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mercredi, 19 décembre 2012

COTE D'IVOIRE - EDUCATION: KANDIA EST UN DANGER!

 

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Dans sa parution du samedi 14 décembre, le quotidien Soir Info révélait ceci :

«Excédée par les grèves intempestives, jugées inopportunes, Kandia menace de fermer l’école pour un an».

C’est ainsi que l’on pourrait résumer la rencontre qu’a eu, hier, la ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique avec les associations et mouvements des parents d’élèves, le forum des confessions religieuses, les chefs coutumiers. Il était question pour le premier responsable de l’école ivoirienne de mettre en mission ces partenaires sociaux pour faire entendre raison aux syndicats. 

«Cela y va de la responsabilité de chaque acteur, parents d’élèves. Echanger avec vous, nos partenaires sociaux, et vous informer de la réalité de la situation qui prévaut dans nos écoles et vous amener à prendre la pleine mesure de la situation concernant l’éducation de vos enfants. Nous souhaitons que les parents d’élèves, les responsables religieux, les chefs coutumiers que vous êtes… s’engagent dans la gestion de l’école et le règlement de cette crise».

Mais avant, elle est revenue sur l’ensemble des efforts faits par l’Etat à l'égard des enseignants, dans le souci de sauver l’école et mettre fin aux arrêts de travail à l’école qui, selon elle, «sont à la base du niveau bas de nos résultats scolaires». Ce qu’il faut savoir, c’est ce que l’Etat a proposé de payer 42.600.000.000 (42 milliards 600 millions) pour l’ensemble des fonctionnaires, d’ici 2013. Chose que réfutent les syndicats. Au dire du ministre de l’éducation nationale, «ils exigent qu’on paye les indemnités mais aussi qu’on paye les arriérés de 2007 à aujourd’hui qui s’élèvent à 207 milliards, ici et maintenant, plutôt que les 42 milliards 600 millions que nous leur proposons pour faire face à ces engagements. Ils lancent une grève illimitée à partir du 14 janvier. Si la situation continue ainsi, nous serons obligés de demander au président de la République de fermer l’école sur un an. Ainsi, ils seront sans salaire et cet argent va servir à la réhabilitation de l’école sérieusement marquée par la crise. Nous leur demandons d’être patients parce que nous venons de loin». L’Etat étant une continuité, a-t-elle précisé, «nous avons décidé d’honorer les engagements pris par l’ancien régime».

Ces propos de la Ministre Kandia Camara ne surprennent pas. Pourtant, ils appellent une réaction de chacun des ivoiriens en ce que l’école est un élément transversale qui touche directement ou forcément indirectement chacun de nous. Qui n’a en effet pas un enfant, un neveu, qui soit un élève ou encore enseignant ou assimilé?

En effet, un adage malinké dit ceci: «Manifester la volonté d’habiller un éléphant est une volonté louable, le réussir est une action encore plus méritoire». Que la ministre qui a en charge deux ministères mobilisant plus de la moitié des fonctionnaires ne comprenne pas l’importance de sa charge et veuille se mettre à dos 80.000 personnes en suspendant leurs salaires sur un an et en fermant leur lieu de travail sur la même période, est une hérésie. Kandia Camara semble oublier qu’une bonne partie des enseignants dont de nombreuses années de service ont été marquées par le raccrochage et qui continuent d’en payer les conséquences, en veulent terriblement au Président Ouattara. Si une partie de ceux-là ont accepté d’oublier, un grand nombre ne peuvent passer cet état de fait en pertes et profits et attendent des gestes forts de Ouattara. Certains attendent des réparations pour le préjudice subi depuis. Et il est clair qu’une suspension de solde et une fermeture des établissements est loin d’être ce geste attendu. Et pourtant, les revendications exprimées par les enseignants à travers l’ISEF (intersyndicale du secteur éducation formation) sont claires. Ceux-là demandent l’application d’accords dûment signés par l’Etat de Côte d’Ivoire. Kandia ne sait pas la valeur de l’école. En affirmant ce qu’elle a dit, Ouattara sait désormais qui est son ennemi dans ce gouvernement.

D’ailleurs cette sortie malheureuse de Kandia ne surprend personne. Chacun savait que Kandia aurait une réaction inopportune dès la première crise à l’école. Qu’attendre de quelqu’un qui n’est entouré que de "has been" qui ont encouragé les ministres Amani Michel et Bleu Lainé à prendre des décisions iniques qui n’ont eu de résultats que de contribuer à assombrir davantage l’environnement de l’école?

On le voit, Kandia n’a pas de repère, elle n’a pas de solution pour l’école. Tout ce qui lui importe, c’est de paraître et le seul titre de ministre lui semble suffisant pour exposer sa morgue et son arrogance, elle qui dit être du milieu de l’enseignement.

OUATTARA DOIT S’EN MEFIER

Sous le Président Gbagbo, les syndicats en œuvre actuellement sont ceux qui ont fait des grèves parfois rudes et pourtant certains leaders de ces organisations n’ont jamais caché leur proximité avec le FPI. Que Kandia qui a vainement essayé la manipulation et la diabolisation, en utilisant le RER (Rassemblement des Enseignants Républicains) pour faire passer les grévistes pour des putschistes, apprenne que rien ne peut estomper la marche vers un mieux-être des citoyens. Il est vrai que le Président Ouattara est au travail. Mais la lutte contre la pauvreté qu’il prône, et qui a justement été récemment rappelée par Kandia lors du lancement du fonds d’aide aux femmes, ne saurait se faire sur la dépouille d’une partie des citoyens. Si Alassane Ouattara suit Kandia dans ces errements, il ne pourra réaliser son projet pour les Ivoiriens. Qu’il se débarrasse de cette ministre qui pense qu’il faut discuter avec tout le monde sauf avec les acteurs de la grève qui sont pourtant bien connus.


D.F.S.

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

samedi, 25 février 2012

RECRUTEMENT D'ENSEIGNANTS POUR 4 MOIS: LA MAUVAISE COMEDIE DU REGIME OUATTARA


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Le ministère de l'éducation nationale vient de lancer un avis de recrutement d'enseignants contractuels pour combler le déficit observé dans le secondaire. Une opération qui aurait pu être saluée à sa juste valeur si elle n'était pas aussi grossière et mal ficelée comme bien d'autres projets conçus par la Ouattarandie.

 

La nouvelle a vite fait le tour de la cité : le gouvernement recrute 3000 enseignants contractuels pour une durée de quatre mois, en vue de combler les besoins exprimés dans le secondaire. Dans un pays où le chômage des jeunes diplômés bat tous les records de l'incapacité gouvernementale, la nouvelle a été accueillie avec beaucoup de ferveur dans le milieu des jeunes gens en quête d'emploi.

Depuis avant-hier, on peut donc les voir défiler à longueur de journée, dans les locaux du centre national des matériels scientifiques (Cnms), sis à Cocody St-Jean, pour déposer leurs dossiers, le dernier délai étant fixé au 03 mars prochain. Tous devront subir des épreuves d'un concours exceptionnel pour espérer décrocher le fameux contrat à durée déterminée (CDD). Avec cette décision,  le régime aurait-il voulu s'offrir une petite dose d'humanité après la vague de licenciements abusifs qui continue de balayer toutes les administrations publiques, qu'il ne s'y serait pris autrement.

En effet, fragilisé par les critiques sur son incapacité à garantir les emplois à défaut d'en créer comme il l'avait promis, le nouveau pouvoir est persuadé qu'il tient là, l'occasion de la faire boucler définitivement à tous ses détracteurs. Malheureusement, l'inspiration gouvernementale est de petite facture et la copie, conséquemment, médiocre. Et cela à trois niveaux au moins. Premièrement, dans la forme, la décision de recrutement de ces enseignants, visiblement pour boucler l'année scolaire, montre clairement que le gouvernement a été surpris par les besoins en enseignants dans le secondaire. Or quand on sait que gouverner, c'est prévoir, on serait tenté de croire que Ouattara et les ADOrateurs n'ont pas suffisamment préparé la gestion du pouvoir et que seul, dégager Gbagbo était leur préoccupation. Et pour le reste, on se débrouillerait comme on peut. En somme, ce serait au petit bonheur la chance, à l'image d'une barque en perdition en pleine mer.

Deuxièmement, et cela dans le fond, de quelle formation et de quelle pédagogie disposeront ces contractuels recrutés à la va vite, pour encadrer efficacement les élèves ? Toute une précipitation qui montre à l'envie que les gouvernants actuels  n'ont aucune solution pour l'école. On le savait déjà avec la mesure inédite de fermeture des universités publiques pour une durée de deux ans. Aujourd'hui nous en avons la preuve supplémentaire. Aussi, de l'avis de certains observateurs, cette opération conduite par la ministre Kandia Camara, ressemble fort bien à la parade idéale pour justifier des sorties massives  de fonds alloués par les partenaires au développement et qui ont servi à autre chose qu'au secteur de l'éducation.

Bref, dans un gouvernement d'hommes et de femmes d'affaires pour la plupart, il faudra désormais s'habituer à ce genre d'écran de fumée dressé pour masquer  la course à l'enrichissement rapide des nouveaux princes. S'il ne s'agissait pas de l'école et de la formation de l'élite de demain, on rirait de cette mauvaise comédie du gouvernement, pour ne pas en pleurer tout simplement. Car que vaut un contrat bancal de quatre mois offert à un jeune diplômé qui a usé toutes ses godasses à chercher du travail ? Rien, si ce n'est de conforter l'opinion sur l'incapacité du régime à gouverner la Côte d'ivoire et à satisfaire les espérances des populations ivoiriennes.


Géraldine Diomandé, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui".


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

dimanche, 08 mars 2009

LES METTEURS ENCEINTE ET LES ENCEINTEES

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L'un des films phares de l'école ivoirienne: "Les metteurs enceinte et les enceintées".
Kouamé Sylvie a 17 ans quand elle a eu des rapports sexuels avec un homme qu'elle a rencontré en ligne, en Côte d'Ivoire. Elle avait besoin de quelques billets de banque pour ses frais d'école.


Elle n'a plus eu besoin de cet argent car à 5 mois de grossesse, elle s'est vue dans l'obligation de laisser tomber l'école quelques années avant de pouvoir atteindre la classe de 3ème. "Figurez-vous que j'étais couverte de dépenses alors que mes parents étaient sans emploi depuis 6 ans. C'est ainsi qu'il y a 2 ans je m'étais jointe à un club de filles de mon école qui se prostituaient avec des mecs via l'Internet'', avance Sylvie Kouamé."

Selon l'ONG Jeunes Sans Vices, le nombre d'élèves dans le Secondaire et à l'Université qui abandonnent les études pour cause de grossesses chaque année et principalement durant ces 2 dernières années, avoisine les 30.000."C'est dramatique", dit Martine Angoh, membre de ladite ONG. ‘‘C'est une urgence et il faut arrêter cette hémorragie'', ajoute-t-elle.

Beaucoup de ces filles, à l'image de Kouamé Sylvie ont des rapports sexuels non-protegés avec des personnes qui leur sont pratiquement étrangères à cause de l'argent ou avec leurs enseignants pour avoir la moyenne.

‘‘Il existe une sorte de prostitution non avouée, mais réelle dans les écoles. Les filles s'adonnent de plus en plus à cette activité lucrative'' ajoute Angoh. "Les filles les plus chanceuses qui sortent avec leurs enseignants gagnent doublement: En argent et en moyenne" affirme l'ancienne élève Sylvie Kouamé. Et d'ajouter: "Faites le tour des écoles d'Abidjan et même dans tout le pays. Vous verrez que sur 10 filles, il n'y a pas plus de 3 qui ne s'adonnent pas à cette pratique''

Un officiel du Ministère de l'Education Nationale qui a préféré garder l'anonymat affirme que les enseignants informent régulièrement les élèves sur les méthodes contraceptives et les maladies sexuellement transmissibles.

Aux affirmations de Sylvie Kouamé et Martine Angoh, s'ajoute celle de Dr. Mathurin Allah, en sa qualité de médecin. Ce dernier ajoute que dans certains cas, les parents qui sont dans l'incapacité de s'occuper de leurs enfants encouragent leurs filles à avoir des relations sexuelles pour de l'argent.

Pour le sociologue Anicet Assandé ce phénomène à ses racines dans la guerre qui secoue la Côte d'Ivoire depuis septembre 2002. En effet, selon lui, la cause de ces grossesses juvéniles est liée à la crise socioéconomique de la Côte d'Ivoire. « Nous sommes dans un temps où ce genre de vices est devenu monnaie courante dans le monde de l'éducation. Nous sommes dans un contexte socioéconomique qui favorise ce genre de dépravation. »

« La crise a engendré beaucoup de problèmes entre autres le chômage. En outre elle a favorisé la prostitution ouverte et ‘‘cachée''. Les élèves et étudiantes sont dans la seconde catégorie de prostitution. Innocentes et sans encadrement parental réel, elles s'abandonnent facilement au premier venu et le résultat c'est la grossesse et les MST ».

Quoique les filles ont des rapports sexuels protégés ou non. Quoique ce soit pour de l'argent, pour les moyennes de classe ou pour de simples compagnies, le nombre est sobre ; ajoute des travailleurs d'ONG.

« Cette situation est due à une activité sexuelle intensive parmi les jeunes et la tendance est particulièrement aux rapports non-protégés », ajoute Dr. Allah.


Laboratoire de grossesses

Selon les sources du Centre de Santé Urbains spécialisés dans la santé estudiantine et scolaire (CSUS-SSU), des centaines d'élèves des cours secondaires sont tombées en grossesse dans les quatre premiers mois de l'année scolaire 2008-2009. Cela se repartit comme suit: 47 dans la ville de Daoukro; 65 à Dimbokro; 15 à Agboville; 42 à Bouaflé et 15 à Dabou pour ne mentionner que ces localités.

« Pendant longtemps, nous avons appelé à l'éducation de nos filles, mais l'appel est tombé dans l'oreille de sourds », affirme Angeline Kadio de l'association SOS Abstinence. « L'école est faite pour qu'on y reçoive une éducation et pour réussir dans la vie. Maintenant on a l'impression que c'est devenu un laboratoire de grossesses ».

Sylvie Kouamé, espère pouvoir avoir un boulot dans le futur malgré l'interruption de ses études. « Après mon bébé, j'espère pouvoir faire un stage professionnel afin de faire du commerce et me faire une vie ».

Publié sur http://criticafric.ning.com/

Source: IRIN

18:28 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, irin, grossesse, prostitution, éducation, criticafric, metteurs enceinte, enceintées | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |