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lundi, 20 février 2012

DECLARATION DE L'AIRD RELATIVE A LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE

 

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Alors que la CAN (2012, au Gabon et en Guinée Equatoriale, Ndlr) était présentée comme une occasion de réconciliation entre les Ivoiriens, c'est au lendemain de la brillante participation des "Eléphants" que la Côte d'Ivoire est traversée par un vent de violences contre les populations, d'est en ouest, notamment à Arrah impliquant des éléments des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et à Kouibly avec l'attaque d'un village ivoirien par des ressortissants Burkinabé en représailles, croit-on, à une action de coupeurs de route. Ces violences ont, comme à l'accoutumée macabre, fait de nombreuses et innocentes victimes.

L'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s'incline avec respect devant la mémoire des victimes de tous bords et présente ses condoléances aux familles à nouveau éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. L'AIRD note, qu'à l'exception de Vavoua où des violences, ayant opposé des FRCI à des populations nordistes ont fait l'objet de condamnation ferme de la part du régime avec annonce de mesures, les autres violences et exactions qui interviennent si régulièrement entre les FRCI et les populations non nordistes semblent faire l'objet d'une autre gestion.


Le silence du pouvoir ou les justifications tantôt partisanes, tantôt complaisantes de certains membres du gouvernement sont malheureusement interprétés par les auteurs de ces violences et exactions comme une caution. Or, ces violences prétendument présentées comme des actions de représailles, ou de vengeance par rapport à un passé plus ou moins lointain, ou même de soutien ethnique au régime ne sont que des prétextes aux pillages et aux vols, portant ainsi un coup à l'économie nationale, à la réconciliation nationale et à la paix. Notre pays rentre sournoisement dans un système de braquages à ciel ouvert: braquages politiques, braquages économiques, braquages culturels et intellectuels, etc.


Certes le contexte est particulier et inédit, mais dans un climat politique à plusieurs centres de décisions, où le chantage le dispute à la peur, seuls le courage et le sens des responsabilités nationales et collectives conduisent au succès. Le pouvoir ivoirien ne peut en faire l'économie, au risque de s'auto désintégrer. Ce n'est ni par l'émission de mandats d'arrêt internationaux contre ceux qui osent s'exprimer sur la grave situation du pays, ni par le soutien des puissances étrangères, ni par le canal des organisations sous-régionales dont la direction n'a jamais été convoitée par le président Félix Houphouët-Boigny (FHB) que la réconciliation interviendra en Côte d'Ivoire, même si l'AIRD félicite le Chef de l'Etat pour ses nouvelles responsabilités au sein de la CEDEAO.


L'AIRD, dont de nombreux militants sont originaires du Nord, s'inquiète de la dangereuse dérive ethnique qui ne profite qu'à une minorité mais dont l'écrasante majorité des Nordistes qui la désapprouve en silence pourrait faire les frais. En effet, il est dangereux de constater que la politique politicienne semble de plus en plus faire percevoir une région et une religion comme les ennemis de toutes les autres régions et religions du pays, alors que le régime était attendu sur la mise en œuvre du "vivre ensemble".


D'ores et déjà, l'AIRD, membre fondateur du CNRD, invite les Ivoiriens au discernement, au dépassement, à la tolérance, au pardon, à l'amour vigilant et à l'unité nationale devant l'accumulation grandissante des ingrédients d'une guerre civile.

L'AIRD remercie et félicite tous les responsables politiques qui, y compris au sein du RHDP, élèvent avec courage et sincérité la voix pour désamorcer l'orage qui se profile à l'horizon.

Enfin, l'AIRD réitère son invitation au chef de l'état et au gouvernement à la prise des mesures urgentes et idoines en vue de l'apaisement, à commencer par la condamnation sans équivoque de la violence de leurs partisans et par un dialogue républicain inclusif auquel n'ont de cesse de les inviter la communauté nationale et internationale, entendu qu'un choix politique ou un vote en faveur du président Laurent Gbagbo ne sauraient être des fautes à expier toute la vie.


Fait à Abidjan, le 18 Février 2012 - La Direction de l'AIRD.

mercredi, 15 février 2012

POURQUOI LA CAN NE POUVAIT PAS RECONCILIER DES IVOIRIENS PLUS DIVISES QUE JAMAIS

 

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L'opération de communication massive orchestrée depuis le Palais du Plateau a fait «pschitt». Il faut se rendre à l'évidence. La victoire des Eléphants à l'occasion de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, espérée par tous les Ivoiriens, n'a pas été au rendez-vous. Elle ne sera donc pas instrumentalisée par les prestidigitateurs qui nous dirigent. Et dont la petite musique était déjà parvenue à nos oreilles. Le trophée était annoncé, par ceux qui veulent réconcilier sans panser, sans écouter et sans réparer, comme le signe absolu de la fin de toute discorde au sein d'une Nation à qui tout réussit sous l'égide son chef bien aimé. Pour cette raison, un nombre incroyable d'officiels ont - une fois de plus - gaspillé l'argent public pour faire le voyage de Libreville, dans l'espoir de profiter de l'entrée triomphale des Eléphants dans une ville d'Abidjan en liesse pour se griser d'une popularité usurpée.

C'est bien là le signe du double langage du régime ivoirien, mielleux à destination de l'étranger comme il est brutal - psychologiquement aussi - à l'intérieur. Cette victoire des Eléphants devait être présentée comme le signe de la «baraka» de Ouattara, et de la confirmation de ce qui est «l'ordre juste» en Côte d'Ivoire. Les thuriféraires du régime le disaient : comme en 1992, les Eléphants ramèneraient la Coupe à Abidjan parce que, comme en 1992, Ouattara est aux affaires et Gbagbo est en prison - à sa place naturelle, entendaient-ils affirmer, faisant ainsi la démonstration de leur hostilité historique au mouvement de démocratisation et à «l'indocilité» ivoirienne. Hier comme aujourd'hui. La victoire des Eléphants n'était pas, pour eux, la  promesse d'une réconciliation authentique, mais la poursuite d'un écrasement, d'une humiliation censée frapper les esprits au sein du petit peuple auquel il aurait été seriné que «Dieu aime Ouattara».

Les Ivoiriens hostiles au régime actuel savaient bien quelle instrumentalisation indécente aurait été faite, ce qui ne les a pas empêchés de soutenir leur équipe et de se préparer à porter une victoire paradoxale, faites de joie intérieure et de sarcasmes extérieurs. Les Eléphants n'ont pas gagné. Mais la manœuvre du régime Ouattara, appuyée par une Organisation des Nations Unies qui a oublié son devoir d'impartialité vis-à-vis de ses pays membres, est révélatrice d'un état d'esprit détestable et dangereux. Cet état d'esprit est contenu dans la phrase de Charles Konan Banny, amorphe patron de la Commission dialogue vérité et réconciliation, qui disait en substance que les Ivoiriens se réconciliaient sans s'en rendre compte. De combien de tonnes de lâcheté cette élite-là, et les diverses coteries internationales qui accompagnent le régime Ouattara, se sont lestées pour ne pas oser voir ce que le commun des mortels voit ? En tout cas, on se situe plus que jamais au degré zéro du politique ! Quand des chanteurs ou des footballeurs sont appelés à la rescousse pour régler des problèmes qui ne les concernent pas, c'est qu'il y a une démission des dirigeants et une incompétence manifeste. Dans le cas d'espèce, le problème est simple. Personne, dans le clergé, dans le gouvernement, au sein des syndicats, de la société civile et du corps diplomatique, parmi les guides religieux, n'ose se lever pour dire à Alassane Dramane Ouattara que sa manière de gouverner dans le sadisme, la brutalité et le «rattrapage ethnique» est porteuse des plus grands périls.

Comment réconcilier la Côte d'Ivoire alors que les Dozos et FRCI canal Forces nouvelles continuent de traumatiser et de tuer, comme nous le montre l'actualité récente à Arrah, notamment développée dans cette édition du Nouveau Courrier ? Comment apaiser alors que l'absurdité judiciaire triomphe dans le traitement des prisonniers politiques, dont le cas Michel Gbagbo est emblématique de la cruauté d'Etat en Côte d'Ivoire ? Comment rassembler quand tout semble être mis en œuvre de manière rationnelle pour vider les villages Wê du peu de population qui reste, et quand aucun programme sérieux ne vise à rassurer les centaines de milliers de déplacés internes et de réfugiés ivoiriens ? La joie de la CAN n'aurait-elle pas été forcément de courte durée face aux destructions d'emplois qui battent leur plein et à la vie chère qui oppresse tout un peuple ?

Il s'agit de revenir aux fondamentaux au lieu de persévérer dans la politique de l'autruche. La France «black-blanc-beur» célébrée après la victoire à la Coupe du monde de 1998 a-t-elle empêché Jean-Marie Le Pen d'être au second tour de la présidentielle dans l'Hexagone quatre ans plus tard ? La supplique de Didier Drogba demandant hier, après l'historique qualification à la Coupe du monde de 2006, de «déposer les armes» et «d'aller aux élections» a-t-elle eu la moindre conséquence sur la tragédie ivoirienne et l'inflexibilité des rebelles d'alors ? La victoire des Pharaons d'Egypte a-t-elle empêché la lame de fond révolutionnaire de déferler sur le pays et d'occasionner, en 2011, la chute du régime d'Hosni Moubarak ? La crise ivoirienne est politique. C'est par la politique qu'il faut la régler, avec franchise et courage. Et non par le bling bling et la com' à outrance.

 

La Rédaction


Source: LE NOUVEAU COURRIER

FINALE DE LA CAN - LE PUBLIC GABONAIS CRIE: «LIBEREZ GBAGBO, LIBEREZ GBAGBO!»


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Après l'Afrique du Sud, Alassane Ouattara semble décidément par avoir la côte en Afrique centrale.

Partis en grand nombre à Libreville au Gabon pour pousser les Eléphants à la victoire face aux ''Chipolopolo'' de la Zambie en finale de la Coupe d'Afrique des nations Orange 2012, les supporters ivoiriens ont été doublement désillusionnés au Stade Sino-Gabonais de l'Amitié. En face, ils n'avaient pas seulement pour adversaire la poignée de supporters zambiens présente dans le stade. Les supporters convoyés par le Comité national de soutien aux Eléphants (CNSE) et tous les Ivoiriens présents à Libreville, n'avaient pas compté avec l'hostilité des Gabonais qui se sont constitués en douzième homme des ''Chipolopolo''. Pourtant, lorsque l'avion affrété par le ministère des Sports et Loisirs s'est posé sur le tarmac de l'aéroport Léon Mba de Libreville sous le coup de 1h GMT, rien ne présageait une telle situation.

Dans la salle des formalités de police, l'ambiance était bon enfant entre Ivoiriens et Zambiens arrivés presqu'au même moment. Le ministre des Sports, Philippe Légré venu en personne accueillir ses ''troupes'', était heureux de savoir que les Eléphants ne manqueraient pas de soutien. Parce qu'en plus des supporters du CNSE, d'autres entreprises de la place et la Fédération ivoirienne de football avaient également transporté des supporters à Libreville. Il y avait du beau monde. De quoi galvaniser Didier Drogba et ses camarades pour la victoire tant attendue.

Mais très vite, l'optimisme va faire place à l'incertitude, ensuite à la désillusion, puis au cauchemar. En effet, dès la fin du compte à rebours, pendant la présentation des hymnes nationaux, les supporters ivoiriens sont surpris par un fait insolite après ''l'Abidjanaise''. Autour d'eux, certains Gabonais, chantent en choeur l'hymne national de la Zambie. On a l'impression qu'ils s'y étaient préparés en apprenant les paroles de cet hymne zambien. Et que quelque chose d'anormal allait se passer. Dans la foulée, tout le stade enchaîne aussitôt avec l'hymne national du Gabon. Ce qui n'est pas prévu. Nationalisme oblige, pourrait-on dire. Parce qu'au pays d'Ali Bongo Ondimba, c'est ''le Gabon d'abord''. Qu'à cela ne tienne. Mais le masque ne tarde pas à tomber. Des Gabonais assis parmi des supporters ivoiriens dans la zone où nous sommes, décident alors de faire des commentaires désobligeants sur la crise post-électorale en Côte d'Ivoire et le Transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI.

Excédé, un supporter ivoirien oppose à l'un d'eux une réaction musclée et lui rappelle, qu'eux aussi avaient contesté la nationalité de leur président lorsqu'il a exprimé l'intention de briguer la magistrature suprême du Gabon. Mais pourquoi l'acclament-ils dans ce stade? Mieux, il lui demande en quoi il est concerné par les affaires ivoiro-ivoiriennes, et quels liens elles ont avec l'affiche de la finale à laquelle ne participe pas le Gabon. Cette mise au point faite, plus tard, le fauteur de trouble présente ses excuses mais c'était sans compter avec ses autres compatriotes dans le stade. Surtout lorsque Drogba a raté le penalty. «Vous les Ivoiriens, vous n'allez pas partir avec ce trophée. C'est Gbagbo qui a gagné les élections. vous oubliez que nous sommes entre nous Africains, on va soutenir la Zambie jusqu'au bout», ont lancé certains.

Hostilité

Toutes les actions d'éclat des Eléphants étaient huées. Mais quand il s'agissait des Zambiens, ils étaient acclamés à tout rompre. D'autres n'hésitaient pas à venir narguer les supporters ivoiriens. Durant toute la partie, les Eléphants ont été brisés dans leur élan par une horde de Gabonais hostiles, braqués contre eux. Le public gabonais a réservé le comble pour la séance des tirs au but. Chaque fois que c'était le tour d'un joueur ivoirien de shooter, on entendait: ''Chipolopolo, Chipolopolo... Libérez Gbagbo, libérez Gbagbo...''. Dans les travées, cela donnait lieu à des menaces xénophobes insensées. Malgré l'hostilité ambiante, les supporters ivoiriens ont gardé leur calme jusqu'à la fin. Dignes dans la défaite et dans la douleur, ils n'ont pas répondu aux provocations des ressortissants du pays co-organisateur de la CAN Orange 2012.

Sur chemin du retour vers l'aéroport, le bus hué, recevait parfois des coups au passage. Dans la salle d'embarquement où les ont rejoints plus tard les Zambiens en partant pour Lusaka, la délégation ivoirienne a applaudi les vainqueurs. Les uns et les autres se sont congratulés et ont sympathisé. Dans un esprit de fair-play. Contrairement aux co-organisateurs.

Alphonse

 

Source: KOACI.COM

lundi, 13 février 2012

CAN 2012 - LA ZAMBIE REINE D'AFRIQUE

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Mweene et la Zambie ont détruit le rêve de Drogba et de la Côte d'Ivoire. (Reuters)

 

Nous l'avions espérée et attendue, cette victoire des Eléphants, ainsi que le couronnement de la carrière de la Génération Drogba. Elle ne viendra pas. Abidjan plonge dans le désarroi et s'endort, la mort dans l'âme. La réconciliation par le football n'a pas eu lieu. Ouattara doit voir ailleurs et faire face à ses vraies responsabilités.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

 

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Pour la première fois de son histoire, la Zambie a remporté la Coupe d'Afrique des Nations aux dépens de la Côte d'Ivoire (0-0, tab: 8-7), dimanche, à Libreville. Stoppila Sunzu est devenu le héros des Chipolopolos, qui ont tenu bon malgré un penalty sifflé contre eux en seconde période. Les Éléphants échouent une nouvelle fois en finale, comme en 2006, après des ratés de Kolo Touré et Gervinho. Le film du match.

Il y a 20 ans, la Côte d'Ivoire triomphait sur le sol sénégalais, célébrant alors aux dépens du Ghana sa toute première - et unique à ce jour - Coupe d'Afrique des Nations. Il y a 19 ans, la Zambie vivait un véritable drame national, perdant dans un crash aérien toute une sélection - exception faite de son joueur vedette, Kalusha, le seul alors à ne pas évoluer au pays. Ce jour tragique d'avril 1993, les Chipolopolos se rendaient à Dakar, fauchés dans leur envol au large de Libreville, capitale gabonaise où les Zambiens jouaient ce dimanche soir la troisième finale de CAN de leur histoire, après deux échecs essuyés en 1974 et 1994. Sous le regard bienveillant mais humide de Kalusha...


Cette finale, les uns la jouaient pour leurs aînés disparus, les autres pour un pays déchiré par un conflit civil qui, l'an dernier encore, faisait des centaines de victimes. Les premiers, inattendus à ce stade ultime, n'avaient en théorie rien à perdre, si ce n'est dans le discours de leur sélectionneur, le Savoyard Hervé Renard, qui lui n'envisageait que la gagne après les victoires au culot de ses hommes sur le Sénégal (2-1 au premier tour) ou encore le Ghana (1-0 en demie), deux grands favoris de la compétition. Les seconds, eux, avaient de fait toute la pression sur leurs larges épaules d'Eléphants. Un lest fatalement pesant sur le terrain...


Vifs et alertes comme à leur habitude depuis le coup d'envoi de cette CAN, les Zambiens n'ont ainsi guère souffert de la comparaison. Au contraire. Si ce n'est cette frappe de Yaya Touré consécutive à une belle talonnade de Drogba dans la surface (30e), rares ont été les opportunités franches pour les Ivoiriens en première période. A peine plus nombreuses dans le deuxième acte. Outre ce tir un brin trop croisé de Gradel dans les derniers instants de la partie (88e), c'est bien ce penalty sifflé pour une faute commune de Chansa et Nyambe sur
Gervinho qui aurait pu (dû ?) faire pencher la balance dans le temps réglementaire. Seulement capitaine Drogba a alors manqué le coche, expédiant sa lourde frappe au-dessus du montant supérieur de Mweene (69e).

La prolongation devenue inévitable, les Chipolopolos auront à leur tour laissé passer leur chance, se heurtant au soulier de Barry et à son poteau gauche au terme d'une action rondement menée par les frères Katongo (95e). Entre le favori et son valeureux challenger, il était manifestement écrit que le sort ne choisirait son camp qu'en tout dernier recours, via la si cruelle séance des tirs au but. Drogba, cette fois, n'a pas tremblé, mais Gervinho, comme Kolo Touré juste avant, a failli, permettant à Sunzu d'entrer dans l'histoire de la CAN et de son pays (8-7 au final). Pour la deuxième fois de sa carrière, Didier Drogba, symbole d'une génération ivoirienne dorée, se contente de l'amertume de l'argent, six ans après la désillusion du Caire, face aux Pharaons d'Egypte (déjà aux tirs au but après une finale conclue sur un score nul et vierge). Les Zambiens d'Hervé Renard, eux, ont rendu le plus beaux des hommages à Kalusha et ses anciens partenaires...


Yannick SAGORIN

 

Source: COUPE D'AFRIQUE.COM

dimanche, 12 février 2012

ELEPHANTS, DONNEZ UN PEU DE JOIE A CE PAYS TRISTE DEPUIS LE 11 AVRIL!


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Devant le petit magasin qu'il tient au «black market» d'Adjamé, Moktar n'a pas eu hier, un bout de temps pour lui-même. Toute la journée, il a été assailli par les clients venus se procurer qui, des gadgets aux couleurs nationales qui, la dernière réplique du maillot officiel des Eléphants. En prévision de la demande, le jeune commerçant avait pris soin la veille, de renforcer considérablement son stock. Mais cela n'a pas suffi à satisfaire la clientèle qui en redemandait. A en croire le jeune homme et ses voisins commerçants du coin, la réalisation de ces bonnes affaires dure depuis trois jours aujourd'hui, soit depuis la victoire sur le Mali, le pays d'origine de Moktar. Une bonne conjoncture qui non seulement est venue soigner le moral du commerçant, brisé par le raid de Gervinho, mais qui lui a permis d'équilibrer ses comptes, déficitaires jusque-là, du fait de la morosité économique ambiante. C'est donc tout heureux que depuis jeudi, Moktar a troqué son maillot des Aigles contre la tunique orange des Eléphants dont il se dit désormais le premier supporter.

Et hier, à la mosquée, lors de la grande prière de 13 heures, il a ardemment invoqué Allah le Miséricordieux afin qu'il permette à  Drogba de brandir le trophée au terme des 90 mn car il sait que pareil dénouement lui donnera encore quelques jours de prospérité. Comme Moktar, Yves Messou, assis au comptoir de son maquis, qui passe pour le meilleur espace de la cité verte, à Yopougon, peut se frotter les mains. En cette période de CAN, les recettes sont bonnes avec des pics inespérés à chaque victoire de Copa Barry et les siens. C'est pourquoi, comme le Onze national, lui aussi prépare le grand soir.  Stock de boissons  triplé, nouvelles serveuses aguichantes, capacité d'accueil agrandie, drapeaux tricolores flottants, rien n'a été négligé par le maître des lieux pour demeurer la meilleure offre du quartier.  La plupart des ménages abidjanais sont également dans l'air du temps avec les couleurs orange-blanc-vert accrochés aux fenêtres des maisons comme à la belle époque de la célébration des fêtes nationales de l'indépendance.

Dans les bureaux, presque toutes les conversations tournaient hier autour du match de demain. Les dossiers ? « Ca peut attendre après la finale », a lancé tout sourire, Cédric, cadre des impôts, refermant son bureau  dès 13h et pressé d'aller rejoindre la joyeuse bande de copains qui, dira-t-il, a déjà commencé la mise au vert  autour de ses bouteilles préférées. Partout, dans l'esprit des uns et des autres, c'est la fête avant le show final même si l'on redoute quelque peu, le syndrome ''Orlando pirates'' du nom du cataclysme intervenu le 15 décembre 1995, où le club Sud-Africain, en match retour, est venu battre l'Asec  au stade Félix Houphouët-Boigny (1-0) alors que les Ivoiriens avaient fait le plus dur à Pretoria (2-2). Le revers des champions ivoiriens si prêt du but, avait eu l'effet d'un séisme dans tout le pays.

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D'où la méfiance et la concentration maximale conseillée par le coach François Zahoui à ses garçons qui ne devront jamais penser que c'est déjà dans la poche et que le rendez-vous du dimanche soir n'est que simple formalité. Ce serait une grossière appréciation vu qu'en face, les garçons de Hervé Renard caressent le rêve secret de tomber le grand favori de la compétition, trois jours après s'être offert le Ghana, un autre groupe bien côté à la bourse des valeurs africaines. De sources proches du staff des Eléphants, on indique que les joueurs sont conscients de leur mission et savent que les Ivoiriens attendent avec impatience ce second sacre. Pas seulement pour voir enfin la génération dorée ivoirienne, inscrire en lettres d'or, son nom sur le précieux trophée continental, mais pour s'offrir eux-mêmes quelques jours de bonheur dans ce pays toujours aussi triste qu'au lendemain du 11 avril 2011, le jour où tout a basculé en Côte d'Ivoire.

Oui, quelques jours de félicité pour chasser le spleen d'un peuple pris à la gorge par la cherté de la vie, angoissé par la vague de licenciements qui balaie tous les services, terrorisé par les FRCI et qui attend toujours sans vraiment y croire maintenant, les pluies de milliards annoncés à grand renfort de publicité par les gouvernants actuels. Dix mois que l'attente dure et rien n'indique pour l'heure, que nous sommes au bout du tunnel.

Avec notamment toutes ces nouvelles pas trop rassurantes en provenance du FMI et de la Banque Mondiale. Bien instruit de l'enjeu de cette finale, les principales compagnies de téléphonie mobile qui officient à Abidjan ont décidé d'accompagner les Ivoiriens sur la route du bonheur. Pour cela, elles rivalisent depuis quelques jours d'ardeur pour attirer le maximum de personnes sur les sites spécialement conçus et savamment disséminés aux quatre coins du District d'Abidjan. La place Ficgayo, le complexe Jesse Jackson de Yopougon   et la place Inch Allah de Koumassi  sont pour l'heure, les meilleures adresses en la matière. Du côté du leader du secteur, on annonce pour cette nuit, une veillée d'animation sportive qui va se poursuivre jusqu'à l'heure du match. Du délire en perspective. Eléphants, à vous de jouer !

Barrissez donc !

Géraldine Diomandé, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.


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CE NE SERA PAS LA FIN DE LA CRISE

Il faudra être clair et ne pas s'y tromper, les Eléphants prendront cette coupe et nous leur ferons la fête comme il est recommandé de le faire à tous les vrais héros nationaux. La fête sera  grande parce que depuis 20 ans, nous en bavons et nous ne bouderons pas notre joie parce que nous avons trop souffert de la méchanceté de l'impérialisme qui a fait une OPA sur notre pays. Nous savourerons chaque instant de la victoire des Eléphants comme si nous prenions une revanche sur le sort des opprimés que les mentalités esclavagistes veulent nous imposer.

Comme un seul homme, n'en déplaise aux esprits chagrins, nous nous lèverons pour soutenir les Eléphants et les pousser à la victoire. Mais, à l'adresse de nos dirigeants et de la commission vérité dialogue et réconciliation, il faut clarifier que ce ne sera pas le moment de faire une lecture erronée sur l'état de la société ivoirienne. Il n'est pas interdit à un malade même dans son état de grabataire de savourer quelques instants de bonheur quand ceux-ci se présentent. Un médecin sérieux et compétent ne prendrait pas le sourire de son malade pour la fin du mal. Aussi voudrions-nous prévenir Dramane Ouattara que ce n'est pas pour lui et sa politique de rattrapage, de licenciement, de justice des vainqueurs, de chartes de détournement, de démolisseur,  que les Ivoiriens occuperont les rues le soir du dimanche 12 février. Nous savons qu'il n'a jamais eu droit à une véritable liesse populaire dans ce pays, mais il se trompera lourdement de voir dans la joie des Ivoiriens son retour en grâce dans leurs cœurs.

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Quant à Charles Konan Banny, il sait lui-même qu'à part tourner le couteau dans la plaie par la ténacité de sa rancœur contre Gbagbo, il n'a encore rien fait pour que les Ivoiriens se réconcilient. Nous nous jetterons dans les bras des uns et des autres pour montrer notre disposition à nous retrouver, mais nous ne laisserons aucun politique  tirer à lui la couverture d'un succès dont il n'a aucun mérite.

Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.



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DIDIER DROGBA, DANS LA LIGNEE DES POKOU, MILLA, BELLOUMI...

Dimanche, 12 février 2012, la Côte d'Ivoire joue pour la troisième fois de son histoire, la finale de la Coupe d'Afrique des nations. La deuxième finale de la génération Didier Drogba. Dans cette génération, où les talents se valent, les regards sont tournés vers l'emblématique buteur de l'équipe nationale qui a besoin de rentrer dans l'histoire. En tant que leader de l'actuelle génération, Didier Drogba doit inscrire son nom dans les annales du football africain à l'instar d'un Laurent Pokou qui, en seulement deux compétitions, est devenu une légende  continentale.

Pendant plus de 38 ans, il a détenu le record de meilleur buteur avec 14 buts à son actif. Marquant ainsi la Can de son empreinte. Le nom d'Asmara qu'il porte n'est pas un pseudonyme de luxe. Ce nom qui était celui de la deuxième ville d'Ethiopie, aujourd'hui capitale de l'Erythrée,  a été donné à Laurent Pokou en 1970 par le Président Hailé Sélassié pour saluer ses prouesses face à l'équipe nationale de l'Ethiopie dont « l'Empereur Baoulé », un autre surnom de Laurent Pokou, avait violé la cage plus de 5 fois, arrachant du coup la vedette à l'Egyptien Mohamed  Al-Diba qui totalisait déjà 4 buts en une seule rencontre.

Avec ce  talent  de grand buteur, sa rage de vaincre, Didier Drogba a tous les moyens pour  se hisser au diapason des Pierre Kalala Mukendi, N'dayé Mulamba, Ossei Koffi, Ali Fergani, Moustafa Dalheb, Roger Mila, Djonkep Bonaventure, Ibrahim Youssef et autres Abega Théophile, ces grandes figures dont les noms occupent les premières lignes dans les livres du Football africain. Le buteur de Chelsea a certes  glané des lauriers çà et là en Europe,  avec le titre de Champion d'Angleterre, un trophée de la Coupe d'Angleterre, deux ballons d'Or en Afrique et deux participations à la phase finale de la Coupe du monde où il totalise deux buts.

Un but contre l'Argentine en 2006 et un autre contre le Brésil en 2010.  Le seul africain à avoir violé la cage des Auriverde. Mais cela ne suffit pas pour  ce brillant  palmarès auquel manque la Coupe d'Afrique des Nations. L'Année  2012 est donc celle de l'espoir pour le natif de Niaprahio de brandir ce prestigieux trophée continental.  Cela, en vue de confirmer son  statut de leader  qui lui colle à la peau depuis 2006, date de la première participation de cette génération à un rendez-vous aussi important qui réunit tous les grands noms du football africain.

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Avec ses dix buts en quelques années de présence à la Coupe d'Afrique des nations, Drogba a là une belle occasion d'accroître son capital buts et rabattre définitivement le caquet à tous ses détracteurs en ramenant le trophée sur les bords de la lagune Ebrié. Les sportifs ivoiriens et de toute l'Afrique l'attendent. Si la rencontre Côte d'Ivoire -Zambie polarise tant  l'attention, c'est en partie à cause d'un Didier Drogba qui a su porter l'équipe à bout de bras jusqu'à la finale. L'heure de la vérité n'est plus loin. ''Dahi Zoko'', le guerrier de Niaprahio ne le sait que trop.


Que le spectacle commence !

Nicole Bantchi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.

jeudi, 09 février 2012

1000 MILLIARDS DE FRANCS CFA POUR «ORGANISER» UNE DEMIE CAN ET SERVIR DE COUPES-COUPES AUX MALIENS EN 1/4 DE FINALE!

 


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Un des stades de la demie CAN gabonaise

 

CAN 2012 : LA MALEDICTION DU «GAGUISME»!


Près de 1000 milliards de francs CFA pour organiser (de manière chaotique) une moitié de CAN et, surtout, pour servir de coupés-coupés aux Maliens en 1/4 de finale ! Est-ce bien raisonnable ?


S'il n'y a rien à dire sur la prestation des footballeurs (encore que !), tout le reste, en revanche, est d'une nullité insondable. Rien qu'à lire le communiqué pondu par Gaguie-le-Battu, au lendemain de sa défaite, on mesure l'ampleur des dégâts et l'on comprend aussitôt que le président du PDG et sa bande étaient complètement à côté de leurs pompes : le texte est d'une vacuité et d'une légèreté affligeantes. La syntaxe, quant à elle, était tellement boiteuse (comme qui ?) que L'union a pris la liberté de la redresser avant publication.

Pendant un peu plus de deux ans, toutes les ressources (financières, matérielles, humaines, spirituelles...) du pays ont été mobilisées pour faire de la ½ CAN gabonaise, un succès. Sans être dupes, les Gabonais ont laissé faire. L'arrière-pensée politicienne qui guidait Ali dans cette entreprise était flagrante. L'inclination des dictateurs à vouloir se servir du sport comme vitrine est une vieille ficelle. Jean-Marc Diakité du quotidien sénégalais Le Soleil le rappelle en quelques phrases : « C'est  connu que les dictatures et le sport font souvent bon ménage. Quand la situation intérieure d'un pays est mauvaise, les présidents-dictateurs sortent de leur manche une performance sportive pour flatter l'ego du peuple et le remobiliser derrière eux. Selon la bonne vieille méthode du pain et des jeux à jeter en pâture au bon peuple pour qu'il oublie sa misère et la mal-gouvernance, les meurtres et le pillage des élites qui mettent le pays en coupe réglée. C'est pourquoi les dictateurs jettent souvent leur dévolu sur les grandes manifestations sportives dans lesquelles ils vont investir des milliards de francs pour relever victorieusement le défi de la participation ou au moins celui de l'organisation. Ce sont des moments particuliers durant lesquels on parle d'unité nationale, de solidarité et de patriotisme... »

Pour Ali, cela aurait pu fonctionner si les « Panthères » avaient remporté le trophée. L'euphorie de la victoire aurait masqué les énormes carences que l'on peut encore observer et déplorer aujourd'hui à Libreville. De tous les chantiers annoncés et vantés par les griots du pouvoir, aucun n'a été livré. Les plus emblématiques d'entre eux, les fameuses passerelles de la Voie express, sont une honte nationale. On risque sa vie chaque fois qu'on les emprunte : d'énormes blocs de béton font office de glissières de sécurité,  absence d'éclairage et de signalisation, pas de passages piétons. Quant à la bande de roulage, ce n'est même pas digne d'un bitume d'occasion. Les gravats laissés sur place après les démolitions de la fin de l'année dernière et les poubelles à ciel ouvert donnent de notre capitale une image tellement surréaliste que nombre de journalistes étrangers, présents dans notre pays, ne manqueront pas d'en parler.

A Libreville, toujours, le réseau routier urbain et les outils de communication que sont le téléphone et Internet font pitié. Toujours dispo quand il s'agit de donner un coup de pouce à son « fils », Marie-Joséphine Kaama, alias Patience Dabany, a transformé son domicile de Likouala en annexe du COCAN : avant chaque match, des dizaines de badauds et d'affamés s'y pressaient pour obtenir un billet d'entrée au stade, ou tout simplement un sandwich. Les intéressés devaient, au préalable, agiter des banderoles à la gloire de « Ya Ali ». Mais tout cela n'a servi à rien, un penalty raté d'Aubameyang a tout « footu » en l'air. Maintenant, il va falloir expliquer au bon peuple pourquoi on a brûlé près de 1000 milliards de francs, qui représentent, quand-même, l'équivalent de plus 1000 kilomètres de routes goudronnées. Mais il n'y a pas d'illusion à se faire, aucun bilan financier ne sera rendu public, car, comme d'habitude, l'argent sorti des caisses de l'Etat ne sera pas perdu pour tout le monde : les probabilités qu'une bonne partie de ce magot ait déjà pris la direction de quelques paradis fiscaux accueillants sont très grandes.

C'est ce qui pourrait, en partie, expliquer la tenue précipitée d'une réunion du conseil d'administration de l'Agence nationale des grands travaux (ANGT), cette énorme pompe à fric qui a servi à régler les vraies et les fausses factures du COCAN. Dimanche soir, le match à peine terminé, les deux âmes damnées de Gagui, Liban Soleman et Maixent Accrombessi, se sont rendues directement au siège de l'ANGT, situé à côté de l'ancien gouvernorat. Il fallait finaliser la préparation des dossiers que le conseil d'orientation, prévu pour le lendemain et coprésidé par Ali Bongo et Maixent Accrombessi, allait examiner. Comme d'habitude, cette énième farce émergente a accouché d'un énorme mensonge : « Le Gabon va investir 12 mille milliards de Francs CFA (18 milliards d'euros) dans des projets d'infrastructures d'ici 5 ans... » Alors que nombre de chantiers sont arrêtés (la route du PK9 à Libreville, le tronçon Ndjolé/Medoumane, etc.), où Gagui-la machine à promesses pense-t-il trouver tout cet argent ? Avec la triste réputation que le régime Bongo/PDG s'est taillée auprès des bailleurs de fonds, on lui souhaite bien du plaisir.

En attendant, pour les Gabonais, la CAN est terminée. Ils vont devoir reprendre leur (sur)vie habituelle. Dans l'amertume et la résignation. Ce qui n'est pas le cas de Habib Sylla « Ngoye » et de son poulain Seydou Kane, les amis maliens d'Ali. Ils ont fêté la victoire des « Aigles » jusqu'au petit matin. Comme on dit, tout Malien est un malin et demi. Fin du match!


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mercredi, 11 mai 2011

DROGBA A RFI, APRES QUE LES « FRCI » DE OUATTARA AIENT BRULE SON VILLAGE


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Interview du Capitaine des Éléphants de Côte d'Ivoire, Didier Drogba, sur RFI, qui lui demande ce qu'il penserait d'un spot publicitaire pour la Paix en Côte d'Ivoire avec Yaya Touré de Manchester City.

La réponse de Didier fut brève et simple :


"Je ne le ferai que lorsque les rebelles auront reconstruit mon village qu'ils ont brûlé."

 

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Source: LE NOUVEL OBSERVATEUR

mardi, 15 juin 2010

LES ELEPHANTS MUSELENT RONALDO ET ARRACHENT UN NUL PRECIEUX (0-0)

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Contrairement à l'absence ou plutôt au déni de jeu des lions indomptables, les Eléphants rentraient dans la compétition avec un jeu ouvert  orchestré autour de Gervinho devant les buts portugais. En l'absence du capitaine Drogba tout juste de retour de blessure, le lillois avait la charge de donner du rythme au jeu des africains. Il se signalait dignement dès l'entame de la partie.

Mais, la première alerte venait du côté de la Selecçao avec une fusée de Cristiano Ronaldo qui échouait sur le montant droit de Copa Bary à la 10ème minute. Face à la vivacité de Ronaldo, la défense ivoirienne répondait par l'impact physique de ses grands formats.

Eboué et Demel tenaillaient Ronaldo à tous les coups. Le duo Demel et Ronaldo écopait d'un avertissement à la 20ème minute après un accrochage fautif de l'ivoirien suit Ronaldo suivi d'une provocation du portugais envers son vis-à-vis.

Didier Drogba multipliait les gestes religieux depuis son banc de réservistes pendant que sur le terrain, les 11  ivoiriens renforçaient leur jeu sans complexe devant le Portugal 3ème nation au classement FIFA.

Les ivoiriens contrôlaient et maitrisaient le jeu isolant même Ronaldo. De leur impressionnante organisation collective transparaissaient la discipline tactique et l'aisance technique. Les poulains de Erickson pêchaient cependant dans l'exécution des derniers gestes dans la surface adverse. 0-0 score à la pause.

Les ivoiriens, même sans Drogba, se montraient créatifs dès la reprise. Mis en confiance par une 1ère mi-temps bien négocié, Gervinho enchaînait une série de dribles à la 46ème minute. Sa frappe était détourné en corner par le portier Eduardo.

Servi par Yaya Touré, Kalou plaçait une frappe molle dans les gants d'Eduardo du plat du pied à la 53ème. Sur un centre de Deco, Liedson plaçait une tête dans les mains de Copa à la minute d'après.

Acclamé par le public, Didier Drobga remplaçait Kalou à la 65ème minute sous une pluie battante. L'âme des Eléphants sort d'une opération au bras il y a 10 jours seulement. Il s'alignait en pointe pendant que Gervinho décalait à l'aile droite, son poste de prédilection.

Carbonisé par ses efforts physiques, Gervinho cédait sa place à Kader Keita à 10 minutes du terme. Le capitaine ivoirien du jour Kollo Touré se tordait de douleur à la 85ème minute mais poursuivait la partie après les soins reçus du staff médical ivoirien.

Drogba passait tout près d'offrir le but de la victoire à la Côte d'ivoire dans les arrêts de jeu. Le corner de la 93ème minute ne sera exécuté qu'à ''moitié'' puisque l'arbitre ordonnait la fin de la partie : score final 0-0. Un excellent début pour les ivoiriens qui méritait mieux que le point du partage.

Hermann Oswald G'nowa

Source: Camer-sport.be

jeudi, 13 mai 2010

SEPP BLATTER SAUVE LA FACE A ISSA HAYATOU

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Après sa scandaleuse décision de suspendre le Togo pour deux éditions de la CAN, au lendemain du mitraillage du bus de son équipe nationale qui a motivé son retrait de l'édition 2010 sur ordre du gouvernement togolais, le comité exécutif de la CAF se ressaissit. Sous la médiation de Sepp Blatter, le président de la FIFA. Il en était temps. Les africains, dans leur grande majorité, n'avaient pas du tout digéré cette incongruité qui avait dégradé un peu plus l'image de la CAF et surtout celle déjà assez mafieuse du camerounais Issa Hayatou, son président, grand monarque devant l'Eternel.

 

Le Togo réintègre la Coupe d'Afrique des Nations

Par Dépêche le 08/05/2010

 

La Confédération africaine de football a levé la suspension qui pesait sur le Togo pour la CAN 2012 et 2014. Le pays avait été sanctionné après avoir quitté prématurément la compétition suite à l'attaque de son convoi par des rebelles angolais.

 

 

REUTERS - Le Togo a été autorisé à réintégrer la Coupe d'Afrique des Nations, compétition dont il était suspendu pour les deux prochaines éditions en 2012 et 2014 après les tragiques incidents de Cabinda en Angola, a annoncé la Fifa vendredi.

Sepp Blatter, le patron de la Fédération internationale, a joué les médiateurs auprès du président de la Confédération africaine de football (CAF), le Camerounais Issa Hayatou, qui a accepté de demander à son comité exécutif de lever la suspension.

Le Togo avait été exclu de la CAN après avoir refusé de participer à la compétition qui s'est déroulée en Angola au mois de janvier.

L'autocar transportant l'équipe nationale avait été pris dans une embuscade à Cabinda et deux membres de la délégation ainsi que le chauffeur du bus avaient été tués dans une fusillade.

"Cette décision est une bonne nouvelle pour nous. Elle est un élément tremplin pour nous. Si la sanction était maintenue, on serait tombés sur la tête. Il faut maintenant s'organiser pour aller plus loin", a commenté Elitsa Lanou, directeur technique national de l'équipe togolaise.

 

14:51 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : togo, can 2010, issa hayatou, sepp blatter, caf, fifa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 02 février 2010

ISSA HAYATOU : UN MONARQUE QUI DOIT TIRER SA REVERENCE

                                                                                

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         L’édition 2010 de la Coupe d’Afrique des Nations a été le théâtre d’un drame qui a interloqué, ému et scandalisé la sphère mondiale du football et tous les Africains : le mitraillage, le 8 janvier, dans l'enclave de Cabinda, du cortège de la délégation de l’équipe nationale togolaise, faisant deux morts et des blessés graves.

         Quelques heures après le drame, Monsieur Issa Hayatou, accompagné de quelques membres de son staff, rencontre les joueurs et leur encadrement et prend acte de leur volonté de ne pas prendre part à la compétition. Bien que déplorant cette décision, le Président de la CAF dit la comprendre et promet ne prendre aucune sanction. Les choses auraient dû en rester là.

         Mais une nouvelle donne vient bouleverser le cours normal des choses. Dans la nuit du jour du drame, les joueurs émettent le désir d’entrer en compétition, en mémoire de leurs amis tombés sur le « front » de Cabinda. Le gouvernement togolais qui, entre temps a pris le poul de la situation, ne l’entend pas de cette oreille : il est responsable de la sécurité de ses concitoyens, où qu’ils soient. Il ordonne donc à son équipe nationale de rentrer. Ce qui est fait, suivi des obsèques nationales des membres décédés de la délégation.

         Il n’en fallait pas plus pour qu’Issa Hayatou et son comité directeur y voient une « ingérence du politique » de la part des autorités togolaises et fassent tomber le couperet sur la tête de l’équipe nationale togolaise, en application du fameux Article 78 du règlement de la CAF : suspendue pour les deux prochaines éditions de la CAN.

         Que ne furent alors l’étonnement et le désarroi du monde footballistique ! Comment comprendre cet Issa Hayatou dans sa logique très particulière à lui : D’abord, il ne présente aucune condoléance officielle au peuple togolais meurtri, ce qui est un manque d’éducation en Afrique, segundo, aucune délégation officielle n’est envoyée aux obsèques des morts de Cabinda, ce qui est encore pire, et tertio, il se prévaut d’une ingérence politique des autorités togolaises dans la compétition quand lui-même fait organiser une CAN dans un pays où perdure encore une crise politique : la rébellion armée cabindaise. Qui a introduit une dimension politique dans le jeu en organisant la CAN 2010 en Angola, comme s’est interrogée, à juste titre, une ivoirienne ?

         Et puis, comment dénier à un Etat souverain le droit et le devoir de décider pour la sécurité de ses concitoyens et le sanctionner par-dessus le marché pour cette décision sans paraître idiots et ridicules, comme le sont, en ce moment, Hayatou et sa clique de mafieux qui trônent en monarques absolus à la tête de la CAF, depuis plus d’une vingtaine d’années ?

         Comment se targuer de la volonté des joueurs de prendre part à la compétition pour sévir contre des autorités politiques, privant ces mêmes joueurs de compétitions africaines pendant quatre ans, sans être illogiques et incongrus ? A quoi servent alors les experts médicaux de la CAF ? La CAF ne pouvaient-elles pas, par elle-même (par ses spécialistes), voir et comprendre que les joueurs tenaient encore à compétir par sursaut d’orgueil et par solidarité d’avec leurs défunts amis et non par lucidité ou objectivité ? Etaient-ils psychologiquement dans les conditions pour entrer en compétition quand des médecins de l’encadrement, le gardien et certains autres membres sont sous bandages et sous le choc ? Voici la preuve que l’instance dirigeante de la CAF est constituée d’une bandes d’amateurs qui naviguent à vue et ne travaillent pas scientifiquement. Sinon, ils auraient parfaitement compris le bon sens, la responsabilité et la lucidité du gouvernement togolais et abondé dans son sens. Pas par émotion ou émotivité mais avec des éléments objectifs, produits par les psychologues du staff. Nous voulons pour preuve de la sagesse des autorités togolaises qu’à leur arrivée au Togo, trois des joueurs ont été internés pour assistance psychologique et médicale. Cela est trop élevé pour la compréhension du monarque Issa Hayatou !

         S’il a encore de la logique et de l’éducation, Issa Hayatou doit présenter ses excuses les plus plates au peuple togolais et à ses autorités ou démissionner. S’il n’obtempère pas, je propose, avec des milliers d’africains, que toutes les équipes nationales africaines se retirent des prochaines éditions auxquelles le Togo ne prendrait pas part. Et comme l’a dit un sélectionneur de la CAN, le Togo doit même être qualifié d’office pour réparer ce grave tort.

         Si Hayatou et son staff ne peuvent avoir cette hauteur, ils doivent donc tirer leur révérence. S’il le faut même, par une Assemblée Générale extraordinaire de toutes les fédérations africaines de football, qui doivent cesser d’être des lèche-bottes perpétuels. Asta la vista !

 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 18 juin 2009

HARO SUR ETO'O!



Lu pour vous sur SAOTI.OVER-BLOG: Samedi 13 juin 2009. La défaite des Lions Indomptables du Cameroun face aux Eléphants de Côte d’Ivoire lors du match organisé au profit des victimes du drame du Félicia, survenu le 29 mars 2009, est la dernière débâcle en date de l’équipe nationale camerounaise, qui autrefois ramassait les trophées à la pelle et qui est aujourd’hui en quête de victoires, comme d’autres sont à la recherche du Graal. La finalité de cette prospection à l’issue de plus en plus compromise est la qualification pour la Coupe du Monde 2010 qui se joue dans un an exactement en Afrique du Sud. Visiblement affaiblie et désorientée, la sélection nationale camerounaise est devenue sujette aux quolibets, voit ses fans se détourner d’elle, et fait l’objet d’un carnage médiatique sans précédent.

Après le match de bienfaisance de samedi, n’a-t-on pas entendu des exégètes vitupérer contre cette équipe, «qui n’a même pas compris que les Camerounais ont besoin d’une victoire psychologique pour faire à nouveau confiance à ces Lions domptés». Ces mêmes personnes qui, en public, cassent du sucre sur le dos des stars désormais déchues, se pressent néanmoins en coulisses pour faire leur «atalakou» auprès des Eto’o, Song Bahanag, Njitap et autres Kameni. Symptomatique des temps présents : il est de bon ton de les vilipender, mais leur argent et les miettes de leur renommée sont toujours bons à prendre.

Beaucoup de voix, et non des moindres, ont leur coupable tout trouvé. C’est Samuel Eto’o le fautif ! Lui et ses caprices de star ! Lui qui a l’outrecuidance d’avoir 30 buts au compteur en championnat espagnol, de gagner la coupe du Roi et la Champions League avec son club le FC Barcelone, mais qui ne se donne pas la peine de marquer des buts quand il joue avec les Lions ! Ce fourbe catalan avec son passeport espagnol, qui, maintenant qu’il est « en haut », ne se la foule plus pour le drapeau vert-rouge-jaune ! Mister Samuel et Docteur Eto’o. Ben voyons !

Le faux procès fait à Eto’o

J’ai toujours eu une sainte horreur des théories simplistes et celle-là, à l’évidence, en est une. Samuel Eto’o Fils, comme Albert Dreyfus, est cloué au pilori, parce que ça arrange tout le monde, qu’il faut faire court et que cela évite d’avoir à creuser plus profondément pour trouver les vraies racines du mal qui gangrène l’équipe nationale camerounaise. Mais c’est un mauvais procès qui est fait à SEF, et il est aisé de le démontrer.

«Pour qui se prend Eto’o ? Patrick Mboma a plus fait pour le football camerounais que lui». «Un Eto’o ne vaudra jamais un Roger Milla.» Personne ne nie la contribution de nos anciennes gloires au rayonnement planétaire des Lions Indomptables. Mais ses faits d’armes passés autorisent-ils Roger Milla à interférer dans la gestion de l’équipe nationale comme il le fait avec virulence et peu de talent depuis un certain temps ? Avoir, il y a vingt ans, porté haut le flambeau du pays sur les aires de jeu fait-il automatiquement de lui le Einstein du football camerounais ? Comme Milla, dont les prestations lors de la Coupe du monde de 1990 continueront pendant longtemps à faire frissonner de plaisir les amateurs du beau football, Patrick Mboma mérite incontestablement son statut de légende, mais force est de reconnaitre que s’il a brillé de mille feux, c’est aussi parce qu’un jeune comme Eto’o, à l’époque, ramait dur et travaillait autour de lui pour le faire rayonner. Qui aujourd’hui, dans l’équipe nationale, travaille à faire rayonner Samuel Eto’o ? Qui lui ramène les ballons comme lui le faisait avec Magic Patrick ? Ne lui reproche-t-on pas souvent de « balayer » le terrain de haut en bas, alors qu’à Barcelone, il est discipliné et joue au poste à lui désigné par l’entraineur ? Mais s’il ne va pas les chercher lui-même, qui, au sein de la formation actuelle des Lions, lui sert les ballons dont il a besoin pour conduire le Cameroun à la victoire? On attend de lui les mêmes prestations qu’au Barça mais où sont les Messi, Iniesta, Valdes et Puyol camerounais? Et si par malheur il reste sagement à son poste, cela est aussitôt assimilé à un manque d’implication. Eto’o court partout, ce n’est pas bien. Il ne court plus, ce n’est pas bien non plus. Faudrait savoir, non ?

Le boycott médiatique européen aux relents racistes plus patents que latents auquel est confronté SEF, qui n’a pas l’heur de plaire tant à cause de son indépendance qu’en raison de ses prises de positions habituellement africanistes, souvent iconoclastes, parfois violentes mais rarement hors-sujet trouve aujourd’hui un écho favorable chez les journalistes africains, victimes consentantes d’un colonialisme intellectuel récurrent. Comment ce petit nègre peut-il se permettre de réclamer un salaire d’un million d’euros net par mois, qui ferait de lui le joueur le mieux payé du monde ? D’où cet illettré prend-il l’arrogance de négocier lui-même ses contrats, sans faire intervenir d’agent ou de manager, comme cela est de bon aloi dans le milieu ? En vertu de quoi ce type sorti de nulle part ose-t-il prétendre au Ballon d’or, alors qu’il est sous contrat avec Puma et qu’il est de notoriété publique que les gros deals de la FIFA se faisant avec Adidas et Nike, il est hors de question que le renvoi d’ascenseur adoube quelqu’un ne faisant pas partie de ces deux écuries sportives comme meilleur joueur du monde?

Mais Samuel Eto’o Fils est bel et bien le meilleur attaquant de la planète. Si les journalistes et fonctionnaires sportifs occidentaux ont des chiques au bout des doigts quand il s’agit de le reconnaître, on pourrait néanmoins s’attendre à ce que les femmes et hommes des média camerounais, au lieu de se rendre complices de la manipulation occidentale, se mettent en rangs serrés derrière l’enfant de New Bell, le célèbrent à sa juste valeur et le défendent âprement. Que nenni ! Hier acclamé, aujourd’hui sifflé. Surprenant ? Pas vraiment, tellement cela est typique du fonctionnement camerounais. On veut des idoles, mais il ne faut surtout pas qu’elles sortent trop du lot, sinon on leur coupe la tête. Au lieu d’être fiers de ceux qui réussissent, on les envie et on les détruit au moindre petit échec. Ceux-là qui s’extasient sur le transfert à 94 millions d’euros de Cristiano Ronaldo au Real Madrid s’offusquent que Samuel Eto’o, qui sera transférable sans frais en 2010, négocie avec talent son prochain contrat. Maintenant qu’il va jouer en Liga et que l’occasion nous est ainsi donnée de comparer ce qui est comparable, on verra bien si le Portugais pourra égaler les records de Fils… Ceux qui le qualifient d’analphabète font mine d’ignorer qu’Eto’o parle couramment trois langues et est suffisamment intelligent pour gagner plus d’argent en un mois que certains de ses détracteurs en six générations. Ceux qui décrient sa «grosse tête» et son «manque de patriotisme» n’arriveront pas à effacer tout ce que ce jeune homme a fait pour le Cameroun et les Camerounais, et c’est de sa contribution hors des terrains de foot qu’il s’agit ici. Dons d’ambulances, création d’une fondation caritative, pygmalion de jeunes talents sportifs dont plus d’une dizaine est déjà allée à Barcelone, soutenant financièrement les proches et les moins proches, remplissant la sébile des pauvres et des riches qui quémandent sans honte, créant des emplois, payant des opérations chirurgicales salvatrices à des gamins africains handicapés, Samuel Eto’o, à 28 ans, a fait plus pour la patrie que certains magnats ou hommes politiques au pouvoir depuis plusieurs décennies qui se permettent aujourd’hui de le critiquer ou de se gausser de lui quand il lui arrive de traverser une phase professionnelle difficile.

 «Drogba est  aussi une star, et pourtant, quand il joue avec les Eléphants, il se défonce et marque des buts, pas comme Eto’o.» Certes, à première vue, cela peut sembler exact. Mais une observation plus approfondie fait apparaître une différence fondamentale : au delà-du fait que ses coéquipiers, mettant de côté leurs égos, jouent pour lui, capitalisant ainsi sur le talent de leur capitaine, Didier Drogba évolue dans un environnement sain. Le football ivoirien est organisé de façon non pas extraordinaire, mais tout simplement normale, ce qui est très loin de la désastreuse réalité camerounaise, où les autorités, en véritable charognards, ont œuvré avec une tragique constance à la mise à mort du sport en général et de la sélection nationale de football en particulier.

Il n’y a pas de mauvaises troupes, seulement de mauvais chefs

Cela fait maintenant des années que le gouvernement nous inflige des ministres des Sports qui s’avèrent être les véritables fossoyeurs de l’équipe nationale. Oublieux des tâches fondamentales liées au portefeuille qui leur est confié, ces individus s’érigent en permanence en ministres des Lions Indomptables, en faisant preuve d’une capacité de nuisance inégalée. L’ahurissante succession d’incompétents à nous imposés par l’Etat camerounais nous amène aujourd’hui à devoir subir le sieur Augustin Thierry Edjoa, dont la nocivité n’a d’égale que son inaptitude.

Développer les infrastructures et les activités sportives au Cameroun ? Cette tâche est bien trop ingrate pour monsieur le Ministre, qui préfère consacrer la quasi totalité de son temps à la gestion des Lions indomptables ! Il le fait d’ailleurs tant et si mal qu’il n’est pas étonnant que les joueurs marocains ne se soient pas sentis dépaysés lors de la rencontre du 7 juin dernier: la pelouse du Stade Omnisports de Yaoundé ressemblait plus à un paysage du Sahara qu’au gazon de Wimbledon. Mais il est vrai qu’il doit être nettement plus lucratif de s’immiscer quotidiennement dans l’administration de l’équipe nationale de football plutôt que de s’atteler au développement de la fédération de canoë-kayak ou au  maintien du rayonnement du volleyball, du handball, de l’haltérophilie ou de la boxe, sports dans lesquels le Cameroun brillait pourtant encore il y a une bonne dizaine d’années et que messieurs Bidoung Mkpatt, Mbarga Mboa ou aujourd’hui Edjoa, en véritables croque-morts, ont contribué à anéantir.

Ce droit d’ingérence, octroyé aux ministres des sports en 1972 par décret présidentiel et que Paul Biya refuse contre vents et marées d’abroger, ne posait pas de problèmes fondamentaux tant que les titulaires du portefeuille étaient des gens d’envergure et de qualité. Malheureusement, cela fait belle lurette que cela n’est plus le cas et la descente aux enfers aboutit aujourd’hui au très catastrophique monsieur Edjoa. Qu’est-ce qui justifie que le ministre des Sports du Cameroun aille passer deux semaines au centre d’entrainement des Lions indomptables en Belgique ? Pourquoi a-t-on décidé d’installer ledit centre d’entrainement dans la très frisquette Belgique, alors que les matchs auxquels les joueurs sont sensés être préparés se jouent en terre africaine, sous un soleil de plomb auquel ils ne sont plus vraiment habitués, eux qui travaillent pour la plupart en Europe tout au long de l’année? Que dire de la décision de licencier l’adjoint d’Otto Pfister et de le remplacer par un trio d’entraineurs dont certains ne jouissent pas de la meilleure réputation mais qui ont le mérite d’être à la botte du ministre ? Quelle est la valeur ajoutée des pléthoriques délégations ministérielles qui accompagnent les Lions lors de leurs déplacements, véritables gouffres à frais de mission, et qui comprennent la famille, les petites amies, les relations personnelles des fonctionnaires sportifs ? Autant de questions auxquelles nous sommes en droit d’exiger des réponses claires et, le cas échéant, des sanctions exemplaires. Il y a là suffisamment matière à investiguer pour les fins limiers de l’opération Epervier et quelques locataires supplémentaires pour les geôles de Kondengui à identifier.

Que dire de l’affolante inertie de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), qui, bien qu’étant sur le papier le seul interlocuteur de la FIFA, se laisse piétiner par le Sinistre des sports et ses affidés, parce qu’il est toujours bien difficile de mordre la main qui vous nourrit ? Que dire de l’organisation chaotique, improvisée et quasi clownesque qui est devenue le pain quotidien des Lions indomptables et du football camerounais tout court ?

Panem et circenses

Ce désordre est-il vraiment une fatalité ou bien cela fait-il partie de la stratégie politique du gouvernement en place, qui consiste à récupérer les lauriers des soldats du sport quand tout va bien, et à les jeter en pâture aux populations quand ils subissent des échecs, tant il est vrai que la gabegie qui règne autour des Lions permet de détourner l’attention des vrais problèmes du pays. En effet, tant que les Camerounais sont occupés à écharper Eto’o et ses coéquipiers, ils ne se focalisent pas sur les maux fondamentaux qui minent leur société : pauvreté, chômage, système sanitaire et éducatif dégradés, infrastructures routières misérables, industrie des transports chancelante, non répartition des richesses, alors que des trésors miniers incroyables sont régulièrement découverts et exploités… Ce genre de manœuvre, qui remonte à l’Antiquité, quand les empereurs et leurs consuls, pour éviter les émeutes et révoltes du miséreux peuple de Rome, organisaient de sanglants combats de gladiateurs lors desquels de la farine gratuite était distribuée, a beaucoup de similitudes avec la gestion du Sport par les autorités camerounaises depuis une bonne décennie.

Il ne s’agit pas ici de faire l’hagiographie de Samuel Eto’o Fils, qui n’est ni parfait ni un saint. Mais, s’il n’est pas un ange, il est également loin d’être le démon qu’on veut nous faire crucifier.  En dépit de ses imperfections et des maladresses qu’il a commises et commettra certainement à l’avenir, il est temps de rendre à César ce qui est à César et de mettre balle à terre.

Leaders d’opinion, journalistes, hommes politiques, responsables sportifs, anciens joueurs et nouveaux talents aux égos hypertrophiés, supporters versatiles, tous tant que nous sommes, qui avons passivement ou activement contribué à mettre le sport camerounais en général et l’équipe nationale de foot en particulier au niveau abyssal des boîtes noires du vol AF 447, le temps est venu pour nous de faire notre mea culpa individuel et collectif et de reconnaitre que le Cameroun footballistique, qui s’érige aujourd’hui en juge, n’est absolument pas digne d’un joueur comme Samuel Eto’o, loin s’en faut !

Mahalia Nteby in Le Messager, 17 juin 2009

Source: http://saoti.over-blog.com

samedi, 23 mai 2009

DRAME AU FELICIA: ENFIN DES RESPONSABLES! QUE JUSTICE SOIT FAITE!

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Les premiers résultats de l’enquête sur le drame du 29 mars au Stade Houphouet-Boigny, sont connus depuis hier. Albert Anzouan Kacou, le président du comité d’organisation du match Côte d’Ivoire-Malawi et trois membres des Forces de sécurité et de défense (Fds), le chef du district 4 de police, Djokouehi Léon, le commandant du groupe des escadrons, Valentin Gadau Obou et Léopold Magloire Goué, commandant du camp commando d’Abobo ont été inculpés hier, pour homicide et blessures involontaires.
C’est le résultat des deux enquêtes diligentées par le parquet sur injonction du Président de la République à la suite du drame survenu le 29 mars dernier lors de cette rencontre au stade Houphouet-Boigny. M. Anzouan sera traduit devant le tribunal correctionnel en citation directe. Tandis que les agents des Fds mis en cause devront passer par une autre procédure pour être jugés. Selon les conclusions de l’enquête, il y a eu beaucoup de légèreté dans la sécurisation du match.
Avant chaque opposition, le comité d’organisation organise une réunion dite de sécurité avec les responsables Fds commis à la sécurité du match, le responsable sécurité Fifa et un membre de la commission sécurité de la Fif. Cette procédure, selon le rapport lu par le procureur de la République Raymond Tchimou, entouré pour la circonstance de ses substituts, a été respectée pour ce match Côte d’Ivoire-Malawi. «Seulement l’enquête a révélé qu’elle a été quasi informelle en ce sens qu’elle n’a pas été sanctionnée par un procès-verbal qui aurait permis, dans le cas d’espèce, de situer immédiatement après coup, les responsabilités. Cette carence a suscité une polémique quant aux missions effectivement confiées aux différents participants, notamment les fds», révèle-t-il. Plus grave, à cette réunion informelle, l’enquête révèle qu’il n’y avait aucun membre de la commission sécurité de la Fif. Le commandant Goué Léopold représentant la gendarmerie, qui assurait la couverture du match n’y était pas non plus. Selon donc le document distribué par les services du procureur, cette réunion tardive «puisqu’elle a eu lieu seulement la veille du match, s’est tenue avec beaucoup de légèreté, en témoignent l’absence de procès-verbal et les absences des responsables précités». En un mot, le défaut de coordination pour la sécurisation du match a rendu inévitable ce drame.
Au niveau de la billetterie, M. Anzouan a eu tort de confier l’édition des billets à un certain Aka Faustin qui n’est pas imprimeur. Ce dernier aurait sollicité les services de plusieurs imprimeries, ce qui aurait ouvert largement la porte à la possibilité d’émettre des billets parallèles. Pire, les premières déclarations d’Anzouan sur une chaîne de radio internationale se sont révélées fausses. Le patron de l’organisation de la Fif annonçait avoir vendu 31.616 tickets. Alors que son associé Aka Faustin avouait en avoir confectionné plus de 37.000. Plus que la capacité d’accueil du stade Houphouet-Boigny. L’enquête note surtout un comportement suspect de M. Anzouan, qui tentait d’effacer des preuves. Il a demandé avec Koné Ardiouma, le directeur général par intérim de la Fif, à Beugré Ando le comptable de cette instance, d’émettre une facture antidatée de 31.616 tickets.
Les forces de l’ordre, elles, seront jugées pour avoir minimisé les risques de débordement. Venues en nombre insuffisant, elles se sont limitées aux missions contenues dans les courriers qui leur ont été adressés par le comité d’organisation de la Fif. Alors qu’elles ont une mission régalienne de maintien de l’ordre qui les obligeait à prêter main-forte ou même à demander du renfort pour éviter ce genre de drame. Selon le procureur, il n’appartient pas à la Fédération ivoirienne de football (Fif), qui est une structure privée de dicter aux Fds, les dispositions sécuritaires à prendre. Le délit de racket n’a certes pas été prouvé. Cependant, il leur est reproché l’absence de filtrage des spectateurs non munis de tickets au premier poste de contrôle. Ce qui a constitué, selon l’enquête, la faille majeure du dispositif sécuritaire de la Fif. Puisqu’ayant permis un attroupement massif aux abords immédiats du stade. D’autres délits, à savoir faux et usage de faux en écriture privée et de commerce sont attribués à Beugré Andoh (comptable à la Fif), Koné Ardiouma (Dg de la Fif), Yao Séraphin, Camara Shindou, Kouadio Rosine Kouadio et Kouakou Florence. Deux autres personnes, Aka Faustin et Serges Zabalou, sont poursuivis pour faux et usage de faux en complicité avec M. Anzouan. Ils devront tous passer devant le tribunal le 19 juin prochain.

Paul Bagnini

Source: Fratmat

jeudi, 02 avril 2009

UN PRESIDENT QUI FAIT TOTALEMENT CORPS AVEC SON PEUPLE

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La Côte d`Ivoire a rendu hier , à la première journée du deuil national de trois jours décrété par le Président de la République, un hommage bouleversant aux 19 jeunes tombés, dans une bousculade, au Stade Félix Houphouët-Boigny, le dimanche 29 mars 2009, avant le match Côte d'Ivoire - Malawi (5 - 0), comptant pour les éliminatoires combinées CAN - MONDIAL 2010. A cette occasion, le Président Laurent GBAGBO, profondément ému et affligé par cette tragédie, n`a pu réfrener ses larmes. Donnant la preuve de son profond amour pour son peuple.

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"Nous voici réunis pour des circonstances dramatiques. Comme on l’a dit, des jeunes gens sont venus faire la fête, la fête de la jeunesse, la fête du sport. Ils sont venus s’amuser et ils ont rencontré la mort. C’est cela notre problème d’hommes, d’humains. Ces jeunes gens étaient venus parce que depuis longtemps, ils n’ont pas vu leur équipe nationale, leurs vedettes. Ils n’ont pas vu les Kalounho, les Kolo Touré, les Drogba, ils ne les ont pas vus jouer. Donc ils sont venus, ils étaient nombreux et moi-même quand je suis rentré au terrain, j’ai demandé à ceux qui m’accompagnaient si l’entrée avait été gratuite. Or l’entrée n’avait pas été gratuite. Ils avaient payé et ils sont venus. Il y avait tellement de monde ce jour-là au terrain et les gens qui étaient là avaient payé. Voilà, ils ont payé pour rencontrer la mort. Je voudrais ici remercier la Fédération internationale de football (FIFA) qui a décrété une minute de silence sur tous les stades du monde entier où se jouent les compétitions de la coupe du monde aujourd’hui même. Je voudrais qu’on transmette à M Blatter, nos remerciements, parce qu’il nous arrive souvent des malheurs, mais ce n’est pas toujours que les gens sont solidaires avec la Côte d’Ivoire. Il nous arrive souvent des malheurs, mais ce n’est pas toujours que les gens sont solidaires…" S`exprimait le Président Gbagbo, avant de fondre en larmes.

Sans commentaire.

lundi, 30 mars 2009

QUAND LA BETISE IVOIRIENNE FAIT 19 MORTS

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"Un match où tout le monde était prévenu que c’est à guichets fermés, on ne peut pas comprendre ce qui s’est passé". Ce bout de phrase du Président de la FIF, Monsieur Jacques ANOUMA en dit long sur les intrigues qui ont eu cours et ce qui a bien pu se produire, au Stade Félix HOUPHOUËT-BOIGNY, hier dimanche 29 Mars 2009, lors du match Côte d'Ivoire - Malawi (5 - 0), qui a causé la mort de 19 personnes et fait 132 blessés.

Comment comprendre, en effet, qu'un stade qui affichait plein avant même le jour du match a pu être le théatre d'un drame aussi épouvantable et aussi inacceptable! Des témoignages récurrents de supporters font état de racket des forces de l'ordre, aux portes du stade qui serait à l'origine de la bousculade et donc de cette catastrophe.
Selon leurs témoignages, les forces de l'ordre commises à la sécurité et à la régulation des entrées faisaient indûment entrer des spectateurs qui n'avaient pu obtenir leurs tickets pour le match et qui tenaient absolument à le voir, pour 1000F ou même 500F, qu'ils empochaient tranquillement. Ce qui a fait manquer les places (déjà payées par ceux qui avaient leurs tickets) réservées aux supporters en règle.

Ainsi des supporters ayant leurs tickets ne pouvaient pas entrer au stade quand certains qui n'en avaient pas entraient allègrement, sous leurs yeux, avec la complicité des agents de la force de l'ordre. C'est devant cette injustice intolérable que des milliers de supporters ont forcé le passage et provoqué, par la spectaculaire poussée dans laquelle plusieurs ont été étouffés, l'effondrement de la grille d'entrée, qui serait tombée sur les spectateurs déjà entrés. Sous la forte pression, des centaines et des centaines de supporters en auraient piétiné des dizaines d'autres (en passant sur la grille tombée sur eux). Le drame étaient inévitable!

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Si ces témoignages sont vrais, alors voici comment la bêtise humaine..., la bêtise ivoirienne!, aurait causé la mort de nos compatriotes, partis dans la joie, supporter les Eléphants de Côte d'Ivoire.

L'enquête diligentée par les autorités policières nous fera la lumière sur cette énième scabreuse affaire ivoirienne. Mais à première vue, la responsabilité de nos forces de l'ordre ne peut pas ne pas être engagée, elles qui étaient commises, justement, à assurer la sécurité de l'évènement et à nous éviter cet affreux malheur! Racket quand tu nous tiens ! ! ! Corruption quand tu nous tiens ! ! !

DINDE Fernand AGBO

lundi, 24 mars 2008

NEGRERIES A L’IVOIRIENNE

Lundi 11 Février 2008


Chers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,

Les lampions se sont éteints sur la fête africaine du football, la CAN 2008, avec le deuxième sacre de suite des Pharaons d’Egypte.
Dans tous les camps et dans toutes les écuries, c’est l’heure du bilan, une heure où beaucoup d’analystes sportifs se sont érigés en super entraîneurs ou sélectionneurs. Distribuant à tour de bras cartons jaunes et cartons rouges, en véritables experts de la chose footballistique.
En cela, certains se sont efforcés d’être les plus objectifs et les plus raisonnables possibles.
Ceci n’a pas été toujours le cas des journalistes ivoiriens dont les conclusions de certains m’ont franchement retourné les tripes.

Ecoutez un Maurice YAO KONAN de la Radio et un Sébastien WOGNIN de la Télévision (pourtant euphorique et clamant à tout vent que DIEU était avec la Côte d’Ivoire et que les Eléphants reviendraient avec la coupe. Quand ils gagnaient encore, bien sûr.) et vous finissez de désespérer de la presse ivoirienne et de l’ivoirien, en général.

De quoi s’agit-il ? Voici des Eléphants de Côte d’Ivoire qui ont procuré un plaisir intense à tout un peuple depuis les matchs de poule jusqu’aux quarts de finale. Qui ont fait l’unanimité des analystes sportifs les plus avertis sur la qualité de leur effectif et de leur jeu. Il a suffit d’une défaite face aux Pharaons d’Egypte (du reste, tenant du titre et nouveau champion d’Afrique) pour que ces deux hommes et certains autres confrères de la presse écrite vouent ces braves jeunes gens aux gémonies et les envoient au bûcher. Aussi simplement que cela. Sans la moindre parole de réconfort, d’encouragement, de reconnaissance pour tout le bonheur de quelques quatre somptueux matchs offerts à toute la Côte d’Ivoire. Je trouve cela inacceptable, anti-nationaliste et anti-patriotique. C’est de la nègrerie ! Cette remarquable génération de footballeurs ivoiriens ne doit pas devenir le diable parce qu’elle a perdu un match capital en demi-finale. Et pas devant n’importe quelle équipe, d’ailleurs.

J’ai entendu, ce matin, dans une analyse épicée, le journaliste Maurice YAO KONAN remettre en cause tout le parcours des Eléphants depuis les éliminatoires, en passant par les matchs de préparation jusqu’à la phase finale.
Traitant de « mystérieuses » les équipes koweitiennes contre lesquelles la Côte d’Ivoire a joué pendant sa préparation (pour mieux la tourner en dérision) et minimisant toutes celles qu’elle a battues à la CAN, qualifiant le géant nigérian d’équipe « en perte de vitesse », enlevant du coup tout leur éclat à nos brillantes victoires qui passent désormais pour être des victoires « sans gloire », selon lui. Quelle mesquinerie, là où on pense objectiver et rationaliser ! Quelle honte d’entendre un ivoirien traiter ainsi son équipe nationale. Une équipe qui a fait rêver la Côte d’Ivoire entière. Et demain, on s’étonnera et s’offusquera qu’un joueur professionnel refuse de venir jouer en sélection nationale ! C’est ainsi qu’on va finir par frustrer des garçons remarquables.

Je suis d’accord qu’on tire à froid les leçons de la mésaventure ivoirienne, qu’on identifie sans méchanceté ce qui n’a pas marché pour le corriger et qu’on remette les jeunes gens en confiance pour les échéances futures (parce que cette génération aura forcément son mot à dire, dans l’histoire du football africain).
A la limite, le Président de la République devrait les recevoir pour leur remonter le moral.
Mais les clouer au pilori avec leurs encadreurs et leurs dirigeants, de façon abrupte et sans aucune nuance, est contre-productif pour l’avenir et donne une fois de plus la preuve que le nègre est vraiment désespérant !

Jacques ANOUMA, le Président de la FIF, n’a pas enjambé le corps de son père pour aller soutenir le mental et le moral des Eléphants pour qu’on le traite ainsi.
Didier DROGBA n’a pas perdu le Ballon d’Or 2007, par solidarité d’avec tous ses coéquipiers qui avaient besoin de rester concentrés et soudés en un seul bloc pour être ensemble traités de la sorte. C’est inadmissible !
Si à RTI Sport il n’y a pas d’analyses plus intelligentes et plus objectives, alors dispensez-nous de ces productions qu’on veut couvrir de rationalité mais qui, en réalité, sont entachées d’une émotivité de mauvais aloi.

Autre chose. Que les Pharaons d’Egypte appuient leurs efforts physiques d’occultisme et d’ésotérisme pour gagner leurs matchs est un secret de polichinelle clairement révélé par la chaîne de télévision TV5.
Dire que cela n’a absolument aucun sens ni effet et que c’est faire preuve de « petitesse » d’en parler et d’y trouver l’une des raisons de nos incompréhensibles échecs face à l’Egypte (par deux fois : 2006 et 2008), comme le dit Maurice YAO KONAN, c’est faire croire aux chrétiens et aux musulmans que Satan n’existe pas, qu’il est une vue de l’esprit, et c’est faire croire aux bossonnistes que leur science repose sur du néant et qu’elle n’a aucune prise sur le physique.
Pour rappel, qu’il sache que les Maîtres du monde, ceux qui tiennent l’essentiel des richesses et des pouvoirs du monde, les hommes les plus puissants et les plus influents de la terre sont pour la plupart des satanistes, des illuminatis, des francs-maçons et des occultistes de haut rang.
Si ça n’avait aucun effet ou aucun sens, je ne pense pas que les esprits les plus brillants de la planète s’y adonneraient et en tireraient leur pouvoir et leur puissance.
S’il veut un exemple proche de nous, qu’il sache que l’attaque contre la Côte d’Ivoire, dans la nuit du 19 Septembre 2002, a été sous-tendue par une minutieuse préparation mystique et occulte et qu’elle a fait les dégâts qu’elle a fait et dont nous pâtissons tous.
Ce n’est donc pas une vue de l’esprit. Les Egyptiens ne s’adonnent pas à ces pratiques pour le plaisir. En plus de passer leur temps à feindre des blessures et à tricher, ils font des rituels occultes pour envoûter des adversaires. Ce n’est pas loyal.

D’ailleurs, le Cameroun aussi doit se poser des questions sur cette énigmatique équipe de l’Egypte, en ce moment. Mais nous ne pouvons nous en servir comme la seule ou la principale raison de notre échec.
Tirons objectivement les leçons de notre débâcle et repositionnons-nous pour les futures échéances. Et évitons toute méchanceté gratuite contre les Eléphants. Ce qui n’est pas la meilleure posture à adopter du moment.


Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

22:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

NEGRERIE, QUAND TU NOUS TIENS !

Lundi 04 Février 2008


Chers bien-aimés frères et sœurs ivoiriens,


Franchement, il y a des choses qui fâchent dans cette Afrique !
Voici un Président de confédération continentale de football qui ne trouve rien de mieux à faire que de mettre une cérémonie de remise de Ballon d’Or en pleine compétition de la CAN 2008, là où les joueurs et leurs encadreurs et, singulièrement, les nominés, ont besoin de concentration pour préparer et jouer des matchs décisifs qui engagent l’honneur de leurs nations.
Et comme si cela ne suffisait pas de perturber la sérénité de toute la compétition et de jouer une carte médiatique aussi foireuse (un gala de Ballon d’Or en pleine CAN, dans un autre pays, c’est pas du tout futé), il fait un chantage honteux et scandaleux à Didier DROGBA - 4ème joueur mondial et 1er joueur africain selon le dernier classement de la FIFA, le seul joueur africain de l’heure à mériter le Ballon d’Or 2008 - pour le contraindre à se rendre à Lomé, à ladite cérémonie, pour recevoir sa distinction, à la veille d’un match aussi important que les quarts de finale de la CAN, faute de quoi il ne serait pas sacré Ballon d’Or Africain pour l’année 2008.
L’ivoirien, lucide, patriote et solidaire de toute l’équipe ivoirienne, décline poliment l’invitation et promet de se faire représenter au plus haut niveau par le Président de la Fédération Ivoirienne de Football et par sa propre épouse.
Il n’en fallait pas plus pour amener la CAF, ou plus exactement Issa Hayatou, à destituer (c’est le lieu de le dire) Didier DROGBA, le goaleador ivoirien.
Et à qui remet-on le titre ? Au malien Frédéric KANOUTE, 10ème au classement mondial, sans donner un traître mot des raisons qui ont motivé une décision aussi saugrenue, ni même les points du classement des trois nominés en course. Il faut être vraiment un nègre pour réussir ce tour de force !

En quoi vouloir rester concentré avec ses coéquipiers pour préparer un match aussi capital pour une grande nation de football comme la Côte d’Ivoire doit-il constituer un motif de disqualification pour un joueur au talent confirmé et mondialement reconnu comme DROGBA ? (Allez le demander à Issa Hayatou, qui se prend pour DIEU dans cette Afrique, dans le milieu du football).
L’homme n’en a cure, qui n’hésite pas à flouer tout un pays, la Côte d’Ivoire - contre laquelle il n’est pas à son premier coup en dessous de la ceinture - du titre d’un de ses plus dignes fils.
Que gène t-il qu’un joueur soit absent à cette cérémonie dans les conditions et les circonstances que l’on sait? Le titre tient-il à une simple présence à une soirée de gala ou au talent intrinsèque de l’athlète?
Cette cérémonie avait encore du crédit jusqu’à récemment. Il faut craindre, à présent, que ce Issa Hayatou en ait fait une foire aux chantages et à l’aplatissement des plus dociles, ceux qui peuvent donner satisfaction à son ego démesuré.

Qu’avons-nous donc fait à cet individu, diantre ! Nous savons de récente mémoire qu’il avait déjà ourdi un complot contre le Président Jacques ANOUMA de l’UFOA, aidé en cela par deux sbires platement aux ordres - les Présidents des Fédérations Béninoise et Nigériane de Football - pour lui ravir, d’une façon aussi cavalière que totalement officieuse, son poste et son mandat, simplement pour ne pas avoir le redoutable et méticuleux ivoirien comme adversaire à la fin de son mandat actuel, dans la course à la tête de la Confédération Africaine, où il trône depuis 20 ans (1988). Il faut être un nègre pour se comporter ainsi !

La seule chose qui peut dorénavant essuyer cette offense et cette nouvelle injustice gratuite faite à la Côte d’Ivoire, c’est que nous revenions avec la Coupe d’Afrique, pour montrer à cet autocrate que, non seulement nous avons eu raison de ne pas être présents à sa fête, à Lomé (pour pouvoir gagner la Guinée 5 buts à zéro) mais aussi que notre DROGBA National est le meilleur de l’heure, n’en déplaise aux esprits retors.

Pendant que nous y sommes, il est grand temps de parler de la fin du mandat de Monsieur Issa Hayatou. 20 ans pour un seul quidam, à la tête d’une telle institution ? C’est trop ! C’est EXCESSIF !
Au nom de quelle morale et de quelle logique un seul individu s’accapare t-il un si prestigieux poste panafricain et déploie t-il un tel trésor d’énergie, lourdement appuyé des pires pratiques mafieuses, pour ne jamais se faire éjecter de ce poste juteux ? Réflexion à poursuivre.

Fraternellement,


Dindé.


PS : Laurent POKOU établit, dès à présent, un nouveau record que les annales de la CAF doivent désormais prendre en compte : Celui du plus grand nombre de buts dans le plus petit nombre d’éditions de CAN. Ce n’est que justice ! Y a buteur et puis y a buteur. Patriotiquement, bye !

21:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

DROGBA Dé, IL A MARQUE LE BUT NAWé !

Lundi 04 Juin 2007


Chers Bien-aimés Frères et Soeurs,


Une belle page de l'histoire de la Côte d'Ivoire viens de s'écrire, tout juste hier, avec le match des Eléphants contre l'équipe nationale malgache.
Une merveilleuse aventure qui a vu l'effervescence et la joie élirent domicile à Bouaké, dans un véritable melting-polt marqué par l'arrivée de convois de toute la Côte d'Ivoire, pour soutenir notre équipe nationale, mais au delà de ce soutien, c'était la soif inextinguible des Ivoiriens de voir leur pays réunifié et de se retrouver, à nouveau, dans une même ferveur et pour une même cause: La Côte d'Ivoire!

Au delà de ce pugilat footballistique, c'est le retour de la paix et la joie d'appartenir à un seul et même peuple qui a été célébrée.

Et l'incontournable et inusable DROGBA Didier, comme pour parachever l'oeuvre et mettre le comble au bonheur des Ivoiriens qui attendaient désespérément son goal, a inscrit le cinquième et dernier but. DROGBA dé, il a marqué le but nawé! DROGBA dé, il a marqué le but nawé!
Le football, on ne le dira jamais assez, est unificateur. J'en ai éprouvé beaucoup de joie pour la Côte d'Ivoire. Voir des Ivoiriens de tout bord se faire des accolades, des FDS et des FN se congratuler, sans arrières pensées, dans une joie sincère et bon enfant, ça fait tellement plaisir à voir. Il y a longtemps que nous n'avons pas vu un tel spectacle, dans ce pays.

Si on devait attribuer un prix EBONY à un journal pour le titre barrant la Une d'aujourd'hui, je l'aurait donner à FRATMAT qui a titré son numéro du jour: 5 BUTS POUR EFFACER 5 ANS DE GUERRE. Franchement génial ! ! ! Chapeau FRATMAT ! C'est tellement si bien dit! Je n'y avais pas même pensé, un seul instant.

Vivement que les Ivoiriens re-apprennent à s'aimer et à vivre ensemble!
Vive l'Eburnie!

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

Dindé Fernand.

16:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |