topblog Ivoire blogs

mardi, 08 mars 2011

IMPACTS DE LA CRISE IVOIRIENNE SUR L'ESPACE UEMOA - LES SIGNAUX AU ROUGE


FRANC CFA. 1000.jpg

Les nouvelles ne sont pas bonnes à l'Union économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Uemoa) suite à la crise que vit la Côte d'Ivoire, depuis décembre dernier.


Le comité de politique monétaire a procédé dernièrement à l'examen de la situation économique, financière et monétaire récente de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à la lumière des impacts de la crise politique en Côte d'Ivoire. Tous les participants à cette rencontre se sont préoccupés de la résurgence des pressions inflationnistes, consécutive au renchérissement des denrées alimentaires importées et à la progression des prix des carburants dans la plupart des pays. Le taux d'inflation, en glissement annuel, s'est, en effet, accru de 2,6 % entre fin septembre 2010 et fin décembre 2010 où il s'est établi à 3,9%. A cette date précise, les Etats membres de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (Uemoa) ont poussé l'outrecuidance, de pousser la Côte d'Ivoire et le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), l'Ivoirien Philippe Dacoury-Tabley, vers la porte de cette union. Conséquence directe de cette décision. L'Institution n'arrive plus à fonctionner correctement. La preuve, lors de cette rencontre du Comité de politique monétaire de Dakar au début de ce mois de mars, les experts ont relevé une évolution mitigée de l'activité économique, marquée par les effets de la crise énergétique dans la plupart des pays, les contre-performances du secteur industriel et la bonne orientation des secteurs tertiaire et agricole.

En effet, pour le troisième trimestre consécutif, l'indice de la production industrielle s'est inscrit en baisse de 5,4%, en glissement annuel, au quatrième trimestre 2010, le secteur industriel ayant été affecté par le recul de la production des industries extractives et manufacturières. En revanche, l'activité commerciale s'est bien tenue, l'indice du chiffre d'affaires dans le commerce de détail ayant augmenté de 3,3%, en rythme annuel. Les dernières données des statistiques agricoles indiquent une progression de 15,1% de la production vivrière de la campagne 2010-2011. Le Comité de politique monétaire a noté que l'impact de la crise en Côte d'Ivoire sur les perspectives économiques de l'Union et sur le système financier régional pourrait être significatif en 2011. A cet égard, le Comité a demandé à la Bceao de poursuivre ses actions en faveur de la préservation de la stabilité financière dans la sous-région. Il a également recommandé aux Etats membres, la mise en œuvre de mesures structurelles de soutien à l'offre. Parce que, des pressions inflationnistes resteront fortes au cours du premier semestre 2011.

S'agissant des perspectives, elles sont empreintes d'incertitudes, au regard de la situation que vit la Côte d'Ivoire. Le Comité de politique ne veut donc pas prendre de risques au niveau des taux directeurs de la banque centrale. Il a préféré ceux-ci en vigueur depuis le 16 décembre 2010. Ces taux des opérations sur le guichet prêt, il faut le rappeler sont à 3,25% et 4,25%. Par ailleurs, le comité a décidé de maintenir le coefficient des réserves obligatoires, à son niveau de 7,0% en vigueur depuis le 16 décembre 2010. C'est pourquoi, il conseille aux Etats une vigilance accrue dans le suivi de l'inflation afin de prendre, en temps opportun, les mesures appropriées. Comme on le voit, les effets néfastes de la crise que la Côte d'Ivoire vit, ne touchent pas les Ivoiriens seuls. C'est toute la sous-région qui est concernée. Et si, dans les quelques mois, le pays décidait de battre sa propre monnaie. C'est toute la région qui sera enrhumée. Car, la Côte d'Ivoire est un solide levier économique de cette partie du continent qui a tous les atouts pour se prendre en charge.


Joseph Atoumgbré

attjoseph@yahoo.fr


Source: ABIDJAN 360

 

LES FDS LIBERENT TOULEPLEU, DES COMBATS A BLOLEQUIN

FDS-CI ALLANT AU FRONT.jpg

Les Forces de défense et de sécurité (Fds) sont parvenues hier lundi 07 mars 2011 à arracher la ville de Toulepleu des mains des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn). Selon plusieurs sources concordantes, les Fds ont réussi à occuper la ville en début d'après-midi, en y délogeant les troupes des Fafn. Pour rappel, il faut noter que le dimanche 6 mars dernier, après de nombreuses tentatives pendant plusieurs jours, les Forces nouvelles étaient parvenues à mettre pied dans la ville de Toulepleu, obligeant les FDS à se replier. L'un des éléments Fds joint, avait justifié ce recul par le fait que leurs adversaires étaient de véritables professionnels dont ils ne maîtrisaient pas encore les techniques. « Nous combattons désormais contre des armées professionnelles, des Anglophones et des Burkinabé », nous avait-il expliqué.

Mais l'occupation de Toulepleu par les Forces nouvelles n'aura duré que 24 heures. Après avoir reçu un renfort du Groupement tactique centre du Comthéâtre, les Fds ont relancé les combats qui leur ont permis, selon les informations qui nous sont parvenues hier, de reprendre le contrôle de cette ville frontalière au Libéria, peu avant 15 heures. « Je peux juste vous dire que nous avons la sécurité de Toulepleu sous notre responsabilité », s'est contenté de nous dire un officier des Fds sur la question. Dans la débandade en leur sein, à la suite de l'offensive des Fds, les combattants des Fafn ont perdu leur repère. Alors qu'un groupe a eu le temps de replier en direction de Bin-Houien, le gros lot, selon nos sources, s'est fondu dans les forêts environnantes de la ville, et a pu se retrouver pour ensuite constituer une poche de résistance entre Bloléquin et Toulépleu. Ce groupe d'éléments des Forces nouvelles a choisi de s'attaquer à la localité de Bloléquin, ouvrant ainsi un autre front.

Au moment où nous mettions sous presse, les combats dit-on, faisaient rage du côté de Bloléquin. D'autres renforts des Fds, partis de Guiglo à une quarantaine de kilomètres, étaient en route pour prêter main forte aux éléments à Toulepleu, et éviter qu'ils soient pris entre deux feux. Les combats avaient donc lieu aux portes de Bloléquin entre les Fds qui veillaient à la sécurité et les Fafn qui tentaient de prendre la ville.


Blaise BONSIE

 

Source : ABIDJAN 360