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jeudi, 05 janvier 2017

LA GUERRE CONTRE LE FRANC CFA EST DECLAREE!

 

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Après la Seconde Guerre Mondiale, les grands sentiments qui avaient motivé les engagements des pays de l’Occident dans le conflit contre l’Allemagne pour lutter contre la barbarie et le racisme, et pour libérer les peuples sous occupation allemande, se sont vite trouvés en contradiction avec le principe de colonisation, entraînant une prise de conscience des peuples colonisés. La lutte pour la libération de ces peuples durera plus de dix ans, pour n’aboutir finalement, dans la plupart des cas, qu’à une réorganisation du système colonial sous le beau nom d’indépendance. Les décisions politiques qui avaient permis aux pays africains francophones d’accéder à l’indépendance n’avaient en rien gommé les fondements du système colonial qui était et reste, avant tout, une affaire de gros sous.

Pendant des décennies, les Africains de la zone CFA n’ont pas eu l’air de prendre conscience de l’importance de leur dépendance monétaire et de l’impact de cette dépendance sur leur économie. C’est aujourd’hui chose faite. Un deuxième combat de libération se profile à l’horizon, un combat d’une portée phénoménale dont les conséquences seront historiques pour l’Afrique. Les panafricanistes se mobilisent pour faire disparaitre le Franc CFA, la monnaie commune de la plupart des anciennes colonies africaines francophones. A l’appel de l’activiste et chroniqueur Kemi Seba, une mobilisation aura lieu le 7 Janvier prochain, simultanément dans plusieurs pays, pour dire NON au FCFA. Des interventions auront lieu en France (Paris), Belgique (Bruxelles), Grande Bretagne (Londres), Mali (Bamako), Bénin (Ouidah), Haïti, République Démocratique du Congo (Kinshasa), Guinée (Conakry), Sénégal (Dakar), Côte d'Ivoire (Abidjan), Italie (Bologne), Burkina (Ouagadougou).

Il ne s’agit pas d’un combat classique, d’un pays contre un autre, ni d’un peuple contre un autre. C’est le combat d’une population contre un système dont les rouages se trouvent en France, mais d’une portée beaucoup plus vaste. Il s’agit d’une première étape d’une longue marche semée d’embuches. Les puissances financières qui sont à la base du système ne se laisseront pas dépouiller sans réagir, et la France ne verra pas d’un bon œil la perte de son influence, même si la perte du FCFA n’aura pas trop d’impact sur son économie. La bagarre sera donc âpre et longue.

En cas de victoire des panafricanistes, l’Afrique retrouvera ses ailes qui lui ont été coupées depuis des siècles et nous assisterons à la naissance spectaculaire d’un autre monde, peut-être aussi spectaculaire que le fut le réveil chinois. Il n’est pas sûr que l’Europe soit préparée à la naissance d’une nouvelle puissance économique propriétaire de ses biens et de sa monnaie. Il est plus que probable qu’elle sera secouée par une série de crises avant de s’adapter à la nouvelle donne, comme ce fut le cas pendant la montée en puissance de la Chine.

Quant à la France, elle aura un choix simple, entre deux options : soit elle jouera le jeu des élites financières en se mettant en première ligne dans cette guerre perdue d’avance, car tôt ou tard le CFA disparaitra comme le fut la colonisation, soit elle accompagne le mouvement à son profit, comme le fit De Gaulle pour l’indépendance des colonies africaines. Aujourd’hui comme hier, la France a plus d’atouts en Afrique que la Chine ou les Etats-Unis. Si elle daigne laisser de côté son arrogance impériale qui ne peut plus avoir cours et traiter avec ses anciennes colonies en véritable ami, les deux premières puissances économiques mondiales citées ci-dessus n’auront aucune chance face à elle en Afrique. Mais, pour cela, il faudrait qu’elle sorte de l’esprit Jules Ferry, ce qui, pour l’instant, semble impossible, puisque c’est précisément le modèle par lequel le président actuel a débuté son mandat.

 

AvicRéseau International

 

Source: RESEAU INTERNATIONAL

mardi, 03 janvier 2017

UN FRONT INTERNATIONAL DES AFRICAINS CONTRE LE FRANC CFA, LE 7 JANVIER 2017

 

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DAKAR, le 2 janvier 2017 - Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

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Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d'opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies. 

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion. 

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l'ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.

Un événement mondial, des personnalités engagées

Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

 

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A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, etThéophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d'Asnières) - Accès : RER C arrêt : Les Grésillons - Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d'Asnières

 

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A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.

De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

 

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A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.

A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

 

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A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.

A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

 

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A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.

De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

 

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A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.

De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

 

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Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistesBolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur

A 19h, Piazza Spadolino 3

 

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A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.

A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

 

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A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.

A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque

 

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Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.

A 15h, à l’Université Assane Seck

 

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A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.

De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

 

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A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.

De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima

 

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Pour toute information, merci d’écrire à : urpanaf@gmail.com

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LE FRANC CFA ET L'EURO CONTRE L'AFRIQUE

 

1 Euro = 1.54 Dollars Lorsque nous vendons nos produits sur le marché international en Dollars, ce montant est d’abord converti en Euro. Prenons l’exemple de vente de produits à 1.540.000.000 Dollars, converti en Euro, cela fait 1.000.000.000 d'euros CE QUI REVIENT A DIRE QUE 540.000.000 de Dollars sont déjà perdus :

PREMIÈRE PERTE

Conformément au pacte néocolonial signé par les 15 pays, ils sont obligé de verser au minimum au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) 65% au départ mais ramené à 50% après plusieurs négociations d’où 1.000.000.000 d'euros est multiplié par 50% soit 500.000.000 d'euros qui sont déjà gardé au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) qui ne sont que perdu car selon eux, c’est l’argent des Africains qui y est gardé mais qui n’est qu’un leurre car du vol scientifiquement organisé par LA France qui ne cesse d’avilir les Africains :

DEUXIÈME PERTE

PARLONS DES COMPTES D'OPÉRATIONS

Dans tous les pays qui utilisent leur propre monnaie, cette compétence relève de l’exclusivité du parlement c’est-à-dire des représentants du peuple (les députés). Prenons le cas de la France qui utilisait sa monnaie mais a accepté d’utiliser la monnaie européenne à travers son parlement (Assemblée Nationale) en faisant un REFERENDUM en Congrès à travers lequel le peuple français a accepté de rejeter sa propre monnaie LE FRANC FRANÇAIS au profit de la monnaie européenne L'EURO. Dans le cas des pays de la zone F CFA (Franc des Colonies Françaises d’ Afrique), ce n’est pas le cas car crée par la France le 25 Décembre 1945 pour l’Afrique. La France ayant hérité de ce système du Nazisme Allemands car pendant que les allemands avaient occupés la France, ils ont créé le Mark qui était la monnaie coloniale allemande utilisée seulement en France et non en Allemagne (1 MARK était égale à 10F Français : imposition de manière autoritaire car à partir d’un rien d’où une dévaluation en son temps de la monnaie Française).

On se rappellera que la France a fait la même chose aux pays africains utilisant le F CFA avec une dévaluation en 1994 car on est passé à 1F Français = 50F CFA à 100F CFA d’où une dévaluation pas de 50% mais de 100% du F CFA.

POURQUOI LA France A CRÉÉ LE F CFA ?

Les raisons sont les suivantes : Cette monnaie a été créée pour les peuples noirs qu’elle avait colonisés et continue de coloniser mais sous d’autres formes pour endormir la conscience des peuples noirs. Sortant de la Guerre, elle avait deux possibilités pour conquérir ses anciennes colonies car SOIT DE MANIÈRE MILITAIRE SOIT ÉCONOMIQUE.

Les produits africains en ayant accès au monde avaient la possibilité d’être directement vendu par les africains afin d’assurer sur le territoire Africain, les devises extérieures car la France occupée et à peine libérée des bourreaux de la guerre, en bref cette monnaie a été créé pour rendre captives les anciennes colonies. Après la guerre, la France étant faible à plusieurs niveau a vu sa monnaie être dévaluée après les accords de Bretton Woods réunissant 44 pays en 1944 a conclu : 1$ = 50F Français à 1$ = 119.70F Français en 1945, 1Franc Français = 1.70F français ; en 1948, 1F CFA = 2F français Avec cette époque de réévaluation du F CFA, les matières premières africaines devenaient plus chères donc la France jouait ce jeu pour empêcher les Africains d’avoir accès au Marché International. A la veille des indépendances, précisément en 1958, la France change la donne car ne voulant pas être la colonie de ses propres colonies, donne un nouveau visage au F CFA, en faisant 1F CFA = 0.02F Français c’est-à-dire 2centimes d’euro (Drôle de coïncidence car en 1948, 1F CFA = 2F français, 10 ans après 1F CFA = 0.02F Français et cette inversion est restée comme ça jusqu’à la dévaluation en 1994 où 1F CFA = 0.01F Français.

Dans tous les pays où on parlera de la monnaie, ça veut dire qu’on touche à la poche de chaque citoyen, ce qui revient à dire que la monnaie relève de la compétence exclusive du citoyen africain c’est-à-dire de ses représentants qui sont les députés puis les Présidents de chaque nation or il n’existe dans aucun des 15 pays africains, un acte législatif qui crée ou qui reconnait le F CFA comme étant leur monnaie, Pourquoi à votre avis ? Tout simplement parce que c’est une propriété de la France.

Donc il y a des superstructures c’est-à-dire les institutions de la zone F CFA à savoir la Conférence des Chefs d’Etats ensuite le Conseil des Ministres des finances de chaque pays et après ce qu’on appellera, les institutions d’émissions monétaires c’est-à-dire les Banques Centrales mais on remarquera que toutes ces structures ne sont également rien devant la France.
Pourquoi ?

Parce que le F CFA est d’abord une invention de la France et elle est sous le contrôle de la France car ces 15 pays d’Afrique refusent de se donner les moyens objectifs de leur développement et de ceux de leur concitoyen alors ils se content d’utiliser une monnaie sui leur est étrangère or lorsqu’on dit monnaie, ça veut dire banque centrale qui est la banque des banques en d’autres termes celle qui fournit et contrôle les banques commerciales ( appelé aussi les banque de second rang) où les citoyens lambda font des dépôts, des retraits et autres. Une banque centrale est une banque publique c’est-à-dire la propriété de l’Etat donc quand l’Etat veut injecter dans l’économie une certaine quantité de monnaie, Il donne des instructions à la banque centrale qui va baisser par exemple son taux d’intérêt c’est-à-dire son taux directeur et les banques commerciales où toutes les populations ont leur argent vont aller prendre cet argent et créer de la monnaie c’est-à-dire prêter à la clientèle. Par contre si l’Etat ne veut pas injecter de l’argent dans l’économie, Il donnera encore l’ordre à la banque centrale afin d’élever ses taux directeurs
(Taux d’intérêts) d’où les banques commerciales en retour vont facturer à la clientèle à un taux élevé. Nous entendrons alors par-là que l’Etat a le libre choix de développer ou pas son pays à travers le financement de ses infrastructures de premières nécessité telles que :
Les hôpitaux
Les écoles et universités Les routes
Les usines de transformation de nos matières premières
Etc.

Qui sont l’un des socles de développement d’un pays.

LES QUATRE PRINCIPES DU F CFA:

1- Le principe de la libre convertibilité du F CFA en Euro

2- Le principe de la fixité des parités entre le F CFA et l’Euro

3- Le principe de la centralisation des changes autrement appelé les comptes d’opérations.

4- Le principe de la libre transférabilité des capitaux des pays de la zone F CFA vers la France et les autres pays du monde.

On parlera plus tard de ces 04 principes.

Ces 04 principes et la Banque Centrale ont été conçus à l’époque coloniale et tous convergent vers un même objectif, c’est à dire : Piller les richesses de l'Afrique au profit de la métropole.

La lutte ne fait que commencer.

 

Merci au Pr Nicolas Agbohou, L'un des Pères de la révolution contre le F CFA.

 

Source: PAGE FACEBOOK MOUSSA KONE

samedi, 11 février 2012

HAITI, MEMBRE DE L'UNION AFRICAINE?

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La nouvelle est quasiment passée inaperçue. Jusque-là simple « observateur », Haïti, la première République noire de l'Histoire, est devenu, début février à Addis-Abeba, « membre associé à part entière » de l'Union Africaine (UA).

Inédit dans l'histoire de l'Organisation panafricaine! Cette décision, la première de ce type concernant un pays de la Diaspora, sera officialisée lors du prochain sommet de l'UA prévu en juin/juillet à Lilongwe, capitale du Malawi. Sans doute en présence du président Haïtien, Michel Martelly, dont on annonce, cette année, le premier périple africain. (Par Francis Kpatindé).

Mais sans attendre, les chefs d'Etat réunis à Addis-Abeba ont chaleureusement salué, et on les comprend, le retour d'Haïti au sein de la grande famille africaine, rappelant les efforts diplomatiques consentis à partir de 1945 par ce pays pour l'avènement d'Etats africains libres, ses dénonciations de l'invasion de l'Ethiopie par l'Italie mussolinienne, ses prises de position progressistes contre la guerre d'Algérie, le soutien à l'indépendance de la Libye et l'assistance au Rassemblement démocratique africain, cette grande formation politique panafricaine qui accompagna nombre de pays du continent vers la souveraineté internationale.

Haïti s'intéresse à l'Afrique ? C'est dans l'ordre des choses. Tous ceux qui, comme moi, ont vécu dans ce beau pays n'en sont pas surpris. Ce tiers d'île en apnée depuis plus de deux siècles est, après tout, le plus « africain » des Etats d'Amérique du Sud et des Caraïbes. Haïti, comme nombre d'Etats africains, est, de façon récurrente, en proie à l'instabilité et à la violence, alors que l'écrasante majorité de ses enfants croupit dans une misère sans nom. Indépendant le 1er janvier 1804, peu après les Etats-Unis d'Amérique (1776), mais bien avant la Colombie (1810, l'Argentine (1816), le Brésil (1822) et le Canada (1867), Haïti est à la traîne de tout, sauf de la littérature, de la poésie, de la peinture, de la musique, autrement dit, ce qui fait « l'âme » d'un peuple.


Lu sur TSIMOKI GASIKARA


Source: IRIB WORLD SERVICE

samedi, 19 novembre 2011

LIBRE OPINION: «L'OCCIDENT NE SE FOUT PAS DE LA DEMOCRATIE, IL LA DETESTE»



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Lisez-moi ce papier. Un trésor d'informations, une mine de lucidité et de vérité. Tout simplement excellent! Du camerounais Atangana Mebah Dorien.

 

Les occidentaux se foutent en réalité de la démocratie et des droits de l'homme. Si vous n'êtes pas encore arrivés à cette conclusion, c'est que les beaux discours sur la démocratie, embellis par les séminaires sur les droits de l'homme et le financement de la formation des moniteurs d'élections par la France ou l'Union européenne entretiennent encore la confusion et l'illusion dans votre esprit.

A cela s'ajoute l'aide au développement qui est claironnée dans les médias occidentaux, imprimée dans notre subconscient par les images télévisées des dons de matériel médical en présence de l'ambassadeur de France ou d'Allemagne. Vous devez penser que les pays dits démocratiques nous veulent du bien et qu'ils aimeraient que nous atteignions leur niveau de développement et de confort. Ne critiquent-ils pas certaines dictatures et des chefs d'Etat ayant mis long au pouvoir ? Ne demandent-ils et ne s'alignent-ils d'ailleurs pas avec les peuples pour obtenir leur départ comme en Egypte et en Tunisie ? Ne demandent-ils pas des élections libres et transparentes et ne blâment-ils pas les leaders qui ne semblent pas respecter la volonté de leurs peuples ? Après tout, ce sont même ces pays qui envoient des observateurs pour garantir la régularité des scrutins.

Ils critiquent même aussi souvent les coups d'Etat qui sont presque toujours commis par un chef militaire ou un groupe de rebelles qui se révoltent contre la politique économique irresponsable du leader qu'ils viennent de renverser.

Les organismes internationaux censés garantir les droits de l'homme tels qu'Amnesty International ou le Tribunal Pénal International chargé de juger ceux qui commettent des crimes contre les peuples ajoutent à cette confusion. Pourquoi créeraient et financeraient-ils ces organismes s'ils n'avaient pas à cœur le bien des masses, devez-vous vous demander ? Pourtant la réalité est toute autre.

Attitudes peu démocratiques

Les pays dits démocratiques ne sont pas consistants dans leur demande d'élections transparentes. Ils ferment les yeux sur les exactions des dictatures alliées et les aident même dans leur fraude électorale comme la France le fait au Tchad, Burkina Faso, Gabon et dans bien d'autres pays d'Afrique francophone. L'ancien chef des services secrets français au Gabon, l'ancien Mr Afrique du président Chirac et l'ancien ambassadeur de France au Gabon affirmaient d'ailleurs qu'Ali Bongo avait perdu les élections et que les chiffres qu'on lui a attribués appartenaient en réalité à son opposant principal Mba Obame (Regarder le documentaire intitulé "Françafrique : 50 ans sous le Sceau du Secret").

Certaines dictatures sont non seulement tolérées mais ont aussi été installées après renversement de leaders démocratiquement élus. A ce propos, que les méthodes indirectes utilisées dans le renversement de certains leaders ou la main invisible des commanditaires ne vous trompent pas. Les pays démocratiques participent à ces événements très peu démocratiques. Ce sont les pays occidentaux qui ont fait assassiner Lumumba, le premier leader du Zaïre. Il est dit que les puissances occidentales en voulaient tellement à Patrice Lumumba de leur avoir tenu tête que près de 4 services de renseignements (France, Etats-Unis, Belgique et Angleterre) avaient mis des équipes de tueurs à ses trousses (Lire "The Assassination Business" de Richard Belfield) .

Il est important de signaler que Patrice Lumumba a été assassiné en présence des troupes de l'ONU. Ce sont les Etats-Unis qui ont initié les 2 coups d'Etat contre Jean-Bertrand Aristide à Haïti en utilisant, dans le 2ème coup, des trafiquants de drogue entrainés par la CIA en République dominicaine; Hugo Chavez du Venezuela, Salvatore Allende du Chili ou Mossadegh d'Iran étaient des leaders politiques démocratiquement élus qui ont connu des coups d'Etat organisés avec le soutien actif de la CIA. C'est la France qui, à travers ELF, a fait renverser Lissouba au Congo-Brazzaville et a réinstallé Sassou Nguesso au pouvoir. C'est finalement avec la complicité de la « communauté internationale » et l'aide des troupes françaises et des Nations Unies que Laurent Gbagbo (vainqueur réel des élections ivoiriennes) a été renversé par la violence par Alassane Ouattara.

Le dénominateur commun de ces leaders est le choix courageux qu'ils ont fait de défendre les intérêts de leurs nations et leur désir de sortir leurs peuples de la pauvreté, actions qui les ont souvent mis en conflit avec les intérêts économiques des pays développés et de leurs grands groupes financiers installés à travers le monde.

Mais ce n'est pas ce que CNN, France 24, RFI, BBC ou la Voix de l'Amérique diront aux français, allemands, anglais ou américains. Ils leur diront qu'un chef d'Etat impopulaire, à la politique économique controversée, a été renversé par l'armée (Chavez, Allende), des rebelles (Lissouba, Aristide). Dans le cas de Laurent Gbagbo, ils ont simplement dit qu'il est un chef d'Etat qui a perdu des élections et qui ne veut pas quitter le pouvoir (un de plus en Afrique, ont dû penser les occidentaux).

A l'inverse, ceux qui ont protégé les intérêts des pays occidentaux sont restés au pouvoir pendant des décennies. Mobutu, Moubarak, Eyadema ou Bongo en sont des exemples. Ces 2 derniers ont d'ailleurs été remplacés par leurs fils sans que les défenseurs de l'alternance démocratique ne crient à une confiscation du pouvoir. Blaise Compaoré, Idriss Deby, Obiang Nguema Mbazogo et d'autres encore sont toujours au pouvoir après des décennies et viennent d'ailleurs de gagner de nouveaux mandats sans qu'aucun pays occidental ne trouve à redire. Et ces chefs d'Etat ne sont pas exactement des modèles de démocratie. Moubarak et Zine El-Abidine ont d'ailleurs été renversés parce que la pression populaire était forte. Pour les pays occidentaux, il valait mieux aider à faire tomber ces dictateurs fragilisés qui les ont pourtant servi, pour rester au bon côté de l'histoire et garder des apparences démocratiques. Ils ne poussent pas dehors des dictateurs alliés dont les régimes sont encore forts. Au même moment où l'Otan accusait Kadhafi d'être un dictateur, il donnait sa bénédiction au roi du Bahreïn pour réprimer dans le sang, avec l'aide de 1000 soldats saoudiens, les revendications de son peuple.

De la poudre aux yeux

La démocratie importe peu comme vous le constatez. Ce qui est important, ce sont les intérêts économiques et financiers dont la protection exige le contrôle des ressources naturelles des pays-clients. Tant que vous servez ces intérêts, vous restez au pouvoir. Vous les mettez en danger, alors on utilise cet artifice appellé démocratie pour vous faire tomber.

Que dire de la protection des droits de l'homme, de l'aide au développement ou du Tribunal Pénal International (TPI) ? Ce ne sont que d'autres artifices mis en place pour créer l'illusion : Celle d'un occident bienveillant fonctionnant sur la base de fortes valeurs morales. Tout le système de contrôle des pays faibles est basé sur cette apparence de bonté, sur une illusion de bienveillance. Si cette illusion était enlevée, tout le système s'écroulerait. Il est plus aisé de contrôler un peuple endormi qui croit en votre bonté qu'un peuple bouillonnant de colère face à son exploitation et à son impuissance. L'une des raisons pour lesquelles la France en voulait tant à Laurent Gbagbo est qu'il avait exposé le système d'exploitation de la France en Afrique à travers les émissions de la Radio Télévision Ivoirienne sur la Françafrique. En cela seulement, c'est Laurent Gbagbo qui a gagné. Ces émissions ont contribué à ouvrir les yeux des populations au Cameroun ou le sentiment anti-français est palpable. Vous pouvez imaginer que sous Ouattara, ce genre d'émissions ne sera pas montré à la RTI.

Savez-vous qu'une infime partie de l'aide au développement que la France fait aux pays africains parvient aux pays destinataires ? Une bonne partie de cette aide est retournée en France dans des valises pleines d'argent liquide pour le financement des partis politiques. Le Tribunal Pénal International tout comme l'Onu est simplement un outil utilisé dans les mains des puissances occidentales pour exercer leur prédation sur les pays faibles. Vous avez vu le rôle que le TPI a joué dans les crises Ivoirienne et Libyenne ? Il s'est précipité à ouvrir une enquête sur Laurent Gbagbo, Kadhafi et ses enfants pour violation des droits de l'homme et crimes contre l'humanité juste pour leur mettre la pression.

A l'inverse, le roi du Bahreïn qui a réprimé dans le sang les revendications de son peuple, Alassane Ouattara ou Guillaume Soro dont les soldats ont commis des exactions n'ont subi aucune inquiétude, jusqu'à présent. C'est cette attitude qui a amené Jean Ping, le président de l'Union Africaine à accuser le TPI de faire de la politique et un autre président africain à le qualifier de blague. Le TPI est une vraie farce. En passant, la plupart des individus inculpés par le TPI sont Africains.

Les organisations des droits de l'homme tels qu'Amnesty International, bien que créées avec des motifs nobles, ont été récupérées par des Etats et groupes d'intérêt qui les financent. Elles ont une caution morale très importante pour qu'on les laisse sans contrôle. Amnesty International serait contrôlé d'ailleurs par le MI-5, le service de renseignement britannique. Human Rights Watch, une autre organisation des droits de l'homme, serait financée par Georges Soros, un milliardaire soi-disant philanthrope. Ces 2 organisations ne critiquent pas les atteintes aux droits de l'homme faites pendant les guerres initiées sous le couvert des Nations Unies par la France, les Etats-Unis ou l'Angleterre. Lorsqu'ils condamnent certaines actions de leurs pays maitres, c'est avec beaucoup de timidité et juste pour garder une certaine crédibilité. Par contre, ils feront des rapports annuels sur les pays « ennemis » de l'occident.

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Au plus fort de la crise libyenne, les fils de Mouammar Kadhafi ont suggéré qu'on procède à une élection pour voir qui le peuple choisirait comme leader mais l'Otan a refusé, sachant que Kadhafi était populaire (à plus de 80%) dans son pays et qu'il gagnerait haut la main pareil test. La démocratie n'exigeait-elle pas qu'on laisse le peuple décider ? Cette solution n'a même pas reçu l'attention de la « communauté internationale » parce qu'il fallait abattre ce leader qui avait osé défier l'ordre international.

Les séminaires sur les droits de l'homme, le financement et l'aide à certains journaux privés africains, les critiques contre certaines dictatures ne sont que de la poudre aux yeux. Ils font partie de l'arsenal psychologique qui entretient l'illusion de la bienveillance occidentale.

J'espère que vous ne croyez plus les présidents français lorsqu'ils prétendent défendre l'Afrique au G-20, le groupe des 20 pays les plus industrialisés du monde, alors que ce sont eux qui, à travers le franc CFA, maintiennent l'Afrique sous oppression monétaire (http://www.africamaat.com/Video-Le-Franc-CFA-et-les-comptes).

Voyez-vous, on ne peut être voleur et honnête en même temps. On est l'un ou l'autre. On ne peut faire assassiner des gens et prétendre défendre les droits de l'homme. On ne peut provoquer des guerres qui détruisent et prétendre accorder de la valeur à la vie humaine. On ne peut faciliter et donner de la caution à la fraude dans un pays et prétendre être un démocrate dans un autre. On ne peut utiliser la banque mondiale et le FMI pour détruire les économies des pays du tiers-monde et prétendre aider au développement (http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafIPvt.html). On est bon ou on ne l'est pas. Et si ces pays démocratiques nous voulaient du bien, pourquoi éliminent-ils nos leaders tels Sankara, Lumumba ou Kadhafi qui nous aimaient ?

L'occident ne se fout pas de la démocratie. Il la déteste

On le sait, contrairement aux apparences et aux déclarations bienveillantes, les leaders occidentaux ne veulent pas de démocratie, ni de progrès en Afrique. Ils aimeraient que les choses restent comme elles sont, sans toutefois tomber dans le chaos car celui-ci perturbe la bonne marche des affaires. Ils ne veulent pas non plus que les pays du tiers-monde se développent car le développement de l'Afrique les ferait sortir de leur contrôle et de leur joug.

Démocratie suppose répartition du pouvoir entre institutions indépendantes, élections transparentes, presse libre et bavarde, commission d'enquêtes parlementaires, réflexion indépendante, débats publics, etc.... Il est plus facile de contrôler un leader corrompu qui a entre ses mains la totalité du pouvoir que de contrôler un président ou premier ministre qui partage le pouvoir avec les députés, les magistrats de la cour suprême et tous les hauts responsables qui joueraient un rôle-clé dans la marche d'une nation démocratique. Des élections libres présentent le risque de mettre au pouvoir des leaders nationalistes et libres d'esprit que les occidentaux ne contrôlent pas.

La démocratie permettrait à la presse de révéler les magouilles qui se font sous la table et peut très sérieusement interférer avec l'informel dont bénéficient les compagnies occidentales opérant en Afrique. Par exemple, une presse libre et bien informée révélerait aux africains tous les accords commerciaux abusifs que la France a imposé aux pays africains tels que le Niger où elle a la priorité sur l'exploitation de l'uranium. C'est la France qui fixe le prix auquel elle achète cet uranium que le Niger ne peut d'ailleurs pas vendre à aucun autre pays. Cette presse dénoncerait l'exploitation off-shore qu'ELF fait du pétrole congolais sans que le gouvernement congolais n'ait une idée des quantités prélevées. (Regarder le documentaire intitulé "Les Milliards d'ELF").

Une presse libre montrerait les émissions de la Françafrique qui sont diffusées en France mais interdites sur les chaînes africaines. Les juges seraient ainsi libres de faire juger sans pression politique toute compagnie française ou américaine ayant commis des exactions sur le sol africain ou ayant procédé par corruption pour obtenir des contrats. Les députés pourraient débattre de projets de lois et revoir tous les accords que les pays africains ont signé avec la France. Le peuple serait partie prenante du jeu et demanderait une redistribution des richesses qui pour le moment bénéficient en majorité aux compagnies occidentales.

Tout ceci m'amène à affirmer que même si un leader véritablement démocrate et intègre arrivait au pouvoir dans un pays africain, les puissances occidentales essaieraient de l'éliminer. Leurs leaders étrangers ne vont pas se croiser les mains, l'applaudir pour les changements positifs (du moins, pas sincèrement) et le laisser faire. Ils ne vont pas se contenter de le regarder travailler. Ils vont essayer de l'éliminer, pour des raisons déjà évoquées. En plus de ces intérêts nationaux, ils ont aussi des motifs personnels. Les familles Mitterrand, Charles Pasqua et Giscard d'Estaing auraient des intérêts privés au Cameroun, Gabon, Centrafrique, Tchad, Congo. Sur le plan moins personnel, un dirigeant démocrate refusera de procéder aux financements occultes de partis politiques et des ordres mystiques européens. Nous savons que ce financement joue une très importante part dans le fonctionnement de ces entités et certains leaders africains leur verseraient des dizaines et même des centaines de millions de francs CFA, à titre de contribution.

En plus de ces intérêts, il y a la notion de prestige qui est en jeu. Aux yeux des pays puissants, il serait inacceptable qu'un dirigeant d'un petit pays sous tutelle change les règles du jeu telles qu'elles existent depuis la colonisation et force la main à une grande puissance. C'est un affront qu'on ne saurait accepter, ceci est d'autant plus dangereux qu'il pourrait faire des émules. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Président Thomas Sankara était un danger pour l'ordre établi français. Il était très admiré et était devenu très populaire auprès des jeunesses et corps d'officiers africains. Les maîtres occidentaux avaient peur que d'autres gens ne veuillent suivre son exemple. Bien qu'il ait été assassiné par celui qu'il croyait être son ami, ce sont la Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny et la France qui en étaient les commanditaires.

Pourquoi les chefs d'Etats africains ne dénoncent-ils pas cet ordre outrageux des choses ? D'abord parce qu'ils sont eux-mêmes compromis par des abus et violations d'ordre divers. Ils font partie de ce système global de jouissance matérielle, pour la plupart. Ensuite, ces chefs d'Etat seraient embarrassés d'exposer leur impuissance, leur rang subalterne et leur servilité vis-à-vis de leurs maîtres. Quel chef de famille pourrait rentrer, le soir, à la maison et dire avec fierté à sa femme et à ses enfants qu'il a dû remettre une partie de son salaire au voisin parce qu'il avait peur que celui-ci ne le bastonne ? Ces chefs paraissent forts et invincibles aux yeux de leurs peuples et un aveu d'impuissance heurterait leur fierté. Pourtant, la mise en place d'un véritable système démocratique est la seule voie de sortie de ce système d'oppression car elle permettrait de battre les pays dits démocratiques au jeu de la démocratie. Elle permettrait de désarmer les prédateurs, de mettre les règles du jeu du côté du pays en question et d'impliquer dans le jeu la seule composante vraiment capable de protéger un leader : le peuple.

Même chez eux, la démocratie n'existe pas vraiment

Ne vous y trompez pas, même dans les pays occidentaux, la démocratie n'existe pas vraiment. Les dirigeants de ces pays sont sélectionnés à partir de 2 partis politiques uniquement dont aucun ne représente parfois un bon choix. Selon les pays, il s'agit de la gauche et de la droite, des républicains ou des démocrates, libéraux ou conservateurs. Cette organisation ne laisse pas de chances à une tierce personne de compétir. Un ancien agent de la CIA racontait dans une vidéo comment il avait été envoyé pour intimider Ross Pérot, un candidat indépendant qui voulait compétir contre Bush I en 1992, en lui demandant de retirer sa candidature. Il l'a menacé de s'en prendre à sa fille et Ross Pérot a obtempéré. Incroyable, n'est ce pas ? C'est pourtant ce qui s'est passé. Ross Pérot qui commençait à devenir populaire menaçait le règne des 2 partis politiques, par la création d'une alternative pour le peuple.

Les candidats finalement sélectionnés à l'issue des primaires viennent presque tous du même moule. Il est presqu'impossible pour un personnage ayant des idées révolutionnaires qui inconfortent l'establishment d'arriver à ce niveau. Ils ne peuvent changer la politique préétablie par leurs partis et dans une large mesure, l'establishment. Les leaders élus ne peuvent pas de façon significative affecter la politique extérieure de leurs pays et, dans une certaine mesure, même pas la politique intérieure. Ils sont en réalité des têtes visibles de groupes d'intérêt que sont les partis politiques. Ceux qui essaient de changer les choses se font éliminer comme Kennedy, sont poussés à l'échec comme Jimmy Carter ou alors sont intimidés comme Barack Obama qui renonce à mettre en application son programme social. Ces candidats sont, en général, issus de mêmes écoles, fréquentent les mêmes clubs sociaux et appartiennent même souvent aux mêmes sociétés secrètes. Ce dernier détail a une grande valeur lorsque l'on sait que l'Allegiance aux sectes dépasse même souvent leur loyauté vis-à-vis de leurs pays. Le monde occidental est simplement une dictature de l'élite sur les masses ouvrières.

Ces pays démocratiques ont aussi des fraudes électorales, moins visibles et plus sophistiquées que les pays africains. Georges W. Bush ne doit sa première élection de l'an 2000 contre Al Gore (qui avait gagné le vote populaire) qu'à la décision de la Cour suprême de refuser le recomptage des votes en Floride où son frère était gouverneur. Il faut signaler que Georges W. Bush avait des partisans à la Cour suprême, ce juge dont le fils faisait partie de l'équipe de campagne de Georges Bush. Peut-on vraiment parler de démocratie quand le candidat que la plupart des électeurs ont voté perd les élections par le jeu des grands électeurs.

Dans le documentaire intitule "Hacking Democracy", un individu affirme que Kerry avait la preuve que Georges Bush avait perdu l'élection de 2004 mais avait choisi de ne pas en parler. Il faut signaler que Bush et Kerry font partie de la même secte appellée "Skulls and Bones" traduits par "Cranes et Os". Dans son excellent article, Michael Parenti (http://www.michaelparenti.org/stolenelections.html) dit que des irrégularités ont été commises en 2000 contre les minorités ethniques et des personnes démunies qui votent en général démocrate (parti d'Al Gore). 36 000 personnes n'ont pu voter parce que leurs noms n'ont pas été inscrits dans les listes électorales par le secrétaire d'Etat de l'Etat de Floride, Kathleen Harris. Celle-ci a supervisé les élections de l'Etat de Floride de par sa fonction alors qu'elle était aussi un membre actif du comité de campagne de Georges Bush, dans l'Etat de Floride. D'autres électeurs ont été refoulés par une accusation mensongère d'être d'anciens repris de justice. Dans beaucoup de bureaux de vote dans des régions favorables aux démocrates, les autorités ont fermé tôt les bureaux, empêchant les gens alignés dehors de voter.

Plus récemment en Grèce, Georges Papandreou a renoncé à l'idée du referendum sur le sauvetage des banques grecques sous la pression de ses pairs européens qui savaient que s'il était consulté, le peuple grec allait rejeter ces mesures qui le mettent pratiquement en captivité. N'est-ce pas la démocratie, le choix du peuple ?

En conclusion, la démocratie n'existe vraiment pas. L'occident utilise cet artifice dans la guerre qu'elle mène contre l'Afrique. Les crises ivoirienne et libyenne n'ont été que l'expression visible et violente de cette guerre. Cependant, ce n'est pas une guerre que nous gagnerons par la violence. L'Afrique gagnera cette guerre en retrouvant sa dignité, son self-esteem, l'amour de l'un pour l'autre, sous la direction de leaders nationalistes utilisant la sagesse et l'astuce.

Au-delà de ces considérations bassement matérielles, il y a un élément humain qui explique le comportement des gens vis-à-vis des autres. Nous avons tous en nous, en tant qu'êtres humains, ce désir de contrôler et de nous enrichir aux dépends des autres et de leur bien-être supérieur. C'est pour cela que toutes ces sociétés secrètes et clubs élitistes naissent et prospèrent, à travers le monde. Leur but est de contourner la démocratie, de remettre et de garder le pouvoir entre les mains de quelques privilégiés.


Atangana Mebah Dorien, citoyen libre.

samedi, 19 mars 2011

HUIT ANS D'INGERENCE NEOCOLONIALE FRANÇAISE...ET DE RESISTANCE HEROÏQUE DU PEUPLE IVOIRIEN


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Par Luis Basurto (*), le 12 mars 2011

La crise en Côte d'Ivoire n'est pas née en décembre 2010, le 2 de ce mois, jour de l'annonce solitaire, surprenante et hors délai des résultats électoraux provisoires du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 faite par le président de la Commission électoral ivoirienne flanqué des ambassadeurs de la France et des USA dans le quartier général électoral du candidat Alassane Dramane Ouattara, l'orthodoxe économiste du FMI. La crise ivoirienne n'est pas née seulement du refus arrogant de la France, ayant obtenu le soutien des USA et de l'Onu, de reconnaître les résultats électoraux définitifs proclamés par le Conseil Constitutionnel ivoirien, l'instance suprême, la seule, qui avait le pouvoir légal de le faire.   La crise ivoirienne est née le 18 septembre 2002 au soir. La tentative de putsch, ratée, de ce jour là contre Laurent Gbagbo fut repêchée rapidement par un plan B de la France avec l'intervention efficace de l'armée française, le 43ème Bima, basée à Abidjan. Jacques Chirac ordonna rapidement la partition du pays sécurisant les rebelles dans le nord du pays en essayant parallèlement de déposséder Gbagbo de tous ses pouvoirs réels, ses pouvoirs constitutionnels, par les "accords" dits de Kléber, à Paris : il choisit  et désigna depuis janvier 2003 presque directement deux premiers ministres ivoiriens, Seydou Diarra en 2003 et Charles Konan Banny en 2005, qui bien entendu obéissaient aux instructions et aux injonctions de Paris. L'ingérence française, militaire, diplomatique et politique, fut constante depuis septembre 2002, elle vient donc de loin. La crise ivoirienne est un état quasi permanent depuis plus de huit ans du à cette ingérence permanente et intense.

La victoire de la force contre l'état de droit c'est justement ce qui s'est passé depuis 2002. Les putschistes pro-Ouattara furent requalifiés 'forces nouvelles » par l'interventionnisme chiraquien, par l'ingérence grossière. Laurent Gbagbo, historien, enseignant universitaire, social-démocrate modéré -fondateur du Front Populaire Ivoirien-FPI affilié à l'Internationale socialiste- fut élu le 22 octobre 2000 ayant long temps lutté pour les libertés politiques et contre le régime autocratique de Félix Houphouët-Boigny, l'allié inconditionnel de la France néocolonialiste. Mais, depuis le jour même de son investiture ses rivaux de l'ex parti unique houphouëtiste, le PDCI -Parti Démocratique de Côte d'Ivoire- l'ancien président Henry  Konan Bédié et l'ancien premier ministre d'Houphouët, A.D.Ouattara,  firent tout pour tenter de le déstabiliser et de l'éjecter de la présidence. Les putschistes du 18 septembre 2002 n'étaient pas à leur première tentative. Et la rébellion soutenue par J. Chirac commit dès le premier jour des crimes inavouables, des exactions les plus extrêmes, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Leurs responsables n'ont jamais été ni jugés ni condamnés. L'impunité -ainsi que la déloyauté et le cynisme- est ainsi devenue la règle dans la vie politique ivoirienne depuis septembre 2002.

La guerre civile, ouverte ou larvée, en Côte d'Ivoire est un état quasi permanent depuis septembre 2002. Et le coup d'Etat permanent, contre les institutions ivoiriennes et les élus, s'est érigé en système pérenne. En novembre 2004 les soldats français commirent contre des civils ivoiriens désarmés des tueries jamais poursuivies ni punies. Le 9 novembre 2004 face à l'hôtel Ivoire à Abidjan 57 civils ivoiriens furent sauvagement tués par l'armée française. Un reportage diffusé plus tard par Canal Plus en France montra les images horrifiantes, insupportables, de ce massacre. On l'a oublié ? Fin 2005 la France et son faux-nez onusien, l'Onuci, essayèrent de dissoudre rien de moins que l'Assemblée nationale ivoirienne, c'est ainsi que le 15 janvier 2006 le GTI, « groupe de travail international », annonça par communiqué banal qu'il « prenait acte » de la fin du mandat des députés ivoiriens. Cette ingérence inadmissible  provoqua le refus ferme des civils ivoiriens qui défilèrent par milliers ; les manifestations de colère patriotique furent stigmatisées par la France et diabolisées par ses médias français et ceux de la « communauté internationale ». Mais l'immixtion, l'ingérence grossière, ne put passer.

Chirac introduit l'ONU dans son dispositif géopolitique pour masquer le rôle néocolonial central de la France et « légitimer » l'ingérence ouverte en se drapant des « décisions » onusiennes. C'est ainsi que fut créée l'Onuci, la « mission de l'ONU pour la Côte d'Ivoire », avec un corps expéditionnaire de soldats, policiers et fonctionnaires civils chargés officiellement de s'interposer entre belligérants et de protéger la population civil mais dans les faits ayant plutôt couvert, consolidé, le pouvoir de la rébellion « nordiste » pro-Ouattara et ouvertement essayé d'éroder la souveraineté de l'Etat ivoirien. A l'ONU, touts les textes émanant du Conseil de sécurité furent, et le sont toujours, rédigés rien de moins que par les seuls diplomates français qui se livraient ensuite à un intense travail de lobbying pour les faire entériner par les membres permanents et non-permanents de cette instance.

A présent Nicolas Sarkozy ne fait rien d'autre que continuer cette aventure chiraquienne et il le fait avec beaucoup de conviction car A.D.Ouattara est son ami personnel. Ils partagent l'amitié avec certains potentats français comme Martin Bouygues et ce fut l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président qui  officia son mariage avec Dominique Folloroux, une femme d'affaires française liée aux milieux oligarchiques français. L'agitation, l'activisme et les gesticulations théâtrales sont la marque personnelle de Sarkozy, comportements pas moins hasardeux et dangereux pour autant, alors qu'il est dans la stricte continuité de Chirac et d'autres de Gaulle essayant à tout prix de sauvegarder le pré carré néocolonial français en Afrique.

En 2004, Jacques Chirac et Georges W. Bush commirent en Haïti un coup d'Etat « en douce » contre Jean Bertrand  Aristide, embarqué par la force dans un avion et envoyé à l'exil forcé en Afrique. Oublié tout cela ? Ils utilisèrent le même schéma qu'en Côte d'Ivoire, à quelques détails près, à savoir d'abord un coup d'Etat contre le président Aristide « justifié »  par une rébellion soutenue en sous main dès l'extérieur par les USA et le prétexte « d'éviter aux haïtiens une guerre civile », ensuite arriva le piétinement des institutions haïtiennes et finalement la totale mise sous tutelle du pays sous la bannière de l'ONU, la Minustah -Mission des Nations Unies pour la stabilisation d'Haïti- pilotée et contrôlée par le couple USA-France. Le bilan de cette ingérence et de l'écrasement de la souveraineté haïtienne est là, un bilan pitoyable, un bilan honteux. Les exactions des soldats onusiens en Haïti restent impunies. L'échec de l'interventionnisme de l'Onu, de sa Minustah, qui est celui du couple néocolonial USA-France est aisément démontrable par le bilan à tirer de six ans d'ingérence : embourbés dans les affrontements sociaux et politiques, ils -les USA, la France et l'ONU- ont été incapables même d'organiser et de garantir des élections crédibles, sans trop s'attarder sur l'incompétence manifeste, tragique pour les haïtiens, à faire face à l'urgence humanitaire créée par le séisme terriblement meurtrier de janvier 2010.

La crise ivoirienne n'est pas qu'une simple crise postélectorale comme nous essayons de le démontrer en rappelant les faits. Elle débuta le soir du 18 septembre 2002, donc à présent plus de huit ans se sont écoulés. L'état de guerre civile ne date pas non plus des élections du 28 novembre 2010 mais de l'institutionnalisation des putschistes pro-Ouattara du 18 septembre 2002 et de la banalisation de leurs méthodes antidémocratiques et sanguinaires : la longue et tenace tentative de prise du pouvoir directe d'A.D.Ouattara commença plus huit ans en arrière avec l'acte « fondateur » d'un putsch manqué. Ce putschistes furent promus, par l'ingérence militaire et politique française, et l'agitation médiatique -la propagande- qui l'accompagnait, par une ingérence néocoloniale, en acteurs politiques « crédibles » alors qu'ayant commis des crimes de guerre et crimes contre l'humanité et occupant en toute illégalité la moitié nord du pays, devenue zone de non-droit où toutes les exactions et trafics ont été et sont toujours possibles. La primauté de la force sur le droit c'est justement ce que les putschistes ratés pro-Ouattara, repêchés et requalifiés par J.Chirac, ont démontré et ouvertement revendiqué depuis 2002. L'impunité est érigée en système de par les exactions scandaleuses, non poursuivies et sanctionnées devant aucune juridiction ivoirienne ou internationale, des rebelles pro-Ouattara, mais aussi de l'armée française - le 43ème Bima puis la « Force Licorne » - et de son supplétif onusien, l'Onuci.

La résistance des civils ivoiriens et de l'Etat de Côte d'Ivoire est légitime et légale. La résistance contre l'ingérence néocoloniale française est un droit imprescriptible mais aussi  le devoir patriotique des ivoiriens. La défense ferme de la souveraineté et de l'intégrité de l'Etat et du territoire ivoiriens contre l'ingérence grossière et les desseins néocoloniaux de la France, épaulée à présent ouvertement par les USA -par l'axe impérialiste USA-Union Européenne qui fait tomber ses masques- est la seule conduite possible des ivoiriens s'ils veulent sauvegarder leur liberté, leur indépendance et leur dignité, celles du peuple ivoirien et celles de leur pays, pilier de l'ouest africain. L'avenir de l'Afrique et de l'ensemble des pays et des peuples du monde voulant préserver leur indépendance nationale et leur liberté passe par le combat héroïque et la victoire souhaitable des patriotes ivoiriens.


(*) Luis Basurto : Enseignant, syndicaliste.


Source : MONDIALISATION.CA

jeudi, 17 février 2011

COMPLICITES DANS LA CRISE IVOIRIENNE - MAMADOU BEN SOUMAHORO: «J'ACCUSE GERARD LATORTUE, LA FRANCOPHONIE ET L'ONU»

 

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La crise postélectorale qui secoue la Côte d'Ivoire, depuis le 28 novembre 2010, n'a pas fini de livrer ses secrets, son lot de comploteurs et leurs alibis pour faire main basse sur les richesses de notre pays. A chaque révélation, l'on apprend un peu plus sur toutes les sales propositions rejetées par Laurent Gbagbo et qui lui valent la ronde de tant de chacals politiques tapis au sein de la Communauté internationale. Dans le texte qui suit, le député Mamadou Ben Soumahoro dévoile la partition de l'ancien Premier ministre haïtien, Gérard Latortue, qui a conduit la délégation des observateurs de l'Organisation internationale de la Francophonie en Côte d'Ivoire. Il établit ses connexions à Paris et à l'ONU.

Personne n'y a véritablement prêté attention. Et pourtant, cela s'est passé. A la fin de la mission d'observation de l'élection présidentielle qu'il a conduite, en Côte d'Ivoire, pour le compte de l'Organisation internationale de Francophonie (OIF), M. Gérard Latortue a dressé son rapport au pied de M. Young Jin Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko. Aussitôt fait, il a repris l'avion le même soir pour Paris, laissant au Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens. M. Gérard Latortue venait ainsi de nous indiquer, clairement, que Young Jin Choi est son binôme local dans la fabrication de la crise postélectorale dans laquelle est plongé notre pays depuis le 28 novembre 2010. Latortue et Choi ont agi pour espérer imposer Alassane Ouattara au peuple ivoirien. C'est un des pans de ce complot aux multiples tentacules enclenché pour faire main basse sur la Côte d'Ivoire. Mais ses prémices datent de longtemps. De quelques années plus tôt.


L'indécente proposition
au candidat Gbagbo

Nous sommes en 2008. L'ancien Premier ministre de la République d'Haïti, Gérard Latortue, une vieille connaissance personnelle, sollicite par mon intermédiaire un rendez- vous avec le chef de l'Etat de Côte d'ivoire. Il l'obtient d'autant plus facilement qu'il prétendait vouloir porter à la connaissance du Président Laurent Gbagbo «l'expérience» qu'il venait de réussir dans son propre pays au moment où le nôtre s'apprêtait à aller à son tour à des élections présidentielles importantes annoncées, à cette époque, pour novembre 2009. C'est ainsi que profitant de l'occasion qui lui était offerte, Gérard Latortue s'est permis de proposer à Laurent Gbagbo de se mettre sous «la protection de George W. Bush et des Etats-Unis d'Amérique». Pour la mise en œuvre de ce projet, l'homme a fait valoir au Président Laurent Gbagbo ses relations intimes et privilégiées avec le frère du Président des Etats-Unis, Le gouverneur de l'Etat de Floride. C'est du reste grâce à l'intervention de ce dernier que le Président Bush a désigné Gérard Latortue pour diriger, à titre intérimaire, le gouvernement d'Haïti. Gérard Latortue devait y organiser les élections de sortie de crise après l'expulsion du Président Jean Bertrand Aristide déposé auparavant par les forces onusiennes, toujours sous la férule de Gérard Latortue, leur mandataire. Les Etats-Unis voulaient René Préval comme président d'Haïti, les Etats-Unis et Gérard Latortue ont "donné" René Préval à Haïti. Après cette élection truquée avec succès, Gérard Latortue a voulu monnayer son expérience auprès de Laurent Gbagbo. Un livre blanc a été édité par ses soins. Il l'a proposé au Président ivoirien au cours de l'audience qui lui a été accordée. Ce livre blanc lui a d'ailleurs servi de viatique pour proposer ses services à toutes les capitales africaines qui préparaient des élections dans cette période troublée.

A la deuxième visite faite à Laurent Gbagbo à son domicile officiel de Cocody, Gérard Latortue, plus concret, a proposé à son hôte une véritable stratégie de hold-up électoral avec son aide personnelle et celle des Nations unies à New York. Il annonçait qu'il allait se faire mettre en mission comme observateur international de nos élections à venir, au nom de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) et de son Président Abdou Diouf. En prévision de cette «mission», il demandait au Président Laurent Gbagbo de faire nommer immédiatement, à un poste technique au siège des Nations unies à New York pour le compte de la Côte d'Ivoire, son compagnon de voyage, un certain Marc Maxi, notoirement connu pour être un honorable agent de la CIA. Cet autre Haïtien, qui avait dirigé auparavant l'organisation humanitaire CARE pour l'Afrique de l'Ouest, devait mettre en place le mécanisme qui devait impliquer le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon lui-même, pour appuyer tout ce qui allait se faire sur le terrain en Côte d'Ivoire afin d'assurer la victoire du Président Laurent Gbagbo «sans bavure». Selon les plans de Latortue, à l'issue du scrutin, peu importe le score, que ce soit au premier ou au deuxième tour, l'ex- Premier ministre d'Haïti représentant l'OIF devait tout simplement "crédibiliser" les résultats en faveur de Gbagbo en s'exprimant au nom de tous les observateurs de l'Union européenne et au nom de l'OIF. L'ONU devait ensuite reconnaître la sincérité du scrutin et, selon ce plan, les autres candidats n'auraient eu que leurs yeux pour pleurer. C'est exactement le même schéma qu'il avait proposé en Guinée-Conakry avant la mort du Président Lassana Conté. Le coup d'Etat du capitaine Dadis Camara a mis fin à ses espoirs et annihilé son plan pour les élections en Guinée.

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La belle affaire pour Ouattara et connexions

A la fin de sa visite à Laurent Gbagbo, le Président ivoirien qui avait prêté une oreille plutôt agacée au discours corrompu de Gérard Latortue, lui a fait remettre par mes soins une somme d'argent frais, quelques dizaines de millions de francs CFA, pour faciliter son séjour et celui de son compagnon d'agent de la CIA, Marc Maxi. Le chef de l'Etat n'a pas donné suite à la démarche indécente de l'ex-Premier ministre d'Haïti Gérard Latortue. Ses incessants appels téléphoniques n'ont pas trouvé non plus d'échos auprès du président Laurent Gbagbo pendant de nombreux mois. Son projet est resté lettre morte parce qu'il est tombé sur un véritable démocrate et un intellectuel honnête qui a toujours bâti sa vie sur la vérité de l'onction populaire. Gérard Latortue n'a pas cessé de me harceler, moi qui l'ai introduit auprès du Président Laurent Gbagbo. Là aussi, sans aucune suite. A l'évidence, le Président de la Côte d'Ivoire s'était senti profondément vexé par la proposition malhonnête de Gérard Latortue qu'il a donc définitivement éconduit en ne répondant plus à ses pressants appels téléphoniques.

Bien entendu, toute cette entreprise avait un prix dans l'esprit du représentant de commerce de l'OIF et des Nations unies. Le refus de Laurent Gbagbo constituait pour lui et pour ses commanditaires un énorme manque à gagner qu'il fallait combler d'une manière ou d'une autre. C'est ainsi que Gérard Latortue et Marc Maxi ont proposé leur service diabolique à Alassane Ouattara et à son épouse Dominique Folloroux. Connaissant son entregent, la femme du plus grand imposteur devant l'Eternel, Alassane Ouattara, a dû consolider le projet scélérat de Gérard Latortue par l'adhésion empressée de leurs amis français, américains et ivoiriens de nationalité américaine vivant aux Etats-Unis. Ce qui n'était qu'un plan devant consolider l'avantage du candidat le mieux placé, dans l'esprit de Gérard Latortue et ses comparses accourus pour empocher quelques millions de dollar, est devenu, par la force des choses, un des éléments fondateurs du complot international qui continue de secouer la Côte d'Ivoire, mon beau pays. Ce complot devait donner gagnant celui que personne n'attendait, c'est-à-dire Alassane Ouattara. Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce vaste complot qui s'est étendu à quelques valets de M. Sarkozy en Afrique, notamment le Burkinabé Blaise Compaoré et le Sénégalais Abdoulaye Wade, il importe de savoir que l'acteur principal, le mici-dominici de l'ombre, Gérard Latortue, a servi comme représentant permanant du PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) à Cotonou dans les années 70 et, à ce même titre, en Côte d'Ivoire pendant cinq ans sous l'autorité de l'Algérien Abderamane Kane qui dirigeait l'organisation à partir de Vienne, en Autriche.

Vous avez dit Nations unies ? Que reste-t-il pour accomplir le complot ? Evidement les élections ! Les fameuses élections ! Le prétexte tout trouvé ! Or, dans ce domaine, les données sont connues : Depuis 2002, ''la Communauté internationale '' voulait la tête de Laurent Gbagbo. C'est tout ! Seulement voilà, toutes les tentatives ont lamentablement échoué. Il manquait un homme de main "crédible", loin de l'Afrique, discret et efficace pour accomplir l'opération «enlever Gbagbo». Le premier bénéficiaire, Alassane Ouattara, pour une fois, n'est pas allé le chercher puisqu'il ignorait son existence. Cet homme prétendument providentiel est arrivé de lui-même : après son échec au pied de Laurent Gbagbo, Gérard Latortue est allé proposer la forfaiture de l'OIF à Ouattara. Abdou Diouf, l'ancien Président de la République du Sénégal était candidat à sa propre succession à la tête de l'organisation francophone. Le coup de pouce de Latortue lui a sûrement fait du bien. Au renouvellement du mandat d'Abdou Diouf en Suisse, Nicolas Sarkozy en a décidé tout seul, à la place de tous les chefs d'Etat africains présents, en piétinant leur dignité. La Côte d'Ivoire vaut bien une messe et tout le monde a dit Amen !

«Donne-moi la tête de
Gbagbo, et tu auras l'ONU»

Ainsi donc, on a échangé l'honneur et la sécurité de 20 millions d'Ivoiriens contre le confort du poste d'un homme qui fut pourtant chef d'un Etat africain et non des moindres. Gérard Latortue est l'un des artisans zélés et intéressés de cette mascarade qui a échoué, dans sa version OIF, en Côte d'Ivoire. Lamentablement ! Quoiqu'il en soit, par quelque bout qu'on le prenne, le complot qui essaie de déstabiliser notre pays trouve son épicentre aux Nations unies, son exécuteur testamentaire étant M. Ban Ki-moon qui, malgré son incompétence avérée, veut un deuxième mandat. Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca, qui détient un veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, lui a donné l'assurance de bloquer toutes les initiatives des pays émergeants pour lui ouvrir la voix du succès aux prochaines élections de Secrétaire général des Nations unies. Cela peut expliquer en grande partie l'acharnement de M. Ban Ki-moon et de son «frère» sud-coréen Young Jin Choi qui le représente en Côte d'Ivoire et qui l'épaule pour mériter le futur «service» attendu de Sarkozy. Ce n'était pas un hasard si M. Gérard Latortue, responsable des observateurs de l'OIF dans la présidentielle ivoirienne du 28 novembre, a rédigé son rapport au pied de M. Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko, juste avant de reprendre l'avion le même soir pour Paris, laissant à son binôme Choi le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens.

Ces révélations ne sont ni une fiction ni un roman. Pour tous ceux qui en douteraient, j'exige que M. Gérard Latortue vienne s'expliquer devant le peuple de Côte d'Ivoire pour réfuter, s'il le peut encore, toutes ces accusations gravissime que je porte contre lui en tant qu'Ivoirien qui croyait pouvoir compter sur son amitié. Je crie ici ma déception et ma colère contre son comportement cupide, mercantiliste et bassement intéressé.

M. Gérard Latortue, vous m'avez sans doute reconnu à travers cet article dénonciateur de votre indignité vis-à-vis de la Côte d'Ivoire, mon pays. Je vous attends pour vous porter personnellement la contradiction si vous osez accepter un face à face, ici même à Abidjan, devant tout le monde.

Enfin, je comprends maintenant pourquoi vous n'avez pas donné de suite au coup de fil du Président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui voulait me donner la possibilité de vous serrer la main à l'Hôtel Pullman d'Abidjan au Plateau où je n'ai jamais pu vous trouver. M. Bakayoko Youssouf devait ignorer que je ne comptais plus parmi vos amis à Abidjan et que lui-même, Bakayoko Youssouf, avait été déjà instrumentalisé par vous, Gérard Latortue, ainsi que par Ban Ki-moon pour le compte d'Alassane Ouattara.



Abidjan, le 12 février 2011

Mamadou Ben Soumahoro

Député indépendant à
l'Assemblée nationale

mercredi, 24 mars 2010

DES MOTS POUR HAITI: LE MOT DE L'INITIATEUR

INITIATEUR UN MOT POUR HAITI.jpg

 

 

Comment oublier ce matin d’avril 2003 où, en voiture avec Tiburce Koffi, j’avais exprimé à mon interlocuteur le désir de voir se tenir, l’année suivante, en Côte-d’Ivoire, le Bicentenaire de la révolution haïtienne ? Interloqué, l’auteur de Mémoire d’une tombe avait levé de grandes mains suffoquées et tonné d’un rire flétri de colère:
« D’où sors-tu encore avec cette histoire d’Haïti ? Ton pays, la Côte-d’Ivoire, est au cœur de la bourrasque : tu as ici une rébellion et toi tu te préoccupes d’Haïti ? Ca te vient d’où cette affaire ? Tu es haïtien où quoi ? »
Les bras croisés, sans sourire, je lui avais simplement répondu : « Oui, je suis haïtien ».

 

Mais bientôt, sans que je n’y comprenne rien, l’homme s’était excusé. Son repentir était d’autant plus surprenant que l’aîné semblait avoir pris ma déclaration au pied de la lettre… Pour ma part, je n’éprouvai jamais le besoin de lever la moindre équivoque : oui, haïtien j’étais, haïtien je serais encore. Haïtien, au moins, par la volonté de Dessalines de faire de tout descendant d’Afrique un citoyen de la première république noire ; haïtien, sans doute aussi, par sympathie pour Manuel, ce personnage messianique de Gouverneur de la rosée ; mais haïtien, autant et surtout, par cette foule de questions me prenant au collet, me taraudant d’un verbe à la fois ombrageux et fascinant, virulent et captivant. Tout le questionnement était là : lessivée, sanguinolente, comme aime à la présenter une certaine tradition médiatique, la république d’Haïti n’était-elle pas la parabole silencieuse, la braise paradigmatique par laquelle les états africains devraient interroger l’avenir de leur parcours républicain ?

 

Mais alors, à quelle mamelle se nourrissait l’indifférence de bien d’africains au sujet d’Haïti par laquelle avait été réhabilité leur sang, jadis, réduit au rang de crachat ? J’en étais à scruter le ciel quand la terre s’est dérobée. Mardi 12 janvier 2010, l’apocalypse, au ras même des vœux du nouvel an ! Et naturellement, le samedi 16 janvier avait germé cette idée de rassembler les poètes ivoiriens autour d’Haïti : Henri N’Koumo, Alain Tailly, Michel Gbagbo, Emmanuel Toh-Bi, alertés et plus que favorables ! Les jours suivants, Séry Bailly, Tanella Boni, Joseph Anouma, Paul Ahizi… l’espace s’est très vite peuplé de démiurges ; Venance Kacou et Guy Lambin – responsables des Editions NEI/CEDA – y apportant un soutien aussi gracieux qu’inestimable, le projet naissait donc. Au-delà des frontières ivoiriennes, l’effervescence semblait la même : Haïti était au centre de bien d’actions.

 

Pourtant, la question n’en restait pas moins entière : retombée l’émotion des premiers jours, le monde saurait-il encore se souvenir d’Haïti, l’Afrique assumer son devoir de solidarité envers la terre de Louverture ? Tanella Boni, Oracle de Delphes, l’a dit : « Dieu ne joue pas aux dés dans le cœur des humains ». Sans doute faudra-t-il discerner en la terre catapultée cette « parole rude » évoquée, en d’autres temps, par Henri N’Koumo ; rendre à la dimension mémorielle sa centralité vivifiante, c’est-à-dire, relire à l’aune du bicentenaire endolori le parcours de ce peuple nôtre. Faut-il se le cacher ? La catastrophe la plus destructive n’est pas celle, naturelle, du 12 janvier 2010, mais celle surnaturelle par laquelle les peuples de l’Afrique et de sa diaspora pourraient encore tenir pour profanes les pierres de Vertières !

 

Source: Facebook

 

Post Scriptum:

Le mardi 12 janvier 2010, Haïti a vécu l’une des pages les plus sombres de son existence : un tremblement de terre des plus destructeurs y a engendré un nombre incalculable de morts et induit d’importants dégâts matériels.

dimanche, 24 janvier 2010

UN POST POUR HAITI! NOU LA EPI ZOT HAITI

J'ai été tagué par Mohamed Billy, lui-même tagué par Claudus, pour un post en faveur d'Haïti, à l'initiative de Yoro:

Mes interrogations, mon désarroi, mon impuissance et ma compassion sont immenses pour toi, peuple bien-aimé d’Haïti !

 

Que DIEU te restaure et protège, Haïti !

 

Avec amour. Pour toi. Haïti.

Je tague à mon tour Serge Grah, Bob Traoré et Krathos.

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Yoro: J'ai cherché ce que je pouvais faire de mieux pour soutenir nos frères haitiens. Et je pense avoir trouvé. Et j'espère rassembler le maximum de personnes. Je voudrais donc lancer une longue chaine de "post de soutien" au peuple haitien. L'objectif est que les blogueurs puissent utiliser ce qu'ils ont (le blog)pour apporter un soutien.

Le principe est simple. Il faut juste écrire trois ou quatre lignes pour ce pays. Et ensuite taguer trois personnes (pas plus). Merci de ne pas rompre la chaîne. Je commence.

Je ne sais pas comment exprimer ce que je ressens face à drame. Je regarde le monde s'agiter se mobiliser pour soutenir Haiti. Et je me dit qu'ils ont le droit d'être aider, mais qu'on ne doit pas profiter pour "occuper" leur pays. Ils sont dans la souffrance c'est vrai. Mais ne volez pas leur soureraineté, leur dignité. (Suivez mon regard).

Je tague donc Théo, Claudus et Charlie

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"Le principe est simple. Il faut juste écrire trois ou quatre lignes pour ce pays. Et ensuite taguer trois personnes (pas plus). Merci de ne pas rompre la chaîne": YORO
Mohamde Billy: J'ai été tagué par Claudus, lui même tagué par Yoro, lequel est à 'origine de cette chaine de tague pour un soutien à Haïti. Haïti , la Grande ; Haïti la Belle , celle qui fut l'ancien joyau de l'empire français dans les caraïbes ; Celle dont le Livre de l'Histoire des peuples  ne pourra jamais se passer de ses belles pages.Celle qui vit en ce moment un terrible cauchemar hélas depuis onze jours du fait d'un puissant séisme qui a détruit de nombreux habitats,où des milliers d' Haïtiens ont perdu la vie, ensevelis sous les décombres et des milliers de personnes jetés  à la rue. Du début de cette catastrophe le 12 Janvier à ce jour le bilan toujours provisoire s'est élevé à plus de 111 000 morts et 190 000 blessés.

Les images suffisent pour en dire long et j'ai pas assez de mots pour qualifier cette tristre tragédie faisant de port-au-prince un véritable champ de ruine. Le monde doit continuer à lui apporter son soutien.De nombreux pays ( les USA et la France en tête de pont ) ont affrété des bateaux remplis de nourritures, de soins, et de medecins. Des équipes de sauveteurs et des bénévoles d'associations humanitaires de partout ont été  dès les premières heures du drame sur place pour prêter main forte au peuple Haitien. Depuis hier, l'aide humanitaire s'étend et s'organise de mieux en mieux.Elle arrive enfin auprès des populations sinistrées qui ont dû pour la plupart  subir des jours sans manger et sans boire.D'autres par crainte de nouvelles secousses prévisibles selon les experts géologues, ont préféré dormir à la "mauvaise étoile", celle qui n'a pas épargné Port-au-Prince la capitale et ses environs.Quel autre choix ? Le chiffre des familles sinistrées atteint les 55 000 indiquait hier le ministère de l'intérieur et pourlesquelles 500 camps de fortunes ont été installés.Avec 132 survivants retirés des gravas,on apprenait tôt ce matin que les autorités du pays ont mis fin aux opérations de recherches.

Place plus que jamais, à la reconstruction .Le pays a besoin de faire redémarrer son économie au plus vite et rebatir des infrastructures démolits. Le temps se déroule non sans espoir pour le gouvernement. Un nouveau départ pour vaincre l'adversité malgré la douleur que peut ressentir chaque Haitien.De nombreux appels ont été lancés à la diaspora qui compte des ressortissants principalement aux étas unis, au Canada et en France afin que ceux-ci envisagent un possible retour au pays et contribuer à l'effort de reconstruction.Sans doute avec la "bénédiction financière" des pays riches qui en ce moment même étudient l'idée.Egalement l'Afrique apporte sa corbeille de don  pour les frères de lîle.Nous sommes Tous des Haïtiens !

Pour Haiti,je souhaite que toutes les forces vives convergent vers cette île .Par nos actions de solidarité, participons au renouveau  d'Haïti et du peuple Haitien.
Je tague Saint-ralph, Dindé, et Olivier N'da.

17:42 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Haïti | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : haiti, côte d'ivoire, élan d'amour pour haiti, nou la épi zot haiti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 14 janvier 2010

SEISME EN HAITI: LE PREMIER MINISTRE CRAINT PLUS DE 100.000 MORTS

 lefigaro.fr (avec agences)
13/01/2010 | Mise à jour : 22:42 

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De nombreux bâtiments publics de Port-au-Prince se sont effondrés sous la secousse. Crédits photo : AP

Alors qu'aucun bilan n'a encore été officialisé après le violent séisme qui a frappé Haïti mardi, le premier ministre Jean-Max Bellerive craint que le bilan ne dépasse les 100.000 morts. Washington et Paris ont d'ores et déjà envoyé de l'aide.

 

Haïti s'attend à un bilan effroyable, après le puissant tremblement de terre qui l'a frappé mardi. S'exprimant sur la chaîne américaine CNN, le premier ministre du pays, Jean-Max Bellerive, a dit mercredi craindre qu'il ne s'élève «bien au-dessus de 100.000 morts».

«J'espère que ce n'est pas vrai parce que j'espère que les gens ont eu le temps de sortir, a-t-il ajouté. Mais tellement, tellement de bâtiments, tellement de quartiers ont été totalement détruits, et dans certains quartiers, on ne voit même plus personne, donc je ne sais pas où sont ces gens».Dans sa première déclaration depuis le drame, au journal américain Miami Herald, le président d'Haïti René Préval avait dit redouter que le séisme ait fait des milliers de morts, se refusant toutefois à avancer un chiffre.

Un énorme tremblement de terre de magnitude 7 a frappé mardi soir Haïti non loin de Port-au-Prince, sa capitale surpeuplée, provoquant une «catastrophe majeure» dans le pays le plus pauvre d'Amérique. La violente secousse s'est produite à 16 heures 53 heure locale (22h53 à Paris), à environ 15 km à l'ouest de Port-au-Prince.

Le séisme, le plus violent qu'ait connu Haïti depuis 200 ans, a été ressenti jusqu'à Guantanamo, selon le porte-parole du camp de détention américain à Cuba, situé à environ 300 km de la capitale haïtienne. Ressentie en République dominicaine voisine (les deux pays se partagent l'île d'Hispaniola), la secousse n'y a pas fait de dégâts, ont indiqué les autorités locales. Deux fortes répliques ont rapidement suivi : une première de magnitude 5,9 a frappé à 17 heures, heure locale (23 heures à Paris), soit sept minutes après le premier séisme. Une deuxième réplique de 5,5 a été ressentie ensuite à 22h12.

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L'ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, a décrit mercredi une situation «épouvantable» à Port-au-Prince: «Certaines rues sont jonchées de cadavres et on voit des gens, on voit apparaître une jambe, un bras dans des tas de ferraille et de béton» (Voir les vidéos ci-dessous - attention certaines images peuvent choquer). «Il va falloir reloger deux millions de personnes, a-t-il poursuivi. Les gens sont dans la rue et vont passer la nuit dans la rue et maintenant certains d'entre eux, avec leur seule bonne volonté, cherchent à retrouver les cadavres sous les décombres».

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré mercredi soir qu'environ 200 Français étaient «regroupés dans les restes de l'ambassade et à la résidence, qui elle-même a été endommagée» à Port-au-Prince. «Il y en a une cinquantaine que recherchent activement nos amis de l'ambassade, qui se seraient trouvés dans des zones très dangereuses, ou dans des zones qui ont été plus ou moins détruites», a-t-il ajouté. 1.400 Français se trouvent en Haïti, dont 1.200 à Port-au-Prince.

Les Nations Unies, qui entretiennent une force de stabilisation forte de 9.000 hommes en Haïti, ont de leur côté annoncé que 50 à 100 employés étaient portés manquants. Le siège de l'organisation a été complètement détruit et un bilan provisoire fait état de 22 morts dans ses rangs.

Un journaliste d'une télévision haïtienne Haitipal, captée sur Internet, a rapporté que de nombreux bâtiments publics de Port-au-Prince s'étaient effondrés. Il a évoqué «le Palais national, le ministère des Finances, le ministère des Travaux public, le ministère de la Communication et de la Culture, le Palais de justice, l'Ecole normale supérieure». Le journaliste a aussi affirmé que les bâtiments du Parlement ainsi que la cathédrale de Port-au-Prince s'étaient effondrés. L'ambassadeur d'Haïti au Mexique a toutefois assuré que le président d'Haïti, René Preval, «est vivant».

Des secours français envoyés en renfort

 

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«Des hôpitaux se sont effondrés. Certaines écoles sont remplies de cadavres», a décrit le président René Préval.

Répondant à l'appel à l'aide du président haïtien, la communauté internationale se mobilise. Evoquant une tragédie «cruelle», le président américain Barack Obama a promis une action «rapide, coordonnée et énergique» pour sauver des vies en Haïti, situé à quelques centaines de kilomètres au sud des Etats-Unis. Des équipes américaines de recherche et de secours doivent arriver sur place dans les prochaines heures.

Nicolas Sarkozy a de son côté fait part de son «effroi» et de sa «profonde émotion». A sa demande, le secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet, doit se rendre samedi à Port-au-Prince.

Mercredi soir, un Airbus A310 a quitté la base aérienne d'Istres pour Haïti, avec notamment à son bord une soixantaine de membres de l'unité d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (UIISC) de Brignoles, spécialisée dans les secours d'urgence. Plus tôt dans la soirée, trois avions militaires avaient par ailleurs décollé de Martinique avec des renforts. Un détachement de trente pompiers des Bouches-du-Rhône doit par ailleurs s'envoler jeudi d'Istres.

De leur côté, les ONG françaises (Médecins sans frontières, Médecins du Monde , Action contre la faim, Croix-Rouge) se mobilisent aussi pour envoyer des moyens sur place, et lancent des appels aux dons. Médecins sans frontières, qui soigne des centaines de blessés à Port-au-Prince, décrit une situation «chaotique

 

Haïti victime d'une série de catastrophes naturelles

 

Une alerte au tsunami a aussitôt été émise pour une grande partie des Antilles par le centre américain d'alerte au tsunami dans le Pacifique. L'alerte «s'applique aux pays au sein ou frontaliers de la mer des Caraïbes, à l'exception de Porto Rico et des Iles Vierges», a averti le centre. Une alerte spécifique a également été émise pour Haïti, Cuba, les Bahamas et la République dominicaine.

Haïti a déjà été frappé par une série de catastrophes naturelles, notamment par une série d'ouragans meurtriers en 2008 qui ont fait plus de 800 morts et environ un million de sinistrés. Quelque 100.000 maisons avaient alors été endommagées. Le pays a une population d'environ 9 millions d'habitants, dont plus de deux millions vivent à Port-au-Prince et ses environs. Quelque 70% des Haïtiens vivent avec moins de deux dollars par jour.