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vendredi, 15 mai 2009

ET VOICI PLANTE LE DECOR DE LA FIN

           

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Ce jeudi 14 mai 2009, au journal de 20 Heures sur RTI, La Première, il nous a été donné de suivre la déclaration du Premier Ministre SORO Kigbafori Guillaume, à l'issue du Conseil des Ministres qui s'est tenu à la même date, sous la présidence de son SEM Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d'Ivoire, relative à la date de la prochaine élection présidentielle ivoirienne.

 

            En effet, sur proposition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le Président Laurent GBAGBO a signé un décret convoquant le collège électoral ivoirien pour le dimanche 29 novembre 2009, une date beaucoup plus raisonnable que les deux précédentes qui ont été de vrais coups d’épée dans l’eau, mettant ainsi fin au suspense et à la polémique dans lesquels macérait le pays, depuis de long mois, et qui constituait pour certains partis ivoiriens un véritable fonds de commerce politique.

 

            Le débat sur la question étant clos, reste maintenant à tous les prétendants au fauteuil présidentiel à faire valoir leurs talents d’hommes politiques, d’harangueurs de foule, sur la base de projets de société et de programmes de gouvernement pertinents, réalistes et pragmatiques, en s’éloignant des chemins trop faciles de la délation et de la violence, chers à quelques acteurs de l’arène politique ivoirienne.

 

            Mais, en ce qui me concerne, j’avoue être de ceux qui pensent que cette élection ne pourrait pas se tenir ou si elle se tenait par extraordinaire, finirait dans un gigantesque bain de sang. Pas par pessimisme mais par une froide analyse. Pour quelques raisons que je voudrais, ici, évoquer :

 

1-     Je trouve que l’opération d’enrôlement a laissé sur le carreau trop d’électeurs potentiels (seulement 77% d’ivoiriens enrôlés alors qu’on aurait pu se donner le temps de les prendre tous en compte, plutôt que d’opter pour la précipitation qui ne nous sert pas, sauf peut-être les politiciens) et pourrait, en cas de défaite, pousser certains candidats à contester les résultats, sous le prétexte que de nombreux électeurs de leur bord n’ont pu se faire enrôler, compte tenue des difficultés de reconstitution de certains documents administratifs entrant dans la liste des pièces à fournir pour l’opération. L’argument semble facile mais en politique (ivoirienne), tous les coups sont permis, et nous sommes bien placés, ici, en Côte d’Ivoire pour le savoir.

 

2-     Les meetings de pré-campagne des partis politiques ne sont pas du tout sereins. La violence verbale est régulièrement et constamment au menu, avec une logique du « Tout Sauf Gbagbo » qui donne des raisons objectives d’inquiétude. Les adversaires du Président GBAGBO n’envisagent pas de défaite dans cette prochaine joute électorale, eux qui digèrent mal, mais alors, très mal de lui avoir déroulé, à leur corps défendant, le tapis rouge durant bientôt deux mandats, en l’attaquant et en jetant le pays dans une crise armée.

 

3-     Les Forces Nouvelles ne jouent pas toutes, franc jeu. Jusque-là, nous sommes encore à attendre l’unicité des caisses entre le Sud et le Nord du pays, annoncée avec tambour et trompette et jamais vraiment réalisée, et qui pourtant doit faire de la Côte d’Ivoire un vrai Etat, sorti de l’informel et du ridicule.

 

4-     Le désarmement des ex-rebelles, clé de voûte du processus de sortie de crise et de la réconciliation nationale, n’est toujours pas fait. La passation des charges des Com-Zones  aux Préfets de l’Etat de Côte d’Ivoire tarde à devenir réalité et devra même bientôt se faire au forceps. Avec le risque que cela comporte que les vrais bailleurs de fonds de la guerre en Côte d’Ivoire ne tentent un baroud d’honneur, un dernier et sanglant passage en force pour accomplir, en une seule fois, ce qu’ils ont mis 7 années à poursuivre.

Objectivement, nos appréhensions ne pourront être levées que si ce désarmement devient entièrement et totalement effectif. En dehors de cet acquis, il serait illusoire et même naïf de penser, un seul instant, que nous puissions tenir des élections apaisées dans ce pays où les blessures de la guerre sont encore vivaces.

 

            Voici donc planté le décor de la fin : Fin définitive de la crise ivoirienne ou fin durable de la paix sociale dont nous avions commencé à goûter les fruits, par l’effort soutenu du gouvernement ivoirien et, surtout, des signataires de l’Accord Politique de Ouagadougou, le Président Laurent GBAGBO et le Premier Ministre SORO Guillaume.

 

            Que DIEU garde la Côte d’Ivoire !

 

 

DINDE Fernand AGBO

 

mercredi, 22 avril 2009

NOËL A ABIDJAN, LA FAMEUSE AFFAIRE!

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Un documentaire retrace l’histoire du coup d’État manqué contre Laurent Gbagbo
de décembre 2007. Affaire d’amateurs qui tourne mal ou piège grossier?
Un dossier qui en tout cas empoisonne les relations franco-ivoiriennes.


La tentative avortée de coup d’État « Noël à Abidjan » de décembre 2007 n’a pas
encore livré tous ses secrets. Mais une partie du voile qui l’entoure sera
levée, le 22 avril (aujourd'hui), avec la diffusion de Manipulations sous haute tension sur
la chaîne Planète. Un documentaire de près de deux heures, réalisé par les
journalistes Jean-Paul Billault et Jean-Pierre Canet de l’agence Capa ainsi
qu’Emmanuel Razavi d’Hamsa Press après plus d’un an d’enquête.

Début 2008, Billault est approché par Jean-François Cazé, un Français prétendant
travailler pour les « services ». Cet informaticien, à la tête d’une petite
société d’intelligence économique, n’est autre que le « stratège » blanc que
l’on peut voir sur une vidéo diffusée sur Internet montrant la préparation d’un
putsch en Côte d’Ivoire visant à installer au pouvoir le sergent-chef Ibrahim
Coulibaly, dit IB. Les scènes se déroulent à Paris, notamment dans les bureaux
d’un avocat bien connu de la Françafrique, et à Cotonou, dans une villa louée
par IB, qu’on aurait convaincu de garder une trace de la préparation de ce «
putsch ». Par deux fois, en décembre 1999 et septembre 2002, le sergent-chef a
participé à un coup de force avant de se voir écarté lors du partage du gâteau.

Ce film amateur est réalisé par un journaliste français aux méthodes
controversées, Jean-Paul Ney, auteur de plusieurs ouvrages sur la sécurité dont
un consacré au Service de protection des hautes personnalités et préfacé par
Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

Ney sera arrêté à Abidjan, le 27 décembre 2007, en possession de près de
quatorze heures de film retraçant les préparatifs du coup de force.

Les autorités ivoiriennes laissent diffuser sur Internet de larges extraits de
cette vidéo, que l’on retrouve sur les marchés sous forme d’un CD appelé « Noël
à Abidjan ». Une enquête judiciaire, toujours en cours, est lancée et les médias
dénoncent une nouvelle tentative de déstabilisation. Embarras au Quai d’Orsay et
à l’Élysée. Dans les mois qui suivent, Cazé, qui a réussi à quitter la Côte
d’Ivoire au terme d’un périple qui n’a rien à envier aux meilleurs SAS, se
défend en tentant de faire croire à des journalistes qu’il préparait un «
contre-coup d’État ». IB et lui étaient censés réagir à une tentative de putsch
menée par Mathias Doué, l’ex-chef d’état-major de l’armée, en exil. Une thèse
guère convaincante. Quelques semaines plus tard, il change de version. Cette
fois, il affirme avoir préparé un putsch et dénonce même les
commanditaires : des personnalités de l’armée française, des services
secrets et de l’Élysée. Info ou nouvelle intox? « Nous n’avons pas
encore tous les éléments du puzzle, reconnaît Jean-Paul Billault. Mais ce dont
nous sommes sûrs, c’est que toute cette affaire est une succession de
manipulations. » Dans quel but? Nuire aux relations franco-ivoiriennes,
empêcher le rapprochement entre Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, le Premier
ministre issu de la rébellion, affaiblir le président Sarkozy…?

Jean-François Cazé, l’instrument de cette manipulation, continue jusqu’à
aujourd’hui à alimenter les journalistes en vraies-fausses nouvelles.

Mathias Doué et IB, toujours dans la nature, restent des épées de Damoclès pour
le processus de paix et ses acteurs… Quant à Jean-Paul Ney, il croupit dans les
geôles de la sordide Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) en attente
d’un hypothétique procès. « C’était un projet journalistique inopportun… »,
explique-t-on laconiquement au Quai d’Orsay.

Source: Libre Forum AGORA, RDPG.ORG

lundi, 02 février 2009

NE PAS SOUS-ESTIMER L'EXTREME CAPACITE DE NUISANCE DE LA FRANCE

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La prochaine réduction annoncée des effectifs du contingent militaire français, en Côte d'Ivoire, par les autorités françaises, a donné presque lieu à de la délectation et à de la réjouissance parmi les patriotes et dans la presse "bleue". Mais il ne faut pas aller trop vite en besogne et se laisser gagner par l'euphorie ou le triomphalisme. Avec la France, rien n'est joué d'avance. Ses intentions, en Côte d'Ivoire, demeurent sombres malgré les sourires diplomatiques et les bons offices, et même si les rênes de la France sont tenues, non plus par Jacques Chirac "l'Africain", mais par "l'hyper président" Nicolas Sarkozy.

Les intérêts de l'Hexagone sur ce lopin de terre de l'Eburnie sont immenses et, croyez-moi, nous n'allons pas tarder à connaître le vrai visage de cet homme issu des milieux les plus ultra-libéraux de France.
Avec Gbagbo débarrassé de tout moyen de rétorsion politique et réélu, ont-ils la moindre chance d'assurer leurs prébendes, en Côte d'Ivoire? Rien n'est moins sûr! Et ils le savent très bien.

La capacité de nuisance de la France, militairement parlant, reste intacte. Son potentiel opérationnel n'a aucunement besoin d'être domicilié sur les rives de la Lagune Ebrié pour constituer une menace. Même en dehors de nos frontières, mais simplement en Afrique, l'Armée Française demeure un danger pour notre pays. Et Théophile Kouamouo en a fait une parfaite lecture quand il a dit: "Cyniquement, on peut dire qu'en Côte d'Ivoire, la force Licorne, a été prise dans un grand torticolis: Comment aider au renversement de Gbagbo en donnant l'impression d'être une force de maintien de la paix?". Cette posture n'a jamais changé même si des dehors d'accompagnement du processus de paix ivoirien voilent de gros soucis budgétaires et donnent l'impression au monde non initié aux arcanes de la crise ivoirienne que la France est une amie de la Côte d'Ivoire. Faux, un milliard de fois!

Le peuple ivoirien réécrira bientôt son histoire. L'approche de la période électorale révèlera ce que nous avons toujours clamé: L'histoire de notre pays se réécrira avec le sang du peuple digne de Côte d'Ivoire. Ce peuple est la seule armée qui vaincra la France et brisera A TOUT JAMAIS son joug! Le théatre sera plus apocalyptique que Novembre 2004. Comparé à ce qui arrive à grands pas, Novembre 2004 n'aura été qu'un échauffement d'avant match! L'orgre ne lâchera jamais prise sans le sacrifice du peuple. Cela arrivera et ne tardera pas.

Après cette libération, la Côte d'Ivoire aura sa propre monnaie et deviendra vraiment une nation, une vraie, indépendante, libre, éprouvée par le feu et devenue précieuse comme l'or. Ceux qui le veulent peuvent voir en ces paroles une prophétie divine, mais c'est mon intime conviction, depuis toujours!

DINDE Fernand AGBO


L'analyse de Théophile Kouamouo:

La nouvelle est tombée cet après-midi (29 Janvier 2009) et sera, à juste titre, très commentée. Le constat que je fais est que, pris à la gorge par des soucis économiques, Nicolas Sarkozy revient à la "doctrine Jospin" de désengagement militaire progressif de la France en Afrique. Il prend acte de l'impasse stratégique de "Jacques Chirac l'Africain", qui avait recréé de la présence militaire française dans le pré carré pour soutenir des régimes amis. Au final, ces dépenses folles ont-elles préservé les intérêts de l'Hexagone sur le continent ? Cyniquement, on peut dire qu'en Côte d'Ivoire, la force Licorne, prise dans un grand torticolis (comment aider au renversement de Gbagbo en donnant l'impression d'être une force de maintien de la paix) a travaillé à fragiliser les PME françaises sur le terrain et à ouvrir la voie aux entrepreneurs libanais, chinois, indiens et aux pétroliers nord-américains rassurés par son interposition. Présence militaire ne signifie pas influence, comme l'a montré l'échec de novembre 2004 et surtout le refus des membres du Conseil de sécurité des Nations unies de valider une résolution qui mettrait entre parenthèses la Constitution ivoirienne. Retour à une doctrine de "soft power" à Paris ? Peut-être. Il reste qu'Idriss Déby et François Bozizé, maintenu pour l'un et installé pour l'autre, auront du mal à se passer du parapluie français. Nous devons également faire un constat : Françafrique ou pas, l'Afrique est bien fragile et doit commencer par le commencement, c'est-à-dire construire de vrais Etats impartiaux.

Extrait de la presse française:

La France a annoncé mercredi le retour cette année de 2.100 de ses soldats déployés dans des opérations africaines, en Côte d'Ivoire et au Tchad, et le retrait de ses deux navires participant à la composante maritime de la force de l'ONU au Liban.

Cet allègement du dispositif militaire français à l'étranger répond à la stabilisation de la situation en Côte d'Ivoire et à la relève par l'ONU de l'opération européenne Eufor au Tchad et en Centrafrique destinée à protéger les réfugiés du Darfour. Elle correspond aussi à un souci d'économie budgétaire.

Selon le ministre français de la Défense Hervé Morin, une réduction de 20% des effectifs permet "d'économiser de l'ordre de 100 à 150 millions d'euros par an" sur des opérations dont le montant a "approché les 900 millions" d'euros en 2008.

La France possède l'une des deux grandes armées européennes, et avec 13.000 hommes, constitue le deuxième contributeur européen aux opérations extérieures, derrière la Grande-Bretagne (15.000 hommes), devant l'Italie (8.100) et l'Allemagne (6.500).

Pour la Côte d'Ivoire, le Premier ministre François Fillon a annoncé mercredi, devant l'Assemblée nationale, le retrait dès cette année de 1.100 des 2.000 soldats français stationnés dans le pays.

"En Côte d'Ivoire, les enjeux sécuritaires ont perdu de leur intensité et l'attente d'échéances électorales toujours incertaines ne justifie plus le maintien de notre dispositif militaire en l'état", a-t-il assuré.

Notant que "l'ONU a entamé" le désengagement de sa force (Onuci), M. Fillon a ainsi estimé que la mission des 200 soldats français qui concourent à cette force "peut être considérée comme achevée" et annoncé qu'ils "rentreront en France cette année".

En outre, "notre pays devrait réduire de moitié le contingent de 1.800 hommes qui constitue la force Licorne d'ici l'été 2009", a-t-il poursuivi. La force française Licorne avait été déployée en 2002 après un coup d'Etat manqué. Elle a pour mission de soutenir les 8.000 Casques bleus engagés dans le pays.

Ce retrait annoncé est "une bonne nouvelle", a réagi mercredi le chef d'état-major des forces loyalistes ivoiriennes, le général Philippe Mangou. La "réduction progressive" des forces étrangères "veut dire" que "la paix n'est plus loin", a-t-il estimé.

Source: http://kouamouo.ivoire-blog.com/

samedi, 10 janvier 2009

QU'EST-CE QUI SE TRAME EN COTE D'IVOIRE?

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Cet article, publié hier sur le site RDPG.ORG et que je vous propose de lire, est titré: "Qu'est ce qui se trame au Gabon? La France y envoie 300 commandos parachutistes, en renfort". La Côte d'Ivoire y est citée, relativement à un possible positionnement de troupes françaises au Gabon, en vue d'une éventuelle opération, en Eburnie. Au-delà, bien entendu, des interrogations que ce détachement militaire pose au peuple gabonais.
En tout état de cause, la question que je me pose, en tant qu'ivoirien (pour avoir assisté à toutes les postures et impostures de la France, en Côte d'Ivoire, et ayant écho d'âpres préparatifs en cours, visant à profiter de la situation de pourrissement social et politique, dans notre pays, ainsi que du retard important accusé par le processus électoral), est: "Qu'est-ce qui se trame en Côte d'Ivoire? La France envoie indirectement 300 commandos parachutistes en renfort, au Gabon".



Alors qu'un détachement de 300 parachutistes du régiment de l'Ariège dont le colonel Frédéric Blachon, chef de corps du 1er régiment de chasseurs parachutistes, est encore pour deux mois au Tchad, qu'un groupe de commandos parachutistes d'une dizaine d'hommes est quant à lui toujours en Afghanistan, le 1er RCP envoie, par voie aérienne entre le 8 et le 25 janvier, 300 autres militaires au Gabon pour une mission de quatre mois.

Depuis la signature en 1960 des accords de défense entre le Gabon et la France, cette dernière déploie un dispositif d'environ 1000 militaires dans ce pays d'Afrique.

La mission principale de ce détachement est d'assurer la sécurité, en cas de menace, des 12 000 ressortissants français vivant au Gabon.

Forces prépositionnées, les troupes françaises au Gabon constituent également un réservoir pour les opérations menées dans les autres pays d'Afrique comme entre autres le Tchad ou encore la Côte d'Ivoire.

Enfin, les troupes françaises poursuivent, sur un terrain qui n'a rien de commun avec le profil ariégeois, leur entraînement tout particulièrement en coopération avec l'armée gabonaise.

La mission hors métropole: l'aboutissement d'un entraînement long et difficile.

Officiers, sous-officiers et militaires du rang, les 300 parachutistes issus de la 1ère compagnie du capitaine Cyril Mitnik et de la 3ème compagnie du capitaine Stéphan Cognon ont enchaîné exercice sur exercice afin d'être prêts à accomplir leur mission et à représenter à l'étranger les parachutistes français dont ils seront les ambassadeurs, s'il le faut, d'une diplomatie opérationnelle.

Depuis que le régiment est professionnalisé, la plupart de ses militaires a déjà participé à de nombreuses missions hors métropole.

Officier issu de l'école militaire interarmes, le capitaine Mitnik, commandant la compagnie dont la devise est «Du ciel au Combat» n'en est pas à sa première expérience puisqu'il a déjà servi en Côte d'Ivoire, en Bosnie, au Gabon et au Tchad.

Quant au jeune Saint-Cyrien, le capitaine Cognon, commandant la 3ème compagnie, avec pour devise «Je veux, Je peux», outre un stage en Israël, il a connu à deux reprises le théâtre de la Côte d'Ivoire ainsi que celui du Gabon où il a d'ailleurs participé à l'accueil de ressortissants évacués du Tchad.

Comme à chaque départ, le réseau soutien aux familles s'active.

Certes, le régiment de l'Ariège dispose d'une cellule d'aide aux familles qui répond sans délai aux sollicitations de celui ou celle dont le conjoint est en mission extérieure.

«Mais, c'est surtout le réseau épouses, amis, voisins, qui est le plus souvent et spontanément activé» confirme le caporal-chef Xavier Masdeu, lavelanétien d'origine, installé près de Pamiers avec son épouse et ses trois enfants.

«Durant mes missions au Tchad, Guyane, Côte d'Ivoire, Gabon et Afghanistan, ma famille a toujours trouvé un soutien sans faille» ajoute Xavier.

Quant au sergent Gérald Macquart, «chti» il ne se fait aucun souci depuis que sa famille au grand complet a fait le grand voyage Nord-Sud pour s'installer définitivement dans la région de Foix.

Tous vont partir sereins pour vivre une nouvelle mission exaltante durant quatre mois sans interruption dans un cadre opérationnel incomparable.

Source : ariegeNews.com

dimanche, 14 décembre 2008

UN MAUVAIS COUP SE PREPARE !

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Chers ivoiriens,

A travers l’adresse de ce jour, j’aimerais vous faire cas d’informations récurrentes qui courent sous cape, en ce moment, sur la place abidjanaise et dans le pays et qui nécessitent que nous soyons vigilants pour notre pays.

Nous avons des informations précises qui font état de ce qu’une préparation mystique intense, menée par des cercles occultes, se fait, depuis deux mois et demi, sur la Côte d’Ivoire, pour renverser le Président GBAGBO et prendre la Côte d’Ivoire.

Cette préparation mystique de très haut niveau, faite avec le concours de milliers de personnes qui font des incantations constantes sur la Côte d’Ivoire, trouve son sens dans le fait que toutes les tentatives des déstabilisateurs de notre pays pour en prendre le total contrôle, ont toujours lamentablement échoué.
Cette fois-ci, ils veulent être surs ne pas manquer leur coup. D’où le recours tous azimuts à l’occultisme le plus sordide et le plus ténébreux, et à toutes sortes de sciences ésotériques.
Ne faudrait-il pas, peut-être, y rattacher les nombreuses disparitions d’enfants, de jeunes et d’adultes, souvent retrouvés exsangues ou avec des organes en moins, destinés à des rituels sataniques ?

Les déclarations tapageuses de certains hommes politiques ivoiriens qui annoncent leur prise du pouvoir pour le 1er Janvier 2009, en disent long sur ce qui se prépare contre la Côte d’Ivoire !
Où sont passés IB et le Général Mathias DOUE ? Leur silence actuel doit nous interpeller. C’est le silence avant l’explosion. Une armada se met en place, dans la discrétion la plus totale et avec les complicités les plus insoupçonnées.

Période prévue pour l’exécution de l’opération : Au meilleur des cas, dans les tous prochains jours, avant la fin de l’année 2008 et au pire des cas, avant le jour de l’élection présidentielle, prévue pour se dérouler en 2009.

A cette occasion, selon des révélations persistantes, de grosses têtes politiques vont tomber et de nombreux assassinats politiques, civils et religieux auront lieu, dans un gigantesque bain de sang. Toutes choses qui ne sont pas faites pour nous donner un sommeil paisible.

Ivoiriens, vous aurez été avertis !

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 05 novembre 2008

NOVEMBRE, MOIS DE LA RESISTANCE IVOIRIENNE

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En guise de commémoration des évènements tragiques et combien douloureux de Novembre 2004, qui ont vu la France tomber le masque contre la Côte d’Ivoire, le quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN d'alors avait décrété, en début de mois de Novembre 2007, en édito, le mois de Novembre comme MOIS DE LA RESISTANCE.

A cette occasion, il nous avait été donné, les 09 et 10 Novembre 2007, de lire le magnifique interview de « l’homme de l’Appel du 06 Novembre 2004 », Charles BLE GOUDE, grand patriote devant l’ETERNEL, rappelant les circonstances de cet appel mémorable et parlant de l’avenir de la Résistance ivoirienne.

A la fin du parcours de cet entretien, on reste pétrifié, sidéré, devant la dimension du complot, devant l’ampleur des évènements et surtout des non-dits et des aspects sous-jacents de ces quatre interminables jours d’angoisse pure, qu’ignorait le commun des Ivoiriens, dont notamment le projet bien ficelé d’assassinat du leader des Jeunes Patriotes.

Devant le profond désarroi, l’étrange solitude de la Côte d’Ivoire, la confusion totale, les grandes incertitudes et les doutes paralysants qui ont marqué et dominé ces heures de terreur, sans que le pouvoir actuel ne soit pour autant tombé, l’on peut avancer, sans risque de se tromper, que DIEU était au contrôle.

Sinon, comment comprendre la marée humaine, la déferlante historique, de plusieurs millions d’âmes qui s’est déversée dans les rues du pays, pour faire obstacle, les mains nues, au dessein clairement affiché de la cinquième puissance militaire du monde, armée jusqu’aux dents, devant des Forces Armées Nationales consignées en caserne, avec des instructions fermes de ne pas intervenir, devant un Président GBAGBO esseulé, affaibli, désarmé, prêt à être cueilli comme un fruit mûr et qui pourtant a survécu à la tempête. DIEU seul a pu faire un tel prodige.

Bilan de ces folles journées et de ces nuits d’épouvante : 57 morts, des handicapés à vie et des milliers de blessés.
Pour mettre le comble à l’incongruité et à la pire des mufleries, au lendemain de ce carnage innommable, la Côte d’Ivoire se fait passer sous la chape de plomb par l’ONU : Embargo sur les armes, sanctions ciblées et personnalisées, peinture apocalyptique des Droits de l’Homme, en Côte d’Ivoire, menaces en tout genre, commanditées par la france.
Ce qui n’a pas manqué, trois années après la suprême offense, d’arracher au cœur de Charles BLE GOUDE ce soupir de l’âme : « Tôt ou tard, la France paiera pour sa barbarie, en Côte d’Ivoire ».
Oui, la France doit payer, un jour, pour tous ses crimes. En Côte d’Ivoire et en Afrique.

Au-delà de la paix qui se profile à l’horizon, dans notre pays, depuis la signature de l’Accord de Ouagadougou, le 04 Mars 2007, la Résistance ivoirienne doit rester en veille. Parce que par essence, elle née de la volonté des Ivoiriens de faire obstacle aux visées néocolonialistes de la France – qui n’ont d’ailleurs pas encore été revues à la baisse (conférer la Résolution 1782) – et non pas de combattre d’autres frères, insurgés.
La paix entre les Ivoiriens, oui, mais la mort de la Résistance , non ! Il nous faut, absolument, faire la part des choses, au risque de vendre nos âmes aux compromissions les plus couardes et les plus nauséeuses.

Chers compatriotes, la France est une singularité, une bien grande curiosité, dans ce monde actuel de globalisation et de mondialisation. Et c’est avec beaucoup d’étonnement et d’interrogation que j’observe ce pays, adoubée à tort ou à raison, Pays des Droits de l’Homme, et dans le plus grand silence de son intelligentsia, faire la pluie et le beau temps, en Afrique, au vu et au su de l’ONU et des nations dites puissantes ou civilisées (qui auraient donc dû réagir au nom de la civilisation), sans personne pour l’interpeller, sans personne pour nous venir en aide, et sans que personne ne s’en émeuve, outre mesure. C'est une affaire de gros intérêts stratégiques et de pré-carré.

Quand il arrive, au forceps, que quelqu’un parmi ces grands et ces civilisés le fasse, c’est tout juste pour se donner bonne conscience.
J’en veux pour preuve le génocide rwandais : Des preuves de l’implication de la France et de sa participation active (qui ont servi de toile de fond à la rupture des relations entre les deux pays, par le Président KAGAME) existent à profusion, à propos de ce dossier, mais le monde entier reste sourd et aphone devant la quête de justice du peuple rwandais, qui se bat seul, et du peuple africain, meurtri dans sa dignité.
Les enquêtes sur les crimes perpétrés par la France , les 06, 07, 08, et 09 Novembre 2004, en Côte d’Ivoire, ne sont pas logées à meilleure enseigne.
Autrement dit, il n’y a pas de justice pour les faibles.
Dans le cas rwandais, on n’a eu droit qu’à quelques excuses de Kofi ANNAN, alors Secrétaire Général de l’ONU, des Américains et des Belges. Sans plus.

C’est vrai que « DIEU sauvera la Côte d’Ivoire » (et je le crois très personnellement), comme l’a écrit Bernard B. DADIE, celui qu’on considère comme l’un des pères de la Littérature Négro-Africaine .

En attendant que DIEU nous sauve, les morts de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique crient justice. Dans un désert généralisé des cœurs. Au milieu de républiquettes sous perfusion française, prenant leurs ordres à Paris.
Et nous qui sommes encore en vie, voudrions rappeler aux décideurs de ce monde, comme le disait un patriote ivoirien, que « nous sommes aussi l’Humanité ! Nous aussi, nous avons droit à la paix, à la justice et à la joie de vivre ».

Chers frères ivoiriens, la France , en octroyant, dans les années 60, « l’indépendance » aux nouvelles Républiques africaines, a donné le change au monde entier.
En réalité, aucun de ces nouveaux Etats n’est sorti ou n’a été autorisé à sortir du giron maternel gaulois. Et pire, aucun de ces Etats n’a pu accéder à un niveau de développement acceptable.
La plupart des pays francophones, en dehors de la France et du Canada, et particulièrement ceux d’Afrique, connaissent (fatalement) des crises à répétition, sur le plan politique et militaire, avec des conséquences économiques fâcheuses, faisant d’eux des pays toujours à la traîne, obligés de demander l’aumône aux institutions financières internationales, où leurs pairs du Commonwealth sont devenus des Dragons d’Asie, de par leur dynamique de croissance et leur essor économique.

Depuis la guerre d’Algérie, débutée en 1954, en passant par l’atroce guerre de libération avortée du Cameroun, en 1962, réprimée dans un fleuve de sang par la France , et ensuite par le régime qu’elle y a soutenu, jusqu’à nos jours, la politique africaine de la France n’a pas changé d’un iota : Elle est demeurée génocidaire et colonialiste.
J’irais même plus loin : Apparemment, la France n’a pas bougé du 18ème siècle, avec sa féodalité, ses courtisans (les Chefs d’Etats africains), ses guerres coloniales (Côte d’Ivoire) et son aristocratie régnante (12 familles fortunées, ultralibérales, régentent la presse, l’affichage et les médias audiovisuels, en France, tenant en captivité la liberté d’expression et dérobant aux yeux et à la connaissance des Français, la réalité de la politique africaine de la France ).

Celle qui a été hissée au rang des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale par les bons soins des Alliés s’est durablement installée dans une anachronique et rétrograde politique de néocolonialisme primaire, faisant et défaisant les régimes en Afrique, sous les regards complices de la « Communauté Internationale », écrasant, au besoin, les résistants et les opposants, concoctant des résolutions farfelues contre ceux qui refusent son diktat et associant son armée officielle à la pègre la plus funeste et la plus sordide d’Afrique, pour parvenir à ses fins. En tuant, en volant et en pillant. Impunément. Là où en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, on passe des soldats en Cour Martiale pour avoir simplement tourné en dérision des combattants ennemies désarmés.
Dans ce genre de séries noires, la France est unique au monde !
Comme le disait un analyste politique ivoirien, « la France tire l’Humanité vers le bas ! Elle est la honte de l’Humanité ! ». Et j’adhère, sans réserve aucune, à cette assertion.

Merci, malgré tout, à la France et à son désormais ex-Président, Jacques CHIRAC, « l’Africain » qui ont - comme l’a dit avec beaucoup d’à propos, le Professeur GNAOULE OUPOH de l’Université de Cocody - donné, sans le vouloir, un violent coup d’accélérateur au mûrissement et à la cristallisation d’une conscience nationale et patriotique, en Côte d’Ivoire, qui fait école en Afrique, et singulièrement, au sein de la jeunesse. Une véritable bombe à retardement.
Merci encore à la France dont la politique approximative, hasardeuse et rétrograde libèrera l’Afrique de ses chaînes coloniales.

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire, et lui fasse justice pour le sang innocent de ses fils répandu sur sa terre hospitalière!



DINDE Fernand AGBO

vendredi, 08 août 2008

QUE LES IVOIRIENS SE (RE)METTENT A PRIER !

331a8386f951081b31aa3054c2dc34ab.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


Je ne voudrais pas jouer les rabat-joie, les pessimistes et les oiseaux de mauvaise augure, mais j’avais affirmé et je cite que « Le signe le plus franc, pour nous, de l’adhésion de tous au processus de paix, de l’acceptation par tous de la main tendue du Président GBAGBO, du désarmement effectif des coeurs et du retour véritable de la paix (du moins dans l’attente de la période électorale qui pourrait être électrique), ce sera la participation du Président Konan BEDIE et du Premier Ministre Alassane OUATTARA aux festivités de la célébration du 48ème anniversaire de l’Indépendance de notre pays, aux côtés du Président Laurent GBAGBO et du Premier Ministre SORO Guillaume. Ce que nous n’avons pas encore vu, depuis le début de cette crise et que nous attendons, impatiemment, de voir ! »

Vous convenez avec moi que nous n’avons pas eu la joie d’assister à cette scène fraternelle, qui aurait été émouvante et réconfortante pour les Ivoiriens, à l’approche de la date fatidique des élections présidentielles, dans notre pays, rendez-vous dont toute la Côte d’Ivoire appréhende l’avènement. Nous n’avons pas eu cette joie, pour une raison toute simple : Le Président Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA et le Premier Ministre Alassane Dramane OUATTARA, Président du RDR, ont brillé, une fois de plus (une fois de trop !), par leur absence, à la cérémonie officielle de la célébration de l’anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance.

Il ne faut pas une dialectique alambiquée pour comprendre que nous avons des raisons d’être franchement inquiets pour la période électorale prochaine. A première vue, on pourrait minimiser ce qui pourrait passer pour un détail insignifiant, anodin et qu’on pourrait même estimer être de bonne guerre, entre adversaires politiques qui ne veulent rien se concéder.
Mais pour moi, c’est un détail important, grave même, révélateur de la secousse sismique de haut degré qui va bientôt ébranler la Côte d’Ivoire.

Ce détail est révélateur, à deux niveaux :
1) Il révèle ou cristallise, une fois pour de bon, la dénégation faite au Président Laurent GBAGBO de la légitimité de son titre de Président de la République de Côte d’Ivoire.
2) Il révèle une rancune tenace, morbide, des opposants et adversaires politiques du Président Laurent GBAGBO. Et une telle rancune ne peut être sans incidence ni conséquence. C’est ABSOLUMENT impossible.

Toutes choses qui nous dévoile, par anticipation, l’atmosphère et le décor dans lesquels va se planter la période électorale, en Côte d’Ivoire. Une EVENTUELLE victoire du Président GBAGBO, dans de telles conditions et dans un tel contexte psychique et mental, n’est pas concevable et ne sera ni acceptable ni acceptée par de tels adversaires. Des adversaires qui, il faut le relever, abattent leurs dernières cartes et que menace une retraite politique imminente, à moins d’un séisme, et qui, ce faisant, comptent bien jouer leur va-tout !

Peuple de Côte d’Ivoire, deux schémas s’offrent alors à nous, auxquels il est impossible que nous échappions :
1) Soit les élections n’auront pas lieu pour cause de sabordage ou d’évènements violents, mettant en péril la République et la Nation elle-même;
2) Soit elles se tiennent mais un seul résultat est attendu : La victoire de l’opposition. Faute de quoi le pays va s’embraser dès l’annonce des résultats ou à l’affiche des premières tendances plébiscitant le Président Laurent GBAGBO. Car aucun ivoirien lucide n’est dupe : On ne peut confier le pays à ceux qui l’ont attaqué ou qui ont passé leur temps à engourdir le processus de paix, si ce n’est même à le saborder.

Conclusion de tout ceci : Que les Ivoiriens se (re)mettent à prier, parce que rien n’est gagné d’avance, rien n’est acquis, en ce moment. La paix actuelle est factice et repose sur le mensonge politique et l’hypocrisie. De la poudre aux yeux, un trompe-l’œil savamment distillé au peuple de Côte d’Ivoire, à travers la célébration du premier anniversaire de la Flamme de la Paix, le mercredi 30 juillet 2008, à Bouaké. Nous serons bientôt repartis pour une belle période de tourmente, croyez-moi.
Que tous ceux qui ont la foi, dans ce pays, se (re)mettent à la brèche et que des supplications ardentes montent au grand Trône Eternel, avant qu’il ne nous arrive bien pire que ce qui nous est déjà arrivé !

Que DIEU garde et protège la Côte d’Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

samedi, 19 juillet 2008

DE L’ENGAGEMENT PATRIOTIQUE A LA CROISADE SOCIALE : TOUS MES ARTICLES PUBLIES DANS LA PRESSE IVOIRIENNE

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Chers bien-aimés frères et sœurs,


La crise ivoirienne qui s’est enclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, a révélé en moi un talent caché de chroniqueur amateur qui, pendant trois bonnes années (2006 – 2008), a croqué l’actualité socio-politique ivoirienne, à pleines dents.

Mon engagement pour l’Etat, la République, la Nation et le Peuple ivoiriens n’a souffert d’aucune équivoque, depuis les premières heures de la crise jusqu’à ce jour.
Mais cet engagement très fort, qui a quelquefois fait craindre à des amis pour mon intégrité physique, a pris des postures différentes, en fonction de l’heure et des enjeux.
C’est ainsi que plus d’un ont pu voir Dindé Fernand, le patriote indéracinable (sans jamais cesser de l’être), muer en défenseur indécrottable des causes sociales ivoiriennes et des valeurs éthiques et morales, au risque d’apparaître comme un opposant politique.

A travers les 18 différentes parutions de 12 (sur plus d’une centaine) de mes articles dans la presse ivoirienne (dans 6 quotidiens, en tout), allant de la presse « bleue » (Camp présidentiel) à la presse « verte » (Opposition), que je vous énumère ici (et qui sont tous postés sur mon blog, à l’exception d’un seul), découvrez le cheminement singulier de mon engagement pour mon pays et pour mon peuple, celui d’un patriote viscéralement convaincu mais tout à la fois lucide et critique contre son propre camp (si on peut le dire ainsi), qui se refuse à la langue de bois, au laxisme intellectuel et moral et au fatalisme :


1- La résolution 1721, un texte franchement décousu

Notre Voie, N° 2529 des Samedi 4 et Dimanche 5 Novembre 2006, p.10, rubrique Contribution.

2- Ecriture et Engagement

(Publié sous le titre : Vents de recolonisation, écriture de combat).
Afrique Matin, N° 103 du Mardi 27 Mars 2007, p.2, rubrique Opinion.

3- Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ?
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République.


Le Nouveau Réveil, N° 1712 du Mardi 4 Septembre 2007, p.6 et 7, rubrique Politique.
Le Courrier d’Abidjan, N° 1103 du Mercredi 5 Septembre 2007, p.9 et 10, rubrique Votre Courrier.

4- Droit de réponse à Théophile Kouamouo
(Rédacteur en Chef du quotidien Le Courrier d’Abidjan)


Le Courrier d’Abidjan, N° 1111 du Vendredi 14 Septembre 2007, p.8, rubrique Votre Courrier.

5- Sortir de la logique de la récompense (les Patriotes)

Le Courrier d’Abidjan, N° 1138 du Jeudi 18 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

6- Un discours rassurant (Gbagbo), mais un gros point d’ombre : la corruption

Le Courrier d’Abidjan, N° 1141 du Lundi 22 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

7- L’illogisme suspect de l’ONU

Le Courrier d’Abidjan, N° 1149 des Mercredi 31 Octobre et Jeudi 1er Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

8- La France paiera un jour pour tous ses crimes

Le Courrier d’Abidjan, N° 1161 du Vendredi 16 Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

9- Mes propositions pour la Côte d’Ivoire

(Publié à la Une, sous le titre : Diagnostic du mal ivoirien. 16 mesures à Gbagbo pour redresser la Côte d’Ivoire)
Le Temps, N° 1508 du Mercredi 7 Mai 2008, p.1, 6 et 7, rubrique Temps Fort.
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(Publié sous le titre : Crise sociale, décrépitude morale…Diagnostic et solution au mal ivoirien)
Le Matin d’Abidjan, N° 750, 751 et 752 des Mercredi 7 (p.9), Jeudi 8 et Vendredi 9 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

10- Les choses bougent enfin dans ce pays. Nous n’en demandons pas mieux

(Publié sous le titre : Racket, dérives éthiques et morales, corruption…Quand les choses bougent enfin)
Le Matin d’Abidjan, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

11- Lutte contre le racket en Côte d’Ivoire : Aller plus loin

Notre Voie, N° 3022 du Mardi 1er Juillet 2008, p.7, rubrique Contribution.

Notre Voie, N° 3033 du Lundi 14 Juillet 2008, p.11, rubrique Contribution (C'est ce dernier numéro qui sert d'illustration photo à cet article, en chapeau de texte).

12- Article paru, en 2007, sous un pseudonyme. Très caustique. Contre un
citoyen ivoirien affreusement corrompu.


Non disponible sur mon blog. Je ne peux vous en donner le titre, ni la dénomination du quotidien qui l’a publié, pour des raisons évidentes, mais je peux vous assurer que cela a fait mouche !


L’esprit en alerte, je me tiens quotidiennement à la brèche et en éveil, au nom de l’amour immense qui m’étreint pour mon pays, la Côte d’Ivoire et pour ma terre génitrice, l’Afrique.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu m’accompagner dans cette belle aventure et partager ma passion pour mon peuple !


Que DIEU vous bénisse tous, richement !


DINDE Fernand AGBO

mardi, 17 juin 2008

L'HOMMAGE D'UN AFRICANISTE A LA RESISTANCE IVOIRIENNE

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Bruno Vécarte, universitaire franco-gabonais (Sciences Politiques - Paris), africaniste et polémiste invétéré rend, dans ce papier, un hommage franchement remarquable à la Résistance ivoirienne. Lu pour vous.


La France et Bongo n’ont pas honte !



Les images de réussite des émirats pétroliers du golfe persique nous montrent à quel point nous sommes damnés. « Damnés de la terre » comme l’avait décrit Frantz Fanon de son vivant.

Ces images flamboyantes témoignent de la Richesse, de la Grâce et de cette Liberté que n'ont malheureusement pas tous ces conducteurs d’hommes qui ne sont pas pénétrés par la lumière divine, et qui rament à vue dans le noir de leur inconscience.

Depuis 1967, Bongo accepte de garantir les sales besognes des français sur notre sol ; lesquels français pillent, volent et transfèrent chez eux les richesses d'un pauvre petit peuple d’à peine 1 million d’habitants, qu'ils savent désarmé et pacifique.

C'est la honte.

C’est la honte pour la France !

C’est la honte pour ce pays qui s’est hissé sur le toit du monde en exploitant des peuples plus faibles que lui.

La France n'a donc pas honte !

Elle n’a donc pas honte de se prévaloir de ce titre de Xieme puissante économique et militaire du monde, sachant pertinemment que cette économie tient en grande partie du pillage des pays d’Afrique, pillage que cet arsenal militaire permet justement de garantir.

C’est une honte !

C’est une honte pour la France et tous les dirigeants qui se sont succédé à sa tête, qui n’ont eu de cesse d'exploiter ainsi, depuis plus de 200 ans, des pauvres et petits peuples qui matériellement sont démunis.

La France profite de notre innocence et de notre candeur pour voler et piller nos richesses ; des richesses qu'elle reverse par la suite pour le profit de sa population, laissant les nôtres crever de faim et de maladie.

C'est une honte !

Le peuple français doit savoir que leur pays est une honte !

Les petits français doivent savoir que leur économie tient du vol et du pillage des matières premières des peuples africains.

C’est une honte !

Au Tchad, au Congo, au Cameroun, au Gabon, en Angola, en Centrafrique, en Guinée, au Sénégal, au Soudan, en Mauritanie, au Togo ou à Djibouti, la France a stationné ses barbouzes pour assassiner tous ceux qui voudraient dénoncer ses pillages, qu'elle perpétuent au vu et au su de tous.

La France a placé de force et en permanence sur nos territoires, une fraction de son armée, pour empêcher les peuples noirs africains, ces pauvres nègres, de crier "au voleur", de manifester leur désapprobation de ce pillage multiséculaire, qui n’en finit pas, et qui dépérit chaque jour un peu plus notre race.

Elle s'est organisée depuis longtemps pour empêcher les noirs africains de vivre libres, riches et instruits comme elle le fait pour ses ressortissants.

C'est une Honte, pour un pays qui croit être grand, alors qu'il ne doit sa grandeur et son soit disant rayonnement international, que sur le vol des matières premières des pays les plus faibles, et sur le dos et le sang de malheureux peuples noirs désarmés, vis-à-vis desquels elle n'a de cesse de brandir l'artillerie lourde pour garantir les hold-up qu’il opère sans état d’âme dans le continent noir.

De de Gaulle à Sarkozy, la France n’a voté que des voleurs comme présidents, qui ont assassinés nos nationalistes et qui les ont remplacé par des illettrés, des pions qu’ils peuvent manipuler à dessein, au mépris des peuples indigènes africains, mourant de soif et de faim, alors que leurs pays sont gorgés d’eau et de nourriture en abondance.

C’est une honte !

C’est une honte pour nos propres frères NOIRS, GABONAIS et AFRICAINS, qui n’ont pas d’âmes, et qui œuvrent tels des zombis à l’holocauste de leurs propres semblables !

C’est une honte pour Omar Bongo, pour tous les membres du gouvernement, et pour tous ces fonctionnaires gabonais, qui font semblant de travailler alors que depuis plus de 50 ans, le pays est aux mains des blancs qui sucent jusqu’à la lie la sève de notre patrimoine national !

A quoi sert d’aller travailler dans une administration, sachant que le meilleur fruit de ce travail ne te reviendra pas ?

A quoi servent aux fonctionnaires gabonais de se rendre tous les jours au travail, alors que depuis 50 ans le pays est embourbé parce que les principaux capitaux sont envoyés par les français chez eux en France.

Seuls les gabonais peuvent libérer le Gabon et donner aux gabonais les mêmes chances d’émancipation et de développement que ce que ce pays octroi à ses ressortissants.

Si 100.000 gabonais se mettent dans la rue pour demander à la France de cesser de piller enfin nos richesses, je ne crois pas que le 6eme Bima, que ce pays a stationné dans notre territoire pour protéger son pillage, pourra nous assassiner tous devant les caméras du monde entier.

La Côte d’Ivoire est aujourd’hui libre parce que les Ivoiriens en ont décidé ainsi.

Ils ont décidé de dire STOP à la France et à sa force de protection du pillage « Licorne ». Devant les caméras du monde entier, les canons de la force pro-pillage « Licorne » n’ont eu d’autre choix que de cesser le feu.

Si nous voulons libérer notre pays et vivre riches et heureux comme les autres, et telles que le prévoient nos richesses naturelles, nous devons suivre l’exemple de la Côte d’Ivoire et de son valeureux peuple ivoirien.



Bruno Vécarte

vendredi, 25 avril 2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D'IVOIRE (2)

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II- Quelques pistes de solutions

Devant une peinture presqu’apocalyptique et aussi peu enviable de la situation, on se sent quelque peu défaillir face à l’immensité de la tâche de restauration.
Mais il ne faut pas en rester là. Que proposons-nous comme pistes de solutions à explorer à nos gouvernants, pour aider à notre façon, la Côte d’Ivoire, notre pays - si profondément chéri mais aussi si malheureusement meurtri - à sortir de l’ornière ?

Sans prétention aucune, je voudrais soumettre à ceux qui ont la lourde responsabilité de conduire la Côte d’Ivoire vers des rivages plus paisibles, ces quelques propositions (en vrac) pour l’examen desquelles ils voudront bien distraire un peu de leur temps.

1- Tout d’abord, que le Président de la République ne donne pas le sentiment au peuple qu’il est déconnecté de ses réalités (corruption, achat de diplômes, achat de l’admission aux concours de la Fonction Publique, de la Police, de la Gendarmerie et de la Douane), en tenant des discours aussi impopulaires qu’inopportuns du genre « la corruption a toujours existé, en Côte d’Ivoire » ou « les Ivoiriens exagèrent tout ». Il est à mille lieux d’imaginer à quel point ce type de propos le dessert !
Il est peut-être encore un peu populaire mais le regard du peuple sur lui a changé et son audience baisse de jour en jour, à cause de sa gestion maladroite de ce type de dossier. J’espère qu’on le lui dit et j’espère aussi que lui-même s’en rend un peu compte.

2- Il serait souhaitable que le Président de la République reconnaisse ouvertement et formellement l’état de déliquescence morale et spirituelle de la nation et la corruption généralisée dans le pays (ce ne serait pas pour lui de la faiblesse ou un aveu d’impuissance, nous en sommes tous comptables). Ensuite, il pourrait demander aux Ivoiriens, à travers un forum ou individuellement, de faire des propositions pour en sortir, qui seront analysées et prises en compte, autant qu’elles seront pertinentes, réalistes et réalisables.

3- J’exhorte, personnellement, le Chef de l’Etat à ne pas être si sentimentaliste et à sévir dès maintenant, de peur que si les élections tardent à venir (rien ne nous dit, en effet, que ses adversaires politiques et ses ennemis d’ici et d’ailleurs lui permettront de les faire tenir dans les échéances désormais si clairement déterminées), les Ivoiriens ne soient définitivement déformés.
Aujourd’hui, la recherche du gain et la corruption sont les premiers réflexes des Ivoiriens. Cela est devenu leur seconde nature. Attendre après la crise pour essayer de les redresser pourrait s’avérer tard ou herculéen comme tâche.
Ce serait comme tenter de redresser un arbre adulte déformé depuis sa jeunesse. Les racines seraient déjà trop profondes et les structures du bois trop fortifiées pour qu’une telle entreprise ait des chances de réussite.
Si le Président ne commence pas à sévir maintenant, à la fin de la crise (déjà incertaine, malgré les dates arrêtées et les professions officielles de bonnes intentions), il lui faudra, à lui ou à son successeur, devenir un dictateur pour y parvenir.

4- Et il doit commencer par ses proches. Etre réticent ou hésitant à sévir contre ses proches (qui ne sont les moins coupables, loin s’en faut), le rend totalement impuissant à demander des comptes à qui que ce soit.
Il doit être plus exigeant envers les siens qu’envers les autres parce qu’il a une image à défendre qu’il ne doit pas les laisser corrompre impunément sous le prétexte qu’il leur est redevable. En ce moment-là seulement il sera à l’aise pour exiger des autres de la droiture, de l’équité et de l’intégrité, en ce moment-là seulement il sera à l’aise pour sévir contre tous.
Autrement, cette bataille, il l’a déjà perdue. Même après la crise, il en sera encore à chercher ses marques et à se demander comment s’y prendre.
Il devrait changer de logique. Je suppose qu’il doit se dire, certainement, qu’il ne peut pas sévir contre les siens quand ses adversaires sont intouchables à cause des accords qui lui lient les mains.
Il devrait plutôt raisonner de cette façon : « Je dois châtier les miens pour pouvoir sévir librement et durement contre mes adversaires ».

5- Nous ne devons pas continuer de nous sentir bien dans cet Etat informel qu’est devenu la Côte d’Ivoire et de nous y accommoder.
L’heure est venue de mettre la Loi au-dessus de tous. Il nous faut faire de l’observation absolue de la règle de droit le véritable fondement de notre nation. Cela doit être palpable, senti et vu par tous, sans aucune concession ni favoritisme.
Le Chef de l’Etat doit véritablement mettre la Loi au-dessus de tous ! Ne serait-ce que sur le plan administratif. Cela aura l’effet de soulager grandement le peuple et de lui attirer son adhésion.
Le fait d’avoir accordé un blanc-seing à la rébellion au nom de la paix, ne doit pas nous autoriser à élever l’impunité au rang d’institution nationale. La rébellion est un fait à considérer comme une exception qui est survenue dans notre pays. Elle doit justement confirmer la règle du droit. Ce n’est pas parce qu’au nom de la paix, nous avons tendue la main et pardonné à la Rébellion que le reste des Ivoiriens doit se croire tout permis et qu’on en arrive à déglinguer notre pays. Ce n’est pas acceptable.
La crise passera, un jour. La Rébellion avec. Que deviendra alors, après, notre nation, quand la morale, l’éthique et les valeurs auront « totalement foutu le camp », par notre laxisme, notre sentimentalisme, notre attentisme et notre trop grande tolérance ?

6- Il nous faut rendre à nouveau l’Etat fort, en le restaurant dans ses missions régaliennes et sa raison d’être, c’est-à-dire la protection et la satisfaction des besoins des populations, en restaurant la justice sociale et en restaurant le Droit, envers et contre tout. Sans calcul politique, le Président dut-il y laisser ses amitiés. Qu’à cela ne tienne, le peuple qui l’a élu lui apportera son appui, et le SEIGNEUR ETERNEL qui l’a hissé sur le piédestal où il est, sa caution. C’est cela l’essentiel, c’est cela le plus important !

7- Reformer la Justice ivoirienne. Elle a été déclarée le milieu le plus corrompu de Côte d’Ivoire par une étude du CIRES.
Vouloir restaurer le Droit sans reformer la Justice est une entreprise vouée à l’échec !

8- Promouvoir, en tout temps et contre vents et marées, en temps favorable ou non, l’éthique et les valeurs. C’est ce qui va donner des fondements solides à notre nation. Car la Côte d’Ivoire est très corrompue : En matière de bonne gouvernance et parlant de pays les moins corrompus, elle est classée 151ème sur 163 (selon Transparency International) et 164ème sur 177 (selon le Rapport annuel 2006 du PNUD sur le Développement Humain).

9- Exiger et promouvoir le mérite et la compétence à tous les niveaux, en tout et partout, sans faiblesse.

10- Infiltrer les réseaux de corruption (vente de diplômes, concours de la Fonction Publique, Trésor Public, Contrôle Financier, etc.), remonter les filières et sévir de façon implacable et sans miséricorde. Quand même se mettrait en mouvement l’armada des interventionnistes et autres médiateurs villageois, ethniques, régionalistes et claniques, qui ne manqueront pas de se mettre en branle, dans cette Afrique quelquefois solidaire dans le mal.

11- Les grèves intempestives trouvent souvent leur fondement dans l’enrichissement illicite qui a cours, aujourd’hui, dans le pays, de sorte que les moindres revendications servent de prétexte à la radicalisation.
Ce n’est pas tant le fait que ceux qui s’enrichissent illicitement dans ce pays soient riches ou prospères qui gêne, mais l’ostentation et l’étalage impudent qu’ils en font. Et ensuite l’égoïsme et la méchanceté dont ils font preuve.
Offusqués, les moins nantis se disent que s’il y a tant d’argent dans le pays, alors ils réclament ici et maintenant leur part. D’où la radicalisation des grèves et des luttes syndicales, en Côte d’Ivoire. Quoi de plus normal ?
La solution - plus que de vouloir à tout prix faire comprendre à l’honnête citoyen que le pays est en crise et a, de ce fait, d’énormes difficultés financières qui ne lui permettent pas de donner une suite favorable et immédiate à leurs revendications légitimes - est de ne laisser aucune malversation impunie et de montrer sa détermination au peuple, qui pourra alors accepter de consentir tous les sacrifices et se faire le chantre de la bonne gouvernance et de la droiture, partout et en tout.

12- Les fondements de la Fonction Publique et de la nation elle-même sont en train d’être gravement sapés parce qu’en Côte d’Ivoire, on recrute au rabais : Les nouveaux fonctionnaires sont d’un niveau, aujourd’hui, totalement déconcertant, lamentable.
Tout juste un exemple parmi mille : Des professeurs de lettres recrutés au niveau de la Licence (diplôme bien souvent acheté) et envoyés sur le terrain, sans être passés par l’ENS, qui n’ont aucune connaissance académique (impensable pour des licenciés !), et à plus forte raison pédagogique.
L’effet induit, c’est que ceux qui travaillent dur et se cultivent pour donner des cours consistants à leurs élèves, se découragent dans le travail (qui finalement repose sur eux) et finissent par se démobiliser.
L’Etat ne peut pas laisser un département aussi capital que l’éducation aller à vau-l’eau ! Nous ne devrions pas, au nom de l’urgence de recruter du personnel éducatif, accepter que des enseignants du Secondaire contournent l’ENS.
Le Chef de l’Etat doit faire corriger cette bévue. Les résultats et les conséquences sont totalement désastreux pour le pays. Il n’y a qu’à voir le niveau désespérant de nos élèves, aujourd’hui.

13- L’embauche au privé n’existe presque plus. La quasi-totalité des Ivoiriens qui, aujourd’hui, cherchent ou aspirent à trouver du travail, se tournent donc vers la Fonction Publique. Mais là, les nouveaux critères souterrains et obscurantistes en vigueur ferment la porte aux plus démunis et, bien souvent, aux plus méritants.
De sorte que si vous voulez être et rester honnêtes dans ce pays et ne compter que sur vos efforts et votre mérite, vous risquez de ne jamais avoir de travail dans le public.
Résultat : Même les plus intègres et les plus justes s’acoquinent avec la fraude. Pour les plus inflexibles, c’est quelquefois l’impossibilité assurée de travailler et le désespoir.
Effet induit : Le désamour pour le pays et pour le sommet de l’Etat.
La piste de solution que je propose, c’est comme je l’ai dit plus haut, d’infiltrer et de détruire ces réseaux, pour donner la même chance à tous et redonner espoir aux Ivoiriens (notamment les jeunes) et sauver, ainsi, la Fonction Publique ivoirienne.

14- Le Président de la République doit savoir que c’est l’ETERNEL, son DIEU, qui l’a investi sur ce pays et qu’au-delà des reformes politiques et économiques qu’il devait amener en Côte d’Ivoire pour son éveil, sa libération du joug colonial et sa prospérité, c’est un sacerdoce que DIEU lui a donné.
Or la corruption effroyable de notre nation lui donne une polarisation spirituelle totalement négative. Aller aux élections dans ce contexte est une grande bombe spirituelle qui risque de brûler et de détruire le pays par la guerre civile, qui pourrait être (devant la démission des hommes) un moyen divin de nettoyage spirituel.
Il devrait donc, au plus tôt, travailler à l’enrayer ou, au pire des cas, à la minimiser.

15- Certains compagnons du Président n’ont aucun sens des valeurs ; ils n’en ont tout simplement pas. De sorte qu’ils arrivent à commettre les actes odieux que nous condamnons tous, avec la plus grande désinvolture.
En fait, c’est de la méchanceté. Ils n’aiment pas le Président GBAGBO. Seul compte pour eux leurs intérêts, leur profit et leur prestige. Durent-ils en jouir sur les décombres de la Côte d’Ivoire !
Le Président devrait se débarrasser d’eux et les remplacer par des hommes compétents, intègres, craignant DIEU (si possible) ou qui ont une moralité à toute épreuve. Sans attendre la fin de la crise. Si la Refondation doit se faire avec les hommes que nous voyons actuellement, elle a déjà échoué et je peux dire que le Président est en train de conduire le pays dans l’impasse.

16- Nous devons tous travailler à réarmer mentalement, spirituellement et moralement l’Ivoirien :
Mentalement : L’Etat doit lui réapprendre à reprendre espoir en son pays et à l’aimer (en lui donnant une chance égale avec les autres ivoiriens, en instaurant une véritable justice sociale).
Spirituellement : Nos Autorités doivent solliciter et amener les hommes de DIEU de toutes les confessions, à intensifier leurs enseignements sur la sainteté, la crainte de DIEU et l’amour de l’homme, le prochain, en promouvant une véritable solidarité (les plus forts et les plus riches doivent aider les plus faibles et les plus pauvres). Valable également pour le sommet de l’Etat, qui doit réduire son train de vie au profit du peuple.
Moralement : Nous devons tous dénoncer les dérives morales et les condamner publiquement (particulièrement au sein des cultes), promouvoir le civisme et l’éthique (rôle de l’Etat et de la Société Civile) et donner aux Ivoiriens une nouvelle échelle des valeurs, fondée non plus sur l’argent et la jouissance impie mais la droiture, l’honnêteté, les bonnes mœurs dont nos médias publics doivent se faire l’écho, plutôt que de nous abrutir de danses et de musiques crétines et de films qui célèbrent les embrassements érotiques, la nudité et le sexe.
Pour cela, le Président doit s’entourer d’hommes qui, en plus de leurs compétences, craignent DIEU ou sont d’une excellente moralité.


Telles sont (en vrac) mes propositions pour la Côte d’Ivoire. Fasse DIEU qu’elles soient lues et amplifiées par ceux qui aiment ce pays !

Que DIEU bénisse la terre d’Eburnie !


DINDE Fernand AGBO

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