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lundi, 09 juillet 2018

CRISE DU PARTI UNIFIE AU PDCI - LA POLITIQUE DU VENTRE VA PERDRE LA COTE D'IVOIRE

 

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C’est hallucinant de voir presque tous les cadres du PDCI en poste dans l’administration, basculer du côté d’Alassane Ouattara, c’est-à-dire du nouveau mouvement créé par le ministre Adjoumani Kobenan Kouassi, « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ». Un courant visant selon son auteur, à œuvrer à la mise en place d’un parti unifié du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, RHDP, alors même que son parti, le PDCI, membre de ce groupement politique, « ne permet pas et n’admet pas en son sein des courants formellement constitués ». Et plus, il a déjà clos ce débat à l’occasion du Bureau politique du 17 juin 2018 où, « démocratiquement et souverainement » les militants ont statué sur l’Accord Politique pour la création d’un Parti Unifié dénommé RHDP (…) et il a été demandé « que chacun des militants observe, de façon scrupuleuse, dans la discipline et le respect, les décisions des organes du Parti. » Et la décision majeure, c’était que le PDCI voulait demeurer PDCI et non disparaître et ne parlera de parti unifié qu’après les élections de 2020. Parce que le PDCI aura son candidat à ces joutes.

Mais voilà qu'Adjoumani Kobenan Kouassi, ministre des Ressources animales et halieutiques et ses amis, qui veulent effacer le PDCI, formation mythique d’où est sorti le RDR de Djéni Kobena, au profit du RDR d’Alassane Ouattara, ce dernier candidat présumé à un troisième mandat, créent un courant, pour faire ce que leur parti ne veut pas : "Nous nous engageons à sensibiliser les bases du PDCI pour adhérer au parti unifié", explique Adjoumani le mardi 3 juillet 2018, à l'Ivoire golf-club, à Cocody, au lancement de son mouvement. 

Il s’agit de forcer la main à leur parti ou de le déstabiliser de l’intérieur. Et cela, parce qu’ils veulent faire carrière dans la jouissance étatique grâce à une reconnaissance bien rémunératrice de Ouattara. Et ils étaient nombreux, les ministres PDCI, directeurs, diplomates, etc., à la cérémonie de présentation de « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ». Car Ouattara ne cesse d’agiter le spectre d’un remaniement ministériel visant à écarter des éléments qui ne seraient pas favorables au parti unifié, garant de sa longévité à la tête de la Côte d’Ivoire. Alors on renie son parti et on est même prêt à le combattre pour le bonheur de Ouattara qui tient pour l’heure, le cordon de la bourse. Oui, la bourse ! C’est elle qui est si capable de faire perdre son âme à un intellectuel supposé.

Sur les traces de quel Houphouët-Boigny ?

Sur les traces d’Houphouët-Boigny ? Mais sur les traces de quel Houphouët-Boigny ? Quel Houphouët-Boigny n’aurait pas craint de liquider sa propre œuvre, le PDCI-RDA, pour de l’aventure ? Quel Houphouët-Boigny se serait renié aussi aisément ? Quel Houphouët-Boigny se ferait hara-kiri en détruisant sans regret, son instrument de combat historique, qu’il a construit au prix de mille efforts et pendant un demi-siècle ? Sur les traces de quel Houphouët-Boigny Adjoumani prétend être, en semant la zizanie dans sa famille politique ? N’est-ce pas là, une injure à Houphouët-Boigny que de faire croire que le premier Président de la Côte d’Ivoire serait capable d’effacer le PDCI-RDA, l’œuvre de sa vie, héritage de millions de générations, au profit d’Alassane Ouattara ? De quel Houphouët-Boigny parle Kouassi Adjoumani avec une telle légèreté ? On comprend que par ces temps difficiles, l’on peut se tromper de « traces ». Et Adjoumani s’est certainement trompé en prenant les traces d’un caméléon, d’un félon, pour celles d’Houphouët-Boigny, un homme resté constant toute sa vie. La direction du PDCI a bien raison de s’indigner de l’acte de l’ancien porte-parole du président Bédié. 

Les moyens de ses convictions

Voilà l’un des problèmes majeurs que connaît la Côte d’Ivoire ! Des cadres qui, pendant plus de dix ans pour certains, gèrent librement, et même « goulûment » des affaires de l’Etat, mais n’ont pas su épargner ou investir pour financer plus tard leur autonomie, leur fidélité à leur parti et à leurs convictions politiques… Les voilà donc qui chavirent massivement, pour leur confort digestif, sans considérer qu’ils mettent ainsi en difficulté leur président, Henri Konan Bédié. Quand ils agissent ainsi, ne voyant que leurs intérêts matériels, alors que Ouattara, pour lequel ils n’ont plus de lucidité, plonge le pays dans le 36e dessous, que peut-on espérer de cette catégorie de cadres ? Que Ouattara brade la Côte d’Ivoire, qu’il la donne à un franc symbolique à des amis d’ici et d’ailleurs, cela ne les offusque aucunement pas, tant que leurs avantages seront saufs. 


A qui irions-nous donc, comme dirait l’autre, si le pays finance les études de ses enfants pour l’aider à soigner ses intérêts, sauver son honneur, sa souveraineté, assurer son développement et le protéger en toutes circonstances, et qu’au lieu de cela, ceux-ci le trahissent de la sorte ? A qui irions-nous ? 

C’est là, la différence entre les cadres pro-Gbagbo et certains qu’on peut trouver dans tous les partis politiques, citoyens véritablement de conviction, et ces personnes guidées par autre chose : le diktat de la panse. Car ils sont nombreux ces cadres qui, depuis le 11 avril 2011, sont écartés de l’activité rémunératrice, et même jetés en prison ou en exil. Ils sont maltraités, affamés, parce que FPI et/ou pro-Gbagbo, mais ils restent fidèles à leur parti, leurs convictions et leur combat aux côtés de leur leader Laurent Gbagbo.

C’est du côté de cette catégorie de cadres que se trouve l’espoir. Sinon, cette crise du parti unifié à laquelle nous assistons au PDCI-RDA, bâtie autour de la politique du ventre, risque de perdre toute la Côte d’Ivoire.

 

Eugénie Dallo

 

Source : L'Horizon Info

mercredi, 07 février 2018

COTE D'IVOIRE - «MATCH RETOUR», UN TEXTE DE L'ECRIVAIN FRANÇOIS MATTEI

 

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Il sera de toute façon contraint de le faire à l’issue du procès de Laurent Gbagbo, à cause des dégâts irréversibles que cette parodie de justice manigancée par Nicolas Sarkozy aura causés. N’oublions pas qu’à La Haye, et contrairement aux engagements pris par la CPI en mars 2012, les crimes de masse des troupes de Ouattara n’ont jamais été examinés par Fatou Bensouda, sans que les successifs gouvernements français s’en émeuvent. Ce sera donc à Emmanuel Macron d’assumer la catastrophique gestion du dossier ivoirien par Jacques Chirac, François Hollande, et surtout Nicolas Sarkozy depuis plus de quinze ans. Aura-t-il le courage d’en faire l’inventaire, et d’en tirer les leçons ?

Il serait temps, comme le firent il y a longtemps les Anglais, les Portugais, ou les Espagnols, d’établir des relations assainies de tout abus de position avec nos anciennes colonies, indépendantes, depuis près de soixante ans…La France y retrouverait peut-être quelque éclat de sa grandeur passée. A ce titre, le traitement du cas Laurent Gbagbo se présente paradoxalement comme une occasion inespérée.

Sait-on assez qu’en Afrique, le petit frère ne reproche jamais à son aîné d’avoir fauté ? Il ne se venge pas ; le petit s’assoit en face du grand pour continuer à parler, comme avant la faute…Pour un homme politique comme Emmanuel Macron, dont l’avènement a surpris, ce pourrait être l’embryon d’une idée pour continuer à surprendre, et à innover. Cela suppose qu’il connaisse la psychologie africaine, ce qui n’est pas certain, ou qu’on la lui explique un peu.

Sinon, après avoir disparue de la scène internationale au Moyen-Orient, où elle jouait traditionnellement un rôle central, la France risque fort d’être engloutie sous le poids de ses erreurs et de son double jeu en Afrique, en particulier en Côte d’Ivoire. C’est sans doute à La Haye que se joue son avenir sur le continent, à la CPI, où elle l’a l’hypothéqué gravement. Sous le regard intéressé de la Chine, fortement implantée dans ce qui fut jadis le « pré carré » français, et celui de la Russie, qui l’a déjà supplantée en Syrie, et pousse ses pions en Afrique, au Congo, au Cameroun, en Angola. Poutine ne dissimule pas son rêve d’étendre sa présence, en prenant une revanche sur l’Occident, qui stoppa, grâce à une série de coups d’Etat et d’assassinats ciblés, la progression soviétique sur le continent africain dans les années 80 et 90.

A la CPI, sonne le glas de l’échec historique d’une certaine politique étrangère de la France. « Une sorte de Côte d’Ivoire papers ».

Son emprise internationale n’a cessé de rétrécir au fil des entreprises hasardeuses, depuis son alignement exclusif sur les Etats Unis, et des moyens de plus en plus réduits qui ne lui permettent plus depuis longtemps d’assumer des prétentions de grande puissance. De Gaulle a entretenu la fiction de son vivant grâce à sa stature de géant du XXème siècle, et à l’incarnation d’une troisième voie entre les deux grands blocs américain et soviétique, où se reconnaissaient les pays du Tiers monde. Après lui, la France est rentrée dans le rang, dans la crise économique, le chômage, les déficits tous azimuts… Disparaîtra-t-elle un jour complètement de cette Afrique où elle avait fondé son empire, et sa richesse ? C’est probable.

A moins que, par une miraculeuse et soudaine inspiration, elle affronte son passé, et en tire les conclusions. A moins qu’elle aille chercher la clé de sa propre rédemption dans la cellule de celui qu’elle y a jeté, à Scheveningen, 32, Pompstationweg, dans la banlieue de La Haye. Elle a taillé sur mesure, bien involontairement, une statue du Commandeur à Laurent Gbagbo. Les Afrikaners, tenants blancs de l’Apartheid en Afrique du sud, qui ont d’abord traité Nelson Mandela comme un terroriste, et l’ont maintenu en détention pendant 27 ans, en firent leur président, et une icône mondiale, en lui ouvrant les portes du pénitencier de Robben Island. Ils sauvèrent ainsi la face, leurs intérêts, et leur avenir. Ce fut un exemple africain de solution à une impasse historique d’origine coloniale apparemment sans issue. Plus récemment, le gouvernement belge a présenté des excuses officielles pour la responsabilité de Bruxelles dans l’assassinat de Patrice Lumumba, au Congo, en 1961. D’autres discours et d’autres scénarii plus adéquats sont à inventer dans le cas de la Côte d’Ivoire. Sans attendre 50 ans pour sortir du déni, et voir un président, en l’occurrence Jacques Chirac en 1995, venir reconnaître un crime d’Etat, celui de la participation à la déportation des juifs de France entre 1942 et 1944…Tout est toujours possible: de manière assez surprenante pour un farouche adversaire de la « repentance »- appellation contrôlée caractérisant ceux qui refusent d’admettre et de reconnaître leurs crimes -avec beaucoup de culot, et autant de cynisme, Nicolas Sarkozy a souligné à Kigali, il y a quelques jours, les « erreurs de la France » au moment du génocide du Rwanda en 1994.

Précisons qu’il accusait ainsi François Mitterrand, au pouvoir à l’époque…

En 2011, le même Sarkozy s’étant engagé dans une sinistre confrontation France-Côte d’Ivoire, s’était cru qualifié en gagnant le « match aller » et en faisant tomber Gbagbo. Alors qu’il a peut-être disqualifié Macron, pour le match retour » que la France est en train de perdre à La Haye en 2018.

A moins qu’avec un peu de courage, de panache, et une intelligence unanimement reconnue, l’actuel locataire de l’Elysée vienne refonder la relation africaine sur de nouvelles bases. N’est-ce pas là le véritable intérêt de la France? Une nouvelle vision d’avenir est à ce prix, car il y aura bien sûr un avant, et un après La Haye.

En Côte d’Ivoire, l’histoire est en marche, et l’horizon de l’après Ouattara n’est pas engageant : les rivalités entre Guillaume Soro, Ahmed Bakayoko, et Alassane Ouattara, chacun possédant sa milice armée, font craindre une nouvelle guerre civile. Avec un Henri Konan Bédié prêt à jouer sa carte personnelle dans le chaos. Et un Laurent Gbagbo, resurgi de l’enfer en héros.

 

Source : JOURNAL D'AFRIQUE, FEVRIER 2018

samedi, 30 décembre 2017

FRANCIS WODIE INTERPELLE OUATTARA

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《 J’accuse, sans avoir pu établir, ni matériellement, ni «judiciairement », les faits, sur la base desquels et en conséquence desquels j’ai prononcé le jugement. Peu importe ! J’ai décidé, et cela suffit ! Parce que je suis moi, parce que je suis le Roi, parce que je suis la Loi. C’était hier ! Et c’est, encore, aujourd’hui ? Tel est le paradoxe auquel je voudrais voir et faire échapper-prétentieusement- la Côte d’Ivoire et les ivoiriens.

II– Ecrivant les lignes qui suivent, c’est moins la raison que le cœur qui parle ! Et, moi, mon cœur saigne ! Nous sommes, tous, suspects, de quelque chose et de quelque manière ; et nous nous suspectons tous, les uns les autres. La confiance s’est évanouie ; elle s’est envolée sur les ailes du mensonge. Voilà l’autre mal, avec la corruption, qui mine le pays et dont souffrent les ivoiriens. Et voilà l’ami, le frère qui prend le visage et l’allure de l’ennemi ! Et voilà les « frères-ennemis » prêts à s’entredéchirer, à s’affronter sans raison et sans intelligence. C’était hier ! C’est encore aujourd’hui ? Et c’est bientôt demain ! A la veille de la nouvelle année, 2018, symbolique à divers égards, les ivoiriens doivent renaître à eux- mêmes, d’un cœur nouveau, du même cœur, de la même raison, du même sang, rouge pour tous ! Et moi, j’ai le cœur qui saigne ! Et peut-être le tien, le vôtre, le nôtre !? Et c’est pour espérer-voir-arrêter l’hémorragie que je m’arrache le cœur pour parler, vous parler, mesdames, messieurs, gouvernants et gouvernés, avec à leur tête le premier d’entre eux (d’entre nous), Monsieur le Président de la République qui en a la lourde et haute responsabilité ! Nous sommes tous des victimes, victimes de quelque chose, de quelque manière ! Moi, moi aussi ma maison a été pillée et saccagée en 2010-2011 ! Je crois savoir qui, je ne sais qui ? Et alors ! Devrions-nous devenir, pour cela, pour autant, des bourreaux, prêts à tuer, parce qu’on m’a tué, parce que on a voulu me tuer ? Non ! bien sûr ! Mais qu’y a-t-il de sûr en ces lieux, en ces temps où rien n’est sûr !

III- Je porte témoignage, entre autres, du cas de Oulaye Hubert ! Je témoigne en faveur de Oulaye Hubert à qui je rends hommage, un hommage que je tiens, malgré tout, pour mérité ! Hubert Oulaye, qui n’est pas de la même « chapelle politique » que moi, mais de la même école de pensée ; homme de mesure et de hauteur, que j’ai tenu, un peu, par la main sur le chemin de l’Agrégation, en l’ayant élevé, avec d’autres, à la dignité de Maître de conférences agrégé en Droit public et sciences politiques ( et de Professeur titulaire ) ; Hubert Oulaye qui aura su démontrer, par sa manière d’être et de faire, la justesse de notre jugement. L’intégrité (intellectuelle et morale) de cet homme se serait-elle, brusquement et totalement, dissoute, désagrégée dans l’acide du jeu politique, se serait-elle désintégrée, sans rémission, dans les eaux boueuses et putrides du marécage politique ? Je ne le sais ! Je ne le crois ! Mais comment condamner, si outrageusement, cet homme sans me sentir, de quelque manière, interpellé ; et dois-je me taire quand je dois parler ? Cette décision, monstrueuse, aurait frisé, par son énormité, le ridicule en d’autres circonstances, tout en n’oubliant pas que le monstrueux (le monstre) menace, constamment, de nous dévorer, tous, y compris ses propres géniteurs.

IV- Je parle, je vous parle, je nous parle, je parle à Monsieur le Président de la République en particulier, parce qu’il est le premier et le dernier, recours ; j’appelle, et j’interpelle à la limite, parce que je m’en sens un devoir de conscience. Alors ! Attention ! Attention ! N’oublions pas « qui sème le vent récolte la tempête » Qui sème la condamnation récolte la damnation ! Alors ! Au lieu de-tenter de- semer la terreur, d’une manière ou d’une autre, ensemençons nos cœurs –meurtris-et nos esprits – endoloris et endormis-, en vue de la nouvelle moisson, pour les Temps Nouveaux. Alors ! Je ne cesse de clamer et de réclamer ! Au lieu d’avoir pour symbole le glaive et la balance, plus-souvent-le glaive que la balance (le glaive qu’on manie si maladroitement, et la balance qui ne sera jamais égale pour tous), la Justice, surtout en ces « temps qui tanguent » devrait s’en offrir un autre, ainsi que l’exemple nous en a été donné par certaines sociétés, le symbole de l’aiguille ; l’aiguille pour coudre ou recoudre, l’aiguille qui sert à raccommoder quand le tissu-social et politique- s’effiloche et se déchire (comme c’est le cas, douloureusement, chez nous) ; raccommoder, comme se raccommoder (s’accorder, se réconcilier), cette réconciliation nationale que nous appelons de nos vœux, sans la vouloir réellement. Alors ! Le temps est venu de tourner la page ! Le temps est venu de franchir les frontières, de passer par-dessus les frontières-politiques, ethniques ou religieuses- qui nous divisent et nous tiennent prisonniers de tout ce que nous ne devons faire ou être. Le temps est venu d’effectuer la traversée, le passage de cette rive à l’autre rive, de la Côte d’Ivoire actuelle à la nouvelle Côte d’Ivoire, à la veille de nouvelle année. Telle me paraît être la voie du Salut National ! Fasse le ciel que nous soyons, tous, délivrés ! Puissent le ciel et la terre se rencontrer ! Bonne et heureuse année 2018 ! Vive la Côte d’Ivoire nouvelle ! Vive la nouvelle Côte d’Ivoire 》

 

Francis WANGAH WODIÉ.

jeudi, 10 août 2017

AFFAIRE «PUBLICATION DES PHOTOS D’AWA EHOURA SUR FACEBOOK»: LES PRECISIONS ET EXCUSES DE FERNAND AGBO DINDE

 

GADJI IBRAHIM. MEILLEUR AGENT RVM 2017.jpg

 

Depuis la semaine dernière (samedi 05 août 2017), des photos de notre bien-aimée sœur, Awa EHOURA, sont publiées sur les réseaux sociaux, Facebook notamment. Comme il fallait s’y attendre, cela a suscité un tollé général. Je subis un véritable lynchage médiatique. La presse nationale n’est pas en reste. Pour l’amour que j’ai pour notre sœur Awa, je voudrais faire les précisions suivantes, non sans m’excuser auprès des uns et des autres.

A la vérité, je n’ai fait aucune publication sur Facebook concernant Awa, ces jours-ci (après ce que j’ai fait il y a belle lurette, pour lancer et conduire notre opération de secours à son profit et pour démentir les fréquentes rumeurs de sa mort répandues sur le Net).

S’agissant des photos qui courent en ce moment sur la toile, je les ai prises au début de ce mois d’août, avec le consentement d’Awa. Nous avions aussi convenu de les transmettre exclusivement aux donateurs de notre réseau, mis en place pour la soutenir. Ces derniers en avaient été préalablement avertis. C’est ainsi qu’après ma dernière visite à notre sœur, le 1er août, j’ai écrit un mail aux donateurs, pour leur donner de ses nouvelles, en y joignant les photos prises.

Je le répète, avec l’autorisation d’Awa, le courriel et les photos jointes ont été exclusivement adressés aux seuls membres de notre réseau de donateurs. Ce réseau a été mis en place, il y a cinq ans. Il est composé de personnes résidant en Côte d’Ivoire, au Gabon, aux Etats-Unis, en Suisse, en France, en Allemagne, en Haïti et en Grande-Bretagne. Elles sont de toutes les catégories sociales, professionnelles, confessionnelles et politiques. Je communique ainsi, et de façon régulière, avec eux pour leur donner les nouvelles les plus récentes de notre bien-aimée soeur Awa EHOURA et leur faire les différents points financiers.

Malheureusement, voulant peut-être bien faire, un des destinataires de mon mail a pris sur lui de le faire publier sur Facebook, avec les photos jointes. Je suis profondément attristé et désolé par ce qui a été fait. Il m’en aurait demandé l’autorisation que je la lui aurais refusée. Dommage et mille fois dommage !

Les photos et les nouvelles de notre sœur courent les rues, avec des commentaires désobligeants sur ma personne. Je voudrais rassurer les uns et les autres que c’est de façon malencontreuse que cela est arrivé. N’empêche, je voudrais m’en excuser, très sincèrement. Je me suis déjà excusé auprès de notre sœur Awa et de sa famille. Je voudrais le faire publiquement, pour montrer toute la bonne foi qui m’animait lorsque j’adressais le courriel litigieux aux seuls membres de notre réseau de donateurs.

Je prie que l’Eternel, notre Dieu, Maître des temps et des circonstances, fasse concourir cette situation désastreuse au bien de notre sœur et des siens.

 

Jeudi 10 août 2017

Fernand AGBO DINDE

jeudi, 19 janvier 2017

LE FRANC CFA EST UNE FOUTAISE INNOMMABLE

 

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LU POUR VOUS:

Je viens de m'arrêter devant un bureau de change de la banque suisse UBS.

Comme il est possible de le constater, toutes les monnaies interchangeables y figurent, même la monnaie du Vietnam.

Je pose donc la question à la dame qui est au guichet, la cause pour laquelle le franc cfa n'y figure pas. Après un instant d'hésitation, elle fait appel à son supérieur, qui m'informe, que seules les monnaie sont interchangeable, que le CFA n'est pas une monnaie, mais une devise du trésor public francais et que par conséquent, seul le trésor public francais peut réaliser ou autoriser son échange, à un taux fixe par elle, contre une autre monnaie.

En fait, c'est un papier émis par le trésor francais que nous utilisons et non une monnaie.

Cette France se fout royalement de nous.

 

#REZOPANACOM
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FRONT ANTI-FCFA

Taxe coloniale pour les "bienfaits" de la colonisation : Voici ce que la France devait aux pays africains en réserves de devises étrangères, lingots d'or inclus (en 2012 - Source : Banque Mondiale).

 

Bénin : $0.69 milliard de dollars

Burkina Faso : $0.63 milliard de dollars

Cameroun : $3.38 milliards de dollars

Congo-Brazzaville : $5.55 milliards de dollars

Côte d’Ivoire : $4.24 milliards de dollars

Mali : $1.31 milliars de dollars (2013)

Gabon : $2.35 milliards de dollars

Guinée-Bissau : $0.19 milliard de dollars

Guinée Equatoriale : $4.4 milliards de dollars

Niger : $1.17 milliard de dollars

Tchad : $1.16 milliard de dollars

Centrafrique : $0.16 milliard de dollar

Sénégal : $2.25 milliards de dollars

Togo : $0.51 milliard de dollars

#FrontAntiFCFA #StopFCFA

 

Pour aller plus loin : http://atlantablackstar.com/…/14-african-nations-being-fo...

 

Page Facebook Toussaint Alain

Dr AHOUA DON MELLO - LA CAMPAGNE CACAO BLOQUEE: LES PAYSANS BIENTOT EN COLERE

 

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Le mercredi 11 Janvier 2017, une rencontre de vérité entre les acteurs de la filière cacao et le Conseil Café-Cacao (CCC) s’était transformée en rencontre de contrevérité.

 

Pendant que les producteurs se plaignent de l’impossibilité de vendre leur produit au prix fixé à 1 100 FCFA pour la campagne 2016-2017 par le gouvernement, les responsables du CCC évitent la vérité pour servir des faux fuyants en parlant de « pic de commercialisation sur une courte période : Novembre-Décembre ». C’est à dire beaucoup trop de cacao au port qui entraîne un engorgement et donc un ralentissement du flux dans la chaîne de la commercialisation.

Quelle est donc la vérité sur la filière cacao ?


La vérité sur la filière

Le prix du cacao bord champ pour la campagne 2016-2017 a été fixé en grande pompe par le Dr ADO à 1 100 FCFA le Kg pour arracher l’adhésion des paysans à sa politique.

Le prix du cacao sur le marché américain le 12/01/2017 était de $2.12/Kg soit 1310 FCFA. Ce prix est égal au prix usine du cacao. Pour atteindre le marché américain, il faut ajouter au prix usine les taxes de l’État, les prélèvements de la CCC, le coût du transport et de l’assurance.

L’ensemble de ces coûts avoisinent les 400 FCFA/Kg.

À 1 310 FCFA/Kg prix usine en Côte d’Ivoire, le cacao arriverait aux USA à un prix de 1 710 FCFA/Kg largement supérieur au cours du cacao à New York (1 310 FCFA/Kg). Comme les exportateurs ne peuvent pas vendre à perte, la commercialisation du cacao est donc bloquée. Pour sortir de ce blocage, le gouvernement a le choix entre quatre solutions:

1. Une subvention de 400 FCFA/Kg

2. Une baisse de 400 FCFA/Kg du prix bord champ.

3. Un étranglement de la filière par un mouvement armé financé par les prédateurs comme en 2002 pour faire grimper les prix.

4. Une dévaluation du FCFA.

En excluant les deux dernières solutions radicales, bien qu’avec le Dr ADO tout est possible et puisque l’exportateur ne peut pas vendre à perte, rien ne peut donc sortir des ports d’Abidjan et de San-Pedro sauf du cacao acheter au paysan à 400 FCFA moins cher par rapport au prix fixé par le gouvernement. Dans cette hypothèse, le maximum du prix bord champ est de 700FCFA/Kg.

L’État a récusé la réserve de prudence mise en place par Laurent GBAGBO pour subventionner la baisse des cours. En lieu et place, une vaste opération de détournement des fonds de soutien à la filière a été initiée par la mise en place de fonds d’investissements qui s’évaporent par des marchés gré à gré et des soutiens à des exportateurs proches de la famille Ouattara (confère la lettre du continent du 03/08/2016 : Ouattara et les affaires de famille). Le Dr ADO se trouve donc dans l’incapacité d’annoncer une subvention de la filière.

Après l’annonce en grande pompe de la bonne nouvelle d’un prix bord champ record de 1 100 FCFA/Kg, l’État ne peut plus revenir sur ses pas pour annoncer une baisse du prix aux paysans. Pris entre le vol à mains armées des ressources du Fonds de soutien et les promesses sans lendemain, le gouvernement sert des contre-vérités aux producteurs.

Où sont passés les ressources et les fruits de la croissance avoisinant les deux chiffres ?

Si les paysans ne peuvent bénéficier de subvention et que les militaires, les fonctionnaires et les étudiants ne peuvent bénéficier du paiement des arriérés et de la valorisation de leur salaire et bourse d’étude, les opérateurs économiques nationaux des arriérés de leurs prestations au titre des marchés publics, à qui profitent donc les taux de croissance devenu un psaume ou une sourate servi aux Ivoiriens en longueur de journée pour émerger au paradis après la mort par pauvreté ou factures impayées? Et la montagne des ressources issues du réendettement dont le montant (7804 milliards de FCFA ) a dépassé le niveau de la dette avant la réduction de celle-ci en 2012 ?

Les détournements à grande échelle

Selon le dossier spécial de la lettre du continent du 03/08/2016, Ouattara et les affaires de famille, il est écrit :
«Auréolé d’une image d’économiste exigeant lorsqu’il officiait comme directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Alassane Ouattara s’est singulièrement éloigné de cette ligne de conduite depuis son arrivée au pouvoir en 2011, comme l’illustre ce dossier de La Lettre du Continent. Après avoir dénoncé la gestion du pays par ses prédécesseurs comme étant familiale voire clanique, l’ancien gouverneur de la BCEAO n’a de cesse depuis cinq ans d’ouvrir les portes de l’Etat mais aussi des sociétés publiques et, plus largement, de l’économie ivoirienne, à ses proches parents ou amis fidèles. Ces nominations ont été majoritairement décidées de manière discrétionnaire. Du cacao au marché de vérification des importations, en passant par les affaires présidentielles ou bien la communication, le premier cercle du chef de l’Etat et de son épouse Dominique Ouattara rayonne dans tous les secteurs stratégiques du pays. »

La guerre du cacao et l’aveuglement idéologico-politique du Premier Ministre Ouattara qui a présidé à la liquidation de la Caistab nous conduisent tout droit vers ce que la Côte d’Ivoire a su éviter pendant 30 ans. La guerre du cacao avait pour objectif de faire main basse sur la manne qui enrichissait la Côte d’Ivoire et les ivoiriens.

Cette guerre du cacao commencée en 1932 par le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY et remportée par lui en 1960 a permis au peuple de Côte d’Ivoire de se doter des moyens de son développement par le contrôle de la commercialisation interne et externe du cacao par la Caistab. Cela a aussi permis, à travers les bourses offertes à des élèves et étudiants de milieu modeste de poursuivre par le mérite leurs études et enfin à la Côte d’Ivoire de former et de recruter des cadres sans distinction d’ethnie ni de milieu social.

La crise qui a frappé la Côte d’Ivoire en 1990 a été l’occasion rêvée pour les prédateurs de reprendre l’offensive avec l’aide de leur envoyé spécial en Côte d’Ivoire : Le Dr Alassane Dramane Ouattara dit ADO. À la faveur de la libéralisation du secteur en 1990 par Ouattara, les grands prédateurs mondiaux du cacao sont autorisés à s’impliquer dans la commercialisation interne du cacao. En 1999, la Caistab est dissoute, les prédateurs remplacent la Caistab et s’emparent de la commercialisation interne et externe du cacao.

En 2000, la tentative de Laurent GBAGBO de remettre la commercialisation interne et externe aux paysans lui a valu une attaque armée en 2002 financée par les prédateurs avec le soutien militaire de l’État français.

Sur une production annuelle de 1 200 000 tonnes et sur un cours mondial variant entre 1 000 et 2 000 FCFA avec la moitié servi aux paysans, la commercialisation du cacao produit entre 1 000 à 2 000 milliards de FCFA par an dont plus de la moitié est empochée par les prédateurs et leurs alliés locaux dont la famille Ouattara selon la lettre du continent (cette moitié revenait à la Caistab avant la réforme et permettait la modernisation du pays).

La Côte d’Ivoire est ainsi dépouillée au profit des prédateurs et de la famille Ouattara.

Leur dernier combat reste la main mise sur l’autre moitié de la manne financière en liquidant l’État souverain (ce qui est fait) et en chassant les paysans de leur terre par un génocide programmé (en cours d’exécution) et un rattrapage démographique en zone forestière par la naturalisation en masse des mercenaires employés contre la Côte d’Ivoire pour faire main basse sur les plantations de cacao et qui font de la Côte d’Ivoire un État barbare où l’argument de la force prend le pas sur la force des arguments .

Le contrôle vertical total de la filière par les prédateurs, la famille Ouattara et ses mercenaires reste l’objectif principal de la guerre du cacao.

En plus de 20 ans de libéralisation, ce n’est pas moins de 20 000 milliards de FCFA qui se sont envolés des plantations au profit des prédateurs et leurs alliés locaux.

A ce vol à mains armées des revenus de la filière, s’ajoutent les détournements des ressources du réendettement pointés du doigt par le rapport du FMI de 2015 dans un langage bien choisi:
« Le recours croissant à des mécanismes extra-budgétaires (financés à l’aide d’emprunts souscrits par les entités publiques) pour effectuer des opérations budgétaires ou quasi budgétaires est un sujet de préoccupation pour la mission…. Les services du FMI ont noté que cette pratique viole le principe d’universalité du budget, mène à un périmètre budgétaire excessivement étroit et affaiblit le contrôle budgétaire. La mission invite les autorités à ne pas utiliser les entités publiques pour procéder à des activités budgétaires ou quasi budgétaires et à élargir le cadre budgétaire ». (Rapport FMI, 2015).

Le rapport du FMI cite même les ministères et services qui s’adonnent au détournement :

«Réduire encore le volume élevé de dépenses publiques effectuées selon des procédures exceptionnelles (avances du Trésor notamment). Ils leur demandent de surveiller de près l’endettement des entités du secteur public…… qu’à compter de la loi de finances 2015, les crédits budgétaires affectés aux subventions aux écoles privées, au secteur de l’électricité et aux achats de carburant par les forces armées soient réalistes….de renforcer le contrôle sur les ministères dépensiers (plus grande mobilité des agents et audits plus fréquents)….d’envisager de créer une chambre de discipline budgétaire et financière au sein de la Cour des comptes » (Rapport 2015)

Quelques exemples illustrent le volume de ses détournements :

Le pont HKB évalué à 60 milliards de FCFA par les experts chinois sans péage sous Laurent GBAGBO, a été révisé à 180 milliards de FCFA avec péage, la rénovation et l’équipement de l’Université d’Abidjan expertisée à 40 milliards de FCFA sous GBAGBO, a été révisée à 110 milliards de FCFA sans équipements de laboratoire).

Au moment où les paysans ont besoin de subvention, les étudiants le paiement de leur bourse et l’amélioration du nombre de bénéficiaires de bourse d’étude, les militaires d’une juste rémunération et les fonctionnaires d’un salaire décent, les 20 000 milliards sont logés dans de multiples paradis fiscaux au profit des prédateurs et de la famille Ouattara ainsi que le fruit des surfacturations et des détournements massifs des ressources du réendettement.

« Nous leur ferons payer la facture de la guerre » disait Christophe BARBIER au lendemain de la chute du Président GBAGBO sous les bombes françaises.

Le paiement des factures de la guerre au profit des prédateurs et de la famille Ouattara, dévorent toutes les ressources du pays tirées de la filière cacao, de la croissance et du réendettement. Le paiement de la facture de la guerre transforme le peuple de Côte d’Ivoire en victime de la croissance en attendant l’émergence au paradis après la mort par pauvreté généralisée.

Le FMI dans son rapport de mission de Juin 2016, dénonce l’accroissement de la pauvreté malgré la croissance :

«La croissance s’est accompagnée d’une baisse modérée de la pauvreté et d’une lente amélioration des autres indicateurs du développement humain. Cependant, il subsiste des disparités considérables au niveau national sur le plan du niveau d’éducation, de l’emploi et du revenu (Annexe I). Selon le Rapport sur le développement humain 2015, la Côte d’Ivoire se situe à la 172e place sur 188 pays, avec un indice global de développement humain inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. » (Rapport de Mission du FMI, Juin 2016)

Vivement un Fonds de souveraineté qui engrange les ressources empochées par les prédateurs et la famille Ouattara dans les secteurs du cacao, du gaz, du pétrole, du diamant, de l’or, etc. La mise en place d’un tel fonds pour assurer un développement inclusif, exige la conquête de la souveraineté politique, économique, financière et monétaire.

La conquête de la souveraineté est une lutte permanente de chaque citoyen sur lui-même et du peuple tout entier contre ses prédateurs et leurs alliés.

La lutte continue.

 

Dr DON-MELLO Ahoua

REVELATION: LA COTE D'IVOIRE SERA UNE BELLE, RICHE ET GRANDE NATION MAIS AVANT ELLE CONNAITRA UN TERRIBLE DELUGE DE DESTRUCTION

 

 

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Les évènements que traverse en ce moment la Côte d'Ivoire, avec la grève prolongée des fonctionnaires, les mutineries à répétition des ex-rebelles et ensuite des forces de défense et de sécurité, et les affrontements qui s'en sont suivis entre les deux groupes ou entre les ex-rebelles, faisant de nombreux morts, il est important de revisiter la grave révélation d'une soeur ivoirienne, reçue plus de dix fois depuis 2011, parlant de la profonde division de l'armée, de la guerre qui va éclater en son sein et de choses terrifiantes pour notre pays. Il est important de le savoir pour en tirer toutes les conséquences et prendre toutes dispositions utiles.

 

La présente révélation est aussi terrifiante que celle du Pasteur Dali Claude reçue en 2003. La sœur qui l’a reçue (elle vit en Occident), l’a vue 10 fois en songe, depuis 2011. Elle n’est ni servante de Dieu, ni prophétesse. Juste une simple enfant de Dieu. Une révélation reçue 10 fois, c’est énorme ! Comme pour nous dire, de la part du Seigneur Eternel, que cela s’accomplira certainement, inéluctablement, et que nous devions absolument le prendre au sérieux et en informer le maximum de personnes qui nous sont chères. Voici ce que nous rapporte la sœur bien-aimée :

« Partagez-le avec vos proches. Ce que je vais partager avec vous est long.

Dieu ne m'a pas donné de date dans mes songes mais il m'a montré que le pays va être délivré et cela, complètement. Il va se passer des choses dans le pays, je ne sais pas quand mais il se passera quelque chose pour le bien de la Côte d’Ivoire. Cette nouvelle Côte d’Ivoire qui va arriver n'aura absolument rien à voir avec la Côte d’Ivoire actuelle et le nombre d'habitants sera très peu élevé, car ils seront très peu nombreux.

J'ai vu ce qui attend le pays, plus de dix fois en songe, et c'est pour cela que je crois qu'il va se passer quelque chose. Voir une chose plus de dix fois est pour moi un message et non des songes.

Dieu m'a montré le début et la fin de ce qui va arriver au pays et moi, j'attends la réalisation de ce qu'il m'a montré.

Je voulais vous le dire pour vous, votre famille et vos proches. Dans mes songes, Dieu ne m'a pas dit : « Va dire à tout le monde ce qui va arriver dans ton pays », il m'a juste montré ce qui attend le pays.

C'est pour cela que je suis prudente et le garde dans l'intimité de mon cœur. J'informe juste mes proches de ce que j'ai vu en songe. Je n’en sais ni le jour, ni l'année mais je crois qu'il va se passer des choses dans le pays.

C'était comme si je regardais un film, du début à la fin. Et à la fin de tous ces songes, c'est une voix qui m'a parlé clairement pour confirmer les songes. Oui, c'est vrai, une voix m'a dit clairement ce qui attend le pays. Mais cette voix ne m'a pas dit : « Va le dire à tout le monde, va le dire à ton peuple ». Je pense que Dieu m'a montré cela pour que je sache tout simplement ce qui attend mon pays.

Merci à vous. En voici, résumée, la teneur :

1) La voix m'a dit, alors que j'étais étendue sur mon lit en train de prier dans le silence de mon cœur:
« Tout ce que tu vois (en Côte d’Ivoire) n'est qu'un semblant de victoire, ils n’attendent que le feu vert. Lorsque le feu vert sera donné, ils sortiront de partout sur tout le territoire de la Côte d'Ivoire et ce jour-là, le monde entier sera surpris et étonné et se demandera d'où sortent tous ces Hommes ».

2) Les gens sortaient de partout, dans toutes les rues du pays.

3) L'épouse du président actuel était désemparée et elle criait sur son mari: « Comment tu as fait pour perdre le pouvoir ? On a tout fait, on a beaucoup dépensé et comment as-tu fais pour perdre le pouvoir ? ».
Alors, il y a quelque chose qui a été dit en Occident qui rendait ce pouvoir illégitime et le pays était devenu calme ; alors l'épouse de ce chef de l'état s'est approchée d'un groupe de jeunes en disant : « De grâce, laissez-nous encore diriger ce pays, on va s'arranger ». Et ces jeunes ont dit, en l'ignorant totalement : « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On sort dans les rues ? ».

4) L'armée française était paniquée et le chef de l'armée française disait : « On ne peut plus rester dans ce pays on part, on part, on part ! », tout en fuyant.

5) L'armée ivoirienne était divisée ; ses membres s'entretuaient les uns les autres.

6) Des Frci cherchaient à en découdre avec ce pouvoir.

7) Les étrangers fuyaient tous la Côte d'Ivoire.

8) L'eau envahissait les maisons, plusieurs maisons étaient détruites, des voitures, des immeubles, etc ; c'était un déluge.

9) Tous les dirigeants présents avaient disparu ; je ne sais comment ni où ils étaient partis mais la Côte d'Ivoire était totalement libre.

10) Il n'y avait plus d'armée française, plus d'armée de l'Onuci, plus de Frci, plus de Dozo, plus d'étrangers.

11) Les Ivoiriens étaient devenus très peu nombreux, comme en 1960.

12) Tout était détruit et le pays a été reconstruit, il était d'une grande beauté, c'était vraiment très beau, il n'y avait plus d'Ivoirien pauvre. Tous les Ivoiriens étaient prospères. Je n’ai pas vu celui qui a reconstruit la Côte d’Ivoire. Le Seigneur ne me l’a pas montré. Ce que je sais, c’est que le pays a été reconstruit.
Le pays était vraiment riche, les frigidaires, les maisons jusque dans les jardins, étaient remplis de nourriture.

13) La Côte d'Ivoire avait vraiment changé, elle n'était plus celle que nous connaissons aujourd’hui, elle était vraiment devenue belle, moderne et très propre, avec des espaces verts bien entretenus partout, de belles et larges routes, de la discipline. Les gens venaient du monde entier, émerveillés, pour visiter ce nouveau et glorieux pays qu’était devenue la Côte d’Ivoire.

Les nouveaux immeubles étaient vraiment beaux à voir, le Plateau avait changé, la commune de Cocody également. Ils avaient été reconstruits. Le pays était riche. L'armée française n'était plus là, de belles villas étaient construites sur le site du 43ème Bima, à Port-Bouët.

J'ai gardé tout cela pour moi afin d’observer sa réalisation de loin car je ne veux pas me ridiculiser ; alors, j'attends de voir, car aucune date ne m'a été donnée ; je ne sais pas si c'est dans 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans..., je n’en sais rien.

J'ai aussi fait 5 songes sur le Président Gbagbo. A chaque fois, il était de retour en Côte d'Ivoire. Des foules sont allées l’accueillir à l’aéroport, avec des tee-shirts imprimés à son effigie.

C’est encore long, les détails de ce que j'ai vu sur le pays. Si tout ce que j'ai vu doit se réaliser, alors, ce qui va arriver (je n’en connais pas la date) est extrêmement grave !

Les rêves et songes que le Seigneur m’a montrés parlent tous de délivrance et de libération du pays.
Dieu m'a montré toutes ces choses en songe et en rêve et à la fin, il m'a parlé de façon audible : « Tout ce que tu vois (en Côte d’Ivoire) n'est qu'un semblant de victoire, ils n’attendent que le feu vert. Lorsque le feu vert sera donné, ils sortiront de partout sur tout le territoire de la Côte d'Ivoire et ce jour-là, le monde entier sera surpris et étonné et se demandera d'où sortent tous ces Hommes ».

En fait, dans le songe, un lundi, je me suis retrouvée à Abidjan mais on ne pouvait pas emprunter les nouvelles routes construites ; les gens glissaient dessus et faisaient des accidents. Je ne comprenais rien, j'ai dû quitter la route pour me déplacer sur une route sablonneuse. Le matin du mardi, lorsque je me suis réveillée, je me suis dis : « Mais qu'est-ce que cela signifie ? ». Ce même mardi dans la nuit, je prie et je m'endors et voilà, je me retrouve encore à Abidjan et c'est encore le même problème :

Tous ceux qui empruntent ces nouvelles routes tombent ou font des accidents. Alors, j'ai crié vers Dieu dans mon sommeil en lui disant : « Seigneur, je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas emprunter ces routes, et pourtant tout est fini, le pays est calme, il n'y a plus de guerre, pourquoi on ne peut ni marcher ni conduire sur ces nouvelles routes ? ».

Et je me suis réveillée, confuse. C'est à cet instant qu'une voix audible m'a parlé, étendue dans mon lit, dans ma chambre: « TOUT CE QUE TU VOIS N'EST QU'UN SEMBLANT DE VICTOIRE, ILS N'ATTENDENT QUE LE FEU VERT. LORSQUE LE FEU VERT SERA DONNÉ, ILS SORTIRONT DE PARTOUT SUR TOUT LE TERRITOIRE DE LA COTE D'IVOIRE ET CE JOUR-LA, LE MONDE ENTIER SERA SURPRIS ET ÉTONNÉ ET SE DEMANDERA D'OU SORTENT TOUS CES HOMMES ».

Mes rêves me montrent qu'il va y avoir un changement dans le pays, mes rêves me montrent un déluge, la disparition du pays de tous les hommes politiques actuels, la division dans l'armée, l'armée française qui fuit le pays, l'Onuci qui fuit le pays, les étrangers qui fuient le pays, le président actuel (Alassane Ouattara) qui perd le pouvoir, le pays qui est détruit et complètement reconstruit, de façon infiniment moderne, les Ivoiriens qui se retrouvent entre eux, désormais solidaires, unis les uns aux autres et surtout avec un trait distinctif : ils craignent Dieu mais sont très peu nombreux comme en 1960, la Côte d’Ivoire qui est devenue un pays très riche, le président Gbagbo qui est de retour au pays, accueilli comme un héros, le pays complètement reconstruit et d'une très grande beauté.

Je continue de garder tout cela en moi et je n'en parle plus à mes proches parce qu'ils n'y croient pas.

Ils pensent que rien ne changera dans le pays mais mes rêves sont totalement contraires à ce qu’ils pensent. Moi, j'attends de le voir. J’ai écouté les révélations du Pasteur Dali Claude sur la Côte d’Ivoire, pour la toute première fois le 17 septembre 2015 dernier, et j'ai eu des sueurs froides parce que c'est ce que moi-même j'ai vu en songe. Je crois que c'est vraiment Dieu qui m'a parlé car cela coïncide avec mes rêves, à la différence que Dieu ne m'a jamais dit d'en parler aux autres et je l'ai dit juste à mes proches – qui n’y croient d’ailleurs pas – alors, de votre côté, partagez cela juste avec vos intimes. Faites des provisions d’eau, de nourriture et de médicaments pour ces temps qui arrivent. Ils seront terrifiants.

Demeurez dans la crainte profonde de Dieu, éloignez-vous du péché sous toutes ses formes, ayez le mal en horreur, annoncez la Parole de Dieu avec vérité, servez le Seigneur, prêchez le salut et l’amour de Dieu à ceux qui ne le connaissent pas, appelez vos proches à se détourner de toutes formes d’idoles et à s’attacher au Seigneur Jésus-Christ, seule voie de salut à ces heures de ténèbres profondes. Que Dieu garde la Côte d’Ivoire ! ».

 

Le mardi 22 septembre 2015.

jeudi, 05 janvier 2017

LA GUERRE CONTRE LE FRANC CFA EST DECLAREE!

 

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Après la Seconde Guerre Mondiale, les grands sentiments qui avaient motivé les engagements des pays de l’Occident dans le conflit contre l’Allemagne pour lutter contre la barbarie et le racisme, et pour libérer les peuples sous occupation allemande, se sont vite trouvés en contradiction avec le principe de colonisation, entraînant une prise de conscience des peuples colonisés. La lutte pour la libération de ces peuples durera plus de dix ans, pour n’aboutir finalement, dans la plupart des cas, qu’à une réorganisation du système colonial sous le beau nom d’indépendance. Les décisions politiques qui avaient permis aux pays africains francophones d’accéder à l’indépendance n’avaient en rien gommé les fondements du système colonial qui était et reste, avant tout, une affaire de gros sous.

Pendant des décennies, les Africains de la zone CFA n’ont pas eu l’air de prendre conscience de l’importance de leur dépendance monétaire et de l’impact de cette dépendance sur leur économie. C’est aujourd’hui chose faite. Un deuxième combat de libération se profile à l’horizon, un combat d’une portée phénoménale dont les conséquences seront historiques pour l’Afrique. Les panafricanistes se mobilisent pour faire disparaitre le Franc CFA, la monnaie commune de la plupart des anciennes colonies africaines francophones. A l’appel de l’activiste et chroniqueur Kemi Seba, une mobilisation aura lieu le 7 Janvier prochain, simultanément dans plusieurs pays, pour dire NON au FCFA. Des interventions auront lieu en France (Paris), Belgique (Bruxelles), Grande Bretagne (Londres), Mali (Bamako), Bénin (Ouidah), Haïti, République Démocratique du Congo (Kinshasa), Guinée (Conakry), Sénégal (Dakar), Côte d'Ivoire (Abidjan), Italie (Bologne), Burkina (Ouagadougou).

Il ne s’agit pas d’un combat classique, d’un pays contre un autre, ni d’un peuple contre un autre. C’est le combat d’une population contre un système dont les rouages se trouvent en France, mais d’une portée beaucoup plus vaste. Il s’agit d’une première étape d’une longue marche semée d’embuches. Les puissances financières qui sont à la base du système ne se laisseront pas dépouiller sans réagir, et la France ne verra pas d’un bon œil la perte de son influence, même si la perte du FCFA n’aura pas trop d’impact sur son économie. La bagarre sera donc âpre et longue.

En cas de victoire des panafricanistes, l’Afrique retrouvera ses ailes qui lui ont été coupées depuis des siècles et nous assisterons à la naissance spectaculaire d’un autre monde, peut-être aussi spectaculaire que le fut le réveil chinois. Il n’est pas sûr que l’Europe soit préparée à la naissance d’une nouvelle puissance économique propriétaire de ses biens et de sa monnaie. Il est plus que probable qu’elle sera secouée par une série de crises avant de s’adapter à la nouvelle donne, comme ce fut le cas pendant la montée en puissance de la Chine.

Quant à la France, elle aura un choix simple, entre deux options : soit elle jouera le jeu des élites financières en se mettant en première ligne dans cette guerre perdue d’avance, car tôt ou tard le CFA disparaitra comme le fut la colonisation, soit elle accompagne le mouvement à son profit, comme le fit De Gaulle pour l’indépendance des colonies africaines. Aujourd’hui comme hier, la France a plus d’atouts en Afrique que la Chine ou les Etats-Unis. Si elle daigne laisser de côté son arrogance impériale qui ne peut plus avoir cours et traiter avec ses anciennes colonies en véritable ami, les deux premières puissances économiques mondiales citées ci-dessus n’auront aucune chance face à elle en Afrique. Mais, pour cela, il faudrait qu’elle sorte de l’esprit Jules Ferry, ce qui, pour l’instant, semble impossible, puisque c’est précisément le modèle par lequel le président actuel a débuté son mandat.

 

AvicRéseau International

 

Source: RESEAU INTERNATIONAL

mardi, 03 janvier 2017

UN FRONT INTERNATIONAL DES AFRICAINS CONTRE LE FRANC CFA, LE 7 JANVIER 2017

 

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DAKAR, le 2 janvier 2017 - Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

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Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d'opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies. 

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion. 

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l'ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.

Un événement mondial, des personnalités engagées

Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

 

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A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, etThéophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d'Asnières) - Accès : RER C arrêt : Les Grésillons - Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d'Asnières

 

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A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.

De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

 

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A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.

A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

 

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A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.

A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

 

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A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.

De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

 

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A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.

De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

 

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Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistesBolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur

A 19h, Piazza Spadolino 3

 

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A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.

A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

 

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A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.

A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque

 

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Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.

A 15h, à l’Université Assane Seck

 

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A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.

De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

 

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A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.

De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima

 

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Pour toute information, merci d’écrire à : urpanaf@gmail.com

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LE FRANC CFA ET L'EURO CONTRE L'AFRIQUE

 

1 Euro = 1.54 Dollars Lorsque nous vendons nos produits sur le marché international en Dollars, ce montant est d’abord converti en Euro. Prenons l’exemple de vente de produits à 1.540.000.000 Dollars, converti en Euro, cela fait 1.000.000.000 d'euros CE QUI REVIENT A DIRE QUE 540.000.000 de Dollars sont déjà perdus :

PREMIÈRE PERTE

Conformément au pacte néocolonial signé par les 15 pays, ils sont obligé de verser au minimum au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) 65% au départ mais ramené à 50% après plusieurs négociations d’où 1.000.000.000 d'euros est multiplié par 50% soit 500.000.000 d'euros qui sont déjà gardé au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) qui ne sont que perdu car selon eux, c’est l’argent des Africains qui y est gardé mais qui n’est qu’un leurre car du vol scientifiquement organisé par LA France qui ne cesse d’avilir les Africains :

DEUXIÈME PERTE

PARLONS DES COMPTES D'OPÉRATIONS

Dans tous les pays qui utilisent leur propre monnaie, cette compétence relève de l’exclusivité du parlement c’est-à-dire des représentants du peuple (les députés). Prenons le cas de la France qui utilisait sa monnaie mais a accepté d’utiliser la monnaie européenne à travers son parlement (Assemblée Nationale) en faisant un REFERENDUM en Congrès à travers lequel le peuple français a accepté de rejeter sa propre monnaie LE FRANC FRANÇAIS au profit de la monnaie européenne L'EURO. Dans le cas des pays de la zone F CFA (Franc des Colonies Françaises d’ Afrique), ce n’est pas le cas car crée par la France le 25 Décembre 1945 pour l’Afrique. La France ayant hérité de ce système du Nazisme Allemands car pendant que les allemands avaient occupés la France, ils ont créé le Mark qui était la monnaie coloniale allemande utilisée seulement en France et non en Allemagne (1 MARK était égale à 10F Français : imposition de manière autoritaire car à partir d’un rien d’où une dévaluation en son temps de la monnaie Française).

On se rappellera que la France a fait la même chose aux pays africains utilisant le F CFA avec une dévaluation en 1994 car on est passé à 1F Français = 50F CFA à 100F CFA d’où une dévaluation pas de 50% mais de 100% du F CFA.

POURQUOI LA France A CRÉÉ LE F CFA ?

Les raisons sont les suivantes : Cette monnaie a été créée pour les peuples noirs qu’elle avait colonisés et continue de coloniser mais sous d’autres formes pour endormir la conscience des peuples noirs. Sortant de la Guerre, elle avait deux possibilités pour conquérir ses anciennes colonies car SOIT DE MANIÈRE MILITAIRE SOIT ÉCONOMIQUE.

Les produits africains en ayant accès au monde avaient la possibilité d’être directement vendu par les africains afin d’assurer sur le territoire Africain, les devises extérieures car la France occupée et à peine libérée des bourreaux de la guerre, en bref cette monnaie a été créé pour rendre captives les anciennes colonies. Après la guerre, la France étant faible à plusieurs niveau a vu sa monnaie être dévaluée après les accords de Bretton Woods réunissant 44 pays en 1944 a conclu : 1$ = 50F Français à 1$ = 119.70F Français en 1945, 1Franc Français = 1.70F français ; en 1948, 1F CFA = 2F français Avec cette époque de réévaluation du F CFA, les matières premières africaines devenaient plus chères donc la France jouait ce jeu pour empêcher les Africains d’avoir accès au Marché International. A la veille des indépendances, précisément en 1958, la France change la donne car ne voulant pas être la colonie de ses propres colonies, donne un nouveau visage au F CFA, en faisant 1F CFA = 0.02F Français c’est-à-dire 2centimes d’euro (Drôle de coïncidence car en 1948, 1F CFA = 2F français, 10 ans après 1F CFA = 0.02F Français et cette inversion est restée comme ça jusqu’à la dévaluation en 1994 où 1F CFA = 0.01F Français.

Dans tous les pays où on parlera de la monnaie, ça veut dire qu’on touche à la poche de chaque citoyen, ce qui revient à dire que la monnaie relève de la compétence exclusive du citoyen africain c’est-à-dire de ses représentants qui sont les députés puis les Présidents de chaque nation or il n’existe dans aucun des 15 pays africains, un acte législatif qui crée ou qui reconnait le F CFA comme étant leur monnaie, Pourquoi à votre avis ? Tout simplement parce que c’est une propriété de la France.

Donc il y a des superstructures c’est-à-dire les institutions de la zone F CFA à savoir la Conférence des Chefs d’Etats ensuite le Conseil des Ministres des finances de chaque pays et après ce qu’on appellera, les institutions d’émissions monétaires c’est-à-dire les Banques Centrales mais on remarquera que toutes ces structures ne sont également rien devant la France.
Pourquoi ?

Parce que le F CFA est d’abord une invention de la France et elle est sous le contrôle de la France car ces 15 pays d’Afrique refusent de se donner les moyens objectifs de leur développement et de ceux de leur concitoyen alors ils se content d’utiliser une monnaie sui leur est étrangère or lorsqu’on dit monnaie, ça veut dire banque centrale qui est la banque des banques en d’autres termes celle qui fournit et contrôle les banques commerciales ( appelé aussi les banque de second rang) où les citoyens lambda font des dépôts, des retraits et autres. Une banque centrale est une banque publique c’est-à-dire la propriété de l’Etat donc quand l’Etat veut injecter dans l’économie une certaine quantité de monnaie, Il donne des instructions à la banque centrale qui va baisser par exemple son taux d’intérêt c’est-à-dire son taux directeur et les banques commerciales où toutes les populations ont leur argent vont aller prendre cet argent et créer de la monnaie c’est-à-dire prêter à la clientèle. Par contre si l’Etat ne veut pas injecter de l’argent dans l’économie, Il donnera encore l’ordre à la banque centrale afin d’élever ses taux directeurs
(Taux d’intérêts) d’où les banques commerciales en retour vont facturer à la clientèle à un taux élevé. Nous entendrons alors par-là que l’Etat a le libre choix de développer ou pas son pays à travers le financement de ses infrastructures de premières nécessité telles que :
Les hôpitaux
Les écoles et universités Les routes
Les usines de transformation de nos matières premières
Etc.

Qui sont l’un des socles de développement d’un pays.

LES QUATRE PRINCIPES DU F CFA:

1- Le principe de la libre convertibilité du F CFA en Euro

2- Le principe de la fixité des parités entre le F CFA et l’Euro

3- Le principe de la centralisation des changes autrement appelé les comptes d’opérations.

4- Le principe de la libre transférabilité des capitaux des pays de la zone F CFA vers la France et les autres pays du monde.

On parlera plus tard de ces 04 principes.

Ces 04 principes et la Banque Centrale ont été conçus à l’époque coloniale et tous convergent vers un même objectif, c’est à dire : Piller les richesses de l'Afrique au profit de la métropole.

La lutte ne fait que commencer.

 

Merci au Pr Nicolas Agbohou, L'un des Pères de la révolution contre le F CFA.

 

Source: PAGE FACEBOOK MOUSSA KONE

mercredi, 23 novembre 2016

L’INCROYABLE RETOURNEMENT: QUAND LE PROCES DE LAURENT GBAGBO SE TRANSFORME EN PROCES DE LA CPI

 

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L’hommage du quotidien français Médiapart au Président Laurent Gbagbo:

Laurent Gbagbo, la nouvelle étoile de la Résistance africaine face à l'injustice des Occidentaux

 

 
Entre son arrestation sous les bombes françaises le 11 avril 2011 et son transfert à la Cour pénale internationale à La Haye, durant ses huit mois de détention à Korhogo, il n'y avait guère que de simples citoyens ivoiriens, camerounais et autres Africains à le défendre sans relâche. Dès le 16 avril 2011, ils manifestaient à Paris, place de la Bastille, pour lui crier leur solidarité.

Quant aux rares personnalités politiques ayant pris sa défense avant sa chute, elles s'étaient alors murées dans le silence pour ne pas déplaire à la France, qui fêtait en une grande pompe l'avènement de son préfet nègre réintégrant la Côte d'Ivoire dans le giron françafricain d'où Laurent Gbagbo avait péniblement tenté de l'en extraire. La Côte d'Ivoire était revenue à son point de départ.

Les visages de la résistance à l'injustice

Il a donc fallu la ténacité de ces groupuscules d'Ivoiriens et d'Africains mus par une même volonté, unis dans un même combat, arpentant les rues des villes européennes et faisant des émules aux Etats-Unis et au Canada, pour que le séjour de Laurent Gbagbo à La Haye ne se déroule pas dans le silence et l'indifférence des nations du monde entier.

Il a fallu aussi le talent et l'habileté des journalistes d'investigation (1) comme Théophile Kouamouo, Charles Onana ou Grégory Protche, pour peindre la profonde injustice dont était victime le prisonnier de la CPI ; il a fallu le talent et l'habileté d'une petite mais ardente armée de blogueurs pour que les crimes passés et actuels du nouveau pouvoir ivoirien circulent à travers le monde entier et deviennent même des éléments de référence dans la défense de l'illustre prisonnier.

Dans leur dur et long combat, ces défenseurs de Laurent Gbagbo et du respect de la constitution ivoirienne seront réconfortés par deux excellents films-documentaires. Le premier, Laurent Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée, diffusé en mars 2011, un mois avant sa chute, démontrait de manière éclatante la rapacité de la France sur les immenses richesses encore inexploitées du pays, et sa volonté de contrecarrer le plan d'indépendance économique prôné par le président ivoirien.

Le deuxième est venu d'Italie, curieuse de savoir ce qui s'était passé dans l'ouest ivoirien. A travers les témoignages locaux, ce film nous permet de découvrir comment s'est opérée la complicité de la France dans les massacres de Duékoué et de ses environs, et l'on comprend pourquoi les journalistes français refusent de voir la vérité sur cet épisode de la guerre postélectorale. Galvanisés par la flagrante injustice, convaincus de la nécessité de porter la vérité jusqu'à ce que la lumière la rende visible à tous, les Ivoiriens, les panafricanistes et leurs rares amis européens n'ont pas baissé les bras et n'ont eu de cesse de multiplier les manifestations en France, en Italie et devant la Cour pénale internationale à La Haye.

On peut affirmer que jamais, dans l'histoire, un leader noir n'a bénéficié d'autant de soutiens de la diaspora africaine et d'autant de sympathie de la part des populations d'Afrique noire. Patrice Lumumba, Kwamé Nkrumah, Sékou Touré, sont morts dans le silence, même si de nombreux Africains les portaient dans leur coeur.

Durant ses 27 années de prison, jamais Nelson Mandela n'a bénéficié d'une telle sympathie populaire. Il faut dire que les temps ont changé : grâce à Internet, l'information circule plus rapidement, les mensonges sont plus vite signalés et démontrés. Ce que l'on tente de cacher se retrouve rapidement porté sur la place publique parce que tous les citoyens, partout dans le monde, sont devenus des informateurs. Plus personne n'a le monopole de l'information. Voilà pourquoi le grossier coup d'état contre Laurent Gbagbo, présenté par la France et l'ONU comme une entreprise de salut public, a fait de lui, en moins de deux ans, le héros africain de la résistance à l'impérialisme européen.

L'accélération de la dénonciation de l'injustice faite à Laurent Gbagbo

On peut même dire que la forte offensive de la résistance au nouveau pouvoir et au mur du mensonge qui cachait la vérité sur le drame ivoirien a surpris les commanditaires et acteurs européens du coup d'état du 11 avril 2011. La popularité de Laurent Gbagbo, fortement ancrée dans le paysage politique de ce début du XXIe siècle, a forcé de nombreuses personnalités politiques à considérer de plus près la manière dont le pouvoir lui a été arraché et les conséquences de ce forfait.

Dans l'introduction du livre de Charles Onana (Côte d'Ivoire, le coup d'Etat), publié en novembre 2011, M. Tabo Mbeki, l'ancien président sud-africain – l'un des premiers médiateurs entre les deux parties du conflit ivoirien – a clairement démontré la ferme intention de la France de se débarrasser de Laurent Gbagbo et le soutien précieux dont elle a bénéficié de l'ONU. En septembre 2012, lors du congrès de l'Internationale Socialiste, en Afrique du Sud, le Ghanéen Kofi Awoonor avait à son tour fustigé la passivité des socialistes français devant le sort réservé à Laurent Gbagbo.

En décembre 2012, enfin, un socialiste – François Loncle – révèle l'activisme corrupteur de madame Alassane Ouattara auprès des hommes politiques français ; dans la même période, Georges Peillon, ancien porte-parole de la force Licorne (l'armée française impliquée dans le conflit ivoirien) reconnaissait le parti pris du pouvoir et des médias français dans la vie politique de la Côte d'Ivoire depuis 2002.

Si les aveux et les critiques étaient devenus de plus en plus nombreux et fragilisaient le pouvoir ivoirien tout en mettant à mal le soutien que lui apportait la France, ce pouvoir demeurait solide aux yeux de l'Europe grâce au mutisme des médias et du gouvernement socialiste qui avait revêtu les habits impérialistes laissés par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. C'est finalement à partir de février 2013 que le procès devant confirmer ou infirmer les charges du procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo va donner un nouveau souffle à la Résistance ivoirienne et africaine et commencer à ébranler le pouvoir en place et les certitudes des commanditaires onusiens et français.

Ce procès se révéla, en effet, une belle occasion de démontrer que les accusateurs de Laurent Gbagbo manquaient d'arguments pour le faire condamner. Quand on mène pendant dix ans une rébellion contre un pouvoir légal en tuant femmes et enfants, quand avec l'aide de forces étrangères on mène une charge finale sanglante pour s'emparer du pouvoir, cela apparaît en effet ignoble d'accuser celui qui a été défait d'avoir résisté.

Oui, c'est ignoble d'accuser le vaincu de vous avoir obligé, par sa résistance, à tuer femmes et enfants dans votre conquête du pouvoir. Toutes les images de l'attaque d'Abidjan ne révélant que des crimes commis par les assaillants et leurs soutiens, le procureur a dû se tourner vers des documents étrangers pour illustrer son argumentation, la fragilisant par la même occasion. Comment peut-on, dans ces conditions, condamner un homme ou même le garder en prison ?

Dès lors, avant même que les juges de la Cour pénale internationale ne déclarent insuffisantes les preuves présentées par le procureur demandant la condamnation de Laurent Gbagbo, il était difficile aux instruments de la propagande étrangère de cacher la vérité.

Les ONG entrèrent donc dans la danse, au début du mois d'avril 2013, et dénoncèrent « la justice des vainqueurs » tout en soulignant les crimes ethniques, les exécutions sommaires, les chasses à l'homme et les emprisonnements arbitraires des partisans de Laurent Gbagbo – œuvres du pouvoir actuel, de son armée et de ses milices.

Indiscutablement, l'impunité des hommes du nouveau régime blesse la conscience humaine ! Condamner Laurent Gbagbo pour avoir résisté à l'assaut de l'ennemi et voir les vrais bourreaux du peuple ivoirien se pavaner effrontément, alors que les médias africains et les blogueurs étalent quotidiennement les images de leurs crimes, apparaît comme une blessante injustice !

A la suite des ONG, comme si la parole était enfin libérée, ce sont les hommes politiques africains, jusque-là muets, qui vont donner de la voix. Au sommet de l'UA, à la fin de mai 2013, le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, président de cette organisation, a qualifié la CPI d'instrument raciste au service des occidentaux : « Lors de la création de la CPI, l'objectif était d'éviter toutes sortes d'impunités ; mais, désormais, le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale ». Effectivement, la trentaine d'hommes politiques africains poursuivis par cette institution ne laisse pas penser autre chose.

Le 15 juin, au Gabon, lors d'un débat consacré à « l'indépendance » en Afrique, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a vivement contesté les dires du procureure Bensouda en accusant les Européens d'utiliser la CPI pour manipuler la politique des nations africaines : "C'est malheureux, qu'un grand nombre de conclusions ait été réduit à la manipulation politique […] Il n'est pas honnête de dire que la CPI ne s'acharne pas contre l'Afrique. Je ne suis pas d'accord avec ma soeur Bensouda". Puis la ministre a demandé à celle-ci de ne pas dire "que les Africains viennent la voir [la CPI] pour être jugés. C'est faux, car l'Afrique ne veut pas de colonialisme judiciaire".

La position des hommes politiques africains sur la Cour pénale internationale est donc plus que claire : elle n'est pas impartiale ; elle n'est pas crédible ; elle est raciste. Et, à partir du 3 juin 2013, après l'ajournement du procès et le renvoi de la procureure à la recherche de preuves plus convaincantes, les Européens aussi se laissent gagner par le doute quant à l'impartialité de cette institution. Les journaux français qui, jusque-là, n'ont fait aucun cas ni des nombreuses marches de soutien à Laurent Gbagbo à Paris ou à La Haye, ni des pluies de critiques contre l'injustice du pouvoir actuel concernant l'analyse des crimes commis avant et après les élections, se sont tout à coup mis à faire le procès de la CPI.

Pour la première fois depuis 2002, le journal La Croix ne fait ni l'apologie de l'élu de la France ni la critique de l'ennemi juré des journalistes français. Marianne de son côté juge le procès de la CPI fait par les africanistes tout à fait justifié. C'est à croire que pour tout le monde le mensonge qui fait de Laurent Gbagbo le seul responsable des morts avant et après les élections présidentielles de 2010 ne peut plus être défendu.

La preuve que le vent a tourné et dévoile peu à peu la vérité, c'est que même les muets parlent en France ! Qui a déjà entendu Koffi Yamgnane réagir aux injonctions méprisantes et injustes adressées à Laurent Gbagbo avant et après les dernières élections présidentielles en Côte d'Ivoire ? Qui l'a entendu parler de Laurent Gbagbo ou lui témoigner la moindre sympathie depuis qu'il a été arrêté dans le palais présidentiel par l'armée française ? Incapable de la moindre indépendance de parole, voilà qu'il profite de l'indignation de Bernard Houdin (conseiller de Laurent Gbagbo) pour dire tout simplement que lui aussi pense que « trop, c'est trop », que l'injustice contre Laurent Gbagbo ne peut plus continuer.

Mais attendons de voir s'il ira plus loin que la simple indignation partagée. De son côté, la présidente du Mouvement des Africains-Français, qui s'est toujours opposée aux marches de soutien à Laurent Gbagbo et n'y a jamais participé, entreprend enfin une action précise dans la lutte contre la partialité de la CPI : elle lance une pétition pour le retrait des nations africaines de cette institution. L'intention est bonne, mais elle ignore que le combat politique se mène dans la persévérance et non pas périodiquement.

Dans tous les cas, Laurent Gbagbo ne laisse plus personne indifférent puisque ce qui était censé être son procès s'est transformé en procès de l'institution chargée de le juger. Quel retournement de situation ! N'est-ce pas déjà la victoire de la vérité sur le mensonge ? En clair, la CPI se discréditerait complètement aux yeux du monde en maintenant sa volonté de juger Laurent Gbagbo. Elle se trouve dans l'obligation de le libérer et prendre le temps de revoir son fonctionnement par rapport à l'analyse des crimes et des supposés criminels qu'elle doit juger.

Les nouvelles preuves du procureur contre Laurent Gbagbo sont d'avance jugées par l'opinion publique internationale comme irrecevables ; et un éventuel procès serait considéré comme une injustice. Arrêter des partisans de l'actuel président de la Côte d'Ivoire et les traduire devant la CPI afin de justifier la poursuite du procès serait désormais inacceptable. Cette dernière entreprise serait perçue par tous comme l'aveu de l'injustice dont est victime Laurent Gbagbo depuis deux ans, voire depuis dix ans.

Quel long combat ! Mais quel combat magnifique et enthousiasmant quand, comme par miracle, tout le monde le trouve juste ! Après Nelson Mandela, toutes les nations reconnaîtraient-elles l'injustice faite à Laurent Gbagbo ? Quelle belle victoire en perspective ! Ses partisans, les panafricanistes, les journalistes activistes soucieux de la vérité, les infatigables blogueurs, les amis Français – en particulier Guy Labertit, Michel Galy, Bernard Houdin et Albert Bourgi – et ses admirateurs anonymes qui vivaient dans la peur, sont aujourd'hui fiers de leur combat et heureux de voir ça et là des appels à sa libération pure et simple.

Un homme qui, par son seul amour de la vérité, un homme qui a juré d'aller jusqu'au bout et parvient par sa ténacité à renverser l'opinion publique et la machine judiciaire internationale qui s'acharnait à le perdre, ne mérite que l'admiration et les éloges. L'ancien Premier ministre du Togo (1991-1994), Joseph Kokou Koffigoh, et l'artiste béninois Yokula (reggaeman) l'ont bien compris. Ils ne sont pas restés insensibles à cet amour de la vérité attaché au coeur du prisonnier de La Haye. L'un vient de lui consacrer un très beau poème demandant sa libération « des mains de l'infamie » et l'autre une chanson qui clame son amour pour la légalité constitutionnelle.

Laurent Gbagbo est entré dans l'Histoire parce qu'il a donné sa vie pour la vérité, pour le respect de la constitution de son pays ; il est entré dans l'Histoire parce que l'Afrique a reconnu dans son combat le sien. En s'accrochant à la vérité et au droit, Laurent Gbagbo a accepté de subir l'infamie de l'emprisonnement dans le goulag des puissances occidentales. Comme tous ceux qui ont consacré leur vie aux grands idéaux humains pour que leurs semblables grandissent sous un jour nouveau, l'heure de sa rédemption viendra. Quant à toi, lecteur, n'oublie pas qu'un jour tu devras répondre à cette question : qu'as-tu fait pour soutenir le combat de l'homme que l'on admire aujourd'hui ?

 

1. J'accuse Ouattara, édit. Le Gri-gri (Théophile Kouamouo) ; Côte d'Ivoire, le coup d'état, édit. Duboiris (Charles Onana) ; On a gagné les élections mais on a perdu la guerre, édit. Le Gri-gri (Grégory Protche).

 

Source: MEDIAPART

vendredi, 18 novembre 2016

OU EST L'OR DE LA BCEAO ? L'INCROYABLE ET IMPENSABLE HISTOIRE DU «METAL ETERNEL» DES AFRICAINS DE LA ZONE CFA

 

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« Il n’y a rien de si extravagant que de faire périr un nombre innombrable d’hommes pour tirer du fond de la terre l’or et l’argent ; ces métaux d’eux-mêmes absolument inutiles, et qui ne sont des richesses que parce qu’on les a choisis pour en être les signes. »

Montesquieu

 

Au 31 décembre 2015, le volume du stock d’or détenu par la BCEAO est de 1 174 234,76 onces, soit environ 36,5 tonnes. Avec un cours de l’once d’or à 664 330 de FCFA, la contrevaleur de ces actifs est de 780 milliards de FCFA. Seul 10 % des avoirs en or de la BCEAO est détenu sur le territoire de  l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’essentiel (90 %) est en dépôt dans les coffres de la Banque de France pour une valeur estimée à 700 milliards de FCFA à fin décembre 2015.


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D’après les états financiers 2015 de l’institution communautaire, « les avoirs en or sont comptabilisés, au bilan, au cours du jour de la transaction, sur la base de leur poids. Le stock d’or détenu est évalué sur la base de la moyenne trimestrielle du fixing journalier le plus bas de l’once d’or à la Bourse de Londres, convertie en FCFA au cours indicatif du dollar US du dernier jour du trimestre. »

Hormis le rachat effectué par la Banque Centrale auprès des États membres de l’UEMOA et de la Mauritanie du stock d’or monétaire de l’ex-AOF (38,7 kg), aucune transaction d’or n’a été enregistrée depuis plusieurs années. La variation du montant du stock d’or s’explique par l’appréciation et la dépréciation du cours moyen de l’once d’or sur la période revue.


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D’après le site AcheterOr.org, les réserves d’orofficielles’ détenues par les banques centrales et publiées par le Conseil Mondial de l’Or (World Gold Council, WGC) sont exactement de 32 702 tonnes au 1er janvier 2016 ![1] » Selon les données d’août 2016 de International Financial Statistic[2], les plus gros détenteurs d’or dans le monde bancaire sont : les Etats-Unis (1er, 8 133 tonnes), l’Allemagne (2e, 3 378 tonnes), le Fond Monétaire International (3e, 2 814 tonnes), l’Italie (4e, 2 451 tonnes), la France (5e, 2 435 tonnes), la Chine (6e, 1 823 tonnes), la Russie (7e, 1 499 tonnes) et la Suisse (8e, 1 040 tonnes). Ils représentent 78,6 % des réserves d’or mondiales détenues par les banques centrales. Dans ce classement, les pays africains les mieux placés sont : l’Algérie (25e, 173 tonnes), l’Afrique du Sud (29e, 125 tonnes), la Libye (31e, 116 tonnes), l’Egypte (41e, 75 tonnes), Maroc (59e, 22 tonnes). L’UMOA (huit pays réunis), avec 36,5 tonnes d’or, est classée à la 50e place mondiale.

Selon la Banque de France, « l’or représente un peu plus de 70 % de ses réserves de change, le reste est constitué de devises étrangères (dollar, yen, …). Ces réserves sont utilisées pour les interventions sur le marché des changes. L’or constitue aussi une réserve ultime en cas de circonstances exceptionnelles. A ce jour, la Banque de France possède 2 435 tonnes d’or [100 tonnes de pièces et 2 335 tonnes de lingots d’une valeur d’à peu près 110 milliards d’euros], soit près d’une année de production mondiale. La valeur de ces réserves représentait 96,1 milliards au 31 janvier 2013. L’or est principalement conservé sous forme de barres d’or presque pur (99,5 % minimum) au standard international de 12,4 kilos et d’une longueur de 26,5 cm. La Banque de France est le 4e détenteur d’or mondial derrière les banques centrales des États-Unis, d’Allemagne et d’Italie.[3] »

La totalité du stock d’or de la France est détenue sur le territoire national, au siège de la Banque de France, « dans le premier arrondissement de Paris[4] », plus précisément dans la « Souterraine »[5], selon le site officiel de la Banque de France[6]. En 2013, les autorités allemandes ont décidé de rapatrier toutes leurs réserves d’or stockées jusqu’alors en France. « Cela représente une valeur de 16 milliards d’euros, soit 374 tonnes ou 11 % du total des réserves allemandes d’or qui vont traverser le Rhin d’ici 2020, a communiqué la Bundesbank.[7] »

Interrogé sur les raisons de la détention de cet important stock d’or, le directeur général honoraire de la Banque de France, Didier Bruneel, s’explique : « Comme pour beaucoup d’autres pays, cela tient à la survivance d’un passé. Celui où se pratiquait l’étalon-or, où l’or était la monnaie internationale. Même si certains pays se sont débarrassés de leur or ou le vendent encore, parce qu’ils n’en voient pas l’utilité, d’autres pays cherchent à augmenter leur stock d’or ou, comme nous-mêmes, souhaitent le conserver. L’or reste en effet le seul moyen de paiement que tout le monde acceptera quoi qu’il arrive.[8] »

C’est tout de même curieux que toutes les banques centrales du monde puissent aimer l’or, ce “métal éternel”, et que sous nos tropiques, l’institut d’émission puisse presque s’en passer et même s’en lasser. D’abord, en ne conservant qu’une partie très modeste (0,1 %) des réserves mondiales d’or des banques centrales. Ensuite, que ce quantum puisse être pratiquement stable durant des décennies, alors que plusieurs Etats membres de l’UMOA sont des gros producteurs d’or. Ceux-ci ont produit 104,2 tonnes d’or (Mali 46,5 T, Burkina Faso 36,4 T, Côte d’Ivoire 20,1 T, Niger 1,2 T) en 2015 pour une valeur totale de 2 615 milliards de FCFA. Enfin, plus surprenant, de confier la garde de la presque totalité (90 %) des avoirs en or de l’UEMOA à la France.

Pourquoi stocker de l’or si les réserves de change assurent une couverture plus que correcte de l’émission monétaire (81% à fin 2015 contre 20 % requis) ? Pourquoi garder 90 % du stock d’or de la BCEAO en France ? Pourquoi ne pas utiliser (et non vendre) tout ou partie de ces avoirs en or pour lever des fonds nécessaires au financement de l’économie des pays de l’UEMOA qui en sont les vrais propriétaires ?

L’histoire révèle bien souvent des curiosités. Combien de gens savent que la France, apeurée et tétanisée par l’envahisseur allemand, est venue en grande pompe et à toute pompe, confier à l’Afrique subsaharienne, à une ville modeste de l’ex-Soudan (actuel Mali), la garde de 1 100 tonnes d’or, presque la moitié de son stock d’or, et environ 10 % des réserves d’or des banques centrales du monde à l’époque et, aujourd’hui, près de 10 ans la production aurifère agrégée des huit pays de l’UEMOA ? Ironie du sort : 76 ans après avoir hébergé et sécurisé la moitié du stock d’or de la France [soit l’équivalent de 22 ans de production d’or au Mali ou 30 fois le niveau actuel des réserves d’or des huit pays de l’UMOA réunis], cette ville malienne (…) n’abrite même pas une agence auxiliaire de de la banque centrale ?

Le 26 août 1944 quand le général de Gaulle descendait, fièrement et triomphalement, l’avenue des Champs-Élysées, les caves de la « Souterraine » à la Banque de France étaient désespérément vides. La France était libre mais elle était essorée par quatre ans de conflit meurtrier (541 000 morts dont 330 000 pertes civiles), avec des dégâts matériels et financiers estimés à plusieurs centaines de milliards de francs. Selon les historiens, plus d’un million de ménages français (sur 12,5 millions) étaient sans abri, des villes entières avaient été rasées (dont Brest le port d’embarquement de l’or en direction du continent africain). C’est dire combien la situation économique et financière du pays était difficile, presque désespérée.

Qu’aurait été la France, sa reconstruction post-guerre et pré-plan Marshall (intervenu 3 longues années après la fin des hostilités), sans la disponibilité de ces 1 100 tonnes d’or ? Que serait devenu, aujourd’hui, le système bancaire français sans l’aide inestimable des « indigènes » africains, ces valeureux et téméraires « tirailleurs sénégalais », extrêmement « attachés à la consigne », pour protéger et sécuriser le patrimoine aurifère du peuple français si convoité par l’Allemagne nazie ?

Pour le directeur général honoraire de la Banque de France, Didier Bruneel, conseiller auprès du gouverneur de cette institution pour les questions historiques, l’or rapatrié a été vital pour l’économie française. Il a été utilisé pour la reconstruction du pays, et a servi à la soudure jusqu’à la mise en place en 1948 du plan Marshall.

Comment comprendre, aujourd’hui, que les dirigeants de l’UMOA puissent faire le chemin inverse en confiant la garde de leurs réserves d’or à la France ? Sommes-nous, à notre tour, sous la menace d’une « armée d’occupation » ?

La suite de ces réflexions, les pistes de solution et ainsi que l’extraordinaire odyssée de l’or français en Afrique sont à découvrir et à lire dans l’ouvrage « Construire l’émergence, Un pari pour l’avenir : 12 axes d’action, 100 propositions pour booster le financement de l’économie », Edition BoD, 736 pages.

 

Cheickna Bounajim Cissé

 

(1) [1] Réserves d’or au niveau mondial en 2016: le grand secret ! En ligne : acheteror.org/reserves-or-niveau-mondial-2016/

[2] www.gold.fr/informations-sur-l-or/guides/reserves-dor-des-banques-centrales

[3] www.banque-france.fr/la-banque-de-france/histoire/1940-lor-de-la-france-a-disparu.html

[4] Les Echos, La France reste l’un des coffres-forts de l’or mondial, 16 janvier 2013, en ligne : www.lesechos.fr/16/01/2013/lesechos.fr/0202504131056_la-france-reste-l-un-des-coffres-forts-de-l-or-mondial.htm

[5] La « Souterraine » est le plus grand coffre au monde à environ 20 mètres sous l’hôtel de Toulouse, dans le Ier arrondissement, en plein cœur de Paris. Une salle « archi-sécurisée » de 11 000 mètres carrés, une fois et demi la superficie d’un terrain de football, située au huitième sous-sol de la Banque de France, ce qui lui vaut le surnom de « la Souterraine ». Ce bunker a été construit entre 1924 et 1927 par 1 200 ouvriers. Il abrite 658 colonnes, derrière lesquelles se trouvent les chambres fortes et les armoires métalliques. Aux États-Unis, depuis 1937, une partie de l’or du Trésor américain est stockée dans le très célèbre camp militaire de Fort Knox, qui a la réputation d’être imprenable. Le métal précieux est entreposé dans une chambre forte en acier et béton située sous l’édifice, fermée par une porte de 20 tonnes. Cette pièce souterraine est bâtie sur le roc et possède des murs de 61 cm d’épaisseur. Ayant contenu jusqu’à 20 205 tonnes d’or pendant la Seconde Guerre mondiale, le dépôt est désormais de moindre importance. Plus de la moitié de l’or américain est en effet conservé dans les sous-sols ultrasécurisés de la Réserve fédérale de New York (en ligne : http://www.lefigaro.fr/societes/2012/08/17/20005-20120817ARTFIG00409-l-immense-tresor-cache-des-banques-centrales.php)

[6] www.banque-france.fr/la-banque-de-france/histoire/1940-lor-de-la-france-a-disparu.html

[7] Les Echos, op. cit.

[8] www.tresordupatrimoine.fr/content/101-interview-didier-bruneel

 

Source: FINANCIAL AFRIK

mardi, 08 novembre 2016

THEOPHILE KOUAMOUO: LE REFERENDUM CONSTITUTIONNEL DE OUATTARA, UN PENIBLE SIMULACRE

 

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En juin prochain, j'aurai 40 ans. Et mon diplôme de journalisme aura 18 ans. L'âge de la "majorité". En m'efforçant de prendre un peu de recul, je suis taraudé par une angoissante question : "ai-je mal choisi mon métier, ou du moins ma spécialisation ?"

Il y a des jours comme ça, où j'ai l'impression que pour faire carrière dans le journalisme spécialisé sur l'Afrique, il faut posséder ou acquérir des talents que je n'ai pas. Des talents de faux monnayeur, disons. Pourquoi ? Il faut pouvoir présenter sous les traits d'une réalité objective et digne d'être racontée ce qui n'est qu'un pénible simulacre.

Et sans rire, s'il vous plaît.

Prenons le cas du référendum constitutionnel qui vient de se dérouler en Côte d'Ivoire. Voici ce qu'il est de bon ton d'en dire si l'on veut être un journaliste raisonnable, recommandable et propre sur lui, lors d'un plateau d'éditorialistes par exemple.

- Cette nouvelle Constitution marque la fin de l'ivoirité, mais il aurait fallu mieux l'expliquer au peuple.

- 42,42% de taux de participation, c'est bas et c'est dommage. Certes, ce type de scrutin n'est en général pas très populaire, surtout dans des pays aux forts taux d'analphabétisme. En plus, dans ce cas, la campagne a été très courte.

- Un nouveau contrat social est en place. Et de nouveaux équilibres avec les législatives qui viendront.

- Il faut tout de même noter que la nouvelle Constitution insiste sur la protection de l'environnement, et le fait qu'elle soit adoptée juste avant la COP 22 est un bel hasard.

- Bla. Bla. Bla.

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Ce qui prouve que je ne suis pas assez formaté pour ce métier sur ce terrain particulier est que la chose que je considère comme la plus importante de toutes quand il s'agit d'analyser ce scrutin, c'est le taux de participation délirant de départements comme Séguélon (99,50%), Samatiguila (96,54%), Gléléban (96,45%) ou Kani (98,10%). Pour une raison simple. Les listes électorales qui ont servi de base pour ce scrutin datent de 2009.

Sachant que l'Institut national de statistique (INS) affirme très officiellement que le taux brut de mortalité en Côte d'Ivoire est de 10 pour 1000, donc de 1%, donc d'au moins 7% sur la période qui nous concerne, on peut tenir pour certain que soit les morts ont voté, soit les bêtes sauvages ont voté, soit il y a eu une fraude électorale tellement sûre de son impunité qu'elle ne prend plus la peine de se cacher.

Dans n'importe quelle démocratie normale, ces taux de participation qui relèvent de LA PREUVE ABSOLUE seraient au centre des débats, à l'intérieur comme à l'international. Si demain les morts votaient lors du scrutin américain en cours, le monde entier ne parlerait que de cela. Mais en Afrique, cela n'a d'importance que s'il s'agit d'un régime "mal vu" par la "communauté internationale", et qu'on veut "se faire". Ce type de comportements, s'il vient de nos "copains", ne doit faire l'objet d'aucun commentaire.

Et pourtant : ce défi lancé aux lois mathématiques par la Commission électorale qui a organisé l'élection présidentielle contestée de 2010 au bout de laquelle au moins 3000 personnes sont mortes et le président sortant a été conduit à la Cour pénale internationale devrait forcer tout le monde à s'interroger et à revisiter douloureusement certaines certitudes.

Et pourtant. Insister sur un tel sujet n'est pas raisonnable, et vous sort du cercle des journalistes convenables. Une telle insistance fait de vous un "journaliste militant", voire un "militant écrivant", voire un "pro-quelque chose de pas recommandable". Tiens, "un pro-Gbagbo".

J'aurais dû, après l'école de journalisme, me spécialiser sur les pays d'Europe du nord. L'attachement à la vérité m'y semble moins dangereux.

 

Source: PAGE FACEBOOK THEOPHILE KOUAMOUO

mardi, 01 novembre 2016

COMMUNIQUE DU FRONT DU REFUS RELATIF AUX RESULTATS DU REFERENDUM

 

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Le tournant historique de la vie politique dans notre pays est que le dimanche 30 octobre 2016, le peuple de Côte d’Ivoire a rejeté, à 95%, le projet d’une nouvelle constitution de monsieur Alassane Ouattara.

Malgré cela, depuis le 31 octobre, le peuple de Côte d’Ivoire constate que des résultats fantaisistes sont publiés par la commission centrale de la Cei.

Le Front du refus, dont certains membres ont des représentants à la Cei, est informé que de nombreux commissaires supervisant le référendum dans des régions du pays n’ont pas encore fait valider leurs résultats par la commission centrale de la Cei.

Le Front du Refus constate que dans beaucoup de localités, les résultats sont en train de faire l’objet de falsifications grossières, qui visent à gonfler le taux de participation, en violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Le Front du Refus déclare dès lors que les résultats actuellement publiés par la Cei, en flagrante violation des procédures légales et réglementaires en vigueur, sont frappés de nullité absolue.

Les partis membres du Front du Refus, refusant de se faire complices des tripatouillages auxquels monsieur Ouattara tente de contraindre la Cei, par des pressions et des menaces inacceptables, invitent les représentants de l’opposition à se retirer de la Cei.

Le Front du Refus invite aussi instamment les représentants de la société civile et des confessions religieuses à se mettre du côté du peuple et à se retirer de la Cei.

Le Front du Refus, en raison de tout le mal que monsieur Ouattara a déjà fait à la Côte d’Ivoire, ne peut accepter cette énième forfaiture qui consiste à imposer sa constitution à notre pays par un passage en force.

Par le vote référendaire du dimanche 30 octobre, qui s’est soldé par moins de 5% de taux de participation, le peuple de Côte d’Ivoire a rejeté définitivement et sans équivoque monsieur Ouattara, qui avait tenté de se faire plébisciter à travers ce référendum.

ll est de ce fait devenu évident que monsieur Ouattara a perdu toute légitimité à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire.

En conséquence, le Front du Refus demande au peuple de rester vigilant et mobilisé pour faire barrage à cette imposture, dès l’annonce des résultats truqués que la Cei s’apprête à publier.

LE POUVOIR AU PEUPLE!

 

Fait à Abidjan, le 1er novembre 2016.

 

Pour le Front du Refus

La Porte-parole, Danièle Boni Claverie.

 

Source: LIDER-CI.ORG

lundi, 31 octobre 2016

DESERT ELECTORAL AGGRAVE AU REFERENDUM: SEULEMENT 3 A 5% DE TAUX DE PARTICIPATION

 

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Front du Refus et Coalition du Non

 

Déclaration relative au Référendum du dimanche 30 octobre 2016 en Côte d’Ivoire
 


Le Président Alassane Ouattara recevant les partis politiques de l’opposition, le 7 juin 2016 à la Présidence de la République, a lancé un processus d’élaboration d’une nouvelle Constitution destinée à faire rentrer le Pays dans la 3ème République. Le 30 juin dernier, réunis au sein du Collectif de l’Opposition Démocratique (CODE), 23 partis politiques de l’opposition avaient manifesté publiquement leur refus de cautionner la démarche solitaire et antidémocratique du président de la république. Ce collectif a évolué et a donné naissance à la Coalition du NON, tout en gardant les mêmes objectifs.

Au début du mois d’octobre, des partis politiques et des personnalités exprimant les mêmes réticences et la même défiance vis-à-vis du projet de la nouvelle Constitution proposée par le Président de la République, ont créé le Front du Refus. Les deux groupements politiques, ayant le même objectif, ont décidé de mutualiser leurs forces et ont, par divers canaux, adressé au régime Ouattara une demande insistante et argumentée pour le retrait pur et simple de ce projet. Face à l’entêtement de monsieur Ouattara et au mépris qu’il a affiché vis-à-vis des acteurs politiques, ces groupements ont engagé une série d’actions d’information, de sensibilisation et de mobilisation pour appeler le Peuple à vigilance et à prendre toutes les mesures pour faire échec à la forfaiture constitutionnelle en préparation.

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C’est dans ce cadre que, malgré mille et une tracasseries du pouvoir Ouattara destinée à empêcher la libre expression de la volonté du Peuple, les populations, déterminées à ne pas se voir voler leurs suffrages, sont sorties en masse sur toute l’étendue du territoire à l’occasion des meetings et marches organisés par l’opposition réunie au sein de ces deux groupements. Malgré ces signaux on ne peut plus clairs, qui traduisent le refus des Ivoiriens d’accepter le travestissement de leurs aspirations fondamentales et le rejet du coup d’Etat constitutionnel en cours, le pouvoir Ouattara demeuré dans la logique d’un passage en force pour imposer son projet, s’est entêté à appeler le Peuple de Côte d’Ivoire au référendum ce dimanche 30 octobre 2016.

Au moment où les bureaux de vote vont fermer, le constat est le suivant : Il est bon de préciser qu’à travers leurs structures de base, les deux organisations se sont donné les moyens de surveiller le déroulement des opérations de vote de ce référendum. Sur toute l’étendue du territoire, et malgré les tentatives désespérées du Pouvoir de tromper les Ivoiriens, les électeurs ne se sont pas déplacés pour ne pas cautionner la mascarade. Dans de nombreuses localités, pour des raisons diverses, le vote n’a pas eu lieu, selon des estimations concordantes.

En conséquence, le Front du Refus et la Coalition du NON sont en mesure d’affirmer que  le taux de participation oscille entre 3 et 5%. Le peuple s’est clairement exprimé en réaffirmant sa souveraineté, renvoyant ainsi  Monsieur Ouattara à sa copie. Une fois de plus, Monsieur Ouattara vient de subir un échec cuisant et retentissant. C’est le lieu pour nous, Front du Refus et Coalition du NON de saluer le digne Peuple de Côte d’Ivoire, et d’adresser nos vives félicitations à nos militants pour leur détermination et leur engagement.

Le Front du Refus et La Coalition du NON, en ces instants de haute gravité, tiennent à adresser à monsieur Alassane Ouattara une sévère mise en garde contre toute tentative de travestir l’expression de la volonté du Peuple souverain de Côte d’Ivoire.

Le Front du Refus et La Coalition du NON, demandent solennellement à monsieur Alassane Ouattara de tirer toutes les conséquences de cette situation.

LE POUVOIR AU PEUPLE !

Fait à Abidjan, le 30 octobre 2016.

 

Pour la Coalition du Non
et pour le Front du Refus

La ministre Danièle Boni Claverie, Porte-parole.

mercredi, 26 octobre 2016

PEUPLE DE COTE D'IVOIRE: SI LE «OUI» L'EMPORTE, OUATTARA METTRA VOS TERRES SOUS HYPOTHEQUE

 

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Pour éviter que Ouattara ne mette les terres ivoiriennes sous hypothèque comme il l’a fait avec l’immeuble CCIA et les tours A et B, il faut s’opposer à sa Constitution dès le jeudi 20 Octobre 2016.

 

Pour lire la vidéo annexe des vérités et révélations du doyen Abou Cissé, oncle d'Alassane Ouattara, sur la constitution qu'il nous a pondue et le référendum, cliquer:

ICI

 

Selon l’article 12 du projet de constitution de Ouattara, “seuls l’Etat, les collectivités publiques et les personnes physiques ivoiriennes peuvent accéder à la propriété foncière rurale”.

Le danger d’une telle formulation est que c’est justement l’Etat qui devra fixer les règles relatives à la propriété, à la concession et à la transmission des terres du domaine foncier rural. Ce qui veut dire que l’Etat pourra prendre les dispositions pour rendre ces règles tellement floues et exorbitantes seuls lui, les collectivités publiques (un rallongement de l’Etat) et les personnes riches pourront être propriétaires.

On l’a déjà vu avec les privatisations lancées par Ouattara. Tous les marchés ont été cédés à travers un système de gré à gré favorable aux seules pontes du régime qui sont en même temps cessionnaires et repreneurs.

Le cas du Burkina Faso

Ce système flou a été expérimenté par le régime autocrate et compradore de Blaise Compaoré au Burkina Faso. En effet, une enquête parlementaire a porté sur les lotissements effectués de 1995 à 2015 dans les grandes agglomérations urbaines du Burkina notamment dans les deux communes à statut particulier que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Les résultats de ladite enquête parlementaire rendu public la semaine dernière indique que les collectivités publiques que représentent les mairies ont abusé de leur position pour rrétrocéderles titres fonciers à des pontes du pouvoirs Compaoré.

Le rapport de l’enquête parlementaire révèle notamment que 105.408 parcelles ont été irrégulièrement attribuées ou illégalement occupées. La majeure parties des bbénéficiairesétaient la famille de Blaise Compaoré lui-même et plusieurs de ses proches.

Le rapport souligne expressément la gourmandise dont a fait preuve la famille Compaoré et celle de nombreux proches.

A titre d’exemples, le rapport révèle que SATMO SA de Alizéta Gando Ouedraogo (la belle-mère de François Compaoré) a acquis illégalement 8.000 parcelles de 300m2 chacune de la SONATUR. Dans le même temps, la même Alizéta Gando Ouédraogo permettait à la SOCOGIB qu’elle dirigeait de spoiler les populations de Yagma et de Nioko II de plusieurs milliers de parcelles. Grâce à la SOCOGIB de Alizéta Gando Ouédraogo, l’ex-maire Pascal Ouédraogo détient illégalement 60.000 parcelles à Yagma et 24.690 parcelles à Nioko II.

Que feront les pontes du régime Ouattara des terres expropriées ?

Il faut d’abord rappeler que Ouattara a fait voter en 2012 une loi qui donne 10 ans à tous les ivoiriens pour borner les terres. Or pour plusieurs populations rurales, la propriété foncière est basée sur le droit coutumier. L’habitude de faire borner les terres n’est pas encore entrer dans les mœurs. Ce qui rend très délicate l’affaire. Car cela veut dire que au delà du delais des 10 années, toutes ces terres reviennent à l’Etat. Il a deux possibilités de les mettre en valeur.

L’Etat peut attribuer ces terres à tout Ivoirien qui en fait la demande dans le but de le mettre en valeur. Et puisque c’est l’Etat qui fixe les conditions de cession comme le précise le projet de Constitution, alors bonjour la magouille. Car l’Etat n’a qu’à fixer des prix prohibitifs pour le citoyen normal pour que les seuls acquisiteurs soient les prédateurs du régime. On retrouve un peu la métode burkinabé décrite plus haut.

La deuxième possibilité à craindre, c’est que Ouattara mette sous hypothèque les terres expropriées au bénéfice de multinationales étrangères. L’exemple existe déjà avec la mise sous hypothèque de la Cité Administrative du Plateau.

On sait en effet que dans le cadre de l’emprunt obligataire de l’Etat de Côte d’Ivoire auprès de la Banque islamique de développement (dénommé Sukuk), le régime Ouattara a mis l’immeuble CCIA et les tours A et B sous hypothèque comme garantie.

Quand on sait que le foncier rural continue d’être source de conflits inter-communautaires dont le dernier en date a fait de nombreuse victimes dans le Zanzan, il est à craindre que le pire n’arrive si les populations ne s’opposent pas à la Constitution de Ouattara.

Tanoh

 

Source: EBURNIE NEWS

mardi, 25 octobre 2016

LE POUVOIR AU PEUPLE: MAMADOU KOULIBALY OVATIONNE A YOPOUGON (VIDEO)

 

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Le pouvoir au peuple: Mamadou Koulibaly (Lider) ovationné à Yopougon

 

 

Le président de LIDER a soulevé l'enthousiasme des 12.000 personnes présentes au meeting du Front du refus, avec un réquisitoire sans pitié contre le projet de nouvelle constitution de Ouattara, dont il a exigé le retrait pur et simple.

 

Nathalie YAMB (Communication - Lider)

jeudi, 20 octobre 2016

NE PAS IMPOSER AUX AUTRES CE QUE L’ON REFUSE POUR SOI !

 


 

La constitution ivoirienne n’est pas une serpillière sur laquelle Ouattara et ses commanditaires occidentaux peuvent s’essuyer les pieds en bafouant la souveraineté du peuple et en lui imposant des présidents criminels véritables servants locaux de la prédation occidentale. 13 ans après Marcoussis qui visait déjà à imposer les rebelles au pouvoir avec à leur tête Ouattara, le projet de reforme de l’article 35 de la constitution ivoirienne[1] facilite les reformes constitutionnelles selon le bon vouloir du prince, institue  un vice-président qui remplacerait le président en cas de vacance du pouvoir, supprime la limite d’âge actuellement établie à 75 ans pour briguer un mandat présidentiel,… et on voudrait nous faire croire que ce serait pour raffermir l’unité du peuple, le réconcilier avec lui-même au nom d’une démocratie apaisée. De qui se moque-t-on ?

 
 
 
Pour parachever sa conquête du pouvoir par la force et dans le sang et surtout se maintenir –lui ou l’un de ses proches- à la tête de la Côte d’Ivoire, OUATTARA cherche par tous les moyens à modifier la Constitution. C’est ainsi qu’un projet de Constitution vient d’être adopté par l’Assemblée Nationale ivoirienne monochrome et sera soumis à l’approbation du peuple par voie référendaire le 30 octobre 2016. En supprimant la date limite d’âge des conditions d’éligibilité du Président de la République ivoirienne posée par l’actuel article 35[2], de même qu’en acceptant des candidats dont un des parents au moins pourra être étranger, en facilitant la modification constitutionnelle par un Parlement aux ordres, il est clair que l’objectif visé n’a rien à voir avec une quelconque exigence démocratique, mais bien de se tailler une Constitution sur mesure !

Jugé « ivoiritaire », l’actuel article 35 de la Constitution ivoirienne ne fait pourtant que reprendre ce que de nombreuses constitutions prévoient pour encadrer l’accès à la plus haute fonction d’un Etat.
 

 
 
Ainsi, à force d’entendre que cet article 35 de la Constitution ivoirienne – rappelons qu’elle a été adoptée par voix référendum à plus de 80% des voix en 2000, y compris avec celles du RDR le parti de OUATTARA qui avait appelé à voter pour ce texte- à force d’entendre répéter qu’il serait xénophobe, discriminant, « confligène », on en oublie de constater que les dispositions de cet article existent à l’identique dans de nombreux textes fondamentaux, à commencer par le BURKINA FASO voisin dont M. OUATTARA a été le national pendant de nombreuses années (notamment dans les années 80 lorsqu’il se prévalait de la nationalité de cet Etat pour officier en tant que représentant du FMI[3]).

En vertu des conditions d’éligibilité à la Présidence de la République posées par leurs Constitutions respectives, OUATTARA n’aurait jamais pu être candidat non seulement au BURKINA FASO voisin, le pays de son grand ami COMPAORE qui a trouvé refuge en CÔTE D’IVOIRE et a adopté la nationalité ivoirienne pour échapper aux poursuites judiciaires du pays des hommes intègres de Thomas SANKARA dont il reste le meurtrier présumé en sus du principal bénéficiaire. Au Burkina Faso donc,  OUATTARA n’aurait jamais pu devenir Président dans la mesure où l’article 38 de la Constitution burkinabé pose des conditions tout aussi draconiennes que la Constitution ivoirienne pour devenir Président de la République. Je ne sache pas qu’on ait poussé des cris d’orfraie en accusant le BURKINA FASO d’être un peuple xénophobe… Et pourtant le Président burkinabé doit être « de père et de mère Burkinabè de naissance et né de parents eux-mêmes Burkinabè » [4] pour pouvoir être candidat aux élections présidentielles.
 
  
 
 
Force est de constater que les standards démocratiques de l’Occident varient d’un pays à l’autre selon leurs intérêts du moment. L’article 38 de la Constitution burkinabé avait bien défrayé la chronique quand COMPAORE avait essayé de le modifier pour pouvoir briguer un« troisième » mandat (rappelons qu’il était au pouvoir depuis près de 30 ans à sa chute).
 
La même démonstration pourra se faire avec les ETATS-UNIS[5] qui imposent aux candidats d’être nés américains ce qui aurait exclu d’emblée tout candidat né hors des USA. Sans oublier les conditions très draconiennes de résidence permanente dans le pays dont on convoite la Présidence, soit 15 ans pour les ETATS-UNIS et autres conditions très spartiates qui auraient exclu OUATTARA notamment en vertu de l’exigence de non-participation à des mouvements rebelles contre l’Etat dont on brigue la magistrature suprême[6].
 
 
 
 
OUATTARA aurait-il pu passer entre les mailles du filet quand on se rappelle sa paternité dans la rébellion de 2002 ? Et ce n’est pas nous qui le disons mais bien un de ses fidèles lieutenants Koné ZAKARIA en 2005[7]. Au BURUNDI également, le candidat président doit être de nationalité burundaise de naissance[8].
 

 
 
 
Cette exigence de posséder la nationalité de naissance du pays dont on brigue la présidence se retrouve dans les Constitutions congolaise (Congo Brazzaville)[9], nigérienne[10], portugaise[11], brésilienne[12]. Au GABON[13] comme en CÔTE D’IVOIRE dans l’article 35 sous sa forme actuelle, ne peuvent être candidats à la Présidence que les citoyens gabonais de naissance n’ayant pas exercé de responsabilités politiques ou administratives dans un autre pays, ce qui de fait aurait exclu OUATTARA de la Présidence de ce pays au vu de ses états de service burkinabé.
 

 
 
A l’issue de ce rapide tour du monde des dispositions qui restreignent l’accès aux fonctions présidentielles, il semble difficile de continuer de reprocher aux Ivoiriens ce que la plupart des autres pays prévoient pour eux-mêmes à savoir des limites d’âge, des conditions de nationalité, de résidence,…
 

 
 
A noter ainsi que COMPAORE pourrait bientôt briguer un mandat présidentiel ivoirien si ce n’est qu’il ne remplit pas la condition d’être exclusivement de nationalité ivoirienne, sachant qu’il n’y a plus de limite d’âge dans le projet de constitution ivoirienne… Il suffit que COMPAORE soit déchu et/ou ait renoncé à sa nationalité burkinabé au profit de la nationalité ivoirienne pour remplir la condition d’être « exclusivement » Ivoirien. Le fait de ne pas jouir de la double nationalité est désormais suffisant dans le projet de constitution ivoirienne là où l’actuelle loi fondamentale interdit de se porter candidat à la Présidence celui qui s’est déjà prévalu d’une autre nationalité). A noter là encore que le projet de réforme de la Constitution fait la part belle au couple maudit OUATTARA/COMPAORE dès lors que l’ancienne restriction à la magistrature suprême qui stipulait que ne pouvait être candidat à la magistrature suprême celui qui s’était prévalu d’une autre nationalité a disparu. CQFD !

Ce système permanent d’inversion des victimes et des bourreaux, de maximisation de l’intérêt des nantis au détriment de l’intérêt général par guerres humanitaires, manipulations électorales, rébellions et asservissement aussi bien économique, politique ou encore culturel interposés peut se résumer sous cette formule lapidaire qui fait le buzz sur les réseaux sociaux en ce moment : « si on découvrait du pétrole sur la lune, on irait y installer la démocratie » !
 
 
 
 




[2] Voici l'article 35 de la Constitution ivoirienne du 23 juillet 2000 :
 « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois. Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus. Il doit être Ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine. Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d'Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. L'obligation de résidence indiquée au présent Art. ne s'applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l'État pour occuper un poste ou accomplir une mission à l'étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques. Le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l'Ordre des Médecins. Ces trois médecins doivent prêter serment devant le Conseil constitutionnel. Il doit être de bonne moralité et d'une grande probité. Il doit déclarer son patrimoine et en justifier l'origine. »
 
[3] Dans cet article nous reprenons les travaux de l’excellentissime Charles ONANA qui dans son livre Coup d’Etat notamment produit les différents documents qui attestent de la nationalité burkinabé de OUATTARA et du faux certificat de nationalité établi par sa créature épiphanienne en 1999 sur la base d'un extrait d'acte de naissance falsifié avant l’exfiltration dudit petit juge Epiphane ZORO BI BALLO par la FIDH acquise à OUATTARA : http://contrepoids-infos. blogspot.fr/2014/10/le-petit- juge-epiphane-zoro-bi-la.html
 
[4] Article 38 de la Constitution burkinabé : « Tout candidat aux fonctions de Président du Faso doit être Burkinabè de naissance et né de parents eux-mêmes Burkinabè [...], être âgé de trente cinq  ans révolus à la date du dépôt de sa candidature et réunir les conditions requises par la loi. »
 
[5] Selon la Constitution américaine : « Nul ne pourra être éligible à la fonction présidentielle s'il n'est par la naissance citoyen des Etats-Unis ou s'il ne l'est au moment de l'adoption de cette Constitution. Personne ne pourra être éligible à cette fonction s'il n'a trente-cinq ans révolus et résidé quatorze ans aux Etats-Unis. »
 
[6] Il faut également que vous n'ayez jamais participé à une rébellion contre l'État pour être candidat aux élections présidentielles américaines.
 
[7] Extrait d’un discours de Koné ZAKARIA chef rebelle en Dioula (avec traduction en français) qui rappelle le rôle de OUATTARA dans la rébellion dont il n’est autre que le principal commanditaire et bénéficiaire direct :https://www.youtube.com/watch? v=dVeWog4WIKM
 
[8] Au Burundi, l'article 186 du code électoral dispose que le candidat aux fonctions du Président de la République doit :
« Avoir la qualité d'électeur dans les conditions précisées aux articles 4 et 10 du présent code ; Etre de nationalité Burundaise de naissance ; Etre âgé de 35 ans révolus au moment des élections [...] » ;
 
[9] Au Congo Brazzaville : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il n’est de nationalité congolaise d’origine, ne jouit de ses droits civils et politiques, n’est de bonne moralité ; n’atteste d’une expérience professionnelle de huit (8) ans au moins ; n’est âgé de trente (30) ans révolus ; ne jouit d’un état de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle.»
 
[10] « Sont éligibles à la Présidence de la République, les Nigériens des deux (2) sexes, de nationalité d'origine, âgés de trente-cinq (35) ans au moins au jour du dépôt du dossier, jouissant de leurs droits civils et politiques. Nul n'est éligible à la Présidence de la République s'il ne jouit d'un bon état de santé physique et mental, ainsi que d'une bonne moralité attestée par les services compétents. »
 
[11]L'article 122 dispose que, pour être éligible à la fonction de président, une personne doit être citoyen portugais de naissance et âgé de plus de 35 ans.
 
[12] Selon la Constitution brésilienne, le président doit être né citoyen du Brésil, être âgé d'au moins 35 ans, résider au Brésil, jouir de ses droits électoraux et être membre d'un parti politique.
 
[13]Sont éligibles à la Présidence de la République tous les gabonais des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques, âgés de quarante (40) ans au moins et résidant au Gabon depuis 12 mois au moins.
Tout gabonais bénéficiant d’une autre nationalité au titre de laquelle il a exercé des responsabilités politiques ou administratives dans un autre pays, ne peut se porter candidat.
Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la Présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération.

mardi, 11 octobre 2016

NOUVELLE CONSTITUTION: LA COTE D'IVOIRE N'A PAS DE PROPRIETAIRE ET NE DEVRAIT PAS EN AVOIR ?

 

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Débat sur la Constitution - Jean Enoc Bah répond à Docteur Doumbia Major.

 

« A mon avis, et ce, après lecture de plusieurs constitutions dont celle des grandes démocraties, en l'occurrence la France et les USA, aucune constitution n’est écrite pour être inclusive à tous points de vue. Et le point focal de toutes ces constitutions reste les dispositions relatives à l'éligibilité à la magistrature suprême.

Ainsi aux USA, nul, américain ne peut être éligible à la Présidence de la République s'il n'est né sur le sol américain.

Quand je reviens en Afrique, la constitution du Burkina Faso stipule en la même disposition constitutionnelle, que ne peut être candidat à la Présidence du Burkina Faso, que tout citoyen burkinabé, né de père et de mère Burkinabé eux-mêmes Burkinabé d'origine.

Donc textuellement la même formulation que l'article 35 de la constitution ivoirienne. Pourquoi donc mettre en cause forcément la constitution ivoirienne et la traiter le plus souvent de constitution haineuse, qui exclut une partie d'ivoiriens à la course présidentielle alors que toutes les constitutions au monde en font autant ?

Deuxièmement, dans un pays de forte immigration comme la Côte d'Ivoire, où même il n'y a jusque-là pas de politique efficace de contrôle et de suivi de cette immigration, pourquoi des ivoiriens peuvent-ils se plaindre de ce que leur constitution protège exclusivement cette fonction ?

Qui peut-il aujourd'hui me citer deux pays au monde où la nationalité s'acquiert par simple déclaration du pétitionnaire, en dehors de la Côte d'Ivoire de l'après-guerre de conquête ?

Pourquoi au Burkina Faso, seul un burkinabé né de père et de mère eux-mêmes burkinabé d’origine doivent-ils briguer la magistrature suprême alors qu'en Côte d'Ivoire cette disposition doit être mise en cause ? Où alors comme le dirait l'autre, la Côte d'Ivoire n'a pas de propriétaire et elle ne doit pas en avoir ?

Même en Occident, aujourd'hui, la politique de lutte contre l’immigration se corse de jour en jour. Mais en Côte d'Ivoire, malgré le flux incontrôlé d'immigrants, il est quasi impossible à l'Etat de mettre en place une réglementation en la matière. Dans quel pays au monde les citoyens ne sont pas catégorisés en termes de citoyens d'origine et de nationalité ?

Pourquoi des frères ivoiriens veulent-ils jouer à la place des ambassadeurs et autres représentations consulaires en matière de défense de leurs compatriotes ?

Toutes ces questions méritent que des réponses soient données. Mais en attendant, je tiens à souligner que mon parti (le Congrès pour la Renaissance Ivoirienne, CRI, Ndlr) reproche clairement à l'avant-projet de constitution actuelle de consacrer nettement un véritable recul démocratique.

A ce 21ème siècle, abrogé la disposition constitutionnelle relative à la limitation d'âge, ouvrir la possibilité au Président de la République de manipuler le pays et ses institutions, refuser de consacrer une véritable séparation des pouvoirs à travers des institutions fortes, n'est rien d'autre que revenir à la monarchie. C'est un déni de démocratie que nul citoyen de notre temps ne peut accepter (...). »

 

Jean Enoch Bah

 

Source: PAGE FACEBOOK SAINT-CLAVER OULA

lundi, 10 octobre 2016

LA CONSTITUTION IVOIRIENNE DANS TOUS SES ETATS - LES REACTIONS

 

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UN FOURRE-TOUT


L'avant-projet de loi portant Constitution de la République de Côte d'Ivoire est touffu et confus. Élaboré par un comité dit d'experts de dix membres présidé par Pr Ouraga Obou Boniface, il a répondu à des impératifs politiques.

L’État ivoirien aura un Exécutif à trois têtes avec un président tout puissant, un vice-président choisi qui aura une fonction purement "décorative", un premier ministre désigné qui est sous la coupe du chef tout puissant. 

Les conditions d'éligibilité à la tête de l’État de Côte d'Ivoire sont copiées sur celles des associations de ressortissants de village. Le critère de loyauté vis-à-vis de l’État est dissous et plus grave, un vieillard de 90 ans ou plus, peut briguer la magistrature suprême de Côte d'Ivoire. 

Ce texte, qui a voulu, selon Ouraga Obou, s'inspirer des Constitutions d'autres pays, n'est ni moderne ni impersonnel. C'est un fourre-tout avec des arrière-pensées politiques, comprenant des Institutions taillées sur mesure comme le Sénat et une Cour suprême composée d'un Conseil d’État et d'une Cour de cassation. Mon opinion? Ce texte, alors que nous visons l’Émergence, est un retour en arrière.

 

Ferro Bi BAILLY, le 02 Octobre 2016.

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NOUVELLE CONSTITUTION: MON AVIS

 

J'ai lu par-ci, par-là, des points de vue sur cette autre tentative de passage en force de Dramane. 
Quelle attitude face à cette forfaiture? 

Je vois que deux points de vue se dégagent:

-Ceux qui choisissent de voter "NON"
-Ceux qui optent pour un boycott

Voici ce que j'en pense.

VOTER "NON"

Je voudrais faire remarquer que dans un contexte de démocratie et de liberté, cette option -voter "non"- serait dans l'absolu, la bienvenue. Cependant, les adeptes du "NON" sont quasiment persuadés que leurs suffrages seront à tous les coups détournés au profit du "OUI". On connaît cette commission électorale et on sait comment Dramane et son gang sont arrivés au pouvoir. Ils ont probablement tout bouclé tranquillement. Ne pas le reconnaître, c'est faire preuve de cécité politique.

LE BOYCOTT

Dans un contexte tel que nous le vivons, à quoi servirait un boycott? J'entends souvent des gens me dire qu'aller à des élections pipées, c'est légitimer le pouvoir. Et ne pas y aller, qu'est-ce que c'est?

En Côte d'Ivoire, voter n'est pas obligatoire. De fait, le taux de participation n'a absolument aucune incidence sur le résultat d'une élection. Celui qui est élu dans ces conditions est donc de facto légitime et légal, car issu des urnes. Point. Il n'a besoin de personne pour le légitimer. C'est pourquoi dans notre pays, le boycott profite toujours au pouvoir. TOUJOURS! Si vous n'y allez pas, ses militants eux, iront et réaliseront un score tranquille. Cela n'est susceptible d'aucun recours.

Et Dramane est en passe de nous blouser avec ce système toute la durée de son pouvoir en nous maintenant en dehors du système politique. Pour toutes les élections. Pendant qu'il verrouille à l'aise le système au profit des siens. 

Je crois donc que ceux qui légitiment le plus ce pouvoir sont ceux qui choisissent de boycotter dans l'absolu.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

Dans un tel contexte, il est clair qu'il faut trouver une solution. L'opposition s'oppose comment quand elle est en dehors du système? Surtout quand elle n'a aucun autre moyen? Ni diplomatique (on sait qui a mis ces gens là), ni militaires. Les petits soubresauts sur le terrain se résumant à quelques petits rassemblements de l'opposition pour se donner bonne conscience.

Il faut donc agir courageusement. Soit l'opposition s'organise, va aux élections ensemble, met en place un système de contrôle efficace sur le terrain pour collecter les résultats (le FPI l'a fait en 2000 contre Guéi) de sorte à bousculer l'adversaire et ainsi avoir le prétexte de mobiliser ses partisans sur le territoire national, soit, elle opte pour un boycott actif. C'est à dire, empêcher par TOUS LES MOYENS, la tenue des élections.

Il n'y a que ces deux éventualités qui peuvent donner un résultat. Le reste n'est que plaisanterie. 
Je rappelle que ceci n'est que mon avis. 

MERCI!

 

Isidore SIROBOIS ALLAH, le 02 Octobre 2016.
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ROGER BANCHI SE PRONONCE

 

J’ai lu le projet de nouvelle Constitution. Je ne suis pas fan de ça du tout. C’est flagrant, à visée personnelle. Ce texte ne résout rien et complique tout. La vaste majorité des têtes pensantes du pays sera contre. Le pouvoir opèrera un passage en force, et personne n’y pourra rien.

En Côte d’Ivoire, ne vous gênez pas, parlez… c’est la seule liberté qui vous demeure, après que vous l’ayez arrachée de justesse: dites tout haut ce que vous pensez!

Dites, car cela ne sert strictement à rien, à part vous soulager.

Le maître du pays y a le droit absolu de faire tout ce qu’il veut, comme il le veut, quand il le veut, sans votre consentement, ni participation. Vous êtes encore là pour la décoration, dans ce qui fût votre pays.

Maintenant, c’est son pays pour lui tout seul, et les quelques élus choisis pour l’accompagner.

Que voulez-vous faire contre sa puissance ? Rien !

Regardez-le seulement faire ses choses… il n’a pas besoin de vous. Ils vont régler ça ensemble dans leur petit groupe.

Comportez-vous en éléments de décoration, car c’est ce qui est attendu de vous.

Celui parmi vous, le peuple, qui estime que sa position d’élément de décoration lui rapporte quelque chose…Je suis le premier à l’encourager à se constituer partie prenante de cette affaire.

Personnellement, je ne me sens pas faire partie de leur république, donc les affaires de leur république ne me concernent pas.

Je ne peux aussi rien faire pour protester, à part m’exprimer. Ils ont la force brutale et n’hésitent pas à l’employer. Et personne ne veut lever le doigt pour nous défendre…donc on va parler…et ils vont continuer à faire ce qu’ils veulent du pays qu’ils ont conquis…avec ma participation, malheureusement.

Dieu est Grand !

 

Roger BANCHI, Ancien ministre, le 03 octobre 2016.
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EN VERITE - CONSTITUTION… RECENTRONS LE DEBAT

 

Ouattara et Bédié, dans ce qui apparaît comme un deal parfait, veulent changer la constitution de la Côte d’ivoire. Le premier a des contentieux personnels à vider avec la constitution de 2000. Si en 2000 Guéi Robert et les ivoiriens avaient remporté la bataille référendaire entre le  « et » et le « ou  », Ouattara tient désormais sa revanche en imposant le « ou » après avoir « pacifié les esprits ». L’ancien article 35 est désormais vidé de toute sa substance.Il n’est plus nécessaire pour le candidat à la magistrature suprême d’être ivoirien d’origine. Ouattara veut également  caser une armée de suiveurs qui lui ont dressé l’échafaud pour accéder par la force au pouvoir. Aussi, en plus du conseil économique et social il lui faut un Sénat. Sans plus. Bédié, quant à lui, par tous les artifices, les compromis et surtout les compromissions, veut revenir au pouvoir. Un pouvoir qu’il a toujours considéré, dans la pure tradition Akan, comme la chaise royale léguée par Houphouët, devant par conséquent lui revenir de plein droit. Pourquoi pas cette fois-ci par un poste de vice- président ? La limite d’âge ayant, entre temps malicieusement sautée, pourquoi ne pas se voir cadeauter du  pouvoir exécutif en 2020 en bradant le PDCI RDA, s’il le faut ? Ce sont donc ces deux personnes qui ont leurs problèmes avec la constitution de la Côte d ivoire votée en 2000 à plus de 80 %. Eux seuls, pas les ivoiriens. Aucune disposition pertinente de la constitution  en vigueur ne gêne l’ivoirien.

Dans ce concert de sons qui fait débat, des voix se font entendre. En réalité, pour couvrir des calculs politiciens aux contours brumeux ou tout simplement pour masquer maladroitement un subtil jeu de rôle. Il faut vite faire la part des choses.

En démocratie, bien sûr, lorsqu’on n’est pas d’accord on dit non. C’est à cet exercice que les pseudo-démocrates au pouvoir en Côte d’ivoire s’empressent à dessein de nous inviter avec une forte dose d’hypocrisie. « Allons au référendum, votez non, nous, nous voterons oui et on fera le point. » Or, nous ne sommes pas dans un processus démocratique en Côte d’ivoire. Avec qui fera t-on le point ? Voici le débat. Et une internaute, avec un sens  de reparti, a  lancé en pâture ceci sur la toile : « …tu cries partout que la CEI n'est pas impartiale mais en même tant  tu appelles à aller au référendum pour voter "Non" ... quand on va te dire que c'est le "Oui" qui a remporté alors que toi même tu sais que c'est faux, ce sera quoi la suite? »

C’est donc à ce niveau qu’il faut nécessairement recentrer le débat. Dans notre pays, le débat n’est pas de savoir si oui ou non il faut modifier la constitution. S’il doit y avoir un référendum à ce sujet, comment les voix des ivoiriens peuvent-elles être effectivement prises en compte ? Qui surveillera un tel scrutin dans toute la partie septentrionale  du pays ou déjà Hamed Bakayoko invite les populations à ne pas réfléchir parce que « c’est trop complexe » mais à se demander tout simplement qui propose les changements dans la constitution ? Nous sommes malheureusement dans un système ou les uns et les autres sont plus préoccupés par leur sécurité physique et alimentaire en se contentant des miettes de la table garnie du festin royal, qu’à faire triompher une cause nationale. Aussi les propos incantatoires appelant à aller voter non, révèlent-ils tous avec cruauté leur inanité. Le débat doit donc être recentré sur les moyens à développer à court, moyen  et long terme par une classe sociopolitique responsable et engagée, pour imposer les fondements durables d’une Côte d’ivoire libre, souveraine et  démocratique.

 

Aristide SILUE, In "La Voie Originale" du 04 octobre 2016.
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UNE CONSTITUTION POUR GUATEMALTEQUE

 

Miguel Guardado est né d’un père guatémaltèque et d’une mère ivoirienne. Il a toujours vécu au Guatemala où ses parents se sont établis, en exploitant une entreprise. Miguel Guardado a toujours été intéressé par la politique. Il s’est essayé à la députation sans succès à deux reprises. A 36 ans, rien n’est encore tard pour lui dans le domaine politique, mais après deux échecs successifs, il commence à s’interroger sérieusement sur son avenir politique dans le pays de son père. Ne faut-il pas tenter une autre aventure ? 

En pensant et repensant à cette question, une idée lui traverse l’esprit. Tiens, et s’il tentait de se présenter dans le pays d’origine de sa mère ! Il se souvient alors que durant les quelques rares vacances passées au pays, l’accueil a toujours été chaleureux partout où il est passé dans la région d’origine de sa mère. La Côte d’Ivoire lui a présenté un visage très hospitalier. Et puis, des amis français lui avaient fait comprendre que s’il avait été candidat en Côte d’Ivoire où ils ont leurs affaires, ils auraient financé sa campagne. 

De fil en aiguille, la petite idée commence à devenir fixe, une obsession. Surtout que le pays vient d’adopter une nouvelle Constitution qui dit clairement en son article 55 que « le candidat à l’élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine ». Agé de 36 ans et disposant d’un casier judiciaire vierge, il lui suffit donc de solliciter la nationalité ivoirienne, de renoncer à la nationalité guatémaltèque dont il jouissait jusqu’à présent. Et comme sa mère est ivoirienne d’origine, le tour est joué. Et voici Miguel Guardado dans le starting block pour une nouvelle aventure politique en Côte d’Ivoire. ¡ Vamos !

 

Eddy KOUA, le 04 Octobre 2016.
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LE TROPISME DU N’ZASSA CONSTITUTIONNEL


Nos tropiques laissent bien souvent observer des faits intéressants pour les commentateurs et autres observateurs de notre vie politique. Dans le quotidien tout comme dans nos vies institutionnelles, l’inventivité achève de convaincre que nous sommes le continent de tous les possibles. La Côte d’Ivoire et son fameux «N’zassa » est un bel exemple de créativité.

Avec des morceaux disparates de tissus, les couturiers de nos quartiers arrivent à nous confectionner des vêtements, le «N’zassa » fait donc partie de notre vécu, ainsi que les tailleurs, ces couturiers qui allègent les charges pécuniaires  de nos ménagères ; et inspirent nos chefs d’État. Plusieurs d’entre eux se sont taillés une réputation de tailleur de Constitution, bien entendu à leurs mesures, et pour des raisons diverses.

La nouvelle Constitution porte les caractères du N’zassa

La nouvelle constitution qui devrait être soumise à l’approbation des Ivoiriens dans les jours à venir porte en elle des caractères du fameux N’zassa en plus d’être source de conflits. Qualifiée « d’aube d’une nouvelle espérance » par un des hérauts du régime qui l’a confectionné, la nouvelle constitution semble ne pas s’embarrasser des règles élémentaires qui devraient guider sa rédaction.

La mouture actuelle dont nous disposons, est le fruit du travail d’un comité d’experts nommé le 31 mai 2016 par le chef de l’État ivoirien, or lors de sa mise en place il reçoit une lettre de mission, il accompagne les idées constitutionnelles d’un politique, qui à travers ce type de procédé cherche une légitimité dont il est convaincu qu’il ne dispose pas.

Les travaux qui sont usuellement confiés aux comités d’experts relèvent de révisions, alors que confier la rédaction d’une nouvelle Constitution à un comité d’experts plutôt qu’à une Assemblée constituante, est un viol à la Constitution d’août 2000. Le Parlement au regard de l’article 125 de notre actuelle Constitution ne peut qu’approuver ou réprouver le projet en cours, hors l’Assemblée nationale actuelle n’est pas représentative de toutes les forces politiques en présence sur l’échiquier politique ivoirien, ce qui malheureusement ne permettra pas l’émergence d’un débat de qualité dans l’adoption définitive de ce projet de loi.

Mélange incompréhensible d’institutions

Le caractère bigarré de cet arrangement constitutionnel tient aussi à ce mélange incompréhensible d’institutions ; un vice-président nommé, ou coopté par le président de la République dans un régime présidentialiste présenté comme présidentiel ou ce dernier est un roi ; une cohabitation de ce dernier avec un Premier ministre, chef de gouvernement… Nous assisterons donc, du seul fait du Prince à la naissance d’une tétrarchie à la tête de l’exécutif ivoirien. Alors que, même dans les  régimes parlementaires à forte influence présidentielle, le pouvoir exécutif n’est partagé qu’entre le président de la République et le Premier ministre.

Le Parlement devrait également faire peau neuve, une seconde chambre s’ajoutera à la Chambre basse déjà en place. Aucun des présidents des deux Assemblées n’est désigné comme dauphin constitutionnel, alors que leurs membres sont censés être des élus du peuple ivoirien. Ce sont donc de nombreuses incohérences institutionnelles qu’aucun filtre ne va tamiser qui seront bientôt soumises à l’approbation des Ivoiriens dont bon nombre s’interrogent sur l’opportunité d’un référendum devant les préoccupations actuelles de nos compatriotes.

Vice-président

Une loi est impersonnelle par nature et prévoit les situations à venir, elle n’a point d’effets rétroactifs, l’empressement de l’actuel chef de l’État à vouloir nommer un vice-président dès la promulgation de la Constitution en cas d’adoption montre que ce « N’zassa » constitutionnel a été taillé sur mesure pour servir sa cause.

 

Cédric KONE, juriste, le 04 octobre 2016.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 06 octobre 2016

NOUVELLE CONSTITUTION DE OUATTARA - MARTIAL AHIPEAUD, PHD: «L'AVANT-PROJET INSTAURE UN REGIME DE ROYAUTE CONSTITUTIONNELLE»

 

 

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Constitution Ouattara: Du Dauphin au Régent constitutionnel! La copie que nous avons de l’avant-projet de constitution instaure un régime présidentialiste qui tourne à la royauté. Car le Roi est celui qui gère un pays sans contre-pouvoir. Lorsqu’il a un pouvoir absolu constitutionnalisé, on appelle cela la royauté constitutionnelle. Le régime que le Président Ouattara veut introduire dans notre pays, est différent de tout ce que nous avons connu jusqu’à ce jour.

En effet, la royauté constitutionnelle anglaise donne la gestion du pouvoir au parlement qui désigne le Premier Ministre issu de la majorité. Dans le cas du projet Ouattara, le Premier Ministre est nommé par le Président et ce dernier entretien des rapports de cour d'enregistrement des décisions présidentielles avec le parlement puisqu’il est dilué avec un sénat dont le tiers est nommé par le Roi-Président ou le Président-Roi. Avec la possibilité pour ce dernier d’avoir au moins un tiers des députés, il lui suffira alors de s’allier à quelques courtisans en quête de prébendes et le tour est joué. Et comme pour revoir sa copie il faut au moins les deux-tiers du parlement que personne ne pourra avoir puisqu’il nomme déjà un tiers du sénat, toute réforme ou déverrouillage interne du système est impossible par la voie démocratique.

Mais ce qui est absolument hallucinant, c’est que l’Etat devient un instrument qui sert le Président-Roi. Son Vice-Président qui sera nommé dès la promulgation de cette constitution, le remplacera quand il sera hors du pays ou empêché et pourra même présider le conseil des ministres. Le Premier Ministre remplacera le président quand ce dernier et son régent-puisque c’est de cela qu’il s’agit- ne seront pas disponibles. Mais attention, désormais, il y a la possibilité, une fois le projet voté, que le Président-Roi ne passe plus par le peuple pour des modifications de la constitution car cela peut se faire par le parlement réuni en congrès!!! Entre temps, comme les députés sont élus au scrutin majoritaire ( sans précision du nombre de tour comme dans le cas du potentiel prochain président-roi), alors le jeu des tribus triomphe avec clameur. Les bastions politiques qui sont en fait des bastions tribaux, formellement interdits par la constitution actuelle comme celle qui arrive, va encore s’imposer. En un mot, la république tribalisée se dote enfin d’un cadre légal, avec le chef de la tribu en puissance militaire et financière comme le nouveau roi que son régent et son ministre en premier aideront à gérer le pays. Ce chef aura le soutien de tous les chefs et rois et comme il n’y a plus de limite d’âge, le président-roi, vers la fin de son deuxième mandat, peut réunir le congrès et hop, une réforme est passée qui lui permet de continuer encore pour deux autres mandats! N’importe quoi en somme!!!

Au total, toutes les souffrances endurées du Nord au Sud, d’Est en Ouest en passant par le centre, avaient pour but d’introduire ce projet inique de perpétuation du pouvoir d’un individu et garantir à sa cour une gestion permanente du pouvoir longtemps après son départ. J’applaudis des deux mains Son Mentor qui aura démontré qu’il avait raison depuis le départ de vouloir l’écarter même s’il s’y est mal pris. Chez nous on dit c’est quelqu’un que tu ne connais pas que tu appelles par « hey »!!! L’ancien connaissait son type et il voulait en finir. Les kpakpato se sont mis au milieu et aujourd’hui, seize ans après qu’il ait été chassé par lui, il montre à tous pourquoi il ne fallait pas permettre à ce petit-frère de dérouler son jeu. Même si cela n’était pas démocratique. Mais alors doit-on laisser un tyran tirer profit de la démocratie pour tuer la démocratie???

En tout cas, comme mon jeune frère l’a dit, « on est serein ». En tout cas, on est serein et imperturbable parce que nous aurons tous les yeux sur les députés le 5 octobre. Leur position sera déterminante. On attendra donc officiellement qu’ils se prononcent pour que chacun d’entre nous soit situé sur les fondements idéologiques et politiques de l’engagement en politique de chacun de notre génération, de celles qui nous ont précédées et encore plus, de la jeunesse de notre pays qui est désormais devant une alternative claire: valider le régent et son président-roi, ou alors faire barrage dans les urnes pour imposer la démocratie pour laquelle nombreux sont tombés, handicapés et désespèrent encore plus d’une certaine classe politique ivoirienne.

 

AHIPEAUD Martial Joseph, PhD

 

Pour télécharger et lire l'avant-projet de constitution d'Alassane Ouattara, cliquer: ICI

 

Source: AFRICA NEWS QUICK.NET