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vendredi, 18 novembre 2011

CHEZ NOUS, LES MAIRES, ON LES NOMME

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A Mankono, département situé dans le centre-nord de la Côte d'Ivoire, le maire de cette localité, Mme Enise Kanaté, a été destituée par un arrêté du ministre de l'Intérieur, M. Hamed Bakayoko, daté du 1er octobre 2011. Mme Enise Kanaté a été remplacée par Mme Dosso Kossara, son 4ème adjoint, comme cela s'est fait, depuis le changement de régime en Côte d'Ivoire, dans plusieurs autres communes, notamment à Gagnoa, à Divo, à Guiglo, à... L'installation officielle de Mme Dosso Kossara a eu lieu le mardi 11 octobre, sous les auspices du préfet du département.

Jointe au téléphone, quelques instants après la cérémonie d'installation officielle de sa remplaçante, Mme Enise Kanaté a déclaré :

« Ce qui se passe là sous nos yeux, je le perçois comme un affront et un abus d'autorité du ministre de tutelle et je refuse de m'y soumettre. J'accuse le ministre Hamed Bakayoko de piétiner le droit, pour faire plaisir à des partisans. Je persiste et je signe : je suis le maire de Mankono, je demeure le maire de Mankono. C'est un abus d'autorité. Le droit doit être dit. Je ne me reconnais pas dans son arrêté qui nomme un intérimaire, sans me démettre. Je n'étais pas à mon poste à Mankono, certes, parce que ma sécurité était menacée. J'ai été malade. J'étais à Abidjan pour des raisons sécuritaires et j'ai écrit à mon premier adjoint pour qu'il assure mon intérim. De plus, au moment où le ministre Hamed Bakayoko prenait l'arrêté, j'étais à Mankono, depuis près de 40 jours. J'étais donc à mon poste et je demeure à mon poste... Si le ministère de l'Intérieur n'annule pas l'intérim qu'il a créé, il y aura désormais deux maires à Mankono. Si Hamed Bakayoko veut mettre le feu à Mankono, il y aura le feu... ».

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Rappelons que Mme Enise Kanaté est une ancienne élue du RDR, qui a fait défection pour créer son propre parti le « Congrès démocratique de Côte d'Ivoire » (CODEMCI) et s'est alliée à Laurent Gbagbo qu'elle considère comme un symbole de liberté pour l'Afrique, mais aussi de dignité pour les Ivoiriens. A l'époque, Mme Enise Kanaté avait animé une conférence de presse, sur le thème « Pourquoi je quitte le RDR pour le FPI », pour dire les raisons de son départ de sa famille politique initiale.

Militante de première heure au RDR, son premier parti politique depuis 1994, Mme Kanaté a fait d'énormes progrès dans ce parti pour se retrouver membre du bureau politique, mais surtout commissaire politique de sa localité d'origine. Mais, elle s'est trouvée fort dépitée des positions du RDR depuis la rébellion du 19 septembre 2002. Pour elle, qui s'est « engagée dans la politique pour le bien-être des populations, et en particulier pour le développement dans sa région », il est impensable que certains acteurs de la crise ivoirienne, notamment ceux du RDR, applaudissent la rébellion.


N'étant pas en phase avec cette position, Mme Kanaté a d'abord opté pour une année sabbatique de réflexion, avant de se décider, finalement, à quitter le RDR. Mais, plutôt que de se retirer définitivement de la vie politique, elle a choisi de déposer ses valises au Front populaire ivoirien (FPI) dont les dirigeants, dit-on, n'ont pas hésité à lui ouvrir les portes.

Ceci, dit-on, pourrait expliquer cela. Mais, si tel était le cas, alors, sommes-nous dans un état de droits, du moins dans un régime démocratique ?

Jean-René Bi Vannier

Paru dans
Le Filament N°15


Source: LE FILAMENT MAGAZINE

mercredi, 16 novembre 2011

DES CANDIDATS RHDP DENONCENT UNE INJUSTICE A LA CEI

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Dembélé Tounka et Adjoumani Innocent, respectivement candidat titulaire du Rassemblement des républicains (Rdr) et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci) pour les législatives à Port-Bouët, ne sont pas du tout contents. Ils dénoncent une injustice dont ils ont été victimes et dans laquelle aurait tramé la commission électorale indépendante (Cei).

C'est que M. Dembélé et M. Adjoumani, ainsi que leurs suppléants sont vu leurs dossiers de candidatures, pourtant validés par leur parti, retirés de la course, à la dernière minute, et «avec la caution de la Cei», au profit de Kouadio Konan Bertin (KKB) et Yéo Fozié. Face à la presse le samedi 12 novembre dernier à Port-Bouët, les deux candidats malheureux ont dit leur indignation, accusant Mme Hortense Aka Anghui d'orchestrer cette injustice.

«Nous attendions tous la publication de la liste provisoire, lorsque de façon maladroite, Mme Aka Anghui, s'entend avec les deux autres titulaires (KKB et Yéo Fozié) pour légaliser et introduire leurs dossiers, hors délai, et nous éjecter de la liste», a expliqué, amer, M. Dembelé, disant avoir tous les détails sur cette affaire qui implique selon lui, la délégué communale du Pdci à Port-Bouët, et la Cei. «Nos dossiers ne figurent ni parmi les rejetés, ni parmi les retenus. Nous avons rencontré M. Gomis, vice-président de la Cei, et superviseur de la zone sud, pour trouver unesolution de rechange et aller enindépendant. Mais on nous a dit que ce n'était plus possible». Pour Dembélé Tounka, il faut éviter les frustrations, au moment où la Côte d'Ivoire se relève d'une douloureuse crise. «Nous nous sommes battu pour combattre l'injustice, mais nous avons découvert que la corruption, les malversations continuent à la Cei.

La crise que nous avons traversée devrait nous amener à plus de responsabilité. Mais grande a été notre surprise ce vendredi11 novembre de voir que l'institution chargée d'organiser les élections donne dans le favoritisme», a martelé le conférencier, non sans rappeler que ce rejet de leurs candidatures est mal perçu parleurs militants à Port-Bouët. Bien que frustrés, Dembelé et Adjoumani ont toutefois pris l'engagement d'apaiser les militants et de ne rien faire qui compromette la réconciliation.

Aussi interpellent-ils les autorités du pays, afin de veiller à la rigueur dans le travail effectué parla Cei. «Si la Cei était sérieuse, cela n'aurait jamais été possible», a-t-il conclu.


H. Ziao, in le quotidien ivoirien « L'Inter » N° 4036 du lundi 14 et mardi 15 novembre 2011.

KONATE SIDIKI, UN TRIBALISTE PRIMAIRE

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Lisez ce qui suit et vous aurez une idée de la « nouvelle Côte d'Ivoire », version Ouattara. Que DIEU garde notre chère patrie de ceux qui disent l'aimer et qui sont, en réalité, son pire cauchemar !


LES VERITES DE KONATE SIDIKI AU RHDP


Pour sa première sortie officielle en qualité de candidat du Rassemblement des républicains (RDR) aux législatives prochaines dans la commune de Man, le ministre Konaté Sidiki n'a pas eu la langue dans la poche. Au cours d'une rencontre qu'il a tenue, le samedi 12 novembre au siège du RDR, le candidat de Ouattara a tenu un discours peu rassembleur, frustrant du coup les responsables de son parti et même ceux du RHDP. Pour le ministre de l'Artisanat, les partis alliés au RHDP doivent effectivement soutenir le RDR aux législatives dans la commune de Man parce que ce parti y a eu le plus de voix au scrutin présidentiel denovembre2010. «Le PDCI et l'UDPCI ne devraient pas présenter de candidat à Man car nous RDR avons fait un grand score ici. Nous devons faire le même scénario comme aux présidentielles où le RHDP a soutenu le RDR qui était devant», a-t-il déclaré, avant d'ajouter que le chef de l'Etat ivoirien ne reconnaitra que les députés issus du RDR.

Pour ce membre du gouvernement, le refus surtout de l'UDPCI de ne pas soutenir le RDR aux législatives à Man pourrait lui créer des préjudices. «Il faut que les gens de l'UDPCI se mettent en tête que nous, les Malinké, nous sommes déjà maîtres du territoire manois. Nous allons prendre la députation et aussi la mairie et d'ailleurs, tous les adjoints au maire seront ''Dioula''», a averti le candidat du RDR à Man. «On ne peut prétendre aimer Ouattara et se présenter à l'élection présidentielle contre lui. On ne peut pas dire aimer le président de la République et présenter des candidats contre ses candidats aux élections législatives. Il faut dire que tous ceux qui guettent le fauteuil du chef de l'Etat ne sont pas seulement des gens de Gbagbo. Cela voulait dire que nos ennemis sont proches de nous. Mais nous les mettons engarde, demandez à tous ceux qui m'ont connu à Man, je faisais partie des groupes de palabre dans ma jeunesse. S'ils veulent du bien, nous allons faire cette élection tranquillement. Mais s'ils veulent gâter, on va se mélanger à Man», a-t-il martelé.

Ce langage châtié n'a pas été du goût d'une partie du public, dans la mesure où certains sages du RDR à Man ont commencé à quitter les lieux avant même la fin de la rencontre.


K. A.

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CARTON ROUGE A KONATE SIDIKI!


S'ils sont avérés, ces propos tenus par Konaté Sidiki, ministre de la République, tels qu'ils sont rapportés, donnent à désespérer de ce futur député avant qu'il ne soit élu pour l'hémicycle.

Quelle démocratie M. Sidiki, ex-porte-parole des Forces nouvelles (mouvement armé), prétend-il instaurer en Côte d'Ivoire en encensant le tribalisme, le clanisme et même le vandalisme ? A l'heure où la vie en Côte d'Ivoire rythme avec le triptyque Réconciliation, Restauration de la cohésion sociale et Reconstruction selon les vœux chers au président de la République, Alassane Ouattara, carton rouge à Konaté Sidiki, qui devra rectifier ses propos devant le même public et présenter des excuses à ceux qu'il aura offensés.

C'est cela aussi l'humilité. Ce comportement qui devra habiter les futurs députés que les Ivoiriens attendent au Parlement pour bâtir la Côte d'Ivoire nouvelle.


F. D. Bony


In le quotidien ivoirien « L'Inter » N° 4036 du lundi 14 et mardi 15 novembre 2011.

vendredi, 04 novembre 2011

ELECTIONS LEGISLATIVES DU 11 DECEMBRE: ALASSANE OUATTARA ET LA CEI N'ONT PAS JOUE FRANC JEU



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Nous avions espéré que la « République des vainqueurs » tiennent enfin compte des récriminations amplement justifiées du CNRD (Congrès national de la Résistance et pour la Démocratie) pour - à défaut d'y accéder entièrement - leur donner une suite acceptable, de sorte à permettre à tout le microcosme politique ivoirien de se retrouver au complet sur la scène des législatives pour un pugilat loyal et fraternel. Notre attente aura été plus que déçue. Dans la mesure où ni Alassane Ouattara ni la CEI n'a joué franc jeu, pour nous permettre d'y parvenir. Réduisant, finalement, la participation au forceps du parti du président Mamadou Koulibaly, LIDER, à un rôle de faire-valoir pathétique qui n'aurait jamais dû être. De quoi s'agit-il ?

Le mercredi 26 octobre dernier, date butoir initial de dépôt des dossiers de candidatures pour les législatives, la CEI, par la voix de son porte-parole Bamba Yacouba, sur une prétendue requête du gouvernement, de candidats et de partis politiques - tous, du reste, entièrement RHDP - a concédé une prorogation de cinq jours supplémentaires pour permettre aux futurs parlementaires 2011 de déposer leurs candidatures. A la vérité, c'était « une passe » au RDR et au PDCI dont aucun des candidats n'avaient, il faut le souligner, déposé de candidatures à la date indiquée.

On peut donc donner suite aux revendications d'un parti ou d'une alliance sans que le ciel ne nous tombe dessus ? Pourquoi donc a-t-on fait la sourde oreille quant à celles du FPI-CNRD ? L'on se souvient encore que la direction du Front populaire ivoirien (FPI) avait affiché sa ferme volonté de prendre part à l'élection législative de décembre mais avait insisté sur le fait que ce ne serait pas à n'importe quel prix ni à n'importe quelles conditions.

Ainsi, son comité central, réuni en session extraordinaire, le 3 septembre 2011 avait décliné un certain nombre de préoccupations majeures du parti à négocier avec les nouvelles autorités ivoiriennes, en vue d'une participation effective du FPI-CNRD aux législatives. Elles se présentaient comme suit : La libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les autres détenus civils et militaires ; le retour de tous les exilés et les déplacés ; l'arrêt de toutes les procédures judiciaires ; le dégel des avoirs des personnalités du FPI-CNRD ; la sécurité des personnes et des biens et, surtout, la sécurité du processus électoral ; la composition de la CEI ; la révision de la liste électorale ; le découpage des circonscriptions électorales et la détermination des sièges...

Dans ce cadre, un mémorandum contenant toutes ces revendications avait été remis à Alassane Ouattara, le 29 septembre 2011, au cours d'une audience accordée au FPI-CNRD.

Le gouvernement s'était alors engagé à y donner suite. Rassurée de l'amorce des discussions, la direction du FPI avait, le 21 octobre dernier, dans un communiqué de son secrétaire général et porte-parole Laurent Akoun, demandé à ses élus, à ses cadres et aux candidats potentiels du parti de « demeurer sereins en se gardant de poser des actes de nature à perturber les militants et les électeurs ».

A la date de clôture du dépôt des candidatures pour les législatives, le pouvoir RHDP était encore à tergiverser. Aucune avancée n'avait été enregistrée ni n'était en vue. Jouant certainement sur les leçons tirées par le FPI du boycott actif du Front républicain, en 2000, et de la défection du RDR, en 2005, d'où les deux partis étaient sortis largement perdants, le pouvoir Ouattara se livrait à un chassé-croisé et à une véritable course sous haute pression chrono (date butoir du 31 octobre oblige), à l'issue desquels le FPI devait capituler et aller s'afficher en « Reine Elisabeth » à des élections déséquilibrées d'avance, organisées dans des conditions sécuritaires exécrables, identiques à celle de la Présidentielle de 2010, si ce n'est pire. L'heure butoir de dépôt était même passée, sous la férule de la Commission centrale de la CEI, de 17 heures à minuit, pour parachever le travail d'écartèlement d'une opposition difficile à manœuvrer dont la participation était attendue des observateurs internationaux de la vie politique ivoirienne, des bailleurs de fonds et des investisseurs, et sur laquelle Alassane Ouattara jouait sa propre crédibilité.

Car il ne faut pas se voiler la face, le pouvoir Ouattara avait plus besoin de ce précieux sésame qu'est la participation du FPI-CNRD aux législatives que cette alliance politique elle-même, pour apparaître comme démocrate aux yeux du monde, surtout après la remontée de bretelles des Etats-Unis sur une véritable représentativité du nouveau parlement ivoirien et après les consignes fermes de l'Elysée à son poulain lors de sa dernière visite (avec les voyages devenus quasi mensuels du chef de l'Etat ivoirien) dans l'Hexagone, chez Sarkozy, qui ne veut pas se faire accuser d'avoir instauré une dictature en Côte d'Ivoire et contribué au retour, après 20 années de démocratie, du parti unique sur la terre ivoirienne. Une telle image, doublée de celle du « génocide humanitaire et démocratique » en Libye, serait désastreuse pour la période de campagne présidentielle qui s'annonce, bientôt, en France.

Dans le même temps, Ouattara était soucieux de ne pas faire piètre figure devant le parti de Laurent Gbagbo, en se « défroquant » sous ses exigences et en dévoilant sa dépendance vis-à-vis de lui, ne serait-ce que pour son image internationale. Il ne fallait donc pas trop lâcher de leste ni trop verrouiller l'issue du dialogue, en se montrant inaccessible.

La participation de LIDER, le parti du président Mamadou Koulibaly, n'est en réalité qu'un trompe-l'œil. Même si elle vaut son pesant d'or démocratique pour le camp Ouattara et pour ce nouveau parti d'opposition - qui est tout à fait dans son droit -, au regard de la composition de la CEI et des conditions de sécurité sur toute l'étendue du territoire national, elle ne pourra que servir de nantissement à l'émergence d'un dialogue politique à sens unique, en Côte d'Ivoire. LIDER ne pourra s'en tirer qu'avec la part congrue des postes électifs. Peut-être est-ce là sa seule ambition, pour l'heure. Suffisant, en tout cas, pour Ouattara pour s'autoproclamer démocrate. Ce qui est loin de la réalité.

C'est dans cette quête de légitimité et de crédibilité qu'Alassane Ouattara et le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, se sont inscrits quand ils encourageaient, le lundi 31 octobre (le jour de la clôture du dépôt des dossiers de candidatures), à Abidjan, le FPI à participer aux élections législatives du 11 décembre 2011 : « Nous sommes convenus qu'il serait bon que le FPI participe à cette compétition, car c'est la démocratie, et un parlement où les grands partis seraient représentés serait une bonne chose », ont-ils déclaré à l'issue d'un entretien qui avait pour objet la situation politique du pays et, notamment, les prochaines élections des députés à l'Assemblée nationale. « Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont demandé à l'opposition politique réunie au sein du CNRD de participer au scrutin législatif fixé au 11 décembre prochain », selon l'AIP (Agence ivoirienne de presse), le 1er novembre dernier.

« Alassane Ouattara a dit ses regrets, ce dimanche (30 octobre 2011, ndlr), de la non participation plus que probable du Front populaire ivoirien, le parti de l'ancien chef de l'Etat (Laurent Gbagbo), aux élections législatives du 11 décembre prochain, mais assure ''ne pas désespérer de voir cette formation revoir sa position en dernière minute''. ''Je ne peux que le regretter. Nous avons fait tous les efforts, essayé de répondre à certaines des préoccupations du FPI. Je pense que le délai (de dépôt des candidatures), c'est demain (lundi) soir. Je ne désespère pas. Peut-être que nous aurons de bonnes surprises'', a déclaré Monsieur Ouattara, lors d'une conférence de presse, à l'aéroport d'Abidjan, peu après son retour de Paris », nous rapportait déjà l'AIP, le 31 octobre.

De tout ceci, nous faisons une seule lecture : Que le pouvoir RHDP n'ait pas honte de le reconnaître : il a besoin de son opposition significative pour être crédible. Que les législatives soient donc purement et simplement reportées pour permettre à toute la Côte d'Ivoire de se retrouver véritablement - au lieu de ruser, car en réalité, aucune des préoccupations du FPI n'a été prise en compte - ou alors que Ouattara assume sa dictature et le retour en force du parti unique, en Côte d'Ivoire. Sans faux-fuyant. Le gouvernement est déjà à coloration unique. Qu'il ne s'embarrasse donc pas de scrupules pour mettre sur le gâteau la cerise : un parlement à coloration unique. Il aura, au moins, le mérite d'être logique envers lui-même.

Le parti de Laurent Gbagbo, en ce qui le concerne, l'est déjà quand il martèle qu'il ne participera pas à des élections législatives sans son fondateur et dans les conditions actuelles, dénoncées dans le mémorandum remis au chef de l'Etat, le 29 septembre 2011. 5 années de cure d'humilité, de recentrage idéologique, de remise en cause et de repositionnement, ce n'est pas fait pour nuire à la force politique du FPI, qui en sortira plus grandi et mieux outillé pour les joutes futures. Que personne donc ne s'abatte de l'absence (temporaire) de La Majorité Présidentielle (LMP) à l'hémicycle. Il y a des moments de la vie où il faut savoir s'arrêter pour faire son bilan, retrouver du poil de la bête et repartir résolument. Chacun devra faire abstraction de ses ambitions politiques personnelles et s'inscrire dans la vision d'ensemble du groupe. C'est à ce prix que tous deviendront plus forts pour une véritable révolution politique.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 358 du jeudi 3 novembre 2011.

jeudi, 03 novembre 2011

HAMED BAKAYOKO AVOUE QUE LE SORT DE GBAGBO DEPEND PLUS DE L'INTERNATIONAL QUE D'EUX-MEMES



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Le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko qui recevait, lundi dernier, une délégation de la majorité présidentielle à son cabinet, a avoué que le gouvernement ne peut pas décider du cas Gbagbo et encore moins autoriser sa libération.

Plusieurs journaux proches du Rassemblement des houphouëtistes pour la recherche de la paix (RHDP) ont répandu depuis quelques jours le vent de la libération des prisonniers des goulags nordiques d'Alassane Ouattara. Se voulant plus précis, Soir Info a proposé hier à ses lecteurs une liste des personnalités devant être libérées cette semaine. Le chef de l'Etat lui-même avait donné le ton en affirmant, lors d'une allocution publique, qu'il y a avait quelques surprises en l'air, sans dire dans quel sens elles iraient.

Selon nos sources, l'ensemble des prisonniers des goulags sont concernés par un tel « élargissement » sauf une bonne dizaine dont le Président Laurent Gbagbo. Son cas fait l'objet d'une cristallisation de part et d'autre des négociateurs. D'ores et déjà, le FPI avec qui le régime continue de négocier une participation aux législatives, le 11 décembre prochain, a affirmé qu'il boycotterait purement et simplement ces élections tant que le Président Gbagbo serait retenu en prison à Korhogo. Lundi dernier, le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko a regimbé en avouant qu'il ne pouvait rien faire sur le cas Gbagbo parce que l'ex-président ivoirien « est un prisonnier international ». Selon lui, il y a trop d'intervenants sur le cas Gbagbo qui font que ni lui, ni Alassane Ouattara lui-même ne peuvent pas autoriser la libération de l'ancien président.

Très au fait des enjeux qu'embrasse cette assignation à résidence à Korhogo, Jacques Vergès l'un des avocats internationaux du président Gbagbo avait affirmé très tôt que l'ex-N°1 ivoirien est un prisonnier de Nicolas Sarkozy, démontrant au passage que tout ce qui lui était reproché, dont une scabreuse inculpation pour crimes économiques, n'était qu'une mise en scène destinée à masquer la réalité d'une vengeance personnelle du président français qui n'a pas encore digéré qu'un président africain puisse mettre à mal son autorité.

« C'est quel international qui gère le cas Gbagbo ? La France ? Si c'est oui, c'est choquant et je suis frustré et humilié que notre pays en soit là ! Que les dirigeants qui sont aujourd'hui au pouvoir dans notre pays soient à ce point incapables de prendre leurs responsabilités est déshonorant. Car un Etat souverain prend ses responsabilités, en toute souveraineté », a commenté hier l'ancien ministre Michel Amani N'guessan, ancien ministre de la Défense.

Comble de paradoxe, le Président Gbagbo a pourtant été inculpé par le Procureur ivoirien qui a guerroyé au mot pour démontrer qu'il avait la compétence de poursuivre et inculper un ancien chef d'Etat en dépit d'un statut en la matière très protecteur. Une fois passée cette mise en scène, toute la machine judiciaire s'est arrêtée, puisque toute la procédure est au poids mort. Le pouvoir n'a aucune preuve de détournement de deniers publics, encore moins de preuves de crimes économiques et, dans le désarroi, a fini par jeter son dévolu sur la Cour pénale internationale pour faire coïncider l'intérêt national avec les vœux d'un Nicolas Sarkozy qui ne décolère toujours pas. « Même le choix de la CPI ne les met pas à l'abri d'un procès en responsabilité. Car la saisine de la CPI est de la responsabilité de l'Etat », s'est encore inquiété Michel Amani qui dénonce des gouvernants par procuration. « Pendant que nous, par respect pour notre pays, considérons que nous discutons avec un gouvernement responsable, eux-mêmes affirment le contraire. Dans ces conditions, il est bien inutile de légitimer un tel pouvoir en allant à de telles élections » sans la libération de Gbagbo. Seulement voilà, dans la majorité présidentielle, le CNRD n'a pas encore un avis aussi clair que celui du Front populaire ivoirien.

 

Joseph titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 89 du jeudi 3 novembre 2011.


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QUAND BEDIE DIT NON, C'EST QUE C'EST OUI

 

La morgue habituelle d'Henri Konan Bédié va-t-il suffire ? Cette fois-ci, c'est son autorité qui s'en trouve particulièrement sapée. Car une chose est de dire dans les médias, de manière un tantinet péremptoire, que le PDCI a un accord avec le RDR pour montrer que le premier cité doit hériter du poste de Premier ministre à l'issue des prochaines législatives, une autre est de prouver aux militants que le sphinx de Daoukro co-gère effectivement la présidence de Ouattara comme celui-ci l'avait laissé croire par stratégie. Car sur le chapitre des législatives, le parti démocratique de Côte d'Ivoire accuse une fois de plus le coup. Henri Konan Bédié a été en effet incapable de maintenir le cap des candidatures autonomes. Avant de se rendre en France, Bédié n'avait pourtant pas manqué d'afficher une certaine fermeté à l'égard de Ouattara qui n'arrive toujours pas à se décomplexer de son attitude de leader dominant. On croyait alors que le jeu politique  s'animerait, d'autant plus que le PDCI avait une revanche à prendre sur sa défaite inattendue au premier tour de la présidentielle de 2011. Le candidat du PDCI d'abord puis, dans la foulée, la machine du parti avaient accusé Laurent Gbagbo et son régime d'avoir fraudé sur ses suffrages étouffant par là même un début de polémique sur des fraudes imputées au candidat du RDR dans certaines contrées qui lui sont réputées favorables. Enfin depuis avant-hier, le PDCI a renoncé au combat, acceptant d'être à la remorque du parti du chef de l'Etat qui, lui,  ne se prive pas de lui infliger quelques humiliations comme celles contenues dans le critère de désignation des candidats du RHDP. Selon « Le Nouveau réveil » qui ne décolère pas contre ledit critère, les scores du deuxième tour de la présidentielle font foi lorsque le consensus n'est pas possible entre alliés. Le parti démocratique de Côte d'Ivoire n'ayant pas été au second tour ne pouvait, à priori, qu'espérer le consensus ; mais à ce jeu et vu les appétits, Bédié n'a pu ramener sur terre les cadres RDR dont les yeux sont désormais rivés sur leurs nouvelles carrières politiques à protéger et sur la nécessité d'incarner un nouveau leadership national. Le boycott du FPI qui vient quelque peu rendre dérisoire la machine de la triche est de ce point de vue une aubaine.

Le RDR veut gagner pour éviter que le PDCI ne le tienne en laisse et surtout, qui sait, pour ne pas céder le poste de Premier ministre comme le réclame toujours le parti démocratique de Côte d'Ivoire. Alassane Ouattara semble même avoir trouvé la muselière qu'il faut pour maintenir le leader de 77 ans loin de ses emprises habituelles.

Le sphinx paraît d'autant plus usé qu'il n'a pas les moyens de conserver ses propres acquis. Il devait aussi être naïf de croire qu'il partagerait réellement le pouvoir avec Ouattara en tirant les marrons du feu. Il a rêvé, y compris ses militants dont les plus meurtris selon le confrère appellent publiquement les autres à maintenir leurs candidatures comme celles de cadres indépendants. Leur entêtement à ne plus faire confiance à Bédié est certainement la seule leçon à retenir de ce marché de dupes où Bédié semblent avoir vendu toutes les illusions du PDCI qui n'a plus qu'à se fondre dans le RDR. Mais à cela, le sphinx dira non, avant de dire oui.

 

Séverine Blé, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 89 du jeudi 3 novembre 2011.

LEGISLATIVES 2011: RHDP, LA LUNE DE MIEL TOURNE AU FIEL


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Trahison, frustration, abus de confiance.., les militants et avec eux, la presse proche du Pdci-Rda n'avaient pas assez de mots pour exprimer hier, leur déception, leur révolte devant la gestion ''scandaleuse'' du dossier de candidature des cadres RHDP aux élections législatives à venir. Ils estiment avoir été lésés dans la répartition des cartes. Tenez, à Abidjan, par exemple, sur 27 postes de députés que la coalition des houphouétistes s'engage à briguer, seulement 8 cadres du parti sexagénaire sont en piste contre 19 pour le Rdr. Une arithmétique squelettique qui rappelle celle toute aussi dérisoire du partage des portefeuilles ministériels de la fin avril dernier et qui avait déjà suscité la même réaction dans les rangs des ''pédécéistes''.  Sur les 36 postes à pourvoir, le PDCI s'était contenté de 8 strapontins contre une vingtaine pour le principal allié, le Rdr.

A l'époque, le président Aimé Henri Konan Bédié, avait dû se reprendre à plusieurs fois, déployant au passage, un trésor de diplomatie et des promesses de rachat pour calmer la grogne des siens. C'est donc à juste titre que les cadors du vieux parti, attendaient le  temps des  législatives pour couronner leurs ambitions personnelles contenues ou refoulées depuis plus d'une décennie pour la plupart, pour exister de nouveau, politiquement s'entend. C'est pourquoi,  ils fondaient beaucoup d'espoirs en la foi de leur patron, le ''sphinx'' de Daoukro, consacré entre temps, inspirateur théorique de la présidence de M. Alassane Dramane Ouattara. Un titre que Bédié lui-même étrenne fièrement et ne manque aucune occasion de le faire savoir à tous ceux qu'il a l'amabilité de recevoir chez lui, entre deux petits verres.

Ils pensaient logiquement donc, que passé le coup tordu de la formation du gouvernement, les choses rentreraient dans l'ordre avec notamment un Rdr moins arrogant et moins boulimique. Mais à l'arrivée, rien de tout cela. La part congrue du gâteau a été une fois de plus réservée aux ''vert et blanc'' pendant que la vague orange des ''ouattaristes'' se déploie et tourne même à l'humiliation pour l'allié Pdci. Et rien n'indique que la tendance pourrait s'améliorer dans les jours à venir ou à l'occasion des futures joutes électorales,  pour  cette dernière formation politique. On se demande bien comment ''N'zuéba'', s'y prendra cette fois, pour refroidir la rage des mécontents.

Hier une rencontre houleuse sur le sujet a eu lieu à la maison du Pdci, à Cocody. De bonnes sources, les proches collaborateurs de Bédié qui dirigeaient les débats, ont eu du mal à contenir les éclats de voix qui fusaient de partout. Ce n'est pas tout, puisque l'autre question à résoudre par les pontes du Rhdp est celle des candidats indépendants qui se recrutent parmi les recalés des listes communes présentées par la coalition au pouvoir. Un dossier, qui, s'il n'est pas géré avec beaucoup de tact pourrait contrarier bien des calculs. Au vu de ce qui précède, c'est peu d'affirmer que le bel unanimisme affiché depuis le second tour de la dernière présidentielle ivoirienne par les houphouétistes est en train de voler en éclats, si ce n'est déjà fait. Car il ne se passe pratiquement plus de jour sans qu'un des farouches défenseurs d'hier, de cet accord, ne porte de violents coups de canif à celui-ci. La dernière sortie en date est celle de Jean Blé Guirao de l'Udpci qui, en des mots bien choisis, a exprimé son blues face aux nombreuses promesses non tenues par M. Dramane Ouattara  à l'endroit des formations politiques alliées du Rdr.

Pour mémoire, cet ancien Secrétaire général de la puissante fédération estudiantine de Côte d'Ivoire (Fesci) avait déjà pesté contre le régime actuel, dans un passé récent, pour le  poste de directeur général (DG) de l'Agefop qui à l'en croire, lui tendait les bras et qui, en définitive a été attribué à un proche du chef de l'Etat. Au total, c'est à une belle ambiance de déchirement, une météo exécrable que l'on assiste actuellement au Rhdp, où visiblement, la lune de miel a pris un sacré goût de fiel.


Yves De Séry, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 89 du jeudi 3 novembre 2011.

lundi, 24 octobre 2011

ELECTIONS LEGISLATIVES: LE RHDP AU BORD DE L'IMPLOSION


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Pdci-Rdr, y a palabre! « Les mercredi, jeudi et vendredi derniers, nous nous sommes réunis à la maison du parti (Pdci), et nous avons décidé de quitter le Rhdp, si le Rdr continue de ne pas venir aux réunions ». C'est sur un ton coléreux qu'un haut cadre du parti démocratique de Côte d'Ivoire, qui a souhaité garder l'anonymat, nous a joint hier dimanche 23 octobre 2011. Des propos qui traduisaient vraisemblablement un ras-le-bol. A l'entendre, le rassemblement des houphouétistes serait en ce moment grippé par une mésentente entre les deux ténors de cette coalition politique, à savoir le Pdci et le Rdr, sur la question des élections législatives de décembre 2011. Le parti d'Alassane Ouattara ne jouerait pas franc jeu avec celui de son aîné Henri Konan Bédié, sur la façon d'aborder ce scrutin, afin d'assurer une victoire à la coalition au pouvoir. Selon notre interlocuteur d'hier, le Rhdp avait convenu de faire des réunions périodiques pour définir les différents angles d'attaque des élections législatives, notamment en ce qui concerne le choix des personnalités devant défendre les couleurs des partis du Rhdp.

Le président du directoire de cette coalition, le professeur Alphonse Djédjé Mady, a lancé à cet effet, depuis le mois de mai 2011, une invitation à tous les partis politiques du Rassemblement des houphouétistes pour ces réunions périodiques. Tous ont répondu présent, souligne notre informateur, sauf le Rdr, qui a brillé par son absence jusqu'au 15 septembre 2011, où ce parti a participé à sa première réunion, avant de s'éclipser à nouveau. A l'approche des législatives, et ne voyant pas leur allié le plus sûr à la table de discussion, Djédjé Mady a donné un coup de fil au ministre Amadou Soumahoro, le secrétaire général par intérim du Rdr, l'invitant à prendre part aux réunions. «Je n'ai pas le temps», aurait répondu le successeur de Henriette Diabaté au poste de SG du parti à la case. Une réponse qui a fait monter d'un cran la colère chez les barons du vieux parti. Qui perçoivent dans l'attitude de leur allié au pouvoir, une volonté de les rouler dans la farine.

La réponse d'Amadou Soumahoro traduit-elle un boycott ou une réelle difficulté d'harmoniser les positions avec les alliés du Rhdp ? Il faut toutefois souligner que pour ces législatives 2011, selon le président Bédié qui en est le grand patron, «le Rhdp ira en rangs dispersés, mais pas opposés». Dans la stratégie, il s'agit de privilégier les partis dela coalition en fonction de leur zone d'influence et de partager les postes dans les zones jugées neutres. Ces principes de base devraient cependant faire l'objet de réunions pour définir le nombre de candidats à mettre dans la course au parlement, qui compte désormais 255 sièges.

Pendant plus de trois mois, le Rdr a boycotté ces réunions, créant ainsi la suspicion au sein du Rhdp. Amadou Soumahoro, qui devrait prendre part à ces consultations, serait en ce moment, selon de bonnes sources, coincé par le choix des candidats du Rdr. Il doit gérer plus de 900 demandes de candidature, presque le double de la répartition qui aurait été convenue avec le Pdci (environ 400).

Ce qui crée des difficultés de choix. Avec quels arguments allait-il alors se présenter à la maison du Pdci pour décider des postes de députés ? Par ailleurs, le secrétaire général par intérim du Rdr devrait tenir compte des consignes du président Alassane Ouattara, à savoir qu'il faut privilégier les candidatures des secrétaires départementaux au détriment de certains gourous du Rdr. Or justement, de nombreux barons du parti des républicains font face à une fronde parce qu'ils sont opposés à des secrétaires départementaux. Autant d'épines que Amadou Soumahoro doit retirer de son pied pour aller à la réunion du Rhdp. L'affaire grippe donc la machine houphouétiste à un mois des législatives.

Le haut cadre du Pdci qui nous a parlé hier pense qu'avec l'attitude du Rdr, «le projet de parti unifié et de gouvernement commun du Rhdp n'est qu'une vue de l'esprit». Pour lui, le Rdr veut purement et simplement doubler le Pdci. Les deux têtes fortes de cette coalition devraient prendre le taureau par les cornes afin d'éviter l'implosion.


Mamadou Ziao, in le quotidien ivoirien « L'Inter » N° 4020 du lundi 24 octobre 2011.

dimanche, 23 janvier 2011

LA PRESSE FRANÇAISE ENFIN SUR LA VOIE DE LA VERITE

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Dans sa parution du mardi 19 janvier 2011, sous le titre « Sept semaines de solitude », le journal d'information en ligne « Le Monde.fr » a jeté un regard peu habituel sur la situation postélectorale en Côte d'Ivoire. Dans un lyrisme chargé d'ironie, le confrère français fait une peinture de l'univers restreint et lassant du « Président Ouattara du Golf Hôtel ». Doit-on croire qu'enfin, la vérité est en train de se mettre en place ?


Cloîtré à l'Hôtel du Golf depuis son élection, le président ivoirien officiellement reconnu, Alassane Ouattara, voit la situation lui échapper peu à peu.Les ordures se consument, comme un fumier géant, embrasant l'air. L'odeur piquante relègue au second plan les effluves douceâtres de la lagune d'Abidjan. Les embouteillages vont leur train habituel, entre les barrages de police et les arrêts en triple file de véhicules fatigués. Au palais présidentiel, les photographes parés de gilets orange fluo attendent, lundi 17 janvier, l'arrivée du médiateur de l'Union africaine, le premier ministre kenyan, RailaOdinga. Ses entretiens avec Laurent Gbagbo, le président qui se considère comme réélu, seront "très utiles" et ses conversations avec Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale, "très fructueuses.

Mais plus le temps passe et plus la situation apparaît ubuesque. Comme si le président cloîtré en son Hôtel du Golf depuis l'élection du 28 novembre 2010 avec un gouvernement fantôme perdait peu à peu toute réalité. M. Ouattara reste invisible - un sourire qui s'efface, sur des affiches électorales dépassées. Les rumeurs les plus folles circulent, comme souvent en Afrique : est-il bien toujours à l'Hôtel du Golf ? Les diplomates en sont assurés, puisqu'ils le rencontrent, mais qui s'en soucie ? Sa stratégie semble de plus en plus illisible, même à ses partisans. Ils n'osent guère s'exprimer à découvert, car la situation reste tendue

Lundi, alors que l'ONU doit voter un contingent supplémentaire de 2 000 hommes pour l'Onuci, qui portera leur nombre à 11 500, des échauffourées ont éclaté en plein centre-ville, près de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Pour disperser un groupe de jeunes qui avait encerclé des blindés légers de la force d'interposition, celle-ci a tiré en l'air. Deux personnes ont été blessées. Ces heurts sporadiques, dont la nouvelle se répand à toute allure par les téléphones portables, ne sont cependant pas quotidiens.

Et de là à réussir une "opération pays mort", comme M. Ouattara y a appelé, mardi 18 janvier, il y a un grand pas. Le président favori de la communauté internationale risque d'y user un peu plus son crédit en cas, probable, d'échec. De même que ses appels à déloger M. Gbagbo par la force, sans lever le petit doigt, finissent par apparaître comme des rodomontades. Cela s'ajoute aux anecdotes qu'on ne manque pas de raconter à toute personne arrivant à Abidjan. Comment, vous ne connaissez pas l'histoire des langoustes ? Une cargaison de ces crustacés de luxe destinée aux reclus de l'Hôtel du Golf a été interceptée. Sitôt l'histoire livrée, avec forces détails, on vous précise que les Ouattara - que Nicolas Sarkozy a mariés naguère à la mairie de Neuilly - vivent "comme des milliardaires".

Sans incarnation, le débat politique devient un jeu de massacre médiatique. En Côte d'Ivoire, les quotidiens fleurissent. De bon matin, ils provoquent des attroupements devant les kiosques, jusqu'à bloquer la voie. Les Ivoiriens se qualifient eux-mêmes de "titrologues", car ils ne lisent souvent que les manchettes. Ou bien ils "louent" le journal pour 0,50 franc CFA, malgré un prix de vente assez bas, 200 francs CFA (30 centimes d'euros) en moyenne. Les deux présidents disposent chacun de six ou sept titres, qui ne font pas dans la nuance. Lundi, Le Nouveau Courrier, favorable à M. Gbagbo, faisait état d'un "assaut sur Abidjan", préparé à Bouaké par les forces de l'Onuci qui "s'apprête à transporter (...) mercenaires et combattants rebelles" pour soutenir M. Ouattara.

Du bord opposé, Le Patriote donnait le même jour "la liste des 85 ennemis de la paix", personnalités sanctionnées par l'Union européenne depuis vendredi, dont les avoirs sont gelés et les déplacements réduits - avec les dates de naissance et les numéros de passeport. S'y ajoutait un bref commentaire pour chacun, tel celui-ci pour Laurent Gbagbo : "Prétendument président de la République. Obstruction au processus de paix et de réconciliation, refus du résultat de l'élection présidentielle."

Pourtant nul ne nie que chaque jour contribue à l'affaiblissement de M. Ouattara, voire au renforcement de son adversaire. M. Gbagbo l'a très bien compris, qui joue la montre. Les ultimatums qui font flop - comme celui lancé par le président français à M. Gbagbo pour quitter le pouvoir et dont la date a expiré depuis belle lurette - sont aussi contre-productifs. Un Français influent, mais qui tient à garder l'anonymat dans cette période tendue, soupire : "Quand Sarkozy dit "Gbagbo partira à telle date", on voit bien qu'il n'est jamais venu en Côte d'Ivoire."

La communauté française, estime-t-il, (environ 700 PME-PMI et 15 300 personnes dont 60 % de binationaux), considère d'un oeil sceptique les décisions prises à Paris. Ainsi la décision de reconnaître l'ambassadeur de M. Ouattara apparaît-elle comme un brin décalée dans le contexte ivoirien. "Gbagbo a conquis son pays sur le terrain, dans la rue. Il le connaît parfaitement, il a fait trente ans d'opposition. Pour enlever M. Gbagbo, il faudra aller sur la route", dit-il, alors que M. Ouattara a été formaté par les occidentaux. De plus, par tempérament, le président reconnu "n'est pas un chef, pas un combattant, pas un gagneur. Il attend qu'on le mette au pouvoir et c'est bien le problème".

Comme nombre des Français du secteur économique, ce chef d'entreprise qui réside depuis trente ans en Côte d'Ivoire a d'autres craintes : il est évident à ses yeux que si la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), veut déloger M. Gbagbo par la force, c'est le Nigeria, plus gros contributeur, qui viendra. Non seulement ce n'est pas une démocratie exemplaire, mais il est assuré qu'il mettra ainsi la main sur tout le pétrole du golfe de Guinée. "Ils ne partiront plus d'ici, c'en sera terminé de la Côte d'Ivoire", dit-il.

Le couvre-feu par intermittences, les troubles, les barrages, la baisse de l'activité économique, autant de raisons qui rendent le temps long... "Une présence prolongée, confinés dans un hôtel, alors que notre adversaire occupe le fauteuil de la République, c'est vrai que cela pose problème", reconnaît Patrick Achi, le porte-parole de M. Ouattara. Mais il a toute une batterie d'arguments. Le pouvoir n'est pas un lieu physique, affirme-t-il, à l'heure du village global et planétaire. Qu'importe d'être assis dans un palais quand l'ensemble de la communauté internationale, ou à peu près, vous a adoubé...

Et puis M. Gbagbo n'a plus les leviers financiers, assure-t-il : "Il n'est plus reconnu par la Banque centrale. C'est comme si la Banque de France ignorait M. Sarkozy." Enfin, le spectre d'une guerre civile retient le bras du président élu, du moins aux yeux de la moitié d'un pays, toujours coupé en deux. "C'est vrai que cela dure et que la population ne comprend pas bien, admet M. Achi. Mais nous, on a gagné, pourquoi diantre se précipiter ?" A ceux qui suggèrent que M. Ouattara pourrait aller s'installer à Bouaké, dans le Nord qui lui est favorable, son conseiller répond : "Gbagbo est assis au palais. Nous, on est assis à l'hôtel et le pays est paralysé. A Bouaké, cela ne changerait rien." Tous ces arguments méconnaissent une dimension du conflit qui enfle au détriment de M. Ouattara : chaque jour, l'insistance de la communauté internationale à vouloir régler les problèmes des Ivoiriens à leur place agace davantage.



Béatrice Gurrey


Article paru dans l'édition du 19.01.2011 in Le Monde.fr


Source: INFOS COTE D'IVOIRE.NET

vendredi, 03 décembre 2010

LE COUP D'ETAT ELECTORAL DE LA FRANCE

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Assurément, le scrutin présidentiel ivoirien est en train de planter son décor de la fin. En effet, c'est avec la plus grande stupéfaction, hier, aux environs de 17 heures GMT, qu'il nous est donné de voir sur les antennes de France 24, la proclamation d'Alassane OUATTARA comme le vainqueur de l'élection présidentielle, avec 54,1% des voix contre 45,9% des voix pour le candidat LMP, Laurent GBAGBO, par la voix de la journaliste Vanessa BURGGRAF (encore elle, comme dans tous les coups fourrés contre la Côte d'Ivoire). Il faut se souvenir que pour des raisons de blocage de la CEI pour absence de consensus, le Conseil Constitutionnel avait pris la main et donc dessaisie la CEI quant à la continuité de ses attributions. Elle n'était donc plus habilitée à proclamer quelques résultats que ce soit. Ce qui venait de se passer n'était, en réalité, qu'un coup d'état électoral de la France. Trois aspects de ce coup de force vont nous intéresser dans ce post : Youssouf BAKAYOKO a-t-il trahi la République de son plein gré ? Les scores annoncés par France 24 sont-ils réalistes, vraisemblables, possibles ? A quel scénario faut-il s'attendre pour la suite des évènements ?

Primo, BAKAYOKO aurait-il bradé son pays au profit d'intérêts personnels ? Certainement pas. Tout au moins, au regard des informations qui courent sur la place abidjanaise, recoupées avec celle diffusées tôt ce matin, en ondes courtes, sur BBC : Invité à l'Hôtel du Golf pour échanger sur la situation de blocage avec le Premier Ministre, Youssouf BAKAYOKO aurait trouvé sur place les leaders du RHDP qui l'ont contraint à donner de faux résultats. Il y aurait opposé une fin de non-recevoir depuis 12 heures, puisque se considérant comme constitutionnellement dessaisi du dossier électoral. Mais sous la menace et la pression de la France, de l'ONUCI et de la CEDEAO, aux environs de 17 heures, le Président de la commission électorale ivoirienne cède. Ce résultat a donc été extorqué et proclamé, au mépris de notre constitution et de la Loi électorale, par la France sur l'une de ses chaînes de télévision ; proclamé également au mépris du règlement intérieur de la CEI, en dehors du siège de la CEI, dans un hôtel, qui n'est autre que le quartier-général du candidat du RDR, en l'absence des vice-présidents et des commissaires et sans le croisement avec les résultats électroniques de la société SILS Technologie. Le monde entier doit le savoir.

Secundo, les scores annoncés par France 24 sont-ils possibles ? Notre collège électoral s'évalue à 5.784.490 électeurs. Au premier tour, le taux de participation était de 83,73%, correspondant à 4.843.445 votants. ADO était alors venu en deuxième position avec 1.480.610 voix, soit 32,08% des suffrages exprimés. Au second tour, il aurait obtenu 2.480.000 voix, soit 54,1% des suffrages exprimés, si l'on en croit la chaîne d'informations française. Ce qui correspond à une croissance sèche de +1.000.000 de voix, équivalant à 86% des 1.165.219 voix acquises au candidat BEDIE, au premier tour. Or il faut avoir à l'esprit que ce second tour s'est déroulé avec un taux de participation de 65 à 70%, soit un taux d'abstention de 30 à 35%, essentiellement imputable à l'électoral du président du PDCI, candidat malheureux, dont le suffrage devait être reporté au candidat du RDR, Alassane OUATTARA.

Partant de ce postulat, et en retenant le taux d'abstention au minima de 30% du collège électoral, qui est le meilleur cas de figure pour le RHDP, nous obtenons comme nombre global d'électeurs qui se sont abstenus de voter le 28 novembre 2010, le nombre 1.735.347. Ce nombre est du même ordre mais plus élevé que celui des voix du candidat du PDCI (1.165.219) à reporter au candidat du RDR. Si nous considérons que, de façon basique, les deux candidats du second tour ont conservé leur électorat traditionnel du tour précédent et donc ne sont pas significativement concernés par l'abstention, une simple soustraction (1.735.347 - 1.165.219) nous indique que seuls à peu près 570.128 électeurs PDCI ont pu effectivement voter. Supposons maintenant qu'aucun de ces 570.128 électeurs n'a voté pour le candidat GBAGBO (ce qui est impensable) et que toutes ces 570.128 voix acquises au candidat BEDIE, et qui ne se sont pas abstenues au second tour, aient été ENTIEREMENT reportées au candidat OUATTARA. Cela lui donnerait en réalité un score de 2.050.738 voix, soit 44,73% des voix et non plus 2.480.000 voix représentant les 54,1% de suffrages exprimés proclamés par France 24. Les voix restantes revenant naturellement au candidat Laurent GBAGBO, soit 55,27%. En tout cas, si on s'en tient aux chiffres annoncés par la chaîne française. En conséquence de ce qui précède, ADO a perdu l'élection présidentielle, et cela sans aucune annulation de voix au Nord. Cette publication de France 24 n'est donc qu'un effet d'annonce, une sensation médiatique. Sans plus.

Tertio, à quel scénario faut-il s'attendre pour la suite des évènements ? La France, en faisant proclamer sous la contrainte et de façon anticonstitutionnelle la victoire du candidat OUATTARA et en lui donnant les antennes de sa chaîne France 24 pour lui permettre de faire son premier discours de « président », plante en Côte d'Ivoire le décor d'une déflagration sociale générale. Car en réalité, le vrai vainqueur de cette élection est le candidat GBAGBO. D'un moment à l'autre, le Conseil Constitutionnel le déclarera. Les militants du RDR qui ont fait la noce, hier, à l'annonce de la victoire de leur mentor, saisis de colère et de dépit, pourraient s'en prendre à ceux de La Majorité Présidentielle qui ne manqueront pas de se défendre. La situation pourrait ainsi devenir très vite incontrôlable. Le monde entier est, ici, pris à témoin.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 01 décembre 2010

LES OBSERVATEURS FORMELS: LA CREDIBILITE DU VOTE EN ZONES CNO EST FORTEMENT ENTACHEE

 

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Bourrage des urnes, opacité dans le décompte des voix, molestage, brimades, meurtres, lynchage, attentat corporel,  destruction de biens privés, sévices en tout genre, destruction d'urnes, intimidation, emprisonnement, interdiction d'accès des représentants LMP aux bureaux de vote, dans les régions des Savanes, du Worodougou et du Denguélé: Voici comment le RHDP compte prendre le pouvoir. Voici également ce que les observateurs électoraux de l'Union Européenne appellent "élection démocratique". C'est peut-être ainsi que cela se passe en Europe, sait-on jamais. Echec et mat! Soyons sérieux! Le monde entier est désormais témoin de ce qui s'est déroulé en Côte d'Ivoire au deuxième tour du scrutin présidentiel. Grâce au constat objectif des observateurs africains.

Le porte-parole de la Coordination de la mission internationale des observateurs de la société civile africaine, est formel : « Le processus démocratique tant souhaité est fortement mis en cause (au second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier en Côte d'Ivoire) ».

Déclaration que vient de faire M Compaoré Saïdou, dans les locaux de la Commission électorale indépendante (Cei),à Abidjan (Cocody deux plateaux).

En effet, il a fait cette annonce devant la presse nationale et internationale en début d'après midi, ce lundi 29 novembre 2010. Entouré des membres de la COMISCA (Coordination de la mission internationale des observateurs de la société civile). Le Président de la COMISCA, a tenu à mettre sur la place publique, les constats faits par ses 230 observateurs déployés à l'intérieur du pays: Korhogo, Boundiali, Ferkéssedougou, Touba, Odiénné, Mankono, Minignan, Madinani, Vavoua, Bouna, Tingrela, Zagné, Duékué, Guiglo, Dabou et Abidjan.

Ces observateurs, selon lui, ont visité 1541 bureaux de vote conformément aux recommandations de la déclaration de principe pour l'observation internationale d'élection adoptée le 27 octobre 2001 sous l'égide des nations Unies. Ainsi que les engagements pris dans la déclaration de Bamako en 2000 par les Etats francophones pour la tenue d'élections libres et transparentes.

Le président de la COMISCA a réaffirmé que l'objectif principal de leur mission s'inscrit dans le cadre de la promotion des élections crédibles et de la bonne gouvernance en Afrique. Sur la base de la compilation des fiches d'observations de ses membres sur le terrain, le porte-parole de cette entité internationale connue pour sa neutralité, fait le constat suivant : « Certains militants et représentant de partis LMP ont été empêchés d'exprimer librement leur vote ; des urnes ont été transportées par les hommes en tenue précisément dans la région de Korhogo, Mankono et Séguela. » Mais encore : « Nous avons également assisté au « molestage » de certaines personnes dans les bureaux de vote. » Et ce n'est pas tout : « Le secret de vote n'étant pas respecté et des consignes de vote ont été données par certains membres de bureaux de vote. On a aussi enregistré des dégâts corporels et matériels. »

Conclusion de la COMISCA : « Au regard de tout ce qui précède, le processus démocratique tant souhaité est fortement mis en cause. Par conséquent, la COMISCA constate que la crédibilité du vote dans ces régions ci-dessus citées est fortement entachée... »


Source: La Côte d'Ivoire. L'info en continu


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Le porte-parole du candidat Laurent Gbagbo, Affi N'Guessan, a tenu ce jour une conférence de presse au QG de campagne, au cours de laquelle, il a dénoncé les exactions commises par les Forces Nouvelles, lors du second tour de la présidentielle , tenu dimanche qui a occasionné la mort de plusieurs personnes , dont celle de la représentante LMP de Korhogo. Nous vous proposons l'intégralité de son propos liminaire...

Le dimanche 28 novembre 2010, les ivoiriennes et les ivoiriens se sont rendus aux urnes pour élire leur président de la République. Le taux de participation, même s'il reste relativement élevé, est en net recul par rapport au premier tour (entre 65 et 70 %). La majorité présidentielle félicite l'ensemble des électeurs pour leur mobilisation et leur esprit civique.

Contrairement au 1er tour, le second tour du scrutin présidentiel s'est déroulé dans un climat de tension.

Dans la zone sous contrôle du Gouvernement, les populations ont pu librement accomplir leur devoir civique. Tout comme les agents électoraux, les observateurs internationaux ont pu mener leurs missions sans entraves. Il faut toutefois déplorer les incidents graves et les comportements agressifs des représentants du candidat du RDR qui ont choisi d'attaquer tous les lieux de vote où le candidat de LMP est arrivé en tête au 1er tour.

On déplore ainsi , pour la seule journée d'hier , au moins six (6) pertes en vies humaines , notamment à Daloa , Issia , Saïoua et Zikisso , et des dizaines de blessés graves dans plusieurs villes de l'intérieur du pays et à Abidjan.

Dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO), sous contrôle des Forces Nouvelles, les conditions d'une élection libre, juste et transparente n'étaient pas réunies. En effet, en violation de l'Accord Politique de Ouagadougou et du Code électoral, les Forces Armées des Forces Nouvelles, qui étaient pourtant présumées encasernées et désarmées, ont semé la terreur et la désolation contre des populations cibles.

Ainsi, les agents électoraux et les représentants de LMP dans les bureaux de vote ont été chassés, les empêchant d'exercer leur mission. Des militants et sympathisants de LMP ont été sauvagement battus à sang, humiliés et séquestrés. Le pronostic vital est même en jeu pour certains et leur état nécessite donc une évacuation urgente vers des établissements sanitaires spécialisés à Abidjan. A l'heure actuelle, des dizaines de proches de La Majorité Présidentielle demeurent encore otages des Forces Armées des Forces Nouvelles à Bouaké, Korhogo, Man, Zuénoula , Odiénné, Ferké, Boundiali.

La Majorité Présidentielle s'inquiète du sort de toutes les personnes détenues dans les zones CNO par les FAFN et exige leur libération immédiate et sans condition. Elle interpelle, par la même occasion, la communauté internationale sur ces agissements qui entravent sérieusement le processus électoral et, donc, la sortie de crise.

La Majorité Présidentielle a sollicité et obtenu une audience avec le Représentant Spécial du Secrétaire General des Nations unies en Côte d'Ivoire , qui s'est entretenu dimanche soir avec Messieurs Issa Malick Coulibaly , Directeur National de Campagne , et Sokouri Bohui , Directeur National de Campagne Adjoint , chargé des élections. Un dossier circonstancié sur ces graves événements lui a été remis.

Aussi, La Majorité Présidentielle dénonce-t-elle avec vigueur toutes les atteintes aux droits humains et à la liberté, et condamne le recours à la violence par le RDR comme mode d'accession au pouvoir. La Majorité Présidentielle exprime sa compassion et son soutien à l'ensemble de ses militants et sympathisants et les encourage à préserver pour le triomphe de la démocratie en Côte d 'Ivoire.

En agissant de la sorte, le RDR et son candidat tentent d'opérer un hold-up électoral. La Majorité Présidentielle met en garde le RDR et ses démembrements contre toute action visant à tronquer et à manipuler les résultats du scrutin. La Majorité Présidentielle se réserve le droit d'engager toutes les voies de recours prévues par le code électoral.

C'est le lieu d'appeler les militants et le sympathisants de La Majorité Présidentielle à garder leur calme et à rester sereins jusqu'à la proclamation des résultats par la Commission Electorale Indépendante et leur validation par le Conseil Constitutionnel, seules Institutions habilitées à cette fin. Les folles rumeurs autour du verdict du second tour ne sont que pures spéculations et rêveries postélectorales auxquelles il ne faut accorder aucun crédit.


Source: COTE D'IVOIRE.COM

mercredi, 24 novembre 2010

DEBATS DES JEUNES SUR RTI LA 1ère : LE RHDP PASSE A LA CHAPE, LA MESSE A ETE DITE


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Véritablement, le débat d'hier, mardi  23 novembre 2010 entre les jeunes LMP, Charles BLE GOUDE et KONATE Navigué et ceux du RHDP, KOUADIO KONAN Bertin dit « KKB » et ZASSO Patrick, aura été édifiant, plaisant et révélateur à plus d'un point.

Nous avons apprécié le niveau relevé des discussions pour ce qui est des trois premiers cités. En revanche, nous avons été interloqué par le comportement grotesque et brouillon (quasi délinquant) du jeune RDR, ZASSO Patrick, balançant des insolences à tout-va et faisant des affirmations graves du genre « Nous avons le film de l'assassinat du Général GUEI », avec l'intention clairement affichée d'incriminer le FPI et le candidat Laurent GBAGBO. Un CD a même été exhibé sur le plateau à l'attention de BLE GOUDE et KONATE Navigué. Très révélateur ! Notre lecture est simple, trivial : si ZASSO Patrick a le film de l'assassinat du Général GUEI, il faudra qu'il soit entendu, de façon urgente et impérieuse, par les autorités judiciaires ivoiriennes pour que son témoignage soit versé au dossier de cette scabreuse affaire non encore élucidée. Car, dans notre entendement, seuls ceux qui ont tué l'ancien Chef de l'Etat ivoirien peuvent avoir tourné la vidéo de son exécution et en détenir le support numérique. Qu'un tel document audiovisuel puisse exister et que personne ne l'ai jamais produit depuis la mort violent du Général, laissant toute la Côte d'Ivoire dans un flou artistique sur l'identité des vrais auteurs de cet homicide, n'est pas acceptable. C'est même plus que suspect.

Nous sommes convaincus de deux choses : soit ce CD ne contient vraiment pas de quoi fouetter un chat et ne devra être mis au compte que d'un effet médiatique de fort mauvais goût, soit il révèle effectivement les coupables de ce crime odieux, auquel cas il faudra s'adresser au RDR pour en savoir plus. Une chose est certaine : ce CD n'incrimine pas le candidat LMP. Car si tel était le cas, le film qu'il contient n'aurait pas mis tant de temps à être produit, tant les ennemis du Président Laurent GBAGBO sont nombreux et déterminés à obtenir sa tête sur un plateau d'argent. De ce point de vue, nous ne pouvons qu'être sereins.

Mais révélation pour révélation : Or donc des responsables du RHDP « appellent les gens la nuit » pour s'épancher !!! Par courtoisie, Charles BLE GOUDE qui savait ce que « KKB » et lui s'étaient dit une semaine avant, a répété plusieurs fois pendant ses interventions : « Je n'ai pas affaire au PDCI, c'est le RDR qui m'intéresse sur ce plateau » ; en fait, et nous l'avons compris, c'était pour ménager celui qui lui avait fait des confidences sincères, sept jours auparavant, et qu'il voulait épargner d'un coup de massue foudroyant, en direct sur les antennes. Mais les élucubrations de KOUADIO KONAN Bertin sur les nouvelles amours de BEDIE et de OUATTARA et ses attaques contre la gestion du Président GBAGBO pendant ces huit années de crise majeure auront eu raison de sa patience. Il lui a donc balancé, à brûle-pourpoint, cette question assassine : «  Monsieur KOUADIO KONAN Bertin ne pense pas ce qu'il dit sur ce plateau, j'en suis certain. KKB, peux-tu me regarder dans les yeux et déclarer, ici devant tous, que tu ne m'as pas appelé à 2 heures du matin, il y a une semaine, pour me dire au téléphone que je ne sais pas avec quelle bouche je vais dire à mes militants de voter Alassane OUATTARA ? ». KKB n'a pas manqué de s'esquiver dans des affirmations peu convaincantes, mais sans jamais nier les propos et la grave accusation de BLE GOUDE. Donnant la preuve que l'alliance BEDIE-OUATTARA est contre-nature et la confirmation que l'appel de BEDIE à voter ADO n'est pas du tout du goût de ses militants et même de ses plus proches  collaborateurs; qui s'obstinent pourtant (contre toute logique) à tenir un discours contraire à leurs plus intimes convictions. Problème d'honneur et de dignité. Combien KKB et les autres ont reçu comme argent pour trahir leurs convictions et vendre ainsi leur patrie ? On ne le saura peut-être jamais. L'histoire retiendra leur forfaiture. Pour le reste des temps.

Au cours du débat, les jeunes du RHDP ont constamment reproché au candidat LMP et au FPI de ne pas avoir été capables de produire des résultats, en matière de développement, malgré les milliers de milliards gérés pendant ces dix dernières années. Bien malin d'attaquer un pouvoir, de lui faire la guerre, l'empêcher par toutes les diableries insurrectionnelles de gouverner et, tout en même temps, lui demander des résultats ! Les jeunes LMP n'auront pas manqué de le leur dire. Mieux, de leur démontrer magistralement ce qu'est la guerre et ce que sont ses conséquences qu'ils feignent de ne pas voir. L'histoire contemporaine nous a bien montré que les Etats-Unis, le pays le plus puissant et le plus sécurisé de la planète, a eu son espace aérien violé et subi une terrible attaque, le 11 septembre 2001. Bilan : plus de 3000 morts, deux tours majestueuses, symbole de la prospérité et de l'orgueil américains, soufflées, un traumatisme montre, effroyable, indélébile dans l'esprit de toute une nation. Comme le dit un ami : « Personne ne peut être prêt contre la guerre, contre morts et destructions planifiées et programmées. Personne ! Rien ne peut et ne doit justifier la guerre, rien ! ».

Le clou de ce débat fort intéressant aura été la conclusion de Charles BLE GOUDE, dernier intervenant du jour, qui a produit deux preuves irréfutables de la nationalité burkinabé dont s'est prévalu Monsieur Alassane Dramane OUATTARA avant son entrée dans la vie politique ivoirienne : Dans un livre universitaire américain titré « The Directory of Fellows » qu'il a brandi sur les antennes, il révèle qu'ADO a été répertorié comme diplômé aux Etats-Unis en qualité d'étudiant burkinabé. Et dans un journal Frat-Mat de 1982 sorti pour la circonstance, il apporte la preuve qu'Alassane OUATTARA a été décoré, à Abidjan, avec Monsieur Charles Konan BANNY, impétrant ivoirien, en tant que cadre burkinabé de la BCEAO. Il ne pouvait avoir fin plus foudroyante à cette émission pour le RHDP, la réplique étant impossible (émission achevée) et les faits étant totalement avérés. La messe était dite.

C'est une clameur de joie et d'applaudissements qui est montée dans le ciel d'Abidjan, dans certains quartiers, à la fin de l'émission. Preuve que la prestation de Charles BLE GOUDE et de KONATE Navigué aura été plus qu'honorable. Cela promet pour le « Face à Face » du jeudi 25 novembre 2010, à 21 heures. Oui, la messe a été dite. Place au « Woody ». Pour le coup de grâce.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

lundi, 22 novembre 2010

PREMIERE IMPRESSION SUR LE DEBUT DE LA CAMPAGNE DU 2ème TOUR



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Depuis le vendredi 19 novembre 2010, à minuit, la campagne du deuxième tour du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire a été ouverte par la CEI, laissant libre cours à La Majorité Présidentielle (LMP) et au RHDP de déployer toute leur intelligence politique pour rallier le maximum de votants à leurs programmes de gouvernement, à leurs projets de société et à leurs causes.

Dans la veine, les chaînes de télévision RTI La 1ère et AFRICA 24, reconduisant leurs plateaux de débat du premier tour de la présidentielle, nous ont offert, ce dimanche 21 novembre, deux émissions fort édifiantes sur la capacité des représentants des candidats GBAGBO et OUATTARA à défendre les dossiers et les thèses de leurs mandants.

Sur AFRICA 24, c'est un Maître AHOUSSOU Jeannot peu convaincant sur la non paternité d'ADO relativement au coup d'état de 1999, la non animosité entre BEDIE et OUATTARA pendant son mandat de 1993 à 1999 (ils étaient à la limite des amis marchant bras dessus dessous), l'inoffensivité du concept de l'ivoirité et la non imputation à ses thèses du coup d'état de 1999, qu'il nous a été donné de voir. Il a clamé que BEDIE n'a jamais traité ADO d'étranger, de Burkinabé et n'a jamais voulu l'empêcher de devenir candidat. Comme il fallait s'y attendre, en pareille situation de flagrant délit de déni, il s'est fait proprement laminer par le Premier Ministre AFFI N'Guessan. La messe a été tout simplement dite. Le représentant du RHDP nous a offert le visage désolant d'un PDCI-RDA pathétique et pitoyable. Difficile en tout cas de mentir contre l'évidence et de réécrire l'histoire. Le révisionnisme n'est pas passé.

Autre plateau, autre décor, autre pugilat, même débâcle : l'émission « Au cœur du débat » sur le thème de la bonne gouvernance nous a gratifié d'un face-à-face très corsé entre le Président Mamadou KOULIBALY (Professeur d'économie) et l'honorable William ATEBY (Docteur en droit), représentants LMP, et le Professeur SEKA et Mme Nialé KABA, (Professeurs d'économie), représentants RHDP. A part notre économiste au féminin qui s'en est tirée tant bien que mal face à la marée KOULIBALY-ATEBY, le Professeur SEKA aura été tout simplement décevant. Il est tout bonnement passé à travers les échanges, balbutiant, maugréant et mâchouillant des mots diffus et soutenant des thèses peu assurées sur la question de la rébellion, bras armé du RHDP, et les pratiques peu orthodoxes à la Faculté des Sciences Economiques à eux opposées par le Président KOULIBALY et l'honorable ATEBY.

Assurément, le RHDP a été mal inspiré de choisir ces trois représentants pour des débats où ils ont franchement fait piètre figure, peinant à donner un visage de virginité à leur candidat, Alassane Dramane OUATTARA. Des représentants qui, soit ne connaissent pas (de bonne foi ?) leur mentor, soit ne savent vraiment pas le vendre. Tout naturellement, ils se sont fait minutieusement aplatir par le camp d'en face qui n'en demandait pas mieux. A leur décharge, nous dirons que cette mission précise de blanchiment forcé et forcené du candidat RHDP est impossible. Cela relève purement et simplement de la prestidigitation. A part cela, ils pourraient mieux faire s'ils s'exerçaient un peu plus sur les autres questions.

Au final, ces deux émissions nous auront laissé le sentiment que le dossier ADO est indéfendable quand les débats gravitent autour du coup d'état de 1999 et la rébellion. Visiblement, difficile de se donner une image de vierge quand on a le sang des Ivoiriens sur les mains ! C'est donc désespérément que le RDR tente de se réfugier derrière l'aura de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY et du RHDP pour profiter de la « virginité » du PDCI-RDA d'Henry Konan BEDIE et masquer ainsi une réputation peu reluisante et très peu enviable d'homme de sang. Une entreprise vouée à l'échec comme dans la malédiction de Sisyphe. Dans le cas de figure de cette élection présidentielle, il ne s'agit pas de voter ou d'élire deux organisations ou deux mouvances : c'est de deux hommes, avec leurs histoires très spécifiques, dont il est question. Nul ne doit tenter de faire diversion pour tromper les Ivoiriens et leur donner le change en falsifiant l'histoire. Le révisionnisme ne peut prospérer, ici. Les faits sont trop récents et les plaies encore ouvertes pour qu'une telle tentative puisse prendre les Ivoiriens à défaut. Ils n'ont pas de problème avec le PDCI-RDA, l'UDPCI ou le MFA. Ils ont un contentieux avec ADO. Aussi simple que cela puisse être.

En tout état de cause, l'émission « Face à Face » du jeudi 25 novembre 2010, de RTI La 1ère, qui doit opposer le candidat LMP à celui du RHDP dans un duel épique et historique, est en passe de se transformer en un vrai cauchemar médiatique qui pourrait sonner à jamais le glas des ambitions d'ADO. Oui, demain, le jour se lèvera.


Vive la campagne présidentielle !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 18 novembre 2010

DE LA NOTION DE REPENTANCE : LE CAS ADO

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Les Saintes Ecritures nous le disent sans équivoque : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » Proverbes 28 : 13. Par cette parole, le SEIGNEUR ETERNEL, le Créateur, nous enseigne un acte d'humilité et de grandeur : le repentir, mieux, la repentance. La repentance, comme l'indique notre passage de référence, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, le mal qu'on a commis, et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée.

Le fruit que cela produit, au final, pour le repenti, c'est l'obtention de la miséricorde. Celle de DIEU. Tout à fait logiquement et naturellement, celui qui accomplit ces deux étapes essentielles de la contrition obtient le pardon divin et, forcément (ou plus facilement), celui des hommes. Une repentance bien menée et conduite sans hypocrisie procure la paix et le soulagement dans l'âme de quiconque a péché ou commis l'irréparable. Les Saintes Ecritures ne disent pas autre chose à travers ce cantique du roi David (roi d'Israël) : « Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été. Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché ». Psaume 32 : 2-5.

Comme nous pouvons le voir, toute repentance doit s'inscrire dans une démarche bien précise. Au surplus, elle ne doit pas être seulement l'apanage des petites gens. Elle doit être également pratiquée par ceux qui gouvernent comme le roi David, par ceux qui drainent des foules, par ceux qui ont de l'influence, les meneurs, les leaders, notamment les hommes politiques. En l'occurrence, nous voudrions parler, ici, du cas Alassane Dramane Ouattara. Dans le contexte très particulier de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

Cet homme, au nom de ce qu'il a appelé « l'exclusion des nordistes » ivoiriens, a lâché en 1995, sous le règne d'Henri Konan BEDIE, son persécuteur d'alors, la terrible phrase qui gangrène encore aujourd'hui toute la vie politique ivoirienne : « On ne veut pas que je me présente parce que du Nord et musulman ». Au nom donc de cet « ostracisme », il instrumentalise l'ethnie Malinké et la religion musulmane ainsi que les patronymes nordistes et les grands boubous, pour en faire un cocktail explosif et dévastateur ; cette instrumentalisation va déboucher sur le coup d'état manqué du 19 septembre 2002 et la rébellion armée qui va consacrer la partition de la Côte d'Ivoire.

En tout état de cause, à Bouaké, Sakassou, Korhogo, Man, Vavoua et dans toute la zone Centre Nord Ouest (CNO) violemment arrachée à l'Etat de droit, le sang innocent coule à flot : femmes enceintes éventrées, filles et jeunes femmes sauvagement violées, hommes et enfants mutilés ou abattus, gendarmes froidement exécutés ou égorgés avec épouses et progénitures, villages rasés de la carte, vies anéanties, plantations et biens confisqués ou détruits, infrastructures sociales, scolaires, hospitalières, médiatiques, électriques et administratives saccagés ou tout simplement démantelées et vendues dans les pays voisins, régions entières réduites à la misère la plus noire. Des milliers de morts. Des atrocités sans nom. Choses que ne pouvaient concevoir ni imaginer les Ivoiriens dans leurs pires cauchemars.

Mais pour Alassane Dramane OUATTARA en tournée à Bouaké et dans le Nord du pays, ce combat, ou du moins cette frénésie guerrière et meurtrière était nécessaire. Mieux, il dira à ses guérilleros : « Votre combat était INDISPENSABLE ». Comme l'a dit le blogueur Claudus, « ce combat a endeuillé des milliers de familles, spolié d'honnêtes gens de leurs biens, de leurs souvenirs et de leur avenir, fait des milliers de déplacés de guerre ayant tout perdu, causé le massacre de centaines de gendarmes et autres forces de l'ordre désarmés, mis toute la Côte d'Ivoire à genoux ». « Oui, ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara d'être un candidat EXCEPTIONNEL à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire », termine t-il. Bien entendu, cela n'a été possible qu'au titre de l'Article 48 de la Constitution ivoirienne, qui donne des prérogatives particulières au Président de la République en temps de crise.

Aujourd'hui, ADO a pu tranquillement battre campagne dans tout le pays et - tout admis au deuxième tour de l'élection présidentielle qu'il est désormais - aspire à diriger les Ivoiriens, à présider à leur destinée, à gouverner la Côte d'Ivoire, à être leur président. Mais aime t-il seulement ces Ivoiriens ? Question anodine et pourtant absolument capitale et de la plus haute importance pour la suite de notre développement. Ainsi que nous l'avons vu plus haut, la repentance nous est enseignée par le TRES-HAUT comme un acte à la fois d'humilité et de grandeur. La repentance, tel que le suggérait notre passage de référence et comme nous l'avons initialement souligné, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. En ce qui nous concerne en Côte d'Ivoire, dans le cadre de la réconciliation nationale, ADO a-t-il AVOUE ses transgressions comme le recommande les Saintes Ecritures ? A-t-il « admis » qu'il les a commises, ne serait-ce qu'un jour ? A-t-il « accepté » l'idée qu'il a mal agi et nous l'a-t-il dit ? Non ! Peut-il donc obtenir miséricorde de la part du Créateur ? Non ! Peut-il être pardonné par ses semblables ? Non ! Peut-il prospérer dans ses entreprises et ses desseins, selon le passage de référence de Proverbes 28 :13 ? Non !

Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, c'est-à-dire le mal qu'on a commis et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée. L'a-t-il fait ? Une nouvelle fois, non ! Pour preuve, il maintient encore, envers et contre tout, ses hordes en armes dans les zones CNO, jusqu'à ce qu'il soit proclamé Président de la République de Côte d'Ivoire. Du moins, c'est ce qu'il espère. A-t-il seulement manifesté le moindre remord pour tous les torts causés à ce peuple hospitalier qui lui a un jour ouvert les bras, eu la moindre parole de compassion pour toutes les souffrances, destructions et morts occasionnées par lui, esquissé un début de repentance à l'adresse des Ivoiriens meurtris, apporté un peu de soulagement moral et matériel à toutes ses victimes, au nom de la réconciliation nationale ? Triplement non ! Et pourtant, il est aujourd'hui totalement indéniable que c'est bien lui, le parrain de la rébellion. Ne serait-ce que sur le théâtre ivoirien. Ses mentors étant (c'est de notoriété) membres de l'exécutif français et ce, jusqu'au sommet de l'Etat, en passant par les officines maçonniques les plus orthodoxes de l'Hexagone. Pouvons-nous alors nous convaincre qu'ADO aime ce peuple et ce pays qu'il dit être siens ? Non !

Dans un film vidéo qui fait le tour de la planète, Koné Zakaria, alors chef rebelle de Vavoua, aux anges devant une foule acquise à leur cause, n'a pas manqué de le dire lors d'un meeting au Nord : « Si vous supportez le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire, commué en Forces Nouvelles), ne le faites ni pour Zakaria ni pour IB ni pour quelqu'un d'autre sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est-à-dire Alassane Dramane OUATTARA (tonnerre d'applaudissements et cris de joie). Lorsque nous étions en exil, c'est Alassane OUATTARA qui s'occupait de nous. Il nous envoyait régulièrement du riz et la somme de 25 millions de francs CFA par mois pour nos besoins ». Koné Zacharia peut-il mentir aussi légèrement à propos d'ADO et l'exposer ainsi au TPI (Tribunal Pénal International) ? Dans quel intérêt, surtout quand nous savons qu'il parlait dans une zone dont ils étaient les seuls maîtres et, qui plus est, devant un public de fans et de parents admiratifs ? Etant en territoire conquis, que pouvait-il craindre ou quelle pression ou chantage pouvait-il subir pour livrer ainsi son mentor ? Il faut simplement se rendre à l'évidence : Koné Zacharia, dans un instant de triomphalisme, a dit la vérité sur cette crise ivoirienne. Mais là encore, ADO l'a nié en bloc sur la chaîne de télévision AFRICA 24. Cristallisant davantage le dégoût, la répulsion et l'amertume que des milliers d'Ivoiriens meurtris éprouvent pour sa personne.

Quand un homme a fait ce qu'il a fait à la Côte d'Ivoire, on ne peut, au nom de la réconciliation nationale, passer ses actes par pertes et profits, sans un début de repentir. Leur gravité extrême l'impose. L'inverse serait tout à fait contraire à la morale. Au reste, aucune réconciliation ne peut se faire sans vérité. C'est un préalable. Les hommes politiques ont souvent eu des choses à se reprocher dans ce pays. Qu'ils n'en aient pas fait amende honorable devant la nation, cela a pu leur être concédé, eu égard au poids et à l'impact relativement faibles de leurs actions. Mais le cas ADO, comme nous l'avons dit, ne peut passer par pertes et profits. C'est un contentieux majeur à vider. Et il ne le sera jamais sans repentance.

La vidéo que nous évoquions plus haut et qui a été tournée en 2005 à Séguéla, en zone rebelle, existe sur les sites Dailymotion et Youtube, et c'est par scrupule que nous ne la diffusons pas sur ce blog. Où faut-il encore chercher des preuves (quand bien même il en existe encore des centaines) ? Celle-ci suffit largement. Quand on n'est pas de mauvaise foi, on sait l'affaire pliée. ADO est bel et bien l'auteur de toutes ces souffrances atroces subies par le peuple ivoirien depuis 2002. Mais il ne s'en est jamais repenti. Plus grave, il n'a jamais assumé sa rébellion et donc ne s'est jamais inscrit dans la possibilité d'en AVOUER la paternité. Pire, il nargue ses milliers de victimes ; il pousse le cynisme jusqu'à leur asséner, avec une froideur machiavélique et une sérénité de marbre qui vous donnent des frissons dans le dos, cette parole transperçante : « J'ai pardonné ! ». Il a pardonné à qui ? Il a pardonné là où il a mille choses à se faire d'abord pardonner lui-même, là où on aurait dû entendre ses mots de contrition (si attendus !) pour lui pardonner une foule de crimes abominables et de forfaits atterrants qui pèsent encore sur des cœurs qui ne demandent qu'à s'en libérer ? C'est tout simplement amoral ! Certainement, dans son entendement, il lui a été fait plus de mal qu'il n'en a fait. Il peut même considérer qu'il n'en a pas fait du tout. Seule logique qui puisse sous-tendre une posture aussi illisible et aussi irrationnelle.

Notre deuxième passage nous montre que tout homme normalement constitué et craignant DIEU ou ayant encore quelques valeurs cardinales ne peut trouver le sommeil quand il fait le mal. En tout cas, pas avant d'avoir avoué son crime au Créateur, fait son mea culpa auprès de ses semblables, ceux contre qui il a commis l'irréparable, et de s'en être détourné. Quand on peut dormir avec le sang de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants sur les mains et s'en trouver bien, sans même être écorché par le moindre remord, s'est qu'on s'est déshumanisé. En des mots plus clairs, on n'est plus un être humain.

Les Ivoiriens peuvent-ils investir un homme de cette froideur d'âme comme leur président ? Nous pensons que non ! En tout cas, cela nous étonnerait. Si le SEIGNEUR ETERNEL, le DIEU de justice, n'a pas abandonné les Ivoiriens, il ne permettra jamais une chose aussi terrible. Au demeurant, les Ivoiriens sont d'une magnanimité exceptionnelle, légendaire. Si ADO avait reconnu son tort ou même simplement présenté ses excuses, ils lui auraient pardonné, comme cela a été le cas pour le Premier Ministre SORO Guillaume, et il serait devenu un homme politique apprécié et respecté de tous dans ce pays. Malheureusement, nous sommes très loin du compte. Il n'a qu'une ambition : être président. Nos pauvres vies sont le cadet de ses soucis.

Personnellement, nous n'avons rien contre ADO qui, à part ce côté sombre et mystérieux de sa personne, est un homme brillant dont nous avons tous apprécié la rigueur au travail, du temps où il était Premier Ministre du « Vieux », le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Et quelques amis et frères pourraient trouver étrange que nous fassions une fixation sur ce personnage et que nous ne parvenions pas à le « digérer ». C'est, en effet, le cas : la tête de cet homme ne nous revient pas. C'est que, sous le prisme de notre culture chrétienne et de notre éducation, nous trouvons que ce leader politique ivoirien n'a pas de hauteur, d'élévation spirituelle. Il n'a aucune considération pour la vie de son prochain et, ce faisant, il ne peut aucunement rencontrer la sympathie du chrétien que nous sommes, attaché au respect de la vie, à la vérité, à la justice, à la droiture et aux valeurs qui fondent la grandeur humaine. C'est également l'avis de millions d'Ivoiriens. De sorte que, de notre point de vue, soutenir cet homme, c'est se rendre complice de toutes les atrocités qu'il a commises dans ce pays, sans remord. Et par ricochet, c'est prendre sur soi une lourde responsabilité spirituelle.

Qu'il puisse même se réclamer de l'Islam nous étonne quelque peu ! Parce qu'il n'en observe pas les préceptes de paix. Etre un bon musulman, c'est être justement porté sur la vertu ; ce dont il ne nous donne aucune preuve depuis le début de la crise ivoirienne. Nous avons de nombreux amis musulmans pratiquants convaincus que nous respectons parce qu'ils sont de véritables modèles de vie. Nous aurions bien voulu en dire autant de notre « cher frère » ADO. Mais ses actions ne nous y autorisent guère. D'où sort donc cet homme qui nous empêche de dormir dans ce pays depuis bientôt 12 ans et de quel DIEU se réclame-t-il ? Il constitue assurément pour des milliers d'Ivoiriens, comme nous, qui étaient de paisibles citoyens jusqu'à la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une véritable énigme.

Le peuple ivoirien saura en tirer les conséquences.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

lundi, 15 novembre 2010

COTE D'IVOIRE : LE DEUXIEME SURSAUT NATIONAL EST EN MARCHE !



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Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une horde d'affreux attaque la Côte d'Ivoire dans une tentative de coup d'état qui se mue en rébellion armée. Notre beau pays est alors coupé en deux. Dans un sursaut mémorable, les patriotes ivoiriens font écran à la sinistre entreprise pour indiquer aux nageurs en eaux troubles qui ont porté le glaive dans le sein de la mère-patrie que leur projet ne peut prospérer. A travers des marches, des manifestations monstres qui ont battu tous les records de mobilisation et des levées de fonds, les dignes fils de la Côte d'Ivoire ont donné la preuve de leurs nouvelles dispositions d'esprit : un peuple épris de liberté, de paix, prêt au sacrifice pour son pays et qui n'entend pas laisser prospérer ceux qui clament leur amour pour la Côte d'Ivoire mais qui ne manquent aucune occasion de faire couler le sang de ses fils. Drôle d'amour que celui-ci ! A la vérité, ces hideux n'ont jamais aimé ce pays ou du moins ne l'aiment que pour le fauteuil présidentiel qu'ils convoitent.

Ce sursaut digne des plus grandes révolutions de l'histoire du monde a eu l'adhésion de quelques nations sœurs, telle que l'Angola à laquelle nous devons une fière chandelle, et des jeunesses de la quasi entièreté de l'Afrique noire venues affirmer leur opposition aux prétentions néocoloniales d'états impérialistes qui ne doivent leur développement qu'à la prédation impitoyable qu'ils exercent sur des états plus faibles, y entretenant (comme en Côte d'Ivoire) une instabilité politique permanente qui leur sert de terreau fertile aux chantages les plus démoniaques et les plus éhontés.

Tout le monde le savait, en Côte d'Ivoire. Mais il a fallu attendre novembre 2004, deux années après le début de cette crise qui nous aura traînés de capitale africaine en capitale africaine en passant par le centre de rugby de Linas-Marcoussis en France à la recherche de la paix, pour que les vrais parrains et les véritables commanditaires de notre mise à mort tombent le masque : Jacques CHIRAC et l'exécutif français ! Nous avons ainsi pu voir la France (se prévalant d'un droit de réplique suite au prétendu bombardement d'un camp français à Bouaké, le 6 novembre, par des aéronefs ivoiriens) clouer au sol à coup de missiles et d'obus la faible aviation ivoirienne qui s'était aventurée dans une opération de libération baptisée « Dignité », dernier sursaut d'honneur pour s'affranchir d'une rébellion qui n'avait que trop duré et dont les tergiversations étaient devenues plus qu'insupportables. Une opération, menée du 4 au 6 novembre 2004, pour laquelle elle avait pourtant donné quitus aux autorités ivoiriennes !

Effectuant un repli général sur Abidjan dans un objectif inavoué de représailles, le commandement des opérations spéciales françaises en Côte d'Ivoire et ses troupes, dirigés alors par le Général Poncet, sous le prétexte fallacieux de s'être égarés, se retrouvent comme par hasard, à l'Hôtel Ivoire, à 150 mètres de la résidence du Président Laurent GBAGBO. Parfait scénario de coup d'état. Mais c'était compter sans le peuple ivoirien : une marée humaine sans nulle autre pareille dans l'histoire de notre pays s'est déversée dans les rues d'Abidjan; et la commune de Cocody, devenue un véritable théâtre des opérations, s'est retrouvée bouclée par des patriotes déterminés et intrépides qui voulaient en découdre. Prise dans sa propre peur-panique devant ce sursaut national, l'armée française ouvre le feu sur une foule aux mains nues, le 9 novembre 2004, devant l'Hôtel Ivoire et à plusieurs points chauds d'Abidjan (les jours précédents: Pont Général de Gaulle, 43ème BIMA, Aéroport Félix Houphouët-Boigny). Bilan: des dizines de morts et des milliers de blessés. Oui, les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004 sont à jamais gravés dans les annales ivoiriennes comme des jours de feu et de sang pour la liberté de notre peuple.

La France, surprise de la victoire des ivoiriens sur le plan de la communication tous azimuts et notamment sur Internet, va s'enliser dans les sables mouvants de la dénégation impudente, allant de mensonges grossiers en raccommodages frénétiques qui ne convainquent personne, pour en arriver, aujourd'hui, à traîner cette affaire comme un boulet au pied que les Ivoiriens ne lâchent pas. Un véritable passif entre les deux nations à solder au plus vite et à tout prix, pour une coopération et des relations plus saines.

Cette mobilisation mémorable aura marqué tous les esprits, en Côte d'Ivoire et en Afrique voire dans le monde. Mais à la faveur du 2nd tour de l'élection présidentielle, devant la configuration que prend cette dernière ligne droite, nous ne pourrons faire l'économie d'un deuxième sursaut national. En effet, Henri Konan BEDIE, candidat malheureux au 1er tour du scrutin présidentiel, dans une alliance contre nature avec celui qui a effroyablement ensanglanté notre beau pays et qui l'avait lui-même antérieurement éconduit du pouvoir, appelle le PDCI-RDA à voter Alassane Dramane OUATTARA et prend la tête de la présidence de campagne du candidat du RDR, sous la bannière du RHDP. Des milliers de ses partisans et militants ne le lui pardonnent pas. C'est, en ce moment, une véritable ruée vers la cause de La Majorité Présidentielle : sauver la Côte d'Ivoire de l'imposture étrangère et de la conspiration néocolonialiste.

C'est ainsi que nous observons (avec bonheur), à la télé, de nombreux désaveux à l'appel d'Henri Konan BEDIE par ses propres militants. Oui, le peuple ivoirien a mûri. On ne peut plus le tromper. Au rythme où vont les défections dans ses rangs, le 28 novembre 2010, le RHDP sera totalement coupé de sa base.

Mais le candidat LMP n'en reste pas là. Il ratisse large : il a fait appel, il y a quelques jours, aux candidats sortis de la course à la présidence. Notamment à Mme Jacqueline Lohouès OBLE, au Révérend TAGOUA Pascal, à DOLO Adama, TOHOU Henri, ENOH N'Douba et KOUADIO Siméon. L'adhésion de la présidente intérimaire du PIT, Mme Angèle GNONSOA, lui est également acquise, après la démission énigmatique de l'ex-candidat Francis WODIE de la tête du parti qu'il a fondé. Querelle interne ? L'avenir éclairera notre lanterne. Mieux, Angèle GNONSOA a lancé un appel télévisé au sursaut national à l'adresse de tous les Ivoiriens de tous les bords pour sauver notre pays du péril extérieur qui le menace ainsi que de ceux qui ont brûlé l'Ouest de la Côte d'Ivoire et qui veulent se faire passer, aujourd'hui, pour Blanche-Neige.

A cette liste, il faut ajouter Nanan Amon N'Douffou V, le roi du Sanwi (Aboisso), la jeunesse patriotique du PDCI-RDA à travers le « Mouvement Nationaliste du PDCI » d'Isidore Gauze, Daniel Félix Usher Assouan, fils de feu Arsène Usher Assouan, ancien maire de Cocody, grand baron et haut dignitaire du PDCI-RDA, qui a ouvertement désavoué « N'Zuéba », l'Association des artistes du « V » baoulé (dont les plus célèbres : Allah Thérèse, Sidonie la Tigresse, Amani Johnny, Tonton Etiennot), le député PDCI-RDA de la circonscription de Bouna (Région du Zanzan) et Président du Conseil Général de la même localité, Palé Dimaté, également Haute Autorité pour le développement du Zanzan, qui a déjà tranché en faveur du candidat LMP : « Soutenir ADO est une injure à la mémoire et à la conscience nationale ». Le groupe parlementaire Loyauté ne manque pas à l'appel avec les députés Djibo Aya Martine (PURCI), Oulé Tia (RPP), Siki Blon Blaise (UDPCI-Vgr), Dosso Vally, Sékongo Yaya, Gué Pascal et Yéo Adama, ainsi que le ministre d'Houphouët-Boigny, Emile Constant Bombet qui a lancé depuis son blog personnel un appel, à l'adresse de tous les militants du PDCI-RDA, « à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent GBAGBO, le candidat de la liberté politique » parce que « la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour sortir des griffes des forces du mal » .

L'ami Saint-Ralph le disait sur le blog Aller de l'Avant : « Je ne suis pas convaincu que les Ivoiriens dans leur grande majorité votent pour un programme. Absolument pas ! Cette élection a une importance symbolique parce qu'elle contient l'idée de liberté et de dignité. C'est pour la dignité de la Côte d'ivoire que les ivoiriens doivent se prononcer. Nous réglons des comptes que nous aimerions définitifs. Il appartiendra surtout au vaincu de reconnaître que les Ivoiriens ne veulent pas du type de pays qu'il propose. C'est un message très fort qui va au-delà d'un simple programme de gouvernement ». Oui, les Ivoiriens iront voter, le dimanche 28 novembre 2010, non pas pour un projet de société ou un programme de gouvernement mais pour leur dignité, pour leur liberté, pour la souveraineté de la Côte d'Ivoire et pour l'espérance.

En avant pour le sursaut national, digne peuple d'Eburnie ! Haut-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

EMILE CONSTANT BOMBET S'ADRESSE AUX MILITANTS DU PDCI-RDA ET LES APPELLE A VOTER GBAGBO

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COMMUNIQUE DE PRESSE DES PARTISANS DE M. EMILE CONSTANT BOMBET, VICE-PRÉSIDENT DU PDCI-RDA


Samedi, le 13 Novembre 2010


Monsieur le Président du PDCI-RDA,

Chers Militantes et Militants,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,


Il est des moments de l'histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire.

Des moments où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, tous les efforts accomplis peuvent déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd'hui dans l'un de ces moments.

C'est vrai pour l'action du PDCI-RDA dans cet arc de crise qui va dans notre pays du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est, en passant par les cercles politiques et militaires.

C'est vrai pour la Côte d'Ivoire, où l'accord de OUAGADOUGOU et les décisions prises face à l'arc de crise ont ouvert des perspectives qui restent à développer pour faire de l'union un acteur de survie de notre pays.

C'est vrai pour certains barons et jeunes loups du PDCI-RDA qui cherchent à retrouver le chemin du pouvoir au sommet de l'ETAT, alors que notre Parti n'est pas arrivé à convaincre la majorité des ivoiriens sur notre projet de société dont la volonté est de poursuivre des réformes nécessaires et indispensables au développement de notre Nation.

A la grande table où se prennent les décisions, de nouvelles classes politiques ont rejoint les anciennes classes connues. A juste titre, ces nouvelles classes politiques réclament la reconnaissance de leurs droits. Le PDCI-RDA les soutient mais le PDCI-RDA leur dit qu'il faut aussi accepter qu'avec ces droits viennent des devoirs, des responsabilités à assumer. Et il faut que ces nouvelles classes politiques au sein de notre parti comme les anciennes reconnaissent que leur réussite éclatante dans le PDCI-RDA leur impose de dépasser la stricte défense des intérêts égoïstes pour apporter leur contribution à la solution des problèmes dans notre pays.

Dans ce moment de l'histoire où le sort hésite, pour faire pencher la balance du bon côté, la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour la tirer des griffes des forces du mal. Si notre patriotisme est hésitant, si au PDCI-RDA, nous ne parvenons pas à nous entendre sur les objectifs à atteindre entre la base et la tête, c'est parce que la tête n'écoute pas toujours la base. Si nous ne sommes pas capables au PDCI-RDA de jouer pour la Côte d'Ivoire, collectivement face au mal d'hier alors rien ne sera possible et nous aurons failli à notre devoir c'est à dire le choix de la démocratie contre le choix des hommes en armes dans les zones Centre Nord et Ouest.

Dans ce moment, où le sort hésite, la Côte d'Ivoire libre a besoin de chacun d'entre nous et en tant que Ministre d'HOUPHOUET, je rejoins donc le camp de la Majorité Présidentielle avec tous ceux qui ont une conviction au PDCI-RDA. J'affirme donc ma vision du PDCI-RDA et ma détermination en appelant les Militantes et Militants du PDCI-RDA à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent Gbagbo, le candidat de la liberté politique.

Mesdames et Messieurs, Militantes et Militants du PDCI-RDA,

La lutte contre le mal qui ronge notre pays demeure une priorité absolument majeure.

Je compte sur vous et chacun d'entre nous à porter ce message pour que le PDCI-RDA reste fidèle à son passé pour continuer à mieux apporter des idées nouvelles pour notre Nation. Il nous revient donc au PDCI-RDA de sortir le pays du train-train qui le mine depuis 1999.

Je vous remercie et que Dieu bénisse notre pays,


Fait à Abidjan, le 13 Novembre 2010

Le Ministre EMILE CONSTANT BOMBET et ses Partisans

 

Source: Le blog d'Emile Constant Bombet

vendredi, 12 novembre 2010

SORTIR DEFINITIVEMENT DU VOTE ETHNIQUE ET RELIGIEUX

 

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Assurément, les Ivoiriens écriront une nouvelle page de la belle histoire de la Côte d'Ivoire, au soir du dimanche 28 novembre 2010. Tant ce défi s'impose comme un passage obligé pour l'éclosion de la « Nation Ivoire ». Nous les en savons absolument capables.

Il n'y a pas si longtemps de cela, dans notre jeune histoire, Alassane Dramane OUATTARA disait : « On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis du nord et musulman ». Le décor était ainsi planté pour toutes les dérives ethniques et religieuses en Côte d'Ivoire. Cette phrase assassine s'est durablement incrustée dans le subconscient et l'inconscient profond de nos braves frères nordistes et musulmans qui, comme il fallait s'y attendre, ont fait un dangereux repli identitaire sur eux-mêmes et autour de ces deux véritables bombes sociologiques. Au point où, encore aujourd'hui, nous en voyons les effets induits et les conséquences confligènes.

Nous en voulons simplement pour preuve les scores fleuves d'ADO dans le nord de notre pays, à la faveur du premier tour de l'élection présidentielle ivoirienne : une moyenne de 85% dans les régions du Bafing, du Denguélé, des Savanes et du Worodougou. Dans cette partie du pays où les rebelles sont encore en armes, la pression sur les populations a été forte : Intimidation militaire et consignes de vote dans les mosquées. Voici à quoi on arrive quand on instrumentalise l'ethnie et la religion. Ce conditionnement mental et religieux s'est doublé d'une fraude massive sur les listes électorales des régions du nord au point de générer des scores surréalistes de plus de 150% de votes comparativement à leurs populations actuelles.

En ce qui concerne le candidat BEDIE, il ne l'a emporté que dans les villes du « V » baoulé (Centre) et dans la région du Bas-Sassandra (à Guéyo, Sassandra et Soubré soit 3 départements sur 5, dans le Sud-ouest), une circonscription qui compte une forte population allochtone baoulé. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer sur cette lancée, au risque de faire de notre pays une bombe identitaire, ethnique et religieuse.

Seul le candidat GBAGBO, dans cette grisaille, a donné la preuve qu'il a une étoffe véritablement nationale en engrangeant dans sa cagnotte des villes et des départements de toute part en Côte d'Ivoire, sauf naturellement au nord où les dés étaient déjà pipés avec des listes électorales totalement fantaisistes. Il s'est même payé le luxe de remporter des bastions du PDCI-RDA dans l'Est, comme la région du Moyen-Comoé (Abengourou).

Ce faisant, le 2ème tour de l'élection présidentielle doit marquer la fin de cette tendance que nous assimilons à un cauchemar dont nous devons très vite sortir, exorciser cet esprit sectaire dangereux qui tient captives des régions entières de notre pays. Et pour y parvenir, une seule option : voter massivement pour le candidat GBAGBO pour faire barrage aux quidams qui sont prêts à instrumentaliser l'ethnie et la religion pour parvenir à leurs fins. Il faut mettre de tels individus hors d'état de nuire. La nouvelle Côte d'Ivoire que nous voulons bâtir ne peut prendre le risque de revêtir ces oripeaux de tribalisme enragé et de régionalisme exacerbé.

Pensant à tort que son électorat le suivra comme le feraient des moutons de panurge, convaincu qu'il est de leur esprit étroit et de leur tribalisme (ce qui est une grave erreur car il s'agit désormais de la Côte d'Ivoire et non plus de sa petite personne), Henri Konan BEDIE, à la plus grande honte de ces militants que nous côtoyons tous les jours (et qui sont restés sans voix devant l'immensité de la bêtise) se fait investir par ADO comme son Président de campagne. Il pousse même l'outrance de sa naïveté à croire le champion des républicains quand il l'assure de « diriger la Côte d' Ivoire sous son autorité ». Peut-on être plus crédule et plus niais ? Impossible !

Assurément, pour accepter ce poste, BEDIE a dû être proprement « travaillé au corps », envoûté par l'un des gourous et des grands marabouts du « Brave tchè ». N'oublions pas qu'il a fait un tour au Sénégal et au Burkina Faso. Sinon, il est impensable que « N'Zuéba » puisse commettre une bévue de cette taille. LMP ne peut que s'en réjouir ! Cela fait tellement son affaire. Dans la mesure où cette décision incongrue de BEDIE démultiplie le nombre de ses militants mécontents, encore habités par un peu de fierté et de dignité (ce que N'Zuéba n'a plus)  qui sont désormais prêts et déterminés à voter le candidat GBAGBO. BEDIE, ayo ka ka ka !!!

Les levées de boucliers contre cette décision de BEDIE ne font que commencer et s'amplifieront inexorablement jusqu'à l'approche du 28 novembre. Un coup de pouce inespéré dont va bénéficier La Majorité Présidentielle. DIEU soit loué!


DINDE Fernand AGBO

LAURENT GBAGBO: "N'IMPORTE QUI NE PEUT PAS VENIR JOUER DANS NOTRE MAISON!"


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A l'occasion de sa première conférence de presse depuis l'annonce des résultats du premier tour du scrutin, tenue le mardi 9 novembre à son quartier général de campagne, le candidat Laurent Gbagbo, également président en exercice de la République de Côte d'Ivoire, a expliqué pourquoi les électeurs d'Henri Konan Bédié doivent voter pour lui au second tour et comment Alassane Dramane Ouattara, par ses actes, se révèle être le «candidat de l'étranger».

RTI: Monsieur le Président, on vous voit ce soir confiant. Sur quoi repose cette confiance pour le 2ème tour de l'élection présidentielle ? Que ferez-vous pour prendre les bastions de vos adversaires ? Par ailleurs, vous avez observé une grosse colère, la semaine dernière contre le Président sénégalais Wade, quelles étaient ces motivations ?

Laurent Gbagbo: Je ne comprends pas bien le sens de vos questions. Vous me demandez à moi sur quoi je me fonde pour avoir confiance en moi. Mais, c'est moi Gbagbo Laurent, j'ai toujours eu confiance en moi, ce n'est pas nouveau. Ensuite vous me demandez comment je vais faire pour prendre les bastions de mon adversaire. Je n'ai pas de bastions à prendre. On va au 2ème tour. Même si j'ai deux voix de plus que lui, j'ai gagné. Pourquoi vais-je aller prendre un bastion ? C'est pourquoi je vous dis que je vais gagner. C'est lui qui a des voix à rattraper sur moi. Moi je suis devant. Vous voulez savoir le pourquoi de ma grosse colère contre Abdoulaye Wade ? Je n'ai pas de grande colère. J'ai voulu simplement dire que la Côte d'Ivoire est la Côte d'Ivoire, qu'il faut qu'on nous respecte et que n'importe qui ne peut pas venir jouer dans notre maison : ça suffit.

AFP: Certains électeurs auraient été empêchés de voter dans la zone Nord, ça pose le problème de la sécurité.

Laurent Gbagbo : Concernant la sécurité, nous avons fait le point avec les responsables de la sécurité, nous avons tiré des leçons. Des décisions ont été prises de sorte qu'au 2ème tour, le vote se passe dans les conditions de sécurité plus idoines que ce qui a été observé lors du vote du 1er tour.

Fraternité Matin: Quelle est votre lecture et votre attitude face au Rhdp qui a appelé à voter le candidat Alassane Ouattara au 2è tour ?

Laurent Gbagbo : Le Rhdp a été créé il y a au moins cinq ans. Depuis cinq ans, je dis que je vais gagner. Ayant signé un accord, c'est donc normal qu'il lance un appel. Ce n'est pas nouveau. Mais malgré cette alliance, je vous dis que je vais gagner.

Rfi : Quel message adresserez-vous aux 25% d'électeurs qui ont porté leur choix dimanche 31 octobre sur le candidat Bédié ?

Laurent Gbagbo : Ce que je vais leur dire est simple. Il y avait comme candidat, Gbagbo, Bédié et Ouattara. Le premier tour a donné Gbagbo, Ouattara et Bédié. Bédié vous appelle à voter Ouattara. Regardez bien, si vous êtes des électeurs de Bédié. Le coup d'Etat de 1999 qui a chassé Bédié du pouvoir, regardez qui est en dessous. Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui qui l'a fait venir d'exil plutôt que pour celui qui l'a fait partir en exil...

Le Temps: On a senti au 1er tour, vos électeurs trop confiants...Ont-ils bien investi le terrain ?

Laurent Gbagbo : Nous sommes premiers et de cette position, on ne peut pas dire que nos partisans n'ont pas travaillé. On peut leur demander de faire plus. Mais on ne peut pas se comporter comme si on avait perdu. D'autres avec 32% sont contents, pourquoi pas nous (rires) ? Cette élection fait entrer la Côte d'Ivoire dans une élection disputée, démocratique. Pour la première fois, on n'a pas des scores soviétiques. Nous allons gagner avec un score normal...

CNN: Quel défi de la consolidation de la paix, après l'élection au 2nd tour, vu les suffrages exprimés au Nord...

Laurent Gbagbo: Le Président de la République élu est élu pour tout le monde, pour toute la Côte d'Ivoire. Pour apporter l'instruction, la santé l'eau, l'électricité... Il y a beaucoup de sous-préfectures au Nord où j'ai gagné, chez Gnonzié, à Baya, à Niellé, à Sepiergo et ailleurs...Ce qui nous réjouit, c'est que nous sommes les seuls à avoir un électorat qui s'étend sur l'ensemble du territoire ivoirien. Ce vote est le début de la construction nationale. Beaucoup de ceux qui n'ont pas voté pour nous ne sont pas que du Nord. Nous devons à tous porter ce message : Gbagbo veut électrifier vos villages, Gbagbo vous tend les bras, Gbagbo veut construire pour vous des hôpitaux, Gbagbo veut faire pour vous l'école gratuite et obligatoire, voter la loi sur l'Assurance maladie uinverselle. Il faut dire à ceux qui n'ont pas voté pour nous que ces projets- là les concernent. Qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, du Centre... Ce n'est pas une question de Nord.

Reuters/BBC: Pendant votre campagne, vous et vos supporters utilisez contre Ouattara un langage un peu dangereux, un candidat étranger tandis que vous, vous représentez la Côte d'Ivoire... C'est comme si les autres ne sont pas de vrais ivoiriens...

Laurent Gbagbo : Non, c'est faux! J'ai dit que ce sont des candidats de l'étranger, je n'ai pas dit qu'ils ne sont pas de vrais Ivoiriens. Ce n'est pas la même chose. Peut-être parce que vous ne comprenez pas bien le français...

Reuters/BBC : Je ne vois pas la différence...

Laurent Gbagbo : Il y a une très grande différence, je vais vous l'expliquer tout à l'heure...

Reuters/BBC : Mais dans les têtes des gens au-dehors, ils pensent que...

Laurent Gbagbo : Vous n'êtes pas dans les têtes des gens. Laissez les têtes des gens tranquilles. Dites-moi ce que vous avez compris.

Reuters/BBC : Qu'est-ce qu'on doit comprendre alors ?

Laurent Gbagbo : A peine a-t-on proclamé les résultats du 1er tour que Ouattara, on lui envoie un avion et il va à Dakar. Ça, c'est un candidat de l'étranger. Et au moment où je vous parle, il est à Ouaga. C'est ça que j'appelle les candidats de l'étranger : des gens qui écoutent ce qu'on leur dit à l'étranger pour faire la politique en Côte d'Ivoire. Ce que vous vous dites là, et que je n'ai pas dit, a une histoire en Côte d'Ivoire. Et c'est Bédié qui l'a dit et je ne le dirai jamais. Puisque c'est moi qui ai signé les papiers pour que Ouattara soit candidat. Donc, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit...Mais le terme «candidat de l'étranger», je ne suis pas le premier en politique à l'utiliser. Jacques Chirac, dans son appel de Cochin, quand il était à l'hôpital de Cochin, avait dit en parlant de Giscard d'Estaing : «C'est un candidat de l'étranger». Pourtant, Giscard est un Français comme lui. Donc dire «candidat de l'étranger», ça veut dire celui qui travaille pour les intérêts de l'étranger. Je le maintiens et je le répète!

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

lundi, 08 novembre 2010

IL Y A BEL ET BIEN UN CANDIDAT DE L'ETRANGER : LA COTE D'IVOIRE VERS UN 2ème SURSAUT NATIONAL

 

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Le candidat GBAGBO l'avait affirmé, péremptoire. Quelques sceptiques n'y ont pas cru. Nous en avons tous désormais le cœur net : l'étranger a bel et bien un candidat, dans l'élection présidentielle, en Côte d'Ivoire. Pour faire la nuance, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il y a « un candidat étranger » mais, tout au moins, « un candidat de l'étranger » dans cette course au fauteuil présidentiel ivoirien.

Sinon, comment comprendre que le jeudi 4 novembre 2010, quatre jours après la tenue du premier tour du scrutin présidentiel et tout juste au lendemain de la proclamation par la CEI des résultats complets provisoires, le candidat Alassane Dramane Ouattara, attendu au Golf Hôtel où s'était massée une foule d'aficionados (le cœur entièrement à la fête) et de journalistes de la presse nationale et internationale (impatients de lui arracher ses premiers mots de candidat admis au second tour), ait fait faux bond à tout ce beau monde pour se retrouver au Sénégal ?

Pour ce tour de force, franchement, chapeau au champions des républicains ! Les pauvres fans, militants et hommes de presse ont dû prendre leur mal en patience et faire le pied de grue de 17 heures à 21 heures pour, finalement, se disperser la mort dans l'âme après 22 heures sonnantes. Pour de la foutaise... !

Bref, revenons-en à cette escapade impromptue qui a laissé tout le monde pantois : Quelle était l'urgence pour qu'ADO se retrouve au Sénégal avec autant d'empressement et de frénésie ? Lui seul pourra le dire avec précision. Mais pour ce que nous savons, le président Abdoulaye WADE, « l'autre parrain de la rébellion ivoirienne » lui a affrété son avion personnel (sans en souffler un traître mot à son homologue ivoirien!) pour un tête-à-tête  qui a été cause que le chef de l'Etat ivoirien a rappelé l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Sénégal. Deux peuples au bord de la fissure pour des intérêts particuliers. Et pour cause : Depuis Dakar, selon le communiqué officiel de la Présidence de la République, ADO et WADE, ont pris des contacts élargis dans toute la CEDEAO pour « neutraliser » le Président Laurent GBAGBO et installer le champion des républicains au pouvoir. On voudrait brûler la sous-région toute entière qu'on ne procéderait pas autrement. C'est donc avec raison qu'Abidjan crie au complot et à la conspiration.

Y a-t-il preuve plus patente de l'existence d'un candidat de l'étranger dans cette élection présidentielle ivoirienne ? Qui dit Abdoulaye WADE dit la françafrique, la France, ses intérêts et ses milieux ultralibéraux. Mais il faudrait peut-être comprendre la fébrilité d'ADO : Il a fait enrôler plus que de raison (à la fois ivoiriens et étrangers) dans le Nord, sur la liste électorale. Malgré cette manipulation abominable qui lui a donné des scores invraisemblables  de 100 à 250% par rapport à la population réelle actuelle dans son fief, il n'a pas été capable de battre le candidat LMP au premier tour, ni même d'approcher son score. Il a donc des raisons d'avoir des frayeurs car il n'est pas aussi populaire parmi les ivoiriens qu'il veut le faire croire. Le deuxième tour s'annonce donc périlleux pour lui, même si nous avons appris sur France 24, dimanche soir, que le candidat malheureux Henri Konan BEDIE, abonné aux mauvais choix et aux mauvais calculs politiques, a appelé ses militants à voter pour ADO. Il va récolter l'effet inverse parce qu'apparemment, il a oublié l'histoire récente de la Côte d'Ivoire et sa propre histoire : à savoir la rébellion sanglante qui a endeuillé le pays et le coup d'état du « brave tchè » qui l'a éjecté du pouvoir que lui avait transmis « le vieux », le président Félix Houphouët-Boigny. Les Ivoiriens ont pardonné mais n'ont pas oublié l'innommable.

En plus, le candidat du RDR a besoin de 70% des voix de BEDIE pour gagner le deuxième tour, alors que le candidat LMP n'a besoin que de 47% de ces mêmes voix pour aplatir son adversaire. La pression n'est donc pas dans le camp qu'on croit. Malgré les alliances au sein du RHDP, cette mouvance est garantie d'avoir des insomnies et des nuits blanches jusqu'à la proclamation de la victoire du camp présidentiel. Ces mauvais politiciens, doublés de mauvais calculateurs, comprendront, enfin, que la démocratie n'est ni ethnique ni régionaliste et que - comme je l'ai déjà dit dans un post précédent - la sociologie politique n'est pas de l'arithmétique. BEDIE aurait pu prendre une retraite politique honorable et digne s'il avait fait le choix de sauver son pays de l'imposture étrangère. Que nenni ! La malchance, qui le suit inexorablement depuis 1999, lui colle « indécrotablement » à la peau et on ne peut vraiment rien faire pour lui s'il a une fois encore choisi le camp des perdants. Signant ainsi, à terme, la mort politique du PDCI-RDA.

L'enjeu donc, aujourd'hui pour le peuple de Côte d'Ivoire, c'est de barrer vaille que vaille la route aux conspirateurs de tout poil et de tout acabit qui convoitent ce pays pour ses richesses et cela, par les urnes, de façon tout à fait régulière et pacifique. Contrairement aux abonnés-aux-coups-d'états d'en face. Déjà, des cadres du PDCI-RDA, vrais patriotes, sont en campagne, pas pour GBAGBO, mais pour la Côte d'Ivoire parce qu'ils ont compris que leur pays est en danger avec ceux qui préparent leur deuxième tour de présidentielle au Sénégal. Nous sommes donc à l'aise pour déclarer, sans crainte de nous tromper, que le peuple de Côte d'Ivoire est en marche pour son deuxième sursaut national !

Hauts-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

vendredi, 17 septembre 2010

TOUT L'INVERSE!

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Cette Une du quotidien Le Patriote N° 3273 de ce vendredi 17 septembre 2010 m'a vraiment fait sourire! Sans commentaires!

 

lundi, 29 juin 2009

ALASSANE OUATTARA: DES PROPOS INCONSEQUENTS QUI FACHENT

 
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L’intégralité de la réaction de la Coordination des femmes patriotes

 Samedi 27 juin 2009 - Par Notre Voie

    

Les déclarations faites par Alassane Ouattara en tournée au Centre fâchent les femmes patriotes. Hier, face à la presse, à leur siège aux Deux-Plateaux, leur présidente, Geneviève Bro Grébé, s’est élevée contre l’attitude du président du RDR. Nous vous proposons l’intégralité de sa réaction.

Mesdames et Messieurs les Représentants des organes de presse, Mesdames les membres de la Coordination des Femmes Patriotes, Mesdames et Messieurs,

Nous venons en ce jour, faire une déclaration relative aux propos tenus par l'un des candidats déclarés à l'élection présidentielle, en l'occurrence, Monsieur Alassane Dramane Ouattara, Président du RDR.
Le Mardi 23 juin 2009, une phrase terrible barrait la “une” du quotidien Fraternité Matin ; à savoir : “Votre combat était indispensable”. C'était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.
Après lecture de l'article, nous avons pris soin de vérifier auprès de son auteur, pour savoir s’il a bien entendu cette phrase de la bouche d'Alassane Ouattara ; ce qu’il nous a confirmé, avant que nous ne découvrions cette même phrase dans plusieurs organes de presse. C'est donc vrai que ce monsieur a osé prononcer cette phrase en pleine période de réconciliation nationale.
Nous avons alors cherché la signification de l'adjectif indispensable dans le dictionnaire de la langue française ; indispensable signifie: «ce dont on ne peut se passer». Les synonymes d'indispensable sont : essentiel, inévitable, nécessaire, obligatoire, primordial, principal, vital.


Alors, questions : Quel était le combat ? Et en quoi était-il indispensable ?
Le combat pour que Alassane Dramane Ouattara devienne candidat à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire ?
Quelle injure au peuple souverain de Côte d'Ivoire ! Quand on sait que ce combat a semé tristesse et désolation. Plusieurs milliers d'Ivoiriens et d'Ivoiriennes ont perdu la vie. Des centaines de femmes et d'enfants ont été violés et ont contracté le virus du SIDA. Des centaines de personnes sont handicapées à vie ; de nombreux déplacés de guerre ont été spoliés de tous leurs biens et ont perdu toute dignité humaine. Les veuves et orphelins de guerre ne se comptent plus ; les zones CNO sont dans un état lamentable ; toutes les infrastructures étant dégradées. L'indice de pauvreté au sein des populations en général a augmenté.


Au vu des conséquences de ce combat, peut-on vraiment dire qu'il était indispensable ? Et pourtant, il prétend vouloir faire campagne sans heurter ses adversaires !
Pendant combien de temps, chers Ivoiriens, chères Ivoiriennes, allons-nous laisser le loisir à Alassane Dramane Ouattara de perturber notre sommeil et la quiétude de notre beau pays? Ce monsieur n'est pas à sa première déclaration gravissime.
Nous voulons nous souvenir qu'en 1995, c'est le même qui a déclaré sur TV 5 : «on ne veut pas de ma candidature parce que je suis musulman et du Nord». Nous savons l'effet que cette instrumentalisation de la région et de la religion à des fins politiques a fait.


Nous voulons nous souvenir qu'en 1999, c'est le même qui a dit : «ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.
Nous voulons nous souvenir qu'en 2000, après l'élection du président Gbagbo Laurent, c'est le même qui a appelé ses militants à descendre dans la rue pour ramasser le pouvoir qui y était. Cela s'est soldé par de nombreuses pertes en vies humaines et plusieurs blessés.

 
En dehors de ces déclarations, nous voulons nous souvenir que depuis l'irruption d'Alassane Dramane Ouattara dans la vie politique Ivoirienne, la Côte d'Ivoire est troublée. En effet, c'est lui qui a refusé de respecter l'Article 11 de la Constitution ivoirienne à l'issue du décès du président Houphouet-Boigny. C'est lui qui a eu la «brillante» idée de la carte de séjour qui nous a fait tant de mal ; et c'est encore lui qui a «raccroché» les enseignants.
Jusqu'où ira-t-il ? Si tant de morts ne l'émeuvent guère?


Au moment où la Côte d'Ivoire panse ses plaies, où les filles et fils de ce pays essaient de se trouver pour reconstruire leur pays paralysé pendant sept longues années, Alassane Dramane Ouattara demeure dans une logique de belligérance et de violence en invitant les Forces Nouvelles à mettre fin aux arrangements politiques.
C'est pourquoi, les femmes patriotes de Côte d'Ivoire :


1) font une mise en garde au sieur Alassane Dramane Ouattara afin qu'il se ressaisisse et mette définitivement fin à ses activités déstabilisatrices de leur pays ;
2) interpellent la Communauté Nationale et Internationale sur la nécessité de rappeler le sieur Alassane Dramane Ouattara à l'ordre ;
3) interpellent M. Choï, Représentant du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, pour le respect du code de bonne conduite, signée sous son égide ;
4) demandent au Facilitateur, Son Excellence, le président Blaise Compaoré de mettre tout en œuvre pour freiner les ardeurs du sieur Alassane Dramane Ouattara ;
5) appellent les Ivoiriennes et les Ivoiriens à la vigilance afin de barrer le chemin à toute tentative de déstabilisation de la Côte d'Ivoire.

16:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : ado, alassane dramane ouattara, rdr, pré-campagne, geneviève bro-grébé, femmes patriotes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |