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vendredi, 02 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: LES ETATS-UNIS D'ACCORD AVEC LE DERNIER RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL


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Philipp Carter et Jeannot Ahoussou, ce mercredi, à la primature


Le dernier rapport d'Amnesty international dépeignant la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire ne surprend pas les Etats-Unis d'Amérique. Philipp Carter III l'a signifié ce mercredi à la presse au sortir d'une rencontre avec le chef du gouvernement ivoirien, Jeannot Kouadio-Ahoussou. 

"Généralement sur les défis des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, je suis d'accord avec les remarques faites par Amnesty international," a déclaré l'Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire. Dans son commentaire, le diplomate américain a indiqué qu'il a pris acte de la réponse du gouvernement qui selon lui est constructive et positive par rapport au dernier rapport. "Le gouvernement a des soucis par rapport au rapport d'Amnesty international," a insisté l'Ambassadeur Philipp Carter III.

Revenant sur les raisons de sa visite chez le premier ministre ivoirien, l'Ambassadeur américain précise. "Nous avons parlé avec le premier ministre des questions économiques et commerciales. Comment aider le gouvernement ivoirien dans les défis actuels pour une meilleur croissance économique et encourager les investissements et les activités commerciales."

Les Etats-Unis soutiennent le processus de sortie de crise. Ils prennent l'engagement d'aider la Côte d'Ivoire dans l'organisation des élections à venir. "Nous sommes prêts à aider la Côte d'Ivoire dans la reforme de certaines institutions, notamment la CEI. Nous allons également nous engager dans les travaux de l'Assemblée nationale," a-t-il conclu. 

Wassimagnon


Source: KOACI.COM

dimanche, 30 septembre 2012

DECHETS TOXIQUES - OUATTARA NE VEUT PLUS DU PROCES APRES AVOIR LONGTEMPS ACCUSE GBAGBO


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Les ONG Amnesty International et Greenpeace ont demandé, dans un rapport publié récemment sur le scandale des déchets toxiques à Abidjan, l'ouverture d'une enquête pénale au Royaume-Uni, et de remettre en cause la légalité de l’accord conclu en 2007 avec Trafigura. Mais «L’Etat ivoirien ne fera pas de démarches dans ce sens-là», sauf, si de nouveaux éléments indiquent qu’il y a lieu de poursuivre Trafigura, a indiqué Koné Bruno, hier sur RFI. Qu’a-t-il pu bien se passer, entre temps, pour ce pouvoir qui avait accusé le régime Gbagbo d’avoir tué les Ivoiriens en organisant le déversement des déchets toxiques à Abidjan refuse un procès qui permettrait l’éclatement de la vérité!

En réalité, ce gouvernement a peur, puisque dans ce scandale des déchets, des personnalités du régime, notamment, Ahoussou Jeannot, l’actuel Premier ministre, Adama Bictogo, Diby Charles, Ministre de l’Economie et des Finances… avaient été nommément cité par des organisations des représentants des victimes.

Et aujourd’hui, Koffi Charles Hanon, président du réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci) croupit en prison. Il a écopé de 6 mois d’emprisonnement ferme pour officiellement, trouble à l’ordre public et dénonciation calomnieuse à l’endroit du Premier ministre, Ahoussou Kouadio Jeannot.

Mais les raisons profondes seraient que le pouvoir le trouve trop bavard et gênant. Même si, après son limogeage, la justice ivoirienne a blanchi Adama Bictogo, réouvrir un tel procès, en Europe, serait probablement préjudiciable aux tenants actuels du pouvoir. Dans les rangs desquels, plusieurs sont soupçonnés d’avoir détourné une importante partie des indemnités qui auraient dû être payées aux victimes de la pollution causée par le déversement de déchets toxiques à Abidjan, en août 2006.

Aboubacar Marvin Ouattara qui préside l’une des organisations de défense des victimes ne croit pas si bien dire quand il déclarait sur RFI: «Nous suspectons la mainmise de l’Etat sur ce dossier qui, par son attitude, s’est désisté de toute action juridique…». Et pourtant sur cette même radio, d’autres responsables qui défendent ce dossier tel que Kumi Naidoo, Directeur exécutif de Greenpeace International réclament à cor et à cri la tenue d’un tel procès pour que le pollueur paie: «Il n'est pas trop tard pour que justice soit rendue, pour que des informations exhaustives sur la nature exacte des déchets déversés soient communiquées aux habitants d'Abidjan, et pour que Trafigura paie pour ses crimes. Ce n'est qu'alors que nous pourrons espérer que ce type de désastre ne se reproduira plus», a déclaré Kumi Naidoo, mais le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille.

Pour rappel, le déversement des résidus toxiques du cargo Probo Koala à Abidjan, en août 2006, avait causé la mort de 17 personnes et plus de 100.000 intoxications.

 

Mélanie Coulibaly, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui ».

samedi, 29 septembre 2012

COTE D'IVOIRE - OUATTARA-AHOUSSOU: C'EST LA GUERRE FROIDE

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Malaise au sommet de l’Etat 



Rien ne va plus entre le chef de l’Etat et son Premier ministre. Méprisé, humilié au quotidien, Ahoussou Jeannot est considéré comme incompétent par son «boss». Iront-ils jusqu’à la rupture? Le Tout-Abidjan suppute. Les dernières révélations de La Lettre du Continent vont alimenter les bruits d’alcôve. 

Alors que la Côte d’Ivoire fait face de nouveau à une crise sécuritaire préoccupante, l’atmosphère au sommet de l’Etat est particulièrement délétère. L’information, qui circule dans les milieux informés d’Abidjan, a été divulguée par La Lettre du Continent dans sa dernière édition. Ce n’est plus du tout le grand amour entre Alassane Ouattara et Jeannot Ahoussou Kouadio. 

Imposé à la tête du gouvernement après le pacte signé avec Henri Konan Bédié durant la présidentielle de 2011, le Premier ministre Jeannot Ahoussou ne parvient pas à satisfaire Alassane Ouattara. Malgré sa pléthore de communicants, Jeannot Kouadio-Ahoussou peine à convaincre et à séduire. «Depuis sa nomination en mars, suite à la promesse de campagne d’Alassane Ouattara de nommer un membre issu du PDCI à la tête de l’exécutif, le Premier ministre est régulièrement rabroué par le chef de l’Etat en conseil des ministres ou en réunion de travail», écrit le périodique. Pour le «respect républicain», vous repasserez! La Lettre du Continent décrit quelques vexations que subit le «grand homme de Didiévi». 

«En juillet, la présidence a annulé in extremis un séminaire sur le programme de travail du gouvernement que tentait d’organiser Jeannot Ahoussou. Cause de l’ire présidentielle : son manque de maîtrise de certains dossiers et sa faible réactivité. Ainsi, les projets de lois adoptés en conseil de gouvernement, sous l’autorité du premier ministre, sont régulièrement réexaminés par les conseillers d'Alassane Ouattara, qui se gaussent en évoquant "le premier des ministres". » 

Ouattara et son clan «tiennent» Ahoussou par… la bourse! Les salaires de la Primature, nous apprend La Lettre du Continent, sont «sous la supervision» d’Ibrahim Ouattata dit «Photocopie», frère cadet du chef de l’Etat qui peut rationner comme bon lui semble le chef du gouvernement, dont il est par ailleurs – en principe – l’un des ministres. Signe qui ne saurait tromper: la nomination de notre confrère André Silver Konan «n’a toujours pas été entérinée», alors qu’elle date de plus de trois mois. 

Le clash est-il pour bientôt? Le schéma d’un «retour en force» de Guillaume Soro, notamment sous la «pression» de la situation politico-militaire, ne relève pas totalement de la politique-fiction. Une chose est sûre: les colères d’Alassane Ouattara, dont le caractère acariâtre est désormais critiqué mezza voce y compris dans son camp, sont légion. 

La Lettre du Continent évoque ainsi l’épisode d’une «foudre présidentielle» dirigée contre le ministre des Télécommunications et porte parole du gouvernement, Bruno Koné, dont le projet de réseau national de fibre optique, évalué à 45 milliards de FCFA, a été gelé. Le dossier a été remis au conseiller français du «chef», Philippe Serey-Eiffel, qui est réputé avoir fait disparaître le ministre Patrick Achi (PDCI) du «premier cercle». 

Une chose est sûre, dans tous les cas: le régime Ouattara est tenté par le repli sur sa base ethnique et strictement RDR. Et les dernières nominations de «com'zones» dont les CV sont pour le moins particuliers comme «préfets de région», si l’on en croit le site Internet de Jeune Afrique, constituent un signal que seuls les naïfs ne décoderont pas. 

 
 
Philippe Brou, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"
 
 
 
Source: AFRIK53.COM