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14.12.2008

UN MAUVAIS COUP SE PREPARE !

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Chers ivoiriens,

A travers l’adresse de ce jour, j’aimerais vous faire cas d’informations récurrentes qui courent sous cape, en ce moment, sur la place abidjanaise et dans le pays et qui nécessitent que nous soyons vigilants pour notre pays.

Nous avons des informations précises qui font état de ce qu’une préparation mystique intense, menée par des cercles occultes, se fait, depuis deux mois et demi, sur la Côte d’Ivoire, pour renverser le Président GBAGBO et prendre la Côte d’Ivoire.

Cette préparation mystique de très haut niveau, faite avec le concours de milliers de personnes qui font des incantations constantes sur la Côte d’Ivoire, trouve son sens dans le fait que toutes les tentatives des déstabilisateurs de notre pays pour en prendre le total contrôle, ont toujours lamentablement échoué.
Cette fois-ci, ils veulent être surs ne pas manquer leur coup. D’où le recours tous azimuts à l’occultisme le plus sordide et le plus ténébreux, et à toutes sortes de sciences ésotériques.
Ne faudrait-il pas, peut-être, y rattacher les nombreuses disparitions d’enfants, de jeunes et d’adultes, souvent retrouvés exsangues ou avec des organes en moins, destinés à des rituels sataniques ?

Les déclarations tapageuses de certains hommes politiques ivoiriens qui annoncent leur prise du pouvoir pour le 1er Janvier 2009, en disent long sur ce qui se prépare contre la Côte d’Ivoire !
Où sont passés IB et le Général Mathias DOUE ? Leur silence actuel doit nous interpeller. C’est le silence avant l’explosion. Une armada se met en place, dans la discrétion la plus totale et avec les complicités les plus insoupçonnées.

Période prévue pour l’exécution de l’opération : Au meilleur des cas, dans les tous prochains jours, avant la fin de l’année 2008 et au pire des cas, avant le jour de l’élection présidentielle, prévue pour se dérouler en 2009.

A cette occasion, selon des révélations persistantes, de grosses têtes politiques vont tomber et de nombreux assassinats politiques, civils et religieux auront lieu, dans un gigantesque bain de sang. Toutes choses qui ne sont pas faites pour nous donner un sommeil paisible.

Ivoiriens, vous aurez été avertis !

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

DINDE Fernand AGBO

05.11.2008

NOVEMBRE, MOIS DE LA RESISTANCE IVOIRIENNE

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En guise de commémoration des évènements tragiques et combien douloureux de Novembre 2004, qui ont vu la France tomber le masque contre la Côte d’Ivoire, le quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN d'alors avait décrété, en début de mois de Novembre 2007, en édito, le mois de Novembre comme MOIS DE LA RESISTANCE.

A cette occasion, il nous avait été donné, les 09 et 10 Novembre 2007, de lire le magnifique interview de « l’homme de l’Appel du 06 Novembre 2004 », Charles BLE GOUDE, grand patriote devant l’ETERNEL, rappelant les circonstances de cet appel mémorable et parlant de l’avenir de la Résistance ivoirienne.

A la fin du parcours de cet entretien, on reste pétrifié, sidéré, devant la dimension du complot, devant l’ampleur des évènements et surtout des non-dits et des aspects sous-jacents de ces quatre interminables jours d’angoisse pure, qu’ignorait le commun des Ivoiriens, dont notamment le projet bien ficelé d’assassinat du leader des Jeunes Patriotes.

Devant le profond désarroi, l’étrange solitude de la Côte d’Ivoire, la confusion totale, les grandes incertitudes et les doutes paralysants qui ont marqué et dominé ces heures de terreur, sans que le pouvoir actuel ne soit pour autant tombé, l’on peut avancer, sans risque de se tromper, que DIEU était au contrôle.

Sinon, comment comprendre la marée humaine, la déferlante historique, de plusieurs millions d’âmes qui s’est déversée dans les rues du pays, pour faire obstacle, les mains nues, au dessein clairement affiché de la cinquième puissance militaire du monde, armée jusqu’aux dents, devant des Forces Armées Nationales consignées en caserne, avec des instructions fermes de ne pas intervenir, devant un Président GBAGBO esseulé, affaibli, désarmé, prêt à être cueilli comme un fruit mûr et qui pourtant a survécu à la tempête. DIEU seul a pu faire un tel prodige.

Bilan de ces folles journées et de ces nuits d’épouvante : 57 morts, des handicapés à vie et des milliers de blessés.
Pour mettre le comble à l’incongruité et à la pire des mufleries, au lendemain de ce carnage innommable, la Côte d’Ivoire se fait passer sous la chape de plomb par l’ONU : Embargo sur les armes, sanctions ciblées et personnalisées, peinture apocalyptique des Droits de l’Homme, en Côte d’Ivoire, menaces en tout genre, commanditées par la france.
Ce qui n’a pas manqué, trois années après la suprême offense, d’arracher au cœur de Charles BLE GOUDE ce soupir de l’âme : « Tôt ou tard, la France paiera pour sa barbarie, en Côte d’Ivoire ».
Oui, la France doit payer, un jour, pour tous ses crimes. En Côte d’Ivoire et en Afrique.

Au-delà de la paix qui se profile à l’horizon, dans notre pays, depuis la signature de l’Accord de Ouagadougou, le 04 Mars 2007, la Résistance ivoirienne doit rester en veille. Parce que par essence, elle née de la volonté des Ivoiriens de faire obstacle aux visées néocolonialistes de la France – qui n’ont d’ailleurs pas encore été revues à la baisse (conférer la Résolution 1782) – et non pas de combattre d’autres frères, insurgés.
La paix entre les Ivoiriens, oui, mais la mort de la Résistance , non ! Il nous faut, absolument, faire la part des choses, au risque de vendre nos âmes aux compromissions les plus couardes et les plus nauséeuses.

Chers compatriotes, la France est une singularité, une bien grande curiosité, dans ce monde actuel de globalisation et de mondialisation. Et c’est avec beaucoup d’étonnement et d’interrogation que j’observe ce pays, adoubée à tort ou à raison, Pays des Droits de l’Homme, et dans le plus grand silence de son intelligentsia, faire la pluie et le beau temps, en Afrique, au vu et au su de l’ONU et des nations dites puissantes ou civilisées (qui auraient donc dû réagir au nom de la civilisation), sans personne pour l’interpeller, sans personne pour nous venir en aide, et sans que personne ne s’en émeuve, outre mesure. C'est une affaire de gros intérêts stratégiques et de pré-carré.

Quand il arrive, au forceps, que quelqu’un parmi ces grands et ces civilisés le fasse, c’est tout juste pour se donner bonne conscience.
J’en veux pour preuve le génocide rwandais : Des preuves de l’implication de la France et de sa participation active (qui ont servi de toile de fond à la rupture des relations entre les deux pays, par le Président KAGAME) existent à profusion, à propos de ce dossier, mais le monde entier reste sourd et aphone devant la quête de justice du peuple rwandais, qui se bat seul, et du peuple africain, meurtri dans sa dignité.
Les enquêtes sur les crimes perpétrés par la France , les 06, 07, 08, et 09 Novembre 2004, en Côte d’Ivoire, ne sont pas logées à meilleure enseigne.
Autrement dit, il n’y a pas de justice pour les faibles.
Dans le cas rwandais, on n’a eu droit qu’à quelques excuses de Kofi ANNAN, alors Secrétaire Général de l’ONU, des Américains et des Belges. Sans plus.

C’est vrai que « DIEU sauvera la Côte d’Ivoire » (et je le crois très personnellement), comme l’a écrit Bernard B. DADIE, celui qu’on considère comme l’un des pères de la Littérature Négro-Africaine .

En attendant que DIEU nous sauve, les morts de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique crient justice. Dans un désert généralisé des cœurs. Au milieu de républiquettes sous perfusion française, prenant leurs ordres à Paris.
Et nous qui sommes encore en vie, voudrions rappeler aux décideurs de ce monde, comme le disait un patriote ivoirien, que « nous sommes aussi l’Humanité ! Nous aussi, nous avons droit à la paix, à la justice et à la joie de vivre ».

Chers frères ivoiriens, la France , en octroyant, dans les années 60, « l’indépendance » aux nouvelles Républiques africaines, a donné le change au monde entier.
En réalité, aucun de ces nouveaux Etats n’est sorti ou n’a été autorisé à sortir du giron maternel gaulois. Et pire, aucun de ces Etats n’a pu accéder à un niveau de développement acceptable.
La plupart des pays francophones, en dehors de la France et du Canada, et particulièrement ceux d’Afrique, connaissent (fatalement) des crises à répétition, sur le plan politique et militaire, avec des conséquences économiques fâcheuses, faisant d’eux des pays toujours à la traîne, obligés de demander l’aumône aux institutions financières internationales, où leurs pairs du Commonwealth sont devenus des Dragons d’Asie, de par leur dynamique de croissance et leur essor économique.

Depuis la guerre d’Algérie, débutée en 1954, en passant par l’atroce guerre de libération avortée du Cameroun, en 1962, réprimée dans un fleuve de sang par la France , et ensuite par le régime qu’elle y a soutenu, jusqu’à nos jours, la politique africaine de la France n’a pas changé d’un iota : Elle est demeurée génocidaire et colonialiste.
J’irais même plus loin : Apparemment, la France n’a pas bougé du 18ème siècle, avec sa féodalité, ses courtisans (les Chefs d’Etats africains), ses guerres coloniales (Côte d’Ivoire) et son aristocratie régnante (12 familles fortunées, ultralibérales, régentent la presse, l’affichage et les médias audiovisuels, en France, tenant en captivité la liberté d’expression et dérobant aux yeux et à la connaissance des Français, la réalité de la politique africaine de la France ).

Celle qui a été hissée au rang des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale par les bons soins des Alliés s’est durablement installée dans une anachronique et rétrograde politique de néocolonialisme primaire, faisant et défaisant les régimes en Afrique, sous les regards complices de la « Communauté Internationale », écrasant, au besoin, les résistants et les opposants, concoctant des résolutions farfelues contre ceux qui refusent son diktat et associant son armée officielle à la pègre la plus funeste et la plus sordide d’Afrique, pour parvenir à ses fins. En tuant, en volant et en pillant. Impunément. Là où en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, on passe des soldats en Cour Martiale pour avoir simplement tourné en dérision des combattants ennemies désarmés.
Dans ce genre de séries noires, la France est unique au monde !
Comme le disait un analyste politique ivoirien, « la France tire l’Humanité vers le bas ! Elle est la honte de l’Humanité ! ». Et j’adhère, sans réserve aucune, à cette assertion.

Merci, malgré tout, à la France et à son désormais ex-Président, Jacques CHIRAC, « l’Africain » qui ont - comme l’a dit avec beaucoup d’à propos, le Professeur GNAOULE OUPOH de l’Université de Cocody - donné, sans le vouloir, un violent coup d’accélérateur au mûrissement et à la cristallisation d’une conscience nationale et patriotique, en Côte d’Ivoire, qui fait école en Afrique, et singulièrement, au sein de la jeunesse. Une véritable bombe à retardement.
Merci encore à la France dont la politique approximative, hasardeuse et rétrograde libèrera l’Afrique de ses chaînes coloniales.

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire, et lui fasse justice pour le sang innocent de ses fils répandu sur sa terre hospitalière!



DINDE Fernand AGBO

08.08.2008

QUE LES IVOIRIENS SE (RE)METTENT A PRIER !

331a8386f951081b31aa3054c2dc34ab.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


Je ne voudrais pas jouer les rabat-joie, les pessimistes et les oiseaux de mauvaise augure, mais j’avais affirmé et je cite que « Le signe le plus franc, pour nous, de l’adhésion de tous au processus de paix, de l’acceptation par tous de la main tendue du Président GBAGBO, du désarmement effectif des coeurs et du retour véritable de la paix (du moins dans l’attente de la période électorale qui pourrait être électrique), ce sera la participation du Président Konan BEDIE et du Premier Ministre Alassane OUATTARA aux festivités de la célébration du 48ème anniversaire de l’Indépendance de notre pays, aux côtés du Président Laurent GBAGBO et du Premier Ministre SORO Guillaume. Ce que nous n’avons pas encore vu, depuis le début de cette crise et que nous attendons, impatiemment, de voir ! »

Vous convenez avec moi que nous n’avons pas eu la joie d’assister à cette scène fraternelle, qui aurait été émouvante et réconfortante pour les Ivoiriens, à l’approche de la date fatidique des élections présidentielles, dans notre pays, rendez-vous dont toute la Côte d’Ivoire appréhende l’avènement. Nous n’avons pas eu cette joie, pour une raison toute simple : Le Président Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA et le Premier Ministre Alassane Dramane OUATTARA, Président du RDR, ont brillé, une fois de plus (une fois de trop !), par leur absence, à la cérémonie officielle de la célébration de l’anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance.

Il ne faut pas une dialectique alambiquée pour comprendre que nous avons des raisons d’être franchement inquiets pour la période électorale prochaine. A première vue, on pourrait minimiser ce qui pourrait passer pour un détail insignifiant, anodin et qu’on pourrait même estimer être de bonne guerre, entre adversaires politiques qui ne veulent rien se concéder.
Mais pour moi, c’est un détail important, grave même, révélateur de la secousse sismique de haut degré qui va bientôt ébranler la Côte d’Ivoire.

Ce détail est révélateur, à deux niveaux :
1) Il révèle ou cristallise, une fois pour de bon, la dénégation faite au Président Laurent GBAGBO de la légitimité de son titre de Président de la République de Côte d’Ivoire.
2) Il révèle une rancune tenace, morbide, des opposants et adversaires politiques du Président Laurent GBAGBO. Et une telle rancune ne peut être sans incidence ni conséquence. C’est ABSOLUMENT impossible.

Toutes choses qui nous dévoile, par anticipation, l’atmosphère et le décor dans lesquels va se planter la période électorale, en Côte d’Ivoire. Une EVENTUELLE victoire du Président GBAGBO, dans de telles conditions et dans un tel contexte psychique et mental, n’est pas concevable et ne sera ni acceptable ni acceptée par de tels adversaires. Des adversaires qui, il faut le relever, abattent leurs dernières cartes et que menace une retraite politique imminente, à moins d’un séisme, et qui, ce faisant, comptent bien jouer leur va-tout !

Peuple de Côte d’Ivoire, deux schémas s’offrent alors à nous, auxquels il est impossible que nous échappions :
1) Soit les élections n’auront pas lieu pour cause de sabordage ou d’évènements violents, mettant en péril la République et la Nation elle-même;
2) Soit elles se tiennent mais un seul résultat est attendu : La victoire de l’opposition. Faute de quoi le pays va s’embraser dès l’annonce des résultats ou à l’affiche des premières tendances plébiscitant le Président Laurent GBAGBO. Car aucun ivoirien lucide n’est dupe : On ne peut confier le pays à ceux qui l’ont attaqué ou qui ont passé leur temps à engourdir le processus de paix, si ce n’est même à le saborder.

Conclusion de tout ceci : Que les Ivoiriens se (re)mettent à prier, parce que rien n’est gagné d’avance, rien n’est acquis, en ce moment. La paix actuelle est factice et repose sur le mensonge politique et l’hypocrisie. De la poudre aux yeux, un trompe-l’œil savamment distillé au peuple de Côte d’Ivoire, à travers la célébration du premier anniversaire de la Flamme de la Paix, le mercredi 30 juillet 2008, à Bouaké. Nous serons bientôt repartis pour une belle période de tourmente, croyez-moi.
Que tous ceux qui ont la foi, dans ce pays, se (re)mettent à la brèche et que des supplications ardentes montent au grand Trône Eternel, avant qu’il ne nous arrive bien pire que ce qui nous est déjà arrivé !

Que DIEU garde et protège la Côte d’Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

19.07.2008

DE L’ENGAGEMENT PATRIOTIQUE A LA CROISADE SOCIALE : TOUS MES ARTICLES PUBLIES DANS LA PRESSE IVOIRIENNE

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Chers bien-aimés frères et sœurs,


La crise ivoirienne qui s’est enclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, a révélé en moi un talent caché de chroniqueur amateur qui, pendant trois bonnes années (2006 – 2008), a croqué l’actualité socio-politique ivoirienne, à pleines dents.

Mon engagement pour l’Etat, la République, la Nation et le Peuple ivoiriens n’a souffert d’aucune équivoque, depuis les premières heures de la crise jusqu’à ce jour.
Mais cet engagement très fort, qui a quelquefois fait craindre à des amis pour mon intégrité physique, a pris des postures différentes, en fonction de l’heure et des enjeux.
C’est ainsi que plus d’un ont pu voir Dindé Fernand, le patriote indéracinable (sans jamais cesser de l’être), muer en défenseur indécrottable des causes sociales ivoiriennes et des valeurs éthiques et morales, au risque d’apparaître comme un opposant politique.

A travers les 18 différentes parutions de 12 (sur plus d’une centaine) de mes articles dans la presse ivoirienne (dans 6 quotidiens, en tout), allant de la presse « bleue » (Camp présidentiel) à la presse « verte » (Opposition), que je vous énumère ici (et qui sont tous postés sur mon blog, à l’exception d’un seul), découvrez le cheminement singulier de mon engagement pour mon pays et pour mon peuple, celui d’un patriote viscéralement convaincu mais tout à la fois lucide et critique contre son propre camp (si on peut le dire ainsi), qui se refuse à la langue de bois, au laxisme intellectuel et moral et au fatalisme :


1- La résolution 1721, un texte franchement décousu

Notre Voie, N° 2529 des Samedi 4 et Dimanche 5 Novembre 2006, p.10, rubrique Contribution.

2- Ecriture et Engagement

(Publié sous le titre : Vents de recolonisation, écriture de combat).
Afrique Matin, N° 103 du Mardi 27 Mars 2007, p.2, rubrique Opinion.

3- Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ?
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République.


Le Nouveau Réveil, N° 1712 du Mardi 4 Septembre 2007, p.6 et 7, rubrique Politique.
Le Courrier d’Abidjan, N° 1103 du Mercredi 5 Septembre 2007, p.9 et 10, rubrique Votre Courrier.

4- Droit de réponse à Théophile Kouamouo
(Rédacteur en Chef du quotidien Le Courrier d’Abidjan)


Le Courrier d’Abidjan, N° 1111 du Vendredi 14 Septembre 2007, p.8, rubrique Votre Courrier.

5- Sortir de la logique de la récompense (les Patriotes)

Le Courrier d’Abidjan, N° 1138 du Jeudi 18 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

6- Un discours rassurant (Gbagbo), mais un gros point d’ombre : la corruption

Le Courrier d’Abidjan, N° 1141 du Lundi 22 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

7- L’illogisme suspect de l’ONU

Le Courrier d’Abidjan, N° 1149 des Mercredi 31 Octobre et Jeudi 1er Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

8- La France paiera un jour pour tous ses crimes

Le Courrier d’Abidjan, N° 1161 du Vendredi 16 Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.

9- Mes propositions pour la Côte d’Ivoire

(Publié à la Une, sous le titre : Diagnostic du mal ivoirien. 16 mesures à Gbagbo pour redresser la Côte d’Ivoire)
Le Temps, N° 1508 du Mercredi 7 Mai 2008, p.1, 6 et 7, rubrique Temps Fort.
QUOTIDIEN LE TEMPS. 7 MAI 2008.jpg


(Publié sous le titre : Crise sociale, décrépitude morale…Diagnostic et solution au mal ivoirien)
Le Matin d’Abidjan, N° 750, 751 et 752 des Mercredi 7 (p.9), Jeudi 8 et Vendredi 9 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

10- Les choses bougent enfin dans ce pays. Nous n’en demandons pas mieux

(Publié sous le titre : Racket, dérives éthiques et morales, corruption…Quand les choses bougent enfin)
Le Matin d’Abidjan, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.

11- Lutte contre le racket en Côte d’Ivoire : Aller plus loin

Notre Voie, N° 3022 du Mardi 1er Juillet 2008, p.7, rubrique Contribution.

Notre Voie, N° 3033 du Lundi 14 Juillet 2008, p.11, rubrique Contribution (C'est ce dernier numéro qui sert d'illustration photo à cet article, en chapeau de texte).

12- Article paru, en 2007, sous un pseudonyme. Très caustique. Contre un
citoyen ivoirien affreusement corrompu.


Non disponible sur mon blog. Je ne peux vous en donner le titre, ni la dénomination du quotidien qui l’a publié, pour des raisons évidentes, mais je peux vous assurer que cela a fait mouche !


L’esprit en alerte, je me tiens quotidiennement à la brèche et en éveil, au nom de l’amour immense qui m’étreint pour mon pays, la Côte d’Ivoire et pour ma terre génitrice, l’Afrique.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu m’accompagner dans cette belle aventure et partager ma passion pour mon peuple !


Que DIEU vous bénisse tous, richement !


DINDE Fernand AGBO

17.06.2008

L'HOMMAGE D'UN AFRICANISTE A LA RESISTANCE IVOIRIENNE

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Bruno Vécarte, universitaire franco-gabonais (Sciences Politiques - Paris), africaniste et polémiste invétéré rend, dans ce papier, un hommage franchement remarquable à la Résistance ivoirienne. Lu pour vous.


La France et Bongo n’ont pas honte !



Les images de réussite des émirats pétroliers du golfe persique nous montrent à quel point nous sommes damnés. « Damnés de la terre » comme l’avait décrit Frantz Fanon de son vivant.

Ces images flamboyantes témoignent de la Richesse, de la Grâce et de cette Liberté que n'ont malheureusement pas tous ces conducteurs d’hommes qui ne sont pas pénétrés par la lumière divine, et qui rament à vue dans le noir de leur inconscience.

Depuis 1967, Bongo accepte de garantir les sales besognes des français sur notre sol ; lesquels français pillent, volent et transfèrent chez eux les richesses d'un pauvre petit peuple d’à peine 1 million d’habitants, qu'ils savent désarmé et pacifique.

C'est la honte.

C’est la honte pour la France !

C’est la honte pour ce pays qui s’est hissé sur le toit du monde en exploitant des peuples plus faibles que lui.

La France n'a donc pas honte !

Elle n’a donc pas honte de se prévaloir de ce titre de Xieme puissante économique et militaire du monde, sachant pertinemment que cette économie tient en grande partie du pillage des pays d’Afrique, pillage que cet arsenal militaire permet justement de garantir.

C’est une honte !

C’est une honte pour la France et tous les dirigeants qui se sont succédé à sa tête, qui n’ont eu de cesse d'exploiter ainsi, depuis plus de 200 ans, des pauvres et petits peuples qui matériellement sont démunis.

La France profite de notre innocence et de notre candeur pour voler et piller nos richesses ; des richesses qu'elle reverse par la suite pour le profit de sa population, laissant les nôtres crever de faim et de maladie.

C'est une honte !

Le peuple français doit savoir que leur pays est une honte !

Les petits français doivent savoir que leur économie tient du vol et du pillage des matières premières des peuples africains.

C’est une honte !

Au Tchad, au Congo, au Cameroun, au Gabon, en Angola, en Centrafrique, en Guinée, au Sénégal, au Soudan, en Mauritanie, au Togo ou à Djibouti, la France a stationné ses barbouzes pour assassiner tous ceux qui voudraient dénoncer ses pillages, qu'elle perpétuent au vu et au su de tous.

La France a placé de force et en permanence sur nos territoires, une fraction de son armée, pour empêcher les peuples noirs africains, ces pauvres nègres, de crier "au voleur", de manifester leur désapprobation de ce pillage multiséculaire, qui n’en finit pas, et qui dépérit chaque jour un peu plus notre race.

Elle s'est organisée depuis longtemps pour empêcher les noirs africains de vivre libres, riches et instruits comme elle le fait pour ses ressortissants.

C'est une Honte, pour un pays qui croit être grand, alors qu'il ne doit sa grandeur et son soit disant rayonnement international, que sur le vol des matières premières des pays les plus faibles, et sur le dos et le sang de malheureux peuples noirs désarmés, vis-à-vis desquels elle n'a de cesse de brandir l'artillerie lourde pour garantir les hold-up qu’il opère sans état d’âme dans le continent noir.

De de Gaulle à Sarkozy, la France n’a voté que des voleurs comme présidents, qui ont assassinés nos nationalistes et qui les ont remplacé par des illettrés, des pions qu’ils peuvent manipuler à dessein, au mépris des peuples indigènes africains, mourant de soif et de faim, alors que leurs pays sont gorgés d’eau et de nourriture en abondance.

C’est une honte !

C’est une honte pour nos propres frères NOIRS, GABONAIS et AFRICAINS, qui n’ont pas d’âmes, et qui œuvrent tels des zombis à l’holocauste de leurs propres semblables !

C’est une honte pour Omar Bongo, pour tous les membres du gouvernement, et pour tous ces fonctionnaires gabonais, qui font semblant de travailler alors que depuis plus de 50 ans, le pays est aux mains des blancs qui sucent jusqu’à la lie la sève de notre patrimoine national !

A quoi sert d’aller travailler dans une administration, sachant que le meilleur fruit de ce travail ne te reviendra pas ?

A quoi servent aux fonctionnaires gabonais de se rendre tous les jours au travail, alors que depuis 50 ans le pays est embourbé parce que les principaux capitaux sont envoyés par les français chez eux en France.

Seuls les gabonais peuvent libérer le Gabon et donner aux gabonais les mêmes chances d’émancipation et de développement que ce que ce pays octroi à ses ressortissants.

Si 100.000 gabonais se mettent dans la rue pour demander à la France de cesser de piller enfin nos richesses, je ne crois pas que le 6eme Bima, que ce pays a stationné dans notre territoire pour protéger son pillage, pourra nous assassiner tous devant les caméras du monde entier.

La Côte d’Ivoire est aujourd’hui libre parce que les Ivoiriens en ont décidé ainsi.

Ils ont décidé de dire STOP à la France et à sa force de protection du pillage « Licorne ». Devant les caméras du monde entier, les canons de la force pro-pillage « Licorne » n’ont eu d’autre choix que de cesser le feu.

Si nous voulons libérer notre pays et vivre riches et heureux comme les autres, et telles que le prévoient nos richesses naturelles, nous devons suivre l’exemple de la Côte d’Ivoire et de son valeureux peuple ivoirien.



Bruno Vécarte

25.04.2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D'IVOIRE (2)

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II- Quelques pistes de solutions

Devant une peinture presqu’apocalyptique et aussi peu enviable de la situation, on se sent quelque peu défaillir face à l’immensité de la tâche de restauration.
Mais il ne faut pas en rester là. Que proposons-nous comme pistes de solutions à explorer à nos gouvernants, pour aider à notre façon, la Côte d’Ivoire, notre pays - si profondément chéri mais aussi si malheureusement meurtri - à sortir de l’ornière ?

Sans prétention aucune, je voudrais soumettre à ceux qui ont la lourde responsabilité de conduire la Côte d’Ivoire vers des rivages plus paisibles, ces quelques propositions (en vrac) pour l’examen desquelles ils voudront bien distraire un peu de leur temps.

1- Tout d’abord, que le Président de la République ne donne pas le sentiment au peuple qu’il est déconnecté de ses réalités (corruption, achat de diplômes, achat de l’admission aux concours de la Fonction Publique, de la Police, de la Gendarmerie et de la Douane), en tenant des discours aussi impopulaires qu’inopportuns du genre « la corruption a toujours existé, en Côte d’Ivoire » ou « les Ivoiriens exagèrent tout ». Il est à mille lieux d’imaginer à quel point ce type de propos le dessert !
Il est peut-être encore un peu populaire mais le regard du peuple sur lui a changé et son audience baisse de jour en jour, à cause de sa gestion maladroite de ce type de dossier. J’espère qu’on le lui dit et j’espère aussi que lui-même s’en rend un peu compte.

2- Il serait souhaitable que le Président de la République reconnaisse ouvertement et formellement l’état de déliquescence morale et spirituelle de la nation et la corruption généralisée dans le pays (ce ne serait pas pour lui de la faiblesse ou un aveu d’impuissance, nous en sommes tous comptables). Ensuite, il pourrait demander aux Ivoiriens, à travers un forum ou individuellement, de faire des propositions pour en sortir, qui seront analysées et prises en compte, autant qu’elles seront pertinentes, réalistes et réalisables.

3- J’exhorte, personnellement, le Chef de l’Etat à ne pas être si sentimentaliste et à sévir dès maintenant, de peur que si les élections tardent à venir (rien ne nous dit, en effet, que ses adversaires politiques et ses ennemis d’ici et d’ailleurs lui permettront de les faire tenir dans les échéances désormais si clairement déterminées), les Ivoiriens ne soient définitivement déformés.
Aujourd’hui, la recherche du gain et la corruption sont les premiers réflexes des Ivoiriens. Cela est devenu leur seconde nature. Attendre après la crise pour essayer de les redresser pourrait s’avérer tard ou herculéen comme tâche.
Ce serait comme tenter de redresser un arbre adulte déformé depuis sa jeunesse. Les racines seraient déjà trop profondes et les structures du bois trop fortifiées pour qu’une telle entreprise ait des chances de réussite.
Si le Président ne commence pas à sévir maintenant, à la fin de la crise (déjà incertaine, malgré les dates arrêtées et les professions officielles de bonnes intentions), il lui faudra, à lui ou à son successeur, devenir un dictateur pour y parvenir.

4- Et il doit commencer par ses proches. Etre réticent ou hésitant à sévir contre ses proches (qui ne sont les moins coupables, loin s’en faut), le rend totalement impuissant à demander des comptes à qui que ce soit.
Il doit être plus exigeant envers les siens qu’envers les autres parce qu’il a une image à défendre qu’il ne doit pas les laisser corrompre impunément sous le prétexte qu’il leur est redevable. En ce moment-là seulement il sera à l’aise pour exiger des autres de la droiture, de l’équité et de l’intégrité, en ce moment-là seulement il sera à l’aise pour sévir contre tous.
Autrement, cette bataille, il l’a déjà perdue. Même après la crise, il en sera encore à chercher ses marques et à se demander comment s’y prendre.
Il devrait changer de logique. Je suppose qu’il doit se dire, certainement, qu’il ne peut pas sévir contre les siens quand ses adversaires sont intouchables à cause des accords qui lui lient les mains.
Il devrait plutôt raisonner de cette façon : « Je dois châtier les miens pour pouvoir sévir librement et durement contre mes adversaires ».

5- Nous ne devons pas continuer de nous sentir bien dans cet Etat informel qu’est devenu la Côte d’Ivoire et de nous y accommoder.
L’heure est venue de mettre la Loi au-dessus de tous. Il nous faut faire de l’observation absolue de la règle de droit le véritable fondement de notre nation. Cela doit être palpable, senti et vu par tous, sans aucune concession ni favoritisme.
Le Chef de l’Etat doit véritablement mettre la Loi au-dessus de tous ! Ne serait-ce que sur le plan administratif. Cela aura l’effet de soulager grandement le peuple et de lui attirer son adhésion.
Le fait d’avoir accordé un blanc-seing à la rébellion au nom de la paix, ne doit pas nous autoriser à élever l’impunité au rang d’institution nationale. La rébellion est un fait à considérer comme une exception qui est survenue dans notre pays. Elle doit justement confirmer la règle du droit. Ce n’est pas parce qu’au nom de la paix, nous avons tendue la main et pardonné à la Rébellion que le reste des Ivoiriens doit se croire tout permis et qu’on en arrive à déglinguer notre pays. Ce n’est pas acceptable.
La crise passera, un jour. La Rébellion avec. Que deviendra alors, après, notre nation, quand la morale, l’éthique et les valeurs auront « totalement foutu le camp », par notre laxisme, notre sentimentalisme, notre attentisme et notre trop grande tolérance ?

6- Il nous faut rendre à nouveau l’Etat fort, en le restaurant dans ses missions régaliennes et sa raison d’être, c’est-à-dire la protection et la satisfaction des besoins des populations, en restaurant la justice sociale et en restaurant le Droit, envers et contre tout. Sans calcul politique, le Président dut-il y laisser ses amitiés. Qu’à cela ne tienne, le peuple qui l’a élu lui apportera son appui, et le SEIGNEUR ETERNEL qui l’a hissé sur le piédestal où il est, sa caution. C’est cela l’essentiel, c’est cela le plus important !

7- Reformer la Justice ivoirienne. Elle a été déclarée le milieu le plus corrompu de Côte d’Ivoire par une étude du CIRES.
Vouloir restaurer le Droit sans reformer la Justice est une entreprise vouée à l’échec !

8- Promouvoir, en tout temps et contre vents et marées, en temps favorable ou non, l’éthique et les valeurs. C’est ce qui va donner des fondements solides à notre nation. Car la Côte d’Ivoire est très corrompue : En matière de bonne gouvernance et parlant de pays les moins corrompus, elle est classée 151ème sur 163 (selon Transparency International) et 164ème sur 177 (selon le Rapport annuel 2006 du PNUD sur le Développement Humain).

9- Exiger et promouvoir le mérite et la compétence à tous les niveaux, en tout et partout, sans faiblesse.

10- Infiltrer les réseaux de corruption (vente de diplômes, concours de la Fonction Publique, Trésor Public, Contrôle Financier, etc.), remonter les filières et sévir de façon implacable et sans miséricorde. Quand même se mettrait en mouvement l’armada des interventionnistes et autres médiateurs villageois, ethniques, régionalistes et claniques, qui ne manqueront pas de se mettre en branle, dans cette Afrique quelquefois solidaire dans le mal.

11- Les grèves intempestives trouvent souvent leur fondement dans l’enrichissement illicite qui a cours, aujourd’hui, dans le pays, de sorte que les moindres revendications servent de prétexte à la radicalisation.
Ce n’est pas tant le fait que ceux qui s’enrichissent illicitement dans ce pays soient riches ou prospères qui gêne, mais l’ostentation et l’étalage impudent qu’ils en font. Et ensuite l’égoïsme et la méchanceté dont ils font preuve.
Offusqués, les moins nantis se disent que s’il y a tant d’argent dans le pays, alors ils réclament ici et maintenant leur part. D’où la radicalisation des grèves et des luttes syndicales, en Côte d’Ivoire. Quoi de plus normal ?
La solution - plus que de vouloir à tout prix faire comprendre à l’honnête citoyen que le pays est en crise et a, de ce fait, d’énormes difficultés financières qui ne lui permettent pas de donner une suite favorable et immédiate à leurs revendications légitimes - est de ne laisser aucune malversation impunie et de montrer sa détermination au peuple, qui pourra alors accepter de consentir tous les sacrifices et se faire le chantre de la bonne gouvernance et de la droiture, partout et en tout.

12- Les fondements de la Fonction Publique et de la nation elle-même sont en train d’être gravement sapés parce qu’en Côte d’Ivoire, on recrute au rabais : Les nouveaux fonctionnaires sont d’un niveau, aujourd’hui, totalement déconcertant, lamentable.
Tout juste un exemple parmi mille : Des professeurs de lettres recrutés au niveau de la Licence (diplôme bien souvent acheté) et envoyés sur le terrain, sans être passés par l’ENS, qui n’ont aucune connaissance académique (impensable pour des licenciés !), et à plus forte raison pédagogique.
L’effet induit, c’est que ceux qui travaillent dur et se cultivent pour donner des cours consistants à leurs élèves, se découragent dans le travail (qui finalement repose sur eux) et finissent par se démobiliser.
L’Etat ne peut pas laisser un département aussi capital que l’éducation aller à vau-l’eau ! Nous ne devrions pas, au nom de l’urgence de recruter du personnel éducatif, accepter que des enseignants du Secondaire contournent l’ENS.
Le Chef de l’Etat doit faire corriger cette bévue. Les résultats et les conséquences sont totalement désastreux pour le pays. Il n’y a qu’à voir le niveau désespérant de nos élèves, aujourd’hui.

13- L’embauche au privé n’existe presque plus. La quasi-totalité des Ivoiriens qui, aujourd’hui, cherchent ou aspirent à trouver du travail, se tournent donc vers la Fonction Publique. Mais là, les nouveaux critères souterrains et obscurantistes en vigueur ferment la porte aux plus démunis et, bien souvent, aux plus méritants.
De sorte que si vous voulez être et rester honnêtes dans ce pays et ne compter que sur vos efforts et votre mérite, vous risquez de ne jamais avoir de travail dans le public.
Résultat : Même les plus intègres et les plus justes s’acoquinent avec la fraude. Pour les plus inflexibles, c’est quelquefois l’impossibilité assurée de travailler et le désespoir.
Effet induit : Le désamour pour le pays et pour le sommet de l’Etat.
La piste de solution que je propose, c’est comme je l’ai dit plus haut, d’infiltrer et de détruire ces réseaux, pour donner la même chance à tous et redonner espoir aux Ivoiriens (notamment les jeunes) et sauver, ainsi, la Fonction Publique ivoirienne.

14- Le Président de la République doit savoir que c’est l’ETERNEL, son DIEU, qui l’a investi sur ce pays et qu’au-delà des reformes politiques et économiques qu’il devait amener en Côte d’Ivoire pour son éveil, sa libération du joug colonial et sa prospérité, c’est un sacerdoce que DIEU lui a donné.
Or la corruption effroyable de notre nation lui donne une polarisation spirituelle totalement négative. Aller aux élections dans ce contexte est une grande bombe spirituelle qui risque de brûler et de détruire le pays par la guerre civile, qui pourrait être (devant la démission des hommes) un moyen divin de nettoyage spirituel.
Il devrait donc, au plus tôt, travailler à l’enrayer ou, au pire des cas, à la minimiser.

15- Certains compagnons du Président n’ont aucun sens des valeurs ; ils n’en ont tout simplement pas. De sorte qu’ils arrivent à commettre les actes odieux que nous condamnons tous, avec la plus grande désinvolture.
En fait, c’est de la méchanceté. Ils n’aiment pas le Président GBAGBO. Seul compte pour eux leurs intérêts, leur profit et leur prestige. Durent-ils en jouir sur les décombres de la Côte d’Ivoire !
Le Président devrait se débarrasser d’eux et les remplacer par des hommes compétents, intègres, craignant DIEU (si possible) ou qui ont une moralité à toute épreuve. Sans attendre la fin de la crise. Si la Refondation doit se faire avec les hommes que nous voyons actuellement, elle a déjà échoué et je peux dire que le Président est en train de conduire le pays dans l’impasse.

16- Nous devons tous travailler à réarmer mentalement, spirituellement et moralement l’Ivoirien :
Mentalement : L’Etat doit lui réapprendre à reprendre espoir en son pays et à l’aimer (en lui donnant une chance égale avec les autres ivoiriens, en instaurant une véritable justice sociale).
Spirituellement : Nos Autorités doivent solliciter et amener les hommes de DIEU de toutes les confessions, à intensifier leurs enseignements sur la sainteté, la crainte de DIEU et l’amour de l’homme, le prochain, en promouvant une véritable solidarité (les plus forts et les plus riches doivent aider les plus faibles et les plus pauvres). Valable également pour le sommet de l’Etat, qui doit réduire son train de vie au profit du peuple.
Moralement : Nous devons tous dénoncer les dérives morales et les condamner publiquement (particulièrement au sein des cultes), promouvoir le civisme et l’éthique (rôle de l’Etat et de la Société Civile) et donner aux Ivoiriens une nouvelle échelle des valeurs, fondée non plus sur l’argent et la jouissance impie mais la droiture, l’honnêteté, les bonnes mœurs dont nos médias publics doivent se faire l’écho, plutôt que de nous abrutir de danses et de musiques crétines et de films qui célèbrent les embrassements érotiques, la nudité et le sexe.
Pour cela, le Président doit s’entourer d’hommes qui, en plus de leurs compétences, craignent DIEU ou sont d’une excellente moralité.


Telles sont (en vrac) mes propositions pour la Côte d’Ivoire. Fasse DIEU qu’elles soient lues et amplifiées par ceux qui aiment ce pays !

Que DIEU bénisse la terre d’Eburnie !


DINDE Fernand AGBO

23.04.2008

MES PROPOSITIONS POUR LA COTE D’IVOIRE (1)

7f271e4940244b739b86cd55cb421a1b.jpgChers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

Notre pays connaît depuis quelques années une décrépitude morale, éthique et institutionnelle grave due à la guerre qui s’est abattue sur lui dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002 et qui s’est commuée en une crise sociale des plus affligeantes, qui le rend méconnaissable, à plus d’un point de vue.

Les origines les plus récentes de cette crise ivoirienne sont à rechercher dans le contexte général de mutation socio-politique qui s’opère, en Côte d’ Ivoire, depuis le début des années 1990 et qui a atteint, aujourd’hui, sa forme la plus aiguë.

Le mal est véritablement profond et des indices de toutes sortes nous donnent presqu’à désespérer de cette belle nation en gestation, malheureusement en pleine décadence et qui, visiblement, semble bien mal partie, au point que son redressement nécessitera une thérapie de choc pour le prochain Président de la Côte d’Ivoire, qui sera élu, au soir du Dimanche 30 Novembre 2008 (si une autre crise plus grave ne vient pas la renvoyer aux calendes grecques).

Le diagnostic, quoiqu’éloquent, est à mettre en grande partie au compte de cette guerre absurde qui a été faite à notre pays par des hommes politiques aux ambitions démesurées et irréalistes, sous-tendues ou en accointance avec des intérêts politico-mafieux étrangers et qui a entraîné, par ricochet, l’affaiblissement profond de l’Etat de Côte d’Ivoire.

I- Le diagnostic du mal ivoirien

Les maux à relever sont une multitude et ont nom (je ne suis pas exhaustif):

· L’école démunie et abandonnée, caractérisée dans son quotidien par la violence poussée jusqu’au crime, les effectifs pléthoriques (jusqu’à 100 élèves dans une classe de Terminale), la faiblesse ou la démission de l’encadrement administratif, la formation au rabais faite par des enseignants démotivés par des contingences sociales non satisfaites par l’Etat ou handicapés par des lacunes académiques lamentables liées au mode de recrutement obscur désormais en vigueur dans une Fonction Publique ivoirienne en totale déliquescence ;
· La pauvreté lancinante et la cherté de la vie, liée à la flambée des prix des produits de grande consommation, échappant quasi totalement à l’Etat, par son propre fait;
· L’admission aux examens et concours « achetée » (c’est le lieu de le dire), du fait des critères obscurs de recrutement et de cooptation qui prospèrent à la Police, à la Gendarmerie, au Ministère de la Santé (INFAS), aux Impôts, à la Douane, au Trésor, au Ministère de l’Education Nationale (BEPC, BAC, CAFOP, ENS) et dans l’Enseignement Supérieur (BTS et autres diplômes universitaires) ;
· L’incivisme généralisée ;
· Les concours de l’ENA et de la Fonction Publique, objets de trafics de toutes sortes, et source du désespoir le plus profond pour les jeunes et leurs parents aux revenus faibles car basés sur l’argent, le pouvoir d’achat et les relations (clientélisme et népotisme) et non sur le mérite ;
· Les malversations et les surfacturations dans les Services Publics dont les budgets sont au service du prestige social exclusif du chef, qui s’offre un rythme et un niveau de vie que ne peut lui assurer son seul salaire, et cela au vu et au su de l’Etat, qui ne lève pas le petit doigt (au nom de quelle logique ?) ;
· La corruption dans toutes les Administrations et Sociétés d’Etat, avec les complicités tacites ou explicites des Directeurs des Affaires Administratives et Financières (DAAF), eux-mêmes adonnés au gain facile ;
· Le laxisme et la moralité douteuse des Contrôleurs Financiers (tous grades confondus), qui exigent des dessous de table ou des pourcentages avant le visa des factures à payer aux entrepreneurs et aux opérateurs économiques à qui l’Etat doit de l’argent ;
· Le trafic d’influence, le clientélisme et le népotisme comme nouvelles valeurs sociales ivoiriennes ;
· La célébration de l’incompétence et des faux symboles, au cœur de laquelle prospèrent et s’enrichissent impunément les corrompus, au grand dam des hommes intègres, des justes et des pauvres, laissés pour compte et ainsi incités à se corrompre à leur tour ;
· Le manque de contrôle et de mesures coercitives exemplaires, disciplinaires, correctionnelles, dans les Ministères et les Collectivités Territoriales, où des sommes énormes sont détournées au détriment des populations ;
· La politisation des embauches, plutôt anormalement sélectives, ethnocentristes, tribales, claniques et régionalistes ;
· L’impunité criante, institutionnalisée, qui nous laisse voir un Etat en totale démission, même là où le minimum peut être assuré, nous offrant le spectacle désolant de « l’Etat informel », comme disait l’autre ;
· Le manque d’une véritable solidarité nationale entre les Ivoiriens au sein desquels quelques-uns deviennent amoralement riches, du jour au lendemain, tandis que le reste du peuple gît dans une misère noire, donnant à constater que le pays souffre d’une mauvaise gestion et d’une mauvaise répartition des ressources nationales, le sommet de l’Etat menant grand train de vie, au détriment des populations laborieuses ;
· Le racket des Forces de l’Ordre, toléré par toute la hiérarchie militaire et qui prend, aujourd’hui, des allures systématiques et totalement désinvoltes ;
· L’enrichissement illicite par le pillage du denier public ;
· Le déclin du mérite et de la compétence, véritable danger pour l’avenir et le prestige (si elle en a encore) de la nation, qui perd ses repères et ses points d’encrage ;
· L’adjudication des marchés publics soumise au paiement systématique de pots-de-vin par les soumissionnaires, sous peine de forclusion ;
· Les paiements de factures dans les services du Trésor (notamment après l’exécution des marchés), soumis au règlement ou à l’acquittement d’un certain pourcentage du montant à percevoir, sous peine de ne jamais accéder à son dû ;
· Les transactions financières dans les prises de décisions de justice, faites au mépris de l’application de la Loi (Ex : Des prévenus qui payent pour être jugés, sous peine de moisir, ad vitam aeternam, dans les tréfonds des geôles ivoiriennes) ;
· Les malades démunis abandonnés à leur sort dans les hôpitaux, faute d’argent, sans tenir aucun compte de l’urgence d’instaurer dans le pays, aujourd’hui plus que jamais, une vraie solidarité nationale ;
· Le désespoir total des jeunes face à l’embauche ou à l’emploi où des modes de recrutement d’un autre âge sont en vigueur (droits de cuissage, dessous de table, etc.);
· Le terrible danger que représente la normalisation ou la normalité de la corruption dans la société ivoirienne pour l’avenir de notre pays ;
· La tricherie planifiée et organisée aux examens nationaux ;
· Le rançonnement des élèves aux épreuves orales du BAC et du BEPC ( 1000 F à 4000 F, selon la note voulue);
· La banalisation du sexe, affiché sur la place publique, en couverture de journaux, de films et de CD en vente dans nos rues, au vu et à la portée des enfants;
· L’immoralité sexuelle, l’excentrisme et le libertinage vestimentaire, l’impudicité et la crétinisation de la musique et des danses ivoiriennes ;
· La métamorphose des ivoiriens en fêtards forcenés, en quête perpétuelle d’exutoire, du fait du stress de la crise ;
· La nationalisation de la « Rue Princesse », haut-lieu de la dépravation morale, désormais présente dans toutes les villes du pays et sanctifiée par le Président GBAGBO himself, la prolifération des lieux de plaisirs mondains et des sanctuaires du sexe facile (Bar-dancings, night-clubs, super-maquis) et leurs corollaires que sont la prostitution, l’ivrognerie, le proxénétisme, les relations sexuelles contre-nature telles la pédérastie, le lesbianisme et la pédophilie. En un mot, la légèreté des mœurs et la déliquescence morale que je considère, personnellement, comme un des effets induits du délitement de l’Etat, sous-tendue par une démission nationale collective qui a conduit le pays à la déperdition totale de ses repères moraux et sociaux ;
· L’injustice sociale (pas forcément institutionnalisée) dont sont victimes les couches sociales les plus faibles et qui a fini par les pousser à abandonner leurs repères moraux pour faire face à des contingences immédiates toujours plus pressantes et plus oppressantes, réalisme vital oblige ;
· La survalorisation de l’argent au détriment de l’éthique, de la morale et des valeurs du travail, de l’effort, du mérite, de la droiture, de l’honnêteté, de l’équité et du civisme qui ne nourrissent plus ni ne payent, dans une Côte d’Ivoire naufragée.


II- Quelques pistes de solutions

A suivre!

09.04.2008

COTE D’IVOIRE, PIETE DE FAÇADE

Chers Bien-aimés Frères et Sœurs Ivoiriens,

Voici six ans que notre beau pays la Côte d’Ivoire est entré dans un cercle de violence d’un niveau jamais égalé dans notre jeune histoire. La mère-patrie a été poignardée dans son sein, le territoire national balafré par une ligne virtuelle qui a consacré la partition du pays en deux Côte d’Ivoire : Celle du Sud, républicaine et celle du Nord, rebelle, assiégée, martyrisée, pillée, prise en otage, déstructurée, déglinguée (au nom de je ne sais quelle quête de justice), échappant à tout contrôle.

Comme il fallait s’y attendre en pareil cas de figure, ces six années de déplanification institutionnelle et structurelle orchestrée, qui ont vu la Côte d’Ivoire traînée de ville en ville, de pays en pays et d’accords en accords, aussi boiteux et illogiques les uns que les autres, heurtant au besoin le simple bon-sens, avant que n’advienne celui de Ouaga, le seul qui mérite que s’y attarde notre intelligence, ces six années, disais-je, ont eu pour conséquence l’affaiblissement profond de l’Etat de Côte d’Ivoire, avec pour corollaire le désordre en tout genre qui prospère dans le pays.

A la faveur de cette crise majeure, par réflexe de préservation ou par instinct de survie, une piété et une ferveur religieuses jamais connues ou observées, en Côte d’Ivoire, ont vu le jour, au milieu de nos concitoyens.
Des millions d’Ivoiriens, au comble du désastre et en désespoir de cause, ont trouvé refuge en la foi, et plus spécifiquement dans les églises et les mosquées.
Nous étions donc en droit de nous attendre, malgré la déstructuration partielle de notre pays et le relâchement moral inhérent à tout état de guerre, à un réveil spirituel authentique et à un redressement des mœurs, des valeurs et de l’éthique.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’est tout l’inverse qui s’est produit :
Les hommes de DIEU ou ceux qui se targuent de l’être sont devenus eux-mêmes avec leurs fidèles, la véritable plaie de cette nation. Impudiques et arnaqueurs à souhait pour bon nombre d’entre eux, ils n’ont de valeurs, désormais, que l’argent et la jouissance matérielle.
Ils ont été les tout premiers à promouvoir les maisons de placement d’argent (que nous avons été aussi parmi les tout premiers à condamner, en tant qu’évangéliques), se servant de la chaire sacrée de DIEU, au sein de temples et d’églises, comme plate-forme commerciale et marketing de leurs nouveaux produits.
Comment des hommes de DIEU ont pu tomber aussi bas pour en arriver à se muer, in fine, en prédicateurs de l’argent facile…et à grande vitesse, acquis sans travail, sans effort et parfois sans honnêteté, sans moral, spoliant des milliers de souscripteurs devenus encore plus pauvres que ne les avait déjà rendus la guerre, dans notre pays.

Quelles valeurs véhicule une telle pratique et quelles leçons pouvons-nous en tirer pour nos enfants à qui nous autres nous évertuons encore - dans le milieu chrétien - à faire comprendre que le bonheur et la réussite sociale ne se trouvent qu’au bout de l’effort et du travail honnête ?

Que ce soient des hommes de DIEU, en particulier, et des hommes et des femmes faisant profession de connaître DIEU, en général, qui s’en rendent coupables, c’est une situation totalement surréaliste !
C’est dans cette logique que s’inscrit l’Evangile de la prospérité qui a beaucoup de prophètes, qui fait beaucoup d’émules, dans notre pays, et qui est, malheureusement, prêché dans nombre de nos jeunes églises (notamment), où l’honnête citoyen endoctriné et mystifié est plumé comme un faisan.
Qu’advient-il du message de la sainteté, de la sanctification, de la droiture, de la justice et de l’équité ?

Parlant toujours de ceux qui font profession de connaître DIEU, nous avons assisté dans ce pays, à l’instrumentalisation de la religion, notamment musulmane, et à l’érection du mensonge politique comme moyens de conquête du pouvoir, avec le soutien actif d’imams parmi les plus réputés et nous savons dans quelle impasse de telles dérives ont conduit la Côte d’Ivoire.

Les églises et les lieux de culte fleurissent de partout sans aucune discipline, sans aucun respect pour le prochain qui a besoin de quiétude et de repos, et voire même sans moral : On pactise avec le diable pour avoir des pouvoirs de subjugation sur le peuple, on ferme une église tout juste parce qu’elle n’est pas rentable et on en ouvre une autre sous une autre dénomination, sans oublier de relever le fait que nous sommes aujourd’hui au cœur même de la mégalomanie chrétienne triomphante la plus délirante, avec des titres pastoraux du genre « Bishop, Archi-Bishop, Big Prophet, Apôtre International, Grand Prophète Faiseurs de Miracles, Prophète des Nations, etc », qui sont bien souvent le fait de tonneaux sans contenu.

Les lieux de cultes sont devenus de véritables foires à la fornication où on voit, sans émotion, des femmes et des jeunes filles dénudées ou arborant des pantalons plaqués, dans des tissus ultra-fins, des pantalons Jeans à la taille basse qui laissent entrevoir le sous-vêtement ou le tatouage, pour peu qu’on s’asseye.
Les maquis et les night-clubs ne sont plus l’apanage ou la chasse gardée des personnes qu’on taxe d’être des païens.
Ils sont désormais allègrement fréquentés par des individus qui sont sensés être, dans l’imagerie populaire, des saints ou tout simplement des croyants ou des personnes religieuses.
C’est ainsi qu’on ne s’étonne plus de voir de soi-disant pasteurs et des artistes sensés être des chantres de l’Eternel, en boîte de nuit, sous le prétexte, pour certains, d’y servir DIEU (lequel ?).

Pour aborder un autre aspect du mal, tous les Ivoiriens sont unanimes sur le fait que la corruption gangrène, affreusement, la Côte d’Ivoire. Si gravement que l’admission à la quasi-totalité des concours de la Fonction Publique est payante.
Pire encore le sont les concours de la Police, de la Gendarmerie, de la Douane, de l’ENA et ceux d’entrée dans les CAFOP et l’ENS.
Plutôt que de demeurer une poche de moralité à toute épreuve qui puisse servir d’exemple et de modèle, en supportant stoïquement l’injustice des modes de recrutement et de cooptation obscurs, en vigueur dans la Fonction Publique ivoirienne, dans l’attente de la manifestation de la gloire et de la justice de DIEU, le milieu religieux en général et le milieu chrétien en particulier, se sont acoquinés avec le mal, avec des hommes de DIEU recommandant désormais, sans sourciller, que le choix n’étant plus laissé au juste, il devrait s’arranger à ne pas être laissé pour compte. Préconisant les raccourcis comme moyen d’aider DIEU à accomplir sa volonté et à nous ouvrir les portes de l’emploi, dans une Côte d’Ivoire en totale déliquescence, en totale putrescence.
C’est ainsi que toute la nation en est arrivée à patauger dans la vase.

Esaïe 29 : 13 s’applique à merveille à nous, Ivoiriens, fanfarons, orgueilleux et creux, sans consistance, sans épaisseur, sans valeur, sans moral, sans éthique, faisant profession de connaître DIEU et reniant ce qui en fait la force :

« Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son coeur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine ».

COTE D’IVOIRE, prends garde à toi, la verge et le glaive de l’ETERNEL ne sont pas loin de toi. Si tu t’étais déclarée athée, ta faute aurait semblée moindre. Mais tu t’es proclamée « La deuxième patrie du CHRIST », « Nation bénie de DIEU », c’est pourquoi ton péché ne te sera pas ôté.
Médite attentivement le passage biblique de Jérémie 18 : 7-10 :

« 7 Soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, D’arracher, d’abattre et de détruire; 8 Mais si cette nation, sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, Je me repens du mal que j’avais pensé lui faire. 9 Et soudain je parle, sur une nation, sur un royaume, De bâtir et de planter; 10 Mais si cette nation fait ce qui est mal à mes yeux, Et n’écoute pas ma voix, Je me repens du bien que j’avais eu l’intention de lui faire ».


COTE D’IVOIRE, ton péché te rattrapera, très bientôt. Plus tôt que tu ne peux l’imaginer ! Mais il y a encore un espoir de salut avant la déflagration générale qui arrive sur toi, à grands pas ! Cet espoir, c’est encore la Parole de DIEU : 2 Chroniques 7 : 14 :

« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ».


Le SEIGNEUR ETERNEL est on ne peut plus clair dans sa Parole : Si MON PEUPLE…S’HUMILIE…JE GUERIRAI son pays !DIEU n’attend qu’une chose : Que son peuple s’humilie ! Il ne dépend donc que du peuple de DIEU, de ceux qui invoquent son nom, que la Côte d’Ivoire retrouve la paix et la stabilité.
La crise ivoirienne qui n’est en fait que la face visible d’une profonde réalité spirituelle ne trouvera de solution véritable que si le peuple de DIEU se repent de son péché, de ses mauvaises voies et s’en détourne, résolument !
La faute nous incombe de nous être mis sous sa houlette et de nous être si affreusement dépravés ! C’est une malédiction de se réclamer de DIEU et de fouler sa Parole au pied.
Comment au milieu d’une aussi grande ferveur religieuse, en Côte d’Ivoire, a pu naître une déliquescence morale aussi profonde ?, s’interrogeait avec une lucidité extrême un haut cadre de ce pays.

Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, des hommes et des femmes légalement mariés, faisant profession de connaître DIEU, divorcent allègrement. Aucunement inquiétés de devenir des parjures, dans la mesure où des ministres de cultes s’y adonnent eux-mêmes, dans la plus totale insouciance.
Le pourcentage de ces divorces est si effarant, si élevé qu’il vole la vedette à celui des « païens » et qu’on en vient à se demander si la foi n’a pas, depuis belle lurette, fui nos lieux de culte. Comment est-ce possible ?

Les adultères sont devenus monnaie courante dans des milieux sensés être religieux et pieux, avec en prime des scandales sexuels quelquefois retentissants. La mondanité et la fornication de la jeunesse croyante prend des proportions jamais égalées.
La cupidité a pris le pas sur le sacerdoce, au milieu d’hommes de DIEU plus préoccupés, aujourd’hui, à avoir des entrées à la Présidence de la République ou dans les milieux huppés d’Abidjan et à piller les caisses de leurs assemblées qu’à prêcher la droiture et la sainteté.

Le ministère pastoral et le sacerdoce (qui relèvent du sacré) sont devenus du business. Les préoccupations désormais de plus en plus en vigueur dans le milieu : Rouler carrosse, faire bombance, être à la page du snobisme, s’acheter des voitures de grosses cylindrées, s’offrir les téléphones portables de dernier cri, se payer les vêtements et les bijoux les plus luxueux et se faire un carnet d’adresses au sommet de l’Etat.
Même la musique est atteinte par la putrescence ambiante : Les chants ne servent plus à adorer DIEU mais à faire de la musique d’ambiance et du business. Les roulades de postérieurs fournis, en pantalons plaqués et moulants, sont en bonne place dans des clips sensés louer DIEU. Quel délire ! Quel naufrage !

Pas donc étonnant que nos assemblées et lieux de cultes, en Côte d’Ivoire, se soient transformés en anti-symboles de la foi et de la droiture, des endroits où la fornication bat son plein, où l’argent et le rang social (plutôt que la valeur intrinsèque des individus ou leur piété) sont les baromètres de la considération à laquelle vous pouvez avoir droit.
Et il est juste de relever que la plupart de ces dérives sont le fait de sectes pernicieuses mais aussi, malheureusement, d’églises traditionnelles bien connues, en pleine décadence spirituelle.
Amos 4 : 11- 13 :

« 11 JE VOUS AI BOULEVERSES (NDR : Par une rébellion), Comme Sodome et Gomorrhe, que Dieu détruisit; Et vous avez été comme un tison arraché de l’incendie (sauvés par grâce). MALGRE CELA, VOUS N’ETES PAS REVENUS A MOI, dit l’Eternel… 12 C’est pourquoi je te traiterai de la même manière, Israël (Côte d’Ivoire); ET PUISQUE JE TE TRAITERAI DE LA MEME MANIERE, PREPARE-TOI A LA RENCONTRE DE TON DIEU, O Israël! (O Côte d’Ivoire !) 13 Car voici celui qui a formé les montagnes et créé le vent, Et qui fait connaître à l’homme ses pensées, Celui qui change l’aurore en ténèbres, Et qui marche sur les hauteurs de la terre: Son nom est l’Eternel, le Dieu des armées ».

A bon attendeur…salut ! Que DIEU ait pitié de la Côte d’Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

30.03.2008

DEUX ARTICLES SUR LA CRISE IVOIRIENNE A GARDER EN MEMOIRE !

LA FRANCE SE TROMPE D’EPOQUE ET DOIT
ASSUMER


Opinion : L’auteur de cette contribution s’appuie sur la part active de la France dans la crise ivoirienne pour mettre à nu les armes déstabilisatrices de la France impérialiste dans ses ex-colonies. Morceaux choisis.

Par le Professeur GNAGNE Y. Maurice


Monsieur Jean-Pierre TUQUOI, journaliste au célèbre quotidien français « LE MONDE »,qui serait « spécialiste » des affaires africaines,titrait dans le numéro du 29/12/2005 de ce journal,son commentaire sur la formation du Gouvernement Banny,par cette phrase : « La formation du gouvernement ivoirien marque la défaite( ?)du parti du Président Gbagbo ».
Dans ce commentaire,il se réjouit de la « percée » de l’opposition politico-militaire dans ce gouvernement qui,pour lui,est constitué dans le but d’organiser les élections d’Octobre 2006 qui trouveront « un remplaçant au Président Gbagbo ».Un remplaçant au Président Gbagbo,tout bêtement et tout simplement !


(…)Ce qui paraît curieux dans cette affaire,et qui d’ailleurs est une surprise,mais peut-on réellement être surpris ?C’est que monsieur est un journaliste français,donc à priori un intellectuel républicain cultivé qui,paradoxalement,se réjouit et espère la prise du pouvoir d’Etat par une rébellion politico-militaire, en Côte d’Ivoire(la fin ne justifie t-elle pas les moyens ?se dit-il certainement !).(Note personnelle :C’est du racisme à l’état pur. Ils n’accepteraient jamais une telle dérive chez eux. Cela n’est bon que pour l’Afrique et pour les Nègres. Et si encore ils nous considéraient comme des Nègres ! Nous avons le malheur de n’être que des Africains !)
Mais,prise de pouvoir par la rébellion politico-militaire en Côte d’Ivoire au bénéfice de qui ? Du Peuple de Côte d’Ivoire qu’on massacre ? Pouvons-nous nous interroger ! Naturellement ,et ceci est une évidence qu’on ne discute plus aujourd’hui :Au bénéfice de la France chiraquienne,sa patrie !
En effet,la réjouissance de Monsieur Jean-Pierre TUQUOI,devant ce qu’il a appelé « la percée de l’opposition politico-militaire »,achève de nous convaincre,s’il en était encore besoin,sur le rôle de la France de Chirac dans cette crise :Elle (la France de Chirac) est en effet partie belligérante dans cette crise. Elle est en collusion d’intérêt avec l’opposition politico-militaire ivoirienne qu’elle soutient de façon plus qu’active. Et cela n’est un secret pour personne. Une opposition politico-militaire qui a comme programme de gouvernement le départ du Président Gbagbo du pouvoir qu’il exerce depuis cinq ans, par la volonté du Peuple souverain de Côte d’Ivoire. La France et l’opposition politico-militaire ivoirienne se rejoignent donc dans cette logique. Et le dire n’est pas faire preuve de génie. Le dire et le répéter que la France est partie belligérante à cette crise,c’est aussi faire preuve de pédagogie,en tant que la répétition est une vertu pédagogique qui cristallise les idées,et rappelle aux uns et aux autres qu’il n’y a de caché que ce que nous nous interdisons de chercher à connaître et à comprendre,et ce que nous nous refusons de témoigner pour les générations à venir.
Donc parlons et témoignons,car « au rendez-vous de l’histoire,tous les témoins devraient avoir la parole ! ».Parlons et témoignons que la France de Chirac a trahi la Côte d’Ivoire et son Peuple,au bénéfice de ses intérêts et ceux de l’étranger !Elle s’est trompé d’époque et elle doit assumer pleinement toutes les conséquences de ses actes(…)


En ce qui concerne les déclarations et les réjouissances de Monsieur Jean-Pierre TUQUOI ,de voir le Président Gbagbo être remplacé par une opposition politico-militaire,en dehors de la gêne et de la pitié que nous pouvons éprouver pour l’auteur de cette ignominie,et surtout de la salissure morale et intellectuelle qu’une telle position déverse sur sa personne,de telles déclarations appellent des commentaires et analyses de notre part. Retenons seulement que si ce monsieur,sans le vouloir,s’est mis à nu par une sorte d’auto-psychanalyse, c’est que les données du terrain, en Eburnie, ne donne aucune chance à un autre candidat qui se présenterait devant le Président Gbagbo. Le Président Gbagbo représente un véritable avatar pour le pouvoir politique français actuel et toute la nébuleuse mafieuse économico-militaro-politique qui n’ont pas encore compris le niveau de conscience du Peuple de Côte d’ Ivoire engagé dans une lutte de libération pour la prise en main de son destin.Toute cette confrérie du mal n’a pas encore mesuré,à sa juste valeur,la grandeur et l’immensité du sacrifice que le Peuple de Côte d’Ivoire s’apprête à consentir pour qu’advienne cette libération et la prise en main de son destin.
Le problème,à mon avis,ne se présente même pas en ces termes,puisque malgré les manigances de la France de Chirac,le Président Gbagbo sera réélu au premier tour de ces élections. Cela est une certitude que tout ivoirien digne et fier,que toute ivoirienne digne et fière,doit avoir en esprit. Et ce n’est pas « la communauté internationale » qui viendra choisir un Président pour notre Peuple et notre pays.
Que la modestie gagne tous ceux qui espèrent un tel « happy end » pour leurs protégés.



Extrait du Quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN,
No 749 du Mardi 27 Juin 2006.





Massacre des 80 gendarmes de Bouaké, tueries de Duékoué

LE GRAND DEBALLAGE DE MAITRE VERGES



« CRIMES CONTRE L’HUMANITE. MASSACRES EN COTE D’IVOIRE », c’est le titre du livre que l’avocat français Jacques Vergès vient de publier aux éditions LAFFONT sur la crise ivoirienne…Un véritable réquisitoire contre la France et la communauté internationale dans leur gestion du conflit ivoirien. Extraits :

« Je suis, en général, celui qui prend la défense des hommes accusés de crimes contre l’humanité (Ma note personnelle : Exemple : Klaus Barbie, Le Boucher de Lyon, en France, qui s’est sinistrement illustré, pendant l’occupation allemande). Alors pourquoi ? Pourquoi prendre fait et cause pour les victimes d’un massacre ? D’habitude, j’ai les nerfs solides, mais j’ai été indigné : Bébés violés, torturés, assassinés, femmes déchiquetées, hommes massacrés. Sur ces massacres, le silence de la communauté internationale et de la France, en particulier, est impardonnable ; j’ai voulu lever le voile sur ce qui constitue un crime contre l’humanité (…) D’avocat, je suis passé au rang de témoin. Ma singularité et ma force, c’est mon indépendance. Pour moi, la vision que nous avons de la Côte d’Ivoire est entièrement fabriquée et injuste, je veux ici dénoncer très fort l’attitude internationale face à un crime abominable. Je suis interloqué et indigné par le silence de la communauté internationale et de la France sur cette kyrielle d’exactions. »
Guitrozon et Petit-Duékoué : « Deux visages d’enfants enflés et couverts de mouches ; une femme carbonisée avec, entre les jambes, un petit tas de charbon : l’enfant prématuré dont elle a accouché dans l’agonie ; parmi les cendres d’une case incendiée, les montants de métal noircis d’une chaise roulante, des visages éclatés, des corps incendiés… »
Pour l’avocat français, un crime comme celui de Duékoué ne peut pas être amnistié…


Quand l’avocat français flaire l’odeur du pétrole et du gaz dans le conflit.


Sans être formel, Me Vergès semble subodorer d’importants intérêts économiques dans cette guerre que vit la Côte d’Ivoire. A ce sujet, il écrit ce qui suit : « Il est par contre de plus en plus question des découvertes de puits de pétrole et même d’une réserve proche de celle du Koweït. La Côte d’Ivoire serait en passe de devenir le deuxième producteur africain de pétrole, après le Nigéria.
Par ailleurs, une nouvelle réserve de gaz devrait permettre une exploitation pendant un siècle au moins (...) La guerre en Côte d’Ivoire est-elle liée à ces nouvelles découvertes ? La déstabilisation de ce pays est-elle orchestrée et destinée à favoriser l’exploitation sans contrôle des produits existants ? Et si oui, par qui ? La question reste posée ! Comment ne pas faire le rapprochement entre cette déstabilisation qui semble savamment entretenue et la découverte, en 2002, de ces énormes réserves de pétrole dans le sous-sol ivoirien ? Les dictatures sont plus aisées à contrôler que les démocraties… »


Extrait du Quotidien L’INTER
No 2433 du Mardi 20 Juin 2006

24.03.2008

AVEZ-VOUS LU CE TEMOIGNAGE ?

Jeudi 07 Février 2008


UN TEMOIGNAGE PATHETIQUE A LIRE. SANS PASSION.

Tiré du Blog de Théophile KOUAMOUO. www.kouamouo.afrikblog.com
09 Novembre 2007

GUY-BERTRAND N'AIME PAS LA POLITIQUE

A l'occasion du troisième anniversaire de la fusillade honteuse de l'hôtel Ivoire, je vous offre, à vous mes villageois, cette nouvelle rédigée il y a presque exactement un an, alors que j'étais en voyage en Libye. C'est l'histoire d'un jeune étudiant camerounais en Côte d'Ivoire. Dépolitisé, il a une brutale prise de conscience quand un jeune patriote meurt dans ses bras, fauché par les balles meurtrières de l'armée française.

- La radio des Blancs ment !
Guy-Bertrand sursaute violemment. Son cœur fait comme un bond fou dans sa poitrine. Il se concentre pour ne pas laisser un spasme qu’il sent sourdre du fond de ses tripes prendre le contrôle de tout son corps. «Mais pourquoi je m’énerve seulement à ce moment précis alors que j’ai vu pire depuis plusieurs jours ?», se demande-t-il, irrité et perplexe face à ce qu’il considère comme une désarticulation inquiétante entre les tressautements de son âme et les froids constats de son intelligence.
Il regarde droit dans les yeux le patient auquel il s’apprête à administrer une bonne dose de Valium avant de le consulter sommairement et de le mettre à la disposition des infirmières pour les premiers gestes d’urgence. Enfin ! Un patient, voilà un bien grand mot ! C’est plutôt une plaie sanguinolente à visage humain qu’il a en face de lui. Il a reçu une balle dans la poitrine, et il saigne abondamment. Son cœur est-il atteint, perforé ? Guy-Bertrand ne le sait pas encore. Ce qui l’inquiète bien plus, c’est le sang qu’il vomit littéralement, ce sont ses dents qui claquent, son visage qui devient de plus en plus livide, sa peau qui vire au gris. Guy-Bertrand est persuadé que celui qui est là, couché sur une civière placée rapidement sur ce qui est habituellement la table d’un bureau de consultation, ne s’en sortira pas. Il doit avoir une hémorragie interne. Il a perdu bien trop de sang.
- La radio des Blancs ment, je te dis !
Son patient, de plus en plus excité, cherche l’iris de ses yeux avec une volonté assez fascinante pour quelqu’un qui se trouve dans un tel état. Comme s’il espère une parfaite communication par le regard. Comme s’il veut transmettre à Guy-Bertrand les dernières gouttes d’une vie qui s’enfuit à grands flots. Comme s’il souhaite lui souffler à l’oreille une précieuse vérité, un sésame miraculeux pour accéder à une autre dimension de la connaissance. Comme s’il veut lui faire un témoignage qui bousculerait son existence.
- Ils mentent ! Ils mentent ! Ils mentent !
- Oui. Bien sûr qu’ils mentent. Je sais qu’ils mentent.
Guy-Bertrand regarde tout autour de lui. Il a peur qu’un médecin le surprenne en train de parler politique avec un patient alors que son rôle à lui, externe, est de superviser comme il peut le travail des infirmières. Les internes ne peuvent pas le faire aujourd’hui. Il y a bien trop d’afflux aux urgences ! Tout le monde est surchargé de travail.
Aujourd’hui, c’est le 9 novembre 2004. Les carreaux blancs du hall du CHU de Cocody sont maculés de grosses flaques rouges. L’hôpital a l’air d’une cour des miracles. Les prières montant au ciel, les cris de douleur, les hurlements de révolte, les expirations des mourants, les larmes de deuil s’entremêlent pour faire un vacarme cauchemardesque. C’est la guerre ouverte entre l’armée française et les civils ivoiriens dans toutes les villes de la zone gouvernementale.
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Depuis le 6 novembre, ce jour où les soldats de l’Opération Licorne ont détruit la quasi-totalité des avions de guerre de l’armée ivoirienne, et où des dizaines de milliers de patriotes ont décidé de les affronter et de les empêcher de renverser le président Laurent Gbagbo, le sang ne cesse de couler. Dans la nuit du 6 au 7 novembre, les premières victimes de la Licorne sont arrivées à l’hôp