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mercredi, 14 décembre 2011

LE RDR S'EST ENCORE SIGNALE PAR UNE FRAUDE MASSIVE, DES SACCAGES D'URNES ET LA FALSIFICATION DES RESULTATS

 

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Marche des militants du PDCI-RDA, ce mardi 13 décembre 2011, à Yopougon, pour protester contre les fraudes électorales du RDR et le vol de leur victoire.

 

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Le RDR, un parti violent et anti-démocratique! La preuve par mille nous a été donnée dans ces législatives. A peine 14% de taux de participation et il a encore massivement fraudé, flouant ainsi des dizaines d'élus PDCI et de bien d'autres partis. La grogne s'amplifie et la déflagration couve.

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Des préfets et sous-préfets ont été séquestrés, des urnes ont été saccagées et de faux résultats locaux, proclamés, le président de la CEI de Kouibly, pris en otage à son siège et contraint d'annoncer des résultats truqués, le RDR y saccage tout et s'y proclame vainqueur, les militants du PDCI-RDA marchent et crient à la fraude à Yopougon et à Bouaké, le MFA porte plainte contre le RDR à Bouna, l'UDPCI veut prendre la rue, des fraudes dénoncées à Divo et Facobly, des morts votent à Attécoubé, l'annulation du scrutin exigé. Qui donc jubilait: "Le FPI absent, la violence aussi"? La presse pro-ADO? Vraiment partisane jusqu'à la bassesse professionnelle!

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Et qui donc parle, aujourd'hui, de légitimité et de scrutin libre et transparent? L'UEMOA et l'UA? Ces machines à détruire l'Afrique, ces lèches-bottes de l'Occident et de Nicolas Sarkozy? Pfff!!! Nous prenons, ici, à témoin tous les fils de l'Afrique digne et le monde entier: la vérité sur la victoire écrasante de Laurent Gbagbo à la Présidentielle 2010 est désormais sous vos yeux!

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Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

vendredi, 18 novembre 2011

LEGISLATIVES 2011: NE PAS SERVIR DE FAIRE-VALOIR

 

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Il y a des moments de la vie où il est capital de rester logique envers soi-même pour ne pas finir ridicule. Tel est la situation actuelle de La Majorité Présidentielle (LMP). Et peut-être aussi celle d'une partie des acteurs politiques du camp Gbagbo dont certains sont, aujourd'hui, fondateurs d'un nouveau parti politique et d'autres ont tourné casaque pour faire allégeance à leurs bourreaux voire épouser leurs lignes idéologiques.

Devant l'Histoire, il y a bien souvent des responsabilités à prendre et à assumer. Quand on n'est pas d'accord, on dit non. Et cela, le FPI-CNRD l'a compris et nous le saluons. Tous se targuent aujourd'hui de vouloir une « nouvelle Côte d'Ivoire ». A la bonne heure ! Mais la bâtit-on alors en laissant prospérer le mensonge et l'hypocrisie, en portant des œillères et en laissant fouler au pied le droit et la réglementation ? Au nom de quoi ? Pour quel intérêt ? Nous voulons bien comprendre ceux, anciennement opposés à Ouattara, qui se précipitent aux législatives ivoiriennes du 11 décembre, en ayant toujours la menace à la bouche et en foulant au pied leurs propres principes.

Le professeur Mamadou Koulibaly, président récemment élu de LIDER au premier congrès dudit parti à la Bourse du Travail à Treichville, le samedi 12 novembre dernier, homme que nous avions hissé haut dans notre estime et que nous continuons de respecter pour sa ligne de pensée et sa grande indépendance malgré ses sorties équivoques de ces derniers mois, devra nous y éclairer. Lui qui dénonce une suite de « violations » de la loi fondamentale et cloue au pilori Alassane Ouattara, en ces termes : « Il nomme tout seul et de façon illégale les membres du Conseil constitutionnel...Il réorganise tout seul et de façon illégale la Commission électorale indépendante...Il dissout de façon illégale l'Assemblée nationale et suspend les activités et salaires des députés et du personnel...Cette longue suite de violations de son serment dans le silence complet de la Communauté internationale nous amène à penser que celle-ci est peut-être là, plus pour soutenir un homme, que pour soutenir les principes de l'état de droit et de la démocratie en Côte d'Ivoire ».

Lui qui a, en outre, fait savoir que nonobstant le fait que LIDER ait proposé des candidats aux législatives, « si les conditions sécuritaires ne sont pas réunies, s'il y a des actes d'intimidation sur nos militants et nos candidats, LIDER n'ira pas aux élections ». Après avoir entendu de tels propos, qui ne souffrent d'aucune obscurité, nous sommes en droit de lui demander : « Président Koulibaly, diantre, que faites-vous dans ces législatives ? ».

Oui, que fait ce brillant monsieur dans cette comédie éhontée, ce simulacre de démocratie, cette mascarade électorale, dont le but, il est clair, est de légitimer un pouvoir - qui en manque désespérément - installé à coup de « bombes humanitaires et démocratiques » par la communauté internationale, à l'image de ce que nous avons vu faire en Libye dans le mutisme le plus mortifiant des intellectuels et des chefs d'Etat africains. Le dire n'est pas de la délation. Ce sont des faits récents de notre tout aussi récente histoire que nul n'a le droit de travestir.

Parlant de la Commission électorale indépendante (CEI), régie par des textes clairs comme cela est de rigueur dans toute République respectable, il est à noter qu'elle est frappée d'un déséquilibre scandaleux qui ne devrait autoriser aucun démocrate digne de ce nom à prendre part à ces législatives. Elle a une coloration à 100% RHDP. 31 postes représentatifs, tous acquis à Ouattara. Ou presque. Là où l'on devait enregistrer 15 postes pour l'opposition, 15 autres pour l'alliance politique au pouvoir et 1 représentant du chef de l'Etat. De tout ceci, rien du tout, dans la CEI version Ouattara. A moins qu'une participation à l'élection législative soit considérée comme une fin en soi par certains, nous ne comprenons pas la fièvre qui est la leur, en ce moment, devant une entorse aussi odieuse au minima de confiance exigible pour des élections transparentes, équitables, justes et ouvertes à tous.

Quant à la sécurité, peut-elle être garantie par des FRCI appuyés de supplétifs « Dozo » qui sèment jusqu'à ce jour, la terreur dans nos villes, villages et campements, tandis qu'aucun des ex-FDS - abusivement accusés d'être des pro-Gbagbo parce qu'ayant eu pour devise de défendre les institutions de la République - n'est autorisé à porter des armes ? La question sécuritaire en Côte d'Ivoire n'est pas une vue de l'esprit. Plusieurs chancelleries occidentales en Côte d'Ivoire en ont récemment pris ombrage et rencontré, à cet effet, le chef de l'Etat qui ne s'en est d'ailleurs pas caché, quelque peu impuissant devant une situation qu'il a lui-même contribué à pourrir, par sa prise de pouvoir violente.

Si LIDER n'a certainement rien à craindre - son mentor Mamadou Koulibaly n'ayant jamais été inquiété dans cette crise et bénéficiant d'un capital confiance auprès de Ouattara - ce n'est sûrement pas le cas des leaders et des militants de La Majorité Présidentielle, combattus sans ménagement et traqués par le pouvoir RHDP, depuis avril 2011. Quelques élargissements sélectifs de prisonniers politiques n'y changeront rien, fondamentalement. Bien malin alors qui pourrait parier sur leur sécurité dans cette élection législative, dans les hameaux les plus reculés, notamment dans les poudrières de l'Ouest et du Nord, quand on se remémore la présidentielle de 2010 et ses graves dérives. Le président Mamadou Koulibaly ne se défend-il pas d'être un protagoniste de la crise postélectorale ivoirienne ? N'a-t-il pas, en conférence de presse, expliqué qu'il se sentait « à l'aise » pour afficher certaines positions et asséner certaines vérités ? « Je ne me sens pas belligérant parce qu'aussi bien avant la crise que pendant la crise, j'ai parlé aux belligérants. Je leur ai dit que la voie qu'ils empruntaient était suicidaire et que s'ils y allaient par la force, ils auraient à assumer les conséquences profondes, durables et générales. Je n'ai pas été entendu par les deux camps », a-t-il affirmé. Mamadou Koulibaly peut donc aller aux législatives, serein. Il n'a rien à craindre pour sa vie et pour celle des membres de son tout nouveau parti. Il n'est pas responsable de la crise ivoirienne. Ce lourd manteau n'est pas le sien. Soit ! Mais a-t-il au moins, par humanisme, pensé à ses ex-camarades militants du FPI-CNRD ? La solidarité ne peut être de mise. Bifurcation idéologique et politique oblige. A la guerre comme à la guerre !

Dernier fait à relever : La Majorité Présidentielle compte encore de nombreux prisonniers dans les goulags du Nord et bien de responsables en exil, qui auraient dû être des candidats à cette législative de décembre, censée être ouverte à tous. Poker menteur ! La démocratie version Ouattara ne peut s'en accommoder. On les préfère là où ils sont : dans les liens de la captivité et hors du pays. Au moins jusqu'à la fin de législatives floues et biaisées d'avance pour contribuer au formatage et à la reconfiguration de la Côte d'Ivoire et de son corpus juridique et constitutionnel. Ce projet, le pouvoir RHDP devra l'assumer seul. Sans coup de pouce de la part des pro-Gbagbo et de tous les Ivoiriens lucides qui comprennent le véritable enjeu de cette course au parlement.

D'ailleurs, le RDR affiche déjà clairement ses ambitions en constituant avec les ex-Forces nouvelles un bloc contre le PDCI, qui n'a pas manqué de pousser des cris orfraies et de donner l'alerte, par presse interposée. En vain. « Les élections législatives qui arrivent à grands pas auront eu raison de toutes les professions de foi quant à la solidité à toute épreuve du RHDP. A l'heure du choix des candidats, le consensus tant chanté par les hérauts de l'alliance des Houphouétistes, s'est effrité comme château de cartes. Ainsi, dans presque toutes les circonscriptions électorales de la Côte d'Ivoire, les deux poids lourds du RHDP s'affrontent », rapporte, amer, le quotidien du PDCI-RDA, Le Nouveau Réveil, dans son édition du vendredi 11 Novembre 2011. Le RDR veut cet hémicycle pour lui. Majoritairement. Absent qu'il y a été pendant près de deux décennies. Quitte à faire des crocs-en-jambes à des alliés. Bien des partis de ce groupement houphouétiste vont y laisser des plumes. En grand nombre. Nous espérons qu'ils nous épargnerons de leurs vociférations quand ils auront été floués par la technologie électorale ouattaradienne.

En ce qui concerne le FPI-CNRD, il a encore la possibilité de participer activement et significativement à la vie politique ivoirienne, tout en étant absent aux législatives. Précisons notre pensée : nous sommes en démocratie (ou censés l'être). Et en la matière, l'abstention est une expression citoyenne. Tous les Ivoiriens qui ont donné 52% de voix au Président Gbagbo, selon le Conseil Constitutionnel - avant qu'il ne se dédise honteusement - devraient s'abstenir de voter. Pour qui que ce soit, fut-il candidat indépendant FPI-CNRD. Ce serait leur protestation contre le maintien en prison de la figure de proue de la politique ivoirienne qu'est Laurent Gbagbo et de tous les autres captifs du pouvoir RHDP. Logiquement, ils devraient s'en tirer avec au moins 52% de taux d'abstention, démontrant ainsi leur majorité, si le scénario rocambolesque de l'Hôtel du Golfe n'était pas reproduit. On était passé, on s'en souvient, de 70% de taux de participation (dixit Amadou Soumahoro, actuel secrétaire général par intérim du RDR, alors vice-président de la CEI, sur le plateau de 20h de la RTI, à la clôture du scrutin du 28 novembre 2010) à 81%, quatre jours plus tard, à la proclamation de Youssouf Bakayoko, président de la CEI, devant les micros des chaînes étrangères.

D'ici là, que la sérénité soit le partage de tous les cœurs. La démocratie est un jeu. Il faut savoir gagner, il faut aussi savoir être bon perdant. Et surtout, savoir s'arrêter quand les responsabilités de l'Histoire l'exigent. On ne devra jamais dire que les proches du socialiste Laurent Gbagbo ont vendu la Côte d'Ivoire quand il croupissait sous les chaînes de Ouattara.



Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 368 du jeudi 17 novembre 2011.

dimanche, 13 novembre 2011

LEGISLATIVES 2011: RDR-FN CONTRE PDCI


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Les élections législatives qui arrivent à grands pas auront eu raison de toutes les professions de foi quant à la solidité à toute épreuve du Rhdp. A l’heure du choix des candidats, le consensus tant chanté par les hérauts de l’alliance des Houphouétistes, s’est effrité comme château de cartes. Ainsi, dans presque toutes les circonscriptions électorales de la Côte d’Ivoire, les deux poids lourds du Rhdp s’affrontent. A Abidjan, il n’y a qu’à Port-Bouet et à Marcory qu’il y a eu consensus entre les différents partis du Rhdp et à Gagnoa où le Pdci et l’Udpci ont pu s’entendre sur une candidature, partout ailleurs c’est l’affrontement entre les héritiers d’Houphouët-Boigny. Dans le district autonome d’Abidjan, le Pdci et le Rdr croisent le fer.

A Abobo, 6 candidats du Pdci tels M’Bra Kouassi Daniel, Coulibaly née Orohoto Cécile, Koné Siaka, affronteront Adama Toungara, Kandia Camara, Karamoko Yayoro, Affoussy Bamba, etc. A Koumassi, N’Dohi Yapi Raymond et les autres candidats du parti d’Henri Konan Bédié dans cette commune, seront opposés au ministre Cissé Bacongo, Koné Mamadou et Mah Diallo du Rdr. A Yopougon, les candidats du Pdci-Rda, pilotés par Djédjé Bagnon et Coulibaly Daouda dit Zié affronteront 6 candidats du Rdr conduits par le ministre Koné Kafana Gilbert.

Yamoussoukro commune sera aussi le théâtre d’une lutte sans merci entre les candidats du Pdci et le gouverneur actuel du district de Yamoussoukro, Augustin Tiam qui s’engage pour le compte de son parti, le Rdr. Le Pdci et le Rdr ne se feront pas non plus de cadeau à Ferkessédougou, le Premier ministre Soro Guillaume, enfilant le manteau du Rdr, se présente contre le candidat du Pdci-Rda. A Korhogo, il y aura aussi le choc entre les candidats du Rdr conduits par les ministres Amadou Gon Coulibaly et Coulibaly Mamadou Sangafowa et les candidats du Pdci avec des abonnés à la députation du Pdci-Rda à Korhogo tels que Silué Kagnon Augustin.

A Bloléquin, le ministre Banzio du Pdci luttera contre Mme Bléadé du Rdr. A Katiola, le général Ouassénan Koné affrontera un candidat du Rdr, en l’occurrence Kaotan Koné, présenté par le parti d’Alassane Ouattara à Katiola-Fronan-Timbé. Nabo Clément, candidat du Rdr à San Pedro va se mesurer au doyen George Denise du Pdci. Man, c’est Konaté Sidiki qui défie, sous la bannière du Rdr, le candidat du Pdci Bouys Sianelé Philippe. Bien d’autres régions seront le cadre d’une véritable bataille électorale entre les partis du Rhdp.

Pour le président Henri Konan Bédié, l’essentiel est que les partis houphouétistes aient la majorité pour permettre au président Alassane Ouattara d’exécuter sans entrave son programme de gouvernement. Mais, le fait est là. A l’épreuve de ces législatives, le Rhdp n’a pas pu conserver sa cohésion. Ce qui amène à s’interroger sur l’avenir de cette alliance après des batailles électorales qui ne manqueront pas de laisser des séquelles. Le mur semble fissuré. Il faudrait beaucoup de ressort des houphouétistes pour rebondir et ressouder les morceaux en ayant en tête l’essentiel : la nécessaire communauté d’action pour rebâtir la Côte d’Ivoire.

Le Rdr parraine des candidatures Forces nouvelles

La liste des candidats Rdr pour les législatives de décembre dégage une particularité. Des candidats issus des rangs des Forces nouvelles compétissent dans certaines circonscriptions en étant sur ladite liste. Des figures emblématiques des Forces nouvelles y sont. Le Premier ministre, Guillaume Soro, il y a quelques mois à Bouaké lors d’un atelier n’a pas autorisé la transformation des Forces nouvelles en parti politique. Appelant au contraire, les uns et les autres à aller dans les partis de leur choix.

Est-ce la manifestation de cette décision de Guillaume Soro qui se traduit ainsi avec la présence de membres des Forces nouvelles sur la liste du Rdr ? Est- ce un artifice intelligent pour se faire élire député quand on sait que les circonscriptions choisies par les candidats Forces nouvelles sont des bastions acquis au Rdr ? Les candidats restent-ils alors Forces nouvelles en occupant des postes qui devaient revenir logiquement au Rdr ?

Voilà autant de questions auxquelles il serait difficile de répondre. Cependant, ce qui saute aux yeux, c’est ce mélange des candidats des deux entités. Toute chose qui laisse croire que le Rdr a décidé de parrainer les Forces nouvelles.

François Konan et Diarrassouba Sory


Source: LE NOUVEAU REVEIL