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lundi, 22 mars 2010

YAMOUSSOUKRO: SERVEUSES ET PROSTITUEES

VENDEUSE DE SEXE A YAKRO.jpg

La capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro, est en train de se vêtir d'habitudes malsaines. Photo: Une de ces serveuses-vendeuses de sexe en pleine activité.


Yamoussoukro est en train de prendre ses allures de véritable capitale, depuis l’accession au pouvoir de Laurent Gbagbo, en octobre 2000. Les grands chantiers se multiplient à la grande joie des populations, qui voient la ville natale de feu Félix Houphouët Boigny, renaître de ses cendres. Depuis la disparition, le 7 décembre 1993, de ce dernier. Les jeunes sont vivement sollicités dans les grands chantiers de construction de la ville lumière. Les grands gagnants du transfert de la capitale restent incontestablement, les tenancières de maquis et restaurants, ainsi que les gérants des nombreux bars qui commencent à pulluler dans la capitale. « Yamoussoukro a changé. Et la vie y bouge », nous lance un jeune natif du chef-lieu de la région des Lacs. Ces grandes rues désertes le matin, se remplissent à la tombée de la nuit. Les décibels que distillent les matos « dernier cri » aussi bien chez les tenancières de maquis que dans les bars de la ville, vous donnent un avant-goût de cette autre facette de la ville natale du « vieux ».


De la bonne chair à profusion

Si la capitale politique de la Côte d’Ivoire tient sa réputation de ces gigantesques et magnifiques édifices tels la Basilique, la Fondation FHB, l’hôtel Président, les écoles polytechniques, ces nombreux restaurants aux abords de la voie internationale ne participent pas moins à la pérennisation de cette aura nationale. En effet, dans ces lieux, qui ont fini par ravir la place aux espaces gastronomiques de renom d'Abidjan (Ficgayo, Ndotré..), on trouve de la bonne chair à profusion. Et cela, dans tous les sens du terme. De bons mets, avec de la viande « de brousse », vous attendent dans ces différents endroits gastronomiques de la capitale politique. En début de soirée, c’est un décor endiablé qui s’offre à vous. Alcool, musique, le show et le…
sexe ! Les « étrangers » (Ndlr : ceux qui viennent d’autres villes du pays et pour la plupart d’Abidjan) sont vite repérés, fait savoir Roland un des gérants des nombreux maquis qui ornent le long de la gare routière de Yamoussoukro. Qui ne se gêne pas à nous demander si on souhaite de la compagnie. En fait de compagnie, il ne s’agit ni plus ni moins que de filles de joie, « disposées à vous faire passer une nuit torride ». « La compagnie » est un terme pudique pour désigner des prostituées.

Leur métier : serveuses d’alcool et de sexe


« Vieux père, si vous voulez, je vous envoie deux Go (filles), tout de suite même », nous lance Laurent, gérant du maquis La T… de Yamoussoukro. Il fait signe à une serveuse de s’approcher. Elle lui fait savoir que ses services après le service ont été déjà rachetés. En clair, après 1h du matin, elle doit rejoindre son client qui l’attend dans un Hôtel. Certaines, pour peu qu’on leur offre de la boisson, vous ouvrent les portes de leur entrejambe. Dans les maquis comme dans les boites de nuit de la capitale, le mot d’ordre semble être donné. Après l’alcool, le sexe. Peguy ne s’est pas gênée à nous expliquer ce comportement. Pour la plupart, ces filles, fait-elle savoir, doivent subvenir aux besoins de leur famille. « Et c’est difficile de joindre les deux bouts avec ce maigre salaire qu’elles touchent. Elles sont donc contraintes de faire cela», explique-t-elle. C’est une forme de prostitution qui prend de plus en plus de l’ampleur ici à Yamoussoukro, déplore le jeune Kouamé Sylvain. Si on n’y prend garde, on risque de reproduire la Rue Princesse dans la capitale, ajoute Mlle Chimène, étudiante à l’INP-HB (Institut National Polytechnique Houphouet-Boigny) de Yamoussoukro. Pour l’instant les autorités de la ville semblent ignorer ce phénomène qui grandit dramatiquement. Et qui, à la longue, risque d’augmenter drastiquement le taux de prévalence du sida, à Yamoussoukro.

Une enquête réalisée par Frank Toti.

Source: ABIDJAN TRIBUNE

vendredi, 11 septembre 2009

LES GUERRES AFRICAINES DE VINCENT BOLLORE

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« Ce n’est pas parce qu’on est ami avec quelqu’un qu’il n’y a pas d’éthique dans nos rapports », commentait sobrement M. Vincent Bolloré alors qu’on l’interrogeait sur les luxueuses vacances offertes au président Nicolas Sarkozy en 2007. De fait, le groupe dirigé par l’industriel français occupe une place particulière dans l’économie nationale : impliqué dans les films plastiques, les transports ou l’énergie, il dispose de plusieurs filiales qui bénéficient parfois de contrats avec l’Etat.

Créé en 1822, toujours détenu majoritairement par la famille Bolloré, le groupe se place parmi les cinq cents premiers conglomérats du monde. S’il est implanté un peu partout, l’Afrique semble sa terre d’élection. Là, la guerre industrielle fait rage, notamment pour la concession des ports récemment privatisés. Ce sont les relations du groupe avec des régimes locaux peu scrupuleux — tel celui de M. Charles Taylor au Liberia, ou celui du « Françafricain » Paul Biya au Cameroun — qui l’ont mis sous le feu de la critique. Mais M. Bolloré peut compter sur un solide réseau d’amitiés politiques et sur les médias qu’il contrôle pour se défendre.

Source: ABIDJAN TRIBUNE

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14:53 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vincent bolloré, françafrique, abidjan tribune, afrique, france, transports, énergie, media, ports, plantations | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 23 août 2009

ELECTION PRESIDENTIELLE DU 29 NOVEMBRE: DES SIGNES INQUIETANTS!

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Lu sur ABIDJAN TRIBUNE: L'Assemblée Nationale a commandité une mission dont le rapport décrit avec une rigueur scientifique la situation sociale en zones Forces nouvelles. A quelques mois de l'élection présidentielle. Un document qui donne des raisons de douter de la restauration de l'autorité de l'Etat, en zones CNO, et d'être inquiet pour le bon déroulement de ce scrutin, capital pour l'avenir de la Côte d'Ivoire. Le rapport:

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