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lundi, 17 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: DES MILITAIRES TUES DANS UNE ATTAQUE A AGBOVILLE

 

AGBOVILLE - MILITAIRES TUES.jpg

 

Deux militaires ont été tués dans l’attaque dimanche d’un poste de contrôle de l’armée ivoirienne à Agboville (sud, 80 km au nord d’Abidjan), selon des habitants de la localité.

D’après un enseignant dans la ville joint au téléphone, l’attaque a eu lieu vers 7h00 du matin au poste de contrôle du village d’Ery-Makouguié 1, à un kilomètre d’Agboville, à la sortie nord de la ville vers Abidjan.

Les assaillants ont ouvert le feu sur des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) en service à ce corridor, en tuant deux avant de blesser un civil et d’emporter des armes et un véhicule du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd, parapublic), selon un autre témoin.

Parmi des éléments de la gendarmerie appelée en renfort, deux éléments ont été blessés, a indiqué un gendarme de la localité joint au téléphone.

Le gendarme signale qu’une première attaque a eu lieu samedi à un autre poste de contrôle des FRCI dans la localité de Kopo, à 56 kilomètres d’Agboville, sans dommages.

L’attaque d’Agboville intervient après plusieurs mois d’accalmie consécutifs aux attaques répétées contre les positions des FRCI qui avaient fait plusieurs morts.

Le gouvernement avait accusé les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’en être les auteurs, ce qu’ils ont nié.

 

Source: XINHUA

mardi, 28 février 2012

RUMEURS DE COUP D'ETAT: OUATTARA PREPARE UNE PURGE AU SEIN DE L'ARMEE

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« Chers parents, comme je suis votre fils, je vous dois la vérité. Je n'aime pas l'injustice et je ne pose jamais d'actes sans preuves. Des gens ici tentent de s'organiser pour déstabiliser les institutions. Quand j'ai été informé, j'ai infiltré le réseau avec des gens. Ceux-ci ont suivi de bout en bout l'opération. Quatre jours avant le coup, j'ai fait arrêter tous les comploteurs. Il y avait d'anciens militaires, des marins et des gendarmes ». Tel est le point fait par Koné Zakaria aux populations de Bonoua après un séjour de plusieurs jours dans la cité. Et quand on sait les raisons inavouées de cette battue dans la ville natale de l'ex-première dame, on peut facilement affirmer que la mission assignée au commandant de la police militaire, a porté ses fruits. Selon le service de communication de la police militaire, il y a eu l'arrestation de plusieurs personnes par le patron de la police militaire dirigée par le «commandant» Koné Zakaria,  accompagné pour la circonstance, de ses hommes. Plusieurs personnes innocentes donc  illégitimement soupçonnées par  l'actuel pouvoir  de vouloir le déstabiliser, sont, sans motif valable, détenus dans les geôles de la police militaire.

Pour  parvenir à ce résultat bien apprécié par ses mandants, il a fallu aux sécurocrates du pouvoir, créer les raisons de la mission de cette police militaire à Bonoua. C'est d'ailleurs cette manipulation de certains collaborateurs de la royauté, qui entretiendraient d'excellents rapports avec  la présidence, qui explique le contenu de leur discours, lequel avait d'ailleurs tout l'air d'une plainte. On s'entendra dire par exemple que le patron de la police militaire a été ''convoqué'' pour non seulement, s'expliquer sur les récentes arrestations opérées dans la cité, mais aussi, pour situer les causes des différents cas de viols, de vols et autres assassinats constatés ces derniers temps dans la ''paisible'' cité. «A Bonoua, nous sommes inquiets. Depuis quelque temps, il y a des viols, vols, enlèvements et assassinats dans cette cité jadis paisible. Nous ne comprenons plus que Bonoua, réputée pour être une ville calme et paisible, baigne aujourd'hui dans l'insécurité. Face à une telle situation, nous avons jugé bon de convoquer notre fils (Koné Zakaria) pour l'entendre ».


Le poisson ayant mordu à l'hameçon, il ne restait plus qu'à  Koné Zakaria qui tenait entre ses mains toutes les cartes pour lancer sa machine de la grande purge au sein de l'Armée nationale, d'agir. Très remonté,  l'homme va lancer des piques  aux parents de Bonoua  avant d'annoncer des actions de grandes envergures indispensables au maintien de la sécurité dans le  pays. « Parlez à vos enfants parce que mon souhait n'est pas d'arrêter des innocents, mais des auteurs des exactions. Je le fais pour  que chaque Ivoirien soit en paix. Je vous demande de donner des conseils aux jeunes. Il faut que la paix revienne définitivement pour que le développement soit possible ».


Le commandant de la police militaire a soutenu avoir arrêté des personnes aux intentions inavouées. « J'ai arrêté un groupe de personnes (militaires) en pleine réunion. Qui préparait une attaque sur la ville de Bonoua et d'autres localités ». Et d'ajouter qu'il est  informé que ces personnes viennent du Ghana, notamment des marins en complicité avec des jeunes de Bonoua  pour perpétrer ces attaques. Il faut souligner que  ce n'est pas seulement à Bonoua que Koné Zakaria a procédé aux arrestations. A Abidjan comme à l'intérieur du pays, le patron de la police militaire a arrêté des civils et des gendarmes soupçonnés de vouloir porter un coup au pouvoir de Ouattara.  Au dire du commandant, Bonoua est devenu le lieu privilégié des exilés d'Accra, des militaires pro-Gbagbo qui y ont installé de nombreuses caches d'armes. Ce n'est pas la première fois que Koné Zakaria fait de telles incursions dans des cités sur délations, le patron de la police militaire s'est déjà rendu dans plusieurs localités de la Côte d'Ivoire à la recherche de militaires, policiers, gendarmes et marins supposés pro-Gbagbo.  A Dabou, Sikensi, Gagnoa, Azaguié, Agboville et Bouaké,  l'ancien Com'zone de Vavoua et Séguéla, a affirmé avoir déniché des soldats qui seraient encore loyaux à l'ancien chef d'Etat en pleine réunion pour préparer un coup d'Etat en Côte d'Ivoire.



Simplice Zahui, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 156 du mardi 28 février 2012.