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vendredi, 12 novembre 2010

LAURENT GBAGBO: "N'IMPORTE QUI NE PEUT PAS VENIR JOUER DANS NOTRE MAISON!"


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A l'occasion de sa première conférence de presse depuis l'annonce des résultats du premier tour du scrutin, tenue le mardi 9 novembre à son quartier général de campagne, le candidat Laurent Gbagbo, également président en exercice de la République de Côte d'Ivoire, a expliqué pourquoi les électeurs d'Henri Konan Bédié doivent voter pour lui au second tour et comment Alassane Dramane Ouattara, par ses actes, se révèle être le «candidat de l'étranger».

RTI: Monsieur le Président, on vous voit ce soir confiant. Sur quoi repose cette confiance pour le 2ème tour de l'élection présidentielle ? Que ferez-vous pour prendre les bastions de vos adversaires ? Par ailleurs, vous avez observé une grosse colère, la semaine dernière contre le Président sénégalais Wade, quelles étaient ces motivations ?

Laurent Gbagbo: Je ne comprends pas bien le sens de vos questions. Vous me demandez à moi sur quoi je me fonde pour avoir confiance en moi. Mais, c'est moi Gbagbo Laurent, j'ai toujours eu confiance en moi, ce n'est pas nouveau. Ensuite vous me demandez comment je vais faire pour prendre les bastions de mon adversaire. Je n'ai pas de bastions à prendre. On va au 2ème tour. Même si j'ai deux voix de plus que lui, j'ai gagné. Pourquoi vais-je aller prendre un bastion ? C'est pourquoi je vous dis que je vais gagner. C'est lui qui a des voix à rattraper sur moi. Moi je suis devant. Vous voulez savoir le pourquoi de ma grosse colère contre Abdoulaye Wade ? Je n'ai pas de grande colère. J'ai voulu simplement dire que la Côte d'Ivoire est la Côte d'Ivoire, qu'il faut qu'on nous respecte et que n'importe qui ne peut pas venir jouer dans notre maison : ça suffit.

AFP: Certains électeurs auraient été empêchés de voter dans la zone Nord, ça pose le problème de la sécurité.

Laurent Gbagbo : Concernant la sécurité, nous avons fait le point avec les responsables de la sécurité, nous avons tiré des leçons. Des décisions ont été prises de sorte qu'au 2ème tour, le vote se passe dans les conditions de sécurité plus idoines que ce qui a été observé lors du vote du 1er tour.

Fraternité Matin: Quelle est votre lecture et votre attitude face au Rhdp qui a appelé à voter le candidat Alassane Ouattara au 2è tour ?

Laurent Gbagbo : Le Rhdp a été créé il y a au moins cinq ans. Depuis cinq ans, je dis que je vais gagner. Ayant signé un accord, c'est donc normal qu'il lance un appel. Ce n'est pas nouveau. Mais malgré cette alliance, je vous dis que je vais gagner.

Rfi : Quel message adresserez-vous aux 25% d'électeurs qui ont porté leur choix dimanche 31 octobre sur le candidat Bédié ?

Laurent Gbagbo : Ce que je vais leur dire est simple. Il y avait comme candidat, Gbagbo, Bédié et Ouattara. Le premier tour a donné Gbagbo, Ouattara et Bédié. Bédié vous appelle à voter Ouattara. Regardez bien, si vous êtes des électeurs de Bédié. Le coup d'Etat de 1999 qui a chassé Bédié du pouvoir, regardez qui est en dessous. Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui qui l'a fait venir d'exil plutôt que pour celui qui l'a fait partir en exil...

Le Temps: On a senti au 1er tour, vos électeurs trop confiants...Ont-ils bien investi le terrain ?

Laurent Gbagbo : Nous sommes premiers et de cette position, on ne peut pas dire que nos partisans n'ont pas travaillé. On peut leur demander de faire plus. Mais on ne peut pas se comporter comme si on avait perdu. D'autres avec 32% sont contents, pourquoi pas nous (rires) ? Cette élection fait entrer la Côte d'Ivoire dans une élection disputée, démocratique. Pour la première fois, on n'a pas des scores soviétiques. Nous allons gagner avec un score normal...

CNN: Quel défi de la consolidation de la paix, après l'élection au 2nd tour, vu les suffrages exprimés au Nord...

Laurent Gbagbo: Le Président de la République élu est élu pour tout le monde, pour toute la Côte d'Ivoire. Pour apporter l'instruction, la santé l'eau, l'électricité... Il y a beaucoup de sous-préfectures au Nord où j'ai gagné, chez Gnonzié, à Baya, à Niellé, à Sepiergo et ailleurs...Ce qui nous réjouit, c'est que nous sommes les seuls à avoir un électorat qui s'étend sur l'ensemble du territoire ivoirien. Ce vote est le début de la construction nationale. Beaucoup de ceux qui n'ont pas voté pour nous ne sont pas que du Nord. Nous devons à tous porter ce message : Gbagbo veut électrifier vos villages, Gbagbo vous tend les bras, Gbagbo veut construire pour vous des hôpitaux, Gbagbo veut faire pour vous l'école gratuite et obligatoire, voter la loi sur l'Assurance maladie uinverselle. Il faut dire à ceux qui n'ont pas voté pour nous que ces projets- là les concernent. Qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, du Centre... Ce n'est pas une question de Nord.

Reuters/BBC: Pendant votre campagne, vous et vos supporters utilisez contre Ouattara un langage un peu dangereux, un candidat étranger tandis que vous, vous représentez la Côte d'Ivoire... C'est comme si les autres ne sont pas de vrais ivoiriens...

Laurent Gbagbo : Non, c'est faux! J'ai dit que ce sont des candidats de l'étranger, je n'ai pas dit qu'ils ne sont pas de vrais Ivoiriens. Ce n'est pas la même chose. Peut-être parce que vous ne comprenez pas bien le français...

Reuters/BBC : Je ne vois pas la différence...

Laurent Gbagbo : Il y a une très grande différence, je vais vous l'expliquer tout à l'heure...

Reuters/BBC : Mais dans les têtes des gens au-dehors, ils pensent que...

Laurent Gbagbo : Vous n'êtes pas dans les têtes des gens. Laissez les têtes des gens tranquilles. Dites-moi ce que vous avez compris.

Reuters/BBC : Qu'est-ce qu'on doit comprendre alors ?

Laurent Gbagbo : A peine a-t-on proclamé les résultats du 1er tour que Ouattara, on lui envoie un avion et il va à Dakar. Ça, c'est un candidat de l'étranger. Et au moment où je vous parle, il est à Ouaga. C'est ça que j'appelle les candidats de l'étranger : des gens qui écoutent ce qu'on leur dit à l'étranger pour faire la politique en Côte d'Ivoire. Ce que vous vous dites là, et que je n'ai pas dit, a une histoire en Côte d'Ivoire. Et c'est Bédié qui l'a dit et je ne le dirai jamais. Puisque c'est moi qui ai signé les papiers pour que Ouattara soit candidat. Donc, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit...Mais le terme «candidat de l'étranger», je ne suis pas le premier en politique à l'utiliser. Jacques Chirac, dans son appel de Cochin, quand il était à l'hôpital de Cochin, avait dit en parlant de Giscard d'Estaing : «C'est un candidat de l'étranger». Pourtant, Giscard est un Français comme lui. Donc dire «candidat de l'étranger», ça veut dire celui qui travaille pour les intérêts de l'étranger. Je le maintiens et je le répète!

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

lundi, 08 novembre 2010

IL Y A BEL ET BIEN UN CANDIDAT DE L'ETRANGER : LA COTE D'IVOIRE VERS UN 2ème SURSAUT NATIONAL

 

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Le candidat GBAGBO l'avait affirmé, péremptoire. Quelques sceptiques n'y ont pas cru. Nous en avons tous désormais le cœur net : l'étranger a bel et bien un candidat, dans l'élection présidentielle, en Côte d'Ivoire. Pour faire la nuance, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a « un candidat étranger » mais, tout au moins, « un candidat de l'étranger » dans cette course au fauteuil présidentiel ivoirien.

Sinon, comment comprendre que le jeudi 4 novembre 2010, quatre jours après la tenue du premier tour du scrutin présidentiel et tout juste au lendemain de la proclamation par la CEI des résultats complets provisoires, le candidat Alassane Dramane Ouattara, attendu au Golf Hôtel où s'était massée une foule d'aficionados (le cœur entièrement à la fête) et de journalistes de la presse nationale et internationale (impatients de lui arracher ses premiers mots de candidat admis au second tour), ait fait faux bond à tout ce beau monde pour se retrouver au Sénégal ?

Pour ce tour de force, franchement, chapeau au champions des républicains ! Les pauvres fans, militants et hommes de presse ont dû prendre leur mal en patience et faire le pied de grue de 17 heures à 21 heures pour, finalement, se disperser la mort dans l'âme après 22 heures sonnantes. Pour de la foutaise... !

Bref, revenons-en à cette escapade impromptue qui a laissé tout le monde pantois : Quelle était l'urgence pour qu'ADO se retrouve au Sénégal avec autant d'empressement et de frénésie ? Lui seul pourra le dire avec précision. Mais pour ce que nous savons, le président Abdoulaye WADE, « l'autre parrain de la rébellion ivoirienne » lui a affrété son avion personnel (sans en souffler un traître mot à son homologue ivoirien!) pour un tête-à-tête  qui a été cause que le chef de l'Etat ivoirien a rappelé l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Sénégal. Deux peuples au bord de la fissure pour des intérêts particuliers. Et pour cause : Depuis Dakar, selon le communiqué officiel de la Présidence de la République, ADO et WADE, ont pris des contacts élargis dans toute la CEDEAO pour « neutraliser » le Président Laurent GBAGBO et installer le champion des républicains au pouvoir. On voudrait brûler la sous-région toute entière qu'on ne procéderait pas autrement. C'est donc avec raison qu'Abidjan crie au complot et à la conspiration.

Y a-t-il preuve plus patente de l'existence d'un candidat de l'étranger dans cette élection présidentielle ivoirienne ? Qui dit Abdoulaye WADE dit la françafrique, la France, ses intérêts et ses milieux ultralibéraux. Mais il faudrait peut-être comprendre la fébrilité d'ADO : Il a fait enrôler plus que de raison (à la fois ivoiriens et étrangers) dans le Nord, sur la liste électorale. Malgré cette manipulation abominable qui lui a donné des scores invraisemblables  de 100 à 250% par rapport à la population réelle actuelle dans son fief, il n'a pas été capable de battre le candidat LMP au premier tour, ni même d'approcher son score. Il a donc des raisons d'avoir des frayeurs car il n'est pas aussi populaire parmi les ivoiriens qu'il veut le faire croire. Le deuxième tour s'annonce donc périlleux pour lui, même si nous avons appris sur France 24, dimanche soir, que le candidat malheureux Henri Konan BEDIE, abonné aux mauvais choix et aux mauvais calculs politiques, a appelé ses militants à voter pour ADO. Il va récolter l'effet inverse parce qu'apparemment, il a oublié l'histoire récente de la Côte d'Ivoire et sa propre histoire : à savoir la rébellion sanglante qui a endeuillé le pays et le coup d'état du « brave tchè » qui l'a éjecté du pouvoir que lui avait transmis « le vieux », le président Félix Houphouët-Boigny. Les Ivoiriens ont pardonné mais n'ont pas oublié l'innommable.

En plus, le candidat du RDR a besoin de 70% des voix de BEDIE pour gagner le deuxième tour, alors que le candidat LMP n'a besoin que de 47% de ces mêmes voix pour aplatir son adversaire. La pression n'est donc pas dans le camp qu'on croit. Malgré les alliances au sein du RHDP, cette mouvance est garantie d'avoir des insomnies et des nuits blanches jusqu'à la proclamation de la victoire du camp présidentiel. Ces mauvais politiciens, doublés de mauvais calculateurs, comprendront, enfin, que la démocratie n'est ni ethnique ni régionaliste et que - comme je l'ai déjà dit dans un post précédent - la sociologie politique n'est pas de l'arithmétique. BEDIE aurait pu prendre une retraite politique honorable et digne s'il avait fait le choix de sauver son pays de l'imposture étrangère. Que nenni ! La malchance, qui le suit inexorablement depuis 1999, lui colle « indécrotablement » à la peau et on ne peut vraiment rien faire pour lui s'il a une fois encore choisi le camp des perdants. Signant ainsi, à terme, la mort politique du PDCI-RDA.

L'enjeu donc, aujourd'hui pour le peuple de Côte d'Ivoire, c'est de barrer vaille que vaille la route aux conspirateurs de tout poil et de tout acabit qui convoitent ce pays pour ses richesses et cela, par les urnes, de façon tout à fait régulière et pacifique. Contrairement aux abonnés-aux-coups-d'états d'en face. Déjà, des cadres du PDCI-RDA, vrais patriotes, sont en campagne, pas pour GBAGBO, mais pour la Côte d'Ivoire parce qu'ils ont compris que leur pays est en danger avec ceux qui préparent leur deuxième tour de présidentielle au Sénégal. Nous sommes donc à l'aise pour déclarer, sans crainte de nous tromper, que le peuple de Côte d'Ivoire est en marche pour son deuxième sursaut national !

Hauts-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

jeudi, 17 décembre 2009

TIBURCE KOFFI: LA TRAHISON DES INTELLECTUELS AFRICAINS

Un texte intéressant de Tiburce Koffi (publié l'année dernière) que je vous invite à lire, même si je n'adhère pas à l'orientation trop ciblée et personnalisée de la réflexion et de la conclusion du texte que je juge excessivement exclusive. Bonne lecture!

« (…) du fait de la dé-responsabilisation des citoyens par le parti unique, tout le monde commence à trouver normal, légitime, que l’on devienne multimillionnaire en l'espace de quelques mois du fait que l'on est placé à des postes de responsabilité dans l'appareil d’Etat. Et c’est là le drame. Il ne peut pas être pardonné qu PDCI d’avoir élevé notre peuple dans le goût du luxe, de l’enrichissement facile et illicite. Des fortunes que, sous d’autres cieux, des femmes et des hommes ont mis des générations à bâtir, ces fortunes-là, des personnes les ont bâties en quelques années de postes ministériels. » In « Pour une alternative démocratique ». P. 126.


gbagbo.jpgSurtout ne vous y méprénez pas, ces paroles ne viennent pas de moi ― quoique cela eût pu en être ainsi. Elles viennent d’un essayiste du nom de Laurent Gbagbo. Il y a de cela 25 ans qu’ils les a écrites. J’avais à peu près cet âge-là ; et, jeune enseignant contestataire alors, ce livre d’où j’ai extrait cette citation pour ma chronique d’aujourd’hui, était un peu comme ma bible. J’ai jugé utile d’en porter cet extrait à la connaissance des lecteurs… qui ne savent pas, en attendant de trouver le temps de leur faire un compte rendu un peu plus fouillé de ce livre.


« Il ne peut pas être pardonné au PDCI d’avoir élevé notre peuple dans le goût du luxe, de l’enrichissement facile et illicite. Des fortunes que, sous d’autres cieux, des femmes et des hommes ont mis des générations à bâtir, ces fortunes-là, des personnes les ont bâties en quelques années de postes ministériels. » Oui, vous avez bien lu. C’est ce que disait cet homme lorsqu’il était dans l’opposition et que, bénéficiant de l’aura que donne ce statut aux intellectuels, il remuait notre enthousiasme à l’aide de ces mots-là ; ces mots si jolis, si bien placés, si bien dits. Ces mots durs, incisifs, sans complaisance, sans nuance aucune. Alors, comme de nombreux enseignants de ma génération, je me suis dit : «Voilà l’homme qu’il nous faut pour le renouveau de la Côte d’Ivoire : mettre fin a la Côte d’Ivoire des bourgeoisies spontanées et injustifiées ; la Côte d’Ivoire des riches sans tradition de richesse. La Côte d’Ivoire des gens qui ne deviennent riches que par et dans la politique, et non par le travail laborieux et patient qui, seul, génère la richesse méritée. »...


Est-ce bien cet homme-là, le même, qui est aux commandes de mon pays depuis près d’une décennie ? Est-ce bien lui dont le régime se caractérise aux yeux de tous les Ivoiriens par cette âpreté au gain, cet enrichissement facile et illicite que nous avions décrié hier encore ? Est-ce bien le même Gbagbo dont les ministres et les collaborateurs étalent sous nos yeux étonnés, tous ces signes extérieurs de richesses faciles et, certainement illicites ? Oui. Tragiquement oui ! Et du Nigeria au Sénégal, du Tchad au Togo, du Liberia au Camroun, etc., c’est au spectacle d’une Afrique en proie à ces maux-là que nous assistons ; une Afrique d’aujourd’hui dirigée par les grands opposants d’hier aux idées si généreuses, si belles, si prometteuses. Et nombre d’entre eux sont des intellectuels ! Autrement dit, de 1960 à 2008, rien n’a changé en Afrique dans la manière de gérer le pays ; rien d’autre sinon les noms des dirigeants. Les pratiques décriées d’hier sont encore là, plus vivaces, plus nocives que par le passé ― les nouveaux riches ne laissant nulle place où la main truande ne passe et repasse.


Alors, je me suis interrogé : que veut finalement ce continent ? Que veut la Côte d’Ivoire ? Sommes-nous vraiment condamnés à échouer ? Sommes-nous maudits ? Pourquoi sommes-nous si fragiles face aux tentations mesquines ? Pourquoi sommes-nous si faibles face à l’argent ? Quelles sont finalement les valeurs auxquelles l’Africain croit ? Pourquoi nos intellectuels n’arrivent-ils pas à cultiver un idéal élevé, à entretenir les rêves qu’ils ont semés dans le cerveau de leurs peuples ? Pourquoi le pouvoir nous dévore-t-il si facilement l’âme et le cerveau ?...
Plus je relis les livres de Laurent Gbagbo, plus je revisite les discours de l’opposant d’hier, et plus fort gronde en moi la révolte ; une révolte légitime, une révolte justifiée, née du sentiment d’avoir été trahi. Mais au-delà de cette révolte, il y a en moi, cette certitude navrante : le nègre est incapable d’entretenir un idéal ! Or notre chef est un nègre… comme tous les autres. Donc... !


Mais je sais au fond de moi-même que cette certitude est erronnée et qu’elle n’est que l’expression du découragement d’un instant de détresse. Je sais qu’il nous est possible de faire germer de grands rêves pour nos peuple, et de veiller à leurs réalisations effectives. Je sais qu’il y a place aussi pour nous autres à la peau pigmentée, au rendez-vous des valeurs nobles, incorruptibles. Des hommes nouveaux, aux âmes belles et généreuses, existent bel et bien sur ce continent du désespoir permanent. Des hommes que la soif de richesse n’habite pas ; des hommes que seul le besoin de servir la patrie agite. Il nous faut arriver à les identifier ; il nous fait arriver à faire l’inventaire de notre personnel Intelligent et dévoué à la cause populaire.


Oui, il faut le dire ou… périr : ces hommes-là existent. Il est évident que M. Gbagbo et ses refondateurs n’en font pas partie. C’est pourquoi il nous faudra leur arracher le pouvoir pour le confier à des mains plus doctes, plus propres. A des âmes plus belles ! Pour faire fleurir et fructifier les rêves sains et généreux. Sans démagogie.

Source: Les Réflexions de Tiburce Koffi.

17:38 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tiburce koffi, trahison des intellectuels africains, laurent gbagbo, pdci-rda | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 09 juillet 2009

UNE PHRASE QUI EN DIT PLUS QUE LONG!

NOUVEAU REVEIL.jpg

Chers lecteurs, je vous prie de m'en excuser mais je ne sais pas si c'est moi qui lis mal ou si le Nouveau Réveil, l'organe le plus proche du PDCI, a vraiment sous-titré ce que j'ai lu: SARKOZY NE COURONNERA PAS UN MEDIOCRE! (voir sous-titre en rouge, sous la Une du jour).

''Or donc'' nous attendons SARKOZY, et donc la FRANCE, pour couronner notre futur Président, celui que nous allons élire, au soir du 29 Novembre 2009??!!! Voici comment de petites phrases éventrent les projets les mieux dissimulés et la planification des périls les plus sombres!

Qui me parlait de la mort de la Françafrique! Ivoiriens, vous ne direz pas que vous n'avez pas été prévenus! A bon entendeur, salut!

DINDE Fernand AGBO

19:47 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : nouveau réveil, pdci-rda, françafrique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |