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vendredi, 28 janvier 2011

LE FRANC CFA, UNE MONNAIE COLONIALE QUI RETARDE L'AFRIQUE (2)

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  • Le franc CFA n'a pas apporté le développement mais la pauvreté


Déjà, parmi  les 49 pays moins avancés (PMA),  35 sont en Afrique subsaharienne (ASS). La zone franc, elle, représente 12% de la population africaine, 12% du PIB et 1,5% des exportations.

Avec une population de 25% supérieure à celle de la France, les PAZF représentent 4,5% du PIB français ou 1,5% de masse monétaire.

La zone franc n'a pas apporté le développement aux pays membres mais le développement du sous-développement.

Pour atténuer cette pauvreté, l'aide française est venue comme une bouée de sauvetage. En effet, les pays de la zone Franc sont des principaux bénéficiaires de l'aide publique au développement française. En 1997, ils ont reçu environ la moitié de l'APD bilatérale française aux pays d'Afrique sub-saharienne, ce qui représente 23 % des apports bilatéraux de la France aux pays en développement (6,5 MdF sur 27,8 MdF d'aide bilatérale en 1997). Dans le cadre du traitement de dette au sein du Club de Paris, 10 pays de la Zone franc[1] ont bénéficié d'annulations pour un montant total rééchelonné de 23 MdF. La France a apporté près de 50 % de l'effort ainsi consenti par les créanciers. En plus des accords conclus dans le cadre du Club de Paris, la France a pris des mesures bilatérales exceptionnelles de réduction de dettes, en annulant en 1989, les crédits d'aide publique au développement (Dakar I), puis en procédant à une nouvelle annulation en 1994 (Dakar II), soit une annulation de dette de 55 MdF au profit des pays de la zone Franc. Entre 1993 et 1996, l'effort de réduction de dettes a représenté en moyenne une contribution annuelle de la France de 3,2 MdF, soit plus du tiers de l'aide bilatérale française à la zone Franc.

En tout état de cause, les pays de la zone franc ne sont pas mieux lotis en termes de performances  macroéconomiques à comparer aux pays africains hors  zone franc. Une synthèse de nombreux travaux comparant les performances est présentée chez Hadjimichael et al. (1995)[2].

Lorsqu'on compare les taux de croissance du PIB des pays africains de la zone franc et des pays hors zone, il apparait que les années 60 et 70 sont marquées par des résultats supérieurs pour les pays  de la zone franc (5% contre 4,4%) alors qu'il y a inversion au cours de la décennie 80, plus précisément entre 1985 et 1991(1% contre 3,7%), sur l'ensemble des trois décennies, les résultats sont, en revanche, comparables[3].  On note également une plus grande instabilité des taux de croissance au sein de la zone. L'écart-type du taux de croissance a été entre 1971 et 1987 de 7% contre 4,5% pour les pays voisins.  De 1980 à 1994, les écarts du PIB réel par rapport à sa tendance à long terme ont été supérieurs.

En 2010, la situation n'est guère reluisante pour les pays de la zone franc.  La Côte d'Ivoire demeure en dépit de la crise militaro-politique qu'elle traverse depuis 2002, le premier pays africains de la zone franc en termes de PIB réel. Pourtant, le franc CFA n'a pas permis à ce pays de faire mieux que les pays hors zone franc (Tableau 1).

Les pays comme l'Algérie, l'Angola, l'Ethiopie, le Kenya, le Maroc, le Nigeria, le Soudan, la Tanzanie, la Tunisie, pour ne citer  que ces pays, ont chacun un PIB réel supérieur à celui de la Côte d'Ivoire (le premier en termes de PIB réel en 2010 de la zone franc), comme l'indique le tableau 3 ci-dessous. Certains de ces pays font mieux en matière d'espérance de vie.  Au sein des PAZF, le Togo (63), le Benin (62) et le Gabon (61) occupent le peloton de tête en termes d'espérance de vie.  Les pays qui ont accédé très tôt à leur souveraineté monétaire ont des espérances de vie plus élevées que les trois pays cités ci-dessus. Il s'agit par exemple de la Tunisie (74), de l'Algérie (73), du Maroc (72), de Maurice (72) et du Cap-Vert (72).

Tableau 1 : Le classement des pays africains de la zone franc en termes de PIB réel en 2010.

Rang

Pays

PIB réel (en milliards de dollars)

1er

Côte d'ivoire

22,4

2e

Cameroun

21,9

3e

Guinée-Equatoriale

14,5

4e

Sénégal

12,7

5e

Gabon

12,6

6e

Congo

11,9

7e

Mali

9,1

8e

Burkina-Faso

8,7

9e

Tchad

7,6

10e

Benin

6,5

11e

Niger

5,6

12e

Togo

3,1

13e

Centrafrique

2,1

14e

Guinée-Bissau

0,8

Source : Le Monde : bilan du monde, la situation économique internationale, 2011, p. 91.


Tableau 2 : Le classement des pays africains de la zone franc en termes de PIB réel/ habitants en 2010.

Rang

Pays

PIB réel/habitants (dollars)

1er

Guinée-Equatoriale

11081

2e

Gabon

8395

3e

Congo

3075

4e

Cameroun

1071

5e

Côte d'Ivoire

1016

6e

Sénégal

964

7e

Tchad

743

8e

Bénin

673

9e

Mali

649

10e

Burkina-Faso

590

11e

Guinée-Bissau

498

12e

Centrafrique

469

13e

Togo

441

14e

Niger

383

Source : Le Monde : bilan du monde, la situation économique internationale, 2011, p. 91.

 

Tableau 3 : Le PIB réel et le PIB réel/habitants de quelques pays  hors zone franc.

Pays

PIB réel (milliards de dollars)

PIB réel/Habitants

(dollars)

Algérie

159

4478

Angola

85,8

4812

Botswana

12,5

6796

Ethiopie

30,9

365

Ghana

15,3

646

Kenya

32,4

888

Maroc

91,7

2868

Maurice

9,4

7303

Mozambique

10,2

473

Namibie

11,5

5454

Nigeria

206,7

1324

Ouganda

17,1

504

Soudan

65,9

1643

Tanzanie

22,4

543

Tunisie

43,9

4160

Zambie

15,7

1286

Source : Le Monde : bilan du monde, la situation économique internationale, 2011, p. 91.

 

IV.2. Le franc CFA est un instrument de domination de la France en Afrique

 

Sur ce point, commençons d'abord par dire que les pièces de monnaie et les billets de banque sont fabriqués en France ;  les premières dans l'usine de Pessac en Gironde et les deuxièmes dans le Puy de Dôme, (papeterie de Vic-le-Comte, imprimerie et centre de recherche à Chamalières). Pour ceux qui pensent que l'intérêt économique pour la France est peu significatif, ils ne doivent cependant pas perdre de vue qu'en réalité, l'enjeu principal de la zone franc pour la France n'est pas seulement de nature matérielle, économique ou comptable, mais réside également dans la reproduction continue d'un ensemble de relations qui, en effaçant la « perte » survenue en 1960, préserve son statut de puissance internationale.  Le dispositif de la zone franc, conservateur dans son essence, entretient en Afrique l'ossature  des Etats et leur survie dans un système économique et social figé.

Ensuite la zone franc développe l'extraversion de nos économies.

Avec le franc CFA, les PAZF sont des réservoirs de Matières premières et des déversoirs de produits manufacturés.

L'empire colonial français, qui absorbait 10% des exportations françaises à la fin du 19e siècle et 17% à la veille de la crise de 1929, devint dans les années trente, et jusqu'à la constitution de la communauté économique européenne, un débouché majeur pour les entreprises métropolitaines. Elles y écoulaient 42% de leurs exportations en 1952[4].

Selon la commission européenne (2002), en 1999, 40% des exportations de l'espace UEMOA étaient destinées à l'Europe. Les importations en provenance de l'UE et en direction de l'UEMOA la même année se situent à 43%.

Les exportations de la zone UEMOA en direction de cette zone représentent 12% et 10% pour les importations. Les avantages présentés aux Africains sont quant à eux des plus artificiels : outre l'attrait des investissements directs à l'étranger (IDE), le franc CFA est censé épargner les risques de change avec la zone euro et donc faciliter l'accès au marché unique européen. Les monnaies coloniales encourageaient l'intégration économique avec la puissance de tutelle, et, dans une moindre mesure, avec le reste du monde.

La domination française est également visible avec la présence des français dans le Conseil d'administration de la BCEAO : 16 dont 2 français. Dans le cadre des directives données par le Conseil des Ministres, le Conseil d'Administration:

  • précise les opérations de la Banque Centrale et fixe leurs taux et conditions d'exécution
  • arrête les règles qui s'imposent aux Comités Nationaux du Crédit, dans l'exercice de leur compétence
  • détermine le montant global des concours que la Banque Centrale peut accorder au financement de l'activité économique dans chacun des Etats
  • autorise les opérations affectant le patrimoine de la Banque Centrale et arrête les comptes de cette dernière détermine les modifications aux Statuts de la Banque devant être soumises à ratification par le Conseil des Ministres de l'Union.

Selon l'Article 52, du statut de la BCEAO, la politique monétaire est confiée au Conseil d'administration. La présence des français peut empêcher l'adoption de politique favorisant notre  développement. Avec la présence des français dans ce conseil, il apparait que la France décide en dernier ressort qui entre et sort de la zone franc.

Enfin la zone franc et ses mécanismes engendrent un système bancaire oligopolistique dominé par les banques françaises. Les banques sont des maillons importants du système financier. Elles remplissent un double rôle. D'une part, elles sont des entités privées qui recherchent le profit ; d'autre part, elles constituent des réseaux qui fournissent à l'économie globale un bien collectif : les systèmes de paiement et de règlement. Or les systèmes financiers africains en général et ceux de l'UEMOA en particulier, sont peu profonds, étroits, peu diversifiés et n'assument pas leur rôle dans le financement du développement (Popiel ,1995)[5]. La création d'un embryon de système financier au sein des pays de la zone franc pendant la période coloniale avait pour seul dessein de répondre aux besoins de financement des sociétés d'import-export et d'exploitation des produits primaires agricoles (Benin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali), miniers (Niger, République centrafricaine, Sénégal, Togo) et pétroliers (les pays de la CEMAC aujourd'hui).

Les banques ne trouvaient pour ainsi dire aucun intérêt à développer un réseau d'agences à l'intérieur de ces pays ou à établir des contacts avec les populations locales.  Le taux de bancarisation dans l'UEMOA est très faible (moyenne de 4%). Ce taux était en 2001 de 99% en France.

Les banques commerciales proposaient surtout des crédits à court terme permettant de s'adapter au caractère cyclique de la production et de la commercialisation des produits tropicaux et aux délais d'acheminement des produits manufacturés entre la métropole et l'Afrique. Le crédit bancaire ne facilite pas la formation du capital car il finance plutôt les affaires commerciales et d'import-export. Le financement bancaire en Côte d'Ivoire est de l'ordre de 16% contre environ 70% en Tunisie.

Il est d'ailleurs lié au système commercial mis en place par l'économie de traite et non au système de production. La stratégie bancaire postindépendance est restée identique à celle de la période coloniale. Le maintien, après les indépendances, des schémas d'organisation spatiale et sectorielle de l'activité économique (spécialisation sur le commerce et l'exportation de matières premières brutes) cumulé à l'échec des politiques de diversification industrielle expliquent aujourd'hui encore la perpétuation des structures économiques héritées de la période coloniale et les caractéristiques financières qui en découlent.

Par ailleurs, les centres de décision de ces grandes firmes bancaires sont situés à l'étranger. Autant de facteurs qui réduisent leur impact sur les pays où elles sont installées : elles paient des impôts, sans pour autant s'embrayer sur l'économie nationale. Au total, sur le plan bancaire, le système bancaire postcolonial ne tranche guère avec la logique coloniale, celle qui consistait à financer l'échange et la production de matières premières exportées.

Finalement, avec le franc CFA, la France nous domine économiquement, commercialement et politiquement.

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LE FRANC CFA, UNE MONNAIE COLONIALE QUI RETARDE L'AFRIQUE (1)

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« Il faut apprendre au nègre à trouver de la beauté en lui »

Marcus Garvey


Le débat sur le franc CFA s'enfle, mobilise et inquiète la France. De plus en plus, les africains s'imprègnent des réalités monétaires et s'interrogent sur le bien-fondé du maintien du franc CFA, une monnaie coloniale.  En fait, la guerre mondiale des monnaies a fini par ouvrir les yeux de ceux qui s'efforçaient encore de les fermer. Les Etats-Unis font marcher la planche à billet pour faire chuter le dollar. On se souvient que la banque centrale des Etats-Unis avait annoncé début novembre  2010, qu'elle allait racheter pour 600 milliards de dollars (443,5 milliards d'euros) de bons du Trésor. Le but, affirme-t-elle, est de maintenir les taux d'intérêt à de très bas niveaux afin de soutenir la reprise économique.

C'est dans ce contexte que la crise post-électorale en Côte d'Ivoire a réveillé le vieux débat sur le franc CFA.  En effet, sept ministres des finances de l'UEMOA, ont demandé le jeudi 23 Décembre 2010 à la BCEAO, d'autoriser uniquement les représentants du Dr Alassane Ouattara, à gérer les comptes de la Côte d'Ivoire. En plus, le Conseil a décidé « que les représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire sont les seuls habilités à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l'UEMOA au nom de ce pays ».  Ce même Conseil a renchéri pour décider « d'instruire la BCEAO de permettre aux seuls représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire d'effectuer les mouvements sur les comptes en son nom ».

Face à cette imposture de la BCEAO et de l'UEMOA, certains économistes ivoiriens versent au débat leurs contributions. Mais là n'est pas le problème, car il est inacceptable que cinquante années après les indépendances, les pays africains de la zone franc (PAZF) n'arrivent pas à accéder à la souveraineté monétaire, préalable à la souveraineté tout court.

Si le combat est louable, il arrive parfois que des contributeurs, par leurs écrits et argumentations, galvaudent le combat. Ne comprenant pas eux-mêmes les phénomènes monétaires, ils s'invitent dans un débat où seuls les initiés ont voix aux chapitres.

L'objectif de ce papier est justement de démontrer pourquoi le franc CFA doit disparaitre pour faire place à une monnaie africaine au service du développement.  Cela suppose en premier lieu de montrer l'importance de la monnaie : il s'agit de définir correctement la monnaie (I).

Faisant suite à cette démarche définitoire de la monnaie, il sera utile en deuxième lieu, de présenter l'historique de la zone franc (II).

Une telle présentation permettra en troisième lieu de dire pourquoi sortir de la zone franc (III).


I. UNE DEMARCHE DEFINITOIRE DE LA MONNAIE

C'est faute d'avoir compris que la monnaie n'est pas banale, que le développement des pays africains de la zone franc (PAZF) se trouve aujourd'hui à la limite du paradoxe.  Dans les lignes qui suivent, nous allons donner les fonctions et la nature de la monnaie.


I.1. LES FONCTIONS DE LA MONNAIE

Charles Rist se refusait à définir la monnaie parce qu'elle recouvrait un domaine très vaste. En effet, la monnaie est l'un des concepts les plus difficiles à définir de la théorie économique.  La monnaie est de plus en plus présente à tous les niveaux de la vie quotidienne des agents économiques et, parallèlement, ses formes sont de plus en plus complexes et multiples.

Depuis Aristote, la monnaie est définie par les trois fonctions qu'elle est supposée exercer : la monnaie comme intermédiaire des échanges, la monnaie comme réserve de valeurs et, enfin, la monnaie comme unité de compte.

Considérée comme intermédiaire des échanges (unité de paiement), la monnaie est un instrument qui permet d'échanger deux biens, en évitant les contraintes du troc. Il s'agit de surmonter la contrainte de la double coïncidence exacte des besoins du vendeur et de l'acheteur en qualité et en quantité, sur un même lieu, contrainte propre au troc.  En considérant une économie de troc, l'absence de double coïncidence limite les possibilités d'échanges et l'apparition d'un élément tiers, la monnaie, règle cette contrainte, elle "lubrifie" les transactions. La médiation monétaire serait une condition nécessaire au développement des échanges de biens et de services selon Jevons[i].  Cette fonction suppose que la monnaie a un pouvoir libératoire, c'est-à-dire qu'elle garantie la possibilité d'effectuer des règlements et également d'éteindre des dettes. Or il est possible d'avoir des monnaies en circulation sans pouvoir libératoire. Le paiement renvoie, selon B. Courbis, E. Froment et J.-M Servet, à « l'appartenance à une communauté de paiement dans laquelle les moyens de s'acquitter sont établis »[ii]. Ainsi donc, l'unité de paiement peut différer de celle de compte.

La monnaie exerce également une fonction de réserve de valeur pour deux raisons : la non-synchronisation entre les recettes et les dépenses d'une part et l'incertitude sur les réserves futures d'autre part. Elles constituent deux motifs de « demande de monnaie ». Elle a une fonction de réserve de valeur parce qu'elle est acceptée par tous et surtout parce qu'elle est unité de compte.  Cette fonction n'est pas spécifique à la monnaie car les agents économiques disposent d'autres moyens pour conserver de la valeur,  c'est-à-dire détenir de la richesse. Cette dernière a d'ailleurs plusieurs composantes :

- la richesse non financière, qui est constituée des biens matériels (or, maison, bijou, usine...) et immatériels (comme, par exemple, un fonds de commerce, une qualification) ;

- la richesse financière, qui est constituée des titres qui peuvent s'échanger directement contre des biens matériels ou qui, en général, doivent d'abord se transformer en monnaie pour s'échanger contre des biens matériels (actifs monétaires, actifs financiers).

La monnaie a une troisième fonction : celle d'unité de compte.  Sans monnaie, dans une économie marchande, il y a autant de prix que de paires de biens, de types d'échanges entre deux biens. S'il y a n biens, il y a n(n-1)/2 prix relatifs. Pour opérer ses arbitrages dans un système de troc, chaque consommateur doit avoir en tête tous ces prix. Si un de ces biens est utilisé comme étalon des valeurs, alors le système des prix est profondément simplifié. Il suffit alors de connaître les n-1 expressions de la valeur des autres biens dans le bien choisi comme monnaie pour connaître l'ensemble des rapports de valeurs des n biens. La monnaie permet donc d'établir une échelle de prix simple et unique, exprimée en unités monétaires.

Mais une " vraie " unité de compte ne peut avoir de valeur par elle-même sauf à varier. Or, c'est bien ce que les hommes ont fait en utilisant, pendant de brèves périodes historiques, comme valeur monétaire, des biens ayant eux-mêmes un certain prix. Toutefois, durant la majeure partie du Moyen-Âge, le Prince demeurait le " maître des mesures " : il imprimait son sceau et fixait les valeurs monétaires qui différaient, la plupart du temps, de celles du métal incorporé.

Finalement, la définition fonctionnelle de la monnaie ne nous aide pas dans la poursuite de notre objectif, celui de justifier la disparition du franc CFA.

On ne peut pas se satisfaire de cette définition.  Il nous faut approfondir la question monétaire en disant ce qu'elle est et non ce qu'elle fait.


I.2. LA QUESTION DE LA NATURE DE LA MONNAIE

Qu'est-ce que la monnaie ? Cette question par laquelle il fallait bien commencer, n'admet pas de réponse simple, acceptée par l'ensemble des économistes, ni sous l'angle empirique, ni sous l'angle théorique. Notre préoccupation à ce stade de notre réflexion, est de dissiper le « nuage épais » qui enveloppe les contributions sur la nature de la monnaie.

La monnaie, rassurons-nous n'est pas un bien industriel comme le pain.  Elle n'est pas une marchandise. La monnaie a plusieurs dimensions.

La monnaie est une créance à vue des agents économiques sur le système bancaire et une dette de celui-ci. De ce point de vue, il est impossible de dissocier la monnaie du système monétaire d'où d'ailleurs l'importance des banques dans une économie monétaire de production.

Cette définition est complétée par l'approche institutionnelle de la monnaie : la monnaie est certes une technique mais c'est aussi un phénomène social qui met en jeu des relations humaines et pas simplement une technique. L'enjeu principal de la monnaie est toujours l'appartenance à une communauté de valeurs. Or, cette appartenance s'inscrit dans des formes relativement différentes selon les époques et les sociétés. La monnaie est une institution qui exprime et conforte les valeurs globales de la société où elle existe.

La monnaie a également une dimension conventionnaliste. Elle est générée par une convention marchande : j'accepte la monnaie car autrui l'accepte. La qualité d'une monnaie se mesurera, dès lors, à l'aune de son aptitude à conserver sa valeur d'une période à l'autre et de sa capacité à inspirer confiance  à ses utilisateurs. Ce minimum de cohésion sociale et de confiance, qui est au fondement même de toute monnaie, émane soit d'un acte de foi (acceptation générale du numéraire par la communauté), soit d'un édit des autorités qui l'établit comme cours légal dans un territoire donné.

Dans le premier cas, la monnaie peut provenir soit d'une coutume immémoriale, soit d'une convention émergeante ou librement négociée, ou encore être le résultat d'une concurrence entre monnaies privées où une a fini par s'imposer dans un vaste réseau d'échange.

Dans le second cas, la monnaie est la production d'un monopole d'État qui impose le médium d'échange et tente de le contrôler. La puissance publique tire profit de cette situation à divers échelons : la monnaie sert, à la fois, de source d'unité symbolique du pays, de source de revenu pour l'État et de moyen d'indépendance politique, le pays ayant sa propre devise.

Georges Simmel met pour sa part en avant que si la monnaie ne doit rien dans sa genèse, à l'Etat, un fonctionnement viable ne peut cependant être garanti par celui-ci.  C'est dans cette filiation que se situe l'approche étatique de Knapp (1973)[iii] à laquelle fait référence J.M. Keynes dans le « treatise on money ». Cette approche peut être résumée ainsi : « la monnaie est une créature de la loi », c'est-à-dire du droit. En fait, selon Knapp, l'État sélectionne et impose une forme-monnaie en choisissant une certaine unité et en lui donnant une validité sur un territoire qui correspond à son espace national. Ainsi, l'acceptation inconditionnelle de la monnaie par les individus est garantie par l'État.

Il s'agit de dire que c'est l'autorité politique représentative qui, dans un espace national donné, fait battre monnaie et lui donne cours légal, un principe repris, après bien des vicissitudes, du droit romain.

Bien qu'elle soit un enjeu entre les classes sociales et un instrument de domination des uns sur les autres, la monnaie est aussi un bien public. Elle ne peut exister que par la légitimation politique qui lui donne la capacité d'être un pouvoir d'achat immédiat ou futur, garantissant son rôle de réserve à travers le temps.

La monnaie a également une dimension politique : les nations se sont construites autour de la monnaie et autour d'un roi qui avait le pouvoir de battre monnaie. Au 19ème siècle, l'unification progressive de l'Allemagne s'est faite à partir du Zollverein, mais aussi par une monnaie commune : le Thaler (1857). A l'heure actuelle, le pouvoir monétaire est perçu comme un élément de la souveraineté nationale : ses capacités régulatrices lui viennent de son aptitude à représenter les valeurs qui sont au fondement de la communauté d'échanges.  Pour Charles Loyseau[iv] dans son « Traité des seigneuries » (1669) : « ...la souveraineté est du tout inséparable de l'Etat, auquel, si elle était ôtée ne serait plus un Etat. Car, enfin, la souveraineté est la forme qui donne l'être à l'Etat, voire même l'Etat et la souveraineté prise in concreto sont synonymes et l'Etat est ainsi appelé, pour ce que la souveraineté est le comble et période de puissance où il faut que l'Etat s'arrête et s'établisse ». La souveraineté s'affirme ad externa. Concrètement, elle s'exerce sur un territoire délimité - la première fonction du roi étant de tracer la ligne qui situe le domaine de la couronne dans l'espace, et qui marque sa libre existence face à toute autre puissance extérieure contre quoi le moyen militaire peut être requis.

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mercredi, 01 décembre 2010

LES OBSERVATEURS FORMELS: LA CREDIBILITE DU VOTE EN ZONES CNO EST FORTEMENT ENTACHEE

 

UN BLESSE DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE.jpg

Bourrage des urnes, opacité dans le décompte des voix, molestage, brimades, meurtres, lynchage, attentat corporel,  destruction de biens privés, sévices en tout genre, destruction d'urnes, intimidation, emprisonnement, interdiction d'accès des représentants LMP aux bureaux de vote, dans les régions des Savanes, du Worodougou et du Denguélé: Voici comment le RHDP compte prendre le pouvoir. Voici également ce que les observateurs électoraux de l'Union Européenne appellent "élection démocratique". C'est peut-être ainsi que cela se passe en Europe, sait-on jamais. Echec et mat! Soyons sérieux! Le monde entier est désormais témoin de ce qui s'est déroulé en Côte d'Ivoire au deuxième tour du scrutin présidentiel. Grâce au constat objectif des observateurs africains.

Le porte-parole de la Coordination de la mission internationale des observateurs de la société civile africaine, est formel : « Le processus démocratique tant souhaité est fortement mis en cause (au second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier en Côte d'Ivoire) ».

Déclaration que vient de faire M Compaoré Saïdou, dans les locaux de la Commission électorale indépendante (Cei),à Abidjan (Cocody deux plateaux).

En effet, il a fait cette annonce devant la presse nationale et internationale en début d'après midi, ce lundi 29 novembre 2010. Entouré des membres de la COMISCA (Coordination de la mission internationale des observateurs de la société civile). Le Président de la COMISCA, a tenu à mettre sur la place publique, les constats faits par ses 230 observateurs déployés à l'intérieur du pays: Korhogo, Boundiali, Ferkéssedougou, Touba, Odiénné, Mankono, Minignan, Madinani, Vavoua, Bouna, Tingrela, Zagné, Duékué, Guiglo, Dabou et Abidjan.

Ces observateurs, selon lui, ont visité 1541 bureaux de vote conformément aux recommandations de la déclaration de principe pour l'observation internationale d'élection adoptée le 27 octobre 2001 sous l'égide des nations Unies. Ainsi que les engagements pris dans la déclaration de Bamako en 2000 par les Etats francophones pour la tenue d'élections libres et transparentes.

Le président de la COMISCA a réaffirmé que l'objectif principal de leur mission s'inscrit dans le cadre de la promotion des élections crédibles et de la bonne gouvernance en Afrique. Sur la base de la compilation des fiches d'observations de ses membres sur le terrain, le porte-parole de cette entité internationale connue pour sa neutralité, fait le constat suivant : « Certains militants et représentant de partis LMP ont été empêchés d'exprimer librement leur vote ; des urnes ont été transportées par les hommes en tenue précisément dans la région de Korhogo, Mankono et Séguela. » Mais encore : « Nous avons également assisté au « molestage » de certaines personnes dans les bureaux de vote. » Et ce n'est pas tout : « Le secret de vote n'étant pas respecté et des consignes de vote ont été données par certains membres de bureaux de vote. On a aussi enregistré des dégâts corporels et matériels. »

Conclusion de la COMISCA : « Au regard de tout ce qui précède, le processus démocratique tant souhaité est fortement mis en cause. Par conséquent, la COMISCA constate que la crédibilité du vote dans ces régions ci-dessus citées est fortement entachée... »


Source: La Côte d'Ivoire. L'info en continu


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AFFI NGUESSAN.jpg


Le porte-parole du candidat Laurent Gbagbo, Affi N'Guessan, a tenu ce jour une conférence de presse au QG de campagne, au cours de laquelle, il a dénoncé les exactions commises par les Forces Nouvelles, lors du second tour de la présidentielle , tenu dimanche qui a occasionné la mort de plusieurs personnes , dont celle de la représentante LMP de Korhogo. Nous vous proposons l'intégralité de son propos liminaire...

Le dimanche 28 novembre 2010, les ivoiriennes et les ivoiriens se sont rendus aux urnes pour élire leur président de la République. Le taux de participation, même s'il reste relativement élevé, est en net recul par rapport au premier tour (entre 65 et 70 %). La majorité présidentielle félicite l'ensemble des électeurs pour leur mobilisation et leur esprit civique.

Contrairement au 1er tour, le second tour du scrutin présidentiel s'est déroulé dans un climat de tension.

Dans la zone sous contrôle du Gouvernement, les populations ont pu librement accomplir leur devoir civique. Tout comme les agents électoraux, les observateurs internationaux ont pu mener leurs missions sans entraves. Il faut toutefois déplorer les incidents graves et les comportements agressifs des représentants du candidat du RDR qui ont choisi d'attaquer tous les lieux de vote où le candidat de LMP est arrivé en tête au 1er tour.

On déplore ainsi , pour la seule journée d'hier , au moins six (6) pertes en vies humaines , notamment à Daloa , Issia , Saïoua et Zikisso , et des dizaines de blessés graves dans plusieurs villes de l'intérieur du pays et à Abidjan.

Dans les zones Centre Nord et Ouest (CNO), sous contrôle des Forces Nouvelles, les conditions d'une élection libre, juste et transparente n'étaient pas réunies. En effet, en violation de l'Accord Politique de Ouagadougou et du Code électoral, les Forces Armées des Forces Nouvelles, qui étaient pourtant présumées encasernées et désarmées, ont semé la terreur et la désolation contre des populations cibles.

Ainsi, les agents électoraux et les représentants de LMP dans les bureaux de vote ont été chassés, les empêchant d'exercer leur mission. Des militants et sympathisants de LMP ont été sauvagement battus à sang, humiliés et séquestrés. Le pronostic vital est même en jeu pour certains et leur état nécessite donc une évacuation urgente vers des établissements sanitaires spécialisés à Abidjan. A l'heure actuelle, des dizaines de proches de La Majorité Présidentielle demeurent encore otages des Forces Armées des Forces Nouvelles à Bouaké, Korhogo, Man, Zuénoula , Odiénné, Ferké, Boundiali.

La Majorité Présidentielle s'inquiète du sort de toutes les personnes détenues dans les zones CNO par les FAFN et exige leur libération immédiate et sans condition. Elle interpelle, par la même occasion, la communauté internationale sur ces agissements qui entravent sérieusement le processus électoral et, donc, la sortie de crise.

La Majorité Présidentielle a sollicité et obtenu une audience avec le Représentant Spécial du Secrétaire General des Nations unies en Côte d'Ivoire , qui s'est entretenu dimanche soir avec Messieurs Issa Malick Coulibaly , Directeur National de Campagne , et Sokouri Bohui , Directeur National de Campagne Adjoint , chargé des élections. Un dossier circonstancié sur ces graves événements lui a été remis.

Aussi, La Majorité Présidentielle dénonce-t-elle avec vigueur toutes les atteintes aux droits humains et à la liberté, et condamne le recours à la violence par le RDR comme mode d'accession au pouvoir. La Majorité Présidentielle exprime sa compassion et son soutien à l'ensemble de ses militants et sympathisants et les encourage à préserver pour le triomphe de la démocratie en Côte d 'Ivoire.

En agissant de la sorte, le RDR et son candidat tentent d'opérer un hold-up électoral. La Majorité Présidentielle met en garde le RDR et ses démembrements contre toute action visant à tronquer et à manipuler les résultats du scrutin. La Majorité Présidentielle se réserve le droit d'engager toutes les voies de recours prévues par le code électoral.

C'est le lieu d'appeler les militants et le sympathisants de La Majorité Présidentielle à garder leur calme et à rester sereins jusqu'à la proclamation des résultats par la Commission Electorale Indépendante et leur validation par le Conseil Constitutionnel, seules Institutions habilitées à cette fin. Les folles rumeurs autour du verdict du second tour ne sont que pures spéculations et rêveries postélectorales auxquelles il ne faut accorder aucun crédit.


Source: COTE D'IVOIRE.COM

mercredi, 24 novembre 2010

DEBATS DES JEUNES SUR RTI LA 1ère : LE RHDP PASSE A LA CHAPE, LA MESSE A ETE DITE


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Véritablement, le débat d'hier, mardi  23 novembre 2010 entre les jeunes LMP, Charles BLE GOUDE et KONATE Navigué et ceux du RHDP, KOUADIO KONAN Bertin dit « KKB » et ZASSO Patrick, aura été édifiant, plaisant et révélateur à plus d'un point.

Nous avons apprécié le niveau relevé des discussions pour ce qui est des trois premiers cités. En revanche, nous avons été interloqué par le comportement grotesque et brouillon (quasi délinquant) du jeune RDR, ZASSO Patrick, balançant des insolences à tout-va et faisant des affirmations graves du genre « Nous avons le film de l'assassinat du Général GUEI », avec l'intention clairement affichée d'incriminer le FPI et le candidat Laurent GBAGBO. Un CD a même été exhibé sur le plateau à l'attention de BLE GOUDE et KONATE Navigué. Très révélateur ! Notre lecture est simple, trivial : si ZASSO Patrick a le film de l'assassinat du Général GUEI, il faudra qu'il soit entendu, de façon urgente et impérieuse, par les autorités judiciaires ivoiriennes pour que son témoignage soit versé au dossier de cette scabreuse affaire non encore élucidée. Car, dans notre entendement, seuls ceux qui ont tué l'ancien Chef de l'Etat ivoirien peuvent avoir tourné la vidéo de son exécution et en détenir le support numérique. Qu'un tel document audiovisuel puisse exister et que personne ne l'ai jamais produit depuis la mort violent du Général, laissant toute la Côte d'Ivoire dans un flou artistique sur l'identité des vrais auteurs de cet homicide, n'est pas acceptable. C'est même plus que suspect.

Nous sommes convaincus de deux choses : soit ce CD ne contient vraiment pas de quoi fouetter un chat et ne devra être mis au compte que d'un effet médiatique de fort mauvais goût, soit il révèle effectivement les coupables de ce crime odieux, auquel cas il faudra s'adresser au RDR pour en savoir plus. Une chose est certaine : ce CD n'incrimine pas le candidat LMP. Car si tel était le cas, le film qu'il contient n'aurait pas mis tant de temps à être produit, tant les ennemis du Président Laurent GBAGBO sont nombreux et déterminés à obtenir sa tête sur un plateau d'argent. De ce point de vue, nous ne pouvons qu'être sereins.

Mais révélation pour révélation : Or donc des responsables du RHDP « appellent les gens la nuit » pour s'épancher !!! Par courtoisie, Charles BLE GOUDE qui savait ce que « KKB » et lui s'étaient dit une semaine avant, a répété plusieurs fois pendant ses interventions : « Je n'ai pas affaire au PDCI, c'est le RDR qui m'intéresse sur ce plateau » ; en fait, et nous l'avons compris, c'était pour ménager celui qui lui avait fait des confidences sincères, sept jours auparavant, et qu'il voulait épargner d'un coup de massue foudroyant, en direct sur les antennes. Mais les élucubrations de KOUADIO KONAN Bertin sur les nouvelles amours de BEDIE et de OUATTARA et ses attaques contre la gestion du Président GBAGBO pendant ces huit années de crise majeure auront eu raison de sa patience. Il lui a donc balancé, à brûle-pourpoint, cette question assassine : «  Monsieur KOUADIO KONAN Bertin ne pense pas ce qu'il dit sur ce plateau, j'en suis certain. KKB, peux-tu me regarder dans les yeux et déclarer, ici devant tous, que tu ne m'as pas appelé à 2 heures du matin, il y a une semaine, pour me dire au téléphone que je ne sais pas avec quelle bouche je vais dire à mes militants de voter Alassane OUATTARA ? ». KKB n'a pas manqué de s'esquiver dans des affirmations peu convaincantes, mais sans jamais nier les propos et la grave accusation de BLE GOUDE. Donnant la preuve que l'alliance BEDIE-OUATTARA est contre-nature et la confirmation que l'appel de BEDIE à voter ADO n'est pas du tout du goût de ses militants et même de ses plus proches  collaborateurs; qui s'obstinent pourtant (contre toute logique) à tenir un discours contraire à leurs plus intimes convictions. Problème d'honneur et de dignité. Combien KKB et les autres ont reçu comme argent pour trahir leurs convictions et vendre ainsi leur patrie ? On ne le saura peut-être jamais. L'histoire retiendra leur forfaiture. Pour le reste des temps.

Au cours du débat, les jeunes du RHDP ont constamment reproché au candidat LMP et au FPI de ne pas avoir été capables de produire des résultats, en matière de développement, malgré les milliers de milliards gérés pendant ces dix dernières années. Bien malin d'attaquer un pouvoir, de lui faire la guerre, l'empêcher par toutes les diableries insurrectionnelles de gouverner et, tout en même temps, lui demander des résultats ! Les jeunes LMP n'auront pas manqué de le leur dire. Mieux, de leur démontrer magistralement ce qu'est la guerre et ce que sont ses conséquences qu'ils feignent de ne pas voir. L'histoire contemporaine nous a bien montré que les Etats-Unis, le pays le plus puissant et le plus sécurisé de la planète, a eu son espace aérien violé et subi une terrible attaque, le 11 septembre 2001. Bilan : plus de 3000 morts, deux tours majestueuses, symbole de la prospérité et de l'orgueil américains, soufflées, un traumatisme montre, effroyable, indélébile dans l'esprit de toute une nation. Comme le dit un ami : « Personne ne peut être prêt contre la guerre, contre morts et destructions planifiées et programmées. Personne ! Rien ne peut et ne doit justifier la guerre, rien ! ».

Le clou de ce débat fort intéressant aura été la conclusion de Charles BLE GOUDE, dernier intervenant du jour, qui a produit deux preuves irréfutables de la nationalité burkinabé dont s'est prévalu Monsieur Alassane Dramane OUATTARA avant son entrée dans la vie politique ivoirienne : Dans un livre universitaire américain titré « The Directory of Fellows » qu'il a brandi sur les antennes, il révèle qu'ADO a été répertorié comme diplômé aux Etats-Unis en qualité d'étudiant burkinabé. Et dans un journal Frat-Mat de 1982 sorti pour la circonstance, il apporte la preuve qu'Alassane OUATTARA a été décoré, à Abidjan, avec Monsieur Charles Konan BANNY, impétrant ivoirien, en tant que cadre burkinabé de la BCEAO. Il ne pouvait avoir fin plus foudroyante à cette émission pour le RHDP, la réplique étant impossible (émission achevée) et les faits étant totalement avérés. La messe était dite.

C'est une clameur de joie et d'applaudissements qui est montée dans le ciel d'Abidjan, dans certains quartiers, à la fin de l'émission. Preuve que la prestation de Charles BLE GOUDE et de KONATE Navigué aura été plus qu'honorable. Cela promet pour le « Face à Face » du jeudi 25 novembre 2010, à 21 heures. Oui, la messe a été dite. Place au « Woody ». Pour le coup de grâce.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

lundi, 22 novembre 2010

PREMIERE IMPRESSION SUR LE DEBUT DE LA CAMPAGNE DU 2ème TOUR



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Depuis le vendredi 19 novembre 2010, à minuit, la campagne du deuxième tour du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire a été ouverte par la CEI, laissant libre cours à La Majorité Présidentielle (LMP) et au RHDP de déployer toute leur intelligence politique pour rallier le maximum de votants à leurs programmes de gouvernement, à leurs projets de société et à leurs causes.

Dans la veine, les chaînes de télévision RTI La 1ère et AFRICA 24, reconduisant leurs plateaux de débat du premier tour de la présidentielle, nous ont offert, ce dimanche 21 novembre, deux émissions fort édifiantes sur la capacité des représentants des candidats GBAGBO et OUATTARA à défendre les dossiers et les thèses de leurs mandants.

Sur AFRICA 24, c'est un Maître AHOUSSOU Jeannot peu convaincant sur la non paternité d'ADO relativement au coup d'état de 1999, la non animosité entre BEDIE et OUATTARA pendant son mandat de 1993 à 1999 (ils étaient à la limite des amis marchant bras dessus dessous), l'inoffensivité du concept de l'ivoirité et la non imputation à ses thèses du coup d'état de 1999, qu'il nous a été donné de voir. Il a clamé que BEDIE n'a jamais traité ADO d'étranger, de Burkinabé et n'a jamais voulu l'empêcher de devenir candidat. Comme il fallait s'y attendre, en pareille situation de flagrant délit de déni, il s'est fait proprement laminer par le Premier Ministre AFFI N'Guessan. La messe a été tout simplement dite. Le représentant du RHDP nous a offert le visage désolant d'un PDCI-RDA pathétique et pitoyable. Difficile en tout cas de mentir contre l'évidence et de réécrire l'histoire. Le révisionnisme n'est pas passé.

Autre plateau, autre décor, autre pugilat, même débâcle : l'émission « Au cœur du débat » sur le thème de la bonne gouvernance nous a gratifié d'un face-à-face très corsé entre le Président Mamadou KOULIBALY (Professeur d'économie) et l'honorable William ATEBY (Docteur en droit), représentants LMP, et le Professeur SEKA et Mme Nialé KABA, (Professeurs d'économie), représentants RHDP. A part notre économiste au féminin qui s'en est tirée tant bien que mal face à la marée KOULIBALY-ATEBY, le Professeur SEKA aura été tout simplement décevant. Il est tout bonnement passé à travers les échanges, balbutiant, maugréant et mâchouillant des mots diffus et soutenant des thèses peu assurées sur la question de la rébellion, bras armé du RHDP, et les pratiques peu orthodoxes à la Faculté des Sciences Economiques à eux opposées par le Président KOULIBALY et l'honorable ATEBY.

Assurément, le RHDP a été mal inspiré de choisir ces trois représentants pour des débats où ils ont franchement fait piètre figure, peinant à donner un visage de virginité à leur candidat, Alassane Dramane OUATTARA. Des représentants qui, soit ne connaissent pas (de bonne foi ?) leur mentor, soit ne savent vraiment pas le vendre. Tout naturellement, ils se sont fait minutieusement aplatir par le camp d'en face qui n'en demandait pas mieux. A leur décharge, nous dirons que cette mission précise de blanchiment forcé et forcené du candidat RHDP est impossible. Cela relève purement et simplement de la prestidigitation. A part cela, ils pourraient mieux faire s'ils s'exerçaient un peu plus sur les autres questions.

Au final, ces deux émissions nous auront laissé le sentiment que le dossier ADO est indéfendable quand les débats gravitent autour du coup d'état de 1999 et la rébellion. Visiblement, difficile de se donner une image de vierge quand on a le sang des Ivoiriens sur les mains ! C'est donc désespérément que le RDR tente de se réfugier derrière l'aura de Félix HOUPHOUËT-BOIGNY et du RHDP pour profiter de la « virginité » du PDCI-RDA d'Henry Konan BEDIE et masquer ainsi une réputation peu reluisante et très peu enviable d'homme de sang. Une entreprise vouée à l'échec comme dans la malédiction de Sisyphe. Dans le cas de figure de cette élection présidentielle, il ne s'agit pas de voter ou d'élire deux organisations ou deux mouvances : c'est de deux hommes, avec leurs histoires très spécifiques, dont il est question. Nul ne doit tenter de faire diversion pour tromper les Ivoiriens et leur donner le change en falsifiant l'histoire. Le révisionnisme ne peut prospérer, ici. Les faits sont trop récents et les plaies encore ouvertes pour qu'une telle tentative puisse prendre les Ivoiriens à défaut. Ils n'ont pas de problème avec le PDCI-RDA, l'UDPCI ou le MFA. Ils ont un contentieux avec ADO. Aussi simple que cela puisse être.

En tout état de cause, l'émission « Face à Face » du jeudi 25 novembre 2010, de RTI La 1ère, qui doit opposer le candidat LMP à celui du RHDP dans un duel épique et historique, est en passe de se transformer en un vrai cauchemar médiatique qui pourrait sonner à jamais le glas des ambitions d'ADO. Oui, demain, le jour se lèvera.


Vive la campagne présidentielle !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 18 novembre 2010

DE LA NOTION DE REPENTANCE : LE CAS ADO

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Les Saintes Ecritures nous le disent sans équivoque : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » Proverbes 28 : 13. Par cette parole, le SEIGNEUR ETERNEL, le Créateur, nous enseigne un acte d'humilité et de grandeur : le repentir, mieux, la repentance. La repentance, comme l'indique notre passage de référence, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, le mal qu'on a commis, et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée.

Le fruit que cela produit, au final, pour le repenti, c'est l'obtention de la miséricorde. Celle de DIEU. Tout à fait logiquement et naturellement, celui qui accomplit ces deux étapes essentielles de la contrition obtient le pardon divin et, forcément (ou plus facilement), celui des hommes. Une repentance bien menée et conduite sans hypocrisie procure la paix et le soulagement dans l'âme de quiconque a péché ou commis l'irréparable. Les Saintes Ecritures ne disent pas autre chose à travers ce cantique du roi David (roi d'Israël) : « Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s'appesantissait sur moi, ma vigueur n'était plus que sécheresse, comme celle de l'été. Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché ». Psaume 32 : 2-5.

Comme nous pouvons le voir, toute repentance doit s'inscrire dans une démarche bien précise. Au surplus, elle ne doit pas être seulement l'apanage des petites gens. Elle doit être également pratiquée par ceux qui gouvernent comme le roi David, par ceux qui drainent des foules, par ceux qui ont de l'influence, les meneurs, les leaders, notamment les hommes politiques. En l'occurrence, nous voudrions parler, ici, du cas Alassane Dramane Ouattara. Dans le contexte très particulier de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

Cet homme, au nom de ce qu'il a appelé « l'exclusion des nordistes » ivoiriens, a lâché en 1995, sous le règne d'Henri Konan BEDIE, son persécuteur d'alors, la terrible phrase qui gangrène encore aujourd'hui toute la vie politique ivoirienne : « On ne veut pas que je me présente parce que du Nord et musulman ». Au nom donc de cet « ostracisme », il instrumentalise l'ethnie Malinké et la religion musulmane ainsi que les patronymes nordistes et les grands boubous, pour en faire un cocktail explosif et dévastateur ; cette instrumentalisation va déboucher sur le coup d'état manqué du 19 septembre 2002 et la rébellion armée qui va consacrer la partition de la Côte d'Ivoire.

En tout état de cause, à Bouaké, Sakassou, Korhogo, Man, Vavoua et dans toute la zone Centre Nord Ouest (CNO) violemment arrachée à l'Etat de droit, le sang innocent coule à flot : femmes enceintes éventrées, filles et jeunes femmes sauvagement violées, hommes et enfants mutilés ou abattus, gendarmes froidement exécutés ou égorgés avec épouses et progénitures, villages rasés de la carte, vies anéanties, plantations et biens confisqués ou détruits, infrastructures sociales, scolaires, hospitalières, médiatiques, électriques et administratives saccagés ou tout simplement démantelées et vendues dans les pays voisins, régions entières réduites à la misère la plus noire. Des milliers de morts. Des atrocités sans nom. Choses que ne pouvaient concevoir ni imaginer les Ivoiriens dans leurs pires cauchemars.

Mais pour Alassane Dramane OUATTARA en tournée à Bouaké et dans le Nord du pays, ce combat, ou du moins cette frénésie guerrière et meurtrière était nécessaire. Mieux, il dira à ses guérilleros : « Votre combat était INDISPENSABLE ». Comme l'a dit le blogueur Claudus, « ce combat a endeuillé des milliers de familles, spolié d'honnêtes gens de leurs biens, de leurs souvenirs et de leur avenir, fait des milliers de déplacés de guerre ayant tout perdu, causé le massacre de centaines de gendarmes et autres forces de l'ordre désarmés, mis toute la Côte d'Ivoire à genoux ». « Oui, ce combat était indispensable car il a permis à Alassane Dramane Ouattara d'être un candidat EXCEPTIONNEL à l'élection présidentielle de Côte d'Ivoire », termine t-il. Bien entendu, cela n'a été possible qu'au titre de l'Article 48 de la Constitution ivoirienne, qui donne des prérogatives particulières au Président de la République en temps de crise.

Aujourd'hui, ADO a pu tranquillement battre campagne dans tout le pays et - tout admis au deuxième tour de l'élection présidentielle qu'il est désormais - aspire à diriger les Ivoiriens, à présider à leur destinée, à gouverner la Côte d'Ivoire, à être leur président. Mais aime t-il seulement ces Ivoiriens ? Question anodine et pourtant absolument capitale et de la plus haute importance pour la suite de notre développement. Ainsi que nous l'avons vu plus haut, la repentance nous est enseignée par le TRES-HAUT comme un acte à la fois d'humilité et de grandeur. La repentance, tel que le suggérait notre passage de référence et comme nous l'avons initialement souligné, c'est d'abord et avant tout AVOUER ses transgressions, c'est-à-dire « admettre » qu'on les a commises, « accepter » l'idée qu'on a mal agi et le dire. En ce qui nous concerne en Côte d'Ivoire, dans le cadre de la réconciliation nationale, ADO a-t-il AVOUE ses transgressions comme le recommande les Saintes Ecritures ? A-t-il « admis » qu'il les a commises, ne serait-ce qu'un jour ? A-t-il « accepté » l'idée qu'il a mal agi et nous l'a-t-il dit ? Non ! Peut-il donc obtenir miséricorde de la part du Créateur ? Non ! Peut-il être pardonné par ses semblables ? Non ! Peut-il prospérer dans ses entreprises et ses desseins, selon le passage de référence de Proverbes 28 :13 ? Non !

Deuxièmement, la repentance, c'est DELAISSER ses transgressions, c'est-à-dire le mal qu'on a commis et se détourner de la mauvaise voie qu'on a empruntée. L'a-t-il fait ? Une nouvelle fois, non ! Pour preuve, il maintient encore, envers et contre tout, ses hordes en armes dans les zones CNO, jusqu'à ce qu'il soit proclamé Président de la République de Côte d'Ivoire. Du moins, c'est ce qu'il espère. A-t-il seulement manifesté le moindre remord pour tous les torts causés à ce peuple hospitalier qui lui a un jour ouvert les bras, eu la moindre parole de compassion pour toutes les souffrances, destructions et morts occasionnées par lui, esquissé un début de repentance à l'adresse des Ivoiriens meurtris, apporté un peu de soulagement moral et matériel à toutes ses victimes, au nom de la réconciliation nationale ? Triplement non ! Et pourtant, il est aujourd'hui totalement indéniable que c'est bien lui, le parrain de la rébellion. Ne serait-ce que sur le théâtre ivoirien. Ses mentors étant (c'est de notoriété) membres de l'exécutif français et ce, jusqu'au sommet de l'Etat, en passant par les officines maçonniques les plus orthodoxes de l'Hexagone. Pouvons-nous alors nous convaincre qu'ADO aime ce peuple et ce pays qu'il dit être siens ? Non !

Dans un film vidéo qui fait le tour de la planète, Koné Zakaria, alors chef rebelle de Vavoua, aux anges devant une foule acquise à leur cause, n'a pas manqué de le dire lors d'un meeting au Nord : « Si vous supportez le MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire, commué en Forces Nouvelles), ne le faites ni pour Zakaria ni pour IB ni pour quelqu'un d'autre sinon pour celui qui a acheté nos armes, c'est-à-dire Alassane Dramane OUATTARA (tonnerre d'applaudissements et cris de joie). Lorsque nous étions en exil, c'est Alassane OUATTARA qui s'occupait de nous. Il nous envoyait régulièrement du riz et la somme de 25 millions de francs CFA par mois pour nos besoins ». Koné Zacharia peut-il mentir aussi légèrement à propos d'ADO et l'exposer ainsi au TPI (Tribunal Pénal International) ? Dans quel intérêt, surtout quand nous savons qu'il parlait dans une zone dont ils étaient les seuls maîtres et, qui plus est, devant un public de fans et de parents admiratifs ? Etant en territoire conquis, que pouvait-il craindre ou quelle pression ou chantage pouvait-il subir pour livrer ainsi son mentor ? Il faut simplement se rendre à l'évidence : Koné Zacharia, dans un instant de triomphalisme, a dit la vérité sur cette crise ivoirienne. Mais là encore, ADO l'a nié en bloc sur la chaîne de télévision AFRICA 24. Cristallisant davantage le dégoût, la répulsion et l'amertume que des milliers d'Ivoiriens meurtris éprouvent pour sa personne.

Quand un homme a fait ce qu'il a fait à la Côte d'Ivoire, on ne peut, au nom de la réconciliation nationale, passer ses actes par pertes et profits, sans un début de repentir. Leur gravité extrême l'impose. L'inverse serait tout à fait contraire à la morale. Au reste, aucune réconciliation ne peut se faire sans vérité. C'est un préalable. Les hommes politiques ont souvent eu des choses à se reprocher dans ce pays. Qu'ils n'en aient pas fait amende honorable devant la nation, cela a pu leur être concédé, eu égard au poids et à l'impact relativement faibles de leurs actions. Mais le cas ADO, comme nous l'avons dit, ne peut passer par pertes et profits. C'est un contentieux majeur à vider. Et il ne le sera jamais sans repentance.

La vidéo que nous évoquions plus haut et qui a été tournée en 2005 à Séguéla, en zone rebelle, existe sur les sites Dailymotion et Youtube, et c'est par scrupule que nous ne la diffusons pas sur ce blog. Où faut-il encore chercher des preuves (quand bien même il en existe encore des centaines) ? Celle-ci suffit largement. Quand on n'est pas de mauvaise foi, on sait l'affaire pliée. ADO est bel et bien l'auteur de toutes ces souffrances atroces subies par le peuple ivoirien depuis 2002. Mais il ne s'en est jamais repenti. Plus grave, il n'a jamais assumé sa rébellion et donc ne s'est jamais inscrit dans la possibilité d'en AVOUER la paternité. Pire, il nargue ses milliers de victimes ; il pousse le cynisme jusqu'à leur asséner, avec une froideur machiavélique et une sérénité de marbre qui vous donnent des frissons dans le dos, cette parole transperçante : « J'ai pardonné ! ». Il a pardonné à qui ? Il a pardonné là où il a mille choses à se faire d'abord pardonner lui-même, là où on aurait dû entendre ses mots de contrition (si attendus !) pour lui pardonner une foule de crimes abominables et de forfaits atterrants qui pèsent encore sur des cœurs qui ne demandent qu'à s'en libérer ? C'est tout simplement amoral ! Certainement, dans son entendement, il lui a été fait plus de mal qu'il n'en a fait. Il peut même considérer qu'il n'en a pas fait du tout. Seule logique qui puisse sous-tendre une posture aussi illisible et aussi irrationnelle.

Notre deuxième passage nous montre que tout homme normalement constitué et craignant DIEU ou ayant encore quelques valeurs cardinales ne peut trouver le sommeil quand il fait le mal. En tout cas, pas avant d'avoir avoué son crime au Créateur, fait son mea culpa auprès de ses semblables, ceux contre qui il a commis l'irréparable, et de s'en être détourné. Quand on peut dormir avec le sang de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants sur les mains et s'en trouver bien, sans même être écorché par le moindre remord, s'est qu'on s'est déshumanisé. En des mots plus clairs, on n'est plus un être humain.

Les Ivoiriens peuvent-ils investir un homme de cette froideur d'âme comme leur président ? Nous pensons que non ! En tout cas, cela nous étonnerait. Si le SEIGNEUR ETERNEL, le DIEU de justice, n'a pas abandonné les Ivoiriens, il ne permettra jamais une chose aussi terrible. Au demeurant, les Ivoiriens sont d'une magnanimité exceptionnelle, légendaire. Si ADO avait reconnu son tort ou même simplement présenté ses excuses, ils lui auraient pardonné, comme cela a été le cas pour le Premier Ministre SORO Guillaume, et il serait devenu un homme politique apprécié et respecté de tous dans ce pays. Malheureusement, nous sommes très loin du compte. Il n'a qu'une ambition : être président. Nos pauvres vies sont le cadet de ses soucis.

Personnellement, nous n'avons rien contre ADO qui, à part ce côté sombre et mystérieux de sa personne, est un homme brillant dont nous avons tous apprécié la rigueur au travail, du temps où il était Premier Ministre du « Vieux », le Président Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Et quelques amis et frères pourraient trouver étrange que nous fassions une fixation sur ce personnage et que nous ne parvenions pas à le « digérer ». C'est, en effet, le cas : la tête de cet homme ne nous revient pas. C'est que, sous le prisme de notre culture chrétienne et de notre éducation, nous trouvons que ce leader politique ivoirien n'a pas de hauteur, d'élévation spirituelle. Il n'a aucune considération pour la vie de son prochain et, ce faisant, il ne peut aucunement rencontrer la sympathie du chrétien que nous sommes, attaché au respect de la vie, à la vérité, à la justice, à la droiture et aux valeurs qui fondent la grandeur humaine. C'est également l'avis de millions d'Ivoiriens. De sorte que, de notre point de vue, soutenir cet homme, c'est se rendre complice de toutes les atrocités qu'il a commises dans ce pays, sans remord. Et par ricochet, c'est prendre sur soi une lourde responsabilité spirituelle.

Qu'il puisse même se réclamer de l'Islam nous étonne quelque peu ! Parce qu'il n'en observe pas les préceptes de paix. Etre un bon musulman, c'est être justement porté sur la vertu ; ce dont il ne nous donne aucune preuve depuis le début de la crise ivoirienne. Nous avons de nombreux amis musulmans pratiquants convaincus que nous respectons parce qu'ils sont de véritables modèles de vie. Nous aurions bien voulu en dire autant de notre « cher frère » ADO. Mais ses actions ne nous y autorisent guère. D'où sort donc cet homme qui nous empêche de dormir dans ce pays depuis bientôt 12 ans et de quel DIEU se réclame-t-il ? Il constitue assurément pour des milliers d'Ivoiriens, comme nous, qui étaient de paisibles citoyens jusqu'à la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une véritable énigme.

Le peuple ivoirien saura en tirer les conséquences.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

lundi, 15 novembre 2010

COTE D'IVOIRE : LE DEUXIEME SURSAUT NATIONAL EST EN MARCHE !



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Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, une horde d'affreux attaque la Côte d'Ivoire dans une tentative de coup d'état qui se mue en rébellion armée. Notre beau pays est alors coupé en deux. Dans un sursaut mémorable, les patriotes ivoiriens font écran à la sinistre entreprise pour indiquer aux nageurs en eaux troubles qui ont porté le glaive dans le sein de la mère-patrie que leur projet ne peut prospérer. A travers des marches, des manifestations monstres qui ont battu tous les records de mobilisation et des levées de fonds, les dignes fils de la Côte d'Ivoire ont donné la preuve de leurs nouvelles dispositions d'esprit : un peuple épris de liberté, de paix, prêt au sacrifice pour son pays et qui n'entend pas laisser prospérer ceux qui clament leur amour pour la Côte d'Ivoire mais qui ne manquent aucune occasion de faire couler le sang de ses fils. Drôle d'amour que celui-ci ! A la vérité, ces hideux n'ont jamais aimé ce pays ou du moins ne l'aiment que pour le fauteuil présidentiel qu'ils convoitent.

Ce sursaut digne des plus grandes révolutions de l'histoire du monde a eu l'adhésion de quelques nations sœurs, telle que l'Angola à laquelle nous devons une fière chandelle, et des jeunesses de la quasi entièreté de l'Afrique noire venues affirmer leur opposition aux prétentions néocoloniales d'états impérialistes qui ne doivent leur développement qu'à la prédation impitoyable qu'ils exercent sur des états plus faibles, y entretenant (comme en Côte d'Ivoire) une instabilité politique permanente qui leur sert de terreau fertile aux chantages les plus démoniaques et les plus éhontés.

Tout le monde le savait, en Côte d'Ivoire. Mais il a fallu attendre novembre 2004, deux années après le début de cette crise qui nous aura traînés de capitale africaine en capitale africaine en passant par le centre de rugby de Linas-Marcoussis en France à la recherche de la paix, pour que les vrais parrains et les véritables commanditaires de notre mise à mort tombent le masque : Jacques CHIRAC et l'exécutif français ! Nous avons ainsi pu voir la France (se prévalant d'un droit de réplique suite au prétendu bombardement d'un camp français à Bouaké, le 6 novembre, par des aéronefs ivoiriens) clouer au sol à coup de missiles et d'obus la faible aviation ivoirienne qui s'était aventurée dans une opération de libération baptisée « Dignité », dernier sursaut d'honneur pour s'affranchir d'une rébellion qui n'avait que trop duré et dont les tergiversations étaient devenues plus qu'insupportables. Une opération, menée du 4 au 6 novembre 2004, pour laquelle elle avait pourtant donné quitus aux autorités ivoiriennes !

Effectuant un repli général sur Abidjan dans un objectif inavoué de représailles, le commandement des opérations spéciales françaises en Côte d'Ivoire et ses troupes, dirigés alors par le Général Poncet, sous le prétexte fallacieux de s'être égarés, se retrouvent comme par hasard, à l'Hôtel Ivoire, à 150 mètres de la résidence du Président Laurent GBAGBO. Parfait scénario de coup d'état. Mais c'était compter sans le peuple ivoirien : une marée humaine sans nulle autre pareille dans l'histoire de notre pays s'est déversée dans les rues d'Abidjan; et la commune de Cocody, devenue un véritable théâtre des opérations, s'est retrouvée bouclée par des patriotes déterminés et intrépides qui voulaient en découdre. Prise dans sa propre peur-panique devant ce sursaut national, l'armée française ouvre le feu sur une foule aux mains nues, le 9 novembre 2004, devant l'Hôtel Ivoire et à plusieurs points chauds d'Abidjan (les jours précédents: Pont Général de Gaulle, 43ème BIMA, Aéroport Félix Houphouët-Boigny). Bilan: des dizines de morts et des milliers de blessés. Oui, les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004 sont à jamais gravés dans les annales ivoiriennes comme des jours de feu et de sang pour la liberté de notre peuple.

La France, surprise de la victoire des ivoiriens sur le plan de la communication tous azimuts et notamment sur Internet, va s'enliser dans les sables mouvants de la dénégation impudente, allant de mensonges grossiers en raccommodages frénétiques qui ne convainquent personne, pour en arriver, aujourd'hui, à traîner cette affaire comme un boulet au pied que les Ivoiriens ne lâchent pas. Un véritable passif entre les deux nations à solder au plus vite et à tout prix, pour une coopération et des relations plus saines.

Cette mobilisation mémorable aura marqué tous les esprits, en Côte d'Ivoire et en Afrique voire dans le monde. Mais à la faveur du 2nd tour de l'élection présidentielle, devant la configuration que prend cette dernière ligne droite, nous ne pourrons faire l'économie d'un deuxième sursaut national. En effet, Henri Konan BEDIE, candidat malheureux au 1er tour du scrutin présidentiel, dans une alliance contre nature avec celui qui a effroyablement ensanglanté notre beau pays et qui l'avait lui-même antérieurement éconduit du pouvoir, appelle le PDCI-RDA à voter Alassane Dramane OUATTARA et prend la tête de la présidence de campagne du candidat du RDR, sous la bannière du RHDP. Des milliers de ses partisans et militants ne le lui pardonnent pas. C'est, en ce moment, une véritable ruée vers la cause de La Majorité Présidentielle : sauver la Côte d'Ivoire de l'imposture étrangère et de la conspiration néocolonialiste.

C'est ainsi que nous observons (avec bonheur), à la télé, de nombreux désaveux à l'appel d'Henri Konan BEDIE par ses propres militants. Oui, le peuple ivoirien a mûri. On ne peut plus le tromper. Au rythme où vont les défections dans ses rangs, le 28 novembre 2010, le RHDP sera totalement coupé de sa base.

Mais le candidat LMP n'en reste pas là. Il ratisse large : il a fait appel, il y a quelques jours, aux candidats sortis de la course à la présidence. Notamment à Mme Jacqueline Lohouès OBLE, au Révérend TAGOUA Pascal, à DOLO Adama, TOHOU Henri, ENOH N'Douba et KOUADIO Siméon. L'adhésion de la présidente intérimaire du PIT, Mme Angèle GNONSOA, lui est également acquise, après la démission énigmatique de l'ex-candidat Francis WODIE de la tête du parti qu'il a fondé. Querelle interne ? L'avenir éclairera notre lanterne. Mieux, Angèle GNONSOA a lancé un appel télévisé au sursaut national à l'adresse de tous les Ivoiriens de tous les bords pour sauver notre pays du péril extérieur qui le menace ainsi que de ceux qui ont brûlé l'Ouest de la Côte d'Ivoire et qui veulent se faire passer, aujourd'hui, pour Blanche-Neige.

A cette liste, il faut ajouter Nanan Amon N'Douffou V, le roi du Sanwi (Aboisso), la jeunesse patriotique du PDCI-RDA à travers le « Mouvement Nationaliste du PDCI » d'Isidore Gauze, Daniel Félix Usher Assouan, fils de feu Arsène Usher Assouan, ancien maire de Cocody, grand baron et haut dignitaire du PDCI-RDA, qui a ouvertement désavoué « N'Zuéba », l'Association des artistes du « V » baoulé (dont les plus célèbres : Allah Thérèse, Sidonie la Tigresse, Amani Johnny, Tonton Etiennot), le député PDCI-RDA de la circonscription de Bouna (Région du Zanzan) et Président du Conseil Général de la même localité, Palé Dimaté, également Haute Autorité pour le développement du Zanzan, qui a déjà tranché en faveur du candidat LMP : « Soutenir ADO est une injure à la mémoire et à la conscience nationale ». Le groupe parlementaire Loyauté ne manque pas à l'appel avec les députés Djibo Aya Martine (PURCI), Oulé Tia (RPP), Siki Blon Blaise (UDPCI-Vgr), Dosso Vally, Sékongo Yaya, Gué Pascal et Yéo Adama, ainsi que le ministre d'Houphouët-Boigny, Emile Constant Bombet qui a lancé depuis son blog personnel un appel, à l'adresse de tous les militants du PDCI-RDA, « à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent GBAGBO, le candidat de la liberté politique » parce que « la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour sortir des griffes des forces du mal » .

L'ami Saint-Ralph le disait sur le blog Aller de l'Avant : « Je ne suis pas convaincu que les Ivoiriens dans leur grande majorité votent pour un programme. Absolument pas ! Cette élection a une importance symbolique parce qu'elle contient l'idée de liberté et de dignité. C'est pour la dignité de la Côte d'ivoire que les ivoiriens doivent se prononcer. Nous réglons des comptes que nous aimerions définitifs. Il appartiendra surtout au vaincu de reconnaître que les Ivoiriens ne veulent pas du type de pays qu'il propose. C'est un message très fort qui va au-delà d'un simple programme de gouvernement ». Oui, les Ivoiriens iront voter, le dimanche 28 novembre 2010, non pas pour un projet de société ou un programme de gouvernement mais pour leur dignité, pour leur liberté, pour la souveraineté de la Côte d'Ivoire et pour l'espérance.

En avant pour le sursaut national, digne peuple d'Eburnie ! Haut-les-cœurs, patriotes ivoiriens de tous bords !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

EMILE CONSTANT BOMBET S'ADRESSE AUX MILITANTS DU PDCI-RDA ET LES APPELLE A VOTER GBAGBO

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COMMUNIQUE DE PRESSE DES PARTISANS DE M. EMILE CONSTANT BOMBET, VICE-PRÉSIDENT DU PDCI-RDA


Samedi, le 13 Novembre 2010


Monsieur le Président du PDCI-RDA,

Chers Militantes et Militants,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,


Il est des moments de l'histoire où le sort hésite entre le meilleur et le pire.

Des moments où tous les efforts accomplis peuvent être perdus ou, au contraire, tous les efforts accomplis peuvent déboucher sur des progrès durables. Nous sommes aujourd'hui dans l'un de ces moments.

C'est vrai pour l'action du PDCI-RDA dans cet arc de crise qui va dans notre pays du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est, en passant par les cercles politiques et militaires.

C'est vrai pour la Côte d'Ivoire, où l'accord de OUAGADOUGOU et les décisions prises face à l'arc de crise ont ouvert des perspectives qui restent à développer pour faire de l'union un acteur de survie de notre pays.

C'est vrai pour certains barons et jeunes loups du PDCI-RDA qui cherchent à retrouver le chemin du pouvoir au sommet de l'ETAT, alors que notre Parti n'est pas arrivé à convaincre la majorité des ivoiriens sur notre projet de société dont la volonté est de poursuivre des réformes nécessaires et indispensables au développement de notre Nation.

A la grande table où se prennent les décisions, de nouvelles classes politiques ont rejoint les anciennes classes connues. A juste titre, ces nouvelles classes politiques réclament la reconnaissance de leurs droits. Le PDCI-RDA les soutient mais le PDCI-RDA leur dit qu'il faut aussi accepter qu'avec ces droits viennent des devoirs, des responsabilités à assumer. Et il faut que ces nouvelles classes politiques au sein de notre parti comme les anciennes reconnaissent que leur réussite éclatante dans le PDCI-RDA leur impose de dépasser la stricte défense des intérêts égoïstes pour apporter leur contribution à la solution des problèmes dans notre pays.

Dans ce moment de l'histoire où le sort hésite, pour faire pencher la balance du bon côté, la Côte d'Ivoire a besoin de volonté et d'unité pour la tirer des griffes des forces du mal. Si notre patriotisme est hésitant, si au PDCI-RDA, nous ne parvenons pas à nous entendre sur les objectifs à atteindre entre la base et la tête, c'est parce que la tête n'écoute pas toujours la base. Si nous ne sommes pas capables au PDCI-RDA de jouer pour la Côte d'Ivoire, collectivement face au mal d'hier alors rien ne sera possible et nous aurons failli à notre devoir c'est à dire le choix de la démocratie contre le choix des hommes en armes dans les zones Centre Nord et Ouest.

Dans ce moment, où le sort hésite, la Côte d'Ivoire libre a besoin de chacun d'entre nous et en tant que Ministre d'HOUPHOUET, je rejoins donc le camp de la Majorité Présidentielle avec tous ceux qui ont une conviction au PDCI-RDA. J'affirme donc ma vision du PDCI-RDA et ma détermination en appelant les Militantes et Militants du PDCI-RDA à se rassembler et à se mobiliser autour de Laurent Gbagbo, le candidat de la liberté politique.

Mesdames et Messieurs, Militantes et Militants du PDCI-RDA,

La lutte contre le mal qui ronge notre pays demeure une priorité absolument majeure.

Je compte sur vous et chacun d'entre nous à porter ce message pour que le PDCI-RDA reste fidèle à son passé pour continuer à mieux apporter des idées nouvelles pour notre Nation. Il nous revient donc au PDCI-RDA de sortir le pays du train-train qui le mine depuis 1999.

Je vous remercie et que Dieu bénisse notre pays,


Fait à Abidjan, le 13 Novembre 2010

Le Ministre EMILE CONSTANT BOMBET et ses Partisans

 

Source: Le blog d'Emile Constant Bombet

LEANDRE SAHIRI: APPEL A TOUS LES IVOIRIENS ET IVOIRIENNES

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A l'occasion de ce 2ème tour de notre élection présidentielle, nous avons un défi à relever par rapport aux deux candidats en lice.

L'un clame, à tous venants, avoir les « solutions » à la crise que nous subissons depuis plus de 7 ans. Et quelles solutions ?  Déverser des milliards sur nous. Il s'agit, disons-le tout net, d'une promesse qui condamnera notre pays à la servitude volontaire. C'est de l'argent pour nous soumettre aux diktats des pouvoirs d'argent. C'est de l'argent pour nous livrer, pieds et poings liés, aux tenants et adeptes de l'esclavage permanent des Africains ; l'esclavage humiliant imposé par la force, institutionnalisé et réglementé par le « Code noir ». Promulgué en 1685 par Louis 14, roi de France,  le « Code noir », faut-il le rappeler, comporte, à sa base, un principe clair et précis : « les gens de couleur et plus précisément les gens à la peau noire doivent être, pour toujours et partout, vus et traités comme des biens meubles, transmissibles et négociables » (Article 44).  C'est ce principe-là du « Code Noir » qui a sous-tendu la traite négrière, la colonisation, et qui, aujourd'hui, sous-tend l'immigration, la Françafrique, l'Eurafrique.

Face à cette situation, force est de prendre notre courage à deux mains pour rejeter une telle promesse  et refuser de donner notre suffrage à un suppôt de l'Occident néolibéral, investi et patenté pour ressusciter, à nos dépens, la traite négrière, environ trois siècles après son abolition. Il nous en a suffisamment donné, déjà, les indices et les signaux.

Face à la situation actuelle, libérons-nous du poids de nos traditions, de nos attaches régionales, ethniques et religieuses. Mettons-nous au-dessus des contingences immédiates. Comportons-nous en êtres pensants et intelligents. Evitons de nous conduire comme des bêtes à visages humains. Refusons d'être manipulés, d'être utilisés comme des militants écervelés exécutant, stupidement et moutonnièrement, des mots d'ordre, contre et envers nous-mêmes. Ne privilégions pas nos intérêts individuels et partisans. N'offrons pas, naïvement, la corde pourpendre. nous

Même si nous avons été déçus par certains compatriotes mal inspirés ;  même si nous avons des appréhensions ; même si nous sommes en proie au doute et à l'incertitude, agissons, avec tous les compatriotes qui ne veulent pas de l'asservissement, pour gagner cette dernière étape de la lutte contre la recolonisation de notre pays. Soyons tous et toutes, ce jour-là du 2ème tour du scrutin, et présent(e)s, et prêt(e)s, pour remporter la victoire, pour consacrer notre rejet de l'esclavage moderne et pour proclamer, aux yeux du monde entier, notre grandeur et notre humanité. Faisons de ce jour du 2ème tour du scrutin, une date glorieuse que nous garderons ineffaçablement gravée dans nos cœurs et dans nos mémoires, une date illustre dont nous enseignerons, avec fierté, la signification à nos enfants, pour que ceux-ci, à leur tour, fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l'histoire de notre lutte ardente pour notre liberté. Pour notre souveraineté. Pour notre dignité.

Ivoiriens et Ivoiriennes, pour des raisons qui s'appellent le bon sens, l'honneur, l'intérêt supérieur de notre patrie, pour ne pas avoir à nous reprocher demain d'avoir bradé notre terroir à nous légué par nos aïeuls, pour ne pas avoir à regretter demain d'avoir agi sans réfléchir, réunissons-nous, comme les doigts d'une seule main, donnons nos voix au candidat Gbagbo Laurent. Au-delà de tout ce qu'on peut lui reprocher, Gbagbo Laurent a les acquis véritables et les aptitudes requises pour sauver et sauvegarder notre souveraineté. Gbagbo Laurent a le mérite d'œuvrer pour la dignité des Ivoiriens, des Africains, face aux néo-esclavagistes.

Certes, ce que nous demandons, ce à quoi nous aspirons, en tant qu'êtres humains et citoyens de notre pays, c'est : vivre décemment, en sécurité, en paix, en toute dignité en Côte d'Ivoire. Cette aspiration est légitime, comme le sont nos rancœurs et notre révolte face à nos conditions actuelles de vie... En effet, nous sommes révolté(e)s. Nous avons des griefs contre Gbagbo Laurent et son entourage. Mais, aujourd'hui, dans ce 2ème tour de notre élection présidentielle, il ne s'agit plus de Gbagbo Laurent, ni du FPI, ni du RHDP... Il s'agit de sauver la Côte d'Ivoire. Il s'agit de préserver le peu de liberté et de vie qui nous reste. Notre choix sera capital.

Voilà pourquoi, au 2ème tour du scrutin, je vous convie à voter Gbagbo Laurent.

Par nos suffrages à Gbagbo Laurent, sauvons notre pays qui est en péril de mort et prenons parti pour le sursaut national.


Vive la Côte d'Ivoire !  Vive l'Afrique !


Léandre Sahiri

Londres, 6 novembre 2010.

vendredi, 12 novembre 2010

SORTIR DEFINITIVEMENT DU VOTE ETHNIQUE ET RELIGIEUX

 

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Assurément, les Ivoiriens écriront une nouvelle page de la belle histoire de la Côte d'Ivoire, au soir du dimanche 28 novembre 2010. Tant ce défi s'impose comme un passage obligé pour l'éclosion de la « Nation Ivoire ». Nous les en savons absolument capables.

Il n'y a pas si longtemps de cela, dans notre jeune histoire, Alassane Dramane OUATTARA disait : « On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis du nord et musulman ». Le décor était ainsi planté pour toutes les dérives ethniques et religieuses en Côte d'Ivoire. Cette phrase assassine s'est durablement incrustée dans le subconscient et l'inconscient profond de nos braves frères nordistes et musulmans qui, comme il fallait s'y attendre, ont fait un dangereux repli identitaire sur eux-mêmes et autour de ces deux véritables bombes sociologiques. Au point où, encore aujourd'hui, nous en voyons les effets induits et les conséquences confligènes.

Nous en voulons simplement pour preuve les scores fleuves d'ADO dans le nord de notre pays, à la faveur du premier tour de l'élection présidentielle ivoirienne : une moyenne de 85% dans les régions du Bafing, du Denguélé, des Savanes et du Worodougou. Dans cette partie du pays où les rebelles sont encore en armes, la pression sur les populations a été forte : Intimidation militaire et consignes de vote dans les mosquées. Voici à quoi on arrive quand on instrumentalise l'ethnie et la religion. Ce conditionnement mental et religieux s'est doublé d'une fraude massive sur les listes électorales des régions du nord au point de générer des scores surréalistes de plus de 150% de votes comparativement à leurs populations actuelles.

En ce qui concerne le candidat BEDIE, il ne l'a emporté que dans les villes du « V » baoulé (Centre) et dans la région du Bas-Sassandra (à Guéyo, Sassandra et Soubré soit 3 départements sur 5, dans le Sud-ouest), une circonscription qui compte une forte population allochtone baoulé. Nous ne pouvons pas nous permettre de continuer sur cette lancée, au risque de faire de notre pays une bombe identitaire, ethnique et religieuse.

Seul le candidat GBAGBO, dans cette grisaille, a donné la preuve qu'il a une étoffe véritablement nationale en engrangeant dans sa cagnotte des villes et des départements de toute part en Côte d'Ivoire, sauf naturellement au nord où les dés étaient déjà pipés avec des listes électorales totalement fantaisistes. Il s'est même payé le luxe de remporter des bastions du PDCI-RDA dans l'Est, comme la région du Moyen-Comoé (Abengourou).

Ce faisant, le 2ème tour de l'élection présidentielle doit marquer la fin de cette tendance que nous assimilons à un cauchemar dont nous devons très vite sortir, exorciser cet esprit sectaire dangereux qui tient captives des régions entières de notre pays. Et pour y parvenir, une seule option : voter massivement pour le candidat GBAGBO pour faire barrage aux quidams qui sont prêts à instrumentaliser l'ethnie et la religion pour parvenir à leurs fins. Il faut mettre de tels individus hors d'état de nuire. La nouvelle Côte d'Ivoire que nous voulons bâtir ne peut prendre le risque de revêtir ces oripeaux de tribalisme enragé et de régionalisme exacerbé.

Pensant à tort que son électorat le suivra comme le feraient des moutons de panurge, convaincu qu'il est de leur esprit étroit et de leur tribalisme (ce qui est une grave erreur car il s'agit désormais de la Côte d'Ivoire et non plus de sa petite personne), Henri Konan BEDIE, à la plus grande honte de ces militants que nous côtoyons tous les jours (et qui sont restés sans voix devant l'immensité de la bêtise) se fait investir par ADO comme son Président de campagne. Il pousse même l'outrance de sa naïveté à croire le champion des républicains quand il l'assure de « diriger la Côte d' Ivoire sous son autorité ». Peut-on être plus crédule et plus niais ? Impossible !

Assurément, pour accepter ce poste, BEDIE a dû être proprement « travaillé au corps », envoûté par l'un des gourous et des grands marabouts du « Brave tchè ». N'oublions pas qu'il a fait un tour au Sénégal et au Burkina Faso. Sinon, il est impensable que « N'Zuéba » puisse commettre une bévue de cette taille. LMP ne peut que s'en réjouir ! Cela fait tellement son affaire. Dans la mesure où cette décision incongrue de BEDIE démultiplie le nombre de ses militants mécontents, encore habités par un peu de fierté et de dignité (ce que N'Zuéba n'a plus)  qui sont désormais prêts et déterminés à voter le candidat GBAGBO. BEDIE, ayo ka ka ka !!!

Les levées de boucliers contre cette décision de BEDIE ne font que commencer et s'amplifieront inexorablement jusqu'à l'approche du 28 novembre. Un coup de pouce inespéré dont va bénéficier La Majorité Présidentielle. DIEU soit loué!


DINDE Fernand AGBO

LAURENT GBAGBO: "N'IMPORTE QUI NE PEUT PAS VENIR JOUER DANS NOTRE MAISON!"


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A l'occasion de sa première conférence de presse depuis l'annonce des résultats du premier tour du scrutin, tenue le mardi 9 novembre à son quartier général de campagne, le candidat Laurent Gbagbo, également président en exercice de la République de Côte d'Ivoire, a expliqué pourquoi les électeurs d'Henri Konan Bédié doivent voter pour lui au second tour et comment Alassane Dramane Ouattara, par ses actes, se révèle être le «candidat de l'étranger».

RTI: Monsieur le Président, on vous voit ce soir confiant. Sur quoi repose cette confiance pour le 2ème tour de l'élection présidentielle ? Que ferez-vous pour prendre les bastions de vos adversaires ? Par ailleurs, vous avez observé une grosse colère, la semaine dernière contre le Président sénégalais Wade, quelles étaient ces motivations ?

Laurent Gbagbo: Je ne comprends pas bien le sens de vos questions. Vous me demandez à moi sur quoi je me fonde pour avoir confiance en moi. Mais, c'est moi Gbagbo Laurent, j'ai toujours eu confiance en moi, ce n'est pas nouveau. Ensuite vous me demandez comment je vais faire pour prendre les bastions de mon adversaire. Je n'ai pas de bastions à prendre. On va au 2ème tour. Même si j'ai deux voix de plus que lui, j'ai gagné. Pourquoi vais-je aller prendre un bastion ? C'est pourquoi je vous dis que je vais gagner. C'est lui qui a des voix à rattraper sur moi. Moi je suis devant. Vous voulez savoir le pourquoi de ma grosse colère contre Abdoulaye Wade ? Je n'ai pas de grande colère. J'ai voulu simplement dire que la Côte d'Ivoire est la Côte d'Ivoire, qu'il faut qu'on nous respecte et que n'importe qui ne peut pas venir jouer dans notre maison : ça suffit.

AFP: Certains électeurs auraient été empêchés de voter dans la zone Nord, ça pose le problème de la sécurité.

Laurent Gbagbo : Concernant la sécurité, nous avons fait le point avec les responsables de la sécurité, nous avons tiré des leçons. Des décisions ont été prises de sorte qu'au 2ème tour, le vote se passe dans les conditions de sécurité plus idoines que ce qui a été observé lors du vote du 1er tour.

Fraternité Matin: Quelle est votre lecture et votre attitude face au Rhdp qui a appelé à voter le candidat Alassane Ouattara au 2è tour ?

Laurent Gbagbo : Le Rhdp a été créé il y a au moins cinq ans. Depuis cinq ans, je dis que je vais gagner. Ayant signé un accord, c'est donc normal qu'il lance un appel. Ce n'est pas nouveau. Mais malgré cette alliance, je vous dis que je vais gagner.

Rfi : Quel message adresserez-vous aux 25% d'électeurs qui ont porté leur choix dimanche 31 octobre sur le candidat Bédié ?

Laurent Gbagbo : Ce que je vais leur dire est simple. Il y avait comme candidat, Gbagbo, Bédié et Ouattara. Le premier tour a donné Gbagbo, Ouattara et Bédié. Bédié vous appelle à voter Ouattara. Regardez bien, si vous êtes des électeurs de Bédié. Le coup d'Etat de 1999 qui a chassé Bédié du pouvoir, regardez qui est en dessous. Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui qui l'a fait venir d'exil plutôt que pour celui qui l'a fait partir en exil...

Le Temps: On a senti au 1er tour, vos électeurs trop confiants...Ont-ils bien investi le terrain ?

Laurent Gbagbo : Nous sommes premiers et de cette position, on ne peut pas dire que nos partisans n'ont pas travaillé. On peut leur demander de faire plus. Mais on ne peut pas se comporter comme si on avait perdu. D'autres avec 32% sont contents, pourquoi pas nous (rires) ? Cette élection fait entrer la Côte d'Ivoire dans une élection disputée, démocratique. Pour la première fois, on n'a pas des scores soviétiques. Nous allons gagner avec un score normal...

CNN: Quel défi de la consolidation de la paix, après l'élection au 2nd tour, vu les suffrages exprimés au Nord...

Laurent Gbagbo: Le Président de la République élu est élu pour tout le monde, pour toute la Côte d'Ivoire. Pour apporter l'instruction, la santé l'eau, l'électricité... Il y a beaucoup de sous-préfectures au Nord où j'ai gagné, chez Gnonzié, à Baya, à Niellé, à Sepiergo et ailleurs...Ce qui nous réjouit, c'est que nous sommes les seuls à avoir un électorat qui s'étend sur l'ensemble du territoire ivoirien. Ce vote est le début de la construction nationale. Beaucoup de ceux qui n'ont pas voté pour nous ne sont pas que du Nord. Nous devons à tous porter ce message : Gbagbo veut électrifier vos villages, Gbagbo vous tend les bras, Gbagbo veut construire pour vous des hôpitaux, Gbagbo veut faire pour vous l'école gratuite et obligatoire, voter la loi sur l'Assurance maladie uinverselle. Il faut dire à ceux qui n'ont pas voté pour nous que ces projets- là les concernent. Qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Ouest, de l'Est, du Centre... Ce n'est pas une question de Nord.

Reuters/BBC: Pendant votre campagne, vous et vos supporters utilisez contre Ouattara un langage un peu dangereux, un candidat étranger tandis que vous, vous représentez la Côte d'Ivoire... C'est comme si les autres ne sont pas de vrais ivoiriens...

Laurent Gbagbo : Non, c'est faux! J'ai dit que ce sont des candidats de l'étranger, je n'ai pas dit qu'ils ne sont pas de vrais Ivoiriens. Ce n'est pas la même chose. Peut-être parce que vous ne comprenez pas bien le français...

Reuters/BBC : Je ne vois pas la différence...

Laurent Gbagbo : Il y a une très grande différence, je vais vous l'expliquer tout à l'heure...

Reuters/BBC : Mais dans les têtes des gens au-dehors, ils pensent que...

Laurent Gbagbo : Vous n'êtes pas dans les têtes des gens. Laissez les têtes des gens tranquilles. Dites-moi ce que vous avez compris.

Reuters/BBC : Qu'est-ce qu'on doit comprendre alors ?

Laurent Gbagbo : A peine a-t-on proclamé les résultats du 1er tour que Ouattara, on lui envoie un avion et il va à Dakar. Ça, c'est un candidat de l'étranger. Et au moment où je vous parle, il est à Ouaga. C'est ça que j'appelle les candidats de l'étranger : des gens qui écoutent ce qu'on leur dit à l'étranger pour faire la politique en Côte d'Ivoire. Ce que vous vous dites là, et que je n'ai pas dit, a une histoire en Côte d'Ivoire. Et c'est Bédié qui l'a dit et je ne le dirai jamais. Puisque c'est moi qui ai signé les papiers pour que Ouattara soit candidat. Donc, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit...Mais le terme «candidat de l'étranger», je ne suis pas le premier en politique à l'utiliser. Jacques Chirac, dans son appel de Cochin, quand il était à l'hôpital de Cochin, avait dit en parlant de Giscard d'Estaing : «C'est un candidat de l'étranger». Pourtant, Giscard est un Français comme lui. Donc dire «candidat de l'étranger», ça veut dire celui qui travaille pour les intérêts de l'étranger. Je le maintiens et je le répète!

 

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

vendredi, 05 novembre 2010

LA SOCIOLOGIE POLITIQUE N’EST PAS DE L’ARITHMETIQUE

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C’est avec amusement que j’ai vu le quotidien Le Patriote barrer sa Une d’hier du titre : 62,2% pour le RHDP ! Une manière d’annoncer qu’ils sont déjà les vainqueurs du deuxième tour de l'élection présidentielle ivoirienne. Comme si les voix des candidats malheureux de la mouvance allaient automatiquement passer au candidat du RDR. Non, messieurs et mes très chères dames, la sociologie politique n’est pas de l’arithmétique. Ce n’est pas parce qu’Henri Konan BEDIE est sorti du scrutin présidentiel comme le dindon de la farce, pour avoir fait une alliance contre nature dont il fait aujourd’hui les frais, que les suffrages de ses militants et partisans vont s’additionner à ceux d’ADO. Rien n’est moins sûr !

Même s’ils se sont fait avoir une première fois par leur champion, qui les a conduits dans le décor par ses mauvais calculs, je suis entièrement convaincu qu’ils sont désormais en mesure d’appréhender la dimension nationale et indépendantiste (et non ethnique et régionaliste) du combat du candidat LMP. Même si Henri Konan BEDIE donnait des consignes de vote à ses militants en faveur du RHDP, les informations et les contacts rapprochés que nous avons eu, ces derniers jours, nous conforte dans notre conviction qu’un nombre important de militants du PDCI et du RHDP voteront pour GBAGBO. Aucun d’eux n’est prêt à « vendre la Côte d’Ivoire » !

Que LMP soit donc rassuré, le scénario actuel est le meilleur que puisse espérer le camp présidentiel d’un second tour ! Comme l’a dit un ami, « la Côte d’Ivoire est face à son destin » et tous ses dignes fils doivent s’unir dans une totale UNION SACREE pour reprendre en main les destinées de leur pays ! Malgré la campagne souterraine de la France contre lui à travers France 24 qui ne manque aucune occasion de peindre en noir le candidat GBAGBO, le présentant tantôt comme un personnage haineux (ce qui est un affreux mensonge), un boulanger (cela dépend de qui le dit) et d’assassin (affaire KIEFFER), là où elle présente ADO comme « un économiste, un technocrate appliqué ».

Cette chaîne pousse l'incongruité jusqu'à présenter ces deux leaders politiques comme deux hommes qui « se vouent une HAINE RECIPROQUE », ce qui est très loin de la vérité. L'un, certes, éprouve pour l'autre une haine morbide et viscérale au point de lui mettre une rébellion sur le dos depuis huit ans mais l'inverse n'est pas vrai. Auquel cas, ADO n'aurait jamais été candidat à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Cette faveur, il la doit à Laurent GBAGBO.

Qu’à cela ne tienne, le peuple digne de Côte d’Ivoire fera son choix. Avec maturité et détermination. Aucune de nos voix ne doit rester en dehors du décompte final. Mettons hors d’état de nuire tous les conspirateurs qui nous empoisonnent la vie depuis 10 ans, portés à bout de bras par l'exécutif français !


Haut-les-cœurs !


DINDE Fernand AGBO

jeudi, 04 novembre 2010

BEDIE MAUVAIS PERDANT? PAS SI SUR! PLUTOT VICTIME DE SES MAUVAIS CALCULS POLITICIENS



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Enfin !, l'élection présidentielle tant attendue en Côte d'Ivoire a pu avoir lieu, ce dimanche 31 octobre 2010. Malgré les appréhensions et les craintes plus ou moins fondées que le scrutin ne bascule dans une violence apocalyptique. La Côte d'Ivoire a hautement tenu son pari : Un taux de participation record estimé à plus de 80%, une couverture médiatique irréprochable (bravo la RTI !), un esprit civique et patriotique remarquable, une détermination citoyenne admirable, une campagne électorale mémorable malgré quelques frictions qu'on peut considérer comme mineures. Ce pugilat électoral fraternel s'est tout naturellement soldé par les scores suivants, en suffrage exprimé par candidat :

- 1er, Laurent GBAGBO : 1.755.495 voix soit 38,3%

- 2ème, Alassane Dramane OUATTARA : 1.480.610 voix soit 32,08%

- 3ème, Henri Konan BEDIE : 1.165.219 voix soit 25,24%

De sorte que tous, aujourd'hui, à savoir la Communauté Internationale, le corps diplomatique en Côte d'Ivoire, l'ONUCI et les observateurs dans leur grand ensemble, sont unanimes sur le fait que cette élection ait été juste et transparente. Il demeure néanmoins un couac : la protestation du PDCI qui dénonce « une volonté manifeste de tripatouillage », dixit DJEDJE Mady, son Secrétaire Général, pour justifier la débâcle. Mais tripatouillage de qui ? Bien malin qui pourra nous le dire quand on sait que tous les commissaires de la CEI sont du RHDP, en Côte d'Ivoire comme à l'étranger. Personne ne peut donc honnêtement accuser le candidat GBAGBO de fraude électorale. Il faudrait alors aller investiguer au sein du RHDP pour savoir « qui a traité qui ? », comme disent les ivoiriens.

Mais en réalité, BEDIE a-t-il vraiment tort de subodorer ou de crier à la fraude ? Non. Voici un seul fait qui pourrait lui donner raison : De tout temps, la ville de Bouaké a été considérée comme la deuxième ville de Côte d'Ivoire après Abidjan et a toujours obtenu les scores les plus élevés de l'intérieur du pays, en période électorale. C'est indéniable. D'où provient-il donc que Korhogo vienne lui ravir ce rang, et pire, devant Daloa et Abengourou, traditionnellement mieux coté que Korhogo ? C'est incongru et suspect. En termes de suffrages exprimés, Korhogo s'en sort avec 297.000 votes devant Bouaké, 290.000. Aucune logique ! Jamais Korhogo n'a eu autant de votants, même avec les projections les plus optimistes. L'explication vient du fait que l'opération d'identification au Nord a été un vrai chaos. En son temps, le président GBAGBO avait prévenu Monsieur Henri Konan BEDIE de ce grand risque pour le scrutin à venir, quand le PDCI s'était joint au reste du RHDP pour récuser les réserves du FPI relativement à la liste blanche qui devait servir aux élections.

BEDIE n'a donc que ses yeux pour pleurer, en ce moment. Il n'a même pas été capable de passer le premier tour, lui dont les militants célébraient déjà la victoire ! Nous avons encore souvenance que des militants du PDCI à Bouaké se plaignaient, en privé, à un ami et frère baoulé de ce que tous les maliens qu'ils connaissaient dans ladite ville se retrouvaient sur la liste blanche. Le PDCI n'avait pas alors jugé nécessaire de s'en plaindre, comptant sur son alliance avec ADO pour battre La Majorité Présidentielle à Bouaké et dans le Nord. Malheureusement pour lui, ses scores y ont été des plus catastrophiques. Même GBAGBO y a été mieux loti que lui. L'alliance n'aura été que de la poudre aux yeux.

Aux dernières nouvelles, il inciterait ses jeunes militants à battre le pavé et à manifester dans les rues. Trop tard, dirons-nous ! C'est avant cela qu'il fallait réagir. Pour l'heure, cet imbroglio est à la totale faveur du candidat GBAGBO. Car en réalité, BEDIE ne digère pas le fait qu'ADO, le faiseur de coups d'état, celui même qui l'a dégommé du pouvoir, a été légitimé devant lui, « le grand BEDIE », dans son statut d'ancien président. Cela, il ne peut le tolérer. La fronde qu'il lève, en ce moment, est pour dire vrai une campagne anti-ADO. L'alliance du RHDP, il faut se le dire franchement, ne survivra pas à cette levée de bouclier de « N'Zuéba ». Il n'existe plus de RHDP, pour le dire plus crûment. A la vérité, BEDIE ne devrait pas être considéré comme un mauvais perdant mais simplement comme une énorme victime de ses propres calculs politiciens. Car ses protestations sont justifiées et fondées mais il lui manque le courage politique pour dénoncer ouvertement les fraudes massives auxquelles s'est livré son allié, pendant l'opération d'identification. Il n'a donc qu'à s'en prendre à lui-même. Il avait été prévenu !

Il appartient désormais à LMP de manœuvrer dans ce flot de dépits du PDCI pour rallier à sa cause tous les militants du parti cinquantenaire. Car comme je connais mes parents baoulé (ma mère est de Tiébissou), qui ont fait un vote purement ethnique et régionaliste en faveur de BEDIE, ils ne voteront jamais un « kanga » (un étranger, un esclave), comme ils ont déjà commencé à le clamer dans nos quartiers et villages. Il faudra donc désormais faire alliance avec le PDCI pour débouter « l'intrus ». D'ailleurs, tous les sondages ont montré que le candidat GBAGBO passe sans ambages devant ADO, au deuxième tour présentant cette configuration, parce que la tendance est que les militants PDCI voteront pour LMP. Il s'agit aujourd'hui de sauver notre pays de l'imposture et du complot néo-colonialiste.

Debout donc, Peuple ivoirien, pour la victoire finale !

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

lundi, 29 juin 2009

ALASSANE OUATTARA: DES PROPOS INCONSEQUENTS QUI FACHENT

 
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L’intégralité de la réaction de la Coordination des femmes patriotes

 Samedi 27 juin 2009 - Par Notre Voie

    

Les déclarations faites par Alassane Ouattara en tournée au Centre fâchent les femmes patriotes. Hier, face à la presse, à leur siège aux Deux-Plateaux, leur présidente, Geneviève Bro Grébé, s’est élevée contre l’attitude du président du RDR. Nous vous proposons l’intégralité de sa réaction.

Mesdames et Messieurs les Représentants des organes de presse, Mesdames les membres de la Coordination des Femmes Patriotes, Mesdames et Messieurs,

Nous venons en ce jour, faire une déclaration relative aux propos tenus par l'un des candidats déclarés à l'élection présidentielle, en l'occurrence, Monsieur Alassane Dramane Ouattara, Président du RDR.
Le Mardi 23 juin 2009, une phrase terrible barrait la “une” du quotidien Fraternité Matin ; à savoir : “Votre combat était indispensable”. C'était le sieur Alassane Dramane Ouattara qui s'adressait en ces termes aux responsables des Forces Nouvelles à Bouaké, où il était récemment en tournée.
Après lecture de l'article, nous avons pris soin de vérifier auprès de son auteur, pour savoir s’il a bien entendu cette phrase de la bouche d'Alassane Ouattara ; ce qu’il nous a confirmé, avant que nous ne découvrions cette même phrase dans plusieurs organes de presse. C'est donc vrai que ce monsieur a osé prononcer cette phrase en pleine période de réconciliation nationale.
Nous avons alors cherché la signification de l'adjectif indispensable dans le dictionnaire de la langue française ; indispensable signifie: «ce dont on ne peut se passer». Les synonymes d'indispensable sont : essentiel, inévitable, nécessaire, obligatoire, primordial, principal, vital.


Alors, questions : Quel était le combat ? Et en quoi était-il indispensable ?
Le combat pour que Alassane Dramane Ouattara devienne candidat à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire ?
Quelle injure au peuple souverain de Côte d'Ivoire ! Quand on sait que ce combat a semé tristesse et désolation. Plusieurs milliers d'Ivoiriens et d'Ivoiriennes ont perdu la vie. Des centaines de femmes et d'enfants ont été violés et ont contracté le virus du SIDA. Des centaines de personnes sont handicapées à vie ; de nombreux déplacés de guerre ont été spoliés de tous leurs biens et ont perdu toute dignité humaine. Les veuves et orphelins de guerre ne se comptent plus ; les zones CNO sont dans un état lamentable ; toutes les infrastructures étant dégradées. L'indice de pauvreté au sein des populations en général a augmenté.


Au vu des conséquences de ce combat, peut-on vraiment dire qu'il était indispensable ? Et pourtant, il prétend vouloir faire campagne sans heurter ses adversaires !
Pendant combien de temps, chers Ivoiriens, chères Ivoiriennes, allons-nous laisser le loisir à Alassane Dramane Ouattara de perturber notre sommeil et la quiétude de notre beau pays? Ce monsieur n'est pas à sa première déclaration gravissime.
Nous voulons nous souvenir qu'en 1995, c'est le même qui a déclaré sur TV 5 : «on ne veut pas de ma candidature parce que je suis musulman et du Nord». Nous savons l'effet que cette instrumentalisation de la région et de la religion à des fins politiques a fait.


Nous voulons nous souvenir qu'en 1999, c'est le même qui a dit : «ce pouvoir moribond, je le frapperai ; il tombera, et je rentrerai à Abidjan avant la fin de l'année». Il a effectivement frappé le pouvoir du PDCI de Henri Konan Bédié, il est tombé ; et Alassane Dramane Ouattara est rentré à Abidjan pour la Saint Sylvestre.
Nous voulons nous souvenir qu'en 2000, après l'élection du président Gbagbo Laurent, c'est le même qui a appelé ses militants à descendre dans la rue pour ramasser le pouvoir qui y était. Cela s'est soldé par de nombreuses pertes en vies humaines et plusieurs blessés.

 
En dehors de ces déclarations, nous voulons nous souvenir que depuis l'irruption d'Alassane Dramane Ouattara dans la vie politique Ivoirienne, la Côte d'Ivoire est troublée. En effet, c'est lui qui a refusé de respecter l'Article 11 de la Constitution ivoirienne à l'issue du décès du président Houphouet-Boigny. C'est lui qui a eu la «brillante» idée de la carte de séjour qui nous a fait tant de mal ; et c'est encore lui qui a «raccroché» les enseignants.
Jusqu'où ira-t-il ? Si tant de morts ne l'émeuvent guère?


Au moment où la Côte d'Ivoire panse ses plaies, où les filles et fils de ce pays essaient de se trouver pour reconstruire leur pays paralysé pendant sept longues années, Alassane Dramane Ouattara demeure dans une logique de belligérance et de violence en invitant les Forces Nouvelles à mettre fin aux arrangements politiques.
C'est pourquoi, les femmes patriotes de Côte d'Ivoire :


1) font une mise en garde au sieur Alassane Dramane Ouattara afin qu'il se ressaisisse et mette définitivement fin à ses activités déstabilisatrices de leur pays ;
2) interpellent la Communauté Nationale et Internationale sur la nécessité de rappeler le sieur Alassane Dramane Ouattara à l'ordre ;
3) interpellent M. Choï, Représentant du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, pour le respect du code de bonne conduite, signée sous son égide ;
4) demandent au Facilitateur, Son Excellence, le président Blaise Compaoré de mettre tout en œuvre pour freiner les ardeurs du sieur Alassane Dramane Ouattara ;
5) appellent les Ivoiriennes et les Ivoiriens à la vigilance afin de barrer le chemin à toute tentative de déstabilisation de la Côte d'Ivoire.

16:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : ado, alassane dramane ouattara, rdr, pré-campagne, geneviève bro-grébé, femmes patriotes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |