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lundi, 24 mars 2008

DROIT DE REPONSE A THEOPHILE KOUAMOUO

Jeudi 13 Septembre 2007


DROIT DE REPONSE

A un article de Monsieur Théophile KOUAMOUO
(Rédacteur en Chef au quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN)



Ce jeudi 13 Septembre 2007, suite aux appels téléphoniques de deux amis très chers, quelque peu apeurés, je cours aux journaux et grande est ma surprise de lire dans le quotidien NOTRE VOIE, N° 2783, l’article intitulé « MA PART DE VERITE », de Théophile KOUAMOUO, dans lequel je suis, nommément cité dans une affaire qui transparaît comme une campagne perverse dirigée contre le FPI et le camp présidentiel, et menée par Nathalie YAMB, dite Mahalia NTEBY, Analyste politique et Sylvestre KONIN, Directeur de Publication, au quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN.

Vu la gravité des faits relatés et les interprétations tendancieuses qui peuvent être faites de mes écrits sur le Net, je me réserve ce droit de réponse audit article, que j’invite le quotidien NOTRE VOIE à publier, par parallélisme de forme, pas que je sois foncièrement opposé à Monsieur KOUAMOUO, mais pour faire d’importantes précisions et rétablir ainsi la vérité, qui ne doit pas être altérée par quelques confusions liées, au caractère tout à fait traumatisant, il faut l’avouer, du préjudice moral subi par le brillantissime Rédacteur en Chef du quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN, à la suite de son limogeage.

Remontons à la genèse de ma mésaventure : Le Jeudi 30 Août 2007, j’ai envoyé à toute la presse ivoirienne et à mes correspondants sur le Net, une lettre ouverte à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire titrée « Jusqu’à quand serez-vous en état de grâce, Monsieur le Président ? », publiée le Mardi 04 Septembre 2007, par le quotidien LE NOUVEAU REVEIL et le lendemain, Mercredi 05 Septembre 2007, par le quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN.

Mon soucis, en écrivant au Président de la République était de l’interpeller publiquement, en tant que chrétien évangélique et en tant qu’enfant de DIEU (conformément à l’Ecriture), sur une question grave : L’effroyable corruption et l’impensable absence d’éthique qui prospèrent, à l’heure actuelle, dans le pays, et lui proposer des recours qui, sur la base de la Parole de DIEU, peuvent lui valoir l’agrément et l’approbation de DIEU, qui est son seul véritable allié dans cette crise et qu’il ne devrait pas se mettre à dos, en couvrant des coupables.
Faute de quoi, il exposerait toute la Côte d’Ivoire à d’obscures périls, notamment à un jugement divin, étant entendu que de mon avis, c’est la dimension spirituelle qui préside à la crise ivoirienne.

Cette lettre m’a valu des dizaines et des dizaines d’appels téléphoniques de félicitation et d’encouragement, de SMS et de mails, en provenance du monde entier, d’Ivoiriens de toutes conditions, cadres et chômeurs, jeunes et vieux, hommes et femmes, de toutes localités et de toutes obédiences politiques, ainsi que d’amis de la Côte d’Ivoire, de ressortissants de la sous-région et du reste du monde.
Le caractère principal qui ressort de leurs adresses est le grand amour qu’ils portent tous à la Côte d’Ivoire. Mais à côté de cela, j’ai noté la détresse et la quasi désespérance qui commencent à les gagner quant à l’avenir de notre beau pays, où les mœurs, la morale et l’éthique sont en nette déperdition.

Je qualifie, moi-même, mon initiative isolée et tout à fait personnelle, d’acte d’amour et d’audace pour la Côte d’Ivoire. Je suis foncièrement patriote (au sens le plus noble du terme) et je ne m’en défends pas.
Je suis père de trois merveilleux enfants et époux d’une femme adorable, pour lesquels je souhaite et désire le meilleur, dans un pays où il fait bon vivre. J’aime mon pays. Ce beau pays. Jusqu’à la lisière, à la limite de la déraison. Cette terre mienne, je ne l’aime pas pour un régime, je l’aime pour elle-même. Je l’aime, tout court.
Comme je l’ai aimée sous le Président HOUPHOUËT, comme je l’ai aimée sous le Président BEDIE, comme je l’ai aimée sous le Président GUEI, et comme je continue de l’aimer, de toute mon âme, sous le Président GBAGBO, qui incarne notre lutte actuelle pour une véritable indépendance nationale, politique et économique.

Oui, chers compatriotes, ce type d’Ivoiriens existe bel et bien. Et on doit, enfin, en tenir compte dans ce pays et arrêter d’étiqueter machinalement les Ivoiriens, selon les chapelles politiques, pratique qui a pour inconvénient majeur de bannir de l’arène politique l’auto-critique et la rectitude, et dont l’étroitesse d’esprit et de vue n’est pas le moindre mal.

Alors, je ne voudrais pas que, par un article de journal, Monsieur Théophile KOUAMOUO, dont je suis (soit dit en passant) l’un des plus indécrottables admirateurs et le frère en CHRIST, associe mon nom (à son corps défendant ou par inadvertance) à ce qu’il expose, lui-même, comme une cabale politique et une querelle éditoriale, qui pourraient me présenter et me dépeindre, dans l’imagerie populaire, comme un ennemi du FPI, du Président GBAGBO et, par raccourci (comme nous savons si bien le faire dans ce pays), de la Côte d’Ivoire.

On peut être patriote sans appartenir au FPI ou à un quelconque autre parti politique, d’ailleurs. J’en suis moi-même la preuve, autant que tous les Ivoiriens qui ont dressé leur poitrine contre l’imposture. Les partis politiques ne doivent pas prendre la Résistance nationale en otage. Elle nous concerne tous.
Ce n’est pas le FPI qui a sauvé la Côte d’Ivoire de l’embrigadement de quel pays vous savez et de tous ses ennemis. C’est le peuple tout entier, ce sont tous les Ivoiriens amoureux de leur pays, par la main de l’Eternel, à travers les longues nuits de veille et les tout aussi longs jours de jeûne de guerriers spirituels qui veillent, à la brèche, sur la muraille de la Côte d’Ivoire. Ces anonymes-là, ce sont eux la vraie force de cette nation, et rien d’autre.

Mon écrit au Président de la République ne peut donc être interprété comme une entente entre Nathalie YAMB, dite Mahalia NTEBY, Sylvestre KONIN et moi.
La preuve de tout ce que je dis est que Théophile KOUAMOUO, qui est mon correspondant sur le Net (je raffole de sa belle plume), et qui a reçu mon mail titré « LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE », au même titre que tout mes correspondants, se trompe quand il lie ma lettre ouverte au Président à un commentaire, une réponse que j’aurais apportée à Mahalia NTEBY, sur son blog (http://saoti.over-blog.com), après la lecture de l’interview qu’elle a accordée à Sylvestre KONIN.
Il peut le vérifier dans sa boîte électronique, que je lui ai bel et bien envoyé ce mail (que j’avais déjà rédigé plusieurs jours auparavant), le Jeudi 30 Août 2007, autant qu’à TOUTE la presse ivoirienne et à TOUS mes correspondants sur le Net, quand je me suis rendu à la solde, à Yamoussoukro. Yamoussoukro pour deux raisons : La ville où je réside n’abrite aucune agence de ma banque et n’a plus de cyber-café.
Mon initiative n’a donc jamais été inspirée de l’interview de Mahalia NTEBY par Sylvestre KONIN.
Ce n’est qu’après coup, lors d’un voyage sur Abidjan, que j’ai eu connaissance de cette interview, dans le quotidien LE COURRIER D’ABIDJAN du Mardi 04 Septembre 2007, et c’est seulement à cette occasion que, pour apporter un commentaire à cet article, j’y ai posté mon adresse au Président de la République. La nuance vaut son pesant d’or et rend indispensable, impérieuse, mon droit et mon devoir de réponse.
Mes allusions à Mahalia NTEBY et à Sylvestre KONIN (et à tous les autres d’ailleurs), dans ma lettre ouverte au Président, tiennent simplement à mes lectures antérieures et non à l’interview en question.

Pour le reste, je suis sincèrement abattu qu’un brillant journaliste comme lui puisse subir toutes ces turpitudes, jusqu’à perdre son emploi. Mon implication dans cette malheureuse affaire est un affreux concours de circonstances et n’enlève en rien toute la considération respectueuse que m’inspirent son talent et son engagement personnel dans la cause ivoirienne.

Quant à Sylvestre KONIN, je l’en conjure, au nom du DIEU de Vérité et de Justice que j’adore, de réparer ce tort qu’il fait à Théophile KOUAMOUO et que je considère, personnellement, comme la plus grosse erreur professionnelle de sa carrière. Le moment n’est pas propice, ni l’idée opportune.
Au demeurant, l’humilité et le pardon élèvent, mais l’orgueil abaisse. Et sa décision unilatérale et abrupte apportera, sans l’ombre d’un doute, de l’eau au moulin de la thèse qui veut qu’il soit gouverné et mu par des émotions nocives et par l’obsession d’une campagne perverse contre le FPI et le camp présidentiel, à l’origine ou ayant contribué aux attaques médiatiques de l’Opposition, dont a récemment fait l’objet, le Professeur Mamadou KOULIBALY, Président de l’Assemblée Nationale et Numéro deux du Régime FPI.
Cher Sylvestre KONIN et Cher Théophile KOUAMOUO, n’offrez pas la Côte d’Ivoire en spectacle, une fois de plus. Une fois de trop.



Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire, une, indivisible et prospère !

18:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Ma lettre ouverte au Président de la République | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


LAURENT GBAGBO 19.jpg

Jeudi 30 Août 2007



JUSQU’A QUAND SEREZ-VOUS EN ETAT DE GRACE, MONSIEUR LE PRESIDENT?


Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Laurent Gbagbo.



Excellence Monsieur le Président,


Depuis la nuit du 18 au 19 Septembre 2002, une grave crise socio-politique s’est abattue sur notre – jadis – paisible pays, la Côte d’Ivoire, faisant des milliers de morts, connus et inconnus, célèbres et anonymes, mettant à mal la cohésion sociale et la croissance économique de notre chère patrie, et plongeant les Ivoiriens dans la désolation et l’angoisse des lendemains sans cesse incertains, qui ont, je le parie, fait autant (sinon plus) de morts que les affrontements armés.

Aujourd’hui, pointe à l’horizon une lueur d’espoir, grâce au Dialogue direct que vous avez eu l’idée lumineuse d’initier avec vos frères insurgés, dont l’un des résultats et des symboles les plus forts et les plus parlants est la cérémonie de la Flamme de la paix, qui s’est déroulée le Lundi 30 Juillet 2007, à Bouaké, au plus grand bonheur des Ivoiriens, qui ont célébré la réunification du pays et la fraternité retrouvée.
A ce stade de mon propos, j’aimerais vous dire un grand Merci et Félicitation, à vous-même et au Premier Ministre SORO Guillaume, pour votre bravoure et votre détermination à sortir le pays de l’ornière.

Votre priorité actuelle est de conduire la Côte d’Ivoire à des élections justes, transparentes et ouvertes qui vont finir de nous ramener à la normalité et nous permettre de reconstruire le pays, méconnaissable en tout point de vue (un plaidoyer spécial pour l’Ouest de la Côte d’Ivoire).

Mais avant que nous ne jetions l’ancre dans la normalité du statu quo ante, il importe, Monsieur le Président, que vous acceptiez de vous prêter, de vous livrer je dirais, à un exercice difficile, je l’avoue, dans la mesure où il pourrait constituer pour vous, à n’en point douter, un véritable péril politique : Celui de moraliser le peuple ivoirien ou, à tout le moins, la Refondation.

J’aimerais avant tout développement vous indiquer que je suis un chrétien évangélique comme vous, ivoirien, marié, la trentaine bien révolue, en service dans l’Administration ivoirienne depuis une douzaine d’années, aimant jusqu’au délire ce beau pays et ce peuple merveilleux qui sont les nôtres, et connaissant votre attachement à DIEU et à Sa Parole, en tant qu’enfant de DIEU (au sens strictement évangélique du terme). Raison pour laquelle j’ai choisi de vous parler à ce titre. En toute honnêteté et franchise.

Je vous prie, en outre, de bien vouloir m’excuser d’avoir choisi ce canal-ci (la lettre ouverte) pour m’adresser à vous.
J’en viens maintenant à l’objet de ma missive et au fond de ma pensée :

Monsieur le Président, le pays va à vau-l’eau. Et je ne suis pas même sûr d’avoir ainsi pu exprimer toute l’intensité de ma pensée.
Vous voudriez bien m’excuser pour l’usage presqu’abusif des superlatifs qui ne trouve d’égal que ma désolation. Mais, Monsieur le Président, une très grande et terrible corruption - la plus grave de la jeune histoire de la Côte d’Ivoire - mine votre pays. Tout comme l’incroyable et inexplicable impunité dont jouissent ceux qui s’en rendent coupables. Quoi qu’on en dise.

Oui, Monsieur le Président, nous avons dévalé les marches de l’éthique, nous avons totalement dégringolé de l’échelle des valeurs (morales). Et nous ne pouvons pas et ne devons pas continuer, indéfiniment, à tout mettre au compte de la crise socio-politique qui, finalement, a le dos très large. Il faut agir, pendant qu’il est encore temps. Il faut agir, sans retard.
Le silence ne relève pas toujours de la sagesse, Monsieur le Président. Et dans votre cas, actuellement, j’ai bien peur que ce soit un péché (Veuillez bien me pardonner ce qui pourrait sembler être une impertinence, mais je suis obligé de vous dire la vérité). Vos conseillers spirituels doivent pouvoir vous le dire. Vous ne pouvez continuer de vous taire.

Monsieur le Président, vous ne pouvez ignorer que de nombreux ivoiriens, autorités, simples citoyens et journalistes, ont abondamment écrit et débattu sur l’état de déliquescence morale avancée dans lequel est, en ce moment, plongé le pays, alimentant les échanges les plus houleux sur Internet, dans la Presse et au sein des populations. Des Ivoiriens (des plus virulents aux plus conciliants) ainsi que des amis de la Côte d’Ivoire qui n’ont de cesse de vous interpeller. Ouvertement ou tacitement. Au rang desquels je pourrais citer Tiburce KOFFI (Professeur de Lettres, Ecrivain), Venance KONAN (Journaliste, Ecrivain), Mamadou KOULIBALY (Président de l’Assemblée Nationale), ASSALE Tiémoko Antoine (Jeune diplômé ivoirien, au chômage), Mahalia NTEBY (Journaliste), Ferro BALLY (Journaliste), Théophile KOUAMOUO (Journaliste), ASSI Assépo Hyacinthe (Ingénieur en Thermodynamique) et Sylvestre KONIN (Journaliste), que j’ai tous lus avec une attention particulièrement soutenue.
S’ils n’étaient de tous les bords et de toutes les conditions, l’on aurait pu penser à une campagne savamment orchestrée contre le FPI, l’on aurait pu les taxer de vous faire un procès politique et de verser dans une invective manichéenne qui érige la diabolisation hémiplégique du régime de la Refondation en ligne de pensée.

Monsieur le Président de la République, ces hommes et femme, et bien d’autres encore, ont largement dépeint notre société actuelle. Sans complaisance. Chacun selon sa sensibilité. Au vitriol même, pour certains. Mais ils n’en aiment pas moins la Côte d’Ivoire. Et vous devriez prêter une oreille attentive à leurs récriminations.

Monsieur le Président (je n’ai pas la prétention de vous instruire d’une thèse nouvelle), une grande nation ne peut se bâtir sans éthique.
Et la nôtre n’en a plus, ou du moins pourrait bientôt ne plus en avoir, tant l’argent et la jouissance impie ont pris le pas sur la morale et le civisme.
Quelles valeurs alors allons-nous léguer aux plus jeunes générations ? Quelle nation sommes-nous donc ainsi en train de bâtir ?
La corruption de cette nation est effroyable. Jugez-en par vous-même (et là, j’enfonce une porte déjà largement ouverte) :

Plus aucun concours dans ce pays (direct ou professionnel), ne se passe sans le déboursement de plusieurs centaines de milliers, voire de plusieurs millions de francs, si l’on espère l’admission. Cela est de notoriété publique. Laissant ainsi pour compte le pauvre et le Juste. Le premier, parce qu’il n’a aucun moyen de faire comme les autres et le second, parce que ses principes spirituels et sa crainte de DIEU ne l’y autorisent pas.

Au titre des départements totalement sinistrés en la matière, c’est à la fois avec beaucoup d’aise et de contrition que je m’en vais vous citer la Police, l’Administration (ENA), l’Enseignement (Primaire, Secondaire et Technique), la Gendarmerie, la Justice, la Santé, les Services des Impôts, la Douane et etc, etc. La liste est bien longue.
Accéder à ces services est un investissement juteux qu’on entend amplement amortir sur le terrain. Sans aucune vergogne.

Le racket (fait des policiers et des gendarmes) sur nos routes et particulièrement sur l’Autoroute du Nord, contrit le cœur à un point tel qu’on pourrait en faire un infarctus, tant la pratique est systématique et désinvolte.

Les ressources publiques sont pillées à la lumière du jour. Sans le moindre scrupule. Dans les Ministères et dans les Collectivités Territoriales. Et pourtant, il existe une Inspection d’Etat dans ce pays. Mais jamais de contrôle, ni a priori ni a posteriori des investissements, encore moins d’audit.
C’est, partout, la recherche effrénée du gain et du profit et une course folle à l’enrichissement illicite.
Le clientélisme et le népotisme fleurissent à souhait et ont encore de beaux jours devant eux. Tout comme prospèrent le moindre effort, la médiocrité et le trafic d’influence.
Les nouveaux riches, quant à eux, font un étalage totalement impudent de leur nouvelle richesse, au grand dam des populations paupérisées par une guerre absurde, qui hantent nos villes de leurs silhouettes de crève-la-faim.

En outre, il pousse dans ce pays, plus de lieux de plaisirs mondains qu’autre chose, et votre jeunesse s’en repaît abondamment : Maquis, Bar-dancing, Night-club, etc, avec leurs lots de tapages nocturnes et diurnes infernaux, de séances de strip-tease (ce ne sont plus des clubs fermés) les après-midi, à ciel ouvert, dans des quartiers d’habitation, au vu et au su des enfants, et le sexe débridé, à tous les tarifs, à partir de 50 F CFA !
Quel désordre, Monsieur le Président ! La société ivoirienne n’a plus de repères. Ceux qui devraient les incarner ont tous démissionné : Les Gouvernants (pour l’Etat), les Maîtres (pour l’Ecole), les Parents (pour la Famille) et les Conducteurs (pour la Religion).

Monsieur le Président, je vous parle en tant que chrétien, en tant que votre frère en CHRIST et l’un de ceux qui ont porté jusqu’au sacrifice, ce pays, dans la prière pendant toute la durée de ses 5 années de crise.

Monsieur le Président, Cher enfant de DIEU (au sens évangélique du terme), dans votre pays le pauvre et le Juste sont malheureux. Ils soupirent et gémissent. A cause de la grande corruption qui met l’argent au centre de tout et du grand désordre moral.

En arrivant au pouvoir, vous avez semblé mener bataille pour la cause du pauvre. Mais je suis désolé et franchement navré de vous apprendre qu’être pauvre en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, est une véritable fatalité, une malédiction. Vous ne pouvez accéder à rien et vous ne pouvez rien obtenir. A moins d’être proche du Pouvoir, d’avoir des entrées à la Présidence, de connaître quelqu’un de haut placé dans ce pays, ou d’avoir de l’argent . Ou d’être très doué. Même là encore…Bref !
Savez-vous qu’ainsi des milliers d’enfants de pauvres se voient nier tout droit à l’admission aux concours de la Fonction Publique ?

Vous avez voulu donner la même chance à tous les enfants de la Côte d’Ivoire. De façon égale. Il n’en est rien, à ce jour. Aujourd’hui, c’est l’argent qui est la norme, la règle. Vous en avez ou vous n’en avez pas. Il n’y a pas de miséricorde ni de compassion.
Et en la matière, les Refondateurs sont indétrônables, tant ils s’illustrent par leur avidité (sans que ce soit un dédouanement pour le reste des Ivoiriens, loin s’en faut).
Je fais deux lectures de leur comportement, où l’emporte amplement la frénésie :

Dans la première, ils se disent : « Le Président GBAGBO ne pourra pas sortir indemne, vivant, de cette crise, mangeons vite pour nous (pour parler comme les Ivoiriens) ».

Dans la deuxième, leur attitude peut se résumer par cette phrase : « Si la normalité revient, l’ordre et le contrôle vont s’installer et on ne pourra plus bouffer ; tandis qu’il est encore temps et qu’on peut encore devenir riche, prenons pour nous ; après tout, c’est nous qui sommes au Pouvoir, on ne risque rien ».

Vous vous attendiez à eux, vous comptiez sur eux pour donner le meilleur exemple, ils se sont comportés envers vous et la Côte d’Ivoire comme un roseau cassé qu’on prend pour appui. Tout comme le disent les Ecritures :

« Tous les habitants de l’Egypte reconnaîtront que je suis l’Eternel, parce qu’ils ont été comme l’appui d’un roseau pour la maison d’Israël (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR). Lorsqu’ils t’ont pris dans la main, tu t’es rompu et tu leur as déchiré toute l’épaule ; lorsqu’ils se sont appuyés sur toi, tu t’es brisé et tu leur as paralysé les reins.
C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Me voici, je fais venir contre toi l’épée… » (Ezéchiel 29 : 6 - 8).

Monsieur le Président (là je parle à l’homme spirituel), un grave jugement de DIEU menace la Côte d’Ivoire, à cause du péché de la corruption et du désordre en tout genre qui prospère dans le pays.
Vous me trouverez illogique de parler de jugement divin pour un peuple qui souffre déjà assez, mais les lois spirituelles sont ce qu’elles sont. DIEU ne met AUCUN de nos péchés sur le compte de la guerre. Nous en sommes absolument responsables et nous devons en répondre. Et nous en répondrons. Immanquablement.

Monsieur le Président de la République, vous êtes un homme en perpétuel état de grâce. Vous jouissez du sursis permanent de DIEU, parce qu’il vous a choisi et qu’il vous aime. Il a été votre plus grand allié contre vos ennemis dans cette guerre et leurs échecs répétés en sont la preuve la plus criante. C’est cette même grâce, la vôtre, qui sert également de parapluie au Premier Ministre SORO Guillaume, qui a récemment échappé à un attentat meurtrier.
Le fait que vous soyiez encore en vie, vous-même, et que vous soyiez encore au pouvoir, relève du miracle.
DIEU seul sait ce qui a été déjà projeté et ce qui se projette encore, quotidiennement, contre vous. Vous ne devez votre vie qu’à Sa bonté infinie.
Un illustre officier français n’a-t-il pas dit : « Si vous n’avez pas encore vu DIEU, allez en Côte d’Ivoire » ?

Mais jusqu’à quand jouiriez-vous du sursis de DIEU, Monsieur le Président, et seriez-vous en état de grâce ?
Allez-vous continuer de vous mettre à dos votre meilleur allié, en couvrant continuellement des coupables et en leur assurant l’impunité ?
DIEU vous a choisi et de ce fait, il ne passera pas sur vos fautes.
J’en veux pour preuve la Parole de DIEU, qui est immuable :

« Je vous ai choisis, vous seuls parmi toutes les familles de la terre ; c’est pourquoi je vous châtierai pour TOUTES vos iniquités » (Amos 3 : 2).

L’élection de DIEU nous confère un grand pouvoir mais nous donne aussi de lourdes responsabilités auxquelles nous ne pouvons nous soustraire. D’aucune façon.
En outre, celui qui ne sait pas que c’est DIEU qui décide de toutes choses dans cette crise, n’a rien compris à la crise ivoirienne.

Monsieur le Président, les Chefs que vous nous avez donnés dans ce pays se repaissent eux-mêmes plutôt que de servir le peuple pour lequel vous les avez nommés.

« Comme une cage est remplie d’oiseaux, leurs maisons sont remplies de fraude ; c’est ainsi qu’ils deviennent puissants et riches. Ils sont devenus gras, resplendissants, ils dépassent toute mesure dans le mal, ils ne défendent pas la cause, la cause de l’orphelin, et ils prospèrent ; ils ne font pas DROIT AUX PAUVRES. N’interviendrai-je pas contre ces choses-là, - Oracle de l’Eternel -, ne me vengerai-je pas d’une telle nation ? » (Jérémie 5 : 27 - 29).

Monsieur le Président, c’est avec beaucoup d’angoisse que j’appréhende la période des élections, en Côte d’Ivoire. J’ai bien peur que si vous ne tardiez à prendre des décisions, le pays brûle une fois pour de bon, à cette occasion ou bien avant. Par décret divin. Déjà, les rumeurs d’une nouvelle rébellion ne parcourent-elles pas le pays ?
Car, comme le dit la Bible :

« La justice élève une nation mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14 : 34).

Avant que le péché de cette nation ne lui tombe dessus comme une affreuse ignominie, parlez, intervenez, agissez, il en est encore temps. Vous n’êtes pas qu’un homme politique. Vous êtes aussi un enfant de DIEU. Evitez de ne faire que de la politique. La Côte d’Ivoire pourrait le payer très chèrement.

Si vous ne pouvez ou ne voulez pas sanctionner les Ivoiriens qui ont commis ou commettent tous les crimes que j’ai relevés dans mes griefs et qui ne sont pas de votre parti, pour ne pas vous faire accuser de mener une chasse aux sorcières à vos opposants (parce qu’en réalité ce sont tous les Ivoiriens qui se rendent coupables de ces pratiques), sacrifiez (et le terme n’est pas trop fort) ou sanctionnez pour commencer, ceux de la Refondation, pour les mettre au pas, pour donner l’exemple et montrer votre bonne foi.
Et aussi pour vous libérer, car en vérité, ils vous ont fait prisonnier. Vous êtes leur otage politique.

Sur cette question, ne faites aucun calcul politicien, Monsieur le Président. Sanctionnez, sans état d’âme. Car il est préférable d’être agréé de DIEU que de plaire aux hommes. Sévissez !
La crise s’est prolongée, au-delà du raisonnable, vous ne pouvez plus et ne devez plus vous accommoder de cette situation d’iniquité. Le DIEU qui vous a installé là où vous êtes, combattra lui-même pour vous dans cette croisade et vous accordera la caution et l’approbation du peuple. Mais à condition que vous soyiez résolu, que vous réagissiez et que vous agissiez.
Faute de quoi, j’ai bien peur que la Refondation ne passe au creuset du jugement divin !

« Malheur à ceux qui vivent tranquilles dans Sion (Ici, la Côte d’Ivoire, NDR), et en sécurité sur la montagne de Samarie, à ces grands de la première des nations, auprès desquels va la maison d’Israël !...Ils reposent sur des lits d’ivoire, ils sont mollement étendus sur leurs couches (Insouciance totale, NDR) ; ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux mis à l’engrais. Ils extravaguent au son du luth, ils se croient habiles comme David sur les instruments de musique. Ils boivent le vin dans de larges coupes, ils s’oignent avec la meilleure huile, et ils ne s’attristent pas sur la ruine de Joseph (le peuple ivoirien, NDR) !
C’est pourquoi ils seront emmenés A LA TETE DES CAPTIFS ; et les cris de ces voluptueux cesseront…Car voici, l’Eternel ordonne : Il fera tomber en ruines la grande maison, et en débris la petite maison. Est-ce que les chevaux courent sur un rocher, est-ce qu’on y laboure avec des bœufs, pour que vous ayez changé LA DROITURE EN POISON, et le fruit de LA JUSTICE EN ABSINTHE ? (Amos 6 : 1, 4 – 7, 11 et 12).

« Car ainsi parle l’Eternel aux hommes de Juda et à Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les chardons. Soyez circoncis pour l’Eternel (convertissez-vous, NDR), circoncisez vos cœurs, hommes de Juda et habitants de Jérusalem (Ivoiriens, NDR), de peur que ma fureur n’éclate comme un feu et ne s’enflamme, sans qu’on puisse l’éteindre, à cause de la méchanceté de vos agissements…En ce jour-là, - Oracle de l’Eternel -, le roi et les ministres perdront courage, les sacrificateurs seront désolés, et les prophètes stupéfaits. Je dis : Ah ! Seigneur Eternel ! Tu as donc abusé ce peuple et Jérusalem, en disant : Vous aurez la paix ! Et cependant l’épée atteint jusqu’au fond de l’âme » (Jérémie 4 : 3, 4, 9 et 10).

« Il n’y a point de paix pour les méchants, dit mon Dieu » (Esaïe 57 : 21).

Monsieur le Président, l’heure est plus que grave ! Sauvez la Côte d’Ivoire ! C’est mon cri du cœur à votre adresse.
Pour l’immense estime que j’ai pour votre personne et pour le respect que m’inspire votre combat pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique, j’aimerais clore mon propos en vous recommandant à la grâce toute-suffisante du Seigneur Eternel, et que le DIEU en qui vous avez si opportunément mis votre foi vous éclaire, à cette heure de grave décision, et vous soutienne puissamment, par Sa droite triomphante.
Car Monsieur le Président, contrairement à ce que l’on pourrait être tenté de croire, le pire n’est peut-être pas encore derrière nous.

Que DIEU vous bénisse, richement, vous et votre maison, et que DIEU bénisse, richement, la Côte d’Ivoire, une et indivisible !



DINDE Fernand AGBO

Enseignant d’Education Permanente
dindefernand2@yahoo.fr
Cell. (225) 07 04 71 11.