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jeudi, 12 juin 2014

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO!

LAURENT GBAGBO. SOURIRE.jpg

 

Depuis son élection en 2000, le président Laurent Gbagbo a été la victime d’attaques répétées - médiatiques, politiques, puis militaires -, qui ont culminé après sa réélection confirmée par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, avec son arrestation le 11 avril 2011 par les forces spéciales françaises aidées par leurs supplétifs africains.

Après 10 jours de bombardements de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, et particulièrement de la résidence présidentielle, suivis d'une répression impitoyable par les forces coalisées, provoquant des milliers de victimes parmi les partisans civils du président Gbagbo, ce dernier a été incarcéré hors de toute légalité dans le Nord du pays, dans des conditions de détention scandaleuses, ainsi que sa famille et l’ensemble de son gouvernement.

La justice des vainqueurs a ensuite organisé, en complicité avec le procureur de la Cour pénale internationale, les puissances néocoloniales et le nouveau régime qui leur est inféodé, son transfèrement à la Haye dans des conditions juridiquement plus que contestables.

Pour que la force des armes ne devienne pas un droit, nous, responsables politiques et intellectuels d’Afrique et du monde :

- Exigeons lalibération immédiate du président Laurent Gbagbo ;

- Demandons sa réhabilitation judiciaire pleine et entière.

Seules cette libération et cette réhabilitation créeront les conditions du rétablissement d'une confiance mutuelle entre les populations de Côte d'Ivoire et d'une véritable réconciliation nationale.

 

SIGNATAIRES

 

Association des Amis de Laurent GBAGBO

Albert BOURGI / Robert CHARVIN / Bernard Binlin DADIE / Amath DANSOKHO

Mireille FANON MENDES FRANCE / Patrice FINEL / Michel GALY

Joseph Kokou KOFFIGOH / Guy LABERTIT / Malick NDIAYE

Jean-François PROBST / Denis PRYEN / Paul Bert RAHASIMANANA / Aminata TRAORE

Jean ZIEGLER / Kofi YAMGNANE / Boubacar Boris DIOP

Massa KONE (militant pour la défense des droits des démunis au Mali)

Félix TANO (ancien membre du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire)

Les anciens Ministres de Côte d'Ivoire Adou ASSOA, Ahoua DON MELLO, Bertin KADET,

Lazare KOFFI KOFFI, Douayoua LIA BI, Clotilde OHOUOCHI, Hubert OULAYE /

Bernard HOUDIN / Hanny TCHELLEY / Calixthe BEYALA / Jean-Paul VANHOOVE

Alain CAPPEAU / René EMEH ELONG (U. P. C. en France – Cameroun)

Jean Paul TCHAKOTE (S. D. F. en France - Cameroun) / Djamal BENMERAD (Belgique)

Gadji CELI (Président en exil de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire, et du Bureau ivoirien du Droit d'auteur)

Didier ORSOT (Londres) / Prince SERRY dit JAH PRINCE

 

Contact Presse :

Raphaël DAGBO, président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

Tél : 06 15 52 35 06

E-Mail : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com

mardi, 10 juin 2014

LES VICTIMES DE DUEKOUE ECRIVENT AU PRESIDENT GBAGBO, PILIER INCONTOURNABLE DU PARDON ET DE LA VRAIE RECONCILIATION EN COTE D’IVOIRE

 

 

GBAGBO, OUATTARA ET BEDIE.jpg

Bien cher Président,

Ce sont déjà trois longues années qui sont passées depuis ce triste et honteux 11 Avril 2011, quand les forces de l’impérialisme et du mal, prises dans un flagrant délit de crimes de masses au sein et tout autour de votre résidence, ont décidé, à défaut de vous assassiner, de vous embastiller, loin de votre peuple. Malheureusement pour nos bourreaux et nos tortionnaires, "l’esprit GBAGBO", a été et reste, plus que jamais omniprésent dans notre quotidien à tous, victimes et bourreaux confondus !

Dans leur méchante volonté de vous jeter dans les souterrains de l’oubli, ils ont ainsi ameuté le monde entier à s’intéresser de plus près à vous, à notre sort d’Ivoiriens pris en otage dans notre propre pays mais surtout à faire l’inventaire encore inachevé de leurs crimes en association avec les bandes de rebelles qu’ils ont formés au Burkina Faso pour attaquer la Côte d’Ivoire en Septembre 2002.

A la veille de l’audience du 13 Juin 2014 à La Haye et à l’aube de ce "jour nouveau" qui, nous le croyons, s’est déjà levé sur la Côte d’Ivoire, à vous, notre bien-aimé Président, nous, victimes des crimes les plus odieux et encore impunis car minimisés par vos geôliers de la C.P.I., nous voulons, du fond du cœur, vous dire merci. Oui, Président GBAGBO, merci ! C’est vrai, tous ceux des nôtres qui sont morts par leurs bombes ne reviendront plus à la vie. Mais que se serait-il donc passé, à ce jour, si vous en qui nous avons eu confiance et qui incarne l’espoir de notre peuple, vous aviez fui dès que votre résidence a été attaquée ? En toute sincérité, très cher Président, votre courage, votre détermination et votre foi  ont sauvé la mise à tous les patriotes restés en vie et au pays même. Et voici qu’après de longues et interminables nuits de mensonge, la vérité vient, de façon irrésistible, grâce à votre ténacité à La Haye, éclairer notre "terre d’Espérance", l’Afrique et le monde de la lumière d’un jour nouveau, (en souvenir d’une vos paroles fortes de la campagne présidentielle en 2010). Nos adversaires auront-ils l’audace ou le courage de vouloir aller avec nous, comme nous le souhaitons, jusqu‘au bout de cette affaire ?

Seulement, chose curieuse ou bizarre, Président GBAGBO, où sont-ils tous passés, tous ceux-là qui vous ont empêché, dès votre élection en 2000, de réaliser le programme pour lequel nous vous avions élu ? Où sont-ils, tous vos détracteurs tels CHIRAC, DE VILLEPIN, Michèle ALLIOT-MARIE, SARKOZY et KOUCHNER, par exemple, pour ne citer qu’eux ? Nous les savons vivants mais pourquoi se tiennent-ils en retrait, loin de La Haye, au lieu de s’y rendre pour confirmer tout simplement les charges retenues contre vous ? Pourquoi se sont-ils emmurés désormais, dans un silence des plus bruyants car trop suspect, tant ils ont vociféré ici contre un président légalement élu en Côte d’Ivoire, fait la part belle à des rebelles  qui ont éventré des femmes enceintes ou décapité des bébés ? Où sont-ils, pour enfin en finir avec  vous, l’innocente victime de leur méchanceté qui a fait assassiner sans suite aucune même certains de leurs propres compatriotes tels Philippe REMOND, LAMBELIN et autres, parce que ces derniers avaient pris fait et cause pour le peuple de Côte d’Ivoire? Quel complexe ou handicap majeur les tient aussi loin de La Haye, surtout qu’en 2004, ces dirigeants français vous ont accusé, Président GBAGBO, d’avoir fait tuer neuf de leurs soldats, quand notre armée nationale chassait les rebelles de Bouaké ? Des soldats français dont les parents n’ont pas pu voir ou fait autopsier les corps car précipitamment enterrés aux Invalides à Paris.             

Président GBAGBO, ils ont longtemps menti au monde pour nous assujettir. Ils ont rugi contre vous et ils ont fini par rougir devant votre refus de vous soumettre à leurs ordres iniques. Ils ont donc tremblé de tout leur corps et tel Lucius –le diablotin-, ils ont porté le fer et le feu contre vous et votre peuple. En vous emprisonnant après avoir massacré votre peuple dont le seul crime est sa dignité non négociable, ils avaient cru leur tour bien joué. Malheureusement pour nos bourreaux, depuis le 11 Avril 2011, le devoir d’humanité, de par le monde entier, par souci de vérité et de justice, a pris son envol, s’est amplifié chaque jour, contrairement au temps qui semblait s’être arrêté ce jour-là. Qui, bien sensé, peut aujourd’hui nier la victoire du sens de devoir d’humanité conduit par des millions de démocrates aux quatre coins du monde, sur la perfidie rétrograde d’impérialistes et leurs obligés aux abois ?

Président GBAGBO, en raison des quelques propos qui précèdent mais aussi de nombreux autres faits à notre avantage à tous, nous,  victimes de Duékoué, nous vous disons tout simplement merci !!! Merci de n’avoir pas enjambé le mur de la clôture de votre résidence pour abandonner votre peuple aux mains de génocidaires désormais pris au piège du flagrant délit, de la confusion et d’une grande amertume. Merci pour ce courage, pour cette détermination, cette foi  et cette sérénité qui nous ont donné des raisons sérieuses d’espérer quand, en réfugiés sur nos propres terres,  nous vivions entassés tels des  objets, à la Mission Catholique de Duékoué, ce jour noir du 11 Avril 2011 !

Dans quelques jours, Président GBAGBO, nous serons le 13 Juin 2014. Pour nous, victimes de Duékoué, ce jour est déjà passé ! Une façon pour nous de dire que la Cour Pénale Internationale sait très bien depuis toujours que vous avez tort, vous et tous nos compatriotes dans les prisons françaises en Côte d’Ivoire, vous avez tort simplement parce que vous avez toujours eu raison depuis le début de cette scabreuse affaire montée par la France du gain cupide et assassin. Grand bien lui fasse, à cette France, de comprendre que seule votre libération libèrera le chemin obstrué de sa tranquillité, tellement cette France s’est fourvoyée  en bombardant lâchement notre peuple, après des siècles de pillage de nos ressources. Or, ce n’est point parce que la C.P.I. se refuse d’analyser ou d’enquêter sur une gratitude aussi basse de la part de la France que nous, victimes de tous ces dérapages néocolonialistes, nous allons abandonner notre Président, le Timonier de la renaissance africaine aux mains de geôliers aux ordres des forces impérialistes.

La C.P.I. qui joue son propre destin dans ce procès contre vous, Président GBAGBO, saura trouver les mots justes pour masquer le cuisant échec et la honte de ceux qui, comme des pirates, se sont crus pendant longtemps les maîtres de nos vies. Président GBAGBO, votre peuple vous attend, sans colère et sans haine, pour aider à effacer la grande honte subie par tous ceux qui vous ont lâchement attaqué et vilipendé mais qui peinent aujourd’hui à nous réconcilier,  à votre insu. C’est dans le calme et la sérénité que nous vous attendons Président GBAGBO, votre fils BLE Goudé Charles aussi, surtout qu’il n’y a vraiment rien en face, du Quai D’Orsay à La Haye via l’Elysée, si ce n’est du maïs !

Notre honneur et notre dignité n’étant pas négociables, nous vous disons : "à bientôt Président !!!" et paix sur nos - plus que trois mille - morts.

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel Caleb, le 6 Juin 2014.

TENTATIVE DE BÂILLONNEMENT DE LA PRESSE PANAFRICAINE, RSF INTERPELLE AFFOUSSY BAMBA

 

 

Reporters sans frontières

 


LETTRE OUVERTE DE RSF À LA MINISTRE DE LA COMMUNICATION DE COTE D’IVOIRE


PUBLIÉ LE MARDI 3 JUIN 2014.



Madame Affoussiata Bamba Lamine, Ministre de la Communication de la République de Côte d’Ivoire, BP. V 138 ABIDJAN 01 CÔTE D’IVOIRE

Objet : Atteinte au pluralisme des médias

AFFOUSSIATA BAMBA.jpg

Madame la Ministre de la Communication,

 

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de l’information, souhaite vous faire part de son étonnement à la lecture de votre lettre adressée à votre homologue béninois en date du 14 mai 2014 dans laquelle vous lui demandez de « mettre un terme » aux émissions « Devoir de vérité » et « Devoir de vérité Actu ».

Les émissions ont par la suite été suspendues en date du 30 mai 2014 sur décision de la Haute Autorité de la communication béninoise.

Nous avons pleinement conscience du caractère partisan et de la présentation partiale des faits par ces deux émissions, néanmoins cela ne nous semble pas justifier une telle ingérence dans l’audiovisuel privé d’un pays voisin.

Le 12 mai 2014, lors de notre rencontre à Abidjan, le président Alassane Ouattara avait certes estimé que le climat politique n’était pas encore « propice » à la libéralisation des médias audiovisuels, mais s’était néanmoins déclaré en faveur de l’esprit d’une telle évolution. Comment justifier alors cette plainte qui va clairement à l’encontre du pluralisme et de l’ouverture voulus par le président ?

Quand l’audiovisuel ivoirien sera libéralisé, après les élections de 2015, engagement du président Ouattara, le gouvernement ivoirien aura sûrement à faire face à des opinions très critiques. La solution du ministère de la Communication sera-t-elle alors de faire taire ces voix dissidentes, hors de tout recours légal ?

Nous vous demandons de réaffirmer au plus vite votre attachement au pluralisme des médias audiovisuels et de mettre un terme à ces mesures interventionnistes.

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous porterez à notre demande et vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Christophe Deloire
Secrétaire général de Reporters sans frontières

 

CC/
Monsieur Komi Koutché, Ministre de la Communication de la République du Bénin

Monsieur Amadou Coulibaly, Conseiller en communication pour l’audiovisuel et les TIC, Présidence de la République de Côte d’Ivoire

Monsieur Charles Providence Gomis, Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en France

Monsieur Théophile Nata, Président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication de la République du Bénin

vendredi, 30 mai 2014

LE REGIME IVOIRIEN MENACE LA CHAINE INTERNATIONALE DE TELEVISION BASEE AU BENIN

 

LOGO CANAL3 MONDE 2.jpg

Alassane Dramane Ouattara a peur de la vérité sur la Côte d’Ivoire

 

Emission "Devoir de Vérité" sur Canal3 Monde: Le régime ivoirien menace la chaine Internationale de Télévision basée au Bénin.

 

Le régime d’Alassane Ouattara est décidément allergique à la diversité d’opinion. Après avoir échoué à corrompre la chaîne satellitaire camerounaise, Afrique média, c’est désormais la chaîne béninoise Canal 3 monde qui est dans son viseur. En cause, la diffusion sur cette chaîne de deux programmes dénommés : «Devoir de vérité et Devoir de Vérité Actu » depuis le 23 février dernier. Des émissions qui visent à restituer la vérité sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire durant la gouvernance du président Laurent Gbagbo y compris pendant la crise post-électorale. et le gouvernement ivoirien n’y va pas de main morte pour obtenir gain de cause.

Pressions politiques, diplomatiques, menaces de procès etc. tout y passe. Selon des informations de sources crédibles, le régime Ouattara a envoyé dans ce mois de mai, deux missions en vue d’obtenir la suppression desdites émissions. La première, du 12 au 14 mai, conduite par un membre du ministère de la communication a tenté en vain d’obtenir du gouvernement béninois, la suppression de ces programmes au motif qu’il s’agit d’une « manœuvre de déstabilisation du régime Ouattara ». Les autorités béninoises qui l’ont reçu lui ont plutôt indiqué la voie du droit de réponse. En réalité, les autorités béninoises ne voient pas vraiment en quoi, une émission qui privilégie les faits, rien que les faits, pourrait déstabiliser un Etat. En plus, l’envoyé du régime Ouattara n’a apporté aucun argument solide au soutien de sa demande. Une autre mission a suivi. Elle était conduite par un conseiller technique au ministère ivoirien de la communication. D’origine béninoise, il paraissait plus apte à réussir. même démarche, même réponse: niet. Alors, l’envoyé du régime ivoirien a cherché à savoir qui est derrière cette production. Comme si la signature du la chaîne Canal 3 monde ne suffisait pas.Mais le régime ouattara ne veut pas rester sur ces échecs. il veut obtenir gain de cause, coûte que coûte.

Le dernier émissaire a pris contact avec un avocat béninois en vue d’intenter un procès diffamation contre la chaîne Canal 3 monde. Mais en attendant, c’est maintenant le ministre des Affaires Etrangères de la Côte d’ivoire qui se rend au bénin avec pour motif officiel la signature d’accords de coopération avec le Bénin.

Mais les observateurs voient derrière ce déplacement une astuce pour mettre davantage de pression sur les autorités béninoises afin qu’elles ordonnent l’arrêt de la diffusion des programmes visés. Parallèlement, le gouvernement ivoirien invite le patron de la chaîne en Côte d’ivoire. Alors qu’il y a peu, un haut responsable ivoirien du monde des médias avait refusé de recevoir cet homme qui voulait lui présenter les ambitions de sa chaîne. Est-il subitement devenu fréquentable ? Apparemment les émissions «Devoir de Vérité et Devoir de Vérité Actu» ont opéré un grand miracle. il n’est cependant pas certain que les responsables de la chaîne Canal 3 monde cèdent au chant de sirènes. Puisque, de bonnes sources, les programmes qui sont dans le viseur de régime ivoirien ont réussi, en quelques semaines, à augmenter de façon significative l’audience de la chaine.

 

Augustin Kuyo

In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 30 Mai 2014, page 4.

AFFAIRE MADIARA OUATTARA: SA LETTRE DE DETRESSE A JEANNE PEUHMOND

 

JEANNE PEUHMOND.jpg

 

Tout commence le 1er Juin 2011. Après la prestation de serment et l'investiture du Président de la République, la Direction des affaires administratives et financières, dirigée par Téné B. Ouattara écrit à Oxy Location, comme à d'autres fournisseurs et opérateurs économiques ayant adressé des factures à la présidence de la République. Portant en objet, une demande de confirmation de solde, le courrier indique ceci:" Dans le cadre des travaux de mise à jour de nos fichiers-fournisseurs, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir le grand livre détaillé de notre compte dans vos livres, faisant apparaître le solde à la date du 31 Mars 2011(y compris les traites non échues que nous avons acceptées). Nous vous prions de bien vouloir adresser ce grand livre aux adresses et numéros suivants. Compte tenu de nos contraintes de calendrier, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir faire diligence”. Dans le compte des opérations de la présidence tiré à la date du 7 Octobre 2010 avant même le 1er tour de la présidentielle, il ressort que sur une créance totale de 52 millions 360 mille FCFA, un montant sur lequel 26 millions 560 mille FCFA ont été payés. A la date du 1er Juin 2011, il était donc demandé à Dame Madiara de faire le point des états de ses créances pour que le paiement du solde de 25 millions 800 FCFA soit réglé. Un an et demi plus tard, ce solde n'était toujours pas réglé. C'est alors que Ouattara Madiara prend sur elle d'écrire à Mme Jeanne Peuhmond le 26 Décembre 2012. « Mme le conseiller spécial, écrit-t-elle, j'ai des impayés à la présidence de la République de Côte d'Ivoire qui se chiffrent (sic) à 25 millions de FCFA. Aussi depuis Mars 2012, j'ai perdu mon emploi, j'ai des problèmes avec les impôts. Mes activités ne marchent plus; ne pouvant plus faire face à mes charges, je me suis vue congédiée de mon domicile depuis le 15 Décembre 2012. J'ai donc passé la Noël dans la rue. Je n'ai plus aucune source de revenu, je ne suis pas mariée, je n'ai aucun soutien, je suis seule face à tous ça. Je suis au bout du rouleau. Dernièrement, ne sachant plus à quel saint me vouer, j'ai voulu mettre fin à mes jours », écrira-t-elle. Près de dix-sept (17) mois plus tard, sans avoir obtenu gain de cause, et alors que sa situation s'aggravait d’avantage ainsi que celle de sa mère, Ouattara Madiara est passée à l'acte.

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Madjara Ouattara

Elle a choisi de s'immoler, de s'offrir en sacrifice. Elle a préféré la mort à la souffrance sans fin, à l'humiliation. Croyante et musulmane, elle savait bien que se donner la mort n'est pas conseillé en Islam! Mais c'était plus fort qu'elle! Elle a même posé ce geste en invoquant encore Allah, le glorieux le Miséricordieux. Selon les premières informations sur ces obsèques, la levée de corps aura lieu demain jeudi 29 mai 2014 à 14 h à Ivosep, suivi de l’enterrement le vendredi 20 mai à Ouangolo après la prière de 13 h du vendredi. Qu'Allah ait pitié de son âme!

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Lettre de demande d'aide adressée à Mme Jeanne Peuhmond

OUATTARA MANDJARA. LETTRE DE DEMANDE DE CONFIRMATION DE SOLDE.jpg

Lettre de demande de confirmation de solde adressée à Madjara Ouattara par le Secrétariat général de la Présidence

 

Olivier Guédé

 

Source: L'INTELLIGENT D'ABIDJAN

INDIGNONS-NOUS CAR ILS SAVENT CE QU’ILS FONT!

 

HOLLANDE ET OUATTARA A L'ELYSEE.jpg

 

Les chiens de garde de la démocrature françafricaine n’ont pas fini de faire parler d’eux. Alors que les électorats français et européens n’arrêtent pas de s’enfoncer dans les dérives fascistes, que les déçus de Ouattara s’immolent par le feu et que les militants de la souveraineté africaine intensifient leurs actions notamment à travers la campagne BrinBackOurGbagbo, les préposés à la chasse françafricaine sont à l’œuvre. Après le financement par l’Union Européenne de pseudo-« forums de la gouvernance identitaire » à la solde de la réélection de OUATTARA derrière lesquels se cache le propagandiste révisionniste Benoît SCHEUER (CONTREPOIDS : Benoît Scheuer le propagandiste de Ouattara est toujours à l'oeuvre), le détachement de Patrick RAMAEL par le Ministère de la Justice française à la Présidence ivoirienne affecté à la réforme de la justice en tant que conseiller du valet local OUATTARA (GRI GRI INTERNATIONAL : Ramaël a trouvé l'assassin de Guy André Kieffer)  - vaste entreprise pour enterrer tous les dossiers Noirs de la Francivoire- nous apprenons que Jean-Pierre MIGNARD lance un « appel à une République nouvelle » via Médiapart (MEDIAPART : Jean-Pierre Mignard appelle à une république nouvelle). Rappelons que Jean-Pierre MIGNARD n’est autres que l’avocat de François HOLLANDE, de OUATTARA et même de MEDIAPART… Ceci expliquant peut-être cela et notamment qu’Edwy PLENEL, Bruno GACCIO, Pierre LARROUTUROU autoproclamés contrepouvoirs démocratiques défenseurs des libertés républicainesn’aient pas répondu à nos sollicitations militantes et ne relaient jamais nos appels à la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Leur indignation est décidément à géométrie variable.

Stéphane HESSEL a bien fait de mourir avant de voir à quelles sauces indignes ses « amis » associent aujourd’hui son nom maintenant qu’il n’est plus là pour approuver ou non leurs actions prétendues citoyennes à l’aune de son illustre et méritée réputation de « Juste ». Au « Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » très démobilisateur et qui remet le combat pour la vérité entre les mains d’une justice immanente différée et/ou incertaine, préférons un «Indignons-nous car ils savent pertinemment ce qu’ils font » plus adapté à l’idée que chacun est aussi acteur de sa vie et coauteur de son avenir.

Christine COLIN-TIBALA

 

Vous pouvez retrouvez cette contribution sur le lien suivant : CONTREPOIDS : Indignons-nous car ils savent ce qu'ils font !

 

Quelques liens pour poursuivre la réflexion sur ce thème  :

CONTREPOIDS : Charles Blé Goudé devant la CPI

BLOG DE CHRISTINE TIBALA SUR MEDIAPART : Les chiens de garde de la Francivoire

LE JOURNAL DE L'AFRIQUE AVEC INVESTIG'ACTION : Mali, Centrafrique… Comprendre les guerres de recolonisation de l’Afrique par la France de Hollande

CAFE UMOJA : Réoccupation militaire totale de l'Afrique ce samedi 31 mai 2014

BLOG DE CHRISTINE TIBALA SUR MEDIAPART : Non à ces médailles qui déshonorent la France

CONTREPOIDS : 19 septembre 2002-19 septembre 2013 : Les larmes de la Francivoire

CONTREPOIDS : Charles Blé Goudé devant la CPI

Quelques liens vers des sites/Blog qui donnent une véritable information alternative sur l’ordre inégalitaire international, plus particulièrement sur les guerres économiques déguisées en guerres humanitaires de la France ainsi que sur le combat des peuples du sud pour que l’on respecte leur droit à disposer d’eux-mêmes :

Abidjandirect

Abidjanpasnet

Afrohistorama

Cameroonvoice

Civox

Côte d'Ivoire La Vraie

Eventnewstv

Fraternafrique

Gbagbo.ci

Indignez-vous haut et fort

IREA-institut

Ivoirebusiness

Ivoire-politique

Kamayiti

La dépêche d'Abidjan

La Juda

La Voie de l'Afrique

La Voix du Peuple

La VRA (Voix de la Résistance Africaine)

L'Afrique Puissance Mondiale 2050

Le Blog de Christine TIBALA

Le Blog de Claudus

Le Blog de René Kimbassa

Le Blog de Sam La Touch

Le Blog de Shlomit Abel

Le Blog de Théophile Kouamouo

Le Blog de Fernand Dindé

Le Gri Gri International

Le Nouveau Courrier

Michel COLLON et son nouveau Journal de l'Afrique

Ligue Panafricaine UMOJA

Lynxtogo

Mondialisation

Notre Afrique

Notre Voie 

Panafricain

Soutien et Liberté

Steve Beko

Survie

Compte tenu de la marge d'avance des médiamenteurs de tous poils, j'en profite pour rappeler deux actions importantes visant à rétablir la vérité historique sur la crise ivoirienne :

  •     D'abord le LANCEMENT OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE LAURENT GBAGBO

"Paris, le 21 mai 2014

Le samedi 31 mai nous avons le plaisir de vous convier au lancement officiel de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO. Cette association a pour but de regrouper tous ceux qui veulent agir en faveur de la libération et de la réhabilitation de Laurent Gbagbo.

Date : Samedi 31 mai 2014, de 14h à 18h

Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11ème

A cette occasion, la parole sera donnée à des personnalités qui connaissent depuis longtemps Laurent Gbagbo et qui feront partager leur vision personnelle de l’homme, l’intellectuel, le dirigeant politique, le panafricaniste.

Raphaël DAGBO, Président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO
Contact : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com"

Plus d'infos sur : CONTREPOIDS : lancement public à Paris de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo ce samedi 31 mai

 

  • Ensuite la campagne #BringbackourGbagbo à laquelle s’associe pleinement l’Association des Amis de Laurent Gbagbo en ces termes :

« Chers amis,

La campagne «Bring back our Gbagbo », initiée par plusieurs cyberactivistes et responsables de mouvements animés par la volonté d'obtenir maintenant la libération de Laurent Gbagbo prend de l'ampleur, et nous en sommes heureux. Le mot d'ordre est simple et s'adresse à tous : afficher ces mêmes mots, « Bring back our Gbagbo », parfois avec quelques variantes, sur des panneaux que l'on fera circuler sur Internet ou que l'on brandira haut lors des rassemblements.

L'Association des Amis de Laurent Gbagbo se reconnaît pleinement dans cette initiative et invite ses adhérents et sympathisants à la soutenir et à s'en faire l'écho.

Bring back our Gbagbo !

Pour le Bureau de l'Association,

Raphaël Dagbo »

 

Plus d'infos sur

CONTREPOIDS : Campagne Bring back our Gbagbo

mercredi, 28 mai 2014

DU PAYS EMERGENT AU PAYS IMMOLANT - APOLLOS DAN THE

 

OUATTARA. INVESTITURE.jpg

 
 
Une citoyenne s'immole au feu au pas du bureau du chef de l'état.
Un gouvernement qui dit respecter le choix de l'immolée, c'est à dire son choix de mourir et donc qui dit ne rien avoir à dire ni aux parents ni au peuple tout entier, pourtant traumatisé par cet acte jamais vu dans ce pays. Effrayant!

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Ce communiqué est hallucinant, inqualifiable!

Un gouvernement si impopulaire qu'il n'arrive pas a faire un recensement. En lieu et place de l'orgueil gouvernemental des débuts, place maintenant à la réalité, sans la levée du mot d'ordre de l'opposition, le recensement est un échec total.
 
Un gouvernement qui fait du banditisme en lieu et place de la politique. Prendre ses opposants en otage et les marchander pour faire le passage en force de projets impopulaires, piètre stratégie digne de la mafia.

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La dernière nouvelle c'est que tous les permis de conduire seront invalidés bientôt, il va falloir en faire de nouveaux avec une société à qui le marché a été octroyé de gré à gré.
 
Voilà où nous en sommes, trois ans après l'irruption au pouvoir des usurpateurs.
 
À défaut de l'émergence promise, le pays est immolant. A chacun son bidon d'essence et sa boîte d'allumettes....

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Apollos Dan Thé

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21 mai 2014, pendant que Ouattara et son gouvernement sabrent le champagne en conseil des ministres pour célébrer l'an trois de son investiture, une jeune dame, militante zélée de son parti tente de s'immoler par le feu devant le palais présidentiel à Abidjan-Plateau. Beaucoup de contre-vérités depuis lors ont été distillés mais la vérité remonte depuis a la surface créant un grand malaise au sein des partisans du Rassemblement des républicains.

Contrairement à ce qui a été dit jusqu'à présent, Mandjara Ouattra alias Oxy Chocolat De Oxana sur les réseaux sociaux ne faisait pas de la location de voiture, mais de la sous-location. C'est à dire qu'elle louait en son nom des voitures à des sociétés avant de les remettre en location et se faire une petite marge bénéficiaire. De 2007 à 2010, pistonné par des proches de Soro Guillaume alors premier ministre suite aux accords de Ouaga, elle réussit à obtenir quelques marchés à la présidence de la République. Militante convaincue de la cause de Ouattara, elle mettra aussi des véhicules à sa disposition lors de la campagne présidentielle de 2010. Bis repetita pendant l'investiture de Ouattara à Yamoussoukro où elle est une fois de plus sollicitée aussi bien pour la mobilisation des militants que pour des véhicules. La dernière facture de ses créances à la présidence remonte à mars 2012.
 
Les spéculations sont allées bon train sur le montant exact dû à la jeune dame. Toutes nos sources sont formelles, ce n'est ni 5 milliards comme annoncé par un pseudo journaliste tribal du PDCI et encore moins 50 millions mais bel et bien la somme de 25 millions de nos francs. C'est dans ce montant qu'elle devait reverser 17 millions à ses créanciers qui menacent depuis de la poursuivre en justice pour obtenir leur argent. Acculée par ceux-ci, elle leur reverse chaque mois la totalité de son salaire de sorte à être réduite à la mendicité pour survivre. Elle est vidée de son appartement à Cocody et se retrouve chez sa tante à Yopougon.
 
QUAND LES CONSEILLERS DE OUATTARA ABUSENT DE MANDJARA
 
La jeune dame à ses entrées au sein du pouvoir, plus du côté des partisans de Soro que de Hamed Bakayoko car c'est un secret de polichinelle aujourd'hui que la guerre des clans bat son plein dans le régime d'un Ouattara très malade.
 
Elle approche Petit Amadou Coulibaly, Conseiller en communication de la présidence afin que celui-ci pèse de tout son poids pour l'aider. Ce dernier est présent sur Facebook et se cache sur le pseudonyme de Soro Jean dont le lien est le suivant: https://www.facebook.com/soro.jean?fref=ts. Ce dernier, sous prétexte d'aider la jeune dame abuse sexuellement d'elle avant de ne plus la prendre au téléphone quand il a assouvit tous ses fantasmes libidinaux. 
 
Soro Jean ne la prenant plus au téléphone Mandjara Ouattara se rabat sur Mamadou Touré, Conseiller chargé de la jeunesse de Ouattara. Ce dernier a-t-il aussi entretenu des relations sexuelles avec elle? Je ne saurai le confirmer mais toujours est-il qu'elle lui met à disposition et gracieusement plusieurs véhicules pour l'organisation des assises de la jeunesse ivoirienne qui se sont tenues du 28 au 31 Octobre 2013 au palais de la culture de Treichville. Après les assises, ce dernier lui aussi l'envoie balader.
 
ET ELLE DECIDE DE S'IMMOLER PAR LE FEU...
 
Quand le 21 mai, Mandjara Ouattara décide de s'immoler par le feu devant le palais présidentiel, elle se rend à l'intérieur ou elle dépose un courrier à l'endroit de Ouattara Dramane qui est réceptionné par Touré Masséré, nièce de ce dernier, sa conseillère en communication et accessoirement amante de Bruno Koné, porte-parole du gouvernement à qui elle vient de faire un bébé.
 
L'AFFAIRE MANDJARA DIVISE...
 
L'affaire Mandjara divise le RDR et accroit la guerre des clans qui battait déjà son plein. Les premières personnes à voler à son secours sont des proches de Soro Guillaume notamment son conseiller Touré Moussa afin de rétablir la vérité sur l'histoire de la jeune dame et la restituer dans son honorabilité. Au delà des répercussions politique cette sordide histoire vient résume la déception qui consume tous les ivoiriens qui voient chaque jour le mythe battit autour de Ouattara et sa réputation de grand économiste et gestionnaire rigoureux, capable de résoudre tous les problèmes de notre nation s'écrouler.
 
Source: Steve Beko  

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Contenu de la lettre de Mandjara
 
Selon une de nos sources, voici le courrier de Nandjara Ouattara, la femme qui a tenté de mettre fin à ses jours par immolation devant le palais présidentiel ! (Finalement décédée, le mardi 27 mai 2014, Ndlr).
 
"Mon président, après tout le combat que nous avons mené pour vous installer, vous ne nous payez que par le mépris. Comme si votre accession à ce poste n'était que le fruit d'un simple hasard.
 
Mon président, vous avez décidé de me tuer par la faim en refusant de payer ma dette. Je ne vous donnerai pas ce privilège car, au moment où vous lirez ces lignes, je ne serai plus de ce monde.
 
Je vous devance dans l'au-delà tout en espérant que ma mort vous soulagera ou peut-être vous poussera à régler le problème de nombreuses personnes qui se trouvent dans ma situation.
 
Mon président, Je vous devance en vous demandant de méditer sur ces mots du Coran na lilah Wahina ilé rajihoun".
 
Source: imatin.net

vendredi, 23 mai 2014

AFFAIRE OUATTARA MANDJARA: LE TEMOIGNAGE DE MOUSSA TOURE (CONSEILLER DE GUILLAUME SORO)

 

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J'ai entendu et lu beaucoup de mensonge et découvert avec beaucoup de dégoût une vaste entreprise de diabolisation de Ouattara Madjara alias Oxy Chocolat D'Oxana, la jeune femme qui a tenté de s'immoler devant le Palais de la Présidence, au Plateau. Mon amertume tient au fait que les injures les plus graves sont venues de son propre camp, notre propre camp.

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Je connais Madjara, une femme forte, courageuse, battante, engagée pour la cause d'Alassane Ouattara et du RDR. Elle s'est battue corps et âme pour que notre régime soit au pouvoir aujourd'hui. Je fais partie de ceux qui lui ont conseillé d'aller en exil au Burkina Faso, parce que son nom revenait dans tous les forums LMP parmi ceux des gens à abattre. Son domicile avait même été indiqué sur Facebook.

De Ouaga, elle est allé en France où elle a mené une guérilla médiatique contre le régime de Gbagbo. Les dettes que Madjara détenaient sur l'Etat de Côte d'Ivoire n'ont jamais été honorées, alors qu'elle est de notre camp, qu'elle connaît personnellement tous les actuels dirigeants, a leurs numéros de téléphone direct, fréquente leurs bureaux...

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Personne n'a levé le petit doigt pour aider cette jeune dame, une militante convaincue, jusqu'a ce qu'elle s'enfonce dans la misère, une misère noire. Vidée de son appartement de la Riviera Palmeraie, elle a erré de proche en proche, ses affaires dispersées dans tout Abidjan. Pourtant elle avait des dizaines et des dizaines de millions en créances. Elle ne mangeait pas à sa faim. Et ce qui l'a assassiné, c'est la maladie de sa mère. Victime d'un AVC, Madjara s'est rendue à son chevet à Korhogo, mais vu la gravité de son état, la pauvre dame a été évacuée sur l'Institut de Cardiologie d'Abidjan où elle a été admise aux soins intensifs.

Madjara a frappé à toutes les portes pour avoir un peu d'argent sur ses créances pour soigner sa mère. Rien. Par désespoir, elle a décidé de se suicider. Si nous ne l'avons pas aidé, respectons au moins sa douleur. Ceci n'arrive pas qu'aux autres. Personne ne sait ce que le Destin lui réserve.

 

Source: FACEBOOK

ESCROQUEE PAR LE REGIME, UNE GRANDE MILITANTE DU RDR S'IMMOLE DEVANT LA PRESIDENCE

 

OUATTARA MANDJARA. IMMOLATION.jpg

 

Selon les informations émanant de parents et de proches de Mandjara Ouattara, cette militante convaincue du RDR a tenté de s'immoler hier par le feu, car le régime Ouattara lui doit plusieurs millions de FCFA dus à la location au RDR d'une dizaine de voitures lui appartenant, en 2010 pour la campagne présidentielle du leader du RDR.

Ces véhicules de type 4x4, une quinzaine au total, étaient loués au RDR à 80.000 FCFA par jour. Des factures selon des proches de l'édile l'attestent. Promesse lui a été formellement faite qu'une fois son mentor Alassane Ouattara au pouvoir, elle serait intégralement payée. Ce qu'elle accepta en tant que militante convaincue du RDR.

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Malheureusement pour elle, au moment d'exiger ses centaines de millions de Fcfa, elle se heurte à un mûr d'ingratitude. Depuis plus de 3 ans que son mentor Alassane Ouattara est au pouvoir, elle n'est toujours pas payée. Chose qu'elle a du mal à comprendre, elle qui a tout donné à ce parti.

C'est donc une femme désespérée, qui a perdu son emploi, et qui se retrouve à la rue sans ressources, alors que le RDR est au pouvoir, qui a tenté de mettre fin à ses jours, car toutes ses tentatives pour se faire payer sont restées vaines.

La porte de Ouattara et de ses ministres lui sont à ce jour fermées, elle qui avait accès de jour comme de NUIT à eux durant la campagne, et même à l'hôtel du Golf.

Chers journaliste de ‪#‎RFI‬ et militants de ‪#‎RDR‬, monsieur Gbagbo et son gouvernement ne doivent pas un rond à cette militante du RDR.

 

Source: Facebook Gagame-game Gbohatapêh.

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Escroquée par Ouattara, une grande militante du parti de Ouattara s'immole devant la présidence #AFP @observateurs #Ci225



De mémoire d'ivoiriens, jamais l'on avait assisté à pareille horreur en Côte d'Ivoire. Certes les ivoiriens avaient vu des centaines d'ivoiriens se faire brûler par les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro, mais une femme qui s'immole par le feu, jamais en 15 années de crise militaro-politique, l'on en était arrivé à autant. Qu'est ce qui a donc bien pu pousser dame OUATTARA Mandjara à tenter de s'immoler par le feu devant la présidence ivoirienne?

Il faut dire que dame OUATTARA Mandjara est une grande militante du RDR le parti d'Alassane Dramane Ouattara. concessionnaire de véhicules d'occasion, pendant la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 elle mettra à la disposition des rebelles ivoiriens des dizaines de ses véhicules, avec la promesse qu'une fois Alassane Dramane Ouattara installé au pouvoir grâce à la France et à l'ONUCI, elle aurait été remboursée avec les intérêts.

L'on comprend donc l'enthousiasme de celle qui était connue à travers les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Oxy Chocolat D'Oxana lorsque le 11 avril 2011 Alassane Dramane Ouattara prend le pouvoir par les armes. On la voit partout sur des photos en compagnie d'Issiaka Ouattara dit Wattao l'un des responsables de la garde prétorienne d'Alassane Dramane Ouattara. C'est que OUATTARA Mandjara après la victoire militaire de son homonyme se rapproche de ceux qui hier étaient venus chercher ses véhicules, afin que ces derniers lui remettent ce qui lui est dû.

Allant de déceptions en déceptions Oxy Chocolat D'Oxana commencera à exprimer son désarroi sur son profil facebook dès août 2011. Les appels à ses ex-amis qui commencent à se faire rares et l'interdiction de s'exprimer publiquement sur cette affaire scabreuse pousseront finalement Oxy Chocolat D'Oxana au geste extrême de ce matin devant la présidence ivoirienne.

Au moment où cette fervente militante d'Alassane Dramane Ouattara lutte contre la mort, ses camarades de parti ont décidé de l'abandonner complétement en lui collant l'étiquette de pro-Gbagbo. Une leçon pour tous ceux qui n'ont pas encore compris qui est Alassane Dramane Ouattara.

ACC- Côte d'Ivoire

mardi, 13 mai 2014

SITUATION SOCIOPOLITIQUE: LA FRANCE SE PREPARE AU PIRE!

 

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Des signes existent qui ne trompent pas: l’armée française se prépare à faire face à des situations de violence en Côte d’Ivoire. En dépit des assurances publiques du ministre français de la Défense, Jean Le Drian qui a déclaré samedi à Abidjan, à l’issue d’une séance de travail avec son homologue ivoirien, que «la sécurisation du pays a été atteinte.»

Mais plutôt que d’alléger son dispositif en Côte d’Ivoire, Paris décide de renforcer les effectifs de la force Licorne qui devraient passer 450 hommes à 800. Pis, la force Licorne sera transformée en une base militaire opérationnelle avancée dès janvier 2015. «Nous avons décidé de transformer la présence à Abidjan de l’opération Licorne en une base opérationnelle avancée qui prendra effet à partir du 1er janvier prochain. (…) Nous avons décidé de réorganiser notre dispositif militaire sur l’ensemble de la région avec pour objectif principal de permettre à ce que la lutte contre le terrorisme puisse se déployer», a en effet confié Le Drian, qui sortait d’une audience avec le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

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A l’analyse, la volonté de la France maintenir en Côte d’Ivoire une base militaire contraste avec les déclarations tendant à faire croire que le pays est sortie définitivement de l’ornière, avec aux commandes un régime liberticide qui maintient toujours en prison près d’un millier de prisonniers politiques.

Et qui affiche un mépris souverain vis-à-vis de l’opposition traquée à longueur de journée, les avoirs des leaders notamment du FPI de Laurent Gbagbo gelés et les rassemblements réprimés dans le sang par les FRCI, la police, la gendarmerie ou des milices pro-Ouattara. La contradiction est encore plus flagrante quand on réalise que l’armée française, qui accompagnerait la réforme de l’armée ivoirienne, aux côtés de l’ONUCI, révise ces derniers temps ses connaissances en matière de maintien de l’ordre. Une information publiée le mercredi 7 mai dernier par afriquinfos, qui cite le ministère français de la Défense, fait état en effet de ce que la force Licorne réalise depuis quelque temps au sein de Port-Bouet, ex-43ème Bima qui l’abrite, des exercices de contrôle de foule. Ce fut le cas le 1er mai dernier où «durant toute la matinée, les 120 militaires de la compagnie du 2e régiment d’infanterie de Marine (2e Rima), appartenant à la force Licorne, se sont entraînés à mettre en oeuvre les différentes techniques de contrôle de foule, afin d’entretenir leur capacité dans ce domaine.»

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«L’exercice, réaliste par les situations et les moyens mis en oeuvre, a permis aux marsouins de s’entraîner à réagir face à une foule hostile, sous différentes configurations. Cette capacité inclut la réaction et la manoeuvre en vue de canaliser ou de disperser des individus agissant en groupe. Les militaires de la compagnie du 2e Rima avaient suivi l’instruction «capacité contrôle de foule» (CCF), dans le cadre de leur mise en condition avant projection en Côte d’Ivoire. Cette formation leur a permis d’acquérir les réflexes permettant d’évoluer à proximité d’une foule et éventuellement de s’en protéger», écrit afriquinfos.

Alors, si tant est que la paix est définitivement de retour en Côte d’Ivoire, comme le laisse croire Le Drian qui ferme manifestement les yeux sur les dérives totalitaires du régime Ouattara, pourquoi donc renforcer ainsi les effectifs et s’adonner à tels exercices ? A l’évidence, les renseignements français ont détecté des signes d’un embrasement du front social et l’impopularité du régime Ouattara. Par ailleurs, il est évident que la Côte d’Ivoire – qui aurait le même niveau de sécurité que Genève, selon le ministre Hamed Bakayoko -, s’est placée entièrement sous la tutelle de la France, y compris pour les opérations de maintien de l’ordre.

Emmanuel Akani, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".

 

Source: IVOIREBUSINESS

Dr SERAPHIN YAO PRAO: OUATTARA EST UN ECONOMISTE «CHAUVE-SOURIS»

 

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«C’est en fait la compréhension de ses propres limites qui parait être la tâche la plus difficile et la plus importante de la raison humaine». (Hayek, 1953)

 

Le Président Ouattara a vraiment eu les ivoiriens. Depuis qu’il est au pouvoir, il fait le contraire de ce qu’il a dit lors de la campagne électorale. Par exemple, il avait promis diriger le pays dans une vision libérale : libérer les énergies, approfondir l’Etat de droit, baisser les charges fiscales etc. une fois au pouvoir, le candidat devenu Président a changé de vision. En matière économique, il avait promis encourager le secteur privé afin qu’il participe activement à la création de richesses. Dans ce cadre, il promettait réduire les charges fiscales pour rendre les entreprises ivoiriennes compétitives et faciliter la création de nouvelles. En Côte d’Ivoire, aujourd’hui, les entreprises ferment et les entrepreneurs grincent les dents tant le matraquage fiscal est prégnant. Finalement, les ivoiriens constatent à leur dépens que le Président Ouattara est un économiste «chauve-souris ». Une chauve-souris est un mammifère volant doté d’ailes membraneuses et dont le corps ressemble à celui d’une souris. Une telle réflexion mérite de cerner ne serait-ce que de façon panoramique quelques éléments du libéralisme. Une fois cette étape franchie, il sera aisé pour nous de montrer en matière économique, le caractère « chauve-souris » du Président Ouattara.

1. Un bref aperçu du libéralisme

Le libéralisme est une pensée économique qui considère qu’il faut respecter l’ordre naturel de l’économie et que l’Etat ne doit pas intervenir. Selon les libéraux, les comportements individuels s’agrègent harmonieusement : chaque individu en recherchant son intérêt personnel œuvre pour l’intérêt général. Un libéral est contre l’interventionnisme et l’Etat providentiel. Hayek, pensait que l’Etat ou, plus précisément, les gouvernements ne peuvent disposer de la totalité des informations nécessaires pour gérer l’économie et atteindre de prétendus objectifs macroéconomiques : taux de croissance, taux d’inflation, niveau de chômage, niveau de revenu. Comme le marché demeure en dernier ressort le meilleur moyen pour la production et l’allocation des ressources, il convient de réduire au minimum les activités qui ont pour effet de le contrarier.

Un pouvoir libéral doit promouvoir les libertés économiques et même les libertés tout court. Une politique de liberté est une politique qui vise à réduire au minimum la coercition. Une société libre nous dit Hayek implique que l’individu dispose de quelque sphère de décision privée, de quelques éléments de son environnement sur lesquels d’autres ne sauraient jouer. Il en découle que la liberté va de pair avec la propriété privée et les droits, qui lui sont associés, d’en disposer à sa guise, par contrat, et de la transmettre par héritage.

2. Un Président qui fait le contraire de ce qu’il a promis

Dans le prince, Nicolas Machiavel nous apprenait que « celui qui trompe trouvera toujours quelqu’un qui se laissera tromper ». Le Président Ouattara a trompé tout le monde y compris ses alliés. Au lieu de réduire les charges des entreprises, le Président Ouattara les alourdit.

Dans le secteur de l’hévéa, les planteurs payaient des impôts à raison de 2,5 % prélevés sur leur revenu. Depuis l’exercice 2012, le régime Ouattara a imposé de nouvelles taxes sur la production des usiniers. 5 % sur le chiffre d’affaires du caoutchouc granulé. Cette taxe est incompréhensible vu que la loi fiscale prescrit que, lorsque 80 % de la production d’une entreprise sont exportés, alors elle est exonérée de TVA. En plus, l’Etat demande de payer la TVA avant d’être remboursé. Mais, au moment de recouvrer cette créance, l’usinier est soumis à des tracasseries qui l’amènent à tout abandonner. Ce mode de récupération de la TVA est une arnaque. Rappelons que la production est exportée à 100%. En outre, il faut souligner que les sociétés agro-industrielles payaient 25 % sur le Bénéfice industriel et comptable (BIC).

En 2013, dans le secteur de l’hévéa, le gouvernement a créé une taxe de 5% sur le chiffre d’affaires des usiniers. Cette taxe jugée d’ailleurs inacceptable par les professionnels du secteur, n’est pas de nature à aider le secteur à se développer. Elle affecte même le cours de l’hévéa au niveau des paysans. En 2013, la charge fiscale de la SAPH, sans y ajouter les autres taxes, s’établit à 67% du résultat. Du coup, la société a connu un résultat net en 2013 de 13,7 milliards de FCFA, une performance en recul de 34,9% comparé aux 21 milliards réalisés en 2012.

L’Etat a augmenté les taxes dans plusieurs domaines de l’économie. Depuis le 1er Janvier 2014, le gouvernement a augmenté le coût des prestations des services de télécommunications avec la création d’une nouvelle taxe. La loi n°2013-908 du 26 décembre 2013 portant budget de l’Etat 2014 stipule qu’une nouvelle taxe dénommée «taxe spécifique sur les communications téléphoniques et les technologies de l’information et de la communication» est instaurée. « Cette taxe, assise sur le prix hors taxes de la communication, est supportée par l’émetteur de l’appel ou le client du fournisseur d’accès Internet. La taxe est collectée par l’entreprise de téléphonie mobile ou par le fournisseur d’accès Internet». Cette nouvelle taxe a obligé les opérateurs à augmenter les tarifs. En Côte d’Ivoire, la TVA est de l’ordre de 18% là où elle est de 12% au Ghana et 5% au Nigeria. Le Président libéral ne fait rien pour rendre les produits ivoiriens compétitifs.

Un gouvernement libéral essaie de créer les conditions de la concurrence. Or l’actuel président affectionne la pratique des monopoles. Et pourtant, il sait bien que les monopoles et positions dominantes ne favorisent pas la baisse des prix. La commission de la concurrence n’existe que de nom puisqu’elle n’a pas les moyens de sa politique. Les contrats de gré à gré ont connu une hyperinflation depuis qu’il est au pouvoir. Ce qui explique en partie la cherté de la vie. Le premier ministre reconnait lui-même qu’effectivement 42% des appels d’offres en montant ont été faits de gré à gré.

Un gouvernement libéral fait la promotion de droits de propriété. Le couvert forestier ivoirien est passé de 12 millions d’hectares en 1960 à 2,802 millions d’hectares en 2007, soit une perte de plus de 75% en moins d’un demi-siècle. Et la gestion du couvert forestier restant n’est pas optimale à telle enseigne qu’on constate de façon récurrente des conflits fonciers. Le Président Ouattara avait promis la délivrance des certificats fonciers pour en finir avec les conflits fonciers dans notre pays. Depuis qu’il est au pouvoir, la terre continue de tuer nos parents sous ses yeux. Et pourtant, il sait que les conflits trouvent leur source dans le fait qu’en Côte d’Ivoire, les droits de propriété ne sont pas clairement définis. La loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine du foncier rural semblait vouloir apporter une solution ou du moins un début de solution au problème foncier en Côte d’Ivoire. Devenue caduque car inapplicable pendant 10 ans, elle é été encore reconduite par l’actuel président. Par exemple, en 2009, 98% des transactions foncières s’effectuaient dans le cadre de la coutume et constituaient pour beaucoup d’entre elles des ventes inachevées.

Finalement, en Côte d’Ivoire, la multitude des litiges fonciers dont regorgent les cours et tribunaux n’est pas seulement la conséquence de la rareté de terres mais elle est aussi souvent le fait du non-respect de la législation en vigueur dans le pays. Aujourd’hui dans notre pays, environ 90% de litiges dont regorgent les cours et les tribunaux sont d’origine foncière.

Un gouvernement libéral adopte un budget réaliste afin d’éviter les déficits qui conduisent à l’endettement. Or le Président Ouattara ne fait rien pour laisser aux futures générations un pays libre. Depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le stock de la dette s’est accru de 4000 milliards de FCFA au moins. Cette façon de dépenser sans compter n’est pas responsable.

Conclusion

Le Président Ouattara gouverne parce qu’il a le pouvoir. Mais qu’il écoute les ivoiriens « car il ne faut point faire du mal aux peuples , ou bien il les faut exterminer tout à fait, vous souvenant qu’on n’ oublie jamais les mauvais traitements que l’on aura reçus, lorsqu’ils ne sont que médiocres, mais que l’on n’en pourra jamais tirer raison, s’ils sont extrêmes. Aussi, ne faut-il jamais maltraiter personne, à moins qu’on ne lui ôte entièrement le pouvoir de se venger » dixit Machiavel.

 

PRAO Yao Séraphin, Enseignant-Chercheur et analyste politique

(Economiste, Délégué national de LIDER au Système monétaire et financier, enseignant à l’université de Bouaké)

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

mardi, 22 avril 2014

TENTATIVE DE CONFIRMATION DE CHARGES CONTRE GBAGBO: LE REGIME JETTE EN PRISON UN TEMOIN-CLE, FATOU BENSOUDA LE COUVRE

 

 

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C’est une histoire dont le récit nous est offert par les observations de Maître Emmanuel Altit, avocat principal du président Gbagbo, qui a transmis ses observations à la Cour pénale internationale (CPI) suite à la remise, par la procureure Fatou Bensouda, de son document contenant les charges (DCC) amendé, censé combler les lacunes du DCC initial, qui avait été purement et simplement rejeté par les juges pour « preuves insuffisantes ».

C’est l’histoire de « P 44″, un des témoins-clés de Fatou Bensouda, censé accréditer la thèse selon laquelle Gbagbo est coupable de graves crimes contre l’humanité. Si l’on suit la trame de son témoignage, « P 44″ doit être un ancien membre de la « galaxie patriotique » retourné pour les besoins de la cause. Seulement, voilà ! Son témoignage est « insuffisant ». Il n’accuse pas assez Gbagbo, au point que Bensouda, dans sa synthèse, lui fait dire ce qu’il n’a pas dit en espérant que les juges, débordés par des milliers de pages de textes ardus, n’y verront que du feu. Mais Emmanuel Altit, avocat principal de Gbagbo, veille. « Comme la défense le relevait lors de l’audience de confirmation des charges, plus précisément les 22, 25, 26 et 27 février 2013, le Procureur a mésinterprété nombre de déclarations de P-44. Surtout, il a trahi le sens de ce que lui disait P-44 (…) précisant que le Président Gbagbo n’était pour rien dans la crise », indique-t-il dans ses dernières observations. Les observateurs les plus attentifs se souviennent des propos paradoxaux de P-44, drôle d’accusateur, disant que « l’entourage de Gbagbo était composé de gens du Nord » (ce qui affaiblit la thèse du « plan commun » éradicateur), que Gbagbo était rassembleur, qu’il n’a procédé à aucune discrimination, ni avant ni après les élections.

Sont-ce ces propos qui ont irrité le pouvoir Ouattara ? Une chose est sûre : P-44 a été arrêté, dans l’indifférence totale du bureau du procureur auprès de la CPI. En effet, il avait commencé par tirer la sonnette d’alarme, faisant état « de menaces pesant sur lui émanant des nouvelles Autorités ivoiriennes ».

Cyniquement, l’Accusation avait répondu que ces allégations étaient « infondées » et devaient être « rejetées ». Tout en prenant bien soin de ne pas mentionner ce problème devant la Chambre, parce qu’il fragilisait son argumentaire juridique, qui reposait en grande partie sur les propos, certes librement interprétés, de P-44. « Le Procureur a laissé emprisonner son témoin sans réagir. (…) Ce faisant, le Procureur semble avoir «couvert» une opération d’intimidation et de sanction contre un témoin qui n’avait pas obéi aux ordres des nouvelles Autorités (…). Il convient que le Procureur s’explique sur cette question très importante », affirme Maître Altit. Qui s’indigne des méthodes à travers lesquelles le bureau du procureur exerce des pressions inacceptables sur les témoins.
 
« Probablement conscient de la faiblesse de sa preuve et de son incapacité à trouver de nouveaux témoins utiles, le procureur tente de faire pression sur ses témoins », indique Altit. Quand un témoin ne dit pas ce qu’il veut qu’il dise, le procureur « perd patience ». Il pose à plusieurs reprises et de diverses manières les mêmes questions, tente de « souffler » des dates auxquelles certains événements sont censés s’être noués.
 
 
Philippe Brou
 

jeudi, 17 avril 2014

RATTRAPE PAR SES MENSONGES, LE GOUVERNEMENT CONTRAINT DE FERMER LES URGENCES DU CHU DE COCODY

 

CHU DE COCODY.jpg

 

Alors que le chef de l’Etat quitte à nouveau Abidjan pour aller poursuivre sa convalescence en France dans le cadre d’un séjour pudiquement qualifié de privé, le conseil des ministres tenu mercredi 16 avril 2014 annonce la fermeture des urgences du Chu de Cocody pour 3 mois, à partir du 1er mai, pour la réhabilitation des locaux. Cette décision salutaire mais trop tardive ne saurait faire oublier les interrogations de LIDER, auxquelles le gouvernement a jusqu’ici soigneusement évité de répondre, et ne manque pas d’en susciter de nouvelles.

1)    Visiblement, la réhabilitation des structures sanitaires n’a pas été réalisée en 2013, comme cela est pourtant mentionné dans le communiqué final du séminaire du gouvernement présidé par M. Ouattara le 31 mars 2014.  Où est donc passé l’argent débloqué en 2013 au titre de la réalisation desdits travaux de réhabilitation ? Une enquête a-t-elle été diligentée à cet effet ? Il s’agit de l’argent du contribuable ivoirien et le gouvernement, ainsi que le président de la République, qui a affirmé que «même les aveugles voient le travail effectué» doivent rendre compte aux populations de l’usage ou du détournement qui a été fait de ces sommes.

2)    Concernant maintenant le chantier de réhabilitation annoncé à partir du mois de mai 2014, pour 3 mois, au Chu de Cocody, qui réalisera les travaux ? Dans quelles conditions seront attribués les marchés relatifs à cette rénovation : le gouvernement respectera-t-il enfin les procédures de transparence requises dans le cadre d’une bonne gouvernance ou aura-t-il, comme il en a pris l’habitude, une nouvelle fois recours au gré à gré pour octroyer ces marchés à ses amis ?

3)    Après le tollé suscité par le décès d’Awa Fadiga dans l’opinion, dont LIDER s’est fait le porte-voix, la ministre de la Santé a, dans une communication officielle, exonéré les personnels du Chu de toute responsabilité dans ce drame, affirmant que des premiers soins en bonne et due forme avaient été administrés à la patiente. Or, nous constatons que le gouvernement a depuis lors suspendu de leurs fonctions des personnels du Chu de Cocody, ainsi que décidé hier de la fermeture prochaine du service des urgences du même établissement. Pourquoi des gens qui ont, d’après la ministre, fait correctement leur travail, sont-ils sanctionnés ? Et si l’on procède à la sanction des personnels dirigeants du Chu et à la fermeture des infrastructures concernées, signe que les graves défaillances notoirement connues de tous ont enfin été reconnues par le gouvernement, pourquoi la ministre de tutelle n’a-t-elle pas été limogée?

4)    Enfin, le procureur de la République avait annoncé une enquête de 72 heures le 27 mars 2014. Aujourd’hui, 3 semaines après l’échéance prévue, quels sont les résultats de cette investigation ? Iront-ils rejoindre les résultats des enquêtes du drame du Plateau, des tueries de Nahibly, des marchés surfacturés de la réhabilitation des universités au fond des tiroirs du président de la République, ou alors seront-ils communiqués à l’opinion publique et suivis d’effet, comme cela n’a jamais été le cas avec les innombrables scandales qui émaillent la gouvernance Ouattara depuis son accession à la magistrature suprême il y a 3 ans ?

Ce n’est pas parce que l’Assemblée nationale, dont le rôle normal serait de contrôler l’Exécutif, s’est elle–même dépouillée de ses prérogatives pour laisser M. Ouattara gérer le pays dans l’arbitraire et l’opacité que les populations doivent abandonner l’espoir de voir clair dans ce qui s’apparente de plus en plus comme le scandale de trop.

LIDER et l’opinion publique apprécieraient des réponses rapides et précises du gouvernement à toutes ces interrogations et ne se satisferont ni d’opérations de communication ni d’échappatoires mensongères.

A cet effet, LIDER annonce d’ores et déjà avoir adressé ce jour un courrier à l’attention du gouvernement pour lui signifier son souhait de voir ces questions inscrites à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Cadre permanent de dialogue (Cpd), qui devrait être convoquée rapidement vu l’importance des dossiers à discuter.

 

Nathalie Yamb
Conseillère exécutive du Président de LIDER

 

Source: LIDER-CI.ORG

mercredi, 16 avril 2014

THEOPHILE KOUAMOUO: «JACQUES CHIRAC A TUE LES 9 SOLDATS FRANÇAIS»

 

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Dans leurs discours très émouvants de commémoration du 11 avril 2011, Théophile Kouamouo fondateur du journal "Le Nouveau Courrier" et Grégory Protche du « Gri-Gri International » évoquent non seulement la responsabilité de Jacques CHIRAC dans l'assassinat des 9 soldats français en novembre 2004, mais rappellent que des actes génocidaires ont été commis en CÔTE D'IVOIRE dans l'indifférence totale des "bienpensants" occidentaux, les mêmes qui dénoncent aujourd'hui la complicité voire plus de la FRANCE dans le génocide rwandais (alors qu'aucun responsable civil ou militaire français n'a pour l'instant été condamné dans ce génocide dont nous venons de commémorer le vingtième anniversaire).

Théophile et Grégory évoquent encore le tragique assassinat du Ministre Désiré TAGRO que les médias ont tenté dans un premier temps de déguiser en suicide. Ils poursuivent avec leur vécu personnel du 11 avril 2011 en le reliant à ce que le peuple ivoirien et ses plus hautes institutions ont subi, quand la FRANCE a porté un coup d'arrêt à l'Etat de droit ivoirien.

Ils passent en revue les principaux massacres et martyrs de la lutte pour la dignité et la souveraineté du peuple ivoirien (DUEKOUE, Hôtel Ivoire, Désiré TAGRO, Mahan GAHE, Laurent et Simone GBAGBO, Blé GOUDE,…) en n’oubliant pas de rappeler toutes les affaires que l’ont cherche à étouffer : Guy André KIEFFER, Philippe REMOND, Stéphane DI RIPPEL, Yves LAMBLIN,…) pour couvrir les mensonges de l’Etat français et de ses zélés serviteurs (CHIRAC, SARKOZY, Michèle ALLIOT MARIE, Jean-Marc SIMON…) que l’on entrevoit clairement derrières les vassaux locaux que l’on impose à l’Afrique (OUATTARA, COMPAORE, …).

Merci à Théophile KOUAMOUO et Grégory PROTCHE qui ont mis et continuent de mettre leur plume au service du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et qui paient d’ailleurs un lourd tribut pour leur refus de se soumettre à l'ordre néocolonial en place, y compris et surtout au sein des médias dont ils sont parmi les rares à sauver l’honneur. La vérité historique comme celle des médias ne saurait être durablement contrefaite. « Quand ça va pourrir, ça va sentir !» 

Merci également aux organisateurs de cette commémoration du 11 avril 2011 place de la Bastille ainsi qu'à Kamayiti Kamafrique de couvrir inlassablement nos marches et manifestations.

 

Christine TIBALA

mardi, 15 avril 2014

PRORUSSIA.TV: QUE FAIT LAURENT GBAGBO A LA CPI? RENDEZ SON PRESIDENT A LA COTE D'IVOIRE

 

OBAMA ET SARKOZY.jpg

 

Prorussia.TV assomme Ouattara, ses rebelles, la France de Chirac à Sarkozy puis dresse le bilan des 3 ans de Ouattara après le coup d’État International contre Laurent Gbagbo.

 

 
 
Côte d'Ivoire : Après trois ans d'usurpation du pouvoir, le pays attend le retour de son président légitime et enverrait bien Ouattara devant le TPI…

Cette semaine, la communauté ivoirienne commémore à son tour, un tragique anniversaire. Celui du 11 avril 2011, qui vit la violation de sa souveraineté par la France, l’achèvement d’un long processus de coup d’Etat international, l’arrestation et la déportation du Président Laurent Gbagbo. Cela va donc faire trois ans qu'à l’issue d'un coup de force, organisé et encadré par la France de Nicolas Sarkozy, le Président Laurent Gbagbo aura été arrêté, puis détenu dans des conditions d’humiliation et de mauvais traitements pendant plusieurs mois, avant d’être déporté à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Petit rappel historique : élu au premier tour des élections présidentielles en 2000, le Président Laurent Gbagbo a dû faire face, deux ans à peine, après sa prise de fonction, à une tentative de coup d’Etat qui s’est muée en une rébellion armée, coupant le pays en deux parties.
 
Sur le point d'être défaits, ces rebelles vont être alors protégés par Paris qui organisera leur montée en puissance, en les équipant et en ayant recours à des mercenaires africains et européens, comme le révèle un document wikileaks, disponible sur le net.
 
Il est vrai que le gouvernement de Laurent Gbagbo souhaitait libérer l’économie ivoirienne de la domination française et ouvrir certains marchés à d'autres partenaires, notamment celui du cacao qui demeure la principale culture d’exportation du pays. La France de Jacques Chirac a perçu ce signal d’ouverture comme une menace pour ses intérêts. La même méthode, pour les mêmes raisons, s'appliquera d'ailleurs, avec le même succès, en République Centre Africaine.

Afin d’éviter la scission du pays, le président Gbagbo accepte de former en 2003, un gouvernement de réconciliation nationale, avec les forces rebelles et les partis politiques qui les soutiennent. Il négocie et obtient en juillet 2007, un accord politique avec la rébellion qu’il associe pleinement à la gestion du pouvoir d’Etat en nommant son chef, Guillaume Soro, Premier Ministre. Cela, dans l’optique d’aboutir à des élections transparentes, gage d’une sortie démocratique de la crise. Mais le candidat Laurent Gbagbo, est de nouveau élu Président de la République, avec 51,45% des voix.
 
Alors, contre toute attente, Nicolas Sarkozy, Président de la République française, et accessoirement ami intime d’Alassane Dramane Ouattara, conteste la décision du Conseil constitutionnel.
 
En violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et après avoir arraché un mandat de l'ONU, comme en Libye, il soutient le coup d’Etat sanglant contre le pouvoir légal et légitime du Président Laurent Gbagbo, en imposant son ami Alassane Ouattara.
 
Trois ans après, le régime de Ouattara affiche son incapacité à réconcilier les Ivoiriens. Au contraire, depuis ce 11 avril 2011 et jusqu’à ce jour, des proches, des sympathisants du Président Laurent GBAGBO, des militants du Front Populaire Ivoirien en particulier et des Ivoiriens en général, sont dépossédés de leurs biens, pourchassés, pillés, persécutés, arrêtés, détenus sans jugement, torturés, violés, tués ou contraints à l’exil. Voici trois ans que des milliers d’ivoiriens ont perdu arbitrairement leur emploi, par la mise en œuvre de la politique dite de « rattrapage ethnique ». Trois ans que des maisons et des sites privés sont occupés illégalement, par des rebelles. Trois ans que l'économie ivoirienne ne subsiste que grâce aux fonds du FMI.
 
Voici trois ans que le Président Laurent Gbagbo, auteur du célèbre slogan « Asseyons nous et Discutons » et qui est à l'origine du multipartisme en Côte d’Ivoire, a été renversé et déporté le 29 novembre 2011 à la CPI, où il est arbitrairement détenu et où vient de le rejoindre Charles Blé Goudé, accusé tout comme lui, des mêmes crimes contre l'humanité, viols, persécutions et autres actes inhumains.
 
Tribun hors pair, Blé Goudé, n'a jamais tenu une arme, mais il a toujours su mobiliser et galvaniser la résistance face aux attaques des rebelles nordistes et à l'intervention militaire française. Il a été également un acteur central du processus de paix, initié par le président Gbagbo, en direction des forces rebelles, malgré leurs crimes, en prônant la réconciliation nationale dans l’ensemble de la Côte d’Ivoire. Jusqu'à présent, ni les juges ivoiriens, ni les juges du TPI, ne parviennent visiblement à confirmer les charges. A tel point, que le président Gbagbo pourrait très prochainement profiter d'une liberté conditionnelle et résider en Belgique, le temps de son procès.

Pendant cette période de troubles postélectorale, des pro-Ouattara se sont également rendus coupables d'exactions. Et là, les témoignages, les preuves et les cadavres ne manquent pas. Formant un véritable pouvoir politico-mafieux, des chefs de guerre, aujourd'hui aux plus hauts postes des forces de sécurité, ou ayant pris le pouvoir des principaux secteurs économiques et politiques, seraient visés par la CPI. Etrangement, aucune enquête n'a encore été diligentée contre ceux qui continuent leur entreprise de pillage systématique de la Côte d'Ivoire. Entre l’emprisonnement continuel des partisans de Laurent Gbagbo, l’insécurité permanente, le gangstérisme au sommet de l’Etat, la préférence étrangère et la paupérisation des couches sociales, Ouattara démontre bien, qu'il fait parti de cette maffia mondiale, cette même oligarchie qui entend dominer les peuples et s'accaparer les richesses.
 
Laurent Gbagbo libre, l'ancien cadre du FMI Ouattara sait d'avance que le jugement des urnes se retournera contre lui, car il n'a aucun lien fusionnel avec le peuple ivoirien. Un proverbe ivoirien dit que: « ce qui se dit sur le cadavre du lion ne peut être dit devant lui vivant ». Alassane Ouattara a cru pouvoir porter la peau du lion Gbagbo, avant de l'avoir tué. Mais c’est au peuple ivoirien de décider dorénavant de son avenir, s’il le peut encore.
 
 
Source: PRORUSSIA TV

jeudi, 10 avril 2014

POURQUOI LES PAYS AFRICAINS PAYENT UN IMPOT COLONIAL EN FRANCE MALGRE LEUR INDEPENDANCE?

 

FRANC CFA. 1000 F.jpg

 

Le saviez-vous? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !

Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA (franc des colonies françaises d’Afrique), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA (imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus:

  • Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.

  • Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta,  aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance

  • Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

 

Nombre de Coups en Afrique par pays

Ex-colonies françaises

 

Autres pays africains

 

Pays

Nombre de coup d’état

Pays

Nombre de coup d’état

Togo

1

Egypte

1

Tunisie

1

Libye

1

Côte d’Ivoire

1

Guinée Equatoriale

1

Madagascar

1

Guinée-Bissau

2

Rwanda

1

Libéria

2

Algérie

2

Nigéria

3

Congo – RDC

2

Ethiopie

3

Mali

2

Ouganda

4

Guinée Conakry

2

Soudan

5

Sous-TOTAL 1

13

   

Congo

3

   

Tchad

3

   

Burundi

4

   

Centrafrique

4

   

Niger

4

   

Mauritanie

4

   

Burkina Faso

5

   

Comores

5

   

Sous-TOTAL 2

32

   

TOTAL (1 + 2)

45

TOTAL

22

 

Comme ces chiffres le démontrent, la France est tout à fait désespérée, mais active à conserver une forte emprise sur ses colonies peu importe comment, peu importe le prix.

En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré:

"Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de troisième puissance [ du monde ]"

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand déjà prophétisé en 1957 que: "Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle".

En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale en France . Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état. Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’état. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’Ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré: « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “

Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

1 . La dette coloniale pour les avantages de la France colonisation

Les pays nouvellement «indépendants» doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

2 . Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961: Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est, géré par le Trésor français , sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou de la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français . Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politiques monétaires propres. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenues par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajouté à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements ; ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch

Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français. Voici une courte transcription de l’extrait : “Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain”.

3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturel découvert dans le pays

La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement un refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques

Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marché étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offres financière ailleurs n’est pas prit en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourris des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

Les bases militaires françaises en Afrique

BASES MILITAIRES FRANçAISES EN AFRIQUE.png

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfère de pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation

Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créé. Appelé «Francophonie» qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

8 . Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA

C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

9 . Obligation d’envoyer le rapport annuel France du solde et de réserve

Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétaire des banques centrales des ex- colonies, et le secrétaire de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies est effectué par la France banque centrale / du Trésor.

10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France

Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliance militaires inter-etat. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux! ).

Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les gardent bien de le faire.

11 . Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.

Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelés dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre de la Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

C’est à nous que revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes?

La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question: « Jusqu’à quand “

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d’un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’ abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années, donc je pense un siècle de paiement pourrait être de trop.

“Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”. SEKOU TOURE

 

Mawuna  Remarque Koutonin

 

Article original : 

http://www.siliconafrica.com/france-colonial-tax/

Traduit par l’équipe communication du Collectif Map

 https://www.facebook.com/dossou.gaglozoun

vendredi, 04 avril 2014

«N’EN FAITES PAS UNE AFFAIRE POLITIQUE»: DE L’INDIGNATION SELECTIVE A LA TRISTE «DIOULATISATION» DE L’AFFAIRE AWA FADIGA

 

AFFAIRE AWA FADIGA.jpg



Le 25 mai 2010 je publiais sur mon Blog le billet intitulé 'Mon Hôpital Public se meurt. Que faut-il faire ? [ http://bit.ly/OfEdCn ].

Cet article m'a été inspiré par une scène insoutenable à laquelle je venais d’assister impuissant à l’hôpital de la ville de Grand Bassam ; une femme enceinte malade et en cours de traitement obligée de retirer elle-même sa perfusion et fuir l’hôpital parce ce qu’elle n’avait plus de quoi payer les médicaments et autres analyses. C’était juste un être humain, une femme. Rien de plus pour moi qui a aucun moment n’ai cherché à savoir s’il elle était ivoirienne, de quelle ethnie ou partie politique. Pour moi c’était juste révoltant, inacceptable. J’ai fini cet article par cette question qui était de savoir ce 'que fait le ministère de la santé pour rappeler au corps médical son rôle premier ? Qu’est ce qui ne va pas au cœur du système médical ivoirien ? '. Les responsables du 'pouvoir de Laurent Gbagbo' avec qui j’ai évoqué ce sujet jetaient la pierre à Allah Kouadio Remi et au PDCI-RDA qui depuis la signature des accords de paix de Linas Marcoussis en 2003 dirigeaient ce ministère qui leur servait plutôt de caisse noir sans vraiment aider à mettre en œuvre les reformes proposées par le Président Gbagbo concernant par exemple l’AMU (Assurance Maladie Universelle). L’opposition ne s’indignait jamais de l’état et du fonctionnement de nos hôpitaux publics. Pourquoi ? Ne me posez pas la question. « Ils n'allaient pas retourner leur propre couteau contre eux-mêmes » pour paraphraser le Féfal.

Avec l’avènement de Alassane Dramane Ouattara à la tête de notre pays, son allié du PDCI se voit déposséder la conduite de ce ministère. Depuis juin 2011, de Thérèse Aya N'Dri-Yoman au début jusqu'à Raymonde Goudou Coffie aujourd’hui, le pouvoir en place « chante » la gratuité des soins. Mais la réalité est tout autre et les hôpitaux publics ne disposent pas du minimum qui pourrait permettre des soins de premières nécessités vu le manque de médicament dû généralement aux factures impayés du ministère dans les comptes de la pharmacie de santé publique. Ce fait n’est qu’un infime morceau de la partie émergente de cet iceberg de désolation.

L’AFFAIRE AWA FADIGA

Cette affaire qui a fait le tour des médias mondiaux en partant des réseaux sociaux ivoiriens est symptomatique de la triste réalité quotidienne dans notre pays depuis la prise de pouvoir par le « clan » Ouattara : une défaillance tous azimuts et des crimes à la pelle qui malheureusement étaient relégués dans la banalité des colonnes « faits divers » ou « nécrologie » lorsqu’on daignait en parler. Une insécurité quasi-totale dans un pays où l’on trouve plus facilement une Kalachnikov qu’un morceau de pain rassis.

L’infortunée Awa Fadiga emprunte un taxi dans la nuit du 23 au 24 mars 2014. Elle se fait agresser dans des conditions encore troubles avant de se retrouver projetée sur la voie publique alors que le véhicule roule à tombeau ouvert. Un bon samaritain qui assiste à la scène arrive à trouver de l’aide pour que Awa soit transportée dans un hôpital. Inconsciente, elle se retrouve dans un piteux état au CHU (Centre Hospitalier Urbain) de la commune de Cocody à Abidjan. Là, il va se jouer cette « scène de mort » qui donne froid dans le dos rien qu’a y penser. Alors que son état exige une admission aux urgences et des soins dans l’immédiat, la jeune fille est déposée dans une sorte de « couloir de la mort » en attendant que soit payée sa première facture qui s’élève à 12.000 F CFA (Un peu moins de 20 Euros). Sans quoi, Awa Fadiga n’aura pas droit aux élémentaires soins de premières nécessités. Sons agonie va durer plus de 15 heures de temps avant que sa famille ne retrouve sa trace le lendemain. Une fois l’argent disponible, la prise en charge commence. Vu son état en ce moment-là comateux, le corps médical propose un scanner pour mieux être situé vu qu’elle souffre d’un traumatisme crânien (fracture de la base du crâne). Pas de scanner disponible au CHU alors les parents doivent payer pour qu’elle soit transportée dans une ambulance du SAMU pour être soumise au scanner dans un autre centre de santé privé et bien évidemment à un coût non négligeable. En réalité il était bien trop tard car sa longue agonie avait visiblement déjà eu raison d’elle. Ce sombre tableau sera clôturé par des troubles respiratoires avant que Awa Fadiga ne rende l’âme dans la matinée de 25 Mars 2014.

LE WEB EST EN ÉMOI
 
Marietou Coulibaly une jeune Mannequin Ivoirienne (comme Awa Fadiga) relais cette affaire via facebook. Son émotion communicative entraine plus d’un à son chevet pour comprendre les circonstances de la mort de celle qui est comme sa sœur. Rapidement et à l’unisson le Web ivoirien est en émoi face à cette nième « bavure ». Ensuite vient la colère. Premier accusé car dernier en contact avec Awa encore vivante : le corps médical qui est matraqué, vilipendé et cloué au pilori. L’affaire prend une dimension internationale en l’espace de quelques heures a un point tel que pendant que la toile crie haro sur les hôpitaux publics, des médecins interviennent pour donner des explications non pas pour se disculper mais pour nous instruire sur les contours non visibles de ce drame. L’un d’eux retiendra particulièrement mon attention. Il s’agit du pseudonyme Kruz Castillo qui dira:

«Chers amis, je vais probablement m'attirer vos foudres. Mais je souhaite être clair et franc sur cette question. Il faut éviter de faire un amalgame dangereux sur l'accusation de "non assistance à personne en danger " faite au corps médical. Dans le contexte d'émergence fallacieuse, le corps médical souffre également le martyr comme tous les Ivoiriens. Et le dos des médecins est tellement large qu'ils sont la cible d'accusations non acceptables. Je ne nie pas que comme dans tous les corps de métier, il y a des brebis galeuses. Mais la vérité c'est que les médecins sont juste l'interface entre le malade et le système gouvernemental. Donc le politique peut faire ses déclarations publiques sans même disposer de matériel à l'hôpital. La réalité, c'est le citoyen lamda qui vient en consultation, qui la découvre. Mais il restera sceptique car le politique s'est montré très persuasif et rassurant dans son discours la veille sur la disponibilité dudit matériel. Quand dans un Etat on déclare péremptoirement la gratuité des soins et qu'on ne mette pas à disposition de l'hôpital les médicaments, que voulez-vous que le personnel soignant fasse?? Qu'il paye pour le malade ? SI oui, pour combien de malades paiera-t-il avec son maigre salaire ? La vérité des hôpitaux est que le corps médical souffre de la non disponibilité de matériel (parfois même le plus élémentaire). L'autre vérité dont on ne parle jamais, c'est que entre nous professionnels de la santé, on fait toujours mains et pieds soit en recueillant une petite quête, soit en fournissant un petit matériel personnel pour intervenir pour tel ou tel patient en terme de premiers soins en espérant que la famille réagisse à temps. C'est souvent dans cette attente que le drame arrive. Et ces cas sont légions malheureusement. Mais l'opinion ne rapporte jamais ces situations où les équipes médicales se saignent pour secourir X ou Y en raison de la défaillance de l’État. Chirurgien de formation et exerçant depuis plus de 10 ans, je sais que nous avons assisté et opéré par nos propres moyens des centaines de malades. Cela se fait dans tous les hôpitaux de Cote d'Ivoire. Mais on ne fait pas de déclarations là-dessus. Il y a en principe dans les hôpitaux des services sociaux pour régler les situations similaires à celles décrites ici. Mais ces services sociaux sont eux-mêmes des cas sociaux sérieux. C'est dommage. Mais on est tous emmerdé par cette émergence, disons cette « emmerdence », ennuyeuse et illusoire. Ceci dit, je ne nie pas l'existence de brebis galeuses dans notre milieu; vous ne me croirez pas si je vous dis en interne qu'elles vivent un calvaire parce que marginalisées très souvent!»

En un mot, son point de vue traduit la tendance de l’argument général du corps médical qui partage la responsabilité de ce drame avec le pouvoir lorsqu’il ne l’accuse pas directement.

L’INTERVENTION MENSONGÈRE DE MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Dans la foulée et certainement avec l’idée de calmer les esprits qui s’échauffaient, le Ministère de la santé fait publier un communiqué sur sa page Facebook avec comme intitulé : « DÉCÈS DE MLLE AWA FADIGA: VOICI LA VÉRITÉ ». Comme quoi, la famille, les amis de Awa et l’opinion générale seraient en train de mentir sur les faits et leur chronologie. Pour démentir l’accusation qui est le fait d’avoir privé Awa des soins de premières nécessités, le Ministère dit : « Elle a reçu les premiers soins médicaux que nécessitait son état, par voie veineuse, y compris un nettoyage et des soins corporels par les filles de salle, avec eau savonneuse et antiseptique. Ceci pour lui rendre sa dignité. » Les enquêtes auprès des médecins, de la fille de salle présente cette nuit et surtout le témoignage des autres parents de malade contredisent ces propos qui se révèlent être un tissu de mensonges. Pire, le Ministre Goudou organise une conférence de presse pour confirmer la « foutaise » contenue dans le communiqué. Alors reprennent de plus belle les tirs en direction du corps médical qui est de nouveau accusé de faux témoignage. Mais le corps médical semble lui aussi se désolidariser de son Ministère de tutelle. «Lorsque nous guérissons un malade, ce sont des miracles que nous faisons tous les jours», déclare le Dr Ernest Atté Boka Secrétaire Général du Syndicat national des cadres supérieurs de la santé de Côte d'Ivoire qui en a profité pour lancer un appel en direction de l'Etat qui selon lui devrait investir davantage dans la modernisation de son système de santé. Il ira même jusqu’à imputer cette faute aux «conditions de travail difficiles» et à «la vétusté du matériel» en demandant de ne pas jeter l'anathème sur les médecins Ivoiriens. Finalement celui qui a menti dans cette affaire n’est la famille de Awa Fadiga, ni le corps médical mais la ministre Raymonde Goudou Koffi. Pourquoi? Simplement pour couvrir les mensonges éhontés qu’elle transporte depuis bien longtemps dans les médias quant à la gratuité des soins dans nos hôpitaux. Dans un état normal, le moindre mal aurait été la démission de Goudou, mais c’est sans compter sur le gouvernement Ivoirien qui vient de confirmer les propos de celle-ci dans le dernier Communiqué du Conseil des ministres. Et chose extraordinaire, la « foule de crieurs » prend acte, ne dit plus rien sinon accuse tout mais jamais les personnes au plus haut niveau en charge de la sécurité et de la santé des Ivoiriens. Pourquoi ? Aussi « bête » que cela peut paraitre, l’argument est bien choisi : « N’en faites pas une affaire politique. ». On pourrait de prime abord penser à du suivisme d’hypocrite ou même à de la pure lâcheté - mais non. Cette grave affaire dont le dénouement aurait pu aboutir sur une solution modèle « Alerte AMBER » aux USA pour que plus jamais cela ne se reproduise, a été réduite à des considérations tribales. Ce fait réducteur est en train d’installer une sorte d’omerta, un silence partisan.

LA TRISTE «DIOULATISATION» DE L’AFFAIRE AWA FADIGA

Lors d’un rassemblement de la famille et des amis de Awa Fadiga dans l’enceinte du CHU de Cocody pour crier leur ras le bol, sous le double choc de la mort de sa nièce mais surtout face au communiqué mensonger du ministère de la santé, la tante de la défunte donne des explications à chaud face camera.

Entre larmes et cris, elle dit : "Le Professeur a dit qu’ils n’ont pas de premiers soins. Il l’a dit clairement. L’émergence 2020, c'est zéro ! C’est zéro ! C’est zéro ! Il n'y aura pas d’Émergence 2020", en faisant allusion à l'émergence économique et sociale que Ouattara prétend viser pour la Côte d'Ivoire à l’horizon 2020. Cette vidéo fait le tour du web encore une fois et très rapidement un grand nombre de défenseurs de la cause Awa Fadiga change son fusil d'épaule. Pour eux, elle va trop loin en égratignant ainsi Alassane Dramane Ouattara.

La réalité sociopolitique de la Côte d’Ivoire souffre d’un fort relent tribaliste. De son incursion dans la vie politique Ivoirienne jusqu’à ce jour, Alassane Dramane Ouattara n’aura eu d’autres arguments politique que la fragile fibre tribale et religieuse : les populations du Nord du pays et la religion musulmane. Il aura ainsi réussi à littéralement abrutir une grande partie des ressortissants du Nord du pays qui lui vouent un véritable culte de la personnalité. Alors, même au prix de leurs vies, certains se borneront à faire don de leurs droits élémentaires si cela peut gêner Ouattara. C’est le triste spectacle auquel nous assistons, en ce moment.

On peut accuser le chauffeur de taxi qui est l’auteur de l’agression mais il ne faut jamais mettre en cause le Ministre de la Sécurité Hamed Bakayoko – le faire, c’est faire de la politique : entendez par là, dire toute la vérité et mettre le pouvoir Ouattara face à ses responsabilités. On doit accuser les médecins mais pas Raymonde Goudou Coffie la Ministre de Ouattara qui a menti avant, pendant et après cette histoire - le faire, c’est faire de la politique : entendez par là, dire toute la vérité et dénoncer l’incompétence du pouvoir. Alors pour ce problème d’envergure nationale, une solution parcellaire est trouvée dans le cadre familiale et « coutumier » loin de toutes les juridictions et sans sanction aucune. Ce faisant, sans forcément s’en rendre compte, les Fadiga viennent d’accepter d’avoir menti devant toute la nation car acceptant de fait la version du pouvoir. Une compromission qui salit la mémoire de Awa Fadiga mais que sa famille assume, au nom de la norme du militantisme Dioula pour le RDR (Rassemblement Des Républicains) le parti politique de Ouattara. Pire, aucune solution viable ne sera proposée par le gouvernement vu que finalement selon les Fadiga, tout a été fait dans les normes.

Quel gâchis. Cela est simplement honteux !
Repose en Paix Awa Fadiga.

Claudus Kouadio II

samedi, 29 mars 2014

UN POEME POUR NOTRE REFLEXION: LA BULLE DE SAVON

 
 

BULLE DE SAVON.jpg

 
Vous savez
Une bulle de savon
C’est lisse
C’est rond
Avec sa jolie forme
De ballon.
 
Vous savez
Une bulle de savon
C’est beau
C’est coloré
Comme l’arc-en-ciel.
 
Vous savez
Une bulle de savon
C'est léger
Ça vole
Ça flotte
Et puis
On peut jouer avec
On peut l’étirer
On peut la faire avancer et reculer
On peut la faire monter et descendre
On peut la faire remonter et redescendre.
Un plaisir simple
Un plaisir facile à satisfaire.
 
Mais
Une bulle de savon
Tôt ou tantôt
Elle finit toujours par faire plouf !
Pour éclater
Pour s'écraser
En un fragment de seconde
Avec plus ou moins de bruit
Avec plus ou moins de violence
Avec plus ou moins de finesse
Avec plus ou moins de grâce
Avec plus ou moins de beauté.
 
Alors
Elle disparaît
La bulle de savon
À tout jamais
Sans rien laisser
Sinon
Une tâche grasse  
Plus ou moins petite
Sur le sol ou dans l’air.
 
Eh oui !
La nature
Elle nous offre
Tant et tant de choses
Comme les bulles de savon
Simples et formidables
Avec autant de variétés
Que de grains de sable.
 
Et
Ces choses-là
Nous en disposons
A tous instants
Selon nos grés
Selon nos appétits
Selon nos plaisirs.
 
Mais
De ces choses-là
Comme des bulles de savon
Bien souvent
Nous en oublions
Hélas !
Le revers.
 
 
Léandre Sahiri
 
Ecrivain et Docteur ès Lettres

vendredi, 28 mars 2014

INTERVENTION DE CHARLES BLE GOUDE A LA CPI: EXTRAITS

 

CHARLES BLE GOUDE 4. CPI.jpg

 
Quelques extraits du discours de Charles Blé GOUDE lors de sa première comparution devant la CPI du 27/04/2014

 
« Pour le respect que j’ai pour les victimes, toutes les victimes de la crise qui a secoué mon pays, je suis content d’être là dans l’affaire qui m’oppose au procureur pour que la vérité soit sue afin que cessent les murmures. Madame la Juge, je ne veux pas être libre de mes mouvements physiques tandis que ma conscience innocente accusée à tort d’être la base de tous les torts est au-dedans de moi. Madame la Juge, à une certaine opinion qui estime à tort ou à raison que le voyage à la CPI est un voyage de non retour, je pense qu’un citoyen qui est suspecté par la CPI peut venir ici, faire l’objet d’un procès et s’il est innocent peut repartir chez lui. Et je sais que je repartirai chez moi. »

CHARLES BLE GOUDE 5. LE COMBAT AUX MAINS NUES.jpg

"Si je suis reconnu coupable, que la loi s’applique à moi dans toute sa rigueur, mais si je suis jugé pour ce que j’ai fait et non pour ce que je suis, que je sois reconnu innocent et que je rentre chez moi; et je sais que je vais retourner chez moi. Quand dans mon pays, on me traque, on traque ma famille, on fait un chantage à ma famille biologique et politique, mon médecin est en prison, tous mes collaborateurs emprisonnés pas pour ce que j’ai fait mais pour ce que je suis. Parce que si on devait me poursuivre en Côte d’Ivoire pour ce que j’ai fait, il y a beaucoup de personnalités pro-Ouattara qui ne pourraient même pas me regarder en face."
 
« Je suis venu ici et je me considère en mission pour la manifestation de la vérité. Je suis pro-Gbagbo et je suis fier de l’être. Je l’étais hier, je le suis encore aujourd’hui. Madame, j’ai appris avec Gbagbo le dialogue, j’ai appris avec Gbagbo la réconciliation, j’ai appris avec Gbagbo qu’il faut convaincre l’adversaire et non le vaincre et pour cela, je suis pour la manifestation de la vérité. "

« Je suis venu à la Haye, c’est ici que j’ai appris qu’un individu peut avoir des droits qui lui sont reconnus et je voudrais vous remercier pour ça d’ailleurs. Je suis bien traité ici et je suis animé d’un double sentiment parce que quand on m’emmenait à La Haye ici, beaucoup ont pleuré et pourtant en Côte d’Ivoire, je vivais le calvaire. Chaque jour, je vivais dans l’angoisse, chaque minute était un combat. J’étais comme un objet dont on disposait quand on voulait et comme on voulait…J’ai été logé, je ne peux pas demander qu’on me loge dans un hôtel à quatre étoiles. Un prisonnier est un prisonnier dans tous les cas et je suis préparé à cela, je suis prêt. »


Lien vers la vidéo:

https://www.youtube.com/watch?v=DySaH0Bcuuc#t=53

 

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CHARLES BLE GOUDE DEVANT LA CPI: «J’AI APPRIS AVEC GBAGBO QU’IL FAUT CONVAINCRE UN ADVERSAIRE ET NON LE VAINCRE!»

 
 

LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE.jpg

 
A la juge Fernandez de Gurmendi qui s’étonne qu’il parle et comprenne parfaitement le français, voilà ce que Charles Blé GOUDE a répondu ce jeudi 27 mars 2014 lors de sa première comparution à LA HAYE : "je suis d’un pays qui a été colonisé par la France, donc je parle français"… Le ton est donné ! 
 
La déportation de Charles Blé GOUDE à La Haye le samedi 22 mars 2014 après celle de Laurent GBAGBO est en effet un signal  fort de perpétuation du néocolonialisme, à travers la Cour Pénale Internationale, le bras judiciaire de l’Organisation des « Nantis » Unis qui dirige le monde. Notons d’ailleurs que l’exécution du mandat de cette Cour « Politique » Internationale contre  Charles Blé GOUDE - figure emblématique de la Résistance aux mains nues- s’est déroulée dans l’irrespect total des procédures judiciaires les plus élémentaires, accompagnée de violences dignes de l’état de non droit qu’est devenue la Côte d’Ivoire sous le régime aussi illégitime que liberticide de OUATTARA installé et maintenu par Communauté internationale, France en tête[1].
 
Par leur combat, par leur courage, par leur dévouement au service de l’émancipation de leur pays et au-delà du continent, Laurent GBAGBO et Charles Blé GOUDE s’inscrivent dans la lignée des dignes fils de l’Afrique qui ont consacré leur vie à lutter contre les régimes vassaux que les dirigeants occidentaux imposent au peuples africains pour continuer de piller leurs ressources en déguisant des guerres économiques en guerres humanitaires[2].
 
Car de quoi s’agit-il en effet ? Blé GOUDE est poursuivi pour 4 chefs d’accusation concernant des crimes prétendument commis sous son autorité pendant la crise postélectorale ivoirienne, à l’instar de Laurent GBAGBO d’ailleurs. Sur quels éléments de preuve peut bien s’appuyer la CPI pour justifier une telle mesure privative de liberté alors qu’elle n’a toujours pas produit la moindre preuve pour confirmer les mêmes charges notifiées contre Laurent GBAGBO ?
 
Nous nous étonnons que la plupart des médias occidentaux relaient la nouvelle du transfèrement de Blé GOUDE avec des éléments de langage similaires à ceux qui circulaient lorsqu’il s’agissait de Laurent GBAGBO en novembre 2011 sans même prendre la peine de parler de  l’enlisement de la procédure concernant ce dernier faute de preuves[3] ou encore d’interroger les violences criminelles qui continuent d’endeuiller la Côte d’Ivoire, sans oublier les arrestations, détentions et tortures de centaines de prisonniers politiques[4].
 
A tous ceux qui continuent de croire que la Cour Pénale Internationale est l’institution au service de la lutte contre l’impunité qu’elle avait vocation à être lors de sa conception, nous avons le devoir d’apporter le démenti le plus catégorique en démontrant son inféodation aux intérêts hexagonaux, eux-mêmes tributaires de l’ordre inégalitaire mondial imposé par l’Occident. Ainsi :
 
1.   Le traité de Rome instituant la CPI supposée poursuivre et sanctionner tous les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l’humanité a certes été signé par 139 pays et 122 l’ont ratifié acceptant de ce fait de se soumettre à la compétence de la CPI[5]. Cependant la CPI  reste toujours incompétente pour poursuivre une grandes partie de ces crimes dès lors que de nombreuses grandes puissances mondiales n’ont pas adhéré et/ou ratifié le Traité de ROME, à commencer par les EU, la CHINE, la RUSSIE et l’INDE qui refusent de se soumettre à cette juridiction, tout en l’imposant aux autres, au moins en ce qui concerne les premiers autoproclamés maîtres du monde depuis la chute du mur de BERLIN et encore plus depuis le 11 septembre 2001. A noter que même ceux qui l’ont ratifié comme la FRANCE et la GRANDE-BRETAGNE pour ne parler que d’elles, font tout pour y transférer les dirigeants africains qui refusent de les servir docilement, tout en s’arrangeant pour y échapper ou y faire échapper leurs amis dictateurs[6]. L’exemplarité étant une des plus grandes vertus pédagogiques si ce n’est la plus grande, la CPI gagnerait en crédibilité, ou plutôt retrouverait un peu de crédibilité si elle commençait par juger les grandes puissances au regard de leurs responsabilités largement documentées dans les plus grands massacres de la planète, y compris ceux des dernières décennies. Comme la reconnaissance de la CPI suppose la signature du Traité de Rome et qu’elle ne saurait avoir d’effet rétroactif, les Etats membres sont assurés que les crimes commis par eux ou ceux dont ils ont été complices avant leur adhésion échappent à sa compétence. En revanche, tous les auteurs de crimes contre l’Humanité commis depuis sont susceptibles d’être traduits devant la CPI. Pour ce qui est de la France par exemple, elle a adhéré et ratifié le traité dès sa création en 2002. On s’étonne donc que la fusillade de l’Hôtel Ivoire début novembre 2004 qui a coûté la vie à près d’une centaine de Patriotes aux mains nues et fait des milliers de blessés n’ait toujours pas abouti à la moindre inculpation de responsables civiles et militaires français alors que des preuves surabondantes existent de la responsabilité totale de la force Licorne dans cette tragédie[7] et que de nombreux rapports et demandes de commissions d’enquête en témoignent[8].
 
2.   Quant aux dirigeants africains qui se retrouvent les seuls dans les faits à se voir traduits devant cette juridiction, ils ont bien cherché à s’en affranchir, menaçant de se retirer collectivement de la CPI si elle persiste à ne poursuivre que des dirigeants du Berceau de l’Humanité qui plus est en exercice[9]. Le seul résultat concret de cette offensive des chefs d’Etats africains contre la CPI qu’ils jugent à raison partiale et au service de l’Occident est de s’être garanti pour eux-mêmes une sorte d’immunité judiciaire tant qu’ils seront au pouvoir [10], renforçant ainsi l’intérêt que la plupart de ces autocrates peuvent avoir à s’y maintenir par la force ou par la fraude. Quant au devoir de justice et de vérité qui était supposé permettre à la CPI de dissuader toute commission ou récidive de crimes contre l’Humanité, il n’en a pas vraiment été question ! Le cas Kényan a beaucoup pesé sur cette fronde des Etats Africains. Nonobstant les gesticulations de l’ONU pour ne pas donner l’impression de se dédire, la procureur BENSOUDA a fini par obtenir en catimini l’ajournement d’un an des poursuites engagées contre le Président KENYATTA pour cause officielle d’ « érosion » de preuve après le retrait invoqué de deux témoins à charge[11], mais dans la réalité pour constituer une bande de sécurité pro-occidentale au sud de la zone soudano-sahélienne très poreuse, un rempart contre Al Qaida en quelque sorte.
 
3.   Comme on le voit bien dans l’exemple Kenyan, les poursuites engagées par la CPI contre certains dirigeants africains obéissent bien moins à un quelconque désir de combattre l’impunité des pires crimes contre l’Humanité qu’à punir les dirigeants africains indociles coupables de vouloir réformer les accords de coopération dans un sens plus favorable aux Etats souverains qu’ils dirigent. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, les manquements aux lois fondamentales du pays comme au Traité de Rome sont tels que l’on ne sait même plus par où commencer ! Comble du cynisme, voire même de la perversité, Laurent GBAGBO se retrouve à la CPI sur le fondement de sa propre déclaration de reconnaissance de la compétence de la CPI signée le 18 avril 2003. Cette déclaration dit que : «Conformément à l’article 12 paragraphe 3 du statut de la Cour Pénale Internationale, le Gouvernement ivoirien reconnaît la compétence la Cour aux fins d’identifier, de poursuivre, de juger les auteurs et complices des actes commis sur le territoire ivoirien depuis les évènements du 19 septembre 2002 ». Dans le souci permanent d’organiser leur impunité, les autorités ivoiriennes imposées par la force en 2011 ainsi que les institutions qui les protègent refusent toujours d’enquêter sur les crimes commis avant la crise postélectorale de 2010, nonobstant la décision de la Chambre préliminaire de faire remonter les enquêtes à 2002[12]… Bel exemple de juridiction prétendue impartiale érigée en rempart contre l’impunité des pires crimes du monde qui ne veut surtout pas enquêter sur ces derniers = ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre…
 
4.   Sur la motivation du transfert des caciques de l’ancien régime de Laurent GBAGBO, force est de constater qu’elle est pour le moins sujette à interrogation. Alors que le gouvernement ivoirien prétextait son incapacité à organiser le jugement de Laurent GBAGBO au pays pour justifier son transfert-déportation à LA HAYE, il a mis plus de 2 ans à accepter de donner suite au mandat délivré par la CPI contre Blé GOUDE et refuse toujours d’exécuter celui contre Simone GBAGBO. Sans compter que le fait de ne poursuivre que les partisans de l’ancien régime en n’inquiétant pas les auteurs de crimes contre l’humanité de l’autre camp pourtant clairement mis en cause dans des massacres à grande échelle (BOUAKE, DUEKOUE, BANGOLO, ANONKOUA-KOUTE, NAHIBLY, ABOBO,…) n’est pas sans interpeler sur la nature réelle du nouveau pouvoir installé par la Communauté internationale[13]. Cette lecture partisane et à géométrie variable de leurs engagements nationaux et internationaux est emblématique du peu de respect des nouvelles autorités ivoiriennes pour les victimes et les lois fondamentales que le pays s’est données[14].
 
5.   Pour justifier son existence et asseoir sa légitimité, la CPI s’est forgé une carapace de respectabilité et d’intégrité apparentes, en créant une instance à sa totale dévotion : la Coalition Internationale pour la CPI qui regroupe plus de 2500 ONG au plan international[15] et se décline en autant de « milices » institutionnelles au plan national, telle la « Coalition Française pour la CPI » qui fédère désormais 45 associations[16]. Est-ce pour autant qu’il faille crier au loup et invalider tout ce qui émane de ces ONG que d’aucuns considèrent encore comme réellement au service des causes qu’elles prétendent défendre ? Sans doute que non, car de nombreux bénévoles ne comptent ni leur temps, ni leurs efforts au service de ces ONG et méritent considération&respect. Mais lorsque l’on voit les partis pris, les omissions, les errements parfois de ses institutions dans lesquelles on pouvait légitimement croire comme contrepouvoirs à nos « vieilles » démocraties enclines à la toute-puissance, on est en droit de s’interroger. Nous invitons toutes les personnes qui le peuvent à mettre en exergue le parti pris de la plupart de ces grandes ONG en apparence au-dessus de tout soupçon qui font sans doute un travail remarquable au niveau de la collecte et de la gestion des tâches qui leurs sont confiées en s’appuyant sur des réseaux de militants sincères et désintéressés, mais dont les dirigeants cautionnent souvent la justice inique de la CPI.  
 
- Human Rights Watch qui selon des sources concordantes émargent aux fonds du milliardaire spéculateur Georges SOROS est un bel exemple d’ONG au service de l’ONU. Pour ce qui est de la CÔTE D’IVOIRE, on connaît sa partialité et son rôle majeur dans la diabolisation du régime légitime de Laurent GBAGBO. On lui doit notamment de nombreux rapports mensongers depuis 2000 sur les pseudo-dérives identitaires du régime. La décision de déporter Laurent GBAGBO à LA HAYE en 2011 s'appuie principalement sur son rapport de juin 2011 "Ils ont tués comme si ne rien n'était" qui travestit totalement les faits et impute la plupart des crimes et l'embrasement de la CÔTE D'IVOIRE au camp GBAGBO en épinglant à la marge le camp OUATTARA pour donner l'illusion d'une certaine "objectivité".  HRW fait ainsi partie  de la nébuleuse susmentionnées d'ONG chiennes de garde du système onusien détourné de ses nobles finalités premières ayant pour bras judiciaire la CPI si peu pénale et toujours très politique "juridiction" qui était supposée garantir les peuples contre l'impunité. La plupart des ONG présentées comme impartiales, indépendantes, au service de la vérité et des populations civiles des pays en crise, s'avèrent être majoritairement financées par des fonds publics et totalement inféodées à l'ordre inégalitaire mondial dont elles assurent la perpétuation. Bref, relayer aujourd’hui les rapports de HRW par exemple sur la SYRIE ou sur la CÔTE D’IVOIRE même lorsqu’ils vont un peu plus dans le sens de la vérité et de la dénonciation des crimes de OUATTARA (pour parler de ce que l’on connaît) revient à valider les rapports mensongers antérieurs de ces mêmes ONG, HRW en tête, surtout si l’on ne prend pas le temps de préciser les choses.
 
- Et si les rapports de ces ONG apportaient réellement la preuve des exactions prétendument commises par le camp GBAGBO, comment expliquer que les mandats de la CPI lancés contre  Laurent GBAGBO comme Blé GOUDE ne portent que sur des crimes commis pendant la période postélectorale ? Comment expliquer par exemple que les autorités françaises ne souhaitent plus savoir qui a tué les 9 soldats français le 6 novembre 2004 à BOUAKE alors que Maître BALAN l’avocat des familles de ces victimes militaires décorés à titre posthume accuse aujourd’hui le Gouvernement français de l’époque tandis que la plainte déposée contre Michèle ALLIOT MARIE pour faux témoignage a été classée sans suite début 2013[17] ?
 
- La difficulté majeure, c'est que ces ONG distillent le poison du médiamensonge pendant des années, calmement, proprement, mais savent aussi administrer des doses homéopathiques d'"antidote" aux principales victimes le moment opportun, faisant croire à ces dernières qu'elles ne sont finalement pas si partiales que cela. Pire, après des rapports mensongers et calomnieux, indignes sur le fond comme sur la forme (contextes historiques révisionnistes, méthodologies inconsistantes, inversions des victimes et des bourreaux,...), certaines de ses ONG vont jusqu'à se constituer parties civiles des victimes de tous les camps en arguant d’une neutralité et d’une objectivité qu’elles sont loin d’avoir, voire en garantissant une protection qu'elles ne sont même pas capables d'assurer, tant il est vrai que les intérêts politico-financiers qu'elles couvrent -sciemment parfois, de bonne foi peut-être dans d'autres cas- finissent par l'emporter. Nous en voulons pour preuve l’assassinat d’Alex Saint-Joël GNONSIAN dans la nuit du 30 au 31 décembre 2013, alors qu’il était l’un des principaux témoins des tueries de NAHIBLY qui ont fait plusieurs centaines de morts et de disparus depuis le 20 juillet 2012, massacres en masse qui visent à faire disparaître ou dissuader les victimes de cette tragédie de témoigner (trois autres disparitions de victimes de NAHIBLY sont également à déplorer le même jour) [18]. Alex Saint-Joël GNONSIAN était donc supposé bénéficier de la protection de l’ONUCI et du soutien de la FIDH qui s’est constituée partie civile dans ce dossier alors même que son responsable Afrique Florent GEEL continue de nier l’ampleur des massacres de DUEKOUE de 2011 tout en cautionnant activement la politique d’Alassane OUATTARA. Ce n’est pas la récente mise en scène des petits déboires à la frontière de ce Monsieur Afrique de la FIDH, ni les petits bémols mis dans le soutien de cette dernière à l’endroit d’Alassane OUATTARA qui nous empêcheront de dénoncer sa complicité passive dans les crimes subis par le  peuple ivoirien depuis 2002. Vous trouverez ci-dessous référencés quelques liens sur la légitime méfiance que nous sommes en droit d’éprouver à l’endroit de la FIDH eût égard à son parti pris surabondant pour les autorités de fait qui sévissent aujourd’hui en CÔTE D’IVOIRE[19].  Méfiance qui se mue en légitime colère devant le cynisme de la même FIDH incapable de protéger ses témoins/victimes qui se fend néanmoins d’un communiqué commun avec la LIDHO et le MIDH en date du 21 mars 2014 pour saluer la décision de transférer Blé GOUDE à la CPI y voyant là un espoir de « faire reculer l’impunité en CÔTE D’IVOIRE [20].». Les victimes de la rébellion sanguinaire qui sévi depuis 2002 apprécieront le « négationnisme » de ces ONG prétendues neutres et bienveillantes qui n’est pas sans rappeler celui qu’elles mêmes dénoncent en parlant du génocide rwandais même si heureusement le bilan en pertes humaines n’est pas encore aussi dramatique. A nier ainsi la souffrance du peuple ivoirien comme celui aujourd’hui des HUTU en RDC, elles risquent bien de décrédibiliser le combat apparemment sincère dans lequel elles sont engagées auprès d’autres victimes du même mal systémique africain : la prédation occidentale !

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