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mardi, 22 février 2011

DEUX SOUTIENS DE TAILLE POUR LAURENT GBAGBO: L'AVOCAT CONGOLAIS Me TCHICAYA ET L'EX EURO-DEPUTE BELGE MME LIZIN

 

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Le couple présidentiel ivoirien

 

Il n'entend pas capituler et tente, tant bien que mal, de desserrer l'étau. Au plan financier comme au plan diplomatique, Laurent Gbagbo, président investi par le « Conseil constitutionnel », mais contesté par une grande partie de la « communauté internationale », essaie d'avoir le bras long pour plaider sa cause auprès des instances internationales de décisions.

 

Face à l'asphyxie économique qui menace de plus en plus son régime, Laurent Gbagbo ne reste pas les bras croisés. Pour l'« Union européenne (Ue) », l'une des structures très actives dans les sanctions contre son régime, Gbagbo aurait son défenseur. Il se serait en effet attaché les services de l'avocat congolais, Jean-Charles Tchicaya, spécialiste des sanctions européennes, pour défaire son camp des diverses restrictions économiques auxquelles il fait face.

Selon La « Lettre du Continent », l'avocat congolais travaillerait actuellement à l'annulation des sanctions imposées par l'« Ue » contre les personnalités proches de Gbagbo, au nombre de 90, ainsi que les structures qui soutiennent son régime. Cela devrait permettre au président proclamé par le « Conseil constitutionnel » d'avoir beaucoup plus de souffle pour contrer les assauts de son rival Alassane Ouattara. Le candidat déclaré élu par la « Cei », bénéficie d'un soutien fort de la communauté internationale, dont il déroule la machine contre le régime Gbagbo. Le choix de l'avocat Tchicaya dans ce combat n'est pas un fait du hasard. Il est l'ami de Me Jacques Vergès, un autre avocat de renommée internationale, qui défend les positions de Laurent Gbagbo dans la crise postélectorale.

Me Tchicaya, selon la « LC », est un spécialiste qui a déjà remporté des victoires face aux sanctions de l'« Union européenne ». En fin 2010, il a obtenu la levée des interdictions de l'« Ue » à l'encontre de plusieurs personnalités guinéennes liées à l'ancien chef de l'Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara. L'avocat congolais devrait réussir le même pari avec les pro-Gbagbo qui ont été frappés par l'organisation européenne.

Au plan diplomatique et politique, révèle toujours la « LC », une autre personnalité étrangère serait à l'œuvre pour le compte du locataire du palais d'Abidjan. Il s'agit de Anne-Marie Lizin, ex-présidente du Sénat belge et ex-eurodéputé du parti socialiste belge. Cette dernière ne manque pas d'occasion pour défendre l'idée d'un recomptage des voix émise par Laurent Gbagbo comme solution à la crise postélectorale. Le 26 janvier 2011 à Paris, participant à une conférence de l'« Institut de stratégie européenne » sur le thème « la Côte d'Ivoire : quelles solutions ? », Anne-Marie Lizin a encore porté la voix de Laurent Gbagbo. Sur cette lancée, elle aurait sévèrement critiqué le rapport final de la mission d'observation de l'« Union européenne » conduite par Christian Preda, en Côte d'Ivoire pendant le second tour de l'élection présidentielle.

Elle reproche à cette mission d'avoir observé un nombre insuffisant de bureaux de vote, et donc d'avoir produit un rapport erroné. L'avocat Tchicaya et le député Lizin parviendront-ils à freiner les ardeurs européennes contre le régime Gbagbo, non reconnu par une grande partie de la communauté internationale ? Ils sembleraient qu'ils sont encore à l'œuvre. Mais en attendant, le constat c'est que l'« Union européenne » corse davantage ses mesures contre Laurent Gbagbo et ses partisans.

Le monde bancaire commence à ressentir les effets des sanctions européennes. Des banques, notamment la « Bicici », « Citibank », la « Standard Chartered Bank » ont fermé face aux pressions économiques (non, par rétorsion à Laurent Gbagbo, ndlr). Dans le domaine de la filière café cacao, les producteurs grognent face à l'interdiction des exportations et accusent l'« Union européenne » d'agir en « bourreau des paysans ».


 

Source : NERRATI.NET

YVES ROCHELEAU: « LE COMPLOT OCCIDENTAL EN COTE D'IVOIRE EST UNE EVIDENCE »

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Le président américain Barack Obama et le président français Nicolas Sarkozy:  Le complot occidental contre la Côte d'Ivoire est une évidence !


En 2001, j'étais membre d'une délégation internationale supervisée par l'« ONU » et composée de cinq parlementaires provenant d'autant de pays, mise sur pied aux lendemains de l'arrivée au pouvoir de M. Laurent Gbagbo en octobre 2000.


La délégation avait pour mission de faire le point sur la situation en rencontrant divers intervenants du monde politique, syndical, diplomatique, religieux, groupes de pression et autres, jusqu'au  Président Gbagbo lui-même.

Sans doute à cause du traitement médiatique local et international, c'est avec un préjugé défavorable au Président Gbagbo que j'arrivai en Côte d'Ivoire.

La rencontre avec le Président Gbagbo fut pour moi déterminante. Lui, que tous identifiaient comme étant le responsable de tous les problèmes de son pays, m'est apparu comme un homme bon, qui répond honnêtement aux questions, même aux plus insidieuses, un humaniste, qui veut le bien de son peuple - et celui de toute l'Afrique- et qui désire avant tout ramener la paix et la Réconciliation nationale.

Mais c'est lors d'une rencontre de la délégation avec une vingtaine d'ambassadeurs que l'hypothèse d'un complot m'est apparue... En effet, j'ai vu et entendu les membres de cet aréopage dénigrer, voire diaboliser le Président de la République, élu démocratiquement, en le traitant comme un indésirable, un trouble-fête, dont il faut se débarrasser parce qu'il refuse de s'incliner...et de se comporter, comme le disent les Africains, en « chef d'État-paillasson ».

Aussi, cet officier de l'ambassade des Pays-Bas qui me glissa à l'oreille : « Sachez Monsieur le député que dans un an d'ici Gbagbo ne sera plus là ! ». Nous sommes alors en 2001 et aucune élection présidentielle n'est prévue avant 2005 ! Environ 18 mois plus tard, le 19 septembre 2002, survenait un coup d'État militaire.... ! Rapidement chassés d'Abidjan, les rebelles se replient en force dans le nord du pays dont ils prendront le contrôle...Ce sera la partition !

Mais pourquoi toute cette hargne envers Gbagbo ? Parce que les Occidentaux n'en ont que pour un autre candidat  à la présidence, fidèle serviteur des intérêts occidentaux, tant à titre d'ex - Premier Ministre de la Côte d'Ivoire, imposé par Paris, qu'à celui d'ancien haut dirigeant du « FMI ».

Cet homme, c'est Alassane Ouattara. Jouissant d'une fortune personnelle importante, il est connu des milieux financiers, politiques et médiatiques d'Europe et d'Amérique.

Proche, et semble-t-il parrain, des rebelles, Ouattara peut compter depuis 2002 sur l'appui des Présidents Chirac et Sarkozy, lui qui parle même de son « ami Ouattara », qui feront tout pour amener l'« ONU » à légaliser la présence des rebelles hors-la-loi, allant même jusqu'à les ennoblir en 2004 du titre de « Forces nouvelles (FN) ».

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Jamais, malgré plusieurs engagements en ce sens, les rebelles n'ont accepté de rendre les armes et jamais ils n'y ont été contraints, ni par la France, ni par l'« ONU ».

Malgré ce contexte,  Gbagbo est forcé, en 2010, de déclencher des élections présidentielles marquées, dans le Nord, par de nombreuses malversations et violences, d'ailleurs reconnues par le représentant de l'« ONU » en Côte d'Ivoire,  sans que jamais la « communauté internationale » ne soit tentée de faire la lumière et de connaître la vérité.

Petit exemple : dans le Nord, dans environ 2200 bureaux de scrutin, le nombre de votants dépasse le nombre d'électeurs inscrits...et  dans plusieurs cas aucun vote en faveur de Gbagbo n'est enregistré, même pas ceux de ses deux représentants... !

Les tensions résultant de ce contexte postélectoral, où deux candidats se disent présidents, risquent de dégénérer en un terrible bain de sang. Pour tenter de remédier à cette situation, l'« Union africaine (UA) » a récemment décidé de mettre sur pied un « panel » regroupant les chefs d'État de cinq pays africains.

Espérons que cette nouvelle mission parviendra à faire connaître la Vérité sur les évènements qui se sont déroulés avant, pendant et après ces élections présidentielles.


Yves Rocheleau

Député de Trois-Rivières (1993-2004)
Chambre des Communes du Canada (Ottawa)
12 février 2011


Source: NERRATI.NET

RAPPORT DE M. KOKOU KOFFIGOH, CHEF DE LA MISSION DES OBSERVATEURS DE L'UNION AFRICAINE A L'ELECTION PRESIDENTIELLE IVOIRIENNE DU 28 NOVEMBRE 2010




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L'ex-premier ministre togolais pendant la transition du 27 août 1991 au 27 avril 1994, M. Joseph Kokou Koffigho était le chef des observateurs de l'« Union Africaine » à l'élection présientielle de Côte d'ivoire du 28 novembre 2010.

 

Voici le rapport de l'ex-premier ministre (de transition) du Togo, Mr Kokou Koffigoh, Chef de la « Mission des Observateurs de l'Union Africaine » en Cote d'Ivoire, qui fait des révélations extrêmement graves, sur la « conduite du scrutin », les « assassinats », les « arrestations », « emprisonnements », « vols », « pillages », « fraudes massives » dans la région du nord du pays.


Monsieur Koffigoh parle, dans ce rapport qui fait froid au dos, de femmes dénudées par les rebelles et les partisans de Monsieur Ouattara le jour des élections, de superviseurs chassés des bureaux de vote, et des blocages pour empêcher les scrutateurs de Gbagbo d'accéder aux régions du nord. Monsieur Koffigoh affirme que deux de ses propres observateurs ont été arrêtés et retenus, et que c'est grâce à l'intervention de l'« ONUCI » qu'ils ont pu avoir la vie sauve. Son rapport est soutenu par des « constats d'huissier », des « vidéos », des « photos des victimes » etc...

QUESTION : Pourquoi l'« Union Africaine », sachant bien que ses Observateurs étaient sur le terrain, n'a t-elle pas attendu le rapport de son chef de mission, avant d'appeler au départ de l'un des candidats ? Sur quelle base donc, si ce n'est sur le rapport de ses propres observateurs, l'« UA » s'est elle basée pour proclamer la victoire de l'un sur l'autre, et s'apprête maintenant à déclencher la guerre ?


Télécharger le rapport [PDF] en anglais des observateurs de l'« Union Africaine » en cliquant ci-dessous :

 

RAPPORT DE L'EX-PREMIER MINISTRE DU TOGO, M. JOSEPH KOKOU KOFFIGOH

NOTE :

Nous pensons que si nous pouvons espérer être toujours aujourd'hui dans un monde de justice, d'équité, de respect des règles, des institutions et des procédures démocratiques, les chefs d'État constituant le panel de négociation et de médiation de l'« Union Africaine » devait se fonder d'abord sur ce rapport des observateurs de l'« Union Africaine » comme première matière pouvant conduire à la découverte de la vérité sur le scrutin.


 

Source : NERRATI.NET

dimanche, 20 février 2011

COTE D'IVOIRE: L'AFRIQUE DU SUD SE DEMARQUE OFFICIELLEMENT DE LA POSITION DE L'UA


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« L'Afrique du Sud remet officiellement en cause la reconnaissance d'ADO. Ce qui veut dire que le panel ne va pas conforter la République du Golf. Soro le savait, d'où le changement de stratégie et une forme d'empressement » (Théo).


La position sud-africaine a officiellement changé et se démarque maintenant de la position initiale de l'UA qui reconnaissait Ouattara comme le vainqueur des élections.

Le président Zuma se rend dimanche en Mauritanie, puis lundi à Abidjan avec les autres membres du panel envoyé par l'UA. La ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud dit avoir maintenant une position "neutre" concernant la crise postélectorale ivoirienne (par opposition aux positions de l'ONU et de la Cedeao).

"Nkoane-Mashabane [la ministre] a dit que l'information initiale reçue par l'Union Africaine lui a fait endosser la victoire de Ouattara, mais l'institution panafricaine a la "prérogative" de revoir ses décisions à une date ultérieure." Elle qualifie l'élection de "non-concluante", "imparfaite".


 

Source : RESISTANCES AKWEDO

CRISE POSTELECTORALE ET DIALOGUE INTERNE: LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE

 

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Dr Pierre Franklin Tavares revient à la charge après « La guerre d'Abidjan n'aura pas lieu - Considérations radicales », avec cette fois-ci, une lettre ouverte au Président Henri Konan Bédié, l'invitant à être le médiateur d'un dialogue interne ivoirien entre le Président Laurent Gbagbo et le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara, pour la paix sur les bords de la Lagune Ebrié. La Côte d'Ivoire est malade et chacun rue à son chevet pour lui proposer son « élixir » en vue de la guérir, tant le mal est profond. C'est de bonne guerre et même louable, fraternel. Mais, pour notre part, sans préjuger de l'action de cet autre remède, nous nous interrogeons : Henri Konan Bédié qui est une partie du problème ivoirien et qui voue une rancune tenace au Président Gbagbo (il ne l'a jamais appelé « Président » et il n'a jamais assisté à une Fête de l'indépendance (Fête nationale) à ses côtés ; c'est tout dire), peut-il se sublimer pour se prêter à cette mission que lui « assigne » Pierre Franklin Tavares ? L'histoire nous le dira. Attendons donc de voir. Pour l'heure, bonne lecture !


À Son Excellence M. Henry Konan Bédié-Hôtel du Golf-Bvd de France - Riviera-Abidjan-République de Côte d'Ivoire-Paris, le 13 février 2011.


Objet : Dialogue interne.

 

Monsieur le Président, mes premiers mots seront des paroles de respect et de salutations cordiales. Et, pour être d'emblée dans la sphère qui sied à l'esprit de cette lettre, je les fais immédiatement suivre par une pensée : « aucune vérité ne vaut qu'on lui sacrifie une nation ». Moins bien encore, des résultats électoraux.

Ce courrier, le quatrième que je vous adresse depuis 1997, prend pour cadre et motif « la crise postélectorale » que traverse la Côte d'Ivoire et ne vise qu'à un but : « le dialogue interne » comme outil de paix sociale, de cohésion nationale et facteur de développement.

Je sais bien que, pour lors, nombre de personnalités et de militants des deux camps, RHDP et LMP, sont opposés à l'idée voire à toute initiative de dialogue. Mais, je n'en ai pas inventé les vertus. Socrate, par exemple, en matière de pédagogie, en a fait sa méthode. Et depuis la philosophie qui a accepté ce sol et ce socle a considérablement fructifié. Cabral Amilcar, inlassable ingénieur de la connaissance, fit de la causerie l'instrument aratoire qui permet de mettre au jour les causes ultimes. Félix Houphouët-Boigny, dans le domaine politique, l'a présenté comme « l'arme des forts ». Et en l'abandonnant, les Ivoiriens ne se sont pas seulement désarmés et affaiblis, mais historiquement fourvoyés ; et - si rien n'est entrepris - ils goûteront à l'amertume des « coups de la guerre funeste ». Épargnez-leur ce drame ! C'est, au reste, pour cela que je m'adresse à vous. Combien est-il rassurant de savoir que les belliqueux sont minoritaires, quoique très actifs et placés au-devant de la scène médiatique. Ma pétition est donc toute simple : devenez ou soyez l'infatigable artisan de la paix, dans la filiation de celui qui vous désigna comme son dauphin.

Les temps anciens offrent des leçons. Adraste, qui engagea une guerre et subit un terrible revers, regretta les influences qui l'y avaient conduit : « Les jeunes gens et leur clameur, dira-t-il, m'ont étourdi ». La réponse de Thésée, auprès duquel il vint réclamer de l'aide, fut claire : « Tu as écouté le sang chaud, et non les têtes sages » (Euripide, Les Suppliantes, 1962). En effet, Monsieur le président, s'il est des guerres justes, il en est d'injustes. Celle qui concerne la Côte d'Ivoire n'est pas bonne ni même utile. Les Africains savent que l'on peut vaincre sans avoir raison. Soyez la « tête sage ». D'autant que, dans le « dialogue interne » qui ne fait aucune place à la « folle jactance », celui qui convainc ne peut le faire que s'il est du côté de la raison. Car, tout y est clair, méthodique, la vérité y trouve sa vraie place. Les « palabres », elles, laissent échapper les causes.

J'ai la faiblesse de croire que la nature et l'orientation des événements nationaux vous obligent à reporter sine die votre retrait annoncé de la vie publique ivoirienne et internationale. Car, votre implication, bien plus que votre liberté, est une nécessité historique. Comment quitteriez-vous la vie publique, au moment même où le pays, l'État et la nation (en construction) menacent d'être emportés ? C'est que, à l'analyse, après tous les sommets, concertations et accords, seul un dialogue de type interne ou une causerie tripartite peut épargner à la Côte d'Ivoire une descente aux enfers. Or, vous semblez être la personne la plus qualifiée pour conduire ce processus, comme j'ai essayé de l'étayer récemment dans l'article La guerre d'Abidjan n'aura pas lieu. Certes, plus d'un vous croient usé. Ils se trompent. Seules les oreilles de notre silence sauront entendre les frappes de vos paroles à venir.

Il y a quatre possibilités : l'asphyxie financière de l'État ivoirien, la guerre directe (Ecomog, etc.) contre le régime en place, la résistance des patriotes et le dialogue interne des trois leaders. Je note que les trois premières éventualités, par des chemins différents, aboutissent au même résultat, et donc ne divergent pas fondamentalement. Dans la première, par étouffement, le peuple « paie » pour ce dont il n'est pas responsable. Comme au Zimbabwe, le Simbacayo, si beau qu'on le disait construit par le diable (Carl Ritter, L'Afrique, 1825). Dans la deuxième, « fatigué », le peuple est exposé aux affres de la mort, alors qu'il ne plaide qu'à vivre libre. Tel fut le cas du Libéria, terre de liberté. Dans la troisième éventualité, le peuple est au devant de la scène et acteur, mais à quel prix participe-t-il à son propre désastre ? Ce fut le cas d'Haïti, naguère perle des Antilles. En tous les cas, à bien y regarder, la Côte d'Ivoire est comme la synthèse ouest-africaine du Zimbabwe (construction : édifices), du Libéria (liberté : abolition du travail forcé) et d'Haïti (richesse sucrière : cacao). En vérité, il n'y a qu'une alternative : la guerre ou la paix. La guerre pourrait certes désigner un vainqueur, mais dans quelles conditions de destruction gouvernera-t-il la Côte d'Ivoire ? La paix, moins couteuse et préventive, est un « dialogue interne » à trois : MM. Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara et vous-même. Qu'est-ce qui l'empêche, sinon l'orgueil des hommes, vanité des vanités ? Dans cette crise, les intérêts matériels sont devenus secondaires.

Surmontons l'orgueil. Laissons la vanité à sa propre vanité. Dès lors, comment envisager le « dialogue interne » qui, tendant au consensus national, au compromis historique, et peut-être même à un « programme commun et provisoire de gouvernement » entre les parties en conflit, tire sa nécessité première du péril qui menace d'emporter ce qui reste de la Côte d'Ivoire ? Cela aucun ne peut-il l'entendre, le comprendre ?

Je reste convaincu que, sous votre égide, et avec le double accord de MM. Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, il sera possible de surmonter cette crise qui, depuis vingt ans maintenant, ravage et dévaste la Côte d'Ivoire. Sans doute d'autres personnalités pourraient-elles vous aider à accomplir cette démarche. Ce cadre nouveau de concertation, qui s'appuiera uniquement sur des Ivoiriens, sans refuser le concours des amis, pourrait être le laboratoire tant attendu pour la recherche de solutions idoines. Le « dialogue interne » est aux antipodes des démarches antérieures.

Une poignée d'hommes de foi bonne peut déplacer les montagnes ! Puisse le Ciel vous aider à accepter ce qui est ici proposé.

Restant à votre disposition,


Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de ma très haute considération.


Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : +336-87-34-21-22

Courriel : tavarespf@hotmail.com

LA DEMOCRATIE PRISE EN OTAGE: COMMENT GEORGES SOROS FINANCERAIT LA DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE



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Georges Soros, juif américain d'origine hongroise, misothrope et chantre de la globalisation comme de la mondialisation.

 

Le conflit post-électoral de Côte d'Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d'Alassane Dramane Ouattara (ADO) dont Dominique Strauss Khan (DSK), Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : Le juif américain George Soros [*].


Selon « La Lettre du Continent » du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d'ado , ADO, qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un « Grumman 4 », rebaptisé « RHDP Solutions ».

Mais George Soros a donné bien plus qu'un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros - multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la « globalisation », de la « mondialisation » dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives - Pour en savoir, il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein (cliquer sur)  « LA GUERRE SECRÈTE DU MISANTHROPE GEORGE SOROS À TRAVERS LE MONDE. » dont les premiers paragraphes sont édifiants :

Pour George Soros dans « The Deficiencies of Global Capitalism, in On Globalization, 2002 » : « La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l'extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l'ingérence extérieure. (...) Certes, il est difficile de s'ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème ».

Depuis fort longtemps, l'action et l'argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d'organisations « philanthropiques » ou « droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.

Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le « Open Society Fund », destiné à « ouvrir des sociétés fermées ». Aujourd'hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu'« une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu'une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens ». Ceci explique son admiration sans limites pour les « Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité) », l'« OMC » et la « Banque mondiale », et sa collaboration avec eux.

Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui « achètent » ensuite d'importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ». « Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c'est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l'aide de tarifs douaniers et de régulations, c'est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c'est-à-dire l'impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre » et fera l'objet d'attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.

Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l'« Open Society Institute (OSI) », « Human Rights Watch », la « Fondation Soros », et l'« Initiative relative à la transparence des industries extractives ».

En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu'elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu'elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l'opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu'elles ne le peuvent pas, leur travail est d'autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l'engagement et du soutien de la société civile ».

George Soros a versé 100 millions de dollar à « Human Rights Watch » depuis 10 ans pour s'attacher les services de cette « ONG », dont les enquêtes  sur la Côte d'Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l'œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de « Human Rights Watch ».

La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de « lobbying Avaaz », intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n'a pas jeté son dévolu que sur la Côte d'Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu'il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.

ADO n'est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama !


NOTE :

[*]  Soros, né György Schwartz, est le fils de l'écrivain espérantiste Tivadar Soros (alias Teodoro Ŝvarc) dont l'œuvre Maskerado ĉirkaŭ la morto écrite originalement en espéranto et qui relate ses expériences pendant l'occupation nazie à Budapest a été traduite dans plusieurs langues (anglais, russe, allemand, hongrois et turc). Cependant George et son frère Paul ne semblent pas être des « Locuteurs natifs de l'espéranto », leur activité dans le domaine est en tous cas inexistante.

George Soros est un financier milliardaire américain, né le 12 août 1930 à Budapest (Hongrie), où il vécut jusqu'en 1946, date à laquelle il fuit l'occupation soviétique en se rendant à un congrès d'espéranto. Il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et ses activités de philanthropie et il est à l'origine des hedge funds apparus dans les années 1970. Il est actuellement président de « Soros Fund Management » et de l'« Open Society Institute ».

Soros émigra au Royaume-Uni en 1947 où il entreprit des études d'économie à la « London School of Economics ». Il se rendit ensuite aux États-Unis en 1956 pour, selon ses dires, gagner assez d'argent à « Wall Street » pour devenir écrivain et philosophe. Il travailla à la Bourse de New York en tant que trader et créa son propre fonds d'investissement : le « Soros Fund Management ».



Source : NERRATI.NET

samedi, 19 février 2011

VIDEO INEDITE: LA VERITE SUR LA FERMETURE DES BANQUES EN COTE D'IVOIRE

Vidéo inédite:


La vérité sur la fermeture des banques en Côte d'Ivoire


Le Ministre ivoirien délégué au Budget, Justin Koné Katinan

dans cette vidéo éclaire la communauté nationale et internationale

sur la fermeture de certaines banques en C.I.


Pourquoi l'Etat a t-il nationalisé la SGBCI et la BICICI?
La CI sort elle de l'UEMOA?
Le salaire des fonctionnaires?
Vers la création d'une monnaie ivoirienne?

Visualiser le débat

cmrci

Plus de Télévision GRATUITE et d'info sur www.facebook.com/telediaspora.net

Copyright © Fév. 2011

NATIONALISATION DE LA SGBCI ET LA BICICI : LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS CONTRARIES


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In Le Nouveau Courrier N°208 du 19 Février 2011 par Emmanuel Akani


La mesure de nationalisation de la Bicici et la Sgbci, filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, contrarient énormément les plans des puissances occidentales qui soutiennent Alassane Ouattara dans sa tentative de coup d'État en Côte d'Ivoire. A l'analyse, les soutiens extérieurs de Ouattara conduits par Barack Obama et Nicolas Sarkozy cachent très mal leur exaspération face à l'évolution de la crise postélectorale dans laquelle ils ont un parti pris flagrant. Alors qu'ils étaient convaincus que la fermeture des banques françaises en Côte d'Ivoire déstructurerait définitivement le système bancaire national, la décision prise par le chef de l'État a ruiné leurs espoirs. Le naufrage a été évité et l'élu du peuple ivoirien reste à son poste.

Cette sortie traduit l'impatience des puissances étrangères qui ont peur que la vérité éclate au grand jour au sujet des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 à l'origine de la crise postélectorale. Ces pays qui couvent les va-t-en guerre de la Cedeao, qui prône l'option militaire contre le président Laurent Gbagbo, ont déroulé le rouleau compresseur ces derniers temps. Dans l'intention de réussir leur coup avant l'arrivée du panel des cinq chefs d'État de l'Union africaine à Abidjan. Ainsi, tel un orchestre, la France, les États unis, l'Union européenne, le Sénégal, le Burkina, etc. joue chacun sa partition. Avec la nationalisation des banques françaises, il constate donc amèrement que c'est un pan entier du plan qui vise à soulever les populations contre Laurent Gbagbo tombe à l'eau. Une déconvenue difficilement acceptable et qui justifie leur courroux.

La France et les États Unis ont élevé la voix pour condamner la décision du président Laurent Gbagbo, déçus certainement de ne pouvoir aller jusqu'au bout de leur action subversive. Par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, la France de Nicolas Sarkozy a adressé hier des menaces à peine voilées au président Gbagbo, invoquant des «violences et menaces exercées contre les institutions financières, les opérateurs économiques et les civils». Pour Barack Obama, l'allié de Nicolas Sarkozy qui s'est prononcé par le biais du porte-parole du département d'Etat Philip Crowley, il s'agit d'actes «graves conséquences sur la stabilité monétaire et la confiance des investisseurs en Côte d'Ivoire»


Source: LE NOUVEAU COURRIER

MAHALIA NTEBY: « LES BANQUES QUI ONT FERME DOIVENT ETRE A JAMAIS INTERDITES D'EXERCER EN COTE D'IVOIRE »



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La fermeture de la BICICI et de Citigroup va-t-elle être suivie de celle d'autres banques et cela va-t-il porter le coup fatal à Gbagbo?


La stratégie de l'asphyxie financière du régime Gbagbo était annoncée depuis belle lurette. Cela aurait pu être étouffé dans l'œuf si les conséquences qui s'imposaient avaient été tirées de la guerre des 6 jours de la France contre la Côte d'Ivoire en Novembre 2004. Malheureusement, la solution de facilité a été privilégiée et le pays est resté accroché au franc CFA, comme si tout avenir en dehors de cette monnaie esclavagiste était impensable.  Ceci est assez incompréhensible quand on sait que la voix la plus autorisée en la matière, celle du Professeur Mamadou Koulibaly, économiste le plus brillant de Côte d'Ivoire et actuel président de l'Assemblée  Nationale, s'est toujours élevée pour combattre le franc CFA. Il faut croire qu'il n'a pas été assez écouté dans son propre camp et que certains doivent aujourd'hui s'en mordre les doigts. Enfin, mieux vaut tard que jamais ! Même s'il eut été souhaitable que la sortie de la zone franc se fit selon un calendrier défini par les autorités ivoiriennes, qui aurait permis d'éviter ou de mieux gérer certains des violents soubresauts traversés ces jours-ci, elle est aujourd'hui inéluctable. Le bras de fer dans lequel la France s'est engagée aura au moins servi à cela : pousser Laurent Gbagbo à tourner le dos au franc CFA auquel il était jusqu'alors très attaché. De cela, les Ivoiriens peuvent se réjouir.

Maintenant, il est évident que les décisions de fermeture de la BICICI et de Citigroup affectent le fonctionnement économique du pays. Tous les individus et sociétés qui y ont des comptes sont de facto pris en otage par ces banques, qui bloquent de façon tout à fait illégale leurs avoirs. Ceci est le résultat de l'immixtion de la politique dans le monde des affaires. Tous ceux qui doutaient du rôle d'agents de la politique française joué par les entreprises hexagonales ne peuvent plus nier l'évidence. Il semble certain que le gouvernement ne peut se contenter de « poursuivre en justice» ces banques, comme cela a été annoncé. Elles doivent aussi être purement et simplement fermées et à jamais interdites d'exercer sur le territoire ivoirien. D'autre part, il est temps que les Ivoiriens agissent de façon cohérente face à la situation à laquelle ils sont confrontés depuis une dizaine d'années. Au niveau de l'Etat, il est accablant de constater qu'aucun agrément bancaire n'a été accordé aux banques chinoises, indiennes, sud-africaines ou brésiliennes qui souhaitent pourtant s'implanter en Afrique subsaharienne, sous le prétexte jamais avoué de protéger les intérêts des banques françaises et donc de la Françafrique. Cela doit et va changer, car il est évident que l'Etat ivoirien  et les autres gouvernements africains ont compris, à l'aune de la crise traversée par la Côte d'Ivoire, qu'ils doivent privilégier les relations commerciales avec des Etats qui prônent et appliquent la non-ingérence dans les affaires intérieures de leurs partenaires.

J'ai aussi beaucoup de mal à comprendre qu'il y ait encore des Ivoiriens qui ont des comptes dans les banques occidentales. Au plus tard après l'alerte de décembre 2010, quand la SGBCI et la BICICI avaient déjà fermé leurs portes pendant une matinée pour empêcher les fonctionnaires de toucher leurs salaires, il y aurait du avoir un mouvement de foule pour procéder à la fermeture des comptes dans lesdites banques et la réouverture de ces derniers dans des établissements comme la SIB, Bridge Bank, la BNI... Dans le même ordre d'idées, Orange en Afrique n'hésite pas à écouter systématiquement les conversations téléphoniques de ses clients afin d'en faire profiter l'ambassade de France ainsi que les services de renseignement français et les collabos locaux à leur solde. En Côte d'Ivoire par exemple, le rebelle Hamed Bakayoko, lorsqu'il était ministre des NTIC dans le cauchemardesque gouvernement wouya wouya (de pacotille, ndlr) issu de l'accord politique de Ouagadougou, recevait fidèlement les écoutes des conversations de tous les acteurs du camp présidentiel. Aujourd'hui encore, Orange transmet les écoutes à Alassane Dramane Ouattara, qui est lui-même mis sur écoute afin que ses donneurs d'ordre puissent le contrôler. Dans ces conditions, il est difficile de comprendre qu'un citoyen qui se respecte puisse encore avoir un compte dans une banque non ivoirienne, téléphoner avec Orange, rouler en Peugeot ou faire le plein chez Total, d'autant plus qu'il existe une pléiade d'alternatives.

Quant à dire que ces mesures vont faire tomber le régime Gbagbo, je n'y crois pas. Ceux qui souffrent de ces mesures sont de tous les bords. Le dioula d'Abobo dont l'enfant malade va mourir parce que son père n'aura pu aller chercher 30.000 francs CFA au distributeur de la BICICI pour lui acheter les médicaments pour le sauver, comme le fonctionnaire lambda. Au contraire, je pense que bientôt, nous observerons un déferlement des populations vers l'hôtel du Golf et les ambassades des pays de l'Union européenne, pour chasser ceux que les Ivoiriens considèrent à raison comme responsables de leurs problèmes. Je pense également que le gouvernement ivoirien ne tardera pas à ordonner la fermeture immédiate des opérateurs économiques français en Côte d'Ivoire : d'ici peu, Bouygues, Orange, Total, CFAO, SGBCI et tous les autres seront contraints de mettre la clé sous la porte ou seront nationalisés et alors là, la partie deviendra vraiment intéressante...


Mahalia Nteby

Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

jeudi, 17 février 2011

FORUM SOCIAL DE DAKAR: PLUS DE 6000 DEMOCRATES SIGNENT UNE PETITION POUR LA CAUSE DE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE



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Pr Malick Ndiaye, sociologue émérite à l'Université Cheik Anta Diop


Le Forum social de Dakar, qui a eu lieu le week-end dernier à l'Université Cheik Anta Diop a tenu toutes ses promesses. Plus de 6000 personnes y ont signé une pétition pour dire non à la guerre de la France contre la Côte d'Ivoire.

Les démocrates du monde se sont réunis au Sénégal pour se pencher sur les maux qui minent le tiers monde et en particulier la crise que traverse la Côte d'Ivoire depuis la fin du scrutin du 28 novembre 2010. Des universitaires tels que le Pr Malick Ndiaye, sociologue émérite à l'Université Cheik Anta Diop ont crié leur ras-le-bol face à la tentative de prise en otage de la Côte d'Ivoire par la France.

Ils ont vivement condamné les manœuvres de déstabilisation du pays par les occidentaux, en préconisant la solution pacifique pour le règlement de ce différend. Venus de tous les coins de l'Afrique et du monde, ces intellectuels, responsables des Organisations Non Gouvernementales, ont signé une importante pétition pour dire non à la présence des casques bleus et aux forces de l'Ecomog que les va-t-en guerre veulent utiliser pour attaquer la Côte d'Ivoire.

Cette société civile africaine compte par ailleurs mettre la pression sur les gouvernements africains, afin de dissuader ceux-ci d'utiliser le moyen militaire dans un pays qui a toujours été considéré comme une terre de paix et de prospérité. A cette rencontre panafricaine et altermondialiste, des militants du RHDP (opposition ivoirienne), toujours à cours d'arguments, ont tenté de semer le désordre comme ils en ont l'habitude. Mais ils ont été très vite maitrisés et les idées ont triomphé face aux biceps.


Hervé Gobou


Source: INFOS COTE D'IVOIRE.NET


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UN DES RARES INTELLECTUELS AFRICAINS QUI A LE COURAGE ET LA FORCE DE SES IDEES


En ce début de l'année 2011, nous avons choisi de mettre à notre Tableau d'Honneur le sociologue et professeur Malick NDIAYE. Il enseigne à l'Université Cheik Anta Diop de Dakar et dirige le cercle des intellectuels du Sénégal (Cis). Par ailleurs, il est Coordonnateur du Comité d'Initiatives des Intellectuels et Secrétaire Exécutif de la Coordination des Intellectuels d'Afrique et des Diasporas africaines. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles, ainsi que co-auteur du livre : «La Côte d'Ivoire face à son destin. Et si l'Afrique était Gbagbo» publie aux Editions L'Harmattan, il est le directeur de publication d'une revue continentale, qui a sorti un numéro spécial sur le discours de Sarkozy à Dakar.

Nous avons tenu à l'honorer parce qu'il est, M. Malick Ndiaye, est un des rares intellectuels africain qui a le courage et la force de ses idées, et qui se montre toujours disposé à participer à tout débat, à délivrer son éclairage sur tous les sujets, y compris les sujets tabous comme par exemple l'homosexualité, la franc-maçonnerie.

Il a affirmé, avec force conviction, que la manifestation contre les Ape à Bruxelles comme à Dakar, ont ouvert une nouvelle ère. Une nouvelle période qui, non seulement est caractérisée par la faillite des bureaucraties européennes et africaines, mais aussi marque l'avènement de nouveaux boulevards de libertés. Là-dessus, il en appelle au président Wade pour ne pas fermer ces boulevards de libertés. Mieux, il l'invite à laisser les Sénégalais manifester dans les rues du pays pour revendiquer l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

En outre, M. Malick Ndiaye est en première ligne des intellectuels qui ont dénoncé « une diabolisation excessive de Laurent Gbagbo » et qui ont lancé un appel pour éviter «l'enlisement» de la Côte d'Ivoire dans une guerre fratricide. Il a été l'artisan principal de la mise en place du Mouvement panafricain des amis de Gbagbo. Face à la crise ivoirienne, spécifiquement la crise diplomatique entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire, en ce qui concerne l'immixtion ou l'ingérence de Wade dans le second tour de la présidentielle ivoirienne, M. Malick Ndiaye n'a pas hésité à déclarer : «Ce que Wade a fait, c'est une faute, et non une erreur diplomatique ».

A ce propos, M. Malick Ndiaye explique : « En ce moment, Wade est porteur de valise des Français. Wade n'agit pas parce qu'il a ses nerfs. Il agit selon une stratégie... Wade est dans une situation de 'confiage' catastrophique. Ça n'a pas marché avec Gbagbo, parce que celui-ci est contre le 'confiage' du prince héritier. Gbagbo ne se conçoit pas dans la logique de reproduction biologique... En Côte d'Ivoire, il faut savoir que le fils aîné de Gbagbo, tout le monde le connaît. Et il n'est pas connu pour être mêlé aux affaires de l'État. Et sa mère est Française. On le connaît comme, non pas le fils de Gbagbo, mais comme un opérateur qui gagne sa vie... Tout ça pour dire que Wade n'est pas pour la démocratie, il est pour le despotisme comme il l'a dit au Figaro».

Observateur averti de la situation politique africaine et ardent défenseur des droits de l'homme et de la société civile, « celle qui incarne les véritables contours de la citoyenneté », M. Malick Ndiaye estime que le peuple africain a pris conscience de sa force et que les rapports des pays africains avec la Métropole doivent être repensés sur tous les plans.

Pour lui, « la tâche des intellectuels est de lire ce qui, aujourd'hui, a fait brèche dans la société, (...) de travailler sur les questions basiques du changement de la société, de prévoir l'émergence d'une révolution citoyenne ».

Si vous avez lu les livres de M. Malick Ndiaye, n'hésitez pas à nous faire partager vos impressions et vos avis. Envoyez-nous vos commentaires, analyses et compte-rendu, etc. Nous les publierons dans nos prochaines parutions.



Léandre Sahiri

Paru dans (cliquer sur)
Le Filament N°12

LA MIR (MONNAIE IVOIRIENNE DE LA RESISTANCE) EST-ELLE INFAISABLE ?

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En ces temps de « guerre », il est de plus en plus question d'une « Monnaie ivoirienne de la résistance » soit la « MIR » dont vous apercevez le spécimen ci-contre. Les économistes sont plutôt divisés sur la question à savoir si la Côte d'Ivoire peut battre monnaie dans les circonstances actuelles, avec une Côte d'Ivoire coupée en deux entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. On dit souvent que « l'argent est le nerf de la guerre » et cela s'avère vrai.

Cependant, l'idée d'une nouvelle monnaie nationale en Côte d'Ivoire taraude l'esprit des économistes ivoiriens depuis près de 5 ans déjà. En 2007, Mamadou Koulibaly, docteur en économie et président de l'Assemblée nationale se plaignait du fonctionnement du « compte d'opérations » déposé au Trésor français et où se trouve la majorité des avoirs extérieurs des pays de la zone franc : « Pour être libres, nous allons créer notre monnaie » avait t-il lancé. «  Ce serait une catastrophe pour la zone UEMOA et toute l'Afrique. Car la Côte d'Ivoire représente, à elle seule, la locomotive de l'Union. Et le Sénégal qui l'épaule, ne pourra pas seul tenir debout. Ce sera alors l'éclatement de l'union », lui avait répondu le Sénégalais Doudou N"Doye, président l'UPR.

Certains économistes posent des préalables à la question de faisabilité du projet, tel que : l'unification des caisses entre le nord et le sud, la réunification militaire du pays et la stabilité économique et sociale de la Côte d'Ivoire. Au delà des préalables, d'autres mettent en garde contre la probable non reconnaissance de la devise ivoirienne à l'extérieur des frontières ivoiriennes et même à l'intérieur du pays, notamment les zones centre, nord et ouest (communément appelé zone CNO). De sorte que certains économistes parlent d'une monnaie mort née.

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Néanmoins, le projet est-il réellement infaisable ?

On pourrait dire non, il est empiriquement démontré que des situations graves révèlent de grandes créations. Déjà au 19ème siècle, précisément en 1862, Clément Juglar, le spécialiste des crises que l'on retrouve dans tout cours d'économie, disait ceci à propos des crises: « Tout s'arrête pour un temps, le corps social paraît paralysé ; mais ce n'est qu'une torpeur passagère, prélude de plus belles destinées. En un mot, c'est une liquidation générale. Il ne faut donc jamais désespérer ni trop espérer de son pays, se rappelant sans cesse que la plus grande prospérité et la plus grande misère sont sœurs, et se succèdent toujours ». Il est bien dit que la crise est le prélude de belles destinées. Au 20ème siècle, les régulationnistes tels que Michel Aglietta, Bernard Billaudot, Robert Boyer, Benjamin Coriat démontraient théoriquement et empiriquement (sur une étude allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1970) que la crise est l'occasion du changement du mode de regulation et des régimes d'accumulations. Parmi ces changements figurent le changement des formes de la monnaie incluses parmi les 4 autres formes institutionnelles.

Au-delà du volet théorique, l'histoire nous montre bien que les grandes crises révèlent les grands changements, Notons que bien souvent d'importantes décisions monétaires ont été prise en temps de crise : la crise de 1929, la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1947 avec le Plan Marshall puis la Guerre du Kippour et les chocs pétroliers en 1979. Il est donc possible, voire souhaitable, pour un pays en mal de souveraineté nationale de poser le problème de son autonomie monétaire.

Au niveau technique, les économistes pessimistes invoquent un supposé problème d'inconvertibilité d'une nouvelle monnaie ivoirienne à l'extérieur ce qui poserait le problème de l'exportation de nos biens à l'étranger. Ce qui n'est en réalité pas un problème ou du moins un problème déjà présent. Rappelons que le franc CFA étant une monnaie divisionnaire, elle n'est point convertible internationalement, pourtant nous commerçons bien avec les Etats-Unis dont la devise est le dollar. En d'autres termes, il nous suffira d'établir une intra-conversion administrée par le Trésor public ivoirien ou la future Banque Centrale Ivoirienne (BCI), qui elles pré-détiendront des stocks de devises internationales.

L'autre problème que pourrait poser la MIR relève du domaine psycho-politique. Car une nouvelle monnaie ivoirienne devra compter sur la confiance totale de l'ensemble des ivoiriens en elle. Or, les partisans de Ouattara ne reconnaitrons pas cette monnaie. En sus, nul ne doute que l'économiste Alassane Ouattara n'hésitera pas à faire circuler du Franc CFA sur la territoire ivoirien tout en émettant des faux « MIR » afin de pousser à l'hyperinflation comme en Zimbabwe en 2009, ce qui pourrait conduire au désordre monétaire.

En somme le projet du « MIR » n'est pas infaisable. Mais face aux possibles difficultés exogènes et endogènes que cette monnaie devra affronter, il nous faudra de la volonté et du professionnalisme afin d'assurer nos échanges de manière efficace.

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Extrait du rapport : Introduction à l'Etude de faisabilité objective de la MIR (Décembre 2010 -Janvier 2011)


Jean-Philippe OBO et le cercle d'économistes ivoiriens à Paris


Source: IVOIRENEWS

REVOLUTION DU 21 FEVRIER ANNONCEE PAR SORO GUILLAUME: UNE OPERATION COMMANDO SE PREPARE CONTRE GBAGBO DEPUIS LE GOLF



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Le week-end dernier, plusieurs journaux de la place ont rapporté que le RHDP prépare un soulèvement populaire contre les institutions de la République à partir du 21 février. Quelques jours avant, d'autres organes de presse ont révélé un plan d'attaque de la force Licorne (opération militaire de la France en Côte d'Ivoire) et de l'ONUCI contre le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 20 au 25 de ce même mois.

Ces derniers jours, des sources médiatiques ont affirmé que les militants du Rassemblement Des Républicains (RDR), dont le leader est Alassane Ouattara, sont partis massivement de l'Hôtel du Golf pour rejoindre leurs différentes bases. Tous ces faits sont liés par une constance : la prise du pouvoir par Ouattara. Selon des sources bien introduites, un commando de mercenaires Burkinabés se prépare à l'Hôtel du Golf afin de frapper le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 21 au 25 février.

Pour réussir cette attaque, une opération de diversion qui consiste à attaquer les forces loyalistes sur tous les fronts est planifiée depuis le Golf. Ainsi selon notre information, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) seront dispersées sur tout le territoire pour défendre leurs positions au point de baisser la garde à Abidjan. Et donc assez facilement les mercenaires Burkinabés pourront prendre le contrôle des institutions de la République pour installer Alassane Ouattara. C'est donc selon nos sources, la préparation de ce plan d'attaque qui explique les mouvements qui se font au Golf.

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Les dernières manœuvres

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Voici le plan détaillé de l'attaque

Des sources nous ont appris qu'Alassane Ouattara a demandé le départ systématique des militants et sympathisants non essentiels de l'Hôtel du Golf, en vue de céder la place aux soldats de l'ECOMOG qui ont été plusieurs fois annoncés. Mais la source affirme que Ouattara est plutôt déterminé à réussir ce dernier coup. Par conséquent, il veut être sûr que son plan ne va pas être dévoilé par quelques indiscrétions en ce sens que, de l'ECOMOG, il n'en ait rien. Se sont plutôt des mercenaires Burkinabés fournis par Blaise Compaoré toujours selon nos informations qui sont installés au Golf avec la complicité de l'ONUCI.

Le contingent onusien est chargé d'aller chercher les militants chassés par Ouattara au moyen d'hélicoptères (pour cause de blocus), pour sa base sis à l'Hôtel Sébroko. Une fois dans ces locaux les militants déchus sont accompagnés en petits groupes par le personnel de l'ONUCI dans des véhicules banalisés au cours de la journée jusqu'au feu tricolore du quartier d'Attécoubé d'où chacun rentre chez lui. L'on se rappelle que les Forces de défense et de Sécurité (FDS) ont intercepté récemment des éléments de la rébellion armé de Soro convoyés à Abidjan par l'ONUCI.


Konan Julien


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COUP D'ETAT ANNONCE: LES DERNIERES MANŒUVRES


Les informations relatives au coup d'Etat en préparation par la coalition rebelle tendent à se confirmer au fur et à mesure que les jours passent ; et ceci, dans la droite ligne de ce que infoscotedivoire.net avait prédit.

Nous écrivions dans nos publications antérieures, que la France envisage un mauvais coup contre la République et contre son Président Laurent Gbagbo. Et bien cette menace d'attaque se confirme de jour en jour. En effet, les informations en notre possession font état d'une opération ''Barakouda'' que la Licorne entend rééditer en terre ivoirienne, avec la complicité de l'opération des Nations Unies (ONUCI). Il s'agit, pour ces armées d'invasion, de créer l'incident aux alentours de la résidence présidentielle pour tenter un enlèvement du numéro un ivoirien qui gène tant le dispositif de domination de la Françafrique. Les dates de 20 et 21 février qui ont été fixées correspondent à la fin de la médiation de l'Union Africaine.

Cependant, les comploteurs veulent dribbler la vigilance des Ivoiriens en frappant plutôt que prévu. Il s'agit pour la France et la rébellion, de créer la chienlit dans la capitale économique pour tenter un coup de force. Etant donné que Guillaume Soro est bavard, il a fini par déballer le plan macabre que les fins limiers avaient déjà su détecter. Dans cette perspective, des combattants rebelles ont été positionnés à Abidjan, notamment dans les quartiers comme Abobo, Anyama et Port-Bouët II à Yopougon. Ils n'attendent que le feu vert de leurs mandants pour lancer l'assaut.

Toujours suivant ces dernières manœuvres, les militants et responsables du RHDP (opposition politique et armée), qui étaient jusque là parqués au Golf Hôtel, ont été exfiltrés de ces lieux pour préparer des manifestations éclatées à travers le pays. Les récentes fermetures des banques françaises et le boycott des matières premières de la Côte d'Ivoire ne sont pas anodins. Ils présagent de ce plan diabolique qui consiste à asphyxier l'économie ivoirienne en vue de créer une implosion sociale. Aux dernières nouvelles, les Forces de Défense et de Sécurité ont pu avoir la puce à l'oreille. Ils redoublent donc de vigilance pour tuer dans l'œuf cette énième tentative de déstabilisation du pays.


Isabelle Niacaby


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LA LICORNE ET L'ONUCI VEULENT ASSASSINER GBAGBO LE 20 FEVRIER PROCHAIN : VOICI LE PLAN DETAILLE DE L'ATTAQUE


Un autre projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo vient d'être découvert et mis au grand jour par les services de renseignement généraux de Côte d'Ivoire. Le Président Français qui s'est depuis toujours opposé à un recomptage des voix est aujourd'hui convaincu qu'avec la mise en place du panel des chefs d'état, tout est désormais réuni pour procéder à cette opération qui, seule peut apporter la vérité sur le scrutin du 28 novembre dernier.

Or, recompter les voix, c'est déclarer d'office la défaite de Ouattara. Nicolas Sarkozy a donc décidé de mettre à exécution son projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo depuis longtemps préparé concomitamment avec les forces Onusiennes. C'est un plan minutieusement préparé et actualisé au fil du temps.

Vous comprenez donc bien le fondement des déclarations de guerre perpétuellement faites par Alassane Ouattara ces dernières semaines : « Je donne une semaine à Gbagbo pour partir, sinon je vais le déloger (début décembre) », « Gbagbo doit quitter le palais dans deux semaines où je l'y contraindrai par la force (fin décembre)» etc. Après plusieurs reports, le plan totalement peaufiné est désormais prêt pour sa mis en exécution du 20 au 25 février prochain.

Il s'agit notamment d'attaquer la résidence du Président Laurent Gbagbo en neutralisant au passage et d'avance toutes les poches de résistance. Dans ce plan dont le document vous est proposé dans le lien ''lire également'', la licorne et l'Onuci ont identifié les différentes positions des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire de sorte à faciliter les interventions des unités alliées, composées des rebelles ou forces nouvelles, des casques bleus et des mercenaires Burkinabé et russes.

Le rôle assigné à la force licorne dans cette tentative de déstabilisation du pays est le contrôle systématique du plan d'eau lagunaire de l'espace aérien pour empêcher de probables renforts en provenance des bases militaires. Tout a été passé au peigne fin. Le temps d'intervention minutieusement étudié, les distances entre les sites et la résidence du Président de la République soigneusement calculées.

Les tâches dévolues à l'ONUCI dont les chars serviront à attaquer la résidence ont été également clairement définies. Au chapitre ''point sécuritaire zone clash'' qui signifie point de sécurité dans la zone où va se dérouler le clash, le plan de la licorne et de l'ONUCI donne bien des détails sur les effectifs des Fds en présent: Saint Jean (PS1) il y a 8 policiers (Papa) et 3 militaires (Malo) ayant comme arsenal, des Kalachnikov et un cargo policier (1 cargo Papa).

A ce niveau, le plan indique que les policiers sont en alerte (Papa toujours en alerte). Au carrefour Sainte Marie (PS2), les policiers ivoiriens présents sont entre 10 et 15 disposant de ''Kalach'' et d'un char. Les observations décrivent le dispositif à ce niveau comme étant semi lourd, avec des policiers trop distraits. Les dispositions à d'autres niveaux comme le BNETD, l'Hôtel Ivoire, l'ambassade de chine (PS3), le Campus (PS4), la résidence du DG de la Douane (PS5), le carrefour la vie (PS6) et la RTI (PS7) ont été identifiées. Dans le chapitre ''circuit fil gérant en zone Paris'' qui signifie le chemin du président Laurent Gbagbo ils précisent que dans le quartier huppé, le dispositif est très serré au passage du Président. Surtout au niveau de Saint Jean...

Au chapitre '' Soutien gérant hors zone clash'' qui signifie les bases militaires extérieures à la zone de combat devant venir en soutien au Président Gbagbo, le plan détermine les différentes unités des FDS, présente la distance entre ces unités et la zone de combat, définit le temps que peut mettre l'unité pour atteindre la zone de combat.

Au chapitre suivant (tâches unités amis clash day), le document présent le rôle de chaque unité devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo le jour du combat. Ainsi, les tâches de l'ONUCI, de la licorne, des mercenaires et des rebelles sont clairement définies. L'avant dernier chapitre du document présente l'itinéraire des forces devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo.

Ce chapitre est intitulé « Itinéraire unités amis ». Dans la page finale du document intitulé « Chrono », c'est le chronogramme de l'attaque qui est précisé depuis les préparatifs jusqu'à l'exécution (clash day). Voici présenté le dernier complot que l'armée Française et les forces onusiennes comptent réaliser à visage découvert. Pour ceux qui avaient encore des doutes sur l'implication de la France et de l'ONUCI dans la crise ivoirienne, la preuve vous est ainsi livrée à travers ce document de 6 pages joint dans le lien ''Lire également''.


De Lazoa

 

Source: INFOS COTE D'IVOIRE.NET

COTE D'IVOIRE: L'OPPOSITION SENEGALAISE DENONCE SARKOZY ET LA GUERILLA DE OUATTARA

 


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Le Post - Wal Fadjiri - 16.02.2011 Moustapha SALL (extraits)


Côte d'Ivoire : Trêve de démagogie, trêve d'hypocrisie


Débarrassons-nous de la peur et de la fumisterie qui ballonnent nos ventres. La clameur publique et la haine implacable contre Gbagbo ne doivent pas nous terroriser, nous bâillonner. Disons la vérité, toute la vérité, rien que la vérité à propos de cette partie de notre continent qu'est la Côte d'Ivoire.
La situation confuse et inédite (deux présidents de la République, deux Premiers ministres et deux gouvernements) qui prévaut aujourd'hui en Côte d'Ivoire est la conséquence de trois événements dont les responsables sont :

1) Les Forces nouvelles avec à leur tête l'ex- Premier ministre de Gbagbo, Guillaume Soro, qui ont profané le scrutin du deuxième tour dans le nord du pays qu'elles contrôlent. Il est de notoriété publique qu'elles ont chassé brutalement des bureaux de vote les représentants du candidat Gbagbo, qu'elles ont refusé de laisser les membres de la Cei et les agents électoraux contrôler le processus électoral, qu'elles ont bourré les urnes au point que dans tous les bureaux de vote le suffrage exprimé est de loin supérieur au nombre de votants et tout ça pour faire gagner le candidat Ouattara. Ce dernier n'a pas manqué de leur renvoyer l'ascenseur en reconduisant Soro au poste de Premier ministre. Les 98 % des 5,55 % de voix défalqués du résultat provisoire de Ouattara par le Conseil constitutionnel, suite aux recours du camp Gbagbo, étaient de la mascarade électorale organisée par les Forces nouvelles dans leur fief du nord.

2) Le responsable de l'Onuci, représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu, M. Y.J. Choi qui a tenu des propos irréfléchis et maladroits en déclarant dans une interview qu'il avait accordée au journal Le patriote du 03 décembre 2010, ce qui suit : 'J'avais implicitement certifié le déroulement du second tour lors d'une conférence de presse le 29 novembre 2010'. Quelle bourde ! M. Choi, responsable de l'Onuci certifie le déroulement du second tour dès le lendemain du scrutin, alors que le processus électoral n'est pas encore arrivé à son terme. Les résultats des bureaux de vote de la veille continuent d'être acheminés à la Commission électorale indépendante (Cei). Cette dernière n'a pas encore proclamé les résultats provisoires, n'a pas transmis ces résultats au Conseil constitutionnel pour proclamation définitive après examen des recours au cas échéant, ce qui sanctionnerait la fin du déroulement du second tour. C'est en ce moment seulement que doit intervenir la certification explicite (il n'y a pas de certification implicite, comme il le dit) du déroulement du second tour. D'autant que c'est ce M. Choi qui disait que le mandat de certification qu'il a reçu du Conseil de sécurité ne prévoit pas une certification à chaque étape. Il prévoit qu'il certifie que toutes les étapes des élections fournissent les meilleures garanties pour une élection ouverte, libre, juste et transparente.

3) La certification précipitée (dès le lendemain du scrutin), désinvolte, cavalière et laxiste de M. Choi est révélatrice du manque d'impartialité qui a caractérisé l'Onuci lors du second tour de la présidentielle ivoirienne. Elle a beaucoup influencé et fait peser des pressions sur la Cei. Et les déclarations de ce bavard de M. Choi toujours dans la même interview le prouvent encore. Je cite : 'Malgré mon appel à la Cei pour qu'elle proclame promptement les résultats provisoires du scrutin du 28 novembre 2010, la Cei a été incapable de le faire sans tarder en raison de divisions internes. Ces divisions internes ont été exacerbées lorsque les forces de sécurité ivoiriennes ont renforcé leur protection au siège de la Cei à partir du 30 novembre 2010. Ceci a conduit à la fin, le président de la Cei, M. Youssouf Bakayoko, à annoncer les résultats provisoires du second tour dans l'après midi du 02 décembre 2010 à l'hôtel du Golf', fin de citation.

Dans la mission de l'Onuci, il n'est dit nulle part que le responsable M. Choi peut certifier implicitement et par anticipation le déroulement du second tour du scrutin du 28 novembre 2010, ni de faire des pressions sur la Cei pour qu'elle proclame promptement des résultats provisoires qu'elle n'a pas encore fini de compiler. M. Choi devait savoir que le mode de prise de décision de la Cei est le consensus. Et que s'il y a des divisions internes en son sein, comme il le dit, c'est parce qu'il n'y a pas de consensus donc impossibilité de proclamer les résultats provisoires. Solution : transmettre les documents du scrutin au Conseil constitutionnel comme le prévoit la Constitution ivoirienne.
Le responsable de l'Onuci, M. Y.J. Choi, a outrepassé avec excès ses prérogatives. Ce qui a lourdement entaché sa crédibilité et celle de sa certification.

4) Le Président de la Commission électorale indépendante (Cei) M. Youssouf Bakayoko, qui proclame les résultats du second tour au-delà de la limite de trois (3) jours qui lui était impartie, et en dehors du siège de la Cei - à l'hôtel du Golf - de surcroit Qg électoral du candidat Ouattara. Ce qui augure vraisemblablement un parti pris flagrant au profit d'Ouattara. Même si des circonstances graves ont rendu impossible la proclamation des résultats provisoires, le président de la Cei devait saisir immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatations de cette situation, article 38 alinéa 1 de la Constitution de Côte d'Ivoire. Le Conseil constitutionnel décide dans les vingt-quatre heures de suspendre la proclamation des résultats alinéa 2 du même article.

Si le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente (30) jours. Ces dispositions idoines vis-à-vis du Conseil constitutionnel, le Président de la Cei ne les a pas prises, préférant allait (sous les pressions de l'Onuci) s'abriter sous le parapluie du candidat Ouattara à l'hôtel du Golf, pour proclamer devant les seuls médiats occidentaux et en l'absence des représentants du candidat Gbagbo, de la télévision ivoirienne qui a la charge de transmettre en directe la proclamation de tous les résultats des élections, des résultats provisoires illégaux, nuls et de nul effet parce que dépassant la date limite de trois jours qui lui était impartie pour la proclamation, n'ayant pas obtenu le consensus au sein de la Cei, et violant la loi électorale de la Côte d'Ivoire.

Et la réaction du président du Conseil constitutionnel ne s'est pas fait attendre. Il a immédiatement déclaré nuls et de nul effet les résultats provisoires proclamés par la Cei qui sont en porte-à-faux avec la loi. Après traitement des recours, le président du Conseil constitutionnel a proclamé le 03 décembre 2010 les résultats définitifs : Gbagbo 51,45 % - Ouattara 48,55 % Taux de participation 71,28 %.

Voilà les trois événements qui, combinés, ont produit le cocktail confus, grave et générateur de guerre civile en Côte d'Ivoire. Face à cette situation menaçante la vérité qu'il faut dire sans ambages est la suivante : L'Etat de la Côte d'Ivoire est une République indépendante et souveraine, article 29 de sa loi fondamentale. Cet Etat s'est doté d'institutions républicaines dont le Conseil constitutionnel qui proclame les résultats définitifs des élections article 94 de la Constitution ivoirienne. Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale article 98 de la loi fondamentale ivoirienne.

Jusqu'au moment où le Conseil Constitutionnel proclamait les résultats définitifs du scrutin du 28 novembre 2010, tout le monde, le peuple ivoirien, les deux candidats, l'Onuci et toute la communauté internationale le reconnaissaient comme dernier juge des élections. Même le candidat Ouattara que le Conseil constitutionnel à travers les résultats définitifs l'a déclaré battu par Gbagbo a continué à le reconnaître pour lui avoir envoyé une lettre de prestation de serment.

En conséquence, les résultats définitifs qu'il vient de proclamer souverainement sont les seuls résultats valables qui comptent, et personne ne peut les remettre en cause, pas même l'Onuci qui est disqualifiée encore moins la Cedeao ou l'Ua qui n'ont pas cette fonction et ne l'ont jamais fait nulle part ; les présidentielles du Togo et du Gabon pour ne citer que celles-là le prouvent.

Même si les deux candidats avaient pris l'engagement de respecter la certification de l'Onuci, (et je pense que l'engagement est toujours respecté, si la certification se limite à son champ d'action) le Conseil constitutionnel lui, dans l'exercice de ses fonctions, n'est soumis qu'à l'autorité de la loi votée par le peuple ivoirien. Ceux qui font allusion à l'article 64 nouveau du code électoral ivoirien pour dire que le Conseil constitutionnel n'avait pas le pouvoir de supprimer des votes, il devait annuler l'élection présidentielle s'il constate des fraudes, n'ont rien compris de cet article.

Est-ce que honnêtement l'invalidation des votes dans sept départements du nord (le pays en compte plus de cinquante) soit 13% des votants est de nature à entacher la sincérité du scrutin et affecter le résultat d'ensemble ? Je pense que non. Et comme le dispose l'article 64 nouveau du code électoral, le Conseil constitutionnel est le seul organe compétent pour apprécier la gravité des irrégularités aux fins d'annuler ou de ne pas annuler l'élection présidentielle, et non l'Onuci, l'Ua ou la Cedeao.

D'ailleurs, le responsable de l'Onuci, M. Choi, n'a pas déclaré nuls les résultats définitifs du Conseil constitutionnel. Toujours dans l'interview qu'il a accordée au Patriote, à la question du journaliste : 'Pour vous, la proclamation du président du Conseil constitutionnel aujourd'hui (03 décembre 2010) est nulle et non avenue ?'. Il a répondu 'Je dis qu'elle ne correspond pas aux faits'. Ne pas correspondre aux faits ne veut pas dire nul et non avenu. En conséquence, si la proclamation du Conseil constitutionnel n'est pas nulle et non avenue (ce qu'a dit implicitement M. Choi, le responsable de l'Onuci), elle est donc valable et reste en vigueur.


Source: IVOIREVOX.COM

COTE D'IVOIRE: LA VERITE SUR LE NAVIRE DE GUERRE SUD-AFRICAIN AU LARGE D'ABIDJAN

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Frégate de l'armée sud-africaine mouillant au large des côtes ivoiriennes, le 15 février 2011.


La présence d'un navire de guerre sud-africain qui mouille actuellement au large d'Abidjan, fait couler beaucoup d'encre. La « CEDEAO », poussée dans le dos par la France, y voit un acte capable de compromettre les travaux de l'Equipe d'Experts et même celui du panel des Chefs d'Etat membres du panel commis pour trouver une sortie honorable à la crise ivoirienne. Pour cela, elle ne manque pas d'interpeler le Président Jacob Zuma chaque fois qu'elle en a l'occasion.

 

Alors que la « CEDEAO » ne dit rien en ce qui concerne les navires de guerre français et hollandais stationnés dans les eaux ivoiriennes, elle trouve à redire quand il s'agit du navire sud-africain. Pourquoi ? Des informations en notre possession permettent de percer le mystère de la fébrilité de la France et de ses suiveurs.

La France a positionné ces navires, pour, dit-elle, apporter un soutien logistique aussi bien à ses troupes staionnées au « 43è BiMa » qu'à ceux de l'« ONUCI ». Soit. Mais depuis que des mesures restrictives ont été prises par la « communauté internationale » pour étrangler financièrement et économiquement la Côte d'Ivoire, elle leur a assigné une nouvelle feuille de route.

Repousser tous les navires commerciaux à destination du port d'Abidjan. Telle est la nouvelle mission de ces navires militaires qui ont mis quelque peu en veilleuse leurs objectifs militaires. Parmi les bâteaux repoussés, des pétroliers et des butaniers ravitaillant respectivement les dépôts de « Total Elf » et « Shell » au Port d'Abidjan. La conséquence de ce blocus, on l'imagine aisément, est le tarrissement du dépôt à gaz butane qui conduit petit à petit à une rarefaction du gaz domestique dans les foyers abidjanais.

C'est cette nouvelle donne que les autorités sud-africaines trouvent suspect autant qu'ils en déplorent l'ensemble des effets collatéraux. Pour l'administration Zuma, il est injuste que la Côte d'Ivoire ploie sous la charge de sanctions diverses au moment où le monde entier est à son chevet. D'où l'envoi du navire de guerre en question dont le rôle est de vérifier la réalité des faits qui ont cours sur les eaux ivoiriennes, rendre compte à son pays en attendant la conduite à tenir.

Ce n'est pas tout. Parallèlement aux renseignements fournis au Président Zuma par la « CEDEAO » et l'« UA », l'administration sud-africaine a mis en branle ses renseignements politique et militaire à l'effet de confrontation de données. Qui leur permettront de se faire une idée autre que celle relayée par les fauteurs de trouble. Ce travail s'est accentué depuis bientôt 7 jours avec l'entrée en scène véritable du renseignement militaire.

Leçon : l'Afrique du Sud veut se donner les moyens de ne pas prendre une décision injuste qu'elle aura à payer toute sa vie. C'est uniquement cela et non un soutien massif à Gbagbo comme la « CEDEAO » tend à le faire croire.


 

Source : NERRATI.NET

AMBASSADES IVOIRIENNES: POURQUOI GBAGBO A TOUTES LES CARTES EN MAINS

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In Le Nouveau Courrier N°205 du 16 Février 2011 par Frank Toti

La crise post-électorale que vit la Côte d'Ivoire depuis quelques trois mois, est vraisemblablement un combat de longue haleine, où s'entremêlent offensives et contre-offensives tous azimuts. Mais ce qui passionne le plus, reste assurément la bataille diplomatique.


Alassane Ouattara, président de la République-déserte du Golf n'a cessé de s'enorgueillir du soutien inestimable que lui apporte son vieil ami Nicolas Sarkozy. Et très rapidement le tapis international lui a été déroulé. Il pousse même l'outrecuidance en désignant des pseudo-ambassadeurs dans certains pays occidentaux. Notamment, en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Belgique, en Grande Bretagne et à l'Onu. S'il est vrai que cela s'apparente à une victoire du camp Ouattara, en réalité cela ressemble fort bien à un coup d'épée dans l'eau. Parce que dans la pratique, celui qui maitrise l'appareil diplomatique ivoirien, c'est bel et bien, Laurent Gbagbo.

D'un, ces pseudo-nominations de diplomates par Ouattara dans certains pays occidentaux ne pouvaient en être autrement. Dans la mesure où ces pays sont tellement allés loin dans la crise ivoirienne qu'ils ne peuvent faire marche-arrière. Aussi, sont-ils condamnés à accréditer des «Ouattaristes» comme Ambassadeurs, pour témoigner de leur amour à leur poulain. Dommage pour eux, puisque ça pue la pacotille. Parce qu'en pratique, le pouvoir ivoirien, incarné par le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, continue de mener le jeu diplomatique.

A preuve, ces diplomates et individus nommés par Ouattara se contentent du titre d'Ambassadeurs, sans aucunes prérogatives ni compétences. Puisque toutes décisions ou tout document signé sont nuls et de nul effet en Côte d'Ivoire. Ni visas, ni papiers administratifs... Le gouvernement Aké N'Gbo a donné le ton il y a deux jours concernant la délivrance de visas aux ressortissants français et autres sur le territoire de France. «Les visas pour la Côte d'Ivoire sont désormais exclusivement délivrés par les consulats honoraires de Côte d'Ivoire en France, situés dans les localités suivantes : Nancy, Nice, Rouen, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Martinique et Monaco», stipule clairement le communiqué du Gouvernement. Et ce qui est valable en France l'est assurément dans ces pays occidentaux qui ont commis la bêtise de reconnaitre des diplomates nommés par le maître d'Hôtel. Et de plus, la paie des diplomates et autres agents ne transitent plus l'Ambassade, mais atterrit directement dans les comptes des concernés. Du coup, Laurent Gbagbo reprend entièrement et totalement le contrôle de ces chancelleries.

Sur les 45 représentations diplomatiques de la Côte d'Ivoire à travers le monde, Alassane Ouattara peut se prévaloir d'avoir «nommé» quelques 8 «intermittents» à la tête des chancelleries. Une bien maigre performance pour quelqu'un qui chante à longueur de journées que toute la communauté internationale (y compris l'Au-delà) le reconnait comme président. Sans tambours ni trompettes, le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, qui a la légalité constitutionnelle avec lui, étend sa toile diplomatique, au fil des jours, avec des résultats plus que probants. La remise de la balle au centre par l'Ua, lors de son dernier sommet à Addis-Abeba en est une preuve. Une diplomatie silencieuse et efficace à mettre à l'actif du très discret Ministre des Affaires Etrangères, Alcide Djédjé.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

L'ETAT MET LE CAP SUR LA SOUVERAINETE MONETAIRE

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Lentement mais sûrement, la Côte d'Ivoire est en train de conquérir sa souveraineté monétaire. La rupture brutale provoquée par la Bceao- Siège depuis Dakar y est pour quelque chose. Après avoir essayé vainement les armes diplomatique, militaire et politique, Sarkozy et sa Françafrique, ont décidé de désorganiser voire tuer le secteur bancaire de l'espace de l'Union économique et monétaire ouest-africain, (Uemoa).

Certainement, selon leurs propres termes, «étouffer financièrement et économiquement le camp Gbagbo». Dans l'espace, Uemoa, la France est membre très influent dans le Conseil d'administration. La Banque centrale des Etat de l'Afrique de l'Ouest (Bceao). Mieux, c'est elle qui contrôle et manipule à volonté plus de la moitié des avoirs extérieurs des pays ayant en commun, l'usage du Franc Cfa à travers le compte d'opération logé au Trésor français.

Ainsi, après le dernier sommet des chefs d'Etat et gouvernement de l'Uemoa tenu à Bamako au Mali, le gouverneur en fonction Dakoury-Tabley Henri Philippe a été contraint à la démission et depuis, le vice-gouverneur, le Burkinabé Jean Baptiste Compaoré, a pris l'intérim pour trois mois. Comme il n'attendait que ça, le premier acte qu'il a posé, c'est de déconnecter l'agence nationale de la Bceao pour la Côte d'Ivoire, du système informatique de la Banque d'émission.

Le gouvernement Aké N'Gbo ne se fera pas pier pour réquisitionner les agents nationaux de la Bceao travaillant en Côte d'Ivoire. Dès cet instant, Abidjan a mis le cap sur son autonomie. Ce qui fait mal à Bceao- Siège surtout que la Côte d'Ivoire, c'est le pays phare de l'Uemoa avec environ 40%. Face à cette nouvelle donne qui laisse entrevoir non seulement la désagrégation de l'Uemoa, avec à la clé une dévaluation du Fcfa, un nouveau conseil des ministres des Finances de l'Uemoa, a été tenu à Dakar ; le 5e en moins de deux mois. C'est à l'issue de cette rencontre que Jean-Baptiste Compaoré va brandir le bâton des sanctions contre les banques qui vont collaborer avec le gouvernement du Premier Aké N'Gbo.

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Comme il fallait s'y attendre, l'un des satellites en Côte d'Ivoire, la Banque internationale pour le commerce et l'industrie en Côte d'Ivoire (Bicici), filiale de la Banque nationale de Paris (Groupe Bnp Paribas), qui boycottait la transaction manuelle, mise en place par le gouvernement, a sauvagement et de façon inélégante, fermé nuitamment ses agences en Côte d'Ivoire. En attendant, le départ des autres épargnants, il convient de préciser que la Bicici perd avec le non virement des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat, un dépôt mensuel d'environ 7 milliards de Fcfa sur lesquels, elle ne percevra plus des agios.

Par ailleurs, la Citibank qui a également fermé son agence a pris soin d'ouvrir ses guichets automatiques dit-on à l'hôtel Sebroko. En clair, nous sommes passés à une autre phase de la crise ivoirienne et qui porte à croire, que tout est mis en œuvre, pour pousser la Côte d'Ivoire, non seulement à bout, mais l'obliger à sortir de l'Uemoa. En le faisant, ceux qui poussent la Côte d'Ivoire confortent le ministre délégué au Budget Koné Katinan Justin quand il dit :

«Nous n'avons pas l'intention de sortir de l'espace communautaire, mais si on y oblige, nous aviserons». Pour montrer la bonne foi et faisant la posture de la mentalité de l'orphelin avec une vision de souveraineté affichée par le gouvernement Aké N'Gbo, le budget d'Etat 2011, est essentiellement bâti sur la mobilisation des ressources internes. Cap sur la souveraineté monétaire Le budget d'Etat 2011 s'équilibre en recettes et en dépenses à 2907,320 milliards de Fcfa dont 924,7 milliards de Fcfa seront mobilisés par la Direction générale des impôts (Dgi) contre 938 milliards de Fcfa des douanes ivoiriennes qui promettent mobiliser 1000 milliards de Fcfa.

S'agissant de la mobilisation des ressources, il convient de rappeler cette déclaration en substance du ministre Koné Katinan : « Nous n'attendons rien en terme de mobilisation des ressources extérieures, mais sur l'honneur nous prenons l'engagement d'honorer nos obligations envers nos créanciers extérieurs». Aux grands maux, un traitement de choc approprié. Pourrait-on dire. C'est ce que vient de faire le gouvernement à travers sa déclaration du 14 février 2011, avec la série de mesures prises pour sécuriser le paiement régulier des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat.

Mais aussi et surtout ceux des travailleurs du secteur privé. Pour les salaires du mois de février et des mois à venir, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique est instruite à l'effet de procéder à l'ouverture d'office, de comptes dans les autres banques afin d'y effectuer les virements des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat.

Par ailleurs, le gouvernement qui ne veut plus se laisser distraire et se faire surprendre, a décidé de la fermeture immédiate dans ces deux banques, des comptes de sociétés d'Etat et ceux des sociétés à participation financière publique, afin de procéder à leur ouverture dans les autres banques. Pendant que le Garde des Sceaux est instruit d'engager sans délai, des poursuites judiciaires contre ces deux banques. En outre, un secrétariat est créé au sein du Trésor afin d'informer et d'orienter les usagers des secteurs privés et publics de ces deux banques.


Bamba Mafoumgbé


Source : GBAGBO.CI

COMPLICITES DANS LA CRISE IVOIRIENNE - MAMADOU BEN SOUMAHORO: «J'ACCUSE GERARD LATORTUE, LA FRANCOPHONIE ET L'ONU»

 

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La crise postélectorale qui secoue la Côte d'Ivoire, depuis le 28 novembre 2010, n'a pas fini de livrer ses secrets, son lot de comploteurs et leurs alibis pour faire main basse sur les richesses de notre pays. A chaque révélation, l'on apprend un peu plus sur toutes les sales propositions rejetées par Laurent Gbagbo et qui lui valent la ronde de tant de chacals politiques tapis au sein de la Communauté internationale. Dans le texte qui suit, le député Mamadou Ben Soumahoro dévoile la partition de l'ancien Premier ministre haïtien, Gérard Latortue, qui a conduit la délégation des observateurs de l'Organisation internationale de la Francophonie en Côte d'Ivoire. Il établit ses connexions à Paris et à l'ONU.

Personne n'y a véritablement prêté attention. Et pourtant, cela s'est passé. A la fin de la mission d'observation de l'élection présidentielle qu'il a conduite, en Côte d'Ivoire, pour le compte de l'Organisation internationale de Francophonie (OIF), M. Gérard Latortue a dressé son rapport au pied de M. Young Jin Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko. Aussitôt fait, il a repris l'avion le même soir pour Paris, laissant au Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens. M. Gérard Latortue venait ainsi de nous indiquer, clairement, que Young Jin Choi est son binôme local dans la fabrication de la crise postélectorale dans laquelle est plongé notre pays depuis le 28 novembre 2010. Latortue et Choi ont agi pour espérer imposer Alassane Ouattara au peuple ivoirien. C'est un des pans de ce complot aux multiples tentacules enclenché pour faire main basse sur la Côte d'Ivoire. Mais ses prémices datent de longtemps. De quelques années plus tôt.


L'indécente proposition
au candidat Gbagbo

Nous sommes en 2008. L'ancien Premier ministre de la République d'Haïti, Gérard Latortue, une vieille connaissance personnelle, sollicite par mon intermédiaire un rendez- vous avec le chef de l'Etat de Côte d'ivoire. Il l'obtient d'autant plus facilement qu'il prétendait vouloir porter à la connaissance du Président Laurent Gbagbo «l'expérience» qu'il venait de réussir dans son propre pays au moment où le nôtre s'apprêtait à aller à son tour à des élections présidentielles importantes annoncées, à cette époque, pour novembre 2009. C'est ainsi que profitant de l'occasion qui lui était offerte, Gérard Latortue s'est permis de proposer à Laurent Gbagbo de se mettre sous «la protection de George W. Bush et des Etats-Unis d'Amérique». Pour la mise en œuvre de ce projet, l'homme a fait valoir au Président Laurent Gbagbo ses relations intimes et privilégiées avec le frère du Président des Etats-Unis, Le gouverneur de l'Etat de Floride. C'est du reste grâce à l'intervention de ce dernier que le Président Bush a désigné Gérard Latortue pour diriger, à titre intérimaire, le gouvernement d'Haïti. Gérard Latortue devait y organiser les élections de sortie de crise après l'expulsion du Président Jean Bertrand Aristide déposé auparavant par les forces onusiennes, toujours sous la férule de Gérard Latortue, leur mandataire. Les Etats-Unis voulaient René Préval comme président d'Haïti, les Etats-Unis et Gérard Latortue ont "donné" René Préval à Haïti. Après cette élection truquée avec succès, Gérard Latortue a voulu monnayer son expérience auprès de Laurent Gbagbo. Un livre blanc a été édité par ses soins. Il l'a proposé au Président ivoirien au cours de l'audience qui lui a été accordée. Ce livre blanc lui a d'ailleurs servi de viatique pour proposer ses services à toutes les capitales africaines qui préparaient des élections dans cette période troublée.

A la deuxième visite faite à Laurent Gbagbo à son domicile officiel de Cocody, Gérard Latortue, plus concret, a proposé à son hôte une véritable stratégie de hold-up électoral avec son aide personnelle et celle des Nations unies à New York. Il annonçait qu'il allait se faire mettre en mission comme observateur international de nos élections à venir, au nom de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) et de son Président Abdou Diouf. En prévision de cette «mission», il demandait au Président Laurent Gbagbo de faire nommer immédiatement, à un poste technique au siège des Nations unies à New York pour le compte de la Côte d'Ivoire, son compagnon de voyage, un certain Marc Maxi, notoirement connu pour être un honorable agent de la CIA. Cet autre Haïtien, qui avait dirigé auparavant l'organisation humanitaire CARE pour l'Afrique de l'Ouest, devait mettre en place le mécanisme qui devait impliquer le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon lui-même, pour appuyer tout ce qui allait se faire sur le terrain en Côte d'Ivoire afin d'assurer la victoire du Président Laurent Gbagbo «sans bavure». Selon les plans de Latortue, à l'issue du scrutin, peu importe le score, que ce soit au premier ou au deuxième tour, l'ex- Premier ministre d'Haïti représentant l'OIF devait tout simplement "crédibiliser" les résultats en faveur de Gbagbo en s'exprimant au nom de tous les observateurs de l'Union européenne et au nom de l'OIF. L'ONU devait ensuite reconnaître la sincérité du scrutin et, selon ce plan, les autres candidats n'auraient eu que leurs yeux pour pleurer. C'est exactement le même schéma qu'il avait proposé en Guinée-Conakry avant la mort du Président Lassana Conté. Le coup d'Etat du capitaine Dadis Camara a mis fin à ses espoirs et annihilé son plan pour les élections en Guinée.

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La belle affaire pour Ouattara et connexions

A la fin de sa visite à Laurent Gbagbo, le Président ivoirien qui avait prêté une oreille plutôt agacée au discours corrompu de Gérard Latortue, lui a fait remettre par mes soins une somme d'argent frais, quelques dizaines de millions de francs CFA, pour faciliter son séjour et celui de son compagnon d'agent de la CIA, Marc Maxi. Le chef de l'Etat n'a pas donné suite à la démarche indécente de l'ex-Premier ministre d'Haïti Gérard Latortue. Ses incessants appels téléphoniques n'ont pas trouvé non plus d'échos auprès du président Laurent Gbagbo pendant de nombreux mois. Son projet est resté lettre morte parce qu'il est tombé sur un véritable démocrate et un intellectuel honnête qui a toujours bâti sa vie sur la vérité de l'onction populaire. Gérard Latortue n'a pas cessé de me harceler, moi qui l'ai introduit auprès du Président Laurent Gbagbo. Là aussi, sans aucune suite. A l'évidence, le Président de la Côte d'Ivoire s'était senti profondément vexé par la proposition malhonnête de Gérard Latortue qu'il a donc définitivement éconduit en ne répondant plus à ses pressants appels téléphoniques.

Bien entendu, toute cette entreprise avait un prix dans l'esprit du représentant de commerce de l'OIF et des Nations unies. Le refus de Laurent Gbagbo constituait pour lui et pour ses commanditaires un énorme manque à gagner qu'il fallait combler d'une manière ou d'une autre. C'est ainsi que Gérard Latortue et Marc Maxi ont proposé leur service diabolique à Alassane Ouattara et à son épouse Dominique Folloroux. Connaissant son entregent, la femme du plus grand imposteur devant l'Eternel, Alassane Ouattara, a dû consolider le projet scélérat de Gérard Latortue par l'adhésion empressée de leurs amis français, américains et ivoiriens de nationalité américaine vivant aux Etats-Unis. Ce qui n'était qu'un plan devant consolider l'avantage du candidat le mieux placé, dans l'esprit de Gérard Latortue et ses comparses accourus pour empocher quelques millions de dollar, est devenu, par la force des choses, un des éléments fondateurs du complot international qui continue de secouer la Côte d'Ivoire, mon beau pays. Ce complot devait donner gagnant celui que personne n'attendait, c'est-à-dire Alassane Ouattara. Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce vaste complot qui s'est étendu à quelques valets de M. Sarkozy en Afrique, notamment le Burkinabé Blaise Compaoré et le Sénégalais Abdoulaye Wade, il importe de savoir que l'acteur principal, le mici-dominici de l'ombre, Gérard Latortue, a servi comme représentant permanant du PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) à Cotonou dans les années 70 et, à ce même titre, en Côte d'Ivoire pendant cinq ans sous l'autorité de l'Algérien Abderamane Kane qui dirigeait l'organisation à partir de Vienne, en Autriche.

Vous avez dit Nations unies ? Que reste-t-il pour accomplir le complot ? Evidement les élections ! Les fameuses élections ! Le prétexte tout trouvé ! Or, dans ce domaine, les données sont connues : Depuis 2002, ''la Communauté internationale '' voulait la tête de Laurent Gbagbo. C'est tout ! Seulement voilà, toutes les tentatives ont lamentablement échoué. Il manquait un homme de main "crédible", loin de l'Afrique, discret et efficace pour accomplir l'opération «enlever Gbagbo». Le premier bénéficiaire, Alassane Ouattara, pour une fois, n'est pas allé le chercher puisqu'il ignorait son existence. Cet homme prétendument providentiel est arrivé de lui-même : après son échec au pied de Laurent Gbagbo, Gérard Latortue est allé proposer la forfaiture de l'OIF à Ouattara. Abdou Diouf, l'ancien Président de la République du Sénégal était candidat à sa propre succession à la tête de l'organisation francophone. Le coup de pouce de Latortue lui a sûrement fait du bien. Au renouvellement du mandat d'Abdou Diouf en Suisse, Nicolas Sarkozy en a décidé tout seul, à la place de tous les chefs d'Etat africains présents, en piétinant leur dignité. La Côte d'Ivoire vaut bien une messe et tout le monde a dit Amen !

«Donne-moi la tête de
Gbagbo, et tu auras l'ONU»

Ainsi donc, on a échangé l'honneur et la sécurité de 20 millions d'Ivoiriens contre le confort du poste d'un homme qui fut pourtant chef d'un Etat africain et non des moindres. Gérard Latortue est l'un des artisans zélés et intéressés de cette mascarade qui a échoué, dans sa version OIF, en Côte d'Ivoire. Lamentablement ! Quoiqu'il en soit, par quelque bout qu'on le prenne, le complot qui essaie de déstabiliser notre pays trouve son épicentre aux Nations unies, son exécuteur testamentaire étant M. Ban Ki-moon qui, malgré son incompétence avérée, veut un deuxième mandat. Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca, qui détient un veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, lui a donné l'assurance de bloquer toutes les initiatives des pays émergeants pour lui ouvrir la voix du succès aux prochaines élections de Secrétaire général des Nations unies. Cela peut expliquer en grande partie l'acharnement de M. Ban Ki-moon et de son «frère» sud-coréen Young Jin Choi qui le représente en Côte d'Ivoire et qui l'épaule pour mériter le futur «service» attendu de Sarkozy. Ce n'était pas un hasard si M. Gérard Latortue, responsable des observateurs de l'OIF dans la présidentielle ivoirienne du 28 novembre, a rédigé son rapport au pied de M. Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko, juste avant de reprendre l'avion le même soir pour Paris, laissant à son binôme Choi le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens.

Ces révélations ne sont ni une fiction ni un roman. Pour tous ceux qui en douteraient, j'exige que M. Gérard Latortue vienne s'expliquer devant le peuple de Côte d'Ivoire pour réfuter, s'il le peut encore, toutes ces accusations gravissime que je porte contre lui en tant qu'Ivoirien qui croyait pouvoir compter sur son amitié. Je crie ici ma déception et ma colère contre son comportement cupide, mercantiliste et bassement intéressé.

M. Gérard Latortue, vous m'avez sans doute reconnu à travers cet article dénonciateur de votre indignité vis-à-vis de la Côte d'Ivoire, mon pays. Je vous attends pour vous porter personnellement la contradiction si vous osez accepter un face à face, ici même à Abidjan, devant tout le monde.

Enfin, je comprends maintenant pourquoi vous n'avez pas donné de suite au coup de fil du Président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui voulait me donner la possibilité de vous serrer la main à l'Hôtel Pullman d'Abidjan au Plateau où je n'ai jamais pu vous trouver. M. Bakayoko Youssouf devait ignorer que je ne comptais plus parmi vos amis à Abidjan et que lui-même, Bakayoko Youssouf, avait été déjà instrumentalisé par vous, Gérard Latortue, ainsi que par Ban Ki-moon pour le compte d'Alassane Ouattara.



Abidjan, le 12 février 2011

Mamadou Ben Soumahoro

Député indépendant à
l'Assemblée nationale

lundi, 14 février 2011

LA GUERRE D'ABIDJAN N'AURA PAS LIEU - CONSIDERATIONS RADICALES

 

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Dr Pierre Franklin Tavares


« Lorsque la vertu cesse, la République est une dépouille ». Montesquieu


Le titre d'un ouvrage, dit Fernand Braudel, n'est jamais tout à fait neutre[1]. Celui de cet article l'est encore moins, tant il s'inspire de celui de l'œuvre célèbre de Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu[2], excepté son fatalisme historique.

Mais, avant d'être une affirmation, ce titre surgit comme une question. La guerre d'Abidjan aura-t-elle lieu, après tant de controverses, de médiations, de résolutions, de disputes, d'ultimatums, de sanctions, d'invectives, d'effets de manche ? La guerre d'Abidjan aura-t-elle lieu, puisque les deux camps, celui du RHDP[3] et celui de LMP[4], sont en préparatifs armés et affichent, au plan militaire, deux stratégies opposées. La guerre d'Abidjan, qui sera concomitamment une guerre étrangère et une guerre domestique (civile), aura-t-elle lieu ? Car, après avoir brandi la menace imminente d'une intervention armée, la Cedeao[5] hésite, consulte, se fissure, tout comme, mais plus encore, l'Union Africaine. La Communauté internationale, d'abord unanime, voit ses membres se raviser l'un après l'autre. Aux précipitations déclaratives succèdent à présent des interrogations qui se traduisent en demandes de vérifications du « droit électoral » ivoirien. L'Angola de Eduardo Dos Santos, qui a donné le ton, introduit la notion de « président constitutionnel »[6] et suspend, ainsi, le « droit électoral » ivoirien avéré inopérant. Tandis que l'Afrique du Sud de Jacob Zuma et l'Ouganda de Yuri Museveni maintiennent intact le « droit électoral » ivoirien et, jusque dans ses conséquences ultimes, en réclament la stricte application, contre toute falsiabilité. L'Onu de Ban Ki-moon, elle, insiste sur la notion de « président reconnu » et, de facto, suspend la Constitution ivoirienne. L'Union Européenne s'inscrit dans cette optique. Ainsi, au plan diplomatique, une césure profonde s'est produite qui, en matière juridique, oppose rigidement les notions de « constitutionnalité » et de « reconnaissance ». Au reste, cette contradiction et ses deux termes entrent chacun dans un rapport d'opposition avec le « droit électoral » ivoirien. Au total, jamais en Afrique une élection présidentielle n'aura suscité autant d'interprétations divergentes et de modes de résolution différents.

I. L'INSTITUTION PRÉSIDENTIELLE

Comme Jérusalem au temps jadis, la Côte d'Ivoire est à présent traitée comme une marmite rouillée[7]. Et dans cette « oxydoréduction » historique, la classe politique ivoirienne (qui en subit les contrecoups) prend une part active, semblable à la classe politique haïtienne qui, dans un contexte conflictuel quasi identique, fera d'Haïti, alors « la plus riche colonie du monde », le plus pauvre des États de la terre. Cet exemple, qui vaut comme un avertissement, oblige à enrayer le processus à l'œuvre en Côte d'Ivoire. Pour ce faire, il convient de mettre en exergue, la trame historique qui, de façon inéluctable, détermine la postélectoralité de la crise, puis, l'intrigue politique qui la sous-tend et, enfin, de suggérer quelques médiations et réformes nécessaires ou utiles.

La trame s'est fixée, il y a une vingtaine d'années. Elle obéit à une logique institutionnelle : l'affaiblissement continu, l'effacement progressif, le lent et inexorable dépérissement de l'Institution présidentielle ivoirienne, pivot constitutionnel de la vie publique. Ce processus (de dévalorisation) a connu cinq phases principales. La première débute avec la création de la Primature en 1990, par un Félix Houphouët-Boigny vieillissant, malade, au seuil de son « départ », et engagé dans le combat des prix du café et du cacao (1988 - 1990). Si, en droit, le régime est toujours présidentiel, en fait, il ne l'est déjà plus. C'est le grand tournant : l'effectivité du pouvoir passe à la Primature. D'où la tension successorale d'août 1993, à la mort de Félix Houphouët-Boigny, entre le premier ministre de l'époque, Alassane Ouattara, de fait, chef de gouvernement, et le dauphin constitutionnel, Henri Konan Bédié, alors président de l'Assemblée Nationale. La deuxième phase, qui est le corollaire de la précédente, est le premier coup d'état (24 décembre 1999) suivi des « élections calamiteuses » d'octobre 2000 qui marquent le retour de l'Institution présidentielle entre les mains d'un civil, Laurent Gbagbo, et une tentative de revigorer l'Institution présidentielle. La troisième phase, elle, réside dans le coup de force du 19 septembre 2002 conduite par la Rébellion armée, dite MPCI[8], dirigée par Guillaume Soro. Si celle-ci échoue militairement, elle crée toutefois les conditions effectives d'un troisième et nouvel affaiblissement de l'Institution présidentielle (externalisation de la crise, partition du territoire, double administration, rejet de l'Institution pivot, etc.), dont l'atelier de Linas-Marcoussis et la Conférence de Kléber[9] ne seront que la transposition diplomatique et la traduction politique, avec la mise en place d'un accord multipartite qui réduira, de façon drastique, la place, le rôle, la fonction et les prérogatives présidentielles ivoiriennes. La quatrième phase est celle de la « normalisation » politique des rapports de forces en présence, l'équilibre des pouvoirs entre la Présidence (Laurent Gbagbo) et la Primature (Seydou Diarra, Charles Konan Banny et Soro Guillaume, premiers ministres successifs), au cours de laquelle l'Institution présidentielle, quoique toujours faible, parviendra - non sans habilité - à redevenir l'organe pivot de la vie publique ivoirienne. La cinquième phase culmine dans la « double présidence » actuelle, dans le bicéphalisme de fait, la monstrueuse diarchie au sommet de l'État, qui correspond à la neutralisation maximale de cette Institution pivot, avec tout le désordre public qui en découle. Cette scansion, dont l'amorce a déjà été signalée[10], ne retient jamais l'attention des politologues ni celle des acteurs politiques. Elle se dénouera par la guerre d'Abidjan, si jamais celle-ci advenait. Ce qui marquerait le point final, l'étape ultime, de la trame historique du dépérissement de l'Institution pivot, qui est si affaiblie qu'elle n'est déjà plus instituante.

Au fond, l'Institution présidentielle ivoirienne, la Présidence de la République[11], est à la Côte d'Ivoire ce que la belle Hélène fut pour Troie : une fatalité, comme l'ont rappelé Homère, Eschyle et J. Giraudoux. N'est-ce pas pour Hélène, au prénom prédestiné[12], que Grecs et Troyens s'affrontèrent, comme en Côte d'Ivoire aujourd'hui, le « Nord » et le « Sud », pour la Présidence de la République ? Nous l'avons dit, il y a bien longtemps, la fiancée est belle, comme Hélène : Si tu m'accordes encore de parler en langage de poète, alors je te dirais : la Fiancée [la Côte d'Ivoire] ne doit pas avoir peur d'être élue. Plus d'un se la disputeront. Mais qui choisira-t-elle ?[13] La guerre d'Abidjan aura-t-elle lieu, uniquement pour que l'on sache lequel des deux prétendants, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, épousera le siège présidentiel ?

Aussi, avant qu'une telle possibilité ne soit effective, la vocation des intellectuels engagés devrait consister, sur la base du savoir et de l'éthique, à alerter et aider à désamorcer cette trame historique et l'intrigue politique qui l'oriente, et, dès lors, à lui imprimer une évolution qui préserve la Côte d'Ivoire, pays-État dont Félix Houphouët-Boigny est l'auteur et, de façon exceptionnelle, le constructeur, au sens prêté à ces deux mots par Hannah Arendt[14]. Vient alors au jour une question : et si la crise, en son coeur même, ne consistait « seulement » qu'en cela : le dépérissement de la Présidence ivoirienne ? Si tel est le fond de la vérité, si elle cristallise ainsi toute la vie politique au point de la déséquilibrer, ne faudrait-il pas plutôt redimensionner la Présidence, non seulement pour l'adapter à des exigences plus démocratiques mais aussi et surtout pour la dépassionner ? D'autant que, fait unique, l'Institution présidentielle ivoirienne n'a pas été conçue et taillée « en-soi et pour-soi » pour reprendre le mot de Hegel, à savoir indépendamment des individus. En effet, elle a été bâtie à la mesure même de Félix Houphouët-Boigny, selon cet homme, son expérience politique et son projet sociétal. Comment oublier que Félix Houphouët-Boigny, homme politique français, dont toute l'expérience politique initiale tient au passage de la 4ème à la 5ème République Française, a été co-concepteur et corédacteur de la Constitution de la 5ème République Française, qu'il a fidèlement dupliqué pour en faire le « texte fondamental » du pays-État qu'il entendait créer ? Au reste, en créant lui-même la Primature (1990), juste après la chute du mur de Berlin et alors que soufflait un puissant vent démocratique, certes pensait-il encore maintenir le fonctionnement de son régime présidentiel dans le cadre d'institutions semblables à celle de la 5ème République Française, c'est-à-dire un régime présidentiel fort dit « régime parlementaire rationnalisé », mais - sans s'en apercevoir - il y injectait une forte dose de 4ème République qui conduira aux confusions dont la Côte d'Ivoire n'est pas encore sortie. Au vrai, comme l'a dit l'éminent professeur Zadi Zahourou, Houphouët-Boigny est irremplaçable[15]. Et lui « absent », que valent la Présidence et le régime présidentiel ivoiriens, surtout dans le contexte actuel ? Le temps n'est-il pas venu où cette question doit être formulée et mise en débat ? Peut-être même est-il à présent nécessaire que les Ivoiriens prennent en vue des réformes institutionnelles qui réaménageront la place et les attributs de l'Institution présidentielle, afin que soit sauvé le pays-État, le bien public le plus précieux, que la lutte des épigones (successeurs) a gravement mis en péril ? L'Institution présidentielle ne vaut pas la guerre d'Abidjan. Et une bonne réforme vaut mieux qu'une mauvaise guerre. À cet égard, l'Afrique de l'ouest offre d'excellents exemples ou modèles, notamment le plus emblématique, le Cap Vert où l'équilibre entre l'Institution présidentielle et la Primature reste un modèle du genre, tant dans la conception que dans son fonctionnement. C'est le temps des réformes justes. L'évolution du monde arabe, traversée par une puissante lame de fond, remet en cause l'un après l'autre tous les régimes présidentiels forts. C'est bien le sens de la Révolution des Jasmins, signal de départ d'un renouveau démocratique, qui entend rééquilibrer les pouvoirs internes, et qui fait écho au Discours d'Accra de Barak Obama sur la nécessité, pour l'Afrique, de se doter d'Institutions fortes. Si le « courage », comme l'a dit Churchill, est la première des qualités humaines[16], l'humilité lui est non seulement antérieure mais elle en constitue la condition sine qua non qui porte toute vie démocratique. Elle est la base éthique qui précède et accompagne toute juste répartition des pouvoirs. C'est elle qui assure le Droit, qui fonde la Justice et garantie la Vérité. C'est pourquoi nulle part sur terre il n'est de sagesse (politique ou pas) qui ne soit pas humble. Le courage de l'humilité ou l'humilité du courage est sans aucun doute la valeur cardinale de toute eunomie (science des institutions justes). Faut-il le préciser, la crise institutionnelle ivoirienne a démarré bien avant celle du monde arabe. Elle perdure jusqu'à l'ab-surde, en raison de l'intrigue politique qui la porte. En quoi et comment affecte-t-elle directement l'Afrique de l'ouest et plus largement l'Afrique et l'Occident ? En s'externalisant, elle les affecte par la réactivation idéologique d'une querelle ancienne que l'on a crue éteinte mais qui était passée au stade de « structure endormie ». En effet, le vieux clivage africain entre le groupe de Casablanca[17] et le groupe de Monrovia[18] et qui résultera de la conjonction des modalités des Indépendances africaines (1945 - 1960) et de la Guerre froide (1945 - 1989), clivage duquel est née l'Organisation de l'Unité Africaine (1963), et que l'on croyait emporté et disparu avec l'effondrement du mur allemand (1989), ce vieux clivage disons-nous, semble resurgir et se reformer sous nos yeux avec un important déplacement des lignes dû à un triple fait. Tout d'abord, l'indépendance armée des États lusophones d'Afrique dits Palop[19] (1975) et du sud de l'Afrique subsaharienne (fin de l'Apartheid) qui intensifie cette réalité géopolitique. Ensuite, la Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny, naguère leader du groupe de Monrovia, est à présent la cause occasionnelle (Polybe) et le cœur d'une nouvelle ligne de fracture sous-régionale qui ébranle l'ancien Conseil de l'Entente[20] devenu celui de la mésentente entre le Burkina Faso (Haute Côte d'Ivoire) et la Côte d'Ivoire (Basse Côte d'Ivoire). Enfin, les effets croisés et conjugués de ce double rapport ont conduit la FrançAfrique dans son retranchement ultime. Et, étonnamment, depuis Abidjan. Il n'est donc pas fortuit que les trois autres capitales les plus concernées soient Ouagadougou, Dakar et Paris qui, avec Abidjan, forment le centre de ce système. Accra, Niamey et Bamako, etc., par exemple, restent à distance. Ainsi, la crise ivoirienne, dans sa nouvelle phase postélectorale, qui a tant neutralisé l'Institution présidentielle, est l'épicentre d'un séisme politique qui menace d'emporter tout ou partie de la FrançAfrique. Cela explique toute l'intense activité politico-diplomatique des capitales concernées. Pour Abuja, l'enjeu est un siège au Conseil de Sécurité et le leadership ouest-africain. Mais il y a un paradoxe historique. Tout se passe comme si Abidjan, mettant en pratique l'une des dimensions essentielles du Discours de Dakar[21], celle de la rupture annoncée avec la FrançAfrique, se retrouve confrontée à cette obscure entité. La tectonique des capitales citées est un phénomène objectif, dont les hommes politiques ne sont que les instruments au sens hégélien du mot. On ne saisit rien de la crise ivoirienne, si l'on ne comprend pas qu'elle porte en elle l'annonce de la fin d'un système, de la fin d'un monde. Aussi, l'enjeu des luttes en cours est-il de savoir quel modèle politique s'y substituera : celui d'un panafricanisme ultra libéral (abolition des souverainetés nationales[22], des barrières douanières, des frontières, privatisations, fin de l'État providence, etc.) dont la Côte d'Ivoire, leader économique de la sous-région, resterait la locomotive, incarné par Alassane Ouattara, le Fromager[23], chef de file de ce courant néolibéral en Afrique, ou celui d'un souverainisme patriotique porté par Laurent Gbagbo, l'Etéocle noir[24], devenu le chef de file de ce courant socialisant sur le continent et nouvel héros des résistances des opinions publiques africaines. Tel est l'enjeu universel de la crise ivoirienne. Les luttes politiques internes en Côte d'Ivoire ont réveillé les vieilles lignes de fracture politiques en Afrique. Et, par exemple, ce n'est certainement pas un hasard si le Cameroun des années 1956 (répression sanglante conduite par le gouverneur Pierre Mesmer) est en pointe dans cette crise postélectorale.

En tous les cas, depuis 2002, la crise ivoirienne n'est ouvertement plus ivoirienne. Elle n'est même plus ouest-africaine. Elle est à présent continentale, africaine, et porte en germe la probable première guerre qui, par un « jeu des alliances » et « accords de défense », engagera ouvertement ou non, près d'une vingtaine de pays africains et bien d'autres nations, avec l'éventuelle implication des troupes sous mandat des Nations Unies. La guerre d'Abidjan ne peut être uniquement ivoirienne (guerre domestique). Elle sera nécessairement internationale (guerre étrangère). En effet, la crise ivoirienne revêt une dimension intercontinentale, dans la mesure où elle engage, de façon directe ou pas, la France, les États-Unis, l'Union Européenne, la Russie, l'ONU, etc. Elle deviendra « mondiale », lorsque l'Orient et Asie (déjà présents par leurs contingents militaires) y prendront directement part. Et cela est de l'ordre du possible. Alors, on pourra dire que la crise ivoirienne a fait le tour du monde en dix ans.

La guerre d'Abidjan aura-t-elle lieu, après les pressions économiques et psychologique mises en œuvre par les chancelleries occidentales ? L'asphyxie financière et monétaire fera-t-elle faire l'économie de la guerre d'Abidjan ? Pour la Côte d'Ivoire, la sortie de la Zone CFA semble désormais inéluctable, avec la conséquence majeure de la fin annoncée de cette monnaie et les redoutables attaques contre la probable nouvelle monnaie ivoirienne.

Toujours est-il que, depuis la chute du mur de Berlin, jamais, une crise postélectorale n'aura suscité en Afrique autant de passions et de controverses voire la possibilité d'une guerre générale. Depuis 1990, les présidentielles ivoiriennes revêtent un caractère dramatique. Plus personne, aucun des deux grands candidats, ne peut ni ne veut perdre la face. La moindre concession passe pour une compromission et tous les camps sont tenus à la surenchère. Excipons d'un exemple ce que vaut l'humilité en démocratie. Au Cap Vert, le 5 février 2001, à la veille des Législatives et conformément à la tradition, le président Pedro Pires a adressé un message aux Capverdiens pour dédramatiser les enjeux : C'est, écrit-il, la dixième élection pluripartite qui aura lieu dans notre pays [...]. Dès lors, l'élection multipartite n'est plus une nouveauté, parmi nous, et à commencé à être un acte banal de notre vie politique. En fait, nous avons su comment gérer de la meilleure façon leurs résultats et conséquences. Cette attitude collective, sage et digne d'éloges, à contribué à augmenter le prestige de notre pays à l'étranger et, aussi, à maintenir la stabilité et la paix sociale. De là, découle [l'idée] qu'un acte électoral ne doit pas être perçu comme une question de vie ou de mort[25].

Cette appréciation s'inscrit dans la filiation d'une pensée de Cabral Amilcar : nul ne doit avoir peur de perdre le pouvoir. Ce qui veut également dire que nul ne doit obtenir le pouvoir à tout prix, par tous les moyens. Or, en Côte d'Ivoire, cette élection est devenue dramatique, trop dramatique, une redoutable question de vie et de mort. Le contentieux électoral est la traduction de ce drame et peut s'achever par la guerre d'Abidjan.

II. CONTENTIEUX POSTÉLECTORAL

D'une façon générale, tout contentieux postélectoral concerne le « droit électoral », tel que définit par Bernard Maligner[26]. Mais, en, Côte d'Ivoire, la problématique et le contenu du contentieux reposent, exclusivement, sur les modalités pratiques de la diffusion des résultats et les conséquences politiques des décisions juridiques du décompte des voix du second tour des présidentielles.

PROBLÉMATIQUE

La diffusion des résultats « provisoires » du second tour (2 décembre 2010), qui donne M. Alassane Ouattara vainqueur, s'est faite dans des conditions pour le moins « anormales », c'est-à-dire non conformes au droit électoral, au code électoral et aux statuts de la Commission Électorale Indépendante[27]. En effet, le Président de cette Commission les a diffusés : 1) en dehors des délais légaux[28], ce qui explique l'auto-saisine du Conseil Constitutionnel (3 décembre 2010) ; 2) hors du siège officiel et légal de la C.E.I.[29], contrairement aux usages et à ses statuts ; 3) seul, en l'absence du collège des 31 Commissaires centraux de la C.E.I., décision qui s'apparente à une dissolution de facto de cette Administration, en violation flagrante de la Constitution, du Règlement intérieur de la C.E.I. (art. 6), et des « accords de Linas Marcoussis »[30] ; 4) depuis le siège de campagne[31] (Q. G.) d'un des deux candidats, en l'occurrence celui de M. Alassane Ouattara, localisation qui entache de suspicion et de non sincérité cette diffusion de résultats. En subséquence, le Président de la C.E.I. a commis une triple faute, aux graves effets immédiats et à la portée désastreuse, mais dont la nature n'a pas encore été perçue. D'une part, en manquant de courage individuel et de sérénité, dans un contexte de vive tension et face aux pressions diverses. Nous ne parlons pas de témérité qui ne se laisse pas confondre avec le courage[32]. Mais que pouvait-il craindre, alors que l'article 23 des Statuts de la C.E.I. lui confère une immunité réelle ? D'autre part, en modifiant « sponte sue » le mode de fonctionnement de la C.E.I., qui, rappelons-le, est une « Administration » dont la création procède d'une loi[33] (Assemblée Nationale). D'autre part encore, outrepassant ses attributions[34], bien que hors-délai, il a laissé accroire au monde qu'il avait encore le droit de « proclamer » des résultats « provisoires », ajoutant ainsi à l'énorme confusion qui fera passer ces résultats pour « définitifs ». Dès lors, ce qui n'est que diffusion de résultats bruts deviendra pour l'opinion publique occidentale « proclamation » de « résultats définitifs ».

En somme, au strict plan du droit, on peut dire que, d'un côté, il ne s'agit pas de résultats « proclamés », contrairement à ce que l'on l'entend dire hâtivement, et, d'un autre côté, il ne peut même pas s'agir de résultats « provisoires », puisque pour être « provisoires » ces résultats eussent dus être présentés selon les procédures et les textes juridiques en vigueur, ainsi que dans le respect du mode de fonctionnement de cette Administration (Chapitre IV : Fonctionnement, art. 28 à art. 32). En réalité et au mieux, ce ne sont que de résultats « diffusés », des matériaux bruts, et par suite, sans valeur juridique propre. Ainsi, sommes-nous en présence d'un formidable quiproquo, « un-qui-pris-pour-un-quoi », quand on considère comme « provisoires » ce qui n'est, en définitive, que résultats « diffusés ». Aussi importants que soient les médias télévisés, ce ne sont pas eux qui confèrent un caractère juridique à des résultats électoraux. Nous devons donc nous garder de confondre diffusion (technique) et proclamation (juridique). C'est, au reste, la terrible méprise du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies que d'avoir certifié des résultats diffusés, qu'il a indument pris pour des résultats « proclamés ». Il a certifié une anomalie, oubliant même que, selon l'article 6 de ses statuts, la C.E.I., elle aussi, prête serment devant le Conseil Constitutionnel, dont elle dépend organiquement[35]. Mais cette grave erreur n'est pas intentionnelle ni délibérée. Elle n'est pas due à sa « mauvaise foi », à son éventuelle « intention de fraude » ou à son implication dans un vaste « complot » international au profit d'Alassane Ouattara. Car, ce haut fonctionnaire, comme tant d'autres, a été confronté à une crise de connaissance et d'inexpérience, parce que mis en face d'un phénomène électoral inédit qu'il n'a pas compris, un fait accompli, un emballement des faits auquel il n'a pas su résister par manque de lucidité. L'entêtement qui suivra ne visera qu'à masquer ce problème d'ordre cognitif et sa défaillance. Et, nous l'avons vu et nous le verrons encore, il n'est pas le seul en pareille situation.

Comment est advenu un tel cafouillis aux conséquences si désastreuses ? Selon La Majorité Présidentielle, il serait dû aux interventions maladroites et malintentionnées des Ambassadeurs de France et des États-Unis qui auraient conduit le Président de la C.E.I., bon gré mal gré, libre ou contraint, à l'Hôtel du Golf afin qu'il annonce ces résultats devant la presse étrangère. Si le premier diplomate a démenti[36], en arguant s'y être trouvé et, par pure coïncidence, avoir vu le Président de la C.E.I, le second ne semble jamais avoir démenti, du moins de façon officielle. Mais si jamais ces faits s'avéraient exacts, alors ces deux éminentes personnalités seraient à la base de l'écroulement et de l'échec de toute la procédure électorale qu'ils ont obérés par leur grande maladresse et leur subite immixtion dans le « droit électoral » ivoirien dont ils ont détourné la procédure, en transgressant la Convention de Vienne qui édicte les relations entre les États. Aussi, nous n'osons pas le croire, tant l'amateurisme et l'irresponsabilité de leur initiative seraient lourds. Ont-ils, un seul instant, mesuré la portée de leur intervention, si jamais ils l'avaient faite ?

Pour lors, force est de constater que, pour le second tour, la C.E.I. n'a pas fourni de résultats « provisoires » au Conseil Constitutionnel ; que les Nations Unies, dans une folle précipitation, ont « certifiés » des résultats bruts, c'est-à-dire seulement « diffusés », rendant du même coup caduque sa certification ; que, s'autosaisissant, le Conseil Constitutionnel a pris une décision « définitive » sur la base de documents bruts (procès verbaux, résultats non consolidés ou agrégés, etc.), non « provisoires », donc sans valeur juridique. En effet, au regard des textes, la C.E.I. est le seul organe administratif chargé de « tout le processus électoral » (droit électoral processuel et droit électoral substantiel), notamment de la « régularité du déroulement des opérations de vote » et, en matière d'élection présidentielle, de la « proclamation des résultats provisoires ». Outre le fait d'avoir appuyé sa décision ultime sur des documents non valides, ce qui correspond à un vice de forme, le Conseil Constitutionnel a commis deux autres erreurs significatives, que le président Eduardo Dos Santos a fort pertinemment notées[37]. Premièrement, contrairement à ce que semble prévoir les textes de loi, le Conseil Constitutionnel n'a pas annulé l'ensemble du second tour des présidentielles mais s'est contenté d'une invalidation partielle des résultats de la zone Nord, sur la base des requêtes de LMP. Et, conséquence immédiate, ayant proclamé les « résultats définitifs » et tenant compte du contexte, il s'est placé dans l'impossibilité matérielle d'organiser de nouvelles élections dans les délais de 45 jours fixés par la Constitution. C'est pourquoi, en bon lecteur des faits et des procédures juridiques ivoiriennes, le président Eduardo Dos Santos a laconiquement déclaré : « il n'y a pas de président élu »[38]. Cependant, est-il vrai et si sûr que le Conseil Constitutionnel ne puisse pas procéder à une invalidation partielle de résultats, comme l'a déclaré le Président de la C.E.I., mais uniquement à l'annulation de la totalité du scrutin ? Car la jurisprudence et l'esprit de la Constitution semblent l'y autoriser, quand la lettre, sans dire le contraire, ne l'indique pas explicitement. Le débat reste ouvert. D'autant que rien n'eut empêché le Conseil Constitutionnel de ne pas dessaisir (par automaticité procédurale) la C.E.I., qui lui est structurellement rattachée, et, par la même occasion, elle aurait pu et peut-être dû lui exiger de (lui) fournir des résultats « provisoires » en bonne et due forme. En ce sens, même si son auto-saisine est légale, justifiée et prévisible, elle a participé de l'emballement. Mais on appréhende bien mieux la difficulté à laquelle Conseil Constitutionnel s'est trouvé confronté, en renvoyant le lecteur à l'article d'un Collectif d'Avocat ivoiriens relatif à cette problématique. Le Conseil Constitutionnel, demande ce Collectif, peut-il statuer sans la proclamation des résultats provisoires par la CEI ? Oui, répond-il, conformément à l'article 88 de la Constitution qui dispose ainsi qu'il suit : « Le Conseil Constitutionnel est juge de la constitutionnalité des lois. Il est l'organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics. » En cette qualité, il a le droit, voire l'obligation d'intervenir à l'expiration du délai légal de trois (3) jours imparti à la CEI »[39]. Point n'est besoin d'être grand clerc, pour voir ici comment cette question, dont la formulation est pertinente, ne reçoit pas de réponse exacte, précise, mais fait l'objet d'une construction juridique alambiquée, en mobilisant l'article 88 qui ne répond nullement à la question posée. Dans le cas contraire, il faut le démontrer par un raisonnement et non se contenter de l'affirmer. Somme toute, nous ne devons pas prêter à l'adjectif « régulateur », un sens, une signification et une dimension juridique qu'il n'a pas. Si le Conseil Constitutionnel est fondé à intervenir avant ou pendant la proclamation ou la diffusion des résultats, c'est en raison de la mise en relation des articles 32, 38, 94 de la Constitution et de l'article 6 des statuts de la C.E.I., mise en relation qui permet de dégager l'esprit de la Loi, quand les textes sont « muets ». C'est l'une des missions majeures et l'une des prérogatives essentielles du Conseil Constitutionnel. Et certainement pas en raison de l'article 88.

En tous les cas, le lecteur l'aura bien compris, c'est toute la procédure électorale du second tour qui n a pas été valide, et ce dès les erreurs premières et les fautes initiales commises par le Président de la C.E.I., erreurs et fautes imputables, dit-on, aux ambassadeurs français et américains, mais qui auront enrayé, à la racine même, tout le déroulement du décompte des voix. Ainsi, tous les segments de la procédure électorale sont-ils caducs. Ce n'est pas sans raison que le président Eduardo Dos Santos a dit que, pour lors, il n'y avait pas eu de « président élu ». Sous ce rapport, on peut dire - et sans ironie - que la présidentielle de 2010 a été bien plus « calamiteuse » que celle de l'an 2000. Pourquoi est-il donc si difficile d'organiser des présidentielles en Côte d'Ivoire, en dépit de tous les formidables efforts humains, financiers et budgétaires mis en œuvre ?

Nous devons toujours garder présent à l'esprit l'idée que le respect strict et scrupuleux du Droit est fondamental, parce que le Droit est au fondement de l'État de droit ou de l'État du Droit, pour reprendre la formule plus juste de Hegel. Nous ne devons rien concéder à l'idée contraire. Les « arrangements » sont toujours préjudiciables à la démocratie.

Ce gigantesque désordre procédural a créé une très grande confusion juridique, au point que la Côte d'Ivoire est littéralement en état de nature, plongée dans un véritable chaos institutionnel avec une paralysie quasi complète de l'Institution présidentielle, neutralisée par une diarchie au sommet de l'État qui se répand à l'ensemble du pays-État. En effet, les familles, la société civile, le corps électoral, l'État, l'armée, les institutions, les caisses de l'État et le territoire sont divisés, au triple plan géographique, administratif et politique. La Cote d'Ivoire existe-t-elle encore ? Le pays-État, avec une nation brisée, a désormais deux présidents. Le « constitutionnel » et le « reconnu », M. Laurent Gbagbo au « résultat légal mais non reconnu » par une grande partie de la communauté internationale, et M. Alassane Ouattara, au « résultat certifié et reconnu mais non constitutionnel ».

Au total, le contentieux postélectoral repose sur un double ressort : a) deux proclamations de résultats, l'un selon le « droit interne » ivoirien (Constitution), et, l'autre, d'après le « droit externe » (Relations internationales); b) un imbroglio juridique qui oblige à questionner le « droit électoral substantiel » (électeurs, candidats, opérations électorales, etc.) et le « droit électoral processuel »[40] (compétence du Conseil constitutionnel, régularité et sincérité du scrutin, comptage des bulletins, etc.). Quelles perspectives pour surmonter, « sursumer », « dépasser » cette contradiction ?

III. LES PERSEPECTIVES

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samedi, 12 février 2011

ET SI LE PDCI AVAIT TRAHI LE RDA?

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« Les grandes trahisons sont toujours effacées par l'histoire », telle est la  pensée d'Alexandre Sanguinetti. Il semble que cette affirmation se fonde sur l'altération des faits par le temps mais notre intime conviction est que le temps ne fait que parsemer le doute dans notre conscience sans diluer totalement des faits. Si on s'accorde sur ce fait alors il est possible d'affirmer que le Parti Démocratique de Côte d'ivoire (PDCI) a trahi le Rassemblement Démocratique Africain (RDA).

N'est-ce pas là, une affirmation gratuite ? Bien sûr que non, si l'on donne une définition acceptable de ce qu'est la « trahison ».

En effet, la trahison est l'action de trahir, c'est-à-dire de dénaturer, d'altérer quelque chose ou la pensée première.

Le RDA a été un vaste et puissant mouvement africain dont la portée historique échappe parfois à ceux qui en sont les promoteurs. Le PDCI-RDA en était une section. Mais le PDCI, c'est le cas de le dire, a agi avec perfidie vis-à-vis du RDA. En tout cas, tel est notre sentiment et nous entendons la justifier à travers cette contribution.

L'argumentation dans cette contribution s'articule autour de trois points logiques.

Le premier point reviendra sur la philosophie première du RDA et de sa section ivoirienne le PDCI.

Le deuxième point mettra en lumière la trahison historique  du PDCI à l'égard des idéaux du RDA.

Le troisième point  proposera au PDCI-RDA de  revenir à ses premières amours, en ayant une attitude digne.

  1. LA NAISSANCE DU RDA ET DU PDCI-RDA

Il est connu de tous que l'occident nous dépouille sans contrepartie. Mais cela ne date pas d'aujourd'hui. Avant les indépendances des années 60, ce constat a été fait par les pères des indépendances, d'où la nécessité d'une lutte sans merci pour le rétablissement de notre dignité. C'est ce qui a motivé la création du RDA.  Enfanté au milieu de l'indifférence générale, accueilli avec un grand scepticisme ou une souriante ironie, la date de naissance du RDA remonte à Bamako, en 1946. Le congrès constitutif du RDA s'ouvre le 18 octobre 1946 à Bamako où plus de 800 délégués venus par tous les moyens de Guinée, de la Côte d'ivoire, du Sénégal, du Dahomey (actuel Benin), du Niger, du Soudan (actuel Mali), du Cameroun, du Tchad, se trouvèrent réunis.  Le congrès dura trois jours pour donner naissance à ce « gros bébé noir ». Pour la première fois, des hommes politiques d'Afrique occidentale et d'Afrique équatoriale française se rassemblent pour reconquérir leurs droits. Le 21 octobre, le RDA voit le jour sous la direction de Houphouët-Boigny. Dans presque tous les territoires, il devient la principale force politique. Le RDA est un grand mouvement anticolonialiste d'Afrique noire, avec des sections inter-territoriales (UPC au Cameroun, PDCI en Côte d'Ivoire, PDG en Guinée, l'Union Soudanaise au Mali). Qu'il nous soit permis de rappeler quelques phrases du manifeste du RDA : « le fédéralisme du Mouvement républicain populaire (MRP) ne peut tromper, aujourd'hui, aucun africain. Il n'est en effet,  que le masque d'un régime d'autorité, comme l'assimilation, que nous rejetons formellement, n'est qu'une chape de plomb jetée sur l'originalité africaine ».

Le RDA était donc un mouvement qui luttait contre l'impérialisme tout court. Pour s'en convaincre, il suffit d'être attentif au propos de Félix Houphouët Boigny : « s'appuyant sur toutes les couches sociales d'Afrique, notre mouvement puise sa confiance dans l'avenir, dans celle que la masse africaine a placée en lui comme dans la lutte héroïque des forces démocratiques du monde entier, sûres de leur victoire contre les forces impérialistes ».   Mais l'apparentement du RDA au Parti communiste lui attire les foudres de Paris dès le début des années 1950, sans  pour autant l'abattre complètement : ses sections restent à l'avant-garde de la marche vers l'émancipation.

  1. LA TRAHISON DU PDCI-RDA

Homme politique de « premier plan », pour reprendre à notre compte les mots du Général De Gaulle, Félix Houphouët Boigny (FHB) est véritablement un militant engagé pour la dignité de l'africain.

En 1944, FHB crée le syndicat agricole africain (SAA) pour la défense des intérêts paysans. Houphouët est alors, à la fois président et secrétaire général. La première décision prise est de lutter pour la revalorisation du salaire journalier des travailleurs des plantations : 6 F par jour aux travailleurs des plantations, contre 3,50 F offerts par les colons. Une plainte fut portée contre le président du SAA pour cette décision. Il fut même l'objet d'enquêtes depuis Paris (le ministère des Colonies envoya un inspecteur), pour comportement anti-français.

On l'a dit plus haut que le RDA a vu le jour sous la direction de Houphouët-Boigny et que ce mouvement luttait pour la dignité et l'émancipation de l'africain.  Le PDCI-RDA en est une section de ce mouvement d'émancipation des peuples d'Afrique noire. Tous les observateurs de la scène politique en Côte d' Ivoire sont unanimes pour dire que le PDCI est un parti de paix, de tolérance, de développement et d'unité. Pourtant ils sont en nombre limité, ceux qui savent que le PDCI est un parti de combat.  A ces derniers, il convient de rappeler que le fondement de ces idéaux se trouve dans la prise de conscience d'un homme, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, dans son cri d'indignation comme il le dit lui-même : « On parle de la naissance de notre mouvement, le PDCI-RDA. En fait, tout est parti du Syndicat Agricole Africain. En 1932, je vous l'ai dit, j'étais jeune médecin à Abengourou. Et devant la détresse des cultivateurs de l'Indénié, je me suis permis, avec l'accord du Gouverneur d'alors, Bourgine, d'inviter mes compatriotes à faire la grève de la vente du cacao. J'ai écrit un article de presse intitulé, ON NOUS A TROP VOLÉ.»

Ainsi que dans le préambule des statuts adoptés au 5ème Congrès :

«Le Parti Démocratique de Côte d'Ivoire dit PDCI, né du Syndicat Agricole Africain de Côte d'Ivoire, fidèle reflet des aspirations profondes de nos masses a pour mission, dans le cadre du Rassemblement Démocratique Africain d'affirmer au niveau de la Côte d'Ivoire la personnalité africaine. Il s'assigne en conséquence pour but de promouvoir une politique de bien-être, de paix, de neutralité absolue et de coopération internationale dans l'égalité, la tolérance, la solidarité et la dignité».

Le PDCI  a été un grand parti de combat. Pour ceux qui ne le savent pas, le 6 février 1949, au cours d'un meeting, des incidents éclatent entre partisans et adversaires du RDA. Le bilan de cette journée est de 2 morts et plusieurs blessés. Mais  en réalité, c'était une provocation montée de toute pièce selon les militants. La plupart des dirigeants du PDCI furent arrêtés et emprisonnés à Grand-Bassam par l'autorité coloniale, en l'occurrence le gouverneur Péchoux.  On pouvait noter l'arrestation de huit militants du Parti Démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA) (Dadié, Ekra Mathieu, Sery Koré, Ladji Sidibé, Jacob William, Paraiso, Allo Jérôme, philippe Vierra, Lama Kamara, Jean Baptiste Mockey).

Le 24 décembre 1949, en Côte d'Ivoire, environ 4000 femmes se rassemblent aux alentours de la prison de Grand-Bassam pour protester contre l'incarcération arbitraire de leurs maris, de leurs fils et de leurs frères membres du RDA.  Marie Séry Koré, présidente du comité féminin du PDCI à Treichville est à la tête de cette révolte. Il parait que cette femme digne, aurait administré une magistrale paire de gifles à un des colons zélé et excité, qui empêchait les femmes d'avancer vers le palais de justice et la prison civile. Trois mois plus tard, les prisonniers du PDCI passaient en jugement et furent condamnés à des peines atténuées.

Si avoir de la dignité, c'est avoir un comportement qui mérite l'estime ou avoir le respect de soi-même, on peut dire qu'aujourd'hui, le PDCI-RDA a trahi le RDA.  Comment comprendre l'atténuation du zèle brulant du PDCI pour le respect de la dignité du peuple ivoirien ? Le comportement des dirigeants actuels du vieux parti intrigue, c'est le cas de le dire. On se souvient de la déclaration d'un porte-parole du PDCI-RDA, appelant les nations unies à mettre sous tutelle un pays que ce même parti, à aider à conquérir une indépendance nominale en 1960.  Alors qu'on recherchait les voies de sortie de crise, monsieur Claude Emolo préconise à cet effet, de "mettre en place un nouveau cadre institutionnel sous l'égide de l'ONU dont le mandat prendra fin dès la prestation de serment du nouveau président". Il clarifie même ses propos en ces termes : "Cette institution onusienne aura, entre autres, les pouvoirs suivants : administration générale des affaires courantes de la nation, conduite du processus électoral dans tous ses aspects jusqu'à la prestation de serment du nouveau président élu".

On peut également citer la création du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le 18 mai 2005 à Paris, sur l'initiative du président Henri Konan Bédié soutenu par le Dr Alassane Dramane Ouattara.

Les appels incessants du RHDP à la désobéissance civile, à ne pas travailler, à ne pas payer les taxes et impôts, jettent un discrédit sérieux sur le PDCI-RDA, le noyau dur de ce mouvement. Le RHDP « tue » l'économie ivoirienne, casse des maisons, manifeste violemment, agresse, avec la bénédiction du vieux parti.  Le PDCI appelle aujourd'hui comme d'ailleurs ses alliés du RHDP à la destruction de la Côte d'Ivoire par les soldats de l'Ecomog. Quelle honte pour un parti qui prétend lutter pour le bien-être des ivoiriens. Pourquoi le vieux parti tourne le dos à la négociation alors même  que le dialogue a toujours été une « religion » au PDCI.  Il n'y a pas de commentaires additionnels à faire à propos de ce nouveau visage du PDCI-RDA : le parti a trahi le combat du RDA. Ces errements sont contraires aux idéaux  du parti du « bélier de Yamoussoukro ».

Le PDCI-RDA a tout simplement trahi le puissant mouvement d'émancipation des africains qu'est le RDA.

  1. UNE BRETELLE DE SORTIE POUR LE PARTI DU « BELIER DE YAMOUSOUKRO »

Nous avons vu que le parti de feu Félix, Houphouët Boigny (FHB),  a trahi les idées pionnières du RDA. Ce qui est consternant, c'est  que Félix Houphouët Boigny et Henri Konan Bédié ont une légitimité historique. Que signifie donc ce terme ?

Pour le professeur Pierre Kipré, avoir la légitimité historique, c'est réussir à travers le temps, à poser des actes significatifs dans ta communauté, à mener un combat en faveur de l'évolution politique et démocratique de la communauté.

Dans ce cas, nul ne peut contester à FHB, la légitimité historique de premier plan dans notre pays, cependant l'accord est moins large sur les autres politiciens ivoiriens du vieux parti. Le PDCI d'aujourd'hui s'est affaissé au point qu'il est composé de politiciens aux ordres.  La vacuité politique du PDCI désole de nombreux d'ivoiriens, qui se demandent quelle piqûre injecter à ce parti pour lui redonner ses lettres de noblesse.

Bédié a été en France alors qu'il était étudiant, un militant endurci de la Fédération des Etudiants d'Afrique Noire Française (FEANF), à l'époque avant l'indépendance. Etre militant de la FEANF en France, ça supposait  être fondamentalement anti-colonialiste.  La Fédération fut créée à Bordeaux dans la nuit du 31 décembre 1949 au 1er janvier 1950 et luttait  pour la libération et l'indépendance de l'Afrique.  Elle  prônait l'indépendance nationale, l'unité africaine et la démocratie garante du développement économique. On se souvient des manifestations à Paris, au quartier latin, des étudiants africains après l'assassinat du Congolais Patrice Lumumba en 1961.

Ainsi, la FEANF reposait sa force sur la lutte qu'elle menait contre un seul  ennemi, la France, c'est-à-dire son gouvernement. Aujourd'hui,  cette même  France a pris de l'âge  avec des tentacules un peu partout se  métamorphosant en des réseaux maffieux  qui se nomme françafrique, dont les effets sont désastreux pour le développement des pays africains.

Pourquoi donc le PDCI-RDA d'Henri Konan Bédié (aujourd'hui) peut se comporter comme un suppôt de la France ?

Il existe encore une bretelle de sortie pour le vieux parti, qui, disons-le, a construit la Côte d'Ivoire.

Le PDCI-RDA doit se réconcilier avec les idées du RDA en abandonnant les voies  qui assujettissent le peuple ivoirien.

Si le PDCI-RDA avait encore un peu de dignité, il serait bon qu'il se désolidarise de ceux qui complotent pour détruire le pays, pour lequel, Félix Houphouët Boigny, a lutté toute sa vie.

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Dr Prao Yao Séraphin

 

Economiste et Analyste politique

Président du Mouvement de Libération de l'Afrique Noire (MLAN)

www.mlan.fr

praoseraph@yahoo.fr

CRISE ELECTORALE IVOIRIENNE: LA SOLUTION PAR LE JUGEMENT DE SALOMON

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INTRODUCTION

Selon la Bible, « ce qui a été c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil » (cf. Ecclésiaste 1 :9 et 3 :15). Cette parole du Sage, trouve une belle illustration dans l'étape actuelle de la crise armée en Côte d'Ivoire. Celle-ci, rappelons-le, est marquée par une remise en cause irrégulière de la décision du Conseil Constitutionnel ayant proclamé définitivement le Président Laurent GBAGBO vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Cette situation a été provoquée à la fois par le Président de la CEI et par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies, Certificateur du processus électoral en Côte d'Ivoire.

Le premier a, de façon illégale, annoncé le résultat provisoire du scrutin, alors qu'il était hors délai, dans un hôtel servant de quartier général au candidat OUATTARA, en l'absence du représentant du candidat GBAGBO et des membres de la commission centrale de la CEI, lesquels n'ont pas pu valider les résultats qui leur avaient été transmis par les commissions électorales locales, comme l'exige le mode opératoire en vigueur.

Quant au second, il a outrepassé sa mission de Certificateur pour se substituer aux institutions nationales compétentes en proclamant les résultats définitifs de l'élection. Pour y parvenir, il a refusé de dire si les résultats provisoires, tels que proclamés par le Président de la CEI, l'ont été conformément aux normes en vigueur ou pas. Il a gardé le même silence sur la régularité, par rapports aux normes en vigueur, du procédé que le Conseil Constitutionnel a utilisé pour donner le résultat définitif.

Le Président de la CEI  et le Certificateur l'ayant désigné vainqueur du scrutin, M. OUATTARA se considère comme tel, même s'il est resté retranché à son Hôtel-Q.G. d'où il lance des mots d'ordre directement ou par personne interposée. Pendant ce temps, le Président Laurent GBAGBO, régulièrement proclamé vainqueur par la juridiction compétente, est au travail avec le Gouvernement formé par le Premier Ministre qu'il a désigné, conformément à la loi. Cela a suffi pour que la crise armée, déclenchée dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, se poursuive à ce jour et de plus belle. Malgré la décision de la haute juridiction électorale, on est encore à se demander qui, des deux candidats au second tour, est le  véritable vainqueur de l'élection présidentielle ?

Dans la recherche de solution à cette crise, chacun y va de son inspiration, en attendant celle qui va s'imposer en définitive. En priant et en y réfléchissant personnellement, Dieu, le révélateur de ce qui est profond et caché (cf. Daniel 2 :22), s'est manifesté en moi. A partir des paroles des deux principaux protagonistes de cette crise, Dieu m'a fait la grâce de me révéler lequel des deux est le Président élu par le peuple de Côte d'Ivoire. Pour le faire, le Seigneur s'est servi du jugement de Salomon, eu égard à la similitude des propos tenus par nos « deux Présidents», avec ceux tenus par les deux parties à ce jugement historique : deux femmes revendiquant la maternité d'un seul enfant.

La jurisprudence du Roi Salomon vient donc éclairer nos pensées, afin de nous faire découvrir la  solution à la crise ivoirienne, dans sa nouvelle dimension : crise due au résultat du second tour de l'élection présidentielle. Pour faire connaître la solution à cette crise à partir du jugement de Salomon, je voudrais d'abord présenter ce jugement (1). Par la suite, j'appliquerai le principal enseignement tiré de ce jugement, à la crise électorale en cours (2).

1. PRESENTATION DU JUGEMENT DE SALOMON

Le Roi Salomon a prononcé ce jugement historique au début de son règne. Sa nouvelle s'est répandue comme une traînée de poussière au sein de son peuple. L'autorité du Roi et sa réputation se sont accrues. L'on a été marqué par sa sagesse reconnue comme venant de Dieu. A cette étape de ma réflexion, je voudrais d'abord rappeler le contenu de ce jugement (1.1), avant d'en faire une analyse qui met en exergue le principal enseignement qu'on peut en tirer (1.2).

1.1. Rappel du contenu du jugement de Salomon

L'histoire du jugement du Roi est rapportée par la Bible dans le premier livre des Rois, aux versets 16 à 28 du chapitre 3. Selon le texte biblique, deux prostituées se sont présentées devant le jeune Roi (cf. le verset 7 du même chapitre), pour lui demander de les départager. La question soumise au Roi ne manquait pas de complexité. Les deux femmes qui cohabitaient seules avaient accouché à trois jours d'intervalle. L'une, après avoir tué par mégarde son enfant, a profité du sommeil de l'autre pour lui voler son bébé vivant et pour abandonner, aux côtés de cette dernière, le bébé qui était mort.

Lorsque la vraie mère du bébé vivant s'est réveillée, elle a constaté qu'en lieu et place de son enfant, il y avait un autre qui était mort, et qui n'était autre que le fils de sa voisine. Mais cette dernière prétendait le contraire. Le seul bébé vivant se retrouvait ainsi avec « deux mères ». Du jamais vu ! On peut penser qu'un enfant ait deux pères, mais pas deux mères.

Les deux prétendantes recoururent à l'arbitrage du Roi Salomon pour les départager. Chacune a plaidé sa cause pour revendiquer la maternité du bébé. Le Roi qui était animé par l'Esprit de Dieu avec qui il avait communié la veille, n'a pas eu besoin d'une expertise extérieure, pour avoir des éléments de preuve afin de trancher entre les deux dames. Il a ordonné qu'on lui apporte une épée. Lorsque cela a été fait, il a donné cet autre ordre : « Coupez en deux l'enfant qui vit, et  donnez-en  la moitié à l'une et la moitié à l'autre. »

L'annonce de cet ordre a suffi pour faire éclater la vérité. La Bible indique à cet effet : « La femme dont le fils était vivant sentit ses entrailles s'émouvoir pour son fils, et elle dit au Roi : Pardon, mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. Mais l'autre dit : Il ne sera ni à moi ni à toi ; coupez-le. » Après avoir écouté les déclarations des deux prétendantes, le Roi a prononcé son jugement, en ces termes : « Donnez à la première l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. C'est elle qui est sa mère. »

Tel est le contenu du jugement historique du Roi Salomon, un jugement qui l'a rendu célèbre et influent, avant la richesse matérielle.

1.2. Analyse du contenu du jugement de Salomon

Le jugement du Roi Salomon peut susciter beaucoup de commentaires et analyses dans plusieurs disciplines dont le droit. Sous cet angle, il constitue une source d'inspiration dans la recherche des preuves d'une prétention ou d'une allégation, notamment dans le règlement d'un conflit. Nous savons qu'en la matière, les fausses déclarations des parties sont légions. Les témoins ne s'y soustraient pas souvent, malgré le serment qu'ils prêtent « de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. » C'est alors que le Juge se retrouve dans l'embarras pour trancher le litige qui lui est soumis, dans le bon sens, le sens de la vérité.

On a souvent brandi le jugement de Salomon aux parties en conflit, pour tester leur bonne foi. Dans ce sens, on invite une partie au conflit à renoncer à ses prétentions afin de sauver la situation que le conflit risque de ruiner.  On lui demande de faire comme la vraie mère qui aurait renoncé à sa réclamation. Mais à y voir de plus près, ce n'est pas ce qui s'est passé.

Il faut remarquer que la vraie mère n'a pas renoncé à sa prétention. Ce n'est d'ailleurs pas ce que demandait le Roi Salomon. Elle a plutôt refusé que son fils soit coupé en deux, de peur qu'il ne meure et qu'elle ne le perde irrémédiablement. Parlant de son fils, elle a même dit de façon explicite : « Ne le faites point mourir ! » Tandis que la fausse mère était favorable à la mort de l'enfant, de sorte qu'il ne soit ni à l'une ni à l'autre. Elle s'est même écriée : « Coupez-le ! »

Le Roi qui était à la recherche de la vraie mère de l'enfant a alors compris que la vérité était du côté de celle qui a dit : « Ne le faites point mourir ! » Il a même repris cette injonction, dans sa décision, en ordonnant qu'on remette l'enfant à son auteur, sa vraie mère. Le Roi a compris qu'à travers cette injonction, elle a donné la preuve qu'elle est la vraie mère de l'enfant.

Pour parvenir à sa sage décision, le Roi Salomon a simplement dit ce qu'il voulait qu'on fasse de l'enfant : le couper en deux. Il n'a rien conseillé aux prétendantes et ne leur a fait aucune recommandation. Cela ne les a pas empêché de réagir comme il fallait, selon que l'enfant est à l'une et n'est pas à l'autre. Le Roi a alors tiré la vérité de leur réaction face au malheur dont il avait décidé de frapper l'enfant. La vraie mère a refusé que l'enfant soit frappé du malheur suprême qu'est la mort. Par contre la fausse mère a accepté que l'enfant en soit frappé de sorte à ce que les deux se retrouvent dans la même condition : être sans enfant.

Tel est le principal sens du jugement de Salomon que Dieu, le Sage et Juge Suprême m'a rappelé, pour me révéler sa solution à la crise électorale en cours, une solution qu'il a déjà arrêtée et qu'il se donne le temps et les moyens d'appliquer, malgré les apparences du moment. Mais ne l'oublions pas, si l'homme regarde à l'apparence, Dieu regarde bien au-delà, du fond du cœur (cf. 1Samuel 16 :7). Car, « il connaît ce qui est dans les ténèbres et la lumière demeure en lui » (cf. Daniel 2 :22 et Psaume 139).

Pour nous rassurer quant à notre victoire finale, dans la crise actuelle, il a plu à Dieu de me révéler que sa solution est dans le jugement qu'il a inspiré au Roi Salomon, ainsi qu'il convient de l'expliciter dans les lignes qui suivent.

2. APPLICATION DU JUGEMENT DE SALOMON

Dans le jugement de Salomon que nous venons d'examiner, j'ai relevé qu'il constitue une source d'inspiration en matière de preuve d'allégations ou de prétentions des parties à un conflit. Ces preuves sont souvent données par les parties sans qu'elles s'en rendent compte. Par conséquent, elles ne peuvent ni mentir, ni tromper. La méthode du Roi nous permet de savoir qui du candidat GBAGBO et du candidat OUATTARA a été élu Président de la République de Côte d'Ivoire par la majorité des votants.

Pour appliquer cette méthode dans la résolution de la crise actuelle, nous allons partir de la décision de recourir à la force armée. Elle a été officiellement retenue par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). Le recours à la force des armes entraînera d'énormes dégâts matériels et de nombreuses pertes en vies humaines en Côte d'Ivoire. Une telle solution  ressemble, à quelques variables près, à la mise à mort  de l'enfant dans le jugement de Salomon.

En me référant à la jurisprudence du Roi Salomon, j'examinerai d'abord la réaction des deux prétendants au poste de  Président de la République de Côte d'Ivoire, face à la perspective de l'usage de la force armée (2.1). J'en déduirai par la suite, auquel des deux revient ce poste, pour avoir été majoritairement choisi par les Ivoiriens (2.2).

2.1. La réaction de chaque prétendant face à l'usage de la force armée

A l'instar des « deux mères » du litige tranché par le Roi Salomon, nos « deux Présidents » ont réagi différemment à la décision de recourir à la force armée. Cette force, je le répète, vient en réalité, non pas pour autre chose, mais pour semer la mort en Côte d'Ivoire et accroître ainsi la souffrance des populations.

Le premier qui a réagi à cette perspective meurtrière est le Président en exercice, SEM. Laurent GBAGBO. Il a exprimé sa réaction alors que la perspective était en gestation et que ses auteurs ne l'avaient pas encore rendue explicite. Comme un visionnaire, il a vu la chose venir et il a réagi à la manière de la vraie mère de l'enfant qu'on devait couper en deux.

A deux reprises solennelles, lors de son investiture en date du 04 décembre dernier et dans son adresse à la Nation le 21 de ce même mois, le Président GBAGBO a lancé un appel à l'apaisement et au dialogue, dans la légalité républicaine. En optant pour la force du dialogue afin d'éviter la force des armes, le Président GBAGBO s'est engagé à préserver la vie des populations. Il défend ainsi le droit à la vie consacré par l'article 2 de notre Constitution qui en fait un droit inaliénable, la personne humaine étant sacrée. Tel est le sens de sa main tendue.

En particulier dans son message à la Nation, le Président de la République a expressément dit : « Je ne veux pas que le sang d'un seul Ivoirien soit versé. » Ce passage du discours du Président de la République constitue une autre traduction de l'injonction de la vraie mère de l'enfant qui devrait être coupé en deux. « Ne faites point mourir l'enfant », avait dit cette mère.

En réagissant en second lieu, comme la seconde femme du jugement de Salomon, le Président OUATTARA s'est inscrit dans la même optique que celle-là. Il a opté pour l'usage de la force armée, sachant bien qu'elle va semer la mort en Côte d'Ivoire,  pour accroître la souffrance des populations. Il a donc choisi la mort des Ivoiriens ! N'est-ce pas là le sens des opérations « villes mortes » et « pays mort » qu'il a successivement lancées ? Il veut qu'on sème la mort en Côte d'Ivoire. C'est exactement ce que réclamait la seconde femme, celle qui n'était pas la  vraie mère de l'enfant litigieux. Elle avait dit sans ambages : « L'enfant ne sera ni à moi, ni à toi ; coupez-le ! »

Pour celui qui suit l'actualité en Côte d'Ivoire, le discours violant et guerrier du Président du R.D.R. n'est pas nouveau. « Je frapperai ce pouvoir moribond et il tombera », avait-il prédit avant de renverser le Président Henri KONAN BEDIE. Le 24 décembre 1999, il passa de la parole à l'acte et inaugura ainsi les séries de coups d'Etat en Côte d'Ivoire. En mai 2002, il avait annoncé qu'il allait mélanger ce pays pour le rendre ingouvernable, de sorte que la gouvernance de ce pays ne fût ni à lui, ni à quelqu'un d'autre. En septembre 2002, il passa de la parole à l'acte, à travers la tentative de coup d'Etat qui s'est transformée en rébellion. Depuis lors, on ne compte plus les morts voulus par lui.

Les réactions des deux prétendants au poste de Président de la République de Côte d'Ivoire à l'instar des deux prétendantes à la maternité de l'enfant litigieux dans le jugement de Salomon, aident à dénouer la crise actuelle : elles permettent de savoir à qui revient le fauteuil présidentiel dans notre pays. Nous pouvons ainsi dire lequel des deux est le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire.

2.2. Le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire

La méthode du Roi Salomon a été inspirée par Dieu lui-même. Elle est de portée universelle et peut être utilisée comme telle, en toute objectivité. Elle a sa place dans cette crise électorale où nous cherchons le vrai titulaire  du fauteuil présidentiel, siège du pouvoir, car les deux prétendants reconnaissent que c'est Dieu qui donne le pouvoir. Le Président Laurent GBAGBO l'a solennellement dit, lors de sa première prestation de serment en octobre 2000. Le Président Allassane OUATTARA nous a rafraîchi la mémoire en le disant pour conclure le débat télévisé qu'il a eu en novembre dernier avec le Président Laurent GBAGBO.

En recourant à cette méthode, nous constatons, dans le jugement de Salomon, qu'il y a une femme qui ne voulait pas la mort de l'enfant et il y a une qui voulait sa mort. Dans la crise électorale actuelle, nous constatons qu'il y a un prétendant qui ne veut pas la mort d'un seul Ivoirien et il y a un qui veut la mort de plus d'un Ivoirien, même s'il prétend ne pas souhaiter la mort de beaucoup d'Ivoiriens, comme si un minimum de morts n'a pas de valeur à ses yeux.

En toute objectivité et partialité, le Roi Salomon a tranché : « Ne faites point mourir l'enfant, il a pour mère celle qui ne veut pas sa mort ». En d'autres termes, celle qui veut sa mort n'en est pas la vraie mère. Elle est une fausse mère qui veut prendre l'enfant par fraude et par ruse. Elle est disqualifiée !

Le lecteur comprend aisément que rapportée au règlement de la crise actuelle qui oppose le Président GBAGBO au Président du R.D.R., le fauteuil présidentiel revient au premier. Il ne veut pas qu'un seul Ivoirien meure pour ce fauteuil, pour le pouvoir. Alors, il tend la main à son adversaire, puis l'invite au dialogue et à la discussion, autour des lois que nous nous sommes librement données et qui nous régissent. Il accepte même que les bulletins de vote soient recomptés par des experts internationaux. Malgré la décision irrévocable du Conseil Constitutionnel ! Il est donc le vrai titulaire du poste de Président de la République de Côte d'Ivoire. Un poste qui fait de lui le protecteur des citoyens ivoiriens, selon la formule du serment qu'il a prêté le 4 décembre dernier. On comprend dès lors pourquoi il ne peut pas accepter que le sang d'un seul Ivoirien soit versé.

Il en va différemment de M. OUATTARA. N'étant pas le vrai titulaire du fauteuil présidentiel, il veut s'y installer par la fraude et la violence. A défaut d'y parvenir par ces moyens archaïques, il accepte  que l'on sème la mort au sein peuple ivoirien, partout où il se trouve. Il ne le cache pas et il est même soutenu dans cette perspective. Il nous fournit ainsi, chaque jour, les preuves de sa volonté d'usurper ce qui n'est pas à lui, ce que le peuple a refusé de lui donner. La fraude et la violence ayant échoué, il pense réussir en semant la mort à travers les opérations « villes mortes » et « pays mort ».

Nul doute que si le Roi Salomon avait été saisi du litige qui oppose nos deux prétendants au fauteuil présidentiel, c'est sans peine qu'il aurait débouté M. OUATTARA de toutes ses prétentions, pour proclamer le Président Laurent GBAGBO comme en étant le vrai titulaire. Il aurait ainsi confirmé la décision du Conseil Constitutionnel ivoirien, même si cette décision s'impose déjà à tous et à toutes, selon l'article 98 de notre Constitution. Néanmoins, on peut voir dans la juridiction électorale suprême, un autre Salomon. Elle a comme ce dernier condamné la fraude et dit le droit avec vérité, en proclamant définitivement le Président GBAGBO vainqueur et en recevant solennellement son serment.

Toutefois, étant donné que cette crise demeure,  et que nous la vivons encore, je voudrais conclure par dire  comment elle sera dénouée.


CONCLUSION

La réflexion qui précède est en fait le fruit d'une révélation que Dieu m'a faite lorsque j'observais la une d'un organe de la presse écrite. L'organe a présenté côte à côte l'appel au dialogue du Président Laurent GBAGBO et l'appel à la force armée d'un représentant du Président du R.D.R. En réfléchissant sur ces deux appels, Dieu m'a dit : « Tu vois, M. OUATTARA est tombé sous le coup du jugement de Salomon. Il en sera de son sort comme il en a été de celui de la fausse mère de l'enfant qui devait être découpé. De même qu'elle a perdu son procès, de même M. OUATTARA perdra le procès en cours en Côte d'Ivoire.»

Le Seigneur faisait ainsi comprendre au Juge que je suis que le Président GBAGBO et M. OUATTARA sont en fait en procès. Mais devant quelle juridiction, lorsqu'on sait que la seule juridiction compétente a déjà vidé sa saisine ? Celle de la communauté internationale ? Le Seigneur m'a rappelé que la communauté internationale n'a pas d'existence juridique, elle ne saurait être une juridiction. Est-ce la juridiction de ces hommes et autres structures internationales qui se penchent en ce moment sur le dossier ivoirien ? Le Seigneur a encore répondu par la négative, ces hommes et ces structures n'étant que des acteurs accessoires du processus de sortie de crise en Côte d'Ivoire. Il a ajouté que le dossier ivoirien est désormais entre ses mains, lui le Juge Suprême, acteur principal de ce  processus.

Le Seigneur a précisé qu'il va appliquer la solution qu'il a jadis inspirée au Roi Salomon.

Il va d'abord permettre au Président GBAGBO de continuer à agir comme la vraie mère de l'enfant. Pendant ce temps, il va davantage pousser M. OUATTARA dans la logique de la fausse mère de l'enfant. Avec le temps dont il est le seul maître, l'on découvrira, à l'œil nu, auquel  des deux il a donné le pouvoir de présider aux destinées de la Côte d'Ivoire, à travers les suffrages régulièrement exprimés, le 28 novembre dernier. Après que le monde entier aura clairement découvert le vrai Président et le faux Président, Dieu permettra que le vrai s'impose et que le faux disparaisse. Le premier débarrassé du second, par la grâce de Dieu, pourra tranquillement gouverner la Côte d'Ivoire, dans le temps qui lui est limitativement imparti.

Nous n'y arriverons pas sans adversité. Car, comme dans le jugement de Salomon, aussi longtemps que Dieu n'aura pas exécuté sa décision, le faux Président poursuivra ses manœuvres. C'est ce que faisait la fausse mère. Elle a continué à réclamer tantôt la maternité de l'enfant, tantôt la mort de ce dernier. De même qu'elle faisait pression sur la vraie mère, de même nous subirons la pression du faux Président qui bénéficie de grands soutiens ici et ailleurs.

Cependant, en comptant sur Dieu, nous pouvons résister à cette pression, jusqu'au temps de notre délivrance (cf. 1Pierre 5 : 8-10). Etant donné que ce temps peut être long, nous pouvons demander à Dieu de l'abréger (cf. Matthieu 24 :22). Nous devons en outre rester à l'écoute de Dieu. Il a souvent des instructions à nous donner pour nous encourager et nous fortifier, afin que nous puissions tenir et agir comme il faut, comme il veut, dans l'attente de notre délivrance et de notre victoire finale.

Récemment, au cours d'un moment de prière et de méditation de la Parole de Dieu, j'ai  clairement reçu de lui qu'en réponse à nos prières, il va changer la situation en notre faveur, par la puissance du Saint-Esprit. Par conséquent, il nous demande de ne pas nous laisser effrayer par nos adversaires. Selon le Seigneur, ils feront tout ce qu'ils veulent et tout ce qu'ils peuvent, pour saper notre morale et pour nous angoisser, dans l'intervalle de temps qui précède notre délivrance. Nous n'avons pas à craindre car, tout ce qu'ils feront est la preuve qu'ils ont échoué.

Dieu met toujours une faille dans leur système pour nous donner une lueur d'espoir, en attendant la victoire finale. Il suffit d'observer l'actualité depuis la fin du scrutin du second tour, jusqu'à maintenant, pour s'en convaincre. Avec le temps qui s'écoule, Dieu fait tomber les masques, il met à nu tout ce qui était caché, il fait éclater la vérité, il suscite de grands soutiens pour nous. En Côte d'Ivoire, en Afrique et dans le monde entier, notre voix porte de plus en plus et on commence par nous écouter.

Nous devons donc garder espoir. Ceux qui contestent notre leadership à la tête de notre pays sont sous le coup du jugement de Salomon. Lorsque Dieu va appliquer cette jurisprudence dans la résolution de la crise actuelle, ce sera pour confirmer et consolider ce leadership. Croyons en cette perspective et avançons, dans la prière et dans l'action, selon que Dieu nous disposera.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE,

AINSI QUE TOUS SES HABITANTS

JE VOUS REMERCIE.


VOTRE SERVITEUR

Sébastien ZAHIRI ZIKI

07 567 961 zahiriziki@yahoo.fr