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jeudi, 11 octobre 2012

BARACK OBAMA SERA-T-IL LUI AUSSI ATTEINT PAR LA MALEDICTION DE KADHAFI?


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BREVE - Le sondage Pew, dévoilé hier (lundi 8 octobre 2012, Ndlr), serait dévastateur, simplement dévastateur, selon des proches du président Barack Obama qui ne croit plus vraiment à une victoire. Il a visiblement oublié que Pew n’est qu’un sondage parmi tant d’autres. Mais, ce qui lui fait mal semble-t-il, c’est de voir la remontée spectaculaire de Mitt Romney. Car, avant le premier débat, Obama plafonnait parfois à 51% tandis que Mitt Romney, son challenger, se contentait de 43 %.  Maintenant, le mormon Romney passe à 49% et Barack Obama chute à 45%.

 

C’est tout simplement un renversement sans précédent pour un candidat en plein mois d’octobre, de mémoire d’Américain. Auparavant, Barack Obama dominait sur tous les tableaux, en matière économique, politique ou sociale. Maintenant, c’est Mitt Romney qui mène le débat, dans la quasi-totalité d’entre eux. La dernière performance de Barack Obama au débat dernier, a donné un élan mirifique de 12 points à Mitt Romney.

La question est de savoir qui est mieux que l’autre? Romney n’a pas encore dirigé mais il s’avère que ses déclarations sont un danger pour la planète entière même s'il n’a pas les moyens de sa politique. L’Amérique, endettée, ne peut ouvrir un nouveau front. Quant à Barack Obama, il a fait preuve de brutalité durant son mandat. Suivra-t-il le chemin de la bande à «Bono» à l’origine de l’assassinat de Mouammar Kadhafi et qui ont tous perdus une élection présidentielle?

 

Source: Le blog d'Allain Jules

HUGO CHAVEZ: LES LEÇONS D'UNE VICTOIRE

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La victoire d’HUGO CHAVEZ est la victoire du socialisme de marché et de la démocratie participative qui constituent en réalité l’idéologie émergeante dont le leadership est assuré par la Chine.

L’aveuglement de l’impérialisme occidental qui le conduit à diaboliser systématiquement tous ceux qui n’empruntent pas la voie sans issue du libéralisme, l’isole de plus en plus de l’aspiration profonde des masses populaires pour être un simple marchant d’armes et un instrument d’endettement de leur population aux profit des détenteurs de paradis fiscaux.

En déclarant stratégique un certain nombre de secteurs économiques dont le secteur pétrolier sous contrôle de l’Etat, le Venezuela a pu redistribuer les richesses du pays et créer un tissu industriel dont les facteurs de productions sont internes.

Le contrôle par l’Etat a touché les secteurs suivants :

• La nationalisation du secteur des pétroles est un choix aussi idéologique que stratégique. La ressource, représente 30 % du PIB et 85 % des exportations. L’Etat détient 60 % des projets menés par Petroleum PLC, américaines Exxon Mobil, Chevron, Conoco Phillips, la française Total et Statoil.

• Les secteurs des télécommunications et de la production d'électricité ont également été nationalisés. Les sociétés refusaient par exemple d'investir dans des régions jugées peu rentables. 

• Au début de l'année 2008, le gouvernement vénézuélien annonce la nationalisation de la production de ciment, montrée comme une réponse au choix des sociétés étrangères d'exporter une partie de leur production en situation de pénurie de logements. 

• En 2010, le commerce de détail est nationalisé, avec la chaîne Exito détenue par le groupe français Casino accusée de contribuer à la hausse des prix. La filiale locale de l'américain NorPro, fabricant un produit pour les forages pétroliers est étatisée et intégrée à l'entreprise publique PDVSA qui détient les parts pétrolières pour le compte de l’Etat. Le groupe sidérurgique italien Tenaris Dalmine est exproprié de ses actifs, n'ayant trouvé un accord financier avec le gouvernement. 

Conséquence, le taux de croissance a atteint dans la période CHAVEZ des pics de 17% avec une réduction continue du niveau de pauvreté passant de 67% à 27% de 97 à 2011. Cette réélection confirme ce choix stratégique contre le désir de quelques multinationales qui rêvaient d’un retour triomphal par une diabolisation démesurée.

Le Venezuela a été l’initiateur de l’OPEP ayant permis aux pays producteurs de pétrole de contrôler le marché international du pétrole au profit des producteurs.

Avec CHAVEZ la révolution bolivarienne est passée du rêve à la réalité servant d’exemple à plusieurs pays d’Amérique du Sud et une leçon pour ceux qui veulent émerger de la dépendance.


DON MELLO Ahoua

Dr Ingénieur des Ponts et chaussées,
Ancien Ministre

samedi, 29 septembre 2012

EXISTE-T-IL ENCORE DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS?

 

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Faut-il encore accorder du crédit aux organisations internationales de défense des droits de l’Homme, des organisations créées de toutes pièces par les puissances impérialistes dont elles sont des bras séculiers dans les conflits mondiaux? Nombreux sont ceux qui se posent cette question aujourd’hui, face à leurs comportements douteux, suspects parfois même criminels. C’est pourquoi, il faut tenter de répondre à cette question pour aiguiller la curiosité et attirer l’attention de toute personne sur les actes macabres et le rôle néfaste de ces organisations censées défendre les droits de l’Homme. 

Plus le temps passe, plus les manigances, de la soi disant communauté internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO) et tous ses appendices d’ONG de défense des droits humains, sont mises à nu; en réalité, ces organisations ne sont que des clubs de soutien masqués des basses manœuvres déshumanisantes des puissances impérialistes qui les manipulent pour installer leur domination dans le monde. 

Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que plutôt que de défendre les droits de l’Homme, ces organismes sont créés et financés par ces super puissances pour déstabiliser sournoisement les pays sous développés, contrôler, exploiter astucieusement et à vils prix leurs richesses. Ainsi, les actes les plus ignobles de ce CSVIO ne font-ils l’objet d’aucune condamnation (tueries massives des ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire et dans beaucoup d’autres endroits de la Côte d’Ivoire, génocide des Wè en Mars 2011 à Duékoué, massacre de plusieurs centaines de réfugiés du camp de Nahibly en Juillet 2012, pour ne citer que trois exemples). Ces organismes fantoches appelés abusivement organisations internationales de défense des droits de l’Homme ferment les yeux sur les agissements inhumains de leurs maîtres qui divisent des peuples, installent des rébellions et autres actions déstabilisatrices dans les pays bien choisis selon les besoins de la cause. Ces organisations confirment de plus en plus qu’elles sont le relais de dénigrement des dignes fils d’Afrique, ces Présidents qui nourrissent de nobles ambitions pour leurs populations, leurs pays et pour le continent noir. 

Après que leurs maîtres eurent brocardé ces dirigeants patriotes africains, les qualifiant par de grossiers mensonges de dirigeants-dictateurs exerçant un pouvoir antidémocratique, elles prennent le relai pour continuer de calomnier ces dirigeants souverainistes et patriotes à travers les organes de communication propagandistes au service des pays occidentaux néo-colonialistes. 

Le cas du Président Laurent Gbagbo, en Côte d’Ivoire, est très patent pour éclairer les vrais démocrates de ce Monde. Que n’a-t-on pas entendu dire sur son compte ? Voici un Président qui n’entrait pas dans le système de spoliation de la Côte d’Ivoire établi par la France. A ce sujet, l’homme politique, ancien Président de l’Assemblée Nationale française, Henri Emmanuelli disait de Gbgabo: « Ce Président sait ce qu’il veut pour son pays ». Cet homme qui, pendant plus de 40ans a mené une opposition démocratique et pacifique en Côte d’Ivoire, sans jamais recourir aux armes pour obtenir le pouvoir d’Etat, est traité de dictateur, de Président infréquentable, xénophobe. Quel mensonge honteux! 

A partir de l’an 2000 où il parvint à la Magistrature Suprême après une brillante élection, les complots de la France vont se succéder contre lui avec des assassinats, des charniers fabriqués par ceux-là-mêmes qu’elle a installés aujourd’hui au pouvoir. 
C’est alors que ces ONG de droits de l’Homme vont entrer en transe pour hurler aux massacres, des militants de l’opposition et engager ainsi la déstabilisation de la Côte d’Ivoire (CI). 

Inventer des raisons farfelues pour vilipender Gbagbo et aider une rébellion à s’installer, tel fut le rôle exercé par ces ONG en Côte d’Ivoire. Ainsi, la France de Chirac en Septembre 2002, va-t-elle déclencher contre le pouvoir du Président Gbagbo, une rébellion préparée et entretenue par le Burkina Faso de Blaise Compaoré, au vu et au su de Human Right Watch (HRW), Amnesty International (AI), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et bien d’autres organisations aux objectifs semblables ; ces organisations dites humanitaires sont toujours promptes à vilipender les dignes Présidents du continent noir pour les objectifs cruels de leurs mandants, les membres du CSVIO. 

Ces rébellions seront pourvues en armements et en ressources financières pour déstabiliser les régimes réfractaires au néo-colonialisme. Ainsi pendant dix longues années, les rebelles du couple « infernalissime » Ouattara-Soro, avec la bénédiction de la France et de l’ONU, vont semer la terreur au sein des populations et s’enraciner au Nord, au Centre et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ils y feront régner une justice expéditive pour massacrer des pro-Gbagbo et de nombreuses populations innocentes: les gendarmes désarmés de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou, de nombreux sacrifices rituels humains, etc. 

C’est bien avec les armes offertes par la France que des tueries vont être perpétrées sans que ces crimes ne soient véritablement dénoncés par la soi-disant Communauté Internationale et les ONG à sa solde. Il faut rappeler que cette Communauté Internationale a été pleinement actrice dans ces événements douloureux de Côte d’Ivoire éloquemment attestés par les actes destructeurs de l’ONUCI et de la Licorne pourtant venues en CI pour y restaurer la paix. Les rapports sur les atrocités vécues par les ivoiriens rédigés par ces organisations de l’ONU et de défense des droits humains, au lieu d’être véridiques et équitables, vont toujours indexer le Président Gbagbo, l’accusant d’être le plus grand criminel de tous les temps, lui qui a été la victime de la barbarie de la communauté internationale dirigée par la France. 

HRW, AI, FIDH…. savent aujourd’hui l’issue de ce complot ourdi contre celui que les ivoiriens avaient élu et réélu pour les sortir du sous développement par son programme audacieux de gouvernement. Laurent Gbagbo, après avoir miraculeusement échappé aux milliers de tonnes de bombes et de missiles de l’armée française, a été déporté manu militari à La Haye, pendant que les vrais criminels Chirac, Sarkozy, Ban ki Moon, Choi et leurs larbins ivoiriens Ouattara, Soro et autres quasi analphabètes, promus Préfets de régions pour services rendus aux nombreux ivoiriens, aujourd’hui dans les cimetières, ne sont guère inquiétés pour leurs nombreux crimes. Patissanganan !!! La partie fut vraiment sanglante. 

Ces organisations dites de défense des droits humains savent très bien que l’occident est à la base de tous les conflits qui déchirent le monde. En Lybie, Sarkozy et son ami Obama se sont solidarisés dans le mal pour devenir les bourreaux de Kadhafi. Par cet assassinat, ce pays est devenu une proie à toutes sortes de groupuscules équipés d’armes, à eux offertes par ces deux gendarmes, en réalité les pyromanes pompiers des conflits dans ce monde. C’est avec ces mêmes armes que le Nord du Mali est aujourd’hui sous le contrôle d’une horde d’intégristes religieux et de plusieurs bandes de voyous sans cesse soutenus par ces mêmes impérialistes. Le deal était qu’ils combattent Kadhafi pour obtenir le Nord du Mali. 

Voilà donc des comportements inhumains à dénoncer au lieu de hurler sur les antennes des télévisions, la pratique obligée de la charia et les destructions de monuments historiques qui n’ont aucune importance devant les massacres d’êtres humains que l’OTAN a perpétrés en Lybie, tout comme les nombreux crimes de l’ONUCI et de la Licorne en Côte d’Ivoire. Oh ! Un crime n’est-il crime que quand Sarkozy et Obama en décident ainsi. A eux a été donné, par on ne sait qui, le permis de tuer. C’est pourquoi HRW, AI, FIDH et autres organismes de même acabit se taisent sur leurs crimes odieux en Irak, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Syrie. 

Ainsi, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ce régime tyrannique installé par la France commet les crimes les plus inimaginables. 

Il n’est pas exagéré de noter que le programme des gouvernants actuels se résume à la traque, l’emprisonnement, l’expropriation et à l’assassinat des pro-Gbagbo. Malheureusement, au lieu d’être sanctionnés, ces miliciens du RDR, sont plutôt promus dans le silence de ces organisations qui voient bien les affidés de leur poulain commettre ces crimes et exactions. Bien sûr que les puissances financières ont rendu aphones ces organisations qui claironnent à tout moment leur autonomie. Heureusement qu’il y a Dieu qui jugera leurs crimes et leurs perfidies pour que chaque membre coupable de ces ONG subisse la punition éternelle en enfer. 

De même, voici une révolution, baptisée « Printemps Arabe »comme si tuer des être humains était annonciateur de bonnes nouvelles, inventée de toutes pièces par ces mêmes impérialistes pour déstabiliser les pays arabes, prendre le contrôle de leur pétrole et y installer leurs voraces multinationales. Toujours dans le même style, ces cyniques ONG de défense des droits de l’Homme se fourvoient actuellement en Syrie. Après avoir dénigré injustement le régime de Bachar El Assad, le CSVIO a créé une opposition fictive pour envahir la Syrie de mercenaires recrutés par ses soins à partir de la Turquie, croyant réussir aussi facilement son coup de force contre le Président syrien. 

Comme en Côte d’Ivoire où la rébellion a été affectueusement dénommée « Forces Nouvelles », elle appellera la coalition des mercenaires occidentaux « Armée Libre de Syrie » (ALS). Comme pour dire que celle qui défend le peuple syrien est une armée esclave d’El Assad. OH Honte ! Qu’une rébellion contre un régime légalement installé dans un pays ne puisse émouvoir les membres d’une organisation Internationale de défense des droits humains parce qu’elle a la caution des maîtres du monde est tout simplement ahurissant. 

Y a-t-il aujourd’hui lieu de prendre au sérieux ces satellites de la Communauté Internationale que sont ces organisations des droits humains? Car à la vérité, elles sont au début et à la fin des processus de déstabilisation des pays avec leur rôle de pyromanes et pompiers. Elles installent le lit du désastre en accompagnant les maîtres impérialistes qui n’ont d’yeux que pour les richesses des petits pays. 

Comment faire pour échapper à leur manège désormais dévoilé? Beaucoup de pays sous développés vivent encore une pauvreté accrue que les populations n’arrivent pas à juguler, à cause des nombreux besoins que la société occidentale leur impose à travers tous leurs instruments de communications actuels. Alors, au niveau de certains politiciens véreux, la tentation est grande quand ils sont sollicités pour servir d’instrument de déstabilisation de leurs propres pays, par des propositions faramineuses de promotion politique et d’enrichissement illicite et rapide. 

Tant qu’il y aura cette espèce de politiciens, il sera difficile de fermer la porte aux déstabilisateurs ; il n’est cependant pas impossible d’y arriver. Il faut alors une prise de conscience collective, comme en Syrie, où la véritable armée du peuple a compris qu’il n’est pas question de renoncer à cette lutte et qu’elle doit aller jusqu’au bout. Chaque citoyen doit normalement comprendre qu’il doit être un résistant permanent, face aux impérialistes qui veulent maintenir le monde sous domination, en privant les faibles de la liberté vivre et de jouir de leurs richesses. Il est seulement regrettable de constater que les organisations de défense des droits humains ne les y accompagnent. Pour les Africains, ces ONG méritent-elles de continuer d’exister ? Assurément non. 

 
NANWOULET G. Simone 
 
 
Source: AFRIK53.COM

mercredi, 19 septembre 2012

FILM ANTI-ISLAM: LE COUP D'ETAT DE ROMNEY CONTRE OBAMA?

 

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Le film blasphématoire  «Innocence of Islam» dont la projection a embrasé à raison le monde de l’Islam va au-delà d’un simple acte islamophobe. Il y a là du complot bien mijoté, du dessin bien prémédité et tout porte à croire que les républicains y sont pour quelque chose. 11 ans après le 11 septembre, le monde assiste à un nouveau coup républicain qui survient, étrange hasard, au lendemain de l’anniversaire des attentats contre les tours jumelles.

Le scénario est écrit en plusieurs actes.

Acte I: Obama et la guerre contre l’Iran

Il n’est certes pas question de rendre hommage au président Obama dont la politique de quatre n’a été qu’une suite de promesses non tenue, de violences maintenue, de guerre et de crimes de guerre. Obama est le président qui a durci les sanctions contre l’Iran, a refusé tout compromis avec ce pays sous l’auspice turco-brésilienne, a intensifié les  raids aux drones US en Asie, en Afrique. Mais Obama n’a pas accepté d’entrer en guerre contre la RII, une guerre à tous point de vue imprévisible et dont l’issue est plus qu’incertaine. Si L’actuel locataire de la Maison Blanche a refusé de céder à l’appel des sirènes bellicistes; à sortir armes et munition contre l’Iran, c’est parce qu’il sait que ses chances de succès dans une entreprise aussi périlleuse que la guerre contre l’Iran sont infinitésimales. Obama est un rationaliste.

Mais dans le camp d’en face, Mitt Romney, le mormon républicain a prouvé à plus d’une reprise que la politique à ses yeux ne relève que de la passion. Aucun rationalisme ne frôle ce millionnaire aventuriste dont l’argent «sale» a servi depuis le début de la campagne électorale à séduire l’Amérique conservatrice raciste et xénophobe. N’oublions pas que le premier déplacement de Romney l’a conduit en Israël, et  en Amérique c’est cela qui fait la différence. Les liens entre Netanyahu et Obama n’ont jamais été cordiaux. Sur l’Iran les dissensions sont dorénavant si profondes que le président US refuse de rencontrer le premier ministre d’Israël. Et que dire de l’AIPAC qui appelle désormais très clairement les Américains à voter Romney.

Acte II: un coup d’état hollywoodien

La convention démocrate n’a pas seulement consacré la candidature du président sortant à sa propre succession mais a aussi servi à  booster Obama dans les sondages qui lui donnent à présent quatre points d’avance sur son rival républicain. Il fallait donc qu’une riposte républicaine se mette sur place et de toute urgence: la riposte devait être spectaculaire comme les attentats du 11 septembre pour pouvoir miner l’avancée d’Obama d’une part et de le fragiliser de l’autre.

Cinq millions de dollars auront suffi pour peaufiner la riposte: un film dont la première est projeté dans une salle vide. Les dialogues des acteurs sont doublés en arabe et le réalisateur et ses collègues savent bien où mettre quoi pour susciter la colère des musulmans.  Ce réalisateur est pour le reste occulté du regard du public et personne ne sait rien ni de son parcours ni de sa biographie.

Acte III: Libye, Etat inexistant

Aucun pays ne saurait mieux que la Libye servir de décor à ce scénario satanique. Un pays carrément ruiné, inexistant, où personne ne gouverne et où l’Etat n’est plus que l’ombre de lui-même. Pour Romney et son équipe, il n’était pas très difficile de trouver des relais locaux en Libye et de d’acheter des gardiens du consulat US à Benghazi, foyer de la «révolution anti-Kadhafi» et qui accueillent en ce moment des centaines d’occidentaux. Les témoignages venant de la Libye confirment d’ailleurs cette version des faits: les Libyens disent ne pas avoir eu l’intention de pénétrer le bâtiment, de tuer l’ambassadeur et ses collègues. Ils ne cherchaient, comme en Egypte, qu'à prendre d’assaut le drapeau et à le brûler. «Ce sont les Américains qui nous ont tiré dessus en premier», aurait dit l’un des manifestants. Le prophète n’a pas besoin que les innocents meurent pour protéger sa sacralité.

Que ce soit les salafistes extrémistes ou les agents républicains, l’assassin de Chris Stevens a grandement rendu service à Romney

Acte IV: Coup d’état républicain

Dans les premières heures suivants la mort de l’ambassadeur Stevens, un premier mort de ce genre depuis trente ans, Obama et sa secrétaire d’état n’ont pu souffler tant fut grand le choc subi. Ils ont affirmé de concert vouloir arrêter les criminels et dit ne pas approuver l’offense contre la religion musulmane.

Réaction immédiate de Romney: «Obama n’a pas à s’excuser puisqu’un américain vient d’être tué». Le discours qui plait fort à l’Américain lambda, qui a à l’esprit les images des attentats du 11 septembre, d’ailleurs récemment célébré en toute sobriété.  A ceci s’ajoute ces centaines de milliers d’autres images qui montrent  les drapeaux américains brûlés, les «musulmans en furie», criant «mort à l’Amérique», et le corps profané de Chris Stevens qui est sorti on ne sait comment du consulat US,  et passé entre les mains de ses présumés assassins.

La presse occidentale parle déjà de la victoire de Romney: «le coup ressemble à celui de la prise d’otages en Iran, affaire qui a couté à Carter son fauteuil présidentiel», titre La Republica.

Acte V: PNAC (Project for a New American Century)

Si Romney arrive au pouvoir, «le projet pour l’Amérique du siècle nouveau» pourra se concrétiser. La guerre avec l’Iran aura lieu, tout comme celle qui a ruiné l’Irak et l’Afghanistan. Israël lui, mènera ses frappes contre les sites nucléaires iraniens sans avoir à se heurter à la résistance et les réserves de Washington….. D’ores et déjà, deux navires de guerre US sont en route pour la Libye et la force spéciale américaine y débarque pour, dit-elle, protéger les diplomates américains…… et Romney rit dans son coin !!!


Davoud Abbasi

 

SourceABIDJAN DIRECT.NET

samedi, 08 septembre 2012

L’INITIATIVE PPTE: ENTRE ILLUSION ET ARNAQUE

 

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Dans les années 1980, les crises financières liées à l’impossibilité pour un nombre croissant d’Etats d’assurer le remboursement de leur dette se sont multipliées. Alors qu’au départ, les pays riches considèrent qu’il s’agit d’évènements ponctuels liés à une mauvaise gouvernance dans ces pays, à partir du sommet du G7 de Toronto de 1988, la dette est reconnue comme un problème structurel. Les États riches tentent alors d’organiser des rééchelonnements et quelques mesures d’allégements bien maigres pour les nombreux pays qui accumulent des arriérés de paiement et doivent rencontrer leurs créanciers de plus en plus souvent pour obtenir des délais de paiement. Ces mesures vont à chaque fois s’avérer insuffisantes et inadaptées, si bien que le problème de la dette demeure entier.

Même les quelques annonces fort médiatisées d’annulations qui ont eu lieu depuis 1990 sont bien décevantes. Des allégements ont été réservés aux alliés stratégiques des États-Unis ou des quatre autres grandes puissances (Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne). En 1996, face à l’ampleur prise par la crise de la dette, les grands argentiers du monde conçoivent une nouvelle initiative d’allégement, encore en vigueur, très médiatisée et non dénuée d’arrière-pensées : c’est l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés, en anglais HIPC pour Heavily Indebted Poor Countries).

L’initiative PPTE, lancée au sommet du G7 de Lyon en 1996 et renforcée à celui de Cologne en septembre 1999, est censée alléger la dette des pays pauvres et très endettés. Mais elle est mal née : elle ne résout rien. Elle ne concerne qu’un petit nombre de pays très pauvres (42 pays seulement, représentant 11% de la population des pays en développement) et son but se limite à rendre leur dette extérieure soutenable. Le FMI et la Banque mondiale essaient d’alléger la dette juste ce qu’il faut pour mettre fin aux arriérés et aux demandes de restructurations. Pas plus ! On verra qu’ils ne vont même pas y parvenir. Mais surtout ils profitent de cette initiative qui semble généreuse pour imposer un renforcement de l’ajustement structurel et de nouveaux prêts. Malgré une apparence de changement, la logique demeure.

Le mécanisme officiel

Pour bénéficier d’un allégement de dette dans le cadre de l’initiative PPTE, les étapes sont nombreuses et exigeantes, et nécessitent un temps démesurément long.

Tout d’abord, les pays susceptibles d’y prétendre doivent, selon le FMI, « avoir un degré d’endettement intolérable » et « établir des antécédents positifs dans la mise en œuvre de réformes et de bonnes politiques économiques au moyen de programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale ». Il s’agit d’un véritable parcours du combattant. Le pays concerné par cette initiative doit d’abord signer un accord avec le FMI afin de mener pendant une période de trois ans une politique économique approuvée par Washington. Cette politique s’appuie sur la rédaction d’un Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Ce document, assez long à rédiger, est intérimaire dans un premier temps. Il présente la situation économique du pays et doit préciser dans le détail la liste des privatisations, les mesures de dérégulation économique permettant de générer des ressources pour le remboursement de la dette d’une part, et comment d’autre part les fonds résultant de l’allégement seront utilisés, notamment pour lutter contre la pauvreté. On voit la contradiction. Officiellement, le DSRP doit être rédigé « selon un vaste processus participatif », en collaboration avec la société civile locale.

À l’issue de cette période de trois ans, le FMI et la Banque mondiale cherchent à savoir si la politique suivie par ce pays est suffisante pour lui permettre de rembourser sa dette. Le critère retenu pour déterminer une éventuelle insoutenabilité de la dette est le rapport entre la valeur actuelle de sa dette et le montant annuel de ses exportations. Si ce ratio est supérieur à 150 %, la dette est estimée insoutenable |1|. Dans ce cas, ce pays atteint le point de décision et est déclaré admissible à l’initiative PPTE.

Il bénéficie alors de premiers allégements (dits « intermédiaires »), portant uniquement sur le service de la dette pour la période couverte par l’accord avec le FMI.

Un pays ayant atteint favorablement le point de décision doit alors poursuivre l’application des politiques agréées par le FMI et rédiger un DSRP définitif. La durée de cette période varie entre un et trois ans, elle est déterminée par la rédaction du DSRP et la mise en œuvre satisfaisante des réformes-clés convenues avec le FMI. Ces réformes-clés correspondent en fait à un renforcement de l’ajustement structurel des années 1980 et 1990.

Puis arrive le point d’achèvement. Le pays bénéficie alors d’une annulation du stock de sa dette bilatérale selon les termes de Cologne : officiellement, 90% du stock de sa dette non-APD pré-date butoir, que l’on a bien souvent du mal à voir dans la pratique. Le poids du remboursement de la part multilatérale de sa dette est allégé, sans recourir à une annulation véritable, de façon à permettre au pays de revenir à une dette globale soutenable selon les critères du FMI.

À propos des prétendus allégements de la part multilatérale, un fonds appelé fonds fiduciaire PPTE (en anglais trust fund) a été créé. Il est géré par l’AID, une branche de la Banque mondiale. Les pays riches et les institutions multilatérales sont incités à contribuer à ce fonds. Les sommes récoltées sont placées sur les marchés financiers, contribuant ainsi au gonflement de la bulle spéculative. Les bénéfices perçus sont destinés à financer les allégements : les institutions multilatérales, qui ont décidé de ne rien annuler même si elles en ont les moyens, piochent dedans pour se rembourser. Ainsi, que le remboursement provienne du trust fund ou des PED (pays en développement), rien ne change pour le FMI et la Banque mondiale. Parler d’annulation dans ces conditions est un abus de langage, volontaire pour servir leur image de marque. Ne nous y trompons pas : il n’y a pas d’annulation de dette multilatérale.

Au total, les PPTE sont au nombre de 42, dont 34 pays d’Afrique subsaharienne (dont Madagascar), auxquels il convient d’ajouter 4 pays d’Amérique latine (le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, le Guyana), 3 pays d’Asie (le Laos, le Vietnam et Myanmar) et le Yémen. Mais ils ne seront pas tous bénéficiaires d’allégements. En effet, le Laos ne demande pas à profiter de cette initiative, parce que ses dirigeants jugent qu’elle apporte plus d’inconvénients que d’avantages. De plus, 4 pays sont arrivés au point de décision et ont eu une réponse négative : l’Angola, le Kenya, le Vietnam et le Yémen. Leur endettement est jugé soutenable, même si par exemple l’Angola, ravagé par 25 ans de guerre civile entretenue par les multinationales pétrolières, a dû affronter en 2002 une famine sans précédent sur son territoire... Enfin, les prévisions indiquent que trois autres pays ne sont pas en mesure de bénéficier de l’initiative (à cause d’un état de guerre ou d’un manque de coopération avec les pays riches) : le Liberia, le Soudan et la Somalie, ainsi sanctionnés parce qu’ils ne sont pas politiquement corrects. L’initiative PPTE concerne donc au mieux 34 pays.

Voilà pour l’aspect officiel. Mais on ne peut en rester là : tout cela mérite un bilan et de multiples observations pour comprendre ce qui se trame en coulisses.

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Les résultats de l’initiative PPTE

En novembre 2003, 27 pays avaient atteint le point de décision, et huit d’entre eux avaient atteint le point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali et le Bénin.

Selon le FMI, qui fait dans la propagande, l’économie pour ces 27 pays atteint 40 milliards de dollars, sans préciser qu’ils en profiteront souvent par une réduction des remboursements sur plusieurs dizaines d’années, pendant lesquelles d’ailleurs la dette aura eu mille occasions de se reconstituer...

En ce qui concerne le fonds fiduciaire PPTE, le total des fonds promis par les États riches atteint 2 sur remboursements accordées par les institutions multilatérales. En règle générale, le FMI et la Banque mondiale sont très peu loquaces sur le contenu actuel de ce fonds et sur sa possibilité de financer effectivement tous les allégements promis. Mais ils admettent en coulisse que si les gouvernements ne tiennent pas leurs promesse, 6 milliards de dollars. Les contributions versées depuis 1996 s’élèvent pour l’instant à environ 1,6 milliards de dollars (une misère !). Le FMI y a contribué par la vente d’une partie de son stock d’or (pour 800 millions de dollars). Comme nous l’avons dit, ces sommes serviront à financer les remises, ils ne le pourront pas non plus.

Les limites de l’initiative PPTE

Primo, il ne s’agit pas de libérer le développement des PPTE, mais modestement de rendre leur dette soutenable. La différence est de taille : on va annuler juste ce qu’il faut pour faire payer les PED au maximum de leurs possibilités. En fait, on annule essentiellement les créances impayables. L’initiative PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une apparence de générosité. En 2001, soit cinq ans après le début de l’initiative, les 42 PPTE ont transféré des sommes colossales au Nord : le transfert net sur la dette a été négatif pour eux d’environ 320 millions de dollars.

Deuzio, outre la faiblesse des montants concernés, l’insuffisance de l’initiative PPTE porte aussi sur le nombre de pays bénéficiaires : il faut être très pauvre et très endetté pour pouvoir prétendre à de tels allégements. Ainsi le Nigeria est très endetté, mais comme il s’agit d’un pays producteur de pétrole, il n’est pas jugé assez pauvre. Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète, n’est pas jugé assez endetté pour être éligible. Et les pays où vivent la plupart des pauvres de la planète ne sont pas concernés : la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, les Philippines, le Pakistan, etc. Comment espérer sortir de l’impasse financière actuelle où sont plongés tous les PED avec une telle initiative ? Et même pour les PPTE, les accords passés dissimulent de nouveaux prêts, qui vont faire repartir à la hausse le stock de la dette. La mécanique infernale est toujours enclenchée…

Surtout que les prévisions du FMI et de l’AID pour les pays endettés se sont révélées bien trop optimistes, c’est reconnu désormais au sein même de ces institutions. Les allégements, calculés sur une situation économique quasi-paradisiaque, sont donc insuffisants à un point tel que la dette de certains pays ne parviendra même pas à devenir soutenable à la fin de l’initiative. Le comble !

Même si toute réduction est théoriquement la bienvenue, c’est cher payer la mainmise totale du FMI sur l’économie de ces pays. Car le DSRP, qui doit être approuvé par le FMI, ne résiste pas à l’analyse : il est l’héritier des fameux plans d’ajustement structurel des 20 dernières années. Seul le nom a changé : « Stratégie de réduction da pauvreté », c’est beau, ça sonne social, mais c’est de l’ajustement structurel ! Un PAS revu, et même pas corrigé, sinon par quelques projets de lutte contre la pauvreté ciblés et souvent incompatibles avec les objectifs de croissance fixés. A tel point que le Laos a refusé d’y participer...

Le DSRP doit officiellement être rédigé en concertation avec la société civile. Dans la pratique, ce point relève souvent de la manipulation. Certaines organisations non-gouvernementales (ONG) du Sud sont inscrites parfois à leur insu aux différents ateliers conduisant à la rédaction du document. Elles sont souvent prévenues fort tard des réunions, ou reçoivent les documents au dernier moment. Elles ont rarement le temps de préparer efficacement les rencontres avec les représentants du gouvernement et des différents organismes qui ont de toute façon la majorité pour décider. Les ONG à l’extérieur de la capitale ne sont pas associées en général, on a même vu un ministre demander aux ONG de signer ce bon document qu’est le DSRP et de ne pas montrer de désaccord devant des étrangers pour ne pas nuire à la crédibilité du pays... Ainsi, au Burkina Faso, la participation de la société civile s’est limitée à une réunion de 90 minutes avec les « donateurs ». Certains gouvernements vont jusqu’à créer leur propre ONG pour faciliter les convergences avec la société civile. Processus participatif ? Poudre aux yeux...

Par ailleurs, les critères sélectionnés pour mesurer la soutenabilité de la dette ont deux particularités.

 Ils sont discutables : comment décider qu’un pays va ou non pouvoir bénéficier d’allégements pour réduire la pauvreté chez lui en étudiant juste un ratio ? 149 %, ah ! dommage, vous vous débrouillerez tout seul, mais on compatit...

 Ils sont complexes, sans doute à souhait, pour en discuter entre experts seulement, et pour que l’étroitesse de l’initiative ne saute pas aux yeux. Pas de chance pour eux, des militants d’associations comme le CADTM, qui dispose d’un réseau international, n’hésitent pas à mettre le nez dedans pour les dénoncer avec force. La CNUCED ou la Commission des droits de l’homme de l’ONU publient également des rapports très critiques sur cette initiative.

Le premier pays bénéficiaire a été l’Ouganda, allié des États-Unis dans la région des Grands Lacs, le levier géopolitique est dès lors bien clair. Les quelques sommes qui ont été libérées pour la vitrine sociale de l’initiative PPTE (à savoir la réduction de la pauvreté, par ailleurs décuplée par les autres mesures-clés) ont servi à l’Ouganda pour la gratuité de l’école primaire. Les taux de scolarisation ont bondi, mais la chute du cours du café, dont l’Ouganda est fortement dépendante, ont privé le pays de ressources équivalentes à celles libérées par l’initiative PPTE. Retour à la case départ donc…

Au niveau bilatéral, la question de l’additionnalité des sommes dégagées est cruciale. Il serait fâcheux que ces sommes soient prélevées sur d’autres aides octroyées aux PED. Pour le moment, il est permis d’être inquiet ! Le cas de la France est assez éclairant. Elle a mis en place le procédé de refinancement par don, via des contrats de désendettement-développement (C2D) : le PPTE rembourse ses échéances à la France qui reverse très vite la même somme sur une ligne spéciale à la banque centrale de ce pays. L’utilisation des sommes ainsi dégagées est décidée conjointement par le gouvernement du pays et l’ambassadeur de France, ce qui place une partie du budget de ce PPTE sous tutelle française ! Mais surtout, la somme reversée par la France est comptabilisée comme aide publique au développement, alors que cette APD n’a toujours pas été augmentée en conséquence. Donc cette non-annulation (car le lien n’est pas coupé entre créancier et débiteur) se fait au détriment de projets qui devaient être financés par l’APD. Si ce n’est pas de l’arnaque, cela y ressemble...

En fait, l’initiative PPTE sert avant tout à renforcer et à relégitimer les politiques d’ajustement structurel imposées par la Banque mondiale et le FMI. Le message délivré est en quelque sorte le suivant : « Si vous faites la politique que nous préconisons, vous n’aurez plus un endettement insoutenable. Mieux, nous vous prêterons de l’argent afin que vous puissiez mener les politiques que nous recommandons. » C’est un nouvel instrument de domination très habile, qui permet aux institutions de Bretton-Woods de se dégager de toute responsabilité dans la montée de l’endettement et de mettre de leur côté les gouvernements du Sud.

Voilà pourquoi de nombreux citoyens, surtout au Sud, pensent que l’initiative PPTE fait partie du problème, pas de la solution...

 

Notes

|1| Pour être complets, signalons que certains pays très pauvres sont particulièrement ouverts et ont un montant annuel d’exportations élevé. Malgré un surendettement important, leur dette pourrait être considérée comme soutenable selon le critère choisi. Pour élargir l’initiative à ces pays, on a ajouté un autre critère : pour les pays ayant un rapport exportations/PIB supérieur à 30 % et un rapport recettes budgétaires/PIB supérieur à 15 % (pour s’assurer que le niveau de recettes mobilisées est satisfaisant), le critère choisi pour l’insoutenabilité de la dette est un ratio valeur actuelle de la dette sur recettes budgétaires supérieur à 250 %. C’est ce critère qui a permis de déclarer éligibles à l’initiative PPTE des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Guyana.

 

Article publié sur le site malgache : www.gazetynety.org.

 

Damien Millet, le 2 décembre 2003.

dimanche, 26 août 2012

L'IMPOSTURE DU PREMIER HOMME SUR LA LUNE

 NEIL ARMSTRONG.jpg

L'équipage d'Apollo 11 en mai 1969: Neil Armstrong (à gauche), Michael Collins (au centre) et Edwin «Buzz» Aldrin (à droite) HANDOUT / REUTERS

 

La mort de l'astronaute américain Neil Armstrong, présumé premier homme à avoir marché sur la lune, nous donne l'occasion de dénoncer une nouvelle fois les manipulations médiatiques et les conspirations américaines, à l'image des attentats du 11 septembre 2001. Aucun homme n'a jamais marché sur cette lune. Preuve à l'appui dans cette vidéo que nous vous recommandons fortement. Comment un mensonge aussi odieux, une supercherie aussi énorme, a pu prospérer aussi longtemps?

 

 


Appréciez l'ampleur du complot et de l'escroquerie morale à travers les réactions ci-dessous. Ainsi va ce monde de ténèbres épaisses! 


 

Mort de Neil Armstrong: «Un homme qui nous a appris l'énorme pouvoir d'un seul petit pas»

 

 

Réactions - Sa famille, Barack Obama ou encore Buzz Aldrin font l'éloge de l'astronaute américain, décédé à l'âge de 82 ans...

 

Si Neil Armstrong n'a jamais voulu qu'on lui colle l'étiquette de «héros», il aura bien du mal à y échapper, d'autant plus après son décès survenu ce samedi à l'âge de 82 ans. 

>> Notre diaporama de 50 ans de conquête spatiale est à voir par ici

Comme l'a indiqué sa famille dans le communiqué annonçant sa disparition, Neil Armstrong a toujours considéré qu'il n'avait fait «que son travail». «Il a servi fièrement son pays, en tant que pilote de chasse et astronaute», indique-t-elle, ajoutant que le natif de l'Ohio était resté un passionné de l'aviation et de l'exploration spatiale toute sa vie. Pour sa famille, Neil Armstrong reste «un exemple pour les jeunes qui, à travers le monde, travaillent dur pour réaliser leurs rêves, avec le souhait d'explorer et de repousser les limites, ainsi que de servir de manière désintéressée une cause beaucoup plus grande qu'eux-mêmes». 

L'un «des plus grands héros américains»

Afin d'honorer la modestie qui collait à la peau de Neil Armstrong, sa famille souhaite ainsi que chacun lui rende hommage ainsi: «La prochaine fois que vous marchez dehors par une nuit claire et que vous voyez la Lune qui vous sourit, pensez à Neil Armstrong et faites-lui un clin d'oeil.»

Le président américain, Barack Obama, n'a cependant pas pu se contenter d'une sobre réaction. Pour lui, Neil Armstrong est «un homme qui nous a appris le pouvoir énorme d'un seul petit pas». L'ancien astronaute «faisait partie des plus grands héros américains, pas seulement de son temps, mais de tous les temps», a-t-il ajouté ce samedi dans un communiqué. «Quand lui et son équipage ont décollé à bord d'Apollo 11 en 1969, ils portaient en eux les aspirations d'une nation toute entière. Ils ont voulu montrer au monde que l'esprit américain peut voir au-delà de ce qui paraît inimaginable, qu'avec assez de conduite et d'ingéniosité, tout est possible», indique encore Barack Obama.

« La Lune a perdu son premier fils terrien»

La mort de Neil Armstrong réunit évidemment toutes les tendances politiques américaines, même en pleine campagne électorale. «Neil Armstrong prend place aujourd'hui au panthéon des héros. Avec un incommensurable courage et un amour sans borne pour son pays, il a marché là où aucun homme n'avait marché auparavant. La Lune a perdu son premier fils terrien», a souligné Mitt Romney, candidat républicain à l'élection présidentielle.«J'ai rencontré et discuté avec Neil Armstrong il y a à peine quelques semaines, sa passion pour l'espace, la science et la découverte et son dévouement à l'Amérique m'inspireront durant ma vie», a-t-il poursuivi.

«Un vrai héros est retourné vers les cieux où il a déjà volé une fois», a déclaré le républicain John Boehner, président de la Chambre des représentants. «Neil Armstrong a inspiré des générations de garçons et de filles à travers le monde, non seulement par son exploit monumental, mais par l'humilité et la grâce qu'il a porté en lui jusqu'à la fin. L'Ohio a perdu l'un de ses fils les plus fiers. L'humanité a gagné une légende», a-t-il ajouté dans un communiqué. 

«Mon ami Neil a fait un petit pas, mais un pas de géant qui a changé le monde»

Buzz Aldrin, son fidèle compagnon d'équipage sur Apollo 11, lui a également rendu un hommage émouvant ce samedi, évoquant sa grande «tristesse» d'avoir perdu un partenaire, mais aussi un ami. «Quand je regarde la Lune, cela me rappelle ce moment, il y a plus de quarante ans, lorsque j'ai réalisé que même si nous avions été plus loin de la Terre que personne auparavant, nous n'étions pas seuls», a-t-il indiqué. Pour l'ancien astronaute, Neil Armstrong était «un vrai héros américain et le meilleur pilote» qu'il n'ait jamais connu. «Mon ami Neil a fait un petit pas, mais un pas de géant qui a changé le monde et restera à jamais comme un moment important de l'histoire de l'humanité», ajoute-t-il.  «Il était le meilleur et il va terriblement me manquer», a ajouté Michael Collins, lui aussi membre de la mission Apollo 11.

Buzz Aldrin avait l'espoir que lui, Neil Armstrong et Mike Collins, puissent se réunir en 2019, pour célébrer les 50 ans du premier pas sur la Lune. «Malheureusement, cela ne se fera pas. Neil sera certainement parmi nous avec son esprit», conclut-il.

 

Corentin Chauvel


Source: 20 MINUTES

samedi, 18 août 2012

LE CHANGEMENT, EST-CE VRAIMENT MAINTENANT?

 

LAURENT FABIUS 2.jpg


«Le régime de Bachar Al-Assad doit être ABATTU (sic!), et rapidement», dixit le Ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, il y a de cela quelques jours. Quelle impertinence! «Le changement, c’est maintenant!», «Le changement, c’est maintenant»! Où est-il, ce fameux changement?

La France ne changera jamais, croyez-moi. Digne fille de la franc-maçonnerie la plus ténébreuse, elle est et restera toujours impérialiste, criminelle et sanguinaire comme la dépeint d’ailleurs son hymne national, «La Marseillaise», authentique chant de guerre, digne des Croisées et des pires heures de l’Inquisition romaine.


Ainsi va notre monde!

20:43 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France, Monde, Monde arabe, Syrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, monde, le changement, est-ce vraiment maintenant, laurent fabius, syrie, bachar al-assad | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 09 août 2012

GUERRE A LA TERREUR: VOUS NE L’AVEZ PAS REMARQUE, MAIS AL-QAIDA EST MAINTENANT NOTRE ALLIEE!

 

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S’il y a une chose que le conflit en cours en Syrie aura sans doute permis de révéler au grand public, c’est bien le côté parfaitement orwellien de la prétendue "Guerre à la terreur" menée depuis le 11-Septembre par les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN, France incluse. En effet, les médias ne parviennent plus à cacher ce fait incompréhensible à priori : des militants d’al-Qaïda sont aujourd’hui nos alliés en Syrie, et aident l’opposition dans sa tentative de renverser Bachar el-Assad. Mais alors, contre qui se bat-on ?

A y regarder de plus près, comme le fait cet article paru sur le Washington’s Blog – et c’est d’ailleurs le thème développé dans le film ONE – Enquête sur al-Qaïda -, la collaboration entre les USA et al-Qaïda n’a vraisemblablement jamais cessé depuis les années 1980 et la création de "la base" par la CIA pour aller combattre les Soviétiques en Afghanistan. Après la Somalie, la Bosniele Kosovo, mais aussi la Libye l’an dernier, des milices islamistes ont été formées par la CIA et d’autres services secrets occidentaux, puis utilisées pour renverser des régimes et occasionnellement les remplacer par des dirigeants "amis". Alors pourquoi cela s’arrêterait-il?

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Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

 

Par GeantVert



 

La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda


Paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

 

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… quicollabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

monde,états-unis,guerre à la terreur,vous ne l’avez pas remarqué mais al-qaïda est maintenant notre a,l'afghanistan,la somalie,la bosnie,le kosovo,la libye,otan,fbi,cia,19 septembre 2001,syrie,armée syrienne libre,l’eastasia,l’eurasiaMais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et, comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

- L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.

monde,états-unis,guerre à la terreur,vous ne l’avez pas remarqué mais al-qaïda est maintenant notre a,l'afghanistan,la somalie,la bosnie,le kosovo,la libye,otan,fbi,cia,19 septembre 2001,syrie,armée syrienne libre,l’eastasia,l’eurasia- Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »

- Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.

- Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

- L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).

monde,états-unis,guerre à la terreur,vous ne l’avez pas remarqué mais al-qaïda est maintenant notre a,l'afghanistan,la somalie,la bosnie,le kosovo,la libye,otan,fbi,cia,19 septembre 2001,syrie,armée syrienne libre,l’eastasia,l’eurasia- Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.

- Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.

- Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la cible d’attentats ont été ignorés.

- Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.

- Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérets verts et la CIA, et était un informateur du FBI.

- La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

- D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIAont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.

- Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…


 

Source: REOPEN911

mardi, 07 août 2012

SYRIE: DEMASQUE, LE PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES S'ENFUIT

 

RIAD HIJAB - EX PREMIER MINISTRE SYRIEN.jpg

 

Se sentant démasqué, le président du Conseil des ministres syriens, Riad Hijab, a été exfiltré par l’OTAN vers le Liban, dimanche 5 août 2012.

L’agence de presse nationale syrienne (SANA) n’a pas rendu compte de l’événement, se contentant de signaler qu’il avait été « démis de ses fonctions ».

La Syrie étant un régime présidentiel (comme les États-Unis), les ministres sont nommés directement par le président de la République et cette vacance n’a pas d’incidence sur le reste du gouvernement. Le président Bachar el-Assad a demandé à l’un des quatre vice-présidents du Conseil, Omar Ghalawanji, d’exercer les fonctions de président du Conseil des ministres.

Le chef de l’Armée syrienne libre a annoncé que M. Hijab avait fait défection avec d’autres ministres. La télévision syrienne a montré des images panoramiques de la réunion du Conseil des ministres sous la présidence d’Omar Ghalawanji afin que chacun puisse constater que nul ne manque à l’appel. En outre, le ministre des Biens cultuels –dont le nom avait été cité par une agence de presse- a fait une déclaration à la télévision sur un sujet secondaire afin de mettre un terme aux rumeurs de la presse occidentale le concernant.

La trahison de Riad Hijab est la première d’importance depuis le début de la crise. Selon son porte-parole, Mohamed Otri, qui s’est exprimé depuis la Jordanie, M. Hijab travaillait secrètement au renversement de Bachar el-Assad bien avant d’accepter les fonctions de président du Conseil des ministres, il y a six semaines, le 23 juin.

Le président du Conseil des ministres coordonne la mise en œuvre de la politique intérieure, mais n’a aucun pouvoir en matière de Politique étrangère et de Défense, « domaines réservés » du président de la République.

Comme dans le système constitutionnel états-unien, les principaux pouvoirs de nomination reviennent au président de la République. Le président du Conseil des ministres n’a donc pas pu placer des hommes à lui à des postes stratégiques de l’État.

À ce stade de l’enquête, il semble que l’opération « Volcan de Damas et séisme de la Syrie », qui a échoué, devait consister en un coup d’État militaire auquel Riad Hijab aurait donné une onction civile. Washington et ses alliés pensaient qu’après la décapitation du commandement militaire (attentat du 18 juillet), des généraux et leurs régiments s’empareraient du pouvoir avec l’aide des mercenaires entrant depuis la Jordanie, puis ils l’auraient remis dans les mains de M. Hijab. Le département d’État aurait alors applaudi à la victoire de la « démocratie ».

On ignore à quel moment les services de sécurité ont commencé à douter de la loyauté du président du Conseil des ministres. Celui-ci n’avait pas été inquiété et participait encore hier à une inauguration officielle, mais il avait évité de retourner à son bureau depuis deux jours.

Bien qu’ayant exercé des fonctions au sein du Baas, Riad Hijab était un technocrate, pas un leader politique. Ancien préfet de Lattaquié, jouissant d’une excellente réputation d’administrateur, il avait été nommé ministre de l’Agriculture, puis président du Conseil des ministres parce que n’étant pas lié à un courant politique, il semblait plus apte que d’autres à œuvrer à l’unité nationale. C’est le contraire qui s’est produit. N’étant lié à aucun groupe, il a pu changer de bord sans être retenu par un engagement.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Information, Omrane al-Zohbi, a souligné que -à la différence de l’Arabie saoudite- la Syrie est un État, et que la disparition d’un homme ne peut affecter la marche de l’État.

 

Source: RESEAU VOLTAIRE

dimanche, 05 août 2012

COMMENT 30 ANS DE LIBERALISME ONT DETRUIT NOS SOCIETES


BOURSE - FOULE DE TRADERS.jpg


La crise actuelle est partie des "subprimes" mais il s'agit en fait d'une crise systémique qui aurait eu lieu de toute façon car elle est l'aboutissement de 30 ans de déséquilibres profonds créés par le libéralisme, ou plus exactement l'ultralibéralisme, cette idéologie fabriquée sur mesure par les élites économiques pour servir leurs intérêts et satisfaire leur avidité sans limite.

Le libéralisme avait déjà été appliqué dans les années 20, avec notamment une dérèglementation du secteur bancaire. Il en a résulté la crise de 1929 et la grande dépression qui a suivi et dont le monde n'est sorti que "grâce" à la guerre.

Suite au désastre qu'il avait engendré, le libéralisme avait été mis au placard, remplacé par le keynésianisme, c'est à dire une intervention régulatrice et stimulatrice des états dans l'économie.

FRIEDRICH VON HAYEK.jpgMais dès la fin de la seconde guerre mondiale, un groupe de personnes inspirées et réunies par Friedrich von Hayek (le pape de l'ultra-libéralisme, en photo ci-contre) ont fondé la "Société du Mont-Pèlerin", un club de réflexion dont le but était de convertir à nouveau les états au libéralisme.

36 personnalités étaient présentes lors de la première conférence le 10 avril 1947, dont Hayek bien sûr, Milton Friedman (prix Nobel d'économie et l'un des principaux théoriciens du libéralisme), Karl Popper, Maurice Allais, et Bertrand de Jouvenel(politicologue et économiste libéral, controversé pour son passé pendant l'occupation et son interview complaisante d'Adolf Hitler en 1936, il est aussi le fondateur du think tank de prospective "Futuribles").

Pour promouvoir l'idéologie libérale et la diffuser dans les cercles dirigeants, les membres de la Société du Mont Pélerin ont fondé une centaine d'autres think tanks et réseaux d'influence, comme la Heritage Foundation, le Cato Institute ou le Manhattan Institute.

Leur stratégie a atteint son but dans les années 80 avec l'arrivée au pouvoir de personnalités politiques entièrement acquises au libéralisme, en particulier Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Dès lors, les états ont progressivement abdiqué de leur pouvoir au bénéfice des multinationales et des banques. Ils ont privatisé et déréglementé massivement l'économie, en faisant disparaitre la quasi totalité des contraintes et des contrôles, laissant se développer les paradis fiscaux afin de faciliter l'évasion fiscale, et permettant aux grandes entreprises et aux plus fortunés d'échapper presque totalement à l'impôt. Les états se sont également désengagés de l'économie, abandonnant toute politique industrielle, cessant de préparer le long-terme, et privatisant tout ce qui pouvait devenir une source de profit pour le secteur privé, détruisant ou abandonnant les services publics.

Parmi les mesures inspirées par le libéralisme, il y eut en particulier la dérégulation du système bancaire aux Etats-Unis où l'administration Clinton avait supprimé le garde-fou mis en place par Roosevelt suite à la crise de 1929 pour interdire aux banques de dépot d'être en même temps des "banques d'investissement", c'est à dire de spéculer en bourse avec l'argent des déposants.

Mais la mesure clé a été la suppression des barrières douanières et du contrôle des changes. C'est ce qui a rendu possible la "mondialisation", c'est à dire la libre circulation des marchandises et des capitaux, permettant aux entreprises de "délocaliser" pour exploiter la main d'oeuvre à bas coût dans les pays du tiers-monde, et augmenter ainsi la concurrence sur un marché du travail désormais mondialisé lui aussi.

Cela a été possible grâce à la complicité des dirigeants de droite et de gauche, du fait de leur liens avec les multinationales et les banques, directement ou à travers les think tanks ou "clubs de réflexion" où se retrouvent l'élite des pouvoirs financiers, économiques, politiques et médiatiques.

Les délocalisations massives qui s'en sont suivi ont provoqué la désindustrialisation des pays occidentaux et un appauvrissement sans précédent de la population ordinaire, au point de faire disparaître les classes moyennes par le chomage, la précarité généralisée et la baisse des salaires réels. Dans le même temps, les délocalisations favorisaient l'essor spectaculaire de la Chine et quelques autres "pays émergents" où se concentraient les délocalisations, bouleversant au passage les équilibres géopolitiques.

Mais pendant qu'une majorité de la population s'est appauvrissait, la minorité bénéficiaire de la mondialisation s'enrichissait, dont une extrême minorité de façon astronomique, ce qui permettait à des statistiques en trompe-l'oeil d'afficher une hausse moyenne des revenus de 2% par an.

L'effondrement du pouvoir d'achat des classes moyennes est la véritable cause de la dépression économique actuelle dont la "crise des subprimes" n'a été que le déclencheur.

Une hyper inflation masquée

La baisse des salaires réels est aussi le résultat d'une hyper inflation, elle aussi masquée dans des statistiques officielles dont les produits de référence ne sont pas du tout représentatifs des dépenses ordinaires d'un ménage. Cette hyper inflation résulte de la baisse de la valeur intrinsèque de la monnaie, du fait de la monnaie créée en excès par les banques et les marchés financiers. En transformant les variations boursières en profit, les "investisseurs" créent de la monnaie sans contrepartie en biens nouveaux dans l'économie réelle. C'est ce qui crée l'inflation, car chaque dollar ou chaque euro correspond à une fraction plus petite des biens disponibles. C'est ainsi que se sont envolés les prix du logement, de l'alimentation et de l'énergie (les 3 biens réels les plus essentiels), une hausse amplifiée par la spéculation immobilière et la spéculation boursière sur les matières premières industrielles et agricoles. 

Cette spéculation qui a attisé l'inflation est elle-même le résultat de l'excès d'enrichissement des plus riches. Car ceux qui ont déjà tout placent leurs masses de capitaux en excès sur les marchés financiers et dans l'immobilier, créant des "oscillations destructrices" et des bulles spéculatives qui explosent en faisant à chaque fois des dégâts dans l'économie réelle.

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Les causes de la crise financière

Conformément aux commandements de l'idéologie libérale, les états avaient laissé se développer sans aucun contrôle le marché des "produits dérivés", ces titres financiers complexes qui permettent de démultiplier les variations boursières, à la hausse comme à la baisse, grâce à des "effets de levier" cumulés pouvant atteindre 100 (en clair, permettant de jouer 100 millions en bourse avec un capital de seulement 1 million). En seulement 15 ans après leur création au début des anées 1990, les produits dérivés ont pu se développer sans aucun controle, jusqu'à atteindre le montant astronomique de 683.000 milliards de dollars en 2008. A elles toutes seules, les banques Citigroup et Bank of America détiennent chacune 17.500 milliards en produits dérivés, dont une part importante a perdu toute valeur mais reste inscrite dans les bilans à la valeur d'achat, dissimulant ainsi des pertes abyssales.

Ce sont les effets de levier des produits dérivés qui expliquent comment les banques ont pu perdre des dizaines de milliards au point de se retrouver en faillite.

Parmi ces produits dérivés, il y avait les fameux "subprimes", des emprunts immobiliers titrisés qui transféraient des banques vers les acheteurs de titres le risque de non remboursement. De plus, la collusion entre les banques et les agences de notation chargées d'évaluer les risques a conduit à leur sous-estimation délibérée.

La phase finale de la crise financière

Les banques et les assurances ont joué au casino boursier des sommes colossales qu'elles ne possédaient pas, et elles ont perdu.

Dans un premier temps, les pertes ont été transférés aux états, selon le principe du libéralisme qui consiste à privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes. 

Les états ne disposant pas réellement de l'argent qu'ils avaient prêté aux banques, ils l'ont emprunté... aux banques, celles-ci ayant le pouvoir de créer de la monnaie par le simple fait de prêter de l'argent (voir le film "L'argent-dette" de Paul Grignon).

Le renflouement des banques ainsi que la baisse des recettes fiscales (du fait de la crise) ont fait exploser la dette publique des pays occidentaux, alors qu'elle avait été préalablement creusée par la désindustrialisation, la baisse des revenus (causée par la stagnation des salaires, le chômage et la précarité), l'effondrement de la consommation, l'évasion fiscale et les allègements d'impôts pour les riches et les grandes entreprises.

La plupart des pays occidentaux sont maintenant au bord de la faillite, avec des niveaux d'endettement de près de 100% du PIB, voire davantage.

Le transfert des pertes des banques sur des états déjà affaiblis n'était pas tenable très longtemps. C'est pourquoi nous en arrivons aujourd'hui à la phase finale du grand hold-up: le transfert des pertes bancaires vers les citoyens de base.

Les uns après les autres, les gouvernements de droite et de gauche sont en train d'adopter des plans "d'austérité" qui vont diminuer les revenus et les prestations sociales (retraites, allocations chômage, systèmes d'assurance maladie) tout en augmentant les impots et les taxes. On peut aussi prévoir que la crise servira de prétexte à finir de privatiser ce qui peut encore l'être, principalement dans les secteurs encore publics et semi-publics (énergie, poste, santé, éducation, justice, police, forces armées...).

Le libéralisme a sappé la démocratie, ruiné les classes moyennes, abandonné les citoyens au bon vouloir des multinationales, et transformé les ex pays riches en "pays en voie de sous-développement". Au final, le libéralisme aura entièrement détruit nos sociétés par l'anéantissement des états-nations et l'explosion des inégalités, nous faisant revenir aux conditions sociales du Moyen-Age avec une minorité de très riches et la misère pour le plus grand nombre.



En complément à cet article...

MAURICE ALLAIS.jpg- Maurice Allais était un membre fondateur de la Société du Mont Pélerin. Agé de 99 ans, il prend aujourd'hui position contre l'ultra-libéralisme. Dans "Réalités industrielles", une revue publiée par le ministère des finances, le seul français à avoir reçu le prix Nobel d'économie écrit: "Le libéralisme ne saurait être un laisser faire". Il dénonce les responsabilités du système né de "la conséquence de la libéralisation inconsidérée du commerce international". "Nous avons été conduits à l’abîme par des affirmations économiques constamment répétées, mais non prouvées. Par un matraquage incessant, nous étions mis face à des vérités établies, des tabous indiscutés, des préjugés admis sans discussion. Cette doctrine affirmait comme une vérité scientifique un lien entre l’absence de régulation et une allocation optimale des ressources. Au lieu de vérité il y a eu, au contraire, dans tout ceci, une profonde ignorance et une idéologie simplificatrice. (...)

L’enjeu capital actuel est le risque d’une destruction de l’agriculture et de l’industrie françaises. Ce danger est réel et j’emploie le mot destruction car il est représentatif de la réalité. Un tel risque provient du mouvement incessant des délocalisations, elles-même dues aux différences de salaires entre, d’une part, des pays développés tels que ceux de l’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Ouest, et, d’autre part, ceux d’Asie ou d’Europe orientale, par exemple la Roumanie ou la Pologne. Un écart de salaire élevé, aussi extrême qu’un rapport de un à six par exemple, n’est pas supportable sur le long terme par les entreprises des pays où le revenu est plus élevé. (...) Cela ne veut pas dire que j’oppose entre elles ces différentes régions, qui me semblent toutes des victimes actuelles ou à venir du libre-échangisme voulu par l’OMC, le FMI et par Bruxelles en ce qui concerne l’Europe."

Voir l'article "Maurice Allais flingue le néo-libéralisme dans une revue financée par Bercy"


- A lire sur Agora Vox, "Les mauvaises raisons de la supériorité chinoise"

Extrait: "Sur la question du déficit commercial, rappelons cette simple donnée: alors que le déficit commercial de l’UE avec la Chine était déjà de 33 milliards d’euros en 1999, il atteignait 7 ans plus tard 131 milliard? 400 % de hausse ! On trouvait alors le chiffre énorme, impensable, inacceptable... Oui, mais voilà: en 2008, il bondissait à 170 milliards ! Et on sait déjà que le chiffre pour 2010 sera encore pire. (...) La situation est donc claire: dans un marché totalement dérégulé, tel qu’il existe aujourd’hui, il est presque impossible de fabriquer sur le sol européen des produits manufacturés de grande consommation. Seuls les Allemands y parviennent encore, dans certaines conditions et dans certains secteurs. La concurrence des produits chinois est irrésistible. Ce qui est vrai pour l’Europe l’est aussi pour les Etats-Unis, qui offrent sans doute le cas le plus caricatural de cette évolution délétère. La concurrence chinoise nous tue. Toutefois Alain Minc sera content: nous mourrons guéris."

- A voir, "Le capitalisme depuis 1975" est un documentaire de Jean Druon (réalisateur de "Alerte à Babylone") sur la totale victoire idéologique du libéralisme et la façon dont il a pris le pouvoir dans le monde, avec notamment une interviews de Milton Friedman réalisée au Mont Pélerin près de Genève, lors d'une réunion de la société du même nom...
voir le film

- A voir également, "Le malheur est dans le prêt", documentaire à propos d'un système financier devenu fou...
voir le film

Pour finir en musique cette série d'articles sur le nouvel ordre économique et en prélude à une session d'été plus légère, le clip d'Alain Souchon, "Parachute doré"...


http://www.youtube.com/watch?v=fweOwiwTNKA

 

Source: SYTI.NET

samedi, 04 août 2012

SYRIE: IL FAUT JUGER MERKEL, OBAMA, HOLLANDE ET CAMERON POUR APOLOGIE DU TERRORISME

 

HOLLANDE-OBAMA-MERKEL-CAMERON.jpg

 

Avec la morgue habituelle, les eulogies perpétuelles pour soutenir des rebellions ailleurs, ce qu’elles ne feront jamais chez elles, les ONG sont alarmistes et n’arrivent surtout pas à dire la vérité puisqu’elles dépendent en grande partie des pays qui veulent la destruction de la Syrie. Vous avez dit “amis de la Syrie ?” Jusqu’à 30.000 Syriens ont fui au Liban durant les dernières 48 heures, a déclaré hier, vendredi 20 juillet à… Genève la porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR). DE vrais yeux de lynx depuis la Suisse. Quant à la Croix-Rouge, elle fait état de 18.000 réfugiés. Cherchez l’erreur !

Très intérressant. Ces chiffres étonnent et détonnent. La contradiction, avec cet écart conséquent est un indicateur sur la falsification générale relative à ce conflit qui prend une dimension morbide avec la non-condamnation des attentats perpétrés par Al Qaïda. le Qatar, via sa chaîne de désinformation mondiale Al-Jazeera soutient les terroristes syriens médiatiquement, mais aussi financièrement, matériellement et militairement, avec la bénédiction du quatuor Obama-Hollande-Merkel-Cameron. Nous nous taisons en Europe mais ne sommes pas à l’abri de grosses surprises car, ces lâches se retournent toujours contre leurs maîtres. On sait ce qu’il est advenu des talibans créés de toutes pièces pour combattre la Russie en Afghanistan.

Oui, il faut juger Merkel, Obama, Hollande et Cameron pour apologie du terrorisme. Ce quatuor approuve le terrorisme international dans la mesure où, aujourd’hui, ceux qui combattent en Syrie ne sont pas des enfants de coeur. Ce sont des djihadistes rompus au maniement des armes. Ils viennent d’Irak, de Libye ou encore d’Afghanistan. Hélas, qui peut engager des procédures contre ces nouveaux désinformateurs juges et parties ? 120.000 réfugiés syriens se trouvent en Jordanie, au Liban, en Turquie et en Irak, nous dit-on. Savez-vous combien de réfugiés libyens se retrouvent éparpillés dans le monde ?

Les dirigeants occidentaux sont nus. L’incohérence de leur combat contre le “terrorisme islamique” selon la formule consacrée a pris une sacré ride en Syrie. Leur discours se révèle être à géométrie variable. Eux, qui disent être inflexibles, intransigeants et contre toute forme de terrorisme l’approuve honteusement en Syrie. Mais bien sûr, quand ça touche d’autres pays, notamment la Syrie, ils sont affables, compréhensifs voire bienveillants. Et que fait le peuple de France, des Etats-Unis et autres ? Rien. Une association de baltringues, de pleutres,  de voyous et d’hypocrites qui se taisent, dictés par leur ethno-centrisme abscons. C’est simplement du racisme.

Il faut néanmoins ajouter dans ce quatuor, les affreux souverains du Qatar et d’Arabie Saoudite, qui financent le terrorisme. N’a-t-on pas dit que Seif Al-Islam finançait le terrorisme en recrutant des terroristes et des mercenaires ? Où est donc la CPI quand ils s’agit des personnes qui sont mentionnées dans ce texte ?

Pas de justice, pas de paix !


 

dimanche, 29 juillet 2012

QUAND L'AFP RECONNAIT QUE LES BEAUX REVOLUTIONNAIRES SYRIENS SONT DES ISLAMISTES

 

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Il y a comme ça des pépites de vérité que l'on trouve, par hasard, dans le fumier de la guerre de l'information. Alors qu'en Occident tous ceux qui émettent des doutes sur le soutien sans équivoque à "l'Armée syrienne libre", aux démocrates armés syriens spécialistes des attentats terroristes, etc... sont considérés comme des infréquentables défenseurs d'une tyrannie, une dépêche de l'AFP vient nous en dire plus sur l'identité de ces beaux combattants de la liberté. Que nous apprend-elle ?

"Tout le quartier est cerné. Les combattants sont des opposants syriens et des étrangers qui affirment appartenir au "Liwa Tawhid al-Moujahidine", la Brigade de l'unification des Moujahidines (combattants islamistes). Il y a des Tchétchènes, des Algériens et même des Suédois et des Français de confession musulmane. 

Une vidéo diffusée par des militants sur internet montre des rebelles montés sur une fourgonnette rouge - sur laquelle est écrit en blanc le nom de la "Brigade de l'unification des Moujahidines" - qui tirent à la mitrailleuse en direction des hélicoptères de l'armée, des salves saluées par les cris d'autres rebelles postés dans les rues.

Dans une autre vidéo, un immeuble est en flammes tandis que retentissent des tirs nourris et des sourates du Coran récitées par le muezzin d'une mosquée."

Fort intéressant tout cela.

Les "Français de confession musulmane" qui se trouvent là-bas, jumeux idéologiques de l'ennemi public numéro un d'il y a quelques mois, Mohammed Merah, sont-ils en contact avec les forces spéciales françaises qui soutiennent la rébellion syrienne ? Dans la mesure où ils nourrissent le même grand dessein que leur pays et ont strictement les mêmes alliés, seront-ils en cas de victoire décorés voire intégrés dans les Forces spéciales ? Vont-ils a contrario être jetés en prison ou mis sur la liste noire des "terroristes" à surveiller de très près ?

Alors que le chef de la diplomatie française Laurent Fabius appelle au déploiement de forces africaines "capables" et "organisées" pour chasser du Nord-Mali les "islamistes armés" qui y sont installés, on aimerait lui poser une question: quelle est la différence entre les "islamistes armés" qui sont au Mali et les "révolutionnaires" salafistes qui sont en Syrie ? Ils sont de la même obédience idéologique et jouissent des largesses des mêmes financiers, notamment l'émir du Qatar, qui leur envoie sans doute des Western Union entre deux Conseils d'administration du PSG.

Au fait, de qui se moque-t-on ?


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

samedi, 14 juillet 2012

CRISE SYRIENNE: FRANÇOIS HOLLANDE, LE PANTIN AMERICAIN, PASSE EN TRAVERS

 

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Thierry Meyssan sur l’agression de la Syrie et la diplomatie de François Hollande

 

Dans une interview pour la radio La voix de la Russie que nous reproduisons dans nos colonnes, Thierry Meyssan revient sur les développements récents de l’opération de déstabilisation de la Syrie et la position du nouveau gouvernement français.

Dans la continuité de l’ère Juppé-Levy-Kouchner, le Quai d’Orsay s’obstine jusqu’à présent à prendre la communication de guerre pour la réalité. Alors que la France ne brille que lorsqu’elle sait jouer de l’équilibre entre les grandes puissances, elle se prive de toute marge de manœuvre en s’enferrant dans un parti-pris à courte vue.


La Voix de la Russie. Monsieur Meyssan, merci d’être avec nous sur les ondes de la Voix de la Russie. Vous êtes au cœur de l’actualité proche-orientale. Vous voyez les choses évoluer au jour le jour et pouvez témoigner de la situation à Damas. Que pensez-vous de la mise en pratique du plan de Kofi Annan qui, d’après vous, a largement puisé dans l’initiative d’un Serge Lavrov, chef du Quai d’Orsay russe ?

Thierry Meyssan. Le plan Kofi Annan est la reprise du plan Lavrov. On a juste modifié une clause qui concerne le statut de la presse. Et c’était une bonne manière de faire puisque M. Lavrov avait réussi à trouver un accord avec la Ligue arabe. Donc cela pouvait paraître une plateforme de discussion correcte. Cependant au moment même où Monsieur Lavrov avait négocié cela avec la Ligue arabe, le président de séance de la Ligue à ce moment-là, c’est-à-dire le représentant qatari avait donné une conférence de presse, quelques minutes après celle de M. Lavrov en tenant des propos en totale contradiction avec le contenu du plan. Et aujourd’hui on est toujours dans la même situation, c’est-à-dire que tout le monde se réclame du plan Lavrov, maintenant du plan Annan, mais certaines parties au conflit s’expriment d’une manière qui ne laisse aucun doute sur leur refus de l’appliquer. Parce que les bases de cette idée, du plan de paix, est que tout le monde doit cesser le feu de manière unilatérale. On ne doit pas attendre que les autres fassent une démarche et descendre progressivement. Chacun doit s’arrêter de tirer. Or, l’armée syrienne a fait des efforts considérables, s’est retirée des grandes villes malgré les protestations des gens, des manifestations – non pas contre l’armée mais des manifestations pour l’armée ; des gens réclamant la protection militaire face aux groupes des mercenaires. Et puis en face il n’y a pas du tout d’arrêt, les actions commandos continuent. Il y a beaucoup d’actions ciblées soit pour détruire l’infrastructure, soit assassiner des responsables de l’État ou des personnes qui ont manifesté leur soutien au pays.

Est-ce que d’après vous, il subsiste ne serait-ce qu’une infime chance de pacification de la Syrie ?

Oui ! La chance, elle est toute simple ! Si les armes et l’argent arrêtaient d’arriver de l’étranger… Si on arrêtait d’envoyer des mercenaires… Il y a constamment des mercenaires qui franchissent la frontière avec la Turquie comme l’a souligné le représentant russe au Conseil de Sécurité. On a transféré des combattants qui étaient en Libye vers la Turquie en utilisant d’ailleurs les moyens des Nations Unies. On a installé un camp de prétendus réfugiés qui est en fait une base arrière de cette pseudo-armée syrienne libre. Et puis constamment ces gens franchissent la frontière et viennent pour commettre des crimes sur le territoire syrien. Donc si on arrêtait ce soutien extérieur aux bandes armées, il ne resterait plus rien ! Après on va se retrouver dans une situation normale avec un gouvernement qui est largement majoritaire, une opposition qui existe, qui a les moyens de s’exprimer, qui fait sont travail d’opposition, qui propose des nouvelles choses, etc. Il y aurait un débat démocratique comme cela existe dans de nombreux pays. Là quand se réunit maintenant le groupe de contact initié par la Russie, la question est : est-ce que les États-Unis qui sont la puissance titulaire à la fois de l’Occident et du Conseil de Coopération du Golfe, est-ce que les États-Unis vont demander leurs alliés d’arrêter ce jeu en sous-main ? Ou est-ce qu’ils vont au contraire continuer à les encourager à jeter de l’huile sur le feu?

Une autre question, cette fois-ci beaucoup plus délicate, plusieurs de nos confrères, journalistes d’une télévision locale, ont été sauvagement assassinés par la prétendue Armée libre syrienne soutenue par la Turquie et les Occidentaux. Croyez-vous qu’on s’attaque à la presse pour créer un blocus médiatique, pour priver les citoyens des pays occidentaux et arabes de toute information véridique ? Quels ont été les mobiles de ces criminels ?

Je pense qu’il y a deux éléments qui vont ensemble. D’une part, au cours des vingt dernières années, nous avons vu les mêmes scènes se reproduire successivement en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Il y a des puissances qui systématiquement détruisent les médias des pays qu’ils attaquent. Et c’est simple. Il y a constamment derrière cela les États-Unis et l’OTAN. Personne d‘autre ne se comporte comme ça dans le monde. Il n’y a pas de plus grand ennemi de la liberté d’expression que les États-Unis et l’OTAN. Quoi qu’on en dise, ce sont les faits qui le montrent.

Deuxièmement, il était prévu dans le cas particulier de la Syrie une immense campagne en décrochant des satellites les canaux syriens et en leur substituant des canaux qui étaient des programmes qui ont été fabriqués par la CIA qui a créé plusieurs chaînes satellitaires au cours des derniers mois. Donc l’idée c’était qu’on allait diffuser des images fictionnelles tournées dans les studios, des images de synthèse pour faire croire à l’effondrement de l’État syrien et pour que les gens en Syrie quand ils avaient branché leur télévision, au lieu de voir leur chaîne habituelle, ils auraient vu autre chose avec de fausses images. Et ils auraient pensé – « Voilà ! C’est trop tard ! Il faut se résigner, la patrie est perdue, elle est occupée par des forces étrangères. »

Eh bien ça, ça n’a pas été possible parce qu’il y a eu d’abord une mobilisation incroyable dans le monde entier. Il y a des dizaines de très grands journaux qui ont consacré des pages entières à ce sujet. Il y a eu des centaines de sites internet qui ont véhiculé tous les détails de cette opération. Finalement NileSat avait refusé d’enlever les chaînes syriennes de son satellite. La Ligue arabe a été forcée de reculer avec ArabSat. Les Syriens ont installé sur de nouveaux satellites leur télévision. Enfin ils ont saisi le Conseil de Sécurité avec une lettre très importante sur ce sujet. Et surtout M. Lavrov a inscrit comme point numéro un à l’ordre du jour de la réunion du groupe de contact l’arrêt immédiat de la guerre médiatique contre la Syrie.

Alors l’OTAN s’est vengée comme ça. Ils ont envoyé un commando. Cette télévision était installée à une quinzaine de kilomètres à la sortie de Damas, à la campagne, en fait. C’était un lieu pas du tout défendu. Le commando était arrivé – des gens avec des systèmes de visée nocturne, avec tout ce qu’il faut. Ils ont tué les gardiens. Il y avait juste 4 gardiens. Ils sont rentrés. Ils ont arrêté 3 présentateurs qu’ils ont ligotés et qu’ils ont exécutés sur place. Et puis après ça ils ont mis le feu. Ils ont fait tout sauter. Maintenant il ne reste que des gravas à cet endroit-là. Il y a juste un bâtiment qui est encore debout.

Encore une fois ce n’est pas nouveau. Les États-Unis et l’OTAN font ça partout depuis 20 ans. C’est quelque chose d’incroyable. Parce que ce sont les mêmes personnes qui pratiquent ces actes barbares et qui dans les organisations internationales se présentent comme les défenseurs de la liberté d’expression ! C’est le monde à l’envers ! La réalité nous dit l’inverse de leurs paroles ! Et pour nous, journalistes, ceci devient impossible à vivre. C’est bien clair. Si toute personne qui veut s’opposer à cet impérialisme et qui se retrouve dans un pays qui n’a pas les moyens importants pour se défendre est désormais en danger.

Et qu’en est-il de la position de la France par rapport à la Syrie. On voit François Hollande louvoyer à tous les vents et zigzaguer sans cesse comme s’il ne savait à quel saint se vouer… Qu’est-ce que vous en dites ?

Comme vous dites : François Hollande zigzague et louvoie. C’est-à-dire qu’il ne sait pas quelle est sa politique ; Il essaie de suivre son mouvement. Il se rend bien compte que la position officielle sur la Syrie n’est pas tenable. Mais en même temps il n’est pas capable d’en dégager une autre. Il n’est pas capable de ça parce qu’il n’a pas de marge de manœuvre. Il accepte que la France continue comme au cours du mandat de Nicolas Sarkozy à être le suiveur des États-Unis. Comment pourrait-il énoncer une nouvelle politique dans ces conditions ? Il a à côté de lui l’administration du Quai d’Orsay, les diplomates français qui ne cessent de lui répéter que nous commettons une erreur très grave avec la Syrie. Que normalement la France et la Syrie devraient être alliés comme c’était le cas dans le passé. La France a été la puissance mandataire pendant l’entre-deux-guerres ici. Il y a une incapacité à s’adapter.

Cette incapacité, elle s’est exprimée clairement lors de la première rencontre de François Hollande et de Vladimir Poutine à Élysée. C’était quelque chose d’un peu grotesque en fait ! Les deux Chefs d’État ont fait une liste de sujets à aborder dont la Syrie qui occupait une grande part de la discussion. Et ils n’ont trouvé aucun point d’accord. C’est honteux ! Aucun point d’accord ! Pourquoi ? Parce que sur chaque sujet Vladimir Poutine exprimait les demandes de la Russie en les argumentant. Nous voulons ceci parce que cela… Et il donne ses arguments. Et en face il y avait un François Hollande qui lui répondait : « Nous pensons que… » Sans arguments... ! C’est-à-dire il n’y a rien à négocier. C’est juste l’affrontement d’un point de vue borné en face d’une position ouverte. Et quand on a abordé plus précisément la question syrienne, ceci est devenu encore plus ridicule ! Puisque le Président français a évoqué seize mille morts dont serait responsable le gouvernement, etc. Le Président Poutine lui demanda : « Mais d’où tenez-vous ces chiffres ? De l’Observatoire syrien des droits de l’homme ? Mais nous avons envoyé notre ambassadeur à Londres. Il a vu ces gens –là : c’est un marchand de kebab avec une petite échoppe. C’est ça la source des renseignements français ? La Russie pendant ce temps, nous avons cent mille Russes qui sont déployés sur l’ensemble du territoire syrien ! Rien ne nous échappe ! Nous pouvons tout vérifier ! Et nous pouvons vous affirmer évidemment que ce que raconte ce marchand de kebab à Londres n’a aucune valeur ! ».


Source: VOLTAIRENET

lundi, 30 avril 2012

LE PLAN SECRET DES ILLUMINATI

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Svali est une ancienne "programmeuse mentale", rescapée des Illuminati, dont nous avons déjà publié plusieurs articles. L'article suivant résume de manière courte et précise le plan d'ensemble des Illuminati, destiné à mettre en place leur "Nouvel Ordre Mondial".
 
Il est important que nous comprenions bien la philosophie des Illuminati, et pour quelle raison ils pratiquent la programmation mentale des êtres humains. Tous les groupes ont des objectifs, et les Illuminati ne font pas exception. Faire de l'argent ne représente pas leur objectif ultime. Ce n'est qu'un moyen pour atteindre leur but. Leur but est de prendre le pouvoir au niveau mondial. Les Illuminati ont donc conçu un plan qui s'inspire des anciens plans quinquennaux ou décennaux soviétiques. Les Illuminati ont mis toute leur foi dans ces plans, qu'ils enseignent à tous leurs membres.
 
Qu'ils réussissent ou pas, ceci est une autre question. Mais je vais vous révéler le contenu général de ce plan, à tous les niveaux des Illuminati. Tout plan comporte des étapes intermédiaires, avant d'atteindre l'objectif final. Chaque région des Etats-Unis a donc été dotée de "centres nerveux", qui constituent des bases d'exercice du pouvoir des Illuminati, au niveau régional. C'est ainsi que les Etats-Unis ont été divisés en sept grandes régions géographiques. Dans chaque région, il existe certaines localités disposant de bases militaires et de centres spéciaux, situés dans des endroits isolés ou difficiles d'accès, ou sur de vastes terrains privés.
 
Ces bases sont utilisées périodiquement pour enseigner et former les générations d'Illuminati aux techniques militaires, aux techniques de combat rapproché, aux méthodes de contrôle des mouvements de foule, à l'usage des armes, et à tout ce qui touche à la guerre de manière générale. Pour quelle raison ? Parce que les Illuminati croient que tous les gouvernements du monde, y compris le gouvernement américain, vont finir par s'effondrer. Il s'agira d'effondrements planifiés, qui se produiront d'une manière bien précise.
 
Les Illuminati ont prévu tout d'abord un effondrement des marchés financiers. Par comparaison, la Grande Dépression ressemblera à une partie de plaisir ! Cet effondrement résultera des manoeuvres conjointes des grandes banques et des institutions financières du monde entier, qui manipuleront les marchés boursiers et les taux de change. La plupart des gens se trouveront endettés envers le gouvernement fédéral. Le gouvernement exigera un remboursement immédiat de toutes les dettes. La plupart des débiteurs seront dans l'incapacité de payer, et feront faillite. Cela causera une panique financière qui se produira simultanément dans le monde entier. Les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils peuvent contrôler les gens par la finance.
 
L'étape suivante sera la prise de contrôle par l'armée et les forces de sécurité, région par région, lorsque le gouvernement aura décrété l'état d'urgence et la loi martiale. Les gens seront paniqués, l'anarchie s'installera dans la plupart des villes, et le gouvernement justifiera son action par la nécessité de maîtriser les mouvements de panique dans la population. Les dirigeants militaires qui appartiennent aux Illuminati, et tous ceux qui leur obéissent, auront recours aux armes et aux techniques de contrôle et de manipulation des foules pour aboutir à leurs objectifs. C'est pour cela que de nombreux survivants âgés de moins de 36 ans, qui ont réussi à échapper aux Illuminati, ont témoigné qu'ils avaient subi une programmation de type militaire.

Il y aura des gens qui ne font pas partie des Illuminati, ni de leurs sympathisants, qui entreront dans la résistance. Les Illuminati le savent et s'y attendent. Ils se préparent dès à présent à cette éventualité. C'est pour cela qu'ils sont formés au combat rapproché et à la manipulation des foules. Ils sont prêts, en cas de nécessité, à ouvrir le feu sur ces foules. Les Illuminati s'entraînent à être prêts à toutes les réactions possibles à leur tentative de prise de pouvoir. De très nombreux programmés mentaux seront appelés à réaliser des tâches précises, au moyen de codes spéciaux. Ces codes sont conçus pour faire obéir tous les esclaves des Illuminati aux moindres ordres de leurs maîtres, et pour annihiler toute tentative de désobéissance.
 
De nouvelles bases militaires seront construites dans chaque grande localité. Certaines existent déjà, mais sous un déguisement. Au cours des prochaines années, on les verra apparaître au grand jour. Il y aura dans chaque localité une base d'action régionale, et des responsables auxquels tous devront rendre compte. La hiérarchie de ces responsables correspondra exactement à la hiérarchie occulte actuelle.
 
Il y a environ cinq ans, quand j'ai quitté les Illuminati, il y avait à peu près 1 % de toute la population des Etats-Unis qui appartenait aux Illuminati ou qui dépendait d'eux, y compris tous les programmés mentaux, directement utilisables. Ce chiffre peut paraître faible à certains. Mais imaginez l'effet que peuvent produire plus de 2.500.000 personnes parfaitement entraînées à l'emploi des armes et des techniques psychologiques, liés à des groupes paramilitaires, et puissamment armés.
 
Tous ces gens sont absolument consacrés à leur cause. C'est pour cela que les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils pourront aisément contrôler les 99 % restants de la population, composée de citoyens peu ou mal entraînés, et armés comme des "chasseurs du dimanche". Même les troupes régulières locales ne feront pas le poids devant les forces des Illuminati, dirigées par des chefs très compétents. Ils comptent aussi sur l'élément de surprise, qui les aidera lors de leur prise de pouvoir. En outre, de nombreux chefs des Illuminati ont été, ou sont toujours, de hauts responsables de l'armée, qui ont une excellente connaissance de l'état des défenses locales, et des moyens de les circonvenir.
 
Après la prise de pouvoir des militaires, la population se verra offrir le choix d'adhérer à la cause des Illuminati, ou de la rejeter. Dans ce cas, les opposants seront confrontés à des peines diverses, à l'emprisonnement, ou même à la mort. Les Illuminati sont persuadés qu'ils sont "nés pour gouverner", car ils se jugent plus intelligents et plus "éclairés" que les autres. Ils sont très arrogants, et considèrent la population en général comme des "brebis sans intelligence", qui se laisseront facilement conduire par des chefs à poigne et compétents, pourvu qu'on leur accorde l'aide financière dont ils ont besoin en temps de crise, et qu'on leur fasse sentir la rigueur du châtiment réservé aux rebelles. Il ne faut jamais minimiser l'absence totale de scrupules des Illuminati, ni leur caractère impitoyable et leur capacité à atteindre leurs objectifs.
 
Les dirigeants financiers des Illuminati, comme les Rothschild, les Van der Bilt, les Rockefeller, les Carnegie, ou les Mellon, par exemple, se mettront en avant, et offriront de "sauver" une économie mondiale à l'agonie. On mettra en place un nouveau système d'échanges monétaires, fondé sur un système monétaire mondial, avec des bases au Caire et à Bruxelles. Ainsi seront réalisés le système économique mondial et le Nouvel Ordre Mondial tant désirés par les Illuminati.
 
Le plan des Illuminati comprend bien d'autres dispositions, mais je vous en ai décrit l'essentiel. C'est pour la mise en oeuvre de ce plan que tous les Illuminati travaillent et qu'ils sont formés. Ils sont prêts à donner leur vie pour leur cause, afin d'enseigner leurs doctrines à la nouvelle génération. Ils croient que leurs enfants sont leur héritage. On m'avait raconté que ce serait la génération de mes enfants qui assisterait à leur prise de pouvoir, à un certain moment du 21e siècle. Actuellement, les Illuminati mettent silencieusement en oeuvre leur plan, en s'infiltrant systématiquement :
 
- Dans les médias.
- Dans le système bancaire.
- Dans le système éducatif.
- Dans le gouvernement, que ce soit au niveau local ou au niveau fédéral.
- Dans le système scientifique.
- Dans toutes les églises.
 
Cela fait plusieurs siècles que les Illuminati s'efforcent de s'infiltrer dans tous ces domaines. Ils ne le font pas en avouant clairement leurs motivations réelles ! Ils ne s'introduisent pas dans une banque, par exemple, en disant : "Salut ! Je viens prendre le contrôle de votre banque pour le compte des Illuminati !" Ils investissent progressivement de plus en plus d'argent dans cette banque, pour en contrôler une majorité d'actions. Ils ne parlent jamais publiquement de leur plan ni de leurs activités secrètes. Souvent, d'ailleurs, comme ils sont eux-mêmes programmés mentaux, ils sont amnésiques pour tout ce qui concerne ces activités. Ils ont souvent l'apparence d'hommes d'affaires respectables, affichant leurs convictions "chrétiennes".
 
Les Illuminati attachent une très grande importance à l'image qu'ils donnent dans la société. Ils font tout pour maintenir une façade "normale" et respectable. Ils ont horreur d'être dévoilés. Voici quelles étaient les personnalités qui siégeaient au conseil local des Illuminati dont j'étais membre : le responsable local de la Fédération des PME, le PDG d'une entreprise locale travaillant pour le Ministère de la Défense, le Directeur d'une école chrétienne, l'un des adjoints au maire de la ville, un journaliste, une infirmière, un médecin, un psychologue, un colonel de l'Armée de Terre, un haut responsable de la Marine. Tous, à une exception près, fréquentaient régulièrement une église le dimanche, et étaient très respectés dans toute la ville. Aucun d'entre eux n'avait une réputation douteuse. Tous étaient au-dessus de tout soupçon.
 
Si vous aviez rencontré l'une de ces personnes, vous auriez sans doute aussitôt apprécié son intelligence, son ouverture d'esprit, son charme et son charisme. C'est leur meilleure "couverture". La plupart des gens pensent que les gens "mauvais" ont une mauvaise apparence, soit dans leur physique, soit dans leur comportement. Ils y sont incités par la propagande des médias, qui présentent les "méchants" sous des traits souvent hideux. Tous les Illuminati que j'ai personnellement connus étaient des gens aimables et charmants dans leur vie de tous les jours.
 
Leur seul problème était d'avoir parfois un comportement bizarre, comme peuvent l'avoir des alcooliques. Si les Illuminati sont parfaitement indétectables, c'est en raison de la dissociation de leur personnalité, artificiellement provoquée par des expériences traumatiques. Beaucoup d'Illuminati, si ce n'est la plupart d'entre eux, sont complètement inconscients de la vie horrible qu'ils mènent au cours de la nuit.
 
Il existe d'autres groupes qui ne font pas directement partie des Illuminati, mais qui sont en relation avec eux. Les Illuminati ne sont pas le seul groupe qui pratique l'ésotérisme, ou qui adore des démons et des dieux antiques. Les Illuminati encouragent les divisions. "Diviser pour régner" est l'un de leurs principes essentiels. Ils ne s'inquiètent pas de l'existence de ces autres groupes. Au contraire, ils les accueillent souvent dans leur zone d'influence, si cela est possible. Cela se produit de plus en plus souvent depuis quelques années, à mesure que les Illuminati "vendent" leur organisation et leurs principes, qui sont considérés comme les meilleurs par toutes les sociétés secrètes. En échange de ce "perfectionnement technique", les Illuminati exigent la soumission des autres groupes occultes. Ils leur envoient leurs meilleurs formateurs, qui dépendent de leurs conseils locaux et régionaux.
 
Dans le domaine politique, les Illuminati sont infiltrés dans tous les principaux partis. L'une de leurs maximes préférées est : "L'ordre sort du chaos". L'anarchie est une discipline pour eux. C'est pour cela qu'ils envoient des armes et des fonds à tous les protagonistes des principaux conflits, en particulier lors des deux dernières guerres mondiales. Ils croient que l'Histoire est un jeu, comme une partie d'échecs. Pour eux, les plus forts doivent émerger des conflits, des épreuves et des combats. Je ne partage plus cette philosophie, mais je la partageais autrefois, de tout mon coeur. A mesure que la vraie nature et les objectifs des Illuminati sont dévoilés, j'espère que les citoyens "ordinaires" se réveilleront, et s'organiseront pour lutter contre ceux qui se préparent à capturer un monde qui ne se doute de rien.
 
 
Par Svali.
 
L'original peut être consulté en anglais à l'adresse suivante :
 
 

lundi, 23 avril 2012

LA MANIPULATION DES MASSES SELON NOAM CHOMSKY

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Noam Chomsky est est un linguiste et philosophe américain devenu Professeur émérite du Massachussetts Institute of Technology (MIT) où il enseigna toute sa carrière durant. Une carrière qu'il consacra aussi à étudier les comportements, les codes linguistiques et la communication verbale. Il a joué un rôle important dans ce qu'il est désormais convenu de nommer la Révolution Cognitive qui, à la fin des années cinquante, structura la compréhension des mécanismes de la pensée humaine.

Volontiers anarchiste, à 81 ans Noam Chomsky, qui imagina la grammaire générative et transformationelle reste une référence en matière de comportement humain. Fin septembre 2010, Chomsky a édité une liste qui regroupe les dix stratégies de manipulations des masses car il ne fait aucun doute, selon lui, que les masses sont manipulées par ceux qui dirigent le monde, que ce soient les financiers, les politiciens ou les médias. L'agence de presse internationale Pressenza, connue pour ses prises de positions pacifiques, vient de rendre publique la Liste de Chomsky (1).

Pour établir cette liste, Noam Chomsky se base sur le fossé qui s'est creusé entre les connaissances publiques et les connaissances de ce qu'il appelle "l'élite dirigeante", un fossé qui permet désormais à cette élite de mieux connaitre l'individu lambda que celui-ci ne se connait luimême... Cette forme de métaconnaissance facilite, toujours selon Chomsky, le contrôle des individus...

Nous vous proposons de passer en revue ces dix stratégies de manipulation des masses.

A chacun de faire son commentaire.

1° La stratégie de la distraction : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. «Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux» Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles» (1979).

2° Créer des problèmes, puis offrir des solutions : cette méthode est aussi appelée «problème- réaction-solution». On crée d’abord un problème, une «situation» prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3° La stratégie de la dégradation : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en «dégradé», sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4° La stratégie du différé : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme «douloureuse mais nécessaire», en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que «tout ira mieux demain» et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5° S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge : la plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles».

6° Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion : faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7° Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise : faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. «La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles».

8° Encourager le public à se complaire dans la médiocrité : encourager le public à trouver «cool» le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9° Remplacer la révolte par la culpabilité : faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

10° Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes (comme conséquence des 9 précédentes).

 

Olivier Moch


(1) Les dix stratégies de manipulations des masses, par Noam Chomsky, in Pressenza, 21 septembre 2010.
(2) Le temps passé devant la télé à augmenté en 2009, par Frédéric Bianchi, on lsa.fr, 18 mars 2010.
(3) La pub en chiffres, on L'Internaute, novembre 2005.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

00:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : monde, noam chomsky, la manipulation des masses, olivier moch, syti.net | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 20 avril 2012

OFFICIEL: BLYTHE MASTERS VA RACHETER TOUTES LES MATIERES PREMIERES AGRICOLES DE LA PLANETE

 

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Du 10 au 14 avril 2012. Pour que Blythe Masters daigne apparaître sur CNBC dans une interview "one to one", c'est qu'il y a le feu dans la maison. En effet, la JP Morgan s'est fait sérieusement allumer dans le FT à propos de la faillite de la Lehman Brothers, puis de la MF Global: "JP Morgan's practices bring scrutiny (article de Tom Braithwaite, Telis Demos et Tracy Alloway à New York)". Le lendemain, bing!, Blythe (qui hait la presse) décide soudain de parler de ses affaires à l'occasion de son don de 5 millions à l'Université de Denver pour que celle-ci dispose d'un département/chaire de... matières premières! Lire ici le Denver Post. Cela ne suffisait pas d'enseigner les conneries de Friedman... ""No academic program matches what the J.P. Morgan Center for Commodities will provide," said Don Elliman, University of Colorado Denver chancellor. "J.P. Morgan will partner with the CU Denver Business School to create that vital intersection for commodities education and the industry"". Des centaines d'étudiants à venir donc, et qui sauront comment tout acheter aux paysans avant que leurs produits n'arrivent dans votre assiette pour le compte de la Morgan et de la GS...

C'est donc bien officiel (mais vous le saviez déjà si vous avez lu BM), les banques ont plein pouvoir pour tout racheter et manipuler les prix à leur guise et Blythe sera officiellement à leur tête... Elle a déjà gagné presque 3 milliards sur les différences de prix achat et revente + coms... Pendant ce temps, bien sûr, les politiques regardent ailleurs. NOUS SOMMES EN 1788.

Elle a aussi expliqué que c'était tout à fait normal pour la JP Morgan d'avoir des positions sur l'argent métal, et qu'elle ne faisait rien de mal (question que Bob Pisani lui avait posé autrement lors de sa première interview pour le compte de la SIFMA) puisque tout était fait pour ses clients... (merci au Capitaine pour la version french). Lisez bien ce qu'elle dit à propos des positions monstrueuses sur les métaux précieux de la JPM:

That there's been a tremendous amount of speculation particularly in the blogosphere about this topic.
I think the challenge is that the speculation represents a misunderstanding as the nature of our business.
As i mentioned earlier, our business is a client-driven business where we execute on behalf of clients to achieve their financial and risk management objectives.
The challenge is that commentators don't see all of that activity simultaneously.
So just to give you a simple example, we store significant amounts of commodities, for example, silver, on behalf of customers we operate vaults in new york city, in singapore and in london. and often when customers have that metal stored in our facilities, they hedge it on a forward basis through jpmorgan who in turn hedges itself in the commodity markets.
If you see only the hedges and our activity in the futures market, but you aren't aware of the underlying client position that we're hedging, then it would suggest inaccurately that we're running a large directional position.
In fact that's not the case at all.
We have offsetting positions. we have no stake in whether prices rise or decline. rather we're running a flat or relatively match book.

Et si c'est au nom de ses clients... Il se trouve que son premier client est justement la Fed qui peut respirer grâce à elle tant que les cours de l'or et argent restent assez bas pour ne pas effrayer tous les papy et mamies de la planète qui ont des assurance-vie en papier... Non la JP Morgan ne trafique pas les cours.... elle l'a redit hier... La seule vraie info donnée est que le pouvoir et la pression ont metamorphosé Blythe Masters qui est devenue presque méconnaissable. Dégager 3 milliards, ça laisse des traces et des rides. Mettez plein écran. PS: Elle a réussi à placer sa phrase favorite qui est "le Diable est dans les détails"...


 

Source: Le blog de Pierre Jovanovic

Blog de l'Apocalypse Financière
Analyse et Revue de Presse Internationale

lundi, 09 avril 2012

COMMENT LA FRANC-MAÇONNERIE CONTROLE TOUT SOUS LE COUVERT DE LA REPUBLIQUE

 
INITIATION MAçONNIQUE.jpg

Que font un squelette humain et un cercueil dans une loge censée promouvoir une philosophie élitiste?

 

Chers lecteurs, je vous ai dégoté un site inestimable, BARRUEL.COM, qui va vous horrifier par ses révélations et sa riche documentation sur cette secte religieuse appelée "Franc-maçonnerie", qui écume le monde en réseau avec des cercles occultes comme les Skull and Bones (le pouvoir occulte américain), la Trilatérale, le CFR, le groupe Bilderberg, le Bohemian Club et les Illumatis. Peut-il sortir quelque chose de bon d'une telle secte pour l'Afrique et pour notre monde? Nos pays et la terre entière dirigés par ces "frères de lumière" n'en finissent pas de sombrer dans les crises financières, les coups d'Etat, les guerres, les révolutions illusoires et le chaos. Ne gobez plus les mensonges officiels et refusez d'être des victimes de la manipulation médiatique de ces hommes puissants. Informez-vous, libérez-vous, désintoxiquez votre esprit! Bien à tous.

INFLUENCE DE LA FRANC-MAçONNERIE EN FRANCE.gif

 

Cliquer sur:

Réflexions sur les élections en "république" maçonnique Française ou "démonocratie".



 

" La franc-maçonnerie est ici chez elle au ministère de l'intérieur ".

Paroles prononcées par NICOLAS SARKOZY le 23 Juin 2003, pour le 275° anniversaire de la secte, mère de la république.
(Lire plus bas.)

 
SARKOZY ET LA FRANC-MAçONNERIE.jpg




"La franc-maçonnerie n'est autre chose que la république à couvert, comme la république elle-même n'est autre chose que la franc-maçonnerie à découvert."

F.-. Gadaud, compte rendu du convent de 1894.
Cité par Paul Copin-Albancelli, Le Pouvoir Occulte contre la France, page 97. (LIRE)

 
OBAMA FRANC-MAçON.jpg

 

Source: BARRUEL.COM

vendredi, 30 mars 2012

LA REEMERGENCE DE LA CHINE EN TANT QUE PUISSANCE MONDIALE (DISSIDENT VOICE)


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Important à savoir! Pour comprendre le fonctionnement du monde actuel et pour l'Histoire. Bonne lecture! Fernand Dindé.

 

L'histoire du pouvoir dans le monde a été déformée par des historiens eurocentrés qui ont ignoré le rôle dominant de la Chine dans l'économie mondiale de 1100 à 1800. La brillante rétrospective historique que John Hobson fait de l'économie mondiale de cette période fournit des quantités de données empiriques qui prouvent la supériorité économique et technologique de la Chine sur la civilisation occidentale pendant la plus grande partie du millénaire précédent avant qu'elle se soit assujettie et ne commence à décliner au 19ième siècle.

La réémergence de la Chine en tant que puissance économique nous conduit à nous interroger sur son ascension et sa chute précédentes et sur les menaces intérieures et extérieures qui pèsent dans le futur immédiat sur cette superpuissance économique renaissante.

D'abord nous soulignerons les principaux aspects de l'ascension historique de la Chine et de sa supériorité économique sur l'Occident avant le 19ième siècle à partir du livre de John Hobson, "Les origines orientales de la civilisation occidentale". Etant donné que la majorité des historiens économiques occidentaux (libéraux, conservateurs ou marxistes) ont représenté la société chinoise comme stagnante, arriérée et bornée, un "despotisme oriental" selon leur expression, il est nécessaire de montrer qu'il n'en était rien. Il faut aussi particulièrement montrer comment la Chine, la puissance mondiale technologique de 1100 à 1800, a permis l'ascension de l'Occident. C'est seulement en empruntant et en assimilant les innovations chinoises que l'Occident a pu opérer la transition vers l'économie capitaliste et impérialiste moderne.

Dans la seconde partie nous analyserons les facteurs et les circonstances qui ont amené le déclin de la Chine au 19ième siècle et la domination, l'exploitation et le pillage subséquents de ce pays par les puissances impériales occidentales, d'abord l'Angleterre puis le reste de l'Europe, le Japon et les Etats-Unis.

Dans la troisième partie, nous soulignerons brièvement les facteurs qui ont mené à l'émancipation de la Chine de la règle coloniale et néocoloniale et nous analyserons sa récente percée comme deuxième plus grande économie mondiale.

Enfin nous étudierons les menaces passées et présentes qui pèsent sur l'avènement de la Chine comme puissance économique mondiale en mettant en lumière les similitudes entre le colonialisme anglais des 18 et 19ièmes siècles et les stratégies impériales étasuniennes actuelles et en montrant les forces et les faiblesses des réactions chinoises passées et présentes.

LA CHINE : L'ascension et la consolidation de sa puissance mondiale de 1100 à 1800

A l'aide de comparatifs systématiques, John Hobson fournit énormément de données concrètes qui démontrent de façon indiscutable la supériorité mondiale économique de la Chine sur l'Occident et en particulier sur l'Angleterre. En voilà quelques unes :

Dès 1078 la Chine était le plus grand producteur au monde d'acier (125 000 tonnes) tandis que l'Angleterre n'en produisait encore que 76 000 tonnes en 1788.

La Chine était le leader mondial de l'innovation dans la production textile, sept siècles avant la "révolution textile" anglaise du 18ième siècle.

La Chine était la première puissance commerciale et faisait du commerce avec la plus grande partie de l'Asie de l'ouest, de l'Afrique, du Moyen-Orient et de l'Europe.

La "révolution agricole" chinoise et sa productivité dépassaient l'Occident au 18ième siècle.

Ses innovations dans la production de papier, de livres imprimés, d'armes à feu et d'outils, en ont fait une superpuissance dont la production était exportée dans le monde entier grâce à un système de navigation des plus avancés.

La Chine possédait les bateaux de commerce les plus grands. En 1588 les plus grands bateaux anglais pouvaient transporter 400 tonnes de fret, les navires chinois 3000 tonnes. Même à la fin du 18ième siècle, les marchands chinois disposaient encore de 130 000 navires de commerce privés, infiniment plus que les Anglais. Le Chine a gardé ce rôle dominant dans l'économie mondiale jusqu'au début du 19ième siècle.

Les fabricants Anglais et Européens qui ont suivi l'exemple de la Chine, en copiant et assimilant ses plus grandes avancées technologiques, étaient pressés d'entrer sur le marché chinois moderne et lucratif.

Jusqu'en 1750, le revenu per capita des Chinois égalait celui des Anglais grâce à leur système bancaire, leur économie basée sur du papier monnaie stable, leur production manufacturée et de bons rendements agricoles.

La position dominante de la Chine a été remise en question par la montée de l'impérialisme britannique qui a adopté les avancées technologiques, maritimes et commerciales de la Chine et d'autres pays d'Asie pour devenir une puissance mondiale en brûlant les étapes.

L'IMPERIALISME occidental et la déclin de la Chine.

Les piliers de la conquête britannique et occidentale de l'Orient sont la militarisation des états impériaux, le manque de réciprocité dans leurs relations économiques avec les pays étrangers et la nature de l'idéologie occidentale impériale qui permettait et justifiait la conquête de pays étrangers.

A la différence de la Chine, la révolution industrielle britannique et son expansion au delà des mers est le fruit d'une politique guerrière. Selon Hobson, entre 1688 et 1815, l'Angleterre était en guerre 52% du temps. Tandis que la prospérité chinoise reposait sur le libre échange, la production de biens et les innovations commerciales et bancaires, les Britanniques préféraient les barrières douanières, les conquêtes militaires et la destruction systématique des entreprises étrangères compétitives ainsi que le vol et le pillage des ressources locales. La suprématie chinoise était basée sur "les bénéfices réciproques" des partenaires, tandis que les Britanniques avaient recours à des armées de mercenaires, la répression sauvage et la méthode "diviser pour régner" pour attiser les rivalités locales. En cas de résistance des autochtones, les Anglais (comme d'autres puissances impérialistes) n'hésitaient pas à exterminer des communautés entières.

Incapables de rentrer en compétition avec le marché chinois, l'Angleterre a eu recours à la puissance militaire brute. Elle a armé et formé des mercenaires recrutés dans ses colonies en Inde et ailleurs pour forcer la Chine à importer ses produits et pour lui imposer des traités inégaux à des tarifs préférentiels. La Chine a été inondée d'opium britannique produit dans ses plantations d'Inde au mépris des lois chinoises qui interdisaient ou régulaient l'importation et la vente de narcotiques. Les dirigeants chinois habitués depuis longtemps à la supériorité de leur commerce et de leur fabrication n'étaient pas préparés aux "nouvelles règles impériales" du pouvoir international. La propension occidentale à coloniser des pays par les armes, à piller leurs ressources et à recruter d'énormes armées de mercenaires commandés par des officiers européens a mis fin à la puissance internationale de la Chine.

La base de la suprématie économique de la Chine était la "non ingérence dans les affaires internes de ses partenaires commerciaux". A l'opposé les impérialistes britanniques sont intervenus brutalement en Asie pour adapter les économies locales aux besoins de l'empire (en éliminant les concurrents économiques, y compris les fabricants de coton indiens plus efficaces) et ont pris le contrôle des appareils politiques, économiques et administratifs locaux pour mettre en place la colonisation.

L'empire britannique s'est construit en s'appropriant les ressources de ses colonies et en militarisant massivement son économie. Sa puissance militaire a bientôt supplanté celle de la Chine. La politique étrangère de la Chine a été handicapée par la confiance exagérée des élites dirigeantes dans les relations commerciales. Les officiels chinois et les grands marchands qui cherchaient à se concilier les Britanniques, ont convaincu l'empereur de leur accorder des concessions extra-territoriales dévastatrices et de leur ouvrir leur marché au détriment des fabricants chinois tout en renonçant à leur souveraineté locale. Comme toujours les Britanniques ont attisé les querelles internes et fomenté des révoltes pour déstabiliser davantage le pays.

La pénétration occidentale et britannique du marché chinois et la colonisation de la Chine ont créé une nouvelle classe : les riches "compradores" chinois qui importaient les marchandises anglaises et facilitaient la conquête des ressources et des marchés locaux. Le pillage impérialiste a engendré une plus grande exploitation de la grande masse des paysans et de ouvriers chinois écrasés par de lourds impôts. Les dirigeants de la Chine pressuraient la paysannerie pour payer les dettes de guerre et les déficits commerciaux imposés par les puissances impériales occidentales. Cela a conduit les paysans à la famine et à la révolte.

Au début du 20ième siècle (moins d'un siècle après les Guerres de l'Opium), la Chine avait perdu son statut de puissance économique mondiale ; elle était devenue un pays brisé, à demi colonisé et dont l'immense population était réduite à la pauvreté. Les principaux ports étaient contrôlés par les officiels de l'impérialisme occidental et l'intérieur du pays était régi par des seigneurs corrompus et brutaux. Des millions de personnes étaient devenus esclaves de L'opium anglais.

LES UNIVERSITAIRES britanniques : Eloquents défenseurs des conquêtes impériales

Toute la classe académique occidentale -et à sa tête les historiens impérialistes anglais- ont attribué la domination impérialiste anglaise sur l'Asie à "la supériorité technologique" de l'Angleterre et la pauvreté et de la Chine et sa colonisation au "retard oriental" sans mentionner la supériorité millénaire du commerce et des avancées techniques de la Chine qui a duré jusqu'au début du 19ième siècle. A la fin des années 1920, avec l'invasion impériale japonaise, la Chine a perdu son unité. Sous la loi impériale, des centaines de millions de Chinois sont morts de faim ou ont été dépossédés ou assassinés pendant que les puissances impériales occidentales et le Japon pillaient son économie. Cela a complètement discrédité toute l'élite chinoise collaboratrice des "Compradores" aux yeux des Chinois.

Le souvenir du pays prospère, dynamique et puissant qu'a été autrefois la Chine est resté dans la mémoire collective du peuple chinois mais a été complètement occulté par les prestigieux intellectuels étasuniens et anglais. Les commentateurs occidentaux ont discrédité la mémoire collective de la suprématie de la Chine en la qualifiant d'illusion ridicule due à la nostalgie des seigneurs et de la royauté, et à l'arrogance sans fondement des Han.

LA CHINE renaît des cendres du pillage et de l'humiliation impériales : La révolution communiste chinoise

C'est le succès de la révolution communiste chinoise du milieu du 20ième siècle qui a rendu possible l'ascension de la Chine moderne à la place de seconde économie mondiale. L'armée "rouge", l'armée populaire de libération, a vaincu d'abord l'armée impériale japonaise et ensuite l'armée impérialiste étasunienne soutenue par le Kuomintang, l'armée "nationaliste" menée par les "compradores". Cela a permis la réunification de la Chine en un état souverain indépendant. Le gouvernement communiste a aboli les privilèges extra-territoriaux des impérialistes occidentaux, mis fin au pouvoir des seigneurs de guerre et des gangsters et chassé les propriétaires millionnaires de bordels, les trafiquants de femmes et de drogues ainsi que les autres "fournisseurs de service" de l'empire étasuno-européen.

A tous les sens du mot, la révolution communiste a forgé l'état chinois moderne. Les nouveaux dirigeants ont alors procédé à la reconstruction d'une économie ravagée par les guerres impériales et le pillage des capitalistes japonais et occidentaux. Après plus de 150 ans d'infamie et d'humiliation, le peuple chinois a retrouvé sa fierté et sa dignité nationales. Ces éléments socio-psychologiques ont joué un rôle essentiel dans la capacité du pays à se défendre contre les attaques, le sabotage, les boycotts et les blocus étasuniens qui ont suivi la libération.

Contrairement à ce que prétendent les économistes occidentaux et les économistes néolibéraux chinois, la dynamique croissance de la Chine n'a pas commencé en 1980. Elle a commencé en 1950 avec la réforme agraire qui a procuré de la terre, des infrastructures, des crédits et de l'assistance technique à des centaines de millions de paysans et ouvriers agricoles misérables. Grâce à ce qui est aujourd'hui appelé "capital humain" et à une gigantesque mobilisation sociale, les communistes ont construit des routes, des aérodromes, des ponts, des canaux et des lignes de chemin de fer de même que les industries de base, comme le charbon, l'acier, le fer, qui ont constitué la colonne vertébrale de l'économie de la Chine moderne. Le vaste système d'éducation et de santé de la Chine communiste a produit une force de travail motivée, instruite et en bonne santé. Son armée hautement professionnelle a empêché les Etats-Unis d'étendre leur empire militaire à travers la péninsule coréenne jusqu'aux frontières de la Chine. De même que les historiens et propagandistes ont fabriqué l'histoire d'une Chine "décadente et stagnante" pour justifier leur brutale conquête, de même leurs homologues contemporains ont réécrit l'histoire des trente premières années de la Révolution Communiste chinoise, en niant son rôle positif dans le développement de tous les éléments d'une économie, d'un état et d'une société modernes. Il est clair que la rapide croissance de la Chine a été la conséquence du développement de son marché intérieur, de la formation rapide de scientifiques, de techniciens et de travailleurs qualifiés et que le filet de sécurité sociale qui protégeait et promouvait la mobilité des ouvriers et des paysans étaient les fruits de la planification et des investissements communistes.

La montée en puissance de la Chine sur l'échiquier mondial, a commencé en 1949 par l'évincement de toute la classe financière spéculatrice parasite des "compradores" qui avaient servi d'intermédiaires aux impérialistes européens, japonais et étasuniens pour drainer les grandes richesses de la Chine.

LA TRANSITION chinoise vers le capitalisme

A partir de 1980, le gouvernement chinois a opéré un changement dramatique dans sa stratégie économique : Au cours des trois décennies suivantes il a ouvert le pays à des investissements étrangers d'envergure ; il a privatisé des milliers d'industries et il a mis en place une politique délibérée de concentration des revenus dans le but de récréer une classe économique dominante de milliardaires liés aux capitalistes étrangers. Le projet de la classe politique chinoise dirigeante était "d'emprunter" les connaissances techniques nécessaires pour entrer sur les marchés étrangers par l'intermédiaire des entreprises étrangères à qui ils fourniraient une abondante main d'oeuvre bon marché. L'état chinois a redirigé des subventions publiques massives pour générer une haute croissance capitaliste en démantelant son système national gratuit de soins et d'éducation. Il a cessé de subventionner la construction des habitations de centaines de millions de paysans et d'ouvriers d'usines pour fournir des fonds à des spéculateurs immobiliers pour construire des appartements de luxe privés et des gratte-ciel de bureaux. La nouvelle stratégie capitaliste chinoise, de même que sa croissance à deux chiffres, s'est enracinée dans les profonds changements structurels et les investissements publics massifs rendus possibles par l'ancien gouvernement communiste.

"L'envolée" du secteur privé chinois a eu comme fondement les immenses dépenses publiques consenties depuis 1949.

La nouvelle classe capitaliste triomphante et ses collaborateurs occidentaux se sont vantés d'être les artisans du "miracle économique" de la Chine et de son ascension à la seconde place dans l'économie mondiale. Cette nouvelle élite chinoise est moins pressée de mentionner la place de la Chine en ce qui concerne les brutales inégalités de classes car on ne trouve pire qu'aux Etats-Unis.

LA CHINE : De la soumission aux impérialistes à la compétitivité internationale

La croissance soutenue du secteur industriel de la Chine a été le résultat d'investissements publics très ciblés, de profits élevés, d'innovations techniques et d'un marché intérieur protégé. Le capital étranger a fait bien sûr des profits mais toujours dans le cadre des priorités et des règles de l'état chinois. La "stratégie d'exportation" dynamique du régime a produit d'énormes surplus commerciaux qui ont fait de la Chine un des plus grands créanciers de la planète et surtout des Etats-Unis. Pour maintenir sa dynamique industrielle, la Chine a du importer de grands quantités de matières premières ce qui l'a conduit à faire des investissements importants à l'étranger et à conclure des accords commerciaux avec des pays exportateurs de minerais et de produits agricoles comme l'Afrique et l'Amérique Latine. Dès 2010, la Chine, supplantant les Etats-Unis et l'Europe, est devenue le principal partenaire de beaucoup de pays d'Asie, d'Afrique, et d'Amérique Latine.

La Chine moderne, comme celle de 1100 à 1800, est devenue une puissance économique mondiale grâce à sa prodigieuse capacité de production. Le commerce et les investissements se faisaient dans le cadre d'une stricte politique de non-ingérence dans les affaires intérieures de leurs partenaires commerciaux. A la différence des Etats-Unis, la Chine n'a pas mené des guerres sans merci pour le pétrole ; au contraire elle a signé des contrats lucratifs. Et la Chine ne fait pas la guerre dans l'intérêt des Chinois de l'étranger comme les Etats-Unis ont fait pour Israël au Moyen-Orient.

Le rapport entre la puissance économique chinoise et sa puissance militaire est à l'opposé de celui des Etats-Unis, un gros empire militaire parasite dont l'influence économique internationale continue de diminuer.

Les dépenses militaires des Etats-Unis sont 12 fois supérieures à celles de la Chine. L'armée étasunienne tient le rôle principal dans les efforts de Washington pour empêcher la Chine de devenir une puissance mondiale.

L'ASCENSION de la Chine : L'histoire va-t-elle se répéter ?

La croissance de la Chine a été d'environ 9% par an et la qualité et la valeur de ses produits augmentent rapidement. Au contraire, les Etats-Unis et l'Europe ont stagné autour de 1% de croissance de 2007 à 2012. Les créatifs savants et techniciens chinois ont assimilé les dernières inventions occidentales (et japonaises) et les ont améliorées, diminuant ainsi leur coût de production. La Chine a remplacé les "institutions financières internationales" contrôlées par les Etats-Unis et l'Europe (le FMI, la banque mondiale et la banque interaméricaine de développement) comme principal prêteur de l'Amérique Latine. La Chine continue d'être le premier investisseur dans les ressources minières et l'énergie africaines. La Chine a pris la place des Etats-Unis comme premier partenaire commercial d'Arabie Saoudite, du Soudan, premier acheteur de pétrole iranien et est en passe de devenir aussi le premier acheteur de produits pétroliers vénézuéliens. Aujourd'hui la Chine est le premier fabriquant et exportateur mondial, dominant même le marché étasunien tout en jouant le rôle de bouée de sauvetage financière grâce à ses 1300 milliards de dollars de bonds du trésor étasuniens.

Sous la pression des travailleurs, des fermiers et des paysans, les dirigeants chinois ont développé le marché intérieur en augmentant les salaires et les dépenses sociales pour rééquilibrer l'économie et éviter le spectre de l'instabilité sociale. Au contraire, aux Etats-Unis, les salaires et les services publics vitaux ont décliné de façon alarmante en termes absolus et relatifs.

Tout cela laisse présager que la Chine va prendre la place des Etats-Unis comme première puissance économique mondiale dans les dix années qui viennent, si l'empire étasunien ne l'attaque pas et si les profondes inégalités de classe chinoises ne provoquent pas un soulèvement général.

De sérieuses menacent pèsent sur l'ascension de la Chine dans le monde. Contrairement à ce qui s'est produit dans le passé, la puissance économique de la Chine moderne n'est pas accompagnée de visées impérialistes. La Chine est sérieusement en retard par rapport aux Etats-Unis et à l'Europe pour ce qui concerne la capacité de mener des guerres de conquête.

Cela a sans doute permis à la Chine d'utiliser plus de financement pour générer de la puissance économique mais la Chine est aujourd'hui sans défense devant la supériorité militaire étasunienne, son énorme arsenal, ses bases avancées et ses positions géo-militaires stratégiques au large des côtes chinoises et dans les territoires adjacents.

Au 19ième siècle, l'impérialisme britannique a détruit la position de la Chine sur la scène internationale grâce à sa supériorité militaire en saisissant les ports chinois - à cause de la confiance de la Chine dans sa "supériorité commerciale".

La conquête de l'Inde, de la Birmanie et de la plus grande partie de l'Asie a permis à l'Angleterre d'établir des bases coloniales et de recruter des armées locales de mercenaires.

Les Anglais et leurs alliés mercenaires ont encerclé et isolé la Chine, ce qui a déstabilisé le marché chinois et permis d'imposer de brutaux accords commerciaux. L'armée de l'empire britannique dictait à la Chine ce qu'elle devait importer (et l'opium représentait 50% des exportations anglaises dans les années 1850) tout en neutralisant sa plus grande compétitivité par des tarifs préférentiels.

Aujourd'hui les Etats-Unis poursuivent la même politique : la flotte étasunienne patrouille et contrôle les voies commerciales maritimes de la Chine et ses ressources en pétrole off-shore à partir de ses bases. La Maison Blanche de Obama et Clinton est en train de préparer une réponse militaire rapide, à partir de ses bases en Australie, Philippines, et ailleurs en Asie. Les Etats-Unis intensifient leurs efforts pour gêner l'accès chinois aux ressources étrangères stratégiques tout en soutenant les séparatistes "issus de peuple" et les "insurgés" en Chine occidentale, Tibet, Soudan, Birmanie, Iran, Libye, Syrie et ailleurs. Les accords militaires étasuniens avec l'Inde et la mise en place d'un régime fantoche interchangeable au Pakistan ont fait progresser ses efforts pour isoler la Chine. La Chine est fidèle à sa politique de "développement harmonieux" et de "'non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays" et elle est restée neutre quand l'armée impérialiste des Etats-Unis et de l'Europe a attaqué un des partenaires commerciaux chinois dans le but principal de contrecarrer l'expansion commerciale pacifique de la Chine.

La Chine n'a pas de stratégie politique et idéologique pour protéger ses intérêts économiques à l'étranger et cela a encouragé les Etats-Unis et l'OTAN à mettre en place des régimes hostiles à Pékin. L'exemple le plus frappant est celui de la Libye où les Etats-Unis et l'OTAN sont intervenus pour renverser un gouvernement indépendant dirigé par le président Kadhafi avec qui la Chine avait signé des accords commerciaux s'élevant à plusieurs milliards de dollars. Le bombardement des villes, ports et installations pétrolières de la Libye par l'OTAN a forcé la Chine à rapatrier 35 000 ingénieurs du pétrole et ouvriers de la construction Chinois en quelques jours. La même chose est arrivée au Soudan où la Chine avait investi des milliards pour développer l'industrie du pétrole. Les Etats-Unis, Israël et l'Europe ont armé les rebelles soudanais pour désorganiser la production de pétrole et attaquer les Chinois qui travaillaient dans le pétrole. Dans les deux cas la Chine a laissé les impérialistes étasuniens et européens attaquer ses partenaires commerciaux et endommager ses investissements sans réagir.

Sous Mao Zedong, la Chine contrecarrait activement l'agression impériale. Elle soutenait des mouvements révolutionnaires et des gouvernements indépendants du Tiers Monde. Aujourd'hui la Chine ne soutient plus activement des gouvernements ou des mouvements capables de protéger ses accords commerciaux et ses investissements à l'étranger.

L'incapacité de la Chine à s'opposer à la montée de l'agression militaire étasunienne contre ses intérêts économiques est due à de profonds problèmes structuraux. La politique étrangère de la Chine repose sur de gros intérêts commerciaux, financiers et industriels qui comptent sur leur "compétitivité économique" pour gagner des parts de marché et qui ne comprennent rien aux fondements militaires et sécuritaires de la puissance économique mondiale. La classe politique chinoise est profondément influencée par une nouvelle classe de milliardaires qui ont des liens étroits avec les fonds d'équité occidentaux et qui ont absorbé les valeurs occidentales sans les remettre en question. La preuve, ils envoient leurs enfants étudier dans les universités élitistes des Etats-Unis et d'Europe. Ceux-là veulent "s'entendre avec l'Occident" à tous prix. Comme ils ne comprennent pas bien comment on construit un empire militaire, ils ne réagissent pas comme il le faudrait à chaque fois que les Impérialistes entravent leur accès aux ressources et aux marchés. L'approche "les affaires avant tout" de la Chine a peut-être été la bonne tant qu'elle était un pion sur l'échiquier économique mondial et que les impérialistes étasuniens considéraient son "ouverture au capitalisme" comme une occasion de mettre la main sur les entreprises publiques chinoises et de piller son économie.

Mais quand la Chine (à la différence de l'ancienne URSS) a décidé de garder le contrôle des capitaux et de développer une "politique industrielle" planifiée et contrôlée par l'état en redirigeant les capitaux occidentaux et le transfert des technologies vers des entreprises d'état qui ont réussi à pénétrer les marchés intérieurs et étrangers étasuniens, Washington a commencé à protester et à parler des mesures de rétorsion. Les énormes surplus commerciaux de la Chine par rapport aux Etats-Unis ont provoqué une réaction à deux tranchants de la part de Washington. Washington a vendu de grandes quantités de bons du trésor étasuniens aux Chinois et a commencé à développer une stratégie globale pour enrayer l'avancée de la Chine.

Comme les Etats-Unis n'avaient pas la capacité économique d'empêcher le déclin de leur pays , ils ont eu recours à leur seul "avantage comparatif" -leur supériorité militaire basée sur un réseau de bases offensives réparties sur toute la planète, de régimes clients, d'ONG et de mercenaires idéologiques ou armés. Washington s'est tourné vers son vaste appareil de sécurité visible et invisible pour nuire aux partenaires commerciaux de la Chine. Washington compte sur ses relations de longue date avec des leaders corrompus, des opposants, des journalistes et des nababs médiatiques pour qu'une puissante couverture de propagande soit déployée pendant que son offensive militaire contre les intérêts chinois à l'étranger progresse.

La Chine ne possède rien de comparable à l'appareil planétaire de sécurité étasunien parce qu'elle pratique une politique de non-ingérence. Elle n'a opposé à l'offensive en bonne voie de l'Occident impérialiste, que quelques initiatives diplomatiques comme des tracts en anglais pour expliquer sa politique, l'utilisation de son droit de veto au Conseil de Sécurité de l'ONU pour contrecarrer les efforts des Etats-Unis visant à renverser le régime indépendant d'Assad en Syrie et pour s'opposer aux sanctions drastiques contre l'Iran. Elle s'est aussi insurgée vigoureusement quand la secrétaire d'état Hilary Clinton a exprimé des doutes au vitriol sur la "légitimité" de l'état chinois suite à son vote contre la résolution des Etats-Unis et de l'ONU préparant une attaque contre la Syrie.

Les stratèges militaires chinois sont de plus en plus conscients, et inquiets, de l'intensification de la menace militaire contre la Chine. Ils ont demandé et obtenu une hausse de 19% du budget militaire au cours des 5 dernières années (2011-2015). Mais même avec cette augmentation, le budget militaire de la Chine est encore 5 fois inférieur à celui des Etats-Unis et la Chine n'a pas de base à l'étranger tandis que les Etats-Unis en ont 750. Les opérations des services secrets chinois à l'étranger sont quasi-nulles. Ses ambassades sont gérées par et pour des intérêts commerciaux à courte vue qui n'ont rien compris à la brutale politique de changement de régime de l'OTAN contre la Libye et ont négligé d'informer Beijing de ce que cela signifiait pour l'état chinois.

Il y a deux autres faiblesses structurelles qui empêchent la Chine de devenir une puissance mondiale. Elles proviennent de l'intelligentsia hautement "occidentalisée" qui a avalé sans discernement la doctrine économique des Etats-Unis sur la libre circulation des produits en ignorant la militarisation de son économie. Ces intellectuels chinois répètent comme des perroquets la propagande étasunienne sur "les vertus démocratiques" des campagnes électorales présidentielles qui coûtent des milliards de dollars tout en soutenant une déréglementation financière qui aurait permis à Wall Street d'engloutir les banques et les avoirs chinois. De nombreux intellectuels et consultants d'affaire ont été formés aux Etats-Unis et sont influencés par leurs liens avec des universitaires étasuniens et des institutions financières internationales directement liées à Wall Street et à la City de Londres. Ils ont prospéré et sont devenus des consultants grassement payés qui ont des postes prestigieux dans les institutions chinoises. Ils identifient la "libéralisation des marchés financiers" avec "les économies de pointe" qui selon eux permettraient de mieux s'intégrer au marché mondial au lieu de les considérer comme la source principale de la crise financière économique mondiale actuelle. Ces "intellectuels occidentalisés" ressemblent aux "Compradores" du 19ième siècle qui sous-estimaient, pour ne pas dire niaient, les conséquences à long terme de la pénétration impériale occidentale. Ils ne comprennent pas que la déréglementation financière aux Etats-Unis a causé la crise actuelle ni qu'elle aboutirait à la main mise de l'Occident sur le système financier chinois -qui aurait pour conséquence de rediriger l'épargne intérieure chinoise vers des activités non productives (la spéculation immobilière), de causer une crise financière et finalement d'empêcher la Chine d'atteindre une position dominante.

Ces cadres branchés* chinois imitent le style consumériste occidental dans ses pires aspects et leurs opinions politiques découlent de ce style de vie et de leur identification aux Occidentaux qui les rendent incapables de la moindre solidarité avec leur propre classe ouvrière.

Il y a un fondement économique aux sentiments pro-occidentaux des néo-compradores chinois. Ils ont transféré des milliards de dollars sur des comptes en banque étrangers, acheté des maisons et appartements luxueux à Londres, Toronto, Los Angeles, Manhattan, Paris, Honk Kong, et Singapour. Ils ont un pied en Chine (la source de leur richesse) et l'autre en Occident (où ils consomment et cachent leur fortune).

Les compradores occidentalisés sont profondément intégrés dans le système économique chinois et ont des liens familiaux avec les dirigeants politiques, les membres de l'appareil du parti et de l'état. Moins étroits sont leurs liens avec l'armée et avec les mouvements sociaux grandissants, même si certains étudiants "dissidents" et intellectuels militants du "mouvement démocratique" sont soutenus par les ONG impérialistes occidentales. En gagnant de l'influence les compradores affaiblissent les puissantes institutions économiques de l'état qui sont à l'origine de la percée de la Chine comme puissance économique internationale, exactement comme au 19ième siècle quand ils servaient d'intermédiaire à l'empire britannique. Au 19ième siècle, sous couvert de "libéralisme", les Anglais ont rendus plus de 50 millions de Chinois dépendants de l'opium en moins d'une décennie. Aujourd'hui, sous couvert de "démocratie et de droits humains" les navires étasuniens patrouillent au large des côtes chinoises. Les élites qui ont piloté l'ascension de la Chine ont créé des inégalités monumentales entre les milliers de nouveaux milliardaires et multi-millionaires au sommet et les centaines de millions de travailleurs, de paysans et de travailleurs émigrés appauvris tout en bas.

La rapide accumulation de richesse des Chinois s'est faite à travers l'intense exploitation des travailleurs qui furent dépouillés du filet de sécurité sociale et de la réglementation du travail que le communisme leur garantissait. Des millions de familles chinoises sont aujourd'hui dépossédées au profit des promoteurs/spéculateurs immobiliers qui construisent des tours de bureaux et d'appartements luxueux pour l'élite locale et étrangère. Ces caractéristiques brutales du capitalisme chinois ont fait naître une revendication massive et grandissante qui concerne à la fois le travail et le logement. Le slogan des promoteurs/spéculateurs :

"S'enrichir est merveilleux" ne trompe plus personne. En 2011 il y a eu plus de 200 000 mouvements populaires dans les usines des villes de la côte et dans les villages ruraux. La prochaine étape sera sans nulle doute, l'unification de ces luttes en nouveaux mouvements sociaux nationaux qui au nom de la lutte des classes exigeront qu'on leur rende les services de santé et d'éducation qu'ils avaient sous le régime communiste ainsi qu'une plus grande partie de la richesse de la Chine. La lutte pour des augmentations de salaire peut se transformer en lutte pour plus de démocratie sur le lieu de travail. Pour répondre à ces demandes populaires, les nouveaux compradores libéraux occidentalisés de la Chine ne pourront pas proposer leur "modèle" américain en exemple car les travailleurs étasuniens sont en train d'être dépouillés de tout ce que les Chinois demandent maintenant qu'on leur rende.

La Chine déchirée par l'intensification des conflits de classe et des luttes politiques ne peut pas maintenir sa progression vers le leadership économique mondial. L'élite chinoise n'est pas en mesure d'affronter la menace militaire impérialiste étasunienne tout le temps que ses alliés, les compradores, font partie de l'élite libérale intérieure et d'autre part la société est profondément divisée avec une classe laborieuse de plus en plus hostile. Il faut mettre fin à l'exploitation sauvage des travailleurs chinois pour pouvoir affronter l'encerclement militaire étasunien de la Chine et la déstabilisation économique de ses marchés étrangers. La Chine possède d'énormes ressources. Avec des réserves se montant à 1 500 milliards de dollars, la Chine peut financer un service national de santé et d'éducation publique pour tout le pays.

La Chine a les moyens de mettre en place un "programme de logements publics" pour les 250 millions de travailleurs émigrants qui vivent dans une misère noire. La Chine peut imposer un système d'impôts progressifs à ses milliardaires et millionnaires et financer des coopératives pour les petits fermiers et des industries rurales pour rééquilibrer l'économie. Le programme de développement de l'énergie alternative comme les panneaux solaires et les éoliennes est un premier pas vers la solution du grave problème de la pollution. La dégradation de l'environnement et les problèmes de santé qu'elle entraîne inquiètent des dizaines de millions de personnes. Finalement la meilleure défense de la Chine contre les conquêtes impérialistes, est encore un régime stable basé sur la justice sociale pour ses centaines de millions d'habitants et une politique étrangère de soutien des mouvements et régimes étrangers opposés aux puissances impérialistes et dont l'indépendance est vitale pour la Chine. Ce qu'il faut, c'est une politique active basée sur des entreprises militaires conjointes et mutuellement profitables et de la solidarité diplomatique. Il y a déjà un petit groupe d'intellectuels chinois qui a soulevé la question de la menace militaire étasunienne grandissante et qui "dit non à la diplomatie à la pointe du canon".

La Chine moderne a beaucoup de ressources et d'avantages dont ne disposait pas la Chine du 19ième siècle quand l'empire britannique l'a soumise. Si les Etats-Unis continuent leur politique agressive d'escalade militaire contre la Chine, Beijing peut déclencher une sérieuse crise fiscale en mettant sur le marché une partie des centaines de milliards de bonds du trésor étasunien qu'elle détient. La Chine, une puissance nucléaire, devrait s'allier avec un voisin qui a lui aussi l'arme atomique et qui lui aussi est menacé, la Russie, pour affronter et faire taire la belliqueuse et vociférante secrétaire d'état américaine, Hilary Clinton. Le président de la Russie, Poutine, va augmenter ses dépenses militaires de 3 à 6% du PIB pendant la prochaine décennie pour contrecarrer l'offensive des bases de missiles de Washington aux frontières russes et enrayer les tentatives du régime d'Obama de renverser des gouvernements alliés comme celui de la Syrie.

La Chine a de puissants réseaux commerciaux, financiers et d'investissement dans le monde ainsi que des partenaires économiques puissants. Ces liens sont devenus essentiels pour la croissance de beaucoup de pays du monde développé. En s'attaquant à la Chine, les Etats-Unis devront faire face à l'opposition de nombreux membres de la puissante élite internationale qui tire profit du marché. Peu de pays et peu de leurs élites veulent prendre le risque de lier leur destin à un empire économiquement instable qui se maintient grâce à de destructrices occupations militaires coloniales.

En d'autres termes, la Chine moderne, en tant que puissance internationale, est incomparablement plus forte qu'au début du 18ième siècle. Les Etats-Unis n'ont pas la puissance coloniale que l'empire britannique possédait après les Guerre de l'Opium. De plus, de nombreux intellectuels chinois et la vaste majorité des citoyens chinois n'ont aucunement l'intention de laisser les "compradores occidentalisés" d'aujourd'hui vendre leur pays. Rien n'accélèrerait davantage le clivage politique de la société chinoise ni ne hâterait plus l'avènement d'une seconde révolution sociale chinoise que des dirigeants timorés qui se soumettraient à une nouvelle ère de pillage impérialiste occidental.


James Petras

James Petras est un professeur de sociologie de Binghamton University, New York, à la retraite. Il lutte depuis 50 ans pour l'égalité et conseille les sans-terre et sans-travail du Brésil et d'Argentine. Il a co-écrit Globalization Unmasked (Zed Books). Son dernier livre est : The Arab Revolt and the Imperialist Counterattack.

Pour consulter l'original et les notes : http://dissidentvoice.org/2012/03/chinas-rise-fall-and-re...

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Note : *Dans le texte : yuppy : Young urban professional


Source: LE GRAND SOIR

jeudi, 29 mars 2012

EUROPE: CREPUSCULE DU CAPITALISME ET HORIZON DU SOCIALISME

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Avec ses dizaines de millions de chômeurs, de précaires, de pauvres, de sans abris etc., l' Europe s'enfonce profondément dans la misère. Les peuples d'Europe, comme des « esclaves », sont réduits à vivre au jour le jour sous la dictature brutale du capital. Leur vie et leur destin sont entre les mains des multinationales, des marchés financiers, des agences de notation, des experts de l'Union Européenne, de la BCE, du FMI qui décident à leur place. Les gouvernements leur répètent à longueur de journée et de nuit que leur prospérité, leur salut et leur bonheur résident dans les plans de rigueur et d'austérité. Et lorsqu'on leur organise des élections, les instituts de sondages et les médias se chargent de les « aider » en leur dictant leur choix. Cette « farce démocratique » se produit régulièrement et porte à la tête de l'État des partis dont la mission est d' exécuter les ordres des monopoles qui détiennent, eux, le véritable pouvoir. Parfois, la classe dominante ne juge même pas utile de procéder aux élections. Elle choisit directement ses gouvernements sans se soucier le moins du monde de l'avis des populations. Quelques jours seulement ont suffit pour remplacer Georges Papandreou et Silvio Berlusconi. A leur place, la bourgeoisie a mis des hommes qui vont servir ses intérêts d'une manière plus brutale et plus violente en appliquant sa politique de destruction de ce qui reste encore du tissu économique et social. La Grèce et l'Italie sont désormais sous tutelle de l'Union européenne. La souveraineté nationale et la démocratie sont ainsi vidées de leur contenu et transformées en mascarade grossière et ridicule.

En Espagne, J.L. Zapatero a ruiné son pays à coups de plans d'austérité avant de céder sa place à Mariano Rajoy. Quelques mois seulement après les élections législatives de novembre 2011, les espagnols se sont rendus compte que M. Rajoy pour lequel ils ont voté massivement applique les mêmes recettes économiques que J.L Zapatero. Plus de 100 000 chômeurs supplémentaires rien que pour le mois de février 2012, portant le nombre total d'hommes et de femmes privés d'emploi à 4,7 millions, record absolu pour l'Espagne de Zapatero et de Rajoy ! (1). Déçu, désemparé et révolté, le peuple d'Espagne est sorti massivement le 19 février 2012 et se mettra en grève générale le 29 mars pour protester contre cette politique de misère imposée par le capital par gouvernements interposés. Les régions autonomes de Valence (2) et de Galice (3) connaissent de fortes mobilisations populaires contre cette même politique misérable menée par le gouvernement régional et central. En Andalousie, durement frappée par le chômage, les ouvriers agricoles renouent avec l'occupation des terres. Depuis le 4 mars 2012, 500 journaliers agricoles occupent la Finca Somonte près de Cordoba (4). Cette occupation des terres rappelle les glorieuses luttes menées par les habitants de Marinaleda dans les années 80 (5).

Les Pays-Bas, présentés avec l'Allemagne comme un modèle à suivre et à qui les agences de notation ont accordé le « triple A » connaissent à leur tour une nette augmentation du chômage et une récession persistante (6). Comme les autres pays de l'Union Européenne, ils subissent de plein fouet la crise du capitalisme. La bourgeoisie hollandaise va profiter de cette situation pour tailler dans les dépenses publiques de l'Éducation et de de la Santé notamment. Elle profitera également pour « flexibiliser » un peu plus le marché du travail au grand bonheur des patrons néerlandais.

Les quelques différences de degré et non d'essence qui existent entre l'UMP et le PS, deux partis qui alternent au pouvoir en France depuis des décennies au mépris de ce qu'ils appellent les « petits partis », ne suffiront évidemment pas pour renverser cette tendance de fond. Bien au contraire, cette alternance, profondément ancrée dans l'Union Européenne, ne fait qu'empirer la situation économique et sociale des travailleurs. La bourgeoisie française, comme toutes les autres bourgeoisies européennes, est déterminée à venir à bout de l'ensemble des acquis sociaux arrachés de haute lutte par des générations successives.

Tout au long de la campagne électorale, la classe dirigeante française a distillé, comme un venin mortel, son discours haineux et fascisant et a créé un climat étouffant et détestable. Jamais la France n'a connu une campagne électorale aussi médiocre que dangereuse. Globalement elle a réussi relativement facilement à occulter durant toute la campagne électorale, grâce à ses médias, les malheurs qui rongent la vie des citoyens au quotidien (chômage, précarité, Santé, Éducation, logement etc.). Et quel que soit le parti qui sortira vainqueur des élections présidentielles et législatives de 2012, il aura comme tâche essentielle de poursuivre la politique d'austérité avec toutes ses conséquences dramatiques sur les couches populaires.

Dans toute l'Europe, avec ou sans élections, à l'Est comme à l'Ouest, c'est toujours la même politique servant les mêmes intérêts qui est poursuivie : maximisation des profits quel que soit le prix à payer par les populations.

Corruption, scandales financiers, affaires en tout genre se multiplient au moment même où la bourgeoisie exige des classes populaires des sacrifices de plus en plus insupportables (7). Parachutes dorés, retraites chapeau, actions gratuites, primes, bonus et autres stock-options sont allègrement octroyés aux dirigeants des grandes entreprises même lorsqu'ils procèdent aux licenciements de ceux qui ont produit ces richesses, les salariés.

Pour masquer sa responsabilité dans la destruction massive des économies européennes et détourner la colère et le combat des travailleurs et des salariés en général des véritables problèmes économiques sociaux et politiques, la bourgeoisie européenne fabrique des boucs émissaires. L' Étranger, le Noir, le Musulman, le Rom, le Sans Papiers etc, dont la bourgeoisie n'a plus besoin de leur force de travail, sont présentés à une population traumatisée et paupérisée par les différents plans d'austérité comme les véritables responsables des malheurs de l'Europe. La classe dirigeante tente, par cette stigmatisation généralisée, d'occulter sa faillite économique et morale. Elle mobilise alors les gouvernements, les médias, la justice etc., pour traquer ces ennemis qui « volent » l'emploi des « vrais » européens et rabaissent « la civilisation européenne ». Rappelons pour mémoire que c'est au nom de cette même « civilisation » que la bourgeoisie européenne, poussée par la recherche effrénée du profit, a envahi et colonisé le monde entier au prix des pires massacres de l'histoire. Les crimes de la bourgeoisie en Europe et dans le monde, souvent au nom de cette prétendue « civilisation », sont innombrables et dépassent le cadre de cet article.

Mais malgré tous ces malheurs, le capital et la classe qui le porte, la bourgeoisie produisent et préparent en même temps les conditions matérielles de transformation sociale et du dépassement du capitalisme. Les travailleurs et les salariés en général n'ont absolument rien à attendre de ce système qui les opprime. Par contre, ils ont tout un monde à gagner en travaillant unis à leur propre émancipation. Rappelons que dans ce système la vie des hommes en elle-même, n'a aucune valeur !

L'abolition du capitalisme et la construction du socialisme restent les seules perspectives. Le socialisme, toutefois, n'est pas un dogme, un modèle, un idéal, mais un mouvement qui puise sa force dans la réalité économique, sociale et politique engendrée par le capitalisme lui-même.

La société bourgeoise actuelle a de plus en plus de mal à masquer l'opposition entre le développement prodigieux des sciences et techniques qui donne une puissance scientifique à la production jamais égalée dans l'histoire et le partage des richesses qui restent concentrées entre les mains d'une minorité : richesses fabuleuses pour une petite partie de la population d'un côté et misère sordide pour la majorité de l'autre !

L'exemple de la situation matérielle des couches populaires, par rapport à la minorité dominante en Grèce, en Espagne, au Portugal, et bientôt en Italie, au Royaume-Uni, en France, sans parler des pays de l'Europe de l'Est, est éloquent à cet égard. Le développement des associations caritatives comme les Restos du Cœur en France ou la distribution de la soupe populaire par les mairies et l'église en Grèce, le travail des enfants qui quittent l'école pour aider leurs parents au chômage, ne sont que quelques signes visibles de cette misère qui s'étend en Europe. Le paupérisme en Europe est une réalité que la propagande de la classe dominante a du mal à cacher.

Mais le capitalisme ne disparaîtra pas de lui-même. Plus il s'enfonce dans la crise et plus il devient dangereux. On le voit en Europe avec les agissements du capital financier qui est une composante essentielle du système pris dans sa globalité. On le constate également dans le monde arabe où l'impérialisme tente de briser, directement ou indirectement, l'élan et la vitalité révolutionnaires des peuples. En Amérique latine, il utilise tous les moyens en sa disposition pour anéantir ou bloquer les expériences originales d'un certain nombre de pays qui tentent de sortir du capitalisme pour aller vers le socialisme : contrôle des ressources naturelles, nationalisation de vastes secteurs de l'économie, répartition plus équitable des richesses, accès universel à l'Éducation et à la Santé, protection de l'environnement, résistance à l'impérialisme américain etc. etc.

Le crépuscule du capitalisme ne signifie donc pas l'aube du socialisme. Si certains pays d'Amérique latine déploient des efforts réels pour progresser vers le socialisme du 21ème siècle, l'Europe, elle, s'enfonce dans la nuit obscure du capitalisme : privatisations de tous les secteurs de l'activité économique, asservissement total au capital, montée du néo-fascisme, guerres intérieures et extérieures, mépris absolu de la vie des hommes, etc. etc. Malheureusement, le projet du passage à la société socialiste n'est qu'un horizon lointain pour les forces du progrès en Europe. Laminée par le chômage de masse et « la guerre de tous contre tous » sur un marché du travail désormais mondialisé, la classe ouvrière en Europe peine à produire des directions syndicales et politiques capables de résister efficacement aux assauts du capitalisme. La bourgeoisie tire sa force de la faiblesse de ses ennemis de classe.

Pourtant, ici ou là des révoltes éclatent. Elles sont encore timides, émiettées, isolées les unes des autres, éphémères et sans projet réellement socialiste. Mais la fuite en avant de la bourgeoisie dans les politiques d'austérité va aggraver encore la situation matérielle de vastes couches de la population. Les travailleurs et l'ensemble des victimes du capitalisme en Europe doivent se préparer à de nouveaux combats s'ils ne veulent pas voir leurs conditions d'existence empirer. Les forces du progrès, dans chaque pays d'abord, doivent amplifier les mobilisations qui existent déjà avant de les étendre à toute l'Europe ensuite. La lutte contre le capitalisme vieillissant ne doit pas se limiter à une guerre d'escarmouches contre ses effets. Il faut œuvrer en même temps à sa disparition et à la construction du socialisme.


Jeudi 22 mars 2012

Mohamed Belaali


Source: COMITE VALMY

mardi, 20 mars 2012

SYRIE: LES MEDIAS ONT LEUR PROPRE PEUPLE

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Le peuple syrien a peur pour son pays, pour lui-même et pour ses enfants. Il a d'autant plus peur qu'il  voit ce que sont devenus l'Irak et la Libye, après qu'ils aient subi le même vacarme médiatique. Il est donc sorti, par centaines de milliers, à travers toute la Syrie pour dire, comme il faut le dire, qu'il refuse ce que les «amis de la Syrie» lui réservent. Hommes, femmes, jeunes, vieilles et vieillards, se sont rassemblés dans une explosion de couleurs, dans l'espoir qu'enfin on cesse de faire croire qu'ils veulent que l'OTAN vienne les bombarder. Ils ont aussi dit qu'ils se défendraient  contre toute agression.

Mais le comité de rédaction international unifié ne les a pas vus, ne voulait pas les voir. Il a juste vu, comme il est prévu dans son lexique, une «démonstration de force du régime au premier anniversaire de la révolte». Parce que, selon lui, «le régime de Bachar al Assad a fait défiler... des milliers de personnes... dans les grandes villes du pays, à l'occasion d'une démonstration de force coïncidant avec le premier anniversaire du début du soulèvement contre le pouvoir». Le même, qui a écrit cela, pourra dire plus tard, si les choses tournent mal, que ses sources l'avaient trompé ou fera mine de ne jamais rien avoir écrit de tel.

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A l'instar de ceux qui dénoncent, après coup, les «nouveaux maîtres» de la Libye, omettant le soutien qu'ils leur ont apporté, il y a quelques mois. Ainsi un peuple, surtout dit arabe, ne peut pas décider pour lui-même, même pour faire une révolution. Il lui faut se mettre derrière un CNT labélisé à Paris,  à Londres ou ailleurs, sinon il n'existe pas, en lui-même, et se confond avec le «régime» qui le dirige. Il ressemblera à ce genre de description : «Dans une ambiance quasi festive, les pro-régime  agitaient des drapeaux syriens et russes pour ''remercier Moscou de son soutien à Damas''». Beaucoup portaient des portraits du président sur lesquels était écrit «On t'aime». Des «pro-régime», rien de plus méprisant comme qualificatif, quand on n'obéit pas au programme établi. Ce programme que portent les «défenseurs des droits de l'Homme», qui savent mieux que l'Homme où se trouve son salut.

Pour la Libye les ONG se dénombraient à 70, pour la Syrie elles sont deux cents à hurler ceci : «Unissez-vous pour la Syrie : mettez fin à une année d'effusion de sang». Aucune ne s'est autant mobilisée ailleurs et surtout pas pour «mettre fin» à soixante-quatre années d'effusion de sang en Palestine.

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Pourtant, on peut penser que le peuple syrien est en train de gagner. Les décideurs de la «démocratisation aéroportée», nonobstant l'obstacle russo-chinois, sont moins chauds que d'habitude à aller ouvrir des autoroutes devant leurs supplétifs, vers la «victoire». Le Potus Barak Obama vient de le confirmer en déclarant que «l'idée selon laquelle la manière de résoudre chacun de ces problèmes est de déployer notre armée, cela n'a pas été vrai dans le passé et cela ne le sera pas plus maintenant». Ce n'est évidemment pas de la sagesse, c'est du pragmatisme coulé dans l'implacable réalité d'un contexte international qui a remis en cause l'unipolarité.


Ahmed Halfaoui


Source: LES DEBATS.COM