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mercredi, 14 juin 2017

POURQUOI L'AFRIQUE EST SI RICHE ET LES AFRICAINS SI PAUVRES ?

 

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L'Afrique, hormis le Sahel, a tout pour réussir : terres fertiles et immenses, importantes ressources minières et pétrolières.Même les catastrophes naturelles (volcans, tremblements de terre, tsunamis, typhons...) qui frappent beaucoup de pays (le Japon dernièrement), épargnent l'Afrique. Malgré tous ses atouts, l'Afrique est néanmoins caractérisée par la misère, les guerres et les pandémies.

 Pour comprendre ce paradoxe, il faut savoir que les ressources agricoles, minières et pétrolières n'appartiennent plus aux Africains. Elles sont maintenant la propriété des multinationales à qui les dirigeants africains ont tout donné, sous forme de « contrats-bidons". Pour preuve, dans les pays pétroliers africains, l'essence est chère ou même introuvable pour les automobilistes.

Pis, la Côte d'Ivoire, nouveau pays pétrolier, a récemment reçu un prêt de 160 milliards de francs accordés par la banque AFREXIM, filiale de la BAD, pour lui permettre d'acheter du pétrole, son propre pétrole !

Autre incohérence : alors que tous les pays, pour se développer, passent par l'industrialisation, les dirigeants africains refusent totalement cette industrialisation qui aurait permis de valoriser leurs matières premières. De ce fait, lespays africains deviennent de plus en plus pauvres et de plus en plus endettés. Ainsi, la quasi-totalité des PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) sont des pays africains. En effet, la dette africaine est passé de 10 milliards de dollars en 1970 à 540 milliards de dollars en 2002, soit 50 fois plus en 32 ans.

Et face à ce surendettement, l'Afrique n'a rien - ni routes, ni hôpitaux ni aucune autre infrastructure - qui pourrait justifier son fort endettement. Pis, dans ces pays où "tout pousse", les africains ne mangent qu'un repas par jour et parfois meurent de faim.

51 ans après leur indépendance , les africains vivent donc moins bien maintenant qu'à l'époque coloniale. En fait, ils revivent l'esclavage sous une autre forme.

En effet, au XIXe siècle, on venait chercher les africains pour les faire travailler dans les plantations de coton en Amérique. Aujourd’hui, on laisse les africains en Afrique pour qu'ils triment au profit des multinationales. Et leurs conditions de vie ainsi imposées deviennent si intenables en Afrique, qu’ils cherchent par tous les moyens à émigrer vers les pays de leurs anciens colonisateurs…

Ainsi, 2 siècles après, Ils reprennent le même chemin que leurs aïeuls, mais volontairement cette fois-ci.

Ceci n'est pas de la politique fiction ou un remake du livre « Roots » d’Alex Haley, mais la réalité africaine.

Pour preuve, le reportage qui suit montre, sur la base de faits réels et de documents officiels, les méthodes mafieuses utilisées par une multinationale pour casser un grand projet industriel qui aurait pu aider les africains à valoriser au maximum leurs ressources, afin qu’ils puissent vivre dignement de leur travail sur place, sans chercher à émigrer...

Après l’avoir vu, on comprend maintenant comment les multinationales manipulent les dirigeants africains afin qu’ils bloquent l’industrialisation de l’Afrique et la maintenir ainsi dans son seul rôle de pourvoyeuse de matières premières. Et vu le prix payé, le Président Houphouët s’écriait « On nous a trop volés ! ». Malheureusement, on continue à nous voler encore plus maintenant...



La saga IVC BAD

 

Est-ce à dire que la misère africaine est une fatalité ? On serait tenté de le croire, en voyant tout un peuple pris entre l’enclume (Multinationale) et le marteau de leurs propres dirigeants !

Heureusement, l’histoire nous apprend, à travers de multiples exemples, qu’un pays au bord du gouffre peut - grâce à un sursaut national animé par une Noble Vision - s’en sortir rapidement et même devenir une puissance respectable.

Ce sera le thème de la 2ème partie de notre reportage, portant sur la « Nouvelle Vision » économique de l’Afrique, ensuite sur les moyens de financement de son industrialisation dans la séquence intitulée « Financement ». Et enfin, les exemples de réussite des pays qui l’ont appliquée.

 

Nouvelle Vision Pour l'Afrique

 




Financement du développement industriel en Afrique

 





Singapour 
 

 NB:

L'économie africaine est caractérisée par :

L’exportation des matières premières africaines ;
La faiblesse de la transformation industrielle des ressources naturelles africaines et notamment de l’agro- industrie africaine.
Le refus de l'industrialisation en Afrique fait que :

L’économie africaine est encore basée sur l'agriculture, notamment des produits de rente et non des produits vivriers.
Les entreprises africaines sont pour la plupart des filiales des multinationales occidentales ;
Le développement africain, malgré son taux de croissance raisonnable, ne profite pas à la population africaine.

 

Source: DEVELOPPEMENT AFRICAIN.COM

jeudi, 19 janvier 2017

LE FRANC CFA EST UNE FOUTAISE INNOMMABLE

 

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LU POUR VOUS:

Je viens de m'arrêter devant un bureau de change de la banque suisse UBS.

Comme il est possible de le constater, toutes les monnaies interchangeables y figurent, même la monnaie du Vietnam.

Je pose donc la question à la dame qui est au guichet, la cause pour laquelle le franc cfa n'y figure pas. Après un instant d'hésitation, elle fait appel à son supérieur, qui m'informe, que seules les monnaie sont interchangeable, que le CFA n'est pas une monnaie, mais une devise du trésor public francais et que par conséquent, seul le trésor public francais peut réaliser ou autoriser son échange, à un taux fixe par elle, contre une autre monnaie.

En fait, c'est un papier émis par le trésor francais que nous utilisons et non une monnaie.

Cette France se fout royalement de nous.

 

#REZOPANACOM
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FRONT ANTI-FCFA

Taxe coloniale pour les "bienfaits" de la colonisation : Voici ce que la France devait aux pays africains en réserves de devises étrangères, lingots d'or inclus (en 2012 - Source : Banque Mondiale).

 

Bénin : $0.69 milliard de dollars

Burkina Faso : $0.63 milliard de dollars

Cameroun : $3.38 milliards de dollars

Congo-Brazzaville : $5.55 milliards de dollars

Côte d’Ivoire : $4.24 milliards de dollars

Mali : $1.31 milliars de dollars (2013)

Gabon : $2.35 milliards de dollars

Guinée-Bissau : $0.19 milliard de dollars

Guinée Equatoriale : $4.4 milliards de dollars

Niger : $1.17 milliard de dollars

Tchad : $1.16 milliard de dollars

Centrafrique : $0.16 milliard de dollar

Sénégal : $2.25 milliards de dollars

Togo : $0.51 milliard de dollars

#FrontAntiFCFA #StopFCFA

 

Pour aller plus loin : http://atlantablackstar.com/…/14-african-nations-being-fo...

 

Page Facebook Toussaint Alain

VOICI LES 22 PRESIDENTS AFRICAINS ASSASSINES PAR LA FRANCE DEPUIS 1963

 

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Depuis 1963, plus de 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés : beaucoup d’entre eux, gênent les puissances coloniales en place et surtout la France dans notre continent d’Afrique.

Bien sur, vous connaissez le SDECE, la DGSE et la DST? Eh bien, ce sont trois services de renseignements français qui ont la réputation de faire des coups d’Etat en Afrique.

Depuis de Gaulle, les autorités françaises dénigrent les Africains de cette façon? Comptons le nombre des coups d’État et que la France a préparés, dirigés et soudoyés en Afrique, cela mérite une plainte à la cour pénale internationale contre l’état français. Pourtant les crimes français sont bien connus et les documentaires inondent les télévisions françaises et africaines pour bien se rendre compte qu’effectivement la France tue, empoisonne et pille en Afrique. Le Service de documentation extérieure et de Contre- espionnage (SDECE) a la charge de la «désinformation». Il prépare lui aussi, réussit ou manque des coups. Son territoire privilégié est l’Afrique. La DGSE est le principal service secret vers l’étranger, qui a en charge le contrôle des «gouverneurs à la peau noire». Il y a un autre la DST (Direction de la sécurité du territoire) qui s’occupe de l’intérieur et de l’extérieur de la France pour diverses raisons. D’abord parce qu’il s’agit de protéger la France des dangers de l’immigration. Ensuite, la DST, qui est une police politique, fait la coopération avec l’ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde. Après la DGSE, la DST et le SDECE, il y a la Direction du renseignement militaire, le poisson- pilote de l’armée qui fait la propagande de la France lors des conflits en Afrique.

DE DE GAULLE A SARKOZY : TEL PÈRE, TEL FILS

De Gaulle a sacrifié les indépendances africaines au profit de celle de la France. Pour quatre (4) raisons : – la première, c’est le rang de la France à l’ONU avec un cortège d’Etat clients qui votent à sa suite ; – la deuxième, c’est l’accès aux matières premières stratégiques (pétrole, uranium) ou encore (l’or, le bois, le cacao…) ; – la troisième, c’est le financement de la vie politique française, à travers des prélèvements sur l’aide publique au développement ou la vente des matières premières ; – et la quatrième raison, c’est le rôle de la France comme sous-traitant des Etats-Unis auprès des pays d’Afrique. Donc, pour ces quatre raisons, la France a mis en place un système qui nie les indépendances. Et, c’est pour ces quatre raisons que le sang coulé sur le continent. Au Cameroun : L’UPC, luttait pour obtenir l’indépendance. Nyobé a été écrasé entre 1957 et 1970 dans un bain de sang qui a fait entre 100.000 et 400.000 morts. Togo Plus d’un quart de siècle de dictature avec la complicité de la France. Trois ans à peine après l’indépendance de la jeune République togolaise, ce fut l’irruption brutale de l’armée dans la vie politique.

Le 13 janvier 1963, Sylvanus Olympio, le premier président démocratiquement élu est assassiné par le sergent Etienne Eyadema à la tête d’une clique d’anciens soldats, après la guerre du Vietnam. Ils ont fait un coup d’Etat avec l’appui de l’officier français qui était soi-disant chargé de la sécurité d’Olympio : ils ont assassiné ce président le 13 janvier 1963. Eyadema Etienne a passé plus de quarante ans au pouvoir. Il a fait un règne digne de Ceausescu et laissa un pays qui a sombré dans le chao et dans la pauvreté. Décédé en 2005, son fils Faure Eyadema le remplace et cela aussi n’a été possible qu’avec l’appui de la France. Centrafrique Il y avait un homme d’Etat prometteur, Barthélemy Boganda mort dans un accident d’avion extrêmement curieux.

Il ne connaitra pas l’indépendance, la vraie qu’il réclame pour son pays. Barthélemy Bogandatrouve la mort le 29 mars 1959, dans une catastrophe aérienne entre Berberati et Bangui, alors qu’il était en campagne à l’intérieur de son pays. Abel Goumba, médecin diplômé d’outre- mer, ministre d’Etat et président du Conseil de gouvernement, est chargé de l’intérim. David Dacko, jeune instituteur et héritier spirituel de Barthélemy Boganda et, avec l’appui des milieux français de Bangui, réussit à écarter Abel Goumba de la succession. En juillet 1959, l’Assemblée lui refuse les pleins pouvoirs. Il fait démissionner Abel Goumba resté au gouvernement.

Celui-ci fonde alors un parti d’opposition le MEDAC (Mouvement d’évolution démocratique de l’Afrique centrale). Le MEDAC n’aura qu’une courte durée. David Dacko dissout le parti et emprisonne ses dirigeants. La République centrafricaine de David Dacko en proie à de graves crises financières (détournements de deniers publics) au lieu de réagir et d’agir vite décide de remettre le pouvoir au chef d’Etat major le colonel Jean Bedel Bokassa le 1er janvier 1966.

La France érige le pays en Empire et pille les ressources centrafricaines. La suite ? Bokassa tombe et meurt dans la misère. Les Comores Deux chefs d’Etat assassinés et deux autres déposés par le mercenaire Bob Denard. Niger Le jour où le Nigérien Hamani Diori a voulu vendre son uranium à un autre pays, il a été déposé par un coup d’Etat militaire au cours duquel il perdit la vie.

ASSASSINES, PARCE QU’ILS ONT REFUSES D’ETRE DES «MARIONNETTES» DE LA FRANCE

Gabon Léon M’ba meurt d’un cancer à Paris à l’hôpital Claude Bernard le 26 novembre 1967. Germain M’ba parent très éloigné de Léon M’ba, Inspecteur des douanes, licencié en droit et diplômé de sciences politiques, il finit ses études à la fin des années 50, au moment où son pays obtient l’indépendance. Nationaliste comme tous les Africains qui ont usé leurs fonds de pantalons sur les bancs de l’université, il ne supporte pas l’idée que ce soit des «marionnettes» de la France qui dirigent le Gabon. M’ba entre dès 1960 dans la vie politique active et devient aussitôt «dangereux agitateur» pour les agents et politiciens français qui assurent sur place l’ordre et la sécurité.

Eloigné de Libreville par une importante nomination : secrétaire général adjoint à l’Union africaine et Malgache, il fait partie au début des années 60 du petit club des Africains francophones dont la voix compte sur la scène internationale. Le 19 Février 1964 les parachutistes français rétablissent Léon M’ba à la présidence. Le président démissionne de son poste pour marquer sa réprobation. L’affaire fait beaucoup de bruit et amplifie la campagne de presse contre l’attitude néo-colonialiste de Paris.

Germain M’ba apparaît depuis cette affaire comme l’empêcheur de tourner en rond. Rejeté par Paris et par Libreville, il entame alors son errance de paria de la communauté officielle franco- africaine. Il se réfugie d’abord à Brazzaville d’où il est expulsé peu après par les hommes dépendant des services de Jacques Foccart. Il s’installe à Kinshasa, où il est emprisonné pendant un mois. Rejeté d’Afrique, Germain M’ba revient finalement en Europe et collabore au journal Jeune Afrique dont il devient en 1965 le rédacteur en chef adjoint. Affaire Germain M’ba à Libreville 18 Septembre 1971, un diplomate gabonais est abattu. Sa femme et sa fille blessées.

Le cadavre disparaît. Tels sont les éléments d’une affaire ténébreuse qui soulève une vive émotion dans la capitale gabonaise. Dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Germain M’ba ancien ambassadeur à Bonn nommé à Tokyo, rentre du cinéma en voiture, accompagné de sa femme et de sa fillette. Mme M’ba et sa fillette descendent de la voiture et entrent dans la maison. Au moment où M’ba ferme sa portière, un homme surgit de l’ombre et tire deux coups de pistolet sur lui.

Germain M’ba s’effondre en poussant un cri. Et depuis, rien sur cette ténébreuse affaire à Libreville qui interpelle le défunt président Albert Bernard Bongo. Rappelons que c’est sur injonction du vieux Houphouët-Boigny que le président gabonais a réintégré Germain M’ba dans le jeu politique.

22 PRESIDENTS AFRICAINS, ONT ETE ASSASSINES DEPUIS 1963

Depuis 1963 : Voici la liste des 22 présidents Africains, alors au pouvoir, ont été assassinés :

– EN 1963 : SYLVANUS OLYMPIO, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TOGO –
EN 1966 : JOHN-AGUIYI IRONSI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
– EN 1969 : ABDIRACHID-ALI SHERMAKE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE SOMALIE
– EN 1972 : ABEID-AMANI KARUMÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE ZANZIBAR
– EN 1975 : RICHARD RATSIMANDRAVA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE MADAGASCAR
– EN 1975 : FRANÇOIS-NGARTA TOMBALBAYE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TCHAD
– EN 1976 : MURTALA-RAMAT MOHAMMED, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
– EN 1977 : MARIEN NGOUABI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-BRAZZAVILLE
– EN 1977 : TEFERI BANTE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ETHIOPIE
– EN 1978 :  Ali Soilih M’tsashiwa, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES
– EN 1981 : ANOUAR EL-SADATE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’EGYPTE
– EN 1981 : WILLIAM-RICHARD TOLBERT, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
– EN 1987 : THOMAS SANKARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE BURKINA-FASO
– EN 1989 : AHMED ABDALLAH, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES
– EN 1989 : SAMUEL-KANYON DOE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
– EN 1992 : MOHAMMED BOUDIAF, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ALGÉRIE
– EN 1993 : MELCHIOR NDADAYÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
– EN 1994 : CYPRIEN NTARYAMIRA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
– EN 1994 : JUVÉNAL HABYARIMANA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU RWANDA
– EN 1999 : IBRAHIM BARRÉ-MAÏNASSARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGER
– EN 2001 : LAURENT-DÉSIRÉ KABILA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-KINSHASA
– EN 2009 JOÃO BERNARDO VIEIRA, PRESIDENT DE GUINEE-BISSAU
– EN 2011 : MOUAMMAR KHADAFI, PRÉSIDENT DE LA REP DU LIBYE, ASSASSINÉ PAR LE CNT DE LA FRANCE.

 

Source: ZAKWELI.COM

Dr AHOUA DON MELLO - LA CAMPAGNE CACAO BLOQUEE: LES PAYSANS BIENTOT EN COLERE

 

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Le mercredi 11 Janvier 2017, une rencontre de vérité entre les acteurs de la filière cacao et le Conseil Café-Cacao (CCC) s’était transformée en rencontre de contrevérité.

 

Pendant que les producteurs se plaignent de l’impossibilité de vendre leur produit au prix fixé à 1 100 FCFA pour la campagne 2016-2017 par le gouvernement, les responsables du CCC évitent la vérité pour servir des faux fuyants en parlant de « pic de commercialisation sur une courte période : Novembre-Décembre ». C’est à dire beaucoup trop de cacao au port qui entraîne un engorgement et donc un ralentissement du flux dans la chaîne de la commercialisation.

Quelle est donc la vérité sur la filière cacao ?


La vérité sur la filière

Le prix du cacao bord champ pour la campagne 2016-2017 a été fixé en grande pompe par le Dr ADO à 1 100 FCFA le Kg pour arracher l’adhésion des paysans à sa politique.

Le prix du cacao sur le marché américain le 12/01/2017 était de $2.12/Kg soit 1310 FCFA. Ce prix est égal au prix usine du cacao. Pour atteindre le marché américain, il faut ajouter au prix usine les taxes de l’État, les prélèvements de la CCC, le coût du transport et de l’assurance.

L’ensemble de ces coûts avoisinent les 400 FCFA/Kg.

À 1 310 FCFA/Kg prix usine en Côte d’Ivoire, le cacao arriverait aux USA à un prix de 1 710 FCFA/Kg largement supérieur au cours du cacao à New York (1 310 FCFA/Kg). Comme les exportateurs ne peuvent pas vendre à perte, la commercialisation du cacao est donc bloquée. Pour sortir de ce blocage, le gouvernement a le choix entre quatre solutions:

1. Une subvention de 400 FCFA/Kg

2. Une baisse de 400 FCFA/Kg du prix bord champ.

3. Un étranglement de la filière par un mouvement armé financé par les prédateurs comme en 2002 pour faire grimper les prix.

4. Une dévaluation du FCFA.

En excluant les deux dernières solutions radicales, bien qu’avec le Dr ADO tout est possible et puisque l’exportateur ne peut pas vendre à perte, rien ne peut donc sortir des ports d’Abidjan et de San-Pedro sauf du cacao acheter au paysan à 400 FCFA moins cher par rapport au prix fixé par le gouvernement. Dans cette hypothèse, le maximum du prix bord champ est de 700FCFA/Kg.

L’État a récusé la réserve de prudence mise en place par Laurent GBAGBO pour subventionner la baisse des cours. En lieu et place, une vaste opération de détournement des fonds de soutien à la filière a été initiée par la mise en place de fonds d’investissements qui s’évaporent par des marchés gré à gré et des soutiens à des exportateurs proches de la famille Ouattara (confère la lettre du continent du 03/08/2016 : Ouattara et les affaires de famille). Le Dr ADO se trouve donc dans l’incapacité d’annoncer une subvention de la filière.

Après l’annonce en grande pompe de la bonne nouvelle d’un prix bord champ record de 1 100 FCFA/Kg, l’État ne peut plus revenir sur ses pas pour annoncer une baisse du prix aux paysans. Pris entre le vol à mains armées des ressources du Fonds de soutien et les promesses sans lendemain, le gouvernement sert des contre-vérités aux producteurs.

Où sont passés les ressources et les fruits de la croissance avoisinant les deux chiffres ?

Si les paysans ne peuvent bénéficier de subvention et que les militaires, les fonctionnaires et les étudiants ne peuvent bénéficier du paiement des arriérés et de la valorisation de leur salaire et bourse d’étude, les opérateurs économiques nationaux des arriérés de leurs prestations au titre des marchés publics, à qui profitent donc les taux de croissance devenu un psaume ou une sourate servi aux Ivoiriens en longueur de journée pour émerger au paradis après la mort par pauvreté ou factures impayées? Et la montagne des ressources issues du réendettement dont le montant (7804 milliards de FCFA ) a dépassé le niveau de la dette avant la réduction de celle-ci en 2012 ?

Les détournements à grande échelle

Selon le dossier spécial de la lettre du continent du 03/08/2016, Ouattara et les affaires de famille, il est écrit :
«Auréolé d’une image d’économiste exigeant lorsqu’il officiait comme directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Alassane Ouattara s’est singulièrement éloigné de cette ligne de conduite depuis son arrivée au pouvoir en 2011, comme l’illustre ce dossier de La Lettre du Continent. Après avoir dénoncé la gestion du pays par ses prédécesseurs comme étant familiale voire clanique, l’ancien gouverneur de la BCEAO n’a de cesse depuis cinq ans d’ouvrir les portes de l’Etat mais aussi des sociétés publiques et, plus largement, de l’économie ivoirienne, à ses proches parents ou amis fidèles. Ces nominations ont été majoritairement décidées de manière discrétionnaire. Du cacao au marché de vérification des importations, en passant par les affaires présidentielles ou bien la communication, le premier cercle du chef de l’Etat et de son épouse Dominique Ouattara rayonne dans tous les secteurs stratégiques du pays. »

La guerre du cacao et l’aveuglement idéologico-politique du Premier Ministre Ouattara qui a présidé à la liquidation de la Caistab nous conduisent tout droit vers ce que la Côte d’Ivoire a su éviter pendant 30 ans. La guerre du cacao avait pour objectif de faire main basse sur la manne qui enrichissait la Côte d’Ivoire et les ivoiriens.

Cette guerre du cacao commencée en 1932 par le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY et remportée par lui en 1960 a permis au peuple de Côte d’Ivoire de se doter des moyens de son développement par le contrôle de la commercialisation interne et externe du cacao par la Caistab. Cela a aussi permis, à travers les bourses offertes à des élèves et étudiants de milieu modeste de poursuivre par le mérite leurs études et enfin à la Côte d’Ivoire de former et de recruter des cadres sans distinction d’ethnie ni de milieu social.

La crise qui a frappé la Côte d’Ivoire en 1990 a été l’occasion rêvée pour les prédateurs de reprendre l’offensive avec l’aide de leur envoyé spécial en Côte d’Ivoire : Le Dr Alassane Dramane Ouattara dit ADO. À la faveur de la libéralisation du secteur en 1990 par Ouattara, les grands prédateurs mondiaux du cacao sont autorisés à s’impliquer dans la commercialisation interne du cacao. En 1999, la Caistab est dissoute, les prédateurs remplacent la Caistab et s’emparent de la commercialisation interne et externe du cacao.

En 2000, la tentative de Laurent GBAGBO de remettre la commercialisation interne et externe aux paysans lui a valu une attaque armée en 2002 financée par les prédateurs avec le soutien militaire de l’État français.

Sur une production annuelle de 1 200 000 tonnes et sur un cours mondial variant entre 1 000 et 2 000 FCFA avec la moitié servi aux paysans, la commercialisation du cacao produit entre 1 000 à 2 000 milliards de FCFA par an dont plus de la moitié est empochée par les prédateurs et leurs alliés locaux dont la famille Ouattara selon la lettre du continent (cette moitié revenait à la Caistab avant la réforme et permettait la modernisation du pays).

La Côte d’Ivoire est ainsi dépouillée au profit des prédateurs et de la famille Ouattara.

Leur dernier combat reste la main mise sur l’autre moitié de la manne financière en liquidant l’État souverain (ce qui est fait) et en chassant les paysans de leur terre par un génocide programmé (en cours d’exécution) et un rattrapage démographique en zone forestière par la naturalisation en masse des mercenaires employés contre la Côte d’Ivoire pour faire main basse sur les plantations de cacao et qui font de la Côte d’Ivoire un État barbare où l’argument de la force prend le pas sur la force des arguments .

Le contrôle vertical total de la filière par les prédateurs, la famille Ouattara et ses mercenaires reste l’objectif principal de la guerre du cacao.

En plus de 20 ans de libéralisation, ce n’est pas moins de 20 000 milliards de FCFA qui se sont envolés des plantations au profit des prédateurs et leurs alliés locaux.

A ce vol à mains armées des revenus de la filière, s’ajoutent les détournements des ressources du réendettement pointés du doigt par le rapport du FMI de 2015 dans un langage bien choisi:
« Le recours croissant à des mécanismes extra-budgétaires (financés à l’aide d’emprunts souscrits par les entités publiques) pour effectuer des opérations budgétaires ou quasi budgétaires est un sujet de préoccupation pour la mission…. Les services du FMI ont noté que cette pratique viole le principe d’universalité du budget, mène à un périmètre budgétaire excessivement étroit et affaiblit le contrôle budgétaire. La mission invite les autorités à ne pas utiliser les entités publiques pour procéder à des activités budgétaires ou quasi budgétaires et à élargir le cadre budgétaire ». (Rapport FMI, 2015).

Le rapport du FMI cite même les ministères et services qui s’adonnent au détournement :

«Réduire encore le volume élevé de dépenses publiques effectuées selon des procédures exceptionnelles (avances du Trésor notamment). Ils leur demandent de surveiller de près l’endettement des entités du secteur public…… qu’à compter de la loi de finances 2015, les crédits budgétaires affectés aux subventions aux écoles privées, au secteur de l’électricité et aux achats de carburant par les forces armées soient réalistes….de renforcer le contrôle sur les ministères dépensiers (plus grande mobilité des agents et audits plus fréquents)….d’envisager de créer une chambre de discipline budgétaire et financière au sein de la Cour des comptes » (Rapport 2015)

Quelques exemples illustrent le volume de ses détournements :

Le pont HKB évalué à 60 milliards de FCFA par les experts chinois sans péage sous Laurent GBAGBO, a été révisé à 180 milliards de FCFA avec péage, la rénovation et l’équipement de l’Université d’Abidjan expertisée à 40 milliards de FCFA sous GBAGBO, a été révisée à 110 milliards de FCFA sans équipements de laboratoire).

Au moment où les paysans ont besoin de subvention, les étudiants le paiement de leur bourse et l’amélioration du nombre de bénéficiaires de bourse d’étude, les militaires d’une juste rémunération et les fonctionnaires d’un salaire décent, les 20 000 milliards sont logés dans de multiples paradis fiscaux au profit des prédateurs et de la famille Ouattara ainsi que le fruit des surfacturations et des détournements massifs des ressources du réendettement.

« Nous leur ferons payer la facture de la guerre » disait Christophe BARBIER au lendemain de la chute du Président GBAGBO sous les bombes françaises.

Le paiement des factures de la guerre au profit des prédateurs et de la famille Ouattara, dévorent toutes les ressources du pays tirées de la filière cacao, de la croissance et du réendettement. Le paiement de la facture de la guerre transforme le peuple de Côte d’Ivoire en victime de la croissance en attendant l’émergence au paradis après la mort par pauvreté généralisée.

Le FMI dans son rapport de mission de Juin 2016, dénonce l’accroissement de la pauvreté malgré la croissance :

«La croissance s’est accompagnée d’une baisse modérée de la pauvreté et d’une lente amélioration des autres indicateurs du développement humain. Cependant, il subsiste des disparités considérables au niveau national sur le plan du niveau d’éducation, de l’emploi et du revenu (Annexe I). Selon le Rapport sur le développement humain 2015, la Côte d’Ivoire se situe à la 172e place sur 188 pays, avec un indice global de développement humain inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. » (Rapport de Mission du FMI, Juin 2016)

Vivement un Fonds de souveraineté qui engrange les ressources empochées par les prédateurs et la famille Ouattara dans les secteurs du cacao, du gaz, du pétrole, du diamant, de l’or, etc. La mise en place d’un tel fonds pour assurer un développement inclusif, exige la conquête de la souveraineté politique, économique, financière et monétaire.

La conquête de la souveraineté est une lutte permanente de chaque citoyen sur lui-même et du peuple tout entier contre ses prédateurs et leurs alliés.

La lutte continue.

 

Dr DON-MELLO Ahoua

REVELATION: LA COTE D'IVOIRE SERA UNE BELLE, RICHE ET GRANDE NATION MAIS AVANT ELLE CONNAITRA UN TERRIBLE DELUGE DE DESTRUCTION

 

 

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Les évènements que traverse en ce moment la Côte d'Ivoire, avec la grève prolongée des fonctionnaires, les mutineries à répétition des ex-rebelles et ensuite des forces de défense et de sécurité, et les affrontements qui s'en sont suivis entre les deux groupes ou entre les ex-rebelles, faisant de nombreux morts, il est important de revisiter la grave révélation d'une soeur ivoirienne, reçue plus de dix fois depuis 2011, parlant de la profonde division de l'armée, de la guerre qui va éclater en son sein et de choses terrifiantes pour notre pays. Il est important de le savoir pour en tirer toutes les conséquences et prendre toutes dispositions utiles.

 

La présente révélation est aussi terrifiante que celle du Pasteur Dali Claude reçue en 2003. La sœur qui l’a reçue (elle vit en Occident), l’a vue 10 fois en songe, depuis 2011. Elle n’est ni servante de Dieu, ni prophétesse. Juste une simple enfant de Dieu. Une révélation reçue 10 fois, c’est énorme ! Comme pour nous dire, de la part du Seigneur Eternel, que cela s’accomplira certainement, inéluctablement, et que nous devions absolument le prendre au sérieux et en informer le maximum de personnes qui nous sont chères. Voici ce que nous rapporte la sœur bien-aimée :

« Partagez-le avec vos proches. Ce que je vais partager avec vous est long.

Dieu ne m'a pas donné de date dans mes songes mais il m'a montré que le pays va être délivré et cela, complètement. Il va se passer des choses dans le pays, je ne sais pas quand mais il se passera quelque chose pour le bien de la Côte d’Ivoire. Cette nouvelle Côte d’Ivoire qui va arriver n'aura absolument rien à voir avec la Côte d’Ivoire actuelle et le nombre d'habitants sera très peu élevé, car ils seront très peu nombreux.

J'ai vu ce qui attend le pays, plus de dix fois en songe, et c'est pour cela que je crois qu'il va se passer quelque chose. Voir une chose plus de dix fois est pour moi un message et non des songes.

Dieu m'a montré le début et la fin de ce qui va arriver au pays et moi, j'attends la réalisation de ce qu'il m'a montré.

Je voulais vous le dire pour vous, votre famille et vos proches. Dans mes songes, Dieu ne m'a pas dit : « Va dire à tout le monde ce qui va arriver dans ton pays », il m'a juste montré ce qui attend le pays.

C'est pour cela que je suis prudente et le garde dans l'intimité de mon cœur. J'informe juste mes proches de ce que j'ai vu en songe. Je n’en sais ni le jour, ni l'année mais je crois qu'il va se passer des choses dans le pays.

C'était comme si je regardais un film, du début à la fin. Et à la fin de tous ces songes, c'est une voix qui m'a parlé clairement pour confirmer les songes. Oui, c'est vrai, une voix m'a dit clairement ce qui attend le pays. Mais cette voix ne m'a pas dit : « Va le dire à tout le monde, va le dire à ton peuple ». Je pense que Dieu m'a montré cela pour que je sache tout simplement ce qui attend mon pays.

Merci à vous. En voici, résumée, la teneur :

1) La voix m'a dit, alors que j'étais étendue sur mon lit en train de prier dans le silence de mon cœur:
« Tout ce que tu vois (en Côte d’Ivoire) n'est qu'un semblant de victoire, ils n’attendent que le feu vert. Lorsque le feu vert sera donné, ils sortiront de partout sur tout le territoire de la Côte d'Ivoire et ce jour-là, le monde entier sera surpris et étonné et se demandera d'où sortent tous ces Hommes ».

2) Les gens sortaient de partout, dans toutes les rues du pays.

3) L'épouse du président actuel était désemparée et elle criait sur son mari: « Comment tu as fait pour perdre le pouvoir ? On a tout fait, on a beaucoup dépensé et comment as-tu fais pour perdre le pouvoir ? ».
Alors, il y a quelque chose qui a été dit en Occident qui rendait ce pouvoir illégitime et le pays était devenu calme ; alors l'épouse de ce chef de l'état s'est approchée d'un groupe de jeunes en disant : « De grâce, laissez-nous encore diriger ce pays, on va s'arranger ». Et ces jeunes ont dit, en l'ignorant totalement : « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On sort dans les rues ? ».

4) L'armée française était paniquée et le chef de l'armée française disait : « On ne peut plus rester dans ce pays on part, on part, on part ! », tout en fuyant.

5) L'armée ivoirienne était divisée ; ses membres s'entretuaient les uns les autres.

6) Des Frci cherchaient à en découdre avec ce pouvoir.

7) Les étrangers fuyaient tous la Côte d'Ivoire.

8) L'eau envahissait les maisons, plusieurs maisons étaient détruites, des voitures, des immeubles, etc ; c'était un déluge.

9) Tous les dirigeants présents avaient disparu ; je ne sais comment ni où ils étaient partis mais la Côte d'Ivoire était totalement libre.

10) Il n'y avait plus d'armée française, plus d'armée de l'Onuci, plus de Frci, plus de Dozo, plus d'étrangers.

11) Les Ivoiriens étaient devenus très peu nombreux, comme en 1960.

12) Tout était détruit et le pays a été reconstruit, il était d'une grande beauté, c'était vraiment très beau, il n'y avait plus d'Ivoirien pauvre. Tous les Ivoiriens étaient prospères. Je n’ai pas vu celui qui a reconstruit la Côte d’Ivoire. Le Seigneur ne me l’a pas montré. Ce que je sais, c’est que le pays a été reconstruit.
Le pays était vraiment riche, les frigidaires, les maisons jusque dans les jardins, étaient remplis de nourriture.

13) La Côte d'Ivoire avait vraiment changé, elle n'était plus celle que nous connaissons aujourd’hui, elle était vraiment devenue belle, moderne et très propre, avec des espaces verts bien entretenus partout, de belles et larges routes, de la discipline. Les gens venaient du monde entier, émerveillés, pour visiter ce nouveau et glorieux pays qu’était devenue la Côte d’Ivoire.

Les nouveaux immeubles étaient vraiment beaux à voir, le Plateau avait changé, la commune de Cocody également. Ils avaient été reconstruits. Le pays était riche. L'armée française n'était plus là, de belles villas étaient construites sur le site du 43ème Bima, à Port-Bouët.

J'ai gardé tout cela pour moi afin d’observer sa réalisation de loin car je ne veux pas me ridiculiser ; alors, j'attends de voir, car aucune date ne m'a été donnée ; je ne sais pas si c'est dans 1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans..., je n’en sais rien.

J'ai aussi fait 5 songes sur le Président Gbagbo. A chaque fois, il était de retour en Côte d'Ivoire. Des foules sont allées l’accueillir à l’aéroport, avec des tee-shirts imprimés à son effigie.

C’est encore long, les détails de ce que j'ai vu sur le pays. Si tout ce que j'ai vu doit se réaliser, alors, ce qui va arriver (je n’en connais pas la date) est extrêmement grave !

Les rêves et songes que le Seigneur m’a montrés parlent tous de délivrance et de libération du pays.
Dieu m'a montré toutes ces choses en songe et en rêve et à la fin, il m'a parlé de façon audible : « Tout ce que tu vois (en Côte d’Ivoire) n'est qu'un semblant de victoire, ils n’attendent que le feu vert. Lorsque le feu vert sera donné, ils sortiront de partout sur tout le territoire de la Côte d'Ivoire et ce jour-là, le monde entier sera surpris et étonné et se demandera d'où sortent tous ces Hommes ».

En fait, dans le songe, un lundi, je me suis retrouvée à Abidjan mais on ne pouvait pas emprunter les nouvelles routes construites ; les gens glissaient dessus et faisaient des accidents. Je ne comprenais rien, j'ai dû quitter la route pour me déplacer sur une route sablonneuse. Le matin du mardi, lorsque je me suis réveillée, je me suis dis : « Mais qu'est-ce que cela signifie ? ». Ce même mardi dans la nuit, je prie et je m'endors et voilà, je me retrouve encore à Abidjan et c'est encore le même problème :

Tous ceux qui empruntent ces nouvelles routes tombent ou font des accidents. Alors, j'ai crié vers Dieu dans mon sommeil en lui disant : « Seigneur, je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas emprunter ces routes, et pourtant tout est fini, le pays est calme, il n'y a plus de guerre, pourquoi on ne peut ni marcher ni conduire sur ces nouvelles routes ? ».

Et je me suis réveillée, confuse. C'est à cet instant qu'une voix audible m'a parlé, étendue dans mon lit, dans ma chambre: « TOUT CE QUE TU VOIS N'EST QU'UN SEMBLANT DE VICTOIRE, ILS N'ATTENDENT QUE LE FEU VERT. LORSQUE LE FEU VERT SERA DONNÉ, ILS SORTIRONT DE PARTOUT SUR TOUT LE TERRITOIRE DE LA COTE D'IVOIRE ET CE JOUR-LA, LE MONDE ENTIER SERA SURPRIS ET ÉTONNÉ ET SE DEMANDERA D'OU SORTENT TOUS CES HOMMES ».

Mes rêves me montrent qu'il va y avoir un changement dans le pays, mes rêves me montrent un déluge, la disparition du pays de tous les hommes politiques actuels, la division dans l'armée, l'armée française qui fuit le pays, l'Onuci qui fuit le pays, les étrangers qui fuient le pays, le président actuel (Alassane Ouattara) qui perd le pouvoir, le pays qui est détruit et complètement reconstruit, de façon infiniment moderne, les Ivoiriens qui se retrouvent entre eux, désormais solidaires, unis les uns aux autres et surtout avec un trait distinctif : ils craignent Dieu mais sont très peu nombreux comme en 1960, la Côte d’Ivoire qui est devenue un pays très riche, le président Gbagbo qui est de retour au pays, accueilli comme un héros, le pays complètement reconstruit et d'une très grande beauté.

Je continue de garder tout cela en moi et je n'en parle plus à mes proches parce qu'ils n'y croient pas.

Ils pensent que rien ne changera dans le pays mais mes rêves sont totalement contraires à ce qu’ils pensent. Moi, j'attends de le voir. J’ai écouté les révélations du Pasteur Dali Claude sur la Côte d’Ivoire, pour la toute première fois le 17 septembre 2015 dernier, et j'ai eu des sueurs froides parce que c'est ce que moi-même j'ai vu en songe. Je crois que c'est vraiment Dieu qui m'a parlé car cela coïncide avec mes rêves, à la différence que Dieu ne m'a jamais dit d'en parler aux autres et je l'ai dit juste à mes proches – qui n’y croient d’ailleurs pas – alors, de votre côté, partagez cela juste avec vos intimes. Faites des provisions d’eau, de nourriture et de médicaments pour ces temps qui arrivent. Ils seront terrifiants.

Demeurez dans la crainte profonde de Dieu, éloignez-vous du péché sous toutes ses formes, ayez le mal en horreur, annoncez la Parole de Dieu avec vérité, servez le Seigneur, prêchez le salut et l’amour de Dieu à ceux qui ne le connaissent pas, appelez vos proches à se détourner de toutes formes d’idoles et à s’attacher au Seigneur Jésus-Christ, seule voie de salut à ces heures de ténèbres profondes. Que Dieu garde la Côte d’Ivoire ! ».

 

Le mardi 22 septembre 2015.

jeudi, 05 janvier 2017

LA GUERRE CONTRE LE FRANC CFA EST DECLAREE!

 

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Après la Seconde Guerre Mondiale, les grands sentiments qui avaient motivé les engagements des pays de l’Occident dans le conflit contre l’Allemagne pour lutter contre la barbarie et le racisme, et pour libérer les peuples sous occupation allemande, se sont vite trouvés en contradiction avec le principe de colonisation, entraînant une prise de conscience des peuples colonisés. La lutte pour la libération de ces peuples durera plus de dix ans, pour n’aboutir finalement, dans la plupart des cas, qu’à une réorganisation du système colonial sous le beau nom d’indépendance. Les décisions politiques qui avaient permis aux pays africains francophones d’accéder à l’indépendance n’avaient en rien gommé les fondements du système colonial qui était et reste, avant tout, une affaire de gros sous.

Pendant des décennies, les Africains de la zone CFA n’ont pas eu l’air de prendre conscience de l’importance de leur dépendance monétaire et de l’impact de cette dépendance sur leur économie. C’est aujourd’hui chose faite. Un deuxième combat de libération se profile à l’horizon, un combat d’une portée phénoménale dont les conséquences seront historiques pour l’Afrique. Les panafricanistes se mobilisent pour faire disparaitre le Franc CFA, la monnaie commune de la plupart des anciennes colonies africaines francophones. A l’appel de l’activiste et chroniqueur Kemi Seba, une mobilisation aura lieu le 7 Janvier prochain, simultanément dans plusieurs pays, pour dire NON au FCFA. Des interventions auront lieu en France (Paris), Belgique (Bruxelles), Grande Bretagne (Londres), Mali (Bamako), Bénin (Ouidah), Haïti, République Démocratique du Congo (Kinshasa), Guinée (Conakry), Sénégal (Dakar), Côte d'Ivoire (Abidjan), Italie (Bologne), Burkina (Ouagadougou).

Il ne s’agit pas d’un combat classique, d’un pays contre un autre, ni d’un peuple contre un autre. C’est le combat d’une population contre un système dont les rouages se trouvent en France, mais d’une portée beaucoup plus vaste. Il s’agit d’une première étape d’une longue marche semée d’embuches. Les puissances financières qui sont à la base du système ne se laisseront pas dépouiller sans réagir, et la France ne verra pas d’un bon œil la perte de son influence, même si la perte du FCFA n’aura pas trop d’impact sur son économie. La bagarre sera donc âpre et longue.

En cas de victoire des panafricanistes, l’Afrique retrouvera ses ailes qui lui ont été coupées depuis des siècles et nous assisterons à la naissance spectaculaire d’un autre monde, peut-être aussi spectaculaire que le fut le réveil chinois. Il n’est pas sûr que l’Europe soit préparée à la naissance d’une nouvelle puissance économique propriétaire de ses biens et de sa monnaie. Il est plus que probable qu’elle sera secouée par une série de crises avant de s’adapter à la nouvelle donne, comme ce fut le cas pendant la montée en puissance de la Chine.

Quant à la France, elle aura un choix simple, entre deux options : soit elle jouera le jeu des élites financières en se mettant en première ligne dans cette guerre perdue d’avance, car tôt ou tard le CFA disparaitra comme le fut la colonisation, soit elle accompagne le mouvement à son profit, comme le fit De Gaulle pour l’indépendance des colonies africaines. Aujourd’hui comme hier, la France a plus d’atouts en Afrique que la Chine ou les Etats-Unis. Si elle daigne laisser de côté son arrogance impériale qui ne peut plus avoir cours et traiter avec ses anciennes colonies en véritable ami, les deux premières puissances économiques mondiales citées ci-dessus n’auront aucune chance face à elle en Afrique. Mais, pour cela, il faudrait qu’elle sorte de l’esprit Jules Ferry, ce qui, pour l’instant, semble impossible, puisque c’est précisément le modèle par lequel le président actuel a débuté son mandat.

 

AvicRéseau International

 

Source: RESEAU INTERNATIONAL

mardi, 03 janvier 2017

UN FRONT INTERNATIONAL DES AFRICAINS CONTRE LE FRANC CFA, LE 7 JANVIER 2017

 

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DAKAR, le 2 janvier 2017 - Le samedi 7 janvier, les panafricains organisent pour la première fois, de Paris à Dakar en passant par Abidjan, Ouidah, Londres et Bruxelles, une journée internationale de mobilisation sur le thème du franc CFA et la nécessité de se défaire de cette monnaie postcoloniale.

Lorsque l’Afrique et sa diaspora s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, il en découle un événement historique : le front contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA). L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).

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Créé en 1945, le franc CFA est en cours aux Comores et dans quatorze Etats en Afrique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Niger, République Centrafricaine, République du Congo, Sénégal, Tchad, Togo.

En Europe, comme dans les pays de la Zone franc CFA et ailleurs sur le continent, les citoyens et associations se mobilisent. Tous dénoncent les effets pervers de cette monnaie postcoloniale et réclament la fin de la servitude monétaire. Ils exigent la vérité sur les comptes d'opérations ouverts par les banques centrales auprès du Trésor français.

Le temps est venu de mettre en œuvre des solutions alternatives pour un développement économique qui corresponde réellement aux besoins des populations. Au-delà, la société civile pose la question d’une autre architecture financière, qui déboucherait sur la monnaie unique africaine.

La mobilisation a pour objectif de contribuer aux débats en Afrique, en Europe et en Amérique concernant les moyens de sortir de cette servitude monétaire, et d’informer l’opinion africaine, française et européenne des conséquences du lien qui attache encore l’ancienne métropole à ses ex-colonies. 

Il s’agit également de discuter des transformations indispensables à opérer tant au niveau institutionnel que politique pour répondre aux intérêts des quinze pays de la Zone franc CFA dont onze sont classés parmi les pays moins avancés (PMA) par les Nations unies.

Un défi panafricain

Penser une Afrique nouvelle, c’est penser l’émergence d’un continent libéré du joug impérialiste, qui prend en main son économie et gère directement l’exploitation de ses propres ressources naturelles. La monnaie est un attribut de souveraineté. Or, le franc CFA, cheval de Troie du néocolonialisme, empêche évidemment cette impulsion. 

C’est pourquoi cette action coordonnée du 7 janvier 2017 contre l'ordre économique du système franc CFA est une mobilisation inédite et historique. Elle met en lumière la capacité des Africains et afro-descendants à comprendre l’urgence de prendre part à ces discussions afin de s’impliquer réellement dans l’avenir du continent.

Un événement mondial, des personnalités engagées

Les panafricains de la société civile, qui ont fait de cette problématique économique un point capital de leur réflexion et de leur argumentaire ont immédiatement répondu présents.

La coordination internationale des conférences du samedi 7 janvier 2017 et leur déroulement seront assurés par les membres de l’ONG URPANAF :

 

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A Paris (France), la rencontre sera animée par Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA, auteur du célèbre ouvrage « Le franc CFA et l’Euro contre l’Afrique » (1998), Toussaint Alain, journaliste politique et ancien conseiller de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, etThéophile Kouamouo, journaliste politique et écrivain.

De 15h 30 à 18h, au 4 bis, rue Henri Bergson, 92600 Asnières-sur-Seine (en face de la tour d'Asnières) - Accès : RER C arrêt : Les Grésillons - Métro ligne 13 : Gabriel Péri, Puis bus 177 arrêt : Tour d'Asnières

 

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A Bamako (Mali), avec Aminata Traoré, militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre, Pape Diallo de Jeunesse Maya, Ismaël Youssef Koné, représentant de l’ONG Urgences Panafricanistes au Mali.

De 15h30 à 18h, au Missira Hôtel, Le Djenne, Salle Amadou Hampâté Bâ

 

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A Ouagadougou (Burkina Faso), avec le mouvement citoyen C.A.R, Citoyens Africains pour la Renaissance.

A 15h, au siège du C.A.R, Quartier Tanghin, non loin de l’Hôtel Ricardo

 

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A Abidjan (Côte d’Ivoire), avec les militants panafricanistes Pîija Souleymane Yameogo, économiste de développement, conférencier sur l’histoire et les valeurs africaines et directeur général à PER-FORM, et Thi-Mi N’guessan, responsable de l’ONG Urgences Panafricanistes en Côte d’Ivoire.

A 10h, à l’Institut des Civilisations Noires, Plateau Dokoui 1er Feu, Abobo

 

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A Bruxelles (Belgique), avec Jahi Muntuka, ingénieur aérospatial, analyste en économie et administrateur du groupe Négritude, Black Power, Claude Wilfried, écrivain et analyste politique, et Natou Pedro Sakombi, essayiste et fondatrice de Reines et Héroïnes d’Afrique.

De 19h à 22h, à L’Horloge du Sud, 141, rue du Trône, 1050 Bruxelles

 

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A Londres (Royaume-Uni), avec Clarice Kamwa alias Mamoushka, militante panafricaniste et Cheikh Ba, Data Scientist Senior et analyste en Marketing.

De 14h30 à 16h30, 199-201 Lewisham High Street, 13 SE 6LG

 

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Bologne (Italie), la sensibilisation sera menée par les militants panafricanistesBolivie Wakam, ingénieur en énergie, et Donfack N. Alex Leroy, entrepreneur

A 19h, Piazza Spadolino 3

 

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A Ouidah (Bénin), avec la Famille Jah.

A 15h, au Centre d’Eveil, d’Animation et de Stimulation pour Enfants (CEVASTE), Ambassade culturelle de la Diaspora et du Peuple de JAH, près d’Ouidah

 

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A Dakar (Sénégal), avec Demba Moussa Dembele, Hulo Guilabert, Guy Marius Sagna, Ndongo Samba Sylla, Badou Kane et Ndeye Nogaye Babel Sow.

A 15h, rassemblement Place de l’Obélisque

 

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Le militant panafricaniste Kemi Seba interviendra comme Invité d’honneur à l’Université de Zinguinchor en Casamance.

A 15h, à l’Université Assane Seck

 

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A Haïti, avec Bayyinah Bello, écrivaine, professeur d’Histoire et dirigeante de la Fondasyon Félicité, Camille Chalmers, professeur d’Economie et de planification sociale à l’Université d’Etat d’Haïti.

De 13h à 17h, à la Fondation Félicitée, 4 rue A, Village Théodat, Tabarre

 

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A Kinshasa (RD-Congo), avec Rex Kazadi, homme politique et militant panafricaniste, Ted Beleshayin, économiste monétariste et consultant financier.

De 14h à 17h, à l’Hôtel Campo, Beau Marché, Commune de Barumbu, en face de la Bralima

 

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Pour toute information, merci d’écrire à : urpanaf@gmail.com

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LE FRANC CFA ET L'EURO CONTRE L'AFRIQUE

 

1 Euro = 1.54 Dollars Lorsque nous vendons nos produits sur le marché international en Dollars, ce montant est d’abord converti en Euro. Prenons l’exemple de vente de produits à 1.540.000.000 Dollars, converti en Euro, cela fait 1.000.000.000 d'euros CE QUI REVIENT A DIRE QUE 540.000.000 de Dollars sont déjà perdus :

PREMIÈRE PERTE

Conformément au pacte néocolonial signé par les 15 pays, ils sont obligé de verser au minimum au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) 65% au départ mais ramené à 50% après plusieurs négociations d’où 1.000.000.000 d'euros est multiplié par 50% soit 500.000.000 d'euros qui sont déjà gardé au Trésor Public Français (COMPTE D'OPÉRATIONS) qui ne sont que perdu car selon eux, c’est l’argent des Africains qui y est gardé mais qui n’est qu’un leurre car du vol scientifiquement organisé par LA France qui ne cesse d’avilir les Africains :

DEUXIÈME PERTE

PARLONS DES COMPTES D'OPÉRATIONS

Dans tous les pays qui utilisent leur propre monnaie, cette compétence relève de l’exclusivité du parlement c’est-à-dire des représentants du peuple (les députés). Prenons le cas de la France qui utilisait sa monnaie mais a accepté d’utiliser la monnaie européenne à travers son parlement (Assemblée Nationale) en faisant un REFERENDUM en Congrès à travers lequel le peuple français a accepté de rejeter sa propre monnaie LE FRANC FRANÇAIS au profit de la monnaie européenne L'EURO. Dans le cas des pays de la zone F CFA (Franc des Colonies Françaises d’ Afrique), ce n’est pas le cas car crée par la France le 25 Décembre 1945 pour l’Afrique. La France ayant hérité de ce système du Nazisme Allemands car pendant que les allemands avaient occupés la France, ils ont créé le Mark qui était la monnaie coloniale allemande utilisée seulement en France et non en Allemagne (1 MARK était égale à 10F Français : imposition de manière autoritaire car à partir d’un rien d’où une dévaluation en son temps de la monnaie Française).

On se rappellera que la France a fait la même chose aux pays africains utilisant le F CFA avec une dévaluation en 1994 car on est passé à 1F Français = 50F CFA à 100F CFA d’où une dévaluation pas de 50% mais de 100% du F CFA.

POURQUOI LA France A CRÉÉ LE F CFA ?

Les raisons sont les suivantes : Cette monnaie a été créée pour les peuples noirs qu’elle avait colonisés et continue de coloniser mais sous d’autres formes pour endormir la conscience des peuples noirs. Sortant de la Guerre, elle avait deux possibilités pour conquérir ses anciennes colonies car SOIT DE MANIÈRE MILITAIRE SOIT ÉCONOMIQUE.

Les produits africains en ayant accès au monde avaient la possibilité d’être directement vendu par les africains afin d’assurer sur le territoire Africain, les devises extérieures car la France occupée et à peine libérée des bourreaux de la guerre, en bref cette monnaie a été créé pour rendre captives les anciennes colonies. Après la guerre, la France étant faible à plusieurs niveau a vu sa monnaie être dévaluée après les accords de Bretton Woods réunissant 44 pays en 1944 a conclu : 1$ = 50F Français à 1$ = 119.70F Français en 1945, 1Franc Français = 1.70F français ; en 1948, 1F CFA = 2F français Avec cette époque de réévaluation du F CFA, les matières premières africaines devenaient plus chères donc la France jouait ce jeu pour empêcher les Africains d’avoir accès au Marché International. A la veille des indépendances, précisément en 1958, la France change la donne car ne voulant pas être la colonie de ses propres colonies, donne un nouveau visage au F CFA, en faisant 1F CFA = 0.02F Français c’est-à-dire 2centimes d’euro (Drôle de coïncidence car en 1948, 1F CFA = 2F français, 10 ans après 1F CFA = 0.02F Français et cette inversion est restée comme ça jusqu’à la dévaluation en 1994 où 1F CFA = 0.01F Français.

Dans tous les pays où on parlera de la monnaie, ça veut dire qu’on touche à la poche de chaque citoyen, ce qui revient à dire que la monnaie relève de la compétence exclusive du citoyen africain c’est-à-dire de ses représentants qui sont les députés puis les Présidents de chaque nation or il n’existe dans aucun des 15 pays africains, un acte législatif qui crée ou qui reconnait le F CFA comme étant leur monnaie, Pourquoi à votre avis ? Tout simplement parce que c’est une propriété de la France.

Donc il y a des superstructures c’est-à-dire les institutions de la zone F CFA à savoir la Conférence des Chefs d’Etats ensuite le Conseil des Ministres des finances de chaque pays et après ce qu’on appellera, les institutions d’émissions monétaires c’est-à-dire les Banques Centrales mais on remarquera que toutes ces structures ne sont également rien devant la France.
Pourquoi ?

Parce que le F CFA est d’abord une invention de la France et elle est sous le contrôle de la France car ces 15 pays d’Afrique refusent de se donner les moyens objectifs de leur développement et de ceux de leur concitoyen alors ils se content d’utiliser une monnaie sui leur est étrangère or lorsqu’on dit monnaie, ça veut dire banque centrale qui est la banque des banques en d’autres termes celle qui fournit et contrôle les banques commerciales ( appelé aussi les banque de second rang) où les citoyens lambda font des dépôts, des retraits et autres. Une banque centrale est une banque publique c’est-à-dire la propriété de l’Etat donc quand l’Etat veut injecter dans l’économie une certaine quantité de monnaie, Il donne des instructions à la banque centrale qui va baisser par exemple son taux d’intérêt c’est-à-dire son taux directeur et les banques commerciales où toutes les populations ont leur argent vont aller prendre cet argent et créer de la monnaie c’est-à-dire prêter à la clientèle. Par contre si l’Etat ne veut pas injecter de l’argent dans l’économie, Il donnera encore l’ordre à la banque centrale afin d’élever ses taux directeurs
(Taux d’intérêts) d’où les banques commerciales en retour vont facturer à la clientèle à un taux élevé. Nous entendrons alors par-là que l’Etat a le libre choix de développer ou pas son pays à travers le financement de ses infrastructures de premières nécessité telles que :
Les hôpitaux
Les écoles et universités Les routes
Les usines de transformation de nos matières premières
Etc.

Qui sont l’un des socles de développement d’un pays.

LES QUATRE PRINCIPES DU F CFA:

1- Le principe de la libre convertibilité du F CFA en Euro

2- Le principe de la fixité des parités entre le F CFA et l’Euro

3- Le principe de la centralisation des changes autrement appelé les comptes d’opérations.

4- Le principe de la libre transférabilité des capitaux des pays de la zone F CFA vers la France et les autres pays du monde.

On parlera plus tard de ces 04 principes.

Ces 04 principes et la Banque Centrale ont été conçus à l’époque coloniale et tous convergent vers un même objectif, c’est à dire : Piller les richesses de l'Afrique au profit de la métropole.

La lutte ne fait que commencer.

 

Merci au Pr Nicolas Agbohou, L'un des Pères de la révolution contre le F CFA.

 

Source: PAGE FACEBOOK MOUSSA KONE

mercredi, 23 novembre 2016

L’INCROYABLE RETOURNEMENT: QUAND LE PROCES DE LAURENT GBAGBO SE TRANSFORME EN PROCES DE LA CPI

 

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L’hommage du quotidien français Médiapart au Président Laurent Gbagbo:

Laurent Gbagbo, la nouvelle étoile de la Résistance africaine face à l'injustice des Occidentaux

 

 
Entre son arrestation sous les bombes françaises le 11 avril 2011 et son transfert à la Cour pénale internationale à La Haye, durant ses huit mois de détention à Korhogo, il n'y avait guère que de simples citoyens ivoiriens, camerounais et autres Africains à le défendre sans relâche. Dès le 16 avril 2011, ils manifestaient à Paris, place de la Bastille, pour lui crier leur solidarité.

Quant aux rares personnalités politiques ayant pris sa défense avant sa chute, elles s'étaient alors murées dans le silence pour ne pas déplaire à la France, qui fêtait en une grande pompe l'avènement de son préfet nègre réintégrant la Côte d'Ivoire dans le giron françafricain d'où Laurent Gbagbo avait péniblement tenté de l'en extraire. La Côte d'Ivoire était revenue à son point de départ.

Les visages de la résistance à l'injustice

Il a donc fallu la ténacité de ces groupuscules d'Ivoiriens et d'Africains mus par une même volonté, unis dans un même combat, arpentant les rues des villes européennes et faisant des émules aux Etats-Unis et au Canada, pour que le séjour de Laurent Gbagbo à La Haye ne se déroule pas dans le silence et l'indifférence des nations du monde entier.

Il a fallu aussi le talent et l'habileté des journalistes d'investigation (1) comme Théophile Kouamouo, Charles Onana ou Grégory Protche, pour peindre la profonde injustice dont était victime le prisonnier de la CPI ; il a fallu le talent et l'habileté d'une petite mais ardente armée de blogueurs pour que les crimes passés et actuels du nouveau pouvoir ivoirien circulent à travers le monde entier et deviennent même des éléments de référence dans la défense de l'illustre prisonnier.

Dans leur dur et long combat, ces défenseurs de Laurent Gbagbo et du respect de la constitution ivoirienne seront réconfortés par deux excellents films-documentaires. Le premier, Laurent Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée, diffusé en mars 2011, un mois avant sa chute, démontrait de manière éclatante la rapacité de la France sur les immenses richesses encore inexploitées du pays, et sa volonté de contrecarrer le plan d'indépendance économique prôné par le président ivoirien.

Le deuxième est venu d'Italie, curieuse de savoir ce qui s'était passé dans l'ouest ivoirien. A travers les témoignages locaux, ce film nous permet de découvrir comment s'est opérée la complicité de la France dans les massacres de Duékoué et de ses environs, et l'on comprend pourquoi les journalistes français refusent de voir la vérité sur cet épisode de la guerre postélectorale. Galvanisés par la flagrante injustice, convaincus de la nécessité de porter la vérité jusqu'à ce que la lumière la rende visible à tous, les Ivoiriens, les panafricanistes et leurs rares amis européens n'ont pas baissé les bras et n'ont eu de cesse de multiplier les manifestations en France, en Italie et devant la Cour pénale internationale à La Haye.

On peut affirmer que jamais, dans l'histoire, un leader noir n'a bénéficié d'autant de soutiens de la diaspora africaine et d'autant de sympathie de la part des populations d'Afrique noire. Patrice Lumumba, Kwamé Nkrumah, Sékou Touré, sont morts dans le silence, même si de nombreux Africains les portaient dans leur coeur.

Durant ses 27 années de prison, jamais Nelson Mandela n'a bénéficié d'une telle sympathie populaire. Il faut dire que les temps ont changé : grâce à Internet, l'information circule plus rapidement, les mensonges sont plus vite signalés et démontrés. Ce que l'on tente de cacher se retrouve rapidement porté sur la place publique parce que tous les citoyens, partout dans le monde, sont devenus des informateurs. Plus personne n'a le monopole de l'information. Voilà pourquoi le grossier coup d'état contre Laurent Gbagbo, présenté par la France et l'ONU comme une entreprise de salut public, a fait de lui, en moins de deux ans, le héros africain de la résistance à l'impérialisme européen.

L'accélération de la dénonciation de l'injustice faite à Laurent Gbagbo

On peut même dire que la forte offensive de la résistance au nouveau pouvoir et au mur du mensonge qui cachait la vérité sur le drame ivoirien a surpris les commanditaires et acteurs européens du coup d'état du 11 avril 2011. La popularité de Laurent Gbagbo, fortement ancrée dans le paysage politique de ce début du XXIe siècle, a forcé de nombreuses personnalités politiques à considérer de plus près la manière dont le pouvoir lui a été arraché et les conséquences de ce forfait.

Dans l'introduction du livre de Charles Onana (Côte d'Ivoire, le coup d'Etat), publié en novembre 2011, M. Tabo Mbeki, l'ancien président sud-africain – l'un des premiers médiateurs entre les deux parties du conflit ivoirien – a clairement démontré la ferme intention de la France de se débarrasser de Laurent Gbagbo et le soutien précieux dont elle a bénéficié de l'ONU. En septembre 2012, lors du congrès de l'Internationale Socialiste, en Afrique du Sud, le Ghanéen Kofi Awoonor avait à son tour fustigé la passivité des socialistes français devant le sort réservé à Laurent Gbagbo.

En décembre 2012, enfin, un socialiste – François Loncle – révèle l'activisme corrupteur de madame Alassane Ouattara auprès des hommes politiques français ; dans la même période, Georges Peillon, ancien porte-parole de la force Licorne (l'armée française impliquée dans le conflit ivoirien) reconnaissait le parti pris du pouvoir et des médias français dans la vie politique de la Côte d'Ivoire depuis 2002.

Si les aveux et les critiques étaient devenus de plus en plus nombreux et fragilisaient le pouvoir ivoirien tout en mettant à mal le soutien que lui apportait la France, ce pouvoir demeurait solide aux yeux de l'Europe grâce au mutisme des médias et du gouvernement socialiste qui avait revêtu les habits impérialistes laissés par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. C'est finalement à partir de février 2013 que le procès devant confirmer ou infirmer les charges du procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo va donner un nouveau souffle à la Résistance ivoirienne et africaine et commencer à ébranler le pouvoir en place et les certitudes des commanditaires onusiens et français.

Ce procès se révéla, en effet, une belle occasion de démontrer que les accusateurs de Laurent Gbagbo manquaient d'arguments pour le faire condamner. Quand on mène pendant dix ans une rébellion contre un pouvoir légal en tuant femmes et enfants, quand avec l'aide de forces étrangères on mène une charge finale sanglante pour s'emparer du pouvoir, cela apparaît en effet ignoble d'accuser celui qui a été défait d'avoir résisté.

Oui, c'est ignoble d'accuser le vaincu de vous avoir obligé, par sa résistance, à tuer femmes et enfants dans votre conquête du pouvoir. Toutes les images de l'attaque d'Abidjan ne révélant que des crimes commis par les assaillants et leurs soutiens, le procureur a dû se tourner vers des documents étrangers pour illustrer son argumentation, la fragilisant par la même occasion. Comment peut-on, dans ces conditions, condamner un homme ou même le garder en prison ?

Dès lors, avant même que les juges de la Cour pénale internationale ne déclarent insuffisantes les preuves présentées par le procureur demandant la condamnation de Laurent Gbagbo, il était difficile aux instruments de la propagande étrangère de cacher la vérité.

Les ONG entrèrent donc dans la danse, au début du mois d'avril 2013, et dénoncèrent « la justice des vainqueurs » tout en soulignant les crimes ethniques, les exécutions sommaires, les chasses à l'homme et les emprisonnements arbitraires des partisans de Laurent Gbagbo – œuvres du pouvoir actuel, de son armée et de ses milices.

Indiscutablement, l'impunité des hommes du nouveau régime blesse la conscience humaine ! Condamner Laurent Gbagbo pour avoir résisté à l'assaut de l'ennemi et voir les vrais bourreaux du peuple ivoirien se pavaner effrontément, alors que les médias africains et les blogueurs étalent quotidiennement les images de leurs crimes, apparaît comme une blessante injustice !

A la suite des ONG, comme si la parole était enfin libérée, ce sont les hommes politiques africains, jusque-là muets, qui vont donner de la voix. Au sommet de l'UA, à la fin de mai 2013, le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, président de cette organisation, a qualifié la CPI d'instrument raciste au service des occidentaux : « Lors de la création de la CPI, l'objectif était d'éviter toutes sortes d'impunités ; mais, désormais, le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale ». Effectivement, la trentaine d'hommes politiques africains poursuivis par cette institution ne laisse pas penser autre chose.

Le 15 juin, au Gabon, lors d'un débat consacré à « l'indépendance » en Afrique, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a vivement contesté les dires du procureure Bensouda en accusant les Européens d'utiliser la CPI pour manipuler la politique des nations africaines : "C'est malheureux, qu'un grand nombre de conclusions ait été réduit à la manipulation politique […] Il n'est pas honnête de dire que la CPI ne s'acharne pas contre l'Afrique. Je ne suis pas d'accord avec ma soeur Bensouda". Puis la ministre a demandé à celle-ci de ne pas dire "que les Africains viennent la voir [la CPI] pour être jugés. C'est faux, car l'Afrique ne veut pas de colonialisme judiciaire".

La position des hommes politiques africains sur la Cour pénale internationale est donc plus que claire : elle n'est pas impartiale ; elle n'est pas crédible ; elle est raciste. Et, à partir du 3 juin 2013, après l'ajournement du procès et le renvoi de la procureure à la recherche de preuves plus convaincantes, les Européens aussi se laissent gagner par le doute quant à l'impartialité de cette institution. Les journaux français qui, jusque-là, n'ont fait aucun cas ni des nombreuses marches de soutien à Laurent Gbagbo à Paris ou à La Haye, ni des pluies de critiques contre l'injustice du pouvoir actuel concernant l'analyse des crimes commis avant et après les élections, se sont tout à coup mis à faire le procès de la CPI.

Pour la première fois depuis 2002, le journal La Croix ne fait ni l'apologie de l'élu de la France ni la critique de l'ennemi juré des journalistes français. Marianne de son côté juge le procès de la CPI fait par les africanistes tout à fait justifié. C'est à croire que pour tout le monde le mensonge qui fait de Laurent Gbagbo le seul responsable des morts avant et après les élections présidentielles de 2010 ne peut plus être défendu.

La preuve que le vent a tourné et dévoile peu à peu la vérité, c'est que même les muets parlent en France ! Qui a déjà entendu Koffi Yamgnane réagir aux injonctions méprisantes et injustes adressées à Laurent Gbagbo avant et après les dernières élections présidentielles en Côte d'Ivoire ? Qui l'a entendu parler de Laurent Gbagbo ou lui témoigner la moindre sympathie depuis qu'il a été arrêté dans le palais présidentiel par l'armée française ? Incapable de la moindre indépendance de parole, voilà qu'il profite de l'indignation de Bernard Houdin (conseiller de Laurent Gbagbo) pour dire tout simplement que lui aussi pense que « trop, c'est trop », que l'injustice contre Laurent Gbagbo ne peut plus continuer.

Mais attendons de voir s'il ira plus loin que la simple indignation partagée. De son côté, la présidente du Mouvement des Africains-Français, qui s'est toujours opposée aux marches de soutien à Laurent Gbagbo et n'y a jamais participé, entreprend enfin une action précise dans la lutte contre la partialité de la CPI : elle lance une pétition pour le retrait des nations africaines de cette institution. L'intention est bonne, mais elle ignore que le combat politique se mène dans la persévérance et non pas périodiquement.

Dans tous les cas, Laurent Gbagbo ne laisse plus personne indifférent puisque ce qui était censé être son procès s'est transformé en procès de l'institution chargée de le juger. Quel retournement de situation ! N'est-ce pas déjà la victoire de la vérité sur le mensonge ? En clair, la CPI se discréditerait complètement aux yeux du monde en maintenant sa volonté de juger Laurent Gbagbo. Elle se trouve dans l'obligation de le libérer et prendre le temps de revoir son fonctionnement par rapport à l'analyse des crimes et des supposés criminels qu'elle doit juger.

Les nouvelles preuves du procureur contre Laurent Gbagbo sont d'avance jugées par l'opinion publique internationale comme irrecevables ; et un éventuel procès serait considéré comme une injustice. Arrêter des partisans de l'actuel président de la Côte d'Ivoire et les traduire devant la CPI afin de justifier la poursuite du procès serait désormais inacceptable. Cette dernière entreprise serait perçue par tous comme l'aveu de l'injustice dont est victime Laurent Gbagbo depuis deux ans, voire depuis dix ans.

Quel long combat ! Mais quel combat magnifique et enthousiasmant quand, comme par miracle, tout le monde le trouve juste ! Après Nelson Mandela, toutes les nations reconnaîtraient-elles l'injustice faite à Laurent Gbagbo ? Quelle belle victoire en perspective ! Ses partisans, les panafricanistes, les journalistes activistes soucieux de la vérité, les infatigables blogueurs, les amis Français – en particulier Guy Labertit, Michel Galy, Bernard Houdin et Albert Bourgi – et ses admirateurs anonymes qui vivaient dans la peur, sont aujourd'hui fiers de leur combat et heureux de voir ça et là des appels à sa libération pure et simple.

Un homme qui, par son seul amour de la vérité, un homme qui a juré d'aller jusqu'au bout et parvient par sa ténacité à renverser l'opinion publique et la machine judiciaire internationale qui s'acharnait à le perdre, ne mérite que l'admiration et les éloges. L'ancien Premier ministre du Togo (1991-1994), Joseph Kokou Koffigoh, et l'artiste béninois Yokula (reggaeman) l'ont bien compris. Ils ne sont pas restés insensibles à cet amour de la vérité attaché au coeur du prisonnier de La Haye. L'un vient de lui consacrer un très beau poème demandant sa libération « des mains de l'infamie » et l'autre une chanson qui clame son amour pour la légalité constitutionnelle.

Laurent Gbagbo est entré dans l'Histoire parce qu'il a donné sa vie pour la vérité, pour le respect de la constitution de son pays ; il est entré dans l'Histoire parce que l'Afrique a reconnu dans son combat le sien. En s'accrochant à la vérité et au droit, Laurent Gbagbo a accepté de subir l'infamie de l'emprisonnement dans le goulag des puissances occidentales. Comme tous ceux qui ont consacré leur vie aux grands idéaux humains pour que leurs semblables grandissent sous un jour nouveau, l'heure de sa rédemption viendra. Quant à toi, lecteur, n'oublie pas qu'un jour tu devras répondre à cette question : qu'as-tu fait pour soutenir le combat de l'homme que l'on admire aujourd'hui ?

 

1. J'accuse Ouattara, édit. Le Gri-gri (Théophile Kouamouo) ; Côte d'Ivoire, le coup d'état, édit. Duboiris (Charles Onana) ; On a gagné les élections mais on a perdu la guerre, édit. Le Gri-gri (Grégory Protche).

 

Source: MEDIAPART

vendredi, 18 novembre 2016

OU EST L'OR DE LA BCEAO ? L'INCROYABLE ET IMPENSABLE HISTOIRE DU «METAL ETERNEL» DES AFRICAINS DE LA ZONE CFA

 

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« Il n’y a rien de si extravagant que de faire périr un nombre innombrable d’hommes pour tirer du fond de la terre l’or et l’argent ; ces métaux d’eux-mêmes absolument inutiles, et qui ne sont des richesses que parce qu’on les a choisis pour en être les signes. »

Montesquieu

 

Au 31 décembre 2015, le volume du stock d’or détenu par la BCEAO est de 1 174 234,76 onces, soit environ 36,5 tonnes. Avec un cours de l’once d’or à 664 330 de FCFA, la contrevaleur de ces actifs est de 780 milliards de FCFA. Seul 10 % des avoirs en or de la BCEAO est détenu sur le territoire de  l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L’essentiel (90 %) est en dépôt dans les coffres de la Banque de France pour une valeur estimée à 700 milliards de FCFA à fin décembre 2015.


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D’après les états financiers 2015 de l’institution communautaire, « les avoirs en or sont comptabilisés, au bilan, au cours du jour de la transaction, sur la base de leur poids. Le stock d’or détenu est évalué sur la base de la moyenne trimestrielle du fixing journalier le plus bas de l’once d’or à la Bourse de Londres, convertie en FCFA au cours indicatif du dollar US du dernier jour du trimestre. »

Hormis le rachat effectué par la Banque Centrale auprès des États membres de l’UEMOA et de la Mauritanie du stock d’or monétaire de l’ex-AOF (38,7 kg), aucune transaction d’or n’a été enregistrée depuis plusieurs années. La variation du montant du stock d’or s’explique par l’appréciation et la dépréciation du cours moyen de l’once d’or sur la période revue.


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D’après le site AcheterOr.org, les réserves d’orofficielles’ détenues par les banques centrales et publiées par le Conseil Mondial de l’Or (World Gold Council, WGC) sont exactement de 32 702 tonnes au 1er janvier 2016 ![1] » Selon les données d’août 2016 de International Financial Statistic[2], les plus gros détenteurs d’or dans le monde bancaire sont : les Etats-Unis (1er, 8 133 tonnes), l’Allemagne (2e, 3 378 tonnes), le Fond Monétaire International (3e, 2 814 tonnes), l’Italie (4e, 2 451 tonnes), la France (5e, 2 435 tonnes), la Chine (6e, 1 823 tonnes), la Russie (7e, 1 499 tonnes) et la Suisse (8e, 1 040 tonnes). Ils représentent 78,6 % des réserves d’or mondiales détenues par les banques centrales. Dans ce classement, les pays africains les mieux placés sont : l’Algérie (25e, 173 tonnes), l’Afrique du Sud (29e, 125 tonnes), la Libye (31e, 116 tonnes), l’Egypte (41e, 75 tonnes), Maroc (59e, 22 tonnes). L’UMOA (huit pays réunis), avec 36,5 tonnes d’or, est classée à la 50e place mondiale.

Selon la Banque de France, « l’or représente un peu plus de 70 % de ses réserves de change, le reste est constitué de devises étrangères (dollar, yen, …). Ces réserves sont utilisées pour les interventions sur le marché des changes. L’or constitue aussi une réserve ultime en cas de circonstances exceptionnelles. A ce jour, la Banque de France possède 2 435 tonnes d’or [100 tonnes de pièces et 2 335 tonnes de lingots d’une valeur d’à peu près 110 milliards d’euros], soit près d’une année de production mondiale. La valeur de ces réserves représentait 96,1 milliards au 31 janvier 2013. L’or est principalement conservé sous forme de barres d’or presque pur (99,5 % minimum) au standard international de 12,4 kilos et d’une longueur de 26,5 cm. La Banque de France est le 4e détenteur d’or mondial derrière les banques centrales des États-Unis, d’Allemagne et d’Italie.[3] »

La totalité du stock d’or de la France est détenue sur le territoire national, au siège de la Banque de France, « dans le premier arrondissement de Paris[4] », plus précisément dans la « Souterraine »[5], selon le site officiel de la Banque de France[6]. En 2013, les autorités allemandes ont décidé de rapatrier toutes leurs réserves d’or stockées jusqu’alors en France. « Cela représente une valeur de 16 milliards d’euros, soit 374 tonnes ou 11 % du total des réserves allemandes d’or qui vont traverser le Rhin d’ici 2020, a communiqué la Bundesbank.[7] »

Interrogé sur les raisons de la détention de cet important stock d’or, le directeur général honoraire de la Banque de France, Didier Bruneel, s’explique : « Comme pour beaucoup d’autres pays, cela tient à la survivance d’un passé. Celui où se pratiquait l’étalon-or, où l’or était la monnaie internationale. Même si certains pays se sont débarrassés de leur or ou le vendent encore, parce qu’ils n’en voient pas l’utilité, d’autres pays cherchent à augmenter leur stock d’or ou, comme nous-mêmes, souhaitent le conserver. L’or reste en effet le seul moyen de paiement que tout le monde acceptera quoi qu’il arrive.[8] »

C’est tout de même curieux que toutes les banques centrales du monde puissent aimer l’or, ce “métal éternel”, et que sous nos tropiques, l’institut d’émission puisse presque s’en passer et même s’en lasser. D’abord, en ne conservant qu’une partie très modeste (0,1 %) des réserves mondiales d’or des banques centrales. Ensuite, que ce quantum puisse être pratiquement stable durant des décennies, alors que plusieurs Etats membres de l’UMOA sont des gros producteurs d’or. Ceux-ci ont produit 104,2 tonnes d’or (Mali 46,5 T, Burkina Faso 36,4 T, Côte d’Ivoire 20,1 T, Niger 1,2 T) en 2015 pour une valeur totale de 2 615 milliards de FCFA. Enfin, plus surprenant, de confier la garde de la presque totalité (90 %) des avoirs en or de l’UEMOA à la France.

Pourquoi stocker de l’or si les réserves de change assurent une couverture plus que correcte de l’émission monétaire (81% à fin 2015 contre 20 % requis) ? Pourquoi garder 90 % du stock d’or de la BCEAO en France ? Pourquoi ne pas utiliser (et non vendre) tout ou partie de ces avoirs en or pour lever des fonds nécessaires au financement de l’économie des pays de l’UEMOA qui en sont les vrais propriétaires ?

L’histoire révèle bien souvent des curiosités. Combien de gens savent que la France, apeurée et tétanisée par l’envahisseur allemand, est venue en grande pompe et à toute pompe, confier à l’Afrique subsaharienne, à une ville modeste de l’ex-Soudan (actuel Mali), la garde de 1 100 tonnes d’or, presque la moitié de son stock d’or, et environ 10 % des réserves d’or des banques centrales du monde à l’époque et, aujourd’hui, près de 10 ans la production aurifère agrégée des huit pays de l’UEMOA ? Ironie du sort : 76 ans après avoir hébergé et sécurisé la moitié du stock d’or de la France [soit l’équivalent de 22 ans de production d’or au Mali ou 30 fois le niveau actuel des réserves d’or des huit pays de l’UMOA réunis], cette ville malienne (…) n’abrite même pas une agence auxiliaire de de la banque centrale ?

Le 26 août 1944 quand le général de Gaulle descendait, fièrement et triomphalement, l’avenue des Champs-Élysées, les caves de la « Souterraine » à la Banque de France étaient désespérément vides. La France était libre mais elle était essorée par quatre ans de conflit meurtrier (541 000 morts dont 330 000 pertes civiles), avec des dégâts matériels et financiers estimés à plusieurs centaines de milliards de francs. Selon les historiens, plus d’un million de ménages français (sur 12,5 millions) étaient sans abri, des villes entières avaient été rasées (dont Brest le port d’embarquement de l’or en direction du continent africain). C’est dire combien la situation économique et financière du pays était difficile, presque désespérée.

Qu’aurait été la France, sa reconstruction post-guerre et pré-plan Marshall (intervenu 3 longues années après la fin des hostilités), sans la disponibilité de ces 1 100 tonnes d’or ? Que serait devenu, aujourd’hui, le système bancaire français sans l’aide inestimable des « indigènes » africains, ces valeureux et téméraires « tirailleurs sénégalais », extrêmement « attachés à la consigne », pour protéger et sécuriser le patrimoine aurifère du peuple français si convoité par l’Allemagne nazie ?

Pour le directeur général honoraire de la Banque de France, Didier Bruneel, conseiller auprès du gouverneur de cette institution pour les questions historiques, l’or rapatrié a été vital pour l’économie française. Il a été utilisé pour la reconstruction du pays, et a servi à la soudure jusqu’à la mise en place en 1948 du plan Marshall.

Comment comprendre, aujourd’hui, que les dirigeants de l’UMOA puissent faire le chemin inverse en confiant la garde de leurs réserves d’or à la France ? Sommes-nous, à notre tour, sous la menace d’une « armée d’occupation » ?

La suite de ces réflexions, les pistes de solution et ainsi que l’extraordinaire odyssée de l’or français en Afrique sont à découvrir et à lire dans l’ouvrage « Construire l’émergence, Un pari pour l’avenir : 12 axes d’action, 100 propositions pour booster le financement de l’économie », Edition BoD, 736 pages.

 

Cheickna Bounajim Cissé

 

(1) [1] Réserves d’or au niveau mondial en 2016: le grand secret ! En ligne : acheteror.org/reserves-or-niveau-mondial-2016/

[2] www.gold.fr/informations-sur-l-or/guides/reserves-dor-des-banques-centrales

[3] www.banque-france.fr/la-banque-de-france/histoire/1940-lor-de-la-france-a-disparu.html

[4] Les Echos, La France reste l’un des coffres-forts de l’or mondial, 16 janvier 2013, en ligne : www.lesechos.fr/16/01/2013/lesechos.fr/0202504131056_la-france-reste-l-un-des-coffres-forts-de-l-or-mondial.htm

[5] La « Souterraine » est le plus grand coffre au monde à environ 20 mètres sous l’hôtel de Toulouse, dans le Ier arrondissement, en plein cœur de Paris. Une salle « archi-sécurisée » de 11 000 mètres carrés, une fois et demi la superficie d’un terrain de football, située au huitième sous-sol de la Banque de France, ce qui lui vaut le surnom de « la Souterraine ». Ce bunker a été construit entre 1924 et 1927 par 1 200 ouvriers. Il abrite 658 colonnes, derrière lesquelles se trouvent les chambres fortes et les armoires métalliques. Aux États-Unis, depuis 1937, une partie de l’or du Trésor américain est stockée dans le très célèbre camp militaire de Fort Knox, qui a la réputation d’être imprenable. Le métal précieux est entreposé dans une chambre forte en acier et béton située sous l’édifice, fermée par une porte de 20 tonnes. Cette pièce souterraine est bâtie sur le roc et possède des murs de 61 cm d’épaisseur. Ayant contenu jusqu’à 20 205 tonnes d’or pendant la Seconde Guerre mondiale, le dépôt est désormais de moindre importance. Plus de la moitié de l’or américain est en effet conservé dans les sous-sols ultrasécurisés de la Réserve fédérale de New York (en ligne : http://www.lefigaro.fr/societes/2012/08/17/20005-20120817ARTFIG00409-l-immense-tresor-cache-des-banques-centrales.php)

[6] www.banque-france.fr/la-banque-de-france/histoire/1940-lor-de-la-france-a-disparu.html

[7] Les Echos, op. cit.

[8] www.tresordupatrimoine.fr/content/101-interview-didier-bruneel

 

Source: FINANCIAL AFRIK

mardi, 08 novembre 2016

THEOPHILE KOUAMOUO: LE REFERENDUM CONSTITUTIONNEL DE OUATTARA, UN PENIBLE SIMULACRE

 

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En juin prochain, j'aurai 40 ans. Et mon diplôme de journalisme aura 18 ans. L'âge de la "majorité". En m'efforçant de prendre un peu de recul, je suis taraudé par une angoissante question : "ai-je mal choisi mon métier, ou du moins ma spécialisation ?"

Il y a des jours comme ça, où j'ai l'impression que pour faire carrière dans le journalisme spécialisé sur l'Afrique, il faut posséder ou acquérir des talents que je n'ai pas. Des talents de faux monnayeur, disons. Pourquoi ? Il faut pouvoir présenter sous les traits d'une réalité objective et digne d'être racontée ce qui n'est qu'un pénible simulacre.

Et sans rire, s'il vous plaît.

Prenons le cas du référendum constitutionnel qui vient de se dérouler en Côte d'Ivoire. Voici ce qu'il est de bon ton d'en dire si l'on veut être un journaliste raisonnable, recommandable et propre sur lui, lors d'un plateau d'éditorialistes par exemple.

- Cette nouvelle Constitution marque la fin de l'ivoirité, mais il aurait fallu mieux l'expliquer au peuple.

- 42,42% de taux de participation, c'est bas et c'est dommage. Certes, ce type de scrutin n'est en général pas très populaire, surtout dans des pays aux forts taux d'analphabétisme. En plus, dans ce cas, la campagne a été très courte.

- Un nouveau contrat social est en place. Et de nouveaux équilibres avec les législatives qui viendront.

- Il faut tout de même noter que la nouvelle Constitution insiste sur la protection de l'environnement, et le fait qu'elle soit adoptée juste avant la COP 22 est un bel hasard.

- Bla. Bla. Bla.

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Ce qui prouve que je ne suis pas assez formaté pour ce métier sur ce terrain particulier est que la chose que je considère comme la plus importante de toutes quand il s'agit d'analyser ce scrutin, c'est le taux de participation délirant de départements comme Séguélon (99,50%), Samatiguila (96,54%), Gléléban (96,45%) ou Kani (98,10%). Pour une raison simple. Les listes électorales qui ont servi de base pour ce scrutin datent de 2009.

Sachant que l'Institut national de statistique (INS) affirme très officiellement que le taux brut de mortalité en Côte d'Ivoire est de 10 pour 1000, donc de 1%, donc d'au moins 7% sur la période qui nous concerne, on peut tenir pour certain que soit les morts ont voté, soit les bêtes sauvages ont voté, soit il y a eu une fraude électorale tellement sûre de son impunité qu'elle ne prend plus la peine de se cacher.

Dans n'importe quelle démocratie normale, ces taux de participation qui relèvent de LA PREUVE ABSOLUE seraient au centre des débats, à l'intérieur comme à l'international. Si demain les morts votaient lors du scrutin américain en cours, le monde entier ne parlerait que de cela. Mais en Afrique, cela n'a d'importance que s'il s'agit d'un régime "mal vu" par la "communauté internationale", et qu'on veut "se faire". Ce type de comportements, s'il vient de nos "copains", ne doit faire l'objet d'aucun commentaire.

Et pourtant : ce défi lancé aux lois mathématiques par la Commission électorale qui a organisé l'élection présidentielle contestée de 2010 au bout de laquelle au moins 3000 personnes sont mortes et le président sortant a été conduit à la Cour pénale internationale devrait forcer tout le monde à s'interroger et à revisiter douloureusement certaines certitudes.

Et pourtant. Insister sur un tel sujet n'est pas raisonnable, et vous sort du cercle des journalistes convenables. Une telle insistance fait de vous un "journaliste militant", voire un "militant écrivant", voire un "pro-quelque chose de pas recommandable". Tiens, "un pro-Gbagbo".

J'aurais dû, après l'école de journalisme, me spécialiser sur les pays d'Europe du nord. L'attachement à la vérité m'y semble moins dangereux.

 

Source: PAGE FACEBOOK THEOPHILE KOUAMOUO

mardi, 01 novembre 2016

COMMUNIQUE DU FRONT DU REFUS RELATIF AUX RESULTATS DU REFERENDUM

 

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Le tournant historique de la vie politique dans notre pays est que le dimanche 30 octobre 2016, le peuple de Côte d’Ivoire a rejeté, à 95%, le projet d’une nouvelle constitution de monsieur Alassane Ouattara.

Malgré cela, depuis le 31 octobre, le peuple de Côte d’Ivoire constate que des résultats fantaisistes sont publiés par la commission centrale de la Cei.

Le Front du refus, dont certains membres ont des représentants à la Cei, est informé que de nombreux commissaires supervisant le référendum dans des régions du pays n’ont pas encore fait valider leurs résultats par la commission centrale de la Cei.

Le Front du Refus constate que dans beaucoup de localités, les résultats sont en train de faire l’objet de falsifications grossières, qui visent à gonfler le taux de participation, en violation des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Le Front du Refus déclare dès lors que les résultats actuellement publiés par la Cei, en flagrante violation des procédures légales et réglementaires en vigueur, sont frappés de nullité absolue.

Les partis membres du Front du Refus, refusant de se faire complices des tripatouillages auxquels monsieur Ouattara tente de contraindre la Cei, par des pressions et des menaces inacceptables, invitent les représentants de l’opposition à se retirer de la Cei.

Le Front du Refus invite aussi instamment les représentants de la société civile et des confessions religieuses à se mettre du côté du peuple et à se retirer de la Cei.

Le Front du Refus, en raison de tout le mal que monsieur Ouattara a déjà fait à la Côte d’Ivoire, ne peut accepter cette énième forfaiture qui consiste à imposer sa constitution à notre pays par un passage en force.

Par le vote référendaire du dimanche 30 octobre, qui s’est soldé par moins de 5% de taux de participation, le peuple de Côte d’Ivoire a rejeté définitivement et sans équivoque monsieur Ouattara, qui avait tenté de se faire plébisciter à travers ce référendum.

ll est de ce fait devenu évident que monsieur Ouattara a perdu toute légitimité à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire.

En conséquence, le Front du Refus demande au peuple de rester vigilant et mobilisé pour faire barrage à cette imposture, dès l’annonce des résultats truqués que la Cei s’apprête à publier.

LE POUVOIR AU PEUPLE!

 

Fait à Abidjan, le 1er novembre 2016.

 

Pour le Front du Refus

La Porte-parole, Danièle Boni Claverie.

 

Source: LIDER-CI.ORG

lundi, 31 octobre 2016

DESERT ELECTORAL AGGRAVE AU REFERENDUM: SEULEMENT 3 A 5% DE TAUX DE PARTICIPATION

 

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Front du Refus et Coalition du Non

 

Déclaration relative au Référendum du dimanche 30 octobre 2016 en Côte d’Ivoire
 


Le Président Alassane Ouattara recevant les partis politiques de l’opposition, le 7 juin 2016 à la Présidence de la République, a lancé un processus d’élaboration d’une nouvelle Constitution destinée à faire rentrer le Pays dans la 3ème République. Le 30 juin dernier, réunis au sein du Collectif de l’Opposition Démocratique (CODE), 23 partis politiques de l’opposition avaient manifesté publiquement leur refus de cautionner la démarche solitaire et antidémocratique du président de la république. Ce collectif a évolué et a donné naissance à la Coalition du NON, tout en gardant les mêmes objectifs.

Au début du mois d’octobre, des partis politiques et des personnalités exprimant les mêmes réticences et la même défiance vis-à-vis du projet de la nouvelle Constitution proposée par le Président de la République, ont créé le Front du Refus. Les deux groupements politiques, ayant le même objectif, ont décidé de mutualiser leurs forces et ont, par divers canaux, adressé au régime Ouattara une demande insistante et argumentée pour le retrait pur et simple de ce projet. Face à l’entêtement de monsieur Ouattara et au mépris qu’il a affiché vis-à-vis des acteurs politiques, ces groupements ont engagé une série d’actions d’information, de sensibilisation et de mobilisation pour appeler le Peuple à vigilance et à prendre toutes les mesures pour faire échec à la forfaiture constitutionnelle en préparation.

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C’est dans ce cadre que, malgré mille et une tracasseries du pouvoir Ouattara destinée à empêcher la libre expression de la volonté du Peuple, les populations, déterminées à ne pas se voir voler leurs suffrages, sont sorties en masse sur toute l’étendue du territoire à l’occasion des meetings et marches organisés par l’opposition réunie au sein de ces deux groupements. Malgré ces signaux on ne peut plus clairs, qui traduisent le refus des Ivoiriens d’accepter le travestissement de leurs aspirations fondamentales et le rejet du coup d’Etat constitutionnel en cours, le pouvoir Ouattara demeuré dans la logique d’un passage en force pour imposer son projet, s’est entêté à appeler le Peuple de Côte d’Ivoire au référendum ce dimanche 30 octobre 2016.

Au moment où les bureaux de vote vont fermer, le constat est le suivant : Il est bon de préciser qu’à travers leurs structures de base, les deux organisations se sont donné les moyens de surveiller le déroulement des opérations de vote de ce référendum. Sur toute l’étendue du territoire, et malgré les tentatives désespérées du Pouvoir de tromper les Ivoiriens, les électeurs ne se sont pas déplacés pour ne pas cautionner la mascarade. Dans de nombreuses localités, pour des raisons diverses, le vote n’a pas eu lieu, selon des estimations concordantes.

En conséquence, le Front du Refus et la Coalition du NON sont en mesure d’affirmer que  le taux de participation oscille entre 3 et 5%. Le peuple s’est clairement exprimé en réaffirmant sa souveraineté, renvoyant ainsi  Monsieur Ouattara à sa copie. Une fois de plus, Monsieur Ouattara vient de subir un échec cuisant et retentissant. C’est le lieu pour nous, Front du Refus et Coalition du NON de saluer le digne Peuple de Côte d’Ivoire, et d’adresser nos vives félicitations à nos militants pour leur détermination et leur engagement.

Le Front du Refus et La Coalition du NON, en ces instants de haute gravité, tiennent à adresser à monsieur Alassane Ouattara une sévère mise en garde contre toute tentative de travestir l’expression de la volonté du Peuple souverain de Côte d’Ivoire.

Le Front du Refus et La Coalition du NON, demandent solennellement à monsieur Alassane Ouattara de tirer toutes les conséquences de cette situation.

LE POUVOIR AU PEUPLE !

Fait à Abidjan, le 30 octobre 2016.

 

Pour la Coalition du Non
et pour le Front du Refus

La ministre Danièle Boni Claverie, Porte-parole.

mercredi, 26 octobre 2016

PEUPLE DE COTE D'IVOIRE: SI LE «OUI» L'EMPORTE, OUATTARA METTRA VOS TERRES SOUS HYPOTHEQUE

 

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Pour éviter que Ouattara ne mette les terres ivoiriennes sous hypothèque comme il l’a fait avec l’immeuble CCIA et les tours A et B, il faut s’opposer à sa Constitution dès le jeudi 20 Octobre 2016.

 

Pour lire la vidéo annexe des vérités et révélations du doyen Abou Cissé, oncle d'Alassane Ouattara, sur la constitution qu'il nous a pondue et le référendum, cliquer:

ICI

 

Selon l’article 12 du projet de constitution de Ouattara, “seuls l’Etat, les collectivités publiques et les personnes physiques ivoiriennes peuvent accéder à la propriété foncière rurale”.

Le danger d’une telle formulation est que c’est justement l’Etat qui devra fixer les règles relatives à la propriété, à la concession et à la transmission des terres du domaine foncier rural. Ce qui veut dire que l’Etat pourra prendre les dispositions pour rendre ces règles tellement floues et exorbitantes seuls lui, les collectivités publiques (un rallongement de l’Etat) et les personnes riches pourront être propriétaires.

On l’a déjà vu avec les privatisations lancées par Ouattara. Tous les marchés ont été cédés à travers un système de gré à gré favorable aux seules pontes du régime qui sont en même temps cessionnaires et repreneurs.

Le cas du Burkina Faso

Ce système flou a été expérimenté par le régime autocrate et compradore de Blaise Compaoré au Burkina Faso. En effet, une enquête parlementaire a porté sur les lotissements effectués de 1995 à 2015 dans les grandes agglomérations urbaines du Burkina notamment dans les deux communes à statut particulier que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Les résultats de ladite enquête parlementaire rendu public la semaine dernière indique que les collectivités publiques que représentent les mairies ont abusé de leur position pour rrétrocéderles titres fonciers à des pontes du pouvoirs Compaoré.

Le rapport de l’enquête parlementaire révèle notamment que 105.408 parcelles ont été irrégulièrement attribuées ou illégalement occupées. La majeure parties des bbénéficiairesétaient la famille de Blaise Compaoré lui-même et plusieurs de ses proches.

Le rapport souligne expressément la gourmandise dont a fait preuve la famille Compaoré et celle de nombreux proches.

A titre d’exemples, le rapport révèle que SATMO SA de Alizéta Gando Ouedraogo (la belle-mère de François Compaoré) a acquis illégalement 8.000 parcelles de 300m2 chacune de la SONATUR. Dans le même temps, la même Alizéta Gando Ouédraogo permettait à la SOCOGIB qu’elle dirigeait de spoiler les populations de Yagma et de Nioko II de plusieurs milliers de parcelles. Grâce à la SOCOGIB de Alizéta Gando Ouédraogo, l’ex-maire Pascal Ouédraogo détient illégalement 60.000 parcelles à Yagma et 24.690 parcelles à Nioko II.

Que feront les pontes du régime Ouattara des terres expropriées ?

Il faut d’abord rappeler que Ouattara a fait voter en 2012 une loi qui donne 10 ans à tous les ivoiriens pour borner les terres. Or pour plusieurs populations rurales, la propriété foncière est basée sur le droit coutumier. L’habitude de faire borner les terres n’est pas encore entrer dans les mœurs. Ce qui rend très délicate l’affaire. Car cela veut dire que au delà du delais des 10 années, toutes ces terres reviennent à l’Etat. Il a deux possibilités de les mettre en valeur.

L’Etat peut attribuer ces terres à tout Ivoirien qui en fait la demande dans le but de le mettre en valeur. Et puisque c’est l’Etat qui fixe les conditions de cession comme le précise le projet de Constitution, alors bonjour la magouille. Car l’Etat n’a qu’à fixer des prix prohibitifs pour le citoyen normal pour que les seuls acquisiteurs soient les prédateurs du régime. On retrouve un peu la métode burkinabé décrite plus haut.

La deuxième possibilité à craindre, c’est que Ouattara mette sous hypothèque les terres expropriées au bénéfice de multinationales étrangères. L’exemple existe déjà avec la mise sous hypothèque de la Cité Administrative du Plateau.

On sait en effet que dans le cadre de l’emprunt obligataire de l’Etat de Côte d’Ivoire auprès de la Banque islamique de développement (dénommé Sukuk), le régime Ouattara a mis l’immeuble CCIA et les tours A et B sous hypothèque comme garantie.

Quand on sait que le foncier rural continue d’être source de conflits inter-communautaires dont le dernier en date a fait de nombreuse victimes dans le Zanzan, il est à craindre que le pire n’arrive si les populations ne s’opposent pas à la Constitution de Ouattara.

Tanoh

 

Source: EBURNIE NEWS

mardi, 25 octobre 2016

LE POUVOIR AU PEUPLE: MAMADOU KOULIBALY OVATIONNE A YOPOUGON (VIDEO)

 

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Le pouvoir au peuple: Mamadou Koulibaly (Lider) ovationné à Yopougon

 

 

Le président de LIDER a soulevé l'enthousiasme des 12.000 personnes présentes au meeting du Front du refus, avec un réquisitoire sans pitié contre le projet de nouvelle constitution de Ouattara, dont il a exigé le retrait pur et simple.

 

Nathalie YAMB (Communication - Lider)

jeudi, 20 octobre 2016

NE PAS IMPOSER AUX AUTRES CE QUE L’ON REFUSE POUR SOI !

 


 

La constitution ivoirienne n’est pas une serpillière sur laquelle Ouattara et ses commanditaires occidentaux peuvent s’essuyer les pieds en bafouant la souveraineté du peuple et en lui imposant des présidents criminels véritables servants locaux de la prédation occidentale. 13 ans après Marcoussis qui visait déjà à imposer les rebelles au pouvoir avec à leur tête Ouattara, le projet de reforme de l’article 35 de la constitution ivoirienne[1] facilite les reformes constitutionnelles selon le bon vouloir du prince, institue  un vice-président qui remplacerait le président en cas de vacance du pouvoir, supprime la limite d’âge actuellement établie à 75 ans pour briguer un mandat présidentiel,… et on voudrait nous faire croire que ce serait pour raffermir l’unité du peuple, le réconcilier avec lui-même au nom d’une démocratie apaisée. De qui se moque-t-on ?

 
 
 
Pour parachever sa conquête du pouvoir par la force et dans le sang et surtout se maintenir –lui ou l’un de ses proches- à la tête de la Côte d’Ivoire, OUATTARA cherche par tous les moyens à modifier la Constitution. C’est ainsi qu’un projet de Constitution vient d’être adopté par l’Assemblée Nationale ivoirienne monochrome et sera soumis à l’approbation du peuple par voie référendaire le 30 octobre 2016. En supprimant la date limite d’âge des conditions d’éligibilité du Président de la République ivoirienne posée par l’actuel article 35[2], de même qu’en acceptant des candidats dont un des parents au moins pourra être étranger, en facilitant la modification constitutionnelle par un Parlement aux ordres, il est clair que l’objectif visé n’a rien à voir avec une quelconque exigence démocratique, mais bien de se tailler une Constitution sur mesure !

Jugé « ivoiritaire », l’actuel article 35 de la Constitution ivoirienne ne fait pourtant que reprendre ce que de nombreuses constitutions prévoient pour encadrer l’accès à la plus haute fonction d’un Etat.
 

 
 
Ainsi, à force d’entendre que cet article 35 de la Constitution ivoirienne – rappelons qu’elle a été adoptée par voix référendum à plus de 80% des voix en 2000, y compris avec celles du RDR le parti de OUATTARA qui avait appelé à voter pour ce texte- à force d’entendre répéter qu’il serait xénophobe, discriminant, « confligène », on en oublie de constater que les dispositions de cet article existent à l’identique dans de nombreux textes fondamentaux, à commencer par le BURKINA FASO voisin dont M. OUATTARA a été le national pendant de nombreuses années (notamment dans les années 80 lorsqu’il se prévalait de la nationalité de cet Etat pour officier en tant que représentant du FMI[3]).

En vertu des conditions d’éligibilité à la Présidence de la République posées par leurs Constitutions respectives, OUATTARA n’aurait jamais pu être candidat non seulement au BURKINA FASO voisin, le pays de son grand ami COMPAORE qui a trouvé refuge en CÔTE D’IVOIRE et a adopté la nationalité ivoirienne pour échapper aux poursuites judiciaires du pays des hommes intègres de Thomas SANKARA dont il reste le meurtrier présumé en sus du principal bénéficiaire. Au Burkina Faso donc,  OUATTARA n’aurait jamais pu devenir Président dans la mesure où l’article 38 de la Constitution burkinabé pose des conditions tout aussi draconiennes que la Constitution ivoirienne pour devenir Président de la République. Je ne sache pas qu’on ait poussé des cris d’orfraie en accusant le BURKINA FASO d’être un peuple xénophobe… Et pourtant le Président burkinabé doit être « de père et de mère Burkinabè de naissance et né de parents eux-mêmes Burkinabè » [4] pour pouvoir être candidat aux élections présidentielles.
 
  
 
 
Force est de constater que les standards démocratiques de l’Occident varient d’un pays à l’autre selon leurs intérêts du moment. L’article 38 de la Constitution burkinabé avait bien défrayé la chronique quand COMPAORE avait essayé de le modifier pour pouvoir briguer un« troisième » mandat (rappelons qu’il était au pouvoir depuis près de 30 ans à sa chute).
 
La même démonstration pourra se faire avec les ETATS-UNIS[5] qui imposent aux candidats d’être nés américains ce qui aurait exclu d’emblée tout candidat né hors des USA. Sans oublier les conditions très draconiennes de résidence permanente dans le pays dont on convoite la Présidence, soit 15 ans pour les ETATS-UNIS et autres conditions très spartiates qui auraient exclu OUATTARA notamment en vertu de l’exigence de non-participation à des mouvements rebelles contre l’Etat dont on brigue la magistrature suprême[6].
 
 
 
 
OUATTARA aurait-il pu passer entre les mailles du filet quand on se rappelle sa paternité dans la rébellion de 2002 ? Et ce n’est pas nous qui le disons mais bien un de ses fidèles lieutenants Koné ZAKARIA en 2005[7]. Au BURUNDI également, le candidat président doit être de nationalité burundaise de naissance[8].
 

 
 
 
Cette exigence de posséder la nationalité de naissance du pays dont on brigue la présidence se retrouve dans les Constitutions congolaise (Congo Brazzaville)[9], nigérienne[10], portugaise[11], brésilienne[12]. Au GABON[13] comme en CÔTE D’IVOIRE dans l’article 35 sous sa forme actuelle, ne peuvent être candidats à la Présidence que les citoyens gabonais de naissance n’ayant pas exercé de responsabilités politiques ou administratives dans un autre pays, ce qui de fait aurait exclu OUATTARA de la Présidence de ce pays au vu de ses états de service burkinabé.
 

 
 
A l’issue de ce rapide tour du monde des dispositions qui restreignent l’accès aux fonctions présidentielles, il semble difficile de continuer de reprocher aux Ivoiriens ce que la plupart des autres pays prévoient pour eux-mêmes à savoir des limites d’âge, des conditions de nationalité, de résidence,…
 

 
 
A noter ainsi que COMPAORE pourrait bientôt briguer un mandat présidentiel ivoirien si ce n’est qu’il ne remplit pas la condition d’être exclusivement de nationalité ivoirienne, sachant qu’il n’y a plus de limite d’âge dans le projet de constitution ivoirienne… Il suffit que COMPAORE soit déchu et/ou ait renoncé à sa nationalité burkinabé au profit de la nationalité ivoirienne pour remplir la condition d’être « exclusivement » Ivoirien. Le fait de ne pas jouir de la double nationalité est désormais suffisant dans le projet de constitution ivoirienne là où l’actuelle loi fondamentale interdit de se porter candidat à la Présidence celui qui s’est déjà prévalu d’une autre nationalité). A noter là encore que le projet de réforme de la Constitution fait la part belle au couple maudit OUATTARA/COMPAORE dès lors que l’ancienne restriction à la magistrature suprême qui stipulait que ne pouvait être candidat à la magistrature suprême celui qui s’était prévalu d’une autre nationalité a disparu. CQFD !

Ce système permanent d’inversion des victimes et des bourreaux, de maximisation de l’intérêt des nantis au détriment de l’intérêt général par guerres humanitaires, manipulations électorales, rébellions et asservissement aussi bien économique, politique ou encore culturel interposés peut se résumer sous cette formule lapidaire qui fait le buzz sur les réseaux sociaux en ce moment : « si on découvrait du pétrole sur la lune, on irait y installer la démocratie » !
 
 
 
 




[2] Voici l'article 35 de la Constitution ivoirienne du 23 juillet 2000 :
 « Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n'est rééligible qu'une fois. Le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus. Il doit être Ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d'origine. Il doit n'avoir jamais renoncé à la nationalité ivoirienne. Il ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité. Il doit avoir résidé en Côte d'Ivoire de façon continue pendant cinq années précédant la date des élections et avoir totalisé dix ans de présence effective. L'obligation de résidence indiquée au présent Art. ne s'applique pas aux membres des représentations diplomatiques et consulaires, aux personnes désignées par l'État pour occuper un poste ou accomplir une mission à l'étranger, aux fonctionnaires internationaux et aux exilés politiques. Le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l'Ordre des Médecins. Ces trois médecins doivent prêter serment devant le Conseil constitutionnel. Il doit être de bonne moralité et d'une grande probité. Il doit déclarer son patrimoine et en justifier l'origine. »
 
[3] Dans cet article nous reprenons les travaux de l’excellentissime Charles ONANA qui dans son livre Coup d’Etat notamment produit les différents documents qui attestent de la nationalité burkinabé de OUATTARA et du faux certificat de nationalité établi par sa créature épiphanienne en 1999 sur la base d'un extrait d'acte de naissance falsifié avant l’exfiltration dudit petit juge Epiphane ZORO BI BALLO par la FIDH acquise à OUATTARA : http://contrepoids-infos. blogspot.fr/2014/10/le-petit- juge-epiphane-zoro-bi-la.html
 
[4] Article 38 de la Constitution burkinabé : « Tout candidat aux fonctions de Président du Faso doit être Burkinabè de naissance et né de parents eux-mêmes Burkinabè [...], être âgé de trente cinq  ans révolus à la date du dépôt de sa candidature et réunir les conditions requises par la loi. »
 
[5] Selon la Constitution américaine : « Nul ne pourra être éligible à la fonction présidentielle s'il n'est par la naissance citoyen des Etats-Unis ou s'il ne l'est au moment de l'adoption de cette Constitution. Personne ne pourra être éligible à cette fonction s'il n'a trente-cinq ans révolus et résidé quatorze ans aux Etats-Unis. »
 
[6] Il faut également que vous n'ayez jamais participé à une rébellion contre l'État pour être candidat aux élections présidentielles américaines.
 
[7] Extrait d’un discours de Koné ZAKARIA chef rebelle en Dioula (avec traduction en français) qui rappelle le rôle de OUATTARA dans la rébellion dont il n’est autre que le principal commanditaire et bénéficiaire direct :https://www.youtube.com/watch? v=dVeWog4WIKM
 
[8] Au Burundi, l'article 186 du code électoral dispose que le candidat aux fonctions du Président de la République doit :
« Avoir la qualité d'électeur dans les conditions précisées aux articles 4 et 10 du présent code ; Etre de nationalité Burundaise de naissance ; Etre âgé de 35 ans révolus au moment des élections [...] » ;
 
[9] Au Congo Brazzaville : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s’il n’est de nationalité congolaise d’origine, ne jouit de ses droits civils et politiques, n’est de bonne moralité ; n’atteste d’une expérience professionnelle de huit (8) ans au moins ; n’est âgé de trente (30) ans révolus ; ne jouit d’un état de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle.»
 
[10] « Sont éligibles à la Présidence de la République, les Nigériens des deux (2) sexes, de nationalité d'origine, âgés de trente-cinq (35) ans au moins au jour du dépôt du dossier, jouissant de leurs droits civils et politiques. Nul n'est éligible à la Présidence de la République s'il ne jouit d'un bon état de santé physique et mental, ainsi que d'une bonne moralité attestée par les services compétents. »
 
[11]L'article 122 dispose que, pour être éligible à la fonction de président, une personne doit être citoyen portugais de naissance et âgé de plus de 35 ans.
 
[12] Selon la Constitution brésilienne, le président doit être né citoyen du Brésil, être âgé d'au moins 35 ans, résider au Brésil, jouir de ses droits électoraux et être membre d'un parti politique.
 
[13]Sont éligibles à la Présidence de la République tous les gabonais des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques, âgés de quarante (40) ans au moins et résidant au Gabon depuis 12 mois au moins.
Tout gabonais bénéficiant d’une autre nationalité au titre de laquelle il a exercé des responsabilités politiques ou administratives dans un autre pays, ne peut se porter candidat.
Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la Présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération.

mardi, 11 octobre 2016

NOUVELLE CONSTITUTION: LA COTE D'IVOIRE N'A PAS DE PROPRIETAIRE ET NE DEVRAIT PAS EN AVOIR ?

 

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Débat sur la Constitution - Jean Enoc Bah répond à Docteur Doumbia Major.

 

« A mon avis, et ce, après lecture de plusieurs constitutions dont celle des grandes démocraties, en l'occurrence la France et les USA, aucune constitution n’est écrite pour être inclusive à tous points de vue. Et le point focal de toutes ces constitutions reste les dispositions relatives à l'éligibilité à la magistrature suprême.

Ainsi aux USA, nul, américain ne peut être éligible à la Présidence de la République s'il n'est né sur le sol américain.

Quand je reviens en Afrique, la constitution du Burkina Faso stipule en la même disposition constitutionnelle, que ne peut être candidat à la Présidence du Burkina Faso, que tout citoyen burkinabé, né de père et de mère Burkinabé eux-mêmes Burkinabé d'origine.

Donc textuellement la même formulation que l'article 35 de la constitution ivoirienne. Pourquoi donc mettre en cause forcément la constitution ivoirienne et la traiter le plus souvent de constitution haineuse, qui exclut une partie d'ivoiriens à la course présidentielle alors que toutes les constitutions au monde en font autant ?

Deuxièmement, dans un pays de forte immigration comme la Côte d'Ivoire, où même il n'y a jusque-là pas de politique efficace de contrôle et de suivi de cette immigration, pourquoi des ivoiriens peuvent-ils se plaindre de ce que leur constitution protège exclusivement cette fonction ?

Qui peut-il aujourd'hui me citer deux pays au monde où la nationalité s'acquiert par simple déclaration du pétitionnaire, en dehors de la Côte d'Ivoire de l'après-guerre de conquête ?

Pourquoi au Burkina Faso, seul un burkinabé né de père et de mère eux-mêmes burkinabé d’origine doivent-ils briguer la magistrature suprême alors qu'en Côte d'Ivoire cette disposition doit être mise en cause ? Où alors comme le dirait l'autre, la Côte d'Ivoire n'a pas de propriétaire et elle ne doit pas en avoir ?

Même en Occident, aujourd'hui, la politique de lutte contre l’immigration se corse de jour en jour. Mais en Côte d'Ivoire, malgré le flux incontrôlé d'immigrants, il est quasi impossible à l'Etat de mettre en place une réglementation en la matière. Dans quel pays au monde les citoyens ne sont pas catégorisés en termes de citoyens d'origine et de nationalité ?

Pourquoi des frères ivoiriens veulent-ils jouer à la place des ambassadeurs et autres représentations consulaires en matière de défense de leurs compatriotes ?

Toutes ces questions méritent que des réponses soient données. Mais en attendant, je tiens à souligner que mon parti (le Congrès pour la Renaissance Ivoirienne, CRI, Ndlr) reproche clairement à l'avant-projet de constitution actuelle de consacrer nettement un véritable recul démocratique.

A ce 21ème siècle, abrogé la disposition constitutionnelle relative à la limitation d'âge, ouvrir la possibilité au Président de la République de manipuler le pays et ses institutions, refuser de consacrer une véritable séparation des pouvoirs à travers des institutions fortes, n'est rien d'autre que revenir à la monarchie. C'est un déni de démocratie que nul citoyen de notre temps ne peut accepter (...). »

 

Jean Enoch Bah

 

Source: PAGE FACEBOOK SAINT-CLAVER OULA

lundi, 10 octobre 2016

LA CONSTITUTION IVOIRIENNE DANS TOUS SES ETATS - LES REACTIONS

 

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UN FOURRE-TOUT


L'avant-projet de loi portant Constitution de la République de Côte d'Ivoire est touffu et confus. Élaboré par un comité dit d'experts de dix membres présidé par Pr Ouraga Obou Boniface, il a répondu à des impératifs politiques.

L’État ivoirien aura un Exécutif à trois têtes avec un président tout puissant, un vice-président choisi qui aura une fonction purement "décorative", un premier ministre désigné qui est sous la coupe du chef tout puissant. 

Les conditions d'éligibilité à la tête de l’État de Côte d'Ivoire sont copiées sur celles des associations de ressortissants de village. Le critère de loyauté vis-à-vis de l’État est dissous et plus grave, un vieillard de 90 ans ou plus, peut briguer la magistrature suprême de Côte d'Ivoire. 

Ce texte, qui a voulu, selon Ouraga Obou, s'inspirer des Constitutions d'autres pays, n'est ni moderne ni impersonnel. C'est un fourre-tout avec des arrière-pensées politiques, comprenant des Institutions taillées sur mesure comme le Sénat et une Cour suprême composée d'un Conseil d’État et d'une Cour de cassation. Mon opinion? Ce texte, alors que nous visons l’Émergence, est un retour en arrière.

 

Ferro Bi BAILLY, le 02 Octobre 2016.

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NOUVELLE CONSTITUTION: MON AVIS

 

J'ai lu par-ci, par-là, des points de vue sur cette autre tentative de passage en force de Dramane. 
Quelle attitude face à cette forfaiture? 

Je vois que deux points de vue se dégagent:

-Ceux qui choisissent de voter "NON"
-Ceux qui optent pour un boycott

Voici ce que j'en pense.

VOTER "NON"

Je voudrais faire remarquer que dans un contexte de démocratie et de liberté, cette option -voter "non"- serait dans l'absolu, la bienvenue. Cependant, les adeptes du "NON" sont quasiment persuadés que leurs suffrages seront à tous les coups détournés au profit du "OUI". On connaît cette commission électorale et on sait comment Dramane et son gang sont arrivés au pouvoir. Ils ont probablement tout bouclé tranquillement. Ne pas le reconnaître, c'est faire preuve de cécité politique.

LE BOYCOTT

Dans un contexte tel que nous le vivons, à quoi servirait un boycott? J'entends souvent des gens me dire qu'aller à des élections pipées, c'est légitimer le pouvoir. Et ne pas y aller, qu'est-ce que c'est?

En Côte d'Ivoire, voter n'est pas obligatoire. De fait, le taux de participation n'a absolument aucune incidence sur le résultat d'une élection. Celui qui est élu dans ces conditions est donc de facto légitime et légal, car issu des urnes. Point. Il n'a besoin de personne pour le légitimer. C'est pourquoi dans notre pays, le boycott profite toujours au pouvoir. TOUJOURS! Si vous n'y allez pas, ses militants eux, iront et réaliseront un score tranquille. Cela n'est susceptible d'aucun recours.

Et Dramane est en passe de nous blouser avec ce système toute la durée de son pouvoir en nous maintenant en dehors du système politique. Pour toutes les élections. Pendant qu'il verrouille à l'aise le système au profit des siens. 

Je crois donc que ceux qui légitiment le plus ce pouvoir sont ceux qui choisissent de boycotter dans l'absolu.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

Dans un tel contexte, il est clair qu'il faut trouver une solution. L'opposition s'oppose comment quand elle est en dehors du système? Surtout quand elle n'a aucun autre moyen? Ni diplomatique (on sait qui a mis ces gens là), ni militaires. Les petits soubresauts sur le terrain se résumant à quelques petits rassemblements de l'opposition pour se donner bonne conscience.

Il faut donc agir courageusement. Soit l'opposition s'organise, va aux élections ensemble, met en place un système de contrôle efficace sur le terrain pour collecter les résultats (le FPI l'a fait en 2000 contre Guéi) de sorte à bousculer l'adversaire et ainsi avoir le prétexte de mobiliser ses partisans sur le territoire national, soit, elle opte pour un boycott actif. C'est à dire, empêcher par TOUS LES MOYENS, la tenue des élections.

Il n'y a que ces deux éventualités qui peuvent donner un résultat. Le reste n'est que plaisanterie. 
Je rappelle que ceci n'est que mon avis. 

MERCI!

 

Isidore SIROBOIS ALLAH, le 02 Octobre 2016.
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ROGER BANCHI SE PRONONCE

 

J’ai lu le projet de nouvelle Constitution. Je ne suis pas fan de ça du tout. C’est flagrant, à visée personnelle. Ce texte ne résout rien et complique tout. La vaste majorité des têtes pensantes du pays sera contre. Le pouvoir opèrera un passage en force, et personne n’y pourra rien.

En Côte d’Ivoire, ne vous gênez pas, parlez… c’est la seule liberté qui vous demeure, après que vous l’ayez arrachée de justesse: dites tout haut ce que vous pensez!

Dites, car cela ne sert strictement à rien, à part vous soulager.

Le maître du pays y a le droit absolu de faire tout ce qu’il veut, comme il le veut, quand il le veut, sans votre consentement, ni participation. Vous êtes encore là pour la décoration, dans ce qui fût votre pays.

Maintenant, c’est son pays pour lui tout seul, et les quelques élus choisis pour l’accompagner.

Que voulez-vous faire contre sa puissance ? Rien !

Regardez-le seulement faire ses choses… il n’a pas besoin de vous. Ils vont régler ça ensemble dans leur petit groupe.

Comportez-vous en éléments de décoration, car c’est ce qui est attendu de vous.

Celui parmi vous, le peuple, qui estime que sa position d’élément de décoration lui rapporte quelque chose…Je suis le premier à l’encourager à se constituer partie prenante de cette affaire.

Personnellement, je ne me sens pas faire partie de leur république, donc les affaires de leur république ne me concernent pas.

Je ne peux aussi rien faire pour protester, à part m’exprimer. Ils ont la force brutale et n’hésitent pas à l’employer. Et personne ne veut lever le doigt pour nous défendre…donc on va parler…et ils vont continuer à faire ce qu’ils veulent du pays qu’ils ont conquis…avec ma participation, malheureusement.

Dieu est Grand !

 

Roger BANCHI, Ancien ministre, le 03 octobre 2016.
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EN VERITE - CONSTITUTION… RECENTRONS LE DEBAT

 

Ouattara et Bédié, dans ce qui apparaît comme un deal parfait, veulent changer la constitution de la Côte d’ivoire. Le premier a des contentieux personnels à vider avec la constitution de 2000. Si en 2000 Guéi Robert et les ivoiriens avaient remporté la bataille référendaire entre le  « et » et le « ou  », Ouattara tient désormais sa revanche en imposant le « ou » après avoir « pacifié les esprits ». L’ancien article 35 est désormais vidé de toute sa substance.Il n’est plus nécessaire pour le candidat à la magistrature suprême d’être ivoirien d’origine. Ouattara veut également  caser une armée de suiveurs qui lui ont dressé l’échafaud pour accéder par la force au pouvoir. Aussi, en plus du conseil économique et social il lui faut un Sénat. Sans plus. Bédié, quant à lui, par tous les artifices, les compromis et surtout les compromissions, veut revenir au pouvoir. Un pouvoir qu’il a toujours considéré, dans la pure tradition Akan, comme la chaise royale léguée par Houphouët, devant par conséquent lui revenir de plein droit. Pourquoi pas cette fois-ci par un poste de vice- président ? La limite d’âge ayant, entre temps malicieusement sautée, pourquoi ne pas se voir cadeauter du  pouvoir exécutif en 2020 en bradant le PDCI RDA, s’il le faut ? Ce sont donc ces deux personnes qui ont leurs problèmes avec la constitution de la Côte d ivoire votée en 2000 à plus de 80 %. Eux seuls, pas les ivoiriens. Aucune disposition pertinente de la constitution  en vigueur ne gêne l’ivoirien.

Dans ce concert de sons qui fait débat, des voix se font entendre. En réalité, pour couvrir des calculs politiciens aux contours brumeux ou tout simplement pour masquer maladroitement un subtil jeu de rôle. Il faut vite faire la part des choses.

En démocratie, bien sûr, lorsqu’on n’est pas d’accord on dit non. C’est à cet exercice que les pseudo-démocrates au pouvoir en Côte d’ivoire s’empressent à dessein de nous inviter avec une forte dose d’hypocrisie. « Allons au référendum, votez non, nous, nous voterons oui et on fera le point. » Or, nous ne sommes pas dans un processus démocratique en Côte d’ivoire. Avec qui fera t-on le point ? Voici le débat. Et une internaute, avec un sens  de reparti, a  lancé en pâture ceci sur la toile : « …tu cries partout que la CEI n'est pas impartiale mais en même tant  tu appelles à aller au référendum pour voter "Non" ... quand on va te dire que c'est le "Oui" qui a remporté alors que toi même tu sais que c'est faux, ce sera quoi la suite? »

C’est donc à ce niveau qu’il faut nécessairement recentrer le débat. Dans notre pays, le débat n’est pas de savoir si oui ou non il faut modifier la constitution. S’il doit y avoir un référendum à ce sujet, comment les voix des ivoiriens peuvent-elles être effectivement prises en compte ? Qui surveillera un tel scrutin dans toute la partie septentrionale  du pays ou déjà Hamed Bakayoko invite les populations à ne pas réfléchir parce que « c’est trop complexe » mais à se demander tout simplement qui propose les changements dans la constitution ? Nous sommes malheureusement dans un système ou les uns et les autres sont plus préoccupés par leur sécurité physique et alimentaire en se contentant des miettes de la table garnie du festin royal, qu’à faire triompher une cause nationale. Aussi les propos incantatoires appelant à aller voter non, révèlent-ils tous avec cruauté leur inanité. Le débat doit donc être recentré sur les moyens à développer à court, moyen  et long terme par une classe sociopolitique responsable et engagée, pour imposer les fondements durables d’une Côte d’ivoire libre, souveraine et  démocratique.

 

Aristide SILUE, In "La Voie Originale" du 04 octobre 2016.
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UNE CONSTITUTION POUR GUATEMALTEQUE

 

Miguel Guardado est né d’un père guatémaltèque et d’une mère ivoirienne. Il a toujours vécu au Guatemala où ses parents se sont établis, en exploitant une entreprise. Miguel Guardado a toujours été intéressé par la politique. Il s’est essayé à la députation sans succès à deux reprises. A 36 ans, rien n’est encore tard pour lui dans le domaine politique, mais après deux échecs successifs, il commence à s’interroger sérieusement sur son avenir politique dans le pays de son père. Ne faut-il pas tenter une autre aventure ? 

En pensant et repensant à cette question, une idée lui traverse l’esprit. Tiens, et s’il tentait de se présenter dans le pays d’origine de sa mère ! Il se souvient alors que durant les quelques rares vacances passées au pays, l’accueil a toujours été chaleureux partout où il est passé dans la région d’origine de sa mère. La Côte d’Ivoire lui a présenté un visage très hospitalier. Et puis, des amis français lui avaient fait comprendre que s’il avait été candidat en Côte d’Ivoire où ils ont leurs affaires, ils auraient financé sa campagne. 

De fil en aiguille, la petite idée commence à devenir fixe, une obsession. Surtout que le pays vient d’adopter une nouvelle Constitution qui dit clairement en son article 55 que « le candidat à l’élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine ». Agé de 36 ans et disposant d’un casier judiciaire vierge, il lui suffit donc de solliciter la nationalité ivoirienne, de renoncer à la nationalité guatémaltèque dont il jouissait jusqu’à présent. Et comme sa mère est ivoirienne d’origine, le tour est joué. Et voici Miguel Guardado dans le starting block pour une nouvelle aventure politique en Côte d’Ivoire. ¡ Vamos !

 

Eddy KOUA, le 04 Octobre 2016.
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LE TROPISME DU N’ZASSA CONSTITUTIONNEL


Nos tropiques laissent bien souvent observer des faits intéressants pour les commentateurs et autres observateurs de notre vie politique. Dans le quotidien tout comme dans nos vies institutionnelles, l’inventivité achève de convaincre que nous sommes le continent de tous les possibles. La Côte d’Ivoire et son fameux «N’zassa » est un bel exemple de créativité.

Avec des morceaux disparates de tissus, les couturiers de nos quartiers arrivent à nous confectionner des vêtements, le «N’zassa » fait donc partie de notre vécu, ainsi que les tailleurs, ces couturiers qui allègent les charges pécuniaires  de nos ménagères ; et inspirent nos chefs d’État. Plusieurs d’entre eux se sont taillés une réputation de tailleur de Constitution, bien entendu à leurs mesures, et pour des raisons diverses.

La nouvelle Constitution porte les caractères du N’zassa

La nouvelle constitution qui devrait être soumise à l’approbation des Ivoiriens dans les jours à venir porte en elle des caractères du fameux N’zassa en plus d’être source de conflits. Qualifiée « d’aube d’une nouvelle espérance » par un des hérauts du régime qui l’a confectionné, la nouvelle constitution semble ne pas s’embarrasser des règles élémentaires qui devraient guider sa rédaction.

La mouture actuelle dont nous disposons, est le fruit du travail d’un comité d’experts nommé le 31 mai 2016 par le chef de l’État ivoirien, or lors de sa mise en place il reçoit une lettre de mission, il accompagne les idées constitutionnelles d’un politique, qui à travers ce type de procédé cherche une légitimité dont il est convaincu qu’il ne dispose pas.

Les travaux qui sont usuellement confiés aux comités d’experts relèvent de révisions, alors que confier la rédaction d’une nouvelle Constitution à un comité d’experts plutôt qu’à une Assemblée constituante, est un viol à la Constitution d’août 2000. Le Parlement au regard de l’article 125 de notre actuelle Constitution ne peut qu’approuver ou réprouver le projet en cours, hors l’Assemblée nationale actuelle n’est pas représentative de toutes les forces politiques en présence sur l’échiquier politique ivoirien, ce qui malheureusement ne permettra pas l’émergence d’un débat de qualité dans l’adoption définitive de ce projet de loi.

Mélange incompréhensible d’institutions

Le caractère bigarré de cet arrangement constitutionnel tient aussi à ce mélange incompréhensible d’institutions ; un vice-président nommé, ou coopté par le président de la République dans un régime présidentialiste présenté comme présidentiel ou ce dernier est un roi ; une cohabitation de ce dernier avec un Premier ministre, chef de gouvernement… Nous assisterons donc, du seul fait du Prince à la naissance d’une tétrarchie à la tête de l’exécutif ivoirien. Alors que, même dans les  régimes parlementaires à forte influence présidentielle, le pouvoir exécutif n’est partagé qu’entre le président de la République et le Premier ministre.

Le Parlement devrait également faire peau neuve, une seconde chambre s’ajoutera à la Chambre basse déjà en place. Aucun des présidents des deux Assemblées n’est désigné comme dauphin constitutionnel, alors que leurs membres sont censés être des élus du peuple ivoirien. Ce sont donc de nombreuses incohérences institutionnelles qu’aucun filtre ne va tamiser qui seront bientôt soumises à l’approbation des Ivoiriens dont bon nombre s’interrogent sur l’opportunité d’un référendum devant les préoccupations actuelles de nos compatriotes.

Vice-président

Une loi est impersonnelle par nature et prévoit les situations à venir, elle n’a point d’effets rétroactifs, l’empressement de l’actuel chef de l’État à vouloir nommer un vice-président dès la promulgation de la Constitution en cas d’adoption montre que ce « N’zassa » constitutionnel a été taillé sur mesure pour servir sa cause.

 

Cédric KONE, juriste, le 04 octobre 2016.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 06 octobre 2016

NOUVELLE CONSTITUTION DE OUATTARA - MARTIAL AHIPEAUD, PHD: «L'AVANT-PROJET INSTAURE UN REGIME DE ROYAUTE CONSTITUTIONNELLE»

 

 

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Constitution Ouattara: Du Dauphin au Régent constitutionnel! La copie que nous avons de l’avant-projet de constitution instaure un régime présidentialiste qui tourne à la royauté. Car le Roi est celui qui gère un pays sans contre-pouvoir. Lorsqu’il a un pouvoir absolu constitutionnalisé, on appelle cela la royauté constitutionnelle. Le régime que le Président Ouattara veut introduire dans notre pays, est différent de tout ce que nous avons connu jusqu’à ce jour.

En effet, la royauté constitutionnelle anglaise donne la gestion du pouvoir au parlement qui désigne le Premier Ministre issu de la majorité. Dans le cas du projet Ouattara, le Premier Ministre est nommé par le Président et ce dernier entretien des rapports de cour d'enregistrement des décisions présidentielles avec le parlement puisqu’il est dilué avec un sénat dont le tiers est nommé par le Roi-Président ou le Président-Roi. Avec la possibilité pour ce dernier d’avoir au moins un tiers des députés, il lui suffira alors de s’allier à quelques courtisans en quête de prébendes et le tour est joué. Et comme pour revoir sa copie il faut au moins les deux-tiers du parlement que personne ne pourra avoir puisqu’il nomme déjà un tiers du sénat, toute réforme ou déverrouillage interne du système est impossible par la voie démocratique.

Mais ce qui est absolument hallucinant, c’est que l’Etat devient un instrument qui sert le Président-Roi. Son Vice-Président qui sera nommé dès la promulgation de cette constitution, le remplacera quand il sera hors du pays ou empêché et pourra même présider le conseil des ministres. Le Premier Ministre remplacera le président quand ce dernier et son régent-puisque c’est de cela qu’il s’agit- ne seront pas disponibles. Mais attention, désormais, il y a la possibilité, une fois le projet voté, que le Président-Roi ne passe plus par le peuple pour des modifications de la constitution car cela peut se faire par le parlement réuni en congrès!!! Entre temps, comme les députés sont élus au scrutin majoritaire ( sans précision du nombre de tour comme dans le cas du potentiel prochain président-roi), alors le jeu des tribus triomphe avec clameur. Les bastions politiques qui sont en fait des bastions tribaux, formellement interdits par la constitution actuelle comme celle qui arrive, va encore s’imposer. En un mot, la république tribalisée se dote enfin d’un cadre légal, avec le chef de la tribu en puissance militaire et financière comme le nouveau roi que son régent et son ministre en premier aideront à gérer le pays. Ce chef aura le soutien de tous les chefs et rois et comme il n’y a plus de limite d’âge, le président-roi, vers la fin de son deuxième mandat, peut réunir le congrès et hop, une réforme est passée qui lui permet de continuer encore pour deux autres mandats! N’importe quoi en somme!!!

Au total, toutes les souffrances endurées du Nord au Sud, d’Est en Ouest en passant par le centre, avaient pour but d’introduire ce projet inique de perpétuation du pouvoir d’un individu et garantir à sa cour une gestion permanente du pouvoir longtemps après son départ. J’applaudis des deux mains Son Mentor qui aura démontré qu’il avait raison depuis le départ de vouloir l’écarter même s’il s’y est mal pris. Chez nous on dit c’est quelqu’un que tu ne connais pas que tu appelles par « hey »!!! L’ancien connaissait son type et il voulait en finir. Les kpakpato se sont mis au milieu et aujourd’hui, seize ans après qu’il ait été chassé par lui, il montre à tous pourquoi il ne fallait pas permettre à ce petit-frère de dérouler son jeu. Même si cela n’était pas démocratique. Mais alors doit-on laisser un tyran tirer profit de la démocratie pour tuer la démocratie???

En tout cas, comme mon jeune frère l’a dit, « on est serein ». En tout cas, on est serein et imperturbable parce que nous aurons tous les yeux sur les députés le 5 octobre. Leur position sera déterminante. On attendra donc officiellement qu’ils se prononcent pour que chacun d’entre nous soit situé sur les fondements idéologiques et politiques de l’engagement en politique de chacun de notre génération, de celles qui nous ont précédées et encore plus, de la jeunesse de notre pays qui est désormais devant une alternative claire: valider le régent et son président-roi, ou alors faire barrage dans les urnes pour imposer la démocratie pour laquelle nombreux sont tombés, handicapés et désespèrent encore plus d’une certaine classe politique ivoirienne.

 

AHIPEAUD Martial Joseph, PhD

 

Pour télécharger et lire l'avant-projet de constitution d'Alassane Ouattara, cliquer: ICI

 

Source: AFRICA NEWS QUICK.NET

jeudi, 22 septembre 2016

MICHEL GBAGBO: DE LA TORTURE EN COTE D'IVOIRE

 

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INTRODUCTION

Le présent Rapport sur la situation des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire est le troisième produit par le Secrétariat National chargé de l’Administration Pénitentiaire et des Prisonniers Politiques du Front Populaire Ivoirien (F.P.I.) pour l’année 2016.

Ce Rapport aborde d’une part la question de la situation générale des détenus politiques en Côte d’Ivoire et d’autre part dénonce les pratiques pouvant être assimilées à des actes de torture à leur encontre.

Le Front Populaire Ivoirien (F.P. I.), sous la haute autorité du Président Laurent GBAGBO, travaille à l’instauration d’une Nation souveraine, pluraliste et démocratique, où nul ne devrait être inquiété du fait de son ethnie, sa religion ou de ses opinions politiques supposées ou avérées.

1.   SITUATION GENERALE DES DETENUS POLITIQUES EN CÔTE D’IVOIRE

Au 30 mars 2016, la situation générale des détenus politiques sur l’ensemble du territoire ivoirien se présentait de la manière suivante :

TABLEAU N°1 : PRISONNIERS POLITIQUES AU 30 MARS 2016

 

LIEUX DE DETENTION

NOMBRE DE DETENUS  MILITAIRES

NOMBRE DE DETENUS CIVILS

TOTAL

1

MACA

31

159

190

2

MAMA

 1 

7

3

KATIOLA

0

7

7

4

DIMBOKRO

1

5

6

5

CAMP PENAL DE BOUAKE

2

4

6

6

BOUNA

0

5

5

7

TOUMODI

3

2

5

8

SEGUELA

2

2

4

9

MAN

2

1

3

10

ECOLE DE GENDARMERIE

2

1

3[1]

11

BOUNDIALI

0

3

3

12

DABOU

0

2

2

 

TOTAL  GENERAL

49

192

241

 

[1] Ce chiffre de trois (3) est susceptible de devoir être modifié car nous n’avons pu effectuer de vérification concluante.

 

Au 20 septembre 2016, cette situation, six mois après, se présente comme suit :

 

TABLEAU N°II : PRISONNIERS POLITIQUES AU 30 SEPTEMBRE 2016

 

LIEUX DE DETENTION

DETENUS  MILITAIRES

DETENUS CIVILS

TOTAL

1

MACA

44

129

173

2

MAMA

3

1

4

3

DIMBOKRO

 

6

6

4

C. PENAL DE BOUAKE

4

4

8

5

BOUNA

 

1

1

6

TOUMODI

1

3

4

7

SEGUELA

2

3

5

8

MAN

3

 

3

9

ECOLE GENDARMERIE

2

2

4

10

BOUNDIALI

 

3

3

11

DABOU

 

2

2

12

Hôpital BINGERVILLE

1

 

1

13

Non parvenus

 

11

11

 

TOTAL  GENERAL

60

165

225

 

Malgré les déclarations de Monsieur le Président de la République, notamment celle du 1er mai 2016 évoquant l’inexistence de prisonniers politiques liés à la crise postélectorale ivoirienne de 2011, les faits nous semblent montrer le contraire. Trois points permettent de soutenir cette thèse.

En premier lieu, selon le Front Populaire Ivoirien, il faut entendre par le concept de « prisonniers politiques », la catégorie de prisonniers qui sont considérés comme tels par l’Administration ivoirienne elle-même du fait de leurs opinions politiques supposées et dont l’incarcération est liée à des activités politiques avérées ou présumées. Le nom courant qui leur est attribué est celui de prisonniers « pro-Gbagbo ». Le concept ne recouvre certes pas de réalité juridique au sens où le terme n’existe pas en droit interne ivoirien, mais désigne communément une catégorie bien précise de prisonniers dans la vie politique ivoirienne.

En second lieu, selon le Front Populaire Ivoirien, le nombre de ces prisonniers politiques correspond aujourd’hui – sauf erreur - à une population de 225 personnes.

Enfin, à ne considérer que les années 2011 et 2012 comme étant des années spécifiquement liées à la crise postélectorale, le Tableau n° III (page suivante) intitulé « Années de mandat de dépôt des prisonniers politiques», nous indique que les centres de détention ivoiriens paraissent renfermer à ce jour au moins :

- 37 prisonniers mis sous mandat de dépôt depuis 2011.

- 82  prisonniers mis sous mandat de dépôt depuis 2012.

Aussi, de notre point de vue, il apparaît plus juste de dire qu’à ce jour, et sur un total de 225 prisonniers politiques, 119 personnes (soit 52.88 %)  – donc plus de la moitié - sont retenues dans les liens de la détention pour des faits directement liés à la crise postélectorale.

La libération de l’ensemble des prisonniers politiques, six années après le drame qu’a connu la nation ivoirienne, l’arrêt de toutes les poursuites intentées ça et là et tendant à restreindre la liberté d’expression et de réunion, ainsi que le retour sécurisé des exilés de la crise postélectorale dans leur pays, la Côte d’Ivoire, constituent pour le Front Populaire Ivoirien, des éléments essentiels et majeurs du processus de réconciliation nationale et de normalisation souhaitée de la vie sociopolitique ivoirienne.

 

TABLEAU N°III : ANNEE DE MANDAT DE DEPOT DES PRISONNIERS POLITIQUES

 

Année de Mandat de dépôt

Nombre de détenus

Pourcentage

2011

37

16.44 %

2012

82

36.44 %

Années postérieures

119

52.88 %

Nombre de détenus au 20/09/16

225

100 %

 

S’il faut se réjouir que depuis six mois, une trentaine de personnes semblent avoir pu recouvrer la liberté, il faut cependant regretter l’insignifiance de ce chiffre – qui ne représente que 12 % de l’ensemble des prisonniers de mars 2016. Eut égard aux attentes des populations et des familles, et de la nécessité politique d’œuvrer pour la réconciliation et la stabilité, le Gouvernement devrait prendre des mesures plus courageuses en matière de décrispation et de respect des libertés publiques.

Pour aller plus loin encore, le Tableau n° IV suivant permet d’indexer le problème spécifique de la durée excessive de la prévention. On note par exemple que les quelques dix personnes libérées en septembre 2016 sont toutes des prévenues ayant majoritairement connu quatre années de détention sans jugement. Or de telles pratiques constituent à notre avis des violations flagrantes du droit des détenus à un procès rapide et équitable. Ces personnes innocentes, une fois libérées, devraient pouvoir bénéficier de compensations, eut égard aux préjudices subis.

 

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Grève de la faim de prisonniers politiques détenus à la MACA, sans jugement, depuis des années. Décembre 2014.

 

TABLEAU N°IV : PRISONNIERS LIBERES EN SEPTEMBRE 2016

 

ORDRE

MD

CABINET

LIEU DE DETENTION

STATUT

DATE DE LIBERATION

1

15/10/2012

10E

MACA

PREVENU

Libéré le 07/09/2016

2

01/01/2012

8E

KATIOLA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

3

29/04/2015

10E

MACA

PREVENU

Libéré le 02/09/2016

4

01/01/2012

8E

KATIOLA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

5

02/07/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

6

29/06/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

7

21/12/2015

10E

MACA

PREVENU

Libéré le 02/09/2016

8

03/07/2012

8E

KATIOLA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

9

02/07/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

10

29/06/2012

8E

BOUNA

PREVENU

Libéré le 05/09/2016

 

Ces pratiques consistant à détenir sans jugement des années durant des personnes soupçonnées de militer dans des partis politiques d’opposition pourraient constituer des actes graves de violations des droits humains. Il s’agirait également de comportements relevant de la mauvaise gouvernance sur le plan du respect des principes de la démocratie pluraliste puisqu’ils viseraient à l’intimidation des populations. Dans certains cas, du fait même des conditions d’interpellation, d’interrogatoire et de détention, il serait possible, à notre avis,  de les assimiler à des actes relevant de la torture. 

2.   LA TORTURE EN CÔTE D’IVOIRE

2.1. Les tortures physiques

En Côte d’Ivoire, des dizaines de personnes, depuis 2011, semblent avoir été victimes de diverses formes de torture, d’après des témoignages recueillis.  Les bourreaux présumés, agissant au nom de la force publique, n’auraient jamais eu à répondre de leurs actes. Et les conséquences de tels actes s’avèrent parfois irréversibles pour des victimes, lesquelles ne bénéficient d’aucune protection ni compensation.

D’une manière générale, en ce qui concerne les prisonniers politiques, on peut retenir que le fait d’arrêter une personne avec une violence disproportionnée allant jusqu’à tirer à la kalachnikov dans son domicile ou à violenter les femmes présentes, le fait de suspendre un prisonnier par les mains et les pieds et de lui administrer des coups de bâton sur les membres inférieurs, de le battre avec des bois ou des lanières, de le mutiler, de le brûler, ou simplement de détenir des personnes dans des cellules surpeuplées et dans des conditions d’hygiène déplorable en leur fournissant une nourriture insuffisante et de mauvaise qualité, sans soins, constituent, à notre avis, des actes de torture physique.

Ces actes, s’ils sont avérés, s’expliquent par le climat d’impunité qui règne encore en Côte d’Ivoire, six années après l’accession de Monsieur Ouattara à la tête de l’Etat, et entraînent humiliation, déshumanisation et désespoir chez les victimes. Ils constituent des violations graves des droits humains.

« Ils sont arrivés chez nous, et ont demandé après ma femme, vendeuse au marché. Je leur ai demandé qui ils étaient ; ils m’ont dit qu’ils sont les renseignements généraux. Je leur ai dit de me présenter un papier pour le prouver et dire où ils l’emmènent. Leur chef a dit qu’ils n’ont pas que ça à faire. Il m’a giflé, m’a battu quand je suis tombé. Puis ils s’en sont pris à ma belle-sœur qui était là. La pauvre, elle ne fait que pleurer depuis… Ils ont tiré dans le plafond, ont pris ma femme qui sortait de la chambre, l’ont copieusement battue en disant qu’il y a longtemps qu’ils la cherchaient, et l’on traînée dehors comme un sac. Elle était presque nue quand ils l’ont emportée. »

Témoignage de Monsieur Gabriel Meho, époux de Mme Antoinette Mého, enlevée le 10/08/16 vers 16 heures par la DST.

Ces actes de torture peuvent s’étendre jusqu’à porter atteinte à la dignité des dépouilles, à faire disparaître les traces de sévices subis et ainsi empêcher toute autopsie.

« Les jeunes dansaient au village. Il était allé se soulager dans la brousse. Ils l’ont arrêté sous prétexte que c’est un couvre-feu. … Un couvre-feu qu’eux-mêmes ont décrété sans avertir personne et sans instruction du Préfet ? Les FRCI l’ont torturé dans leur camp et lui ont coupé trois orteils. Mais il a été mis à la MACA après être passé à la DST pour attentat à la sûreté de l’Etat.  Il pleurait, il pleurait, il était malade, son pied s’est infecté mais personne n’a pu le soigner vraiment…. Et il est mort à la MACA le 05 décembre au matin. Ils ont refusé de nous donner le corps, parce que c’est politique. Hors leur morgue ne fonctionne pas bien. …Quand son corps était décomposé, ils nous ont dit on va l’enterrer rapidement derrière et puis c’est bon. Voilà comment un enfant innocent a été enterré comme un chien et que le village fait des funérailles sans corps. »

Témoignage d’un oncle de Monsieur Kouya Gnépa Eric, décédé le 5 décembre 2015 à la MACA.        

Il est important de noter que cinq prisonniers politiques au moins sont décédés en prison faute de soins médicaux appropriés et qu’aucun responsable administratif, à notre connaissance, n’a jamais été inquiété au sujet de ce grave problème :

- Monsieur Koffi N'Dri Boniface, décédé en 2013.

- Monsieur Pékoula Joël décédé, en 2013.

- Monsieur Assémian Mathurin, décédé en 2014.

- Monsieur Kouya Gnépa Eric, décédé en 2015.

- Monsieur Djékouri Aimé décédé en 2016

L’absence de réaction, à notre connaissance, des plus hautes institutions de l’Organisation des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) en la matière nous est toujours apparue incompréhensible, sauf à supposer la partialité comme relevant de sa mission.

En principe, et selon toutes les Conventions internationales liées à la protection des droits des détenus, l’Etat de Côte d’Ivoire a la charge de veiller à la santé tant physique que mentale des détenus, quels qu’ils fussent. Or, les prisonniers politiques malades, issus de familles pauvres le plus souvent, ne bénéficient pas de soins appropriés d’après de nombreux témoignages récoltés auprès des détenus eux-mêmes et/ou de leurs familles.

Le tableau qui suit récapitule, à la date du 20 septembre 2016, la situation de vingt détenus politiques n’ayant pu, selon les témoignages, accéder à des soins adéquats.

 

TABLEAU N°V : DETENUS POLITIQUES MALADES

 

MD[1]

MALADIES

1

28/12/2012

Adenome Hypophysaire,sinusite chronique,Colopathie Fonctionnelle,ulcère gastrique

2

09/12/2011

Hypertension artérielle, troubles visuels, Palpitations

3

 

08/05/2012

Hypertension artérielle, beri beri

4

08/02/2012

Hypertension artérielle, palpitations

5

31/12/2012

Colopathie fonctionnelle, sinusite chronique, ulcère gastrique

6

31/12/2012

Beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

7

13/12/2013

Beri beri, asthme, Dyspnée Respiratoire

8

31/12/2013

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

9

14/01/2014

 Fracture du pied droit, hypertension artérielle

10

31/03/2014

Hydrocele très  volumineux. Hypertension artérielle

11

31/03/2014

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

12

29/01/2015

Beri beri, asthme, Dyspnée respiratoire

13

21/10/2015

Hypertension artérielle, Beri beri Palpitations, Diabète,Dyspnée respiratoire

14

19/11/2012

Beri beri,palpitations,Asthme

15

17/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri

16

04/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

17

12/08/2012

Hypertension artérielle, beri beri,ulcere Gastrique

18

12/08/2012

Hypertension artérielle  Beri beri

19

08/02/2012

Troubles Mentaux, hypertension artérielle, Aphasie

20

04/03/2014

( beri beri, colopathie, ulcere et palpitations

 

[1] MD : Mandat de dépôt : Date d’écrou.

 

Même si elles reçoivent des soins appropriés après-coup, les personnes ayant subies des actes de cruauté peuvent connaître des troubles psychiatriques aigus ou chroniques (bouffées délirantes, délires paranoïaques, confusion mentales, schizophrénies…) nécessitant un traitement lourd, un internement. Elles traversent parfois, eut égard à la culture dominante et à la pauvreté des parents, de graves difficultés ensuite à réintégrer le milieu de vie. 

« X ne parlait que des tortures qu’il avait subi lors de son arrestation… Cet autre là il semble qu’il a été libéré mais c’est sa famille qu’il faut pour aller le prendre à l’hôpital psychiatrique de Bingerville. En 2015 il a commencé à faire de la démence. Finalement on l’a envoyé à Bingerville. On dirait ensuite qu’ils l’ont libéré. Mais l’hôpital ne peut pas le laisser comme ça. Et depuis fort longtemps nous courons derrière sa famille. Ils ont fait une réunion mais ils n’ont pas pu s’entendre. Donc finalement chacun est retourné chez lui et personne ne veut le prendre. L’Hôpital ne peut pas le laisser tant qu’un parent n’est pas aller le chercher. C’est un civil. Non seulement il ne sait pas bien parler mais il est franchement devenu un peu bizarre.»

Témoignage en septembre 2016 d’un codétenu de X interné à l’hôpital psychiatrique de Bingerville.

2.2. Les tortures psychologiques

Les exemples cités plus haut n’épuisent pas l’ensemble des méthodes de ce que nous considérons comme relevant de la torture.

Au titre des techniques documentées de torture psychologique en Côte d’Ivoire on peut citer la réglementation excessivement stricte de tous les aspects de la vie du détenu, le changement intempestif du règlement intérieur applicable aux prisonniers politiques faisant que ceux-ci ne savent plus quoi faire pour avoir la paix avec l’administration pénitentiaire, l’incarcération ou les déportations subites dans des pénitenciers implantés dans d’anciennes zones rebelles réputées favorables au Gouvernement -  ce d’autant plus que ces lieux de détention se trouvent éloignés et inaccessibles aux familles ainsi qu’aux avocats - le surpeuplement et l’interdiction de toute promenade, les menaces et intimidations verbales, avec ou sans armes, de la part d’anciens combattants des FRCI reconvertis en gardes pénitentiaires et la privation de toute stimulation visuelle et sensorielle pouvant induire chez certaines personnes des troubles instrumentaux ou psychosomatiques irréversibles.

 Toutes ces techniques produisent un fort impact sur les personnes, leur famille et le tissu social. Elles constituent des procédés de destruction de la personne humaine, laissant sur elle et l’entourage des séquelles et des traumatismes parfois profonds.

« Nous étions assis, toute la journée, toute la journée, là, à ne rien faire. On pouvait marcher, mais bon, pour aller où ? Il n’y avait pas grande place pour cela. Manger, dormir, être assis, se lever, dans le même coin, jour après jour, comme ça… Et puis je sors et je me rends compte que ma vue est foutue. Je porte ces lunettes maintenant, je ne vois plus…Le médecin dit que le fait d’avoir été enfermé comme ça sans possibilité de voir au-delà de dix à quinze mètres pendant des années a détruit ma vue… En plus j’ai été acquitté… En fait je n’ai jamais été entendu par un juge. On m’a juste libéré un matin… Les gars du Commandant sont venus, ils ont crié mon nom, j’étais libre. »

Témoignage du Lieutenant-colonel X

Au dénombrement de ces techniques de torture blanche, il est encore possible d’ajouter celle consistant au maintien de la personne dans l’incertitude sur son sort des années durant en prison. Et elle, et sa famille, et ses enfants sont alors affectés par une situation d’insoutenable incertitude qui tend à pouvoir diffuser dans le corps social une forme peut-être voulue de terreur vis-à-vis de l’Etat.

L’absence de jugement dans un délai raisonnable d’une personne incarcérée – notamment dans de telles conditions - constitue à notre avis, et selon les standards internationaux, une violation grave des droits humains.

Le tableau qui suit présente la situation de près de cent cinquante personnes détenues politiques prévenues, (149 prévenues exactement) en Côte d’Ivoire. Elles n’ont jamais été jugées six années après l’installation du nouveau pouvoir. Certaines disent même n’avoir jamais été entendues par un juge d’instruction depuis leur incarcération.

 

TABLEAU N°VI : DETENUS POLITIQUES PREVENUS

 

MD[1]

MALADIES

1

28/12/2012

Adenome Hypophysaire,sinusite chronique,Colopathie Fonctionnelle,ulcère gastrique

2

09/12/2011

Hypertension artérielle, troubles visuels, Palpitations

3

 

08/05/2012

Hypertension artérielle, beri beri

4

08/02/2012

Hypertension artérielle, palpitations

5

31/12/2012

Colopathie fonctionnelle, sinusite chronique, ulcère gastrique

6

31/12/2012

Beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

7

13/12/2013

Beri beri, asthme, Dyspnée Respiratoire

8

31/12/2013

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

9

14/01/2014

 Fracture du pied droit, hypertension artérielle

10

31/03/2014

Hydrocele très  volumineux. Hypertension artérielle

11

31/03/2014

Hypertension artérielle, Dyspnée respiratoire

12

29/01/2015

Beri beri, asthme, Dyspnée respiratoire

13

21/10/2015

Hypertension artérielle, Beri beri Palpitations, Diabète,Dyspnée respiratoire

14

19/11/2012

Beri beri,palpitations,Asthme

15

17/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri

16

04/10/2012

Hypertension artérielle, beri beri, Colopathie fonctionnelle, ulcère Gastrique

17

12/08/2012

Hypertension artérielle, beri beri,ulcere Gastrique

18

12/08/2012

Hypertension artérielle  Beri beri

19

08/02/2012

Troubles Mentaux, hypertension artérielle, Aphasie

20

04/03/2014

( beri beri, colopathie, ulcere et palpitations

 

[1] MD : Mandat de dépôt : Date d’écrou.

 

Au titre de cette forme de torture psychologique consistant à arrêter une personne et à la laisser des années durant dans l’incertitude sur son sort, on note qu’en Côte d’Ivoire :

- 17 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2011 dont 6 qui ne sont référés à aucun juge d’instruction.

- 62 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2012

- 16 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2013

- 36 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2014 dont 5 qui ne sont référés à aucun juge d’instruction.

- 18 prisonniers politiques sont sans jugement depuis 2015

C’est dire autrement que sur les 225 prisonniers politiques incarcérés en Côte d’Ivoire, les deux-tiers, soit 66%, demeurent encore des prévenus. Il importe que soient accélérées les procédures judiciaires afin que dans un délai raisonnable la Nation, ces citoyens ivoiriens et leurs familles soient situés sur leur sort.

 

CONCLUSION

Le Gouvernement ivoirien semble n’éprouver aucun scrupule à provoquer une dégradation continue du tissu social en Côte d’Ivoire. Les arrestations brutales et les emprisonnements accompagnant la cherté de la vie et la destruction des PME en zone urbaine semblent ne profiter qu’à des intérêts particuliers et à certaines multinationales au détriment de la paix sociale et de l’économie locale.

Quelque soit le coût pour le peuple ivoirien, ce qui ressemble à une instrumentalisation de l’Autorité judiciaire ajoutée au népotisme avéré et aux obstructions en vue d’organiser des élections transparentes et inclusives indiquent un sournois retour du Parti unique : la paix, pour ce Gouvernement, paraissant signifier la disparition de toute société civile indépendante et de toute opposition représentative.

Ce qui est tenté en Côte d’Ivoire, est la mainmise d’un groupement d’intérêts sur l’Etat et les richesses du Pays pour une longue durée et les moyens utilisés pour atteindre cet objectif vont jusqu’à des pratiques que nous assimilons à des actes de torture.  

Le Front Populaire Ivoirien (FPI), sous la haute autorité du Président Laurent GBAGBO, continue de plaider instamment auprès du Gouvernement ivoirien et des Pays frères du nôtre afin que soient mis fins aux exactions contre les populations, que tous les prisonniers politiques soient remis en liberté dans les plus brefs délais et que les exilés soient assurés d’un retour sécurisé dans leur patrie bien-aimée.

 Nous plaidons auprès des autorités ivoiriennes afin que les droits humains, sociaux, politiques, économiques, territoriaux et culturels des Ivoiriens soient respectés.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) continue pour sa part, et auprès du peuple ivoirien souverain, d’œuvrer pour l’avènement d’une société stable, juste, pluraliste, démocratique et respectueuse des libertés individuelles. 

 

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Pour le Front Populaire Ivoirien (FPI)

Michel K. GBAGBO

 

Secrétaire National chargé de l’Administration Pénitentiaire et des Prisonniers Politiques

 
[1] Ce chiffre de trois (3) est susceptible de devoir être modifié car nous n’avons pu effectuer de vérification concluante.
[2] MD : Mandat de dépôt : Date d’écrou.

samedi, 10 septembre 2016

LA GUERRE DE HOLLANDE AURA LIEU AU GABON

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Sarkozy a eu sa guerre. Hollande aura la sienne. Les intentions Françaises sont claires là-dessus. Ne pas y croire relève de la prudence analytique. Y croire reflète la prudence qui permet d’ériger des garde-fous.  L’une ou l’autre option sont le seul lot des Gabonais et par-delà celui des Africains.

Le langage binaire Français est un fait. Il faut savoir l’interpréter. Le coup d’Etat est en l’air. Les mots et les faits, le confirment. La trilogie qui caractérise la déstabilisation d’un Etat par la France est en place.  Les propos des becs brisés comme Juppé, Valls, Jean-Christophe Lagarde—donc le parti politique l’Union des Démocrates Indépendants se limite à sa compagne et quelques gosses,…—élaborent  à partir du rapport mensonger des observateurs de l’Union Européennes à observer,  la doctrine de déstabilisation du Gabon en faveur des prédateurs occidentaux.

Bourgi et Glaser, Théoriciens de Hollande

La propagande de guerre de Hollande a commencé avant les élections. Les Français ont balloté les Gabonais entre Ali Bongo “est” ou “non” Gabonais. Après avoir pourri les esprits, ils découvrent que le président Gabonais est Gabonais. Dans leur construction théorique, Ils sont revenus sur la fameuse élection de 2009 pour diviser les Gabonais. Bongo était “premier,” Bongo était “troisième.” Langue fourchue diraient les Sioux. Le cancre de Robert Bourgi. Le manutentionnaire des valises. L’esclave habillé comme le maître peut alors dire qu’il prouvera à Ali ce que c’est que, organiser les élections sans lui. En d’autres termes, “Ali devrait perdre même s’il gagnait.” De pareil propos ne sont pas du registre de l’audace. Mais un avertissement.

Pendant ce temps, Antoine Glaser, l’espion dans les bottes des chefs d’Etat Africains opère sur la diversion. Son but. Endormir l’engagement Gabonais et Africains. A son avis, Hollande hésite à intervenir militairement au Gabon parce que ce pays aurait perdu son importance stratégique pour la France coloniale. Menteur! Le Gabon reste un pays utile et stratégique pour la France. Pays base-arrière pour déstabiliser l’Afrique Centrale. Le Cameroun d’abord. La Guinée Equatoriale ensuite.  Pour cela, il leur faut Ping. Le Ouattara de l’Afrique Centrale.

Tous les analystes politiques sérieux sauf Glaser savent que le président Gabonais est attaqué par la France parce qu’il a gratté sur les intérêts des multinationales Françaises au Gabon: Contrôles fiscaux. Interdiction de sortie des billes de bois. Diversification des partenaires économiques.

Expédition Militaire en Place

Louis de Guiringaud, ministres des Affaires Etrangères sous Raymond Barre, contredit Glaser et expose ce menteur.  Pour cet ancien diplomate qui a présidé le conseil de Sécurité de l’ONU, “L’Afrique est très importante pour la France parce que c’est le seul continent qui peut encore donner à la France le sentiment d’être une grande puissance. Le seul continent où avec 500 hommes, elle peut encore changer le cours de l’histoire.”

Dans sa campagne Gabonaise, la France a opté pour son schéma classique. Mettre les siens à l’abri. Puis, trouver les raisons explicatives de cette croisade. Comme toujours, alibi premier, protéger ses ressortissants. Fabriquer (?) et exiger de retrouver ses morpions bi/nationaux portés disparus(?). Dans le cas du Gabon, six des fils de cette Jézabel—Zue Eyi Johan, Mendone Sosthène, Sekorezole Rodney, Tchizinga Odette, Zibi Bertrand, Ntoumba Igor, sont réclamés dans la lettre n° 2016-636977/AL signée le 6 Septembre 2016 par l’ambassade de France au Gabon et adressée au gouvernement Gabonais.

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L’étape intimidation-action a ensuite été activée. Des bâtiments de guerre sont en mer. Ils battent pavillon vers les côtes Gabonaises. Une compagnie du 2e Régiment étranger de parachutistes de la Légion étrangère. Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude et le patrouilleur Cdt Ducuing, avec leur dispositif renforcé par des équipes de protection et des équipes cynophiles. Sur le terrain, 450 hommes des Eléments français au Gabon sont mobilisés.

Coup Fatal Imminent

Diversion. Débats stériles. Discussions décousues de l’essentiel. Ces pièces continuent d’être jouées sur les media et les couloirs diplomatiques pour distraire et éloigner les Gabonais et Africains des objectifs militaires Français, qui, comme à leurs habitudes va frapper par lâcheté.

 

Feumba Samen

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L’armée française va attaquer le Gabon. Elkabbach l’a dit sur Europe 1

 

Sur Europe 1, dans une interview accordée au président Ali Bongo, Jean-Pierre Elkabbach ne cache pas les intentions Françaises d’en finir avec le président Gabonais. “Ali Bongo, ce matin dans votre palais il y a des gens qui sont contre vous. N’êtes-vous pas un homme seul? Seul?” Lance-t-il. Sans que le président termine avec sa réponse, il dit clairement ce qui arrivera d’ici un mois. “Si je vous appelle à nouveau dans un mois serez-vous encore au pouvoir?” Ali aurait alors à partir du 7 Septembre une durée de vie d’un mois au pouvoir selon les prévisions des agents Français.

Cette interview annonçant la fin de règne des Bongo  a duré +11mn. Celle qui annonça sur LCI le bombardement du palais présidentiel de Laurent Gbagbo en 2011 dura +12. Le journaliste-espion qui savait ce qui se préparait  dit. “J’essaie d’imaginer comment les choses vont se passer dans les heures qui viennent…” Il avait connaissance de l’agenda Français qui consistait à tuer le président Gbagbo. D’où sa question, “Etes-vous prêt à mourir pour votre pays pour imposer la vérité des urnes?” Puis comme Elkabbach, insista sur la fourchette de temps qui lui restait. “Président Gbagbo, si Je vous dis c’est trop tard… Est-ce que vous êtes prêt à mourir? ” Réponse du Président Gbagbo,  “Je ne suis pas un Kamikaze… Ma voie n’est pas une voix de martyr.” 

Quand on sait ce qui est arrivé à la Côte d’Ivoire à la suite de cette interview, il faut s’attendre à ce que ce scenario se répète au Gabon. A moins que les Gabonais patriotes et les panafricanistes investissent tous les domaines de communication pour dénoncer les actions criminelle de la francafrique contre Ali Bongo qui, devenu disciple de Gbagbo a repris presque mot pour mot ce grand homme.  “Nous ne ferons pas ce que les autres nous dictent. Je ne suis pas président de la République pour travailler sous la dictée de quelqu’un. Je ne suis ni gouverneur, ni sous-préfet, ni préfet, ni représentant de quelqu’un. Je suis Chef de l’Etat élu par son peuple, c’est tout !”

 

Feumba Samen