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dimanche, 30 septembre 2012

DECHETS TOXIQUES - OUATTARA NE VEUT PLUS DU PROCES APRES AVOIR LONGTEMPS ACCUSE GBAGBO


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Les ONG Amnesty International et Greenpeace ont demandé, dans un rapport publié récemment sur le scandale des déchets toxiques à Abidjan, l'ouverture d'une enquête pénale au Royaume-Uni, et de remettre en cause la légalité de l’accord conclu en 2007 avec Trafigura. Mais «L’Etat ivoirien ne fera pas de démarches dans ce sens-là», sauf, si de nouveaux éléments indiquent qu’il y a lieu de poursuivre Trafigura, a indiqué Koné Bruno, hier sur RFI. Qu’a-t-il pu bien se passer, entre temps, pour ce pouvoir qui avait accusé le régime Gbagbo d’avoir tué les Ivoiriens en organisant le déversement des déchets toxiques à Abidjan refuse un procès qui permettrait l’éclatement de la vérité!

En réalité, ce gouvernement a peur, puisque dans ce scandale des déchets, des personnalités du régime, notamment, Ahoussou Jeannot, l’actuel Premier ministre, Adama Bictogo, Diby Charles, Ministre de l’Economie et des Finances… avaient été nommément cité par des organisations des représentants des victimes.

Et aujourd’hui, Koffi Charles Hanon, président du réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci) croupit en prison. Il a écopé de 6 mois d’emprisonnement ferme pour officiellement, trouble à l’ordre public et dénonciation calomnieuse à l’endroit du Premier ministre, Ahoussou Kouadio Jeannot.

Mais les raisons profondes seraient que le pouvoir le trouve trop bavard et gênant. Même si, après son limogeage, la justice ivoirienne a blanchi Adama Bictogo, réouvrir un tel procès, en Europe, serait probablement préjudiciable aux tenants actuels du pouvoir. Dans les rangs desquels, plusieurs sont soupçonnés d’avoir détourné une importante partie des indemnités qui auraient dû être payées aux victimes de la pollution causée par le déversement de déchets toxiques à Abidjan, en août 2006.

Aboubacar Marvin Ouattara qui préside l’une des organisations de défense des victimes ne croit pas si bien dire quand il déclarait sur RFI: «Nous suspectons la mainmise de l’Etat sur ce dossier qui, par son attitude, s’est désisté de toute action juridique…». Et pourtant sur cette même radio, d’autres responsables qui défendent ce dossier tel que Kumi Naidoo, Directeur exécutif de Greenpeace International réclament à cor et à cri la tenue d’un tel procès pour que le pollueur paie: «Il n'est pas trop tard pour que justice soit rendue, pour que des informations exhaustives sur la nature exacte des déchets déversés soient communiquées aux habitants d'Abidjan, et pour que Trafigura paie pour ses crimes. Ce n'est qu'alors que nous pourrons espérer que ce type de désastre ne se reproduira plus», a déclaré Kumi Naidoo, mais le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille.

Pour rappel, le déversement des résidus toxiques du cargo Probo Koala à Abidjan, en août 2006, avait causé la mort de 17 personnes et plus de 100.000 intoxications.

 

Mélanie Coulibaly, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui ».

dimanche, 20 mai 2012

SCANDALE DES DECHETS TOXIQUES - UN RAPPORT OFFICIEL ACCUSE UN (TRES) PROCHE DE OUATTARA

 

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Le ministre de l’Intégration africaine Adama Bictogo ira-t-il en prison dans les semaines qui viennent ? En tout cas, selon des sources généralement bien informées, un rapport judiciaire remis au procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, recommande d’engager des poursuites contre celui qui est également député d’Agboville. Pour des motifs particulièrement graves : «faux, usage de faux, détournement de fonds, recel et complicité». Les faits dont il est soupçonné, comme deux autres personnages, Koné Cheick Oumar et Claude Gohourou, sont en relation avec le dossier d’indemnisation de plus de 6000 victimes des déchets toxiques, défendus initialement par le cabinet londonien Leigh Day and Co. Des éléments de preuve accablants au sujet de ces détournements seraient disponibles depuis plusieurs semaines. Et mis en exergue dans le rapport qui se trouve désormais dans les mains du procureur de la République d’Abidjan.

La question qui se pose est la suivante : le régime Ouattara acceptera-t-il de «livrer» une de ses figures centrales, particulièrement proche de Ouattara et dépositaire des «secrets» de la «nébuleuse» secrète qui a alimenté «l’effort de guerre» depuis le 19 septembre 2002 ? En effet, Adama Bictogo a été très impliqué dans la contrebande de cacao de la zone rebelle, une contrebande qui passait par le Burkina Faso et le Togo, et bénéficiait de puissantes complicités en France. Bictogo est réputé proche en affaires de Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, directeur Afrique de la sulfureuse firme Armajaro, qui s’est enrichi en spéculant sur les opportunités que la guerre offrait en matière de spéculation sur le marché international de la «fève brune». Après les dissensions qui sautent aux yeux entre Guillaume Soro et Hamed Bakayoko ou les Forces nouvelles et le PDCI, le régime Ouattara pourrait à nouveau être miné de l’intérieur.


 
Benjamin Silué


dimanche, 09 octobre 2011

VISITE DE OUATTARA AU GHANA: CE QU'ON VOUS A CACHE


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Devant ces initiatives très peu prometteuses, des proches de Ouattara ont conseillé à leur champion, de réduire son séjour à Accra pour ne pas s'y faire ridiculiser.

Comme vous le savez, le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, Dramane Ouattara, a passé une journée au Ghana le jeudi 6 octobre dernier. Dans ce papier, nous ne reviendrons pas sur les objectifs et les acquis de ce voyage éclair au pays d'Atta Mills. Parce que tout le monde sait que Dramane y était pour se faire remettre les exilés politiques ou tout au moins obtenir l'exécution des nombreux mandats d'arrêt émis contre des pro-Gbagbo séjournant actuellement au Ghana. On sait aussi ce que les autorités ghanéennes lui ont donné comme réponse à sa requête. A savoir par exemple, que la Constitution ghanéenne n'autorise jamais les expulsions de ressortissants d'un pays tiers sur la base d'arguments infondés. Nous n'insisterons donc pas sur l'échec de cette visite. Nous nous permettrons cependant de vous livrer des informations non divulguées et qui ont pourtant leur importance.

Initialement prévu pour trois jours, le séjour de Ouattara a été réduit à une seule journée. Et cela, parce que M. Ehui Bernard, représentant de Dramane Ouattara au Ghana, a pris soin d'informer son chef sur l'ambiance prévalant au Ghana dans l'attente de l'arrivée du '' Brave Tchê''. En effet, ni les politiques de la coordination LMP, ni les réfugiés dans leur ensemble, ne tenaient à rencontrer Dramane Ouattara encore moins échanger avec lui sur un quelconque sujet. Quant aux autorités ghanéennes, elles avaient depuis toujours fait savoir aux dirigeants actuels de la Côte d'Ivoire qu'elles n'étaient pas prêtes à transiger sur leurs principes en ce qui concerne les rapatriements politiques non fondés.

Selon des sources diplomatiques, sachant tout cela, Dramane Ouattara a failli annuler son voyage. Mais il en a été dissuadé par son ambassadeur ( Ehui) qui lui aurait quand même donné des assurances sur le fait qu'il serait traité comme un chef d'Etat à son arrivée dans la capitale ghanéenne. En plus des assurances de M. Ehui, les habituels serviteurs du vrai patron du RHDP se sont mis dans la danse à travers des initiatives ubuesques, en vue de faire passer Dramane Ouattara pour un visiteur de marque très attendu dans la communauté ivoirienne du Ghana. On notera entre autres, les actions suivantes:

Premièrement, M. N'Zi, président de la communauté RHDP au Ghana, n'ayant pu convaincre les réfugiés et exilés ivoiriens à aller accueillir Dramane Ouattara et le rencontrer par la suite, s'est résolu à sensibiliser et à rassembler les Maliens, Guinéens, Sierra Léonais et Sénégalais d'Accra pour accompagner les militants RHDP du Ghana au contact de Ouattara.

Evidemment, cela se paye et cela s'est payé en cedis (la monnaie ghanéenne). Ce sont ces gens-là que vous avez du voir sur les images.

Deuxièmement, M. Adama Bictogo, homme de main de Ouattara, n'étant pas très sûr du succès de l'initiative de N'Zi, a pris sur lui de convoyer de nombreux militants RDR d'Abidjan à Accra dans une vingtaine de cars (de 60 places chacun) de transport inter-Etats. Les réfugiés des camps d'Elibou et surtout de Buduburam se sont amusés toute la journée du mardi 4 octobre à compter les cars. Quelques jours avant, le même Bictogo voulait marquer un grand coup en Côte d'Ivoire. En effet, à l'occasion d'une visite flash au Ghana, il a réussi à prendre contact avec de nombreux réfugiés grâce à l'intermédiation de Yaké Evariste, ex-patriote aujourd'hui pro-Ouattara.

Bictogo voulait faire rentrer en Côte d'Ivoire, de nombreux réfugiés avant même que Alassane Ouattara ne vienne au Ghana. Question de démontrer que les pro-Gbagbo ont enfin compris que Ouattara a un grand sens du pardon. Des réfugiés se sont prêtés à ce jeu contre 225 cedis (75 000Fcfa) par ''volontaire rentrant''. Mais l'affaire s'est soldée par un échec ridicule, car seul un car a pu arriver à Elibou et avec seulement trois commerçantes d'Adjamé venues à Accra pour autre chose et qui ont profité d'un voyage retour ''cadeau''.

Troisièmement, Hamed Bakayoko, lui, s'est contenté de distribuer des récompenses en espèces aux militants RDR de la sous-région, mobilisés par N'ZI pour l'accueil avec des mots d'ordre venus d'Abidjan. Devant ces initiatives très peu prometteuses, des proches de Ouattara ont conseillé à leur champion, de réduire son séjour à Accra pour ne pas s'y faire ridiculiser.

Le chef de l'Etat ivoirien a écouté ce conseil avisé et a modifié la configuration de ce voyage. Ainsi, est-il arrivé à Accra aux environs de 7 h00 du matin soit plusieurs heures avant l'heure retenue avec le protocole d'Etat du Président ghanéen. Mais ce n'est pas tout. Ouattara n'a pas passé plus de 15 minutes à l'aéroport. Il a modifié le trajet proposé par le protocole ghanéen. La conférence de presse initialement prévue à House Parlement a été soudainement transférée à Conference Center du stade de Oussou sous l'insistance, selon des sources diplomatiques de Ouattara. C'est après cette conférence qu'il a rencontré le groupe RHDP de N'ZI et un autre groupe de réparateurs de portables et des tenanciers de kiosques du camp de Buduburam, tous originaires du Mali, du Niger, du Burkina, de Guinée, présentés comme réfugiés ivoiriens.

Comme il l'a fait pour son arrivée à Accra, le nouvel homme fort de la Côte d'Ivoire est reparti du Ghana plus tôt que prévu contrairement au programme conçu par les directions du protocole d'Etat de Côte d'Ivoire et du Ghana. 14h au lieu de 16h.

 

In Notre Voie

 

Source: AFRICAN LIBERTY