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mercredi, 21 août 2013

EGYPTE, REVOLUTION ET CONTRE-REVOLUTION, SUITE

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Une foule compacte de civils est rassemblée et proteste contre un coup d’État militaire qui a destitué un gouvernement élu selon les critères de la démocratie représentative occidentale. Elle se fait encercler par l’armée. Quelques grenades lacrymogènes sont lancées puis le massacre commence.

 

Plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés civils contre une poignée de soldats lynchés, d’aucuns ont tôt fait moyennant quelques vidéos sur internet publiés par un organe de presse hostile aux Frères Musulmans (1) ou par l’armée elle-même (2) de qualifier la tuerie programmée par les hauts gradés égyptiens de ‘guerre civile’.

L’Égypte va revenir à la situation du statu quo ante, un état d’exception avec à la clé des couvre-feux, une interdiction de manifester et pas même un semblant de truc avec les falbalas coûteux de députés impuissants et de Parlement qui ne légifère pas.

L’armée, du moins ses dignitaires, abondamment perfusés par les aides étasuniennes et irrigués par des biens publics privatisés, c’est 40% du PIB, dans les secteurs du tourisme, de la promotion immobilière et du textile en particulier, au point qu’elle est créancière de l’État égyptien.

Le mouvement Tamarrod (Rébellion) s’est nourri durant les mois qui ont précédé la grande manifestation du 30 juin des frustrations d’un peuple qui attendait du changement de régime bien plus que les maigres aménagements des Frères. La confrérie structurée comme une société de bienfaisance n’a rien entrepris ni annoncé en terme de politique sociale et économique qui eût été à la hauteur de l’insurrection populaire pour réparer le délabrement social et économique. Elle était limitée dans ses ambitions de réformes économiques. La composition des deux gouvernements formés en un an par Hicham Qandil, ingénieur agronome hydraulicien de 50 ans a fait appel essentiellement à des technocrates, même si la deuxième équipe nommée en janvier 2013 comportait 8 affiliés au Parti de la Liberté et de la Justice que la précédente. (3)

Elle était cantonnée dans un cadre institutionnel où l’Armée concédait au Président sorti des urnes juste une petite place au-devant de la scène.

Les événements de janvier 2011, ces millions de personnes qui convergeaient quotidiennement sur la place Tahrir, avaient sidéré les capacités de réaction du gendarme du monde.

L’armée avait perçu son absence de réactivité à une situation inédite et non prévue par les multiples agences de renseignements et de conseils en manipulations géostratégiques.

Elle avait le contrôle des affaires placées entre ses mains par le dictateur éconduit. Pendant plus d’un an, elle a traîné des bottes, retardant autant que faire se pouvait des élections et la passation du pouvoir à un gouvernement mené par des civils.

Le 30 juin 2013 a été l’occasion pour les larrons de se débarrasser d’acteurs encombrants qui ne maîtrisaient pas un processus d’insurrection permanente. Les FM se sont comportés comme de vrais bleus, incapables d’intégrer l’expérience politique subie par le Hamas lui aussi élu à la ‘régulière’ et très vite marginalisés par des procédés d’étouffement insidieux. La mise à l’écart polie du Maréchal Tantaoui ne réduisait pas la capacité de nuisance de l’oligarchie rompue aux coups à quintuple détente par la fréquentation assidue du Mossad.

Le commerce (l’hôtellerie surtout) en pâtissait. Un processus révolutionnaire réussi de plus risquait d’être contagieux dans la région et au-delà. Un sentiment très fort d’anti-américanisme et surtout d’anti-sionisme soude le peuple égyptien. (4)

L’armée a adroitement dévoilé un plan qui aurait été élaboré par Morsi, probablement négocié entre le Qatar de l’émir père destitué au nom du fils et l’amie de toujours Tzipi Livni pour céder 40% du Sinaï à l’ennemi voisin pour y placer les Palestiniens en quête de pays. Le régime sioniste ne prend plus aucune précaution pour afficher son intention de judaïser toute la Palestine. Toutes les conjectures sont permises pour attribuer à cette information le statut d’un faux vrai, d’un vrai faux ou d’un faux vrai faux jusqu’à épuisement des signes plus et moins. Il se trouve qu’il a mobilisé les consciences dans le sens voulu par les généraux.

Barack Obama a sans doute raison quand il déclare que ce massacre-ci n’est pas imputable aux US(a). Lors de la récente visite de William Burns au Caire à la mi-juillet, Abd Elfattah Sissi s’est permis de lui affirmer que l’aide militaire américaine menace la relation entre les deux pays et a un effet néfaste sur la partie récipiendaire. Les généraux font sans doute bien leurs comptes, la Fed imprime du dollar à usage interne désormais pour racheter la dette publique.

Sissi et sa bande ne se sont pas concertés avec l’exécutif étasunien pour se garantir les coudées franches. Si les aides étasuniennes représentaient au lendemain de Camp David, la plus grande défaite arabe, plus de 70% des ressources de l’armée égyptienne, à ce jour, le 1,5 milliard de dollar US alloué annuellement ne sont plus que les 20% du budget militaire égyptien. Cette relative autonomie financière est l’un des facteurs qui a conforté les généraux dans leur choix de pratiquer d’abord un coup d’État puis de le prolonger par un massacre et la déclaration de l’état d’exception. Parmi les autres éléments qui ont pesé dans l’élimination des FM mais surtout de l’écrasement de la tension du peuple vers un idéal démocratique, l’appui des Saoud versus un Qatar mis hors jeu compte pour beaucoup, quelques milliards d’aide directe et de salaires des expatriés.

1 000 ou 2 000 morts de civils supplémentaires vont-elles terroriser un peuple qui n’a pas encore trouvé d’issue à sa révolution inachevée ? 1 000 morts, c’est le résultat de la moisson du mois de Ramadan en Irak sans que nul démocrate et nul média du système ne s’en émeuve.

En revanche, les milliers de morts syriens devenus au fil des mois plusieurs centaines de mille ont rapidement été pris en charge et recyclés comme arme de propagande contre le gouvernement de Assad. Le reliquat du mouvement socialiste et laïc Baath syrien est disqualifié dès 2003 et remonté en tête de liste du prochain à abattre par les likudniks bushistes. Il soutient de plus le Hezbollah lui-même coupable de « terrorisme » pour vouloir faire respecter la frontière du Sud Liban des intrusions sionistes.

L’équation égyptienne et arabe n’est pas de celles qui puissent se transformer en quelques formes reconnaissables et aisées à résoudre.

La Libye se ressent déjà de l’instabilité telle qu’elle se présente au Caire et bientôt à Alexandrie. Le gouvernement installé par l’OTAN à Tripoli se révèle incapable de désarmer les milices et les tribus. La guérilla couve toujours, un attentat à la voiture piégée a failli coûter la vie au colonel de la ville de Benghazi ce 14 août. Les postes de police et les représentations étrangères sont la cible d’attaques régulières.

L’exploitation des ressources pétrolières est entravée. En un mois la Libye aurait perdu plus d’un milliard de dollars en raison d’actes de sabotage.

Les ondes de turbulence n’épargnent pas la Tunisie. Elles ont affecté les relations avec la Turquie, elle-aussi désormais dans une politique pleine d'ambiguïtés à l’égard de Tel Aviv, rompant un certain arc qui enserrait Israël et favorisait la réunification entre la terre palestinienne sise sur la rive occidentale du Jourdain et la prison de Gaza.

Les US(a), c’est-à-dire la pléthore de congressistes élus grâce à l’activisme ou simplement au laisser-faire non malveillant de l’AIPAC, est constitué par la sécurité de l’entité sioniste et donc par la situation au Sinaï.

De manière presque ostentatoire, le Conseil Militaire Suprême a autorisé l’armée d’occupation sioniste à frapper en territoire égyptien des citoyens égyptiens dans le Sinaï. Un drone israélien a tué vendredi 9 août cinq « terroristes » que les renseignements ont identifié à la forme de leur ombre en plein midi et un lance-roquette qui aurait menacé la sécurité des estivants qui parfont leur hâle sur la plage d’Eilat.

La coopération militaire renforcée avec Israël avait été annoncée à Hagel et constitue le gage suffisant pour que vaquent à leur mise en ordre les généraux égyptiens.

Aucune preuve consistante n’a été trouvée pour étayer l’existence d’une coordination militaire entre le Hamas et des Frères basée à Gaza. Des allégations fantaisistes citées par Debka en situent même le QG dans un hôtel Gaza Beach Hotel, sa direction serait assurée par Izzat Ibrahim n°4 dans la hiérarchie des FM et surnommé l’homme de fer. Une insurrection armée serait conduite depuis le Sinaï et viendrait jusqu’au Caire renverser le gouvernement transitoire. (5)

Un acte d’accusation est en train d’être dressé par le régime des militaires, de quoi permettre l’application de la mode étasunienne elle-même copiée et collée des techniques d’intimation du peuple palestinien par Israël, une détention illimitée sans jugement des ‘suspectés de vouloir accomplir des actes de terrorisme’.

Il semble que s’amorce un mouvement de protestation d’officiers au sein de l’armée égyptienne qui contestent la destitution du président élu. (6) Ils considèrent que le devoir de l’armée est de défendre la patrie, la religion et les valeurs de la nation et non de disperser par des armes létales des rassemblements de civils.

Parmi les 500 000 soldats et la dizaine de divisions (7), il doit exister assez d’éléments formés techniquement et éduqués politiquement pour constituer une force antagoniste à l’oligarchie militaire qui s’appuie sur les intérêts des Saoud pour mettre 85 millions d’Égyptiens au pas.

L’équation arabe est complexe, mais en aucun cas, au Yémen, au Bahrein, en Arabie, en Syrie, en Libye, en Tunisie la motivation du soulèvement ne peut être lue comme d’essence religieuse.

Pas plus que le problème de la Palestine ne peut se réduire à un conflit religieux entre Musulmans et Juifs alors qu’il s’agit d’un pur problème colonial.

La lutte contre l’oppression et pour la dignité est un devoir sacré, il incombe à chacun. Il ne peut aboutir que s’il prend une forme collective. Les Arabes s’efforcent de reconquérir leurs droits, leur victoire sera un gain pour toute l’humanité.


Badia Benjelloun

 

Source: Investig'Action - michelcollon.info

 

(1)http://www.youtube.com/watch?v=OkXd...;;feature=player_embedded

(2)http://www.youtube.com/watch?v=q-JR...

(3)http://www.egyptindependent.com/new...

(4)http://www.egyptindependent.com/new...

(5)http://www.debka.com/article/23189/...;;s-Muslim-Brotherhood-goes-underground-hides-command-structure-in-Gaza-

(6)http://www.israelnationalnews.com/N...

(7) http://www.israelvalley.com/news/20...

jeudi, 15 août 2013

L'EGYPTE AU-DELA DES PERILS

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AP. Photo/Khalil Hamra. Les violences ont fait 525 morts et 3717 blessés, mais ces chiffres risquent d'être revus à la hausse.

 
L’Egypte occupera encore le devant de la scène et pas seulement pour les défis politiques immédiats qu’affrontent les forces en présence. Elle l’occupe aussi pour mettre au défi les concepts utilisés soit pour habiller la réalité soit pour la traduire. La destitution de Morsi, son retour ou non dépendent beaucoup de facteurs externes à l’Egypte. De toutes les façons, ces facteurs externes pèsent directement sur ce pays depuis son détachement lointain et soft de la Sublime Porte. Soft, mais reposant sur un rapport de forces qui ne laissait aucune illusion au pouvoir central ottoman. Facteurs économiques, militaires, politiques ont contrarié depuis cette époque le libre choix des Egyptiens de leur destin. L’agression anglo-franco-israélienne de 1956 reste le souvenir le plus spectaculaire de cette suite d’ingérences.

Mais d’autres, invisibles pour le grand public, mais tout aussi maléfiques, ont contrecarré tous les projets d’indépendance économique ou simplement d’autonomie.  Bien sûr, des forces internes ont trouvé dans ces pressions extérieures le soutien le plus efficace pour imposer leur dictature de minorité économique et sociale, de secte politico-culturelle, à l’écrasante majorité du peuple égyptien, dans toutes ses composantes et à travers tous les courants qui le traversaient. Au demeurant, connaissez-vous aujourd’hui un seul pays qui ne subirait pas directement et lourdement la pression de facteurs externes qui déterminent sa vie politique, économique et sociale ? De Cuba, pourtant totalement indépendante, mais puissamment étouffée par le blocus US illégal et immoral, aux pays européens encadrés dans le moindre aspect de leurs réglementations financières, en passant par le Grèce ou le Zimbabwe, ou tous ces pays passés par les fourches caudines du FMI. Ajoutez à cela les menées des ONG dont les membres usurpent - de quel droit divin ? - la représentation des organisations sociales et politiques pour imposer à tout le monde les normes édictées par les puissances dominantes. L’action de ces facteurs externes s’est aggravée ces dernières années dans le monde arabe, mais l’Egypte reste, avec le Liban, le pays le plus affecté par ces facteurs externes démultipliés par Camp David. Finissons par rappeler que le mouvement des Frères musulmans naissait sous le signe d’une alliance avec les Anglais, puis avec les USA, et que depuis, leur agenda est supra national, du rêve du khalifat à l’intention d’envoyer des guerriers en Syrie.

En un mot comme en cent, le monde arabe ne s’appartient pas, et dans cet espace, l’Egypte encore moins. Dans ces conditions, il est difficile de parler de démocratie. Quand l’essentiel des décisions de souveraineté vous échappe, que vaut la souveraineté du peuple, postulat primordial de l’exercice de la démocratie qui traduirait en actes et en réalité cette souveraineté ? Parler d’un président démocratiquement élu, comme si les élections pouvaient résumer et fonder la démocratie, est une grande erreur ou un leurre. C’est bien en refusant que les élections soient le seul critère de l’exercice démocratique que les USA et l’Europe ont récusé le gouvernement du Hamas en Palestine occupée et que leurs gouvernements, largement appuyés par les médias dominants, ont traité de dictateur Chavez, l’homme le mieux élu du monde, avec référendum confirmatif, système électronique de vote doublé d’un témoignage par bulletin, en la présence de médias d’opposition à la fois plus nombreux et plus puissants et sous le contrôle international, en présence de l’organisation de Jimmy Carter. Bien sûr, ceux qui font appel à cette notion de démocratie, de vote et de légalité savent très bien que la démocratie est un système dont les élections périodiques ne sont que le calendrier de confirmation de l’ensemble des droits et des libertés de toutes les minorités et dans le respect de toutes les diversités.  

Toute l’action de Morsi a consisté à aggraver le rôle des facteurs externes et des pressions étrangères pour imposer les agendas des puissances étrangères, dont le djihad en Syrie. Négation des droits des minorités et de la diversité religieuse, concentration de pouvoirs pharaoniques, intelligence avec des puissances étrangères sur le sort du canal de Suez et du Sinaï, silence face au lynchage de chefs religieux chiites, incendies d’églises coptes, déclaration d’amitié et de fidélité à Shimon Pérès constituent quelques repères clés.  

Et quelques critères pour juger si le gouvernement des Frères a renforcé ou attaqué ces droits et ces libertés, ou si les élections ont été une méthode de prise du pouvoir pour imposer le règne de l’uniformité frériste.  En réalité, et pour une des rares fois où il le fait, le seul acteur non lié aux facteurs externes ni aux puissances étrangères, le peuple égyptien est entré en scène et a tracé la ligne rouge qu’aucune combinaison politique ne doit transgresser : celle de la démolition de l’Etat national et de l’identité nationale égyptienne, fut-ce au profit d’une nouvelle orthodoxie islamique bien en peine de lui ravir sa foi et son histoire.

Il ne reste face au défi théorique que de rejeter la croyance magique d’une révolution par génération spontanée et reprendre la méthode historique pour comprendre en quoi ce présent égyptien est une des formes développées de son passé et que c’est bien et seulement là que nous pouvons retrouver la logique de ce présent.


Mohamed Bouhamidi

Alger, le 15 août 2013.


Source: REPORTERS.DZ

19:43 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Egypte, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : égypte, monde, afrique, l’egypte au-delà des périls, mohamed bouhamidi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

AFFAIRE SNOWDEN: OBAMA, ROI DES HYPOCRITES

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Obama vient d’annuler son prochain sommet avec Poutine qui refusait d’extrader Edward Snowden. En réalité, ce jeune homme mérite non pas la prison, mais une statue. Non pas la torture, mais notre solidarité.

 
Pour avoir défendu nos libertés en démontrant au monde entier que les Etats-Unis violent la vie privée de l’humanité entière. Cet Etat qui donne sans cesse des leçons de démocratie et de morale se comporte en réalité comme le Big Brother le plus totalitaire. Ces délinquants au-dessus de toute justice espionnent leurs propres citoyens, les Etats indépendants, leurs concurrents commerciaux et même leurs « alliés ». Téléphones, mails, ordinateurs, rien n’est respecté.
 
Pour quoi ? Pour augmenter les profits de ces multinationales qui volent le monde entier. Aujourd’hui, les 300 personnes les plus riches de la Terre possèdent plus que les trois milliards les plus pauvres, et cela est possible seulement grâce au pillage des ressources naturelles, à la surexploitation du travail, à la criminalité économique et à des guerres jamais humanitaires. C’est pour briser nos résistances à ces multinationales voleuses que les voyous de la NSA nous espionnent, et qu’Obama les protège.
 
En plus, c’est le roi des hypocrites ! Il se fâche parce que la Russie (qui n’a pas de traité d’extradition avec les USA) a refusé de livrer Snowden. Lui épargnant ainsi la torture et la prison à vie, infligées à cet autre héros Bradley Manning qui révéla des milliers de mensonges des dirigeants US.
 
Or, les Etats-Unis ont toujours refusé d’extrader les criminels qui leur avaient été utiles ! Même quand il y avait un traité. En 2003 et en 2007, ils ont refusé d’extrader les agents de la CIA coupables de kidnappings politiques en Italie. En 2010, ils ont refusé d’extrader leur protégé Luis Posada Carriles qui avait placé une bombe dans un avion cubain, tuant 73 personnes. En 2010, ils ont refusé de livrer l’ancien président bolivien Gonzalo Sanchez de Lozada, qui avait massacré les Indiens Aymara, mais était protégé par la CIA et avait engagé des lobbyistes du parti démocrate. Et on peut multiplier les exemples. Jamais, les Etats-Unis ne livrent à la Justice leurs complices, même pour les crimes les plus horribles.
 
Joliment hypocrites aussi, tous nos gouvernements européens. Faisant semblant de découvrir un espionnage auquel ils ont collaboré et qu’eux-même pratiquent depuis longtemps. Protestant deux minutes du bout des lèvres pour ne pas offusquer le parrain US dont ils sont le paillasson. Accordant l’asile politique à une Femen anti-Poutine et le refusant aux défenseurs de nos libertés Snowden et Assange. Contradiction passée sous silence par les grands médias.
 
Et qui donc a sauvé l’honneur de la démocratie en offrant l’asile définitif à Snowden ? Le Nicaragua, la Bolivie, le Venezuela. Tandis que l’Equateur protège Assange. A méditer.
Article 12 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (ONU, 1948)
 
« Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. »
 
Sources: On Obama's cancellation of summit with Putin and extradition, Glenn Greenwald – the guardian.com



00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, états-unis d'amérique, affaire snowden, barack obama, edward snowden, espionnage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 12 août 2013

PRISM ET LES VERTUS RETROUVEES DU MACCARTHYSME

SNOWDEN.jpg

 

L’amnésie généralisée et méthodiquement reproduite par les grandes puissances impériales leur permet d’annuler tout passage de témoin d’une génération à une autre, toute accumulation d’expériences des luttes et de leur direction. Une mémoire correctement communiquée et partagée aurait permis aux générations Internet et Twitter de comparer l’extraordinaire campagne de démolition de la République Démocratique Allemande (RDA) à partir des activités de la Stasi. La Stasi, service de renseignements généraux de la RDA, fichait les opposants au gouvernement est-allemand par tous les moyens disponibles à l’époque : mouchards, indics, volontaires de la délation, etc. Rien de plus remarquable que les activités des Renseignements généraux français, par exemple, ou de la Commission des activités antiaméricaines, connue sous le nom de maccarthysme. Tous ces services ou commission utilisaient les mêmes voies et les mêmes méthodes : surveillance, filatures, provocations, exploitations des besoins et des faiblesses des concernés ou de leurs proches, mais exploitaient avant tout, bien sûr, la vocation des mouchards, des militants de « l’ordre » et des délateurs. Le système était mondial et les services de la RDA, de ce point de vue, ne devaient pas réaliser des records. La plus longue expérience des services occidentaux et leur maîtrise des rouages de la vie politique leur permettaient de mieux circonscrire les cibles. Leur maîtrise des médias et de la communication leur permettait de mieux justifier leur fichage des militants par le but vertueux de protection de la société. Avez-vous connu plus vertueux que le maccarthysme ?

Que reprochaient alors, à la Stasi, les médias et les politiciens de la droite et de la social-démocratie ? De ficher les opposants ou les personnes « potentiellement » hostiles ou dangereuses, ce que font tous les services occidentaux au nom de cette supposée vertu qu’ils se prêtent.

L’écrasante majorité des dirigeants occidentaux actuels et l’écrasante majorité des chroniqueurs et responsables des médias vivaient à cette époque. Ils ont participé à la campagne de diabolisation du gouvernement de la RDA via la diabolisation de la Stasi. Ils proclamèrent haut et fort que le fichage menaçait la Liberté, avec un grand « L », et promirent aux Allemands de l’Est l’aventure excitante du Coca Cola et du MacDonald à la place de la monotone politique de plein emploi, du droit au logement, de crèches gratuites, de stades et de piscines gratis et de la Traban si ordinairement prolétaire.

Cette équation de la Liberté antinomique du fichage ne fut pas proposée qu’aux Allemands de l’Est ou aux autres peuples du Camp socialiste. Elle servit aussi - et surtout - à flatter les peuples occidentaux travaillés au corps pour leur faire sentir leur incommensurable privilège de vivre leur « Liberté sans surveillance » comme des ados autorisés à vivre leur première surprise-party et les préparer à leur future vocation du « devoir d’ingérence ». Elle servit aussi à captiver et à gagner à cette Liberté du Macdonald des élites du Tiers-Monde accablées du « complexe du colonisé », haineuses à l’endroit de leurs peuples rebelles aux standards et aux normes de la « civilisation démocratique » et suffisamment enrichies et intégrées au commerce des multinationales pour se porter candidates à la mondialisation américaine.

La plupart des dirigeants actuels du monde occidental vivaient à l’époque et ont pris part à la construction de cette équation, Et en tout cas vous pouvez affirmer sans aucune crainte d’erreur que Hollande et Fabius vivaient et ont salué avec leurs amis « nouveaux philosophes » la mort de la Stasi, du fichage et le règne enfin advenu de la Liberté sans contrôle secret de vos amours, de vos lettres, de vos messages, de vos soucis, de vos médicaments non remboursés, de vos découverts bancaires et surtout de vos protestations politiques.

Il faut rappeler que Hollande et Fabius pour leur vilénie à l’endroit de Moralès, Merkel, pour porter en soi les « stigmates » de la Stasi, mais tous les autres dirigeants européens ne pouvaient condamner le fichage artisanal de la Stasi hier pour soutenir honteusement, en le minimisant et en le banalisant, le fichage industriel de la NSA. Il y a une distance abyssale entre ficher les Allemands de l’Est « potentiellement dangereux » et ficher la planète entière, Hollande et Merkel compris. Il ne s’agit pas de leur donner mauvaise conscience. Ils sont dans la peau des serviteurs des USA, d’Israël et des banques et n’attendent de gratification que de ce côté-là, mais de rappeler aux nouvelles générations l’immensité de la mauvaise foi et de l’aplomb du système de propagande des pouvoirs occidentaux. Traquer Snowden, trouver des vertus au programme Prism, comme ils ont trouvé des vertus aux fiches des Renseignements généraux, prendre en otage un chef d’Etat, voilà leur réalité : le mensonge délibéré et permanent. De la Yougoslavie à la Serbie, de l’Irak à la Libye, de la Côte d’Ivoire au Mali, de la Syrie au Hezbollah.


Mohamed Bouhamidi

Alger, le Jeudi, 25 Juillet 2013
 
 
Source: REPORTERS.DZ

vendredi, 09 août 2013

UN AVOCAT A LA CPI: «LE PRESIDENT GBAGBO VA ETRE LIBERE»

NORBERT TRICAUD.jpg

«Nous allons ridiculiser la CPI...»



La procédure concernant Laurent Gbagbo à la CPI devrait connaître dans quelques semaines une autre allure. Maître Norbert Tricaud, avocat à la CPI, croit fermement que le collectif des avocats de Gbagbo devrait pouvoir avec les éléments en leur possession, obtenir sa libération...

«Lorsqu’on constate l’insuffisance des preuves contre un prévenu, la loi veut qu’on le libère. On doit donc libérer le président Gbagbo…», a fait savoir Me Norbet Tricaud.

Spécialiste des arcanes de la cour pénale internationale, où il défend le sénateur congolais Jean Pierre Bemba et suit de très près la procédure concernant l’ex-président ivoirien, Maître Norbert Tricaud a fait cette déclaration dimanche 4 août 2013 à la place de la République à Paris. Et ce, à l’invitation du Cri-panafricain de Willy Bla qui continue de tenir le flambeau de la mobilisation des patriotes ivoiriens et panafricanistes contre la forfaiture qui se joue à la CPI.

Venus de tous les arrondissements de l’île de France, et des grandes villes françaises, les panafricanistes ont occupé la place de la République pour écouter les leaders des différentes associations patriotiques. Willy Bla, Zap Krasso, Topo Léontine, Franck Lutté, Keï Vaho Martine, Ephrem Biaka Boda, pour ne citer que ces quelques infatigables combattants de l’instauration de la démocratie en Côte d’Ivoire, ont profité de l’opportunité pour donner d’importantes contributions. On notera pour l’essentiel qu’ils ont tous fait chorus pour dénoncer le parti-pris flagrant de la CPI contre Laurent Gbagbo.

Que va chercher Soro à Gagnoa?

Ils n’ont pas par ailleurs manqué d’indexer la communauté internationale totalement impuissante face à la dictature du régime Ouattara qui continue d’opprimer et d’affamer impunément les Ivoiriens. Actualité oblige, ils se sont aussi prononcés contre l’indécence de la volonté de M. Guillaume Soro d’aller en visite sur les «terres» de Laurent Gbagbo à Gagnoa. Alors qu’il l’a trahi en contribuant à la chute de son régime, bien que ce dernier lui ait tout donné et ouvert son coeur. «Les esprits des fils et filles de Gagnoa qui sont tombés sous les balles assassines de la rébellion et du régime de Ouattara attendent Soro à Gagnoa pour lui souhaiter bon vent…», a martelé à ce sujet Zap Krasso du Cojep France.

Des témoins vont déposer en faveur de Gbagbo

Maitre Norbert Tricaud, l’invité spécial de la manifestation conclura pour sa part cet important rassemblement par ces mots : «la CPI insiste. Mais je peux vous dire ici ce soir (anvant-hier dimanche, ndlr) que le président Laurent Gbagbo va être libéré. Je vous informe que des journalistes européens qui ont compris la cause du président Gbagbo sont allés récemment lui rendre visite il y a quelques jours. Ils lui ont passé le message que d’autres témoins sont en train de se lever pour totalement balayer les accusations de la CPI. Nous collectifs d’avocats allons faire venir d’autres témoignages. Soyez tranquilles, nous allons bientôt ridiculiser la cour pénale internationale…»

 

Augustin Djédjé, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

 

Source: CAMEROONVOICE

lundi, 15 juillet 2013

LE DESESPOIR DU COMPORTEMENT OCCIDENTAL ET L'EXEMPLE SUD-AMERICAIN POUR L'AFRIQUE


AVION PRESIDENT DE LA BOLIVIE.jpg


Les dernières semaines ont été riches en événements : nouvelle révolution en Egypte, affaire d’Edward Snowden qui demande officiellement l’asile politique en Russie et comportement scandaleux de la part des pays européens à l’encontre d’un chef d’Etat, en l’occurrence d’Evo Morales, président de la République de Bolivie.


Il aurait été intéressant d’aborder deux choses dans cet article. La première est que l’Europe (au sens de l’Union européenne) a prouvé une fois de plus qu’il ne s’agit nullement d’un ensemble indépendant. Crier au scandale suite aux révélations faites par Edward Snowden face à « l’allié » étasunien et juste après fermer son espace aérien à un chef d’Etat qui transporterait soi-disant le fameux jeune homme, c’est tout simplement de l’hypocrisie par excellence… Pire encore, contraindre à une escale forcée un avion présidentiel, le retenir durant près de 13 heures et fouiller l’avion du président Morales est la pire violation qui puisse être lorsqu’on connait ne serait-ce qu’un peu l’immunité diplomatique, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un chef d’Etat et lorsqu’on maitrise un peu le droit international.

Dès son retour au pays, Evo Morales a été acclamé par ses concitoyens. Les manifestants boliviens ont également jeté des pierres sur l’ambassade de France qui avait fermé son espace aérien à l’avion de leur président. Par ailleurs, plusieurs drapeaux français, étasuniens et ceux de l’Union européenne ont été brûlés lors des manifestations en Bolivie. Il faut avouer que depuis pas mal de temps, on est habitué à voir brûler des drapeaux des USA et d’Israël au quatre coins du monde, mais depuis quelques années, ceux de la France, pays des droits de l’Homme et de la démocratie, commencent à rattraper activement le retard, surtout après les interventions néocoloniales en Côte d’Ivoire ainsi qu’en Libye, et maintenant après l’alignement, une fois de plus, sur le pays de l’Oncle Sam dans l’affaire Snowden, en insultant ouvertement un chef d’Etat. Après tout, en suivant la logique du gouvernement français, si les USA écoutent les conversations téléphoniques et lisent les messages électroniques des citoyens français, c’est pour leur bien, non ? Une surveillance « utile » devrait-on penser.

Quoiqu’il en soit, la réaction sud-américaine ne s’est pas fait attendre. L’Union des nations sud-américaines (UNASUR) a vivement condamné le comportement des pays européens et a exigé des excuses publiques de la part des pays concernés. Dans une déclaration commune, les pays de l’UNASUR réclament des explications à la France, au Portugal, à l’Espagne et à l’Italie et dénoncent des « actes inamicaux et injustifiables ». La présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, a quant à elle déclaré que le comportement européen montre « un vestige du colonialisme » et une « humiliation pour toute l’Amérique du Sud ». Le chef d’Etat équatorien Rafael Correa a affirmé pour sa part que si c’était un chef d’Etat occidental qui avait subi la même situation, « les tambours de la guerre auraient probablement déjà sonné ». Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a ajouté de son côté qu’un ministre d’un gouvernement européen ayant souhaité garder l’anonymat lui a affirmé que c’est la CIA qui était derrière ledit incident. Ce qui est certain, c’est que la réaction de l’UNASUR est une réponse digne à un comportement colonial, surtout lorsqu'on sait que l’Amérique du Sud est un continent qui a bien connu ce triste phénomène, y compris au XXe siècle.

Néanmoins, le fait que l’Europe dans sa forme qu'est l'UE ait prouvé une fois de plus sa vassalité à l’Empire étasunien et d’une manière aussi ridicule, au final n’est pas si surprenant. Surtout lorsqu'on connait les liens étroits entre les « élites » occidentales. Le problème, c’est que les ces vassaux imposent à leur tour le système vassalique à d’autres pays, en premier lieu africains. L’Afrique est effectivement le continent qui au 21e siècle subit encore la loi coloniale, en premier lieu de ses ex-métropoles. Que faire face à cela ?

Eh bien, l’Afrique doit probablement s’inspirer considérablement du continent sud-américain. Il n’y a pas si longtemps encore, l’Amérique du Sud et l’Amérique latine en général étaient considérées comme des territoires conquis par l’Empire étasunien. Pourtant aujourd’hui, grâce à des leaders responsables et patriotes, la situation est toute autre et une vraie union solidaire a été mise en place par les leaders sud-américains. Il s’agit véritablement d’une union capable de répondre aux défis qui lui sont lancés, et ce non seulement au niveau régional mais également global. C’est l’occasion donc pour l’Afrique de s’inspirer de l’UNASUR pour relever les nombreux défis du continent africain, subissant encore aujourd’hui la loi du plus fort et ne profitant nullement dans sa majorité des énormes ressources qui lui appartiennent. D’autant plus que les Etats occidentaux et leurs « élites » à court d’idées prouvent de par leur comportement, pour le moins ridicule, un aveu presque non voilé d’impuissance. Le monde change à vitesse grand V, aidons-le dans cette voie. Ceux qui traditionnellement dictent et imposent aux autres leurs volontés finiront bien par se conformer à la nouvelle réalité, dans un monde nouveau et plus juste. Hasta la vista !


 

vendredi, 28 juin 2013

LA TROMPERIE INTERNATIONALE COMME MODE DE GOUVERNEMENT - L'ATTRIBUTION DU PRIX NOBEL DE LA PAIX

 

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Découvrez les arcanes et les méandres du Comité Nobel et les scandales de l'attribution du prix Nobel de la paix, découvrez ensuite l'imposture des relations géopolitiques internationales. Faites-vous le plaisir de voir comment fonctionne notre monde! Fernand Dindé.

 

Une conférence de François ASSELINEAU.

Vendredi 15 février 2013 à Toulouse (France)
www.u-p-r.fr

 


La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

La Tromperie par l'imposture: "L'attribution du Prix Nobel de la Paix"



La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

La tromperie sur les responsables



La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

La tromperie sur l'origine des décisions



La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

Questions-Réponses 1



La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

Questions-Réponses 2

AL-QAIDA, UNE EMANATION DES SERVICES SECRETS AMERICAINS

 

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La vérité commence-t-elle à se faire jour ? Al-Qaida serait une émanation des services secrets américains dans le cadre d’une gigantesque opération «Gladio B» .

Le 17 mai dernier, l’essayiste et journaliste d’investigation Nafeez Mosaddeq Ahmed avait publié des révélations fracassantes dans le magazine britannique Ceasefire Magazine, à partir des informations données par Mme Sibel Edmonds, une ancienne traductrice du FBI de 42 ans.

Ces informations ont été reprises ce mardi 25 juin 2013 par plusieurs sites Internet mondiaux de référence, et notamment le Huffington Post britannique.

Selon ces révélations, Ayman al-Zawahiri, l’actuel chef d’Al-Qaïda et adjoint d’Oussama ben Laden à l’époque, aurait rencontré à plusieurs reprises des militaires et des responsables du renseignement américains à l’ambassade des États-Unis de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, entre 1997 et 2001, dans le cadre d’une opération connue sous le nom de « Gladio B ».

Cette opération « Gladio B » aurait consisté dans l’instrumentalisation, par les services secrets américains, de groupes terroristes islamistes à partir des années 1990. Il se serait agi de la reprise de la méthode des opérations « Gladio », qui avaient instrumentalisé de la même façon des groupes néo-fascistes et néo-nazis en Europe dans les années 1970, particulièrement en Italie et en Belgique.

Ces opérations terroristes préparées avec le soutien des services secrets américains (CIA) et britannique (MI6) étaient ensuite attribuées faussement à des mouvements communistes.

Bien que son objectivité soit sujette à caution, on peut lire la notice en anglais de wikipedia sur Gladio :

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Gladio

La mise au jour d’opérations « Gladio B » permet d’envisager une vue d’ensemble des opérations clandestines et de montage terroriste des activités des services de sécurité américains, de plusieurs pays de l’OTAN, et d’autres pays associés.

Prolongement de « Gladio », « Gladio B » vise à susciter des changements de politique ou des changements de régime dans les pays de diverses régions (l’Europe d’abord pour Gladio, l’Asie centrale et ses alentours pour Gladio-B) par une stratégie de provocation utilisant l’instrument du terrorisme.

En photo : Ayman al-Zawahiri, actuel chef d’Al-Qaïda et adjoint d’Oussama ben Laden du vivant de celui-ci. Derrière cette mise en scène dans une prétendue caverne de l’Afghanistan, Ayman al-Zawahiri est soupçonné d’avoir eu de nombreux contacts avec les services secrets américains dans le cadre d’une opération « Gladio B ».

L’UPR demande au Parlement français de jouer son rôle en demandant au gouvernement français, et notamment au ministre de la Défense, d’expliquer devant la représentation nationale ce qu’il sait de l’existence de ce « Gladio B » et des liens entre Al-Qaïda et les services secrets américains.

L’UPR attend notamment des partis prétendument “d’opposition” qu’ils sortent de leur mutisme servile sur cette affaire qui, si elle devait se révéler exacte, constituerait un scandale mondial et justifierait encore davantage que la France se retire de l’OTAN, comme le propose le programme de l’UPR.


Source: UPR.FR

jeudi, 27 juin 2013

UN RAPPORT DE L'ONU PRECONISE L'APPRENTISSAGE DE LA MASTURBATION AUX ENFANTS DE 5 ANS

 

EDUCATION SEXUELLE A L'ECOLE.jpg

Education sexuelle dans une école maternelle.

 

L'«Organisation Economique, Sociale et Culturelle des Nations Unis (l'UNESCO)» a publié un rapport de 98 pages en Juin offrant un plan de cours universel pour les enfants entre 05 et 18 ans, pour une «approche informé au sexe efficace, rapports» et sensibilisation au «HIV» qu'ils disent être essentielle pour «tous les jeunes». Source:  «Alterinfo.net».

 

L'«ONU» insiste sur le fait que le programme est «approprié à leur âge», mais les critiques disent qu'il expose bien trop tôt les enfants au sexe, et offre des idées abstraites - comme la «transphobie», qu’ils ne pourraient même pas comprendre. Le rapport de l'«UNESCO», appelé «Directives internationales pour l'éducation sexuelle», sépare les enfants en quatre groupes d'âge: 05 à 08 ans, 09 à 12 ans, 12 à 15 ans, et 15 ans à 18 ans.

1- En suivant le programme volontaire Onusien sur le sexe, il sera dit à des enfants ayant tout juste 05 à 08 ans que «toucher et frotter ses parties génitales s'appelle la masturbation» et que les parties privées «procurent du plaisir une fois touchées par quelqu’un».

2- Dès qu’ils atteignent 09 ans, ils apprendront les «effets positifs et négatifs des aphrodisiaques», et seront confrontés avec des idées comme l’«homophobie», la «transphobie» et de l'«abus de pouvoir».

3- A 12 ans, ils apprendront les «motifs pour avorter», mais ils apprendront déjà au sujet de leur sûreté pendant trois années. Quand ils ont 15 ans, «ils seront exposés à des conseils directs pour promouvoir le droit et l’accès à l’avortement».

Les experts en matière de santé enfantine disent qu'ils sont circonspects que l’on puisse enseigner à des enfants le sujet délicat de l'avortement, mais insistent sur le fait qu’aussi longtemps que le message reste approprié à l’âge, l'instruction des enfants à un âge plus jeune facilite le passage à l'âge adulte: «Les adultes sont plus circonspects sur l’apprentissage prématuré du sexe que les enfants ne le sont», a déclaré le Dr. Jennifer Hartstein, psychiâtre pour enfant à New York. «Nos propres craintes nous empêchent parfois d'être aussi ouverts et honnêtes avec nos enfants qu’on ne devrait l’être». Hartstein, cependant, qui ne voit pas un grand mal à expliquer les concepts de base que les enfants de tout âge auront à se demander, a été dérouté par certaines des idées que l'«ONU» espère présenter aux enfants âgés de 05 ans, à qui on enseignera le «rôles de genre, les stéréotypes et la violence basée sur le sexe». «J’aimerais savoir comment vous enseignez cela à un enfant de 05 ans», a dit Hartstein sur «FOXNews.com».

En dépit de ces défis, l'«ONU» insiste sur le fait que «dans un monde affecté» par le «HIV» et le «SIDA» … il y a un impératif de donner aux enfants et aux jeunes la connaissance nécessaire, les qualifications et les valeurs pour comprendre et prendre des décisions en connaissance de cause». Les fonctionnaires de l'«UNESCO» ont déclaré que ces directives ont été « coécrites par deux experts majeurs en matière d’éducation sexuelle», le Dr. Doug Kirby, un expert en matière d'éducation sexuelle pour adolescent, et Nanette Ecker, ancienne directrice pour la formation et l’éducation au Conseil pour l’Education et l’Information sur la Sexualité des Etats-Unis. Leur rapport est basé sur une «revue rigoureuse» de la littérature ayant attrait au sexe, «basé sur 87 études à travers le monde», a déclaré Mark Richmond, directeur de la Division de l'«UNESCO» pour la «Coordination des Priorités de l’ONU» pour l'éducation, dans une déclaration envoyée par e-mail.

Richmond a défendu l'enseignement au sujet de la masturbation comme étant «approprié à leur âge» car même durant la petit enfance, les «enfants sont connus pour être curieux au sujet de leurs corps». Ces leçons, a-t-il ajouté, aideront si tout va bien les enfants «à développer une compréhension plus complexe du comportement sexuel» tout au long de leur passage à l’âge adulte.

Voici le lien du rapport officiel de 98 pages de l'«UNESCO»:


>>http://www.foxnews.com/projects/pdf/082509_unesco.pdf

MARIO.jpg

Tiens, Tenez, donc !
 
Les malades sont de retour à l'«UNESCO». Ce sont des malades... Les franc-maçons, ces défenseurs de la liberté sans entraves jubilent !!!

Après avoir orienter les adultes à la perversion, voilà comment les mondialistes s’attaquent, désormais, à l’innocence des enfants de plus en plus jeunes. Les psychologues, pédiatres et autres pervers qui ont pondu ce soit disant «rapport», souhaitent avilir la jeunesse européenne (dans un premier temps) pour la rendre plus malléable, avant qu'ils ne s'attaquent à la jeunesse africaine. Il n’y a pas besoin d’être catholique pour être effrayé et révolté par ce type de rapport/projet, le bon sens suffit.

Mais Michelle Turner, membre des Citoyens pour un Programme d'Études Responsable, a dit que: «De tels rôles devraient être laissés aux parents, et s’est inquiété que les enfants puissent être exposés à trop d'informations trop tôt». «A cet âge, ils devraient se renseigner sur… la nomenclature de certaines parties de leurs corps » a-t-elle dit. «Pourquoi les enfants ne peuvent-ils plus rester des enfants», a dit Michelle Turner, la présidente des Citoyens pour un Programme d'Études Responsable, «certainement pas au sujet de la masturbation». Turner a été troublé par les plans de l'«UNESCO» d’expliquer à des enfants d’à peine 09 ans le «droit à l’avortement», et de conseiller et «de favoriser le droit et l’accès à l'avortement» pour tous les enfants âgés de plus de 15 ans. «C'est absurde», a-t-elle dit sur «FOXNews.com».

Absurde, malsain, pervers, et dégueulasse, on dirait que les élites sionistes et maçonniques veulent faire de la société un monde pervers ou les valeurs même les plus instinctive (la protection de l’enfant) sont voués à disparaître. Chers parents, je tique particulièrement sur ce paragraphe de Tuner: «Tels rôles devraient être laissés aux parents, et s’est inquiété que les enfants puissent être exposés à trop d'informations trop tôt». «Pourquoi les enfants ne peuvent-ils plus rester des enfants?». N’acceptez pas, mesdames et messieurs, que le rapport de l'«UNESCO» prenne corps dans les écoles maternelles, primaires, collèges et Lycées, car c'est un rapport pédophiles pour satisfaire les gros porc pervers. Enseignez la «fidélité», la «chasteté», la «virginité», le «mariage», la «famille»... à vos enfants.

Que «Dieu» soit loué!


Vive le Règne Social de Notre Seigneur Jésus-Christ!
Vive l'Afrique débarrassée des anti-valeurs de la modernité
Vive le Christ-roi

Cordialement,
Votre serviteur catholique et traditionnel



Appolinaire Noël KOULAMA. 

Merci pour votre fidélité à toutes mes livraisons, que «Dieu» vous bénisse et vous garde et que sa «divine Paix» soit avec vous!

LA MILLIARDAIRE PREFEREE D'OBAMA

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Barack Obama a désigné Penny Pritzker comme Secrétaire au Commerce des Etats-Unis. Elle aura pour mission d'encourager, de promouvoir et de développer le commerce à l'étranger et dans le pays. Un poste-clé pour la première puissance économique. Et le CV de Pritzker en dit long sur les intentions de celui qui était censé incarner l'espoir et le changement. (IGA)

 
Quand il passait en revue les candidats potentiels au poste de Secrétaire au Commerce — dont le rôle principal est de servir de porte-parole pour les milieux d'affaires des États-Unis —, le Président Obama avait l'embarras du choix. Il pouvait parcourir les rangs du monde de l'entreprise pour jeter son dévolu sur un membre sans scrupules de l'élite capitaliste. Il pouvait également récompenser un généreux donateur. Il pouvait tout aussi bien se replier sur le milieu politique corrompu de Chicago, là où il avait fait ses premières armes, et choisir quelqu'un du cru. En fin de compte, Obama trouva tous les trois en la personne de Penny Pritzker.
 
Quand, à gauche, on évoque la classe dominante, on a d'habitude en vue plus qu'une seule personne. Or, Pritzker a le don d'être personnellement liée à toute une série d'affaires bourgeoises plus ou moins louches. Même si elle a évité d'attirer l'attention publique avant d'être proposée au poste de ministre du Commerce, elle a la chance que Chicago soit la ville de Rahm Emanuel à présent.
 
Ce maire de combat est la figure publique centrale cautionnant un projet néolibéral des plus agressifs. Dans une ville sans Emanuel, ce serait Pritzker le méchant de service parmi les 1 % (les plus riches) du coin — un genre de soeur de Koch qu'il n'aurait pas revue depuis longtemps, portant un blazer rouge (républicain) dans un état bleu (démocrate).
 
Quand l'on appelle Pritzker « la » un pour cent parmi les 1 %, il s'agit moins de la description de son personnage que d'une réalité mathématique. Avec une fortune estimée à 1,85 milliard de dollars, elle s'avère l'un des habitants les plus riches non seulement de l'Illinois, mais également du monde tout entier (elle pointe à la 825e place cette année, dans le palmarès établi par la revue Forbes [2]).
 
Le « Chicago Tribune », sur lequel on peut toujours compter pour venir en aide aux « élites » locales, s'est hâté de louer cette sélection. « Elle mérite la nomination », annonçait-il dans son éditorial du 3 mai[3]. « Pritzker a le potentiel pour devenir une Secrétaire au Commerce réformatrice ». Faisant écho aux griefs de ceux qu'il appelle « les leaders des affaires », la Tribune se lamente que « quand Obama forma son premier gouvernement, il négligea le monde des affaires en choisissant comme Secrétaire au Commerce un juriste et un politique en la personne du gouverneur de l'État de Washington, Gary Locke. Pritzker, au contraire, “possède une expérience d'encadrement dans le monde réel et l'envergure personnelle nécessaires pour constituer un représentant hors pair des affaires en Amérique.”
 
On était en droit d'attendre que des dizaines de milliers d'écoliers de Chicago tirent profit de telles qualifications quand Pritzker fut nommée au Bureau des Écoles Publiques de Chicago(CPS) en 2011. Pritzker, nommée par Emanuel et les autres membres de cet organisme non élus impulsèrent une refonte radicale du système d'écoles publiques de la ville. Le plan relève d'une logique de quasi-privatisation, ouvrant de nouvelles charter schools (écoles à charte) gérées par des intérêts privés, “remettant en ordre " un certain nombre d'écoles publiques en les plaçant sous la tutelle d'opérateurs de chartes, et en fermant ou en mutualisant d'autres. Et ce, tout en attaquant en même temps le Syndicat des Professeurs de Chicago, ou bien face à face — comme pendant les négociations sur leur contrat et la grève de l'automne dernier — ou en sous-main, en remplaçant le personnel des écoles publiques par des enseignants non syndiqués. Son œuvre de démolition étant déjà en bonne voie, Pritzker démissionna en mars dans l'attente de sa nouvelle affectation au poste de Secrétaire au Commerce.
 
Obama fut encore plus élogieux à son égard flatteur que la Tribune. Flanqué de Pritzker et de son candidat comme représentant américain du Commerce, Michael Froman, à l'annonce de sa sélection, le président attira l'attention sur l'expérience de Pritzker, qui aurait créé sa propre entreprise. On pourrait espérer que de telles louanges soient étayées par des preuves que Pritzker sait mettre la main à la pâte. Or, parmi les nombreux termes que l'on pourrait appliquer à Pritzker, “self-made” semble le moins indiqué.
 
Depuis un siècle, la famille Pritzker fait partie de l'aristocratie des affaires de Chicago, propriétaire ou actionnaire de toute une série d'entreprises, des banques aux navires de croisière. Dix membres de la famille figurent d'ailleurs sur la liste des 400 individus les plus riches de la planète établie par Forbes. En hommage à de nombreux autres membres de sa famille, Chicago possède son parc Pritzker, son pavillon Pritzker, sa bibliothèque militaire Pritzker, son lycée Pritzker, son laboratoire Pritker et sa Faculté de Médecine Pritzker, entre autres — Penny aime appeler les choses par son propre nom. Il en est de même pour ses entreprises, telles que PSP Capital Partners et le groupe immobilier Pritzker.
 
Un article vraiment étonnant de Bloomberg.com de 2008 [4] décrit comment la fortune de la famille Pritzker a été accumulée et entretenue: évasion fiscale, fonds offshore, se servant peut-être trop généreusement dans les bénéfices de l'entreprise, contrats d'affaires douteux, et même une incursion dans les prêts subprime. Selon Bloomberg, la première transaction commerciale gérée par Pritzker fut un échange de propriété immobilière arrangé pour réduire le montant des impôts dus par Hyatt. L'entreprise approuva cette démarche, Pritzker obtenant ainsi un rôle dans l'entreprise familiale.
 
Ce n'est que dans les délires les plus farfelus des 1 pour cent qu'un départ tonitruant tel que celui de Pritzker pourrait être considéré comme une réussite à partir de rien. “Les Pritzker sont des escrocs, a affirmé à Bloomberg un déposant qui perdit de l'argent dans l'effondrement d'une banque gérée par Pritker. Ils se moquent éperdument des gens, qui pourtant passent leur vie toute entière à chercher à faire des économies.
 
Obama semble tirer une conclusion différente : “Penny comprend que, tout comme les grandes entreprises renforcent autour d'elles les communautés, les communautés fortes et les individus doués aident les entreprises à prospérer.” Cela semble effectivement être le cas, puisqu'elle n'a pas perdu de temps pour exploiter à la fois la communauté et les travailleurs.
 
Pritzker et le Bureau de l'Education faisant état d'un déficit budgétaire, rejetant la faute sur le syndicat des Professeurs de Chicago et exposant des projets pour fermer au moins 120 écoles publiques (pour finir par s'accorder sur le nombre de 54), la ville approuva une subvention publique de $5,2 millions pour la construction d'un hôtel Hyatt dans le quartier huppé de Hyde Park.
 
La subvention provient du programme controversé de 'Tax Increment Financing' (TIF) de la municipalité — essentiellement des prêts que la ville s'octroie en détournant des taxes foncières vers une caisse noire que la ville contrôle pour financer des projets de développement. En théorie, les fonds doivent être récupérés à l'expiration du TIF, mais les observateurs considèrent généralement ce programme comme des dons aux promoteurs immobiliers aux dépens des projets d'utilité publique auxquels reviendraient autrement les impôts. Les écoles publiques pourraient en bénéficier, par exemple.
 
Cette conception de Pritzker de la justice économique s'étend également à d'autres facettes de son travail. La famille, Penny compris, a engrangé les profits de Hyatt en gagnant des conflits du travail contre une main d'œuvre en grande majorité féminine et immigrée. Le syndicat UNITE HERE mène depuis longtemps un boycott de la chaîne hôtelière Hyatt, qu'il nomme le 'pire employeur hôtelier d'Amérique.' La campagne est orientée autour de l'utilisation fréquente par Hyatt de sous-traitants, ce qui lui a permis de réduire ses coûts, tout en se déchargeant de ses responsabilités quant aux conséquences. Les employés évoquent des cadences accélérées, des heures de travail non payées, ainsi que des d'accidents du travail plus fréquents chez Hyatt qu'ailleurs dans le secteur hôtelier.
 
BeyondChron.org de San Francisco cite un exemple [5] : Le 31 août 2009, tous les employés des trois Hyatt de Boston furent licenciés. Ils furent sommés de vider leurs casiers et de partir. Certains travaillaient dans ces hôtels depuis plus de 20 ans. Mais ils étaient loin d'être des licenciés économiques. A la place, Hyatt fit appel à un sous-traitant qui paierait les concierges de remplacement seulement $8 l'heure.
 
Pour éviter toute critique publique, Hyatt offrit ensuite aux concierges des emplois en intérim. Les employés refusèrent, insistant qu'ils tenaient à leurs emplois antérieurs. Ils ne voulaient pas non plus être utilisés comme intérimaires pour remplacer d'autres travailleurs, justement ceux qui avaient pris leur place.
 
Les tensions entre les concierges et Hyatt s'intensifièrent pendant l'été 2011, quand la direction du Park Hyatt Chicago alluma les lampes à chaleur extérieures de l'hôtel pour contrer les employés en grève. (Par la suite Hyatt fit une déclaration comme quoi cette action ne correspondait pas à leur habitude de “respecter les droits de leurs associés et de s'intéresser à leur bien-être.”)
 
Tout ceci serait peut-être suffisant, mais Pritzker ajoute à sa série de titres celui de “philanthrope.” Depuis l'an 2000, son mari, l'opthamologue Brian Traubert, et elle-même co-président la Fondation Pritzker-Traubert pour les Familles, qui a distribué des centaines de milliers de dollars aux charter schools ainsi qu'à des organismes de 'remise à flot', tels que l'Académie pour le Leadership en Education Urbaine (AUSL) et le réseau des établissements à charte de Noble Street. Rien que cette année, AUSL compte sur la fondation pour obtenir plus d'un quart de million de dollars.
 
Comme c'est le cas pour beaucoup de fidèles de la classe des affaires des milieux urbains, les allégeances politiques de Pritzker vont tout d'abord vers le Parti Démocrate. En 2008, son rôle le plus prestigieux fut celui de présidente de la campagne de collecte de fonds d'Obama. En 2012, elle fut la co-présidente de la campagne de réelection d'Obama. Elle a aussi servi de collecteur de fonds (individu ayant beaucoup de relations qui utilise ses réseaux pour obtenir de larges contributions) récoltant plus d'un demi-million de dollars pour ses campagnes de 2008 et 2012.
 
C'est maintenant au président de renvoyer l'ascenseur. Comme l'a fait remarquer Rick Perlstein du 'Nation' [6] : “Certains attendaient que Barack Obama, libéré des contraintes liées à sa réélection, brise sa coquille et déploie ses ailes comme le vrai libéral qu'ils ont toujours cru qu'il était. Eh bien, nous y voilà...”
 
D'un certain point de vue, la Tribune a raison : Obama a trouvé la voix des milieux d'affaires américains. Et c'est précisément là que le bât blesse.
 
Une version de cette article est déjà parue dans la 'Occupied Chicago Tribune'
[7].
 
 
Source originale : Occupied Chicago Tribune
 
Traduit de l'anglais par JP-L pour Investig'Action
 
Source : Investig'Action
 
 
Notes:
 
[4]http://www.bloomberg.com/apps/news?...;;amp;pname=mm_1008_story1.html
 
 

lundi, 17 juin 2013

VLADIMIR POUTINE COMMENTE LE COMPORTEMENT DE GRANDE PUISSANCE DES USA

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Moscou est prête à améliorer les relations avec l'Occident. Pourtant certaines démarches de Washington, notamment l'adoption de «l'acte Magnitski», sont loin de contribuer à ce processus.


Vladimir Poutine a répondu à la question de savoir si l'état de chose actuel lui rappelle la situation dans l'arène politique de l'époque de la guerre froide. Un certain refroidissement des rapports entre la Russie et les pays occidentaux a commencé à l'époque de l'opération militaire en Irak de 2003, a rappelé le président. Les événements en Libye et dans d'autres régions du globe ont suivi et Moscou ne pouvait pas les négliger, a noté Vladimir Poutine.
 
« J'ai déjà maintes fois exprimé ma position à cet égard. Nous observons le chaos et nous ne croyons pas que la position de nos partenaires est tout à fait correcte. Pourquoi devons-nous soutenir ce que nous trouvons incorrect?
 
Au cours de mon dernier déplacement beaucoup de temps dans les négociations a été consacré aux droits des minorités sexuelles et à d'autres questions du même genre. Eux, ils ont les standards qui sont les leurs. Je me suis exprimé là-bas et je peux répéter ici: si aux Pays-Bas un tribunal autorise l'organisation diffusant la pédophilie, pourquoi devons-nous suivre ces standards? S'ils veulent  procréer aux frais des immigrés, qu'ils le fassent, ce n'est pas notre affaire. Nous avons une société différente, un pays très varié: c'est le Caucase du Nord, l'Extrême-Orient, le Nord, le centre du pays.
 
Et si nous exigions d'intrdoduire nos standards chez eux ? Je trouve qu'il ne faut rien exiger les uns aux autres, témoignons plutôt du respect les uns envers les autres.
 
Nous ne faisons rien pour provoquer une détérioration. Est-ce que c'est nous qui avons adopté la «liste Magnitski»? Personne ne peut dire quelle était la raison d'existence de l'amendement Jackson-Vanik limitant le commerce entre l'Union soviétique et les Etats-Unis suite aux restrictions relatives au départ des Juifs soviétiques. Il a été introduit il y a plusieurs décennies. Maintenant nous sommes à l'époque de l'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce et cela avec l'aide des Etats-Unis. Si ces derniers maintenaient l'amendement Jackson-Vanik, ils commenceraient à subir eux-mêmes des pertes de caractère économique après l'adhésion de la Russie à l'OMC. Aussi ont-ils été obligés de l'annuler. C'était un bon prétexte pour oublier tout ce qu'il y a eu lieu à l'époque de la guerre froide et pour aller en avant. Mais non, il leur a fallu introduire un autre acte antirusse: l'acte Magnitski.
 
Selon Poutine, par l'adoption de «l'acte Magnitski» les Etats-Unis ont fait montre de «comportement de grande puissance dans le domaine de politique extérieure». Peut-être la réponse russe à cette loi est déficiente, mais Moscou était obligée de répondre, a souligné le président.
 
En dépit de tels incidents, la Russie et l'Occident doivent chercher les voies de rapprochement, les possibilités de mieux comprendre les uns les autres. Il faut oeuvrer pour améliorer les rapports, a conclu le président.
 
 

DEROUTE DE L'ASL ET D'EL NOSRA A AL QSEIR, CONFUSION DES CONSPIRATEURS EN SYRIE


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Il est bon de faire quelques points d’ordre après ce qui s’était déroulé à Al Qseir suite au fiasco des groupes armés chargés, par les occidentalo-arabo-sionistes, de déstabiliser la Syrie.

Des politiciens et stratèges soutiennent, sur ce qui se passe en Syrie, ce genre d’analyse et de raisonnement:


- Que la guerre, par procuration, à la Syrie entrait dans le cadre du projet de domination du Moyen-Orient et des pays arabo-musulmans de l’axe de la résistance à la politique impérialo-sioniste qui consistait à réduire leurs armées pour ensuite recomposer ces États en entités géographiques sans puissance et maniables à merci. Ils semblent parvenir en Irak, en Libye, en Tunisie, en Égypte et au Yémen, mais en revanche, ils paraissent échouer en Syrie considérée nœud gordien difficile à trancher.

- Que l'armée syrienne n'avait aucunement considéré Al Qseir aussi « stratégique » que ne le déclarent les agresseurs de la Syrie. Selon eux, Al Qseir était « stratégique » dans ‘leur’ vision et dans ‘leurs’ plans d’agression, car les conspirateurs avaient misé et concentré leurs efforts sur cette ville pour sa proximité avec Homs, les frontières libanaises et jordaniennes ; conditions géographiques favorables en vue d’envahir Damas. Sa chute a bien changé la nature de l’équation en la rendant complexe pour les agresseurs.

- Que l'armée syrienne était parfaitement informée des plans, objectifs et mouvements de l'ennemi dans Al Qseir et ses environs.

- Qu'il y avait des priorités et que la reprise de cette ville - objet d'observations continues et minutieuses des services de renseignements de l'armée syrienne – exigeait des tactiques, de la patience et de la pertinence pour réussir les objectifs militaires et politiques, fondamentaux.

- Qu’il fallait laisser faire croire à une importante victoire des groupes armés et n’intervenir que lorsque l'environnement politique serait favorable afin de faire admettre une défaite, franche et indiscutable, sur l’ennemi tout en réduisant le moral de ses troupes d’une part, mais aussi de briser les projets des commanditaires en anéantissant leur volonté et leurs atouts de pression politique d’autre part.

- Qu’après cette offensive ‘éclair’ sur les groupes armés engagés dans cette ville, leur défaite était tellement décisive et humiliante que même les Occidentaux impliqués l'ont reconnu telle ; alors qu’au même moment les groupes armés et leurs dirigeants, composés de wahabo-takfiriste tétanisés par la déroute, ne trouvaient plus quoi dire ou faire que de proférer des mensonges et balancer des propos contradictoires; qu’il s’agissait d’une ‘fausse’ reprise, que l'armée n'avait tué que des civils, qu’ils avaient affronté le Hezbollah en lieu et place de l'armée syrienne «défaite» selon eux, qu’ils avaient procédé à un retrait ’tactique’ et ce tout en appelant aux renforts.

- Que si ces groupes combattaient, comme ils l’attestent, le Hezbollah cela voudrait donc dire, conséquemment, qu’une poignée d’éléments du Hezbollah avaient pu défaire tous les groupes armés d’Al Qseir pourtant bien équipés par l’occident. Que leurs ‘maîtres-penseurs’ et commanditaires pourraient alors douter de leurs capacités à conquérir toute la Syrie face à toute l’armée syrienne expérimentée et bien armée qui n’a engagé, à ce stade, qu’une infime partie de ses forces.

- Que la déclaration de Nasrallah sur "l'implication" du Hezbollah était plus une tactique pour accabler et dérouter l’ennemi, car dans leur calcul l'on avait fait l’hypothèse que cette formation ne s'y compromettrait pas.

- Que le Hezbollah n'avait pas donné plus de précisions sur cette la nature de cette « implication » sûrement pour susciter les doutes et distraire d’autant qu’aucune preuve sur l’engagement des éléments du Hezbollah sur le territoire syrien n'avait été, à ce jour, prouvé (les 5 ou 6 personnes présentées aux médias, comme du Hezbollah fait prisonniers, sont des citoyens libanais vivants à Damas, des sunnites, qui avaient été kidnappés quelques jours plus tôt).

- Que l'armée syrienne n'avait aucunement besoin d'une aide, en l’occurrence celle du Hezbollah, et que la seule « aide » était de bloquer la frontière pour empêcher et éventuellement éliminer, toute fuite vers le Liban. Ce qui a été fatal puisque les groupes armés étaient pris en étau sans possibilité de se dégager ou d’être appuyé. Il ne leur restait que la mort ou la reddition. Les centaines d’éléments qui avaient ‘réussi’ à rejoindre quelques villages proches n’étaient, en fait, qu’une tactique de l’armée syrienne ayant pour but de diviser les groupes pour mieux les anéantir avec le moins de résistance et de frais.

- Que tous leurs mensonges et diversions avaient pour but de pousser à une intervention occidentale (surtout israélienne) qui reste hypothétique au vu des conditions de tous les groupes armés et l’emprise des forces syriennes sur le théâtre des combats d’une part, mais également au regard du climat politique qui se dirige, inexorablement, vers un règlement du conflit selon les modalités du camp victorieux qui semble, en plus, disposer de redoutables armes de riposte d’autre part.

- Que toute intervention d’«Israël» ne pourra que mettre dans une drôle de confusion aussi bien les pays gouvernés par des islamistes et l’opposition syrienne de la ‘coalition’ que leurs soutiens occidentaux. En effet, s’ils acclament une offensive Israélienne, ils commettront une grave faute devant l’opinion arabe; s’ils observent le silence, ils seront frappés de suspicion ; s’ils condamnent, ils renieraient leur position, maintes fois rabâchée, contre le «régime» syrien. Un dilemme infernal que les EU, bons tacticiens et calculateurs, n’oserons pas introduire au risque d’embraser la région, voire au-delà et d’anéantir toute marge de manœuvre ou espoir de solution.  La Russie, par la force de la Syrie, son obstination et sa résistance, a réussi à faire changer les règles du jeu de l’adversaire tout en maintenant les siennes intactes.

- Que la révolte qui se déroule actuellement en Turquie n’est que l’expression d’un peuple qui refuse le suivisme et l’alignement de son pays à la politique américano-sioniste à l’endroit d’un peuple voisin auquel il est lié par l’histoire et l’économie. Il aurait été difficile aux Occidentaux de faire ce qu’ils font à la Syrie si Erdogan ne s’était pas lié à leurs projets de domination.

  - Que le projet hégémonique sur les pays entourant la méditerranée, que pilotait la France de Sarkozy dans le cadre de l’UMP avec l’appui des EU, que refusait alors l’Allemagne, est en passe de se transformer – grâce à la résistance farouche de la Syrie à l’agression et l’entrée en lice de la Russie et de l’axe antagoniste à l’occident – en projet d’équilibre stratégique.

- Que le «pragmatisme», cette philosophique américaine, qui n’admet de « vrai » que ce qui fonctionne réellement en s’adaptant à la réalité et en préférant la pratique apparait justement par la réalité et la pratique de son initiateur - dans ses relations, ses attitudes et ses objectifs avec le reste du monde - une doctrine insensée quand elle est expurgée de morale et de principes.

- Que le Capitalisme tel que conçu par l’impérialisme occidental, que dirige la grande industrie de concert avec les cartels financiers, mène droit aux crises économiques mondiales et aux guerres comme issue et corollaire.

À cette étape du conflit, la Syrie se trouve dans une position militaire et politique qui lui est favorable où toute recrudescence des menaces ne lui sera que bénéfique d’autant que le Hezbollah déclare solennellement que toute agression extérieure de la Syrie sera considérée aussi agression du Liban. L’Iran voit que son implication deviendra nécessaire pour des raisons de sécurité nationale. La Russie considère que la déstabilisation de cette partie importante du monde nuirait à ses intérêts suprêmes, mais aussi aux grands équilibres du monde!

Les conséquences prévisibles dans le cas d’un conflit généralisé, à partir de cette région, seraient donc inimaginables si le discernement ne tient pas lieu et place de la cupidité.


Djerrad Amar


Selon une source officielle américaine, Washington aurait demandé aux chefs de l'ASL (Armée syrienne libre) de quitter au plus vite le sol syrien. Game over!

vendredi, 14 juin 2013

MANDELA, LE SYMBOLE D'UN «OECUMENISME» AMBIGU, PAR THEOPHILE KOUAMOUO

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« Il est temps de le laisser partir ». La « Une » de l’hebdomadaire sud-africain Sunday Times traduit très clairement l’état d’esprit des compatriotes de Nelson Mandela alors qu’il semble cheminer lentement vers sa destination éternelle. Dans une atmosphère d’effervescence médiatique assez glauque, les télévisions du monde entier multiplient les directs devant l’hôpital dans lequel il est interné. Le décès à venir de Nelson Mandela – comme hier celui du pape Jean-Paul II ou du leader palestinien Yasser Arafat – est un événement programmé depuis de nombreuses années par les plus grands médias de la planète, qui ont déjà préparé des centaines de minutes de biographies et de papiers d’angle pour les uns, et des hors-série quasiment prêts à être mis sur le marché pour les autres.

Normal, d’un certain point de vue. Nelson Rolihlala Mandela est une icône globale. De son vivant, il a été érigé au rang d’icône laïque universelle. Il le mérite amplement. Cela dit, l’œcuménisme politique qui l’entoure a quelque chose de profondément ambigu. Certes, un seul homme peut jouir du respect et de l’admiration de personnes qui ont des points de vue opposés sur quasiment tous les sujets. Mais en grattant un peu, l’on s’aperçoit vite, en général, que ce ne sont pas les mêmes raisons qui motivent les différentes cohortes de «fans».

- L’Afrique révère Nelson Mandela, le héros intransigeant du combat contre l’apartheid, acceptant de rester en prison durant 27 longues années et refusant d’abandonner la lutte armée tant que l’inique système de ségrégation raciale qui règne sur son pays n’aura pas été démantelé. Que pensait le leadership occidental du Mandela de ces années-là ? Les Etats-Unis se hâtaient d’inscrire le nom de son parti sur la liste des organisations terroristes – l’ANC n’en sera ôtée qu’en 2008. Un député britannique conservateur Teddy Taylor affirmait sans sourciller que Mandela devait « être abattu ». Jacques Chirac, maire de Paris, traitant l’ANC de parti tribal xhosa, quelques mois après l’assassinat aujourd’hui classé sans suites de Dulcie September, sa représentante à Paris. Au moins jusqu’à la fin des années 1980, le premier président de l’Afrique du Sud non raciale était loin d’être un symbole consensuel en Occident. Certes, des progressistes courageux comme l’ancien président Jimmy Carter combattaient, en cohérence avec leurs valeurs, l’odieuse politique ayant cours en Afrique du Sud. Mais les conservateurs de tout poil soutenaient, expliquaient, toléraient ou « comprenaient » l’inacceptable.

- L’Afrique admire le Nelson Mandela qui, en 1997, brave l’embargo aérien qui frappe la Libye de Muammar Kadhafi. Et qui répond aux critiques de Washington par une phrase catégorique et emplie de dignité : « Aucun Etat ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu’ils doivent faire. » Que pensent donc de ce Mandela ceux qui, aujourd’hui, estiment qu’ils sont dans leur bon droit quand ils « interviennent » en Libye, en Côte d’Ivoire, en Syrie, semant au passage un chaos qu’ils font semblant de ne pas voir ? Il est évident qu’ils sont plus « confortables » avec le symbole muet auprès duquel ils ont tous accouru ces dernières années pour une photo-souvenir. Dans l’espoir d’attirer à eux un peu de lumière.

- L’Afrique respecte Nelson Mandela parce qu’il a su partir, contrairement à ses «tyrans éternels» accrochés au pouvoir après plusieurs décennies, et alors qu’ils sont tellement sclérosés qu’ils ne peuvent plus rien apporter à leurs peuples. Mandela a su passer la main et a, par voie de conséquence, renforcé son parti et fait avancer les notions d’alternance et de modernité politique dans son pays. En principe, l’Occident n’a rien contre cet « art de savoir partir ». Mais il se trouve que les alliés sûrs de la diplomatie française en Afrique – pour prendre un exemple –  sont souvent des hommes qui ont détricoté la Constitution de leurs pays pour pouvoir s’imposer au-delà des termes légaux. En Afrique de l’Ouest, le médiateur attitré est le Burkinabé Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir en 1987 suite à un coup d’Etat doublé d’un assassinat politique. L’homme fort de l’Afrique centrale est le Tchadien Idriss Déby Itno, qui a conquis le pouvoir à la suite d’une rébellion victorieuse en 1990. Et les Africains se demandent pourquoi la permanence du Zimbabwéen Robert Mugabe à la tête du Zimbabwe irrite plus, au-delà de la mer Méditerranée, que celle du Camerounais Paul Biya.

- La question de la gestion de la réconciliation en Afrique du Sud concentre à elle seule un grand nombre de « malentendus » au sujet de la perception de Mandela. Les Africains ont plébiscité la formule « vérité-pardon-réconciliation » parce qu’elle leur semblait à même de triompher du cycle de la violence, des représailles et des affrontements à caractère plus ou moins ethnique. En restituant aux peuples, dans la sérénité, la complexité de leur Histoire. Les Occidentaux ont, eux aussi, glorifié la formule de « sortie de crise » sud-africaine. Et pourtant, ils considèrent qu’ailleurs en Afrique, la « justice transitionnelle » telle que pratiquée par Mandela, reviendrait à consacrer « l’impunité ». Inspirés par l’Occident et ses ONG, les tribunaux pénaux internationaux spécialisés sur le Rwanda et la Yougoslavie puis la Cour pénale internationale sont-ils autre chose (et en dehors de toute référence morale) que des « petits Nuremberg » viciés dès le départ, chargés de professer un « plus jamais ça » sélectif et de graver dans le marbre des « récits nationaux » faussés toujours favorables à ceux auprès de qui la « communauté internationale » s’est battue ? Si Mandela avait, à l’image d’un Alassane Ouattara, arrêté son prédécesseur, laissé scalper sa blanche épouse dans sa Résidence, jeté tous les ministres du gouvernement précédent dans des prisons sommaires loin des leurs, pillé les biens de ses opposants, fait occuper leurs résidences, traqué leurs soutiens financiers… aurait-il été adoubé comme l’actuel chef de l’Etat ivoirien l’a été et continue de l’être ? En réalité, Mandela est devenu un héros consensuel en Occident tout simplement parce qu’il a épargné les Blancs et a préservé leurs intérêts économiques. C’est pourtant cette modération qui a préservé la paix et le « vivre ensemble » que certains Africains réprouvent et voudraient voir « corrigée ».

« Pourquoi aimez-vous Nelson Mandela et que lui reprochez-vous éventuellement ? » : posée à un maximum d’hommes politiques, de capitaines d’industrie et de citoyens ordinaires du monde entier, cette question mettrait en lumière le grand malentendu qui flottera sur le concert de louanges excessif donc insignifiant qui commencera dès que Dieu rappellera à Lui « Madiba ».


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

USA-RUSSIE: DROGUE, PETROLE ET GUERRE

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Les USA ont émergé comme la grande puissance mondiale suite à la chute de l’Union soviétique. Imposer leur suprématie sur l'ex-URSS est devenu une de leurs priorités. Coups d'état, pressions, guerres : ils n'ont renoncé à rien pour y parvenir. Lors d'une conférence à Moscou, Peter Dale Scott a analysé cette stratégie de domination et son financement par les drogues et le pétrole. (IGA)

 

J’ai prononcé le discours suivant à une conférence anti-OTAN, qui fut organisée à Moscou l’année dernière. J’étais le seul intervenant états-unien lors de cet événement. On m’y avait convié suite à la parution en russe de mon livre Drugs, Oil, and War – un ouvrage jamais traduit en français, contrairement à La Route vers le nouveau désordre mondial et à mon dernier livre, La Machine de guerre américaine –. [1] En tant qu’ancien diplomate préoccupé par la paix, j’étais heureux d’y participer. En effet, il me semble que le dialogue entre les intellectuels états-uniens et russes soit moins sérieux aujourd’hui qu’il ne l’était au paroxysme de la guerre froide. Pourtant, les dangers d’une guerre impliquant les deux principales puissances nucléaires n’ont visiblement pas disparu.

En réponse au problème des crises interconnectées que sont la production de drogue afghane et le jihadisme salafiste narco-financé, mon discours exhortait les Russes à coopérer dans un cadre multilatéral avec les États-uniens partageant cette volonté —malgré les activités agressives de la CIA, de l’OTAN et du SOCOM (pour US Special Operations Command) en Asie centrale—. Cette position divergeait de celles des autres intervenants.

Depuis cette conférence, j’ai continué de réfléchir en profondeur sur l’état dégradé des relations entre la Russie et les États-Unis, et sur mes espoirs légèrement utopiques de les restaurer. Malgré les différents points de vue des conférenciers, ils avaient tendance à partager une grande inquiétude sur les intentions états-uniennes envers la Russie et les anciens États de l’URSS. Cette anxiété commune se fondait sur ce qu’ils savaient des actions antérieures des États-Unis, et de leurs engagements non tenus. En effet, contrairement à la plupart des citoyens de ce pays, ils étaient bien informés sur ces questions.

L’assurance que l’OTAN ne profiterait pas de la détente pour s’étendre en Europe de l’Est est un important exemple de promesse non tenue. Évidemment, la Pologne et d’autres anciens membres du Pacte de Varsovie sont aujourd’hui intégrés au sein de l’Alliance atlantique, tout comme les anciennes Républiques socialistes soviétiques de la Baltique. Par ailleurs, des propositions visant à faire entrer l’Ukraine dans l’OTAN sont toujours d’actualité, ce pays étant le véritable cœur de l’ancienne Union soviétique. Ce mouvement d’extension vers l’Est fut accompagné d’activités et d’opérations conjointes alliant les troupes US aux forces armées et sécuritaires de l’Ouzbékistan —dont certaines furent organisées par l’OTAN—. (Ces deux initiatives commencèrent en 1997, sous l’administration Clinton.)

Nous pouvons citer d’autres ruptures d’engagements, comme la conversion non autorisée d’une force des Nations Unies en Afghanistan (approuvée en 2001 par la Russie) en une coalition militaire dirigée par l’OTAN. Deux intervenants critiquèrent la détermination des États-Unis à installer en Europe de l’Est un bouclier antimissile contre l’Iran, refusant les suggestions russes de le déployer en Asie. Selon eux, cette intransigeance constituait « une menace pour la paix mondiale ».

Les conférenciers percevaient ces mesures comme des extensions agressives du mouvement qui, depuis Washington, visait à détruire l’URSS sous Reagan. Certains des orateurs avec qui j’ai pu échanger considéraient que, pendant les deux décennies suivant la Seconde Guerre mondiale, la Russie avait été menacée par des plans opérationnels des États-Unis et de l’OTAN pour une première frappe nucléaire contre l’URSS. Ils auraient pu être exécutés avant que la parité nucléaire ne soit atteinte, mais ils ne furent évidemment jamais mis en œuvre. Malgré tout, mes interlocuteurs étaient persuadés que les faucons ayant voulu ces plans n’avaient jamais abandonné leur désir d’humilier la Russie, et de la réduire au rang de tierce puissance. Je ne peux réfuter cette inquiétude. En effet, mon dernier livre, intitulé La Machine de guerre américaine , décrit également des pressions continuelles visant à établir et à maintenir la suprématie des États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale.

Les discours prononcés à cette conférence ne se limitaient en aucun cas à critiquer les politiques menées par les États-Unis et l’Alliance atlantique. En effet, les intervenants s’opposaient avec une certaine amertume au soutien de Vladimir Poutine pour la campagne militaire de l’OTAN en Afghanistan, qu’il avait exprimé le 11 avril 2012. Ils étaient particulièrement révoltés par le fait que Poutine ait approuvé l’installation d’une base de l’Alliance atlantique à Oulianovsk, située à 900 kilomètres à l’est de Moscou. Bien que cette base ait été « vendue » à l’opinion publique russe comme un moyen de faciliter le retrait états-unien d’Afghanistan, l’un des conférenciers nous assura que l’avant-poste d’Oulianovsk était présenté dans les documents de l’OTAN comme une base militaire. Enfin, les intervenants se montraient hostiles aux sanctions onusiennes contre l’Iran, qui étaient inspirées par les États-Unis. Au contraire, ils considéraient ce pays comme un allié naturel contre les tentatives états-uniennes de concrétiser le projet de domination globale de Washington.

Mis à part le discours suivant, je suis resté silencieux durant la majeure partie de cette conférence. Cependant mon esprit, voire ma conscience, sont perturbés lorsque je songe aux récentes révélations sur Donald Rumsfeld et Dick Cheney. En effet, immédiatement après le 11-Septembre, ces derniers ont mis en œuvre un projet visant à faire tomber de nombreux gouvernements amis de la Russie —dont l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Iran—. [2] (Dix ans plus tôt, au Pentagone, le néoconservateur Paul Wolfowitz avait déclaré au général Wesley Clark que les États-Unis disposaient d’une fenêtre d’opportunité pour se débarrasser de ces clients de la Russie, dans la période de restructuration de ce pays suite à l’effondrement de l’URSS. [3]) Ce projet n’a toujours pas été finalisé en Syrie et en Iran.

Ce que nous avons pu observer sous Obama ressemble beaucoup à la mise en œuvre progressive de ce plan. Toutefois, il faut admettre qu’en Libye, et à présent en Syrie, Obama a montré de plus grandes réticences que son prédécesseur à envoyer des soldats sur le terrain. (Il a tout de même été rapporté que, sous sa présidence, un nombre restreint de forces spéciales US ont opéré dans ces deux pays, afin d’attiser la résistance contre Kadhafi puis contre Assad.)

Plus particulièrement, l’absence de réaction des citoyens des États-Unis face au militarisme agressif et hégémoniste de leur pays me préoccupe. Ce bellicisme permanent, que j’appellerais le « dominationisme », est prévu sur le long terme dans les plans du Pentagone et de la CIA. [4] Sans aucun doute, de nombreux États-uniens pourraient penser qu’une Pax Americana globale assurerait une ère de paix, à l’image de la Pax Romana deux millénaires auparavant. Je suis persuadé du contraire. En effet, à l’instar de la Pax Britannica du XIXe siècle, ce dominationisme conduira inévitablement à un conflit majeur, potentiellement à une guerre nucléaire. En vérité, la clé de la Pax Romana résidait dans le fait que Rome, sous le règne d’Hadrien, s’était retirée de la Mésopotamie. De plus, elle avait accepté de strictes limitations de son pouvoir dans les régions sur lesquelles elle exerçait son hégémonie. La Grande-Bretagne fit preuve d’une sagesse comparable, mais trop tard. Jusqu’à présent, les États-Unis ne se sont jamais montrés aussi raisonnables.

Par ailleurs, dans ce pays, très peu de monde semble s’intéresser au projet de domination globale de Washington, du moins depuis l’échec des manifestations de masse visant à empêcher la guerre d’Irak. Nous avons pu constater une abondance d’études critiques sur les raisons de l’engagement militaire des États-Unis au Vietnam, et même sur l’implication états-unienne dans des atrocités telles que le massacre indonésien de 1965. Des auteurs comme Noam Chomsky et William Blum [5] ont analysé les actes criminels des États-Unis depuis la Seconde Guerre mondiale. Cependant, ils ont peu étudié la récente accélération de l’expansionnisme militaire états-unien. Seule une minorité d’auteurs, comme Chalmers Johnson et Andrew Bacevich, ont analysé le renforcement progressif de la Machine de guerre américaine qui domine aujourd’hui les processus politiques des États-Unis.

De plus, il est frappant de constater que le jeune mouvement Occupy se soit si peu exprimé sur les guerres d’agression que mène ce pays. Je doute qu’il ait même dénoncé la militarisation de la surveillance et du maintien de l’ordre, ainsi que les camps de détention. Or, ces mesures sont au cœur du dispositif de répression intérieure qui menace sa propre survie. [6] Je fais ici référence à ce que l’on appelle le programme de « continuité du gouvernement » (COG pour « Continuity of Government »), à travers lequel les planificateurs militaires US ont développé des moyens de neutraliser définitivement tout mouvement antiguerre efficace aux États-Unis. [7]

En tant qu’ancien diplomate canadien, si je devais retourner en Russie, j’en appellerais de nouveau à une collaboration entre les États-Unis et ce pays afin d’affronter les problèmes mondiaux les plus urgents. Notre défi est de dépasser ce compromis rudimentaire qu’est la détente, cette soi-disant « coexistence pacifique » entre les superpuissances. En réalité, cette entente vieille d’un demi-siècle a permis —et même encouragé— les atrocités violentes de dictateurs clients, comme Suharto en Indonésie ou Mahamed Siyaad Barre en Somalie. Il est probable que l’alternative à la détente, qui serait une rupture complète de celle-ci, mène à des confrontations de plus en plus dangereuses en Asie —très certainement en Iran—.

Néanmoins, cette rupture peut-elle être évitée ? Voilà que je me demande si je n’ai pas minimisé l’intransigeance hégémoniste des États-Unis. [8] À Londres, j’ai récemment discuté avec un vieil ami, que j’avais rencontré durant ma carrière diplomatique. Il s’agit d’un diplomate britannique de haut rang, qui est un expert de la Russie. J’espérais qu’il aurait modéré mon évaluation négative des intentions des États-Unis et de l’OTAN contre ce pays. Or, il n’a fait que la renforcer.

Ainsi, j’ai décidé de publier mon discours agrémenté de cette préface, qui est destinée aussi bien aux citoyens US qu’au public international. Je pense qu’aujourd’hui, le plus urgent pour préserver la paix mondiale est de restreindre le mouvement des États-Unis vers l’hégémonie incontestée. Au nom de la coexistence dans un monde pacifié et multilatéral, il faut donc raviver l’interdiction par l’ONU des guerres préemptives et unilatérales.

Dans cet objectif, j’espère que les citoyens des États-Unis se mobiliseront contre le dominationisme de leur pays, et qu’ils en appelleront à une déclaration politique de l’administration ou du Congrès. Cette déclaration :

1) renoncerait explicitement aux appels antérieurs du Pentagone faisant de la « suprématie totale » (« full spectrum dominance ») un objectif militaire central dans la politique étrangère des États-Unis ; [9]

2) rejetterait comme étant inacceptable la pratique des guerres préventives, aujourd’hui profondément enracinée ;

3) renoncerait catégoriquement à tout projet états-unien d’utilisation permanente de bases militaires en Irak, en Afghanistan ou au Kirghizstan ;

4) réengagerait les États-Unis à mener leurs futures opérations militaires en accord avec les procédures établies par la Charte des Nations Unies.

J’encourage mes concitoyens à me rejoindre afin d’exhorter le Congrès à introduire une résolution dans ce but. Initialement, une telle démarche pourrait ne pas aboutir. Cependant, il est possible qu’elle contribue à recentrer le débat politique US vers un sujet qui est selon moi urgent et peu débattu : l’expansionnisme des États-Unis, et la menace contre la paix globale qui en découle aujourd’hui.

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Discours à la conférence d’Invissin sur l’OTAN
(Moscou, 15 mai 2012)

 

Avant tout, je remercie les organisateurs de cette conférence de me permettre de parler du grave problème qu’est le narcotrafic d’Afghanistan. Aujourd’hui, il constitue une menace aussi bien pour la Russie que pour les relations entre ce pays et les États-Unis. Je vais donc discuter de politique profonde selon les perspectives de mon livre Drugs, Oil, and War, mais aussi de mon dernier ouvrage (La Machine de guerre américaine ) et du précédent (La Route vers le nouveau désordre mondial ). Ces livres analysent notamment les facteurs sous-tendant le trafic de drogue international ainsi que les interventions US, deux phénomènes préjudiciables à la fois au peuple russe et au peuple états-unien. Je parlerai également du rôle de l’OTAN dans la facilitation des stratégies visant à établir la suprématie des États-Unis sur le continent asiatique. Mais d’abord, je voudrais analyser le trafic de drogue à l’aune d’un important facteur, qui s’avère déterminant dans mes livres. Il s’agit du rôle du pétrole dans les politiques asiatiques des États-Unis, et également de l’influence d’importantes compagnies pétrolières alignées sur les intérêts de ce pays, dont British Petroleum (BP).

Derrière chaque offensive récente des États-Unis et de l’OTAN, l’industrie pétrolière fut une force profonde déterminante. Pour l’illustrer, songeons simplement aux interventions en Afghanistan (2001), en Irak (2003) et en Libye (2011). [10]

J’ai donc étudié le rôle des compagnies pétrolières et de leurs représentants à Washington —dont les lobbies—, dans chacune des grandes interventions des États-Unis depuis le Vietnam dans les années 1960. [11] Le pouvoir des compagnies pétrolières US nécessiterait quelques explications à un public venant de Russie, où l’État contrôle l’industrie des hydrocarbures. Aux États-Unis, c’est pratiquement l’inverse. En effet, les compagnies pétrolières tendent à dominer aussi bien la politique étrangère de ce pays que le Congrès. [12] Ceci explique pourquoi les présidents successifs, de Kennedy à Obama en passant par Reagan, ont été incapables de limiter les avantages fiscaux des compagnies pétrolières garantis par la « oil depletion allowance » —y compris dans le contexte actuel, où la plupart des États-uniens sombrent dans la pauvreté—. [13]

Les activités US en Asie centrale, dans des zones d’influence traditionnelles de la Russie telles que le Kazakhstan, ont un fondement commun. En effet, depuis une trentaine d’années (voire plus), les compagnies pétrolières et leurs représentants à Washington ont montré un grand intérêt dans le développement, et surtout dans le contrôle des ressources gazières et pétrolières sous-exploitées du bassin Caspien. [14] Dans cet objectif, Washington a développé des politiques ayant eu comme résultat la mise en place de bases avancées au Kirghizstan et, pendant quatre ans, en Ouzbékistan (2001-2005). [15] Le but affiché de ces bases était de soutenir les opérations militaires des États-Unis en Afghanistan. Néanmoins, la présence états-unienne encourage aussi les gouvernements des nations avoisinantes à agir plus indépendamment de la volonté russe. Nous pouvons citer comme exemple le Kazakhstan et le Turkménistan, ces deux pays étant des zones d’investissements gaziers et pétroliers pour les compagnies US.

Washington sert les intérêts des compagnies pétrolières occidentales, pas seulement du fait leur influence corruptrice sur l’administration, mais parce que la survie de l’actuelle pétro-économie US dépend de la domination occidentale du commerce mondial du pétrole. Dans l’un de mes livres, j’analyse cette politique, en expliquant comment elle a contribué aux récentes interventions des États-Unis, mais aussi à l’appauvrissement du Tiers-Monde depuis 1980. En substance, les États-Unis ont géré le quadruplement des prix du pétrole dans les années 1970 en organisant le recyclage des pétrodollars dans l’économie états-unienne, au moyen d’accords secrets avec les Saoudiens. Le premier de ces accords assurait une participation spéciale et continuelle de l’Arabie saoudite dans la santé du dollar US ; le second sécurisait le soutien permanent de ce pays dans la tarification intégrale du pétrole de l’OPEP en dollars. [16] Ces deux accords garantissaient que l’économie des États-Unis ne serait pas affaiblie par les hausses de prix du pétrole de l’OPEP. Le plus lourd fardeau pèserait au contraire sur les économies des pays les moins développés. [17]

Le dollar US, bien qu’étant en cours d’affaiblissement, dépend encore en grande partie de la politique de l’OPEP imposant cette monnaie pour régler le pétrole de cette organisation. Nous pouvons mesurer avec quelle force les États-Unis sont capables d’imposer cette politique en observant le destin des pays ayant décidé de la remettre en cause. « En 2000, Saddam Hussein insista pour que le pétrole irakien soit vendu en euros. Ce fut une manœuvre politique, mais qui augmenta les revenus récents de l’Irak grâce la hausse de la valeur de l’euro par rapport au dollar. » [18] Trois ans plus tard, en mars 2003, les États-Unis envahirent ce pays. Deux mois après, le 22 mai 2003, Bush décréta par un ordre exécutif que les ventes de pétrole irakien devaient s’effectuer de nouveau en dollars, et non en euros. [19]

Selon un article russe, peu avant l’intervention de l’OTAN en Libye début 2011, Mouammar Kadhafi avait manœuvré pour refuser le dollar comme monnaie de règlement du pétrole libyen, à l’instar de Saddam Hussein. [20] En février 2009, l’Iran annonça avoir « complètement cessé de conduire les transactions pétrolières en dollars US. » [21] Les véritables conséquences de cette audacieuse décision iranienne n’ont pas encore été observées. [22]

J’insiste sur le point suivant : chaque intervention récente des États-Unis et de l’OTAN a permis de soutenir la suprématie déclinante des compagnies pétrolières occidentales sur le système pétrolier global, donc celui des pétrodollars. Néanmoins, je pense que les compagnies pétrolières elles-mêmes sont capables d’initier, ou au moins de contribuer à des interventions politiques. Comme je l’ai mentionné dans mon livre Drugs, Oil, and Wars (p.8) :

« De façon récurrente, les compagnies pétrolières US sont accusées de se lancer dans des opérations clandestines, soit directement, soit par le biais d’intermédiaires. En Colombie (comme nous le verrons), une entreprise de sécurité états-unienne travaillant pour Occidental Petroleum participa à une opération militaire de l’armée colombienne, ‘qui tua 18 civils par erreur.’ »

Pour citer un exemple plus proche de la Russie, j’évoquerais une opération clandestine de 1991 en Azerbaïdjan, qui est un exemple classique de politique profonde. Dans ce pays, d’anciens collaborateurs de la CIA, qui étaient employés par une entreprise pétrolière douteuse (MEGA Oil), « se lancèrent dans des entraînements militaires, distribuèrent des ‘sacs remplis d’argent liquide’ à des membres du gouvernement, et mirent en place une compagnie aérienne […] qui permit bientôt à des centaines de mercenaires moudjahidines d’être acheminés dans ce pays depuis l’Afghanistan. » [23] À l’origine ces mercenaires, finalement estimés à environ 2 000, furent employés pour combattre les forces arméniennes soutenues par la Russie dans la région disputée du Haut-Karabagh. Mais ils appuyèrent aussi les combattants islamistes en Tchétchénie et au Daguestan. Ils contribuèrent également à faire de Bakou un point de transbordement de l’héroïne afghane à la fois vers le marché urbain de Russie et vers la mafia tchétchène. [24]

En 1993, ils participèrent au renversement d’Abulfaz Elchibey, le premier président élu de l’Azerbaïdjan, et à son remplacement par Heydar Aliyev. Ce dernier signa ensuite un important contrat pétrolier avec BP, incluant ce qui devint finalement l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan reliant ce pays à la Turquie. Il faut souligner que les origines états-uniennes des agents de MEGA Oil sont indiscutables. En revanche, nous ne savons pas exactement qui a financé cette entreprise. Il aurait pu s’agir des majors pétrolières, la plupart d’entre elles disposant (ou ayant disposé) de leurs propres services clandestins. [25] Certaines entreprises pétrolières importantes, incluant Exxon, Mobil et BP, ont été accusées d’être « derrière le coup d’État » ayant conduit au remplacement d’Elchibey par Aliyev. [26]

De toute évidence, Washington et les majors pétrolières pensent que leur survie dépend du maintien de leur actuelle suprématie sur les marchés pétroliers internationaux. Dans les années 1990, alors que l’on localisait généralement les plus grandes réserves non prouvées d’hydrocarbures dans le bassin Caspien, cette région devint centrale à la fois pour les investissements pétroliers des entreprises US et pour l’expansion sécuritaire des États-Unis. [27]

S’exprimant en tant que secrétaire d’État adjoint, Strobe Talbott, un proche ami de Bill Clinton, tenta de mettre en avant une stratégie raisonnable pour assurer cette expansion. Dans un important discours prononcé le 21 juillet 1997,

« Talbott exposa les quatre aspects d’un [potentiel] soutien des États-Unis pour les pays du Caucase et de l’Asie centrale : 1) la promotion de la démocratie ; 2) la création d’économies de marché ; 3) le parrainage de la paix et de la coopération, au sein et parmi les pays de la région et 4) leur intégration dans la plus vaste communauté internationale. […] Critiquant avec virulence ce qu’il considère être une conception dépassée de la compétition dans le Caucase et en Asie centrale, M. Talbott mit en garde quiconque envisagerait le ‘Grand Jeu’ comme grille de lecture de la région. Au contraire, il proposa une entente dans laquelle chacun sortirait gagnant de la coopération. » [28]

Mais cette approche multilatérale fut immédiatement attaquée par des membres des deux partis. Seulement trois jours plus tard, Heritage Foundation, le cercle de réflexion droitisant du Parti républicain, répondit que « [l]’administration Clinton, désireuse d’apaiser Moscou, rechignait à exploiter l’opportunité stratégique de sécuriser les intérêts des États-Unis dans le Caucase.  » [29] En octobre 1997, cette critique trouva son écho dans Le Grand Échiquier, un important ouvrage écrit par l’ancien conseiller à la Sécurité nationale Zbigniew Brzezinski. Ce dernier est certainement le principal opposant à la Russie au sein du Parti démocrate. Admettant que « la politique étrangère [états-unienne devrait] […] favoriser les liens nécessaires à une vraie coopération mondiale », il défendait toutefois dans son livre la notion de « Grand Jeu  » rejetée par Talbott. Selon Brzezinski, il était impératif d’empêcher « [l]’apparition d’un concurrent en Eurasie, capable de dominer ce continent et de défier [les États-Unis] ». [30]

En arrière-plan de ce débat, la CIA et le Pentagone développaient à travers l’Alliance atlantique une « stratégie de projection » contraire aux propositions de Talbott. En 1997, dans le cadre du programme « Partenariat pour la Paix » de l’OTAN, le Pentagone démarra des exercices militaires avec l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan. Ce programme constituait « l’embryon d’une force militaire dirigée par l’OTAN dans cette région ». [31] Baptisés CENTRAZBAT, ces exercices envisageaient de potentiels déploiements de forces combattantes états-uniennes. Catherine Kelleher, une assistante du secrétaire adjoint à la Défense, cita « la présence d’énormes ressources énergétiques » comme justification de l’engagement militaire des États-Unis dans cette région. [32] L’Ouzbékistan, que Brzezinski distingua pour son importance géopolitique, devint un pivot pour les exercices militaires états-uniens, bien que ce pays ait l’un des pires bilans en matière de respect des droits de l’Homme dans cette région. [33]

De toute évidence, la « révolution des tulipes » de mars 2005 au Kirghizstan constitua une autre étape de la doctrine de projection stratégique du Pentagone et de la CIA. Elle s’est déroulée à une époque où George W. Bush parlait fréquemment de « stratégie de projection de la liberté ». Plus tard, alors qu’il visitait la Géorgie, ce dernier approuva ce changement de régime en le présentant comme un exemple de « démocratie et de liberté en pleine expansion ». [34] (En réalité, il ressemblait plus à un coup d’État sanglant qu’à une « révolution ».) Cependant, le régime de Bakiyev « dirigea le pays comme un syndicat du crime », pour reprendre les termes d’Alexander Cooley, un professeur à l’Université de Columbia. En particulier, de nombreux observateurs accusèrent Bakiyev d’avoir pris le contrôle du trafic de drogue local et de le gérer comme une entreprise familiale. [35]

Dans une certaine mesure, l’administration Obama s’est éloignée de cette rhétorique hégémoniste que le Pentagone appelle la « suprématie totale  » (« full-spectrum dominance »). [36] Toutefois, il n’est pas surprenant de constater que sous sa présidence, les pressions visant à réduire l’influence de la Russie se soient maintenues, comme par exemple en Syrie. En réalité, pendant un demi-siècle, Washington a été divisée en deux camps. D’un côté, une minorité évoluant principalement au Département d’État (comme Strobe Talbott), qui avait envisagé un avenir de coopération avec l’Union soviétique. De l’autre, les faucons hégémonistes, travaillant principalement à la CIA et au Pentagone (comme William Casey, Dick Cheney et Donald Rumsfeld). Ces derniers ont continuellement fait pression pour instaurer aux États-Unis une stratégie unipolaire de domination globale. [37] Dans la poursuite de cet objectif inatteignable, ils n’ont pas hésité à s’allier avec des trafiquants de drogue, notamment en Indochine, en Colombie et à présent en Afghanistan. [38]

Par ailleurs, ces faucons ont massivement employé les stratégies d’éradication narcotique de la DEA (Drug Enforcement Administration). [39] Comme je l’ai écrit dans La Machine de guerre américaine (p.43),

«  Le véritable objectif de la plupart de ces campagnes […] n’a jamais été l’idéal sans espoir de l’éradication de la drogue. Il a plutôt consisté à modifier la répartition du marché, c’est-à-dire à cibler des ennemis spécifiques pour s’assurer que le trafic de drogue reste sous le contrôle des trafiquants alliés à l’appareil de la sécurité d’État en Colombie et/ou à la CIA. » [40]

De manière flagrante, cette tendance s’est vérifiée en Afghanistan, où les États-Unis recrutèrent d’anciens trafiquants de drogue pour qu’ils soutiennent leur invasion de 2001. [41] Plus tard, Washington annonça une stratégie de lutte contre la drogue qui se limitait explicitement à attaquer les trafiquants de drogue qui appuyaient les insurgés. [42]

Ainsi, ceux qui comme moi se préoccupent de la réduction des flux de drogue venant d’Afghanistan se retrouvent face à un dilemme. En effet, pour être efficaces, les stratégies de lutte contre le trafic de drogue international doivent être multilatérales. En Asie centrale, elles nécessiteront une plus grande coopération entre les États-Unis et la Russie. Mais au contraire, les efforts des principales forces pro-US présentes dans cette région —notamment la CIA, l’US Army, l’OTAN et la DEA—, ont été jusqu’à présent concentrés non pas sur la coopération mais sur l’hégémonie états-unienne.

Selon moi, la réponse à ce problème résidera dans l’utilisation conjointe de l’expertise et des ressources des deux pays, dans le cadre d’agences bilatérales ou multilatérales qu’aucune partie ne dominera. Une stratégie anti-drogue réussie devra être pluridimensionnelle, comme la campagne qui a été menée avec succès en Thaïlande. De plus, elle nécessitera probablement que les deux pays envisagent la mise en œuvre de stratégies favorables à la population, ce que ni l’un ni l’autre n’a encore concrétisé. [43]

La Russie et les États-Unis ont beaucoup de caractéristiques communes, et ils partagent de nombreux problèmes. Tous deux sont des super-États, bien que leur prééminence s’affaiblisse face à la Chine émergente. En tant que superpuissances, ces nations cédèrent toutes deux à la tentation de l’aventure afghane, que de nombreux esprits mieux avisés regrettent aujourd’hui. Dans le même temps, ce pays ravagé qu’est devenu l’Afghanistan doit faire face à des problèmes urgents, qui le sont aussi pour ces trois superpuissances. Il s’agit de la menace que constitue la drogue, et du danger correspondant qu’est le terrorisme.

Il est dans l’intérêt du monde entier de voir la Russie et les États-Unis affronter ces périls de façon constructive et désintéressée. Et espérons que chaque progrès dans la réduction de ces menaces communes sera une nouvelle étape dans le difficile processus de renforcement de la paix.

Le siècle dernier fut le théâtre d’une guerre froide entre les États-Unis et la Russie, deux superpuissances qui se sont lourdement armées au nom de la défense de leurs peuples respectifs. L’Union soviétique a perdu, ce qui aboutit à une Pax Americana instable, à l’image de la Pax Britannica du XIXe siècle : un dangereux mélange de globalisation commerciale, d’accroissement des disparités de revenus et de richesses, et d’un militarisme brutalement excessif et expansif. Celui-ci provoque de plus en plus de conflits armés (Somalie, Irak, Yémen, Libye), tout en accentuant la menace d’une possible guerre mondiale (Iran).

Aujourd’hui, afin de préserver leur dangereuse suprématie, les États-Unis sont en train de s’armer contre leur propre population, et plus seulement pour la défendre. [44] Tous les peuples du monde, y compris aux États-Unis, ont comme intérêt l’affaiblissement de cette suprématie en faveur d’un monde plus multipolaire et moins militariste.

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vendredi, 07 juin 2013

LE «WAHABO-TAKFIRISME», LA GRANDE ARNAQUE POUR ABRUTIR ET DOMINER!


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Pour contourner l’Islam qui interdit d’entrer en guerre sainte contre d’autres musulmans ou de tuer sans un motif certifié valable et autorisé, les ‘wahabites’ ont trouvé avec les ‘takfiristes’ l’alliance idéale et le moyen approprié pour combattre tous les pays musulmans qui n’entrent pas dans leur giron.
 
Le « Wahabisme » est une doctrine rigoriste en référence à Ibn Abdelwahab (1703-1792) qui est le fondateur. Elle combat tous les musulmans qui ne s’y soumettent pas en les considérant apostats. Après sa condamnation, il fuit en se fixant à Dariya où il trouve chez les ben Saoud un soutien. Ces derniers trouvent en lui et son idéologie un moyen de combattre les tribus afin de les assujettir à leur pouvoir politique et religieux. Ainsi se forma le Royaume d'Arabie Saoudite avec son système qui perdure jusqu'à nos jours.

Le « Takfirisme » est un mouvement sectaire fondé en 1971 par Moustafa Choukri. Il qualifie de mécréante la société musulmane et d’hérétiques tous les musulmans ne partageant pas leur point de vue. Leur assassinat est de ce fait licite.
 
Il n’est donc pas étonnant que ces deux idéologies similaires, violentes, se rejoignent pour faire union - en cohabitant en bonne intelligence - contre tout État musulman qui n’entre pas dans leur doxa. Les riches familles royales saoudiennes étant wahabites et alliées aux intérêts américains et sionistes, il est logique qu’elles s’accaparent ces mouvements pour en faire un instrument politique et un moyen militaire à leur service.
 
Pour l’Occident - dont les intérêts vitaux se situent principalement chez les arabo-musulmans, surtout pour ce qui est de l’énergie - il ne peut trouver meilleurs alliés, le moins couteux, pour sécuriser ses approvisionnements et maintenir son influence que les Arabes eux-mêmes. D’où leur division et leurs antagonismes qu’ils cachent derrière des organisations et ligues de façade qui se sont avérées des attrape-nigauds, des instruments dévoyant la cause, voire des moyens d’autodestruction.

Le ‘wahabo-takfirisme’ sert les intérêts occidentalo-sionistes. C’est la raison pour laquelle ils le soutiennent, l’encouragent et l’arment. Cette idéologie est un dispositif d’importance dans leur stratégie de domination.
 
Des séries de concepts, de qualificatifs et de termes ont été érigées ‘bons’ à utilisation ou ‘interdits’ d’usage afin de promouvoir ces groupes de tueurs et leurs ‘faits’ de guerre.

C’est ainsi que la majorité des médias occidentaux dits « mainstream » ont été mis au service de cette cause avec pour mission de mentir, berner, tromper, faire diversion, falsifier. Faire tout pour ne pas percevoir la réalité. Ces médias évitent d’utiliser, par exemple, à l’endroit des wahabo-takfiristes, les termes comme « terroristes », « assassins », « islamo-fascistes » ou tout autre qualificatif fort, mais qui étaient d’usage quand il s’agissait de les combattre. Ils font croire, sournoisement, que c’est pour ne pas froisser les musulmans sachant bien que ces derniers en utilisent de plus tranchants à leur égard. Il s’agit bien sûr d’une tromperie, car les décideurs occidentaux veulent cacher une stratégie consistant à instaurer le chaos dans certains États musulmans en manipulant les franges les plus ignorantes et les plus extrémistes par leurs comportements immondes et absurdes avec l’assistance, l’assentiment et la couverture religieuse de certaines monarchies arabes. Ces ‘wahabo-takfiristes’, pour l’écrasante majorité des musulmans, sont non seulement loin des préceptes de la religion islamique, mais encore loin de les représenter.

Ils utilisent, par contre des qualificatifs mesurés tels « opposants », « rebelles » , «dissidents» «groupes armés» ou « révolutionnaires », car ils sont leur création, leur moyen, leur produit, leurs ‘proxys’, leur ‘cheval de Troie’ pour dominer le monde arabo-musulman en utilisant leur religion, leurs cheikhs, leurs enfants, leur argent en maniant leurs frustrations et leurs penchants afin d’instaurer le chaos programmé.

Ces factions armées, pour la plupart affiliés à Al-Qaïda, sont organisés en brigades et groupes portant des noms en référence à l’histoire du monde musulman, surtout du temps du prophète, et ce, pour mieux tromper. Ce sont, en majorité, des mercenaires étrangers, de confession musulmane, dirigés par des cadres, sous contrat, venus en tant que «djihadistes» appuyés par une logistique militaire occidentale. Ces groupes sont armés et entrainés principalement par les États-Unis, la France, Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ils ne deviendront ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire danger, qu’une fois l’objectif atteint quitte, si nécessaire, à les réduire par l’autodestruction - sans les exterminer en vue d’un usage futur - avec les mêmes moyens.  

Beaucoup de médias hostiles à cette politique occidentale décrivent, en revanche, les choses comme elles se présentent en usant de qualificatifs appropriés. L’Iran qui est un pays musulman publie, sans discontinuer, des articles très critiques aussi bien contre la politique impérialo-sioniste de l’Occident que contre les fossoyeurs de l’Islam, fussent-ils musulmans ! C’est le cas aussi de beaucoup de médias Algériens, Syriens, Tunisiens, Égyptiens, Irakiens, Libanais en particulier.

Il s’agit d’une lutte d’intérêts et de pouvoir - où le bien et le mal ainsi que la vérité et le mensonge s’affrontent – sur une échelle mondiale usant et abusant de la morale, de la religion et des lois internationales. Il se trouve qu’un camp a trouvé en la religion musulmane et certains félons musulmans influant, la tactique et le moyen, les moins coûteux, pour atteindre ses objectifs et en sortir vainqueur.
 
L’« islamisme », l’« intégrisme»  le « wahabisme»  le « takfirisme»  le « salafisme»  et autres ne sont que des schismes - d’origine politique, pour le pouvoir et les intérêts - qui n’ont rien à voir avec l’essence de la religion islamique. Chacun de ces « schismes » à son but et ses tactiques. Ils n’existeraient pas s’ils ne sont pas financés par des forces influentes intéressées et riches. Souvent des régimes ploutocratiques et népotiques qui ont trouvé en ces « combattants de Dieu », ‘bon marché’, un moyen de protéger leurs intérêts, de régler des comptes à des États ou certains régimes arabes antagoniques.  Doha (Qatar) est le Quartier général de ces « combattants ». C’est là où se négocie tout avec les commanditaires.

Il n’y a pas dans l’histoire de l’humanité une religion, une philosophie, une morale pour prôner la violence, la cruauté ou la barbarie comme vertus.
 
Le monde connait mieux maintenant ces énergumènes qui ont choisi l’aliénation, pensant faire de bons actes en conformité avec leur foi. Certains pays musulmans les ont combattus et les combattent toujours après les avoir approchés, étudiés, mis à l’épreuve.

Ce sont des sectes - dont l’idéologie est diamétralement opposée à l’Islam – composées de gens ignorants, pour leur majorité, souvent des repris de justice, des paumés, des ratés, endoctrinés et manipulés par des têtes bien pensantes. Ils baignent dans un marécage d’ignorance qui les pousse à des comportements qui sortent du cadre humain. C’est un mélange de haine, de frustration, d’hypocrisie, de méchanceté, de cupidité, de perfidies, d’ignorance qu’ils expriment sous couvert d’une religiosité très mal assimilée. Quelle religion, philosophie, morale dans l’histoire de l’humanité permet, « au nom de Dieu », l’égorgement, la décapitation ou l’éviscération de celui qui ne partage pas vos idées ; rend licite et recommandé « par Dieu », le viol et le vol ; autorise cette folie qu’ils viennent d’inventer, qui est le « Djihad sexuel » où ils demandent aux femmes et aux filles de faire « l’effort » de se ‘‘donner’’ à ceux qu’ils élisent « djihadistes » (combattants pour une cause juste et licite au nom de Dieu). N’est-ce pas de l'aliénation ? À Raqa en Syrie un groupe de salafo -wahabistes ont kidnappé une fille de 5 ans pour faire "chanter" son père. Elle a été violée jusqu’à mort s’en suive. Sur la pancarte laissée, il est marqué «Dieu a voulu qu’elle soit sa martyre en procurant du plaisir à ses moudjahidines».


C’est dit et acté sur les médias des monarques par des Cheikhs de service qui ne cessent de lancer des « fatwas » folles, que la sagesse n’arrivera pas à saisir.
                                                          
Nous avons vu et entendu un pseudo cheikh répondre, à une question, que l’Islam, « autorise si c’est de bonne foi » (c’est vraiment éprouvant de devoir le rapporter) de se faire sodomiser pour faciliter l’introduction des explosifs dans le but d’un attentat-suicide (?!)


Et cette ‘fatwa’ de schizophrène qui recommande, à votre collègue de vous laisser téter son sein « cinq fois » afin « de nouer une relation de sein »! Une récente ‘fatwa’ interdit aux femmes de toucher certains fruits et légumes qui ressemblent au sexe masculin… Que dire de cet « éminent » cheikh qui ‘ordonne’ de tuer tous ceux qui soutiennent le « régime de Bachar », qu’ils soient militaires, civils, intellectuels, hommes, femmes, hommes de religion et que s’il y a erreur, «Dieu reconnaitra les siens». Ce même Karadhaoui vient d’en rajouter, dans son récent sermon du vendredi prononcé Doha, en s’en prenant aux Alaouites, au Hezbollah, à l’Iran et aux Russes ainsi « les alaouites sont plus impies que les chrétiens et les juifs », « le Hezbollah, la Russie et l’Iran sont des ennemis de dieu », « tous les musulmans doivent se diriger vers Al Qseir pour combattre le Hezbollah » (alkhabar press). Ajoutons les inepties de ce Abdelmalek Ramdani, cheikh d’Arabie Saoudite, qui interdit l’émeute et la révolte en déclarant que « tant que le dirigeant de la nation est un musulman, vous devez obéir et écouter et que s’il est non désiré, un musulman peut seulement prier et faire preuve de patience » ; mais elle ne s’applique qu’aux… monarchies. Oublions cet autre « avis » pervers de l’imam marocain Zamzami qui permet la nécrophilie à condition que le cadavre soit celui de l’épouse, mais « quelques heures » seulement après son décès. Il ajoute, après le tollé soulevé, que c’est « en référence au Coran qui dit que le mari et sa femme restent unis. [mais] un homme normalement constitué ne penserait pas à une chose pareille après la mort de sa femme » (lavieeco). À rire ou à pleurer ? Nous pouvons citer des centaines d’exemples aussi démentiels. Que des stupidités et des folies pour endormir et abrutir leurs peuples ! Que des « fatwas » qui n’expriment que des instincts bas, de la frustration, de la revanche, de la cupidité de ceux qui les ont émises ou commandées. Un dernier exemple sur leur façon de voir les choses. S’ils sont en prisons et qu’ils bénéficient d’une « grâce », après plusieurs années passées, ils interpréteront cette « grâce » ou ce « pardon » comme un signe de ‘récompense’ de Dieu pour l’acte qui les a conduits en prison. C’est donc un signal qu’ils sont dans le « vrai » et qu’ils doivent persévérer pour refaire plus et mieux !
                              
Ni l’Arabie saoudite, ni le Qatar ni d’autres ne représentent l’Islam ou les musulmans. Ils sont d’ailleurs considérés, par la majorité des musulmans, comme les fossoyeurs de l’Islam. Les ‘‘spécialistes’’ musulmans du verbiage vaseux, de l’endoctrinement et les manipulateurs occidentaux, qui partagent les mêmes intérêts, savent bien qui viser, à quel moment, par qui, dans quel but et comment!  Ces «Printemps arabes», prêchant la « démocratie », la « liberté » et les « droits de l’homme », qui ne visent que les ‘‘Républiques’’, mais jamais les ‘‘Monarchies’’, ne peuvent-ils pas réveiller toutes ces consciences dupées?

Des monarchies rétrogrades moyenâgeuses n’ayant ni vote, ni parlement, ni lois sociales qui veulent imposer aux républiques ce qu’elles ne peuvent jamais avoir chez elles ? Des monarchies qui veulent instaurer le chaos, puis instaurer le régime adéquat « l’Émirat » ou le « Khalifa », pour ne pas être contaminé par l’esprit « républicain ». Voilà le comble ! Voilà le but. Voilà ce qui arrange la politique impérialo-sioniste qui consiste à affaiblir par le désordre pour mieux dominer ! Ne pas comprendre cela est de l’aliénation, de la déchéance morale.
 
Là où passent les wahabo-takfiristes, ils ne laissent que désolation, mort et destruction contre toutes les confessions et au sein même de leur propre religion.
 
Terminons par cette citation du psychologue David Nazariyan (rapporté par IRIB) « Les terroristes salafistes … utilisent en effet la violence non pas à titre d'une réaction, mais en tant qu'un outil de guerre... ce qui relève de la pathologie. Les psychopathes sont incapables de compatir aux douleurs des autres, incapables de discerner leurs vrais besoins; à leurs yeux la violence est un outil de pouvoir, un outil qui les aide à parvenir à leurs objectifs. Un délinquant réagit à son environnement souvent incompréhensif par un acte violent puisqu'il se sent victime de cet environnement (victime de la pauvreté, de la précarité, de l'injustice sociale...) Mais un psychopathe takfiri opère par la volonté de domination et de puissance, la violence est une arme pour lui ».
 
Quelle science faudra-t-il inventer pour ces symptômes ? La psychiatrie ou la psychanalyse, qu’ils renient, n’a aucun effet sur eux.
 

Djerrad Amar

jeudi, 06 juin 2013

STRATEGIE DE COM' FRANÇAISE SUR L'UTILISATION D'ARMES CHIMIQUES PAR LE REGIME ASSAD - UNE PALE COPIE DE LA STRATEGIE RUSSE?


 

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On parle beaucoup, en France, des "échantillons" supposés de gaz sarin ramenés de Syrie par deux envoyés spéciaux du Monde, le journaliste Jean-Philippe Rémy et le photographe Laurent Van der Stockt. Des "échantillons" qui ont permis à Laurent Fabius de lancer une énième charge contre le régime de Bachar El Assad, suite aux résultats d'analyse fournis par un laboratoire français, et aussitôt transmis à l'ONU.

Mais les médias majoritaires parlent peu de la journaliste russe Anastasia Popova et de sa démarche, qui a précédé celle des envoyés spéciaux du Monde. On peut même penser que leur campagne est une sorte de contre-feu à celle que leur consoeur a lancée. Fin avril, elle a envoyé au secrétariat général de l'ONU des "preuves" de l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles syriens. Des éléments recueillis lors d'un reportage sur le terrain. Les Nations unies ont refusé, après un certain nombre d'atermoiements, de prendre en compte les éléments... en prenant prétexte de problèmes techniques supposés, comme l'on peut le voir dans cette vidéo du site d'investigation spécialisé dans la couverture de la Maison de Verre Inner City Press.


C'est à la suite de ce feuilleton Popova que les journalistes du Monde ont surgi sur la scène diplomatique internationale. Il est en tout cas assez frappant de s'apercevoir que, désormais, c'est la presse qui est chargée d'administrer la preuve de l'utilisation d'armes non conventionnelles face à un ennemi que l'on tente de poser en adversaire de la paix et de la sécurité internationales pour mieux l'abattre. Il est vrai qu'après l'énorme manipulation de Colin Powell, qui avait brandi à la face du monde un "échantillon" (ah ! les échantillons !) de ce qui était censé être de l'anthrax utilisé par Saddam Hussein comme arme de guerre, plus personne ne croit les boniments de la propagande officielle. Mais en quoi des proclamations de journalistes, de toute façon "attestées" par des laboratoires dépendant de l'Etat, et dont se sert la diplomatie de leur pays dans le cadre d'une chorégraphie médiatique quasi-parfaite, diffèrent-elles fondamentalement de déclarations faites directement par des officiels ?

Une chose est sûre : s'il est normal, pour un journaliste, de se montrer circonspect voire carrément sceptique face à des informations provenant d'officiels, il est difficile de chipoter plus que de raison sur des "révélations exclusives" d'autres journalistes, sans courir le risque de l'accusation d'anti-confraternité.


Théophile Kouamouo


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

lundi, 03 juin 2013

DECLARATION FINALE DE L'ASSEMBLEE DES MOUVEMENTS SOCIAUX - FORUM SOCIAL MONDIAL, TUNIS 2013

 

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A titre d'information pour les lecteurs de Regards Croisés. Bon à savoir, même si nous sommes loin d'en partager toutes les positions et objets de lutte. Fernand Dindé.


Déclaration finale de l’Assemblée des mouvements sociaux, tenue lors du Forum social mondial 2013 à Tunis, le 29 mars 2013.

Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2013 à Tunis affirmons l’apport capital des peuples du Maghreb-Mashrek (du Nord d’Afrique jusqu’au Moyen Orient) dans la construction de la civilisation humaine. Nous affirmons que la décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons dans le respect de notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination et d’oppression.

Nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des politiques néolibérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.
Ensemble, les peuples de tous les continents mènent des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique.

Maintenant, nous nous trouvons dans un carrefour où les forces conservatrices et rétrogrades veulent arrêter les processus initiés il y a deux années par des soulèvements populaires dans la région du Maghreb-Mashrek qui ont permis de faire chuter des dictatures et de remettre en cause les politiques néolibérales imposées aux peuples. Ces soulèvements se sont étendus à tous les continents du monde en générant le mouvement des indignés et les occupations des places publiques d’Athènes à Wall Street.

Les peuples du monde entier subissent aujourd’hui l’aggravation d’une crise profonde du capitalisme dans laquelle ses agents (banques, transnationales, groupes de médias, institutions internationales et tous les gouvernements complices avec le néolibéralisme) cherchent à accroître leurs bénéfices au prix d’une politique interventionniste et néocolonialiste.

Guerres, occupations militaires, traités néolibéraux de libre-échange et «mesures d’austérité» se voient traduits en paquets économiques qui privatisent les biens communs et les services publics, baissent les salaires, réduisent les droits, augmentent le chômage, augmentent la surcharge des femmes dans le travail de soins et détruisent la nature.

Ces politiques affectent lourdement les pays riches du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les expulsions de logements, l’endettement et les inégalités sociales comme on peut le voir tous les jours en Grèce, à Chypre, au Portugal, en Italie, en Irlande et dans l’Etat Espagnol. Elles renforcent le conservatisme et le contrôle sur le corps et la vie des femmes. En outre, ils tentent de nous imposer « l’économie verte » comme solution à la crise environnementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le problème, mais débouche sur la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie et de la nature.
 
Nous dénonçons l´intensification de la répression des peuples rebelles, l’assassinat de leaders des mouvements sociaux, la criminalisation de nos luttes et de nos propositions.

Nous affirmons que les peuples ne doivent pas payer pour cette crise et qu’il n’y a pas d’issue possible au sein du système capitaliste. Ici, à Tunis, nous réaffirmons notre engagement avec la construction d’ une stratégie commune de lutte contre le capitalisme.  C’est pour ça que, nous, les mouvements sociaux luttons :

- Contre les transnationales et le système financier (FMI, BM et OMC),
 principaux agents du système capitaliste, qui privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales, promeuvent les guerres et les violations des droits humains. Les transnationales multiplient l’exploitation frénétiques des ressources naturelles en portant atteinte à la vie, accaparent nos terres et développent les semences et les aliments transgéniques qui privent les peuples de leur droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous luttons pour l´annulation de la dette illégitime et odieuse qui est aujourd´hui un instrument global de domination, de répression et d´asphyxie économique et financière des peuples.

Nous refusons les accords de libre-échange que nous imposent les États et les transnationales et nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, par les peuples et pour les peuples, fondée sur la solidarité et sur la liberté de circulation pour tous les êtres humains.

- Pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Nous savons que le réchauffement global est le résultat du mode capitaliste de production, de distribution et de consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements qui sont à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons l´« économie verte », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés, la géoingénierie et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD (Réduction des Émissions liées à la Déforestation et à la Dégradation), qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et les territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’agriculture paysanne qui constituent une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et permettent aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et soutenir les luttes paysannes locales.

- Contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité ne sont pas garanties. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons.
Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

- Pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires. Nous dénonçons les faux discours sur la défense des droits humains et le combat contre les intégrismes, qui souvent sont utilisés pour justifier des interventions militaires comme à Haïti, en Libye, au Mali et en Syrie. Nous défendons le droit à la souveraineté et à l’autodétermination des peuples notamment en Palestine, au Sahara Occidental et au Kurdistan.

Nous dénonçons l’installation des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde.

Nous luttons pour la liberté de nous organiser dans des syndicats, des mouvements sociaux, des associations et toutes autres formes de résistance pacifique.

Renforçons nos instruments de solidarité entre les peuples comme le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël, la lutte contre l’OTAN et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

- Pour la démocratisation des mass médias et la construction de médias alternatifs, qui sont fondamentaux pour combattre la logique capitaliste.

Inspirée par l’histoire de nos luttes et par la force rénovatrice des peuples quand ils se mobilisent dans les rues, l’Assemblée des mouvements sociaux appelle tous et toutes à développer des actions de mobilisation coordonnées au niveau mondial dans une journée globale de mobilisation à une date à définir.

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour abattre le système capitaliste ! Assez d'exploitation, assez de patriarcat, de racisme et colonialisme ! Vive la révolution ! Vive la lutte de tous les peuples !


Source: FORUM SOCIAL 06

dimanche, 02 juin 2013

UNE AUTRE VISION DU MONDE - EUX ET NOUS

monde,pas mal perçu,une autre vision du monde,eux et nous,les occidentaux et les africains,racisme



Quand ils font la guerre, elle devient mondiale;
Quand ils ont une opinion, elle est internationale;
Quand ils s'expriment, ils le font au nom de la communauté
internationale.

Quant à leurs valeurs, elles sont universelles.
 
Quand ils ont une crise, elle est mondiale.
 
Quand ils parlent d'eux, c'est une langue. Quand ce sont les autres, c'est forcément des dialectes.
 
Leurs fruits ont des noms du genre pommes, abricots, pèches. Ceux de
l'Afrique sont exotiques, sauvages.
 
Ils se sont installés de force en Amérique, au Canada, en Australie, en
Afrique du sud, en Amérique du sud et ils nous traitent d'immigrés.
Lamentable!
 
Quand ils viennent chez nous, ils disent qu'ils sont expatriés et quand
c'est nous qui allons chez eux, ils nous traitent d'immigrés.
Mesquinerie quand tu nous tiens!
 
Ils disent d'eux qu'ils sont en situation irrégulière dans un autre
pays. Et quand il s'agit de nous, ils disent que nous sommes des sans
papiers, des clandestins.
 
Quand ils s'attaquent à l'occupant, ce sont des résistants et quand
nous on s'attaque à l'occupant, nous sommes des terroristes.
 
Ils sont les seuls à pouvoir se doter des bombes atomiques et,
bizarrement, ce sont les autres qui fabriquent et utilisent des "armes de
destruction massive".
 
Quand ils les combattaient, il y a à peine un demi siècle, on
les appelait homosexuels, pédé. Et maintenant qu'ils les acceptent, on les appelle gays. Moi avant, j'étais un homme, maintenant, je suis un hétéro.

Quand ils croient en Dieu, le monde entier doit croire en Dieu. Et
maintenant qu'ils n'y croient plus, le monde entier devrait accepter le
mariage entre deux personnes de même sexe. Croire en Dieu est devenu ringard.
 
Quand on se met tout nu avec un cache-sexe, nous sommes des sauvages.
Et quand c'est eux, ils font du naturisme.
 
Quand nos femmes se voilent, nous les opprimons. Quand les leurs se
voilent, ce sont des saintes (soeurs).
 
Quand ils y régnaient, on parlait de noble art. Depuis que nous les
terrassons, on parle de boxe tout court.
 
Quand ils nous prêtent de l'argent, ils parlent d'aide. Quand ils
viennent nous piller, ils nous parlent de partenariat ou d'accord de
partenariat.
 
Quand ce sont eux qui le font, c'est du lobbying. Quand c'est nous,
c'est de la corruption, du clientélisme, du népotisme.
 
Ils traitent nos scarifications (marque de reconnaissance ethnique) de
sauvages. Aujourd'hui, ils pratiquent le tatouage à outrance.
 
Ils disent chez eux que la femme est plus libre, mais ils oublient que
le corps de la femme se vend en vitrine à Amsterdam et, aujourd'hui, pour une pub de yaourt, on a droit à un sein nu. Quel culot!
 

Auteur inconnu.

SYRIE: L'OCCIDENT PREPARE SON PLAN B POUR LE JOUR D'APRES!

SYRIE. DESTRUCTION.jpg

 

IRIB - L’ex vice-président du Conseil des ministres syrien pour les affaires économiques, M. Abdallah al-Dardari, se prépare à rejouer un rôle politique de premier plan dans «la Syrie de l’après guerre»!

 

M. Al-Dardari a tourné la page du soutien tacite aux groupes armés, et s’est porté volontaire pour coordonner un projet de financement [de plus de vingt milliards de dollars] pour la reconstruction de la Syrie après la guerre ; projet présenté comme le « Plan Marshall pour la Syrie » en référence au plan, du même nom, ayant aidé à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale [1].

C’est en tant que fonctionnaire international [2] que M. Al-Dardari a rencontré le président Bachar al-Assad ; lequel, d’après des témoignages de personnalités jordaniennes, n’aurait prêté aucune attention particulière à l’idée même du projet et l’aurait carrément rejetée lorsqu’il a été directement interrogé sur ce sujet. Des sources de presse ont rapporté que la réplique de certains milieux  diplomatiques occidentaux a consisté à déclarer que « M. Al-Assad n’avait pas de droit de veto sur un gouvernement dirigé par M. Al-Dardari, dans le cadre d'un règlement interne ! ».

L’important ici, n’est pas la personne de M. Al-Dardari. L’important est le projet qu’il annonce et qui commence à prendre forme dans les milieux occidentaux des affaires et des finances, milieux probablement en étroite collusion avec leurs homologues arabes et syriens.

Un projet ou « plan B » concocté suite à l'inéluctable défaite politique et militaire du plan précédent [3] destiné à renverser le gouvernement syrien. Sa mise en application ne fait que commencer et son schéma directeur se résume à profiter de l’épuisement infligé au gouvernement syrien en exploitant son nécessaire besoin de réconciliation interne et de reconstruction accélérée ; ce qui permettrait aussi bien à l’Occident qu’aux États du Golfe et à la Turquie de « renverser économiquement la Syrie » ! Un renversement censé aboutir au contrôle de ses ressources et richesses par l'imposition d’un « système néolibéral » sur tout son territoire et dans tous les domaines : privatisations à grande échelle, libéralisation du marché et de la circulation des capitaux, concentration des investissements étrangers dans les secteurs les plus rentables tels ceux de l’infrastructure, de l'immobilier, du tourisme et de la finance.

Les conséquences notoirement connues d’une telle approche sont l'endettement, les déficits budgétaires, la destruction des institutions industrielles et artisanales, le démantèlement de la production rurale et, par conséquent, la transformation de la Syrie d’un État national en plein développement en un « État comprador » ayant perdu son indépendance économique relative, avec tout ce que cela implique comme totale soumission aux forces du néolibéralisme et tout ce que cela engendre comme réseaux de corruption qui vont avec ! Dès lors, sa dépendance économique saperait nécessairement son indépendance politique.

Et c’est tout naturellement qu’une telle dynamique, nourrie par le capitalisme mondial et ses acolytes des Pays du Golfe, mènerait vers « la désintégration » des constantes politiques syriennes ; celles du financement et de l’équipement de son Armée nationale, de sa résistance politique et militaire à l’occupation du Golan, de son soutien à la Résistance libanaise et palestinienne… Bref, la politique syrienne se désintègrerait d’elle-même !

Finalement, c’est par le biais économique que le plan Marshall devrait imposer à Damas ce qu’il n’a pu lui imposer par la force des armes et des sanctions. Il a cependant le mérite de souligner le seul point positif de cette approche de « la Syrie d’après la guerre », celui de reconnaître tacitement que l’option guerrière est caduque et qu’il est désormais inévitable de traiter avec le gouvernement du Président Bachar al-Assad… en usant de tentations séductrices !

Ici, j'appelle les dirigeants syriens à se rappeler ce qui suit :

Tout d'abord, l'application partielle des politiques de privatisation et d’ouverture économique vers l'Occident, les États du Golfe et la Turquie - dont M. Al-Dardari fut le principal artisan lorsque, de par ses fonctions, il exerçait son contrôle sur les orientations et décisions économiques de la Syrie d’après  2005 - a été la principale raison ayant privé le gouvernement syrien de sa base sociale traditionnelle. Les paysans, artisans et ouvriers ont durement souffert du « choc néolibéral » au cours de la deuxième moitié de la dernière décennie. C’est en effet à partir de 2005 que sont apparues les pires manifestations de la pauvreté, du chômage et de la marginalisation. C’est sur cette frange de la société syrienne que se sont appuyés les forces réactionnaires hostiles à la Syrie. C’est à partir de ceux-là qu’ils ont  recruté les combattants ayant rejoint les groupes terroristes, après l’endoctrinement sectaire de milliers d’entre eux. Par conséquent, que pouvons-nous attendre si une politique néolibérale était appliquée pleinement et sans conditions ?

Deuxièmement, les forces qui ont versé leur sang et ont défendu la République arabe syrienne et son gouvernement légitime sont principalement :

1. Les officiers et soldats de l'armée arabe syrienne issus des classes laborieuses.

2. Les groupes de jeunes patriotes progressistes.

3. Les militants des courants gauchistes et nationalistes qui espéraient que la guerre, bien que douloureuse, puisse justement ramener la trajectoire socio-économique syrienne vers le développement national et la démocratie sociale.

4. Les forces de la bourgeoisie patriote et les industriels syriens qui ont suffisamment pâtis de l'ouverture vers la Turquie.

Ce sont là les quatre forces qui seront les plus touchées si la Syrie était acculée à devenir un « état comprador » menant inéluctablement à la réduction des dépenses militaires, à l’aggravation du chômage pour les classes populaires et moyennes, à la dégradation de la qualité de vie des jeunes de la classe moyenne, à la destruction des projets industriels… Le gouvernement syrien ne peut donc céder à une telle tentation, au risque de se retrouver devant un consensus national déjà prêt à s’y opposer.

La Syrie d’après la guerre, ne sera que pour ceux qui se sont battus pour sa défense ; pour ses jeunes, ses travailleurs et ses paysans ; pour ses industriels patriotes qui n’ont pas dévié de la ligne de l'indépendance, du développement et de la résistance. C'est ce que nous aimerions entendre, mais cette fois-ci « en public », de son Président !
 

Nahed Hattar

 
Notes :

[1] Le Plan Marshall / L’index historique
 
« A partir de 1947, le plan Marshall est une arme économique utilisée par les Américains pour combattre le communisme. Il correspond au côté économique de la doctrine Truman le Containment (endiguement). L'idée est que la misère fait le lit du communisme, le plan Marshall permet donc à la fois de combattre le communisme et de convertir l'économie de guerre américaine en économie de paix, nécessaires. Par le plan Marshall les Américains entendent rallier l'Europe. L'aide financière est assortie de conditions d'achat de produits américains. L'U.R.S.S. s'oppose à ce projet et empêche les pays de l'Europe de l'Est de bénéficier de ce plan. Par exemple, le plan Marshall d'abord accepté en Tchécoslovaquie par le gouvernement doit être refusé sous la pression de Moscou. En revanche 17 pays qui acceptent cette aide créent en 1948 l'Organisation Européenne de Coopération Économique (O.E.C.E.) qui deviendra O.C.D.E. [Organisation de Coordination et de Développement Économique). En mai 1949 est créé la R.F.A. Un ancien résistant à Hitler, le démocrate chrétien Konrad Adenauer en devient le premier chancelier. Il ancre solidement la R.F.A. dans le camp de l'ouest et accepte le plan Marshall. Le plan Marshall permet aussi d'effectuer des pressions sur les alliés des États-Unis. Ainsi, les Américains menacent les Pays-Bas de suspendre le plan si ceux-ci n'accordent pas l'indépendance à l'Indonésie (chose faite en 1949) ». [Ce site n’est peut-être pas une référence mais, puisque l’Histoire n’est écrite que par les vainqueurs, il n’est pas interdit de lire aussi le revers de certaines médailles, NdT].

[2] M. Abdallah AL DARDARI, Economiste en Chef et directeur de la division du développement économique et de la mondialisation et ESCWA [Economic and Social Commission for Western Asia].

[3] Comment le bloc atlantiste a construit la guerre en syrie
http://www.entrefilets.com/16_mois_pour_une_guerre.htm
 

 

jeudi, 30 mai 2013

ETATS-UNIS: LES HACKERS CHINOIS SAVENT TOUT DE L'ARMEMENT SECRET AMERICAIN

 

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PENTAGONE, Arlington (Etats-Unis) – L’industrie de défense américaine, surtout celle qui concerne l’armement de pointe, est dans tous ses états. Selon une note confidentielle des experts du Pentagone, le saint des saints, un grand nombre de systèmes d’armements, les plus avancés technologiquement et les plus sensibles de la Nation américaine ont été "compromis", selon la formule consacrée. Il s’agit du fait qu’ils auraient été copiés ou contrefaits par des hackers chinois qui travaillent pour leur Gouvernement.


En effet, parmi ces armes, plus de deux douzaines des grands systèmes d’armements ont vu leurs dessins violés. Or, ce sont des programmes essentiels pour la défense antimissile des États-Unis. Ainsi, les avions de combat et les navires américains n’ont plus de secret pour les Chinois, ce qui est très embêtant pour les Etats-Unis. Selon ce rapport secret non-divulgué, les dirigeants du Pentagone ont eu recours au Conseil Scientifique de Défense, qui a confirmé toutes ces données, qui affaiblissent sensiblement les Etats-Unis, militairement parlant car, sur le plan économique déjà, les Chinois ont pris un sérieux ascendant sur les Etats-Unis.

Les experts préviennent même que, ces intrusions électroniques chinoise ont donné accès à l’Empire du milieu, à des technologies de pointe qui pourraient accélérer le développement de ses systèmes d’armements et affaiblir davantage les forces militaires américaines en cas de conflit entre les deux pays…


Source: Le blog d'Allain Jules