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mardi, 22 mai 2012

MESSIEURS LES CENSEURS, VOUS PERDEZ VOTRE TEMPS!

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Eugène Dié Kacou, Président du Conseil national de la presse (CNP)


Et si, en Côte d’Ivoire, l’absurdité avait posé ses valises à Cocody Deux-Plateaux 1ère tranche, plus précisément au siège du Conseil national de la presse (CNP) ? Les patrons de cette institution, qui sert objectivement de police de la pensée au régime Ouattara, ont encore frappé. Ils ont suspendu le quotidien Notre Voie pour quatre parutions. Pour avoir publié une photo de Laurent Gbagbo légendée ainsi : «Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d’Ivoire renversé par la coalition Onu-France.» Le crime de Notre Voie ? Avoir contrevenu à l’histoire officielle que tente d’imposer le régime Ouattara. Une histoire officielle pourtant contredite y compris par les médias hexagonaux qui ont, plus d’une décennie durant, sculpté la légende de l’actuel maître d’Abidjan. «La France sort Gbagbo», écrivait ainsi Libération le 12 avril 2011. «La France frappe au cœur du dispositif Gbagbo», titrait pour sa part Le Monde quelques heures avant le dénouement. En Côte d’Ivoire, il est facile de savoir quel camp pratique le révisionnisme le plus insensé.

Bien entendu, il ne faut pas être naïf. L’enjeu des pratiques répressives du CNP est la querelle de légitimité électorale qui déchire la société ivoirienne depuis l’après-28 novembre 2010. Il est question d’obliger, de manière fondamentalement brutale, tout le corps social à affirmer qu’Alassane Ouattara est parvenu au pouvoir au terme d’un scrutin «libre, ouvert et transparent», et rien d’autre. Mais cette méthode est-elle efficace ? S’il est vrai qu’on peut faire taire les dissidents, peut-on les empêcher de penser ? Ne serait-il pas plus conforme à l’exigence de réconciliation de rechercher, sur la base des documents qui existent encore, une vérité historique nationale indépendante des intérêts politiques immédiats des uns et des autres ? 
 
Et si nous imitions les Américains ?

Un aîné dans le métier et dans la vie, pour qui j’ai énormément de respect même si nous sommes en désaccord sur la querelle électorale ivoirienne, m’écrivait récemment : «Dimanche soir, j'ai passé deux heures au téléphone, avec une amie nigérienne qui essayait de me convaincre, pour la millième fois, que c'est Laurent Gbagbo qui a remporté la présidentielle. Je suis convaincu du contraire. (…) Ne parvenant pas à tomber d'accord (avec mon amie) sur qui a réellement remporté cette présidentielle ivoirienne, j'ai, une fois encore, émis le vœu de voir un jour une presse indépendante et les organisations de la société civile demander, comme elles en ont le droit, à recompter, sous contrôle d'huissiers, et d'observateurs neutres, pourquoi pas, la compilation des procès-verbaux, à partir de deux sources différentes,  au moins. Cela s'est fait en Floride, en l'an 2000, bien après l'investiture de G.W. Bush. Et tant que cela ne se fera pas en Côte d'Ivoire, les deux parties continueront à revendiquer la victoire. Et l’une d’entre elles continuera à s'estimer lésée. Et il n'y aura pas de réconciliation, si la vérité électorale n'est pas, un jour, définitivement établie. Bref, cette histoire n'est pas finie». Ces propos ne sont-ils pas frappés au coin du bon sens ? Pour l’instant, un des deux camps continue à demander, comme il l’a toujours fait, le recomptage des voix : c’est celui de Laurent Gbagbo. A priori, pourtant, une telle opération, si elle démontrait que Ouattara avait gagné sans frauder à la dernière présidentielle, serait un formidable coup politique et de com’ au profit de son pouvoir. Pourquoi se montre-t-il réticent ? En Côte d’Ivoire, il y a des indices qui montrent quel camp a peur de la vérité. 
 
La révolution numérique rend impossible le contrôle de la circulation des idées

Non seulement les «verrouilleurs idéologiques» du clan au pouvoir ne peuvent pas empêcher la moitié des Ivoiriens de penser comme elle pense, mais ils peuvent difficilement empêcher la diffusion des idées et des propos qui leur déplaisent. Ils se trompent de siècle ! En interdisant la diffusion papier de «Notre Voie», ils enlèvent objectivement le pain de la bouche de ses promoteurs. Mais ils savent très bien que la révolution numérique condamne leur entreprise de censure à la vanité. En 2010, 2,6% de la population ivoirienne avait accès à Internet, c’est-à-dire 400 000 personnes. C’est encore peu, mais c’est bien plus que le nombre de personnes qui achètent un quotidien (100 000 exemplaires écoulés chaque jour). Et les progrès de la connectivité par le téléphone mobile, notamment à travers la 3 G, vont multiplier le nombre des «connectés» par cinq au moins en moins de deux ans. A moins de vouloir arriver aux extrémités symbolisées par les pratiques de pays comme la Birmanie et la Corée du Nord – en ont-ils seulement les moyens techniques ? –, les hommes qui nous dirigent doivent bien se rendre compte qu’ils ont, déjà, perdu la bataille du contrôle de la circulation des idées. Ils devraient donc se concentrer sur la bataille du sens. Mais à voir leur nervosité face à l’existence de voix discordantes, il semble évident qu’ils ne se font pas d’illusions sur leur capacité à convaincre le plus grand nombre en dehors de toute contrainte.
 
 
 
Théophile Kouamouo


mardi, 13 décembre 2011

LE FPI ANNONCE ENVIRON 14,33% DE TAUX DE PARTICIPATION - LAURENT AKOUN (SG): «NOUS ALLONS CONTESTER TOUS LES CHIFFRES»

 

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Le Front populaire ivoirien (FPI) a dit sa part de vérité hier lundi 12 décembre 2011, lors d'une conférence de presse au siège du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), sur la polémique autour du taux de participation des électeurs aux législatives. Le secrétaire général par intérim du FPI, Laurent Akoun, a annoncé un taux de participation de 14,33 %. « Lorsqu'un nouveau président est oint par le peuple, les législatives le confirment par un fort taux de participation. Les élections qui viennent de se tenir ne sont donc pas banales. C'est le second clignotant significatif d'une Côte d'Ivoire réconciliée avec elle-même. Le taux de participation et la légitimité du président de la République étaient en jeu », a-t-il expliqué, qualifiant ce scrutin « d'escroquerie politique ». Pour lui, ce « très faible taux de participation » indique que les Ivoiriens ont « respecté avec rigueur » le mot d'ordre de l'opposition.

M. Akoun a donné des chiffres relatifs aux élections présidentielles, législatives et départementales de 2000 à 2011. A l'entendre, en 2000, la présidentielle avait enregistré 37,4 %, les législatives 33,1 %. En 2002, pour les départementales, l'on avait 28,01 %. Mais en 2010, le taux pour la présidentielle était de 81,1 % et 14,33 % pour les législatives. « Ce qu'ils veulent refuser, c'est ce que le peuple de Côte d'Ivoire leur dit : ce parlement est illégitime. Il faut reprendre les élections. On tarde à donner les résultats parce qu'on veut nommer des députés », a-t-il martelé. Avant de demander entre autres, la libération de tous les cadres de LMP en prison, l'abandon de toutes les procédures judiciaires engagées contre les partisans de Laurent Gbagbo. Selon lui, les mécontents dans les rangs d'Alassane Ouattara se sont exprimés en boycottant le scrutin ; enfin, que le peuple ivoirien « rejette sa gouvernance ». M. Akoun a affirmé que le FPI attend que le pouvoir reprenne langue avec lui parce que selon lui, « le dialogue, on l'a volontairement interrompu pour les interpeller. Ils ont poussé le bouchon un peu trop loin », a-t-il assené.


Hervé Kpodion


Source: L'INTER

mardi, 26 octobre 2010

ELECTION PRESIDENTIELLE: RETOUR IN EXTREMIS AU COMPTAGE NUMERIQUE DES VOIX

 

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Le Premier Ministre SORO Kigbafori Guillaume a récemment pris la décision courageuse de revenir au comptage informatique des voix, récusé par les candidats du RHDP pour des raisons totalement fallacieuses: la SILS Technology est une branche du BNETD, dirigé par M. Ahoua DON MELLO, un des directeurs de campagne du candidat GBAGBO. Et ils attendent d'être à quelques jours de l'élection présidentielle pour faire de telles récriminations. En réalité, le RHDP est prisonnier de ses propres peurs. Peur d'être étalés, aux yeux du monde et dans la plus grande transparence, dans une course où le candidat LMP les distance depuis de très longs mois voire années. Ils ne s'imaginent tout de même pas que les Ivoiriens porteront leur choix sur les quidams qui ont éventré et défiguré la mère-patrie! Rêvez toujours; au soir du 31 octobre 2010, le réveil sera très brutal! Pour l'heure, disons simplement que le Premier Ministre a réussi l'esquive, à merveille.


Cabinet du  Premier Ministre

Service du Porte-parole du Premier Ministre                 


COMMUNIQUE DU PREMIER MINISTRE
n°01/24102010/PP/PM


Le jeudi 21 octobre 2010, à l'issue d'une session extraordinaire, la Commission Electorale Indépendante décidait de recourir au comptage manuel pour la proclamation des résultats de l'élection présidentielle du 31 octobre 2010.

Une telle décision, prise à seulement dix jours du scrutin présidentiel, a suscité des inquiétudes dans certains états major. Aussi, le Premier Ministre, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro, a cru bon de se saisir de la question en vue de prévenir toute crispation et parvenir au meilleur compromis possible.

Après de multiples consultations avec le Représentant Spécial du Facilitateur du Dialogue Direct inter-ivoirien, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'Onu et la CEI elle-même le samedi 23 octobre, le Premier Ministre a fortement recommandé la mise en place d'un Comité d'experts indépendants composé de techniciens issus du Cabinet du Premier Ministre, de la Commission Electorale Indépendante, de la Facilitation, de la société informatique de droit suisse dénommée CRYPTO AG et d'observateurs issus de l'ONUCI.

Ce Comité d'experts, en collaboration avec la SILS Technology (Société Informatique de Localisation et de Sécurité), procédera en toute transparence à la transmission sécurisée des résultats du scrutin présidentiel et en garantira ainsi leur inviolabilité.

Le Premier Ministre informe les populations ivoiriennes que le Comité d'experts ainsi créé exercera ses missions sans préjudice de toutes les autres mesures prises par la Commission Electorale Indépendante, seule institution responsable de la proclamation des résultats provisoires de l'élection présidentielle de sortie de crise.

Le Premier Ministre tient à rassurer les populations ivoiriennes que l'élection présidentielle du 31 octobre 2010 sera transparente à tout point de vue. Aucune manipulation susceptible d'altérer la sincérité du vote des électeurs ne sera possible au regard du dispositif rigoureux mis en place. Le retour d'une paix durable dans notre pays est à ce prix.

Le Premier Ministre appelle les candidats à l'élection présidentielle à continuer la campagne dans la sérénité et invite les ivoiriens à aller massivement aux urnes le 31 octobre 2010, date de rigueur.


Fait à Abidjan, le 24 octobre 2010



Pour le Premier ministre

Le Porte-parole

20:26 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, élections présidentielles, comptage informatique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 27 septembre 2010

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN: 31 OCTOBRE 2010, C'EST DECIDE EN FIN DE COMPTE!

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Le jeudi 05 août 2010,  j'étais en plein boulot dans mon bureau, lorsque mon téléphone retentît. Il était autour de 13 heures. Au bout du fil, un frère et ami qui me soutient et me suit bien par rapport aux révélations que j'ai reçues de Dieu sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement.

La nouvelle était bonne. Il pensait que je la connaissais. Mais non ! Plongé dans mes dossiers, je ne suivais pas les informations. Il fût alors le premier à m'annoncer la bonne nouvelle : la date de la présidentielle que je n'avais cessée d'annoncer pour le dimanche 31 octobre 2010 est désormais officielle. Le Conseil des Ministres Extraordinaire tenu ce jour-là à YAMOUSSOUKRO, la capitale Politique,  venait de la confirmer.

Mon émotion monta alors d'un cran. Je ne pouvais plus continuer d'échanger avec mon interlocuteur. Après des trémolos dans la voix, elle cessa de se faire entendre et je fondis en larmes. Je raccrochai immédiatement et me jetai comme dans les bras de notre  Seigneur Jésus-Christ, pour pleurer de joie et à chaudes larmes. Sans me faire entendre, je louai le Seigneur de tout mon cœur, de toute ma force et de toute ma pensée.

En pensant à tout ce que j'avais vécu, en bien et en mal, depuis que je parle de la révélation divine reçue, mes larmes se mirent à couler. Au même moment, je continuai de me réjouir dans le Seigneur, en le louant davantage et en lui présentant des actions de grâces.

Lorsque je cessai de pleurer, je me mis à lancer quelques coups de fil pour vérifier l'information. Elle était vraie : le Conseil des Ministres avait effectivement fixé la présidentielle au dimanche 31 octobre 2010. Je poussai un cri de joie : « Youpiiiii ! »

Dès cet instant, mon téléphone ne cessa plus de crépiter. Les coups de fil me parvenaient de partout : d'Abidjan, de toute la Côte d'Ivoire, d'Afrique et du monde entier. Tantôt pour me féliciter. Tantôt pour se joindre à moi afin de rendre gloire à Dieu, l'auteur de la révélation. Tantôt pour m'encourager à doubler d'efforts dans la prière afin que le Seigneur achève ce qu'il a commencé, en accomplissant toute sa Parole. D'autres interlocuteurs me prodiguèrent de bons conseils pour me permettre de rester humble et d'avoir le triomphe modeste.

Il en fut ainsi trois jours durant, du 05 au 07 août 2010 inclus. Heureusement pour moi, j'étais hors d'Abidjan et dans une ville où j'étais peu connu. J'évitai ainsi ceux qui voulurent me rendre visite pour échanger sur ce qui semblait être un exploit, mais que je ressentais comme une grande consolation de la part de notre Seigneur Jésus-Christ.

Passé le temps de l'émotion, place à la réflexion ! Je me mis donc à réfléchir en me confiant au Seigneur et en m'appuyant sur lui. Je privilégie cette attitude car une bonne réflexion conduit toujours à de très bonnes actions. Mieux, la Bible déclare que « celui qui réfléchit sur les choses trouve le bonheur et celui qui se confie en l'Eternel est heureux » (cf. Proverbes 16 :20).

Pour trouver le bonheur et être plus heureux, il m'a plu de me confier au Seigneur et de réfléchir sur la décision fixant la présidentielle au 31/10/2010, décision prise le 05/08/20101, à deux jours du 07/08/2010, date marquant le cinquantenaire de l'indépendance politique de la Côte d'Ivoire. Le bonheur et la joie n'ayant de sens que lorsqu'ils sont partagés, je voudrais, ici, partager le fruit de mes réflexions. Autant il  me procure bonheur et joie, autant il est susceptible d'en procurer à quiconque le savoure et s'en délecte.

Il convient de signaler que je m'efforce de mêler harmonieusement  révélations divines et réflexions personnelles, car autant je me confie en Dieu pour recevoir de lui des révélations, autant je réfléchis sur ces choses pour m'assurer qu'elles viennent de Dieu. C'est ce que nous recommande la Parole de Dieu lorsqu'elle déclare : « Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi... la science » (cf. 2Pierre 1 :5).

En rapport avec les révélations divines, le fruit de mes réflexions consisteront  en des observations faites :

  • Sur la décision prise, de façon générale (1).
  • Sur la date fixée en tant que telle (2).
  • Sur la période actuelle et les enjeux des futures élections en Côte d'Ivoire (3).

C'est ce fruit que je voudrais soumettre à votre appréciation, à votre dégustation avant que vous ne passiez à sa consommation.

1. SUR LA DECISION PRISE DE FAÇON GENERALE

Mes premières observations porteront sur la décision prise d'organiser le premier tour de l'élection présidentielle le dimanche 31 octobre 2010. Il s'agira d'observations d'ordre général. Je relèverai d'abord que cette décision est l'accomplissement de la révélation reçue (1.1) et elle constitue une belle occasion pour glorifier Dieu, l'auteur de cette révélation (1.2).

1.1. Accomplissement de la révélation divine

C'est le 16 avril 2008 que le Seigneur m'a clairement révélé, pour la première fois, qu'il a fixé l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire au dernier dimanche du mois d'octobre 2010, ce qui correspond au 31 octobre 2010. Cette révélation m'a été faite à la suite du Décret du 14 avril 2008 fixant la date du premier tour de la présidentielle au dimanche 30 novembre 2008.

Bien avant que Dieu me fasse cette précision, il m'a d'abord révélé, le 19 septembre 2002, qu'il allait faire échec à la rébellion en maintenant le Président Laurent GBAGBO à la tête de notre pays pendant quinze ans. Par la suite, en février 2005, il m'a révélé qu'il ne permettra pas d'élections en Côte d'Ivoire avant l'an 2010.

Pour servir de témoignage, j'ai pris le risque d'en parler publiquement et de le mentionner dans mes deux ouvrages sur la crise ivoirienne2. Depuis lors, Dieu n'a cessé de confirmer cette révélation au fur et à mesure que nous avancions dans le processus de sortie de crise et au fil des nombreux reports de la date des élections.

Il en a été ainsi jusqu'au 16 novembre 2009. A cette date, il était manifeste que la présidentielle ne pouvait plus se tenir le 29 novembre 2009, contrairement à ce qui avait été décidé. Ce jour-là, le Seigneur m'a clairement dit qu'il ne permettra plus que les hommes fixent une date autre que le 31 octobre 2010. Je croyais entendre ma propre voix. Mais j'ai eu la paix du cœur mêlée à une grande joie. Cela m'a rassuré que c'est Dieu qui m'a parlé. Dès lors, je me suis mis à en parler autour de moi et au cours de conférences publiques comme dans les interviews accordées aux organes de presse.

Cette nouvelle révélation a subi un premier test à l'occasion de la réunion des membres du C.P.C. (Cadre Permanent de Concertation) qui s'est tenue au Burkina Faso le 03 décembre 2009. La date du 29 novembre 2009 ayant échoué, on s'attendait à ce qu'une nouvelle date soit fixée à cette rencontre. Les pressions internes et externes sur les participants n'ont pas manqué. Dieu observait de près car sa décision était déjà prise et annoncée : « si les hommes refusent de fixer la date du 31 octobre 2010, il ne leur permettra plus de fixer une date quelconque. »

Qu'allait-il donc se passer ? La révélation allait-elle être confirmée ou infirmée ? J'étais comme un élève ou étudiant qui attendait le résultat de son examen de fin d'année. Tantôt confiant, tantôt anxieux. Cependant, lorsque le résultat est tombé à travers le communiqué final du C.P.C., j'ai découvert avec joie que le test a marché. Dieu n'a pas permis qu'ils fixent une date parce qu'ils ne voulaient pas du 31 octobre 2010.

Passé ce premier test, il eût d'autres tests qui s'avérèrent concluants. Les acteurs humains du processus optèrent pour des périodes et non pour des dates, jusqu'au jeudi 05 août 2010. A cette date, ils finirent par accepter  et entériner la date du 31/10/2010 déjà fixée par le Seigneur. C'est ainsi que s'accomplit la Parole que Dieu m'avait dite sur la date de la présidentielle dans notre pays.

Avec l'accomplissement de la révélation reçue, s'accomplit aussi la Parole de Dieu consignée dans la Bible, notamment celle selon laquelle : « Le cœur du roi est un courant d'eau dans la main de l'Eternel ; il l'incline partout où il veut » (cf. Proverbes 21 :1). Le Seigneur ayant incliné le cœur des décideurs sur la date qu'il avait fixée depuis longtemps, ceux-ci ne pouvaient que s'exécuter, sans s'y opposer indéfiniment (cf. Job 23 :13 et 42 :2) : 31 octobre 2010, c'est donc décidé, en fin de compte !

Il n'y a pas meilleure preuve que c'est Dieu qui m'a parlé (cf. Deutéronome 18 :21-22). Je ne pouvais qu'en être satisfait, très satisfait. Que le nom du Seigneur soit glorifié ! L'occasion est belle pour en être ainsi.

1.2. Belle occasion pour glorifier Dieu

Glorifier Dieu, c'est proclamer ses mérites, le louer et le magnifier pour ses hauts bienfaits. Dieu est loué lorsqu'on met en exergue son implication dans la décision prise de fixer la présidentielle au dimanche 31 octobre 2010, comme il l'avait d'avance annoncée.

Sans entrer dans les coulisses de cette décision, je peux dire avec assurance qu'elle a été l'œuvre de Dieu. En effet, comme dit précédemment, Dieu m'a fait annoncer cette décision longtemps d'avance (cf. Esaïe 46 :10). Après l'échec du 29/11/2009, Dieu a empêché que l'on fixe une date autre que celle du 31 octobre 2010. Les hommes ont essayé, à plusieurs reprises, en annonçant des périodes limites. Mais ils n'ont pas pu parvenir à fixer une date autre que le 31/10/2010. La preuve est ainsi faite que la décision du 05/08/2010 est l'œuvre de Dieu. Il faut donc le reconnaître et le dire afin que Dieu en soit glorifié.

Certes lorsqu'il me l'avait fait annoncer publiquement, rares étaient les personnes qui y croyaient et l'acceptaient. Mais peu avant qu'elle ne soit officiellement prise, c'est à peine si la plus part de ceux qui la réprouvaient ne  la réclamaient pas de tous leurs vœux. La preuve, dès qu'elle a été prise, elle a été acceptée unanimement. Personne ne l'a rejetée. Tout le monde en a été satisfait.

Même si on peut craindre que cette date ne soit pas tenue, à l'instar des précédentes, il faut d'abord rendre grâces à Dieu pour cette décision qu'il a fait prendre. Ce sera la preuve que nous y voyons sa main. Au regard de cette reconnaissance, Dieu  dissipera toute inquiétude en nous, pour nous remplir de joie. Nos cœurs déborderont de louanges. Et, puisque Dieu siège dans les louanges de ses enfants (cf. Psaume 22 :4), il agira et achèvera ce qu'il a commencé, pour nous conduire effectivement aux urnes le dimanche 31 octobre 2010.

Par ailleurs, la décision est  intervenue à un moment très stratégique et opportun : à la veille du message à la nation du Président de la République, à l'occasion de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance de notre pays. La crise armée n'ayant pas encore définitivement pris fin 3, le Président de la République a renoncé à organiser ce cinquantenaire avec faste. Il fallait donc un grand sujet de joie et d'espérance, de peur que tout soit morose. C'est ce que la décision portant fixation de la date de l'élection présidentielle nous apporte : un sujet de joie et d'espérance, de la part du Seigneur.

Effectivement, par la grâce de Dieu, la fixation de la date de l'élection présidentielle apporte une lueur d'espoir au processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire. Elle nous donne de voir le bout du tunnel, même si nous n'y sommes pas encore. Dans ces conditions, nous pouvions célébrer et nous avons pu célébrer le cinquantenaire de notre indépendance politique dans la joie, indépendamment de la sobriété de cette célébration. La sobriété fait partie des vertus cardinales à cultiver dans la vie. La Bible la recommande vivement, dans notre combat permanent contre notre adversaire, le diable (cf. 1Pierre 5 :8).

Cela constitue une autre raison de glorifier Dieu. Il démontre qu'il ne nous a pas abandonnés dans le combat pour la libération de notre pays. Il nous a mis dans les conditions d'être sobres tout en étant heureux. Or la sobriété est une stratégie divine dans la  résistance contre les manœuvres du diable. Le Seigneur l'a recommandée à ses disciples en leur disant d'être simples comme des colombes, pour résister aux loups ravisseurs parmi lesquels ils sont comme des brebis (cf. Matthieu 10 :16).

Pour la libération de notre pays attaqué à l'arme lourde, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, le Seigneur a révélé dès le départ que la seule stratégie qu'il nous recommande, c'est la résistance, jusqu'à ce qu'il nous accorde la victoire finale (cf. Jérémie 1 :18-19). Nous constatons qu'à ce jour, il continue d'agir dans cette perspective. Nous pouvons donc le louer pour sa fidélité au profit de notre pays.

Telles sont mes observations d'ordre général sur la décision prise, en Conseil des Ministres, le jeudi 05 août 2010. Elles n'épuisent cependant pas celles que je voudrais faire sur la date du 31 octobre prise en tant que telle.

2. SUR LA DATE FIXEE EN TANT QUE TELLE

Si l'on se réjouit de la fixation de la date du 31 octobre 2010 tant attendue, on ne s'interroge pas moins sur sa faisabilité. On reconnaît certes qu'elle est tenable, mais on se demande si elle sera tenue ou pas. La question n'est pas sans intérêt eu égard aux expériences passées et aux soubresauts récurrents dont on ne maîtrise pas toujours l'ampleur.

Même en tenant compte de la révélation divine mise en rapport avec l'étape actuelle du processus de sortie de crise, on peut se poser des questions. Une telle démarche, loin de remettre en cause la révélation reçue, est l'expression de la curiosité intellectuelle qui n'est pas contraire à la foi. Elle pousse à la réflexion et à la connaissance, comme Dieu nous le recommande pour consolider notre foi (cf. Proverbes 16 :20, Osée 4 :6 et 2Pierre 1 :5) 4.

C'est dans cette perspective que j'essaie de répondre à la question de savoir si la date fixée l'a été à titre indicatif (2.1) ou à titre définitif ?  (2.2)

2.1. Une date fixée à titre indicatif ?

A l'occasion de la fixation des dates précédentes (30/11/2008 et 29/11/2009), le Seigneur m'avait révélé que c'était à titre indicatif, la vraie date étant, selon lui, le 31/10/2010. Sur cette base, on ne pouvait plus penser que la dernière date pût être indicative.

Mais, il se trouve qu'en me révélant cette date, le Seigneur m'a aussi révélé qu'il allait procéder à de grands bouleversements devant mettre à plat le processus de sortie de crise. Ces bouleversements devraient en outre consacrer l'échec de la rébellion armée, pour y mettre fin définitivement.

Le Seigneur ne m'a pas révélé le temps de ces bouleversements mais leur teneur et leur ampleur :

-  Changements institutionnels au niveau du Gouvernement et de la CEI.

-  Etablissement d'une nouvelle liste électorale par l'INS.

-  Organisation des élections sur la seule base de la Constitution ivoirienne et en dehors des accords inter Ivoiriens et des résolutions onusiennes, lesquels auront cessé d'être en vigueur.

Eu égard à leur ampleur, j'ai pensé que ces bouleversements allaient se produire plusieurs mois avant le 31/10/2010. Nous en avons eu quelques signes avec la dissolution du Gouvernement et de la CEI en février dernier. Mais ce n'était qu'une fausse alerte, car Dieu avait clairement révélé que les choses ne se passeraient pas ainsi : les bouleversements annoncés ne seront pas le fait du Président de la République mais de Dieu lui-même.

Depuis la fausse alerte, il ne s'est rien passé. Les bouleversements annoncés ne se sont pas encore produits. Or selon la Bible, Dieu peut changer les temps ou dates fixées et les circonstances ou évènements annoncés (cf. Daniel 2 :21). Pour ce qui est de la date fixée le 05/08/2010, Dieu peut décider de la changer dans deux cas de figures :

-  Soit il permet que les bouleversements annoncés se produisent et nous contraignent d'aller  au-delà du 31/10/2010 ;

-  Soit, sans que les bouleversements surviennent, il décide en toute souveraineté de changer cette date.

Dans le premier cas, nous sommes dans la révélation reçue, puisque les bouleversements se seront produits.  Leur survenance est un fait justificatif du changement de date. On peut donc en être heureux. Il en a été ainsi pour la durée de l'esclavage du peuple de Dieu en Egypte. Annoncé pour quatre cents ans, il a duré quatre cent trente ans. La raison était que Moïse, le libérateur préparé par Dieu, était en exil forcé au pays  de Madian. Il y a passé quarante ans avant de revenir en Egypte pour libérer le peuple de Dieu du joug esclavagiste de Pharaon (cf. Exode 2, 3, 4 et 12 :40-41).

Dans le second cas, il y a changement du temps fixé et changement des circonstances annoncées. L'on aurait raison de conclure que la révélation ne s'est pas accomplie et que Dieu ne m'a pas parlé. Or, sur plusieurs points de la révélation, Dieu n'a cessé de démontrer que c'est bien lui qui m'a parlé. Jusqu'à ce jour, il a accompli plus des trois quarts de ce qu'il m'a révélé. Il a donc commencé ! Et, nous savons que lorsqu'il commence une œuvre, il l'achève toujours merveilleusement, afin de se reposer et de recevoir la louange et l'adoration de ses créatures (cf. Genèse 2 :1-2 ; Philippiens 1 :6).

Il apparaît dans ces conditions que la seconde hypothèse ne prospérera point. Seule la première demeure possible. La date du 31/10/2010 ne sera indicative que si Dieu décide de procéder aux bouleversements annoncés, avec une ampleur telle qu'elle puisse changer. A défaut, il faut s'attendre à ce que cette date soit définitive.

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vendredi, 17 septembre 2010

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN, CONSEILLER SPECIAL DU PRESIDENT: NI PROPHETE, NI VOYANT, NI DEVIN

 

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Chers amis, je soumets aujourd'hui à votre lecture l'interview que le Conseiller Spécial du Président de la République chargé des religions, des traditions et de l'identification a accordée, récemment au quotidien NORD-SUD. Pour mémoire, Monsieur Zahiri Ziki Sébastien est l'homme qui a maintenu envers et contre tout et tous, en plein processus de sortie de crise et pendant des années, que l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire ne pourrait se tenir avant le 31 octobre 2010. Il s'était alors attiré les foudres de son supérieur, le Ministre Désiré Tagro. Il se prononce à nouveau ici, à quelques semaines de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sur cette révélation qui lui avait valu des remarques à rebrousse-poils et un limogeage en bonne et due forme. Bonne lecture!


Un conseiller spécial du Président de la République qui fait des révélations divines, n'est-ce pas curieux ?

Non, ce n'est pas curieux. En fait, je suis conseiller spécial du Président de la République chargé des religions, des traditions et de l'identification depuis, seulement, le mois de juin. Mais avant, j'ai reçu des révélations divines sur la crise ivoirienne dont je parle depuis le 19 septembre 2002.

Vous ne devriez pas vous inspirer plus des données techniques et réelles?

Je suis en train de dire que je parlais de ces choses avant d'être Conseiller Spécial du Président de la République. La question est de savoir si je peux continuer d'en parler, dans mes nouvelles fonctions ? Je pourrais y répondre par une autre question : pourquoi pas ? Je me rappelle que j'en ai parlé quand j'exerçais encore comme Juge au Tribunal et quand j'étais Directeur de l'Etat Civil et de l'Identification à l'Office National d'Identification (ONI). Je suis encouragé dans mon initiative par la place de choix accordée à la religion dans notre pays. En effet, quoique la Côte d'Ivoire soit un Etat laïc, ses habitants, à tous les niveaux de la hiérarchie, ont la liberté d'afficher ou d'affirmer leur appartenance religieuse. La liberté religieuse fait d'ailleurs partie des droits inaliénables de tout citoyen de ce pays. Ils sont reconnus comme tels par la Constitution, notre loi suprême ou fondamentale. Mieux, l'Etat de Côte d'Ivoire aide ses citoyens dans leurs activités religieuses : subventions pour les pèlerinages, contributions à la construction de lieux de cultes... En outre, ses dirigeants invitent de temps en temps les religieux à prier pour qu'il y règne la paix. Or, quand nous prions Dieu nous lui parlons. Et, à son tour, il nous parle. Lorsque ce qu'il nous dit est d'intérêt public, nous avons le devoir de le porter sur la place publique. C'est ce que je fais de certaines révélations que j'ai reçues de Dieu.

Prophète, voyant, devin...quelle est l'appellation qui vous convient le mieux ?

Je suis Magistrat, Conseiller Spécial du Président de la République. Dans la profession de Magistrat, l'appellation dépend de la fonction qu'on exerce : Monsieur le Juge, Monsieur le Procureur, Monsieur le Président. Ayant exercé toutes ces fonctions dans ma carrière de Magistrat, on m'appelle souvent par l'un de ces titres et je l'accepte. A l'Eglise, j'exerce comme Ancien, un auxiliaire ou assistant du Pasteur. On m'appelle aussi par ce titre. C'est tout. Pas plus.

Vous vous désignez pourtant comme Dispensateur de mystères ou Lumière du monde, selon vos écrits.

Ce ne sont pas des titres d'appellation en tant que tels.  La Bible dit que tout chrétien est chargé de dispenser ou de partager les révélations qu'il reçoit de Dieu. C'est le sens du terme « dispensateur » que j'utilise souvent, mais pas comme titre d'appellation. Il en va de même du terme « lumière du monde ». Notre Seigneur Jésus-Christ dit que nous sommes « la lumière du monde » pour l'éclairer par notre vie exemplaire et par sa Parole qui est en nous. Ce sont en quelque sorte des attributs qui sont liés à notre qualité de chrétien. Je ne suis ni Prophète, ni Pasteur attitré, mais un collaborateur de Pasteur en tant qu'Ancien.

Vous êtes donc un collaborateur de Pasteur qui prophétise ?

Cette grâce est accordée par Dieu, à tout chrétien, même sans être collaborateur de Pasteur. Elle ne fait pas de moi un prophète attitré, même si on peut dire que je prophétise. Je ne revendique donc pas le titre de Prophète, encore moins celui de Voyant ou de Devin.

Il semble que les déclarations que vous avez faites lorsque vous étiez Directeur de l'Etat Civil vous auraient coûté ce poste, parce qu'elles dérangeraient le pouvoir en place ; est-ce exact ?

Je ne le pense pas. Ce que je dis est plutôt favorable au pouvoir en place. J'annonce la révélation divine selon laquelle la rébellion et ses commanditaires ou alliés vont échouer contre le Président Laurent GBAGBO, lequel va rester au pouvoir pendant quinze ans, jusqu'en 2015. Dieu m'a également révélé la date exacte de l'élection présidentielle fixée au 31 octobre 2010. Je l'ai annoncée longtemps d'avance et elle vient d'être entérinée. Il est évident qu'au moment où je l'annonçais, depuis 2002, cela pouvait être gênant pour tout le monde et pas pour le pouvoir seulement. Le message du Christ que nous propageons est certes comme un feu dévorant qui peut gêner ou déranger. Mais, lorsqu'il dérange, il le fait positivement ou favorablement. C'est pourquoi le chrétien n'a pas peur de ramer à contre courant, lorsqu'il est en accord avec Dieu.

N'est-ce pas perturber les Ivoiriens que de leur dire que l'élection qu'ils attendent depuis cinq ans ne se tiendra pas à la date fixée par qui de droit ?

Absolument ! Mais je les dérange positivement, dans le bon sens. Je leur dit : ne vous fatiguez pas, ne perdez pas votre argent. Dieu a fixé les élections au 31 octobre 2010. Si en 2005 Dieu a dit que c'est le 31 octobre 2010 qu'il y aura des élections et que vous n'êtes pas d'accord, vous allez gaspiller votre argent. En leur disant de ne pas gaspiller leur argent de campagne électorale, avant le bon moment, je leur fait du bien et non du mal.

Parlant du jour du scrutin présidentiel dans l'un de vos ouvrages, vous avez utilisé l'expression « la vraie date ». N'est-ce pas prétentieux de votre part  de dire que vous détenez la vraie date de l'élection présidentielle ?

Non, ce n'est pas prétentieux. Je tiens l'information de Dieu l'Omniscient, qui sait tout. Le dire de la part de Dieu n'est pas non plus prétentieux, mais normal ou naturel. Ayant parlé à Dieu en priant, n'est-ce pas normal qu'à son tour il me parle ? S'il a des oreilles pour entendre ma prière, il a aussi une bouche pour parler. La Bible dit qu'il nous a créés à son image. Au cours de cet entretien, autant je vous parle, autant vous pouvez me parler et autant vous me parlez. Est-ce que c'est prétentieux de parler à Dieu ? Si oui, on ne devrait plus prier Dieu car, prier Dieu c'est lui parler. Or, nombreux sont ceux qui prient Dieu, quelque soit l'âge ou l'état de santé.  Ce n'est pas non plus prétentieux de transmettre à ses semblables ce qu'on croit avoir reçu de Dieu. A eux de juger ou d'apprécier.

Pourquoi dites-vous que le 31 octobre est ''la vraie date'' du scrutin présidentiel ?

Il y a un cheminement à retenir. Le 19 septembre 2002, Dieu m'a dit que la rébellion allait échouer. Pour que l'échec soit manifeste, il a décidé de maintenir le Président Laurent Gbagbo à la tête du pays pendant quinze ans. Or,  l'attaque du 19 septembre 2002 visait à écourter son mandat. Ensuite, en février 2005, Dieu me révèle qu'il ne permettra pas qu'il y ait des élections avant 2010. Dieu est libre de révéler tout en même temps ou de le faire de façon progressive. Le 16 avril 2008, il précise que la présidentielle aura lieu le 31 octobre 2010, deux jours après la fixation de la date du 30 novembre 2008.  C'est à cette occasion qu'il m'a dit que le 31 octobre 2010 était la vraie date, par rapport à celle du 30 novembre 2008. Celle-ci était placée sous le signe du diable qui est 666. Dans le symbolisme des chiffres, la bible parle du nombre 666 comme étant celui de la bête qui est Satan ou le diable. Par contre, s'agissant du 31 octobre 2010, Dieu a révélé qu'elle est placée sous un bon signe qui est le chiffre 8. Il symbolise le renouveau,  la nouvelle naissance. Il en résulte que l'élection présidentielle consacrera le nouveau départ de la Côte d'Ivoire, une Côte d'Ivoire nouvelle et refondée.  C'est pourquoi ce scrutin aura lieu, après que l'échec de la rébellion aura été manifeste, selon la révélation divine.

Que répondez-vous à ceux qui disent qu'en annonçant le 31 octobre 2010 vous ne faites que lire la constitution, qui prévoit l'élection présidentielle à cette date-là ?

Non. Je ne fais pas que lire la Constitution. Je révèle la volonté de Dieu de redonner à la Constitution ivoirienne toute sa vigueur. Après l'avoir fait plier comme le roseau, Dieu va la redresser pour qu'elle se tienne splendidement comme l'iroko de nos forêts. C'est pourquoi Dieu m'a révélé que la présidentielle et les élections subséquentes seront organisées conformément à notre Constitution, le 31 octobre 2010.

Il y a une semaine, vous disiez que les Ivoiriens iront aux élections avec une liste autre que celle de la CEI. Est-ce que vous maintenez votre déclaration ?

C'est une révélation que Dieu m'a faite en novembre 2008, j'étais encore à l'ONI. J'étais allé en mission pour sensibiliser les populations sur la liste électorale afin qu'elles aillent se faire enrôler. Et Dieu m'a dit : « est-ce que tu sais que ce n'est pas avec cette liste que vous irez aux élections ?»

Comment vous l'a-t-il dit ?

Comme il me parle souvent, du fond de mon cœur. Quand il me l'a révélé, je me suis dis, mais comment est-ce possible, alors que l'Etat a dépensé beaucoup d'argent pour confectionner cette liste électorale.  Après y avoir réfléchi, j'y ai cru. Et, pour démontrer que j'y crois, j'ai décidé de ne pas me faire enrôler. Mais par sagesse, je n'en ai pas parlé ouvertement encore moins publiquement. J'ai laissé le processus se dérouler normalement. Jusqu'à ce jour (mercredi 08 septembre dernier, ndlr), Dieu ne m'a pas encore dit qu'il en sera autrement que ce qu'il m'a révélé. Je continue donc d'y croire, malgré ce que nous voyons.

Qu'elle  sera  la particularité de cette nouvelle liste, si on peut l'appeler ainsi?

On peut l'appeler ainsi puisqu'il y aura eu une première liste qui sera devenue ancienne. Elle sera établie comme on établit habituellement les listes électorales en Côte d'Ivoire, à partir de celle de 2000, qu'il suffira d'actualiser. C'est le procédé que le Président de la République avait proposé. Il est simple et moins coûteux en temps et en argent. L'INS en a la capacité, une expertise qui, semble-t-il a servi en dehors de la Côte d'Ivoire.

Des changements pointent à l'horizon, pourrait-on éviter un énième report de l'élection ?

J'ai réfléchi à cela après la fixation en Conseil des Ministres de la date du 31 octobre 2010. Mais avant de vous parler du fruit de mes réflexions, je voudrais indiquer qu'au moment où je recevais cette révélation en 2008,  j'ai pensé que la confection de cette nouvelle liste allait se faire beaucoup plutôt, dans le premier semestre de l'année en cours. Or, il se trouve qu'il n'en a pas été ainsi, à moins de trois mois de la date du 31 octobre 2010. Est-ce qu'en moins de trois mois on peut faire une nouvelle liste devant nous permettre d'aller au vote le 31 octobre 2010 ? Humainement parlant, la réponse est négative. Mais tout croyant sait qu'à Dieu rien n'est impossible. Alors, les regards tournés vers Dieu, j'attends de voir ce qu'il fera en définitive.

Le dernier Cadre Permanent de Concertation (CPC) a validé, lundi, la liste électorale définitive...

Je suis amusé et heureux. Je ne me sens pas encore contrarié par rapport à la révélation reçue. Lors de la conférence que j'ai animée devant les communicateurs citoyens bénévoles pour le plébiscite du Président Laurent GBAGBO, j'ai dit que quand la date du 31 octobre 2010 a été fixée  j'ai échangé avec le Seigneur. Il m'avait révélé des bouleversements qui devraient survenir avant cette date. Ceux-ci tardant à se produire à mes yeux, j'ai réfléchi à la situation en me confiant au Seigneur. A l'issue de nos échanges, j'ai retenu trois cas de figures possibles : Soit les bouleversements révélés se réalisent et leur ampleur nous conduit au-delà du 31 octobre 2010. C'est le premier cas de figure possible. Dans ce cas, les bouleversements justifieront le changement de date. Ils constitueront ce que nous appelons en droit, les faits justificatifs.  La bible en donne des exemples dont le meilleur est celui dans lequel Dieu, lui-même, a dit à Abraham que son peuple allait faire quatre cents ans de captivité à l'étranger. Mais, son peuple a finalement fait quatre cent trente ans. Pourquoi cela alors que Dieu avait annoncé quatre cents ans ? C'est parce que Moïse, le libérateur choisi par Dieu, était en exil forcé. Par ailleurs, la Bible nous apprend que Dieu étant souverain, il peut changer les temps et les circonstances, lesquels avaient déjà été fixés ou annoncés.  Dans cette première hypothèse, on assistera au changement du temps ou de la date, mais au maintien des circonstances ou des bouleversements.

Qu'en est-il des autres hypothèses?

La deuxième hypothèse, consiste en ce que les bouleversements annoncés ne se réalisent pas et la date du 31 octobre 2010 est maintenue. C'est dans cette hypothèse que se trouve le processus de sortie de crise en ce moment. Comme dans la précédente, on assistera à un accomplissement partiel de la prophétie ; ce qui n'est pas bibliquement anormal. Dans le  troisième cas de figure, nous allons assister à un accomplissement total de la révélation divine avec la survenance des bouleversements annoncés et le maintien de la date du 31 octobre 2010. Cette hypothèse semble humainement  irréalisable, même si l'on peut convenir qu'elle n'est pas tout à fait irréaliste. Dieu étant omnipotent et capable de tout, je continue de croire à sa réalisation. Elle a l'avantage d'établir la justice de Dieu. La Bible dit qu'il ne laisse pas impuni le coupable, surtout lorsque ce dernier refuse de se repentir et continue de s'endurcir, même en usant de manœuvres pour séduire et divertir les gens.

De quel ordre seront ces bouleversements ?

Ils seront d'ordre institutionnel et vont porter sur le processus de sortie de crise en cours. Dieu seul sera à leur base pour faire sa volonté, dans l'intérêt de la Côte d'Ivoire et de ses habitants. Ils donneront lieu à de grandes manifestations de joie dans tout le pays et nous conduiront paisiblement et normalement aux urnes, le dimanche 31 octobre 2010. C'est à cette occasion qu'une nouvelle liste électorale va être élaborée par l'INS.

Comment avez vous réagi quand la date du 31 octobre a été fixée ?

J'étais dans mon bureau quand un ami m'a appelé pour m'informer. J'ai été tellement ému que j'ai pleuré de joie. J'ai même raccroché le téléphone, sans lui dire au revoir. Puis, j'ai béni le Seigneur. Je lui ai rendu gloire et honneur en disant : « Gloire à Toi ! Tu ne m'as pas honni. Tu as relevé ma face ! ». Vous savez en tant que Magistrat, je tiens à ma dignité et à mon honorabilité, sauf si Dieu lui-même en décide autrement, en guise d'humilité. J'aurais été beaucoup peiné d'être taxé de faux Magistrat ou de faux Prophète, même si je ne revendique pas le titre de Prophète. Cette peine ou cette honte pourrait rejaillir sur les membres mes familles professionnelle, biologique et religieuse.

A vous entendre, un désaveu divin vous ferait énormément de tort.

Pas tout à fait, car ce serait justice puisque j'aurais agi contre la volonté de Dieu. Mais avec toutes les précautions que j'ai prises pour m'assurer que j'ai parlé de la part de Dieu, j'aurais été peiné de constater qu'il en a été totalement autrement que ce que j'ai publié. Quoiqu'il en soit, au regard du bon état de mes relations avec Dieu, j'aurais fini par voir cela non pas comme un désaveu, mais comme une épreuve de ma foi en lui car, je sais qu'il ne peut pas me faire du mal, il ne peut pas me honnir. Il ne peut que me faire du bien. C'est un principe absolu, puisqu'il m'aime et je l'aime. Je verrais donc une telle épreuve comme un défi de ma foi en Dieu. Un défi que je ne manquerais pas de relever en me confiant davantage au Seigneur.

On peut le dire, pour finir, vos révélations vous ont valu une nomination comme conseiller du président de la République.

Ce n'est pas à exclure. Mais ce n'est pas le plus important. Ce qui me semble important, c'est que le Président de la République qui croit en Dieu comme moi, a vu que je pouvais lui être utile dans la mission que Dieu et le peuple de Côte d'Ivoire lui ont confiée pour le bien-être des habitants de ce pays. Je me sens donc doublement honoré par Dieu et par son serviteur, le Président Laurent GBAGBO. Je rends grâces à Dieu et je continue de remercier le Président de la République pour cette marque de confiance.


Interview réalisée par BIDI Ignace

Et publiée le lundi 13 septembre 2010 dans le quotidien NORD-SUD.

 

Sébastien ZAHIRI ZIKI

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