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dimanche, 26 décembre 2010

SITUATION SOCIO-POLITIQUE EN COTE D'IVOIRE: DECLARATION DU GOUVERNEMENT ANGOLAIS



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L'Exécutif Angolais continue à suivre avec grande préoccupation le développement de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire qui risque de finir dans un conflit aux conséquences imprévisibles, susceptibles de mettre en cause la paix et la stabilité de l'Afrique Occidentale, une région fragile où des processus de stabilisation sont en cours dans plusieurs pays ayant des processus démocratiques récents, suite aux longues guerres qui ont marqué tragiquement la sous-région, notamment : le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée Conakry, la Guinée-Bissau et le Niger.

Cette préoccupation devient encore plus grande à l'approche de nouveaux processus électoraux qui peuvent être affectés par la situation en Côte d'Ivoire engendrant ainsi de nouvelles tragédies sur le continent.

L'Exécutif Angolais constate avec beaucoup d'appréhension le fait que toutes les mesures prises jusque là par la Communauté internationale sont en train de pousser la Côte d'Ivoire irrémédiablement vers la guerre.

La célérité avec laquelle ce processus dégénératif se développe n'est que l'indice des graves anomalies et des facteurs qui avant, pendant et après les élections ont contribué et continuent d'affecter négativement la situation critique qui prévaut en Côte d'Ivoire.

En effet, il est étrange que dans un délai de cinq jours, les mesures radicales et extrêmes que nous connaissons tous aient été prises au niveau international, sans que, premièrement, toutes les plaintes du processus électoral soient reçues et dûment vérifiées, de façon à non seulement désigner le vainqueur de forme non équivoque, mais aussi de dissuader toute contestation ; deuxièmement, sans qu'au moins soient utilisées les voies de résolution pacifique du différend, par le dialogue et la négociation, conformément aux normes universellement acceptées en pareil cas.

L'Exécutif angolais a reçu des contacts de plusieurs entités et pays dans le sens de son implication dans une éventuelle médiation afin de trouver une solution à la crise.

L'Exécutif angolais est favorable à une solution du conflit ivoirien par la voie pacifique et négociée. Par conséquent, il dénonce avec véhémence la campagne diffamatoire qui a été orchestrée selon laquelle on aurait prétendument identifié des mercenaires ou soldats angolais en Côte d'Ivoire ; il considère que ces fausses nouvelles s'inscrivent dans l'habituelle stratégie d'ingérence extérieure dans les affaires du continent, visant à dénigrer ses leaders et ses institutions et une fois de plus manipuler l'opinion publique pour justifier l'inévitabilité de la guerre.

Il est regrettable qu'à ce moment des puissances extérieures au continent demandent à d'autres pays africains de la sous-région de précipiter la guerre comme une forme de solution à un problème qui, de l'avis de l'Exécutif angolais, peut et doit être résolu pacifiquement.

L'Exécutif angolais croit que la crise en Côte d'Ivoire est une affaire Africaine et que, de ce fait, il incombe aux Africains de prendre le leadership des actions concernant sa résolution. Ainsi, l'Union africaine doit assumer la responsabilité de ce leadership afin d'éviter que l'actuel conflit devienne irréversiblement une catastrophe humaine, en utilisant tous les instruments qui sont à sa disposition.



Le Gouvernement de la République d'Angola

Luanda, le 24 décembre 2010.

jeudi, 23 décembre 2010

FRANCE-REBELLION IVOIRIENNE: CONNIVENCE TOTALE

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Que fait donc ce gendarme français en Côte d'Ivoire et surtout près des rebelles, à l'Hotel du Golf ?

Vous avez dit assistance à force insurrectionnelle ?

mercredi, 22 décembre 2010

ASSASSINAT DE LAURENT GBAGBO : UN COMMANDO DE 26 SNIPERS A ABIDJAN DEPUIS HIER



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In Le Nouveau Courrier N°160 du 22 Décembre 2010 Gilles Naismon


Le président français, après avoir donné un ultimatum de 72h (qui n'a eu aucun effet) à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir, veut passer à l'action militaire, en éliminant le président ivoirien.

Nos sources au Burkina Faso et dans l'Hexagone, notamment à Paris, sont formelles et confirment aisément cette information sur laquelle travaillent les fins limiers ivoiriens. 26 snipers de l'armée française, des hommes de couleur, ont pu rallier Abidjan via Ouagadougou et Bouaké avec l'appui de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui les a habillés dans ses uniformes. Encagoulés sous le couvert de «soldats de la paix», ces tireurs d'élite se sont vus confier la tâche d'exécuter un certains nombre de personnalités du pouvoir parmi lesquelles figure en première place l'actuel président de la République Laurent Gbagbo. Les 26 tireurs d'élite, qui ont transité par Ouagadougou, ont pu prendre des instructions auprès du général Emmanuel Beth, ancien commandant de l'opération Licorne et actuel ambassadeur de la France au Burkina Faso. La nomination de celui-ci à ce poste était perçue comme un positionnement stratégique dans la poursuite de déstabilisation d'Abidjan, au cas où Ouattara perdrait les élections présidentielles à la régulière.

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Le gouvernement américain cité dans le convoyage de mercenaires allemands

Le gouvernement américain, vu que son numéro un s'est impliqué fortement dans l'opération « tout sauf Gbagbo », est également très actif dans cette opération «tout sauf Gbagbo ». Ainsi, l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique a sollicité et obtenu une autorisation de survol et d'escale à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny accordée sous le N°1353/PR/EMP. Il s'agissait d'un appareil de type GULF STREAM N°186/PA ou N°184 PA ou SUBS exploité par la compagnie Phénix Air avec pour commandant de bord, le commandant Brian Edminster qui devait atterrir comme prévu à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny. Au grand étonnement des autorités légales du pays, l'appareil descend à Bouaké, fief des rebelles, via Alger, la capitale algérienne. Un commando de mercenaires composé d'une douzaine d'allemands a été débarqué. En réalité, l'autorisation d'escale et de survol demandée par les Américains pour enquête à leur ambassade d'Abidjan, suite à une roquette qui l'aurait touchée jeudi dernier, n'était qu'un prétexte pour brouiller les pistes et avoir accès à l'un des aéroports ivoiriens.

Une délégation de Ouattara a séjourné au Burkina pour boucler l'opération

Dans la nuit du 19 au 20 décembre dernier, le président du Rdr, Alassane Ouattara a envoyé une délégation auprès du président burkinabé pour solliciter, selon des sources crédibles, un «soutien logistique, matériel et humain». Ce soutien vise à engager une épreuve de force visant à mettre à la tête de la Côte d'Ivoire Alassane Ouattara. Le président Blaise Compaoré, à qui la demande a été adressée, a confié le dossier au colonel Diendiéré Gilbert, son chef d'état-major particulier. La délégation d'ADO et le colonel Diendieré ont eu une séance de travail à cet effet le 20 décembre à Ouagadougou.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 21 décembre 2010

CI: JERRY RAWLINGS APPELLE A RESPECTER LES RECOMMANDATIONS DE THABO MBEKI


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L'ancien président ghanéen lance un appel à la retenue et à la maturité.

L'ancien président ghanéen, Jerry John Rawlings, a lancé un appel lundi (20/12/10) pour « la retenue et la maturité» des leaders politiques ivoiriens et pour la fin des violences qui ont suivi le deuxième tour de la présidentielle du 28 novembre dernier, dont la victoire est revendiquée par le chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo et le leader de l'opposition, Alassane Ouattara.

Il a également exhorté l'Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les deux protagonistes pour le pouvoir en Côte d'Ivoire à respecter scrupuleusement les recommandations de l'émissaire de l'UA, Thabo Mbeki, formulées dans son rapport, au cours de ses récentes réunions de médiation dans ce pays en crise de l'Afrique de l'Ouest.

« M.Thabo Mbeki est perçu comme un arbitre neutre dans la crise et les efforts qu'il a déployés pour un règlement rapide de la crise devraient être pris au sérieux» a-t-il indiqué dans un communiqué publié à Accra. «Les pertes en vies humaines, enregistrées lors des manifestations de rues et les prétendus enlèvements et exécutions de civils ne doivent pas dégénérer en un conflit à grande échelle», a ajouté M. Rawlings.

Il a exhorté l'UA et la CEDEAO à travailler à calmer les tensions en Côte d'Ivoire et à rechercher une paix et une stabilité durables dans le pays en prenant les mesures idoines pour appliquer les mesures urgentes préconisées dans le rapport de Thabo Mbeki. Il n'a pas donné de détails sur le rapport de Mbeki.

 

Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

LA DESOCCIDENTALISATION DU MONDE

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In Le Nouveau Courrier N°158 du 20 Décembre 2010 par Silvie Kouamé


On peut choisir de regarder la crise ivoirienne à travers les lunettes déformantes de la majorité des médias internationaux, qui ont choisi de raconter une histoire simpliste et manichéenne. En gros, il s'agit d'un pays où un roi nègre s'accroche au pouvoir. Alors qu'il a perdu des élections transparentes et validées par une «communauté internationale» forcément honnête, vertueuse et mue par sa mission civilisatrice et «démocratisante». Non violent, porteur d'espoir, son adversaire a appelé «le peuple» à descendre pacifiquement dans la rue, mais la soldatesque aux ordres du président sortant a sévi. Depuis, les puissances occidentales essaient de faire prévaloir les valeurs universelles...


Cette belle fable ne résiste ni à la réalité ivoirienne, bien plus complexe, ni à la froide logique de la diplomatie internationale. Le processus qui a amené l'Occident à imposer la thèse «Ouattara vainqueur» n'est ni légal ni légitime. Ce n'est pas la Commission électorale indépendante (CEI) qui a diffusé des résultats provisoires en sa faveur ; mais seulement son président, membre du RHDP, au sein du QG de campagne de Ouattara. Les fraudes dont le camp Gbagbo parle, et qu'on tente de rendre inaudibles par un tintamarre de «certifications » d'organisations internationales et d'ONG toutes abreuvées à la même source, sont avérées. Elles se voient sur des milliers de procès-verbaux irréguliers qui, dans un dialogue contradictoire, ne pourraient pas être rejetées d'un simple revers de la main agacé. Elles ont eu lieu dans une partie de la Côte d'Ivoire vivant sous la férule moyenâgeuse de seigneurs de la guerre voués à ADO, le champion d'une cause qu'ils considèrent comme celle du Nord.

La « démocratie médiatique », nouvelles arme d'intervention de l'Occident

Ceux qui s'intéressent à l'actualité internationale de manière continue ne croiront jamais que Paris et Washington se battent à Abidjan pour le triomphe d'un quelconque absolu démocratique.

Les exemples sont nombreux qui tendent à prouver que les pays occidentaux ont une compréhension sélective et manipulatoire de la démocratie, qui ne tient que dans la mesure où elle concourt à leurs intérêts. Ainsi, quand les Palestiniens choisissent de voter pour le Hamas, parti islamiste honni par les puissances riches, ils sont punis.

Les «élus du peuple» ne sont pas reconnus par la «communauté internationale», qui refuse de s'asseoir à la même table qu'eux. Quand Hugo Chavez (Venezuela) ou Mahmoud Ahmadinejad (Iran) sont déclarés vainqueurs des élections chez eux, les arbitres des élégances démocratiques occidentaux, relayés par des médias puissants, crient à la fraude et mettent leurs canaux et outils à la disposition des opposants - qu'ils aient, dans le fond, raison ou non. En revanche, les puissances occidentales ont fermé les yeux sur les récentes fraudes électorales au Gabon, malgré les preuves qu'elles détiennent (cf. les révélations du documentaire de Patrick Benquet sur la Françafrique). Elles sanctifient les pétromonarchies du Golfe et les passations de pouvoir héréditaires en Françafrique, comme elles ont installé des dictateurs à la place de progressistes par le passé au Chili (pour Pinochet contre Allende) ou en République démocratique du Congo (Mobutu pour contrer Lumumba). Rien de nouveau sous le soleil...

La «démocratie médiatique» instrumentalise au-delà du raisonnable les droits de l'homme et les organisations qui les défendent - pour les assécher et les délégitimer, à terme, auprès d'une grande partie de l'opinion publique mondiale, qui n'est pas dupe. Financées à grands frais par des fondations et des Etats qui ont des intérêts à défendre, les grandes ONG de défense des droits de l'homme trient les morts, pour extraire des décombres ceux qui vont dans le sens de leur démonstration. La Cour pénale internationale (CPI) devient un épouvantail destiné uniquement à causer des frayeurs aux Africains. Arnaud Montebourg a déjà demandé que Gbagbo soit traîné devant la CPI pour des violences déclenchées par Ouattara et qui ont fait 50 morts. Qui poursuivra Bush ou Obama devant la CPI pour les milliers de civils tués en Irak ou en Afghanistan ? Qui poursuivra les rebelles ivoiriens pour les 5000 morts de la guerre civile qu'ils ont lancée? Qui poursuivra Chirac pour les meurtres d'Ivoiriens devant l'Hôtel Ivoire ? Silence... ces morts-là ne sont pas du bon côté. Celui des alliés de l'Occident.

Une nouvelle guerre froide de nature économique ?

Un des phénomènes intéressants à observer au point de vue diplomatique est la convergence de vues frappante et mise en évidence entre la France, soutenue par l'Union européenne, et les Etats-Unis sur le dossier ivoirien. C'est un phénomène nouveau : lors des derniers épisodes de notre crise qui ne veut pas mourir, les Etats-Unis regardaient la France s'embourber dans son «petit Irak» de façon goguenarde et se moquaient en douce de son allié infidèle. L'administration Bush avait même empêché bruyamment la France de «suspendre» le Parlement ivoirien en 2006, durant la période de gloire des proconsuls du Groupe de travail international (GTI).

De l'eau a coulé sous les ponts. Aux Etats-Unis, les conservateurs qui avaient une dent contre la France sont partis, laissant la place aux démocrates, bien disposés en faveur de l'ONU et de la «cogestion de l'impérialisme». Ils n'ont de toute façon pas le choix : affaiblie sur les fronts ouverts imprudemment, Washington a besoin de son allié français, qui soutient l'effort de guerre en Afghanistan. En France, Sarkozy l'atlantiste a succédé à Chirac le gaulliste, et procède à des échanges de bons procédés avec l'oncle Sam.

Mais il y a plus important : les Occidentaux, tous les Occidentaux, se sentent affaiblis. Ils n'ont plus le monopole de la technologie, leur population est vieillissante et endettée, et ils voient les Asiatiques et les pays émergents, plus économes, partir avec plus de moyens à la conquête des matières premières stratégiques de l'Afrique. Il faut se mettre ensemble pour barrer la route aux Chinois ! Les «fuites» de télégrammes diplomatiques orchestrées par Wikileaks tombent à point nommé pour mieux comprendre la donne ivoirienne. «Les Français accueillent favorablement l'extension de la présence américaine en Afrique comme moyen de contrebalancer l'expansion régionale de la Chine», peut-on lire sur une note. La nouvelle politique française «peut donner aux Etats-Unis des occasions d'étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance», note un télégramme. La France est désormais considérée comme «un de nos plus puissants alliés en Afrique», ajoute un mémo de l'ambassade américaine à Paris, destiné à Hillary Clinton. Paris faisait le gendarme en Afrique hier contre le péril communiste. Désormais, ses forces armées aident à la préservation des intérêts de l'Occident. Le temps de la concurrence d'après la chute du mur de Berlin, qui s'est exprimée avec férocité au Rwanda (Kagame avec les Américains, Habyarimana avec les Français) est passé. La nouvelle guerre froide qui oppose la vieille aristocratie aux puissances émergentes en Afrique est aujourd'hui d'abord et avant tout économique. Mais à militariser la planète, d'Irak en RDC en passant par la Côte d'Ivoire, l'Occident s'épuise, perd la bataille des cœurs et des esprits ; pendant que ses adversaires ne font que du business et gagnent du terrain chaque jour, surfant sur le rejet de l'arrogance d'une coterie internationale hypocrite et donneuse de leçons. La désoccidentalisation du monde, prophétisée par l'essayiste français Hakim El Karoui, a commencé.


 

Source : LE NOUVEAU COURRIER

CRISE IVOIRIENNE - AMATH DANSOKHO, ANCIEN MINISTRE SENEGALAIS : ''UNE MACHINERIE INFERNALE MONTEE PAR LA FRANCE''




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In Le Nouveau Courrier N°158 du 20 Décembre 2010 © l'Humanité


Amath Dansokho, ancien ministre sénégalais se prononce, dans un entretien au journal français l'Humanité, sur la crise ivoirienne.


D'où vient cette longue crise ivoirienne ?

Toute cette machinerie infernale a été montée, je le dis comme je le pense, par la France. Il faut remonter à l'ère Chirac pour comprendre cette crise. Lui et ses services ont encouragé la création de la rébellion. Laurent Gbagbo avait été élu en 2000 et reconnu par la communauté internationale. Jusqu'au coup d'État manqué de 2002, fomenté par des officiers travaillant pour Ouattara, qui n'en était pas à son premier coup. Tout cela, on l'oublie.

Quelles sont les conséquences sur le pays ?

Elles sont déjà très graves, avec un risque de partition. En arrière-plan, dans un contexte mondial particulier, il ne faut pas exclure le danger d'une intervention militaire extérieure. Même si les partisans de ce scénario y réfléchissent à deux fois.

Aujourd'hui, les Ivoiriens et eux seuls pourront sortir leur pays des difficultés. En faisant en sorte que le coefficient des influences extérieures, impérialistes, soit le moins fort possible. C'est à cette condition qu'ils pourront s'entendre.

Quelles sont les enjeux économiques ?

Ils sont considérables. Premier producteur mondial de cacao, le pays bénéficie aussi d'une production fruitière abondante et diversifiée et, surtout, de ressources énergétiques, depuis la découverte de pétrole. Il a donc toutes les ressources pour expérimenter un développement propre, une économie africaine moins dépendante. Mais de cela, les puissances occidentales ne veulent pas entendre parler.

Pourquoi les guerres et les crises se succèdent-elles dans cette parie de l'Afrique depuis la fin des années 1980 ?

Parce qu'elle regorge de ressources. Comme au Liberia, avec le fer, ou en Sierra Leone, qui est une anomalie diamantifère. C'est là qu'il faut rechercher les causes de guerres. Partout, les ex-puissances coloniales montent les populations les unes contre les autres, sèment le trouble pour pouvoir exploiter les ressources naturelles.

L'exploitation minière ne s'arrête jamais, fût-ce sous le régime de guerres atroces. C'est ce qui se passe au Congo. Ces zones de guerre et d'instabilité sont incluses dans le système global de l'économie capitaliste, quelles que soient les circonstances.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 20 décembre 2010

WATTAO AGONISANT: VRAIMENT DOMMAGE POUR CE FRERE EN QUI NOUS AVIONS CRU UN MOMENT



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Wattao agonisant, à l'Hotel du Golf d'Abidjan, après la confrontation musclée des rebelles avec les Forces de Défense et de Sécurité de la République de Côte d'Ivoire, le jeudi 16 décembre 2010. Nous avons de la peine pour ce soldat en rupture de ban qui s'était montré fort sympathique à l'égard de ses frères ivoiriens, au moment où nous pensions encore avec foi, aller dans la bonne direction: celle de la réconciliation nationale.

Que DIEU le garde en vie. Selon sa souveraine volonté. Nous espérons et prions qu'il soit seulement blessé.

 

Le SEIGNEUR ETERNEL protège et bénisse la Côte d'Ivoire!

16:56 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : côte d'ivoire, crise ivoirienne, wattao agonisant, hotel du golf | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 16 décembre 2010

QUE VALENT LES SANCTIONS DE L'UNION EUROPEENNE ?

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Les sanctions de l'Union Européenne poussent à plusieurs interrogations dont les principales pourraient être les suivantes : pour qui se prend cette organisation pour distribuer, comme ça, des sanctions, à l'emporte-pièce, à des citoyens d'un pays indépendant depuis 1960 ? Qu'est-ce qui l'autorise à sanctionner les gens ? D'où tire-t-elle sa légitimité ?...

Et puis, franchement, avant d'être sanctionné, le bon sens demande qu'un être humain, si tant est qu'il est considéré comme tel, doit pouvoir avoir l'opportunité de répondre, devant un tribunal, des actes que l'on lui reproche, car selon la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, en son article 9, « Tout homme est présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable », bien entendu devant les tribunaux...

Les sanctions de l'Union Européenne montrent combien on se fout royalement de nous les Africains. Et, bêtes que nous sommes, nous les Africains, nous applaudissons et claironnons fièrement ces « décisions » qui n'ont pas d'autre objet que de nous infantiliser, de nous instrumentaliser, de nous déshumaniser, comme à l'époque coloniale, cette époque glorieuse où l'on avait droit de vie et de mort sur ses « sujets ». A la seule différence que, ici, ce n'est plus la France seule, mais une « Union » regroupant plusieurs pays coloniaux d'hier. Ne sont-ce pas là le comble du complot contre l'Afrique et la preuve évidente de la pérennisation de la colonisation ?

Alors, je pose la question suivante : Quand est-ce que, nous les Africains, nous allons nous réveiller et apprécier à sa juste valeur ce genre de méprise ?

Par ailleurs, on pourrait légitimement se demander ce que valent ces sanctions pour les sanctionnés en question ?

Je réponds tout net : ces sanctions sont nulles et sans effet, quand on sait que les personnes concernées ne vivent pas en Europe, n'utilisent pas les services européens pour leurs besoins quotidiens et vitaux. Il faut le savoir.

De ce fait, les Africains qui considèrent et épinglent ces décisions et s'en enorgueillissent, font tout simplement preuve d'une naïveté déconcertante et d'une crédulité sans égal. Ces Africains-là oublient ou feignent d'ignorer que l'Union Européenne les utilise simplement comme des paillassons pour entrer chez nous et faire ce qu'elle veut sur nous et de nous. Ces individus sont des suppôts pour perpétuer la domination occidentale et l'esclavage permanent des Noirs, tel qu'édicté par le « Code noir » promulgué par Louis XIV en 1685. Le pire est que ces Africains-là ont vendu leurs âmes au diable, et sont prêts à tout et à n'importe quoi pour plaire à leurs maîtres, prêts à utiliser des rebellions et des mensonges, prêts à violer les lois de leurs pays, prêts à tuer leurs compatriotes..., juste pour avoir le sentiment d'être « quelqu'un » et pour obtenir des positions et des gains éphémères qui les rabaissent plutôt que de les élever. Ces Africains-là sont les vrais bourreaux des Africains et de l'Afrique. C'est la honte. En tout cas, j'ai mal, simplement mal.

 

Léandre Sahiri, Docteur ès Lettres, Professeur,  Ecrivain.

samedi, 11 décembre 2010

HEBDOMADAIRE SAN FINNA DU BURKINA FASO: DOSSIER SPECIAL SUR LA COTE D'IVOIRE


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Un regard objectif venant du "pays des hommes intègres" sur la crise ivoirienne et notamment sur le déroulement du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, il fallait l'espérer, dans la grisaille du lynchage médiatique et diplomatique orchestré par la France contre notre pays pour imposer son poulain, envers et contre toute légalité et légitimité. Ce regard honnête et franc est arrivé. Limpide. Pour le triomphe de la vérité. N'en déplaise aux sourds et aveugles volontaires. Bonne lecture!

 

I- LE FIL DES EVENEMENTS


Le second tour de l'élection présidentielle, précédé par des violences multiples ayant fait plusieurs morts et de nombreux blessés, s'est tenu dans une atmosphère à coupeau au couteau, le dimanche 28 novembre 2010. Les résultats étaient attendus pour la soirée du dimanche, vu qu'il n'y avait plus que deux candidats en lice : Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Mais le suspense va durer trois jours. La raison est que les deux camps ne tombaient pas d'accord sur les chiffres et il y avait des problèmes procéduriers que la CEI se devait de résoudre étant donné que dans ses attributions, il était bien précisé qu'elle devait veiller à ce que le scrutin soit transparent, juste, crédible. D'ailleurs, le camp de Laurent Gbagbo avait déposé ses recours au Conseil constitutionnel annonçant un hold-up électoral au vu des exactions multiples, des empêchements de voter, des bourrages d'urnes, particulièrement dans la partie ouest et nord du pays.

Le lundi soir, Bamba Yacouba, membre du RDR, porte-parole de la CEI, va sur le plateau de la télévision pour proclamer les résultats de la diaspora, non encore consolidés et validés. Irritation pour ne pas dire plus du camp du FPI.

Les choses traînent, les tensions sont extrêmes et on demande aux journalistes de quitter la CEI. Les divergences se font plus que jamais jour. Tout le mardi, on espère mais il n'y a rien jusqu'à ce qu'on annonce pour le lendemain des résultats à 11 h. Mais en ce début de soirée du mardi, le même Yacouba Bamba tente de proclamer des résultats. Des membres du  FPI lui disent de ne pas le faire, les choses n'étant pas terminées mais il persiste, ce qui explique qu'il en soit physiquement empêché. Attitude dénoncée par  Mr Pascal Affi N'Guessan, président du FPI, qui dira qu'il «ne peut pas user ou abuser de son rôle de porte-parole pour invalider les résultats de Paris et outrepasser le protocole interne à l'institution ».

Le lendemain, toute la journée passe et il n'y a rien. Le soir, à 23 h, Youssouf Bakayoko se rend à la télévision ivoirienne pour dire qu'il faut que les Ivoiriens comprennent que tout n'est pas fini, qu'il faudra encore du temps. Il lui est signifié qu'à minuit pourtant,  le délai est de rigueur. Il répond : « Il n'est pas encore minuit ». Minuit passe, la matinée du jeudi passe, et toujours rien.

A 15 h 03, le Président du Conseil constitutionnel passe sur la Radio télévision ivoirienne pour dire qu'il a dessaisi la CEI qui est forclose puisque n'ayant pu délivrer les chiffres.  Il annonce qu'il prend tout le dossier en main et que, sous peu, les résultats définitifs tomberont.

C'est alors qu'à 15 h 30, deux chaînes de télévision française, France 24 en particulier, annonce que Youssouf Bakayoko a déclaré en catastrophe, la victoire d'Alassane Ouattara, dans un Hôtel.

Le soir, le président du Conseil constitutionnel, Mr Yao Paul N'Dré, repasse à la télévision pour dire que ces résultats sont nuls et non avenus, que les seuls résultats seront ceux qu'il diffusera à la RTI.

Le vendredi après-midi, le même Mr N'Dré annonce la victoire de Laurent Gbagbo qui a obtenu gain de cause au niveau de certaines de ses réclamations qui ont vu des bureaux annulés dans le nord et l'ouest notamment. Ce n'était pas une première : bien de pays l'ont fait. Ainsi, le Bénin a pu annuler plus d'un tiers des bureaux de vote à une élection présidentielle sans qu'on y ait trouvé à redire dans le monde au sujet de la monumentalité du fait.

A la suite de cette proclamation légale, les opposants et leurs amis, notamment de l'extérieur, se sont manifestés pour affirmer que jamais ils ne reconnaîtraient Mr Gbagbo. Mr Young Jin Choi, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d'Ivoire, prend fait et cause pour la proclamation non reconnue par les autorités ivoiriennes, soit celle de Mr Bakayoko, semble-t-il,  toujours enfermé à l'Hôtel, sans qu'on ne sache pourquoi. La Police ivoirienne lance un avis de recherche. Sait-on jamais ! La France, les USA, les médias opposés à Laurent Gbagbo s'activent pour dénigrer la déclaration définitive et sans appel du juge suprême. Tout le monde est appelé à la rescousse : l'Union africaine, la CEDEAO...On tente  un coup à l'ONU : faire accepter Mr Ouattara comme président de la Côte d'Ivoire mais au Conseil de Sécurité, la Russie notamment s'y refuse.

Et le samedi, c'est, croit-on,  l'épilogue : à 14 h, Mr Laurent Gbagbo prête serment devant le Conseil constitutionnel à 13 heures devant des représentants d'organisations internationales, de Chancelleries, devant tous les généraux de l'Armée ivoirienne (venus, il faut le souligner, la veille le féliciter au palais) devant une foule de supporters très heureux. La boucle est-elle bouclée ? Que nenni ! Mr Alassane Ouattara, de son côté, prête serment par courrier envoyé au président du Conseil constitutionnel. Une prestation surréaliste à inscrire dans le Guiness des exploits, avec cette candide explication : «Les circonstances exceptionnelles que vit la Côte d'Ivoire en ce moment ne me permettent pas de prêter serment en personne devant le Conseil constitutionnel». (in Le Figaro du 05 12 2010). Il nomme Guillaume Soro, premier ministre, après que ce dernier ait déposé sa démission entre ses mains.

Face à ce grand « souk », on apprend que Thabo M'beki a été dépêché par l'Union africaine pour tenter de trouver une issue au nouveau problème posé à la Côte d'Ivoire.

C'est un cirque abracadabrantesque qui continue après l'adoubement de la rébellion ivoirienne par la communauté internationale au lendemain du 19 septembre 2002. Mais c'est bien connu, depuis longtemps, la raison du plus fort est souvent la meilleure !



II- PROCLAMATION DES RESULTATS PAR LA CEI NULLE DANS LA FORME ET DANS LE FOND


I
l n'est pas besoin d'être docteur en Droit pour reconnaître que la proclamation des résultats par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Mr Youssouf Bakayoko, est nulle et de nul effet.

En premier lieu, on voit que dans la forme, il y a quelque chose de choquant. En règle générale, les organes et institutions de ce genre prennent leurs décisions dans leurs sièges. Dans le cas de la CEI, c'est dans un hôtel où se trouvaient les responsables de l'Opposition (dont le candidat Alassane Ouattara) que le président de l'institution a procédé à sa proclamation. Même la journaliste de France 24, Tatiana Mossot, sur place à Abidjan, n'a pas manqué de relever l'incongruité de la prestation. Et c'est tout seul, escorté par deux militaires, sans être entouré de tout son staff qu'il a livré à la dérobée quelques résultats avant de conclure rapidement qu'Alassane Ouattara est vainqueur.

Toujours dans la forme, les Ivoiriens et autres Africains auront remarqué avec un sentiment d'humiliation que c'est devant des chaînes de télévision françaises que la déclaration a été lue par Mr Bakayoko, comme si la légitimation du pouvoir en Côte d'Ivoire était le fait de l'étranger et notamment de l'Hexagone.

Dans le fond, il suffit de relever la forclusion de la CEI puisque le mercredi 1er décembre à minuit, elle devait avoir impérativement proclamé les résultats provisoires, ce qu'elle ne fit pas. Sa parole n'avait donc plus d'effet, et lorsque le Conseil constitutionnel s'est saisi du dossier, la CEI était par le fait disqualifiée pour prononcer les résultats. Ca, ce sont des principes qui valent un peu partout et qui fondent le droit. Or, on veut faire avaler des choses contraires à la loi en décidant contre les lois de la République ivoirienne, contre la constitution ivoirienne, que c'est la CEI qui a raison à la place du Conseil constitutionnel.

Pourquoi ce qu'on ne pourra jamais accepter aux USA, en France, en Allemagne..., on veut l'imposer en Afrique ?



III- CONSEILS CONSTITUTIONNELS AFRICAINS : QUI PEUT FAIRE LA LEÇON A QUI ?


D
epuis que le Conseil constitutionnel ivoirien, évoquant le dossier des élections face à la forclusion de la CEI à trancher dans les délais, on en entend des vertes et des pas mûres sur cette institution.

Aux yeux d'un Antoine Glaser (Patron de « La Lettre du Continent ») ou d'un Jean-Baptiste Placca (Chroniqueur à RFI), le Conseil constitutionnel ivoirien ne serait composé que d'un ramassis de complices de Laurent Gbagbo. Ce point de vue, relayé dans bien de médias, est partagé jusqu'aux plus hautes sphères par nombre de puissances étrangères. On se repaît de cette « anomalie », faisant grâce de cette autre bien réelle qui nous offre une CEI dans laquelle, le déséquilibre joue de façon injurieuse en faveur de l'opposition ivoirienne. Mais soit !

Cependant, si l'on doit mener le débat sur la crédibilité des Conseils constitutionnels ou autres institutions du genre en Afrique, qu'on le fasse clairement, sur la base  d'un débat objectif. On verra alors que le Conseil constitutionnel ivoirien, s'il est « critiquable » est loin de faire plus mauvaise figure que bien d'institutions du même type, ici et là, sur le continent.

Il suffit pour cela de se souvenir de ces exemples centrafricain, tchadien, togolais..., pour se rendre compte que là-bas, dans des conditions carrément injurieuses pour le Droit, ils ont tranché en faveur des autorités en place. Même dans la patrie des droits de l'homme, le Conseil  Constitutionnel, à ce qu'on sache, est composée de gens nommés par le Chef de l'Etat et les présidents des chambres parlementaires. Le fait que le président puisse y envoyer des personnalités qui ne sont pas notoirement inscrits à l'UMP ne change pas au fait que c'est lui qui les nomme.

Il n'est pas insignifiant de rafraîchir ici les mémoires en rappelant le front que Jacques Chirac a eu de s'aménager des immunités perpétuelles  via cette même cour.

Chez nous,  même soumission de l'organe suprême, même modus operandi pour en tirer le meilleur profit. Les candidats malheureux à la dernière présidentielle ont obtenu un jugement faisant droit à leurs dénonciations portant sur les cartes d'électeurs illégales mais cela n'a pas empêché le Conseil constitutionnel de rejeter leur demande d'invalidation du scrutin. Tradition oblige puisque le même Conseil constitutionnel, sur d'autres sujets de droit capitaux, n'a pas hésité à rendre des décisions qui resteront dans l'histoire de notre justice, comme des hérésies juridiques fondamentales. Où a-t-on vu que cela ait le moins du monde ému les bien pensants de la communauté internationale ?

Alors, arrêtons ces débats sélectifs, discriminatoires au cours desquels, sur des bases subjectives, on délivre des satisfécits aux uns et des blâmes aux autres.


IV. OBSERVATEURS INTERNATIONAUX ET OBSERVATEURS AFRICAINS : LES PIRES NE SONT PAS FORCEMENT CEUX QU'ON CROIT !

Bien qu'ils essaiment les pays africains en période électorale comme des sautereaux en hivernage malgré les critiques croissantes dont ils font l'objet, les observateurs internationaux sont toujours là. Ils gagnent même en puissance puisque finalement, leur jugement participe de plus en plus grandement à la validation des processus électoraux en Afrique. Le fait devient de plus en plus irritant lorsque l'on voit des appréciations sentencieuses se faire en faveur d'un scrutin pendant que les faits démontrent à l'excès, son caractère injuste, non transparent, anti-démocratique. Tout aussi énervant et insultant pour les Africains, est cette façon de donner un label au constat des observateurs internationaux quand ceux africains sont cantonnés dans le bas de gamme. On vient d'en voir une illustration éloquente en Côte d'Ivoire.

Dans ce pays, les observateurs africains, qui étaient déployés sur l'ensemble du territoire, ont relevé dans le nord et l'ouest du pays, des faits de violences, de fraudes, d'empêchement de voter, de bourrages d'urnes, de vols d'urnes, portant atteinte lourde à la sincérité de la votation et en ont conséquemment préconisé l'invalidation. Mal leur en a prit. On a estimé, au niveau des observateurs internationaux, que tout cela n'était qu'affabulations venant de personnes à la crédibilité douteuse pour avoir surgi du néant.

Ce point de vue déconsidérant pour les Africains, relayé notamment par le Représentant spécial des Nations Unies Mr Choi et le journaliste  Jean-Baptiste Placca (qui pourtant, si on ne s'abuse, se plaisait à critiquer le travail des observateurs internationaux venus comme en villégiature en Afrique en contrepartie de certification de scrutins cabalistiques), doit inviter les démocrates africains à le dénoncer comme étant une survivance de pratiques coloniales et néocoloniales qu'un certain Albert Memmi a décrit comme un processus de néantisation du colonisé.

Les observateurs internationaux sont d'autant moins fondés à se targuer d'une supériorité dans l'observation des élections qu'ils ne peuvent pas mieux connaître l'Afrique que les Africains et qu'en nombre insuffisant pour couvrir l'entièreté d'un territoire national, leur jugement est forcément exposé à l'arbitraire. Ce n'est pas pour rien que dans l'opinion commune, on considère que ces partisans du tourisme électoral ne valent pas chipette.

Tant qu'à juger l'efficience de l'observation sur la loyauté des scrutins électoraux en Afrique, qu'on le fasse sur des bases crédibles, sans volonté de privilégier les uns au détriment des autres parce qu'on sert des intérêts inavouables.



V. DE LA CREDIBILITE DU VOTE EN ZONE REBELLE


Extraits d'un point de vue de Mr Eric Kahé, président de l'Alliance ivoirienne pour la République et la Démocratie (Aird). A méditer !

« Les scores régionaux (nous disons bien régionaux et non dans quelques bureaux de vote) obtenus par le candidat du Rdr dans ces régions atteignent un pic de 93.42% avec une moyenne de 85%, ce que ne réalise aucun autre candidat nulle part ailleurs.

Ces scores rappellent ainsi l'ancienne époque soviétique ou celle des partis uniques africains ou des républiques bananières. Le candidat Alassane Ouattara ne gagne donc que dans les zones contrôlées et administrées par des commandants de zone (Com'zones).

Non seulement elles sont dirigées par l'ex (?) rébellion qui n'a ni désarmé, ni concédé aux Préfets la moindre autorité, mais ces zones ont la particularité d'être alimentées en informations par des radios pirates aux ordres du Rdr et qui assurent à son mentor une propagande exclusive depuis plus de 8 ans.

Malgré les accords de Ouagadougou qui prévoient la cessation de leurs activités au profit de la radio et de la télévision nationales, la situation n'a guère évolué. Il apparaît donc évident une grave atteinte au droit à l'information au profit de la propagande et cela pose la cruciale question de l'équité et de l'équilibre. Sans compter les conditions dans lesquelles a été réalisé l'enrôlement en zones dites Cno.

Les Forces Nouvelles (Fn) n'ayant pas désarmé, les populations n'ont-elles pas voté avec la peur de représailles pour le village qui ne voterait pas majoritairement l'allié de l'ex-rébellion ? Peut-on parler, dans ces conditions, de sincérité du scrutin ?

Les résultats du nord en faveur du candidat Ouattara sont choquants pour la démocratie et l'unité nationale, et ils rappellent ces films Western dans lesquels le brave fermier est obligé de vendre 'légalement' ses terres pour ne pas avoir à subir les représailles du chef bandit si ce n'est du chef-rebelle. On comprend maintenant pourquoi l'on tenait tant à des élections sans désarmement ».



VI. SUS A L'INSTRUMENTALISATION DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE !

On a coutume d'imputer la crédibilité relative de la Cour pénale internationale (CPI) au fait que nombre d'Etats au premier rang desquels les USA, la Chine, n'ont pas signé le Traité constitutif et que certains autres comme la France l'ont ratifié en prenant soin de s'aménager quelques réserves. Ca, c'est vrai. On ne peut pas construire un ordre public international avec une justice pénale fonctionnant à deux vitesses exemptant certains de ses sanctions et s'abattant sur d'autres à bras raccourcis. Soit tous les Etats du monde sont justiciables au même titre, soit il n'y a pas de justice pénale internationale !

Mais la bataille de la justice est un long combat qui a pris des siècles pour s'imposer dans le cadre des Etats de droit. On peut s'estimer déjà heureux par conséquent qu'un Tribunal pénal international (TPI) ait été mis en place, à la suite du Traité de Rome et attendre qu'il fasse son œuvre à force de persuasion et d'efficacité dans l'administration de la justice.

Cependant, il y a un autre fait qui contribue encore plus grandement à rogner la crédibilité du TPI : c'est sa récupération comme instrument de domination par des Etats, par des puissances parfois même non signataires du Traité pour faire plier les Etats, les contraindre au respect d'un certain ordre mondial. C'est précisément le cas pour la Côte d'Ivoire.

On agite ainsi l'épouvantail du TPI comme on l'a fait hier en Guinée Conakry pour contraindre les autorités ivoiriennes à sortir du lit de la légalité républicaine.

Ces menaces sont ici d'autant plus exaspérantes que nombre de ces puissances qui les agitent se gardent bien de le faire s'agissant d'Etats comme la Birmanie -qui pourtant le mérite-, et qu'ils ont eux-mêmes les mains tâchées du  sang d'innocentes victimes africaines et qu'ils sont de ce fait, disqualifiés à parler de comparution d'autorités ivoiriennes à la barre de la Haye !



Dossier spécial du journal San Finna (Burkina Faso) du 06 au 12 décembre 2010

"FRANÇAFRIQUE, LA RAISON D’ETAT", POUR MIEUX COMPRENDRE LA CRISE IVOIRIENNE

 

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Documentaire. Réalisé par Patrick Benquet. Scénario de Patrick Benquet. Produit par Compagnies des Phares et Balises. Avec la participation de France Télévisions. Conseiller historique : Antoine Glaser.

Film documentaire diffusé ce jeudi 9 décembre, à 23h10, sur France 2. Première partie : La Raison d'Etat.

 

Pendant plus d'un an, Patrick Benquet a enquêté avec l'aide précieuse d'Antoine Glaser, spécialiste unanimement reconnu dans ce domaine. Il montre dans ce film qu'à travers les présidences successives qu'avaient connues la France, de droite et de gauche, les bouleversements mondiaux entraînés par la chute du mur du Berlin et la mondialisation, il existe une étonnante cohérence dans la politique française à l'égard de ses anciennes colonies.

Que tous les grands événements africains dont les français gardaient le souvenir, le Biafra, les diamants de Giscard, l'action du mercenaire Bob Denard, les coups d'États à répétition, les assassinats politiques, l'affaire Elf et ses valises de billets, le licenciement de Jean-Marie Bockel..., étaient reliés par une logique implacable : la mise en œuvre d'une politique occulte dont la motivation principale était l'approvisionnement énergétique de la France, en particulier en pétrole.


Françafrique révèle un monde secret où, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, tous les coups sont permis pour maintenir au pouvoir des chefs d'État africains dévoués à la France. Un monde ou des sommes d'argent colossales irriguent clandestinement des réseaux d'enrichissement personnel et de financements de partis politiques. Le film donne la parole aux hommes de l'ombre, chefs des services secrets français, hommes de main au service de la République, baroudeurs du continent noir et à des acteurs historiques français qui ne s'étaient jamais exprimés : "Messieurs Afrique" de l'Élysée, ambassadeurs, ministre de la coopération, etc. Avec, par ordre d'apparition :


Maurice Delaunay : Formé à la Coloniale, l'École Nationale de la France d'Outre-mer, Maurice Delaunay fut le prototype de ces serviteurs de l'État qui ont géré l'empire africain sans état d'âme, justifiant les opérations illégales au nom de la " raison d'État ". Se définissant lui-même comme un homme de Foccart, il fut en charge de la grande répression des indépendantistes au Cameroun à la fin des années 50.


Ambassadeur au Gabon à deux reprises, il organisa la montée au pouvoir d'Omar Bongo. Il géra depuis Libreville l'intervention française au Biafra. Il dirigea et protégea le mercenaire Bob Denard en particulier pour les opérations de déstabilisation au Bénin. Il fut le témoin des mouvements de fonds clandestins entre l'Afrique et les responsables français.


Maurice Robert : En tant que responsable du secteur Afrique, il fut l'homme de main de Jacques Foccart au sein du SDECE, les services secrets français. De l'intervention de la France au Biafra à la déstabilisation de la Guinée ou du Bénin en passant par la mise au pouvoir de Bongo, il fut l'exécuteur en chef de la politique secrète de la France en Afrique. Débarqué des services secrets français, il fut immédiatement embauché dans les services de renseignements chez Elf et finira par être nommé ambassadeur au Gabon à la demande exprès d'Omar Bongo avant de terminer sa carrière de nouveau chez Elf.


André Lewin : Ambassadeur de France en Guinée de 1975 à 1979, il est la mémoire de la violente rupture entre le Général de Gaulle et Ahmed Sékou Touré et des tentatives de déstabilisation de ce pays par les services secrets français.


Bob Maloubier : Ancien responsable du service Action des services secrets français, c'est lui qui organisa, à la demande de Jacques Foccart, la garde présidentielle du président gabonais Léon M'Ba, victime d'une tentative de coup d'État en 1964. Il fut ensuite embauché par la compagnie Elf au Nigéria.


Jacques Pigot : Jacques Pigot a fait partie de ces hauts fonctionnaires que la France nomma pour encadrer les nouveaux présidents africains. Il passa 50 ans dans l'entourage direct du premier président gabonais Léon M'ba puis d'Omar Bongo.


Jacques Thiebaut : Pilote d'avion, baroudeur au Gabon, il participa au ravitaillement en armes du Biafra en guerre contre le Nigéria, sous les ordres de Maurice Delaunay afin de renverser le pouvoir en place puis de placer à la tête du Nigéria le rebelle Odjuku, dont le premier fils fut adopté par Omar Bongo.


Martin Kirsch : Il fut le "Monsieur Afrique" de Valéry Giscard d'Estaing de 1980 à 1981. Symbole de la continuité de la politique africaine, sa nomination avait été recommandée par Jacques Foccart.


Albin Chalandon : PDG d'Elf de 1977 à 1983, il conforta le rôle du Gabon comme premier fournisseur de pétrole de la France et entreprit de fructueuses négociations avec le Congo-Brazzaville, pourtant dirigé par le procommuniste Denis Sassou Nguesso. Il distribua généreusement les enveloppes pour le financement des campagnes électorales de tous les grands partis politiques aussi bien de droite que de gauche.


Jacques Salles : Chef des services secrets français au Zaïre puis au Gabon, il eut à connaître de la décision française de renverser le président Bokassa. En poste à Libreville, il fut le témoin privilégié des manipulations électorales et des prodigalités financières corruptrices du président Bongo.


Jean-Pierre Cot : Vingt deux ans avant Jean-Marie Bockel, Jean-Pierre Cot connaîtra la même mésaventure. Nommé en mai 1981 ministre de la Coopération par François Mitterrand, il prônait la transparence dans les relations avec l'Afrique et la fin des réseaux secrets. Il sera démissionné au bout de 20 mois et remplacé par Christian Nucci.


Pierre Marion : Directeur de la DGSE de 1981 à 1982, il échoua dans sa tentative de nettoyer les services secrets français de l'influence des réseaux Foccart et des hommes de Elf. Désavoué par le président Mitterrand qui l'avait nommé, il démissionna.


Jean-Christophe Mitterrand : "Monsieur Afrique" de son père à l'Élysée, de 1986 à 1992, il hérita du surnom de "Papa m'a dit" auprès des chefs d'État africains.


Loïk Le Floch-Prigent : Président-directeur général d'Elf, du 28 juin 1989 au 3 août 1993, il fut l'instrument consentant du président François Mitterrand qui poursuivit la pratique des financements occultes des partis politiques par l'argent secret du pétrole. Dans le scandale de l'affaire Elf, il fut la victime collatérale de la tentative balladurienne de prise du pouvoir présidentiel. Au nom de la raison d'État, il justifia les pratiques occultes de la compagnie pétrolière et en particulier le financement par Elf des guerres civiles au Congo Brazzaville et en Angola dans le cadre de la stratégie pétrolière de sa compagnie.


Eva Joly : Juge d'instruction de l'affaire Elf, elle démonta les mécanismes de la corruption et des financements occultes générés par l'argent du pétrole.


Robert Bourgi : Avocat d'affaires, conseiller personnel de plusieurs présidents du continent noir, il travailla dans l'ombre des relations franco-africaines d'abord pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin puis pour Nicolas Sarkozy qu'il initia aux réseaux africains. Se définissant lui-même comme le fils spirituel de Jacques Foccart, il est considéré aujourd'hui comme l'homme de plus influent des réseaux françafricains.


Michel de Bonnecorse : Ambassadeur dans plusieurs pays africains, il fut le conseiller aux affaires africaines de Jacques Chirac de 2002 à 2007. Pourfendeur des réseaux il assista à leur remontée en puissance après l'élection de Nicolas Sarkozy.


Dominique Pin Adjoint de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire de 2002 à 2005, il fut ensuite directeur d'Areva au Niger.


François Stifani : Il est le Grand-maître de la Grande Loge nationale de France (GLNF) qui procéda à l'intronisation d'Ali Bongo, fils d'Omar Bongo, comme Grand-maître de la Grande Loge gabonaise.


Et en archives, dans la première partie de ce grand film documentaire, apparaissent successivement : le Général de Gaulle, Pierre Guillaumat, Jacques Foccart, Ahmed Sékou Touré, Pierre Mesmer, Ahmadou Ahidjo, Félix Mounier, William Bechtel, Léon M'ba, Omar Bongo, le Colonel Benjamin Adekunlé, Valéry Giscard d'Estaing, René Journiac, Mathieu Kérékou, Bob Denard, Denis Sassou Nguesso, Jean-Bedel Bokassa, David Dacko, François Mitterrand, Guy Penne, Pascal Lissouba, Eduardo Dos Santos, Edouard Balladur, Philippe Jaffré, Roland Dumas, Bernard Kouchner, Laurent Gbagbo, Vincent Bolloré, Francis Bouygues, Félix Houphouët-Boigny, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Jean-Marie Bockel, Alain Joyandet , Mamadou Tandja et Ali Bongo.



Sources : France 2, Décembre 2010 et AFRIK53

FRANÇAFRIQUE, LA RAISON D'ETAT, UN DOCUMENTAIRE DE PATRICK BENQUET

 

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Un documentaire passionnant qui démonte les réseaux occultes entre la France et ses anciennes colonies.

La première partie de ce passionnant documentaire sur la Françafrique rend compte de la mise en place du réseau d'influences par Jacques Foccart dès le début des années 60 jusqu'à la chute du mur de Berlin.

L'objectif est clair, la France doit garder la main mise sur les matières premières de ses anciennes colonies. S'en suivent, assassinats, barbouzes et machinations en tous genres. Patrick Benquet déconstruit rigoureusement ce réseau occulte, transcendant les partis politique et soumis à aucun contrôle parlementaire. Les témoignages des principaux responsables sont édifiants: le PDG de Elf, Albin Chalandon (généreux mécène des principales campagnes électorales, en France et dans les anciennes colonies), Robert Bourgi (le "fils spirituel" de Jacques Foccart, et le conseiller de l'ombre pour l'Afrique de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy), Eva Joly (la juge d'instruction qui démonta les mécanismes de la corruption et les financements occultes dans l'affaire Elf) et bien d'autres, reviennent sur cette histoire complexe et tragique.

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Françafrique, la raison d'Etat (1ère partie), un documentaire de Patrick Benquet
Jeudi 9 décembre, 23h10, France 2.
(La deuxième partie sera diffusée le samedi 11 décembre, à 04h20)

 

Source: LEXPRESS.FR

mardi, 01 juin 2010

GBAGBO SE DECIDE ENFIN A INCRIMINER OUVERTEMENT LA FRANCE DANS LA CRISE IVOIRIENNE

  

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Sommet France-Afrique, Gbagbo: "Pas question d'aller à Paris!"

 

Le sommet France Afrique débute ce matin (hier, lundi 31 mai 2010), à Nice sans le chef de l’Etat ivoirien. Laurent Gbagbo n’ira donc pas à Nice. Le chef de l’Etat ivoirien qui ne souhaite pas associé son image à cette cérémonie s’est fait représenter par le président du conseil économique et social Laurent Dona Fologo. Selon le chef de l’Etat ivoirien il n’était « pas question d’aller à Paris » sans avoir discuté avec la France des différends avec la Côte d’ivoire. « Il n’y a pas de raison que j’aille en France tant qu’on n’a pas discuté du différend qui oppose et qui continue d’opposer l’Etat français et l’Etat de Côte d’Ivoire », a-t-il martelé.


Laurent Gbagbo accuse la France d’avoir tenté de le renverser en novembre 2004 après le bombardement du camp militaire français par l’aviation ivoirien. En réaction, l’aviation française avait détruit la flottille ivoirienne. Pour Laurent Gbagbo, la France avait tenté ce jour là de le renverser et cela reste inacceptable. « La tentative pour un pays qui est de renverser un Chef d’Etat, légalement élu, légitimé par une élection démocratique et populaire, tant qu’on envisage les relations comme ça, je ne suis pas d’accord. Je ne suis pas d’accord avec cette manière de voir les relations entre deux Etats », a-t-il indiqué

Même s’il blanchit le président Nicolas Sarkozy et accuse depuis cette époque clairement et ouvertement l’ancien président français Jacques Chirac et son premier ministre Dominique De Villepin d’être à l’origine du refroidissement des relations avec la France, Laurent Gbagbo n’a pas l’intention de passer l’éponge pour autant. « Je n’ai jamais fait mystère de l’implication de l’Etat français à travers les personnes de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin. Je n’ai jamais fais mystère de leur implication dans la tentative de renversement de mon régime. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais dire le contraire. Mais, nous ne nous sommes jamais assis avec l’Etat français pour discuter de ces questions-là. Ce n’est pas Sarkozy. C’est Chirac et De Villepin. Mais, pour moi, c’est l’Etat français. Alors, nous n’avons pas encore discuté du fond », a-t-il expliqué

Laurent Gbagbo veut d’abord discuter avec Paris avant d’envisager un quelconque voyage, peu importe la façon dont les choses se feront. Et Nice n’est pas la bonne opportunité. « Je ne trouve pas que ce soit une bonne solution que d’aller au sommet de Nice pour discuter d’un différend que j’estime fondamental. Il faut qu’on en discute d’abord et, après, je pourrai faire un déplacement. Que nous discutions. Peu importe. Ou bien, s’ils veulent que moi, j’envoie un émissaire, je peux le faire, mais qu’on discute. Quand j’ai discuté avec Compaoré, je ne suis pas allé à Ouagadougou. Le sommet de Nice lui s’ouvre ce matin avec 38 chefs d’Etats Africains.

 

Marc Antoine Colombus

 

Source: KOACI.COM

jeudi, 25 février 2010

LE DRAME DE LA COMMUNICATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Lu sur un nouveau blog qui a fait son apparition sur IVOIRE BLOG, ce jour même: CONSULTANT INDEPENDANT. Digne d'intérêt. Bonne lecture!

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LA CRISE IVOIRIENNE ET LE DRAME DE LA COMMUNICATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Depuis de nombreuses années, la Côte d'Ivoire est en crise. Si celle-ci a débuté en 1993, avec la disparition du président Félix Houphouët-Boigny, elle a été exacerbée à partir de l’an 2000 avec l’élection du président Laurent Gbagbo à la tête de l’Etat de Côte d'Ivoire. Depuis le 19 septembre 2002, la tentative de coup d’Etat muée ensuite en rébellion armée a permis d’avoir une lecture plus nette du jeu des acteurs, mais surtout de noter le positionnement particulier des médias français et étrangers qui sont, à l’analyse, une composante essentielle de cette crise ouverte et entretenue depuis plus d’une décennie.


RFI et les médias étrangers, ferments essentiels de la crise ivoirienne

De fait, depuis le début de la crise en Côte d'Ivoire, plus que l’acuité du discours politicien haineux ou même la nocivité des rebelles en armes, c'est plutôt le lynchage médiatique permanent des médias français et la passivité légendaire des gouvernants devant cet état de fait qui est le vrai ferment de cette crise et l’élément structurant qui permet de mieux comprendre la nature ainsi que l’étendue du drame que vit le peuple de Côte d'Ivoire depuis plus d’une dizaine d’années.
Beaucoup plus « discrète » au départ, tant que le jeu politique laissait entrevoir un espoir démesuré pour leurs protégés au poste suprême, il semble que l’avènement d’un pouvoir socialiste en 2000 a radicalisé la position des médias étrangers et ceux qu’ils soutiennent. Crime de lèse-majesté, l’élection du président Laurent Gbagbo a effectivement et subitement donné le coup d’envoi d’un acharnement médiatique sans précédent contre la Côte d'Ivoire. La fin justifiant les moyens, ce combat médiatique se fait au mépris de toutes les règles déontologiques connues. N’est-ce pas RFI ou BBC qui diffusent les communiqués de marches même interdites ? N’est-ce pas ce média public français qui est censé avoir « découvert » le fameux charnier de yopougon dont certains des pauvres suppliciés entassés seraient en fait morts par noyade ? Ne donne t-elle pas la parole pour tout propos indécent envers les gouvernants sans recueillir le point de vue de la partie accusée ou attaquée? Ces médias ne servent-ils pas finalement de support de communication pour tous les groupes factieux, pourvu qu’ils soient contre le pouvoir ivoirien? De plus, ce déchainement de haine médiatique avec comme chef de file, Radio France Internationale ne s’exacerbe t-il pas, à chaque période charnière qui voit le pays sortir de la crise ? N’est-ce pas pareil chaque fois que l’évolution politique dévoile que la situation politique leur semble moins assurée pour leurs « protégés »?

Le Camp présidentiel: une passivité coupable

Mais, plus que la haine médiatique quotidienne qui ne semble pas prête de s’estomper, ce qui frappe l’observateur, c’est plutôt la passivité générale, l’absence réactivité véritable et les scrupules incompréhensibles de la part du camp présidentiel, abonné semble t-il, à ne compter que les coups. Certes, il est loisible pour certains, d’estimer que tous comptes faits, « le chien aboie toujours, mais la caravane passe quand même». N’est-ce pas une ignorance coupable d’un des codes majeurs de fonctionnement du monde moderne que d’ignorer à ce point la communication gouvernementale? A-t-on le droit de laisser détruire l’image d’un pays patiemment construit depuis des décennies ? Aujourd’hui, l’Ivoirité n’est-elle pas complaisamment attribuée à Laurent Gbagbo ? Ne parle t-on pas des FDS comme d’une armée « ethnique » bété? De Laurent Gbagbo comme Minoritaire dans le pays ? A-t-on correctement capitalisé les « nettoyages » effectués dans le secteur café-cacao, présenté comme alibi pour chasser l’opposition d’un secteur « juteux » ? Pourquoi persiste t-il encore dans les têtes à l’extérieur du pays que c’est Laurent Gbagbo qui ne veut pas aller aux élections ? A-t-on suffisamment communiqué sur l’article 48 qui a pourtant permis de débloquer bien des situations ? Etc. etc.
Et pourtant, au lancement de sa campagne, le président Laurent Gbagbo avait dit à peu près ceci: désormais, répondez à tous les menteurs ; certes, n’insultez personne, mais, ne laissez aucun répit à nos adversaires ; faites triompher la vérité, etc. A la pratique, que voyons-nous ? En lieu et place d’un rouleau compresseur, n’est-ce pas encore le calme plat ? En fait, un manque criant d’envergure s’agissant de la communication présidentielle. Mais, plus que la qualité des communicateurs ou même le contenu ou encore la pertinence des messages, c'est plutôt d’une part, la carence des supports de communication (RTI et presse écrite loyaliste) et d’autre part, la cible biaisée de nos ripostes éventuelles qui sont en jeu. Car, en fait, de quoi s’agit-il ?
Depuis que les rebelles sont revenus dans la république et qu’ils participent à la sortie de crise, pourquoi RFI, France 24, et autres s’acharnent-ils encore à répandre la haine gratuite entre Ivoiriens, sans recevoir la réponse adéquate par les canaux appropriés ? En son temps, quand ceux-ci (les français), dans leur jeu favori, s’étaient frottés à feu Robert Guéï, sous la transition militaire, ne se souvient-on pas des ripostes cinglantes du Capitaine Henri César SAMA pour le compte de l’ex-CNSP ? Car, nous le savons : ces messieurs qui ne comprennent que le langage des ordures et l’équilibre de la terreur, n’ont que faire de nos bonnes manières qui sont assimilées à de la peur ou à l’allégeance perpétuelle du Nègre… Alors pourquoi tant de réticence ou de retenue assimilable à de l’auto-flagellation devant l’inacceptable ?

Un désavantage au départ

Dans le conflit actuel, le camp présidentiel part gravement désavantagé : un pays divisé, des médias pirates au nord, une RTI seulement dans la partie Sud avec des programmes fades, sans aucune teneur ayant trait à la résistance, comme si la crise était finie, une presse écrite haineuse contre le pouvoir( 17 à 18 quotidiens dont seulement «3 en faveur du régime, des radios étrangères (RFI, BBC, Africa n°1, et même ONUCI. FM) qui privilégient essentiellement le point de vue de l’opposition. Je ne parle même pas ici des rebelles qui, sont aujourd'hui au second plan. C'est le RHDP qui tient le haut du pavé en exigeant tout ou presque, au point de faire oublier qui réellement a pris les armes…. Alors des questions se posent :
Est-on sorti de la crise ou non ; si non comment un pays encore en crise peut-il avoir des scrupules à utiliser les seuls moyens de résistance dont il dispose ?

La fébrilité des organes de régulation et d’autorégulation CNCA, CNP, OLPED

Devant le flot d’injures et d’entorses à la déontologie journalistique tous les matins, on se demande où est passée l’OLPED ? Les autres organes certes ce qu’ils peuvent, mais là aussi des questions se posent :
• Pourquoi le CNP et le CNCA dans leurs analyses ne tiennent jamais compte des médias étrangers qui violent ainsi impunément les règles élémentaires de la déontologie journalistique ? Ces médias sont-ils un Etat dans l’Etat en Côte d'Ivoire ?
• Comment peut-on exiger à un Etat en guerre (territoire divisé) de partager ses audiences radio et télé qui lui restent avec les belligérants encore en armes ?
• Pourquoi n’exige t-on pas alors cette partition équitable entre Soro et Gbagbo les deux vrais belligérants selon le discours du RHDP ?
• Pourquoi quand le camp du RHDP est en tête du temps d’antenne, il n’ya rien de grave apparemment et que c'est le contraire qui déclenche des hurlements dans toute la république, amplifiée par le CNCA ?
• Même dans l’absurde, le partage du temps d’antenne est-il concevable en dehors de la période électorale ?
• Ceux qui parlent de pré-campagne pour justifier le principe du partage du temps d’antenne peuvent-ils nous dire aujourd'hui quelle est la date des futures élections ?
Comme on le voit, on est dans une période d’abus de toutes sortes contre le régime du président Laurent Gbagbo, encouragés par une caricature du conflit, la passivité légendaire du camp présidentiel et par une mauvaise lecture des enjeux politiques actuels. Il est temps de rectifier le tir. Le plus tôt serait le mieux.

17:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : côte d'ivoire, crise ivoirienne, communication en temps de crise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 23 décembre 2009

DE L’ENGAGEMENT PATRIOTIQUE A LA CROISADE SOCIALE : TOUS MES ARTICLES PUBLIES DANS LA PRESSE IVOIRIENNE (Mis à jour)

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NB: Vous pouvez cliquer sur le titre en gras de chaque article pour le lire.
Chers bien-aimés frères et sœurs, chers lecteurs,


La crise ivoirienne qui s’est enclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, a révélé en moi un talent caché de chroniqueur amateur qui, pendant quatre bonnes années (2006 – 2010), a croqué l’actualité socio-politique ivoirienne, à pleines dents.

Mon engagement pour l’Etat, la République, la Nation et le Peuple ivoiriens n’a souffert d’aucune équivoque, depuis les premières heures de la crise jusqu’à ce jour.
Mais cet engagement très fort, qui a quelquefois fait craindre à des amis pour mon intégrité physique, a pris des postures différentes, en fonction de l’heure et des enjeux.
C’est ainsi que plus d’un ont pu voir Dindé Fernand, le patriote indéracinable (sans jamais cesser de l’être), muer en défenseur indécrottable des causes sociales ivoiriennes et des valeurs éthiques et morales, au risque d’apparaître comme un opposant politique.

A travers les 21 différentes parutions de 15 (sur plus d’une centaine) de mes articles dans la presse ivoirienne (dans 7 quotidiens et magazines, en tout), allant de la presse « bleue » (Camp présidentiel) à la presse « verte » (Opposition), que je vous énumère ici (et qui sont tous postés sur mon blog, à l’exception d’un seul), découvrez le cheminement singulier de mon engagement pour mon pays et pour mon peuple, celui d’un patriote viscéralement convaincu mais tout à la fois lucide et critique contre son propre camp (si on peut le dire ainsi), qui se refuse à la langue de bois, au laxisme intellectuel et moral et au fatalisme (cliquer sur le titre de l'article pour le lire):


1- La résolution 1721, un texte franchement décousu

Notre Voie, N° 2529 des Samedi 4 et Dimanche 5 Novembre 2006, p.10, rubrique Contribution.

2- Ecriture et Engagement

(Publié sous le titre : Vents de recolonisation, écriture de combat).
Afrique Matin, N° 103 du Mardi 27 Mars 2007, p.2, rubrique Opinion.

3- Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ?
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République.


Le Nouveau Réveil, N° 1712 du Mardi 4 Septembre 2007, p.6 et 7, rubrique Politique.
Le Courrier d’Abidjan, N° 1103 du Mercredi 5 Septembre 2007, p.9 et 10, rubrique Votre Courrier.

4- Droit de réponse à Théophile Kouamouo
(Rédacteur en Chef du quotidien Le Courrier d’Abidjan)


Le Courrier d’Abidjan, N° 1111 du Vendredi 14 Septembre 2007, p.8, rubrique Votre Courrier.

5- Sortir de la logique de la récompense (les Patriotes)

Le Courrier d’Abidjan, N° 1138 du Jeudi 18 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

6- Un discours rassurant (Gbagbo), mais un gros point d’ombre : la corruption

Le Courrier d’Abidjan, N° 1141 du Lundi 22 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

7- L’illogisme suspect de l’ONU

Le Courrier d’Abidjan, N° 1149 des Mercredi 31 Octobre et Jeudi 1er Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

8- La France paiera un jour pour tous ses crimes

Le Courrier d’Abidjan, N° 1161 du Vendredi 16 Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

9- Mes propositions pour la Côte d’Ivoire (1)
     Mes propositions pour la Côte d'Ivoire (2)

(Publiés à la Une, sous le titre : Diagnostic du mal ivoirien. 16 mesures à Gbagbo pour redresser la Côte d’Ivoire)
Le Temps, N° 1508 du Mercredi 7 Mai 2008, p.1, 6 et 7, rubrique Temps Fort.
QUOTIDIEN LE TEMPS. 7 MAI 2008.jpg


(Publié sous le titre : Crise sociale, décrépitude morale…Diagnostic et solution au mal ivoirien)
Le Matin d’Abidjan, N° 750, 751 et 752 des Mercredi 7 (p.9), Jeudi 8 et Vendredi 9 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

10- Les choses bougent enfin dans ce pays. Nous n’en demandons pas mieux

(Publié sous le titre : Racket, dérives éthiques et morales, corruption…Quand les choses bougent enfin)
Le Matin d’Abidjan, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

11- Lutte contre le racket en Côte d’Ivoire : Aller plus loin

Notre Voie, N° 3022 du Mardi 1er Juillet 2008, p.7, rubrique Contribution.

Notre Voie, N° 3033 du Lundi 14 Juillet 2008, p.11, rubrique Contribution (C'est ce dernier numéro qui sert d'illustration photo à cet article, en chapeau de texte).

12- Article paru, en 2007, sous un pseudonyme. Très caustique. Contre un
citoyen ivoirien affreusement corrompu.


Non disponible sur mon blog. Je ne peux vous en donner le titre, ni la dénomination du quotidien qui l’a publié, pour des raisons évidentes, mais je peux vous assurer que cela a fait mouche !
LES ARTICLES PUBLIES CETTE ANNEE 2009
13- Du nouveau dans l'affaire Vidéo Bassesse!
(Publié sous le titre : Un proche de la victime témoigne. En fait, dans mon article, c'est plutôt une proche de la victime que je connais qui témoigne car, moi, je n'en suis pas un).
Magazine Vedette, N° 006 du Mardi 07 au Lundi 13 Juillet 2009, p.7, rubrique Société.
14- Affaire Kieffer: Et revoici le chiffon rouge de la France!
(Publié en première page sous le titre : Affaire Kieffer / Un intellectuel (quelle estime pour ma modeste personne !) interpelle Sarkozy : "Un peuple digne ne se laisse pas plier comme une feuille").
Le Temps N° 1874 du Samedi 24 au Dimanche 26 Juillet 2009, p.6, rubique Temps Fort.
15-Faire gaffe à la crise guinéenne

Le Temps N° 1974 du Jeudi 22 Octobre 2009, p.10, rubrique Temps des Idées.

L’esprit en alerte, je me tiens quotidiennement à la brèche et en éveil, au nom de l’amour immense qui m’étreint pour mon pays, la Côte d’Ivoire et pour ma terre génitrice, l’Afrique.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu m’accompagner, depuis le départ, qui continuent jusqu'à ce jour, à m'accompagner dans cette belle aventure et à partager ma passion pour mon peuple !


Que DIEU vous bénisse tous, richement, et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire mienne !


DINDE Fernand AGBO

lundi, 02 février 2009

NE PAS SOUS-ESTIMER L'EXTREME CAPACITE DE NUISANCE DE LA FRANCE

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La prochaine réduction annoncée des effectifs du contingent militaire français, en Côte d'Ivoire, par les autorités françaises, a donné presque lieu à de la délectation et à de la réjouissance parmi les patriotes et dans la presse "bleue". Mais il ne faut pas aller trop vite en besogne et se laisser gagner par l'euphorie ou le triomphalisme. Avec la France, rien n'est joué d'avance. Ses intentions, en Côte d'Ivoire, demeurent sombres malgré les sourires diplomatiques et les bons offices, et même si les rênes de la France sont tenues, non plus par Jacques Chirac "l'Africain", mais par "l'hyper président" Nicolas Sarkozy.

Les intérêts de l'Hexagone sur ce lopin de terre de l'Eburnie sont immenses et, croyez-moi, nous n'allons pas tarder à connaître le vrai visage de cet homme issu des milieux les plus ultra-libéraux de France.
Avec Gbagbo débarrassé de tout moyen de rétorsion politique et réélu, ont-ils la moindre chance d'assurer leurs prébendes, en Côte d'Ivoire? Rien n'est moins sûr! Et ils le savent très bien.

La capacité de nuisance de la France, militairement parlant, reste intacte. Son potentiel opérationnel n'a aucunement besoin d'être domicilié sur les rives de la Lagune Ebrié pour constituer une menace. Même en dehors de nos frontières, mais simplement en Afrique, l'Armée Française demeure un danger pour notre pays. Et Théophile Kouamouo en a fait une parfaite lecture quand il a dit: "Cyniquement, on peut dire qu'en Côte d'Ivoire, la force Licorne, a été prise dans un grand torticolis: Comment aider au renversement de Gbagbo en donnant l'impression d'être une force de maintien de la paix?". Cette posture n'a jamais changé même si des dehors d'accompagnement du processus de paix ivoirien voilent de gros soucis budgétaires et donnent l'impression au monde non initié aux arcanes de la crise ivoirienne que la France est une amie de la Côte d'Ivoire. Faux, un milliard de fois!

Le peuple ivoirien réécrira bientôt son histoire. L'approche de la période électorale révèlera ce que nous avons toujours clamé: L'histoire de notre pays se réécrira avec le sang du peuple digne de Côte d'Ivoire. Ce peuple est la seule armée qui vaincra la France et brisera A TOUT JAMAIS son joug! Le théatre sera plus apocalyptique que Novembre 2004. Comparé à ce qui arrive à grands pas, Novembre 2004 n'aura été qu'un échauffement d'avant match! L'orgre ne lâchera jamais prise sans le sacrifice du peuple. Cela arrivera et ne tardera pas.

Après cette libération, la Côte d'Ivoire aura sa propre monnaie et deviendra vraiment une nation, une vraie, indépendante, libre, éprouvée par le feu et devenue précieuse comme l'or. Ceux qui le veulent peuvent voir en ces paroles une prophétie divine, mais c'est mon intime conviction, depuis toujours!

DINDE Fernand AGBO


L'analyse de Théophile Kouamouo:

La nouvelle est tombée cet après-midi (29 Janvier 2009) et sera, à juste titre, très commentée. Le constat que je fais est que, pris à la gorge par des soucis économiques, Nicolas Sarkozy revient à la "doctrine Jospin" de désengagement militaire progressif de la France en Afrique. Il prend acte de l'impasse stratégique de "Jacques Chirac l'Africain", qui avait recréé de la présence militaire française dans le pré carré pour soutenir des régimes amis. Au final, ces dépenses folles ont-elles préservé les intérêts de l'Hexagone sur le continent ? Cyniquement, on peut dire qu'en Côte d'Ivoire, la force Licorne, prise dans un grand torticolis (comment aider au renversement de Gbagbo en donnant l'impression d'être une force de maintien de la paix) a travaillé à fragiliser les PME françaises sur le terrain et à ouvrir la voie aux entrepreneurs libanais, chinois, indiens et aux pétroliers nord-américains rassurés par son interposition. Présence militaire ne signifie pas influence, comme l'a montré l'échec de novembre 2004 et surtout le refus des membres du Conseil de sécurité des Nations unies de valider une résolution qui mettrait entre parenthèses la Constitution ivoirienne. Retour à une doctrine de "soft power" à Paris ? Peut-être. Il reste qu'Idriss Déby et François Bozizé, maintenu pour l'un et installé pour l'autre, auront du mal à se passer du parapluie français. Nous devons également faire un constat : Françafrique ou pas, l'Afrique est bien fragile et doit commencer par le commencement, c'est-à-dire construire de vrais Etats impartiaux.

Extrait de la presse française:

La France a annoncé mercredi le retour cette année de 2.100 de ses soldats déployés dans des opérations africaines, en Côte d'Ivoire et au Tchad, et le retrait de ses deux navires participant à la composante maritime de la force de l'ONU au Liban.

Cet allègement du dispositif militaire français à l'étranger répond à la stabilisation de la situation en Côte d'Ivoire et à la relève par l'ONU de l'opération européenne Eufor au Tchad et en Centrafrique destinée à protéger les réfugiés du Darfour. Elle correspond aussi à un souci d'économie budgétaire.

Selon le ministre français de la Défense Hervé Morin, une réduction de 20% des effectifs permet "d'économiser de l'ordre de 100 à 150 millions d'euros par an" sur des opérations dont le montant a "approché les 900 millions" d'euros en 2008.

La France possède l'une des deux grandes armées européennes, et avec 13.000 hommes, constitue le deuxième contributeur européen aux opérations extérieures, derrière la Grande-Bretagne (15.000 hommes), devant l'Italie (8.100) et l'Allemagne (6.500).

Pour la Côte d'Ivoire, le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi, devant l'Assemblée nationale, le retrait dès cette année de 1.100 des 2.000 soldats français stationnés dans le pays.

"En Côte d'Ivoire, les enjeux sécuritaires ont perdu de leur intensité et l'attente d'échéances électorales toujours incertaines ne justifie plus le maintien de notre dispositif militaire en l'état", a-t-il assuré.

Notant que "l'ONU a entamé" le désengagement de sa force (Onuci), M. Fillon a ainsi estimé que la mission des 200 soldats français qui concourent à cette force "peut être considérée comme achevée" et annoncé qu'ils "rentreront en France cette année".

En outre, "notre pays devrait réduire de moitié le contingent de 1.800 hommes qui constitue la force Licorne d'ici l'été 2009", a-t-il poursuivi. La force française Licorne avait été déployée en 2002 après un coup d'Etat manqué. Elle a pour mission de soutenir les 8.000 Casques bleus engagés dans le pays.

Ce retrait annoncé est "une bonne nouvelle", a réagi mercredi le chef d'état-major des forces loyalistes ivoiriennes, le général Philippe Mangou. La "réduction progressive" des forces étrangères "veut dire" que "la paix n'est plus loin", a-t-il estimé.

Source: http://kouamouo.ivoire-blog.com/

23:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : licorne, crise ivoirienne, armée française | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |