vendredi, 12 mars 2010
LES PHARMACIES PARISIENNES BIENTOT OBLIGEES DE DECROCHER LEUR ENSEIGNE EN FORME DE CROIX?

Folie pure ! C'est nouveau ! Le retour des Sarassins...! Même la forme de la croix sur les enseignes pharmaceutiques commencent à les déranger!!! Et quoi encore?
« Les pharmacies parisiennes bientôt obligées de décrocher leur enseigne en forme de croix ? ». PARIS (Source: NOVOpress).
Une association maghrébine parisienne, Paris-Beurs-Cités, a adressé il y a une dizaine de jours une lettre à la mairie de Paris afin de demander que soient « progressivement supprimées des devantures des pharmacies les enseignes en forme de croix ».
La conseillère technique du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des cultes, Ilda Vrospinos, a officiellement répondu que la demande allait être «examinée avec la plus extrême attention ». L'association, qui se présente pourtant comme « non confessionnelle » et entend « regrouper les jeunes Français issus de l'immigration maghrébine afin de les aider à trouver leur place dans une société encore largement discriminatoire » explique sa démarche par le fait que « ce symbole religieux ostentatoire, vestige d'une époque révolue où la religion catholique était omniprésente dans notre pays » est susceptible de «heurter la susceptibilité des croyants non chrétiens, mais aussi des personnes non ou antireligieuses » et « contrevient gravement au principe républicain de laïcité ». « Alors que la crise économique accroît les risques d'affrontements intercommunautaires, ces enseignes à forte connotation religieuse pourraient être ressenties par certains comme une forme de discrimination, voire comme une provocation », poursuit Paris-Beurs-Cités.
La demande pourrait bien aboutir si l'on en croit la réponse officielle de Mme Vrospinos, qui affirme dans la lettre qu'elle a adressée à l'association « comprendre pleinement [ses] préoccupations ».
la conseillère indique qu'elle va « soumettre [sa] demande à Bertrand Delanoë qui, n'en doutez pas va l'examiner avec la plus extrême attention ».
La conseillère technique précise également que le maire de Paris « qui a fait du "vivre ensemble" l'un des fondements de son engagement », « est très attentif à la bonne entente entre communautés » et qu'il est « pleinement conscient du caractère néfaste de certains anachronismes ».
Une dernière phrase lourde de menaces.
Bientôt on ne pourra plus se servir du signe " + ", il faudra peut-être employer simplement le mot "plus".
Sommes-nous devenus fous ???
Recommandation personnelle:
A diffuser largement pour faire barrage à cette nouvelle dérive antichrist!!! Fernand Dindé.
00:18 Publié dans Foi, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, paris, croix, enseignes pharmaceutiques, novopress
jeudi, 04 mars 2010
NIGER: LES GAGNANTS DU COUP D'ETAT

Par D. Anza
(LE TEMOIN du 24 au 28 février 2010)
Sarkozy prévoyait de dépêcher à Niamey soit son ministre des affaires étrangères soit celui des industries pour tirer les oreilles du Président Tandja par rapport à sa politique minière. Avec les événements du 18 février, l’Elysée a fait l’économie du kérosène…
Le putsch du 18 février dernier qui a raccourci l’espérance de vie de Tazartche à moins de 60 jours fait l’affaire de plusieurs groupes d’intérêts, les uns plusieurs fois plus importants que les autres.
Le premier intérêt gagnant est sans aucun doute la France, la patrie d’Areva. Comme tous les Nigériens le savent, le puissant groupe nucléaire français n’a jamais pardonné à l’ancien Président de la République sa politique minière courageuse. Une politique qui mettait en cause tous les accords contraires aux intérêts du Niger signés entre l’ancêtre d’Areva et les anciens régimes non nationalistes qu’avait connus notre pays. Et comme la fille aînée de l’Eglise est veinarde, chaque fois que ses intérêts sont menacés dans ses anciennes colonies, la source de cette menace se trouve, comme par hasard, éradiquée. En 1974, le Président Diori Hamani avait clairement manifesté son intention de revoir en faveur du Niger les accords miniers qui nous liaient à la France. Il voulait arracher un prix juste à la COGEMA pour faire face à la crise alimentaire et économique qui menaçait notre pays. Il refusait d’accepter que les Nigériens ne puissent pas jouir du don que le Dieu leur a fait. C’était là une offense contre la toute puissance France. La suite on l’a connaît. Trente trois ans plus tard, en 2007, le Président Tandja a fait sienne la doctrine de Diori. Le secteur minier fut diversifié au profit du Niger. Plusieurs opérateurs de divers pays obtinrent de permis de recherche de minerais et d’hydrocarbures.
Pour la première fois de son histoire, le Niger procéda à sa première vente directe de l’or jaune, après que Tandja eût courageusement imposé à Areva la révision des accords alors même que le contrat n’était pas arrivé à terme. Tous les Nigériens s’étaient sentis fiers. Mais la France était en colère ; très en colère. Tandja Mamadou, était devenu une véritable menace pour la France Et comme tout cela ne suffisait pas, et face au regain d’intérêt que suscite l’uranium, le Président Tandja tenta d’aller encore plus loin en fin 2009.
D’abord il fait savoir à Areva que les prochaines négociations prévues à Paris en 2010 doivent consacrer la hausse de la quotte part que le Niger peut vendre sur le marché international. Surtout que le premier acheteur de la vente directe par le Niger de son uranium, à savoir les Etats Unis, avaient, par leur voix la plus autorisée, celle de Barack Obama, déclaré qu’ils construiront trente quatre nouvelles centrales nucléaires. Ce qui devrait être une bonne aubaine pour le Niger, mais un manque à gagner pour Areva. Ensuite, le Président Tandja avait demandé à Areva de mettre à l’écart son projet de la mise en place de la «plateforme», une supra structure qui coifferait la SOMAIR, la COMINAK et IMOURAMEN. La « plateforme », une appellation à connotation mafieuse, vise essentiellement à remettre en cause le niveau de contrôle des cadres nigériens. Cette plateforme qui sera dirigée par des Français, centralisera à son niveau toutes les informations nécessaires à un contrôle (comptabilité, achat, exploitation, etc.). Le Niger ne verrait que du rouge. Tandja a dit non. Et ces sont ses deux décisions majeures que le Premier Gamatie devrait défendre à Paris s’il n’y avait pas eu l’intervention de l’Armée. En plus, il faut ajouter que la France n’avait pas du tout aimé la volonté de rapprochement entre le Niger et l’Iran. D’ailleurs, Sarkozy prévoyait de dépêcher, en mars prochain, soit son ministre des affaires étrangères soit celui des industries pour tirer les oreilles du Président Tandja. Avec les événements du 18 février, l’Elysée a fait l’économie du kérosène. Comme on peut le constater, à tout point de vue, Tandja Mamadou, était devenu une véritable menace pour la France dont la production énergétique dépend à plus de 70% de l’uranium nigérien.
D’ailleurs, en 2007, beaucoup d’hommes politiques nigériens avaient prédit que Tandja ne finirait pas son deuxième mandat tant qu’il continuerait sa politique à la Chavez. Ainsi, même si la France a publié un communiqué condamnant le putsch, il faut tout simplement voir en cela des larmes de crocodiles. Anne LOVERGEON a dû certainement sauté un champagne en compagnie de quelques proches de Sarkozy. L’Occident ne veut pas voir un apprenti-Chavez à la tête du futur premier producteur de l’uranium.
Après la France, la mise à l’écart de Tandja profite aux leaders des principaux partis de l’Opposition à savoir le PNDS, la CDS et le Lumana. Eux qui avaient vu leurs rêves de lui succéder se transformer en cauchemar. Leurs intérêts coïncidant avec ceux de la France, ils ont conduit celle-ci à faire pression sur la CEDEAO pour faire de Tandja un hors la loi devant la communauté internationale. Une communauté internationale composée uniquement des voix des grandes puissances et dont les intérêts ne peuvent jamais coïncider avec ceux des pays pauvres mais toujours avec ceux des quelques hommes de mains au sommet des Etats.
Et si les patrons politiques de la CFDR ont abandonné le combat de la légitimité pour celle de la légalité, c’est parce qu’ils savaient qu’ils auraient des oreilles attentives en Occident qui ne voulait pas voir un apprenti-Chavez à la tête du futur premier producteur de l’uranium. L’ennemi de ton ennemi étant ton ami…
Enfin, le troisième gagnant est la CEDEAO. Cette organisation sous régionale, animée pour l’essentiel par des non et des mal élus, a voulu se donner une nouvelle image, suite au discours d’Obama à Accra, en acceptant plus un autre «mauvais démocrate» de plus. Ainsi, sans se fatiguer, la CEDEAO voit son problème résolu. Du reste, tous ses gagnants ne le sont que manière virtuelle pour l’instant. A écouter les responsables de la junte, tout laisse croire qu’ils sont pleinement conscients de là où se trouve les intérêts du Niger. Et, ils ne semblent pas être des personnes qui vont succomber aux chants des sirènes venus d’ailleurs. Leur jeunesse et par conséquence leur manque d’expériences des combines politiques et mafieuses sont des gages d’une Transition qui se ferait dans la sauvegarde des intérêts du Niger. Nous attendons d’eux d’être intransigeants par rapport à tout ce qui peut remettre en cause les actes patriotiques posés par leur frère d’arme Tandja Mamadou et notamment lors des prochaines négociations avec Areva. Il ne faudrait pas que la France, profite de leur manque de légitimité et de légalité pour leur imposer retour à la situation d’avant 2007.
21:09 Publié dans Afrique, France, Niger | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : niger, d. anza, hebdomadaire nigérien le témoin, coup d'état contre tandja, areva, france, cedeao, opposotion nigérienne, niamey, élysée
RWANDA : SARKOZY RECONNAÎT LES « GRAVES ERREURS » DE LA FRANCE. MENSONGE QUE CELA!

Le titre ci-dessous (RWANDA : SARKOZY RECONNAÎT LES « GRAVES ERREURS » DE LA FRANCE ET MET FIN A LA BROUILLE) m'a fait vraiment sourire! Il m'épate totalement, ce petit monsieur! Pour ne pas avoir à se repentir (chose dont il a une sainte horreur!), au nom de la France, Nicolas Sarkozy en visite au Rwanda, s'est contenté de reconnaître les "graves erreurs" et "une forme d'aveuglement" de la France dans le génocide rwandais. Mensonge que tout cela! La France a agi en toute connaissance de cause dans ce pays. L'action a été planifiée et exécutée, froidement. La collaboration a duré des années, ainsi que l'assistance technique. De quelles "erreurs graves" et de quel "aveuglement" nous parle t-on, alors? Qui a trompé la grande France? Qui peut même la tromper, elle qui est si roublarde et si ingénieuse au mal?
Ces mots révèlent, en réalité, la grande culpabilité de la France qu'elle tente maladroitement de cacher et sa responsabilité qui est si grande dans cet affreux génocide que la reconnaître pourrait s'avérer (pense t-elle) un suicide pour son image dans le monde; et cela, relativement même à tous ses crimes antérieurs. L'activisme du juge français Jean-Louis Bruguière n'est, en définitive, qu'un cache-sexe pour se donner bonne conscience!
Restons néanmoins dans l'étrange logique de Monsieur Nicolas Sarkozy: En Côte d'Ivoire, au Gabon, au Niger, au Congo-Brazzaville, en Centrafrique, à Madagascar, au Tchad, au Cameroun, en Algérie, bref, dans la plupart des pays d'Afrique francophone, depuis les indépendances, ce devait être et c'est également, et certainement, une suite effrénée et sans fin de "graves erreurs" et "d'aveuglement", pour que ces pays soient en si mauvais état (pour la plupart)!
Mais au nom des intérêts et de la paix entre les nations, le Président Paul Kagamé, qui ne veut pas réduire le Rwanda à sa seule personne mécontente, a accepté cette incroyable pirouette française. Qu'y faire si un homme (Sarkozy) refuse, avec entêtement, la grandeur et l'entrée dans l'histoire, lui qui accuse l'Afrique de s'y refuser?
DINDE Fernand AGBO

RWANDA : SARKOZY RECONNAÎT LES « GRAVES ERREURS » DE LA FRANCE ET MET FIN A LA BROUILLE.
Le président français Nicolas Sarkozy a reconnu jeudi (25 février 2010), à Kigali, les « graves erreurs » et « une forme d'aveuglement » de la France lors du « génocide » de 1994 au Rwanda et a scellé avec son homologue Paul Kagame la réconciliation entre les deux pays après trois ans de brouille.
Vingt-cinq ans après la dernière visite d'un président français au Rwanda, M. Sarkozy a conclu son bref séjour dans la capitale rwandaise, en détaillant comme il ne l'avait encore jamais fait, la part de la responsabilité de la France et de la communauté internationale dans le génocide. Il n'a toutefois pas prononcé les excuses attendues par les victimes rwandaises.
« Ce qui s'est passé ici est inacceptable, mais ce qui s'est passé ici oblige la communauté internationale, dont la France, à réfléchir à ses erreurs qui l'ont empêchée de prévenir et d'arrêter ce crime épouvantable », a-t-il déclaré devant la presse à l'issue d'un entretien avec M. Kagame.
Nicolas Sarkozy a notamment évoqué de « graves erreurs d'appréciation, une forme d'aveuglement quand nous n'avons pas vu la dimension génocidaire du gouvernement du président qui a été assassiné, des erreurs dans une opération Turquoise engagée trop tardivement et sans doute trop peu ».
L'opération militaro-humanitaire Turquoise a été lancée en juin 1994 par l'armée française, mais trois mois après le début du génocide.
Très attendus aussi bien au Rwanda qu'en France, ses propos sur les « erreurs » reconnues par Nicolas Sarkozy ont dépassé les « faiblesses ou les erreurs » concédées en 2007 au sortir de son premier entretien avec son homologue rwandais.
Mais ils sont restés en-deçà de la mention de « fautes politiques » évoquée début 2008 par son chef de la diplomatie Bernard Kouchner, un proche du président Kagame, ce qui avait suscité une violente réprobation de plusieurs chefs politiques et militaires français de l'époque.
Nicolas Sarkozy, peu enclin à la repentance, s'est également refusé à suivre d'autres responsables, comme l'ex-président américain Bill Clinton, sur la voie des excuses. « Nous sommes pas ici pour faire une course au vocabulaire, nous sommes ici pour réconcilier des nations », a-t-il tranché.
Sur le même ton apaisant, Paul Kagame s'est contenté d'évoquer le « passé difficile » des deux pays, avant d'estimer qu'il était « temps de mettre sur pied une nouvelle relation ». « Nous refusons d'être otages du passé », a-t-il insisté, « l'essentiel est de regarder vers l'avenir ».
Depuis 1994, Paul Kagame accusait la France de complicité de génocide pour avoir soutenu celui de son prédécesseur Juvenal Habyarimana, ce que Paris a toujours fermement nié.
En 2006, Kigali avait même rompu avec Paris fin 2006, après l'émission par le juge français Jean-Louis Bruguière de mandats d'arrêt contre neuf proches du président rwandais, soupçonnés d'avoir fomenté l'attentat qui a coûté la vie en 1994 à son prédécesseur, Juvenal Habyarimana -- un attentat qui avait marqué le coup d'envoi d'un génocide qui a fait 800.000 morts, en grande majorité d'ethnie tutsie. La brouille n'avait pris fin qu'en novembre dernier.
Interrogé sur le sort de cette enquête, Nicolas Sarkozy a répondu qu'il était tenu par « l'indépendance de la justice, par son calendrier » mais a répété sa volonté que « tous les responsables du génocide soient retrouvés et soient punis (..) où qu'ils se trouvent ».
Répondant aux victimes qui ont longtemps accusé la France de protéger certains membres du gouvernement génocidaire poursuivis pour génocide, il a rappelé que la France avait refusé l'asile à la veuve de l'ancien président, Agathe Habyarimana.
Avant de rencontrer Paul Kagame, Nicolas Sarkozy s'est symboliquement incliné devant « les victimes du génocide des Tutsis » en visitant le mémorial où sont inhumés plus de 250.000 d'entre eux.
Source: AFRIQUE-DOSSIER
16:19 Publié dans Afrique, France, Rwanda | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rwanda, france, nicolas sarkozy, paul kagamé, génocide rwandais, sarkozy au rwanda
lundi, 22 février 2010
COTE D'IVOIRE: LA DIFFUSION DE FRANCE 24 SUSPENDUE

AFP-Lundi 22 février 2010
ABIDJAN - La diffusion de la chaîne de télévision France 24 a été "suspendue" lundi, en Côte d'Ivoire, pour "traitement non professionnel de l'information" concernant "l'actualité politique" récente dans le pays, a annoncé l'organe ivoirien de régulation des médias.
Le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) a pris "une mesure conservatoire" visant la diffusion de la chaîne, "en attendant la délibération du Conseil", a déclaré à l'AFP son président Franck Anderson Kouassi.
"La décision prise vendredi est entrée en vigueur ce lundi", a-t-il ajouté, expliquant cette mesure par le traitement par France 24 de "l'actualité politique" récente, sans plus de précision.
A Paris, la direction de France 24 a dit regretter "la décision des autorités ivoiriennes" et "espère que le CNCA qui se réunit mercredi reviendra sur cette décision qui lui paraît injustifiée".
La situation politique ivoirienne connaît un fort regain de tension depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février, après plus d`un mois de crise à la CEI, accusée de "fraude" sur la liste des votants.
Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer "par tout moyen" le pouvoir en place, des opposants ont organisé à travers le pays des manifestations, parfois émaillées de violences.
Cinq personnes sont mortes vendredi, à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief de M. Gbagbo, à la suite de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.
Source: ABIDJAN.NET
20:50 Publié dans Afrique, Crise ivoirienne, France, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, afp, france 24, cnca, traitement non professionnel de l'information, sanction france 24
mardi, 05 janvier 2010
DELIVRANCE DE VISAS: CHICANERIES FRANçAISES
I - Introduction
Il n’y a pas très longtemps nous étions invités à une cérémonie de baptême d’un petit garçon de six mois, dans la région lyonnaise, par un couple ami. Le mari est un français, blond aux yeux bleus ; un homme très courtois, d’une grande amabilité, très humble et d’une humanité très visible. Il est profondément amoureux de son épouse, une noire originaire de ce pays d’Afrique de l’ouest qu’on appelle la Côte d’Ivoire.
Après la cérémonie à l’église, nous sommes allés au domicile du couple où un rafraîchissement et un déjeuner étaient prévus. Là, le mari nous a exprimé sa colère et surtout sa honte face au comportement du consulat de France à Abidjan qui a refusé le visa à la mère de son épouse qui devait venir voir sa fille et assister au baptême de son petit-fils.
Il expliquait avec rage que sa femme et lui ont fourni tous les documents demandés par le consulat, rien ne manquait et pourtant le visa a été refusé, sans la moindre explication. Avant d’aller plus loin examinons, ici, la liste des documents exigés par les ambassades et autres consulats français pour le voyage d’un africain dans leur pays.
II - Documents exigés par la France
20:13 Publié dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chicaneries françaises, délivrance de visas, principe de réciprocité, dr serge-nicolas nzi
jeudi, 24 décembre 2009
L’ACTIVISME NAUSEABOND DE LA FRANCE CONTRE LA GUINEE

Quelle célérité de la part de ceux qui s'arrogent le droit d'être appelés la « Communauté Internationale » pour traduire les autorités guinéennes devant le Tribunal Pénale International ! : La France, appuyée en cela par les Etats-Unis !
En effet, après deux rapports au pas de course de Human Rights Watch et de la commission d'enquête ad hoc de l'ONU pour les tueries du stade de Conakry, avant même que l'ensemble des membres du Conseil de Sécurité n'en reçoive copie et que le document ne soit traduit et remis à tous les ambassadeurs près l'ONU, la France demande voire exige, depuis hier (mercredi 23 décembre 2009) que les autorités guinéennes soient traduites, « très rapidement (sic !) » devant les instances judiciaires internationales. Pour cela, elle réclame la saisine immédiate du TPI (le tribunal des perdants, des pauvres et des faibles).
En vue d'empêcher, dit-elle, le Capitaine Moussa Dadis Camara (atteint par balle à la tête par son aide de camp Toumba Diakité, au cours d'une tentative d'assassinat manquée et hospitalisé au Maroc), de revenir prendre les rênes de la Guinée. Elle compte ainsi parvenir à circonscrire le risque d'éclatement d'une guerre civile au pays de Sékou Touré (vraiment ?).
Diantre, dans quel monde sommes-nous ? Un pays planificateur de tueries et de coups d'Etat à la pelle, en Afrique, est-il fondé à donner des leçons au monde et à exiger quoi que ce soit ?
On se souvient encore de l'implication clairement démontrée de la France dans le génocide Rwandais (même si elle s'obstine à tout nier en bloc et à se refuser à toute repentance ou excuse) et dans les crises à répétition sur le continent noir avec leur cortège de morts, notamment en Côte d'Ivoire, au Niger, à Madagascar, au Togo, au Tchad, au Gabon, en Centrafrique, au Congo Brazzaville et même au Ghana (coup d'Etat manqué contre John Kufuor). Et la liste n'est pas exhaustive, loin s'en faut !
Les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004, en Côte d'Ivoire, la France, à travers sa Force Licorne a tiré avec du gros plomb contre des Ivoiriens aux mains nues qui manifestaient contre un coup d'Etat en cours et la prise en otage de leur pays.
87 femmes, hommes et jeunes (dont un enfant de 11 ans, à Port-Bouët, devant le 43 ème BIMA) ont ainsi trouvé la mort, dans des conditions particulièrement atroces, sans compter les milliers de blessés dont certains portent des séquelles et des handicaps à vie.
A-t-on entendu un pépiement de la part de qui que ce soit dans le monde ou ne serait-ce qu'une parole de compassion pour le pauvre peuple de Côte d'Ivoire meurtri et bafoué sur sa propre terre ? Non !
A-t-on même entendu les africains ? Non ! Ils s'étaient tous terrés dans une incompréhensible couardise, dans l'inconséquence générale et un manque criant de solidarité ! Ils ont même voté la mise sous embargo de la Côte d'Ivoire par l'ONU, assortie de sanctions individuelles qui demeurent jusqu'à ce jour, dans l'illogisme le plus complet et l'incongruité la plus totale. Grâce à la France.
Et bien que des preuves à profusion existent contre la France dans cette tuerie innommable, la Côte d'Ivoire n'a jamais vu passer, par ici, même l'ombre de Human Rights Watch (les Ivoiriens ne sont peut-être pas des humains, sait-on jamais !) et d'une quelconque commission d'enquête ad hoc de l'ONU.
Voici révélée toute la laideur de notre monde et des prétendus organisations et pays de liberté et des Droits de l'Homme. Et il y a bien pire ! Je vous en fais l'économie.
Alors, qu'aujourd'hui, cette France-là demande justice et réclame le TPI pour les autres, là où une bibliothèque n'arriverait pas à contenir le récit de tous ses crimes en Afrique et dans le monde, c'est véritablement le monde à l'envers !
Même si la junte au pouvoir en Guinée est indéfendable, cet activisme nauséabond de la France choque fortement ma morale et suscite, chez moi, étonnement et interrogations.
Je crois qu'il faut plutôt voir derrière ce zèle surréaliste, non pas de l'amour pour le peuple guinéen, de la solidarité ou un quelconque désir de justice, mais la volonté d'une nation impérialiste de se positionner durablement dans un pays qui s'est affranchi de sa tutelle, aux temps des indépendances, qui lui a toujours échappé et à qui elle l'a durement fait payer.
Les africains devrait, eux-mêmes, prendre en main le dossier guinéen et aider ce digne peuple frère à se relever de cinquante années de misère profonde. Parce que je continue à croire en l'Afrique et à penser que le peuple noir n'est pas frappé de l'atavisme de la médiocrité morale et de la misère intellectuelle.
Africains, ne croyons surtout pas que la France, par toutes ces gesticulations, ait l'intention de nous donner les preuves de son amour. Elle n'a que des intérêts et n'est mue que par eux. Et si nous consentons à lui donner le coup de pouce complice pour dépecer la junte (malheureusement) au pouvoir en Guinée et embrigader ce pays frère, alors il faudra désespérer de l'Afrique. De fait, que chacun s'attende à connaître son tour et à ne bénéficier d'aucune solidarité.
Des militaires et des civils ont pris le pouvoir, en Afrique, par des coups d'Etat, avec la bénédiction de la « Communauté Internationale ». Pour ne citer que deux exemples, on se souvient encore du voyage du Général François Bozizé, en France en 2003, et de son retour en Centrafrique suivi du renversement du régime en place, celui du civil Ange-Félix Patassé, démocratiquement élu de surcroît.
Il y a le cas plus récent du séjour d'une semaine d'Ange Rajoelina, un DJ insurrectionniste notoire d'Antananarivo, à l'ambassade de France à Madagascar, officiellement pour raison de sécurité. Dès qu'il en sort, coup d'Etat retentissant contre Marc Ravalomanana, Président de la République malgache.
Dans les deux cas, les tergiversations de la « Communauté Internationale » pour condamner ces dérives ont été hallucinantes. Au final, elle s'est contentée d'en prendre simplement acte.
D'où vient-il donc qu'en Guinée, on veuille nous faire croire au Père Noël (même si nous sommes en Décembre. Tout de même) ?
Dans le dossier guinéen, il n'est question que d'intérêts et de profits ; rien d'autres. Qu'on ne vienne donc pas nous dire des contes de fées.
Je tiens à l'affirmer tout net pour éviter toute équivoque : Ce n'est pas de la sauvegarde ou de la préservation du pouvoir de Dadis Camara dont je me préoccupe autant mais plutôt du peuple guinéen frère, de sa paix, de son intérêt supérieur et de son bonheur souverain. Une crise guinéenne gérée maladroitement et dans la précipitation en coûtera plus à ces frères qu'un recours judicieux à la sagesse et à la mesure.
La solution qui, pour moi, s'impose en Guinée, à la suite de toutes les observations que j'ai faites de la situation, c'est de permettre aux Africains et au peuple guinéen de résoudre, eux-mêmes, cette crise. Il faut multiplier les initiatives et les médiations entre les parties en présence, en Guinée. De la concertation persévérante et obstinée et des professions de bonne foi des guinéens sortiront des solutions et des dispositions salutaires pour ce peuple frère. Pour une fois, prouvons que nous sommes intelligents, en Afrique (après, bien sûr, la leçon du dialogue direct ivoirien).
C'est bien le passage en force auquel la France est en train de nous conditionner et nous conduire qui, plutôt, provoquera le chaos redouté. Car, il ne faudrait jamais l'oublier, ce sont des militaires aguerris qui sont au pouvoir. Ils ne seront certainement pas prêts à se laisser tondre la laine sur le dos et ça, il faudra le comprendre. Aucun recours à la force et aux intrigues mafieuses impérialistes ne peut aboutir. Ne provoquons pas chez les putschistes un raidissement irréversible, un basculement dans le totalitarisme et la décision de se maintenir au pouvoir, vaille que vaille, pour se mettre à l'abri des poursuites judiciaires. Au meilleur des cas, ce à quoi de tels procédés conduiront, c'est à la recolonisation de la Guinée, par l'arrivée aux commandes du pays de personnalités que celle qui s'agite, aujourd'hui, s'arrangera (comme toujours) à imposer. Il faudra alors craindre le bradage des immenses ressources minières de la Guinée aux entreprises impérialistes françaises qui rechignent à la concurrence et qui affectionnent les prébendes et les contrats léonins (Areva au Niger, Total au Gabon, au Tchad et au Congo Brazzaville, Bolloré en Côte d'Ivoire et au Sénégal, etc.).
Je recommande donc à mes frères africains la prudence, la patience et la compréhension pour conduire le dossier guinéen à bon port. De sorte que nous en sortions tous gagnants. Nous n'avons pas besoin d'un embrasement général de la sous-région ouest africaine. En tout cas, pas la Côte d'Ivoire !
Que DIEU bénisse l'Afrique !
DINDE Fernand AGBO
17:44 Publié dans Afrique, France, Guinée, Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, guinée, dadis camara, tribunal pénal international, onu, human rights wath, activisme nauséabond
mercredi, 23 décembre 2009
DE L’ENGAGEMENT PATRIOTIQUE A LA CROISADE SOCIALE : TOUS MES ARTICLES PUBLIES DANS LA PRESSE IVOIRIENNE (Mis à jour)

La crise ivoirienne qui s’est enclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, a révélé en moi un talent caché de chroniqueur amateur qui, pendant quatre bonnes années (2006 – 2010), a croqué l’actualité socio-politique ivoirienne, à pleines dents.
Mon engagement pour l’Etat, la République, la Nation et le Peuple ivoiriens n’a souffert d’aucune équivoque, depuis les premières heures de la crise jusqu’à ce jour.
Mais cet engagement très fort, qui a quelquefois fait craindre à des amis pour mon intégrité physique, a pris des postures différentes, en fonction de l’heure et des enjeux.
C’est ainsi que plus d’un ont pu voir Dindé Fernand, le patriote indéracinable (sans jamais cesser de l’être), muer en défenseur indécrottable des causes sociales ivoiriennes et des valeurs éthiques et morales, au risque d’apparaître comme un opposant politique.
A travers les 21 différentes parutions de 15 (sur plus d’une centaine) de mes articles dans la presse ivoirienne (dans 7 quotidiens et magazines, en tout), allant de la presse « bleue » (Camp présidentiel) à la presse « verte » (Opposition), que je vous énumère ici (et qui sont tous postés sur mon blog, à l’exception d’un seul), découvrez le cheminement singulier de mon engagement pour mon pays et pour mon peuple, celui d’un patriote viscéralement convaincu mais tout à la fois lucide et critique contre son propre camp (si on peut le dire ainsi), qui se refuse à la langue de bois, au laxisme intellectuel et moral et au fatalisme (cliquer sur le titre de l'article pour le lire):
1- La résolution 1721, un texte franchement décousu
Notre Voie, N° 2529 des Samedi 4 et Dimanche 5 Novembre 2006, p.10, rubrique Contribution.
2- Ecriture et Engagement
(Publié sous le titre : Vents de recolonisation, écriture de combat).
Afrique Matin, N° 103 du Mardi 27 Mars 2007, p.2, rubrique Opinion.
3- Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ?
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République.
Le Nouveau Réveil, N° 1712 du Mardi 4 Septembre 2007, p.6 et 7, rubrique Politique.
Le Courrier d’Abidjan, N° 1103 du Mercredi 5 Septembre 2007, p.9 et 10, rubrique Votre Courrier.
4- Droit de réponse à Théophile Kouamouo
(Rédacteur en Chef du quotidien Le Courrier d’Abidjan)
Le Courrier d’Abidjan, N° 1111 du Vendredi 14 Septembre 2007, p.8, rubrique Votre Courrier.
5- Sortir de la logique de la récompense (les Patriotes)
Le Courrier d’Abidjan, N° 1138 du Jeudi 18 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.
6- Un discours rassurant (Gbagbo), mais un gros point d’ombre : la corruption
Le Courrier d’Abidjan, N° 1141 du Lundi 22 Octobre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.
7- L’illogisme suspect de l’ONU
Le Courrier d’Abidjan, N° 1149 des Mercredi 31 Octobre et Jeudi 1er Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.
8- La France paiera un jour pour tous ses crimes
Le Courrier d’Abidjan, N° 1161 du Vendredi 16 Novembre 2007, p.10, rubrique Votre Courrier.
9- Mes propositions pour la Côte d’Ivoire (1)
(Publiés à la Une, sous le titre : Diagnostic du mal ivoirien. 16 mesures à Gbagbo pour redresser la Côte d’Ivoire)
Le Temps, N° 1508 du Mercredi 7 Mai 2008, p.1, 6 et 7, rubrique Temps Fort.
(Publié sous le titre : Crise sociale, décrépitude morale…Diagnostic et solution au mal ivoirien)
Le Matin d’Abidjan, N° 750, 751 et 752 des Mercredi 7 (p.9), Jeudi 8 et Vendredi 9 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.
10- Les choses bougent enfin dans ce pays. Nous n’en demandons pas mieux
(Publié sous le titre : Racket, dérives éthiques et morales, corruption…Quand les choses bougent enfin)
Le Matin d’Abidjan, N° 762 et 763 des Jeudi 22 et Vendredi 23 Mai 2008, p.11, rubrique Tribune.
11- Lutte contre le racket en Côte d’Ivoire : Aller plus loin
Notre Voie, N° 3022 du Mardi 1er Juillet 2008, p.7, rubrique Contribution.
Notre Voie, N° 3033 du Lundi 14 Juillet 2008, p.11, rubrique Contribution (C'est ce dernier numéro qui sert d'illustration photo à cet article, en chapeau de texte).
12- Article paru, en 2007, sous un pseudonyme. Très caustique. Contre un
citoyen ivoirien affreusement corrompu.
Non disponible sur mon blog. Je ne peux vous en donner le titre, ni la dénomination du quotidien qui l’a publié, pour des raisons évidentes, mais je peux vous assurer que cela a fait mouche !
Le Temps N° 1974 du Jeudi 22 Octobre 2009, p.10, rubrique Temps des Idées.
Merci à tous ceux qui ont bien voulu m’accompagner, depuis le départ, qui continuent jusqu'à ce jour, à m'accompagner dans cette belle aventure et à partager ma passion pour mon peuple !
Que DIEU vous bénisse tous, richement, et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire mienne !
samedi, 19 décembre 2009
FRANçOIS SPIRLET: RACISME ET COLONIALISME
Faits vécus en Afrique Tropicale (1955 – 1966)
1. Le taxi : le 2 juillet 1955, l’avion atterrissait à l’aérodrome de Léopoldville, au Congo belge, Ainsi commençait pour moi une expérience africaine de 11 années. A peine sorti de l’aérodrome, cherchant un taxi, 2 européens s’avancent vers moi, me congratulent et proposent de me conduire à l’hôtel situé à quelques kilomètres de là. Je n’ai pas eu le temps d’exprimer ma gratitude que la voiture avait démarré. J’ai eu droit pendant le parcours à des conseils sensés me prémunir contre les dangers que présentaient le contact (à éviter) avec les noirs. Ce fut un véritable endoctrinement me mettant en garde contre les congolais.
Ils étaient sales, menteurs et voleurs, c’était la raison pour laquelle ils avaient été parqués dans la cité indigène, curieusement dénommée : "Le Belge". Ils m’ont souhaité un bon séjour dans la Colonie et m’ont remis leurs adresses. Ainsi, à peine arrivé, j’étais sensé être averti des erreurs que je pouvais commettre en essayant d’être simplement humain !
2. Le bureau de Poste : une de mes premières préoccupations était de rassurer ma famille
et je m’étais rendu à la poste proche de l’hôtel. A peine entré, je me trouve devant une file de congolais. Je me mets à la suite en constatant l’effroi que je provoquais. C’est alors qu’un vieil homme me demanda de me rendre au guichet avant tout le monde ! Stupéfait, je lui en demande la raison et il m’a répondu : si le policier (un congolais comme eux) qui est dehors, voit que nous ne vous avons pas laissé passer, ils nous frappera tous avec sa "chicotte" !!
Aucun écriteau, comme c’était le cas en Afrique du Sud, n’imposait une telle mesure, mais les instructions du policier étaient formelles, il appliquait les ordres reçus comme un ‘ Kapo ‘ !
Peu de temps après, j’avais décidé de franchir le fleuve et de me rendre à Brazzaville. La traversée durait à peine une ½ heure et mon premier soin fut d’envoyer une lettre.
Je me retrouve devant une file d’indigènes, je prends la queue et je vois arriver un européen
qui se rend directement au guichet déjà occupé par un client. Sans s’en préoccuper le moins du monde, il l’écarte et tend ses lettres au préposé. Le client, sans ce fâcher, lui dit dans un français impeccable : Monsieur, vous n’êtes pas à Léopoldville ici, je suis citoyen de ce pays, faites la file, je vous en prie ! Interloqué, l’intéressé est sorti penaud, sans dire un mot.
N’en déduisez surtout pas que la colonisation française fut idyllique, loin s’en faut.
Aucune colonisation ne fut bonne, certaines moins mauvaises que d’autres, mais il en fut d’exécrables, comme en Afrique du Sud et les victimes des colonisations sont incalculables.
3. La Cie d’Assurances : pour régler un litige, je m’étais rendu chez mon assureur. Une salle rectangulaire, meublée d’une dizaine de tables où travaillaient des congolais devant leurs machines à écrire. A l’entrée, un comptoir isolait les clients. Au fond de la salle placé sur une estrade, trônait un bureau, pour l’heure inoccupé, Mon ami congolais souriant se dirigea vers moi. En lui tendant la main, j’avais saisi l’étonnement des autres africains, peu habitués à ce geste si simple, si évident pour moi. Ensuite il se remit au travail. Sur ces entrefaites un européen était entré : il a jeté un regard circulaire et ne voyant pas le blanc, il a dit :
Il n’y a personne ici ? Lorsqu’il fut parti, mon ami m’a confié qu’il aurait préféré recevoir des coups plutôt que d’entendre cela. Cette forme de racisme est sans doute la plus odieuse.
4. Le régime de bananes : il était passé deux fois devant notre maison, en faisant attention à ne pas se faire remarquer. Peu de congolais traversaient la cité européenne. Voyant nos enfants jouer dans le jardin, il s’était décidé à entrer et a fait comprendre à mon épouse que son enfant avait la fièvre et lui avait demandé une aspirine car l’infirmier n’en avait plus. Ma femme lui en avait donné une tablette. Une semaine plus tard, il nous a apporté un grand régime de bananes, avec lequel il aurait pu nourrir sa famille toute une semaine ! C’était surtout le geste, si rare à cette époque, que cet homme avait voulu récompenser. Et pour lui, ces quelques cachets n’avaient pas de prix.
5. La boite d’allumettes : un épisode des Camps me revient souvent en mémoire. C’était vers
la fin de la Guerre, Nous essayons par tous les moyens de survivre et de rester encore des
êtres humains. Nous ne possédions plus rien, le moindre objet trouvé lors des fouilles incessantes était susceptible de nous valoir une punition variable selon l’humeur des gardiens. J’avais trouvé une boîte d’allumettes vide, qui était toute ma richesse ! J’étais parvenu à la dissimuler et à la conserver jusqu’à notre libération. Un jour, à Léopoldville, en me rendant à mon travail, je n’avais pu éviter une flaque boueuse comme il s’en formait après chaque pluie. A l’époque coloniale, certains européens prenaient un malin plaisir à diriger leur véhicule dans les ornières afin d’arroser copieusement les congolais qui passaient, à pied au bord de la route ! J’avais freiné et j’étais revenu vers ce vieil homme qui me faisait pitié.
Il tremblait de peur d’être, en plus insulté par le blanc. Je lui tendis la main pour le rassurer.
Il a cru que je voulais lui prendre ce qu’il avait dans la main et l’ouvrit !
C’était une boîte d’allumettes vide ! Et tout me revint à l’esprit. Mon propre calvaire et le sien. Je parvins à le faire monter en voiture et je l’ai emmené chez moi où ma femme lui a préparé un repas convenable après lui avoir remis quelques vêtements. Chacun de nos gestes envers lui fut accompli dans le souvenir des Camps. Il n’en croyait pas ses yeux et me fit comprendre que c’était le premier blanc qui s’était montré humain envers lui. Jamais je ne l’oublierais. Que cette dernière image de l’Afrique reste gravée dans vos cœurs !
En guise d’esquisse de conclusion :
La solution de facilité serait de condamner le fait colonial dans son ensemble, sans en dégager les
réalisations soi-disant positives telles que les infrastructures portuaire, routière et ferroviaire, le domaine de la santé etc..
Mais le but primordial de la colonisation a toujours été l’augmentation des profits de son économie coloniale.
Le caractère disparate de la scolarité reflétait la conception de chaque Etat colonisateur.
Limité à l’enseignement primaire dans sa majorité, l’éducation ne devait être utile qu’à la formation de personnel subalterne, en aucun cas de postes à responsabilités, capables le jour venu de prendre en mains leur propre avenir.
Le refus du respect de la dignité de l’africain, du partage des responsabilités et l’évolution bien trop lente vers la modernité ne pouvaient conduire que vers l’affrontement.
La vraie question, au-delà des polémiques et qui concerne toutes les colonisations est de se demander ce qui aurait pu être fait (voir Ecole et Démocratie) et qui peut être fait aujourd’hui.
L’Afrique n’a que faire de regrets aussi tardifs (quand ils veulent bien s’exprimer !).
Elle préférerait des actes et une nouvelle approche de la coopération EURO – AFRICAINE, notamment en rendant aux villages le bonheur d’y vivre, afin de vider les bidonvilles et de les équiper tous d’un puits et de panneaux solaires destinés au Téléviseur commun.
Intervention de Mme SPIRLET suivi de quelques réflexions sur des faits vécus en Afrique coloniale
1. Le verre d’eau (témoignage de Mme SPIRLET) : je venais à peine d’emménager dans la cité européenne et j’arrosais mon jardin lorsqu’un congolais effrayé par son audace me fit signe qu’il souhaitait boire un peu d’eau à l’extrémité du tuyau. Je suis allé lui chercher un verre d’eau fraîche, qu’il s’est empressé de boire en se confondant en remerciements. A peine parti, la voisine de la villa d’en face arrive furibonde, en me demandant si je n’étais pas devenue folle. On voit bien que vous venez à peine d’arriver, vous ne les connaissez pas. En lui montrant l’Eglise non loin de là, je lui ai demandé ce qu’on lui enseignait à cet endroit ?
Elle ne su que répondre. J’ai eu le temps de lui rappeler que tous les hommes étaient frères !
2. La boulangerie (témoignage de Mme SPIRLET) : nous venions d’arriver à Bukavu, dans la province du Kivu où mon mari venait d’être muté. Je m’étais rendu à la boulangerie. Les blancs y entraient par la porte principale et recevaient leur pain soigneusement enveloppé. Ils n’hésitaient pas à payer avec une grosse coupure et c’est avec un large sourire qu’on leur remettait la monnaie ! En sortant, j’avise une longue file de congolais, dans une ruelle boueuse, à côté de la boulangerie. Un policier noir, armé d’une chicotte (matraque) faisait avancer les noirs, sans ménagement, devant un trou pratiqué dans le mur de la boulangerie. Chacun devait présenter la monnaie exacte et on lui lançait le pain à travers l’orifice. Si la monnaie ou le pain tombait par terre, il fallait décamper en vitesse pour éviter les coups de chicotte. Le policier noir se comportait comme les Kapos des Camps de concentration, ce qui ravivait chez mon mari la douloureuse expérience des Camps et l’horreur du nazisme.
Quelques aphorismes à méditer concernant les soi-disant aspects positifs de la colonisation :
1. COLONISATION est un euphémisme, car il s’agit bien d’une occupation coloniale de l’Afrique, souvent au prix d’une campagne militaire dont les victimes africaines restent à dénombrer.
2. Les ASPECTS POSITIFS (sic) de la colonisation ont été rendus nécessaires pour faciliter le vie des occupants blancs en réservant les établissements secondaires, en priorité aux blancs, à ce sujet, le jour de l’indépendance 7% des algériens avaient eu accès au secondaire !
Quant aux infrastructures, routes, transports ferroviaire et fluvial, administration remarquablement organisée (notamment au Congo belge où elle fut exemplaire) sa finalité était avant, tout de faciliter l’exploitation des immenses ressources du continent africain.
3. Si l’enseignement primaire fut particulièrement développé, contrairement au secondaire, la raison en est simple : il permettait aux peuples colonisés de n’occuper que les emplois subalternes qui ne nécessitaient qu’un strict minimum de connaissances.
A titre d’exemple précis, valable pour toutes les autres colonies, le jour de l’indépendance du Congo belge (30.06.1960) il n’y avait que 17 universitaires congolais ! !
Et pour terminer, quelques sentences à méditer :
Vous trouvez que l’Education coûte cher, essayez donc l’ignorance. A.LINCOLN.
Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons ensemble comme des idiots. Martin LUTHER KING.
Enfin, une devise qui pourraient devenir celle de l’EUROPE mais aussi celle de l’AFRIQUE :
Frères, rapprochons-nous, oublions ce qui nous sépare, le seul bonheur durable est de se comprendre mutuellement pour s’aimer. INTELLIGENCE – AMOUR . H.BARBUSSE.
Et pour donner son véritable sens à ce vécu : L’essentiel n’est pas de dire des choses nouvelles, mais la vérité. GOETHE
François SPIRLET
Président de l’ A.D.M – Chevalier de l’Ordre du Mérite de la R.F.A
60 Boulevard DEGANNE
F 33120 Arcachon
FRANCE
Tél. : 05 56 54 81 67 / Courriel : fspirlet@free.fr
Nous Sommes le Congo !
Cessons d'Avoir Peur !
Pour un Etat de Droit au Congo !
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"
Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
Patrick Eric Mampouya
http://mampouya.over-blog.com/
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lundi, 14 décembre 2009
LE PARIS MAÇONNIQUE DECRIPTE

Libération.fr, 10 Décembre 2009. Texte: Gabriel Alphen-Ginet.
Les lecteurs du Symbole perdu, le dernier livre de Dan Brown, auteur du Da Vinci Code, vont adorer ce nouveau guide.
Pourquoi y a-til un zodiaque à la Grande arche? Que cachent les pyramides du parc Monceau, que trouve-t-on dans les chapelles des Invalides? Pourquoi certains murs et bâtiments sont-ils ornés de mystérieux triangles, compas et équerres? Et que signifient tous ces yeux de pierre qui scrutent les passants? Un livre édité par les éditiions Dervy répond à toutes ces questions en décryptant le Paris maçonnique, omniprésent dans les rues de la ville.

Après avoir rappelé ce qu'est cette institution méconnue, objet de tous les fantasmes, Raphaël Aurillac, son auteur, retrace l'impact et la place de la franc maçonnerie dans l'architecture parisienne, en revisitant les lieux et monuments créés, commandés ou décorés par les initiés. On découvrira à cette occasion pourquoi l'Observatoire de Paris fut créé ou encore ce qu'était le Champ-de-Mars avant d'être ce qu'il est actuellement.
Les dix chapitres de ce petit guide, organisés par arrondissements, sont agrémentés de dessins, photos et cartes (certains plans de bâtiments et schémas auraient d'ailleurs mérité un agrandissement).
A lire pour découvrir la face obscure de la ville lumière. Guide du Paris maçonnique,Paris décrypté
Auteur: Raphaël Aurillac. Edition Dervy. 295 pages; (22 x 11 cm) 19 euros.

15:12 Publié dans France, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dan brown, franc-maçonnerie, le paris maçonnique, le symbole perdu, libération.fr
PROCES EN DIFFAMATION: VINCENT BOLLORE TRAINE DES CAMEROUNAIS EN JUSTICE

Le mardi 15 décembre 2009 prochain, Pius NJAWÉ et certains de ses compatriotes Camerounais devront comparaître par devant mesdames et messieurs les présidents et juges composant la 17ème Chambre correctionnelle du tribunal de Grande instance de Paris, siégeant au Palais de justice de ladite ville comme témoins au procès qui oppose Vincent BOLLORÉ et le Groupe Bolloré France Inter, radio française de service public émettant à Paris, et à ne pas confondre avec Radio France Internationale (RFI).
Il s’agit notamment de Emmanuel ETOUNDI OYONO, actuel directeur de la Maetur, Hilaire KAMGA, président de l’ONG Nouveaux droits de l’Homme, Edouard TANKOUÉ secrétaire général du Syndicat national des inscrits maritimes et assimilés du Cameroun, Jean Marc BIKOKO, président de la Centrale syndicale du secteur public.
Tous sont cités d’avoir tenu des propos diffamatoires au cours du reportage réalisé au Cameroun sur "Cameroun, l’empire noir de Vincent BOLLORÉ", diffusé sur les antennes de ladite radio le 29 mars 2009. C’était dans le cadre de l’émission "Interception" qui a été diffusé de 9h00 à 13h05.
Pour les plaignants qui se sont constitués partie civile, cette émission a "diffusé des propos (…) contenant l’imputant d’un fait précis portant incontestablement atteinte à l’honneur et à la considération de Monsieur Vincent BOLLORÉ et de la société Bolloré".
14:45 Publié dans Afrique, Cameroun, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : procès contre des camerounais, vincent bolloré, radio france inter, robert ngono ebodÉ



