont l’arrogance et la condescendance par rapport à la fonction qu’on occupe.

Vous parlez de club des amis du RDR, pouvez-vous être plus explicite?

Franck Djény: les Ivoiriens ne doivent plus faire des amalgames, le RDR a une gestion familiale et clanique. Pour être promu ou nommé à un poste de responsabilité, mon frère n’est pas plus celui qui répand ma parole comme nous l’a enseigné la Bible, mon frère doit venir du même village que moi, parler le même dialecte, avoir donc fondamentalement les mêmes origines. On appelle cela le tribalisme fondamentale ou le sectarisme. Étendre le comportement d’un club d’amis à l’ensemble de personnes originaires du Nord de ce pays qui sont de braves gens, pour la plupart sympathisants du parti créé par Djény Kobena, c’est faire un amalgame. Ériger le tribalisme fondamental en mode de gestion des hommes, en bafouant la mémoire du fondateur, en galvaudant ses idéaux, en humiliant sa descendance, est-ce cela consolider un héritage?

--------------------------------

Voilà qui est dit sur ce parti que nous savons depuis toujours.

Si les gens ont bonne souvenance, c’est ce comportement qui a commencé à irriter le FPI en son temps et qui a emmené ce parti responsable à quitter le Front Républicain. Parce que certains militants du RDR vouaient un culte à la personnalité de DAO Magellan et ils voulaient que les dirigeants du FPI dont Laurent Gbagbo en tête en fassent de même. Et là, le FPI a dit qu’il ne s’agit pas de cela dans le Front Républicain! C’est une union pour la conquête du pouvoir et pour gouverner ensemble après que le candidat le mieux placé des deux partis soit parvenu au pouvoir. Mais aujourd’hui, l’histoire donne raison au FPI et aux Ivoiriens. C’est parce que ce club d’amis est ainsi qu’il ne peut que user de la violence pour faire valoir ses idées. Regrets éternels pour Djény Kobena Georges et tous les autres compagnons de lutte qui ont pensé faire oeuvre utile en désignant DAO Magellan comme le mentor de ce parti. Les dégâts sont là aujourd’hui avec à la clé une rébellion pour parvenir au pouvoir. Merci au fils de Djéni Kobena de faire un juste rappel de faits.

 

Djimi Dilanaud

 

Source: IVOIRE NEWS INFO

vendredi, 18 octobre 2013

RATTRAPAGE ETHNIQUE: ÇA REPART DE PLUS BELLE

côte d'ivoire,Amadou Soumahoro, LIDER, Ouattara, Rattrapage ethnique,lider-ci.org

 

Les maires et présidents des conseils régionaux nouvellement élus ont été instruits hier par la direction du Rdr d’appliquer la politique de rattrapage ethnique et partisan d’Alassane Ouattara.

«Un maire ou un président de conseil régional qui embauche les jeunes, et en particulier nos jeunes qui ont mené le combat, contribue à la réalisation du programme de gouvernement du Chef de l’Etat» a déclaré le secrétaire général par intérim M. Soumahoro devant les élus locaux du parti au pouvoir hier au siège du Rdr.

Il a révélé qu’en faisant la promesse électorale de créer 1.000.000 emplois informels au terme de son premier mandat, le candidat Alassane Ouattara  comptait sur les élus locaux du parti.

 

Source: LIDER-CI.ORG

22:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, amadou soumahoro, lider, ouattara, rattrapage ethnique, lider-ci.org | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 16 octobre 2013

CPI - LES REVELATIONS D'UN JOURNAL BRITANNIQUE: LA COUR DE LA HAYE AUX ORDRES DES OCCIDENTAUX

 

SILVIA FERNANDEZ DE GURMENDI.jpg



Si l’on en croit les révélations du quotidien britannique «The Telegraph », le Conseil de sécurité de l’ONU est en passe d’obtenir l’ajournement du procès du président kenyan à la CPI. Mais les arguments qui sont agités prouvent plus que jamais que l’institution judiciaire basée à La Haye n’est que la marionnette des Occidentaux.

Face à son acharnement contre les Africains, des dirigeants du continent se sont élevés pour dénoncer une «chasse raciale» menée par la Cour pénale internationale. Le président kenyan Uhuru Kenyatta, accusé par cette Cour est allé jusqu’à dire d’elle est «le jouet des pouvoirs impérialistes en déclin».

Ses pairs de l’Union africaine ont profité de son «palabre» pour donner de la voix. A l’issue du sommet qui s’est tenu ce week-end à Addis-Abeba, en Ethiopie, un communiqué de l’Ua dirigé contre la CPI a exprimé son souhait de voir le Conseil de sécurité de l’Onu ajourner les procédures en cours contre les présidents en exercice. Mieux, l’Ua avait même décidé que le président Kenyatta ne devrait pas se rendre devant la CPI tant qu’une requête d’ajournement formulée par l’organisation panafricaine n’avait pas trouvé un écho favorable. Seulement 48 heures après, les choses bougent.

Si l’on en croit des révélations du quotidien britannique «The Telegraph», des «diplomates occidentaux» préparent une résolution onusienne qui repousserait d’un an – pour l’instant – le procès du président kenyan Uhuru Kenyatta à la CPI. Mais bien entendu, ils refusent la même «faveur» au président soudanais Omar El Béchir, qui est dans la même situation que son homologue de Nairobi. S’exprimant sur la question dans les colonnes de «The Telegraph » du lundi, un diplomate occidental a justifié ce «deux poids deux mesures» par le fait que «Uhuru Kenyatta n’est pas en train de défier la Cour internationale comme le fait son homologue soudanais».

Cette phrase est révélatrice de ce que la CPI est sous influence, et est chargée de régler les comptes des Occidentaux, de se dresser contre les dirigeants africains qui leur déplaisent, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Kenyatta peut être «pardonné», parce qu’il «travaille présentement en étroite collaboration avec  l’Occident pour venir à bout de la menace terroriste qui fait rage dans la région est africaine », a révélé le diplomate occidental,  insistant sur le fait qu’une solution devrait être trouvée rapidement pour éviter que les relations entre le chef de l’Etat kenyan et la Cour ne se rompent à tout jamais.

La CPI est bel et bien le jouet des dirigeants occidentaux. Et ces derniers faits d’actualité le prouvent indubitablement. Comme ils prouvent que si le président Laurent Gbagbo est toujours dans les liens de la détention alors que le bureau du procureur Fatou Bensouda n’a pas trouvé de preuves suffisantes contre lui, c’est parce que l’Occident veut lui faire payer son entêtement à réclamer le recomptage des voix à la suite du scrutin présidentiel de 2010, qui n’avait d’autre intérêt pour la France et les Etats-Unis que celui de faire advenir au pouvoir leur homme, Alassane Ouattara. Autrement dit, Gbagbo paie son entêtement à réclamer la démocratie dans son pays et à revendiquer la souveraineté de sa nation.


Saint-Claver Oula, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".

mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

LOGO RFI.png


Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

côte d'ivoire,france,courageuse radio france internationale,rfi se mouille... les orteils,shlomit abel,résistance côte d'ivoire israël
Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 14 octobre 2013

LIBERATION DE GBAGBO, DE QUOI ONT-ILS PEUR?

LAURENT GBAGBO. LUNETTES.jpg

 

A l’audience du 9 octobre dernier, tenue à la Haye, siège le la CPI, s’agissait-il de libérer Laurent Gbagbo ou non ? En tout cas, il ne s’agissait ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, la rumeur a circulé. Et même bien circulé. A qui la faute ? A la presse pour son laxisme, aux populations, pour avoir trop vite cédé à l’émotion?

En effet, il ne s’agissait nullement de la libération de Laurent Gbagbo. La juge unique, Silvia de Gurmendi, l’a encore précisé dès l’entame de l’audience. Il s’agissait d’entendre les arguments des deux parties (Accusation et Défense), conformément à la règle 118-3 des textes régissant la CPI. Sans plus. Pourtant, des ivoiriens y ont cru. Jusqu’au bout. Au point de se laisser aller à la rumeur : « Gbagbo a été libéré ! ». Effets immédiats : explosions de joie, scènes de liesses dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, nous a-t-on rapporté…

Il n’en fallait pas plus pour que la presse pro-Ouattara en fasse ses choux gras. « Rumeurs de libération de l’ex-dictateur (…), les pro-Gbagbo ont dansé pour rien », titre, sur un ton sarcastique, le principal canard ouattarien. Sa une du lendemain se veut plus impérieuse : « Annonces intempestives de la libération de Gbagbo, militants du FPI, ouvrez les yeux. Affi et ses hommes vous manipulent trop ». D’autres quotidiens, ne jurant que par Alassane Ouattara et le RDR, ont cru voir dans la quasi-certitude des dirigeants du FPI, quant à la libération prochaine de Laurent Gbagbo, les risques qu’ils feraient courir à leurs propres militants. Les analystes de ces quotidiens, se sont d’abord demandés, si déclarer aux militants « avec une certitude quasi inébranlable que Laurent Gbagbo sera libéré », ne relevait pas de la « manipulation, de la surenchère politique » ou n’avait pas pour but de mettre la « pression sur la CPI et les dirigeants ivoiriens ». Puis ils ont conclu, en affirmant - sans dire comment – que : « jouer à fond avec les nerfs des militants (…) risque d’être contre-productif, si Gbagbo ne venait pas à être libéré ».

A première vue, on s’interroge. De quoi se mêlent les thuriféraires d’Alassane Ouattara ? Sont-ils déjà las de cirer les bottes à leur mentor ? Si tant il est vrai que les dirigeants du FPI « manipulent » ou « arnaquent » leurs militants, à propos de la libération de Laurent Gbagbo, n’est-ce pas tout à l’avantage d’Alassane Ouattara, celui dont ces journaux défendent l’image ? Si, dans les rêves les plus fous, des suiveurs d’Alassane Ouattara, les militants du FPI se rendaient compte au final, qu’ils ont été floués, n’est-ce pas du FPI et de Laurent Gbagbo que ces ivoiriens se détourneront, et ce, peut-être, au bénéfice d’Alassane Ouattara ? Malheureusement, pour eux, cela reste du domaine de la fantasmagorie.

Mais alors, comment interpréter cette débauche d’énegie des suiveurs d’Alassane Ouattara, dans une affaire où ils ne cessent de prédire de gros risques pour leurs adversaires politiques ? Que cachent en réalité, toutes leurs agitations autour d’une libération dont eux-mêmes jurent qu’elle ne se fera jamais ?

En fait, ils ont, tout simplement, peur. A travers leurs gesticulations, il faut aussi voir leurs inquiétudes. N’est-ce pas ces mêmes qui avaient, dès le début, crié sous tous les toits, que le FPI était « mort », et que Laurent Gbagbo était « fini » ? Or, il s’avère qu’après le 11 avril, date à laquelle ils prononcèrent la messe de requiem du FPI et son leader emblématique Laurent Gbagbo, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’ils ont souhaité. Le FPI n’est pas mort. Des milliers d’ivoiriens continuent de sortir en masse pour démontrer leur attachement à ce parti. Les tournées d’Affi N’guessan en témoignent. Laurent Gbagbo n’est pas fini. Il continue de bénéficier du soutien des millions d’ivoiriens. Les jubilations d’avant-heure, occasionnées, ça et là, par la rumeur, en témoignent. Mieux, à présent qu’il est injustement incarcéré à la CPI, pour s’être soumis à la Constitution de son pays, ces ivoiriens se sentent, tout aussi victimes d’une insupportable injustice. Ils se sentent, de plus en plus humiliés par une justice sélective, imposée par Alassane Ouattara.

Si donc les ivoiriens continuent de soutenir Laurent Gbagbo et d’appeler de tous leurs vœux, sa libération, en dépit du titre « d’affreux dictateur » dont il est grossièrement affabulé, c’est en effet parce qu’ils n’accordent aucun crédit à ces diffamateurs du dimanche et à leurs soutiens de la secte internationale. C’est de cette réalité qu’on peur tous ceux qui s’agitent fiévreusement autour de la libération de Laurent Gbagbo. Ils ont peur d’être rattrapés par leur imposture ; peur qu’en fin de compte, les ivoiriens, encore plus galvanisés par la libération de Laurent Gbagbo, ne les rejettent pour de bon, car ayant comprit que depuis le début, les bombes françaises n’ont servi en réalité, qu’à détruire la vérité des urnes ; elles n’ont eu d’autre objectif que d’anéantir la démocratie et de frustrer la soif ardente de liberté des ivoiriens, pour imposer un régime qui incarne mieux les intérêts obscurs de ses commanditaires. Voici ce qui, depuis le 11 avril, constitue le mal dont souffre la Côte d’Ivoire actuelle. Voici ce qui contribue à exacerber une tension généralisée dans le pays. C’est certainement pour avoir compris cette vérité incontournable que Koffi Annan a émis le vœu de voir Laurent Gbagbo revenir dans son pays pour participer au processus de réconciliation nationale. Voilà tout le sens d’une libération, au demeurant, salutaire pour la Côte d’Ivoire. Si cela constitue une peur bleue pour certains, et bien, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

 

Marc Micael

marcmicael@gmail.com


Source: AFRIQUE EMERGENTE

«PASSEPORT POUR LE CRIME: ABIDJAN»

côte d'ivoire,documentaires,emissions,pressetv,reportages,passeport pour le crime,«passeport pour le crime: abidjan»,un film de lionel langlade,avec christophe hondelatte,le 2709 à 22h15 sur 13ème rue


«Passeport pour le crime: Abidjan», un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte


On l’appelait la perle de l’Afrique. C’était une capitale florissante, avec ses gratte-ciels, sa bourgeoisie d’affaires et ses quartiers colorés. Abidjan : 7 millions d’habitants, et une richesse que le monde entier s’arrache : le cacao. Une guerre civile et quelques milliers de morts plus tard, Abidjan n’est que l’ombre d’elle même. Une mégapole rongée par la corruption et gangrénée par la violence…

Christophe Hondelatte a repris son Passeport pour le Crime, et c’est en Côte d’Ivoire qu’il débarque cette fois. Parce que l’Afrique de l’Ouest est sur les routes de la drogue, entre la Colombie et l’Europe, la drogue circule en grandes quantités à Abidjan. Christophe Hondelatte est avec les stups sur plusieurs grosses opérations de repérage et destruction de fumoirs clandestins.

Mais la police n’a pas toujours les moyens d’agir : Christophe Hondelatte constate que les enquêtes se perdent dans les sables, faute de carburant pour les voitures… Il est avec les journalistes de faits divers de Soir Info, le grand quotidien d’Abidjan. Avec eux, ils suit les faits divers qui émaillent l’actualité : le corps d’un bébé est retrouvé dans un sac de riz, sur un terrain vague : meurtre maniaque, ou drame de la jalousie, entre épouse régulière et maitresse attitrée ?

Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.


N.P

Difficile d’être une femme, quand les anciens combattants désœuvrés sont tentés de faire parler les armes. La prostitution s’étale partout et Christophe Hondelatte prend la mesure des violences sexuelles qui frappent la société ivoirienne. À l’école par exemple, les viols sont monnaie courante, même au collège. Difficile de briser la loi du silence, et pourtant, chose rare, Christophe Hondelatte assistera à l’arrestation et au procès d’un directeur d’école violeur.

Abidjan est aussi la capitale des brouteurs : ces escrocs d’Internet qui rivalisent d’astuce pour soutirer de l’argent à distance. Leurs victimes sont souvent françaises, et Christophe Hondelatte suit le travail des policiers chargés de la cyber-criminalité. Il parvient aussi à rencontrer ces criminels du clavier, qui sont réputés dans toute la ville pour souvent claquer en une seule soirée le fruit de leurs arnaques.

Le sang coule , le long de la lagune, et les ivoiriens ont une spécialité, qui résiste aux criminologues : les meurtres rituels. La magie noire fait des ravages, et Christophe Hondelatte en est le témoin. Il y a cet enfant, éviscéré par son assassin, qui pour éloigner le mauvais œil a aussi bu son sang. Il y a aussi les sorciers gendarmes, qui font la chasse aux brebis galeuses dans leurs rangs et combattent les mauvais sorciers…

 

«Passeport pour le crime: Abidjan»
Un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte

Vu le 27/09 à 22h15 sur 13ème Rue.