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mercredi, 30 décembre 2015

13 NOVEMBRE OU LE «LE 11 SEPTEMBRE DE LA FRANCE» - LA STRATEGIE DU CHAOS

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Drapeaux en berne dans les pays de l’Otan pour « le 11-Septembre de la France », pendant que le président Obama annonce aux médias : « Nous vous fournirons des informations sérieuses sur ceux qui sont responsables». Pas besoin d’attendre, c’est déjà clair. L’énième massacre d’innocents a été provoqué par la série de bombes à fragmentation géopolitique, faite exploser selon une stratégie précise. Celle mise en acte depuis que les USA, après avoir gagné la confrontation avec l’URSS, se sont auto-nommés « le seul Etat avec une force, une portée et une influence en toute dimension -politique, économique, militaire- réellement globales », se proposant d’«empêcher que toute puissance hostile ne domine une région -l’Europe occidentale, l’Asie orientale, le territoire de l’ex Union soviétique et l’Asie sud-occidentale- dont les ressources seraient suffisantes pour générer une puissance globale ». Dans ce but les USA ont réorienté depuis 1991 leur propre stratégie et, en s’accordant avec les puissances européennes, celle de l’Otan. Depuis lors ont été fragmentés ou démolis avec la guerre (ouverte et couverte), un après l’autre, les Etats considérés comme un obstacle au plan de domination globale -Irak, Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie, Ukraine et autres- alors que d’autres encore (dont l’Iran) sont dans le collimateur. Ces guerres, qui ont broyé des millions de victimes, ont désagrégé des sociétés entières, en créant une masse énorme de désespérés, dont la frustration et la rébellion débouchent d’une part dans une résistance réelle, mais de l’autre se trouvent exploitées par la CIA et autres services secrets (y compris français) pour séduire des combattants dans un « djihad » de fait fonctionnel à la stratégie USA/Otan.

Ainsi s’est formée une armée ombre, constituée de groupes islamistes (souvent concurrents) employés à miner de l’intérieur l’Etat libyen pendant que l’Otan l’attaquait, puis pour une opération analogue en Syrie et Irak. De cela est né l’Isis (EI), dans lequel ont conflué des « foreign fighters » parmi lesquels des agents de services secrets, qui a reçu des milliards de dollars et des armes modernes de l’Arabie saoudite et d’autres monarchies arabes, alliées des USA et en particulier de la France. Stratégie qui n’est pas nouvelle : il y a plus de 35 ans, pour faire tomber l’URSS dans le « piège afghan », furent recrutés par l’intermédiaire de la Cia des dizaines de milliers de moudjahiddines de plus de 40 pays. Parmi ceux-là le riche saoudien Ossama Ben Laden, arrivé en Afghanistan avec 4 mille hommes, celui-là même qui allait ensuite fonder Al Qaeda en devenant « l’ennemi numéro un » des USA. Washington n’est pas l’apprenti sorcier incapable de contrôler les forces mises en marche. Il est le centre moteur d’une stratégie qui, en démolissant des Etats entiers, provoque une réaction en chaîne chaotique de divisions et conflits à utiliser selon l’antique méthode du « diviser pour régner ».

L’attaque terroriste à Paris, accomplie par une main d’oeuvre convaincue de frapper l’Occident, est arrivée avec une parfaite opportunité au moment où la Russie, en intervenant militairement, a bloqué le plan USA/Otan de démolition de l’Etat syrien et a annoncé des contre-mesures militaires à la croissante expansion de l’Otan à l’Est. L’attaque terroriste, en créant en Europe un climat de siège, « justifie » une montée en puissance militaire accélérée des pays européens de l’Otan, y compris l’augmentation de leur dépense militaire réclamée par les USA, et ouvre la voie à d’autres guerres sous commandement étasunien.

La France qui jusqu’à présent avait conduit « contre l’Etat islamique en Syrie seulement des attaques sporadiques » écrit le New York Times, a effectué dans la nuit de dimanche « en représailles, l’attaque aérienne la plus agressive contre la ville syrienne de Raqqa, en touchant des objectifs de l’EI indiqués par les Etats-Unis ». Parmi lesquels, précisent des fonctionnaires étasuniens, « quelques cliniques et un musée ».

 

Manlio Dinucci

 

Edition de mardi 17 novembre 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-strategia-del-caos/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Source: MONDIALISATION.CA

ATTENTATS FABRIQUES EN LABORATOIRE - POUSSER LES MASSES VERS LA GUERRE TOTALE

 

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Combattants islamiques lors d’un défilé militaire dans les rues de Raqqa

 

Nul besoin de souligner le caractère indicible et répugnant des atrocités commises le 13 novembre 2015 à Paris. Mais ce que l’on ne dit pas au lendemain des attentats — ce que passent sous silence les médias de masse — est de façon prévisible révélateur et de mauvais augure.

Tout comme au lendemain du 11 septembre, les gens de partout dans le monde sont soumis à la provocation, à l’agitation et à la mobilisation; la peur, l’horreur, la rage et la consternation sont canalisées et modulées de manière à susciter une vague collective vengeresse et haineuse. La haine envers quoi, envers qui?

Le groupe État islamique a revendiqué les attentats. Mais qui est ce groupe?

Le fait que l’on refuse volontairement d’admettre est que le groupe État islamique est l’outil politico‑militaire de l’Occident, guidé par le renseignement, et créé, entraîné, financé, conseillé et protégé par l’Occident et par l’OTAN — ce qui inclut la France.

Le groupe État islamique et l’extrémisme islamique, dont Al‑Qaida, agissent pour le compte de l’OTAN au service des intérêts géostratégiques de l’Occident.

Sous la supervision de la CIA, du MI6, du Mossad, de l’ISI pakistanais et autres, les services de renseignements de l’Occident mènent les terroristes du groupe État islamique.

Le terrorisme djihadiste n’existerait pas sans le soutien de l’Occident; il a débuté à l’époque de la guerre froide, s’est poursuivi durant le conflit des Balkans, a explosé avec les événements du 11 septembre et la « guerre au terrorisme », et continue de métastaser avec la prétendue guerre contre le groupe État islamique, qui n’est que la poursuite, sous un autre nom, de la même guerre criminelle de tromperie entièrement orchestrée.

En définitive, l’Occident et ses architectes de guerre portent la responsabilité de tous les actes de terrorisme perpétrés par leurs propres troupes de choc terroristes.

Comme le fait remarquer Michel Chossudovsky :

 « l’idée selon laquelle les attentats de Paris seraient un acte de représailles et de vengeance à l’endroit de la France est discutable et contradictoire dans la mesure où les faits confirment que la France a fait passer des armes aux rebelles djihadistes présents en Syrie, notamment au front Al Nousrah et à ISIS. »
Et s’il s’agissait d’un « retour de bâton »? Si les terroristes de Paris étaient devenus « récalcitrants » et s’en étaient pris à leurs propres commanditaires? Si ces cellules terroristes étaient devenues « incontrôlables »? Si ces groupes ou d’autres encore avaient tout simplement « disjoncté » pour des « raisons inexplicables »? Et qu’en est‑il de l’hypothèse (très peu probable) voulant que la CIA, la NSA, les renseignements français, le Mossad, etc. — autant d’organismes dotés des capacités d’espionnage les plus poussées de la planète — auraient soudainement et simultanément perdu toute trace de ces terroristes? Voilà autant de faux‑fuyants. L’Occident n’en porte pas moins la responsabilité des gestes commis par ses agents. L’Occident n’a pas « perdu la maîtrise » du groupe État islamique. En fait, les terroristes sont utilisés avec une efficacité et une efficience remarquables. Le chaos et le pillage n’ont rien d’aléatoire. Les atrocités sont voulues. N’eût été l’« interférence » inopportune des Russes, l’empire anglo‑américain dominerait aujourd’hui un territoire supérieur à celui qu’il contrôle déjà. Le régime syrien serait sans doute déjà tombé.

C’est la politique guerrière anglo‑américaine qui a donné le champ libre au terrorisme. Elle continue de favoriser, de fomenter et de répandre le terrorisme à une échelle inimaginable, et il n’y a pas de fin en vue. La trace de sang reconduit à cette politique et à ses décideurs.

Cette crise apocalyptique n’est pas une guerre « contre le terrorisme », mais une guerre « de » terrorisme, menée par des terroristes, guidée par des terroristes, et par des criminels de guerre psychopathes qui se placent au‑dessus de la loi.

Ils n’ont nullement l’intention de mettre fin au terrorisme. En fait, c’est tout le contraire : les armées terroristes de l’Occident sont un atout majeur utilisé pour infiltrer et déstabiliser, pour renverser les régimes que l’OTAN cherche à se rallier, à envahir et à conquérir. Et ils tombent ainsi, l’un après l’autre : d’abord l’Iraq et la Libye, puis les évènements actuels en Syrie, tout cela pour la réalisation d’ambitions plus vastes encore.

La « guerre contre le groupe État islamique » ne concerne même pas ce groupe, et ce, quels que soient les atrocités commises par les tueurs d’ISIS/ISIL eux‑mêmes. Cette guerre est, et a toujours été, une guerre mondiale entre superpuissances opposant l’Occident à la Russie et à la Chine, et ce, partout où le dictent les intérêts de l’Occident et de ses grandes entreprises, qu’ils soient géostratégiques ou axés sur les ressources.

L’aspect « spectaculaire » du bain de sang — l’ampleur et l’intensité indicibles des meurtres — n’en deviendra que plus excentrique et plus « créatif » à mesure que ceux qui planifient la guerre rechercheront avec toujours plus de désespoir les moyens de maintenir les masses faciles à distraire de leur pays respectif galvanisées par la peur, prêtes à soutenir leur calendrier de guerre élargi et leur engagement accru sur les lignes de front.

À qui tout cela profite‑t‑il? Qui profite de la militarisation de la France et de son peuple? Les mêmes forces qui ont tiré profit de telles atrocités depuis le 11 septembre. Tous les gouvernements qui cherchent à déstabiliser, à envahir et à conquérir le sous‑continent eurasien, y compris le Moyen‑Orient et l’Asie centrale, voire au‑delà. Tous les gouvernements qui cherchent à opérer un changement de régime en Syrie : l’OTAN.

Les expressions théâtrales de remords des dirigeants masquent la realpolitik, l’attitude sociopathique froide et calculatrice voulant que la guerre soit une industrie, que les tueries soient un instrument de la « victoire » et que les massacres d’innocents soient des « dommages collatéraux nécessaires ». Trois mille morts le 11 septembre. Un avion de ligne rempli de touristes russes. Des dizaines de milliers de victimes de massacres au Moyen‑Orient, en Asie centrale et en Afrique. Plus de cent vies anéanties à Paris. Tout ça, en une seule journée de travail.

La ligne d’action actuelle justifiée par la propagande et les gros titres sanglants est qu’il nous faut intensifier davantage encore la « guerre totale » sans fin. Le président Hollande reprend maintenant à son compte les expressions de « guerre qui n’aura pas de fin de notre vivant » de Dick Cheney et d’« avec nous ou contre nous » de George W. Bush.

La propagande en cours voudrait que les événements de Paris soient la preuve qu’il est plus que temps d’opérer un changement de régime en Syrie, présentée comme le « foyer » du terrorisme où le groupe État islamique serait devenu « incontrôlable ». Le régime Assad « n’a pas su les arrêter »; par conséquent, ce régime, tout comme les « terroristes », doit être « éliminé ».

Ce n’est pas une coïncidence si Paris a incité le président Barack Obama à promettre l’escalade de la participation militaire en Syrie. Plus précisément, c’est l’invasion ouverte de la Syrie qui a reçu le feu vert. L’invasion de la Syrie par des « troupes au sol », déjà en cours, s’en trouve maintenant accélérée. Il ne fait aucun doute qu’Obama souhaite achever la tâche avant son départ en 2016. Une nouvelle série de frappes aériennes sur Raqqa, en Syrie, a commencé moins de 48 heures après les attentats de Paris.

Et qu’en est‑il des attentats de Paris eux‑mêmes? La version officielle est en cours d’écriture. Même si nous n’en sommes encore qu’au début, les questions sur ces attentats se multiplient. Les similarités avec l’opération sous fausse bannière du 11 septembre abondent.

Pour citer le New York Times, il « est malaisé de dire comment un plan aussi complexe et aussi meurtrier a échappé à l’attention des services de renseignement, tant en France qu’à l’étranger ». Mais les faits qui apparaissent laissent croire que les services de renseignement non seulement savaient, mais qu’ils en savaient suffisamment pour se préparer aux attentats, ce qui laisse entendre qu’ils auraient laissé faire.

La France était informée de l’imminence d’attaques et des préparatifs étaient en cours des semaines avant le 13 novembre. Mentionnons à titre d’exemple les réunions d’urgence avec le directeur de la CIA John Brennan et les exercices de préparation inhabituellement précoces des premiers intervenants — qui étaient justement à pied d’œuvre à Paris le 13 novembre.

Une cyberattaque massive — dépassant les capacités des terroristes – a neutralisé les systèmes de sécurité français avant et durant les attentats.

Les responsables français connaissaient les assaillants et les suivaient sans cesse depuis un bon moment, mais ils n’ont rien fait pour les arrêter.

De l’orchestration et de l’exécution des atrocités elles‑mêmes jusqu’à la réaction des autorités, les signes de longue planification, de scénarisation, de montage chorégraphique et de calculs sont manifestes.

On invoquera des excuses ayant trait à l’incompétence (« nous avons été pris par surprise »), au désespoir et au chaos (« nous ne sommes pas en mesure de prévoir ou d’empêcher quoi que ce soit ») et autres variantes. Mais personne n’apportera la preuve du contraire.

D’après les agents de la CIA, les « experts en terrorisme » de groupes de réflexion et autres vantards bellicistes qui n’ont eu de cesse de débiter leurs absurdités sur CNN durant toute la nuit et la journée qui ont suivi les attentats de Paris, il y aurait désormais une « nouvelle normalité ».

Il faut résister à ce genre de lavage de cerveau.

Malgré le chaos et la panique, il ne faut pas perdre de vue le contexte élargi.

C’est la guerre elle‑même — ainsi que ses architectes et leurs agents meurtriers — qu’il nous faut condamner.

Les assassins qui ont exécuté de sang‑froid des personnes innocentes ont agi sur les ordres d’agents, eux‑mêmes placés sous les ordres d’autres agents qui, à leur tour, ont reçu leurs ordres d’individus occupant de hauts postes de pouvoir. Ce sont ces individus qui doivent être identifiés et dénoncés, et c’est à leurs projets de guerre qu’il convient de résister, ce sont ces projets qu’il convient de stopper, et ce, pour le bien de ce qui reste de l’humanité.

 

Larry Chin

 

Source: MONDIALISATION.CA

LES ATTENTATS DE PARIS ET DE BAMAKO - LES APPARENCES DE SCENARIOS DE SCIENCE FICTION

 

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En observant de près, avec les images transmises par les médias, les péripéties des attentats perpétrés dans l’agglomération parisienne le 13 novembre dernier et l’examen des comptes rendus de l’attaque contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako, plusieurs éléments nous ont paru invraisemblables ou du moins étranges.

Les attentats « terroristes » de Paris (figures 1 et 2)

Le mystère entourant l’origine du passeport syrien trouvé près d’un kamikaze nous a remis en mémoire le passeport trouvé intact dans les décombres du WTC, la prise de décision précipitée par le Président français de déclarer l’état d’urgence et ce sans avoir en main les résultats d’une première enquête et sans consulter l’Assemblée nationale, l’explosion de deux bombes voire de trois près du stade de France cachée aux yeux du public (aucune image précise n’a été diffusée de ces attaques à part celles de l’intérieur du stade), le discours du Président déjà structuré et préparé selon le modèle de celui de G.W. Bush prononcé en septembre 2001 avec cette déclaration de guerre contre l’EI (l’EI aurait revendiqué les attaques le lendemain seulement), la rapidité (sans enquête préalable) à identifier les djihadistes à l’origine de la tragédie et l’assaut donné au Bataclan caché lui aussi aux yeux du public. Aucune preuve tangible concernant la revendication des attaques par l’EI. Enfin, pourquoi la présence et l’intervention du Secrétaire d’État des USA à cette occasion?

Selon le Procureur de Paris, il s’agit de la pire attaque terroriste qui n’ait jamais frappé la France. Six attaques ont eu lieu simultanément à Paris et à Saint-Denis, vendredi 13 novembre. Un bilan provisoire fait état d’au moins 129 morts et 352 blessés, dont beaucoup dans un état grave, selon le procureur de la République de Paris, François Molins, mais il pourrait s’alourdir. Sept terroristes sont morts, tous après avoir actionné leurs ceintures explosives. L’enquête ne fait que débuter. Nous sommes forcés de penser que les seules preuves des attaques sont basées sur le compte rendu du Procureur de Paris. Ce qui est surprenant c’est que l’on a pu faire une description complète concernant les terroristes alors que l’enquête ne faisait que débuter.

Nous sommes aussi restés perplexes en regardant attentivement les images transmises par les médias mainstream qui n’ont montré aucune trace de morts ou de blessés de même qu’aucune opération majeure leur portant secours. Les attentats de Saint-Denis nous ont laissés dans le doute quand le Procureur de Paris en a fait le compte rendu : Un assaut terrifiant par des forces de l’ordre considérables contre deux ou trois djihadistes se trouvant dans un appartement scellé avec une porte blindée opposant une résistance telle qu’il a fallu utiliser 5000 munitions dans une opération qui a duré sept heures : « Dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, un assaut a été donné à partir de 4 h 20 mercredi 18 novembre, dans un appartement situé rue Corbillon et sur le boulevard Carnot, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris. L’opération, menée par le RAID et la BRI, et impliquant 110 policiers au total, s’est terminée peu après 11 h 45 (http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/18/assaut-a-saint-denis-ce-qu-on-sait-ce-qu-on-ignore_4812399_4809495.html). Ces événements n’ont pas non plus été diffusés clairement à la télévision et ont permis d’attiser  la peur à l’égard des supposés terroristes.

Figure 1. Un blessé évacué du Bataclan le 13 novembre 2015 à Paris – DOMINIQUE FAGET AFP

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Source :

https://apps.facebook.com/ea_scrabble_closed/?fb_source=notification&fb_ref=YOUR_TURN_WORD_PLAYED&ref=notif&notif_t=app_notification

 

Figure 2. Les forces de l’ordre au cours de l’assaut à Saint-Denis

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Source : http://www.bfmtv.com/diaporama/les-images-de-l-assaut-a-saint-denis-3214/en-plein-centre-ville-3/

 

Les attentats de Bamako (figures 3 et 4)

Les reportages et images transmis concernant les attentats perpétrés à Bamako nous ont laissés aussi dans le doute sur la véracité des faits. Aucune image des morts ou des blessés. Une évacuation ordonnée et sans aucune panique chez les occupants de l’hôtel, aucune ambulance dans les parages de l’hôtel et identification précipitée des assaillants pouvant appartenir à al-Mourabitoun, un groupe d’al-Qaïda. Une revendication de l’attaque non confirmée serait venue via twitter des djihadistes de ce groupe. Ainsi, il y a lieu d’être perplexe devant le contenu de ces descriptions.

 

Figure 3. L’évacuation d’un otage de l’hôtel Radisson Blu à Bamako

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Source : http://www.lepoint.fr/monde/attaque-a-bamako-l-etat-d-urgence-decrete-au-mali-21-11-2015-1983567_24.php

 

Figure 4. Les forces spéciales maliennes, ce 20 novembre, interviennent à l’hôtel Radisson de Bamako au Mali.

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Source : http://www.rfi.fr/afrique/2min/20151120-direct-mali-radisson-blu-hotel-fusillade-bamako

 

Conclusion

À l’instar des attentats du 11 septembre 2001 aux USA plusieurs éléments nous permettent de formuler des questions sur la véracité des faits rapportés par les organismes officiels à Paris comme à Bamako. Nous ne voulons pas tomber dans le piège de la théorie du complot perpétré par les États, mais nous devons admettre qu’un grand nombre de questions peuvent être posées, car les preuves pouvant appuyer les faits rapportés ont été jusqu’à maintenant plutôt rares ou exposées de façon fragmentaire et imprécise.

Semer la peur afin de pouvoir justifier une militarisation accrue des États et des sociétés.

Nous appuyons très fortement les propos de Barry Grey concernant les effets de la campagne mondiale des médias mainstream utilisant les attaques dites terroristes de Paris et ce quels que soient les auteurs présumés de ces attaques :

« les attentats terroristes de vendredi dernier à Paris ont déclenché une campagne médiatique internationale visant à inspirer la panique et justifier une escalade des guerres au Moyen-Orient et l’assaut contre les droits démocratiques aux États-Unis et en Europe. Les principaux médias acceptent sans réserve toutes les affirmations des responsables du gouvernement, ainsi que leurs déclarations cyniques de solidarité avec les victimes et leurs dénonciations intéressées des tueurs comme le mal incarné. Ils œuvrent à utiliser ce dernier attentat pour légitimer les guerres et les mesures répressives qui ont produits ces atrocités et les précédentes, tout en ouvrant la voie à des guerres plus larges et à la dictature pure et simple » (http://www.mondialisation.ca/les-medias-et-les-attentats-terroristes-a-paris/5490157).
Bref, les reportages présentés par les grands médias n’ont pas exposé les faits de façon claire et convaincante. À Paris, il a fallu se contenter des comptes rendus du Procureur qui est resté vague dans ses propos et avare de preuves pouvant appuyer ses affirmations.

 

Jules Dufour

 

 

Références

DINUCCI, Manlio. 2015. 13-Novembre ou le «le 11-Septembre de la France». La stratégie du chaos. Mondialisation.ca et ilmanifesto.info. Le 17 novembre 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/13-novembre-ou-le-le-11-septembre-de-la-france-la-strategie-du-chaos/5489693

DUFOUR, Jules. 2009. La quête de la vérité sur le 11 septembre. Un droit universel à respecter. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 avril 2009. En ligne :http://www.mondialisation.ca/la-qu-te-de-la-v-rit-sur-le-11-septembre-un-droit-universel-respecter/13069

LE MONDE.fr. 2015. Attaques à Paris : le point sur l’enquête et le déroulé des attaques. Le 13 novembre 2015. En ligne : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/13/fusillade-meurtriere-a-paris_4809485_3224.html

LES DÉCODEURS. 2015. Assaut à Saint-Denis : ce que l’on sait, ce que l’on ignore. LeMonde.fr. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/18/assaut-a-saint-denis-ce-qu-on-sait-ce-qu-on-ignore_4812399_4809495.html

ORIENTAL REVIEW. 2015. Massacre du 13-Novembre à Paris: A qui profite le crime ? Montréal, Mondialisation.ca et orientalreview.org, le 16 novembre 2015. En ligne :http://www.mondialisation.ca/massacre-du-1311-a-paris-a-qui-profite-le-crime/5489402

RADIO CANADA. 2015. Mali : attaque armée contre un hôtel de Bamako. Le 20 novembre 2015. En ligne :

https://apps.facebook.com/ea_scrabble_closed/?fb_source=notification&fb_ref=YOUR_TURN_WORD_PLAYED&ref=notif&notif_t=app_notification

RADIO CANADA. 2015. Mali : attaque armée contre un hôtel de Bamako. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://ici.radio-canada.ca/breve/35387/assaillants-toujours-retranches-dans-hotel-bamako

RADIO CANADA. 2015. Des assaillants toujours retranchés dans l’hôtel de Bamako, corrige le gouvernement malien. Le 20 novembre 2015. En ligne : http://ici.radio-canada.ca/breve/35387/assaillants-toujours-retranches-dans-hotel-bamako

ROBERTS, Paul Graig. 2015. Les attentats de Paris et «l’histoire officielle» : La Matrice se déploie. Mondialisation.ca et paulgrairoberts.org, Le 17 novembre 2015. En ligne :http://www.mondialisation.ca/les-attentats-de-paris-et-lhistoire-officielle-la-matrice-se-deploie/5489754

VASILESCU, Valentin. 2015. La chronologie des attentats de Paris. Mondialisation.ca et reseauinternational.net, le 17 novembre 2015. En ligne : http://www.mondialisation.ca/la-chronologie-des-attentats-de-paris/ 5489747

WIKIPÉDIA. 2015. Attentats du 13 novembre 2015 en France. Dernière mise à jour : Le 22 novembre 2015. En ligne :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_13_novembre_2015_en_France#Identification_des_criminels

 

 

Source: MONDIALISATION.CA

vendredi, 11 décembre 2015

ATTENTATS DE PARIS: QUAND LA FRANCE ORGANISE LE MASSACRE DE SA PROPRE POPULATION

 

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Simulation d'attaques terroristes à Paris.

 

La subordination aveugle et servile de la France aux Etats-Unis ne peut que lui être préjudiciable. Dans une parfaite collaboration, les services secrets de ces deux pays ont froidement planifié le massacre d'honnêtes citoyens français, pour soutenir leur thèse galvaudée de terrorisme islamiste international. Une véritable bombe à retardement !

Je plains le peuple français, qui a parfaitement gobé la couleuvre et qui n'est pas capable de décrypter l'orchestration machiavélique beaucoup plus globale en cours contre lui, et qui va, comme le peuple américain, brader sa liberté, au nom d'une prétendue sécurité. Oui, PRÉTENDUE, parce que s'ils ont pu vous faire cela, c'est que vous n'êtes plus DU TOUT en sécurité. Wait and See !


 


  


 

 


 

C'est exactement comme les attentats des Tours Jumelles. Un mensonge odieux, tellement immense qu'on a de la peine à croire que des êtres humains puissent en être les commanditaires. Appréciez !


 


  


jeudi, 19 novembre 2015

ATTENTATS DE PARIS: ON SE FOUT DE NOTRE GUEULE !

 

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Visionnez simplement ces deux vidéos et vous comprendrez. Déprimant mais réel ! J'ai dit depuis le début, aux premières heures d’après, que les attentats de Paris sont un autogoal de la terreur mené par les gouvernants (Hollande et Valls en tête) pour amener le peuple français à brader sa liberté à des lois liberticides, au nom de la sécurité, et pour le compte du nouvel ordre mondial illuminati et antichrist. Wait and see ! Idem pour l’attentat de Charlie Hebdo, en début d’année 2015, et pour les Tours Jumelles, le 11 septembre 2001, aux Etats-Unis. En voici la preuve par quatre.

L’opération a été finement et rondement menée par l’exécutif français, avec l’appui de l’Assemblée nationale et du Sénat (le contraire est IMPENSABLE!), sous la férule et l’expertise des Etats-Unis dont la France n’est plus désormais que l’élève, la marionnette et le caniche de service, mais cela ne peut tromper les esprits avisés et anticonformistes!

Il ne faut, néanmoins, pas voir que ces attentats dans leur forme violente et circonscrite. Il s'agit d'un projet beaucoup plus étendu, un projet global, planétaire, dont l'objectif est de mettre en place le vieil objectif illuminati du "Contrôle total 666" (Apocalypse 13), visant à dominer les hommes et à les soumettre à des maîtres tyranniques, qui ne sont plus très loin d'être révélés au monde.

La réponse à ces attentats est toujours planétaire et internationale. Avez-vous remarqué ? Les hommes de la terre jouent gros sur leur liberté dans ce programme satanique, sous-tendu par cette devise démoniaque connue dans les milieux ésotériques: l'ordre par le chaos.

Je le dis sans détour: notre monde est gouverné par des hommes et des femmes sans morale. Notamment, la France et la totalité des pays de l’OTAN ! Que DIEU garde nos peuples ! Fernand Dindé.


Grave accusation sur Hollande au sujet des attentats. RT Deutsch (Russia Today).

 


Le jouet de l'Empire: Isis - Daesh - Daech - EI… Création, financement, armement...

 

Voir cette autre vidéo très significative:


 

Lire également cet article stupéfiant (cliquer sur):

Le Bataclan, vendu le 11 septembre 2015 et bien plus encore

BREAKING NEWS - LA PREUVE QUE LES ATTENTATS DE PARIS SONT UN FALSE-FLAG

 

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Présentation générale des faits les plus accablants

La vague d’attentats qui s’est abattue sur Paris pose quelques interrogations. Nous allons énumérer ici les faits qui nous font dire que la thèse officielle de ces attentats de Paris ne tient pas la route. Il est courant de qualifier de « complotiste » les articles qui dérangent et qui sont reproduits par des sites internet de toutes obédiences, y compris par d’authentiques extrémistes. Nous n’y sommes pour rien, nous ne faisons que relever des faits. Que le lecteur se fasse sa propre idée mais franchement, il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne pas voir la supercherie de ces attentats…

Déjà pour commencer, une chose simple qu’aucun média n’a osé relever, rappelons quand même que l’Etat français a remis les frontières le jour des attentats, déployant ainsi trente mille policiers,  lesquels ont été mobilisés pour cette opération de contrôle aux frontières devant durer un mois dans le cadre de la conférence de Paris sur le climat (COP21). Comme c’est bizarre… Après les attentats le même jour, cette fermeture des frontières se trouve prolongée avec l’Etat d’urgence décrété…

Le jour même des attentats, vendredi 13 novembre 2015, toujours le même, non vous ne rêvez pas, est présenté le matin même le nouveau "Plan Armes" du gouvernement visant à renforcer le contrôle des armes et des identités aux frontières sur  le territoire national et européen. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, tiendra un discours pour présenter ce nouveau « Plan armes » à Nanterre le matin du vendredi 13 novembre 2015, quelques heures avant les attentats. Ces nouvelles mesures étaient critiquées car jugées trop fascisantes, mais avec les attentats du même jour, hop, celles-ci seront bientôt votées comme une lettre à la poste. Comme c’est bizarre… (source : http://www.interieur.gouv.fr/Le-ministre/Interventions-du-ministre/13.11.2015-Presentation-du-Plan-Armes )

Un jour avant les attentats,  Le 12 novembre, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales —rattaché au ministère de l’Intérieur— ( tiens encore Cazeneuve…)publiait un rapport selon lequel le terrorisme était devenu la seconde préoccupation des Français après le chômage…( source : « La grande peur du terrorisme », Timothée Boutry, Le Parisien-Aujourd’hui en France, 13 novembre 2015.)

Et pour finir, un exercice simulant des attentats a été conduit le matin même de l’attaque par les services d’urgence hospitaliers, sous le contrôle des ministères de l’Intérieur ( tiens encore Cazeneuve…) et de la Défense. Une coïncidence que l’on avait déjà relevée lors des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington, de ceux du 11 mars 2004 à Madrid, ou encore de ceux du 7 juillet 2005 à Londres. (source : Cf. Intervention du Dr Patrice Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, sur France Info à 10h26 et au journal du soir de France2, le 14 novembre 2015. « Comment le Samu s’est préparé aux attentats simultanés de Paris », Kira Mitrofanoff, Challenges, 15 novembre 2015.)

Ainsi, quand on fait déjà un premier scan des événements, c’est-à-dire juste une petite analyse globale, on se rend compte à quel point la thèse officielle des attentats vole en éclats, cédant sous la pression simple et logique des faits. Les faits sont accablants, et tout cela démontre que les attentats de Paris ont bien été planifiés par les hauts services de l’Etat français.

Mais il y a encore plus fort, nous allons maintenant nous intéresser à la personne de Brahim Abdeslam.

Le cas Brahim Abdeslam

Brahim Abdeslam, 31 ans, commando kamikaze impliqué dans les attentats du vendredi 13 novembre 2015, était propriétaire du café Les Béguines  situé dans une petite rue tranquille du quartier de Karreveld, à Molenbeek en Belgique. Ce bar faisait également office de coffee shop. Les autorités communales ont ordonné le 2 novembre la « fermeture au public de l’établissement », pour une « durée de 5 mois prenant cours le 5 novembre 2015 pour se terminer le 4 avril 2016 ».

(Source : le Parisien http://www.leparisien.fr/faits-divers/belgique-le-bar-des-freres-abdeslam-a-molenbeek-un-repaire-de-petits-voyous-16-11-2015-5280961.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr )

Brahim Abdeslam s’est fait exploser, seul, à 21h41 à la terrasse du bistrot Comptoir Voltaire, au 253 boulevard Voltaire, à deux pas de la place de la Nation, vendredi soir, blessant grièvement une quinzaine de personnes. Selon le récit du responsable du café à L'Express, le terroriste s'est installé tranquillement dans le café. C'est lorsqu'il a passé la commande qu'il s'est fait sauter. La serveuse, Catherine, a été blessée à l'abdomen et au thorax. Hospitalisée, ses jours ne seraient plus en danger, selon ses collègues, sous le choc. 

Il avait loué une voiture Seat noire, immatriculée en Belgique, et retrouvée à Montreuil, près de Paris, au lendemain des attaques. A son bord, trois fusils d’assaut kalachnikov, onze chargeurs vides et cinq pleins…

Comme par hasard, les autorités ordonnent la fermeture de son bar quelques jours avant les attentats de Paris, que lui a-t-on promis en échange ? De l’argent probablement, ce n’était donc pas son but de se faire exploser…

De plus, Brahim Abdeslam buvait de l’alcool et fumait du cannabis à outrance, c’était un délinquant de droit commun, il n’avait pas le profil d’un fanatique religieux prêt à mourir en martyr. Continuons, il s’installe tranquillement à la terrasse d’un café et se fait sauter, sans crier« Allah akbar », isolé des autres personnes sauf de la serveuse… Et ne tuant personne… Même pas la serveuse qui est à moins d’un mètre de lui ! Incroyable cette ceinture d’explosifs !... Ce n’est pas très logique, un vrai kamikaze ne s’assoit pas à la terrasse d’un café pour passer une commande, secondement, il revendique son acte, troisièmement, il ne laisse pas une voiture rempli d’affaires personnelles, d’armes et de munitions prêtes à servir. Et quatrièmement, s’il avait porté une vraie ceinture d’explosifs il y aurait eu des morts car l’explosion aurait été bien plus puissante.

Hors l’explosion a été vraiment peu puissante. La preuve : la serveuse à côté de lui n’est même pas morte, mais seulement blessée et on veut nous faire croire qu’il est rentré pour se faire exploser avec une ceinture d’explosifs. Franchement, cela ne tient pas la route. S’il avait eu une vraie ceinture d’explosifs, il y aurait eu un tas de cadavres, et la serveuse à moins d’un mètre de lui aurait volé en éclats !

 Il n’a jamais voulu se faire sauter, il devait attendre  et aller chercher les autres en voiture après leur fusillade. Les services secrets ont déclenché à distance des micro-explosifs qu’ils ont dissimulés dans son blouson ou dans la ceinture de son pantalon, assez puissant pour le tuer lui et blesser des gens alentour sans grande gravité. Tout cela dans le but de faire croire  à un attentat suicide. Non seulement il n’y a aucun mort sauf celui qui travaille pour les services secrets et dont il faut se débarrasser, comme dans l’affaire Merah, mais cela passe pour un attentat suicide et provoque quand même une peur terrible. D’une pierre on fait deux coups. On fait naitre une peur terroriste en faisant zéro mort, à qui profite le crime ? Personne n’a relevé l’incohérence de cet acte car les morts du Bataclan aveuglent tout le monde.

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Photo: WikiStrike

Le mystère des 3 kamikazes du Stade de France 

Pourquoi se sont-ils fait sauter à ces endroits-là ? Tout le monde s’interroge. Personne ne comprend. Enquêteurs et experts tentent de savoir pourquoi, alors qu'ils auraient pu provoquer un carnage et une panique mortelle, les trois kamikazes du Stade de France se sont fait sauter vendredi 13 novembre dans des lieux isolés, ne tuant qu'une personne, et encore probablement par accident, là où ils auraient pu faire beaucoup plus de victimes. Rappelons ici la chronologie des faits :

21h20. Au niveau de la porte D, le premier djihadiste actionne le détonateur de sa ceinture explosive remplie de TATP (explosif artisanal) et de boulons. Un passant, proche de lui, est tué.

21h30. Nouvelle détonation. Seule victime : le djihadiste, dont le corps coupé en deux gît sur le bitume. La vitrine du restaurant voisin est à peine fendue.

22h. Dans une rue voisine, une dernière explosion ne tue que le porteur de la ceinture piégée, dans l'entrée d'une impasse, comme s'il s'était isolé avant d'appuyer sur le bouton mortel.

A la fin de la rencontre. S'ils avaient attendu le coup de sifflet final, quand des milliers de personnes se pressent vers le métro, ils auraient là aussi fait de terribles dégâts, d'autant que Paris aurait déjà été sous le coup des attaques contre les restaurants et le Bataclan.

"C'est incompréhensible", confie dimanche à l'AFP, sous le sceau de l'anonymat, une source policière. "Il est miraculeux qu'il y ait eu si peu de victimes. Concrètement, ce qu'ils ont fait, à part se suicider, ça n'a aucun sens." "Ce n'est pas la bonne heure : si vous voulez faire un carnage, vous faites ça au moment de l'entrée ou de la sortie des spectateurs, ajoute le même policier. Autant ce qui s'est passé dans Paris intra-muros a du sens, autant là ce sont juste des mecs qui se sont suicidés."

Wikistrike va maintenant résoudre en direct l’énigme. La clé de compréhension résidait dans le cas Brahim Abdselam que personne n’a vu… à part nous. Et que nous venons d’élucider quelques lignes plus haut.

 Le premier djihadiste se surprend lui-même à exploser, c’est pourquoi il y aura un mort… Car ce n’est pas lui qui déclenche le minuteur, secondement, les services secrets ne le préviennent pas, donc ces derniers ne pouvaient pas savoir qu’au moment même ou ils actionnaient le minuteur, le djihadiste frôlait une personne.

C’est pourquoi 10 minutes après, pour éviter un autre mort accidentel, ils arrivent à isoler l’autre djihadiste en le guidant, en lui parlant, lequel comme les deux autres devait porter une oreillette.

Et 30 minutes après ils ont dû trouver un vice, raconter n’importe quoi, une histoire à dormie debout au troisième afin que celui-ci s’isole dans une impasse, seul, pour qu’ils le fassent sauter à son tour sans faire de victimes. Les services secrets voulaient les faire sauter sans causer de victimes, voilà pourquoi personne ne comprend leurs actes. Si les terroristes avaient été de vrais kamikazes, ils auraient fait de nombreux morts. Car ils se seraient fait explosés au bon moment et avec bien plus d’explosifs.

 Ce qui prouve de manière certaine qu’ils étaient manipulés par les services secrets, c’est déjà le fait qu’ils aient explosés isolés sans faire de mal à personne, et que secondement, leurs ceintures d’explosifs était de qualité très faible. De plus, quand un kamikaze veut faire un gros coup, il n’utilise jamais une ceinture mais un gilet d’explosifs, bien plus puissant.

La preuve irréfutable est le second djihadiste, dont le corps n’a même pas explosé, mais s’est seulement retrouvé coupé en deux. La vitre à proximité de lui se retrouve fendue, même pas brisée. Preuve que tout était calculé pour faire le moins de victimes possible. C’est un false flag absolu. C’est la preuve que l’Etat français est bien derrière : vouloir créer la terreur avec le moins de victimes possibles pour faire passer le changement de constitution tant désiré. C’est tellement gros qu’il est à peine croyable que personne n’ait deviné la supercherie. C’est pourtant d’une simplicité déconcertante.

3 apprentis kamikazes sans cervelle munis de ceintures d’explosifs moyens faites pour tuer un ou deux pigeons, 3 débiles avec des oreillettes d’où ils reçoivent leur ordre, 3 abrutis munis de GPS incrustés dans leur ceinture d’explosifs qu’on promène et qu’on file, voilà nos 3 marionnettes avec lesquelles les services secrets français ont joué aux jeux vidéo. Le Djihad international est devenu la PlayStation des services secrets français.

Le cas Salah Abdeslam

Soupçonné d'être l'un des huit auteurs des attentats de Paris vendredi, Salah Abdeslam, frère de Brahim Abdeslam, le soi-disant kamikaze du boulevard Voltaire, pour une raison indéterminée, recul ou raté, Salah Abdeslam n'a pas déclenché de ceinture explosive à l'inverse de son frère et des six kamikazes qui ont agi au Stade de France et au Bataclan. Les enquêteurs pensent que Salah et son frère Brahim ont pu former l'équipe qui a tiré à la kalachnikov sur des terrasses et des restaurants, y semant la mort et se déplaçant en Seat.

Salah Abdeslam a été exfiltré en Belgique par ses deux amis Hamza Attou et Mohamed Amri. Ils ont fait en voiture le trajet Molenbeek-Paris-Molenbeek - plus de 600 km et 6 heures de route – dans la nuit du vendredi au samedi matin.

 Les enquêteurs ont trouvé du nitrate d'ammonium aux domiciles de ces deux complices ainsi que des munitions de calibre 5.56 et de 7.62, adapté aux kalachnikovs. Le nitrate d'ammonium est un composant utilisé pour la fabrication d'engrais, mais est hautement dangereux. C'est ce composant chimique qui avait entrainé l'explosion accidentelle de l'usine AZF de Toulouse en 2001, faisant 31 morts.

Le commanditaire des attentats est l'ami d'enfance de Salah Abdeslam, le célèbre Abdelhamid Abaaout, qui a pour kounia (nom de guerre) Abou Omar. Ce dernier travaille pour l’EMNI, il s’agit de la sécurité intérieure de l’Etat Islamique (Daesh). L’EMNI est également chargé d’envoyer des espions  et des kamikazes en Europe. Chaque espion touche 50 000 € par l’EMNI pour faire une attaque en Europe. Et beaucoup plus s’il est prêt à se faire exploser (dans ce cas précis c’est la famille du martyr qui touche l’argent). C’est Abou Omar en personne qui gère les dossiers.

Ainsi, il faut comprendre que Salah Abdeslam est protégé par les plus hautes autorités de Daesh. Mais lui et son frère Brahim qui organisaient les attentats de Paris ne devaient pas mourir, mais accompagner et gérer les martyrs. Ils se sont fait doubler par les services secrets français de peur qu’ils ne parlent. Car il est au courant des accords secrets entre la France et Daesh (voir la conclusion). Pour Brahim cela a fonctionné, mais Salah, lui, sentant le coup fourré, a changé de vêtement, s’est débarrassé du dispositif GPS ainsi que de la ceinture explosive.  Et ensuite s’est enfui vers la Belgique pour rejoindre plus tard la Syrie.

 

Conclusion

Tous ces faits démontrent sans équivoque que l’Etat français a tout coordonné avec les services secrets, manipulant des islamistes comme des marionnettes, et ce dans leur propre intérêt : changer la constitution, pour faire et imposer un Patriot Act à la française, comme les américains après les attentats du World trade Center. Ils se sont servis de Daesh et de ses agents, comme ils l’ont fait au début pour tenter de renverser Bachar al Assad en Syrie.

N’oublions pas que Daesh est une création artificielle. Ce n’est que l’instrument de la politique de plusieurs États et multinationales. En Syrie, la présence d’officiers français encadrant des groupes armés extrémistes lorsqu’ils perpétraient des crimes contre l’humanité est largement attestée.

En effet, la France n’a pas toujours bombardé Daesh, mais lui a largué des armes durant plus d’un an. Ce point est ignoré de la presse occidentale, mais a été largement discuté un an durant par la presse arabe et perse. La vérité a éclaté au grand jour lorsque cinquante analystes du CentCom ont dénoncé les mensonges des rapports sur la Coalition, qu’une enquête interne a été déclenchée et que, finalement, le général John Allen a été contraint à la démission. Voir notamment : « Stewart, Brennan et Cardillo dénoncent les manipulations du Renseignement au Pentagone » et « Le général Allen présente sa démission (Bloomberg) », Réseau Voltaire, 12 et 23 septembre 2015.

 

David J. Feldmann pour Wikistrike

 

Source: WIKISTRIKE.COM

mercredi, 18 novembre 2015

AU COEUR DE LA « PUTSCHTAPE » SORO/BASSOLE QUI HYSTERISE ABIDJAN ET OUAGA

 

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Les attentats qui ont visé Paris vendredi dernier ont procuré un bref répit à Guillaume Soro, ex figure de la rébellion contre Laurent Gbagbo désormais président de l’Assemblée nationale ivoirienne. En effet, ce dernier était confronté à un énorme « bad buzz » depuis jeudi dernier, à la faveur de la révélation des enregistrements d’une conversation présumée entre l’ancien ministre de l’Intérieur burkinabé Djibril Bassolé, aujourd’hui en détention préventive, et lui. Une conversation durant laquelle on entend sa voix proposer une aide à la fois financière et logistique en vue de faire réussir le complot de Gilbert Diendéré, qui est alors dans l’impasse, fin septembre dernier. Plus grave : on entend la même voix assumer, avec un cynisme qui fait froid dans le dos, les assassinats de l’ancien ministre de l’Intérieur de Laurent Gbagbo, Désiré Tagro, et de Ibrahim Coulibaly dit « IB », la figure historique de la rébellion qui a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui.

D’une certaine manière, j’ai été au cœur de ce « bad buzz », et le cercle rapproché de Guillaume Soro n’en finit pas de me pointer du doigt et de m’insulter depuis. « J’ose dire pourtant que je n’ai mérité ni cet excès d’honneur ni cette indignité », disait Junie dans le Britannicus de Racine. En réalité, je n’ai fait que diffuser sur les réseaux sociaux un fichier MP3 qui venait de déborder du cercle des « initiés » dans lequel il circulait déjà depuis un certain temps, « sous le manteau » des emails et des services de messagerie instantanée.

Pourquoi ai-je choisi de lui donner un écho public en me servant de ma visibilité en ligne ?

Premièrement, parce que je considère la personne qui m’a transmis cet élément audio comme digne de confiance.

Deuxièmement, parce que son contenu est, de manière assez troublante, conforme à ce que décrivaient, selon Jeune Afrique, « des sources au sein de la transition ». Bassolé aurait été avant son arrestation « en contact téléphonique avec Diendéré et surtout avec Guillaume Soro ».

« C’est un de ces appels passés au président de l’Assemblée nationale ivoirienne qui est au cœur de la procédure judiciaire. Il aurait eu lieu deux jours avant l’interpellation de Bassolé et aurait duré une quinzaine de minutes. Cette conversation aurait été enregistrée alors que les unités loyalistes de l’armée contrôlaient la capitale et que le régiment de sécurité présidentielle (RSP) s’était replié dans son camp de Naaba Kom, derrière le palais de Kosyam. Selon deux sources proches de Zida, qui disent avoir entendu l’enregistrement de cette conversation tout en refusant pour l’instant d’apporter la preuve de son existence, Guillaume Soro aurait offert un appui financier à Djibrill Bassolé pour soutenir les putschistes. Il lui aurait proposé de l’argent pour « remotiver » les hommes du RSP et financer des attaques sporadiques de mercenaires contre des casernes burkinabè, situées notamment près de la frontière ivoirienne, pour forcer les militaires loyalistes à desserrer leur étau autour de Naaba Koom. Les mêmes sources affirment que Bassolé aurait « approuvé » ce plan et suggéré que deux de ses proches se rendent dans le nord de la Côte d’Ivoire pour récupérer l’argent, le 29 septembre. Il sera finalement arrêté le jour même », avait résumé JA.

Troisièmement, parce que j’ai eu la ferme conviction qu’il s’agissait bel et bien des voix de Djibril Bassolé – avec qui j’ai dîné et longuement discuté au cours d’une conversation privée il y a quelques années – et de Guillaume Soro – que tous les journalistes qui ont « couvert » la Côte d’Ivoire des années de guerre ont abondamment pratiqué et observé. En matière de journalisme, science non exacte, il faut savoir se servir aussi de son flair.

Quatrièmement, en raison du profil psychologique de Guillaume Soro tel qu’il se laissait entrevoir dans l’enregistrement. Ceux qui le fréquentent décrivent un homme qui se sent progressivement marginalisé dans le cercle des pouvoirs en Côte d’Ivoire, qui brûle d’exister, qui adore raconter ses « prouesses » passées et peut être assez imprudent dans l’usage de la parole quand il veut impressionner son auditoire.

Cinquièmement, parce que je savais que la diffusion massive de cet enregistrement dont tout le monde parlait et que personne n’avait officiellement entendu créerait un « électrochoc positif ». Elle obligerait les concernés à s’expliquer. Et leur ligne de défense pourrait être riche d’informations.

Sixièmement, parce que la richesse des détails par ailleurs vérifiables donnés par cet enregistrement sur des réalités connues du seul microcosme des affaires et de la politique me faisait penser que si par extraordinaire il était le fruit d’une manipulation, cette manipulation serait le fait de professionnels issus des « services » d’un pays ou d’un autre. Une telle hypothèse ouvrirait un champ d’investigation certain. Il fallait donc ouvrir la marmite !

En adoptant face à la houle médiatique la ligne de défense qu’il a choisie, le camp Guillaume Soro a paradoxalement « authentifié » l’enregistrement qui faisait le buzz. Comment ? Déjà, ses hommes et lui se sont murés de longues heures dans un silence gêné, se refusant à la moindre dénégation, ce qui est pourtant le réflexe naturel et immédiat de quiconque se retrouve ainsi accusé. Par la suite, ils ont relayé un audio mis en ligne par un site Internet [http://www.oeildafrique.com] censé être le VRAI enregistrement de la conversation Soro/Bassolé, contrairement au FAUX partagé par « le délirant Kouamouo ».

Il fallait pourtant réfléchir un tout petit peu pour se rendre compte du caractère grotesque de la manœuvre.

Premièrement, le fichier produit par Soro and Co. n’est en rien conforme à ce dont avaient parlé les autorités burkinabé. Ni au regard de sa durée (moins de deux minutes) ni au regard de son contenu.

Deuxièmement, parce que les rares propos de Djibril Bassolé contenus dans cet audio sont conformes à ce que l’on entend dans la première version. Seuls les propos de Soro sont différents – et ils donnent l’impression de vouloir démontrer son innocence AVANT le scandale. Il « anticipe » même d’autres fuites et se défend par avance en affirmant qu’il a dit à certains interlocuteurs, des « infiltrés », ce qu’ils voulaient entendre. De plus, on « sent » clairement un « cut », un montage, à 1’25’’.

Troisièmement, le site oeildafrique.com dit avoir eu ce fichier des autorités burkinabé. Les mêmes qui ont jeté Djibril Bassolé en prison et accusent bruyamment Guillaume Soro se seraient donc précipitées, toutes affaires cessantes, au secours de ce dernier pour lui sauver la mise ? Difficile à croire !

Tout dans cette affaire donne l’impression que les spin doctors de Guillaume Soro ont, dans la panique, concocté une « pièce » censée les disculper mais qui en réalité, a achevé de les démasquer !

 

Source: LE BLOG DE THEOPHILE KOUAMOUO

ATTENTATS EN FRANCE - L'ELYSEE DOIT REVOIR SA POLITIQUE EXTERIEURE

 

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François Hollande à Versailles le 16 novembre 2015.

AFP Photo / Pool / Michel Euler



Douloureux moment que celui que traverse en ce moment le peuple français. Un peuple endeuillé par six (6) attentats simultanés le vendredi 13 novembre 2015 faisant au moins 129 morts et plus de 350 blessés dont plus de 80 cas critiques. Même si cette horreur a été revendiquée par l’Etat islamique (Daech), l’actualité note qu’il y a parmi les assaillants, djihadistes, trois français. Et selon des témoins, un des assaillants aurait crié que « c’est la faute à Hollande, il n’avait pas à intervenir en Syrie). Allusion faite aux bombardements de l’aviation française des positions et sites de l’Etat islamique en Syrie. Et il a été établi que plus d’un suspect dans ces attentats est entré en Europe à la faveur de la crise des migrants qui préoccupe actuellement l’ensemble des pays d’Europe, tellement le flot est ingérable pour un seul pays. Mais au-delà de l’émotion, faisons appel à la raison pour savoir pourquoi un tel drame peut arriver à la grande France. Ce qui arrive à la France, devrait lui arriver tôt ou tard, bien que cela soit regrettable. Le pouvoir français applique la démocratie dans sa politique intérieure. Mais à l’international, il exporte la violence et sème la terreur. Or, qui sème les bombes ne peut pas recevoir continuellement que la paix et les butins de guerre. Il y a également les représailles qui se manifestent d’une manière ou d’une autre et au moment où l’on s’y attend pas.

L’esprit de domination planétaire

On peut dire que la France se trouve en tête des nations se croyant investie d’une mission divine de jouer les gendarmes du monde. Donc autant Louis XIV, ce pouvoir absolu, disait : « la France, c’est moi », autant un chef de l’Etat de la Ve République française, comme Nicolas Sarkozy ou François Hollande, peut déclarer en ce qui concerne la politique étrangère de la France : « la France, c’est moi». Parce que le Parlement lui laisse les coudés franches, même s’il massacre d’autres peuples, disloque leur pouvoir, leur administration et crée la désolation à travers le monde. On a l’exemple de la Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie, etc. Mais l’histoire retiendra aussi que Louis XIV aimait tellement la guerre qui l’a considérablement enrichi, que la guerre a fini par provoquer la ruine de la royauté française. C’est à cause de cet esprit va-t-en guerre et du règne absolu de ce tyran, que les philosophes repensant les pouvoirs, ont commencé à établir la nécessité d’une distinction et d’une séparation des pouvoirs et des théories du gouvernement. Le sentiment qui se dégage en voyant les parlementaires français silencieux ou d’accord avec cette politique extérieure de prédation de l’Elysée, c’est que le peuple français aime les présidents qui ont des vertus viriles, des vertus de conquête, de domination et de force. Cela ferait sa fierté de voir que son pays bombarder dans tel endroit du monde, que dans tel autre, il joue les redresseurs de torts, alors qu’au fond, c’est pour régler un compte et soigner ses intérêts impérialistes. Le France aime la guerre hors de ses frontières. Mais la guerre n’est pas toujours du goût de l’ensemble de ses soldats, ses fils, qui vont périr sur le terrain. C’est dans cet esprit qu’après mai 1968, l’armée française dans sa majorité a refusé un conflit avec l’Union soviétique, disant : « Plutôt rouge, que mort ». En clair, les généraux étaient prêts à livrer la France à l’armée soviétique plutôt de se battre et de retomber dans une guerre. On avait alors compris que les valeurs de l’honneur qui animaient les combattants de 1914 étaient dépassées, laissant la place à celles de la liberté, des discussions et du plaisir. Le plaisir de vivre en paix chez soi et chez les autres. Or, le pouvoir français poussé par l’impérialisme (son gagne-pain), pouvoir qui n’a pas l’expérience d’un soldat côtoyant tous les jours la mort sur le théâtre des opérations, multiplie les occasions de guerre.

Des concepts-prétextes pour faire la guerre

C’est ainsi que dans les années 2000, Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères français, développe le concept « devoir d’assistance à peuple en danger » dans le cadre du droit des gens. Un concept où il y a à boire et à manger où l’Elysée peut glisser de projets de conquêtes ou reconquêtes territoriales. Mais si cette politique s’est montrée plus discrète en Yougoslavie sur la question serbe, elle a fait et continue de faire d’énormes dégâts en Libye. Un pays où, en 2010, pour régler leurs comptes à Kadhafi, le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre anglais David Cameron, décident une défense du peuple de la ville de Bengazi. C’est sur ce principe de l’assistance à personne en danger, de l’assistance humanitaire, que les Occidentaux bombardent la Libye et tue Mouammar Kadhafi. Voilà donc ce pays disloqué, devenu un port prisé pour de milliers de migrants clandestins pour l’Europe. Migrants dont des milliers, pourtant espoirs de leurs familles, meurent dans la mer. A travers le monde donc, la France a créé des situations de révolte. De même, des milliers de jeune français, les propres fils de l’Hexagone, partis en djihad en Syrie, en Irak, en Afghanistan, etc. qui y ont vécu ou vu l’horreur ont été retournés par l’adversaire ou par leur propre conscience, contre la France, leur patrie. Ceux-là, comme l’enquête vient de le prouver et les autres ressortissants des autres pays où la Franc a mis le feu, peuvent un jour où l’autre, poser un acte comme ceux que vivent en ce moment les Français. Et quand le président syrien Bachar El Assad à l’Elysée : « La France vit ce que le peuple syrien vit depuis 5 ans », cela peut signifier pour les terroristes « voici un exemple de ce que les autres peuples souffrent à cause de notre politique extérieure ». Car les milliers de migrants qui déferlent en Europe ne sont pas des nécessiteux. Il y a parmi eux des médecins, des avocats, des ingénieurs, etc. Mais des gens qui n’ont plus de paix chez eux où la France et ses alliés attisent le feu pour le pétrole ou autres intérêts. La France est donc touché dans sa fragilité, elle si puissante. C’est l’équilibre de la terreur, à telle point que même un coup de pétard met le peuple en émoi. Malheureusement, des Français sont en tête des assaillants. C’est cela, l’ironie du sort.

 

Germain Séhoué
gs05895444@yahoo.fr

FRANCE - DAVID VAN REYBROUCK: «MONSIEUR LE PRESIDENT, VOUS ETES TOMBE DANS LE PIEGE!»

 

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David Van Reybrouck, d’expression néerlandaise, est l’auteur de nombreux ouvrages dont Congo, une histoire (Ed. Actes sud), pour lequel il a notamment reçu en 2012 le prix Médicis dans la catégorie « essai ». L’écrivain et historien interpelle le président français sur le champ lexical guerrier de son discours, samedi 14 novembre, lendemain des attentats qui ont endeuillé Paris. Et sur la surenchère que cela pourrait entraîner.
 

Monsieur le Président,

Le choix extraordinairement irréfléchi de la terminologie que vous avez utilisée dans votre discours de samedi après-midi [14 novembre 2015], où vous répétiez qu’il s’agissait d’un « crime de guerre » perpétré par « une armée terroriste » m’a interpellé. Vous avez dit littéralement :

« Ce qui s’est produit hier à Paris et à Saint-Denis, près du Stade de France, est un acte de guerre et, face à la guerre, le pays doit prendre les décisions appropriées. C’est un acte de guerre qui a été commis par une armée terroriste, Daech [l’acronyme arabe de l’Etat islamique], une armée de terroristes, contre la France, contre les valeurs que nous défendons partout dans le monde, contre ce que nous sommes, un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète. C’est un acte de guerre qui a été préparé, organisé, planifié de l’extérieur et avec des complicités intérieures que l’enquête fera découvrir. C’est un acte de barbarie absolue. »

Si je souscris pleinement à la dernière phrase, force est de constater que le reste de votre discours est la répétition angoissante et presque mot à mot de celui que George W. Bush a tenu devant le Congrès américain peu après les attentats du 11-Septembre : « Des ennemis de la liberté ont commis un acte de guerre contre notre pays. »

Déstabilisation de la région

Les conséquences de ces paroles historiques sont connues. Un chef d’Etat qui qualifie un événement d’« acte de guerre » se doit d’y réagir, et de rendre coup pour coup. Cela a conduit M. Bush à l’invasion de l’Afghanistan, ce qui était encore admissible parce que le régime avait offert asile à Al-Qaida. Même l’ONU avait approuvé. S’en est suivi alors l’invasion totalement démente de l’Irak, sans mandat de l’ONU, pour la seule raison que les Etats-Unis soupçonnaient que ce pays détenait des armes de destruction massive. A tort, s’est-il avéré, mais cette invasion a conduit à l’entière déstabilisation de la région, qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui.

Le départ des troupes américaines en 2011 a laissé le pays dans une vacance du pouvoir. Et c’est peu après, lorsque, dans le sillage du « printemps arabe », une guerre civile a éclaté dans le pays voisin, que l’on a pu constater à quel point l’invasion militaire américaine avait été pernicieuse. Dans le nord-ouest de l’Irak déraciné et l’est de la Syrie déchirée, entre l’armée gouvernementale et l’Armée syrienne libre, assez d’espace s’était manifestement créé pour que se lève un troisième grand acteur : l’Etat islamique, ou Daech.

Bref, sans l’invasion idiote de Bush en Irak, il n’aurait jamais été question de Daech. C’est par millions que nous avons manifesté contre cette guerre en 2003, moi aussi, et la désapprobation était universelle. Et nous avions raison. Cela, non pas parce que nous étions capables de prédire l’avenir, nous n’étions pas clairvoyants à ce point. Mais nous en sommes pleinement conscients aujourd’hui : ce qui s’est passé dans la nuit de vendredi à Paris est une conséquence indirecte de la rhétorique de guerre que votre collègue Bush a employée en septembre 2001.

Et pourtant, que faites-vous ? Comment réagissez-vous moins de vingt-quatre heures après les attentats ? En employant la même terminologie que votre homologue américain de l’époque ! Et sur le même ton, bonté divine !

Risque monstrueux

Vous êtes tombé dans le panneau, et vous l’avez fait les yeux grands ouverts. Vous êtes tombé dans le panneau, Monsieur le Président, parce que vous sentez l’haleine chaude de faucons tels que Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen vous brûler la nuque. Et vous avez depuis si longtemps la réputation d’être un faible. Vous êtes tombé dans le panneau. Des élections se préparent en France, elles auront lieu les 6 et 13 décembre, ce ne sont que des élections régionales, mais, après ces attentats, elles seront placées sous le signe de la sécurité nationale, à n’en point douter. Vous êtes tombé dans le panneau tête baissée, parce que vous avez fait mot pour mot ce que les terroristes espéraient de vous : une déclaration de guerre. Vous avez accepté leur invitation au djihad avec enthousiasme. Mais cette réponse, que vous avez voulue ferme, fait courir le risque monstrueux d’accélérer encore la spirale de la violence. Je ne la trouve pas judicieuse.

Vous parlez d’une « armée terroriste ». Pour commencer, rien de tel n’existe. C’est une contradictio in terminis. Une « armée terroriste », c’est un peu comme pratiquer un régime boulimique. Des pays et des groupes peuvent avoir des armées ; s’ils ne parviennent pas à en former, ils peuvent opter pour le terrorisme, c’est-à-dire pour des actions ponctuelles dont l’impact psychologique est maximal, au lieu d’un déploiement structurel de forces militaires avec des ambitions géopolitiques.

Mais une armée, dites-vous ? Soyons clairs : jusqu’ici, nous ignorons si les auteurs des faits sont des combattants syriens revenus ou envoyés. Nous ne savons pas si les attentats ont été tramés au sein du « califat » ou dans les banlieues et « quartiers ». Et bien que certains indices laissent supposer qu’il s’agit d’un plan global émanant de la Syrie (la quasi-simultanéité de l’attentat-suicide au Liban et de l’attaque éventuelle d’un avion russe), force est de constater que le communiqué de Daech est venu bien tard, et qu’il ne contient pas d’autres éléments que ceux qui circulaient déjà sur Internet. Ne serait-il pas question de coordination ou de récupération ?

Rhétorique belliqueuse

Pour autant que l’on sache, il pourrait s’agir d’individus incontrôlés, sans doute pour la plupart des citoyens français revenus de Syrie : ils y ont appris à manier des armes et des explosifs, s’y sont immergés dans une idéologie totalitaire, cryptothéologique, et s’y sont familiarisés aux opérations militaires. Ils sont devenus des monstres, tous autant qu’ils sont. Mais ils ne sont pas une « armée ».

Le communiqué de Daech glorifait les « lieux soigneusement choisis » des attentats, vos propres services soulignaient le professionnalisme de leurs auteurs : sur ce point, remarquons que vous parlez la même langue. Mais qu’en est-il, en réalité ? Les trois hommes qui se sont rendus au Stade de France où vous assistiez à un match amical de football de la France contre l’Allemagne semblent plutôt être des amateurs. Ils voulaient sans doute pénétrer dans l’enceinte pour commettre un attentat contre vous, c’est fort possible. Mais celui qui se fait sauter à proximité d’un McDonald’s et n’entraîne « qu’une » victime dans sa mort est un bien piètre terroriste. Qui ne fait « que » quatre morts avec trois attentats-suicides, alors qu’un peu plus tard une masse humaine de 80 000 personnes sort de l’enceinte, est un bon à rien. Qui veut décimer le public d’une salle avec quatre complices sans bloquer les issues de secours n’est pas un génie de la stratégie. Qui s’embarque dans une voiture et mitraille des citoyens innocents et sans armes attablés aux terrasses n’est pas un militaire formé à la tactique, mais un lâche, un enfoiré, un individu totalement dévoyé qui a lié son sort à d’autres individus du même acabit. Une meute de loups solitaires, ça existe aussi.

Votre analyse d’une « armée terroriste » n’est pas probante. Le terme que vous avez employé, « acte de guerre » est extraordinairement tendancieux, même si cette rhétorique belliqueuse a été reprise sans honte aucune par Mark Rutte [premier ministre] aux Pays-Bas et par Jan Jambon [ministre de l’intérieur] en Belgique. Vos tentatives de calmer la nation menacent la sécurité du monde. Votre recours à un vocabulaire énergique ne signale que la faiblesse.

Il existe d’autres formes de fermeté que le langage de la guerre. Immédiatement après les attentats en Norvège, le premier ministre Jens Stoltenberg a plaidé dans détours pour « plus de démocratie, plus d’ouverture, plus de participation ». Votre discours fait référence à la liberté. Il aurait aussi pu parler des deux autres valeurs de la République française : l’égalité et la fraternité. Il me semble que nous en avons plus besoin en ce moment que de votre douteuse rhétorique de guerre.

Traduit du néerlandais par Monique Nagielkopf

 

Source: LE MONDE - AFRIQUE

jeudi, 12 novembre 2015

COUP D'ETAT DU RSP: LES ECOUTES AUDIO QUI ACCUSENT SORO ET BASSOLE (FUITES)

 

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Les services secrets ivoiriens et burkinabés ont fait fuiter la fameuse conversation téléphonique entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé relative au coup d'Etat Diendéré.

Guillaume Soro évoque également la mort de IB et Tagro : "Il fallait qu'on les tue pour qu'on soit en paix". Ovajab Media.

 

Ecouter la conversation sur le blog SoundCloud du journaliste Théophile Kouamouo, en cliquant:

ICI

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© Koaci.com - Jeudi 12 Novembre 2015 - Une fuite de conversation téléphonique transmise à KOACI par des sources proches de l’enquête sur le coup d'Etat au Burkina, de 16 minutes attribuée à Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et Djibrill Basolé, l’ex patron de la diplomatie burkinabé, sous l’ère Compaoré, et candidat recalé à la présidentielle au Burkina-Faso crée le choc.

(Écoutez l'intégralité de l'enregistrement transmis en cliquant sur le lien Audio en bas de l'article, ndlr).

Dans l'enregistrement, provenant probablement d'écoutes de services occidentaux (France ou Usa, ndlr), dans lequel les voix du président de l'assemblée nationale ivoirienne et de l'ancien ministre de Compaoré sont assez nettement identifiables, est clairement mise en lumière l'organisation et la planification d'un coup militaire au Burkina à l'époque du siège de l'armée devant le camp du Régiment de sécurité présidentielle (Rsp) via des actions armées à l'interieur du pays pour faire "paniquer" l'armée et permettre au putschistes pro-Compaoré encerclés de sortir afin d'instaurer un climat d'insécurité et de déstabilisation dans le pays et faire capoter la transition.

L'ancien chef rebelle ivoirien cite tour à tour entre autre, Hamed Bakayoko, Alassane Ouattara, un rapport de Faure Gnassingbé, le candidat à la présidentielle Roch Kaboré, dont il dit que "s'est déjà plié" sous entendant qu'il a déjà gagné l’élection, et un homme d'affaire camerounais Paul Fokam (patron du groupe bancaire Afriland Bank, ndlr) qui, toujours selon les dire de Soro, via l'actuel ministre de l'interieur ivoirien, financerait sa campagne sans que Ouattara en soit informé.

La résidence ouagalaise de Guillaume Soro a été perquisitionnée dans le cadre de l’enquête du coup d'Etat par les autorités burkinabé. Lors de la perquisition ont été retrouvés des lingots d'or, des gilets pare balle et des armes.

La justice burkinabé avait déjà laisser fuiter à la presse dont KOACI, l'existence de plusieurs heures d'écoutes attribuées à Guillaume Soro dont les liens avec Blaise Compaoré sont plus que connus et fraternels.

Le coup d'Etat visait à réinstaller le camp Compaoré, chassé par le peuple, au pouvoir et en finir avec la transition réinstallée depuis lors et en passe d'organiser une élection présidentielle transparente dont la campagne est en cours.

Djibrill Bassolé est à cette heure emprisonné dans le cadre de l’enquête en cours dont le rapport a été remis aux autorités.


Source: KOACI.COM

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Lire aussi l'article de Jeune Afrique publié le 12 octobre 2015: «Burkina: Bassolé dans le collimateur de la justice militaire»: http://bit.ly/1MpONyl

'Pour les magistrats militaires qui enquêtent sur le coup d'État manqué contre le régime de transition burkinabè, aucun doute : Djibrill Bassolé, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, est le complice des putschistes de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) et de leur chef, le général Gilbert Diendéré.

Les deux hommes, qui sont inculpés d’« attentat à la sûreté de l’État, haute trahison et collusion avec des forces étrangères », ont été placés sous mandat de dépôt le 6 octobre à Ouagadougou. L’ancien chef de la diplomatie aurait été avant son arrestation, le 29 septembre, en contact téléphonique avec Diendéré, mais aussi avec… Guillaume Soro, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Au cœur de la procédure en cours : un appel présumé d’une quinzaine de minutes entre ce dernier et Bassolé. Il aurait eu lieu alors que les hommes du RSP s’étaient repliés dans leur camp de Naaba Koom, derrière la présidence, et que les unités loyalistes prenaient le contrôle de la capitale.

Cette discussion a évidemment posé un problème aux autorités de la transition. Bassolé a été interpellé deux jours plus tard par la gendarmerie. Selon une source proche de l’enquête, l’ensemble de ces éléments ont été présentés à Bassolé lors de son audition par le juge d’instruction chargé du dossier. Signe de l’intérêt des enquêteurs pour cette piste, la villa ouagalaise de Soro (dont la rébellion contre les autorités ivoiriennes fut soutenue par Compaoré dans les années 2000) a été perquisitionnée le 6 octobre.'

MENTION SPÉCIALE À Théophile Kouamouo qui a pu trouver cette preuve mais surtout pour avoir eu le courage de la publier. Fier de toi mon mentor.

 

Source: Facebook Claudus Kouadio

lundi, 09 novembre 2015

COUPS D'ETAT ELECTORAUX EN AFRIQUE: LE CAS OUATTARA EN COTE D'IVOIRE - PAR LESLIE VARENNE

 

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Après le coup d’Etat manqué du 16 septembre au Burkina Faso – dont il est encore impossible de mesurer les conséquences notamment en ce qui concerne l’implication de plusieurs pays étrangers dans cette affaire -, l’Afrique de l’Ouest vient de réaliser deux magistraux coups d’Etat électoraux. Le premier s’est déroulé le 11 octobre en Guinée Conakry, avec un passage en force d’Alpha Condé, élu en bourrant les urnes et en s’octroyant 60% des voix dès le premier tour. Le second vient d’avoir lieu en Côte d’Ivoire où Alassane Ouattara a violé, non seulement les lois du code électoral, mais aussi celles de l’arithmétique !

Le scénario d’une victoire écrasante du président sortant et d’un scrutin à un seul tour était prévu depuis fort longtemps. En février dernier, un spécialiste de l’Afrique de l’Ouest confiait déjà à IVERIS : « la seule crainte du pouvoir est le taux de participation. » Ces inquiétudes étaient fondées et se sont révélées plus désastreuses que ce que le Président sortant et son camp n’avaient anticipé : les Ivoiriens se sont abstenus massivement. C’est ce qui explique l’interminable attente des résultats finaux et surtout du taux réel de participation. Finalement, la Commission électorale indépendante a annoncé qu’il y avait eu 54,63 % de votants. Un chiffre contesté par l’opposition qui, elle, avance un nombre compris entre 15 et 18%. Pourtant ce taux n’aurait dû être l’objet ni d’une polémique, ni d’une attente prolongée, puisque le National Democratic Institute, (NDI), un organisme américain, financé par la NED, était présent en Côte d’Ivoire. En effet, grâce à son système PVT , le NDI a les moyens d’obtenir des données fiables transmises dès la fin du scrutin. L’ex Premier ministre, Charles Konan Banny, a demandé : « instamment au NDI de transmettre le taux de participation ». Il attend toujours. L’ambassadeur américain, Terence McCulley, et la sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines, Bissa Williams, n’ont pas attendu, eux, les résultats du scrutin pour donner une conférence de presse dès le lundi 26. Ils ont tous deux félicité les Ivoiriens pour cette élection : « crédible, transparente et inclusive ». Alassane Ouattara fait donc mieux que son homologue Alpha Condé et obtient un score à la soviétique : 83,66% ! Petite cerise sur le gâteau, les trois candidats indépendants, Charles Konan Banny, Essy Amara – ancien ministre des Affaires étrangères et ancien président du Conseil de sécurité – et Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale -, qui s’étaient désistés avant le scrutin pour dénoncer l’escroquerie électorale qui s’annonçait, ont été comptabilisés dans le vote ! Bien entendu, ils obtiennent des miettes ; bien entendu, c’est illégal, mais puisque le scrutin a été déclaré crédible, transparent et inclusif … L’Afrique francophone est malheureusement habituée à ce genre de mascarades électorales : en avril dernier, Faure Gnassimbé, qui se représentait pour la troisième fois consécutive à la tête du Togo, a, lui aussi, été élu dès le premier tour avec 55% des voix. En réalité son opposant Jean-Pierre Fabre avait obtenu 60% des suffrages et le président sortant 35%. Mais l’ONU a immédiatement validé la victoire de Faure Gnassimbé…

Quelle légitimité ?

Le taux de participation en Côte d’Ivoire était un point crucial, pas seulement parce que l’opposition fidèle à l’ancien président Laurent Gbagbo avait appelé au boycott des urnes, mais parce qu’Alassane Ouattara était arrivé au pouvoir par les armes après une élection déjà contestée. Cette élection devait donc lui apporter une vraie légitimité afin d’en finir avec « le président reconnu par la communauté internationale[i] ». Avec la manipulation des chiffres, il n’obtient qu’une légitimité de façade. Personne n’est dupe, ni les Ivoiriens, ni les chancelleries qui connaissent les vrais chiffres. Mais surtout, ces coups d’Etats électoraux, à Abidjan comme ailleurs, ne règlent aucun des problèmes qui se posent à ces Etats : pauvreté, chômage, corruption, réconciliation nationale. Bien au contraire, ils accentuent les frustrations, le ressentiment, les divisions et laissent ces pays assis sur des poudrières. L’Afrique de l’Ouest n’est pas sortie de l’œil du cyclone…

 

[i] « Le Président reconnu par la communauté internationale » était l’appellation consacrée par la presse étrangère pour différencier les deux présidents Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara lors de la crise électorale de 2010. Le Premier avait été reconnu par le Conseil constitutionnel ivoirien, le second par la communauté internationale.

 

Une contribution de Leslie Varenne

Institut de Veille et d’Etude des Relations Internationales et Stratégiques (IVERIS).

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 27 octobre 2015

LA CEI, COMME A SES HABITUDES, FALSIFIE ENCORE UNE FOIS LES CHIFFRES DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE

 

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Au moment où tout le peuple ivoirien et le monde entier ont été témoins du désert électoral qui a, une fois de plus, frappé la troisième élection organisée sous Alassane Ouattara, le dimanche 25 octobre 2015, la CEI, sous la férule de l'inénarrable Youssouf Bakayoko, annonce un taux de participation "autour de 60%", qui pourrait, selon le Secrétaire général du RDR, Monsieur Joël Nguessan, sur France 24, atteindre les 70% ! ! ! C'est absolument impensable ! Un mensonge odieux, flagrant, honteux, accompagné par les mêmes acteurs de la crise ivoirienne de 2010: les Etats-Unis, la France, l'UA, la CEDEAO et les ONG qui émargent discrètement à la Présidence ouattarienne. Que DIEU ait pitié de la Côte d'Ivoire et lui rende sa liberté et sa souveraineté ! Ici, l'indignation du Parti Communiste Français. Bonne lecture !

 

Côte d'Ivoire : Une mascarade électorale qui s'ajoute à un bilan catastrophique

 

En 2011, Alassane Ouattara a été installé à la présidence ivoirienne par les chars français à l'issue d'une élection contestée. Ce coup de force a eu lieu alors qu'il était possible et souhaitable de recompter les bulletins de vote ou de reprendre le scrutin.

Depuis cette date, le pouvoir renoue avec les pires traditions de la dictature d'Houphouët-Boigny. Il emprisonne, prive de droits, assassine et torture des centaines d'opposants politiques, associatifs et syndicaux. Il interdit leurs manifestations et s’immisce dans les débats internes de leurs organisations en vue de les modeler en faire-valoir démocratiques. Ceux qui ne se résignent pas sont impitoyablement pourchassés. Des centaines de milliers d'ivoiriens ont emprunté les chemins de l'exil et du déplacement intérieur.

La justice des vainqueurs, en Côte d'Ivoire et au niveau international, laisse impunis ceux du camp Ouattara qui depuis 2002 ont commis d'innombrables crimes dont le massacre de Duékoué de 2011. Rien n'est fait pour enquêter sur les responsabilités des puissances, dont la France, et les multinationales dans la crise ivoirienne.

Le pouvoir applique une politique de « rattrapage ethnique » ainsi qu'une introduction de critères ethniques dans le recensement, il aggrave en cela un débat délétère pour la société ivoirienne.

La prédation économique au profit des multinationales et d'une petite clique corrompue et brutale capte une immense partie des richesses.

Alassane Outtara, en complicité avec d'autres gouvernements de la sous-région et de puissants réseaux françafricains, sert de foyer de déstabilisation au Burkina Faso, comme le pouvoir de Blaise Compaoré a servi de base arrière à la rébellion pro-Ouattara dans les années 2000.

Sans espoir de véritable réconciliation, l'opposition significative a décidé de boycotter ce scrutin présidentiel qui s'apparente à une mascarade.

C'est dans ce contexte, avec des institutions électorales complètement inféodées, que s'est déroulé un scrutin joué d'avance, dont le scénario a été validé à Paris. Il n'est alors pas étonnant que la participation ait été si faible, comme l'ont noté tous les observateurs sérieux, contrairement aux chiffres fantaisistes avancés par une Commission électorale aux ordres.

Au lieu d'applaudir à cette ultime forfaiture, qui pèsera lourdement sur l'avenir de la Côte d'Ivoire, le gouvernement de la France ferait mieux d'agir publiquement en faveur d'une libération des prisonniers politiques, du respect des droits et d'une perspective de réconciliation.


Le 26 octobre 2015

Le Parti Communiste Français.

Côte d’Ivoire : le casse-tête de la CEI – Comment passer de 20-22% à 60% de taux de participation (note éditoriale)

 

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Brève note éditoriale

Par Gbansé Douadé Alexis, Directeur de publication de Connectionivoirienne.net | 26 octobre 2015.

 

La commission électorale en Côte d’Ivoire osera-t-elle donner le vrai taux de participation de la présidentielle du 25 octobre 2015, communiqué par plusieurs ambassades à leurs pays respectifs depuis ce lundi matin ?

Selon toute vraisemblance NON, car le taux réel de participation qui tourne, selon ces notes diplomatiques qui nous ont été rapportées, autour de 20-22% pourrait officiellement passer à 60%, sinon au-delà. «On a été humilié, c’est nul, j’espère qu’ils communiqueront les vrais chiffres au patron afin qu’il comprenne à quoi mène l’arrogance. L’échec est total, c’était le désert électoral», nous a confié un confrère proche du pouvoir, contacté ce lundi (26 octobre 2015) d’après présidentielle, à Abidjan.

 

Source: ALEX GBANSE.COM

PRESIDENTIELLE 2015 - COTE D'IVOIRE: DES CAFOUILLAGES ET UNE PARTICIPATION FAIBLE

 

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LIBERATION.FR - Alors qu'Alassane Ouattara apparaît comme le favori, le scrutin de ce dimanche connaît des difficultés d'organisation et certains électeurs semblent avoir reçu de l'argent pour aller voter.

 

«Jamais on n’avait vu une élection aussi mal organisée en Côte d’Ivoire !» pestent les hommes assis sur les bancs du Café Emergence, une bicoque au toit en paille plantée au milieu d’un vaste terrain vague qui tient lieu de «place», à Abobo, l’un des quartiers populaires les plus densément peuplés d’Abidjan avec près de deux millions d’habitants. Ce dimanche, les Ivoiriens étaient invités à désigner leur président lors du premier scrutin organisé depuis la fin d’une longue période de conflit qui s’était achevée par une explosion de violences lors de la précédente présidentielle, fin 2010. En principe, cette fois, le scrutin de dimanche aurait dû se dérouler sans incidents, malgré les appels au boycott d’une partie de l’opposition, interdite de manifestation voire de médias depuis plusieurs semaines.

Mais à Abobo, un grand nombre de bureaux de vote n’avaient toujours pas ouvert leurs portes dimanche à midi. Comme celui abrité dans le grand lycée technique, juste en face du Café Emergence, où les hommes patientent quelque peu agacés par ces retards inexplicables. «On nous dit que certaines salles ne sont pas équipées de prise électrique pour les tablettes biométriques qui doivent enregistrer les électeurs. Ils n’auraient pas pu vérifier avant ?» s’indigne M. Koulibaly. Autour de lui, les langues claquent, signes d’une colère sourde qui n’ose encore s’exprimer totalement. «La vraie question est ailleurs», interrompt un autre homme la mine renfrognée. Comment se fait-il que dans ce lycée, construit il y a quinze ans, personne n’avait prévu de prises ?» interroge-t-il. «Tu ne sais pas ? s’amuse un autre, goguenard. Ils ont mangé l’argent !» Tous hochent encore la tête, lorsque Bakary s’exclame : «Mais c’est incompréhensible ! Le président pénalise son propre fief !»

«Seuls les idiots sont heureux»

Abobo est en effet traditionnellement une zone favorable au président sortant, Alassane Ouattara. Pendant la crise postélectorale de 2010-2011, ses habitants ont payé un lourd tribut en défendant Ouattara au péril de leurs vies, face aux partisans de son challenger, Laurent Gbagbo.

Ici, les appels au boycott des urnes, lancés par une partie de l’opposition, ne risquaient pas d’être entendus: tous les hommes présents sous le toit de paille du Café Emergence plébiscitent Ouattara. «Je l’aime, c’est un homme bien et qui bosse», confesse Bakary. Mais au fur et à mesure que l’attente s’éternise devant le bureau de vote fermé, les langues se délient : non, rien n’a changé ici depuis qu’il est au pouvoir. Au contraire, en faisant détruire manu militari des zones entières de bidonvilles, le régime a accentué la pression sur le quartier à cause de l’afflux soudain des victimes de ces «déguerpissements». «Désormais, il faut payer 30 000 francs CFA [près de 50 euros, ndlr] pour une simple chambre à peine plus grande qu’un placard», explique un chauffeur de bus au chômage. «Vous voyez la route qui passe devant le lycée technique ? signale Bakary en désignant une bande de goudron déjà abîmée. C’est la seule réalisation ici depuis son arrivée au pouvoir. Et il n’y est pour rien : elle a été financée par la coopération japonaise.»

Pour tous, néanmoins, c’est «l’entourage du Président» qui est responsable de cette indifférence au sort des plus pauvres, fussent-ils des sympathisants. «Tout va changer avec son second mandat», croit savoir un homme, qui comme tout le monde à Abidjan n’envisage même pas un second tour, pariant sur la victoire immédiate de Ouattara. «Ah bon ? Et pourquoi rien n’a été fait lors du premier mandat ?» se moque gentiment son voisin, fustigeant ces «dirigeants africains qui multiplient les promesses sans lendemain». «En Afrique, les gens intelligents souffrent parce qu’ils se posent des questions. Seuls les idiots sont heureux », conclut-il.

«Ouattara compte sur les siens»

Loin des palabres d’Abobo, à Yopougon, un autre grand quartier populaire, c’est le silence qui frappe. Les bureaux de vote sont déserts. Des assesseurs avachis sur des bancs d’école épluchent nonchalamment les listes d’électeurs avant de les diriger vers deux boîtes en carton, empilées l’une sur l’autre, qui tiennent lieu d’isoloirs. Ici, les consignes de boycott semblent avoir été bien suivies. A moins que ce ne soit cette maudite pluie qui transforme les cours d’école en lacs qui ait découragé les électeurs ? Reste que seul 55% des cartes d’électeurs ont été retirées cette semaine en Côte-d’Ivoire, malgré les nombreux appels au civisme de la commission électorale.

Et malgré le peu d’affluence, les problèmes n’ont pas épargné non plus les bureaux de Yopougon. «C’est la tablette qui déconne», explique sans détour l’assesseur d’un bureau de vote dans la zone de Sicogi 7. L’introduction des tablettes électroniques était censée assurer plus de transparence et de rapidité en enregistrant les électeurs par voie biométrique. Mais l’absence de prises électriques, ici aussi, et les bugs à répétition, ont provoqué des retards. Dans une école primaire aux murs délabrés de Sicogi 5, un tableau noir affiche la leçon du jour : «Leçon numéro 1 : être toujours ponctuel», alors que des assesseurs observent, intrigués, la fameuse tablette comme si elle allait redémarrer sous la pression de leurs regards intenses. Dehors, quelques femmes attendent patiemment de pouvoir voter, «depuis 7 heures du matin», souligne l’une d’elles, visiblement fatiguée à la mi-journée. «Ce sont des femmes dioulas, Ouattara compte sur les siens», grince Didier, un instituteur abstentionniste qui traîne devant le bureau de vote et qui se souvient encore des queues immenses qui s’étaient formées lors du précédent scrutin, en 2010.

«On a voté ! Maintenant il faut qu’ils nous donnent l’argent !»

Une partie des Ivoiriens n’a jamais reconnu la victoire de Ouattara, à la sortie de la dernière crise postélectorale. Et cinq ans après, le véritable résultat des urnes de cette époque, donnant pour les uns Ouattara vainqueur et pour les autres Gbagbo, ne fait toujours pas consensus en Côte-d’Ivoire. Chaque camp maintient sa version de l’histoire. De manière presque désabusée, certains estiment aussi que «les résultats seront facilement truqués». Dans un pays où règne la méfiance et où les rumeurs gangrènent depuis longtemps les esprits, ce genre de soupçon est certainement inévitable.

Reste cette étrange scène dimanche après-midi dans l’enceinte de l’ancien siège du Parti démocratique de Côte-d’Ivoire (PDCI), parti allié à celui de Ouattara au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition présidentielle. Dans la cour du bâtiment au quartier du Plateau, une foule en colère assaille un groupe d’hommes visiblement débordés. Quelle est la raison de ces clameurs qui tranchent avec le silence qui règne dans les bureaux de vote voisins, totalement désertés ? Au début, les visages se détournant à la moindre question. Puis deux hommes aux vêtements usés finissent par lâcher avec l’approbation de la foule, tout en exhibant un doigt bleu d’encre : «On a voté ! Maintenant il faut qu’ils nous donnent l’argent qu’ils nous ont promis contre notre soutien !»

 

Maria Malagardis, envoyée spéciale en Côte d'Ivoire.

25 octobre 2015 à 16:13 (mis à jour à 18:13)

 

Source: LIBERATION

vendredi, 23 octobre 2015

ELECTION PRESIDENTIELLE 2015 - KOUADIO KONAN BERTIN DIT «KKB» FACE AUX ELECTEURS: VERITE, PRAGMATISME ET LUCIDITE

 

 

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L'intervention du candidat Kouadio Konan Bertin dit "KKB", le mardi 20 octobre 2015, sur les antennes de la RTI, à l'émission "Face aux Electeurs", est la seule que j'ai suivie plus de 10 minutes, de tous les passages des candidats. En réalité, c'est la seule que j'aie suivi; jusqu'au bout. Deux heures de vérité, de pragmatisme et de lucidité. Voire même de sagesse et de grandeur. Il m'a donné la force de croire que tout n'est pas encore totalement décomposé en Côte d'Ivoire et m'a empêché de désespérer totalement de ce pays. Bravo, KKB ! Ci-dessous, quelques extraits des paroles fortes de ce frère ivoirien. Bonne lecture !

 

Les paroles fortes de "KKB", à l'émission "Face aux Electeurs":

1- « Le monde entier a condamné le coup d’état au Burkina ‪‬ sauf mon pays… ».

2- « Ne faisons pas de la République de Côte d'Ivoire une base arrière de quelques malfrats qui déstabilisent des régimes autour de nous ».

3- « Le candidat des étrangers est président des ivoiriens, le candidat des ivoiriens est prisonnier à l’étranger ».

4- « Daoukro n’est pas une instance du PDCI ».

5- « Les ivoiriens du nord déchirent mes affiches, ce n’est pas ça la Côte d’Ivoire ».

6- « Je vais transformer la Côte d’Ivoire et cela est possible en 5 ans ».

7- « Président, je décide de faire passer le montant de l’allocation familiale de 2.500 F à 5.000 F CFA ».

8- « Je vais combattre toutes les formes de violences faites aux femmes ».

9- « Je vais m’y employer; il faut faire en sorte que toutes nos filles et tous nos fils aillent à l’école ».

10- « A Paris, ce sont des chinois qui ont des magasins d’Attiéké et qui vendent aux Adjoukrou ».

11- « Dans ma vision nouvelle, les jeunes gens sortis de l’école auront des points de chute ».

12- « Je veux transformer la Fête nationale en une Fête de la réconciliation ».

13- « J’adore le travail de la terre. Tout bon Baoulé naît planteur. La terre nourrit son homme ».

14- « Président, j’appliquerai les 3 stratégies: industrialisation, défiscalisation, déréglementation ».

15- « Nous devons faire de la Côte d’Ivoire un pays qui respecte les droits de l’Homme ».

16- « L’ivoirien nouveau est celui qui ne se construit pas dans le sang des autres ».

17- « Nul n’a le droit d’ôter la vie a quelqu’un à cause de ses valeurs politiques ».

18- « Le deuil n’a pas de couleur politique. Un bon ivoirien est humaniste ».

19- « Je ne veux pas participer à la mise à mort du PDCI-RDA ».

20- « Les chiffres avancés sur la croissance économique ivoirienne sont fictifs ».

21- « Depuis la mort d’Houphouët-Boigny, nous avons préféré les coups d’Etat ».

22- « Si nous devons donner une chance à la réconciliation, il faut libérer tous ceux qui sont en prison, en Côte d'Ivoire et ailleurs ».

 

Source: Facebook


Lire la vidéo

 

Konan Kouadio Bertin (KKB) à l’émission "Face aux électeurs": «Le candidat des étrangers est président des ivoiriens, le candidat des ivoiriens est prisonnier à l’étranger».

 

Très incisif, Konan Kouadio Bertin (KKB) a dénoncé mardi soir (20 octobre 2015), en direct sur le Rti, que des nordistes déchiraient ses affiches. « Les ivoiriens du nord déchirent mes affiches, ce n’est pas ça la Côte d’Ivoire » a lancé, celui qui a pris ses distance avec le Pdci de l’appel de Daoukro et qui appelle au retour de Laurent Gbagbo pour réconcilier le pays.

 

Il juge qu’il n’y aura « Pas de paix sans Gbagbo ». Selon KKB qui n’aura eu de cesse de fixer la caméra, la réconciliation est la « chose la plus simple à réaliser » mais il estime que la logique du « c’est notre tour » au pouvoir « tue la Côte d’Ivoire ».

«La Guerre se fait à deux et c’est à deux qu’on doit faire la paix » s’exprimera le candidat indépendant qui souhaite libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion, point noir des droits de l’homme dans le pays.

« Si je suis président en une semaine je ferai rentrer tous les fils de la Côte d’Ivoire, je libèrerai tous les prisonniers politiques et d’opinion, ça empoisonne l’atmosphère, raison du non enthousiasme général qu’on constate même pour cette élection. » s’exprimera celui qui pointera du doigt l’attitude d’Alassane Ouattara face au roi de l’Indenié au sujet de l’incarcération à la Maca d’Assoa Adou.

Sur sa vision de la société, le plus jeune des candidats (47 ans, ndlr), estime que prendre les armes n’est pas un exemple, « c’est à ceux qui ont tué et éventré des femmes enceinte qu’on donne tout ».

« Le candidat de l’étranger est président en Côte d’Ivoire et le président des ivoiriens est à l’étranger », a déclaré le candidat évoquant les profits étrangers au regard du gain ivoirien, qui avouera que le jugement du président d’alors était le bon.

Au sujet de la Cei, celui qui usera à de nombreuses reprises de ses expériences de voyages à l’extérieur, estimera qu’au regard du précédent de 2010, le fait d’avoir reconduit la même équipe à la Cei, ayant selon lui, elle aussi sa part de responsabilité dans les morts de la crise, ailleurs sous d’autres cieux cette dernière aurait démissionné.

Sur les raisons de sa rupture avec la dynamique du Pdci de Bédié, KKB qui se réfèrera souvent à Houphouët tel un père spirituel, expliquera qu’il ne peut pas choisir celui qui a été le bourreau du Pdci pour compétir, « Je ne veux pas participer à la mise à mort du Pdci ».

 

Source: EBURNIE NEWS

mercredi, 21 octobre 2015

VOICI LA PLEINE PAGE DU CANDIDAT MAMADOU KOULIBALY CENSUREE PAR LE CNP

 

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Voici (ci-dessus) la pleine page du candidat Mamadou Koulibaly que le Conseil national de la presse (Cnp) a refusé d’autoriser pour l’espace dévolu au candidat de LIDER à la présidentielle de 2015 dans le média d’Etat Fraternité Matin.

Conformément à la loi (article 6 du décret 2015-620 du 9 septembre 2015) tous les candidats définitivement retenus par le Conseil constitutionnel bénéficient d’un égal accès aux organes officiels de presse écrite et audiovisuelle à compter de la date d’ouverture de la campagne électorale (9 octobre 2015). C’est dans ce cadre qu’un tirage au sort avait eu lieu au Cnp, qui avait déterminé l’ordre de parution des messages des candidats dans Fraternité Matin. La parution du Pr. Koulibaly a ainsi été programmée pour ce jour, mercredi 21 octobre 2015.

Au vu de la fraude massive mise en œuvre par le régime en place dans l’organisation du scrutin et du danger que cela implique pour les populations, encore traumatisées par la meurtrière crise post électorale de 2010, ayant (officiellement) causé plus de 3.000 morts, ainsi que d’innombrables vies humaines gâchées et familles détruites, le Pr. Mamadou Koulibaly a décidé d’axer sa campagne sur la nécessité de dire non aux élections truquées.

Les conditions démocratiques, transparentes, inclusives et équitables n’étant pas réunies pour garantir l’expression du suffrage et le calcul du consentement collectif dans notre pays, il encourage les Ivoiriens à choisir l’abstention et à ne pas se rendre dans les bureaux de vote dimanche prochain. La liste électorale qui exclut 3 millions d’électeurs ; la commission électorale inféodée au candidat Ouattara et dirigée par Youssouf Bakayoko, illégalement reconduit comme président pour un second mandat ; le bulletin de vote non conforme à la loi ; les médias de service public caporalisés qui censurent les opposants et se substituent aux institutions de la République ; les violations répétées du code électoral ; le financement opaque des partis politiques et candidats et le non désarmement des milices ne sont en effet pas de nature à permettre la tenue d’un scrutin apaisé.

Le Cnp a justifié son refus en prétextant que le candidat de LIDER devait « argumenter » les points listés dans son annonce.  « Il faut expliquer pourquoi vous dites que la liste électorale n’est pas inclusive, par exemple ». Ahurissant! D’autant que certains candidats peuvent faire paraître, sans problème et sans explications supplémentaires, des promesses virtuelles de changement ou d’émergence.

En procédant de la sorte, le Cnp sort complètement de son rôle, qui consiste à garantir le traitement égal des candidats. Une pratique généralisée dans les médias publics, puisque lundi 19 octobre, le directeur général de la radiotélévision ivoirienne (Rti), Ahmadou Bakayoko, s’est substitué au Conseil constitutionnel pour décréter le retrait du Pr. Koulibaly de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle de 2015, et pour annuler son passage prévu à l’émission en direct «Face aux électeurs».

Ceci vient étayer le constat fait par l’opinion de la panique qui a saisi le camp Ouattara face à l’ampleur du rejet des élections par les populations et qui s’est manifesté par le boycott massif du retrait des cartes d’électeurs (moins de 9% des cartes à la clôture du délai légal). Un abus de plus dans un océan de violations des lois, et des droits et libertés des citoyens et candidats. Ainsi va la Côte d’Ivoire émergente de M. Ouattara.

 

Source: LIDER-CI.ORG

mercredi, 07 octobre 2015

ELECTION PRESIDENTIELLE 2015: LE CANDIDAT ESSY AMARA REFUSE DE PARTICIPER A LA MASCARADE

 

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Pour sûr, la Côte d'Ivoire fonce allègrement vers une crise postélectorale encore plus grave que la précédente, comme cela a toujours été ma conviction, avec la réconciliation nationale à zéro, la souffrance, la misère silencieuses des Ivoiriens, le processus électoral, les conditions de l'élection gravement viciés et l'arrogance suffisante du régime actuel, qui gouverne sans vérité, sans amour ni compassion, qui préfère le béton au pansement des cœurs et l'argent à la guérison des âmes profondément meurtries de la Nation ivoirienne. Un régime qui conduit le pays en marche forcée vers le chaos. Il fallait quelqu'un pour le dire. Le seul candidat à l'élection présidentielle qui a pu exprimer, jusque dans les moindres détails, mes appréhensions et poser un acte conséquent, par la même occasion, ne serait-ce que pour interpeller les Ivoiriens et le monde entier, c'est Essy Amara. Dans une éloquente et dense déclaration, il suspend sa candidature à l'élection présidentielle du 25 octobre 2015, en l'état actuel des choses. Je n'ai vraiment pas pu m'empêcher de la publier, même si depuis un moment, la politique ivoirienne me répugne et m'oblige au silence. Je lui tire, franchement, mon chapeau. Côte d'Ivoire, tu es avertie ! Bonne lecture à tous ! Fernand Dindé.

 

Mes chers compatriotes, peuple de Côte d’Ivoire,

À moins de 72 heures de l’ouverture de la campagne officielle pour l’élection présidentielle, j’observe que les conditions du scrutin transparent et équitable que j’appelais de mes vœux ne sont toujours pas réunies.

En dépit des mises en garde incessantes sur les risques que notre pays encourt, le pouvoir est resté sourd aux revendications démocratiques de notre peuple. Il refuse notre invitation pressante au dialogue et s’enferme dans ses certitudes, dans l’arrogance et dans l’autisme.

J’ai dit à maintes reprises que les conditions d’une élection préfigurent les problèmes qu’il y aura à résoudre. Ce scrutin présidentiel ne s’annonce ni ouvert ni régulier. Si nous n’y prenons garde, nous nous acheminerons vers une crise postélectorale de plus, une crise postélectorale de trop.

Les responsables politiques de ma génération ont bâti, aux côtés du père-fondateur de la Côte d’Ivoire moderne et sous son ombre tutélaire, le crédit de stabilité de notre pays. Le président Houphouët-Boigny a constamment montré parmi nous l’exemple d’un apôtre inlassable de la paix par le dialogue. Avec lui le PDCI-RDA, notre famille politique, a appris à apaiser nos concitoyens parfois habités par une révolte sourde, par une colère froide.

J’étais membre du gouvernement de la Côte d’Ivoire en 1999, lorsque notre incapacité au dialogue a débouché sur le premier coup de force de notre Histoire. La course au développement et au bien-être engagée par notre pays a été durablement freinée par la brutalité de l’irruption d’hommes armés sur notre scène politique. Quinze ans plus tard, nous n’en sommes toujours pas remis.

Ce coup d’arrêt avait été en partie causé par les conditions d’organisation du scrutin. Depuis lors, toutes les élections présidentielles se sont soldées par des contestations violentes. Le traumatisme et les commotions des dernières élections en date sont encore palpables. Les Ivoiriens n’accepteront pas, aujourd’hui plus qu’hier, des résultats préparés d’avance dans un scrutin arrangé, une élection de convenance.

Mes chers compatriotes, je ne prendrai pas le risque, devant l’Histoire, de me présenter pour légitimer le président sortant, dans un processus dont nous avons désormais toutes les preuves qu’il est complètement à sa main. Tous les actes sont signés par lui, avec lui et pour lui, dans son antichambre. De ce point de vue comme à de nombreux autres égards, notre pays avance à reculons. Nous faisons dangereusement marche arrière à toute vitesse.

Mes chers compatriotes, rien n’est fait pour aboutir concrètement à la normalisation proclamée. La participation au financement de campagne des candidats à la présidence de la République est en principe fixée par la loi. L’annonce faite par le gouvernement d’un « financement exceptionnel », à la discrétion du candidat président, souligne une fois de plus la patrimonialisation du bien public que je dénonce sans cesse.

Le soutien de l’État à l’expression pluraliste des opinions ne doit pas être présenté comme s’il s’agissait d’une aumône. Ce n’est pas le meilleur gage de respect des électeurs ni de construction démocratique. Je vais pour ma part restituer à l’État le chèque qu’il a émis au titre du Trésor public en guise de participation à mes frais de campagne.

Peuple de Côte d’Ivoire, je ne me rendrai pas complice d’une mascarade électorale que certains de nos amis ont le bien grand tort de considérer comme une élection de consolidation du pouvoir en place. Je refuse le rôle de figurant dans une élection où les jeux sont faits, sans se préoccuper de notre désir de paix, de vraie paix, de paix juste.

Mes chers compatriotes, je ne me porterai pas caution d’une combine électorale. Les artifices de la propagande d’État supportée par nos deniers publics ne suffiront pas à masquer la fracture béante qui divise notre société et nos forces armées.

Mes chers compatriotes, nous savons tous que la majorité des Ivoiriens ne se sent pas concernée par cette élection. Le nombre très faible de nouveaux inscrits, 367 609, dix fois moins important que les prévisions annoncées par les gouvernants avant la période d’enrôlement, se passe de commentaire. Il laisse toutefois présager une abstention massive.

Au surplus, tout semble mis en place pour un passage en force. Le nombre de lieux de votes, 10 335, et le nombre de bureaux de votes, 19 841, viennent seulement d’être fixés par décret du 29 septembre 2015. Les cartes d’électeurs ne seront distribuées que du 7 au 25 octobre, jour du scrutin, c’est-à-dire à la hâte. L’identification biométrique des votants vient d’être annoncée à la dernière minute, sans être encadrée par la loi électorale. Le fichier électoral lui-même n’a subi le moindre toilettage. Il n’existe aucune garantie d’accès équitable sur toute l’étendue du territoire, pour tous les candidats ou leurs représentants. Cette situation est hautement préoccupante.

Mes chers compatriotes, l’unique façon de renouer avec l’espérance démocratique est de garantir la lisibilité du scrutin en remettant à plat l’ensemble du processus, à commencer par la Commission Électorale et la sécurisation du scrutin. Or nous n’en prenons manifestement pas le chemin. Au contraire, nous avançons à marche forcée, vers le diktat de résultats imposés.

Mes chers compatriotes, en allant à votre rencontre, j’entendais votre aspiration à voir la situation changer, j’entendais votre appel au changement démocratique. Je ne peux ni les trahir ni les ignorer.

Mes chers compatriotes, en allant à votre rencontre, j’entendais exposer vos craintes, j’entendais formuler vos incertitudes, j’entendais exprimer vos doutes sur la fiabilité de l’élection à venir. Je partage votre méfiance. Elle se justifie un peu plus chaque jour. Je refuse pour la Côte d’Ivoire et pour le commis de l’État que je suis, de me conformer au rôle d’opposant choisi pour légitimer un processus dévoyé.

En conséquence, je suspends ma participation à l’élection présidentielle d’octobre 2015 et subordonne un éventuel maintien de ma candidature à la prise en compte effective des légitimes exigences démocratiques et républicaines du peuple ivoirien.

Que vive la Côte d’Ivoire, juste, pacifique, démocratique !

 

Amara ESSY

Le 6 octobre 2015.

jeudi, 17 septembre 2015

Y A-T-IL DES GOUVERNANTS EN AFRIQUE ?

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A première vue, la question peut paraître provocatrice. Cependant, celui qui répondrait par l’affirmative aurait bien du mal à se justifier. Car être un chef, ce n’est pas endosser un titre comme on endosse un manteau ; c’est être chargé d’une fonction supposant des actions concrètes à mener ; c’est avoir la responsabilité de conduire et de protéger ses concitoyens. Et s’agissant justement des gouvernants africains, ce sont les actes qu’exigent leurs responsabilités qui nous obligent à nous demander s’ils exercent réellement leur fonction de gouvernants. Deux exemples suffisent à éclairer le lecteur quant au bien fondé de notre question. 

Depuis que la migration des populations africaines vers l’Europe a pris une dimension qui ne peut plus être qualifiée de « clandestine », compte tenu des milliers de morts qui jonchent, à intervalle régulier, la surface de la Méditerranée et les plages espagnoles et italiennes, le phénomène est devenu un sujet politique qui alimente les échanges entre les chefs d’Etats européens. Depuis les dernières semaines du mois d’août 2015, c’est même l’urgence qui est déclarée, suite à la migration jamais connue de populations blanches sur le flanc est de l’Europe avec également son cortège de morts. Toutes les digues dont l’Europe occidentale s’entourait, comme pour se protéger des guerres qu’elle entretenait hors de ses frontières, ont été rompues. Elle récolte ce qu’elle a semé, le clament certains.

Ce qui est fort étonnant, c’est de constater que dans le concert des cris d’indignations et des lamentations que les nombreux morts de la Méditerranée arrachent régulièrement aux milieux politiques et associatifs occidentaux, aucune voix africaine ne se fasse entendre. Devant les nombreux morts et les souffrances des Noirs en Méditerranée, l’Afrique reste impassible et muette. Alors que les politiques européens s’interpellent les uns les autres et se demandent ce qu’il convient de faire, aucune voix n’émane des gouvernants africains témoignant de la recherche de solution à leur niveau. Et pourtant, tout le monde sait que la prolifération du phénomène de migration a généré une véritable traite négrière dans les pays d’Afrique du nord devenus de véritables îles de Gorée !

Pourquoi donc les chefs d’Etats africains sont-ils si apathiques devant le malheur des leurs ? Mourir par centaines loin de sa terre natale est-il devenu chose si ordinaire sous le ciel d’Afrique au point de ne pas mériter une oraison funèbre, une petite larme de son pays ? 

Par ailleurs, nous assistons depuis un an ou deux à un phénomène dont l’ampleur a dépassé les frontières du pays qui l’a vu naître : la maltraitance des travailleurs domestiques au Liban. 

Depuis les années 60, bon nombre d’Africains avaient constaté que les ressortissants libanais pratiquaient ouvertement – en terre africaine – l’esclavage des jeunes filles noires à leur domicile sans qu’aucune autorité locale ne s’en inquiète. Quand ces filles accompagnaient leur maître ou leur maîtresse en Europe, cet esclavage pratiqué sous la forme de la séquestration en Afrique se doublait de la maltraitance physique sur la terre libanaise. Une domestique noire a eu le sexe brûlé au briquet ; une autre a été allègrement battue par toute la famille, une autre encore a été jetée du quatrième étage d’un immeuble. Chaque jour nous apporte son lot de maltraitances aussi indignes les unes que les autres. Les images de ces agissements inhumains diffusées par les bourreaux tournent toujours en boucle sur Internet. Les jeunes filles humiliées, blessées dans leur chair, ont parfois adressé des appels au secours sur Internet. Mais les gouvernants africains se taisent ; ils semblent ne rien voir et ne rien entendre. 

Le mutisme des autorités africaines devant les souffrances de leurs ressortissants sur les terres étrangères est d’autant plus surprenant que leurs homologues européens ne les laissent guère en paix quand il s’agit de la mort brutale d’un Blanc ou de son implication dans quelque litige ayant abouti à son arrestation ou à son emprisonnement en terre africaine. Les gouvernants européens ont-ils tort de se comporter de la sorte ? Non ! En agissant ainsi, ils se montrent dignes de leur fonction qui exige qu’ils prennent soin de tous leurs citoyens, qu’ils s’inquiètent de tout ce qui leur arrive où qu’ils soient. En d’autres termes, ce sont les gouvernants africains qui n’accomplissent pas leur devoir vis-à-vis des leurs. Ce sont eux qui se montrent indignes de toute considération aux yeux des Africains et du reste du monde.

 

Raphaël ADJOBI

 

SourceLES PAGES POLITIQUES DE RAPHAEL

jeudi, 13 août 2015

FRANC CFA: ARME D’ASSERVISSEMENT AU SERVICE DE L’IMPERIALISME ET DU NEO-COLONIALISME DE L’ETAT FRANÇAIS

 

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La prédation des ressources économiques ainsi que la confiscation de la souveraineté des pays africains de la zone franc à travers le mécanisme du CFA (franc des colonies française d'Afrique)  par la France s'éternisera tant que le système impérialiste et néocolonialiste de l'Etat français ne sera pas démantelé.

 

Le franc CFA, un outil de contrôle politique et économique sur les pays africains de la zone franc

 

La zone franc et le franc CFA, un système hérité de la colonisation

La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français. Les monnaies africaines sont supprimées et des banques privées appartenant aux colons mais contrôlées par la France sont créées.

La puissance coloniale exploite les matières premières des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour les produits français. Suite à la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protéger son économie et son commerce extérieur. La création de la zone franc en 1939 offre le moyen de pérenniser cette stratégie : les échanges avec des pays extérieurs à la zone franc sont interdits, ce qui cimente les liens économiques et commerciaux entre la France et son empire. La monnaie franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est quant à elle créée en 1945 afin que la dévaluation du franc français au sortir de la guerre n’affecte pas les marchés des possessions africaines de la France. Celle-ci conserve ainsi le leadership dans le commerce extérieur des colonies et réaffirme sa suprématie sur son empire.

Au moment des indépendances, la quasi-totalité des anciennes colonies françaises d’Afrique subsaharienne décide de rester dans le giron de la France en signant des accords de coopération monétaire et en adhérant de ce fait à la zone franc. Le franc CFA est d’ailleurs renommé franc de la Communauté Française d’Afrique en 1958. Mais la Guinée refuse cet assujettissement monétaire et sort de la zone franc dans un coup d’éclat. Le président Sékou Touré veut une réelle indépendance politique et économique pour la Guinée, et pour ce faire crée le franc guinéen et quitte la zone en 1960. Au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone franc depuis 1949, des voix s’élèvent également contre le franc CFA en la personne du président Sylvanus Olympio. La sortie de la zone est prévue pour 1963 mais Sylvanus Olympio est assassiné juste avant que l’indépendance monétaire du pays ne soit acquise. Ce n’est que dix ans plus tard, en 1973, que la zone connaît de nouvelles modifications avec la sortie de la Mauritanie et de Madagascar.

C’est également à la période des indépendances que des banques centrales dont seulement la moitié des administrateurs sont des représentants africains sont créées pour émettre le franc CFA. Les présidents de ces institutions sont néanmoins français et restent maîtres de toute décision. Pendant les années 1970 la zone franc connaît des ajustements à la fois techniques et symboliques : révision des accords de coopération monétaire, déménagement des sièges des banques centrales de Paris à Dakar et Yaoundé, diminution du nombre de représentants français au sein des Conseils d’Administration. D’autre part deux nouveaux pays signent des accords de coopération avec la France et adoptent le franc CFA : la Guinée Équatoriale en 1985 et la Guinée-Bissau en 1997. Malgré ces changements, la France garde la mainmise sur la politique monétaire de la zone franc dont les pays subissent des choix économiques et monétaires dictés par les intérêts français. La France va même jusqu’à décider unilatéralement de la dévaluation du franc CFA en 1994.

La zone franc : une gestion et des principes au service des intérêts français

La zone franc englobe donc aujourd’hui quinze pays : huit pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), six pays d’Afrique centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad) et les Comores. C’est une organisation financière, monétaire et économique, dont le cœur est la France et l’instrument principal le franc CFA. Cette organisation, gérée par la France, s’appuie sur des institutions africaines : la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), la Banque Centrale des Comores (BCC).

Le système franc CFA est basé sur quatre grands principes : la centralisation des réserves de change au Trésor public français, la fixité de la parité franc CFA/euro, la libre convertibilité du franc CFA à l’euro, et la libre circulation des capitaux entre la France et les pays africains de la zone franc. A ces principes s’ajoutent la participation française aux instances de direction des banques centrales africaines, pièce maîtresse du système CFA puisqu’elle garantit l’application sans faille des quatre principes précédemment cités.

La centralisation des réserves de changes : un principe qui bloque l’économie des pays de la zone franc

Chaque banque centrale de la zone franc possède un compte d’opérations au Trésor public français et doit y déposer une partie de ses réserves de monnaie. Depuis 2005, 50% des réserves de change doivent être stockées sur le compte d’opérations en France (jusqu’en 2005 ce pourcentage était de 65). Il y a donc actuellement environ 8000 milliards de francs CFA venant de la BCEAO et la BEAC stockés au Trésor public, soit plus de 12 milliards d’euros. C’est autant d’argent qui est amputé du budget des États de la zone franc. La France rémunère les banques centrales africaines en intérêts, tout en se servant au passage grâce à des placements privés (des sommes dégagées au profit de la France qui se comptent en centaines de millions d’euros). Pire, la part d’intérêts versée aux banques centrales est comptabilisée dans l’Aide Publique au Développement ! Dépouillés de la moitié de leurs recettes, les pays africains de la zone franc se retrouvent ainsi dans une situation économique et sociale très difficile, d’autant plus que la France leur impose une rigueur budgétaire (c’est-à-dire une baisse des dépenses publiques) pour que l’approvisionnement du compte d’opérations soit garanti.

La parité fixe franc CFA-euro : une entrave à la compétitivité des économies africaines dans le monde

 Hier lié au franc français, le franc CFA est aujourd’hui arrimé à l’euro, c’est-à-dire que la valeur du franc CFA sur les marchés mondiaux dépend de celle de l’euro. Autrement dit, les pays africains de la zone franc n’ont pas le contrôle de leur politique de change et subissent les fluctuations du cours de la monnaie unique européenne. Les recettes de leurs exportations doivent être converties en euro avant de l’être en franc CFA, ce qui signifie que si la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères fluctue, les recettes des pays africains de la zone franc fluctuent également. Actuellement la valeur de l’euro se renforce par rapport aux monnaies étrangères. Par conséquent, la compétitivité des pays de la zone euro, et donc de la zone franc, diminue par rapport au reste du monde. Une baisse de la compétitivité signifiant une plus grande difficulté à vendre ses produits sur le marché mondial, les conséquences pour les pays africains de la zone franc d’un arrimage à une monnaie forte comme l’euro sont considérables : les économies restent faibles, et les population se paupérisent car les matières premières qu’elles produisent ne peuvent ni être exportées ni être transformées.

La libre convertibilité franc CFA/Euro et la libre circulation des capitaux ou comment légaliser la fuite des capitaux

 La libre convertibilité s’applique des pays africains de la zone franc à la France et inversement, mais ne concerne pas les échanges entre les trois zones du système CFA. Ce principe facilite les investissements français en Afrique, le rapatriement des capitaux, et l’importation par la France de matières premières, mais bloque les échanges inter-africains.

Les principes de libre convertibilité et libre circulation des capitaux favorisent également la fuite des capitaux de l’Afrique vers la France. Les entreprises françaises installées dans les pays africains de la zone franc peuvent rapatrier librement leurs liquidités vers la France et les transferts d’argent entre la France et l’Afrique s’opèrent sans entraves au profit des élites françafricaines.

La participation française à la gestion des banques centrales africaines

Dans les trois banques centrales de la zone franc, des administrateurs français siègent aux Conseils d’Administration (CA). Dans les faits, la présence d’administrateurs français garantie par les statuts des banques centrales confère à la France un droit de veto lors de la prise de décision. Au CA de la BCC, 4 administrateurs sur 8 sont français alors que les décisions doivent être votées à la majorité. A la BCEAO seuls 2 administrateurs sur 16 sont français, mais l’unanimité est requise pour toute décision majeure (et notamment la modification des statuts). La situation est la même à la BEAC avec 3 administrateurs français sur 13. Le pouvoir de la France dans ces institutions est donc considérable et la présence de représentants français garantit la mise en œuvre de tous les principes centraux du système CFA.

 Un système monétaire qui constitue une entrave à la souveraineté des États africains de la zone franc

 Le franc CFA est un liant qui cimente les relations économiques entre la France et les pays africains de la zone franc. Ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. Preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France.

Malgré le passage à l’euro, la France garde la mainmise sur la zone franc, alors même qu’elle n’est plus émettrice de la monnaie d’arrimage. L’adoption de l’euro aurait pu se traduire par une disparition du pouvoir tutélaire de la France sur ses anciennes colonies, or la France a obtenu que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par l’intégration européenne.

Cinquante ans après les indépendances, la politique monétaire de la zone franc reste donc décidée par la France en fonction de ses intérêts propres. Cinquante ans pendant lesquels cette politique a été complètement déconnectée des vrais enjeux du développement africain tout en permettant à la France de contrôler économiquement et politiquement ses anciennes colonies au profit de son économie nationale, et au préjudice du développement des relations entre pays africains. Le modèle imposé par le système franc CFA induit une verticalité des échanges (Nord-Sud) au détriment d’une coopération horizontale (Sud-Sud). Un tel système financier, au service des intérêts économiques et politiques de la France, ne peut pas être le vecteur de l’autonomie monétaire et du développement. Il perpétue les relations asymétriques et néocoloniales entre la France et les pays de la zone CFA.

Afrique Expansion


Coordonnées du blog Société-Cultures:
https://blogs.attac.org/groupe-societe-cultures/

DUEKOUE: NON AUX EXHUMATIONS SANS ENQUETES

 

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Casques bleus du contingent marocain de l'ONU ramassant les corps après le massacre de Duékoué

 

Les victimes de Duékoué demandent des enquêtes avant toute exhumation.

 

Les 27, 28, 29 et 30 Mars 2011, c’est un véritable déluge de feu de guerre qui s’est abattu sur les populations autochtones de la ville de Duékoué en général, au quartier dénommé Carrefour en particulier. Des douilles de balles de kalachnikov et même de la redoutable arme dite 12-7 trainaient sur le sol partout, comme du gravier. La folie meurtrière qui était passée par-là avait fait plusieurs centaines de morts dans le seul quartier de Carrefour. A cette triste occasion, monsieur Guillaume SORO a dit, sur les antennes d'une sinistre radio internationale, que les milliers de morts à Duékoué sont à mettre au compte de Laurent GBAGBO qui aurait fait perpétrer ces massacres contre son bastion politique qui l'aurait trahi lors du vote de Novembre 2010 au bénéfice de OUATTARA. Le temps a passé mais les victimes n'ont pas oublié cette affirmation. Les premiers chiffres avancés par la Croix-Rouge, la seule ou rare O.N.G. restée sur place en ce temps-là, parlaient d’au moins huit cents (800) morts, c’est-à-dire ceux des cadavres qu’elle a pu retrouver et mettre en terre. Sans parler de tous ceux qui ont été massacrés par les F.r.c.i. et dozos, dans les brousses et villages environnant Duékoué, et donc forcément abandonnés à la consommation par les cochons et les bêtes sauvages. Les forces de l’O.N.U. résidant à Duékoué avaient et ont toujours leur camp à cinq cents mètres du quartier Carrefour mais n’ont pas levé le petit doigt lors de ces massacres.  Bien au contraire, les forces onusiennes ont  prêté main forte aux tueurs en bombardant par hélicoptère, quelques jours auparavant, les forces loyalistes qui ont fini par décrocher sur consigne du président GBAGBO. L’O.N.U. qui pourtant avait signé une résolution (la 1975) en vue de sauver les populations civiles ivoiriennes d’un massacre…

Cinq ans après cet ethnocide révoltant, des croque-morts, sous le couvert de l’Etat, veulent exhumer  les restes de nos parents pour, disent-ils, raison de sécurité sanitaire, ce à quoi nos vaillantes populations se sont vivement opposées la semaine du 23 au 30 Juillet 2015, à leur troisième tentative d’exhumation de ces corps, après 2013 et 2014.

A quoi obéit véritablement cette volonté d’exhumation des corps massacrés par pure haine dans le répugnant espoir de les exproprier de leurs terres et autres biens, quand l'argument perfide et fallacieux de conflit foncier évoqué à cette époque et ayant présidé à ces tueries  massives ne résiste point devant la vérité que tous ces nombreux enfants et femmes lâchement abattus, selon nos coutumes en Wê, ne sauraient être des propriétaires terriens ?

Dans  des pays comme le Rwanda, le Cambodge, la Bosnie ou plus récemment le Yémen, c'est avec soin que les restes des personnes massacrées sont déterrées et conservés parfois dans des musées pour l'Histoire, afin que ces peuples-là, leur postérité et l'Histoire se souviennent des basses horreurs dont l'Humanité est capable, afin aussi de pouvoir nous guérir des affres de l'instinct bestiaire enfoui en nous et toujours prêt à ressurgir dans la grande des brutalités pour frapper notre prochain, tel un ouragan dévastateur.

C'est donc bien pour celà que nous voulons ici saluer la détermination des populations de Duékoué et de tous ces démocrates qui, de par le monde entier, ont fait échec à cette suspecte volonté d'exhumation de ces fosses communes. De nombreux charniers qui, aussi curieux que celà puisse être, n'ont véritablement pas encore suscité l'intérêt mal zélé en bien d'autres cas de la Cour Pénale Internationale, surtout quand on sait que les experts scientifiques de la dite  Cour sont déjà venus visiter ces charniers à Duékoué il y a trois ans, avec drones, scanners et autres instruments de détection et d'évaluation. Or, sur la base d'un grossier mensonge, depuis cinq ans, un peuple tout entier et son leader Laurent GBAGBO sont privés de liberté, à l'instigation d'une plus que jamais introuvable communauté internationale qui s'était invitée dans le déni de souveraineté de la Côte d'Ivoire. Un grave et honteux déni préparé et cautionné par la France depuis 2002 en Côte d'Ivoire, par un exercice qui a consisté à ensevelir la primauté de la vérité et du droit sur le mensonge et la violence gratuite. Un déni dans lequel l'O.N.U. même, en toute inhumanité, s'est laissée embarquer, telle une fille de joie assoiffée d'inceste. Que s'est-il véritablement passé en Côte d'Ivoire depuis quinze ans, pour que, sans vergogne, l'on se plaise à communiquer au monde le chiffre mensonger de trois mille (3 000) morts, un certain 11 Avril 2011, après une pseudo crise postélectorale qui, dans la réalité, n'est que le sombre et abject couronnement de la guerre que la France de monsieur CHIRAC puis monsieur SARKOZY, par rébellion interposée, ont menée contre la Côte d'Ivoire et Laurent GBAGBO ? Oui, en vérité, que s'est-il vraiment passé en ce pays-prison à ciel ouvert, pour que des assassins jouissent de la liberté et que les victimes soient réduites à l'étroitesse du silence et de l'amertume, quand,  comme de lugubres sirènes, les esclaves des finances internationales ou du dieu argent, chantent à tout va que la santé financière de la Côte d'Ivoire est très bonne alors que nous sommes des milliers de victimes expropriées dont les vrais domiciles sont nos vêtements ou guenilles et nos chaussures usées, forcées que nous sommes à une errance qui devrait avoir pris si madame Fatou BENSOUDA, dans son zèle de fausse mulâtre des champs de canne à sucre, se décidait enfin de recompter les voix issues de l'élection présidentielle de 2010 convertie en crise par ses maîtres ?

La présente contribution se veut tributaire d'un seul constat : l'intelligence humaine et la civilisation prônées par les occidentaux sont véritablement en panne. C'est pourquoi, au-delà même de  ce constat, nous voudrions ici, comme le grand VOLTAIRE, lancer un appel capital au monde entier afin que ''les aveugles voient, les sourds entendent et que les muets parlent" ! On ne peut prétendre donner des leçons à autrui si l'on souffre soi-même d'hémiplégie mentale. Les occasions pour savoir la vérité sur les massacres perpétrés en Côte d'Ivoire sont multiples et diverses mais la justice internationale, au lieu de s'attaquer aux causes réelles et vrais auteurs de la guerre de dix ans contre la Côte d'Ivoire, s'acharne sur ses effets bénins et les innocentes victimes que nous sommes, dont Laurent GBAGBO. Au lieu d'intégrer cette vérité, des esprits funestes veulent faire disparaître les preuves matérielles qui ne peuvent que faire éclater la vérité, toute la vérité qui va faire libérer les victimes en prison et permettre l'incarcération de vandales promus à  des fonctions d'Etat, du jamais vu en Occident mais cautionné chez nous par ce même Occident. C'est ça même qui est la vérité ! Simone EHIVET-GBAGBO, n'a pas eu et n'aura jamais tort d'avoir crié, il y a cinq ans : "oh, honte à la communauté internationale" !

Enfin, les victimes de Duékoué disent ceci : nous ne sommes pas des Juifs mais tous, nous savons ce que ce peuple a subi et ce qu'il a entrepris de par le monde pour que justice lui soit rendue. Pour cela, nous en appelons ici et maintenant à toutes les bonnes volontés qui nous ont de tout temps soutenus, de communiquer largement, encore et toujours, sur les atrocités que notre peuple continue de vivre dans l'indifférence du silence de nos agresseurs et leurs parrains que nous connaissons bien et contre lesquels nous porterons bien plainte le moment venu, c'est-à-dire quand le minimum pour nous aura été acquis. Ce minimum, Wê de tous pays du monde, en parlant d'une seule et même voix, doit être la réalisation de monuments là où nos parents ont été jetés ou enfouis comme des bêtes sauvages, la rédaction d'un mémoire collectif pour la postérité et pourquoi pas, la création d'un musée pour la mémoire de nos disparus afin que le monde entier sache et se souvienne.  Autrement dit, le collectif des victimes de Duékoué dit non, non et non à toute exhumation ! Il est temps, grand temps pour des enquêtes, que ce soit à Duékoué, à Akéïkoi, à Adébem, à Yopougon, Dabou et autres contrées du nord de notre pays, afin que la vérité soit sue et que le mensonge de nos agresseurs, étalé une fois pour toutes, les conduise tout droit en prison. Cette dernière exigence nôtre, nous la croyons fermement inscrite dans la destinée prophétique de notre cher et beau pays, avis ici et maintenant à tous les sceptiques, incrédules et bernés ou floués de tous bords ! A tous ces abonnés aux regrettes suicidaires de Juda, les victimes de Duékoué disent : "Allons aux enquêtes sans tergiverser, si nous voulons savoir la vérité" !

Quant à tous ceux qui s'excitent pour des exhumations en évoquant la sécurité sanitaire des riverains des fosses communes, nous les prions d'aider l'Etat ivoirien à sauver la vie de tous ces nombreux Ivoiriens qui consomment chaque jour viande ou beignets dans du papier ciment (vous avez dit amiante?) ou se restaurent par-dessus des caniveaux ou décharges publiques aux odeurs exécrables à rendre malade plus d'un. Encore une fois, non à toute exhumation sans enquête préalable !

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel Caleb, le 02/08/2015.

lundi, 10 août 2015

COTE D’IVOIRE – ALASSANE OUATTARA: ARRET SUR IMAGE, ENTRE LE 121ème ET 122ème AVION

 

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A peine la mascarade du 7 août passée, notre président émergent s'envole pour la France... Petites vacances certainement avec un bilan médical à la clé, mais rien ne nous dit que le candidat Ouattara publiera son bulletin de santé, comme l'exigent les textes; d'ailleurs sa déclarations de patrimoine liée à la précédente "élection" attend toujours d'être publiée... Nous savons seulement que son patrimoine a très indécemment grossi depuis sa prise de pouvoir. Mais c'est normal, il travaille tellement; et que dire de son épouse, qui selon ses fans rivaliserait en actes et en miracles avec la sainte Vierge. Il est donc normal que la pluie de milliards tant attendue tombe dans leur escarcelle au lieu de tomber en dehors. 

L'exposition universelle fêtée à Milan cette année, notre élu se doit d'y présider la journée nationale de la Côte d'Ivoire, le mardi 11 août. D'ailleurs l’ambassadeur d’Italie en Côte d’Ivoire, SEM. Alfonso Di Riso a expliqué que cette "journée" sera une opportunité pour les investisseurs italiens de découvrir les potentialités économiques de la Côte d’Ivoire. Une Énième opportunité donc, Ouattara n'ayant pas arrêté de sillonner la planète pour tenter de débusquer enfin ces investisseurs, devenus tellement rares... Et pourtant à l'entendre parler, cette Côte d'Ivoire exceptionnelle louée le 7 août dernier, est un pays de rêve : les hôpitaux, écoles, industries, routes, infrastructures poussent comme des champignons. Plus besoin même d'évoquer le taux de croissance, il a littéralement explosé. Sa réélection est acquise, on se demande même pourquoi des élections sont programmées en pareilles circonstances, avec un "Grand Favori" comme lui à la tête du pays, comme l’annonce l'AFP, version ivoirienne dans son crédo quotidien. 

Et pourtant Pascal Affi N'guessan, lui aussi, croit que son jour de gloire est arrivée. Plus de 4000 personnes ont assisté à son investiture hier. Mamadou Koulibaly, Charles Banny, soutenu par Abou Cissé, -le parent de la mère d'Ado, née à Dabou, aux dernières nouvelles-, Essy Amara, encouragé par Mamadou Ben Soumahourou, KKB et d'autres y croient aussi...

Ainsi va la vie en Côte d'Ivoire. Pour l'instant le gouvernement rapidement expédie les affaires courantes. Tous les grands projets sont reportés après les élections, le métro aérien devrait être lancé pour 37 kilomètres de rails. A Jérusalem nous avons "subi" les travaux du tram pendant plus de 12 ans, sur une ligne de 13,7 kilomètres seulement. Mais chut, dans cette Côte d'Ivoire qui ne peut manquer son Émergence en 2020, il est évident que les travaux seront menés tambour battant, et terminés à cette date ! Il va sans dire que toutes les écoles promises ouvriront en septembre, que les professeurs seront trouvés et rémunérés, que les parents qui ne pourront envoyer leurs enfants à l'école faute de moyens financiers, trouveront une petite obole leur permettant de ne pas passer par la case prison, depuis que notre génie en Chef a lancé le décret de l'école obligatoire, reprenant les dispositions données en leur temps par Laurent Gbagbo qui  avait déjà rendu l'école obligatoire, mais gratuite. Ouattara ne garde que l'obligatoire, oubliant la gratuité. Gratuité des soins aux plus pauvres, un oubli aussi de sa part. 

Octobre sera bientôt à nos portes. La commission CDVR, remplacée par une autre commission, n'a pas accouché de grand-chose; nous n'avons lu aucun chiffre, aucune statistique fournie par Charles Konan Banny. Une cérémonie commémorative des victimes a rassemblé quelques 50 "cas" sur les 3500 recensées. Lors de cette cérémonie, le couple Ouattara a joué les pleureuses, puis les consolateurs, et enfin les artisans de paix. Quelques 1500 Euros ont été distribués aux familles présentes; bien sûr les autres devront attendre un peu, probablement après les élections... Pas un mot sur les morts au sein de l'armée, sur les jeunes qui ont été fait prisonniers, mis dans des containers, ceux qui ont disparu dans la forêt du Banco; pas un mot sur les exilés qui attendent toujours encore que ceux qui squattent leurs maisons et domaines partent pour pouvoir rentrer au pays dans la dignité. Pas un mot pour ces militaires qui pourrissent en prison, sans procès; pas un mot pour ceux qui sont morts de sévices et dérapages en tous genres de la part de cette gent militaire si zélée, appelée FRCI.

Les fournisseurs de l’État nous promettent une manifestation le 15 parce que l’État n'a toujours pas honoré les factures, en attente pour certaines depuis plus de 10 ans. Et pourtant l'état est une continuité, et le gouvernement en place a bien promis de faire le nécessaire. Quand 87% de la Côte d'Ivoire est électrifiée, selon les dires du mari, pourquoi certains beaux "cadeaux" de dame Ouattara à ses sœurs, payés sur les deniers publics, sont-ils encore des machines à coudre à pédalier? Pourquoi y a t-il toujours encore autant d'enfants esclaves, pardon d'enfants déscolarisés qui travaillent au lieu d'aller à l'école ? Madame Ouattara n'a -telle pas eu le temps de se pencher sur la question, elle qui préside une commission sur le travail des enfants?

Comment voteront tous les déguerpis? Il n'y a pas une semaine où les bulldozeurs se reposent : partout il faut présenter un "cadre de vie" exemplaire. La Côte d'Ivoire au travail, en bonne santé ne peut connaitre de quartiers misérables, les bidonvilles ne peuvent figurer sur les clichés de l’Émergence où tout le monde sourit et dit "Merci Ado, on rempile avec toi!"

En attendant, Ouattara va passer quelques jours de repos en France, avant de traquer les investisseurs du monde entier qui pourraient se trouver à Milan et visiter l'exposition universelle lors de leurs vacances. Ce sera son 121ème voyage, puis son 122ème. Avant de rentrer en France, suggérons-lui de faire un petit détour via Turin pour visiter son ami le président Faure Gnassingbé, spécialiste des bidouillages électoraux, qui a même manqué sa troisième investiture prévue pour le 27 juin dernier, un AVC massif l'ayant retenu dans un hôpital italien. Mais peut-être que le dicton "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" n'est pas si exact le concernant... Si, bonne nouvelle : le Togo se gouverne tout seul, les petites mains invisibles françaises veillent au grain. Et leur vigilance au Togo confirme celle qui n'a jamais fait défaut en Côte d'Ivoire. Alors, vive la Dépendance présente et à venir !

 

Shlomit Abel, 9 août 2015.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL