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vendredi, 31 décembre 2010

ADO ET SORO AUX ABOIS : LES DERNIERS SOUBRESAUTS D'UNE CAUSE PERDUE D'AVANCE


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Ne nous trompons pas le soleil se lève toujours à l'Est et se couche toujours à l'Ouest. Il aura la même couleur rouge pourpre au lever et au coucher. L'aurore et le crépuscule nous offrent toujours le même magnifique spectacle naturel. Seul Ouattara dans ses chimères se met souvent à rêver que le soleil se lèvera à l'Ouest pour se coucher à l'Est !
Depuis une quinzaine d'années, voici un monsieur qui ne cesse de chanter « la Côte d'Ivoire mon pays », (soulignez l'adjectif possessif « mon » qui oblige à psychiatriser l'individu) et qui aujourd'hui, a montré à la face du monde qu'il est le plus grand prédateur que ce pays ait connu. Sa profession de foi, devenu une litanie sempiternelle cachant mal ses desseins inavoués, n'y change rien. L'homme est violent et est à la tête d'une ribambelle de casseurs fanatisés et drogués qui ne reculent devant rien. Même exporter leur violence à l'international (France, Mali, etc).

Une seule ambition pour l'homme : Faire de ce pays une possession privée à l'image du Congo Belge, propriété privée à l'époque, du Roi de Belgique. S'il avait réussi cet exploit, il aurait morcelé la Côte d'Ivoire en pans pour la brader à ces maîtres occidentaux. L'œuvre entreprise par ses rebelles n'ayant pu aboutir, ses prétentions pécuniaires et ses visées patrimoniales étant visiblement compromises, Ouattara a décidé de remettre le couvert, cette fois- ci avec plus de violence. C'est ou réussir ou effacer de la carte du monde l'entité Côte d'Ivoire, à l'image d'Attila-Fléau de Dieu : « où Attila passe l'herbe ne repousse plus », dit-on. Il veut y procéder méthodiquement et machiavéliquement, avec la complicité de ceux qui n'ont jamais pu transcender leurs complexes vis-à-vis de la Côte d'Ivoire et des Ivoiriens. Des aigris et chagrins, ambitieux et prétentieux qui faute d'avoir pu nous surpasser dans notre progrès, n'ont jamais pu nous égaler. Pis, ils sont restés empêtrés dans des problèmes d'intérêts personnels inextricables qui ont empêché tout épanouissement de leur pays et de leur peuple. Avec leur gestion patriarcale et patrimoniale des biens communs qu'ils ont tôt fait de transformer en héritages familiaux, où enfants et frères attendent derrière les rideaux de leur palais, pour se jeter comme des fauves affamés là-dessus, dès que le patriarche s'essouffle ou est en voie d'être évincé à cause des frasques indescriptibles.

Voici les modèles types de Ouattara qui n'a pas encore compris que la vérité finit toujours par rattraper le mensonge, quelle que soit la durée du jour.
Ouattara est, aujourd'hui, dans une enclave du Golf Hôtel où plus de 300 personnes cloitrées dans des sous-sols se débattent comme des fauves en cage ; se remontant le moral à coups de rumeurs, de mensonges et de rêves d'enfants. Il suffit de sonner l'Hallali pour qu'ils sautent à l'eau comme des rats dès que le navire se met à tanguer.
Ouattara, l'Hôtel du Golf, c'est « boribana (la fin de la course) », si tu ne l'as pas encore compris. Toi et les tiens, en vous refugiant sur ce pétoire du Golf, vous vous êtes envasés vous-mêmes comme les poissons qui s'engouffrent dans les nasses aisément, mais ne retrouvent plus le chemin d'en sortir. Vous ressemblez à ses esclaves de l'allégorie de Platon qui perçoivent les ombres comme des réalités. Pis, aujourd'hui, les mensonges et les rumeurs vous ont rattrapés dans vos rêves chimériques.

Oui ! L'ECOMOG viendra chasser l'élu du peuple pour faire place à l'usurpateur. Cela montre vos limites dans la connaissance de l'Armée.

Primo : L'ECOMOG n'existe que virtuellement. Il n'y a aucune force de la CEDEAO, basée quelque part et entretenue pour chasser les choix des peuples au profit des prédateurs. S'il en existait une, l'Armée ivoirienne aurait été partie intégrante puisque la Côte d'Ivoire est souverainement membre de la CEDEAO.

Secundo : On ne lève pas une force inter-états comme si l'on rassemblait un troupeau de moutons. Chaque Etat qui y prendrait part devrait obtenir l'assentiment de son parlement. Demandez à votre ami Goodluck s'il peut balancer à l'aventure des soldats nigérians sans l'avis du puissant parlement nigérian qui a tant à fouetter avec sa propre candidature à la magistrature suprême, avec la guerre inter-religieuse qui menace la Fédération et les rebelles du Sud qui luttent pour le partage équitable des ressources naturelles dont regorge leur région.
C'est un leurre de croire qu'un pays aussi nationaliste que le Nigeria va lancer ses troupes à l'assaut du pouvoir légal ivoirien pour les beaux yeux d'un Sarkozy ou d'un Alassane Ouattara, incapable de réussir une seule action politique d'envergure en symbiose avec le peuple à qui il prête l'intention de l'avoir élu. Aucune de ces vociférations n'a eu un quelconque écho dans la population ivoirienne : appel à la population de descendre dans la rue, invitation aux Forces de l'ordre de le rejoindre, opération « ville morte »... Après tant d'échecs patents, il serait fort surprenant de voir des Etats sérieux se lancer à l'assaut d'un pays souverain, sans autorisation préalable de déclaration de guerre. En tout cas, impossible constitutionnellement chez nous.

Tertio : Où la France, elle-même avec les difficultés financières qu'elle a avec l'Union Européenne qui ne cesse de la tancer, prendra les millions d'Euros que nécessite une telle aventure, sans accroc avec son Parlement, pour financer une telle aventure, juste pour un copain. Fut-il Alassane Ouattara ?
Déjà que non seulement le Parlement mais aussi la Haute hiérarchie militaire française commencent à trouver que la présence de la Licorne en Côte d'Ivoire est devenue un gouffre financier insupportable.
Ou alors Sarkozy s'accaparerait de fait les six mille milliards du compte des opérations de l'UEMOA logé au Trésor français pour financer une telle opération ? Il ne manquerait plus que çà ! Je crois qu'avant même la Côte d'Ivoire, il aura sur son dos, ses meilleurs amis de la Françafrique, Wade, Compaoré et autres.

Où est l'armée de Ouattara ?

Après avoir jeté des millions à la porte pour tenter de corrompre quelques officiers félons et hommes de troupe, il ne peut se vanter d'avoir sous sa coupe 1% (et c'est gentiment dit) de l'Armée nationale qui reste très soudée autour du Chef de l'Etat Laurent Gbagbo et, prête à défendre la souveraineté nationale au prix de tous les sacrifices inimaginables.

Quant à ses rebelles pilleurs éventreurs, pas mal ont pris la clé des champs, avant ou après « le petit s'amusement » du 16 décembre dernier, comme le diraient mes amis du côté de Treichville, « s'amusement » qui a édifié ces assassins sur la capacité de réaction et la détermination de nos Forces de défense.
Depuis lors et dans les zones sous contrôle rebelles, c'est la panique à bord ; c'est par centaines qu'ils désertent leurs camps pour rejoindre d'autres cieux plus cléments. Ajouter à cela, le petit geste des hommes du Colonel-Major Konan à Tiébissou a fini par convaincre les hommes de Ouattara que toute attaque contre la République aura une résonnance de riposte fatale.

Autre chose qui inquiète les rebelles, c'est la disparition de leurs écrans, des chefs de guerre Wattao et Morou dont on a fait toute une légende de l'invulnérabilité et de l'invincibilité. Qui plus est, les mercenaires par lui recrutés (ADO) au niveau de la CEDEAO ont commencé individuellement à plier bagage, faute de paiement des émoluments à eux promis. Ces chiens de guerre pensaient à une petite opération sans importance de quelques jours, comme on le leur a fait croire, et les voilà subitement devant une voie dangereusement sans issue.
Aujourd'hui, tout va à l'eau à Bouaké également, et le résidu de rebelles en place passe dans les familles de souche CEDEAO (mais maintenant ivoiriennes puisqu'elles ont toutes leurs cartes d'identité) pour faire pression afin qu'elles donnent leurs enfants pour combattre quoi ou pour qui ? On ne le sait pas.

Ouattara procède à un recrutement de jeunes urbains désœuvrés

Lors d'une réunion ultime tenue à Bouaké le jour de Noël sous l'égide de Chérif Ousmane qui continue de jouer « au tintin » comme on aime le dire dans la grande muette, il a été question que chaque chef de guerre donne des hommes pour monter à l'assaut d'Abidjan. Des attaques simulées contre San Pédro, Bangolo voire Yamoussoukro serviraient d'opérations de distractions. Leurs seuls objectifs, visiblement, seraient : Le Palais en premier, la Télévision et la Radio en second, pour permettre à Ouattara, le Président « international » de s'installer et s'adresser à son « peuple international ».

Mais les FDS ne sont pas dupes et sont plutôt dans un dispositif qui ne peut laisser place à aucune velléité. Sinon qu'elle serait tout simplement suicidaire.
Voici un homme qui prétend aimer son pays et qui envoie à l'abattoir des jeunes gens, sans métier d'armes, qui peut-être même pour la première fois tiendront une « Kalach » en mains pour monter à l'assaut de forteresses comme les camps Agban, Anyama, Akouédo, BAE ; ou encore des Institutions fortement cadenassées comme le Palais présidentiel, la Résidence présidentielle, la RTI, etc. Si cela ne s'appelle pas folie, prêtez- nous un nom.

Les tentatives désespérantes de Oulata et autres

Projets d'enlèvements et d'assassinats d'hommes politiques et militaires : Bertin Kadet, Général Mangou, Blé Goudé, Gossio, Guié Honoré ; projets d'enlèvement et de séquestration pour s'introduire à la télé, etc.
Pour défendre la République contre tous ces projets, des dispositions nouvelles et discrètes ont été prises en vue de la protection des hommes et des biens publics. A bon entendeur..., salut !

Si des jeunes inconscients et insouciants pensent que tout se passe comme dans les films des salles de cinéma d'Adjamé ou de Treichville, qu'ils se ravisent pour ne pas servir de chair à canon à des personnes sans scrupules qui se mettent à l'abri de tout dans les sous-sols de l'Hôtel du Golf et lancent les enfants des autres dans les rues. Qu'ils sachent que l'Hôtel du Golf n'est pas une forteresse imprenable. Le peuple de Paris avec les mains nues, avaient pris la Bastille.

Terminons à propos de l'Armée française, par ce beau slogan qui illustre la détermination des populations ivoiriennes : « Armée française, on se connaît depuis 8 ans, commencez, on va terminer ».
Un peuple uni et debout ne sera jamais vaincu.

 


Ange Marie Ibo Dêgba


Source : Quotidien LE TEMPS