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jeudi, 26 septembre 2013

SIMONE GBAGBO: MEME SES GEOLIERS SONT EN ADMIRATION DEVANT ELLE

 

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Dictature Ouattara - Voici les dernières images de Simone Gbagbo: Même ses geôliers sont en admiration devant elle.

 


Cette image prise ce mois de septembre 2013 montre bien Simone Ehivet Gbagbo, l'ex-Première Dame de Côte d'Ivoire, sur le tarmac d'un aéroport. Probablement celui d'Odienné, la ville où elle est internée dans les geôles de la dictature Ouattara. Elle s'apprête à prendre un avion de la Compagnie Air Ivoire, mais nous ne pouvons pas dire avec certitude pour quelle destination. Mais ce qui est frappant, c'est que ses geôliers sont visiblement en admiration et défèrent devant elle. Ils sont sous son charme et sa classe.

Malgré la fatigue et l'amaigrissement du fait de longues séances de torture, on voit qu'elle a le moral, et qu'elle a déjà pardonné à ses geôliers.

Elle a visiblement gardé son charisme et sa stature de mère de la Nation et de Première Dame adulée par son peuple.

 

Serge Touré


Source: IVOIREBUSINESS.NET

NADINE MORANO SUR LES RIVES DE LA LAGUNE EBRIE - QUE VIENT FAIRE LA TRESORIERE DE SARKOZY A ABIDJAN?

 

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La Côte d’Ivoire est décidément un des lieux de prédilection des dirigeants de la droite française, qui y vont et viennent à un rythme intrigant. Après Nicolas Sarkozy (ex-président), Jean-François Copé (patron de l’UMP), François Fillon (ancien Premier ministre) et Christian Estrosi (maire UMP de Nice), c’est au tour de la très particulière Nadine Morano, grognarde attitrée de l’ancien chef de l’Etat, et – ce n’est pas un détail – trésorière de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy, de «faire son entrée».

Que vient-elle donc faire à Abidjan, alors qu’elle passe elle-même par de très mauvais moments «médiatiques», après avoir «dérapé» en accusant la justice française d’être «manipulée» et aux «ordres de la gauche» suite à la confirmation, par la Cour d’appel de Bordeaux, de la mise en examen de son «idole» Nicolas Sarkozy, accusé d’abus de faiblesse dans ce qu’il est convenu d’appeler en France «l’affaire Bettencourt» ? Selon des informations en notre possession, elle organisera, dans un restaurant d’Abidjan, une rencontre avec les militants de l’UMP en Côte d’Ivoire. Peut-être rencontrera-t-elle aussi quelques journalistes… Contactée par Le Nouveau Courrier, la responsable de cet établissement n’a ni confirmé ni infirmé, se bornant à dire qu’elle n’était qu’une «hôtesse»…

Bien entendu, personne ne peut croire que Nadine Morano soit à Abidjan pour une réunion politique avec quelques dizaines de personnes. La «caissière» des ambitions de Nicolas Sarkozy mesure sans doute elle-même l’ampleur des supputations qui naîtront de ce voyage tout à fait mystérieux, alors que son «homme de destin» (qui a «offert» le pouvoir à un Alassane Ouattara éternellement reconnaissant) est dans une situation plus que difficile. A la fois contesté en douce par Jean-François Copé et François Fillon et par les socialistes, il est talonné par des magistrats pugnaces qui s’interrogent sur son rapport particulier à l’argent.

Alassane Ouattara, qui prononce aujourd’hui son discours à la traditionnelle assemblée générale de l’ONU, reviendra-t-il à temps pour rencontrer Morano – ou lui a-t-il laissé un colis quelconque en prenant l’avion ? Mystère et boule de gomme.

 

Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA HAYE: LA CPI MET OUATTARA EN DIFFICULTE - FATOU BENSOUDA: «JE SUIS CONTRE LES SOLUTIONS POLITIQUES»


 

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Il se joue depuis quelques jours, un semblant de jeu de «poker» entre les autorités ivoiriennes et la Cour pénale internationale (Cpi) dans lequel, l'un et l'autre refusent de se faire avoir.



Alassane Ouattara, le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, joue à protéger certains des chefs de guerre proches de lui et qui seraient visés par des mandats d'arrêt encore sous scellé à la Haye. La Cpi, elle, joue à attirer le président ivoirien dans le piège du transfert de Simone Gbagbo, afin, de brandir demain, des mandats d'arrêts contre des proches de Ouattara qe celui-ci serait, dans l'obligation politique et moral, d'exécuter. Le « oui, mais », exprimé par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi, quant à la décision du gouvernement, de ne pas « livrer » l'ex-première dame officielle de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo à la Haye, trouve donc ses fondements dans cette posture de la Cpi. Alassane Ouattara et la Cpi jouent donc à cache-cache dans ce dossier stratégique.

La Cpi soutient néanmoins que le dernier mot revient aux juges de la Haye. « Le gouvernement ivoirien peut soulever une exception d'irrecevabilité, sur la base du principe de complémentarité entre la Cpi et les autorités judiciaires nationales. Il reviendra dans ce cas, aux juges de la Cpi d'examiner si toutes les conditions sont réunies et notamment si les tribunaux nationaux ont la capacité et la volonté pour mener des poursuites sérieuses contre le même suspect et pour les mêmes faits allégués devant la Cpi. Après des observations de toutes les parties et les participants, les juges de la Cpi décideront si l'affaire continuera ou non à la Cpi », a fait savoir Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi. Qui s'empresse d'ajouter que « le dossier Simone Gbagbo n'aurait aucun inconvénient sur d'éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes lors des événements post-électoraux ».

La partie est donc encore loin d'être gagnée pour les autorités ivoiriennes. Intervenant hier mardi 24 septembre 2013, Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi s'est voulue très ferme, quant au fait que dans ce dossier, il ne saurait y avoir d'acceptation de l'immixtion de la politique dans le judiciaire. « Je suis contre la solution politique à un problème judiciaire », a-t-elle fait valoir. Dans son développement, la juge gambienne a notamment « plaidé pour une solution judiciaire et non une solution politique à un problème judiciaire ».

La procureure  de la Cpi  qui affirme, ouvertement son opposition «  à des solutions politiques », le porte-parole de la Fadi El Abdallah  qui soutient  que le non transfert de Simone Gbagbo n’aurait aucun  inconvénient sur d’éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes, cela ne peut que mettre davantage  le chef de l’Etat dans une position délicate, voire difficile. On le sait, la main du chef de l’Etat « tremble » à faire exécuter un mandat d’arrêt de la Haye  visant  Simone Gbagbo et autres, au motif que, selon des observateurs, la Cpi n’émette des  mandats contre son propre  camp.  Vrai ou faux ? Quoi qu’il en soit,  les autorités ivoiriennes ont annoncé  le vendredi 20 septembre 2013,  leur refus de transférer devant la Cour pénale internationale (CPI) Simone Gbagbo, la compagne de l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie comme son mari pour crimes contre l’humanité après les violences postélectorales de 2010-2011.

Le conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, "a décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la CPI le 29 février 2012 (...) sur la demande du transfèrement de Mme Simone Gbagbo à La Haye", indiquait un communiqué gouvernemental. Le refus du gouvernement  d’extrader Mme Gbagbo vers la CPI "vise à la faire juger en Côte d’Ivoire (...) par les juridictions ivoiriennes (...)", explique ce communiqué. Le gouvernement, qui "déposera incessamment sa requête au greffe de la CPI", a justifié sa décision par le fait que les juridictions nationales "sont aujourd’hui réhabilitées et à même de lui (Mme Gbagbo) faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense", précise le texte.

"Aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo", a justifié M. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement ivoirien. "Si nous avions le moindre doute quant à l’équité de la justice ivoirienne, nous l’aurions quand même extradée aux Pays-Bas", a-t-il assuré. Le régime d’Alassane Ouattara est régulièrement accusé de favoriser une "justice des vainqueurs", aucune figure de son camp n’ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

 

 Armand B. DEPEYLA, in le quotidien ivoirien "Soir Info".


Source: EDUCARRIERE.CI

mercredi, 25 septembre 2013

APRES LES LARMES DE COMPASSION QUI ONT SUIVI LA RUMEUR DE SON DECES, AIDONS MAINTENANT ET CONCRETEMENT AWA EHOURA A SURVIVRE


 

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Chers frères et sœurs Ivoiriens, chers amis du monde entier,

 

Le jeudi 19 septembre 2013, dans la soirée, une rumeur folle et sans fondement s’est emparée de la toile, annonçant la mort de notre sœur Tabitha Awa Ehoura, anciennement journaliste à la RTI et licenciée par la nouvelle direction de la structure étatique, en raison de sa proximité avec l’ancien régime ivoirien, incarné par le Président Laurent Gbagbo.

Chacun de nous le sait, Awa Ehoura est une grande malade du diabète, insulinodépendante (à outrance), qui est sans ressources et qui subit de plein fouet les complications neurologiques de la longue absence de traitement endurée pendant les 3 à 4 mois de braise de la crise postélectorale ivoirienne. Elle en paie aujourd’hui le prix fort et n’est vivante, après un manque aussi prolongé d’insuline, que par le miracle de DIEU. Elle porte bien son nom : TABITHA, la ressuscitée de la Bible.

La rumeur relevée plus haut a fait un mal immense aux Ivoiriens et ceux qui l’ont répandue leur en doivent des excuses. Elle a fait répandre beaucoup de larmes et a causé beaucoup de douleur, de désarroi et de détresse. Aussi bien dans sa famille, parmi ses proches et amis, que chez ses enfants, singulièrement l’aîné, résidant à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, qui a appris le décès de sa mère sur… Facebook. Tout bonnement ! Comme tout le monde. Tout comme son époux, alerté, lui, par les pleurs d’un attroupement de voisins, et qui a dû se rendre, affolé, chez sa mère où elle se reposait, à 3 heures du matin, pour en avoir le cœur net (Awa étant injoignable, ce soir-là). C’est inacceptable !

Que cela serve de leçon et que désormais, toute information de ce genre soit dûment recoupée et vérifiée avant diffusion. Voilà où mène la recherche effrénée et aveugle de scoop. Les effets auraient pu être irréversibles pour les personnes trop sensibles ou cardiaques.

Passé cet incident, l’enjeu est et demeure aujourd’hui le secours à apporter à notre sœur Awa Ehoura (Cell. 225 01 37 70 75 et 225 57 81 82 81) afin de garder sa vie sauve et ne pas avoir, un matin, à déplorer son décès véritable pour non-assistance.

Depuis une année et demi, un groupe de donateurs, Ivoiriens modestes et amis tout aussi modestes de la Côte d'Ivoire, mobilisés par nos soins, s’évertue à garder notre sœur en vie par un soutien financier mensuel régulier. A ce jour, les forces se sont quelque peu essoufflées et le besoin d’enregistrer de nouveaux donateurs se fait de plus en plus pressant. Malgré nos appels récurrents et répétés, très peu d’autres Ivoiriens se manifestent pour apporter leur secours à Awa.

N’attendons pas d’avoir à pleurer nos plus chaudes larmes pour témoigner notre amour à Awa Ehoura mais apportons lui plutôt, ici et maintenant, l’aide dont elle a besoin pour survivre. Ses soins et suivis médicaux sont très coûteux pour elle : 200.000 F CFA par mois (305 EURO; rappelons-nous qu’elle n’exerce plus aucun emploi, qu’elle est physiquement diminuée et qu’elle a besoin de notre appui même pour les plus simples contingences domestiques, s’évaluant également environ à la même somme).

C’est avec une grande peine que nous arrivons aujourd’hui à réunir ces montants. Avec un grand nombre de donateurs à petits montants, nous pouvons valablement assurer ses besoins médicaux et domestiques, sans que nul n’en ressente la moindre pression, en attendant l’appel que nous allons lancer vers la fin de l’année pour lui trouver les fonds nécessaires à son installation dans une activité génératrice de revenus, dans le souci qui est le nôtre de la rendre indépendante financièrement.

Ainsi donc, toute personne sensible et désireuse de nous aider dans cette belle aventure peut nous joindre au (225) 07 04 71 11, (225) 07 97 28 11 et (225) 05 46 02 84 (Ahogny Raphaël, Riviera 3), (225) 08 08 01 11 (Konan Isidore, Plateau), ou +33 6 34 93 00 81 (Rita Fourlin, en France) pour s’inscrire, avec le montant de ses dons et leur fréquence, sur la liste des donateurs pour ces 4 derniers mois de l’année. Nous n'avons pas même encore pu lui apporter son soutien du mois d'AOUT, à plus forte raison, celui de SEPTEMBRE. Fasse DIEU que vous puissiez nous y aider.

Dans l’espoir de voir le présent appel susciter autant d’adhésion que la rumeur de la présumée mort d’Awa Ehoura a suscité d'émoi et de désolation, nous prions que la grâce de DIEU vous soit pleinement accordée, à vous et à chacune de vos familles !

 

Bien à tous et que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 24 septembre 2013

APRES SON REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA CPI, OUATTARA DOIT-IL DEMANDER LA LIBERATION DE GBAGBO?


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Le gouvernement ivoirien reconnaît qu’il existe désormais en Côte d’Ivoire, les conditions de procès «justes et équitables» pour poursuivre Simone Ehivet Gbagbo devant ses juridictions. Dès lors Alassane Dramane Ouattara n’a plus aucune raison de détenir encore longtemps à La Haye le président Laurent Gbagbo poursuivi.


A la veille du départ d’Alassane Dramane Ouattara pour New York où il compte prendre part à la 68ème Assemblée générale des Nations unies, son gouvernement a décidé de ne pas transférer l’ex-Première dame devant la Cour pénale internationale (Cpi). Il justifie sa position par le fait que désormais «les conditions d’un procès juste et équitable sont garanties» en Côte d’Ivoire. Cette décision prise, le vendredi 20 septembre dernier, par un conseil des ministres extraordinaire, sous-tend évidemment que Mme Simone Gbagbo va être jugée en Côte d’Ivoire.

Ainsi, après 18 mois après le mandat d’arrêt lancé contre l’épouse du président Gbagbo par la Cpi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, on connaît désormais la réponse des nouvelles autorités ivoiriennes. Elles disent non à l’injonction de la juridiction internationale. «Il y a deux ans, vous le savez, la Côte d’Ivoire sortait d’une grave crise post-électorale, les juges étaient éparpillés dans la nature, la hiérarchie judiciaire était cassée. Et donc tout cela, à l’époque en tout cas, ne permettait pas d’offrir à l’ex-président Gbagbo les conditions d’un jugement équitable, objectif, indépendant. Aujourd’hui la situation est différente. Les juridictions ivoiriennes sont en place, les juges sont là. Nous avons estimé, au niveau du gouvernement, que les conditions étaient réunies pour un procès juste et équitable en Côte d’Ivoire, pour Mme Gbagbo», indiquait aussitôt sur les antennes de Rfi, le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien.

Le gouvernement ivoirien a alors décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la Cpi le 29 février 2012. Toute chose étant égale par ailleurs, Alassane Dramane Ouattara n’a plus aujourd’hui aucune raison valable de garder encore longtemps, loin du théâtre des opérations politiques, le président Laurent Gbagbo. S’il peut demander au Bureau du procureur de la Cpi d’arrêter ses poursuites contre l’ex-Première dame pour les mêmes chefs d’accusation que son mari, Alassane Dramane Ouattara peut également le faire pour le président Gbagbo. Mais l’actuel homme fort d’Abidjan a-t-il suffisamment de cran pour braver les faucons de son régime ? Rien n’est moins sûr tellement les risques encourus sont grands. Alassane Dramane Ouattara doit toutefois dépasser les intérêts partisans pour se hisser au-dessus du lot et prendre la bonne décision. Car c’est là qu’il est attendu par l’ensemble des Ivoiriens, la communauté dite internationale ainsi que les partenaires au développement. Il y va de la réconciliation des fils et filles de ce pays.

Le non du gouvernement pas une bravade

Faut-il saluer le non du gouvernement Ouattara à l’injonction du procureur de la Cpi ? Le refus vu cet angle, laisserait entrevoir un bras de fer engagé entre la Gambienne Fatou Bensouda et le gouvernement ivoirien. On pourrait penser que le pouvoir Ouattara qui s’est engagé «à collaborer pleinement avec la Cpi» serait entré en conflit ouvert avec le Bureau du procureur et qu’il serait en train de lui tenir tête. Ce serait se tromper énormément. C’est le conseil de l’ex-Première dame qui résume le mieux ce que cache cette décision. «C’est pour éviter tout transfert des anciens chefs de guerre promus aujourd’hui à de hautes fonctions, et pourtant fortement suspectés d’être les auteurs de graves crimes de guerre, notamment du génocide de Duékoué», déclarait Me Abiba Touré dans l’Intelligent d’Abidjan du samedi 21 septembre dernier. Une opinion largement partagée par la majorité des Ivoiriens et  par de nombreux observateurs de la vie politique ivoirienne qui soutiennent que le gouvernement a aussi pris cette décision pour éviter une grosse honte à Alassane Dramane Ouattara. Ils expliquent que le chef de l’Etat ivoirien n’avait certainement pas imaginé qu’en envoyant son adversaire politique à La Haye, cela aurait eu un impact sérieux sur sa gouvernance au point de lui détourner tous ses soutiens d’hier. Ils estiment que faute de consensus sur les dossiers importants qui demandent la cohésion nationale, il est aujourd’hui judicieux d’investir en Côte d’Ivoire.

L’épée de Damoclès sur la tête de Ouattara

En d’autres termes, pour les soutiens d’Alassane Ouattara si les Ivoiriens ne sont pas réconciliés entre eux, la Côte d’Ivoire est condamnée à aller à vau l’eau. Or, les partenaires au développement n’aiment pas les pays à risques. Ils estiment donc que la libération de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, est aujourd’hui plus que nécessaire. Rejoignant ainsi la position de l’opposition incarnée par le Front populaire ivoirien (Fpi) qui fait de la libération du président Laurent Gbagbo non pas «un préalable» mais «un impératif». Soutenu, en son temps, par une communauté internationale, qui se résumait à la France de Nicolas Sarkozy appuyée par les Etats unis d’Obama, Alassane Ouattara était convaincu peut-être que personne, à la Cour pénale internationale, ne réclamerait des têtes dans ses rangs. Il observe le contraire aujourd’hui. Il commence donc à comprendre que plus il s’entête à en finir avec les pro-Gbagbo en les expédiant à La Haye, plus il fait peser l’épée de Damoclès sur sa propre tête. Alassane Dramane Ouattara ne veut plus continuer de s’enfoncer davantage dans les erreurs politiques comme celle qu’il a commise en entraînant Laurent Gbagbo devant la Cpi en novembre 2011.


Robert Krassault, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".

dimanche, 22 septembre 2013

GOUVERNEMENT DE RECONCILIATION NATIONALE EN CI: LES VICTIMES DE DUEKOUE SUSPECTENT LA FRANCE D’UN AUTRE COUP TORDU PLUS CRUEL QUE CELUI DU 11 AVRIL 2011

 

 

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Ces derniers jours, les journaux de l’opposition ivoirienne (ô, sacrés journaux bleus du collectif J.V.11, sève de la résistance patriotique !) nous ont appris que le président élu par la communauté internationale en Côte d’Ivoire est rentré au pays, sonné et pour cause ; il aurait été sommé par l’actuel pouvoir français de :

-1°: libérer sans condition aucune tous les prisonniers politiques (tous des pro-GBAGBO),

-2°: nommer  un premier ministre pro-GBAGBO,

-3°: nommer  un chef d’état major des armées  issu des rangs des ex- forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (F.D.S.-C.I. ou F.A.N.C.I.),

-4°: revoir la composition de la commission électorale qui, on le sait depuis toujours, n’a rien d’indépendant.

Sur ces informations, reprises encore hier par le  "Quotidien d’Abidjan", nous voudrions, en tant que victimes de la cabale et des massacres de la France contre notre pays, la Côte d’Ivoire, donner notre avis.

I – DU POUVOIR POUR LE POUVOIR

En supposant un seul instant que les informations énumérées ci-dessus soient vraies, nous disons alors ceci : tel que mené, si l’assaut franco-onusien contre notre pays en Mars et Avril 2011 avait exterminé tous les cadres et ministres pro-GBAGBO comme ces méchants ont lâchement assassiné l’officier  militaire BABRI Gohourou, le ministre TAGRO Désiré et bien d’autres de nos compatriotes, où serions-nous tous aujourd’hui pour qu’un pro-GBAGBO soit choisi comme  premier ministre d’un individu dont certains même de ses partisans reconnaissent ou découvrent aujourd’hui qu’il nous a volé notre victoire à la présidentielle de Novembre 2010, par Youssouf BAKAYOKO, Nicolas SARKOZY,  Ban Ki MOON et leurs armées interposés ? Or, voici que MAHAN GAHE, un valeureux patriote vient de mourir, après des milliers d’autres Ivoiriens, illustres et inconnus, par la méchanceté même de ceux-là qui nous ont imposé leur racisme, leur voracité et leur haine.

II – QUELLE BONNE GESTION DE QUEL BON POUVOIR?

Entre nous, que va faire le Front Popula ire Ivoirien (F.P.I.) au sein d’un gouvernement qui a fait massacrer des Ivoiriens par milliers, comme s’il avait voulu régner sur un…cimetière, avec ses hordes d’étrangers qui ont aujourd’hui envahi notre pays et y font la loi par la force de leurs armes de guerre ? Voici que notre pays n’est plus à nous, pris en otage qu’il est, avec des légions d’assaillants puissamment armés dans nos résidences, nos villages, nos villes, nos champs et même dans nos casernes militaires, nos commissariats et postes de police, notre administration et devisant sans gêne, parfois même dans une ethnie qui n’a jamais été d’ici. Pis, infamie des infamies, cette racaille en armes a massacré des milliers de nos compatriotes et est jusqu’à présent impunie ! La constitution, mille fois violée, est en souffrance. Entre nous, quelle bonne réconciliation sans justice ?

III – PENSER PAR NOUS ET POUR NOUS DANS UN MONDE DE VRAIE JUSTICE

Après un siècle d’une colonisation sauvage et un demi-siècle de fausse indépendance, nous voici ramenés dix siècles en arrière par la volonté de ceux qui, comme monsieur SARKOZY,  se targuent d’être de la patrie des droits de l’homme, avec ses  "Attila" et ses "Gengis Khan" locaux qui nous empestent l’air au quotidien.  Mais alors franchement, qui, ici en Côte d’Ivoire, a oublié les puants accords dits de Marcoussis de Janvier 2003 et la haine raciste des De VILLEPIN, Pierre MAZEAUD et Jacques CHIRAC ? L’arrogante et calomnieuse intrusion des gouvernants français, de leurs réseaux d’affaires et de leurs médias dans notre quotidien reste encore vivace dans nos mémoires. Sans oublier les nombreux bombardements et massacres de l’armée française contre des patriotes et civils  ivoiriens aux mains nues, en 2004 et 2011. Nous expliquera-t-on un jour le pourquoi d’une telle folie, sauvage et grandement meurtrière ? Aujourd’hui encore, ce sont des accords du genre «assieds-toi, mange avec le diable et réjouis-toi» qui nous sont proposés. Pardonner à des rebelles sanguinaires et accepter de partager le pouvoir avec eux, comme en 2003 et en 2007, c’est faire preuve de grandeur d’esprit et d’ouverture au dialogue et à la paix mais être conduit par la France à composer avec ses ouailles ou la racaille ambiante qui a endeuillé et détruit notre pays serait une porte ouverte à une plus grande traîtrise de la France qui n’a de ressources que les richesses de notre sol et de notre sous-sol ! Comme il a plu à la France de mener la communauté internationale en bateau pour nous faire massacrer, laissons cette France de la décadence et ses démons locaux aller au bout de leur logique de volonté d’extermination des patriotes ivoiriens, d’usurpation du pouvoir par invasion étrangère massive de notre pays et nous verrons à quoi ils aboutiront. Nous avons froid dans le dos quand nous pensons aux coups tordus de la France en Afrique, son omniprésence dans les coups d’Etat qui ont eu lieu sur le continent africain, à son piège grossier contre Toussaint LOUVERTURE, son génocide impuni au Cameroun il y a un demi siècle, à sa main mise sur les pays des Antilles et de l’Océan Pacifique où elle a fait assassiner Jean-Marie TCHIBAOU ainsi que Thomas SANKARA au Burkina Faso en 1988, avant de contraindre Pascal LISSOUBA du Congo Brazza et le père Jean-Bertrand ARISTIDE d’Haïti à l’exil, il y a quelques années. C’est pourquoi nous réprouvons l’idée ou le fait que ce soit la France qui prenne encore des décisions pour notre propre existence. Ne serait-ce peut-être pas parce qu’il semble impossible  ou coûteux à la France de nous débarrasser de son armée coalisée de la C.E.D.E.A.O.(Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) majoritairement burkinabè et de ces millions d’immigrants sans foi ni loi, qu’elle a contribué à déverser dans notre pays que la France, fidèle à une fâcheuse perfidie, croit pouvoir tendre un piège au grossier que farfelu à l’opposition ivoirienne ?

IV – CONCLUSION

A l’ombre de l’arbre où ils ont discuté, les quelques membres du collectif des victimes de Duékoué voudraient dire ceci :

- s’agissant de la libération des prisonniers politiques ivoiriens, c’est bien à la France qu’il revient d’accélérer ce processus pour que tous ces prisonniers ainsi que le Président  GBAGBO et son épouse, la mère de tous les patriotes ivoiriens, soient enfin libres. Pour la simple raison que c’est bien la France, sous SARKOZY, qui a commandité leur humiliation, leur maltraitance et leur incarcération, après avoir bombardé et tué des milliers de jeunes patriotes ivoiriens autour du palais présidentiel à Abidjan, en Avril 2011. Car dévoilée et mise à nu dans sa volonté d’asservissement de notre peuple et de notre Nation, la France sarkozienne, comme une brute, a rué dans les brancards pour s’en prendre à tous ceux qui en osant leur dire non, ont par là-même ouvert les yeux aux Ivoiriens et rallumé la flamme du patriotisme.

– quant à la nomination d’un premier ministre pro-GBAGBO, nous ne sommes pas le porte-parole ou l’avocat du F.P.I. mais au moins notre opinion est que ceux qui ont sali notre pays pour l’attaquer sont noyés par la pagaille et la merde qu’ils y ont installées, au point où en voulant jouer les bons offices, le F.P.I. ou  tout parti  d’opposition responsable risque un matin d’être accusé d’avoir pratiqué l’euthanasie sur la personne d’un grabataire (le tyran au pouvoir, son entourage et sa soldatesque) atteint d’un cancer irréversible, toujours par la France qui continue de se croire chez elle, en notre pays !

- pour les mêmes raisons qui précèdent, la France en bonne altruiste, a encore sous la main des généraux qui ont pour noms DETO Leto, DOUE Mathias, KASSARATE, MANGOU ou même le piteux colonel Gahoudi OULATTA, élu député à Bangolo. Quel bon officier, ex-F.D.S., va encore se faire accuser demain par la France de crimes contre l’humanité quand, en voulant restaurer la république gravement mutilée, cet officier souhaité par la France va procéder au désarmement de brigands et d’étrangers se prenant pour des militaires alors qu’ils n’ont de formation véritable que leur forte adhésion au mensonge, à l’instinct grégaire, à la violence gratuite et à la mise à mort de tout contradicteur?

- la Commission Electorale sans le sulfureux Youssouf BAKOYOKO ? C’est ici que la France, toute honte bue, rejoint enfin le F.P.I., les patriotes ivoiriens et les victimes que nous sommes. Victimes depuis 2009 des listes électorales par la technique frauduleuse du groupe français SAGEM qui a exclu des Ivoiriens lors de l’enrôlement des électeurs, victimes de l’engagement sorcier et irresponsable de Beugré MAMBE  ainsi que de son successeur Youssouf BAKAYOKO, nous voulons savoir aujourd’hui qui a vraiment gagné l’élection présidentielle de 2010 avant toute autre chose. Toute autre chose qui consiste en ces questions:

- 1/ quel est, selon la C.E.I. de Youssouf BAKAYOKO, le nombre actuel des électeurs ivoiriens et quelle sera son augmentation avec la naturalisation des neuf cents mille (900 000) faux apatrides de monsieur OUATTARA et de son complice Blaise COMPAORE, étant entendu que chacun de ces apatrides n’est pas forcément sans épouse et sans descendance ? (cf. les analyses sur ce sujet du professeur Hubert OULAYE , de Hassan MAGUED ou de Joseph MARAT).

- 2/ combien sommes-nous désormais d’Ivoiriens, au milieu de ces innombrables hordes d’étrangers qui nous ont envahis et vivent ici comme dans une jungle ? 60, 50 ou alors 40%, vu qu’en 2000, la Côte d’Ivoire avait déjà (officiellement !) 26% d’étrangers sur son sol. Ceci pour dire quoi ? Pour dire tout simplement quelles bonnes élections par ici sans un recensement rigoureux des populations et surtout quel bon développement économique sans désarmement de toute la racaille commandée et envoyée sur nos terres par la France et l’O.N.U. ?

Le pardon et la bonne disposition d’esprit ne sont point une faiblesse, bien au contraire : c’est oublier tous les nombreux torts endurés par soi et sa propre destinée qui relève de la bêtise. Surtout qu’il est bien connu qu’il n’y a qu’une seule chose que les hommes préfèrent à la liberté : l’esclavage ! C’est pourquoi nous disons : France, grande France, toi qui as oublié que des Africains dont des Ivoiriens ont participé à ta libération des puissantes griffes de l’Allemagne et du nazisme en 1945, toi qui as royalement ignoré le fait qu’il n’est pas un seul Ivoirien qui ait au moins un parent Français, toi qui t’es moqué éperdument de l’appel à la retenue de Jacques VERGES en Février 2011 et qui a nous a attaqués pour nous faire massacrer, prends courageusement le taureau de ta rébellion par les cornes pour l’anéantir à jamais. Ne refuse pas, comme le mauvais fermier, toi la France du dévouement à la cause d’autrui, chère France de la vertu, de chercher à savoir ce que cela coûte de servir de la confiture à des cochons. En attendant que nous portions massivement plainte contre toi, médites un peu ceci : le fait que tes bombardiers n’aient pas réussi à mettre GBAGBO en fuite en Avril 2011, comme un couard ou comme ces psychopathes que tu installes au pouvoir en Afrique pour couvrir tes pillages, la volonté et le courage de GBAGBO de n’avoir pas fui le palais, tout ça ne te dit rien, France de la servitude ? Vraiment ?

Cependant, nous sommes rassurés par la déclaration du grand combattant pour la liberté totale qu’est AFFI N’GUESSAN : « le seul et unique point de notre agenda, c’est la libération de GBAGBO ». Pas question de légitimer un pouvoir importé ou imposé (et qui est en agonie), comme dirait le vieux BANAO !

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 20 Septembre 2013.

samedi, 21 septembre 2013

MORT POUR AVOIR DEFENDU LA LIBERTE SYNDICALE

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C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Mahan GAHE. Nous nous inclinons tout d’abord devant la douleur de ses proches, de ses amis, des camarades de la confédération syndicale Dignité et de toutes celles et ceux qui partagent son combat pour la défense des intérêts des travailleurs contre le capitalisme néocolonial.

 

Arrêté en avril 2011, celui qui présidait aux destinées de Dignité (premier syndicat libre du pays) a fini par succomber aux tortures physiques et morales qu’il avait endurées pendant près de deux ans.

Que lui reprochait-on ? Avoir refusé de suivre le candidat de la Communauté internationale dans son opération ville morte destinée à écarter Laurent GAGBO du pouvoir. Voilà d’ailleurs ce qu’il répondait courageusement au juge qui l’auditionnait pour la première fois après plus d’un an d’incarcération arbitraire :

«  Le juge qui prend la parole le premier dit à Mahan Gahé : « Monsieur Mahan vous êtes accusé d’avoir lancé un contre-appel aux travailleurs pour leur demander de désobéir à l’ordre du président qui appelait à cesser de travailler… ».

Voilà ce que répond le prisonnier politique :

« Monsieur le juge, vous me faites peur ! Vous me faites peur parce que vous êtes censé appliquer la loi. Mais il me semble que vous ne la connaissez pas. J’ai donc peur que vous appliquez autre chose que la loi dans cette affaire qui me concerne. D’abord de quel président parlez-vous ? Si c’est du président Alassane Ouattara que vous parlez, ce que je devine aisément, il n’était pas encore président quand j’ai lancé mon appel. Je ne pouvais donc pas lui avoir désobéi avant qu’il n’ait été reconnu comme tel par le Conseil Constitutionnel qui avait déjà investi son adversaire ».
Il a été reconnu par la communauté internationale, a relancé le juge.

« Vous me faites encore plus peur. Mais soit, supposons que ce sont les Ivoiriens qui votent et c’est la communauté internationale qui proclame les résultats, le président élu n’est pas comme moi un leader syndical pour lancer des grèves et appeler à saboter l’économie du pays qu’il est appelé à diriger. Je comprends que mon crime est d’avoir souhaité que les Ivoiriens travaillent pour sortir leur pays du sous-développement… j’étais loin de penser qu’un chef d’Etat aurait pu prendre cela pour un crime gravissime ». » Ici.

OUATTARA et ses riches amis du CAC40 (Armajaro, Bouygues, Bolloré, Dreyfus, SIFCA,…) peuvent se réjouir. Ce grand syndicaliste épris de justice et d’équité ne sera plus là pour faire obstacle à leurs vastes projets de spéculations et autres entreprises lucratives au détriment des travailleurs. Tous ceux qui ont ferraillé avec lui reconnaissent son intégrité et sa détermination dans la mobilisation, y compris les gouvernements qui se sont succédé sous Laurent GBAGBO avec lesquels il n’était pourtant pas tendre dans les négociations, et ce en dépit des sympathies qu’on lui prêtait avec ce régime. 

Comme d’autres avant lui, Mahan GAHE a défendu jusqu’à la mort les principes d’indépendance et de liberté syndicale, revendiquant la liberté de faire grève dans le cadre d’un syndicalisme de revendications, mais refusant l’obligation de faire grève à l’appel d’une autorité quelle qu’elle soit, qui plus est illégitime.

Mahan GAHE a rejoint la longue liste des martyres de la Côte d’Ivoire libre et indépendante, mais aussi de tous ceux qui placent très haut le combat pour la défense des valeurs démocratiques contre la prédation capitaliste d’où qu’elle vienne. Après sa libération provisoire en décembre dernier et le non lieu dont il a bénéficié en janvier de cette année, la CGT l’a d’ailleurs mis à l’honneur au 50ème Congrès de TOULOUSE en rendant hommage à son courage et à son abnégation.

Sa tragique disparition nous rappelle l’impérieuse nécessité de continuer et d’accélérer le combat pour le retour à un état de droit en Côte d’Ivoire. Outre les centaines de prisonniers politiques illustres ou anonymes qui croupissent toujours dans des conditions inhumaines dans les nombreux Guatanamo ivoiriens, il y a toutes celles et ceux qui sont détenus au secret et sont en proie à des tortures quotidiennes. Ils doivent non seulement être remis en liberté, mais également réintégrés dans la plénitude de leurs droits (dégels des avoirs, indemnisations, prises en charge sanitaires,…). Et c’est ce que le décès de Mahan GAHE dans ces conditions réaffirme : libérer tous les prisonniers politiques est certes une condition nécessaire à la réconciliation des Ivoiriens, mais elle est loin d’être suffisante.

Ce que d’aucuns ont intérêt à faire croire –à commencer par ceux qui sont au pouvoir et tous ceux qui les ont aidés à s’y installer- que la crise ivoirienne se résumerait à un affrontement entre deux camps politiques au détriment de la population civile- s’avère en fait un véritable conflit de valeurs. Paralyser l’opposition, éradiquer la liberté syndicale, favoriser un retour d'exil sans garanties, porter atteinte à toutes les libertés fondamentales (se réunir, manifester, faire ou ne pas faire grève en l’occurrence, s’exprimer), voilà le mode de gouvernance choisi par le Régime OUATTARA. Mais il ne saurait se maintenir au pouvoir sans le soutien de l’OCCIDENT et de la France en particulier.

Car s’il est vrai comme le disait Noam CHOMSKY que « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures », il nous appartient d’exiger que la France rende compte de son rôle dans la situation actuelle de la CÔTE D’IVOIRE et dans celles de nombreux autres pays qu'elle considère comme son pré carré.

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » disait CHURCHILL. A nous de prendre acte du désir des Ivoiriens en particulier et des peuples en général de vivre en paix, mais à nous également de ne pas laisser falsifier l’Histoire par ceux qui y ont intérêt en inversant la victime et le bourreau.


Christine TIBALA

vendredi, 20 septembre 2013

HALTE AUX RUMEURS FOLLES ET INJUSTIFIEES, AWA EHOURA EST BEL ET BIEN VIVANTE!

 

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AWA EHOURA est bel et bien vivante!

J'ai parlé avec elle ce matin, vendredi 20 septembre 2013, à 4h30, pendant une bonne quinzaine de minutes, en tant que le coordonnateur de l'opération de soutien en sa faveur.

C'est elle-même qui m'a appelé, pour s'indigner de la rumeur folle qui courait sur son compte, qui la donnait pour morte et qui avait ébranlé tous ses parents, amis et connaissances.

Elle est en pleine forme et joignable au 01 37 70 75 ou 59 81 82 81. Aucun signe d'agonie, à plus forte raison de mort!

Arrêtons donc la saignée et utilisons plutôt cette énergie débordante et expansive consacrée à répandre la rumeur de son "décès" pour lui apporter le soutien financier dont elle a besoin mensuellement pour ses soins médicaux et pour ses besoins domestiques, et pour lequel nous attendons encore et toujours des donateurs qui se raréfient ! ! !

Que DIEU bénisse AWA EHOURA et qu'il bénisse tous ceux qui l'aiment sincèrement et la soutiennent avec vérité.

 

DINDE Fernand AGBO,

de retour de voyage, crevé mais qui vous devait cette mise au point, avant tout repos.

MORT DE MAHAN GAHE - JUSQU'AU BOUT DE LA HAINE

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La nouvelle de la disparation du syndicaliste, fervent défenseur des travailleurs et de la légalité, continue de nous secouer. Nul ne pouvait s’imaginer que le Secrétaire Général de la Centrale Syndicale Dignité quitterait en ce jour du 16 Septembre 2013, la terre des hommes. On le savait combattif, déterminé à aller jusqu’au bout de l’espoir de voir une Côte d’Ivoire nouvelle. Mais, à l’opposé le régime était déterminé à aller jusqu’au bout de la haine. Une haine que ce régime imposé manifesta dès sa prise controversée du pouvoir d’Etat. Parmi, ceux qu’il fallait éteindre, se trouvait Mahan Gahé Basile. Et lorsque ceux qui règnent chez nous fixent leur haine sur ceux qu’ils considèrent comme les damnés de la république, ils vont jusqu’au bout.

Mahan Gahé tomba entre les mains vengeresses et brulantes du pouvoir qui, maitrisant habilement tous les rouages de la torture,  mania celle-ci avec une indicible froideur. Mahan Gahé y laissa des côtes brisées et des vertèbres cervicales cassées. Bien que physiquement diminué, le régime lui imposa un long séjour dans l’une de ses nombreuses geôles du nord. Lentement, comme un vieillard qui marche à pas pesant,  Basile s’approcha de la mort et lorsqu’il fut libéré le 22 Décembre 2012, c’est une coquille vide que le régime brandit comme un haut fait à vénérer. Mahan était déjà fini. Il essayait de s’accrocher à la vie. Mais la haine du régime était tellement forte que la maigre force qui restait au martyr, ne tint point. Le régime poussa la haine jusqu’au bout et Mahan se coucha. La cible est atteinte. Le « Général » est parti.

Pour avoir dit « Non », il a été invité à rejoindre les autres victimes du régime. Il a dit «  Non » à l’imposture, « Non » à la destruction d’un pays hospitalier attaqué par des rebelles sanguinaires une nuit de Septembre 2002. Le « Général » resta au chevet de la mère patrie, pria et se battit pacifiquement pour elle. Il s’offrit en sacrifice pour les oubliés du système abonnés aux Smig insignifiants qu’il invita à travailler lorsque vers nous, courrait le complot international. Lorsque les comploteurs fermèrent les banques pour nous affamer, posèrent un embargo sur nos médicaments pour nous voir mourir, il se trouva dans les rangs des hommes dignes, le « Général » Mahan Gahé. Pour cet engagement, le régime alla jusqu’au bout de la haine. Mahan Gahé devait être torturé, diminué physiquement et en conséquence mourir comme une flamme qui s’éteint lentement.

Parti, Mahan Gahé Basile laisse au régime d’autres morts en sursis. Et Dieu seul sait combien sont-ils à souffrir entre quatre murs. Il part, confiant à nos souvenirs ce qui est désormais une tradition: la torture, la persécution de ceux qui refusent d’accompagner, soutenir et encenser le régime. Il part avec le sentiment que les damnés de la république, tous abandonnés à la méchanceté du régime, ne devront compter que sur leurs propres forces pour faire fleurir une nation nouvelle.

Pour le conduire aux portes de l’éternité, nous ne porteront  pas son corps. La vérité est là, toute nue comme le sont les tortionnaires. Il serait inutile de forcer une porte déjà ouverte. Nous l’accompagneront avec des langues de rameaux parce qu’il fut un homme de paix. Il ira se reposer comme tous ceux qui ont combattu le bon combat.  Et nous, sur terre, notre mission sera de briser la haine que développe le régime. Toujours la tête haute et le regard fixé vers l’objectif. Nous mourrons débout !

 

Alain BOUIKALO, Juriste

jeudi, 19 septembre 2013

LIDER ACCUSE OUATTARA DE HAUTE TRAHISON ET APPELLE LE PEUPLE A EN TIRER LES CONSEQUENCES

 

côte d'ivoire,Tags: Constituion, haute trahison, LIDER, Ouattara

 

La presse rapporte des conflits internes aux partis du Rhdp. LIDER n’aurait accordé aucun intérêt à ce type de débats, si les propos tenus de part et d’autre ne révélaient pas le malaise général de la démocratie dans notre pays. Les partis politiques qui ont gouverné l’Etat de Côte d’Ivoire non seulement ne respectent pas leurs propres constitutions, c’est-à-dire leurs statuts et leurs règlements intérieurs, mais une fois au pouvoir, sont incapables d’assurer le respect de la Constitution et la construction de la Nation, comme le dispose l’article 34 de la loi fondamentale : «Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des engagements internationaux.»

Pour preuve, Alassane Dramane Ouattara, qui a prêté serment le 6 mai 2011, reste encore aujourd’hui, 2 ans et demi après, président du Rdr, cumulativement à ses fonctions de président de la République. La loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la Côte d’Ivoire, dispose pourtant en son article 54 que les fonctions de président de la République sont incompatibles avec celle de président d’une formation politique : «Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public, de toute activité professionnelle et de toute fonction de dirigeant de Parti Politique.»

LIDER n’a de cesse de dénoncer les violations du droit et de la Constitution par Alassane Dramane Ouattara depuis son accession à la présidence de la République. Comment peut-il être capable de construire la nation ivoirienne, si lui-même viole le serment qu’il a prêté sur la Constitution, dont le contenu, selon l’article 39, est le suivant : «Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment

Au vu de ce qui précède, LIDER constate la haute trahison de son serment par Alassane Dramane Ouattara depuis 864 jours et, conformément à l’article 109 de la Constitution ivoirienne qui dispose que «le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions et traduit devant la Haute Cour de Justice qu’en cas de haute trahison», souhaite la mise en place urgente de la Haute Cour de Justice, et la comparution devant elle de M. Ouattara.

LIDER  rappelle par ailleurs au peuple souverain de Côte d’Ivoire qu’il est en droit d’utiliser tous les moyens constitutionnels pour retirer sa confiance au Dr. Ouattara.

LIDER reste à la disposition des  populations, de la société civile et des politiques pour mener ce combat pour la bonne gouvernance.

Ensemble, nous réussirons.

 

Par LIDER, 16 septembre 2013

 

Source: LIDER-CI.ORG

HOMMAGE DU PROFESSEUR HUBERT OULAYE, ANCIEN MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE L’EMPLOI A BASILE MAHAN GAHE

 

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Adieu « intrépide guerrier du travail », adieu « buffle indomptable » de Diboké

 

Dans la stricte tradition de nos deux tribus, Fléo et Gboho, « alliées par le sang » depuis la nuit des temps, je ne dois pas et je ne suis pas sensé savoir que mon « NIAHOU » que tu es, n’est plus de ce monde depuis ce lundi 16 septembre 2013, comme me l’a annoncé, le ministre Nyamien Messou! Il ne savait pas ! Que nos ancêtres lui pardonnent ! Avec lui, nous suivions depuis quelques jours, dans l’angoisse, l’état de santé fortement dégradé de Basile.

Je ne sais donc pas, Je n’ai rien entendu ! Je ne dois donc pas pleurer et je ne le ferai pas ! Parce que, Basile, pour moi tu n’es pas mort, parce que tu ne peux mourir ! C’est donc à toi que je m’adresserai.

 Basile, qu’as-tu fait à Alassane Ouattara, pour que ses soldats soient allés ce jour du 26 avril 2011, t’arrêter à ton domicile, et te faire subir une barbarie sans nom, dont les graves séquelles ont fini par avoir raison de toi ? As-tu pris, toi Basile, simple responsable de la Centrale syndicale « Dignité », en lieu et place du Conseil constitutionnel, une décision ayant frustré le candidat Alassane Ouattara et qui expliquerait les brutalités qui ont fini par t’emporter ? Je n’en suis pas informé, et nul autre en Côte d’Ivoire non plus ! D’ailleurs tu n’en a pas la compétence. Alors pourquoi cet acharnement, cette furia des assaillants de la haine contre ta personne ? Contre un syndicaliste?

Certains ont avancé que, contre la volonté de Ouattara, qui de l’hôtel du Golf appelait les travailleurs à observer un arrêt de travail, tu as invité ces derniers à poursuivre leurs activités, à vaquer à leurs occupations ! Est-ce pour cela que l’on-t-a battu et torturé au point de te briser sept vertèbres cervicales et cinq côtes ? Ton crime serait-il d’avoir demandé à des travailleurs de ne pas déserter les hôpitaux pour soigner leurs frères victimes des violences postélectorales ? De continuer de travailler afin de nourrir les ivoiriens du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et du centre ? De continuer d’enseigner nos enfants dans les écoles sans chercher à savoir de quel bord politique étaient leurs parents ? Bref, ton crime serait-il d’avoir demandé aux travailleurs de faire leur métier dans l’intérêt des populations de ton pays, sans discrimination, et de laisser aux hommes politiques le soin de trouver des modes appropriés de règlement du contentieux électoral ?

Tu nous as dit, que ceux qui ont fait irruption à ton domicile ce 26 avril 2011, prétendaient chercher des armes chez toi, toi, Mahan Gahé Basile le syndicaliste ! Tu nous as dit qu’ils se sont même rendus dans ton village, à Diboké sous le même prétexte. Ils n’ont trouvé aucune arme, ni à Abidjan ni à Diboké. Ils ont quand même saccagé ton domicile d’Abidjan, et brulé ta maison à Diboké ! Toi-même, ils ne t’ont pas relâché, ils t’ont maltraité, torturé, jeté en prison ! Ils t’ont infligé de graves traumatismes !

 Ils t’ont finalement relâché sous la pression des Organisations des droits de l’Homme, de tes amis et syndicalistes du monde entier (CGT, CSI-Afrique…). Sous la pression également, du Bureau International du Travail (BIT).

 Leur justice, te concernant, a conclu finalement à un non-lieu. Ce qui en langage simple signifie que tu n’as rien fait de mal, que tu n’as commis aucune faute justifiant ton arrestation et ta détention. Et pourtant, sans cette pression, ils t’auraient retenu dans leur prison, à Boundiali ! Qu’as- tu donc fait de si grave à ce pouvoir, toi un simple syndicaliste, pour subir un tel sort, que nul ne souhaiterait à son pire ennemi ?

Ou bien, ton crime procède-t-il de ton appartenance à la Majorité Présidentielle (LMP) ? C’est là, on le sait, un motif suffisant d’arrestation et de détention, aujourd’hui en Côte d’Ivoire !

Oui, on peut affirmer, que ton crime, qui t’a valu, ton arrestation, ta maltraitance et ta souffrance durant les 22 mois de ta détention arbitraire dans les geôles du pouvoir à Boundiali,  a été d’aimer la Côte d’Ivoire ton pays, dont tu as privilégié l’intérêt dans les pires moments de la crise postélectorale, contre ceux qui voulaient y pratiquer la politique de la terre brûlée. Mais ton crime suprême, aura été par-dessus tout, ton respect pour les institutions de ton pays, et le refus de la forfaiture imposée aux ivoiriens par les troupes franco-onusiennes.

Ils ont fini par te relâcher le 22 décembre 2012, mais, le mal était déjà fait, le mal était déjà en toi. Et aujourd’hui, au moment où tu entames le Grand chemin sans retour, je comprends mieux le sens de ta visite à Accra et de tes passages en France, à Genève, en Belgique. C’était pour un ultime adieu !  Dieu a voulu, que tu voies une dernière fois tous ceux que tu as aimés en ce monde, tous ceux qui t’ont connu et apprécié. Dieu t’a physiquement maintenu afin que tu racontes au monde, la méchanceté de ceux qui  gouvernent ton pays depuis le 11 avril 2011, une méchanceté gratuite et inutilement destructrice de  vies !

Lors de ton passage à Accra à l’occasion d’une réunion sous-régionale du BIT-Afrique, en mai 2013, tu as tenu à nous voir, nous tes amis et frères, Nyamien Messou, Emile Guirieoulou, Benoit Behi et moi. Nous avons été heureux de ce rare moment passé ensemble, depuis les tristes évènements qui nous avaient séparés. Nous ne savions pas que c’était là ton adieu à tes camarades et frères en exil. Ta bonne mine nous avait surpris, mais nous t’avions recommandé des contrôles de santé, par mesure de prudence. Hélas, le mal était déjà en toi, irrémédiablement, mais tu ne le savais pas. Tu faisais des projets d’avenir pour ton département de Bloléquin, dévasté par la guerre, la mort, les pillages, la destruction, vidé de ses habitants, refugiés en masse au Libéria voisin. Tu nous racontais vos souffrances dans la prison où tu te trouvais  en compagnie du Premier Ministre Aké N’Gbo, des ministres Alcide Djédjé et Désiré Dallo, du Gouverneur Dakoury, du député Sokoury Bohui et de bien d’autres. Tu nous parlais de l’organisation que vous avez mise en place pour survivre dans le goulag de Boundiali, mais aussi du soutien que vous apportaient nos militants de la région.

 Je me rappelle encore cet épisode que tu nous as rapporté, témoignage poignant de ton courage et de ton amour de la justice et du prochain.  Il s’agit de ta « révolte » contre les conditions inhumaines endurées à leur arrivée à la prison de Boundiali, par une dizaine de jeunes ivoiriens emprisonnés au Libéria,  livrés par la Présidente de ce pays à Ouattara. Ces jeunes prisonniers, sont restés durant des jours dans la cour de la prison. Ils devaient dormir et manger là, sous le soleil et la pluie, jusqu’au jour où, excédé de cette maltraitance, toi, Mahan Gahé, décida au péril de ta vie, de protester vigoureusement auprès des geôliers en ces termes : « ce ne sont pas des animaux, mais des êtres humains comme vous ! Ils ne méritent pas d’être traités de la sorte ! Arrêtez cela ! ». Puis, dans la foulée de ta colère tu renversas la marmite de nourriture qui venait de leur être servie sous la pluie.  Suite à ta révolte, les jeunes prisonniers virent leur sort amélioré depuis ce jour.

 Oui, Basile, de l’an 2000 à l’an 2010, nous nous sommes régulièrement pratiqués dans le cadre du ministère du travail. Je te sais homme courageux, intrépide face à l’injustice et profondément humain. Je ne savais pas que même en prison, tu étais demeuré le défenseur « agissant » des droits des autres, le Grand syndicaliste que tu as toujours été, et cela au péril de ta vie. Honneur à toi !

L’hommage émouvant que t’a rendu la CGT française,  qui t’a invité et a écouté ton témoignage sur les dérives du pouvoir ivoirien, lors de son 50ème anniversaire, est pour nous un réel motif de fierté. A travers cet hommage hautement mérité, ce sont les travailleurs du monde entier qui ont salué ton courage, mais surtout ce que tu représentes, car pour tous, tu es une icône du monde du travail, une figure emblématique, une valeur incontestable du syndicalisme libre africain.

Comment en effet, oublier l’image du frêle jeune activiste syndical que tu étais,  qui donnait des tourments au pouvoir en ce début des années 90,  dans cet univers implacable du monopartisme, où, disait-on, le « tout-puissant » Parti unique ne pouvait rimer qu’avec un « syndicalisme de participation ». Tu as été, Basile, le pionnier du syndicalisme autonome dans le secteur privé. IHRO Lamé, CARENA, furent des batailles épiques menées au nom de la liberté syndicale revisitant les droits des travailleurs ivoiriens du secteur privé.

Depuis, le syndicat Dignité que tu as créé,  est devenu la deuxième Centrale syndicale après  l’UGTCI, suivie plus tard par la FESACI. Ta Centrale Dignité revendique à ce jour plus de 115 000 membres-cotisants ! Ce résultat, est le fait bien sûr de l’audace de l’homme, Mahan Gahé, mais surtout le fruit d’une volonté exceptionnelle et d’une détermination propres au bâtisseur-né que tu es.

Comment passer sous silence ton implication personnelle dans la résolution des nombreuses crises sociales qui ont jalonné la gouvernance du Président Laurent Gbagbo, avec ces travailleurs qui voyaient en lui, le socialiste au pouvoir, le seul espoir d’obtenir enfin, une amélioration significative de leurs conditions de vie et de travail. A ce titre, je rends hommage à un artisan effectif des Etats généraux du monde du travail qui ont réuni à Bassam, en 2007, les trois Centrales syndicales, les représentants des syndicats non affiliés, le Conseil national du Patronat et le gouvernement représenté par le ministère du travail. Je salue ici, ta contribution exceptionnelle au succès de ce forum du monde du travail, qui a posé les bases d’un nouveau contrat entre l’Etat, le Patronat et les travailleurs et débouché sur la trêve sociale qui a prévalu jusqu’en 2010.

 A travers les milliers de travailleurs, qui par ton combat ont obtenu des conditions de vie et de travail meilleures en Côte d’Ivoire, tu as apporté ta pierre pour bâtir l’édifice « Ivoire ». Cette pierre, je peux, en ma qualité d’ancien ministre du travail, témoigner qu’elle est solide et utile à notre pays, tant au plan national qu’international.

 Honneur à toi Basile, Grand bâtisseur d’une Côte d’Ivoire, profondément  ancrée dans les objectifs du travail décent prôné par le Bureau International du Travail (BIT). Cette organisation internationale, tu l’as marquée des années durant, de ton empreinte et de ta personnalité, aux côtés de feu Adiko Nyamkey, Adé Mensah, Joseph Ebagnerin, Nyamien Messou, de feu  Diack Diawar, de Jean Kacou Diagou, qui, avec les Ministres successifs du travail, ont représenté la Côte d’Ivoire au sein de cette instance. Une équipe solide, soudée, responsable, respectable et respectée, fortement engagée autant dans la bataille du travail décent que dans la bataille du retour du BIT-Afrique à son siège régional d’Abidjan. Ton départ sera pour le monde du travail, qui connait ta valeur, un vide qu’il sera difficile de combler.

Que dire enfin, Basile, de ta deuxième passion après le syndicalisme, ta région de Bloléquin, et  ton village de Diboké, érigé en chef-lieu de sous-préfecture grâce aux investissements sociaux dans lesquels tu t’es personnellement impliqué avec ton frère, notre regretté Daouo Benoit, ancien Maire de Bloléquin et suite aux infatigables démarches que vous avez entreprises durant des années, auprès des autorités administratives et politiques ?

 Daouo Benoit parti, et toi prenant le même chemin, à qui, incombera la tâche de reconstruction de Diboké, dévasté par la guerre, vidé de sa population, réfugiée au Libéria ? Qui saura  trouver les mots d’apaisement et de réconfort afin que les parents reprennent sans crainte le chemin du retour ? Assurément, le vide de ton départ sera encore plus durement ressenti dans cette douloureuse période, faite de méfiance, de difficultés de tous ordres pour tes parents, désorientés qu’ils sont de subir autant de coups du « sort », en deux ans de crise postélectorale. A qui les as-tu confiés, avant de prendre ton départ ? As- tu même eu le temps de le faire, quand on voit la rapidité avec laquelle tu as été submergé par ton mal pernicieux ?

Basile, as-tu eu le temps de parler avec tes amis et frères du Moyen-Cavally, de notre région-martyr prise dans le piège infernal de la crise militaro-politique qui sévit depuis septembre 2002, et confrontée depuis cette triste date, à ce qui n’est rien d’autre en fin de compte, qu’une tentative de génocide perpétré contre les wè, pour ravir à nos parents leur patrimoine forestier ?

 Quels conseils et consignes laisses-tu à Gossio, à Tcheidé et à Behi ; à Voho Sahi, à Pol Dokui, à Tahi Zoué et à Gbon Gui ; à Gnaé Jacques, à Gah Barnabé, à Gui tiéhi et à Yahi Octave ; à Naï Doh, à Kahé Eric, à Bohon Diet, à Diézon, à Tihi Kpao et à Déhé Gnaou ; à Zéréhoué ? Que dis-tu à tous nos parents et à nos jeunes en lutte, pour que nous gagnions, dans la solidarité et l’union, le combat de la survie et de la reconstruction de notre Région ? Que veux-tu que la jeune génération retienne de ta vie, de ton combat pour le triomphe de la justice, toi le guerrier intrépide, le buffle rageur de Diboké ?

A toutes ces questions, je n’ai pour seules réponses qu’un écho lointain et  inaudible. Comme si tu disais : «  Restez debout, solidaires, combatifs, dignes. Ne baissez jamais la garde. Notre victoire est à ce prix » ! Message reçu cinq sur cinq !

  Il semble que tu es déjà loin, très loin sur le chemin qui t’amène vers tes ancêtres. Apparemment,  mes questionnements ne sont plus, à tes oreilles, que des murmures en provenance d’un monde, qui depuis hier, t’est désormais étranger. Quel cruel dénouement pour une vie si pleine et si riche ! Quel immense gâchis !

Alors, Basile, si tu ne peux plus m’entendre, moi ton « Niahou », moi pour qui tu ne peux qu’être vivant, toi, « l’intrépide champion » des travailleurs, toi le « buffle indomptable » de Diboké, il ne me reste plus qu’à taire mes propos.

 Mais permets- moi, avant de rentrer dans le silence qu’exige notre « alliance », avant de te laisser continuer ta route, de te demander une dernière chose.

 Sur cette route qui, maintenant, te conduit vers nos pères et auprès de notre Seigneur, ne manque pas de saluer quand tu les verras, les camarades  Daouo Benoit, Bo Zoue Laurent, Gnan Raymond, les Doyens Paul Gui Dibo, Oulaté Maurice, l’ambassadeur Georges Goho Bah, notre frère Yéoun Michel, et tous ceux qui nous ont quitté au cours de cette crise, si meurtrière pour notre Région. Dis-leur  que le Peuple wè, toujours en lutte, n’oublie pas leur combat pour son rayonnement et pour sa dignité. Oui, donne leur ce message.

Sache, mon cher Basile,  que durant ton voyage qui, nous le savons, sera long, nous serons toujours aux côtés de ta famille, auprès des tiens, ébranlés par ton départ inattendu.

 Sache que pour nous tes frères, pour tes amis, tu as été et tu resteras à jamais dans nos cœurs, comme un modèle irremplaçable de combattant, un exemple sans pareil de courage et de dignité, à l’instar de la Centrale Dignité que tu as créée et ainsi dénommée à dessein. Un frère au sens profond du terme.

 Vas, et poursuis ton chemin dans la paix, sans rancœur et surtout sans regrets. Dieu notre Père, dans sa toute-puissance et dans sa justice,  s’occupera des vivants et de notre combat pour la liberté. Il nous appuiera.

Adieu, mon frère Basile…, adieu intrépide Guerrier du travail,…adieu Buffle indomptable de Diboké.

  

Le Pr Oulaye Hubert

Ancien Ministre de la Fonction Publique du Travail et de l’Emploi

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL, SUITE A LA PASSATION DE CHARGES ENTRE MIAKA ET AFFI

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Le samedi 7 Septembre 2013 a eu lieu la passation de charges entre le Président  intérimaire, Sylvain Miaka Oureto et le Président statutaire du Parti, Pascal Affi N’Guessan, libéré de prison le 5 août  2013.

Cette cérémonie de passation de charges a été l’occasion pour le Président Pascal Affi N’Guessan de décliner dans son discours, l’orientation du combat futur du Front Populaire  Ivoirien (FPI) et de mettre sur pied  une équipe  de direction ayant la haute  responsabilité  de porter ce combat.

La  Coordination FPI en exil  se réjouit  de la parfaite convergence de vue entre elle et le Président du Parti sur le diagnostic de la gouvernance catastrophique du pouvoir Ouattara sur tous les plans : état déplorable de la démocratie, des libertés et droits  de l’homme, situation sécuritaire préoccupante, finances publiques mal gérées, chômage galopant, école malade, réconciliation nationale en panne parce que mal engagée, etc.

La Coordination FPI en exil est en parfaite harmonie avec le Président du Parti quand il affirme avec force : « solennellement, je voudrais dire ici, que la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo est pour le FPI une obligation politique et un impératif catégorique. Le FPI n’acceptera pas que son fondateur soit en prison pour avoir respecté la Constitution de son pays ».

La coordination FPI en exil salue le Président, Pascal Affi N’Guessan pour son soutien aux prisonniers politiques et aux exilés dont la libération et le retour constituent, comme il le dit,  « la condition du débat et non le débat ». Nous le rassurons sur la disposition d’esprit des exilés : nous tenons bon  et gardons confiance.

La Coordination FPI en exil note  avec satisfaction la mise en œuvre de notre slogan « asseyons-nous et discutons » par les rencontres avec les diplomates américains et français et avec le Premier Ministre  Kablan Duncan  avec le mêmes objectifs  clairs et sans ambiguïté : la libération du Président  Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers  politiques civils et militaires, le retour sécurisé des exilés et la réinstauration de l’Etat de droit.

Notre satisfaction est d’autant plus grande que la tournée que vient d’entreprendre le Président du Parti, Pascal Affi N’Guessan va permettre de :

1- redynamiser les structures du parti

2- véhiculer à travers le pays l’objectif actuel de notre lutte , la réconciliation nationale par un dialogue direct entre le président Laurent Gbagbo d’une part et d’ autre part le chef de l’état actuel Alassane Ouattara et ses partisans .

La  Coordination  FPI  en exil apporte sans réserve son soutien à la nouvelle équipe de direction FPI qui, par sa présence sur le territoire ivoirien montre sa disponibilité  à plein temps pour la lutte.

La  Coordination  FPI  en exil appelle l’ensemble des exilés à être soudés autour de cette nouvelle direction dont l’action sur le terrain permettra la libération du Président Laurent Gbagbo ,de Simone Ehivet Gbagbo et de tous les autres prisonniers politiques civils ou militaires et notre retour d’exil dans de meilleurs délais.

La  Coordination  FPI  en exil assure le Président Affi N’Guessan de son entière disponibilité à s’investir pleinement dans les missions que la Direction voudra bien lui confier en vue de contribuer à faire triompher la vérité  électorale et la crise ivoirienne dont la lecture a été brouillée par la pluie de contre-vérités déversées par les media des forces coalisées qui ont soumis le droit à la force des armes.

La  Coordination  FPI  en exil réitère son appel à tous les Ivoiriens et Ivoiriennes, qu’ils soient du nord, du sud, de l’est, de l’ouest  ou du centre, à œuvrer, pour mettre fin aux dérives dictatoriales du pouvoir ethno-génocidaire de M. Ouattara et à s’engager résolument sur la voie de la vraie réconciliation.

Les Ivoiriennes, les Ivoiriens, leurs sœurs et frères d’accueil veulent la paix. Le FPI, parti de paix et de dialogue, peut et doit la leur offrir en l’arrachant au pouvoir liberticide, dictatorial  et de rattrapage ethnique de M. Ouattara.

Enfin, la coordination FPI en exil s’incline devant la mort tragique du camarade syndicaliste  Basile Mahan Gahe , battu et détenu en prison sans raison pendant deux ans ,puis acquitté .

Cette mort nous donne une occasion pour saluer la mémoire de tous nos compatriotes qui sont tombés , abattus pas la haine et le mensonge .

 

Pour  la coordination FPI en exil


Dr  Assoa  Adou

Coordonnateur et Porte-Parole

DECES DE MAHAN GAHE - LE TEMOIGNAGE DE NYAMIEN MESSOU N'GUESSAN, SG DU SYNARES, SG DE LA FESACI, ANCIEN MINISTRE DU TRAVAIL

 

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La nouvelle est tombée comme un couperet : Mahan Gahé est mort. Bien sûr, Mahan est un mortel mais cette mort revêt une signification toute particulière. La nouvelle a été si dure pour moi que je n'ai pas eu la force nécessaire de témoigner de son combat le même jour.

Arrêté à son domicile sous le fallacieux prétexte de cacher des armes, Mahan a été battu et conduit chez Niava Henri qui a subit le même sort que lui. Il leur a été demandé d'aller indiquer le domicile de Nyamien Messou, ce qui fut fait mais hélas, il était déjà parti.....

Je voulais juste rappeler ce qui précède pour dire que les nouveaux maîtres recherchaient tous ceux qui ont osé s'opposer au coup d'Etat depuis le 19 septembre 2002 .

En regardant les images relatives à la passation de charges entre Miaka et Affi N'Guessan, je me suis rendu compte de ce que deux personnes tenaient Mahan Gahé. Il avait besoin d'aide pour se déplacer. J'ai donc appelé un de nos camarades syndicalistes, RABET Zagou, et lui ai demandé d'aller voir Mahan dès le lendemain pour savoir comment il allait. Dès le lendemain, lorsqu'il s'est rendu au domicile de Mahan Gahé, il m'a appelé pour que je parle directement avec lui. La  voix de Mahan était à peine audible. Il a tout juste eu le temps de m'expliquer que son état de santé s'était aggravé et qu'il allait être admis a l'hôpital. Je lui ai  souhaité beaucoup de courage et lui ai rappelé qu'il avait un projet de voyage au Ghana. C'était, hélas, notre dernier entretien.

Par la suite, nous avons appris par les journaux que son tableau clinique était très sombre : 7 vertèbres cervicales et 5 côtes brisées. Après avoir passé plus de deux années en prison, il a bénéficié d'un non-lieu. Les autorités doivent tirer les conséquences de leurs actes, en commençant par le Premier ministre Ahoussou Jeannot dont les déclarations sont à l’origine de ces mauvais traitements dont Mahan Gahé a été l'objet Mahan, déclarations dans lesquelles il affirmait que Mahan a été arrêté sur le théâtre des opérations.

Que retenir du combat de Mahan?

Au plan strictement syndical, Mahan Gahé est une des figures de proue du syndicalisme ivoirien de notre temps. Son histoire se confond avec celle des travailleurs de Côte d'Ivoire. En effet, il a crée la première centrale syndicale en dehors du juron de l'UGTCI. A cette époque, il fallait du courage et de la témérité. Mahan n'en manquait pas. Il a surtout apporté au syndicalisme ivoirien une dimension nouvelle : se préoccuper davantage des ouvriers et des classes moyennes. Ainsi, de la bataille de IRHO La Mé à celle non moins épique des dockers, en passant par celle menées à la CARENA, Mahan a permis aux travailleurs d'engranger des victoires importantes. En 1990, le SYNARES, le SYNACCASCI et le SYNESCI ont conduit la lutte des travailleurs contre les plans d'ajustement structurels pour aboutir au multipartisme. Mahan a apporté la dimension secteur privé dans le nouveau paysage syndical ivoirien.

C'est lui qui a insisté auprès du Ministère du travail pour imposer véritablement le tripartisme. Il a pesé de tout son poids pour la mise en place du Conseil national du Travail dont il a assumé les charges de la vice-présidence travailleur. Nous devons associer à toutes ces victoires celui qui a été pendant une décennie Ministre en charge du travail, le Ministre OULAYE Hubert.

En septembre 2002, quand la Côte d'Ivoire est attaquée, je prends contact avec un certains nombre de responsables de la société civile ivoirienne pour expliquer que la France vient d'attaquer la Côte d'Ivoire. Il se rallie très rapidement à cette cause et organise avec nous la résistance. C'est d'ailleurs ce combat qui lui a valu son arrestation, j'en suis persuadé.

Mahan est mort, mais son œuvre sera gravée à jamais dans la mémoire collective des Ivoiriens dignes. Nous ne pourront terminer sans tirer quelques enseignements :

- La barbarie avec laquelle les FRCI ont torturé Mahan nous fait comprendre la gravité des actes que peuvent poser des gens qui sont assurés de leur impunité dès lors qu'ils agissent par procuration pour le compte des puissances occidentales.

- Les camarades élargis doivent tous faire des bilans de santé, y compris des radios pour tenir compte des bastonnades dont ils ont été victimes.

Puisse la mort de Mahan Gahé donner l'occasion aux commanditaires de toute cette barbarie de se réconcilier avec la loi.

 

Nyamien Messou Nguessan

MORT DU SYNDICALISTE IVOIRIEN MAHAN GAHE: LES VICTIMES DE DUEKOUE ACCUSENT LA FRANCE

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C’est avec émotion et douleur que nous venons d’apprendre le décès du syndicaliste ivoirien, Basile MAHAN GAHE. Surpassant comme il se doit la douleur relative à cette autre mort gratuitement et méchamment occasionnée par le régime Ouattara et ses dozos au pouvoir, les victimes de Duékoué, une fois de plus, voudraient crier leur indignation à la face de la France dont les pouvoirs se succèdent dans un faux changement car en France, seuls les intérêts comptent plus que les amis, selon De GAULLE.

Pour qui sait véritablement ce qui s’est passé ici en notre pays, la Côte d’Ivoire, depuis ces douze ou treize dernières années et surtout plus récemment en Mars et Avril 2011, nous, victimes de Duékoué, disons  qu’il serait lâche, irresponsable ou imbécile de ne voir que cette rébellion avec à sa tête Ouattara, en fait de simples pantins de service, des chiens aux ordres de maîtres tapis dans les couloirs obscurs des réseaux mafieux qui ont leurs entrées chez les gouvernants français de tout bord politique. Oui, ici et maintenant, nous crions haut et fort que c’est la France qui a tué MAHAN GAHE, notre frère, notre parent comme elle fait torturer en ce moment même Simone GBAGBO, Charles BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, Martial YAVO ainsi que tous ces milliers de civils et militaires qui croupissent dans les geôles de l’Attila local, simplement parce que toutes ces victimes de l’injustice de la France et de Ouattara ont fait preuve de patriotisme et ont de tout temps osé dire non à la volonté de leur soumission à un esclavage mental par la France. A l’occasion, rappelons ici la mémoire de BOGA Doudou, DAGROU Loula, DALI Oblé, TAGRO Désiré, BOHOUN Bouabré, GNAN Raymond, DIAGOU Gomont, KONE Dramane et Marcellin YACE, pour ne citer qu’eux.

Oui, peuple français, toi qui brilles tant par ton silence, ton indifférence et ton inaction face à notre douleur et à nos souffrances, c’est bien par la méchanceté de tes gouvernants successifs que nous en sommes arrivés là et souffre ici d’en avoir ici quelques détails :                                                        

- en Septembre 2002, ton ministre de la Défense, a juré la main sur le cœur, depuis le Burkina Faso, qu’aucune rébellion n’était sur le point d’attaquer la Côte d’Ivoire depuis ce pays frontalier du nôtre. Mensonge et hypocrisie de la part d’un Etat français qui avait pourtant conçu, planifié et appuyé cette rébellion qui allait déstabiliser la Côte d’Ivoire et ses institutions quelques jours plus tard.

- en Octobre 2002, la France, par une perfidie dont elle seule a le secret, a remis sur pied la rébellion et l’a réarmée, alors que l’armée ivoirienne l’avait pratiquement écrasée et boutée hors de Bouaké, la deuxième ville au centre du pays. Pour ensuite, à partir de Bouaké, consacrer la partition de notre pays au profit de la rébellion qu’elle précédait dans chaque ville et région dont les militaires français organisaient et coordonnaient la prise par leurs protégés rebelles. Il y a même eu cette scène d’horreur où des soldats français ont assisté à une scène où des rebelles et dozos ont égorgé un gendarme ivoirien, ont versé son sang dans une calebasse et ont été accompagnés dans un rituel sauvage et répugnant par ces militaires  français qui ont eux aussi  lavé leurs mains dans le sang du malheureux gendarme et s’en sont badigeonnés ensuite le corps (peuple français, vas sur google, lance ‘’gendarme égorgé par les rebelles ivoiriens à Bouaké et tu sauras).

- passons sur la table ronde de Marcoussis (Janvier 2003) près de Paris et ses inepties déshumanisantes à l’endroit du peuple ivoirien mais insistons sur les bombardements et les fusillades des jeunes patriotes ivoiriens aux mains nues à Abidjan par l’armée française sous Jacques CHIRAC en Novembre 2004 puis en 2011 sous le tristement inénarrable Nicolas SARKOZY avec la fermeture des banques pour priver les patriotes ivoiriens de leur propre argent et l’embargo sur les médicaments ‘(du jamais vu au monde), tous ces coups tordus pour chasser du pouvoir le candidat élu par notre peuple au profit d’un imposteur et fraudeur que le monde entier a fini par découvrir et par éviter, tellement ses actes sont abominables !

Or, c’était en prévention de toutes abominations, de toute cette cruauté inutile, de cette décadence humaine que la France mijotait alors que MAHAN GAHE, en patriote résolu et engagé, n’a pas pris de gant, début Octobre 2002, place de la République à Abidjan, pour accuser les multinationales, les réseaux mafieux et les colons français experts en trafics délictueux et toujours tapis dans leurs cavernes obscures pour un ésotérisme ou de plus en plus dépravant !

Comme on le voit donc, il n’est point du tout hasardeux et mal pensé de conclure que c’est la France avide de pétrole et de ressources naturelles en Côte d’Ivoire pour sa propre survie qui a tué Basile MAHAN GAHE, tuer ou faire tuer (en se barricadant derrière de faux concepts ou préjugés tels que dictature ou démocratie) relève pour les victimes que nous sommes, du même degré de responsabilité. Car à y voir de près, tous les suppliciés et prisonniers de fait de Ouattara, leurs humiliations et maltraitances à commencer par GBAGBO, son épouse, ses ministres, Geneviève BRO GREBE, Jean Jacques BECHIO ou le banquier DAKOURY, tous ces jeunes patriotes et militaires ne sont en réalité que ceux-là même qui ont dénoncé publiquement et opposé un niet catégorique au sale jeu de sodomie mentale et de spoliation de notre pays à la France, ses gouvernants et  ténébreux réseaux qui, confus et manquant de courage aujourd’hui à faire mea culpa, en pâtissent eux-mêmes gravement. Oh, honte ! Comme disait Simone GBAGBO.

Voici, peuple français, une vérité qui doit désormais t’habiter : tes gouvernants et tes réseaux ont toujours été l’alpha et l’oméga des rébellions et des coups d’Etat qui assassinent nos frères ici en Afrique en même temps que ces méthodes sauvages (est-ce bien cela la civilisation tant vantée par tes intellos ?) nous appauvrissent toujours davantage. Quand chez vous, la bourgeoisie en place, ses fétus de paille et ses mercenaires de tous ordres s’offrent tous les jours de notre sang innocent dans leurs fastes et luxures. Oh, honte !

Honneur et hommage à toi, MAHAN GAHE ! Tu n’es pas mort pour rien  car la France, à défaut d’une repentance sincère, paiera un jour pour la voracité vampirique et le racisme de ses gouvernants!

   

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 16 Septembre 2013.

mercredi, 18 septembre 2013

REACTION DU COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS A L’ANNONCE DU DECES DE BASILE MAHAN GAHE

 

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C’est avec une profonde émotion que nous apprenons le décès, à Abidjan, de Basile Mahan Gahé, Secrétaire général de la centrale Dignité, ce lundi 16 Septembre 2013.

Nous nous associons tout d’abord à la douleur de sa famille et de ses proches.

Avec la disparition de ce symbole, c’est le monde syndical ivoirien, africain et international, mais aussi le peuple ivoirien qui sont en deuil.

Basile Mahan Gahé a payé de sa vie les multiples actes de tortures subis avant et pendant sa longue détention arbitraire dans les geôles de Boundiali. Tabassé sauvagement à plusieurs reprises par la soldatesque de Ouattara, lors son arrestation, ce sexagénaire a également subi des mauvais traitements pendant les 22 mois passés en prison dans le nord du pays.

Vu la gravité des faits, Amnesty International dénoncera son cas, dans un de ses rapports :
«… Il a été arrêté sans inculpation le 26 avril chez lui, à Abidjan, par des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui ont perquisitionné et mis son domicile à sac… Amnesty International a reçu des informations crédibles indiquant que cet homme a été soumis à des actes de torture, en particulier dans les jours qui ont suivi son arrestation, et qu’il serait en mauvaise santé. L’organisation a appris que, une nuit, celui-ci avait été emmené au cimetière de Yopougon et attaché. Des agents des forces de sécurité ont alors commencé à faire feu autour de lui pour lui faire croire qu’ils allaient le tuer. Une autre fois, il a été frappé au dos à maintes reprises avec le plat de la lame d’une machette. La douleur était si intense qu’il ne pouvait même plus s’asseoir ».

Libéré par la suite grâce à la mobilisation d’envergure de nombreuses organisations syndicales internationales, et en particulier de la CGT-France, qui ont fait de sa défense un point d’honneur, il ne s’est jamais remis des souffrances infligées par ses tortionnaires, et il en a gardé de très graves séquelles.

Mais, comble du raffinement dans la perversion, ses comptes bancaires ont été bloqués par le régime de Ouattara, l’empêchant, ainsi, d’accéder aux soins dont il aurait dû bénéficier, passé ce martyre. En effet, comment se soigner, sans argent, dans un pays où l’assurance maladie n’a pu être mise en place à cause de l’ingérence française dans la politique du gouvernement de l’époque ?

Cependant, il faut souligner, qu’envers et contre tout, Basile Mahan Gahé n’a jamais renoncé à son combat. C’est un homme debout, qui témoigne, avec un immense courage, en  Mars 2013, au 50ème congrès de la CGT, malgré les tentatives d’intimidation dont il a été l’objet à la veille de cette invitation : tentative d’enlèvement, assassinat de sept membres de sa famille, incendie du reste de son village sacrifié.

C’est à juste titre que les congressistes lui réservent, debout, une salve d’applaudissements, à l’issue de cette forte, et inoubliable, prise de parole.

L’immense Basile Mahan Gahé aura, ainsi, porté jusqu’au bout son combat pour le monde du travail.

En ce jour sombre de l’annonce de son décès, suite aux mauvais traitements et tortures subis dans les geôles du régime tortionnaire de Ouattara, le comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens tient, personnellement, M. Alassane Ouattara pour responsable de sa mort tragique.

Et le tiendra également responsable de ce qui pourrait arriver aux personnes récemment libérées ainsi qu’à celles qui sont encore illégalement détenues. La torture étant une pratique généralisée.

Nous réclamons également le déblocage des comptes de Basile Mahan Gahé. Nous demandons que l’intégralité des sommes qui s’y trouvaient soit rendue, sans délai, à son épouse. De même pour l’ensemble des personnalités de l’opposition privées de tout moyen de subsistance par cette mesure inique. Nous dénonçons aussi, et de source sûre, le fait que certaines personnes qui ont vu leurs comptes débloqués les ont retrouvés entièrement vides.

Par ailleurs, nous invitons l’ensemble des personnalités de la gauche française et des organisations syndicales à prendre la mesure de la violence du régime installé de force par la France, l’ONU, et la communauté internationale le 11 Avril 2011.

Nous formulons le vœu qu’elles réalisent, ainsi que l’opinion publique française, la gravité de la situation qui est celle de la Côte d’ivoire et de ses citoyens, onze ans après le début du coup d’état le plus long de l’histoire (19 Septembre 2002 - 11 avril 2011).

L’ONDE DE CHOC PROVOQUEE AUJOURD’HUI PAR LE DECES DE BASILE MAHAN GAHE AJOUTE A LA DESESPERANCE DES POPULATIONS ET AU SENTIMENT D’INJUSTICE DE MILLIONS D’IVOIRIENS. COMBIEN FAUT-IL DE BASILE MAHAN GAHE POUR QUE S’EVEILLENT ENFIN LES CONSCIENCES ET QUE LE VENT DE LA JUSTICE COMMENCE A SOUFFLER SUR LA COTE D’IVOIRE ?

LA FRANCE ET SES CITOYENS S’HONORERAIENT A :

- PRENDRE LA MESURE DE LEUR RESPONSABILITE DANS LA TRAGEDIE IVOIRIENNE

- ETRE AUX COTES DU PEUPLE IVOIRIEN QUI SOUFFRE
COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

 

Paris le 16 Septembre 2013

 

Contact du Comité pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens :
prisonnierspolitiques.rci@gmail.com

mardi, 17 septembre 2013

L’HOMMAGE DU MINISTRE EMILE GUIRIEOULOU A MAHAN GAHE: AINSI DONC ILS T’ONT EU

 

côte d'ivoire,l’hommage  du ministre emile guirieoulou a mahan gahe,ainsi donc ils t’ont eu,par ton frère et ami,le ministre emile guirieoulou


Basile, ainsi donc ils t’ont eu ? Toi, le buffle de Diboké, toi, Mahan Gahé l’intrépide ?  De « prisonnier de la haine », tu viens grossir le rang, hélas interminable, de nos nombreux « morts de la haine ».

Basile, comme si c’était d’hier, je t’entends encore nous exposer, le ministre Oulaye et moi, lors de ton séjour à Accra en mai 2013, tes projets pour Diboké (ouvertures des rues, construction d’un château d’eau, etc.),  projets dont tu nous disais avoir obtenu des promesses de financement. Tu exprimais aussi ton souhait de te rendre au Libéria pour y rencontrer les parents réfugiés et étudier avec eux les possibilités de leur retour.

Mais j’entends encore résonner plus fort en moi tes paroles nous décrivant les actes de tortures et de maltraitance que tu as subis pendant plusieurs jours au commissariat de Williamsville après ton arrestation à ton domicile le 26 avril 2011. Je t’avais alors fortement recommandé de profiter de ton voyage à Genève le mois suivant dans le cadre de l’édition 2013 de la Conférence Internationale du Travail du BIT pour faire un bilan complet de santé et tu avais promis le faire. Je ne savais que le mal était déjà fait et que tu étais condamné à la mort : sept vertèbres cervicales et cinq côtes cassées !!! 

Quel sort cruel s’abat sur Diboké qui après cet autre digne fils, le maire Daouo Benoît en 2008, perd en Mahan Gahé celui sur qui cette nouvelle sous-préfecture plaçait tous ses espoirs pour son développement.

Basile, ils t’ont enfin eu pour le grand bonheur de celui qui, à ta vue à l’Hôtel du Golf où de Williamsville tu as été conduit plus tard par les FRCI, s’est exclamé « mais pourquoi, ils n’ont pas tué Mahan Gahé et puis ils l’amènent ici ! » comme tu me l’as confié ce jour-là.  

Basile, je n’ai pas la force de te pleurer. Aucune larme ne sortira de mes yeux. Non Basile. Parce que je suis convaincu que ce n’est cela que tu attends de moi. En pareille circonstance, les larmes doivent faire place à la dignité, à la force morale pour défier la mort et montrer à ceux qui en sont la cause que leurs desseins sont vains, que le combat qui était le tien continuera, que la flamme par toi allumée ne s’éteindra jamais et que dans tes pas d’autres Mahan Gahé marcheront pour poursuivre ton œuvre tant à la Centrale Dignité qu’à Bloléquin.

Mahan Gahé, Mahan Gahé, Mahan Gahé, Mahan Gahé, «  j’ai dit ton nom quatre fois » : de là où tu seras désormais, élevé par la mort au rang d’ancêtre, tu sais ce que tu as à faire. Bénis et accorde longue vie à ceux qui t’ont aimé et qui te portent encore dans leurs cœurs et fais descendre la malédiction, sur ceux qui t’ont causé ou même souhaité souffrances physiques et morales sur terre.

Basile, sur le chemin de la tranquillité éternelle  que tu t’apprêtes à emprunter, soit rassuré et dis en unisson avec nous : NINSEMON, GOSSEMAN !!! c’est à dire : Ta flamme n’est pas éteinte, les traces de tes pas ne sont pas perdues !!!

 

Par ton frère et ami,

Le Ministre Emile GUIRIEOULOU

MORT DU SYNDICALISTE BASILE MAHAN GAHE: COMMENT L’HOMME A ETE TORTURE PAR LES FRCI DE OUATTARA

 

côte d'ivoire,mort du syndicaliste basile mahan gahé,comment l’homme a été torturé par les frci de ouattara,steve beko

 

Après sa libération, lors de son passage à Accra, en juin 2013 à la faveur d’une réunion régionale du BIT sur le travail des enfants, le syndicaliste Mahan Gahé Basile avait longuement expliqué à ses camarades en exil les  conditions de son arrestation et de sa détention.

Ainsi, il a révélé qu’il avait été arrêté le 26 avril 2011 à son domicile par des FRCI qui l’avaient conduit dans leur camp à Williamsville. Il avait été copieusement battu par les soudards du régime Ouattara qui croyaient avoir en face d’eux un gardé de l’armée à cause du titre de «Général» par lequel il était souvent désigné par son entourage. En fait, le secrétaire général de la centrale Dignité était appelé ainsi  «Général »par ses proches collaborateurs et les travailleurs affiliés à sa structure syndicale- Dignité.

Cette appellation est un usage courant dans les structures comportant un poste de «Secrétaire général» comme la FESCI et bien d’autres organisations. Notre infortuné n’avait eu la vie sauve que grâce à autre Frci, coxer d’Adjamé de son état, qui avait convaincu ses amis qu’ils avaient en face d’eux un syndicaliste et non un officier supérieur des FDS.

C’est ainsi que de son premier lieu de torture, il avait été conduit à l’Hôtel du Golf dans un état piteux - sept vertèbres cervicales (logées au niveau du cou) cassées, cinq côtes cassées, dont deux sur le côté droit et trois sur le côté gauche - d’où il a été transféré au Pénitentiel de  Boundiali dans le nord du pays. Mahan Gahé n’a donc pas survécu aux lourdes séquelles de cette torture de la Milice de  Ouattara.

Il est mort ce lundi 16 septembre 2013.


Steve Beko

PDCI-RDA: PARTI POLITIQUE OU ANIMAL DE COMPAGNIE DU RDR?

 

côte d'ivoire,pdci-rda: parti politique ou animal de compagnie du rdr?,yao kouamé patrick,président de la jeunesse du pdci rda en exil

Nous voici à deux ans des élections présidentielles de 2015. Etant donné que le but de tout parti politique est la conquête et l’exercice du pouvoir d’état selon son projet de société, tous les Partis, à l’image du FPI, du PIT, du MFA s’activent pour être à  ce rendez-vous.

Le PDCI-RDA notre parti baigne toujours dans le flou. Après le dernier combat du président Henri KONAN BEDIE, combat soldé par un échec où notre parti se classe désormais au troisième rang sur l’échiquier politique ivoirien et où le parti tend à se réduire dans le V Baoulé, nous militants avions pensé que nos premiers responsables allaient tirer les leçons de ce fiasco et se remettre au travail pour faire de cet héritage du père fondateur l’instrument de progrès, de paix et de cohésion nationale qu’il était autrefois.

Les élections présidentielles de 2010 nous ont montré que le PDCI-RDA, parti national où toutes les ethnies se retrouvaient a perdu son influence dans le grand Nord, le grand Ouest, au Sud et dans tout l’Est. Le PDCI-RDA d’aujourd’hui se résume qu’au petit V Baoulé. Devons-nous être fiers de ce constat et continuer à y demeurer ? Comment sommes-nous en arrivés là ?

  • Le RDR sorti du PDCI-RDA  par la faute du président Henri KONAN BEDIE qui refusait la  démocratie interne et la  rénovation du parti. Ce parti ethnique a fait des peuples du Nord son bétail électoral.
  • L’UDPCI, le PURCI, l’UDCY, l’URD... tous ces partis politiques crées par des cadres issus du PDCI-RDA sont la conséquence du manque de dialogue et de l’ouverture de l’ère BEDIE.
  • Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, des individus lourdement armés ont attaqué la ville d’Abidjan et endeuillé de nombreuses familles. Ayant échoué dans leur projet de coup d’état, ces rebelles vont se replier dans la partie Centre-Nord puis l’Ouest  du pays. Pendant près de dix ans, ils sèmeront la mort et la désolation au sein de nos populations. On verra les femmes d’Adjanou massacrées à Sakassou, des femmes enceintes éventrées, des enfants égorgés et jetés dans des puits, des gendarmes tués et des milliers d’Ivoiriens morts étouffés dans des conteneurs à Korhogo. Le PDCI RDA  avec à sa tête le président Henri KONAN BEDIE n’a jamais condamné ces assassins des temps modernes. Qu’a dit BEDIE face aux accusations de son soutien au MPIGO, ce groupe armé qui a rendu l’Ouest méconnaissable? Comme le dit l’adage, qui ne dit rien consent, son silence a pesé contre notre parti dans les urnes à l’Ouest. Les populations de l’Ouest en sanctionnant BEDIE, ont envoyé un grand message au PDCI-RDA.
  • L’alliance RHDP étant vu par la majorité des Ivoiriens comme un soutien du PDCI-RDA à la rébellion, ceux la même qui ont causé leur malheur le feront payer dans les urnes à l’Est et au Sud de notre pays.

Que faire pour rebondir ?

Après tout ce qui précède, le PDCI-RDA doit revenir à son combat originel; le combat d’HOUPHOUET-BOIGNY. Celui ci consiste :

- A traduire les aspirations profondes des masses ivoiriennes;

- A la libération de l’homme ivoirien et l’affirmation de sa personnalité;

- A la promotion d’une politique de bien être par le travail dans la discipline et la paix;

- A militer pour la construction d’un monde de justice et de paix par le DIALOGUE, la neutralité absolue, la coopération internationale dans l’égalité, la tolérance et la paix.

Que constatons-nous aujourd’hui ?

Le vote des lois sur la nationalité, l’apatridie et le foncier par les députés PDCI-RDA a été fait sans consultation de la base.

Le peuple ivoirien dans sa majorité aspire à la paix et à la réconciliation vraie mais cela est le cadet des soucis des rebelles au pouvoir et contre les valeurs du PDCI-RDA, le président BEDIE les soutient.

Le peuple ivoirien est aujourd’hui pris en otage par le RDR et ses bandes armées. Tous ceux qui sont contre Ouattara iront au cimetière, propos du secrétaire général du RDR.

Les forêts et les maisons des ivoiriens sont occupées depuis 2002 par les rebelles et la crise postélectorale est venue aggraver cette situation.

Avec la politique de rattrapage initiée par le RDR où seuls les partisans de Mr Ouattara ont droit à un travail. Le chômage, les licenciements abusifs, le népotisme et la corruption gagnent du terrain dans notre pays. Ce qui a pour conséquences, la méfiance, la division, l’extrême pauvreté, la frustration et la famine donc la mort.

La question de tous ces prisonniers politiques et militaires injustement incarcérés avec à leur tête le Président Laurent GBAGBO et tous ces exilés politiques qui broient du noir loin de la mère-patrie, est le dernier des soucis de la classe dirigeante du PDCI-RDA. Quel échec !

Chers militants, voila à quoi est réduit notre parti qui est de suivre de façon moutonnière le RDR et ses rebelles. Jusqu’à quand devons nous laisser BEDIE nous conduire à l’abattoir ?

Pendant combien de temps devons nous laisser BEDIE agir contre la vision de notre parti, agir contre les idéaux de notre parti, agir contre nos textes ?

Pour BEDIE, la gestion désastreuse des affaires du pays par Ouattara et ses rebelles est un succès qu’il faudra pérenniser et pour cela le PDCI-RDA devra renoncer à ce qui caractérise tout parti politique qui est la conquête du pouvoir d’état au profit du RDR de Ouattara.

Aujourd’hui en Cote d’Ivoire sous l’ère Ouattara, le mensonge est érigé en mode de gouvernement, l’insécurité a atteint un seuil tel que le plus grand camp militaire a été vidé de tout son arsenal. Dans les cités universitaires,  les places des étudiants sont occupées par les bandes armées à la solde du RDR. A la place des concours, ont assiste à des recrutements parallèles de militants du RDR. Le système sanitaire est  plus que déplorable. La vie est de plus en plus chère avec le racket des chefs de guerre qui font la loi au vu et au su de Mr Ouattara. Seul BEDIE, ayant fait du PDCI l’animal de compagnie du RDR,  continue de cautionner et d’encourager une telle escroquerie.

Chers militants, nous vous appelons à la vigilance car il n’y a jamais deux sans trois. Tous ceux qui ont soutenu Ouattara ont par la suite été humiliés. Souvenons nous d’un certain Nicolas SARKOZY qui après avoir soutenu Ouattara est allé perdre les élections de façon lamentable. Doit-on encore vous parler de Mr Abdoulaye WADE ? Tout comme eux, Henri KONAN BEDIE, pour son soutien à Ouattara connaitra lui aussi l’humiliation.

A travers ce douzième congrès, le PDCI-RDA devra renaitre pour se positionner comme le parti leader en Cote d’Ivoire. Vu les enjeux de ce rendez vous, il serait anti démocratique de laisser un comité de soutien à un candidat de l’organiser. Les militants du PDCI-RDA devront montrer aux yeux du peuple de Côte d’Ivoire et au monde entier un comportement exemplaire dans le respect des textes que nous nous sommes librement donnés. En tant que premier parti politique créé, notre devoir sera d’être un modèle pour les autres partis politiques.

Le monde entier nous regarde, les ivoiriens espèrent toujours en nous pour les faire sortir de la souffrance actuelle causée par la politique hasardeuse de Ouattara. Evitons de montrer des spectacles honteux à ceux qui croient toujours en nous pour ne pas les éloigner de nous.

Si nous sommes tous d’accord que le PDCI-RDA doit aller à  une renaissance avec des instances rajeunies, pourquoi certains pensent que nous devrons mettre de coté nos textes qui constituent pour nous la boussole devant nous conduire au renouveau tant souhaité?

Chers militants, le peuple de Côte d’Ivoire compte sur nous et a espoir qu’au moment venu, nous ferons le bon choix, celui de donner au PDCI-RDA un président valable soucieux des enjeux du moment. Un PDCI-RDA redynamisé fort et prêt pour les combats futurs.

Dieu aime la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens.

Ensemble on va gagner !

 

YAO Kouamé Patrick

Président de la jeunesse du PDCI RDA en exil


Source: Le blog de Philippe Ehua

BIZARRERIES D’UNE DEMOCRATIE!

côte d'ivoire,bizarreries d’une démocratie!,alain bouikalo juriste-consultant

 

Combien sommes-nous à croire que la Côte d’Ivoire du régime des « rattrapeurs » est un Etat démocratique depuis le 11 Avril 2011 ? En vérité, nous ne pensons pas être nombreux à adhérer à l’idée que l’avalanche des bombes franco-onusiennes a engendré une démocratie chez nous. Certes l’on enregistre des intellectuels (philosophes, historiens, juristes, écrivains, journalistes etc.) qui partagent la thèse du régime, mais ils n’ont pas encore réussi à démontrer, exemples à l’appui, qu’ils sont dans le vrai. Les arguments qu’ils avancent, dans bien des cas, oscillent entre le ridicule et la mauvaise compréhension des règles démocratiques. Ils nous parlent d’un pouvoir légal et légitime alors que nul n’est censé ignoré que ni la légalité, ni la légitimité ne s’octroient par la violation des règles qui encadrent l’accession au pouvoir d’état ainsi que son exercice. Il en est de même pour la représentation nationale dont on sait qu’elle est le fruit d’un « désert électoral » provoqué par une prise en otage bien huilée du processus électoral par un pouvoir qui refuse la saine compétition électorale (ses alliés politiques en savent quelque chose). A cela, s’ajoute le fait que les défenseurs de la démocratie du 11 Avril 2011, trouvent légale l’arrestation arbitraire, la détention, la torture de plus de 700 ivoiriens qui ont eu le tort d’être des partisans du Président Laurent Gbagbo. Le seul effort intellectuel qu’ils ne s’hasardent pas à faire, est d’affirmer haut et fort que la démocratie rime avec l’assassinat des principes qui en constituent la sève: le respect des droits de l’homme, la soumission de l’Etat au droit. Voici des principes tellement bien violés chez nous que le rire s’invite dans nos salons dès lors qu’on entend ou qu’on lit les défenseurs acharnés de la démocratie du 11 Avril 2011.

Depuis la libération de 12 prisonniers pro-Gbagbo, ces défenseurs de la démocratie du 11 Avril 2011 persistent à soutenir que la démocratie est bien implantée dans notre pays. On leur demanderait si le fait de libérer des prisonniers politiques sur ordre du chef de l’exécutif suite à une montagne de pressions devenues insupportables, élève le pays au grade d’Etat démocratique ? Certains répondraient hâtivement par l’affirmative. Mais lorsqu’on regarde de près, on se rend bien compte que quelques bizarreries entament l’honneur de la démocratie des bombes. En effet, ils n’ont pas renoncé à leur volonté de contrôler les pensées des ivoiriens. Il leur faut par tous les moyens créer une adhésion à leur pourvoir en imposant une ligne de conduite à ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est pourquoi, le pouvoir a mis en ordre de bataille des personnes dont la mission essentielle est de remettre en question la libération des prisonniers politiques et la liberté de ces derniers à aborder les thèmes qu’ils jugent utiles. Au nombre de ceux-ci, le journaliste Benoit Hili. Il posait la question suivante : « Faut-il arrêter à nouveau Affi et ses compagnons ? » (Le Nouveau Réveil, 14 et 15 Septembre 2013). Ce journaliste résumait parfaitement les interventions de Joël N’Guessan, porte-parole principal du Rdr : « votre liberté n’est que provisoire », Dély Mamadou, Président du groupe parlementaire Udpci : « les griots de l’intoxication ont été mis en liberté » (La Matinale, 14 et 15 Septembre 2013), Me Franck Kouyaté, juriste pro-Ouattara pour qui le chef du FPI gagnerait à « mettre balle à terre » (L’Inter, 14 et 15 Septembre 2013). Pour ces défenseurs de la démocratie du 11 Avril 2011, les sorties du Président du FPI ne sont pas les bienvenues. Que veulent-ils en substance ? Que le Président Pascal Affi N’Guessan travestisse les faits, se range du côté du pouvoir en évitant de débattre des questions qui dérangent. Il s’agit en l’espèce de la légitimité du pouvoir Ouattara et des institutions, du complot international contre Laurent Gbagbo, du rôle joué par Sarkozy et ses forces militaires dans la chute de Laurent Gbagbo et l’intronisation de Ouattara, de l’incompétence des démocrates du 11 Avril 2011. En un mot,  il s’agit pour les responsables du FPI de vivre leur liberté comme s’ils étaient encore en prison. Ce qui nous ramènerait sous la tente du parti unique. Pour justifier leur choix, Ils affirment que le contexte politique n’autorise pas à débattre des questions essentielles évoquées ci-dessus. Autrement dit, il appartient à l’Etat d’imposer à Affi N’Guessan et ses compagnons des feuilles de route selon les réalités du moment. L’un des défenseurs du pouvoir, le journaliste Bénoit Hili, s’inquiète même de « la tolérance du gouvernement face à des empêcheurs de gouverner ». Le pouvoir doit tendre la verge à défaut de reconduire Affi et ses camarades en prison, semble-t-il dire. Les curieux défenseurs de la démocratie ne savent pas qu’ils détruisent, la thèse qu’ils défendent. Car, comment se targuer d’être démocrates alors qu’on impose à l’opposition les sujets sur lesquels elle doit se prononcer ? Quelle est la règle en démocratie qui invite un pouvoir, à sectionner la langue d’un opposant lorsque celui-ci lance le débat sur la légitimité du pouvoir, l’incompétence des gouvernants, l’Etat de droit ? Est-ce son statut pénal ? Au demeurant, ce statut évoqué à satiété, ne saurait être présenté comme un épouvantail d’autant qu’il n’est fondé que sur des motifs exclusivement politiques.

En démocratie, l’on débat de toutes les questions qui rythment la vie de la nation. Le pouvoir qui pense être ciblé par les critiques de l’opposition, devrait, par le biais de ses communicants, détricoter les critiques qui lui sont faites. Par ailleurs, le pouvoir peut également riposter face aux critiques de l’opposition. Dans ce cas, il n’appartiendra pas à cette opposition de prendre les armes, mais plutôt de démontrer que les thèses du pouvoir sont fausses. C’est ce jeu qui devrait être de mise dans une démocratie et non des velléités d’embrigadement de l’opposition. Malheureusement chez nous, l’embrigadement est la règle. Cette bizarrerie constatée dans un Etat dit démocratique atteste de ce que les démocrates du 11 Avril 2011 n’ont jamais été ce qu’ils prétendent être. D’ailleurs, tout indique qu’ils ne le seront jamais. Ils semblent visiblement être atteints par les critiques des responsables du FPI. Mais ont-ils autre choix que de libérer le jeu démocratique ? Assurément non. Le contexte a considérablement évolué et les amis d’hier, même s’ils tardent à prendre position publiquement, supportent difficilement les bizarreries que recèle la démocratie du 11 Avril 2011.

Les nouveaux censeurs qui hier, étaient engoncés dans un silence complice lorsque certains affirmaient qu’ils rendraient ce pays ingouvernable, devraient savoir qu’ils vivront désormais avec des responsables du FPI plus que jamais déterminés à faire barrage à l’imposture. Notre pays a besoin de la démocratie au sens plein du terme et non d’une démocratie grevée de bizarreries.

 

Alain Bouikalo, Juriste-Consultant.

lundi, 16 septembre 2013

DECES - OUATTARA A TUE MAHAN GAHE: SEPT VERTEBRES CERVICALES ET CINQ COTES CASSEES


MAHAN GAHE BASILE.jpg

 

Le syndicaliste Mahan Gahé Basile, qui vient de décéder, ce jour, à la Polyclinique Sainte Anne-Marie d'Abidjan Cocody (PISAM), avait vu son état de santé se dégrader considérablement suite aux multiples actes de tortures subis de la part des Frci. Voici l’article du quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" du 12 Septembre 2013 qui en atteste.

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Le Secrétaire général de la Centrale syndicale Dignité, Mahan Gahé Basile, libéré de sa détention arbitraire et illégale de plus de 18 mois, est actuellement dans un état critique qui a nécessité son évacuation d’urgence à la Pisam.

 

Le Secrétaire général de la Centrale syndicale Dignité, Basile Mahan Gahé, est en ce moment dans un état alarmant. Sa santé s’est sérieusement détériorée suite aux mauvais traitements et actes de torture endurés durant sa longue détention arbitraire aussi bien dans un commissariat de Williamsville qu’à la prison civile de Boundiali. Depuis sa mise en liberté, le 22 décembre 2012, à la suite de pressions des confédérations syndicales nationales et internationales, Mahan Gahé n’a jamais pu retrouver la forme. Selon des membres de sa famille, il était souvent pris de paralysie totale durant des crises dont la dernière, survenue le lundi 9 septembre 2013, a nécessité son évacuation d’urgence à la Pisam, où il est interné depuis lors. A en croire le diagnostic effectué à la suite des examens médicaux, le SG de la Centrale Dignité a plusieurs vertèbres et côtes brisées. Pour être plus précis, Mahan Gahé, selon ses médecins traitants, a sept vertèbres cervicales (logées au niveau du cou) cassées, cinq côtes cassées, dont deux sur le côté droit et trois sur le côté gauche.

Dans la haine viscérale qui avait animé le régime Ouattara, en plus d’avoir été enlevé et détenu illégalement, Mahan Gahé avait vu ses avoirs gelés. Dans ces conditions, comment faire face au moindre frais médical causé par des actes de tortures subis?

Les actes de tortues subis

Amnesty International, dans plus d’un rapport publié, avait dénoncé l’arrestation arbitraire, illégale de ce responsable syndical et révélé les actes de tortures qu’il a subis durant sa  longue détention illégale. «Basile Mahan Gahé est le secrétaire général de la Confédération Dignité, un syndicat affilié à la Confédération syndicale internationale (CSI). Il a été arrêté sans inculpation le 26 avril chez lui, à Abidjan, par des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), qui ont perquisitionné et mis son domicile à sac… Amnesty International a reçu des informations crédibles indiquant que cet homme a été soumis à des actes de torture, en particulier dans les jours qui ont suivi son arrestation, et qu’il serait en mauvaise santé.

L’organisation a appris que, une nuit, celui-ci avait été emmené au cimetière de Yopougon et attaché. Des agents des forces de sécurité ont alors commencé à faire feu autour de lui pour lui faire croire qu’ils allaient le tuer. Une autre fois, il a été frappé au dos à maintes reprises avec le plat de la lame d’une machette. La douleur était si intense qu’il ne pouvait même plus s’asseoir», a relevé Amnesty International dans son rapport d’urgence sur le cas Mahan Gahé, en juin 2011. La Confédération syndicale internationale (CSI) regroupant plus de 175 millions de syndiqués à travers le monde, avait fait du cas de Mahan Gahé, une urgence, mobilisant toutes les structures syndicales africaines et internationales. L’état de santé de Mahan Gahé nécessite une mobilisation des centrales syndicales et des démocrates dans leur ensemble. Parce que ce dernier fait les frais d’une injustice sans précédent. Tout comme lui, plusieurs autres détenus, à un degré certainement moindre, ressentent à ce jour les séquelles des actes de tortures subis.


 Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER