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vendredi, 23 décembre 2016

GEOPOLITIQUE: LES CONSEQUENCES DE LA CHUTE D'ALEP POUR L'EUROPE

 

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Quels liens et quelles conséquences stratégiques entre la reprise d'Alep et la vente au Qatar de près de 20 % du capital de Rosneft ?

Par le Général JEAN-BERNARD PINATEL.



La Bataille d’Alep marque un tournant décisif dans le conflit syrien. Le maintien au pouvoir de Bachar el-Assad n’est plus un préalable à la fin du conflit. Les Russes ont désormais toutes les cartes en main pour imposer leur solution. Cette victoire des forces syriennes appuyées par la Russie contre les islamistes radicaux va avoir des conséquences géopolitiques considérables pour le Moyen-Orient et pour l’Europe. Le premier effet concret s’est traduit ce 10 décembre 2016 par la vente de 19,5% des actions de Rosneft au Qatar.

La Turquie avait anticipé cette victoire. Erdogan, dès le 9 août, était allé à Canossa, pardon à Saint-Pétersbourg, après avoir exprimé ses « regrets » à Vladimir Poutine fin juin concernant le sukkoi 24 abattu par son aviation. Poutine lui a rendu la politesse le 10 octobre en se rendant à Istanbul où les deux chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à mener à bien le projet de gazoduc russo-turc TurkStream, qui doit acheminer le gaz russe vers l’Europe en passant par la mer Noire, ainsi qu’à la construction par la Russie de la première centrale nucléaire turque.

De leur côté, confrontés à l’efficacité de l’intervention militaire russe de septembre 2015 qui contrastait avec les atermoiements d’Obama en Syrie et le peu d’efficacité de son action de soutien militaire à l’Irak, les dirigeants qataris comprenaient que leur stratégie de soutien aux Frères musulmans et aux wahhabites en Syrie allait les conduire à leur perte. Et que dorénavant, pour vendre leur gaz à l’Europe, il faudrait trouver un accord avec la Russie car c’est elle qui a les cartes en main pour autoriser ou interdire la construction d’un gazoduc terrestre pour acheminer son gaz vers les pays de l’Union Européenne (1).

Après une première visite de l’émir Tamim bin Hamad Al-Thani à Moscou en janvier 2016, ce rapprochement s’est traduit, le 6 septembre, par la signature d’un accord militaire entre les deux pays, au cours d’une visite du ministre qatari de la Défense, Khalid bin Mohammad Al-Attiyah, à l’occasion du Forum international militaire et technique « ARMÉE-2016 », à Moscou. « Nous avons signé un accord de coopération militaire avec la Russie, mais il ne comprend pas l’achat d’armes », a ainsi indiqué Saoud Bin Abdallah al-Mahmoud, l’ambassadeur du Qatar à Moscou. Toutefois, s’agissant d’éventuels contrats d’armement, rien n’est fermé du côté de Doha, le diplomate ayant assuré que son gouvernement examinerait cette « possibilité » (2).

Mais l’acte majeur de ce rapprochement à la portée géopolitique considérable s’est traduit samedi 10 décembre 2016 par la conclusion d’un accord de vente de 19,5% des actions de Rosneft à la Qatar Investment Authority (QIA). Cette vente s’est faite au prix de 11,37 milliards de dollars qui rentrent dans les caisses de l’Etat russe qui en avait bien besoin. Le Qatar est désormais le second actionnaire de Rosneft après l’Etat russe.

Pour comprendre la signification géopolitique exceptionnelle de cet accord, un rappel historique et économique s’impose.

Trois pays – la Russie, l’Iran et le Qatar – possèdent 50% des réserves mondiales de gaz naturel (3). Les trois sont désormais alliés économiquement et stratégiquement, ce qui marque l’échec de la stratégie de l’Union européenne de diversification de ses sources d’approvisionnement de gaz naturel inspirée et voulue par les Etats-Unis et l’Otan.

En effet, la Russie est déjà le premier fournisseur de l’Union européenne avec 40% des importations, qui représentent 20% de la consommation totale de gaz de l’Union européenne. Compte tenu de la hausse de la consommation dans l’Union européenne et de l’épuisement du gisement gazier en Mer du Nord, cette dépendance énergétique de l’UE vis-à-vis de la Russie devrait fortement s’accroître dans les prochaines années. La Commission européenne estimait en effet que, d’ici 2040, 70% des besoins énergétiques de l’UE devraient être assurés par les importations, contre 50% aujourd’hui.

Cette dépendance était inacceptable pour les stratèges américains pour lesquels la création d’une Eurasie annoncerait la fin de leur suprématie mondiale et l’arrivée d’un troisième grand acteur sur la scène mondiale qui perturberait leur tête-à-tête d’adversaire-partenaire avec la Chine.

Pour les stratèges américains et les atlantistes européens, le Qatar, avec 24300 milliards de m3 de réserves prouvées qui lui assurent 154 ans de production au rythme actuel, était la solution. A condition toutefois de construire un gazoduc, car la liquéfaction et le transport en bateau via le détroit d’Ormuz et le canal de Suez rendaient le gaz qatari non concurrentiel avec le gaz russe. Selon des informations du journal libanais Al-Akhbar publiées en 2012, les Qataris avaient établi un plan, approuvé par l’administration Obama et l’UE visant à construire un gazoduc vers l’Europe via la Syrie. Ce gazoduc terrestre aurait traversé l’Arabie Saoudite, puis la Jordanie, en évitant l’Irak pour arriver à Homs en Syrie, d’où il aurait bifurqué dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, et une troisième branche via la Turquie vers l’Europe. Mais Bachar El-Assad refusait d’autoriser ce transit.

Désormais, les cartes sont redistribuées et rien ne s’oppose plus à ce que le gaz qatari rejoigne en Turquie le gazoduc TurkStream et vienne alimenter les besoins énergétiques de l’Union européenne. Dans un proche avenir, parions que les Européens vont lever leurs sanctions économiques contre la Russie.

Il aura fallu une guerre de cinq ans, des centaines de milliers de morts en Syrie et des attentats terroristes en Europe pour que s’impose par la force ce qui aurait dû se décider par la raison. Car tant dans la lutte contre l’islam radical que sur le plan économique, l’alliance russe est vitale pour que la voix de l’Europe existe à nouveau sur la scène internationale.



Jean-Bernard Pinatel | 12 décembre 2016


Général (2S) et dirigeant d’entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d’intelligence économique. Il est l’auteur de Carnet de Guerres et de crises, paru aux éditions Lavauzelle en 2014.

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(1) Pour certains auteurs, ce projet de gazoduc et le refus d’Assad de le laisser traverser la Syrie aurait été l’un des facteurs déterminants de la guerre en Syrie.

(2) En savoir plus ici.

(3) Russie : 22,8% soit 47 500 milliards de m3 ; Iran : 15,9% soit 33 800 milliards de m3 ; Qatar : 11,7% soit 24 300 milliards de m3.

 

Source: ATLANTICO.FR

mercredi, 14 décembre 2016

ALEP: POURQUOI LES OCCIDENTAUX MENTENT-ILS A PROPOS DE LA LIBERATION DE LA VILLE SYRIENNE ?

 

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PARIS, France (11h43) – L’Occident, les États-Unis, les ONG et l’ONU sont en deuil. Depuis hier, la presse mainstream, les ONG et même l’ONU s’alarment sur le sort réservé aux terroristes à Alep-Est. Pour cela, ils disent tous la même chose, un mantra décliné en population civile, avec la précision selon laquelle les femmes et les enfants sont victimes d’exactions. L’ONU parle de 82 civils tués. La vérité est qu’ils n’ont rien pour apporter des preuves de leurs dires. En réalité, des mensonges.

Tout d’abord, il n’y a pas eu et il n’y aura aucune crise humanitaire à Alep. Si les ONG insistent tant à propos, c’est simplement parce que leur business est terminé. Elles ont tellement volé de l’argent aux gens crédules que maintenant, pour justifier les dons, il va falloir inventer autre chose. C’est en cela que la chute d’Alep Est leur fait très mal.

La guerre enrichit les démocraties autoproclamées. La guerre enrichit les ONG. Ainsi, la fin de la guerre à Alep, ville plus grande que Paris et ses banlieues, en superficie notamment, sera un manque à gagner consistant. C’est aussi la preuve que certaines organisations dites caritatives, qui ont fait leur blé grâce à la guerre en Syrie, vont voir fondre les dons. Pas besoin de les citer, elles ont pignon sur rue en France et sont les soutiens, clairement, des terroristes en Syrie.

L’Est d’Alep est complètement détruit. Ce n’est pas le fait des bombardements russo-syriens comme mentionné ici ou là, mais plus le fait des terroristes qui s’y sont installés et tout ruinés. Les pays qui soutenaient les terroristes pensent aujourd’hui à la reconstruction. Ils savent que désormais, il faut se rapprocher du Gouvernement Assad pour profiter de ce gâteau. Leur passé est à leur défaveur. Ils ont fait détruire cette zone et espéraient gagner ces marchés de reconstruction. C’est ballot. La Russie les a laminé sur ce terrain…

Allain Jules sur mamafrika.tv.

Petit échantillon des larmes françaises, ici.

Autre mensonge, dénoncé par le journaliste libanais Said Hilal Alcharifi.

« Un nouveau lapin est sorti hier du chapeau du magicien. Les images qui dénoncent un horrible massacre que l’AAS aurait commis aux sorties des couloirs humanitaire à Alep-Est contre 79 civils seraient en fait des images des exécutions des civils lors de la prise de Palmyre par Daech, l’année dernière 2015.
Regardez bien et comparez. 

Ils sont tellement en colère qu’ils ont perdu la raison. »

 

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Le massacre d’Alep qui est en fait la reprise de la boucherie du 24 mai 2015, à Palmyre, par Daesh !

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Un journaliste syrien nous propose une photo du vrai rôle de l’armée syrienne à Alep:

 

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École minée par les « rebelles modérés », si chers à la France :

 


 
 
Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL.COM

mercredi, 23 novembre 2016

DONALD TRUMP, LA RUSSIE ET LA SYRIE: A CONTRE-COURANT D'UN SYSTEME POURRI

 

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Usa : Donald Trump donne un nouveau coup de massue au "système" et tend la main au monde libre

 

Décidément Donald Trump n'a rien à cirer des jérémiades des dirigeants occidentaux totalement assujettis au "système" impérialiste et mafieux. En effet, devant les cris d'orfraie et les menaces à peine voilées de ceux-ci, lui demandant de clarifier sa position sur la Russie et même de s'éloigner d'elle, le président élu vient de leur envoyer une réponse cinglante à travers un échange téléphonique chaleureux qu'il a eu, hier Lundi 14 Novembre 2016, avec Vladimir #Poutine, le président de la grande #Russie.

Mieux, lors de cette conversation, les deux hommes politiques ont évoqué, entre autre, la nécessité de normaliser les relations russo-américaines qui traversaient une période difficile et cela dans tous les domaines dont ceux économiques et commerciaux et ont parlé de la nécessité d'unir les efforts dans la lutte contre le terrorisme, non sans avoir évoqué les voies consensuelles de règlement de la crise en #Syrie.

Cet échange fructueux, qui donne déjà de fortes migraines aux dirigeants occidentaux pro-système, réjouit naturellement le monde libre qui, bien que continuant son combat sans rien attendre de Trump, voit d'un bon oeil les signes de dégel des relations entre les Usa et la Russie (et le reste du monde). C'est aussi à cela que j'appelle les sceptiques panafricains, en général, et ivoiriens en particulier. Depuis longtemps nous nous sommes battus seul contre le monde coalisé, mais DIEU aidant, nos irréductibles ennemis tombent un à un, et des personnes plus sensées, qui ne nous sont plus totalement hostiles, sont aux affaires. Citons Antonio Guterès, nouveau SG de l'ONU, qui connait personnellement notre Leader L. #GBAGBO et pourquoi pas, Donald Trump, nouveau président élu des Usa. Alors sans abandonner notre combat d'orphelins, nous devons apprécier à sa juste valeur cet affaiblissement du camp ennemi, approcher et encourager les nouveaux dirigeants d'agir dans le sens de la liberté, la justice et la paix dans le monde.

Alors pour ça, nous disons à Donald Trump : "#Dodo félicitations encore et courage sur cette lancée, c'est le chemin, ne le quitte pas. Et surtout dans tes ballades, n'oublie pas de regarder du côté de la #Cpi, il y a des innocents là-bas." ON PROGRESSE !!!

 

Kakry Khaza / #REZOPANACOM

 

Source: PAGE FACEBOOK KAKRY KHAZA

 

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Usa : Quand Trump persiste et signe sur la Syrie

 

Hier, vendredi 11 novembre 2016, #Donald_Trump, le nouveau président américain a déclaré au Wall Street Journal que le principal objectif des États-Unis devait être d’aider Damas dans la lutte contre Daech en Syrie et non le départ de Assad. Voici quelques un de ces propos :

■ Mon approche envers la Syrie diffère de celle de mes prédécesseurs.

■ Soutenir le gouvernement syrien était la meilleure solution pour éradiquer les terroristes qui sèment le chaos dans ce pays.

■ On se bat contre la Syrie alors que celle-ci se bat contre Daech. On doit plutôt se débarrasser de ce groupe.

■ La #Russie forme actuellement une union étroite avec la Syrie, et d’autre part nous avons l'#Iran, qui est un allié de la Syrie. Nous soutenons des insurgés contre la Syrie et nous ne comprenons pas qui sont ces individus. Si les États-Unis attaquent #Assad, cela mènera à une lutte contre la Russie.

■ Mon gouvernement se concentrera sur la lutte contre Daech en Syrie et non sur le départ de Bachar al-Assad, le président de ce pays.

(Source : presstv.com)

Comme quoi, le monsieur semble sérieux dans sa posture anti-système. En attendant les actes, on peut déjà dire bravo et courage à Trump et espérer d'un monde plus juste et paisible. Alleeez Donald !!!

 

Kakry Khaza / #REZOPANACOM

 

Source: PAGE FACEBOOK KAKRY KHAZA

vendredi, 18 novembre 2016

OU EST L'OR DE LA BCEAO ? L'INCROYABLE ET IMPENSABLE HISTOIRE DU «METAL ETERNEL» DES AFRICAINS DE LA ZONE CFA

 

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« Il n’y a rien de si extravagant que de faire périr un nombre innombrable d’hommes pour tirer du fond de la terre l’or et l’argent ; ces métaux d’eux-mêmes absolument inutiles, et qui ne sont des richesses que parce qu’on les a choisis pour en être les signes. »

Montesquieu

 

Au 31 décembre 2015, le volume du stock d’or détenu par la BCEAO est de 1 174 234,76 onces, soit environ 36,5 tonnes. Avec un cours de l’once d’or à 664 330 de FCFA, la contrevaleur de ces actifs est de 780 milliards de FCFA. Seul 10 % des avoirs en or de la BCEAO est détenu sur le territoire de  l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’essentiel (90 %) est en dépôt dans les coffres de la Banque de France pour une valeur estimée à 700 milliards de FCFA à fin décembre 2015.


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D’après les états financiers 2015 de l’institution communautaire, « les avoirs en or sont comptabilisés, au bilan, au cours du jour de la transaction, sur la base de leur poids. Le stock d’or détenu est évalué sur la base de la moyenne trimestrielle du fixing journalier le plus bas de l’once d’or à la Bourse de Londres, convertie en FCFA au cours indicatif du dollar US du dernier jour du trimestre. »

Hormis le rachat effectué par la Banque Centrale auprès des États membres de l’UEMOA et de la Mauritanie du stock d’or monétaire de l’ex-AOF (38,7 kg), aucune transaction d’or n’a été enregistrée depuis plusieurs années. La variation du montant du stock d’or s’explique par l’appréciation et la dépréciation du cours moyen de l’once d’or sur la période revue.


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D’après le site AcheterOr.org, les réserves d’orofficielles’ détenues par les banques centrales et publiées par le Conseil Mondial de l’Or (World Gold Council, WGC) sont exactement de 32 702 tonnes au 1er janvier 2016 ![1] » Selon les données d’août 2016 de International Financial Statistic[2], les plus gros détenteurs d’or dans le monde bancaire sont : les Etats-Unis (1er, 8 133 tonnes), l’Allemagne (2e, 3 378 tonnes), le Fond Monétaire International (3e, 2 814 tonnes), l’Italie (4e, 2 451 tonnes), la France (5e, 2 435 tonnes), la Chine (6e, 1 823 tonnes), la Russie (7e, 1 499 tonnes) et la Suisse (8e, 1 040 tonnes). Ils représentent 78,6 % des réserves d’or mondiales détenues par les banques centrales. Dans ce classement, les pays africains les mieux placés sont : l’Algérie (25e, 173 tonnes), l’Afrique du Sud (29e, 125 tonnes), la Libye (31e, 116 tonnes), l’Egypte (41e, 75 tonnes), Maroc (59e, 22 tonnes). L’UMOA (huit pays réunis), avec 36,5 tonnes d’or, est classée à la 50e place mondiale.

Selon la Banque de France, « l’or représente un peu plus de 70 % de ses réserves de change, le reste est constitué de devises étrangères (dollar, yen, …). Ces réserves sont utilisées pour les interventions sur le marché des changes. L’or constitue aussi une réserve ultime en cas de circonstances exceptionnelles. A ce jour, la Banque de France possède 2 435 tonnes d’or [100 tonnes de pièces et 2 335 tonnes de lingots d’une valeur d’à peu près 110 milliards d’euros], soit près d’une année de production mondiale. La valeur de ces réserves représentait 96,1 milliards au 31 janvier 2013. L’or est principalement conservé sous forme de barres d’or presque pur (99,5 % minimum) au standard international de 12,4 kilos et d’une longueur de 26,5 cm. La Banque de France est le 4e détenteur d’or mondial derrière les banques centrales des États-Unis, d’Allemagne et d’Italie.[3] »

La totalité du stock d’or de la France est détenue sur le territoire national, au siège de la Banque de France, « dans le premier arrondissement de Paris[4] », plus précisément dans la « Souterraine »[5], selon le site officiel de la Banque de France[6]. En 2013, les autorités allemandes ont décidé de rapatrier toutes leurs réserves d’or stockées jusqu’alors en France. « Cela représente une valeur de 16 milliards d’euros, soit 374 tonnes ou 11 % du total des réserves allemandes d’or qui vont traverser le Rhin d’ici 2020, a communiqué la Bundesbank.[7] »

Interrogé sur les raisons de la détention de cet important stock d’or, le directeur général honoraire de la Banque de France, Didier Bruneel, s’explique : « Comme pour beaucoup d’autres pays, cela tient à la survivance d’un passé. Celui où se pratiquait l’étalon-or, où l’or était la monnaie internationale. Même si certains pays se sont débarrassés de leur or ou le vendent encore, parce qu’ils n’en voient pas l’utilité, d’autres pays cherchent à augmenter leur stock d’or ou, comme nous-mêmes, souhaitent le conserver. L’or reste en effet le seul moyen de paiement que tout le monde acceptera quoi qu’il arrive.[8] »

C’est tout de même curieux que toutes les banques centrales du monde puissent aimer l’or, ce “métal éternel”, et que sous nos tropiques, l’institut d’émission puisse presque s’en passer et même s’en lasser. D’abord, en ne conservant qu’une partie très modeste (0,1 %) des réserves mondiales d’or des banques centrales. Ensuite, que ce quantum puisse être pratiquement stable durant des décennies, alors que plusieurs Etats membres de l’UMOA sont des gros producteurs d’or. Ceux-ci ont produit 104,2 tonnes d’or (Mali 46,5 T, Burkina Faso 36,4 T, Côte d’Ivoire 20,1 T, Niger 1,2 T) en 2015 pour une valeur totale de 2 615 milliards de FCFA. Enfin, plus surprenant, de confier la garde de la presque totalité (90 %) des avoirs en or de l’UEMOA à la France.

Pourquoi stocker de l’or si les réserves de change assurent une couverture plus que correcte de l’émission monétaire (81% à fin 2015 contre 20 % requis) ? Pourquoi garder 90 % du stock d’or de la BCEAO en France ? Pourquoi ne pas utiliser (et non vendre) tout ou partie de ces avoirs en or pour lever des fonds nécessaires au financement de l’économie des pays de l’UEMOA qui en sont les vrais propriétaires ?

L’histoire révèle bien souvent des curiosités. Combien de gens savent que la France, apeurée et tétanisée par l’envahisseur allemand, est venue en grande pompe et à toute pompe, confier à l’Afrique subsaharienne, à une ville modeste de l’ex-Soudan (actuel Mali), la garde de 1 100 tonnes d’or, presque la moitié de son stock d’or, et environ 10 % des réserves d’or des banques centrales du monde à l’époque et, aujourd’hui, près de 10 ans la production aurifère agrégée des huit pays de l’UEMOA ? Ironie du sort : 76 ans après avoir hébergé et sécurisé la moitié du stock d’or de la France [soit l’équivalent de 22 ans de production d’or au Mali ou 30 fois le niveau actuel des réserves d’or des huit pays de l’UMOA réunis], cette ville malienne (…) n’abrite même pas une agence auxiliaire de de la banque centrale ?

Le 26 août 1944 quand le général de Gaulle descendait, fièrement et triomphalement, l’avenue des Champs-Élysées, les caves de la « Souterraine » à la Banque de France étaient désespérément vides. La France était libre mais elle était essorée par quatre ans de conflit meurtrier (541 000 morts dont 330 000 pertes civiles), avec des dégâts matériels et financiers estimés à plusieurs centaines de milliards de francs. Selon les historiens, plus d’un million de ménages français (sur 12,5 millions) étaient sans abri, des villes entières avaient été rasées (dont Brest le port d’embarquement de l’or en direction du continent africain). C’est dire combien la situation économique et financière du pays était difficile, presque désespérée.

Qu’aurait été la France, sa reconstruction post-guerre et pré-plan Marshall (intervenu 3 longues années après la fin des hostilités), sans la disponibilité de ces 1 100 tonnes d’or ? Que serait devenu, aujourd’hui, le système bancaire français sans l’aide inestimable des « indigènes » africains, ces valeureux et téméraires « tirailleurs sénégalais », extrêmement « attachés à la consigne », pour protéger et sécuriser le patrimoine aurifère du peuple français si convoité par l’Allemagne nazie ?

Pour le directeur général honoraire de la Banque de France, Didier Bruneel, conseiller auprès du gouverneur de cette institution pour les questions historiques, l’or rapatrié a été vital pour l’économie française. Il a été utilisé pour la reconstruction du pays, et a servi à la soudure jusqu’à la mise en place en 1948 du plan Marshall.

Comment comprendre, aujourd’hui, que les dirigeants de l’UMOA puissent faire le chemin inverse en confiant la garde de leurs réserves d’or à la France ? Sommes-nous, à notre tour, sous la menace d’une « armée d’occupation » ?

La suite de ces réflexions, les pistes de solution et ainsi que l’extraordinaire odyssée de l’or français en Afrique sont à découvrir et à lire dans l’ouvrage « Construire l’émergence, Un pari pour l’avenir : 12 axes d’action, 100 propositions pour booster le financement de l’économie », Edition BoD, 736 pages.

 

Cheickna Bounajim Cissé

 

(1) [1] Réserves d’or au niveau mondial en 2016: le grand secret ! En ligne : acheteror.org/reserves-or-niveau-mondial-2016/

[2] www.gold.fr/informations-sur-l-or/guides/reserves-dor-des-banques-centrales

[3] www.banque-france.fr/la-banque-de-france/histoire/1940-lor-de-la-france-a-disparu.html

[4] Les Echos, La France reste l’un des coffres-forts de l’or mondial, 16 janvier 2013, en ligne : www.lesechos.fr/16/01/2013/lesechos.fr/0202504131056_la-france-reste-l-un-des-coffres-forts-de-l-or-mondial.htm

[5] La « Souterraine » est le plus grand coffre au monde à environ 20 mètres sous l’hôtel de Toulouse, dans le Ier arrondissement, en plein cœur de Paris. Une salle « archi-sécurisée » de 11 000 mètres carrés, une fois et demi la superficie d’un terrain de football, située au huitième sous-sol de la Banque de France, ce qui lui vaut le surnom de « la Souterraine ». Ce bunker a été construit entre 1924 et 1927 par 1 200 ouvriers. Il abrite 658 colonnes, derrière lesquelles se trouvent les chambres fortes et les armoires métalliques. Aux États-Unis, depuis 1937, une partie de l’or du Trésor américain est stockée dans le très célèbre camp militaire de Fort Knox, qui a la réputation d’être imprenable. Le métal précieux est entreposé dans une chambre forte en acier et béton située sous l’édifice, fermée par une porte de 20 tonnes. Cette pièce souterraine est bâtie sur le roc et possède des murs de 61 cm d’épaisseur. Ayant contenu jusqu’à 20 205 tonnes d’or pendant la Seconde Guerre mondiale, le dépôt est désormais de moindre importance. Plus de la moitié de l’or américain est en effet conservé dans les sous-sols ultrasécurisés de la Réserve fédérale de New York (en ligne : http://www.lefigaro.fr/societes/2012/08/17/20005-20120817ARTFIG00409-l-immense-tresor-cache-des-banques-centrales.php)

[6] www.banque-france.fr/la-banque-de-france/histoire/1940-lor-de-la-france-a-disparu.html

[7] Les Echos, op. cit.

[8] www.tresordupatrimoine.fr/content/101-interview-didier-bruneel

 

Source: FINANCIAL AFRIK

mardi, 15 mars 2016

ATTAQUE TERRORISTE DE GRAND-BASSAM: ALLER AU-DELA DES APPARENCES ET DES COMMUNIQUES OFFICIELS

 

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Le dimanche 13 mars 2016, la Côte d'Ivoire est endeuillée par une attaque terroriste aussi barbare que lâche.

Le gouvernement ivoirien s'empresse d'annoncer 22 morts dont 6 terroristes neutralisés. Des terroristes qui ont, en réalité, eu le temps d'opérer tranquillement et de fondre dans la nature. Les forces spéciales ne sont arrivées sur les lieux du drame que bien plus tard, pour le ratissage. Sans plus.

Depuis ce matin, nos autorités, après avoir été copieusement bassinées sur la toile, se sont ravisées et ne parlent plus que de 3 assaillants tués et de 18 morts.

On n'a, en réalité, vu aucun corps d'assaillant. S'il y en avait un seul abattu par nos forces, la RTI nous l'aurait montré, croyez-moi (puisqu'à l'avantage du pouvoir en place, très enclin à la propagande et à l'auto-encensement).

Plusieurs personnes sont encore portées disparues. Certaines victimes ayant été abattues dans la mer, pendant leur baignade, et emportées par les eaux, selon des témoins crédibles. Le bilan actuel ne peut donc qu'être partiel.

Il est fait état d'un communiqué de revendication d'Aqmi, se vengeant de la Côte d'Ivoire pour 4 frères islamistes livrés par la Côte d'Ivoire aux autorités maliennes. De la poudre au yeux ! 

De Charlie Hebdo à Grand-Bassam, en passant par le Bataclan, Bamako et Ouagadougou, c'est un seul et même programme en pleine exécution. Je n'ai jamais cessé de le dire. Dans quel but ? "Nous faire accepter des lois qui ne passeront jamais dans un autre contexte", comme dit un ami très cher, afin de nous contrôler totalement et décider de nos destinées.

Si certains n'ont pas encore compris le fonctionnement de notre monde et continuent à chercher les coupables au mauvais endroit, vraiment désolé !

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A la vérité, Al Qaïda, Aqmi, Boko Haram, Isis, Daesh ou Daech, Etat Islamique et que sais-je encore = Etats-Unis + France + Otan. Les guerres en Irak, en Syrie et en Libye nous l'ont amplement prouvé. Venez nous en démontrer le contraire. Oui, l'hydre américano-française a encore frappé. Et vous pouvez comprendre pourquoi la chaîne française France 24 est toujours la première sur ce type d'information, toutes activités cessantes. Même la RTI n'y a vu que du feu, elle qui passait de la musique et du football pendant l'attentat, et qui a dû être informée depuis la France.

Ce que font, en ce moment, les Etats-Unis, la France et les pays de l'Otan s'inscrit dans un programme global de contrôle total du monde, dans un processus maçonnique et illuminati de reconfiguration géopolitique mondiale, appelé Nouvel Ordre Mondial (Novus Ordo Seclorum), avec pour ligne d'action le slogan "L'Ordre par le Chaos (Ordo Ab Chaos, un slogan figurant sur les passeports maçonniques. Lire ICI)". C'est bien réfléchi, bien planifié et extrêmement bien exécuté. Les personnes les plus insoupçonnables en font partie.

Remarquez une de leurs signatures: leurs attaques se produisent souvent pendant la période des équinoxes et des solstices ou à des dates proches de cette période, qui revêtent pour eux, une grande importance astrologique et mystique, ou encore à des jours qu'ils considèrent comme ayant une empreinte mystique ou portant un symbolisme fort comme par exemple les 13 de mois et le 11 septembre (qu'on écrit 9/11; aux Etats-Unis, le 911 est le numéro des appels d'urgences). Vous remarquerez ainsi qu'ils opèrent bien souvent entre les 11 et 13 ou les 19 et 21 des mois impairs, en général. Faites vos recherches, des Tours Jumelles de Manhattan à l'Etoile du Sud de Grand-Bassam, et vous comprendrez, et vous verrez ! On vous ment sur beaucoup de choses et on vous cache beaucoup de choses, pour ne pas dire TOUT. Visitez ce site pour juste vous en donner une idée: Ordo Ab Chao.

Au lendemain de l'attaque de Ouagadougou, en janvier dernier, j'écrivais ceci sur ma page Facebook: "La France veut se donner raison après ses excès sur ses propres populations, en janvier 2015 et le 13 novembre 2015, pour faire croire que c'est une urgence de combattre l'Etat Islamique (qu'elle a financé et armé avec les USA) et justifier ainsi l'escalade des guerres qu'elle mène avec les Américains au Moyen-Orient, pour le pétrole et pour la mainmise sur la géopolitique mondiale. Elle n'opère que dans les pays sous sa domination ou là où les Chefs d'Etats sont des hommes liges de la France. Les Ivoiriens doivent faire gaffe. Ils seront les prochaines victimes. Et ça va saigner !" Eh bien, nous y voilà !

Au demeurant, la Côte d'Ivoire est déjà habituée au terrorisme. Nous en avons déjà vu bien pire: 60 gendarmes mitraillés avec leurs familles à Bouaké par les rebelles, des ministres et officiers supérieurs de l'armée ivoirienne assassinés chez eux ou ailleurs, plus de 70 jeunes aux mains nues massacrés par l'armée française devant l'Hotel Ivoire, les différents épouvantables carnages de Duékoué contre le peuple Wè, des milliers d'ivoiriens assassinés de 2002 à 2011 par la rébellion ivoirienne aujourd'hui au pouvoir, la résidence présidentielle de Côte d'Ivoire bombardée par la France avec le président en exercice, femmes, personnes âgées et enfants à l'intérieur, pendant 10 jours. Y a-t-il pire que ceci ? Que ceux qui savent me répondent.

Alors, qu'on ne vienne pas nous claironner à la télé, après l'attaque de Grand-Bassam: "Ça ce n'est pas la Côte d'Ivoire !". A moins que ce soit pour dire: "La Côte d'Ivoire est pire que ceci".

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Toutes mes condoléances à vous, fiers ivoiriens ! Prompt rétablissement et beaucoup de courage à tous les blessés. Que DIEU console toutes les familles éplorées par ce massacre gratuit, victimes de barbares tapis dans l'ombre, sorciers pyromanes qui tirent les ficelles et viennent jouer les pompiers, et qu'il nous délivre de cette engeance !

C'était mon coup de gueule. Salut !

 

DINDE Fernand AGBO

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NOUVEL ORDRE MONDIAL

« ...On ira ensemble vers ce Nouvel Ordre Mondial. Et personne,
je dis bien personne, ne pourra s'y opposer. »

(Extrait du discours de Nicolas Sarkozy du 16 janvier 2009 à l'Elysée).

vendredi, 11 décembre 2015

ATTENTATS DE PARIS: QUAND LA FRANCE ORGANISE LE MASSACRE DE SA PROPRE POPULATION

 

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Simulation d'attaques terroristes à Paris.

 

La subordination aveugle et servile de la France aux Etats-Unis ne peut que lui être préjudiciable. Dans une parfaite collaboration, les services secrets de ces deux pays ont froidement planifié le massacre d'honnêtes citoyens français, pour soutenir leur thèse galvaudée de terrorisme islamiste international. Une véritable bombe à retardement !

Je plains le peuple français, qui a parfaitement gobé la couleuvre et qui n'est pas capable de décrypter l'orchestration machiavélique beaucoup plus globale en cours contre lui, et qui va, comme le peuple américain, brader sa liberté, au nom d'une prétendue sécurité. Oui, PRÉTENDUE, parce que s'ils ont pu vous faire cela, c'est que vous n'êtes plus DU TOUT en sécurité. Wait and See !


 


  


 

 


 

C'est exactement comme les attentats des Tours Jumelles. Un mensonge odieux, tellement immense qu'on a de la peine à croire que des êtres humains puissent en être les commanditaires. Appréciez !


 


  


jeudi, 19 novembre 2015

ATTENTATS DE PARIS: ON SE FOUT DE NOTRE GUEULE !

 

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Visionnez simplement ces deux vidéos et vous comprendrez. Déprimant mais réel ! J'ai dit depuis le début, aux premières heures d’après, que les attentats de Paris sont un autogoal de la terreur mené par les gouvernants (Hollande et Valls en tête) pour amener le peuple français à brader sa liberté à des lois liberticides, au nom de la sécurité, et pour le compte du nouvel ordre mondial illuminati et antichrist. Wait and see ! Idem pour l’attentat de Charlie Hebdo, en début d’année 2015, et pour les Tours Jumelles, le 11 septembre 2001, aux Etats-Unis. En voici la preuve par quatre.

L’opération a été finement et rondement menée par l’exécutif français, avec l’appui de l’Assemblée nationale et du Sénat (le contraire est IMPENSABLE!), sous la férule et l’expertise des Etats-Unis dont la France n’est plus désormais que l’élève, la marionnette et le caniche de service, mais cela ne peut tromper les esprits avisés et anticonformistes!

Il ne faut, néanmoins, pas voir que ces attentats dans leur forme violente et circonscrite. Il s'agit d'un projet beaucoup plus étendu, un projet global, planétaire, dont l'objectif est de mettre en place le vieil objectif illuminati du "Contrôle total 666" (Apocalypse 13), visant à dominer les hommes et à les soumettre à des maîtres tyranniques, qui ne sont plus très loin d'être révélés au monde.

La réponse à ces attentats est toujours planétaire et internationale. Avez-vous remarqué ? Les hommes de la terre jouent gros sur leur liberté dans ce programme satanique, sous-tendu par cette devise démoniaque connue dans les milieux ésotériques: l'ordre par le chaos.

Je le dis sans détour: notre monde est gouverné par des hommes et des femmes sans morale. Notamment, la France et la totalité des pays de l’OTAN ! Que DIEU garde nos peuples ! Fernand Dindé.


Grave accusation sur Hollande au sujet des attentats. RT Deutsch (Russia Today).

 


Le jouet de l'Empire: Isis - Daesh - Daech - EI… Création, financement, armement...

 

Voir cette autre vidéo très significative:


 

Lire également cet article stupéfiant (cliquer sur):

Le Bataclan, vendu le 11 septembre 2015 et bien plus encore

vendredi, 13 février 2015

LIBYE: KADHAFI EST MORT, VIVE TOTAL!

 

Dans la nuit du mardi au mercredi 4 fevrier 2015 un champ pétrolier conjointement exploité par TOTAL et par la compagnie nationale libyenne NOC, a été attaqué par des hommes armés à Syrte, faisant 11 morts dont 10 libyens et 1 nigériens.

Cette information n’a ému personne. Il est bien évident que tant que les droits de pomper du  pétrole par  TOTAL sont garantis, le respect des droits de l'homme en Libye  ne constituent pas une préoccupation majeure pour les pourvoyeurs d'émotions sélectives et les  champions des droits de l'homme.

Je me suis demandé que fait Total dans le chaos complet qu’est devenu la Libye de l’après Kadhafi, surtout ces derniers mois. J’ai compris pourquoi il n’y a pas de sanctions économiques contre ces groupes armées qui contrôlent la Libye, y massacrent les populations, exploitent et mettent sous coupe réglée le territoire libyen, désormais éclaté entre 4 provinces hétéroclites (Bengazi, Syrte, Tripoli, le Faisan) : une « somalisation » complète. La compagnie nationale de pétrole libyenne représente qui dans un tel contexte? Que valent les contrats et quelle est la légalité et la légitimité des opérations des compagnies pétrolières en cours dans le pays ? Peut-on être aussi cynique et fermer les yeux sur le drame des populations libyennes à ce point ?

Déjà à la veille de la chute de Kadhafi, le Conseil national de transition (CNT) libyen annonçait en avril 2011 sa décision « attribuant 35 % du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre conseil » : ceci représenterait une production de plus de 542 000 bb/j sur sa production journalière de 1 550 000 bb/j d’avant la guerre.

Dans le contexte de la guerre menée par l’OTAN pour tuer Kadhafi en 2011, une telle annonce pouvait apparaitre comme une contribution du groupe français à l’installation de la démocratie en Libye.

Aujourd’hui, 4 ans après, avec ce qui se passe sur le terrain en Libye on est bien loin de l’installation de la démocratie, le pays est en ruine, le semblant d’Etat qui existait sous Kadhafi est totalement délité, c’est le règne des groupes djihadistes qui se partagent le pays et rivalisent dans les exactions et les actions les plus horribles.

Alors comment comprendre que TOTAL, une entreprise « citoyenne » en France, puisse intervenir à l’aise dans un tel merdier.   

En fait, la Libye, qui recèle les plus vastes réserves de pétrole d'Afrique et 9eme dans le monde (44-46.5 milliards de barils), est déjà à elle seule la troisième source d'approvisionnement de la France, ex aequo avec la Mer du Nord (16 % du total en 2010), derrière les pays du Proche-Orient (17 %) et ceux de l'ex-URSS (32 %), selon l'Insee. La France importe plus de pétrole libyen (10,25 millions de tonnes en 2010) que de pétrole saoudien (6 millions de tonnes).

Le groupe français TOTAL, tout comme les firmes pétrolières liées à la Grande-Bretagne, avait peu à perdre et beaucoup à gagner dans la guerre en Libye ; Paris et Londres ont été les plus impliqués dans l'offensive de l'Otan en Libye.

Avant le début du conflit, le groupe français TOTAL était assez mal implanté en Libye, avec seulement deux champs fournissant une modeste production de 55 000 barils par jour (b/j) : très loin derrière l'italien Eni (244 000 b/j), les compagnies américaines (124 000 b/j), et même l'allemand BASF (100 000 b/j), d'après les chiffres du département de l'énergie américain pour 2010.

Plus généralement, l'Occident, qui est à court de nouvelles découvertes de pétrole, est dans la crainte d’une chute de la production contrôlée par les compagnies occidentales. Dès 2005, l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait annoncé, pour Le Monde, un déclin de la production hors-Opep « peu après 2010 ».

La conséquence serait que les grandes compagnies pétrolières occidentales, celles que l'on a pris l'habitude d'appeler les « majors », alors même que depuis les années 70 et l'émergence de l'Opep, elles ne contrôlent plus qu'à peine un septième des réserves de la planète, perdent leur place de leaders incontestables du marché. En effet, malgré leurs capitaux fantastiques, qui les placent toujours aux tout premiers rangs des plus grandes firmes privées de la planète, les majors sont désormais des « minors », du point de vue du contrôle des réserves, face aux firmes publiques des grands pays exportateurs.

Plus le temps passera, plus la proportion des réserves de pétrole contrôlées par les pays exportateurs augmentera, tandis que la part des compagnies occidentales, elle, s'amenuisera, et cela « mécaniquement », répète Fatih Birol à l'AIE.

N’est-ce pas ici que se trouve la réponse à toutes ces guerres fomentées opportunément dans les pays abritant les plus grandes réserves d’or noir au cours des dernières décennies (Irak, Lybie, Syrie, menaces contre l’Iran, Soudan puis Sud Soudan, Côte d’Ivoire, Mali, République centrafricaine, Tchétchénie et pays d’Asie de l’ancienne URSS, menace de guerre contre la Russie elle-même, instabilité au Nigeria avec la secte BokoHaram, etc.).

La présence et les activités de TOTAL et des autres grandes firmes pétrolières occidentales en Libye finissent de nous convaincre de l’hypocrisie des dirigeants occidentaux, pour lesquels en réalité ne comptent que leurs intérêts mesquins, loin des vociférations et agitations officielles se référant cyniquement à la défense de valeurs démocratiques et de respect des droits de l’homme à travers le monde.

Sous le masque de la protection des droits de l’homme et de la lutte contre le terrorisme que porte l’occident, se cache le contrôle et la protection des ressources de matières premières notamment le pétrole. La concurrence des pays émergents pousse l’occident vers un monopole de type colonial ou l’installation du chaos qui laisse la place au plus fort donc aux pays qui interviennent par la force au non de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme.

En Afrique de l’ouest, outre le Nigeria, cinq États de la région sont actuellement producteurs de pétrole : le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Mauritanie et le Niger. Tandis que les dix autres États sont encore au stade de l’exploration. En termes de réserves avérées, l’Afrique de l’Ouest affiche des proportions identiques à celles de la production : elles s’élèveraient à près de 40 milliards de barils (en 2012), soit environ 30 % des réserves totales de l’Afrique.

S’agissant tout particulièrement du Nord Mali, là d’où est partie la guerre et où persistent les principales tensions, même si cette région contribue très peu – à l’heure actuelle – au PIB du pays, le sous-sol des régions de Gao, Kidal et Tombouctou suscite beaucoup d’espoir : 850 000 km2 de potentiel gazier et pétrolier, selon les études menées par l’Autorité pour la recherche pétrolière (Aurep). Un contexte qui pourrait  expliquer en partie la situation actuelle  et qui pourrait justifier  les velléités de partition du pays.

Quoi  qu’il en soit, 4 bassins principaux ont été identifiés dans cette zone : Tamesna (à cheval entre le Mali et le Niger), Taoudeni (qui couvre également une partie de l’Algérie et de la Mauritanie), le graben de Gao et le rift de Nara (vers Mopti). Le pyromane Barkhane a bien de l’avenir surtout que le pompier est déjà opérationnel : cette zone se situe dans le prolongement de la poudrière libyenne et aux confins de la région convoitée par Boko Haram.

Quand est-ce que les élites et les peuples africains vont-ils comprendre ce fait pour savoir la force que représentent les richesses du continent et prendre conscience de la nécessité de les exploiter pour le développement de nos populations tout en rejetant l’hypocrisie de l’occident et ses prétextes fallacieux pour intervenir dans nos pays.

 

Par Jean Charles TIEMELE, Expert Economiste Financier.

vendredi, 03 octobre 2014

FRANC CFA: LE DEBAT INTERDIT

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Pendant qu’en Europe, l’avenir de l’euro est discuté à tous les niveaux de la société, les dirigeants africains de la zone franc continuent de considérer tout débat autour de la pertinence ou non du franc cfa comme tabou, alors que ce dernier est arrimé à la monnaie européenne.

 

Le vendredi 28 mars 2014, M. Alassane Dramane Ouattara, alors président sortant de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a soutenu, à Yamoussoukro que cette organisation avait amorcé «une marche irréversible vers la monnaie unique» à l’horizon 2020, qu’il fixe aussi pour l’émergence de son pays au rang de la Corée du Sud, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et dans une moindre mesure, du Brésil ou de l’Afrique du Sud. Cette perspective serait d’autant plus justifiée, selon lui, que ces dernières années, sous ses deux mandats à la tête de la Cedeao, les travaux préparatifs de la monnaie auraient fortement avancés. Pour rappel : M. Ouattara est ancien gouverneur de la Bceao et c’est pendant son mandat qu’après moult tergiversations, le franc cfa a été dévalué en 1994. Ouattara aurait-il fini d’adorer le franc CFA ? Il est permis d’en douter.

Lorsqu’un ministre ivoirien fait remarquer qu’au sein de la Cedeao, les entreprises exportatrices des pays qui ont en commun le franc cfa souffrent d’un manque de compétitivité lié à cette monnaie, les autorités monétaires de la zone cfa et celles de la Côte d’Ivoire semblent vouloir le désavouer, au motif que tout va bien dans le meilleur des mondes pour le franc cfa.

De deux choses l’une. Soit le franc cfa qui va très bien sera étendu au reste de la Cedeao et même de l’Union africaine à l’horizon 2020, conformément au contenu du rapport Védrine-Hollande, ou bien le franc cfa n’est pas si bénéfique que cela et alors il doit laisser la place à une nouvelle monnaie ouest-africaine, ce que les autorités de la zone cfa semble contester. Une chose semble claire. Le contenu du rapport Védrine est connu, mais le projet de la monnaie unique de la Cedeao n’est connu, semble-t-il, que de quelques initiés, alors que nous sommes à six ans de l’échéance annoncée pour 2020. Aucun débat n’a donc lieu au sujet de ce serpent de mer, pour savoir s’il y aura un référendum dans les pays concernés pour son adoption ou bien si les experts d’Abuja et les chefs d’Etat vont l’imposer aux populations sans consultations populaires.

Les gouvernants des pays membres du franc cfa font une entière confiance à leur monnaie, en parité fixe avec l’euro, qu’ils prennent pour une monnaie de référence. Ils n’ont peut-être pas tort, sauf que la connexion fcfa-euro passe par le Trésor public français, qui ne laisse même pas au cfa le soin d’avoir le statut de monnaie au sens propre du terme. Le franc cfa est une affaire interne aux finances publiques françaises et ne relève pas de la finance internationale. Telle était la position de la France au moment de la conception du traité de Maastricht au début des années 1990. C’est donc la solution des «comptes d’opérations» ouverts auprès du Trésor public français que les autres pays de la Cedeao devraient accepter et se laisser imposer, selon le rapport Védrine. Jacques Delors pour le traité sur l’Union européenne et Hubert Védrine pour le traité de la Cedeao avec les référendums en moins ?

Ce que le ministre J.-L. Billon dit pour les entreprises ivoiriennes est vrai pour toutes les entreprises de la zone cfa, de l’ouest comme du centre, qui sont exportatrices de produits manufacturés ou de produits agricoles améliorés. Elles ne peuvent être compétitives du fait de la valeur de l’euro –monnaie forte, disent les Africains–, des politiques économiques adoptées par le Trésor public de France et surtout à cause des politiques hasardeuses de la Banque centrale européenne (Bce) qui mettent en difficulté les négociations à Bruxelles entre les pays européens déficitaires et l’Allemagne, qui a ses propres problèmes à gérer.

Les inquiétudes de M. Billon sont d’autant plus justifiées que, depuis 2008 au moins, la situation de l’euro est compliquée, les problèmes ne sont pas traités convenablement et la situation reste préoccupante aussi bien pour les Etats et que pour les entreprises.

La Bce, qui gère l’euro, est accusée par des économistes et financiers européens ainsi que par certains observateurs qui suivent de près les manœuvres des autorités monétaires européennes, d’être en train de devenir une «mauvaise banque centrale» qui rachèterait toutes les créances douteuses figurant au bilan des banques européennes.

En Allemagne même, des événements sont en cours en ce moment qui méritent quelque attention de la part des Africains, notamment des dirigeants. Il y a d’une part la Cour constitutionnelle allemande à Karlsruhe (Bundesgerichtshof) qui doit juger dans quelques semaines la question de la conformité du plan de rachat des dettes européennes par la Bce avec la Constitution allemande. La décision des juges constitutionnels allemands pour qui, même en temps de crise, la Constitution reste valable, alors que pour les Africains, même en temps de paix, les Constitutions sont inappliquées, est attendue, car elle pourrait interdire à la banque centrale allemande, la Bundesbank, de participer aux opérations de rachat de dettes publiques que la BCce devrait initier. Qu’adviendra-t-il de l’euro dans ces conditions, alors que cette monnaie doit par ailleurs affronter d’autres épreuves face au dollar américain, au yen japonais et au yuan chinois?

En outre, un parti politique pour les eurosceptiques créé en février 2013 par Bernd Lucke, (51 ans, anciennement militant de la CDU et professeur d’économie à l’université de Hambourg), dont l’axe central du programme est de refuser toute collectivisation de la dette publique européenne et tout transfert de richesses de l’Allemagne vers les autres pays, est en train de monter en puissance. «Alternative fur Deutschland» ou AfD, parti ne disposant d’aucun élu lorsqu’il a été créé par le proche collaborateur du Pr. Hans-Olaf Henkel (ex patron de la confédération des industriels allemands), est aujourd’hui représenté avec 12% des voix au Parlement de Brandebourg et 10 % à celui de Thuringe, après être entré au parlement de Saxe (10% des voix) en août dernier, et avoir placé sept élus au Parlement de Strasbourg à la suite des Européennes de mai, prouvant ainsi que les petits partis peuvent grandir vite quand ils sont porteurs de programmes alternatifs et que les élections se déroulent dans des conditions transparentes et démocratiques.

Dans le même temps, les agences des statistiques économiques publient des chiffres décevants de l’activité manufacturière en Europe et surtout en Allemagne, première économie de la zone euro. Les taux d’intérêt à moyen terme sur les obligations allemandes sont négatifs, comme si les anticipations des investisseurs s’attendaient à la réapparition du deutsche Mark (Dm) et à sa réévaluation au moment où l’euro rencontre des difficultés. Alors que les Européens doutent, les Africains restent vautrés dans leurs certitudes rassurantes et complaisantes.

Dans les autres pays de la zone euro, soit les gouvernements n’arrivent pas à concevoir des programmes de réformes, comme cela est le cas pour la France par exemple, où le mot réforme tétanise la classe politique et révulse les syndicats, soit, lorsque ces programmes sont conçus, ils ne peuvent être appliqués, comme c’est le cas de l’Italie du Premier ministre Matteo Renzi. En Espagne, la crise politique que l’on observe à travers la volonté séparatiste de la Catalogne est en réalité le résultat de déséquilibres économiques créés par les effets pervers de l’euro sur les politiques budgétaires et fiscales espagnoles.

La finance internationale elle-même semble douter de la force de l’euro, dont le cours de change ne cesse de baisser par rapport au dollar américain et au yen japonais. Les cambistes et des investisseurs attendent les nouvelles mesures de politique monétaire de la Bce que devrait annoncer son président Mario Draghi. Les marchés financiers de la zone euro, dans laquelle les financiers vendent des positions, présentent de moins bonnes performances que les autres marchés mondiaux sur lesquels les financiers achètent plutôt des positions. Mais comment évaluer l’importance de ces évolutions dans la zone cfa où il n’y a pas de marché financier, donc ni positions de vendeurs, ni positions d’acheteurs d’actifs financiers?

En Europe, les économistes qui font ces analyses craignent que l’euro ne conduise les pays membres au chaos. Pendant ce temps, les pays africains alliés de l’euro par le biais des francs cfa gérés par le Trésor public français préfèrent attendre bras ballants ce désastre, à condition que les réseaux de l’aide publique au développement, et des eurobonds restent accessibles et continuent de financer les déficits budgétaires. En Afrique du cfa, réformer relève du tabou économique. Tout va bien.

Le débat sur la pertinence de l’euro, sur son avenir, sur ses effets sont du domaine public en Europe et dans le monde. Les banquiers centraux européens en parlent en permanence, les chefs d’Etat comme Angela Merkel, François  Hollande et autres en parlent plusieurs fois par mois. Les premiers ministres et chefs de gouvernement européens en discutent avec les journalistes au quotidien. Les partis politiques au pouvoir ou dans l’opposition l’inscrivent dans leurs préoccupations et dans leurs programmes de gouvernement. Les intellectuels économistes, philosophes, sociologues, artistes, financiers, juristes, démographes et étudiants en font des sujets de controverses entre eux. La question n’a rien de tabou ou de magique.

En Afrique, la question du franc cfa relève de la magie, du tabou, de l’interdit. La pensée doit s’arrêter à la porte du franc cfa, surtout quand on est au gouvernement. En parler fait frissonner les hommes politiques, vibrer les gouvernements, trembler les chefs d’Etat, s’énerver les partis au pouvoir. Les banquiers centraux considèrent qu’il n’y a rien à dire là-dessus. Les opposants se demandent pourquoi en parler puisque la question peut leur fermer la route de l’accession au pouvoir d’Etat, qui se trouve être la seule raison de leur existence. Et quand bien même tout ce monde décide d’en parler, la discussion tourne à l’injure, à la médiocrité, à l’incompétence, à l’anathème et au hors sujet.

Mais un jour ou l’autre, tous ces murs, comme celui de Berlin que l’on croyait avoir bâti pour l’éternité, tomberont et les peuples africains retrouveront, comme ceux d’ailleurs, leurs libertés en dehors de franc cfa et de tous les autres instruments de la servitude. D’ici là, il serait bien que l’on nous dise quelle est la nature de la monnaie unique de la Cedeao que certains attendent pour l’horizon 2020 ?

 

Source: LIDER-CI.ORG

mercredi, 24 septembre 2014

UN OCCIDENT MEURTRIER, TERRORISTE AUTORISÉ, PLUSIEURS FOIS GENOCIDAIRE

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"Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!"

A son habitude, Camille Loty Malebranche n'économise pas ses mots.

Mais cela vaut sa peine à le suivre !

Michel Peyret

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Occident-Capitalisme: l'art de dissocier les conséquences de leurs causes

18 septembre 2014

Par Camille Loty Malebranche

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Presse et "schizophrénie analytique": rire pour ne pas pleurer sur l’incohérence.

 

Le comportement interventionniste et belliciste de l’occident dans le monde, tient d'une logique pseudo-discursive et désopilante du crime savamment étayé, pour autant que l'on puisse rire de l'infamie et de la tuerie! Avec un occident meurtrier, terroriste autorisé, plusieurs fois génocidaire dans son passé colonialiste esclavagiste, qui bombarde au nom de l’humanitaire, comme directement en Libye, Afghanistan, Irak, fait indirectement la guerre comme en Syrie, manipule l'Ukraine en y entretenant l'actuel conflit pour implanter l'Otan aux frontières de  la Russie, paupérise par des mesures haineuses et immondes comme à Cuba, nul ne peut s’empêcher de constater que c’est le seul cas, dans l’histoire de la solidarité humaine, où l’extermination de milliers d’individus innocents et l'instrumentalisation de la détresse humaine sciemment provoquée à des fins géostratégiques, constitue une action bénéfique, une valeur d’éthique et de salut de l’humanité.

À lire les billevesées de certains médias de l'"hyperdroite", cette extrême droite inavouable, baragouinant sur la haine de l'occident chez des ismalistes dont d'ailleurs l'occident se sert quand cela lui convient, islamistes qui ne font que tendre à l'occident, le miroir effrayant de la violence de ses propres politiques planétaires imposées, il faut se dire qu'il est facile pour les journaleux de rayer d'un trait d'encre ou par quelques gouttelettes malsaines de leur glaviot venimeux, la bonne part de la culpabilité du terrorisme d'État occidental et de l'origine occidentale de la crise plurielle de sécurité sévissant dans le monde et embrasant la planète. Oui, il est facile de faire regarder les conséquences d'une crise née du Nord et qui prend des  allures d'écheveau idéologique pour des pays ruinés où la masse paupérisée est littéralement sans autre repère que l'amélioration immédiate de sa condition intenable dans des pays égrugés par les bombes et le pillage occidental. Le capitalisme financier et belliciste est éhonté devant ses propres méfaits et leurs conséquences que ses larbins défenseurs coupent toujours de leurs causes. 

 Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!


Camille Loty MALEBRANCHE

 

Source: ALAIN INDEPENDANT

jeudi, 17 avril 2014

DE NOUVELLES UNITES DE L’ARMEE UKRAINIENNE SE DEBANDENT! A KIEV C’EST LA PANIQUE

 

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La junte de Kiev avait envoyé contre le peuple de l’Est des unités d’élite : les parachutistes. Méthode typiquement fasciste qui révèle encore plus qui sont vraiment les putschistes du 21 février.

Mais même les unités d’élite lâchent Kiev. Après les ralliements directs d’unités à l’insurrection ce matin, en voilà d’autres qui se rendent, remettent leurs armes aux unités d’auto-défense de la République de Donets, et se débandent …

« Une colonne ukrainienne dans l'Est dépose les armes devant les pro-russes » titre l’AFP ce mercredi soir:

« Les militaires d'une colonne ukrainienne bloquée par des manifestants pro-russes à Kramatorsk, dans l'Est de l'Ukraine, ont commencé mercredi à déposer les armes avant de rebrousser chemin, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Les militaires démontaient les culasses de leurs armes, que collectait un homme en uniforme non marqué, qui s'est présenté comme un représentant des groupes armés pro-russes actifs dans la zone. Les militaires ukrainiens devaient ensuite rebrousser chemin au terme d'un accord conclu entre les deux parties. La colonne, comptant 15 blindés légers, avait été stoppée dans la matinée par des manifestants pro-russes alors qu'elle traversait Kramatorsk pour se diriger vers Slaviansk, ville emblématique de la dernière série d'insurrections pro-russes, contrôlée depuis samedi par des insurgés armés.

Six autres blindés de la colonne avaient été saisis par des combattants pro-russes et ont rejoint, drapeaux russes au vent, la défense de Slaviansk.

Selon l'accord conclu avec les officiers de la partie de la colonne restée coincée à Kramatorsk, une fois les armes rendues inutilisables, les militaires, de la 25e brigade parachutiste de Dnipropetrovsk, devaient pouvoir faire demi-tour et repartir. »

Les armes rendues "sont sous notre contrôle, elles ne seront plus jamais utilisées contre le peuple", a déclaré à la foule l'homme en uniforme représentant les insurgés armés pro-russes, arborant les couleurs de orange et noire de Saint-Georges des partisans de la Russie.

Sur leurs blindés, certains soldats ukrainiens pleuraient, d'autres se cachaient le visage derrière leurs bonnets. "Bravo les gars! Bravo les gars!", criait la foule.

QUI SEME LE VENT NEOFASCISTE RECOLTE LA TEMPETE ANTIFASCISTE

A Kiev, c’est la panique.

Et on prépare non plus le « grand nettoyage » de l’est insurgé mais … la mise en état de défense de la capitale ukrainienne. En raison de la « situation préoccupante dans l'Est du pays », les autorités putschistes de Kiev prennent des « mesures pour assurer la défense et maintenir de l'ordre dans la capitale, en remettant notamment en état des abris antiaériens » (sic), rapporte le chef de l'administration de la ville de Kiev Vladimir Bondarenko qui a présidé une réunion du Conseil de défense de Kiev ce mercredi …

Il y a quinze jours les USA envoyaient des rations militaires en Ukraine. Il est temps qu’ils envoient quelques ballots de slips propres à la Junte…

 

Luc MICHEL

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mardi, 15 avril 2014

PRORUSSIA.TV: QUE FAIT LAURENT GBAGBO A LA CPI? RENDEZ SON PRESIDENT A LA COTE D'IVOIRE

 

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Prorussia.TV assomme Ouattara, ses rebelles, la France de Chirac à Sarkozy puis dresse le bilan des 3 ans de Ouattara après le coup d’État International contre Laurent Gbagbo.

 

 
 
Côte d'Ivoire : Après trois ans d'usurpation du pouvoir, le pays attend le retour de son président légitime et enverrait bien Ouattara devant le TPI…

Cette semaine, la communauté ivoirienne commémore à son tour, un tragique anniversaire. Celui du 11 avril 2011, qui vit la violation de sa souveraineté par la France, l’achèvement d’un long processus de coup d’Etat international, l’arrestation et la déportation du Président Laurent Gbagbo. Cela va donc faire trois ans qu'à l’issue d'un coup de force, organisé et encadré par la France de Nicolas Sarkozy, le Président Laurent Gbagbo aura été arrêté, puis détenu dans des conditions d’humiliation et de mauvais traitements pendant plusieurs mois, avant d’être déporté à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Petit rappel historique : élu au premier tour des élections présidentielles en 2000, le Président Laurent Gbagbo a dû faire face, deux ans à peine, après sa prise de fonction, à une tentative de coup d’Etat qui s’est muée en une rébellion armée, coupant le pays en deux parties.
 
Sur le point d'être défaits, ces rebelles vont être alors protégés par Paris qui organisera leur montée en puissance, en les équipant et en ayant recours à des mercenaires africains et européens, comme le révèle un document wikileaks, disponible sur le net.
 
Il est vrai que le gouvernement de Laurent Gbagbo souhaitait libérer l’économie ivoirienne de la domination française et ouvrir certains marchés à d'autres partenaires, notamment celui du cacao qui demeure la principale culture d’exportation du pays. La France de Jacques Chirac a perçu ce signal d’ouverture comme une menace pour ses intérêts. La même méthode, pour les mêmes raisons, s'appliquera d'ailleurs, avec le même succès, en République Centre Africaine.

Afin d’éviter la scission du pays, le président Gbagbo accepte de former en 2003, un gouvernement de réconciliation nationale, avec les forces rebelles et les partis politiques qui les soutiennent. Il négocie et obtient en juillet 2007, un accord politique avec la rébellion qu’il associe pleinement à la gestion du pouvoir d’Etat en nommant son chef, Guillaume Soro, Premier Ministre. Cela, dans l’optique d’aboutir à des élections transparentes, gage d’une sortie démocratique de la crise. Mais le candidat Laurent Gbagbo, est de nouveau élu Président de la République, avec 51,45% des voix.
 
Alors, contre toute attente, Nicolas Sarkozy, Président de la République française, et accessoirement ami intime d’Alassane Dramane Ouattara, conteste la décision du Conseil constitutionnel.
 
En violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et après avoir arraché un mandat de l'ONU, comme en Libye, il soutient le coup d’Etat sanglant contre le pouvoir légal et légitime du Président Laurent Gbagbo, en imposant son ami Alassane Ouattara.
 
Trois ans après, le régime de Ouattara affiche son incapacité à réconcilier les Ivoiriens. Au contraire, depuis ce 11 avril 2011 et jusqu’à ce jour, des proches, des sympathisants du Président Laurent GBAGBO, des militants du Front Populaire Ivoirien en particulier et des Ivoiriens en général, sont dépossédés de leurs biens, pourchassés, pillés, persécutés, arrêtés, détenus sans jugement, torturés, violés, tués ou contraints à l’exil. Voici trois ans que des milliers d’ivoiriens ont perdu arbitrairement leur emploi, par la mise en œuvre de la politique dite de « rattrapage ethnique ». Trois ans que des maisons et des sites privés sont occupés illégalement, par des rebelles. Trois ans que l'économie ivoirienne ne subsiste que grâce aux fonds du FMI.
 
Voici trois ans que le Président Laurent Gbagbo, auteur du célèbre slogan « Asseyons nous et Discutons » et qui est à l'origine du multipartisme en Côte d’Ivoire, a été renversé et déporté le 29 novembre 2011 à la CPI, où il est arbitrairement détenu et où vient de le rejoindre Charles Blé Goudé, accusé tout comme lui, des mêmes crimes contre l'humanité, viols, persécutions et autres actes inhumains.
 
Tribun hors pair, Blé Goudé, n'a jamais tenu une arme, mais il a toujours su mobiliser et galvaniser la résistance face aux attaques des rebelles nordistes et à l'intervention militaire française. Il a été également un acteur central du processus de paix, initié par le président Gbagbo, en direction des forces rebelles, malgré leurs crimes, en prônant la réconciliation nationale dans l’ensemble de la Côte d’Ivoire. Jusqu'à présent, ni les juges ivoiriens, ni les juges du TPI, ne parviennent visiblement à confirmer les charges. A tel point, que le président Gbagbo pourrait très prochainement profiter d'une liberté conditionnelle et résider en Belgique, le temps de son procès.

Pendant cette période de troubles postélectorale, des pro-Ouattara se sont également rendus coupables d'exactions. Et là, les témoignages, les preuves et les cadavres ne manquent pas. Formant un véritable pouvoir politico-mafieux, des chefs de guerre, aujourd'hui aux plus hauts postes des forces de sécurité, ou ayant pris le pouvoir des principaux secteurs économiques et politiques, seraient visés par la CPI. Etrangement, aucune enquête n'a encore été diligentée contre ceux qui continuent leur entreprise de pillage systématique de la Côte d'Ivoire. Entre l’emprisonnement continuel des partisans de Laurent Gbagbo, l’insécurité permanente, le gangstérisme au sommet de l’Etat, la préférence étrangère et la paupérisation des couches sociales, Ouattara démontre bien, qu'il fait parti de cette maffia mondiale, cette même oligarchie qui entend dominer les peuples et s'accaparer les richesses.
 
Laurent Gbagbo libre, l'ancien cadre du FMI Ouattara sait d'avance que le jugement des urnes se retournera contre lui, car il n'a aucun lien fusionnel avec le peuple ivoirien. Un proverbe ivoirien dit que: « ce qui se dit sur le cadavre du lion ne peut être dit devant lui vivant ». Alassane Ouattara a cru pouvoir porter la peau du lion Gbagbo, avant de l'avoir tué. Mais c’est au peuple ivoirien de décider dorénavant de son avenir, s’il le peut encore.
 
 
Source: PRORUSSIA TV

LE CHEF DE LA CIA ORGANISE A KIEV LA REPRESSION MILITAIRE DANS L’EST UKRAINIEN!

 

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La junte de Kiev n’a strictement aucune autonomie, ce sont des fantoches et ce sont les américains qui commandent. L’info du jour le confirme si besoin est …

Le chef de la CIA a tenu plusieurs rencontres secrètes à Kiev (selon des médias ukrainiens et russes). Le directeur de la CIA John Brennan a séjourné la veille à Kiev où il a tenu plusieurs rencontres secrètes avec des responsables des forces de l'ordre ukrainiennes, a communiqué une source à la Rada. La source a communiqué que d'après certaines informations le responsable américain « avait eu une série de rencontres avec les dirigeants d'Ukraine et plusieurs consultations avec les chefs des forces de l'ordre ». « D'après des données non confirmées, la décision sur le recours à la force à Slaviansk, dans le sud-est de l'Ukraine, a été adoptée à l'initiative de M. Brennan », a dit la source.

Le député du parti communiste de l'Ukraine (KPU) à la Verkhovna Rada (parlement ukrainien), Vladimir Goloub a déclaré que « ses collègues parlent d’une visite du directeur de la CIA à Kiev comme d'un fait accompli ». « Le directeur de la CIA John Brennan s'est rendu incognito à Kiev, où il aurait rencontré les chefs des organismes d'application de la loi en Ukraine. Selon certains rapports, la décision sur une intervention militaire dans l'Est de l'Ukraine aurait été prise à partir de sa présentation ».

« Les collègues de la Verkhovna Rada parlent de cette visite du chef de la CIA comme d’un fait accompli. Cela ne m’étonne pas, car il est évident que dans le passé, lorsque Valentin Nalivaïtchenko dirigeait le Service de sécurité de l’Ukraine, ce n'était pas un service spécial d'un pays indépendant, mais une branche de la CIA des Etats-Unis. On n'en parle ouvertement au parlement, et je ne pense pas que c'est faux », a indiqué Goloub ce dimanche.

D’autres infos confirment encore que c’est bien les USA qui sont aux commandes à Kiev.

« Un étage entier de l'immeuble du Service de sécurité ukrainien (SBU) est occupé par les agences de renseignement américaines, et cet étage est interdit d'entrée aux employés ukrainiens », a déclaré le député de la Verkhovna Rada et candidat à la présidentielle d'Ukraine Oleg Tsarev. « Plusieurs officiers du SBU m'ont appris que les agences de renseignement des États-Unis participent activement à tout ce qui se passe en Ukraine. Ils me disent même qu’un étage entier a été laissé à la disposition des agences de renseignement américains, et les officiers ukrainiens n'y ont pas l'accès», a-t-il déclaré en direct à la chaîne de télévision Rossia 24.

Ce sont les Américains qui organisent la répression dans l’Est ukrainien. Et qui ont amené les mercenaires occidentaux d’’Academi’ (ex-Blackwater) en Ukraine …

 

Luc MICHEL

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Luc MICHEL

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vendredi, 04 avril 2014

NEGATIONNISME, L'OCCIDENT PEUT-IL VIVRE LA CONSCIENCE TRANQUILLE?

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Selon Wikipédia, «  le terme négationnisme désigne, dans sa signification première, la négation de la réalité du génocide pratiqué par l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale contre les Juifs, c'est-à-dire la négation de la Shoah. Le négationnisme consiste ainsi à prétendre, notamment par la négation de l'existence des chambres à gaz homicides ou de la volonté d'extermination des Juifs d'Europe par les nazis, que la réalité de ces crimes relèverait de mythes.

Par extension, le terme est régulièrement employé pour désigner la négation, la contestation ou la minimisation d'autres faits historiques, en particulier ceux qu'on pourrait qualifier de crimes contre l'humanité. C'est le cas pour le refus de reconnaître le génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale, le Holodomor ukrainien, le massacre de Nankin par l'armée impériale japonaise, le génocide au Rwanda, le Goulag et les massacres pratiqués par les Khmers rouges au Cambodge ou le Laogai de Chine. Bien que ces épisodes se soient déroulés dans des circonstances historiques variées et qu'ils aient été commis avec des moyens divers, on retrouve de nombreux traits communs dans leurs négations respectives1Boris Cyrulnik définit le négationnisme comme un message adressé aux survivants: « Crevez, votre souffrance nous importune »

Le terme « négationnisme » est parfois utilisé dans un sens élargi relatant d'autres faits historiques que les crimes: la négation d'une réalité historique quelconque, malgré la présence de faits flagrants. Cependant, « négationnisme » est normalement utilisé seulement pour les crimes historiques graves, tant en français qu'en anglais (« negationism »). À titre d'exemple, on a parlé de négationnisme à propos de la qualification officielle d'« opération de police » pour la guerre d'Algérie, mais les historiens préfèrent utiliser le terme de « déni historique». »

En quel sens Camille Loty Malebranche nous parle-t-il de Négationnisme ?

Michel Peyret

Occident, l'art macabre du Négationnisme

2 Avril 2014

Par Camille Loty Malebranche

Quand le passé et ses faits sont niés par la production d'une romance pseudo-historique pour justifier voire ovationner les criminels qui ont agressé et massacré des peuples et des civilisations entières afin de fonder ou d'enrichir leur propre empire, tout récit de ce passé prend des allures hagiographiques au prisme d'une affabulation moqueuse. L'Histoire conçue par les agresseurs de l'humanité du haut de leur empire, n'est jamais que négationnisme ironique, de l'historicisme sociocentriste, où ces agresseurs dédaignent le sort des broyés d'une Histoire qu'ils ont façonnée de part en part.

 Le négationnisme a cela de pernicieux dans son regard des faits de l'histoire, c'est qu'il les transpose sur le plan de la fiction, pour leur refuser leur évènementialité. Le négationnisme, quel qu'il soit, est de la manipulation mesquine qui va jusqu'à l'uchronie, jusqu'à l'hagiographie des monstres coupables pour refuser de réparer ce qui est réparable dans des passés, à degrés divers irréparables, comme les génocides et les traumatismes savamment orchestrés sur des générations humaines. D'où, aujourd'hui pour ne pas restituer l'argent volé à des peuples victimes de ses holocaustes, tout en reconnaissant l'esclavagisme comme crime contre l'humanité, l'occident justifie le colonialisme comme nécessité de l'histoire pour la construction de ses quelques États en puissance économique lesquels peuvent "aider" ceux qu'ils ont jadis freinés. Curieuse morale de distorsion et de paradoxe! Ceux qui ont été détruit dans leur chair, leur personnalité collective par le racisme, le pillage, l'esclavage, la haine exterminatrice, sont néanmoins responsables de leur piteux sort contemporain, et sont donc jugés condescendamment pauvres et faillis dans la perspective de cette affabulation de l'histoire.

 L'occident peut vivre la conscience tranquille, il n'a rien à se reprocher, il peut donc brailler et continuer ses leçons de démocratie au reste du monde, s'érigeant bienfaiteur qui aide les sud; le négationnisme, méthode de blanchiment de tous les diables, lui servira toujours à accuser ses victimes et à magnifier ses séculaires establishments criminels qui peuvent jouer de ses actuelles institutions pour poursuivre l'hécatombe économique des peuples... À cela, au sud même, les classes du pouvoir, complices et alliés de l'occident, soutenus par lui, larbins et aliénés, contribuent allègrement

 Lorsque, comme à Cuba, les puissants peuvent infliger la pauvreté par des embargos pour mieux baragouiner leur haine et leur satisfaction de l'impropriété des révolutions populaires; lorsque les impérialistes peuvent piéger des pays par la dette, l'humanitaire, les coups d'État et toutes formes de chaos artificiels agencés pour maintenir leur prépondérance en niant leur crime et assénant à leurs victimes toutes sortes d'injures et d'accusations, il est clair que le négationnisme est mode éhontée d'hégémonie, trique idéologique de l'écrasement des alterhumanités par l'occident.

 L'occident (qui est aussi en forte part, le nord économique), est donc maître de l'art thaumaturgique d'une sociodicée négationniste consistant à accuser ses agressés niant sa culpabilité objective, tout en maintenant de nouvelles politiques d'agression structurelle et économique plutôt que de se repentir et de changer. Négationnisme naturellement raciste face à ceux que nous appelons les alterhumanités, ces sociétés humaines ravagées, paupérisées par les prédations déprédatrices occidentales à cause de leur altérité,  considérée "infrahumaine" dans la logorrhée inhumaine, la vénalité des establishments occidentaux.

 En vérité, chaque fois que les ex métropoles, ex colonialistes et ex esclavagistes, toujours et encore impérialistes, se drapant dans leur superbe de puissances mondiales, refusent de changer radicalement leur rapport aux ex colonisés de l'actuel sud; tant que les ex colonisateurs refuseront de réparer tout le réparable en exorcisant leurs propres démons par la dénonciation de leurs propres crimes et la proclamation d'un nouvel étant des relations nord-sud, l'occident sera coupable de l'abomination négationniste.

 Dire que l'esclavage fut un crime contre l'humanité en entretenant l'esclavage moderne et la torture des deux tiers de la planète par l'extrême pauvreté et ses conséquences désastreuses, n'est que négationnisme voilé d'hypocrites, démagogies de néocolonialistes.

 Pour les coupables de l'histoire de fractures de toutes sortes, affectant et divisant le monde des peuples en de multiples mondes d'exclusions, Reconnaître leurs torts, doit être ipso facto entreprendre à Réparer le réparable en maudissant les horreurs irréparables de l'histoire qu'ils ont tissée, horreurs désormais refusées sous toutes leurs formes. Sinon, tout le discours démocratique, toutes les appétences des puissances occidentales pour une justice internationale à établir, restera du verbiage  idéologique, de la rouerie pathologique d'une horde de mythomanes indécents sans honneur et sans humanité...

 

Camille Loty Malebranche

vendredi, 28 mars 2014

CHARLES BLE GOUDE DEVANT LA CPI: «J’AI APPRIS AVEC GBAGBO QU’IL FAUT CONVAINCRE UN ADVERSAIRE ET NON LE VAINCRE!»

 
 

LAURENT GBAGBO ET CHARLES BLE GOUDE.jpg

 
A la juge Fernandez de Gurmendi qui s’étonne qu’il parle et comprenne parfaitement le français, voilà ce que Charles Blé GOUDE a répondu ce jeudi 27 mars 2014 lors de sa première comparution à LA HAYE : "je suis d’un pays qui a été colonisé par la France, donc je parle français"… Le ton est donné ! 
 
La déportation de Charles Blé GOUDE à La Haye le samedi 22 mars 2014 après celle de Laurent GBAGBO est en effet un signal  fort de perpétuation du néocolonialisme, à travers la Cour Pénale Internationale, le bras judiciaire de l’Organisation des « Nantis » Unis qui dirige le monde. Notons d’ailleurs que l’exécution du mandat de cette Cour « Politique » Internationale contre  Charles Blé GOUDE - figure emblématique de la Résistance aux mains nues- s’est déroulée dans l’irrespect total des procédures judiciaires les plus élémentaires, accompagnée de violences dignes de l’état de non droit qu’est devenue la Côte d’Ivoire sous le régime aussi illégitime que liberticide de OUATTARA installé et maintenu par Communauté internationale, France en tête[1].
 
Par leur combat, par leur courage, par leur dévouement au service de l’émancipation de leur pays et au-delà du continent, Laurent GBAGBO et Charles Blé GOUDE s’inscrivent dans la lignée des dignes fils de l’Afrique qui ont consacré leur vie à lutter contre les régimes vassaux que les dirigeants occidentaux imposent au peuples africains pour continuer de piller leurs ressources en déguisant des guerres économiques en guerres humanitaires[2].
 
Car de quoi s’agit-il en effet ? Blé GOUDE est poursuivi pour 4 chefs d’accusation concernant des crimes prétendument commis sous son autorité pendant la crise postélectorale ivoirienne, à l’instar de Laurent GBAGBO d’ailleurs. Sur quels éléments de preuve peut bien s’appuyer la CPI pour justifier une telle mesure privative de liberté alors qu’elle n’a toujours pas produit la moindre preuve pour confirmer les mêmes charges notifiées contre Laurent GBAGBO ?
 
Nous nous étonnons que la plupart des médias occidentaux relaient la nouvelle du transfèrement de Blé GOUDE avec des éléments de langage similaires à ceux qui circulaient lorsqu’il s’agissait de Laurent GBAGBO en novembre 2011 sans même prendre la peine de parler de  l’enlisement de la procédure concernant ce dernier faute de preuves[3] ou encore d’interroger les violences criminelles qui continuent d’endeuiller la Côte d’Ivoire, sans oublier les arrestations, détentions et tortures de centaines de prisonniers politiques[4].
 
A tous ceux qui continuent de croire que la Cour Pénale Internationale est l’institution au service de la lutte contre l’impunité qu’elle avait vocation à être lors de sa conception, nous avons le devoir d’apporter le démenti le plus catégorique en démontrant son inféodation aux intérêts hexagonaux, eux-mêmes tributaires de l’ordre inégalitaire mondial imposé par l’Occident. Ainsi :
 
1.   Le traité de Rome instituant la CPI supposée poursuivre et sanctionner tous les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l’humanité a certes été signé par 139 pays et 122 l’ont ratifié acceptant de ce fait de se soumettre à la compétence de la CPI[5]. Cependant la CPI  reste toujours incompétente pour poursuivre une grandes partie de ces crimes dès lors que de nombreuses grandes puissances mondiales n’ont pas adhéré et/ou ratifié le Traité de ROME, à commencer par les EU, la CHINE, la RUSSIE et l’INDE qui refusent de se soumettre à cette juridiction, tout en l’imposant aux autres, au moins en ce qui concerne les premiers autoproclamés maîtres du monde depuis la chute du mur de BERLIN et encore plus depuis le 11 septembre 2001. A noter que même ceux qui l’ont ratifié comme la FRANCE et la GRANDE-BRETAGNE pour ne parler que d’elles, font tout pour y transférer les dirigeants africains qui refusent de les servir docilement, tout en s’arrangeant pour y échapper ou y faire échapper leurs amis dictateurs[6]. L’exemplarité étant une des plus grandes vertus pédagogiques si ce n’est la plus grande, la CPI gagnerait en crédibilité, ou plutôt retrouverait un peu de crédibilité si elle commençait par juger les grandes puissances au regard de leurs responsabilités largement documentées dans les plus grands massacres de la planète, y compris ceux des dernières décennies. Comme la reconnaissance de la CPI suppose la signature du Traité de Rome et qu’elle ne saurait avoir d’effet rétroactif, les Etats membres sont assurés que les crimes commis par eux ou ceux dont ils ont été complices avant leur adhésion échappent à sa compétence. En revanche, tous les auteurs de crimes contre l’Humanité commis depuis sont susceptibles d’être traduits devant la CPI. Pour ce qui est de la France par exemple, elle a adhéré et ratifié le traité dès sa création en 2002. On s’étonne donc que la fusillade de l’Hôtel Ivoire début novembre 2004 qui a coûté la vie à près d’une centaine de Patriotes aux mains nues et fait des milliers de blessés n’ait toujours pas abouti à la moindre inculpation de responsables civiles et militaires français alors que des preuves surabondantes existent de la responsabilité totale de la force Licorne dans cette tragédie[7] et que de nombreux rapports et demandes de commissions d’enquête en témoignent[8].
 
2.   Quant aux dirigeants africains qui se retrouvent les seuls dans les faits à se voir traduits devant cette juridiction, ils ont bien cherché à s’en affranchir, menaçant de se retirer collectivement de la CPI si elle persiste à ne poursuivre que des dirigeants du Berceau de l’Humanité qui plus est en exercice[9]. Le seul résultat concret de cette offensive des chefs d’Etats africains contre la CPI qu’ils jugent à raison partiale et au service de l’Occident est de s’être garanti pour eux-mêmes une sorte d’immunité judiciaire tant qu’ils seront au pouvoir [10], renforçant ainsi l’intérêt que la plupart de ces autocrates peuvent avoir à s’y maintenir par la force ou par la fraude. Quant au devoir de justice et de vérité qui était supposé permettre à la CPI de dissuader toute commission ou récidive de crimes contre l’Humanité, il n’en a pas vraiment été question ! Le cas Kényan a beaucoup pesé sur cette fronde des Etats Africains. Nonobstant les gesticulations de l’ONU pour ne pas donner l’impression de se dédire, la procureur BENSOUDA a fini par obtenir en catimini l’ajournement d’un an des poursuites engagées contre le Président KENYATTA pour cause officielle d’ « érosion » de preuve après le retrait invoqué de deux témoins à charge[11], mais dans la réalité pour constituer une bande de sécurité pro-occidentale au sud de la zone soudano-sahélienne très poreuse, un rempart contre Al Qaida en quelque sorte.
 
3.   Comme on le voit bien dans l’exemple Kenyan, les poursuites engagées par la CPI contre certains dirigeants africains obéissent bien moins à un quelconque désir de combattre l’impunité des pires crimes contre l’Humanité qu’à punir les dirigeants africains indociles coupables de vouloir réformer les accords de coopération dans un sens plus favorable aux Etats souverains qu’ils dirigent. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, les manquements aux lois fondamentales du pays comme au Traité de Rome sont tels que l’on ne sait même plus par où commencer ! Comble du cynisme, voire même de la perversité, Laurent GBAGBO se retrouve à la CPI sur le fondement de sa propre déclaration de reconnaissance de la compétence de la CPI signée le 18 avril 2003. Cette déclaration dit que : «Conformément à l’article 12 paragraphe 3 du statut de la Cour Pénale Internationale, le Gouvernement ivoirien reconnaît la compétence la Cour aux fins d’identifier, de poursuivre, de juger les auteurs et complices des actes commis sur le territoire ivoirien depuis les évènements du 19 septembre 2002 ». Dans le souci permanent d’organiser leur impunité, les autorités ivoiriennes imposées par la force en 2011 ainsi que les institutions qui les protègent refusent toujours d’enquêter sur les crimes commis avant la crise postélectorale de 2010, nonobstant la décision de la Chambre préliminaire de faire remonter les enquêtes à 2002[12]… Bel exemple de juridiction prétendue impartiale érigée en rempart contre l’impunité des pires crimes du monde qui ne veut surtout pas enquêter sur ces derniers = ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre…
 
4.   Sur la motivation du transfert des caciques de l’ancien régime de Laurent GBAGBO, force est de constater qu’elle est pour le moins sujette à interrogation. Alors que le gouvernement ivoirien prétextait son incapacité à organiser le jugement de Laurent GBAGBO au pays pour justifier son transfert-déportation à LA HAYE, il a mis plus de 2 ans à accepter de donner suite au mandat délivré par la CPI contre Blé GOUDE et refuse toujours d’exécuter celui contre Simone GBAGBO. Sans compter que le fait de ne poursuivre que les partisans de l’ancien régime en n’inquiétant pas les auteurs de crimes contre l’humanité de l’autre camp pourtant clairement mis en cause dans des massacres à grande échelle (BOUAKE, DUEKOUE, BANGOLO, ANONKOUA-KOUTE, NAHIBLY, ABOBO,…) n’est pas sans interpeler sur la nature réelle du nouveau pouvoir installé par la Communauté internationale[13]. Cette lecture partisane et à géométrie variable de leurs engagements nationaux et internationaux est emblématique du peu de respect des nouvelles autorités ivoiriennes pour les victimes et les lois fondamentales que le pays s’est données[14].
 
5.   Pour justifier son existence et asseoir sa légitimité, la CPI s’est forgé une carapace de respectabilité et d’intégrité apparentes, en créant une instance à sa totale dévotion : la Coalition Internationale pour la CPI qui regroupe plus de 2500 ONG au plan international[15] et se décline en autant de « milices » institutionnelles au plan national, telle la « Coalition Française pour la CPI » qui fédère désormais 45 associations[16]. Est-ce pour autant qu’il faille crier au loup et invalider tout ce qui émane de ces ONG que d’aucuns considèrent encore comme réellement au service des causes qu’elles prétendent défendre ? Sans doute que non, car de nombreux bénévoles ne comptent ni leur temps, ni leurs efforts au service de ces ONG et méritent considération&respect. Mais lorsque l’on voit les partis pris, les omissions, les errements parfois de ses institutions dans lesquelles on pouvait légitimement croire comme contrepouvoirs à nos « vieilles » démocraties enclines à la toute-puissance, on est en droit de s’interroger. Nous invitons toutes les personnes qui le peuvent à mettre en exergue le parti pris de la plupart de ces grandes ONG en apparence au-dessus de tout soupçon qui font sans doute un travail remarquable au niveau de la collecte et de la gestion des tâches qui leurs sont confiées en s’appuyant sur des réseaux de militants sincères et désintéressés, mais dont les dirigeants cautionnent souvent la justice inique de la CPI.  
 
- Human Rights Watch qui selon des sources concordantes émargent aux fonds du milliardaire spéculateur Georges SOROS est un bel exemple d’ONG au service de l’ONU. Pour ce qui est de la CÔTE D’IVOIRE, on connaît sa partialité et son rôle majeur dans la diabolisation du régime légitime de Laurent GBAGBO. On lui doit notamment de nombreux rapports mensongers depuis 2000 sur les pseudo-dérives identitaires du régime. La décision de déporter Laurent GBAGBO à LA HAYE en 2011 s'appuie principalement sur son rapport de juin 2011 "Ils ont tués comme si ne rien n'était" qui travestit totalement les faits et impute la plupart des crimes et l'embrasement de la CÔTE D'IVOIRE au camp GBAGBO en épinglant à la marge le camp OUATTARA pour donner l'illusion d'une certaine "objectivité".  HRW fait ainsi partie  de la nébuleuse susmentionnées d'ONG chiennes de garde du système onusien détourné de ses nobles finalités premières ayant pour bras judiciaire la CPI si peu pénale et toujours très politique "juridiction" qui était supposée garantir les peuples contre l'impunité. La plupart des ONG présentées comme impartiales, indépendantes, au service de la vérité et des populations civiles des pays en crise, s'avèrent être majoritairement financées par des fonds publics et totalement inféodées à l'ordre inégalitaire mondial dont elles assurent la perpétuation. Bref, relayer aujourd’hui les rapports de HRW par exemple sur la SYRIE ou sur la CÔTE D’IVOIRE même lorsqu’ils vont un peu plus dans le sens de la vérité et de la dénonciation des crimes de OUATTARA (pour parler de ce que l’on connaît) revient à valider les rapports mensongers antérieurs de ces mêmes ONG, HRW en tête, surtout si l’on ne prend pas le temps de préciser les choses.
 
- Et si les rapports de ces ONG apportaient réellement la preuve des exactions prétendument commises par le camp GBAGBO, comment expliquer que les mandats de la CPI lancés contre  Laurent GBAGBO comme Blé GOUDE ne portent que sur des crimes commis pendant la période postélectorale ? Comment expliquer par exemple que les autorités françaises ne souhaitent plus savoir qui a tué les 9 soldats français le 6 novembre 2004 à BOUAKE alors que Maître BALAN l’avocat des familles de ces victimes militaires décorés à titre posthume accuse aujourd’hui le Gouvernement français de l’époque tandis que la plainte déposée contre Michèle ALLIOT MARIE pour faux témoignage a été classée sans suite début 2013[17] ?
 
- La difficulté majeure, c'est que ces ONG distillent le poison du médiamensonge pendant des années, calmement, proprement, mais savent aussi administrer des doses homéopathiques d'"antidote" aux principales victimes le moment opportun, faisant croire à ces dernières qu'elles ne sont finalement pas si partiales que cela. Pire, après des rapports mensongers et calomnieux, indignes sur le fond comme sur la forme (contextes historiques révisionnistes, méthodologies inconsistantes, inversions des victimes et des bourreaux,...), certaines de ses ONG vont jusqu'à se constituer parties civiles des victimes de tous les camps en arguant d’une neutralité et d’une objectivité qu’elles sont loin d’avoir, voire en garantissant une protection qu'elles ne sont même pas capables d'assurer, tant il est vrai que les intérêts politico-financiers qu'elles couvrent -sciemment parfois, de bonne foi peut-être dans d'autres cas- finissent par l'emporter. Nous en voulons pour preuve l’assassinat d’Alex Saint-Joël GNONSIAN dans la nuit du 30 au 31 décembre 2013, alors qu’il était l’un des principaux témoins des tueries de NAHIBLY qui ont fait plusieurs centaines de morts et de disparus depuis le 20 juillet 2012, massacres en masse qui visent à faire disparaître ou dissuader les victimes de cette tragédie de témoigner (trois autres disparitions de victimes de NAHIBLY sont également à déplorer le même jour) [18]. Alex Saint-Joël GNONSIAN était donc supposé bénéficier de la protection de l’ONUCI et du soutien de la FIDH qui s’est constituée partie civile dans ce dossier alors même que son responsable Afrique Florent GEEL continue de nier l’ampleur des massacres de DUEKOUE de 2011 tout en cautionnant activement la politique d’Alassane OUATTARA. Ce n’est pas la récente mise en scène des petits déboires à la frontière de ce Monsieur Afrique de la FIDH, ni les petits bémols mis dans le soutien de cette dernière à l’endroit d’Alassane OUATTARA qui nous empêcheront de dénoncer sa complicité passive dans les crimes subis par le  peuple ivoirien depuis 2002. Vous trouverez ci-dessous référencés quelques liens sur la légitime méfiance que nous sommes en droit d’éprouver à l’endroit de la FIDH eût égard à son parti pris surabondant pour les autorités de fait qui sévissent aujourd’hui en CÔTE D’IVOIRE[19].  Méfiance qui se mue en légitime colère devant le cynisme de la même FIDH incapable de protéger ses témoins/victimes qui se fend néanmoins d’un communiqué commun avec la LIDHO et le MIDH en date du 21 mars 2014 pour saluer la décision de transférer Blé GOUDE à la CPI y voyant là un espoir de « faire reculer l’impunité en CÔTE D’IVOIRE [20].». Les victimes de la rébellion sanguinaire qui sévi depuis 2002 apprécieront le « négationnisme » de ces ONG prétendues neutres et bienveillantes qui n’est pas sans rappeler celui qu’elles mêmes dénoncent en parlant du génocide rwandais même si heureusement le bilan en pertes humaines n’est pas encore aussi dramatique. A nier ainsi la souffrance du peuple ivoirien comme celui aujourd’hui des HUTU en RDC, elles risquent bien de décrédibiliser le combat apparemment sincère dans lequel elles sont engagées auprès d’autres victimes du même mal systémique africain : la prédation occidentale !

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mardi, 25 mars 2014

ALLOCUTION DE VLADIMIR POUTINE SUR L'INTEGRATION DE LA CRIMEE A LA RUSSIE

 

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Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.


Vidéo : YouTube.com

Président Vladimir Poutine : Bonjour, chers membres du Conseil de la Fédération et députés de la Douma ! Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% des votants se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. Là s’y situe l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé les bases globales de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes, dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe, se trouvent également en Crimée. La Crimée, c’est aussi Sébastopol, une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée, c’est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près d’1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité: le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

Chers collègues,

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde, fondée sur la vérité et la justice, a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXème siècle.

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un Etat totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup, la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pourraient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créée à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’Etat. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié et la Crimée, et Sébastopol, base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’Etat russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes en mer d’Azov et dans le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste un bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivent dans un Etat ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années d’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner ceci : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. Rien que l’an dernier, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’Etat et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’Etat. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par introduire un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un Etat purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

Ceux qui se sont opposés au coup d’Etat ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’entendons-nous aujourd’hui de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international, mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

Deuxièmement, et plus important encore, qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations Unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leur propre fait dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite: « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance ». Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des Etats-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les rend si outrés ? (Applaudissements)En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, qualifiant une même chose de « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible, de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

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LE PRESIDENT JOHN JERRY RAWLINGS DENONCE L'UTILISATION ABUSIVE DE L'ONU PAR LA FRANCE

 

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Le président John Jerry Rawlings accuse et dénonce l'utilisation abusive de l'ONU par la France en Côte d'Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu.

 

Dans un entretien au quotidien ghanéen Daily Graphics, l’ancien président Jerry J. Rawling n'a pas été tendre à l’égard de la politique de l'Occident en Afrique et dans le monde. Le leader ghanéen condamne fermement ce qu'il appelle "double standards" occidentaux. «Les pays occidentaux gardent leur système de valeurs intact chez eux et les appliquent différemment chez nous. Ceci affaiblit de plus en plus les pays sous-développés» affirme-t-il. Il critique le vernis infrastructurel souvent brandi comme preuve de bonne santé de certaines économies pro-occidentales. «Bien-sûr vous verrez des infrastructures dans certains pays d'Afrique, mais ces infrastructures ne sont pas le reflet de la justice socio-économique du pays. Tout au contraire, c'est le reflet d'une classe politique très corrompue qui tente de gouverner un peuple mécontent et désemparé» a-t-il accusé, avant d'ajouter que les Occidentaux exploitent justement ces failles pour mieux affaiblir plusieurs autres pays du Continent.

Selon Jerry J. Rawlings, les Occidentaux ont suffisamment déstabilisé des pays dont certains sont aujourd’hui en faillite. Ainsi, suite à l'effondrement de la guerre froide et du communisme, explique l’homme d’État, le tiers-monde avait espéré un visage plus humain du capitalisme. Mais «hélas, nous nous sommes retrouvés dans ce que le Pape Jean-Paul II avait appelé "la sauvagerie du capitalisme"».

Pour M. Rawlings, «La manière dont la guerre en Irak a été entreprise a fait le pire des dommages à la moralité humaine en ce sens que la force du droit a été remplacée par le droit de la force. Cette façon de faire a envoyé un mauvais message aux pays développés et un peu trop de gouvernements (notamment en Afrique) en ont profité. La corruption et l'impunité sont à l'ordre du jour» a t-il déploré.

L'ex-président ghanéen n'a pas été tendre envers la France en particulier. «Nous avons vu en Libye la manière dont ils ont évincé Kadhafi avant de l'abattre comme un chien». En cause, «L'utilisation abusive de l'ONU par la France en Côte d'Ivoire pour renverser un gouvernement, éjecter un leader patriote démocratiquement élu avant de l'emprisonner à La Haye».

L’homme d'Etat ghanéen affirme que la manière arbitraire avec laquelle certaines superpuissances exercent leur autorité unilatérale ne peut plus perdurer parce que cela est préjudiciable à la stabilité mondiale. D’après lui, «La Russie et la Chine ont de bonnes chances de rééquilibrer les forces, ce qui ne plaît pas aux États-Unis qui voudraient tout faire pour conserver leur leadership». «Le monde aurait accepté volontiers le leadership unipolaire de l'Amérique si cette dernière n'était pas moralement défaillante» conclut M. Rawlings.

 

Sévérine Toche

dimanche, 09 mars 2014

NEONAZIS AU POUVOIR D’ETAT EN UKRAINE

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L’anarchie fasciste planifiée

Un observateur de la scène politique internationale résume ainsi ce qu’il observe en Ukraine ces jours-ci : «Tout un tintamarre à Kiev, avec la faune habituelle de mécontents qui, sous les mots creux de liberté et démocratie, protestent contre la pauvreté, l’ineptie, la corruption et une vie qui n’est que survie. Ils ont été encadrés par des bandes de malfrats et d’agents provocateurs pour qui la casse et le trouble deviennent pour un temps le petit boulot le plus rentable et le plus abordable» (1).

Ce descriptif, quoique superficiel, est tout à fait réel, mais ne serait-il pas plus intéressant de gratter sous le vernis médiatique pour découvrir les véritables enjeux et les forces en présence dans ce conflit international impliquant deux alliances, celle de l’OTAN (28 pays sous-direction étatsunienne) et la CÉI-Chine sous-direction russe et chinoise (2)?

Nombreux sont ceux qui, souhaitant prendre position dans le drame ukrainien, s’exclament : « Entre ces deux camps – celui de l’ex-président Ianoukovitch prévaricateur, et l’actuel pouvoir putschiste néonazi de Tourtchinov-Iatseniouk, on ne peut pas rester indifférent et appliquer la tactique du Ni-Ni, qui aboutit à soutenir en dernier ressort un clan impérialiste et consor t» (3).

Le camp du Ni-Ni comprend ceux qui l’énoncent ouvertement et ceux qui l’énoncent hypocritement, C’est un clan favorable à la guerre impérialiste dirigée par l’OTAN confrontant le camp impérialiste de la CÉI-Russie sur la défensive pour le moment (4).

Deux camps impérialistes s’affrontent

En Ukraine, la question de la montée du fascisme n’est pas un débat ulcéré entre intellectuels petits-bourgeois, piliers de café. En Ukraine, présentement, les puissances impérialistes occidentales mènent une attaque concertée contre les ouvriers du monde entier dans les trois instances concomitantes, c’est-à-dire dans l’instance économique, politique et idéologique-médiatique. Je m’explique.

C’est dans l’instance politique-diplomatique-militaire que les puissances occidentales (OTAN) mènent l’attaque contre l’alliance concurrente (CEI-Russie-Chine) sur trois fronts géopolitiques interdépendants. À la fois sur le front de l’Occident, et aussi sur le front ukrainien-russe, ainsi que sur le front d’une série d’autres pays de la périphérie.

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 Dans tous les pays occidentaux, le grand capital monopoliste renforce son appareil d’État policier par des lois antigrèves, des lois anti-démocraties bourgeoises – contre les libertés d’expression – d’opinion – de réunion – de manifestation – de publication – d’affichage. Partout, les États occidentaux ainsi que les États de la CÉI Russie-Chine renforcent leurs appareils policier, judiciaire et carcéral de répression en prévision de briser la résistance ouvrière sur le front économique de la lutte de classe, quand la grave crise financière aura tant appauvri la classe ouvrière et la petite bourgeoisie que des révoltes et des soulèvements éclateront à tout vent (en voir la préfiguration en Grèce, Chypre, Espagne, Portugal). En Occident, ce seront les États policiers – conservant le plus souvent un verni électoraliste bourgeois – qui dirigeront, l’écrasement des révoltés (assistés parfois par quelques groupements néonazis sortis tout droit des officines d’espionnage).

La raison en est simple, les miettes qui resteront après la crise permettront de tempérer quelque peu les souffrances d’une portion de la populace apaisant d’autant la révolte des gueux qu’il ne sera peut-être pas requis de massacrer jusqu’au dernier. Les petits-bourgeois sont déjà à l’emploi et proposent toute une série «d’actions anti-austérité» comme de signer des pétitions pour demander justice et équité; de voter pour un planqué moins compromis que son vis-à-vis jusqu’à ce qu’il ait mis la main, lui aussi, dans l’assiette aux biscuits… et autres pusillanimités et enfantillages de paumés.

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Parallèlement à cette montée des États policiers en pays fortement industrialisés, on assiste à l’installation dans les pays dominés de la périphérie (pays intégrés à une alliance militaire ou à une autre) de gouvernements carrément fascistes sans aucun vernis électoraliste bourgeois, car dans ces pays du glacis des deux empires, l’indigence est si grande parmi ces peuples dominés (Slaves-Ukrainiens, Sémites-Arabes, Persan, Pachtoune, Pakistanais, Bengali, Soudanais, Somaliens, Africains), que les soulèvements seront farouches et les sous-fifres fascistes locaux auront pour mission de faire exemple et d’apprendre aux révoltés ce qu’il en coûte de faire trembler leurs maîtres ostracisés.

Là-bas, dans ces tiers-mondes de misère, à des kilomètres des métropoles d’Occident, il sera superflu de prendre des gants pour massacrer les révoltés : « Tuez-les jusqu’au dernier. Dieu reconnaîtra ses préférés! ».  Cette tactique pour préserver leurs néo-colonies intégrées et développées est déjà appliquée. Dès l’effondrement de l’empire social impérialiste soviétique, les pays baltes ont vu resurgir les organisations nazies et des lois racistes et fascistes antirusses et anticommunistes ont été imposées. Puis l’Europe de l’Est y est passée, et elle fut mise au pas de l’exploitation esclavagiste totalement dégénérée comprenant la traite des blanches, le trafic d’organes et le commerce de la drogue. La dernière dépecée, la Yougoslavie-Serbie ne s’en est pas encore remis. 

Puis ce fut au tour des pays du Proche et du Moyen-Orient que d’être envahis pour y installer des gouvernements militaires fascistes de la bonne allégeance. L’Afghanistan, où les choses ne se sont pas passées comme escompté, mais dont les talibans seront finalement recrutés comme auxiliaires armés dirigés contre la CÉI (Mission : faire sauter les oléoducs approvisionnant la Chine). L’Irak, neutralisé et balkanisé. Dans la péninsule arabique la tâche était déjà complétée et il ne restait qu’à consolider les pouvoirs militaires-fascistes des sultans et des émirs à la solde au Bahreïn et au Yémen. Ce qui fut fait. Par contre au Liban, en Syrie et en Iran le camp impérialiste adverse (CEI-Chine) maintient ses dépendances et aujourd’hui il gère lui-même tout ou partie de ces États traumatisés, boycottés et menacés.

Le « Printemps arabe » aura permis au camp de l’OTAN de se faire la main sur la façon de récupérer des mouvements spontanés et de les retourner contre les ouvriers enragés. Partout, dans le nord de l’Afrique, le pouvoir militaire, soit sous tutelle des armées officielles; soit sous l’emprise de groupes djihadistes criminels, tire les ficelles et mène la répression fasciste contre les populations affamées.

Depuis les affaires somalienne, malienne et soudanaise (un autre État partitionné) le travail d’implantation et/ou de consolidation des pouvoirs militaires fascistes est en cours dans la corne de l’Afrique et dans toute la zone subsaharienne où de petits généraux en goguette ont installé leur pouvoir d’opérette avec la consigne de maintenir la bourgeoisie locale compradore dans l’Alliance — Africom et d’écraser dans le sang tout soulèvement populaire des gueux miséreux et des ouvriers salariés (Centre Afrique, Afrique du Sud, Éthiopie, Nigéria, Cameroun).  

Que faire ?

Quelle doit être la position des progressistes, des ouvriers ukrainiens et des ouvriers du monde entier au milieu de ce salmigondis? Soutenir une bande de truands contre un clan de brigands?  Non évidemment ! Deux vecteurs devraient diriger notre jugement :

A) Quel est l’intérêt de la classe ouvrière – la seule classe révolutionnaire – le sel de la terre et l’espoir de l’humanité?

B) Que nous enseignent la théorie et la science de la lutte ouvrière dans cette situation singulière afin de forger une tactique et une stratégie actuelle — concrète — dans cette situation contemporaine inédite?

Lénine a écrit ceci : « Lorsqu’un Allemand sous l’empereur Guillaume, ou un Français sous Clémenceau dit : “ j’ai le droit et le devoir, comme socialiste, de défendre la patrie si l’ennemi envahit mon pays ” ce n’est pas là le raisonnement d’un socialiste ni d’un internationaliste ni d’un prolétaire révolutionnaire, mais d’un nationaliste petit-bourgeois. Car dans ce raisonnement disparaît la lutte de classe révolutionnaire de l’ouvrier contre le capital ».

Ceci nous suffit. Le choix du prolétariat ukrainien est simple, subir une guerre inter-impérialiste (OTAN-CEI-Russie) où il servira de chair à canon pour servir les intérêts d’une puissance envahissante ou d’une autre; ou alors, mener sa propre guerre populaire pour faire sa propre politique et chasser la bande de sous-fifres néo-nazis installée au pouvoir à Kiev.

Sans plus attendre, partout en Ukraine, tout progressiste qui se respecte doit entreprendre la lutte, jusqu’à y compris la lutte armée, contre le pouvoir fasciste – illégale et illégitime – de Kiev. Pouvoir néo-nazi qui se propose de voter des lois opprimant les russes,  interdisant les communistes, et promouvant les anciens escadrons de la mort SS-Nazi châtiés par le peuple ukrainien au cours de la Seconde Guerre mondiale. Partout, dans le monde entier, tout Partisan de gauche se doit de saluer et d’encourager le soulèvement armé des ouvriers ukrainiens opposés à l’établissement du pouvoir fasciste à Kiev.

 

Pour information http://www.robertbibeau.ca/Palestine.html

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-partition-de-lukraine-le-piege-de-lours/ 

 

  1. La Communauté des États Indépendants http://fr.wikipedia.org/wiki/ Communaut%C3%A9_des_%C3%89tats_ind%C3%A9pendants et http://allainjules.com/2014/03/03/alerte-info-troubles-en-ukraine-la-russie-et-la-chine-en-accord-sur-lukraine/
  2. http://www.mondialisation.ca/europes-autrefois-brune-et-rouge-et-maintenant/5366467  
  3. Manœuvres de l’OTAN auxquelles sont conviées l’armée ukrainienne : « Les ministres ont ainsi traité le thème central de la Connected Forces Initiative, qui prévoit une intensification de l’entraînement et des manœuvres qui, conjointement à l’emploi de technologies militaires toujours plus avancées, permettra à l’OTAN de maintenir une grande “promptitude et efficience dans le combat”. Pour vérifier la préparation, se déroulera en 2015 une des plus grandes manœuvres OTAN “live”, avec la participation de forces terrestres, maritimes et aériennes de toute l’Alliance. La première d’une série, que l’Italie s’est offerte d’accueillir. » http://www.mondialisation.ca/la-nouvelle-strategie-de-guerre-de-lotan/5371312

 

Source: LES 7 DU QUEBEC.COM

COMMENT GAGNER UNE GUERRE SANS COMBATTRE SELON SUN TZU? L'EXEMPLE DE LA RUSSIE EN CRIMEE

 

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Leçon de géostratégie africaine N° 71: Comment gagner une guerre sans combattre selon Sun Tzu? L’exemple de la Russie en Crimée. Ou voici comment la Russie a piégé les dirigeants de l'Occident et récupéré la Crimée sans tirer un seul coup de fusil.

 

Qu'est-ce qu'on enseigne dans les écoles de stratégie militaire ? Installez-vous bien dans votre fauteuil. Je vais vous amener avec moi dans un voyage sur les bancs d'une école de stratégie militaire comme si vous y étiez. Nous allons étudier la crise ukrainienne en nous servant d'un livre de stratégie militaire largement utilisé dans la formation des militaires russes et chinois. Mais aussi dans certaines écoles de commerce dans le monde. Ce livre s'appelle : "l'art de la guerre" écrit par le penseur et stratège militaire chinois Sun Tzu (544–496 avant notre ère). L'idée centrale du modèle de stratégie militaire de Sun Tzu est d'utiliser la ruse pour amener l'ennemi à déposer les armes et se rendre avant même d'avoir commencé à combattre. En d'autres termes, pour Sun Tzu, le meilleur stratège militaire est celui qui gagne une guerre sans avoir besoin de la combattre, tout simplement en jouant sur la ruse, les bluffs, les fausses informations distillées au bon moment pour désorienter l'ennemi, en donnant de faux espoirs à l'ennemi au début des hostilités avant de le désillusionner complètement à la fin. Analysons maintenant la crise ukrainienne en étude de cas, comme on le fait dans les écoles militaires. Nous allons nous servir des 10 principales stratégies préconisées par Sun Tzu pour gagner une guerre sans combattre, pour savoir, en Ukraine, qui a le plus de chance de gagner le bras de fer en cours entre les Etats Unis d'Amérique et la Russie.

1- «Quand vous êtes capable, feignez l’incapacité. Quand vous agissez, feignez l’inactivité. Quand vous êtes proche, feignez l’éloignement. Quand vous êtes loin, feignez la proximité.»
 
Lorsque vous avez identifié les projets de l'ennemi, pour vous battre, vous devez constamment lui donner l'impression d'aller à contre-courant de l'attitude belliqueuse qu'il attendrait de vous en pareille circonstance. Ainsi, vous devez savoir vous rendre invisible dans votre contre-offensive, savoir mentir et surtout, ne donnez à l'ennemi aucune chance de vous situer ou de situer votre vraie réaction face à son intention guerrière, que vous devez constamment feindre de ne pas savoir. Dans ce dossier, l'objectif des Occidentaux est celle de partir d'un accord d'association entre l'Ukraine et l'Union Européenne pour arriver à l'objectif de l'adhésion pure et simple de l'Ukraine à l'UE. Mais surtout, de faire adhérer l'Ukraine à l'Otan afin de la couper complètement de la Russie et donc, de ne plus renouveler la location de la base marine de Sébastopol en Crimée à l'armée marine russes, c'est-à-dire, de priver la Russie de toute possibilité d'intervention rapide en mer Méditerranée en cas de guerre avec l'Otan, comme les récentes opérations d'intimidation dans les ports syriens lorsque le président Hollande voulait bombarder le pays et égyptiens lorsqu'à la chute du président Morsi, les USA menaçaient l'Egypte de sanction sur les fournitures militaires.

Le président Yanukovych qui est l'homme de Moscou a feint ne rien comprendre quant aux conséquences néfastes de la signature des accords d'association. Et s'est arrêté à la dernière minute. Et c'est en ce moment que les Occidentaux entrent en jeu, en inventant la révolution populaire. Selon la télévision Euronews une conversation interceptée entre le Ministre Estonien des affaires étrangères Urmas Paet et madame Catherine Ashton, la cheffe de la diplomatie européenne, les 88 morts de la place de l'indépendance ne sont pas l'œuvre du président Yanukovych mais des paramilitaires de l'opposition, commandités par les membres de l'actuelle coalition au pouvoir à Kiev pour porter un coup fatal à la présidence hostile à l'Union Européenne et à l'Otan. Mais comment en est-on si sûr ? Voici à propos, ce que déclare Euronews : "Un ou plusieurs snipers ayant tiré sur les manifestants d’Euromaïdan s‘étaient installés dans le siège de la banque d’Ukraine, à Kiev. Les enquêteurs y ont découvert des douilles correspondantes aux balles retrouvées dans les corps des victimes. Ce sont par ailleurs les mêmes balles qui ont servi pour attaquer les forces de police anti-émeute et les opposants." Total : 88 morts.

Devant tout cela, la Russie sait tout ce qui se passe, mais fait semblant d'être invisible, inaudible, absente. Et laisse faire. Ce qui l'intéresse, c'est reprendre toute la péninsule de la Crimée, mais sans combattre. Comment y parvenir? Ce sont les Occidentaux qui vont lui donner un coup de main, en jouant à une partie d'échec, sans jamais tenir compte des pions que l'adversaire est en train de pousser, lui aussi, mais en cachette. Et pour cela, c'est la deuxième stratégie de Sun Tzu qui va nous apporter plus d'éclaircissement sur le comportement du président Poutine de Russie dans cette crise.

2- «Une armée victorieuse l’est avant même de livrer bataille. Une armée vaincue se lance d’abord dans la bataille et ensuite recherche la victoire.»
 
Selon ce principe, Sun Tzu nous explique qu'en guerre, on n'attaque que lorsqu'on est certain de gagner. Sinon, on attend le temps qu'il faudra que la situation tourne à notre avantage.

Sur la place Maïdan de Kiev, la capitale de l'Ukraine, ont défilé durant la révolte, de nombreux politiciens occidentaux, comme le Sénateur américain Mc Caïn le 15 décembre 2013, pour soutenir et encourager la foule en colère, une colère bien entretenue et guidée. Le 19 février, nos manifestants dits pacifistes vont lancer un assaut sur la police. A la fin des émeutes, il y a 26 morts dont 9 policiers. Et voici ce que déclare le président Obama depuis le Mexique où il se trouve en visite officielle : "Je veux être très clair, nous allons observer de près les développements des prochains jours en Ukraine et nous attendons du gouvernement ukrainien qu'il fasse montre de retenue, qu'il n'ait pas recours à la violence face à des manifestants pacifiques". Plus tard dans l'avion de retour du Mexique, selon une dépêche AP, c'est au tour de Ben Rhodes, conseiller spécial du président Obama à faire un point de presse dans Air Force One pour affirmer ceci : "Nous sommes opposés à la violence, d'où qu'elle vienne, mais c'est le gouvernement qui doit retirer les membres de la police anti-émeute, décréter une trêve et entamer des discussions dignes de foi avec l'opposition (...) Il est évident que les Ukrainiens estiment que leur gouvernement ne répond pas à leurs aspirations légitimes à l'heure actuelle".

Ces 3 personnalités américaines sont dès lors déjà entrées dans le piège du président Poutine : ils ont clairement fait leur choix de camp. Par leurs actions et leurs propos, ils ont signé sans se rendre compte la paternité des manifestations sur la place de l'Indépendance à Kiev. Cette signature sera ensuite utilisée par la Russie pour discréditer les interlocuteurs occidentaux dans la suite des évènements qui semblent complètement imprévus par les deux camps, mais jusqu'à quel point? Nous allons voir dans la prochaine stratégie qui privilégie le résultat final recherché aux multiples pseudos victoires temporaires.

3- «Pour le bon stratège, l’essentiel est dans la victoire, non pas dans les opérations prolongées.»
 
C'est à dire que pour un bon stratège militaire, ce qui compte ce sont les éléments pris dans leur globalité, c'est le résultat final de l'ensemble des opérations et non des petites victoires sporadiques au quotidien. Nous sommes partis des objectifs des uns et des autres : à terme, l'Occident veut l'adhésion de l'Ukraine à l'Otan, afin de priver la Russie de son accès à la Méditerranée. Alors que la Russie veut tout simplement annexer la Crimée pour éloigner une telle éventualité. La Crimée est en effet le seul accès de la Russie en mer chaude.

Ailleurs, au nord, c'est la mer froide et si l'Occident déclenche une guerre contre la Russie en hiver, tous ses bateaux sont bloqués dans des eaux gelées de la Baltique ou de la mer du Nord. Ce serait donc une défaite même avant de combattre. Dans les opérations qui vont se succéder à Kiev jusqu'au renversement du président, c'est l'Occident qui semble avoir les meilleures cartes en main, puisque c'est lui qui dicte le tempo des événements, jusqu'au choix des nouveaux dirigeants, reconnus à la vitesse de la lumière. Même s'ils viennent à peine de renverser un gouvernement démocratiquement choisi par le peuple, qu'importe, la démocratie est un gros mensonge qui vit au dépend de ceux qui y croient. Surtout que les élections normales étaient prévues dans un an. Et dans les négociations, le président Yanukovych avait accepté d'anticiper ces élections. Et cela n'a pas suffi au tempo occidental qui l'a fait renverser à peine 24h après la signature de cet accord avec l'opposition. Là, c'est l'Occident qui s'installe dans les opérations prolongées. Moscou est muet.

Le président Poutine est coincé à Sotchi pour les jeux Olympiques d'hiver. C'est la suite des évènements qui nous fera comprendre que ce mutisme était bien calculé. Apparemment, ce qui l'intéressait, c'était la victoire finale et non les opérations intermédiaires.

4- «Celui qui pousse l’ennemi à se déplacer, en lui faisant miroiter une opportunité s’assure la supériorité.»
 
Pour Sun Tzu, vous devez toujours pousser l'ennemi dans une plus forte mobilité, afin de l'orienter vers là où vous voulez le conduire, pour le finir. Le 6 Février 2014, c'est la secrétaire d'Etat américaine adjointe, Victoria Nuland, qui arrive à Kiev et rencontre les trois principaux dirigeants de l'opposition Ukrainienne : Oleg Tiagnybok, Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, qui deviendra Premier Ministre par la suite. Le lendemain, dans un entretien au quotidien Kommersant Ukraine, le conseiller spécial du président Poutine, Sergueï Glaziev déclare : "Autant que nous sachions, Madame Victoria Nuland a menacé les oligarques ukrainiens de les placer sur une liste noire américaine si le président Yanukovych ne cède pas le pouvoir à l'opposition. Cela n'a rien à voir avec le droit international. (...) Il semble que les Etats-Unis misent sur un coup d'Etat. (...) les Américains dépensent 20 millions de dollars par semaine pour financer l'opposition et les rebelles, y compris pour les armer".

Pour commenter la visite du sénateur américaine Mc Cain sur la place de l'indépendance le 15 décembre 2013, Alexeï Pouchkov, député au Parlement russe (la Douma) déclare au quotidien ukrainien, Kievski Telegraf, ceci : "Les représentants de l'Union européenne et des Etats-Unis sont directement impliqués dans le bras de fer politique en Ukraine. (...) Veulent-ils y établir un nouveau régime colonial ?" Nous constatons déjà à ce niveau que la Russie joue la parfaite diversion. Ayant poussé les occidentaux à être plus mobiles et de se rendre plusieurs fois à Kiev, alors qu'ils ne bougent pas d'un millimètre depuis Moscou, ils arrivent à contraindre les américains à choisir une priorité : le changement de pouvoir à Kiev. C'est dans ce piège que les Russes vont les y conduire et les occuper un bon bout de temps, pendant qu'ils peaufinent en toute liberté et secret, l'invasion de la Crimée.

5- «Le bon stratège est si subtil qu’il n’a plus de forme visible. Le bon stratège est si discret qu’il en est inaudible. Ainsi il se rend maître du destin de l’ennemi.».
 
Le bon stratège doit être insaisissable pour l’’ennemi. Il doit communiquer le moins possible et pratiquer la rétention de l'information. Et lorsqu'il communique, c'est pour transmettre à l'ennemi une information inexploitable ou fausse.

En Crimée, lorsque le président Poutine fait la seule conférence de presse, le 5/03/2013 admise aux seuls journalistes russes, il jure sur la tête de son arrière grand père qu'il n'a pas de troupes en Crimée. Et que les militaires qu'on voit sans insigne sur l'uniforme, sont en effet, des forces d'Auto-défense locales. Vu de l'Occident, il s'agit d'un mensonge. Mais à bien y regarder, le président Poutine est juste en train de les rouler dans la farine. Et il leur fournit une information capitale qui n'est pas comprise par les stratèges occidentaux. En effet, lorsqu'il nie qu'il n'y a pas de militaires russes, donc étrangers en Crimée, il est en ce moment en train de leur dire qu'officiellement, la Crimée est déjà russe et à ce titre, les forces présentes en Crimée ne peuvent pas être considérées sous l'optique d'une invasion, mais d'une force qui est déjà chez elle, dans sa nation, dans sa république, d'où l'appellation de Forces d'Auto-défense locales. Ce message subliminale n'a malheureusement pas été convenablement analysé et compris par les "stratèges" Occidentaux qui au lieu de se pencher immédiatement sur le cas de la Crimée, ont continué comme d'habitude à faire de la figuration à parler de la désescalade de la tension de la partie russe alors que cette dernière venait de leur signifier qu'elle était déjà passé à la deuxième mi-temps du match qu'ils avaient invité la Russie à jouer.

A Paris, on a transformé une conférence dédiée au Liban à une conférence de sanctions contre la Russie, si elle n'est pas suffisamment gentille et retirer ses militaire de la Crimée pour rentrer dans leur base.

Le lendemain à Rome, on a transformé une conférence pour parler du chaos laissé par l'OTAN en Libye, en un débat pour expliquer à l'opinion publique européenne que l'Europe comptait quand même quelque chose.

On a continué d'organiser des conférences inutiles, à aller et venir entre les capitales européennes et Kiev, alors que le barycentre de la crise s'était déplacé depuis des lustres de Kiev en Crimée. Même un mini-sommet extraordinaire sur l'Ukraine est organisé à Bruxelles le 6/03/2013 et c'est en pleine réunion que le président Poutine va envoyer aux participants un petit cadeau, c'est la dépêche qui tombe sur les téléscripteurs à 12h de Bruxelles et qui dit que le Parlement de la Crimée a voté à l'unanimité le rattachement de la Crimée à la Russie et qu'un référendum pour valider ce choix sera organisé à peine 10 jours plus tard.

6- «Remporter cent victoires après cent batailles n’est pas le plus habile. Le plus habile consiste à vaincre sans combat.»
 
Un bon stratège n'est pas violent, il n'humilie pas son adversaire. Il amène son adversaire à se transformer pour reconnaître son infériorité. Ainsi, il n'a plus besoin de combattre. En Crimée, les forces spéciales russes sont arrivées dans une tenue sans étiquette et ont encerclé toutes les bases militaires ukrainiennes, mais sans les contraindre de quitter la base. Le problème est que les habituels occupants de ces bases ne pouvaient plus être libres d'entrer et de sortir. Il fallait alors choisir : ou attendre stoïquement que les événements à Kiev permettent un miracle de déloger les russes, ou bien se rendre. Beaucoup ont préféré se rendre sans même tenter de se défendre. De toutes les façons, ils n'étaient pas attaqués. Au même moment, sans même attendre le référendum, à l'aéroport de Sébastopol, la pression psychologique est montée d'un cran : tous les vols pour Kiev ont été dès le vote du parlement de Crimée, programmés comme des vols internationaux. La monnaie ukrainienne progressivement sortie de la circulation et remplacée par le rouble russe. C'est la première fois dans l'histoire qu'on assiste à un sans faute dans l'application des théories de Sun Tzu : Gagner sans combattre. Les Etats-Unis n'y ont vu que du feu.

7- «Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi.»
 
Un vrai stratège joue sur le timing pour gagner toutes ses batailles. Il redouble de ruse pour ne pas être affecté par les menaces ou les actions belliqueuses de l'ennemi. Ainsi, il devient d'abord invincible. Mais cela ne suffit pas. Il faut ensuite gagner. Pour cela, un bon stratège doit savoir attendre le moment où ses ennemis sont affaiblis pour passer à l'action et leur donner le coup de grâce. Une fois sécurisé l'annexion de la Crimée, la Russie sait que l'opération en elle-même va drastiquement affaiblir le coté occidental dans la suite des opérations. Mais alors que ces derniers croient par erreur que le Président Poutine va s'arrêter à la Crimée, ils se trompent.

Il sait qu'il a déstabilisé pendant longtemps ses adversaires incapables de prendre des initiatives novatrices. Le président Obama a annoncé une série de sanctions d'abord sur les visas. On a l'impression qu'il s'agit d'une blague de mauvais goût. En 1994, tu as contrains l'Ukraine à se débarrasser de l'armement nucléaire en lui promettant que s'il est attaqué, tu viendrais à son secours. Et maintenant qu'on démembre son territoire, tu menaces de ne pas donner des visas ? De qui te moques-tu ? En réalité, le Président Obama ne peut pas faire grand chose. En ce moment c'est le président russe qui est le seul maître du jeu. Il a toutes les bonnes cartes en main. Il fait ce qu'il veut, quand il veut et comme il l'entend. Le pire est que les gesticulations des occidentaux, trahissent au fond leur impuissance.

D'abord parce qu'ils n'ont pas d'argent pour mener la moindre guerre contre une puissance comme la Russie, mais aussi parce que la moindre sanction économique se retournerait immédiatement contre eux. Par exemple, selon une information publiée par le journal économique français Challenge du 7 mars 2014, à la seule menace du président Obama de geler les avoir russes, la Banque Centrale de Russie a déplacé dans la seule journée du jeudi 6 mars 2014, une somme gigantesque de plusieurs dizaines de milliards de dollars des comptes bancaires détenus aux États-Unis vers la Russie et les paradis fiscaux. Ce genre d'opérations, si elle continue, dans le moyen terme, peut causer un véritable séisme bancaire et financier aux États-Unis. C'est la classique histoire de l'arroseur arrosé.

Toujours Vendredi 7 mars 2014, c'est l'Agence Bloomberg qui fait d'autres analyses et prévisions. Selon elle, au 1er septembre 2013, la Russie détenait dans les banques de 44 pays la somme de 160 milliards de dollars, alors qu'à la même date, 24 pays avaient déposé dans les banques russes, la somme de 242 milliards de dollars. Les pays occidentaux peuvent geler jusqu'à 160 milliards de dollars d'argent russe. Et la Russie peut geler jusqu'à 242 milliards de dollars d'argent des occidentaux. Selon Bloomberg, depuis Washington, qui a plus à y perdre serait la France dont les banques ont investi 50 milliards de dollars en Russie, suivie par les Etats-Unis dont les banques ont investi pour 35 milliards de dollars dans le plus vaste pays du monde, la Russie, avec ses 17 millions de km2. Le pire, nous vient de la bouche du conseiller du président russe Sergueï Glaziev, rapporté par la même Agence Bloomberg : "En cas de sanctions américaines, la Russie serait obligée de renoncer au dollar au profit d'autres monnaies et de créer son propre système de paiement. (...) Si les États-Unis gèlent les avoirs d'entreprises publiques et d'investisseurs privés russes, Moscou recommandera à tout le monde de vendre les titres du Trésor américain. En outre, les sanctions, si elles sont infligées, amèneront la Russie à renoncer au remboursement des prêts octroyés par les banques américaines." La messe est dite. La Russie est invincible et a même identifié le point de faiblesse de l'ennemi. On peut dès lors parier qu'après la Crimée, elle sait qu'elle pourra annexer d'abord les anciens territoires géorgiens de l'Abkhazie et de l'Ossétie, avant d'avaler toutes les régions de l'est ukrainien russophones qui avaient voté pour le président Yanukovych aux dernières élections présidentielles. Sans oublier bien sûr la région séparatiste de Transnistrie en Moldavie, à la frontière avec l'Ukraine, là aussi à majorité russe et qui demande depuis son indépendance proclamée en 1992, son rattachement à la Russie. Et là nous arrivons à l'autre stratégie de Sun Tzu.

8- «Pour avancer irrésistiblement, attaquez les points faibles de l’ennemi. Pour battre en retraite sans être rattrapé, soyez plus rapide que votre ennemi.»
 
Pour avancer, il faut éviter le corps à corps avec l'ennemi et se limiter à le toucher uniquement dans ses parties non protégées. Et pour des replis stratégiques, il faut se mettre dans les coins qui échappent au contrôle ou à la connaissance de l'ennemi.

Depuis la guerre éclair du mois d'Aout 2008 contre l'allié des USA, la Géorgie avec Saakachvili, les territoires conquis sont le point faible de l'Occident. Tu avais fait croire à la Géorgie que tu pouvais l'aider en cas de guerre avec la Russie. Et il a fait ce que tu lui as conseillé. Quand on l'a bombardé, tu n'es pas arrivé. Alors, que vaut ta parole ? L'humiliation de la petite Géorgie par la Russie a été une grosse tache dans la crédibilité des USA et encore aujourd'hui, les deux territoires alors contestés sont de fait sous la Russie. Voilà pourquoi il est facile de prévoir que ce sont les premiers territoires que la Russie va annexer après la Crimée. Cette victoire si facile en seulement 4 jours sur la Géorgie ne suffit pas pour être répétée aujourd'hui en Ukraine, toujours selon Sun Tzu. Et ça, le président russe Poutine l'a très bien compris.

9- «Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières.».
 
Il faut toujours adapter les tactiques et les stratégies aux situations nouvelles. Ce n'est pas parce qu'une solution a marché hier qu'elle marchera toujours. Si on répète les tactiques victorieuses du passé, on court le risque de trouver un ennemi plus aguerri, qui aura passé le temps à étudier votre stratégie et comment y faire face convenablement. Chaque situation, pour un bon stratège est unique et mérite une stratégie unique. Alors que les Américains ont répété en Irak et en Afghanistan les mêmes recettes ruineuses du Vietnam, la Russie a évité de répéter en Ukraine ses tactiques victorieuses sur la Géorgie des bombes tirées par centaines des chars et des hélicoptères de combat. Car il est évident que si en Géorgie les alliés américains s'étaient fait trouver impréparés, rien ne dit qu'une nouvelle fois les trouverait aussi passifs, parce que surpris. En effet, on nous annonce que les F16 américains sont partis vers les ciels estoniens et polonais. De la même façon que le président Poutine a été silencieux pour les événements de Kiev, avant d'avaler la Crimée, aujourd'hui, personne ne sait quelle stratégie il a préparé pour les régions russophones de l'est de l'Ukraine. Comme Sun Tsu suggère de ne jamais répéter les mêmes stratégies victorieuses, il y a à parier qu'il a préparé toute autre choses pour avaler les régions de l'est mais quoi ?

10- «Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer cent batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles.»
 
Le bon stratège doit toujours avoir en tête 3 soucis : bien maîtriser l'environnement, le terrain de la bataille, connaitre l'ennemi dans ses détails et se connaitre lui-même pour surtout desceller avant l'ennemi ses propres faiblesses. Pour faire partie des stratèges des services secrets russes, il faut bien parler plusieurs langues donc l'anglais. Au même moment, tous les textes et communication entre les membres du FSB, sont exclusivement codés en russe. A la CIA il existe un département Russie qui ne peut pas faire le poids face à l'imposante stratégie russe de la maîtrise de l'anglais par tous ses espions. Et donc, de connaitre les américains dans ses plus petits détails. Il existe un réseau composé aussi par russe américains qui, avec le passeport américain, accèdent à tous les postes de l'administration américaine.

C'est ce qui va expliquer que pour le président russe, on a l'impression que rien de ce que dit son homologue américain ne le surprend ou ne l'émeut. Sur le plan de l'environnement, la Russie c'est 17 millions de km2, les USA la moitié. Alors que les américains en Russie sont concentrés dans quelques grandes villes de l'Ouest, les russes aux USA, sont repartis sur tout l'étendu des USA. Ils sont devenus des américains à tous les effets. Il suffit pour Moscou d'étudier leurs comportements pour savoir tout, des américains. Pour revenir en Ukraine, les zones qui intéressent la Russie sont les régions où on parle russe, où les populations sont russes, donc avec une parfaite maîtrise même sociologique de la part de la Russie. Ce qui n'est pas le cas des USA qui en Ukraine comme en Afghanistan ou en Irak, donnent toujours l'impression de s'engager sur des éventuels théâtres de guerres sans jamais maîtriser le terrain, n'importe où sur la planète comme s'il s'agissait d'un jeu vidéo, où il suffirait de remplacer une carte par une autre et continuer à appuyer sur la gâchette au maximum. Ce qui a porté à des guerres inutiles qui ont littéralement ruiné les Etats Unis d'Amérique.

Et le président Poutine l'a bien compris que de l'autre côté, il y a une véritable navigation à vue, du dossier iranien et syrien hier et à celui ukrainien aujourd'hui. Au final, devant le désarroi du président américain avec ses menaces génériques et sa totale incapacité à placer la moindre initiative dans le dossier ukrainien, s'il y a un maître du monde aujourd'hui sur le plan de stratégie militaire, ce maître s'appelle Monsieur Vladimir Poutine. Il connait son ennemi, les USA, il connait bien le terrain, l'Ukraine et il connait la nouvelle force de son pays, les nouveaux moyens militaires du pays depuis la guerre en Libye qu'il cite chaque fois qu'il veut se moquer des stratèges américains qui ont prétendu d'aller installer la démocratie en Libye et aujourd'hui organisent une conférence à Rome pour demander l'aide des russes pour aller y mettre un peu d'ordre. Le président Obama de son côté, donne l'impression de ne comprendre ni son homologue, russe, de ne pas connaitre la complexité ukrainienne, sinon, il n'aurait pas suggéré à ceux qu'ils ont mis au pouvoir à Kiev comme première action, de supprimer la langue russe. Et pire, il semble ne pas connaitre ses propres faiblesses, d'un pays ruiné et qui ne pourra rien offrir à 47 pays africains qu'on invite à Washington, juste pour mimer les rencontres tous les 2 ans entre les dirigeants africains et chinois.

QUELLES LEÇONS POUR L'AFRIQUE ?
 
Le 22 Janvier 2014 dernier, la Maison Blanche, par communiqué, nous annonce que le président Obama a invité à Washington, 47 chefs d'Etat Africains. Il a pris soin d'en exclure 3 de Centrafrique, Egypte et de la Guinée Bissau, accusés d'être arrivés au pouvoir sans passer par les urnes, mais par des coups d'Etat. Comment expliquer qu'en Ukraine c'est plutôt l'administration américaine qui tente de forcer la main à la Russie pour reconnaître le nouveau pouvoir à Kiev lui aussi issu d'un coup d'Etat ? Un coup d'Etat en Europe est-il différent d'un coup d'Etat en Afrique? Le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance de la Serbie. Les Occidentaux applaudissent. La Serbie porte l'affaire à la Cour Internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire des Nations Unies qui tranche et valide la sécession du Kossovo par sa décision du 22 juillet 2010 en ces termes : "la déclaration d'indépendance du Kosovo n'a violé ni le droit international général, ni la résolution 1244 du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel". En revanche, la CIJ ajoute qu'elle n'est "pas tenue par la question qui lui est posée de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance. La Cour n'est pas chargée de dire si le Kosovo a accédé à la qualité d'Etat".

Le ministre français des Affaires étrangères d'alors, Bernard Kouchner va se féliciter de la décision du CIJ en ces termes : "L'indépendance du Kosovo est "irréversible (...) Cet avis affirme clairement que la déclaration d'indépendance du Kosovo n'est contraire ni au droit international ni à la résolution 1244, comme la France l'avait toujours soutenu, et je m'en réjouis". Question : Pourquoi l'Occident se réjouit d'alimenter les sécessions au Kosovo, au Sud Soudan et font semblant de jouer aux fervents défenseurs du droit international et de l'intangibilité des frontières pour l'Ukraine ? En quoi la Crimée en Ukraine est différente du Sud Soudan ou du Kossovo? La réponse est que cette équation à géométrie variable est le fond de commerce de certains pays, les mêmes qui se sont arrogés le droit de faire les gendarmes du monde pour partager les bons et les mauvais points aux candidats naïfs à la démocratie, pour bien les spolier. Contrairement à ce qui se passe régulièrement en Afrique, de l'Erythrée au Sud Soudan, la Russie n'a pas aidé la Crimée à déclarer son indépendance, mais plutôt la rejoindre dans un ensemble déjà grand. Toute nouvelle indépendance affaiblit le pays qui perd un morceau de sa terre. Mais fragilise aussi le nouvel état non viable.
 
Les mêmes qui se battent aujourd'hui contre l'éclatement de l'Ukraine, sont les mêmes qui œuvrent en sous-main pour démembrer le Mali, ce sont les mêmes qui financent les rebellions dans l'Est de la RDC pour demain créer une nouvelle république dans le Kivu.

La Russie n'a pas fini de surprendre les américains.
 
Quel message voulait envoyer les russes aux américains lorsqu'ils ont fait coïncider la date de la fin des jeux para-olympiques d'hiver de Sotchi le 16 mars 2014 et le référendum pour valider l'annexion de la Crimée à la Russie ?

A la différence de la Russie, les africains sont grossièrement prévisibles dans toutes leurs stratégies par leurs ennemis occidentaux. Encore faut-il qu'ils soient capables de comprendre que l'Occident est l'ennemi de l'Afrique. Il existe en Afrique un vrai retard culturel et intellectuel de la population, pour déjà être capable de comprendre qu'il lui faut instaurer un rapport de force avec l'occident dans lequel ses propres points de vue seraient pris en considération. Mais on ne peut pas y parvenir dans un rapport classique de mendicité institutionnalisé où celui qui tend la main pour recevoir est toujours celui qui obéit à l'autre.

Voilà pourquoi il n'existe à ce jour dans aucun pays africain, un seul projet sérieux pour espionner l'occident. Les africains croient par erreur qu'ils sont les amis des européens et ne se posent jamais la question de savoir comment ils sont vus aux yeux des européens : de simples esclaves même si très lettrés. Les chaines de télévision en occident pourrons donner l'impression de haïr le président Poutine ou la Russie, mais il reste un élément que personne ne peut mettre en doute, quelque soit leurs relations dans le futur, ils sont condamnés à respecter la Russie. Ils ont déjà commencé à le faire, pour preuve, la façon dont tous tergiversent pour des pseudo-sanctions qui n'arrivent jamais.

Et c'est dans ce rapport de respect que je suis paradoxalement optimiste pour le futur des relations entre ces 2 ennemis d'aujourd'hui. Je ne peux pas dire de même pour l'Afrique. Pour qu'on nous respecte, nous devons cesser de tendre la main, c'est une condition incontournable avant même de parler de stratégie militaire ou d'espionnage des européens par les africains.
 
 
Yaoundé, le 08 mars 2014

Jean-Paul Pougala (ex-docker clandestin)
 
N.B: Il est strictement interdit d'utiliser ce texte qui est couvert par les droits d'auteur à des fins commerciales comme la publication dans les journaux payants ou vocalisé sur Youtube, sans mon autorisation écrite.

 

Source: Page Facebook de Jean-Paul Pougala

lundi, 27 janvier 2014

OBAMA ATTEND LES AFRICAINS A LA MAISON BLANCHE

 

OBAMA ET L'AFRIQUE.jpg

 

Qui aurait cru ? Barack Hussein Obama - cet homme hybride, président des Etats-Unis, dont les deux mandats resteront dans l’histoire africaine, le pire cauchemar que les Africains aient connu après le siècle de l’esclavage et la balkanisation de l’Afrique - vient de tendre la main aux chefs d’Etat africain pour un sommet qu’il compte encadrer à la Maison Blanche à l’honneur de « l’Afrique » en août 2014.

Cette annonce a fait l’effet d’un boom dans les présidences africaines mais elle a pris au dépourvu les présidences européennes qui croiaient avoir leur pleine souveraineté en Afrique et dans ces « contrées ».

Ce qui est très surprenant, c’est le fait que les présidences africaines sembleraient avoir gagné le pari sur l’Europe et que leur directoire de communication serait en harmonie avec la Maison Blanche. Elles ont accueilli favorablement l’annonce et seraient en train de se préparer pour cette rencontre ô combien historique pour chacun des présidents africains qui recevront l’invitation des mains des ambassadeurs américains auprès de leur pays respectifs pour se rendre à la Maison Blanche, poser auprès d’Obama.

À ce jour, aucun chef d’état africain ne s’est prononcé, encore moins l’Union africaine, pur objet de décor de l’Afrique depuis 2011, sur sa participation « éventuelle » ou « pas éventuelle ». Tous ont gobé l’annonce et dans leurs antichambres ils seraient en train de s’en enorgueillir…

Il apparaît que ce soit un rêve pour certains leaders africains qui n’avaient jusqu’ici eu le privilège que de poser auprès d’un Sarkozy (parti) ou d’un Hollande (partant) ou de Hu Jintao l’ex-président chinois. Cette fois, ce serait le comble pour ceux-là, d’avoir été à Pékin, Paris, et Washington et pourquoi ? Pour représenter leurs villages et contrées et non les « pays » africains du point de vue du Congrès de Berlin.

REVENONS AU PROBLEME DE FOND !

Dans le mode opératoire du prédateur qu’il est, le président des USA a appâté les dirigeants africains en faisant semblant de respecter la politique de l’UA (dont les décisions ont permis d’exclure la Guinée Bissau et l’Egypte… tout comme les sanctions de l’UA sur Madagascar ne sont pas encore levées malgré les élections qui viennent de s’achever). Il a aussi évité de fâcher Londres – son allié de tous temps - en refusant d’inviter Mugabe, l’homme africain qui a mis à nu les pratiques du Commonwealth et les désirs coloniaux britanniques d’obscurcir le Zimbabwe et les états-africains qui furent sous l’influence de la Grande Reine britannique.  

Au lieu que l’UA s’insurge sur une telle annonce qui crée des différences entre Africains, elle est restée muette comme elle en a l’habitude de le faire lorsque l’Afrique est malmenée par les fauves en quête de leur pitance en Afrique et ne s’agite que lorsque les conséquences sont ténébreuses pour les Africains.

Aucun Africain digne et respectueux de l’éthique africaine, n’accepterait une telle humiliation surtout lorsqu’il s’agit des leaders qui, en notre temps, sont les leaders de l’Afrique indépendante… je souligne ici la figure de Robert Mugabe. Qu’il ne soit pas sur la liste des invités, les autres chefs d’Etat africains devaient se poser des questions sur l’intention du prédateur noir de la Maison Blanche.

Pire encore, c’est le prédateur noir, l’homme qui, pour une première fois dans l’histoire de l’Afrique, a déversé plus de 8000 bombes à uranium appauvri et/ou enrichi sur le sol africain, c’est cet homme là, qui vient inviter les Africains pour soi-disant « ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre les Etats-Unis et l’Afrique ». L’homme noir que les grands fauves de l’Amérique ont utilisé pour assassiner plus de 200.000  Libyens et tuer l’homme le plus aimé de l’Afrique, le Colonel Kadhafi. Que les Africains acceptent de se rendre à la Maison Blanche, ils y vont pour leur village et contrée mais pas pour représenter l’Afrique.

QUEL ENSEIGNEMENT CES LEADERS AFRICAINS VEULENT LAISSER A LA POSTERITE ?

Ils ont perdu le sens de l’Honneur et le reste du monde en profite pour les traiter en moutons d’abattoir. Ils sont pitoyables dans leur être lorsque tous les ans ils se rendent en longue file indienne dans les capitales étrangères pour faire la salle de classe devant un professeur dont le nom est à tour de rôle : France, Chine, Inde, et aujourd’hui, USA.

Qu’avons-nous fait pour mériter un tel sort ?

Est-ce que ces dirigeants africains ne peuvent pas abandonner leur souveraineté à l’UA africaine pour se rendre en duo, UA-USA, UA-CHINE, UA-FRANCE, UA-INDE, UA-ETC… pour résoudre les problèmes de l’Afrique. Quel est ce malheur qui frappe sur le front des Africains, qui, chaque fois doivent être la risée des autres nations ? J’ai du mal à être dans la peau de ces chefs d’état sans gloire ni honneur. 

ET LE PREDATEUR ?

Ce que les Africains n’ont pas compris, là où les Latino-Américains ont déjà pris leurs distances, c’est que ces leaders noirs ne connaissent pas les enjeux mondiaux de l’heure ou bien, ils le savent mais créent les conditions pour pourrir l’Afrique après eux.

Les USA n’ont jamais été un partenaire fiable. Ils ont toujours dupé, fait croire au paradis aux peuples du monde, mais ce paradis s’est toujours transformé en enfer de l’enfer. Les pays Latino-Américains en sont bien avertis, l’Iraq, l’Afghanistan, le Pakistan, la Libye, la Syrie actuelle en sont des illustrations éloquentes.

Au lieu que nos leaders s’en prennent à leur soif d’invitation du Noir de la Maison Blanche, qu’ils remuent leurs méninges et renvoient l’ascenseur à l’UA, en déclinant l’offre et en laissant à l’UA, le soin d’aller à la Maison Blanche parler d’une seule voix pour l’Afrique, si l’opportunité d’y être en vaut vraiment la peine suivant l’agenda africain de l’heure.

Aucune sécurité extérieure ne sera bénéfique pour l’Afrique sauf si ce sont les Africains eux-mêmes qui en conjuguent les efforts. La sécurité des USA pour l’Afrique c’est l’insécurité totale…

Il est clair que mon analyse ne changera jamais l’avis de ces chefs d’Etat avides de notoriété. Ils sont prêts à payer le prix du diamant pour se payer le luxe en se ruant à Washington poser auprès du noir-blanc africain de la Maison Blanche, qui est détesté lui-même aujourd’hui par les Noirs américains pour ses basses œuvres dans le monde et aux Etats-Unis même.

DE MEMOIRE: OBAMA, L’HAMEÇON DES PREDATEURS DE LA MAISON BLANCHE POUR LES AFRICAINS…            

Lorsque cet homme arrive au pouvoir lors de son premier mandat, il montre immédiatement un désintérêt pour l’Afrique. Lors de sa première visite africaine qu’il effectue au Ghana en juillet 2009, il tance les chefs d’Etat africain et les traite de despotes, des infréquentables… puis lors de son discours à Accra il sermonne nos « despotes » africains tel et si bien que l’on n’aurait pu imaginer que ce serait encore lui, cinq ans après, qui les convoquera à la Maison Blanche.

Bref, il revient aux leaders africains de soigner leurs images écornées en refusant de jouer le jeu des impérialistes. Ces gens viennent toujours avec des idées sincères… vous croyez que vous êtes en train de consommer un bon poisson mais à la grande surprise, vous trouvez une vipère vivante – somnolant dans votre plat prete à vous mordre l’œsophage.

Et pour paraphraser Louis Farrakhan, « Ne pensez pas qu'ils n’ont pas l'intention de vous voler ce qui se trouve sous votre pied ! Leurs actions ne sont pas à votre avantage, mais à leur avantage (...).  Leur jeu est toujours le même. Ils n'ont jamais changé, et ils ne changeront pas maintenant. Le serpent peut se débarrasser de la « vieille peau », mais la "nouvelle peau" qu’il revêt reste la même: il apparaît juste «frais» et «neuf». »

 

Gilbert NKAMTO (*)

 

Gilbert NKAMTO pour le CEREDD / Centre Européen de Recherches et d’Etudes sur la Démocratie Directe / 25 janvier2014

 

http://www.lucmichel.net/2014/01/25/ceredd-obama-attend-les-africains-a-la-maison-blanche/

 

MANIFESTATION CONTRE OBAMA EN AFRIQUE DU SUD.jpg

Photo : Manifestation contre Obama à Pretoria, Afrique du Sud, le 28 juin 2013.

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(*) www.gilbertrocheteau.blogspot.com

Correspondant du CEREDD à Tripoli, puis Yaoundé.

Secrétaire général du Conseil Panafricain du MDPR /

Mouvement démocratique panafricain pour la renaissance

www.mdpr.populus.ch 

Administrateur d’EODE Zone Afrique

www.eode.org

https://www.facebook.com/EODE.africa