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dimanche, 25 mars 2012

COUP D'ETAT CONTRE ATT AU MALI: UN JOURNAL FRANÇAIS DEVOILE LA COMPLICITE DE SARKOZY


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L'éviction de Amadou Toumani Touré, dit ATT, a été suivie de très près par le Quai d'Orsay. Crédits photo : RAVEENDRAN/AFP


Paris tourne sans regrets la page du «mauvais élève» ATT


Le président Amadou Toumani Touré était un partenaire jugé insuffisant face à l'instabilité du Sahel et le développement du terrorisme affilié à al-Qaida.


Un «briefing» de presse consacré à l'action de l'Union européenne au Sahel a pris une tournure plutôt inhabituelle, mercredi, au Quai d'Orsay: tandis que s'enclenchait au Mali, le coup d'État qui allait emporter le président Amadou Toumani Touré dit ATT, les journalistes présents ont pu bénéficier en direct des analyses du diplomate chargé de ce dossier à mesure que les nouvelles lui parvenaient sur son téléphone portable.

C'est peu dire que l'éviction d'ATT a été suivie de près à Paris, qui voit partir sans regret un partenaire jugé insuffisant face aux grands défis du Sahel - instabilité, développement, immigration et terrorisme. Certes, mardi, Alain Juppé a condamné le coup d'État, appelé au respect de l'ordre constitutionnel et à la tenue «le plus vite possible» des élections prévues le 29 avril. La France a aussi annoncé la suspension de sa coopération avec le Mali, hormis l'aide humanitaire et la lutte antiterroriste. Mais des sources diplomatiques n'hésitent pas à jeter une lumière plus crue sur un président malien «fatigué» et un pouvoir «en manque de confiance» par rapport à la population. D'autres parlent d'un président «dans le déni» de la gravité de la situation militaire au nord du pays, dans le déni aussi du dialogue avec les rebelles touaregs, que Paris juge nécessaire. Entre Paris et Bamako, la lutte contre al-Qaida n'a pas cessé d'être une source de défiance, ATT étant accusé de ne pas en faire suffisamment. «Il croyait avoir la paix en évitant le combat, à la différence de ses partenaires mauritaniens et nigériens», lâche sèchement un diplomate. On n'a pas non plus digéré, à Paris, qu'ATT traîne les pieds en matière de coopération antiterroriste avec la France, qui a dû se replier sur le Niger pour installer ses militaires spécialisés dans la traque des djihadistes. Un sujet ultrasensible, dans la mesure où six ressortissants français sont toujours retenus au Sahel.

Transition démocratique

ATT ayant perdu la main dans les délicates tractations pour la récupération de ces otages, Paris a misé sur des contacts avec les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et de sa dissidence islamiste, Ansar Dine, dont le chef, Iyad Ag Ghali, est connu pour avoir joué un rôle de médiateur. L'arrivée massive dans la «sous-région» sahélienne, d'armes en provenance de Libye a encore accru l'incertitude. Il est donc loin, le temps où Jacques Chirac ne jurait que par ATT, en vantant à travers lui, un modèle de transition démocratique en Afrique, une qualité que Paris continue de lui reconnaître. Après 2007, le refus du président malien de signer l'accord bilatéral sur la «gestion des flux migratoires» proposé par Paris a entamé la concorde. ATT sorti du jeu, les inquiétudes demeurent concernant les capacités des putschistes, la tenue des élections, l'intégrité du pays (dont trois provinces sont en sécession) et l'avenir de la lutte contre al-Qaida. Aujourd'hui (vendredi 23 mars), Alain Juppé sera à Bruxelles pour lancer, avec ses homologues européens, un plan d'action (aide humanitaire, gouvernance, sécurité, justice...) en faveur du Sahel. Une région dont les «bons élèves» restent, à ce jour, la Mauritanie et le Niger.


In LE FIGARO


Source : NOTRE VOIE


NB : Le titre est de la rédaction de Notre Voie

MOHAMED MERAH: PAS DE TRACE OFFICIELLE EN AFGHANISTAN ET AU PAKISTAN


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Photo de Mohamed Merah (AFP - Capture d'écran France 2)

 

Contrairement aux déclarations des autorités françaises, l'Afghanistan et le Pakistan assurent n'avoir aucune trace.


L'Afghanistan et les forces américaines et de l'Otan dans ce pays, mais aussi le Pakistan assurent n'avoir aucune trace des séjours de Mohamed Merah, le jeune soupçonné d'avoir assassiné sept personnes en France, malgré les déclarations dans ce sens des autorités françaises.

Mercredi, le procureur de la République de Paris, François Molins, avait évoqué un séjour en Afghanistan - en 2010 selon des sources proches de l'enquête -, et au Pakistan, sanctuaire d'Al-Qaïda, pour deux mois en 2011.

Intercepté lors d'un contrôle routier par la police afghane, il avait été remis aux militaires Américains qui l'avaient renvoyé en France par le premier avion, selon lui. "De la mi-août à la mi-octobre 2011", il s'est rendu, au Pakistan cette fois, un séjour écourté car il a contracté l'hépatite A.

Selon des sources proches de l'enquête, la brève détention en Afghanistan a eu lieu à Kandahar (sud) en novembre ou décembre 2010.

"Nous cherchons davantage d'informations sur cet individu avec nos partenaires militaires français et le gouvernement afghan, mais pour l'heure, nous n'avons aucune information sur son éventuelle détention par l'Isaf (la Force internationale de l'Otan) ou l'armée américaine", qui en compose plus des deux tiers, a déclaré à l'AFP Jimmie Cummings, porte-parole de l'Isaf.

Les autorités et le renseignement afghans ont également assuré n'avoir pas d'informations sur la présence de Merah.

Au Pakistan, plusieurs hauts responsables des forces de sécurité et des services de renseignements, l'ISI (Inter-Services Intelligence), ont affirmé à l'AFP n'avoir aucune trace de son passage dans leur pays, estimant toutefois plausible qu'il soit passé au travers de leurs contrôles.

"C'est un nom inconnu de nos services, toutes les informations dont nous disposons sont celles livrées par le ministre français de l'Intérieur", assure un de ces officiers supérieurs, sous couvert de l'anonymat.


Source: SUD OUEST.FR

vendredi, 23 mars 2012

COMMENT LA FRANCE EST EN TRAIN DE DETRUIRE UN PAYS: LE MALI


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En Afrique, il y a très peu de pays démocratiques. Le Mali et le Ghana sont probablement des Etats vraiment démocratiques en Afrique, berceau de l'humanité. Mais voilà, un coup d'Etat est en train d'être perpétré actuellement dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, simplement, parce que, Amadou Toumani Touré (ATT) le président, fait la volonté de la France face aux islamistes et aux rebelles Touaregs.

Malheureusement, les médias français n'oseront pas dire ce que nous dénonçions déjà, avec le coup d'Etat fait par l'OTAN en Libye et dont la France faisait la course en tête contre le régime de Mouammar Kadhafi. Nous disions, nous les sans-voix, que le Sahel allait devenir une poudrière. Souvenez-vous, c'était le 8 septembre 2011, avant l'assassinat macabre du frère guide Mouammar Kadhafi. Nous disions en substance ceci:

La région du sahel, déjà infestée de mercenaires, de terroristes et de contrebandiers, va se transformer en véritable point d'insécurité inextricable. Souvenez-vous, quatre Français restent donc entre les griffes d'Aqmi : Daniel Larribe, Thierry Dol, Pierre Legrand et Marc Ferret. L'Aqmi qui s'est apparemment lié avec la France pour renverser Mouammar Kadhafi. Seront-ils libérés en contrepartie ? Aqmi réclame à la France, 90 millions d'euros.

Des militaires maliens mutinés ont attaqué, hier, mercredi, le palais présidentiel à Bamako, a-t-on appris de source proche du ministère de la Défense et auprès d'un diplomate, alors que des tirs d'armes lourdes retentissaient dans la capitale. Les militaires sont déçus par la percée dans le nord malien des rebelles Touaregs qui contôlent déjà certaines villes. Or, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, mandaté par Nicolas Sarkozy, avait demandé au Mali de négocier avec les Touaregs. Pourquoi ? Simplement parce que la France sait que ces Touaregs se sont alliés à Aqmi qui détient les otages français, pour déstabiliser le Mali. Bref, seuls les intérêts de la France comptent, peu importe le sort réservé aux Maliens.


Source: Le blog d'Allain Jules

mardi, 20 mars 2012

L'AVOCAT DES VICTIMES FRANÇAISES DE NOVEMBRE 2004: «POURQUOI JE CROIS QUE GBAGBO EST INNOCENT»

 

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Pas de doute, c'est un personnage. Jean Balan, l'avocat des soldats français morts en novembre 2004 à Bouaké dans des circonstances non encore élucidées, n'a pas peur, et le montre. Il a vu passer quatre juges d'instruction et est à ce jour le meilleur connaisseur de cette affaire obscure, maîtrisant quasiment sur le bout des doigts les 12 000 pages du dossier. Acharné à ne pas laisser enterrer cette affaire d'Etat, très peu familier de la langue de bois, il livre ses convictions dans cette interview. Au départ persuadé que Gbagbo avait commandité le bombardement, il a désormais changé d'avis. Et s'en explique, tout en dénonçant violemment les mensonges et les mystifications de Michèle Alliot-Marie, alors ministre française de la Défense, et de Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur de l'époque. Il évoque aussi l'omerta médiatique en France sur cette affaire. Et livre une analyse intéressante que nous ne partageons pas. De son point de vue, la presse française est discrète sur cette affaire parce qu'elle ne dérange pas Nicolas Sarkozy mais pourrait éclabousser Dominique de Villepin. Pour notre part, nous pensons qu'elle est surtout aveuglée par son prisme anti-Gbagbo forcené, qui fait qu'elle répugne à lui faire le cadeau de la vérité. Pourquoi, au Nouveau Courrier, nous sommes autant «obsédés» par novembre 2004 ? Parce que cette période nous apparaît comme un condensé de vérités sur ce qui s'est tramé en Côte d'Ivoire de nombreuses années durant. Aux condamnations médiatiques sans appel et à la diabolisation de Gbagbo, ont souvent succédé de nombreuses interrogations sur les versions officielles répandues sans nuance par des médias dominants pas soucieux du «droit de suite» que pourraient revendiquer à juste titre leurs lecteurs. Si des mensonges d'Etat énormes ont pu prospérer sur ce dossier, comme on en a aujourd'hui la preuve, cela ne signifie-t-il pas qu'il faut revisiter d'autres accusations faciles brassées par la sphère médiatique et institutionnelle occidentale contre la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo, et qui ne résisteraient pas, comme la thèse officielle sur Bouaké, au goût de l'enquête et à l'exigence de vérité de citoyens curieux et iconoclastes à l'image de Jean Balan ? Le débat est ouvert.

Avant d'être sollicité par une partie liée à la crise en Côte d'Ivoire, aviez-vous une opinion sur ce qui se passait dans ce pays depuis 2002 ?

Généralement, je m'intéresse beaucoup à la politique, à ce qui se passe partout dans le monde, je suis assez bon connaisseur de la géopolitique. Mais ce qui est clair, c'est que la Côte d'Ivoire ne faisait pas partie de mes préoccupations premières.

Donc vous êtes arrivé vierge de tout préjugé dans cette affaire ?

Oui, je suis arrivé vierge de tout préjugé... Pas complètement au début ! Mais j'avais l'esprit complètement ouvert dans cette affaire.

Quels préjugés aviez-vous ?

Pas vraiment de préjugés, mais je croyais sincèrement au début que le bombardement de Bouaké était une action commanditée par Gbagbo. J'ai changé d'avis par la suite assez rapidement.

Qui vous a contacté dans cette affaire, et quand ?

C'est compliqué. Il y avait beaucoup de parties civiles dans ce dossier qui n'avaient pas d'avocats. Madame Raynaud a demandé au Conseil de l'ordre des avocats de mettre des avocats dans l'affaire. Des avocats qui n'avaient pas «peur» des actions difficiles, complexes. C'est comme cela que je suis arrivé dans le dossier comme commis d'office. Et immédiatement, les gens m'ont adopté. Donc je suis leur avocat, mais plus commis d'office.  Quand cette affaire s'est présentée à moi, je savais comme tout le monde ce qui se passait en Côte d'Ivoire puisque la presse et la télé en avaient parlé abondamment. Evidemment, j'avais l'impression d'une certaine complexité. En dehors des victimes, l'affaire impliquait des relations internationales, l'armée... ce n'était pas une affaire extrêmement simple dès le début. Et elle s'est encore plus compliquée par la suite.

Est-ce que vous vous souvenez du premier élément qui vous a interpellé ?

Le premier élément qui m'a interpellé énormément, c'est quand la mère d'un enfant s'est rendue compte que ce n'était pas son enfant qui était sur les photos le désignant dans le dossier. Il y a eu tout simplement inversion des corps. Des corps que les familles n'ont jamais pu voir.

C'est juste une erreur...

On ne fait pas une erreur comme ça... Arrêtez un peu ! C'est quoi une erreur ? On ne vérifie même pas qui on enterre ? On n'était pas dans un état de guerre absolue lors de la guerre mondiale 1914-1918 avec les soldats inconnus... Je n'ai pas considéré cela comme une erreur, les familles non plus. C'est à cette occasion que j'ai commencé à me poser des questions. Pourquoi cette précipitation ? Et ce qu'on a découvert quand on a déterré les deux corps pour changer leurs sépultures, on s'est rendu compte qu'ils avaient été enterrés en l'état, sans être lavés, sans être nettoyés, sans que leurs vêtements aient été changés, avec leurs blessures, pleins de boue. Si ces deux ont été enterrés comme cela, je suppose que les autres l'ont été de la même manière. Et là j'ai commencé réellement à me poser des questions. Il y avait quelque chose qui clochait. Et au fur et à mesure, ça s'est développé.

Cela s'est développé comment ? Quels autres éléments vous ont fait tiquer ?

Plein d'éléments ! Ce n'était pas facile. On n'avait aucun document valable dans le dossier. Le secret défense était bien gardé. Madame Raynaud, qui était le premier juge d'instruction dans cette affaire, a fait un travail formidable. Je vous le dis franchement, c'est grâce à Sarkozy qui était ministre de l'Intérieur à l'époque, que l'enquête a commencé à se développer. Il a donné des ordres précis à la Brigade criminelle de participer le plus possible à l'enquête, et d'informer le juge. C'est dès ce moment qu'on a commencé à découvrir des éléments pas connus ou très peu connus.

Par exemple ?

Par exemple, quand les mercenaires qui étaient sur le terrain ont été arrêtés immédiatement après le bombardement puis relâchés et remis à l'ambassade de Russie. Sans être interrogés selon la thèse officielle, au nom de multiples motifs invraisemblables. J'ai la conviction profonde qu'ils ont été interrogés, mais que ces interrogatoires ne figurent pas dans le dossier jusqu'à présent. Cette conviction est d'ailleurs confirmée par plusieurs déclarations dans le dossier. Je me pose alors une question. Mais pourquoi diable quand on tient des éléments absolument essentiels pour savoir qui a bombardé, qui a donné l'ordre, comment et pourquoi... les relâche-t-on ? Je commence à poser des questions, je les pose publiquement. Et j'ai des réponses complètement alambiquées et fausses de Michèle Alliot-Marie. Une guéguerre par l'intermédiaire de la presse commence. Et on se pose des questions. Mais pourquoi essaie-t-on de cacher les choses ? On avait arrêté des pilotes au Togo, ils avaient été donnés sur un plateau à la France. On a tout fait pour qu'ils soient libérés, pas entendus, etc... Sur ce sujet, on a eu des déclarations complètement aberrantes de la ministre de la Défense qui se sont avérées toutes aussi fausses les unes que les autres. Ce n'est même plus discutable maintenant...

Tellement aberrantes que l'on se demande si elle a pu être l'instigatrice de tout cela...

Non, je ne pense pas qu'elle ait été l'instigatrice directement. Mais en bon petit soldat, très fidèle au camp élyséen de l'époque, elle a fait tout pour couvrir quelque chose. Mais elle l'a fait de manière tellement maladroite que ça s'est retourné contre elle. Elle a tout de même menti sous serment devant le juge d'instruction, ce qui est très grave. Mais ça c'est une autre histoire...

Des mensonges par omission ?

Non, des mensonges par volonté. Clairs, nets et précis. Vous savez le dossier fait 12 000 pages actuellement. Les déclarations d'Alliot-Marie sont contredites par des dizaines de pages.

Pourquoi ce dossier stagne-t-il maintenant ?

Disons que c'est pour des raisons administratives. La juge d'instruction Florence Michon, qui a succédé à Madame Raynaud - et qui a fait un travail remarquable - était arrivée à la fin de sa mission au tribunal aux armées de Paris. Un autre juge devait la remplacer fin septembre 2010. Il n'est arrivé qu'en février 2011. Par la suite, il a eu un accident et a été indisponible pendant une très longue période. Il a repris fin septembre début octobre 2011. Sa mission se terminait fin 2011 parce que le tribunal aux armées de Paris a cessé d'exister fin 2011 et que ses missions ont été transférées dans un autre cadre au Tribunal de grande instance (TGI)) de Paris. Avec d'autres juges d'instruction qui étaient nommés. Non seulement il ne pouvait plus s'occuper de ce dossier-là mais il devait préparer tous les autres dossiers pour les transmettre à celui qui viendrait à sa suite.

Au TGI de Paris, un seul juge d'instruction avait été nommé pour s'occuper de toutes les autres affaires qui relevaient du tribunal aux armées. J'ai insisté mais je ne crois pas que ce soit seulement à cause de moi qu'un deuxième juge d'instruction a été nommé. Je leur ai transmis des éléments nouveaux recueillis pendant les longs mois d'inaction... durant lesquels je ne suis pas resté inactif. Je suis un peu sorti de mon cadre. Je ne suis pas un avocat anglo-saxon, je n'ai pas des moyens de recherche, mais j'ai recueilli beaucoup d'impressions, de témoignages officieux. J'ai remis tout cela à la nouvelle juge d'instruction Sabine Khéris qui est une personne remarquable. Mais elle hérite d'un dossier énorme ! C'est un travail dur, long, complexe, très difficile parce que ce n'est pas facile d'établir la vérité quand on veut l'enfouir à tout prix. Surtout quand ça se passe dans certaines sphères...

On en est là à l'heure actuelle. J'ai mes convictions qui demeurent sur la forme d'hypothèses. Je les transmets au juge d'instruction mais pas aux journalistes parce que je n'ai pas les moyens de les prouver. Même si on peut les prouver.

Il y a eu assez peu de choses dans la presse française sur ce dossier. Pourtant, avec des victimes françaises, on pouvait imaginer que...

C'est une chose assez aberrante. Parce que quand je vois le battage médiatique dans le dossier Karachi où tout ce que l'on fait n'apportera pas de réponse sur qui a commandité l'attentat. Mais la presse française, dès que le nom de Sarkozy apparaît quelque part, monte tout et n'importe quoi.

Plus que quand il s'agit des noms de Chirac et de De Villepin...

Mais bien sûr. Il y a des journalistes qui m'ont dit très clairement : «Implique un peu Sarkozy dans cette affaire-là et on va faire monter la mayonnaise !» Mais il n'y est pour absolument rien dans l'affaire de Bouaké. En revanche, sur Alliot-Marie, on tape assez facilement. Mais dès qu'il s'agit de mettre en cause De Villepin dont le rôle n'est, à mon avis, pas très neutre dans tout cela, il n'y a plus personne. Plus personne ne veut enquêter dans ce sens.

Vous dites que Sarkozy a fait bouger l'enquête quand il était ministre de l'Intérieur. Mais y a-t-il eu de grosses déclassifications sous sa présidence, en ce qui concerne les documents verrouillés par le secret défense ?

Oui, il y a eu beaucoup de déclassifications. Peut-être il y a des choses encore classifiées, mais sans aucune mesure avec le début de l'enquête. Il ne reste à mon avis que les interrogatoires des mercenaires qui ont été arrêtés à Abidjan, si ces interrogatoires existent. Vu l'évolution du dossier, ces interrogatoires ont aujourd'hui beaucoup moins d'importance que ce qu'ils pouvaient avoir au début de l'enquête.

Avez-vous subi des pressions ?

Non, pas particulièrement. Au début, Michèle Alliot-Marie a écrit au bâtonnier pour se plaindre de moi. C'est de bonne guerre. Mais je ne peux pas dire que j'ai été menacé ou quoi que ce soit.

Maintenant que Michèle Alliot-Marie n'est plus au gouvernement, n'est-il pas possible de relancer l'affaire, par exemple en la mettant en cause de manière personnelle ?

Ce sont des détails techniques qui vont évoluer par la suite dans le dossier. Il est important pour moi de voir l'évolution de l'instruction avec le nouveau juge, en fonction des éléments que je lui ai donnés. J'ai demandé l'audition et l'interrogatoire d'une vingtaine de personnes. Dont Gbagbo. Tant que ces actes de procédure qui étaient demandés ne sont pas faits, je ne peux pas avancer dans un sens ou dans l'autre.

Avez-vous une vraie chance de pouvoir interroger le président Gbagbo ?

Oui, je pense. C'est une personne qui n'a plus d'immunité, donc c'est un justiciable comme les autres.

Même dans sa situation à la Cour pénale internationale ?

Je ne suis pas si fort en droit international, mais à mon avis M. Gbagbo a aussi tout intérêt à parler dans cette affaire.

Pourquoi ?

S'il n'est coupable en rien et si tout simplement c'est une action qui avait pour but de le faire chuter, je ne vois pas pourquoi il ne devrait pas parler. C'est une des hypothèses que j'évoque...

Pourquoi n'aurait-il pas parlé avant ?

Je ne sais pas si vous avez remarqué une chose. Vous savez très bien que Gbagbo avait des relations exécrables avec la France, et cela depuis 2002. Après cette affaire tragique de Bouaké, vous avez remarqué que jusqu'en 2011, il a été laissé tranquille. Il n'y a plus eu de pression sur lui. Les relations se sont comme par hasard, disons, apaisées...

Vous pensez que la France l'a laissé tranquille pour ne pas qu'il parle ?

C'est une des hypothèses. Comme toute hypothèse, il peut y avoir du vrai et du faux.

Des gradés français se sont-ils confiés à vous sous couvert d'anonymat ?

Oui. Oui.

Et ils ont conforté vos hypothèses ?

C'est sous couvert d'anonymat, donc je n'irais pas plus loin. Je leur ai demandé de témoigner devant le juge d'instruction. Le feront-ils ou pas ? Je ne sais pas.

Dans l'appareil d'Etat français, qui a été amené à témoigner à part Alliot-Marie ?

De Villepin. Mais son témoignage, c'est de la «foutaise». Laissez tomber... C'est à peine s'il sait que la Côte d'Ivoire existe...

Est-ce que vous diriez que c'est une affaire d'Etat ?

C'est sûrement une affaire d'Etat. Est-ce l'Etat français, l'Etat ivoirien ? J'ai mon opinion là-dessus.

Et votre opinion, c'est...

Vous savez, quand on dit très clairement une opinion, en tant qu'avocat, il faut avoir des éléments de preuves absolues pour la dire publiquement. Je peux laisser entendre des choses, j'ai beaucoup de convictions soutenues par des éléments qui me disent qu'en tout cas, l'enquête qui pouvait avancer extrêmement vite a été totalement sabordée par l'intervention très claire des politiques français de l'époque ! Si elle a été sabotée, c'est qu'il y a des choses à cacher... On ne voulait en aucun cas que la justice soit saisie, parce qu'elle aurait pu l'être dès le premier jour.

On a appris qu'il n'y a pas eu d'autopsie...

Il y a eu toutes sortes de choses. Je peux faire une liste longue de trois pages !

L'autopsie aurait dû, aux termes de la loi, être pratiquée par les Français ou les Ivoiriens ?

Par les Français. Par la justice française. Il y a eu une enquête criminelle ouverte. En cas de crime, selon la loi française, l'autopsie est obligatoire.

Y compris lorsque le crime est commis à l'étranger ?

Evidemment. Surtout que les victimes ont été amenées en France par la suite. Autre chose : les exécutants qui étaient parfaitement identifiés dès le début, on a fait tout le possible pour qu'ils disparaissent dans la nature. On ne voulait pas qu'ils parlent !

Quels sont les personnes que vous tenez le plus à voir témoigner ?

Les deux pilotes, d'abord. Il y a eu toutes sortes de rumeurs, notamment qu'ils auraient été assassinés en Hongrie. J'aimerais bien qu'on interroge Montoya, pas sur les raisons pour lesquelles il a vendu ses avions. On a fait des tas d'enquêtes dessus, saisi ses comptes, mais la vente s'est faite de manière totalement légale. Point final. Ce qui m'intéresse, c'est qui l'a averti de la présence des pilotes au Togo après le bombardement pour qu'il fasse l'exfiltration. C'est un vieux de la vieille, il dira ce qu'il voudra dire, mais bon... Je voudrais bien que Gbagbo donne sa version des faits, qu'il n'a jamais donnée. Je voudrais que les deux copilotes qui se trouvent en Côte d'Ivoire, qui sont visés par un mandat d'arrêt international depuis très longtemps, soient interrogés aussi. Même si je ne sais pas ce qu'ils vont dire à l'heure actuelle. Cela fait peut-être partie du deal dont je parlais tout à l'heure, mais Gbagbo ne les a jamais extradés en France. Ils ont même été promus à un moment donné. Maintenant, ils sont sous Ouattara. Vu les bonnes relations avec Paris, qu'est-ce qu'ils vont dire ? J'aimerais bien que quelques généraux de l'armée française, qui sont maintenant à la retraite et qui en a gros sur la patate, témoignent. J'aimerais réécouter De Villepin parce qu'il ne m'a pas beaucoup convaincu dans son premier témoignage qui est complètement aberrant. Chirac est-il en état de répondre à quoi que ce soit ? Il y a beaucoup de personnes qui peuvent être écoutées.

Quel est l'état d'esprit des familles des victimes qui attendent depuis bientôt huit ans ?

Elles attendent avec impatience de connaître la vérité. La question des indemnisations qu'elles doivent recevoir se pose. Ils n'ont jamais été indemnisés ou très peu, dans des conditions particulières.

Pensez-vous qu'une commission d'enquête parlementaire sur novembre 2004 serait légitime ?

Oui, je pense que ce serait légitime. Ça m'étonne que personne ne l'ait demandé.

Les groupes communiste et socialiste avaient demandé une telle commission en 2004, mais ils étaient minoritaires. En cas de changement de majorité, cela peut-il évoluer ?

La question va se poser à un moment donné. Je suis en stand-by actuellement. Je ne peux pas intervenir pendant les présidentielles. Cela va donner lieu à des commentaires et je ne le souhaite pas. Changement de majorité ou pas, je vais repasser à l'attaque avec des choses très concrètes. Il faudrait aussi que les journalistes français comprennent que cette affaire est plus importante en termes de justice et d'implications que l'affaire de Karachi. Maintenant, je tiens à dire que la réaction de l'armée française se justifiait sur le moment par la légitime défense et le souci de protéger la population française avec les informations dont elle disposait. Que l'armée ait été manipulée ou dépassée, c'est autre chose. Elle n'aurait pas pu réagir autrement à ce moment-là. La question qui se pose est : comment on en est arrivé là ?

Est-ce qu'il est possible d'imaginer que toute cette affaire aurait été possible sans que le sommet de l'exécutif français ait été informé ?

Non.

Est-ce que Villepin aurait pu être mis au courant et pas Chirac ?

Vous posez une question piège. On sait très bien que Chirac n'aimait pas Gbagbo et réciproquement. De Villepin aurait-il manipulé quelque chose pour faire en sorte que le souhait du président soit exaucé sans que le président le sache ? C'est une hypothèse qui doit être démontrée. On ne peut pas jeter l'anathème comme cela. Mais ce que je sais est que De Villepin est très insaisissable dans cette affaire.

Les neuf morts peuvent-ils être le résultat d'une bavure française ?

Oui. Cela fait partie des hypothèses que je ressors. Ce n'est pas à exclure. Pourquoi je dis cela ? Si c'était à exclure, je ne vois pas quel aurait été l'intérêt de tenir la justice complètement à l'écart. Mais j'affirme que s'il y a une bavure, les morts n'ont pas été planifiés ou désirés ou prévus. De nombreux éléments dans le dossier laissent présumer que ces morts furent le fruit d'une confusion, pour ne pas entrer dans les détails.

Qu'en est-il du mort américain ?

C'est une des questions que je pose au juge.

Parce qu'il a disparu à un moment de l'Histoire...

Totalement.

Les Américains ne le revendiquent pas !

C'est exactement ce que je dis au juge. Pour moi, c'est un mystère ! Les Américains, quand ils ont un mort, ne l'oublient jamais. Les familles, leurs avocats, rentrent dans l'affaire totalement. Quand on connaît la puissance des avocats américains, cela permet de penser que pour éviter qu'ils mettent le nez dans cette affaire-là, on a indemnisé la famille, les proches ou l'Etat américain très vite pour que l'on n'en reparle plus.

Peut-on imaginer que cet Américain n'existe pas ?

Non. Il y a son nom, son identité, dans le dossier.

Il y a sa photo ?

Non, je n'ai pas vu ses photos.

A ce jour, que réclament vos clients ?

Que la vérité soit connue, tout simplement. Il y a des gens qui ont perdu leur mari, leur enfant, leur père. Alors que l'on n'était pas dans une situation de guerre. On était juste en train d'empêcher que les gens s'entretuent. Et voilà qu'on nous tue.

Vous avez une longue expérience du Tribunal aux armées de Paris. Avez-vous le souvenir d'une affaire aussi carabinée que celle-là ?

Il y en a une autre, mais je ne veux pas entrer dans les détails...

C'est l'affaire Mahé ?

Oui. L'affaire Mahé, selon moi, est un contre-feu de l'affaire de Bouaké. Elle a été mise sur la place publique par Michèle Alliot-Marie pour qu'on ne parle pas de Bouaké. C'était un assassin absolument notoire qui a été liquidé dans des conditions qui n'étaient pas nobles par les militaires français, mais cela a tout de même suscité un soulagement au sein de la population. Mais en donnant cette affaire en pâture à la presse, il était question de se débarrasser de Poncet qui commençait à l'emmerder drôlement dans l'affaire Bouaké. Par ses questions.

Avez-vous des relations avec les nouvelles autorités ivoiriennes ?

Non. Pas du tout. Je ne vois pas en quoi elles sont concernées.

Les bons rapports qu'elles ont avec Paris pourraient militer en faveur de l'extradition des copilotes...

C'est une des choses que j'ai évoquées quand je demandais l'extradition maintenant des copilotes. Maintenant, il n'y a aucune réponse en ce sens.

Vous avez fait cette demande après le changement de régime ?

Oui, il y a plusieurs mois.

Et il n'y a pas eu de réponse ?

Non. Le nouveau juge chargé de l'affaire vient de prendre ses fonctions il y a un mois environ. On attend. Mais c'est une affaire difficile. Il y a énormément d'éléments épars, différents, contradictoires et il faut qu'elle trace une ligne directrice. J'ai essayé d'aider le juge en lui fournissant deux lettres assez longues. J'en avais fait un pour la juge Florence Michon qui a beaucoup servi. La juge d'instruction n'est pas obligée de me croire. Elle doit aussi suivre les choses personnellement, de toute façon. J'essaie d'être le plus objectif possible, mais je suis subjectif aussi puisque je représente les victimes. Madame Michon ne me croyait pas trop au début. Après, elle s'est rendue compte que je disais vrai et l'enquête a beaucoup évolué dans le sens que je préconisais.

Qu'est-ce qui fait courir l'avocat Jean Balan ?

J'ai l'habitude en tant qu'avocat de me battre au maximum pour mon client. Et mon caractère déteste l'hypocrisie et les mensonges. Et il y en a beaucoup eu dans cette affaire. Mais avant tout, je fais mon travail d'avocat. Cela fait sept ans que je suis dans cette affaire, et j'ai fait beaucoup évoluer le dossier en fonction de ce que je préconisais. Maintenant, il y a une différence entre avoir raison sur de nombreux points et avoir raison sur tout.

En tant que citoyen français, avez-vous découvert des choses qui vous ont déplu dans la manière dont les institutions françaises fonctionnent?

Je ne suis pas né de la dernière pluie. J'ai bourlingué dans le monde, et je sais comment fonctionnent les institutions ici et là. Je ne suis pas surpris par certaines choses. Mais en France, on est dans un pays où on arrive à déterrer des choses même quand elles sont profondément enfouies.


Propos recueillis par Grégory Protche (Le Gri-Gri International) et Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 19 mars 2012

LE QUOTIDIEN LE MONDE INCENDIE LE PROCUREUR DE LA CPI: «OCAMPO EST SOUMIS AUX OCCIDENTAUX»

 

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Dans un article au vitriol, la correspondante du quotidien parisien du soir, «déshabille» le magistrat argentin, dénonce sa servilité vis-à-vis des puissances occidentales et dévoile ses méthodes absolument douteuses. Ces critiques sont émises depuis plusieurs mois déjà... par votre quotidien préféré. La charge est violente. Et surprenante de la part du quotidien Le Monde, soutien inconditionnel de la «gouvernance mondiale» et des aventures guerrières occidentales en Côte d'Ivoire, en Libye et en Syrie. Dans son édition datée d'aujourd'hui, Le Monde revient, sous la plume de Stéphane Maupas, sur le premier jugement rendu par la Cour pénale internationale en dix ans d'existence. Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga a en effet été reconnu coupable de «crimes de guerre» avant-hier. Ce jugement sera sans doute le seul rendu par le procureur Louis Moreno-Ocampo, qui plie ses bagages en juin prochain. La question de son bilan et de ses méthodes plus que discutables est donc à l'ordre du jour. Et Le Monde ne passe pas par quatre chemins pour le tacler sévèrement. «Dans ses communiqués, M. Moreno-Ocampo revendique une impartialité qui est démentie par les faits. Poignée de main chaleureuse avec l'Ougandais Yoweri Museveni, admiration déclarée pour le Rwandais Paul Kagamé, dont les pratiques sont pourtant dénoncées par l'ONU et les ONG», écrit Le Monde. Qui aurait également pu noter la rencontre discrète d'Ocampo et de Ouattara à son domicile privé parisien, et la «poignée de main chaleureuse» avec Guillaume Soro, pourtant soupçonné des pires crimes contre l'humanité. A Yoweri Museveni et Paul Kagame, qui ont historiquement prêté leurs pays comme bases arrières aux rébellions congolaises et qui ont été les alliés indispensables des multinationales qui pillent la RDC, Le Monde aurait pu adjoindre Blaise Compaoré, revolver françafricain tendu sur l'Afrique de l'Ouest, complice de Charles Taylor au Liberia, en Sierra Leone et en Côte d'Ivoire mais jamais inquiété, tellement dans le secret des dieux qu'il a pu «prophétiser» dès 2003 sur l'extradition du président Laurent Gbagbo à la CPI. Museveni, Kagame et Compaoré sont les alliés des Occidentaux et des «nouveaux prédateurs» en Afrique et, sous Ocampo, cela vaut impunité.

Le Monde poursuit dans sa lancée. «C'est par le jeu des preuves que la justice internationale peut être manipulée. En enquêtant par des intermédiaires, par procuration, le procureur multiplie les risques. Sa victoire dans l'affaire Lubanga semble être une goutte d'eau dans la lutte contre l'impunité au Congo. En obéissant à la même stratégie au Darfour, en Libye ou en Côte d'Ivoire, M. Moreno-Ocampo reste soumis au bon vouloir des puissances régionales et occidentales», écrit Stéphanie Maupas. En évoquant les «intermédiaires» dont se sert l'actuel procureur, la journaliste du Monde met les pieds dans le plat et permet de comprendre la pertinence de la démarche de l'avocat principal du président Gbagbo à la CPI, Maître Emmanuel Altit, qui entrave la stratégie d'Ocampo, qui veut «expurger» (faire disparaître des dossiers) de manière systématique et sans s'expliquer les noms de ses «victimes» mais également de tous les membres de son bureau, de tous ses enquêteurs et de tous ses traducteurs. Parce que, selon toute évidence, il a travaillé main dans la main avec des officines du RDR, et ne voudrait pas que la Défense enquête sur ses enquêteurs et leur crédibilité. La référence aux «intermédiaires» fait également penser à l'utilisation excessive de Human Rights Watch, ONG financée en grande partie par le milliardaire Georges Soros, qui est réputé avoir financé la campagne d'Alassane Ouattara.

Couper ses accusations de la racine du conflit

La technique d'Ocampo, qui consiste à «séquencer» les crises et les crimes liés à ces crises afin d'accabler les personnes qu'il vise, sans avoir à s'en prendre aux protégés des grandes puissances, est également dénoncée par la correspondante du Monde à La Haye. «Jean-Pierre Bemba, principal opposant au président congolais, Joseph Kabila, est à La Haye depuis novembre 2010. Il est un acteur majeur des guerres de l'est du Congo. Mais pourtant, devant la CPI, il ne répond que des crimes commis en République centrafricaine. Un peu comme si le tribunal pour l'ex-Yougoslavie avait inculpé l'ancien président Slobodan Milosevic pour la seule guerre du Kosovo, faisant l'impasse sur son rôle en Bosnie-Herzégovine. Les accusations du procureur sont circonscrites à quelques faits. Elles ne donnent pas une vision claire des responsabilités dans la guerre féroce que se sont livrés par milices interposées l'Ouganda, le Rwanda et le Congo. Seuls deux autres chefs de milices, Mathieu Ngudjolo et Germain Katanga, sont poursuivis pour crimes contre l'humanité en raison du massacre de 230 personnes à Bogoro, village d'Ituri, le 24 janvier 2003. Une seule journée dans une guerre de dix ans pour laquelle il n'existe pas de bilan précis, mais qui, selon l'ONU et les ONG, a fait plusieurs centaines de milliers de morts. En coupant ses accusations de la racine du conflit, le procureur a posé un acte politique. Ni le pouvoir ougandais ni le régime rwandais ni les responsables de Kinshasa n'ont été inquiétés ; aucun responsable clé n'a été cité, ne serait-ce que comme témoin», écrit-elle. La volonté d'Ocampo de n'enquêter, au départ, que sur la guerre post-électorale ivoirienne ne relève-t-elle pas des mêmes techniques de saucissonnage opportuniste ? Sur le dossier ivoirien, la question de «la racine du conflit» est un tabou réel. Le malaise du bureau d'Ocampo à l'annonce de l'élargissement de l'autorisation d'enquêter sur le dossier ivoirien au début de la rébellion en 2002 est ainsi apparu dans les propos de Pascal Turlan, conseiller français du magistrat argentin. «On va regarder ce qui s'est passé depuis 2002 mais on n'a pas d'obligation d'enquêter sur ces crimes-là, on a maintenant la compétence pour le faire si on le souhaite et si on l'estime pertinent».

«Il voulait conduire une affaire rapide et facile»

Le pli politicien de Luis Moreno-Ocampo, plus soucieux des effets de manche que de la soif de justice des victimes, transparaît également de l'article du quotidien français. Pour gagner du temps, et se donner de la contenance avant son départ, le procureur qui n'avait jusque-là bouclé aucun de ses nombreux dossiers, a envoyé valdinguer toutes les charges relevant des violences sexuelles et des massacres au sujet de l'affaire Lubanga. «Le procureur nous avait demandé d'oublier les massacres, il voulait conduire une affaire rapide et facile», affirmait en 2009 un enquêteur qui avait claqué avec amertume la porte de la Cour», révèle Stéphanie Maupas. Au final, l'article du Monde reprend quasiment tous les griefs que les analystes ivoiriens critiquant la méthode Ocampo ont développés ces derniers mois. Le Nouveau Courrier n'est pas peu fier d'avoir été à la pointe du combat contre les impostures du procureur argentin sur une affaire Gbagbo qu'il laissera comme une patate chaude à son successeur, la Gambienne Fatou Bensouda, qui sera déjà à la barre lors de l'audience de confirmation des charges le 18 juin prochain. Bien entendu, rien ne prouve qu'elle sera plus soucieuse du droit et moins politicienne que son prédécesseur. Comme lui, elle a été, au fond, cooptée par les puissances occidentales qui utilisent tant la CPI comme un jouet que son crédit ne cesse de s'éroder. Dangereusement.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 04 mars 2012

LES ETATS-UNIS ET AL-QAEDA DANS LE MEME BATEAU AU MOYEN-ORIENT



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Après avoir saoulé le monde entier par le prétendu complot islamiste de Ben Laden contre les Etats-Unis dont les attentats sur les tours jumelles de Wall Street à Manhattan, le 11 septembre 2001, ont fait plus de 3.000 morts, voici aujourd'hui le pays de l'Oncle Sam allié à Al Qaida (qui l'eut cru, il y a 10 ans?) pour établir la démocratie (?) en Syrie, en appuyant sans vergogne des mouvements terroristes étrangers contre Bachar Al-Assad. Vous y comprenez quelque chose, vous, à la politique américaine? Pourquoi les Etats-Unis ont-ils alors écumé le monde pour combattre Al Qaida et ont-ils détruit l'Irak et l'Afghanistan, s'ils ont les mêmes valeurs et les mêmes idéaux? Obama souille la mémoire des 3.000 américains qui ont péri dans ces attentats, avec la caution de toute l'Amérique. Nous sommes en plein rêve debout! Il se trouvera après des individus pour soutenir qu'il n'existe pas de conspiration lié au 11 septembre 2001! Foutaises que tout ceci! Fernand Dindé.

 

« Croit-on sérieusement que si le régime change de face en Syrie, un régime démocratique va le remplacer? » s'est demandé M. Evgueni Primakov, ancien Premier ministre russe, dans une interview accordée à la chaîne de TV Russia Today, soulignant que les Etats-Unis et al-Qaëda sont maintenant « dans le même bateau ».

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Il a fait noter que Ayman al-Zawahiri (actuel numéro 1 d'Al Qaëda) avait annoncé un appui historique à "l'opposition" en Syrie en allusion aux terroristes eux-mêmes.

Mais que diable fait la France dans cette galère?


Source: DECAP' ACTU

mardi, 28 février 2012

LETTRE OUVERTE DU Dr CHEICK DIABATE A NICOLAS SARKOZY


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ELECTIONS PRESIDENTIELLES FRANÇAISES

LE Dr CHEICK DIABATE ADRESSE UNE LETTRE OUVERTE AU CANDIDAT NICOLAS SARKOZY A PROPOS DE SA POLITIQUE D'INGERENCE EN COTE D'IVOIRE ET INTERPELLE LES ELECTEURS FRANÇAIS

 

M. Le Président, votre candidature à la Présidence de la République Française est effective même si vous avez démarré depuis longtemps la campagne avec les moyens de l'Etat. C'est l'heure du bilan c'est-à-dire l'heure pour dire aux françaises et aux français ce que vous avez fait des impôts qu'ils ont payés, des dettes que vous avez contracté en leur nom et du pouvoir d'Etat à vous confié. Evidemment vous leur direz ce que vous avez envie de leur dire pour assurer votre retraite sans tracasserie juridique ou votre réélection. Une partie du peuple français n'aura aucun élément pour vous contredire car nourrie par une presse d'Etat instrumentalisée par vous. Etant donné que les ivoiriens ne seront pas invités au débat au nom du principe sacro-saint de la souveraineté des états, ils n'auront donc pas l'occasion de dire ce que votre presse aux ordres n'a pas voulu dire, à savoir, comment vous vous êtes invité dans les élections en Cote d'Ivoire en violation du principe de la souveraineté et des règles internationales qui encadrent toute présence étrangère dans un pays hôte. Pour que les françaises et les français soient informés en dehors de l'AFP, France 24, TV5 ou RFI et compagnies de vos agissements en leur nom sur la scène internationale, je me permets de vous adresser cette lettre ouverte pour donner l'exemple de la Cote d'Ivoire qui n'est pas différent d'autres cas à travers le monde.

La guerre inutile et couteuse contre la Cote d'Ivoire

Suite aux élections présidentielles en Cote d'Ivoire de 2000 qui a vu l'élection de Laurent GBAGBO comme président de la république de Cote d'Ivoire, votre prédécesseur Jacques CHIRAC attaque la Cote d'Ivoire sous le masque d'une rébellion armée et entrainée avec les moyens de l'Etat français. Le pays est alors divisé en deux et l'armée française règne en maitre pendant 9 ans se donnant le droit de détruire les avions de l'armée ivoirienne et de tuer 56 jeunes ivoiriens en 2004 devant l'hôtel ivoire à Abidjan. La raison de cette rébellion inutile était simple : Le Président GBAGBO n'était pas le choix de la droite française en 2000 et sa politique est déterminée sans l'aval de la France.

En Novembre et Décembre 2011, le Président Laurent GBAGBO a été proclamé Président de la république de Cote d'Ivoire avec 51.45% par le Conseil Constitutionnel de la République de Cote d'Ivoire, organe chargé de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles en Cote d'Ivoire. Contre toute attente, l'ambassadeur de la France en Cote d'Ivoire, s'ingérant d'une manière inacceptable dans une élection qui ne le regarde pas, kidnappe le président de la Commission électorale, organe chargé de l'organisation technique des élections et fait proclamer un autre résultat en faveur de l'adversaire du Président GBAGBO peu avant celui du conseil constitutionnel, en dehors de toute règle, et, chose curieuse au QG du candidat adverse : M. OUATTARA Alassane. Actionné par votre soin, seule la télévision française France 24 a eu la primeur de l'information certifiée ensuite par l'ONU. Une crise postélectorale s'ouvre. Le Président Laurent GBAGBO, convaincu de sa victoire, demande un recomptage des voix pour trouver une solution pacifique à la crise comme cela a été fait en HAITI dans le même mois suite à une crise identique.

M. SARKOZY, vous devez dire au français pourquoi vous n'avez pas fait le choix du recomptage et que vous avez opté pour le blocus du port d'Abidjan privant la Cote d'Ivoire de médicaments ayant entrainé plusieurs morts, pour l'embargo sur le cacao ivoirien, pour la fermeture des banques, pour les sanctions européennes contre les personnalités proches de Gbagbo et les entreprises publiques, etc. Lorsque cette méthode macabre n'a pas marché, vous avez violé le mandat de l'ONU et l'embargo sur les armes pour armer des rebelles et faire débarquer des contingents entiers de l'armée française pour larguer plusieurs es dizaines de bombes sur les ivoiriens qui sont morts par centaines. Là où CHIRAC a échoué en 2002 en se cachant derrière les rebelles, vous avez réussi à parachever le coup d'Etat de votre prédécesseur en bombardant la résidence officielle d'un chef d'Etat sans déclaration de guerre autorisée par le peuple français. Vous avez fait croire comme un refrain par media français instrumentalisé, que GBAGBO a refusé de reconnaitre sa défaite aux élections présidentielles alors que c'est bien vous qui aviez refusé de reconnaitre la décision prise par le Conseil Constitutionnel de la République de Cote d'Ivoire le proclamant vainqueur de l'élection présidentielle. Une décision constitutionnellement sans recours.

Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République de France, la France ne peut éternellement soumettre la Côte d'Ivoire à cette négation de sa souveraineté qui rappelle l'époque de la colonisation et en cette période de mondialisation. Cette forme de collaboration à coup de bombes ne peut durer qu'un temps. Cette tromperie intellectuelle qui consiste à faire voter une résolution à l'ONU pour contourner la Constitution de votre pays dans le but de faire la guerre à un autre pays et à bombarder les résidences des Présidents appelées bunker pour la circonstance ne peut tromper qu'un instant. Vous tirez aujourd'hui les conclusions de votre tricherie intellectuelle qui ne prend plus. Car, en Syrie où il y a plus de morts qu'en Côte d'Ivoire avant votre guerre, vos vœux de résolutions restent sans suite. Les pays émergents restent sourds à vos sollicitations. L'Afrique du Sud et le Brésil ne veulent plus vous suivre dans vos chevauchées guerrières estampillées ONU. La Russie et la Chine vous montrent leur veto.

Les bombes

Vous qui espérez un deuxième mandat, avez-vous pris une seule fois l'avis des français avant d'aller bombarder des femmes et des enfants et traumatiser des populations entières ? Les avez-vous seulement consultés pour aller dépenser leurs impôts et autres cotisations fiscales dans des bombes meurtrières.

Monsieur Sarkozy, sachez qu'en Afrique sinon en Côte d'Ivoire quand on bombarde les casernes de gendarmes où vivent femmes et enfants, on ne bombarde pas que des poudrières, on bombarde aussi ces femmes et ces enfants. Nous vous demandons d'avoir le courage d'informer vos compatriotes de ces femmes et enfants que vous avez tués. Ces morts dont ni Radio France Internationale (RFI), ni France 24 ne parlent. Tous ces employés et ces jeunes morts à la résidence du Président GBAGBO que vous avez traité de bouclier humain.

Prenez le soin Monsieur le Président de dire aux Français que la « démocratie » que vous avez installée en Côte d'ivoire tue plus que la « dictature » que vous avez enlevée car cette « démocratie » a sélectionnée une ethnie « pure » en Côte d'ivoire pour constituer une armée, une administration et un parlement constitués de cette ethnie « pure » qui applique la solution finale : le massacre des « impurs », femmes et enfants qui s'étaient réfugiés à la mission catholique de Duékoué et d'ethnie « impure » (plus de 800 morts en une seule journée selon le CICR). On appelle cela un génocide dont vous êtes coauteur.

Vous êtes complice de Monsieur Alassane Ouattara et de « sa solution finale » faite de massacres, de déportations, d'emprisonnements dans des camps de concentration et de gels des avoirs des « impurs » qui ne veulent pas se soumettre. Plus d'une centaine de prisonniers politiques, plus de 200 comptes bancaires gelés et une dizaine de personne assassinées, violée ou blessées chaque jour, telle est le sort des « impurs » ivoiriens aujourd'hui et vous le savez.

Si vous avez pris le temps de réfléchir sur vos actes vous comprendriez que leur portée n'a été que négative ; vous avez largué des bombes sur Abidjan, résultat : vous avez créé une dictature tribale comme régime, assistée d'experts français avec une Côte d'Ivoire divisée sans espoir de réconciliation.

Vous avez largué des bombes sur la Libye et dites-nous quelle démocratie avez-vous instaurée dans ce pays ? Des innocents sont morts, des travailleurs noirs croupissent dans les prisons libyennes car considérés comme des miliciens de Kadhafi, alors que l'Union Africaine (UA) demandait de dialoguer avec Monsieur Kadhafi.

Vous avez bombardé dans le nord du mali les 4x4 contenant vos jeunes compatriotes pris en otage par AQMI et résultat, ils sont morts. Là aussi vous avez choisi la force. Vous voyez Monsieur Sarkozy si la force était l'unique solution les Fourmies n'auraient jamais construit leur termitière.

Les prisonniers politiques et exilés

La Première dame Simone Gbagbo à Odienné, les neuf (9) prisonniers politiques de Boundiali, les quatre (4) de Katiola, les deux (2) de Bouna, ceux d'Abidjan et de Korhogo qui croupissent dans des conditions carcérales sans nom. Votre silence les tuera.

Madame Hilary CLINTON s'est rendue en Côte d'Ivoire pour parler de pétrole mais aussi pour parler avec Monsieur OUATTARA de justice, de démocratie, de sécurité et de dialogue avec l'opposition pour asseoir une réconciliation durable entre Ivoiriens. Et vous Monsieur Sarkozy, vous avez dépêché M. COPE chez M. OUATTARA pour parler de financement de l'UMP et des élections en France sans se préoccuper du sort de son homologue AFFI N'GUESSAN, chef du plus grand parti politique de Cote d'Ivoire emprisonné par M. OUATTARA et vous avez reçu en grande pompe M. OUATTARA sans que les françaises et les français ne sachent le contenu des valises transportées par l'avion de M. OUATTARA et sans même avoir la décence de l'interroger sur le sort de Michel GBAGBO, votre compatriote français de mère française comme vous dont le seul crime est de s'appeler Gbagbo, pris en otage dans les geôles de Bouna dans le nord de la Côte d'Ivoire par les hommes de Ouattara. Vous êtes-vous interrogé sur la mort de tous ces exilés internes et externes qui ont souffert dans les douleurs des maladies et morts par manque de soins car vos résolutions ont gelé leurs comptes bancaires. La faute de ces hommes et de ces femmes est d'avoir été du côté de Monsieur Gbagbo lors des élections présidentielles de 2010, est-ce un crime ? Non, mais vous aux yeux des Ivoiriens vous êtes un criminel.

Exactions sur les journalistes

Monsieur Gbagbo, le père de la démocratie ivoirienne que vous avez présenté aux yeux de tous, surtout en Europe, comme un dictateur, a fait voter une loi interdisant l'emprisonnement des journalistes. Aujourd'hui, en Côte d'Ivoire nous assistons à une régression des conditions de vie des journalistes. Vous êtes-vous interrogé sur le sort de ces journalistes qui sont emprisonnés ou licenciés sans motif valable. En 9 mois de pouvoir, la Cote d'Ivoire enregistre 9 journalistes prisonniers et 300 mis au chômage technique. Ces hommes et ces femmes qui ne font que leur métier et ne font qu'apporter la contradiction aux discours propagandistes de Monsieur Ouattara en livrant une autre information. Est-ce un crime ? Non, mais votre surdité à leur égard vous rend complice. Vous êtes leur geôlier et bourreau.

L'université d'Abidjan

Les étudiants ont été des cibles de bombardement de l'armée française en violation des franchises universitaires car la majorité de la jeunesse estudiantine se reconnait dans la politique du Président GBAGBO. Considérés comme des miliciens pendant la guerre que vous avez menée contre la Cote d'Ivoire, tout étudiant tombant entre les mains de l'armée ethnique de M. OUATTARA était systématiquement exécuté.

La première grande « solution finale » pour l'université, a été la fermeture pure et simple de l'université. Plusieurs générations d'ivoiriens se trouvent privées d'université. L'avenir de la Cote d'Ivoire se fera sans les ivoiriens. Peut être est-ce la « solution » SARKOZY-OUATTARA pour dominer longtemps la Cote d'Ivoire.

Conclusion

Monsieur le Président Sarkozy, au moment où cette lettre vous parviendra vous serez devant les Français pour les prochaines élections présidentielles. Dans votre bilan de fin de mandat, de grâce, n'oubliez pas de dire aux Français qu'à cause de vos ambitions personnelles des hommes, des femmes et des enfants sont mort en Côte d'Ivoire sous des bombes, par des exactions, par manque de soins. Vous avez de façon directe ou indirecte participé à la mort de ces personnes et cela n'oubliez pas de le dire aux Français vous leur devez cette vérité.

Vous avez placé à la tête de la Côte d'Ivoire Monsieur Ouattara (il ne représente que 23% de la population ivoirienne selon les résultats du premier tour des élections présidentielles de 2010) comme Président, vous étiez présent à son investiture. Son Premier Ministre et chef des armées est Monsieur Guillaume Soro. Une armée composée d'ex-rebelles d'un même groupe ethnique, de chômeurs et de prisonniers qui chaque jour tuent, violent et volent en Côte d'Ivoire en toute impunité. Votre silence assourdissant nous effraie et vous rend complice une fois de plus de ces nombreux meurtres.

Dites aux Français que c'est la Licorne (armée française) qui lui sert de garde rapprochée car il n'a plus confiance en l'armée rebelle, FRCI, que lui-même a créée.

Au moment où la Côte d'Ivoire n'a plus d'Etat et que des braconniers, les dozos, font office de policiers et de gendarmes et tuent chaque jour des civils sous le regard de l'ONUCI et de la force française Licorne, n'allez pas faire croire en France que votre politique extérieure de copinage a pu instaurer la paix et la réconciliation en Côte d'Ivoire. Non, il n'en est rien. Vous n'avez fait que repousser les échéances et derrière ce calme de façade la Côte d'Ivoire se déchire et se meurt un peu plus chaque jour.

Monsieur le Président, lorsque ce courrier vous parviendra et comme vous avez fait l'aveu d'avoir le courage de dire la vérité aux françaises et aux français pendant votre campagne, ayez le courage de livrer le contenu de cette lettre par vos presses qui leur ont caché la vérité sur la Côte d'Ivoire pour qu'ils sachent ce que vous avez fait de leur argent en Côte d'Ivoire.

Vous remerciant,


Dr Cheick DIABATE

Enseignant-Chercheur,

Université de Colorado, USA

lundi, 27 février 2012

LA FRANCE OUVRE DES NEGOCIATIONS AVEC LA SYRIE POUR RECUPERER SES 18 AGENTS


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Réseau Voltaire.

Le 13 février 2012, Thierry Meyssan révélait sur la première chaîne de télévision russe que la Syrie avait fait prisonniers une douzaine de militaires français. Le Réseau Voltaire est en mesure de confirmer qu'au 26 février, le nombre de prisonniers français s'élève à 18 (dix-huit).

Si Paris admet qu'ils ont agi en mission, ils bénéficieront du statut des prisonniers de guerre et seront protégés par la Convention de Genève, mais si Paris dénie les avoir envoyés, ils seront considérés comme des civils étrangers, ils seront jugés en Syrie pour leurs crimes et encourent la peine de mort.

La France a ouvert trois canaux de négociation via la Fédération de Russie, les Émirats arabes unis et le Sultanat d'Oman. 
L'ambassadeur de France, Éric Chevallier, est reparti le 23 février d'urgence à Damas. 
Kofi Annan a été appelé comme médiateur par l'ONU et la Ligue arabe.

Conscient de l'usage qu'il peut faire de ces prises en période électorale française, Damas a demandé aux médias publics syriens de ne pas aborder cette affaire pour le moment. Il se réserve ainsi la possibilité de la traiter en secret si cette option est plus avantageuse. Tout en admettant le caractère exceptionnel de cette situation, les journalistes syriens, qui se sont rapidement habitués à la liberté d'expression garantie par la nouvelle loi sur la presse, déplorent que des limites soient à nouveau posées pour des motifs de sécurité nationale.

Si les négociations restent secrètes, la France devra payer en sous-main des indemnités de guerre particulièrement lourdes, soit en numéraire, soit sous forme de privilèges économiques. Si elles deviennent publiques, la France peut espérer des indemnités moins onéreuses, mais Nicolas Sarkozy et Alain Juppé devront s'expliquer devant leurs concitoyens. Leur camp hypothéquerait alors ses chances de gagner l'élection présidentielle, le président risquant même d'être traduit devant la Haute Cour (articles 35 et 68 de la Constitution).

Dans l'affaire du Rainbow Warrior (1985), où il y avait eu un bateau coulé et une personne tuée, la France avait présenté des excuses officielles, puis avait payé des indemnités de 7 millions de dollars à la Nouvelle-Zélande et de 8,16 millions de dollars à Greenpeace. Surtout, Paris avait dû autoriser l'importation d'ovins néo-zélandais détruisant en partie sa propre filière ovine. En échange, les deux agents français prisonniers avaient été libérés. Ironie de l'Histoire, Laurent Fabius, le Premier ministre dont le gouvernement avait ordonné l'attaque du Rainbow Warrior est pressenti comme ministre des Affaires étrangères de François Hollande, en cas d'élection du candidat socialiste à la présidence de la République. Ce dernier est l'ex-beau-frère du lieutenant-colonel Gérard Royal, le commandant de cette opération.

Dans la guerre secrète contre la Syrie, la France et ses alliés sont responsables d'un conflit ayant entraîné la mort d'au moins 3 000 soldats syriens et 1 500 civils, auxquelles s'ajoutent des pertes économiques et des sabotages d'infrastructures estimés à au moins 3 milliards de dollars.

 

Source: AFRIK 53

«ET SI LE COLONIALISME N'ETAIT QUE L'HISTOIRE DE L'EXPLOITATION FORCEE DES RESSOURCES MATERIELLES ET HUMAINES DES COLONISES»



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Mardi 28 février de 18h à 22h : Conférence-débat « Et si le colonialisme n'était que l'histoire de l'exploitation forcée des ressources matérielles et humaines des colonisés » point de vue d'africains.


Animé par Lanciné Camara dans le cadre de la semaine anticoloniale:


A différentes époques correspondent des modes de colonisation ainsi que des justificatifs différents : la sécurité, apporter la civilisation, la démocratie, la vraie religion, mais on observe qu'il s'agit généralement, en réalité, d'un motif économique : besoin de main d'œuvre bon marché (dont l'esclavagisme), libre circulation des biens et des commerçants, pillage de produits miniers, agricoles, etc. Il ne s'agit pas uniquement des Etats, ex-coloniaux ou non, mais aussi de catégories socio-économiques

comme le monde de la finance, les multinationales, etc.

On peut ainsi distinguer différentes méthodes du colonialisme : par la dette, le contrôle de la monnaie et des organismes financiers, par le contrôle des élites et l'élimination des insoumis, par la maîtrise des coûts des matières premières, la spéculation, l'achat des terres ou de concession de pêche, par le soutien à des rebellions, par la diabolisation médiatique pouvant aller jusqu'à justifier une recolonisation par voie militaire, par le commerce des armes, la corruption, etc.


Il reste que, quelque soit les motifs avancés et les moyens utilisés par le colonisateur, la conséquence et donc le but est l'exploitation forcée des ressources matérielles et humaines des colonisés.


Programme

-- 18h00 : Accueil, Présentation des intervenants et introduction par Lanciné Camara, journaliste, Président de l'UIJA basée à Paris et directeur de publication du magazine Le Devoir Africain.

-- 18h40 : « Du développement injuste au développement juste de l'Occident. Défis majeurs pour l'Occident et l'Afrique» par Armand Mavinga Tsafunenga, Ecrivain poète, Ambassadeur de paix, chercheur, expert en formulation des politiques culturelles pour le développement en Afrique, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et du Centre d'études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM).

-- 19h10 : « L'état de non droit du pillage des matières premières et des ressources naturelles ou bien humaines en Afrique » par Maître Norbert Tricaud, Avocat au Barreau de Paris et spécialiste de la RDC.

-- 19h30 : « Le franc CFA un moyen néocolonial pour la France d'aujourd'hui de contrôler l'économie des anciennes colonies africaines». Cette mise sous tutelle permet ainsi à la France à la fois de tirer profit des économies de la zone CFA mais aussi de bloquer toute possibilité d'indépendance politique et donc de développement.

Intervenant : Dr Nicolas Agbohou, Politologue, économiste monétariste, enseignant, écrivain et spécialiste de la monnaie, le franc CFA, Il a publié notamment: Les causes structurelles de la faim en Afrique, Le franc CFA et l'euro contre l'Afrique

-- 20h20 : Débat avec la salle

-- 21h20 : Conclusion par Lanciné Camara,

-- 21h40 : Séance de dédicaces (en cas de retard dans un bistro proche de la salle après 22h) - Table de presse : des conférenciers, de l'association Survie, de Grégory Protche, etc.

-- Lieu : Espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, Paris 2è. 01 55 80 78 35 - M° Sentier ligne 3 ou parking au 42 rue Aboukir 01 40 13 98 20 sinon à 300m près du M° Bourse.

-- Renseignements : Maud Martin 06 63 98 64 37 ou Jean-Paul Vanhoove 06.21.05.47.38 (Plateforme Panafricaine).


Lu sur INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT


Source: CULTURES

ADRESSE DE LA PLATE-FORME PANAFRICAINE POUR LA PRESIDENTIELLE EN FRANCE


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Préambule

Mesdames, Messieurs, Honorables candidates et candidats à la magistrature suprême,

Un demi-siècle après les indépendances des pays africains, incontestablement, ce continent reste toujours sous domination coloniale. Sortie par la grande porte en Afrique lors des indépendances, la France coloniale est rentrée par la fenêtre pour continuer à piller ce continent et spolier les populations africaines.

Aujourd'hui plus que jamais, le continent le plus doté en potentialités possède la population la plus pauvre du monde. A tel point que tous les jours, plusieurs dizaines de jeunes africains fuyant une misère imposée par une politique coloniale qui vide le continent de toutes ses ressources, se jettent dans la traversée de la méditerranée pour gagner l'Europe, une Europe barricadée de part en part, de Tanger à Gibraltar, de Lampedusa à Marseille.

Et comme si cela ne suffisait pas, tous les moyens sont devenus bons pour y faire la guerre, officiellement au nom de valeurs de l'ONU, mais en réalité pour le compte de valeurs mercantiles inavouables. Ainsi, on fait tonner le canon pour régler certains contentieux électoraux en faveur d'intérêts qui échappent aux Africains tout en prétendant éradiquer des dictatures qui sévissent contre les pauvres populations, etc., comme si l'on découvre seulement aujourd'hui ces fléaux politiques, qui ne sont, en réalité, rien d'autre que le reflet des méfaits de l'ordre impérialiste occidental en Afrique. Pire, les vraies dictatures continuent pendant ce temps d'êtres choyées. Résultat de cette politique d'annexion : des pays entiers basculent dans des guerres effroyables.

Les Africains ne s'y trompent pas, la prétendue solution des Occidentaux pour les Africains est plutôt une composante fondamentale du problème.

C'est pourquoi, La Plateforme Panafricaine, collectif d'organisations de la Diaspora africaine, entend prendre à bras le corps ces questions vitales pour les Africains afin de contribuer à peser sur le nécessaire rééquilibrage des relations futures de la France avec le continent africain.

Nous sommes convaincus qu'une autre forme de coopération est possible entre les pays occidentaux et l'Afrique en général et entre la France et ses anciennes colonies d'Afrique en particulier.

La France, en tant que membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies est sensée être garante du respect et de l'application des résolutions de celui-ci. Et pourtant, elle maintient toujours dans les faits des colonies et occupe même des pays indépendants reconnus par les Nations Unies! Comment obliger les autres à respecter le Droit et les Règles internationales, y compris par la force, si l'on ne les respecte pas soi-même ?

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Ce questionnaire fait l'hypothèse que vous soyez élu(e) Président(e) de la République le soir du 6 mai 2012.

Q1. Le libre choix des dirigeants

Choisir leurs dirigeants est un droit universel et inaliénable des peuples. En Afrique, les dirigeants sont imposés aux peuples au prix d'innombrables vies humaines. Les forces vives africaines pointent du doigt la responsabilité de la France.

Quand et comment comptez-vous mettre fin à ce déni de droit si vous êtes élu(e) Président(e)?

Q2. Les accords de défense et la coopération militaire

Des accords de défense signés entre la France et ses anciennes colonies au lendemain des indépendances ont connu récemment, pour certains d'entre eux, quelques retouches, sans pour autant modifier fondamentalement la donne. En outre, ils restent toujours inconnus du grand public.

L'armée française est omniprésente aux quatre coins de l'Afrique, dans des bases militaires et par le biais de conseillers à la défense. Son rôle réel a toujours été et demeure, selon les situations, soit de veiller sur les dirigeants impopulaires et dictateurs imposés, « amis de la France », soit d'évincer du pouvoir les dirigeants jugés insoumis aux intérêts de la France.

Quand et comment comptez-vous en finir avec ces accords de défense léonins et cette prétendue coopération militaire qui fait des forces françaises en Afrique une armée d'occupation et de déstabilisation ?

Q3. La coopération économique, la monnaie et la dette

Aux côtés d'autres puissances économiques prédatrices, des multinationales françaises font des bénéfices colossaux en Afrique, au prix d'un pillage sans vergogne des richesses du continent pendant que les populations locales sombrent dans la misère. Sur l'autel de l'indépendance énergétique de la France, l'uranium africain est immolé et dans le même temps savamment occulté du nécessaire débat à mener sur l'avenir du nucléaire en France.

La prétendue dette est plutôt un moyen savant, une véritable gangrène pour faire obstacle à toute politique économique viable.

Le franc CFA a été dès sa création et demeure de nos jours un instrument fondamental dans la trousse à outils multiformes aux mains de la France pour la vassalisation des pays africains.

Contrairement au message véhiculé par la fable abondamment médiatisée sur les bienfaits et la nécessité d'une Aide Publique Occidentale pour le Développement de l'Afrique, ce sont les pays prétendument pauvres mais en réalité pillés et appauvris, qui aident de gré ou de force les pays riches.

Quelles dispositions prendriez-vous pour remédier à ces situations d'injustice qui perpétuent le néo-colonialisme français en Afrique ?

Q4. La France, l'Afrique et les institutions internationales

Dans la configuration de notre monde du XXIème siècle, les pays vainqueurs de la seconde guerre mondiale continuent de faire main basse sur la gouvernance mondiale sans vraiment compter les autres, en particulier l'Afrique qui, pourtant, a sa part dans la victoire. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies reste un instrument aux mains de quelques pays, dont la France, qui se sont arrogé le droit de veto comme un butin de guerre et l'utilisent à leurs seuls profits. Le droit international et les instruments qui sont érigés pour l'incarner sont à géométrie variable. Les légitimes contraintes qui découlent du protocole de Kyoto et de la Cour Internationale de Justice, pour ne citer que ces deux exemples, ne concernent que les autres, notamment les pays appauvris.

A quand et comment comptez-vous influer sur le cours des évènements pour que des réformes structurelles soient entreprises sur l'ONU afin de tenir compte de l'évolution et des aspirations des peuples dans le monde et plus particulièrement en Afrique ?

Q5. L'image de l'Afrique, les discriminations racistes et les médias

Les discriminations frappent très singulièrement en France les personnes d'origine africaine et plus particulièrement celles issues de l'Afrique au sud du Sahara ou d'ascendance. Ce sont entre autres l'accès au travail, au logement ou les « contrôles au faciès », etc.

Ces discriminations aggravent le legs de l'histoire caractérisée par une exploitation féroce de l'Afrique et des Africains, alors qu'il convient au contraire de le résorber et de le guérir. De surcroît, une certaine légèreté de traitement des questions africaines par les médias hexagonaux, y compris d'Etat, en est sans doute pour beaucoup dans cette déconsidération envers ces personnes. Ces médias excellent dans la manipulation de l'information et l'inversion des rôles dès lors qu'il s'agit de l'Afrique.

Entendez-vous y remédier et comment ?

Q6. La situation aux Comores

La France occupe et divise toujours les Comores. Pourtant, la résolution 3385 (XXX) du 12 Novembre 1975 relative à l'admission des Comores à l'Organisation des Nations Unies a réaffirmé la nécessité de respecter l'intangibilité des frontières, l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, composé des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli.

Quand et comment comptez-vous agir pour mettre la France en accord avec le Droit International dans ce cas précis ?

Merci d'avoir bien voulu répondre à nos questions.

 

Pour La Plateforme Panafricaine, le 22/02/12

Raymond AYIVI

Référent.

 

Les premières Organisations signataires sont :

 

* MBDHP-SF : Mouvement Burkinabé des Droits de l'Homme et des Peuples - Section de France, Président : Didier OUEDRAOGO

* AEBF : Association des Etudiants Burkinabé en France, Président : Issa SORY

* COFANZO : Collectif de France Affaire Norbert ZONGO, Président : Ardiouma SIRIMA

* Le Tchad Notre Case Commune, Président : Souleymane ABDALLAH

* Association France-Tchad : Président : Balaam FACHO

* ATMF: Association des Travailleurs Maghrébins en France, Président : Driss ELKHERCHI

* CAAC : Collectif des Associations et des Amis des Comores, Président Mustapha ABDOURAOUF

* DIASCOM : Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne, Coordinateur : Ben HAMIDI

* FNAFA : Fédération Nationale des Associations Franco Africaines, Président : Louis Mohamed SEYE

* FENACOP : Fédération Nationale des Collèges des Parents, Président : Sylvestre d'Almeida

* Les Soeurs du Cavally, association pour la Côte d'Ivoire, Présidente : Clémentine DEHE

* FCMA : Forum Citoyenneté Monde Arabe, Coordinateur : Abdessalam KLEICHE

* Association Culturelle Camerounaise de Loire Atlantique, Président : Alain YONA

* Collectif pour une Afrique Libre et Responsable, Président : Jean-Paul NGASSA

* MoLiTo : Mouvement du 04 mars pour la Libération du Togo, Président : Kofi ALOUDA

* MFIRA : Mouvement des Femmes Ivoiriennes de Rhône-Alpes, Présidente : Monique BERTHELOT

* EGO AFRICA, Président : Jean-François ANKOUE

* CCD : Conseil Camerounais de la Diaspora, Robert WANTO WAFO

* Association Enfants du Congo Brazzaville, Président : Gaston NITOU-SAMBA

* Association Internationale Cultures Sans Frontières, Président : Robert FOPA

* FPP : Front Patriotique pour le Progrès - Centrafrique, Chargé des Affaires Extérieures : Claude YABANDA.

* AJD/MR : Alliance pour la Justice et la Démocratie / Mouvement pour la Réconciliation - Mauritanie, Chargé des Affaires Extérieures, Ousmane DIAGANA

* Ligue Camerounaise des Droits de l'Homme (LCDH), membre fondateur de l'Union Internationale des Droits l'homme UIDH, Professeur Kapet de BANA.

 

______________________________________________


Pour toute correspondance, SVP :

 

La Plateforme Panafricaine

c/o M. Raymond AYIVI

3, rue Dr Rouques

95870 Bezons.

E-mail : ppanafricaine@gmail.com

vendredi, 24 février 2012

SOUTIEN AUX PEUPLES EN LUTTE: AU SENEGAL COMME AILLEURS, LA FRANCE DOIT CESSER SON AIDE AU «MAINTIEN DE L'ORDRE»


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Manifestant sénégalais anti-wade brutalisé par la police

 

ATTAC France tient à exprimer sa solidarité à l'égard du large mouvement populaire au Sénégal. Par sa résistance et la constance de sa mobilisation, le peuple sénégalais montre qu'il ne se laissera pas confisquer sa souveraineté par la mascarade électorale que tente d'imposer Abdoulaye Wade.

Plus largement, cela démontre, si besoin était, que l'exaspération face à des pouvoirs illégitimes et l'aspiration à une véritable démocratie dépassent les pays du Maghreb et du Machrek, et s'expriment indépendamment de l'agenda politique des grandes puissances occidentales. Alors que celles-ci prétendent exporter la démocratie par la guerre en Côte d'Ivoire ou en Libye, leur attitude face au hold-up électoral du Président Wade dira si elles continuent de fermer les yeux tant que le régime est un allié de leurs intérêts économiques.

La France est particulièrement concernée par ce qui se passe au Sénégal, comme partout en Afrique francophone, puisque dans le cadre de sa coopération militaire et policière, scellée par un accord en cours de renégociation, elle contribue à équiper et former les unités qui répriment actuellement les manifestations. À l'occasion de la semaine anti-coloniale et d'une campagne présidentielle dont ces questions sont absentes, il est urgent de le dire et de le répéter : Paris doit rompre toute coopération militaire avec des régimes illégitimes, et cesser toute présence et intervention militaire extérieure en dehors de mandats d'une ONU réformée, qui ne sera plus instrumentalisée par les grandes puissances.

Celles-ci doivent maintenant se positionner publiquement : reconnaîtront-elles la "victoire" de Wade dans de telles conditions?

Comme lors de la tenue du forum social mondial à Dakar (février 2011), la solidarité entre les peuples doit l'emporter.

Attac France


Paris, le 24 février 2012.

dimanche, 19 février 2012

L'EUROPE RECLAME UN DELAI A L'IRAN AVANT L'ARRET DE SES EXPORTATIONS DE PETROLE


IRAN - PETROLE.jpg

Le 5 février 2012, le député et membre du Comité sur l'énergie iranien, Nasser Soudani, a déclaré à l'agence de presse iranienne Fars qu'« un certain nombre d'ambassadeurs de pays européens dont la France, la Grèce, l'Italie et l'Allemagne, sont venus désespérément demander au Parlement et au ministère des Affaires étrangères de ne pas ratifier le projet d'arrêt [immédiat, ndlr] des exportations pétrolières vers l'Europe ». M. Soudani ajoute : « les ambassadeurs ont appelé à un moratoire afin que les Européens aient la possibilité de reconsidérer la décision d'arrêter l'importation du pétrole iranien », avant de souligner que ce sont les Européens qui sont à l'origine des tensions !

Plus récemment, jeudi 16 février, lors d'un point presse à Moscou, l'ambassadeur iranien en Russie Seyyed Mahmoud Reza Sajjadi a déclaré : « L'Europe a commis une erreur en politisant la question énergétique. Si les consommateurs de pétrole peuvent décréter un embargo, les fournisseurs sont eux aussi en mesure de le faire ». Les importateurs d'énergie sortent perdants de ce jeu politique.

Les médias avaient annoncé mercredi 15 février une riposte iranienne aux sanctions de l'Europe, et la suspension des livraisons de pétrole vers six pays européens : la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, le Portugal et les Pays-Bas. L'information a provoqué une flambée des cours du pétrole, mais elle a été aussitôt démentie par l'Iran : « Téhéran n'interrompra pas pour l'instant ses exportations de pétrole vers l'Europe, pour des raisons humanitaires et à cause du froid ».

Le 23 janvier 2012, l'Union européenne avait imposé un embargo pétrolier sur l'Iran ainsi que le gel des avoirs de la Banque centrale iranienne [...].


Source: PAS

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L'IRAN STOPPE SES VENTES DE PETROLE AUX COMPAGNIES FRANÇAISES ET BRITANNIQUES

 

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Puits de pétrole dans un champ pétrolifère Ron/SUPERSTOCK/SIPA


L'Iran a cessé de vendre son pétrole brut aux compagnies pétrolières françaises et britanniques, a annoncé dimanche le ministère iranien du Pétrole. «Les exportations de brut à destination de compagnies britanniques et françaises ont été stoppées. Nous vendrons notre pétrole à de nouveaux clients», a précisé Alireza Nikzad, porte-parole du ministère.

La semaine dernière, l'Iran avait déjà menacé de mettre un terme à ses exportations vers six pays européens - dont la France. Une affirmation qui était rapidement devenue une simple menace, mais qui avait eu le temps de faire flamber le pétrole en quelques minutes. Le brent était alors passé de 118 dollars à 120 dollars.

Téhéran n'envoyait qu'un «avertissement» en représailles à l'embargo décidé le 23 janvier par l'Union européenne (UE). Mais il avait annoncé qu'il n'appliquerait pas cette menace «pour l'instant pour des raisons humanitaires et à cause du froid», avait expliqué la chaîne iranienne Al-Alam. La décision a manifestement changé.

L'embargo du 23 janvier, un embargo pétrolier «graduel» avait été décidé par les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne pour sanctionner l'Iran, soupçonné de développer un programme nucléaire militaire. L'Iran nie et affirme ne viser que les usages civils du nucléaire.

 

Charlotte Pudlowski avec Reuters


Source: 20 MINUTES.FR

samedi, 18 février 2012

COMMENT SARKOZY ANNONCE SON PROPRE ECHEC


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L'un des très nombreux détournements de l'affiche officielle qui font florès sur la Toile. (D.R.)

 

"La France forte": l'affiche qui fait buzzer le Net

 

Le slogan de campagne de Nicolas Sarkozy, dévoilé ce matin sur son site internet officiel est  "La France forte". C'est le même slogan qu'avait utilisé Valéry Giscard d'Estaing au cours du deuxième tour de la campagne électorale de 1981, où il avait échoué contre François Mitterand. Et en creusant, les internautes ont mis à jour pas mal d'information qui détournent le but qu'on projeté l'équipe de campagne du président-candidat....

Le slogan qui avait accompagné la défaite de VGE

Au premier tour, le président sortant, qui avait devancé François Mitterrand avec un score décevant (29% contre 26%), avait battu campagne sur le slogan "Il faut un président à la France". Comme pour son rival socialiste (passé de "La Force tranquille" à "De toutes les forces de la France"), il avait donc ajusté sa campagne entre les deux tours, avec une nouvelle affiche déclinant un slogan devant une série de paysages.

FRANCE FORTE. VGE - SARKO.jpg

Notons aussi que la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry avait utilisé la même formule dans ses voeux pour 2011 en appelant les socialistes et les Français à reconstruire une France "forte, confiante et juste". C'était aussi l'un des slogan de campagne de Ségolène Royal en 2007, lorsqu'elle était opposée à... Nicolas Sarkozy

Un slogan déposé depuis... 2002

Le slogan ne date pas d'hier. Il a été déposé à l'INPI le 14 janvier 2002. Le slogan a été réservé pour tous les supports publicitaires, y compris les vêtements sportswear et les casquettes.

La "France forte" est ... grecque !

Selon les données EXIF de l'image (sa carte d'identité en somme), le paysage marin qui se cache derrière Nicolas Sarkozy n'est autre que la mer Egée, en Grèce. Une trouvaille d'autant plus gênante s'agissant d'un pays dont le Smic vient d'être raboté à moins de 40 % du salaire minimum français, et qui se situe au bord de l'insurrection et du chaos financier.

Après vérification, il s'agit d'une photo de la banque d'images Tetra Images intitulée "Greece, Clouds over Aegean See". On la retrouve effectivement sur le site de l'agence.

#Sarkocasuffit : premier sur Twitter

Le hashtag #Sarkocasuffit était premier ce matin sur Twitter, juste devant #Franceforte et #Hervémorin (qui a annoncé qu'il se désistait au profit de Nicolas Sarkozy). De la même manière que le hashtag #Giscard, rare ces dernières années, qui a fait son grand retour, amusant toute la toile.


Source: MIDI LIBRE.FR

mardi, 14 février 2012

LETTRE OUVERTE DU DOCTEUR CHRISTIAN SADEK A NICOLAS SARKOZY: TOUJOURS D'ACTUALITE

 

Dr CHRISTIAN SADEK.jpg


Docteur Christian SADEK

Médecin généraliste

Les Prades

46250 CAZALS


A Monsieur Nicolas SARKOZY

Président de la République Française


Cazals, le 08 Mars 2010


Monsieur le Président de la République,

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n'est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n'a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement. « Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet.

En temps que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France « d'en- bas », des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins. Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d'impôts et s'en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H /jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Cœur pour nourrir leurs enfants.

Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c'est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater. Je pense que c'est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va arriver mais on ne connait pas la date.

C'est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France. Il serait dommage que notre Pays qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l'incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d'une troisième révolution qui achèverait de le ruiner.

Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l'aurait prononcée : « Ils n'ont plus de pain alors qu'ils mangent de la brioche ». L'ENA n'existait pas mais déjà nous avions une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain. C'est peut être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feu aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée. Nous sommes en présence d'un État qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répressif envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous, Monsieur le Président?

Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu'ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu'ils ne soient bons qu'à payer des impôts. Je pense, en tant que médecin, que la révolution c'est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.

Après le dépistage des délinquants à l'âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu'allez vous nous pondre : le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n'en sois pas la première victime !   

Vous êtes en train de nous faire une France à l'Américaine. Mais pas celle d'Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l'industrie et de l'armement. Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L'Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l'Angleterre), maintenant elle en a deux. Lors de l'invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l'armement et accessoirement G.W.Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. S'il n'en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l'intérieur. En médecine, il y a un dicton qui dit « primum no nocere » - d'abord ne pas nuire - et il a su l'appliquer.

Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l'esprit d'un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo). Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut être voulu) d'incompétents notoires qui n'ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la « grosse » épidémie de grippe A. Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n'avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut être résolu le problème de chômage en créant un maximum d'emplois... dans les funérariums. Il y a un proverbe qui dit : « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » ; je crains que vous l'ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n'était-ce pas une diversion, pour faire parler d'autre chose que de la crise ce qui aurait risqué d'échauffer les esprits ? En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m'inspire un peu de vous - après tout, c'est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la prévention.

Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France « d'en bas », comme avait dit Jean Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouver suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu'elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n'ont pas voté pour vous et  que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l'anéantir.

Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes en train de créer un système de santé à l'américaine, c'est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l'accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus. Vous êtes en train d'anéantir l'enseignement qui est le type même d'investissement à long terme où l'on dépense aujourd'hui de l'argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l'élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l'ont bien compris. Avec la suppression du juge d'instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l'est pas déjà. A l'allure où vous allez, la France sera le premier pays sous développé d'Europe : plus d'université, plus d'hôpitaux, plus d'industries, plus de services publics, plus d'agriculture, une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus. Attention ! Les Gaulois à l'image d'Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance.                 

Dans 15 jours j'adresse cette lettre à N. Sarkozy accompagnée de son "cadeau" le crochet de boucher. Diffusez-la à un maximum de vos contacts, qu'elle fasse le tour du pays. Si un maximum de gens sont informés, je ne risque rien. Je compte sur vous et...

Vive la liberté d'expression !!!!!



Docteur Christian SADEK

Médecin généraliste
Les Prades 46250 CAZALS


Source: LE GAULOIS DECHAINE

jeudi, 02 février 2012

SENEGAL: LA FRANCE ENJOINT WADE DE CEDER SA PLACE


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Alain Juppé dit regretter que « certaines sensibilités ne soient pas représentées » pour l'élection présidentielle sénégalaise.

 

La France a fait savoir au Sénégal qu'elle souhaitait qu'il y ait un renouvellement de génération à la tête de l'Etat sénégalais, lors de la présidentielle de février, a déclaré mercredi 1er février le chef de la diplomatie française, assurant que "le message a été entendu à Dakar".

Alain Juppé, devant les députés français, a précisé le contenu du message que Paris a adressé aux autorités sénégalaises dans la perspective de l'organisation de l'élection présidentielle du 26 février. "Nous avons regretté que certaines sensibilités ne soient pas représentées. Nous avons même souhaité que le passage de générations soit organisé. Je préfère vous dire que le message a été entendu à Dakar (...) et enfin nous avons, bien sûr, appelé à la retenue et à l'absence de toute violence".

Refus du "diktat" de l'étranger

Mercredi, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Madické Niang a affirmé n'avoir reçu "aucune notification des positions prises par certains pays amis" par la voie diplomatique normale mais "seulement dans la presse". Il a ajouté que le Sénégal n'avait "de leçon de démocratie à recevoir de personne" et n'accepterait "pas de diktat" de l'étranger, après des déclarations de responsables américains et français.

Lundi, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, avait déjà regretté que "toutes les sensibilités politiques ne puissent être représentées" à la présidentielle sénégalaise, après la publication par le Conseil constitutionnel des candidatures, rejetant celle du chanteur Youssou Ndour et confirmant celle du président sortant, Abdoulaye Wade, âgé de 85 ans.

Bernard Valero n'avait cependant pas ajouté que Paris souhaitait "un passage de générations", comme l'a affirmé, mercredi, Alain Juppé.


Source: LE NOUVEL OBSERVATEUR

mardi, 31 janvier 2012

LE CARDINAL CHRISTIAN TUMI DE DOUALA: «TOUS LES EVEQUES DE COTE D'IVOIRE QUE J'AI CONSULTES ONT CONFIRME LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO»



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Le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala, ce matin (lundi 30 janvier 2012), sur RFI :

«Je ne suis pas d'accord avec ce que la France et l'ONU ont fait en Côte d'Ivoire. J'ai posé une question à un évêque là-bas: ''Qui a gagné les élections chez vous?''. Il m'a dit sans hésitations: ''C'est Gbagbo!''. Maintenant, il est à La Haye. C'est pénible pour l'Afrique ».

«Après consultations avec certains évêques de la Côte d'Ivoire, tous ont confirmé la victoire du PRESIDENT LAURENT GBAGBO mais ne je comprends pas pourquoi, ils sont muets quand ils doivent l'affirmer en Côte d'ivoire. Est-ce des hommes de Dieu ou ont-ils peur de le dire, de peur d'être massacrés ? ».


Par : Steve Beko

vendredi, 27 janvier 2012

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D'IVOIRE: OUVREZ LES UNIVERSITES!


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Enseignement supérieur en Côte d'Ivoire: Pas d'université fermée !


SYNDICAT NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
78, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 - PARIS
Courriel : sg@snesup.fr

Le Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est reçu pour une visite d'État en France, du mercredi 25 janvier au samedi 28.

Il y a deux mois, lors de sa visite du 14 et 15 novembre 2011 à Lomé, capitale du Togo, Alassane Ouattara a décidé unilatéralement de fermer les établissements publics ivoiriens d'enseignement supérieur jusqu'en septembre 2012. Dans un contexte post-électoral déjà fort traumatisant pour le secteur de l'Éducation en général, cette décision oriente de fait près de 20000 étudiants vers les établissements privés et les oblige à s'acquitter de 40 % des frais d'inscription en plus.

Des centaines d'élèves, d'étudiants, ont perdu la vie ou ont subi de lourds traumatismes physiques et psychologiques. Les universités d'Abidjan et d'Abobo-Adjamé sont à reconstruire ! Elles ont été pillées et détruites car devenues des camps militaires ! Depuis plus de 9 mois, les travaux de réhabilitation conduisent à la fermeture des universités, laissant une majorité d'étudiants à la rue, livrés à eux-mêmes. Pris au piège par les frais de scolarité exorbitants des établissements privés, la plupart des étudiants se trouvent écartés de leurs études. Tandis que plane le risque d'une « année blanche » à l'université, la situation des enseignants du supérieur est également critique. Dans ce contexte, quel sens donner aux prochaines sessions d'évaluation du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES) alors que les évaluables ne dispensent plus de cours et que leurs laboratoires de recherche ne sont plus accessibles?

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Depuis les années 60, tandis que l'Éducation pré-bac était placée comme une priorité nationale, le développement de l'enseignement supérieur reste sous le contrôle du financement des principaux bailleurs de fonds, dont le FMI. Le contexte de crise que traverse le pays accélère le train de réformes néolibérales contre les universités publiques et la contestation du pouvoir en place.

Après une avalanche de réformes sur les salaires à double vitesse dans l'enseignement secondaire, l'âge de départ à la retraite qui passe de 55 ans à 60 ans dans un pays où l'espérance de vie est de 55 ans, la suppression des cars de ramassage des étudiants, la suppression des internats...., cette décision de fermeture des universités, pour une année entière, risque de sacrifier un nombre considérable de bacheliers, d'étudiants et de chercheurs, et, par conséquent, menace d'hypothéquer l'avenir.

Former une jeunesse qualifiée plus nombreuse est une urgence. Elle passe par l'accès et la réussite de la jeunesse au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche publics dont la pérennisation et le développement doivent être une priorité.

Le SNESUP soutient l'ensemble du peuple de Côte d'Ivoire dans la difficile épreuve de reconstruction du pays qu'il traverse et appelle à la solidarité avec les collègues enseignants et chercheurs. A l'occasion de sa visite en France, Le SNESUP demande au Président Ouattara que soient libérés les universitaires ivoiriens emprisonnés sans jugement et la mise en place des conditions permettant le retour rapide et en toute sécurité de ceux contraints à l'exil.

Le SNESUP, au travers de véritables coopérations, encourage le renforcement d'un système d'enseignement supérieur et de recherche publics en Côte d'Ivoire.


Paris, le 25 janvier 2012


Source : INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

SCANDALE HUMANITAIRE A PARIS: DEUX VICTIMES AU PS!


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Jean-Pierre Bel, Président socialiste du Sénat français

 

Quand Jean-Pierre Bel et Bertrand Delanoë organisent la réception d'Alassane Ouattara, responsable de crimes de guerre, au Sénat et à la Mairie de Paris.


Que Sarkozy reçoive Ouattara (et ses collaborateurs français et africains) c'est dans l'ordre des choses : liés de longue date, le premier a provoqué un coup d'Etat franco onusien en avril dernier, pour mettre le second au pouvoir, devenu le relais françafricain par excellence ; le retour à l'ordre colonial, malgré la présence de l'armée française et de nombreux coopérants civils et militaires, se fait dans le sang !

Les responsables socialistes savent il réellement qui est Ouattara ? On peut en douter- et on peut espérer que s'ils étaient réellement informés,  petits fours et champagne  soient immédiatement annulés ! Quel responsable de gauche, juste avant les élections, peut se permettre de recevoir un responsable de crimes de guerre, passibles des tribunaux français, internationaux et de la CPI ? A défaut d'éthique, que nos amis socialistes pensent aux centaines de milliers de voix perdues, à s'aligner aveuglement sur les interventions militaires sarkozystes...

L'alliance Ouattara - Soro (son « chef de guerre ») se poursuit depuis 2002, date d'un coup d'Etat manqué , favorisé par la droite française ; on estime à plusieurs milliers de  civils les victimes causées par la violence de la rébellion ouattariste au Nord de la Côte d'ivoire de 2002 à 2010.

Le chiffre souvent cité par M. Ouattara - 3000 victimes de la crise électorale entre décembre 2010 et avril 2011 - omet un élément important: les 2/3 au moins de ces victimes ont été massacrés par ses milices et  ses  partisans !

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Bertrand Delanoë

D'après la Croix Rouge et Amnesty, le crime de guerre ou de génocide de Duékoué - 800 civils hommes, femmes et enfants de cette ville de l'Ouest ivoirien assassinés en 24h, est le fait des FRCI du bon docteur Ouattara.

Mais qui sait à Paris qu'après l'arrestation par les forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo - le 11 Avril 2011- que pendant les trois mois consécutifs, c'est entre 3.000 et 5.000 victimes civiles que déplore le peuple ivoirien ? Tous ont été causés par l'armée de Ouattara, sous sa responsabilité politique ! Les peuples bété, attié, et guéré ont été décimés par cette politique ethnogénocidaire - alors que 300.000 habitants de l'Ouest ont du s'enfuir au Libéria, sous peine de mort. Et aujourd'hui, la violence politique continue, chaque jour, en Côte d'Ivoire...

Que nos brillants élus socialistes, à l'heure des inculpations et de la recherche des complicités ne viennent pas dire : « Nous ne savions pas... ». Toutes ces données sont publiques, même si les médias de droite ou la propagande Ouattariste (y a-t-il vraiment une différence ?) les refusent  avec obstination.

Pendant cette « visite d'Etat », en vous attablant avec des négationnistes sanglants, bon appétit, Messieurs !

Mais peut être que, comme l'argent, le sang n'a pas d'odeur...


Michel Galy, Politolgue, Paris.

vendredi, 20 janvier 2012

LA FRANCE, VOUS CONNAISSEZ?

Visionnez-moi cette vidéo: une critique et un regard sans concession d'un universitaire et écrivain chinois sur une France en déclin. Du moins si la traduction a été fidèlement faite. A ne pas rater!

Bien à tous!


DINDE Fernand AGBO

UN NOIR VENDREDI 13: LA FRANCE ET NICOLAS SARKOZY «DEGRADES»


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Le vendredi 13 janvier 2012 est venu en rajouter à toutes les superstitions fantaisistes sur cette date « singulière ». Un authentique vendredi noir qui a vu la dégradation en cascade de plus de la moitié des pays européens membres de la zone euro (9 sur 17), victimes d'une gouvernance européenne non concluante qui plonge une bonne partie de l'Europe dans l'incertitude et les lendemains improbables. Oui, le couperet, après plusieurs mois de tergiversations et de circonlocutions, est tombé, dru : La France a perdu son triple A, avec une perspective négative, et bien d'autres pays ont été dégradés. Mais pas l'Allemagne qui conserve une perspective stable. « Une double claque pour le gouvernement français », comme dit le journal français Le Figaro.

L'agence de notation américaine Standard & Poor's (S&P) qui a infligé cette sanction à l'Europe portait ainsi un regard des plus sévères sur les institutions et les dirigeants européens qui, au terme de multiples sommets de dernière chance, ne sont finalement pas parvenus à apporter des solutions suffisantes à la crise de la dette qui frappe de plein fouet la zone euro.


Le plus grand grief de l'agence de notation contre les européens, c'est le fait de fonder leurs réformes et mesures de sortie de crise financière sur la seule et unique austérité budgétaire, contre productive et non compétitive. L'Europe, en ne donnant pas ainsi de garantie de croissance et de compétitivité aux marchés financiers, devient peu sûre et tombe tout logiquement sous le coup d'une décision implacable qui dégrade sa compétitivité.


Elle épingle, en outre, l'insuffisance des ressources constituant les fonds de secours de la zone euro, et - pour bien faire les choses -, dégrade aussi d'un cran le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), véritable fonds de soutien - si ce n'est de salut - européen, trois jours seulement après avoir dégradé les pays européens (le lundi 16 janvier 2012) et après que l'Allemagne ait marqué sa volonté de ne pas le renflouer, rendant inévitable la nouvelle sanction de Standard & Poor's.


Cette notation de l'agence américaine est un véritable camouflet, un revers cinglant, pour Nicolas Sarkozy qui avait toujours présenté ce triple A comme un « trésor national » et qui confiait en coulisse : « Si on perd le triple A, je suis mort », « il faut qu'on garde, coûte que coûte, le triple A ». François Fillon, le Premier ministre français, était même péremptoire : « La perte du triple A, c'est la ruine de la France ». Eh bien, c'est fait ! Le socialiste François Hollande ne fait pas la fine bouche : « C'est une politique qui a été dégradée, pas la France ». Pour Dominique de Villepin, c'est « l'échec d'un quinquennat, l'échec d'un choix, le choix d'ouvrir les vannes de la dépense ». Le parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP, relativise l'information qu'elle affirme ne pas être une catastrophe et rebondit sur le maintien du triple A de la France par les agences de notation Moody's et Fitch Ratings qui constituent avec S&P (la plus ancienne et la plus influente sur les marchés financiers de la planète), une oligopole devenue incontournable, depuis une vingtaine d'années, pour les investisseurs du monde entier. Moody's et Fitch maintiennent, certes, le triple A de la France mais, à la vérité, elles la tiennent (la France) à l'œil pour les prochains mois et il ne faut pas se faire d'illusions, elles dégraderont bel et bien la dette souveraine française, tout comme S&P. C'est juste une question de temps. Tout simplement parce que la France ne dispose d'aucun mécanisme pour rebondir avant plusieurs années. Elle n'offre aucune garantie de croissance, en ce moment. Sa seule matière première : l'austérité, la rigueur, la cure d'amaigrissement drastique. Pas précisément faites pour relancer l'économie. Vous parlez d'un cercle vicieux !


En réalité, la France et singulièrement Nicolas Sarkozy, sont victimes d'une longue tradition de gouvernance nationale chaotique et de gestion internationale apocalyptique. D'une part, depuis 32 ans, tous les budgets de la France sont en déficit. Le dernier en équilibre se trouvait être sous Valéry Giscard d'Estaing. En clair, cela remonte à une petite éternité. D'autre part, l'on se souvient encore des récentes croisées de ce pays, en Afrique, qui ont fait des milliers de morts en Côte d'Ivoire et en Libye, ainsi que des destructions immenses, innommables qui, au final, n'ont fait tomber aucune véritable dividende dans l'escarcelle d'un Hexagone en faillite, qui s'agrippe avec le désespoir d'un damné pour ne pas descendre dans les profondeurs abyssales, quitte à déglinguer au passage des Etats tranquilles, souverains et qui ne demandent qu'à décider, sans intrusion ni ingérence, de leur propre histoire. Elle fait, actuellement, la cour à la Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, avec la visite remarquée du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Il faut d'ores et déjà craindre pour la Birmanie, dans les mois à venir. Car la « communauté internationale » a choisi son candidat.

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La France doit redevenir humble, réaliste et conséquente envers elle-même : on ne mène pas grand train de vie quand on est paumé. Pour parler trivialement. C'est le bon sens même ! Nous le disons une fois de plus : la France doit revoir ses prétentions à la baisse, seule voie de sortie. Et de salut. Et transformer son modèle économique, non compétitif, ainsi que son modèle de société, trop coûteux, en socle de stabilité et de croissance.  Pourquoi un Etat qui est loin d'avoir les performances d'une Allemagne bonne élève, première puissance économique d'Europe, possédant une armée modeste, sans base militaire à l'extérieur et résolument au travail, prétendrait-il entretenir plus de 10 bases militaires en dehors de son territoire et se payer le rythme de vie qui est le sien, en ce moment ? Avec quelles ressources les ferait-il fonctionner et avec quoi maintiendrait-il son modèle de société actuel quand l'économie nationale part en vrille ?

La France ne peut continuer à vivre au-dessus de ses moyens au point d'arrimer le simple fonctionnement de l'Etat à un endettement excessif. Point des comptes : 1700 milliards d'euro de dette à la fin du troisième trimestre 2011. Plus de 85% du PIB. Phénoménal. Déprimant. Pour autant, elle dispose encore de trois voies possibles pour éponger cette lourde créance : une forte inflation (spoliation des épargnants ; ce qui n'est pas souhaitable), une forte croissance, ou une hausse significative des recettes publiques. La France ne peut envisager aucune d'elle. A tout le moins, pour l'heure. Elle n'en a pas les moyens.

Pour ne pas avoir voulu se soumettre à cette règle élémentaire d'économie, le pays de Nicolas Sarkozy s'est offert, avec sa bénédiction, « poings et pieds liés aux marchés financiers », comme le dit si bien Monsieur Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche. Cette dégradation d'un cran de la dette souveraine française, avec perspective négative, n'est en réalité que le premier maillon d'une chaîne déclinante qui verra la descente aux enfers de la deuxième économie d'Europe. Une déchéance bien amorcée pour la décennie. Pour la simple et bonne raison que Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs ont pris toutes les décisions et instauré toutes les réformes sauf la seule qui vaille : cesser de vivre de l'économie de prédation et des guerres démocratico-humanitaires - qui ne sont rien d'autre en réalité qu'impérialistes et ne représentent pas la vraie richesse du pays - et se mettre résolument au travail comme l'Allemagne. Mais pour y arriver, il faut une bonne dose d'humilité que n'a pas la France.

L'Allemagne pour rappel, dans l'optique d'atteindre une industrialisation et une force de production suffisantes pour booster son économie, ainsi que son développement, et se mettre au large, avait adopté une réforme baptisée en allemand « Feuille de patate » : c'est-à-dire serrer la ceinture, vivre selon ses moyens, quitte à manger de la patate et des feuilles de patates. Or, Pierre Lellouche, Secrétaire d'Etat français chargé du Commerce extérieur, sur le plateau de l'émission « Mots Croisés » de France 2, ce lundi 16 janvier 2012, l'a dit sans détours, bien qu'étant membre du gouvernement d'un pays au bord du précipice : « La France n'ira tout de même pas jusqu'à manger des feuilles de patates ! ». Très révélateur de l'état d'esprit d'un peuple imbu et suffisant (tous les français ne le sont pas, heureusement), peu disposé au sacrifice. Surtout quand ce sont les plus faibles qui doivent payer, pendant que le CAC 40 distribue des milliards d'euro de dividendes, profits dont le montant s'élève à 12 fois ses charges fiscales réelles payées à l'Etat français, selon Monsieur Jérôme Cahuzac, Président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, Chargé du pôle budget et fiscalité dans l'équipe de campagne de François Hollande.

Espérons que « la grande France » trouve les solutions idoines à son mal, un mal profond qui risque de l'emporter, irrémédiablement. « ADO Solutions », qui a juré la main sur le cœur avoir une réponse à chacun de nos problèmes, pourrait même lui prêter main forte s'il parvient à se sortir des sables mouvants ivoiriens dans lesquels il est lui-même empêtré, depuis bientôt dix mois, nous donnant le net sentiment de naviguer à vue et de conduire le navire Ivoire dans les rochers, à l'image du commandant Francesco Schettino du bateau de croisière Costa Concordia, échoué vendredi dernier (13 janvier !), aux larges de l'île de Giglio (Ouest de l'Italie).

Compétitivité et mise en ordre des finances publiques - et nous ajouterions volontiers « mise à plat de l'ego surdimensionné de la France » - paraissent être les seules issues objectives qui s'offrent à un Nicolas Sarkozy, groggy, qui ne peut pas plus mal commencer sa campagne présidentielle 2012. Au-delà des euphémismes de rigueur pour ne pas perdre son aplomb. En attendant, les Ivoiriens pleurent, dans la plus grande indifférence du gouvernement ivoirien, le décès du ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, le père du « budget sécurisé » et du « budget de sauvegarde » qui nous ont donné de grandes fiertés, nous épargnant de nous inscrire dans la mendicité internationale, option résolument affichée du nouveau régime d'Abidjan. Le jour se lève toujours.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 420 du jeudi 19 janvier 2012.