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dimanche, 10 février 2013

AU MALI, UNE LUTTE ANTI-TERRORISTE EN TROMPE-L'OEIL

 

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Le soutien à l’opération militaire française déclenchée le 11 janvier 2013 au Mali a fait l’objet d’un certain consensus, tant à l’échelle internationale qu’au sein de l’Hexagone. L’argument de la menace terroriste, ressassé par le président Hollande et repris à l’envi par les principaux médias pour justifier cette implication directe offre pourtant une grille de lecture trop simple du conflit, qui risque d’en occulter les réels enjeux.

  

Revenue au goût du jour avec les attentats du 11 septembre 2001, la « métaphore de la bombe à retardement » décrit une situation d’extrême-tension dans laquelle la nécessité impérieuse de prévenir une menace imminente permet de justifier le recours à des mesures contestables. Cet argument fut notoirement mobilisé par les officiels de l’administration Bush pour légitimer les actes de torture dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme », l’urgence s’avérant un prétexte implacable pour ne pas questionner les aspects légaux, moraux ou éthiques de ces moyens d’exceptions.

Toutes proportions gardées, les motifs invoqués pour justifier l’opération Serval présentent certaines similitudes avec ce procédé. L’imminence supposée d’une offensive éclair des groupes islamistes sur Bamako et l’urgence d’agir au plus vite pour empêcher le basculement de l’entièreté du Mali sous domination de groupes terroristes ont en effet servi d’argument imparable pour légitimer cette implication directe de l’armée française dans ce conflit. Belle opportunité pour les autorités hexagonales, ainsi dispensées de fournir un surcroît d’explications sur une intervention qui soulève pourtant de nombreuses interrogations. 

Une situation de crise opportune.

A la faveur de troubles politiques internes au Mali – avec notamment le renversement le 22 mars du président Amadou Toumani Touré, et l’arrivée au pouvoir d’une junte militaire aussitôt boycottée par les Etats occidentaux et africains – et de la désorganisation patente de l’armée régulière, une coalition hétéroclite rassemblant salafistes et indépendantistes touareg était parvenue début 2012 à prendre le contrôle du Nord du pays. S’appuyant sur les ressentiments des populations arabo-berbères (parmi lesquels les Touaregs sont minoritaires) du Nord envers le Sud (qui regroupe 90% de la population, et concentre l’essentiel de l’appareil productif et des centres de décisions politiques et économiques), ces derniers avaient du même coup proclamé l’indépendance du berceau historique des Touaregs, l’Azawad, amputant le Mali de 60% de son territoire. 

Les Touaregs laïcs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avaient ensuite été rapidement chassés par les fondamentalistes radicaux d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI, largement composé de non-Maliens), du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO, scission d’AQMI, qui lui reprochait d’être trop focalisé sur l’Afrique du Nord) et d’Ançar Dine, composé de Touaregs locaux qui aspirent à transformer l’ensemble du Mali en un Etat islamique1. Si ces trois groupes salafistes (qui ont respectivement pris le contrôle de Tombouctou, Gao et Kidal, les principales agglomérations du Nord) n’ont pas lésiné sur les moyens pour imposer leur joug aux populations locales – majoritairement adeptes d’un islam modéré (le « soufisme ») et donc peu réceptifs à une application rigoriste de la charia – Ançar Dine a dans un premier temps joué la carte de la tempérance au niveau diplomatique, en se montrant ouvert aux négociations avec Bamako pilotées par la  Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest(CEDEAO).

Il est vrai que la prise par Ançar Dine le 10 janvier 2013 de la ville de Konna (Mali du Sud, près de la frontière avec la région sécessionniste), considérée comme un verrou stratégique vers la capitale malienne constituait un réel motif d’inquiétude et témoignait du peu de crédit à apporter au groupe salafiste, qui s’étaient engagés trois semaines plus tôt à cesser les hostilités. En revanche, on peut raisonnablement douter de la capacité des djihadistes (estimés à quelques milliers) de s’assurer du contrôle de la partie sud du pays, où la population leur est largement hostile2. La rapidité d’intervention des troupes françaises et les importants moyens des services de renseignements français et américains3 dans le pays laissent également planer le doute sur le caractère inattendu de l’attaque. L’argument de l’urgence semble d’autant plus contestable qu’aussitôt les premières frappes effectuées et les objectifs à court terme atteints, les troupes françaises s’orientaient vers une extension des opérations au Mali du Nord. En présentant les événements comme une situation de crise, les officiels français conservent prudemment l’ambiguïté quant à la nature, à la durée et aux objectifs politiques de cette guerre4 

Une intervention légale ?  

Zone d’ombre parmi d’autres, la légalité de cette intervention fait débat. Les autorités françaises ont ainsi usé de différents registres de légitimation, parfois sans grande cohérence. Dans son allocution du 11 janvier, le président François Hollande a pris soin d’inscrire l’intervention française dans un cadre légal, insistant d’une part sur le consentement de l’Etat malien, d’autre part sur l’adéquation de l’opération Serval avec les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il est vrai qu’à la différence des interventions de 2001 en Afghanistan et de 2011 en Libye, la France agit ici à la demande du gouvernement malien. Si, comme le relève la chercheur au GRIP Bérangère Rouppert5, la légitimité de l’impopulaire président Dioucounda Traoré – imposé par la CEDEAO à la junte militaire et en poste depuis avril 2012, alors que la constitution malienne proscrit le maintien d’un gouvernement intérimaire au-delà de 40 jours – pose question, celui-ci n’en demeure pas moins le dépositaire de la souveraineté nationale, et l’appel à la France serait donc légal d’un point de vue strictement juridique.

On peut par contre s’interroger sur la conformité de cette intervention avec la souveraineté populaire des Maliens6. « Alors qu’elle permettait jadis d’intervenir militairement à la demande du gouvernement en exercice, la doctrine7 en droit international a évolué, et considère désormais que même avec l’accord de l’Etat souverain, l’implication d’un pays tiers dans un conflit interne est contraire à l’indépendance nationale », souligne le juriste Olivier Corten. Une évolution non dénuée de fondement, quand on sait la longue liste des opérations militaires occidentales intervenues à la demande de gouvernements fantoches, qui n’hésitaient pas à brader les ressources nationales contre les intérêts de leur population pour se maintenir au pouvoir². Ainsi, même s’il s’agit de soutenir le gouvernement de fait, intervenir dans un conflit interne peut être considéré comme contraire au droit des peuples à s’autodéterminer sans ingérence extérieure.  

Conscients de cet aspect, les gouvernements français et maliens ont pris soin de présenter le conflit comme un acte de légitime défense contre une agression, insistant sur le caractère international de la rébellion8. Un argument pour le moins contestable : si les Touaregs du MNLA ont apporté leur soutien aux frappes françaises, les groupes islamistes sont constitués en grande partie de combattants maliens, ce qui rapproche davantage la situation d’un conflit interne que d’une agression extérieure. En outre, l’article 51 de la charte de l’ONU qui prévoit la légitime défense concerne les cas d’agression de la part d’un autre Etat, ce qui ne correspond pas à la situation malienne (sauf à considérer l’Azawad comme un Etat, ce que personne n’a pour l’heure accepté).

La prétention française à inscrire l’opération Serval dans le cadre des normes onusiennes porte, elle aussi, à controverse. Principal document sur lequel se fonde l’intervention, la résolution 2085 du Conseil de Sécurité adoptée à l’unanimité le 22 décembre 2012 prévoyait le déploiement d’une Mission Internationale de Soutien au Mali sous commandement Africain (MISMA) sous la conduite de la CEDEAO, et appelait les Etats à faciliter le déploiement de cette dernière, qui devait être complémentaire à un dialogue politique portant sur le statut de l’Azawad9. La France outrepasse nettement la lettre, voire l’esprit de la résolution, puisqu’en choisissant d’agir dans un cadre bilatéral avec les autorités maliennes, elle court-circuite la MISMA, et contribue à amalgamer la question du terrorisme à celle de l’indépendance du territoire du Nord10. Comme le note Bérangère Rouppert11, le déploiement précipité de la force internationale africaine dans les jours qui ont suivi témoigne davantage d’un souci de légitimation a posteriori, visant à ne pas laisser l’ancienne puissance coloniale en première ligne12. 

Une mosaïque d’intérêts occultés. 

Si la rupture du cessez-le-feu et la reprise des hostilités par Ançar Dine, qui accusait l’armée malienne de recruter subrepticement des mercenaires en vue d’une reconquête militaire de l’Azawad13, laissait peu de chance à une solution politique, il faut noter que la France privilégiait l’option militaire de longue date. Elle s’opposait notamment à l’Algérie qui, dans le même esprit que les médiateurs nigérian et burkinabé de la CEDEAO, entendait profiter de la période précédant le déploiement de la MISMA (initialement prévu fin septembre 2013) pour relancer les négociations, notamment en encourageant les composantes touarègues de la rébellion (MNLA et surtout Ançar Dine) à rompre avec les djihadistes internationaux d’AQMI et du MUJAO14. Pointant les risques humanitaires, le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon s’était, jusqu’à l’offensive d’Ançar Dine sur Konna, lui aussi montré critique sur l’éventualité d’une intervention précipitée15. L’engouement français pour une posture martiale s’explique en réalité par les intérêts économiques dans la région, qui contrairement à ce que martèle Paris, sont colossaux.

Avec un cadre économique libéral imposé par les institutions financières internationales dans les années 1990, le Mali constitue un terrain favorable pour les sociétés transnationales. Le nombre d’entreprises françaises présentes est cependant relativement modeste – une cinquantaine, dont le géant Bouygue16 – et, bien que le Mali soit le troisième producteur d’or en Afrique, les prospections pour exploiter les sites de gaz, de pétrole, de phosphates et de cuivre se sont avérées décevantes. Plutôt que ses richesses intérieures, c’est davantage l’emplacement géographique du Mali qui fait de son contrôle un atout stratégique majeur : le pays occupe en effet une position centrale dans le Sahel, un espace semi-désertique grand comme l’Europe dont le contrôle constitue un défi depuis le tracé artificiel des frontières africaines lors de la décolonisation. Cette région a vu son potentiel déstabilisateur accru ces dernières années par l’apparition de différents groupes armés, l’essor de trafics en tout genre et la non-résolution de la question touarègue (v. Infra), qui, après la chute du régime du Colonel Kadhafi, a pris une tournure nouvelle avec le retour en masse de combattants nomades armés et entrainés par le guide libyen, pour qui ils servaient de mercenaires17. 

Ainsi, si les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas menacés par la déstabilisation du Mali en tant que telle, son basculement sous la domination de forces politiques qui lui seraient hostiles pourrait faire tache d’huile, et gagner des pays aux enjeux autrement plus essentiels pour un grand nombre d’entreprises multinationales. « Les sous-sols de la région sont riches en bassin miniers, gazifières et pétrolifères transfrontaliers », explique Raf Custers, chercheur au Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (Gresea) spécialisé dans l’industrie extractive. En particulier, le Niger voisin, également aux prises avec une rébellion touarègue, fournit 50% de l’uranium utilisé dans l’hexagone18. Afin de sécuriser l’approvisionnement du précieux minerai dont le contrôle relève de la plus haute importance, les forces spéciales françaises se sont de façon surprenante déployées le 23 janvier sur les sites miniers de son principal exploitant au Niger, Areva, où trois travailleurs français avaient été enlevés par AQMI en 201019. La compagnie y réalise de plantureux bénéfices, au prix d’une exploitation sans merci des travailleurs locaux, et d’un faible retour pour l’Etat Nigérien (à qui elle achète l’Uranium à 80 € le kilo, le tiers de son cours mondial) qui contribue à maintenir celui-ci dans la liste des pays les plus pauvres de la planète20.

L’étroite imbrication des intérêts étrangers dans cette région explique l’accueil globalement favorable réservé à l’intervention française par la plupart des Etats, qui partagent le même souci de stabilisation du Sahel. L’important soutien américain apporté à la France en termes logistiques et de renseignements doit être compris à la lumière de ses impératifs stratégiques régionaux. Le commandement unifié des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom), créé en 2007 et entré en fonction en 2008, vise notamment à sécuriser les approvisionnements énergétiques et à contrer l’influence croissante de la Chine sur le continent noir21. Le soutien mesuré apporté à l’opération par la Russie et la Chine s’explique également par leurs intérêts dans la région : à travers sa compagnie Gazprom, la première a obtenu en 2011 l’accord du Niger pour la recherche et l’exploitation d’uranium. La seconde, quant à elle, dispose d’entreprises dans tous les pays du Sahel22 

Dans ce contexte, que reste-t-il du discours de François Hollande prononcé en octobre 2012 à Dakar  ? Le chef de l’Etat y avait en effet appelé à mettre fin à la « Françafrique » : ce mécanisme hérité de la décolonisation qui consistait à maintenir des relations commerciales et politiques préférentielles en échange d’un soutien militaire et économique à des régimes souvent peu démocratiques. Le déroulement de l’opération Serval évoque pourtant à s’y méprendre les vieilles pratiques tant décriées : les premières frappes ont été effectuées par des avions de chasse déployés au Tchad dans le cadre du dispositif français « épervier »23, en activité depuis 1986 et accusé de contribuer à maintenir le régime controversé du président Idriss Déby, en poste depuis 1991 et particulièrement critiqué par les associations de défense des droits de l’homme. « Les déclarations du président à Dakar ne visaient en réalité que les réseaux d’influence para-légaux entre élites françaises et élites africaines, l’aspect le plus visible de la françafrique », analyse Eric Remacle, professeur d’histoire des relations internationales à l’ULB. « Il ne s’agissait en aucun cas de remettre en cause le partenariat privilégié entre la France et les chefs d’Etat africains. »

Pour des raisons tant internes que diplomatiques, l’exécutif français semble s’être accordé pour éluder soigneusement la question des motivations stratégiques et économiques de cette guerre. Et le « désintéressement » de compléter l’« urgence » et la « légitimité » dans le trio de tête du vocabulaire choisi pour justifier l’intervention. Ces maîtres-mots de la communication officielle sont par ailleurs très mollement questionnés par les principaux médias français, peu disposés à écorner outre mesure le storrytelling si fédérateur de la « guerre juste » contre le terrorisme, et qui semblent avoir du mal à prendre la distance nécessaire pour poser les vraies questions24. Entre autre manifestation de cette omerta, on notera la cocasse passe d’arme entre le ministre français Bernard Cazeneuve et Gunther Krichbaum, président de la Commission des Affaires européennes au parlement allemand sur France Inter : visiblement peu familier de la lecture du conflit qui domine outre-rhin, ce dernier affirma comprendre la détermination française à sécuriser son approvisionnement d’Uranium au Niger, suscitant la gêne du journaliste et du ministre. « Nous sommes intervenus au Mali pour combattre la menace terroriste, et nous n’avons aucun intérêt économique », corrigea promptement M. Cazeneuve, embarrassé par cette déconstruction si soudaine du discours officiel25. 

La lutte anti-terroriste élude la question touarègue. 

Par ailleurs, la lecture quasiment exclusive de ce conflit à travers le prisme du terrorisme risque d’occulter la question de l’indépendance de l’Azawad comme manifestation des revendications des Touaregs (et plus globalement des habitants du Nord) à l’auto-détermination, pourtant au cœur du problème. Réfractaire aux diverses tentatives de soumission et de contrôle de la part de l’Etat central, ce peuple commerçant et nomade qui s’est toujours joué des frontières fut largement marginalisé par l’administration coloniale française, qui appuyait son pouvoir sur les élites urbaines du Sud. Après l’indépendance, la relative indifférence se transforma en hostilité croissante : les tentatives de contrôle administratif et les politiques de sédentarisation forcée furent très mal vécues par les populations nomades, qui refusaient de devenir des citoyens de seconde zone. Les terribles sècheresses des années ‘70 et ‘80, la déstructuration des modes de vie traditionnels (résultant notamment du déclin du commerce caravanier) et la sévère répression du soulèvement de 1962 accentuèrent le mécontentement. Si l’idée d’un Etat touareg au Mali du Nord date de 1958, les revendications de sa population et des mouvements armés n’ont, jusqu'au soulèvement de 2012, jamais considéré l’indépendance comme une fin en soi : au gré des révoltes et des rebellions, il s’agissait principalement de réclamer une meilleure prise en considération de la part du Sud. 

A l’issue d’une nouvelle phase de guérilla, un accord fut signé en 1991 entre le pouvoir et la rébellion touarègue. Cet accord, par lequel Bamako s’engageait à allouer des moyens supplémentaires pour le développement de l’Azawad et à une meilleure inclusion de sa population ne fut que partiellement respecté, contribuant ainsi à l’affirmation de la revendication nationale et à la reprise des hostilités à partir de 200626. Les transferts vers le Nord furent par ailleurs mal acceptés par la population du Sud, elle-même victime de graves problèmes de pauvreté. Dans ce contexte, la perpétuation de la déliquescence sociale au Nord s’avéra un terrain fertile pour les groupes salafistes, qui, avec une certaine complaisance de Bamako, assumèrent de plus en plus les fonctions délaissées par l’Etat. La place croissante de ces derniers ne devrait cependant pas être sur-interprétée, leur enracinement progressif ces dernières années constituant davantage le fait de phénomènes opportunistes – générés en partie par les importants moyens financiers dont ils disposent, en provenance notamment du Qatar27 – que d’une tendance lourde à la radicalisation religieuse des populations du Nord28. La déclaration d’indépendance de l’Azawad et l’essor du fondamentalisme musulman ne doivent dès lors être interprétés que comme des conséquences du sous-développement chronique de cette région et de ses implications pour sa population.  

L’association incorrecte entre terroristes, islamistes et Touaregs a déjà commencé à montrer ses effets dévastateurs : depuis la libération par les troupes françaises de villes occupées par Ançar Dine, les témoignages de massacre d’habitants du Nord indûment accusés d’avoir soutenu les salafistes se multiplient29. Le risque d’un tournant ethnique à cette guerre n’est donc pas à exclure, avec des conséquences dramatiques pour les populations arabo-berbères, qui font l’objet d’un fort ressentiment de la part de l’armée malienne. En outre, cet amalgame contribue à délégitimer les revendications d’inclusions sociales, politiques et économiques des habitants du territoire septentrional. 

Vers un dialogue entre Paris et les islamistes ?

Dans ce contexte trouble, quelle sera l’attitude adoptée à long terme par Paris ? Si son objectif prioritaire reste d’assurer la stabilité régionale, les moyens mis en œuvre pour y parvenir dépendront des évolutions sur le terrain, difficiles à prévoir à l’heure actuelle. Bien qu’il s’agisse dans un premier temps d’affaiblir au maximum les combattants rebelles, il n’est pas certain qu’elle se lancera, comme le souhaite Bamako, dans une stratégie contre-insurrectionnelle de longue haleine qui permettrait à cette dernière de recouvrer durablement son intégrité territoriale. La France a en effet peu intérêt à déployer d’énormes moyens pour contrôler ce territoire vaste et déshérité. Les risques d’enlisement sont par ailleurs réels si, avec le temps, l’opération était de plus en plus perçue comme d’inspiration néocoloniale30. Des négociations avec certains acteurs du Nord portant sur un statut particulier de l’Azawad semblent donc inévitables. 

Paradoxalement, Paris pourrait privilégier un dialogue avec les groupes qui menacent le plus leurs intérêts, à savoir les salafistes. Bien que ceux-ci soient peu représentatifs des populations du Mali du Nord, ce sont eux et non les mouvements de revendications nationales qui sont les plus à même d’assurer un contrôle effectif du terrain et qui représentent le plus grand danger. « Lors des négociations de paix, ce sont souvent les groupes au plus haut potentiel de nuisance qui sont considérés comme les interlocuteurs prioritaires », explique Eric Remacle. La consigne31 donnée par l’Elysée de proscrire le terme « islamistes » pour désigner les combattants ennemis (dès lors systématiquement qualifiés de « terroristes »), pourrait ainsi témoigner du souci de ne pas rompre totalement les ponts avec d’éventuels partenaires de négociations. Les intérêts français pourraient donc s’accommoder de l’établissement d’un état semi-autonome dirigé par des islamistes non liés au terrorisme international, qui renonceraient en échange à instaurer la charia sur l’entièreté du Mali. Cette solution laisserait cependant largement de côté la question du sous-développement de l’Azawad, qui resterait dès lors un terreau favorable au recrutement de djihadistes hostiles à la France.

L’avenir dépendra également de la capacité du MNLA à se réinsérer sur la scène. Marginalisé depuis son échec à s’imposer face aux islamistes sur le terrain après la proclamation d’indépendance, ce dernier tente, en jouant la carte du rempart laïque contre l’islamisme, de redevenir un acteur avec lequel il faut compter32. Le mouvement a ainsi apporté un soutien critique à l’armée française dès le début de l’opération Serval, accordant donc la priorité au refoulement des groupes salafistes. Il a également donné des signes d’ouverture en renonçant aux revendications indépendantistes au profit de l’auto-détermination dans le cadre du maintien de la souveraineté de l’Etat malien33. Bien que les observateurs doutent de ses capacités militaires, le MNLA pourrait, s’il parvenait à s’imposer comme un acteur légitime – ce qui est loin d’être acquis dans la mesure où il est honni au Sud, où il est largement jugé responsable de la crise actuelle – apporter aux français une caution utile en cas d’un prolongement des opérations. Le retour du mouvement (qui bien que constitué de touarègues, refuse une lecture ethnique ou religieuse du conflit et se veut le représentant de tous les habitants de l’Azawad34) à la table des négociations aurait par ailleurs le mérite de mettre à l’agenda la question du développement et de l’inclusion du Nord comme alternative à la sécession. 

Il semble toutefois illusoire de penser que la stabilisation durable du Mali soit possible sans prendre en compte la situation socio-économique dans l’ensemble de la région. De fait, l’endiguement du fondamentalisme ne pourra être couronné de succès sur le long terme si l’on ne s’attaque pas à sa source : la misère sociale. Cela implique de relégitimer l’Etat dans les domaines où celui-ci ne réponds plus aux besoins de ses citoyens. Cet objectif ne peut être atteint sans une démocratisation des structures sociales, économiques et politiques de ces pays, parmi les plus pauvres et inégalitaires au monde. Cela passe par une meilleur répartition interne des richesses, mais également par une redéfinition du rôle des multinationales (majoritairement occidentales) présentes sur place, dont la faible contribution financière au regard des bénéfices réalisés génère des implications dramatiques sur le sous-développement économique et social35. Toute solution qui viendrait tarir dans la durée le flux de djihadistes passe donc par une révision sur une base plus égalitaire du partenariat entre les Etats périphériques et les acteurs qui occupent une position centrale dans l’économie mondiale. A la vue de la myriade d’intérêts économiques que viendrait contrarier cette dynamique, il est néanmoins peu probable que ces derniers y souscriront.  

 

Gregory Mauzé

 

*Les citations non-référencées sont tirées d’entretiens avec leurs auteurs. 

 

Notes

 

1- Wallerstein, Immanuel, "Le Mali : le prochain Afghanistan ?", 28 novembre 2012, medelu.org.

2- Leymarie, Philippe, "La guerre du « Sahelistan » aura-t-elle lieu ?", Le Monde diplomatique, janvier 2013.

3-"Les services du renseignement américain aident la France au Mali ", 22 janvier 2013, maliactu.net.

4-"La France de plus en plus ambitieuse au Mali", 21 janvier 2013, arcinfo.ch.

5- Rouppert, Bérangère, "L’étonnant consensus autour de l’intervention française au Mali", Note d’Analyse du GRIP, 15 janvier 2013, Bruxelles.

6- La souveraineté nationale consiste pour une Nation à ne pas subir d’ingérences extérieures. La souveraineté populaire renvoie quant à elle au droit des peuples à choisir leur forme de gouvernement et leurs dirigeants.

7- En droit international, la doctrine consiste en l’interprétation de la coutume, qui est définie comme une pratique répétée de règles non-écrites par des Etats, qui devient de fait une importante source de droit.

8- Collin, Jean-Marie, "Questions sur le Mali à Bérangère Rouppert, chercheur au GRIP", 16 janvier 2013, alternatives-economiques.fr.

9- Conseil de sécurité de l'ONU, "Le Conseil de sécurité autorise le déploiement d'une force internationale au Mali", CS/10870, 20 décembre 2012, un.org.

10- Leymarie, Philippe, "Mali : questions sur une intervention", 14 janvier 2013, blog.mondediplo.net.

11- Rouppert, Bérangère, loc.cit.

12- Hofnung, Thomas, "Les pays d’Afrique de l’Ouest sur le pied de guerre mais sans moyens", 20 janvier 2013, liberation.fr.

13- Olivier Matthieu, "Nord-Mali : Ansar Eddine renonce à cesser les hostilités et fustige "le mépris" de Bamako", 3 janvier 2013, jeuneafrique.com.

14- Benchiba, Lakhdar, "Ce qu’en pense Alger", Le Monde diplomatique, janvier 2013.

15-"Ban Ki-moon réservé sur un soutien de l'ONU à l'opération militaire au Mali", 23 janvier 2013, rfi.fr.

16- Berkouk, Safia, "Financement, intérêts, lutte d’influence : les enjeux économiques de la guerre au Mali", El Watan, 21 janvier 2013.

17- Leymarie, Philippe, "Comment le Sahel est devenu une poudrière", Le Monde diplomatique, avril 2012.

18- Ribadeau Dumas, Laurent, "Philippe Leymarie sur les causes de la guerre au Mali", 18 janvier 2013, geopolis.francetvinfo.fr.

19- Guisnel, Jean, "Niger : les forces spéciales protégeront les mines d'uranium d'Areva", 23 janvier 2013, lepoint.fr

20-"L’uranium du Niger, toujours bon à piller", 28 août 2007, gresea.be.

21- Henningsen, Patrick, "Mali : US Africa Command (AFRICOM) Prepares for Another “Humanitarian” Military Intervention ?", 12 octobre 2012, globalresearch.org.

22-Ribadeau Dumas, Laurent, loc.cit.

23-"Hollande : « La France n’a pas vocation à rester au Mali »", 15 janvier 2013, liberation.fr.

24- Armati, Lucas, Dassonville, Aude, Senejoux, Richard et Tesquet, Olivier, "Guerre au Mali : comment s'en tirent les médias français ?", 24 janvier 2013, telerama.fr.

25- Schneidermann, Daniel, "Berlin-Bamako : les bons mots font les bons amis", 22 janvier 2013, rue89.com. Emission disponible sur http://www.franceinter.fr/player/re....

26- De Santis, Gaël, "Pierre Boilley : « Il faut distinguer les terroristes des indépendantistes touaregs » ", L'humanité, 15 janvier 2013.

27-"'Notre ami du Qatar' finance les islamistes du Mali", Le Canard enchaîné, 6 juin 2012.

28- De Santis, Gaël, loc.cit.

29- Remy, Jean-Philippe, "Dans Gao libérée, désolation et règlements de comptes", Le Monde, 30 janvier 2013

30- Rouppert, Bérangère, loc.cit.

31-"L'Elysée a ordonné de ne pas parler d'islamistes", 18 janvier 2013, arretsurimages.net

32- Berthemet, Tanguy et Oberlé, Thierry, "Le MNLA tente de revenir dans le jeu malien", 22 janvier 2013, lefigaro.fr

33-"Mali : de la sécession à l'autodétermination, la nouvelle stratégie du MNLA", 10 octobre 2012, rfi.fr.

34- Bouzeghrane, Nadjia, "Situation au sahel : le MNLA met en garde contre un embrasement régional incluant le Niger", El Watan, 27 janvier 2013.

35- Selon le Tax Justice Network, les différents mécanismes d’évasion fiscale mis en place par ces dernières génère en Afrique subsaharienne un manque à gagner de 30% du PIB. Tax Justice Network for Africa, "Pillage de l’Afrique : faits et chiffres", in Alternatives Sud Vol. 14, "Evasion fiscale et pauvreté, points de vue du sud", Centre tricontinentale et Syllepse, 2007, Paris.

 

Publié sur ACJJ.BE

 

Source: INVESTIG'ACTION

mercredi, 06 février 2013

MALI: «NOUS AURIONS DU HAUSSER LA VOIX DES LE JOUR OU DES CHARS DE COMBAT FRANÇAIS ONT FORCE LES GRILLES DU PALAIS DE GBAGBO»



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Boubacar Boris Diop sur le Mali, la France et l'Afrique : "Nous aurions dû hausser la voix dès le jour où des chars de combat français ont forcé les grilles du palais de Gbagbo (...) Les Maliens ont perdu leur Etat et leur honneur"


Dans une interview accordée au journal sénégalais Le Pays au Quotidien, reprise par son collègue djiboutien Abdourrahmane Waberi sur son blog hébergé par Slate Afrique, l'écrivain Boubacar Boris Diop analyse les différentes implications de la guerre au Mali... et refuse d'applaudir à tout rompre la France officielle... qu'il qualifie de "pompier pyromane".

 

"Le danger, à mon humble avis, c’est d’analyser cette guerre comme un fait isolé. Tout le monde la relie à l’agression contre la Libye, mais pas avec autant d’insistance qu’il faudrait. Il ne suffit pas de dire que l’agression contre la Libye est en train de déstabiliser la bande sahélienne et toute l’Afrique de l’Ouest. Il faut la placer, de même que le « printemps arabe », au cœur de la réflexion sur le Nord-Mali. Nous devons peut-être même aller plus loin et nous demander si nous n’aurions pas dû hausser la voix dès le jour où des chars de combat français ont forcé les grilles du palais de Gbagbo. Il était possible, sans forcément soutenir Laurent Gbagbo, de bien faire savoir à Paris qu’une ligne rouge venait d’être franchie. Mais nous avons trop bien appris notre leçon sur la démocratie, on a inventé exprès pour nous des termes comme « bonne gouvernance » – qui donc a jamais entendu parler de la « bonne gouvernance » en Belgique ? – et nous en sommes venus à perdre tout sens des nuances et surtout la capacité d’inscrire des évènements politiques particuliers dans une logique globale.

(...) Il suffit de remonter le fil des évènements. Après avoir assassiné Kadhafi dans les conditions scandaleuses que l’on sait, L’Etat français a cru le moment venu de confier la sous-traitance de la guerre contre Aqmi et le Mujao à la rébellion touarègue. Comme vient de le rappeler Ibrahima Sène dans une réponse à Samir Amin, Paris et Washington décident alors d’aider les Touareg présents en Libye à rentrer lourdement armés au Mali mais, détail important, pas au Niger où on ne veut prendre aucun risque à cause d’Areva. Les Touareg sont ravis de pouvoir concrétiser enfin leur vieux rêve d’indépendance à travers un nouvel Etat de l’Azawad, allié de l’Occident.

Certains médias français se sont alors chargés de « vendre » le projet de ces « hommes bleus du désert » qui se préparent pourtant tout simplement à entrer en guerre contre le Mali. Il suffit de faire un tour dans les archives de France 24 et de RFI pour voir que le MNLA en particulier a été créé de toutes pièces par les services de Sarkozy. Ces stratèges savaient très bien que cela allait se traduire par l’effondrement de l’Etat malien et la partition de son territoire. Ça ne les a pourtant pas fait hésiter une seconde. Juppé s’est ainsi permis de minimiser l’égorgement collectif par les Touareg d’une centaine de soldats et officiers maliens le 24 janvier 2012 à Aguelhok et suggéré la possibilité d’un Azawad souverain au nord. Mais au bout du compte, le MNLA qui n’a pas été à la hauteur des attentes de ses commanditaires face aux jihadistes, s’est pratiquement sabordé, ce qui est d’ailleurs sans doute une première dans l’histoire des mouvements de libération. Dans cette affaire, la France est clairement dans le rôle du pompier pyromane. Tout laisse croire qu’elle va défaire les jihadistes, mais sa victoire coûtera aux Maliens leur Etat et leur honneur.

Je veux juste dire que c’en est fini pour longtemps de l’indépendance du Mali et de sa relative homogénéité territoriale. Il faudrait être bien naïf pour s’imaginer qu’après s’être donné tant de mal pour libérer le Nord, la France va remettre les clefs du pays à Dioncounda Traoré et Maliens et se contenter de grandes effusions d’adieu. Non, le monde ne marche pas ainsi. La France s’est mise en bonne position dans la course aux prodigieuses richesses naturelles du Sahara et on la voit mal laisser tomber la rébellion touarègue qui reste entre ses mains une carte précieuse. Un épisode de cette guerre est passé inaperçu, qui mérite pourtant réflexion : la prise de Kidal. On en a d’abord concédé la « prise » à un MNLA qui n’a plus aucune existence militaire et quelques jours plus tard, le 29 janvier, les soldats français sont entrés seuls dans la ville, n’autorisant pas les forces maliennes à les y accompagner. Iyad Ag Ghali, patron d’Ansar Dine, discrédité par ses accointances avec AQMI et le MUJAO, est presque déjà hors jeu et son rival « modéré » Alghabasse Ag Intalla, chef du MIA, est dans les meilleures dispositions pour trouver un terrain d’entente avec Paris. En somme, les indépendantistes Touareg vont avoir après leur débâcle militaire un contrôle politique sur le nord qu’ils n’ont jamais eu. C’est un formidable paradoxe, mais l’intérêt de l’Occident, c’est un Etat central malien sans prise sur la partie septentrionale du pays. Les pressions ont commencé pour obliger Dioncounda Traoré à négocier avec des Touareg modérés sortis de la manche de Paris et on ne voit pas un président aussi affaibli que Dioncounda Traoré résister à Hollande. Que cela nous plaise ou non, le « printemps arabe » est en train de détacher définitivement l’Afrique du Nord du reste du continent et la « nouvelle frontière » c’est en quelque sorte le Nord-Mali. Cela correspond à un projet stratégique très clair, très cohérent, de l’Occident et il est en train de le mettre en œuvre."

 

Source: Le blog de Théophile Kouamouo

mardi, 05 février 2013

LA CHRONIQUE DE ATHANASE ZOKOU: FRANÇOIS HOLLANDE REND VISITE A SES SUJETS MALIENS

 

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Beaucoup d'africains ont l'art d'oublier facilement les choses les plus graves qui se sont déroulées dans leur histoire alors qu'ils conservent précieusement, en mémoire, plusieurs faits futiles de leur existence.Cela fait  trois cents ans, quatre cents ans, cinq cents ans et même plus que la France a déposé ses valises de prédateur sur un si vaste territoire qui est le continent africain.

Le masochisme, cette pathologie des damnés à qui les diseurs de boniments français vendent le cirque de l'aide à la chasse aux islamistes et aux gargantuas du Sahara est devenu une pandémie au pays de Soundiatta kéita.

Les Maliens ont en effet touché le fond.  Nos frères et soeurs de Bamako, de Sikasso et de Tombouctou sont en plein dans du délire; pas parce qu'ils sont assiégés par des islamistes dont nous savons à peu-près tout du parcours, mais parce qu'ils viennent de profaner la grandeur de leur cité aux 333 saints. Tombouctou aurait un autre saint du nom de François Hollande, selon les Maliens. François le françafricain, Hollande le ténor du mitterrandisme serait donc le numéro 334 sur la liste des saints de la ville de Tombouctou.

Au passage, je rappelle à mes compatriotes Maliens que René Caillé a bien eu du mal à pénétrer cette cité. Jadis, ville interdite aux occidentaux et aux  hommes non-circoncis, elle ne peut, sous le coup d'un agrégat d'émotion, perdre de sa superbe et de son authenticité. Non, François Hollande n'est pas un saint. C'est un être humain qui n'a pas reçu l'onction de canonisation. Il est ce qu'il est, c'est-à-dire un citoyen français. Président de la république de son pays, il poursuit un premier but qui est la quête des matières premières qui feront la richesse de son pays puis positionneront ensuite l'industrie française sur le devant de la scène. En l'espèce, s'il doit être mille fois chef de guerre, faire tuer des personnes innocentes sur son chemin, il ne va pas hésiter un seul instant. Surtout si les morts éventuels, par milliers, se trouvent être des Maliens, ce sera considéré par la rue comme étant le prix à payer pour chasser les islamistes qui, faudrait-il le souligner, ont le dos très large!

Et le sauveur de la nation malienne, selon le terme puéril employé par les autorités de Bamako, n'aura sauvé que lui-même, puis par ricochet, son fauteuil présidentiel pour le prochain quinquennat gaulois. De Saint François de Tombouctou, il deviendra dès lors, très vite, le saint patron qui donnera le tempo politico-économique, par procuration dans les mines d'or de Taoudéni, ville du grand nord malien. Tandis que les autochtones, au même titre que leurs voisins du Niger, seront les dindons de la farce instituée par Areva un jour en Libye et  qui s'est propagée au Mali.


Source: IVOIRE-POLITIQUE

GUERRE AU MALI - PAPA FRANÇOIS «MALI» HOLLANDE L'AFRICAIN S'INSTALLE DEFINITIVEMENT AU PAYS


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Près de 4.000 soldats français sont actuellement déployés sur le terrain nigéro-malien. Avec, bien sûr, l’aval des autorités. Pire, pour que la France déploie autant de monde au sol, elle qui disait ne pas vouloir intervenir au Mali, a demandé aux différents présidents, Mahamadou Issoufou du Niger et Dioncounda Traoré du Mali, des garanties écrites. Les autorités françaises ont dépêché des forces spéciales dans le nord du Niger afin d’assurer la sécurité des sites miniers du groupe nucléaire Areva . C’était donc ça le but ? La portion congrue serait-elle le fameux peuple malien qu’il fallait à tout prix sauver des affreux islamistes-terroristes?


Papa François « Mali » Hollande l’Africain, s’installe (enfin), et définitivement,  au pays. L’armée française  a fait depuis le début du week-end dernier, plus de 200 sorties avec près de 30 avions de combat dans la zone de Kidal. Selon les autorités militaires, il faut détruire toute la logistique des djihadistes, entre des dépôts de munition et de centres d’entraînement. La prochaine phase serait de les encercler et de demander leur reddition, eux, qui se seraient introduit dans des grottes et dans les montagnes alentours. Ne pouvant plus se rendre, ni au Niger ni au Burkina Faso, ni en Algérie, l’étau semble se resserrer et en matière de provisions, ils risquent de manquer de tout. La ville de Kidal elle-même est sous contrôle total des forces tchadiennes, seules autorisées à entrer dans la vile, les forces maliennes obligées de rester en dehors.

Au Niger, les localités d’Imouraren et d’Arlit (centre) ont vu s’installer les forces spéciales françaises. C’est dans ces zones que sévit Areva. Areva exploite de l’uranium depuis plus de 40 ans au Niger en reversant au Niger des miettes. La France toucherait plus de 90% des revenus alors que le Niger, pas même 10%. C’est une forme de patriotisme criminel. A partir du moment où, nous, ici en France avons de l’électricité, pas d’autres soucis. Si les groupes armés qui ont menacé de s’en prendre aux intérêts français agissent sur un site d’Areva, nous risquons de nous éclairer avec des lampes torches ou des lampes tempêtes. Quelle régression ! N’est-il pas ?

L’intervention française au mali a finalement donné à la France, une certaine latitude sur les ressources minières maliennes. Plus besoin de batailler ou d’attendre un quelconque appel d’offres. Depuis plusieurs années, la France remuait terre et ciel pour obtenir l’exploitation de quelques 5’000 tonnes de minerai qui se trouvent à Faléa, une commune de 21 villages et 17’000 habitants, située dans une région isolée à 350 kilomètres de Bamako. Un protocole d’accord aurait été signé pendant la visite de François « Mali » au pays entre les autorités maliennes et  l’entreprise française Foraco, qui cédera sa place à…Areva.

Les Maliens n’ont vu que du feu. Tout un peuple, plus de 15 millions d’âmes est convaincu que 5000 islamo-terroristes pouvaient ou allaient les mettre en joue ? Quelle ironie ! Aujourd’hui, comme par hasard, les Etats-Unis « offrent » leurs drones. Le Tchad a envoyé 1000 hommes sur place, après avoir reçu son chèque. Vous croyez que c’est le hasard ? Qui peut déployer autant de force et d’argent simplement pour aider les Africains ? Or, ces gens, pour mieux préparer leur aventure africaine, se sont appuyés sur les idiots utiles de l’Occident, ces soi-disant djihadistes, qui disaient lutter pour Allah et mourir pour lui. Ils ont multiplié les exactions pour le bonheur de l’Occident. Pourquoi fuient-ils donc maintenant ? Ils ont aussi peur de mourir ? Avis aux amateurs!


Source: Le blog d'Allain Jules

mardi, 29 janvier 2013

DENONCIATION DE L'IMMIXTION BELLICISTE DE LA FRANCE EN SYRIE

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Dénonciation de l’immixtion belliciste de la France en Syrie et affirmation du droit du peuple syrien à disposer de lui-même souverainement


Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence


Communiqué du 28 janvier 2013:

 

Le 28 janvier 2013, M. Fabius accueille à Paris les représentants de la Coalition pour la Syrie, une structure fantoche créée à la demande des dirigeants états-uniens et qu’il considère depuis deux mois comme les « seuls représentants légitimes du peuple syrien ». Il choisit de les recevoir le jour même où l’opposition syrienne patriotique qui refuse toute ingérence étrangère ainsi que la guerre civile, se réunit à Genève.

Cette rencontre constitue le volet diplomatique d’une ingérence dans les affaires syriennes qui dure maintenant depuis deux ans. Le gouvernement français a déjà largement pris part à l’agression contre la Syrie en recrutant, entraînant et fournissant aux rebelles du matériel divers et prenant la direction des opérations, aux côtés de la CIA et des services de renseignements turcs de la formation des combattants (artillerie et transmission)1) . Cette ingérence est en contradiction avec les principes du droit international et de la charte l’ONU en 1945. « Aucun Etat ne doit entreprendre d’action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers. » Sur le plan diplomatique, le gouvernement français cherche donc à contourner la légalité du droit international pour favoriser la reconnaissance d’une « légitimité » factice par diverses organisations régionales (Union européenne, Ligue arabe, Amis de la Syrie) pour une coalition créée par l’OTAN qui n’a aucune représentativité populaire.

Créée au Qatar, la « Coalition de Doha » est dirigée par M. Mouaz Al Khatib, un imam lié aux Frères musulmans, qui, selon le géographe F. Balanche, en constituent la « colonne vertébrale ». La Coalition reconnaît comme premier allié, Jabhat Al-Nosra, un groupe terroriste qui est une émanation directe d’Al Qaida. Et pour cause, c’est ce groupe qui inflige les plus lourdes pertes au gouvernement syrien 2) et à la population civile. M. Fabius a même fait part de son soutien implicite aux terroristes en affirmant que « sur le terrain, ils [Al Nosra] font du bon boulot ».3)

La diplomatie française cherche à prendre les devants d’une politique états-unienne de remodelage du « Grand Moyen Orient », en éliminant l’« Axe du Mal » (Syrie, Iran) (lire : axe de la Résistance) et en favorisant un axe pro états-unien (Turquie, Etats du Golfe). 4)

C’est donc une politique consciente d’escalade dans la guerre que le gouvernement français cherche à attiser, au moment même où la même France s’attaque au Mali aux groupes qui sont en relation directe avec ceux qu’elle soutient en Syrie. Comprenne qui pourra.

La Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence dénonce fermement cette politique d’immixtion dans les affaires des pays souverains, affirme le droit du peuple syrien de choisir lui même ceux qui le gouvernent, ainsi que le refus de tout armement des « djihadistes » ou de « l’ASL » en soulignant que ce conflit, extrêmement polarisé, pourrait dégénérer en un embrasement généralisé déclenchant une guerre mondiale.


Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence


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1) Le Canard enchaîné, 8 août 2012.
2) Le Figaro, 21/12/12
3) Le Monde, 14/12/12
4) Courrier international, n° 1152, « Vers la création d’un axe sunnite proaméricain »

Contact: Chrysanthie - chrysantheme1410@rocketmail.com

 

Source: COMITE VALMY

lundi, 28 janvier 2013

MALI ET GUERRES DE LA FRANCE DANS LE MONDE - DEBAT SUR FRANCE 3: MICHEL COLLON MASSACRE HENRI GUAINO

 


 

Le courage de la vérité et la force des arguments. Voici les armes du journaliste d'investigation Michel Collon qui ont littéralement sonné Henri Guaino, le député UMP des Yvelines, venu sur un plateau télé pour justifier l'injustifiable et cautionner le crime international, au nom de la "démocratie" et de la "protection des civils", en masquant le vrai motif de tous ces massacres et invasions subis par nos nations: les intérêts de l'Hexagone et ceux de petits copains des différents régimes français.

Il faut mettre un terme urgent aux dérives de la "bannière ensanglantée", par la dénonciation sans faiblesse, le refus de collaboration et une véritable révolution contre l'impérialisme local et mondial de cet Etat en déconfiture morale, économique et sociale avancée.

 

Que DIEU nous y aide, peuples dignes!

GUERRE AU MALI: L'INCROYABLE NAIVETE AFRICAINE ET LA DIABOLIQUE RUSE FRANÇAISE

 

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Certains Maliens et Africains croient mordicus que c’est pour leurs beaux yeux que la France s’est décidée, enfin, à intervenir au Mali. Que nenni. D’ailleurs, urbi et orbi, elle (la France) s’appuie sur la fameuse «demande du président malien», ultime syncrétisme hypocrite et magistralement mené pour duper encore une fois les Africains. Ah, ces grands enfants ! Ces derniers ne se posant jamais la question du pourquoi maintenant, ils resteront toujours «derrière comme les fesses» comme le dirait l’autre. Pourquoi la France n’est pas intervenue tout de suite après la prise de la première ville nord-malienne par la vermine wahhabo-salafo-qatarie? Où était la France quand les djihadistes détruisaient, à plusieurs reprises, d’anciens mausolées de saints musulmans tout en se livrant à des exactions multiples (lapidations, amputations)?
 
Et pourtant, dans la même logorrhée morbide et mortifère, la France avait trompé le monde entier pour une intervention en Libye à la… «demande des Libyens». Comme toujours, pour éviter un massacre, alors que les troupes du frère Guide Mouammar Kadhafi avaient simplement demandé aux populations de Benghazi de désarmer. Une vérité véhiculée très minoritairement et que la presse «mainstream», faisant partie de l’opération nazie qui a tué plus de 80 000 Libyens, ne fait jamais état. Chacun sait comment la résolution onusienne 1973 adoptée à dix voix sur quinze et autorisant le recours à la force contre le régime de Kadhafi avait été triturée…Passons. 

Aussi bizarre que ça puisse paraître, personne ne s’est posé la question de savoir pourquoi tout le monde avait laissé la situation pourrir au Mali. Aussi bizarre que ça puisse paraître, personne dans les instances onusiennes ne songeaient même à poursuivre juridiquement les affreux terroristes qui détruisaient en toute impunité les mausolées soufis, patrimoine mondial de l’UNESCO, et qui coupaient bras et pieds ou lapidaient les « déviants ». Aussi bizarre que ça puisse paraître, pourquoi personne ne met l’accent sur le largage de la France en Libye des armes de ces hommes, accusés avec la mauvaise foi habituelle d’avoir pillé l’arsenal de Mouammar Kadhafi? Pourquoi le Qatar souhaite une médiation et la Libye, la Tunisie et l’Égypte ne veulent pas de cette intervention? Cherchez l’erreur.

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Mais, comme par hasard, subitement, les organisations non-gouvernementale (ONG) se réveillent et accusent déjà l’armée malienne d’exactions. Fichtre. Et pendant ce temps-là, la France, elle, mènerait une guerre chirurgicale à nulle autre pareille. Personne ne parle de la destruction de toutes les «essenceries» (pompes à essence) - comme le dirait Léopold-Sédar Senghor l’ex académicien -, et des bâtisses monumentales, soupçonnées d’être des refuges pour islamistes. C’est ainsi qu’on a appris que le palais de Mouammar Kadhafi a été détruit à Tombouctou. Qui peut vraiment croire à cette fable-là? Pourquoi personne n’ose parler des Touaregs, de leurs revendications, de leurs aspirations légitimes?

Et pendant ce temps-là, à New York, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon salue ce qu’il nomme l’intervention «courageuse» de la France au Mali. Néanmoins, il a aussi dit ses craintes concernant l’impact de l’opération sur les civils et les droits de l’homme. Diantre. Enfin. Mais, du côté africain, on s’appuie essentiellement sur une opération qui est utile, mise sur pied pour bouter hors des frontières maliennes les effroyables terroristes. Et bien sûr, tout le monde s’accorde à dire que l’opération est utile, qu’il faut par tous les moyens «détruire» dixit François Hollande himself, ces renégats pourtant alliés et idiots utiles de l’Occident.

Faisons simple. Alors que l’intervention française fait l’unanimité chez les nigauds, la France se battant au Mali officiellement contre le… TERRORISME (le soutenant en Syrie) mais, officieusement, pour protéger ses intérêts ou plus prosaïquement pour une symphonie à deux mesures, celle de Total le pétrolier, et de Areva l’extracteur d’uranium, les autorités françaises nous prennent pour des gobes-mouches. Sans cet uranium du Niger, nous vivrons, ici en France, avec des lampes tempêtes pour s’éclairer… Or, les Français, dans leur grande majorité sont convaincus que ce sont eux qui aident l’Afrique, dans cette configuration, le Niger, pays…pauvre. Comme le diraient mes amis Ivoiriens, «c’est ça qui est la vérité!». Le reste n’est que verbiage vaseux, mensonge, arnaque et propagande…
 

Allain Jules



dimanche, 27 janvier 2013

YOUSSOUF BAKAYOKO OU LE TREPIED DU RECIDIVISTE


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Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Commission Électorale Indépendante a coupé le ruban inaugural de la campagne électorale, vendredi en invitant les candidats à l’élection législative partielle à une campagne modèle! Cela prêterait à sourire si ce n’était pas tragique de se souvenir des promesses passées d’élections transparentes et honnêtes et de se repasser mentalement le film des fraudes, exactions, crimes, puis le coup d’état mis en œuvre, parce que les menaces d’intimidation n’étaient pas suffisante pour décourager le président Gbagbo!

A l’époque, nous étions alors en présence d’acteurs honnêtes pour les uns et corrompus pour les autres; mais entre temps le camp des gens civilisés n’est plus, mort, exilé où embastillé, et aujourd’hui, le camp des rebelles tente de se refaire une virginité en invitant à des élections législatives partielles, préparées par «une campagne civilisée», permettant «une supervision et une certification par les Nations Unies». Les électeurs, ivoiriens et tous les naturalisés de la dernière heure remplaçant gaiement tous les disparus et les exilés vont se mobiliser massivement pour cautionner leurs bourreaux! La consultation sera «apaisée et transparente », conformément «aux canons de la légitimité démocratique de nos élus», ces élus qui sont sortis victorieux des urnes avec des scores incroyablement bas, on parlait de 11 pour cent… et même moins de voix.

Effectivement « les canons de la légitimité démocratique » des nouveaux élus ont tonné, et l’Agence France presse ainsi que les médias ont cessé de compter les morts survenus après les fameux 3000 morts de la crise post-électorale, répertoriés dans toutes les dépêches et servis régulièrement, catéchisme asséné à coup de matraquage, laissant paraitre que tous ces morts l’étaient par la faute d’un Laurent Gbagbo s’accrochant désespérément à un pouvoir qu’il avait perdu, alors que les urnes avaient parlé en faveur de son adversaire Alassane Ouattara ! Oui les canons, la grosse artillerie ont retenti des jours et des nuits durant, parce qu’une France et une communauté internationale ont préféré le vacarme et les lumières du bombardement du palais présidentiel occupé par un Président légalement investi par un Conseil constitutionnel reconnu et souverain. Oui les critères, les canons n’ont certainement pas été ceux de la démocratie et surtout ceux de la liberté, la liberté d’un peuple de disposer de sa souveraineté. Et les milliers de morts qui ont suivi n’ont pas été recensés, Duékoué, Nahibly, et j’en passe…Mais voilà ils ne votent pas, ils ne voteront plus, ils ne sont plus importants pour un régime qui les a assassinés!

Comment croire aujourd’hui ces mêmes acteurs en campagne, comment prendre au sérieux un Youssouf Bakayoko dans un rôle identique, qui au lieu de se mettre au service de son pays, avait proclamé des résultats biaisés depuis l’hôtel du Golf, et ce en dehors du temps, à lui imparti?

Sa définition du tryptique de la démocratie? «Une campagne électorale apaisée, un processus électoral respecté, un verdict accepté avec des élus reconnus»

En histoire de l'art, le tryptique est un ensemble décoratif composé d’un panneau central et deux volets mobiles qui généralement se rabattent sur le volet central pour le recouvrir.Si je reprend fidèlement l’image du spécialiste de l’art Youssouf Bakayoko, assurément un habitué des musés et des Eglises françaises dépositaires de nombreux tryptiques, je dirais que «la campagne électorale apaisée» et «le verdict accepté avec des élus reconnus » constituent les panneaux latéraux du tryptique, encadrant le thème central, «un processus électoral respecté», et bien sûr les panneaux latéraux se rabattent sur «le processus électoral respecté» qui disparaît de notre vue! Bonne image donc, mais je suppose qu’il voulait évoquer le trépied, tabouret à trois pieds, support de la démocratie ivoirienne, que l’on connait bien, toujours instable, peu confortable, dont on risque à tout moment d’être éjecté, et aux pieds fragiles et trop écartés…

La dernière campagne électorale présidentielle est celle qui a coûté le plus cher, parce que vraiment elle se voulait –du côté de la Majorité Présidentielle-, honnête et transparente. Cela ne l’a pas empêchée de se transformer en une guerre parce que les dés étaient pipés d’avance et que ne devait sortir des urnes que Ouattara, l’Economiste du FMI qui offrirait son pays d’adoption à tous les charognards blancs pour quelques applaudissements et une célébrité éphémère, celle  d’un certain Empereur de Kong, dont le royaume est si petit que même son frère ainé, le maire de Kong n’a pu y avoir sa dernière demeure, mais a dû être enterré au cimetière municipal de Williamsville…

Campagne électorale express donc, pour saluer les généreux bailleurs de fonds et investisseurs potentiels allemands que l’on essaie de recruter après les français trop rétifs. Oui, il faut donner l’impression que la démocratie vit son rythme de croisière, que tout va bien, que tout se déroule selon «les canons de la légitimité démocratique de nos élus». Les derniers évènements rocambolesques au Ghana, les enlèvements et tentatives d’enlèvement de personnalités de haut rang, les procès en cours, tout cela nous plonge dans «la promotion de la paix par le dialogue», le discours est saisissant ! Grâce à ces élections, le processus de démocratisation est en cours en Côte d’Ivoire ! Mais voilà, les caisses vides de l’état, malgré les emprunts faramineux, ont fait grimper le prix de toutes les denrées alimentaires, l’électricité, le gaz, les carburants n’ont pas été de reste, et ont connu aussi une hausse…

Alors que ces élections n’étaient pas une priorité du moment, face aux revendications salariales des fonctionnaires qui vont se mettre en grève et paralyser totalement le pays, notre économiste va gaspiller un peu plus l’argent dont il ne dispose pas, en préparant des élections qui ne mobiliseront que ses adeptes, et donner l’impression d’une normalité revenue : tous les réfugiées attendus fermement, -direction la case Prison du Monopoly géant qu’est la Côte d’Ivoire, où tout est à vendre et à acheter-, n’auront même pas le temps de rentrer, d’avoir leur carte d’électeur, et de voter! Qu’à cela ne tienne, les électeurs en Côte d’Ivoire Nouvelle pourront voter plusieurs fois, face à des FRCI analphabètes qui ne distinguent pas une ordonnance médicale d’un laisser passer ou d’une carte d’électeur. Et on comprend mieux que Ouattara ne les envoie au Mali-si toutefois il daigne écouter ses chers frères et sœurs pour une fois- qu’après ces élections, car il a besoin d’eux pour mener cette «campagne civilisée», pour «une consultation apaisée et transparente»!

 

Shlomit Abel, 26 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 23 janvier 2013

LA MANIPULATION DES SONDAGES VA-T-ELLE SAUVER LE «ROI» HOLLANDE?


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Chers tous, je vous partage une courte réflexion pas du tout bête - bien au contraire! - d'un ami universitaire sur la comédie française au Mali. Bien à vous!


Un sondage auprès des français attribuerait 75% de confiance à Hollande à propos de l'intervention militaire au Mali (le Parisien du 15/01), alors qu'à peine 30% des mêmes français lui font confiance quant à la résolution des problèmes en France. Bizarre, non?

Ou bien, comme il s'agit de la mission «civilisatrice, bienfaitrice et néo-coloniale» en faveur de négro-africains, le complexe de supériorité confine à l'évidence que tout se passera selon les dires du "bwana" Hollande! Quelle est la crédibilité d'un tel «sondage»? Combien de français peuvent situer le Mali sur une mappemonde? A plus forte raison, savoir la problématique de la guerre au Mali?

La manipulation des sondages et des média-mensongers va-t-elle sauver le "roi" Hollande, la françafrique et la France en plein déglingage socio-économique (et moral, Ndlr)? Wait and see…
 

L'ami G. T.

jeudi, 17 janvier 2013

FRANCE - L’ETAT GUERRIER

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Une intervention militaire française en chasse une autre: Côte d'ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d'intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l'Afghanistan qu'elles interviennent de nouveau au Mali.


La France apparaît ainsi, actuellement,  comme le pays  le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et  s'il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire  que la France fait preuve dans le sien  d'un zèle particulier.

C'est inquiétant. Car cet Etat  par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux  frontières de l'Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d'avoir en face, de l'autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.

François Hollande est célébré en France comme "un chef de guerre". Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu'il "est vraiment devenu président de la république maintenant qu'il a déclenché une guerre".  Comme le président Bush après la guerre contre l'Irak, et comme le président Obama, sacré "chef de guerre" après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l'attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu'il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu'il est un homme de paix, mais parce qu'il a déclenché une guerre.

On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant "cette civilisation" qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne  devenaient légitimes et populaires, à Rome,   qu'au retour d'une expédition victorieuse, à l'époque où les rois ne le devenaient  réellement qu'après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d'envoyer des contingents pour la guerre, comme l'injonction en est faite aujourd'hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin, à la Côte d'Ivoire, et à d'autres pays africains.

C'est l'union sacrée autour du nouveau "chef de guerre", François Hollande. C'est, de la gauche jusqu' à l'extrême droite française, l'unanimité de la classe politique française pour l'intervention militaire. Un tel unanimisme,  une démocratie aussi verrouillée, a des allures de  totalitarisme. Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums  enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques: Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d'intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d'excitation guerrière, d'émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions "Rafale" qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées. De joie, l'un d'eux s'écrie: " Pour tous ceux qui parlaient de décadence française,  c'est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d'intervenir."(Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission "ça se dispute", 12 janvier2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est  étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays.  Le parti français, le "Front National", juge cette intervention légitime, d'autant plus « qu'elle concerne, dit-il,  un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des " émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français". On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l'immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.

Bref, peu de voix se font entendre, en France,  pour  dénoncer l'intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd'hui, pour l'instant, le principal reproche  fait au Président  François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c'est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d'avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu'il n'en avait pas le temps et qu'il "fallait agir vite".

Cet argument, "qu'il fallait agir vite"  est trop souvent répété, assené, sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu'on criait qu'il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s'est avérée mensongère et d'où est finalement venu  le massacre. Il semble, en réalité, que l'armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (cf. le Quotidien d'Oran, 9 janvier 2013, p 6). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l'aviation française d'intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l'intervention française et à en  cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.

La légitimation

Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s'entoure d'un discours de légitimation. Chaque fois qu'elle a eu lieu, l'intervention militaire a été proclamée légitime, qu'il s'agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c'est le cas au Mali, ou, au contraire,  de soutenir des groupes armés rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c'est le cas en Syrie. Le droit d'ingérence n'est en fait que le droit du plus fort. Il ne s'embarrasse pas de cohérence. Mais  en aucun cas, les puissances occidentales qui  s'en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d'une solution politique, pacifique. L'intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri  physiquement et moralement, fragile pour longtemps.

Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l'argumentaire de la "menace terroriste islamiste".  Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné  ainsi le nouvel ennemi global de l'Occident,  l'argument sert " à toutes les sauces", y compris d'ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme "terroristes" lorsque la "realpolitik"  l'exige. La référence à la "menace terroriste" offre l'avantage à la fois de n'avoir rien à justifier et de donner une justification à n'importe quoi. Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n'ont cessé de répéter, de marteler, qu'il s'agissait, au Mali, de lutter contre " des groupes terroristes criminels". On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d'accroître la tension. C'est ainsi qu'un amalgame est fait entre les différents groupes armés "rebelles", et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l'intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à  chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l'influence nécessaire à cet effet.

L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon,  prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s'allia avec  les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d'Afrique du Nord  vers Rome. Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un media de l'époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l'opinion romaine, et déclencha la peur dans l'Empire en  faisant croire à la population qu'elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.

La "menace terroriste islamiste" est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de "l'union sacrée", les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d'y faire diversion.

Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l'épouvantail de l'islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu'on perçoit chez bien des  commentateurs français  lorsqu'il s'agit de passer du discours sur "le printemps arabe" et de la prise en compte de l'Islam politique à celui de la "menace islamiste".

Dans le registre de la légitimation de l'intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à ce sujet. Les responsables français s'enveloppent dans celle-ci  comme si la France ne faisait que se mettre,  par altruisme,  au service du droit international. Mais c'est précisément la France qui a  fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l'intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d'abord de s'efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu'à la question de la légitimité du pouvoir politique malien,  mise à mal par le coup d'Etat récent. Et à ce propos, d'ailleurs, quelle  légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d'ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.

 

Djamel LABIDI

 

Source:  Le Quotidien d'Oran du Jeudi 17 Janvier 2013

mercredi, 16 janvier 2013

LE PRCF CONDAMNE L'INTERVENTION DE L'IMPERIALISME FRANÇAIS AU MALI

 

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L’intervention d’un impérialisme en Afrique ou partout dans le monde n’est jamais une initiative positive.

C’est au peuple malien et rien qu’à lui de forger son destin et d’imposer sa souveraineté contre l’action de groupes fondamentalistes qui se sont armés grâce à l’intervention de Sarkozy en Libye. Si Hollande voulait réellement aider le Mali, il commencerait par mettre fin au pillage du Mali par les monopoles capitalistes français.

Dans un rapport des forces désastreux, le gouvernement malien a lui-même requis « l’aide » de la France. Mais rien de bon pour un peuple ne peut sortir à moyen ou à long terme de l’intervention militaire des impérialismes, ni au Mali, ni en Syrie, ni en Iran. Au demeurant, comment Hollande et la fausse gauche peuvent-ils à la fois intervenir contre les affreux djihadistes au Mali alors qu’en Syrie, il faudrait se réjouir des avancées sur le terrain des troupes liées à Al Qaida et soutenues militairement par la France officielle? Que l’on commence donc par ne pas déstabiliser les peuples souverains au lieu de leur «venir en aide» une fois qu’on a créé la panique chez eux ! En l’occurrence, l’impérialisme français est un pompier pyromane!

Comme Irak ou ailleurs ces guerres n’apportent aucune solution et ne font qu’ajouter du malheur aux pays concernés.

Que dirions nous si un pays, mécontent du pouvoir français ou anglais ou si des troubles éclataient dans notre pays, intervenait militairement chez nous, même s’il est appelé par le gouvernement légal – ce gouvernement légal que les impérialistes ont tout fait pour déstabiliser à Damas ou à Kaboul à l’époque où, très légalement, le pouvoir populaire avait requis l’aide de l’URSS en prenant appui sur des traités internationaux parfaitement valides ? En fait c’est un rapport de forces favorable aux impérialistes qui autorise ces interventions dont le seul but est la préservation des intérêts des grandes sociétés capitalistes.

Les groupes terroristes que le gouvernement de François Hollande prétend combattre sont le résultat de l’intervention en Libye et les mêmes groupes que les pouvoirs UMP et PS, avec le soutien du FN qui montre sa nature impérialiste, soutiennent en Syrie contre l’indépendance de ce pays.

Répétons-le ce sont les peuples qui doivent régler leurs problèmes SANS intervention militaire étrangère.

Comme le disait Karl Liebknecht: "L'ennemi principal est dans ton propre pays!".



COMMISSION INTERNATIONALE DU PRCF

PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)



lundi, 14 janvier 2013

MALI: LES MENSONGES DE LA PROPAGANDE DE GUERRE FRANÇAISE

 

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Cocorico ! La France aura bien eu sa «tempête de désert».

Hollande a pris la «courageuse» décision d’envoyer les hélicoptères Gazelle des forces spéciales de l’armée de terre, des Mirage 2000D et des Rafale contre les colonnes des djihadistes qui menacent la sécurité de l’Europe.


Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néo-coloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

Premier mensonge. Les apparences diplomatiques sont sauves. Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.

Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections. Aussi bien le commandement de l’armée malienne que de larges secteurs de la société civile et politique malienne, même s’ils sont attachés au recouvrement par leur pays de son intégrité territoriale et à son unité nationale, s’opposent légitimement à l’intervention étrangère dans des conditions qui n’assurent pas au Mali le contrôle des opérations et de la suite des évènements.

Second mensonge. Le gouvernement français justifie son opération Serval par le souci de contrer les rebelles d’Ansar Dine qui ont lancé la semaine dernière une offensive contre des localités situées au centre du pays en direction du sud. Ce faisant, le gouvernement français tente de donner à cette opération un caractère défensif. Rien n’est plus faux. Depuis que le Nord du mali a échappé au contrôle du gouvernement central de Bamako pour tomber entre les mains du mouvement Ansar Dine et des autres mouvements djihadistes, on le sait, la France n’a pas cessé d’appeler à la guerre en poussant en avant les Etats de la CEDEAO pour donner un semblant de légitimité africaine à cette guerre néocoloniale.

Après avoir réussi à torpiller les efforts de médiation du gouvernement algérien en vue de trouver une solution politique à la crise et à arracher une résolution du conseil de sécurité de l’Onu autorisant le déploiement d’une force africaine mais dans le cadre d’un plan de résolution politique globale de la crise, la France a continué en coulisses à pousser le gouvernement malien et les autres gouvernements de l’Afrique de l’Ouest à vider cette résolution onusienne de son contenu et à se préparer à la guerre.

De son côté, l’Algérie a réussi récemment à amener les deux principaux protagonistes du mouvement national touareg Ansar Dine et le MNLA à trouver un accord en vue de négocier une solution politique avec le gouvernement de Bamako. Des délégations de ce mouvement ont rencontré le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso à Ouagadougou. Mais sous la pression française, le gouvernement malien a ignoré ces bons offices et a continué en secret à préparer l’offensive armée qui était planifiée entre l’été et l’automne 2013 comme en témoigne le recrutement tous azimuts et l’entraînement de mercenaires de tous les coins d’Afrique, étant entendu que les 3.000 hommes de la CEDEAO n’allaient pas suffire à déloger les mouvements touareg de leurs positions. Le mouvement Ansar Dine n’avait plus d’autre choix que d’attendre que l’adversaire se prépare à son aise et qu’il se fasse écraser ou alors d’anticiper sur l’action de ses adversaires et lancer une offensive militaire pour rappeler à Bamako son existence et le forcer à négocier sérieusement.

La France a compris l’enjeu et a dû changer son plan initial. Au lieu d’attendre encore quelques mois le temps de préparer ses supplétifs africains pour la sale besogne, elle a dû intervenir directement. En apparence, Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi et du Mujao ont mal calculé leur coup en provoquant cette intervention française prématurée qui pourrait leur coûter cher. Mais d’un autre côté, les masques sont tombés. La France est intervenue directement dans un conflit dont il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte sans perdre beaucoup de plumes.

Troisième mensonge. Le gouvernement français prétend qu’il mène cette guerre contre les djihadistes qui contrôlent le nord du Mali et menacent désormais le territoire de la France et de l’Europe. En reprenant cet argument officiel, les médias français usent d’un mensonge grossier. D’abord, ils sont bien culottés de servir pareil argument à leurs téléspectateurs La France qui n’a pas hésité à armer et soutenir les djihadistes en Libye et qui n’hésite pas aujourd’hui à soutenir les djihadistes en Syrie se découvre subitement une âme laïque et démocratique au Mali ! La laïcité ici n’est qu’un cache-sexe servant à cacher de sordides desseins stratégiques et économiques.

Le mouvement Ansar Dine est avant tout un mouvement de libération touarègue. Ses membres fondateurs et ses cadres, à commencer par leur leader Iyad Agh Ghali, proviennent tous du mouvement de libération touareg qui a lutté les armes à la main durant les années 80 contre le gouvernement central de Bamako et qui ont déposé les armes dans le cadre des Accords d’Alger, en 1991.

Que ce mouvement ait connu par la suite une évolution idéologique fondamentaliste est une chose que seul une islamophobie aveugle pourrait confondre avec le djihadisme terroriste dans lequel excellent des groupes comme Aqmi et le Mujao. Justifier une guerre au Mali au nom de la lutte contre le fondamentalisme d’Ansar Dine c’est comme si l’Etat italien justifiait dans les années 70 et 80 une mise hors-la loi du parti communiste italien sous prétexte que les groupes terroristes des Brigades rouges et de Prima Linea usaient de la même rhétorique marxiste-léniniste !

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Quatrième mensonge. La propagande française met l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre Ansar Dine et les autres groupes djihadistes. La preuve c’est que Ansar Dine a gardé des contacts avec ces mouvements. Ansar Dine se défend en disant qu’il n’a rien à voir avec ces mouvements mais comme ils sont sur le même terrain, il est normal qu’il ait des contacts avec eux.

D’ailleurs, les services français entretiennent des contacts officiels sous la couverture du Quai d’Orsay avec ces groupes comme vient de le dévoiler un des chefs d’Aqmi, au Mali, Abdelhamid Abou Zeid et ce, dans le but de libérer les otages français contre des rançons qui se sont avérées ces dernières années un mode bien commode de financer ces groupes terroristes dans leurs actions contre l’adversaire inavoué de la France dans la région : l’Algérie. Pire, rien n’interdit de penser que les services français regardent avec une certaine complaisance le jeu que certains protagonistes régionaux jouent avec les narco-terroristes du Mujao pour affaiblir l’encombrant voisin algérien…

Parmi les arguments servis pour justifier la soi-disant collusion d’Ansar Dine avec les groupes terroristes, la propagande française relayée malheureusement par certains médias algériens, il y a le fait qu’Ansar Dine refuse de combattre Aqmi et le Mujao en avançant que ce n’est pas son rôle à lui de les combattre, en tout cas pas avant la résolution du conflit avec Bamako et le retour de la paix et de la stabilité dans la région. Et dans ce cas, les djihadistes étrangers seront bien obligés de quitter le territoire malien de gré ou de force. Comme le rappelle à juste tire un porte-parole d’Ansar Dine, pourquoi les gouvernements occidentaux qui mettent aujourd’hui la pression son mouvement pour combattre Aqmi n’ont pas usé des mêmes pressions sur le régime du président malien déchu Amadou Toumani Touré dont la collusion avec les groupes narco-terroristes était avérée?

Que le programme et l’interprétation rigoriste de la Charia islamique d’Ansar Dine posent problème, sans doute. Mais ce sera une affaire interne à la société touarègue et malienne et ce n’est en tout cas pas l’affaire de la France et des gouvernements africains à sa botte. Si l’application de la Charia devait constituer un objet de casus belli, la France devrait entrer sans tarder en guerre contre les pétromonarchies du Golfe et bientôt contre les pays arabes dont la nouvelle constitution devrait s’inspirer explicitement de la Charia : Egypte, Tunisie, Libye et bientôt Syrie!

Non content de semer la confusion au sein de l’opinion publique et d’essayer de diaboliser coûte que coûte Ansar Dine parce qu’il ne s’inscrit pas dans leur stratégie néo-coloniale, les services français cherchent à faire diversion via les sites franco-israéliens amis qui font passer Ansar Dine pour une création tantôt saoudienne tantôt qatarie, en laissant aux sites makhzéniens le loisir de vendre la thèse éculée qui voit dans le DRS algérien le nouveau démiurge de la géopolitique sahélo-saharienne.

Cinquième mensonge. Le gouvernement français a monté toute sa campagne diplomatique en direction de l’union africaine, l’union européenne et l’Onu en vue de justifier une guerre au Mali au nom de la défense de l’intégrité et de l’unité territoriale du Mali menacée par la déclaration d’indépendance unilatérale de l’Azawad proclamée par le MNLA. C’est peut-être le plus gros mensonge de cette guerre tant il est archi-connu que la France a toujours tenté de manipuler les mouvements séparatistes touarègues au Mali et au Niger pour faire chanter les gouvernements de Bamako et Niamey en vue de les amener à accepter ses conditions de « coopération » néocoloniales.

Il ne faut pas oublier que le mouvement séparatiste appelé MNLA a été créé dans la précipitation par Mohamed Ag Najem qui commandait un millier de mercenaires touarègues maliens au service du régime de Kadhafi et qui a été retourné par les services français quelques semaines avant la chute de Tripoli. Ag Najem aurait-il accepté de trahir Kadhafi et de retourner au Mali s’il n’avait pas eu les assurances de Paris pour pouvoir rentrer chez lui avec armes et bagages remplis d’or et de dollars pour jouer le nouveau rôle qui lui a été dévolu?

C’est quand le MNLA a été chassé de ses positions conquises au nord par les combattants d’Ansar Dine et des autres groupes djihadistes que le gouvernement français a changé de fusil d’épaule et s’est mis à défendre hypocritement la thèse de l’intégrité territoriale du Mali. En fait, la diplomatie française est en train de réchauffer un vieux plan colonialiste visant à diviser l’Afrique et les Africains pour mieux régner.

Elle agite notamment l’épouvantail de l’islamisme pour faire passer la manipulation sordide des élites et des populations bambara au sud contre les tribus berbères et maures du nord qu’elle juge moins dociles et plus enclines à s’allier avec les nouveaux régimes qui sont en train d’émerger en Afrique du nord à la faveur des mouvements de contestation que les officines impérialistes cherchent à instrumentaliser et à dévoyer mais en vain. L’opposition entre populations musulmanes et populations chrétiennes et/ou animistes est en train de devenir un nouveau cheval de bataille idéologique impérial en Afrique comme l’illustre à merveille le laboratoire soudanais appelé à servir de modèle pour toute la région.

Sixième mensonge. Les médias français ont abreuvé les téléspectateurs d’images et de reportages bidon montrant des citoyens maliens dans la capitale qui applaudissent l’intervention française. Bien-sûr, il se trouvera toujours des Maliens qui se rappellent l’esclavage d’avant-hier des esclavagistes touarègues et maures et oublient l’esclavage moderne d’hier et d’aujourd’hui des colons et des capitalistes français mais la majorité des Maliens ne sont pas dupes du jeu de la France. Les médias français montrent ce qu’ils veulent montrer et s’imposent le silence sur les manifestations des patriotes maliens, réunis au sein de la COPAM (coordination des organisations patriotiques du Mali) qui ont appelé au lendemain de l’intervention française au départ du président malien qui n’a aucune légitimité démocratique.

Septième mensonge. Au lendemain de l’intervention française, les médias reprennent les communiqués triomphalistes du ministère français de la défense. Une centaine de djihadistes auraient été éliminés et leur avance vers le sud aurait été stoppée. Les pertes françaises sont minimisées. La perte d’un hélicoptère Gazelle a été attribuée au début à un crash. Mais voilà que les nouvelles moins rassurantes commencent à tomber. Ce n’est pas un hélicoptère mais deux qui ont été abattus dès le premier jour de l’opération. Le pilote d’un hélicoptère Gazelle, le lieutenant a été mortellement touché.

Mais le fait qui témoigne de la grossièreté des mensonges de guerre français est qu’on apprend au troisième jour de l’opération Serval que l’offensive des combattants d’Ansar Dine n’est pas totalement stoppée alors qu’on nous a assuré la veille qu’elle a été stoppée. Pire, le gouvernement français vient de renforcer son dispositif d’intervention militaire de manière spectaculaire et inquiétante comme s’il s’agissait d’une guerre contre une armée conventionnelle. A en croire le site spécialisé dans les questions militaires « Mer et marine » les forces françaises engagées actuellement au Mali proviennent du dispositif Epervier basé au Tchad et qui ne comprend pas moins que six Mirage 2000D, deux Mirage F1 CR, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall. Et aux dernières nouvelles, on apprend l’engagement des Rafale ! La facture risque d’être très salée pour un Hollande qui cherchait à faire des économies mais surtout pour le peuple fra,çais appelé à se serrer encore plus la ceinture pour contribuer à cette guerre coloniale!

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul. On apprend en même temps que l’opération d’un commando de la DGSE en vue de libérer un des leurs détenu par les miliciens du groupe Chabab en Somalie s’est soldée par un fiasco. L’otage aurait été tué et deux membres du commando de la DGSE éliminés. La propagande française voudrait faire croire que le commando de la DGSE a éliminé 17 djihadistes mais n’arrive pas à expliquer comment ils n’ont même pas pu récupérer les corps de leurs camarades tués. Les djihadistes somaliens ont même déclaré qu’ils détiennent un membre du commando français blessé mais vivant ! Ces déboires risquent d’annoncer d’autres conséquences beaucoup plus dramatiques pour les populations civiles du Nord Mali et pour la vie des otages français eux-mêmes. Au lieu d’assurer sa sécurité et celle de ses ressortissants, la France est bien partie pour vivre quelques aventures que ne lui envieraient pas ses alliés de l’Otan qui lui ont promis jusqu’ici bien timidement leur soutien logistique. Tout cela pour l’uranium du Niger et les milliards de bénéfices d’AREVA et de SUEZ et leurs banquiers!

 

Mohamed Tahar Bensaada


Source: IRAN FRENCH RADIO

samedi, 12 janvier 2013

INTERVENTION MILITAIRE FRANÇAISE AU MALI: QUI PAYE LA FACTURE?

 

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Lors d'une très courte intervention télévisée, depuis l'Elysée, François Hollande a confirmé l'intervention militaire française au Mali, contre les groupes terroristes au nord du pays. "Les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien" à l'armée malienne, a-t-il annoncé. "Cette opération durera le temps nécessaire", a ajouté le chef de l'Etat, qui a assuré que l'intervention se faisait dans le cadre de la "légalité internationale". 

Le JDD.fr

La France tout comme les puissances impérialistes ne s'engagent jamais dans une guerre sans avoir la réponse à cette question: "Qui paye la facture?". C'est en cherchant la réponse à cette interrogation que nous sommes tombé sur cet article de  SÉKOU COULIBALY LE GUIDO, via maliweb.

En le lisant, vous comprendrez que la précipitation avec laquelle François Hollande a engagé l'armée française au Mali, "sans en consulter ni le parlement, ni le Gouvernement", s'explique nettement. La facture sera payée par les ressources pétrolières, gazières et uranumières du Mali.


Alain Doh Bi

Source: Le blog d'Alain Doh Bi

 

VOICI LES VRAIES RAISON DE LA GUERRE AU MALI.


Découverte du pétrole au Mali : Le premier forage en mars 2010



Selon certains responsables de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP), les travaux d’exploration du pétrole dans le nord de notre pays se poursuivent normalement et incitent à l’optimisme. En effet, après les opérations d’acquisition sismique qui ont duré plusieurs mois, maintenant, place à la logistique et à la constitution de la base et du site aéroportuaire. Ces travaux permettront de faire un premier forage susceptible de découvrir du pétrole ou du gaz.

Dans les mois à venir, la recherche du pétrole dans le septentrion de notre pays connaîtra une étape décisive. « Les travaux jusqu’ici effectués sont promoteurs et on est vraiment optimiste, quant à la découverte du pétrole ou du gaz », a laissé entendre, il y a quelques jours, un haut responsable de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP).

A titre de rappel, c’est en 2008, tout jute, que les travaux de recherche pétrolière dans le nord de notre pays ont pris un nouvel élan. Malgré certaines mauvaises langues et la situation in sécuritaire, les travaux se sont normalement déroulés suscitant diverses interprétations au sein de l’opinion nationale et internationale.

En effet, l’Entreprise nationale italienne d’hydrocarbures (ENI) campée à Assedrème, une localité située à 570 Km au nord de Tombouctou (6è région administrative du Mali), avait reçu le vendredi 22 février 2008, la visite de Hamed Sow, à l’époque, ministre des mines, de l’énergie et de l’eau. C’était une première, d’un haut responsable malien qui a été suivie, quelques mois plus tard, de celle de son successeur Mamadou Igor Diarra.

Les opérations d’alors consistaient à faire des sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 attribués dans le bassin de Taoudéni à l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO), une des filiales de la SONATRACH, première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Ces blocs appartenaient au consortium constitué d’ENI 50%, Baraka petroleum 25% et SIPEX 25%. Cependant, après les travaux d’acquisition sismique de plusieurs milliers de kilomètres ayant coûté à peu près 35 millions de dollars, le conglomérat s’est éclaté. De nos jours, les blocs 1, 2, 3, 4 et 9 appartiennent aux sociétés ENI avec 66,67% des actions et 33,33% à SIPEX.

Avant dernière étape

Initialement prévu pour juin 2009, le premier forage sera fait, plaise à Dieu, en mars 2010. C’est cette exploration du bloc 4 qui permettra aux nombreux spécialistes de découvrir le pétrole ou le gaz. Vu ses potentialités, il est même possible qu’elle aboutisse à la trouvaille des deux. En tout cas, les précédents travaux ont mis fin aux conjectures scientifiques. A noter qu’un seul forage coûte environ 30 millions de dollars soit 15 milliards Cfa pour une profondeur variant entre 1500 et 1800 mètres.

Ainsi, après cette étape, on procédera à l’installation de la plate forme, de la canalisation et des pipelines en vue d’évacuer le pétrole malien par l’Algérie. Le choix du pays du président Abdoul Aziz Bouteflika au détriment de la Mauritanie, se justifierait par le fait qu’il dispose de la compétence et des infrastructures adéquates en matière de la recherche, de l’exploitation et du transport de l’or noir.

« Le forage nous permettra de déterminer les champs pétroliers et le volume d’hydrocarbures. C’est une opération que nous appelons les trois ‘’D’’ ou les trois dimensions : hauteur, longueur et largeur », a expliqué Idrissa Djibrila Maïga, chef du service géologie pétrolière à l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP). Mandaté par sa structure, M. Maïga a suivi sur le terrain les travaux effectués par les différentes sociétés de recherche pétrolière. A ce titre, il est, en quelque sorte, l’œil et l’oreille du gouvernement malien auprès des sociétés.

Conscients de l’importance et de la sensibilité de leurs missions, le directeur général de l’AUREP Mamadou Simpara et son personnel adressent, chaque semaine, au ministre de tutelle, un rapport détaillant l’état d’exécution des travaux. Ce même rapport, semble-t-il, est communiqué à la présidence de la République et à la primature. Ces derniers remercient tous les acteurs dont l’implication a permis de parvenir à ces résultats probants.

Par ailleurs, dans le bassin de Nara, la joint-venture Afex global et Glenore a déjà terminé ses levés géophysiques aéroportés. Bientôt, elle entamera ses opérations d’acquisition sismique devant prendre fin en 2010. D’autres sociétés sont en train d’évoluer positivement en respectant leurs engagements contractuels. Et, aujourd’hui, sur 28 blocs 15 ont été attribués à 12 sociétés et 13 sont libres.

Par ailleurs, à signaler que hormis l’effectif de l’armée assurant la sécurité du personnel et des installations, beaucoup de maliens et algériens sont employés par les sociétés. Le climat varie entre 8° degré en saison froide contre 47° en saison chaude. Cependant, à plein temps, un docteur veille à la santé des travailleurs grâce à une infirmerie équipée des moyens. Il y a aussi une pharmacie bien approvisionnée en médicaments. Une ambulance tout terrain équipée assure l’intervention en milieu désertique. Bref, toutes les dispositions sont prises pour parer au pire des cas.

La zone de Taoudéni, autrefois, réputée à cause de son ancien bagne où beaucoup de maliens y ont laissé la peau, devient de plus en plus un haut lieu de développement du Mali grâce aux travaux de recherche pétrolière. En février 2008, soit au tout début des opérations de recherche, l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO) a installé un forage à grand diamètre à Foum Elba, un hameau situé à 25 Km du site abritant sa base. Cet ouvrage représente tout, pour les habitants et le cheptel.

 

Sékou Coulibaly Le Guido, le 22 décembre 2009.


Source: MALIWEB

lundi, 24 décembre 2012

LE MARIAGE HOMOSEXUEL ET LA GAUCHE DE GAUCHE

 

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Il m'a vraiment plu, ce texte de Denise Mendez. D'un bon sens, d'une limpidité, d'une lucidité, d'une logique, d'un réalisme, d'une beauté morale indéniables, fascinants. Bonne lecture! Fernand Dindé.


On présente le mariage homosexuel, dit mariage pour tous, comme un progrès de civilisation et, en toute logique, la gauche de gauche toujours à l’avant-garde des droits humains se lance dans sa promotion et abandonne à la droite toute critique et réflexion anthropologique sur le sujet.  Ainsi le projet législatif du gouvernement serait-il une avancée dans l’égalité du droit à fonder une famille, indépendamment de la différence biologique entre sexe  masculin et sexe  féminin ; le projet  rejette donc la distinction entregenre masculin et genre féminin (1) qui était jusqu’ici au centre de la fondation de la famille et au cœur de la filiation. 

Cette initiative législative  prévoit donc la modification de plusieurs articles du code civil sur la filiation, effaçant en particulier les termes «père et mère» pour les remplacer par «parent-1 et parent-2». Selon ses promoteurs, elle est le reflet d’une évolution de la société dans un sens démocratique. Cette initiative  suppose l’assentiment général des homosexuels qui tous seraient censés aspirer à fonder une famille selon la manière traditionnelle, surmontant  les limitations imposées par la biologie, au moyen de modifications du droit et du recours aux nouvelles techniques de reproduction des mammifères. On peut douter de cette unanimité des homosexuels, et on peut également douter  de l’assentiment d’une opinion publique consultée  par des sondages qui se réfèrent au terme mariage et omettent les questions  de filiation. 

L’argument massue des promoteurs du projet est la référence empirique, il prend appui sur un état de fait, à savoir l’existence de milliers de personnes homosexuelles vivant actuellement en couple (pacsées ou non) et élevant des enfants adoptés ou obtenus par PMA (environ 40 000 enfants). Selon l’INED, en France, il y aurait  6 % d’homosexuels et  parmi eux, 1% seraient  engagés dans une forme de mariage. 

La gauche pensant se situer à l’avant-garde des revendications progressistes, néglige volontiers l’opinion des homosexuels qui restent  étrangers à l’idée de mariage traditionnel. 

On sait que, à travers l’histoire, les homosexuels, les plus originaux, les plus sincères, les plus créatifs ont toujours refusé les modes de vie  ordinaires fondés sur la famille; ils ont privilégié des formes de vie autonomes, indépendantes. Il est curieux de voir que la gauche ignore ces homosexuels-là, elle privilégie ceux qui constituent dans le monde occidental un lobby puissant qui fonde son succès sur une interprétation biaisée des droits humains et du principe de non discrimination. 

En somme, on s’apprête à modifier le code civil qui concerne 65 millions de personnes pour satisfaire la demande de quelques centaines de milliers (600 000 environ). On établit ainsi le droit de la minorité à imposer ses vues à la majorité la plus large (le gouvernement refusant un référendum). On sait que dans l’histoire, il arrive que les minorités soient à l’avant-garde du progrès de tous et donc agissent pour le bien de tous. Qu’en est-il en l’occurrence? Ces homosexuels partisans du mariage ordinaire sont-ils une avant-garde de la civilisation ou bien sont-ils plutôt des passéistes qui rêvent de vivre comme les hétérosexuels les plus traditionnels, ceux qui choisissent la cérémonie de mariage religieux, robes blanches et couronnes de jasmin. Voici une question qu’on aimerait voir poser par la gauche, justement à une époque où les couples hétérosexuels refusent de se marier alors même qu’ils  fondent des familles très stables. 

QUELS SONT LES ARGUMENTS QUI FONDENT LE PROJET DE MARIAGE POUR TOUS? 

Les homosexuels revendiquent le droit à un mariage civil du même  type que celui des hétérosexuels au nom de l’égalité des  droits, parmi lesquels le droit au mariage. Il y a en l’espèce une interprétation biaisée du droit: la confusion entre l’égalité des droits et le droit à l’égalité au nom de la non-discrimination entre les individus. La discrimination consiste à ne pas accorder les mêmes droits dans des conditions similaires. Or il est clair que, vis-à-vis de la procréation, les couples homosexuels ne sont pas dans la même condition que les couples  hétérosexuels, puisqu’ils ne peuvent pas procréer; on n’a jamais vu un enfant naître de l’accouplement de 2 hommes ou de 2 femmes. La revendication des homosexuels du droit à  fonder une famille selon le même régime juridique que les hétérosexuels, n’a aucun fondement anthropologique, elle n’a qu’un fondement idéologique. Si les homosexuels n’avaient recherché que la protection de leur type spécifique de famille, ils auraient trouvé suffisamment de garanties dans le PACS, lequel protège l’avenir du compagnon ou la compagne et des enfants adoptés en cas de séparation ou mort. Aussi, peut-on douter de l’intention qui sous-tend cette recherche d’égalité dans le mariage. Il est probable que ces homosexuels poursuivent un autre objectif ou d’autres objectifs. 

Il semble plutôt que ces homosexuels soient engagés dans une guerre idéologique autour de la question du genre. Cette guerre a été initiée dans les universités des États-Unis, par les Gender studies  et les Queer studies (2): études ayant  pour objet de démontrer que le genre  masculin/féminin n’existe pas  au niveau  de la nature.  Selon  leurs conclusions, on ne naît pas garçon ou fille, on le devient; le genre est une création sociale et, de plus, transitoire. On peut en changer, c'est pourquoi  on revendique la variabilité du genre au cours de la vie: le «transgenre». 

La revendication du mariage homosexuel obéit donc à une logique: la déconnexion du mariage et du genre, déconnexion du mariage et de la procréation et surtout la déconnexion du mariage et de la filiation. Par le mariage tel que prévu dans le nouveau code civil, la filiation n’est plus liée au genre masculin/féminin, au sens traditionnel, elle est liée à la volonté des partenaires appartenant au même genre dans l'acception nouvelle. La notion de  père et mère résultait d’un engendrement par un homme et une femme.  Désormais, il n’y a  plus besoin, l’engendrement  étant impossible, on passe outre; on crée une filiation sans  engendrement, c’est pourquoi le code civil doit supprimer les mots père et mère et les remplacer par «parent 1 et parent 2».  Plus question de filiation liée à la transmission biologique, plus question pour l’enfant de connaître son origine, ses ancêtres, sa lignée. Il a  des parents  ex nihilo  qui l’élèvent avec amour; l’histoire s’arrête là. Quant aux hétérosexuels, ils doivent se plier à la nouvelle loi. 

Ainsi, puisque les homosexuels ne peuvent pas avoir le statut  biologique de père et mère, ils exigent  que les hétérosexuels ne se désignent plus comme père et mère; afin de garantir l’égalité de statut dans le mariage pour tous. Ceci ressemble à une guerre contre l’hétérosexualité ou contre les hétérosexuels. Mais apparemment, les hétérosexuels de gauche acceptent de recevoir des coups, au nom de la modernité... 

HYPOTHESES EN MANIERE DE CONCLUSION PROVISOIRE 

1- On pourrait retenir l’hypothèse des couples d’homosexuels qui veulent banaliser totalement leur appartenance sociale, et pour l’inscrire dans la normalité, passer par le mariage commun et la famille commune. Un tel désir de normalité chez les homosexuels est insolite et ressemble à une trahison du vécu homosexuel dans l’histoire. Confirmant cette  normalisation, la  psychanalyste Caroline Thompson remarque, dans Le Monde Idées du 8 novembre 2012, qu'il arrive souvent que les couples homosexuels reproduisent les modèles de couples hétérosexuels, l’un des membres des couples hommes adoptant, dans les tâches domestiques, un rôle traditionnel féminin, tandis que l’autre adopterait le rôle du «macho». Il en est de même dans les couples de femmes homosexuelles, dont l’une serait  plus «machora» que l’autre. Pourquoi ce mimétisme, ce désir de ressembler aux couples hétérosexuels? On devine qu’un grand nombre de questions pourraient être posées par des anthropologues, psychologues et sociologues; ce questionnement semble un tabou chez les gens de gauche.  

En tout cas on peut se demander quelle est dans cette affaire l’avancée sociale, le progrès de civilisation qui vaille l’engagement de la gauche. 

2- On pourrait retenir l’hypothèse d’une avant-garde homosexuelle qui veut renverser le mariage traditionnel fondé sur le genre masculin/féminin et sur la filiation biologique. Il s’agirait alors d’une position subversive, révolutionnaire, dirigée contre les hétérosexuels et le système patriarcal; une position qui anticipe sur les futures transformations de la biologie, et l’artificialisation de la procréation.  En revendiquant un seul et même mariage pour tous, abolissant le statut de père et mère, les homosexuels voudraient ouvrir la société à un avenir où la procréation serait le fruit des nouvelles technologies; où les êtres humains arriveraient  sur terre ex nihilo.

Peut-on voir dans cette attitude une avancée sociale, un progrès de civilisation qui justifie l’engagement de la gauche  dans l’effacement de la filiation? 

A moins que le projet de «mariage pour tous» ne soit qu’un grand dérivatif  face au désastre politique: le progrès sociétal à la place du progrès social. La musique du «mariage pour tous» recouvre le cri des victimes de la régression des droits sociaux. Mais alors, pourquoi la gauche de gauche se fait-elle complice de cette mystification? 

 

Denise Mendez 

Novembre 2012

 

(1) Au sens traditionnel de l'expression avant que les thèses de la littérature étasunienne ne soient reprises plus largement.

(2) Pour gender, ou dans la traduction française approximative de genre, il s'agirait d'une dimension d'abord, voire exclusivement, sociale, alors que «sexe» vise à définir une donnée, ou un ensemble de données physiologiques.

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Sur le même sujet, lire :

http://agora.qc.ca/documents/le_mariage_homosexuel_est_il_soluble_dans_lecologie

 

Source: Le blog "UNE PLACE POUR TOUS!"

mercredi, 19 décembre 2012

AFFAIRE FIRMIN MAHE: «PERMIS DE TUER» POUR L'ARMEE FRANÇAISE EN AFRIQUE

 

 

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Voici le communiqué que nous publions aujourd'hui sur le verdict de l'affaire Firmin Mahé et la décision du parquet de ne pas faire appel. Association Survie.


L’association Survie s’indigne de la décision du ministère public de ne pas faire appel du verdict rendu dans le procès de l’affaire du meurtre de Firmin Mahé. Les peines avec sursis prononcées contre les militaire français jugés coupables de ce crime de guerre commis en Côte d’Ivoire sont en effet insignifiantes. Mais surtout, les responsabilités au sommet, tant militaires que politiques, ont été honteusement escamotées. Signe que les interventions de l’armée française en Afrique demeurent au-dessus de tout contrôle.

Le 13 mai 2005 en Côte d’Ivoire, des soldats de l’opération française Licorne étouffaient un Ivoirien au moyen d’un sac poubelle. Firmin Mahé était le chef présumé d’une bande armée, accusée de crimes dans la zone de confiance qui séparait le sud du pays, contrôlé par le gouvernement, et le nord, occupé par la rébellion. Suite aux accords de Linas-Marcoussis et aux résolutions de l’ONU, les casques bleus, fortement épaulés par les militaires français, y étaient en charge de la sécurité.

C’est dans cette zone "de confiance" en fait zone de non-droit, où a explosé la criminalité [1] que nos militaires se sont affranchis des règles. Emploi d’indics ivoiriens sous uniforme français [2] ! Passages à tabac et traitements dégradants [3] !, Exhortation du colonel Burgaud pour « buter » un criminel pour l’exemple [4] ! Et donc exécution extra-judiciaire pour Firmin Mahé. Rappelons aussi que, dans la même région, des soldats de Licorne avaient braqué une banque [5] !

Vendredi 7 décembre 2012, la Cour d’assises a déclaré coupables trois des quatre militaires jugés dans cette affaire. Après deux semaines d’audiences, ces militaires ont été adroitement décrits comme les véritables victimes de cette affaire – victimes d’un mandat onusien irréaliste, victimes de casques bleus incompétents, victimes d’ordres illégaux, victimes d’une institution qui dresse des hommes à abandonner tout jugement – ces auteurs d’un crime de guerre caractérisé ont été condamnés à seulement un an à cinq ans de prison avec sursis. Dès le mardi 11 décembre, le Parquet a déclaré qu’il ne ferait pas appel de cette décision, avalisant ainsi une forme de "permis de tuer" pour les militaires français en Afrique : vous avez le droit à un assassinat, mais pas à deux. Si le jugement prononcé était juste, ce même jugement devrait en effet être prononcé de nouveau à l’avenir contre tout autre militaire qui, face à une situation complexe, se rendrait coupable d’exécution extra-judiciaire sur un prisonnier criminel. Le jugement actuel crée ainsi une jurisprudence dangereuse.

Par ailleurs, de bout en bout, la gestion de la crise ivoirienne est française. Les résolutions de l’ONU, qui donnent mandat à la force Licorne, ont toutes été écrites par la délégation française. Les accords de Linas-Marcoussis, qui ont instauré la zone de confiance et sur lesquels s’appuyait l’ONU, ont été imposés depuis Paris. Les missions sous casques bleus sont pilotées depuis New-York par les diplomates, immuablement français, qui dirigent le département des opérations de maintien de la paix.

On sait d’ailleurs que les méthodes expéditives de l’armée française en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, ne s’arrêtent pas à l’affaire Mahé. En d’autres circonstances, un chasseur alpin dira « des affaires Firmin Mahé, mettant en cause des officiers supérieurs, j’en ai vu plusieurs pendant que j’étais en Côte-d’Ivoire. » [6]

Si, au contraire d’affaires similaires, l’élimination de Firmin Mahé a eu des conséquences judiciaires, c’est très probablement à cause de l’épisode dramatique qui l’a précédé en novembre 2004 et qui oppose deux acteurs majeurs de l’époque : la ministre de la Défense Alliot-Marie et le commandant de la Force Licorne à l’époque, le général Henri Poncet. Il s’agit du bombardement de Bouaké, dans lequel neuf soldats français ont été tués et qui a précédé de sanglantes représailles de l’armée française sur les civils Ivoiriens. Après la plainte des familles des soldats français victimes de ce bombardement, les partitions jouées par le général Poncet et par Michèle Alliot-Marie ne s’accordent guère. Devant la juge du Tribunal aux Armées de Paris, le général évoque une « bavure manipulée » [7] destinée à justifier le renversement du président Gbagbo. Pour le contrer, l’ex-ministre exploite médiatiquement l’affaire Mahé. Tandis qu’en 2010, à l’issue de l’instruction, le Tribunal aux Armées de Paris renvoie aux assises les quatres militaires qui viennent d’être jugés, leur responsable hiérachique, le général Poncet, bénéficie d’un non-lieu. Les audiences du procès ont pourtant révélé l’existence de rapports internes à l’armée sur ce général au « style de commandement très violent, très pousse-au-crime » [8], qui aurait ordonné à l’un de ses colonels, après le bombardement de Bouaké, « je veux des morts ivoiriens » [9].

Exonération de la haute hiérarchie militaire de ses responsabilités, refus du ministère public de faire appel des peines de sursis prononcées : le précédent créé par cette première affaire en cour d’assises concernant des militaires coupables d’homicide est désastreux. L’association Survie s’indigne d’une telle indulgence pour les exécutants et leur chef, qui n’a pas été inquiété. Cela revient à blanchir officiellement les comportements criminels de l’armée française en Afrique.

[1] Lire « Les gens sont abandonnés à leur sort ». Témoignages recueillis en Côte d’Ivoire : 2003-2006, Médecins sans Frontières Belgique, 2007. Ce rapport n’est plus disponible sur internet mais peut être consulté sur le site de Survie. Parmi les témoignages recueillis, un membre du personnel médical de la ville de Man déclarait en août 2005 : « les victimes de violences, qui se font soigner ici, viennent pour la plupart de l’intérieur de la zone de confiance. Le danger y est omniprésent. Les habitants y sont abandonnés à leur sort. Ils ne peuvent compter sur personne pour assurer leur sécurité. Lorsqu’un vol est commis d’un côté ou de l’autre de la zone de confiance, on appelle la police et c’est fini. Mais qui garantit la sécurité dans cette zone ? Tout le monde peut y faire ce qu’il veut sans risque d’être inquiété car les crimes restent impunis. »

[2] Guy Raugel : « J’avais monté un réseau d’indics qui ne se connaissaient pas pour pouvoir recouper les informations. Ponctuellement, je mettais dans mes patrouilles un indic déguisé en militaire français. » Le Dauphiné Libéré, 27 novembre 2012. Guy Raugel a répété ses propos devant la cour d’assises.

[3] Lire L’armée parmi les accusés au procès des mosquées brûlées, Libération, 07/12/2006. Au sujet d’un ancien caporal chasseur alpin condamné au procès des mosquées brûlées d’Annecy : « À plusieurs reprises, il a participé à la force d’interposition entre rebelles et partisans du président Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire. Il évoque l’affaire Firmin Mahé, ce jeune Ivoirien tué par des soldats français, et dit : « des affaires Firmin Mahé, mettant en cause des officiers supérieurs, j’en ai vu plusieurs pendant que j’étais en Côte-d’Ivoire. » Il raconte que lorsqu’ils attrapaient un rebelle, ils « le ligotaient et le sergent lui mettait un coup dans la gueule, puis c’était chacun son tour, et on le faisait sinon on était traités de pédés ». David Métaxas, avocat de la Licra, lui demande alors combien de fois c’est arrivé. Il soupire, ne sait pas, suggère qu’il a vu pire mais ne peut pas le dire. Puis rapporte cette anecdote : pour l’un de ses anniversaires, un lieutenant lui aurait dit : « joyeux anniversaire caporal. Comme cadeau, je t’offre trente Noirs pour construire un bunker. » La cour ne comprend pas, lui demande d’être plus clair. Il explique alors qu’il s’agissait d’un jeu fréquent. Des « esclaves » à qui l’on faisait construire des « postes de combat avancés » dont l’armée n’avait pas besoin. »

[4] Le colonel Burgaud a dit à ses hommes : « Il faut en buter un. Tant qu’on n’en aura pas tué un, le problème ne sera pas réglé. » À la barre, il a expliqué qu’il s’agissait en fait de « faire un flagrant délit ».

[5] C’est l’affaire de la BCEAO : 12 soldats de la force Licorne ont été condamné à de la prison ferme pour avoir pillé la banque qu’ils étaient censés garder.

[6] Cf. supra, L’armée parmi les accusés au procès des mosquées brûlées, Libération, 07/12/2006.

[7] Lire Le bombardement de Bouaké, une « bavure manipulée » ? Mediapart, 06/11/2011.

[8] Témoignage du général de Malaussène devant la cour d’assises, le 4 décembre 2012.

[9] Le colonel dont il s’agit, Luc de Revel, est aujourd’hui sous-directeur de l’Afrique subsaharienne pour la coopération militaire au Ministère des affaires étrangères. Son témoignage, qui figure dans le dossier Mahé (Mediapart, 06/11/2011), a été rappelé devant la cour d’assises par le général de Malaussène.

mardi, 04 décembre 2012

PARIS CELEBRE LE FRANC DES COLONIES FRANÇAISES D'AFRIQUE


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Un article de l'Association "Survie" publié il y a quelques semaines. Un assez bon concentré d'informations sur l'arnaque que constitue pour les Africains le Franc CFA, cette monnaie coloniale française. Bonne lecture! Fernand Dindé.


Le titre du colloque qui s’est tenu le 5 octobre à Bercy sous l’égide du Trésor et de la Banque de France, «Regards croisés sur quarante ans de zone franc» est trompeur. En réalité, c’est en 1945 que le franc CFA, franc des colonies françaises d’Afrique, a été créé.

Ces pays gardent cette monnaie après les pseudo-indépendances octroyées par la France, mais la prédation ne pouvant avancer que masquée, CFA signifie désormais quelque chose comme «communauté financière africaine».

Entre la France et les États africains de la zone franc sont formalisés, en novembre 1972 pour les États membres de la Banque des États d’Afrique centrale et en décembre 1973 pour les États membres de la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest, des accords de coopération monétaire qui «marquent le départ de l’habillage juridique d’une pratique de rente propre à la colonisation» selon le statisticien camerounais Dieudonné Essomba.

Ces accords donnent à la France le contrôle de l’économie de ces pays. Ils établissent une parité fixe entre le franc CFA et le franc français, puis l’euro à compter de 1999. Le véritable institut d’émission du franc CFA est la Banque de France: ni la BCEAO de Dakar, ni la BEAC, de Yaoundé ne décident de la masse monétaire qui circule dans leurs États:

«Le franc CFA n’est la créature d’aucun État africain ; il est la créature de l’État français, il n’est donc que le franc français lui- même»

Citation tirée, comme les suivantes, de Monnaie, servitude et liberté. La répression monétaire de l’Afrique (1980), de Joseph Tchoundjang Pouemi (1937-1984)

Enfin ces États doivent déposer leurs réserves de change auprès du Trésor français, c’est-à-dire «payer le Trésor français pour garder leurs devises». Surtout le CFA a permis à la France d’acquérir les matières premières de son empire colonial avec sa propre monnaie. La garantie illimitée que la France devait en contrepartie apporter au CFA s’est révélée une «absurdité logique» au mieux, un mensonge dans le pire des cas. La prétendue parité fixe n’empêcha pas la France d’imposer, en janvier 1994, une dévaluation de 50% du CFA qui eut des effets dévastateurs pour les ménages africains. Elle a ainsi divisé par deux sa facture énergétique africaine, en plein envol du prix du pétrole, tandis qu’elle multipliait par deux, dans les pays de la zone franc, le prix des équipements dont ils manquent cruellement.

Rien d’étonnant que cinq des dix derniers pays en termes de développement humain appartiennent à la zone franc. Selon le classement de la banque mondiale elle-même, le Botswana, dénué de ressources, est plus développé que le riche Gabon. Des pays comme le Cameroun ou la Côte d’Ivoire ont accompli l’exploit de devenir des pays pauvres très endettés, objet de la sollicitude du club de Paris. Ce groupe informel de pays développés créanciers de pays pauvres est présidé par Michel Camdessus, qui fut directeur du Trésor français, gouverneur de la Banque de France, enfin directeur général du FMI de 1987 à 2000. C’est ce même Camdessus qui est venu chanter les louanges de la dévaluation de 1994 au colloque susdit.

Car en guise de «regards croisés», on n’eut qu’une grand-messe françafricaine, toutes les interventions portant aux nues le franc CFA. Aucune grande voix africaine n’est venue troubler ce flot de louanges. Les pères de la critique du CFA sont morts: Sylvanus Olympio, premier président du Togo, assassiné au moment où il s’apprêtait à créer la monnaie togolaise, Joseph Tchoundjang Pouemi, économiste camerounais, «suicidé» peu après avoir publié un ouvrage décisif sur le sujet.

Le docile Ouattara, qui a fait toute sa carrière au FMI et à la BCEAO avant d’être mis par nos armées à la tête de la Côte-d’Ivoire, y a en revanche prononcé un éloge inconditionnel du CFA, «un atout indéniable», et de ces accords «qui ont atteint leurs objectifs». C’est le même pourtant qui a été tendre sa sébile auprès du Club de Paris, arguant de «la pauvreté galopante» et de «l’insuffisance des infrastructures» dont souffre son pays: c’étaient donc là les objectifs de la zone franc.

 

Odile Tobner, le 12 novembre 2012.

 

Source: SURVIE.ORG

dimanche, 02 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: L'ARMEE FRANÇAISE FACE AUX MYSTERES DE BOUAKE

 

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Destruction d'une école française en 2004 après les affrontements de Bouaké et Abidjan. REUTERS - Luc Gnago 

 

Des soldats français, rescapés du bombardement de Bouaké qui avait fait neuf morts en 2004, viennent de déposer plainte contre Michèle Alliot-Marie, l’ex-ministre française qui est aussi citée comme témoin dans une autre affaire ivoirienne.

 

10 novembre 2004. Neuf cercueils sont placés en un demi-arc de cercle dans la cour des Invalides. Ils contiennent les corps déchiquetés de neuf militaires tués le 6 novembre par des roquettes tirées par deux Soukhoï, pilotés par deux mercenaires biélorusses employés par l’armée ivoirienne fidèle au président Gbagbo. Ce jour là, Jacques Chirac leur rend un hommage national tandis qu'à Abidjan, des milliers de Français sont évacués par pont aérien après les émeutes anti-françaises du week-end. La Côte d'Ivoire vient de vivre quatre jours de folie où tout aurait pu basculer.

Huit ans après, les familles des soldats tués et aussi celles de la quarantaine de blessés, dont certains très gravement, n’ont toujours pas de certitudes sur l’origine de ce bombardement. L'Etat français a tout fait pour empêcher les juges du Tribunal aux armées de Paris (TAP) de mener l’enquête à son terme, pour ensevelir le dossier sous le secret-défense, pour escamoter les témoins, à commencer par les deux pilotes slaves, Barys Smahine et Youri Souchkine, dont on a perdu complètement la trace au point de se demander s’ils n’ont pas été liquidés.

En déposant une plainte contre Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense à l’époque, pour «parjure et complicité d’assassinat» devant la cour de Justice de la République, les familles meurtries espèrent ainsi connaître la vérité sur ce bombardement. Et répondre à cette question: qui en est vraiment le commanditaire?

Mettre à l'abri la Force Licorne

Tout commence le 2 novembre 2004 quand Laurent Gbagbo informe les autorités françaises que son armée va engager une offensive visant à libérer le Nord du pays, occupé depuis le 19 septembre 2002 par les rebelles des Forces Nouvelles dirigés par Guillaume Soro. Faute d’avoir pu dissuader le président ivoirien de mener cette attaque, la France a reçu l’assurance que ses troupes ne seront pas visées.

L’état major de la Force Licorne, déployée sur place sous un mandat de l’ONU qui ne lui permet pas de s’opposer par la force, obtient du colonel ivoirien Mangou, qui dirige les opérations ivoiriennes, d’être informé une demi-heure à l’avance des cibles visées par les Soukhoï et les hélicoptères de combat Mi24, pour permettre aux troupes françaises, situées à proximité des combats, de se mettre à l’abri.

Le 3, alors que les premiers avions commencent à décoller de l’aéroport de Yamoussoukro, entièrement sous contrôle de l’armée française, Jacques Chirac décroche son téléphone pour intimer l’ordre à Laurent Gbagbo de faire cesser l’offensive. La conversation, très sèche, dure quelques instants.

Les mercenaires biélorusses bombardent la base française

Jusqu’au 6, les bombardements de cibles rebelles se poursuivent avec des résultats pas toujours convaincants. Côté rebelles, on fait état de deux ou trois victimes. L’AFP annonce, par exemple, que le camp de Korhogo, dans l’extrême nord du pays, a été victime d’une attaque. En fait, les mercenaires biélorusses ont «tué les morts» en déversant leurs bombes sur le cimetière voisin. Cela n’empêche pas une colonne ivoirienne, dirigée par le capitaine Konan, de se présenter le 6 novembre aux portes de Bouaké pour libérer la capitale rebelle. Ils sont attendus par les troupes de Guillaume Soro. Mais les combats n’auront jamais lieu.

Vers midi, deux Soukhoï survolent le lycée Descartes, où la Force Licorne a établi sa base avec plusieurs centaines de militaires et une soixantaine de blindés sous le commandement du colonel Destremau. Les avions volent si bas que les pilotes ne peuvent manquer de voir les drapeaux tricolores flottant sur les lieux et sont parfaitement visibles du sol. Au deuxième passage, ils lâchent leurs roquettes sur le foyer du régiment. L’attaque est parfaitement délibérée. Des dizaines de soldats se sont regroupés derrière le bâtiment, fermé pour «inventaire» ce samedi là, devant l’attitude manifestement agressive de Soukhoï. Parmi eux, on relève une quarantaine de blessés et dix morts, neuf Français et un citoyen américain.

Dans le camp, c’est la panique. L'incendie qui a gagné un char est éteint avec des pelletées de sable. Dans les minutes qui suivent, le général Poncet, qui commande l’opération Licorne ordonne de détruire tous les "aéronefs ivoiriens", quatre Soukhoï et plusieurs hélicoptères d'attaque Mi24. Il appelle des renforts au Gabon pour sécuriser Abidjan car toutes ses troupes sont disposées sur la ligne de front entre rebelles et loyalistes.

L’armée française laisse filer les équipages

De retour de leur «mission», Barys Smahine et Youri Souchkine posent leurs deux appareils sans encombres sur l’aéroport de Yamoussoukro, rejoignant la douzaine de techniciens biélorusses chargés de la maintenance. Sous les yeux de militaires français qui, depuis plusieurs jours, ont dépensé des kilomètres de pellicules pour les filmer et les  photographier sous toutes les coutures. Une vraie cinémathèque!

Si les deux Soukhoï sont détruits à coups de hache, l’armée française laisse filer leurs équipages vers Abidjan sans tenter de les arrêter.  Avant de se raviser dans la soirée sous la pression des soldats de base qui ne comprennent pas qu’un tel crime reste impuni. Pendant quatre jours, ils seront gardés au frais par les forces spéciales avant d'être expédiés dans un bus, sans autre forme de procès, au Togo où Robert Montoya, un ex-gendarme élyséen sous Mitterrand, reconverti dans «l'import-export», est chargé de les réceptionner.

C'est lui qui a livré à Gbagbo les Soukhoï et leurs équipages, au vu et au su des militaires français stationnés à Lomé, la capitale togolaise. C'est donc un retour à l'envoyeur. Montoya dépêche sa secrétaire récupérer au poste frontière le minibus et son contenu de Biélorusses. Mais François Boko, alors ministre de l'Intérieur du gouvernement togolais, ne se montre guère coopératif et fait arrêter les mercenaires au poste frontière.

Interrogée par les juges du Tribunal aux Armées de Paris (TAP), Michèle Alliot-Marie a benoîtement expliqué que la France ne disposait que «de présomptions que des pilotes pouvaient peut-être se trouver dans ce groupe.» Pourtant, le ministre de l'Intérieur togolais se souvient d'avoir remis les photocopies des passeports des deux pilotes au représentant local de la DGSE dès leur arrestation au poste frontière:

«Dix jours après, il a dit qu'il n'en voulait pas parce que Paris n'en voulait pas.»  De guerre lasse, Lomé les a alors renvoyés en Biélorussie.

Blé Goudé, le «général de la rue», chauffe les «patriotes»

Ce 6 novembre, alors que la nouvelle du bombardement de Bouaké et de la destruction des premiers aéronefs se répand, les premiers incidents ont lieu à l’aéroport d’Abidjan où un Transall de renforts français atterri au mépris de toutes les règles de sécurité, au milieu de quelques dizaines de «patriotes» qui ont déjà envahi la piste. Des tirs font plusieurs morts parmi les soldats ivoiriens, les «aéronefs» présents sont détruits, eux aussi, à coups de haches et dans la soirée, la Force Licorne est maîtresse des lieux. Mais Abidjan s’est embrasé. Chauffés par Blé Goudé, le «général de la rue» qui s'est installé devant les caméras de la télévision nationale, des dizaines de milliers de personnes déferlent dans les rues. Posté dans la soirée sur le toit de son ambassade, Gildas Le Lidec expliquera plus tard n’avoir jamais vu une telle marée humaine.

Le soir, des hélicoptères français tirent à balles réelles sur la foule qui tente de franchir les deux ponts sur la lagune pour atteindre le bataillon d'infanterie marine (Bima) et le quartier français où les expatriés doivent être évacués à la hâte. Ils seront sept mille à fuir ainsi. Dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 novembre, les renforts arrivent enfin de Bouaké. Le régiment commandé par le colonel Destremau a forcé sur ses 350km de route plusieurs barrages tenus par des «patriotes».

Sa destination officielle, l'hôtel Ivoire, à quelques centaines de mètres de la résidence de Laurent Gbagbo, que, malgré ses dénégations, la France rend responsable de la mort des neuf soldats. Mais la colonne de soixante blindés rate le palace décrépi et sa tour de 24 étages au bord de la lagune, visible à des kilomètres à la ronde, et "se perd" pour se retrouver dans l'allée qui conduit au domicile présidentiel.

Pour les familles françaises commence un long calvaire judiciaire

Elle finit par se retirer pour s'installer à l'Ivoire où elle est prise au piège de milliers de manifestants. Le mardi 10, vers 16h, des snipers français embusqués dans des étages de l'hôtel, ouvrent le feu, tuant plusieurs «patriotes». Profitant de la panique qui s'empare de la foule ivoirienne, le régiment français plie bagages et se replie sur le Bima (le 43e bataillon d'infanterie de marine stationné en Côte d’Ivoire).

Pour les familles des soldats tués ou blessés, commence alors un long calvaire judiciaire. Les parents n'ont jamais pu voir les corps de leur fils qui n’ont pas été autopsiés comme la procédure le prévoit. «Ils n'étaient pas présentables», a justifié Alliot-Marie.

Lors d'une première réunion de la juge du TAP (Tribunal aux armées de Paris) avec les familles en 2005, une des mères, demandant à consulter le dossier de son fils, fait une découverte ahurissante: le corps photographié avant la mise en bière n'est pas celui de son enfant. Lors de l’exhumation, on découvre que deux dépouilles avaient été inversées. Plus choquant encore, des mères ont alors constaté que les corps avaient été jetés dans les sacs plastique tels qu'ils avaient été trouvés sur le terrain: couverts de sang, de poussière, vêtements déchirés, sans être lavés ni habillés. «Jetés là comme des bêtes», dira un témoin.

Huit ans de déceptions en désillusions

Sur le terrain de l’instruction, les familles vont depuis huit ans de déceptions en désillusions. Avec des témoins amnésiques à commencer par Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin, qui, longuement interrogés par les juges du TAP, ne sont au courant de rien. Le témoignage de Villepin, qui, depuis 2002, suivait de très près l'évolution de la crise ivoirienne, est un monument. A l’entendre, il connaîtrait à peine l’existence de la Côte d’Ivoire…

Les plus hauts gradés de l'armée française, les patrons de l'opération Licorne, Poncet et Thonier, celui de la DRM, Masson, le directeur de la DGSE, Pierre Brochant ont affirmé, dans un même chœur unanime, ne rien savoir notamment sur l'audition des mercenaires slaves par les forces spéciales. Ce qui conduira Brigitte Raynaud, la première juge du TAP, à rendre son tablier.

Avec ce testament à l’adresse d’Alliot-Marie:  

«Je relève qu'à la fin de ma mission aucun renseignement ne m'a été fourni sur les raisons pour lesquelles les mercenaires et leurs complices, identifiés comme auteurs de ce crime, bien qu'arrêtés immédiatement ou dans les jours qui ont suivi les faits, avaient été libérés sur instruction ou avec le consentement des autorités françaises sans avoir été déférés à la justice.»

Le général Poncet s’est attiré les foudres d’Alliot-Marie

Seul le général Poncet brisera la loi du silence en évoquant un jour de 2006 l’hypothèse d’une «bavure manipulée», sans pousser plus loin les révélations. Selon cette hypothèse, l’armée ivoirienne aurait été informée par les services secrets français de la tenue dans le bâtiment bombardé à Bouaké d’une réunion de rebelles. D’après le scénario prévu, les Sukhoï de Gbagboauraient dû atteindre un local vide et justement fermé ce jour-là pour «inventaire». Il n’était pas prévu que des soldats iraient s’abriter derrière. L’objectif poursuivi était de stopper l’offensive ivoirienne (il a été atteint) et de mettre le président ivoirien en grande difficulté.

En s’épanchant dans la presse, le général Poncet s’est attiré immédiatement les foudres d’Alliot-Marie qui l’a brutalement limogé… Pour une autre affaire qui dormait depuis plusieurs semaines dans les tiroirs du ministère de la Défense, celle d’un coupeur de routes ivoirien, Firmin Mahé, étouffé avec un sac plastique par des militaires français au cours d’une mission de maintien de l’ordre dans l’ouest du pays. Accusé d’avoir couvert cet assassinat, Poncet a finalement été blanchi par le juge instructeur.

Les quatre auteurs présumés comparaissent à partir de ce mardi devant la Cour d’assises de Paris. Poncet et Alliot-Marie sont cités comme témoins.


Alexandre François

 

Source: SLATE AFRIQUE

samedi, 01 décembre 2012

POURQUOI LES SOLDATS FRANÇAIS PORTENT PLAINTE CONTRE ALLIOT-MARIE

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Slate Afrique a pu se procurer la plainte contre l'ex-ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie pour «faux témoignage sous serment» et «complicité d’assassinat». Elle vient d’être déposée par des soldats rescapés du bombardement de Bouaké en 2004.


Huit ans après, le bombardement, le 6 novembre 2004 à 13h20 du camp militaire français de Bouaké par deux soukhoï de l’armée ivoirienne, reste entouré de quelques énigmes, même si les faits sont désormais établis. 

Deux juges du Tribunal aux Armées de Paris ont enquêté pendant des années sur cette attaque qui avait neuf morts et une quarantaine de blessés dans les rangs français. Ils ont rassemblé une collection impressionnante de témoignages de soldats du rang, mais se sont souvent heurtés à l’omerta de la haute hiérarchie militaire et politique. Les deux juges ont fini par rendre leur tablier, l’une d’elles reprochant directement à Michèle Alliot-Marie, l'ancienne ministre de la Défense, son manque évident de collaboration.

L’an passé, le TAAP a été supprimé et l’affaire confiée au Tribunal de grande instance de Paris où elle a continué à avancer à petit pas. Mais pas assez vite pour des familles de victimes qui viennent de déposer plainte, avec leur avocat Me Jean Balan, devant la commission des requêtes de la Cour de justice de la République. Cette instance, après avoir évalué le sérieux de la plainte, devra saisir ensuite le procureur de la Cour de cassation qui engagera des poursuites devant une cour composée de trois membres de la Cour de cassation et de douze parlementaires (sept socialistes, quatre UMP et un centriste).

Pourquoi Alliot-Marie est-elle visée?

Elle était ministre de la Défense à l’époque des faits et est souvent montée au feu en s’exprimant publiquement pour minimiser le nombre de victimes ivoiriennes (une soixantaine au total lors de ces journées de novembre 2004), pour justifier la remise en liberté des mercenaires biélorusses, pour limoger en 2006 le général Poncet, patron de l’opération Licorne, qui évoquait alors l’hypothèse d’une «bavure manipulée» à Bouaké, et également pour multiplier les chausse-trappes dans l’enquête…

Elle s’est comportée en bon petit soldat, à la différence de Dominique de Villepin qui est resté prudemment dans l’ombre alors qu’il était depuis 2002, le principal metteur en scène de la crise ivoirienne comme ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, poste qu’il venait de quitter en 2004 pour l’Intérieur, avant d’être nommé Premier ministre en 2005.

Que lui reproche t-on?

Le 7 mai 2010, Michèle Alliot-Marie a été entendue par la juge Florence Michon du Tribunal aux Armées de Paris. À l’issue d’une audition de plusieurs heures, la ministre a signé un procès verbal de 22 pages qui comporte plus de 1100 lignes dactylographiées, dont les trois quarts sont consacrées aux questions très précises de la juge. Ses réponses sont souvent laconiques:

«Je ne me souviens plus qui j’ai eu en ligne»… «Je ne peux répondre car je n’en ai pas le souvenir»… «Il faut poser la question à ceux qui étaient sur le terrain. Moi, j’étais dans mon bureau à Paris»… «Je n’en ai pas le souvenir» …

Et quand elle retrouve la mémoire, elle n’hésite pas à se contredire ou à livrer des contrevérités. Exemples.

L’épisode de la fuite des mercenaires biélorusses

Rappel des faits: après avoir bombardé le mess des officiers de la base française de Bouaké, les deux Soukhoï, pilotés par Youri Suchkine et Boris Smahine, des mercenaires biélorusses employés par le gouvernement ivoirien, comme la douzaine de techniciens de maintenance qui les accompagnent, atterrissent sur l’aéroport de Yamoussoukro, sous contrôle de la Force Licorne.

Depuis quatre jours et le début de l’offensive des troupes du président ivoirien Laurent Gbagbo, ils sont surveillés, photographiés et filmés 24 heures sur 24. Au lieu de les arrêter, on les laisse regagner Abidjan, où, pour calmer la colère des soldats de base, on les met finalement au frais pendant quatre jours sous la garde de membres des forces spéciales. Avant d’enfourner huit d’entre eux dans un minibus à destination de Lomé au Togo, où Robert Montoya, un ex-gendarme élyséen sous Mitterrand est chargé de les réceptionner. Mais François Boko, ministre de l’Intérieur togolais, les fait arrêter et pendant deux semaines, il propose à la France de lui remettre les mercenaires. En vain. En désespoir de cause, il les expulse.

Dans une question, la juge Michon fait remarquer à Michèle Alliot-Marie que les huit mercenaires biélorusses détenus au Togo, auraient pu alors être auditionnés par des magistrats ou enquêteurs venus de France, qui auraient pu ensuite demander leur extradition. Réponse de la ministre:

«On m’a indiqué qu’il n’y avait pas de base juridique puisque pas de mandat d’arrêt international. C’était un membre de mon cabinet qui m’a répondu».

Interrogé en 2012, le conseiller juridique en poste en 2004 au ministère de la Défense a déclaré sous serment que non seulement, il n’avait pas été consulté, mais que s’il l’avait été, il n’aurait certainement pas donné cette réponse. En réalité, tout a été fait pour que les mercenaires s’évanouissent dans la nature.

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L'ancienne ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie lors d'une visite en Côte d'Ivoire le 31 décembre 2003. AFP-Georges Gobet
 

Pourquoi alors ne pas les avoir interceptés à leur descente d’avion? «Il s’agissait d’une zone de combats. On ne pouvait pas mettre la vie de nos soldats en danger, explique Alliot-Marie sans se démonter. Ce qui n’a pas empêché les militaires français d’effectuer une action bien plus dangereuse: la destruction à coups de hache des deux appareils.

Dans d’autres déclarations à la presse, la ministre a affirmé qu’il n’y avait parmi eux «ni pilote, ni militaire» et qu’il s’agissait «d’ouvriers de maintenance». Une affirmation contredite par plusieurs témoins, Boko, en premier lieu, qui a remis la photocopie des passeports des deux pilotes au conseiller technique français au Togo lequel les a transmises à son collègue attaché militaire. «Toutes ces informations ont été transmises à Paris», confirme ce dernier. «J’ai eu des instructions verbales, des directives précisément de ne rien faire», révèle le conseiller.

«Il aurait été intéressant de les interroger», a déclaré le général Poncet devant la juge. «Je n’avais pas envie de lâcher ces personnes. Moi je ne demandais pas mieux que de les mettre dans un avion pour les envoyer en France. J’ai obéi aux ordres».

Tout a été fait, dès les premières minutes qui ont suivi le bombardement, pour que la justice ne soit pas saisie. Les mandats d’arrêts contre Suchkine et Smahine n’ont été lancés que le 15 février 2006, soit quinze mois après les faits. Paris disposait pourtant d'un triple arsenal pour agir sur le champ. D'abord la loi Pelchat, datant du 14 avril 2003, qui réprime l'activité des mercenaires. Ensuite, l'article 65 du code de justice militaire prévoyant que sont justiciables du Tribunal aux Armées tous auteurs ou complices d'une infraction contre les forces armées françaises. Enfin, l'article 113-7 du code pénal indique que la loi pénale française est applicable à tout crime commis par un étranger hors du territoire de la République lorsque la victime est de nationalité française.

Pourquoi a-t-on visé le mess des officiers?

Rappel des faits: selon tous les témoins, l’attaque du camp français de Bouaké par les deux Soukhoïs ivoiriens a été totalement délibérée. Les deux pilotes ont parfaitement identifié l’objectif, le mess des officiers, qui était exceptionnellement fermé pour inventaire ce jour-là et aurait donc dû être vide. Il l’était, mais devant l’attitude manifestement agressive des avions lors de leur premier passage, plusieurs dizaines de soldats se sont mis à l’abri derrière le bâtiment. C’est là qu’ils ont été tués ou blessés.

Lors de son audition du 7 mai 2010, la juge Michon pose la question suivante à Alliot-Marie: «Un témoin affirme que l'attaque du camp français est le résultat d'une manoeuvre élyséenne, mise en place par la "cellule Afrique", et dans laquelle vous êtes directement impliquée, visant à faire "sauter" le président Gbagbo. Cette manoeuvre consistait à fournir à l'armée de l'air ivoirienne une fausse information sur l'objectif à bombarder (..) Le but poursuivi par l'Elysée était de faire commettre une erreur monumentale aux forces loyalistes, afin de déstabiliser le régime et de faire sauter le président Gbagbo, que les Français voulaient remplacer, peut-être par un général ivoirien réfugié à Paris (...), secrètement ramené en Côte d'Ivoire par Transall (NDLR: avion de transport), et se trouvant dans l'un des blindés du convoi qui s'est rendu jusqu'à la porte du palais». Réponse de la ministre : «Cela me paraît du pur délire».

Le général Poncet a évoqué l’hypothèse d’une «bavure manipulée». Pour l’heure, l’instruction n’a pas permis de déterminer qui avait ordonné la fermeture du mess, peu de temps avant le bombardement. 

La France a-t-elle voulu déposer Gbagbo?

Rappel des faits: le 7 novembre, le régiment bombardé la veille à Bouaké arrive peu avant minuit à Abidjan avec ses six cent hommes et sa colonne de soixante blindés. Selon les déclarations officielles, il a pour mission de prendre possession de l’hôtel Ivoire, situé à quelques centaines de mètres de la résidence de Gbagbo. Mais elle «rate» l’immeuble de 24 étages et va «se perdre» dans l’entrée présidentielle. Le face à face avec l’entourage du chef de l’État ivoirien dure deux heures avant que les militaires français ne décident de se replier vers l’Ivoire.

Cette version officielle est totalement démentie par le carnet de route du régiment de Bouaké. La colonne est bien arrivée vers 23h30 pour se diriger vers la résidence présidentielle, où elle a stationné jusqu’à 2h30 avant de mettre le cap vers son cantonnement, le Bima, situé près de l’aéroport d’Abidjan.

Vers 5 heures, elle a pris de nouveau le chemin de l’Ivoire où elle s’est installée. Son objectif originel était donc la résidence présidentielle. La présence aux côtés des militaires français du général Mathias Doué, chef d’état major de Gbagbo, est attestée par les comptes-rendus de l’armée, notamment à partir du 8 novembre. Surnommé «le chinois», Doué a été limogé de son poste par Gbagbo le 13 novembre.

La plainte de soldats devant la Cour de justice de la République comporte d’autres éléments troublants, rapportés par l’enquête de la justice française. On apprend ainsi que les aéronefs ivoiriens (Soukhoï et Mi 24) n’ont pas été détruits sur instruction de Jacques Chirac, mais ont commencé à être démolis à la hache 43 minutes après l’attaque meurtrière, sur un coup de colère, bien compréhensible, de militaires apprenant la mort de leurs camarades. Le bombardement de Bouaké est donc loin d’avoir livré tous ses secrets.


 
Alexandre François, le 27 novembre 2012.

 


lundi, 19 novembre 2012

FRANCE: L'UMP ET L'EFFET BOOMERANG DE SON IMPOSTURE EN COTE D'IVOIRE


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L’UMP, le parti qui a porté au pouvoir Nicolas SARKOZY et qui avait proscrit de son vocabulaire le mot recomptage des voix lorsque Laurent GBAGBO et Alassane OUATTARA réclamaient chacun la victoire lors des élections presidentielles 2010 en Côte d’Ivoire, vient de reconnaitre les vertus du recomptage après avoir expérimenté la fraude électorale et la proclamation frauduleuse des élections à partir du QG des différents candidats. 

En effet, après avoir formé, soutenu et intronisé des fraudeurs un peu partout en Afrique, l’UMP avait estimé que sa méthode était suffisamment éprouvée pour l’appliquer à elle-même. Deux méthodes enseignées à OUATTARA ont été tentées lors des élections à l’UMP: 

1- LA METHODE DE CLONAGE DES BULETTINS DE VOTE: 

A Nice, dans un bureau de vote, le nombre de bulletins de vote dans l’urne est deux fois supérieur au nombre de votants, exactement comme ce qui a été appliqué par OUATTARA dans la zone N.I.CE (Nord Ivoirien, CEntre) de la Côte d’Ivoire. Ainsi, le taux de participation proclamé à 71% à la fermeture des bureaux de vote en Côte d’Ivoire est passé à 81% à l’annonce des résultats au QG de M. OUATTARA avec donc 10% de bulletins clonés. 

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2- LA METHODE DE PROCLAMATION DES RESULTATS AU QG: 

Les deux candidats UMP, sans attendre les résultats officiels de la structure ayant en charge la proclamation des résultats définitifs, s’appuient sur les résultats de leurs représentants pour revendiquer la victoire exactement comme leur Copé pardon leur copain, excusez moi, leur fillon pardon leur filleul à fait en Côte d’Ivoire. 

L’Union Européenne n’a gelé aucun revenu ni privé Nice de médicaments, l’ONU n’a levé aucune armée pour installer la démocratie, ils ont décidé de prendre sans honte la solution formulée par leur ennemi mortel en Côte d’Ivoire et qu’ils ont combattu avec des bombes: le recomptage des voix. 

Ce qui est bien pour la France est certainement un luxe pour l’Afrique, ainsi va la françafrique. 


DON MELLO Ahoua 

Dr Ingénieur des Ponts et chaussées de Paris 

jeudi, 08 novembre 2012

L’ABOMINABLE IMPOSTURE DU MARIAGE GAY

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Cellule44: "Cet article nous semble intéressant, même si nous ne sommes pas en accord avec tout ce qui est dit, et que son style et sa «forme expressive» nous pose problème. Nous avons jugé utile de le publié malgré tout pour les éclairages  qu’il apporte". Philippe Ehua.

Pour ma part, pour m'inscrire dans la droite ligne de l'actuel débat français sur le mariage pour tous, l'homosexualité et le mariage gay, c'est la pire imbécillité que le monde ait jamais enfantée. Désolé, mais impossible de le dire autrement. En plus, ils veulent adopter des enfants. Renversant! Pour comprendre cette dégénérescence au pas de course du genre humain, projet s'inscrivant dans le programme global pour l'avènement du Nouvel Ordre Mondial, sous la bénédiction et l'instigation de la franc-maçonnerie et de cercles ésotériques tels que les illuminati, lire cet article édifiant: Cliquer ICI. Trêve de commentaire. Bonne lecture et bien à tous! Fernand Dindé.

 

Dans quel monde vit-on? Dans quelle société voulons-nous vivre? Le progrès humain doit-il être automatiquement soumis aux lobbys avant-gardistes? Où ceux-ci veulent-ils nous mener? Bref on est en droit de se poser toute sorte de question existentielle à propos de l’empressement du gouvernement de gôôôche pour nous pondre une loi sur le mariage gay. Est-ce la priorité absolue en ces temps de crise? Cela semble être le cas pour ce gouvernement corrompu.

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Combien sont payés les acteurs pornos pour promouvoir le mariage gay pour le compte du lobby pédophile?

 

Le mariage gay rejeté par toutes les religions.

Pour une fois nous avons un consensus religieux contre « l’effroyable supercherie du mariage gay » selon André23 (Lire ICI), « c’est se mettre en marge de l’Islam » selon Dalil Boubakeur (Lire ICI), ou refuser « la domination d’une minorité imposée à tous » comme le dit, savoureusement (lol), le grand rabbin de France (Lire ICI).

L’homosexualité dans la Bible est plutôt considéré comme un acte déviant car « Un couple implique nécessairement, dans l’esprit biblique, une différenciation sexuelle. » (Lire ICI)

Donc dans notre république qui est tout sauf laïque, la laïcité étant elle-même une religion, le pouvoir religieux rejette le mariage gay.

Qu’en est-il pour la franc-maçonnerie qui est la vraie religion sous-jacente de notre république? Pour elle la fraternité est une expression de l’homosexualité latente qui est en chacun de nous:

Vous leur confierez sans problème un enfant?

On peut donc penser que le mariage gay est une offensive maçonnique contre le pouvoir des religieux visant à détruire dans les esprits l’image de la famille reposant sur le couple parentale ( homme et femme, père et mère) et donc détruire le fondement de la loi naturelle qui nous dit que l’humanité provient d’Adam et Eve. L’une n’allant pas sans l’autre et vice-versa. Il faut préciser que tous les maçons ne partagent pas cette hérésie anti-naturelle bien que le mouvement maçonnique repose largement sur l’homosexualité. Rappelez-vous comment les francs-maçons à l’époque de Jacques Molay ont été accusés de cracher trois fois sur la croix et de pratiquer la sodomie pour justifier de leur éradication…

La franc-maçonnerie est-elle un mouvement homosexuel? L’élite en tout cas pratique des rituels sexuels sataniques mettant en jeu la pédérastie et, pire encore, la pédophilie (Aleister Crowley entre autres).

Ce qui revient à dire que le mariage gay est un outil au service de la destruction du noyau familial naturel qui participe à l’éradication de toutes normes sociales reposant sur la loi naturelle pour les remplacer par de nouvelles normes anti-naturelles justifiant la procréation génétiquement assistée, l’avortement, l’euthanasie,…toute norme amenant à l’eugénisme c’est-à-dire le contrôle totale sur la population mondiale qui est le rêve ultime de cette élite maçonnique mondiale.

Lire: L’eugénisme: l’idéologie de la culture de la mort.

Voilà donc on y est, le mariage gay qui n’est pas une demande des homosexuels, comme le sionisme n’est pas la volonté de l’ensemble des juifs de France, est en fait le fruit d’une élite visant à instaurer l’eugénisme dans les lois de la république. Refuser toute supériorité de la loi naturelle, donc loi divine, pour la remplacer par des lois contrôlant la vie et la mort donc se prendre pour Dieu. Qui doit décider de la vie et mort d’un enfant?

Et puis si on s’enfonce un peu plus dans l’abject on découvre derrière le lobby minuscule qui pousse au mariage gay, le lobby pédophile qui veut pouvoir assumer sa soif de chair fraiche sans susciter le rejet et le dégoût. Vous trouvez normal vous alors que l’adoption est de plus en plus féroce et lente pour les couples hétérosexuels qu’on l’ouvre à des couples homosexuels? Ca ne vous choque pas de voir un enfant élevé par deux hommes sodomites ou deux femmes? Quel impact sur sa propre sexualité? Et ne servira-t-il pas lorsqu’il sera en âge de partenaire sexuel au lobby pédophile qui rejoint le satanisme de réseau et qui se circonscrit à l’oligarchie dominante comme nous le dit avec vigueur et force Alain Soral et à laquelle je souscris sans réserve:

Que devient Stan Maillaud cet ancien gendarme qui enquêtait sur les réseaux pédophiles et qui a disparu. La police française défend-t-elle le lobby pédophile ou le droit des enfants? (Lire ICI)

N’oublions pas que les mêmes qui veulent le mariage gay sont les mêmes qui ont défendu avec véhémence le droit au ministre de la culture Mitterrand à faire du tourisme sexuel auprès de petits garçons en Thaïlande, et sont les mêmes qui ont défendu avec véhémence Polanski qui avait pratiqué la sodomie sur une petite fille de 13 ans.

Nous sommes dirigées par une élite satanique complétement déconnectée des lois naturelles et donc divines des choses. Ils veulent tellement le pouvoir sur nous qu’ils entendent se substituer à Dieu pour devenir des dieux eux-mêmes. Pôvres larves humaines que vous êtes…En attendant ce sont eux qui sont au pouvoir et qui tentent de nous imposer leur vision eugéniste et sataniste du monde. Allons-nous nous soumettre ou allons-nous résister à la décrépitude morale dans laquelle ils veulent nous entrainer? Le mariage gay sera un bon marqueur sociétal de notre capacité de résistance.

Non à l’eugénisme! Non à la pédophilie! Non au satanisme! Non au mariage gay!

Note: A noter que je n’ai rien personnellement contre les homosexuels. Ceux-ci peuvent pratiquer leurs loisirs sexuels comme ils l’entendent mais je refuse que cela se fasse dans la rue ou dans les écoles! La sodomie n’est pas un projet sexuel viable pour l’humanité et la femme est vouée à procréer n’en déplaise au lobby féministe.

Retrouvez toutes les infos engagées dans un flux actualisé ICI.


Source: LE CITOYEN ENGAGE